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<title>Mokrane Aït Larbi :«Il faut des actes et non pas un changement de personnes»</title>
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<updated>2012-09-10T00:44:19+02:00</updated>
<published>2012-09-10T00:44:19+02:00</published>
<summary> &amp;nbsp;  Posté par Rédaction LQA        17   &amp;nbsp;     Email      Share...</summary>
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&lt;h2&gt;&amp;nbsp;&lt;/h2&gt;&lt;p class=&quot;postmeta&quot;&gt;Posté par Rédaction LQA&lt;/p&gt;&lt;ul id=&quot;sharebar&quot; style=&quot;width: 65px; margin-left: -85px; display: block; position: absolute;&quot;&gt;&lt;li&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div&gt;&lt;div class=&quot;stBubble&quot; style=&quot;display: block;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;stBubble_count&quot;&gt;17&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;stMainServices st-facebook-counter&quot; style=&quot;background-image: url('http://w.sharethis.com/images/facebook_counter.png');&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class=&quot;st_email&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stButton&quot; style=&quot;text-decoration: none; color: #000000; display: inline-block; cursor: pointer;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;chicklets email&quot;&gt;Email&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;st_sharethis&quot;&gt;&lt;span class=&quot;stButton&quot; style=&quot;text-decoration: none; color: #000000; display: inline-block; cursor: pointer;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;chicklets sharethis&quot;&gt;Share&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;credit&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://devgrow.com/sharebar&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Share&lt;/a&gt;bar&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;h4&gt;Mokrane Aït Larbi. Av&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;&lt;img class=&quot;alignright size-large wp-image-25711&quot; title=&quot;Aït Larbi&quot; src=&quot;http://lequotidienalgerie.org/wp-content/uploads/2012/09/A%C3%AFt-Larbi-300x271.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;271&quot; /&gt;&lt;/h4&gt;&lt;h4&gt;ocat et défenseur des droits de l’homme&lt;/h4&gt;&lt;div&gt;&lt;a title=&quot;Taille du texte normale&quot; href=&quot;http://www.elwatan.com/actualite/il-faut-des-actes-et-non-pas-un-changement-de-personnes-09-09-2012-184701_109.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.elwatan.com/img/trans.gif&quot; alt=&quot;Taille du texte normale&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title=&quot;Agrandir la taille du texte&quot; href=&quot;http://www.elwatan.com/actualite/il-faut-des-actes-et-non-pas-un-changement-de-personnes-09-09-2012-184701_109.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.elwatan.com/img/trans.gif&quot; alt=&quot;Agrandir la taille du texte&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;El Watan le 09.09.12&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;Les Algériens auront attendu près de quatre mois pour connaître la composante du nouvel Exécutif post-législatives 2012. Si certains ont espoir que ce nouveau staff pourra donner corps au «changement», maître Mokrane Aït Larbi, avocat, ancien sénateur et défenseur des droits de l’homme, estime que le statu quo sera maintenu. L’avocat, qui se refuse à «commenter la nomination de telle ou telle personnalité, qui sont des émanations du système», affirme que le régime tente, par cette méthode, de gagner du temps et de calmer la fronde populaire.&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;texte&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;- Un nouveau gouvernement a été nommé, mardi dernier, avec à sa tête un nouveau Premier ministre. Le changement promis aura-t-il lieu ? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Non, je ne pense pas. La nomination de ce nouveau gouvernement n’est pas un événement. Il faut rappeler que ce remaniement intervient tout de même près de quatre mois après la tenue des élections législatives. Comment expliquer que cela ait pris autant de temps ? La seule analyse que je fais à ce sujet est que le pouvoir ne s’attendait pas aux résultats de ce scrutin. Non pas en termes de sièges, mais en termes de participation. Les autorités avaient appelé à un nouveau «1er Novembre», mais n’ont pas été suivis par les citoyens. Les slogans du régime clamaient : «Notre révolution par les urnes». Seulement, ces élections ont été vécues par les Algériens comme un non-événement et l’engouement tant espéré n’a pas eu lieu, ce qui a constitué un embarras pour le régime. Certains expliquent le retard pris dans la désignation d’un nouveau gouvernement par des tractations, des négociations et autres luttes internes. Mais entre qui et qui ? Et pourquoi ? Le système, dans sa globalité, est d’accord sur les programmes, sur les démarches à suivre ainsi que sur les grandes lignes politiques. Il n’y a pas d’enjeux réels, puisque tous les programmes sont centrés autour du «programme du Président». Dès lors, rien ne changera à la situation du pays, car ce qui est effectué est un remplacement de personnes et non pas de système.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;- Ces nominations ministérielles ne représentent pas les schémas résultant des élections législatives. Comment l’expliquer alors ? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’on ne peut pas parler de fraude électorale et ensuite estimer qu’il y a une majorité non respectée. Le Président nomme qui il veut, sans respecter un quelconque schéma ou autre, d’autant plus que toute la politique du pays est de son fait. Toutes les lois et tous les amendements introduits ces dernières années ne sont pas le fruit de l’APN. Depuis 1999, le Président gouverne par ordonnance, avec pas moins d’une trentaine de décrets. Aucun projet de loi significatif n’a été introduit par l’APN. Ce qui prouve l’inutilité de cette institution dans la composition d’un Exécutif ou dans le fonctionnement de la vie politique. Ahmed Benbitour a bien été chef du gouvernement, alors qu’il n’avait aucun député qui siégeait à l’Assemblée. De plus, c’est toujours le même principe rentier qui prédomine. Il y a un cahier des charges à respecter pour quiconque qui accepte un poste ministériel. De nouveaux partis ont fait leur apparition dans cet Exécutif, mais ils adhérent tous aux mêmes programme et tendance. Ils ne seraient pas au gouvernement dans le cas contraire. Il n’y a donc, en définitive, aucun changement à attendre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;- Ce lifting gouvernemental n’est-il, au final, que de la poudre aux yeux, ou prépare-t-on 2014 en haut lieu ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je ne pense pas que ce remaniement soit un positionnement ou une préparation en vue de l’élection présidentielle de 2014. Ce scrutin ne se prépare pas deux ans à l’avance chez nous, mais tout se décide quelques mois avant, tout simplement parce que personne ne sait ce qui va se passer d’ici là. J’estime que le pouvoir tente de gagner du temps, de calmer l’opinion publique et les citoyens. Mais tente seulement, car il n’est pas évident qu’un simple colmatage puisse apaiser les tensions. Il ne faut pas oublier qu’il y a une grave crise de confiance entre le peuple et les gouvernants. Et seuls des actes pourront y remédier.&lt;br /&gt; Ces actes en question ne sauraient être une question de personnes à remplacer. Tant que le système n’est pas démocratisé et transformé dans ses fondements, le changement ne sera pas pour demain. Sous le gouvernement Ouyahia, un syndicaliste a été mis sous mandat de dépôt. Sous le gouvernement actuel, il a été requis une peine de prison ferme à son encontre. Et ce n’est pas un nouveau ministre de la Justice, par exemple, qui pourra faire que la justice ne soit plus aux ordres. Il exécutera les mêmes lignes. Le tout répressif ne disparaîtra pas.&lt;br /&gt; De même, les réunions nécessiteront les mêmes autorisations des autorités locales, les partis politiques devront toujours fournir à l’administration la liste des membres des directions régionales pour être «suivis de près». Le changement ne sera donc pas pour demain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;h5&gt;Ghania Lassal&lt;/h5&gt;
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<title>La Chine malade de son modèle social</title>
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<updated>2010-09-30T01:11:25+02:00</updated>
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<summary>     par Akram Belkaid, Paris Le modèle économique chinois fait l’objet d’une...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2671446&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://snpsp1.hautetfort.com/media/02/01/2235619870.2.jpeg&quot; alt=&quot;index.jpeg&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-2671447&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://snpsp1.hautetfort.com/media/00/00/2409646599.jpeg&quot; alt=&quot;index12.jpeg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;par Akram Belkaid, Paris&lt;br /&gt;Le modèle économique chinois fait l’objet d’une attention permanente dans le monde. Il ne cesse d’être ausculté, analysé et de nombreux experts s’interrogent sur son avenir et sa pérennité. Ces derniers estiment, en effet, qu’il n’est pas soutenable pour plusieurs raisons : la consommation effrénée de matières premières et d’énergie, l’aggravation des dégâts écologiques, la priorité donnée aux exportations et donc le refus de développer un marché intérieur grâce à des augmentations de salaire et, enfin, l’incompatibilité à terme entre l’autoritarisme politique du Parti communiste et les exigences fondamentales d’ouverture et de libertés qui iraient de pair avec l’économie de marché.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Le poids des inégalités sociales&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Ces thèmes sont très connus et il n’est pas besoin de revenir sur eux. Pour autant, ils en occultent un autre qui a longtemps été ignoré. Il s’agit de l’évolution du climat social chinois. Depuis plusieurs mois, les grèves se multiplient dans les usines et les grands centres d’assemblage pour l’augmentation du salaire horaire ou des conditions de travail. Notons à ce sujet que cet esprit de revendication et de contestation s’est rapidement propagé à des pays voisins puisque le Vietnam et le Cambodge connaissent des mouvements comparables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;En 2007, un rapport de l’académie des sciences sociales de Pékin relevait que trois éléments étaient susceptibles de miner la cohésion sociale chinoise et de provoquer tôt ou tard d’importants désordres. Le premier concerne les difficultés d’accès aux soins mais aussi l’importance croissante de leurs coûts. Dans un pays qui se veut égalitaire, la santé est un domaine où seuls les plus riches et les caciques de l’administration tirent leur épingle du jeu. Le second élément est lié au travail. Depuis le début des années 2000, relevait ce rapport, le fossé ne cesse de se creuser entre travailleurs et chômeurs mais aussi entre salariés permanents et « travailleurs flottants », c’est-à-dire ces migrants qui viennent des campagnes et qui vont de ville en ville pour être employés de manière plus ou moins légale et généralement sur des périodes discontinues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;De l’avis de nombreux sinologues, cette question est d’ailleurs le problème numéro un de la Chine. Ces migrants sont au nombre de 130 millions, ne touchent en moyenne que 150 euros par mois (5% du salaire mensuel moyen aux Etats-Unis) et ils n’ont pas le droit, du moins officiellement, de s’installer dans les villes de manière permanente. Or, ils ne cessent de réclamer une amélioration de leur statut ce qu’a commencé à accorder avec prudence le gouvernement chinois.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Milliardaires et pauvreté&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Le dernier élément d’inquiétude est lié au second. Il s’agit de l’accroissement des écarts entre riches et pauvres. Dans quelques années, à en croire la revue Forbes, la Chine comptera autant de milliardaires que dans toute l’Europe de l’Ouest et l’Amérique du Nord ! Cela à un moment où il reste encore près de 400 millions de Chinois qui vivent dans la pauvreté. Quelles que soient les valeurs chinoises et la vision du monde qui prévaut dans l’Empire du milieu, on comprend aisément que cette dichotomie est insoutenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;Cela explique pourquoi des hommes d’affaires et de riches chinois font l’objet de menaces et d’agressions physiques. Et la situation est telle que nombre d’entre eux préfèrent s’installer à l’étranger (ce qui leur permet au passage d’échapper à l’administration fiscale chinoise). Tôt ou tard, la Chine devra se résoudre à traiter la question des inégalités sociales et donc, de la redistribution des richesses créées par trente années de croissance ininterrompue.&lt;/p&gt;
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