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    <title>Last posts on knut hamsun</title>
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Hamsun l'hyperboréen</title>
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        <updated>2024-05-17T20:22:33+02:00</updated>
        <published>2024-05-17T20:22:33+02:00</published>
        <summary>          Hamsun l'hyperboréen       par Gennaro Malgieri        Source:...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6532683&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/3186337852.jpg&quot; alt=&quot;064fce9b0f22fa826563af12c74640a6.jpg&quot; width=&quot;487&quot; height=&quot;676&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Hamsun l'hyperboréen&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;par Gennaro Malgieri&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Source: https://www.barbadillo.it/114125-hamsun/&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Knut Hamsun est bien connu en Italie, et ce depuis quelques années. Ses romans ont toujours eu une fortune inversement proportionnelle aux mésaventures de l'auteur. L'universitaire finlandais Tarmo Kunnas, dont l'éditeur Settimo Sigillo a publié il y a quelques années&lt;em&gt; L'avventura di Knut Hamsun. &lt;/em&gt;La grande maison d'édition&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Adelphi a envoyé en librairie certains de ses romans les plus significatifs. Kunnas en parle longuement dans la biographie la plus complète du prix Nobel de littérature de 1920. Les matériaux ne manquent donc pas pour se faire une idée de l'ensemble de son œuvre, mais surtout de sa pensée et de ses opinions politiques controversées pour lesquelles il a été ostracisé et démoli dans l'immédiat après-guerre. Le livre de Kunnas met d'ailleurs fin à une « diabolisation » scandaleuse, ramenant Hamsun dans le courant principal de la littérature européenne du 20ème siècle, où il occupe une place de choix.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6532684&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/1156744510.jpg&quot; alt=&quot;41ATPdF7eXL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6532686&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/1994963881.jpg&quot; alt=&quot;71MN7omvXeL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Son dernier livre à paraître en Italie est un curieux et sage roman philosophico-économique : &lt;em&gt;Il potere del denaro, &lt;/em&gt;publié par Iduna avec une introduction de Paolo Mathlouthi. Le protagoniste est Benoni Hartvigsen, un pauvre pêcheur et facteur qui, un jour, devient soudainement riche et fait l'expérience directe du contraste dramatique entre l'argent et le travail, entre la nature et la ville, entre la sérénité d'une vie pauvre mais insérée dans une communauté harmonieuse et l'angoisse d'une existence riche vécue au milieu d'un égoïsme individualiste, en un mot entre la culture et la civilisation. Un roman « conservateur », pourrait-on dire. Et il le ramène à ses origines, à des romans comme &lt;em&gt;La Faim&lt;/em&gt;, par exemple, qui a connu une grande notoriété au début du siècle dernier. Au point que beaucoup ont loué ses qualités littéraires et apprécié son éthique.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6532687&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/1782949782.jpg&quot; alt=&quot;5937-gf.jpg&quot; width=&quot;226&quot; height=&quot;341&quot; /&gt;Lorsqu'il reçoit le prix Nobel en 1920, par exemple, Thomas Mann déclare que jamais il n'a été décerné à quelqu'un de plus méritant ; Kafka, Brecht, Miller sont séduits par son style ; Isaac Bashevis Singer estime que « toute la littérature moderne dérive de Hamsun » ; Eugenio Montale le considère comme « le plus digne successeur d'Ibsen et de Björnson dans le ciel de la littérature européenne moderne ».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après la Seconde Guerre mondiale, il est « jeté » dans la « géhenne où aboutissent les méchants », une géhenne dont il ne sortira jamais par décret de ceux-là mêmes qui ont instauré la « mort civile » pour Ezra Pound, des vainqueurs qui, insouciants de son génie et peu enclins à séparer l'art de la politique, ont construit autour de Hamsun une sorte de cordon sanitaire dont l'écrivain a témoigné dans son examen de conscience &lt;em&gt;Io traditore&lt;/em&gt; (Le Traître). Il est vrai qu'il a soutenu Quisling, mais il n'a pas adhéré au national-socialisme. C'est plutôt, comme l'écrit Kunnas, son anti-américanisme et son hostilité à l'Angleterre, « puissance mercantile » qu'il détestait, qui l'ont privé de « respectabilité ». Pour cette raison, il fut d'abord interné dans une maison de travail, puis dans un asile. L'accusation, infondée mais vicieuse, porte sur l'« intelligence avec l'ennemi » et le « collaborationnisme ». Un intellectuel « délinquant », en somme. De la même « famille » que Pound, Brasillach, Drieu La Rochelle, Céline... Mais le temps est gentilhomme et la poussière n'est pas retombée sur Hamsun. En témoigne la réédition constante de ses oeuvres.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Son œuvre, en effet, reste intacte du point de vue littéraire, l'un des derniers romans civilisés. Et elle connaît une surprenante revalorisation (outre sa négligence délibérée dans les différents festivals de littérature nordique) pour les personnages originaux qu'elle présente. Son hostilité au matérialisme, au mercantilisme, à l'absolutisme de l'argent, au conditionnement de l'industrialisme, à la « pensée unique », en somme, en fait un précurseur de la défense de la nature et de l'identité culturelle de son pays, ainsi que de toutes les différences, comme le souligne Kunnas. Cette même nature que l'on célèbre en rendant hommage à une jeune fille et à un mouvement d'opinion écologiste intangible, en négligeant des écrivains comme Hamsun, dont l'écologisme &lt;em&gt;anté-littéral &lt;/em&gt;a imprégné sa production littéraire. Ne serait-ce que parce qu'une place dans une revue comme celle de Milan aurait dû être occupée par lui, témoignant du fait que la question du rapport homme-nature est vécue culturellement depuis plus d'un siècle, suscitant des mouvements politiques et littéraires parmi lesquels Hamsun mérite un rôle respectable.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6532689&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/695268991.jpg&quot; alt=&quot;61bFSVP5xeL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpg&quot; width=&quot;206&quot; height=&quot;392&quot; /&gt;Plus encore. Pour son biographe Kunnas, Hamsun « représente l'un des analystes les plus perspicaces des formes extrêmes du marché et de l'industrialisation, ainsi que de la vie politique ». En outre, il ne se contente pas d'exalter la « grandeur de l'homme européen », mais il en souligne aussi les limites. Il révèle également « le côté archaïque de chaque homme et de l'humanité tout entière », montrant que le destin de l'individu est loin d'être facile à définir et à déterminer dans le contexte de la civilisation moderne.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Tout cela a été ignoré par l'État norvégien à la fin de la guerre, qui a persécuté Hamsun au-delà de toute raison plausible, étant donné que l'écrivain n'avait été coupable d'aucun crime et qu'il était âgé de près de quatre-vingt-dix ans. Aujourd'hui, nous le considérons comme un écrivain « posthume ». Et Kunnas nous rappelle son « aventure ». Qui revient avec la réédition par l'éditeur Fazi de ce qui fut son dernier livre, &lt;em&gt;Per i sentieri dove cresce l'erba,&lt;/em&gt; dans lequel il a bien fait de préciser, dans cette sorte de journal, comment étaient les choses ; un livre de fragments, de souvenirs, de suggestions, défensifs et jamais offensifs, qui devrait être lu aujourd'hui comme il le fut par peu de gens dix ans après la mort de l'écrivain, en 1962, lorsqu'il parut en Italie, aux éditions Borghese, sous le titre &lt;em&gt;Io, traditore,&lt;/em&gt; sans susciter d'intérêt particulier.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Les temps ont changé, semble-t-il. &lt;em&gt;Per i sentieri dove cresce l'erba&lt;/em&gt; (nouveau titre, nouvelle traduction) ne peut qu'être accueilli comme l'examen de conscience d'un écrivain qui ne cherche pas à se justifier, mais revendique seulement le droit d'être jugé pour ses idées qui, de toute façon, ne préfigurant pas des crimes, ne sauraient être mises à la barre. C'est donc un livre qui nous interroge sur la liberté de pensée et sur l'ampleur de l'intolérance exercée notamment à l'encontre des intellectuels.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Lorsque la Cour suprême a prononcé la sentence, Hamsun a fini d'écrire. Après quatre ans de silence, il s'éteint. Il avait quatre-vingt-treize ans et s'est endormi dans la contemplation de « sa » nature scandinave qui avait servi de toile de fond à presque tous ses romans. Un véritable « hyperboréen », fils d'une ethnie nordique extrême, chère à Apollon.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Gennaro Malgieri&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Knut Hamsun (précurseur de Kafka) dans un film avec le visage de Max von Sydow</title>
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        <updated>2023-09-25T19:14:32+02:00</updated>
        <published>2023-09-25T19:14:32+02:00</published>
        <summary>          Knut Hamsun (précurseur de Kafka) dans un film avec le visage de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477646&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/109368263.jpg&quot; alt=&quot;hamsunn2.jpg&quot; width=&quot;576&quot; height=&quot;385&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Knut Hamsun (précurseur de Kafka) dans un film avec le visage de Max von Sydow&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Pendant la Seconde Guerre mondiale, Hamsun a manifesté sa sympathie pour le gouvernement pro-allemand de Vidkun Quisling. À la fin du conflit, il a été jugé pour collaborationnisme. Enfermé dans un hôpital psychiatrique jusqu'en 1948, comme Ezra Pound, un rapport médical conclut à une &quot;altération permanente&quot; de ses facultés mentales: sur cette base, l'accusation de trahison est rejetée.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;par Gianni Morocco&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Source: https://www.barbadillo.it/111167-knut-hamsun-precursore-di-kafka-al-cinema-col-volto-di-max-von-sydow/&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Knut Hamsun interprété par Max von Sydow&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;J'ai été particulièrement heureux que Gennaro Malgieri évoque dans ces colonnes un écrivain extraordinaire, qui est aujourd'hui, me semble-t-il, quelque peu oublié, le Norvégien Knut Hamsun (Vågå, 1859 - Nørholm, 1952) (&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;https://www.barbadillo.it/111111-ritratti-di-g-malgieri-knut-hamsun-gigante-della-letteratura-norvegese-e-mondiale/&quot;&gt;https://www.barbadillo.it/111111-ritratti-di-g-malgieri-knut-hamsun-gigante-della-letteratura-norvegese-e-mondiale/&lt;/a&gt; ).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477647&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/1005832677.jpg&quot; alt=&quot;71Yn9KD22nL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Il y a quelque temps, à la fin d'un compte-rendu sur la série télévisée &lt;em&gt;Atlantic&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Crossing&lt;/em&gt;, une lecture du drame historique sur la Norvège occupée par les Allemands en juin 1940 - et les événements ultérieurs qui ont occupé la maison royale norvégienne, en particulier l'affaire entre la princesse Martha de Suède et le président américain Franklin D. Roosevelt - a été présentée le 25 juin 2010 à l'occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Avec ce film concernant &lt;em&gt;Roosevelt &lt;/em&gt;- présenté le 25 octobre 2020 sur NRK en Norvège, puis aux Etats-Unis en 2021 sur PBS, et diffusé en Italie sur Rai Tre à partir de juin 2021, j'avais conclu mon texte sur le site &lt;em&gt;Barbadillo &lt;/em&gt;par une observation que je me permets de reproposer ci-dessous, en complément de l'excellent souvenir de Malgieri (avec lequel je suis entièrement d'accord), qui était peut-être passé un peu inaperçu à l'époque.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477648&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/2725169262.jpg&quot; alt=&quot;B9725233717Z.1_20201113134219_000+G4QH0DNJR.1-0.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Les mesures punitives prises en Norvège, à partir de mai 1945, à l'encontre de milliers de citoyens accusés de soutenir l'occupation, n'ont pas fait l'objet de la narration dans la série télévisée. Ces accusations concernaient les membres du &lt;em&gt;Nasjonal Samling&lt;/em&gt; (Union nationale) national-socialiste ainsi que des citoyens ordinaires impliqués dans la collaboration avec les Allemands. Sur les 95.000 personnes arrêtées, environ la moitié ont été condamnées, 17.000 ont été détenues pendant des années et 37 ont été exécutées. Ce n'est pas peu, si l'on considère qu'il y avait moins de 3 millions de Norvégiens à l'époque. L'utilité réelle, la légalité et la cruauté des peines (et pas seulement l'exécution du collaborationniste par excellence, le président Vidkun Quisling) ont fait l'objet d'un débat dans l'opinion publique pendant des années.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Il est presque naturel d'évoquer l'histoire humaine de Knut Hamsun, lauréat du prix Nobel de littérature en 1920. Né dans la campagne norvégienne au sein d'une famille pauvre, il passe plusieurs années en Amérique, voyageant et exerçant divers métiers, puis publie ses impressions sous le titre &lt;em&gt;Fra det moderne Amerikas Aandsliv&lt;/em&gt; (De la vie spirituelle de l'Amérique moderne, 1889). &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477653&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/2264494497.jpg&quot; alt=&quot;31565971758_2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Déjà partisan du national-socialisme, il exprime sa sympathie pour le gouvernement pro-allemand de Quisling pendant la Seconde Guerre mondiale. À la fin du conflit, il est jugé pour collaborationnisme. Enfermé dans un hôpital psychiatrique (l'équivalent occidental du goulag psychiatrique soviétique, bien qu'utilisé à une échelle beaucoup plus réduite) jusqu'en 1948, comme Ezra Pound, un rapport médical conclut que ses facultés mentales ont été &quot;altérées de façon permanente&quot; : sur cette base, l'accusation de trahison est rejetée.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477656&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/2444718545.jpg&quot; alt=&quot;61mtyzmubHL._AC_UF894,1000_QL80_.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Hamsun lui-même a raconté cette expérience en 1949, dans &lt;em&gt;On the Paths Where the Grass Grows&lt;/em&gt; (Sur les sentiers où pousse l'herbe). Cependant, des poursuites en responsabilité civile ont été engagées contre lui et, en 1948, il a été condamné à payer 325.000 couronnes pour avoir été membre du &lt;em&gt;Nasjonal Samling&lt;/em&gt; (un parti qui était légal à l'époque !). La question de savoir s'il était ou non membre du &lt;em&gt;Nasjonal Samling&lt;/em&gt; et si ses facultés mentales étaient ou non &quot;altérées&quot; fait toujours l'objet d'un débat. Hamsun a affirmé n'avoir jamais adhéré à un parti politique et est décédé à son domicile de Nørholm, à l'âge de 92 ans, en 1952.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après la mort d'Hitler - à qui, dans une interview, l'écrivain avait demandé, en vain, de renvoyer le &lt;em&gt;Reichskommissar &lt;/em&gt;Josef Terboven, un homme dur et détesté - Hamsun a très naïvement écrit sa nécrologie dans l'influent journal conservateur d'Oslo, &lt;em&gt;Aftenposten, &lt;/em&gt;alors que la guerre touchait à sa fin :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Je ne suis pas du genre à parler à haute voix d'Adolf Hitler. Sa vie et son œuvre n'invitent pas à l'agitation sentimentale, car il a été un guerrier dans la lutte pour l'humanité, un apôtre de l'Évangile du droit de tous les peuples. Il a été un réformateur de premier ordre. Sa fatalité historique l'a conduit à agir à une époque d'une brutalité sans précédent, dont il a été en fin de compte la victime. Ainsi, chaque Européen de l'Ouest doit se souvenir d'Adolf Hitler. Nous qui avons été ses disciples, en revanche, nous nous inclinons devant sa disparition&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477657&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/4049766946.jpg&quot; alt=&quot;000417875.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Hamsun a été acclamé pour la première fois pour son roman &lt;em&gt;La Faim&lt;/em&gt; (1890). Pour plusieurs critiques, cet ouvrage préfigure les œuvres de Franz Kafka avec son monologue intérieur et sa logique bizarre. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477658&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/125648895.jpg&quot; alt=&quot;41QBKS61HML._AC_UF894,1000_QL80_.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Son chef-d'œuvre reste &lt;em&gt;Markens Grøde&lt;/em&gt; (L'éveil de la glèbe) de 1917, qui lui a valu le prix Nobel. Pour Thomas Mann, Hamsun était &quot;un héritier de Dostoïevski et de Nietzsche&quot;. Pour Gorki, Gide, Galsworthy, Wells, Isaac B. Singer et bien d'autres, il était un maître, un père de la littérature moderne. La prose de Hamsun contient des descriptions vivantes et passionnées du monde naturel, avec des réflexions intimes, des forêts, du littoral norvégien et de la vie bucolique. Il a été associé au mouvement spirituel panthéiste. Pour Hamsun, l'humanité et la nature sont unies par un lien fort et mystique. C'est précisément dans les tons calmes et le style simple et linéaire, typique d'autres auteurs scandinaves, qui donnent au roman un sentiment de sérénité et d'éternité, que transparaît la méfiance à l'égard de la modernité, la crainte que le progrès n'éloigne l'homme de sa dimension la plus authentique et la plus vraie, la dimension naturelle.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477659&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/2798622425.jpg&quot; alt=&quot;550thhx825.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;L'auteur danois Thorkild Hansen a étudié le procès et écrit &lt;em&gt;Trial of Hamsun&lt;/em&gt; (1978), qui a été accueilli avec indignation en Norvège. Hansen a estimé que le traitement infligé à un vieil homme (86 ans), candide, honnête, romancier et non politicien ou militaire, était un véritable outrage. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6477660&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/2696946173.jpg&quot; alt=&quot;418SXIF5UyL._AC_UF1000,1000_QL80_.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;C'est sur cette base que l'écrivain suédois Per Olov Enquist a écrit à son tour son propre &lt;em&gt;Procès&lt;/em&gt; &lt;em&gt;de Hamsun, &lt;/em&gt;dont s'inspire le film &lt;em&gt;Hamsun &lt;/em&gt;de Jan Troell (1996). Le célèbre acteur suédois Max von Sydow, le chevalier du &lt;em&gt;Septième Sceau&lt;/em&gt; de Bergman, y joue le rôle de Knut Hamsun.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Il reste aujourd'hui un grand romancier, charmant et maudit.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Knut Hamsun: entre modernité et tradition</title>
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        <updated>2015-05-28T00:05:00+02:00</updated>
        <published>2015-05-28T00:05:00+02:00</published>
        <summary>      Knut Hamsun: entre modernité et tradition         Auteur :   Antoine...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5051997&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/1852007425.jpg&quot; alt=&quot;khcm-capture-1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;h1 class=&quot;name post-title entry-title&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: xx-large; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Knut Hamsun: entre modernité et tradition&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;p class=&quot;post-meta&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt; &lt;span class=&quot;post-meta-author&quot;&gt;Auteur : &lt;a title=&quot;&quot; href=&quot;http://philitt.fr/author/antoinepizaine/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Antoine Pizaine &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;post-meta&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;tie-date&quot; style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ex: http://www.philitt.fr&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;entry&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Knut Hamsun est un aventurier qui a parcouru les styles, les genres et les époques. Génie aujourd’hui infréquentable et oublié, le Norvégien a laissé au monde littéraire une œuvre dense comme une forêt du Nord, tour à tour obscure et enchanteresse. Conteur moderne, il s’est attaché à fuir les carcans de la littérature de son époque, et ceci en travaillant à la fois la psychologie de ses personnages et la langue à la manière d’un orfèvre.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Si l’écrivain scandinave Martin Nag qualifie Knut Hamsun de «&amp;nbsp;Dostoïevski norvégien&amp;nbsp;», c’est sans doute parce qu’il a été très influencé par le réalisme de l’auteur des &lt;em&gt;Possédés&lt;/em&gt; (précisons que le réalisme russe n’est pas celui de la tradition française) et ce, même si son parcours littéraire l’a entraîné bien plus loin. C’est au travers d’un article paru en 1890 dans la revue &lt;em&gt;Samtiden&lt;/em&gt;, intitulé&lt;em&gt; De la vie inconsciente de l’âme,&lt;/em&gt; que Knut Hamsun révèle son projet littéraire. Dans ce pendant théorique de &lt;em&gt;La Faim&lt;/em&gt; (1890), roman majeur, l’auteur montre la liaison qu’il entend opérer, tout du moins de façon inconsciente, entre l’individualisme de Nietzsche (quoiqu’il ne l’ait ni lu, ni rencontré) et la modernité de Franz Kafka. Hamsun s’est imprégné de philosophie nietzschéenne grâce à l’influence de Georg Brandes, qui donne à partir de 1888 une série de conférences sur l’auteur du&lt;em&gt; Gai Savoir&lt;/em&gt; en Scandinavie. Une mentalité qui se retrouve dans &lt;em&gt;Ciel sombre&lt;/em&gt;, ultime chapitre du dernier ouvrage que consacre Hamsun à son voyage en Amérique. Moquant allègrement ses prédécesseurs, et notamment Guy de Maupassant, il s’attache à explorer les tréfonds de l’âme humaine, à commencer par la sienne. C’est ainsi que&lt;em&gt; la Faim&lt;/em&gt; prend la forme d’un roman quasi autobiographique. Knut Hamsun fait du personnage principal, un anonyme, un urbain moderne, sans visage, sans racines, preuve de sa volonté de rompre avec les anciens codes du réalisme et du naturalisme du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle déclinant. Naturalisme qui s’attachait davantage à décrire avec minutie les lieux, les personnages et les objets, dans l’objectif de retranscrire fidèlement la «&amp;nbsp;nature&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Knut Hamsun et la modernité de la langue&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5051999&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/2296475446.jpg&quot; alt=&quot;kh32585.jpg&quot; /&gt;Bien plus qu’un roman social traitant de la misère et de l’errance d’un homme dans une capitale européenne qui lui est totalement inconnue, &lt;em&gt;La Faim&lt;/em&gt; est un roman psychologique qui met son narrateur en face d’un alter-ego, compagne ambiguë, qu’il entretient pour cultiver l’inspiration nécessaire à son travail littéraire : &lt;em&gt;« J’avais remarqué très nettement que si je jeûnais pendant une période assez longue, c’était comme si mon cerveau coulait tout doucement de ma tête et la laissait vide. »&lt;/em&gt; Ce personnage parcourt le roman en équilibre, entre moments de génie et d’éclat, entre tortures physiques et mentales. Il écrit ainsi: &lt;em&gt;« Dieu avait fourré son doigt dans le réseau de mes nerfs et discrètement, en passant, il avait un peu embrouillé les fils… »&lt;/em&gt; Ce personnage ambivalent permet à Hamsun d’évoquer ses propres névroses et d’annoncer un autre objectif de sa vie : l’esthétique de la langue. Il n’aura de cesse de la travailler, parfois avec fièvre. Kristofer Janson, poète et prêtre qui a connu Hamsun, dit ne connaître &lt;em&gt;« personne aussi maladivement obsédé par l’esthétique verbale que lui […]. Il pouvait sauter de joie et se gorger toute une journée de l’originalité d’un adjectif descriptif lu dans un livre ou qu’il avait trouvé lui-même »&lt;/em&gt;. Dans&lt;em&gt; La Faim&lt;/em&gt;, le personnage entretient un rapport imprévisible et tumultueux à l’écriture : &lt;em&gt;« On aurait dit qu’une veine avait éclaté en moi, les mots se suivent, s’organisent en ensembles, constituent des situations ; les scènes s’accumulent, actions et répliques s’amoncellent dans mon cerveau et je suis saisi d’un merveilleux bien-être. J’écris comme un possédé, je remplis page sur page sans un instant de répit. […] Cela continue à faire irruption en moi, je suis tout plein de mon sujet et chacun des mots que j’écris m’est comme dicté. »&lt;/em&gt; Son premier roman inaugure donc un travail sur l’esthétique de la langue. Auparavant, Hamsun parlait un norvégien encore «&amp;nbsp;bâtard&amp;nbsp;», paysan, et assez éloigné du norvégien bourgeois de la capitale. C’est probablement ce à quoi il pensait en écrivant dans un article de 1888 : &lt;em&gt;« Le langage doit couvrir toutes les gammes de la musique. Le poète doit toujours, dans toutes les situations, trouver le mot qui vibre, qui me parle, qui peut blesser mon âme jusqu’au sanglot par sa précision. Le verbe peut se métamorphoser en couleur, en son, en odeur ; c’est à l’artiste de l’employer pour faire mouche […] Il faut se rouler dans les mots, s’en repaître ; il faut connaître la force directe, mais aussi secrète du Verbe […] Il existe des cordes à haute et basse résonance, et il existe des harmoniques… »&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;L’écriture de Hamsun est donc incontestablement psychologique et introspective. La faim qu’entretient le héros sert à exacerber les traits les plus profonds de sa personnalité. De même dans &lt;em&gt;Pan&lt;/em&gt;, Hamsun livre le personnage du capitaine à l’exil pour mieux confronter ses pensées à la nature sauvage : &lt;em&gt;« Je suis assis dans la montagne et la mer et l’air murmurent, cela bouillonne et gémit horriblement dans mes oreilles à cause du temps et du vent. […] La mer se soulève en l’air en écumant et chancelle, chancelle, elle est comme peuplée de grandes figures furieuses qui écartent leurs membres et braillent l’une contre l’autre ; non, c’est une fête parmi dix mille démons sifflants qui renfoncent leur tête dans les épaules et tournent en rond, fouettant la mer en mousse du bout de leurs ailes. Loin, loin là-bas… »&lt;/em&gt; On remarque aussi l’influence des &lt;em&gt;Carnets du sous-sol&lt;/em&gt; de Dostoïevski sur le roman&amp;nbsp;&lt;em&gt; Mystères&lt;/em&gt; et plus particulièrement sur le personnage de Nagel, un homme qui a le goût de la contradiction, et qui nourrit un irrépressible besoin d’évasion. Nagel choque par ses habitudes, par son comportement, par son accoutrement. En effet, si les récits de Hamsun fourmillent de détails concernant les vêtements des protagonistes, on ignore à peu près tout de leur portrait physique. Ainsi, le personnage de&lt;em&gt; la Faim&lt;/em&gt; accorde une importance particulière&amp;nbsp;à son gilet, qu’il laisse «&amp;nbsp;au clou&amp;nbsp;» pour pouvoir se procurer quelques couronnes, mais son nom n’est jamais mentionné. Nagel est lui toujours habillé d’un costume et d’un chapeau. Les personnages chez Hamsun sont donc réduits à une silhouette, des aplats de couleurs néo-impressionistes qui ne dévoilent de leurs personnalités que leur psychologie la plus intime et parfois la plus brutale, comme Thomas Glahn de&lt;em&gt; Pan&lt;/em&gt;, qui tue son chien sans motif apparent.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5052000&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/3601776812.jpg&quot; alt=&quot;kh400338596695.jpg&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Knut Hamsun, l’homme de tradition&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Si les personnages de Knut Hamsun sont modernes par leur traitement résolument introspectif, ils&amp;nbsp;évoluent en revanche dans un cadre étonnamment traditionnel. En effet, Knut Hamsun, élevé dans la tradition protestante par son oncle, et tirant de sa mère un profond attachement à son pays, nourrit ses récits d’une énergie tellurique et presque charnelle.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Hamsun se révèle ainsi de façon moins évidente l’homme de la tradition, par bien des côtés, un &lt;em&gt;« païen qui adore le Christ »&lt;/em&gt;, pour reprendre une formule de Nicolás Gómez Dávila. On pense notamment au cadre de ses romans, comme &lt;em&gt;Pan&lt;/em&gt;, dans lequel il montre là son attachement à la nature du Nord, ou&amp;nbsp;&lt;em&gt;Markens grode (&lt;/em&gt;ordinairement traduit&amp;nbsp;par &lt;em&gt;L’éveil de la glèbe &lt;/em&gt;; une traduction plus appropriée étant &lt;em&gt;Les fruits de la terre),&amp;nbsp;&lt;/em&gt;une réécriture de la&amp;nbsp;&lt;em&gt;Genèse&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Très critique vis à vis de la matérialité bourgeoise, Hamsun conserva toute sa vie un rapport étroit à la spiritualité qui occupe une place importante dans ses livres. Ainsi, dans &lt;em&gt;Victoria&lt;/em&gt; (1898) il écrit un éloge des &lt;em&gt;Évangiles&lt;/em&gt; : &lt;em&gt;« L’amour fut la première parole de Dieu et la première pensée qui traversa son esprit. Lorsqu’il commanda «&amp;nbsp;Que la lumière soit !&amp;nbsp;», l’amour fut. Toute sa création fut réussie et il ne voulut rien y changer. Et l’amour, qui avait été à l’origine du monde, en fut aussi le maître. Mais ses chemins sont parsemés de fleurs et de sang. De fleurs et de sang… »&lt;/em&gt;. Sa détestation du monde bourgeois transparaît également dans un texte de 1917 intitulé &lt;em&gt;Ville voisine&lt;/em&gt;.&amp;nbsp; Hamsun y évoque une ville &lt;em&gt;« comme ressuscitée des morts »&lt;/em&gt;, où l’on vit dans des conditions &lt;em&gt;« petites et vieillottes »&lt;/em&gt;, qui est &lt;em&gt;« comme auparavant, il y a longtemps »&lt;/em&gt;. Cette ville voisine est, sur le plan symbolique, en dehors de l’espace et du temps. Cependant, point de nostalgie chez Hamsun qui a conscience des changements et des ruptures de l’époque. Ennemi du monde moderne et acteur majeur du renouveau littéraire norvégien, son destin est à rapprocher de celui d’Ezra Pound aux États-Unis ou de celui de Louis-Ferdinand Céline en France.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Knut Hamsun : Pan</title>
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        <updated>2015-03-24T00:05:00+01:00</updated>
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        <summary>    Knut Hamsun: Pan        Ex: http://www.legoutdeslettres.com     &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;h3 class=&quot;post-title entry-title&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-large; font-family: arial black,avant garde; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Knut Hamsun: Pan &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ex: http://www.legoutdeslettres.com&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;post-header&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4974776&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/762795532.png&quot; alt=&quot;livre-hamsun.png&quot; /&gt;Lu &lt;em&gt;Pan&lt;/em&gt;, de Knut Hamsun. Livre assez extraordinaire, qui reflète la personnalité hors-norme de son auteur. J’ai rarement vu une telle liberté d'esprit, liberté qui touche parfois à la folie, comme dans &lt;em&gt;La Faim&lt;/em&gt;, son roman le plus connu. Il m’est toujours un peu difficile de parler de cet écrivain, et je constate à quel point, malheureusement, il est plus aisé de dénigrer que de louer. C’est que les romans d’Hamsun (ceux que j’ai lus du moins) ne ressemblent à rien de connu. Les mécanismes psychologiques s’y montrent à nu, dans leur instantanéité, sans le moindre commentaire, sans le moindre filtre d'un rôle social à jouer. Mais loin de tomber dans le monologue profus et un peu indigeste à la Joyce ou à la Céline, Hamsun, qui appartient à la génération précédente, conserve la forme épurée, presque elliptique, du récit classique. On a donc à la fois le plaisir d'un style classique et la surprise d’une psychologie tout à fait atypique. Et ce qui est admirable, c’est que, contrairement à Dostoïevski qui fouillait les côtés louches de l’âme humaine, Hamsun, doté d’une grande et noble personnalité, se maintient toujours à cette hauteur pour observer le monde. Il voit parfaitement les ridicules des hommes, mais il ne s’attarde pas, son regard reste distant et détaché. Il n’est pas étonnant que Bukowski, après Gide et Henry Miller, le cite parmi ses romanciers préférés. Après l’avoir lu, on se sent plus libre, et on lui a de la gratitude d’éprouver un tel sentiment.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
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        <title>METEO DES JEUX</title>
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        <updated>2012-08-11T09:00:00+02:00</updated>
        <published>2012-08-11T09:00:00+02:00</published>
        <summary>   Pensée du jour :  « Les Sioux ont l'accent chinois, leur manière de vivre...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Pensée du jour :&lt;/span&gt; « Les Sioux ont l'accent chinois, leur manière de vivre est celle des Tartares.» &lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;(ABBE FLEXIER DE REVAL, 1735-1802).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Résumé&amp;nbsp;: nous disions donc&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La chaussure, voilà l’ennemi&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;C’est ce que se disait DENIS DUFOUR, compositeur attachant que j’ai rencontré du temps où je ne manquais rien de ce qui se faisait en musique contemporaine. Lui, son truc, c’était la musique électro-acoustique. Ne pas confondre avec HUGUES DUFOURT, adepte d’une musique moins contemporaine, puisqu’elle se joue avec de vrais instruments fabriqués par des ébénistes. &lt;img id=&quot;media-3697813&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/02/2809811201.jpg&quot; alt=&quot;DUFOUR 1 DENIS.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;DENIS DUFOUR marche pieds nus, qu'on se le dise (&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Notre besoin de consolation est impossible à rassasier&lt;/span&gt;, extraordinaire texte de KNUT HAMSUN, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Dix portraits&lt;/span&gt;, …). Parce que, m’a-t-il dit – et ce n’est sans doute pas dénué de vérité –, ne pas avoir de semelle permet de ressentir des vibrations physiques que ne perçoit pas l’oreille. L’avantage, c’est que, vu la couleur de ses pieds le soir, il ne risque pas qu’un quelconque lèche-bottes vienne lui faire des compliments sur sa musique, puisqu’il n’en a pas, de bottes. Le pied nu constitue, en quelque sorte, le fin du fin du retour à la nature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ce qui prouve par a + b que l’homme,&amp;nbsp;en inventant&amp;nbsp;la chaussure, s’est &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;séparé de la nature&lt;/span&gt; il y a 4000 ans, quand il interposa entre lui et le sol une lamelle de cuir plus ou moins épaisse. De plus en plus perfectionnée. Pour s’épargner les injures faites à son pied par les cailloux du chemin. Nous sommes devenus trop sensibles, voire hypersensibles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Un rien (qu’est-ce que 15 cm de neige&amp;nbsp;?) nous pousse à l'émeute contre nos dirigeants. Plus nous avons perfectionné et accru notre confort, plus nous sommes devenus vulnérables, craintifs et vindicatifs. Peut-être voudrions-nous reconstituer les conditions de la maternation originaire. Attendons-nous, dans ce cas, à quelques déconvenues funestes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ce qui prouve accessoirement que les travaux d’Hercule (qui vainquit Antée, en le privant de tout contact avec la Terre, qui n'était autre que sa mère Gaïa, et on considère encore aujourd'hui que ce fut un progrès) &lt;img id=&quot;media-3697816&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/01/00/1822273658.gif&quot; alt=&quot;HERCULE ANTEE JEAN DE BOLOGNE.gif&quot; /&gt;&amp;nbsp;ont accéléré le mouvement de rejet de la Nature. A mon avis, Hercule avait &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;des chaussures aux pieds. Ah, qui dira le joli temps des écuries d’Augias («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;les deux pieds les deux mains dans la merde&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;»)&amp;nbsp;? Hydre de Lerne, reviens parmi nous&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Cela nous en dit long, soit dit en passant, sur les chances que l’homme industriel a de se réconcilier avec sa planète. C’est vrai que j’ai perdu pas mal de mes capacités à lover mes côtes et mes vertèbres entre les cailloux et les racines&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;des terrains de camping. J’ai noté, en particulier, que les racines de pin sont résolument invincibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;C’en est même un brin paradoxal, vous ne trouvez pas&amp;nbsp;? Ben oui, quoi, plus nous nous fleurbleuisons, plus nous nous écologisons, plus nous nous renaturisons&amp;nbsp;sous l'égide de&amp;nbsp;MAMÈRE NOËL (je ne peux pas croire que les&amp;nbsp;parents ne lui ont pas joué un tour en lui donnant ce prénom)&amp;nbsp;et CECILE DUFLOT (qui ne s’est pas risquée à accepter un poste de ministre de la Nature), plus nous avons peur que la Nature nous fasse du mal (tsunami, éruption, cyclone …). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Mais allez marcher pieds nus sur les trottoirs de nos villes, aujourd’hui&amp;nbsp;! Nos trottoirs rendraient indispensables et obligatoires, d’une part, le pédiluve (dans le temps, on disait «&amp;nbsp;bain de pieds&amp;nbsp;»), du fait de la caniphilie urbaine généralisée, et d’autre part la boîte à pharmacie, pour réparer les dégâts commis par les débris de bouteilles de bière. Il faut savoir que la merde de chien et la bouteille cassée sont le principal apport de la modernité au trottoir urbain macadamisé. Vivre sans chaussures en milieu aussi hostile, c’est accepter de vivre dangereusement. La Nature s'éloigne de l'homme inexorablement. A moins que ce ne soit l'inverse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;N’empêche que, quoi qu’on dise, courir sans semelle entraîne une flexion accrue&amp;nbsp;: l’amorti en devient articulaire&amp;nbsp;! Je n'invente rien.&amp;nbsp;Courir pieds nus permet d’éviter les ampoules et de limiter les risques de tendinites. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est scientifique. Les mêmes scientifiques affirment que si la fantaisie vous prend de vous mettre au «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;freedom running&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;», mieux vaut y aller doucement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3697809&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/00/00/1640695324.jpg&quot; alt=&quot;CHAUSSURE 32 FIVE FINGERS.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Progressivement. Fiez-vous aux marques&amp;nbsp;: elles ont d’ores et déjà inventé la chaussure minimaliste, semelles fines comme des crêpes et «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;five fingers&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» pour ganter les doigts de pieds. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3697520&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/01/3701420967.jpg&quot; alt=&quot;PIED 2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;&quot;&gt;MAIS POUR CE PIED, QU'EST-CE QU'ON FAIT, DOCTEUR ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;&quot;&gt;ON APPELLE CELA POLYDACTYLIE : IL Y A ENCORE PLUS FORT&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3700119&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/01/02/3791591959.jpg&quot; alt=&quot;chaussure,société,france,jeux olympiques,musique contemporaine,denis dufour,acousmatique,knut hamsun,hercule et antée,gaïa,écologie,nature,noël mamère,cécile duflot,alexandre vialatte,le progrès fait rage,godasse,progrès,société,culture,five fingers,barefoot runners,freedom running&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;&quot;&gt;SEIZE ORTEILS&amp;nbsp;A LA NAISSANCE : QUI DIT MIEUX ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;En six ou douze mois, quand vous aurez usé huit paires de semelles fines et de «&amp;nbsp;five fingers&amp;nbsp;», vous pourrez passer au «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;barefoot&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» et au «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;freedom running&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». Les marques ont même inventé les «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;barefoot shoes&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». Comme disait ALEXANDRE VIALATTE, «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;le progrès fait rage&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;».&lt;img id=&quot;media-3697818&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/00/965692586.jpg&quot; alt=&quot;CHAUSSURE 16.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Vous pourrez même, suprême raffinement, vous passer de toute chaussure. Après avoir, nous l’espérons, contribué de vos deniers au redressement productif des entreprises spécialisées dans la semelle fine et dans la «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;barefoot shoe&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». Pendant six à douze mois. Mais restez prudent.&amp;nbsp;Oui, à ce moment, il est alors possible d’effectuer quelques sorties pieds nus. Et rendez-vous compte, vous verrez de la corne, carapace naturelle de la peau, se développer autour du pied afin de le protéger. Comme disait ALEXANDRE VIALATTE&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Gothic','sans-serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;On n’arrête pas le progrès&amp;nbsp;: il s’arrête tout seul&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». C’est fort bien dit. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Voilà ce que je dis, moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Paganism &amp; Vitalism in Knut Hamsun &amp; D. H. Lawrence</title>
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        <updated>2012-07-25T00:05:00+02:00</updated>
        <published>2012-07-25T00:05:00+02:00</published>
        <summary>  Paganism&amp;nbsp; &amp;amp; &amp;nbsp;Vitalism in   Knut Hamsun&amp;nbsp; &amp;amp; &amp;nbsp;D....</summary>
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          &lt;p id=&quot;BlogTitle&quot; style=&quot;font-weight: bold; font-size: 16px; margin-bottom: 5px; font-family: Verdana, Arial, Tahoma; text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'arial black', 'avant garde'; color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;Paganism&amp;nbsp;&lt;em&gt;&amp;amp;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;Vitalism in&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'arial black', 'avant garde'; color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;Knut Hamsun&amp;nbsp;&lt;em&gt;&amp;amp;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;D. H. Lawrence&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id=&quot;BlogDate&quot; style=&quot;margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 5px; margin-bottom: 10px; font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: 'arial black', 'avant garde';&quot;&gt;By&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Robert Steuckers&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;BlogContent&quot; style=&quot;padding: 10px; margin-top: 10px;&quot;&gt;&lt;div id=&quot;attachment_28838&quot; class=&quot;wp-caption alignright&quot; style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; float: right; margin: 10px 0px 5px 10px; width: 235px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdn.counter-currents.com/wp-content/uploads/2012/07/hamsun.jpg&quot; rel=&quot;external&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;size-medium wp-image-28838&quot; title=&quot;hamsun&quot; src=&quot;http://cdn.counter-currents.com/wp-content/uploads/2012/07/hamsun-225x300.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;[1]&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p class=&quot;wp-caption-text&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Knut Hamsun&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'arial black', 'avant garde';&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Ex. http://www.counter-currents.com&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Part 1 of 2&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Translated by Greg Johnson&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;The Hungarian philologist Akos Doma, educated in Germany and the United States, has published a work of literary interpretation comparing the works of Knut Hamsun and D. H. Lawrence:&amp;nbsp;&lt;em&gt;Die andere Moderne: Knut Hamsun, D. H. Lawrence und die lebensphilosophische Strömung des literarischen Modernismus&lt;/em&gt;&amp;nbsp;[The Other Modernity: Knut Hamsun, D. H. Lawrence, and the Life-Philosophical Current of Literary Modernism] (Bonn: Bouvier, 1995). What they share is a “critique of civilization,” a concept that one must put in context.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Civilization is a positive process in the eyes of the “progressivists” who see history as a vector, for the adherents of the philosophy of&lt;em&gt;Aufklärung&amp;nbsp;&lt;/em&gt;[Enlightenment], and for the unconditional followers of a certain modernity aiming at simplification, geometrization, and cerebralization.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;But civilization appears as a negative process for all those who intend to preserve the incommensurable fruitfulness of cultural matrices, for all those who observe, without being scandalized, that time is “plurimorphic,” i.e., the time of one culture is not that of another (whereas the believers of&amp;nbsp;&lt;em&gt;Aufklärung&amp;nbsp;&lt;/em&gt;affirm that one monomorphic time applies to all peoples and cultures of the Earth). Thus to each people its own time. If modernity refuses to see this plurality of forms of time, it is illusion.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;To a certain extent, Akos Doma explains, Hamsun and Lawrence were heirs of Jean-Jacques Rousseau. But which Rousseau? The one stigmatized by Maurras, Lasserre, and Muret, or the one who radically criticized the Enlightenment but without also thereby defending the Old Regime? For this Rousseau who was critical of the&amp;nbsp;&lt;em&gt;Aufklärung&lt;/em&gt;, this modern ideology is in reality that exact opposite of the ideal slogan that it intends to universalize though political activism: it is inegalitarian and hostile to freedom, even as it proclaims equality and freedom.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;For Rousseau and his proto-Romantic followers, before the modernity of the 18th century, there was a “good community,” conviviality reigned among men, people were “good,” because nature was “good.” Later, in the Romantics, who were conservatives on the political plane, this concept of “goodness” was quite prominent, whereas today one attributes it only to activists or revolutionary thinkers. Thus the idea of “goodness” was present on “Right” as well as on “Left” of the political chessboard.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;But for the English Romantic poet Wordsworth, nature is “the theater of all real experience” because man is really and immediately confronted by the elements, which implicitly leads us beyond good and evil. Wordsworth is certainly “perfectibilist”: man in his poetic vision reaches for excellence, perfection. But man, contrary to what was thought and imposed by the proponents of the Enlightenment, is not perfected solely by developing the faculties of his intellect. The perfection of man happens mainly through the ordeal of elemental nature.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;For Novalis, nature is “the space of mystical experience, which allows us to see beyond contingencies of urban and artificial life.” For Joseph von Eichendorff, nature is freedom, and in this sense it is a transcendence, as it allows us to escape from the narrowness of conventions, of institutions.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;With Wordsworth, Novalis, and Eichendorff, the themes of immediacy, of vital experience, the refusal of contingencies arising from the artificial conventions are in place. From Romanticism in Europe, especially in Northern Europe, developed a well thought out hostility to all forms of modern social life and economics. Thomas Carlyle, for example, praised heroism and disdained the “cash flow society.” This is the first critique of the rule of money. John Ruskin, with his plans for a more organic architecture and garden cities, aimed to beautify the cities and to repair the social and urban damage of the rationalism that had unfortunately arisen from Manchesterism. Tolstoy propagated an optimistic naturalism that owed nothing to Dostoevsky, the brilliant analyst and dramatist of the worst blacknesses of the human soul. Gauguin transplanted his ideal of human goodness in the islands of Polynesia, to Tahiti, among flowers and exotic beauties.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;attachment_28842&quot; class=&quot;wp-caption alignright&quot; style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; float: right; margin: 10px 0px 5px 10px; width: 198px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdn.counter-currents.com/wp-content/uploads/2012/07/lawrence.jpg&quot; rel=&quot;external&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;size-medium wp-image-28842&quot; title=&quot;lawrence&quot; src=&quot;http://cdn.counter-currents.com/wp-content/uploads/2012/07/lawrence-188x300.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;188&quot; height=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;[2]&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;p class=&quot;wp-caption-text&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;D. H. Lawrence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Hamsun and Lawrence, unlike Tolstoy or Gauguin, develop a vision of nature without teleology, without a “good end,” without marginal paradisal spaces: they have assimilated the double lesson of pessimism from Dostoevsky and Nietzsche. Nature, for them, is no longer an idyllic excursion, as in the English Lake District poets. It is not necessarily a space of adventure or violence, or posed&amp;nbsp;&lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;&amp;nbsp;as such. Nature, for Hamsun and Lawrence, is above all the inwardness of man; it is his inner springs, his dispositions, his mind (brain and guts are inextricably linked together). Therefore,&amp;nbsp;&lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;, in Hamsun and Lawrence, the nature of man is neither demonic nor pure intellectuality. It is rather the real, as real as the Earth, as real as Gaia, the real source of life.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Before this source, modern alienation leaves us with two opposing human attitudes: (1) to put down roots, a source of vitality, (2) to fall into alienation, a source of disease and paralysis. It is between the two terms of this polarity that we can fit the two great works of Hamsun and Lawrence:&amp;nbsp;&lt;em&gt;Growth of the Soil&lt;/em&gt;&amp;nbsp;for the Norwegian,&amp;nbsp;&lt;em&gt;The&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Rainbow&lt;/em&gt;&amp;nbsp;for the Englishman.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;In Hamsun’s&amp;nbsp;&lt;em&gt;Growth of the Soil&lt;/em&gt;, nature is the realm of existential work, where Man works in complete independence to feed and perpetuate himself. Nature is not idyllic, as in some pastoralist utopia. Work in not abolished. It is an unavoidable condition, a destiny, an essential element of humanity, whose loss would mean de-humanization. The main hero, the farmer Isak, is ugly in face and body. He is crude, simple, rustic, but unwavering. He is completely human in his finitude but also in his determination.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;The natural space, the&amp;nbsp;&lt;em&gt;Wildnis&lt;/em&gt;, this space that sooner or later will receive the stamp of man, is not the realm of human time, that of clocks, but of the rhythm of the seasons, of periodic rotations. In that space, in that time, we do not ask questions, we work to survive, to participate in a rhythm that surpasses us. This destiny is hard. Sometimes very hard. But it gives us independence, autonomy; it allows a direct relationship with our work. Hence it gives meaning. So there is meaning. In Lawrence’s&amp;nbsp;&lt;em&gt;The Rainbow&lt;/em&gt;, a family lives on the land in complete independence on the fruits of its own crops.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Hamsun and Lawrence, in these two novels, leave us with the vision of a man rooted in a homeland (&lt;em&gt;ein beheimateter Mensch&lt;/em&gt;), a man with a limited territorial base. The&amp;nbsp;&lt;em&gt;beheimateter Mensch&lt;/em&gt;&amp;nbsp;needs no book learning, needs no preaching from the media; his practical knowledge is sufficient; thanks to it, he gives meaning to his actions, while allowing imagination and feeling. This immediate knowledge gives him unity with other beings participating in life.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;In this perspective, alienation, a major theme of the 19th century, takes on another dimension. Generally, the problem of alienation is addressed from three different bodies of doctrine: (1) The Marxists and historicists locate alienation in the social sphere, whereas for Hamsun and Lawrence, it lies in the inner nature of man, regardless of social position or material wealth. (2) Alienation is addressed by theology and anthropology. (3) Alienation is seen as a social anomie.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;For Hegel and Marx, the alienation of the people or the masses is a necessary step in the gradual process of narrowing the gap between reality and the absolute. In Hamsun and Lawrence, alienation is more fundamental; its causes are not socio-economic or political; they lie in our distance from the roots of nature (which to that extent is not “good”). One does not overcome alienation by creating a new socioeconomic order.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;According to Doma, in Hamsun and Lawrence, the problem of the cut, of the caesura is essential. Social life has become uniform, tends toward uniformity, automation, excessive functionalization, while nature and work in the cycle of life are not uniform and constantly mobilize vital energies. There is immediacy, while everything in urban, industrial, modern life is mediated, filtered. Hamsun and Lawrence rebelled against this filter.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;In “nature” the forces of interiority count, particularly for Hamsun, and to a lesser extent for Lawrence. With the advent of modernity, men are determined by factors external to them, such as conventions, political agitation, public opinion that gives them the illusion of freedom while it is in fact the realm of manipulation. In this context, communities are breaking up: each individual is content with his sphere of autonomous activity in competition with others. Then we arrive at anomie, isolation, the hostility of each against all.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;The symptoms of this anomie are crazes for superficial things, for sophisticated garb (Hamsun), signs of a detestable fascination for what is external, for a form of dependence, itself a sign of inner emptiness. Man is torn by the effects of external stresses. These are all indications of loss of vitality in alienated man.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;In the alienation of urban life, man finds no stability because life in the metropolis resists any form of stability. Such an alienated man cannot return to his community, his family of origin. For Lawrence, whose writing is more facile but more striking: “He was the eternal audience, the chorus, the spectator at the drama; in his own life he would have no drama.” “He scarcely existed except through other people.” “He had come to a stability of nullification.”&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;In Hamsun and Lawrence,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Entwurzelung&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;&lt;em&gt;Unbehaustheit&lt;/em&gt;, rootlessness and homelessness, this way of being without hearth or home, is the great tragedy of humanity in the late 19th and early 20th centuries. To Hamsun, place is vital for humans. Every man should have his place. The location of his existence. One can not be cut off from one’s place without profound mutilation. This mutilation is primarily mental; it is hysteria, neurosis, imbalance. Hamsun is a psychologist. He tells us: self-consciousness from the start is a symptom of alienation.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Already Schiller, in his essay&amp;nbsp;&lt;em&gt;Über&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;naive und sentimentalische Dichtung&lt;/em&gt;&amp;nbsp;[On Naïve and Sentimental Poetry], noted that agreement between thought and feeling was tangible, real, interior for natural man, but it is now ideal and exterior in cultivated humans (“the concord between his feelings and his thoughts existed at the origin, but no longer exists except at the level of the ideal. This concord is no longer in man, but hovers somewhere outside of him; it is no more than an idea that has yet to be realized; it is no longer a fact of life”).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Schiller hoped for an&amp;nbsp;&lt;em&gt;Überwindung&lt;/em&gt;&amp;nbsp;(overcoming) of this caesura, for a total mobilization of the individual to fill this caesura. Romanticism, for him, aimed at the reconciliation of Being (&lt;em&gt;Sein&lt;/em&gt;) and consciousness (&lt;em&gt;Bewußtsein&lt;/em&gt;), fighting the reduction of consciousness solely to rational understanding. Romanticism values, and even overvalues what is “other” to reason (&lt;em&gt;das Andere der Vernunft&lt;/em&gt;): sensual perception, instinct, intuition, mystical experience, childhood, dreams, pastoral life.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;font-family: Verdana, Arial, Tahoma; font-size: 12px; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;The English Romantic Wordsworth deemed this desire for reconciliation between Being and consciousness “rose,” calling for the emergence of “a heart that watches and receives.” Dostoevsky abandoned this “rose” vision, developing in response a quite “black” vision, in which the intellect is always a source of evil that led the “possessed” to kill or commit suicide. In the same vein, i
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Louis-Ferdinand Céline - Knut Hamsun</title>
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        <updated>2012-06-24T00:05:00+02:00</updated>
        <published>2012-06-24T00:05:00+02:00</published>
        <summary>    Louis-Ferdinand Céline - Knut Hamsun         par Marie-Laure Béraud...</summary>
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          &lt;h3 class=&quot;post-title entry-title&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: xx-large; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lepetitcelinien.com/2012/06/louis-ferdinand-celine-knut-hamsun-par.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Louis-Ferdinand Céline - Knut Hamsun &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&quot;post-title entry-title&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lepetitcelinien.com/2012/06/louis-ferdinand-celine-knut-hamsun-par.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;par Marie-Laure Béraud&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 class=&quot;post-title entry-title&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ex: http://www.lepetitcelinien.com/&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans &lt;a style=&quot;color: #990000;&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/291721709X/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=291721709X&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;em&gt;Dialogues outre-ciel&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; (Ed Manuella, 2010), Marie-Laure Béraud a imaginé différentes conversations entre personnalités aussi diverses que Marylin Monroe, Robert Walser, Barbara et Oscar Wilde. Voici le dialogue imaginaire entre Knut Hamsun (1859-1952), écrivain norvégien, Prix Nobel de Littérature en 1920 et Louis-Ferdinand Céline.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: center;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot; href=&quot;http://1.bp.blogspot.com/-Goi73QFG4WQ/T9mXe6cnuRI/AAAAAAAAEPw/ViXaO7cMOGU/s1600/hamsun1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://1.bp.blogspot.com/-Goi73QFG4WQ/T9mXe6cnuRI/AAAAAAAAEPw/ViXaO7cMOGU/s320/hamsun1.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;268&quot; height=&quot;320&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a style=&quot;margin-left: 1em; margin-right: 1em;&quot; href=&quot;http://1.bp.blogspot.com/-OnNVgcAR39w/T9mXQTQ2WXI/AAAAAAAAEPo/_YFQMQS4M8k/s1600/LFC+CollFG.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://1.bp.blogspot.com/-OnNVgcAR39w/T9mXQTQ2WXI/AAAAAAAAEPo/_YFQMQS4M8k/s320/LFC+CollFG.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;225&quot; height=&quot;320&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;em&gt;Louis- Ferdinand Céline, Knut Hamsun Louis Ferdinand râlait, trépignait, faisait les cent pas, jurait, crachait des mots qui cinglaient comme des lames acérées à tel point que les oreilles trop sensibles se ramassaient à la pelle, mais sans la moindre goutte de sang répandue. Dans cette immensité opaque et indéfinissable, il portait des habits de campagne, gros pull de laine, pantalon de velours élimé, une tenue assez négligée qui seyait parfaitement à son visage et ses cheveux en désordre. Lui les limbes il n’en avait rien à foutre il aurait préféré tout de suite aller griller en enfer.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; L F - Crénom de Dieu, tiens Dieu justement parlons-en ! C’est quoi toutes ces putains d’antichambres, ces inventions à la con ? Tous les crétins échoués ici et là, purgatoire, limbes etc… Ils n’ont toujours pas compris que leur sale cœur d’homme eh bien le bon Dieu il en a rien à foutre, qu’il les laisse choir ici pétris de leur cruauté et qu’il se marre de les avoir dupés, qu’il en pisse de rire même&amp;nbsp;! C’est un p’tit malin. Moi je m’en fous de l’espoir c’est mes clebs qui me manquent , mon perroquet et ses plumes, l'odeur de poil et de pluie mais y’avait un panneau interdit aux animaux à l’entrée et j'ai eu beau discuter avec le larbin, rien à faire, inflexible le gars, drôlement bien dressé. Du coup je suis marron enfin façon de parler puisqu’ici y’a ni odeurs ni couleurs, ils font dans la sobriété, triste à pleurer, nu, vide, gris, froid, chiant,et ces nuées d’anges qui passent et tentent de me toucher le crâne pour me refiler un peu de bonté, la juste esthétique&amp;nbsp;et tout ce fatras de trucs, amidonnés, bien repassés, pile au format de l’étagère&amp;nbsp;! Eh bien non ! J'en veux pas !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; &lt;em&gt;Un homme au regard bleu perçant, très distingué, d’allure nordique, releva avec intérêt le mot format qui le mit en colère. Il en fit presque tomber son chapeau et ses lunettes, pris soudain de violentes convulsions. D'habitude de nature assez calme, ce qu'il venait d'entendre le fit littéralement bondir.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; K- Quoi ! Encore cette histoire stupide de l’homme tel qu’en rêvent nos gouvernants&amp;nbsp;? Soumis, hagard, sans aucune histoire digne d’être révélée, juste humain par fatalité, par accident, qui se lève, qui se couche et recommence jusqu’à son dernier jour d’inconscience, sans fleurs, sans montagnes sans arbres, sans amour, sans rien qui vaille la peine. Non j’ai assez goûté les basses hésitations, les écritures sans talent, les prétentieux, les couards, les théoriciens de la vie, ceux qui pensaient avoir trouvé sans même avoir commencé à chercher, toute cette basse cour trépidant en vain. Les mots, ils n’en ont pas joui, ils en ont eu peur, une peur qui dépassait tout, aucun soubresaut sur la ligne parfaite de leur petite existence, à peine le début d’une mélodie médiocre. Mais ne seriez-vous pas Monsieur Céline&amp;nbsp;? Celui qui tant d’années après sa mort continue à déchaîner les haines et les passions&amp;nbsp;? Je me présente Knut Hamsun. Notre destin fut assez similaire savez-vous, écartés et conspués, de vraies maladies ambulantes !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;separator&quot; style=&quot;clear: both; text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; &lt;a style=&quot;clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;&quot; href=&quot;http://1.bp.blogspot.com/-HrhZt4cvItc/T9mbvjN99cI/AAAAAAAAEQE/r-fmWviYYzA/s1600/voyage+1932.jpg&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://1.bp.blogspot.com/-HrhZt4cvItc/T9mbvjN99cI/AAAAAAAAEQE/r-fmWviYYzA/s320/voyage+1932.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;236&quot; height=&quot;320&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; L F- Oui je sais on a trinqué pour tout l'monde, mes congénères ne m’ont pas raté,&amp;nbsp;la vie ne m’a rien épargné, la guerre non plus, ça vous change un homme, ensuite quand on en réchappe, on n’est plus jamais le même. Tant de cruauté ça vous fait partir l’âme en vrille, ça sèche sur pied, ça vous ôte tout sentiment de compassion, et Dieu sait que j’en ai eu de la compassion, tous ces gens misérables et malades que j’ai soignés, que j’ai même sauvés parfois, eh bien Dieu ne me l’a pas rendu, au contraire, il m’a mis au pilori. On m’a entôlé, exilé, faut dire que je l’avais cherché avec&amp;nbsp;&quot;Bagatelles&quot; ça m’a mis dans de beaux draps cette histoire-là, d’écrire sur la haine inextinguible de l’homme pour l’homme, l’impossibilité d’aimer de ceux qui ne furent pas aimés, mais avant ça j’indisposais déjà avec mes écrits éclaboussant le rêve de tranquillité de ces bourgeois, de ces intellectuels &amp;nbsp;à la petite semaine, aux mains moites, aux mots enrobés de miel, à la langue plate et monotone.&amp;nbsp;Déjà le &lt;em&gt;Voyage&lt;/em&gt; avait fait des ravages, j’étais maudit dès le départ. Oui mes livres m’ont dévoré.&amp;nbsp;Toute l’attention, la précision, la passion, le besoin que j’avais d’écrire phrases après phrases, tout cela m’a consumé peu à peu. Écrire m’a assassiné.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; K- Oui je vous voyais d’ici même vous débattre avec les bêtes que vous aviez provoquées et dont il était impossible de calmer la colère. Puisque je suis votre aîné mais d’assez peu nous avons connu tous deux cette époque de tumulte où j’ai eu tort et vous aussi de croire à une grande Europe possible grâce à l’Allemagne tant je détestais ces britanniques, leur arrogance de colons, leur désir de commerce, d’usines, de fumées, cette gifle odieuse à la nature, ce bruit.&amp;nbsp;Je n’avais pas saisi les desseins de ce petit homme à moustache que je trouvais stratège et fort et en qui je croyais voulant à tout prix échapper à cette emprise anglaise. Je n’y ai vu que du feu, je ne me doutais pas une seconde de ses projets meurtriers, de sa folie.&amp;nbsp;On a eu vite fait de me taxer d'antisémite alors que j’ai passé des jours et des nuits à télégraphier pour tenter de sauver un maximum de personnes des exécutions quand j’aurais pu fuir mon pays pour être à l’abri, d’ailleurs les allemands ont fini par me voir d’un très mauvais œil. Vous c’est assez différent puisqu’il n’était pas seulement question de politique mais d’une haine pour les juifs, exacerbée par des humiliations que certaines personnes vous auraient fait subir dans votre jeunesse et pour lesquelles&amp;nbsp;il vous fallait un coupable.&amp;nbsp;Alors la puissance de cette haine s’est étendue à toute l’humanité, et tel un cyclone, a tout décimé.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; L F- Oui c’est sûrement ce sentiment de frustration qui a tout déclenché, c’est souvent cela qui pousse au crime, cette faiblesse de l’homme, la sensation douloureuse qu’il n’est pas reconnu, accepté, le mépris dont il est victime rend la bonté qu’il y a pourtant en lui absolument invisible, muette, paralysée.&amp;nbsp;J’ai baissé les bras, me suis résigné à la contemplation de ma déchéance consentie. Vous savez bien que toute révolte mouvante est liée à l’espoir, je n’avais pas d’espoir. L'espoir est malheureux puisqu'il espère et la prière aussi puisque c'est un cri qui monte et qui vous abandonne. Mais les blasphémateurs dont je suis ne sont-ils pas un peu croyants au fond ? Toutes mes pages, toutes ces phrases qui n'étaient qu'une seule et même question contribuèrent à l'édification de ma pierre tombale. J'ai trop crié ma rage, trop répandu mon désespoir, ils n'aimaient bien que les optimistes, ceux qui racontent des trucs dont on a rien à foutre, leurs petites affaires privées avec un beau brin de plume.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; K- Certainement, et comme je vous comprends sur ce point. La révolte des êtres et des mots est vitale, il faut ouvrir la porte sur l'inconnu, ne pas accepter, inventer, explorer, et cela demande une vigilance de chaque instant, un travail immense pour que les mots incarnent les émotions, qu'ils ne fassent qu'un. Cette notion de labeur, de quête infinie a par exemple tout à fait échappé à la plupart des auteurs américains trop aveuglés par une morale inhibitrice menant à un rêve unique et commun, celui de la lumière au bout du tunnel. L'Amérique exactement comme vous m’a terriblement déçu, comme vous j’ai trouvé stupide cette façon de penser que la liberté est à gagner à tout prix selon des règles précises, qu’elle devient fanatique et despotique. Cette notion de liberté si puérile a détruit sur son passage tous les petits chemins de traverse menant à l’autonomie mentale. Ils sont partis ensemble sur la même route, à la conquête d'une chimère. Rien que de prononcer le mot anarchie les faisait frémir et se signer soudain comme s’il s’étaient trouvés face à face avec le diable. L’anarchie c’était de la dynamite là-bas, un mot à proscrire, un intrus dangereux, une véritable menace pour la tranquillité de leurs âmes, un mot pourtant dont ils ne connaissaient même pas la signification.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; L F- Ah l'Amérique, New-York , Detroit , Ford, les ouvriers qui bossent comme des chiens et qu'on remplace à la moindre défaillance et tout ça pour gagner un petit coin de paradis sur terre, pour contribuer à l'effort de la nation, ben merde alors! Même les putes font l'même rêve, avoir du pognon pour s'payer des déshabillés affriolants et finir en déambulant dans une petite chaumière bien nickel avec deux ou trois bambins dans les pattes. Ça me rappelle Lola la garce, et puis Molly la douce, ça c'était le bon côté de l'affaire, un peu d'oubli entre les jambes que l'coeur faisait pulser, avant de repartir pour la vraie vie violente, dégradante, exigeante. Bon heureusement y'avait la danse aussi, la danse ça vous transcendait une femme, j'ai toujours été avec des danseuses, sans doute leur côté sucre impalpable, cette façon de se glisser et d'onduler tout en rêvant, de s'enrouler autour de vous avec cette volupté inouïe. De vraies femmes dans leur mission originelle. Sans compter qu'elles pouvaient penser aussi! Bon y'a eu les autres, les hygiéniques, partout, en Afrique surtout, mais pour là-bas on était pas équipés nous les blancs becs, il faisait trop chaud et on attrapait tout un tas de saloperies dans ces corps -là et puis y'avait les moustiques et les mouches et puis on était usé par ce qu'on y voyait, question de vous plomber un homme ils s'y connaissaient! ça crevait dans tous les coins!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;&quot; href=&quot;http://www.amazon.fr/gp/product/2702120709/ref=as_li_qf_sp_asin_tl?ie=UTF8&amp;amp;tag=entreguilleme-21&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1642&amp;amp;creative=6746&amp;amp;creativeASIN=2702120709&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://3.bp.blogspot.com/-DCcSzCWdyKM/T9mcjLupE0I/AAAAAAAAEQM/y1tld4FSlGk/s320/hamsun11.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;207&quot; height=&quot;320&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; K- Vous êtes décidément bien cynique ! Et alors que tout porte à croire en votre nihilisme je vois dans votre regard une grande tristesse, une grande amertume, une lumière presque éteinte et c'est la preuve que vous y avez cru un peu à la vie, sinon vous afficheriez une mine victorieuse et sereine. Vous avez été vaincu par votre conscience, cet animal sournois, qui vous a tourmenté sans cesse jusqu'ici, dont vous n'avez jamais pu vous débarrasser une fois pour toutes. Sombrer dans la folie eût été préférable et à l'heure qu'il est vous auriez peut-être obtenu l'oubli et le calme dans votre trajectoire. Moi on a essayé de me faire passer pour fou à quatre vingt six ans! Ça les arrangeait bien de me coller dans un asile, de m'écarter, s'ils avaient pu ils m'auraient liquidé mais ils ne pouvaient pas se le permettre avec un prix Nobel. Oui mon propre pays m'a dépouillé de tous mes biens, m'a ruiné. Accusé de défendre le national socialisme, je voulais simplement qu'on évite cette guerre, que les norvégiens arrêtent de combattre en pure perte et surtout qu'ils ne se soumettent pas aux anglais ni aux américains.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; L F- Je vous approuve, pendant cette foutue guerre ça me déprimait de voir tous ces gens partir au casse-pipe. Et puis je sais de quoi j'parle, j'en ai vu des morts et des abimés des tout sanguinolents, suintant par tous les bouts, j'en ai entendu, des cris insupportables qui vous fichaient des frissons dans l'dos. Ma médaille pour 14 -18 j'me la suis foutue au cul. J'voulais pas que ça recommence ce cirque funèbre. J'voulais plus qu'on fasse la fête à ce stupide paradoxe qui consistait pour tous ces pauvres soldats en première ligne à vendre leur vie pour survivre, à mourir pour ne pas être éliminé par cette société qui prônait l'honneur, le patriotisme, valeurs que défendent rarement les macchabés.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; K- Alors la mort est une délivrance. Vous, vous avez eu avec elle un long entretien, avez tenté de voir par quel côté elle arriverait, mais peu d'hommes ont eu comme vous la conscience de son omniprésence, le talent que vous aviez de lui parler comme à un interlocuteur essentiel. D'ailleurs vous étiez mort avant de mourir, elle et vous, aviez fini par être si proches! Amis en somme! Cela m'a beaucoup impressionné, votre courage à l'affronter et même à la désirer comme une ultime maîtresse, comme la dernière conquête possible.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; L F- On m'a un peu forcé la main faut dire ! Du coup j'ai un peu moins de mérite, le harcèlement et la calomnie m'ont conduit à faire plus rapidement que quiconque sa connaissance approfondie. Malheureusement ce privilège a eu un prix, et ce plaisir à provoquer la tempête, à dire non et à faire mal avec mes mots pour leur remuer les neurones, pour leur faire voir que, oui, ils sont bien tout seuls et pour toujours, ça m'a coûté un max, une peine à perpèt c'était pareil !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt; K- Ma façon d'écrire ne leur a pas plu, ils voulaient de jolies phrases inoffensives et romantiques, quelque chose qui laisse l'esprit en paix, qui ne réveille rien, mais je n'ai jamais pu parler d'autre chose que de cette quête impossible d'un homme qui ne trouvera pas. La faim en est une parfaite illustration, cela a été peut-être le sommet de mon art, le récit d'un estomac vide, le mystère des nerfs dans un corps affamé, l'errance d'un homme seul ne voulant pas céder aux bassesses, quelque soit le prix à payer, la quête d'un homme honnête et orgueilleux. Ma vocation fut de prouver que j'étais vivant en cherchant sans cesse, et non pas d'écrire pour distraire mon prochain avec de pauvres histoires à faire pleurer dans les chaumières .Oui j'ai voulu
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Knut Hamsun</title>
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        <updated>2011-08-17T00:10:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-17T00:10:00+02:00</published>
        <summary>     Knut Hamsun      Kerry Bolton        Ex:...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3151702&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/1006222324.jpg&quot; alt=&quot;Knut_Hamsun.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id=&quot;BlogTitle&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-large; font-family: arial black,avant garde; color: #ff6600;&quot;&gt;Knut Hamsun&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p id=&quot;BlogDate&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Kerry Bolton&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ex: http://www.counter-currents.com/&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;BlogContent&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Editor’s Note:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;This much-expanded version of a previously-published essay on Knut Hamsun is chapter 6 of Kerry Bolton’s &lt;em&gt;Artists of the Right: Resisting Decadence&lt;/em&gt;, forthcoming from Counter-Currents.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Knut Hamsun, 1859–1952, has had a decisive impact on the course of twentieth century literature, both in Europe and America, yet was for decades little discussed let alone honored even in his native Norway. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ernest Hemingway tried to emulate him as did Henry Miller, who called Hamsun “the Dickens of my generation.” Thomas Mann wrote, “never has the Nobel Prize been awarded to one so worthy of it.” Herman Hesse called Hamsun his favorite author. Admired by H. G. Wells, Kafka, and Brecht,[1] Hamsun always enjoyed a great following not only in Germany but particularly in Russia, where he was lauded especially by Maxim Gorky. Even inside the Communist State Hamsun continued to be published despite his politics, and he remained an influence on such Bolshevik luminaries as Aleksandr Kollontai and Illya Ehrenburg.[2]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Origins&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Hamsun was born Knut Pedersen of an impoverished peasant family of seven children on August 4th, 1859. His father was a farmer and a tailor; his mother’s lineage was of Viking nobility. Knut had a hard upbringing on his uncle’s farm where he was sent when he was nine. But his uncle also ran the local library, which gave &amp;nbsp;him the chance to begin his self-education.[3]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;He left his uncle’s farm in 1873, and over the next few years worked at a variety of jobs, laboring, teaching, and clerical, as he widely journeyed about.[4]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;America&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;At 18 he had published his first novel called &lt;em&gt;The Enigmatic One&lt;/em&gt;, a love story.[5] He then paid for the publication of another novel &lt;em&gt;Bjorger&lt;/em&gt;.[6] But acknowledgment as a writer was a decade away, as there was then little interest in his peasant tales.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;In 1882 Knut traveled to the USA, joining the great Norwegian emigration to that country. Between numerous jobs he was able to get some newspaper articles published and began a series of lectures on authors among the Norwegian community.[7] From this early start, Hamsun wrote as an observer of life. He was the first to develop the novel based on the psychology of characters. Hamsun wrote of what he saw and felt particularly identifying with the workers and the tramps. But he was soon disillusioned with America, despite his initial wonder, and he expressed his disgust for American life in articles for Norwegian newspapers[8] upon his return.[9]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;In the first sentence of his first article on America[10] Hamsun described the country as “the Millionaires’ Republic,” a reference to the manner by which elections are based on money,[11] and where the “diseased an degenerate human raw material stream every day from all over the world.” Alluding to principles that are today familiarly called “the American Dream,” Hamsun states that the immigrant is soon disappointed when “the principles do not deliver what they promise.”&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;He was skeptical about the liberty fetish upon which the American ethos is proclaimed, stating that it is in practice not so much a matter of having “liberty” as “taking liberties.”[12] The purpose of being American is to fulfill a “carnivorous, satiating existence, with the ability to afford intense sensual pleasures . . .”[13]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;What now seems particularly prescient, Hamsun, in criticizing the “&lt;em&gt;machinelust&lt;/em&gt;” of Americans alludes with a mixture of amazement and abhorrence to having eaten even an egg “from a Brooklyn &lt;em&gt;egg factory&lt;/em&gt;” (Hamsun’s emphasis),[14] perhaps something that might have seemed pathological for a youthful Scandinavian of country stock.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Hamsun’s next article for &lt;em&gt;Aftenpost&lt;/em&gt; centered on New York, and focused on what can be considered the vulgarity of American city-dwellers in comparison to those in Europe; their loudness and their lack of etiquette.[15] “New Yorkers know little about literature or art.”[16] The theater is popular but the “level of dramatic art is so low.”[17]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Hamsun’s first major literary work came in 1888 when he succeeded in getting published a short story in a magazine, which was to form part of his novel, &lt;em&gt;Hunger&lt;/em&gt;. The story gained him access to the literary scene in Copenhagen. Hamsun became a celebrity among the young intellectuals. He was invited to lecture before university audiences.[18]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;He was commissioned to write a book on America in 1889 setting aside the completion of &lt;em&gt;Hunger&lt;/em&gt;. The result was &lt;em&gt;The Cultural Life of Modern America&lt;/em&gt;,[19] based on his second trip to the USA in 1886, which had been prompted by his desire to make a literary mark for himself there.[20]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;By 1888 he was so repelled by the USA, that he took to wearing a black ribbon in sympathy with four German anarchist immigrants[21] who had been sentenced to death for the Haymarket bombing in Chicago, 1886.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;He left a departing message, giving a two-hour lecture on the cultural vacuity of America.[22]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Despite his destitution upon settling in Copenhagen, he wrote to a friend: “How pleased I am with this country. This is Europe, and I am European—thank God!”[23]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;It was two lectures on America at the University of Copenhagen that formed the basis of the aforementioned &lt;em&gt;Cultural Life of Modern America&lt;/em&gt;. Nelson remarks of Hamsun’s particular disgust, which might to many readers seem completely relevant to the present time: “In particular he was offended by the exaggerated patriotism of Americans, their continual boasting of themslevs as the freest, most advanced, most intelligent people anywhere–boasting from which the foreigner could not escape.”[24]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Hamsun attacked the crass materialism of the &amp;nbsp;USA. He despised democracy as a form of despotism, abhorring its leveling nature and mob politics. America is a land where the highest morality is money, where the meaning of art is reduced to its cash value. He also expresses his misgivings about the presence of Africans in the USA. The Civil War is described as a war against the aristocracy by northern capitalists. He writes: “Instead of founding an intellectual elite, America has established a mulatto stud farm.”&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Literary Eminence&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Resuming&lt;em&gt; &lt;/em&gt;the writing of &lt;em&gt;Hunger&lt;/em&gt; after his musings on America, this appeared in 1890. It has been described as one of the great novels of urban alienation. Like much of his writing it is partly autobiographical. It centers on a young budding writer trying to fend off poverty, wandering the streets in rags, but in some odd way enjoying the experiences despite the hardship. Through an act of will the character maintains his identity.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;This was perhaps the first novel to make the workings of the mind the central theme. It was a genre he was to continue experimenting with over the next ten years. Contra orthodox psychological theories, Hamsun held that a diversity of separate personality types within the individual is a desirable state of being. He wrote of this in regard to his aim for literature: “I will therefore have contradictions in the inner man considered as a quite natural phenomenon, and I dream of a literature with characters in which their very lack of consistency is their basic characteristic.”[25]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Hamsun’s next great novel was &lt;em&gt;Mysteries&lt;/em&gt;,[26] virtually a self-portrait. One reviewer described Hamsun as expressing “the wildest paradoxes,” a hatred of bourgeois academics and of the masses. The principal character, Nagel, is presented in the form of free flowing thought associations and a stream of consciousness.[27]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Here Hamsun identifies himself as “a radical who belongs to no party, but is an individual in the extreme.”[28] The book caused an uproar among literary circles, but it sold well.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Having outraged the literary establishment, Hamsun next set about critiquing the younger coterie of writers as arrogant and talentless wastrels, whom he represents in &lt;em&gt;Shallow Soil&lt;/em&gt;[29] as “a festering sore on the social organism of the Norwegian capital,” in the words of Prof. Wiehr.[30]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Here Hanka Tidemand, a liberated and modern woman of the type detested by Hamsun, finds her true nature back with her hard working husband and children, after an affair with an artist. She realizes her mistaken course, on the verge of divorce, when she sees her children. Here Hamsun sets out his constant theme of rediscovering one’s roots in the simple life, in family and, in children. The well-meaning Mr Tidemand has his wife Hanka leave after she is seduced by one of the bohemian parasites.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;[Tideman’s] regard for the individual liberty of his wife amounts really to a fault. He fails to see, however, the grave danger which is threatening Hanka and believes to be promoting her true happiness in according her perfect freedom. His devotion to her never ceases, and when she at last repents, he makes reconciliation easy for her. . . .&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Hanka is evidently the product of a misdirected striving for emancipation; she seems to acknowledge no duty except the duty to herself. [31]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;The Kareno trilogy of plays (&lt;em&gt;At the Gates of the Kingdom&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Evening Glow&lt;/em&gt;, and &lt;em&gt;The Game of Life&lt;/em&gt;)[32] focuses Hamsun’s growing anti-democratic sentiment in the character of Ivar Kareno, a young philosopher who states:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;I believe in the born leader, the natural despot, not the man who is chosen but the man who elects himself to be ruler over the masses. I believe in and hope for one thing, and that is the return of the great terrorist, the living essence of human power, the Caesar.[33]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;By now, Hamsun had become a celebrity, cheered in the streets by crowds although he despised the attention, but several decades away from being honored with a Nobel Prize&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;The Growth of the Soil&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;em&gt;The Growth of the Soil&lt;/em&gt; is a remarkable book for those who have a yearning for the timeless in a world of the superficial and the transient. Published in 1917, it was the work that was cited when Hamsun was awarded the Nobel Prize for Literature in 1920.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;This is the world of a rough, coarsely-featured farmer Isak, and a woman, Inger, who happened to come by from across the valley, stay with him to sire a children and help Isak work the land, raise goats, potatoes, corn, milk the cows and goats, make cheese, and subsist at one with nature.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Isak and Inger are archetypes of the peasant; the antithesis of the New Yorker and the archetypical “American” described in Hamsun’s essays on the USA.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;The sense of a day-by-day part of eternity lived by Isak and Inger is captured, juxtaposing their lives with the grain they sow and the earth they till, as part of a single rhythm that has existed for centuries:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;For generations back, into forgotten time, his fathers before him had sowed corn, solemnly, on a still, calm evening, bets with a fall of warm and gentle rain, soon after the grey goose flight. . . .&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Isak walked bare headed, in Jesus’ name, a sower. Like a tree stump to look at, but in his heart like a child. Every cast was made with care, in a spirit of kindly resignation. Look! The tiny grains that are to take life and to grow, shoot up into ears, and give more corn again; so it is throughout the earth where corn is sown. Palestine, America, the valleys of Norway itself—a great wide world, and here is Isak, a tiny speck in the midst of it all, a sower. Little showers of corn flung out fanwise form his hand; a kindly clouded sky, with a promise of the faintest little misty rain.[34]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;The woman as mother is the highest of peasant values, and indeed of the fulfillment of women, in antithesis to the “liberated woman” that was becoming evident in Hamsun’s time as a symptom of a culture’s decay, a type already described by Hamsun in &lt;em&gt;Shallow Soil&lt;/em&gt; and elsewhere.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;The rearing of children is the purpose of Being of the wife and mother, as much as that might be sneered at now, but as Spengler noted, there is nothing more important than the continuation of a family lineage, generation-after-generation, and one might add—interestingly—the same values hold as true for the aristocrat as for the peasant; there is no more dread than being the last of a family’s line. Hence, we see something of this feeling described by Hamsun:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;She was in full flower, and constantly with child. Isak, himself, her lord and master, was earnest and stolid as ever, but he had got on well, and was content. How he had managed to live until Inger came was a mystery . . . now, he had all that a man can think of in his place in the world.[35]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;The feeling is described by Oswald Spengler in &lt;em&gt;The Hour of Decision&lt;/em&gt;, which captures the same intent that Hamsun was expressing in drama:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;A woman of race[36] does not desire to be a “companion” or a “lover,” but a &lt;em&gt;mother&lt;/em&gt;; and not the mother of &lt;em&gt;one&lt;/em&gt; child, to serve as a toy and a distraction, but of many; the instinct of a strong race speaks in the pride that large families inspire, in the feeling that barrenness is the hardest curse that can befall a woman and through her the race . . .[37]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;This is precisely the type of woman that Inger represents: “She was in full flower, and constantly with child . . .”&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>L'aventure de Knut Hamsun...</title>
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        <updated>2010-12-23T11:41:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-23T11:41:00+01:00</published>
        <summary>  Les Nouvelles éditions latines viennent de publier   L'aventure de Knut...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les Nouvelles éditions latines viennent de publier &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'aventure de Knut Hamsun&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un ouvrage de &lt;strong&gt;Tarmo Kunnas&lt;/strong&gt;, préfacé par &lt;strong&gt;Michel d'Urance&lt;/strong&gt;. On se souviendra que Tarmo Kunnas avait largement contribué à la rédaction du numéro de la revue &lt;em&gt;Nouvelle Ecole &lt;/em&gt;(n°56, année 2006) consacré à l'auteur de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Faim&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-2808668&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/01/1445141953.jpg&quot; alt=&quot;Knut Hamsun.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;Cet ouvrage élucide d’une façon synthétique les différents aspects littéraires de l’œuvre romanesque de Knut Hamsun : thèmes, narration, traits stylistiques. Il place l’œuvre de l’écrivain autodidacte, à la fois moderne et archaïque, dans le contexte social et culturel nordique de son époque, et démontre un lien secret entre sa création artistique et son excès politique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’auteur révèle le caractère ambigu de l’engagement de Knut Hamsun mais aussi une utopie qui pourrait être d’actualité : il décrit la lutte de deux visions du monde, la pensée uniforme, hégémonique, qui croit pouvoir tout calculer, quantifier, peser et mesurer, qui prétend que l’exactitude est la vérité, et une autre vision qui sait que le monde se prête aux interprétations multiples et que l’homme reste humain, seulement quand il s’étonne devant l’Être. Hamsun est du côté de l’inquiétude et de la recherche, des prophètes et des artistes, et de tous ceux qui ont gardé une innocence. Il est avant tout un créateur de mythes, mais aussi le précurseur d’une pensée écologique, tout en prenant parti contre l’Europe matérialiste et mercantile, pour des valeurs humaines universelles.&quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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            <name>Rébellion</name>
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        <title>Une mise en abîme : L’ étrange Knut Hamsun de Jean Parvulesc</title>
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        <updated>2010-04-07T09:01:00+02:00</updated>
        <published>2010-04-07T09:01:00+02:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp;    &amp;nbsp;   Chronique parue dans Rébellion 32 – Septembre/Octobre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rebellion.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: medium;&quot;&gt;Chronique parue dans Rébellion 32 – Septembre/Octobre 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2378481&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://rebellion.hautetfort.com/media/00/02/1846069544.jpg&quot; alt=&quot;hamsun-728543.jpg&quot; /&gt;Le propos de Jean Parvulesco s’inscrit dans la ligne de réap­parition de l’oeuvre de l’écri­vain norvégien Knut Hamsun sur lequel la revue Nouvelle Eco­le de 2006 avait fait paraître un numéro et dans lequel Michel d’Urance, auteur d’un es­sai récent sur l’ancien prix Nobel de Littératu­re aux éditions Pardès, avait déjà produit un article révélant « l’oeuvre métaphysique » de celui-ci, d’après l’interprétation qu’en don­ne aujourd’hui Jean Parvulesco. Ce dernier s’attache dans une nouvelle brochure à dé­chiffrer, s’appuyant sur le travail d’essai bio­graphique de Michel d’Urance, le noyau ul­time, la matrice profonde de l’oeuvre hamsu­nien. Il s’agit donc d’une mise en abîme du travail de Michel d’Urance, grâce à laquelle se révèlent la profondeur cachée et l’étrangeté d’Hamsun. Jean Parvulesco rend opératoire le décryptage de celui-ci au moyen du con­cept « géopolitique fondamental de l’ « an­cien sentier européen » évoqué par Michel d’Urance, initialement dans Nouvelle Ecole. Que révèle cet « ancien sentier européen » ? « La clef opérative de toute ouverture ontolo­gique de la situation politico-historique et ci­vilisationnelle qui est, dramatiquement, cel­le du «Grand Continent» eurasiatique, et plus particulièrement de la plus Grande Europe continentale à l’heure actuelle ». Voilà de quoi justifier l’intérêt porté à la signification de l’existence des héros hamsuniens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: medium;&quot;&gt;Jean Parvulesco évoque fort poétique­ment le destin de ces derniers, authenti­ques « vagabonds mystiques » errant, sem­ble-t-il aveuglément, vers leur lieu, leur cen­tre, de prédestination ontologique. Il insiste sur le fait que Michel d’Urance met en avant le processus de « différenciation du héros à l’épreuve de la conquête de soi-même ». Il y aurait là un présage littéraire adressé à tous les Européens auquel ces derniers –nos con­temporains- feraient bien de prêter atten­tion, car il n’y a pas d’autre issue au gouf­fre sur lequel nous sommes penchés et qui est celui de la béance ouverte entre l’être et l’existence. Où la littérature s’élève au niveau du « travail philosophique ». En effet, ne doit-on pas se poser la question de ce que signifie une « vie accomplie » ? Jean Parvulesco parle de « reliance » de l’être à l’existence, de « pro­jection de l’être hors de lui-même » qui va se configurer sous une « certaine forme de destin ». Mais cette configuration sera assu­mée par les « vagabonds mystiques » char­gés, alors, d’une « mission spéciale » ; assu­mée et donc différenciée. De sorte que tou­te existence en action est ainsi fondée ori­ginellement et non pas suspendue dans le vide du néant, cher à l’existentialisme sar­trien. Raymond Abellio, lui-même, avait criti­qué fort judicieusement la désespérance de la philosophie sartrienne, en montrant que de la néantisation du monde donné (en soi) par la conscience (pour soi) ne pouvait sur­gir une véritable communauté des conscien­ces (la rencontre d’autrui est toujours réifica­trice dans l’Etre et le Néant). Ce type d’exis­tentialisme s’éloigne au plus haut point de l’ancien sentier européen, étrangement dé­socculté en revanche par Knut Hamsun. De sorte, que la vie de celui-ci, apparaît comme étant une « percée de l’être ». En regard de la­quelle percée, les contingences historiques, politico-historiques, vécues par le norvégien, acquièrent un sens plus profond qu’une his­toriographie superficielle ne pourait le laisser penser. Son soutien indéfectible à Adolf Hit­ler n’était-il pas plutôt un « engagement final avec l’Allemagne » mais comme en « étran­ger parallèle » au nazisme ? C’est là que Knut Hamsun nous révèlerait, en fait, son secret d’après Jean Parvulesco : « l’idée d’une Gran­de Allemagne continentale, centre polaire de l’Europe et du «Grand Continent» eurasia­tique ». Il va sans dire que cela ne pouvait sa­tisfaire la vulgate nationale socialiste. Ham­sun avait perçu dans un contexte fort peu favorable les lignes de force d’une géopo­litique hostile au capitalisme et en particu­lier à l’Angleterre et aux Etats-Unis, porteurs d’un « anti-destin matérialiste » évidemment aux antipodes de la vision boréale et eurasia­tique du grand écrivain. Actualisant le pro­pos, Jean Parvulesco écrit : « Le plus grand péril pour la Nouvelle Europe, pour la plus Grande Europe continentale, «hyperboréen­ne», c’était l’impérialisme matérialiste de la conjuration politique anglo-américaine en cours d’affirmation planétaire, tout comme aujourd’hui. Il s’agissait –il s’agit- de la con­frontation finale de deux mondes apocalyp­tiquement antagonistes : un seul de ces deux mondes sera amené à survivre ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: medium;&quot;&gt;Sûrement par d’autres voies, les peuples européens seront appelés à résoudre cette alternative, s’ils veulent surmonter « la déré­liction européenne ». Ce qu’il y a également, d’irréductiblement européen chez Knut Hamsun est son évocation de l’amour et du soubassement mystérieux, mystique de la fé­minité ouvrant à la passion le chemin de la transfiguration de l’existence dans des expé­riences limites.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: medium;&quot;&gt;En dernier lieu, la portée ontologique de l’oeuvre hamsunien se dévoile dans la figure ultime du héros, pas si fictif que cela, chez lequel la vie est scandée par ce mouvement de reprise et d’ascension conduit par le « Je transcendantal » se dépouillant progres­sivement de ses oripeaux successifs, et au terme duquel, il atteint son identité finale. Jean Parvulesco pose alors la question : « ce «je» se posant au-delà de toute attache ne serait-il pas, aussi, une figuration apaisante de «Dieu»? » En conséquence, ne vaut-il pas la peine d’emprunter le chemin nous condui­sant vers l’ancien sentier européen ?&amp;lt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;L’étrange Knut Hamsun.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Jean Parvulesco. Ed. DVX.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;A commander à : dvxeditions@gmail.com&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Hamsun: francobollo commemorativo</title>
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        <published>2009-08-28T13:40:18+02:00</published>
        <summary>             Hamsun: francobollo commemorativo         Come avevo immaginato,...</summary>
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          &lt;div class=&quot;contenttext&quot;&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;300&quot; src=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/huginnemuninn/wp-content/uploads/2009/08/hamsun_raa_456297n-300x285.jpg&quot; alt=&quot;hamsun_raa_456297n&quot; height=&quot;285&quot; title=&quot;hamsun_raa_456297n&quot; class=&quot;aligncenter size-medium wp-image-335&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Hamsun: francobollo commemorativo&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Come avevo immaginato, non una sola riga è apparsa sui giornali italiani riguardo il centocinquantesimo anniversario di&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a rel=&quot;external&quot; href=&quot;http://www.centrostudilaruna.it/sezioni/autori/knut-pedersen-hamsun&quot; onclick=&quot;return alinks_click(this);&quot; title=&quot;Hamsun&quot; class=&quot;alinks_links&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Hamsun&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Intanto ieri in Norvegia è entrato in distribuzione questo francobollo commemorativo da 25 centesimi, stampato in un milione e mezzo di esemplari.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;!-- AddThis Button BEGIN --&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; &lt;/script&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Knut Hamsun: un esprit peu commode</title>
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        <updated>2009-08-04T13:46:01+02:00</updated>
        <published>2009-08-04T13:46:01+02:00</published>
        <summary>       &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;      Helge MORGENGRAUEN:...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/60717382.jpg&quot; alt=&quot;knut_hamsun.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1909296&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Helge MORGENGRAUEN:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Knut Hamsun: un esprit incommode&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Ses admirateurs comme ses ennemis sont d’accord sur un point: Knut Hamsun est l’un des plus importants romanciers de la littérature européenne contemporaine. Nombreux furent ses contemporains plus jeunes comme James Joyce ou Virginia Woolf qui bénéficièrent de son influence de manière décisive. Hamsun a aussi acquis une réelle importance en littérature américaine, notamment par l’influence qu’il exerça sur un écrivain comme William Faulkner: bon nombre d’historiens de la littérature le comptent dès lors parmi les pères fondateurs du roman américain moderne.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Des auteurs aussi différents que Maxime Gorki, Thomas Mann, Jakob Wassermann ou Stefan Zweig reconnaissent en Hamsun un géant de la littérature. Dans sa contribution à un “liber amicorum” publié en Norvège en 1929, à l’occasion du 70ème anniversaire de Hamsun, Gorki écrivit qu’il ne voyait personne dans la littérature de son temps “qui égalât Hamsun sur le plan de l’originalité et de la puissance créatrice”. L’écrivain russe alla jusqu’à écrire que “l’écriture de Hamsun relève d’une ‘écriture sainte” pour l’humanité toute entière”. Quant au style hamsunien, Gorki déclare qu’il est “sans aucune pompe artificielle” et que “sa beauté réside dans la simple, pure et aveuglante vérité qu’elle dévoile”. Gorki: “Les figures norvégiennes, qu’il dépeint, sont aussi belles que les statues de la Grèce antique”.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;La même année, Thomas Mann prend, lui aussi, la parole, pour dire “que l’art magnifique de Hamsun est devenu l’un des ingrédients majeurs” de sa propre formation et que cet art du Norvégien l’a aidé “à déterminer sa propre notion du récit et de la poésie littéraires”. Jakob Wassermann constatait, pour sa part, que Hamsun, “comme tout grand écrivain, est capable de transformer un petit monde aux horizons réduits en un véritable cosmos”, tout “en devenant un témoin majeur de son époque”.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Knut Hamsun, pour Stefan Zweig, représente “la forme la plus noble de la virilité, parce qu’elle offre et une tendresse, qui sourd d’une grande force comme l’eau d’une source, et de la passion contenue, qui se dissimule derrière une rudesse abrupte”.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Quand certains critiques, appartenant souvent à la mouvance des littérateurs engagés à gauche, jugent d’importantes figures de la littérature universelle comme Knut Hamsun ou de grands voyageurs comme Sven Hedin, on est surtout frappé par leur absence totale de pondération et par leur esprit partisan et haineux; les propos tenus par ces gens-là sont aigres, partiaux et injustes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Hamsun et Hedin sont deux Scandinaves qui, comme pratiquement personne d’autre, ont osé tenir tête à Hitler et lui demander des choses que tous imaginaient impossibles, comme de libérer certains détenus de camps de concentration, d’épargner des vies juives, etc. Lorsque Hamsun rencontra Hitler, l’interprète n’a pas osé traduire tous ses propos. Quand l’écrivain évoqua plus tard cet entretien à son fils Tore, il dira: “Il ne me plaisait pas. “Je”, “moi”, disait-il sans arrêt, “je”, “moi”, toujours “je” et “moi”!”. On ne peut pas dire qu’il s’agit là d’admiration inconditionnelle. Revenu en Norvège, l’écrivain, avec un humour au second degré, racontait “qu’il avait rencontré tant de gens lors de son voyage, qu’il ne se souvenait plus, s’il avait rencontré Hitler ou non”.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Sven Hedin a raconté par le menu ses tribulations dans la capitale allemande dans un remarquable livre de souvenirs, intitulé “Ohne Auftrag in Berlin” (“Sans ordre de mission à Berlin”).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;En 1953, Pablo Picasso a pu rédiger un vibrant hommage à “son cher camarade Staline”, alors que celui-ci avait commandité des massacres à grande échelle qui ont causé la mort d’au moins 55 millions de personnes en Union Soviétique. Cet hommage ne choque pas les nigauds du “politiquement correct”. Ndlr: En revanche, l’hommage rendu par Hamsun à Hitler, quelques jours après le suicide du dictateur allemand, continue à faire des gorges chaudes, alors qu’on&amp;nbsp; sait très bien que Hamsun n’était pas un inconditionnel du national-socialisme: que seule comptait à ses yeux l’élimination du capitalisme anglo-saxon.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Cette hostilité hamsunienne au libéralisme et au capitalisme anglo-saxons est tirée de son propre vécu, lors de ses séjours successifs aux Etats-Unis. Hamsun n’a jamais compris l’attirance qu’éprouvaient la plupart des Norvégiens pour l’Angleterre et l’Amérique. Lors de la première guerre mondiale déjà, et dès le début des hostilités, la sympathie de Hamsun allait à l’Allemagne en guerre, au “peuple germanique frère” d’Europe centrale. Cette sympathie déplaisait à une majorité de Norvégiens.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Hamsun n’a jamais renoncé à cette sympathie germanophile, même quand les temps étaient très durs pour l’Allemagne: pour l’établissement marqué aujourd’hui par l’union des gauches et du “politiquement correct”, c’est en cette germanophilie constante que réside la faute majeure de Knut Hamsun. Il avait connu les affres du système américain, pseudo-démocratique et capitaliste et en avait souffert cruellement. Personne de raisonnable ne pourrait lui reprocher de préférer l’Allemagne, à qui il devait ses premiers succès éditoriaux et le lancement de sa carrière internationale, succès amorcés bien avant même que les nationaux-socialistes existèrent et n’exerçassent le pouvoir. De préférer cette Allemagne des lettres et de l’esprit à un monde anglo-saxon, dont le Dieu unique était et reste Mammon (ndlr: c’est exactement le cas de l’écrivain flamand de langue française Georges Eekhoud).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Hamsun est donc bien un héritier des Vikings, dans la mesure où jamais il ne choisit les chemins faciles et les pistes tracées à l’avance. Même quand il se trompait, Hamsun restait essentiellement un Germain contestataire de grand format.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot; lang=&quot;NL&quot; xml:lang=&quot;NL&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Helge MORGENGRAUEN.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;(article tiré de “zur Zeit”, Vienne, n°31-32/2009; trad. franç.: Robert Steuckers).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>De l'illusion à la fidélité</title>
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        <updated>2008-12-05T00:05:00+01:00</updated>
        <published>2008-12-05T00:05:00+01:00</published>
        <summary>     De l'illusion à la fidélité                « Ce fut une soirée...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
           &lt;div class=&quot;divTitreArticle&quot;&gt; &lt;h2 style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://dhdc2917.over-blog.com/article-22012886.html&quot; title=&quot;De l'illusion à la fidélité&quot;&gt;De l'illusion à la fidélité&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;contenuArticle&quot;&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #003366; font-family: times;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; src=&quot;http://idata.over-blog.com/0/60/73/51/Mes-images-2/couple_paysan_slaves.jpg&quot; height=&quot;278&quot; class=&quot;CtreTexte&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;« Ce fut une soirée remarquable, un tournant. Inger s'était écartée longtemps du droit chemin, et il avait suffi de la soulever un instant pour l'y faire rentrer. Ils ne parlèrent pas de ce qui s'était passé. Isak s'était senti honteux d'avoir agi de la sorte à cause d'un thaler, qu'il finirait par donner parce qu'il serait lui-même content de l'envoyer à Eleseus. Et puis, cet argent, n'était-il pas à Inger aussi bien qu'à lui ? Au tour d'Isak de se sentir humble !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Inger avait encore changé. Elle renonçait à ses manières raffinées et redevenait sérieuse : une femme de paysan, sérieuse et réfléchie, comme elle était auparavant. Penser que la rude poigne d'un homme pouvait accomplir de telles métamorphoses ! Il devait en être ainsi ! Une femme robuste et saine, mais gâtée par un long séjour dans une atmosphère artificielle, s'était heurtée à un homme qui se tenait solidement sur ses pieds. Il ne s'était pas laissé écarter un instant de sa place naturelle sur la terre, de son lopin. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Knut Hamsun, « L'éveil de la glèbe »&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;clear&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Gaëlle Mann</name>
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        <title>KNUT HAMSUN</title>
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        <updated>2008-04-22T17:32:36+02:00</updated>
        <published>2008-04-22T17:32:36+02:00</published>
        <summary>               Avec Michel d’Urance, une invitation à connaître et aimer Knut...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gaelle.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://gaelle.hautetfort.com/media/00/00/1445141953.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gaelle.hautetfort.com/media/00/00/1445141953.jpg&quot; alt=&quot;1445141953.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-980673&quot; name=&quot;media-980673&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cHeadline&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Avec Michel d’Urance, une invitation à connaître et aimer Knut Hamsun&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; id=&quot;t_auteur&quot; class=&quot;cAuteur&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;cBox&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;div class=&quot;cTexte&quot;&gt;Dans la collection &lt;em&gt;Qui suis-je ?&lt;/em&gt; de Pardès (initiative sympathique si ce n’est son dispensable thème astral qui clôt chaque volume), le jeune essayiste Michel d’Urance, &lt;strong&gt;rédacteur en chef d’&lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, aborde un homme du grand Nord, et aussi un grand homme du Nord, l’écrivain norvégien Knut Hamsun. Le petit et gracieux ouvrage constitue une introduction à l’œuvre et à l’homme très rigoureuse, très complète sans être exhaustive bien entendu, et une excellente invitation à la lecture ou à la relecture, que l’on pourra aisément compléter par le numéro de Nouvelle Ecole sur le même thème (56, 2006).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Né en 1859, mort en 1952, Hamsun – ce « personnage original et puissant » comme disait Octave Mirbeau&lt;/strong&gt; – est déjà de notre temps, de la première modernité en tout cas, sans l’être tout à fait : il n’a connu que la première phase de son déchaînement, il est vrai significative puisqu’elle comporte Hiroshima, Dresde février 45, les camps nazis, les camps staliniens, et aussi la TSF, l’avion, le téléphone. Hamsun a connu cela, et il a connu aussi le temps d’avant, celui que chacun d’entre nous n’a pas connu, le temps des chevaux, des charrettes, des dialogues sur la place du bourg, des amours cachés dans les foins et non sur le web.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans une œuvre longue, ponctuée par le &lt;strong&gt;prix Nobel en 1920&lt;/strong&gt;, pour Les fruits de la terre (traduit sous le nom de &lt;u&gt;L’éveil de la glèbe&lt;/u&gt;), le héros hamsunien, note d’Urance, « figure son époque par delà l’infinité ou la différence des personnages. » « Fixer l’ambiance d’époque, devenir un mémorialiste de son temps » c’est à cela, écrit encore justement d’Urance, que l’on reconnaît un grand écrivain. Ce héros hamsunien dit, comme celui de Balzac, l’époque et l’époque qui change – et l’homme qui change avec son époque. « Nous changeons même si c’est infime, dit l’un des personnages d’Hamsun. Aucune volonté, aussi stricte soit-elle, ne peut avoir d’influence sur cette progression naturelle (…). Du point de vue historique, le changement est un signe de liberté et d’ouverture » (Crépuscule, 1898).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Knut Pedersen-Hamsun&lt;/strong&gt; a voyagé, notamment aux Etats-Unis, et a exercé plusieurs métiers. Il a vu les nuances du monde et c’est pourquoi il convient de porter sur lui un jugement plein de nuances. En Amérique, il est frappé par la solidité des bases morales données par la religion ainsi que par le patriotisme exagéré des Américains (August le marin, 1930). Il note l’excès de morale et la faiblesse de l’analyse, la faiblesse de ce que les Français appellent « l’esprit » qui caractérise ce peuple. Il est encore frappé par quelque chose d’une extrême dureté que l’on trouve selon lui dans la mentalité des Américains. En Caucasie, au contraire, ce qui lui parait décisif c’est que plus on va vers l’est, plus on va vers le silence, plus le sort de l’homme devient non plus de parler, mais d’écouter la nature, celle-ci devenant de plus en plus massive, de plus en plus tellurique. « J’en aurais toujours la nostalgie » écrit Hamsun.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Patriote norvégien – il est pour l’indépendance de son pays en 1905, au moment de la séparation avec la Suède -, moderniste en littérature, dénué de xénophobie et d’antisémitisme, qu’est-ce qui a poussé Knut Hamsun à se « rallier », avec des nuances bien entendu, au régime pro-allemand de Quisling de 1940 à 1945 et d’une manière plus générale à la cause de l’Allemagne national-socialiste et de l’Axe (&lt;strong&gt;un de ses fils sera combattant dans une unité de Waffen SS comme nombre de nordiques et de Baltes&lt;/strong&gt;) ?&lt;br /&gt; Ce choix aventureux - dans lequel Hamsun avait beaucoup à perdre et rien à gagner - n’est de fait pas venu par hasard, et Michel d’Urance éclaire de manière fine cet épisode qui donne un caractère de soufre à l’approche d’Hamsun dont les amitiés littéraires (il fut préfacé par André Gide notamment) n’avaient strictement rien de « fasciste ». Pour autant, il est exact que Hamsun était critique quant à la modernité, il est exact qu’il souhaitait un équilibre entre celle-ci et des valeurs traditionnelles comme la proximité avec la nature, l’expérience personnelle, toutes choses qui amenaient à &lt;strong&gt;critiquer les sociétés de masse, à refuser le communisme, à ne pas se satisfaire non plus du libéralisme et son culte du commerce. D’où un intérêt pour tout système paraissant ouvrir une nouvelle voie.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Il est de fait aussi que, trente ans avant l’arrivée de Hitler au pouvoir, Hamsun avait manifesté sa sympathie pour l’Allemagne. Il est de fait que l’Allemagne devenue nazie, sa sympathie n’a pas faibli. Comme beaucoup, Hamsun n’a pas voulu voir la réalité de l’antisémitisme nazi et a sous-estimé son extrême violence (dont les manifestations et l’aboutissement criminel n’étaient pas forcément décelable vu de Norvège, les nazis ayant mis en place une politique du secret et du camouflage qui trompa bien des observateurs). Bien entendu, des facteurs plus personnels sont à prendre en compte : Hamsun a 81 ans en 1940, et il est sourd. Sans aller jusqu’à dire que sa surdité explique sa cécité ( !) sur le nazisme, il est certain que ce handicap l’éloigne du monde. Hamsun est toutefois parfaitement lucide durant ces années. En 1940, il souhaite publiquement l’arrêt des combats et la collaboration de la Norvège avec le Reich. Sa principale motivation est la détestation des anglo-saxons et de leur civilisation. Nulle hystérie antisémite chez lui. Très vite, Hamsun est déçu de la forme que prend la politique de collaboration. Il reste toutefois fidèle à ses prises de position initiale. Le &lt;strong&gt;7 mai 1945&lt;/strong&gt;, il rend hommage dans la presse à Hitler en des termes lyriques et quasi-christiques (on pense à Alphonse de Châteaubriant), le présentant comme un homme qui « proclamait son évangile de la justice pour toutes les nations » et « une de ces figures éminentes qui bouleversent le monde » (la seule chose que l’on ne contestera pas, c’est le fait qu’Hitler ait bouleversé le monde en parachevant la catastrophe inaugurée en 1914 et qui a vu l’Europe presque au bord de la sortie de l’histoire. Cf. Dominique Venner, Le siècle de 1914, Pygmalion, 2006). En vérité, un entretien d’Hamsun avec Hitler en 1943 avait montré l’ampleur des malentendus, comme le montre bien Michel d’Urance. Hamsun était un idéaliste et rêvait d’une Europe nordique fédérée, faisant vivre une civilisation débarrassée des excès de l’économisme et Hitler était avant tout un pangermaniste darwinien, scientiste et ultra-moderniste qui souhaitait que la Norvège lui cause le moins de souci possible.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;En 1945, Hamsun est mis en résidence surveillée puis jugé. Il est libéré au bout de 5 ans, il a alors 90 ans et est complètement ruiné. Il meurt 2 ans plus tard.&lt;/strong&gt; On ne connaît pas de personnes qui ait été arrêtées suite à des dénonciations venant de lui, par contre, plusieurs personnes lui doivent la vie ou leur libération suite à des interventions qu’il a faite durant la guerre auprès des Allemands. Il avait écrit : « &lt;strong&gt;Il est bon que certains gens sachent comment un homme de fer se comporte devant une morsure de serpent&lt;/strong&gt; ».&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;cTexte&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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