<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.hautetfort.com/css/atom.xsl" ?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
<title>Last posts on lebensphilosophie</title>
<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/lebensphilosophie/atom.xml"/>
<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/lebensphilosophie" />
<updated>2026-06-27T06:11:13+02:00</updated>
<rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights>
<generator uri="https://www.hautetfort.com/" version="1.0">https://www.hautetfort.com/</generator>
<id>https://www.hautetfort.com/explore/posts/tag/lebensphilosophie/atom.xml</id>
<entry>
<author>
<name>Ratatosk</name>
<uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
</author>
<title>Essence de la philosophie et conscience de sa propre historicité dans la pensée de Wilhelm Dilthey</title>
<link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2026/06/25/essence-de-la-philosophie-et-conscience-de-sa-propre-historicite-dans-la-pe.html" />
<id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2026-06-25:6599762</id>
<updated>2026-06-25T16:37:14+02:00</updated>
<published>2026-06-25T16:37:14+02:00</published>
<summary>          Essence de la philosophie et conscience de sa propre historicité...</summary>
<content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6686544&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/3471946639.jpg&quot; alt=&quot;330px-Dilthey1-4.jpg&quot; width=&quot;633&quot; height=&quot;921&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 24pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Essence de la philosophie et conscience de sa propre historicité dans la pensée de Wilhelm Dilthey&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Francesco Lamendola&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ex : &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;http://www.centrostudilaruna.it/&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il serait difficile de surestimer l'importance du père de l’historicisme, Wilhelm Dilthey, dans le panorama de la philosophie du XXe siècle. Son influence, directe ou indirecte, se propage dans au moins quatre directions principales: celle de l’historicisme allemand, dont les principaux représentants furent Ernst Troeltsch et Friedrich Meinecke; celle de la sociologie, représentée par Max Weber et Karl Mannheim; celle de la phénoménologie, avec Edmund Husserl et Max Scheler; et enfin celle de l’existentialisme, avec Martin Heidegger et Karl Jaspers.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Né à Biebrich, en Rhénanie, en 1833, et mort à Seis am Schlern, près de Bozen au Tyrol, en 1911, il fut professeur à Bâle, Kiel et Breslau, avant d’occuper, pendant près de trente ans (de 1882 jusqu’à sa mort), la chaire à l’université de Berlin, qui avait déjà été, avant lui, celle de Rudolph Hermann Lotze et, auparavant encore, de G. F. W. Hegel. Dans sa longue et féconde activité de recherche et d’enseignement (il forma des penseurs tels que Georg Misch et Bernard Groethuysen), il fut l’un des plus grands représentants de ce prodigieux élan intellectuel qui caractérisa le monde germanophone dans les dernières décennies du XIXe siècle et les débuts du XXe ; cette période que, plus tard, les historiens ont appelée la belle époque, mais dont les Européens de l’époque, comme le remarque justement Philippe Daverio, n’avaient pas conscience, car elle ne serait devenue “belle” que plus tard, dans la nostalgie du souvenir: après les massacres insensés de la Première Guerre mondiale.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6686545&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/1994978094.jpg&quot; alt=&quot;md14128321143.jpg&quot; width=&quot;263&quot; height=&quot;420&quot; /&gt;Ses œuvres majeures sont: &lt;em&gt;Introduction aux sciences de l’esprit &lt;/em&gt;(1883) ; &lt;em&gt;Idées pour une psychologie descriptive et analytique&lt;/em&gt; (1894); &lt;em&gt;Histoire de la jeunesse de Hegel&lt;/em&gt; (1905); &lt;em&gt;L’expérience sensible et la poésie&lt;/em&gt; (1905) ; &lt;em&gt;L’essence de la philosophie&lt;/em&gt; (1907); &lt;em&gt;La construction du monde historique dans les sciences de l’esprit&lt;/em&gt; (1910); &lt;em&gt;L’analyse de l’homme et l’intuition de la nature de la Renaissance au XVIIIe siècle,&lt;/em&gt; un recueil d’études publiées entre 1891 et 1904.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avec Wilhelm Dilthey, la philosophie s’écarte résolument aussi bien de la catégorisation abstraite d’inspiration idéaliste que du rationalisme positiviste naïf et optimiste, pour revenir vers la vie, vers ses faits concrets et immédiats, vers la centralité de l’expérience. Le mot-clé de la philosophie de Dilthey est en effet &lt;em&gt;Erlebnis,&lt;/em&gt; que l’on peut traduire par “expérience”, “vécu” ou “expérience vécue”. L’&lt;em&gt;Erlebnis &lt;/em&gt;est une expérience intérieure, qui permet à l’individu de connaître les objets et les événements historiques, selon une finalité explicite. Il ne s’agit toutefois pas d’un acte cognitif isolé et, pour ainsi dire, fragmentaire; mais d’un élément de la vie psychique individuelle qui renvoie à la totalité, se reliant organiquement à tous les autres actes et vécus, dans une relation de type dynamique.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6686546&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/01/3765429717.jpg&quot; alt=&quot;L-edification-du-monde-historique-dans-les-sciences-de-l-esprit.jpg&quot; width=&quot;262&quot; height=&quot;431&quot; /&gt;Nous n’entendons pas exposer ici les lignes détaillées de la pensée diltheyenne, ce qui nécessiterait un espace beaucoup plus vaste ; nous nous limiterons à une synthèse extrêmement rapide, pour ensuite focaliser notre attention sur sa dernière phase, celle exposée dans le livre &lt;em&gt;L’essence de la philosophie,&lt;/em&gt; où il insiste sur la conscience de sa propre historicité que la philosophie mûrit au cours des derniers siècles de l’histoire occidentale, particulièrement à partir de la Renaissance et de la Réforme.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La pensée de Dilthey part d’une critique du mouvement néocriticiste, qui tend à concevoir l’homme comme un être pensant, isolé et détaché de tout contexte. Déjà chez Kant, le plus grand représentant des Lumières, de tels aspects étaient présents et sous-tendaient toute sa conception anthropologique. Mais, pour Dilthey, l’homme n’est pas du tout isolé, il est au contraire l’être historique par excellence; et son intériorité ne se réduit pas à la seule dimension rationnelle, car la volonté et le sentiment sont ses caractéristiques concrètes les plus importantes; tandis que la raison est la faculté qui, étant universelle, unit les hommes dans une généralité abstraite.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En ce sens, le combat de Dilthey pour une fondation rigoureuse des «sciences de l’esprit» est, au fond, un combat néoromantique pour valoriser ce qu’il y a d’individuel et d’&lt;em&gt;irrépétible &lt;/em&gt;dans l’être humain, ainsi qu’un combat anti-positiviste pour affirmer, contre les tant vantées «sciences de la nature», la supériorité du fait humain, saisi dans sa concrétude expérientielle; et ici une analogie peut être faite avec l’illustre précédent de Giambattista Vico, mais aussi avec le Bruno des &lt;em&gt;Fureurs héroïques&lt;/em&gt; (et à Bruno, en effet, sont consacrées certaines des plus belles pages du livre déjà cité &lt;em&gt;L’analyse de l’homme et l’intuition de la nature de la Renaissance au XVIIIe siècle).&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La tâche de la philosophie, pour Dilthey, n’est pas de construire des métaphysiques, mais de comprendre les divers moments historiques à travers lesquels l’homme en est venu à se réaliser; et, en même temps, de saisir les liens subtils, mais nombreux et vitaux, qui unissent l’individu à sa société et à son temps. En ce sens, sa philosophie peut aussi être définie comme une sorte de relativisme historique, car elle entend historiciser tout produit de la pensée et toute activité pratique, montrant le lien nécessaire qui existe entre l’homme et son époque, entre la partie et le tout; et combien les conditions historiques concrètes ont influencé les manifestations individuelles de la pensée.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Voici comment Dilthey, dans l’écrit &lt;em&gt;Nouvelles études sur la construction du monde historique dans les sciences de l’esprit, &lt;/em&gt;inclus dans la &lt;em&gt;Critique de la raison historique&lt;/em&gt; (traduction italienne Einaudi, Turin, 1982, pp. 383-384), clarifie avec une limpidité exemplaire ce concept:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La conscience historique de la finitude de tout phénomène historique, de toute situation humaine et sociale, la conscience de la relativité de toute forme de foi est la dernière étape vers la libération de l’homme. Avec elle, l’homme parvient à la souveraineté d’attribuer à chaque Erlebnis son contenu et de s’y consacrer entièrement, avec franchise, sans l’entrave d’aucun système philosophique ou religieux. La vie se libère de la connaissance conceptuelle, et l’esprit devient souverain face aux toiles d’araignée de la pensée dogmatique. Toute beauté, toute sainteté, tout sacrifice, revécus et interprétés, ouvrent des perspectives qui révèlent une réalité. Et de même, nous attribuons à tout ce qu’il y a de mauvais, de redoutable et de laid en nous, une place dans le monde, une réalité qui lui est propre, qui doit être justifiée dans la connexion du monde : quelque chose sur quoi on ne peut se faire d’illusions. Et face à la relativité, la continuité de la force créatrice s’affirme comme l’élément historique essentiel.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6686548&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/3693914999.jpg&quot; alt=&quot;2270.jpg&quot; width=&quot;233&quot; height=&quot;360&quot; /&gt;Ainsi, de l’Erleben, de l’interprétation, de la poésie et de l’histoire dérive une intuition de la vie, qui existe toujours en et avec celle-ci. La réflexion l’élève à la distinction et à la clarté conceptuelle. La considération téléologique du monde et de la vie est reconnue comme une métaphysique qui repose sur une vision unilatérale, non arbitraire donc mais partielle de la vie, et la doctrine d’une valeur objective de la vie comme une métaphysique qui va au-delà de toute expérience possible. Mais nous faisons l’expérience d’une connexion de la vie et de l’histoire, dans laquelle chaque partie a une signification. Comme les lettres d’un mot, la vie et l’histoire ont un sens, et comme une particule ou une conjugaison, il existe dans la vie et dans l’histoire des moments syntaxiques qui ont une signification. Chaque homme poursuit sa propre recherche. Dans le passé, on a cherché à pénétrer la vie à partir du monde ; mais il n’y a que la voie qui procède de l’interprétation de la vie vers le monde, et la vie n’existe que dans l’Erleben, dans l’interprétation et la compréhension historique. Nous n’apportons à la vie aucun sens du monde. Nous sommes ouverts à la possibilité que le sens et la signification ne surgissent que dans l’homme et dans son histoire. Mais pas dans l’homme singulier, mais dans l’homme historique. Car l’homme est un être historique…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6686550&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/320655994.jpg&quot; alt=&quot;500-726-Vico.jpg&quot; width=&quot;224&quot; height=&quot;326&quot; /&gt;En d’autres termes, si dans les sciences naturelles la rigueur du procédé consiste en la séparation rigide du sujet et de l’objet, le monde de l’histoire vit dans la reprise opérée par le sujet historique, opération qui est rendue possible – comme Vico (illustration) l’avait bien vu – dans l’unité essentielle du sujet et de l’objet, dans cette unité de la vie qui jaillit de l’&lt;em&gt;Erlebnis&lt;/em&gt;, l’expérience du monde vécue directement par l’individu, dans toute la complexité et la richesse de cette situation historique donnée. En ce sens, anti-intellectualisme, historicisme et vitalisme sont les pôles d’une philosophie de la vie vécue, qui s’efforce de comprendre en elle-même, en les valorisant au maximum, chaque acte, chaque pensée, chaque expérience comme les fils d’une vaste toile qui embrasse l’ensemble du monde de la réalité historique.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En résumé, donc, on peut dire que la philosophie de Dilthey repose sur les aspects fondamentaux suivants :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;- la valorisation de l’individu, contre toute généralisation de type idéaliste &lt;/span&gt;(reprenant à son compte, mais avec des présupposés et des perspectives différents, les “révoltes” anti-hégéliennes de Schopenhauer, Kierkegaard et Nietzsche) ;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;- la centralité de la notion d’“expérience”, contre toute abstraction métaphysique ;&lt;/span&gt; réhabilitant la dimension a-rationnelle de l’homme et ses connexions avec les diverses formes de la connaissance et du savoir ;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;- la volonté de traduire le monde “subjectif” de l’histoire&lt;/span&gt; dans les termes, scientifiques et “objectifs”, d’un véritable système de sciences de l’esprit ;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;- la centralité de la catégorie de la compréhension&lt;/span&gt; (différente de celle de l’explication), comme élément indispensable à la connaissance de l’objet historique par le sujet.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6686551&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/157673831.jpg&quot; alt=&quot;imsmedages.jpg&quot; width=&quot;210&quot; height=&quot;297&quot; /&gt;À propos de ce dernier point, il nous semble opportun de rapporter ce qu’écrit Sergio Moravia dans &lt;em&gt;Éducation et pensée&lt;/em&gt; (Le Monnier, Florence, 1983, vol. 3, p. 275) :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le sommet et l’emblème même de la gnoséologie diltheyenne est le principe du « comprendre » (&lt;em&gt;Verstehen&lt;/em&gt;), un concept destiné à alimenter d’importants débats épistémologiques même à des époques proches de la nôtre. D’une manière générale, comprendre consiste en l’adoption d’une certaine attitude face à la vie, et cela au moyen de “ses” catégories «qui sont étrangères à la connaissance naturelle comme telle». Ce n’est que grâce à la compréhension que le sujet s’élève et se distancie de la dimension existentielle trop immédiate de l’&lt;em&gt;Erleben&lt;/em&gt;. Bien qu’il produise aussi un certain type de connaissance, le comprendre n’a rien à voir avec l’expliquer: alors que cette dernière tend à l’analyse des phénomènes objectifs en tant que tels et à l’énonciation des lois générales qui les gouvernent, la première s’attarde et s’applique à l’individu, au subjectif et à tout ce qui excède les cadres objectivo-nomologiques de l’explication.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La catégorie de l’explication (en allemand: &lt;em&gt;Erklären&lt;/em&gt;), en effet, est la modalité cognitive typique des sciences de la nature, laquelle ne modifie pas l’essence de l’objet connu, ne génère pas de valeurs ni ne réalise de buts quelconques. Au contraire, la compréhension (&lt;em&gt;Verstehen&lt;/em&gt;) est la modalité cognitive typique de l’esprit, dans laquelle l’acte de connaître n’est pas distinct de ce qui est connu, et, de plus, l’objet est modifié par la compréhension elle-même, qui se sert des catégories de finalité et de valeur et en crée la signification pour l’individu historique (cf. Francesco Donadio, article &lt;em&gt;Dilthey&lt;/em&gt; dans &lt;em&gt;Encyclopédie de la philosophie et des sciences humaines, &lt;/em&gt;Institut Géographique De Agostini, Novara, 1996, pp. 219-220).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-6686553&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/3584308735.JPG&quot; alt=&quot;FG002051.JPG&quot; /&gt;Pour Dilthey, le monde ne peut être vraiment compris selon la méthode indiquée par Hegel, ni à la lumière de l’image hyper-rationaliste de l’homme postulée par Kant. Les trois composantes de l’homme diltheyen, qui est un être intégralement historique, sont la raison, le sentiment et l’intuition.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;D’autre part, surtout dans la dernière phase de son parcours spéculatif, Dilthey s’aperçut que, si le langage et les concepts portent en eux les caractères de l’historicité, alors ils ne peuvent être universels et ne peuvent donner accès à une vérité définitive. Les sentiments, les valeurs, la science et la vérité ne seraient-ils donc que des produits de l’évolution historique de la société, destinés à changer continuellement dans le temps ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le philosophe allemand s’aperçut, surtout dans ses dernières œuvres, que le spectre du relativisme venait ainsi menacer toute la construction de sa pensée; relativisme qui, par la suite, serait poussé beaucoup plus loin par Heidegger et, surtout, par Feyerabend (cf. notre tout récent essai : &lt;em&gt;L’«anarchisme méthodologique» &lt;/em&gt;de Feyerabend pour briser la funeste alliance entre l’État et la science, consultable sur le site d’Arianna Editrice).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dilthey, toutefois, s’était rendu compte du danger et avait tenté de dépasser la menace du relativisme, qui pesait sur sa philosophie, en proposant d’un côté une “acceptation intégrale de la vie”, avec toute son inévitable relativité; de l’autre en reconnaissant à l’homme la seule capacité de constituer des sens de nature historique, adaptés à ses besoins et n’excédant pas la mesure de sa finitude.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette problématique est spécifiquement traitée par le philosophe allemand dans son livre &lt;em&gt;L’essence de la philosophie&lt;/em&gt; (titre original : &lt;em&gt;Das Wesen der Philosophie, &lt;/em&gt;1907 ; traduction de Giancarlo Penati, Editrice La Scuola, Brescia, 1971, pp. 149-154), dont le chapitre conclusif s’exprime en ces termes :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La philosophie se manifeste comm
</content>
</entry>
</feed>