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<title>Last posts on savary</title>
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<name>L'informateur</name>
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<title>Schulmeister, espion de l'empereur</title>
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<updated>2026-08-04T23:20:00+02:00</updated>
<published>2026-08-04T23:20:00+02:00</published>
<summary>   Bien que Badois (il né à Neufreistett, aujourd’hui Rheinau, juste de...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bien que Badois (il né à Neufreistett, aujourd’hui Rheinau, juste de l’autre côté du Rhin),&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;il a vécu à Strasbourg où son nom est resté lié au quartier de la Meinau&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3145286&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://drelsassblogfumernest-emile.hautetfort.com/media/00/02/800526423.jpg&quot; alt=&quot;schulmeister, espion, empier, savary, napoleon, meinau, strasbourg&quot; /&gt;Karl-Ludwig Schulmeister est donc né à Neufreistett, le 5 août 1770.&lt;br /&gt;Le personnage conserve aujourd’hui encore une grande part de mystère et cela commence avec sa date de naissance que certaines biographies placent au 13 août. Ces différences de dates sont assez fréquentes et s’expliquent souvent par l’origine des documents utilisés, les registres d’état-civil (quand ils existaient), les registres paroissiaux… Les premiers mentionnaient la date de naissance, les seconds la date de baptême. Peut-être est-ce ici le cas.&lt;br /&gt;Les origines, ensuite. Fils d’un sous-intendant pour les uns, d’un pasteur luthérien selon les autres…&lt;br /&gt;Ses débuts dans la vie active, enfin. Secrétaire chargé de rédiger les actes publics au bailliage de Kork, puis agriculteur ou commerçant ? Les recherches les plus récentes semblent aller dans cette dernière direction : en 1792, il se serait établi comme marchand de fer dans son village natal avant de s’installer, fin septembre 1797, à Strasbourg avec sa famille. Là, il est épicier en détail, puis marchand de tabac avant de faire faillite en 1804.&lt;br /&gt;Le point sur lequel toutes les biographies se rejoignent est son “activité“ de contrebandier : il est arrêté le 15 avril 1805, par une patrouille des douanes, en possession de biens de contrebande. L’enquête démontre qu’il est “&lt;em&gt;un des principaux assureurs de marchandises anglaises et prohibées&lt;/em&gt;“ ce qui lui vaut une triple amende de quarante-cinq mille francs et l’incarcération dans l’attente du paiement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais comment est-il devenu espion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Schulmeister avait un bref passé militaire : à 15 ans, il fait un court séjour chez les cadets du régiment &quot;Colonel-général hussards&quot;. Lors de la campagne de 1796-97, il aurait été recruté par l’Armée du Rhin (son ancien régiment, devenu 4e Hussards, en faisait partie) en raison de sa parfaite connaissance du terrain et, notamment, en bon contrebandier, des points de passage sur le Rhin.&lt;br /&gt;L’un des aides de camp du général Desaix (commandant une division de cette Armée du Rhin) était alors un jeune officier, Savary, futur général et ministre. Et c’est ce dernier qui était chargé de trouver des passages pour les troupes. Ceci tendrait à confirmer que ce soit Savary qui ait alors recruté Schulmeister. Certaines biographies affirment que Schulmeister avait été présenté à Savary par le colmarien Rapp : la chose est possible, Rapp étant également aide de camp de Desaix, et parlant parfaitement l’allemand, pouvait avoir été chargé d’établir des contacts de l’autre côté du Rhin.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après sa condamnation, un arrêté d’expulsion est pris à l'encontre de Schulmesiter et exécuté au mois d’août. Quelques semaines plus tard, le 12 octobre, Schulmeister réapparait à Ulm, aux côtés du Feldmarschall Mack, commandant des troupes autrichiennes, qui le présente comme un de ses agents d’espionnage les plus dignes de confiance ! Les informations qu’il transmet aux Autrichiens les convaincront de rester dans la ville ce qui permettra aux troupes française de l’assiéger. Pendant ce temps, Schulmeister, grâce à un laissez-passer du maréchal Mack, circule à travers les lignes autrichiennes et transmet des informations à Murat.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 18 octobre, Schulmeister revient à Ulm pour assister à la reddition de la ville puis, profitant de ses passeports autrichiens, il part observer les mouvements de l’armée russe, auprès de l’état-major du Feldmarschall Merveldt. C’est au cours de cette mission qu’il est arrêté pour espionnage : on trouve sur lui les passeports délivrés par Merveldt et Mack, mais également par Murat et Savary. Il prétend être agent double au service de l’Autriche et, en attendant les témoignages des maréchaux autrichiens, il est transféré à la forteresse d’Olmutz. Il réussit à s’échapper et gagne Vienne, tombée aux mains des Français, où il retrouve Savary. Deux jours plus tard, le 15 novembre 1805, par décret impérial, “Monsieur Charles“ est nommé commissaire général de police de Vienne.&lt;br /&gt;Par la suite, il exercera la même fonction à Königsberg (juin et juillet 1807), lors de la conférence d’Erfurt (septembre et octobre 1808) puis de nouveau à Vienne (mai à novembre 1809) tout en poursuivant ses activités d’espion.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le 18 mars 1806, Fouché, ministre de la police, invitait le préfet du Bas-Rhin à ne pas donner suite à l’arrêté d’expulsion qui frappait Schulmeister, ce qui peut laisser croire que son arrestation, et la publicité qui en avait été faite, n’avait eu que pour but de faire de lui un “proscrit“ et faciliter son “passage à l’ennemi“ !&lt;br /&gt;Entre-temps, Schulmeister avait acquis le domaine de la Canardière à la Meinau (il se fera appeler Monsieur de la Meinau). De ce domaine de 200 ha, il reste aujourd'hui une petite partie du parc (7 ha).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;//www.dailymotion.com/embed/video/xif2a5&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pendant la campagne de Prusse, en 1806, il est directement sous les ordres de Savary et à la tête d’un corps d’avant-garde composé d’une partie du 1er régiment de hussards et du 7e chasseurs à cheval.&lt;br /&gt;Le 4 novembre 1806, avec sept hommes, il prend la ville de Wismar et fait prisonniers la quinzaine d’officiers et la centaine d’hommes qui en composent la garnison. Et c’est avec vingt-cinq hussards qu’il s’empare de Rostock quelque temps plus tard. Il participe encore au siège de Dantzig et à la bataille de Friedland où il est blessé le 14 juin 1807.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après la paix de Vienne, il se retire officiellement à Strasbourg, mais il semblerait que ses nombreux voyages d’affaires servaient de couverture à ses activités secrètes. C’est au cours de l’un de ces voyages qu’il est arrêté le 27 juillet 1815. L’instruction ne permet de retenir aucune charge contre lui et il est libéré en novembre 1815.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;De retour en France, il partage son temps entre Paris, Strasbourg et le domaine du Piple, à Boissy-Saint-Léger, où il meurt le 8 mai 1853 (d'autres biographies situent le décès à Strasbourg). Il est enterré au cimetière Saint-Urbain de Strasbourg.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sa double vie de commerçant et contrebandier il lui avait permis de développer un véritable art de la dissimulation : les Autrichiens n’auront jamais réussi à obtenir un signalement fiable de Schulmeister, ni à établir le lien entre l’espion et “Monsieur Charles“, commissaire impérial.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;640&quot; height=&quot;360&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/sQG8VjtM-es?rel=0&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;autoplay; encrypted-media&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Incertain Regard</name>
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<title>LOUIS SAVARY ET LES DERNIERS OUTRAGES</title>
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<updated>2010-11-07T06:48:00+01:00</updated>
<published>2010-11-07T06:48:00+01:00</published>
<summary>  «&amp;nbsp;Les sexes ne meurent pas sans laisser de trace&amp;nbsp;»  (Louis...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Les sexes ne meurent pas sans laisser de trace&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (Louis Savary).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;À bout portant &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Louis Savary&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Arcam, Paris, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;100 pages, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;15 Euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans l’œuvre de Louis Savary - et c’est encore plus vrai dans son plus récent texte poétique - entre «&amp;nbsp;le rêve du sexe et le sexe de rêve&amp;nbsp;» tout le corps bascule. Mais pour atteindre le paroxysme de plaisir l’artiste laisse aux corps dont il parle «&amp;nbsp;le temps de se réfléchir&amp;nbsp;». Le poète hirsute de Wasmes (Colfontaine) est poussé à entretenir une obsession pour thanatos comme pour éros. Il n’a cesse de les faire se télescoper à travers ce qui trop souvent sert au mâle de pensée. Les femmes restent sur ce point plus circonspectes&amp;nbsp;: l’ineffable fait parti de leur planète.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Sombre ou drôle, masculin ou féminin le sexe suscite chez le poète une irrésistible attention voire une attraction irrépressible. Mais il n’est pas le seul&amp;nbsp;! Et si le sexe a tout hérité d’un théâtre de la cruauté il demeure tout de même l’essentiel jusqu’à ce que le rideau soit tiré. Savary sait que les femmes nous balisent depuis la nuit des temps et que nous ne pouvons totalement nier l’inceste. Par notre naissance nous l’avons consommé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Sous son armure le sexe de celui qui est dit faible est maître non seulement dans l’art de la parure mais aussi de l’infidélité de ceux qui y succombent.&amp;nbsp; Les galbes de&amp;nbsp; chaque créature sont des rois même lorsque seuls les fantasmes les caressent - ce qui selon Savary n’empêche pas nos compagnes, provisoires ou non , d’atteindre l’orgasme.&amp;nbsp; Le poète pratique le culte des morts et des mots afin de retomber dans le «&amp;nbsp;caveaubulaire&amp;nbsp;» des femmes. C’est pourquoi ses poèmes refusent l’écriture de l’indicible afin de révéler l’insondable. Transgressant «&amp;nbsp;tout édit de chasteté&amp;nbsp;» - sans pour autant patauger dans la pornographie&amp;nbsp;- avec doigté, fausse pudeur et surtout humour l’auteur permet de dilater à la fois les fantasmes et l’outil qui sous leurs pulsions est atteint (pour les amoureux qui fréquentent les cimetières) une excroissance «&amp;nbsp;maligne&amp;nbsp;». Preuve que dans de tels lieux la rigidité n’atteint pas seulement les macchabées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Sujet inépuisable et objet de passage&amp;nbsp;» la sexualité prend des contours délicieux et transgressifs. Elle «&amp;nbsp;feint d’assouvir le plaisir pour mieux asservir à l’objet du désir&amp;nbsp;». Et si dans l’œuvre l’amour n’est forcément en fuite il n’est pas le souci majeur de Savary. Selon lui il est admis que «&amp;nbsp;l’amour mythifie et que le sexe mystifie&amp;nbsp;». Mais les textes «&amp;nbsp;d’À bout portant&amp;nbsp;»&amp;nbsp; créent insidieusement un changement. Si le sexe est présent, la tête reste importante. Manière peut-être d’éviter que le «&amp;nbsp;coït devienne chaos&amp;nbsp;» et qu’une fusion mystique apparaisse là où on ne l’attend pas.&amp;nbsp; Peu importe alors que la danse du sexe devienne finalement macabre. Ce qui compte c’est de la danser le plus longtemps possible jusqu’à l’ultime raideur. À ce titre le poète à raison&amp;nbsp;:&amp;nbsp; chaque petite mort «&amp;nbsp;mérite bien une minute de silence&amp;nbsp;». Au moins.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;JPGP&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<name>Incertain Regard</name>
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<title>Ode à la poésie</title>
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<id>tag:incertainregard.hautetfort.com,2010-01-31:2585755</id>
<updated>2010-01-31T08:08:00+01:00</updated>
<published>2010-01-31T08:08:00+01:00</published>
<summary>  Louis Savary,    Opium de personne, Editions Arcam,    Paris, 2010,    104...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Louis Savary,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Opium de personne, Editions Arcam,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Paris, 2010,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;104 pages,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;15 Euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Selon Savary c'est en l'absence de jour qu'apparut la poésie. Elle reste encore aujourd'hui orpheline à jamais de son anniversaire. Car d'une certaine manière elle naquit un 30&amp;nbsp;février. Si avec une poignée de terre Dieu créa l'homme, ce dernier fertilisa de quoi planter des mots afin qu'à son incinération la poésie devienne ses cendres. Depuis ce premier jour les baisers de la poésie ont le goût de la salive des morts. Elle ne mène donc nulle part mais il ne tient qu'à nous d'y aller. Elle reste le voyage au pays du dedans éveillé, endormi, endormi, éveillé mais jamais rêvant. En elle parfois le mal de mère prospère mais sans envie d'y repêcher le père. À ce titre Savary lance un hommage aux poètes vaincus qui &quot;&lt;em&gt;comme des assassins reviennent toujours sur le lieu de leur crime&lt;/em&gt;&quot;. D'un côté ils contemplent le ciel, de l'autre ils scrutent la terre en se foutant des commissaires et des &lt;em&gt;cons temporains&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Pour l'auteur belge, même du néant, la poésie ne sort pas les yeux vides en dépit de ce qu'elle porte en elle&amp;nbsp;: à savoir une maladie orpheline. Son pays est trop vaste pour qu'on le fasse à notre chef&amp;nbsp;: c'est donc la poésie qui nous fait à sa tête. Il n'y a rien à ajouter. Être poète revient à écouter le silence en prenant garde de ne pas l'ébruiter. Car on ne dresse pas les mots. Ils restent sur leur garde afin que le cœur, le sexe et l'esprit entrent en transe sans renier la vérité de l'enfance. Dans la poésie, il y a donc tout et &quot;&lt;em&gt;Surtout le reste. Il est incommensurable&lt;/em&gt;&quot;. C'est pourquoi elle répond aux questions qu'elle ne pose pas. Elle nous dévoile à notre indifférence. Au sensible elle &quot;&lt;em&gt;préfère le sang cible et énonce ce que les mots n'ont jamais pensé&lt;/em&gt;&quot;. Qu'importe donc ce qu'on peut en dire. Elle garde la clé des vents de la maison de l'être. Ce dernier y vit avec elle en union libre. Ni pute ni soumise la poésie est donc bien &quot;&lt;em&gt;opium de rien ni de personne&lt;/em&gt;&quot;. C'est de la Bella Donna et de la belladone.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;JPGP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Incertain Regard</name>
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<title>Haro sur la bête</title>
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<id>tag:incertainregard.hautetfort.com,2009-10-16:2421266</id>
<updated>2009-10-16T07:00:00+02:00</updated>
<published>2009-10-16T07:00:00+02:00</published>
<summary>      Louis Savary               Gravures et dessins de Baudhuin Simon...</summary>
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&lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Louis Savary&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Gravures et dessins de Baudhuin Simon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Editions de l'Ane qui Butine, Mouscron Belgique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le poète Savary n’est pas forcément un sage. Et c'est tant mieux. Il rappelle qu'en nous les loups hurlent et que le porc n'est pas toujours épique. La maïeutique du poète représente un va et vient entre l'homme et ses bêtes intérieures. En soi(e) le ver est donc profond. Et les perroquets qui disent «&amp;nbsp;merde&amp;nbsp;» en nous ne sont pas les seuls à&amp;nbsp; trouver ça drôle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Savary prouve que l’hygiène la plus intime est celle de l’esprit. Il rappelle que l'odeur de l'homme peut-être un parfum de brebis ou de cochon qui sans dés dit. Et si le lièvre de la fable sait que La Fontaine est un menteur, les cochons de Savary savent que ce dernier dit la vérité. Le Wallon sait en effet que l’homme chercheur de truffes s’accommode d’une laie. Et les deux pensent qu'ils ont bien du mérite.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5pt 0cm; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot; class=&quot;Normal1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Partant de sa propre expérience, car une poésie bien ordonnée commence par soi-même, Savary ne nous caresse pas dans le sens du poil. La vache en lui comme en nous ne rêve pas forcément de l’Inde. Et il comprend qu'il n'y a pas que les souris alcooliques pour aimer le Chablis. Il sait aussi que si l'homme a la langue pendante c'est parce qu'en lui il y a un chien voûté et que l’éléphant qui nous habite vit dans la hantise d’être trompé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Face aux philosophes à qui il faut toujours un mitigeur de morale Savary&amp;nbsp; fait passer du fleuve du songe aux affluents du réel. C'est pourquoi il laisse parler la bête en nous. Celle dont l’excitation du gland plus que son calibre fait de l’amoureux transi un éjaculateur précoce. Son rat d'eau méduse&amp;nbsp;et on découvre&amp;nbsp; en lui le manteau de vision. &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Grâce au poète on comprend que même un dompteur de panthères peut mourir d’amour. Une charmeuse de serpent aussi. Mais ce n'est pas parce qu'elle dort en chien de fusil qu'elle doit nécessairement épouser un chasseur. On peut estimer enfin que lorsque le canard rit jaune&amp;nbsp; trop de raies alitées font des succès damnés. Savary nous laisse ainsi avec les bêtes en soi. A nous de faire avec. Et en avant ! doute !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;JPGP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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