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Notes sur le tag : claude esteban

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Claude Esteban, « Le partage des mots »

« Je crois que je ne pus retenir mes larmes lorsque je parvins à dire tout haut : “ Il fait jour. ” Je comprenais soudain que c’était là le seul poème que j’eusse composé vraiment, que tous les autres n’avaient été qu’une animation factice du discours, qu’il fallait mériter les mots pour qu’ils reviennent, et qu’on ne les méritait qu’en mourant à soi. Ce n’étaient que trois mots,...

Publié le 01/06/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, « Au matin »

© : cchambard   « je suis debout j’avance et le sol me répond j’ai devant moi l’espace immense je vois que tout est neuf je recommence à mettre un signe sur chaque chose comme autrefois   je trébuchais contre un caillou je m’émerveille qu’il soit si dur et si durable dans le temps je ne crains plus la violence du vent je ne crains plus qu’une...

Publié le 31/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, « Le travail du visible »

Claude Lorrain, Paysage avec Énée à Délos , 1672,  National Gallery, Londres   « L’image – figurative ou non, considérons que la querelle est close – ne nous restitue pas, formellement ou par analogie, une relation particulière de l’extérieur, un récit du réel, retranscrit et régi par des modèles de l’intelligible ou de l’onirique. L’image nous informe, rêveusement, sur la...

Publié le 30/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, « D’une couleur qui fut donnée à la mer »

DR   « Le poème ne se situe sans doute pas à l’origine du langage, du moins est-il consubstantiel au devenir de la langue, ou plus justement, des langues multiples de la terre, à ces mots qui s’inventent, s’opposent, se concertent, ici et là, sous des ciels dissemblables, par des étendues qui s’ignorent et qui toutes ensemble font notre monde. Mallarmé, ce questionneur tenace de...

Publié le 29/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, 5 pages de « Sur la dernière lande »

DR   « Ce sera le soir, la même heure du soir, les colombes   commenceront à se poser sur les branches, quelqu’un dira, comme   l’herbe est haute, allons nous asseoir, racontons-nous   pour passer le temps une histoire un peu folle, celle d’un roi   qui croyait tout savoir et qui perdit tout, quelqu’un  ...

Publié le 28/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, « Compartiment C, voiture 293 »

Edward Hopper, Compartment C, car 293 , 1938, Collection IBM, Armonk, New York   « On prend encore le train pour voyager, surtout lorsqu’on est une jeune femme seule. Il y a des trains commodes qui partent en fin d’après-midi et qui vous laissent, le soir, déjà loin des grandes villes, dans de charmantes gares de province. On peut ainsi, sans vraiment se fatiguer, rejoindre sa...

Publié le 27/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, Trois pages de « L’insomnie, journal »

DR   «  Corridors Qu’on ne ferme pas la porte durant la nuit.   Non, s’il vous plaît. Pas même si le vent caille en pierre fine,   en air irrespirable, en poumon gris.   Non. Il se peut qu’une tête s’approche, le chignon d’une femme, une virtualité.   Laissez-la venir. Qu’elle passe et qu’elle se perde,...

Publié le 26/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, « L’ordre donné à la nuit »

Le Caravage, La Vocation de saint Matthieu , 1599-1600. Rome, chapelle Contarelli de l'église saint-Louis-des-Français   « […] je ne puis, aujourd’hui encore, discerner très précisément les mobiles de ce véritable envoûtement qu’a exercé sur moi La Vocation de saint Matthieu . Qu’était-ce donc qui venait là séduire et comme violenter mon regard ? Devais-je...

Publié le 23/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, « Sur la page, le mot matin »

© Jean-Marc de Samie / CIP M   « Chaque matin, j’écris sur une page le mot matin, juste pour m’assurer qu’il existe un mot, un seul, pour dire que le matin existe, et que j’en ai la certitude puisque je peux l’écrire sur une page. C’est déjà une manière de réconfort, minime certes mais appréciable, car tout devient obscur à mes yeux depuis quelque temps, les choses me frôlent et...

Publié le 22/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Claude Esteban, « Au plus près de la voix »

© Jean-Marc de Samie / CIP M   « Peut-être que l’écriture qui est la nôtre nous enferme sans issue dans un espace à deux dimensions. Peut-être que la page écrite, fût-elle raturée, offerte à d’autres signes plastiques ou idéographiques, demeure un piège auquel on feint d’échapper sans jamais y parvenir. Mais si notre regard ne parvient pas à se détacher du livre et de ce...

Publié le 21/05/2020 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

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