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    <title>Last posts on pesticides</title>
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        <title>La ministre de l'écologie victime de la loi d'urgence agricole</title>
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        <updated>2026-07-22T18:09:41+02:00</updated>
        <published>2026-07-22T18:09:41+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6690600&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://creseveur.hautetfort.com/media/02/01/3936422636.jpg&quot; alt=&quot;Barbut démissionne.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Loi d’urgence agricole : accaparement de l’eau et graines de discorde dans les territoires </title>
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        <updated>2026-07-16T21:55:43+02:00</updated>
        <published>2026-07-16T21:55:43+02:00</published>
        <summary> Communiqué de FNE du 16 juillet 2026  La Commission mixte paritaire vient de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FNE du 16 juillet 2026&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La Commission mixte paritaire vient de rendre sa copie finale sur la loi d’urgence agricole. Ce troisième texte agricole en à peine 18 mois sera soumis au vote final des deux chambres les 20 et 21 juillet prochains. France Nature Environnement appelle les député·es à voter contre ce texte, qui met en péril aussi bien notre santé que notre eau, sans aider les agriculteurs et agricultrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu d’accompagner notre agriculture face au choc climatique, ce projet de loi organise une fuite en avant irresponsable, fragilisant durablement notre souveraineté alimentaire et notre capacité à produire demain. En s’obstinant dans une logique de court terme, le texte condamne nos biens communs les plus précieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«Face au changement climatique, l’agriculture a besoin d’investissements massifs dans la transition agroécologique et de garantir un revenu digne aux paysan.nes, pas de nouveaux reculs environnementaux. Affaiblir la protection de l’eau, détruire les zones humides et réintroduire des pesticides dont la dangerosité est avérée, c’est saborder la capacité même de notre agriculture à produire demain.»&amp;nbsp;&lt;/em&gt; Morgane Piederrière, Responsable du plaidoyer chez France Nature&amp;nbsp;Environnement&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gestion de l’eau&amp;nbsp;: le choix délibéré de la maladaptation et de l’accaparement&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW205051293 BCX2&quot;&gt;En matière d’eau, le texte valide une fuite en avant irresponsable. En facilitant à outrance le stockage de l’eau pour l’irrigation, il légitime son accaparement par une infime minorité d’exploitations intensives. Dans un contexte de sécheresses et de canicules chroniques, cette loi place de fait l’agriculture industrielle au-dessus de tous les autres usagers. Ce choix s’opère au détriment d’une répartition juste et démocratique de la ressource et menace directement l’accès de toutes et tous à l’eau potable, ainsi que le maintien des milieux naturels indispensables à la résilience de nos territoires et de notre agriculture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte organise de plus le démantèlement de la protection des zones humides, ouvrant la voie à la disparition de près de la moitié d’entre elles. Ces milieux sont pourtant nos meilleurs boucliers contre les sécheresses et les inondations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En affaiblissant également la protection des captages d’eau potable, les parlementaires ignorent délibérément les alertes des collectivités et jouent avec la santé&amp;nbsp;publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pesticides&amp;nbsp;: le retour des néonicotinoïdes, un déni démocratique, climatique et sanitaire&lt;/strong&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW205051293 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour aggraver le bilan, la commission mixte paritaire a cédé à Laurent Duplomb et à la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt; en validant la réintroduction de deux néonicotinoïdes. Ces pesticides «tueurs d’abeilles», dont les effets dévastateurs sur les pollinisateurs, la biodiversité et les risques pour la santé humaine sont scientifiquement indiscutables, font l’objet d’un rejet massif. L’an dernier, plus de deux millions de citoyennes et de citoyens s’étaient mobilisés contre leur retour. En balayant cette expression démocratique, le texte constitue un recul démocratique et écologique inacceptable. Près de 2 000 grands électeur·rices se sont &lt;a class=&quot;Hyperlink SCXW205051293 BCX2&quot; href=&quot;https://perma.fne.asso.fr/tribune-neonicotinoides/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;u&gt;exprimé.es et refusent de reconduire les sénateur·rices coupables d’avoir réintroduit les néonicotinoïdes&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le constat est sans appel&amp;nbsp;: ce texte va beaucoup trop loin. Ce ne sont plus seulement les défenseurs de l’environnement qui tirent la sonnette d’alarme&amp;nbsp;: d’anciens ministres de l’Agriculture, des collectivités et le &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;MEDEF&lt;/span&gt; ont exprimé leurs plus vives réserves face à ces dispositions destructrices.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 20 juillet, nous appelons les député.es à faire le choix du collectif en votant contre la loi d’urgence agricole.  La protection de l’eau, de la biodiversité et de la santé publique n’est pas un obstacle&amp;nbsp;: elle est la condition d’une agriculture résiliente et&amp;nbsp;durable&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/chris-ensminger-yJDZTDeHeG8-unsplash%20%282%29.jpg.webp?itok=hgdRbaKS&quot; alt=&quot;chris-ensminger-yJDZTDeHeG8-unsplash%20%282%29.jpg.webp?itok=hgdRbaKS&quot; width=&quot;601&quot; height=&quot;451&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Creseveur</name>
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        <title>Duplomb nous plombe</title>
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        <updated>2026-07-02T19:42:30+02:00</updated>
        <published>2026-07-02T19:42:30+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6687745&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://creseveur.hautetfort.com/media/00/02/2527239850.JPG&quot; alt=&quot;Duplomb plombe l'environnement copie copie.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Projet de loi agricole : l’eau en danger​</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2026/04/08/projet-de-loi-agricole -l-eau-en-danger​-6591239.html" />
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        <updated>2026-04-08T22:20:54+02:00</updated>
        <published>2026-04-08T22:20:54+02:00</published>
        <summary> Communiqué de FNE publié le 07.04.2026  Le Gouvernement présente demain en...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FNE publié le 07.04.2026&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Gouvernement présente demain en Conseil des Ministres un nouveau projet de loi agricole, sous la pression d’une partie du monde agricole industriel. Le texte comprend plusieurs dispositions dangereuses pour notre santé, notre environnement et notre capacité à développer une alimentation durable et délivrer de l’eau&amp;nbsp;potable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Encourager l’irrigation illégale et la multiplication des&amp;nbsp;stockages&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd’hui, dans plus d’un tiers de la France hexagonale, &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.lesagencesdeleau.fr/ressources/les-zones-de-repartition-des-eaux-zre&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;l’eau réellement disponible est inférieure aux prélèvements existants, qu’il s’agisse d’une période de sécheresse ou non&lt;/a&gt;. Nous sommes de plus en plus nombreux.ses à être affecté.es par les sécheresses, avec les restrictions qu’elles nous imposent. &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.ccomptes.fr/fr/publications/la-gestion-quantitative-de-leau-en-periode-de-changement-climatique&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;La Cour des Comptes l’affirme&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: «&lt;em&gt;une stratégie déterminée de réduction des prélèvements d’eau et d’utilisation raisonnée de la ressource est seule susceptible d’apporter une solution de long terme»&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À rebours de cette préconisation, ce projet de loi multiplie les mesures pour favoriser la monopolisation de l’eau par une minorité d’agriculteurs. Il prévoit notamment de permettre à un agriculteur de continuer à prélever de l’eau dans un cours d’eau même quand le juge a déclaré ce prélèvement illégal, pendant deux années supplémentaires, par simple décision du préfet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette loi propose aussi de donner des clés de contournement via des dérogations du préfet pour imposer des projets de stockages d’eau qui ne seraient pas compatibles avec la règlementation définie localement dans Les Schémas d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;SAGE&lt;/span&gt;). C’est un affaiblissement de la démocratie locale de l’eau. Rappelons qu’entre 2020 et 2025, un peu plus de 450 nouvelles retenues ont été construite en France, pour à peu près 15 millions de mètres cubes. Nul besoin de faciliter et systématiser toujours plus de&amp;nbsp;projets.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Plus d’incertitude pour les pesticides dans l’eau&amp;nbsp;potable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;41% des dégradations de la qualité de l’eau sont imputables aux nitrates et pesticides : c’est le principal motif de fermeture des captages. Résultat : &lt;a class=&quot;Hyperlink SCXW200148237 BCX2 ext&quot; href=&quot;https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/bilan_qualite_pesticides_2024.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;&lt;u&gt;près de 20 millions de Français.es ont été alimenté.es au moins une fois en 2024&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; par de l’eau dépassant les limites de qualité. France Nature Environnement demande&amp;nbsp;une mesure simple : zéro pesticide de synthèse dans les aires d’alimentation des captages d’eau potable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mesure de bon sens, pour notre santé et pour les finances des collectivités locales sur qui repose le surcout lié à cette pollution, devrait déjà être une réalité. Mais le Gouvernement n’a jamais pris l’arrêté permettant de protéger au moins les zones les plus sensibles. Le projet de loi ne fait que retarder en décalant et renommant des mesures qui doivent être prises au plus vite pour préserver notre&amp;nbsp;santé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une porte ouverte pour les&amp;nbsp;néonicotinoïdes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’été dernier, plus de deux millions de personnes disaient «non» à la loi Duplomb, qui souhaitait réautoriser les néonicotinoïdes. Le Conseil Constitutionnel a censuré l’article de cette loi. Sourd à ce refus d’être contaminées, le sénateur Duplomb a déclaré qu’il proposerait un nouveau texte pour les réautoriser. Et ce nouveau projet de loi lui en offre l’occasion : bien qu’il n’aborde pas les néonicotinoïdes à ce stade, des articles de lois donneront une accroche à ce sujet et il ne fait aucun doute que des amendements seront déposés en ce sens. Le Gouvernement organise ainsi le durcissement à venir d’un texte déjà inquiétant pour l’environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Antoine Gatet, Président de France Nature Environnement conclut&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«Notre demande aux parlementaires est claire : encourager une agriculture&amp;nbsp;qui protège notre&amp;nbsp;santé&amp;nbsp;et&amp;nbsp;qui s’adapte à la raréfaction de l’eau, plutôt que de faire des cadeaux à ceux qui portent atteinte et s’accaparent une ressource de plus en plus&amp;nbsp;rare.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/luis-tosta-SVeCm5KF_ho-unsplash.jpg.webp?itok=-htW3fA1&quot; alt=&quot;luis-tosta-SVeCm5KF_ho-unsplash.jpg.webp?itok=-htW3fA1&quot; width=&quot;552&quot; height=&quot;414&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>lanvert</name>
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        <title>Oiseaux des milieux agricoles : le signal d'alarme !</title>
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        <updated>2026-02-18T21:36:44+01:00</updated>
        <published>2026-02-18T21:36:44+01:00</published>
        <summary> Communiqué de la LPµO du 18.02.2026  Alors que le SIA (Salon international...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de la LPµO du 18.02.2026&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que le SIA (Salon international de l’agriculture) ouvre ses portes ce weekend, dans un contexte de recul réglementaire, la LPO alerte sur le déclin marqué des oiseaux spécialistes des milieux agricoles. Leur diminution de plus de 30 % en moins d’un quart de siècle, ce qui représente la disparition de plusieurs millions d’oiseaux, est révélatrice de l’impact profond du modèle agricole actuel sur le vivant.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les oiseaux,&amp;nbsp;témoins des transformations de notre environnement&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi les groupes&amp;nbsp;d’espèces&amp;nbsp;les&amp;nbsp;mieux suivis en France,&amp;nbsp;et ce depuis des décennies,&amp;nbsp;l’évolution&amp;nbsp;des&amp;nbsp;oiseaux&amp;nbsp;constitue un signal robuste pour comprendre&amp;nbsp;les transformations en cours et orienter l’action.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Présents dans tous les paysages, les oiseaux&amp;nbsp;sont&amp;nbsp;aussi&amp;nbsp;de précieux&amp;nbsp;bio-indicateurs, capables de refléter l’état des habitats, des ressources et des pressions qui pèsent sur la biodiversité.&amp;nbsp;Le&amp;nbsp;suivi des tendances de l’avifaune nous renseigne directement sur l’état de santé de nos écosystèmes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces suivis&amp;nbsp;nous apportent un&amp;nbsp;constat&amp;nbsp;alarmant&amp;nbsp;:&amp;nbsp;les&amp;nbsp;populations d’oiseaux&amp;nbsp;déclinent, en&amp;nbsp;particulier&amp;nbsp;chez les&amp;nbsp;oiseaux&amp;nbsp;spécialistes des&amp;nbsp;milieux agricoles&amp;nbsp;: -&amp;nbsp;32.5 %&amp;nbsp;entre 2001 et 2024.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour exemples,&amp;nbsp;le pipit farlouse a perdu 80% de sa population depuis les années 1980. La perdrix grise&amp;nbsp;inféodée aux milieux agricoles a perdu 90% de ses populations en 40 ans.&amp;nbsp;Le &lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/oiseaux/rale-des-genets&quot;&gt;râle des&amp;nbsp;genêts&lt;/a&gt;&amp;nbsp;qui comptait 1200 mâles chanteurs dans les années 1985, aujourd’hui il en reste&amp;nbsp;120.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des politiques agricoles au cœur du problème&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les causes de ce déclin sont largement identifiées. Elles relèvent de pressions diffuses et cumulatives&amp;nbsp;liés au modèle agricole&amp;nbsp;intensif:&amp;nbsp; dépendance aux pesticides et aux engrais de synthèse, simplification des&amp;nbsp;paysages, disparition&amp;nbsp;infrastructures agroécologiques&amp;nbsp;(haies, mares, bosquets...).&amp;nbsp;Ces dynamiques combinées fragilisent les écosystèmes et entraînent l’effondrement progressif&amp;nbsp;et&amp;nbsp;souvent silencieux, de la biodiversité ordinaire comme spécialisée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le&amp;nbsp;contexte actuel de&amp;nbsp;reculs règlementaires&amp;nbsp;en matière d’environnement&amp;nbsp;-&amp;nbsp;échec&amp;nbsp;du plan Ecophyto, simplification de la PAC,&amp;nbsp;Lois&amp;nbsp;d’orientation agricole et&amp;nbsp;Duplomb…&amp;nbsp;-&amp;nbsp;fait craindre une aggravation de&amp;nbsp;la situation. Les réponses&amp;nbsp;« d’urgence »&amp;nbsp;et de « simplification »&amp;nbsp;apportées à court terme ne peuvent&amp;nbsp;faire l’impasse sur l’indispensable débat qui devrait s’ouvrir autour du modèle agricole dominant, à bout de souffle. Simplifier les fameuses « normes environnementales », ne changera rien à la réalité économique de certains paysans, mais ouvrira la porte à moins de prise en compte du vivant&amp;nbsp;dans les politiques publiques.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Face à l’urgence écologique,&amp;nbsp;la LPO&amp;nbsp;réaffirme une ambition claire : faire évoluer nos&amp;nbsp;pratiques&amp;nbsp;agricoles&amp;nbsp;pour produire avec la nature, et non contre elle. La préservation des oiseaux des milieux agricoles constitue un indicateur majeur de la santé de nos territoires et de notre capacité collective à construire un avenir durable.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/media/read/47175/file/LPO_OISEAUXAGRICULTURE_2026_V5_RAPPORT_WEB.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;ezstyle-green_button&quot; style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;Consulter&amp;nbsp;le rapport&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.lpo.fr/var/site/storage/images/_aliases/detailed_content/7/2/1/8/1838127-1-fre-FR/Pipit_farlouse_-_Fabrice_Croset.jpg&quot; alt=&quot;Pipit_farlouse_-_Fabrice_Croset.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;ezstring-field&quot;&gt;Pipit Farlouse © Fabrice Croset&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>lanvert</name>
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        <title>Le succès de la pétition contre la loi Duplomb est dû à des robots selon la ministre de l’Agriculture</title>
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        <updated>2026-02-14T21:24:00+01:00</updated>
        <published>2026-02-14T21:24:00+01:00</published>
        <summary> Extraits de l'  article de      Sophie Chapelle   publié par Bastamag le 13...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Extraits de l'&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://basta.media/Le-succes-de-la-petition-contre-la-loi-Duplomb-est-du-a-des-robots-selon-la-ministre-de-l-Agriculture&quot;&gt;article de &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span class=&quot;vcard author&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://basta.media/Le-succes-de-la-petition-contre-la-loi-Duplomb-est-du-a-des-robots-selon-la-ministre-de-l-Agriculture&quot;&gt;Sophie Chapelle&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; publié par Bastamag le 13 février 2026&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Qu’un membre du gouvernement se livre à la propagation de telles fake news est alarmant&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt; lance la députée écologiste Delphine Batho. Face à elle, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard vient d’affirmer que la popularité de la pétition contre la loi Duplomb a été artificiellement gonflée par des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;robots&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; Les &lt;a class=&quot;spip_in&quot; href=&quot;https://basta.media/ce-que-la-petition-contre-la-loi-duplomb-peut-changer&quot;&gt;2,1 millions de signataires de cette pétition&lt;/a&gt; lancée par une étudiante en plein été, apprécieront, alors que chaque signataire devait certifier son identité via FranceConnect.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet épisode est un des nombreux dérapages, émanant notamment du gouvernement, qui ont émaillé le débat devant un hémicycle clairsemé, le 11&amp;nbsp;février. Pour la première fois dans l’histoire parlementaire, les député&lt;span aria-hidden=&quot;true&quot;&gt;·&lt;/span&gt;es étaient invités à débattre d’une pétition – une procédure uniquement possible en cas de franchissement du seuil des 500&amp;nbsp;000 signatures. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’Assemblée nationale a vérifié l’intégralité des signatures, qui sont très contrôlées&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; a tenté de temporiser Yaël Braun-Pivet qui présidait la séance.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;p id=&quot;Accuses-de-tuer-les-agriculteurs&quot; class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Accusés de tuer les agriculteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les partisans de la loi Duplomb en sont convaincus : ceux qui s’y opposent condamnent la profession agricole. Annie Genevard, ministre, dénigre ainsi les propos qui associent agriculture et maladie. Pourtant, à quelques pas de là, des agriculteurs victimes de pesticides sont là pour témoigner, comme Bernard et Laurent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après avoir pratiqué pendant 25 ans l’agriculture chimique avant de convertir sa ferme au bio, Bernard a découvert qu’il était atteint d’une leucémie liée à l’exposition aux pesticides qu’il pulvérisait. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Dans ma petite commune essentiellement agricole du sud d’Ille-et-Vilaine, j’ai enterré plein de collègues paysans atteints de cancers&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, confie le retraité qui a rejoint &lt;a class=&quot;spip_in&quot; href=&quot;https://basta.media/Christian-Jouault-le-combat-d-une-vie-contre-les-pesticides&quot;&gt;le collectif des victimes de pesticides de l’Ouest&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Des ’’traitres à la nation’’&amp;nbsp;: c’est comme ça que Genevard nous a qualifiés pour s’être opposés à la loi. Ils ne savent pas répondre autrement que par la fuite en avant, quitte à sombrer dans les méthodes trumpistes&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt; reprend Mathieu Courgeau, éleveur en Mayenne et co-président du collectif Nourrir. Frank Alétru du syndicat national d’apiculture repense aux mobilisations contre l’insecticide gaucho trente ans plus tôt. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;On a gagné grâce aux scientifiques et à des politiques. Aujourd’hui, Duplomb nous parle de souveraineté alimentaire mais il veut détruire les pollinisateurs&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt; les insectes, comme les abeilles, rouage essentiel de la biodiversité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce désarroi est partagé à l’intérieur de l’Assemblée par Marcellin Nadeau, député de Martinique (Gauche Démocrate et Républicaine). &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Je suis assez affligé de constater qu’on ne tire nullement les enseignements de drames résultant d’une certaine forme d’agriculture. Je viens d’une terre polluée pour longtemps par le fameux chlordécone.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Je comprends, votre territoire a vécu un drame en raison de l’usage de ce pesticide&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt; tente Annie Genevard. «&amp;nbsp;Pas ’’a vécu’’&amp;nbsp;! Vit&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» réagissent des députés. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Oui, il le vit toujours si l’on tient compte de la rémanence du produit&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, se reprend la ministre. Sans pour autant offrir d’autre voie que celle de l’agriculture chimique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ne sous-estimez pas la force citoyenne qui s’est levée&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, avertit Delphine Batho. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Elle fera barrage à la loi Duplomb 2. Elle s’opposera au paquet européen de mesures dites omnibus qui tourne le dos à la science et à la souveraineté et qu’il faudrait rebaptiser ’’omnipesticides’’ ad vitam eternam.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Au terme de trois heures de débat à l’Assemblée nationale, la séance est levée. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ce n’est que le début de l’histoire&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt; veut croire Sandy Olivar Calvo de Greenpace. Une autre &lt;a class=&quot;spip_out external&quot; title=&quot;pétition lancée contre la nouvelle proposition de loi Duplomb (nouvelle fenêtre)&quot; href=&quot;https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5103&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;external noopener noreferrer&quot;&gt;pétition lancée contre la nouvelle proposition de loi Duplomb&lt;/a&gt; a déjà recueilli plus de 200 000 signatures en dix jours.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://basta.media/local/adapt-img/960/10x/IMG/logo/mobilisation_loi_duplomb_11_fevrier_copie.jpg@.webp?1770973330&quot; alt=&quot;mobilisation_loi_duplomb_11_fevrier_copie.jpg@.webp?1770973330&quot; width=&quot;537&quot; height=&quot;358&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Loi Duplomb 2 : le retour</title>
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        <updated>2026-01-15T18:53:00+01:00</updated>
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        <summary> Article publié le 15.01.2026 par FNE  L’été dernier, plus de 2 millions de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Article publié le 15.01.2026 par FNE&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’été dernier, plus de 2 millions de personnes s’étaient mobilisées pour s’opposer à la Loi Duplomb. Alors que le débat promis pour faire suite à cette pétition a (encore) était repoussé d’un mois, Sébastien Lecornu a annoncé pour mars prochain une nouvelle loi agricole, ainsi que d’autres mesures visant à apaiser la colère des agriculteurs. &amp;nbsp;Des annonces inefficaces pour aider réellement les agriculteurs mais qui vont peser lourdement sur l’ensemble de la population, en termes de santé, d’accès à l’eau potable, d’environnement et de finances&amp;nbsp;publiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Eau&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce qui a été annoncé&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; une loi (sans précision), le déblocage d’un « maximum de projets » d’irrigation agricole et la suspension jusqu’en septembre des nouveaux arrêtés préfectoraux fixant les volumes d’eau prélevables pour l’irrigation. En outre, suivant la demande de la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt;, un travail sera lancé sur la représentativité du monde agricole dans les commissions locales de l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi c’est une mauvaise idée&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; la ressource en eau disponible va en se raréfiant&amp;nbsp;: la contrainte n’est pas la réglementation qui protège ce bien commun, mais bien le changement climatique et nos usages déséquilibrés. Aujourd’hui, dans plus d’un tiers de la France hexagonale, &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.lesagencesdeleau.fr/ressources/les-zones-de-repartition-des-eaux-zre&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;l’eau disponible est inférieure aux besoins de la population, qu’il s’agisse d’une période de sécheresse ou non&lt;/a&gt;. Les mesures annoncées sont&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Injustes :&lt;/strong&gt; en suspendant les arrêtés préfectoraux encadrant les prélèvements en eau, Sébastien Lecornu empêche toute mise à jour du partage de l’eau, y compris quand les déséquilibres sont déjà manifestes. Il ignore ainsi &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/demande-eau-prospective-territorialisee-lhorizon-2050&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;les recommandations des scientifiques et de son propre service de prospective&lt;/a&gt; soulignant le nécessaire encadrement de l’irrigation en matière de surface et de demande en eau.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Fallacieuses :&lt;/strong&gt; le Premier ministre reprend le narratif des lobbys irrigants disant que les projets de stockages seraient systématiquement “bloqués”. Pourtant, entre juin 2022 et juin 2023, 56 nouvelles retenues ont pu être mises en service. En 2025, le fond hydraulique agricole (une enveloppe d’aide publique de 20 millions d’euros) a financé la création de 23 ouvrages de stockage de l’eau et l’agrandissement d’un ouvrage existant, ainsi que la rénovation et l’optimisation de réseaux d’irrigation. Les stockages ne sont pas contestés par principe. C’est leur localisation, leur destination, leur multiplication et surtout leur systématisation qui l’est.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Inadaptées : &lt;/strong&gt;l’irrigation et le stockage d’eau, en particulier sur les grandes cultures de modèle intensif, se poursuivent sans qu’une trajectoire de sobriété, pourtant urgente, ne soit définie par les politiques publiques. Afin de s’adapter à la raréfaction de la ressource, il faut accompagner les agriculteur·ices vers un autre modèle agricole avec des productions moins consommatrices en eau et des cultures diversifiées, et soutenir les pratiques agroécologiques qui préservent les sols et utilisent l’eau de manière raisonné. &lt;a href=&quot;https://fne.asso.fr/dossiers/irrigation-le-vrai-faux&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-entity-type=&quot;node&quot; data-entity-uuid=&quot;23752324-5e0f-44a5-a672-7c216873820b&quot; data-entity-substitution=&quot;canonical&quot;&gt;L’agriculture ne s’adaptera pas en multipliant les stockages et l’irrigation&lt;/a&gt;. Au contraire, les agriculteur·ices se retrouvent enfermé·es dans une dépendance à l’eau toujours plus forte et coûteuse.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Malhonnêtes :&lt;/strong&gt; Sébastien Lecornu reprend et consolide une fake-news du lobby irrigant&amp;nbsp;: le monde agricole serait mal représenté dans les commissions locales de l’eau. &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2025/02/EAU-rapport-GP-web.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;Un rapport de Greenpeace&lt;/a&gt; pointe au contraire la sur-représentation (en effectif et en temps de parole) de l’agro-industrie dans les instances locales de l’eau. &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.eau-et-rivieres.org/la-d%C3%A9mocratie-sous-les-tracteurs-la-r%C3%A9union-de-la-cle-du-sage-vilaine-annul%C3%A9e&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;Des instances par ailleurs malmenées par la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt; et la Coordination rurale qui se permettent d’en bloquer physiquement les réunions lorsque les décisions leurs déplaisent&lt;/a&gt;. Soulignons enfin que les acteurs de l’agriculture biologique et paysanne (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNAB&lt;/span&gt;, Confédération Paysanne, &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;CIVAM&lt;/span&gt;, …) sont souvent exclus ou oubliés des instances locales (Commissions Locales de l’Eau, &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;PTGE&lt;/span&gt;, &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;COPIL&lt;/span&gt; d’animation de captages&amp;nbsp;…).&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Loup&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW40030366 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce qui a été annoncé&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;une loi (sans&amp;nbsp;précision)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW40030366 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi c’est une mauvaise idée&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; l’annonce est très floue mais l’idée semble être de faciliter la possibilité d’abattre des loups, alors même que &lt;a class=&quot;Hyperlink SCXW40030366 BCX2&quot; href=&quot;https://fne.asso.fr/communique-presse/le-loup-a-nouveau-victime-de-la-demagogie-du-gouvernement&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;u&gt;le gouvernement vient déjà d’augmenter le nombre de loups qui pourront être abattus&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;. C’est une méthode&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW40030366 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Inefficace &lt;/strong&gt;: il n’existe aucune étude démontrant qu’abattre des loups a une efficacité pour réduire les dégâts sur les troupeaux. Au contraire, les études existantes montrent que les foyers de prédation sont peu corrélés aux effectifs de loups et que les tirs de loup pourraient même aggraver la prédation du bétail (notamment parce que la désorganisation des meutes engendrée par les tirs entraîne une hausse des attaques l’année suivante). Trois décennies de présence du loup montrent que c’est la mise en œuvre effective des moyens de protection (surveillance, chiens de troupeau…) qui permet de prévenir le plus efficacement les&amp;nbsp;dommages.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW40030366 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Destructrice &lt;/strong&gt;: les études démontrent également que multiplier les tirs aggrave fortement le risque de décroissance de la population, menaçant la viabilité à long terme des loups en&amp;nbsp;France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pesticides et&amp;nbsp;néonicotinoïdes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW80826554 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce qui a été annoncé&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; la possibilité de réautoriser certains néonicotinoïdes, et notamment l’acétamipride, dont la réautorisation votée dans la loi Duplomb avait été censurée par le Conseil Constitutionnel. La défense par la France d’une réforme du droit européen, pour qu’un État ne puisse pas interdire un pesticide autorisé ailleurs en&amp;nbsp;Europe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW80826554 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi c’est une mauvaise idée&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW80826554 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Pour l’agriculture&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Les néonicotinoïdes sont des insecticides qui attaquent le système nerveux des insectes. Les substances affectent notamment aux abeilles et autres insectes pollinisateurs, ce qui a des conséquences désastreuses à moyen/long terme sur les cultures (la majorité de la pollinisation des cultures dépendant de ces insectes). La France a interdit les néonicotinoïdes en 2018 en raison de tous les risques pour la biodiversité et donc le futur de&amp;nbsp;l’agriculture.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW80826554 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Pour la santé&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: l’&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ANSES&lt;/span&gt; a établi en 2017 les effets de l’acétamipride sur la santé humaine, et notamment sur le foie. De nombreuses études montrer que l’exposition à la molécule peut aussi affecter le fœtus et le fonctionnement des neurones, et son métabolite (issu de la dégradation de la molécule) a déjà été retrouvé dans le liquide du cerveau&amp;nbsp;d’enfants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW80826554 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’échelle européenne ne doit pas être un prétexte pour une protection de la santé et de la biodiversité moins-disante, mais au contraire un espace où la France devrait porter l’alignement des États sur des politiques de protection de l’environnement, de la santé et de l’agriculture&amp;nbsp;ambitieuses.&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nitrates&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW189894765 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce qui a été annoncé&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;des&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;dérogations à l’encadrement des épandages d’élevage à l’origine de la dissémination de nitrates seront autorisées par les préfets et la France défendra au niveau européen un affaiblissement de cet&amp;nbsp;encadrement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW189894765 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi c’est une mauvaise idée&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; ces dérogations sont&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW189894765 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Risquées pour notre santé &lt;/strong&gt;: Une &lt;a class=&quot;Hyperlink SCXW189894765 BCX2 ext&quot; href=&quot;https://www.anses.fr/fr/content/reduire-lexposition-aux-nitrites-et-aux-nitrates-dans-lalimentation&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;&lt;u&gt;étude&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; confirme l’existence d’une association entre le risque de cancer colorectal et l’exposition aux nitrites et/ou aux nitrates. L’application du principe de précaution pour limiter les contaminations est donc nécessaire. Les nitrates d’origine agricole sont également à l’origine des marées vertes en&amp;nbsp;Bretagne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW189894765 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Coûteuses pour nos impôts&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Comme le souligne notre association membre Eau et Rivières de Bretagne dans son &lt;a class=&quot;Hyperlink SCXW189894765 BCX2 ext&quot; href=&quot;https://www.eau-et-rivieres.org/fnsea-et-gouvernement-en-roue-libre&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;&lt;u&gt;communiqué&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;, la France est la plus mauvaise élève européenne en la matière et a déjà été poursuivie par la Cour de justice européenne à 3 reprises pour sa mauvaise gestion des nitrates. Les mesures annoncées vont mener à une condamnation de la France, qui devra payer de lourdes amendes et astreintes. C’est donc le contribuable français qui paiera les cadeaux de Sébastien Lecornu à la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Justice&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce qui a été annoncé&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;une simplification les règles du contentieux pour «lutter contre les recours&amp;nbsp;abusifs»&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW68025084 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi c’est une mauvaise idée&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW68025084 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Contraire à l’État de droit &lt;/strong&gt;: depuis plus de 40 ans, l’accès à la justice est régulièrement réduit au prétexte de lutter contre les recours abusifs. Si des recours « maffieux » ou malveillants existent en effet, toutes les &lt;a class=&quot;Hyperlink SCXW68025084 BCX2 ext&quot; href=&quot;https://www.vie-publique.fr/files/rapport/pdf/184000028.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;&lt;u&gt;études&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; sur le sujet démontrent qu’ils restent marginaux, qu’ils ne concernent pas l’action des associations (qui n’ont jamais été sanctionnées pour cela), et que le droit existant permet déjà de les sanctionner. Les juges reconnaissent au contraire la légitimité de nos actions en justice. Le but réel de cette mesure est de diminuer les recours en justice,&amp;nbsp;légitimes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW68025084 BCX2&quot;&gt;&lt;strong&gt;-Inefficace :&lt;/strong&gt; ce ne sont pas les associations qui annulent certains projets de méga bassines mais les juges, car ils sont illégaux, du fait notamment d’une mauvaise prise en compte de la réalité écologique des&amp;nbsp;sites.&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify Paragraph SCXW238302977 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les annonces faites par Sébastien Lecornu vont à l‘encontre de tous les rapports scientifiques. Ces décisions ont été prises en contournant les instances de dialogue existantes, qui visent à assurer un bon équilibre des différents enjeux. Les colères légitimes du terrain, notamment &lt;a class=&quot;Hyperlink SCXW238302977 BCX2&quot; href=&quot;https://fne.asso.fr/actualites/mercosur-pourquoi-cet-accord-est-dangereux&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;u&gt;contre l’accord avec le &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;MERCOSUR&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/a&gt;, sont utilisées par la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt; pour remettre en cause les normes environnementales et la transition que nous défendons, et pour nourrir une fracture artificielle entre monde agricole et mouvements écologistes. Alors que le monde agricole subit de plein fouet les conséquences du changement climatique et de l’érosion de la biodiversité, faire des normes environnementales le bouc émissaire de la crise du secteur est un non-sens dangereux. En effet, la transition agroécologique est la solution pour assurer la durabilité de l’agriculture et sa résilience face aux enjeux écologiques (sécheresses, effondrement de la biodiversité, épuisement des sols…) ainsi qu’aux crises géopolitiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la demande légitime des agricultrices et agriculteurs de vivre dignement de leur travail, l’environnement n’est pas la cause du problème, c’est encore et toujours la&amp;nbsp;solution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Moins de pesticides, plus d’oiseaux</title>
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        <updated>2026-01-14T22:04:30+01:00</updated>
        <published>2026-01-14T22:04:30+01:00</published>
        <summary> Communiqué du Museum National d'Histoire Naturelle, publié le 14.01.2026...</summary>
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          &lt;p&gt;Communiqué du Museum National d'Histoire Naturelle, publié le 14.01.2026&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une nouvelle étude menée par plusieurs scientifiques du Muséum met en lumière l’impact généralisé de la contamination de la biodiversité par les pesticides, se concentrant particulièrement sur les oiseaux vivant proche des terres cultivées en France. L’exposition à un large éventail de substances actives est largement associée à un plus faible nombre d’oiseaux chez la majorité des espèces communes, même lorsque d’autres composantes de l’intensification agricole sont prises en compte.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;paragraph--type--text-title anchor-bloc paragraph--text paragraph&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field--name-field-texte field--type-text-long field--label-hidden field__item&quot;&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un manque de données et une biodiversité fragilisée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a name=&quot;un-manque-de-donnees-et-une-biodiversite-fragilisee&quot;&gt;&lt;/a&gt; Les pesticides, utilisés largement dans les cultures, provoquent un nombre croissant d’inquiétudes quant à leurs effets sur le reste du vivant. Faute de données précises sur leur utilisation, il reste très difficile de comprendre l’étendue de l’impact des pesticides sur la &lt;a href=&quot;https://www.mnhn.fr/fr/qu-est-ce-que-la-biodiversite&quot;&gt;biodiversité&lt;/a&gt;. Les études de terrain, bien que plus proches de la réalité, restent limitées&amp;nbsp;: elles manquent souvent de données détaillées sur l’utilisation de ces produits, portent sur un nombre restreint d’espèces ou se focalisent sur une poignée de molécules médiatisées, alors que de multiples substances contaminent l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Face à ces défis, la France présente un&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;terrain d’étude unique&amp;nbsp;: depuis la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de&amp;nbsp;2006, la déclaration obligatoire des ventes de pesticides offre un jeu de données inédit pour relier pratiques agricoles et biodiversité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;paragraph--type--text-title anchor-bloc paragraph--text paragraph&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field--name-field-texte field--type-text-long field--label-hidden field__item&quot;&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;Trois défis scientifiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a name=&quot;trois-defis-scientifiques&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les scientifiques soulignent un triple défi qui limite encore la capacité à mesurer précisément les effets des pesticides sur les populations sauvages. Premièrement, l’accès à des données fiable&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt; sur l’utilisation ou la contamination reste difficile, et les données mises à dispositions sont encore à une résolution assez grossière. En effet, celles-ci sont à l'échelle du code postal plutôt qu'à la parcelle, tandis que les comptages d’oiseaux ont, eux, une résolution très fine (de l’ordre de 200&amp;nbsp;mètres). De plus, rares sont les travaux qui intègrent simultanément la quantité, la toxicité et la dégradabilité des substances dans un même indicateur.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Deuxièmement, il est essentiel, mais difficile, de distinguer l’effet propre des pesticides des autres facteurs liés à l’intensification agricol&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;. Comme ces pressions évoluent conjointement (mécanisation accrue, agrandissement des exploitations et diminution des prairies permanentes, réduction des couverts semi-naturels, usage d’engrais…), elles sont souvent confondues dans les analyses, empêchant d’attribuer clairement les impacts observés à leur cause directe.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Troisièmement, l’obtention de données couvrant un grand nombre d’espèces et de paysages représente un défi logistique, financier et &lt;a href=&quot;https://www.mnhn.fr/fr/qu-est-ce-qu-un-humain&quot;&gt;humain&lt;/a&gt; majeur. C’est ici que les programmes de science citoyenne offrent une ressource précieuse pour étudier des relations à large échelle entre contamination et biodiversité. Ce travail s’appuie sur les données du &lt;a href=&quot;https://www.vigienature.fr/fr/suivi-temporel-des-oiseaux-communs-stoc&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Suivi Temporel des Oiseaux Communs&lt;/a&gt;, un programme lancé en&amp;nbsp;1989, co-porté par le&amp;nbsp;Muséum, l’OFB, et la&amp;nbsp;LPO, qui rassemble les observations annuelles de plus d'un millier d'ornithologues bénévoles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p id=&quot;relier-les-substances-a-leurs-effets-sur-des-especes-communes&quot; class=&quot;glossify-exclude&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; data-once=&quot;titleAnchor&quot;&gt;&lt;strong&gt;Relier les substances à leurs effets sur des espèces communes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;aside-picture__content&quot;&gt;&lt;div class=&quot;field field--name-field-texte field--type-text-long field--label-hidden field__item&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Grâce à la mise à disposition récente par&amp;nbsp;l’ANSES des données sur les achats de pesticides via la Banque nationale des Ventes de produits phytopharmaceutiques par les Distributeurs agréés&amp;nbsp;(BNV-D), l’équipe a donc croisé les achats locaux de 242&amp;nbsp;substances actives avec l’abondance de 64&amp;nbsp;espèces d’oiseaux communs&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;présentes dans les&lt;strong&gt; t&lt;/strong&gt;erres agricoles cultivées. Les scientifiques ont donc d’abord vérifié que les achats de pesticides reflétaient bien la contamination environnementale, en les comparant à des mesures indépendantes de résidus dans les eaux de surface.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les résultats montrent que&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;les achats de plus grandes quantités de pesticides étaient liés pour 84,4&amp;nbsp;% des espèces d’oiseaux étudiées à des plus faibles effectifs de celles-ci, même après prise en compte d’autres composantes de l’intensification agricole. L’impact négatif apparaît généralisé, touchant non seulement les &lt;a href=&quot;https://www.mnhn.fr/fr/qu-est-ce-qu-une-espece-specialiste&quot; data-once=&quot;lt-a&quot;&gt;espèces spécialistes&lt;/a&gt; des milieux agricoles, mais aussi les espèces communes qui vivent et se nourrissent dans les terres cultivées. Il faut dorénavant considérer l’existence probable d’effets en cascade au sein et au-delà des paysages agricoles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.autourdesanimaux.com/wp-content/uploads/races/2472/lg_alouette-des-champs_64705994e53af.webp&quot; alt=&quot;lg_alouette-des-champs_64705994e53af.webp&quot; width=&quot;531&quot; height=&quot;354&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Alouette des champs&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>La Confédération paysanne à nouveau partie civile contre des trafiquants de pesticides interdits</title>
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        <updated>2026-01-12T20:54:00+01:00</updated>
        <published>2026-01-12T20:54:00+01:00</published>
        <summary>  Communiqué de la Confédération Paysanne du 12.01.2026  Un nouveau procès...</summary>
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          &lt;div class=&quot;resume&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Communiqué de la Confédération Paysanne du 12.01.2026&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Un nouveau procès sur les pesticides interdits se déroule devant le tribunal correctionnel de Marseille du 12 au 14 janvier. Un procès hors norme dans une salle dédiée, la Caserne du Muy, pour 3 jours d'audience. Les gérants de sept sociétés agricoles, ainsi que le fournisseur présumé des produits, sont poursuivis pour « détention et utilisation de pesticides interdits, non élimination de produits interdits, distribution, vente et importation de produits phytopharmaceutiques falsifiés, faux et usage de faux en écriture ».&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;clear: both; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce procès est le prolongement de l'affaire dite «&amp;nbsp;des carottes de Créances&amp;nbsp;», dans laquelle les juges avaient condamné des exploitants agricoles ayant fait massivement usage d'un pesticide interdit, le dichloropropène, ainsi que le fournisseur ayant illégalement acheminé le produit en France. La Cour de cassation avait mis fin à cette longue affaire par un arrêt rendu le 23 avril 2024, qui est venu confirmer les condamnations prononcées par la Cour d'appel de Caen.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ces deux affaires, il s'agit de la même filière d'approvisionnement de pesticides interdits provenant d'Espagne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La Confédération paysanne s'est portée partie civile dans ce nouveau procès en tant que syndicat représentatif des intérêts collectifs de la profession. Les paysan·nes sont en effet les premières victimes des pesticides, d'autant plus que sont concernées dans ce procès 54 produits interdits à cause de leur dangerosité sur la santé et l'environnement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il s'agit aussi pour la Confédération paysanne d'un combat pour permettre aux paysan·nes de s'affranchir des pesticides, jambe de bois d'un système agricole qui nous entraîne dans le mur. La Confédération paysanne promeut une agriculture paysanne, respectant la qualité des produits, les emplois agricoles, la santé de tous et toutes et notre milieu naturel en tant que premier outil de travail des paysan·nes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://n5d8j8u5.delivery.rocketcdn.me/wp-content/uploads/2025/05/Design-sans-titre-1-1024x576.png&quot; alt=&quot;Design-sans-titre-1-1024x576.png&quot; width=&quot;583&quot; height=&quot;328&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>En déréglementant les pesticides chimiques, la Commission européenne ferait reculer l’Europe de trente ans</title>
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        <updated>2025-12-01T22:27:18+01:00</updated>
        <published>2025-12-01T22:27:18+01:00</published>
        <summary> Un collectif de 114 organisations de protection de l’environnement demande...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un collectif de 114 organisations de protection de l’environnement demande le retrait immédiat de la proposition de Bruxelles d’autoriser la plupart des pesticides de façon illimitée.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En début de l’année, la Commission européenne utilise à tour de bras un outil législatif pour conduire sa politique antiécologique : &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’omnibus&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Présenté comme un outil pour simplifier la réglementation de l’Union, il vise à modifier simultanément différents points d’un ou de plusieurs règlements. Sous prétexte de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;simplification&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, les omnibus sont en réalité utilisés pour déréguler massivement et prioriser les intérêts industriels au détriment de la santé et de l’environnement, pour les Européens et pour le reste du monde.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La direction générale de la santé de la Commission européenne tente ainsi, avec son projet d’Omnibus sur la sécurité des aliments, de déréglementer les pesticides chimiques. Une proposition de règlement de la Commission européenne reprenant les propositions d’un rapport du commissaire européen hongrois à la santé Oliver Varhelyi contient une série de mesures très favorables à l’industrie, qui, si elles étaient adoptées, affaibliraient considérablement le règlement (CE) n°&amp;nbsp;1107/2009 relatif aux pesticides et, par conséquent, le niveau de protection de la santé des citoyens et de l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__sub-title&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Souhait de l’industrie agrochimique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi l’ensemble des mesures envisagées par le commissaire Varhelyi, une est particulièrement inquiétante. Au motif &lt;em&gt;«&amp;nbsp;d’améliorer la compétitivité des agriculteurs&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; et de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;réduire la charge administrative des Etats&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, il est proposé de supprimer le réexamen systématique de toutes les substances pesticides. Il s’agirait d’une modification majeure de la réglementation actuelle qui prévoit d’accorder des autorisations de mise sur le marché pour une durée limitée en général à dix ou quinze ans et de réévaluer les substances, au bout de cette période d’autorisation, à la lumière des nouvelles connaissances scientifiques disponibles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les substances identifiées, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;candidates à la substitution&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; en raison de leur toxicité, ne seraient pas visées par cette modification et devraient donc toujours se plier à un réexamen systématique pour rester sur le marché. Mais il s’agit d’un faible nombre de substances. Avec cette proposition, les autorisations d’une très grande majorité de pesticides n’auraient plus de limite dans le temps&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette mesure, souhaitée par l’industrie agrochimique, éviterait aux acteurs du secteur de devoir discuter régulièrement des nouvelles données scientifiques, potentiellement défavorables à leur substance. Les firmes seraient aussi soulagées de toute incitation à examiner d’éventuels effets négatifs supplémentaires sur la santé ou l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et surtout, sans révision systématique et périodique des substances, il y a un grand risque que les avancées de la science indépendante relatives à la toxicité des pesticides soient tout simplement ignorées.&amp;nbsp;L’intégration et la prise en compte des données de la littérature académique sont déjà très limitées et défaillante avec le système actuel. Avec ces nouvelles propositions, la situation serait encore pire et il serait toujours plus difficile de faire entendre la science.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or, c’est précisément dans le cadre des réexamens périodiques que nombre de pesticides dangereux sont identifiés et finalement interdits. Générations futures a identifié au moins 23 substances actives pesticides qui ne sont pas considérées comme &lt;em&gt;«&amp;nbsp;candidates à la substitution&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; et qui, pourtant, ont été interdites depuis 2011 en raison de risques révélés au cours de leur&amp;nbsp;réexamen. Sans cette procédure de réexamen, les Européens seraient ainsi toujours exposés à l’insecticide neurotoxique chlorpyrifos ou au fongicide mancozèbe toxique pour la reproduction et perturbateur endocrinien. L’herbicide chlorothalonil et ses produits de dégradation pourraient continuer à contaminer massivement les eaux souterraines et l’eau potable.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’insecticide phosmet continuerait d’exposer les agriculteurs et les riverains des champs traités à des risques jugés inacceptables pour leur santé… Avec les dispositions proposées par la Commission européenne aujourd’hui, ces substances n’auraient pas été réexaminées… et seraient donc probablement encore utilisées en Europe&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__sub-title&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Procédures déjà insuffisantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est d’autant plus alarmant de constater que cette proposition dangereuse de refonte de la réglementation est aux antipodes de plusieurs décisions de justice récentes, jugeant que les procédures d’évaluation des pesticides sont déjà insuffisantes. Notamment, dans une décision rendue le 3 septembre, la cour administrative d’appel de Paris a jugé que les évaluations des produits pesticides conduites par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sont lacunaires en ne prenant pas en compte toutes les données scientifiques disponibles. Sans réexamen systématique des substances, il est certain que les dernières connaissances scientifiques seraient encore moins bien prises en compte.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec cette proposition qui maintiendrait plus longtemps sur le marché des pesticides dangereux, la Commission fera reculer l’Europe de plus de trente&amp;nbsp;ans, à une époque où la toxicité des pesticides était à peine évaluée pour la protection des citoyens et de l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;article__paragraph &quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous, organisations et personnalités signataires de ce texte, dénonçons cette proposition de la Commission européenne qui affaiblirait considérablement la protection de la santé des citoyens et de l’environnement contre les substances toxiques contenues dans les pesticides, tout en servant les intérêts de l’industrie qui les produit. Nous appelons à une forte mobilisation citoyenne afin que la Commission européenne abandonne ce projet d’omnibus qui nous entraînerait vers une ère sombre où la science est négligée et où le profit prime, toujours plus, sur la santé publique et la protection de l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;catcher__desc&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;catcher__label&quot;&gt;&lt;strong&gt;Premiers signataires :&lt;/strong&gt; Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer ; Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux ; Stéphanie Clément-Grandcourt, directrice générale de la Fondation pour la nature et l’homme ; Antoine Gatet, président de France Nature Environnement ; Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France ; Nadine Lauverjat, déléguée générale de Générations futures ; Fanny Métrat, porte-parole nationale de la Confédération paysanne ; Claire Nouvian, directrice générale de l’ONG Bloom ; Pierre-Michel Perinaud, président d’Alerte des médecins sur les pesticides ; Gérald Raverot, président de la Société française d’endocrinologie ; Gérard Raymond, président de France Assos Santé ; Pierre Souvet, président de Santé Environnement France, Nathalie Tehio, présidente de la LDH (Ligue des droits de l’Homme).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2024/04/ccfd-terresolidaire.org-pesticides-limites-et-enjeux-reportage-gwen-dubouthoulieu-le-pelerin-fevrier-2024-cote-divoire-3-scaled.jpg&quot; alt=&quot;ccfd-terresolidaire.org-pesticides-limites-et-enjeux-reportage-gwen-dubouthoulieu-le-pelerin-fevrier-2024-cote-divoire-3-scaled.jpg&quot; width=&quot;519&quot; height=&quot;346&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Mise à l'arrêt du site de production de pesticides BASF par plus de 500 paysannes et paysans, malades et soutiens</title>
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        <id>tag:lanvert.hautetfort.com,2025-11-17:6570870</id>
        <updated>2025-11-17T21:48:00+01:00</updated>
        <published>2025-11-17T21:48:00+01:00</published>
        <summary> Communiqué de la Confédération paysanne, du Collectif de Soutien aux...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de la Confédération paysanne, du Collectif de Soutien aux Victimes des Pesticides de l’Ouest (CSVPO), de Cancer Colère, des Faucheurs Volontaires et des Soulèvements de la Terre. (extraits)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous sommes paysannes et paysans, victimes des pesticides, parents de victimes, riverains d'épandages de pesticides et de captages d'eau intoxiqués, scientifiques et soutiens. Nous sommes plus de 500 à nous rassembler pour mettre à l'arrêt le site BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce lieu incarne les dérives et l'impunité persistantes de l'industrie criminelle des pesticides : fabrication de substances hautement toxiques interdites en Europe, rejets massifs de polluants éternels dans la Seine, augmentation des cas de cancers chez les riverain·es, et lobbying brutal pour imposer un modèle agricole qui empoisonne les sols et les travailleurs et travailleuses de la terre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour faire cesser cette situation ici et ailleurs, nous avons bloqué avec nos tracteurs l'entrée du site BASF de Saint-Aubin-lès-Elbeuf et interrompu la production du site. Nous avons fait une inspection des stocks afin de récupérer des preuves supplémentaires de la fabrication et du stockage de pesticides interdits, notamment à base de Fipronil, exportés ensuite au Brésil. L'entrée du site est bloquée par des tracteurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des victimes nombreuses et ignorées&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Nous qui sommes réuni·es sur le site de BASF cumulons tout au long de l’année les dossiers de reconnaissance de maladies professionnelles, les recours juridiques, les marches blanches sur nos territoires, les enquêtes de terrain et les soins au chevet de celles et ceux dont le corps a été contaminé. Mais nous ne sommes pas entendu·es ! Paysans et paysannes, nous voulons simplement vivre dignement de notre travail et nourrir la population sans être exposé·es à ces poisons ! &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Après cet été, malgré une mobilisation massive de plus de deux millions de personnes contre la loi Duplomb, le pouvoir politique continue de nous mépriser et de soutenir coûte que coûte un modèle dépendant des géants de l'agrochimie : BASF, Syngenta, Bayer et consorts. Nos dirigeants soumettent les aides publiques et les législations à leur lobbying. En France comme ailleurs, la pression économique, les politiques libérales imposées par les gouvernements successifs et la concurrence mondiale tirent les prix vers le bas, mettent les agriculteurs et agricultrices du monde entier en compétition et les enferment dans un système où l'usage des pesticides est présenté comme inévitable. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Les agriculteurs et agricultrices en sont pourtant les premières victimes et nous savons toutes et tous que ce modèle fait disparaître depuis des décennies les paysan·es et leurs fermes. Nous ne les laisserons plus faire !&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous l’affirmons en acte, les entreprises productrices de cancer, comme BASF, Syngenta, Corteva, Bayer doivent changer fondamentalement leurs productions ou doivent être mises à l’arrêt !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(....)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous pouvons cultiver et nourrir autrement !&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;L’agriculture industrielle ne nourrit pas la population mondiale, mais elle accapare 3/4 des terres agricoles, elle épuise les sols et compromet leur fertilité à long terme. Selon le dernier bilan de l’ONU, une personne sur dix souffre de la faim, alors qu’un tiers de la production alimentaire industrielle est gaspillée le long de ses chaînes logistiques. &amp;nbsp;Chaque année, les ventes de pesticides augmentent et les grandes firmes comme BASF, Bayer-Monsanto, Syngenta et Corteva contrôlent aujourd'hui plus de 70% du marché mondial. Pendant que leurs profits explosent, les paysannes et paysans disparaissent à un rythme alarmant faute de pouvoir se défaire de la dépendance à ces industries et aux banques.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Si l’on estime l’ensemble des coûts cachés des pesticides en France (soutien financier public, coûts environnementaux, coûts sanitaires), ce sont 18 milliards d’euros par an qui pourraient être utilisés pour financer la transformation du modèle agricole - et des alternatives existent ! L'agriculture biologique et les pratiques agroécologiques ont démontré leur viabilité. Ce ne sont pas les solutions techniques et les savoir-faire qui manquent, mais des choix économiques et politiques favorables. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Nos exigences pour sortir de cet engrenage suicidaire&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Nous demandons :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;• une réorientation immédiate des politiques publiques agricoles et un accompagnement conséquent pour aller vers un changement durable des pratiques ;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;• un revenu digne et des prix minimums garantis pour les productions respectueuses de la santé et des sols ;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;• l'application de la décision rendue le 3 septembre 2025 par la cour administrative d'appel de Paris imposant la réévaluation des procédures d'homologation des pesticides ;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;• l'interdiction effective des substances cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques et des perturbateurs endocriniens ;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;• la reconnaissance élargie des maladies professionnelles et des réparations pour les victimes.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Un appel à la mobilisation collective&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;Notre colère ne s'éteindra pas sans changement profond. Nous invitons paysan·nes et habitant·es à poursuivre cette mobilisation, à converger sur les autres sites de production de pesticides et à interpeller les institutions complices de ce modèle destructeur et meurtrier. C'est ensemble que nous pourrons construire une agriculture vivante et débarrassée des poisons chimiques.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Pour voir le texte en entier, suivre ce lien :&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/articles/documents/CP 2025_11_17 BASF.pdf&quot; target=&quot;_new&quot;&gt;&lt;strong&gt;Communiqué de presse BASF 17/11/2025&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/articles/images/BASF%202025_11_17%20Thomas.jpeg&quot; alt=&quot;BASF%202025_11_17%20Thomas.jpeg&quot; width=&quot;487&quot; height=&quot;325&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Pesticides interdits : la France et l’UE continuent d’exporter l’inacceptable</title>
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        <updated>2025-09-26T20:29:00+02:00</updated>
        <published>2025-09-26T20:29:00+02:00</published>
        <summary>    Communiqué p ublié le 23.09.2025   Le nouveau rapport de Public Eye et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2025/09/ccfd-terresolidaire.org-pesticides-interdits-la-france-et-lue-continuent-dexporter-linacceptable-image.png.webp&quot; alt=&quot;ccfd-terresolidaire.org-pesticides-interdits-la-france-et-lue-continuent-dexporter-linacceptable-image.png.webp&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué p&lt;span class=&quot;single-date-item&quot;&gt;ublié le 23.09.2025&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le nouveau rapport de Public Eye et Unearthed sorti ce 23 septembre (1) confirme l’un des plus gros scandales sanitaires de l’Histoire. En 2024, l’Europe a vendu près de 122 000 tonnes de pesticides dont elle n’autorise pas l’usage sur son territoire, soit une hausse de 50% par rapport à 2018. La France, qui avait en théorie interdit ces exportations à compter de 2022 (2), a continué d’exporter plus de 6 600 tonnes de pesticides interdits, principalement vers les pays du Sud. Un commerce cynique et amoral que l’Europe laisse prospérer.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que ces substances sont interdites sur le territoire européen pour leur dangerosité avérée, le rapport nous apprend que l’Union européenne et la France continuent d’en autoriser la production à des fins d’exportation, notamment vers les pays les plus pauvres. Il s’agit par exemple du Dichloropropène (1,3-D), un pesticide utilisé dans la culture de fruits et de légumes interdit dans l’UE depuis 2007, de la picoxystrobine, fongicide interdit depuis 2017 à cause de ses effets génotoxiques, ou encore du fipronil, insecticide interdit depuis 2017 pour ses effets sur les pollinisateurs. La France est le septième plus gros exportateur de pesticides interdits. Le top 5 est occupé par l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas et la Bulgarie.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une pratique inadmissible, qu’Olivier de Schutter, ancien rapporteur de l’ONU pour le droit à l’alimentation, et actuel rapporteur spécial sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté, qualifie de “racisme environnemental”(3). Et un scandale qui n’est pas sans rappeler celui du chlordécone aux Antilles, dont les conséquences sanitaires et environnementales ont condamné toute une population.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un commerce toxique qui n’a que trop duré&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En France, nos organisations ont porté des recours devant le Conseil d’État pour mettre un terme à ces exportations, toujours autorisées malgré l’interdiction inscrite dans la loi Egalim (4). Et la loi Duplomb, adoptée en juillet 2025, &amp;nbsp;entretient les failles béantes du dispositif&amp;nbsp;(5).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au niveau européen, malgré les engagements pris par la Commission européenne (6) en 2020, pour une proposition législative attendue en 2023, et réaffirmés en 2025 dans sa Vision pour l’agriculture et l’alimentation, c’est le statu quo. Pire : un nouvel accord de libre-échange avec le Mercosur est sur le point d’être ratifié, réduisant les droits de douane sur ces exportations européennes de substances toxiques et facilitant l’importation de produits agricoles et alimentaires contenant des résidus de pesticides bannis dans l’UE. C’est l’effet boomerang : retour à l’envoyeur.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans les pays du Sud, les conséquences sont dramatiques : maladies, pollutions, morts. Ce commerce repose sur une logique de colonialisme chimique. Les vies du Sud valent-elles moins que les nôtres ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nos organisations demandent à la France et à l’Union européenne de mettre immédiatement un terme à la production et l’exportation de pesticides et substances pesticides interdites ou dont l’autorisation de mise sur le marché a expiré. Les mesures miroirs sont essentielles pour protéger la santé de nos consommateurs et garantir une concurrence équitable. Mais tant que perdurera la politique du double standard – interdire certains pesticides chez nous tout en continuant à les exporter ailleurs – la portée de ces mesures restera limitée et contradictoire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce commerce toxique doit cesser.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Signataires&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;CCFD-Terre Solidaire, Institut Veblen, FNH, Générations Futures, foodwatch, AVSF&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notes aux rédactions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;ol class=&quot;wp-block-list&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Public Eye et Unearthed, &lt;em&gt;Pesticides interdits : Les exportations de l’UE en forte hausse malgré les promesses de la Commission&lt;/em&gt;, 23 septembre 2025, &lt;a href=&quot;https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/pesticides/les-exportations-de-lue-en-forte-hausse-malgre-les-promesses-de-la-commission&quot;&gt;https://www.publiceye.ch/fr/thematiques/pesticides/les-exportations-de-lue-en-forte-hausse-malgre-les-promesses-de-la-commission&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ol class=&quot;wp-block-list&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; start=&quot;2&quot;&gt;&lt;li&gt;Une interdiction a été adoptée en 2018, dans le cadre de la loi Egalim, à compter du 1er janvier 2022. L’article L.253-8 IV du code rural et de la pêche maritime interdit en effet “&lt;em&gt;la production, le stockage et la circulation de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées pour des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou de l’environnement conformément au règlement (CE) n° 1107/2009 du 21 octobre 2009&lt;/em&gt;”. Mais cette mesure et les actes d’exécution contenaient plusieurs lacunes et aucune sanction n’est prévue en cas de non-respect.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ol class=&quot;wp-block-list&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; start=&quot;3&quot;&gt;&lt;li&gt;Interview d’Olivier De Schutter,&amp;nbsp; Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme, sur France Info – &lt;a class=&quot;broken_link&quot; href=&quot;https://www.franceinfo.fr/environnement/transition-ecologique-de-l-agriculture/pesticides/pesticide-interdit-produit-en-france-c-est-du-racisme-environnemental-s-insurge-le-rapporteur-special-des-nations-unies-sur-les-droits-de-l-homme_7443196.html&quot;&gt;https://www.franceinfo.fr/environnement/transition-ecologique-de-l-agriculture/pesticides/pesticide-interdit-produit-en-france-c-est-du-racisme-environnemental-s-insurge-le-rapporteur-special-des-nations-unies-sur-les-droits-de-l-homme_7443196.html&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;ol class=&quot;wp-block-list&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot; start=&quot;4&quot;&gt;&lt;li&gt;La première lacune a été comblée par une décision du Conseil d’Etat, saisi par Générations Futures rendue le 5 mars 2024, et la règle s’applique désormais y compris aux substances actives qui ne sont plus autorisées car n’ayant pas fait l’objet d’une demande de renouvellement.&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par ailleurs, la circulaire interministérielle du 23 juillet 2019, censée préciser les conditions d’application de cette loi, en limite significativement la portée. Ce texte indique que l’interdiction « &lt;em&gt;porte uniquement sur les produits phytopharmaceutiques contenant dans leur formulation des substances actives non approuvées au niveau européen&lt;/em&gt; » et non sur les substances elles-mêmes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 13 décembre 2022, le ministre de la Transition, Christophe Béchu, déclarait ainsi devant l’Assemblée nationale : «&lt;em&gt;On a interdit les exportations de produits en ne précisant pas que ça s’appliquait à la substance active, et nous avons des entreprises qui en profitent. Nous avons à corriger, à amender, parce que l’intention des législateurs n’était pas de permettre cette brèche&lt;/em&gt;.»&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le CCFD-Terre Solidaire et l’Institut Veblen, avec le soutien d’Intérêt à Agir ont attaqué cette circulaire devant le Conseil d’Etat en août 2024.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;ol class=&quot;wp-block-list&quot; start=&quot;5&quot;&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La loi Duplomb, adoptée en juillet 2025, est loin de&amp;nbsp; résoudre le problème. En effet, nos organisations ont déjà identifié deux failles majeures : les substances interdites pour des raisons autres que sanitaires et environnementales, et les substances n’ayant pas fait l’objet de demandes de renouvellement, sont par exemple exclues de l’interdiction d’exportation. Ainsi, l’alpha-cypermethrine produite par BASF à Genay, a été interdite en raison du refus de l’industriel d’apporter des données nécessaires au processus d’évaluation de la substance, et non pour sa toxicité avérée. Et toujours aucune sanction en cas de non respect n’est prévue par la loi.&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://environment.ec.europa.eu/strategy/chemicals-strategy_fr&quot;&gt;Stratégie pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques, Communication de la Commission européenne, &lt;/a&gt;14 octobre 2020.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://ccfd-terresolidaire.org/wp-content/uploads/2024/04/ccfd-terresolidaire.org-non-larret-des-exportations-de-pesticides-interdits-par-lue-ne-signe-pas-larret-de-mort-de-leconomie-europeenne-des-pesticides-1.png&quot; alt=&quot;ccfd-terresolidaire.org-non-larret-des-exportations-de-pesticides-interdits-par-lue-ne-signe-pas-larret-de-mort-de-leconomie-europeenne-des-pesticides-1.png&quot; width=&quot;505&quot; height=&quot;284&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>PestiRiv : résultats de l'étude nationale sur l'exposition aux pesticides des riverains de zones viticoles</title>
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        <updated>2025-09-16T21:49:26+02:00</updated>
        <published>2025-09-16T21:49:26+02:00</published>
        <summary> Communiqué de Santé publique France   Une étude inédite pour combler le...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de Santé publique France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une étude inédite pour combler le manque de données d’exposition « en vie réelle » robustes à l’échelle nationale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il existe peu de données, notamment en France, sur l’exposition des personnes vivant près de cultures aux substances contenues dans les produits phytopharmaceutiques&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;. &lt;a href=&quot;https://www.santepubliquefrance.fr/etudes-et-enquetes/pestiriv-une-etude-pour-mieux-connaitre-l-exposition-aux-pesticides-des-personnes-vivant-en-zones-viticoles-et-non-viticoles&quot;&gt;PestiRiv&lt;/a&gt; a été conçue pour mesurer de manière objective l’exposition des populations vivant près des cultures, en prenant la viticulture comme cas d’étude. Cette culture a été choisie car les vignes sont des cultures permanentes, souvent situées à proximité immédiate des habitations, et qui font généralement l’objet d’importantes applications de produits phytopharmaceutiques, au vu des quantités vendues et des fréquences de traitement.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’étude, menée de 2021 à 2022 dans 265 sites répartis sur six régions viticoles françaises, a concerné 1 946 adultes et 742 enfants, dont une partie vivait à moins de 500 mètres de vignes, et l’autre à plus de 1 000 mètres de toute culture.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour évaluer les expositions, 56 substances ont été recherchées dans au moins une des matrices suivantes :&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;les urines et les cheveux des participants (imprégnation biologique) ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;les poussières et l’air intérieur des habitations ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l’air ambiant.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des mesures ont aussi été menées sur des fruits et légumes des jardins de certains foyers en zones viticoles pour estimer l’exposition via l’autoconsommation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En parallèle, les participants ont répondu à des questionnaires sur leur alimentation et leurs modes de vie (activités à l’extérieur, profession, utilisation de pesticides au domicile) pour identifier l’ensemble des facteurs pouvant expliquer l’exposition aux pesticides.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Santé publique France était en charge de la logistique de l’étude, du volet sur l’imprégnation biologique des participants, et l’Anses du volet sur les contaminations environnementales. Les agences ont ensuite élaboré un avis commun, avec l’appui de leurs collectifs d’experts.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les contaminations environnementales et l’imprégnation biologique sont plus importantes près des vignes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les résultats de l’étude montrent que les riverains des zones viticoles sont plus exposés aux produits phytopharmaceutiques appliqués sur ces cultures que les personnes éloignées de toute culture. Ces expositions sont par ailleurs plus importantes en période de traitement. L’augmentation de l’imprégnation biologique en zones viticoles est observée à la fois chez les adultes et les enfants. Ces résultats sont robustes pour les différents échantillons analysés (urines, cheveux, poussières, air ambiant, air intérieur) et cohérents avec ceux des quelques études réalisées aux Etats-Unis et aux Pays-Bas.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette exposition plus importante est due au transfert vers l’environnement des substances appliquées sur les vignes, qui est constaté pour la majorité des substances mesurées : il concerne aussi bien des substances très spécifiques de la vigne (par exemple le folpel ou le métirame) que des substances qui le sont moins (par exemple le glyphosate, le fosétyl-aluminium, la spiroxamine).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En effet, les substances peuvent se disperser au-delà des zones traitées par des phénomènes de dérive, sous forme de gouttelettes au moment de l’application des produits, ou de réenvol d’une fraction de produits volatilisée après application. Elle s’accompagne d’une redéposition progressive des produits au sol.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est à noter que les faibles pluies et les températures élevées du printemps et de l’été 2022, période de l’étude, ont pu limiter les besoins de traitement. Les niveaux d’exposition en zones viticoles pourraient donc être plus élevés en cas de temps pluvieux.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour certaines substances, aucune différence entre les deux groupes de population ou entre les deux périodes n’est observée. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il existe d’autres sources d’exposition que les traitements agricoles (cas des pyréthrinoïdes, qui sont des insecticides utilisés pour des usages variés, ou encore du cuivre) ou que l’utilisation de la substance sur les vignes a été faible dans la période étudiée (exemple du tébuconazole).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Incitation à réduire au strict nécessaire les applications de produits phytopharmaceutiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’étude PestiRiv fournit un ensemble de données robustes sur la présence de produits phytopharmaceutiques dans plusieurs types d’échantillons environnementaux (air, poussières, aliments) et chez l’être humain. Ces données permettent de documenter les facteurs influençant les niveaux de contamination environnementale et d’imprégnation biologique et ainsi d’identifier les leviers d’action pour réduire les expositions.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;PestiRiv montre que les quantités de produits utilisés et la proximité des habitations avec les vignes sont les deux principaux facteurs d’exposition. Ce constat confirme la nécessité d’agir sur la source d’émission pour limiter les expositions des personnes vivant le plus près des cultures.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Santé publique France et l’Anses recommandent donc de réduire au strict nécessaire le recours aux produits phytopharmaceutiques. Les pouvoirs publics peuvent notamment s’appuyer sur la &lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://agriculture.gouv.fr/strategie-ecophyto-2030&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;stratégie nationale Ecophyto 2030&lt;/a&gt;, pour laquelle les deux agences appellent à une mise en œuvre ambitieuse.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les deux agences soulignent également la nécessité d’informer des riverains avant les traitements, les expositions étant également influencées par des comportements individuels. Toutefois, la prévention de l’exposition des riverains ne doit pas reposer uniquement sur des mesures individuelles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les recommandations de PestiRiv sont extrapolables à d’autres cultures.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La mise en relation des niveaux d’exposition et d’imprégnation mis en évidence avec cette étude avec d’éventuels risques sanitaires nécessite des travaux complémentaires dont la faisabilité sera étudiée dans le cadre des suites envisagées.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au-delà des premières conclusions, quelles seront les exploitations complémentaires des données de PestiRiv ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des travaux complémentaires sont envisagés par Santé publique France et l’Anses pour continuer à exploiter les résultats de PestiRiv afin de :&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Approfondir les liens entre expositions et effets sanitaires en croisant, dans un premier temps, les données de PestiRiv avec les résultats des études fournies en support des demandes d’autorisation de mise sur le marché ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Dans un second temps, étudier la faisabilité d’évaluer les éventuels risques sanitaires associés aux expositions mesurées dans le cadre de PestiRiv ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mieux comprendre les liens entre contamination environnementale et imprégnation des personnes ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Améliorer la connaissance des mécanismes d’exposition et déterminer les niveaux d’imprégnation biologique pouvant être associés à des risques sanitaires, en recoupant les résultats de PestiRiv avec ceux d’autres études ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Décrire les co-expositions aux substances phytopharmaceutiques et les cumuls avec d’autres facteurs de risques dans la perspective future d’évaluation de risque intégrant la notion d’exposome.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les résultats des mesures de PestiRiv, qui seront référencés dans le Green Data for Health (GD4H), seront également mis à disposition de la communauté scientifique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par ailleurs, Santé publique France et l’Anses demandent à pouvoir disposer des données réelles d’utilisation des produits phytopharmaceutiques. De telles données permettent de préciser les liens entre les applications réelles et les transferts dans l’environnement, et donc de mieux maîtriser les expositions des riverains.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://api.prod.pleinchamp.com/var/site/storage/images/_aliases/main_image/1/9/8/4/7874891-1-fre-FR/7fcf0095cbc2-Couv2.jpg&quot; alt=&quot;7fcf0095cbc2-Couv2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Les pesticides tuent jusqu’au fin fond des océans</title>
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        <updated>2025-08-27T22:10:37+02:00</updated>
        <published>2025-08-27T22:10:37+02:00</published>
        <summary> Extraits de l  'article de Hortense Chauvin  , publié le 27.08 dans...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Extraits de l&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://reporterre.net/Les-pesticides-tuent-jusqu-au-fin-fond-des-oceans&quot;&gt;'article de Hortense Chauvin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;, publié le 27.08 dans Reporterre&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;chapo&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;Une part importante des pesticides épandus dans les champs finissent par ruisseler jusqu’aux océans. Une contamination encore peu analysée, mais dont les premières études sont alarmantes pour les espèces marines.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On ne les voit pas, on ne les sent pas, mais ils sont là. Entre les fragments de sel et d’algues, des récifs coralliens aux fosses insondables&amp;nbsp;: partout dans l’océan, on trouve des pesticides. Ils sont détectés jusque dans les &lt;a class=&quot;spip_out&quot; href=&quot;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28650623/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;external noopener&quot;&gt;profondeurs&lt;/a&gt; des eaux arctiques, à 2&amp;nbsp;500 mètres de fond, et dans la chair des &lt;a class=&quot;spip_out&quot; href=&quot;https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0048969723061880&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;external noopener&quot;&gt;baleines&lt;/a&gt;. Une pollution insoupçonnée, ubique, dont la communauté scientifique peine encore à comprendre l’étendue des conséquences —&amp;nbsp;mais dont les premiers aperçus ont de quoi alerter.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ultime réceptacle des contaminations terrestres, l’océan absorbe chaque année 710&amp;nbsp;tonnes de pesticides agricoles, d’après &lt;a class=&quot;spip_out&quot; href=&quot;https://www.nature.com/articles/s41586-023-06296-x&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;external noopener&quot;&gt;une étude&lt;/a&gt; publiée dans la revue &lt;em&gt;Nature&lt;/em&gt; en 2023. Cette fraction des quelque 3&amp;nbsp;millions de tonnes de pesticides utilisés annuellement dans le monde se déverse dans la mer à la fin de son parcours fluvial, après avoir infiltré les cours d’eau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des dizaines de molécules qui s’accumulent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lorsque des campagnes de mesure sont menées, il est fréquent de retrouver &lt;em&gt;«&lt;small class=&quot;fine d-inline&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/small&gt;plusieurs dizaines de molécules&lt;small class=&quot;fine d-inline&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/small&gt;»&lt;/em&gt; dans l’eau salée, signale à &lt;em&gt;Reporterre&lt;/em&gt; Wilfried Sanchez, directeur adjoint de la direction scientifique à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Leur concentration respective est souvent de l’ordre de la dizaine de nanogrammes par litre. &lt;em&gt;«&lt;small class=&quot;fine d-inline&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/small&gt;Mais elles s’accumulent&lt;small class=&quot;fine d-inline&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/small&gt;»&lt;/em&gt;, ajoute-t-il. Ce cocktail est d’autant plus douteux que d’autres polluants l’agrémentent&amp;nbsp;: microplastiques, per- et polyfluoroalkylées (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;PFAS&lt;/span&gt;), polychlorobiphényles (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;PCB&lt;/span&gt;)…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les substances identifiées sont parfois anciennes, certains pesticides pouvant perdurer des dizaines —&amp;nbsp;voire des centaines&amp;nbsp;— d’années dans l’environnement. Des travaux ont notamment mis en lumière la présence, sur les côtes européennes, de produits de dégradation de l’atrazine et de la simazine, des herbicides pourtant interdits dans l’Union depuis le début des années 2000. Des métabolites du &lt;a href=&quot;https://reporterre.net/Printemps-silencieux-comment-un-livre-a-bouleverse-la-lutte-ecolo&quot;&gt;&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;DDT&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (un insecticide interdit en France dans les années 1970 en raison de sa grande toxicité) ont également été &lt;a class=&quot;spip_out&quot; href=&quot;https://archimer.ifremer.fr/doc/00933/104465/116605.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;external noopener&quot;&gt;détectés&lt;/a&gt; en 2021 dans des soles et des flets des baies de Somme et de la Seine.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.conservation-nature.fr/wp-content/uploads/2020/01/chaine-alimentaire-marine.jpg&quot; alt=&quot;chaine-alimentaire-marine.jpg&quot; width=&quot;636&quot; height=&quot;383&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Censure partielle de la loi Duplomb : une heureuse surprise</title>
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        <updated>2025-08-07T21:18:00+02:00</updated>
        <published>2025-08-07T21:18:00+02:00</published>
        <summary> Communiqué de FNE le 07.08.2025   Ce jeudi 7 août, le Conseil...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FNE le 07.08.2025&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW234666810 BCX2&quot;&gt;Ce jeudi 7 août, le Conseil Constitutionnel a censuré la réintroduction de l’acétamipride, au nom de la Charte de l’environnement, après examen&amp;nbsp;de la proposition de loi visant à “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur” ou “loi Duplomb”. Il pose des réserves également concernant les bassines – qui, de fait, représentent un frein sérieux à la construction et l’usage de ces ouvrages décriés très difficile. Même si France Nature Environnement espérait une condamnation de la méthode ayant permis d’adopter cette loi, cette décision du Conseil Constitutionnel est une “heureuse surprise”.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les néonicotinoïdes définitivement interdits&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW234666810 BCX2&quot; lang=&quot;FR-FR&quot;&gt;En censurant l’article 2 de la loi Duplomb, le Conseil Constitutionnel, s’appuyant sur la Charte de l’Environnement, exclut définitivement le retour de l’usage des néonicotinoïdes en France. C’est une excellente nouvelle et une grande avancée.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les bassines empêchées&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW234666810 BCX2&quot; lang=&quot;FR-FR&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les conditions mises à la construction de nouvelles bassines – obligation de s’inscrire dans un projet de territoire, et donc de bénéficier à tous les usages – et possibilité de contester la présomption d’intérêt public devant les juges administratifs, posent des freins sérieux au développement de ces ouvrages.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le débat parlementaire tronqué&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW234666810 BCX2&quot; lang=&quot;FR-FR&quot;&gt;Au printemps 2025, plusieurs député·es déposent une motion de rejet contre leur propre proposition de loi. Le but de ce vote contre-intuitif&amp;nbsp;? Envoyer directement le texte en commission mixte paritaire, composée de sept parlementaires majoritairement acquis à leur cause. Une accélération de la navette parlementaire permettant de contourner un débat pourtant crucial sur l’avenir de notre agriculture. &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNE&lt;/span&gt; craint que la décision du Conseil constitutionnel ouvre la voie à la généralisation de cette pratique qui élude les discussions de fond. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;«C’est une grande décision du Conseil Constitutionnel&lt;/em&gt;, estime Raymond Leost, Pilote du réseau juridique de France Nature Environnement, &lt;em&gt;qui se base sur et renforce sa jurisprudence&amp;nbsp;environnementale.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW234666810 BCX2&quot; lang=&quot;FR-FR&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;«La décision du président Macron de promulguer immédiatement la loi alors que plus de deux millions de personnes ont exprimé leur rejet au cœur de l’été est incompréhensible, alors qu’il avait la possibilité d’ouvrir un second débat à l’Assemblée. Plus largement, c’est la construction d’une agriculture respectueuse des agriculteurs et agricultrices, de notre santé, de l’environnement et des générations futures qui doit être repensée»&lt;/em&gt; rappelle Bénédicte Hermelin, Directrice Générale de France Nature&amp;nbsp;Environnement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/jan-kopriva-LTMaAwxanGk-unsplash%20%282%29.jpg.webp?itok=swJrKLOF&quot; alt=&quot;jan-kopriva-LTMaAwxanGk-unsplash%20%282%29.jpg.webp?itok=swJrKLOF&quot; width=&quot;611&quot; height=&quot;458&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Loi Duplomb : 12 associations et ONG déposent une contribution commune devant le Conseil constitutionnel</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2025/07/25/loi-duplomb-12-associations-et-ong-deposent-une-contribution-6556704.html" />
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        <updated>2025-07-25T21:14:00+02:00</updated>
        <published>2025-07-25T21:14:00+02:00</published>
        <summary> Alors que la mobilisation citoyenne contre la loi Duplomb atteint une...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que la mobilisation citoyenne contre la loi Duplomb atteint une ampleur inédite — la pétition a déjà recueilli &lt;a href=&quot;https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014&quot;&gt;près de deux millions de signatures&lt;/a&gt; en un temps record —, les associations décident de multiplier les efforts en déposant une contribution auprès du Conseil constitutionnel pour soutenir les saisines des parlementaires et faire censurer plus de la moitié de la loi.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La pétition alerte sur le fait que la «&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;loi Duplomb est une aberration scientifique, éthique, environnementale et sanitaire&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;». En effet, cette loi contient de nombreuses dispositions dangereuses : atteintes aux principes fondamentaux de protection de l’environnement, contournement des procédures démocratiques, affaiblissement du rôle des collectivités territoriales, verrouillage des voies de recours, ou encore normes impossibles à appliquer en élevage plein air.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Face à ces atteintes multiples aux droits fondamentaux, à la santé publique et à la protection de l’environnement, les associations appellent le Conseil constitutionnel à faire respecter la Constitution et à censurer les dispositions inconstitutionnelles de la loi Duplomb&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Par leur contribution commune, elles réaffirment l’importance d’un cadre juridique rigoureux et démocratique, indispensable pour garantir un avenir sain et durable pour tou.te.s.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les associations reviennent donc article par article sur les mesures les plus problématiques du texte, ainsi que sur les vices de procédure qui accompagnent son adoption.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Concernant l’inconstitutionnalité de la procédure d’adoption :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La loi Duplomb a été adoptée au mépris des principes de clarté et de sincérité du débat parlementaire, par un détournement de la motion de rejet préalable ayant empêché tout examen d’amendement dès la première lecture. Cette manœuvre, sans fondement constitutionnel, viole le droit d’amendement garanti par l’article 44 de la Constitution et justifie une censure par le Conseil constitutionnel.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2025/07/duplomb2507-780x129.png&quot; alt=&quot;duplomb2507-780x129.png&quot; width=&quot;665&quot; height=&quot;110&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Article 1 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article premier de la loi est inconstitutionnel car il supprime l’encadrement obligatoire et indépendant du conseil sur l’utilisation des pesticides. En rendant ce conseil facultatif et possible par des vendeurs de ces produits, la loi favorise les conflits d’intérêts, affaiblit la formation des agriculteurs et augmente les risques pour la santé humaine et l’environnement. Elle viole ainsi plusieurs articles de la Charte de l’environnement – qui a valeur constitutionnelle -,notamment son article 8 relatif à l’éducation et la formation à l’environnement et l’objectif constitutionnel de protection de la santé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Article 2 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article 2 de la loi est inconstitutionnel car il permet des dérogations illimitées à l’interdiction des néonicotinoïdes, malgré leur forte toxicité pour la biodiversité et la santé humaine. Contrairement à une précédente décision du Conseil constitutionnel, cette dérogation n’est ni limitée dans le temps, ni restreinte à certaines cultures ou substances. Elle repose sur une définition biaisée des alternatives, axée uniquement sur les coûts pour l’agriculteur, au détriment de la santé publique et de l’environnement, violant ainsi les articles 1er, 2, 3, 5 et 6 de la Charte de l’environnement. En outre, elle ne prévoit aucune participation du public, en contradiction avec l’article 7 de cette Charte.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Article 3 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article 3 autorise le gouvernement à relever par décret les seuils des ICPE d’élevage en affirmant que cela ne constitue pas une atteinte au principe de non-régression. L’article 3 prévoit également une dérogation pour les projets d’élevage bovin, porcin ou avicole soumis à autorisation environnementale en permettant de remplacer les réunions publiques obligatoires par de simples permanences, réduisant ainsi la transparence et la participation du public. Cet article est ainsi inconstitutionnel en ce qu’il constitue une :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Atteinte à la participation du public (article 7 de la Charte) : remplacer les réunions publiques par des permanences limite le débat et rend les réponses du porteur de projet facultatives.&lt;br /&gt;Violation du principe d’égalité (article 6 DDHC) : la dérogation ne concerne que certains élevages sans justification objective. Méconnaissance des articles 1 et 2 de la Charte de l’environnement : la loi relève les seuils sans prévoir de mesures de compensation en cas d’atteinte grave à l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Atteinte au principe de non-régression, corollaire des principes à valeur constitutionnelle garantis par la Charte de l’Environnement&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Article 5 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article 5, en présumant d’office que les ouvrages agricoles de stockage, aussi appelés méga-bassines, et prélèvement d’eau dans les zones en déficit hydrique sont d’intérêt général majeur (IGM) et justifiés par une raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM), porte une atteinte disproportionnée au droit à un recours juridictionnel effectif et aux principes de précaution et de gestion durable de l’eau. Cette présomption empêche une appréciation au cas par cas nécessaire pour équilibrer protection de l’environnement et besoins agricoles, alors que la jurisprudence européenne impose une analyse fine et stricte avant toute dérogation. De plus, ces infrastructures, souvent de grande taille, favorisent un modèle agricole consommateur d’eau et nuisible à la biodiversité, sans garantir d’alternatives durables ni limiter les impacts, ce qui justifie leur inconstitutionnalité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Article 6 :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article 6 impose aux inspecteurs de l’environnement de transmettre leurs procès-verbaux d’infraction au procureur de la République « par la voie hiérarchique », et non plus directement. Cette exigence permet à une autorité administrative de contrôler, modifier ou bloquer la transmission d’actes relevant de la police judiciaire. Elle porte atteinte au principe de séparation des pouvoirs, à l’indépendance de l’autorité judiciaire et à l’objectif constitutionnel de recherche des auteurs d’infractions.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour les associations « la loi Duplomb fragilise gravement la protection de l’environnement et la santé publique au profit d’une minorité d’acteurs, dont l’agrochimie, en bafouant les principes démocratiques et constitutionnels, le tout sans répondre aux attentes d’une majorité des agriculteurs et des citoyens. Face à cette loi dangereuse qui multiplie les atteintes aux droits fondamentaux et vise sans complexe à l’industrialisation de l’agriculture et de l’élevage au mépris des humains et des animaux, nous avons déposé une contribution commune devant le Conseil constitutionnel pour faire censurer plus de la moitié du texte. Notre action vise ainsi à rétablir la vérité juridique et scientifique, et à défendre l’intérêt général. »&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://alencontre.org/wp-content/uploads/2021/06/pesticidetracteur.jpg&quot; alt=&quot;pesticidetracteur.jpg&quot; width=&quot;667&quot; height=&quot;381&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>lanvert</name>
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        <title>La mobilisation contre la loi Duplomb doit se poursuivre</title>
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        <updated>2025-07-21T20:41:00+02:00</updated>
        <published>2025-07-21T20:41:00+02:00</published>
        <summary>  Communiqué LDH   A l’issue de son parcours parlementaire, la proposition de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Communiqué LDH&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l’issue de son parcours parlementaire, la proposition de loi Duplomb est sur le point de porter des atteintes frontales au droit de chacune et chacun à vivre dans un environnement sain. Elle constitue une régression écologique, un retour en arrière pour le droit à la protection de la santé. L’émotion légitime, résultant notamment de la ré-autorisation d’utilisation d’un pesticide dangereux, s’est traduite par déjà plus d’un million de signatures demandant le réexamen de la loi avec &lt;a href=&quot;https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3014&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;une pétition en ligne sur le site de l’Assemblée nationale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En raison d’une manœuvre procédurale inédite – une motion de rejet préalable votée par les partisans de la loi – l’Assemblée nationale n’a pas eu l’occasion d’examiner le fond du texte, privant les parlementaires de leur droit d’amendement, pourtant consacré par la Constitution. Le rôle joué par les intérêts de l’industrie agro-alimentaire, représentés par la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), dans l’écriture du projet de texte et l’adaptation du calendrier parlementaire, pose aussi la question de la sincérité des débats législatifs et de la capacité de nos institutions à faire prévaloir l’intérêt général. Ces procédés de contournement du débat parlementaire fragilisent les institutions républicaines et abiment la confiance en la démocratie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Conseil constitutionnel a été saisi pour sanctionner ce détournement de procédure et pour permettre l’annulation des dispositions attentatoires au droit à la santé et à un environnement sain et durable. La LDH (Ligue des droits de l’Homme) va déposer une contribution extérieure, avec les arguments juridiques qu’elle considère devoir être pris en compte pour les annulations nécessaires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LDH appelle toutes celles, tous ceux, qui partagent le refus de la loi Duplomb de continuer à signer la pétition en ligne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Paris, le 21 juillet 2025&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://cdn.unitycms.io/images/9LFsJe7ban895PE6ceERBQ.jpg&quot; alt=&quot;9LFsJe7ban895PE6ceERBQ.jpg&quot; width=&quot;507&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>PPL Duplomb : la droite et l’extrême droite sacrifient le monde paysan au profit de l’agro-industrie</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2025/07/08/ppl-duplomb-la-droite-et-l-extreme-droite-sacrifient-le-mond-6554392.html" />
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        <updated>2025-07-08T20:48:00+02:00</updated>
        <published>2025-07-08T20:48:00+02:00</published>
        <summary> Communiqué de la Confédération Paysanne du 08.07.2025   Après le Sénat,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de la Confédération Paysanne du 08.07.2025&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;resume&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Après le Sénat, l'Assemblée nationale vient d'adopter définitivement la proposition de loi Duplomb contre l'avis d'une grande partie du monde agricole et de la société civile. Ce texte entérine des régressions agricoles, sanitaires et écologiques d'une très grande gravité, taillées sur mesure pour l'agro-industrie et portées par les dirigeants de la FNSEA*, déconnectés de leur base.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;clear: both; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Favoriser l'agrandissement des exploitations destinées à la production animale industrielle, l'accaparement de l'eau par la construction de méga-bassines et réintroduire l'acétamipride sont une fuite en avant mortifère et de très court-terme. Les enjeux sont tout autre&amp;nbsp;: garantir un revenu paysan par la mise en place de prix minimums garantis et l'installation de fermes partout sur le territoire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or, la coalition «&amp;nbsp;centristes, LR, macronistes et RN&amp;nbsp;» refuse de s'attaquer à cette question du revenu agricole et affaiblit les outils de la transition agro-écologique comme jamais, alors que plus de 80% des agriculteur·rices y sont favorables.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chaque parlementaire devra donc assumer son vote en faveur d'un texte déconnecté des préoccupations de la majorité des paysan·nes qui subissent de plus en plus violemment la succession de crises sanitaires et climatiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6619678&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lanvert.hautetfort.com/media/02/02/2817968163.png&quot; alt=&quot;Conf.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Paysans et citoyens mobilisés partout en France pour alerter sur les dangers de la loi Duplomb</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2025/06/29/paysans-et-citoyens-mobilises-partout-en-france-pour-alerter-6553226.html" />
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        <updated>2025-06-29T22:19:00+02:00</updated>
        <published>2025-06-29T22:19:00+02:00</published>
        <summary> Communiqué de presse de la coalition de 36 organisations contre la loi...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Communiqué de presse de la coalition de 36 organisations contre la loi Duplomb&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;10 000 citoyennes et citoyens – paysans, scientifiques, médecins et victimes – se sont mobilisés dans plus de 60 villes en France pour alerter sur les dangers de la loi Duplomb, à l’approche de son examen en Commission mixte paritaire ce lundi 30 juin. Cette mobilisation fait suite à un appel national lancé par une centaine d’organisations paysannes, environnementales, syndicales et de défense des victimes de pesticides et des consommateurs. Alors que le texte sera soumis au vote final du Sénat le 2 juillet, puis de l’Assemblée le 8 juillet, nous, 36 organisations de la société civile et syndicats agricoles, appelons les sénateurs et les députés à s’y opposer.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les alertes sur la loi Duplomb, qui prétend “lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur”, ont été nombreuses. Reculs sur l’encadrement des pesticides, accaparement de la ressource en eau, développement des méga-bassines, allègement des normes pour les élevages les plus intensifs : les paysans et apiculteurs ont interpellé les élus et le gouvernement pour expliquer en quoi cette loi ne répond pas à leurs préoccupations et entrave leur capacité à pouvoir assurer notre souveraineté alimentaire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« &lt;em&gt;Cette loi ne répond à aucun des enjeux majeurs pour les paysans : ni au renouvellement des générations, ni au revenu, ni aux conséquences du changement climatique et à la perte de biodiversité.&lt;/em&gt; » — Stéphane Galais, Confédération paysanne&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Médecins, scientifiques, victimes, organisations environnementales et syndicats de travailleurs ont aussi exprimé leur opposition à cette loi, fondée sur des preuves avérées des dangers de ce texte. Réintroduction des néonicotinoïdes, affaiblissement de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses), destruction programmée des zones humides : cette proposition de loi aura un impact direct sur l’environnement et la santé publique. Les citoyens ont d’ailleurs interpellé plus de 200 000 fois les décideurs ces dernières semaines.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« &lt;em&gt;Nous lançons un appel aux députés et aux sénateurs : serez-vous ou non des alliés du cancer ? Votre vote parlera pour vous.&lt;/em&gt; » — Fleur Breteau, Cancer colère&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La mobilisation ne s’arrête pas là. Elle se poursuit avec des conférences organisées ce dimanche soir à &lt;a href=&quot;https://partage.agirpourlenvironnement.org/s/nuit-debout-contre-lagro-industrie-le-programme/&quot;&gt;l’Académie du Climat à Paris&lt;/a&gt;, puis, ce lundi 30 juin dès 11h30, par un banquet paysan Place André Honnorat, près du Sénat&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; L’objectif : exiger que les sénateurs et parlementaires réunis en CMP écoutent enfin les signaux d’alarme des agriculteurs, scientifiques et citoyens, sur un texte qui risque plus de détruire que de nous nourrir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voir la liste des signataires sur le&lt;a href=&quot;https://www.greenpeace.fr/espace-presse/paysans-et-citoyens-mobilises-partout-en-france-pour-alerter-sur-les-dangers-de-la-loi-duplomb/&quot;&gt; site de Greenpeace&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2025/06/WhatsApp-Image-2025-06-29-at-184642-780x520.jpeg&quot; alt=&quot;WhatsApp-Image-2025-06-29-at-184642-780x520.jpeg&quot; width=&quot;641&quot; height=&quot;427&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Proposition de loi Duplomb : toxique pour l’agriculture, l’environnement et la santé publique</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2025/05/26/proposition-de-loi-duplomb-toxique-pour-l-agriculture-l-envi-6549545.html" />
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        <updated>2025-05-26T21:57:00+02:00</updated>
        <published>2025-05-26T21:57:00+02:00</published>
        <summary> Publié le 23 janvier 2025 - Mis à jour le 26 mai 2025 par FNE  La...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Publié le 23 janvier 2025 - Mis à jour le 26 mai 2025 par FNE&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La proposition de loi dite “Loi Duplomb”, du nom du sénateur qui en est rapporteur et premier signataire, réellement intitulée&amp;nbsp;&lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.senat.fr/leg/ppl24-186.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;« Lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur »&lt;/a&gt;, a été votée au Sénat le 28 janvier. Elle est maintenant examinée par l’Assemblée nationale. Présentée comme complémentaire à la loi d’orientation agricole, elle liste un ensemble de régressions environnementales qui mettent en péril la santé humaine et celle des écosystèmes au bénéfice d’une agriculture industrielle à bout de souffle.&amp;nbsp;Le soutien du gouvernement à ce texte est un très mauvais signal pour la transition agroécologique&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNE&lt;/span&gt; a réalisé une analyse approfondie de ce texte et alerte sur ses impacts désastreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;L’actualité de la proposition de la loi «visant à lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur» ou «Loi Duplomb»&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine du 5 mai, la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire a examiné le texte. Elle était saisie sur le fond sur les articles 5 (stockage d’eau et zones humides) et 6 (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;OFB&lt;/span&gt;), et pour avis sur les autres articles. Les député.es ont largement réorienté le texte, en supprimant une grande partie des dispositions mettant en jeu la santé publique et des écosystèmes (comme le retour des néonicotinoïdes, la mise sous tutelle de l’&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ANSES&lt;/span&gt;, le relèvement des seuils des ferme-usines et l’affaiblissement de la protection des zones humides,…), et votant plusieurs articles additionnels allant vers une meilleure protection de la ressource en eau et une accélération efficace des contentieux environnementaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La semaine du 12 mai, c’était au tour de la Commission des affaires économiques d’examiner le texte. En miroir de la première commission, elle était saisie au fond sur les articles 1, 2, 3, 4, 7 et 8, et pour avis sur les 5 et 6. Les député.es de la Commission des affaires économiques sont largement revenus à l’esprit initial du texte, en réintroduisant l’autorisation de l’acétamipride, néonicotinoïde tueur d’abeilles, en facilitant les élevages intensifs et limitant la consultation publique, … des cadeaux faits à l’agriculture industrielle, sans prise en compte des connaissances scientifiques qui témoignent des risques que font peser ces dispositions sur la santé des citoyen·nes. Seul accord entre les deux commissions&amp;nbsp;: la mise sous tutelle de l’&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ANSES&lt;/span&gt; a été supprimée des deux côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le texte qui sera discuté en séance reste donc largement orienté en soutien à l’agriculture industrielle, quoi qu’il en coûte à la santé des agriculteur·ices, des citoyen·nes, de l’environnement, et au futur de l’agriculture. &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNE&lt;/span&gt; appelle donc les député·es à rejeter l’ensemble de la proposition de loi Duplomb.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pesticides&amp;nbsp;: des reculs&amp;nbsp;majeurs&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les articles 1 et 2 de la proposition visent notamment à&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Supprimer l’obligation de séparation entre la vente et le conseil pour les produits phytopharmaceutiques, en permettant aux vendeurs de pesticides de conseiller les&amp;nbsp;acheteurs&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Supprimer l’obligation du Certificat d’économie de pesticides lorsque les produits ont été achetés à&amp;nbsp;l’étranger&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Réautoriser par dérogation la mise sur le marché de certaines substances&amp;nbsp;néonicotinoïdes&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Créer un conseil d’orientation pour la protection des cultures qui pourra prioriser le travail sur les autorisations de mise sur le marché de l’&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ANSES&lt;/span&gt; en fonction des attentes des filières (et non des priorités de santé&amp;nbsp;publique)&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre&amp;nbsp;analyse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La France est déjà le 2ᵉ plus gros consommateur de pesticides et le second pays qui autorise le plus de pesticides en Europe&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; La proposition de loi, qui reprend des demandes portées par la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt;, favoriserait leur utilisation alors même qu’ils présentent des risques avérés pour la santé humaine, sont identifiés comme une cause majeure de l’effondrement de la biodiversité et du déclin des oiseaux, de la pollution des eaux et sols. Par exemple,&amp;nbsp;&lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://sante.gouv.fr/IMG/pdf/bilan_qualite_pesticides_2023.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;&lt;strong&gt;17 millions de français ont consommé au moins une fois de l’eau non conforme à la réglementation sur les pesticides en 2023&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les néonicotinoïdes avaient été interdits en 2018 car ils sont particulièrement toxiques pour les abeilles et les autres insectes pollinisateurs, pourtant essentiels à l’agriculture. L’injonction à produire à tout prix se fait au détriment de notre santé, de la biodiversité, de la santé des sols, de la qualité de l’air et de l’eau, et de la capacité à produire des générations futures.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par contraste, des alternatives agroécologiques comme l’agriculture biologique ont montré qu’il est possible de produire sans pesticides, en respectant la santé des sols, la qualité de l’air et de l’eau et en se basant sur les équilibres naturels. C’est cette transformation que nous appelons les élu·es à soutenir dans la loi. Notre santé et notre environnement en&amp;nbsp;dépendent.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Eau&amp;nbsp;: une gestion biaisée au détriment des usages&amp;nbsp;essentiels&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article 5 promeut une politique de stockage massif de l’eau pour l’agriculture irriguée&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;en présumant d’intérêt général majeur les ouvrages de prélèvement et stockage d’eau agricole dans les zones affectées d’un déficit quantitatif pérenne. Ils seront aussi présumés répondre à une raison impérative d’intérêt public majeur, ce qui faciliterait l’obtention de dérogations sur les atteintes à la biodiversité. Supprimé en Commission, il risque de réapparaître par amendement lors de l’examen en&amp;nbsp;séance.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre&amp;nbsp;analyse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La proposition de loi Duplomb se fera au détriment du bon fonctionnement des milieux naturels, dans un contexte où plus d’un tiers de la France souffre déjà de pénuries structurelles en&amp;nbsp;eau.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De plus, la surface agricole irriguée ne représente que 6,8 % de la surface agricole utile (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;SAU&lt;/span&gt;), et les productions qui en sont issues ne servent que très peu à nourrir les Français et les Françaises&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/fs-2024-na_136_enjeux_et_usages_de_leau_avril.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;34 % sont destinées à l’exportation, et parmi ce qui reste en France, seulement 26 % est destiné à l’alimentation humaine&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aussi, ces dispositions sont un cadeau de plus fait à quelques agriculteurs industriels, et desservent les capacités de production futures, les agriculteurs et agricultrices déjà impliquées dans une gestion plus sobre et la juste répartition de la ressource en eau. Pour la résilience de notre agriculture, la logique doit être la sobriété et l’adaptation à la ressource&amp;nbsp;disponible.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un recul dangereux pour la protection des zones&amp;nbsp;humides&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’article 5 propose aussi de créer un nouveau type de zone humide, la &lt;strong&gt;“&lt;/strong&gt;zone humide fortement modifiée” dans laquelle certaines installations impactant le cycle de l’eau pourraient ne pas être soumises à autorisation ou déclaration. Supprimé en Commission, il risque de réapparaître par amendement lors de l’examen en&amp;nbsp;séance.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre&amp;nbsp;analyse&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces écosystèmes sont essentiels pour la gestion des inondations et des sécheresses, mais aussi pour la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité. Ils sont pourtant en recul constant&amp;nbsp;: 50 % de disparition depuis 1960. Cette proposition de loi modifie leur cadre de protection pour que le droit puisse facilement être contourné dans les faits et que ces zones puissent être asséchées sans&amp;nbsp;conséquence.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En parallèle, la France propose une cartographie bien trop restrictive pour l’application de la Bonne Conditionnalité Agricole et Environnementale 2 (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;BCAE2&lt;/span&gt;) de la Politique Agricole Commune (sur la protection des tourbières et zones humides). Ces logiques complémentaires donnent des gages à l’agriculture industrielle et à ses syndicats et accélèrent la disparition de ces milieux et de l’agriculture paysanne (notamment élevage à l’herbe)&amp;nbsp;associée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un texte juridiquement fragile et contraire aux engagements&amp;nbsp;européens&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La proposition de loi va à l’encontre des directives européennes sur l’eau et les pesticides. Elle expose la France à des sanctions coûteuses, tout en contrevenant à la Charte de l’environnement, qui reconnaît la protection de l’environnement comme un objectif&amp;nbsp;constitutionnel.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nos propositions pour une agriculture&amp;nbsp;durable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;France Nature Environnement appelle à un rejet de cette proposition de loi et propose des mesures pour une agriculture plus durable et juste, notamment&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;une transition vers l’agroécologie, avec la réduction effective des pesticides et une gestion de l’eau partagée, priorisant les besoins en eau potable et&amp;nbsp;environnementaux&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;une transition de l’élevage, dans une logique du moins et mieux&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;une reconnexion entre agriculture et alimentation sur les&amp;nbsp;territoires.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les alternatives existantes ont fait leur preuve&amp;nbsp;: l’agroécologie paysanne et l’agriculture biologique redéfinissent notre rapport au vivant et répondent efficacement aux enjeux de climat et de biodiversité, tout en assurant la souveraineté alimentaire. Il est temps que l’Etat et les parlementaires fassent le choix d’accompagner la transition vers une agriculture respectueuse du vivant et assurant une juste rémunération aux agriculteurs et agricultrices, plutôt que de maintenir artificiellement un modèle industriel déconnecté des territoires et des ressources, pour satisfaire la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt; et l’industrie&amp;nbsp;agro-alimentaire.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/agriculture-pixabay.jpg.webp?itok=QYR0JoAV&quot; alt=&quot;agriculture-pixabay.jpg.webp?itok=QYR0JoAV&quot; width=&quot;613&quot; height=&quot;460&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;text-align-justify&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Pesticides : l'agriculture paysanne est porteuse de solutions alternatives</title>
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        <updated>2025-03-29T20:29:00+01:00</updated>
        <published>2025-03-29T20:29:00+01:00</published>
        <summary> Communiqué de la Confédération Paysanne le 27.03.2025  La 20e édition de la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de la Confédération Paysanne le 27.03.2025&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;La 20e édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides se tient dans un climat de régression en termes de réductions des usages des pesticides. Lors du dernier plan Ecophyto de 2023 le Ministère de l'agriculture a choisi de changer de thermomètre pour baisser la fièvre en modifiant l‘indicateur de mesure de l'utilisation des pesticides. Aujourd'hui, il casse le thermomètre en cherchant à ré-autoriser des pesticides interdits depuis plusieurs années comme certains néonicotinoïdes, 7000 fois plus toxiques que le DDT.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'agriculture française reste très largement dépendante de l'utilisation des pesticides,&amp;nbsp;au service du système agro-industriel. Pulvériser toujours plus de pesticides marque l'échec de ce modèle agro-industriel avec des conséquences très lourdes. En tout premier lieu pour les paysan·nes qui sont toujours les première victimes et subissent, plus que dans tout autre métier, des maladies professionnelles directement liées à l'usage des pesticides. Nombre d'études et de rapports documentent les niveaux alarmant de pollution de l'eau, la disparition de biodiversité ou encore la dégradation des sols ; cercles vicieux qui fragilisent la productivité et la santé de nos productions végétales.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'agriculture paysanne est porteuse de solutions systémiques et agronomiques. L'agriculture paysanne garantit la souveraineté alimentaire à long terme. Elle permet d'économiser 19 milliards d'euros (1) pour soigner les maladies liées aux pesticides et à la malbouffe. Elle protège les zones de captage et donc l'inflation des factures d'eau des ménages. Elle contribue à réduire les effets de l'agriculture sur le climat. Et surtout, elle donne du sens au métier de paysan·ne et répond aux attentes des nouvelles générations conscientes de ces enjeux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les pesticides sont le bras armé de l'agriculture agro-industrielle et de la concurrence mondialisée. La Confédération paysanne est force de propositions pour sortir de cet engrenage avec des alternatives, des prix rémunérateurs et un accompagnement&amp;nbsp;pour tous les paysan·nes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) Étude &lt;a href=&quot;https://www.secours-catholique.org/sites/default/files/03-Documents/RAP-CoutCache2024BD.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;publiée le 17 septembre 2024 par quatre organisations non gouvernementales et associations&lt;/a&gt; (le Secours Catholique - Caritas France, le Réseau &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;Civam&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, Solidarité Paysans et la Fédération française des diabétiques).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.pollinis.org/admin/wp-content/uploads/2018/06/tracteur-pesticides-1.jpg&quot; alt=&quot;tracteur-pesticides-1.jpg&quot; width=&quot;573&quot; height=&quot;341&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Proposition de loi Duplomb : Greenpeace dénonce une attaque contre l’environnement et l’avenir de l’agriculture.</title>
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        <updated>2025-01-27T21:00:33+01:00</updated>
        <published>2025-01-27T21:00:33+01:00</published>
        <summary>    Publié le 27 janvier 2025              Alors qu’une proposition de loi...</summary>
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          &lt;div class=&quot;meta&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;time&gt; &lt;em&gt;Publié le 27 janvier 2025&lt;/em&gt; &lt;/time&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;mark&quot;&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;accordion-box&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors qu’une proposition de loi (PPL) portée par le sénateur Laurent Duplomb va être débattue aujourd’hui au Sénat, Greenpeace France dénonce la menace directe qu’elle représente pour l’environnement, la santé publique et l’avenir de l’agriculture. Sous couvert de vouloir « libérer » les agriculteurs et les agricultrices de contraintes supposément excessives, ce texte propose des mesures régressives qui favorisent une agriculture intensive et destructrice, aux antipodes des exigences d’une transition agroécologique pourtant indispensable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;« Dans un contexte où le secteur agricole est confronté à de multiples crises, ce texte est un cadeau de plus du gouvernement aux industriels de l’agriculture, aux lobbies agricoles et au syndicat majoritaire, &lt;/em&gt;s’indigne Romane Rozencwajg, chargée de campagne Agriculture à Greenpeace France.&lt;em&gt; Il entraîne l’agriculture dans une voie sans issue et ne répond en rien aux problèmes structurels que rencontrent les agriculteurs et agricultrices&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;: les faibles revenus, la répartition inéquitable de la valeur ou encore leur vulnérabilité face aux aléas climatiques. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi les mesures proposées, Greenpeace dénonce une vision obsolète et dangereuse sur quatre points en particulier :&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Réglementation sur les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) dans le secteur de l’élevage&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La PPL Duplomb propose de « simplifier » l’implantation d’élevages intensifs, notamment en alignant les seuils de ces installations sur des normes européennes et en limitant les contrôles et les possibilités de recours de la société civile [1]. Greenpeace rappelle que les ICPE peuvent, par définition, « créer des risques pour les tiers et/ou des pollutions ou nuisances vis-à-vis de l’environnement » [2]. De plus, ces installations à fort impact environnemental contribuent à la pollution des sols et des eaux, menacent la biodiversité et fragilisent les petites et moyennes exploitations [3].&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ressources en eau&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En facilitant le stockage de l’eau destinée à l’agriculture intensive, cette proposition de loi ignore les besoins écologiques des zones humides et des cours d’eau. Ce type de priorisation des usages de l’eau favorise des pratiques agricoles intensives et met en péril les ressources en eau à long terme, au détriment des écosystèmes et des usages collectifs. Greenpeace rappelle que les mégabassines servent essentiellement à alimenter des productions très gourmandes en eau comme le maïs, majoritairement destiné à l’élevage industriel. Elles servent avant tout les intérêts des acteurs agro-industriels qui persistent dans le maintien d’un système agricole intensif, au détriment de solutions locales et paysannes&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;[4].&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par ailleurs, cette PPL menace la pluralité des instances de gouvernance de l’eau. L’article 5 vise notamment à réduire le collège des représentants des usagers non économiques de l’eau (à savoir les associations environnementales et celles de défense des consommateurs ainsi que les fédérations de pêche et de protection des milieux aquatiques) tout en augmentant celui des usagers économiques (comprenant notamment les représentants de l’agro-industrie). Cette même PPL souhaite également revoir la hiérarchie des usages de l’eau, en rehaussant l’usage agricole devant la protection des milieux aquatiques.&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Contrôles et démarches judiciaires&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le texte attaque directement les outils de contrôle et de surveillance environnementale en affaiblissant le pouvoir de l’Office français de la biodiversité (OFB) et en limitant les recours juridiques possibles. Les procédures d’enquête publique sont également vidées de leur substance, réduisant encore la possibilité pour la société civile et les collectivités locales de s’opposer à des projets destructeurs. Greenpeace dénonce une atteinte à la démocratie environnementale qui vise à renforcer la rhétorique opposant agriculture et écologie [5].&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Pesticides&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En facilitant l’usage des pesticides, y compris les plus nocifs, et en annulant des mesures essentielles comme la séparation entre la vente et le conseil, cette loi signerait un retour en arrière inacceptable. Réintroduire les pesticides à base de néonicotinoïdes malgré leurs impacts avérés sur les pollinisateurs et la santé humaine, reviendrait à nier les conclusions de la communauté scientifique et à sacrifier des écosystèmes déjà gravement fragilisés&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Cette démarche, en contradiction flagrante avec le droit européen, donne la priorité aux profits à court terme de l’industrie chimique au détriment de l’environnement et de la santé publique [6].&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« Greenpeace demande aux sénateurs et sénatrices de rejeter en bloc cette proposition de loi qui prétend servir l’agriculture&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;poursuit Romane Rozencwajg.&lt;em&gt; Elle expose les agriculteurs et les agricultrices à dépendre toujours plus des tenants d’une agriculture productiviste et de modèles économiques non viables. Cette vision productiviste de l’agriculture amplifie les vulnérabilités du système face aux enjeux climatiques et de biodiversité. L’avenir de l’agriculture française ne peut pas passer par une industrialisation dévastatrice mais nécessite au contraire une transition agroécologique capable de réconcilier agriculture et écologie.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Notes aux rédactions&lt;strong&gt; :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[1] La directive européenne sur les émissions industrielles est moins exigeante que la réglementation française sur les ICPE. Voir “&lt;a href=&quot;https://www.greenpeace.fr/espace-presse/elevage-leurope-donne-aux-fermes-industrielles-un-droit-a-polluer/&quot;&gt;Élevage : L’Europe donne aux fermes industrielles un droit à polluer&lt;/a&gt;”, communiqué de presse de Greenpeace France, 29 novembre 2023&lt;br /&gt;[2] Voir la &lt;a href=&quot;https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/savoir-icpe-nomenclature-gestion-declaration&quot;&gt;définition d’une ICPE sur le site du MTE&lt;/a&gt; : “Toute exploitation industrielle ou agricole susceptible de créer des risques pour les tiers – riverains et/ou de provoquer des pollutions ou nuisances vis-à-vis de l’environnement, est potentiellement une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).&lt;br /&gt;[3] Voir “&lt;a href=&quot;https://www.greenpeace.fr/espace-presse/analyse-declin-du-nombres-de-fermes-greenpeace-appelle-les-etats-europeens-a-accompagner-en-priorite-les-agriculteurs-les-plus-en-difficulte/&quot;&gt;Déclin du nombres de fermes : Greenpeace appelle les États européens à accompagner en priorité les agriculteurs les plus en difficulté&lt;/a&gt;”, communiqué de presse de Greenpeace France, 3 octobre 2024&lt;br /&gt;Voir les trois notes de décryptage de Greenpeace :&lt;br /&gt;– “&lt;a href=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2023/05/Methane-brief_FR_Web.pdf&quot;&gt;Le méthane réchauffe le climat à plein gaz&lt;/a&gt;”, Greenpeace France, avril 2023&lt;br /&gt;– “&lt;a href=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2023/05/Ammoniac-Brief_FR_Web_BD.pdf&quot;&gt;L’abus d’ammoniac est dangereux pour la santé et l’environnement&lt;/a&gt;”, Greenpeace France, avril 2023&lt;br /&gt;– “&lt;a href=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2023/05/Nitrates-brief_FR_web.pdf&quot;&gt;Pollution de l’eau aux nitrates : un fléau européen&lt;/a&gt;”, Greenpeace France, avril 2023&lt;br /&gt;[4] Voir “&lt;a href=&quot;https://www.greenpeace.fr/mega-bassines-pourquoi-opposer/&quot;&gt;Mégabassines : pourquoi s’y opposer ?&lt;/a&gt;”, site web de Greenpeace France.&lt;br /&gt;[5] Voir tribune collective “&lt;a href=&quot;https://www.ouest-france.fr/environnement/ecologie/point-de-vue-non-lecologie-nest-pas-une-entrave-a-lagriculture-fbd12fcc-a9af-11ef-b615-96f9c0483433&quot;&gt;L’écologie n’est pas une entrave à l’agriculture&lt;/a&gt;”, Ouest-France, 28 novembre 2024&lt;br /&gt;[6] Voir les travaux de &lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/actualites/geophyto/&quot;&gt;Générations Futures&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://la-goose.com/wp-content/uploads/2023/06/james-baltz-yihX4Rq-JsI-unsplash-1.jpg&quot; alt=&quot;james-baltz-yihX4Rq-JsI-unsplash-1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Pesticides dans l’eau potable : il est encore temps d’agir !</title>
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        <updated>2024-12-06T22:23:00+01:00</updated>
        <published>2024-12-06T22:23:00+01:00</published>
        <summary> Publié par FNE le 3 décembre 2024  Un rapport interministériel rendu public...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Publié par FNE le 3 décembre 2024&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un rapport interministériel rendu public le 22 novembre dernier fait état de l’échec global de la préservation de la qualité des ressources en eau pour ce qui concerne les pesticides, malgré quelques progrès localisés et souvent très lents. Les conclusions du rapport rejoignent notre demande de généraliser la mise en place de deux dispositifs aux mains des préfets, avec interdictions de pesticides dans les périmètres les plus larges possibles. Le cocktail de molécules que nous buvons chaque jour est composé de substances actives cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;CMR&lt;/span&gt;) ou perturbatrices du système endocrinien. Sans le savoir et sans pouvoir choisir, nous sommes exposés à des risques accrus d’infertilité, de cancers. Il est urgent d’agir pour des raisons de santé&amp;nbsp;publique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Captages pollués, eau potable en danger&amp;nbsp;: un rapport interministériel sonne l’alarme&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW215939909 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De novembre 2023 à juin 2024, une mission réunissant trois corps d’inspection des ministères de la Santé, de l’Agriculture et de l’Environnement a enquêté sur la prévention et la maîtrise des risques liés à la présence de pesticides et de leurs métabolites (ces molécules issues de la dégradation des pesticides dans l’environnement) dans l’eau destinée à la consommation humaine.&amp;nbsp;Après l’analyse des données disponibles et la conduite de plusieurs centaines d’entretiens, les conclusions du rapport sont sans appel &lt;strong&gt;: &lt;/strong&gt;la reconquête de la qualité des eaux destinées à la consommation humaine passe par des mesures préventives ambitieuses, à mettre en place d’urgence. Parmi celles-ci sont citées&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;L’interdiction, sur les aires de captages d’eaux souterraines, de l’utilisation des pesticides générant des métabolites susceptibles de migrer vers les nappes phréatiques .&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’augmentation du taux de la redevance pour pollution diffuse (appliquée à la vente des pesticides mais ne couvrant qu’une faible part du coût du traitement de l’eau) et son élargissement aux produits biocides (pesticides utilisés à des fins non agricoles) .&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’orientation des fonds publics de la politique agricole commune et des agences de l’eau vers l’évolution des pratiques sur les aires d’alimentation de captages (agriculture biologique, cultures à bas niveau d’intrant, paiements pour services environnementaux spécifiques eau en grandes cultures, infrastructures agroécologiques telles que les haies pour limiter les transferts, actions foncières, actions d’animation et de conseil avec objectifs de résultats…) ;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;Paragraph SCXW165966041 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La mise en place de Zones Soumises à Contraintes Environnementales (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ZSCE&lt;/span&gt;) avec des programmes d’actions pour toutes les aires de captages en dépassement ou proches des limites de qualité, et des mesures obligatoires de restriction, voire d’interdictions d’usage sur ces aires, accompagnées d’indemnités&amp;nbsp;compensatoires.&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’État&amp;nbsp;sait quoi faire… à présent il faut agir&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW237647682 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les propositions de ce rapport interministériel rejoignent notre note politique qui met en avant deux dispositifs permettant d’interdire l’utilisation de pesticides dans les zones de captages : les Zones Soumises à Contraintes Environnementales et les Déclarations d’Utilité Publique (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;DUP&lt;/span&gt;). Dans cette note, nous présentons l’état des lieux de la contamination des milieux et tirons la sonnette d’alarme. Nous demandons à l’État de réagir, et aux préfets d’activer les &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;ZSCE&lt;/span&gt; et d’intégrer dans les &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;DUP&lt;/span&gt; des interdictions d’utilisation de pesticides&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; notamment quand les actions basées sur le volontariat peinent à porter leurs fruits, et bien sûr en parallèle d’un accompagnement des agriculteurs vers des modèles sans pesticides&lt;strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW163323308 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’eau est la base de la vie, nous la partageons entre humains et non-humains, pourtant sa qualité est aujourd’hui fortement remise en question. Environ 16 % des points de captage sont non conformes aux seuils de potabilité, et plus de 10 millions de français et de françaises ont été alimenté·es au moins une fois en 2022 par de l’eau non conform&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;. Des dizaines de molécules à risque ne sont par ailleurs pas encore suivies. La pollution des eaux françaises est donc potentiellement très&amp;nbsp;sous-estimée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW163323308 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La contamination des milieux par les pesticides étant généralisée, l&lt;strong&gt;’&lt;/strong&gt;eau en bouteille n’est pas épargnée. Le traitement de cette pollution est énergivore, de plus en plus coûteuse et fait face à des impasses techniques. D’après le Commissariat général au Développement durable, &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://economie.eaufrance.fr/chiffres-cles/cout-minimal-quengendrerait-une-depollution-des-eaux-souterraines&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;si l’on dépolluait en pesticides les eaux souterraines, cela coûterait entre 32 et 105 milliards d’euros&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW163323308 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Se servir un verre d’eau est un geste quotidien et anodin. Pourtant, des molécules cancérogènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction y sont présentes. Nous sommes exposés à notre insu à un cocktail de molécules dangereuses&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Les concentrations sont majoritairement faibles, quelques centièmes à dixièmes de microgrammes par litre, mais l’impact sur le moyen et long terme n’est pas connu, et les conséquences des effets cumulatifs sont difficiles à anticiper. Ce scandale sanitaire est le fruit de décennies de complaisance à l’égard de l’agrochimie, qui manipule les décideurs et les acteurs des filières, et en premier lieu les agriculteurs, lesquels sont les victimes directes d’un système agroalimentaire mondialisé destructeur de nos sociétés et de la vie sur Terre.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Paragraph SCXW163323308 BCX2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est temps de mettre un coup d’arrêt à l’utilisation généralisée des pesticides dans l’agriculture. Le cap vers l’agroécologie doit être clair pour les acteurs des filières, et un accompagnement technique et financier doit être déployé pour amorcer un changement&amp;nbsp;d’ampleur.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/tracteur-pesticides-pixabay.jpg.webp?itok=KYcjRqE0&quot; alt=&quot;tracteur-pesticides-pixabay.jpg.webp?itok=KYcjRqE0&quot; width=&quot;573&quot; height=&quot;430&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Réautoriser les pesticides en prétextant « lever les entraves à l’agriculture » est un mensonge dangereux</title>
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        <updated>2024-11-30T21:21:00+01:00</updated>
        <published>2024-11-30T21:21:00+01:00</published>
        <summary> Communiqué de la Confédération Paysanne le 28.11.2024   A entendre les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de la Confédération Paysanne le 28.11.2024&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;resume&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;A entendre les dirigeants de la FNSEA et des responsables de la Coordination rurale, réautoriser des pesticides interdits serait la solution pour garantir le revenu paysan. A défaut de vouloir se battre pour mettre en place des prix rémunérateurs garantis, ils proposent les solutions qui ont déjà envoyé dans le mur une partie du monde agricole.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;clear: both; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jusqu'où sont-ils prêts à aller pour être soi-disant &quot;compétitifs&quot; face à des pays champions du moins-disant social et environnemental&amp;nbsp;? Jusqu'à attaquer la science et la recherche pourtant indispensables pour l'agriculture, comme ce matin à l'INRAE et à l'&lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;ANSES&lt;/span&gt; ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette fuite en avant trouve un écho favorable à l'Assemblée nationale et au Sénat où pas moins de quatre propositions de loi liées entre autres aux pesticides&amp;nbsp;vont être débattues prochainement. Ces textes proposent un cocktail toxique de pseudo-solutions&amp;nbsp;: autoriser l'épandage par drone, assouplir les autorisations de pesticides, affaiblir le champ de compétence de l'&lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;ANSES&lt;/span&gt;, autoriser l'utilisation de pesticides à base de substances néonicotinoïdes, abolir la séparation entre le commerce et le conseil sur l'utilisation des pesticides, autoriser à nouveau les remises commerciales sur la vente de pesticides…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces propositions sont incohérentes puisque que, cette semaine, le Parlement s'est positionné contre les accords du &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;Mercosur&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; principalement parce que les importations des produits agricoles ne respectent pas nos normes sur les pesticides.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces textes méprisent la santé des paysan·nes, celle de nos concitoyen·nes ainsi que la qualité de l'eau et la préservation de la biodiversité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces propositions de loi doivent rester lettre morte car elles desservent à moyen et long terme l'intérêt des paysan·nes et retardent l'indispensable transition de notre modèle agricole.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Plutôt que d'œuvrer à affaiblir la législation sur les pesticides, la Confédération paysanne leur propose&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- D'interdire les pesticides &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;CMR&lt;/span&gt; les plus dangereux pour la santé des paysan·nes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Ne pas réintroduire les néonicotinoïdes tueurs d'abeilles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- De mettre en place des prix rémunérateurs garantis, car pour sortir de l'impasse des&amp;nbsp;pesticides&amp;nbsp;il faut rendre du revenu aux paysan·nes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- D'accompagner massivement la transition agro-écologique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- De soutenir les alternatives aux pesticides comme les &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;PNPP&lt;/span&gt;, les préparations naturelles peu préoccupantes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Prétendre lever des «&amp;nbsp;entraves&amp;nbsp;» en réautorisant des pesticides, c'est faire le jeu de la compétitivité à tout prix. C'est faire le jeu de la logique même des accords de libre-échange qui détruisent le revenu des paysan·nes, en France et ailleurs, et alimentent la concurrence déloyale. La vente de ces pesticides et la multiplication des accords de libre-échange enrichissent une agro-industrie qui se satisfait parfaitement de la disparition massive de centaines de milliers de paysan·nes depuis 40 ans.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.ecoconso.be/sites/default/files/actualites/actu-pesticides-fb1.png&quot; alt=&quot;actu-pesticides-fb1.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Carottes au dichloropropène : une victoire dans le combat vers la sortie des pesticides</title>
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        <updated>2024-04-29T21:04:00+02:00</updated>
        <published>2024-04-29T21:04:00+02:00</published>
        <summary>  La Confédération paysanne vient de remporter une victoire dans l'affaire...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;div class=&quot;resume&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;La Confédération paysanne vient de remporter une victoire dans l'affaire des carottes de Créances traitées au dichloropropène après le rejet du pourvoi en cassation des prévenus [1]. Douze producteurs et deux intermédiaires, un importateur et un revendeur, sont donc définitivement condamnés pour l’importation, la détention, l’usage, la publicité et la commercialisation d’un produit interdit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Partie civile dans ce procès, avec 5 &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;ONG&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; environnementales, la Confédération paysanne a agi dans la défense des intérêts généraux et collectifs de la profession agricole. La mise sur le marché, la détention et l'utilisation de produits interdits en France entraîne de la concurrence déloyale à l'égard les maraîcher·ères respectant cette interdiction et porte atteinte à l'image des carottes produites en France.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au total, entre 2018 et 2020, plus de 132 tonnes de ce pesticide avaient été importées d'Espagne, dont plus de 107 tonnes avaient été appliquées sur des cultures de carottes. Pour rappel, cette matière active, classée cancérigène probable, est interdite dans l'Union européenne depuis 2007 mais son usage est resté autorisé en France jusqu'en 2018, à coup de dérogations durant plus de 10 ans. Ce laps de temps n'a pas été mis à profit pour mettre en place des solutions alternatives et il a permis à des importateurs et des revendeurs de réaliser des profits substantiels.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est le procès du système agro-industriel qui s'est aussi joué dans cette affaire, un système dont l'unique boussole est le profit à court terme. La dangerosité de ce pesticide a été ignorée dans le seul but de maintenir des rendements élevés au sein d'un marché européen et international impitoyable. Un marché où la recherche de prix bas a continué de s'imposer sur les enjeux de santé publique. Tant que la vision court-termiste sera la priorité, la sortie des pesticides restera une déclaration d'intention sans réelle application.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'usage des pesticides en agriculture est indissociable de la compétition acharnée sur les prix. En sortir, présuppose donc une transformation de la condition économique faite aux paysan·nes, qui a fait des pesticides une béquille au revenu. C'est le sens du combat de la Confédération paysanne pour permettre aux paysan·nes, qui sont les premières victimes des pesticides, de s'en affranchir.&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;a href=&quot;imap://confederationpaysanne%40confederationpaysanne.fr@mail.globenet.org:993/fetch%3EUID%3E.Sent%3E1168#_ftnref1&quot; name=&quot;_ftn1&quot;&gt;[1] &lt;/a&gt;L'arrêt de la Cour de cassation rendu le 23 avril dernier rend définitif l'arrêt de la cour d'appel de Caen du 10 février 2023 condamnant les prévenus à des peines d'amende allant de 10000 à 30000 euros pour les producteurs et de 60000 euros d'amende à 6 mois de prison avec sursis pour les intermédiaires.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://static.actu.fr/uploads/2021/05/10071-210520150245771-0-960x640.jpg&quot; alt=&quot;10071-210520150245771-0-960x640.jpg&quot; width=&quot;644&quot; height=&quot;429&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Ecophyto : casser le thermomètre ne fera pas baisser la fièvre !</title>
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        <updated>2024-02-12T22:04:00+01:00</updated>
        <published>2024-02-12T22:04:00+01:00</published>
        <summary> Communiqué de FNE le 12.02.2024  Ce lundi 12 février, France Nature...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FNE le 12.02.2024&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce lundi 12 février, France Nature Environnement et 6 autres organisations de la société civile (Fondation pour la Nature et l’Homme, Générations Futures, Humanité et Biodiversité, Réseau Environnement Santé, Ligue de Protection des Oiseaux et &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;WWF&lt;/span&gt; France) ont claqué la porte du Comité d’orientation et de suivi du plan Ecophyto&amp;nbsp;2030.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En cause&amp;nbsp;: un véritable déni de démocratie, marqué notamment par la récente décision de revenir sur l’objectif de réduction des pesticides, prise par quelques-uns au détriment de la santé de tous. Les méthodes de travail traduisent également une concertation de façade, sans volonté de dialogue et d’écoute (convocation en dernière minute et sans document de travail, décisions unilatérales, refus de prendre en compte les propositions formulées,&amp;nbsp;etc.)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau ayant refusé la parole aux organisations, celles-ci lui ont néanmoins remis leur déclaration commune avant de quitter la&amp;nbsp;salle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Extraits de la déclaration, à voir sur le site de FNE :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Contrairement à ce que certains prétendent, la crise agricole n’est pas liée à Ecophyto. Le vrai problème des agriculteurs, ce n’est pas ce plan qui vise à réduire de 50% l’usage des pesticides mais bien l’absence d’une juste rémunération, les importations non soumises aux normes européennes, les effets du changement climatique etc. Faire d'Ecophyto un bouc-émissaire pour calmer la crise, c’est faire de la santé publique -à commencer par la santé des agriculteurs- et de la biodiversité, les victimes collatérales d’une crise qui est d’abord économique et sociale.&lt;br /&gt;Au-delà de nos ONG, de très nombreux chercheurs s'inquiètent, à juste titre, de ce retour en arrière dessiné par ces annonces. Nous les comprenons car de nombreuses publications scientifiques ont démontré l’importance de privilégier la préservation des ressources naturelles pour permettre la production agricole demain.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pesticides et santé humaine &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Personne ne peut plus le nier, la santé est impactée par l’usage des pesticides. Or, le volet sanitaire promis dans le plan ECOPHYTO II + n’a jamais été mis en œuvre malgré les propositions d’indicateurs de santé proposés par certains d’entre nous. Il est pourtant indispensable de publier chaque année le nombre de maladies professionnelles des pesticides inscrites dans les tableaux de maladies professionnelles des régimes de sécurité sociale reconnues, incidence et prévalence , ainsi que celles reconnues par le fonds d’indemnisation des victimes des pesticides le FIVP dont les enfants issus de grossesse exposées professionnellement. Comment penser résoudre les effets sanitaires néfastes engendrés par les pesticides si aucun dispositif de surveillance et signalement efficace (de type Phytosignal) n’est proposé ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pesticides et biodiversité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;ll est temps de considérer que la pollution chimique est l’un des principaux facteurs responsables du déclin de la biodiversité animale et végétale, au même niveau que le changement climatique. Comme en attestent les nombreuses données scientifiques, les pesticides contaminent durablement notre environnement, l’ensemble des milieux présentent des traces ou des résidus de produits ou de leurs métabolites. Qu’il s’agisse des sols, des eaux souterraines qui alimentent nos captages, des populations d’insectes ou d’oiseaux, le constat est sans appel : les pesticides causent un préjudice écologique sans précédent. Ce ne sont pas nos ONG qui le disent mais les publications scientifiques de nombreux instituts de renom (INRAe, CNRS, etc.)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En conclusion &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est par respect pour les membres du COS que nous sommes présents aujourd’hui, membres avec lesquels nous avons travaillé, dialogué depuis plusieurs mois, parfois plusieurs années, dans cette instance et dans d’autres comme le Conseil National de la Biodiversité. Depuis la conception en 2008 puis le lancement du plan Ecophyto en 2009, la gouvernance de ce plan avait toujours été plurielle et démocratique. Que penser aujourd’hui alors que des mois et des années de concertation et de recherche de compromis ont été balayés en quelques minutes par le Premier Ministre sous la pression du syndicalisme agricole majoritaire ?&lt;br /&gt;Et c’est pour protester contre ces décisions unilatérales sur Ecophyto annoncées par le gouvernement, qui marquent un manque de respect du travail mené dans cette instance de concertation, alors que nous n’avons reçu qu’une simple convocation sans ordre du jour communiqué préalablement, sans partage de documents de travail alors même que cela fait un an que nous travaillons sur la future Stratégie, que nos organisations de défense de la santé et de l’environnement - Alerte des Médecins sur Les Pesticides, Fondation pour la Nature et l’Homme, France Nature Environnement, Générations Futures, Humanité et Biodiversité, Ligue de Protection des Oiseaux, Réseau Environnement Santé, WWF France - soutenues par d’autres acteurs présents dans cette salle comme le réseau CIVAM, déclarent refuser de participer à cette réunion d’aujourd’hui qui n’est qu’une chambre d’enregistrement de décisions déjà prises et annoncées.&lt;br /&gt;Bien sûr nous restons ouverts à un vrai dialogue sur des bases saines et respectueuses de chacun. Nos organisations sollicitent donc un échange au plus vite avec le Premier Ministre et ses ministres concernés afin de renouer le dialogue avec la société civile et un retour sur les fondamentaux de ce qu’était Ecophyto : un plan pour réduire (vraiment) de 50% l’usage des pesticides et ce au plus vite, car l'Agriculture de demain sera écologique ou ne sera pas!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Associations signataires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alerte des Médecins sur Les Pesticides&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Fondation pour la Nature et l’Homme&lt;/p&gt;&lt;p&gt;France Nature Environnement&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Générations Futures&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Humanité et Biodiversité&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ligue de Protection des Oiseaux&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Réseau Environnement Santé&lt;/p&gt;&lt;p&gt;WWF France&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/agriculture-1359862_1920.jpg.webp?itok=QJdxbH1Z&quot; alt=&quot;agriculture-1359862_1920.jpg.webp?itok=QJdxbH1Z&quot; width=&quot;607&quot; height=&quot;455&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>La biodiversité sacrifiée sur l’autel de la crise agricole</title>
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        <updated>2024-02-02T20:59:00+01:00</updated>
        <published>2024-02-02T20:59:00+01:00</published>
        <summary> Communiqué de la LPO du  2 février 2024          Le Premier Ministre a...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Communiqué de la LPO du &lt;span class=&quot;text-gray-seagull  font-size-1 mr-3&quot;&gt;2 février 2024 &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;chapo&quot;&gt;&lt;div class=&quot;container&quot;&gt;&lt;div class=&quot;row align-items-lg-center&quot;&gt;&lt;div class=&quot;col-sm-10 offset-sm-1&quot;&gt;&lt;div class=&quot; mb-0&quot;&gt;&lt;div class=&quot;ezrichtext-field&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Premier Ministre a annoncé plusieurs mesures d’urgence destinées à calmer la colère des agriculteurs français. Une partie d’entre elles ne vise qu’à affaiblir les réglementations environnementales en faveur de la préservation de la biodiversité, pourtant aucunement responsables de la détresse paysanne, en revenant sur les rares avancées écologiques dans le secteur agricole sous la pression de l’agro-industrie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;article mb-5&quot;&gt;&lt;div class=&quot;container&quot;&gt;&lt;div class=&quot;row align-items-lg-center&quot;&gt;&lt;div class=&quot;col-sm-10 offset-sm-1&quot;&gt;&lt;div class=&quot;ezrichtext-field&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En mai 2023, une &lt;a href=&quot;https://www.cnrs.fr/fr/presse/lintensification-de-lagriculture-est-lorigine-de-la-disparition-des-oiseaux-en-europe&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;étude du CNRS&lt;/a&gt; mettait en évidence la disparition des oiseaux des champs en Europe, qui ont perdu 60 % de leurs effectifs en à peine quarante ans, soit 800 millions d’oiseaux en moins. Au-delà des oiseaux, c’est en réalité toute la chaine du vivant qui s’est effondrée dans nos campagnes depuis la deuxième guerre mondiale, victime des pesticides, du remembrement et de la mécanisation à outrance, au nom de l’indépendance alimentaire. Or, dans un &lt;a href=&quot;https://www.idiv.de/fileadmin/content/Files_CAP_Fitness_Check/FRENCH_Scientists_support_Green_Deal_and_reject_attack_on_SUR_and_NRL_13.6.2023.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;texte&lt;/a&gt; publié en juin 2023, plus de 3 000 scientifiques démontraient que notre souveraineté alimentaire est désormais surtout menacée par le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité, essentielle pour la fertilité des sols et la pollinisation de nombreuses cultures.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En poussant à l’agrandissement des exploitations, à la standardisation des pratiques et à la productivité à bas prix, le modèle agro-industriel dominant en Europe s’est avéré extrêmement néfaste pour la nature et le climat : énergies pour les machines et l’import/export, disparation des structures bocagères, produits phytosanitaires, épuisement des ressources en eau, massacre aveugle des animaux sauvages susceptibles d’être nuisibles aux rendements, etc.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LPO est solidaire des paysans qui revendiquent de produire une alimentation saine et de toucher des revenus dignes en préservant les écosystèmes et les paysages. Notre association est également favorable à un partage plus équitable entre les agriculteurs des aides de la Politique agricole commune (PAC), en favorisant l’utilisation de cet argent public pour accompagner la transition agroécologique. Enfin, la LPO souhaite que l’agriculture biologique soit davantage soutenue par une politique alimentaire ambitieuse et soutient la mise en place de mesures miroirs sur les produits d’importation afin de ne plus favoriser le moins-disant écologique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ceux qui aujourd’hui cherchent opportunément à opposer la protection de l’agriculture à celle de la nature sont les tenants d’un modèle ultra-libéral dont les profits sont confisqués par la grande distribution et les industriels sur le dos des agriculteurs, que les gouvernements successifs et la FNSEA ont guidé dans l'impasse actuelle avec l’aide de la PAC. Pour que les exploitants vivent justement de leur métier, il est nécessaire de faciliter leur engagement massif dans la transition écologique.&amp;nbsp;Plusieurs mesures d’urgence annoncées par Gabriel Attal pour tenter de juguler rapidement la crise en cours vont à l’encontre d’un tel objectif&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Frein sur la réduction des pesticides &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La mise en place d’une production agricole moins dépendante aux intrants chimiques est plus que jamais une urgence sanitaire et écologique. Les connaissances sur les effets délétères de ces molécules sur la santé humaine et l’environnement se renforcent chaque année, comme en attestent plusieurs expertises collectives récentes, notamment celles de l’&lt;a href=&quot;https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvelles-donnees-2021/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Inserm&lt;/a&gt; et de l’&lt;a href=&quot;https://www.inrae.fr/actualites/impacts-produits-phytopharmaceutiques-biodiversite-services-ecosystemiques-resultats-lexpertise-scientifique-collective-inrae-ifremer&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;INRAE/IFREMER&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Malgré ces conséquences reconnues, la réaction nécessaire n’a pas eu lieu au niveau français ni à l’échelle européenne, En témoignent les échecs cuisants des précédents &quot;plans Ecophyto&quot; successifs en France, dont le Premier Ministre vient d’annoncer la mise à l’arrêt.&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Les ressources mobilisées ont certes été considérables, mais seule une partie des financements a effectivement été dirigée vers l’accompagnement des agriculteurs dans la réduction de l’usage des pesticides. En novembre 2023, le Parlement européen a prolongé de 10 ans l’&lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/qui-sommes-nous/espace-presse/communiques/cp-2023/glyphosate-la-nature-condamnee-a-10-ans-de-poison&quot;&gt;autorisation du glyphosate&lt;/a&gt; avant de rejeter le &lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/qui-sommes-nous/espace-presse/communiques/cp-2023/le-parlement-europeen-enterre-la-reduction-des-pesticides&quot;&gt;projet de règlement&lt;/a&gt; sur l’usage durable des produits phytosanitaires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour l’année 2022, le NODU (pour «&amp;nbsp;Nombre de Doses Unités&amp;nbsp;»), l’indicateur de référence sur l’utilisation des pesticides, était de nouveau en augmentation de 3,5% par rapport à 2021 et les quantités de substances actives vendues étaient aussi reparties à la hausse, repassant au-dessus des 68 000 tonnes/an. En réponse, le Gouvernement souhaite maintenant changer d’indicateur…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LPO attend de l’exécutif qu’il réaffirme son ambition de réduire de moitié l'utilisation de produits phytopharmaceutiques à l'horizon&amp;nbsp;2030 par rapport à la période 2015-2017. Cette diminution est indispensable pour garantir à la fois la résilience des écosystèmes ruraux et protéger la santé des agriculteurs, des consommateurs et de la biodiversité.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi ta&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;nt de haies&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Gabriel Attal a déclaré qu’il comptait réduire de 14 à 1 les normes s’appliquant aux haies. S’il est vrai que la destruction de ces structures végétales essentielles à la biodiversité est très règlementée, le sujet ne concerne en réalité que l’agriculture intensive, responsable de la disparition de plus de 20 000 km de haies par an. Depuis 1950, près de 70% des haies ont ainsi disparu des bocages français. Causes de cette hémorragie&amp;nbsp;: le regroupement des parcelles agricoles, la mécanisation de l’agriculture, l’expansion urbaine, le non entretien des haies existantes et le déclin de l’élevage extensif.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Habitats indispensables à la survie de nombreuses espèces sauvages, les haies limitent l’érosion des sols, participent au stockage du carbone, régulent la ressource en eau, fournissent de l’ombre pour le bétail, tout en ayant un effet coupe-vent. Annoncer la simplification de leur destruction est contraire à la &lt;a href=&quot;https://www.ecologie.gouv.fr/strategie-nationale-biodiversite&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Stratégie nationale biodiversité 2030&lt;/a&gt; du Gouvernement, et contradictoire avec l’engagement pris lors du lancement du «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/qui-sommes-nous/espace-presse/communiques/cp-2023/les-haies-un-enjeu-majeur-de-la-biodiversite-de-nos-campagnes&quot;&gt;Pacte en faveur de la haie&amp;nbsp;&lt;/a&gt;» le 29 septembre 2023. Le Ministre de l’Agriculture avait alors annoncé un objectif de replantation inédit visant un gain net total de 50 000 km de haies d’ici 2030&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Plus de 100 millions d'euros ont été budgété par l'Etat pour mener à bien cette action. Comment expliquer un tel changement de politique publique en quelques mois ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J’achève les jac&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;hères&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’Etat français vient de convaincre la Commission européenne de lever l'obligation de consacrer aux jachères au moins 4% des terres cultivées, exigée en contrepartie des aides publiques de la PAC. Il s’agit d’un recul sans précédent que nous dénonçons et nous comptons sur les agriculteurs soucieux de la biodiversité pour ne pas appliquer cette nouvelle déréglementation. Les jachères représentent en France 300 000 hectares de terres arables, soit moins de 2% de la surface totale, et la grande majorité est constituée de sols pauvres ou difficiles d’accès présentant un potentiel de production très limité. Elles jouent en revanche un rôle écologique essentiel : amélioration de la qualité des eaux, lutte contre l’érosion, restauration des sols, protection intégrée des cultures, séquestration du carbone et accueil de la faune sauvage. L’&lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/oiseaux/alouette-des-champs&quot;&gt;Alouette des champs&lt;/a&gt;, la &lt;a href=&quot;https://www.oiseaux.net/oiseaux/perdrix.grise.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Perdrix grise&lt;/a&gt; ou encore l’&lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/oiseaux/oedicneme-criard&quot;&gt;Œdicnème criard&lt;/a&gt;, trois oiseaux en mauvais état de conservation typiques des milieux ruraux, sont ainsi en moyenne 3 fois plus nombreux en période de reproduction sur les exploitations comprenant des jachères aménagées.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zones humides c&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;ontre mégabassines&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les zones humides disparaissent sur Terre trois fois plus vite que les forêts. Plus du tiers ont disparu depuis 1970, principalement en raison de l’urbanisation et de l’agriculture intensive. En France, cette proportion passe à plus de 60%. Seuls 6% des zones humides françaises, qui hébergent 50% des oiseaux et 30% des espèces végétales, sont actuellement estimées en bon état de conservation. Dans un contexte de réchauffement climatique, l’intensité des épisodes récurrents de sécheresses et d’inondations rappelle désormais chaque année cruellement leur rôle essentiel dans le cycle de l’eau.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que tous les feux étaient au vert pour renforcer la protection de ces refuges pour la biodiversité, avec notamment l’annonce en novembre dernier d’y consacrer un Parc National et un engagement à en restaurer 50 000 hectares d’ici 2026, le chef du Gouvernement fait aujourd’hui machine arrière et décrète une pause dans la cartographie des zones humides et des tourbières destinée à leur préservation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En parallèle, il annonce de nouvelles dispositions pour limiter les recours contre les projets de retenues collinaires, dont les mégabassines. &lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/qui-sommes-nous/espace-presse/communiques/cp2022/tous-mobilises-contre-les-mega-bassines&quot;&gt;La LPO n’est pas favorable&lt;/a&gt; à la création de ces retenues d’eau géantes destinées à maintenir voire accroitre les surfaces irriguées consacrées à l’agriculture intensive et, au premier chef, à la culture du maïs dans des régions où la pluviométrie n’est pas propice à sa production.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LPO demande un moratoire sur les réserves de substitution et continuera de mobiliser tous les moyens juridiques nécessaires pour éviter le développement de ces installations qui ne bénéficient qu’à une minorité d’exploitations et fragilisent un peu plus chaque jour la ressource en eau, notre bien commun. Selon le dernier rapport du GIEC, près de 80% des bassins hydrographiques du monde devraient être affectés de manière critique par les pénuries d’eau d’ici à 2050. La France ne sera pas épargnée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Police dés&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;armée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Gabriel Attal envisage de placer les agents de l’Office français de la biodiversité (&lt;a href=&quot;https://www.ofb.gouv.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;OFB&lt;/a&gt;) sous la tutelle des préfets tout en s’interrogeant sur la pertinence de leur port d’arme, ce qui constituerait une atteinte grave à la légitimité de cette police de l’environnement. Avec environ 1700 inspecteurs, les effectifs de l’OFB sont déjà notoirement insuffisants et peinent à faire respecter le droit en matière de préservation des la nature. En 2023, 3 000 contrôles ont été effectués sur les 400 000 exploitations agricoles françaises, soit 0,75%.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LPO soutient sans réserve les actions de contrôle et de sensibilisation menées par l’OFB et appelle au renforcement de cet établissement public dédié à la préservation de vivant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Grenelle ou gr&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;enades&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les réglementations environnementales existent afin de garantir le bon fonctionnement et la durabilité des systèmes agricoles et alimentaires en protégeant les agriculteurs, les consommateurs et les écosystèmes face aux menaces sanitaires, socio-économiques, géopolitiques, climatiques et écologiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Face à ce défi aussi vital que complexe, l’affrontement est stérile et même contreproductif. La mobilisation paysanne traduit le désarroi des agriculteurs face à des injonctions contradictoires entre le maintien structurel d’un modèle devenu délétère et les impératifs de transition écologique. Comme lors du Grenelle de l’environnement de 2007, il est urgent de rassembler l’ensemble des acteurs pour élaborer des solutions innovantes et prendre des décisions courageuses à la hauteur des enjeux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.lpo.fr/var/site/storage/images/1/6/4/2/882461-1-fre-FR/Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202024-02-02%20a%CC%80%2012.43.33.png&quot; alt=&quot;Capture%20d%E2%80%99e%CC%81cran%202024-02-02%20a%CC%80%2012.43.33.png&quot; width=&quot;577&quot; height=&quot;350&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Agriculture : Gabriel Attal tire à côté de la cible une fois sur deux</title>
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        <updated>2024-02-01T20:30:00+01:00</updated>
        <published>2024-02-01T20:30:00+01:00</published>
        <summary> Publié par FNJE le 1 février 2024  Le Premier ministre s’est de nouveau...</summary>
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          &lt;p&gt;Publié par FNJE le 1 février 2024&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Premier ministre s’est de nouveau exprimé aujourd’hui sur les questions agricoles. La présence de Bruno Le Maire traduit un début de prise de conscience de la logique industrielle du modèle d’agriculture défendu par la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt;. Celle de Christophe Béchu pourrait suggérer la reconnaissance du rôle clé de l’agriculture dans la lutte contre le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité. Une reconnaissance malheureusement balayée par la volonté de complaire à la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNSEA&lt;/span&gt;. Symboliquement, le mot « biodiversité » n’est toujours pas prononcé, pas même par le ministre de l’écologie. Analyse de ces quelques pas en avant et gros pas en arrière, et de l’éléphant absent. &lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelques mesures qui visent&amp;nbsp;juste…&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelques-unes des mesures annoncées par le Gouvernement vont permettre de traiter des vrais sujets&amp;nbsp;:&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Appliquer la loi Egalim, notamment pour que l’Etat et les collectivités territoriales proposent du bio et du local dans les cantines : un vrai sujet à la fois pour la santé des Français·es et pour créer des débouchés pour le bio&amp;nbsp;; &amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Veiller à ce que la grande distribution n’impose pas des prix impossibles, pour que les agriculteurs et agricultrices puissent vivre de leur métier&amp;nbsp;;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Refuser le traité Mercosu&lt;strong&gt;r&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: c’est indispensable. Il faut même aller au-delà et bloquer tous les accords de libre-échange, nocifs pour notre agriculture et la santé des Français·es&amp;nbsp;; &amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Instaurer plus de transparence sur l’origine des produits&amp;nbsp;: c’est un enjeu aussi pour les&amp;nbsp;consommateurs ;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Appliquer des clauses miroirs pour ne pas importer des aliments traités avec des pesticides interdits en Europe.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;… et beaucoup qui tirent à&amp;nbsp;côté&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De nombreuses mesures sont des erreurs, sacrifiant l‘environnement à la démagogie et ne permettant pas de régler les réelles causes de la crise agricole&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Aucun pesticide ne pourra être interdit en France si ils ne sont pas interdits au niveau européen : le premier ministre n’a semble-t’il pas pris le temps de se faire conseiller correctement sur le sujet. Les autorisations de mise sur le marché concernent au plan européen les substances, et au plan national les préparations. Il n’est pas anormal de voir des substances autorisées et de refuser l’homologation dans certains pays de préparations à base de ces substances ou d’en règlementer l’usage. C’est comme regretter que le Cognac soit interdit aux mineurs en France alors que l’alcool n’est pas interdit par&amp;nbsp;l’Europe.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les dérogations aux règles protégeant les prairies et zones humides et instaurant des «&amp;nbsp;jachères&lt;strong&gt;&amp;nbsp;» &lt;/strong&gt;par exemple vont avoir un effet très négatif sur la biodiversité, sans changer grand-chose aux revenus des agriculteurs et agricultrices. Il faut garder en tête le but de ces normes :&amp;nbsp;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;«&amp;nbsp;Jachères&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: en réalité «&amp;nbsp;surfaces d’intérêt écologique&amp;nbsp;», sont des terres, mais aussi des haies ou des arbres nécessaires à la biodiversité et aux pollinisateurs = moins de pesticides = économies pour les agriculteurs et gain pour la santé de&amp;nbsp;tous !&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Préservation des prairies et des zones humides = préservation de la biodiversité + stockage du carbone et de l’eau = atténuation du dérèglement climatique et des effets des sécheresses l’été qui frappent de plein fouet les agriculteurs ! Les prairies dans lesquelles les bêtes pâturent participent au bien-être animal et à des productions de qualité à &amp;nbsp;l’inverse des fermes usines industrielles. &amp;nbsp;Alors que les éleveurs sont parmi les agriculteurs les plus en difficulté, déroger à la protection des prairies ou des zones humides est totalement&amp;nbsp;contreproductif ;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mise à l’arrêt du plan Écophyto&lt;strong&gt;&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; c’est un scandale sanitaire, une régression grave pour la santé des citoyen·nes. Gabriel Attal semble oublier que si on essaye de faire baisser l’utilisation des produits phytosanitaires, c’est parce qu’ils sont cancérogènes (y compris et surtout pour les agriculteur.ices) et une des causes majeures de l’effondrement des populations d’insectes et d’oiseaux.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;U&lt;/strong&gt;n discours sur les normes environnementales, à côté de la plaque car elles ne sont pas à l’origine des difficultés de la profession.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La réforme de la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;PAC&lt;/span&gt;, grande absente des&amp;nbsp;annonces&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous regrettons que, malgré la multiplication des annonces, Gabriel Attal garde le silence sur la mesure la plus nécessaire pour s’attaquer à la racine du problème&amp;nbsp;: une vraie réforme de la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;PAC&lt;/span&gt; (et du plan de déclinaison français qui peut être revu dès demain), pour encourager une transition vers une autre agriculture, permettant aux agriculteurs et agricultrices de vivre de leur métier et de produire une alimentation saine, consommée localement. Plutôt que le système actuel qui encourage à produire à n’importe quel prix, y compris en détruisant la biodiversité et la santé des agriculteurs et agricultrices et des consommateurs et consommatrices, pour continuer&amp;nbsp;d’exporter. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/randy-fath-dDc0vuVH_LU-unsplash%281%29.jpg.webp?itok=QO1o0CAK&quot; alt=&quot;randy-fath-dDc0vuVH_LU-unsplash%281%29.jpg.webp?itok=QO1o0CAK&quot; width=&quot;661&quot; height=&quot;496&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Le Parlement européen enterre la réduction des pesticides</title>
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        <updated>2023-11-22T21:50:46+01:00</updated>
        <published>2023-11-22T21:50:46+01:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;Publié par la LPO le 22 novembre 2023.         Une semaine après la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;text-gray-seagull  font-size-1 mr-3&quot;&gt;&amp;nbsp;Publié par la LPO le 22 novembre 2023.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;chapo&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;container&quot;&gt;&lt;div class=&quot;row align-items-lg-center&quot;&gt;&lt;div class=&quot;col-sm-10 offset-sm-1&quot;&gt;&lt;div class=&quot; mb-0&quot;&gt;&lt;div class=&quot;ezrichtext-field&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une semaine après la &lt;a href=&quot;https://www.lpo.fr/qui-sommes-nous/espace-presse/communiques/cp-2023/glyphosate-la-nature-condamnee-a-10-ans-de-poison&quot;&gt;prolongation pour 10 ans&lt;/a&gt; de l’autorisation du glyphosate, les eurodéputés ont rejeté aujourd’hui le projet de règlement sur l’usage durable des pesticides.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;article mb-5&quot;&gt;&lt;div class=&quot;container&quot;&gt;&lt;div class=&quot;row align-items-lg-center&quot;&gt;&lt;div class=&quot;col-sm-10 offset-sm-1&quot;&gt;&lt;div class=&quot;ezrichtext-field&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En réduisant notamment de moitié leur utilisation d’ici 2030, le Règlement européen SUR (&lt;em&gt;Sustainable Use Regulation&lt;/em&gt;) sur l’usage durable des pesticides devait permettre d’accélérer la transition vers des modèles de production agroécologique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le texte, qui avait pourtant été validé en commission Agriculture le 9 octobre puis en commission Environnement le 24 octobre, a été rejeté lors d’un vote en séance plénière au Parlement européen à Strasbourg ce 23 novembre, par 299 voix contre 207 et 121 abstentions.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En dépit d’une &lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2023/10/document-de-positionnement-sur-sur-reglement-pesticides-051023.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;forte mobilisation&lt;/a&gt; des associations environnementales, beaucoup d’eurodéputés se sont laissés abuser par la &lt;a href=&quot;https://corporateeurope.org/en/2023/11/sabotaging-eu-pesticide-reduction-law-sur&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;campagne de désinformation&lt;/a&gt; massive menée par les lobbies de l’agrochimie. Le rejet de la loi, orchestré par les partis conservateurs et soutenu par l’extrême droite et de nombreux libéraux, met en péril l’objectif de réconcilier l’agriculture avec la nature et lutter contre l’effondrement de la biodiversité en zones rurales. En mai 2023, une &lt;a href=&quot;https://www.cnrs.fr/fr/presse/lintensification-de-lagriculture-est-lorigine-de-la-disparition-des-oiseaux-en-europe&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;étude du CNRS&lt;/a&gt; alertait sur la responsabilité des pesticides dans la disparition des oiseaux des champs en Europe, qui ont perdu 60 % de leurs effectifs en à peine quarante ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.euractiv.fr/wp-content/uploads/sites/3/2021/02/shutterstock_207046564-800x450.jpg&quot; alt=&quot;shutterstock_207046564-800x450.jpg&quot; width=&quot;604&quot; height=&quot;340&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Pesticides : le constat d’un échec gouvernemental</title>
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        <updated>2023-10-30T20:57:19+01:00</updated>
        <published>2023-10-30T20:57:19+01:00</published>
        <summary>    Nos organisations dénoncent l’incapacité du gouvernement à réduire...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.generations-futures.fr/wp-content/thumbnails/uploads/2023/10/capture-1-tt-width-720-height-122-fill-0-crop-0-bgcolor-eeeeee.jpg&quot; alt=&quot;capture-1-tt-width-720-height-122-fill-0-crop-0-bgcolor-eeeeee.jpg&quot; width=&quot;661&quot; height=&quot;112&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nos organisations dénoncent l’incapacité du gouvernement à réduire l’usage des pesticides en France et demandent un plan réellement efficace pour diminuer la dépendance de l’agriculture vis à vis des produits phytosanitaires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p16&quot;&gt;La mise en place de systèmes de production agricole moins dépendants aux pesticides est plus que jamais une urgence sanitaire et écologique.&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p2&quot;&gt; Les connaissances sur les effets délétères de ces molécules sur la santé humaine se renforcent chaque année, comme en attestent plusieurs expertises collectives récentes &lt;span id=&quot;p0&quot;&gt;(notamment celles de l’INSERM et de l’&lt;span id=&quot;10&quot; class=&quot;s-rg&quot;&gt;INRAE/IFREMER&lt;/span&gt;)&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p3&quot;&gt; En parallèle, une étude du CNRS a démontré que l’utilisation de pesticides est la principale cause de la disparition de 800 millions d’oiseaux depuis 40 ans sur le continent européen, dont près de 60 % d’espèces inféodées aux milieux agricoles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p5&quot;&gt;Malgré ces conséquences reconnues, la réaction nécessaire n’a pas eu lieu au niveau français, en témoignent les échecs cuisants des plans &lt;span id=&quot;12&quot; class=&quot;s-rg&quot;&gt;Ecophyto&lt;/span&gt; successifs.&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p6&quot;&gt; Les ressources mobilisées ont certes été considérables, mais seule une partie des financements a effectivement été dirigée vers l’accompagnement des agriculteurs dans la réduction de l’usage des pesticides.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p7&quot;&gt;Au niveau européen, si les molécules les plus dangereuses ont bien vu leurs volumes baisser grâce aux critères d’exclusion prévus par la &lt;span id=&quot;13&quot; class=&quot;s-rg&quot;&gt;Commission Européenne&lt;/span&gt;, le projet de Règlement &lt;span id=&quot;14&quot; class=&quot;s-rg&quot;&gt;SUR&lt;/span&gt; pour une utilisation durable des pesticides rencontre aujourd’hui les plus grandes difficultés à être soutenu sous une forme ambitieuse par une majorité d’&lt;span id=&quot;15&quot; class=&quot;s-bl&quot;&gt;États membres&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p8&quot;&gt; Sans parler du glyphosate, dont l’autorisation pourrait bien être renouvelée pour 10 années supplémentaires dans les semaines qui viennent !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces éléments plaident pour l’élaboration et la mise en œuvre d’un nouveau plan de réduction de l’usage des pesticides qui soit enfin efficient. Nos organisations demandent&amp;nbsp;des engagements forts&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;dans un tel dispositif :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Conserver l’objectif à la fois ambitieux et réaliste d’une réduction de 50% de l’usage des pesticides&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fixer&amp;nbsp;des objectifs clairs de progression de l’agriculture biologique&amp;nbsp;et garantir les ressources et les débouchés nécessaires&amp;nbsp;pour les atteindre ;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Se baser sur&amp;nbsp;un véritable changement des systèmes de culture&amp;nbsp;plutôt que sur des améliorations techniques. Nous rejetons en particulier le recours aux nouvelles technologies d’amélioration génétique (NBT) comme moyen d’action acceptable ;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Imposer&amp;nbsp;des obligations de résultat&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt; en instaurant des objectifs de réduction par culture et par région agricole à horizon 3, 5, 7 et 10 ans ;,agricul&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Garantir&amp;nbsp;une gouvernance réellement pluriell&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;, incluant équitablement toutes les parties prenantes, notamment celles issues de&amp;nbsp;la société civile&amp;nbsp;;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mettre en cohérence&amp;nbsp;les objectifs, moyens et échéances avec les autres politiques publiques&amp;nbsp;ayant trait à l’agriculture, : en particulier le Plan stratégique national de la Politique agricole commune et la Stratégie nationale biodiversité.&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bannir toute utilisation de pesticides dans&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;les zones sensibles&amp;nbsp;: espaces naturels protégés, zones Natura 2000, captages d’eau potable…&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
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        <title>Quand le Sénat sévit contre le lobby des pesticides</title>
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        <updated>2023-05-10T11:59:00+02:00</updated>
        <published>2023-05-10T11:59:00+02:00</published>
        <summary>       Une décision sénatoriale enjoint au lobby industriel des pesticides de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://plunkett.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6446039&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/00/02/2608038956.jpg&quot; alt=&quot;le-senat-approuve-lindemnisation-des-victimes-de-pesticides.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Une décision sénatoriale enjoint au lobby industriel des pesticides de cesser de mentir sur &lt;em&gt;&quot;les emplois&quot;&lt;/em&gt; qui seraient &lt;em&gt;&quot;détruits&quot;&lt;/em&gt; par les interdictions de produits dangereux... Ma chronique à Radio Présence (Toulouse Midi-Pyrénées) et Radio Fidélité Mayenne : &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Ce n’est pas tous les jours que le Sénat sévit envers un lobby économique. Décortiquons ce qui vient de se passer le 3 mai, quand Gérard Larcher a mis en demeure Phytéis, l’organisation des producteurs de pesticides, de respecter la loi et la déontologie : et plus précisément, de cesser de brandir de faux chiffres d’emplois pour empêcher le gouvernement d’interdire des pesticides nocifs pour la nature, les abeilles et la santé des gens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Voici l’affaire. Le lobby industriel Phytéis voulait faire barrage au futur règlement européen sur les pesticides. En 2018-2019, il a commencé par la France en faisant pression, d’abord sur les services du Premier ministre Edouard Philippe, puis sur des sénateurs pour qu’ils déposent des amendements favorables aux intérêts des producteurs de pesticides. Argument principal de Phytéis : interdire quelque pesticide que ce soit, ce serait détruire 3700 emplois en France…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif; color: #000000;&quot;&gt;L’argument des emplois a atteint son but à Matignon et au Sénat&amp;nbsp;: l’interdiction de pesticides a été écartée. Puis rétablie en 2022 après avis du Conseil constitutionnel. Ensuite il y a eu des soupçons. Le comité de déontologie du Sénat, saisi par quatre ONG, a alors enquêté… et découvert le bluff de Phytéis&amp;nbsp;: l’impressionnante menace de &lt;em&gt;“destruction de milliers d’ emplois“ &lt;/em&gt;ne reposait sur &lt;em&gt;rien. &lt;/em&gt;&amp;nbsp;Les interdictions de produits n’ont aucun effet sur le niveau d’emploi dans les industries concernées !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Mais pour découvrir le pot-aux-roses, les enquêteurs du Sénat ont dû vaincre la mauvaise volonté de Phytéis, qui invoquait &lt;em&gt;“le secret des affaires”&lt;/em&gt; pour refuser de répondre aux questions gênantes. Ce comportement, typique des industries mises en cause, est révélé au public dans les attendus de la décision du Sénat signée de Gérard Larcher. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;On peut tirer deux leçons de cette affaire. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;La première, c’est que dans les enquêtes préalables sur les produits, les pouvoirs publics (à Paris et à Bruxelles) doivent cesser de se fier aux éléments fournis par les services d’information des industries productrices. On ne compte plus les produits autorisés par les agences nationales et européennes sur la foi de dossiers concoctés par les lobbies eux-mêmes&amp;nbsp;; produits qu’ensuite il a fallu interdire parce qu’ils se révélaient dangereux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif; color: #000000;&quot;&gt;La deuxième leçon, c’est qu’il faut cesser de croire aux divers chantages à l’emploi, brandis chaque fois qu’il est question de mesures de protection de la nature et de la santé. L’économie doit servir l’homme&amp;nbsp;; l’homme n’est pas là pour servir l’économie&amp;nbsp;!&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6446040&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/02/02/2896554631.11.jpg&quot; alt=&quot;logo_presence.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6446041&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/02/01/2089275675.15.png&quot; alt=&quot;fidelite_mayenne-9.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Le rapport de l’OFB confirme que la HVE(haute valeur environnementale) est un outil commercial et pas agro-environnement</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2022/12/19/le-rapport-de-l-ofb-confirme-que-la-hve-haute-valeur-environ-6417891.html" />
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        <updated>2022-12-19T20:22:00+01:00</updated>
        <published>2022-12-19T20:22:00+01:00</published>
        <summary>  Sans communication du Ministère de l’agriculture ni de l’Office français de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;div class=&quot;resume&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Sans communication du Ministère de l’agriculture ni de l’Office français de la biodiversité (OFB), le rapport [1] sur la certification HVE*, dite « haute valeur environnementale » vient enfin de paraître. Mieux vaut tard que jamais, sauf que ce rapport était censé servir de base à la rénovation de ce label, validée en juillet dernier précipitamment pour être inclus dans la PAC* 2023 !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;clear: both; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/articles/images/visuels_HVE4.png&quot; alt=&quot;visuels_HVE4.png&quot; width=&quot;303&quot; height=&quot;159&quot; /&gt;Ce rapport révèle aujourd'hui que la certification &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; est accessible à des pratiques agro-environnementales à peine supérieures aux moyennes actuelles de l'ensemble des fermes françaises. Pire, une partie des critères &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; sont moins-disant, notamment en viticulture, première production ainsi labellisé (soit 75% du total des exploitations tricolores classées &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il apparaît clairement que, pour la majorité des fermes ayant la certification &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, la certification a été accessible sans changement significatif de pratiques. Le passage en &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; n'enclenche pas non plus une dynamique de transition environnementale. A titre d'exemple, la baisse de l'indicateur de fréquence des traitements phytosanitaires des exploitations viticoles &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; n'est que de 1% par rapport à la moyenne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est bien d'abord l'objectif de valorisation commerciale qui est visé par les producteur·trices qui se font certifier &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le label est alors bien trompeur pour les consommateur·trices. Il ne tient aucune promesse environnementale. Ce constat n'a rien d'étonnant, pour un label qui ne fixe que peu d'objectifs, voire pas du tout, s'agissant d'ambition agro-environnementale. Une des recommandations du rapport est d'ailleurs de changer le nom «&amp;nbsp;haute valeur environnementale&amp;nbsp;» par souci de de cohérence.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi,les principales critiques formulées par la Confédération paysanne [2] depuis plus de 2 ans sont pointées par ce rapport&amp;nbsp;: extrême faiblesse du cahier des charges, imposture de la voie B, obligation de moyens et non de résultats, non-sens d'un item sur l'irrigation et tromperie du consommateur.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les auteurs du rapport appellent à une clarification de la &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: soit c'est un premier pas vers l'agroécologie, soit c'est un dispositif de reconnaissance de l'excellence de l'agroécologie. A l'issue de sa «&amp;nbsp;rénovation&amp;nbsp;», la &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; n'est ni l'un ni l'autre. Il est donc urgent que le ministère et la Commission nationale de la certification environnementale, réunie ce 15 décembre, remettent l'ouvrage sur le métier à l'aune des analyses et des recommandations de ce rapport. Ne pas le faire c'est continuer de tromper les paysan·nes et les consommateur·trices. Pour l'instant, la &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; n'a donc aucune raison d'être.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a&gt;[1]&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;https://professionnels.ofb.fr/fr/doc/evaluation-performances-environnementales-certification-haute-valeur-environnementale-hve-dans&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;https://professionnels.ofb.fr/fr/doc/evaluation-performances-environnementales-certification-haute-valeur-environnementale-hve-dans&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a&gt;[2]&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/articles/documents/HVE-Outil_Greenwahing_pas_TransitionAgricole.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/articles/documents/&lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;HVE&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;-Outil_Greenwahing_pas_TransitionAgricole.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://reporterre.net/IMG/arton22106.jpg&quot; alt=&quot;arton22106.jpg&quot; width=&quot;497&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Augmentation des pesticides : la déception du plan Ecophyto</title>
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        <updated>2021-11-23T21:49:35+01:00</updated>
        <published>2021-11-23T21:49:35+01:00</published>
        <summary> Publié le 23 novembre 2021 par France Nature Environnement.  Les chiffres...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Publié le 23 novembre 2021 par France Nature Environnement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les chiffres 2019-2020 sur l’évolution de l’usage des pesticides de l’agriculture française ont été rendus publics. Ils indiquent une augmentation de 13% du nombre de doses utilisées en 10 ans par rapport à 2009, avec une hausse supplémentaire probable pour 2020. L’objectif initial du plan Ecophyto était de réduire de 50% l’usage des pesticides pour 2018. Pour France Nature Environnement, ces chiffres décevants du plan Ecophyto doivent faire réagir sans plus tarder le Gouvernement pour davantage arbitrer en faveur de la préservation de la santé, de la biodiversité et des écosystèmes. A côté de ce sombre tableau, un nouvel arrêté pour renforcer la protection des abeilles et pollinisateurs sauvages a été présenté. Malgré de trop nombreux compromis, cette avancée réglementaire est nécessaire pour freiner un peu le déclin de notre biodiversité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/teo-sticea-DTCbPeCF-HY-unsplash%281%29.jpg.webp?itok=XCUdAHtK&quot; alt=&quot;teo-sticea-DTCbPeCF-HY-unsplash%281%29.jpg.webp?itok=XCUdAHtK&quot; width=&quot;607&quot; height=&quot;455&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;FNEintertitreCP&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour Claudine Joly, en charge des questions pesticides à France Nature Environnement :&lt;/strong&gt; « &lt;em&gt;La situation générale des colonies d’abeilles ne cesse de se dégrader avec toujours des pertes hivernales importantes de colonies d’abeilles. Et la situation des pollinisateurs sauvages n’est pas meilleure avec une espèce d’abeille et de papillon sur dix est au bord de l’extinction selon l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Le nouvel arrêté publié est bienvenu, après 15 ans d’attentes, mais il présente bien trop de décalages avec l’avis scientifique de l’ANSES : exemptions de certains pesticides, possibilité d’applications des produits 2h avant le coucher du soleil, dérogations nombreuses rendant illisibles et incontrôlables les mesures sur le terrain, délais des futures évaluations d’ici 4 ans …&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;FNEintertitreCP&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et elle ajoute : &lt;/strong&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Après la désastreuse réintroduction des néonicotinoides sur semences de betteraves sucrières en 2020, la rédaction de cet arrêté allégé au maximum ne nous satisfait pas. Au-delà de la question des pesticides, il faudrait aussi une politique réellement volontariste de reconstitution des paysages agricoles avec les trames vertes. Cette solution est insuffisamment appliquée aujourd’hui pour répondre aux enjeux de déclin de la biodiversité et du dérèglement climatique&lt;/em&gt;. »&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.banquedesterritoires.fr/sites/default/files/styles/landscape/public/2018-11/pesticidebis.jpg?h=2d9e7cc1&amp;amp;itok=_PMItpcD&quot; alt=&quot;pesticidebis.jpg?h=2d9e7cc1&amp;amp;itok=_PMItpcD&quot; width=&quot;617&quot; height=&quot;439&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Les pesticides dans les sites Natura 2000 c'est terminé</title>
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        <updated>2021-11-15T22:00:00+01:00</updated>
        <published>2021-11-15T22:00:00+01:00</published>
        <summary> Communiqué de FNE le 15.11.2021  Nouvelle victoire de France Nature...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FNE le 15.11.2021&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nouvelle victoire de France Nature Environnement. Par arrêt du 15 novembre 2021, le Conseil d’Etat ordonne au Gouvernement d’agir pour réduire drastiquement l’utilisation des pesticides dans les sites Natura 2000, sites dont la mission est de préserver la biodiversité européenne. Les arguments de France Nature Environnement ont porté devant la plus haute juridiction administrative française. Le Gouvernement a désormais 6 mois pour prendre les dispositions nécessaires pour enfin protéger les sites terrestres des méfaits de l’agriculture chimique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les sites Natura 2000 enfin libérés des pesticides&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une directive européenne impose aux Etats membres d’interdire ou de restreindre l’utilisation des pesticides de synthèse dans les sites Natura 2000. Si la loi française reprend bien cette obligation, nos associations constatent une absence de mise en œuvre sur le terrain.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur demande de France Nature Environnement, le Conseil d’Etat dans son arrêt du 15 novembre 2021 constate l’illégalité de cette situation, et demande au gouvernement dans un délai de 6 mois de prendre les mesures utiles et nécessaires à la protection de la biodiversité d’intérêt européen exposée aux pesticides dans les zones Natura 2000 terrestres.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Redonner aux sites Natura 2000 leur mission première : la protection de la biodiversité&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le réseau des sites Natura 2000 existe depuis bientôt 30 ans en France et recouvre 12,9% du territoire hexagonal dont 15% d’espaces agricoles. L’objectif de ce réseau est simple : préserver les espèces et les milieux menacées ou caractéristiques au niveau européen tout en tenant compte des activités humaines.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour Antoine Gatet, vice-président de France Nature Environnement&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;: «&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;En France, seulement&lt;em&gt; 20% des écosystèmes et 28 % des espèces justifiant la désignation de sites Natura 2000 sont considérés en bon état de conservation. La protection de la biodiversité européenne n’est donc pas assurée dans notre pays. Cette décision obtenue par France Nature Environnement vise à mettre un terme à plus de 10 ans d’inaction coupable des gouvernements successifs trop à l’écoute des lobbies de l’agriculture chimique ou des syndicats majoritaires&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Si le président de la République s’est engagé au Congrès mondial de la Nature le 3 septembre dernier à Marseille à mener des initiatives fortes au niveau européen pour sortir des pesticides&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;&lt;em&gt;le changement doit aussi et sans attendre &lt;/em&gt;&lt;em&gt;être &lt;/em&gt;&lt;em&gt;mené dans notre pays. »&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour Cécile Claveirole, secrétaire nationale de France Nature Environnement&lt;strong&gt; :&lt;/strong&gt; « &lt;em&gt;La transition agroécologique, plus que jamais nécessaire à la protection de l’homme et de la biodiversité, ne peut rester au stade des déclarations d’intention. Désormais, le gouvernement dispose de 6 mois pour respecter le droit européen et présenter des mesures ambitieuses pour engager cette transition agroécologique et sortir des pesticides de synthèse dans les sites Natura 2000.&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/julien-gradecki-AgW6rTR-SEk-unsplash_0.jpg.webp?itok=abYNCH6Y&quot; alt=&quot;julien-gradecki-AgW6rTR-SEk-unsplash_0.jpg.webp?itok=abYNCH6Y&quot; width=&quot;664&quot; height=&quot;498&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Idées d'été - La Vie des idées - Y a-t-il une alternative aux pesticides ?</title>
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        <updated>2021-07-14T17:50:00+02:00</updated>
        <published>2021-07-14T17:50:00+02:00</published>
        <summary> Mais la focalisation du débat autour des questions technologiques masque les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lactualitedessocialistes.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;selectionShareable&quot;&gt;Mais la focalisation du débat autour des questions technologiques masque les tensions opposant pouvoirs publics et scientifiques.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;texte_wrapper&quot;&gt;&lt;div class=&quot;entry-content texte&quot;&gt;&lt;p class=&quot;selectionShareable&quot;&gt;Le 3&amp;nbsp;septembre 2020, Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, présentent au Conseil des ministres un projet de loi visant à ré-autoriser sur les cultures françaises de betterave l’emploi de néonicotinoïdes. L’usage de cette classe de produits phytopharmaceutiques&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;avait pourtant été proscrit &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; le vote de la loi biodiversité du 8&amp;nbsp;août 2016. Ce texte prévoyait la possibilité de dérogations à cette interdiction jusqu’au 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;juillet 2020. Le projet présenté par les deux ministres entend étendre cette possibilité de dérogation sur certaines cultures jusqu’au 1&lt;sup class=&quot;typo_exposants&quot;&gt;er&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;juillet 2023. Cette décision est motivée par la situation préoccupante dans laquelle se trouve la filière betteravière française après deux saisons particulièrement douces, qui favorisent le développement du virus de la jaunisse de la betterave.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://laviedesidees.fr/Y-a-t-il-une-alternative-aux-pesticides.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lire la suite&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;_________________________&lt;br /&gt;_________________________&lt;/p&gt;
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        <title>Pesticides et santé : si l’État n’agit pas, nous agissons</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2021/06/28/pesticides-et-sante-si-l-etat-n-agit-pas-nous-agissons-6324213.html" />
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        <updated>2021-06-28T21:35:59+02:00</updated>
        <published>2021-06-28T21:35:59+02:00</published>
        <summary> Publié le 28 06 2021 par FNE  En France, la loi fixe en théorie des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Publié le 28 06 2021 par FNE&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En France, la loi fixe en théorie des distances minimales pour les épandages de pesticides à proximité des habitations (entre 5 et 20 mètres selon le type de produits et de cultures). En théorie seulement car des “chartes d’engagement” départementales permettent de déroger à ce socle national, au détriment de la santé des riverains. Sanctionnées par le Conseil constitutionnel, ces chartes figurent pourtant toujours sur le site officiel de nombreuses préfectures. 8 associations, dont France Nature Environnement, se sont alliées pour demander leur retrait.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une décision claire du Conseil Constitutionnel : des chartes illégales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 19 mars 2021, et à la demande de nos organisations, le Conseil Constitutionnel a déclaré contraires à la Constitution les dispositions portant sur l'élaboration des chartes qui encadrent l’usage des pesticides près des habitations. Les sages ont jugé que la loi EGALIM qui avait créé ces « chartes » méconnaissait le principe d’information et de participation du public érigé à l’article 7 de la Charte de l’environnement, puisqu’elles ont une incidence directe et significative sur l'environnement &lt;em&gt;“dès lors qu'elles régissent les conditions d'utilisation à proximité des habitations des produits phytopharmaceutiques, lesquels ont des conséquences sur la biodiversité et la santé humaine&quot;&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis la rédaction de ces chartes, nos organisations dénoncent les dérogations qu’elles permettent et notamment la réduction des distances d’épandage vis-à-vis des propriétés. Cette réduction crée des disparités territoriales infondées, alors que la priorité doit rester la santé publique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ceci d’autant plus qu’elles ont été adoptées par un processus de concertation très insuffisant voire inexistant : restriction de la concertation aux seuls représentants des riverains, absence d’informations officielles, concertations uniquement en ligne, observations des participants non prises en compte…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 8px; text-align: justify;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les préfets doivent maintenant abroger ces chartes : 45 recours gracieux déposés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 8px; text-align: justify;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;Localement, nos associations ont collectivement envoyé plus de 45 recours gracieux aux préfectures et ce n’est pas fini, d’autres recours seront déposés dans plusieurs régions. Nous demandons le respect de la décision du Conseil Constitutionnel et donc la suppression des chartes publiées par les préfets. Et c’est facile à vérifier : si le site de votre préfecture affiche encore la charte départementale, votre préfet ignore délibérément la décision de justice rendue.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;« Les preuves des impacts sanitaires des pesticides s’accumulent, en témoigne la mise à jour présentée demain de l’expertise &lt;/em&gt;INSERM&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;&lt;em&gt; . Seules des dispositions cohérentes, aisément contrôlables et réellement protectrices sont acceptables. Et c’est bien ce que nous demandons : une réglementation nationale avec mise en place de mesures de protection obligatoires définies par le gouvernement dans le cadre d’une réelle concertation avec tous les acteurs. Ceci ne doit pas nous empêcher d’appuyer les initiatives locales de dialogue qui ne rogneraient pas sur les mesures nationales de protection »&lt;/em&gt;, réagissent les organisations signataires de ce communiqué, qui incluent plusieurs associations environnementales mais aussi des associations de médecins et de victimes des pesticides.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le combat ne s’arrête pas là pour nos organisations, qui ont contesté devant le Conseil d’État les textes règlementaires nationaux qui encadrent l’utilisation des pesticides en France et la protection des riverains. La prochaine étape juridique est maintenant d’obtenir de meilleures protections et informations des populations vivant à proximité des parcelles agricoles traitées, ainsi qu’une réelle protection des salariés agricoles et des milieux –en particulier de la ressource en eau.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial Narrow',sans-serif;&quot;&gt;1. Webconférence «&lt;a href=&quot;https://www.eventbrite.fr/e/billets-pesticides-et-effets-sur-la-sante-nouvelles-donnees-154569362123&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&amp;nbsp;Pesticides et effets sur la santé : nouvelles données&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» (Inserm, 30 juin 2021, 10h-17h).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.rebelle-sante.com/sites/default/files/articles/rs-235-enbref-pesticides.jpg&quot; alt=&quot;rs-235-enbref-pesticides.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>La LPO accuse des industriels de l’agrochimie d’avoir décimé les oiseaux des champs</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2021/05/24/la-lpo-accuse-des-industriels-de-l-agrochimie-d-avoir-decime-6317936.html" />
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        <updated>2021-05-24T21:47:00+02:00</updated>
        <published>2021-05-24T21:47:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;Soutenue par l’expertise juridique de l’association Intérêt à Agir et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Soutenue par l’expertise juridique de l’association Intérêt à Agir et celle de Me Sébastien Mabile du cabinet Seattle Avocats, La LPO a assigné le 21 mai 2021 - Journée nationale de la biodiversité - devant le Tribunal judiciaire de Lyon les principaux producteurs, importateurs et distributeurs d’imidaclopride (une substance néonicotinoïde très toxique) en France afin de faire reconnaître leur responsabilité dans le déclin des populations d’oiseaux des milieux agricoles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En juillet 2009&lt;a id=&quot;_ftnref&quot;&gt;&lt;/a&gt;[1], un groupe d'entomologistes et d'ornithologues internationaux se réunit à Notre-Dame de Londres (Hérault) pour discuter du déclin progressif des insectes dans toute l’Europe, à l’œuvre depuis les années 1950 et les débuts de l’agriculture intensive. Les scientifiques constataient déjà qu’une dégradation plus prononcée de l’abondance des populations d’insectes s’observait à partir des années 1990, et que celle-ci était concomitante avec l’effondrement de celles de différentes espèces d'oiseaux insectivores fréquentant les milieux agricoles, dont plusieurs espèces protégées (arrêté du 29 octobre 2009) : Bruant jaune, Pipit farlouse, Tarier des prés, Faucon crécerellette, etc.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd’hui, c’est au minimum 25% de ces populations qui ont disparu et le silence s’installe dans nos campagnes, syndrome alarmant de l’extinction d’espèces perdues pour les générations futures.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La responsabilité des pesticides sur le déclin du vivant est établie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon les études, les néonicotinoïdes persistants, systémiques et neurotoxiques, soit la nouvelle génération de pesticides introduits au début des années 1990, sont responsables de ces&amp;nbsp;déclins. Des travaux plus récents démontrent même une corrélation spatiale et temporelle entre la commercialisation massive de l’imidaclopride, notamment aux États-Unis, aux Pays-Bas, et en France, et le déclin des oiseaux en zones rurales, établissant le lien de causalité entre les produits phytosanitaires et les dommages environnementaux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'imidaclopride, principalement utilisé en enrobage de semences pour diverses cultures (blés, betteraves, maïs, tournesol), est la substance néonicotinoïde la plus commercialisée en France depuis 1991. C’est à cause de ses effets dévastateurs pour les abeilles, même à des doses infinitésimales, qu’il est qualifié de «&amp;nbsp;tueur d’abeilles&amp;nbsp;». Mais ses effets ne s’arrêtent pas là car son mode d’action le rend toxique pour de&amp;nbsp;nombreuses autres espèces.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Concernant les oiseaux spécifiquement, l’imidaclopride a&amp;nbsp;des effets directs&amp;nbsp;dus à l’ingestion de graines enrobées de la substance toxique (6 graines suffisent à tuer instantanément une Perdrix grise), et&amp;nbsp;des effets indirects&amp;nbsp;liés à la disparition des invertébrés, aquatiques et terrestres,&amp;nbsp;dont ils se nourrissent&lt;a id=&quot;_ftnref&quot;&gt;&lt;/a&gt;[2].&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La LPO met les producteurs et diffuseurs devant leurs responsabilités&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;LPO sollicite, d’une part, la réparation du préjudice écologique&amp;nbsp;et demande&amp;nbsp;une expertise judiciaire qui permettra de déterminer l’étendue des dommages et les mesures de réparation à mettre à la charge des sociétés productrices (BAYER SAS et NUFARM) et importatrices (FERTICHEM, GRITCHE, AGRI CANIGOU et SAGA) qui distribuent l’imidaclopride en France.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle demande d’autre part au Tribunal de&amp;nbsp;faire cesser immédiatement toute commercialisation de produits contenant de l’imidaclopride. Cette demande vise notamment l’adoption de la&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042665456&quot;&gt;loi du 14 décembre 2020&lt;/a&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;relative aux conditions de mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques en cas de danger sanitaire pour les betteraves sucrières&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», dont les dispositions permettent de déroger à l’interdiction d’utilisation de l’imidaclopride précédemment inscrite dans la&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000033016237&quot;&gt;loi du 8 août 2016&lt;/a&gt;&amp;nbsp;pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages ainsi que dans le&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:32018R0783&amp;amp;from=FRA&quot;&gt;règlement d’exécution du 29 mai 2018&lt;/a&gt;&amp;nbsp;de la Commission Européenne.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour Allain Bougrain Dubourg, Président de la LPO&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;les néonicotinoïdes symbolisent un modèle agricole productiviste qui a conduit nos paysans dans une impasse économique et fait disparaître les oiseaux de nos campagnes. La dernière victime en date est la &lt;a href=&quot;https://herault.lpo.fr/communique-de-presse-n19-clap-de-fin-pour-la-pie-grieche-a-poitrine-rose/&quot;&gt;Pie-grièche à poitrine rose&lt;/a&gt;, qui ne s’est plus reproduite en France cette année.&amp;nbsp;Les responsables de ce désastre doivent rendre des comptes.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.interetaagir.org/&quot;&gt;INTERET A AGIR&lt;/a&gt;, c’est une première action en protection de la biodiversité. Il s’agit d’ouvrir la voie contentieuse pour une réparation effective des préjudices écologiques causés par la commercialisation massive de néonicotinoïdes, en ce qu’ils ne présentent pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre à l’égard de la biodiversité, patrimoine commun des êtres humains.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette action est financée grâce à la cagnotte «&amp;nbsp;STOP AUX PRINTEMPS SILENCIEUX », organisée sur la plateforme HELLOASSO &amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.helloasso.com/associations/interet-a-agir/collectes/stop-aux-printemps-silencieux&quot;&gt;https://www.helloasso.com/associations/interet-a-agir/collectes/stop-aux-printemps-silencieux&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a id=&quot;_ftn1&quot;&gt;&lt;/a&gt;[1]&amp;nbsp;BIJLEVELD VAN LEXMOND&amp;nbsp;&lt;em&gt;et. al.&lt;/em&gt;, «&amp;nbsp;Worldwide integrated assessment on systemic pesticides. Global collapse of the entomofauna: exploring the role of systemic insecticides&amp;nbsp;»,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Environnental Science Pollution&lt;/em&gt;, 2014.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a id=&quot;_ftn2&quot;&gt;&lt;/a&gt;[2]&amp;nbsp;GIBBONS&amp;nbsp;&lt;em&gt;et. al.&lt;/em&gt;, «&amp;nbsp;Examen des effets directs et indirects des néonicotinoïdes et du fipronil sur la faune des vertébrés »,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Environmental Science Pollution&lt;/em&gt;, 2014; MILLOT&lt;em&gt;et. al.&lt;/em&gt;, «&amp;nbsp;Field evidence of bird poisonings by imidacloprid-treated seeds: a review of incidents reported by the French SAGIR network from 1995 to 2014&amp;nbsp;»,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Environmental Science Pollution&lt;/em&gt;, 2017.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.lpo.fr/images/actualites/2020/pesticides/pgpr2cr-dumoulin.jpg&quot; alt=&quot;pgpr2cr-dumoulin.jpg&quot; width=&quot;624&quot; height=&quot;467&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot; wf_caption&quot; style=&quot;margin-right: auto; margin-left: auto; display: block; max-width: 762px; width: 100%;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.liberation.fr/france/2019/10/13/en-france-la-pie-grieche-a-poitrine-rose-n-est-presque-plus_1756474/&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto; width: 100%;&quot; src=&quot;https://www.lpo.fr/images/actualites/2020/pesticides/pgpr2cr-dumoulin.jpg&quot; alt=&quot;pgpr2cr dumoulin&quot; width=&quot;762&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;text-align: center; display: block;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.liberation.fr/france/2019/10/13/en-france-la-pie-grieche-a-poitrine-rose-n-est-presque-plus_1756474/&quot;&gt;&lt;strong&gt;La Pie-grièche à poitrine rose&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;ne s'est pas reproduite en France cette année&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Arrêté abeilles : des divergences à respecter !</title>
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        <updated>2021-04-26T23:50:07+02:00</updated>
        <published>2021-04-26T23:50:07+02:00</published>
        <summary>  22.04.2021   Dans une tribune du Monde publiée jeudi dernier, la  FNSEA *...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;f-date&quot;&gt;22.04.2021&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans une tribune du Monde publiée jeudi dernier, la &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;FNSEA&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; présentait sa position au sujet de l'arrêté abeille. Pour rappel, ce dernier est relatif aux conditions d'utilisations des pesticides à usage agricole pour minimiser leurs impacts sur les pollinisateurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La Confédération paysanne est profondément choquée que les signataires de cette tribune syndicale aient impliqué l'interprofession apicole, InterApi. En effet celle-ci n'est absolument pas en accord avec la &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;FNSEA&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; sur ce sujet ! Plusieurs membres de l'interprofession, dont la Confédération paysanne ont interpellé le président d'InterApi sur cette bavure qui n'aurait pas dû être et ne doit en aucun cas se reproduire ! Il en va de la crédibilité de l'interprofession et du respect de ses membres !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a une véritable urgence à sauver la filière apicole et la biodiversité, et l'arrêté abeilles répond effectivement à de nombreux enjeux environnementaux. Malheureusement, cela ne suffit pas pour penser et entamer une sortie complète et pérenne des pesticides, béquille chimique d'un système agricole industrialisé. Cela nécessite une approche systémique alliant les enjeux sociaux, économiques et environnementaux. Afin de ne pas sacrifier une filière pour une autre, la Confédération paysanne propose un plan de sortie des pesticides cohérent via son projet d'agriculture paysanne qui accompagne et protège les paysannes et paysans, via des politiques publiques d'envergure, afin de leur donner les moyens économiques de s'affranchir de cette dépendance pour regagner en autonomie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://d9hhrg4mnvzow.cloudfront.net/info.pollinis.org/bulletin-liaison-18/8acf56d2-abeille-sauvage-colza-cc0_10h80c60h80a000001301o.jpg&quot; alt=&quot;8acf56d2-abeille-sauvage-colza-cc0_10h80c60h80a000001301o.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Dam Chad</name>
            <uri>http://krtnt.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>KR'TNT ! 506 :  ROCKABILLY GENERATION NEWS 14 / JACK NITZSCHE /  TERRY STAMP / PESTICIDES /  ERIC BURDON BAND / AALON   </title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://krtnt.hautetfort.com/archive/2021/04/13/kr-tnt-506-rockabilly-generation-news-14-jack-nitzsche-terry-6309332.html" />
        <id>tag:krtnt.hautetfort.com,2021-04-14:6309332</id>
        <updated>2021-04-14T09:08:04+02:00</updated>
        <published>2021-04-14T09:08:04+02:00</published>
        <summary>      KR'TNT !            KEEP ROCKIN' TILL NEXT TIME            LIVRAISON...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://krtnt.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: transparent; text-decoration: none;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff8080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 300%;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;background: #0047ff;&quot;&gt;KR'TNT !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: transparent; line-height: 100%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff8080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;background: #0047ff;&quot;&gt;KEEP ROCKIN' TILL NEXT TIME&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: transparent; line-height: 100%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff8080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;background: #0047ff;&quot;&gt;LIVRAISON 506&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: transparent; line-height: 100%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff8080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;background: #0047ff;&quot;&gt;A ROCKLIT PRODUCTION&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: transparent; line-height: 100%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff8080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;background: #0047ff;&quot;&gt;SINCE 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: transparent; line-height: 100%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff8080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;background: #0047ff;&quot;&gt;FB : KR'TNT KR'TNT&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: transparent;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff8080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: #0047ff;&quot;&gt;15 / 04 / 2021&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 120%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;table border=&quot;4&quot; width=&quot;100%&quot; cellspacing=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;5&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td valign=&quot;TOP&quot; width=&quot;100%&quot;&gt;&lt;p style=&quot;background: #ffff00;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;ROCKABILLY GENERATION NEWS ( 14 )&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: #ffff00;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;JACK NITZCHE / TERRY STAMP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: #ffff00;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;PESTICIDES / STÜPOR MENTIS / NINETEEN &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: #ffff00;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;ERIC BURDON BAND / AALON&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background: #ffff00;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AR DARLING;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;ROCKAMBOLESQUES 29&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 120%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;TEXTE + PHOTOS SUR : &lt;span class=&quot;d2edcug0 hpfvmrgz qv66sw1b c1et5uql lr9zc1uh a8c37x1j keod5gw0 nxhoafnm aigsh9s9 d3f4x2em fe6kdd0r mau55g9w c8b282yb iv3no6db jq4qci2q a3bd9o3v knj5qynh oo9gr5id hzawbc8m&quot; 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background: #ff8080; line-height: 120%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Talking ‘Bout My Generation &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 120%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- Part Four&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 120%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ah tiens, un article sur Carl Mann dans le dernier numéro de &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Rockabilly Generation&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;. Heureuse initiative, car le pauvre Carl fait partie des laissés pour compte du système solaire. En fait, le vrai problème est qu’il est arrivé après la bataille. Craig Morrison indique dans &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Go Cat Go&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; que le rockab avait rendu l’âme en 1959. Et Carl Mann se pointe chez Uncle Sam en 1960. Mais nous dit Morrison, il amène une nouvelle énergie. Morrison le compare à Charlie Rich, lui aussi arrivé sur le tard, quand Uncle Sam n’y croyait plus. Charlie et Carl même combat ? Oui, car ils jouent tous les deux du piano comme des cracks et se passionnent pour Nat King Cole. Comme l’indique Greg Cattez dans son article, «Mona Lisa» est un vieux hit de Cole modernisé par Carl. Cet excellent pianiste qu’est Carl va d’ailleurs jouer dans le backing band d’un autre Carl, le cat Perkins. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Uncle Sam crée une filiale de Sun qui s’appelle Phillips International Records et c’est sur ce label que Carl et Charlie sortent leurs hits en 1960, «Mona Lisa» et «Lonely Weekends». Mais il s’agit d’un autre son. Si on veut du rockab, il faut écouter «Love My Baby» d’Hayden Thompson, sorti au même moment sur le même label. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; La bonne surprise de l’article pré-cité, c’est qu’on y trouve une interview de Carl menée par Craig Morrison en 2007. Carl raconte sa vie, et c’est passionnant, car ça grouille de détails qui comme les asticots font le charme capiteux d’un vieux claquos. Il fait bien sûr référence aux deux mamelles du rock’n’roll, l’église et le Grand Ole Opry. D’où cette country flavour qu’on retrouve chez Carl et qui passe plutôt bien. Alors qu’Elvis en pinçait pour les blackos, Carl en pince pour les whiteys, Webb Pierce, Hank Snow, Ernest Tubb et son idole Lefty Frizzel. Il y a toute la collection. Le seul blackos qu’il cite, c’est Brook Benton. Et bien sûr, ce gros veinard de Carl voit Elvis sur scène à Memphis avec Scotty Moore et Bill Black. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Alors on ressort de l’étagère les albums de Carl. Oh il n’y pas grand chose, Carl n’est pas aussi tentaculaire que Jerry Lee. Deux albums ont échappé aux purges : le &lt;em&gt;Gonna Rock’n’Roll Tonight &lt;/em&gt;cité dans l’article et paru sur Charly/Rockhouse et un &lt;em&gt;Super Saver&lt;/em&gt; paru sur Rockhouse Records qui fait un peu double emploi, car on y retrouve dix titres enregistrés en Hollande en 1978 et qui figurent déjà sur le&lt;em&gt; Gonna Rock’n’Roll Tonight&lt;/em&gt;, mais on le garde rien que pour cette reprise d’«Ain’t Got No Home» dont parle Cattez, un hit de l’immense Clarence Frogman Henry, down in New Orleans baby ! Frogman et Fatsy même combat ? On y reviendra. En tous les cas, cette version d’«Ain’t Got No Home» et un modèle de swing du Tennessee. Carl rocke avec aisance, il propose un son enraciné dans la country, mais il ramène un tel swagger («Judy») qu’on oublie complètement de bâiller. Ce démon de Carl swingue son swagger avec un talent fou, mais il ne la ramène pas pour autant. On sent chez lui une sorte de réserve naturelle. Just sing, boy ! Son «Bull O The Woods» claque bien le beignet de la country et dans «It Couldn’t Happen With Me», il salue Jackie Wilson et Elvis en développant ce que Jean-Sébastien Bach appellerait un pulsatif bien tempéré. Et on finit par se faire baiser avec «Pretend», une sorte d’ancêtre flamboyant du country rock qui, soit dit en passant, pave le chemin de l’enfer de bonnes intentions. Carl est le roi de l’up-tempo, son «Gonna Drink A Little Beer» reste résolument country, mais avec un gros pétard dans le cul. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Sur &lt;em&gt;Gonna Rock’n’Roll Tonight&lt;/em&gt;, Carl est accompagné par le Dave Travis Bad River Band. On est là en plein revival rockab des années 80 et Dave Travis accompagnait tous les vétérans du rockab qui débarquaient en Europe pour se refaire une jeunesse et émerveiller les fans. L’album est donc enregistré en Hollande et wow, quel punch ! On est vite subjugué par ce «Why Do I Keep Telling Lies To Me» bien enveloppé de son. Carl n’est pas avare d’élégance naturelle, telle qu’on la retrouve chez les grands artistes américains issus du cru. Il semble chanter «Till I Waltz Again With You» avec du coton dans la bouche, et ça explique en partie que sa voix puisse déconcerter. Globalement, Carl reste très classique, il ne s’éloigne jamais de son swagger et derrière lui, le Dave Travis Bad River Band sonne comme le backing-band de rêve. Ces Anglais connaissent toutes les ficelles. C’est vrai que de ce côté-là, on a aucun mauvais souvenir. Carl tape dans l’excellent «I’m Left You’re Right She’s Gone», un vieux hit signé Stan Kesler, d’abord enregistré sur Sun par Elvis, puis par Jerry Lee dans les année 70, pendant sa période Smash/Mercury. En B, Carl reprend un autre hit magnifié par Jerry Lee pendant la même période, l’excellent «You Win Again». Carl s’en sort avec les honneurs. Pas facile de passer après des géants comme Elvis et Jerry Lee. C’est la raison pour laquelle ce mec attache autant que le sparadrap du Capitaine Haddock. Carl pique sa petite crise d’exotica avec «South Of The Border» -&lt;em&gt; Aïe, Aïe, Aïe &lt;/em&gt;- Il fait une mexicana à la Dario Moreno et ça tient debout. Quant au morceau titre, c’est un beau flash de rockab. Le Bad River Band soigne le pulsatif et Carl se met à bopper le blues. Cette belle aventure hollandaise s’achève bien sûr avec «Mona Lisa». Le Bad River Band joue dans la joie et la bonne humeur. On salue donc ce mélange réjouissant de swagger country et d’aisance vocale. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Ravi aussi de croiser dans l’interview de Gilles Vignal le nom de Jerry Dixie, impeccable rocker de banlieue. Dix ans de relations avec sa frangine. Merveilleuse époque ! &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;RIGHT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Signé&lt;/u&gt; : &lt;u&gt;Cazengler, dégénéré&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rockabilly Generation. N°17 - Avril Mai Juin 2021 &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Carl Mann. Gonna Rock’n’Roll Tonight. Charly Records 1975&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #ff8080; line-height: 200%; text-decoration: none;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;background: transparent;&quot;&gt;Carl Mann. The Best Rockhouse Tracks. Rockhouse Records 1989&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 120%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #94bd5e; line-height: 120%;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La philosophie de Nitzsche&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #94bd5e; line-height: 120%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #94bd5e; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’histoire de Jack Nitzsche ? Inutile d’aller fouiner chez votre libraire, messieurs les philosophes, on la trouve chez Ace. Il suffit de joindre l’utile à l’agréable en rapatriant les trois tomes de &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;The Jack Nitzsche Story&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;. Les livrets dodus vous diront tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la philosophie de Nitzsche et les compiles vous garantiront pas mal d’allers et retours au paradis, dont l’accès est grandement facilité depuis que Dieu est mort. Car c’est bien de paradis dont il s’agit dès lors qu’on aborde la question nitzschéenne, n’en déplaise aux adeptes de la surhumanité que sont ces messieurs les vampires. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #94bd5e; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Passionnante histoire que celle du petit Jack avec sa tête de boche, mais de bon boche : ado il porte ces lunettes à grosses montures d’écaille rondes que portaient tous les militants communistes dans les années trente, Paul Nizan en premier. Comme son nom l’indique, la famille Nitzsche descend du célèbre métaphysicien, mais en émigrant aux États-Unis d’Amérique, ils décidèrent de virer l’e du nom pour brouiller les pistes, vu que l’ancêtre était plutôt mal vu au soit-disant pays de la liberté. Jack naît donc dans un état stoogien, le Michigan, mais il grandit dans une maison où on écoute de l’opéra. Jour et nuit, 365 jours sur 365. C’est une famille de fondus. Chez les Nitzsche, on ne vit que pour la musique. Jack apprend à jouer Chopin pendant que son grand-père pleure de joie à l’écoute de Figaro. Et puis un jour, le jeune Jack se pétrifie : il entend les Penguins à la radio. Puis les Moonglows et Chuck Berry. Alors le ciel s’ouvre au dessus de lui et il aperçoit non pas Dieu parce qu’il est mort, mais sa vocation qui est le rock’n’roll. En vertu de l’efficacité qui caractérise si bien l’esprit germanique, il décide de s’inscrire dans une école qui enseigne ce qu’il appelle &lt;em&gt;the modern harmony&lt;/em&gt;, qui précise-t-il, n’a rien à voir avec &lt;em&gt;the traditional harmony.&lt;/em&gt; Il n’en existe que deux écoles aux États-Unis d’Amérique : l’une se trouve à Boston et l’autre à Hollywood. Allez hop, direction Hollywood. Mais il ne reste pas longtemps à l’école de musique. En 1956, il commence à composer des chansons et fait du porte à porte pour les vendre. Drring ! Je vends des chansons ! Et comme chacun sait, le monde est petit puisqu’il débarque un jour chez Art Rupe. Il ne pouvait pas mieux tomber. Rupe qui est un homme civilisé le reçoit bien et lui donne du boulot. Jack entre au paradis puisqu’il bosse avec H.B. Barnum et Sonny Bono. C’est auprès d’H.B. que Jack apprend son métier d’arrangeur. Nous y voilà. Le Gai Savoir. L’arrangeur est l’un des personnages clés du processus métaphysique d’enregistrement - &lt;em&gt;Stan Applebaum was my hero. Je pense qu’il était le plus grand arrangeur vivant. C’est lui qui a écrit tous les arrangements pour Leiber &amp;amp; Stoller, notamment pour les Drifters. C’est le premier arrangeur auquel je me sois intéressé. Leiber &amp;amp; Stoller furent les premiers à utiliser des grandes chorales, des sections de cuivres et de cordes sur les disques de rock’n’roll, les early Drifters records &lt;/em&gt;- Si Jack est devenu tellement légendaire, c’est grâce à Phil Spector qui le prit comme arrangeur. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; background: #94bd5e; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt; C’est parti mon kiki. Jack rencontre tous ces mecs qui vont faire la légende du rock californien, Kim Fowley, Gary Paxton et il partage même un bureau avec Lee Hazlewood. C’est là dans ce petit bureau que Lester Sill lui présente Phil Spector. Jack dit que Phil avait tout compris au rock’n’roll et qu’il était bien plus en avance que la plupart des gens qui étaient dans le record business et qui n’auraient jamais dû y être, ajoute-t-il. Totor et Jack démarrent ensemble avec «He’s A Rebel». Comme les Crystals sont à New York et Totor à Los Angeles, il enregistre son Rebel avec Darlene Love et les Blossoms. Jack arrange le coup. Rebelote avec «Zip-A-Doo Doo Dah» de Bob B. Soxx &amp;amp; the Blue Jeans : c’est Darlene qui chante avec Bobby Sheen. On est en 1962, ces mecs ont déjà pris de l’avance. Jack commence aussi à bosser avec Jackie DeShannon et Terry Melcher. C’est à partir de là qu’on peut parler d’une philosophie de Nitzsche. Il multiplie les coups de Jarnac, il compose «Needles &amp;amp; Pins» avec Sonny Bono pour les Searchers et produit «When You Walk In The Room» pour Jackie DeShannon. Et plein d’autres trucs terribles qu’on retrouve dans &lt;em&gt;Hearing Is Believing. The Jack Nitzsche Story Volume 1 - 1962-1979&lt;/em&gt;, comme par exemple la version de «Needles &amp;amp; Pins» que fit Jackie DeShannon, Jackie &amp;amp; Jack pour le pire et pour le meilleur, over the top, Spectorish en diabolo. On trouvera aussi son gigantic «Lonely Surfer», du surf qui n’est pas du surf. Partout beaucoup de son, même beaucoup trop de son, écouter les 26 titres de la compile d’une traite est impossible, ça monte trop massivement au cerveau. Il faut aussi entendre Doris Day, c’est-à-dire la mère de Terry Melcher, chanter «Move Over Darling» à la délectation du chant d’excellence. Doris Day, c’est la reine de Saba dans le dreamworld de Jack. Un Jack qui reprend aussi le «Rumble» de Link Wray mais qui l’écrase sous des tonnes d’orchestrations. Dans les pattes de Jack, Round Robin s’en sort mieux qu’avec P.F. Sloan, en tous les cas son «Kick That Little Foot Sally Ann» est une pure merveille. On reste dans le Spectorish avec l’«Always Wanted» des Paris Sisters. Pur génie productiviste. On trouve aussi Lesley Gore avec l’excellent «No Matter What You Do», elle est très impliquée dans sa démarche, elle rentre dans le lard du cut à coups de yeah et les filles derrière font yeah yeah yeah. Et puis voilà la rois de la romantica, les Righteous Brothers avec «Hung For You». Eux ne font pas de détails : ils explosent le firmament. Sans doute a-t-on là le pire génie vocal qui se puisse imaginer. On a ici un cut écrasé par les harmonies vocales et les violons, Jack te tartine ça à bras raccourcis, on est un pleine spectorisation des choses. Malheureusement, Jack est embauché comme directeur musical du TAMI Show et il ne peut pas travailleur avec Totor sur «You’ve Lost That Lovin’ Feelin’» et Totor lui en voudra 
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        <title>Pesticides : les Sages sanctionnent une concertation locale biaisée</title>
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        <updated>2021-04-08T22:25:53+02:00</updated>
        <published>2021-04-08T22:25:53+02:00</published>
        <summary> Communiqué de FHE le jeudi 08 avril 2021.  C’est une victoire pour la santé...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FHE le jeudi 08 avril 2021.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est une victoire pour la santé des riverains et la préservation de la biodiversité. Les « chartes d’engagement », qui visent à réduire les distances de sécurité entre les habitations et les épandages de pesticides, sont dans le viseur des associations depuis plusieurs années. Dans le cadre de la procédure juridique co-portée par 8 associations et syndicats, le Conseil Constitutionnel vient aujourd’hui de rendre sa décision : le système des chartes et la pseudo concertation mise en place par le gouvernement pour l’élaboration de ces chartes, ne sont pas conformes à la Constitution. Les juges administratifs et le législateur vont devoir en tirer les conséquences immédiatement.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quel est le problème avec les chartes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis leur introduction dans la loi EGALIM en 2018, la question des chartes permettant de déroger au socle de protection national des voisins des parcelles agricoles vis-à-vis des pesticides pose question. Sur le fond d’abord : pourquoi les distances d’épandages seraient différentes d’un endroit à l’autre alors que les dangers sanitaires des pesticides sont les mêmes ? Pour nos organisations, cette disparité sur le territoire national dans ce cadre précis ne peut pas se justifier. La priorité doit être la protection de la santé publique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur la forme, la formule de concertation qui devait être initiée par les utilisateurs eux-mêmes a démontré ses limites et donc son inconstitutionnalité : restriction de la concertation aux seuls représentants des riverains, absence d’informations officielles, concertations uniquement en ligne, observations des participants non prises en compte...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme le soulignent les sages, cette législation « pesticides » actuellement en place ne permet pas d’avoir une vraie concertation sur un sujet pourtant primordial, ni de protéger efficacement la santé des populations, et notamment des riverains. Résultat, sur le terrain : le dialogue ne s’est pas fait réellement et les récits de concertations “biaisées” ont été légion aux quatre coins de la France (exemples en bas de page)... À noter que des chartes d’engagement auraient été instaurées à ce jour dans 80 départements selon le gouvernement sans qu’une liste précise ne soit disponible à ce jour.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi cette décision du Conseil Constitutionnel et en quoi est-ce une bonne nouvelle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour les associations mobilisées, le décret encadrant les concertations pour l’élaboration des « chartes d’engagement » est illégal notamment car il a été pris sur la base d’un texte législatif inconstitutionnel. En effet, ce texte législatif&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://www.fne.asso.fr/communiques/pesticides-les-sages-sanctionnent-une-concertation-locale-biais%C3%A9e#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; ne respecte pas l’article 7 de la &lt;a href=&quot;https://www.elysee.fr/la-presidence/la-charte-de-l-environnement#:~:text=progr%C3%A8s%20social.-,%C2%AB%20Art.,une%20incidence%20sur%20l'environnement.&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Charte de l’environnement&lt;/a&gt;, qui prévoit qu’une participation du public doit être prévue et encadrée pour toutes les décisions publiques ayant une incidence significative sur l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2021/2021891QPC.htm&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Le Conseil Constitutionnel reconnaît dans sa décision du 19 mars&lt;/a&gt; que les chartes, qui régissent les conditions d’utilisations à proximité des habitations des produits phytopharmaceutiques, ont une incidence directe et significative à la fois sur la biodiversité et sur la santé publique. Par sa décision, le Conseil Constitutionnel a donc donné raison aux organisations. Cette décision impose désormais aux juges administratifs et au parlement d’en tirer les conséquences immédiatement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;« La santé des riverains et la biodiversité autour des champs méritent mieux qu’une fausse concertation et une protection au rabais : cette décision est un soulagement. Seules des dispositions nationales cohérentes et réellement protectrices sont acceptables. Ceci ne doit pas nous empêcher d’appuyer les initiatives locales de dialogue qui ne rogneraient pas sur les mesures nationales de protection. Nos associations sont toujours prêtes à échanger, partager, construire mais il est urgent de prendre des décisions courageuses »&lt;/em&gt;, réagissent les organisations signataires de ce communiqué.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le combat ne s’arrête pas là pour nos organisations, qui ont déposé des recours devant le Conseil d’État contre les textes règlementaires nationaux qui encadrent l’utilisation des pesticides en France. La prochaine étape juridique est maintenant d’obtenir de meilleures protections et informations des populations vivant à proximité des parcelles agricoles traitées, ainsi qu’une réelle protection des milieux et en particulier de la ressource en eau et des salariés agricoles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6245835&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lanvert.hautetfort.com/media/02/00/2114180724.jpg&quot; alt=&quot;charte 04.2021.jpg&quot; width=&quot;621&quot; height=&quot;297&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>SPAP 2021 : Protéger les paysan•ne•s pour assurer la souveraineté alimentaire</title>
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        <updated>2021-03-19T21:29:37+01:00</updated>
        <published>2021-03-19T21:29:37+01:00</published>
        <summary> Communiqué de la Confédération paysanne  Ce Vendredi 19 mars s'ouvre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de la Confédération paysanne&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce Vendredi 19 mars s'ouvre l'édition 2021 de la Semaine Pour les Alternatives au Pesticides (SPAP). Cette année, la SPAP se concentre sur le thème de la souveraineté alimentaire. Jusqu'au 30 mars, de nombreux évènements auront lieu en ligne et dans les territoires pour mettre en avant les pratiques agricoles et les solutions existantes pour réduire l'utilisation de pesticides : conférences, débats en ligne, défis et autres actions locales. La Confédération paysanne est partenaire de cet évènement aux côtés de dizaines d'organisations françaises et internationales.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;'utilisation massive de pesticides est un des outils de l'industrialisation de l'agriculture, d'une course effrénée aux volumes et aux prix bas, de la compétitivité par la productivité du travail et de l'instabilité des revenus des paysan·ne·s. Les conséquences en sont aujourd'hui démontrées, sur la santé des paysan·ne·s qui y sont les premiers exposés, mais aussi sur l'environnement, par la pollution diffuse des sols, de l'air et de l'eau et sur la biodiversité. C'est donc tout le modèle agricole et alimentaire qui est à revoir dans la perspective de s'affranchir des pesticides.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le thème de la souveraineté alimentaire est d'ailleurs particulièrement intéressant dans cette période sanitaire qui nous montre la fragilité de la mondialisation de nos systèmes, y compris alimentaires. Si pour certains, la souveraineté alimentaire passe par l'utilisation de technologies et d'intrants chimiques, pour la Confédération paysanne, cette souveraineté passe avant tout par la protection des paysan·ne·s, qui garantissent l'accès à une alimentation de qualité et diversifiée, et par une rémunération juste de celles et ceux qui la produisent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce n'est d'ailleurs pas un sujet nouveau pour la Confédération paysanne, qui défend cette souveraineté alimentaire depuis longtemps&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://intraconf.confederationpaysanne.fr/roundcube/?_task=mail&amp;amp;_action=preview&amp;amp;_uid=109876&amp;amp;_mbox=INBOX&amp;amp;_framed=1#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://intraconf.confederationpaysanne.fr/roundcube/?_task=mail&amp;amp;_action=preview&amp;amp;_uid=109876&amp;amp;_mbox=INBOX&amp;amp;_framed=1#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour obtenir ce droit à la souveraineté alimentaire et limiter l'utilisation des pesticides, il est essentiel de mieux protéger et répartir le foncier pour y installer des paysan·ne·s nombreux·ses, de défendre une politique agricole commune (&lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;PAC&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;), actuellement en négociation, qui favorise l'emploi et garantit le revenu paysan, et de mettre un terme aux accords de libre-échange français et européens qui favorisent davantage le marché et la concurrence au détriment des paysan·ne·s, de leurs revenus et de l'environnement. Il est aussi urgent de bannir les &lt;span class=&quot;info-bulle-lien&quot;&gt;CMR&lt;span class=&quot;marron&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques) et les perturbateurs endocriniens.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://intraconf.confederationpaysanne.fr/roundcube/?_task=mail&amp;amp;_action=preview&amp;amp;_uid=109876&amp;amp;_mbox=INBOX&amp;amp;_framed=1#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Le concept de souveraineté alimentaire a été développé par Via Campesina et porté au débat public à l'occasion du Sommet Mondial de l'Alimentation en 1996&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://viacampesina.org/fr/la-souverainetliementaire/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;https://viacampesina.org/fr/la-souverainetliementaire/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/articles/images/Captureplaquette_pesticides.JPG&quot; alt=&quot;Captureplaquette_pesticides.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Découvrez la carte 2019 des achats de pesticides en France</title>
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        <updated>2021-03-13T22:03:51+01:00</updated>
        <published>2021-03-13T22:03:51+01:00</published>
        <summary> Générations Futures rend publique ce jour la carte de France, détaillée et...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Générations Futures rend publique ce jour la carte de France, détaillée et exclusive, des achats de pesticides par département et par type de substances actives pesticides. Notre association profite de la publication de ces données pour remettre les «&amp;nbsp;Glyph’Awards&amp;nbsp;» d’or, d’argent et de bronze ainsi que leurs accessits aux départements qui arrivent en tête du classement pour les achats de glyphosate!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Contexte&lt;/strong&gt;. Où achète-t-on le plus de pesticides&amp;nbsp;? Et lesquels&amp;nbsp;? Ces questions nous nous les posons régulièrement et nombreux sont celles et ceux qui nous interpellent sur ce sujet. En 2018, nous avions publié tout une série de cartes basées sur les ventes de pesticides. Forts de ces premières publications, nous avons souhaité poursuivre ce travail en publiant des données actualisées portant sur les achats de pesticides. Les données déclaratives correspondant aux achats de substances actives pesticides (le code postal indiqué est donc celui de l’acheteur) ont été extraites des ressources pour la dernière année disponible, à savoir 2019&lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/actualites/carte-pesticides-2019/#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, sur le site «&amp;nbsp;Répertoire des données publiques sur l’eau&amp;nbsp;» qui offre un accès libre aux données sur l’eau, les milieux aquatiques et leurs usages&lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/actualites/carte-pesticides-2019/#_ftn2&quot; name=&quot;_ftnref2&quot;&gt;&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. (données déclaratives réalisées par des distributeurs agréés de vente de produits stockées dans la banque nationale des ventes de produits phytosanitaires (BNV-D).)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notre Carte 2021 des données 2019 est disponible en ligne &lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/cartes/carte-achats-pesticides-2019/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;En passant votre souris sur le département qui vous intéresse, vous verrez les 3 pesticides les plus achetés dans cette zone, le classement du département par rapport aux autres départements en fonction du tonnage de pesticides achetés et vous pourrez télécharger les données complètes par département sous format PDF à l’aide du moteur de recherche situé en bas de la page.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L540xH500/arton22482-62634.jpg?1615475494&quot; alt=&quot;arton22482-62634.jpg?1615475494&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;col-md-content col-md-offset-content&quot;&gt;&lt;div class=&quot;entry-content&quot;&gt;&lt;div class=&quot;bt-cta&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/cartes/carte-achats-pesticides-2019&quot;&gt;&lt;strong&gt;Découvrez la carte «&amp;nbsp;pesticides&amp;nbsp;» 2019 en ligne&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;block-source&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/actualites/carte-pesticides-2019/#_ftnref1&quot; name=&quot;_ftn1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; données publiées sur le site data.eau le 16 décembre 2019&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/actualites/carte-pesticides-2019/#_ftnref2&quot; name=&quot;_ftn2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.data.eaufrance.fr/jdd/a69c8e76-13e1-4f87-9f9d-1705468b7221&quot;&gt;http://www.data.eaufrance.fr/jdd/a69c8e76-13e1-4f87-9f9d-1705468b7221&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;ul class=&quot;dld-pdf clearfix unstyled&quot;&gt;&lt;li class=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2021/03/dp080321_cartes_pesticidesv1.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt; &lt;strong&gt;Téléchargez le dossier de presse en format pdf&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;li class=&quot;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2021/03/tonnage-achat-pesticides-par-substance-v2.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt; &lt;strong&gt;Téléchargez la classement des substances les plus achetées pour la France entière&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Réduction des pesticides: où en est-on?</title>
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        <updated>2021-02-28T10:33:00+01:00</updated>
        <published>2021-02-28T10:33:00+01:00</published>
        <summary>  Seul 1% des financements publics à destination des secteurs agricoles et de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://prele.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Seul 1% des financements publics à destination des secteurs agricoles et de l'alimentation s'avérerait efficace pour contribuer à l'objectif de réduction des pesticides. C'est ce qui ressort du dernier rapport de la Fondation Nicolas Hulot.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&quot;Est-ce que chaque euro d'argent public que l'on met participe au bien public?&quot; Dans la question de l'ancien ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, se lit la critique de la politique de réduction des pesticides qui émerge du dernier rapport du think tank de sa fondation. Car pour comprendre les raisons d'un &quot;échec qui ne dit pas son nom&quot; selon les mots employés par le think tank –un objectif français de réduction des pesticides de 50% d'ici à 2025 mais une utilisation en hausse de 25% entre 2009 et 2018, rappelle-t-il-, il s'est penché sur la question des financements publics et privés à destination des secteurs agricoles et de l'alimentation. Résultats? Seul 1% des financements publics s'avérerait efficace pour contribuer à cette réduction des pesticides.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Du côté des financements privés –évalués à 19,5 milliards d'euros, quasiment autant que les financements publics-, le think tank de la Fondation Nicolas Hulot estime qu'ils ont tendance à &quot;conforter le système en place&quot;. Exemple? Les exploitations agricoles qui sont les plus utilisatrices de pesticides mobilisent &quot;60% d'emprunts de plus que les exploitations les moins intensives en pesticides&quot;. De quoi accentuer un tiraillement du monde agricole entre deux chemins: réduire l'utilisation des pesticides… ou non. Et la FNH de préciser que les exploitations les plus utilisatrices des produits phytosanitaires -9% des exploitations françaises- ont augmenté leur consommation de 55% en dix ans quand les moins utilisatrices ont baissé la leur de 1% sur la même période. Entre les deux, 57% des exploitations seraient dans la moyenne de l'utilisation des pesticides.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Utiliser la PAC comme levier: &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Face à la situation, la FNH recommande de mobiliser deux leviers pour &quot;accompagner les agriculteurs, renouveler les générations et responsabiliser les acteurs&quot;: la PAC mais aussi la fiscalité via la mise en place d'un système de bonus-malus sur le principe du pollueur-payeur. Une suggestion fort à propos puisque les discussions sur la future PAC et sa déclinaison nationale devraient s'achever cette année. Sans oublier que le contexte est porteur aussi du côté des consommateurs: la tendance des consommateurs à aller vers plus de produits de qualité. 62% des Français indiquent être plus attentifs à l'impact environnemental des produits qu'ils achètent depuis la crise sanitaire, selon une récente étude de l'ObSoCo. Et la consommation de produits bio se porte bien. Mais l'impact environnemental n'est malgré tout que le 5 critère d'achat de produits alimentaires selon cette même étude, loin derrière le prix qui continue d'être le premier motif d'achat (devant des produits sûrs, sans ingrédients controversés cependant).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ce que cache l'explosion des ventes de pesticides en 2018&lt;br /&gt;220 millions d'euros d'aides publiques efficaces:&lt;br /&gt;PAC, aides nationales, allégements fiscaux… au total ce serait 23,2 milliards de financements publics qui seraient versés chaque année aux acteurs de l'alimentation, dont 73% aux agriculteurs. Mais seuls 11% de cette somme auraient pour intention de contribuer à la baisse des pesticides et seul 1% y contribuerait effectivement selon le think tank: les soutiens à l'agriculture bio et quelques mesures agro-environnementales et climatiques. Soit 220 millions d'euros sur l'enveloppe de 23,2 milliards.&lt;strong&gt; &quot;Au-delà des intentions, on ne se donne pas les moyens&quot;, regrette Nicolas Hulot&lt;/strong&gt; qui estime que le &quot;gap&quot; qui peut exister dans les politiques publiques entre &quot;les promesses de l'Etat et la réalisation participe à la défiance entre la population et les politiques&quot;.&lt;br /&gt;Du côté des financements privés –évalués à 19,5 milliards d'euros, quasiment autant que&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;PAC, aides nationales, allégements fiscaux… au total ce serait 23,2 milliards de financements publics qui seraient versés chaque année aux acteurs de l'alimentation, dont 73% aux agriculteurs. Mais seuls 11% de cette somme auraient pour intention de contribuer à la baisse des pesticides et seul 1% y contribuerait effectivement selon le think tank: les soutiens à l'agriculture bio et quelques mesures agro-environnementales et climatiques. Soit 220 millions d'euros sur l'enveloppe de 23,2 milliards. &quot;Au-delà des intentions, on ne se donne pas les moyens&quot;, regrette Nicolas Hulot qui estime que le &quot;gap&quot; qui peut exister dans les politiques publiques entre &quot;les promesses de l'Etat et la réalisation participe à la défiance entre la population et les politiques&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Accompagner les agriculteurs, c'est aussi le leitmotiv du gouvernement. C'est ce qu'a d'ailleurs redit le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, interrogé devant l'Assemblée nationale début décembre sur la question du glyphosate. Il annonçait alors l'instauration d'un crédit d'impôt et 80 millions d'euros supplémentaires dans le plan de relance pour porter à 215 millions la somme allouée à la transition agro-écologique. Suffisant pour impulser un mouvement durable à la baisse de l'usage des pesticides? Le gouvernement s'était félicité dès juin d'une forte chute, chiffres provisoires des ventes de l'année 2019 à la clé (l'étude du think tank de la FNH s'arrête à 2018): les quantités de substances actives vendues en usage agricole ont ainsi fondu de 44% sur un an, celles de glyphosate de 35%. Rappelons tout de même que 2018 avait au contraire connu une forte hausse des ventes de pesticides. Reste à savoir comment évoluera la tendance dans les prochaines années. Sur la question du glyphosate, le sujet reste étroitement lié à l'existence d'alternatives viables économiquement –ce qui bloque encore dans certaines situations-, ainsi qu'au niveau européen puisque la réautorisation de ce produit sera débattue en 2022.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Selon Mme Valérie Xandry - Challenges - mardi 9 février 2021&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Pesticides dans les fruits et légumes : les efforts insuffisants de la grande distribution</title>
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        <updated>2020-12-17T22:09:31+01:00</updated>
        <published>2020-12-17T22:09:31+01:00</published>
        <summary>    Publié le 17 décembre 2020 par Greenpeace              Alors que les...</summary>
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          &lt;div class=&quot;meta&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;time&gt; &lt;em&gt;Publié le 17 décembre 2020 par Greenpeace&lt;/em&gt; &lt;/time&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;mark&quot;&gt; &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;accordion-box&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que les néonicotinoïdes ont fait leur grand retour dans la filière de la betterave et que le glyphosate ne sera finalement pas interdit en France, Greenpeace France publie aujourd’hui &lt;a href=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2020/12/Pesticides_grande-distribution_122020.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;un état des lieux&lt;/a&gt; sur les engagements de sept enseignes françaises en matière de réduction des pesticides. Après cinq ans de campagne auprès de la grande distribution , Greenpeace constate qu’aucune enseigne n’a réussi à réduire sérieusement l’usage de pesticides, bien que la quasi-totalité se soit néanmoins positionnée sur la question.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un problème pris en considération… mais sur de trop faibles volumes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;“E&lt;em&gt;n cinq ans, un vrai changement des mentalités s’est opéré et les enseignes ont, pour la plupart, réellement pris le problème des pesticides au sérieux, &lt;/em&gt;constate Laure Ducos, chargée de campagne Agriculture et alimentation à Greenpeace France.&lt;em&gt; Cela s’est traduit par la mise en place d’états des lieux, de plans ou de démarches de progrès. Malheureusement, le compte n’y est pas : bien que de nombreuses filières de fruits et légumes soient concernées, cela reste dans le cadre des marques de distributeurs, qui représentent in fine de faibles parts du volume total vendu par chaque enseigne. Il y a un vrai sujet sur les marques nationales, c’est-à-dire les marques qui n’appartiennent pas aux enseignes et qui constituent le plus gros des volumes vendus dans la grande distribution.&lt;/em&gt;”&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De plus, pour Greenpeace, la grande distribution doit impérativement soutenir les agriculteurs et agricultrices dans leur démarche de réduction des pesticides. “&lt;em&gt;La transition agricole est une véritable prise de risque pour les agriculteurs et agricultrices,&lt;/em&gt; poursuit Laure Ducos.&lt;em&gt; Or, ces difficultés ne doivent pas être exclusivement endossées par celles et ceux qui vivent une situation économique et sociale déjà extrêmement tendue. Il est donc urgent que la grande distribution revalorise les prix d’achat à la hauteur des efforts réalisés. Cela n’est que trop rarement le cas à l’heure actuelle.&lt;/em&gt;”&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des résultats inégaux selon les enseignes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Parmi les sept enseignes suivies ces dernières années, Leclerc est clairement la mauvaise élève. Malgré l’engagement de Michel-Édouard Leclerc de réduire de 50% les pesticides de ses fruits et légumes, l’enseigne est loin du compte et les promesses sont tout simplement restées des effets d’annonce. Carrefour tire au contraire son épingle du jeu : c’est l’enseigne la plus avancée en matière de changement des pratiques et de réduction des pesticides en particulier. Des efforts variables sont observés chez les autres enseignes (Auchan, Casino, Intermarché, Monoprix et Système U), sans pour autant que cela se traduise par des résultats toujours probants en matière de réduction des pesticides.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le gouvernement doit aussi tenir ses engagements au sujet de la réduction des pesticides&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Ce bilan en demi-teinte ne doit cependant pas entraver les démarches jusqu’ici entamées : la grande distribution doit poursuivre ses efforts. En parallèle, Greenpeace France demande au gouvernement français de prendre ses responsabilités et de tenir ses promesses, contrairement au rétropédalage qui a été constaté ces derniers mois au sujet des pesticides. Il est urgent que l’État intervienne à l’échelle française et européenne pour interdire rapidement l’usage de tous les pesticides de synthèse dont les substances actives sont les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement. Il doit en outre soutenir les producteurs et les productrices engagées dans le changement des pratiques et dans la conversion à l’agriculture biologique en particulier, et faciliter l’accès à une alimentation saine, durable et de qualité, notamment pour les ménages les plus précaires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://resize1.prod.docfr.doc-media.fr/rcrop/650,380,center-middle/img/var/doctissimo/storage/images/fr/www/nutrition/news/fruits-legumes-pesticides-residus/8353834-1-fre-FR/fruits-legumes-pesticides-residus.jpg&quot; alt=&quot;fruits-legumes-pesticides-residus.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>À quoi sert le Covid-19 – [3]  Bayer-Monsanto et Syngenta font le chantage à ”l'urgence économique” pour bloquer l'améli</title>
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        <updated>2020-06-18T18:43:00+02:00</updated>
        <published>2020-06-18T18:43:00+02:00</published>
        <summary>    Mort massive d'abeilles pollinisatrices : tuées par les pesticides......</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6146871&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/00/02/2283922985.jpg&quot; alt=&quot;ob_364604_abeilles-mortes.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Mort massive d'abeilles pollinisatrices : tuées par les pesticides...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial', sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Alerte :&lt;/span&gt; &lt;em&gt;“Après sept ans d’efforts et de lutte, de nouvelles procédures d’évaluation des pesticides pourraient&amp;nbsp; entrer en vigueur en 2021 pour protéger les abeilles dans les pays de l’Union européenne. Mais les lobbies de l’agrochimie ont sorti leur arsenal de guerre pour torpiller ces ‘tests abeilles’ (salutaires pour les pollinisateurs et la biodiversité) et en affaiblir la portée…”&lt;/em&gt; Ci-dessous le communiqué intégral de Pollinis :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif;&quot;&gt;Bayer-Monsanto, Syngenta-ChemChina et les grandes multinationales de l'agrochimie ont mis leurs lobbys en ordre de bataille pour prendre le contrôle des procédures d’homologation et de régulation des pesticides au niveau européen –&amp;nbsp;&lt;u&gt;pour être sûres à 100 % que leurs produits continueront à être vendus massivement dans les pays de l'Union européenne... &lt;br /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;...malgré la&lt;strong&gt; grande extinction &lt;/strong&gt;en cours des abeilles et des pollinisateurs essentiels...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;...et aux dépens de&amp;nbsp;&lt;u&gt;tous les citoyens qui se battent depuis des années&amp;nbsp;pour faire interdire l'ensemble des pesticides tueurs d'abeilles&lt;/u&gt;&amp;nbsp;en Europe et dans le monde !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;En ce moment même, une &lt;u&gt;réforme de la procédure d'évaluation de la dangerosité des substances actives contenues dans les pesticides, sur les abeilles et autres pollinisateurs, est en cours &lt;/u&gt;à Bruxelles : les lobbys de l'agrochimie tentent à tout prix d'y imposer leurs propres protocoles, et face à eux une poignée d'ONG, dont POLLINIS, lutte avec acharnement pour leur faire barrage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;Nous avons besoin de toute l'aide possible pour les stopper avant qu'ils n'obtiennent gain de cause&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt; et que cette prise de contrôle par les firmes ne précipite l'extinction massive de la biodiversité et ne compromette la survie des générations à venir.&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;a style=&quot;color: #000000;&quot; href=&quot;https://action.pollinis.org/sign/test-abeilles-europe-fr/?t=2&amp;amp;akid=3054%2E733450%2Ez_q9Zx&quot;&gt;Je vous demande de signer de toute urgence la pétition européenne en cliquant ici, et de la faire circuler autour de vous autant que vous le pourrez&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a style=&quot;color: #000000;&quot; href=&quot;https://action.pollinis.org/sign/test-abeilles-europe-fr/?t=3&amp;amp;akid=3054%2E733450%2Ez_q9Zx&quot;&gt;&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Comment en est-on arrivés là&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;En 2010, sous la pression des scientifiques et face à l'extinction effrayante des insectes pollinisateurs, l'Europe reconnaît que les &lt;strong&gt;tests utilisés pour mesurer les effets des pesticides sur les insectes avant d'en autoriser la vente sont devenus&amp;nbsp;complètement obsolètes.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Ils ne permettent plus de mesurer les effets résultant de modes d’action incroyablement subtils et redoutablement efficaces des nouvelles molécules répandues en quantités industrielles dans tous les pays de l'Union.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Pour rappel, certaines molécules utilisées comme insecticides sont&amp;nbsp;aujourd'hui, à dose égale, &lt;u&gt;jusqu'à 7 000 fois plus toxiques pour les abeilles&lt;/u&gt; que le fameux DDT&amp;nbsp;déjà interdit depuis des décennies !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;En application du règlement européen No 1107/2009 qui prévoit que les produits chimiques mis sur le marché ne doivent pas avoir d'effet « inacceptable » sur l'environnement, et par souci de mise à jour, la Commission européenne demande alors à l'EFSA, l'autorité européenne de sécurité des aliments, d'adapter le processus d’évaluation aux dernières connaissances scientifiques et d’adopter des « tests abeilles » plus intégratifs des effets potentiels&amp;nbsp; – pour s'assurer que les effets délétères des molécules soient sérieusement évalués AVANT d’autoriser la vente des produits et AVANT qu’on les retrouve partout dans les campagnes, les sols, et les nappes phréatiques...&amp;nbsp;&lt;u&gt;jusque dans nos assiettes et dans l'air que nous respirons&amp;nbsp;!&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Un groupe composé des meilleurs experts est aussitôt formé.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Ils rendent leurs conclusions deux ans plus tard (1) et proposent &lt;strong&gt;la mise au point de nouvelles lignes directrices, le &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;«&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Bee Guidance Document », &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;basées sur une approche scientifique plus intégrative - pour des tests abeilles&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;vraiment pertinents&lt;/strong&gt;. (2)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Les instances européennes les approuvent : mais les lobbys de l'agrochimie vont en décider autrement...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Ils ont appliqué eux-mêmes ces nouveaux « tests abeilles » dans leurs labos sur plus de 150 de leurs pesticides en circulation.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;Les résultats sont catastrophiques : 79 % des herbicides testés... 75 % des fongicides... et&amp;nbsp;92 % des insecticides ne passeraient pas le premier niveau de tests en laboratoire (3) : pour les firmes, cela impliquerait non seulement d'investir dans de coûteux tests supplémentaires…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;… mais surtout, de prendre le risque qu'une grande partie de leurs pesticides ne soient pas autorisés sur le marché européen, car trop dangereux pour les abeilles à miel !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Pour les multinationales de l'agrochimie, ces résultats sont sans appel : adopter une approche intégrative avec&amp;nbsp; des « tests abeilles » mieux adaptés permettant de mesurer la toxicité réelle de leurs produits sur les abeilles, les bourdons, ou d'autres pollinisateurs indispensables à nos écosystèmes, reviendrait à se priver du jour au lendemain de leur principale source de revenus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Elles mobilisent alors &lt;u&gt;toute la puissance de leurs lobbys pour s'opposer à l'adoption des lignes directrices :&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt; critique de l'approche scientifique utilisée par les experts réunis par l'EFSA, chantage à la délocalisation... financements académiques et scientifiques de grande ampleur pour blanchir leurs produits et abaisser les niveaux de protection... argumentations biaisées sur les menaces bio-invasives, promettant un « retour à une agriculture du Moyen-Âge » et aux grandes famines... infiltration des comités scientifiques et consultatifs qui travaillent avec la Commission européenne et les États membres et qui participent aux décisions concernant les pesticides...&amp;lt;&amp;lt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;Un arsenal de techniques très élaborées, qui leur permet de mettre une pression sans précédent sur les responsables politiques...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Résultat&amp;nbsp;: le &lt;em&gt;Bee Guidance Document &lt;/em&gt;et ses « tests abeilles »&amp;nbsp;ont été &lt;u&gt;soumis pour approbation finale plus de 30 fois de suite&lt;/u&gt;&amp;nbsp;au SCoPAFF (le Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale), un comité européen réunissant des représentants des États membres, sous la présidence de la Commission européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;nbsp;Ils ont été &lt;u&gt;rejetés &lt;/u&gt;&lt;strong&gt;à chaque fois&lt;/strong&gt;, sans qu'on puisse savoir pourquoi, et sans caméras, permettant ainsi aux États membres de garder leur &lt;u&gt;vote secret&lt;/u&gt;. (4)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Il faut se rendre à l'évidence :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Les autorités censées contrôler les pesticides et protéger les citoyens européens&amp;nbsp;&lt;u&gt;se retrouvent impuissantes face aux firmes industrielles désireuses de continuer à vendre leurs produits toujours plus élaborés et dangereux &lt;/u&gt;– et engranger le plus longtemps possible les bénéfices colossaux liés à ce commerce.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Ça ne peut plus durer comme ça.&amp;nbsp;&lt;a style=&quot;color: #000000;&quot; href=&quot;https://action.pollinis.org/sign/test-abeilles-europe-fr/?t=4&amp;amp;akid=3054%2E733450%2Ez_q9Zx&quot;&gt;&lt;strong&gt;S'il vous plaît, signez la pétition européenne et faites-la passer autour de vous à tous ceux qui pourraient se mobiliser.&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Faut-il rappeler les effets en cascade de cet effondrement de la biodiversité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;– Chaque année en France plus de &lt;strong&gt;80 000 tonnes de pesticides sont déversés dans nos campagnes &lt;/strong&gt;; (5)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;– &lt;strong&gt;73 à 80 % des insectes volants ont déjà disparu&lt;/strong&gt; de nos territoires au cours des 30 dernières années (6) ; la moitié des papillons en vingt ans (7) et les abeilles et autres pollinisateurs sauvages meurent par milliards chaque année ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;– &lt;strong&gt;un tiers des oiseaux ont disparu&lt;/strong&gt; en quinze ans ;&amp;nbsp;(8)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;– la diversité des plantes à fleurs est en rapide déclin faute de pollinisation sur plus de 80 % des sites étudiés au Royaume-Uni et aux Pays-Bas (9), et une plante sur cinq est désormais menacée d'extinction… (10)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;Va-t-on rester les bras croisés pendant que ce cataclysme silencieux se déroule dans nos campagnes, mettant directement en péril la biodiversité et l'avenir des générations futures ?&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;IL FAUT AGIR VITE !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Pourtant… Le 11 mars 2019, sous couvert d’une mise à jour scientifique, la Commission européenne a demandé officiellement à l'EFSA d’ajuster l’approche scientifique permettant de &lt;strong&gt;mesurer l'effet catastrophique des nouvelles molécules de pesticides sur les abeilles et la biodiversité&lt;/strong&gt;...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;... et&amp;nbsp;de &lt;u&gt;bien vouloir reconsidérer les niveaux de protection déterminant les seuils de toxicité, afin qu’ils coïncident avec les demandes des &lt;/u&gt;&lt;strong&gt;firmes agrochimiques elles-mêmes&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;– Bayer-Monsanto, Syngenta-ChemChina, BASF, Dow Agrosciences et autres multinationales qui retirent plusieurs centaines de millions d'euros par an de la vente de ces pesticides ! (11)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;C'est une trahison insupportable des autorités censées nous protéger.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Et l'objectif est clair : &lt;u&gt;garantir le plus longtemps possible les intérêts à court terme d'une petite caste de multinationales aux lobbys trop puissants.&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Depuis, une réforme est en cours à l'EFSA pour affiner l’approche scientifique et déterminer les critères et les outils permettant d’évaluer la dangerosité des pesticides sur les abeilles et autres pollinisateurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;Notre équipe, qui fait partie du comité consultatif de l'EFSA en tant que représentants de la société civile, a formulé des recommandations &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;qui reprennent celles émises par les scientifiques en 2013… (12)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;… mais de leur côté, les représentants d'intérêts de l'industrie poussent de toutes leurs forces pour &lt;u&gt;affaiblir les niveaux de protection, ce qui faciliterait la commercialisation de leurs produits&lt;/u&gt;… (13)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;… et qui permettrait peut-être la mise sur le marché et l'utilisation à grande échelle en agriculture de pesticides dangereux pour les pollinisateurs !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt;Pour que la voix et les recommandations de la société civile pèsent plus lourd dans la balance que les demandes des firmes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt;&quot;&gt; en quête perpétuelle de nouveaux profits, nous avons besoin de la participation d'un maximum de personnes :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;s'il vous plaît, rejoignez dès maintenant la mobilisation &lt;strong&gt;pour faire pression sur la&amp;nbsp;Commission européenne et l'obliger à refuser tout affaiblissement des procédures d'homologation des pesticides&lt;/strong&gt; établies par l'EFSA en 2013&lt;strong&gt;…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;...et d'adopter immédiatement le document d’orientation et ses « tests abeilles », largement recommandé par l’ensemble des EXPERTS SCIENTIFIQUES du monde académique– pour &lt;strong&gt;retirer une fois pour toutes les pesticides tueurs d'abeilles de nos territoires avant qu'il ne soit trop tard, et enrayer l'extinction de la biodiversité.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;color: #000000;&quot; href=&quot;https://action.pollinis.org/sign/test-abeilles-europe-fr/?t=5&amp;amp;akid=3054%2E733450%2Ez_q9Zx&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;gt;&amp;nbsp;Signez dès maintenant la pétition européenne pour contrer les lobbys en cliquant ici&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Pas de compromissions, pas de petits arrangements :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Il n'est pas admissible que les autorités censées protéger l'intérêt général se plient aux desiderata d'intérêts privés – au détriment des pollinisateurs, de l'environnement et de l'équilibre de la chaîne alimentaire…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Il est temps de leur rappeler que, dans une démocratie, ce sont les citoyens qui décident, pas les entreprises !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Malgré la&lt;strong&gt; force de frappe phénoménale déployée par les lobbys de l’industrie agrochimique&lt;/strong&gt;, nous, citoyens européens alarmés par le déclin dramatique des pollinisateurs et ses conséquences directes sur nos vies, avons un &lt;u&gt;atout majeur&lt;/u&gt; : c'est bien sûr notre nombre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;C'est pourquoi il est si important qu'un &lt;a style=&quot;color: #000000;&quot; href=&quot;https://action.pollinis.org/sign/test-abeilles-europe-fr/?t=6&amp;amp;akid=3054%2E733450%2Ez_q9Zx&quot;&gt;maximum de personnes signent la pétition pour l’adoption immédiate des &lt;/a&gt;&lt;a style=&quot;color: #000000;&quot; href=&quot;https://action.pollinis.org/sign/test-abeilles-europe-fr/?t=7&amp;amp;akid=3054%2E733450%2Ez_q9Zx&quot;&gt;« tests abeilles » qui permettent de préserver les pollinisateurs et l’ensemble de la chaîne alimentaire face aux pesticides les plus toxiques.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;Si ce n'est pas déjà fait, &lt;a style=&quot;color: #000000;&quot; href=&quot;https://action.pollinis.org/sign/test-abeilles-europe-fr/?t=8&amp;amp;akid=3054%2E733450%2Ez_q9Zx&quot;&gt;SVP ajoutez votre signature&lt;/a&gt;, et surtout : n'oubliez pas de &lt;strong&gt;transmettre cet email le plus largement possible autour de vous.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: times new roman, times, serif; color: #000000;&quot;&gt;De trop nombreuses personnes ignorent encore les tractations lugubres qui ont lieu en ce moment même à Bruxelles, e
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        <title>Choquant. La FDSEA vandalise la façade de France Nature Environnement Midi-Pyrénées</title>
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        <updated>2020-02-15T21:24:05+01:00</updated>
        <published>2020-02-15T21:24:05+01:00</published>
        <summary> Communiqué FNE le 14.02.2020  « Imposteurs », « per-verts », « sinon boom »...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué FNE le 14.02.2020&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« Imposteurs », « per-verts », « sinon boom » … La nuit dernière en Haute-Garonne, la FDSEA 31 et les Jeunes Agriculteurs 31 s’en sont pris à France Nature Environnement Midi-Pyrénées à coups de lancers d’œufs, de poubelles, dépôt de paille et insultes. Une tentative d’intimidation qui intervient dans le cadre du « dialogue » réclamé par la FNSEA sur la mise en place de zones de non-traitement (ZNT) aux pesticides près des habitations. France Nature Environnement, qui a toujours œuvré pacifiquement à la défense du monde vivant, condamne fermement ces actes violents. C’est ce que vient également de faire Elisabeth Borne ; nous appelons les autres membres du gouvernement et la FNSEA à en faire de même et à agir pour y mettre fin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des violences répétées envers les associations environnementales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Venant de toute la Haute-Garonne, une centaine d’agriculteurs ont mené des opérations de vandalisme à Toulouse hier soir. D’abord rassemblés devant la préfecture de Toulouse, ils ont déversé de la paille et laissé des messages pour «&amp;nbsp;maintenir la pression sur le gouvernement&amp;nbsp;». Ils se sont ensuite rendus devant les locaux de France Nature Environnement Midi-Pyrénées pour y jeter, paille, œufs, poubelles et messages d’insultes. Le tout sous le regard passif de la police, comme le montrent &lt;a href=&quot;https://www.ladepeche.fr/2020/02/13/les-agriculteurs-en-action-ce-jeudi-devant-la-prefecture-de-la-haute-garonne,8730713.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;les images&lt;/a&gt;. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Combien de milliers de tonnes de lisiers répandus dans les rues partout en France depuis des années, combien de milliers de pneus brûlés en toute impunité toujours et encore, aucune autre profession n'a autant dégradé, pas respecté les règles, que les tenants d'une agriculture productive, intensive faisant le jeu de l'agrochimie. Il est temps de passer à une autre agriculture, respectueuse de la nature et de l'environnement&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, a réagi Cécile Argentin, vice-présidente de France Nature Environnement Midi-Pyrénées.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Agressions à domicile, harcèlement téléphonique, menaces de mort, courriers anonymes… dans les territoires, les violences répertoriées à l’égard des militants écologistes, dont les associations du mouvement France Nature Environnement, sont nombreuses. Dernier exemple en date&amp;nbsp;: un rassemblement de l’opération «&amp;nbsp;Nous voulons des coquelicots&amp;nbsp;» a été pris pour cible le 7 février dernier&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://www.fne.asso.fr/communiques/choquant-la-fdsea-vandalise-la-fa%C3%A7ade-de-france-nature-environnement-midi-pyr%C3%A9n%C3%A9es#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Agribashing&amp;nbsp;? La légitimité de la cellule «&amp;nbsp;Déméter&amp;nbsp;» en question&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis la création de la cellule Déméter, visant à «&amp;nbsp;prévenir les atteintes au monde agricole&amp;nbsp;», des associations environnementales reçoivent également des «&amp;nbsp;visites&amp;nbsp;» d’agents de l’Etat. C’est notamment le cas de l’association &lt;a href=&quot;http://alertepesticideshautegironde.fr/etats-generaux-des-riverains-demeter-sur-les-dents/?fbclid=IwAR35HfsipmqOmzN_eWa8lT-bgq-7FQeSWWKk-TL6flMPDvHNMs1lNGPcagY&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Alerte pesticides Haute Gironde&lt;/a&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://www.fne.asso.fr/communiques/choquant-la-fdsea-vandalise-la-fa%C3%A7ade-de-france-nature-environnement-midi-pyr%C3%A9n%C3%A9es#_ftn2&quot; name=&quot;_ftnref2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt;, soupçonnée de «&amp;nbsp;dénigrer le milieu agricole&amp;nbsp;» car elle organise dans sa région des états généraux des riverains autour de la question des pesticides. Au programme&amp;nbsp;: tables rondes, témoignages et exposition photo. Du dialogue, donc, pour avancer ensemble, de façon constructive.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Définie comme &quot;protégeant les agriculteurs des violences&quot;, la création d’une telle cellule semble finalement avoir décuplé le sentiment d’impunité chez certains agriculteurs : pourquoi protéger spécifiquement cette profession, alors que certains agriculteurs sont eux-mêmes les agresseurs ? Il est temps de dissoudre cette cellule Demeter, témoin du clientélisme de l'État envers la FNSEA.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dénonçant systématiquement toute action violente et consciente de l’importance des mutations nécessaires, France Nature Environnement a toujours prôné le dialogue dans les territoires pour la nécessaire transition du modèle agricole. Les associations du mouvement défendent dans toutes les instances une agriculture respectueuse des agriculteurs et de leur santé, de la santé de l’ensemble de la population et de l’environnement. Un travail du quotidien, avec des associations paysannes, pour améliorer les conditions de vie des agriculteurs de ce pays&amp;nbsp;: leur assurer un meilleur revenu, de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance du travail qu’ils mènent au quotidien.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zones de non-traitement aux pesticides&amp;nbsp;: le «&amp;nbsp;dialogue&amp;nbsp;» selon la FNSEA&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;France Nature Environnement, aux côtés d’autres acteurs, de nombreux maires et citoyens, demande depuis plusieurs années &lt;a href=&quot;https://www.fne.asso.fr/actualites/p%C3%A9tition-interdisons-l%C3%A9pandage-de-pesticides-%C3%A0-c%C3%B4t%C3%A9-des-habitations&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;la mise en place de zones de non-traitement près des habitations&lt;/a&gt;, zones où l’épandage de &lt;a href=&quot;https://www.fne.asso.fr/dossiers/pesticides-definition-dangers-sant%C3%A9-agriculture&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;pesticides&lt;/a&gt; serait interdit pour protéger les riverains. La FNSEA a fait pression, avec succès, sur le Gouvernement pour que ces bandes soient réduites à peau de chagrin. Leur argument était qu’une réglementation contraignante n’était pas nécessaire et que le dialogue allait tout régler.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des drapeaux de la FNSEA flottant partout sur cette opération d’intimidation, France Nature Environnement interpelle la présidente du syndicat Christiane Lambert&amp;nbsp;: cette tentative d’intimidation est-elle réellement soutenue par le syndicat agricole dont elle assure la présidence&amp;nbsp;? Est-ce ainsi que la FNSEA conçoit le dialogue qui selon elle suffit à protéger les riverains&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, conclut&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;J’apporte tout mon soutien à notre fédération de Midi-Pyrénées. Nous demandons au gouvernement d’arrêter le deux poids-deux mesures&amp;nbsp;: d’un côté, les associations qui défendent l’intérêt général font l’objet d’agressions et subissent en plus des contrôles de l’Etat de leurs activités pacifiques. De l’autre, la FNSEA, dont certains membres commettent ouvertement ces agressions, se voit soutenue en ayant une police spéciale à leur service&amp;nbsp;; et continue de réclamer avec succès qu’on lui fasse confiance pour tout régler avec le dialogue. C’est intolérable&amp;nbsp;!&amp;nbsp;Nous demandons au gouvernement de ne plus recevoir la FNSEA tant qu'ils n'ont pas officiellement condamné cette action. »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt;&lt;div id=&quot;ftn1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;h5&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://www.fne.asso.fr/communiques/choquant-la-fdsea-vandalise-la-fa%C3%A7ade-de-france-nature-environnement-midi-pyr%C3%A9n%C3%A9es#_ftnref1&quot; name=&quot;_ftn1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Rassemblement organisé par l’association Collectif Environnement Val d’Authion 49&lt;/span&gt;&lt;/h5&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;ftn2&quot;&gt;&lt;h5 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;https://www.fne.asso.fr/communiques/choquant-la-fdsea-vandalise-la-fa%C3%A7ade-de-france-nature-environnement-midi-pyr%C3%A9n%C3%A9es#_ftnref2&quot; name=&quot;_ftn2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; Association qui ne fait pas partie du mouvement France Nature Environnement&lt;/span&gt;&lt;/h5&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.reussir.fr/sites/portail-reussir/files/styles/normal_size/public/Capture1_2.jpg?itok=zn9WdKCV&quot; alt=&quot;Capture1_2.jpg?itok=zn9WdKCV&quot; width=&quot;653&quot; height=&quot;435&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>+ 25 % de pesticides en 10 ans en France, l’objectif était de – 50 %</title>
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        <updated>2020-01-09T22:29:07+01:00</updated>
        <published>2020-01-09T22:29:07+01:00</published>
        <summary> Communiqué de FNE le mercredi 08 janvier 2020  Après un an d’attente, les...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FNE le mercredi 08 janvier 2020&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après un an d’attente, les chiffres 2017-2018 sur l’évolution de la consommation des pesticides de l’agriculture française viennent enfin d’être rendus publics. Ils indiquent une augmentation inédite de 25% par rapport à 2009*. L’objectif initial du plan Ecophyto était pourtant de réduire de 50% l’usage des pesticides pour 2018… Pour France Nature Environnement, ces chiffres sonnent le glas du plan Ecophyto tel qu’il existe.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Réduire de 50&amp;nbsp;% les pesticides en 10 ans&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;décision précipitée&amp;nbsp;» arguait le lobby des pesticides.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Réduire drastiquement les doses de &lt;a href=&quot;https://www.fne.asso.fr/dossiers/pesticides-definition-dangers-sant%C3%A9-agriculture&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;pesticides&lt;/a&gt; en France&amp;nbsp;: tel était l’un des ambitieux objectifs issu du Grenelle de l’Environnement, en 2008. Les chiffres étaient clairs. La France se donnait 10 ans pour réduire de 50&amp;nbsp;% les pesticides et déployait pour cela le «&amp;nbsp;plan Ecophyto&amp;nbsp;». Bonne nouvelle, l’indicateur retenu est le nombre de doses de pesticides, appelé NODU, et non les volumes, ce qui permet de mieux prendre en compte les nouveaux produits plus concentrés développés par les fabricants.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À l’époque, l’UIPP (Union des Industries pour la Protection des Plantes), le lobby des pesticides, s’indignait de «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.novethic.fr/actualite/environnement/agriculture/isr-rse/grenelle-objectifs-sur-les-pesticides-a-confirmer-118391.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;la précipitation dans laquelle le Grenelle pousse les exploitants agricoles&lt;/a&gt;&amp;nbsp;». 12 ans plus tard, force est de constater que les vendeurs de pesticides n’ont aucunement souffert de cette pseudo-précipitation, bien au contraire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Consternant bilan&amp;nbsp;: + 25&amp;nbsp;% de pesticides utilisés en 10 ans.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les chiffres qui viennent de tomber illustrent l’ampleur de l’immobilisme des gouvernements successifs face aux pesticides&amp;nbsp;: entre 2008 et 2018, les doses de pesticides utilisées en agriculture n’ont pas été réduite mais ont bel et bien augmenté de… 25&amp;nbsp;%. Insensé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;« Le gouvernement ne semble pas assumer l’échec du plan de réduction de l’usage des pesticides et continue sur la mauvaise pente »&lt;/em&gt;, réagit Claudine Joly, en charge des questions pesticides à France Nature Environnement. Pour camoufler cet échec, l&lt;a href=&quot;https://civicrm.fne.asso.fr/sites/all/modules/civicrm/extern/url.php?u=69687&amp;amp;qid=10653799&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;’infographie officielle du Ministère de l’Agriculture&lt;/a&gt; publiée le 2 janvier a tout bonnement masqué l’indicateur d’utilisation des pesticides, appelé NODU (nombre de doses utiles).&amp;nbsp;&lt;em&gt;« Ces faits et cette hausse alarmante de la consommation de pesticides questionnent sur le poids des lobbys dans notre pays. Plus de 600 millions d’euros d’argent public ont été investis sur 10 ans pour réduire la consommation de pesticides en France dans le cadre d’Ecophyto ! Il est plus que temps de tirer le bilan des blocages structurels dans le monde agricole et d'aller vers des solutions de soutien plus affirmées à la transition agroécologique et à l’agriculture biologique »&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourtant des aides à l’agriculture biologique… diminuent&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les orientations prises pas certaines agences de l’eau - suite à des ponctions du Ministère de l’économie et des finances - ne vont malheureusement pas dans le sens de la transition agricole&amp;nbsp;: certaines ont diminué les aides allouées à l’agriculture biologique. Pourtant, les résultats des fermes expérimentales du plan Ecophyto, les fermes DEPHY, et les travaux récents de l'INRA sur des pratiques agricoles alternatives aux herbicides ont prouvé qu'il est possible de réduire efficacement cet usage des pesticides. Une efficacité tant technique qu’économique. Face à cette augmentation de l’utilisation des pesticides et les alertes du monde scientifique, le ras-le-bol de la société civile s’intensifie, à juste titre. Il est plus que temps de revoir en profondeur le plan Ecophyto afin que les objectifs affichés soient rapidement et concrètement atteints.&lt;/p&gt;&lt;h5 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;_GoBack&quot;&gt;&lt;/a&gt;*&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt; Nodu zones agricoles : + 25% en moyenne triennale glissante 2009-2011 / 2016-2018 (moyenne sur 3 années afin de lisser les fluctuations annuelles)&lt;/span&gt;&lt;/h5&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.cdnartwhere.eu/sites/default/files/styles/article/public/Tractor_spraying_pesticides_IMG_5235_stefe%20Thiensen%20wiki_0.jpg?itok=0_PcTRsv&quot; alt=&quot;Tractor_spraying_pesticides_IMG_5235_stefe%20Thiensen%20wiki_0.jpg?itok=0_PcTRsv&quot; width=&quot;664&quot; height=&quot;443&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Pesticides et riverains : où sont les résultats de la consultation publique ?</title>
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        <updated>2019-12-12T22:49:58+01:00</updated>
        <published>2019-12-12T22:49:58+01:00</published>
        <summary> Communiqué de FNE le 12.12.2019  Le 4 octobre dernier, la consultation...</summary>
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          &lt;p&gt;Communiqué de FNE le 12.12.2019&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 4 octobre dernier, la consultation publique lancée par Elisabeth Borne, Agnès Buzyn et Didier Guillaume concernant la protection des populations vis-à-vis de l’épandage des pesticides comptabilisait 53 000 réponses, un record ! Face à ce vif intérêt de la part de la société, nous attendions du gouvernement une publication en grande pompe des résultats. A ce jour, rien n’a été présenté, alors même que la synthèse de cette consultation est prête depuis plusieurs semaines. A la veille de la publication des textes réglementaires encadrant cette protection, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Générations Futures et l’Association Santé Environnement France et Alerte Médecins Pesticides demandent au Premier ministre de les publier dans les plus brefs délais.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un préalable à la décision : rendre publics les résultats de la consultation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;53 000 réponses, c’est près de 30 fois plus que la moyenne enregistrée par les autres consultations publiques du ministère de la Transition écologique et solidaire en 2019 ! L’engouement est puissant pour un sujet de taille qui concerne la santé humaine et la protection de l’environnement. Pourtant, plus 2 mois après le terme de cette consultation : silence radio. Pas de communication du gouvernement sur l’issue de cet exercice visant à modifier les textes réglementaires d’encadrement de la protection des populations face à l’épandage des pesticides.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si l’arrêté et le décret doivent être annoncés fin décembre, les ONG demandent de toute urgence la publication des résultats de la consultation et une prise en compte de ces conclusions dans les textes réglementaire.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;rtecenter&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;red-btn&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; href=&quot;http://www.fondation-nature-homme.org/sites/default/files/presse/lettre_pm_protection_populations_pesticides-v.f.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;strong&gt;Voir le courrier adressé au Premier Ministre&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Protection des populations, mais aussi des agriculteurs, face aux pesticides : tout mettre en œuvre pour y arriver&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 2018, la loi EGalim introduisait des dispositions pour protéger les riverains par la mise en place de chartes d’engagements concertés entre les agriculteurs, les associations et les élus, à partir de 2020. Dans le cadre du travail de mise en place de ces chartes, l’ANSES recommande la mise en place de distances minimales entres les populations et les zones traitées aux pesticides.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Car les effets néfastes des pesticides sur la santé et l’environnement ne sont plus à démontrer. Le Conseil d’Etat, dans sa décision du 26 juin 2019 a confirmé que la protection actuelle des riverains en France est insuffisante et qu’ils sont ainsi trop exposés aux produits phytosanitaires ; protection pourtant demandée par la réglementation européenne. Le temps des mesurettes et des petits pas est désormais révolu. Si le cadre national sur l’utilisation des pesticides n’est pas plus ambitieux, la situation sur le territoire ne pourra pas s’améliorer. Par exemple, force est de constater que les chartes posent de nombreuses difficultés, tant sur la forme que sur le fond puisqu’en l’état actuel elles ne permettent ni d’engager de réelles négociations territoriales, ni de réellement de protéger les citoyens et l’environnement.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;rtecenter&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;chapeau&quot;&gt;&lt;a class=&quot;red-btn&quot; href=&quot;https://www.fne.asso.fr/actualites/p%C3%A9tition-interdisons-l%C3%A9pandage-de-pesticides-%C3%A0-c%C3%B4t%C3%A9-des-habitations?utm_source=homefne&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pétition : interdisons l'épandage de pesticides à côté des habitations&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2019/09/23efcd80-8099-4855-9c47-5aa92b48ad6d/838_maxnewsfrfour018280.webp&quot; alt=&quot;838_maxnewsfrfour018280.webp&quot; width=&quot;692&quot; height=&quot;461&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>La Macronie en marche : d'Androïd aux pesticides</title>
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        <updated>2019-10-15T11:48:00+02:00</updated>
        <published>2019-10-15T11:48:00+02:00</published>
        <summary>      Relance d'alertes sur les liens entre l’Etat libéral et les intérêts...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6044550&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/02/01/2568655646.jpg&quot; alt=&quot;7799175161_le-gouvernement-veut-utiliser-la-reconnaissance-faciale-pour-identifier-les-citoyens-sur-les-sites-administratifs.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.0pt; font-family: 'Arial',sans-serif; color: #7f7f7f;&quot;&gt;Relance d'alertes sur les liens entre l’Etat libéral et les intérêts privés. Outre AdP, EuropaCity ou la gare de Paris-Nord muée en centre commercial géant, voici deux nouveaux exemples :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman',serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman',serif;&quot;&gt;►&amp;nbsp; La France va devenir le premier Etat d’Europe à pratiquer&lt;strong&gt; la reconnaissance faciale. &lt;/strong&gt;Selon le site du ministère de l’Intérieur &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Arial',sans-serif;&quot;&gt;[*]&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman',serif;&quot;&gt;, il s’agit de &lt;em&gt;“lutter contre les usurpations d’identité en ligne”&lt;/em&gt; en dotant le citoyen d’une identité numérique par fichier biométrique. Concrètement, l’Etat pousse le citoyen à posséder un smartphone Androïd (Google) équipé d’une puce NFC, système seul compatible – actuellement – avec l’application Alicem &lt;em&gt;“développée par la ministère de l’Intérieur et l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS)”&lt;/em&gt;… &lt;em&gt;“Alicem donnera accès à l’ensemble des services partenaires de France Connect, le dispositif de l’Etat qui facilite l’accès des services publics en ligne”,&lt;/em&gt; nous explique le ministère &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Arial',sans-serif;&quot;&gt;[*]&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: 'Times New Roman',serif;&quot;&gt;. Il précise aussi qu’Alicem préfigure&lt;em&gt; “un service plus large d’identité numérique, en cours de conception dans le cadre du programme interministériel mis en place en janvier 2018”. &lt;/em&gt;Si ce n’est pas obligatoire aujourd’hui, ça le sera demain&amp;nbsp;! Les lanceurs d’alerte de ‘La quadrature du Net’ ont donc demandé au Conseil d’Etat d’annuler le décret du&amp;nbsp;13&amp;nbsp;mai&amp;nbsp;2019&amp;nbsp;autorisant la création d'Alicem, qui ne garantit pas le consentement &lt;em&gt;“libre, spécifique, éclairé et univoque”&lt;/em&gt; du citoyen… Passons sur l’aspect orwellien de la reconnaissance faciale, et sur l’engrenage autoritaire de l’Etat néolibéral&amp;nbsp;; notons pour l’instant que l’intrusion des pouvoirs publics français dans la vie du citoyen se fait en lien étroit avec Google&amp;nbsp;: ce qui relativise les effets d’annonce de MM. Macron et Le Maire au sujet des GAFAM.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', serif; color: #000000;&quot;&gt;► Changement de décor. Tribunal administratif de Rennes, lundi 14 octobre : le combatif maire de Langouët, Daniel Gueff, comparaît pour la deuxième fois pour défendre son arrêté anti-pesticides, contre l’Etat qui lui refuse le droit d’agir dans ce domaine. La rapporteure publique rappelle, une fois de plus, que la réglementation sur l’usage des produits &lt;em&gt;“phytosanitaires”&lt;/em&gt; (pesticides) est le monopole du gouvernement. On sait que &lt;strong&gt;les gouvernements successifs depuis un demi-siècle sont proches des agro-industriels de la FNSEA,&lt;/strong&gt; aujourd’hui déchaînés – dans l’impunité – contre toute réglementation… La rapporteure ajoute qu’un maire ne peut outrepasser ses compétences ordinaires &lt;em&gt;“qu’en cas de danger imminent”.&lt;/em&gt; M. Gueff montre alors un bidon de pesticide portant la mention :&lt;em&gt; “Ne pas retourner sur la parcelle pendant les 48 h suivant l’épandage”.&lt;/em&gt; Et il interroge&amp;nbsp;: &lt;em&gt;“Le voilà, le danger imminent&amp;nbsp;! Que dois-je faire&amp;nbsp;: évacuer la population&amp;nbsp;?” &lt;/em&gt;Puis l’avocat des parties civiles dénonce les carences de l’Etat en matière de protection face aux pesticides…&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'Times New Roman', serif; color: #000000;&quot;&gt;D’où vient cette carence&amp;nbsp;? sinon de la longue connivence entre pouvoirs publics et intérêts privés&amp;nbsp;? connivence encore aggravée depuis les années 1990, de Paris à Bruxelles, et devenue &lt;em&gt;progressisme &lt;/em&gt;au temps de la &lt;em&gt;start-up nation&amp;nbsp;&lt;/em&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Arial',sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: 'Arial', sans-serif;&quot;&gt;__________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: 'Arial',sans-serif;&quot;&gt;[*] &amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #808080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: 'Calibri',sans-serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Alicem-la-premiere-solution-d-identite-numerique-regalienne-securisee&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808080;&quot;&gt;https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Alicem-la-premiere-solution-d-identite-numerique-regalienne-securisee&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6044551&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/01/00/4269332959.jpg&quot; alt=&quot;Arrété anti pesticides 2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Consultation publique : distances minimales d'épandage des pesticides</title>
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        <updated>2019-09-14T21:52:00+02:00</updated>
        <published>2019-09-14T21:52:00+02:00</published>
        <summary> Communiqué de la LPO le 14 09 2019  Le gouvernement organise jusqu'au 1er...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de la LPO le 14 09 2019&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le gouvernement organise jusqu'au 1er octobre &lt;a href=&quot;http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-sur-un-projet-de-decret-et-a2032.html&quot;&gt;une consultation publique&lt;/a&gt; sur les conditions d’épandage des pesticides, à laquelle chacun est invité à donner son avis.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La LPO partage l’&lt;a href=&quot;https://nousvoulonsdescoquelicots.org/2019/09/08/5-ou-10-metres-des-habitations-vous-vous-foutez-de-nous/&quot;&gt;avis de l’association &quot;nous voulons des coquelicots&quot;&lt;/a&gt; concernant la consultation sur les distances minimales d’épandage des pesticides.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voici un extrait de cet avis :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Le gouvernement organise depuis le lundi 9 septembre &lt;a href=&quot;http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-sur-un-projet-de-decret-et-a2032.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;une consultation publique&lt;/a&gt; sur les conditions d’épandage des pesticides, à laquelle chacun est invité à donner son avis. Cette consultation publique est une farce, car le résultat en est d’ores et déjà annoncé: à partir de 2020, il faudra respecter une distance de 5 à 10 mètres entre les traitements chimiques et les habitations.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ni 5 mètres, ni 10 mètres&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Une telle décision est une insulte à la science et à notre santé, car les pesticides ne respectent pas les décrets. Ils voyagent sur des kilomètres, rejoignent les cours d’eau, montent dans l’air et les nuages, atteignent facilement le cœur des villes et jusqu’aux foetus. Ils saturent l’air et polluent les pluies. Le lobby des pesticides vient de montrer une nouvelle fois sa puissance. La seule solution scientifiquement fondée, comme le réclame &lt;a href=&quot;https://nousvoulonsdescoquelicots.org/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;le mouvement des Coquelicots&lt;/a&gt; depuis un an: la fin de tous les pesticides de synthèse.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La question est mal posée car ces polluants toxiques sont diffusés partout, sur de longues distances, véhiculés par voies aériennes, terrestres et aquatiques&amp;nbsp;: il ne s’agit donc pas seulement d’interdire l’épandage de pesticides de synthèse à 5, 10 ou 120 mètres des habitations, mais de les bannir de notre environnement dans les meilleurs délais.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/consultation-publique-sur-un-projet-de-decret-et-a2032.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Donnez votre avis sur la consultation.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La LPO invite également ceux qui ne l’auraient pas encore fait à signer l'&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;https://nousvoulonsdescoquelicots.org/l-appel/&quot;&gt;Appel des coquelicots&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.lpo.fr/images/tractor-4217686_1920.jpg&quot; alt=&quot;tractor-4217686_1920.jpg&quot; width=&quot;614&quot; height=&quot;409&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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