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Notes sur le tag : verdier

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Dernières notes

Pierre Bergounioux, Jean-Paul Michel, Correspondance 1981-2018

DR   « 07.XII.07 Mon cher Pierre, D’aucune manière tu ne dois douter de ceci : nos livres nous auront gardés ce que nous sommes dans les pires incertitudes du temps, si inconfortables qu’il ait pu nous être donné de les connaître. Au moins n’aurions-nous jamais « écrit rien que de nécessaire , chacun de notre côté, et quasi depuis l’enfance “montant sur toute...

Publié le 12/09/2018 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Antoine Wauters, « Pense aux pierres sous tes pas »

DR   «  […] à l’insu de Paps et Mams, une drôle de langue poussait en nous, en réaction à leur langue à eux, qui rétrécissait tout : “S’aimer trop fort abrège la vie, dessèche le corps, réduit le cerveau, détruit les yeux.” ; « la recherche du plaisir est un pêché mortel” ; “Travaille, idiote !” ; “Plus vite, allez !” Ravis par elle,...

Publié le 23/08/2018 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Jean-Jacques Salgon, « Obock »

La Tour Soleillet à Obock   « Rimbaud a ceci de particulier qu’à chaque moment de sa vie il excède tout ce qu’on peut connaître de lui, poèmes, lettres, portraits ou photographies, souvenirs des témoins qui l’ont connu ou croisé, autant de portes ouvertes sur des mondes différents et qui semblent scellés sur un épais mystère. Rimbaud c’est l’excès de la biographie (quand...

Publié le 19/02/2018 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Dominique Sigaud, « Dans nos langues »

© Michel Durigneux, pour Verdier     « La langue n’est pas un cadeau des père et mère, nation école patrie patrimoine. Elle est comme la marguerite jaune qu’on ramasse négligemment au bord du champ parce qu’elle s’y trouvait. Il y a de la langue comme il y a de petites marguerites au bord des chemins, heureusement ; il importe donc d’en multiplier les accès et non...

Publié le 11/02/2018 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Mathieu Riboulet, « Lisières du corps »

© des mots de minuit   « On ne laisse pas d’un coup cinquante-huit ans de corps À corps avec son corps. On ne laisse pas d’un coup repartir les vivants Avec leurs os, leur sang, leurs larmes et leur misère. On s’attarde et l’on trinque, on dit des choses tendres, On te laisse filer, t’effacer pour de bon. Ça ira, Nous sommes quittes, Ljubodrag, qu’une...

Publié le 07/02/2018 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Lutz Bassmann, « Black Village »

© CChambard   « C’est Myriam qui a proposé de planter des balises verbales dans la matière fuyante et sombre dont était construit le temps autour de nous. Nous pourrions, prétendait-elle, raconter à haute voix des histoires, et nous en servir ensuite comme repères. Goodmann s’enthousiasma. Dans le passé, il avait pratiqué les interventions publiques au cours de réunions et de...

Publié le 12/11/2017 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Pierre Michon, « Abbés »

Pierre Michon dans Barbara de Mathieu Almaric   « Èble est cet homme de taille et d’embonpoint médiocres, mais à tête d’étoupe toute blanche et remarquable, qui considère l’eau, dans un mois de mai proche de l’an mille. Cette eau n’est pas tout à fait de l’eau. L’île naine se tient juste dans l’embouchure, face à la mer où deux rivières s’épousent, à droite le Lay, à...

Publié le 05/10/2017 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

William Butler Yeats,«Michael Robartes et la danseuse»

DR   «  Au point du jour   Fut-ce le double de mon rêve Que la femme couchée à mon côté Rêva, ou bien partageâmes-nous le même rêve, Dans la première lueur froide du jour ?   Je pensais : “Il est un torrent Sur le fl anc de Ben Bulben, Que toute mon enfance tint pour cher ; Si je partais au bout du monde Je ne...

Publié le 15/07/2017 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Vladislav Otrochenko « Apologie du mensonge gratuit »

DR   « Venise, ville de pierre, ville humide d’où l’on ne voit pas les montagnes et qui n’a rien du “petit bourg isolé” enchâssé dans le grandiose tableau de la nature et dont la poignée d’habitants ne se fait pas remarquer (tel est à peu près l’idéal de Nietzsche), Venise n’aurait pas dû, semble-t-il, attirer Nietzsche hors de sa Suisse bien-aimée. D’ailleurs, l’Italie...

Publié le 07/04/2017 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

Wolfgang Hermann, « Adieu sans fin »

DR   « Il émanait du jardin une lumière singulière, comme si chaque feuille brillait de l’intérieur. À la cime des arbres, parmi les buissons, s’ouvraient des espaces intermédiaires qui étaient demeurés cachés pendant l’été. Il régnait alentour une lenteur, un flottement, comme si tout ce qui était vivant prenait conscience de sa faiblesse. Une fois que la lumière d’été...

Publié le 30/03/2017 dans Un... par Claude Chambard | Lire la suite...

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