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<title>Last posts on lumpenprolétariat</title>
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<name>Ratatosk</name>
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<title>La gauche infantile et sa fascination pour le lumpenprolétariat </title>
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<published>2026-06-07T16:54:54+02:00</published>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6683523&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/3452935005.jpg&quot; alt=&quot;The-Woke-Movement.jpg&quot; width=&quot;631&quot; height=&quot;420&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 24pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La gauche infantile et sa fascination pour le lumpenprolétariat&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sergio Meneses&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Source:&amp;nbsp;&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;https://geoestrategia.eu/noticia/46316/opinion/la-izquierda-infantil-y-su-fascinacion-por-el-lumpen.html&quot;&gt;https://geoestrategia.eu/noticia/46316/opinion/la-izquierda-infantil-y-su-fascinacion-por-el-lumpen.html&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le week-end dernier, après la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des Champions, Paris est redevenue le théâtre de troubles. Des milliers de personnes sont sorties célébrer la victoire du club, mais, comme c’est désormais habituel lors de ce type de festivités massives dans certains quartiers de la ville, des centaines de jeunes ont profité de l’occasion pour détruire des véhicules, brûler du mobilier urbain, piller et affronter la police. Des images de voitures calcinées, de vitrines brisées et de conteneurs en flammes ont circulé sur les réseaux sociaux. Rien de nouveau sous le soleil parisien.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce qui est véritablement révélateur, ce ne sont pas les émeutes elles-mêmes — prévisibles et répétées —, mais bien la réaction d’une certaine gauche qui se proclame « transformatrice ». Au lieu de condamner la violence gratuite, une partie d’entre elle l’a justifiée, l’a idéalisée, voire l’a célébrée ouvertement. C’est la gauche infantile, la gauche ACAB, qui éprouve une fascination quasi érotique pour le lumpenprolétariat, surtout lorsque celui-ci se livre à une destruction dépourvue de sens.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6683525&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/01/3312990319.jpg&quot; alt=&quot;ACABBanner.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour ce courant, tout acte de vandalisme commis par des jeunes de quartiers défavorisés se transforme automatiquement en « résistance ». Peu importe qu’il n’y ait aucune revendication politique claire, aucune direction idéologique, ni même l’ombre d’un projet de transformation sociale. Il suffit que les protagonistes appartiennent à des milieux marginaux pour que la destruction soit interprétée comme un cri contre « le système ».&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;C’est un romantisme répugnant qui se focalise autour de jeunes qui, dans bien des cas, agissent par pure excitation, par mimétisme, par absence de limites ou simplement parce qu'il y a opportunité de piller. Il n’y a nulle part de conscience de classe. Il y a une rage diffuse, un hédonisme destructeur et, bien souvent, de la délinquance pure et simple.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6683535&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/929199292.jpg&quot; alt=&quot;karlmarx2.jpg&quot; width=&quot;234&quot; height=&quot;305&quot; /&gt;Marx avait déjà mis en garde à propos du lumpenprolétariat: cette strate sociale dégradée, sans conscience de classe, facilement manipulable et prête à servir aussi bien la réaction que le crime organisé. Loin d’être une avant-garde révolutionnaire, le lumpenprolétariat est, selon les mots mêmes de Marx, «la lie de toutes les classes». Aujourd’hui, certains pans de la gauche infantile ont complètement inversé cette appréciation: ce qui était un problème structurel est devenu un objet de fétichisme.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les organisations sérieuses, celles qui comprennent le sens de la transformation sociale, savent que la violence ne prend sens que lorsqu’elle est subordonnée à un objectif politique clair et dotée d’une direction stratégique. L’incendie de voitures à Paris après une finale de football n’a rien de tout cela. C’est une violence ludique, nihiliste, contre-productive. Loin de rapprocher la classe ouvrière de ses intérêts, elle l’en éloigne: le travailleur qui voit sa voiture détruite ou son quartier transformé en zone de guerre ne ressent pas de solidarité envers les incendiaires, mais du rejet et de la peur.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Néanmoins, pour la gauche ACAB, cette distinction est « bourgeoise ». Condamner les émeutes reviendrait à « stigmatiser les jeunes des quartiers ». Mieux vaut garder le silence ou sortir la phrase attendue: « la violence vient de l’État ».&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette attitude n’est pas seulement moralement répugnante. Elle est politiquement suicidaire. En légitimant le lumpenprolétariat comme sujet révolutionnaire, cette gauche abandonne la classe ouvrière réelle — celle qui se lève à six heures du matin, paie ses impôts et souhaite la sécurité dans son quartier — pour embrasser les parasites sociaux, vivant en marge de toute contribution productive. Le résultat est prévisible: perte de soutien populaire et renforcement de la droite qui, elle, parle clairement d’ordre et de sécurité.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6683536&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/450651777.jpeg&quot; alt=&quot;00739996-f3e8-33de-93d0-abe9275cef4d-960x640.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La gauche à construire — si tant est qu’elle aspire encore à être une alternative au pouvoir — doit rompre radicalement avec cette fascination infantile pour la destruction gratuite. La violence lumpenprolétarienne n’est pas émancipatrice. Elle est régressive. Les intérêts de la classe ouvrière passent par l’éducation, un emploi digne, un logement abordable, une santé publique forte et la sécurité dans les quartiers, non par le spectacle de conteneurs incendiés à chaque événement sportif.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ceux qui justifient ou se taisent devant ces épisodes ne sont pas les alliés des travailleurs. Ils sont complices de la dégradation sociale. Et à ce titre, ils méritent d’être fermement rejetés.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La véritable transformation sociale ne naîtra pas de jeunes brûlant des voitures sans raison. Elle viendra de travailleurs organisés, conscients et porteurs d’un projet. Le reste n’est que spectacle et folklore lumpenprolétarien.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>Zed</name>
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<title>Racaille : le stade ultime du consumérisme...</title>
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<updated>2013-12-06T10:00:00+01:00</updated>
<published>2013-12-06T10:00:00+01:00</published>
<summary>  Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de  Xavier Raufer , cueilli...</summary>
<content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de &lt;strong&gt;Xavier Raufer&lt;/strong&gt;, cueilli sur &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bvoltaire.fr/&quot;&gt;Boulevard Voltaire&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et consacré à la sous-culture des bandes de cités...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4352620&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/01/4274301231.jpg&quot; alt=&quot;Rappeur 4.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Racaille : le stade ultime du consumérisme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Peut-on expliquer la violence débridées des bandes des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;quartiers sensibles&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; par la culture de l’immédiat, du &lt;em&gt;«&amp;nbsp;tout, tout de suite&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, des jeux vidéo&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Distinguons les fondamentaux de la vie criminelle du contexte dans lequel elle s’écoule. Le milieu criminel est forcément violent et ne peut que l’être, car les bandits sont &lt;em&gt;stricto sensu&lt;/em&gt; des hors-la-loi. Exclus de la justice du monde honnête, ils ne peuvent faire condamner un concurrent, ou un rival, par un de ces juges qu’ils fuient comme la peste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Autre règle d’or&amp;nbsp;: le Milieu est territorial – avec l’évidente exception des bandits nomades. Il faut donc au malfaiteur sédentaire un fief d’où mener ses affaires, illicites ou autres. Voici un dealer de drogue&amp;nbsp;: si un intrus envahit &lt;em&gt;«&amp;nbsp;son&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; territoire, il ne peut se plaindre au commissariat, ni faire condamner l’envahisseur à une amende ou à la prison. Il peut le frapper ou le tuer. Et pour que la leçon soit explicite, qu’elle soit spectaculaire&amp;nbsp;: lynchages filmés, usage d’armes de guerre, etc. Ainsi, contrairement au garde des sceaux, le Milieu croit fermement à la vertu de l’exemple…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sinon bien sûr, les voyous ne sont pas des extra-terrestres. Ils baignent dans une sous-culture violente médiatique. Surtout dans le folklore du &lt;em&gt;gangsta rap&lt;/em&gt; californien, d’abord du groupe NWA (Niggaz Wit Attitudes) des années 1985-90, dont les fondateurs ont d’explicites &lt;em&gt;«&amp;nbsp;noms de guerre&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de gangsters (surtout des Crips)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Dr Dre&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Eazy-E&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Ice Cube&amp;nbsp;» et usent de l’argot des dealers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans ces zones de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;non-droit&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;être&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; nécessite d’&lt;em&gt;«&amp;nbsp;avoir&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: notre univers consumériste et inondé de téléréalité n’explique-t-il pas aussi tout cela&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Oui et d’autant que d’usage, ceux qu’à l’instar de Karl Marx nous nommons &lt;em&gt;«&amp;nbsp;racailles&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; sont illettrés et passent leur temps devant des écrans. Quand vous conversez avec ces &lt;em&gt;«&amp;nbsp;jeunes&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; – ce qui m’arrive –, vous êtes frappés par leur immaturité, leur impulsivité, leur brutal passage du registre amical-rigolard à la violence bestiale&amp;nbsp;: de jeunes adultes parfois baraqués, dotés d’une émotivité infantile. La moindre contrariété, un mauvais regard et ils explosent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Idem&lt;/em&gt; pour la consommation. Ce qu’ils voient à l’écran, ils le veulent tout de suite. Là est la puérilité&amp;nbsp;: l’enfant ne maîtrise pas encore la temporalité, il ne sait différer ses attentes, il veut le jouet à l’instant. Ces jeunes incultes prennent aussi pour argent comptant tout ce qu’ils voient&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;vu-à-la-télé&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; est pour eux la vérité du bon Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Certaines marques jouent enfin sur ce «&amp;nbsp;gangsta culte&amp;nbsp;» pour séduire les aspirants-bandits et les petits bourges fascinés par la transgression et l’illicite. La mode lancée à Compton (fief criminel de Los Angeles) échoue ainsi dans les collèges pour gosses de riches – en passant par les racailles, bien sûr&amp;nbsp;; et par nos rappeurs qui, contrairement à leurs modèles californiens, sont plutôt de faux durs que des vrais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au fait, à propos de racailles et de Karl Marx, une citation pour édifier la police de la pensée&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Le lumpenproletariat, cette lie d’individus déchus de toutes les classes [...] est, de tous les alliés possibles, le pire. Cette racaille est parfaitement vénale et tout à fait importune… Tout chef ouvrier qui emploie cette racaille comme garde ou s’appuie sur elle démontre par là qu’il n’est qu’un traître.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Karl Marx, Friedrich Engels, &lt;em&gt;La social-démocratie allemande&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Xavier Raufer&lt;/strong&gt;, propos recueillis par Nicolas Gauthier (&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;, 2 décembre 2013)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<name>hoplite</name>
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<title>lumpen progressiste</title>
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<updated>2012-03-28T14:29:50+02:00</updated>
<published>2012-03-28T14:29:50+02:00</published>
<summary>     &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;...</summary>
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&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3508699&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://hoplite.hautetfort.com/media/02/02/3576450798.jpg&quot; alt=&quot;_59185016_miriammonsonego_byt.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&quot;Ecoutez, dans une affaire comme celle-là, la détresse du père, on peut peut-être la comprendre aussi.&quot; Pour lui, &quot;il faut comprendre comment un jeune homme comme ça, de la banlieue toulousaine, peut s'engager dans une telle dérive criminelle, après avoir croisé dans son parcours, plusieurs fois, la police et la &lt;a class=&quot;invisible&quot; href=&quot;http://actualites.leparisien.fr/justice.html&quot;&gt;justice&lt;/a&gt;&quot;. &lt;a href=&quot;http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/laurent-pcf-on-peut-peut-etre-comprendre-la-detresse-du-pere-de-merah-27-03-2012-1926234.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Pierre Laurent, secrétaire général du PCF&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;As usual, pas un mot pour les familles des victimes du franco-algérien (et &lt;a href=&quot;http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/27/1316372-les-considerations-mediatiques-l-ont-emporte-sur-tout-le-reste.html&quot;&gt;informateur de la DCRI?&lt;/a&gt;) Merah et compassion à peine voilée pour le père* d'un tueur de petite fille (photo la petite myriam, coursée dans la cour de son école et abattue à bout portant)...réaction trés symptomatique de l'imaginaire progressiste de nos modernes à plusieurs titres:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-Laurent, comme &lt;a href=&quot;http://www.tnova.fr/essai/gauche-quelle-majorit-lectorale-pour-2012&quot;&gt;d'autres enflures Strausskahninnes de Terra Nova&lt;/a&gt;, a compris que le socle électoral du PCF, du PS, et globalement des partis progressistes &quot;de gauche&quot; n'a plus grand-chose à voir avec celui de l'aprés-guerre et des 30 glorieuses: les milieux ouvriers et populaires et les classes moyennes d'origine européenne ne votent plus que marginalement à gauche et ont reporté leur vote sur l'UMP, l'abstention et surtout le FN. PS et PC ont parfaitement analysé cette évolution et ont compris que la seule façon de reconstituer un réservoir électoral stable était d'essayer de capter le vote &quot;jeune&quot;, le vote &quot;féminin&quot; et le vote &quot;immigré&quot;. Hors de question, donc, de perdre une occasion de récupérer l'électorat muzz (ce nouveau prolétariat) au moment ou la trés grande majorité de la clique politique montre sa réprobation de l'intégrisme musulman, à bon droit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-le pauvre Laurent est comme ses épigones progressistes, consciemment ou non, littéralement&lt;em&gt; fasciné&lt;/em&gt; par la racaille, ses figures de légendes (de Tony Montana à Merah en passant par &quot;Un prophète&quot;), ses codes de petites frapes analphabètes, ses pseudo-valeurs de mafieux (&quot;respect msieu!&quot;), son imaginaire dérisoire (&quot;faire de la thune&quot;), son vocabulaire appauvri de sous ghetto noir, son aptitude innée à transgresser les règles et les lois et à se comporter comme le dernier des chacals, autant de choses qui font écho (en bien) chez tout progressiste conséquent à cette injonction permanente faite à chacun de &lt;em&gt;dépasser ses limites&lt;/em&gt; (et celle de la société) et de &lt;em&gt;transgresser&lt;/em&gt; tout ce qui peut, à un moment donné, avoir une valeur normative quelconque (&quot;faire tomber les derniers tabous&quot;, &quot;dépoussierer les vieux montages normatifs&quot;, etc.). Marx avait eu quelques phrases définitives sur ce&lt;em&gt; lumpenprolétariat&lt;/em&gt;** composé des êtres les plus vils car capables de s'attaquer aux classes populaires et d'être instrumentalisés par l'oligarchie bourgeoise,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-sur le fond, cela illustre parfaitement la trés grande &lt;em&gt;confusion&lt;/em&gt; de nos modernes progressistes (de droite comme de gauche, tous ralliés à l'imaginaire du capitalisme globalisé et tétanisés par tout regard en arrière), bien incapables (si tant est qu'ils le veuillent) de s'appuyer sur quelques valeurs normatives que ce soit pour condamner ces actes criminels. Sur quoi, en effet (sur quelles valeurs morales, philosophiques ou religieuses par essence étrangères à l'univers juridico-marchand de nos modernes) pourraient-ils s'appuyer pour condamner de tels actes? Sade, figure emblématique de cette &quot;gauche&quot; acquise à cet imaginaire de nomade transgenre subventionné par Bouygues et Motorola, gauche qui, de fait, a renonçé, consciemment ou pas, à toute&lt;em&gt; critique sociale&lt;/em&gt; et à toute &lt;em&gt;défense des gens ordinaires et d'un certain conservatisme&lt;/em&gt; (&quot;empêcher que le monde ne se défasse&quot; ,Camus, Discours de Suède), symbolise comme l'explique trés bien Michéa dans sa préface à l'ouvrage de Lasch (La culture du narcissisme), cette hubris moderne de destruction de tout ce qui pourrait d'une manière ou d'une autre, limiter cette injonction à l'émancipation de toute contrainte et à la satisfaction de tous les désirs:&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Naturellement, à partir du moment où l’on reconnaît que le système capitaliste porte en lui&amp;nbsp;—&amp;nbsp;comme la nuée l’orage&amp;nbsp;—&amp;nbsp;le bouleversement perpétuel des conditions existantes, un certain nombre de conséquences indésirables ou iconoclastes ne peuvent manquer de se présenter. Sous ce rapport, l’un des passages les plus dérangeants de La Culture du narcissisme demeure, de toute évidence, celui où Lasch développe l’idée que le génie spécifique de Sade&amp;nbsp;—&amp;nbsp;l’une des vaches sacrées de l’intelligentsia de gauche&amp;nbsp;—&amp;nbsp;serait d’être parvenu, «&amp;nbsp;d’une manière étrange&amp;nbsp;», à anticiper dès la fin du XVIII&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 25%;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; siècle toutes les implications morales et culturelles de l’hypothèse capitaliste, telle qu’elle avait été formulée pour la première fois par Adam Smith, il est vrai dans un tout autre esprit. «&amp;nbsp;Sade&amp;nbsp;—&amp;nbsp;écrit ainsi Lasch&amp;nbsp;—&amp;nbsp;imaginait une utopie sexuelle où chacun avait le droit de posséder n’importe qui ; des êtres humains, réduits à leurs organes sexuels, deviennent alors rigoureusement anonymes et interchangeables. Sa société idéale réaffirmait ainsi le principe capitaliste selon lequel hommes et femmes ne sont, en dernière analyse, que des objets d’échange. Elle incorporait également et poussait jusqu’à une surprenante et nouvelle conclusion la découverte de Hobbes, qui affirmait que la destruction du paternalisme et la subordination de toutes les relations sociales aux lois du marché avaient balayé les dernières restrictions à la guerre de tous contre tous, ainsi que les illusions apaisantes qui masquaient celle-ci. Dans l’état d’anarchie qui en résultait, le plaisir devenait la seule activité vitale, comme Sade fut le premier à le comprendre&amp;nbsp;—&amp;nbsp;un plaisir qui se confond avec le viol, le meurtre et l’agression sans freins. Dans une société qui réduirait la raison à un simple calcul, celle-ci ne saurait imposer aucune limite à la poursuite du plaisir, ni à la satisfaction immédiate de n’importe quel désir, aussi pervers, fou, criminel ou simplement immoral qu’il fût. En effet, comment condamner le crime ou la cruauté, sinon à partir de normes ou de critères qui trouvent leurs origines dans la religion, la compassion ou dans une conception de la raison qui rejette des pratiques purement instrumentales ? Or, aucune de ces formes de pensée ou de sentiment n’a de place logique dans une société fondée sur la production de marchandises.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://transatlantica.revues.org/519&quot;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (Michéa, préface à La culture du narcissisme de C Lasch)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;* &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/27/01016-20120327ARTFIG00368-le-passe-trouble-du-pere-de-mohamed-merah.php&quot;&gt;repris de justice notoire&lt;/a&gt; lui aussi (condamné en 2000 et 2001 à 5 ans de prison ferme en France pour trafic de stupéfiants et subornation de témoins).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;**&lt;em&gt;&quot;Le lumpenprolétariat, dans toutes les grandes villes, constitue une masse nettement disctincte du prolétariat industriel; pépinière de voleurs et de criminels de toute espèce, vivant des déchets de la société, individus sans métiers avoués, , rodeurs, gens sans aveu et sans feu différents selon le degré de culture de la nation à laquelle ils appartiennent, ne démentant jamais le caractère de Lazaroni, (...) cabales des actes de banditisme les plus crapuleux et de la vénalité la plus infâme&quot;&lt;/em&gt; (Les luttes des classes en France, 1850).&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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