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<title>Last posts on perrine mansuy</title>
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<name>Denis Desassis</name>
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<title>Vagues de rentrée</title>
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<updated>2015-09-07T07:04:00+02:00</updated>
<published>2015-09-07T07:04:00+02:00</published>
<summary>  On pourra dire tout ce qu’on veut, mais si le mois de septembre ne marque...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5149590&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maitrechronique.hautetfort.com/media/02/00/4056421379.jpg&quot; alt=&quot;Brazier_Septieme_Vague.jpg&quot; /&gt;On pourra dire tout ce qu’on veut, mais si le mois de septembre ne marque pas la fin de l’été, il est pour beaucoup d’entre nous – ceux qui encore la chance d’avoir du travail – un symbole de rentrée. C’est aussi le mois de l’automne (les spécialistes vous expliqueront même que le début du mois de septembre correspond à celui de l’automne météorologique) et de ses couleurs incomparables dans la lumière de jours plus courts. Fin d’un cycle, début d’un autre, mouvement perpétuel de la vie, temps qui passe... Voilà pour la carte postale... La lutte est inégale mais il me plaît de penser que la musique constitue l’une des armes qu’on peut toujours brandir au moment opportun, comme celui des heures mélancoliques face à la détresse du monde et à ses horreurs répétées.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Prenez par exemple&amp;nbsp;&lt;em&gt;SepTièME VaGue&lt;/em&gt;&amp;nbsp;, le nouveau disque du contrebassiste &lt;strong&gt;Christian Brazier&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: plongez sans modération dans ses eaux translucides, laissez-vous porter par son vent de liberté et constatez-en les bienfaits immédiats. Voilà un cadeau idéal pour une rentrée réussie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Christian Brazier, donc. Bientôt près de 30 ans que ce musicien originaire du sud de la France fait sonner sa contrebasse dans l’univers du jazz et des musiques improvisées. Membre du Akosh S Unit pendant cinq ans au début des années 2000, il s’est fait connaître en Europe, en Russie ou au Japon. Nous en étions restés à un hommage rendu au navigateur écrivain Bernard Moitessier avec son sixième disque intitulé &lt;em&gt;Circumnavigation&lt;/em&gt;, publié en 2010. Avec une formation légèrement remaniée (l’Australien &lt;strong&gt;Dylan Kent&lt;/strong&gt; remplaçant Jean-Luc Di Fraya à la batterie), et dont ce nouveau disque est le prolongement, Brazier poursuit un chemin parsemé de mélodies qui – c’est lui qui le confie – habitent des &lt;em&gt;chansons&lt;/em&gt; plutôt que des thèmes, mot usuellement employé quand il est question de jazz. Et c’est bien ce qui frappe à l’écoute des dix compositions originales qui forment cette si séduisante &lt;em&gt;SepTièME VaGue&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: la musique de Christian Brazier chante, elle respire et nous appelle, rayonnante, servie avec une grande justesse par une interprétation à la fois lyrique, puissante et souple.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Car au-delà de la paire rythmique formée par Brazier et Dylan Kent, qui séduit par la musicalité et la souplesse de son jeu, au-delà donc de ce muscle cardiaque jamais à court de souffle, il faut bien admettre que les couleurs hissées par &lt;strong&gt;Perrine Mansuy&lt;/strong&gt; (piano) et &lt;strong&gt;Christophe Leloil&lt;/strong&gt; (trompette) sont de toute beauté. Christian Brazier le confie lui-même&amp;nbsp;: il a imaginé ce répertoire et composé cette musique en ayant en tête les différentes personnalités qui allaient la servir. Alors, de la à dire que ces derniers sont comme des poissons dans l’eau au cœur de cette septième vague (septième comme le nombre de disques enregistrés par Brazier, certes, mais aussi parce que les scientifiques expliquent que la septième est la plus forte dans le cycle des vagues), il n’y a qu’un coup de nageoire que je m’empresserai de donner avec un plaisir non dissimulé. Fidèle à ce qu’on sait déjà d’elle, Perrine Mansuy allie rigueur, concision (elle ne joue jamais trois notes ou accords si deux suffisent) et un sens aigu de la narration, imposant quand il le faut des respirations qui ne font que souligner les qualités d’un doigté d’une grande densité et qui, à tout instant, semble raconter une histoire (écoutez le lyrisme de son introduction très &lt;em&gt;jarrettienne&lt;/em&gt; sur «&amp;nbsp;D’août&amp;nbsp;», c’est le frisson assuré). Son actualité mettra prochainement en évidence un talent qu’il me plaît de souligner, aussi bien à avec la parution de son prochain album (&lt;em&gt;Rainbow Shell&lt;/em&gt;, annoncé chez Laborie au mois d’octobre) que par sa participation au projet &lt;em&gt;Over The Hills&lt;/em&gt; dont les initiateurs ont pour nom Bruno Tocanne et Bernard Santacruz et qui, lui, verra le jour au mois de décembre chez iMuzzic. Christophe Leloil, quant à lui, est rayonnant et volubile. Nul besoin d’être un expert pour comprendre l'étendue de ses qualités : un son ample et rond, une fluidité et une énergie qui entrent en résonnance avec ce milieu aquatique, mais aussi une fougue communicative, comme lorsqu’il entame le percutant «&amp;nbsp;Sur les sentiers de la gloire&amp;nbsp;». Il y a chez le trompettiste l'expression d'une saine gourmandise quand il libère des notes en cascades comme s'il s'agissait de mieux nourrir le flux et le reflux de toutes ces vagues.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Christian Brazier a constitué une équipe (un équipage, devrait-on dire) qui agit comme le révélateur de ses compositions. On peut tout aussi bien se laisser tranquillement dériver sur «&amp;nbsp;Le Lac Majeur&amp;nbsp;» que surfer sur une «&amp;nbsp;Septième vague&amp;nbsp;» aux rebondissements multiples. Mais aucun risque de noyade car le capitaine veille au grain et de belle manière.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous l’avez compris – et là je m’adresse aussi à celles et ceux qui continuent de penser à tort, véhiculant par distraction un cliché éculé, que le jazz est avant tout affaire de verbiage et de chorus bavards – &lt;em&gt;SepTièME VaGue&lt;/em&gt; est un album d’une grande justesse, témoignage d’un parcours sans faute et pensé pour les musiciens qui se sont impliqués dans sa réalisation, sans oublier le rôle prépondérant de Gérard de Haro au Studio «&amp;nbsp;La Buissonne&amp;nbsp;», dont le travail sur le son est essentiel. Évidence des mélodies, solidarité d’un quartet solaire, mobilisation des énergies sont au service d’un propos dont la densité le dispute au lyrisme. Le disque sortira à la fin du mois de septembre sur le label ACM Jazz&amp;nbsp;: ne manquez pas cette occasion de vous offrir un bain de jazz comme on l’aime tant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/12o0fnvhCac&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Christian Brazier Quartet&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;SepTièME VaGue&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Christophe LELOIL&lt;/strong&gt; (trompette), &lt;strong&gt;Perrine MANSUY&lt;/strong&gt; (piano), &lt;strong&gt;Christian BRAZIER&lt;/strong&gt; (contrebasse, compositions), &lt;strong&gt;Dylan KENT&lt;/strong&gt; (batterie).&lt;br /&gt;ACM Jazz Label – ACM 63&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5150259&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://maitrechronique.hautetfort.com/media/00/00/2311008414.jpg&quot; alt=&quot;Perez_Zapata_Phasme.jpg&quot; /&gt;J’en profite pour vous signaler qu’on retrouve le même Christian Brazier en bonne place sur &lt;em&gt;Phasme&lt;/em&gt;, un disque enregistré par le trio du pianiste &lt;strong&gt;René Perez Zapata&lt;/strong&gt;, également publié sur le label ACM Jazz. Encore faudrait-il parler DES trios puisque cet album est en réalité composé de deux parties distinctes, enregistrées live, mais à dix ans d'écart. La première, avec Rudy Piccinelli (batterie) et Guillaume Lys (contrebasse) remonte à 2003&amp;nbsp;; la seconde date de 2013 et, outre Perez Zapata et Brazier, bénéficie du concours de Fabien Leroy (batterie). René Perez Zapata – tous cheveux et longue barbe dehors et dont les premières influences sont à chercher du côté du rock progressif et du jazz rock – fait avec une grande conviction la démonstration d’un jazz à la fois marqué par la variété de ses couleurs et la justesse de son discours, jamais bavard (j’ai l’air de me répéter en disant cela, mais c’est exprès) et néanmoins passionné. Encore un exemple de force tranquille. Il s’en dégage un sentiment paradoxal de puissance et de légèreté, où la quête de la mélodie est constamment présente et l'énergie déployée salutaire. Peut-être est-ce là le sens à donner au titre du disque&amp;nbsp;: tout comme les phasmes, insectes capables d’imiter la texture des feuilles pour mieux se rendre invisibles, le chant de ces deux trios se révèle au fur et à mesure des écoutes, quand on prend soin de s’en approcher doucement. &lt;em&gt;Phasme&lt;/em&gt; est le témoignage d’une musique vivante, où la surprise guette à chaque instant. Une belle découverte.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;René Perez Zapata Trio&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Phasme&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;René PEREZ ZAPATA&lt;/strong&gt; (piano, syntéhtiseur), &lt;strong&gt;Rudy PICCINELLI&lt;/strong&gt; (batterie), &lt;strong&gt;Guillaume LYS&lt;/strong&gt; (contrebasse), &lt;strong&gt;Fabien LEROY&lt;/strong&gt; (batterie), &lt;strong&gt;Christian BRAZIER&lt;/strong&gt; (contrebasse).&amp;nbsp;&lt;br /&gt;ACM Jazz Label – ACM 62&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Denis Desassis</name>
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<title>Galettes de rois... et de reines !</title>
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<updated>2011-12-13T20:25:00+01:00</updated>
<published>2011-12-13T20:25:00+01:00</published>
<summary>    Disques de l'année... L’exercice peut paraître vain, tout comme l’idée...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3339782&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/01/02/2169702653.jpg&quot; alt=&quot;2011_disques_blog.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Disques de l'année... L’exercice peut paraître vain, tout comme l’idée d’un palmarès, mais comme l'ami &lt;a href=&quot;http://www.franpisunship.com/archives/2011/12/12/22952389.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Franpi&lt;/a&gt; s'y est collé, alors j'y vais de ma petite liste. Ici je vous propose en toute simplicité un rapide retour en arrière sur les mois qui viennent de s’écouler, en essayant, sans trop réfléchir toutefois, de penser aux disques (je me suis volontairement limité à ce qu’on appelle communément le jazz) dont les musiques me trottent dans la tête… C’est très injuste pour tous les autres – si nombreux – dont une petite sélection tout aussi incomplète vous est proposée à la fin de cette note. Je précise enfin que l’ordre de cette douzaine dorée ne répond à aucune logique particulière.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Libre(s)Ensemble&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Pour sa démarche libertaire, ses élans et le souffle de ses influences, qui vont d’Ornette Coleman à King Crimson en passant par le Liberation Music Orchestra. Du grand art pour un grand ensemble. La bande à Tocanne frappe fort, elle qui nous séduisait déjà beaucoup avec &lt;em&gt;4 New Dreams&lt;/em&gt; et continue de nous passionner avec &lt;em&gt;Mad Kluster Vol. 1&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Libre(s)Ensemble&lt;/em&gt; n'en finit pas de tourner en boucle par ici…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Artaud&amp;nbsp;: Music From Early Times&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Trop méconnu et pourtant quel disque&amp;nbsp;! Vincent Artaud, compositeur, arrangeur, multi instrumentiste, réinvente son propre monde un peu mystérieux, celui des origines, entre grands espaces inquiets et paysages brûlants. Une certaine vision de l’infini passée inaperçue pour des raisons tout aussi mystérieuses… Il n’est jamais trop tard pour bien faire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Perrine Mansuy Quartet&amp;nbsp;: Vertigo Songs&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Parce qu’il y a chez la pianiste et ses complices ce brin de folie onirique dont le charme opère instantanément. Une apparence de classicisme&amp;nbsp;sous une trame très mélodique&amp;nbsp;qui cède vite la place à un univers poétiquement décalé. La guitare de Rémy Decrouy est envoûtante, les percussions de Jean-Luc Difraya sont des enluminures et le chant de Marion Rampal nous embarque dans ses espiègleries. Perrine Mansuy nous enchante…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sphère&amp;nbsp;: Parhélie&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Jean Kapsa, Antoine Reininger, Maxime Fleau. Ils sont jeunes, ils ont du talent à revendre. Leur premier disque, d’une grande maturité, n’est jamais démonstratif. La sérénité de leur propos vient apporter un contrepoint pacifié au quartet Festen, une autre formation subtilement créatrice de tension dont deux des musiciens du trio Sphère sont les membres très actifs. Tout ce petit monde est décidément passionnant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ping Machine&amp;nbsp;: Des trucs pareils&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Coup de cœur pour ce quasi big band aux envolées chaudes et puissantes, au sein duquel chaque musicien s’exprime dans un état de liberté dont on ressent vite le besoin à la manière d’une dépendance. Une réponse flamboyante aux fossoyeurs récurrents du jazz, qui est ici plus que vivant. Il bouillonne&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Maria Laura Baccarini&amp;nbsp;: Furrow&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Ou comment faire voler en éclats le répertoire de Cole Porter jusqu'à le rendre méconnaissable et lui donner une nouvelle dimension, fulgurante, entre jazz et rock, au point de dessiner parfois le portrait d’une version contemporaine du &lt;em&gt;rock progressif&lt;/em&gt;. La voix de l’italienne est ici l’un des six instruments d’un groupe terriblement inventif. On se réjouit des prestations inspirées de Régis Huby ou Eric Echampard... et des autres&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pierrick Pédron&amp;nbsp;: Cheerleaders&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Les majorettes du saxophoniste sont un peu énigmatiques. Rêve&amp;nbsp;? Réalité&amp;nbsp;? Allez savoir. Elles sont ici le prétexte à une suite d’histoires dans laquelle le sextet de Pierrick Pédron, ne cherche pas seulement à donner un prolongement au captivant &lt;em&gt;Omry&lt;/em&gt;. Il est l’affirmation singulière d’une puissance aux couleurs presque rock et d’une créativité dont le jazz a le secret. Bref, c’est assez explosif et très chaleureux. Comme Pierrick Pédron lui-même.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Samuel Blaser&amp;nbsp;: Boundless&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le jeune Helvète est un tromboniste prolifique qui n’hésite pas à bousculer notre confort douillet pour nous inviter à partager ses déambulations très imaginatives. Son association en quatuor dans lequel le guitariste Marc Ducret est parfait comme d’habitude, séduit par un cheminement complexe mais toujours débordant de vitalité. Quelques mois plus tôt, Blaser nous offrait avec &lt;em&gt;Consort In Motion&lt;/em&gt; une relecture originale de Monteverdi, avec l’appui du regretté Paul Motian. Il était aussi de la fête des &lt;em&gt;4 New Dreams&lt;/em&gt; de Bruno Tocanne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Stéphane Kerecki &amp;amp; John Taylor&amp;nbsp;: Patience&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Un duo presque nocturne, contrebasse et piano. Deux générations dont la conversation est une démonstration lumineuse. Ce disque est à sa manière une incarnation de l’harmonie vers lequel on revient naturellement, en toute confiance.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Stéphane Belmondo&amp;nbsp;: The Same As It Never Was Before&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Ici, il faudrait parler d’épanouissement. Le trompettiste est au meilleur d’une forme qui doit aussi beaucoup au talent de ses comparses et particulièrement d’une paire américaine de grande expérience, le pianiste Kirk Lightsey et le batteur Billy Hart. Un disque à savourer, tranquillement, pour sa plénitude et la sagesse qu’il dégage.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lionel Belmondo &quot;Hymne au Soleil&quot; : Clair Obscur&lt;br /&gt; &lt;/strong&gt;Frère du précédent, le saxophoniste poursuit sa quête, celle du passage entre des univers qui ne sont séparés les uns des autres que dans les esprits les plus étroits. Suite d’&lt;em&gt;Hymne au Soleil&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Clair Obscur&lt;/em&gt; jette de nouveaux ponts entre la musique dite classique du début du XXe siècle et le jazz. Son «&amp;nbsp;Nocturne&amp;nbsp;», qui va de Gabriel Fauré à John Coltrane, est magnifiquement emblématique de la démarche d’un musicien habité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Giovanni Mirabassi : Adelante&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le pianiste italien remet le couvert ! Dix ans après &lt;em&gt;Avanti,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Adelante&lt;/em&gt; se présente comme un manifeste avec sa succession d’hymnes puisés dans le patrimoine mondial de la résistance à l’oppression. Cette apologie de la liberté s’exprime dans toute la puissance d’une interprétation solitaire et méditative.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et pour quelques galettes de plus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je n’oublie pas, parmi des dizaines et des dizaines d’autres&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Canto Negro&lt;/em&gt; (Henri Texier Nord Sud Quintet), &lt;em&gt;Dig It To The End&lt;/em&gt; (Tonbruket), &lt;em&gt;Five&lt;/em&gt; (Prysm), &lt;em&gt;Songs Of Freedom&lt;/em&gt; (Nguyen Lê), &lt;em&gt;The Crow&lt;/em&gt; (Plaistow), &lt;em&gt;Avec deux ailes&lt;/em&gt; (Sébastien Llado Quartet), &lt;em&gt;Heterotopos&lt;/em&gt; (D!Evrim), &lt;em&gt;Seven Seas&lt;/em&gt; (Avishai Cohen), &lt;em&gt;Prétextes&lt;/em&gt; (Christophe Dal Sasso), &lt;em&gt;Downtown Sorry &lt;/em&gt;(Roberto Negro Trio), &lt;em&gt;Nos sons unis&lt;/em&gt; (Big 4), &lt;em&gt;Tower # 1&lt;/em&gt; (Marc Ducret)… à vous de compléter maintenant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faudrait plusieurs vies, quand on y réfléchit...&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Denis Desassis</name>
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<title>Perrine Mansuy Quartet - Vertigo Songs</title>
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<updated>2011-09-12T07:27:14+02:00</updated>
<published>2011-09-12T07:27:14+02:00</published>
<summary>  Il est des disques qui semblent tombés du ciel, inattendus et charmeurs,...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3194812&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/01/00/822443829.jpg&quot; alt=&quot;perrine mansuy, vertigo songs, citizen jazz&quot; /&gt;Il est des disques qui semblent tombés du ciel, inattendus et charmeurs, qui vous plongent dans le bien-être dès la première seconde au point qu’ils paraissent toujours trop courts.&amp;nbsp;&lt;em&gt;Vertigo Songs&lt;/em&gt;, tout empreint d’une élégance gracile et de ce brin de folie sans lequel la musique ne serait pas une aventure renouvelée, est de ceux-là. Le quartet de la pianiste&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Perrine Mansuy&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;frappe juste et fort avec ce bel album aérien dont la musique épurée vous attrape par la manche pour ne pas vous lâcher de sitôt.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lire la suite de cette chronique sur &lt;a href=&quot;http://www.citizenjazz.com/Perrine-Mansuy-Quartet,3466040.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Citizen Jazz&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;
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<author>
<name>Denis Desassis</name>
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<title>Big Bands etc.</title>
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<updated>2011-08-26T16:02:00+02:00</updated>
<published>2011-08-26T16:02:00+02:00</published>
<summary> Assez curieusement, la période estivale aura été pour moi placée sous le...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Assez curieusement, la période estivale aura été pour moi placée sous le signe de ces formations élargies qu’on appelle &lt;em&gt;Big Bands&lt;/em&gt;. Ceux-ci, à leur manière, m’ont en quelque sorte (pour)suivis sans que je ne m’en explique la raison.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171661&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/02/01/534968081.jpg&quot; alt=&quot;christophe dal sasso, pierre bertrand, bernica octet, françois jeanneau, billy cobham, pierrick pedron, amazing keystone big band, perrine mansuy, citizen jazz&quot; /&gt;En rédigeant mes dernières chroniques pour &lt;a href=&quot;http://www.citizenjazz.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Citizen Jazz&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (ces dernières restant à paraître), j’ai d’abord connu l’immense bonheur de m’immerger dans la musique luxuriante de &lt;strong&gt;Christophe Del Sasso&lt;/strong&gt;, dont le dernier &lt;em&gt;Prétextes&lt;/em&gt; n’est rien moins qu’un enchantement de chaque instant : à la richesse des couleurs et des arrangements, aux textures soyeuses qui ne sont pas sans rappeler parfois l&lt;em&gt;’Hymne au Soleil &lt;/em&gt;de Lionel Belmondo, viennent se superposer les élans tout aussi lumineux d’artistes accomplis dont les qualités d’improvisateurs se coulent naturellement dans le moule d’une écriture extrêmement précise. Citons parmi ces derniers les saxophonistes David El Malek et Sophie Alour, aux styles très opposés, le premier comme dans une longue quête intérieure et transcendantale, la seconde au jeu plus rugueux et presque géométrique ; Julien Alour à la trompette ; Jerry Edwards au trombone ; sans oublier le bouillonnant Pierre De Bethmann (claviers) et l’excellent Franck Agulhon (batterie), décidément toujours dans les bons coups !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171665&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/00/00/2635298226.jpg&quot; alt=&quot;christophe dal sasso,pierre bertrand,bernica octet,françois jeanneau,billy cobham,pierrick pedron,amazing keystone big band,perrine mansuy,citizen jazz&quot; /&gt;Dans un style radicalement différent, plus directement festif, aux accents méditerranéens voire latino-américains, le &lt;strong&gt;Nice Jazz Orchestra&lt;/strong&gt; emmené par Pierre Bertrand et ses complices niçois Christian Pachaudi et Alain Asplanato déboule sans complexe et affiche un &lt;em&gt;groove&lt;/em&gt; revigorant, dynamité à chaque moment par ses solistes qui, comme le dit si bien le titre du disque, nous font un vrai &lt;em&gt;Festival&lt;/em&gt;. On ne pourra que regretter plus encore la disparition brutale et bien trop précoce du trompettiste François Chassagnite dont l’expressivité éclate sur «My Funny Valentine» qui ouvre le disque. NJO donne la pêche, voilà qui ne fait aucun doute et nous rappelle que le même Pierre Bertrand, flanqué du trompettiste Nicolas Folmer, avait déjà bien fait parler la poudre avec son Paris Jazz Big Band. Quelle sera la prochaine ville mise en lumière&amp;nbsp;? A suivre...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171667&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/02/02/2635298226.jpg&quot; alt=&quot;christophe dal sasso,pierre bertrand,bernica octet,françois jeanneau,billy cobham,pierrick pedron,amazing keystone big band,perrine mansuy,citizen jazz&quot; /&gt;Le &lt;strong&gt;Bernica Octet&lt;/strong&gt; (allez, soyons approximatifs, c’est presque un big band) récidive : son &lt;em&gt;Very Sensitive&lt;/em&gt; publié en 2009 était déjà bien réjouissant. &lt;strong&gt;François Jeanneau&lt;/strong&gt; et son combo lorrain emmené par le trompettiste René Dagognet y avançaient des arguments séduisants, là aussi sous la forme d’arrangements très soignés. Deux ans plus tard, les voilà qui reviennent avec une double galette très copieuse : si la seconde appelée &lt;em&gt;Bric à brac&lt;/em&gt; peut être perçue comme la suite logique de &lt;em&gt;Very Sensitive&lt;/em&gt;, il n’en va pas de même pour l’étonnant &lt;em&gt;Périple en Soundpainting&lt;/em&gt;. Je ne reviendrai pas ici en détail sur cette technique gestuelle inventée dans les années 80 par Walter Thomson, mais il faut souligner que les inquiétudes qu’on pouvait formuler à l’idée de l’enregistrement d’une musique dont une large part est visuelle (les musiciens obéissant aux gestes du chef d’orchestre, selon un alphabet qui en comporte plusieurs centaines, on se dit que le soundpainting prend tout son sens sur scène) sont balayées avec cette heure de musique captées dans sa continuité. Il se passe énormément de choses tout au long de ce joyeux périple, et si l’on a coutume de dire que le diable se cache dans les détails, alors il s’agit bien d’une œuvre endiablée. A écouter attentivement, car voilà un projet captivant qui peut paraître parfois d’un abord complexe mais qui, en réalité, exprime à sa manière la réalité d’une musique vivante. François Jeanneau, toujours sur la brèche !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171671&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/02/00/370194465.jpeg&quot; alt=&quot;christophe dal sasso,pierre bertrand,bernica octet,françois jeanneau,billy cobham,pierrick pedron,amazing keystone big band,perrine mansuy,citizen jazz&quot; /&gt;J’étais aussi très perplexe en écoutant la réédition d’un album sorti quelques années plus tôt, qui est à lui seul comme un défi : le &lt;strong&gt;HR Big Band&lt;/strong&gt;, dirigé par &lt;strong&gt;Colin Towns&lt;/strong&gt; invite le légendaire batteur &lt;strong&gt;Billy Cobham &lt;/strong&gt;pour une relecture d’une bonne partie du répertoire du flamboyant &lt;strong&gt;Mahavishnu Orchestra&lt;/strong&gt; créé au début des années 70 par le guitariste John McLaughlin après son adoubement dans les formations de Miles Davis puis de Tony Williams. Cobham, membre de la première mouture du groupe, avait révélé à cette époque un talent hors normes, qui ne s’est jamais démenti même si, pour être juste, il faut bien dire qu’il n’a depuis jamais trouvé un écrin aussi propice à l’expression de son &lt;em&gt;drumming&lt;/em&gt;. Force est de connaître que la version big band du Mahavishnu a fière allure ! Oui, ça marche. Bien sûr, à l’écoute des grands thèmes du groupe (le HR Big Band a su faire un choix équilibré entre les quatre plus beaux de ses albums), on ne peut s’empêcher d’entendre les versions originales si captivantes, les élans foudroyants et mystiques, les dialogues comme autant de courses effrénées vers la la lumière entre McLaughlin et Jan Hammer, Jerry Goodman ou Jean-Luc Ponty. Mais la sauce prend et ce &lt;em&gt;Meeting Of The Spirits&lt;/em&gt; mérite bien qu’on s’y attarde. Surtout qu’il laisse à Billy Cobham une place prépondérante, pour notre plus grande joie.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171705&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/00/02/258493398.jpg&quot; alt=&quot;christophe dal sasso,pierre bertrand,bernica octet,françois jeanneau,billy cobham,pierrick pedron,amazing keystone big band,perrine mansuy,citizen jazz&quot; /&gt;Pas de disque, mais un concert récemment donné par l’&lt;strong&gt;Amazing Keystone Big Band&lt;/strong&gt; au dernier festival de Vienne, le 5 juillet. Dans le cadre prestigieux du théâtre antique, ces jeunes musiciens (la plupart ayant des attaches lyonnaises, et notamment celle du club appelé La Clef de Voûte, les anglicistes comprendront...) ont offert une prestation très enjouée, à la fois dans le respect d’une certaine tradition du jazz (ils avaient pour l’occasion quelques invités prestigieux comme l’organiste Rhoda Scott ou le vibraphoniste Michel Hausser) et dans un mode d’expression qui privilégie l’énergie. Je n’étais pas de la fête, mais mon rejeton - lui-même saxophoniste alto du Keystone - m’a permis de visionner un DVD de cette soirée. Là aussi, beaucoup de joie dans le jeu, la même dose de plaisir dans l’écoute, avec en ce qui me concerne une petite pointe d’émotion de le voir au milieu de cette fête.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171675&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/00/01/146657834.jpg&quot; alt=&quot;christophe dal sasso,pierre bertrand,bernica octet,françois jeanneau,billy cobham,pierrick pedron,amazing keystone big band,perrine mansuy,citizen jazz&quot; /&gt;Peut-on parler de big band au sujet de &lt;em&gt;Cheerleaders&lt;/em&gt;, le nouveau disque de &lt;strong&gt;Pierrick Pédron&lt;/strong&gt;, qui sortira au mois de septembre ? Non... mais si, quand même un peu. Si la formation, celle de son précédent &lt;em&gt;Omry&lt;/em&gt;, s’articule autour de six musiciens qui forment un sacré combo dont la musique doit autant au rock qu’au jazz, l’histoire de ces majorettes a nécessité l’adjonction d’une bonne quinzaine de musiciens pour l’enregistrement d’une suite de fanfares qui viennent ponctuer le récit que le saxophoniste nous propose. Entre rêve et réalité, entre fanfares évanescentes et lourdes charges à haute teneur en électricité, la musique de Pierrick Pédron s’affirme comme unique. Et surtout, le groupe a su se créer en peu de temps une vraie identité sonore. Attention, c’est du lourd, pour moi un disque essentiel. Un événement...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171702&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.maitrechroniquelight.com/media/01/02/1707190914.jpg&quot; alt=&quot;christophe dal sasso,pierre bertrand,bernica octet,françois jeanneau,billy cobham,pierrick pedron,amazing keystone big band,perrine mansuy,citizen jazz&quot; /&gt;Pour paraphraser mon camarade &lt;a href=&quot;http://www.franpisunship.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;Franpi&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, je pourrais terminer cette note en vous disant : et un disque qui n’a rien à voir !!! Oui, parce que je ne peux résister au plaisir de vous suggérer de prêter très vite une oreille attentive au disque du quartet de la pianiste &lt;strong&gt;Perrine Mansuy&lt;/strong&gt;. Ses &lt;em&gt;Vertigo Songs &lt;/em&gt;sont rien moins qu’enchanteurs, voire ensorcelants. Voilà un disque aérien, peuplé de rêves, habité par la grâce mais aussi par une pointe de folie à laquelle le chant de Marion Rampal (qui signe les textes) n’est certainement pas étranger. Il serait par ailleurs très injuste de ne pas citer l’autre moitié de ce quatuor fort passionnant : le guitariste Rémi Decrouy - dont le jeu subtile alterne impressionnisme et flammèches électriques - et le percussionniste Jean-Luc Difraya, qui marie pulsion et légèreté. A commander d’urgence ! Vous pouvez en écouter ici un extrait avant de vous ruer sur &lt;a href=&quot;http://www.abeillemusique.com/CD/Jazz-Blues/LJ16/0810473014127/Laborie/Perrine-Mansuy/Vertigo-Songs/cleart-53838.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le site d’Abeille Musique&lt;/a&gt;...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3171654&quot; src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/graphics/insert-multimedia.jpg&quot; alt=&quot; http://www.maitrechroniquelight.com/media/00/01/2214837498.mp3&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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