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<title>Last posts on les malices de plick et plock</title>
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<name>fredlautre</name>
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<title>JAMAIS DEUX SANS TROIS</title>
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<updated>2019-04-22T09:00:00+02:00</updated>
<published>2019-04-22T09:00:00+02:00</published>
<summary>  J'avais, ça commence à faire du temps (  15 novembre 2012  ), remarqué une...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;J'avais, ça commence à faire du temps (&lt;span style=&quot;color: #ff0000; background-color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;color: #ff0000; background-color: #ffffff;&quot; href=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/archive/2012/11/15/plick-et-plock-chez-tintin.html&quot;&gt;15 novembre 2012&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;), remarqué une source d'inspiration possible de Hergé pour un épisode du Temple du soleil, où le capitaine Haddock, lancé à la poursuite des Indiens, fait une terrible chute dans une pente des Andes, qui le transforme assez vite en énorme boule de neige venant par bonheur (!) se fracasser sur un rocher, pendant que les quatre Indiens, eux-mêmes sphériquement enneigés, sont expédiés dans le précipice (il y a en effet quelques morts dans les aventures de Tintin, cf. On a Marché sur la lune). Notez les pieds qui dépassent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5981476&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/00/1085867660.jpg&quot; alt=&quot;HERGE TEMPLE DU SOLEIL.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;C'est en relisant Les Malices de Plick et Plock, de l'inoubliable auteur du Sapeur Camember, Georges Colomb, alias Christophe, que je m'étais dit qu'Hergé avait pu s'inspirer de son ancêtre en bande dessinée pour la page 33 du Temple (un demi-siècle sépare les deux BD). Plick et Plock, gnomes sans expérience, n'ont jamais vu la neige. Plock a donné une forte bourrade à Plick qui roule dans la pente ... : « &lt;em&gt;... et se trouve bientôt inclus dans une boule de neige qui va grossissant à mesure qu'elle descend, ainsi que le font habituellement les boules de neige&lt;/em&gt; ». C'est un « &lt;em&gt;arbre providentiel&lt;/em&gt; » qui arrêtera la course de Plick, qui s'en trouve « &lt;em&gt;délivré et meurtri&lt;/em&gt; ». Là, déjà, les pieds dépassaient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5981477&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/00/02/4153583330.jpg&quot; alt=&quot;CHRISTOPHE PLICK ET PLOCK.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Mais ce n'était pas tout : jamais deux sans trois, dit-on. Révisant ces jours-ci, comme je le fais régulièrement par souci d'hygiène mentale, les immarcescibles facéties, volontaires ou non, souvent (mais pas toujours) catastrophiques de Gaston Lagaffe, génial perturbateur de la vie de bureau inventé par Franquin, je suis tombé sur une planche (n° 550, au scénario de laquelle Roba, l'auteur fameux de Boule et Bill, a participé). On ne le dira jamais assez : je ne connais pas de dessinateur qui sache donner à ses intentions comiques des formes aussi fortement expressives que ce virtuose du crayon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;On retrouve ici le thème de la boule de neige : Gaston est envoyé par la direction des éditions Dupuis pour aller chercher Prunelle dans sa maison de campagne et le ramener à la rédaction. Il est, comme on peut s'y attendre, au volant de son inénarrable tacot jaune et noir (riche source d'inspiration pour Franquin, comme M. de Mesmaeker, le gaffophone, la mouette rieuse, moiselle Jeanne, Jules de chez Smith-en-face, l'agent Longtarin, le chat et tant d'autres). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Comme il a beaucoup neigé, Gaston a installé des chaînes, mais comme de bien entendu, pas n'importe quelles chaînes : « &lt;em&gt;Un modèle nouveau, conçu et fabriqué par un certain Lagaffe, qui en connaît un bout en matériel roulant&lt;/em&gt; », déclare-t-il au méfiant Prunelle (notez le clin d’œil du mot &quot;roulant&quot;, mais peut-être ce sens – &quot;qui fait rire&quot; – s'est-il aujourd'hui perdu). Arrive évidemment ce qui devait arriver : l'une des chaînes se rompt, se prend dans l'essieu arrière, bloquant brutalement la voiture. Et comme par hasard, ça se passe dans une pente. On a déjà deviné la suite. Sauf qu'ici, pas de pieds qui dépassent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5981478&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/01/2241112127.jpg&quot; alt=&quot;LAGAFFE NOUS GÂTE.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Franquin s'est-il inspiré de ses prédécesseurs ? Pas sûr, mais je dirai au moins que ça peut se discuter. La question qu'on se pose ensuite est de savoir si l'on trouve ailleurs dans la BD l'utilisation de ce thème de la boule de neige &quot;habitée&quot;. Je n'ai pas de réponse à la question.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;J'aurais pu ajouter à la série un autre gag de Gaston. On trouve en effet dans la demi-planche 791 (vol. 12, Le Gang des gaffeurs) une autre évocation de boule de neige, mais je ne l'ai pas jugée digne d'entrer dans la série. A tort ou à raison, je trouve le gag plus faible : ça se passe un jour de neige en ville. Gaston, qui a inventé le &quot;jokari-avec-super-balle&quot; (on se souvient des dégâts que la super-balle peut commettre par temps sec, planche 591, vol.8) organise une partie dans la rue en compagnie de son pote Jules-de-chez-Smith-en-face. Gaston lance la super-balle et les deux amis la voient &quot;rebondir sur deux façades et tourner le coin&quot;, et se demandent combien de bourgeois vont être terrorisés. Et voici de quelle façon elle leur revient dans la figure. Je ne sais pas vous, mais moi, désolé, Franquin : j'ai du mal à y croire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5981926&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/02/962106147.jpg&quot; alt=&quot;bande dessinée,hergé,tintin,le temple du soleil,christophe bd,georges colomb,sapeur camember,les malices de plick et plock,franquin,gaston lagaffe,lagaffe nous gâte,gaston et prunelle,humour,m. de mesmaeker,gaffophone,moiselle jeanne&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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<name>fredlautre</name>
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<title>L’ÉLÉPHANT CÉLÈBES</title>
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<updated>2014-11-04T09:00:00+01:00</updated>
<published>2014-11-04T09:00:00+01:00</published>
<summary>  LE JOURNAL DES VOYAGES AUX SOURCES DE MAX ERNST ?  &amp;nbsp;     Les visiteurs...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;LE JOURNAL DES VOYAGES AUX SOURCES DE MAX ERNST ?&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Les visiteurs de ce blog, s’ils se souviennent ou qu’ils font un détour par ce que j’y avais mis les 1, 2 et 3 août 2013, savent à quelle profondeur de sol&amp;nbsp;est enraciné mon intérêt pour la «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Bande Dessinée&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;», nourrice au sein généreux et au lait aussi riche qu’Abondant et Crésus réunis. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Si je cite ces trois dates, c’est que j’y braquais alors ma lorgnette sur certaines sources qui avaient pu inspirer le grand Hergé pour certaines de ses vignettes.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;C’est ainsi que &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Les Malices de Plick et Plock&lt;/span&gt; (Georges Colomb, alias Christophe) ont été mises à contribution dans la scène du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Temple du soleil&lt;/span&gt; où le capitaine Haddock se transforme en énorme boule de neige dévalant une pente vertigineuse (dans les deux images, notez le pied qui dépasse). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Que &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L’Idée fixe du savant Cosinus&lt;/span&gt; a fourni le remède miracle capable de le réveiller de son coma (&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Temple du soleil&lt;/span&gt;, p. 32, et &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;On a Marché sur la lune&lt;/span&gt;, p. 61), quoique sur un thème plus en accord avec son penchant pour une boisson forte distillée en Ecosse, alors que le docteur Letuber avait réveillé Cosinus en introduisant, « &lt;em&gt;pour se donner une contenance&lt;/em&gt; »,&amp;nbsp;une erreur dans la formule savante&amp;nbsp;que ce dernier avait écrite sur son tableau noir, inventant « &lt;em&gt;la fameuse mathématicothérapie&lt;/em&gt; ». Moralité : Hergé s'est souvenu de Christophe, par ailleurs inoubliable géniteur du sapeur Camember (né un 29 février)&amp;nbsp;et de la famille Fenouillard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Et puis&amp;nbsp;j’étais tombé par hasard, en feuilletant une collection du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Journal des Voyages&lt;/span&gt;, sur un incendie de prairie qui a bien pu inspirer celui de la page 38 de&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Tintin en Amérique&lt;/span&gt;. Et que &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Tintin au Congo&lt;/span&gt;, en sa page 20, avait fort bien pu aller y chercher la locomotive Decauville, que l’autorité de Tintin - dont l'automobile avait jeté bas celle-ci -&amp;nbsp;commandant la manœuvre&amp;nbsp;aux Africains réussit à remettre sur ses rails (se reporter aux billets mentionnés plus haut).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Mais c’est surtout l’éléphant formant la partie centrale de ces billets qui m’intéresse aujourd’hui. Car si je n’ai rien de nouveau sur le couple (ci-contre)&amp;nbsp;Hergé-&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Journal des Voyages&lt;/span&gt;, un souvenir m’est revenu, en revoyant l’image de cet éléphant soulevant le « &lt;em&gt;gamin de Paris&lt;/em&gt; » avec sa trompe, celui d’une œuvre peinte par Max Ernst en 1921&amp;nbsp;: &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L’Eléphant des Célèbes&lt;/span&gt;&amp;nbsp;(parfois nommé &quot;L'Eléphant Célèbes&quot;).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;On pensera ce qu’on voudra de cette grosse masse couleur d’ardoise, la question n’est pas là. J'en ai pensé pendant un temps ce que j'ai pensé : je n’étais pas encore dessillé de la grosse fumisterie surréaliste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;L’encyclopédie en ligne signale que l’artiste s’est servi, pour la forme principale, d’un «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;silo à grains soudanais&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». Je veux bien, c'est sûrement vrai, et&amp;nbsp;je n’ai rien contre les silos à grains soudanais. Au contraire, je les adore. Pour dire le vrai, j’en raffole. Nul ne saurait se passer d’un silo à grains,&amp;nbsp;surtout soudanais, surtout en temps de disette, surtout s'il est convenablement pourvu. Je me&amp;nbsp;tapote cependant le menton.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Mon scepticisme paraîtra peut-être&amp;nbsp;suspect (voire lèche-cul) à certains,&amp;nbsp;mais qu'on juge plutôt la&amp;nbsp;curieuse parenté de forme qui&amp;nbsp;unit l’œuvre du peintre &quot;surréaliste&quot; (pas encore&amp;nbsp;: le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Manifeste&lt;/span&gt; est de 1924) à la gravure du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Journal des Voyages&lt;/span&gt;. Bien mieux même, à la réflexion, qu’à la vignette d’Hergé. Il me semble que la&amp;nbsp;confrontation des deux images met en évidence une source d'inspiration de Max Ernst, de façon très vraisembable. Tout n'y est pas, certes, mais ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Je n’entrerai pas dans les détails, l’analyse ou l'argumentation&amp;nbsp;: que celui qui a des yeux regarde. Je me contente de me gausser : Max Ernst a fourni à plaisir&amp;nbsp;un arsenal de&amp;nbsp;brimborions de&amp;nbsp;ce qui fera plus tard l'attirail quincaillant et fossilisé des poncifs&amp;nbsp;de la verroterie surréaliste (où l'on remarque encore, soit dit en passant,&amp;nbsp;des souvenirs techniques&amp;nbsp;de Giorgio de Chirico&amp;nbsp;- alors l'idole d'André Breton -&amp;nbsp;ou de Carlo Carra). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Alors je ne vais pas cacher une légère déception : l'éléphant, dans le récit du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Journal des Voyages&lt;/span&gt;, n'a rien à voir avec les Célèbes (Kalimantan, Sulawesi, Moluques, ...&amp;nbsp;enfin, c'est dans ce coin-là). Les aventures de Friquet, dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Tour du monde d'un gamin de Paris&lt;/span&gt;, (racontées par Louis Boussenard)&amp;nbsp;se déroulent en effet quelque part en Afrique, sans doute du côté de l'actuel Gabon, où les aventuriers ont affaire aux cruels « &lt;em&gt;Osyebas&lt;/em&gt; », des anthropophages sans pitié (qui, soit dit en passant, si ce sont bien les mêmes, fabriquent des représentations saisissantes du visage humain). Pour les amateurs de références précises, l'illustration figure à la p.37 du tome V, dans le n°107, paru le dimanche 27 juillet 1879.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Résultat des courses : si « &lt;em&gt;l'éléphant est irréfutable&lt;/em&gt; » (cela doit dire quelque chose aux connaisseurs d'Alexandre Vialatte, que diable !),&amp;nbsp;je ne sais pas de quel chapeau est sorti l'archipel des Célèbes.&amp;nbsp;Voilà un beau thème de recherche pour les chercheurs. En revanche, je peux dire que Vialatte a fait venir cette expression sous sa plume en écrivant sa « &lt;em&gt;Chronique d'Orson Welles, de Falstaff, et de plusieurs autres éléphants&lt;/em&gt; », publiée dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La Montagne&lt;/span&gt; le 9 août 1966. Toujours pour les amateurs de références précises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Ma conclusion&amp;nbsp;? Oh, elle est simple&amp;nbsp;: le Surréalisme prônait une «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;révolution de l’esprit&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» (vous savez, la sempiternelle rengaine andrébretonnouillante&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Changer la vie, a dit Rimbaud, transformer le monde, a dit Marx&amp;nbsp;: ces deux mots d’ordre pour nous n’en font qu’un &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;»),&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;et il a,&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;au bout du compte, accouché d'un avorton minable et&amp;nbsp;dévastateur&amp;nbsp;:&amp;nbsp;Sa Majesté la Marchandise, en fournissant à la toute-puissante Régence de Son Eminence&amp;nbsp;Publicité une mine inépuisable d’images (puisées dans les couches les plus superficielles de l'inconscient), capables de déréaliser la réalité et&amp;nbsp;d’élever un écran infranchissable entre l’esprit des masses consommatrices et la destruction&amp;nbsp;réelle&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;du monde concret (la formule &quot;&lt;em&gt;destruction concrète du monde réel&lt;/em&gt;&quot; est également admise).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Voilà ce que je dis, moi.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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