<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.hautetfort.com/css/atom.xsl" ?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
    <title>Last posts on monde moderne</title>
    <link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/monde moderne/atom.xml"/>
    <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/monde moderne" />
    <updated>2026-05-15T03:58:00+02:00</updated>
    <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights>
    <generator uri="https://www.hautetfort.com/" version="1.0">https://www.hautetfort.com/</generator>
    <id>https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/monde moderne/atom.xml</id>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Du Loup des steppes à Bardamu : Hesse et Céline contre le monde moderne</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2022/01/04/du-loup-des-steppes-a-bardamu-hesse-et-celine-contre-le-monde-moderne.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2022-01-04:6358461</id>
        <updated>2022-01-04T16:27:09+01:00</updated>
        <published>2022-01-04T16:27:09+01:00</published>
        <summary>          Du  Loup des steppes  à Bardamu: Hesse et Céline contre le monde...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6322949&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/626343839.jpg&quot; alt=&quot;1628495724213,louis-ferdinand-celine-mehrere-tausende-unveroeffentlichte-manuskripte-briefe-und-einen-ganzen-roman-wurden-gefunden-102~_v-16x9@2dL_-6c42aff4e68b43c7868c3240d3ebfa29867457da.jpg&quot; width=&quot;585&quot; height=&quot;329&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Du &lt;em&gt;Loup des steppes&lt;/em&gt; à Bardamu: Hesse et Céline contre le monde moderne&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Nicolas Bonnal&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;C’est le hasard de mon livre sur Céline qui me fit retrouver Hermann Hesse, écrivain déjà bien oublié. Mais dans le Loup des steppes il nous semble, sans nous balancer dans la littérature comparée, qu’il aborde le problème de la modernité comme Céline. On est à l’époque de la guerre, de la massification, des abrutissements modernes et des années folles. Voyez la Foule de King Vidor pour évaluer le beuglant…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;On commence par les hommes-masse de notre époque (traduction de Juliette Parry)&amp;nbsp;»&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Il ne s’agit pas ici de l’homme tel que le connaissent l’école, l’économie nationale, la statistique, de l’homme tel qu’il court les rues à des millions d’exemplaires et qu’on ne saurait considérer autrement que le sable du rivage ou l’écume des flots : quelques millions de plus ou de moins, qu’importe, ce sont des matériaux, pas autre chose. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Hesse décrit aussi la vie ennuyée de cet homme-masse façonné par l’industrie et cet écœurement qui en sourd&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« …celui qui a vécu des jours infernaux, de mort dans l’âme, de désespoir et de vide intérieur, où, sur la terre ravagée et sucée par les compagnies financières, la soi-disant civilisation, avec son scintillement vulgaire et truqué, nous ricane à chaque pas au visage comme un vomitif, concentré et parvenu au sommet de l’abomination dans notre propre moi pourri, celui-là est fort satisfait des jours normaux, des jours couci-couça comme cet aujourd’hui ; avec gratitude, il se chauffe au coin du feu ; avec gratitude, il constate en lisant le journal qu’aujourd’hui encore aucune guerre n’a éclaté, aucune nouvelle dictature n’a été proclamée, aucune saleté particulièrement abjecte découverte dans la politique ou les affaires…»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6322950&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/3611331847.jpg&quot; alt=&quot;Oltome-Herman-Hesse-biographie.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Comme Céline ou Ortega Y Gasset (et des dizaines d’autres), Hermann Hesse dénonce cette émergence cette civilisation de la masse satisfaite&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Je ne comprends pas quelle est cette jouissance que les hommes cherchent dans les hôtels et les trains bondés, dans les cafés regorgeant de monde, aux sons d’une musique forcenée, dans les bars, les boîtes de nuit, les villes de luxe, les expositions universelles, les conférences destinées aux pauvres d’esprit avides de s’instruire, les corsos, les stades… »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Une brève allusion à notre américanisation – qui frappe aussi Chesterton ou Bernard Shaw à cette époque&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« En effet, si la foule a raison, si cette musique des cafés, ces plaisirs collectifs, ces hommes américanisés, contents de si peu, ont raison, c’est bien moi qui ai tort, qui suis fou, qui reste un loup des steppes, un animal égaré dans un monde étranger et incompréhensible, qui ne retrouve plus son cli mat, sa nourriture, sa patrie. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Le personnage couche avec des danseuses lesbiennes découvre le fox-trot et la musique nègre. Mais voici ce que dit la danseuse:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Crois-tu que je ne puisse comprendre ta peur du fox-trot, ton horreur des bars et des dancings, ta résistance au jazz-band et à toutes ces insanités ? Je ne les comprends que trop, et aussi ton dégoût de la politique, ton horreur des bavardages et des agissements irresponsables des partis et de la presse, ton désespoir en face de la guerre, celle qui fut et celle qui viendra, en face de la façon dont on pense aujourd’hui, dont on lit, dont on construit, dont on fait de la musique, dont on célèbre les cérémonies, dont on fabrique l’instruction publique ! Tu as raison, Loup des steppes, tu as mille fois raison, et pourtant tu dois périr. Tu es bien trop exigeant et affamé pour ce monde moderne, simple, commode, content de si peu ; il te vomit, tu as pour lui une dimension de trop. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6322951&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/2776498085.jpg&quot; alt=&quot;655px-Foxtrot.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après on donne une définition de loup des steppes (titre d’un groupe de pop au temps jadis)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&amp;nbsp;« Celui qui veut vivre en notre temps et qui veut jouir de sa vie ne doit pas être une créature comme toi ou moi. Pour celui qui veut de la musique au lieu de bruit, de la joie au lieu de plaisir, de l’âme au lieu d’argent, du travail au lieu de fabrication, de la passion au lieu d’amusettes, ce joli petit monde-là n’est pas une patrie… »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Et si Céline a dit que la vérité de ce monde c’est la mort&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Il en fut toujours ainsi, il en sera toujours ainsi ; la puissance et l’argent, le temps et le monde appartiennent aux petits, aux mesquins, et les autres, les êtres humains véritables, n’ont rien. Rien que la mort… »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Et si Céline a dit que la postérité c’est pour les asticots&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« La gloire, ça n’existe que pour l’enseignement, c’est un truc des maîtres d’école. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Antisémitisme&amp;nbsp;; Hesse le voit pointer comme la prochaine guerre dès le début des années vingt, au moment où Céline vit le Voyage&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Il n’a pas vécu la guerre, ni le bouleversement des bases de la pensée par Einstein (cela, pense-t-il, est du domaine des mathématiciens) ; il ne voit pas comment se prépare autour de lui la prochaine guerre ; il tient pour haïssables les Juifs et les communistes ; il est un brave gosse insouciant et gai qui se prend au sérieux, il est digne d’être envié. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;L’Allemagne est déjà prête pour la prochaine guerre comme le voit Bainville à la même époque. On a aussi fait ce qu’il fallait au traité de Versailles (lisez Guido Preparata à ce sujet)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« C’est cela qu’ils ne me pardonnent pas, car, bien entendu, ils sont tous innocents : le Kaiser, les généraux, les grands industriels, les politiciens, les journaux, nul n’a rien à se reprocher, ce n’est la faute de personne. On croirait que tout va on ne peut mieux dans le monde ; seulement, voilà, il y a une douzaine de millions d’hommes assassinés. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6322952&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/694044870.jpg&quot; alt=&quot;celine_1_louis-ferdinand-celine-gen-paul-pierre-labric-1942.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Hesse aussi hait ces journaux qui rendront fou Céline&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Deux tiers de mes compatriotes lisent cette espèce de journaux, entendent ces chansons matin et soir ; de jour en jour, on les travaille, on les serine, on les traque, on les rend furieux et mécontents ; et le but et la fin de tout est encore la guerre, une guerre prochaine, probablement encore plus hideuse que celle-ci. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Hesse décrit dégoûté une absorption des journaux&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;C’est bizarre, tout ce qu’un homme est capable d’avaler ! Pendant près de dix minutes, je lus un journal et laissai pénétrer en moi, par le sens de la vue, l’esprit d’un homme irresponsable, qui remâche dans sa bouche les mots des autres et les rend salivés, mais non digérés. C’est cela que j’absorbai pendant un laps de temps assez considérable.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Et si Céline parle de la musique judéo-saxo-nègre, Hesse aussi&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Lorsque je passai devant un dancing, un jazz violent jaillit à ma rencontre, brûlant et brut comme le fumet de la viande crue. Je m’arrêtai un moment : cette sorte de musique, bien que je l’eusse en horreur, exerçait sur moi une fascination secrète. Le jazz m’horripilait, mais je le préférais cent fois à toute la musique académique moderne ; avec sa sauvagerie rude et joyeuse, il m’empoignait, moi aussi, au plus profond de mes instincts, il respirait une sensualité candide et franche ».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Céline et les nègres&amp;nbsp;? Hermann Hesse et les nègres, et la bonne musique nègre&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Et cette musique-là avait l’avantage d’une grande sincérité, d’une bonne humeur enfantine, d’un négroïsme non frelaté, digne d’appréciation. Elle avait quelque chose du Nègre et quelque chose de l’Américain qui nous paraît, à nous autres Européens, si frais dans sa force adolescente. L’Europe deviendrait-elle semblable ? Était-elle déjà sur cette voie ? »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6322954&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/3448827877.jpg&quot; alt=&quot;838_armstrong000_sapa980709659280.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Toute la vieille culture est remise en cause comme chez Elie Faure à la même époque&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Nous autres vieux érudits et admirateurs de l’Europe ancienne, de la véritable musique, de la vraie poésie d’autrefois, n’étions-nous après tout qu’une minorité stupide de neurasthéniques compliqués, qui, demain, seraient oubliés et raillés ? Ce que nous appelions « culture », esprit, âme, ce que nous qualifiions de beau et de sacré n’était-ce qu’un spectre mort depuis longtemps, et à la réalité duquel croyaient seulement quelques fous ? Ce que nous poursuivions, nous autres déments, n’avait peut-être jamais vécu, n’avait toujours été qu’un fantôme ? »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Comme dit Debord l’ancienne culture elle est congelée.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Néanmoins Hesse ne fait pas preuve d’hypocrisie, et il nous donne sa deuxième définition du loup des steppes&amp;nbsp; c’est un bohême collaborateur de cette bourgeoisie.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;En effet, la puissance de vie du bourgeoisisme ne se base aucunement sur les facultés de ses membres normaux, mais sur celles des outsiders extrêmement nombreux, qu’il est capable de contenir par suite de l’indétermination et de l’extensibilité de ses idéals. Il demeure toujours dans le monde bourgeois une foule de natures puissantes et farouches. Notre Loup des steppes Harry en est un exemple caractéristique. Lui, qui a évolué vers l’individualisme bien au-delà des limites accessibles au bourgeois, lui qui connaît la félicité de la méditation, ainsi que les joies moroses de la haine et de l’horreur de soi, lui qui méprise la loi, la vertu et le sens commun, est pourtant un détenu du bourgeoisisme et ne saurait s’en évader. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6322956&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/2992667606.jpg&quot; alt=&quot;9274f504db73bb897edd1bd634e8c37f.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;On se vent âme et corps au monde moderne et à sa technique de divertissement. Si notre Céline a dit que les Américains font l’amour comme les oiseaux, Hermann Hesse montre que son époque est libérée et son Allemagne de Weimar aussi&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« La plupart étaient extraordinairement douées pour l’amour et assoiffées de ses joies ; la plupart le pratiquaient avec les deux sexes ; elles ne vivaient que pour l’amour, et à côté des amis officiels et payants elles cultivaient d’autres liaisons amoureuses. Actives et affairées, soucieuses et frivoles, sensées et pourtant étourdies, ces libellules vivaient leur vie aussi enfantine que raffinée, indépendantes, ne se vendant que selon leur bon plaisir, attendant tout d’un coup de dés et de leur bonne étoile, amoureuses de la vie et cependant bien moins attachées à elle que ne le sont les bourgeois, toujours prêtes à suivre un prince charmant dans son château de conte de fées, toujours demi-conscientes d’une fin triste et fatale. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;La fille lui reproche de ne pas savoir danser, d’avoir appris le grec et le latin. Vian dira qu’il vaut mieux apprendre à faire l’amour que s’abrutir sur un livre d’histoire. Mais Céline tape tout le temps sur notre éducation et veut nous rapprendre le rigodon.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Le cinéma cette petite mort (Céline)&amp;nbsp;; voici comment Hesse décrit le procès.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;En flânant je passai devant un cinéma, je vis des enseignes lumineuses et de gigantesques affiches coloriées ; je m’éloignai, je revins sur mes pas et finalement j’entrai. Je pourrais demeurer là bien tranquillement jusqu’à onze heures environ. Conduit par l’ouvreuse avec sa lanterne, je trébuchai dans la salle obscure, je me laissai tomber sur un siège et me trouvai tout à coup en plein dans l’Ancien Testament. Le film était un de ceux qu’on tourne à grands frais et avec force trucs soi-disant non pas pour gagner de l’argent, mais dans des buts sublimes et sacrés ; les maîtres de catéchisme y conduisent en matinée leurs élèves.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après il tape encore plus fort sur ce cinéma&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Ensuite, je vis le Moïse monter sur le Sinaï, sombre héros sur une sombre cime, et Jéhovah lui communiquer les dix commandements, avec le concours de l’orage, de la tempête et des signaux lumineux, cependant que son peuple indigne, entre-temps, dressait au pied du mont, le veau d’or et s’abandonnait à des distractions plutôt bruyantes. Il me paraissait bizarre et incroyable de contempler ainsi les histoires saintes, leurs héros et leurs miracles, qui avaient fait planer sur notre enfance les premières divinations vagues d’un monde surhumain ; il me semblait étrange de les voir jouer ainsi devant un public reconnaissant, qui croquait en silence ses cacahuètes : charmante petite saynète de la vente en gros de notre époque, de nos gigantesques soldes de civilisation… »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Et il dit ce qu’il en pense de cette société de consommation et de divertissem
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Depoliticize yourself</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2020/04/21/depoliticize-yourself.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2020-04-22:6231971</id>
        <updated>2020-04-22T00:23:00+02:00</updated>
        <published>2020-04-22T00:23:00+02:00</published>
        <summary>       Tibet...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6122252&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/2112017711.jpg&quot; alt=&quot;19026131lpw-19026380-sommaire-jpg_6282812.jpg&quot; width=&quot;599&quot; height=&quot;398&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: arial black, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Tibet DIKMEN:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: arial black, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Depoliticize yourself&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;In these modern times, every fundamental aspect of humanity (and beyond) has been politicized. The politicization of these fundamental assets of life has inevitably caused them to be claimed by different factions racing in the political arena. The stagnation caused by these ‘claims’ has made it impossible to provide concrete solutions to matters, that weren’t even supposed to be matters in the first place. As every subject that is politicized stagnates, important and authentic assets are being deliberately politicized so that their destruction can get carried out quicker : justice, economic freedom, environement and ecology, tradition and religion (from what’s left of it), family and gender, city planning and architecture,etc…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Let us also not forget that, which ever faction that manages to become mainstream, to get ‘democratically elected’ and gain seats, to officially brand itself under terms such as ‘left, centre, right,...’ or that gets any form of attention from the media, is directly or indirectly at the service of the dark side.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Both the right and the left wing belong to the same dragon.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Politics, in its modern concept, is the dragon that Archangel St-Michael is fighting, and is therefore a threat to the prevealing of Life.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Humans are biological creatures and thus, a part of the natural Whole.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Concepts and corrupted virtues that are forced upon us by self-entitled ‘democratical governments’ such as equality, human rights, liberty and more, are in their essence opposite to the natural order of the Universe. This has resulted in a gradual and somehow ‘unconscious’ quantification of the qualitative aspects of our lives.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;It is always easier to delete numbers than to delete deep rooted abstract and metaphysical concepts. The destructive nature of democracy can also be seen outside and around us, its corrupt modern virtues are not only a foe for humanity but for the entire living things on this planet. From an objective point of view, humans are the ones who have the least suffered from this decay. However, this illusion is only temporary ; the one who is cutting the branch on which he sits, will only get a sense of his mistakes when he achieves his ultimate goal.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6122253&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/2569823454.jpg&quot; alt=&quot;letterazione___cavalcare_la_tigre_by_iamshtain_dc0ukz6-fullview.jpg&quot; width=&quot;504&quot; height=&quot;674&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;In order to ‘ride the tiger’ and survive the civilisational and cultural crumble, some of the Traditionalist thinkers defend a ‘passive apolitiea’ stance. This stance rests on the perception that sooner or later, these modern heretics will auto-annihilate themselves by drowning in their own decay. However, even if they have forgotten it, these are biological beings and are directly linked to the whole. Even if cancerous, they are part of the organism. This would mean that when the time of auto-annihilation will come, they will annihilate the earth with themselves. This can be compared to a very modern phenomenon: the suicide bomber dies alongside the bomb that explodes. Taking the lives of those around him, and damaging the environment too. It is unnecessary for me to emphasize the consequences that 7.5 billion unconscious humans will cause on this tired planet. This behaviour is easily predictable and it’s footsteps can even be seen as of today. With the outbreak of this ‘debatable’ pandemia, some individuals have attempted to contaminate people by spitting and licking public infrastructure (A big number of such cases has been recorded in Belgium, USA and China). This may be the result of a failed individualistic mentality : ‘If I die, everyone should die with me.’&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ccffcc;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;In order to prevent this global mental meltdown, an ‘active apolitea’ is necessary.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Idealistic men should leave former rivalry behind and gain consciousness and unity.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;All political institutions, concepts, and autorities along with economical establishments should be boycotted. Anything that is a result of modernity should be boycotted, this can range from ditching ones TV from the window to refusing to ride a car. The entire space-time in which we are currently stuck in, should be denied. This will not only result in the individual reconnecting with the infinite but, will also detach the individual from the modern ‘volunteer slave’ mentality and give him the necessary awareness to fight it. Ideals and values connected to the infinite are the only truly effective weapons we can arm ourselves with.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;As for societal order, a forced depopulation and degrowth must be enhanced. This will directly and/or indirectly help the planet recover from the deep wounds modern humans have inflicted it with their evergrowing hedonistic desires.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Some parts of the world population facing this ‘forced healing of earth’ will, eventually, gain consciousness of their ‘uselesness’ and will be aware that they take too much space. A big majority of the ‘useless’ will have to sacrifice themselves for the good of the ‘Universe, Nature and Whole’.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Those who are too selfish and/or scared of death, will rush to try to make themselves useful, &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;some will manage to find hidden talents (that were prevented to arise due to a modern lobotomising lifestyle) and some who fail to do so, will have to embrace death. For the ones that meet the natural requirements to stay alive, will have to give back what has been forcefully taken. It is our duty as honorable critters to ask forgiveness and rebuild. But this time, it is not going to be about size or numbers for the Truth does not deal with such reductive concepts.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Humanity must gain awareness of its place in the natural order as soon as possible and (re)gain its decency and humility. Otherwise, doom awaits.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6122254&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/4162821942.jpg&quot; alt=&quot;wasteland.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;u&gt;A planet of waste&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Self-destructive hedonism is not as modern as we may think. It has been the result of the «&amp;nbsp;ego&amp;nbsp;» since our dawn. However, the proportion that it has taken in current times is the result of an ‘enlightened ideal’ that the modern world is so proud with&amp;nbsp;: Individualism. Splitting an organism into seperate entities, each thinking that the world revolves around them, and forcefully feeding their ‘ego’ like water-inflated chickens, has resulted in an entire century of degeneration.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;This is a very well programmed ‘separatism’ agenda, first separating humanity from the Whole and then from itself. To maintain this unconsciousness&amp;nbsp; in the long-term, animalistic pulsions have been severly taunted and kept alive in order to boggle the mind. Furthermore neverding empty desires and reductive behaviour have been succesfully advertised with the help of technology. This also proves that technological advancement, which is a result of democratical progress, is also an enemy of existence once it reaches its ultimate goal. Feeding such a big population with such atrocities is not an easy task, a big portion of ‘life’ has therefore been compromised to meet the demand.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Countless industrial sites and mass-production around every corner of the planet are continuously expoliting the planet. (How much can something inside a barcoded plastic package be called food ?). A child expoliting his mother in order to feed his hedonism must be the biggest heresy of our age.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;The necessary actions that must be undertaken in order to stop this, as we have stated above, will put an end to this excessive gluttony and over-exploitation. However, an enormous chunk of concrete waste alongside chemical and bio-engineered desolation will remain.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;What to do with empty skyscrapers, brutal concrete blocks, uncountable amount of waste and dead bodies&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Titus Burckhardt : « Être conservateur »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2017/08/31/titus-burckhardt-etre-conservateur-5975560.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2017-08-31:5975560</id>
        <updated>2017-08-31T16:45:00+02:00</updated>
        <published>2017-08-31T16:45:00+02:00</published>
        <summary>   Si l’on met de côté toutes les implications politiques que recouvre ce...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5679824&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/02/4120003720.jpg&quot; alt=&quot;titusburckhardt.jpg&quot; /&gt;Si l’on met de côté toutes les implications politiques que recouvre ce terme, le « conservateur » est d’abord quelqu’un qui s’efforce de « conserver ». Pour déterminer si une telle attitude est juste ou erronée, il suffit de considérer ce que l’on cherche à conserver. Si les structures sociales que l’on défend — et du reste c’est toujours de cela qu’il s’agit — sont en conformité avec la finalité la plus haute de la vie humaine, et correspondent aux besoins profonds de l’homme, pourquoi ces structures sociales ne seraient-elles pas aussi bonnes, voire meilleures, que toutes les innovations que le cours du temps peut apporter ? Il paraît normal de suivre un tel raisonnement, mais l’homme contemporain ne raisonne plus normalement. Même lorsqu’il ne méprise pas systématiquement le passé et qu’il ne place pas toute son espérance dans le seul progrès technique pour améliorer le sort de l’humanité, il a généralement un préjugé contre toute attitude conservatrice. Car en fait, que ce soit chez lui conscient ou pas, il est influencé par la thèse matérialiste selon laquelle toute forme de « conservatisme » va à l’en-contre du principe de changement inhérent à la vie, et conduit de ce fait à la « stagnation ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;L’état de pénurie où se trouvent aujourd’hui l’ensemble des peuples qui n’ont pas suivi le train du progrès technique semble confirmer cette thèse ; en réalité, on omet de remarquer qu’il s’agit là d’une incitation à toujours plus de développement, plutôt qu’une explication des faits. L’idée que tout doive être entraîné dans ce changement constant est un dogme moderne, qui tend à s’imposer de manière absolue à l’esprit de nos contemporains. On entend proclamer sur un ton péremptoire, même chez ceux qui se considèrent chrétiens, que l’homme lui-même est pris dans cette évolution générale ; et pas seulement sous le rapport des sentiments, des jugements qui sont effectivement influencés par notre environnement, mais de la nature humaine elle-même qui, selon eux, est soumise à la loi universelle du changement. Il y a l’idée familière que l’homme est en cours d’évolution et doit évoluer vers une espèce supérieure ; l’homme du vingtième siècle, par conséquent, serait différent de l’homme des époques révolues. Dans tout ceci, on perd de vue cette vérité essentielle, proclamée par toutes les religions, à savoir que l’homme est l’homme, et non pas seulement un animal parmi les autres, du seul fait qu’il porte en lui-même un centre spirituel qui n’est pas soumis au principe cosmique du changement. En l’absence de ce centre spirituel, qui est la source de nos capacités de raisonnement — et que l’on peut donc définir comme l’organe spirituel qui véhicule le sens de la vérité —, nous ne serions même pas capables de constater le changement qui s’opère dans le monde autour de nous. En effet, comme l’énonce Aristote, ceux qui déclarent que toute chose, y compris la vérité,&amp;nbsp;se trouve dans un état de flux perpétuel, se condamnent à la contradiction interne : si rien ne résiste à ce flux incessant, sur quelle base stable peuvent-ils donc formuler un jugement valide ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ici, il faut sans doute rappeler que le centre spirituel de l’être humain est bien plus que la seule psyché, laquelle est soumise aux instincts et aux impressions de toute sorte, et qu’il est aussi bien supérieur à la pensée rationnelle. Il y a, dans l’être humain, quelque chose qui le relie à l’Éternel, et qui se trouve précisément au point où « la lumière qui illumine tout homme venant au monde » (Jean 1, 9) se réfléchit au plan de nos facultés psychiques et physiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Si ce « noyau » immuable au cœur de l’homme ne saurait être perçu directement — pas plus que l’on ne peut saisir le point sans dimensions au centre d’un cercle — on sait néanmoins par quelles voies s’en approcher. Pareilles aux rayons qui convergent vers le centre d’une roue, ces voies d’accès constituent la base immuable de toutes les traditions spirituelles. Prises comme règles normatives pour l’action, et pour les structures sociales qui sont conçues en fonction du centre spirituel de l’homme, elles constituent également la base de toute attitude conservatrice authentique ; tant il est vrai que le désir de conserver certaines structures sociales n’a de sens que si ces dernières reposent sur le centre immuable de la condition humaine. Cette condition, du reste, détermine également leur capacité de se maintenir à travers le temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Dans une culture qui, depuis sa fondation même, et en vertu de ses origines sacrées, est orientée vers ce centre spirituel, et par là même vers l’ordre éternel, la question de la valeur, ou de la justification, de l’attitude conservatrice ne se pose même pas. Il n’existe d’ailleurs pas de mot pour définir ce concept, tant il y est évident. Dans une société chrétienne on est chrétien, de même que l’on est musulman dans une société islamique, bouddhiste dans une société bouddhiste, et ainsi de suite. Faute de quoi on ne saurait appartenir à ces sociétés respectives, ni prendre part à leur fonctionnement ; on ne pourrait que s’en tenir à l’écart, ou bien leur être opposé de façon secrète et dissimulée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;De telles cultures vivent en fonction d’une énergie spirituelle qui appose son sceau sur toutes les formes, depuis les plus hautes jusqu’aux plus minimes ; c’est ainsi que ces cultures sont véritablement fécondes et créatives. En même temps, ces cultures ont besoin de forces de conservation, sans quoi leur organisation aurait tôt fait de se dissoudre. Il suffit du reste que ce type de société traditionnelle soit plus ou moins cohérent et homogène pour que la foi, la fidélité au sacré et une attitude « conservante » ou conservatrice se reflètent les unes dans les autres comme une série de cercles concentriques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;L’attitude dite conservatrice ne devient problématique qu’à partir du moment où l’ordre social n’est plus déterminé par l’ordre éternel des choses, comme c’est le cas dans l’Europe des temps modernes. La question qui se pose alors est de savoir quels fragments ou vestiges de l’ordre traditionnel, qui jadis englobait tous les domaines, méritent d’être préservés en priorité pour tel ou tel domaine de la vie collective. Dans chaque phase historique d’une société (et ces phases se&amp;nbsp;succèdent maintenant à un rythme de plus en plus rapide), les prototypes originels se retrouvent à un degré ou un autre. Même si l’ordre primordial est détruit, il en reste tout de même certains éléments, qui conservent une relative efficacité. Un équilibre nouveau — aussi fragmentaire et incertain soit-il — s’établit après chaque rupture avec l’ordre ancien. Certaines valeurs essentielles sont irrémédiablement perdues en cours de route, tandis que d’autres, plus secondaires au départ, se voient placées au premier plan. Si l’on veut éviter que même ces dernières ne se perdent à leur tour, mieux vaut conserver l’équilibre existant, plutôt que de tout remettre en cause, dans une tentative hasardeuse d’opérer un renouvellement total.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Dès que le choix se présente concrètement dans l’Histoire, le mot « conservateur » fait son apparition. En Europe il fit fortune pour la première fois à l’époque des guerres napoléoniennes. Ce terme est définitivement marqué par le dilemme qu’il véhicule intrinsèquement. Le « conservateur » est toujours&amp;nbsp;soupçonné de vouloir préserver seulement ses propres privilèges au sein de la société, aussi modestes&amp;nbsp;soient-ils. Dans ces conditions, la question de savoir si oui ou non ce que l’on cherche à conserver vaut la peine de l’être, se trouve faussée à la base. Et pourtant : pourquoi serait-il exclu que les avantages&amp;nbsp;privés de tel ou tel groupe ne coïncident avec la justice ? Et pourquoi certaines hiérarchies et obligations sociales ne pourraient-elles être source de bonne intelligence parmi les individus ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;La manière dont raisonnent nos contemporains prouve bien que l’intelligence profonde a fort peu de chances de se développer en l’absence d’un milieu favorable sous ce rapport. Seuls de très rares individus&amp;nbsp;— en général ceux qui dans leur jeunesse ont pu connaître des souvenirs de l’ordre ancien, ou ceux qui ont eu l’occasion d’entrer en contact avec une culture encore traditionnelle en Orient — sont à même d’imaginer le bonheur et la paix intérieure que peut conférer un ordre social hiérarchisé selon les vocations naturelles et les fonctions spirituelles. Encore faut-il ajouter qu’il procure ces bienfaits non pas seulement à l’élite dominante, mais aussi aux classes laborieuses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ceci dit, il n’est point de société humaine, aussi juste soit-elle globalement, qui ne comporte des maux relatifs. Toutefois, il est un moyen sûr et aisé de déterminer si tel ordre social offre oui ou non le bonheur à la majorité de ses membres : que l’on considère les objets d’art et tous les produits artisanaux qui n’ont pas seulement une vocation utilitaire, mais témoignent d’une certaine joie créatrice. Une culture dans laquelle les arts sont le privilège exclusif d’une classe particulièrement éduquée, de telle sorte que l’on n’y trouve plus d’art populaire, ou de langage artistique qui puisse être compris par tous, cette culture est une faillite complète sous ce rapport. Le succès extrinsèque d’une profession se mesure aux bénéfices qu’elle garantit ; mais son succès intrinsèque réside dans sa capacité à rappeler à l’homme sa vraie nature, voulue par Dieu. A cet égard, succès extrinsèque et intrinsèque ne coïncident pas toujours. Labourer la terre, prier pour qu’il pleuve, créer des objets&amp;nbsp;utiles et des formes intelligibles à partir des matières premières qu’offre la nature, compenser l’indigence de certains avec le surplus de richesse de certains autres, régner tout en étant prêt à sacrifier sa vie pour ceux sur qui l’on règne, enseigner par amour pour la Vérité : voici quelques-unes de ces occupations traditionnelles qui portent en elles-mêmes leur propre récompense. On peut à bon droit se demander si le « progrès » les a promues ou rabaissées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Nombreux, de nos jours, sont ceux qui pensent que l’homme accomplit sa véritable destinée dans le travail, aux commandes d’une machine. Non : sa destinée véritable et intégrale, l’homme l’accomplit lorsqu’il prie et invoque la bénédiction divine, lorsqu’il commande et combat, sème et récolte, sert et obéit. Voilà ce qui sied à la nature de l’homme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Lorsque l’urbanisation qui tend à caractériser la vie moderne exige que le prêtre se dépouille des insignes extérieurs de sa fonction et se mette à imiter autant qu’il est possible le mode de vie des laïcs, nous avons là une preuve que cette mentalité citadine a perdu de vue la véritable nature de l’homme. En effet, percevoir l’homme dans le prêtre équivaut à reconnaître que la nature humaine, en son fond, se révèle infiniment mieux dans la dignité sacerdotale que dans la condition de l’homme « ordinaire ». Toute culture théocentrique reconnaît une hiérarchie plus ou moins explicite de classes, ou « castes » sociales. Cela ne veut pas dire qu’une telle culture voie l’homme comme un&amp;nbsp;fragment isolé qui ne trouverait à s’épanouir que dans le cadre d’une communauté. Au contraire, cela signifie que la nature humaine comme telle est beaucoup trop&amp;nbsp;riche pour que tout le monde, à tout moment, puisse en réaliser toutes les différentes facettes. La perfection humaine ne réside pas dans la somme de toutes ces facettes, ou fonctions, mais bien plutôt dans leur quintessence. Si des sociétés fortement hiérarchisées ont pu se maintenir durant des millénaires, cela ne s’explique pas par la passivité des peuples ni par la puissance des souverains, mais par le fait que cet ordre social correspondait à la nature humaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Il existe une erreur très répandue selon laquelle la classe la plus naturellement conservatrice serait la bourgeoisie. Or, cette dernière s’identifie à l’origine avec la culture des villes, dans lesquelles toutes les révolutions, depuis cinq cents ans, ont pris naissance. Il est pourtant vrai que la bourgeoisie, surtout depuis la Révolution française, a souvent joué un rôle conservateur, et a même, parfois, repris à son compte certains idéaux aristocratiques — non sans les exploiter à son avantage toutefois, ce qui a eu pour conséquence de les falsifier peu à peu. Il y a également eu, au sein de la bourgeoisie, des individus dont le conservatisme reposait sur des bases intelligentes, mais ils furent toujours une minorité, et cela dès le début.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le paysan, en revanche, est généralement conservateur ; il l’est, si l’on peut dire, par expérience, car il sait&amp;nbsp;— mais combien le savent-ils encore ? — que la vie de la nature dépend du renouvellement constant d’innombrables forces solidaires les unes des autres, et qui doivent se maintenir en équilibre. Et l’on ne saurait toucher à une seule composante de cet équilibre sans entraîner l’effondrement de tout l’ensemble. Il suffit de dévier le cours d’une rivière pour modifier la flore&amp;nbsp;d’une région entière ou pour éliminer une espèce animale, ce qui entraînera immédiatement la prolifération catastrophique d’une autre espèce. Le paysan ne croit pas que l’on puisse faire à volonté la pluie et le beau temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Il ne faudrait pas conclure de tout cela que le point de vue conservateur est lié avant tout au sédentarisme et à l’attachement à une terre : il est prouvé que personne au monde n’est plus conservateur que les nomades. Dans le voyage perpétuel qu’est sa vie, le nomade s’attache à préserver l’héritage que constituent sa langue et ses coutumes ; il résiste en toute connaissance de cause à l’érosion du temps, car être conservateur ne signifie pas être passif, loin de là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Il s’agit là d’une marque éminente de noblesse ; le nomade, en cela, ressemble à l’aristocrate, ou, plus exactement, la noblesse inhérente à la caste guerrière a beaucoup de points communs avec l’âme du nomade. D’un autre côté, l’expérience d’une aristocratie qui n’a pas été corrompue par la vie de cour ou les mœurs citadines, mais est restée proche de la terre, ressemble au type paysan décrit plus haut, à ceci près que le noble des campagnes a toujours un territoire et un entourage humain plus vastes que le simple paysan. Quand l’aristocratie est consciente, par hérédité et par éducation, de l’unité essentielle des forces de la nature et des puissances de l’âme, elle possède une supériorité que l’on ne saurait acquérir d’aucune autre manière. Et quiconque se sait doué d’une authentique supériorité a le droit de la faire valoir, tout comme celui qui a atteint la maîtrise totale d’un art a le droit de mettre son propre jugement au-dessus du jugement des ignorants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Il doit être bien clair, toutefois, que la position prédominante de l’aristocratie est liée à deux conditions, l’une naturelle, l’autre éthique : la condition naturelle est que, au sein d’une même tribu ou famille, on peut en règle générale s’attendre à la transmission héréditaire de certains dons et certaines qualités ; la condition éthique est résumée par le dicton noblesse oblige. Plus le rang social et les privilèges qui lui correspondent sont élevés, plus grands seront les devoirs et les responsabilités. Inversement, plus le rang est bas, plus le pouvoir est réduit, et plus les devoirs sont limités ; au plus bas de l’échelle se trouvent les personnes tout à fait passives, qui n’ont guère de responsabilités éthiques. Si les choses, dans ce domaine, ne sont pas toujours ce qu’elles devraient être, il ne faut pas en chercher la cause principale dans l’hérédité naturelle, car cette dernière fonctionne assez bien pour garantir indéfiniment l’homogénéité d’une caste. Il faut plutôt chercher la source de cette imperfection dans la transgression du principe moral mentionné plus haut, et qui exige un juste équilibre des droits et des devoirs. Aucun système social ne saurait empêcher les abus de pouvoir ; un tel système, s’il existait, ne serait pas humain, puisque l’homme n’est homme que s’il répond en même temps, et de sa propre volition, à une vocation naturelle et à une vocation spirituelle. L’abus d’une autorité héréditaire, par conséquent, ne prouve rien contre la validité du principe de l’aristocratie. En revanche, la vocation éthique de cette dernière est prouvée entièrement par l’exemple du petit nombre de ceux qui, lorsqu’ils furent dépouillés de leurs privilèges ancestraux, n’ont&amp;nbsp;pas renoncé pour autant à la responsabilité morale dont ils avaient hérité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Nombreux sont les pays où l’aristocratie a perdu le pouvoir à cause de son autoritarisme ; mais la noblesse a été évincée, non pas tant du fait de son autoritarisme envers les classes inférieures, qu’à cause de ses manquements tyranniques à la loi supérieure de la religion, sa seule base morale de légitimité, et seule capable de tempérer par la miséricorde l’autorité des puissants de ce monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Depuis l’effondrement, non seulement de la hiérarchie sociale, mais aussi de presque toutes les structures traditionnelles, les gens qui ont conservé, en toute lucidité, une mentalité conservatrice, n’ont plus rien à quoi se raccrocher. Ils se trouvent isolés dans un monde complètement asservi qui se targue de liberté, et qui se targue d’être riche et divers alors que son uniformité écrase tout. On ne cesse de clamer que l’humanité est sur la voie d’un progrès continuel, que l’être humain, après avoir « évolué » pendant des millions d’années, a désormais entamé une mutation décisive, qui doit le conduire à sa victoire finale sur les conditions matérielles de la vie. Le conservateur lucide et intelligent est seul dans une foule en délire, il reste seul éveillé au milieu d’un peuple de somnambules qui prennent leur rêve pour la réalité. Il sait, par expérience et par discernement, que l’homme, malgré son obsession du changement, reste toujours le même, pour le meilleur et pour le pire. Les questions fondamentales que soulève la condition humaine sont toujours restées les mêmes ; les réponses à ces questions sont connues depuis la nuit des temps, et&amp;nbsp;pour autant que le langage humain puisse les exprimer, elles ont été transmises, depuis toujours, au fil des générations. C’est ce précieux héritage qui importe avant tout au conservateur lucide et intelligent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Die Entzauberung der Welt</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2017/08/27/die-entzauberung-der-welt.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2017-08-27:5974105</id>
        <updated>2017-08-27T07:59:42+02:00</updated>
        <published>2017-08-27T07:59:42+02:00</published>
        <summary>         Die Entzauberung der Welt      Stefan Martin       Ex:...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;article id=&quot;post-733&quot; class=&quot;post-733 post type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-kultur-und-literatur tag-moderne tag-philosophie tag-vdst-muenchen clearfix&quot;&gt;&lt;div class=&quot;author-gravatar&quot;&gt;&lt;header&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5677571&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/01/746965726.jpg&quot; alt=&quot;entz00690-1024x575.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;h1&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; color: #ff6600; font-family: arial black,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Die Entzauberung der Welt&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; color: #999999; font-family: arial black,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Stefan Martin&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999; font-family: arial black,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;Ex: http://aka-blaetter.de&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;resize&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Immer deutlicher treten die Fehlentwicklungen der Moderne zu Tage. Werner Kunze beschäftigt sich mit der Frage, ob die Moderne noch zukunftstauglich ist. Herausgekommen ist eine brillante Analyse des herrschenden Zeitgeistes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/header&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Das Unbehagen an der Moderne wächst. Es mehren sich die Stimmen derer, die eine kritische Bestandsaufnahme fordern. „Die herrschende Kultur des Westens ist ganz ersichtlich an immanente Grenzen gestoßen, sie ist erschöpft, wie nach einer durchtanzten Nacht, ihr Make-up rissig“ konstatiert der Bundesverfassungsrichter Udo Di Fabio in seinem 2005 erschienen Buch „Die Kultur der Freiheit“.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Die Epoche der Moderne beginnt mit der Französischen Revolution und ihrer populären Forderung nach Freiheit, Gleichheit und Brüderlichkeit. Der Königsberger Philosoph Immanuel Kant gibt den Leitspruch der Aufklärung „Sapere aude. Habe Mut, dich deines eigenen Verstandes zu bedienen“ aus. Fortan soll der Mensch ein selbstbestimmtes, von allen gesellschaftlichen und religiösen Zwängen befreites Leben führen. Ratio und Vernunft stehen im Zentrum der Bewegung. Die Aufklärer glauben zutiefst an die Veränderbarkeit der politisch-sozialen Verhältnisse. Nicht wenige, wie der Franzose Auguste Comte (1798–1867) sehen in dem aufkeimenden Zeitalter der Moderne das finale, unübertreffliche Stadium der Geschichte.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Und heute, so fragt Werner Kunze: Haben sich die weitreichenden Hoffnungen und Erwartungen der Gesellschaftsingenieure von 1789 erfüllt? Zweifellos hat der wissenschaftlich-technische Fortschritt eine bewundernswerte Verbesserung unserer materiellen Lebensverhältnisse bewirkt. Wir leben gesünder, behaglicher und komfortabler als jemals zuvor. Aber sind wir auch glücklicher? Augenscheinlich ist dem nicht so. Die rapide Abnahme der Geburtenzahl in Deutschland, das Auseinanderbrechen der Familienbande – von der Politik oft verharmlosend als Patchwork-Glück dargestellt – und die drastische Zunahme psychischer Erkrankungen wie Burn-Out und Depression sprechen für sich und können, so Werner Kunze, von Menschen guten Willens nicht länger ignoriert werden. Ein ganzes Heer von Psychologen, Psychiatern und Sozialarbeitern ist mittlerweile nötig, um die psychischen Schäden in unserer Gesellschaft wenigstens oberflächlich zu behandeln.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Der Fortschritt wird’s schon richten!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Wie stellt sich die Moderne uns heutigen Zeitgenossen dar? Der Autor nähert sich der Frage aus der Vogelperspektive, um das große Ganze besser in den Blick nehmen zu können. Er hofft so, zu übergeordneten Erkenntnissen zu gelangen, denn „wer sich nur in der Froschperspektive bewegt, braucht sich nicht zu wundern, wenn er zumeist nur Schlamm und Dreck sieht“. Zu den Charakteristika der Moderne zählt Kunze die enthemmte Beschleunigung, die Ausrichtung des einzelnen an der Masse, eine nie da gewesene Konzentration auf das Materielle mit Geld als universellem Bewertungsmaßstab sowie die offenkundige Orientierungs- und Ziellosigkeit der gesellschaftlichen Eliten. Der Fortschritt wird’s schon richten!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5677572&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/2087809263.jpg&quot; alt=&quot;Zeit-der-Beschleunigung.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Die Beschleunigung hat nahezu alle Lebensbereiche erfasst. Das Rad der Moderne dreht sich schneller und schneller. Wo das Ziel abhanden kommt, werden Tempo und Schnelligkeit zum Selbstzweck erhoben.&amp;nbsp; Besonders offenkundig wird dies in der Politik. Was heute noch im Brustton der Überzeugung verkündet wird (die Renten / die Banken etc. sind sicher, der Mindestlohn / die Wehrpflicht / die Atomkraft etc. stehen nicht zur Debatte), ist schon morgen Schnee von gestern.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ein weiteres Kennzeichen der Moderne sieht Kunze in der Vermassung: Massenmedien, Massengeschmack, Massenverhalten. Niemand zwingt uns, groteske Casting-Shows anzuschauen und Dieter Bohlen dabei zu beobachten, wie er vor laufender Kamera Minderjährige bloßstellt. Auch unsere Daten im „sozialen Netzwerk“ Facebook hinterlegen wir ganz freiwillig. Der allseits propagierte Individualismus steht dabei in krassem Gegensatz zur freiwilligen Ausrichtung des Individuums an der Masse. Trashfernsehen, Facebook &amp;amp; Co. sind auffälliger Ausdruck dieses Zeitgeist-Phänomens.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Nicht zuletzt ist es die einseitige Betonung des Materiellen, die den Zeitgeist prägt. Mehr als 200 Jahre nach dem Beginn der Aufklärung hat die materialistische Weltanschauung, nach der nur das als existent gilt, was sich nach naturwissenschaftlichen (und damit vermeintlich objektiven) Gesetzmäßigkeiten erklären lässt, auf ganzer Linie gesiegt. Längst ist der Materialismus in den Bereich des Privaten übergeschwappt. Von der Beherrschung der Natur durch den wissenschaftlich-technischen Fortschritt ist es nur noch ein kleiner Schritt zur Beherrschung der zwischenmenschlichen Angelegenheiten. Menschliche Beziehungen werden verzweckt. Oder wie es der Soziologe Aldo Haesler jüngst in der ZEIT ausdrückte: „Heute dienen menschliche Beziehungen als Rohstoff, um einen künstlichen Mehrwert herzustellen. In unserer Vorstellung ist jede Beziehung ein potentielles Win-Win-Spiel.“ Networking nennt man das auf Neudeutsch.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5677573&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/4168245067.jpg&quot; alt=&quot;Heimat-Karlsruhe-Heimattage-Baden-Württemberg.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Immaterielle menschliche Bedürfnisse wie Geborgenheit, Liebe, Gefühle, Ästhetik und Phantasie bleiben zunehmend auf der Strecke. Völlig zu Recht beklagt der Autor eine Halbierung des Menschen: „Heute gilt es als chic, cool zu sein, nüchtern, distanziert, emotionsfrei. Wir sprechen vom falschen Pathos, kennen aber auch kein richtiges mehr. Wir sind innerlich ärmer, weil rationaler geworden.“ Den Preis für die unser gesamtes Leben durchdringende Intellektualisierung und Rationalisierung hat Max Weber bereits 1919 benannt: Die Entzauberung der Welt. Wehmütig erinnert Kunze an die nach zwei verlorenen Weltkriegen verschüttet gegangene Tradition des deutschen Idealismus. Noch Fichte, Hölderlin, Hegel und Schelling sahen den Menschen als ganzheitliches Wesen mit einem elementaren Bedürfnis nach Sinn und Methaphysik. Besonders angetan haben es ihm die deutschen Romantiker. Hier gerät Kunze nachgerade ins Schwärmen:&amp;nbsp; „Der Romantik gebührt das Privileg, sich als erste Bewegung mit den grundsätzlichen Fragen der Moderne kritisch auseinandergesetzt zu haben. Sie behält einen Ehrenplatz als eine der schönsten und sympathischsten Blüten am prächtigen Baum der deutschen Kultur- und Geistesgeschichte“. In der romantischen Hinwendung zu Gemüt, Gefühl, Freundschaft und Liebe erblickt er einen nach wie vor existenten, heute jedoch leider fast ausgetrockneten Teil der deutschen Volksmentalität. Sehr früh habe sich die deutsche Romantik gegen den kalten Rationalismus gewandt und mit Leidenschaft versucht, der Tradition, der Gefühlsseite des Menschen, der Poesie und der Musik ihren Platz zu geben.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Wie anders die heutigen Zeiten! Von Transzendenz und Religion erwarten wir schon lange keinen Halt mehr. Das letzte soziale Band in unserer Gesellschaft scheint das Geld zu sein. Wo menschliche Nähe, Empathie und Geborgenheit zum knappen Gut verkommen und Gefühle bestenfalls als peinlich gelten, fungiert das immer unsichtbarer werdende Geld als letztes Schmiermittel im Räderwerk der modernen Gesellschaft. Man mag sich gar nicht vorstellen, was passiert, wenn sich die materiellen Lebensverhältnisse – beispielsweise in Folge einer&amp;nbsp; weiteren Eskalation an den Finanzmärkten oder der plötzlichen Verknappung fossiler Energieressourcen – merklich verschlechtern.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Zu den Paradoxien der Moderne gehört, dass sich viele der aufklärerischen Ideen in ihr Gegenteil verkehrt haben. Stichwort: freie Meinungsäußerung. Heutzutage wird jeder, der gegen die vom Zeitgeist verordneten Dogmen verstößt, an den medialen Pranger gestellt. Zu diesem Dogmenbestand zählen: Das Individuum hat Vorrang vor der Gemeinschaft, alle Menschen sind prinzipiell gleich, der Mensch ist von Natur aus gut, Prägungen durch Herkunft, Abstammung, Begabung, Vererbung existieren nicht oder sind irrelevant. Wer vom vorgegebenen Tugendpfad (Thilo Sarrazin, Eva Herman) abweicht, wird zum Abschuss freigegeben. Mit Meinungsfreiheit hat das freilich nichts mehr zu tun. Die modernen Tugendwächter, die ständig auf der Lauer liegen, um Verstöße gegen die Political Correctness aufzuspüren und anzuprangern, haben augenscheinlich ihren John Stuart Mill (1806–1874) nicht gelesen. In seiner Schrift „Über die Freiheit“ weist Mill eindringlich auf die Gefahr des Despotismus über das Individuum hin: „In der Diskussion darf keine Meinung, mag sie noch so vereinzelt sein, unterdrückt werden. Denn wie können wir sicher sein, ob die Meinung, die wir uns anschicken zu unterdrücken, eine falsche Meinung ist?“ Vor der Gefahr des „Despotismus der Gesellschaft über das Individuum“ sind auch so genannte offene Gesellschaften nicht gefeit.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Eindrucksvoll führt Kunze dem Leser die Kollateralschäden der Moderne vor Augen. Jede dritte Ehe in Deutschland wird geschieden, in Großstädten gar jede zweite. 37 % aller erwachsenen Frauen leben als Single. Die Zahl der Patchwork-Familien steigt kontinuierlich. Logische Folge der Auflösung der Familienbande (im Zusammenspiel mit der rasenden Beschleunigung des Lebens) ist die starke Zunahme psychischer Erkrankungen wie Burn-Out und Depression, deren Behandlung 2008 Kosten von knapp 15 Milliarden Euro verursachte. Neben Managern, Sozialarbeitern und Akademikern sind in zunehmendem Maße Kinder und Jugendliche davon betroffen.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5677574&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/2061308066.jpg&quot; alt=&quot;mai-68jjjjjj.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Die Bilanz der 68er „Kultur“-Revolution ist verheerend&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Auch die Bevölkerungsentwicklung gibt Anlass zur Sorge: Die Geburtenrate in Deutschland ist seit der 68er-Kulturrevolution um die Hälfte (!) gesunken. Demographieforscher können die weitere Entwicklung ziemlich genau vorhersagen: In 100 Jahren werden noch ca. 25 Millionen Deutsche in unserem Land leben. Der eigentliche Skandal besteht laut Kunze darin, dass „unsere Volksvertreter mitsamt den öffentlichen Medien kein Wort des Entsetzens oder auch nur des Bedauerns über die Katastrophe verlieren, dass die jahrhundertelange Geschichte der Deutschen im 21. Jahrhundert endgültig und unwiderruflich zu Ende geht.“&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Die düstere Stimmungslage in Deutschland drückt sich nicht zuletzt in der wachsenden Distanz der Menschen zur Demokratie aus. Nach einer im September 2009 veröffentlichten Umfrage sind gut zwei Drittel der Deutschen überzeugt, „von den Parteien belogen zu werden.“ Jeder dritte Deutsche hat kein Vertrauen mehr in die Demokratie.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Wie konnte es dazu kommen? Die Ursachen für die besorgniserregende Entwicklung in Deutschland sieht Kunze in der 68er Bewegung, an der er kein gutes Haar lässt. Keineswegs handele es sich dabei um eine längst vergangene Protestbewegung Flower Power bewegter Studenten, sondern um manifestierten Zeitgeist. Dieser trete als „unsichtbarer Dirigent auf, den niemand ausdrücklich gerufen hat, dem sich aber fast alle beugen.“ Als Ahnherren der 68er Bewegung macht Kunze den Philosophen Jean Jacques Rousseau (1712–1778) aus. In dessen 1755 veröffentlichter Schrift „Abhandlung über den Ursprung der Ungleichheit unter den Menschen“ stellt Rousseau die Behauptung auf, der Mensch sei von Natur aus gut und erst durch Kultur und Zivilisation verdorben worden. Anders ausgedrückt: Wenn wir den guten Menschen wieder auffinden wollen, müssen wir zur Natur zurück. Die 68er-Adepten der Frankfurter Schule um Adorno, Horkheimer und Marcuse griffen Rousseaus These vom „guten Menschen im Naturzustand“ begierig auf und verleibten sie ihrer verqueren Philosophie ein. Seither gehört es zur festen Überzeugung der 68er und ihrer Nachfahren im Geiste, den Menschen von den Zwängen und Verpflichtungen des Staates, der Arbeit, der Familie, der Gesellschaft etc. zu befreien.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Tatsächlich trifft Kunze hier einen wunden Punkt. Das Gesellschaftsbild der 68er beruht auf einem naiven und vollkommen realitätsfremden Menschenbild. Die Mär vom „edlen Wilden“ ist durch moderne Forschung längst widerlegt (selbst den Hippies ist es mit Drogenunterstützung nicht gelungen, dem paradiesischen Naturzustand näher zu kommen). In der Abrechnung mit der 68er Generation entfacht Kunze einen wilden Furor. Ihre Weigerung, die Ambivalenz des Menschen anzuerkennen, zeuge von mangelndem Realitätssinn und ideologischer Verblendung. Der Mensch sei eben nicht nur vernünftig und gut, sondern bisweilen auch egoistisch, verantwortungslos und niederträchtig. Mit Verve prangert er die Radikalität an, mit der die 68er gewachsene kulturelle Errungenschaften, angefangen von bürgerlichen Tugenden bis hin zu staatlichen Institutionen, zerstört haben.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5677576&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/3815131123.jpg&quot; alt=&quot;romantik-blaue-blume-540x304.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Es gibt sie noch, die blaue Blume&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Die Symptome sind damit benannt. Doch welche Therapie empfiehlt Kunze? Es geht nicht ohne die Ergänzung durch die Kant’sche Pflichtethik, insbesondere nicht ohne die Ausrichtung am Gemeinwohl. Es geht nicht ohne die Reaktivierung von bürgerlichen Tugenden wie Fleiß, Anstand, Verlässlichkeit und Verantwortungsbewusstsein. Es geht nicht ohne die Rückbesinnung auf bewährte Traditionen. Es geht zuallerletzt nicht ohne die Rückeroberung der Meinungsmacht im Lande.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Und des Autors persönlicher Wunsch? „Eine gewisse Rückbesinnung auf die Romantik. Von Zeit zu Zeit und bei passender Gelegenheit. Es gibt sie noch, die blaue Blume, sie hat sich nur vor den profanen Blicken versteckt.“&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Werner Kunze: &lt;span style=&quot;color: #99cc00;&quot;&gt;„Die Moderne. Ideologie, Nihilismus, Dekadenz”.&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Bublies Verlag 2011, 336 S., 19,80 Euro.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/article&gt;&lt;div class=&quot;author clearfix&quot;&gt;&lt;div class=&quot;author-about&quot;&gt;&lt;h3&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;http://aka-blaetter.de/author/stefan/&quot;&gt;Stefan Martin&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p class=&quot;author-description&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;geb. 1979, Ingenieur, VDSt Freiberg. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt; &lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;http://aka-blaetter.de/author/stefan/&quot;&gt;.&lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;.. alle Beiträge von diesem Autor&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5677577&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/1490985710.jpg&quot; alt=&quot;werner-kunze-die-moderne-ideologie-nihilismus-dekadenz.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Note</name>
            <uri>http://almasoror.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Et cum spiritu tuo</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://almasoror.hautetfort.com/archive/2017/07/24/et-cum-spiritu-tuo-5965805.html" />
        <id>tag:almasoror.hautetfort.com,2017-07-24:5965805</id>
        <updated>2017-07-24T17:39:00+02:00</updated>
        <published>2017-07-24T17:39:00+02:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;  Dominus vobiscum. Je me détache de toute émotion pour que ma...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://almasoror.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;padding-left: 160px;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;360&quot; height=&quot;115&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/F6VxR0JxpUQ&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 240px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dominus vobiscum. Je me détache de toute émotion pour que ma miséricorde soit pure. La demande d'une grâce doit-elle suivre un protocole précis ? Il me semble qu'il est encore et toujours midi, malgré que l'ordinateur indique 17h31. Midi, elle n'était pas encore là. Midi, dans le jardin mental du oui et du non. Juillet 2017 : deux châteaux en Haute-Marne. Celui des amis, celui de la comtesse aux yeux bleus. On y appuie sa tête sur le mur d'un théâtre secret, là où peut-être, au siècle des Lumières, Françoise de Graffigny posait son front fatigué. Elle était lasse, la bonne dame, des lubies de ses deux amis. Moi, je ne suis pas lasse des dites et des redites, jouez-moi tous les soirs la même pièce, car je rêve chaque fois un rêve différent. Enfui, le dîner de l'Orangerie, dissipé dans la nuit. Envolés, les convives, y compris nous-mêmes. Le chant orthodoxe à l'intérieur du studio où je ne pleure pas, le brouhaha du camion-poubelle qui nettoie la rue en bas. Qu'est-ce qui tangue comme un objet cassé, à moitié décroché, à l'intérieur de moi ? Mon cœur ? Un chant ? Ni bougies à allumer, ni cheminée où contempler l'âtre. Le monde moderne autour de moi. Pourvu qu'il meure bientôt. Pourvu que la poussière et la ruine recouvrent de leur beauté les éléments souffrants de notre individualité. Tu accomplis ton dernier voyage, à reculons, oubliant chaque jour une strophe du long poème, tâtonnant ton chemin, te laissant promener comme un poulet. Je t'accompagne, assise, patiente, priante, déterminée, aucun chapelet ne tourne dans mes mains. Je prie comme prient les épouvantails : debout tournoyant dans le vent.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais il n'y a pas de vent.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'esprit parfois se fait sable.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'esprit parfois se fait néant.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;N'oublions pas ce que nous lûmes, ici-même, &lt;a href=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/archive/2009/03/10/les-litanies-de-la-bonne-mort.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;il y a presque dix ans&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Entretien avec David Bisson : « René Guénon entre Tradition et Révolution »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2017/03/22/entretien-avec-david-bisson-rene-guenon-entre-tradition-et-r-5924467.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2017-03-22:5924467</id>
        <updated>2017-03-22T19:42:00+01:00</updated>
        <published>2017-03-22T19:42:00+01:00</published>
        <summary>     Docteur en sciences politiques et historien des idées, David Bisson est...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-5591473&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/00/887135739.jpg&quot; alt=&quot;hqdefault.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Docteur en sciences politiques et historien des idées, David Bisson est chercheur associé à l’Institut du Droit Public et de la Science Politique de l’Université Rennes 1 et chargé de cours à l’Institut Catholique de Rennes.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Spécialiste des courants ésotériques occidentaux, il cherche à analyser les liens qui se tissent entre le champ politique et le champ religieux, et travaille en particulier sur la notion de «&amp;nbsp;métapolitique&amp;nbsp;». Après avoir réalisé une thèse de doctorat sur René Guénon et le concept de Tradition, il consacre une étude passionnante sur sa pensée politique.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;R/ Comment avez-vous découvert l’œuvre de René Guénon ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;J’ai commencé à travailler sur la pensée de Julius Evola dans le cadre d’une maîtrise en science politique. Ce qui m’a naturellement amené à lire Guénon, tout de même quelques années après, le temps de la «&amp;nbsp;décantation&amp;nbsp;» ésotéro-politique pourrait-on dire. Et j’ai alors découvert – ce qui m’a troublé au départ – que l’œuvre de Guénon n’était pas moins politique que celle de son «&amp;nbsp;disciple&amp;nbsp;» italien, même s’il s’agissait d’une autre politique, d’une haute politique. Ce que j’ai finalement tenté de cerner comme une politique de l’esprit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pgderoux.fr/fr/Livres-Parus/Rene-Guenon/69.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5591497&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/01/3775567719.png&quot; alt=&quot;david bisson,rené guénon&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;R/ Vous développez dans votre livre une analyse très fine des étapes du parcours intellectuel de l’auteur du Roi du Monde. Quels furent les jalons marquants de son existence&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Je crois qu’il est possible, et assez juste, de scinder l’itinéraire de Guénon en trois périodes inégales. La première court de 1906 à 1920 et correspond à la période de formation intellectuelle. Issu d’une famille de la petite bourgeoisie provinciale, et entouré de femmes très pieuses (sa mère et sa tante), il s’installe à Paris à l’âge de vingt ans et intègre plusieurs &lt;img id=&quot;media-5591541&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/00/1148027179.2.jpg&quot; alt=&quot;david bisson,rené guénon,orient,occident,gnose,contemplation,ascèse,frithjof schuon,jean borella,monde moderne,franc-maçonnerie&quot; /&gt;groupes occultistes avec une facilité déconcertante. Ceci est d’autant plus étonnant que ce mouvement très en vogue fait la part belle aux personnalités flamboyantes (Papus, Ivan Aguéli, Sar Péladan, etc.) et aux polémiques cocasses («&amp;nbsp;guerre des initiés&amp;nbsp;»). En tous les cas, Guénon y forge ses premières armes conceptuelles et affermit son intuition première, celle de la possibilité d’une gnose comprise comme une connaissance universelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;La seconde période s’échelonne de 1921 à 1930 et correspond à la notoriété de Guénon dans les milieux intellectuels français. Il se fait d’abord connaître comme un bon connaisseur des doctrines hindoues puis comme un historien très critique à l’endroit de ce qu’il nomme déjà le «&amp;nbsp;néo-spiritualisme&amp;nbsp;» (théosophisme et spiritisme) et, enfin, comme le contempteur implacable du monde moderne. On le devine, ces trois «&amp;nbsp;spécialités&amp;nbsp;» ne s’accordent pas naturellement et renvoient, chacune, à un public bien particulier&amp;nbsp;: les orientalistes, les intellectuels catholiques (liés au néo-thomisme de Maritain) et les milieux proches de l’Action française. Guénon n’est pourtant pas un touche-à-tout, loin de là, puisqu’il possède déjà sa synthèse doctrinale, laquelle s’articule autour de la notion de «&amp;nbsp;Tradition&amp;nbsp;» (fond commun à toutes les religions) et se décline sous une série d’oppositions&amp;nbsp;: Orient spirituel contre Occident matérialiste, Tradition contre Modernité, Essence contre Substance, etc. Cette synthèse est cependant trop originale pour titiller les canons idéologiques de l’époque, et tenter d’enrayer ainsi la marche à la guerre. Finalement, Guénon est relégué dans les marges du monde intellectuel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;La troisième période, la plus longue, s’étire de 1930 à 1951 et correspond à l’accomplissement doctrinal. Retiré dans la ville du Caire, et bientôt marié à une égyptienne, Guénon a tout le loisir d’affiner les éléments de son système et de préciser plusieurs notions importantes, telles que l’initiation, la réalisation métaphysique, le sens du symbolisme, etc. Tout ce travail aurait peut-être été vain s’il ne s’était constitué autour de lui une petite équipe entièrement dévouée à sa pensée, une revue (Le Voile d’Isis, Études Traditionnelles) qui lui servait de relais avec le monde dit «&amp;nbsp;traditionnel&amp;nbsp;» et, bientôt, des groupes initiatiques qui vont constituer le principal lieu de résonance du système guénonien, aussi bien en théorie qu’en pratique. A ce titre, il faut bien avouer que Guénon a écrit un nouveau chapitre des modalités de la réception des idées, celui de réussir à concilier engagement spirituel et combat (méta)politique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;R/ Vous définissez la personnalité de René Guénon comme gnostique. Que recouvre ce terme pour vous ?&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Dans son (excellent) ouvrage, Philosophie philosophique, Julien Freund précise que la mystique se distingue de la gnose dans le sens où tout un chacun peut avoir accès à la contemplation pourvu qu’il accepte la discipline du corps et l’ascèse. A l’inverse, la gnose postule d’emblée la distinction entre ésotérisme et exotérisme, entre ceux qui savent (les parfaits ou les initiés) et ceux qui ne savent pas (les hyliques ou les profanes). Sur quoi se fonde cette distinction&amp;nbsp;? Sur la connaissance illuminante, la connaissance qui éclaire les principes de l’être et les réverbère jusqu’à l’extinction de cette même connaissance. Guénon, qui peut être considéré comme le plus grand ésotériste du XXè siècle, appartient naturellement à la catégorie des «&amp;nbsp;gnostiques&amp;nbsp;», ceux qui approchent Dieu par la connaissance au moyen de «&amp;nbsp;l’intellect pur&amp;nbsp;» (la «&amp;nbsp;supra-rationalité&amp;nbsp;»)&amp;nbsp;; avec le risque, disons-le, de pécher par orgueil (se prendre pour le «&amp;nbsp;roi du monde&amp;nbsp;») et la grâce, toujours recommencée, d’épuiser la connaissance par son propre excès de connaissance. La gnose, comme il lui est souvent reproché, est une voie de réalisation réservée aux intellectuels. D’où son danger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;R/ Quel sens donner à l’idée de Tradition dans l’œuvre de René Guénon ? En quoi est-elle une Tradition «&amp;nbsp;réinventée» ? Se rattache t-elle à une Tradition primordiale ?&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Pour le dire simplement, la Tradition (écrite avec un « t&amp;nbsp;» majuscule) est l’essence de toutes les grandes traditions religieuses de l’humanité, ce qui en fait un concept universel – c’est à mon sens le «&amp;nbsp;génie&amp;nbsp;» de Guénon – puisqu’il serait possible de retrouver cette essence, autrement dit le noyau spirituel de l’humanité, dans le corps substantiel des autres religions (textes sacrés, symbolisme, rites, etc.). Dès lors, l’homme traditionnel, dans le sens guénonien du terme, est en quelque sorte l’homme qui a creusé sa propre religion jusqu’à y découvrir la sève première, la lumière originelle, qui est partout la même. Ce que Frithjof Schuon appellera «&amp;nbsp;l’unité transcendante des religions&amp;nbsp;». Cette tradition est «&amp;nbsp;réinventée&amp;nbsp;» en fonction des lieux et des époques où vivent les hommes&amp;nbsp;; elle est réinventée, bien sûr, dans la façon dont les hommes l’appréhendent, et en témoignent dans leur vécu, mais demeure immobile au regard de la roue du temps qui tourne. L’expression «&amp;nbsp;tradition primordiale&amp;nbsp;» me semble plus problématique dans la mesure où elle permet à Guénon de resituer, tout du moins tenter de le faire, cette tradition dans le cours de l’histoire&amp;nbsp;: il existerait donc une souche primordiale de laquelle partiraient les différentes branches religieuses au cours de l’humanité. Avec un début, l’hindouisme, et une fin, l’islam, soit un processus linéaire, voire téléologique, qui relève davantage de la science moderne que des sagesses traditionnelles. Ce n’est d’ailleurs pas le sujet sur lequel Guénon est le plus à l’aise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5591526&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/02/3144907749.png&quot; alt=&quot;david bisson,rené guénon, Frithjof Schuon, Jean Borella, orient, occident, gnose,contemplation,ascèse,monde moderne,franc-maçonnerie,&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;R/ Vous montrez de manière admirable que pour lui la Tradition est aussi un projet métapolitique. Y a t il une vision politique guénonienne ? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Il n’y a pas de politique guénonienne à strictement parler même si Guénon a tenté d’opérer certaines actions d’influence au cours des années vingt pour abandonner cette perspective après son installation au Caire. En revanche, il existe une métapolitique traditionnelle qui joue, me semble-t-il, à trois niveaux. Au niveau des principes, elle consiste à rappeler que le politique se fonde sur la métaphysique, et vise à mettre en harmonie la cité avec les fins dernières qui la constituent, soit permettre à chacun, en fonction de sa nature propre, de se connaître soi-même et par là même de participer à l’œuvre commune. Ce que Platon a développé dans son projet utopique&amp;nbsp;: La République. Au niveau historique, la politique est un moyen (et non une fin) de résoudre les contradictions internes à la vie des sociétés avec le souci, jamais intégralement atteint, d’équilibrer les forces en présence dans le monde. D’où la dimension fuyante, et tragique, de toute action politique. Au niveau existentiel, et c’est là je crois la dimension la plus «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» de Guénon, la métapolitique est aussi un projet que chacun porte en soi et qu’il lui appartient de mener à terme, quels que soient les lieux et les époques, à travers un cheminement dit initiatique. Précisons que ces trois entrées restent éminemment politique dans le sens où elles se posent et s’opposent à tous les critères de la modernité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;R/ Quel est le sens véritable des notions d’Orient et d’Occident dans l’œuvre de Guénon ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;A travers les notions (et non pas les espaces) d’Orient et d’Occident, Guénon dresse une grille d’analyse paradigmatique qui lui permet d’articuler sa principale opposition&amp;nbsp;: la Tradition contre la Modernité. Cette lecture qui pouvait se comprendre au moment de la publication d’&lt;em&gt;Orient et Occident&lt;/em&gt; (1924), puis de &lt;em&gt;La crise du monde moderne&lt;/em&gt; (1927), est beaucoup plus contestable aujourd’hui puisque l’on assiste à l’occidentalisation générale du monde. Sur ce point, il faut mentionner les travaux de Henry Corbin qui comprenait ces deux notions à partir de leur sens imaginal&amp;nbsp;: chacun quittant «&amp;nbsp;son&amp;nbsp;» Occident pour monter vers «&amp;nbsp;son&amp;nbsp;» Orient et découvrir, au cours de ce chemin, la lumière aurorale du septième climat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;R/ «&amp;nbsp;C’est dans le christianisme seul, disons plus précisément encore dans le catholicisme, que se trouvent, en Occident, les restes d’esprits traditionnels qui survivent encore&amp;nbsp;». Ce passage de la Crise du Monde Moderne réveille le rapport complexe de l’auteur avec le christianisme. Comment envisageait-il son intégration dans sa vision de la Tradition ? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;On peut effectivement dire que l’équation personnelle de Guénon ne correspondait pas à la démarche croyante du catholicisme, et ce, malgré une enfance bercée par cette religion et un rapport très régulier avec l’abbé Gombault jusqu’à son départ pour Le Caire en 1930. De même, son tempérament gnostique s’accordait mal avec la dimension égalitariste du christianisme. D’où son interprétation partielle et figée de la tradition chrétienne, comprise comme une tradition, certes orthodoxe, mais amoindrie par la perte de son ésotérisme. Sur ce sujet précis, il me semble que Frithjof Schuon a développé une analyse plus fine quoique discutable également. Il a fallu attendre les années 1990 pour qu’un lecteur averti de Guénon, Jean Borella, mette les choses au clair dans &lt;em&gt;Esotérisme guénonien et mystère chrétien&lt;/em&gt;, et révise de fond en comble le rapport de la Tradition et de la Révélation. Ce qui n’est pas sans soulever des questions importantes pour certains milieux guénoniens – je pense ici à ceux qui veulent enfermer le texte guénonien dans une dogmatique rigide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;R/ Bien qu’issu des milieux occultistes du début de XXè siècle, il a combattu de manière acharnée les «&amp;nbsp;masques de spiritualités contemporaines&amp;nbsp;» que furent le Spiritisme ou la Théosophie. Est-ce paradoxal ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;On peut effectivement dire que cela est paradoxal mais d’une toute autre manière. En effet, cela ne l’est pas au regard du positionnement de Guénon par rapport à l’occultisme puisqu’il s’en est détaché très tôt, comprenant que ce mouvement à la mode n’était qu’une sorte de matérialisme spiritualiste davantage marqué par les théories modernes que par les sagesses ancestrales. Sous un autre angle, cela est plus ambivalent car Guénon a toujours conservé certains invariants occultistes dans sa façon de penser&amp;nbsp;: culte du secret, sentiment conspirationniste, sûreté de son savoir, etc. Et puis il est le «&amp;nbsp;grand codificateur de l’ésotérisme pour le XXè siècle&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; en cela, il a peut-être mené à bien la mission qu’il s’était donné&amp;nbsp;: séparer le bon grain de l’ivraie dans le monde foisonnant et parfois délirant de l’occultisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;R/ Les rapports de René Guénon avec la franc-maçonnerie ont fait coulé beaucoup d’encre parmi ses «&amp;nbsp;disciples&amp;nbsp;». Quelle fut sa réelle opinion sur ce sujet ?&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Cela est effectivement surprenant puisque Guénon a toujours été très clair sur la question, que l’on soit d’accord ou non avec ces interprétations. En l’occurrence, il avait une grande estime pour la franc-maçonnerie, considérée comme une tradition initiatique à part entière même si cette dernière a subi, selon lui, une dégénérescence au XVIIIè siècle. C’est d’ailleurs pourquoi il n’a jamais abandonné l’espoir de voir renaître une franc-maçonnerie dite traditionnelle, et qu’il s’est toujours intéressé de très près à tout ce qui se faisait en la matière. La création de la loge La Grande Triade, sous les auspices de la Tradition, en 1946 correspond à ce projet «&amp;nbsp;restaurationiste&amp;nbsp;». Cela fut en grande partie un échec. Et on peut conjecturer sans grands risques que Guénon aurait été abasourdi par le niveau des francs-maçons aujourd’hui (sauf exception), comme de beaucoup d’autres groupes soit disant initiatiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5591534&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/00/3548380757.png&quot; alt=&quot;david bisson,rené guénon,frithjof schuon,jean borella,orient,occident,gnose,contemplation,ascèse,monde moderne,franc-maçonnerie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;R/ Le départ pour le Caire constitue un tournant décisif dans l’existence de René Guenon. Quelle fut le sens de sa «&amp;nbsp;conversion&amp;nbsp;» à l’Islam ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Selon ses propres termes, Guénon ne s’est jamais «&amp;nbsp;converti&amp;nbsp;» mais tout simplement «&amp;nbsp;installé&amp;nbsp;» dans l’islam&amp;nbsp;; la nuance peut paraître mince mais elle signifie que l’auteur d’Orient et Occident n’a jamais abandonné sa lecture universaliste des traditions religieuses. Comme le rappelle d’ailleurs la citation suivante&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quiconque a conscience de l’unité des traditions […] est nécessairement, par là même, “inconvertissable”&amp;nbsp;» (Guénon). Après, on peut effectivement signaler que Guénon, sans doute soucieux d’orienter ses lecteurs-disciples vers une voie initiatique viable, a privilégié l’islam soufi, notamment au travers des groupes formés par Frithjof Schuon et Michel Vâlsan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5591528&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/02/2794430871.jpg&quot; alt=&quot;david bisson,rené guénon, Frithjof Schuon, Jean Borella, orient, occident, gnose,contemplation,ascèse,monde moderne,franc-maçonnerie,&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;R/ Comment interprétez-vous les rapports entre René Guenon et Julius Evola ? Existe t-il une synthèse de leurs deux approches ?&lt;/strong&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Guénon et Evola entretiennent effectivement des rapports singuliers qui tiennent, pour une part, à leurs tempéraments et, pour une autre, à leurs visions du monde. S’il est vrai que les deux hommes ont entretenu une correspondance cordiale jusqu’en 1951 (décès de Guénon), ils n’ont jamais été associés à un projet précis. Guénon refusant d’intégrer la signature d’Evola dans sa revue alors même que ce dernier se démenait pour diffuser sa pensée en Italie. Une synthèse est-elle possible&amp;nbsp;? Cela dépend de quel côté nous nous situons. Du côté d’Evola, la synthèse est effectivement possible&amp;nbsp;puisqu’elle est contenue dans son maître ouvrage &lt;em&gt;Révolte contre le monde moderne&lt;/em&gt;. Du côté de Guénon, elle n’est pas même envisageable puisque le système traditionnel se suffit à lui-même. Autrement dit, les lecteurs d’Evola trouveront sûrement un approfondissement dans la pensée de Guénon tandis que les lecteurs de Guénon ne s’enrichiront pas forcément au contact de la pensée évolienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5591521&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/00/2202645684.jpg&quot; alt=&quot;david bisson,rené guénon, Frithjof Schuon, Jean Borella, orient, occident, gnose,contemplation,ascèse,monde moderne,franc-maçonnerie,&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;R/ A la lecture de votre livre, on croise deux auteurs particulièrement important dans la réception «&amp;nbsp;universitaire&amp;nbsp;» des idées traditionnelles : Mircea Eliade et Henry
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Français, si vous saviez...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2017/01/27/francais-si-vous-saviez-5904209.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2017-01-30:5904209</id>
        <updated>2017-01-30T16:00:00+01:00</updated>
        <published>2017-01-30T16:00:00+01:00</published>
        <summary>  Les éditions Gallimard viennent de rééditer   Français, si vous saviez  ,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les éditions Gallimard viennent de rééditer &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Français, si vous saviez&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un recueil d'articles de &lt;strong&gt;Georges Bernanos&lt;/strong&gt;, parus entre 1945 et 1948, qui prolongent la critique de la civilisation moderne développée dans &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2015/05/03/la-france-contre-les-robots-5615253.html&quot;&gt;La France contre les robots&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&amp;nbsp; Journaliste, polémiste et romancier, Georges Bernanos est notamment l'auteur de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sous le soleil de Satan&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (1926) et de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Grande Peur des bien-pensants&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5554955&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/4131341622.jpg&quot; alt=&quot;Bernanos_Français si vous saviez.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot;«Les gouvernements prétendent convaincre les peuples qu'ils sont ingouvernables et, pour les rendre gouvernables, ils ne songent qu'à renforcer la puissance, déjà énorme, de l'État. Mais ce n'est pas l'État qu'ils renforcent, c'est l'administration, qui deviendra bientôt cette équipe de techniciens tout-puissants, incontrôlables, irresponsables, instrument nécessaire de la prochaine, de la très prochaine dictature universelle. Il n'est d'État que dans un pays libre. Un pays libre est un pays qui compte une certaine proportion d'hommes libres. C'est ce nombre plus ou moins grand d'hommes libres qui fait la légitimité, la dignité, l'honneur de l'État. [...] L'État n'est rien s'il n'a son compte d'hommes libres capables non seulement de le servir, mais de le penser, de se faire de lui une idée juste et claire, acceptable par tous. Il faut donc refaire des hommes libres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Français, ô Français, si vous saviez ce que le monde attend de vous !»&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Conférence: révolte contre le monde moderne!</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2016/08/31/conference-revolte-contre-le-monde-moderne-5842114.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2016-08-31:5842114</id>
        <updated>2016-08-31T17:13:56+02:00</updated>
        <published>2016-08-31T17:13:56+02:00</published>
        <summary>   </summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5445082&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/2258590272.jpg&quot; alt=&quot;Confgironde.jpg&quot; width=&quot;477&quot; height=&quot;718&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>René Guénon : « Tout doit commencer par la connaissance »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2016/04/15/rene-guenon-tout-doit-commencer-par-la-connaissance.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2016-05-02:5789032</id>
        <updated>2016-05-02T19:53:16+02:00</updated>
        <published>2016-05-02T19:53:16+02:00</published>
        <summary>   Tout doit commencer par la connaissance ; et ce qui semble être le plus...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;fbPhotoSnowliftCaption&quot; class=&quot;fbPhotosPhotoCaption&quot; style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot; tabindex=&quot;0&quot; data-ft=&quot;{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;span class=&quot;hasCaption&quot;&gt;Tout doit commencer par la connaissance ; et ce qui semble être le plus éloigné de l’ordre pratique se trouve être pourtant le plus efficace dans cet ordre même, car c’est ce sans quoi, là aussi bien que partout ailleurs, il est impossible de rien accomplir qui soit réellement valable, qui soit autre chose qu’une agitation vaine et superficielle. C’est pourquoi, pour revenir plus spécialement à &lt;span class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;la question qui nous occupe présentement, nous pouvons dire que, si tous les hommes comprenaient ce qu’est vraiment le monde moderne, celui-ci cesserait aussitôt d’exister, car son existence, comme celle de l’ignorance et de tout ce qui est limitation, est purement négative : il n’est que par la négation de la vérité traditionnelle et supra humaine. Ce changement se produirait ainsi sans aucune catastrophe.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5358691&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/02/1996104663.jpg&quot; alt=&quot;12957684_1133427756702300_2982961419049407240_o.jpg&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;fbPhotoSnowliftCaption&quot; class=&quot;fbPhotosPhotoCaption&quot; style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 12pt;&quot; tabindex=&quot;0&quot; data-ft=&quot;{&amp;quot;tn&amp;quot;:&amp;quot;K&amp;quot;}&quot;&gt;&lt;span class=&quot;hasCaption&quot;&gt;&lt;span class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;René Guénon ─ &lt;em&gt;La crise du monde moderne&lt;/em&gt; (1927)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Guido De Giorgio : « L'Instant et l'Éternité (Le mythe de l'avenir) »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2016/02/04/guido-de-giorgio-l-instant-et-l-eternite-le-mythe-de-l-aveni-5755338.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2016-03-27:5755338</id>
        <updated>2016-03-27T15:57:00+02:00</updated>
        <published>2016-03-27T15:57:00+02:00</published>
        <summary>   On peut dire que le sacré se distingue du profane en ceci qu'il est...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5331890&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/00/882977769.jpg&quot; alt=&quot;3165495526.jpg&quot; /&gt;On peut dire que le sacré se distingue du profane en ceci qu'il est essentiellement tourné vers le passé pour fixer les étapes d'une procession qui trouve nécessairement sa culmination dans un « présent ». Ce « présent », c'est le point métaphysique où se jette l'éternité, où les mondes se dissolvent dans une ampleur sans limites, une durée sans rythme, une béatitude sans fin. Le présent est l'éternité ; le passé n'est que le vestibule qui mène vers, qui introduit dans l'éternité. Refaire, reparcourir tout le cycle qui s'accomplit dans le point signifie porter avec soi l'expérience des siècles, toute l'évolution cosmique pour en dénouer la trame dans la pupille de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Deux conceptions de l'instant&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Faust ne pouvait pas arrêter l'instant, parce que de l'instant il ne saisissait que la caducité, l'iridescence immédiate de l'illusion, le vertige qui submerge au lieu de transfigurer l'« ombre de la chair », le fantasme labile et évanescent, non ce qui en Dieu demeure une momentanéité infinie qui est le mystère de l'actualité éternelle. Tels sont les deux aspects de l'« instant », selon qu'on se place sur le plan humain ou divin ; il s'agit de deux points apparemment opposés et divergents qui marquent deux mondes, deux rythmes, deux réalités, dont l'une est absolue, vraie, l'autre fallacieuse et illusoire. Le &lt;em&gt;verweile doch, du bist so schön&lt;/em&gt; (« arrête-toi, tu es si beau ! ») de Faust n'est qu'un succédané lyrique fort peu original face à la plénitude abyssale de l'Ineffable où s'accomplit le mystère de la gestation divine. Le mythe de la purification à travers l'esthétique n'est que le pont très fragile jeté par l’imbécillité moderne sur la momentanéité de l'illusion humano-cosmique pour s'évader de la certitude positive du mystère, d'une paroi infranchissable sinon par le dépassement vertigineux de l'aile c'est-à-dire de l'Esprit de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Voilà pourquoi le monde moderne oscille entre un passé mort et un avenir nébuleux, entre ce qui n'est plus et ce qui ne sera jamais sinon dans l'espérance qui anticipe et construit. La sagesse traditionnelle, par contre, se trouve vers le passé, le vit, le féconde, l'&lt;em&gt;actualise&lt;/em&gt;, s'y insère pour le ramener tout entier dans le présent et le renouveler dans le &lt;em&gt;ver aeternum&lt;/em&gt; (Printemps éternel) que les Anciens attribuait à l'âge d'or, en indiquant la germination pérenne de la Vérité, le pullulement des états transfigurants, la vie qui ne connaît ni naissance ni mort car elle se déroule dans la béatitude de la connaisse réalisatrice. Mais pour les modernes le passé est passé, mort, fini, achevé, fermé, irrémédiable : « &lt;em&gt;le déjà vu, le déjà vécu »&lt;/em&gt; dit Bergson, selon une orientation psychologique qui manifeste clairement toute la sentimentalité nostalgique du petit homme effroyablement esclave de son petit monde. De sorte qu'entre un passé mort et un avenir non encore né, oscille le présent crépusculaire, tout à la fois déclin nuageux et aube trop pâle, en somme une véritable pause dans l'agonie. Et cette vision erronée dérive le mythe de l'avenir, la tension vers ce qui n'est pas, vers ce qui ne sera jamais parce qu'en réalité seul le présent, en absorbant le passé, est le point dynamique, &lt;em&gt;toute la proue du navire&lt;/em&gt; qui fait face à l'horizon &lt;em&gt;mais ne l'atteint jamais&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5331040&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/01/361745918.jpg&quot; alt=&quot;233275881-croisiere-proue-bateau-de-croisiere-horizon-sur-l'eau.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Le passé comme mort et comme vie&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;L'homme moderne peut être comparé à un nécrophore qui soupire après le jour qui ne se lève jamais : le cadavre qu'il porte est le passé, l'héritage inerte, stérile, et le jour qu'il attend est l'avenir, la descendance imaginaire, l'accomplissement radieux d'un chimérique accouchement inachevé. On remarquera que tous les modernes, les « grands hommes », attendent de l'avenir un jugement définitif sur leur œuvre car peut-être sentent-ils, consciemment ou non, que rien de ce qu'ils ont fait ne se rattache traditionnellement au fleuve royal du passé, ni n'est capable de résister aux mouvements de l'aiguille magnétique du présent, instant fugace et momentanéité ayant une incidence sur bien d'autres abîmes que la trace insignifiante du nuage passager. Voilà pourquoi l'homme antique est un porteur de mondes : le passé, il ne l'a pas laissé derrière lui, mais le recueille et l'emporte, de façon à construire en réalité un seul point incident, le &lt;em&gt;présent seul&lt;/em&gt;, l'&lt;em&gt;actualité&lt;/em&gt;, tandis que l'homme moderne, se débarrassant d'un fardeau trop pesant pour ses épaules peu viriles, est léger, inconsistant et, par peur d'être jeté à terre par les coups de vent obliques, s'accroche à la machine, qui est tout à la fois son berceau et son tombeau. Car au mythe de l'avenir est associé celui de la vitesse qui ─ si l'on considère bien sa fonction, son schéma intérieur ─ est l'abolition du passé dans le déjà parcouru, l'imperceptibilité du présent minimisée dans l'attente permanente de l'avenir. Les lecteurs qui voudront approfondir ces aperçus de manière pénétrante trouverons plus d'un chemin menant aisément à la compréhension de quelques vérités majeures. Nous ne désirons fixer ici, avec une certaine insistance, que quelques réflexions &lt;em&gt;critiques&lt;/em&gt;, dont le développement perspectif s'avèrera plus net et plus sûr.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;On comprend donc que l'homme moderne et l'homme antique sont absolument opposés et comme aux antipodes, au sens littéral du terme, l'un par rapport à l'autre : liés à une même lignée mais tournés vers des ciels différents et diversement constellés, bien qu'un même soleil impassible éclaire cette lignée dans ce qui pour les uns est jour et pour les autres nuit. Pour les Anciens, en effet, le passé est tout, pour les modernes, rien, même quand ils ont l'illusion d'y chercher distraitement des solutions à des questions d'actualité ─ ce qu'on appelle les « avertissements », les « enseignements » du passé ─, autant de fantaisies sentimentales exploitées avec un opportunisme cynique selon les circonstances et proposées à la crédulité des naïfs pour les perpétrations les plus pitoyables. La rhétorique, qui triomphe aujourd'hui comme jamais auparavant dans cette Europe trouble et marécageuse d'aujourd'hui, recourt aux ruses les plus bestiales pour obtenir l'assentiment, des plèbes à l'écoute et se sert du passé comme d'un remède contre tous les maux, baume universel, soutien du présent, mais d'un usage momentané comme pour conjurer le &lt;em&gt;Vae soli&lt;/em&gt; ! (Malheur à ceux qui sont seuls !)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;L'homme moderne, en réalité, est déjà pris dans le passé, ne le vit plus et n'en retire que poussière et ruine : il l'étudie, le classe, l'ignore. Plus l'enquête se fait minutieuse, plus elle devient squelettique, chacun cherchant ensuite à faire souffler la vie sur ces ossements épars endormis dans le sommeil de la mort. Ainsi, lorsqu'ils se tournent vers le passé pour l'étudier, les modernes succombent donc à la même illusion que lorsqu'ils croient, par exemple, que la photographie est plus proche de la vérité, alors qu'elle la dénature totalement en la fixant dans sa momentanéité de chose déjà passée. Mais indépendamment de l'étude, voyons si les modernes se servent du passé en fonction de la vie. Qui dit passé dit tradition, c'est-à-dire rattachement intérieur, dynamique, non adhésion extérieure, non sympathie opportuniste, non simple position ou situation ; en d'autres termes, il devrait y avoir entre passé et présent &lt;em&gt;continuité&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;immuabilité&lt;/em&gt; ou, mieux, un développement rythmique si régulier, continu, interne, qu'il apparaîtrait insensible. L'Antiquité, de fait, est caractérisée par une tonalité constante qui perdure, immobile, d'une époque à l'autre ; il y a et il doit y avoir un changement, mais il s'accomplit en profondeur, dans les strates intérieures, invisiblement, sommes-nous tenté de dire, de manière à ne pas bouleverser la régularité du rythme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5331603&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/00/3959024704.jpg&quot; alt=&quot;Statue.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;La fin du mythe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;On a dit maintes fois que les cultures antiques sont immobiles ou semblent telles ; mais c'est là précisément leur grandeur, cette stabilité fondamentale qui efface tous les contrastes, qui intègre tous les rythmes à la veine centrale, au &lt;em&gt;type traditionnel&lt;/em&gt;, qui seul reste dans l'intégrité de son efficacité formatrice. Voilà pourquoi quiconque entend demeurer dans le pur domaine de la vérité traditionnelle, se tourne toujours, logiquement, vers le passé, pour reparcourir les étapes de la certitude et les ajouter à son expérience. Celle-ci, sous cet angle, est donc récapitulative et conclusive : elle n'est pas répétition extérieure, mais accorde son rythme à celui qui n'est autre que son propre visage, hier encore ignoré, désormais retrouvé et vivifié. Il est très difficile d'expliquer certaines choses à ceux qui se tiennent sur des positions dualistes et qui pensent qu'il y a quelque chose en dehors de la Vérité, qui est Dieu éternellement présent. Vérité : là seulement &lt;em&gt;on devient ce que l'on est&lt;/em&gt;, c'est-à-dire qu'on dépasse la sphère des limitations humaines pour vivre le battement même de l'infini.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Quand nous disons &lt;em&gt;antique&lt;/em&gt; nous entendons tout ce qui est valable, pérenne, traditionnellement authentique dans le passé de l'Orient et de l'Occident, qu'il s'agisse d'un passé lointain ou proche, doctrinal ou poétique : peu importe, pourvu qu'il reflète, dans la vérité de l'expression, la grande lumière du Supramonde. Outre les Livres Sacrés, il y a la Poésie (dans le sens que nous avons déjà précisé en une autre occasion - cf. &lt;a href=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2015/09/27/guido-di-giorgio-mercuriales-viri-art-et-tradition-5691071.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Diorama&lt;/em&gt; du 24 janvier&lt;/a&gt;) et l'Art sacré. Il y a enfin toutes les formes d'activité qui, dans le passé, se reliaient toujours à une vérité d'ordre supérieur, fût-ce dans un modeste ustensile, et dans la fabrication et la destination des objets d'usage courant. Le passé, tel que nous l'entendons et tel que devraient l'entendre tous ceux qui ne cherchent que la vérité de Dieu, est vie, rythme créateur, dépôt inépuisable de sagesse qui se renouvelle chaque fois qu'il est actualisé par une nouvelle expérience. Mais il est surtout la réalité d'une vie vibrante parce que vivifiée par le souffle pérenne de la sève traditionnelle. Les modernes, eux, considèrent le passé comme une relique dont ils louent la vétusté et autour de laquelle ils rôdent avec une curiosité de photographes et d'archéologues : qui, parmi eux, &lt;em&gt;accepte totalement&lt;/em&gt; le passé, l'assume dans toute son ampleur, non pour y saisir des fragments et les exalter, mais pour l'intégrer à son expérience de vie en le récapitulant de manière créatrice ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5331807&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/00/1936664861.jpg&quot; alt=&quot;Yv6N5fl.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Immédiateté tangible du présent&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Combien y a-t-il d'admirateurs de Dante qui ne se contentent pas de magnifier le vers ou l'expression ─ chose absolument extérieure et superficielle ─, mais qui en appliquent la doctrine, le savoir, sur tous les plans de l'être auquel ils se rapportent et dans la totalité du Voyage Céleste ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le passé n'est rien s'il n'est pas intégré, vécu, convalidé par l'expérience personnelle, par la vie, s'il n'est pas totalité et exalté dans le grand frémissement de l'actualité éternelle. Les modernes, lorsqu'ils ne forniquent pas dans le passé comme des voleurs dans une nécropole, lui tournent le dos, contemplant alors l'hypothétique « soleil de l'avenir » qui ne brillera jamais, car le futur n'existe que comme ultime frontière évanescente d'une imagination laborieuse, mirage et rien de plus, projection fallacieuse colorée par le spasme de leur propre insuffisance. Le « non-accomplissement » face à la Vérité, le sentiment incurable de celui qui ne sait pas ni ne veut savoir, ne sait ni ne veut porter avec soi tout le poids du monde, pour l'assumer dans l'instant divin, ont créé le mythe de l'avenir. Tournant obstinément le dos à ce qui est, on attend avec curiosité ce qui n'est pas, ce qui sera, et l'on soupire après la confirmation d'une rêve par un reflet illusoire du rêve lui-même, dans une marche nocturne de fantômes que seul le présent engendre, par la spontanéité de son flux et de son mirage. Étrange spéculation sur l'avenir, qui fait oublier les trésors du passé et l'immédiateté tangible du présent. Car on n'est réellement que dans le présent, avec tous les mondes, dans l'unité essentielle du point, joyau de tous les joyaux, œil éternel de Dieu !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Nous voudrions dire bien d'autres choses encore, mais préférons conclure par ces paroles de Zarathoustra : « &lt;em&gt;Diesen Menschen von heute will ich nicht Licht sein, nicht Licht heiszen. Die will ich blenden : Blitz meiner Weisheit ! stich ihnen die Augen aus !&lt;/em&gt; » : « Je ne veux pas être une lumière pour ces hommes d'aujourd'hui, ni qu'ils me prennent pour une lumière. Ceux-là ─ je veux les aveugler ! Éclair de ma sagesse, crève-leur les yeux ! »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5331875&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/02/3144265201.jpg&quot; alt=&quot;lightning-1082080_960_720.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Guido De Giorgio ─ &lt;em&gt;L'instant et l'éternité, et autres textes sur la Tradition&lt;/em&gt; (1925/1955)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Première partie : Guido De Giorgio et son œuvre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;III. Articles parus dans &lt;em&gt;Diorama Filosofico&lt;/em&gt; (sous le nom de l'auteur)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;10. L'instant et l'éternité (Le mythe de l'avenir) (3 août 1939)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Édition Archè, Milano, 1987, p. 155-162.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La part de l'ange...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2016/01/11/la-part-de-l-ange-5743386.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2016-01-13:5743386</id>
        <updated>2016-01-13T16:00:00+01:00</updated>
        <published>2016-01-13T16:00:00+01:00</published>
        <summary>  Les éditions Gallimard publient cette semaine un nouveau volume du journal...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les éditions Gallimard publient cette semaine un nouveau volume du journal de Jean Clair, intitulé La part de l'ange, qui recouvre les années 2012-2015. Conservateur des musées de France, Jean Clair est l'auteur d'essais sur l'art, comme&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2015/07/09/l-informe-et-le-monstrueux-comme-varietes-de-l-hybris-modern-5654563.html&quot;&gt;Considérations sur l’État des Beaux-Arts&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (Folio, 2015) ou &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2012/03/24/la-fabrique-du-monstre.html&quot;&gt;Hubris&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Gallimard, 2012) mais est également un critique lucide et parfois féroce de notre société, comme dans son &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Journal atrabilaire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Folio, 2008) ou dans &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2011/04/25/l-hiver-de-la-culture.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'hiver de la culture&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (Flammarion, 2011).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5264521&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/01/2973190706.jpg&quot; alt=&quot;Part de l'ange.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot; La part de l'ange est la part du fût occupée par l’«esprit» volatil d’une distillation. C’était aussi la part de l'oreiller laissée vide pour l’ange qui veille sur le sommeil de l’enfant. C’était, dans les sociétés anciennes, l’offrande aux dieux, les prémices d’une récolte, pour assurer les moissons futures. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Une société moderne exclut le don à des puissances invisibles, génies ou divinités. Le prix y remplace la valeur, y compris pour ce qui est sans prix. Mais c’est se condamner à la stérilité et au désespoir. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Historien de l’art, auteur d'expositions mémorables comme «Mélancolie», l’auteur de ce Journal a été l’observateur du changement : le Musée imaginaire est devenu une salle de ventes. Il s’en explique, parmi d’autres souvenirs, dans un entretien avec Malraux demeuré inédit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Comment un enfant grandi dans le silence du pays mayennais a-t-il pu finir ses jours sous la Coupole où l’on discute chaque semaine des mots du Dictionnaire? À l’origine de cette trajectoire, qui le laisse aujourd’hui désemparé, une double expérience : la psychanalyse, dont il est très jeune un patient, gardant le silence dont il connaît le prix, puis la découverte de la peinture qui, mieux que la littérature, garde elle aussi le silence. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Pour la première fois, Jean Clair donne comme sous-titre à son texte &lt;em&gt;Journal 2012-2015&lt;/em&gt;, comme s’il reconnaissait que ses écrits littéraires parus chez Gallimard, depuis le &lt;em&gt;Court traité des sensations&lt;/em&gt; en 2002, jusqu’au &lt;em&gt;Dialogue avec les morts&lt;/em&gt; en 2011 et aux &lt;em&gt;Derniers jours&lt;/em&gt; en 2013, étaient les pans d’une même œuvre, fascinante à plus d’un titre, qui le met au niveau des grands diaristes, et dont &lt;em&gt;La part de l’ange&lt;/em&gt; est le nouveau volume. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Exaltación y centralización de lo inferior en el mundo moderno</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2015/12/18/exaltacion-y-centralizacion-de-lo-inferior-en-el-mundo-moderno.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2015-12-19:5732817</id>
        <updated>2015-12-19T00:05:00+01:00</updated>
        <published>2015-12-19T00:05:00+01:00</published>
        <summary>      Exaltación y centralización de lo inferior en el mundo moderno:...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5243859&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/703672715.jpg&quot; alt=&quot;déchéance_florence-baron_2014-6.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: arial black,sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Exaltación y centralización de lo inferior en el mundo moderno: Humanitarismo, filantropía, animalismo y&amp;nbsp;ecología.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;post-488 post type-post status-publish format-standard hentry category-etica-y-valores category-cultura-y-pensamiento category-espiritualidad category-metafisica category-politica category-politica-y-tradicion category-tradicion&quot;&gt;&lt;div class=&quot;cite&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;Ex: http://septentrionis.wordpress.com&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Una de las caras del pensamiento contemporáneo, aquel que ha descendido y desvalorado además de rebajado los arquetipos Divinos propios de la perfección, los cuales fundamentarían y asentarían los principios de un supuesto &lt;em&gt;sacrificio&lt;/em&gt; por remontar los escalones descendidos en contra la Idea de lo Sagrado, es, esta cara de la que hablamos; el humanismo antropocéntrico.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Dicha aspiración es cohibida por una ideología centrípeta a lazos materiales o en el mejor de los casos, existenciales pero siempre humanos y de naturaleza netamente psico-física. No únicamente ese refreno a estadios superiores causada por una physis acotada a lo personal es consecuencia de la negatividad de mirada, sino principalmente la descentralización de un principio rector metafísico del Universo. Esto supone o bien la pasividad pura del sujeto o bien la pretensión no arribada a categorías del Intelecto más allá de la razón para la compresión completa así como la vivencia de esta comprensión pura.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;El humanismo junto al pensamiento antropocéntrico, ambos entendidos como comprensión y percepción epistemológica de la naturaleza y Cosmos a través únicamente de la magnitud y medición de lo humano y del humano son un giro, total y universal, a la supremacía de la persona de exclusivos atributos presentes en su nivel de existencia, la cual rige y decreta todo lo demás. Es por ello que antes del entendimiento del humanismo como un resurgir de unos estudios clásicos, se entendía por este la antítesis de la escolástica y por ende lo contrario a la visión jerárquica y vertical del Universo de actos, potencias y del primer motor inmóvil Aristotélico haciendo cúspide. El humanismo antropocéntrico es pues una primera toma de contacto con la futura cosmología horizontal y terrenal, la cual hace girar un Todo siendo refinado por lo humano.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Este virado y desviado ángulo será una de los signos que marcarán la nueva concepción de la actual situación, no sólo filosófica sino espiritual, de Occidente.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; target=&quot;_blank&quot; name=&quot;h.gjdgxs&quot;&gt;&lt;/a&gt;El origen de esta idea surge como fenómeno previo a la llegada de la Ilustración y del enciclopedismo, ambas concepciones con nexos comunes a este humanismo antropocéntrico, que casó con sucesos filosóficos e históricos como el racionalismo Cartesiano&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; title=&quot;&quot; href=&quot;https://dub130.mail.live.com/ol/#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;&lt;sup&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt; o la Reforma Luterana, junto a la Contrarreforma de la Iglesia Católica con su correspondiente concilio de Trento. Si antes se filtraba la experiencia vivencial con la tabula rasa de lo humano, ahora se hace una exaltación de este, junto a su razón, ignorando la espiritualidad fuera del teísmo de la época. Es así como se forja la revolución Francesa y la ya caída en picado de Europa, la cual hizo posible la propagación en líneas políticas de la moderna democracia Parlamentaria traída de Inglaterra, así como la mala fragua del socialismo materialista Ruso y su hermano el capitalismo, el cual reina imperante hasta nuestros días de forma destructiva.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;El descenso propio de la edad actual, desde las alturas Apolíneas a fondos del deleite&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt; hueco ya ni racionalista, de cielos de Dioses y Héroes a suelos de hormigón,&amp;nbsp;no es estático, pues bien sigue como bacilo patológico propagándose con distintas máscaras y en dirección a lo más bajo.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Estas podrían ejemplificarse con la filantropía caritativa o el humanitarismo desmedido entre otros. Alguno se echará las manos a la cabeza al escuchar críticas a estos dos enfoques o conceptos, pero si bien ambos pueden tener puntos positivos, también ambos radican y se originan en la descentralización, distorsión y viraje de la idea Tradicional, pues &lt;em&gt;esta filantropía o humanitarismo desplaza un Principio metafísico más allá de humano a lo humano,&amp;nbsp; acaba con la idea de emanación y multiplicidad a partir de este Principio y desorienta haciendo defensa de una cosmología centrípeta y exaltante de sí mismo, el humano, haciendo caída en estadios o estaciones inferiores dentro de una jerarquía cósmica&lt;/em&gt;. Junto a ello la búsqueda de la sensación y emoción o de ayuda meramente material o económica y sus frutos –&lt;em&gt;Sakama Karma.-&lt;/em&gt; y su a veces altruismo ególatra contrasta con aquel desinterés del yo personal en la acción y por lo tanto en la ayuda que se cree que se hace, lección que Meister Eckhart pincelaba en uno de sus sermones sobre el “desasimiento”&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; title=&quot;&quot; href=&quot;https://dub130.mail.live.com/ol/#_ftn2&quot; name=&quot;_ftnref2&quot;&gt;&lt;sup&gt;&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, pues en la acción el movimiento llevado a cabo por la compasión del yo y no por el desapego transparente es un acto egoísta&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; title=&quot;&quot; href=&quot;https://dub130.mail.live.com/ol/#_ftn3&quot; name=&quot;_ftnref3&quot;&gt;&lt;sup&gt;&lt;sup&gt;[3]&lt;/sup&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. El problema de la búsqueda de los frutos de la mentalidad contemporánea, sean intereses como comentamos emocionales como físicos –económicos, políticos…- se contrapone a la visión del Nishkana Karma o “acción sin deseo”, la cual queda ilustrada cuando Krishna en su conversación con el guerrero Arjuna dice; “&lt;em&gt;Sólo tienes derecho al acto, y no a sus frutos. Nunca consideres que eres la causa de los frutos de tu acción ni caigas en la inacción&lt;/em&gt;”&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; title=&quot;&quot; href=&quot;https://dub130.mail.live.com/ol/#_ftn4&quot; name=&quot;_ftnref4&quot;&gt;&lt;sup&gt;&lt;sup&gt;[4]&lt;/sup&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, subyugando así la acción al deber Trascendental y de ninguna manera a sus frutos, concepción propia del verdadero Kshatriya.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Así mismo, el centrar y describir al humano como eje polar es errada en principio. Existe por ello un humanitarismo desmedido que no actúa equitativamente como la ideología moderna clama, buscando la igualdad o la “igualación cripto-forzada”. No defendemos ni al humanitarismo universal ni a esa visión moderna, pues este humanitarismo debe ser como todo, de arriba hacia abajo, del centro hacia afuera y entendido desde ópticas no pragmáticas, las cuales tienen como germen el expansionismo cultural –o a-cultural según se vea.- y lo cual se traduce en mecanización y globalización tecnológica y subyugación de cualquier rincón del planeta. En definitiva, la destrucción de la diversidad defendida por esa misma ideología del pensamiento único y moderno. Por lo que respecta a esta idea de igualación, esta nos parece contradictoria metafísicamente con el principio jerárquico de la naturaleza y Cosmos, así como de igualdad en condición humana, la cual al no concebirse desde la realidad de acto tiende a forzar de cualquier manera esta igualación, generando así un hombre masa. He aquí la espiral de caída y contradicción en lo que intentamos exponer.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Junto a lo anterior, es necesidad el comentar en especial la perspectiva con la cual la filantropía como movimiento es realizada. Desde conductas aburguesadas el filántropo actúa caritativamente a través de eventos sociales o campañas, en los cuales de nuevo de manera material o económica se dispone a ayudar sin inmiscuirse, tanto en el proceso como en la ayuda como tal, la cual ni siquiera se concibe que pudiera ser propia y humana, contradiciendo así al significado literal de la etiqueta que porta como &lt;em&gt;philos anthropos.&lt;/em&gt; No es lugar para discutir el bien causal de la filantropía, pues lo que nos atañe es el principio que acciona dicho movimiento así como la mentalidad con la que se lleva a cabo. Esta última, la cual se desarrolla entre una pasividad y vista lejana del caritativo que descansa y se funda en la apatía moderna. Pretende de esta forma atacar al problema normalmente económico a través de la economía y contemplando diferencias entre naciones basándose en el llamado “Estado de bienestar”, diferencias que son únicamente de tipo capital, tecnológico y material –Por supuesto jamás artísticas, culturales y mucho menos espirituales.-. Así el filántropo intenta amollentar el problema con lo que el problema ha sido creado; El materialismo. Así pues, parafraseando a Evola en “Cabalgar al Tigre” diremos que la acción que no parta “del núcleo profundo del ser, supraindividual…, que toma la forma de un ser en tanto que es acto” deberá ser considerada errónea tanto en causa como en origen.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Si bien aquí vemos dos conceptos modernos, digamos, exaltadores del hombre, existen bien otros aún más disonantes como puede ser el animalismo o el anti-especismo. Recordemos que lo que intentamos exponer es la descentralización de un Origen metafísico a estadios inferiores como en los casos anteriores era el hombre o sus acepciones y en casos excepcionales, lo animal en su sentido más basto, y de ahí la crítica a estas vertientes de pensamiento moralista ligadas a la caída de la cual hablamos. El animalismo como movimiento tiene diferentes dimensiones y niveles, pues si bien suele estar unido a dietas vegetarianas o veganas la moralidad causante de estas varía en un espectro entre el supuesto respeto al derecho a la vida animal, la oposición a granjas intensivas monstruosas abortos del capitalismo o una exaltación extrema de la criatura hasta niveles superiores al humano en derecho, fundamentando, el animalista, la inferioridad en defensa o raciocinio de dicha criatura. Todo esto junto a una supuesta militancia que no es otra cosa que un colectivismo que gira entorno a esta idea que comentamos, la cual es regada con tintes sentimentalistas y emocionales.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5243862&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/3624844159.jpg&quot; alt=&quot;déchéance015805.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Reafirmamos el amor a los animales así como la contrariedad a la masificación, maquinación y desnaturalización de las granjas y mataderos. Por otra parte centrar este escrito en los prejuicios de este movimiento o vertiente que pensamos tiene como origen debilitamientos y monomanías precedentes; tras las diversas caídas desde visiones de dominios metafísicos, el darwinismo o teoría evolucionista junto al cientifismo, se perpetraron haciendo a la ciencia técnica el dogma universal y eterno.&amp;nbsp; Ambas visiones de forma sinérgica intentaron dilucidar al humano biológico y psicológico desde parámetros animales pensando que este, el animal, era un ser vivo básico por el cual se explicarían los instintos que supuestamente mueven al hombre. Una vez más el terror a enfrentarse con lo Absoluto hizo que el hombre moderno cayese en lo pequeño, simple y materialista. Esto presupuso que el humano y el animal están en un mismo nivel de existencia, lo cual es falso, falsedad que a su vez se sobrepone a la idea de que la única diferencia entre estos es el mero raciocinio y la cual trataremos más adelante. A esto se suma la fuerza tóxica que este pensamiento genera secularizando cualquier acción humana que sea realizada como sacralización inmanente, ya sea el rito, el sexo&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; title=&quot;&quot; href=&quot;https://dub130.mail.live.com/ol/#_ftn5&quot; name=&quot;_ftnref5&quot;&gt;&lt;sup&gt;&lt;sup&gt;[5]&lt;/sup&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;, la organización social o política e incluso la espiritualidad, exponiendo que se trata de estímulos mecánicos y subconscientes que preceden la razón del movimiento del humano, o la religiosidad, limitándola a una explicación mítica del subconsciente ligado con sucesos incapaces de aclararse en el momento.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Nos situamos así en una perspectiva plana y llana donde los principios vitales humanos corresponden a los animales y la diferencia es más cuantitativa –cantidad de capacidad- que cualitativa –capacidad en sí-. A partir de esta hipérbole de pensamiento asimila dos planteamientos contemporáneos; La igualdad y el sentimentalismo frenético.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;La impresión y pretensión de la igualdad es etiqueta del pensamiento moderno, donde esta equidad evangélica de raza, género e individuo pasa a lo animal afirmando su derecho a la vida a pesar de la poca consistencia de fundamentos que sostengan una legitimidad más allá de la moral y la lástima. &lt;em&gt;La falta de comprensión o tal vez la negación propia a esta, hace que no se aprecie el hecho de que la igualdad no es ni un fin ni una herramienta así como que la desigualdad existe en origen y es causa primitiva&lt;/em&gt;. En cuanto al derecho, si anteriormente entre los siglos XVII Y XVIII se concebía como herramienta con la finalidad “idílica” del “progreso positivista”, tal y como Hobbes o Locke propusieron, en la actualidad&amp;nbsp; es la moralidad como tal, la cual de carácter temporal y relativo, genera el derecho. Esto denota que esa idea de “progreso positivista”,&amp;nbsp; junto a la moralidad moderna, son los conceptos que establecen al propio derecho y su supuesta justicia. Esta inversa ecuación genera que no solo el derecho, la ley y su vía activa, la legislación, sean engendradas por principios morales y humanos&amp;nbsp; –estos en el más bajo sentido de la palabra.-, sino que incluso la idea de estado y por ende la política sea confeccionada desde estos principios de los que hablamos, los cuales son subjetivos a caracteres y personalidades tanto individuales como colectivos en un sentido restringido y no orgánico o Absoluto. &lt;em&gt;El Estado como mero mecanismo que sirve para una determinada finalidad y no como forma de alto simbolismo &lt;/em&gt;como apostilla Spengler.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;El derecho como tal no es concebido o más bien contemplado por la Tradición, pues se trata en cualquier de los casos de una “igualación” horizontal y forzosa de dos o más sujetos en cuanto a propiedades cuantitativas así como,&amp;nbsp; y aún más nocivo, cualitativas. La idea de derecho supone no atender o apreciar esas cualidades, sean del tipo que sean, las cuales consideramos de carácter superior a las puramente numéricas. Lo anterior equivale irremediablemente la negación de cualquier propiedad o atributo para llegar a una supuesta objetividad y neutralidad entre sujetos, ya que esta es la única manera de legitimar la sentencia o dictamen. Esta intentona de una regla Universal de juicio y derecho –contraria totalmente al &lt;em&gt;Suum Cuique&lt;/em&gt;.- afecta al concepto de “Derecho Animal”, pues se intenta fundamentar un amparo que primero cualifica al animal como portador de una tutela, la cual no contempla de forma individual por razones obvias y segundo que coloca a la criatura en una escala métrica, en la cual parece que el hombre moderno intente crear una idea antropomorfa de absolutamente todo lo vivo desde como comentamos, ópticas puramente emocionales.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Lo anterior junto a la inversión de valores morales o éticos, estos engendrados desde ejes personales, crea una flexibilidad infinita en cuanto a derecho y legislación, la cual es usada por defensores de este pensamiento&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; title=&quot;&quot; href=&quot;https://dub130.mail.live.com/ol/#_ftn6&quot; name=&quot;_ftnref6&quot;&gt;&lt;sup&gt;&lt;sup&gt;[6]&lt;/sup&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Dicha se cimienta en un anti-especismo que intenta evidenciar cierta discriminación de carácter moral entre animales y otros animales u hombre&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; title=&quot;&quot; href=&quot;https://dub130.mail.live.com/ol/#_ftn7&quot; name=&quot;_ftnref7&quot;&gt;&lt;sup&gt;&lt;sup&gt;[7]&lt;/sup&gt;&lt;/sup&gt;&lt;/a&gt;. Si bien existen defensas animalistas sin ser igualitaristas en este sentido, trataremos adelante sobre otro convencionalismo moderno como es la idea de ecología desde un punto de vista pragmático y materialista.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Tratando directamente sobre la diferenciación de las cualidades entre el hombre y el animal diremos que el ser posee poder –pues es causal.- de trascender su condición ontológica. Esta característica es la mayor diferencia entre el hombre y el resto de los animales y no su raciocinio como paradójicamente los racionalistas suelen defender.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;ecxMsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Así como un hombre con una consciencia cual sea de lo Absoluto puede contemplar, en este ejemplo, niveles inferiores a su estado actual desde cierta superioridad así como la posibilidad de continua “refinación” y aspiración a ese Absoluto según sus cualidades, también el hombre –refiriéndonos al hombre común.- por lo general, aunque cada vez de forma menos efectiva, debido a la edad en la que nos encontramos y los agentes que reinan en esta, contiene en potencia dicha potencialidad -valga la redundancia.- de superación de estadios en primer lugar existenciales y tras ello metafísicos. Esta potencialidad está ligada como capacidad a las cualidade
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le règne de la quantité et les signes des temps...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2015/09/02/le-regne-de-la-quantite-et-les-signes-des-temps-5679320.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2015-09-07:5679320</id>
        <updated>2015-09-07T16:00:00+02:00</updated>
        <published>2015-09-07T16:00:00+02:00</published>
        <summary>  Les éditions Gallimard viennent de rééditer, dans une version définitive,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les éditions Gallimard viennent de rééditer, dans une version définitive, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le règne de la quantité et le signe des temps&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, le célèbre essai de &lt;strong&gt;René Guénon&lt;/strong&gt;. Principal représentant de la pensée traditionnelle au XXe siècle, René Guénon est l'auteur, notamment, de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La crise du monde moderne&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; et de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Autorité spirituelle et pouvoir temporel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5146370&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/02/1303472283.jpg&quot; alt=&quot;Guénon.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot; À la fin de l'hiver 1944, au milieu des ruines de la guerre, Jean Paulhan qui avait été le principal artisan de l'entrée de René Guénon chez Gallimard reçut le manuscrit du Règne de la quantité et les signes des temps&amp;nbsp;; il le trouva «splendide». Le diagnostic sévère porté par l'auteur sur les sociétés occidentales, dès 1927 dans La crise du monde moderne, était confirmé&amp;nbsp;; il voulait revenir depuis longtemps sur le sujet mais l'histoire l'avait devancé&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«... les événements n'ont confirmé que trop complètement, et surtout trop rapidement, toutes les vues que nous exposions alors sur ce sujet, bien que nous l'ayons d'ailleurs traité en dehors de toute préoccupation d'&quot;actualité&quot; immédiate...», écrit-il dans l'avant-propos. Les malheurs des temps étaient le fruit des déviations intellectuelles et spirituelles qui avaient touché l'ensemble des modes de vie et de pensée des Occidentaux au fil des siècles depuis la fin du Moyen Âge. Il en dresse un inventaire rigoureux mesurant à leur aune les illusions génératrices des «fissures de la Grande Muraille» censée protéger l'Occident&amp;nbsp;:&amp;nbsp;elles annonçaient son écroulement. Mais le regard froid porté par Guénon sur un monde en perdition éclaire en même temps le chemin d'un retour à l'ordre véritable des choses&amp;nbsp;; il nous a fait don, au soir de sa vie, d'un maître livre, riche d'une approche doctrinale très solidement argumentée, sur laquelle ce temps qui conspire plus que jamais à notre perte n'a pas de prise.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Julius Evola : « Hiérarchie traditionnelle et humanisme moderne »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2015/08/15/julius-evola-hierarchie-traditionnelle-et-humanisme-moderne-5670870.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2015-08-17:5670870</id>
        <updated>2015-08-17T17:31:00+02:00</updated>
        <published>2015-08-17T17:31:00+02:00</published>
        <summary>     Pour comprendre l'esprit « traditionnel » et ce que le monde moderne a...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5128637&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/02/705460197.jpg&quot; alt=&quot;julius evola,hiérarchie,humanisme,monde moderne,initiation&quot; /&gt;&lt;/span&gt;Pour comprendre l'esprit « traditionnel » et ce que le monde moderne a échafaudé pour le nier, il faut se rapporter à un enseignement fondamental : celui des &lt;em&gt;deux natures&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Comme il y a un ordre physique et un ordre métaphysique, il y a la nature mortelle et celle des immortels, la raison supérieure de l'« être » et celle inférieure du « devenir ». Partout où il y a eu « tradition » vraie, en Orient et en Occident, sous une forme ou sous une autre, cet enseignement a toujours existé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Ce n'est pas l'opposition de deux concepts, c'est celle de deux expériences, de deux modalités réelles de l'être. Ce qui est, aujourd'hui, difficile à comprendre, c'est que par « réalité » on ne connaît plus rien qui aille au-delà de ces concepts, même au-delà d'une partie de l'un d'eux : pour la plupart, de nos jours, réalité et monde des corps ne font qu'un.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Ce qui est « physique » opposé à « métaphysique », ce qui devient et qui est mortel opposé à ce qui est stable et incorruptible, ne comprenait pas, traditionnellement, ce monde, mais, plus généralement, tout ce qui est « humain ». Comme le corps et les sens ─ générateurs de l'image matérielle du monde ─ les différentes facultés mentales, sentimentales et volontaires de l'homme étaient considérées comme parties intégrantes de la « nature » et, comme elle, privées d'être en soi, sujettes à la naissance et à la mort, à un destin de courte durée et de mutation. Elles appartenaient à l'« autre » par rapport à la spiritualité vraie, à l'état « métaphysique » de l'être et de la conscience. Par définition, l'ordre de « ce qui est » n'avait aucun contact avec les états et les conditions humaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;D'autre part « être » et « devenir » n'avaient pas la valeur, comme aujourd'hui, de concepts pensés, donc extériorisés, mais celle de signifiants intimes de la conscience. Ainsi trouvons-nous dans la tradition hindoue que le &lt;em&gt;samsâra&lt;/em&gt;, qui domine la vie contingente et la conduit, dénonce par sa racine un état de désir, de fièvre, de manie, d'unification irrationnelle. L'hellénisme, lui aussi, personnifia la nature inférieure par une « privation » éternelle aspirant à une plénitude qu'elle ne possède pas. Plotin parle de la nature de ce qui coule et fuit indéfiniment ne possédant en soi ni la vie ni le bien, à la recherche d'autre chose, porteur d'une faiblesse interdisant la possession et la réalisation parfaite. Dans ces traditions la « matière » et le « devenir » étaient identifiées au principe du chaos, du désordre et de la nécessité, à ce qui est impuissant à accomplir sa propre loi et à posséder sa propre forme dans la nature : &lt;em&gt;adharma&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;apetron&lt;/em&gt;. Quant au devenir extérieur, il n'était considéré que comme une allégorie, dont le sens dépendait de cette condition intérieure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Par contre, s'appartenir, ne plus fuir, avoir et dominer en soi le principe de sa propre vie ─ non plus dissipée et caduque, non plus errante de-ci de-là à la recherche de ce qui pourrait la compléter, ni rompue par la nécessité et l'envie irrationnelle de l'extérieur et du divers ─ tout ceci ébauchait l'état d'« être », le monde de ce qui, dans la conscience, n'est plus « physique » et échappe à la contingence temporelle. Et les dieux et les symboles ouraniens étaient la figuration de ces états de conscience libérée et réintégrée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Telles sont les « deux natures » : une naissance fut conçue selon l'une comme selon l'autre, le passage d'une naissance à l'autre fut également enseigné : « &lt;em&gt;Un homme est dieu mortel et un dieu un homme immortel&lt;/em&gt; » ─ ou encore : « &lt;em&gt;Une est la souche des hommes, et une celle des dieux, et toutes deux viennent de la même mère&lt;/em&gt;. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Le monde prémoderne connut ces deux grands pôles de l'être, et les voies qui conduisent de l'un à l'autre. Au-dessus du monde, il connut un « surmonde » ─ l'&lt;em&gt;hypercosmos&lt;/em&gt; ─ l'un « chute », l'autre libération. Il connut que la réalité matérielle, tangible, est davantage non-être qu'être, corrélation d'un état de besoin, d'ivresse, de soif de l'esprit et dans ses structures il reconnut une approximation symbolique de la réalité vraie et immatérielle. Il connut que nul ne possède aussi parfaitement la vie, que celui qui repousse la vie, altérée par le désir et l'instinct, et tissue de non-vie. Il connut l'action du passage : l'Initiation ─ les deux grandes charnières de l'approximation : l'Action et la Contemplation ; le grand soutien : la Tradition et la Loi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5128441&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/01/3967061084.jpg&quot; alt=&quot;Universum.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Dans le monde prémoderne, l'initiation avait valeur de passage d'une condition à l'autre, à titre d’événement exceptionnel, impliquant une transformation essentielle, effective, positive, nous pourrions presque dire organique, d'une manière d'être à une autre. A travers l'initiation certains hommes échappaient à une nature et conquéraient l'autre, cessant ainsi d'être des hommes. Leur accès à l'autre condition d'existence constituait, dans l'ordre de cette dernière, immatérielle mais non pour autant irréelle, un événement rigoureusement équivalent à celui de l'engendrement et de la naissance physique. Ils re-naissaient donc, étaient ré-générés. ayant retrouvé « le souvenir », et éteint la soif, finalement libres, ils acquéraient une autre conscience, ils appartenaient intérieurement à un autre monde : ils participaient à la « nature intellectuelle sans rêve ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Dans cette « renaissance » il n'y avait rien de « mystique » au sens moderne, ni de « normal » ou de « religieux » : ce n'était pas une théorie, mais une réalité, un fait, incompréhensible pour qui n'avait pas subi la même expérience. Sa nature ne se révèle certes pas chez les larves « spiritualistes » d'aujourd'hui, mais à travers ce qui s'est conservé des formes prémodernes de culture supérieure chez les peuples primitifs : « &lt;em&gt;Chez eux &lt;/em&gt;─ écrit Macchioro ─&lt;em&gt; la palingénésie n'est pas une allégorie, mais une réalité, et elle est si réelle, que souvent elle est tenue pour un fait physique et matériel. Le &quot;mystère&quot; n'a pas pour but d'enseigner, mais de rénover l'individu. Aucune raison ne justifie ou n'impose cette rénovation : la palingénésie est nécessaire, un point c'est tout. Elle est nécessaire pour que l'homme passe de l'adolescence à la virilité, dit le nègre ; pour que l'homme passe de l'impureté à la pureté, dit le Grec&lt;/em&gt; ». Et quand les conditions nécessaires sont réunies pour l'initiation, la renaissance s'effectue indépendamment du « mérite » ou de tout autre facteur de caractère humain. Car, selon Plotin, « Son effort [à l'homme] vise non pas à ne pas faillir, mais à être Dieu ». Le sens, c'est la destruction intérieure de l'état humain, et la réalisation d'un autre état de la conscience, qui n'est plus caduque, ni sujet à la nécessité, ni lié au destin des corps, donc immortel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5128467&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/01/2626733820.jpg&quot; alt=&quot;julius evola,hiérarchie,humanisme,monde moderne,initiation&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Si l'initiation réalisait la renaissance, l'Action et la Contemplation étaient les moyens les plus immédiats pour en approcher. Après l'Initié, le monde antique vénéra dans le Héros et dans l'Ascète deux êtres &lt;em&gt;sacrés&lt;/em&gt;, qui n'étaient plus des hommes, mais l'expression d'une réalité et non d'une allégorie. Du « vivre », ils étaient passés à un « plus que vivre » : &lt;em&gt;tapas&lt;/em&gt; ─ mot qui traduit aussi bien l'ardeur de l'ascèse et du renoncement que celle d'un état héroïque ─ ayant détruit en eux le lien des intérêts temporels et particuliers et les poussant vers une vie plus haute ; ainsi (et surtout dans les deux fonctions du Roi et du Sacerdote) ils représentaient les deux clefs traditionnelles du supra-monde, les deux portes, solaires et lunaires, occidentales et orientales, du « royaume des cieux », c'est-à-dire des états transcendants et non-humains de la personnalité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Enfin, pour ceux qui ne pouvaient allumer en eux le feu sacré ni atteindre la réalisation, ni en approcher, mais qui, toutefois, en en sentaient le besoin, même confusément, on leur donna un repère au-delà du simple individu : la Tradition (au sens strict) et la Loi. La profonde et réelle obéissance aux principes traditionnels pendant toute une vie, même sans une reconnaissance consciente pour la justifier, permettait à cette vie d'acquérir virtuellement, « rituellement », un sens supérieur : à travers l'obéissance, une force objective réussissait à la former et à la disposer pour cet état surnaturel, qui, chez un petit nombre, existait sous forme de lumière et de réalisation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;C'est dans ces termes que le monde traditionnel était hiérarchisé : dans un sens &lt;em&gt;sacré&lt;/em&gt;, sur les bases de la réalité métaphysique prise comme principe, centre et but de l'existence, comme état suprême de l'être, comme état de vérité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Là où existait l'ordonnance temporelle établie sur ce schéma, à travers les degrés de lumière, il se forma spontanément un passage entre l'humain et le non-humain, une vision symbolique des choses, des natures et des événements qui donna naissance aux sciences traditionnelles « dépassées », et où le démonisme élémentaire de la nature inférieure en devenir et passagère était arrêté par des formes de libération et de lumière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5128478&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/01/1445170520.jpg&quot; alt=&quot;julius evola,hiérarchie,humanisme,monde moderne,initiation&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;La rupture du rapport entre les deux mondes ; la concentration de chaque possibilité en une seule, celle de l'homme ; la substitution au supra-monde de fantasmes éphémères et falsifications passagères accompagnées des troubles exhalaisons de la nature mortelle, voici le sens du monde moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Humanisme&lt;/em&gt; est le mot d'ordre de l'anti-tradition. Le monde moderne ne connaît plus que l'homme : dans l'homme commence et finit toute chose ; sur l'homme reposent les cieux et les enfers, les glorifications et les malédictions qui sont connues, désormais, depuis des centaines d'années. La limite est ce monde, l'autre du monde véritable, avec ses puissances démoniaques, avec ses créatures assoiffées et fiévreuses. Dès que la fracture se produisit, un rapide processus a séparé et jeté bas la partie qui, désormais, n'appartenait plus à l'intériorité vivante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'&lt;em&gt;individualisme&lt;/em&gt; moderne est le premier visage de l'humanisme : individualisme, comme centre illusoire hors du centre, comme &lt;em&gt;construction&lt;/em&gt; des facultés humaines qui se fabriquent et offrent des apparences sans consistance dès qu'elles sont hors de ce centre faux et fragile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où un irréalisme fondamental, une &lt;em&gt;inorganicité&lt;/em&gt; fondamentale dans tout ce qui est moderne : à l'intérieur comme à l'extérieur, plus rien n'est vie, tout est &lt;em&gt;technique&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;construction&lt;/em&gt; reposant sur des facultés individuelles ; le vouloir et le « &lt;em&gt;moi&lt;/em&gt; » se sont substitués à l'&lt;em&gt;être&lt;/em&gt; éteint, sinistres échafaudages d'un corps mort dans tous les domaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première chose qu'on devait, fatalement, perdre avec l'humanisme, c'était la tradition de l'initiation, et la contamination religieuse allait devenir universelle. La connaissance des deux natures impliquait celle d'un double destin : mort vraie et effective pour les uns, tous ceux dont le centre se fixa dans la région inférieure du devenir ; immortalité conditionnée (conditionnée par l'initiation) pour les autres. Déjà avec l'orphisme, mais surtout avec le christianisme, nous assistons à la « vulgarisation » de la vérité propre aux initiés, et valable seulement pour eux : à la naissance de l'étrange idée de l'« immortalité de l'âme » étendue à &lt;em&gt;n'importe quelle âme&lt;/em&gt; et sans condition. Depuis, et jusqu'à nos jours, l'illusion continue : l'âme d'un mortel est immortelle, l'immortalité est une certitude, et non plus une problématique possibilité parmi tant d'autres. Une fois établie cette équivoque, altérée la vérité dans ce sens, au bénéfice de l'humain, l'initiation n'apparaissait plus nécessaire : sa valeur d'opération &lt;em&gt;réelle&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;effective&lt;/em&gt; ne pouvait plus être comprise. L'âme mortelle étant déjà immortelle, l'&lt;em&gt;autre&lt;/em&gt; état devait nécessairement s'identifier à &lt;em&gt;cet&lt;/em&gt; état, ainsi des deux mondes, n'en restait-il plus qu'un, le monde inférieur, dont les prolongements plus ou moins hypothétiques n'étaient conçue qu'en fonction de lui. Il n'y eut plus aucune possibilité effectivement transcendante. Et chaque fois que l'on continua à parler de renaissance, tout s'épuisa dans un épisode de la vie mortelle et il ne pouvait en être autrement : on eut le sentiment, la signification morale, l'aspiration religieuse ou « mystique ». Les rapports de &lt;em&gt;réalité&lt;/em&gt; étant séparés de ce qui n'est pas physique, la spiritualité devint &lt;em&gt;irréalité&lt;/em&gt; : foi, croyance, sentiment, moralité, imagination et spéculation. Dieu et dieux, essences métaphysiques, réalités intellectuelles, prirent la forme de mythes, comme signes d'expériences possibles, comme symboles d'autres conditions d'existence, de parties profondes de l'être intégral de l'homme ; on cessa de &lt;em&gt;savoir&lt;/em&gt;. Ils devinrent des hypothèses, des objets de dogmes, des « exigences » de la pensée ou du sentiment. Plus tard la soi-disant « critique » devait même donner à ces résidus larvaires le coup de grâce, et célébrer dans l'humanisme, enfin conscient de son pouvoir théogonique et cosmogonique, la vérité cadavérique d'un monde de cadavres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'esprit irréalisé, la conscience perdue du supra-monde, la vision &lt;em&gt;matérielle&lt;/em&gt; du monde ne pouvait plus s'imposer que comme omnicompréhensive et exclusive. De &lt;em&gt;science&lt;/em&gt;, on n'en eut plus, si ce n'est conçue que par rapport à la matière et dans le domaine de la &lt;em&gt;construction&lt;/em&gt; : ce n'était plus la synthèse d'une &lt;em&gt;vision&lt;/em&gt;, d'une intuition intellectuelle de la réalité suprasensible, mais l'effort de facultés purement humaines pour unifier de l'extérieur, « inductivement », la contingence des choses particulières sujettes au devenir et décomposés dans leurs éléments, pour arriver à des hypothèses, à des lois abstraites, à des principes d'uniformité et de constantes, formes seulement pensées ne correspondant à aucune libération intérieure. Cette connaissance de choses mortes, créa l'art sinistre de les composer et de les mouvoir en entités artificielles, automatiques, traîtreusement démoniaques : c'est l'avènement de la machine, centre et apothéose du monde « humain ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme l'Initié, les deux autres grades successifs de la hiérarchie traditionnelle ─ l'Ascète et le Héros ─ ne pouvaient qu'être contaminés par le même processus de dégradation. aujourd'hui l'Ascète est le représentant d'une « valeur », virtuellement, « dépassée » ; or, l'un des foyers de l'infection humaniste ─ la mentalité protestante ─ n'a pas attendu aujourd'hui pour faire éclater son mépris pour les traditions et les civilisations qui en proclamait la grandeur et la prééminence. quant à l'héroïsme, qu'il n'y ait pas d'équivoque : l'héroïsme est faux, vain, stérile lorsqu'il est à la mesure de l'homme et de l'individu ; l'héroïsme n'est vrai et sacré que s'il est justifié par un ordre et un but supérieur. L'héroïsme, comme l'ascèse, s'il n'est pas vécu comme un &lt;em&gt;acte sacrificiel&lt;/em&gt;, une voie qui, selon l'Action, (comme l'Ascèse selon la Contemplation) vise à reconduire le centre de l'être dans la réalité métaphysique, est profane et non sacré ; il n'a plus rien de commun avec celui traditionnellement exalté ; il est une « construction », qui commence et finit avec l'homme, et n'a donc d'autre sens ou valeur que celle, impure et contingente, de la &lt;em&gt;sensation&lt;/em&gt; et du sentiment. Ainsi chez le héros moderne ─ sportif, patriote, romantique, « civilisé », « superhommistique », etc. ─ ne se célèbre-t-il que la profanation et la mort de l'antique Héros : c'est un sacrifice dont l'homme lui-même devient incestueusement la proie et le prédateur ou devient les forces inférieures d'un démonisme collectif qui l'intègre en puissance dans le monde des machines. Enfin, sans plus parler de l'Ascète, en descendant au type de l'« homme religieux », qu'y a-t-il donc qui va au-delà de ce qui est simplement humain ? La « religion » depuis des siècles est un fait individuel : une « construction » des hystérismes, des espérances, des craintes et des réconforts de la « subjectivité » : une brume impure, au-delà de laquelle, inaccessible, intouchable et, oh combien ignorée ! se trouve la réalité lumineuse, puissante, non-humaine du supra-monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, ces amalgames commencent à s'animer de forces sub-humaines. Nous nous référons ici, à ce que nous disions plus en détail sur la &lt;em&gt;Discesa del potere in Occidente&lt;/em&gt;, de l'une à l'autre des quatre castes, et sur la résurrection des énergies obscures et redoutables du bas, dans les corps collectifs galvanisés par les passions politiques et nationales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette décomposition universelle, quel pouvait donc être le dernier soutien de la Tradition ? La profonde obéissance à la loi traditionnelle de l'humble, et de celui qui ne sait pas, avait un sens et une efficacité suprasensibles quand elle se ramenait hiérarchiquement à ceux qui savaient et qui &lt;em&gt;étaient&lt;/em&gt;, qui témoignaient et maintenaient vivante la vérité et la spiritualité, dont la loi traditionnelle était le corps et l'adaptation. Mais quand de tels êtres viennent à manquer, que peut-il bien découler de la reconnaissance de la tradition ? Le sacrifice est vain, l'obéissance stérile : le résultat est une pétrification ; il n'est plus ni élévation ni participation rituelle. Le monde moderne devait ainsi fatalement s'acheminer vers la destruction de toute tradition, même sur le plan social, moral et religieux, et sombrer dans l'anarchie de l'individuel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l'instar de la construction scientifique qui cherche, par un processus de l'extérieur à l'intérieur, à recomposer la multiplicité des phénomènes particuliers, soudain privée de son unité intérieure et vraie que seule la réalité métaphysique est susceptible de donner par les traditions spirituelles vivantes, par une unité extérieure, violente, insignifiante, où les individus sont opprimés et n'ont plus entre eux aucun rapport &lt;em&gt;organique&lt;/em&gt;. C'est la signification du &lt;em&gt;socialisme&lt;/em&gt; occidental dans son acceptation la plus large. C'est une tentative d'organisation purement humaine et laïque, où les hommes n'appartiennent plus à une unité spirituelle et ne sont liés que par les conditions de l'existence matérielle, et différents facteurs sentimentaux, passionnels et politiques qui en découlent. Organisation par conséquent vraiment démoniaque et &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahriman&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ahrimanienne&lt;/a&gt;, amalgame plus qu'organisation, où toute loi d'ordre est dépourvue de raison et de stabilité ; car que peut-on avoir d'autre en absence de principe supérieur et antérieur à l'individu et aux construction individuelles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par contre, des forces sub-humaines commencent à animer ces amalgames (voir supra), et ceci nous éclaire sur les fins dernières du monde moderne. L'accélération inhérente à tout ce qui tombe veut que la phase illusoire de l'humanisme et de l'individualisme anarchique soit largement dépassée : elle aboutit au déferlement du principe irrationnel et sauvage de la vie et à sa célébration et divinisati
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Alain de Benoist : Le déracinement, idéal et norme de la mondialisation</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2015/08/05/alain-de-benoist-le-deracinement-ideal-et-norme-de-la-mondia-5666865.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2015-08-05:5666865</id>
        <updated>2015-08-05T19:32:00+02:00</updated>
        <published>2015-08-05T19:32:00+02:00</published>
        <summary>       Comme l'écrit Frédéric London, « la substitution du terme...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5117900&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/01/3218206238.jpg&quot; alt=&quot;alain de benoist, mondialisation, monde moderne&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Comme l'écrit Frédéric London, « la substitution du terme &quot;gouvernance&quot; à celui de &quot;gouvernement&quot; est bien là pour dire le projet général de la dégouvernementalisation du monde, c'est-à-dire de sa dépolitisation ». Contre les partisans du « cosmopolitisme », qui croient à la possibilité d'une constitution politique de l'humanité tout entière ─ et contre ceux qui s'imaginent que le politique peut surgir de l'économique ─, il faut en effet rappeler que toute tentative d'unification mondiale fait immanquablement sortir du politique, puisque celui-ci implique une pluralité d'acteurs (il en faut au moins deux).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Parler de « citoyenneté mondiale » n’a donc aucun sens, puisqu’on ne peut être citoyen que d’une entité politique et que le monde n’en est pas une. De même n’y a-t-il de démocratie possible qu’à l’intérieur de frontières territoriales déterminées, car c’est seulement dans un tel cadre qu’il est possible de distinguer entre les citoyens et les non-citoyens. C’est à l’intérieur de frontières reconnues que les hommes peuvent exercer leur liberté de s’autodéterminer et les peuples faire usage de leur souveraineté. C’est seulement à l’intérieur de frontières que des valeurs communes peuvent s’imposer, des règles sociales de solidarité être mises en place et la confiance s’instaurer. La suppression des frontières territoriales et politiques, au contraire, fait naître des angoisses et des peurs comparables à celles qui étaient autrefois éprouvées hors des territoires nationaux. En faisant disparaître tous les repères, elle est en outre fondamentalement polémogène, car elle crée une situation favorable à la montée d’une violence qu’aucune autorité ne peut plus enrayer. Transférer les décisions à une échelle où les citoyens se retrouvent nécessairement impuissants parce que la démocratie ne peut plus s’y exercer est le moyen qu’a trouvé la Forme-Capital pour s’émanciper de tout contrôle politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La volonté du capitalisme de supprimer toutes les « rigidités » qui font obstacle à la mise en œuvre de sa logique profonde comporte en fait un volet « géographique » (la création d’un marché mondial, c’est-à-dire d’un espace de valorisation homogène) et un volet sociétal (la soumission de toutes les activités humaines au principe de la marchandise). Ces deux volets sont liés dans la mesure où la désagrégation sociale et l’arasement des esprits qui en résulte sont nécessaires au contrôle des peuples.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt; Sur le plan sociétal, la mondialisation se caractérise par sa puissance dissociative. On peut à cet égard la considérer comme un phénomène postmoderne. Comme l’a écrit &lt;a href=&quot;https://en.wikipedia.org/wiki/Ralf_Dahrendorf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Ralf Dahrendorf&lt;/a&gt;, la compétitivité globale va de pair avec la désintégration sociale. La « malléabilité » et la « flexibilité » s’étendent aux valeurs morales elles-mêmes, qui ne cessent d’évoluer pour s’adapter au gré des flux et des reflux des modes et des besoins. Se généralise ainsi la société « liquide » évoquée par Zygmunt Bauman, faite de flux et de réseaux, de formes changeantes, de formations superficielles, de nébuleuses en constante mutation, que certains auteurs préfèrent décrire comme un monde « gazeux » (avec ses différentes phases d’évaporation, de liquéfaction ou de cristallisation). Les identités deviennent incertaines et flottantes. Zaki Laïdi observe assez justement que « la mondialisation reproduit étrangement le mécanisme freudien de la foule prise dans le mouvement de la contagion-panique. Contagion dans la mesure où la mondialisation développe la conformité et l’uniformisation. Panique puisque chacun se sent seul face à des logiques qui le dépassent ». La mondialisation généralise le type de la vie sociale hors-sol, de l’homme en apesanteur. C’est donc bien une mutation anthropologique totale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Plus spécifiquement, la mondialisation est d’abord et avant tout une marchandisation du monde, où le fétichisme de la marchandise et le primat de la valeur d’échange entraînent une réification généralisée des rapports sociaux. Culturalisation de la marchandise et marchandisation de la culture vont de pair : « La culture du business triomphe partout » (Gilles Lipovetsky). Comme il s’agit de capter l’énergie des consommateurs, c’est aussi un phénomène libidinal, qu’on a pu résumer par la formule de « macdonaldisation de la société ». Comme le dit Zygmunt Bauman, « de manière croissante, nous déléguons notre liberté de choisir à la sphère marchande, désapprenant ainsi l’usage de toutes les formes de liberté qui ne soient pas la liberté d’acheter ». « Plus la valeur des actions boursières supplante les autres valeurs, observe de son côté Alain Caillé, et plus les exigences minimales d’honnêteté ou de simple respect de la loi, de loyauté, de fidélité et de confiance entre associés et partenaires deviennent irréalistes […] L’essentiel réside dans le fait que la mondialisation du mégacapitalisme s’opère par et à travers une délégitimation en profondeur et dévastatrice de tous les ordres politiques et culturels hérités et qu’elle ne propose en échange des légitimations anciennes détruites aucune perspective concrète, aucun idéal plausible de remplacement ». « Ainsi se confirme le pronostic de Georg Simmel d’après lequel la culture moderne dominée par le rôle de l’argent conduit à la conjonction de deux états sociaux, l’interdépendance et l’indifférence. En devenant le référent universel, l’argent a, d’un côté, libéré l’agir économique de toutes les contraintes, mais de l’autre, il a fait perdre le sens de toute sociabilité à des agents de plus en plus dépersonnalisés ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;« La société politique libérale tente d’aspirer chacun vers l’abstraction du sujet de droit, écrit Hervé Juvin, elle le déshabille de tout ce qui fait de lui un être de chair et de sang, un passé, des origines, des liens, une terre et une histoire, pour le rendre fluide, liquide, mobile, indéfiniment. En ce sens, la culture-monde est bien une négation de la condition humaine ». Partout, comme sous l’effet d’un rouleau compresseur, la fabrique du Même est en effet à l’œuvre. Uniformisation, éradication des différences et des valeurs partagées, laminage des cultures, déstructuration des peuples. « Sur tous les continents, résume Gilles Lipovetsky, le capitalisme impose sa loi à la vie économique, les techniques de production et de communication sont identiques, les mégalopoles et les architectures se ressemblent, le style d’habillement international se propage ; du Nord au Sud dominent l’ordre techno-marchand, les valeurs consuméristes, l’individualisation des modes d’existence qui sont les constituants de fond de l’Occident moderne ». Cette négation de l’altérité n’est en dernière analyse qu’une forme de négation du principe de réalité. « L’universel abstrait moderne, rappelle Michel Freitag, reconnaissait encore le particulier en le surplombant, alors que le fonctionnement global systémique postmoderne absorbe en lui tout particulier ». La mondialisation fait du déracinement un idéal et une norme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5117897&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/02/1254012922.jpg&quot; alt=&quot;tafta-drapeau-us-stop-no.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Alain de Benoist ─ Le traité transatlantique et autres menaces&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Chapitre 3 : La mondialisation&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;La mondialisation comme idéologie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Édition &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/Parler%20de%20«%20citoyenneté%20mondiale%20»%20n’a%20donc%20aucun%20sens,%20puisqu’on%20ne%20peut%20être%20citoyen%20que%20d’une%20entité%20politique%20et%20que%20le%20monde%20n’en%20est%20pas%20une.%20De%20même%20n’y%20a-t-il%20de%20démocratie%20possible%20qu’à%20l’intérieur%20de%20frontières%20territoriales%20déterminées,%20car%20c’est%20seulement%20dans%20un%20tel%20cadre%20qu’il%20est%20possible%20de%20distinguer%20entre%20les%20citoyens%20et%20les%20non-citoyens.%20C’est%20à%20l’intérieur%20de%20frontières%20reconnues%20que%20les%20hommes%20peuvent%20exercer%20leur%20liberté%20de%20s’autodéterminer%20et%20les%20peuples%20faire%20usage%20de%20leur%20souveraineté.%20C’est%20seulement%20à%20l’intérieur%20de%20frontières%20que%20des%20valeurs%20communes%20peuvent%20s’imposer,%20des%20règles%20sociales%20de%20solidarité%20être%20mises%20en%20place%20et%20la%20confiance%20s’instaurer.%20La%20suppression%20des%20frontières%20territoriales%20et%20politiques,%20au%20contraire,%20fait%20naître%20des%20angoisses%20et%20des%20peurs%20comparables%20à%20celles%20qui%20étaient%20autrefois%20éprouvées%20hors%20des%20territoires%20nationaux.%20En%20faisant%20disparaître%20tous%20les%20repères,%20elle%20est%20en%20outre%20fondamentalement%20polémogène,%20car%20elle%20crée%20une%20situation%20favorable%20à%20la%20montée%20d’une%20violence%20qu’aucune%20autorité%20ne%20peut%20plus%20enrayer.%20Transférer%20les%20décisions%20à%20une%20échelle%20où%20les%20citoyens%20se%20retrouvent%20nécessairement%20impuissants%20parce%20que%20la%20démocratie%20ne%20peut%20plus%20s’y%20exercer%20est%20le%20moyen%20qu’a%20trouvé%20la%20Forme-Capital%20pour%20s’émanciper%20de%20tout%20contrôle%20politique.%20%20La%20volonté%20du%20capitalisme%20de%20supprimer%20toutes%20les%20«%20rigidités%20»%20qui%20font%20obstacle%20à%20la%20mise%20en%20œuvre%20de%20sa%20logique%20profonde%20comporte%20en%20fait%20un%20volet%20«%20géographique%20»%20(la%20création%20d’un%20marché%20mondial,%20c’est-à-dire%20d’un%20espace%20de%20valorisation%20homogène)%20et%20un%20volet%20sociétal%20(la%20soumission%20de%20toutes%20les%20activités%20humaines%20au%20principe%20de%20la%20marchandise).%20Ces%20deux%20volets%20sont%20liés%20dans%20la%20mesure%20où%20la%20désagrégation%20sociale%20et%20l’arasement%20des%20esprits%20qui%20en%20résulte%20sont%20nécessaires%20au%20contrôle%20des%20peuples.%20Sur%20le%20plan%20sociétal,%20la%20mondialisation%20se%20caractérise%20par%20sa%20puissance%20dissociative.%20On%20peut%20à%20cet%20égard%20la%20considérer%20comme%20un%20phénomène%20postmoderne.%20Comme%20l’a%20écrit%20Ralf%20Dahrendorf,%20la%20compétitivité%20globale%20va%20de%20pair%20avec%20la%20désintégration%20sociale.%20La%20«%20malléabilité%20»%20et%20la%20«%20flexibilité%20»%20s’étendent%20aux%20valeurs%20morales%20elles-mêmes,%20qui%20ne%20cessent%20d’évoluer%20pour%20s’adapter%20au%20gré%20des%20flux%20et%20des%20reflux%20des%20modes%20et%20des%20besoins.%20Se%20généralise%20ainsi%20la%20société%20«%20liquide%20»%20évoquée%20par%20Zygmunt%20Bauman,%20faite%20de%20flux%20et%20de%20réseaux,%20de%20formes%20changeantes,%20de%20formations%20superficielles,%20de%20nébuleuses%20en%20constante%20mutation,%20que%20certains%20auteurs%20préfèrent%20décrire%20comme%20un%20monde%20«%20gazeux%20»%20(avec%20ses%20différentes%20phases%20d’évaporation,%20de%20liquéfaction%20ou%20de%20cristallisation).%20Les%20identités%20deviennent%20incertaines%20et%20flottantes.%20Zaki%20Laïdi%20observe%20assez%20justement%20que%20«%20la%20mondialisation%20reproduit%20étrangement%20le%20mécanisme%20freudien%20de%20la%20foule%20prise%20dans%20le%20mouvement%20de%20la%20contagion-panique.%20Contagion%20dans%20la%20mesure%20où%20la%20mondialisation%20développe%20la%20conformité%20et%20l’uniformisation.%20Panique%20puisque%20chacun%20se%20sent%20seul%20face%20à%20des%20logiques%20qui%20le%20dépassent%20».%20La%20mondialisation%20généralise%20le%20type%20de%20la%20vie%20sociale%20hors-sol,%20de%20l’homme%20en%20apesanteur.%20C’est%20donc%20bien%20une%20mutation%20anthropologique%20totale.%20%20Plus%20spécifiquement,%20la%20mondialisation%20est%20d’abord%20et%20avant%20tout%20une%20marchandisation%20du%20monde,%20où%20le%20fétichisme%20de%20la%20marchandise%20et%20le%20primat%20de%20la%20valeur%20d’échange%20entraînent%20une%20réification%20généralisée%20des%20rapports%20sociaux.%20Culturalisation%20de%20la%20marchandise%20et%20marchandisation%20de%20la%20culture%20vont%20de%20pair%20:%20«%20La%20culture%20du%20business%20triomphe%20partout%20»%20(Gilles%20Lipovetsky).%20Comme%20il%20s’agit%20de%20capter%20l’énergie%20des%20consommateurs,%20c’est%20aussi%20un%20phénomène%20libidinal,%20qu’on%20a%20pu%20résumer%20par%20la%20formule%20de%20«%20macdonaldisation%20de%20la%20société%20».%20Comme%20le%20dit%20Zygmunt%20Bauman,%20«%20de%20manière%20croissante,%20nous%20déléguons%20notre%20liberté%20de%20choisir%20à%20la%20sphère%20marchande,%20désapprenant%20ainsi%20l’usage%20de%20toutes%20les%20formes%20de%20liberté%20qui%20ne%20soient%20pas%20la%20liberté%20d’acheter%20».%20«%20Plus%20la%20valeur%20des%20actions%20boursières%20supplante%20les%20autres%20valeurs,%20observe%20de%20son%20côté%20Alain%20Caillé,%20et%20plus%20les%20exigences%20minimales%20d’honnêteté%20ou%20de%20simple%20respect%20de%20la%20loi,%20de%20loyauté,%20de%20fidélité%20et%20de%20confiance%20entre%20associés%20et%20partenaires%20deviennent%20irréalistes%20[…]%20L’essentiel%20réside%20dans%20le%20fait%20que%20la%20mondialisation%20du%20mégacapitalisme%20s’opère%20par%20et%20à%20travers%20une%20délégitimation%20en%20profondeur%20et%20dévastatrice%20de%20tous%20les%20ordres%20politiques%20et%20culturels%20hérités%20et%20qu’elle%20ne%20propose%20en%20échange%20des%20légitimations%20anciennes%20détruites%20aucune%20perspective%20concrète,%20aucun%20idéal%20plausible%20de%20remplacement%20».%20«%20Ainsi%20se%20confirme%20le%20pronostic%20de%20Georg%20Simmel%20d’après%20lequel%20la%20culture%20moderne%20dominée%20par%20le%20rôle%20de%20l’argent%20conduit%20à%20la%20conjonction%20de%20deux%20états%20sociaux,%20l’interdépendance%20et%20l’indifférence.%20En%20devenant%20le%20référent%20universel,%20l’argent%20a,%20d’un%20côté,%20libéré%20l’agir%20économique%20de%20toutes%20les%20contraintes,%20mais%20de%20l’autre,%20il%20a%20fait%20perdre%20le%20sens%20de%20toute%20sociabilité%20à%20des%20agents%20de%20plus%20en%20plus%20dépersonnalisés%20».%20%20«%20La%20société%20politique%20libérale%20tente%20d’aspirer%20chacun%20vers%20l’abstraction%20du%20sujet%20de%20droit,%20écrit%20Hervé%20Juvin,%20elle%20le%20déshabille%20de%20tout%20ce%20qui%20fait%20de%20lui%20un%20être%20de%20chair%20et%20de%20sang,%20un%20passé,%20des%20origines,%20des%20liens,%20une%20terre%20et%20une%20histoire,%20pour%20le%20rendre%20fluide,%20liquide,%20mobile,%20indéfiniment.%20En%20ce%20sens,%20la%20culture-monde%20est%20bien%20une%20négation%20de%20la%20condition%20humaine%20».%20Partout,%20comme%20sous%20l’effet%20d’un%20rouleau%20compresseur,%20la%20fabrique%20du%20Même%20est%20en%20effet%20à%20l’œuvre.%20Uniformisation,%20éradication%20des%20différences%20et%20des%20valeurs%20partagées,%20laminage%20des%20cultures,%20déstructuration%20des%20peuples.%20«%20Sur%20tous%20les%20continents,%20résume%20Gilles%20Lipovetsky,%20le%20capitalisme%20impose%20sa%20loi%20à%20la%20vie%20économique,%20les%20techniques%20de%20production%20et%20de%20communication%20sont%20identiques,%20les%20mégalopoles%20et%20les%20architectures%20se%20ressemblent,%20le%20style%20d’habillement%20international%20se%20propage%20;%20du%20Nord%20au%20Sud%20dominent%20l’ordre%20techno-marchand,%20les%20valeurs%20consuméristes,%20l’individualisation%20des%20modes%20d’existence%20qui%20sont%20les%20constituants%20de%20fond%20de%20l’Occident%20moderne%20».%20Cette%20négation%20de%20l’altérité%20n’est%20en%20dernière%20analyse%20qu’une%20forme%20de%20négation%20du%20principe%20de%20réalité.%20«%20L’universel%20abstrait%20moderne,%20rappelle%20Michel%20Freitag,%20reconnaissait%20encore%20le%20particulier%20en%20le%20surplombant,%20alors%20que%20le%20fonctionnement%20global%20systémique%20postmoderne%20absorbe%20en%20lui%20tout%20particulier%20».%20La%20mondialisation%20fait%20du%20déracinement%20un%20idéal%20et%20une%20norme.&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Pierre-Guillaume de Roux&lt;/a&gt;, 2015, p. 82-85.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>J. M. Vivenza: crise du monde moderne, et si Guénon avait eu raison?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2015/06/15/j-m-vivenza-crise-du-monde-moderne-et-si-guenon-avait-eu-rai-5640209.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2015-06-17:5640209</id>
        <updated>2015-06-17T00:05:00+02:00</updated>
        <published>2015-06-17T00:05:00+02:00</published>
        <summary>       Jean-Marc Vivenza:            La crise du monde moderne, si René...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xdbf51&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Jean-Marc Vivenza:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h1 class=&quot;col-11&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span id=&quot;video_title&quot; class=&quot;pull-start font-xl &quot; style=&quot;font-size: medium; color: #c0c0c0;&quot; title=&quot;La crise du monde moderne, si René Guénon avait raison ?&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt; La crise du monde moderne, si René Guénon avait raison ? &lt;/span&gt; &lt;/span&gt; &lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Extrait tiré du site &lt;a class=&quot;link&quot; href=&quot;http://www.baglis.tv&quot; rel=&quot;nofollow&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;http://www.baglis.tv&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Débat sur l’atemporalité de l’ouvrage emblématique de René Guénon: «&amp;nbsp;La crise du Monde moderne&amp;nbsp;», paru en 1927. La crise évoquée par René Guénon inaugure-t-elle une ère nouvelle en liaison avec les quatre âges de l’humanité tels que le définit la cosmologie hindoue du Manvantara Ou bien doit-on, avec le recul du siècle passé la lire comme un simple texte apocalyptique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Pour voir l'intégralité de cet exposé allez sur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;link&quot; href=&quot;http://www.baglis.tv/philosophie-video/metaphysique/841-crise-du-monde-moderne-rene-guenon.html&quot; rel=&quot;nofollow&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;http://www.baglis.tv/philosophie-video/metaphy&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Julius Evola : Volonté d'aller de l'avant</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2015/06/14/julius-evola-volonte-d-aller-de-l-avant-5639570.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2015-06-14:5639570</id>
        <updated>2015-06-14T11:24:00+02:00</updated>
        <published>2015-06-14T11:24:00+02:00</published>
        <summary>   Quiconque sait exactement en quoi consiste l'esprit occidental et veut...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5073143&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/02/1336414060.png&quot; alt=&quot;julius_evola_by_anton_giulio_bragaglia.png&quot; /&gt;Quiconque sait exactement en quoi consiste l'esprit occidental et veut tout mettre en œuvre pour le préserver &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; tel quel, vivant, sans mélanges et sans altérations &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; voit aujourd'hui s'avancer de pair avec le matérialisme, un danger nouveau et plus subtil : le danger spiritualiste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Jamais au cours de son histoire, il n'a été aussi difficile qu'aujourd'hui pour l'Occident de s'engager dans une direction qui soit vraiment conforme à sa tradition : et ceci en raison d'un singulier dilemme dans lequel il s'est lui-même enfermé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Que voyons-nous, aujourd'hui, en Occident ? D'une part, un monde d'affirmation, d'individualité et de réalisation sous le signe d'une vision objective (la science) et d'une action précise (la technique) &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; mais ce monde est privé de lumière : sa loi est celle de la fièvre et de l'agitation ; sa limite, c'est la matière, la voix de la matière, la pensée abstraite appliquée à la matière. Et, d'autre part, on voit renaître un besoin de quelque chose de supérieur, d'un « autre chose » &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; mais un tel besoin ignore aussi bien la loi de l'affirmation que la valeur de l'individualité et de la réalité et débouche sur les formes équivoques et mystiques soit d'un universalisme abstrait, soit d'une religiosité dévoyée. De telle sorte que là où l'Occident affirme le principe actif, guerrier et réaliste qui caractérise la tradition qui est la sienne, tout esprit en est absent, tandis que là où se manifestent des velléités spirituelles, le principe même de l'Occident fait totalement défaut, laissant la place à quelque chose qui lui est diamétralement opposé : c'est à ce moment-là que descendent les brouillards du néo-spiritualisme &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; dont l'évasionnisme esthético-orientalisant, moralisant et humanitaro-bouddhiste est, telle une nouvelle barbarie exotique, l'exacte antithèse de l'esprit viril occidental.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Cet état de fait résulte d'une espèce de faux dilemme dans lequel il faut voir l'une des principales cause de la crise de l'Occident moderne. La première chose à faire consiste à en prendre conscience. Mais on ne pourra sauver l'Occident qu'en faisant voler en éclats cette alternative.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;La réaction spiritualiste vis-à-vis du réalisme propre au monde moderne a peut-être une raison d'être, mais elle n'en a plus lorsqu'elle englobe dans sa négation des choses très différentes à cause de son incompréhension du sens et de l'esprit qu'à travers l’expérience du réalisme, l'Occident a manifesté sous la forme d'un état de conscience quasi général. Dans son esprit, le réalisme du monde moderne est très occidental. Certes, sur le plan pratique, il se traduit par le règne abrimanique de la machine, de l'or, du nombre, des métropoles d'acier et de béton où meurent tout contact avec la métaphysique, où la signification des forces invisibles et vivantes que recèlent les choses finit par se diluer. Mais au travers de tout cela, l'âme occidentale s'est confirmé et trempé en un « style » qui, en lui-même, est une valeur et vis-à-vis duquel le plan et les formes des réalisations purement matérielles &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; les seules qui soient immédiatement visibles &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; peuvent alors être considérés comme un épiphénomène contingent dont on peut se défaire, auquel on peut s'attaquer et à qui l'on peut faire mordre la poussière sans que ce « style » en soit lui-même altéré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;C'est l'attitude technique, en tant qu'exacte connaissance de lois de nécessité au service de l'action et d'où procèdent, une fois posées certaines causes, des effets invisibles et déterminés dont est exclu tout élément moral, sentimental ou religieux &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; par opposition à l'attitude faite de prière, de crainte, où l'on soupire après la « grâce » ou le « salut », comme à tout fatalisme asiatique et à tout messianisme sémitique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;C'est l'attitude &lt;em&gt;individualiste&lt;/em&gt;, en tant que capacité d'autonomie, de saine fierté guerrière, de libre initiative &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; par opposition à la promiscuité communisante de la fraternité, de la dépendance moutonnière, d'un universalisme impersonnel où la contemplation prévaut sur l'action et où le monde pluraliste des formes est vécu comme la mort de l'Un.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Bien que sous des formes et à des degrés divers, dans toutes les réalisations propres au monde moderne, c'est la même impulsion qui, selon ces trois dimensions spécifiques de l'esprit occidental, se manifeste. C'est dans le fait de les avoir confondues avec le pur matérialisme des réalisations auxquelles elles ont été appliqués qu'à résidé l'erreur : dès lors, toute réaction contre le matérialisme, toute volonté de dépasser le matérialisme se sont accompagnées d'un désastre de l'esprit occidental : le soi-disant réveil de la « spiritualité » s'est traduit par la quête de telle ou telle croyance exotique dont le seul effet fut de s'éloigner toujours d'avantage de la loi occidentale du réalisme de l'action et de l'individualité pour finir, précisément, dans le néospiritualisme contemporain. Aussi, quand bien même celui-ci conserverait quelque chose de vraiment spirituel, ceci ne nous empêcherait pas de continuer à le définir comme un &lt;em&gt;danger&lt;/em&gt;, comme un élément de dégénérescence vis-à-vis de la spiritualité qui est la nôtre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Surtout depuis la Grande Guerre (et ceci ne peut qu'en confirmer l'origine malsaine et négative), les formes prises par le spiritualisme se sont développées d'une façon effectivement inquiétante. Qu'il s'agisse des mille et une sectes prêchant la doctrine des surhommes par le biais d'associations composées de femmes et de demi-portions telles qu'elles pullulent dans les pays protestants &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; comme par exemple celles de la « &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle_Pens%C3%A9e&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;New Thought&lt;/a&gt; » et de la « &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Science_chr%C3%A9tienne&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Christian Science&lt;/a&gt; » ; qu'il s'agisse de l'exhumation de doctrines orientales mal comprises et adaptées aux pires préjugés occidentaux, allant de l'esthétisme à la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rabindranath_Tagore&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Rabindranath Tagore&lt;/a&gt; au pseudo-soufisme en passant par les divagations dans le goût théosophiste ; qu'il s'agisse de l'intérêt malsain soulevé par les problèmes du subconscient (psychanalyse) et de la suggestion, et tout particulièrement de la médiumnité et de la métaphysique (qui est abusivement passée du plan des simples constatations empiriques à celui d'une nouvelle religion de type superstitieux et spiritiste) ; qu'il s'agisse de la vogue des « retours » au christianisme ou au catholicisme, dont le danger ne réside pas tant dans la personne des ratés que fascine cette inerte et morte compilation dogmatico-traditionnelle d'origine sémitique que chez ceux qui cherchent à la réanimer en y greffant des formes modernistes, voire occultistes ; qu'il s'agisse, enfin et d'une façon générale, de ce mysticisme plus ou moins panthéiste, vague, prosélyte, sensualiste, humanitariste et végétarien. quelle que soit la grande diversité qui apparemment est la leur, ces formes n'ont qu'une seule et même signification qui est de refléter un climat d'évasion, d'intolérance, de lassitude. C'est l'âme occidentale qui vacille, part à vau-l'eau et s'affaiblit. elle ne subsiste plus que dans le monde fermé et aveugle d'en-bas : celui des gardiens froids et lucides des formules algébriques qui tiennent en laisse les forces matérielles ; celui de l'or qui dicte sa loi aux peuples et aux gouvernements ; celui des machines sur lesquelles, jour après jour, des héroïsmes privés de lumière se lancent à l'assaut des cieux et des mers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;L'absence de toute impulsion grâce à laquelle les valeurs agissant sur ce plan inférieur s'en libéreraient pour se réaffirmer et s'intégrer en un ordre supérieur qui aurait le sens d'une spiritualité antireligieuse et antimystique &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; l'absence d'une telle impulsion dans le monde moderne, c'est cela sa véritable limite, c'est cela la cause de sa matérialisation et de sa décadence. La tradition occidentale ne reprendra vie que lorsqu'une nouvelle culture &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; non plus ensorcelée par l'hallucination de la réalité matérielle et de la « psychologie » humaine &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; aura donné naissance à une attitude de type scientifique, d'action absolue et d'individualité transcendante, à cent lieues des brouillards du « spiritualisme » et, d'une façon plus générale, du monde religieux, du monde de l'universalité et de la soi-disant connaissance impersonnelle. C'est cette attitude, et rien d'autre qu'elle, que nous avons en vue lorsque nous, nous utilisons le terme de « magie », en disant : c'est en entrant dans un âge magique que l'Occident &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; et non pas le déclinant Orient &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; tranchera le nœud de l'«âge sombre » - kâlî-yuga et « âge du fer ». Sans « retours » et sans altérations : une ère de réalisme actif, transcendant et intensément individuel grâce à laquelle la tradition qui est la nôtre, reprendra. Elle n'a rien à voir avec cette vérité ascétique et universalo-contemplative de l'Orient : c'est au contraire celle de l'antique esprit nordico-atlantique dont la lumière descendit du Nord au Sud puis passa d'Ouest en Est, répandant non seulement les signes visibles d'un symbolisme cosmique et un langage où résonnait, plus que celle des hommes, la « grande voix des choses » - mais encore une race héroïque, active, conquérante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;De même qu'elle fera sienne cette loi de vision objective et d'action précise dans le domaine spirituel également, la nouvelle ère occidentale &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; sans sombrer dans le romantisme ou dans l'ivresse d'un « devenir » ou d'on ne sait quel utopique « progrès » &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; adoptera cette devise : VOLONTÉ D'ALLER DE L'AVANT.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Cette « Volonté d'aller de l'avant », c'est se désintéresser du monde des mirages de l'« Un », lequel devra désormais céder la place à la pluralité des dieux et des héros selon des voies montantes et descendantes : « immortels mortels, mortels immortels » (Héraclite, Hermès) ; c'est en finir avec la nostalgie, avec l'existence conçue comme une souffrance, avec la soif de paix et l'abandon, avec le regard qui se tourne vers les « Mères » ou qui se dissout dans l'éther nirvânique de la « pure connaissance » ; c'est précisément éprouver le besoin d'avancer en s'ouvrant de nouvelles voies vers de nouvelles cimes, en repoussant les bornes de son propre pouvoir là où les autres ne parviennent jamais ou s'écroulent. En une ère magique, cette attitude doit être maintenue aussi lors des contacts avec l'invisible : en se réclamant exclusivement de l'esprit qui fut celui de la conquête du monde et empires coloniaux de l'Europe moderne ; des chansons de geste chevaleresques et féodales ; de la forme, plus nette encore, de la romanité païenne et de l'esprit méditerranéen de l'Iliade et de l'Odyssée ; de l'esprit, enfin, qui fut celui des navigateurs et des conquérants blancs primordiaux &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ceux « aux grands vaisseaux étrangers », dont les enseignes arboraient la « hache » et « l'homme-solaire-aux-bras-levés » exprimant le symbole viril et magique du Bélier &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; et qui descendirent du berceau arctique vers les centres archaïques de la civilisation cosmique occidentale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Voilà ce dont, aujourd'hui, il faut se pénétrer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;C'est dans cette direction-là que doit se porter l'action de quiconque a compris que le sens de sa propre vie ne s'épuise pas avec lui-même et veut œuvrer à la « défense de l'Occident ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Reprendre à son compte les symboles de la magie. Sur le plan technique, en tant que lois de connaissance, de puissance et d'individualité supérieur grâce auxquelles il s'agit d'explorer, au sein d'élites, les mondes invisibles qui s'ouvrent à nouveau à nous. sur le plan culturel, c'est dans l'esprit d'une « volonté d'aller de l'avant » qu'il s'agit de restaurer d'une façon créative une attitude réaliste, guerrière, antireligieuse et antimystique dans tous les domaines de l'activité humaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Parmi les vastes zones d'ombre, les éboulis et les lueurs abrimaniques du monde moderne, que tel soit le véritable point de référence si l'on veut libérer l'Occident sans le dénaturer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Mais cet esprit magique, cette volonté prophétique d'une ère magique, il faut qu'ils soient, avec une calme fierté toute romaine, aussi opposés à l'évasionnisme spiritualiste et à l'humanitarisme décadent que peuvent l'être la tradition et l'antitradition, la réalité et irréalité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;_____________________&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Ndlr : Nous rappelons au lecteur non averti, que beaucoup de « mythes » sur l'Occident se sont ensuite écroulés au cours des quelques décennies qui suivirent, d'où l'évidente différence d'attitude d'Evola dans ses écrits postérieurs.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5073139&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/00/3226471810.2.jpg&quot; alt=&quot;url.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Julius Evola &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt; Krur 1929&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Première Partie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Chapitre I : Volonté d'aller de l'avant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Édition Arché, 1985, p. 9-20.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Julius Evola : « L'histoire secrète de la subversion »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2015/06/13/julius-evola-l-histoire-secrete-de-la-subversion-5639335.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2015-06-13:5639335</id>
        <updated>2015-06-13T17:24:00+02:00</updated>
        <published>2015-06-13T17:24:00+02:00</published>
        <summary>   Suivant un ancien adage,&amp;nbsp; Diabolus Deus inversus , le mal est moins...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5072554&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/02/2794544753.jpg&quot; alt=&quot;3567060822.jpg&quot; /&gt;Suivant un ancien adage,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Diabolus Deus inversus&lt;/em&gt;, le mal est moins l'effet d'une négation que l'inversion et la perversion d'un ordre supérieur. Cette vérité vaut aussi dans le domaine historique. L'histoire des erreurs auxquelles est due la crise de la civilisation moderne contemporaine attend encore d'être écrite et c'est justement par rapport à celle-ci que l'adage que nous venons de citer pourrait se révéler profondément vrai.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Que les « immortels principes » de la démocratie, l'égalité, la « liberté », le rationalisme, l'internationalisme et le laïcisme maçonnique, le messianisme marxiste technico-économique aient été les principes poisons du monde moderne, c'est là ce dont personne ne doute plus. Mais rares sont ceux qui soupçonnent la véritable origine de ces erreurs. On suppose généralement qu'il s'agit là des produits d'une pensée philosophique&amp;nbsp;&lt;em&gt;sui generis&lt;/em&gt;, forgés et diffusés par des intellectuels révolutionnaires. Cela n'est vrai qu'en apparence; quant à leur genèse intérieure, elle est bien différente : ces erreurs sont le résultat du processus très précis d'involution spirituelle, de profanation, de « dégradation » et, enfin, d'inversion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Le terme d' « illuminisme » nous en offre déjà un exemple frappant. Dans son acception désormais ordinaire, il est synonyme de rationalisme, de critique iconoclaste, d'antitraditionalisme. Or, primitivement, c'est-à-dire avant la « politisation » de la secte des « Illuminés », « illuminisme » avait une tout autre signification; il se rapportait à l' « illuminination spirituelle », c'est-à-dire à un type de connaissance suprarationel et supra-individuel, qui était lié, autrefois, non seulement à des traditions très précises de nature toujours aristocratique, mais de commun, donc, avec ce que le terme d'&quot;illuminisme&quot; en est venu à signifier dans l'usage ordinaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Cela vaut aussi à l'égard de la plupart des symboles, des « rites » et des « dignités » de la maçonnerie. Ici, il s'agit encore d'éléments qui se rapportent souvent aux anciens Rosicruciens, à l'Ordre des Templiers, aux traditions spirituelles de l'ancien compagnonnage, au premier gibelinisme et aux Mystères Classiques eux-mêmes, c'est-à-dire à un monde qui, dans son essence hiérarchique, sacrale et spirituelle, constitue l'antithèse absolue des idéologies de la secte maçonnique, dans laquelle, du reste, tous ces symboles et ces signes ne sont plus qu'une superstructure morte, dont personne ne se soucie de rechercher le sens et l'origine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;De ce fait, il est plutôt qui, dans le camp opposé, c'est-à-dire antimaçonnique, en arrivent à commettre de graves confusions, par exemple en attribuant les caractères de la secte maçonnique à d'anciennes traditions et organisations initiatiques qui, en dehors des signes, n'ont pas la moindre relation avec cette secte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Dans leur genèse, l'individualisme anarchique et le libéralisme laissent déjà apparaître plus nettement le processus involutif sur lequel nous voulons attirer l'attention. On connait cette phrase d'Aristote sur les souverains: « Pour ces hommes, il n'y a pas de loi ; ils sont la loi ». Les termes de « libre », « invaincu », « maître de la loi », etc., reviennent sans cesse dans la littérature ascétique des Indos-Germains d'Asie; à celui d' « individu autonome, maître du moi », qui se rencontre en Extrême-Orient, correspondant, dans certains textes des Mystères alexandrins, l'idée d'une « race primordiale autonome et sans roi ». Tous ces attributs désignaient une dignité spirituelle, une qualité « royale », quelque chose de surnaturel qui ne peut se concevoir que par rapport à une autre force d'en haut et ne concerne qu'une minorité d'êtres supérieurs, les « héros ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Or, il suffit de profaner ces principes, de les séculariser, de les démocratiser et d'en tirer un idéal pour n'importe quel individu, quel qu'il soit, pour en faire des instruments de subversion et en arriver à l'anarchie et à l'individualisme, c'est-à-dire à des attitudes et à des erreurs qui devraient avoir précisément pour conséquence la négation et la destruction du plan spirituel, le seul sur lequel ces principes pouvaient être valables et légitimes. C'est donc la une inversion, qui a entraîné immédiatement une destruction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;On pourrait en dire autant de l'idée d' « égalité ». Sur le plan de la nature, l'égalité est une absurdité: dans la nature, il n'y a rien d' « égal ». Sur un plan plus élevé, ce dont il faut parler, ce n'est pas tant d' « égalité » que de « parité ». Mais, là encore, ce sont des valeurs de types essentiellement aristocratique qu'on trouve aux origines. Il n'y a qu'entre « hommes libres » et « nobles » que la « parité » avait une valeur légitime et virile, au-delà de toutes les différences de nature, à tel point que, dans certains pays comme l'Angleterre, l'expression de « pair » conserve encore aujourd'hui cette signification et désigne un titre de noblesse. En démocratisant et en inversant cette idée, on obtient au contraire l' « immortel principe » égalitaire comme instrument de la subversion mondiale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;C'est de la haute antiquité indo-européenne que s'est transmise jusqu'au moyen âge germano-romain, puis aux traditions qui en recueillirent dans une certaine mesure l'héritage spirituel, l'idée d'Empire, de &lt;em&gt;Regnum&lt;/em&gt;, entendre comme une réalité non seulement politique, mais aussi métaphysique, comme un ordre supérieur qui ne s'oppose pas au principe de « nation », mais le dépasse en fournissant comme point de repère une organisation plus étendue, de type non seulement temporel, mais encore spirituel; aussi, dans toutes ces manifestations authentiques, l'&lt;em&gt;Imperium&lt;/em&gt; présentait des traits religieux et s'appuyait sur une autorité spirituelle réelle, fondement de son droit supranational.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;L'involution d'une semblable conception aboutit à l'internationalisme et au cosmopolitisme antinational. Il s'agit là effectivement d'un véritable abaissement et d'une véritable contrefaçon: alors que l'Empire trouvait sa justification dans ce qui est supérieur à la nation, la destruction internationaliste a pour point de repère ce qui est inférieur à la nation, et c'est elle qui mène d'un type d'ordre hiérarchique et différencié au nivellement, à la dénaturation, à l'hybride, à la promiscuité. On pourrait faire des considérations analogues sur l'idée « messianique ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;On sait que cette idée, à l'origine, était étroitement liée à la conception du Regnum et que, de plus, c'est précisément sous ce rapport qu'elle était connue des Indo-Européens aryens, bien longtemps avant de l'être des Juifs ou des Chrétiens. L'Aryen songeait donc à l'avènement d'un « Royaume » et d'un « Seigneur Universel » juste et victorieux, médiateur entre l'ordre humain et l'ordre suprahumain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Or, le thème messianique réapparaît dans les courants les plus corrupteurs de l'époque moderne, le marxisme et le bolchevisme, mais, là encore, en une contrefaçon matérialiste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;C'est l'utopie absurde qui consiste à croire que des processus économiques et techniques, après avoir éliminé toute différence sociale et tout mobile supérieur, prolétarisé l'homme et « socialisé » tous les biens, donneront naissance à une nouvelle ère de bonheur et de prospérité universelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Dostoïevski a défini à juste titre ce nouveau mirage messianique comme un Éden, qui ressemblera en tout point à l'Éden mythique, à cette différence près que c'est le travail qui y sera la loi universelle et que les individus devront être préalablement libérés de tout ce qui est « moi » et libre arbitre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Ce sujet, que nous n'avons fait qu'effleurer, mériterait d'être approfondi. En effet, l'intérêt qu'il présente n'est pas seulement théorique ou historique. C'est justement aux fins de l'action qu'il est fondamental de connaitre la genèse des négations et des erreurs qu'il convient de combattre. Sans quoi, même en toute bonne foi, on peut tomber dans des erreurs dangereuses. Ce que nous voulons dire par là, c'est que, en luttant contre la forme destructrice prise par une idée pervertie et déformée, il peut arriver facilement qu'on lutte aussi contre cette idée en elle-même, ne sachant pas la reconnaître par manque de principes adéquats, ce qui a pour résultat d'accroître la confusion et le désordre. Remonter le processus de dégradation et d'inversion est au contraire le seul moyen de séparer le positif du négatif, d'attaquer le mal à la racine et d'atteindre les véritables points de repère nécessaires pour l’œuvre de reconstruction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5072555&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/02/3168414928.jpg&quot; alt=&quot;8273443827_83e34b3ebc_b.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Julius Evola&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 28.5px; text-align: center;&quot;&gt;– &lt;em&gt;Phénoménologie de la subversion&lt;/em&gt; (Recueil d'article)&lt;br /&gt;Première partie : Prémisses générales&lt;br /&gt;Chapitre I : L'histoire secrète de la subversion&lt;br /&gt;Édition de l'Homme libre, 2004, p.17-21.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Jean-François Mayer : De la subversion spirituelle</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2015/04/09/jean-francois-mayer-de-la-subversion-spirituelle-5600322.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2015-04-09:5600322</id>
        <updated>2015-04-09T19:15:00+02:00</updated>
        <published>2015-04-09T19:15:00+02:00</published>
        <summary>   Anne et&amp;nbsp; Daniel Meurois-Givaudan &amp;nbsp;sont des auteurs à succès. Ce...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5000715&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/01/217805104.jpg&quot; alt=&quot;mayer.jpg&quot; /&gt;Anne et&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Meurois&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Daniel Meurois-Givaudan&lt;/a&gt;&amp;nbsp;sont des auteurs à succès. Ce couple français raconte ses découvertes au cours de « voyages dans l'astral » — rien de bien nouveau, d'ailleurs, par rapport à toute la littérature marquée par le merveilleux de lignée théosophique. Leur quatrième livre relate leur « voyage à Shambhalla ». De la bouche de « Maître Morya » (encore une vieille connaissance !), ils auraient recueilli ces troublantes informations :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;« Il y a quelques décennies, nous avons missionné l'un des nôtres ici présent, afin de hâter la désagrégation du dogme catholique désormais inadapté à des millions d'hommes. Point n'est besoin que je le nomme, tout est parfaitement clair. Voilà longtemps que ces choses étaient convenues, il n'y a donc pas lieu d'en être surpris. L’effritement par l'intérieur s'est imposé comme la façon la plus sage de procéder. (...) Pour m'exprimer concrètement, la réforme du dernier concile romain n'a jamais eu en profondeur les buts allégués publiquement. Elle a achevé d'orchestrer un travail de sape. (...) Oh, mes Frères de partout, si vous voyez le christianisme s’essouffler, dans le calme de votre cœur n'émettez aucun regret, c'est afin que naisse l'aube du christisme. »&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;cite_ref-boutin_1-0&quot; class=&quot;reference&quot; style=&quot;line-height: 1em; vertical-align: text-top; position: relative; font-size: x-small; top: -5px; padding-left: 1px; unicode-bidi: -webkit-isolate; white-space: nowrap; color: #252525; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0b0080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-attachment: initial; background-size: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-position: initial; background-repeat: initial;&quot;&gt;1&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #252525; font-family: sans-serif; font-size: 14px; line-height: 20.3636360168457px;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;reference&quot; style=&quot;line-height: 1em; vertical-align: text-top; position: relative; font-size: x-small; top: -5px; padding-left: 1px; unicode-bidi: -webkit-isolate; white-space: nowrap; color: #252525; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0b0080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-attachment: initial; background-size: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-position: initial; background-repeat: initial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: large; line-height: normal; white-space: normal;&quot;&gt;Ce « travail de sape » serait-il aujourd'hui si avancé que certaines forces occultes ne verraient même plus de danger à l'avouer publiquement ? On voudrait susciter des fantasmes conspirationnistes qu'on ne s'y prendrait pas autrement ! Et c'est bien ce qui se produit, à en juger par toute une littérature émanant de cercles fondamentalistes protestants ou de milieux intégristes catholiques.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;La nouvelle religiosité a un caractère spirituellement « subversif » ; mais l'approche trop littéralement conspirationniste ne constituerait-elle pas aussi un piège ? A ce sujet, il faut relire les pertinentes réflexions développées par François Maistre dans l'appendice à un autre ouvrage de Julius Evola&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;cite_ref-junger_2-0&quot; class=&quot;reference&quot; style=&quot;line-height: 1em; vertical-align: text-top; position: relative; font-size: 0.8em; top: -5px; padding-left: 1px; unicode-bidi: -webkit-isolate; white-space: nowrap; color: #252525; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0b0080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-attachment: initial; background-size: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-position: initial; background-repeat: initial;&quot;&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;: comme l'avait déjà noté Guénon, la vision conspirationniste risque d'égarer le chercheur en entretenant des « hantises » — sans parler du réductionnisme simplificateur sur lequel cette démarche finit souvent par déboucher, au risque de discréditer même les observateurs valides qu'elle a permis de glaner. Les schémas qui prétendent, par exemple, représenter un véritable organigramme de la « conspiration du Nouvel Âge » relèvent d'une haute fantaisie et tendent à conférer à certains groupes un pouvoir qu'ils sont loin de détenir. Car l'essentiel se joue à la fois à une échelle plus vaste et à un niveau plus subtil, celui d'influences et suggestions spirituelles. L'esprit moderne engendre une mentalité en rupture avec les données traditionnelles. Quoi d'étonnant, dès lors, si les productions spirituelles de cette époque reflètent les mêmes tendances ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;On pourrait multiplier les exemples qui montreraient sur quelle confusion débouche la nouvelle religiosité, en dépit de l'indéniable sincérité de tant de ceux qui sont engagés dans ces voies. Cette confusion s'exprime notamment par l'amalgame de plus en plus fréquent de pratiques totalement différentes ou par la crédulité face à d'étranges théories. On aboutit à une véritable somme de toutes les illusions et de tous les égarements, sous des apparences parfois tentantes pour des âmes en quête de spiritualité, mais sans ancrage et critères.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;« Les sains pères prophétisaient sur les derniers temps. Qu'avons-nous fait nous-mêmes ? se demandèrent-ils un jour. L'un d'eux, le grand abbé Ischyrion, répondit : « Nous avons observé les commandements de Dieu » — « Et ceux qui suivront, repartirent les autres, que feront-ils ? » Ischyrion répondit : « Ceux-là n'arriveront qu'à la moitié de ce que nous avons fait. » Les pères insistèrent encore : « Qu'en sera-t-il de ceux qui viendront après eux ? » — « Les hommes de cette époque, répondit l'abbé, ne seront guère riches en œuvres ; le temps de la grande tentation s'élèvera contre eux, et ceux qui en cet âge seront trouvés bons, seront plus grands que nous et que nos Pères. »&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;cite_ref-vingtieme_3-0&quot; class=&quot;reference&quot; style=&quot;line-height: 1em; vertical-align: text-top; position: relative; font-size: x-small; top: -5px; padding-left: 1px; unicode-bidi: -webkit-isolate; white-space: nowrap; color: #252525; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0b0080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-attachment: initial; background-size: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-position: initial; background-repeat: initial;&quot;&gt;3&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;En ce « temps de la grande tentation », il ne suffit pas d'avoir conscience du caractère problématique de la nouvelle religiosité. La seule attitude cohérente et conséquente est de se mettre en marche sur d'authentiques voies spirituelles et d'aller s'abreuver aux sources d'eau pure qui ne cesseront jamais de couler, cristallines, loin des marécages méphitiques ou mirages séducteurs du « spiritualisme ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;img id=&quot;media-5000727&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/01/1920494527.jpg&quot; alt=&quot;subversion, spiritualisme&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Postface de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Mayer&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean-François Mayer&lt;/a&gt; : Un visage du monde moderne : la nouvelle religiosité&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #141823; font-family: helvetica, arial, 'lucida grande', sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;De la subversion spirituelle&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Julius Evola&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #141823; line-height: 18px;&quot;&gt;– Masques et visages du spiritualisme contemporain, 1932&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #141823;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.metapedia.org/wiki/%C3%89ditions_Pard%C3%A8s&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Édition Pardès&lt;/a&gt; p. 264-267.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #141823; font-family: helvetica, arial, 'lucida grande', sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;_______________&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ol&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px; color: #141823; font-family: 'times new roman', times; font-size: small;&quot;&gt;Anne et Daniel Meurois-Givaudan, Le voyage à Shambahlla. Un pélerinage vers soi, Plazac-Rouffignac, Éd. Arista, 1986, p. 128-129&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px; color: #141823; font-family: 'times new roman', times; font-size: small;&quot;&gt;François Maistre, « Léon de Poncins, un contre-révolutionnaire intégral », in Julius Evola, Écrits sur la Franc-Maçonnerie, Puiseaux, Pardès, p. 127-252 (P. 147-150).&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px; color: #141823; font-family: 'times new roman', times; font-size: small;&quot;&gt;Apophtegme cité par Paul Evdokimov, Les Âges de la Vie spirituelle, 3e éd., Paris, Desclée De Brouwer, 1980, p. 171-172.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Frasby</name>
            <uri>http://certainsjours.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>2015 : ralentir</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2015/01/07/tant-qu-on-a-la-sante-5527835.html" />
        <id>tag:certainsjours.hautetfort.com,2015-01-01:5527835</id>
        <updated>2015-01-01T02:53:00+01:00</updated>
        <published>2015-01-01T02:53:00+01:00</published>
        <summary>    Voeux de sérénité : pour rire un peu de soi  s'il est encore possible...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://certainsjours.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Voeux de sérénité : pour rire un peu de soi &lt;a href=&quot;http://www.cinessonne.com/medias/images/yoyo.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;s'il est encore possible&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;iframe width=&quot;400&quot; height=&quot;300&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/f4ac0lhTYnE?rel=0&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Europa Patria Nostra</name>
            <uri>http://vouloir.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Thomas Molnar</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://vouloir.hautetfort.com/archive/2014/10/05/thomas-molnar-5450835.html" />
        <id>tag:vouloir.hautetfort.com,2014-10-05:5450835</id>
        <updated>2014-10-05T16:28:00+02:00</updated>
        <published>2014-10-05T16:28:00+02:00</published>
        <summary>      La croisade de Thomas Molnar contre le monde moderne          par...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://vouloir.hautetfort.com/">
          &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;&lt;p id=&quot;BlogTitle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black, avant garde;&quot;&gt;La croisade de Thomas Molnar contre le monde moderne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black, avant garde;&quot;&gt;par Arnaud FERRAND-LÉGER&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id=&quot;BlogDate&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black, avant garde;&quot;&gt;Ex:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.europemaxima.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black, avant garde;&quot;&gt;http://www.europemaxima.com/&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-2603359&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/1585815767.jpg&quot; alt=&quot;molnar.jpg&quot; /&gt;Dans le monde clos des intellectuels catholiques, Thomas Molnar reste un penseur à part. Philosophe, universitaire, écrivain et journaliste, l’ancien exilé hongrois réfugié aux États-Unis est rentré dans sa patrie dès la chute du communisme. Depuis il enseigne la philosophie religieuse à l’Université de Budapest. Mieux, avec la victoire des jeunes-démocrates de Viktor Orban, le professeur Molnar fut le conseiller culturel du jeune Premier ministre magyar avant de retourner dans l’opposition.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;BlogContent&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En France, les interventions de Thomas Molnar se font maintenant rares dans la presse, y compris parmi les journaux catholiques et nationaux. Il publia longtemps dans le bimensuel &lt;em&gt;Monde et Vie&lt;/em&gt; d’où, d’une plume acérée, il diagnostique d’un œil sévère et avisé le délabrement du monde postmoderniste. En revanche, il continue la publication de ses ouvrages. Le dernier, &lt;em&gt;Moi, Symmaque&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;L’Âme et la Machine&lt;/em&gt;, composé de deux essais, porte encore un regard inquiet sur le devenir de la société industrielle occidentale. Rarement, un livre aura justement traduit la crise mentale profonde dans laquelle sont plongés les catholiques de tradition. Il faut croire que l’accélération du monde soit brusque pour que le catholique Molnar se mette à la place du sénateur romain Symmaque, dernier chef du parti païen au IV&lt;span style=&quot;line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; siècle. Symmaque fut le dernier à essayer de restaurer les cultes anciens…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tel un nouveau Symmaque, Thomas Molnar charge, sabre au clair !, contre le relativisme moral, le multiculturalisme, l’inculture d’État, la perte des valeurs traditionnelles, l’arnaque artistique…&amp;nbsp;Il n’hésite pas à affronter les grandes impostures contemporaines ! Mais le docteur Molnar ouvre un corps social entièrement métastasé.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; margin: 0px; font: 12px Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Découvrir Thomas Molnar&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; margin: 0px; font: 12px Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette nouvelle dénonciation – efficace – permettra-t-elle à son œuvre prodigieuse de sortir enfin du silence artificiel dans lequel la pensée dominante l’a plongée ? Jean Renaud le croit puisqu’il relève le défi. A travers cinq entretiens, précédées d’une étude fine et brillante de l’homme et de ses livres, Jean Renaud se propose de faire découvrir cet étonnant universitaire hongrois. Même si son ouvrage se destine en priorité au public francophone d’Amérique du Nord (Pour les « Américains nés dans un monde unilatéral, programmé, horizontal, indifférencié ! Un de [leurs] ultimes recours, ce sont ces quelques Européens qui, de par le monde, persistent »), le lectorat de l’Ancien Monde peut enfin connaître la pensée originale de cet authentique réactionnaire, entendu ici dans son acception bernanosienne.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Non sans une pointe d’humour, Jean Renaud présente le professeur Molnar comme « toujours prêt à attaquer et à tenir, même pour soutenir des causes impopulaires, cet ennemi de l’Europe politique, cet exilé en terre d’Amérique mérite néanmoins parfaitement le titre d’Européen. Non seulement possède-t-il les principales langues du vieux continent, il est d’abord et surtout resté fidèle à un héritage, multiple, ondoyant, traversé de lignes harmoniques, de fragiles équilibres. Cet héritage européen n’est point porté par lui comme une cape décorative ornée de nostalgies : il est vivant et doit être protégé par le verbe et par la pensée ». Ce combat qui fait frémir toute la grande conscience humaniste n’est pas « sans taches, puisque [son promoteur] est blanc, mâle et hétérosexuel, ni impertinence, car il n’en manifeste aucune honte ». D’ailleurs, insatisfait d’exposer ses opinions incongrues, il osa s’exprimer dans la presse nationale-catholique et participa à plusieurs colloques du G.R.E.C.E.; c’est dire la dangerosité du personnage !&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bien sûr, Thomas Molnar n’adhère pas à la &lt;em&gt;Nouvelle Droite&lt;/em&gt;. Il en diverge profondément sur des points essentiels. Ce catholique de tradition reste un fervent défenseur du principe national. Il « préfère ce nationalisme que l’on dit “ étroit ” et “ identitaire ” au mondialisme homogénéisé, uniforme, forcément totalitaire. Bref [il ne veut] pas que les “ valeurs ” américaines, après celles de Moscou, soient imposées à l’humanité. […] Les petits peuples, ajoute-t-il, à l’égal des puissants, sont indissolublement attachés à leur identité nationale : langue, littérature, souvenirs historiques &lt;em&gt;incrustés&lt;/em&gt; dans les monuments, les chansons, les proverbes et les symboles. Voilà les seuls outils propres à résister aux conquêtes et aux occupations. Pour la même raison, il est impossible d’organiser des alliances ou des fédérations de petites nations : les haines et les méfiances historiques les empêchent de se fédérer. C’est un malheur, mais que voulez-vous ? »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; margin: 0px; font: 12px Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Contempteur des fausses évidences&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; margin: 0px; font: 12px Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Auteur d’une remarquable contribution à l’histoire de la Contre-Révolution, sa vision de la droite est impitoyable de lucidité. Après avoir montré que « le libéralisme […] est antinational par essence, morceau difficile à avaler pour ces hommes de droite qui se veulent des conservateurs à l’américaine, tels Giscard, Barre et Balladur. […] Il est significatif, continue-t-il, de constater que l’histoire de la droite est jalonnée de grandes illusions et, partant, de grandes déceptions. […] La droite n’a pas de politique, elle a une “ culture ”. La politique ne se trouve qu’à gauche depuis 1945; la droite ne fait que “ réagir ” de temps en temps avec un Pinochet au Chili, un Antall en Hongrie. C’est de courte durée. […] La droite n’a pas le choix : &lt;em&gt;autoexilée&lt;/em&gt; de la politique, elle déplore cet exil qui promet d’être permanent, elle ferme les yeux et préfère s’illusionner ».&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Persuadé de l’importance du combat métapolitique et de son enjeu culturel, Thomas Molnar note, avec une précision de chirurgien, que « l’opinion de droite, et la droite catholique en fait partie intégrante, ne s’intéresse guère aux arguments, aux raisonnements, au jeu subtil de la culture. Elle se sent, depuis 1789, lésée dans ses droits, dans sa vérité, et cherche à regagner ses positions d’antan. Elle se laisse enfermer dans un ghetto, pleine de ressentiment, et fait tout pour limiter sa propre influence, son propre poids, afin de pouvoir dire par la suite qu’elle est victime de l’histoire et de ses influences sataniques ». Ce &lt;em&gt;réac&lt;/em&gt; suggère des orientations nouvelles qui détonnent dans un milieu sclérosé. Il propose par conséquent une rénovation radicale du discours banalement conservateur.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La partie la plus intéressante des entretiens concerne toutefois la Modernité, ses conséquences et son avenir. Respectueux d’« un réel &lt;em&gt;multiforme&lt;/em&gt; jamais possédé, dans son intégralité, par la raison humaine », Thomas Molnar observe que « le ciel de la modernité est fermé; les certitudes d’antan ont mauvaise presse. Mettons-nous dans la peau de l’homme moderne : ses deux poteaux indicateurs sont l’&lt;em&gt;utopie&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;technologie&lt;/em&gt;, le miracle politique et le miracle matériel, idéaux éphémères qui s’écroulent à chaque instant. Fini le rêve marxiste, vive le libéralisme ! Plus de voyage dans la lune, vive l’intervention biotechnique ! Le cosmos, jadis peuplé de dieux, ressemble aujourd’hui à quelques gros cailloux qui tourne et éclatent, naissent et s’éteignent ». Voilà le triste bilan de « la philosophie moderne [… qui] est le refus des essences et l’accueil de l’existence brute, du devenir […] plutôt que de l’être. […] La perte de l’essence entraîne celle des structures, puis celle des significations. on peut dire n’importe quoi, à l’instar de la peinture moderne. Nous habitons le paradis des tartuffes et des charlatans, paradis où fleurit la dégringolade du sens ».&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; margin: 0px; font: 12px Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La crise de la Modernité&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; margin: 0px; font: 12px Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; min-height: 15px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; text-indent: 14px; margin: 0px; font-family: Verdana; font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms, geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Or la désespérance nihiliste est superfétatoire. Pis elle est inutile, car si l’« on se sert, aujourd’hui, de ce mot “ désenchantement ” pour décrire la perte du sacré; n’oublions pas qu’il peut y avoir, dans un
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Le déclinologue</name>
            <uri>http://dernieregerbe.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>CITATIONS CHOISIES DE GEORGES BERNANOS</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://dernieregerbe.hautetfort.com/archive/2014/09/09/citations-choisies-de-georges-bernanos-5457391.html" />
        <id>tag:dernieregerbe.hautetfort.com,2014-09-10:5457391</id>
        <updated>2014-09-10T10:50:00+02:00</updated>
        <published>2014-09-10T10:50:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dernieregerbe.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je présente Bernanos sur [cette page connexe à paraître]. Comme d’habitude, mes citations sont scrupuleusement référencées à l’édition qui fait autorité, les trois volumes de la Pléiade&amp;nbsp;&lt;a style=&quot;font-family: Georgia, serif;&quot; title=&quot;&quot; href=&quot;#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;&lt;span class=&quot;MsoFootnoteReference&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Cette collection ne se croit pas close et sera sans doute enrichie au fil des années.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;titresdauteur&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;titresdauteur&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;ROMANS, NOUVELLES, THÉÂTRE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. L'impuissance aime refléter son néant dans la souffrance d'autrui. (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Sous le soleil de Satan&lt;/em&gt; (1926), Prologue, 2&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;70).&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-5691636&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://dernieregerbe.hautetfort.com/media/01/00/463076263.jpg&quot; alt=&quot;georges bernanos,patriotisme,argent,monde moderne,christianisme,france,imbéciles,honneur,liberté,les grands cimetières sous la lune,dialogues des carmélites,la france contre les robots,essais et écrits de combat,lettre aux anglais,optimisme,profit,le chemin de la croix-des-âmes,les enfants humiliés,nous autres français,combat pour la vérité,combat pour la liberté,sous le soleil de satan,scandale de la vérité,la grande peur des bien-pensants,l'imposture,journal d'un curé de campagne,monsieur ouine,journal de la guerre d'espagne,français si vous saviez,la liberté pour quoi faire,machines,la pléiade&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. L’abbé Menou-Segrais&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il n’y a pas de terme aux raisonnements et aux hypothèses, mais vivre, d’abord, c’est choisir.&amp;nbsp;» (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Sous le soleil de Satan&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1926), I, 1&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;116).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Le curé de Lumbres&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le péché entre en nous rarement par force, mais par ruse. Il s’insinue comme l’air. Il n’a ni forme, ni couleur, ni saveur qui lui soient propres, mais il les prend toutes. Il nous use par-dedans.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;(Georges Bernanos, &lt;em&gt;Sous le soleil de Satan&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1926), II, 6&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;261).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. De ressentir l’effraction d’une clairvoyance supérieure est déjà une humiliation trop vive, mais la honte atteint son point de perfection quand la lucidité d'autrui nous découvre en plein notre propre avilissement. (Georges Bernanos, &lt;em&gt;L’Imposture&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1927), I ; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;316).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. L’abbé Cénabre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Dites-moi toutefois, si vous ne trouvez point, à la réflexion, enfantin de prétendre quitter son passé, comme on quitte le gîte d'une nuit ? Ce n'est pas nous qui disposons du passé, ce n'est pas nous qui le tenons ; c'est le passé plutôt qui nous tient. »&amp;nbsp;(Georges Bernanos, &lt;em&gt;L’Imposture&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1927), I ; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;354).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;. L’hypocrite est avant tout un malheureux qui convient imprudemment de son attitude envers autrui avant d’avoir eu le courage de se définir soi-même exactement, car il répugne à se voir tel qu’il est ; il se cherche une sincérité, sacrifie à cette impossible gageure des avantages certains, et finit par se duper. Pour mentir utilement, avec efficace et sécurité plénière, il faut connaître son mensonge et s’exercer à l’aimer. (Georges Bernanos, &lt;em&gt;L’Imposture&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1927), III ; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p. 459).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Arial&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;. Qui cherche la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur. (Georges Bernanos, &lt;em&gt;La Joie&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1929), I, 2 ; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p. 561).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. La Pérouse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L'infection légère nous immunise contre de plus graves, en favorisant la multiplication des anticorps, si précieux. La santé n’est qu’une chimère.&amp;nbsp;»&amp;nbsp; (Georges Bernanos, &lt;em&gt;La Joie&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1929), II, 2 ; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;635).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Le curé de Torcy&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Son tort, ça n'a pas été de combattre la saleté, bien sûr, mais d'avoir voulu l'anéantir, comme si c'était possible.&amp;nbsp;» (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936) ; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1038). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Que de gens se prétendent attachés à l'ordre, qui ne défendent que des habitudes, parfois même un simple vocabulaire, dont les termes sont si bien polis, rognés par l’usage, qu’ils justifient tout sans jamais rien remettre en question&amp;nbsp;? (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1061).&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-4731363&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://dernieregerbe.hautetfort.com/media/01/02/3000890411.jpg&quot; alt=&quot;georges bernanos,patriotisme,argent,monde moderne,christianisme,france,imbéciles,honneur,liberté,les grands cimetières sous la lune,dialogues des carmélites,la france contre les robots,essais et écrits de combat,lettre aux anglais,optimisme,profit,le chemin de la croix-des-âmes,les enfants humiliés,nous autres français,combat pour la vérité,combat pour la liberté,sous le soleil de satan,scandale de la vérité,la grande peur des bien-pensants,l'imposture,journal d'un curé de campagne,monsieur ouine,journal de la guerre d'espagne,français si vous saviez,la liberté pour quoi faire,machines,pléiade&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS','sans-serif';&quot;&gt;C’est une des plus incompréhensibles disgrâces de l’homme, qu’il doive confier ce qu’il a de plus précieux à quelque chose d’aussi instable, d’aussi plastique, hélas, que le mot. Il faudrait beaucoup de courage pour vérifier à chaque fois l'instrument, l'adapter à sa propre serrure. On aime mieux prendre le premier qui tombe sous la main, forcer un peu, et si le pêne joue, on n'en demande pas plus.&amp;nbsp;(Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1061-1062).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Le curé de Torcy&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tu es bien de cette race de gens qui, ayant donné deux sous à un vagabond, se scandalisent de ne pas le voir se précipiter du même coup chez le boulanger. […] À sa place, ils iraient aussi chez le marchand de vin, car un ventre de misérable a plus besoin d'illusion que de pain.&amp;nbsp;» (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1079).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Arial&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;. Naturellement, on ne veut pas voir plus loin que la faute. Or la faute n’est, après tout, qu’un symptôme. Et les symptômes les plus impressionnants pour les profanes ne sont pas toujours les plus inquiétants, les plus graves. (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1115).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Arial&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;. Je crois, je suis sûr que beaucoup d’hommes n’engagent jamais leur être, leur sincérité profonde. Ils vivent à la surface d’eux-mêmes, et le sol humain est si riche que cette mince couche superficielle suffit pour une maigre moisson, qui donne l’illusion d’une véritable destinée. (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1115).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Arial&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;. « Bénies soient les fautes qui laissent en nous de la honte&amp;nbsp;! Plût à Dieu que vous vous méprisiez vous-même ! » (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1154).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;.&amp;nbsp; Le grand malheur est que la justice des hommes intervienne toujours trop tard&amp;nbsp;: elle réprime ou flétrit des actes, sans pouvoir remonter plus haut ni plus loin que celui qui les a commis. (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1159).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Le curé de Torcy&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Travaille, […] fais des petites choses, en attendant, au jour le jour. Applique-toi bien. […] Les petites choses n'ont l'air de rien, mais elles donnent la paix.&amp;nbsp;» &amp;nbsp;(Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1191-1192).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. « On ne va jamais jusqu'au fond de sa solitude.» (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1202).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. «&amp;nbsp;Il est beau de s'élever au-dessus de la fierté. Encore faut-il l'atteindre.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;&quot;&gt;(Georges Bernanos, &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;; Pléiade &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;&lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;&quot;&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1203).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Arial&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;. Oh&amp;nbsp;! Je sais bien que la compassion d’autrui soulage un moment, je ne la méprise point. Mais elle ne désaltère pas, elle s’écoule dans l’âme comme à travers un crible. Et quand notre souffrance a passé de pitié en pitié, ainsi que de bouche en bouche, il me semble que nous ne pouvons plus la respecter ni l’aimer… &lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;&quot;&gt;(Georges Bernanos, &lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Journal d’un curé de campagne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1936)&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;; Pléiade &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;&lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Trebuchet MS', sans-serif;&quot;&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1231).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. La mairesse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Une femme est toujours un peu ce que la fait l’homme, et l’homme… l'homme c'est bien malaisé à définir. Admettons que ça reste un enfant, pas vrai, monsieur&amp;nbsp;? Gentil et câlin à ses heures, mais plein de vices — les dégoûtées n’ont qu’à rester filles.&amp;nbsp;» (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Monsieur Ouine&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1943)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1503-1504).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Le curé de Fenouille&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Aucune haine ne saurait s’assouvir en ce monde ni dans l’autre, et la haine qu'on se porte à soi-même est probablement celle entre toutes pour laquelle il n'est pas de pardon&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Monsieur Ouine&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1943)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1521).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Le berceau est moins profond que la tombe. (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Monsieur Ouine&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1943)&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1551).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Blanche : « Pour valoir quelque chose, il faut d'abord savoir ce que l'on vaut&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: white;&quot;&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; » (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Dialogues des carmélites&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1948), I, 2&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1574).&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-4731364&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://dernieregerbe.hautetfort.com/media/02/02/953895716.jpg&quot; alt=&quot;georges bernanos,patriotisme,argent,monde moderne,christianisme,france,imbéciles,honneur,liberté,les grands cimetières sous la lune,dialogues des carmélites,la france contre les robots,essais et écrits de combat,lettre aux anglais,optimisme,profit,le chemin de la croix-des-âmes,les enfants humiliés,nous autres français,combat pour la vérité,combat pour la liberté,sous le soleil de satan,scandale de la vérité,la grande peur des bien-pensants,l'imposture,journal d'un curé de campagne,monsieur ouine,journal de la guerre d'espagne,français si vous saviez,la liberté pour quoi faire,machines,pléiade&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;.&amp;nbsp; La Prieure : « En humilité comme en tout la démesure engendre l'orgueil, et cet orgueil-là est mille fois plus subtil et plus dangereux que celui du monde, qui n'est le plus souvent qu'une vaine gloriole&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: white;&quot;&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; » (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Dialogues des carmélites&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1948), II, 1&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1583).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Sœur Constance : « On peut faire très sérieusement ce qui vous amuse, les enfants nous le prouvent tous les jours&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: white;&quot;&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; Exactement comme on peut faire avec bonne humeur ce qui vous ennuie&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: georgia, palatino, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: white;&quot;&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; » (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Dialogues des carmélites&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1948), II, 6&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1593).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Sœur Constance&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Chacun se fait de Dieu l’image qu’il peut. […] Il me semble parfois qu'il est moins triste de ne pas croire en Dieu du tout que de croire en un Dieu mécanicien, géomètre et physicien.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;(Georges Bernanos, &lt;em&gt;Dialogues des carmélites&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1948), III, 1&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1612).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Mère Marie&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le malheur, ma fille, n'est pas d'être méprisée, mais de se mépriser soi-même.&amp;nbsp;» (Georges Bernanos, &lt;em&gt;Dialogues des carmélites&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(1948), V,&amp;nbsp;8&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Œuvres romanesques&lt;/em&gt;, 1961, p.&amp;nbsp;1702).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;titresdauteur&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;ESSAIS ET ÉCRITS DE COMBAT 1909-1939&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; background-image: initial; background-attachment: initial; background-size: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-position: initial; background-repeat: initial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'trebuchet ms', geneva;&quot;&gt;. Jamais, jamais, jamais, nous ne nous lasserons d'offenser les imbéciles&amp;nbsp;!&amp;nbsp;(Georges Bernanos, &lt;em&gt;Textes non rassemblés 1909-1939&lt;/em&gt;, «&amp;nbsp;Noël à la maison de France&amp;nbsp;», paru dans &lt;em&gt;La Revue fédéraliste&lt;/em&gt;, n°106, 1928&amp;nbsp;; Pléiade &lt;em&gt;Essais et écrits de combat&lt;/em&gt; tome I, 1972, p. 1122).&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-5691637&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://dernieregerbe.hautetfort.com/media/00/02/3474201476.jpg&quot; alt=&quot;georges bernanos,patriotisme,argent,monde moderne,christianisme,france,imbéciles,honneur,liberté,les grands cimetières sous la lune,dialogues des carmélites,la france contre les robots,essais et écrits de combat,lettre aux anglais,optimisme,profit,le chemin de la croix-des-âmes,les enfants humiliés,nous autres français,combat pour la vérité,combat pour la liberté,sous le soleil de satan,scandale de la vérité,la grande peur des bien-pensants,l'imposture,journal d'un curé de campagne,monsieur ouine,journal de la guerre d'espagne,français si vous saviez,la liberté pour quoi faire,machines,la pléiade&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; background-image: initial; background-attachment: initial; background-size: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-position: initial; background-repeat: initial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;&quot;&gt;. Je plains ceux qui ne sentent pas jus
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>René Guénon : La crise du monde moderne (lecture audio)</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2013/08/10/rene-guenon-la-crise-du-monde-moderne.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2014-08-02:5138723</id>
        <updated>2014-08-02T19:53:00+02:00</updated>
        <published>2014-08-02T19:53:00+02:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;&amp;nbsp; Un des caractères particuliers du monde moderne, c'est la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4972354&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/00/410142978.png&quot; alt=&quot;470025301.png&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un des caractères particuliers du monde moderne, c'est la scission qu'on y remarque entre l'Orient et l'Occident.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il peut y avoir une sorte d'équivalence entre des civilisations de formes très différentes, dès lors qu'elles reposent toutes sur les mêmes principes fondamentaux, dont elles représentent seulement des applications conditionnées par des circonstances variées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tel est le cas de toutes les civilisations que nous pouvons appeler normales, ou encore traditionnelles ; il n'y a entre elles aucune opposition essentielle, et les divergences, s'il en existe, ne sont qu'extérieures et superficielles. Par contre, une civilisation qui ne reconnaît aucun principe supérieur, qui n'est même fondée en réalité que sur une négation des principes, est par là même dépourvue de tout moyen d'entente avec les autres, car cette entente, pour être vraiment profonde et efficace, ne peut s'établir que par en haut, c'est-à-dire précisément par ce qui manque à cette civilisation anormale et déviée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans l'état présent du monde, nous avons donc, d'un côté, toutes les civilisations qui sont demeurées fidèles à l'esprit traditionnel, et qui sont les civilisations orientales, et, de l'autre, une civilisation proprement antitraditionnelle, qui est la civilisation occidentale moderne. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;René Guénon, 1927&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;* * *&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avant-propos&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;iframe width=&quot;360&quot; height=&quot;270&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/yeeylDlPOm4?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;yt-ui-ellipsis-wrapper&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot; data-original-html=&quot;Chapitre premier : L'âge sombre.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Lecture du premier chapitre de La Crise du monde moderne, de René Guénon (1927).    &quot;&gt;Chapitre premier : L'âge sombre&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;360&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/wMF0Vnsn2eU?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;yt-ui-ellipsis-wrapper&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot; data-original-html=&quot;Chapitre II : L'opposition de l'Orient et de l'Occident.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Lecture du second chapitre de La Crise du monde moderne, de René Guénon (1927).    &quot;&gt;Chapitre II : L'opposition de l'Orient et de l'Occident&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;360&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/aihXKTRBwqE?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;yt-ui-ellipsis-wrapper&quot; style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot; data-original-html=&quot;Chapitre III : Connaissance et action.&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;Lecture du troisième chapitre de La Crise du monde moderne, de René Guénon (1927).    &quot;&gt;Chapitre III : Connaissance et action&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;360&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/_3eJCdQkdOw?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Chapitre IV : Science sacrée et science profane&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;360&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/sdKX6Jki_34?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Chapitre V : L'individualisme&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/PxwbUlnJC80?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Chapitre VI : Le chaos social&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/eoFjOH4PLiw?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Chapitre VII : Une civilisation matérielle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width=&quot;360&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/LGoRvcocWns?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Chapitre VIII : L'envahissement occidental&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width=&quot;360&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/_f9AGeUXsSg?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;Chapitre IX : Quelques conclusions&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/94xA8O1DJHA?feature=oembed&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>galavent</name>
            <uri>http://regardssurunevissansfin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Envie et espoir</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://regardssurunevissansfin.hautetfort.com/archive/2014/05/31/envie-et-espoir-5381303.html" />
        <id>tag:regardssurunevissansfin.hautetfort.com,2014-06-03:5381303</id>
        <updated>2014-06-03T07:37:00+02:00</updated>
        <published>2014-06-03T07:37:00+02:00</published>
        <summary>  L’envie, un besoin, un impératif très enfantin qui glisse vers...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://regardssurunevissansfin.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Century Schoolbook','serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;L’envie, un besoin, un impératif très enfantin qui glisse vers l’adolescence et l’âge mûr jusqu’à encore émettre son clignotant dans les dernières années. «&amp;nbsp;Oh, Maman, j’en ai tant envie&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Et vous attendez ce jour de Noël avec une impatience extrême jusqu’au moment où vous l’avez. C’est bien dans la jeunesse que les envies sont les plus impérieuses. Adolescent, un cyclomoteur fut l’objet d’une folle expectative, avec ses rebondissements, ses pleurs et la joie de la possession.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Century Schoolbook','serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il y a trois types d’envie. Le plus simple et qui n’est nullement répréhensible est le désir d’avoir ou de faire quelque chose, que quelque chose arrive. C’est une convoitise qui vous prend à la gorge, qui obsède vos pensées, qui vous rend malade jusqu’à sa satisfaction. Ainsi en est-il de l’homme qui achète une voiture hors de prix et qui invite sa femme à faire un tour pour lui dévoiler sa merveille. Il en est de même de la femme qui a acheté une robe également hors de prix et qui invite son mari à l’admirer le soir après un bon diner bien arrosé. Seule la banque ne s’en remet pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Century Schoolbook','serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Un deuxième type d’envie, plus ennuyeux à gérer, est le désir de ce qu’un autre possède. On entre alors dans la démesure. On est prêt à dépenser beaucoup plus que ce que nous mettrions normalement. Prêt à se presque ruiner pour montrer que l’on peut posséder la même chose, que l’on est aussi riche, aussi pourvu, bref mettre en avant l’orgueil, la vantardise et le satisfecit. Ce genre d’envie, une fois satisfait, ne vous donne plus cette tension raisonnée du corps et de l’esprit pour l’objet convoité. Vous l’avez, votre envie est passée… La vie continue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Century Schoolbook','serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le troisième type d’envie est ce sentiment de frustration face au bonheur d'autrui et à ses avantages. C’est un désir qui ne peut être satisfait. Il vous fait mourir à petit feu. Vous tendez la main au travers des grilles d’une prison imaginaire, la paume vers le ciel sans attendre qu’il y tombe quelque chose. Vous le savez, mais ne pouvez vous en empêcher. Votre esprit se rapetisse, vous vivez dans une boite de sardine à rêver d’une vie hors de proportions&amp;nbsp;avec vos compétences et à vos aspirations. Désir fréquent que celui de l’envieux de la vie de l’autre. C’est un moteur tyrannique qui a ses bons et mauvais côtés. Mieux vaut l’abandonner en chemin et partir à l’aventure sans savoir où l’on va.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Century Schoolbook','serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Et pourtant, peut-on perdre toute envie&amp;nbsp;? Peut-on vivre sans désir&amp;nbsp;? C’est ce passage de l’envie à l’espoir qui marque le tournant d’une vie. L’espoir est sans envie. Il illumine le parcours sans jamais le contraindre. Il éclaire la pensée et l’action sans jamais y mêler le désir. C’est un guide qui conduit au bonheur que l’on n’atteint bien évidemment jamais totalement. Mais ces plumes caressantes du bonheur suffisent à combler une vie agitée. Trop, c’est trop&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Après la chute...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2014/02/17/apres-la-chute-5301420.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2014-02-21:5301420</id>
        <updated>2014-02-21T16:00:00+01:00</updated>
        <published>2014-02-21T16:00:00+01:00</published>
        <summary>  Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de publier un roman d'...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de publier un roman d'&lt;strong&gt;Olivier Rey&lt;/strong&gt; intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Après la chute&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Chercheur au CNRS et enseignant à l'école Polytechnique, Olivier Rey est l'auteur d'un essai remarquable intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Une folle solitude - Le fantasme de l'homme auto-construit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Seuil, 2006). Il a également contribué au dernier numéro de la revue &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2013/10/20/sciences-5201209.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Krisis&lt;/em&gt; (Sciences ?, n°39, septembre 2013)&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4446676&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/02/1563959688.jpg&quot; alt=&quot;Après la chute.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot; «&amp;nbsp;Eh bien quoi, le Moyen Âge&amp;nbsp;? C’était une époque concrète. Pour manger on ne réchauffait pas de barquettes aux micro-ondes, pour faire la guerre on n’envoyait pas de missile téléguidé. Les choses avaient l’apparence de ce qu’elles étaient. Prends une épée, ou une masse d’armes&amp;nbsp;: pas besoin de réfléchir pour saisir le danger&amp;nbsp;! Alors que les mines actuelles, avant que ça explose on pourrait aussi bien les prendre pour des roues de brouette, ou des essoreuses à salade. Un homme qui passait sur son cheval pouvait être érotique. Aujourd’hui, un homme qui passe dans son monospace n’a rien d’érotique. Les voitures, les bureaux, les ordinateurs, les immeubles et les pavillons, les voyages en avion, les vacances-club&amp;nbsp;: rien de tout cela n’est érotique. Divorce radical entre la vie moderne et l’érotisme. En toute logique les relations sexuelles auraient dû disparaître, et les vieux interdits ont été liquidés parce qu’au point où nous en sommes, ce serait imposer un régime amaigrissant à une anorexique.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;C’est Alix, jeune doctorante en histoire médiévale, qui constate. Plus caustique qu’une Bridget Jones, seule, face au monde saturé de chiffres, de ratios et de performances en tous genres. Ce n’est plus l’homme idéal qu’elle recherche, à travers des expériences érotiques plus décevantes les unes que les autres, mais celui qui lui ferait reprendre contact avec le réel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Olivier Rey nous entraîne au cœur d’une allégorie de l’égarement, aussi glaçante que savoureuse, qui s’étend entre l’infiniment petit d’une société hyperquantifiée et les aspirations sans limites d’une jeune femme en quête de réalité et de salut. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Croisade contre le monde moderne...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/02/08/temp-3441c53879810b8574d7ab734c5757b1-5293742.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2014-02-08:5293742</id>
        <updated>2014-02-08T19:44:05+01:00</updated>
        <published>2014-02-08T19:44:05+01:00</published>
        <summary>    Croisade contre le monde moderne...       La revue  Réfléchir et Agir...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;h3 id=&quot;p3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;Croisade contre le monde moderne...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;La revue &lt;em&gt;Réfléchir et Agir &lt;/em&gt;publie dans son dernier numéro (n°46 - hiver 2014), disponible en kiosque, un dossier sur le monde moderne et les moyens de s'y opposer...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4430991&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/02/1018651065.jpg&quot; alt=&quot;Réfléchir&amp;amp;Agir 46.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;Au sommaire :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Événement: Rebatet et Cousteau, taulards à la recherche du temps perdu&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;Dossier : Croisade contre le monde moderne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Les jumeaux divins du monde moderne : l'argent et le marché&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;La turbo-consommation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Les vrais maîtres du monde : les multinationales&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Le poids de la drogue dans la politique mondiale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Heidegger, la tradition, la révolution, la résistance et l’« anarquisme » &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;La désertion du monde&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Entretien avec Renaud Camus&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Faut-il casser la techno-science ? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Demain, la grande hybridation ? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Entretien avec Márton Gyöngyösi&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Réflexion :&lt;/span&gt; Hans Günther et la pensée nordique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Histoire :&lt;/span&gt; Esclavage, la mémoire sélective&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Littérature :&lt;/span&gt; Stevenson, l’Écosse et le grand large&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Beaux-arts :&lt;/span&gt; Brassaï&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Musique :&lt;/span&gt; Georges Brassens&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;et les rubriques habituelles...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Croisade contre le monde moderne...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2014/02/05/croisade-contre-le-monde-moderne-5291312.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2014-02-07:5291312</id>
        <updated>2014-02-07T16:00:00+01:00</updated>
        <published>2014-02-07T16:00:00+01:00</published>
        <summary>    La revue  Réfléchir et Agir  publie dans son dernier numéro (n°46 - hiver...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La revue &lt;em&gt;Réfléchir et Agir &lt;/em&gt;publie dans son dernier numéro (n°46 - hiver 2014), disponible en kiosque, un dossier sur le monde moderne et les moyens de s'y opposer...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4430991&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/02/1018651065.jpg&quot; alt=&quot;Réfléchir&amp;amp;Agir 46.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au sommaire :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Événement&lt;/strong&gt;: Rebatet et Cousteau, taulards à la recherche du temps perdu&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Croisade contre le monde moderne&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les jumeaux divins du monde moderne : l'argent et le marché&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La turbo-consommation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les vrais maîtres du monde : les multinationales&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le poids de la drogue dans la politique mondiale&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Heidegger, la tradition, la révolution, la résistance et l’« anarquisme » &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La désertion du monde&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Entretien avec Renaud Camus&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Faut-il casser la techno-science ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Demain, la grande hybridation ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Entretien&lt;/strong&gt; avec Márton Gyöngyösi&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Réflexion&lt;/strong&gt; : Hans Günther et la pensée nordique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Histoire&lt;/strong&gt; : Esclavage, la mémoire sélective&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Littérature&lt;/strong&gt; : Stevenson, l’Écosse et le grand large&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Beaux-arts&lt;/strong&gt; : Brassaï&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Musique&lt;/strong&gt; : Georges Brassens&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;et les rubriques habituelles...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Alain de Benoist : « Le mythe du progrès »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2013/08/05/preface-a-la-fin-du-monde-moderne-alain-de-benoist-5135907.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2013-08-05:5135907</id>
        <updated>2013-08-05T20:49:00+02:00</updated>
        <published>2013-08-05T20:49:00+02:00</published>
        <summary>   Au XVIII e  siècle, la modernité, dont les racines sont beaucoup plus...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5149999&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/01/2828955930.jpg&quot; alt=&quot;3218206238.jpg&quot; /&gt;Au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, la modernité, dont les racines sont beaucoup plus anciennes, a trouvé sa légitimation théorique dans l’idéologie du progrès. Celle-ci, formulée notamment par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Condorcet&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Condorcet&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain&lt;/em&gt;, ouvrage posthume paru en 1795), s’articule autour d’une affirmation simple&amp;nbsp;: l’humanité, depuis ses débuts, est engagée de manière unitaire dans une perpétuelle marche en avant qui associe l’amélioration de ses conditions d’existence à l’amélioration continuelle de l’homme. Il en résulte que la nouveauté (le &lt;em&gt;novum&lt;/em&gt;) vaut pour elle-même au seul motif qu’elle est nouvelle. Cette marche en avant équivaut à un affranchissement du passé. Les sociétés traditionnelles déterminaient en effet leurs règles et leurs principes en fonction de ce qui paraissait avoir fait ses preuves dans le passé (la tradition, les ancêtres)&amp;nbsp;: le terme grec &lt;em&gt;archè&lt;/em&gt; renvoie aussi bien à l’« archaïque&amp;nbsp;» qu’à ce qui fait autorité. C’est même l’ancienneté des coutumes qui en garantissait en quelque sorte la valeur. Convaincues de la réalité du progrès, les sociétés modernes se légitiment au contraire par une promesse d’avenir. Elles ne sont pas plus libres – bien qu’elles pensent souvent l’être –, mais déterminées par la certitude de «&amp;nbsp;lendemains qui chantent&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: l’hétéronomie par le futur remplace l’hétéronomie par le passé. C’est pourquoi elles tendent à ne voir que «&amp;nbsp;préjugés&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;superstitions&amp;nbsp;» dans la façon de faire des Anciens. Elles aspirent, elles, à un Homme nouveau, émancipé de tout ce qui, auparavant, faisait obstacle à la grande marche en avant du progrès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5051198&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/02/2358019395.jpg&quot; alt=&quot;grand_format_enfant_geopolitique.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;L’idéologie du progrès est un historicisme. Reprenant la conception unilinéaire et vectorielle d’une histoire ayant un début et une fin absolus, qui provient de la Bible, mais en l’énonçant sous une forme profane (l’avenir remplace l’au-delà, tandis que le bonheur se substitue au salut), elle adhère de ce fait à l’idée de nécessité historique&amp;nbsp;: l’histoire se dirige nécessairement dans une direction, et son trajet la porte nécessairement vers le meilleur. Mais c’est aussi un universalisme, car il s’agit d’une histoire globale, à laquelle tous les peuples sont également appelés à participer, certains d’entre eux pouvant seulement accuser du «&amp;nbsp;retard&amp;nbsp;», tandis que d’autres sont plus «&amp;nbsp;en avance&amp;nbsp;», ce qui autoriserait les seconds à presser les premiers de les rejoindre (et d’adopter leur modèle), fût-ce au prix de mesures coercitives. Comme déjà chez &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Augustin_d%27Hippone&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;saint Augustin&lt;/a&gt;, l’humanité est regardée comme un seul et même organisme, indéfiniment perfectible et qui ne cesse de grandir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, après Condorcet, les théoriciens du progrès, libéraux ou «&amp;nbsp;progressistes&amp;nbsp;», se diviseront sur la direction du progrès, le rythme et la nature des changements censés l'accompagner, éventuellement aussi sur ses acteurs principaux. Mais tous seront d’accord pour définir le progrès comme un processus accumulant des étapes, dont la plus récente est toujours jugée préférable et meilleure, c'est-à-dire qualitativement supérieure à celle qui l'a précédée. Cette définition comprend un élément descriptif (un changement intervient dans une direction donnée) et un élément axiologique (cette progression est interprétée comme une amélioration). Il s'agit donc d'un changement orienté, et orienté vers le mieux, à la fois nécessaire (on n'arrête pas le progrès) et irréversible (il n'y a pas globalement de retour en arrière possible). L'amélioration étant inéluctable, il s'en déduit que demain sera toujours meilleur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5051195&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/02/857938841.jpg&quot; alt=&quot;nR1HR.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;Longtemps défendue comme un article de foi, l’idéologie du progrès ne s’en heurte pas moins aujourd’hui à des doutes qui ne cessent de s’étendre. Les totalitarismes du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle et les deux guerres mondiales ont sapé l'optimisme qui prévalait au siècle précédent. Les désillusions sur lesquelles se sont fracassées bien des espérances révolutionnaires ont suscité l'idée que la société actuelle, si désespérante et privée de sens qu'elle puisse être, est malgré tout la seule possible&amp;nbsp;: la vie sociale est de plus en plus vécue sous l'horizon de la fatalité. L'avenir, qui apparaît désormais imprévisible, inspire plus d'inquiétudes que d'espoirs. L'aggravation de la crise paraît plus probable que les «&amp;nbsp;lendemains qui chantent&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a plus grand monde aujourd’hui pour croire que le progrès matériel rende l'homme meilleur, ou que les progrès enregistrés dans un domaine se répercutent automatiquement dans tous les autres. Dans la «&amp;nbsp;société du risque&amp;nbsp;» (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ulrich_Beck&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Ulrich Beck&lt;/a&gt;), le progrès matériel apparaît lui-même comme ambivalent. On admet qu'à côté des avantages pratique qu'il confère, il a aussi un coût. On voit bien que l'urbanisation sauvage a multiplié les pathologies sociales, et que la modernisation industrielle s'est traduite par une dégradation sans précédent du cadre naturel de vie. La destruction massive de l'environnement a donné naissance aux mouvements écologistes, qui ont été parmi les premiers à dénoncer les «&amp;nbsp;illusions du progrès&amp;nbsp;». On redécouvre qu’il y a dans tous les domaines des limites ou des frontières. Les réserves naturelles ne sont pas inépuisables, et aucun arbre ne peut monter jusqu’au ciel. Même dans le domaine sportif, la recherche de la performance quantifiée atteint ses limites, puisque la plupart des records ne sont plus battus désormais que par des dixièmes ou des centièmes de seconde. Le développement de la technoscience, enfin, soulève avec force la question des finalités. Le développement des sciences n'est plus perçu comme contribuant toujours au bonheur de l'humanité : le savoir lui-même, comme on le voit avec le débat sur les biotechnologies, est considéré comme porteur de menaces. Dans des couches de population de plus en plus vastes, on commence à comprendre que plus n'est pas synonyme de mieux. On distingue entre l'avoir et l'être, le bonheur matériel et le bonheur tout court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, la thématique du progrès reste prégnante, ne serait-ce qu'à titre symbolique ou mythique. La classe politique continue d'en appeler au rassemblement des « forces de progrès&amp;nbsp;» contre les «&amp;nbsp;hommes du passé&amp;nbsp;», et de tonner contre l'«&amp;nbsp;obscurantisme médiéval&amp;nbsp;» (ou les «&amp;nbsp;mœurs d'un autre âge&amp;nbsp;» de telle ou telle catégorie de population). Dans le discours public, le mot « progrès&amp;nbsp;» conserve globalement une résonance ou une charge positive («&amp;nbsp;c’est quand même un progrès&amp;nbsp;»). L'orientation vers le futur reste également dominante. Même si l'on admet que ce futur est chargé d'incertitudes menaçantes, on continue à penser que, logiquement, les choses devraient globalement s'améliorer dans l'avenir. Relayé par l'essor des technologies de pointe et l'ordonnancement médiatique des modes, le culte de la nouveauté reste plus fort que jamais. On continue aussi à croire que l'homme est d'autant plus «&amp;nbsp;libre&amp;nbsp;» qu'il s'arrache plus complètement à ses appartenances organiques ou à des traditions héritées du passé. L'individualisme régnant, conjugué à un ethnocentrisme occidental se légitimant désormais par l'idéologie des droits de l'homme, se traduit par la déstructuration de la famille, la dissolution du lien social et le discrédit des sociétés traditionnelles, où les individus sont encore solidaires de leur communauté d'appartenance. Mais surtout, la théorie du progrès reste largement présente dans sa version productiviste. Elle nourrit l'idée qu'une croissance indéfinie est à la fois normale et souhaitable, et qu'un avenir meilleur passe nécessairement par l'accroissement constant du volume de biens produits, que favorise la mondialisation des échanges. Cette idée inspire aujourd'hui l'idéologie du «&amp;nbsp;développement&amp;nbsp;», qui continue à regarder les sociétés du Tiers-monde comme (économiquement) en retard par rapport à l'Occident, et à faire du modèle occidental de production et de consommation l’exaltant le destin de toute l'humanité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;L’idéologie du progrès a également été critiquée d’un point de vue théorique, cette critique s’étendant souvent (mais pas toujours) au monde moderne, puisque celui-ci a trouvé son principal vecteur dans cette idéologie. Pour résumer les choses de façon rapide, on peut dire que cette critique a, dans l’histoire des idées, emprunté deux formes principales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première est d’ordre métaphysique, et s’opère généralement au nom de la Tradition. Ceux qui en ont donné la formulation la plus rigoureuse, ou du moins la plus ambitieuse, se réfèrent en général à une Tradition primordiale, dont les hommes se seraient progressivement écartés. L’image de l’Age d’Or, reformulant la croyance au Paradis terrestre, n’est pas loin. En un lointain passé, les hommes auraient vécu dans l’harmonie résultant de leur respect ou de leur conformité à des principes éternels. Après quoi, par une série d’étapes s’enchaînant les unes aux autres de façon quasi nécessaire, ils auraient entamé une longue déchéance. «&amp;nbsp;Comme la chute se continue jusqu’à épuisement des possibilités les plus inférieures de l’état terrestre, écrit &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Borella&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean Borella&lt;/a&gt;, la société est forcée d’accroître les contraintes obligatoires. Les lois prolifèrent, tachant, sans y parvenir, de combler par leur démultiplication réticulaire le vide de plus en plus béant qu’engendre l’effacement des principes dans le cœur humain&amp;nbsp;». Il y a donc bien eu évolution, mais cette évolution, à partir d’une sorte de péché originel (l’entrée dans l’histoire&amp;nbsp;?), est en fait une &lt;em&gt;involution&lt;/em&gt;. On remarquera qu’ici l’idée de nécessité historique, si présente dans l’idéologie du progrès, est conservée, mais que son sens est strictement inversé. Ce que les uns regardent comme progrès toujours plus accentué serait à interpréter comme déclin toujours plus affirmé. Dans cette perspective, le monde moderne est considéré comme l’apothéose du déclin, le point d’aboutissement d’une dissociation, d’une dissolution généralisée. (D’autres parleront de&amp;nbsp;«&amp;nbsp;fin de cycle&amp;nbsp;», la nécessité historique gouvernant selon eux des cycles appelés à se succéder éternellement). L’homme a pris la place de Dieu, et finalement ce sont les objets qui ont pris la place de l’homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Telle est par exemple la critique formulée par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Julius_Evola&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Julius Evola&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;Révolte contre le monde moderne&lt;/em&gt;, 1934) et, plus encore, par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Gu%C3%A9non&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;René Guénon&lt;/a&gt; dans deux ouvrages célèbres (&lt;em&gt;La crise du monde moderne&lt;/em&gt;, 1927&amp;nbsp;; &lt;em&gt;Le règne de la quantité et les signes des temps&lt;/em&gt;, 1945), où l’opposition temporelle du monde traditionnel et du monde moderne rejoint l’opposition spatiale entre l’Orient et l’Occident. Pour Guénon, la «&amp;nbsp;dégénérescence spirituelle&amp;nbsp;de l’Occident&amp;nbsp;» résulte d’un «&amp;nbsp;éloignement des principes&amp;nbsp;» accéléré par l’« action de dissolution&amp;nbsp;» exercée par certains milieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde critique, incontestablement plus terre à terre, mais peut-être aussi plus réaliste, s’opère sous un angle historique et sociologique. Ses tenants se bornent à constater que l’avènement du monde moderne va de pair avec un certain nombre de phénomènes sociaux et politiques observés de longue date&amp;nbsp;: la promotion de la classe bourgeois aux dépens des classes populaires et de l’aristocratie, la montée de l’individualisme aux dépens des solidarités organiques propres aux sociétés traditionnelles, l’épanouissement des valeurs marchandes aux dépens des valeurs non négociables, la montée de l’indistinction due à la diffusion de l’idéologie du Même, la perte des repères qui en résulte, la toute-puissance de la technoscience (définie par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Martin_Heidegger&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Heidegger&lt;/a&gt; comme «&amp;nbsp;métaphysique réalisée&amp;nbsp;», surtout depuis que la pensée cartésienne a posé l’homme comme maître souverain d’une nature transformée en pur objet de sa maîtrise), l’appauvrissement spirituel qui va de pair avec l’enrichissement matériel, l’avènement enfin du système de l’argent, ce dernier n’étant pas pris seulement comme un moyen d’échange, mais comme l’équivalent universel qui permet d’estimer et de retraduire toutes les qualités dans le langage de la quantité. «&amp;nbsp;L’argent est tout, domine tout dans le monde moderne&amp;nbsp;», disait &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_P%C3%A9guy&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Péguy&lt;/a&gt;.&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; La modernité a remplacé le sentiment par la sentimentalité, la morale par la «&amp;nbsp;moraline&amp;nbsp;», l’humanité par l’«&amp;nbsp;humanitaire&amp;nbsp;», la sensibilité par la sensiblerie. La modernité, c’est la logique de l’avoir contre celle de l’être. Et en même temps le «&amp;nbsp;tout à l’ego&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;Cette seconde critique a été le fait d’un nombre considérable d’auteurs, appartenant à des horizons politiques plus différents qu’on ne le croit souvent. Après &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Sorel&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Georges Sorel&lt;/a&gt; (&lt;em&gt;Les illusions du progrès&lt;/em&gt;, 1908), elle est présente chez Péguy – «&amp;nbsp;Tout le monde est malheureux dans le monde moderne […] La misère du monde moderne, la détresse du monde moderne est une des plus profondes que l’histoire ait jamais eu à enregistrer&amp;nbsp;» –, et après lui chez &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bernanos&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Bernanos&lt;/a&gt;. On la trouve, au tournant des années 1930, chez des auteurs ayant subi l’influence plus ou moins marquée de René Guénon (André Breton, René Daumal, Roger Caillois, Raymond Queneau, Antonin Artaud, etc.), mais aussi chez des précurseurs de l’écologisme contemporain, comme Bernard Charbonneau. C’est d’ailleurs dans l’entre-deux guerres que le sentiment d’une «&amp;nbsp;crise&amp;nbsp;» du monde moderne commence à se répandre&amp;nbsp;: Freud écrit &lt;em&gt;Malaise dans la civilisation&lt;/em&gt; (1931), Paul Valéry publie ses &lt;em&gt;Regards sur le monde actuel&lt;/em&gt; (1931), tandis que Husserl s’interroge sur &lt;em&gt;La crise des sciences européennes&lt;/em&gt; (1935). Une critique analogue se retrouve chez un contempteur du «&amp;nbsp;système technicien&amp;nbsp;» comme Jacques Ellul qui, dénonçant avec force le fondement idéologique du positivisme, montre que l’homme croit se servir de la technique, alors que c’est lui qui la sert, mais aussi chez Martin Heidegger, avec sa critique du &lt;em&gt;Ge-stell&lt;/em&gt;, ou dispositif général d’arraisonnement du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La critique de la modernité, ou tout au moins de certains de ses aspects, s’observe aussi chez Karl Marx, avec sa dénonciation du fétichisme de la marchandise et de la «&amp;nbsp;réification&amp;nbsp;» (&lt;em&gt;Verdinglichung&lt;/em&gt;) des rapports sociaux en régime capitaliste. Il y a d’ailleurs une critique du monde moderne d’inspiration marxiste, qui naît en France en 1926 autour de la revue &lt;em&gt;Philosophies&lt;/em&gt;, avec des hommes comme Georges Friedmann et Paul Nizan, et se développe en Allemagne avec les travaux de Theodor Adorno et Max Horkheimer sur &lt;em&gt;La dialectique de la raison&lt;/em&gt; (1944). Dans une période plus récente, il faudrait encore citer Ivan Illich, qui s’en prend aux formes de «&amp;nbsp;contre-productivité&amp;nbsp;» sécrétées par la civilisation industrielle, et plus récemment les théoriciens de la décroissance qui, tel Serge Latouche, plaident contre l’&lt;em&gt;hybris&lt;/em&gt;, la démesure et la négation des limites qui caractérisent l’hyperconsommation marchande et le productivisme contemporain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A laquelle de ces deux critiques s’identifie le plus Alexandre Rougé&amp;nbsp;? Il me semble qu’il se situe un peu à l’intersection des deux. Il est plus proche de la première quand il parle du monde moderne comme le résultat d’une «&amp;nbsp;grande profanation&amp;nbsp;», quand il décrit l’homme comme un «&amp;nbsp;animal avant tout religieux&amp;nbsp;», quand il prône un retour ou un recours au sacré (tout en qualifiant de «&amp;nbsp;pléonasme&amp;nbsp;» l’expression «&amp;nbsp;croyance illusoire&amp;nbsp;»), enfin quand il appelle ses contemporains à redécouvrir l’importance de l’amour, injonction qui n’est d’ailleurs pas dénuée d’équivoque (s’agit-il d’&lt;em&gt;éros&lt;/em&gt; ou d’&lt;em&gt;agapè&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?). Il est en revanche plus proche de la seconde quand il condamne avec brio les tares de la société marchande, décrit le libéralisme comme l’«&amp;nbsp;idéologie moderne par excellence&amp;nbsp;», stigmatise l’idéologie du «&amp;nbsp;développement&amp;nbsp;» et rappelle que le capitalisme, avant d’être un système économique, déploie tout un système anthropologique fondé sur une conception bien précise de l’homme (l’&lt;em&gt;Homo œconomicus&lt;/em&gt; qui cherche en permanence à maximiser son meilleur intérêt matériel) et de la vie sociale (comme sphère soumise à l’expansion illimitée de l’accumulation du capital sur une planète tendanciellement transformée en un vaste marché homogène).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alexandre Rougé annonce par ailleurs la «&amp;nbsp;fin du monde moderne&amp;nbsp;». C’est même le titre de son livre. «&amp;nbsp;Ce qui prend fin aujourd’hui, écrit-il, c’est la vision profane du monde et de la vie&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;La modernité, ajoute-t-il, succombe à sa propre logique, poussée à l’extrême&amp;nbsp;». Elle se «&amp;nbsp;liquéfie&amp;nbsp;» – ce qui n’est pas faux, puisque nous sommes entrés à tous égards dans une société «&amp;nbsp;liquide&amp;nbsp;» (Zygmunt Bauman), faite de flux et de reflux, de vagues éphémères et transitoires, qui ne laissent plus rien apercevoir de ferme ou de durable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a là un certain optimisme. En un sens, le plus dur est passé, puisque le monde moderne se termine&amp;nbsp;! Dans l’un de ses livres, René Guénon écrivait pour sa part que, «&amp;nbsp;si tous les hommes comprenaient ce qu’est le monde moderne, celui-ci cesserait d’exister&amp;nbsp;». Formule saisissante s’il en est, mais qui laisse songeur. Comme l’a bien noté Jean Borella, «&amp;nbsp;toute critique est un savoir de l’illusion. Mais le savoir de l’illusion n’équivaut pas à sa disparition&amp;nbsp;». Annoncer la fin du monde moderne n’est-il alors qu’une proclamation de principe, un effet de rhétorique&amp;nbsp;? Ou bien peut-on dire qu’objectivement, le monde moderne touche à sa fin parce que ses principes (ou son absence de principes) ont épuisé tout ce sur quoi il pouvait déboucher&amp;nbsp;? Prophète du présent, Alexandre Rougé fait-il une description objective ou se borne-t-il à exprimer sa conviction que c’est fini, tout simplement parce que ça ne peut plus durer&amp;nbsp;? Le débat reste ouvert, évidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il faut aussi réaliser que nous habitons nous-mêmes le monde moderne. En proclamer la fin montre que nous lui sommes étrangers, mais c’est encore en son sein que nous sommes condamnés à vivre cette «&amp;nbsp;étrangèreté&amp;nbsp;». Nous ne nous reconnaissons pas dans le monde moderne, et en même temps il est notre monde, notre univers, le décor de nos existences. Autre question, enfin&amp;nbsp;: la fin du monde moderne est-elle de nature à permettre un retour en arrière&amp;nbsp;? Permettrait-elle de retrouver par exemple des formes sociales et spirituelles que nous avons depuis longtemps oubliées ou perdues&amp;nbsp;? Ou bien faut-il contraire, battant en quelque sorte la modernité sur son propre terrain, miser sur l’après-modernité – la postmodernité au sens plein du terme – plutôt que sur l’avant-modernité&amp;nbsp;? Là aussi, le débat est ouvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est en tout cas ce genre de questions stimulantes que l’on est amené à formuler à la lecture de l’essai d’Alexandre Rougé. Elles sont autant de raisons 
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
            <uri>http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>René Guénon : « De la Démocratie »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/archive/2013/07/26/rene-guenon-de-la-democratie-5129763.html" />
        <id>tag:frontdelacontre-subversion.hautetfort.com,2013-07-26:5129763</id>
        <updated>2013-07-26T19:12:00+02:00</updated>
        <published>2013-07-26T19:12:00+02:00</published>
        <summary>      Si l’on définit la « Démocratie » comme le gouvernement du peuple par...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;js_23&quot; style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: 14pt;&quot; data-hovercard=&quot;/ajax/hovercard/page.php?id=109339892419213&amp;amp;extragetparams=%7B%22directed_target_id%22%3A0%7D&quot;&gt;&lt;span id=&quot;js_23&quot; style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot; data-hovercard=&quot;/ajax/hovercard/page.php?id=109339892419213&amp;amp;extragetparams=%7B%22directed_target_id%22%3A0%7D&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4785425&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/01/00/3577215688.png&quot; alt=&quot;410142978.png&quot; /&gt;&lt;/span&gt; Si l’on définit la « Démocratie » comme le gouvernement du peuple par lui-même, c’est là une véritable impossibilité, une chose qui ne peut pas même avoir une simple existence de fait, pas plus à notre épo&lt;span class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;que qu’à n’importe quelle autre ; il ne faut pas se laisser duper par les mots, et il est contradictoire d’admettre que les mêmes hommes puissent être à la fois gouvernants et gouvernés, parce que, pour employer le langage aristotélicien, un même être ne peut être « en acte » et « en puissance » en même temps et sous le même rapport. Il y a là une relation qui suppose nécessairement deux termes en présence : il ne pourrait y avoir de gouvernés s’il n’y avait aussi des gouvernants, fussent-ils illégitimes et sans autre droit au pouvoir que celui qu’ils se sont attribué eux-mêmes ; mais la grande habileté des dirigeants, dans le monde moderne, est de faire croire au peuple qu’il se gouverne lui-même ; et le peuple se laisse persuader d’autant plus volontiers qu’il en est flatté et que d’ailleurs il est incapable de réfléchir assez pour voir ce qu’il y a là d’impossible.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;js_23&quot; style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: 14pt;&quot; data-hovercard=&quot;/ajax/hovercard/page.php?id=109339892419213&amp;amp;extragetparams=%7B%22directed_target_id%22%3A0%7D&quot;&gt;&lt;span class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;C’est pour créer cette illusion qu’on a inventé le « suffrage universel » : c’est l’opinion de la majorité qui est supposée faire la loi ; mais ce dont on ne s’aperçoit pas, c’est que l’opinion est quelque chose que l’on peut très facilement diriger et modifier ; on peut toujours, à l’aide de suggestions appropriées, y provoquer des courants allant dans tel ou tel sens déterminé ; nous ne savons plus qui a parlé de « fabriquer l’opinion », et cette expression est tout à fait juste, bien qu’il faille dire, d’ailleurs, que ce ne sont pas toujours les dirigeants apparents qui ont en réalité à leur disposition les moyens nécessaires pour obtenir ce résultat. Cette dernière remarque donne sans doute la raison pour laquelle l’incompétence des politiciens les plus « en vue » semble n’avoir qu’une importance très relative ; mais, comme il ne s’agit pas ici de démonter les rouages de ce qu’on pourrait appeler la « machine à gouverner », nous nous bornerons à signaler que cette incompétence même offre l’avantage d’entretenir l’illusion dont nous venons de parler : c’est seulement dans ces conditions, en effet, que les politiciens en question peuvent apparaître comme l’émanation de la majorité, étant ainsi à son image, car la majorité, sur n’importe quel sujet qu’elle soit appelée à donner son avis, est toujours constituée par les incompétents, dont le nombre est incomparablement plus grand que celui des hommes qui sont capables de se prononcer en parfaite connaissance de cause. Ceci nous amène immédiatement à dire en quoi l’idée que la majorité doit faire la loi est essentiellement erronée, car, même si cette idée, par la force des choses, est surtout théorique et ne peut correspondre à une réalité effective, il reste pourtant à expliquer comment elle a pu s’implanter dans l’esprit moderne, quelles sont les tendances de celui-ci auxquelles elle correspond et qu’elle satisfait au moins en apparence. Le défaut le plus visible, c’est celui-là même que nous indiquions à l’instant : l’avis de la majorité ne peut être que l’expression de l’incompétence, que celle-ci résulte d’ailleurs du manque d’intelligence ou de l’ignorance pure et simple ; on pourrait faire intervenir à ce propos certaines observations de « psychologie collective », et rappeler notamment ce fait assez connu que, dans une foule, l’ensemble des réactions mentales qui se produisent entre les individus composants aboutit à la formation d’une sorte de résultante qui est, non pas même au niveau de la moyenne, mais à celui des éléments les plus inférieurs. Il y aurait lieu aussi de faire remarquer, d’autre part, comment certains philosophes modernes ont voulu transporter dans l’ordre intellectuel la théorie « démocratique » qui fait prévaloir l’avis de la majorité, en faisant de ce qu’ils appellent le « consentement universel » un prétendu « critérium de la vérité » : en supposant même qu’il y ait effectivement une question sur laquelle tous les hommes soient d’accord, cet accord ne prouverait rien par lui-même ; mais, en outre, si cette unanimité existait vraiment, ce qui est d’autant plus douteux qu’il y a toujours beaucoup d’hommes qui n’ont aucune opinion sur une question quelconque et qui ne se la sont même jamais posée, il serait en tout cas impossible de la constater en fait, de sorte que ce qu’on invoque en faveur d’une opinion et comme signe de sa vérité se réduit à n’être que le consentement du plus grand nombre, et encore en se bornant à un milieu forcément très limité dans l’espace et dans le temps. Dans ce domaine, il apparaît encore plus clairement que la théorie manque de base, parce qu’il est plus facile de s’y soustraire à l’influence du sentiment, qui au contraire entre en jeu presque inévitablement lorsqu’il s’agit du domaine politique ; et c’est cette influence qui est un des principaux obstacles à la compréhension de certaines choses, même chez ceux qui auraient par ailleurs une capacité intellectuelle très largement suffisante pour parvenir sans peine à cette compréhension ; les impulsions émotives empêchent la réflexion, et c’est une des plus vulgaires habiletés de la politique que celle qui consiste à tirer parti de cette incompatibilité. [...]&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Cela dit, il nous faut encore insister sur une conséquence immédiate de l’idée « démocratique », qui est la négation de l’élite entendue dans sa seule acceptation légitime ; ce n’est pas pour rien que « démocratie » s’oppose à « aristocratie », ce dernier mot désignant précisément, du moins lorsqu’il est pris dans son sens étymologique, le pouvoir de l’élite. Celle-ci, par définition en quelque sorte, ne peut être que le petit nombre, et son pouvoir, son autorité plutôt, qui ne vient que de sa supériorité intellectuelle, n’a rien de commun avec la force numérique sur laquelle repose la « démocratie », dont le caractère essentiel est de sacrifier la minorité à la majorité, et aussi, par là même, comme nous le disions plus haut, la qualité à la quantité, donc l’élite à la masse. Ainsi, le rôle directeur d’une véritable élite et son existence même, car elle joue forcément ce rôle dès lors qu’elle existe, sont radicalement incompatibles avec la « démocratie», qui est intimement liée à la conception « égalitaire », c’est-à-dire à la négation de toute hiérarchie : le fond même de l’idée « démocratique » c’est qu’un individu quelconque en vaut un autre, parce qu’ils sont égaux numériquement, et bien qu’ils ne puissent jamais l’être que numériquement. Une élite véritable, nous l’avons déjà dit, ne peut être qu’intellectuelle ; c’est pourquoi la « démocratie » ne peut s’instaurer que là où la pure intellectualité n’existe plus, ce qui est effectivement le cas du monde moderne. Seulement, comme l’égalité est impossible en fait, et comme on ne peut supprimer pratiquement toute différence entre les hommes, en dépit de tous les efforts de nivellement, on en arrive, par un curieux illogisme, à inventer de fausses élites, d’ailleurs multiples, qui prétendent se substituer à la seule élite réelle ; et ces fausses élites sont basées sur la considération de supériorités quelconques, éminemment relatives et contingentes, et toujours d’ordre purement matériel. On peut s’en apercevoir aisément en remarquant que la distinction sociale qui compte le plus, dans le présent état de choses, est celle qui se fonde sur la fortune, c’est-à-dire sur une supériorité tout extérieure et d’ordre exclusivement quantitatif, la seule en somme qui soit conciliable avec la « démocratie », parce qu’elle procède du même point de vue. Nous ajouterons du reste que ceux mêmes qui se posent actuellement en adversaires de cet état de choses, ne faisant intervenir non plus aucun principe d’ordre supérieur, sont incapables de remédier efficacement à un tel désordre, si même ils ne risquent de l’aggraver encore en allant toujours plus loin dans le même sens ; la lutte est seulement entre des variétés de la « démocratie », accentuant plus ou moins la tendance « égalitaire », comme elle est, ainsi que nous l’avons dit, entre des variétés de l’individualisme, ce qui, d’ailleurs, revient exactement au même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5676087&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/01/33275801.jpg&quot; alt=&quot;rené guénon,monde moderne,démocratie&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;js_23&quot; style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot; data-hovercard=&quot;/ajax/hovercard/page.php?id=109339892419213&amp;amp;extragetparams=%7B%22directed_target_id%22%3A0%7D&quot;&gt;&lt;span class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;René Guenon &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;js_23&quot; style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot; data-hovercard=&quot;/ajax/hovercard/page.php?id=109339892419213&amp;amp;extragetparams=%7B%22directed_target_id%22%3A0%7D&quot;&gt;&lt;span class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;font-size: large; margin: 0px; padding: 0px; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;– &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;La crise du monde moderne&lt;/em&gt;, 1927&lt;br /&gt;Édition Folio, p. 131-133.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le gang de la clef à molette...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2011/12/20/le-gang-de-la-clef-a-molette.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2011-12-22:4071289</id>
        <updated>2011-12-22T16:25:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-22T16:25:00+01:00</published>
        <summary>  Publié en 2006 par les éditions Gallmeister,   Le gang de la clef à molette...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Publié en 2006 par les éditions Gallmeister, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le gang de la clef à molette&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, d'&lt;strong&gt;Edward Abbey&lt;/strong&gt; est un classique de la littérature écologiste radicale. Amoureux de la nature et des grands espaces américains, Edward Abbey a exposé au travers ce roman sa détestation du monde moderne et de ses pathologie, et il y dépeint des héros certes &quot;écolos&quot;, mais pas très politiquement corrects... A découvrir&lt;/span&gt; !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3350655&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/00/2813068304.jpg&quot; alt=&quot;Gang de la clef à molette.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;Révoltés de voir le somptueux désert de l'Ouest défiguré par les grandes firmes industrielles, quatre insoumis décident d'entrer en lutte contre la &quot; Machine &quot;. Un vétéran du Vietnam accroc à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa superbe maîtresse et un mormon, nostalgique et polygame commencent à détruire ponts, routes et voies ferrées qui balafrent le désert. Armés de simples clefs à molettes -et de dynamite- nos héros écologistes vont devoir affronter les représentants de l'ordre et de la morale lancés à leur poursuite. Commence alors une longue traque dans le désert. Dénonciation cinglante du monde industriel moderne, hommage appuyé à la nature sauvage et hymne à la désobéissance civile, ce livre subversif à la verve tragi-comique sans égale est le grand roman épique de l'Ouest américain. Ce classique, vendu à des millions d'exemplaires depuis sa parution au milieu des années 70, est devenu la bible d'une écologie militante et toujours pacifique... ou presque.&quot; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Remettre les idées à l'endroit !...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2011/11/20/remettre-les-idees-a-l-endroit.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2011-11-23:3875949</id>
        <updated>2011-11-23T16:47:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-23T16:47:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous la recension, que nous a adressée  Pierre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous la recension, que nous a adressée &lt;strong&gt;Pierre Le&amp;nbsp;Vigan&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;de la récente réédition de l'essai d'Alain de Benoist, Les idées à l'endroit. Un ouvrage fondamental dont nous ne pouvons que conseiller la (re)lecture !...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3302258&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/02/3847846898.jpg&quot; alt=&quot;Les idées à l'endroit.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les idées à l’endroit&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans le domaine des idées il y a quatre grands secteurs. L’un est le sociétal&amp;nbsp;: pour ou contre la liberté des mœurs, la vente réglementée des drogues, le mariage homosexuel, etc. On le voit&amp;nbsp;: le sociétal renvoie aussi à la culture commune dominante, aux &lt;em&gt;habitus&lt;/em&gt;, à l’anthropologie dominante. Un deuxième secteur est l’économique&amp;nbsp;: nationaliser ou pas, exproprier les multinationales ou pas, diriger l’économie ou laisser-faire, financiariser ou pas, accentuer la mondialisation ou instaurer un protectionnisme européen, «&amp;nbsp;libérer&amp;nbsp;» le droit du travail ou restaurer des protections pour les travailleurs, etc. C’est de l’économique qui est aussi bien sûr du social. Un troisième secteur est l’institutionnel&amp;nbsp;: quelle démocratie&amp;nbsp;? Parlementarisme, régime primo-ministériel ou présidentialisme&amp;nbsp;? Quelle place à la démocratie directe&amp;nbsp;? Référendum d’initiative populaire - et comment - ou non&amp;nbsp;? Quelles collectivités locales et pour quoi faire&amp;nbsp;? Quel mode de scrutin&amp;nbsp;: majoritaire, proportionnel, à la plus forte moyenne, au plus fort reste&amp;nbsp;? Avec ou sans prime majoritaire&amp;nbsp;? Scrutin mixte&amp;nbsp;? Et là encore&amp;nbsp;: avec quel objectif&amp;nbsp;? Il y a enfin un quatrième secteur&amp;nbsp;: quelle politique internationale&amp;nbsp;? Quel ordre mondial voulons-nous&amp;nbsp;? Unipolaire autour des USA&amp;nbsp;? Ou pluraliste&amp;nbsp;? Une vision euro-atlantiste du monde&amp;nbsp;? Ou une vision eurasienne&amp;nbsp;? Ces 4 secteurs s’articulent. Bien des combinaisons sont possibles (les libertaires en matière de mœurs ne sont pas tous libéraux au plan économique par exemple). Mais toutes les combinaisons n’ont pas la même cohérence. Et certaines n’en ont même aucune. Ce qui les amène à ne pas durer.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Or, c’est la cohérence qui fait qu’une pensée existe et laisse des traces. C’est précisément dans la mesure où il a très tôt fait le choix de ne pas travailler en appui à un parti politique quel qu’il soit qu’Alain de Benoist a pu jouer ce rôle exigeant de tuteur de cohérence. Dans &lt;em&gt;Les idées à l’endroit&lt;/em&gt;, il répondait voici 30 ans aux questions suivantes, voire à quelques autres&amp;nbsp;: quelle vision du monde&amp;nbsp;peut avoir un homme lucide et conscient des impasses – et des laideurs physiques et morales - du monde moderne ? Quelle vision de l’homme&amp;nbsp;? Quel rapport peut-on avoir ce que l’on appelle la droite, ou les droites&amp;nbsp;? Pourquoi le libéralisme n’est pas la solution&amp;nbsp;? Que peut-on penser d’un certain nombre de thèmes comme l’ordre, l’enracinement, l’autorité, la tradition&amp;nbsp;? Qu’est-ce que le totalitarisme, et surtout y a-t-il un nouveau totalitarisme contemporain&amp;nbsp;? Lequel&amp;nbsp;? Pourquoi s’est-il mis en place&amp;nbsp;? Comment&amp;nbsp;? Au bénéfice de qui&amp;nbsp;? Pour réprimer quoi&amp;nbsp;? Comment le combattre&amp;nbsp;? Quelle stratégie asymétrique, du faible au fort, peut-on essayer de mettre en place contre ce nouveau totalitarisme&amp;nbsp;? Et aussi&amp;nbsp;: non pas quels goûts culturels devons-nous avoir&amp;nbsp;? Mais quelle hauteur de vue est susceptible de nous donner du discernement&amp;nbsp;? Et enfin, quelle politique internationale voulons-nous, et pouvons-nous&amp;nbsp;? Souhaitons-nous un monde unipolaire ou un monde pluraliste&amp;nbsp;? Sommes-nous du côté d’une coalition euro-atlantique, ou devons-nous penser en termes de solidarité eurasienne&amp;nbsp;? Bien entendu, tout se tient&amp;nbsp;: si on est dans une démarche critique vis-à-vis du libéralisme on aura d’autant plus tendance à critiquer au plan institutionnel une démocratie purement procédurale tout comme un «&amp;nbsp;patriotisme&amp;nbsp;» purement constitutionnel à la Habermas et aussi bien sûr l’alignement sur Washington. Enfin, tout en étant favorable à la liberté des mœurs on considérera que la société n’a pas à valider des comportements qui relèvent de la sphère privée et n’apportent rien à sa solidité. Et ce parce que si les individus ont bel et bien des droits la société n’est pas la somme de droits individuels et encore moins le lieu où se réalisent les revendications indistinctes de tous les ayants-droits, réels ou auto-proclamés. C’est cela qu’aide à penser un livre de philosophie, et c’est cela qu’est &lt;em&gt;Les Idées à l’endroit&lt;/em&gt;. Ces livres sont-ils si nombreux&amp;nbsp;? Tout porte à croire que non. Raison de plus pour le lire, ou pour le relire pour les plus agés des lecteurs d’&lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’auteur a bien entendu évolué, et enrichi notamment sa réflexion dans le domaine économique, allant de la critique de la domination de l’économie – la place excessive de l’économie dans nos sociétés - à des propositions plus concrètes sur les voies d’une autre économie, mutuelliste, communaliste, coopérative, autocentrée. Et puis dans ce livre écrit quand l’auteur avait de 30 à 35 ans bien des choses restent actuelles, relisons les passages sur l’immigration&amp;nbsp;: l’essentiel y est, l’immigration comme arme du patronat, comme frein à l’innovation, comme liquidation des cultures (les deux, celle des immigrants qui arrivent, et la culture du pays d’accueil). Un livre à annoter. Comme tous les livres de références.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pierre Le Vigan&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Alain de Benoist, &lt;em&gt;Les idées à l’endroit&lt;/em&gt;, &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.avatareditions.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Avatar éditions&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; (BP 43 91151 Etampes cedex), 357 pages, 36 euros.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Les lumières du ciel...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2011/08/28/les-lumieres-du-ciel.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2011-08-29:3755773</id>
        <updated>2011-08-29T16:01:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-29T16:01:00+02:00</published>
        <summary>  Après   En attendant le roi du monde   (L'esprit des péninsules, 2006),...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Après &lt;strong&gt;&lt;em&gt;En attendant le roi du monde&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (L'esprit des péninsules, 2006), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les évangiles du lac&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (L'esprit des péninsules, 2008)&amp;nbsp;et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Petit monarque et catacombes&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (L'esprit des péninsules, 2009), &lt;strong&gt;Olivier Maulin&lt;/strong&gt;, qui anime le &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://cerclecosaque.hautetfort.com/&quot;&gt;Cercle Cosaque&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; à Paris, &amp;nbsp;revient pour cette rentrée littéraire avec un nouveau roman. Dans &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Lumières du ciel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, publié aux éditions Balland, il nous livre une nouvelle brochette de personnages farfelus et anti-modernes, qui découvrent que s'ils sont &lt;em&gt;dans ce monde&lt;/em&gt;, il ne sont pas &lt;em&gt;de ce monde.&lt;/em&gt; Réjouissant !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3174052&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/01/1212339355.jpg&quot; alt=&quot;lumières du ciel.jpg&quot; width=&quot;343&quot; height=&quot;333&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;Paul-Emile Bramont n’est pas un foudre de guerre. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne voue pas au travail la vénération exigée par l’époque. Prince des ratés, il explore avec élégance et sérénité les bas-fonds de l’ambition, passant d’un hôtel miteux à un boulot minable et d’une combine louche à une tentative lamentable de braquage. Accompagné de son copain Momo, dj de patinoire de son état, et Bérangère, la femme d’un chirurgien plasticien, sa maîtresse du moment, ils partent rejoindre un hameau dénommé Jérusalem, un lieu où la loi du marché n’existe pas. On y boit sous les étoiles, on y lance des grenades pour combattre des chimères et les nuits sont enchantées. Ils y croiseront un curé anarchiste, un clochard amoureux des armes à feu et un militant primitiviste radical, tous en guerre contre le monde moderne et toute forme de production. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Observateur fidèle de la déliquescence générale, Olivier Maulin nous livre un roman drôle et cruel sur l’état actuel des mœurs et laisse entrevoir qu’un autre monde est possible, un monde auquel il faut d’ores et déjà se préparer. « Car qui sait s’il ne sera pas bientôt plus important de savoir traire une vache que de tracer des lignes de codes » ?&quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Il manifesto antimoderno di Luigi Iannone</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2011/04/04/il-manifesto-antimoderno-di-luigi-iannone.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2011-04-11:3174460</id>
        <updated>2011-04-11T00:10:00+02:00</updated>
        <published>2011-04-11T00:10:00+02:00</published>
        <summary>      Il manifesto antimoderno di Luigi Iannone          Ex:...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Il manifesto antimoderno di Luigi Iannone&quot; href=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/huginnemuninn/2011/03/27/il-manifesto-antimoderno-di-luigi-iannone/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #467aa7;&quot;&gt;Il manifesto antimoderno di Luigi Iannone&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p class=&quot;timestamp&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ex: &lt;a href=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;http://www.centrostudilaruna.it/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;contenttext&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.libriefilm.com/manifesto-antimoderno/9255&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;alignright size-full wp-image-603&quot; style=&quot;margin: 10px; float: left;&quot; title=&quot;manifesto-antimoderno&quot; src=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/huginnemuninn/wp-content/uploads/2011/03/manifesto-antimoderno.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;200&quot; height=&quot;269&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;Nelle settimane passate ho letto un saggio interessante di Luigi Iannone intitolato &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Manifesto antimoderno&quot; href=&quot;http://www.libriefilm.com/manifesto-antimoderno/9255&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #467aa7;&quot;&gt;Manifesto antimoderno&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;(Rubbettino). Per la varietà dei temi trattati e la densità delle considerazioni e dei rimandi che racchiude (in poco più di centosessanta pagine) è difficile, o quasi impossibile, tentarne una recensione esaustiva, che dia cioè conto di tutte le questioni sollevate. Mi limito quindi, più modestamente, ad alcune considerazioni sorte dalla mia lettura.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Come rivela il titolo, oggetto del libro è la modernità. Effettivamente l’autore attua una critica serrata ai fondamenti filosofici, storici, materiali e spirituali del moderno, tanto nella sua totalità quanto nei suoi elementi costitutivi; ma parte dalla consapevolezza che è impraticabile ogni passatismo. Questa è un’impostazione condivisibile: la semplice riproposizione di schemi ormai travolti da nuove idee vittoriose è tragicamente destinata alla sconfitta, e ancor più ogni forma di mitificazione di un passato puramente astratto e ideale, secondo il modello rousseauviano variamente declinato. È però anche vero che la ripresa del passato in chiave mitica è stata operata tante e tante volte nella storia, sin da epoche molto remote. Ancora in età imperiale avanzata era diffusa tra i Romani una (ri-e)vocazione dell’epoca repubblicana che, in forme assai diverse, avrebbe costituito la cifra anche del Rinascimento, poi dell’arte neoclassica e, ancora successivamente, persino della tendenza predominante nell’architettura di alcuni regimi totalitari; e gli esempi si potrebbero moltiplicare con molti altri riferimenti, anche extraeuropei. Forse sarà nuovamente concepito un legame ideale con il passato, magari arcaico, capace di spingerci, con una forma definita, nell’avvenire.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il libro si costituisce di quattro capitoli, dedicati al &lt;em&gt;disagio della realtà&lt;/em&gt;, alla &lt;em&gt;morte della bellezza&lt;/em&gt;, a &lt;em&gt;tempo e storia &lt;/em&gt;e alla Tecnica. Forse l’ultimo dei temi è il primo per rilevanza, come viene riconosciuto da tanti filosofi contemporanei, e come venne messo in luce da alcune tra le menti più acute della &lt;a title=&quot;Rivoluzione conservatrice&quot; href=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/temi/rivoluzioneconservatrice/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #467aa7;&quot;&gt;Rivoluzione conservatrice&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; tedesca, cui Iannone ha dedicato lunghi studi (&lt;a title=&quot;Ernst Juenger&quot; href=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/ernst-junger/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #467aa7;&quot;&gt;Jünger&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Schmitt, Heidegger, Spengler ecc.). Dai tempi dell’&lt;a title=&quot;L'Operaio&quot; href=&quot;http://www.libriefilm.com/loperaio/301&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #467aa7;&quot;&gt;Operaio&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; jüngeriano la Tecnica sembra però aver mutato volto, o meglio aver mutato il volto del mondo da essa mobilitato; lo Stato mondiale che sta affermandosi in modo (almeno apparentemente) inesorabile è speculare a quello preconizzato da &lt;a class=&quot;alinks_links&quot; title=&quot;J�nger&quot; onclick=&quot;return alinks_click(this);&quot; href=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/ernst-junger&quot; rel=&quot;external&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #467aa7;&quot;&gt;Jünger&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, essendo a tutti gli effetti un matriarcato – come “valori”, estetica e visione del mondo. La Tecnica ha cioè effettivamente forgiato una nuova Figura, ma più che di Operaio sembra trattarsi di Consumatore.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A proposito di Figure, sono molto interessanti le considerazioni di Iannone sul Partigiano schmittiano, che pare divenuta la caratteristica fondamentale dei conflitti contemporanei. L’inimicizia totale che ne è la caratteristica, con il conseguente travolgimento di quei limiti che caratterizzavano le guerre normate dallo &lt;em&gt;jus publicum europaeum&lt;/em&gt;, ha invaso ogni angolo del mondo, con risultati di ferocia abissale divenuti ormai quotidiani; e persino il dilagare di episodi aberranti di cronaca nera sembra inserirsi in questa stessa logica.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Anche riguardo l’&lt;em&gt;eclissi del sacro&lt;/em&gt;, su cui Iannone si sofferma, potrebbe valere la considerazione che non ha senso tentare di rianimare i cadaveri. Ma d’altra parte appare probabile che il sacro torni comunque a manifestarsi con impeto, se è vera la considerazione di Mircea Eliade che il sacro è condizione della stessa esistenza umana: solo la totale de-umanizzazione potrebbe portare alla perdita completa del sacro (ma, a mio avviso, dovrebbe trattarsi di una de-umanizzazione in senso completamente regressivo e animalesco). E’ vano tentare di preconizzare quali forme il sacro possa assumere in futuro; è però verosimile che un’enorme crisi spirituale, come l’attuale, possa propiziarne la riaffermazione.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il lettore del &lt;em&gt;&lt;a title=&quot;Manifesto antimoderno&quot; href=&quot;http://www.libriefilm.com/manifesto-antimoderno/9255&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #467aa7;&quot;&gt;Manifesto antimoderno&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;si troverà ad osservare i problemi caratteristici della modernità in maniera particolarmente cruda e radicale, e talvolta ancor più di quanto non fosse già portato a fare per indole o formazione: già questo è sufficiente a consigliarne la lettura. A ciò si deve però aggiungere che l’autore ha un’eccezionale capacità di analisi, una grande forza espressiva e arricchisce il suo testo con innumerevoli rimandi e consigli di approfondimento più o meno impliciti: chi osservi il mondo con autentico interesse troverà quindi in questo libro un riferimento tanto prezioso quanto raro nell’editoria odierna.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Negativity</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2011/02/17/negativity.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2011-02-21:3109449</id>
        <updated>2011-02-21T00:10:00+01:00</updated>
        <published>2011-02-21T00:10:00+01:00</published>
        <summary>      Negativity       by Brett STEVENS        Ex:  http://www.amerika.org/...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2896668&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/3727461513.gif&quot; alt=&quot;Cloud_of_Negativity.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Negativity&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;by Brett STEVENS&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ex: &lt;a href=&quot;http://www.amerika.org/&quot;&gt;http://www.amerika.org/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Trying to grow up and be “cool” was a painful time. It is always every bit as immature as that previous sentence suggests. Some of the sheep surge out ahead socially and adopt attitudes and behaviors, and so many of the rest follow. It’s a big Ponzi scheme that keeps someone on top.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amerika.org/wp-content/uploads/negativity.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;When you’re growing up however, especially in those too-painful-to-recall teenage years, “cool” is your ticket out of being a child. Before you were aware of social pressures, you just did what your parents told you and thought the same things were awesome that they thought were awesome.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Then you need to break away. Prove to the world you’re your own person, and you do that by negating all that happy harmless pleasant world of childhood, and racing into the cold arms of whatever adult pleasures and pitfalls you can find.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;The goofy thing is that a decade on, you’ll find most people are doing the same thing: they’re adopting a pose they see on movie screens or TVs, or maybe read about or saw another person do, to be cool. The most common method is an affected disinterest or negativity, a kind of fatalism where you put all your energy into yourself and ignore the world.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;If you wonder why sunglasses are featured in any media vision of “cool,” it’s because they (metaphorically) do this. They hide the eyes, the windows to the soul, and make you look entirely disinterested. While I walk through this wasteland, I’m above you all because I couldn’t care less, they say.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Yet like traffic staggers in cascading waves backward from a single car braking, the coolness Ponzi pyramid is like a game of Secret. You whisper the cool secret to a friend, he or she tells another, and so on across the room, and when it gets to the other side, it’s a degraded or tangential form of itself.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;The result is that most people distill “cool” into negativity and apathy, which leaves them with nothing to like except themselves. They translate this immediately into bitterness, because you can only please yourself so much before you wonder why you’re caught in a repetitive loop.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Negativity underscores much of our society, but most of it is covert. People do not want to expose themselves to criticism so they do not speak of their negativity, only act out its effects, usually by denying the joy inherent to life and replacing it with a hidebound tendency to replace the possibility of joy with the certainty of the mundane.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Jobs. We would all rather sit at do-nothing desk jobs where our responsibilities are few and nothing exciting happens, than explore more rigorous and less “safe” situations where we might actually feel alive.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Ugliness. “Utilitarian” does not explain why our architecture is so brain-dead functional, blocky and ugly, or why we choose to line our streets in clashing signs and commercial messages. If public opinion turned against these, they’d vanish overnight.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Love. Love is a risky playing field. Sex, and then settling for the person you can have sex with and not hate, is not. We like to think we’re romantics but really we’re searching for another high, orgasm or otherwise, to lift out us out of our pervasive negativity. But you cannot have it without risk.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Anti-depressants. Much of our society is strung out on SSRIs. These drugs work by filtering out anything too intense, whether good or bad, leaving you a pleasantly confused zombie. It’s safer that way, but you miss out on the good that might be stuck to the bad because “what goes up, must go down” — sometimes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Culture. Surface is the word. Profundity makes us alarmed and makes our inevitable deaths and utter powerlessness at that event seem more like they are real and we will face them. Denial favors movies about the dramatic misery of others, unrealistic violence and catty sexual drama that when you think about actually living it, seems a pathway to the paralyzing boredom of actions without meaning.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;We have been given a world where fruit grows on trees, blue sky sunny days wash over us like the touch of God, and there are uncountable challenges which can reveal infinite joy. It’s like a giant piece of paper that renews itself at the touch of our crayons. Yet rarely do you see it expressed this way.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;In fact, people seem to prefer &lt;em&gt;compulsion&lt;/em&gt;. I didn’t choose to be in love with her; I got flung into it by lust that I just couldn’t resist. The man is beating me down at the job but heck, I’ll get a twelve pack and watch some porn. I’m being &lt;em&gt;forced&lt;/em&gt; to go out and chase away my fears, maybe conquer something I’d always wanted to experience.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;These dark words make dark times. Our society prizes a kind of oblivious politeness that emphasizes only the positive because we believe none of it, and are looking for those uplifting little treats and moments of levity to distract us from what we feel has already won, a pervasive and radical depression.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;No matter what we find at the ends of politics or philosophy, or how seriously we take it, our souls need to lift themselves up from this dark mire. By the grace of something unknown, we are here, we can think, we can decide, and we can make beauty in ourselves and our world.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;If you stop to think of it, we live in paradise, except when by our own hands we choose to dwell in darkness.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Naiveté</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2011/02/17/naivete.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2011-02-20:3109442</id>
        <updated>2011-02-20T00:05:00+01:00</updated>
        <published>2011-02-20T00:05:00+01:00</published>
        <summary>  Naiveté    by Brett STEVENS    Ex:  http://www.amerika.org/          Our...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;Naiveté&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0; font-size: medium;&quot;&gt;by Brett STEVENS&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #c0c0c0; font-size: medium;&quot;&gt;Ex: &lt;a href=&quot;http://www.amerika.org/&quot;&gt;http://www.amerika.org/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2896660&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/2169874678.jpg&quot; alt=&quot;Ingenue.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Our modern society is based on a simple principle: in the name of everyone else’s rights, shove them aside and assert your perfect and immutable right to do whatever you want. It’s like a shopping mall with a moral justification attached.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Part of the fallout from this little deception is that we all become &lt;em&gt;naive&lt;/em&gt; in our inability to see the actual motivations of the people around us. For starters, it’s not polite. In addition, it makes us a target. Finally, it forces us to see our own entrenchment in this scam.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;We are oblivious to it normally because of our society’s insistence on reversed thinking. Normally, you think from cause to effect. Socialization makes you think from effect to “intent,” a nebulous cause attributed to the desires of others, and ignore any effects but the one you saw first.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Our naivete manifests itself in such mundane ways that we come to accept it like a tapeworm, ignoring the squirming after every meal, because it doesn’t &lt;em&gt;act like&lt;/em&gt; a threat. It only undermines everything we do.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;CBS News correspondent Lara Logan is recovering in an American hospital this week after being sexually assaulted and beaten by a mob in Egypt’s Tahrir Square late on Friday.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;The same day that Egyptian President Hosni Mubarak stepped down, Logan was surveying the mood of anti-Mubarak protesters for a “60 Minutes” story when she and her team “were surrounded by a dangerous element amidst the celebration,” CBS said in a statement Tuesday. The network said that a group of 200 people were then “whipped into a frenzy,” pulling Logan away from her crew and attacking her until a group of women and Egyptian soldiers intervened. – &lt;a href=&quot;http://www.latimes.com/entertainment/news/tv/la-et-0216-lara-logan-20110216,0,7874593.story&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;LAT&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;As my able colleagues at &lt;a href=&quot;http://www.inmalafide.com/2011/02/15/lara-logan-is-either-an-idiot-or-a-liar/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;In Mala Fide&lt;/a&gt; and &lt;a href=&quot;http://dissention.wordpress.com/2011/02/15/a-quick-thought-on-the-lara-logan-assault-feb-15-2011/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Dissention&lt;/a&gt; have pointed out, there may be cause for doubting her narrative.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;But there is also a bigger picture: our naiveté makes us think that any revolution is the act of benevolent, educated, restrained, good-natured and helpful people. Our media says these people are &lt;em&gt;freedom fighters&lt;/em&gt;, so they can’t be a large discontented mob of semi-criminals who want to see the world burn. And so we treat them as if they were Western intellectuals calmly discussing politics in one of our comfy American suburbs.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;In the modern industrialized world, we are committed to thinking the best of each other and to equality. Equality means that every point of view is valid. That means we reverse our thinking, and stop wondering what people are trying to achieve, and start muddling our minds by fitting their intent into a narrow range of acceptable thoughts.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;In this emasculated thinking, Somali pirates are “forced” to steal because they’re poor; they can’t simply be murdering bastards in a country where 99% of the population are not pirates. From our naive view, any revolution is an ideological quest for the equality of all, not a power grab by a hungry group who turn out to be murdering bastards:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Moaz Abdel Karim, an affable 29-year-old who was among a handful of young activists who plotted the recent protests here, is the newest face of the Muslim Brotherhood. His political views on women’s rights, religious freedom and political pluralism mesh with Western democratic values. He is focused on the fight for democracy and human rights in Egypt.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;A different face of the Brotherhood is that of Mohamed Badi, 66-year-old veterinarian from the Brotherhood’s conservative wing who has been the group’s Supreme Guide since last January. He recently pledged the Brotherhood would “continue to raise the banner of jihad” against the Jews, which he called the group’s “first and foremost enemies.” He has railed against American imperialism, and calls for the establishment of an Islamic state. – &lt;a href=&quot;http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704629004576135882819143872.html?mod=e2fb&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;WSJ&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;They must be laughing all the way to the bank. Trot our your most innocent-sounding members, seize power, and then do whatever it was you really wanted to do. On a purely military level, that would be replacing the relatively stable Mubarak regime with an Egypt geared up to impoverish itself trying to invade technologically superior Israel.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;More naiveté:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Interviews by NBC News with some of the plaintiffs in the case reveal disturbing and previously unreported allegations of sexual abuse in the military, including some in the war zones of Afghanistan and Iraq. In addition, one of the plaintiffs, identified as a naval aviator, charges in the lawsuit that she was drugged and gang-raped by two of her colleagues while serving at Tinker Air Force Base in Oklahoma just two months ago.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mary Gallagher, a former sergeant in the Air National Guard, says that within weeks of being deployed to an air base outside of Baghdad in 2009 she was brutally assaulted by a fellow sergeant who burst into the ladies’ room, pushed her up against the wall, pulled her pants and underwear down and ground his genitals against her, talking the whole time how much he was enjoying it.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;“I thought he was going to kill me that night,” Gallagher told NBC in an interview. “I felt completely isolated and alone and really scared. Here I was, in the middle of a foreign country in the middle of a war.” – &lt;a href=&quot;http://www.msnbc.msn.com/id/41598622/ns/us_news-life/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;MSN&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;It’s as if these people just got hit in the head with the frying pan of life. Soldiers, geared up for aggression and under great stress, with a few bad apples in the crop, raping women? It could happen, you know. But we want to keep sleepwalking ahead with the idea of equality, and so we’re going to assume every viewpoint is valid and everyone is benevolent.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;We in the West are walking chumps who seem to invite others to victimize us because of our naivete. Whether that’s stumbling into a third world country and picking as the new leader the first bloodstained warlord who claims he likes capitalism, or &lt;a href=&quot;http://www.guardian.co.uk/world/2011/feb/15/defector-admits-wmd-lies-iraq-war&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;believing desperate defectors who tell us what we want to hear&lt;/a&gt;, or even thinking that we can have &lt;a href=&quot;http://www.washingtontimes.com/news/2011/feb/14/debt-now-equals-total-us-economy/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;government debt that exceeds our economy&lt;/a&gt; and still turn out OK. It’s like no one is driving our reckless bus in its mad dash down the road, but it doesn’t matter, because as individuals we’re all partying it up in here.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Amy Sullivan, senior editor of Time magazine, was at a security checkpoint in Miami Airport on Tuesday when she opted out of passing through a backscatter scanning device – described by experts as a ‘virtual strip search’.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;When she went through a metal detector instead and was searched by a woman, a male Transportation Security Administration (TSA) official is alleged to have said: ‘Hey, I thought she was mine – I was going to do her!’&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Ms Sullivan’s claims follow those of Eliana Sutherland, who was flying from Orlando Airport last November and said security workers picked her out for further screening because of the size of her breasts. – &lt;a href=&quot;http://www.dailymail.co.uk/news/article-1356629/Sexism-complaints-airport-security-male-TSA-officials-compete-woman.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Daily Mail&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Our comfortable lifestyles make us oblivious to everything but the obvious. We stagger in circles, denying the underlying truths, and then when they hit us in the face (like a rake left lying in the grass), we turn around and make excuses, talk a lot about rights and equality, and hope that fixes the problem somehow.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;If you wonder why worldwide we’re getting less respect suddenly, it’s because as our economy bankrupts itself and we let politics take precedence over reality in our leadership, we’re increasingly revealing why we’re naive — it’s not because we’re “nice,” but because we’re completely in denial.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>nauher</name>
            <uri>http://off-shore.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>femme en bleu (I) : Cézanne</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://off-shore.hautetfort.com/archive/2011/01/20/femme-en-bleu-i-cezanne.html" />
        <id>tag:off-shore.hautetfort.com,2011-01-21:3072842</id>
        <updated>2011-01-21T00:01:00+01:00</updated>
        <published>2011-01-21T00:01:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;     Cézanne,  La Femme à la cafetière , 1895 (musée d'Orsay)  &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://off-shore.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4122614&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://off-shore.hautetfort.com/media/00/00/669504860.jpg&quot; alt=&quot;cézanne,la femme à la cafetière,musée d'orsay,cubisme,peinture,portrait,métonymie,monde moderne&quot; width=&quot;532&quot; height=&quot;723&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: center;&quot;&gt;Cézanne, &lt;em&gt;La Femme à la cafetière&lt;/em&gt;, 1895 (musée d'Orsay)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Il est communément admis que ce tableau représente une employée du Jas de Bouffan, la demeure de la famille du peintre. C'est le portrait d'une femme du peuple. Œuvre de la simplification stylistique, comme une préfiguration du cubisme, cette toile laisse la géométrie prendre le pas sur la stricte logique de la ressemblance. Tout y est, en quelque sorte, réductible à des formes simples et le souci de la perspective, avec cette table improbable et cette femme à la fois assise (on le devine par le genou qui pointe sous le vêtement) et debout, n'est plus l'essentiel. La peinture se détâche du modèle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Les formes simples : celles du fond, avec ses rectangles ; celles des objets sur la table ; celles de l'habit dont les plis ont une raideur soutenue. Il n'y a guère que les fleurs à gauche qui semblent démentir cette incroyable rigidité de l'ensemble. Mais l'intérêt, me semble-t-il, n'est pas vraiment dans cette lente métamorphose de l'art pictural vers sa décomposition. Tenons-en au modèle, parce que c'est lui qui nous intéresse le plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Femme modeste, disions-nous : femme née dans le monde du travail et destinée à y demeurer. Ses mains larges n'ont pas la douceur et la délicatesse de l'aristocratie ou de la bourgeoisie. Son visage lui-même, comme effacé par le souci des plans, a quelque chose d'hommasse. Nulle trace réelle d'une féminité intrinsèque. Cézanne peint une absence, à moins que ce ne soit une disparition, presque un objet, et le caractère un peu improbable de la pause est bien loin de ce que l'histoire de la peinture nous avait habitués à contempler quand il s'agissait d'une femme. L'habit lui-même a une verticalité quasi religieuse. Pensons à une cornette : la&amp;nbsp; femme s'efface, et nous comprenons que ce modèle n'est plus rien qu'un exercice technique, un modèle figé, une &lt;em&gt;nature morte&lt;/em&gt;. Elle est une domestique. L'un de ces êtres qui peuplaient des lieux sans que l'on fît jamais attention à eux. &lt;em&gt;Elle fait partie des meubles&lt;/em&gt;... Les couleurs que choisit le peintre pour la représenter (gamme de marrons et de bleus) ont leur correspondant dans ce qui l'environne. Elle se fond dans un espace qu'elle ne peut s'approprier. C'est alors qu'un détail attire l'attention.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;La ceinture à la taille, cette bande horizontale qui contrebalance toute la verticalité du sujet. Elle a sa correspondance dans le rétrécissement médian de la cafetière... À partir de cette observation, on contemple le tableau d'une autre manière, comme un jeu entre deux réalités qui seraient, logiquement, dissemblables : un être et un objet. Or, nous trouvons dans leur géométrie respective une troublante similitude, un air de famille qui les assimile tout à coup l'un à l'autre. Des jumelles structurelles, à une échelle différente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Dès lors, revenons au titre : &lt;em&gt;La Femme à la cafetière&lt;/em&gt;. Une telle dénomination pourrait d'abord être considérée sur le seul plan de la désignation. En ce cas, le rapprochement des deux termes servirait simplement de valeur indicative, une définition propre à un catalogue, afin de différencier ce tableau d'autres représentant des femmes que l'on aurait peintes dans un autre environnement. Ce titre serait descriptif et rien de plus. Soit. Mais si l'on s'attache sur la similitude formelle des deux éléments du titre, on peut en faire une autre lecture. Il ne s'agit plus seulement de désigner une œuvre mais d'établir un lien entre l'être et l'objet, de faire du second le signe représentatif du premier. Et, du coup, cela nous renvoie à une structuration très ancienne de la peinture autour de la métonymie, quand, à des fins de lisibilité, on associait à un personnage un élément symbolique (la peinture religieuse fonctionne essentiellement sur ce principe : Saint Pierre et ses clefs, Sainte Catherine et une roue brisée, Sainte Barbe et la tour, ...). Mais, dans ce tableau, la figure de style ne raconte pas d'histoire, n'ouvre pas sur une épopée ou un récit. Elle ferme plutôt le monde du sujet selon un principe réducteur. En induisant un rapport formel, Cézanne ne peint pas tant une femme à la cafetière qu'une &lt;em&gt;femme-cafetière.&lt;/em&gt; Un objet que l'on pose (sur une table) redoublant un modèle qui pose (à moitié assis), selon un protocole stylistique tendant à le faire disparaître dans sa singularité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Que faut-il en déduire des intentions de Cézanne ? Je ne sais... Faut-il y voir le présage d'une défiguration du sujet dans le cadre d'une nouvelle société industrielle capable de &lt;em&gt;choséifier&lt;/em&gt; le monde ? Je ne sais...&amp;nbsp; Faut-il imaginer une lecture politique, voire polémique de la toile ? je ne sais... Mais s'il est bien des tableaux de Cézanne qui me charment instantanément, celui-ci est de ceux qui me troublent le plus...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La Laïcité décérébrée de la France et l'avenir politique de l'Europe</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2010/10/19/la-laicite-decerebree-de-la-france-et-l-avenir-politique-de.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2010-10-23:2951296</id>
        <updated>2010-10-23T00:15:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-23T00:15:00+02:00</published>
        <summary>    La laïcité décérébrée de la France et l’avenir politique de l’Europe...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p id=&quot;BlogTitle&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;La laïcité décérébrée de la France et l’avenir politique de l’Europe&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id=&quot;BlogDate&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ex: &lt;a href=&quot;http://www.mecanopolis.org/&quot;&gt;http://www.mecanopolis.org/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;em&gt;Par Manuel de Diéguez&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;BlogContent&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;em&gt;Face au messianisme conquérant d’une démocratie placée sous le joug d’un empire planétaire de la « liberté » et de la «&amp;nbsp;justice », l’Europe asservie oppose depuis bientôt trois quarts de siècle un repli stratégique illusoire. Triste camp retranché, en vérité, qu’une apologie désespérée des simples «&amp;nbsp;cultures », piteuse retraite dans la multiplicité et la diversité des folklores censés opposer la barrière infranchissable des régions à l’expansion apostolique et vassalisatrice d’un empire victorieux ! Toutes les civilisations vaincues recourent au stratagème d’un panégyrique éploré et stérile de leur passé glorieux. On croit repousser les Tamerlan de l’histoire à seulement cultiver des fleurs de grand prix, on croit terrasser les barbares à les enivrer de parfums qu’ignorent leurs narines. Les trésors pillés du musée de Bagdad fleurent bon dans les foires et sur les marchés du Nouveau Monde. L’Occident oubliera-t-il que la seule civilisation insubmersible est née à Athènes ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a rel=&quot;external&quot; href=&quot;http://www.mecanopolis.org/?attachment_id=20026&quot;&gt;&lt;img class=&quot;aligncenter size-full wp-image-20026&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; title=&quot;laicite&quot; src=&quot;http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2010/10/laicite.png&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;365&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Elle n’avait pas de joyaux somptueux à étaler aux regards ; son seul glaive était celui de la raison. Alors, les premières victoires des argumentations rigoureuses ont couronné les enchaînements de la dialectique, alors le diadème de la logique est devenu pour toujours le casque et la tiare de la civilisation mondiale. La pensée rationnelle de demain triomphera-t-elle des cultures décérébrées de notre temps?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Les premiers architectes du discours raisonné avaient compris que la démocratie serait philosophique ou ne serait pas. Les théocraties ne pensent pas – leurs dieux savent tout – tandis que le pouvoir des masses populaires combat un ennemi plus difficile à vaincre que les idoles – l’opinion publique. Du moins les prêtres disposaient-ils d’un noyau dur de l’entendement politique dont ils avaient reçu l’armure en héritage et dont les ancêtres avaient fait étinceler les cuirasses, tandis que la démocratie guerroie avec le chaos cérébral du plus grand nombre, ce qui la condamne à demeurer à jamais minoritaire et désarmée sur l’agora.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Parmi les capitulations cérébrales des civilisations qu’entraîne leur chute dans la servitude politique, la première est celle de la laïcité française, qui a renoncé au scalpel de la pensée critique et qui donnera demain à une France en voie de décérébration une place de choix au musée des «&amp;nbsp;arts premiers&amp;nbsp;» du quai Branly.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;C’est au cœur de ce naufrage de la raison que je me suis demandé si l’Europe vassalisée par la &amp;nbsp;» doxa &amp;nbsp;» du clergé des modernes quittera l’horticulture culturelle dans laquelle elle s’est peureusement réfugiée. J’ai donc imaginé un dialogue serré entre la laïcité au bistouri d’un apprenti-philosophe et celle d’un républicain culturaliste, afin de tenter d’illustrer la tragédie du dépérissement de l’encéphale de la France.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;1- La laïcité et les croyances religieuses&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin de la laïcité nationale: &lt;em&gt;Voyez-vous, Monsieur, la ruine de la République de l’intelligence tient à l’asthénie politique de la laïcité. Comment voulez-vous fonder l’unité morale et intellectuelle d’un pays dont le culte de la raison avait pourtant bâti les premiers autels, comment voulez-vous convertir aux droits et aux pouvoirs de la méthode le peuple des logiciens de 1789 si nous renonçons à former les générations montantes à l’école d’un discours raisonné? Hélas, notre pauvre éducation nationale n’initie plus les enfants aux principes qui guidaient la droiture de l’intelligence française – elle se contente de charger leur mémoire de savoirs tout bêtement exacts.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Fort bien, Monsieur, mais comment définissez-vous la laïcité?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;La laïcité, c’est la tolérance à l’égard de toutes les religions de la terre, la laïcité, c’est le respect que professe notre civilisation à l’égard de toutes les croyances sacrées qui rendent désormais le monde aussi providentiellement divers que du temps du polythéisme, la laïcité c’est la substitution de la bénédiction républicaine à la bénédiction apostolique. Tous les catéchismes et tous les mythes sacrés en bénéficieront dorénavant – et, dans le même temps, quel élan unanime du genre humain vers la compréhension rationnelle du monde si la laïcité, c’est également et tout à la suite la proclamation sans ambages de la séparation radicale des catéchèses ecclésiales et des Etats rationnels!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Je crains de rencontrer la résistance d’une première casemate fortifiée sur le chemin de l’œcuménisme que suivra votre raison en promenade; car je doute de la cohérence cérébrale d’une laïcité que vous placez maintenant sur la même route fleurie que la théologie prospère des Eglises. Qu’est-ce que votre tolérance équitablement partagée entre les droits de la logique d’Euclide et celle de la Révélation? Par quel raisonnement d’une rigueur exemplaire, je l’espère, fondez-vous le rayonnement de la France rationnelle dans le monde sur un postulat philosophique contradictoire par nature et par définition? Car vous nous présentez les attraits d’une tolérance complaisante aux dieux dont un long usage de leurs bénédictions a certifié la pédagogie. Mais leurs doctrines se trouvent en guerre les unes avec les autres. Comment votre tolérance se présentera-t-elle, dans le même temps, en porte-parole assermenté de la vigueur et de la cohérence de la pensée républicaine? La logique universelle dont la raison véritable est armée déploiera-t-elle par centaines les banderoles d’une légitimation générale des usages et des traditions les plus absurdes?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Tout Etat responsable se fonde sur une raison responsable. Comment défendez-vous une laïcité politiquement irresponsable et, par conséquent, incivique?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Fort bien: vous avouez que votre tolérance n’est pas philosophique pour un sou, mais seulement politique en diable; vous avouez que les démocraties l’ont adoptée pour le seul motif qu’elles l’ont jugée payante, donc de nature à défendre l’ordre public à peu de frais. Mais alors, comment annoncerez-vous tout à trac aux croyants les plus convaincus, donc aux citoyens persuadés de la pertinence de leur orthodoxie religieuse , que la République consent non point à valider franchement, mais seulement à «&amp;nbsp;tolérer&amp;nbsp;» hypocritement leur erreur et qu’elle met beaucoup d’habileté politique à plaquer le masque de la charité sur le visage d’une France devenue tartufique des pieds à la tête?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Si vous avez affaire à des cervelles pour lesquelles deux et deux font cinq, pourquoi renoncez-vous si vite à réfuter leur aberration? Tout simplement, parce que vous savez bien que les croyances religieuses sont tenaces et même indéracinables, de sorte que vous vous dites qu’il appartient à tout Etat de sens rassis de les accepter du bout des lèvres, donc de renoncer à faire régner de force les théorèmes des géomètres de la condition humaine dans les têtes rebelles à en écouter les prémisses et les conclusions. Mais c’est assurer seulement la paix civile que d’édicter l’interdiction pure et simple de débattre sérieusement de la nature des dieux. En politique, ce n’est pas la logique, mais seulement la politique qui dit ce qui est rationnel et ce qui ne l’est pas. Votre tolérance est donc feinte et contrefaite du seul fait qu’elle n’est pas honnêtement légitimable dans l’ordre des sciences et des savoirs reconnus, votre laïcité décérébrée n’est rien de plus que la forme du machiavélisme que l’éducation nationale des démocraties a lovée au cœur d’une Liberté rendue secrètement acéphale, mais fière de la vacuité cérébrale de son civisme.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;2 – La laïcité et la logique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Ne savez-vous pas que la séparation de l’Eglise et de l’Etat commence sur les bancs de l’école et qu’elle repose entièrement sur l’enseignement, dès le plus jeune âge, des droits de la raison, donc sur l’initiation des enfants aux pouvoirs de l’argumentation logique? Comment la France de notre génération déverserait-elle les principes d’une logique cacochyme dans les têtes innocente de la génération suivante?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Dans ce cas, dites-moi, je vous prie, comment vous édifiez sans le dire et en catimini une République que vous avez amputée en coulisses de l’esprit de logique de la France, dites-moi, je vous prie, ce qu’il en est d’une nation que vous ne prétendez laïque que pour rire? Quel sens faut-il donner à votre refus masqué, mais catégorique d’exercer pleinement les droits de la pensée rationnelle? L’autorité régalienne qu’exerce votre laïcité retorse et contrefaite, vous en déguisez non moins pieusement la doctrine que l’Eglise fait monter le pain de sa dogmatique dans le four de sa sainteté. Mais qu’est-ce qu’un Etat tellement illogique qu’il renoncera non moins fermement qu’une tyrannie cauteleuse ou une théologie impérieuse à convaincre l’adversaire par des démonstrations serrées et conduites en bon ordre? Que vous placiez l’autorité de votre despotisme sur un trône terrestre ou céleste, ce sera toujours à un maître que vous obéirez. Croyez-vous vraiment que la France laïque pourra s’offrir longtemps le luxe de jeter la pensée logique par-dessus bord, croyez-vous vraiment que la République fera de l’irrationnel le levain de sa foi aussi aisément que l’Eglise reçoit la manne de la Révélation dans ses ciboires?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;L’arbitraire s’accompagne toujours d’une oppression. Je ne vois pas de quelle oppression les croyants auraient à se plaindre au sein de notre République. Ce sont la Monarchie de Juillet, la Restauration et le second Empire qui ont mis en place une dictature catéchétique, si j’en crois une éducation nationale qui me l’a enseigné sur les bancs de l’école laïque.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Imaginez un instant une France dans laquelle la religion catholique, apostolique et romaine aurait retrouvé dans leur plénitude, primo, l’exercice de la puissance publique, secundo, l’autorité du clergé sur la société civile, tertio, les moyens de la hiérarchie sacerdotale de régner sur les esprits dont elle disposait sous la monarchie; puis, imaginez que cet Etat armé de nouveau et jusqu’aux dents des droits de son ciel, que cet Etat, dis-je, daigne vous accorder une grâce particulière, celle de vous damner de votre propre chef; imaginez, de surcroît, que ce sceptre d’une fausse liberté soit censé vous élever au rang d’élu d’un Dieu résigné – celui que le progrès continu des savoirs rationnels dans le siècle contraindrait, de son propre aveu, à vous décorer des insignes de son propre accommodement aux prétentions effrontées du profane. Dans ce cas, ne s’agirait-il pas exclusivement, pour les représentants assermentés de leurs dogmes aux abois, de sauvegarder bon gré mal gré les apparences d’un ordre public et d’une unité théologiques de la nation, alors que celle-ci serait censée avoir chu dans les affres du temporel et se trouverait livrée aux tortures de la damnation aux yeux du Saint Siège? Que diriez-vous de tant de bienveillance et de bénignité apparente d’une Eglise de ce genre à votre égard, de tant de clémence et de condescendance du Vatican pour votre hérésie, de tant de mépris de Rome sous l’affichage benoît de sa charité?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Et maintenant, prenez la situation inverse, celle d’une République devenue maîtresse des lieux. Ne sera-t-elle pas contrefaite à son tour, une laïcité frappée de l’interdiction doctrinale de réfuter le péché d’ignorance et de sottise dans les écoles publiques, ne sera-t-elle pas hypocrite, elle aussi, une raison républicaine dont le refus de raisonner se parera d’une sagesse politique souveraine ? Mais croyez-moi, les fidèles ne sont pas dupes des gages de votre fausse bonté. Ils préfèreraient que vous tiriez le fer que d’assister au spectacle de vos dérobades sous l’apprêt de vos bénédictions laicisées.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;3 – La laïcité respectueuse&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Je ne vois pas comment la laïcité respecterait les croyances religieuses de bonne foi si elle leur infligeait l’humiliation de les réfuter sur le pré. Les bons républicains n’ont pas d’autre choix que de laisser l’ épée au fourreau.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Dans ce cas, je vois se dessiner à l’horizon une difficulté morale de plus forte taille encore que la difficulté cérébrale, celle de la définition du respect. Est-ce respecter les peuplades primitives de s’incliner bien bas devant leurs grigris? Est-ce respecter un interlocuteur que de demeurer bouche cousue devant lui, mais de n’en penser pas moins? Est-ce respecter un ignorant que de juger inguérissable sa sottise? Voyez le coup de force inavoué que vous cachez sous les dehors trompeurs de votre respect: vous laissez l’illettré croupir dans son trou, mais vous tranchez les armes à la main de l’étendue des pouvoirs intellectuels et politiques que vous concédez à son idole. Ce sera à votre seule initiative que le totem se verra signifier votre interdiction pure et simple de se mêler de politique au sein de la République. Vous réduisez les apanages de l’amulette du ciel au droit que vous lui accordez de dresser l’oreille aux prières de ses adorateurs; mais ces derniers, vous les parquez dans leurs demeures ou leurs temples et vous ratatinez les prérogatives de leur culte au point de leur interdire de jamais se manifester au grand jour et sur la voie publique. Mais, dans le même temps, vous renoncez prudemment à convaincre les croyants de l’inanité de leur théologie.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;La République ne réfute les dieux que dans la mesure où la nécessité s’en impose aux démocraties rationnelles. Les juifs ont réfuté les idoles des païens, non point jusqu’à les proclamer inexistantes, mais seulement en tant qu’impuissantes, donc inutiles, puisque non profitables à leur politique; les chrétiens sont allés un peu plus loin – les dieux trop anthropomorphes à leurs yeux étaient ridicules et ne pouvaient exister. Mais leurs connaissances psychologiques des dieux rentables n’allait pas jusqu’à psychanalyser la politique de l’idole panoptique qu’ils s’étaient donnée. Pourquoi voulez-vous que la République réfute une divinité autrefois omnipotente et omnisciente, mais qui n’est plus enseignée ni dans les écoles publiques, ni dans les écoles confessionnelles, puisque les manuels scolaires ont été déniaisés dans les deux institutions et que tous les enseignants reconnus sont désormais habilités par des diplômes laïcs?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Que voilà un beau prétexte pour mettre un terme à la conquête de la connaissance scientifique du genre simiohumain! A ce compte, nous ne saurons jamais ni pourquoi les ancêtres ont cru en leurs faux dieux pendant trois millénaires, alors qu’ils excellaient déjà dans les arts et les sciences, ni pourquoi nous croyons encore en trois fantômes qui trépasseraient aussitôt dans l’ordre politique si nous leur retirions leurs fourches du diable et leurs marmites infernales – ce dont les Eglises se gardent bien.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Quelle est la solidité de votre prétendue science de tous les dieux ou d’un seul si elle vous interdit encore de vous mêler résolument de leurs affaires dans la cité et de leur fermer le caquet? Elle est infirme, votre anthropologie critique si elle vous autorise à ne condamner les idoles que superficiellement, donc sans oser les citer à comparaître devant votre tribunal, faute, me semble-t-il, de vous trouver en mesure de rédiger l’acte d’accusation qui répondrait à la question de savoir pourquoi l’encéphale des évadés de la zoologie sécrète des dieux ; elle est manchote, votre science du simianthrope si elle n’ose prêter une oreille même distraite au Céleste enraciné au plus secret de l’inconscient du singe vocalisé. Mais si votre judicature n’est pas suffisamment légitimée à vos propres yeux, comment pouvez-vous prétendre respecter un ciel auquel vous interdisez pourtant d’autorité de mettre le nez dans les affaires de votre République? Pourquoi ne daignez-vous pas réduire sa folie a quia ? Les chrétiens ont osé ridiculiser les autels des païens et anéantir leurs simulacres sacrés. Pourquoi reculez-vous devant la superbe des trois dieux uniques qui vous font délirer, alors qu’ils ne se chamaillent qu’avec les atouts que vous leur avez mis entre les mains? Comment se fait-il que vous les saluiez d’un hochement de tête et que vous poursuiviez votre chemin en détournant les yeux? Craignez-vous d’en apprendre davantage sur l’homme et sur la politique qu’à réfuter Neptune ou Apollon?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Et puis, votre laïcité au petit pied a-t-elle seulement des titres à se proclamer citoyenne si vous vous contentez de remplacer les fausses allégations de Jupiter par la prosternation des Français et de leur Ministère de l’éducation nationale devant le mutisme apeuré de l’intelligence de la France? Qu’avez-vous fait du cerveau de la nation depuis 1905? Puisque nous savons, nous, que l’idole à trois têtes devant laquelle notre espèce continue de s’agenouiller n’a d’autre domicile que les boîtes osseuses en folie des déments qui les adorent, l’honnêteté qui inspire l’esprit de logique de la République exige pour le moins que nous consentions à les extraire des cervelles et à en exposer les effigies sur les places publiques.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;4 – La République aux cent têtes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Si Périclès avait ordonné la séparation de l’Eglise et de l’Etat, il lui aurait bien fallu sauver les apparences de la foi à Athènes; et comment les aurait-il sauvées sans imposer le silence, du moins en public, aux prêtres de Zeus, d’Athéna, de Mars et de Poséidon ? Allez-vous redonner à l’Eglise de France le droit de haranguer et même d’ameuter les citoyens dans la rue ? Nous avons mis deux siècles à seulement limiter quelque peu le pouvoir immense dont disposait l’Eglise sous la monarchie et qui lui permettait d’égarer le faible entendement des foules de l’époque ; et maintenant vous prétendez tout subitement redonner au clergé gallican le droit de tromper les sots, et cela sous le prétexte, absurde par définition, selon lequel le droit naturel des dévots devenus républicains serait de nous faire entendre leurs arguties avec la même docilité pieuse qu’ils doivent, eux, à leur ignorance et à leur naïveté ! Mais vous savez bien que si vous mettez face à face un savant et un ignorant et si vous demandez au public de les départager, ce sera toujours le plus bavard et le plus malin qui se verra couronné des lauriers du vainqueur. Si l’astrologie était enseignée dans nos écoles, la moitié des Français croiraient à l’astrologie. Comment pouvez-vous redonner tous leurs droits aux idoles, et cela au nom même de la laïcité?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Tiens, tiens, vous voilà tout allumé d’une saine indignation philosophique , vous voilà monté sur le pont d’une raison plus logicienne! Mais vous éludez encore la vraie question, qui n’est pas de combattre sur le front des droits de l’ignorance et de la sottise, mais de préciser ce qu’il en coûtera à la raison incohérente du XXIe siècle que vous nous préparez, vous qui videz la laïcité du contenu qui la définit, vous qui la rendrez si fièrement irrationnelle à son tour qu’elle vous reconduira tout droit à la même capitulation de la pensée logique que la théologie du Moyen Age. Savez-vous que, plus d’un siècle après la séparation de l’Eglise et de l’Etat, un tiers des Français croit encore dur comme fer en l’existence du paradis et de l’enfer? Vous estimez qu’il n’est pas digne d’une République de la raison de perdre son temps à réfuter des totems. Mais savez-vous que les concepts se totémisent à leur tour et qu’on ne devient un spéléologues des profondeurs de l’inconscient de la «&amp;nbsp;raison&amp;nbsp;» elle-même que si l’on a appris à observer les idoles verbifiques qui trônent dans les têtes?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin :&lt;em&gt; Sachez , Monsieur le philosophe, que la République ne viole pas les consciences, sachez que la démocratie compte sur les progrès constants de la raison dans le monde, même si ces progrès doivent se révéler d’une lenteur désespérante, sachez que la France refuse tout net de fonder les droits de la pensée rationnelle sur le recours à la force.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Mais, mon bon Monsieur, qui vous parle de faire appel à la force des baïonnettes ? Votre laïcité faussement revêtue des apanages d’une République d’avant-garde, mais engagée sur le front de bataille de la raison totémisée du monde actuel, votre laïcité, dis-je, refuse avec persévérance d’honorer les droits attachés depuis Voltaire à l’exercice de la pensée critique; et votre refus de décrypter la totémisation rampante de la raison des modernes et d’en connaître la généalogie suffira grandement à fonder votre espèce de liberté intellectuelle sur un obscurantisme condamné à ignorer les ressorts anthropologiques de vos idéalités sacralisées. Vous avez beau jeu de vous faire une gloire de garder vos gendarmes dans leurs casernes si votre pacification cérébrale de la France repose sur votre censure des conquêtes de la postérité du siècle des Lumières. Je vois les mâchoires discrètement sacerdotalisées de votre République verbifique dévorer à belles dents les «&amp;nbsp;hérésies&amp;nbsp;» de la raison combattante de demain.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Qu’en est-il de la raison de la France rousseauiste dont vous bénissez encore les ciboires et les cierges ? Vous êtes les nouveaux naturistes ; c’est pourquoi vous croyez n’avoir pas à vous mettre sur la piste de la divinité même fatiguée de votre temps. Vous ne refusez que les théologiens qui ont minutieusement recensé les traits de leur idole à l’école de deux millénaires de leur doctrine. Vous avez seulement dépassé les théoriciens du ciel qui vous dessinaient les contours abrupts ou amollis de leur roi dans les nues et sur la terre. Ceux-là, pourquoi se tueraient-ils à faire semblant d’apprendre les secrets d’une idole dont ils prétendent connaître les arcanes en long et en large et depuis tant de siècles? Mais vous, pourquoi n’avez-vous pas connaissance des rouages du dieu Liberté qui rôde dans les couloirs de votre République et qui fait fumer vos sacrifices sur les autels du langage devant lesquels votre démocratie ensanglantée se prosterne?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;5 – La quête de la raison&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Où voulez-vous en venir?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Vous le savez bien : si la République se prélassait dans les aîtres d’ une raison accomplie, donc arrivée à bon port, croyez-vous que la France demeurerait un Etat intellectuellement vivant? La pensée suit son chemin de croix. Il lui est interdit de prendre place sur le bateau ivre que sa rivale, la théologie, croit conduire d’une main sûre. Jamais le paradis de la vérité rationnelle ne rivalisera à armes égales avec celui d’une mythologie exercée, elle, à s’enfermer de génération en génération et de siècle en siècle dans des fortins inattaquables. Mais s’il appartient à la République de la raison de poursuivre inlassablement son voyage, comment fonderiez-vous l’ordre public sur une forme nouvelle de la paresse d’esprit, celle que vous avez baptisée la tolérance au pays d’Alice? Sous le masque de votre tolérance, j’y reviens, je vois un refus sacerdotal de faire progresser la connaissance des secrets redoutables du genre humain, je vois l’orgueil et la peur à travers les trous du manteau de votre parcelle de raison.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;J’ai foi en l’avenir de la science, Monsieur, j’ai foi en l’élan naturel que la révolution française a donné à l’intelligence dans le monde entier. Comment ne vaincrait-elle pas un adversaire tapi derrière les murailles fissurées de ses dogmes? Comment ne terrasserait-elle pas les régiments de la peur à l’école des légions aguerries d’une logique dont rien ne saurait arrêter la marche?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Que voilà un beau stratège! J’ai déjà dit que les religions n’ont pas à fortifier sans relâche leurs châteaux forts, puisqu’elles ont disqualifié d’avance et à jamais les armes présentes et futures de leurs agresseurs. Est-il une stratégie plus assurée de l’emporter à tous coups que de n’avoir en rien à réfuter des arguments? Mais voyez comme nous sommes à la peine: si nous n’allons pas défier l’ennemi dans ses retranchements, si nous n’ouvrons pas une brèche dans ses rangs, si nous suspendons un seul instant nos assauts sur un champ de bataille qui nous est étranger, si nous n’observons pas la rouille qui menace sans cesse nos propres armes, si nous ne fortifions pas sans relâche nos propres campements à l’école des dangers de la pensée vivante, donc faillible, nous tomberons dans la même léthargie cérébrale qui, depuis l’âge des premiers singes raisonneurs, donne à la foi la citadelle inviolable de sa somnolence pour trésor. Ce ne sont pas des légions sous les armes que nous combattons, c’est le sommeil du genre humain. Croyez-moi, cet ennemi-là dispose de ressources dont vous mesurez mal l’étendue. Si vous n’y prenez garde, une laïcité à l’usage de Paul et Virginie et que vous croyez encore habile à naviguer entre les récifs périra beaucoup plus rapidement que la paresse d’esprit des croyances dont les Bernardin de Saint Pierre de la démocratie auront renoncé à combattre les ténèbres, parce qu’il est dans la nature d’une raison bucolique de périr corps et biens dans la stagnation, tandis que les religions prospèrent à servir de havres tranquilles à une humanité avide de s’engourdir.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Monsieur, ne pensez-vous pas que votre philosophie d’une laïcité périlleuse et sans cesse au combat conduira l’humanité tout entière à l’anarchie? «&amp;nbsp;De l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace&amp;nbsp;», disait Danton. Mais quels Etats et quelles sociétés peuvent-ils se condamner à faire progresser sans fin leur apostolat? Ne vaut-il pas mieux administrer prudemment la boîte osseuse de la France et des Français, quitte à la laisser faire escale dans une rade trop tranquille, s’il est mortel de la livrer précipitamment aux risques de la navigation en haute mer? Car enfin, si la République socratique que vous appelez de vos vœux était vouée à approfondir sans relâche la connaissance la plus angoissante des secrets du genre humain et si la science de notre évolution en panne se révélait de plus en plus mortelle pour la cité, n’en viendrions-nous pas à nous demander pourquoi il existe des religions messianiques, donc pourquoi notre espèce se forge des dieux prometteurs, donc pourquoi elle s’enivre de songes tour à tour euphoriques et terrifiants, donc pourquoi les évadés de la nuit animale se montrent bien souvent, je vous le concède, plus prêts à prendre les armes pour défendre les rêves qui comblent leurs attentes que leurs pauvres lopins sur la terre ? Est-il de sage politique finaliste, Monsieur, d’expédier la sotériologie républicaine et la démocratie édénique siéger dans le royaume du salut par le savoir si, décidément, les extases du vrai savoir sont incompatibles avec les exigences de l’action?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;6 – Le regard sur le Dieu des singes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Je ne vous le fais pas dire! Voyez-vous, depuis la parution de L’origine des espèces de Darwin en 1859 et de l’Interprétation des songes de Freud en 1900, ce n’est plus l’astronomie minusculisée de Copernic qui se voit frappée d’interdit par tous les Etats du monde, mais la spectrographie anthropologique du Dieu de la délivrance que nos ancêtres adoraient. Au XVIIIe siècle, c’était encore le récit de la création qui commençait de se trouver réfuté par les encyclopédistes ; aujourd’hui, c’est la croyance en l’existence même d’une idole soi-disant rédemptrice, mais aux châtiments sauvages et aux récompenses trompeuses, d’une idole de la délivrance qui se révèle scindée entre trois cervelles calculatrices, trois morales intéressées, trois théologies harponneuses, trois clergés gros et gras, trois hameçons catéchétiques, trois codes pénaux en lambeaux, une idole qui se révèle un totem aussi sanglant que stupide et que nos anthropologues relèguent dans le paléolithique. Votre laïcité sera bonne à jeter aux orties si, cent six ans après la loi de séparation de l’Eglise et de l’ Etat, elle n’ose pas davantage démontrer les duperies du ciel que Descartes ne s’est risqué à défendre l’héliocentrisme quatre-vingts ans après la parution du De Revolutionibus du grand Polonais. Qu’en est-il de l’animal politique coincé entre ses béatitudes et ses tortures infernales et que nous appelons «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;»?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : V&lt;em&gt;ous allez un peu fort ! Vous avez de la chance que la République ait aboli la sainte inquisition et ses bûchers!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : La raison est à l’école des blasphèmes et des sacrilèges. Voyez dans quel abîme de l’ignorance et de la sottise vous vous précipitez si, près d’un demi-millénaire après le procès de Galilée, vous prétendez priver la République des saintes profanations de la raison de demain. Car vous allez substituer aux pouvoirs d’un ciel abêti et cruel les apanages, régaliens à leur tour, des Etats auto- idéalisés à l’école des artifices de leur propre verbiage. Si vous vous décidez à faire débarquer dans nos écoles la connaissance anthropologique de la sauvagerie de tous les dieux, quel portrait de la barbarie de nos ancêtres que le spectacle du monstre céleste qui se faisait offrir leur chair et leur sang sur ses offertoires et auquel nos malheureux ascendants payaient le tribut de la rédemption de leurs squelettes! Si la République devenait le nouvel Isaïe de la raison du monde, comme nous jetterions allègrement aux orties le garant de l’éternité de nos ossatures! Voyez comme nous sommes loin du petit séisme astronomique qui a bouleversé la boîte crânienne des théologiens du cosmos il y a un demi-millénaire, voyez comme notre siècle sera celui du chambardement de la science du fonctionnement cérébral de notre espèce ou ne sera pas. Souvenez-vous de ce que les décadences sont toujours liées aux paniques de la pensée. Ce sera au prix de la décadence de la civilisation mondiale de l’intelligence que vous porterez votre laïcité acéphale sur les fonts baptismaux des formes nouvelles de l’ignorance du monde. Mais peut-être la vraie France fécondera-t-elle la conque osseuse d’une humanité encore en devenir.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;7 – L’homme et l’imaginaire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Comment démontrez-vous l’inexistence, sous quelque forme spatiale que ce soit, du Dieu des sacrifices sanglants dans un univers devenu multidimensionnel? Et puis, même si l’idole n’existait que dans les esprits, songez qu’un Dieu privé de ses foudres et de sa chambre des tortures désarmerait la République des châtiments. Retirerez-vous son glaive dans l’imaginaire à la France dite «&amp;nbsp;des armes et des lois&amp;nbsp;»?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;em&gt;C’est pourquoi je me demande si la République, elle, se trouve ailleurs que dans le cerveau des Français. Je vous défie de jamais rencontrer ce personnage au coin de la rue; mais si vous soutenez qu’il se cacherait dans les articles de la Constitution, qu’il se ferait voir davantage en chair et en os sur les bancs de l’Assemblée nationale, que son corps serait visible sous l’uniforme des agents de la force publique, que les robes noires des magistrats et des ténors du Barreau manifesteraient sa réalité physique, vous me répondrez que la France et son Etat ne sont présents que sous l’os frontal des habitants de ce pays et que la géographie se refuse à porter secours aux attentes de l’esprit et du cœur. La question se réduit donc, me semble-t-il, à celle de savoir pourquoi les dieux ont eu d’abord des bras et des jambes, puis se sont réduits à un souffle dans l’éther, alors que la France ne se gêne pas de donner le change et de faire croire qu’elle existe indépendamment de la foi de ses fidèles et qu’elle aurait donc besoin de l’étoffe de ses drapeaux et des rubans de ses décorations pour bien montrer qu’elle n’arbore des signes et des signaux que pour se prouver à elle-même qu’elle n’est ni une vapeur, ni un simple acteur de l’esprit.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;em&gt;Mais ne pensez-vous pas que l’humanité a besoin de substantifier des personnages mentaux et que la politique veut rencontrer son propre corps collectif et le concrétiser dans l’imaginaire afin de s’en faire un interlocuteur public? Mais alors, ne pensez-vous pas que le dieu des cierges et des ciboires est construit sur le même modèle? Voyez comme il a besoin de cérémonies, de rites, de chasubles, de crosses d’évêques et de régiments de prêtres pour exister, lui aussi, à l’exemple de la France!&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Vous voyez bien que la dissection anthropologique de «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;» nous éclaire sur la vie des Etats et des hommes dans l’imagination patriotique et religieuse confondues! Songez que le simianthrope est un animal né social et que, de la fourmi aux abeilles et aux loups, les animaux socialisés par la nature se révèlent hiérarchisés, donc placés par leur capital psychogénétique sous les ordres d’un chef à la fois réel et imaginaire, de sorte qu’ils se sentent appelés par leur propre dédoublement cérébral à se ranger docilement sous un sceptre bicéphale et à en respecter les commandements bifaces avec une docilité ou une indocilité qu’ils appellent leur liberté ou leur servitude. Puis le lent grossissement de la conque osseuse du singe évolutif au cours des âges l’a nécessairement conduit à se demander ce qu’il adviendrait de ses chefferies physiques et mentales s’il n’avait pas de harpon pour capturer et domestiquer l’air, la mer et les étendues célestes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;C’est pourquoi une simiohumanité devenue peu ou prou post-zoologique à la rude école d’apprentissage des millénaires de ses songes s’est donné dans les nues des maîtres fabuleux et de plus en plus proportionnés à l’extension de son environnement oculaire et mental. Mais comment retirer leur casquette aux idoles si je suis un animal dédoublé entre son corps et ses songes ? Quand la difficulté de séparer Poséidon de la mer et Apollon du soleil est devenue plus difficile que de séparer Hermès du commerce, il nous a bien fallu reléguer Zeus dans un au-delà du monde visible, mais sans lui retirer pour autant les cordes qui nous rattachent à lui. Nous en avons profité pour attribuer au glaive sanglant de la justice de Zeus des qualités morales et politiques de plus en plus incompatibles avec sa fonction de président de nos tribunaux et de garde-chiourme de nos prisons. Depuis lors, trois idoles carcérales et séraphiques à souhait sont devenues les étais, les poutres de soutènement et les recours du singe qu’épouvante le vide et le silence de la geôle de l’immensité dans laquelle il se trouve enfermé.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Vous vous demandez donc comment nous allons désensauvager l’idole des singes sans la réduire à une potiche politique.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Je me demande avant tout comment nous arracherons la République aux griffes d’un empire étranger si notre laïcité en était réduite à recourir aux armes de la raison rudimentaire des ancêtres. Etes-vous sûr que votre laïcité acéphale se révèlera l’instrument d’un asservissement moins complaisant de la France et de l’Europe à l’empire américain qu’une idole trop hâtivement désarmée? Autrement dit, sommes-nous condamnés à retourner aux dieux primitifs pour survivre ou bien allons-nous nous donner un Dieu de l’intelligence? Mais ce Dieu-là, comment le ferons-nous «&amp;nbsp;exister&amp;nbsp;»?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Fort bien, fort bien ; mais pourquoi croyez-vous que Socrate a bu dans un esprit patriotique la ciguë mortelle dont les archontes de la ville ont jugé de sage politique de lui tendre la coupe? Ne pensez-vous pas que ce philosophe indocile a compris le danger pour la philosophie elle-même de tomber dans une misanthropie incivique si elle ne scellait pas une alliance docilement patriotique et indissoluble avec les Etats de son temps ? Votre «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;» de l’intelligence, sur quelle balance pèserez-vous la supériorité de son encéphale?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;8 – La sainteté de la raison&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : &lt;em&gt;Vous admettez donc que si la sagesse politique la plus médiocre était l’âme véritable de la laïcité, il nous faudrait négocier la bancalité cérébrale de la République d’aujourd’hui avec les archontes . Mais ne croyez-vous pas que les vrais guerriers de la laïcité se mettent à l’école et à l’épreuve de la ciguë socratique?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Bon, entrons encore davantage dans les sacrilèges de votre dialectique de la sainteté de la raison: certes, la France socratique ne saurait rendre la raison de notre siècle aussi ignorante et aveugle que la bonne et sotte théologie de nos ancêtres. Mais si nous lui fournissions des arguments acérés, croyez-vous que nous nous serons mis à l’abri pour si peu? Qui nous assurera que nous ne courrons pas à bride abattue vers l’autre danger que vous avez évoqué, celui de tomber dans un second Moyen Age? Comment les peurs qu’on prend pour des garde-fous ou des sauve-qui-peut protègeraient-ils les démocraties des audaces fécondes, donc selon vous, des blasphèmes créateurs que prononcera la raison? Vous dites que si une Liberté fondée sur le refus d’accorder ses droits à la pensée critique devait se rendre aussi catéchétique dans les coulisses que sa rivale dans le ciel, le tour serait venu, pour la fille aînée d’une raison privée de votre bistouri, d’enfanter un obscurantisme du XXIe siècle. Vous dites que cet obscurantisme de la dernière cuvée se prétendra faussement laïc et démocratique à souhait. Mais comment démontrez-vous que seul le scalpel d’une laïcité résolument pensante protègera la France des attraits du faux messianisme de la démocratie américaine. Comment démontrez-vous qu’une laïcité timide serait l’arme d’une vassalisation irrésistible de l’Europe?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe: Ne voyez-vous pas que le culte d’une raison démocratique amputée conduira le monde moderne à un tartuffisme de la liberté politique aussi contrefait que le culte précédent, qui livrait les vaincus à leur vainqueur sous les couleurs d’une divinité faussement irénique et toujours complice du plus fort, ne voyez-vous pas que votre France se prosternera devant les idoles du langage forgées sur l’enclume des idéalités politiques du Nouveau Monde, ne voyez-vous pas que les totems du triomphateur se révèleront non moins redoutables que les grigris dont la monarchie fleurissait ses autels, ne voyez-vous pas que votre République d’une laïcité décérébrée armera de pied en cap un clergé bureaucratique auquel sa piété docile servira d’échine aussi flexible que celle du clergé chrétien, ne voyez-vous pas que votre scolastique des droits de l’homme enfantera une classe dirigeante fière de sa demi «&amp;nbsp;raison&amp;nbsp;» politique, ne voyez-vous pas que votre sacerdoce de la Liberté distribuera les nouveaux bénéfices ecclésiastiques dont la fonction publique déversera la manne et le pactole, ne voyez-vous pas que le nouvel esprit d’orthodoxie qui s’imposera au cœur de l’Etat de demain sera forgé sur l’enclume des idéaux de la démocratie américaine?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;9 – Un double examen de conscience&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Parvenus à cette auberge, le dialogue entre nos deux bretteurs a marqué une pause. Le fantassin se disait que si la guerre entre une laïcité devenue acéphale sur les autels des idéalités de la République devait mettre en danger la sainteté toute verbale des démocraties de la Liberté, le genre humain se vaporiserait dans des abstraction pseudo rédemptrices et que le danger de se prosterner devant des idoles verbales forgées par les démocraties auto-idéalisées serait aussi grand que de retourner au vocabulaire du Moyen Age. De son côté, le philosophe s’interrogeait maintenant avec angoisse sur le sort politique qui menaçait la science anthropologique encore au berceau dont il rêvait. Le tribunal des idéalités était-il appelé à se changer en un nouveau saint office? La censure idéologique interdirait-elle de formuler les méthodes de décryptage des secrets théologiques du singe rêveur? L’évolution cérébrale dangereusement pseudo rationnelle de l’animal parlant le reconduirait-elle à châtier les nouveaux blasphèmes de la pensée?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Certes, la généalogie critique de l’espèce de raison que sécrète l’encéphale simiohumain allait permettre de spectrographier les personnages verbaux que les semi évadés de la zoologie encensent dans leur tête et dans leur cœur. Mais une République tolérante à l’égard du sacrilège socratique accepterait-elle la déconfiture du &amp;nbsp;» Dieu &amp;nbsp;» mimétique qui se regardait depuis tant de siècles dans le miroir que sa créature lui tendait? La France n’était pas près de jeter à la casse l’idole vieillie qui conduisait l’Europe à la décadence; au contraire, elle jugeait préférable de la requinquer un instant afin qu’elle renforçât les chaînes que le conquérant lui avait attachées aux chevilles.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Et pourtant il était bien évident que les Etats européens condamnés à se refléter dans leurs identités collectives magnifiées par le ciel de leur servitude politique et religieuse seraient conduits à la dissolution pure et simple. Certes, un continent qui demeurerait sous la tutelle de ses songes sacrés allait tomber dans l’ignorance et la sottise des vassaux qui proclament toujours que leur défaite serait l’expression de la volonté impénétrable de l’idole de leur vainqueur; mais une humanité indocile et qui saurait qu’elle n’a décidément jamais eu d’autre interlocuteur qu’elle-même serait-elle encore de taille à fonder l’éthique de sa résurrection sur son abandon dans le vide de l’immensité ? Le fantassin de la laïcité se tourna vers son ami le philosophe:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;- &lt;em&gt;Ne pensez-vous pas, Monsieur, lui dit-il, que si la République et le cosmos n’avaient plus de gouvernail à se partager, nous ferions naufrage ensemble?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe lui répondit :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;- Je ne me résignerai jamais à boiter sans fin entre les félicités de la bêtise et les désespoirs de l’intelligence.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Et le dialogue reprit pour quelques instants encore.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;10 – Comment pousser Dieu dans le dos ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le fantassin : &lt;em&gt;Je vous concède que «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;» n’était qu’un malheureux apprenti pédagogue. Nos ancêtres encore dans l’enfance s’échinaient de siècle en siècle à la double tâche de porter humblement sa casaque dans leurs prières et à le déniaiser à l’école de leur intelligence naissante; et il est vrai qu’ils l’ont éduqué avec suffisamment de succès d’une époque à l’autre qu’ils l’ont rendu au moins égal en esprit aux plus sages de ses créatures. Mais où puisaient-ils les ressources cérébrales qui leur permettraient de lui attribuer peu à peu des qualités morales et intellectuelles en progrès sur les précédentes? Quand le flair politique de leur créateur mythique, fort médiocre à l’origine, eut appris peu à peu à égaler celui de tous les Machiavel de sa théologie , quand sa science de l’avenir cérébral de sa créature eut fait pâlir d’envie les plus grands docteurs de son Eglise, pourquoi ne s’est-on pas demandé de quelle intelligence ses prophètes nourrissaient leurs performances cérébrales et quelles étaient les armes du bord qui leur avaient permis d’installer progressivement dans le cosmos une divinité capable de se perfectionner lentement?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe : Réjouissez-vous, Monsieur, c’est précisément sur ce modèle que la République fonctionne en réalité dans les têtes. La démocratie, elle aussi, tente sans relâche de porter remède à ses infirmités. Les sachant inguérissables par nature, cette théologienne invétérée gesticule sur les planches d’un théâtre croulant sous les détritus. Mais si vous mettez en parallèle les ahanements respectifs d’un «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;» fatigué et d’une République calquée sur les progrès poussifs de son intelligence, ne disposerez-vous pas d’un programme transcendant aux soubresauts irrationnels de l’Histoire?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;11 – L’intelligence ascensionnelle&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le philosophe se disait maintenant qu’un regard de l’intelligence ascensionnelle du simianthrope pourrait faire aller de l’avant et parallèlement l’encéphale du créateur fabuleux d’autrefois et la matière grise de sa malheureuse créature; car celle-ci demeurait obstinément emboîtée dans son propre effigie dûment célestifiée. Qu’en était-il d’une idole et d’une République tellement calquées l’une sur l’autre qu’on les voyait courir de conserve parmi les ruines du monde et rivaliser d’ambition à lui donner une direction? Certes, «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;» n’avait jamais été qu’une idole à dégrossir dans les laboratoires du devenir; et si on la plaçait au-dessus de ses adorateurs, c’était seulement afin d’apprendre plus facilement à se regarder progressivement du dehors. Mais n’est-ce pas devenir «&amp;nbsp;divin&amp;nbsp;», si je puis dire, que d’apprendre à porter un regard de haut et de loin sur les animaux sacrés dont nos ancêtres avaient peuplé le cosmos et qu’ils appelaient des dieux? Quand on a su qu’il s’agissait d’idoles à décoder, on est parvenu à courir à leurs côtés, puis à surplomber leurs ateliers. Si la laïcité enfantait un regard toujours provisoire sur l’infirmité cérébrale et morale des trois dieux uniques, ne deviendrait-elle pas l’Isaïe des modernes?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Imaginons donc une République future et qui se serait armée d’un télescope dont le miroir réfléchirait ensemble le tortionnaire souterrain et le vaporisateur de nos ancêtres. Quelle comète de l’intelligence de l’humanité ! Nos ancêtres peuplaient les nues d’animaux politiques sauvages et difformes. Quels forgerons d’un «&amp;nbsp;Dieu&amp;nbsp;» bancal sommes-nous inconsciemment demeurés au sein d’une République à laquelle Socrate enseigne un «&amp;nbsp;Connais-toi&amp;nbsp;» perpétuellement ouvert – celui que la philosophie ne cessera jamais de demeurer à elle-même. A nous de savoir si nous délivrerons ce diamant de sa gangue.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Quand le fantassin de la laïcité pensante et le philosophe se séparèrent, le premier était armé d’un regard d’anthropologue sur les abysses des Républiques, le second d’une spéléologie du genre simiohumain plus inachevable que jamais.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Manuel de Diéguez, le 3 octobre 2010&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;em&gt;Manuel de Diéguez est un philosophe français d’origine latino-américaine et suisse.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;em&gt;Visiter &lt;a rel=&quot;external&quot; href=&quot;http://www.dieguez-philosophe.com/&quot;&gt;le site de Manuel Diéguez&lt;/a&gt; &lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;hr class=&quot;Divider&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Article printed from Mecanopolis: &lt;strong dir=&quot;ltr&quot;&gt;http://www.mecanopolis.org&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;URL to article: &lt;strong dir=&quot;ltr&quot;&gt;http://www.mecanopolis.org/?p=20025&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;URLs in this post: &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 2px 0px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;[1] Image: &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;http://www.mecanopolis.org/?attachment_id=20026&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 2px 0px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;[2] le site de Manuel Diéguez: &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;http://www.dieguez-philosophe.com/&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Vers la fin du monde moderne ?...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2010/10/17/vers-la-fin-du-monde-moderne.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2010-10-18:2947864</id>
        <updated>2010-10-18T16:37:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-18T16:37:00+02:00</published>
        <summary>  Nous avions annoncé la parution aux éditions Res Publica de   La fin de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous avions annoncé la parution aux éditions Res Publica de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La fin de monde moderne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un essai d'&lt;strong&gt;Alexandre Rougé&lt;/strong&gt;, journaliste vinicole et engagé, dont on peut lire les talentueux &amp;nbsp;articles dans &lt;em&gt;Le Choc du Mois&lt;/em&gt;. Nous reproduisons ici la préface que lui a donné, pour&amp;nbsp;cet essai,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt;. Bonne lecture !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2700725&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/02/3910401757.jpg&quot; alt=&quot;Fin du monde moderne.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Préface à &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La fin du monde moderne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, la modernité, dont les racines sont beaucoup plus anciennes, a trouvé sa légitimation théorique dans l’idéologie du progrès. Celle-ci, formulée notamment par Condorcet (&lt;em&gt;Esquisse d’un tableau historique des progrès de l’esprit humain&lt;/em&gt;, ouvrage posthume paru en 1795), s’articule autour d’une affirmation simple&amp;nbsp;: l’humanité, depuis ses débuts, est engagée de manière unitaire dans une perpétuelle marche en avant qui associe l’amélioration de ses conditions d’existence à l’amélioration continuelle de l’homme. Il en résulte que la nouveauté (le &lt;em&gt;novum&lt;/em&gt;) vaut pour elle-même au seul motif qu’elle est nouvelle. Cette marche en avant équivaut à un affranchissement du passé. Les sociétés traditionnelles déterminaient en effet leurs règles et leurs principes en fonction de ce qui paraissait avoir fait ses preuves dans le passé (la tradition, les ancêtres)&amp;nbsp;: le terme grec &lt;em&gt;archè&lt;/em&gt; renvoie aussi bien à l’« archaïque&amp;nbsp;» qu’à ce qui fait autorité. C’est même l’ancienneté des coutumes qui en garantissait en quelque sorte la valeur. Convaincues de la réalité du progrès, les sociétés modernes se légitiment au contraire par une promesse d’avenir. Elles ne sont pas plus libres – bien qu’elles pensent souvent l’être –, mais déterminées par la certitude de «&amp;nbsp;lendemains qui chantent&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: l’hétéronomie par le futur remplace l’hétéronomie par le passé. C’est pourquoi elles tendent à ne voir que «&amp;nbsp;préjugés&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;superstitions&amp;nbsp;» dans la façon de faire des Anciens. Elles aspirent, elles, à un Homme nouveau, émancipé de tout ce qui, auparavant, faisait obstacle à la grande marche en avant du progrès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’idéologie du progrès est un historicisme. Reprenant la conception unilinéaire et vectorielle d’une histoire ayant un début et une fin absolus, qui provient de la Bible, mais en l’énonçant sous une forme profane (l’avenir remplace l’au-delà, tandis que le bonheur se substitue au salut), elle adhère de ce fait à l’idée de nécessité historique&amp;nbsp;: l’histoire se dirige nécessairement dans une direction, et son trajet la porte nécessairement vers le meilleur. Mais c’est aussi un universalisme, car il s’agit d’une histoire globale, à laquelle tous les peuples sont également appelés à participer, certains d’entre eux pouvant seulement accuser du «&amp;nbsp;retard&amp;nbsp;», tandis que d’autres sont plus «&amp;nbsp;en avance&amp;nbsp;», ce qui autoriserait les seconds à presser les premiers de les rejoindre (et d’adopter leur modèle), fût-ce au prix de mesures coercitives. Comme déjà chez saint Augustin, l’humanité est regardée comme un seul et même organisme, indéfiniment perfectible et qui ne cesse de grandir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Bien entendu, après Condorcet, les théoriciens du progrès, libéraux ou «&amp;nbsp;progressistes&amp;nbsp;», se diviseront sur la direction du progrès, le rythme et la nature des changements censés l'accompagner, éventuellement aussi sur ses acteurs principaux. Mais tous seront d’accord pour définir le progrès comme un processus accumulant des étapes, dont la plus récente est toujours jugée préférable et meilleure, c'est-à-dire qualitativement supérieure à celle qui l'a précédée. Cette définition comprend un élément descriptif (un changement intervient dans une direction donnée) et un élément axiologique (cette progression est interprétée comme une amélioration). Il s'agit donc d'un changement orienté, et orienté vers le mieux, à la fois nécessaire (on n'arrête pas le progrès) et irréversible (il n'y a pas globalement de retour en arrière possible). L'amélioration étant inéluctable, il s'en déduit que demain sera toujours meilleur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Longtemps défendue comme un article de foi, l’idéologie du progrès ne s’en heurte pas moins aujourd’hui à des doutes qui ne cessent de s’étendre. Les totalitarismes du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle et les deux guerres mondiales ont sapé l'optimisme qui prévalait au siècle précédent. Les désillusions sur lesquelles se sont fracassées bien des espérances révolutionnaires ont suscité l'idée que la société actuelle, si désespérante et privée de sens qu'elle puisse être, est malgré tout la seule possible&amp;nbsp;: la vie sociale est de plus en plus vécue sous l'horizon de la fatalité. L'avenir, qui apparaît désormais imprévisible, inspire plus d'inquiétudes que d'espoirs. L'aggravation de la crise paraît plus probable que les «&amp;nbsp;lendemains qui chantent&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il n’y a plus grand monde aujourd’hui pour croire que le progrès matériel rende l'homme meilleur, ou que les progrès enregistrés dans un domaine se répercutent automatiquement dans tous les autres. Dans la «&amp;nbsp;société du risque&amp;nbsp;» (Ulrich Beck), le progrès matériel apparaît lui-même comme ambivalent. On admet qu'à côté des avantages pratique qu'il confère, il a aussi un coût. On voit bien que l'urbanisation sauvage a multiplié les pathologies sociales, et que la modernisation industrielle s'est traduite par une dégradation sans précédent du cadre naturel de vie. La destruction massive de l'environnement a donné naissance aux mouvements écologistes, qui ont été parmi les premiers à dénoncer les «&amp;nbsp;illusions du progrès&amp;nbsp;». On redécouvre qu’il y a dans tous les domaines des limites ou des frontières. Les réserves naturelles ne sont pas inépuisables, et aucun arbre ne peut monter jusqu’au ciel. Même dans le domaine sportif, la recherche de la performance quantifiée atteint ses limites, puisque la plupart des records ne sont plus battus désormais que par des dixièmes ou des centièmes de seconde. Le développement de la technoscience, enfin, soulève avec force la question des finalités. Le développement des sciences n'est plus perçu comme contribuant toujours au bonheur de l'humanité : le savoir lui-même, comme on le voit avec le débat sur les biotechnologies, est considéré comme porteur de menaces. Dans des couches de population de plus en plus vastes, on commence à comprendre que plus n'est pas synonyme de mieux. On distingue entre l'avoir et l'être, le bonheur matériel et le bonheur tout court.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pourtant, la thématique du progrès reste prégnante, ne serait-ce qu'à titre symbolique ou mythique. La classe politique continue d'en appeler au rassemblement des « forces de progrès&amp;nbsp;» contre les «&amp;nbsp;hommes du passé&amp;nbsp;», et de tonner contre l'«&amp;nbsp;obscurantisme médiéval&amp;nbsp;» (ou les «&amp;nbsp;mœurs d'un autre âge&amp;nbsp;» de telle ou telle catégorie de population). Dans le discours public, le mot « progrès&amp;nbsp;» conserve globalement une résonance ou une charge positive («&amp;nbsp;c’est quand même un progrès&amp;nbsp;»). L'orientation vers le futur reste également dominante. Même si l'on admet que ce futur est chargé d'incertitudes menaçantes, on continue à penser que, logiquement, les choses devraient globalement s'améliorer dans l'avenir. Relayé par l'essor des technologies de pointe et l'ordonnancement médiatique des modes, le culte de la nouveauté reste plus fort que jamais. On continue aussi à croire que l'homme est d'autant plus «&amp;nbsp;libre&amp;nbsp;» qu'il s'arrache plus complètement à ses appartenances organiques ou à des traditions héritées du passé. L'individualisme régnant, conjugué à un ethnocentrisme occidental se légitimant désormais par l'idéologie des droits de l'homme, se traduit par la déstructuration de la famille, la dissolution du lien social et le discrédit des sociétés traditionnelles, où les individus sont encore solidaires de leur communauté d'appartenance. Mais surtout, la théorie du progrès reste largement présente dans sa version productiviste. Elle nourrit l'idée qu'une croissance indéfinie est à la fois normale et souhaitable, et qu'un avenir meilleur passe nécessairement par l'accroissement constant du volume de biens produits, que favorise la mondialisation des échanges. Cette idée inspire aujourd'hui l'idéologie du «&amp;nbsp;développement&amp;nbsp;», qui continue à regarder les sociétés du Tiers-monde comme (économiquement) en retard par rapport à l'Occident, et à faire du modèle occidental de production et de consommation l’exaltant destin de toute l'humanité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’idéologie du progrès a également été critiquée d’un point de vue théorique, cette critique s’étendant souvent (mais pas toujours) au monde moderne, puisque celui-ci a trouvé son principal vecteur dans cette idéologie. Pour résumer les choses de façon rapide, on peut dire que cette critique a, dans l’histoire des idées, emprunté deux formes principales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La première est d’ordre métaphysique, et s’opère généralement au nom de la Tradition. Ceux qui en ont donné la formulation la plus rigoureuse, ou du moins la plus ambitieuse, se réfèrent en général à une Tradition primordiale, dont les hommes se seraient progressivement écartés. L’image de l’Age d’Or, reformulant la croyance au Paradis terrestre, n’est pas loin. En un lointain passé, les hommes auraient vécu dans l’harmonie résultant de leur respect ou de leur conformité à des principes éternels. Après quoi, par une série d’étapes s’enchaînant les unes aux autres de façon quasi nécessaire, ils auraient entamé une longue déchéance. «&amp;nbsp;Comme la chute se continue jusqu’à épuisement des possibilités les plus inférieures de l’état terrestre, écrit Jean Borella, la société est forcée d’accroître les contraintes obligatoires. Les lois prolifèrent, tachant, sans y parvenir, de combler par leur démultiplication réticulaire le vide de plus en plus béant qu’engendre l’effacement des principes dans le cœur humain&amp;nbsp;». Il y a donc bien eu évolution, mais cette évolution, à partir d’une sorte de péché originel (l’entrée dans l’histoire&amp;nbsp;?), est en fait une &lt;em&gt;involution&lt;/em&gt;. On remarquera qu’ici l’idée de nécessité historique, si présente dans l’idéologie du progrès, est conservée, mais que son sens est strictement inversé. Ce que les uns regardent comme progrès toujours plus accentué serait à interpréter comme déclin toujours plus affirmé. Dans cette perspective, le monde moderne est considéré comme l’apothéose du déclin, le point d’aboutissement d’une dissociation, d’une dissolution généralisée. (D’autres parleront de&amp;nbsp;«&amp;nbsp;fin de cycle&amp;nbsp;», la nécessité historique gouvernant selon eux des cycles appelés à se succéder éternellement). L’homme a pris la place de Dieu, et finalement ce sont les objets qui ont pris la place de l’homme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Telle est par exemple la critique formulée par Julius Evola (&lt;em&gt;Révolte contre le monde moderne&lt;/em&gt;, 1934) et, plus encore, par René Guénon dans deux ouvrages célèbres (&lt;em&gt;La crise du monde moderne&lt;/em&gt;, 1927&amp;nbsp;; &lt;em&gt;Le règne de la quantité et les signes des temps&lt;/em&gt;, 1945), où l’opposition temporelle du monde traditionnel et du monde moderne rejoint l’opposition spatiale entre l’Orient et l’Occident. Pour Guénon, la «&amp;nbsp;dégénérescence spirituelle&amp;nbsp;de l’Occident&amp;nbsp;» résulte d’un «&amp;nbsp;éloignement des principes&amp;nbsp;» accéléré par l’« action de dissolution&amp;nbsp;» exercée par certains milieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La seconde critique, incontestablement plus terre à terre, mais peut-être aussi plus réaliste, s’opère sous un angle historique et sociologique. Ses tenants se bornent à constater que l’avènement du monde moderne va de pair avec un certain nombre de phénomènes sociaux et politiques observés de longue date&amp;nbsp;: la promotion de la classe bourgeois aux dépens des classes populaires et de l’aristocratie, la montée de l’individualisme aux dépens des solidarités organiques propres aux sociétés traditionnelles, l’épanouissement des valeurs marchandes aux dépens des valeurs non négociables, la montée de l’indistinction due à la diffusion de l’idéologie du Même, la perte des repères qui en résulte, la toute-puissance de la technoscience (définie par Heidegger comme «&amp;nbsp;métaphysique réalisée&amp;nbsp;», surtout depuis que la pensée cartésienne a posé l’homme comme maître souverain d’une nature transformée en pur objet de sa maîtrise), l’appauvrissement spirituel qui va de pair avec l’enrichissement matériel, l’avènement enfin du système de l’argent, ce dernier n’étant pas pris seulement comme un moyen d’échange, mais comme l’équivalent universel qui permet d’estimer et de retraduire toutes les qualités dans le langage de la quantité. «&amp;nbsp;L’argent est tout, domine tout dans le monde moderne&amp;nbsp;», disait Péguy.&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; La modernité a remplacé le sentiment par la sentimentalité, la morale par la «&amp;nbsp;moraline&amp;nbsp;», l’humanité par l’«&amp;nbsp;humanitaire&amp;nbsp;», la sensibilité par la sensiblerie. La modernité, c’est la logique de l’avoir contre celle de l’être. Et en même temps le «&amp;nbsp;tout à l’ego&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette seconde critique a été le fait d’un nombre considérable d’auteurs, appartenant à des horizons politiques plus différents qu’on ne le croit souvent. Après Georges Sorel (&lt;em&gt;Les illusions du progrès&lt;/em&gt;, 1908), elle est présente chez Péguy – «&amp;nbsp;Tout le monde est malheureux dans le monde moderne […] La misère du monde moderne, la détresse du monde moderne est une des plus profondes que l’histoire ait jamais eu à enregistrer&amp;nbsp;» –, et après lui chez Bernanos. On la trouve, au tournant des années 1930, chez des auteurs ayant subi l’influence plus ou moins marquée de René Guénon (André Breton, René Daumal, Roger Caillois, Raymond Queneau, Antonin Artaud, etc.), mais aussi chez des précurseurs de l’écologisme contemporain, comme Bernard Charbonneau. C’est d’ailleurs dans l’entre-deux guerres que le sentiment d’une «&amp;nbsp;crise&amp;nbsp;» du monde moderne commence à se répandre&amp;nbsp;: Freud écrit &lt;em&gt;Malaise dans la civilisation&lt;/em&gt; (1931), Paul Valéry publie ses &lt;em&gt;Regards sur le monde actuel&lt;/em&gt; (1931), tandis que Husserl s’interroge sur &lt;em&gt;La crise des sciences européennes&lt;/em&gt; (1935). Une critique analogue se retrouve chez un contempteur du «&amp;nbsp;système technicien&amp;nbsp;» comme Jacques Ellul qui, dénonçant avec force le fondement idéologique du positivisme, montre que l’homme croit se servir de la technique, alors que c’est lui qui la sert, mais aussi chez Martin Heidegger, avec sa critique du &lt;em&gt;Ge-stell&lt;/em&gt;, ou dispositif général d’arraisonnement du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La critique de la modernité, ou tout au moins de certains de ses aspects, s’observe aussi chez Karl Marx, avec sa dénonciation du fétichisme de la marchandise et de la «&amp;nbsp;réification&amp;nbsp;» (&lt;em&gt;Verdinglichung&lt;/em&gt;) des rapports sociaux en régime capitaliste. Il y a d’ailleurs une critique du monde moderne d’inspiration marxiste, qui naît en France en 1926 autour de la revue &lt;em&gt;Philosophies&lt;/em&gt;, avec des hommes comme Georges Friedmann et Paul Nizan, et se développe en Allemagne avec les travaux de Theodor Adorno et Max Horkheimer sur &lt;em&gt;La dialectique de la raison&lt;/em&gt; (1944). Dans une période plus récente, il faudrait encore citer Ivan Illich, qui s’en prend aux formes de «&amp;nbsp;contre-productivité&amp;nbsp;» sécrétées par la civilisation industrielle, et plus récemment les théoriciens de la décroissance qui, tel Serge Latouche, plaident contre l’&lt;em&gt;hybris&lt;/em&gt;, la démesure et la négation des limites qui caractérisent l’hyperconsommation marchande et le productivisme contemporain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;A laquelle de ces deux critiques s’identifie le plus Alexandre Rougé&amp;nbsp;? Il me semble qu’il se situe un peu à l’intersection des deux. Il est plus proche de la première quand il parle du monde moderne comme le résultat d’une «&amp;nbsp;grande profanation&amp;nbsp;», quand il décrit l’homme comme un «&amp;nbsp;animal avant tout religieux&amp;nbsp;», quand il prône un retour ou un recours au sacré (tout en qualifiant de «&amp;nbsp;pléonasme&amp;nbsp;» l’expression «&amp;nbsp;croyance illusoire&amp;nbsp;»), enfin quand il appelle ses contemporains à redécouvrir l’importance de l’amour, injonction qui n’est d’ailleurs pas dénuée d’équivoque (s’agit-il d’&lt;em&gt;éros&lt;/em&gt; ou d’&lt;em&gt;agapè&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?). Il est en revanche plus proche de la seconde quand il condamne avec brio les tares de la société marchande, décrit le libéralisme comme l’«&amp;nbsp;idéologie moderne par excellence&amp;nbsp;», stigmatise l’idéologie du «&amp;nbsp;développement&amp;nbsp;» et rappelle que le capitalisme, avant d’être un système économique, déploie tout un système anthropologique fondé sur une conception bien précise de l’homme (l’&lt;em&gt;Homo œconomicus&lt;/em&gt; qui cherche en permanence à maximiser son meilleur intérêt matériel) et de la vie sociale (comme sphère soumise à l’expansion illimitée de l’accumulation du capital sur une planète tendanciellement transformée en un vaste marché homogène).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Alexandre Rougé annonce par ailleurs la «&amp;nbsp;fin du monde moderne&amp;nbsp;». C’est même le titre de son livre. «&amp;nbsp;Ce qui prend fin aujourd’hui, écrit-il, c’est la vision profane du monde et de la vie&amp;nbsp;». «&amp;nbsp;La modernité, ajoute-t-il, succombe à sa propre logique, poussée à l’extrême&amp;nbsp;». Elle se «&amp;nbsp;liquéfie&amp;nbsp;» – ce qui n’est pas faux, puisque nous sommes entrés à tous égards dans une société «&amp;nbsp;liquide&amp;nbsp;» (Zygmunt Bauman), faite de flux et de reflux, de vagues éphémères et transitoires, qui ne laissent plus rien apercevoir de ferme ou de durable. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il y a là un certain optimisme. En un sens, le plus dur est passé, puisque le monde moderne se termine&amp;nbsp;! Dans l’un de ses livres, René Guénon écrivait pour sa part que, «&amp;nbsp;si tous les hommes comprenaient ce qu’est le monde moderne, celui-ci cesserait d’exister&amp;nbsp;». Formule saisissante s’il en est, mais qui laisse songeur. Comme l’a bien noté Jean Borella, «&amp;nbsp;toute critique est un savoir de l’illusion. Mais le savoir de l’illusion n’équivaut pas à sa disparition&amp;nbsp;». Annoncer la fin du monde moderne n’est-il alors qu’une proclamation de principe, un effet de rhétorique&amp;nbsp;? Ou bien peut-on dire qu’objectivement, le monde moderne touche à sa fin parce que ses principes (ou son absence de principes) ont épuisé tout ce sur quoi il pouvait déboucher&amp;nbsp;? Prophète du présent, Alexandre Rougé fait-il une description objective ou se borne-t-il à exprimer sa conviction que c’est fini, tout simplement parce que ça ne peut plus durer&amp;nbsp;? Le débat reste ouvert, évidemment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais il faut aussi réaliser que nous habitons nous-mêmes le monde moderne. En proclamer la fin montre que nous lui sommes étrangers, mais c’est encore en son sein que nous sommes condamnés à vivre cette «&amp;nbsp;étrangèreté&amp;nbsp;». Nous ne nous reconnaissons pas dans le monde moderne, et en même temps il est notre monde, notre univers, le décor de nos existences. Autre question, enfin&amp;nbsp;: la fin du monde moderne est-elle de nature à permettre un retour en arrière&amp;nbsp;? Permettrait-elle de retrouver par exemple des formes sociales et spirituelles que nous avons depuis longtemps oubliées ou perdues&amp;nbsp;? Ou bien faut-il contraire, battant en quelque sorte la modernité sur son propre terrain, miser sur l’après-modernité – la postmodernité au sens plein du terme – plutôt que sur l’avant-modernité&amp;nbsp;? Là aussi, le débat est ouvert.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;C’est en tout cas ce genre de questions stimulantes que l’on est amené à formuler à la lecture de l’essai d’Alexandre Rougé. Elles sont autant de raisons de le lire. Peut-être l&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;’auteur n’échappe-t-il pas à un certain style incantatoire, qui abonde en affirmations «&amp;nbsp;définitives&amp;nbsp;» et, en leurs diverses guises, cent fois répétées. Mais il faut avant tout y voir un cri du cœur. Derrière la tristesse et l’amertume, parfois la rage, on sent dans ces pages une aspiration à un plus-être, à une récupération de ce dont l’homme a été méthodiquement spolié et dépouillé. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Certains cris du cœur sont contagieux, et c’est peut-être ainsi que l’on en finira avec les tares de la modernité. N’oublions pas que même le béton le plus dur finit par se fissurer, que même la nuit la plus noire contient la promesse d’une lumière, que même la boue la plus envahissante finit un jour par sécher.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Alain de Benoist&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>lafautearousseau royaliste</name>
            <uri>http://lafautearousseau.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Pape moderne, et affronté au monde moderne, Benoît XVI vu par Jacques Collet...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2009/12/08/benoit-xvi-vu-par-jacques-collet.html" />
        <id>tag:lafautearousseau.hautetfort.com,2009-12-15:2504662</id>
        <updated>2009-12-15T00:10:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-15T00:10:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lafautearousseau.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensions de Jacques Collet, à propos de sa remarquable série &quot;Musique&quot; sur LCI (1).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Or, on vient d'apprendre que la &lt;em&gt;Messe de minuit&lt;/em&gt;, célébrée par le pape Benoît XVI dans la basilique Saint-Pierre de Rome au Vatican, sera retransmise le jeudi 24 décembre, à 23h55, sur TMC&amp;nbsp;(filiale de TF1)&amp;nbsp;chaîne gratuite de la TNT.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et que ce moment unique de communion et de prière, au cœur du Vatican, sera présenté en direct par Jacques Collet, journaliste spécialiste -en plus de la Musique- des questions religieuses.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2150040&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/01/00/153712732.jpg&quot; alt=&quot;JACQUES COLLET.jpg&quot; width=&quot;212&quot; height=&quot;126&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(1): voir la note &lt;strong&gt;&quot;&lt;/strong&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Jacques Collet sur LCI: un journaliste distingué et de très haut niveau.....&quot;,&lt;/strong&gt; dans la Catégorie &lt;strong&gt;&quot;Réagir au processus de dé-civilisation...&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici l'annonce parue dans la presse, dans laquelle on&amp;nbsp;cite Jacques Collet qui, en quelques mots tout simples, redit l'essentiel sur le pape (en direction de ceux qui ne comprennent pas, ou qui ne veulent pas comprendre ?...) : &lt;strong&gt;&quot;Avec Benoît XVI il n'y&amp;nbsp;a aucune recherche marketing, c'est l'intégrité d'un intellectuel pur qui dit ce qu'il estime devoir être dit sans se soucier des réactions. Il ne cherche pas à aller dans le sens de la société....&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comment ne pas penser à Pierre Boutang -c'est le clin d'oeil de notre titre...- lorsqu'on entend par exemple Benoît XVI -et ce n'est qu'un exemple choisi entre mille...- déclarer:&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; «L’Église peut précisément être moderne en étant antimoderne, en s’opposant à l’opinion commune».&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;h4 class=&quot;cc f2 t4&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/h4&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2150027&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/00/605415779.jpg&quot; alt=&quot;jacques collet 1.jpg&quot; name=&quot;media-2150027&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Fight Club als metafoor</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2009/03/13/fight-club-als-metafoor.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2009-03-13:2082399</id>
        <updated>2009-03-13T00:20:00+01:00</updated>
        <published>2009-03-13T00:20:00+01:00</published>
        <summary>      Fight club als metafoor   “ Ik onthecht me van fysieke macht en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
           &lt;h1 style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;216&quot; src=&quot;http://www.unique-screenwriting.com/images/www.unique-screenwriting.com-brad-pitt-fight-club-fighting.jpg.jpg&quot; height=&quot;161&quot; title=&quot;fight club&quot; class=&quot;alignleft&quot; /&gt;&lt;/h1&gt; &lt;h1&gt;Fight club als metafoor&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;“&lt;em&gt;Ik onthecht me van fysieke macht en&lt;/em&gt; &lt;em&gt;bezittingen&lt;/em&gt;, fluisterde Tyler, &lt;em&gt;want slechts door mezelf te vernietigen kan ik de grotere kracht van m’n geest ontdekken&lt;/em&gt;” (Palahniuk, 2007, p. 110). Die ene zin vat eigenlijk de betekenis van &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; samen. Het boek van Chuck Palahniuk werd aanvankelijk door sommige recensenten “te duister”, “te gewelddadig”, “te rauw en schril en dogmatisch” bevonden. Veel uitgevers waren aanvankelijk dan ook niet echt happig naar dit of ander werk van de schrijver. Pas sinds de verfilming door David Fincher geniet het boek ook bekendheid bij het grote publiek.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anarchistisch, boeddhistisch, nihilistisch en fascistisch - zo wordt &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; dikwijls omschreven door de gepatenteerde moraalridders. Fascistisch, omdat het standaardcliché wil dat het fascisme de ideologie van het geweld is. Nochtans is geweld voor geen enkele ideologie een doel, maar steeds een middel. Al die elementen brengen ons haast onvermijdelijk bij het werk van Julius Evola - werk dat naarmate de jaren verstreken steeds meer werd beïnvloed door wat hij zelf “het boeddhisme van de oorsprong” noemde. Naast het werk van Evola komt hieronder ook dat van Guy Debord en Slavoj Zizek aan bod.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traditie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Volgens de Traditie komen het lot van de wereld (macrokosmos) en dat van de mens (microkosmos) met elkaar overeen. De moderne wereld en de moderne mens worden nu meer dan ooit gekenmerkt door een innerlijke verscheurdheid of ontbinding die zo oud is als de geschiedenis zelf, want ze is begonnen met de overgang van mythische naar historische tijden volgens Herodotus. De IJzeren Tijd van de Grieken, de Wolftijd van de Germanen, de &lt;em&gt;Kali Yuga&lt;/em&gt; van de Hindoes treedt haar laatste fase binnen. Het verval wordt uitgedrukt door de verwijdering tussen godheid en mens, hemel en aarde, tussen zijn en worden, tussen geest en lichaam. In het christendom krijgt ze de bijzondere, want Semitische vorm van de erfzonde. De orde van een traditionele beschaving beoogt steeds het herstel van de primordiale toestand, zowel in de wereld als in de mens. Deze orde moet volgens Evola worden gezien als het resultaat van de innerlijke gesteldheid van een bepaald menstype dat nu bijna volledig verdwenen is. De pijlers van de traditionele orde worden ook de &lt;em&gt;indirecte weg&lt;/em&gt; van de zelfverwezenlijking genoemd: “Het is duidelijk dat de regel om zichzelf te zijn, inhoudt dat men voor eenieder kan spreken van een ‘eigen natuur’ (welke ze ook zij) als iets welomschreven en herkenbaar. Maar dit is problematisch, vooral dezer dagen” (Evola, 1982, p. 59). Op deze pijlers wordt uitvoerig ingegaan in het basiswerk &lt;em&gt;Rivolta contro il Mondo Moderno&lt;/em&gt;.&lt;a name=&quot;_ftnref1&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Zij vorm(d)en als het ware de bedding voor een rivier die nu volledig overstroomd is.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gedifferentieerde mens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Die indirecte weg levert een gedifferentieerde mens en maatschappij op - de disciplinering of socialisering en de maatschappelijke geleding is in overeenstemming met de eigen natuur - maar moet nu als een afgesloten weg worden beschouwd volgens Evola. De krachten die in de moderne wereld werkzaam zijn, zijn deze van de overstroming en de ontbinding. Zandzakjes helpen niet meer tegen de dijkbreuk. De kosmos zal terugkeren naar de oorspronkelijke chaos. “De ondersteuning die de Traditie zal kunnen blijven brengen”, aldus Evola, moet daarom vóór alles komen “van de doctrine die er de principes van bevat in de preformele staat - tegelijk verheven boven en voorafgaand aan de bijzondere vormen die zich ontwikkelden in de loop van de geschiedenis” (Evola, 1982, pp 14-15). Het einde van de moderne wereld zal zich het eerst in het Westen - haar bakermat - voltrekken. Het mag niet worden vertraagd door het vastklampen aan versleten historische vormen. De komst van het nulpunt en het nieuwe begin moet worden versneld. Er moet “een nieuwe vrije ruimte, die de preconditie kan zijn van een latere vormende actie” (Evola, 1982, p. 16) worden geschapen. De gedifferentieerde mens is in de huidige uitzonderingstoestand aangewezen op de &lt;em&gt;directe weg&lt;/em&gt;, die in normale omstandigheden het karakter heeft van een “interne doctrine” (bijvoorbeeld contemplatie, heroïsche actie, initiatie). In dat alles schuilt ook de betekenis van het oosterse gezegde waaraan diens laatste belangrijke werk, &lt;em&gt;Cavalcare la Tigre&lt;/em&gt;, zijn titel ontleent: “Wie de tijger berijdt, kan er zelf niet door worden aangevallen”. Hij kan misschien zelfs nog het rennen van de tijger in de gewenste richting sturen. Ook de oorspronkelijke ondertitel drukt die betekenis goed uit: “&lt;em&gt;Existentiële oriëntaties voor een tijdperk van ontbinding&lt;/em&gt;“.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nihilisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Friedrich Nietzsche geldt als de ontdekker, maar ook als de eerste bestrijder van het nihilisme. Nietzsche pleit voor een actief nihilisme: het leven aanvaarden zoals het is zonder berusting. Eén paradox van de nietzscheaanse filosofie is volgens Evola dat ze zo sterk de onschuld van het worden (”de eeuwige wederkeer”) benadrukt - ook tegen modern wetenschapsbijgeloof in - dat ze uiteindelijk een nieuwe finaliteit verkondigt: de &lt;em&gt;Übermensch&lt;/em&gt;. Een andere paradox van deze filosofie ligt in het feit dat ze de immanentie zo sterk benadrukt dat ze transcendentie veronderstelt, zoals wanneer Nietzsche schrijft: “Geest is leven dat in het leven zelf snijdt”. In de Traditie geldt het ik of het zelf als “immanent transcendent” (lees: &lt;em&gt;in&lt;/em&gt; maar niet &lt;em&gt;van&lt;/em&gt; de wereld). Dat standpunt leunt nauw aan bij het oorspronkelijke boeddhisme - een “geestelijk realisme” (Romualdi, 1985) - dat volgens Evola in de huidige omstandigheden nog als een directe weg in aanmerking komt voor het raciale en etnische substraat van de Europeanen.&lt;a name=&quot;_ftnref2&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Wat de &amp;nbsp;westerse traditie betreft, zijn gelijkaardige opvattingen terug te vinden in de Duitse mystiek en het Griekse neoplatonisme.&lt;a name=&quot;_ftnref3&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Zelfvernietiging en zelfverwezenlijking liggen dicht bij elkaar waar woorden tekortschieten: “Wat het westerse boeddhisme niet wil accepteren, is dus dat het uiteindelijke offer van de ‘reis naar je Zelf’ juist dit Zelf is” (Zizek, 2005, p. 93).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;In de Traditie geldt niet de vereenzelviging met het zijn, maar die met het worden als illusoir. Uitgerekend de vereenzelviging met het worden is het hoofdkenmerk van de moderne mens. ‘Bevrijding’ betekent voor de moderne mens niet de vernietiging van de factor &lt;em&gt;worden&lt;/em&gt;, maar van de factor &lt;em&gt;zijn&lt;/em&gt; - ‘grens’, ‘maat’ of ‘vorm’. De verscheurde natuur van de moderne mens is dus quasi totaal. De psychofarmaca worden nu geacht te waken over de ‘volksgezondheid’ en het ‘zielenheil’ van de moderne mensheid.&lt;a name=&quot;_ftnref4&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn4&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[4]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Tegen een achtergrond van ontketende chaoskrachten zet Evola in &lt;em&gt;Cavalcare la Tigre&lt;/em&gt; zijn “existentiële oriëntaties” uiteen voor een gedifferentieerde mens, die opnieuw meester moet zijn over zijn krachten en het gif van de moderne wereld moet gebruiken als een tegengif. De gedifferentieerde mens kiest voor zelfdiscipline en gehoorzaamt zijn eigen wet. Tegen een achtergrond van passief nihilisme - het kuddegedrag van de genotzoekende “laatste mensen” - verkondigt Evola dus zijn eigen actieve nihilisme.&lt;a name=&quot;_ftnref5&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn5&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[5]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;Cavalcare la Tigre&lt;/em&gt; heeft dan ook &lt;em&gt;Also sprach Zarathustra&lt;/em&gt; als uitgangspunt.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fight Club&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;“Zo testen boeddhistische tempels al tig jaren gegadigden, zegt Tyler. Je zegt tegen die gegadigde dat ie weg moet gaan, en als z’n vastberadenheid zo groot is dat ie drie dagen bij de ingang wacht zonder eten of beschutting of aanmoediging, dan en dan alleen kan ie binnenkomen en met de training beginnen” (Palahniuk, 2007, 129-130). Zo verloopt de rekrutering bij &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; of - beter gezegd - bij &lt;em&gt;Project Mayhem&lt;/em&gt; (Project Heibel). Beide kunnen worden beschouwd als een soort &lt;em&gt;directe weg&lt;/em&gt;: “De &lt;em&gt;asceet&lt;/em&gt; [is] de ‘outcast’ bovenaan, degene die zich onthecht van de vorm, omdat hij afstand doet van het illusoire centrum van de menselijke individualiteit. Hij doet het niet door de trouw aan zijn eigen natuur, hij keert zich direct tot het Principe waaruit elke ‘vorm’ voortkomt” (Evola, 1991, p. 156). De hogere ascese kan de gedaante aannemen van de actie of van de contemplatie.&lt;a name=&quot;_ftnref6&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn6&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[6]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; In &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; heet de ascese van de actie: “tot op de bodem gaan” of “zelfvernietiging”. Ook een scène uit &lt;em&gt;V for Vendetta&lt;/em&gt; drukt iets gelijkaardigs uit - de scène waarin V Evey tot het uiterste op de proef stelt, tot op het ogenblik dat ze haar dood kalm in de ogen kan kijken. De intensiteit van de beproevingen hebben in haar iets gewekt wat haar doet kiezen voor de zelfvernietiging of de zelfopoffering. Sommigen zullen dat ‘actief nihilisme’ noemen, omdat het de absolute bevestiging is van het nietzscheaanse levensbeginsel (’wil tot macht’, ‘leven als lijden’, ‘&lt;em&gt;amor fati&lt;/em&gt;‘ enz.). Anderen, zoals Evola, zullen stellen dat dit levensbeginsel maar half is, omdat het enkel immanent is. ‘Leven’ zonder transcendent element wordt beschouwd als een vegetatieve categorie die geen enkele andere ‘zin’ of ‘waarde’ kent dan voortplanting en zelfbehoud. Tot slot markeert Project Heibel ook de overgang van de persoonlijke verlossing naar de maatschappelijke verlossing: “Net zoals Fight Club doet met winkelbedienden en schappenvullers, zo zal Project Heibel de beschaving vernietigen opdat we iets beters van de wereld kunnen maken” (Palahniuk, 2007, p. 125).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Spektakel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Als het over maatschappijkritische films gaat, duiken dikwijls dezelfde titels en thema’s op. In &lt;em&gt;Welkom in de woestijn van de werkelijkheid&lt;/em&gt; (Zizek, 2005) bemerken we verwijzingen naar &lt;em&gt;The Matrix&lt;/em&gt; - waaraan het boek zijn titel ontleent - en opnieuw &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt;, als aanklachten tegen de vervreemding van de moderne mens. Het is niet gemakkelijk om de dieperliggende motieven van boeken en films te duiden als het referentiekader ontbreekt, zelfs bij het doelpubliek. De feiten bewijzen nochtans dat er weldegelijk een gemeenschappelijk referentiekader bestaat voor ‘nieuw-linkse’ en ‘nieuw-rechtse’ maatschappijkritieken. De eerste hebben het over ‘vervreemding’ en de laatste over ‘ontbinding’ en “verval’. Een concreet voorbeeld is te vinden in het voorwoord van &lt;em&gt;Chevaucher le tigre&lt;/em&gt; - namelijk een kritische lofbetuiging van &lt;em&gt;La société du spectacle&lt;/em&gt; van Guy Debord - en de laatste titel sluit dan weer naadloos aan bij &lt;em&gt;Welkom in de woestijn van de werkelijkheid&lt;/em&gt; van Slavoj Zizek. Het spektakel neemt bij Debord de plaats in van het warenfetisjisme bij Marx: “Het spektakel is geen geheel van beelden, maar een maatschappelijke verhouding tussen personen door bemiddeling van beelden” (Debord, &lt;em&gt;2005,&lt;/em&gt; 4). De eerste verschuiving die de overheersing van de economie op de maatschappij volgens Debord met zich meebracht, is die van het &lt;em&gt;zijn&lt;/em&gt; naar het &lt;em&gt;hebben&lt;/em&gt;. Nu is die van het &lt;em&gt;hebben&lt;/em&gt; naar het &lt;em&gt;schijnen&lt;/em&gt; - “waaraan ieder daadwerkelijk ‘hebben’ zijn onmiddellijke prestige en zijn uiteindelijke functie moet ontlenen” (Debord, &lt;em&gt;2005, 17)&lt;/em&gt; - aan de orde. Nog volgens Debord zijn de moderne levensmodellen verworden tot ‘idolen’. Het idool is de “spectaculaire voorstelling van de levende mens” of de “specialisatie van het &lt;em&gt;schijnbaar geleefde&lt;/em&gt;&lt;em&gt;” (Debord, 2005, 60).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passie voor het reële&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bij Zizek neemt de spektakelmaatschappij de vorm aan van een volledig gedigitaliseerde en gevirtualiseerde werkelijkheid. Bij hem worden alle dingen van hun wezen ontdaan: “Op de hedendaagse markt vinden we een hele reeks producten waaruit de schadelijke stoffen zijn gehaald: koffie zonder cafeïne, slagroom zonder vet, bier zonder alcohol, … en de lijst gaat verder: hoe zit het met virtuele seks als seks zonder seks, de Colin Powell-doctrine van oorlog zonder slachtoffers (aan onze kant natuurlijk) als oorlog zonder oorlog, de tegenwoordige herdefiniëring van politiek als bestuurskunde van experts, tot en met het hedendaagse multiculturalisme als een ervaring van de Ander ontdaan van zijn Andersheid (de geïdealiseerde Ander die fascinerende dansen danst en een ecologisch zuiver, holistische benadering van de werkelijkheid heeft, terwijl praktijken als het slaan van je vrouw buiten zich blijven…)?” (Zizek, 2005, p. 15) Het verzet tegen deze onechte wereld vertaalt zich volgens hem in wat Badiou “&lt;em&gt;la&lt;/em&gt; &lt;em&gt;passion du réel&lt;/em&gt;” (de passie voor het reële) noemde. Geweld wordt gezien als teken van authenticiteit: “In tegenstelling tot de 19&lt;sup&gt;de&lt;/sup&gt; eeuw van utopische of ‘wetenschappelijke’ projecten en idealen en plannen voor de toekomst, streefde de 20&lt;sup&gt;ste&lt;/sup&gt; eeuw ernaar het Ding zelf tevoorschijn te brengen, een onmiddellijke verwerkelijking van de Nieuwe Orde waarnaar men zo verlangde. Het ultieme en bepalende moment van de 20&lt;sup&gt;ste&lt;/sup&gt; eeuw was de directe ervaring van het reële als tegenpool van de alledaagse sociale werkelijkheid - het reële in zijn uiterste geweld als de prijs die betaald moet worden voor het afpellen van de bedrieglijke lagen van de werkelijkheid” (Zizek, 2005, p. 11). De postmoderne passie voor de schijn moet dus uitmonden in een gewelddadige terugkeer naar de passie voor het reële. Die terugkeer naar de passie voor het reële is als het ware de &lt;em&gt;Nemesis&lt;/em&gt; van het postmodernisme en het heersende passieve nihilisme. &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; is niets anders dan deze passie voor het reële.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fetisj&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Waar het spektakel een voorstelling is, is de fetisj een voorwerp. Een fetisj is dus iets wat een ‘bovennatuurlijk’ karakter krijgt en de maatschappelijke verhoudingen en tegenstellingen verdoezelt. Ze hebben dus dezelfde maatschappelijke functie. Zo noemt Zizek elektronisch geld de belangrijkste economische fetisj en democratie de belangrijkste politieke fetisj.&lt;a name=&quot;_ftnref7&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn7&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[7]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Het zijn precies de kredietinstellingen - belichamingen van het financiële kapitalisme - die het doelwit zijn van Project Heibel, dat iedereen op nul wil zetten door een einde te maken aan de schuld- en renteslavernij. Om de lijn door te trekken naar de huidige financiële crisis: de deregulering (lees: internationalisering) van het financiële kapitalisme heeft de geldillusie op de spits gedreven. Zo is een absurde derivatenzwendel goed voor maar liefst 1000 triljoen dollar, terwijl het BNP van alle landen ter wereld amper 60 triljoen dollar bedraagt. De financiële crisis is de schijn die werkelijkheid wordt. Die confrontatie met de (schijn)werkelijkheid komt hard aan. De vraag is hoe de in haar diepe slaap verzonken spektakelmaatschappij zal reageren op de omwentelingen die eraan zitten te komen?&lt;a name=&quot;_ftnref8&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn8&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[8]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Want zoals steeds achterhaalt de waarheid vroeg of laat de leugen. Opnieuw is de &lt;em&gt;Nemesis&lt;/em&gt; daar, deze keer in de vorm van Project Heibel dat afrekent met het geldfetisjisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Discipline&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De geconditioneerde burger - de passieve nihilist - zal het scheppende karakter van geweld of het verheffende karakter van discipline moeilijk kunnen begrijpen: “De ware antithese van de bourgeoiswereld is niet de proletariër of - erger nog - het rioolestheticisme van de ‘artiesten’ die doen alsof ze in de soep van de bourgeoisberoemdheden spuwen, maar wél de &lt;em&gt;militaire geest&lt;/em&gt;. De ware staat heeft niet de bedoeling de maatschappij in een kazerne te veranderen, maar haar te veranderen op een manier dat een bepaalde militaire ethiek - met haar cultus van eer en trouw, zin voor moed en lichamelijke discipline - zich doet gelden op alle vlakken en in het bijzonder bij de jeugd” (Romualdi, 1985, p. 115). Zizek zegt precies hetzelfde over militaire trouw als hij de zeemzoete westerse afkooksels van het zenboeddhisme bekritiseert.&lt;a name=&quot;_ftnref9&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn9&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[9]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Discipline is - nog volgens Zizek - het enige bezit van hen die niets bezitten.&lt;a name=&quot;_ftnref10&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn10&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[10]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; Anders “zit je gevangen in je mooie nestje en de dingen die je vroeger bezat, bezitten nu jou” (Palahniuk, 2007, p. 42). In &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; betekent discipline zelfvernietiging en zelfvernietiging discipline. Het naamloze hoofdpersonage, een slapeloze workaholic, breekt met alle illusies die hij heeft: “Destijds leek mijn leven gewoon zo compleet en misschien moeten we alles kapotmaken om iets beters van ons zelf te creëren” (Palahniuk, 2007, p. 51). Ook &lt;em&gt;Cavalcare la Tigre&lt;/em&gt; gaat over zelfdiscipline. Het werk breekt ook met de illusies van het kleinburgerlijke conservatisme en traditionalisme. En hoewel het geen politiek werk is, heeft het bij heel wat van zijn politiek geëngageerde lezers gezorgd voor een ommezwaai in (nationaal-) revolutionaire zin. Zo kunnen we de invloed van &lt;em&gt;Cavalcare la Tigre&lt;/em&gt; tussen de lijnen terugvinden in Alexander Doegins &lt;em&gt;Metafysica van het nationaal-bolsjewisme&lt;/em&gt;. Ook Doegin vertoont trouwens gelijkenissen met de passie voor het reële.&lt;a name=&quot;_ftnref11&quot; href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/#_ftn11&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;[11]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Besluit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; belichaamt het actieve nihilisme van enkele paria’s tegen het passieve nihilisme van de grote massa’s. Het eerste nihilisme is gewelddadig, maar ook bevrijdend en scheppend. Het andere is minstens even gewelddadig, maar veel minder merkbaar, want geestdodend en verslavend. Het geweld van &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt; gaat in tegen een geweld waarvan velen zich nog nauwelijks bewust zijn: “Het geweld van het geld dat de zielen koopt, van de politieke leugen die hen beduvelt, van de economische uitbuiting die hen ketent, van de grote media die hen afstompen, van de pornografie die hen verlaagt, van de reclame die hun laagste instincten bespeelt”, zoals Philippe Baillet schrijft in het voorwoord van &lt;em&gt;Chevaucher le tigre&lt;/em&gt;. Het spektakel laat ons in een droomwereld met droomverlangens leven, maar de werkelijkheid is sterker dan de schijn. De schijn van orde is - wat onze politieke actie betreft - de belangrijkste belemmering voor de schepping van een nieuwe orde en nieuwe vormen. Die orde of traditie - ingegeven door kleinburgerlijk conformisme of conservatisme - is immers evenzeer een illusie. &lt;em&gt;Cavalcare la tigre&lt;/em&gt; leert ons dat er geen positieve structuren meer zijn, tenzij de nieuwe structuren die we zelf moeten scheppen. En waar ze er wel nog zijn, zullen ze niet door de verdediging maar door de aanval worden gered. We moeten durven loslaten om iets nieuws en beters te scheppen en moeten weten dat de verlossing van de schijn niets anders betekent dan een terugkeer van het reële en het essentiële. De essentie komt voort uit een innerlijke gesteldheid en de omstandigheden van de moderne wereld kunnen zelfs bevorderlijk zijn voor de vorming van een dergelijke gesteldheid. Dat is precies de betekenis van &lt;em&gt;Cavalcare la Tigre&lt;/em&gt; en &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vbr. cand. rer. pol. Frederik Ranson&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Bibliografie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Debord, G.&lt;/strong&gt; (2005). &lt;em&gt;De spektakelmaatschappij&lt;/em&gt;. Amsterdam: de Dolle Hond. Geraadpleegd op 11 november 2008 op &lt;a href=&quot;http://www.marxists.org/nederlands/debord/1967/1967spektakel.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #497ca7;&quot;&gt;http://www.marxists.org/nederlands/debord/1967/1967spektakel.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Doegin, A.&lt;/strong&gt; (2006). &lt;em&gt;Le prophète de l’eurasisme&lt;/em&gt;, Paris: Avatar.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Evola, J.&lt;/strong&gt; (1982). &lt;em&gt;Chevaucher le tigre&lt;/em&gt;. Paris: Guy Trédaniel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Evola, J.&lt;/strong&gt; (1991). &lt;em&gt;Révolte contre le monde moderne&lt;/em&gt;. Lausanne: L’Age d’Homme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Palahniuk, C.&lt;/strong&gt; (2007). &lt;em&gt;Fight Club&lt;/em&gt;. Breda: De Geus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Romualdi, A.&lt;/strong&gt; (1985). &lt;em&gt;Julius Evola: L’homme et l’oeuvre&lt;/em&gt;. Puiseaux: Pardès.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Zizek, S.&lt;/strong&gt; (2005). &lt;em&gt;Welkom in de woestijn van de werkelijkheid&lt;/em&gt;. Nijmegen: SUN.&lt;/p&gt; 
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Mutaçao dos dispositivos</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/11/12/mutacao-dos-dispositivos.html" />
        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2008-11-12:1884592</id>
        <updated>2008-11-12T00:05:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-12T00:05:00+01:00</published>
        <summary>    Mutação dos dispositivos     ex:...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;post&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mutação dos dispositivos&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; class=&quot;post-title&quot;&gt;&lt;strong&gt;ex:&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://testemunhodoestetico.blogspot.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://testemunhodoestetico.blogspot.com/&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;post-body&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://bp2.blogger.com/_jZi0W478wSc/SJJwS-yr-LI/AAAAAAAAAAk/P6Ehc0ZjzEc/s1600-h/Qu%27est-ce+qu%27un+dispositif.jpg&quot; onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot;&gt;&lt;img border=&quot;0&quot; src=&quot;http://bp2.blogger.com/_jZi0W478wSc/SJJwS-yr-LI/AAAAAAAAAAk/P6Ehc0ZjzEc/s400/Qu%27est-ce+qu%27un+dispositif.jpg&quot; style=&quot;display: block; margin: 0px auto 10px; cursor: pointer; text-align: center;&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5229365588726118578&quot; name=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5229365588726118578&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 130%;&quot;&gt;&lt;em&gt;«Existem duas categorias [no ser]: os seres vivos (ou substâncias) e os dispositivos. Entre estas, e como terceiro elemento, os sujeitos. Chamo sujeito àquilo que resulta da relação e, por assim dizer, do corpo-a-corpo entre os vivos e os dispositivos. Naturalmente, como na antiga metafísica, as substâncias e os sujeitos parecem confundir-se, mas não completamente. Por exemplo, um único indivíduo, uma única substância, podem ser a sede de vários processos de subjectivação: o utilizador de telemóveis, o internauta, o autor de narrativas, o apaixonado pelo tango, o militante antiglobalização, etc. Ao desenvolvimento infinito dos dispositivos do nosso tempo corresponde um desenvolvimento igualmente infinito de processos de subjectivação».&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 130%;&quot;&gt;&lt;em&gt;Giorgio AGAMBEN, Che cos'è un dispositivo?, pp. 32-33&lt;br /&gt; (obra traduzida pelo autor deste blogue)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 100%;&quot;&gt;Parece claro que, a par da linguagem, a casa será talvez o mais antigo dispositivo. Tal como nos deixámos prender quase inadvertidamente naquela, também a casa (simultaneamente enquanto função arquitectónica e enquanto metáfora) se foi impondo como dispositivo omnipresente. A sua capacidade para manipular e distribuir relações de força encontra-se aparentemente diluída na cidade pós-moderna, no seu aparente ecletismo, na sua festividade. Mas é precisamente aí que a casa se revela um dispositivo cada vez mais vorazmente apetecido pelas dinâmicas de subjectivação evocadas por Agamben.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; O aparelhamento que uma casa hoje fornece - dispositivo ele próprio ramificado em inúmeros outros dispositivos - não parece reflectir algumas das significações sólidas que lhe estavam historicamente associadas, quer sejam jurídicas, militares ou simbólico-genealógicas. A casa reflecte a docilidade política dos sujeitos, a sua amnésia cultural e a sua dispersão psíquica. A casa actual é uma &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;casa económica&lt;/span&gt; (coisa que sempre foi) num sentido hipertrofiado. Serve uma economia polimorfa que atravessa o corpo, os objectos, o tempo vivido e as escalas imaginárias dos seres vivos.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A casa é, cada vez mais, o lugar do trabalho na medida em que, precisamente, deixou de ser um dispositivo de negociações entre economia doméstica (da «casa») e economia urbana. Ao deixar de sê-lo, a casa torna-se (à semelhança da linguagem) dispositivo de dispositivos, aparelhamento multiforme que tanto se orienta para o interior orgânico dos habitantes como o exterior inorgânico. Em consequência, a casa torna-se (mais) um dispositivo mutante, em si mesmo ilegível para as lógicas urbanísticas que não sejam apenas as que servem as redes de fluidez dos transportes físicos e das trocas imateriais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Relembrando o tema que abriu este blogue: toda a casa comemorativa é hoje entendida como uma máquina demasiado sólida, sobretudo se pensarmos que ela evoca &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;constantemente&lt;/span&gt;, a categoria do histórico. Contudo, esta é amplamente recuperável para a economia contemporânea se nela fizermos irromper o princípio que rege um outro dispositivo como o telemóvel: o tempo passa aqui a ser um processo de espacialização incessante. Tópica voraz, impossibilidade de profanar a fundação no tempo porque o tempo histórico já não é aquilo que se manipula aí.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
        </content>
    </entry>
        <entry>
        <author>
            <name>GOUTTES D'EAU</name>
            <uri>http://gouttesdo.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Vive le monde moderne !!!</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gouttesdo.hautetfort.com/archive/2008/02/14/vive-le-monde-moderne.html" />
        <id>tag:gouttesdo.hautetfort.com,2008-02-14:1464933</id>
        <updated>2008-02-14T17:40:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-14T17:40:00+01:00</published>
        <summary>Depuis hier, nous avons adopté un petit dernier…Enfin, dernier, on ne sait...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gouttesdo.hautetfort.com/">
          Depuis hier, nous avons adopté un petit dernier…Enfin, dernier, on ne sait jamais, mais petit, il l’est. De ce fait, nous l’avons baptisé Petit Tom, normal non ? Pour simplifier dans l’intimité du foyer, nous l’appellerons  Tom Tom.Certains reconnaîtront que GéO a de la chance. Sa gracieuse Valentine (sourire en coin interdit !)  lui a fait sa fête et son anniversaire, une pierre deux coups, car il fallait bien fêter dignement son entrée dans la dernière année de la sixième décennie ! Et oui, tout arrive…Nous sommes allés quérir notre petit trésor dans sa crèche spécialisée, au milieu du dédale d’une extravagante cité dédiée au commerce, et une fois découvert le Tom de notre choix, nous l’avons emporté fiévreusement, trop pressés de faire connaissance, nous n’avons attendu ni le 14 ni le 17 de ce beau mois de février !À peine réfugiés dans la voiture, il nous faut procéder à la réanimation de Tom sur l’allume-cigare… 3 à 4 essais sont nécessaires pour qu’un souffle de vie éclaire sa face d’un sourire de bienvenue. Nous nous empressons de lui signifier que  nous sommes ses nouveaux parents et  lui indiquons l’adresse de son  foyer adoptif, ce qui donne lieu à quelques malentendus, problème générationnel sans doute. Comme je veux saisir « Allée Alphonse Daudet », voilà Tom qui caprice et insiste pour nous installer plutôt Allée des Aubépines à Pourcieux ! Certes, l’adresse est  bucolique, je préfère cependant conserver notre écrivain épistolier, alors j’insiste et GéO s’inquiète :- Attention, n’appuie pas  trop fort sur l’écran…De fait, nous sommes épatés par la quantité de données intégrées dans la mémoire de l’appareil. À partir du code postal, il a prédéfini tous les noms de rues commençant par A, et le seul hic repose sur l’attribution d’un même code regroupant  plusieurs localités… Poursuivant l’apprivoisement de  notre nouvel ami,    nous décidons de lui  manifester notre confiance immédiate, et le prions de bien vouloir nous indiquer le chemin le plus rapide pour regagner nos pénates. Tom nous propose immédiatement quatre options, du plus rapide au moins coûteux, il démontre ainsi  à quel point il est soucieux de nous plaire, de « nous arranger » comme on dit ici. Il apprécie les distances avant chaque changement de repères, prévient des courbes à venir, évalue le temps nécessaire avant de sortir la clef de ma poche, enregistre la vitesse à laquelle nous nous déplaçons en regard de celle qui est autorisée ! Devant tant de compétences, GéO  ne peut résister  et décide de mettre son savoir-faire en défaut. Malicieusement,   il quitte l’autoroute pour s’engager sur la N 6 par Bouc-Bel-Air, puis bifurque encore vers Gardanne. Sur l’écran,   la flèche bleue qui représente notre situation glisse instantanément de la grosse ligne rouge vers la petite courbe jaune et 2 secondes plus tard, Tom affiche à nouveau les paramètres qu’il veut bien porter à notre connaissance… Nous avons repéré qu’à tous moments, il est possible de lui demander où se trouve la prochaine station de carburants, le dentiste du coin, ou l’hôtel…  Les indications inscrites à l’écran sont relayées par la douce voix d’une Juliette que nous avons choisie avant notre départ. Il s’agissait alors de trancher entre les mélodieux conseils diffusés par la voix franche de Jacques, ou le son cristallin émis par Catherine. Mais décidément, c’est Juliette qui lit les noms de rues avec le plus de clarté et GéO a tranché. Donc, Juliette intervient régulièrement, et prévient :- Dans 500m, tournez à gauche.GéO n’en fait rien et poursuit la même trajectoire, droit vers Trets…Derechef, Tom modifie les indications visuelles, pendant que Juliette émet :- Faites demi-tour dès que possible, puis tournez à droite…Peine perdue, GéO a décidé de poursuivre sur la même trajectoire. Imperturbable, Tom continue de dessiner notre chemin, mais Juliette nous boude quelque temps. Ce petit test prend fin dès que nous récupérons la N 7 après Trets. Entre-temps, GéO a testé une nouvelle fonction. Sur la portion de route qui, de la sortie de Trets permet de regagner la N 7, dénommée par Tom « route sans nom », GéO profite de la bonne visibilité pour pousser un peu la vitesse. Jusqu’à 94 Km/h, Tom est consentant, mais à partir de 95, il s’allume en rouge et émet un ding dong assez ferme que nous traduisons par «  Fais gaffe ! »Dernier test consacré à la découverte de notre compagnon : Le RADAR !Tom ne nous a pas déçus, il a détecté sans faiblesse le piège et a produit un nouveau buzz d’alerte tout à fait identifiable. GéO semble ravi et votre servante itou. Nous voici donc rentrés en  bon ordre, contents de notre acquisition, quand mon portable sonne. C’est l’heure de Nouchette. Eh oui, elle est bien à l’autre bout des ondes, mais cette fois, elle nous soumet une situation qui illustre encore notre propos.- Allo, maman, ça va moyen, moyen. Je suis à Helsinki et j’ai perdu ma carte bancaire.…Effectivement, on connaît situation plus sereine …- En fait, c'est un peu plus compliqué, je ne rentre pas tout de suite, je suis à l’aéroport en partance pour Riga…En effet, pas super la perspective : ma fille chérie seule dans un aéroport perdu à la limite des glaces polaires, à  dix minutes d’embarquer pour la Lettonie, pays charmant c’est sûr, sur les cartes postales, c’est comme si elle m’annonçait qu’elle dérive sur la banquise ! Alors sans argent…- Arrête le film, Maman, Harrison Ford n’est pas disponible, tu peux me rendre service…- Tout ce que tu veux, ma chérie…La solution imaginée par Nouchette  témoigne encore des merveilles du monde moderne : en un clic ou deux, depuis mon bureau, en pleine soirée,   je peux adresser à Riga, au bureau de Western Union,  les euros nécessaires et suffisants pour permettre à Nouchette de régler son hôtel et les taxis jusqu’à son retour  Vendredi soir. Formidable ! Nous voici attelées à la connexion, moi au clavier, elle arpentant le hall sonore du bout du monde, toutes deux greffées à nos portables quand, sur le point de confirmer le transfert des espèces, j’entends :- Oh miracle, je l’ai !- Tu as quoi ?- Ma carte, bien sûr, elle est là,  dans la doublure de mon sac !Le progrès  est formidable, je le répète tous les jours, mais ma fille l’est bien davantage…
        </content>
    </entry>
    </feed>