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    <title>Last posts on justice sociale</title>
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        <title>Retour sur la COP30 : les défis d’une transition juste</title>
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        <updated>2025-12-26T21:16:00+01:00</updated>
        <published>2025-12-26T21:16:00+01:00</published>
        <summary> Article publié par le CCFD Terre Solidaire le 26.12.2025   La  COP30 ,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Article publié par le CCFD Terre Solidaire le 26.12.2025&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;single-content&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La &lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt;COP30&lt;/mark&gt;, grande conférence internationale dédiée au climat, s’est tenue cette année à Belém, au Brésil. En parallèle de cet événement officiel, la ville a également accueilli le Sommet des Peuples, un espace alternatif de mobilisation et de propositions porté par les peuples autochtones, les organisations de la société civile et des militants venus du monde entier.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est à cet événement qu’est consacrée l’émission «&amp;nbsp;Paroles de Solidarité&amp;nbsp;» du mois de décembre, afin de nous rappeler une chose essentielle : &lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt;la lutte contre le dérèglement climatique ne peut se faire sans justice sociale&lt;/mark&gt;. En effet, l’enjeu de cette COP était majeur puisqu’il s’agissait de faire reconnaître l’urgence d’une transition just&lt;strong&gt;e&lt;/strong&gt;, capable de protéger à la fois la planète et les populations les plus vulnérables. Mais pour beaucoup d’observateurs, les résultats n’ont pas été à la hauteur de l’urgence… C’est le cas des deux invités de l’émission, présents à Belém : Mathieu Paris, chargé de plaidoyer « Dette et Aide publique au développement » au CCFD-Terre Solidaire, et Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au réseau Action Climat France.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mathieu Paris pointe d’abord la question cruciale des financements. Pour le CCFD Terre Solidaire, il est impossible de répondre efficacement à la crise climatique sans résoudre la&lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt; crise de la dette&lt;/mark&gt;. En effet, les pays du Sud sont aujourd’hui confrontés à une situation de surendettement sans précédent, avec des taux d’intérêt très élevés. Dans ces conditions, impossible pour eux de dégager les moyens financiers nécessaires pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique et financer leur propre développement. Déjà lors de la COP29 à Bakou, les discussions avaient porté sur les financements climat. Les pays du Sud réclamaient des moyens à la hauteur de leur exposition aux impacts climatiques, rappelant la &lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt;responsabilité historique des pays du Nord&lt;/mark&gt;&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Mais le montant finalement accordé avait été bien inférieur aux demandes et prenait la forme de prêts, suscitant une profonde déception et un nouvel alourdissement de la dette. Pourtant l’idée d’une annulation de la dette n’est pas nouvelle, une première vague avait déjà eu lieu dans les années 90’ face au risque d’une crise durable du développement. Pour ces raisons, le CCFD Terre Solidaire appelle à une mobilisation citoyenne via une &lt;a href=&quot;https://ccfd-terresolidaire.org/petition-exigeons-des-solutions-face-a-la-crise-de-la-dette-des-pays-du-sud/&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt;pétition &lt;/mark&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;demandant l’annulation de la dette des pays du Sud et une gestion plus démocratique de ces enjeux.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Du côté du réseau Action Climat, Gaïa Febvre dénonce le manque d’&lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt;ambition politique&lt;/mark&gt;. En effet, les Contributions Nationales Déterminées (feuilles de route censées détailler la mise en oeuvre des accords de Paris), que les États devaient présenter cette année, restent insuffisantes pour respecter les objectifs de l’accord de Paris. Les engagements sur la sortie des énergies&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;fossiles ou la lutte contre la déforestation, pourtant largement évoqués dans les discours, n’ont pas été traduits en décisions concrètes. Les résultats restent donc très faibles, d’autant plus que les pays du Nord continuent de refuser de mettre suffisamment de financements sur la table. Sortir des énergies fossiles, pour des pays qui en dépendent économiquement, ne peut se faire sans accompagnement financier. La méthode de négociation a également posé problème. Les discussions, menées en grande partie en coulisses, ont &lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt;limité le rôle de la société civile&lt;/mark&gt;, pourtant essentielle pour maintenir la pression sur les États. Dans un contexte international tendu, le climat peine une nouvelle fois à s’imposer comme une priorité politique centrale.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au final, la COP30 laisse un goût amer. Les urgences sont reconnues, mais les réponses sont repoussées. En outre, l’événement tend à perdre en crédibilité : conflits d’intérêts face au lobbying massif des énergies fossiles, désinformation climatique, retrait des Etats-Unis des accords de Paris… Sans décisions fortes sur la &lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt;justice climatique&lt;/mark&gt;, les&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt;financements&lt;/mark&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;et la&lt;mark class=&quot;has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color&quot; style=&quot;background-color: rgba(0, 0, 0, 0);&quot;&gt; transition juste&lt;/mark&gt;, les prochaines COP risquent de reproduire les mêmes blocages.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;L’émission est elle à retrouver juste ici : &lt;a href=&quot;https://www.rcf.fr/ecologie-et-solidarite/paroles-de-solidarite-1?episode=641659&quot;&gt;Retour sur la COP30 avec le réseau Action Climat France et le CCFD&lt;/a&gt; (17/12).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.agenda-2030.fr/local/cache-vignettes/L1200xH630/829cb113877ce8c12e9066ce97ad48-e3207.png&quot; alt=&quot;829cb113877ce8c12e9066ce97ad48-e3207.png&quot; width=&quot;551&quot; height=&quot;289&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Mobilisation du Tour Alternatiba 2024 : une bouffée d’espoir face au dérèglement climatique !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lanvert.hautetfort.com/archive/2024/10/08/mobilisation-du-tour-alternatiba-2024-une-bouffee-d-espoir-f-6518012.html" />
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        <updated>2024-10-08T20:34:23+02:00</updated>
        <published>2024-10-08T20:34:23+02:00</published>
        <summary> Lundi 7 octobre – Marseille. Le Tour Alternatiba s’achève avec le week-end :...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lundi 7 octobre – Marseille. Le Tour Alternatiba s’achève avec le week-end : cette mobilisation itinérante de 4 mois pour le climat et la justice sociale s’est déroulée tout au long de l’été le plus chaud jamais mesuré dans le monde. Impliquant un millier d’associations locales dans 103 villes et villages, le Tour Alternatiba a rassemblé près de 23 800 personnes, en mettant le focus sur les questions d’adaptation. Avec cette troisième édition, Alternatiba et ANV-COP21 se sont davantage investis dans les quartiers populaires, les petites villes et les campagnes, où l’écologie et le mouvement climat sont bien moins visibles que dans les centre-villes des plus grandes agglomérations. L’ultime étape du Tour Alternatiba organisée à Marseille s’est conclue par l’annonce de la suite des mobilisations !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que les impacts du dérèglement climatique se multiplient de manière alarmante, Alternatiba et Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21) ont continué d’activer la mobilisation citoyenne pour le climat et la justice sociale pendant les quatre mois du Tour Alternatiba, tout au long de l’été le plus chaud jamais mesuré dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parti &lt;a href=&quot;https://alternatiba.eu/depart-du-tour-alternatiba-face-au-dereglement-climatique-solidarite-et-justice/&quot;&gt;du quartier populaire des Dervallières&lt;/a&gt; dans la banlieue de Nantes le 2 juin, le Tour Alternatiba a &lt;a href=&quot;https://alternatiba.eu/arrivee-du-tour-alternatiba-a-marseille-coup-denvoi-de-la-cite-des-possibles/&quot;&gt;terminé son périple à Marseille&lt;/a&gt; ces 4-5-6 octobre, où “&lt;a href=&quot;https://alternatibamarseille.org/tour?utm_source=brevo&amp;amp;utm_campaign=Infolettre%20Alternatiba%20-%20Premire%20annonce%20Marseille%20et%20news%20du%20TA&amp;amp;utm_medium=email&quot;&gt;La Cité des possibles&lt;/a&gt;” a rythmé le week-end avec de nombreux événements où sont intervenus scientifiques, artistes, élu·es et acteur·ices associatif·ves. C’est le point final de cette mobilisation itinérante qui a parcouru 6 500 kilomètres sur des triplettes, faisant étape chaque jour dans un village ou une ville différente, afin de renforcer les alternatives et les luttes de résistance portées par les habitant·es et les associations.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au total, 108 cyclistes, 56 femmes et 52 hommes, âgé·es de 18 à 67 ans, se sont relayé·es au fil des semaines pour pédaler sur les triplettes d’Alternatiba, ces vélos multiplaces symbolisant l’effort collectif et la solidarité nécessaires à la transformation écologique. Ce fût le fil conducteur d’une série de 103 mobilisations organisées par les habitant·es et près d’un millier d’associations locales, qui ont mobilisé 23 788 personnes au total.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un focus sur l’adaptation et la justice sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette troisième édition du Tour Alternatiba, après celles de 2015 et 2018, a mis l’accent sur les questions d’adaptation aux impacts du changement climatique, qui exacerbent les inégalités sociales.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;“&lt;em&gt;Partout, les projets climaticides continuent de se développer : infrastructures routières, artificialisation des sols, bétonisation… Les grandes puissances politiques et économiques continuent d’aggraver le dérèglement climatique tout en laissant les habitantes et habitants démunis face à ses impacts de plus en plus destructeurs. Si la réduction des gaz à effet de serre reste un impératif pour limiter l’ampleur de la catastrophe, l’heure est désormais aussi aux initiatives d’adaptation et à l’organisation collective des solidarités sur nos territoires, avec les forces citoyennes, sans attendre que cette protection ne vienne d’en haut.&lt;/em&gt;”, déclare Silène Parisse, porte-parole d’ANV-COP21.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Des actions de transformation concrète des territoires ont ainsi été organisées sur les étapes du Tour Alternatiba : plantation d’arbres fruitiers à Saint-Lô, peinture de piste cyclable manquante à Lille, mise en place de bacs potagers dans les rues à Dunkerque, inauguration d’un chemin pédestre à Roquestéron, rénovation d’un canal d’irrigation à Lorgues, inauguration de monnaie locales, etc.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une mobilisation au-delà des centres urbains&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Tour Alternatiba a sillonné l’Hexagone, traversant chacune des régions métropolitaine, de la Bretagne à la Méditerranée, en passant par le Nord, l’Est, la côte Atlantique et les Alpes. Un point d’honneur a été mis à passer dans une grande diversité de types de territoires : la moitié des étapes ont ainsi été organisées dans des villages (moins de 5000 habitant·es) et des petites villes (moins de 15 000 habitant·es), un tiers dans des villes moyennes (entre 15 000 et 100 000 habitant·es), et seulement 15% des étapes environ ont eu lieu dans des grandes villes de plus de 100 000 habitant·es.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;“&lt;em&gt;Les associations écolo existent un peu partout, mais c’est dans les centres urbains des plus grandes villes que le mouvement climat a été jusqu’ici le plus visible et le plus représenté, dans des territoires où l’écologie est la mieux perçue. Avec le Tour Alternatiba, nous avons voulu passer ailleurs, dans les quartiers populaires, les petites villes, les milieux ruraux, où l’écologie est beaucoup moins forte, où son lien avec la justice sociale est moins évident, et où elle est même parfois vécue comme une doctrine arrogante et hors-sol coupée de la réalité des gens. Avec le Tour Alternatiba nous avons créé des ponts, pour élargir la sociologie du mouvement climat et aller vers une véritable écologie populaire, plus représentative de la diversité des territoires et des classes sociales.&lt;/em&gt;”, précise Emma Tosini, porte-parole d’Alternatiba.&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans les plus grandes villes, les organisateur·icess d’étapes ont priorisé leur localisation hors des centres-villes, en banlieue, avec les associations de quartier, pour mixer davantage les publics et mieux articuler les préoccupations écologistes avec celles des habitants, comme dans le quartier populaire des Dervallières à Nantes, dans celui de La Villeneuve à Grenoble, ou avec le passage à “L’Après-M” dans les quartiers Nord de Marseille.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La plus grande partie des étapes a eu lieu dans des territoires beaucoup moins denses, les campagnes et les petites et moyennes villes, où beaucoup d’associations climat et écolo font part de difficultés à mobiliser, où le rapport de force est le plus souvent défavorable, mais où les luttes pour les alternatives et contre les projets climaticides se mènent partout.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces préoccupations se croisent avec les fortes interrogations stratégiques actuelles vis-à-vis de la montée de l’extrême droite. À chaque étape a été organisée, parmi de nombreuses autres activités, une conférence-débat “&lt;em&gt;Quelle stratégie face au dérèglement climatique et à l’extrême droite ?&lt;/em&gt;”, à laquelle plus de 2800 personnes ont participé. Des temps d’échange précieux pour partager des retours d’expérience, des analyses issues de différents territoires, et nourrir les réflexions stratégiques pour renforcer le combat contre les idées d’extrême droite, d’intolérance et de rejet de l’autre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://alternatiba.eu/wp-content/uploads/2024/10/2024-10-05-Adrien-MARIE-Arrivee-TA-254.jpg&quot; alt=&quot;2024-10-05-Adrien-MARIE-Arrivee-TA-254.jpg&quot; width=&quot;660&quot; height=&quot;440&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;has-text-align-center&quot;&gt;Concert de HK lors de l’arrivée du Tour Alternatiba à Marseille – crédit Adrien Marie&lt;/p&gt;
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            <name>lanvert</name>
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        <title>Nous pouvons résister face au désastre annoncé</title>
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        <updated>2024-06-15T22:20:44+02:00</updated>
        <published>2024-06-15T22:20:44+02:00</published>
        <summary> Alternatiba et ANV-COP21 appellent à résister à l’extrême droite et au...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alternatiba et ANV-COP21 appellent à résister à l’extrême droite et au macronisme qui l’alimente, et à saisir l’occasion des élections législatives pour défendre une société écologique, juste et solidaire. Comment ?&amp;nbsp;En se mobilisant massivement dans les urnes les 30 juin et 7 juillet, et dans la rue d’ici là. En rejoignant les collectifs et associations qui construisent cette résistance, et qui font émerger une alternative sociale, solidaire et écologique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron crée un risque énorme de laisser l’extrême droite accéder au pouvoir et ainsi imposer sa ligne anti-sociale, anti-écologique et anti-démocratique. Les politiques macronistes, injustes et brutales, portent une lourde responsabilité dans la montée de la précarité, du désespoir et de la colère, qui nourrissent le vote RN. Alternatiba et ANV-COP21 appellent à se mobiliser massivement dans les urnes les 30 juin et 7 juillet pour résister à la fois à l’extrême droite et au macronisme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous appelons également à organiser et à rejoindre les manifestations partout sur les territoires. Les mobilisations populaires sont cruciales pour casser l’effet de sidération, le sentiment d’impuissance et la résignation qui conduisent une masse critique de gens à s’abstenir lors des élections. Ces manifestations sont nécessaires pour reprendre espoir, dans une ambiance intoxiquée par des discours xénophobes et stigmatisants, et permettent de (re)tisser des liens et de nous organiser collectivement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces mobilisations doivent être les plus larges possibles, dépassant les cercles politisés. Si l’union des partis de gauche sous la bannière du Front Populaire est un signe d’espoir et une condition absolument nécessaire pour empêcher l’extrême droite comme le libéralisme autoritaire de confisquer le pouvoir, il est indispensable de convaincre largement au-delà des cercles militants de gauche. Nous devons construire une majorité culturelle et politique populaire autour d’un projet de société écologique et solidaire, démocratique, tolérant, non-violent et inclusif. C’est la seule voie permettant de nous adapter collectivement aux impacts du dérèglement climatique en cours, et de réduire l’ampleur de la catastrophe désormais enclenchée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelle que soit l’issue des élections législatives, et pour les batailles militantes et électorales à venir, nous avons besoin d’une majorité culturelle forte au niveau populaire :&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;En cas de victoire de l’extrême droite, car il faudra organiser la résilience et la résistance concrètes à des politiques liberticides inédites.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En cas de victoire du camp libéral autoritaire, car il a déjà largement montré sa détermination à mener un projet anti-écologique et anti-social.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mais aussi en cas de victoire d’un camp progressiste et écologiste. Car même dans ce scénario, il s’agira d’une victoire fragile, dans une société polarisée entre trois blocs irréconciliables. L’extrême droite, même battue dans les urnes, n’aura pas disparu des mentalités. Le capitalisme, même battu dans les urnes, n’aura pas dit son dernier mot, et défendra ses intérêts. Même avec un gouvernement favorable à une politique sociale et écologiste, le changement de système ne pourra se faire qu’avec une grande mobilisation citoyenne dans la durée, pour exercer un rapport de force face aux camps néo-libéraux et réactionnaires.&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut donc élargir les secteurs de la population qui se mobilisent pour la justice, la solidarité et l’écologie. Il faut convaincre, il faut s’ouvrir. Il faut parler un langage que tout le monde peut comprendre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est l’écologie populaire pour laquelle nous nous engageons : une écologie qui entend défendre les intérêts de la majorité de la population plutôt que ceux des plus riches. Mais aussi et surtout, en pratique, une écologie qui parvient à susciter un large soutien, et qui permet aux différentes classes populaires de s’engager concrètement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce projet dépasse l’union des partis politiques, il doit venir de toutes les forces, y compris les forces apartisanes, dont Alternatiba et ANV-COP21 font partie, qui ont un rôle tout aussi décisif à jouer.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous devons mailler tous les territoires et les irriguer de réseaux indéracinables pour résister à toute forme de pouvoir menaçant les intérêts vitaux de nos sociétés, et en premier lieu les milieux ruraux et les petites villes où l’extrême droite a fortement progressé, et où l’écologie est beaucoup moins ancrée et moins facile d’accès que dans les grandes villes. C’est ce à quoi nous contribuons pendant les quatre mois du &lt;a href=&quot;http://tour.alternatiba.eu&quot;&gt;Tour Alternatiba&lt;/a&gt;, à chacune des étapes organisées, par des centaines d’associations et de collectifs citoyens.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Engageons-nous toutes et tous en rejoignant les collectifs qui construisent la résistance à l’extrême droite et au système capitaliste destructeurs du vivant et du climat : associations de défense et d’accueil des personnes migrantes, associations de défense des libertés, d’aide aux personnes les plus précaires, les mouvements pour le climat et l’écologie, les alternatives concrètes dans l’agriculture paysanne, les énergies renouvelables, les monnaies locales, etc.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’organisation et la solidarité sont nos meilleures armes pour défendre la démocratie, nos droits, la justice sociale, et les conditions d’habitabilité de la planète : ne lâchons rien !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://alternatiba.eu/wp-content/uploads/2024/06/22-03-12_MarcheLookUp_Grenoble_Credit_PaulineB-6.jpg&quot; alt=&quot;22-03-12_MarcheLookUp_Grenoble_Credit_PaulineB-6.jpg&quot; width=&quot;673&quot; height=&quot;447&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Pour une Monarchie sociale ”à la française”.</title>
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        <updated>2023-07-19T17:35:30+02:00</updated>
        <published>2023-07-19T17:35:30+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;     Relire les articles écrits il y a presque une vingtaine d’années...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;Relire les articles écrits il y a presque une vingtaine d’années déjà est parfois un brin désespérant&amp;nbsp;: la situation du pays et de notre société est encore plus dégradée après les quatre derniers quinquennats, et chaque jour qui passe semble aggraver les maux dont souffre la France. Pourtant, je me répète la fameuse formule de Georges Bernanos à ce sujet, «&amp;nbsp;l’espérance est le désespoir surmonté&amp;nbsp;» qui complète si bien celle de Maurras, «&amp;nbsp;le désespoir en politique est une sottise absolue&amp;nbsp;»… Ainsi, tout est possible, même le meilleur… &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;Voici ci-dessous un article rédigé une première fois en 2005, et légèrement réactualisé ici…&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;L'économie française ne crée plus de véritables emplois pérennes, constataient &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les échos&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; il y a quelques mois : cela n'est guère rassurant, car cela signifie que le travail précaire se renforce au détriment des métiers enracinés et des emplois stables. Le triomphe du «&amp;nbsp;nomadisme industriel&amp;nbsp;» se marque aussi par des délocalisations de plus en plus fréquentes (et cela malgré les efforts du ministre de l’économie, vains &lt;em&gt;par système&lt;/em&gt; en fait) et des drames sociaux qui touchent, directement ou indirectement, de plus en plus de familles et de personnes, peut-être demain à Rennes avec les risques qui pèsent sur l’usine d’automobiles Stellantis, de La Janais. Certains, au nom du «&amp;nbsp;Libre Marché&amp;nbsp;», se satisfont de cette situation en comptant sur l'auto-régulation de l'économie : c'est faire preuve d'un grand optimisme, pas exactement confirmé par les faits jusqu'à présent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;Pourquoi ne pas poser, alors, la question du régime politique le plus approprié pour relever les défis de la mondialisation et proposer une alternative économique qui renforce la France sans affaiblir les droits sociaux ? La République étant désormais à bout de souffle et ne croyant plus elle-même en sa capacité à incarner une alternative crédible au système actuellement dominant et, disons-le, oppressant, il n’est pas inutile d’ouvrir de nouvelles pistes de réflexion et d’imagination politiques, en proposant un système institutionnel qui, dans notre histoire, a permis la naissance de l’État et de la nation dans ce qui est devenue, grâce à celui-ci, la France : la Monarchie royale, dite de façon élargie « capétienne » même si la dynastie d’Hugues capet cède la place à celle des Valois en 1328. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;Il importe d’abord de bien saisir qu’une Monarchie telle qu’elle peut être souhaitée, c’est-à-dire sociale «&amp;nbsp;à la française&amp;nbsp;» ne laisserait pas faire les seules forces du Marché, ne serait-ce que pour&amp;nbsp;une raison simple :&amp;nbsp;la Monarchie, qui repose sur la transmission familiale, sur le caractère le plus naturel de la condition humaine (la naissance au sein d'une famille), peut résumer son éthique sociale par la formule «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;L'économie doit être au service des hommes, et non l'inverse&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».&amp;nbsp;Cela signifie que &lt;strong&gt;la Monarchie&lt;/strong&gt;, dont le principal devoir est d'assurer la protection (diplomatique et militaire, comme économique&amp;nbsp;et sociale) du pays et de ses habitants, &lt;strong&gt;ne peut accepter que l’Économique s'impose au Politique et néglige ses obligations sociales premières&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;Cela signifie-t-il dire ou affirmer que la Monarchie ne respecterait pas la « liberté économique » (dans son acception de libre initiative entrepreneuriale et d’échanges multiples entre producteurs, négociants et consommateurs) ou imposerait une « dictature étatiste » ? Bien sûr que non ! Mais il s'agit pour l’État monarchique de faire respecter et de valoriser, par l'action déterminée et raisonnée de ses institutions, conseils et organes, &lt;strong&gt;les grandes valeurs humanistes et personnalistes &lt;/strong&gt;(au sens premier du terme, fort distinct de l'individualisme propre à l'idéologie libérale) et &lt;strong&gt;l'intérêt commun de notre pays et de ses citoyens&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;Mais comment faire ? Sans doute l'une des premières tâches de la Monarchie sociale sera-t-elle d'impulser &lt;strong&gt;une grande politique d'Aménagement du territoire et de «&amp;nbsp;relocalisation des activités productives&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt; (y compris dans le domaine agricole qui peut s'avérer très intéressant au regard des nouvelles tendances alimentaires et énergétiques) : il n'est pas à négliger que la France dispose d'un vaste territoire terrestre et maritime, doté d'un réseau fort complet de voies de communications et de transports, et d'un maillage communal qu'il serait dommage de ne pas mettre en valeur. Plutôt que regarder délocaliser les entreprises à l'étranger ou d’accepter qu’elles partent sans retour, il s'agirait, par une politique d'incitation fiscale ou financière plus audacieuse que celle d'aujourd'hui, de les maintenir sur notre territoire, et pas forcément dans les seuls grands centres urbains aux loyers trop élevés (en particulier pour les populations ouvrières). Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres propositions: &lt;strong&gt;ce ne sont pas les idées qui manquent en France, mais la volonté politique pour les mettre en pratique&lt;/strong&gt;, pour briser un certain nombre de carcans administratifs inadaptés aux enjeux contemporains et pour «&amp;nbsp;faire bouger les lignes&amp;nbsp;»...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;La Monarchie serait, non une fracture, mais une rupture avec la politique de la Démission propre à l’État actuel&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;. Sans doute devra-t-elle prendre des risques, mais la Monarchie active «&amp;nbsp;à la française&amp;nbsp;» n'a pas vocation à l'immobilisme et à la facilité, et ce sera particulièrement vrai dans les premiers temps de «&amp;nbsp;l'Instauration monarchique&amp;nbsp;». Face à la globalisation et au néo-nomadisme financier et industriel, la Monarchie, de par la continuité inscrite dans son principe dynastique, peut «&amp;nbsp;parler de plus haut&amp;nbsp;» et &lt;strong&gt;agir, non contre les forces économiques, mais au-delà des féodalités financières et industrielles&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;Dans l'Histoire de notre pays, l’État royal a montré, maintes fois et parfois contre le cours même de l'idéologie dominante (hier religieuse, aujourd'hui économique), ses capacités d'adaptation et d'action : c'est d'ailleurs ainsi qu'il a fondé la France, qui n'était pas encore une évidence au Moyen-âge, et qu'il a forgé sa puissance. &lt;strong&gt;La Monarchie, pour réussir son Instauration populaire, se devra d'être sociale&lt;/strong&gt;. Les Français ne lui pardonneraient pas de renoncer à sa principale mission, à ce qui peut fonder &lt;strong&gt;une nouvelle légitimité : la justice sociale&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Verdana', sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Les piscines et la justice sociale.</title>
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        <updated>2022-08-25T10:25:44+02:00</updated>
        <published>2022-08-25T10:25:44+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   Dans le débat sur les efforts à faire pour affronter la double...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans le débat sur les efforts à faire pour affronter la double crise environnementale et sociale actuelle et pour entrer véritablement dans cette transition écologique qui, en fait, n’a que trop tardé, la question des piscines privées n’est pas qu’anecdotique, elle est d’abord symbolique, et l’on sait la force des symboles dans le combat politique et dans l’acceptation par les populations de la société elle-même et de son ordre, de ses exigences&amp;nbsp;: que la justice sociale puisse sembler oubliée, et c’est le mécontentement et, même, la colère des classes sociales populaires, voire des classes moyennes déjà très fragilisées par leur déclassement contemporain qui n’est pas que matériel, mais existentiel (&lt;em&gt;ce que ressentent les enseignants dont de récentes études évoquent une perte de 20 % de pouvoir d’achat en moins d’un quart de siècle, hors l’inflation des mois derniers, mais surtout une perte de la reconnaissance sociale et de l’autorité afférente&lt;/em&gt;). Ce n’est pas le fait que des populations plus aisées que le commun des Français se fassent construire des piscines qu’elles réservent à leur parentèle et à leurs amis qui est le plus choquant, même si cela peut agacer, en particulier quand elles sont creusées à quelques dizaines de mètres de la plage ou de la mer, dans une volonté de «&amp;nbsp;séparatisme des riches&amp;nbsp;» qui est de plus en plus la marque d’un refus du vivre-ensemble social et de l’unité de la société française. Ce qui est le plus choquant, socialement parlant, c’est que, dans le même temps, les piscines publiques destinées aux catégories populaires soient fermées en été, ce qui prive nombre d’enfants et de parents qui ne partent pas en vacances d’une possibilité de se détendre tout en apprenant, pour certains, à nager&amp;nbsp;: en somme, c’est la double peine pour ses familles souvent peu favorisées&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le quotidien &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Croix&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est l’un des rares journaux à évoquer ce souci, dans son édition du mardi 23 août 2022, sous le titre éminemment explicite&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Les piscines fermées pénalisent les classes populaires.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» Dans cet article, il est rappelé l’argument classique (et parfois tout à fait avéré) de la question financière&amp;nbsp;pour la fermeture : comme l’affirme la commune d’Issy-les-Moulineaux dans sa communication, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;une fermeture longue permet de réduire durablement les consommations d’électricité, mais également d’eau et de chauffage&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», une économie estimée à 70.000 euros pour une fermeture du 24 juillet au 4 septembre. Quelles sont les principales victimes de ces décisions municipales qui sont aussi prises à Toulouse, ou à Lyon, deux métropoles qui, pourtant, ne manquent pas d’argent, y compris quand il s’agit de financer certaines initiatives culturelles parfois bien peu «&amp;nbsp;populaires&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Ce ne sont pas les propriétaires d’une piscine privée, évidemment, ni les classes moyennes qui, généralement, pratiquent le «&amp;nbsp;nomadisme estival&amp;nbsp;» durant les vacances scolaires&amp;nbsp;; mais ce sont bien les classes les plus populaires, celles qui ne partent pas toujours en vacances&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Chaque année, environ quatre Français sur dix sont privés de vacances, selon une enquête annuelle du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc).&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Il est probable que cette proportion soit, cette année, un peu plus élevée à cause de l’inflation, en particulier du prix des locations et de la place de camping. Alors, pour ces populations-là, la piscine publique est le moyen d’offrir aux enfants un peu de loisirs à moindre frais et, en période de fortes chaleurs, de moins souffrir des effets d’icelles alors que les «&amp;nbsp;non-vacanciers&amp;nbsp;» sont aussi les moins bien logés et ceux qui souffrent le plus des hautes températures avant, dans quelques mois, d’éprouver les rigueurs de l’hiver… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Un autre aspect de la question des piscines publiques est évoqué par La Croix, aspect souvent oublié lui aussi&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Dans un rapport de 2018, la Cour des comptes estimait que le taux d’équipement aquatique dans les communes disposant d’un quartier prioritaire était inférieur de plus de 40 % à la moyenne nationale.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Ce chiffre est tristement révélateur d’une situation que l’on peut qualifier de socialement injuste, et il ne semble pas que cela soit le résultat d’un malencontreux hasard&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Pour Bertrand Réau, sociologue et titulaire de la chaire «&amp;nbsp;Tourisme, voyages, loisirs&amp;nbsp;» au Conservatoire national des arts et métiers, ces différentes situations reflètent «&amp;nbsp;&lt;em&gt;une absence de politique globale concernant le temps libre&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Pendant les Trente Glorieuses, le nombre de départs en vacances a augmenté toutes catégories sociales confondues, et l’Etat a mené une politique soutenue du secteur, avec la construction de «&amp;nbsp;centres de vacances et de loisirs&amp;nbsp;» ou d’équipements pour la jeunesse, comme des piscines. Mais au début des années 1980, alors qu’environ 40 % de la population ne part pas en vacances, le gouvernement s’est progressivement désengagé, en menant une politique plus individualisée.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» Ce désengagement coïncide ainsi avec l’arrivée des socialistes au pouvoir, semble-t-il, mais s’est poursuivi et intensifié avec les gouvernements suivants, de Chirac premier ministre à Macron président, et cela confirme l’amenuisement des distinctions entre les modèles économiques et sociaux prônés par les différentes tendances partisanes qui se disputent la République, sans doute sous la pression d’une mondialisation alors en plein essor et d’un esprit propre à une société de consommation arrivée à maturité et désormais «&amp;nbsp;obligatoire&amp;nbsp;» (le «&amp;nbsp;règne de l’abondance&amp;nbsp;»…). C’est aussi le début du processus de ce que l’on a nommé, peut-être par facilité plus que par discernement, la «&amp;nbsp;libéralisation&amp;nbsp;» qui, en fait, est surtout la fragilisation d’un modèle social français qui devait beaucoup aux années 1930-1950 et qui avait été, en grande partie, confirmé par le règne gaullien. Le recul des services publics dans le monde rural et des petites villes quand la République, sous tous ses gouvernements, choisissait la voie de la métropolisation (dont le TGV sera un marqueur comme un vecteur), n’est pas un hasard ni une fatalité mais traduit une volonté de «&amp;nbsp;profitabilité&amp;nbsp;» qui devient bientôt l’un des aspects majeurs de l’idéologie dominante en Europe, voire dans le monde entier, à des degrés différents néanmoins. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Après tout, si ce désir de profitabilité avait, justement, profité à tous, par exemple par une meilleure répartition des fruits du travail réellement effectué (et non par la spéculation financière dont quelques uns avaient les clés, us et coutumes autant que stratégie et esprit), la justice sociale aurait pu s’affirmer un peu plus. Mais, ce ne fut pas le cas, et l’individualisme de masse, conjugué au désir de bonheur matériel (toujours la fameuse abondance dont la fin est annoncée ce mercredi 24 août par le président Macron sans avoir jamais été définie autrement que par des critères purement économiques), n’a mené qu’à une extension démesurée des inégalités qui, quand elles deviennent déraisonnables et inappropriées, sont des injustices qu’il convient, pour tout citoyen et Etat digne de ce nom, de combattre et, si possible, d’éradiquer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Soyons précis&amp;nbsp;: ce n’est pas en interdisant les piscines privées (une mesure qui ne me semble pas vraiment appropriée et qui rentre plutôt dans le cadre de «&amp;nbsp;l’écologie punitive&amp;nbsp;», véritable discrédit de l’écologie elle-même) que l’on mettra fin aux injustices et à l’indécence sociales. Mais c’est en soutenant et finançant (1) les piscines publiques (et prioritairement celles qui sont installées dans les quartiers populaires), et en mettant en place une nouvelle stratégie de la gestion de l’eau et de son utilisation publique par exemple, que le plus grand nombre pourra profiter des équipements aquatiques urbains et ruraux, ceux-ci pouvant aussi devenir des vecteurs de la lutte contre les effets des fortes chaleurs sur les populations des quartiers populaires et, peut-être, sur la «&amp;nbsp;désaffiliation familiale&amp;nbsp;» qui peut être combattue en offrant aux parents des possibilités d’activités ludiques et sportives à leurs enfants parfois désœuvrés, faute de ces équipements… En tout cas, il ne serait pas inutile d’y réfléchir, autant au niveau des communes que des régions et de l’Etat. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Notes&amp;nbsp;: (1)&amp;nbsp;: Pourquoi pas trouver des financements nouveaux en taxant de façon significative les piscines particulières situées à quelques centaines de mètres de la mer&amp;nbsp;plutôt que celles qui sont à des centaines de kilomètres du littoral ? C’est une proposition parmi d’autres possibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>La grande faute sociale de la Droite...</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2022-04-11:6376194</id>
        <updated>2022-04-11T21:08:48+02:00</updated>
        <published>2022-04-11T21:08:48+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   Les soirées électorales sont devenues, depuis longtemps, des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Les soirées électorales sont devenues, depuis longtemps, des moments gênants de la vie démocratique française, surtout en temps de présidentielle&amp;nbsp;: chacun y va de sa langue de bois ou de velours, pour finir en incantation et appel aux valeurs de la République, toujours menacées et donc à sauver, ce qui devient lassant et peu convaincant à la fin. C’était, dimanche soir, le bal des hypocrites, et le temps de décence n’était plus de mise pour se rallier au président sortant, avec quelques précautions oratoires bien sûr, mais qui ne trompaient personne. &lt;strong&gt;Ainsi est-il demandé à ceux qui craignent le report de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans de voter pour celui qui a assuré, depuis le début de sa campagne, vouloir le mettre en place dès le début de son nouveau quinquennat&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: cette question-là n’aurait-elle pas mérité une négociation avant le ralliement, ne serait-ce que pour donner plus de poids aux négociateurs (partis et syndicats, par exemple) et pour éviter une forme de désespoir social des électeurs non-macroniens (voire antimacroniens) une nouvelle fois abandonnés à leurs inquiétudes par ceux-là mêmes qui prétendaient les défendre la veille encore&amp;nbsp;? Et l’annonce par le président-candidat d’un possible référendum sur cette question peut paraître, même, comme un moyen de couper l’herbe sous le pied à une éventuelle contestation qui ne devrait pas grand-chose aux ralliés mais plutôt aux «&amp;nbsp;hors-partis&amp;nbsp;» qui pourraient être tentés de se servir du bulletin de vote Le Pen pour empêcher la réforme promise et redoutée par tant de Français de tous les âges (d’avant 65 ans surtout, si l’on en croit les sondages…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Quoiqu’il en soit, la campagne présidentielle a aussi démontré les insuffisances sociales d’une Droite (qu’elle soit libérale ou conservatrice) oublieuse, une fois de plus, de ses héritages et de ses principes traditionnels de bienfaisance et de service&amp;nbsp;: nous sommes bien loin de la Droite d’Albert de Mun ou de La Tour du Pin, catholique sociale, souvent royaliste, mais déjà peu appréciée des partis «&amp;nbsp;bourgeois&amp;nbsp;» classés à droite ou au centre de l’échiquier politique. Cette indifférence sociale n’est qu’une des raisons, sans doute, de l’échec des candidats Zemmour et Pécresse, mais elle ne me semble pas forcément négligeable car, en oubliant les préoccupations sociales des populations du Travail, le risque est certain d’être considéré comme appartenant au «&amp;nbsp;bloc élitaire&amp;nbsp;» évoqué par l’analyste politique Jérôme Sainte-Marie et opposé, sociologiquement parlant, au «&amp;nbsp;bloc populaire&amp;nbsp;», mieux représenté selon les électeurs par M. Mélenchon à gauche et Mme Le Pen à droite. L’indécence de Mme Pécresse, jadis adversaire de l’assistanat, implorant les dons de ceux qui avaient voté pour elle et excipant du fait qu’elle s’était «&amp;nbsp;personnellement&amp;nbsp;» endettée de 5 millions d’euros quand elle en annonçait presque le double en possession propre dans sa déclaration de patrimoine d’il y a quelques semaines, a eu un effet dévastateur dans l’opinion publique et a exacerbé l’agacement à l’encontre de ceux-là mêmes qui disent aux autres de se serrer la ceinture et s’inquiètent de leurs «&amp;nbsp;millions&amp;nbsp;» perdus quand tant de nos concitoyens comptent leurs revenus annuels en quelques milliers d’euros… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;Les actuelles promesses des candidats de la présidentielle de 2022&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt; (anciens ou finalistes) &lt;strong&gt;autour du pouvoir d’achat des Français&lt;/strong&gt; - aujourd’hui bien écorné par la succession de crises et de pénuries qui risquent bien de devenir, pour ces dernières, structurelles à plus ou moins long terme (du fait de l’épuisement des ressources fossiles, mais aussi de la surexploitation des ressources dites renouvelables, qu’elles soient alimentaires ou forestières, par exemple) - &lt;strong&gt;ne sont pas suffisantes pour faire une politique sociale digne de ce nom et convaincante sur le long terme&lt;/strong&gt;. Là où il faudrait une réflexion sur le travail et ses finalités autant que ses moyens, il n’y a trop souvent que des slogans et des annonces qui ont peu de chance de devenir réalités, car le système même de l’économie mondialisée ne raisonne qu’en termes d’avantages comparatifs et de «&amp;nbsp;profitabilité&amp;nbsp;» quand il faudrait penser en termes de besoins humains concrets et de «&amp;nbsp;sens&amp;nbsp;» de la production&amp;nbsp;; quand il faudrait évoquer et préserver les travailleurs des excès de l’Argent et de ses exigences parfois inhumaines&amp;nbsp;; quand il faudrait poser la grande question de la justice sociale et de la meilleure répartition des fruits du travail, etc. Bien sûr, cela impose aussi de remettre en cause quelques préjugés propres à l’idéologie dominante, matérialiste et «&amp;nbsp;consommatoire&amp;nbsp;», et ceci qu’elle se pare des attributs du libéralisme ou de l’assistanat, deux faces aussi désagréables l’une que l’autre. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;En adoptant un langage économique qui négligeait trop souvent les aspects sociaux (ou antisociaux, en fait…) des politiques envisagées, la Droite (mais aussi une part de la Gauche modérée) a manqué à ses devoirs sociaux, au risque de ne plus être entendable par une part des populations du Travail, celle des ouvriers d’usine et du bâtiment, des employés mais aussi des artisans et des petits commerçants qui ne sont pas exactement des assistés… L’orientation de l’économie vers une forme de «&amp;nbsp;dictature actionnariale&amp;nbsp;», en rupture même avec l’ancien capitalisme des capitaines d’industrie, a accéléré le divorce entre les catégories vivant des activités productives et une Droite qui, trop souvent, a préféré vanter les mérites d’une économie plus financiarisée et mondialisée, et cela au nom d’une globalisation qui était censée être «&amp;nbsp;heureuse&amp;nbsp;» pour les consommateurs français, en faisant mine d’oublier que nombre d’entre eux étaient aussi des producteurs ou des employés d’ici, et que délocaliser les entreprises pour produire «&amp;nbsp;moins cher&amp;nbsp;» ailleurs pouvait évidemment avoir des conséquences sociales malheureuses&amp;nbsp;: la désindustrialisation, jamais vraiment enrayée depuis les années 1980, a paupérisé une part non négligeable des «&amp;nbsp;classes laborieuses&amp;nbsp;» tout en leur ôtant «&amp;nbsp;l’identité du travail&amp;nbsp;» et les réduisant à devenir les assistés d’un Etat qui, à défaut d’être protecteur et incitateur, se voulait «&amp;nbsp;providence&amp;nbsp;»… La Droite, tout à son discours sur la modernité économique, n’a pas su (pas voulu&amp;nbsp;?) mettre des limites à une mondialisation qu’elle confondait avec une simple internationalisation des rapports économiques quand elle était l’imposition d’un seul modèle aux nations destinées à se fondre dans ce Grand Marché global. Croyant «&amp;nbsp;désétatiser&amp;nbsp;» le monde en réponse au modèle étatiste (dit «&amp;nbsp;socialiste&amp;nbsp;» de l’autre côté du rideau de fer), puis en remplacement de celui-ci après 1991, la Droite n’a fait que le livrer aux seules féodalités de l’Argent… «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;La politique de la France ne se fait pas à la Corbeille&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: la citation du président de Gaulle était désormais considérée comme le souvenir d’un âge «&amp;nbsp;pré-libéral&amp;nbsp;» qu’il fallait dépasser, voire oublier, malgré les avertissements du prix Nobel d’économie Maurice Allais, inquiet de ce glissement vers un libéralisme «&amp;nbsp;loi de la jungle&amp;nbsp;» et désormais dominateur avant que de se vouloir «&amp;nbsp;obligatoire&amp;nbsp;», dans une logique toute thatchérienne. Pour la Droite, cela se paye en larmes du dimanche soir, cette fois&amp;nbsp;! Mais celles des travailleurs sacrifiés sur l’autel de la mondialisation me touchent, en définitive, beaucoup plus que celles de cette Droite-croco, et m’incitent à &lt;strong&gt;ne jamais oublier les devoirs sociaux que la Monarchie que je souhaite devra respecter pour légitimer son retour, son existence et son enracinement&lt;/strong&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
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        <title>Plus jamais ça !</title>
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        <updated>2022-02-16T21:29:00+01:00</updated>
        <published>2022-02-16T21:29:00+01:00</published>
        <summary>  Dans la rue le 12 mars pour un sursaut écologique et social    Appel des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p0&quot; style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;Dans la rue le 12 mars pour un sursaut écologique et social&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p1&quot;&gt;Appel des organisations membres de &lt;span id=&quot;14&quot; class=&quot;s-or&quot;&gt;Plus&lt;/span&gt; jamais ça à rejoindre les marches pour le climat et la justice sociale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p2&quot;&gt; L’année 2022 débute sur des chiffres vertigineux :&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p3&quot;&gt; les 7 années les plus chaudes jamais mesurées ont toutes eu lieu depuis 2015, année de l’accord de Paris.&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p4&quot;&gt; La crise sanitaire a plongé des millions de personnes dans la précarité.&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p5&quot;&gt; Les multinationales, leurs dirigeants, leurs actionnaires s’enrichissent de manière toujours plus indécente.&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p6&quot;&gt; Leurs richesses ont explosé pendant la crise, en grande partie via les aides publiques et elles continuent d’alimenter un système productif destructeur pour les peuples et la planète.&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;p7&quot;&gt; Dans ce contexte inédit, les débats politiques devraient se concentrer sur :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p8&quot;&gt;• Les moyens de financer une transformation écologique et sociale de nos économies ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p9&quot;&gt;• Développement et amélioration des services publics à même de répondre aux besoins de la population, en particulier en matière de santé, de transports, de logement et d’éducation ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p10&quot;&gt; • Des objectifs de réductions des émissions de &lt;span id=&quot;15&quot; class=&quot;s-rg&quot;&gt;CO²&lt;/span&gt; réellement contraignants pour l’Etat et les entreprises ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p11&quot;&gt;• Un statut protecteur des &lt;span id=&quot;16&quot; class=&quot;s-rg&quot;&gt;salarié·e·s&lt;/span&gt; afin de réussir la relocalisation et la transformation de pans entiers de notre économie ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p12&quot;&gt; • Un droit à l’alimentation choisie et de qualité pour &lt;span id=&quot;17&quot; class=&quot;s-rg&quot;&gt;tou·tes&lt;/span&gt;, s’appuyant une agriculture paysanne et des circuits relocalisés ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;p13&quot;&gt; • Un revenu qui permette au plus grand nombre de vivre dignement en conciliant les enjeux de fin du monde et les contraintes de fin de mois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Malgré la multiplication des mobilisations et initiatives pour le climat et la justice sociale ces dernières années, nos dirigeant·e·s refusent de prendre leurs responsabilités. Ils et elles favorisent le repli sur soi autoritaire, détournent délibérément le regard et laissent les multinationales et les ultra-riches saboter tout espoir d’un avenir juste et soutenable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À deux mois de l’élection présidentielle, nous devons rappeler l’ordre des priorités, amplifier la mobilisation et faire de 2022 l’année où la France a enfin pris le chemin d’un avenir juste et soutenable pour toutes et tous.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour y arriver, nous qui avons constitué cette alliance d’associations et organisations écologistes et syndicales, appelons à rejoindre en masse les marches pour le climat et la justice sociale qui s’organisent partout en France le 12 mars.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signataires : Action non-violente COP21, AequitaZ, &amp;nbsp;Alternatiba, les Amis de la terre, &amp;nbsp;Attac, CGT, Confédération Paysanne, Convergence des Collectifs de défense et de développement des Services Publics, Fondation Copernic, France Nature Environnement, FSU, Greenpeace, Le Mouvement pour une Alternative Non violente (MAN), Notre Affaire à Tous, Oxfam, Réseau Action Climat, Union Syndicale Solidaires, la Voix Lycéenne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://www.humanite.fr/sites/default/files/styles/1200x675_full/public/images/91603.HR.jpg?itok=QzObN1uq&quot; alt=&quot;91603.HR.jpg?itok=QzObN1uq&quot; width=&quot;680&quot; height=&quot;382&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>La lutte contre la pauvreté, grande oubliée de la République contemporaine.</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2022-01-31:6363531</id>
        <updated>2022-01-31T21:20:00+01:00</updated>
        <published>2022-01-31T21:20:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   L’élection présidentielle est l’occasion de tirer un bilan du...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;L’élection présidentielle est l’occasion de tirer un bilan du quinquennat de M. Macron, au-delà des effets d’annonce et des fumées de la communication, et la &lt;strong&gt;Fédération protestante de France&lt;/strong&gt; n’a pas manqué à cet exercice qui n’est pas que comptable. Cela est d’autant plus intéressant que cette Fédération se veut une «&amp;nbsp;vigie de la République&amp;nbsp;» et qu’elle donne, pourtant, de nombreux arguments qui paraissent parfois moins républicains que leur affirmation précédente pourrait le laisser croire… Bien sûr (si je puis dire, au regard de ses engagements précédents dans le temps), elle prône &lt;strong&gt;un accueil des migrants&lt;/strong&gt; qui, à bien les lire, confine à une forme de fatalisme&amp;nbsp;: celui-ci, &lt;strong&gt;à se croire généreux, n’en est pas moins démagogique, voire dangereux&lt;/strong&gt; si l’accueil n’est pas accompagné d’une &lt;strong&gt;véritable politique de francisation des nouveaux arrivants et non d’une simple «&amp;nbsp;insertion&amp;nbsp;» dans la société de consommation&lt;/strong&gt;, si vide de sens qu’elle nourrit d’abord, aujourd’hui, les appétits, et les rancœurs quand ces derniers ne sont pas assouvis… «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;L’acceptation de l’altérité&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», vantée par la Fédération, ne doit pas être l’excuse du renoncement à faire valoir quelques valeurs du pays d’accueil, et je crains qu’elle ne s’accompagne, en fait, d’un déni de réalité et d’une incapacité à réenraciner les déracinés accueillis, comme si «&amp;nbsp;l’ouverture&amp;nbsp;aux autres&amp;nbsp;» empêchait de penser les cadres solides d’un accueil circonstancié et les limites, nécessaires, à l’altérité venue d’ailleurs. Cette position «&amp;nbsp;ouverte&amp;nbsp;» de la Fédération protestante paraît aussi un peu étrange, au regard du jacobinisme ancien de la République dont elle se réclame, jacobinisme dont les provinces de France eurent tant à souffrir&amp;nbsp;: doit-on rappeler, une fois de plus, comment &lt;strong&gt;la République, en sa logique centralisatrice et unitariste&lt;/strong&gt; (uniformisatrice, en somme), &lt;strong&gt;a nié, longtemps, la pluralité des peuples de France au nom d’une formule d’«&amp;nbsp;unité et indivisibilité&amp;nbsp;» guère respectueuse de «&amp;nbsp;l’altérité&amp;nbsp;» des provinciaux, pourtant Français&lt;/strong&gt;, selon les endroits considérés, &lt;strong&gt;depuis bien des siècles&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;? Il est fort regrettable que la Fédération protestante semble ne rien dire de ce qui fait la nation française, non pas en «&amp;nbsp;grands principes&amp;nbsp;» mais en histoire et en civilisation, et qu’elle «&amp;nbsp;oublie&amp;nbsp;», dans le même mouvement, &lt;strong&gt;cette attitude déplorable de la République face aux identités provinciales, ces marques immémoriales de la pluralité française&lt;/strong&gt; (une formule d’ailleurs préférable à une «&amp;nbsp;altérité&amp;nbsp;» aux contours trop incertains pour être vraiment honnêtes)… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il est un autre thème abordé par la Fédération qui mérite l’attention et un certain accord de ma part&amp;nbsp;: celui sur &lt;strong&gt;la&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;pauvreté&lt;/strong&gt;, un sujet fort peu abordé dans cette campagne présidentielle et qui, pourtant, n’est pas mineur, loin de là&amp;nbsp;! En 2014, lors de ma campagne européenne sous la bannière de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;l’Alliance Royale&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, j’en avais fait un point fort et incontournable de mon message royaliste, sans grand succès d’ailleurs&amp;nbsp;: la pauvreté n’intéresse pas, sans doute parce qu’elle inquiète, et les électeurs ne se déterminent pas sur ce thème, faute de croire que les politiques puissent résoudre cette grande question autrement que par quelques pansements ou le recours aux associations charitables telles que le Secours catholique ou les Restos du cœur. Et pourtant&amp;nbsp;! Je crois qu’il y a &lt;strong&gt;un devoir de l’Etat de prendre soin des pauvres&lt;/strong&gt;, non par l’assistanat, un piège coûteux et peu efficace, mais par &lt;strong&gt;la lutte contre les causes de la pauvreté contrainte et par le soutien aux initiatives sociales, locales ou&lt;/strong&gt; (et, parfois) &lt;strong&gt;professionnelles&lt;/strong&gt;, qui peuvent assurer &lt;strong&gt;un meilleur partage des produits du travail et de la richesse&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;une meilleure intégration sociale de tous, quelles que soient leur fonction productive dans la Cité&lt;/strong&gt;. Or, en ce domaine, le quinquennat de M. Macron n’a guère été convaincant, comme le souligne avec raison la Fédération protestante, citée dans un article du &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de ce lundi 31 janvier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;En cinq ans, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté&amp;nbsp;», touchant 15 % de la population, soit près de 10 millions de personnes, «&amp;nbsp;alors qu’Emmanuel Macron s’était engagé à ce que plus personne ne dorme dans la rue&amp;nbsp;».&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Bien sûr, la crise sanitaire n’a pas forcément arrangé les choses, mais il faut reconnaître aussi que &lt;strong&gt;le libéralisme premier&lt;/strong&gt; du président et de &lt;strong&gt;la République&lt;/strong&gt; qui, depuis plus de quarante ans, &lt;strong&gt;a renoncé à développer une stratégie politique digne de ce nom contre les nouvelles précarités&lt;/strong&gt;, peut expliquer ce désintérêt pour une cause qui ne mobilise pas les foules, de plus en plus inscrites dans une logique d’individualisme «&amp;nbsp;de masse&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Mais ce scandale social de la paupérisation contemporaine est-il si étonnant, au regard de l’histoire de la République qui, en définitive, n’a été «&amp;nbsp;sociale&amp;nbsp;» qu’en de courts moments (février 1848&amp;nbsp;; 1936&amp;nbsp;; 1944-45&amp;nbsp;; etc.), et cela malgré la volonté de quelques uns qui, en fait, n’étaient pas tous républicains&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Louis Blanc&lt;/strong&gt;, socialiste, ou &lt;strong&gt;Albert de Mun&lt;/strong&gt;, royaliste et catholique fervent, &lt;strong&gt;Jean Jaurès&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Léon Blum&lt;/strong&gt;, mais aussi &lt;strong&gt;le général de Gaulle&lt;/strong&gt;, lecteur du théoricien royaliste du corporatisme &lt;strong&gt;La Tour du Pin&lt;/strong&gt;, et catholique exigeant pour qui les devoirs sociaux des plus aisés prévalaient sur leurs droits économiques… &lt;strong&gt;La République n’a jamais été spontanément sociale, et elle ne l’est jamais restée longtemps&lt;/strong&gt;… En revanche, elle a fondé un « État-providence » qui pensait régler par l’assistanat légalisé ce qu’elle n’avait pas le courage d’affronter par la volonté politique. La Fédération protestante le reconnaît implicitement quand elle déclare que « &lt;strong&gt;la fraternité désigne la promesse la plus délaissée de notre devise républicaine&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;»… Délaissée aussi par les candidats de 2022, semble-t-il…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;Doit-on attendre l’instauration d’une nouvelle Monarchie en France pour agir contre le paupérisme et le précariat&amp;nbsp;? Non, évidemment non&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt; Mais il est absolument désespérant tout autant que révélateur que les 10 millions de Français (dont nombre sont aussi de «&amp;nbsp;nouveaux venus&amp;nbsp;») touchés par la pauvreté contrainte et le précariat n’aient aucun «&amp;nbsp;porte-parole&amp;nbsp;» en ces temps de présidentielle. Et pourtant&amp;nbsp;! Ne négligeons pas la phrase célèbre de Georges Bernanos, ce royaliste intraitable et en colère permanente contre les injustices de son temps&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Le pas des mendiants fera trembler le monde&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» Cette citation, que feu François-Régis Hutin répétait régulièrement dans ses éditoriaux du quotidien &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ouest-France&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; jadis, devrait alerter ceux qui prétendent aujourd’hui au fauteuil élyséen&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;oublier les pauvres&lt;/strong&gt; (au sens de ceux qui se trouvent en dessous du seuil de pauvreté), dont nombre sont des travailleurs mal payés ou de petits artisans rejetés des métropoles mondialisées aux loyers trop élevés pour leur entreprise, &lt;strong&gt;c’est maintenir une insécurité et une injustice sociales qui peuvent, si l’on n’y apporte que des réponses méprisantes ou incomplètes, susciter de nouvelles colères et de nouvelles révoltes&lt;/strong&gt; telles celles des &lt;strong&gt;Gilets jaunes en 2018&lt;/strong&gt;, ou celles &lt;strong&gt;des banlieues déshéritées et trop souvent communautarisées&lt;/strong&gt; (le communautarisme étant une mauvaise et dangereuse réponse au dilettantisme social de la République et à l’absence d’âme de la société de consommation) &lt;strong&gt;en 2005&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;Post-scriptum&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;: la critique est facile, mais l’art est difficile, dit-on avec une certaine raison. Un prochain article évoquera donc quelques propositions, que je fais suivant une logique royaliste sociale, sur les moyens d’atténuer les précarités contemporaines. Ce ne sont pas des solutions miraculeuses, mais quelques idées qui peuvent aider à la résolution de certaines situations de pauvreté contrainte. Ce combat, difficile, n’est pas vain et il est &lt;strong&gt;une pierre nécessaire dans la construction de la non moins nécessaire justice sociale sans laquelle il n’y a pas de société apaisée à long terme&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Retarder l'âge de la retraite est socialement injuste.</title>
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        <updated>2022-01-09T21:46:34+01:00</updated>
        <published>2022-01-09T21:46:34+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est de grandes questions que les programmes électoraux des candidats à la présidentielle abordent sans susciter de grandes réactions, comme si une forme de consensus les entourait et que les réponses apportées par les uns ou les autres se rejoignaient peu ou prou, ce qui n’est, à bien y regarder, pas exactement le cas. Ainsi en va-t-il de la question des retraites&amp;nbsp;: la plupart des candidats en lice évoquent un allongement de la vie au travail et un recul de l’âge minimal du départ en retraite, comme la seule solution globale aux perspectives démographiques et sociales futures. La Droite évoque, en général, 65 ans quand M. Macron, «&amp;nbsp;pas encore candidat&amp;nbsp;» (sic&amp;nbsp;!), parle de 64 ans et que son ancien commis Édouard Philippe avance… &lt;strong&gt;67 ans, ce qui est, en fait, la préconisation de la Commission européenne depuis 2011 pour les pays de la zone euro&lt;/strong&gt;. Les médias ne présentent guère ce débat, car il peut y avoir discussion (ce qui me semble légitime), et se contentent d’agiter les candidats comme des épouvantails, participant plus sûrement à l’hystérisation de l’affrontement présidentiel qu’à une mise en perspective d’un combat sur les idées et les programmes. Du coup, les «&amp;nbsp;retraites&amp;nbsp;» sont trop souvent purement et simplement oubliées des commentaires politiques. Seuls les partisans du retour de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, comme M. Mélenchon et Mme Le Pen, tentent de faire entendre un point de vue moins «&amp;nbsp;libéral&amp;nbsp;» sur ce sujet… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est pourtant une question d’importance et qui, inévitablement et une fois les élections (présidentielle et législatives) passées, reviendra, sans doute dès l’été ou l’automne 2022, et les élus du printemps insisteront sur le fait qu’ils ont été désignés par le suffrage, aussi, sur cette promesse d’un report de l’âge légal du départ à la retraite, et cela même si je doute que l’électeur qui glissera un bulletin dans l’urne dans moins de trois mois pensera alors prioritairement à cet aspect des candidatures en concurrence… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;De par mon &lt;strong&gt;royalisme impénitent&lt;/strong&gt; et cela même si je ne m’engage pas derrière une bannière présidentielle, non par désintérêt mais par logique politique qui me conduit à proposer, directement, la Monarchie royale plutôt qu’à brandir le nom de l’un ou de l’autre&amp;nbsp;; de par ma préoccupation de &lt;strong&gt;justice sociale&lt;/strong&gt; qui n’est pas une simple formule (d’ailleurs initiée par le roi Louis XVI en 1784), mais une volonté politique et pratique&amp;nbsp;; de par mon attention prêtée à ceux qui, courtisés le temps d’une saison électorale, sont ensuite renvoyés à leur «&amp;nbsp;impuissance sociale »&amp;nbsp;: de par tout cela, je ne peux que m’élever &lt;strong&gt;contre la tentation du «&amp;nbsp;toujours plus long au travail, toujours plus tard&amp;nbsp;au repos »&lt;/strong&gt; quand, dans le même temps, l’hebdomadaire &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de cette semaine m’apprend que, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;selon l’Insee, un quart des plus pauvres sont morts avant d’arriver à l’âge officiel de départ à la retraite, actuellement fixé à 62 ans&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;». Le chiffre fait froid dans le dos, surtout quand on sait que ce sont les mêmes qui ont connu les conditions de travail les moins faciles, en usine ou sur les chantiers entre autres. Ainsi, les catégories les moins favorisées sont victimes d’une double injustice, et le reconnaître n’est pas céder à la démagogie mais faire acte de mesure et de compassion avant que de se poser la question même d’une pratique raisonnable et nécessaire de la justice sociale. De plus, la question des retraites ne peut pas être traitée de façon égalitaire, mais bien plutôt de façon équitable et socio-professionnelle, voire «&amp;nbsp;corporative&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;vouloir les mêmes conditions et limites d’âge pour accéder à la retraite, c’est forcément méconnaître tout ce qui fait&lt;/strong&gt;, hors conditions individuelles propres (état général de santé, entre autres), &lt;strong&gt;les facilités ou les difficultés de tel ou tel métier et de telle ou telle responsabilité en son sein&lt;/strong&gt;. Ainsi, un professeur (et même s’il faudrait distinguer entre les établissements pour être bien complet) n’aura pas les mêmes contraintes physiques que les travailleurs du «&amp;nbsp;dehors&amp;nbsp;» et son espérance de vie moyenne est naturellement plus élevée (entre sept et treize ans selon les cas et les études sur ce sujet) que celle de l’ouvrier d’usine soumis chaque jour à des travaux physiques répétitifs ou à celui des chantiers qui, par tous les temps, travaille à construire ou à réparer… Il est d’ailleurs une donnée, trop peu évoquée, qu’il faudrait prendre en compte dans la réflexion générale sur l’âge minimal du départ à la retraite&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;l’espérance de vie sans incapacité&lt;/strong&gt; (c’est-à-dire en bonne santé) qui, là aussi, varie très fortement d’une profession à l’autre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;J’ai connu des ouvriers des usines automobiles de la Janais, à Rennes, qui souffraient dès l’âge de quarante ans de maladies et de déformations squeletto-musculaires liées à leur travail quand des maçons, eux, étaient courbés dès cinquante-cinq ans comme des vieillards de quatre-vingt. Pour eux, &lt;strong&gt;une retraite à 65 ans a-t-elle encore du sens, sinon de n’être que quelques années de repos sans le bien-être physique&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;Ceux qui parlent de reculer l’âge de départ à la retraite connaissent-ils vraiment ces travailleurs discrets qui, le plus souvent, ne manifestent que lorsque leur usine est menacée de fermeture parce que l’entreprise a délocalisé la production dans un pays à la main-d’œuvre «&amp;nbsp;moins coûteuse&amp;nbsp;» (sic…)&amp;nbsp;? Il est facile, derrière un bureau d’études ou d’un ministère, de jouer avec le curseur annuel&amp;nbsp;: est-ce cela, pour autant, la justice sociale&amp;nbsp;? J’en doute&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans notre société, se creusent des inégalités qui, en devenant démesurées, peuvent être de véritables injustices. La crise sanitaire actuelle a aggravé celles-ci dans une sorte de «&amp;nbsp;crise des ciseaux&amp;nbsp;» qui éloignent un peu plus les plus aisés des moins favorisés&amp;nbsp;: déjà, au regard des réalités socio-démographiques, elles paraissent alors de plus en plus marquées, comme le signale encore &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Pour les plus riches, la barrière fatale est plutôt à 80 ans, ce qui leur assure dix-huit ans de rab, en attendant la réforme promise par Macron, qui leur permettrait de creuser encore l’écart.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;»&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Pourquoi cette perspective&amp;nbsp;? Simplement, parce que, comme le fait remarquer le journaliste en évoquant la situation et la mortalité des plus pauvres qui ouvraient l’article, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;pour certains, travailler plus longtemps, c’est mourir plus tôt&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;». S’il ne s’agit pas de jalouser les plus riches, il paraît nécessaire de &lt;strong&gt;permettre aux moins aisés d’atteindre, autant que faire se peut, un âge avancé dans la meilleure santé possible&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: c’est aussi cela, la justice sociale&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Louis XVIII et la question sociale : quelles leçons peut-on en tirer ?</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2021-03-17:6304138</id>
        <updated>2021-03-17T22:05:30+01:00</updated>
        <published>2021-03-17T22:05:30+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;La toile est un champ de bataille et il n’est pas certain qu’il soit le meilleur vecteur du débat d’idées car, trop souvent, elle n’est que le lieu du lynchage, de l’invective et de la calomnie&amp;nbsp;: cela en est souvent désespérant pour qui conçoit la «&amp;nbsp;disputatio&amp;nbsp;» politique comme un moyen de faire progresser ce qui paraît nécessaire pour le pays et ses populations, ou comme celui d’élever les hommes vers des causes honorables, par l’intelligence et la réflexion… Mais elle peut parfois permettre, entre gens de bonne volonté, d’évoquer quelques vérités et de les valoriser quand elles sont ignorées de l’éducation nationale comme des médias. Ainsi, sur la Révolution française et la question sociale, par exemple. Voici ci-dessous les extraits d’une réponse qu’il m’est arrivé de faire il y a quelques semaines sur un réseau social bien connu… (Le débat portait sur la condition ouvrière en France.)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Si vous étudiez l'histoire sociale française, vous constaterez aisément que la Révolution française fut le pire moment &quot;libéral&quot; de l'histoire de France, en particulier à travers les lois d'Allarde et Le Chapelier de 1791 qui détruisent les corporations et tout le modèle social corporatif quand les lois de 1790 contre l’Église avaient déjà entraîné une hausse immédiate de la pauvreté, en particulier dans les campagnes... Ces deux lois révolutionnaires interdisaient la grève et l'association ouvrière, et permettaient la &quot;libéralisation&quot; (sic) du temps de travail. Le dimanche, d'ailleurs, perd alors son statut de jour de repos pour les ouvriers et il faudra attendre le roi Louis XVIII pour qu'il le redevienne, en 1814, pour tous les travailleurs... Les royalistes sociaux ont été les premiers à lutter pour redonner des droits aux classes laborieuses qui en avaient été privés par la Révolution, la République et l'Empire, ce que Marx (pas vraiment royaliste...) a lui-même remarqué...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Pourquoi le roi Louis XVIII n’a-t-il pas remis officiellement en cause les lois de 1791&amp;nbsp;? Sans doute parce que la bourgeoisie, qui venait de «&amp;nbsp;lâcher&amp;nbsp;» l’empereur, ne s’est ralliée à la Monarchie que du bout des lèvres, craignant de tout perdre de ses nouveaux pouvoirs économiques et politiques acquis sous la Révolution et confortés par l’Empire, et que le roi, soucieux de refaire l’unité française plutôt que de raviver les blessures, a préféré contourner la bourgeoisie plutôt que de la braquer. En légalisant le repos dominical (1) par le biais d’une loi dite de «&amp;nbsp;sanctification du dimanche&amp;nbsp;», il semblait déplacer la question sur le terrain religieux sans s’en prendre directement à la bourgeoisie elle-même, et il permettait à cette dernière, peu conciliante sur ses «&amp;nbsp;droits&amp;nbsp;» issus de la «&amp;nbsp;liberté du travail&amp;nbsp;» de 1791, de ne pas perdre la face. En somme, une habileté royale en attendant que l’État monarchique restauré soit assez puissant pour imposer d’autres concessions à la bourgeoisie… Mais la Restauration, malgré certains de ses préfets qui alertent sur les terribles conditions de travail des ouvriers dans les régions minières et manufacturières (Villeneuve-Bargemont, en particulier), n’en aura ni l’occasion ni le temps, la révolution de 1830 renforçant la bourgeoisie tout en affaiblissant la Monarchie, désormais sous le risque permanent d’une nouvelle révolution libérale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Si la Monarchie n’a pas eu toute la latitude nécessaire pour agir sur la question sociale, elle en a au moins eu la conscience et ce n’est pas un hasard si les premières lois sociales visant à soulager les ouvriers, le plus souvent en «&amp;nbsp;contournement&amp;nbsp;» plutôt qu’en affrontement direct avec la bourgeoisie, sont votées et appliquées dès le roi Louis XVIII qui, en 1818, met aussi en place le livret d’épargne (aujourd’hui livret A) qui doit permettre à tous les Français de pouvoir «&amp;nbsp;mettre de l’argent de côté&amp;nbsp;» dans l’idée d’enraciner (au-delà des possédants et des bourgeois) les classes moyennes et les travailleurs (indépendants ou salariés) au cœur de la société&amp;nbsp;: puisque les corporations protectrices n’existent plus, l’idée est de les remplacer (en attendant mieux…) par une épargne individualisée et garantie par l’État qui prend ainsi le relais des institutions professionnelles encore interdites. La stratégie royale est habile, n’est pas inutile, et nous en mesurons encore les effets aujourd’hui avec le recours massif à ce livret en période d’incertitudes, non pour «&amp;nbsp;faire du profit&amp;nbsp;» mais pour préserver «&amp;nbsp;ce que l’on a&amp;nbsp;» en attendant des jours meilleurs pour sortir cette épargne de son nid et permettre la reprise des activités économiques et commerciales dans les meilleures conditions qui soient, la prudence prévalant plutôt que l’avidité…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Tout l’intérêt d’une Monarchie royale en France est de «&amp;nbsp;prendre son temps&amp;nbsp;» pour bien faire les choses. Mais, convenons-en, cela peut, dans les périodes de restauration, de nouvelle instauration ou de ré-instauration, être une faiblesse, parfois fatale&amp;nbsp;: cela doit donc nous inciter à poser les bases théoriques avant que d’être pratiques d’une Monarchie royale qui doit mener, dès son avènement, une politique véritablement sociale et qui s’appuie sur les forces productives et pas seulement financières, ces dernières devant être sérieusement encadrées dès le premier jour si la Monarchie veut pouvoir s’enraciner vraiment. L’élément fort de la légitimation de la nouvelle Monarchie ne peut être, en ce domaine, que l’application «&amp;nbsp;sanctoludovicienne&amp;nbsp;» de la justice sociale. Le comte de Paris des années 1930 l’avait fort bien compris, lui dont l’un des premiers et plus importants écrits portera sur ce thème et s’intitulera «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Le Prolétariat&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» qui aurait pu être sous-titré&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Comment mettre fin à l’indignité sociale par la Monarchie sociale...&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;Notes&amp;nbsp;: (1)&amp;nbsp;: Napoléon 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; avait toujours refusé de remettre en place le repos dominical en prétextant que les ouvriers pouvaient travailler ce jour-là aussi puisqu’ils mangeaient bien tous les jours de la semaine… Argument désarmant de cynisme et de mauvaise foi, mais qui convenait à la part la plus libérale de la bourgeoisie !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>L'Action Française face à la question sociale. Partie 3 : Dépasser la lutte des classes.</title>
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        <updated>2020-05-14T18:04:45+02:00</updated>
        <published>2020-05-14T18:04:45+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;     Si l’on s’en tient à l’histoire des manuels scolaires ou du...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;Si l’on s’en tient à l’histoire des manuels scolaires ou du «&amp;nbsp;politiquement correct&amp;nbsp;», l’Action Française est, sur le plan social, conservatrice plus que sociale, et son monarchisme ne serait que la volonté de revenir à un ordre ancien constitué de privilèges et de hiérarchies établies une fois pour toutes en des temps lointains, voire immémoriaux&amp;nbsp;: la réalité n’est pas si simple et l’AF encore moins simpliste, malgré les caricatures que certains, y compris se revendiquant du maurrassisme, ont pu donner d’elle. Il lui est même arrivée de frayer avec les syndicalistes révolutionnaires des années 1910 ou avec des «&amp;nbsp;insurgés&amp;nbsp;» des années 30 qui prônaient un véritable renversement du «&amp;nbsp;désordre établi&amp;nbsp;» et de la «&amp;nbsp;démocratie capitaliste et bourgeoise&amp;nbsp;», sans pour autant renoncer à une organisation «&amp;nbsp;corporée&amp;nbsp;» de la société du travail français, évidemment prioritairement dans le cadre national...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;L’Action française ne s’arrête pas à la défense de la nation pour préserver les travailleurs&amp;nbsp;: elle prône la fin du libéralisme du «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;renard libre dans le poulailler libre&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» par la mise en place d’une organisation sociale corporative qui rende aux producteurs leur juste place dans la société et leur assure la garantie de leur insertion dans la société, non comme simples consommateurs indifférenciés mais comme producteurs reconnus pour leurs qualités et dans leurs particularités professionnelles et sociales. Dans cette conception corporative, les classes sociales ne sont pas niées mais elles sont appelées à la conciliation, dans le cadre de la production et de la nation&amp;nbsp;: le refus de la lutte des classes comme principe moteur de la société et des avancées sociales en faveur des travailleurs ne signifie pas que La Tour du Pin et ses successeurs de l’Action française méconnaissent l’égoïsme possible des classes dirigeantes ou dominantes, au contraire&amp;nbsp;! La Tour du Pin n’hésite pas à évoquer, comme Maurras après lui, la possibilité pour l’État de «&amp;nbsp;tordre le bras&amp;nbsp;» à celles-ci, si la justice sociale l’exige… Ce dernier, qui se veut disciple du premier, est d’ailleurs fort sévère avec une part de la bourgeoisie qui peut être aveugle sur la question sociale&amp;nbsp;: « &lt;strong&gt;La bourgeoisie ne comprend pas la question ouvrière, et cela, faute de la voir&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Mais il ne s’agit pas, au contraire des marxistes, d’en appeler à la disparition des classes bourgeoises ou possédantes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Je ne crois pas qu’il faille flétrir la bourgeoisie ni désirer qu’elle disparaisse. A quelque classe qu’on appartienne, on doit en être comme de son pays (…). Les classes moyennes composent, par le nombre et aussi par l’activité, l’élément prépondérant de notre patrie. (…) S’il faut faire &lt;em&gt;mea culpa&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;(ndlr&amp;nbsp;: à propos de la Révolution et de ses conséquences sociales contemporaines)&lt;strong&gt;, qu’on le fasse en commun et sans se renvoyer la balle. Il ne s’agit pas de récriminer, mais de réparer.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» Cette volonté d’aller de l’avant et de «&amp;nbsp;réparer&amp;nbsp;» marque la différence d’avec l’esprit révolutionnaire (jacobin ou marxiste) qui, lui, veut «&amp;nbsp;du passé, faire table rase&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans cette conception maurrassienne des classes sociales et de la recherche d’une concorde nationale, et dans le cadre d’une monarchie à instaurer et enraciner, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;les classes peuvent devenir des corps&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», selon La Tour du Pin, et la monarchie royale doit être cet État minimal garantissant une société libre et corporée, ainsi que l’exercice des libertés locales et professionnelles, et reconnaissant la légitimité de l’organisation des travailleurs, en syndicats ou à travers des corporations (ou associations professionnelles au sein d’un même corps de métier), sans que l’État ne soit autre chose qu’un initiateur, un arbitre suprême au-dessus des intérêts particuliers et le protecteur du bien public national (celui du Travail français sous toutes ses formes productives, industrielles, agricoles ou commerçantes).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;La justice sociale n’est pas, alors, un alibi mais un élément fort de la légitimité nouvelle de la Monarchie, comme le signalait Marcel Bianconi dans la presse d’AF il y a près de cinquante ans&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Il le faudra bien s’il veut que se refasse, entre le peuple et lui &lt;/strong&gt;(le roi)&lt;strong&gt;, ce solide mariage d’amour et de raison auquel nous devons les plus grandes heures de notre histoire&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». C’est aussi tout le sens de la phrase célèbre de Firmin Bacconnier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la monarchie sera populaire, ou elle ne sera pas&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;(&lt;em&gt;à suivre&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; text-justify: inter-ideograph;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>fredlautre</name>
            <uri>http://lantidote.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>2020 : NI RICHESSE, NI JUSTICE !</title>
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        <updated>2020-01-24T09:00:00+01:00</updated>
        <published>2020-01-24T09:00:00+01:00</published>
        <summary>  La richesse, c'est pour les riches. Les autres, ils peuvent crever : 2153...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;La richesse, c'est pour les riches. Les autres, ils peuvent crever : 2153 milliardaires possèdent autant que 60% des humains (rapport Oxfam).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6082267&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/01/475052815.jpg&quot; alt=&quot;1973 02 05 WOLINSKI 1.jpg&quot; width=&quot;510&quot; height=&quot;559&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6082268&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/01/02/1542504927.jpg&quot; alt=&quot;1973 02 05 WOLINSKI 2.jpg&quot; width=&quot;502&quot; height=&quot;488&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6082269&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/01/1720772719.jpg&quot; alt=&quot;1973 02 05 WOLINSKI 3.jpg&quot; width=&quot;498&quot; height=&quot;532&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ci-dessus les trois vignettes qui concluent un de ces raisonnements percutants quoique méticuleusement tarabiscotés dont Wolinski détenait le secret en quasi-exclusivité. La page a été publiée le 5 février 1973 dans Charlie Hebdo. Beaucoup de gens pouvaient à l'époque espérer améliorer leurs conditions de vie. Quand on relit ça aujourd'hui, on se dit que non seulement les conditions de vie qu'on nous annonce pour l'avenir ne vont certainement pas aller en s'améliorant, mais que de plus en plus de gens sont en train de comprendre que &quot;la justice sociale&quot; dont parle le petit Pompidou de Wolinski apparaît sous les traits d'une pauvresse qui se fait détrousser comme au coin d'un bois : « &lt;em&gt;Croyez-moi, quand on est riche, on se fout bien de la justice sociale !&lt;/em&gt; ».&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Meilleurs vœux, hein ! Et bonne année, hein ! Et surtout la santé, hein, parce que la santé ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Le Roi, statutairement libre : la décision politique prime sur les puissances économiques.</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2019-12-31:6201933</id>
        <updated>2019-12-31T22:12:55+01:00</updated>
        <published>2019-12-31T22:12:55+01:00</published>
        <summary>  Se battre pour une cause n’est pas forcément inutile, au contraire de ce...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Se battre pour une cause n’est pas forcément inutile, au contraire de ce que suggèrent les partisans du désordre établi et les fatalistes de tout acabit, et &lt;strong&gt;le royalisme&lt;/strong&gt;, aujourd’hui marginalisé, &lt;strong&gt;mérite ainsi toute l’attention que l’on peut porter à une école de pensée et de pratique politique qui évoque le bien commun plutôt que la carrière de ses amis&lt;/strong&gt;. Pourquoi&amp;nbsp;? Parce que, aujourd’hui, &lt;strong&gt;la question sociale semble, plus que jamais irrésolue&lt;/strong&gt; et le pays déchiré autour du souci des retraites et de leur financement nécessaire. Or, s’il n’est pas de sauveur suprême, comme le chantaient jadis les marxistes, il n’y a pas pour autant de fatalité en ce domaine et &lt;strong&gt;la justice sociale n’est pas une option facultative mais une obligation, un devoir d’Etat&lt;/strong&gt; qui, d’ailleurs, participe à fonder une part de sa légitimité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Mais la République macronienne reste la République, et elle n’est pas, qu’on le veuille ou non, sociale, ne serait-ce que parce que son mode de fonctionnement favorise les rhéteurs et les «&amp;nbsp;prêteurs&amp;nbsp;» plutôt que l’intérêt supérieur de la nation et de ses peuples. Le mode de désignation du Chef de l’Etat, pourtant pensé par le général de Gaulle pour écarter les partis politiques, a, après lui, nourri les jeux politiciens et financiers&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;qui n’a pas le soutien d’un appareil&lt;/strong&gt; (fût-il récent et largement artificiel dans le dernier cas vécu, mais toujours sous la forme de réseaux propre à l’époque et au système même) &lt;strong&gt;et des banques nécessaires à son bon fonctionnement, n’a guère de chance de pouvoir concourir et encore moins de conquérir la place&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;! M. Macron, habile ministre des finances sous M. Hollande et issu de la Banque, a su jouer des malheurs du favori de Droite comme de ceux de son propre tuteur élyséen pour se frayer un chemin vers la magistrature suprême de la République, profitant aussi du «&amp;nbsp;dégagisme&amp;nbsp;» pourtant théorisé par d’autres que lui, voire même opposés à lui dans la joute électorale du printemps 2017. Mais &lt;strong&gt;l’énergie utilisée à prendre le pouvoir est déjà une énergie perdue pour son exercice&lt;/strong&gt; et elle est vite «&amp;nbsp;revendiquée&amp;nbsp;», plus ou moins discrètement, par ceux qui l’ont alimentée, que ce soit les puissances d’argent ou les catégories sociales dominantes ou «&amp;nbsp;clientes&amp;nbsp;» (classes supérieures et mondialisées, et classes moyennes consommatrices et connectées, dans le cas de l’élection de M. Macron). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Une Monarchie royale «&amp;nbsp;à la française&amp;nbsp;», elle, ne doit rien aux jeux de la Banque et des partis, parce que la transmission héréditaire de la magistrature suprême de l’Etat donne, par essence même, une indépendance statutaire au monarque&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;la naissance ne s’achète pas, quand l’élection se monnaye&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt; Ainsi, le Roi est-il libre de décider sans l’aval des puissances financières, ce qui ne signifie pas que le monarque du moment soit forcément indifférent aux affaires financières et économiques du pays. Mais l’économique, «&amp;nbsp;l’intendance&amp;nbsp;» comme l’appelait le général de Gaulle, doit suivre et non «&amp;nbsp;être suivie&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: c’est le politique qui décide, et «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la politique de la France ne se décide pas à la Corbeille&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», pour citer encore le fondateur d’une Cinquième République qui s’est faite à nouveau éminemment républicaine quand son père est parti, chassé par le suffrage référendaire. Cela est sans doute plus facile à théoriser qu’à pratiquer mais, la volonté du général s’en étant allée en même temps que sa personne du faîte de l’Etat, il s’agit d’enraciner cette volonté par le statut même de la magistrature suprême de l’Etat, et seule la Monarchie héréditaire et successible peut le faire, détachée du «&amp;nbsp;choix des autres&amp;nbsp;» qui, souvent, n’est que le paravent de celui de quelques uns, comme l’a démontré la dernière élection présidentielle… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Cela signifie-t-il qu’en Monarchie royale sont bridées les expressions électorales et populaires&amp;nbsp;? Non, bien au contraire&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;la liberté statutaire de la magistrature suprême autorise les libertés réelles, citoyennes et professionnelles, provinciales et communales, et peut offrir plus de consistance aux pouvoirs locaux et sociaux&lt;/strong&gt;. Cela pourrait redonner d’ailleurs du crédit à la discussion politique par la concrétisation locale de celle-ci à travers des décisions qui seraient prises conjointement par les administrés et les administrateurs communaux, professionnels, régionaux, après débats et expressions, y compris par le suffrage. C’était la motivation forte du royaliste La Tour du Pin quand il évoquait «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la monarchie dans l’Etat, la démocratie dans la commune&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;En tout cas, la Monarchie royale doit profiter de sa situation au-delà des jeux économiques et politiciens (les uns étant souvent liés aux autres en République) pour imposer les conditions véritables de l’équilibre social et incarner la justice sociale, y compris au risque de mécontenter les puissances financières qu’il ne s’agit pas de détruire mais d’ordonner au bien commun, comme les rois capétiens et suivants surent le faire jusqu’au XVIIIe siècle&amp;nbsp;: les Fouquet contemporains doivent vivre dans cette crainte salutaire d’un Louis XIV embastilleur. Cette crainte serait le commencement de la sagesse pour eux, et l’assurance de leur serviabilité au bénéfice du pays et de ses forces vives et populaires…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Colère sociale, vers l'espérance royale ?</title>
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        <updated>2019-12-02T20:51:19+01:00</updated>
        <published>2019-12-02T20:51:19+01:00</published>
        <summary>    Le dimanche 1 er  décembre se tenait à Paris le dernier banquet de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;Le dimanche 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; décembre se tenait à Paris le dernier banquet de l’année du Groupe d’Action Royaliste, en présence de près de 70 personnes, et j’y ai prononcé un court discours, dont voici le texte initial qui, il me faut l’avouer, a connu certains aménagements au fil des minutes, au point que l’enregistrement ne correspond plus exactement aux lignes reproduites ci-dessous. Qu’importe, cela fera juste deux textes au lieu d’un seul&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;De la colère sociale à l’espérance royale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous ouvrons là un mois de décembre qui promet, si l’on en croit la rumeur publique, d’être fort mouvementé, un an tout juste après le début de la longue protestation des Gilets jaunes qu’il nous est arrivé d’accompagner et d’encourager. Ainsi, nous pourrions paraphraser la célèbre formule de Rochefort&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;La France compte aujourd’hui 66 millions de sujets, sans compter les sujets de mécontentement…&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Désormais, c’est la question des retraites, de leurs formes comme de leur financement, qui agite la rue, mais aussi les salles des professeurs, les cantines d’entreprise et qui se discute, voire se dispute, au comptoir du café, ce «&amp;nbsp;Parlement du peuple&amp;nbsp;», selon le royaliste Balzac. L’un des éléments de débat se focalise sur l’âge légal de départ à la retraite, que les libéraux souhaitent, à tout prix, relever, le plus souvent à 67 ans, en attendant sans doute mieux (ou pire) encore&amp;nbsp;: au-delà du Rhin, la Bundesbank allemande propose déjà 69 ans, mais ce sera bientôt au-delà de 70 ans si l’on suit leur argumentation «&amp;nbsp;démographique&amp;nbsp;». Pourtant, l’espérance de vie, si elle augmente (mais elle semble atteindre un plafond difficilement transperçable), reste fort inégale selon les professions, et il semble qu’un ouvrier vive environ (et en moyenne) 13 ans de moins qu’un cadre supérieur. De plus, &lt;strong&gt;l’espérance de vie sans incapacité (ou en bonne santé), elle, n’atteint qu’un peu plus de 62 ans en France&lt;/strong&gt;, ce qui n’est pas anodin quand on évoque la qualité de vie même de nos concitoyens. &lt;strong&gt;N’est-ce pas, pourtant, cette dernière mesure qu’il s’agirait de prendre en compte pour être juste, socialement juste&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Mais comment financer les retraites par répartition sans aggraver les conditions de vie et de travail des Français&amp;nbsp;? Faire de grands calculs n’est pas suffisant ni satisfaisant car ils ont le défaut de négliger les êtres au profit des chiffres qui, eux, n’ont pas besoin de se nourrir, de se loger et de se vêtir. Commençons plutôt par la responsabilisation et l’action de chacun, en consommant en priorité français, c’est-à-dire en finançant indirectement (mais bien sûrement, fiscalement parlant) les caisses de l’Etat plutôt que celles de ces grandes firmes transnationales états-uniennes ou étrangères qui «&amp;nbsp;oublient&amp;nbsp;» de payer leurs impôts ou, surtout, se débrouillent pour ne rien lâcher de leurs immenses profits en se localisant dans des paradis fiscaux, parfois proches de la France et, même, membres de la même Union européenne que notre pays (n’est-ce pas le comble, au regard de ce que l’on nous dit - depuis plus de soixante ans - de ce que devait être «&amp;nbsp;l’Europe&amp;nbsp;», une sorte de super-Etat dans lequel les mêmes règles s’appliqueraient, de Brest à Chypre&amp;nbsp;?). Consommer français, c’est bien possible, et c’est plus civique que d’acheter des produits d’ailleurs sur une plateforme étrangère qui, en définitive, pratique une forme de fraude certes légale et baptisée de la formule trompeuse «&amp;nbsp;optimisation fiscale&amp;nbsp;», qui reste bien peu morale au regard de la nécessaire justice sociale que tous les acteurs économiques devraient avoir à cœur de promouvoir et de pratiquer&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;D’autre part, n’est-il pas possible de permettre à chacun des travailleurs français, à quelque branche qu’il appartienne ou à quelque niveau hiérarchique qu’il soit, de disposer d’une retraite honorable en favorisant la création de caisses de retraites autonomes par profession ou par branche d’activités&amp;nbsp;? D’ailleurs, cela existe déjà pour les avocats, les médecins, les infirmières, ou les orthophonistes, entre autres, et c’est justement le gouvernement, alléché par les fonds de ces caisses excédentaires quand le régime général est déficitaire, qui veut mettre la main sur eux&amp;nbsp;: ce n’est rien d’autre qu’une spoliation&amp;nbsp;! En somme, &lt;strong&gt;la République de 2019 nous rejoue «&amp;nbsp;1791&amp;nbsp;» quand la Révolution, en mettant fin au système corporatif français, récupérait le patrimoine des corps de métiers dissous par le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier…&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Certains me trouveront peut-être sévère, mais pourquoi faire crédit à une République qui, incapable de réussir par elle-même, n’hésite pas à confisquer ce que d’autres, plus efficaces et moins démagogues, ou «&amp;nbsp;moins mauvais&amp;nbsp;» (économiquement parlant), ont patiemment épargné et fait fructifier, par leurs efforts et malgré la pression fiscale actuelle&amp;nbsp;? En tout cas, cette spoliation montre à l’envi que la République n’est pas la plus convaincante quand il s’agit de finances publiques, malgré la bonne volonté, qu’il ne faut pas méconnaître si l’on veut être entièrement juste, de quelques ministres ou grands commis de l’Etat moins politiciens que les autres et qui n’ont pas oublié que leur charge impose de grands devoirs… Un roi saurait mieux les employer, sans doute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;D’ailleurs, souvenons-nous, quand le baron Louis, sous la Restauration, disait simplement au souverain&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Faîtes-moi de bonne politique, je vous ferai de bonnes finances&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». D’une certaine manière, tout est dit&amp;nbsp;! Et il rajoutait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;L’Etat doit être le plus honnête homme de France&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;». Or, la République ne répond à aucun des deux critères valorisés par le financier de la Restauration, l’efficacité et l’honnêteté de l’Etat… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il n’est pas indifférent que les deux citations aient pu être prononcées sous la Monarchie et non sous la République, là encore malgré les personnes de qualité dont la République a pu s’enorgueillir et dont elle n’a su, visiblement, que faire… &lt;strong&gt;Si certaines voulaient servir et tentaient de le faire, c’est la République qui, elle, les a desservies&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Et s’il n’y avait que la question des retraites qui montrait &lt;strong&gt;l’incompétence ou la négligence de la République&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;! Or, en parcourant les colonnes des journaux et les zones industrielles de nos métropoles, nous pouvons aussi constater &lt;strong&gt;cette désindustrialisation qui nous appauvrit et nous livre aux firmes transnationales étrangères&lt;/strong&gt;, dans cette mondialisation qui tourne de plus en plus au cauchemar pour le monde de nos producteurs locaux et des ouvriers de nos usines. Et, dans nos rues et nos campagnes, &lt;strong&gt;la précarité et la misère sociale&lt;/strong&gt; que l’on pensait éteindre il y a quelques décennies grâce aux progrès techniques et aux possibilités apparemment infinies qu’ils offraient ou que l’on nous en promettait… Sans oublier cet «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;asséchement du monde rural&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» qui se marque par la fin des services publics et la fermeture programmée des écoles de campagne comme des gendarmeries, &lt;strong&gt;au nom d’une logique purement économique qui ne parle que de rentabilité ou de réduction des déficits quand il faudrait aussi et d’abord penser en termes d’équité territoriale et de justice sociale&lt;/strong&gt;, en n’oubliant jamais ce qui constitue les sociétés humaines, c’est-à-dire les personnes dans leur diversité et leurs particularités. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Et pourtant&amp;nbsp;! Nous vivons dans le plus beau des pays, avec des atouts immenses en métropole comme en Outre-mer, avec un domaine maritime qui est, avec ses 11 millions de kilomètres carrés, le deuxième du monde&amp;nbsp;! La République semble bien tout gâcher… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Si nous sommes royalistes, ce n’est pas seulement par &lt;strong&gt;la colère de voir la République dilapider l’héritage, mais par la volonté de vivre et de faire vivre notre pays, pour aujourd’hui comme pour demain&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;; de faire vivre la justice sociale, concrète et active, y compris contre les égoïsmes économiques&amp;nbsp;! Mais notre colère serait vaine et dangereuse si elle ne s’accompagnait pas d’une véritable espérance, ou si elle n’était pas, au-delà de sa forme tempétueuse, une espérance&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;une espérance royale, mais une espérance, d’abord, en la France et pour celle-ci, et une espérance à faire advenir, envers et contre tout&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;! Car il ne s’agit pas, pour nous, de mourir royaliste, mais de vivre en Monarchie, en Monarchie française…&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>La justice sociale, notre boussole royaliste.</title>
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        <updated>2019-11-20T23:34:00+01:00</updated>
        <published>2019-11-20T23:34:00+01:00</published>
        <summary>  Depuis des années que je prône une Monarchie sociale, je constate parfois...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Depuis des années que je prône une Monarchie sociale, je constate parfois une certaine indifférence des milieux monarchistes sur cette fameuse question sociale qui, pourtant, ne cesse d’interroger notre société et les classes populaires comme, de plus en plus, les classes moyennes qui, jusqu’à cette dernière décennie, se croyaient à l’abri des dysfonctionnements de la mondialisation. Peut-être cela est-il dû à la sociologie des partisans de la Monarchie, qui se recrutent plus dans le monde des «&amp;nbsp;intellectuels&amp;nbsp;» (et ce n’est pas péjoratif sous ma plume) et de certaines élites sociales moins concernées par le chômage que la plupart de nos concitoyens. Bien sûr, nombre de royalistes militants ont lu Valois ou les écrits du Cercle Proudhon, mélange d’étudiants d’Action Française et d’ouvriers anarcho-syndicalistes, et dénoncent les excès du libéralisme économique, tout en clamant un «&amp;nbsp;ni droite ni gauche&amp;nbsp;» qui, s’il est théoriquement satisfaisant, est beaucoup moins compréhensible et pratiqué dans la réalité. Pourtant, il y a toujours eu des royalistes sociaux, depuis ces artisans attachés à leurs corporations dissoutes par les lois de 1791 et les légitimistes des années 1820-1880 dont certains n’hésiteront pas à se former en une «&amp;nbsp;Montagne blanche&amp;nbsp;» ouvriériste et «&amp;nbsp;révolutionnaire&amp;nbsp;» face au nouvel ordre bourgeois né de l’industrialisation du XIXe siècle, jusqu’aux militants de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Accord Social&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Firmin Bacconnier et à ses successeurs de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Notre Avenir Français&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de Robert Lecompte qui, dans les années 1960-1990, maintenaient la flamme de ce royalisme social ordonné autour des écrits et idées de La Tour du Pin… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le &lt;strong&gt;Groupe d’Action Royaliste&lt;/strong&gt; est né, il y a une bonne dizaine d’années, autour de la volonté de renouer avec ce royalisme social et populaire d’antan, non pour entretenir une nostalgie, mais pour travailler sur la question sociale et ouvrir des pistes de proposition dans une France traversée de part en part par une globalisation qui n’est pas qu’économique&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;c’est la justice sociale qui est notre boussole&lt;/strong&gt;, et il n’est pas indifférent de rappeler que c’est le roi Louis XVI à qui est attribué le premier usage de cette formule qui, bien plus tard, deviendra aussi le titre d’une revue royaliste du premier vingtième siècle&amp;nbsp;! Justice sociale qui ne signifie pas dogmatisme mais volonté de ne pas oublier les hommes dans la société, et de ne pas laisser les inégalités (1) devenir des injustices parce qu’elles sombreraient dans la démesure qui est l’ennemi de tout bien si l’on n’y prend garde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Or, les années dernières semblent avoir renoué avec la «&amp;nbsp;lutte des classes&amp;nbsp;», et c’est un milliardaire états-unien qui, il y a déjà quelques temps, avouait qu’elle avait tournée à la victoire des plus riches&amp;nbsp;! A bien y regarder, nous assistons effectivement à un écart des ciseaux de plus en plus large entre les plus fortunés, très liés aux réseaux de la mondialisation et de la métropolisation, et les moins aisés, fragilisés socialement et culturellement mais aussi fascinés, pour nombre d’entre eux, par le système même qui les exploite et les aliène, celui de la société de consommation. En lisant nombre de textes sur la condition ouvrière au XIXe siècle en France et en Angleterre, j’ai remarqué une certaine gêne ouvrière, à partir du milieu de ce siècle de fer et d’acier, à s’en prendre au système de production et aux machines qui, pourtant, étaient l’un des éléments majeurs de leur exploitation souvent brutale. Pourtant, en 1811, les tisserands anglais, ruinés par la concurrence des machines, avaient engagé la destruction de celles-ci, au grand dam des propriétaires industriels&amp;nbsp;: cette révolte contre les machines, baptisée «&amp;nbsp;luddisme&amp;nbsp;», était-elle hostile aux progrès techniques ou, bien plutôt, à leur usage désormais réservé à ceux qui avaient les moyens financiers de se les approprier&amp;nbsp;? C’était surtout un cri de désespoir de ceux qui ne voulaient pas mourir pauvres mais vivre de leur travail, librement, dignement. Il ne fut pas entendu mais, au contraire, fortement réprimé&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;en février 1812, une loi est votée par le parlement de Londres qui condamne à la peine capitale les destructeurs de machines&lt;/strong&gt;… Ainsi, désormais, &lt;strong&gt;une machine vaut plus que la vie d’un homme&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;! Cet événement est l’un des plus importants de l’histoire sociale en Europe, mais il est totalement éludé aujourd’hui, à part quelques études universitaires souvent confidentielles et des textes militants des partisans de la décroissance qui en font état. Pourtant, avec les lois françaises de 1791 détruisant les corporations et le modèle social français (décret d’Allarde et loi Le Chapelier, mars et juin), c’est sans doute la date la plus révélatrice et symbolique de &lt;strong&gt;la violence du mode de développement industriel et économique issu de l’idéologie franklinienne&lt;/strong&gt;, de ce «&amp;nbsp;Time is Money&amp;nbsp;» qui fait passer les intérêts de tous les hommes du Travail après ceux de l’Argent et de ses possesseurs fortunés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Or, après cette résistance des artisans et ouvriers anglais de 1811-1817, et celle des Canuts de Lyon face aux mêmes enjeux sous la Monarchie de Juillet, les recrues de l’industrialisation, généralement issues des campagnes, paraissent renoncer à la contestation du système économique, aspirant plus à en profiter qu’à le remettre fondamentalement en cause, si ce n’est sur le seul rapport de domination&amp;nbsp;: les luttes se font souvent anti-patronales ou salariales, et évoquent les questions statutaires des travailleurs sans poser la question du système de la Technique au service de l’Argent. Pourquoi&amp;nbsp;? La question mérite d’être posée, d’autant plus que le même système de développement industriel et économique s’est répandu sur le monde, accéléré encore ces trente dernières années par la mondialisation, et que la même gêne ouvrière, ou la même retenue des travailleurs, semble dominer, que cela soit en Chine ou en Malaisie, au Vietnam ou en Ethiopie (nouvel eldorado du travail sous-payé et des firmes transnationales…). A bien y regarder, j’en déduis que les travailleurs nouvellement entrés en usines ont acquis la certitude que leur exploitation est la voie d’accès pour l’intégration, «&amp;nbsp;leur&amp;nbsp;» intégration, dans la société de consommation à laquelle ils aspirent, sinon pour eux, du moins pour leurs enfants, puisqu’elle leur est présentée comme l’avenir radieux auquel mène forcément le «&amp;nbsp;Développement&amp;nbsp;» dont ils sont les soutiers, et ils représentent, intimement et sans le saisir parfois eux-mêmes, une «&amp;nbsp;classe sacrificielle&amp;nbsp;» (2). Ainsi, cette «&amp;nbsp;aliénation&amp;nbsp;» à ce millénarisme consumériste est le meilleur moyen de ce système de domination de l’Argent et de ses «&amp;nbsp;plus fortunés&amp;nbsp;», de cette «&amp;nbsp;Fortune anonyme et vagabonde&amp;nbsp;» qui vit de la mondialisation et de sa «&amp;nbsp;fluidité&amp;nbsp;» et qui sait se défendre malgré les révoltes sociales qui, un peu partout dans le monde, semblent surgir sans réussir à s’ordonner. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Et la Monarchie là-dedans&amp;nbsp;? Firmin Bacconnier avait bien compris, à la suite de La Tour du Pin, que celle-ci, si elle voulait se refonder solidement, devait s’enraciner dans une légitimité de «&amp;nbsp;service social&amp;nbsp;», et incarner, face aux féodalités financières et économiques, la Justice sociale. Mais la Monarchie royale «&amp;nbsp;à la française&amp;nbsp;» dispose d’un atout qu’elle a parfois hésité à engager dans le passé et, en particulier, au XIXe siècle&amp;nbsp;: celui de &lt;strong&gt;son indépendance de situation, le roi ne tenant son sceptre ni de l’élection ni de l’Argent qui fait trop souvent cette dernière, et qui peut lui permettre de poser des actes politiques forts et éminemment sociaux&lt;/strong&gt;. Le roi Louis XVIII, contre l’avis de certains de ses ministres et de ses «&amp;nbsp;nouveaux&amp;nbsp;» conseillers issus de la bourgeoisie d’affaires jadis chouchoutée par l’empereur alors déchu et exilé à l’île d’Elbe, avait fait adopter, dès sa montée sur le trône en 1814, une loi dite de «&amp;nbsp;sanctification du dimanche&amp;nbsp;» qui interdisait de commercer et de produire le jour du Seigneur alors que Napoléon, lui, affirmait que l’ouvrier pouvait bien travailler tous les jours puisqu’il mangeait au même rythme… Cette loi voulue par le roi fut combattue par les industriels, mais elle fut appliquée jusqu’en 1830 sans beaucoup d’exceptions, ce qui ne fut plus le cas dès le lendemain des Trois Glorieuses de Juillet&amp;nbsp;: le coup «&amp;nbsp;final&amp;nbsp;» (en fait, temporaire…) porté au repos dominical le fut en 1880 quand les députés républicains, au nom de la «&amp;nbsp;liberté du travail&amp;nbsp;» (qui n’était, en fait, que celle de ceux qui avaient les moyens d’en fournir dans leurs usines…), abolirent cette loi dans laquelle, hypocritement, ils dénoncèrent un «&amp;nbsp;reste de superstition&amp;nbsp;» lié au dimanche et prôné par une Eglise considérée comme rétrograde&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;La volonté sociale peut ainsi trouver en la Monarchie royale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;, et mieux qu’en République (celle-là même tenue par les puissances de l’Argent que dénonçait le président du conseil Emile Beaufort - Jean Gabin - dans son célèbre discours devant les députés, dans le film «&amp;nbsp;Le Président&amp;nbsp;»), &lt;strong&gt;le bras armé institutionnel et politique capable de s’imposer aux féodalités, non pour les asservir mais pour leur rappeler leurs devoirs sociaux sans laquelle aucune société ne peut satisfaire à la nécessaire justice sociale&lt;/strong&gt;. Sur une affiche du métro parisien, un graffiti fleurdelysé visiblement écrit d’une main ferme déclarait&amp;nbsp;il y a peu : «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Sans Monarchie royale, pas de Justice sociale&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Nous en sommes bien persuadés aussi, non selon notre seul désir, mais par l’étude raisonnée de l’histoire sociale de notre pays. Et l’histoire ne doit pas rester au fond des bibliothèques, mais fournir des outils intellectuels pour penser ce qui est nécessaire au pays et à tous ceux qui y travaillent et aspirent à ce que leurs labeur et ouvrage soient reconnus, justement, par la société et payés de juste manière…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Notes&amp;nbsp;: (1)&amp;nbsp;: Les inégalités ne sont pas forcément mauvaises en elles-mêmes, la diversité des situations et des aspirations étant la nature de toute société équilibrée. Ne les confondons pas systématiquement (comme le font les égalitaristes) avec les injustices, qui n’en sont que le dévoiement&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;(2)&amp;nbsp;: La «&amp;nbsp;classe sacrificielle&amp;nbsp;» (que l’on peut aussi évoquer au pluriel) accepte ainsi une exploitation brutale contre laquelle elle se révolte peu, par peur de briser l’espérance qu’elle a de parvenir, un jour, à l’étage de «&amp;nbsp;consommateurs&amp;nbsp;». C’est Henry Ford qui, l’un des premiers, a saisi tout l’intérêt de nourrir cette espérance d’accès à la société de consommation pour désarmer toute révolte&amp;nbsp;: s’il ne renonce pas à l’exploitation ouvrière dans ses usines, il favorise la possibilité de se hisser dans la hiérarchie de la société de consommation par des salaires plus élevés et des horaires de travail moins contraignants (la contrainte étant déplacée sur l’acte de travail lui-même, par la «&amp;nbsp;chaîne&amp;nbsp;», si justement décrite par Simone Weil dans «&amp;nbsp;La condition ouvrière&amp;nbsp;» et dénoncée par Charlie Chaplin dans «&amp;nbsp;Les temps modernes&amp;nbsp;»…). Ainsi, l’aliénation au «&amp;nbsp;rêve de consommation&amp;nbsp;» permet de garantir «&amp;nbsp;la fin des révolutions&amp;nbsp;», du moins celles qui détruiraient en profondeur la société capitaliste par une forme de «&amp;nbsp;décroissance&amp;nbsp;» ou de «&amp;nbsp;mesure&amp;nbsp;» économique qui favoriserait d’autres types de propriété que celle qualifiée de «&amp;nbsp;privée&amp;nbsp;», sans pour autant abolir complètement cette dernière... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>La justice sociale, un souci politique et royal.</title>
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        <updated>2019-10-28T22:17:00+01:00</updated>
        <published>2019-10-28T22:17:00+01:00</published>
        <summary>  La question sociale mérite que l’on y prête attention et que l’on y...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;La question sociale mérite que l’on y prête attention et que l’on y réponde, autant que possible et selon les règles d’une justice sociale que nombre de nos concitoyens semblent parfois avoir oubliée&amp;nbsp;: il est vrai que la lecture des manuels scolaires ou universitaires démontrent une certaine négligence sur le sujet, comme on peut le constater dans les manuels de géographie de Première des nouveaux programmes qui n’évoquent la question du chômage en France, par exemple, que par le biais d’une photo ou d’un titre de presse, sans s’y attarder plus longuement, comme si les quelques cinq millions de Français confrontés à ce drame étaient destinés à l’invisibilité&amp;nbsp;! Comment pourrait-il en être autrement quand la mondialisation, vantée sous tous les angles et couplée avec une métropolisation conquérante, est présentée comme le progrès par excellence, ce progrès obligatoire et «&amp;nbsp;évidemment accepté par tous&amp;nbsp;» (ou presque), désormais un peu verdi par les projets dits de développement durable, un progrès auquel il faut s’adapter pour accroître «&amp;nbsp;l’attractivité&amp;nbsp;», nouveau maître-mot des programmes d’aménagement du territoire&amp;nbsp;? Du coup, chômeurs et territoires en déshérence ne sont plus vus que comme les «&amp;nbsp;perdants de la mondialisation&amp;nbsp;», formule dont, le plus souvent, on ne retient que le premier mot, péjorativement prononcé et compris comme symbole d’un échec à imputer, non au système économique ou politique, mais aux seuls chômeurs ou aux territoires désertés… Le plus grave est peut-être que cette opinion négative est intégrée par les victimes mêmes de cette situation, un peu de la même manière que lorsque les petits Bretons ou Basques étaient moqués pour leurs langues et coutumes particulières dans l’école de Jules Ferry, au nom d’un progrès qui, à l’époque, se déclinait dans les manuels scolaires sous la formule de «&amp;nbsp;République une et indivisible&amp;nbsp;», et qu’ils en développaient parfois un complexe d’infériorité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le mouvement des Gilets jaunes a réveillé ce «&amp;nbsp;peuple des perdants&amp;nbsp;» comme le nommait récemment un sociologue sans acrimonie à leur égard, et la République en a tremblé quelques semaines avant de reprendre ses mauvaises habitudes de déni social et de suffisance. Que le gouvernement nommé par M. Macron, et malgré quelques bonnes volontés en son sein qu’il ne s’agit pas de dénigrer (preuve de la complexité du régime macronien, de cet «&amp;nbsp;enfer pavé de bonnes intentions&amp;nbsp;» selon un de ses adversaires), apparaisse comme le «&amp;nbsp;bras armé politique de la mondialisation en France&amp;nbsp;», n’est pas un contresens mais bien une triste réalité qu’il s’agit, elle, de dénoncer et de vouloir changer, non par pur idéalisme, mais par souci politique de la justice sociale. Cette dernière ne naît pas naturellement du monde dirigeant et décisionnaire de l’économie, de cette oligarchie qu’il faudrait plutôt nommer ploutocratie si l’on veut être complètement honnête, mais c’est bien par le moyen du politique, de l’exercice de l’Etat qu’elle peut être respectée et honorée comme elle doit l’être. La République peut-elle être cet Etat soucieux de la justice sociale, elle qui semble parfois avoir remplacée la main de justice par la matraque de Castaner&amp;nbsp;? J’en doute, et d’autant plus depuis les débuts de cette crise sociale inédite dont notre pays n’est pas sorti depuis un an qu’elle a commencé sur les ronds-points de France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;La justice sociale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt; n’est pas, ne doit pas être un «&amp;nbsp;détail de l’histoire&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: elle &lt;strong&gt;doit être la profonde motivation contemporaine de tout Etat digne de ce nom&lt;/strong&gt; et c’est pour avoir oublié cette exigence de justice que nombre de gouvernements et de régimes, de par le monde, connaissent actuellement des mouvements de révolte souvent massifs et parfois brutaux, rompant avec ce fatalisme et cette non-violence qui, en définitive, semblaient convenir aux dirigeants et légitimaient, d’une certaine manière, leur inertie sociale au profit des grands intérêts financiers et économiques particuliers et au détriment du bien commun que, d’ailleurs, les plus libéraux des libéraux continuent à méconnaître ou à dénigrer dans une logique toute thatchérienne… Margaret Thatcher affirmait&amp;nbsp;que la société n’existait pas, ce qui évitait logiquement d’avoir à traiter de la justice sociale, mais les réalités humaines, individuelles comme collectives, ont défait ce mythe libéral. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;La France ne peut oublier cette exigence de justice sociale que crient les peuples de notre pays, au sein de leurs villes et campagnes, au travers de leurs professions et activités économiques, mais aussi au gré des contestations contemporaines&amp;nbsp;: cette exigence, d’ailleurs, n’est pas à sens unique et elle doit être l’occasion de &lt;strong&gt;repenser les fonctions économiques et les rapports sociaux&lt;/strong&gt;, non dans une logique, vaine et souvent créatrice d’injustices, d’égalitarisme social, mais &lt;strong&gt;selon les critères de bien commun, de nécessaire solidarité et entraide, de service et non d’égoïsme ou de grivèlerie économique&lt;/strong&gt;… La grande question des retraites, qui commence à préoccuper nombre de nos concitoyens, doit être l’occasion de réaffirmer &lt;strong&gt;la nécessité d’une justice sociale qui doit inclure plutôt qu’exclure ou marginaliser&lt;/strong&gt;, qui doit inciter au partage et à la mise en commun et non au repli sur soi de chaque classe sur ses seuls intérêts ou jalousies&amp;nbsp;: elle ne pourra être résolue positivement que par &lt;strong&gt;la prise en compte des qualités et des fragilités de chacun, au sein de son cadre socio-professionnel et «&amp;nbsp;d’enracinement&amp;nbsp;», et selon le contexte local et national.&lt;/strong&gt; En ce sens, &lt;strong&gt;une réponse «&amp;nbsp;corporative&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;, c’est-à-dire qui pense le travail dans un cadre professionnel et local, selon des règles établies par branche d’activités ou corps de métier (et cela sans méconnaître les mutations du travail ni les mobilités contemporaines, mais en leur fixant un cadre légal et approprié à ces particularités), apparaît possible et, même, souhaitable&amp;nbsp;: au-delà de la justice sociale, cela assurerait une visibilité et une prévisibilité à des systèmes de retraites qui doivent s’inscrire dans la durée pour satisfaire aux besoins des travailleurs d’hier comme à ceux d’aujourd’hui et de demain. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Encore faudrait-il que &lt;strong&gt;l’Etat, qui doit être le garant suprême de la justice sociale entre (et pour) tous les corps et citoyens de ce pays, retrouve les moyens d’assurer et d’assumer son rôle de justicier&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: pour avoir la légitimité et la force d’incarner ce souci éminemment politique, il lui faut être indépendant des jeux de partis et des grandes féodalités financières et économiques, mais aussi des pressions de la «&amp;nbsp;gouvernance&amp;nbsp;» (sic&amp;nbsp;!) de l’Union européenne et de la mondialisation. Il n’est pas certain que, désormais, l’élection du Chef de l’Etat au suffrage universel assure solidement l’indépendance de la magistrature suprême de l’Etat, car les jeux économico-politiciens l’ont prise en otage. &lt;strong&gt;Reconquérir l’indépendance pour l’Etat passe par un mode de désignation qui ne doive rien à l’élection&lt;/strong&gt; sans, pour autant, la dénier pour les autres constituants de la sphère politique (assemblée nationale&amp;nbsp;; sénat&amp;nbsp;; municipalités&amp;nbsp;; chambres économiques, professionnelles, agricoles, etc.)&amp;nbsp;: ainsi, &lt;strong&gt;la transmission héréditaire de la magistrature suprême de l’Etat apparaît comme la plus simple et la plus pérenne à long terme pour s’abstraire des égoïsmes politiciens ou particularistes&lt;/strong&gt;. Que pour la Monarchie royale en France, la main de justice ne soit pas un simple hochet mais un symbole fort et nécessaire de sa vocation sociale, nous paraît comme le signe le plus évident mais aussi le plus exigeant de sa nature politique&amp;nbsp;: si la Monarchie réinstaurée l’oubliait ou le négligeait, elle en paierait le prix le plus élevé, celui du discrédit et de la chute finale, comme le signalait avec véhémence le plus fidèle des royalistes, notre capitaine Georges Bernanos… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Pour éviter la retraite à 69 ans...</title>
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        <updated>2019-10-23T23:36:46+02:00</updated>
        <published>2019-10-23T23:36:46+02:00</published>
        <summary>  Au moment où le gouvernement français s’apprête à s’engager dans une...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Au moment où le gouvernement français s’apprête à s’engager dans une réforme délicate sur l’avenir des retraites et leurs formes, l’Allemagne rouvre ce même dossier sous des auspices peu engageants, comme le signale &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; de ce mercredi 23 octobre en ses pages «&amp;nbsp;économie&amp;nbsp;», sous le titre «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Les Allemands devraient travailler jusqu’à 69 ans&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». En fait, il s’agit d’une recommandation de la Bundesbank qui se veut prospective, au regard des perspectives démographiques et économiques&amp;nbsp;: l’Allemagne connaît une démographie en berne, avec un taux de fécondité bien inférieur à celui de la France, lui-même en déclin depuis quelques années, et prévoit une élévation de l’espérance de vie globale, même si l’espérance de vie sans incapacité (en bonne santé, en somme) est, elle, mal connue ou sous-valorisée dans les travaux des économistes et des banquiers. Pourtant, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;les Allemands pensaient le débat clos. La réforme de 2012, qui avait relevé par étapes de 65 à 67 ans d’ici à 2031 l’âge du départ légal en retraite après un vif débat, semblait une garantie suffisante pour la stabilité du système.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» Mais, c’est une vis sans fin, et ce sont toujours les mêmes arguments qui sont évoqués par les banques et les économistes pour augmenter la pression sur le travail et les travailleurs, qu’ils soient salariés ou indépendants&amp;nbsp;: ainsi, il semble que, désormais, le temps de travail payé soit condamné à s’élever toujours, quoiqu’il se passe et quoique l’on fasse. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Mais ce n’est pas la seule Bundesbank qui prône ce nouveau relèvement de l’âge légal de la retraite, comme le rappelle opportunément Nathalie Versieux dans l’article cité&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Plusieurs organisations – Commission européenne, FMI, OCDE – ont également recommandé à l’Allemagne de «&amp;nbsp;continuer à augmenter l’âge de la retraite&amp;nbsp;»&amp;nbsp; avec la hausse de l’espérance de vie, argumente de son côté la Bundesbank&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», trop heureuse de trouver des alliés au sommet même de l’Union européenne et de la «&amp;nbsp;gouvernance&amp;nbsp;» (sic&amp;nbsp;!) autoproclamée de la mondialisation… Des «&amp;nbsp;recommandations&amp;nbsp;» que ces mêmes instances font de manière insistante, depuis de nombreuses années, pour tous les pays d’Europe mais que, en France, la population semblait ne pas prendre au sérieux jusqu’au milieu des années 2010&amp;nbsp;! Se souvient-on que, dans l’hiver 2011, quelques membres du &lt;strong&gt;Groupe d’Action Royaliste&lt;/strong&gt; organisèrent &lt;strong&gt;la première dénonciation dans la rue&lt;/strong&gt;, non loin de l’église de Saint-Germain-des-Près, &lt;strong&gt;de la «&amp;nbsp;retraite à 67 ans&amp;nbsp;» que, déjà, prônaient l’Allemagne et la Commission européenne&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;? A l’époque, mes collègues professeurs m’assuraient que cela n’arriverait jamais en France, que c’était impossible et ils haussaient alors les épaules quand je leur citais les articles de l’époque, rares, qui évoquaient cette perspective. Et maintenant, les mêmes préfèrent se réfugier dans une sorte de fatalisme que je ne peux partager, courbant le dos en espérant que le vent du boulet ne les défrisera pas trop… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il n’est pas souhaitable de suivre l’exemple allemand qui, en ce domaine comme en tant d’autres, ne peut être un modèle&amp;nbsp;: la France n’est pas l’Allemagne, et l’appartenance de notre pays à la même Construction européenne ne saurait être interprétée comme une confusion entre toutes les nations y trouvant place. L’Union européenne, la mal nommée, n’est pas et ne peut être une démission des nations devant une Commission peu crédible et trop «&amp;nbsp;économiste&amp;nbsp;» pour être vraiment sociale et politique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il est d’abord une simple raison démographique qui évite de confondre la France avec l’Allemagne&amp;nbsp;: la première, toute République qu’elle soit et malgré qu’elle le soit, a développé un modèle démographique original depuis les années 1930, qui parvient à concilier vie familiale et activité professionnelle, sans doute de manière pas totalement satisfaisante mais suffisante néanmoins pour permettre un certain équilibre démographique, ce que prouve, a contrario, le déclin provoqué par les mesures fillonistes puis hollandistes moins favorables au bon développement de notre démographie nationale. Néanmoins, et malgré les difficultés et les maladresses (?) des gouvernements, la démographie française fait preuve d’une certaine résilience, même si le taux de fécondité des Françaises d’ancienne appartenance est moins élevé que celui des Françaises de fraîche naturalisation, et il s’agit désormais de redresser ce taux dans des délais assez courts pour éviter l’élargissement d’une «&amp;nbsp;vallée&amp;nbsp;» démographique préjudiciable à long terme à notre pays et à son système de retraite par répartition. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Pour maintenir un niveau des retraites le plus socialement juste, il est trois pistes majeures sur lesquelles travailler pour tout Etat digne de ce nom&amp;nbsp;: la valorisation des naissances et le bon accueil des populations naissantes et à naître&amp;nbsp;; la diminution forte du chômage des nationaux en France&amp;nbsp;; la possibilité d’un âge légal (de l’accès à la retraite) modulable selon les professions, les fonctions de chacun au sein de celles-ci et le désir, qui doit être pris en compte s’il est clairement exprimé, d’aller au-delà des limites d’âge légales pour ceux qui le souhaitent et sont reconnus médicalement et professionnellement comme susceptibles de poursuivre leur activité professionnelle usuelle dans de bonnes conditions, avec les aménagements nécessaires si besoin est… Mais il est aussi d’autres pistes à étudier comme celles d’une meilleure intégration au travail en France de ceux qui y ont étudié et dont les études ont été financées par les contribuables français, et cela pour freiner une émigration des cerveaux français vers les grandes puissances étrangères, émigration qui, en définitive, accroît les déficits publics français&amp;nbsp;; la création dans toutes les branches professionnelles dans lesquelles cela est possible de caisses de retraites autonomes, qui constituent une sorte de «&amp;nbsp;patrimoine corporatif&amp;nbsp;» destiné à assurer des retraites honorables à leurs cotisants sans aggraver la pression sur les fonds publics&amp;nbsp;; le «&amp;nbsp;redéploiement rural&amp;nbsp;» pour organiser de meilleures conditions d’accueil pour les retraités de tous niveaux de ressources dans des zones moins coûteuses pour ceux-ci&amp;nbsp;; etc. Cette liste de quelques mesures n’est évidemment pas exhaustive, mais elle cherche à prouver que ce ne sont pas les propositions qui manquent mais bien plutôt la volonté politique pour les initier et les ordonner, ou, au moins, pour les essayer…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;En fait, la République est aujourd’hui bloquée et, plus grave encore, bloquante&amp;nbsp;: quand il faudrait une véritable stratégie qui ne soit pas qu’économique et financière, mais aussi sociale et politique, aussi bien nationale qu’ouverte aux solutions provinciales ou communales, publiques comme privées, la République se contente d’une approche comptable et trop souvent «&amp;nbsp;kafkaïenne&amp;nbsp;» de l’immense question des retraites professionnelles, au risque de ne pas saisir les enjeux de demain et de mécontenter tout le monde sans résoudre l’épineuse question des financements nécessaires, question importante mais qu’il faut intégrer dans la question plus large de notre société, de ses équilibres et de sa pérennité historique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il n’y a pas, certes, de réponse «&amp;nbsp;absolue&amp;nbsp;» à la question des retraites, et la Monarchie royale n’a pas un sceptre magique qui lui permettrait de tout résoudre d’un coup et définitivement, mais l’inscription de la magistrature suprême de l’Etat dans le «&amp;nbsp;temps long&amp;nbsp;» peut être une garantie supplémentaire de recherche et de volonté de résolution d’une question qui risque d’être, encore, évolutive&amp;nbsp;: or, le devoir du politique d’Etat est de protéger les populations qui sont sous sa souveraineté, et d’assurer au mieux les conditions, parfois difficiles à cerner, de sa prospérité, y compris face aux pressions de la mondialisation et de l’idéologie dominante parfois cruelle pour les plus faibles. A défaut de pouvoir appliquer les mêmes solutions que celles pratiquées par le saint roi Louis IX en son temps, il faut du moins retrouver au cœur de l’Etat et de sa pratique contemporaine l’esprit de justice sociale cher au monarque médiéval…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Les Gilets jaunes et la Révolution française. Partie 1 : 1791, la fin du modèle social français.</title>
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        <updated>2019-03-25T22:53:45+01:00</updated>
        <published>2019-03-25T22:53:45+01:00</published>
        <summary>  Et si la Révolution française était la véritable cause de la révolte des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Et si la Révolution française était la véritable cause de la révolte des gilets jaunes&amp;nbsp;? La question peut, de prime abord, sembler provocatrice et, même, iconoclaste, ne serait-ce que parce que deux siècles ont passé depuis cet événement fondateur de notre République et que les révoltés d’aujourd’hui paraissent se référer à un «&amp;nbsp;mythe révolutionnaire&amp;nbsp;» qui ferait de cette Révolution de 1789 un événement à reproduire&amp;nbsp;: nombre de gilets jaunes comparent le président Macron au roi Louis XVI et semblent vouloir imiter la geste révolutionnaire, voire sans-culotte, même si quelques manifestants des ronds-points de l’Ouest et de l’Essonne (entre autres) affichent fièrement le sacré-cœur chouan sur leur gilet fluorescent et brandissent, jusqu’à Rennes et Paris, des drapeaux de l’Ancienne France. Mais cela n’enlève rien à la viabilité de la question, qui mérite, non seulement d’être posée, mais d’être traitée, en histoire comme en politique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Après tout, la Révolution française, largement née d’une crise de la dette publique, n’a rien été d’autre, à bien y regarder, qu’un immense transfert de pouvoir, des ordres privilégiés anciens à la classe bourgeoise urbaine, de la magistrature suprême de l’Etat royal à la domination d’une petite élite économique et sociale s’appropriant le Pouvoir tout en le renforçant pour se le garder&amp;nbsp;: on était bien loin des espérances et des promesses initiales de 1789 portées par les Cahiers de doléances, alors vite abandonnés par les nouveaux maîtres se réfugiant derrière le refus du mandat impératif qui, pourtant, était à la base de la désignation des délégués aux Etats-généraux… Sans doute la Révolution était-elle viciée, dès le départ, par cette confiscation de la «&amp;nbsp;représentation révolutionnaire et parlementaire&amp;nbsp;» par ce que l’on nomme désormais le «&amp;nbsp;bloc bourgeois&amp;nbsp;» (1), et sa «&amp;nbsp;légalisation&amp;nbsp;» par la prise du pouvoir législatif jusque là dévolu au roi et aux états provinciaux, du moins là où ils existaient encore de façon vive. Mais il y a un autre processus à évoquer, c’est celui de &lt;strong&gt;la «&amp;nbsp;dépossession professionnelle&amp;nbsp;», permise et même imposée par le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier de l’année 1791, véritable année de naissance du Prolétariat, à la fois comme condition et comme situation&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le décret d’Allarde et la loi Le Chapelier sont deux textes que l’on peut rattacher au libéralisme des Lumières, marqué par l’individualisme et la Liberté économique, et qu’il faut sans doute replacer dans le contexte de l’émancipation des «&amp;nbsp;possédants&amp;nbsp;économiques » à l’égard des corps constitués et d’une Eglise catholique qui, malgré ses défauts et ses avanies, conserve encore une certaine réserve à l’égard de «&amp;nbsp;l’Argent-Seigneur&amp;nbsp;». Ces deux textes se complètent en une logique certaine et infernale, si l’on veut bien en mesurer les effets immédiats sur le plan social&amp;nbsp;: le premier supprime les corporations, corps socio-professionnels qui encadrent le travail autant sur le plan de ses conditions pour les travailleurs que sur celui de la qualité de la production&amp;nbsp;; le second interdit toute possibilité pour les travailleurs de se regrouper pour défendre leurs intérêts communs, la liberté individuelle primant désormais, aux yeux des constituants, sur toute communauté autre que la Nation. Ces deux textes sont l’application rigoureuse de la fameuse «&amp;nbsp;Liberté du travail&amp;nbsp;», qui n’est rien d’autre que «&amp;nbsp;la liberté de l’Argent sur le monde du Travail&amp;nbsp;», et ils sont votés dans un contexte de fébrilité sociale, au moment où les ouvriers, parfois assemblés en «&amp;nbsp;coalitions ouvrières&amp;nbsp;», revendiquent des augmentations de salaires et la protection de leurs droits, de plus en plus menacés par une bourgeoisie soucieuse d’appliquer la formule de Franklin sans égards pour ceux qui travaillent dans les ateliers et fabriques. Ces deux lois sont marquées, dès l’origine, par &lt;strong&gt;un véritable esprit de lutte des classes imposée, dans le monde du Travail, par les «&amp;nbsp;possédants&amp;nbsp;» et non par les ouvriers&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: elles ouvrent la voie à plus d’un siècle d’oppression sociale du monde des travailleurs manuels des usines et des mines, au nom d’une Liberté qui apparaît bien comme «&amp;nbsp;celle du renard libre dans le poulailler libre&amp;nbsp;» selon l’expression célèbre. Mais elles légaliseront aussi toutes les répressions contre les ouvriers et artisans quand ceux-ci réclameront leur juste dû et le respect de leur dignité, bafouée par un libéralisme importé du monde anglosaxon… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Cette destruction des corporations et des libertés ouvrières au profit de la «&amp;nbsp;Liberté du Travail&amp;nbsp;» et de la domination capitalistique est aussi la défaite d’un modèle français, certes en crise d’adaptation face aux nouvelles conditions de l’industrialisation en cours au XVIIIe siècle&amp;nbsp;: ce modèle ancien, né au Moyen âge dans les villes d’Occident, devait beaucoup à l’Etat (surtout depuis la fin de la Guerre de Cent ans) autant qu’aux villes qui l’avaient vu naître et aux professions qui l’avaient suscité, et il assurait une certaine justice sociale par l’équilibre qu’il établissait au sein du monde du Travail, dans le cadre d’une hiérarchie rigoureuse mais qui n’empêchait pas l’ascension sociale et l’inventivité professionnelle. Bien sûr, ce modèle n’était pas parfait mais il restait perfectible et, surtout, il préservait les travailleurs et la qualité de leur travail «&amp;nbsp;malgré la concurrence&amp;nbsp;», plaçant les hommes de l’atelier et de la mine avant le seul profit de quelques uns qui maniaient plutôt les pièces d’argent que celles des métiers et des outils… &lt;strong&gt;De 1791 date la rupture entre le travailleur et celui qui en tire profit&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: et cette situation s’est bien aggravée depuis, comme on peut encore le constater avec les émoluments de quelques grands patrons peu soucieux d’autre chose que de l’intérêt des actionnaires et n’hésitant pas à sacrifier des milliers d’emplois pour engranger plus de bénéfices. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il est un autre effet néfaste et souvent méconnu des lois révolutionnaires libérales de 1791&amp;nbsp;: c’est la destruction de l’apprentissage qui, pourtant, avait permis au monde du Travail d’Ancien régime d’assurer et de s’assurer une qualité particulière et reconnue du monde entier, et qui garantissait la transmission des savoir-faire d’une génération à l’autre, avec toujours l’idée de rajouter, à chacune d’entre elles, quelques éléments supplémentaires. &lt;strong&gt;1791, c’est la volonté de briser cette longue suite de «&amp;nbsp;maîtrise&amp;nbsp;de l’art du métier », propriété et fierté des travailleurs, quelles que soient leur fonction et leur place dans la hiérarchie professionnelle&lt;/strong&gt;. Désormais, le seul maître, c’est celui qui finance et tire profit de la production, et non plus celui qui la fait, concrètement, à la force de son poignet et de ses muscles, au gré de son intelligence, avec l’aide de ses outils et avec l’expérience des anciens et la sienne propre, avec un rythme de travail qui est d’abord le sien et qui n’est pas imposé par «&amp;nbsp;l’horloge du patron&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;1791 a marqué la victoire du libéralisme anglosaxon et de l’idéologie franklinienne, et les luttes sociales françaises du XIXe et du XXe siècles n’ont été que la réponse, parfois maladroite et violente, à la terrible violence «&amp;nbsp;légale&amp;nbsp;» des lois d’Allarde et Le Chapelier&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif;&quot;&gt;. Car, si les syndicats ont constitué, à partir de 1884, des formes de substitutions aux anciennes associations corporatives, ils n’ont jamais pu, en tant que «&amp;nbsp;sociétés professionnelles&amp;nbsp;» se constituer un «&amp;nbsp;patrimoine corporatif&amp;nbsp;» qui aurait pu leur permettre, au-delà de l’Etat et des subventions, de recréer un rapport de forces durable, en particulier dans les périodes de mondialisation qui ont accéléré leur déclin et révélé leur impuissance un temps masquée par les avantages octroyés (mais parfois conquis grâce à des mobilisations d’ampleur mais trop souvent éphémères, et à une situation géopolitique qui faisait craindre aux possédants une «&amp;nbsp;lutte finale&amp;nbsp;» qui leur serait défavorable…) par le soutien d’un Etat qui avait encore, s’il le voulait (ce qui n’était pas toujours le cas…), la force et les moyens de s’imposer au monde des féodalités économiques et financières. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Bien sûr, il est trop tard pour empêcher Le Chapelier de faire voter sa loi et pour raccompagner fermement les révolutionnaires libéraux de la fin du XVIIIe siècle à la porte de l’Assemblée constituante de 1791, et ce qui est fait, même mal, est fait&amp;nbsp;: mais cela n’empêche pas de dénoncer les fondements de ce qui, aujourd’hui, fait le malheur du peuple des ronds-points et sa colère… Cette dénonciation ne doit pas non plus empêcher &lt;strong&gt;la proposition d’une nouvelle fondation sociale&lt;/strong&gt;, dans laquelle &lt;strong&gt;les associations socio-professionnelles, les travailleurs eux-mêmes et les dirigeants d’entreprise, les communes et les régions&lt;/strong&gt; (à travers leurs institutions propres ou une forme de Conseil économique et socio-professionnel local, plus ou moins large mais toujours enraciné dans les territoires et les populations&lt;strong&gt;), avec la bienveillance et sous la surveillance arbitrale de l’Etat, joueraient un rôle majeur dans la garantie de la justice sociale, «&amp;nbsp;premier droit des travailleurs au travail&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Que l’on ne s’étonne pas que &lt;strong&gt;la Monarchie sociale &lt;/strong&gt;soit, par sa situation de grand arbitrage et de par sa légitimité qui ne doit rien aux féodalités financières et aux oukases de la «&amp;nbsp;gouvernance&amp;nbsp;», son régime et ses institutions politiques &lt;strong&gt;la mieux placée&lt;/strong&gt; (et j’emploie ce qualificatif à dessein) &lt;strong&gt;pour surmonter les crises sociales que la mondialisation contemporaine et le libéralisme dominant nourrissent aux dépens de nos concitoyens et des classes moyennes&lt;/strong&gt;… Si le Roi politique n’a pas de sceptre magique pour dissoudre les causes du malaise social, il est symboliquement porteur de cette Main de justice qui rappelle que, &lt;strong&gt;sans ce devoir social assumé et garanti par la magistrature suprême de l’Etat, il n’y a pas d’ordre légitime qui puisse s’affirmer et tenir dans la durée&lt;/strong&gt;… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Notes&amp;nbsp;: (1)&amp;nbsp;: Le «&amp;nbsp;bloc bourgeois&amp;nbsp;» est-il une réalité sociale ou une facilité&amp;nbsp;de formulation ? En effet, il me semble plus correct de parler de classes ou de catégories bourgeoises et de bourgeoisies au pluriel, avec des comportements politiques parfois fort différents selon le rapport au travail et à l’argent, ou selon les origines fondatrices, urbaines ou rurales, voire portuaires ou continentales. Mais n’y a-t-il pas, dans le même temps, une certaine unité, voire identité de pensée, dont la référence à Benjamin Franklin ou, plutôt, à sa fameuse formule «&amp;nbsp;Time is money&amp;nbsp;», serait la matrice véritable&amp;nbsp;? En ce sens, l’on pourrait alors évoquer une «&amp;nbsp;idéologie bourgeoise&amp;nbsp;» que partageraient nombre de bourgeois, ouvertement ou en leur for intérieur, contre le message même de l’Eglise déniant à l’Argent d’être un maître et contre la figure du politique s’imposant à l’économique. Certains ont aussi voulu voir dans la Révolution «&amp;nbsp;la revanche de Fouquet&amp;nbsp;» contre une monarchie absolue qui avait valorisé le service de l’Etat plutôt que les intérêts de l’Argent… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana',sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Atelier des Idées</name>
            <uri>http://www.notreputeaux.com/about.html</uri>
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        <title>Une participation au Grand débat.</title>
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        <updated>2019-01-20T16:32:00+01:00</updated>
        <published>2019-01-20T16:32:00+01:00</published>
        <summary>   19/01/2019. Annie Keszey, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.notreputeaux.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;19/01/2019. Annie Keszey, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux. &lt;a href=&quot;mailto:keszey.annie@neuf.fr&quot;&gt;keszey.annie@neuf.fr&lt;/a&gt;. Participation au Grand débat.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Ce Grand débat, avec ses cahiers de doléances, nous renvoie en 1789. Les fractures françaises sociales, sociétales et géographiques sont l’œuvre négative de la droite et de la gauche&amp;nbsp;: F. Hollande, N. Sarkozy, J. Chirac, F. Mitterrand. Les membres actuels des oppositions gagneraient à remplacer leur acidité critique par de l’humilité&amp;nbsp;: réagir au lieu d’agir est de tout repos&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16.0pt; color: #002060;&quot;&gt;Europe&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;&amp;nbsp;: Promouvoir l’économie réelle contre l’économie virtuelle. Prévoir des votes à la majorité, les votes à l’unanimité sont paralysants. Passer de l’Europe financière et économique à l’Europe sociale et écologique. Imposer (et c’est en cours) les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), Netflix, Air BNB, Telsa...et puis les entreprises du CAC 40 qui ont augmenté leurs bénéfices tandis que leurs impôts diminuaient.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16.0pt; color: #002060;&quot;&gt;France.&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Les Forces de l’ordre, les Pompiers, les Secours médicaux, les Marins et les Militaires, sont, en 2019, remarquables. Qu’ils soient assurés de notre reconnaissance.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Quatre urgences&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;- réaliser enfin l’égalité des chances à l’école, base de toute égalité future.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;- Respecter strictement la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905. Afin d’y parvenir, remplacer J. L. Bianco, actuellement à la tête de l’Observatoire de la laïcité.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;- * Cesser de «&amp;nbsp;brader&amp;nbsp;», à des puissances financières étrangères, des terres agricoles, des industries, des aéroports, des bâtiments prestigieux et le savoir- faire français. Combattre l’espionnage industriel. Lutter contre les &amp;nbsp;politiques-fossoyeurs.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;- Créer une structure de participation citoyenne continue entre le début et la fin des mandats présidentiels. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Diminuer d’I/3 les députés et sénateurs, diviser par 2 leurs fonds spéciaux d’activité (de nombreux élus ont acquis des biens privés avec ces sommes). Réduire les inégalités croissantes entre les riches et les pauvres (La société des 1 %/99 % de Joseph E. Stiglitz&amp;nbsp;: il explique les moyens de ce rééquilibrage dans «&amp;nbsp;La grande Fracture&amp;nbsp;»). Thomas Piketty, dans «&amp;nbsp;Le capitalisme au 21&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;», conseille les Etats pour inverser l’évolution et atteindre davantage d’égalité sociale. Rééquilibrer, réévaluer et justifier les écarts des salaires extravagants des Hauts fonctionnaires (L. Nunez (DGSI)&amp;nbsp;: 9&amp;nbsp;500 € nets/mois- Ch. Jouanno&amp;nbsp;: 14&amp;nbsp;660 € bruts/mois)…Supprimer les 26 Autorités Administratives Indépendantes, très coûteuses et inefficaces, supprimer les 378 comités placés auprès des ministres dont les dépenses, sur fonds publics, ne sont pas justifiées avec rigueur. (*Numéro 1140 de &lt;em&gt;Marianne, &lt;/em&gt;page 31). Leur remplacement éventuel ne saurait intervenir sans des propositions saines, de nécessité absolue, venant de spécialistes dont l’ex-député PS R. Dosière.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Définir un maximum d’écart entre les bas et hauts salaires&amp;nbsp;: 10 fois/20…&amp;nbsp;? Augmenter le SMIC de 25%. L’Assemblée nationale devrait mieux représenter l’ensemble des citoyens de la Nation en respectant leurs pourcentages nationaux. Combien y a-t-il de représentants d’ouvriers, d’employés et de techniciens, aujourd’hui? Il faut aussi que le gouvernement mette un terme à l’usage coûteux de nombreux palais que diverses instances dirigeantes occupent, pour des résidences moins monarchiques et moins coûteuses. Les retraites dorées des anciens présidents de la République sont des provocations&amp;nbsp;: elles sont trop élevées. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Appliquer les superbes textes officiels qui se concrétisent dans de nombreux domaines de façon désastreuse&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-L’égalité des chances dans l’Education nationale. Former sérieusement les professeurs et les contrôler sans assujettissement à leurs syndicats à des fins électoralistes. &amp;nbsp;Apprendre par des leçons régulières l’orthographe et la grammaire, évacuer le cours magistral (S. Dehaene), les cours dictés d’autant plus que l’orthographe n’est pas corrigée par le professeur, les évaluations subjectives, avec des notes sur 20 sans barème explicite, sans conseil pour mieux faire, la correction de la langue étant parfois ignorée par la correction professorale, organiser le travail en équipe&amp;nbsp; des professeurs dans l’emploi du temps annuel de chaque établissement pour planifier les contrôles des élèves afin de ne pas en planifier 2 ou 3 le même jour, stopper les contrôles-surprises, inutiles, et choisir les meilleurs cours entre tous.&amp;nbsp; Former les professeurs aux diverses manières, pacifiques, d’avoir de l’autorité. Supprimer toutes les exclusions des élèves pour des inclusions consacrées à l’instruction et à l’éducation...Observer ces hauts lieux pédagogiques que devraient être &amp;nbsp;les années de licence en Sciences de l’Education pour adapter ces enseignements aux étudiants présents, malmenés. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;L’école veillera à éduquer au respect d’autrui, à l’usage permanent du registre courant de langue, sans insulte, injure, outrage ou diffamation afin que les jeunes générations échappent à la délinquance d’adultes d’aujourd’hui, au repérage des infox pendant des cours d’apprentissage de la critique démocratique.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-L’insertion, l’autonomie et l’indépendance voulues pour les autistes ne sont pas concrétisées. Les Instituts médicalisés sont insuffisants et inadaptés à ces buts. Les familles, engagées, ne sont pas assez écoutées, des pratiques sont à supprimer à très court terme&amp;nbsp;: il est inacceptable que la direction d’une MDPH accepte une demande familiale de changement d’IME mais en donnant des adresses d’établissements complets. Il est inacceptable d’assimiler une critique démocratique familiale à un manque de confiance et de proposer à cette famille de garder son adolescent autiste à la maison, il est inacceptable d’assimiler la pose d’un «&amp;nbsp;gilet&amp;nbsp;» (de contention) à un acte de tendresse maternelle, il est inacceptable d’avoir un emploi du temps hebdomadaire qui ne repose sur aucune donnée scientifique et qui ne peut conduire à l’autonomie nécessaire à l’exercice d’un emploi, même aidé...Des neurologues et autres scientifiques devraient remplacer les encadrements&amp;nbsp; de psychiatres et psychologues.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-L’Etat est coupable de maltraitance dans les instituts spécialisés et les hôtels chargés d’accueillir les enfants retirés à leurs familles pour incompétences et violences. Il faut les accompagner vers un métier rémunérateur au lieu d’abandonner certains SDF et mendiants.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-La démocratie participative, naissante en France dans les budgets participatifs par exemple, doit progresser, mais il ne sera pas possible de recommencer périodiquement le Grand débat, épuisant. Une assemblée populaire, constituée par tirage au sort, permanente, parallèle &amp;nbsp;à l’Assemblée nationale et au Sénat, renouvelable périodiquement, pourrait avoir un rôle consultatif constant, à la condition toutefois d’être en relation permanente avec le peuple, peuple qui n’a pas toujours des projets réalisables! D’autres solutions sont possibles. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-Le fonctionnement d’un gouvernement ne peut se soustraire aux règles de la psychologie élémentaire. Il est évident maintenant que la diminution de l’ISF précédant de peu la diminution des retraites a «&amp;nbsp;révolté&amp;nbsp;» le peuple. Certes l’Etat dispose de la violence légitime dit-on, mais n’est-il pas illégitime, de la part de L’Etat, de modifier unilatéralement des contrats, en négligeant les parties&amp;nbsp;? De plus, il était simpliste d’évoquer la nécessité, pour les retraités, de soutenir les générations futures alors que la grande majorité des retraités a veillé à insérer positivement ses enfants dans la société.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-Pôle-Emploi devrait entreprendre la rédaction d’un ouvrage listant les nouveaux emplois mis sur le marché lors des 10 prochaines années, afin que les conseillers d’orientation scolaire ne continuent pas à orienter vers des impasses professionnelles.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-L’Etat peut-être hors-la-loi, en toute sérénité. C’est une violence inadmissible contre des «&amp;nbsp;démunis&amp;nbsp;». Dans le 92, par exemple, la loi DALO n’est pas respectée. Les prioritaires ne sont pas relogés dans les 6 mois après leur acceptation, ils doivent refaire un procès contre le préfet au tribunal administratif. Ils gagnent le procès et doivent être relogés dans les 4 mois. Ils ne le sont pas. Ils demandent alors une indemnité. Après, ils continuent d’attendre&amp;nbsp;!!! Les responsables étatiques restent impunis. Qui aura les compétences pour résoudre le problème&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-Il faut régler la question des urgences hospitalières, envahies, sans les moyens nécessaires, résoudre la pénurie de certains médicaments, en les produisant en France et en Europe, en revoyant l’éthique des producteurs et les prix actuels. Les moyens humains des Hôpitaux, des Ehpads, des centres d’accueil pour migrants et sans domiciles fixes doivent être repensés.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-Les lobbies ne peuvent fréquenter les centres du Pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-L’immigration ne doit plus être traitée à partir d’idéologies, mais au cœur de sa complexité et inscrite dans l’ensemble des problèmes français, hiérarchisés&amp;nbsp; selon les urgences. Chaque nouvel&amp;nbsp; immigré accepté devrait être doté d’un logement, d’une obligation d’apprendre la langue dans un lieu défini et pourvu d’un travail correspondant à ses compétences. Ses problèmes de santé seraient bien sûr pris en charge sans longue attente.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;- L’écologie occupe les discours. Les mesures urgentes, connues, ne sont pas prises. Il faut craindre «&amp;nbsp;Monsanto&amp;nbsp;»,&amp;nbsp; interdire le glyphosate, les plastiques, l’obsolescence programmée et poursuivre.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Les journalistes conditionnés à «&amp;nbsp;l’émotionnel&amp;nbsp;» pourraient être formés au «&amp;nbsp;rationnel&amp;nbsp;». Les auteurs, conscients, d’infox, gagneraient à être dispensés de publications pendant un temps à définir&amp;nbsp;: pour réfléchi et se former.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Les chartes de toute nature, par exemple celle des journalistes et de LaREM, très belle (respect d’autrui, bienveillance...) sont souvent bafouées par certains qui les signent. L’intérêt de ces déviances est d’être une évaluation de la sincérité du peuple&amp;nbsp;! L’on sait ainsi de qui il faut douter&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;-Quant à la question essentielle de la justice sociale, tout me semble dit dans «&amp;nbsp;Le dictionnaire des inégalités et de la justice sociale&amp;nbsp;» sous la direction de Patrick Savidan, puf,&amp;nbsp; pensé par 170 éminents &amp;nbsp;spécialistes de France et du monde, 1711 pages. Il faut réhabiliter l’Etat social.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;L’incomplétude de cette participation est sans gravité puisque s’y ajouteront, certainement, quelques 45 millions de témoignages! (60&amp;nbsp;000 cahiers en 1789&amp;nbsp;!) L’on attend, avec intérêt, la synthèse transparente des discussions.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;Annie Keszey.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #002060;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>lanvert</name>
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        <title>Pas de transition écologique sans justice sociale !</title>
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        <updated>2018-12-05T21:36:00+01:00</updated>
        <published>2018-12-05T21:36:00+01:00</published>
        <summary> Le gouvernement a annoncé un moratoire sur la taxe sur les carburants : la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le gouvernement a annoncé un moratoire sur la taxe sur les carburants : la décision peut paraître compréhensible et pourtant c'est une erreur profonde. Le gouvernement n'a pas mis en place une politique redistributive lisible de la fiscalité carbone, et c'est donc aujourd'hui les objectifs environnementaux qui régressent, comme au moment de la décision sur l'éco-redevance poids lourds face aux violences des bonnets rouges. Les gouvernements successifs n'ont ni boussole, ni ambition, ni continuité en matière de politiques de transition, et ce faisant ils aggravent concrètement les risques pour les décennies à venir car la transition écologique est indispensable pour le long terme. Explications de France Nature Environnement ci-dessous.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La transition écologique n'est pas une option : c'est une nécessité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Face aux enjeux climatiques et environnementaux, la tentation de sacrifier les enjeux de long terme pour des besoins de court terme consiste à la fois à se tromper de réponse et à tromper nos concitoyens. France Nature Environnement affirme que le gouvernement a toutes les cartes en main pour apporter des réponses aux nécessités du présent, en conciliant les enjeux de justice sociale et de transition écologique pour lutter contre le changement climatique et la pollution de l’air.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La transition écologique implique des changements dans les modes de production, de consommation, de déplacement. Elle nécessite une refondation des politiques publiques et une évolution profonde des comportements individuels. Ces changements doivent être accompagnés et se faire avec les citoyens et les collectivités.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il est lourd de sens de &lt;a href=&quot;https://www.fne.asso.fr/communiques/moratoire-sur-la-fiscalit%C3%A9-des-carburants-une-r%C3%A9gression-grave&quot;&gt;freiner une fiscalité écologique&lt;/a&gt; encore balbutiante en pleine COP24, réunion dont notre président et notre premier ministre sont absents... Baisser le prix du carbone revient à réduire l'effet incitatif et de réorientation des entreprises comme des consommateurs vers des produits ou services à faible contenu carbone. Autrement dit, vers des produits ou services moins émetteurs de gaz à effet de serre. Alors que les conséquences lourdes des dérèglements climatiques sont déjà là, et que les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes, partout sur la planète, reculer aujourd’hui sur la fiscalité carbone revient à aggraver directement notre avenir et celui de nos enfants et petits-enfants.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais la fiscalité écologique ne pourra être comprise et mise en œuvre que si les efforts sont partagés, que si elle répond aux enjeux de justice sociale, via la redistribution de ses recettes dans des actions de transition concrètes et des mesures d’accompagnement pour celles et ceux qui en ont besoin.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tout en maintenant la trajectoire sur les taxes, le gouvernement peut prendre des décisions qui conjuguent à la fois la lutte contre le changement climatique et la pollution de l’air avec des objectifs sociaux légitimes :&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- prendre en compte l’ensemble des coûts des différents modes de transport (émissions de gaz à effet de serre et polluants atmosphériques, bruit, congestion, accidents, dégradation des infrastructures) dans les choix politiques en matière de mobilité afin que la société ne subisse des coûts humains et financiers qui auraient pu être évités&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- appliquer avec équité le principe pollueur-payeur par tous, en supprimant les cadeaux fiscaux accordés aux modes de transport les plus pollueurs (exonérations sur le gazole professionnel pour les camions, absence de taxe sur le kérosène des avions en Europe) pour des incitations plus vertueuses ;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- développer une mobilité plus soutenable dans les territoires grâce à la multimodalité (possibilité de choisir entre plusieurs modes de transport) et l’intermodalité (combiner différents modes pour réaliser un trajet). Ceci nécessite que les Régions et collectivités disposent de suffisamment de moyens pour déployer les modes actifs, une offre fiable de transports collectifs (maintien des «&amp;nbsp;petites lignes&amp;nbsp;» de TER, cars, bus) et les solutions de mobilités collaboratives (covoiturage, transport à la demande…)&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- accompagner les ménages les plus fragiles et dépendants à la voiture dans leur transition vers une mobilité plus écologique&amp;nbsp;: prime de conversion pour des véhicules moins polluants sous conditions de ressources, prime mobilité élargie aux abonnements aux transports en commun, vélo, mobilités partagées…&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- généraliser les plans de mobilité des entreprises sur les bassins d’emploi (zones d’activité, zone industrielle…)&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- encadrer les loyers dans les zones tendues et accentuer la mise à disposition de logements à loyers bas ou modérés&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- rénover au niveau «&amp;nbsp;Bâtiment Basse Consommation&amp;nbsp;» un million de logements chaque année pour améliorer leur isolation thermique&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- créer des dispositifs d’accompagnement pour chaque citoyen dans la transition écologique afin qu’ils trouvent les réponses à leurs besoins et les financements adéquats&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- accélérer la transition dans les territoires, dans la production d'énergies renouvelables locales, dans les transports, dans l'habitat, dans l'agriculture&amp;nbsp;;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- développer des contrats de transition écologique pour l’emploi, basés sur les ressources des territoires, qui donnent des perspectives d’avenir aux travailleurs concernés par la conversion écologique de l’économie.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les recettes issues des taxes écologiques doivent être affectées à ces politiques publiques, ainsi qu'à l'accompagnement financier des populations plus modestes et les plus dépendantes des énergies fossiles, notamment dans les zones périurbaines ou rurales, sans solutions de mobilité alternatives. Elles doivent aussi soutenir l'évolution des entreprises et leur adaptation à des objectifs sobres en carbone.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Par ailleurs, il est nécessaire par souci d'équité et d'efficacité que tous les secteurs émetteurs soient concernés par la fiscalité carbone, car aujourd'hui certains secteurs pourtant très polluants sont exemptés. C'est notamment le cas pour le transport de marchandises sur route et sur mer, et le transport aérien. Il y a là quelque chose d'incompréhensible et de profondément injuste, auquel l'Etat doit remédier, car aujourd'hui la fiscalité carbone des ménages est 3 à 6 fois plus taxée que celle des grands pollueurs, incluant les grandes entreprises.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Avec ses politiques injustes et sa faible mobilisation pour une transition partagée, le gouvernement provoque le rejet des objectifs de transition, pourtant indispensables. France Nature Environnement demande de réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui protège à long terme les populations affectées par les impacts du changement climatique et ne laisse personne de côté.&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au-delà des réponses immédiates, France Nature Environnement est disponible avec d'autres organisations du champ de la solidarité ou syndicale, ainsi que les associations de collectivités, pour s'impliquer dans une consultation approfondie, incluant toutes les parties prenantes, destinée à élaborer les conditions concrètes de mise en œuvre des objectifs de transition dans les territoires. Ce gouvernement a outrepassé sa légitimité et négligé le dialogue avec les corps intermédiaires et les collectivités. C'est pourquoi notre disponibilité sera conditionnée à un véritable engagement du gouvernement à changer de méthode, à co-construire les solutions, à proposer un débouché concret pour les mesures définies et à inclure des objectifs de justice sociale dans la définition des solutions.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.amisdelaterre.org/IMG/arton3139.png?1543930708&quot; alt=&quot;arton3139.png?1543930708&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Espérance Nouvelle</name>
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        <title>L’économie, l’État, le bien commun : il faut retrouver le sens et la juste place de ces notions</title>
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        <updated>2016-12-13T13:27:00+01:00</updated>
        <published>2016-12-13T13:27:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    Rédigé par Geneviève Gavignaud-Fontaine le&amp;nbsp; 07 décembre 2016...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;publication&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Rédigé par Geneviève Gavignaud-Fontaine le&amp;nbsp;&lt;time datetime=&quot;&quot;&gt;07 décembre 2016&lt;/time&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une volonté de bien commun uniquement matériel, sans référence aux valeurs chrétiennes, est conduite à laisser pour compte une large partie de la population. Galvaudée, la notion de bien commun mériterait de retrouver sa juste place dans l’économie étatique et mondiale.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Discours officiels et médiatiques mentionnent, depuis quelques années déjà mais sans en définir le contenu, le «&amp;nbsp;bien commun&amp;nbsp;». Tandis que chacun est invité à y mettre ce qu’il veut, l’interrogation est d’autant plus vive chez l’historien que les Modernes avaient, dès le XVIIIe&amp;nbsp;siècle, substitué au bien commun traditionnel la notion d’«&amp;nbsp;intérêt général&amp;nbsp;». Au gré des générations et comme par hésitation sur le qualificatif le plus approprié, la diversification s’est faite avec «&amp;nbsp;intérêt national&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;intérêt public&amp;nbsp;». Le but recherché était de faire oublier le concept «&amp;nbsp;bien commun&amp;nbsp;» qu’avaient formulé les théologiens catholiques pour désigner un véritable trésor à garder.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La doctrine sociale de l’Église apprend à distinguer le bien commun spirituel et le bien commun temporel. Le premier, riche d’enseignement divin et confié à l’Église, guide le fidèle vers son salut. Le second désigne le bien de l’homme en société(s) ; il englobe le milieu naturel et embrasse l’ensemble des acquis nécessaires à l’épanouissement dans la paix de chacun et de tous les membres de la société. La nature du bien commun fait considérer sa primauté sur le bien particulier ; les intérêts privés et ceux des groupes doivent être subordonnés au bien commun dont l’État a la charge, et que le législateur doit servir ; faute de quoi la société se disloque. Saint Thomas avait fait du service du bien commun la fonction essentielle du pouvoir politique : légiférer conformément à la justice, faire respecter les règles de l’activité économique, en corriger les dysfonctionnements en cas de crise… Les exigences dudit bien fixent les règles de la justice sociale, laquelle est génératrice de paix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hommenouveau.fr/1855/societe/l-economie--l-etat--le-bien-commun---des-realites-mouvantes.htm&quot;&gt;&amp;gt; Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <entry>
        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Les ambiguïtés de M. Fillon.</title>
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        <updated>2016-12-05T18:36:28+01:00</updated>
        <published>2016-12-05T18:36:28+01:00</published>
        <summary>  En quelques jours, le paysage électoral s'est éclairci&amp;nbsp;: des figures...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;En quelques jours, le paysage électoral s'est éclairci&amp;nbsp;: des figures habituelles de la politique française, presque familières depuis trois décennies, ont disparu. Qu'elles soient détestées ou aimées par l'opinion publique, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, elles ont été «&amp;nbsp;remerciées&amp;nbsp;», soit par le suffrage, soit par le sondage... L'actuel locataire du palais de Mme de Pompadour, lui-même, a préféré (avec le concours à peine discret de son Premier ministre) abandonner l'espoir d'une réélection et laisser le champ libre à d'autres qui se partageront les dépouilles d'une Gauche qui a, depuis longtemps, perdu trop de ses propres repères pour rester ou redevenir crédible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Le royaliste que je suis pourrait se réjouir du discrédit d'une Gauche qu'il a longtemps combattue et qui lui semble désormais trop peu sociale pour mériter d'être sauvée en l'état. Mais je ne me résous pas non plus à soutenir une Droite qui, elle-même, a oublié ses traditions et ses devoirs devant les peuples de France et devant la nation historique&amp;nbsp;: alors que M. Fillon a attiré une part importante du vote catholique provincial, celui-ci, malgré son enracinement sarthois, ne semble guère partager les valeurs sociales de l’Église et il ne semble pas avoir lu l'encyclique Laudato Si', ce manifeste de l'écologie intégrale et pontificale... Son libéralisme si peu original et son soutien au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes n'ont pas grand-chose à voir avec le message du Pape ni avec celui, proche, des traditionalistes politiques&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;M. Fillon n'est ni Albert de Mun ni Georges Bernanos&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Bien sûr, son programme politique et diplomatique peut contenir quelques éléments intéressants, tout comme ceux de MM. Macron ou Mélenchon (entre autres), et nous ne les bouderons pas lorsqu'ils seront évoqués, de la défense de la place de la France en Europe ou de la nécessité de rouvrir quelques perspectives avec la Russie. Mais &lt;strong&gt;les bonnes intentions ne font pas un paradis, et la question sociale ne peut être sacrifiée sur l'autel de l'économie, trop sauvage quand on oublie qu'elle peut l'être avec les plus faibles.&lt;/strong&gt; Le report promis de l'âge de départ à la retraite à 65 ans (mais M. Fillon souhaitait en 2011 un alignement sur le souhait allemand et européen de... 67 ans) n'est pas, entre autres propositions, une bonne idée ni, même, une nécessité si l'on parle économies. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Au moment où les peuples marquent, non pas leur peur, mais leur colère à l'égard de la mondialisation si peu sociale par essence même, il faut entendre cette insurrection démocratique, &lt;strong&gt;ces bulletins qui sont autant de pavés jetés au fond des urnes&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: M. Fillon se méprendrait s'il croyait que les Français sont disposés à tout supporter pour en finir avec une dette qui est, d'abord, de la responsabilité des gouvernements qui se sont succédé depuis tant de décennies et d'une Union européenne qui n'est plus considérée que comme une sorte de Père Fouettard en col blanc. &lt;strong&gt;Vouloir culpabiliser les citoyens sans inculper les dirigeants et agents électoraux du «&amp;nbsp;Pays légal&amp;nbsp;» européen et républicain serait dangereux et fort malheureux.&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Cela ne signifie pas qu'il ne faille rien faire ni que les populations ne doivent pas, elles aussi, changer de pratique économique et de consommation, mais plutôt qu'il vaut mieux, d'abord, donner l'exemple d'une bonne et juste gestion quand l'on incarne, pour un temps plus ou moins long, l’État ou «&amp;nbsp;l'Europe&amp;nbsp;». J'insiste sur la formule de «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;juste gestion&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» qui va plus loin que celle de saine gestion car elle rappelle que, pour faire accepter et pratiquer par tous une bonne gestion, encore faut-il qu'elle soit, socialement, juste et équilibrée, équitable. Cela implique de remettre les féodalités économiques et financières, aujourd'hui dominantes, à leur place qui ne doit pas être la première ni au-dessus des États légitimes. Si la République ne veut pas le faire, il faudra bien passer à autre chose, en écartant tout extrémisme et tout angélisme...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Cet «&amp;nbsp;autre chose&amp;nbsp;» pourrait bien, tout compte fait et toute histoire connue, prendre la forme de &lt;strong&gt;la Monarchie «&amp;nbsp;traditionnelle dans son principe, moderne dans ses institutions&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: mais celle-ci devra, pour s'enraciner dans le pays et le temps long, être, d'abord et encore, &lt;strong&gt;éminemment politique et sociale&lt;/strong&gt;, et inscrire dans sa pratique que «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la politique de la France ne se fait pas à la Corbeille&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». C'était et cela reste tout le sens de la formule avancée par le royaliste social Firmin Bacconnier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la Monarchie sera populaire, ou elle ne sera pas&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», tout simplement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La vertu du prince.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/archive/2016/09/26/la-vertu-du-prince-5852801.html" />
        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2016-09-26:5852801</id>
        <updated>2016-09-26T16:43:11+02:00</updated>
        <published>2016-09-26T16:43:11+02:00</published>
        <summary>  Que devra être et faire «&amp;nbsp; le monarque inaugurateur&amp;nbsp; »,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Que devra être et faire «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;le monarque inaugurateur&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», expression que j’emprunte à l’un de mes récents interlocuteurs, et qui me semble une formule heureuse mais qu’il faut préciser ? C’est la question la plus délicate, peut-être, et dont la réponse ne nous appartient pas complètement, puisque nous ne sommes pas «&amp;nbsp;le roi&amp;nbsp;», que nous ne pouvons nous substituer à sa personne et à sa conscience, et que nous ne savons ni le lieu ni l’heure de l’événement «&amp;nbsp;inaugural&amp;nbsp;». Mais nous pouvons néanmoins y réfléchir et poser quelques éléments de réponse, que certains interpréteront comme des conseils au futur monarque, comme, en leur temps, &lt;strong&gt;les «&amp;nbsp;mémoires&amp;nbsp;» de Louis XIV «&amp;nbsp;pour servir à l’instruction du Dauphin&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Mon interlocuteur posait qu’il devait être, selon lui, «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;vertueux, fin et très populaire&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», si ce moment inaugural précédait la construction d’une véritable démocratie, mais que si, à l’inverse, les murs de la démocratie précédaient la monarchie, le roi pourrait en apparaître et en être une clé de voûte tout à fait acceptable et surtout logique aux yeux des citoyens, sans que cela nécessite des qualités extraordinaires pour le monarque&amp;nbsp;: c’est fort possible et il est intéressant d’étudier les deux options, et de s’y préparer, dans l’un ou l’autre des cas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Premier cas&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;, qui peut apparaître comme le plus complexe mais qui ne me semble pourtant pas forcément le plus problématique : &lt;strong&gt;la monarchie inaugurée avant le renouvellement de la démocratie ou, plus largement, de la Res Publica (la Chose publique)&lt;/strong&gt;. Il y faudra certes «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;l’homme et l’événement&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», comme le soulignait de Gaulle, et les qualités personnelles du monarque compteront sans doute fortement, mais pas seulement, et il me faudra y revenir ultérieurement. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Vertueux&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;»&amp;nbsp;? Si cela signifie que le roi doit être d’une grande probité et qu’il se doit d’être un saint en cette période inaugurale de la nouvelle monarchie, pourquoi pas&amp;nbsp;? Cela peut aider à sa reconnaissance publique et inspirer à la classe politique (animatrice des jeux démocratiques, pour le meilleur moins souvent, malheureusement, que pour le pire, au regard des mœurs politiciennes actuelles) un «&amp;nbsp;monarchisme de fidélité&amp;nbsp;» à défaut de l’être de conviction, mais cela n’est qu’un moyen, pas une fin en soi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;L’exemple relativement récent du roi Juan Carlos, au milieu des années 1970, en est un cas d’école, et a montré comment un roi, non pas méconnu mais mal connu de ses contemporains espagnols (et des autres), pouvait «&amp;nbsp;manœuvrer et grandir&amp;nbsp;», et instaurer une démocratie qui, jusque là, n’avait jamais trouvé le temps ni le terreau pour s’enraciner durablement en terre ibérique. Bien sûr, l’on peut considérer que cette démocratie parlementaire suscitée par le roi Juan Carlos est bien imparfaite et qu’elle a entraîné un retour malheureux des démagogies dans les jeux politiques, au détriment de l’Espagne et des Espagnols, mais la faute en incombe à ceux qui n’ont saisi que leur intérêt particulier quand il aurait fallu penser, encore et d’abord, en termes de Bien commun. &lt;strong&gt;Sans le roi et Juan Carlos comme roi, l’Espagne n’aurait sans doute pas connu cette période de paix civile sans dictature qui a permis à ce pays de retrouver une part de sa place historique sur la scène internationale, en particulier au sein de l’Europe et dans le monde américain&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: ce n’est pas rien, tout de même&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans ce cas, &lt;strong&gt;la vertu du roi n’est pas «&amp;nbsp;morale&amp;nbsp;» et d’ordre privé, elle est politique et publique&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: peu importe que le souverain ait une vie privée chaotique et parfois répréhensible aux yeux des principes familiaux, car &lt;strong&gt;ce qui compte, c’est sa vertu politique et sa «&amp;nbsp;colonne vertébrale&amp;nbsp;», sa capacité à «&amp;nbsp;être le roi&amp;nbsp;» et à mener la barque de l’Etat sans faiblir et sans faillir&lt;/strong&gt;. Là encore, Juan Carlos a été «&amp;nbsp;vertueux&amp;nbsp;», politiquement parlant, quand, au même moment, ses frasques sentimentales avaient déjà éloigné la reine Sophie du lit conjugal… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Si l’on considère le cas de la France, notre royaume, peut-on évoquer cette notion de «&amp;nbsp;prince vertueux&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? En relisant les écrits du dauphin de France actuel issu de la lignée des Orléans, le prince Jean, ou en l’écoutant, il est aisé de constater que celui-ci a une haute idée de ce que sont et doivent être les devoirs d’un roi, et les principes qui guident sa pensée et son action publiques trouvent leurs sources dans sa foi catholique, au point qu’il apparaît comme «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;un prince chrétien&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» beaucoup plus que ses prédécesseurs (sans, d’ailleurs, que cela préjuge de leur foi respective)&amp;nbsp;: sans doute cela préfigure-t-il &lt;strong&gt;une attitude politique qui prenne en compte la nécessaire justice sociale et le respect des libertés fondamentales&lt;/strong&gt; plus que tous les discours politiques des candidats à l’élection présidentielle qui, eux, s’inscrivent dans une immédiateté qui néglige le «&amp;nbsp;temps long&amp;nbsp;» pour se concentrer sur l’approbation «&amp;nbsp;immédiate&amp;nbsp;», élections obligent, un quinquennat n’étant guère plus long, désormais, qu’une campagne présidentielle… &lt;strong&gt;Quand la République pense en termes «&amp;nbsp;d’état d’urgence&amp;nbsp;», le monarque aurait tendance naturelle à penser en termes «&amp;nbsp;d’urgence, l’Etat&amp;nbsp;», c’est-à-dire l’inscription d’un exercice de l’Etat dans le temps qui ne confonde pas vitesse et précipitation&lt;/strong&gt; et ne soit pas prisonnier d’un calendrier électoral qui pousse plus aux promesses intenables qu’aux réalisations pérennes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Il n’en reste pas moins que &lt;strong&gt;la vertu du prince, vertu qui se doit d’être qualité politique et non idéologie&lt;/strong&gt; comme celle de la Terreur de Robespierre (l’une n’allant pas sans l’autre en République, si l’on suit la pensée de «&amp;nbsp;l’Incorruptible&amp;nbsp;»), ne sera totalement prouvée que par l’épreuve même du Pouvoir, épreuve qu’il faudra considérer sur la longueur du règne et non sur le seul temps électoral de la démocratie parlementaire. Ce sera un enjeu majeur pour &lt;strong&gt;le monarque inaugurateur du règne inaugural&lt;/strong&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Espérance Nouvelle</name>
            <uri>http://esperancenouvelle.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Remise des diplômes d'HEC Paris: le discours d'Emmanuel Faber</title>
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        <id>tag:esperancenouvelle.hautetfort.com,2016-07-05:5822864</id>
        <updated>2016-07-05T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2016-07-05T08:00:00+02:00</published>
        <summary>       &amp;gt; Famille chrétienne : Le discours poignant du DG de Danone aux...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;600&quot; height=&quot;337&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/x4rj4MfNkys?rel=0&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/economie/le-discours-poignant-du-dg-de-danone-aux-jeunes-diplomes-d-hec-197811&quot;&gt;&amp;gt; Famille chrétienne : Le discours poignant du DG de Danone aux jeunes diplômés d'HEC&lt;/a&gt; (avec commentaire critiques par des internautes)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Emmanuel Faber a prononcé un discours émouvant devant les étudiants de HEC, la prestigieuse école de commerce parisienne, le 24 juin dernier&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/societes/2016/06/29/20005-20160629ARTFIG00393-le-poignant-discours-du-patron-de-danone-qui-prone-la-justice-sociale.php&quot;&gt;&amp;gt; Le Figaro : Le poignant discours du patron de Danone, qui prône «la justice sociale»&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Front de la Contre-Subversion</name>
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        <title>Julius Evola : « Les limites de la “justice sociale” »</title>
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        <updated>2016-07-03T16:01:00+02:00</updated>
        <published>2016-07-03T16:01:00+02:00</published>
        <summary>   « Tel que Lénine le voyait, le genre humain se trouvait divisé en deux...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5408109&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/00/01/2794544753.jpg&quot; alt=&quot;3567060822.jpg&quot; /&gt;« Tel que Lénine le voyait, le genre humain se trouvait divisé en deux espèces par un plan horizontal : les exploiteurs ou repus et les exploités ou déshérités. Le seul motif de cette séparation résidait dans le ventre et il n'y avait pas de place pour l'esprit, pas plus d'inspiration divine que satanique (...) L'erreur spécifiquement matérialiste et darwiniste de Lénine fut d'avoir ignoré que si le corps humain est le frère des bêtes, l'âme, dont il ne voulait rien savoir, est la sœur des anges bons ou mauvais. A cause de cela, en opposition à ce qui se passe dans le monde animal et conformément à ce que l'Écriture laisse sous-entendre, l'élément spirituel a la primauté, et ce qui divise véritablement la postérité d'Adam depuis Caïn et Abel, ce n'est pas la lutte pour la vie ou la lutte des classes, mais c'est la guerre des bons et des mauvais anges qui se poursuit depuis le commencement et qui se poursuivra inlassablement jusqu'à la consommation des siècles ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ces phrases du comte Emmanuel Malynski, si l'on met à part leur côté mystique, mériteraient d'être méditées, non seulement pour pénétrer l'essence du matérialisme judéo-communiste, mais pour « rectifier » des tendances qui, opportunément masquées, apparaissent souvent dans des théories et mouvements pourtant d'un tout autre type.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;On parle trop, par exemple, de la « justice sociale », et rares sont ceux qui ont le courage de mettre en lumière le contenu disparate et souvent de contrebande, que possède cette formule dans les différents cas. Que la « justice sociale », avec la « liberté », soit un des termes dont abuse le plus le jargon démocratique, à des fins, et à des fins seulement, de subversion et d'instauration de formes de tyrannie nouvelles et pires que les précédentes (comme l'enseigne la « dictature » du prolétariat), tout le monde le sait, et c'est une chose qui déjà devrait faire réfléchir. Qu'on ne s'illusionne pas : depuis longtemps, partout où l'on parle de « justice », ce n'est pas l'&lt;em&gt;aequitas&lt;/em&gt;, mais l'&lt;em&gt;aequalitas&lt;/em&gt; qu'on entend : non la vraie justice, exprimée par le principe classique et romain &lt;em&gt;suum cuique&lt;/em&gt;, à chacun son dû ─ naturellement, selon les différences de nature, de dignité, de fonction, mais l'opposé, la prétention prévaricatrice que tout soit mis dans une mesure égale à la disposition de tous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Or, nous l'avons déjà dit, l'égalitarisme n'est qu'une phase transitoire et un instrument de subversion : il sert à aplanir les voies. Une fois détruits au nom de la « justice » les fondements d'un ordre hiérarchique précédent, une fois éliminées les barrières, se forme un autre ordre, qui est la contrefaçon et l'inversion du premier, comme une pyramide dont la pointe serait en bas. Outre ce qu'on a déjà indiqué sur la « dictature du prolétariat », exprimant un pouvoir qui ne s'est en rien « socialisé » mais qui est devenu le monopole des couches les plus basses, le cas du judaïsme est éloquent. Le Juif a demandé et obtenu l'émancipation ─ lui aussi ─ au nom de la « justice » et de l'« égalité ». Une fois devenu libre, loin de s'assimiler et de travailler « d'égal à égal » à côté du non-Juif, il est passé sur son dos et a occupé, dans de nombreux pays, fût-ce sous une forme parfois invisible, les postes de commande sociaux, politiques et culturels les plus importants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;De toute façon, il est aisé de se convaincre que, même dans les cas les plus favorables, la formule de la « justice sociale » a d'indéniables relations avec les prémisses matérialistes marxistes dénoncées par Malynski dans l'extrait cité plus haut. Naturellement, il est juste ─ juste au sens humain et sous le mode le plus élémentaire ─ que personne ne souffre de la faim, tandis que d'autres seraient nourris et rassasiés par le produit de leur travail. Mais il est difficile que ceux qui visent à la réalisation de telles exigences n'aient pas en propre une autre idéologie, inavouée et d'autant plus importante pour eux : la volonté de la masse de conquérir des positions enviées, de s'emparer des mêmes biens, méprisés dans la personne d'une autre classe, mais convoités, considérés comme tout aussi essentiels et décisifs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;On a beaucoup parlé, en relation précisément avec la formule de la « justice sociale », de « déprolétariser » l'ouvrier et le paysan. Mais, dans ce domaine, on fait presque toujours fausse route. La véritable « déprolétarisation » consisterait à reconduire l'ouvrier et le paysan à eux-mêmes, à les désintoxiquer de l'envie, de la soif, des ambitions et des besoins artificiels et antinaturels excités en eux par l'idéologie classiste. Cela reviendrait à les aider à retrouver leurs voies et la dignité de leurs fonctions dans le tout d'un organisme hiérarchique bien différencié. Au contraire, dans de nombreux cas, la justice sociale consiste à accueillir ─ tantôt par peur, tantôt par inconscience, parfois encore par compromis ─ les aspirations antinaturelles et « modernes », inoculées dans les masses par le socialisme et par des idéologies subversives analogues : la « déprolétarisation » signifie alors aider les masses ouvrières à « s'embourgeoiser », à atteindre le plus possible un niveau de vie « bourgeois », avec ses commodités, ses distractions, sa médiocrité ─ pour ne pas dire carrément sa platitude spirituelle. On fait le procès de la bourgeoisie, mais c'est pour que le prolétariat puisse devenir lui-même bourgeoisie, pour qu'il adopte, fatalement, les défauts et les vices mêmes de la bourgeoisie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le facteur spirituel n'entre pas le moins du monde dans tout cela. Salaires, estomacs vides ou estomacs pleins, « droits » ou non droits sur le plan, toujours, de la matière et de l'économie, tels sont les seuls facteurs de la question. Et l'on arrive très difficilement, aujourd'hui, à concevoir ce que l'on considérait comme normal en des temps précédents : à savoir que la richesse et la puissance n'ont rien à voir avec les valeurs et la supériorité ; et puisque les premières ne créent pas les secondes, elles ne les détruisent ou ne les compromettent pas non plus. C'est un fait, d'ailleurs, que l'élément « déprolétarisé », embourgeoisé et urbain de l'Europe centrale, malgré son vernis extérieur « civil », son impertinence envahissante, la conscience de ses « droits » et de sa « fonction sociale », représente un type humain nettement inférieur, du point de vue du caractère et des valeurs intérieures, à l'artisan tyrolien, au paysan calabrais, au berger sarde ou hongrois, quelles que soient l'indigence et les conditions de vie et de culture souvent tristes de ces derniers, quel que soit aussi leur faible désir de « s'élever ». Ceux-là sont encore des hommes et se trompent rarement dans le jugement qu'ils portent sur qui est différent d'eux et vraiment supérieur à eux. Les autres sont de la sciure humaine, un élément informe, tout à la fois impertinent et encombrant.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Il serait donc opportun de ne pas jouer avec des formules ambiguës et d'appeler chaque chose par son juste nom. Même dans le cadre de la polémique contre la bourgeoisie, on a presque toujours négligé l'essentiel, à savoir la référence aux valeurs et aux motivations qui transcendent le domaine de l'économie et en faveur desquelles le fascisme s'est déclaré explicitement. Le fait d'aller vers le peuple, la justice sociale, l'antibourgeoisie, etc., ne doivent pas servir à une circulation des élites au sens parétien le plus banal, celui d'une classe qui passe sur le dos d'une autre, la remplace, tout en perdant ses qualités originelles et naturelles pour acquérir toutes les caractéristiques et tous les vices de l'autre classe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Et il faudrait être encore plus prudent lorsqu'on parle de « justice sociale » sur le plan international, afin que la même équivoque ne se reproduise pas et afin, que une fois, que la motivation matérialiste n'en vienne pas à constituer l'&lt;em&gt;ultima ratio&lt;/em&gt;. Le droit des peuples qui « n'ont pas d'espace » est un droit humain. Mais qu'on ne confonde pas les choses, qu'on ne confonde pas un droit avec un autre et qu'on ne ramène pas la dialectique des nations à un échange, &lt;em&gt;mutatis mutandis&lt;/em&gt;, de rôles. Ni le fait d'avoir plus, ni &lt;em&gt;a fortiori&lt;/em&gt; le fait de ne pas avoir ou d'avoir peu, tant dans l'ordre d'une race particulière que dans l'ordre d'un groupe de races.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le seul titre légitime pour le pouvoir et la suprématie, c'est la supériorité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5408131&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://frontdelacontre-subversion.hautetfort.com/media/02/00/1458870988.jpg&quot; alt=&quot;tumblr_o94pif0cT71tud3mwo1_1280.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif;&quot;&gt;Julius Evola ─ &lt;em&gt;Essais politiques&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #141823; font-family: 'times new roman',times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;(recueils&amp;nbsp;d'articles)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times,serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #141823; font-family: 'times new roman',times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;Deuxième partie : Économie et critique sociale&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #141823; font-family: 'times new roman',times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;Article IV : Les limites de la « justice sociale » (1940)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Édition Pardès, 1988, p. 195-199&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        </author>
        <title>Cette droite qui prétend défendre la nation mais qui ne se soucie pas du peuple...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2016/02/09/cette-droite-qui-pretend-defendre-la-nation-mais-qui-ne-se-s-5756667.html" />
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        <updated>2016-02-09T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2016-02-09T10:00:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous entretien avec  Alain de Benoist , cueilli...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous entretien avec&lt;strong&gt; Alain de Benoist&lt;/strong&gt;, cueilli sur&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.bvoltaire.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et consacré à la cécité d'une grande partie de la droite face à la question sociale...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5011350&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/02/4285958275.2.jpg&quot; alt=&quot;Alain de Benoist 2.jpg&quot; width=&quot;442&quot; height=&quot;340&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette droite qui veut défendre la nation mais qui ne se soucie pas du peuple&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;François Hollande a récemment présenté son «&amp;nbsp;plan de la dernière chance&amp;nbsp;» pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, «&amp;nbsp;on a tout essayé&amp;nbsp;». Le chômage de masse serait-il une fatalité&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques. Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles&amp;nbsp;: cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;même dans leurs rêves les plus fous, M.&amp;nbsp;Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Travailler plus pour gagner plus&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail. Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’&lt;em&gt;«&amp;nbsp;expression politique de la domination bourgeoise&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, comme dit Patrick Buisson.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Emmanuel Macron semble pourtant bien vu par une partie de la droite.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Chez beaucoup de gens de droite, le sens de la justice sociale tient à l’aise sur un confetti. Ils veulent défendre la nation mais se soucient finalement fort peu du peuple. Ils n’ont pas encore compris que le capitalisme est intrinsèquement mondialiste, puisqu’il exige l’abolition des frontières («&amp;nbsp;Laissez faire, laissez passer&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!), qu’en raison de sa propension à l’illimitation il ne peut exister sans révolutionner constamment les rapports sociaux ni voir dans les identités nationales autant d’obstacles à l’expansion du marché globalisé, que le modèle anthropologique dont il est porteur (celui d’un individu fondé à maximiser en permanence son avantage) est à l’œuvre dans le libéralisme économique aussi bien que dans le libéralisme sociétal, et que l’axiomatique de l’intérêt et la machinerie du profit sont les piliers de la dictature des valeurs marchandes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;À un moment où le vote Front national traduit de plus en plus un &lt;em&gt;«&amp;nbsp;vrai conflit de classe&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, comme le dit Christophe Guilluy – pour qui &lt;em&gt;«&amp;nbsp;c’est en travaillant sur la question sociale que l’on arrive à la question identitaire&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; -, à un moment où la majorité des classes populaires ne vivent plus là où se créent la richesse et l’emploi, ce qui n’était jamais arrivé dans l’Histoire, ce sont bien sûr les mêmes qui trouvent que le programme économique du FN est &lt;em&gt;«&amp;nbsp;trop à gauche&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; ou qui s’enthousiasment pour ce clown pathétique de Donald Trump (l’équivalent américain du Russe Jirinovski), qui pense que le fait de «&amp;nbsp;savoir faire de l’argent&amp;nbsp;» suffit à le qualifier pour diriger les États-Unis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Depuis les années 1990, la désespérance sociale ne cesse de s’étendre&amp;nbsp;: 6,5 millions de personnes inscrites à Pôle emploi, 8,5 millions de pauvres au seuil à 60&amp;nbsp;% du revenu médian, 6 millions d’abonnés aux minima sociaux, 2,3 millions de foyers bénéficiaires du RSA, 3,8 millions de mal-logés, 3,9 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire, 810.000 sans-domicile, dont 100.000 obligés de dormir dans des caves ou dans la rue…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Face à ce tournant de l’histoire sociale de notre pays, certains s’obstinent à ne rien voir. Ils comprennent les paysans qui multiplient les actions illégales parce que le monde rural est en train de mourir, ils comprennent les Corses qui vont exercer des représailles contre les exactions des racailles qui ont agressé des pompiers, mais quand huit salariés de l’usine Goodyear d’Amiens sont condamnés à deux ans de prison, dont neuf mois ferme, pour avoir séquestré pendant trente heures deux dirigeants d’une entreprise qui a supprimé 1.100 emplois et fait 800 chômeurs (douze suicides depuis la fermeture) – neuf mois de prison contre trente heures&amp;nbsp;! -, ils ne cachent pas leur joie de voir ces «&amp;nbsp;voyous&amp;nbsp;» envoyés «&amp;nbsp;au gnouf&amp;nbsp;». Les Corses et les Bonnets rouges d’accord, mais pas les travailleurs&amp;nbsp;! Pas un mot, en revanche, sur les voyous en col blanc qui délocalisent à tour de bras et multiplient les «&amp;nbsp;plans sociaux&amp;nbsp;» pour permettre à leurs actionnaires de se goinfrer toujours plus&amp;nbsp;! Moi qui dois beaucoup à la grande tradition du syndicalisme révolutionnaire (Georges Sorel et Édouard Berth, Émile Puget et Victor Griffuelhes, Arturo Labriola et Filippo Corridoni), cela me soulève le cœur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Certes, on peut bien entendu en tenir pour une «&amp;nbsp;droite thatchérienne&amp;nbsp;», comme Éric Brunet, de &lt;em&gt;Valeurs actuelles&lt;/em&gt;, ou comme le député de l’Yonne Guillaume Larrivé, porte-parole des Républicains, pour qui le «&amp;nbsp;marinisme&amp;nbsp;» est un «&amp;nbsp;néocommunisme antinational&amp;nbsp;». Mais cette droite-là, ce sera sans moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Que vous inspire cette récente déclaration de Jean-Luc Mélenchon&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Nous vivons une période d’obscurantisme social. Dans cette cour des miracles qu’est le gouvernement, M.&amp;nbsp;Gattaz joue le chef des capons, ces mendiants d’autrefois qui faisaient les poches dans les lieux publics. Il encaisse les milliards du gouvernement, sans que cela ne réduise en rien le nombre des chômeurs et, dès que les coffres sont pleins, il retend sa sébile. En France, le grand patronat est une classe d’assistés très parasitaire&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Parasites est tout à fait le mot qui convient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt;, propos recueillis par Nicolas Gauthier (&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;, 4 février 2016)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Cette colère qui monte...</title>
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        <updated>2014-11-28T00:06:36+01:00</updated>
        <published>2014-11-28T00:06:36+01:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt;  &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;  &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;  &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;  &lt;w:Compatibility&gt;   &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;   &lt;w:SnapToGridInCell/&gt;   &lt;w:WrapTextWithPunct/&gt;   &lt;w:UseAsianBreakRules/&gt;  &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt;&lt;style&gt; /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable{mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;mso-tstyle-rowband-size:0;mso-tstyle-colband-size:0;mso-style-noshow:yes;mso-style-parent:&quot;&quot;;mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;mso-para-margin:0cm;mso-para-margin-bottom:.0001pt;mso-pagination:widow-orphan;font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;;}&lt;/style&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Les chômeurs ne manifestent pas, en particulier quand le chômage atteint le taux élevé qui est le sien aujourd’hui dans notre pays, et les ouvriers, menacés de perdre à leur tour un emploi qui apparaît de plus en plus fragile dans la société désindustrialisée qui est la nôtre, préfèrent faire le dos rond, acceptant sans entrain une dégradation de leurs conditions de travail qui vaut toujours mieux, selon eux, que l’absence de travail… Triste constat&amp;nbsp;! Et pendant ce temps-là, les économistes, penchés sur leurs statistiques et perchés sur leurs certitudes, nous déclarent que, ça y est, l’Union européenne est sur la bonne voie, que les pays du sud de l’Europe retrouvent de la croissance (sauf l’Italie…), et que la crise de la zone euro n’est plus qu’un souvenir à enterrer bien vite dans quelques manuels d’histoire économique&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;En entendant de tels propos qui encombrent les antennes des radios économiques, &lt;strong&gt;il m’arrive de serrer les poings, de rage, en attendant d’en lever un, bien haut vers le ciel&lt;/strong&gt;, ou de rêver de l’envoyer dans la figure de quelque bonimenteur nous déclarant qu’avec lui, on rasera gratis demain ou que son ennemi c’est la Finance quand il couche avec elle, au vu et au su de tous&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;s’il y a une reine de France aujourd’hui, ce n’est pas celle que le royalisme nous promet et qu’il promeut, c’est bien plutôt l’hypocrisie&lt;/strong&gt;, et elle loge dans les palais de la République, au sein des conseils d’administration des multinationales et se pavane sur les plateaux de télévision, la bouche en cœur et le mépris en bandoulière&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Il est&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;, au fond de notre vieux pays, dans les cœurs ardents comme dans les esprits libres, dans ce pays réel et, souvent, souffrant, &lt;strong&gt;une sourde colère qui gronde&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: craignez, messieurs les politiciens oublieux de vos devoirs de politique et de la justice sociale, qu’un jour elle ne tonne, et pas seulement au fond des urnes, et qu’elle n’emporte tout quand elle se muera &lt;strong&gt;en tempête de désespoir, la plus violente, la plus désordonnée, la plus farouche de toutes&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;! En bon royaliste, je ne la souhaite pas nihiliste et dévastatrice car j’en connais, au regard de l’histoire, les torrents de boue et de haine qu’elle peut déverser&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;je la souhaite, au contraire, organisée, créatrice, fondatrice même, d’une nouvelle citoyenneté, d’une nouvelle Cité, et, en tant que gouvernail institutionnel, d’un nouveau régime, d’une nouvelle Monarchie, éminemment sociale&lt;/strong&gt; sans être socialiste au sens politicien du terme. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;De la société de consommation, profondément injuste et malsaine, gâtée d’argent et pourrie d’individualisme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;, le philosophe post-maurrassien Pierre Boutang affirmait haut et fort qu’&lt;strong&gt;il n’y avait rien à conserver&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: il n’avait que trop raison, rejoint en cette sainte colère par son ami Maurice Clavel, ce royaliste qui se croyait gauchiste parce que la Droite des héritiers avait oublié son histoire et ses combats sociaux&amp;nbsp;! Et lorsque je vois, non loin de moi, dans un café qui m’est cher, le visage torturé d’un homme que sa «&amp;nbsp;boîte&amp;nbsp;» a jeté parce qu’il était «&amp;nbsp;trop vieux&amp;nbsp;» (à 50 ans à peine, même pas mon âge…) et trop peu «&amp;nbsp;compétitif&amp;nbsp;» (sic&amp;nbsp;!), ce visage dévasté d’un homme qui, tout d’un coup, se croit inutile alors qu’il a pourtant tant à dire et à apprendre aux autres, je comprends mieux encore ce que mes aînés ont voulu dire et que je reprends à mon tour, comme une antienne coléreuse et plus que jamais nécessaire… «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Il est des colères justes&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», ajoutait Boutang&amp;nbsp;: c’est aussi &lt;strong&gt;un appel à les rendre efficaces&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>L'alibi de la compétitivité...</title>
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        <updated>2014-07-03T12:00:00+02:00</updated>
        <published>2014-07-03T12:00:00+02:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d' Alain de Benoist , cueilli...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'&lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt;, cueilli sur&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.bvoltaire.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et consacré&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;à la question de la compétitivité et à ce qu'elle masque...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4341755&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/01/2292600298.png&quot; alt=&quot;alain de benoist,turbocapitalisme,hollande,taubira,révolution&quot; width=&quot;266&quot; height=&quot;299&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: medium;&quot;&gt;La compétitivité&amp;nbsp;? L’alibi des mesures antisociales…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;La compétitivité est devenue mantra de notre époque. Tout doit être compétitif&amp;nbsp;: le sport et l’économie, bien sûr&amp;nbsp;; les hommes, également. La compétitivité serait-elle une valeur en soi&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;C’est Raymond Barre qui, en 1976, avait le premier parlé de&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;compétitivité&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;pour caractériser la politique économique à la fois concurrentielle et tournée vers l’extérieur qu’il entendait mener. Tous ses successeurs ont suivi son exemple. Aujourd’hui, les hommes politiques de droite comme de gauche n’ont que le mot de&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;compétitivité&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;à la bouche parce qu’ils sont obnubilés par la&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;croissance&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: être plus compétitifs aiderait à gagner des&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;points de croissance&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Mais au-delà de ces affirmations somme toute convenues, on s’aperçoit vite que la compétitivité est un mythe. Et que ce mythe n’est pas anodin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Dans le discours des hommes politiques, ce ne sont pas seulement les entreprises ou les secteurs industriels qui doivent être&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;compétitifs&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, mais aussi les nations. Cette idée sort tout droit des théories du management développées dans les écoles de commerce américaines. Or, on ne peut étendre aux nations ce qui, sous certaines conditions, peut être vrai des entreprises – d’autant que les intérêts des entreprises nationales ne coïncident pas nécessairement avec ceux des populations. Les nations ne sont pas des entreprises, contrairement à ce que prétendent les tenants de la «&amp;nbsp;gouvernance&amp;nbsp;» qui voudraient gouverner les hommes comme on administre les choses et priver les États de leur souveraineté politique. Les territoires ne peuvent pas&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;se vendre&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, et c’est pourquoi on ne peut les comparer et les classer comme des entreprises en milieu concurrentiel, dont le succès se mesure finalement en monnaie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Pour le dire autrement, une notion micro-économique ne peut être transposée purement et simplement dans la sphère politique.&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Un territoire&lt;/em&gt;, écrit Gilles Ardinat, chercheur en sciences humaines, conseiller de Nicolas Dupont-Aignan et collaborateur du&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;Monde diplomatique&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;offre à un peuple son support physique ainsi qu’une bonne part de ses références culturelles et politiques […] Contrairement à une entreprise, il ne cherche pas à dégager des profits. Son action s’inscrit dans le temps long de l’histoire, pas dans l’immédiateté des marchés.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;C’était aussi l’opinion du célèbre économiste Paul Krugman, Prix Nobel en 2008&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La compétitivité est un mot vide de sens lors qu’il est appliqué aux économies nationales&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;Cela dit, la concurrence existe bel et bien, et Fillon comme Montebourg, Copé comme Moscovici sont d’accord pour estimer que la compétitivité n’est jamais que le meilleur moyen d’y faire face…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Il est évident que si l’on veut vendre un produit, on a tout intérêt à être compétitif, c’est-à-dire à fabriquer des produits de meilleure qualité que ses concurrents ou, à qualité égale, des produits moins chers. Mais pour baisser les prix, il faut aussi diminuer le prix de revient des produits fabriqués. De quelle façon&amp;nbsp;? En régime capitaliste, la réponse la plus classique est connue&amp;nbsp;: non pas en favorisant l’innovation, en taillant dans les coûts du capital et les dividendes des actionnaires (50 milliards d’euros en 2013, soit 2,6 fois de plus que les dépenses d’investissement), mais en faisant stagner les salaires, en diminuant les charges sociales et le «&amp;nbsp;coût du travail&amp;nbsp;», en ramenant les services publics à la portion congrue. C’est l’argument favori du MEDEF, qui agite constamment le spectre de la&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;perte de compétitivité&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;pour obtenir de substantielles subventions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;La Chine est aujourd’hui très compétitive parce que les salaires dignes de&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;Germinal&lt;/em&gt;&amp;nbsp;qu’elle pratique lui permettent de conquérir toujours plus de parts de marché. Il est certain que si l’on parvenait à convaincre les travailleurs français de toucher les mêmes salaires que ceux du Bangladesh, nos entreprises gagneraient beaucoup en compétitivité&amp;nbsp;! Mais en même temps, il deviendrait difficile de vendre toujours plus à des consommateurs qu’on aurait préalablement rendus plus pauvres&amp;nbsp;! Comment augmenter la consommation quand on fait baisser le pouvoir d’achat&amp;nbsp;? C’est tout le paradoxe des politiques d’austérité, qui espèrent combler les déficits et faire repartir la croissance en rendant toujours plus précaires les conditions d’existence des classes moyennes et des classes populaires. C’est pour cela que la concurrence généralisée entre les pays n’est pas compatible avec le maintien ou l’amélioration du niveau de vie&amp;nbsp;: elle revient seulement à mettre en concurrence les produits marchands et les produits non marchands, comme les services publics et la protection sociale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;À l’époque de la mondialisation, cela ne peut aboutir qu’à une désagrégation sociale et à un nivellement par le bas. Dans cette optique, l’impératif de&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;compétitivité&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;est seulement une façon élégante de persuader les travailleurs de renoncer à leurs acquis sociaux. C’est d’ailleurs au nom de la compétitivité que l’Union européenne et le FMI ont exigé la réduction des salaires en Grèce et ailleurs. Lorsqu’elle ne prend en compte ni les exigences de la justice sociale ni celles de l’écologie, la compétitivité devient l’alibi d’un dumping social généralisé, qui permet de prendre des mesures antisociales tout en se mettant à l’abri des critiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;Déclinée dans les registres les plus intimes de nos vies, la compétitivité peut aussi devenir mortifère. Après tout, échanger sa femme de cinquante ans contre deux de vingt-cinq pourrait aussi bien se justifier au motif que la première n’est plus&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;compétitive&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;! L’ambiance de compétitivité permanente ne contribue-t-elle pas à faire de notre société de plus en plus anxiogène&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;On peut certes estimer que la rivalité amoureuse en matière de stratégies de séduction implique de la&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;compétitivité&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Mais ce n’est là qu’un jeu de vocabulaire&amp;nbsp;: la compétition est une chose, la compétitivité en est une autre. En dehors de l’industrie et du commerce, quand on les applique par exemple à la santé, à l’éducation ou à la culture, la compétitivité et la productivité, ça signifie quoi&amp;nbsp;? Paul Krugman, déjà cité, dit aussi que&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;«&amp;nbsp;l’obsession de la compétitivité est à la fois fausse et dangereuse&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Elle ne se comprend en fait qu’en rapport avec la concurrence, que le libéralisme conçoit sous l’angle du darwinisme social&amp;nbsp;: elle est censée révéler les plus performants et les plus forts, donc les meilleurs. L’idée sous-jacente est qu’une société ne se compose que d’individus étrangers les uns aux autres, qui s’affrontent au travers de stratégies d’intérêt régulées par la seule autorité du marché. Une société de rivaux, par conséquent (la «&amp;nbsp;guerre de tous contre tous&amp;nbsp;»), non de concitoyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 20px; padding: 0px; color: #333333; font-family: georgia, 'times new roman', times, serif; font-size: 15px; line-height: 23.099998474121094px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt;, propos recueillis par Nicolas Gauthier (&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;, 20 juin 2014)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>diazd</name>
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        </author>
        <title>Nouvelle marche pour ”une fiscalité juste” le 8 février à Paris</title>
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        <id>tag:pcfevry.hautetfort.com,2014-02-06:5272506</id>
        <updated>2014-02-06T12:28:00+01:00</updated>
        <published>2014-02-06T12:28:00+01:00</published>
        <summary>       Article publié par l'Humanité    Le collectif Stop-TVA, qui regroupe...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://pcfevry.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://pcfevry.hautetfort.com/media/00/02/2740347809.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4403005&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://pcfevry.hautetfort.com/media/00/02/373539387.jpg&quot; alt=&quot;pcf, tva, npa, front de gauche, attac, parti de gauche, solidaires, économistes attérrés, copernic, justice sociale, Ensemble&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Article publié par l'Humanité&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le collectif Stop-TVA, qui regroupe une vingtaine de partis, associations et syndicats comme le Front de gauche, Attac, les Economistes atterrés Solidaires ou le NPA, appelle à une nouvelle journée de mobilisation nationale &quot;contre la hausse de la TVA et pour une fiscalité juste&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&quot;Au lendemain d'une conférence de presse dans laquelle le Président de la République a assumé l'accélération du cours libéral de sa politique et des cadeaux supplémentaires au grand patronat, le collectif &quot;non à la hausse de la TVA&quot; a lancé officiellement sa campagne et ses outils de mobilisation contre la hausse de la TVA et pour une fiscalité juste, écologique et solidaire&quot;, écrit le collectif dans un &lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/fil-rouge/samedi-8-fevrier-journee-nationale-de-mobilisation-pour-dire-non-a-la-hausse-de-la-tva-collectif&quot; target=&quot;_parent&quot;&gt;communiqué&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le collectif propose ainsi la tenue d'&quot;une vaste campagne de terrain dans toute la France, des collectifs unitaires locaux sur cette question et une journée nationale de mobilisations et manifestations, dont une manifestation à Paris le 8 février.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pétition et carte postales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette journée de mobilisation fait suite aux manifestations du 1er décembre 2013 qui avaient rassemblée plusieurs dizaines de milliers de participants lors d'une marche devant Bercy, le ministère de l'Economie et des Finances.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;em&gt;Voir notre &lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/multimedia/voir/images/554245&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;reportage photo&lt;/a&gt; et notre &lt;a href=&quot;http://www.humanite.fr/politique/marche-pour-la-justice-fiscale-cest-de-lenfer-des-554244&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;compte-rendu&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Selon le collectif, &quot;&lt;a title=&quot;A signer ici&quot; href=&quot;http://www.stop-tva.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;une pétition&lt;/a&gt;, qui a déjà réuni près de 11.000 signatures, servira de support à cette campagne sous la forme de cartes postales à destination de l'Elysée et d'un site&quot; (stop-tva.fr).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;background-color: #c9cfcc;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les signataires de l'appel: &lt;/strong&gt;Solidaires, Attac, Fondation Copernic, UFAL, Economistes atterrés, Femmes Egalité, Les Effronté-e-s, Féministes pour une autre Europe, MNCP, DAL, APEIS, Mpep, Front de Gauche, NPA, Résistance Sociale.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Carmen SERGHIE LOPEZ</name>
            <uri>http://elargissement-ro.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La justesse, la justice</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://elargissement-ro.hautetfort.com/archive/2013/11/30/temp-d43bf7d4f098870e1b3c119669cc49a9-5234832.html" />
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        <updated>2013-12-01T09:23:07+01:00</updated>
        <published>2013-12-01T09:23:07+01:00</published>
        <summary>    Je viens d'écrire dans une lettre que je suis révoltée parce qu'il n'y a...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;yui_3_13_0_ym1_6_1385817719144_38&quot; style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4347873&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://elargissement-ro.hautetfort.com/media/02/00/50730871.jpg&quot; alt=&quot;justice sociale,livre,pauvreté,étude,éducation,imposture financière&quot; /&gt;Je viens d'écrire dans une lettre que je suis révoltée parce qu'il n'y a pas de justice sociale, mais que la solidarité dans la misère me révolte encore davantage. Au lieu d'avoir des moyens dignes pour faire quelque chose de leur unique et précieuse vie, les gens sont obligés de se contenter d'une boîte de conserve, d'une soupe, d'un sourire (ah, le cliché de &quot;de la chaleur humaine&quot; cher aux associations d'entraide), d'un dispositif de quatre sous, tout cela les tuant à petit feu...Car, entre réussir et rester au bord de la route, il y a des degrés, quoi qu'en pense &lt;strong&gt;Monsieur Boris Johnson&lt;/strong&gt;. En plus, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.telegraph.co.uk/news/politics/10479466/Boris-Johnson-some-people-are-too-stupid-to-get-on-in-life.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080; text-decoration: underline;&quot;&gt;ce QI-là&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; n'aura aucune chance d'évoluer si la tradition remplace l'éducation authentique, par exemple..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;yui_3_13_0_ym1_6_1385817719144_38&quot; style=&quot;line-height: 18px;&quot;&gt;Il y a plus pervers, comme effet: l'organisation de la misère et de la pauvreté à échelle mondiale, en tant que business. On fabrique de la pauvreté, tout comme, dans le marketing pharmaceutique, on fabrique des maladies pour vendre des médicaments en mettant trop l'accent sur la médecine préventive et le traitement, quand il est évident que la violence et la pauvreté sont les premiers facteurs qui détériorent la santé. L'&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;yui_3_13_0_ym1_1_1385817719144_27710&quot; style=&quot;background-color: transparent; line-height: 18px;&quot;&gt;industrie pharmaceutique est&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span id=&quot;yiv9237592816yui_3_13_0_ym1_1_1385738734554_4874&quot; style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;à &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;l’heure actuelle l’une des plus performantes et des plus profitables de la planète, avec une valeur boursière globale estimée à 1600 milliards dollars en 2012 &amp;nbsp;(&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cefro.pro/archive/2013/11/30/temp-51ab8d822aac4475ecdcf6e8c43b9ac9-5234787.html#more&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Big Pharma&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span id=&quot;yiv9237592816yui_3_13_0_ym1_1_1385738734554_4874&quot; style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;On peut toujours opposer que la pauvreté /la précarité préoccupent les consciences des dirigeants, des organisations. Je ne suis pas sûre que la bonne solution soit envisagée, puisque celle que l'on voit consiste, en définitive, dans la gestion du &lt;em&gt;bétail&lt;/em&gt; (désolée pour le terme, mais il est douloureusement approprié, et les exemples abondent..). Le contraire? Au moins deux aspects, que l'on a l'habitude de noyer dans des discours fleuve démagogiques: le premier, ce serait l'éducation, la vraie, sous toutes ses formes (scolarisation, formation). Le deuxième, ce serait &amp;nbsp;la fin de l'imposture financière, sous toutes ses formes (salaires ahurissants de dizaines de millions de dollars par an, aucune limite à ce que les actionnaires d'une société anonyme peuvent gagner.., l'évasion et la fraude que l'on doit faire endosser à d'autres). On peut toujours élaborer des rapports, des études, des statistiques sur &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.oecdinsights.org/2013/11/29/can-we-really-end-poverty/&quot;&gt;la question &lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;yui_3_13_0_ym1_1_1385817719144_10351&quot;&gt;et en arriver à des évaluations correctes et parlantes. Sauf que ces rapports, études, etc., qui nous informent représentent un travail théorique (souvent confortable et bien loin de la réalité du vécu), au mieux, un constat. Ils n'impliquent pas un remède, et encore moins une décision pour le changement. Ils font fonctionner le monde (parfois feutré) des idées, et nourrissent les politiques.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La Monarchie sociale nécessaire...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/archive/2013/08/10/la-monarchie-sociale-necessaire-5138857.html" />
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        <updated>2013-08-10T23:38:48+02:00</updated>
        <published>2013-08-10T23:38:48+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    La Monarchie française est éminemment sociale   , ou a le devoir...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;La Monarchie française est éminemment sociale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;, ou a le devoir impérieux de l’être, ne serait-ce que pour légitimer sa nécessité et son autorité&amp;nbsp;: c’est un élément que je ne cesse de mettre en avant, suscitant parfois une certaine circonspection de la part de mes contradicteurs mais aussi parfois des sympathisants monarchistes eux-mêmes… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Sans doute faut-il expliquer ce point de vue, et l’approfondir sans cesse, au regard de l’actualité, malheureusement cruelle aujourd’hui envers ceux qui travaillent ou qui cherchent un emploi&amp;nbsp;: si la Monarchie n’est pas un remède miracle, elle est le régime qui peut permettre, avant tout, de&lt;strong&gt; garantir la justice sociale et de ne pas abandonner ceux qui souffrent d’une crise&lt;/strong&gt; (en fait, d’un processus de mondialisation…) dont ils ne sont guère, en tant que tels, responsables&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;L’indépendance de l’institution royale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;, de par le fait que la naissance ne doit rien à la fortune, lui donne l’occasion (qui est, en fait, un devoir) de &lt;strong&gt;parler au-dessus des simples intérêts privés, y compris des plus riches&lt;/strong&gt;, que ceux-ci soient des individus ou des sociétés privées. Un Louis XIV n’hésita pas, en son temps, à embastiller Nicolas Fouquet, l’homme le plus riche du royaume, sans doute plus comme un rappel que l’Argent ne faisait pas le bonheur et, en tout cas, ne commandait pas à l’Etat royal en France, que comme le règlement d’une simple affaire de corruption… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;De plus, &lt;strong&gt;le Roi n’est pas le représentant des classes dominantes&lt;/strong&gt; (une sorte de suzerain capitaliste, en somme) &lt;strong&gt;mais un souverain qui s’impose à tous et encore plus à ceux qui possèdent&lt;/strong&gt;, et qui a le devoir de n’oublier personne&amp;nbsp;dans son souci politique. S’imposer ne veut pas dire être un dictateur qui terroriserait les riches et flatterait les autres, mais simplement rappeler à tous que &lt;strong&gt;l’Etat n’est pas «&amp;nbsp;une place à prendre&amp;nbsp;» mais un pays à servir&lt;/strong&gt;, au-delà des différences et des libertés particulières qu’il faut organiser, ou plutôt laisser s’organiser dans le respect des équilibres sociaux et de la justice nécessaire à toute œuvre sociale. Dans un monde où l’Argent a pris une telle importance, cela ne sera sans doute pas facile mais la Monarchie a ainsi quelques atouts et il serait dommage pour le pays de ne pas les utiliser… L’indépendance royale, certes menacée par les jeux des groupes de pression financiers dans cette mondialisation qui cherchera à fragiliser l’Etat politique, est &lt;strong&gt;un levier important dans la capacité de l’Etat et de son gouvernement, quelle qu’en soit la couleur électorale, à faire accepter les réformes&lt;/strong&gt; à ceux qui, d’ordinaire, cherchent à s’en abstraire ou à en fuir les conséquences quand elles ne leur conviennent pas. Mais la Monarchie n’oublie pas de permettre à tous, y compris les groupes de pression, de s’exprimer et de proposer, voire de contester&amp;nbsp;: mais c’est &lt;strong&gt;la Monarchie qui arbitre et préserve l’Etat et l’intérêt commun, tout en laissant le gouvernement faire son travail et œuvrer au quotidien&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;La Monarchie active «&amp;nbsp;à la française&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;, de par son rôle majeur (sans être omnipotent ni même omniprésent) d’arbitrage politique et&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de protecteur social, marque son territoire d’action par sa capacité de décision dans quelques grands domaines, ceux que l’on nomme régaliens (ce qui, d’ailleurs et même en République, veut dire … «&amp;nbsp;royaux&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!)&amp;nbsp;: la grande finance, la diplomatie et les affaires militaires, et la garantie de «&amp;nbsp;la protection de tous&amp;nbsp;», en particulier sociale. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Si la Monarchie instaurée&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt; (le plus tôt sera le mieux&amp;nbsp;!) &lt;strong&gt;veut s’enraciner sans se renier, il lui faudra assurer et assumer son rôle éminemment social&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: dans un monde incertain, face à une mondialisation menaçante, elle doit &lt;strong&gt;tracer un sillon social profond&lt;/strong&gt; en rappelant aux puissants d’aujourd’hui, d’ici comme d’ailleurs, que toute politique crédible et efficace passe par la prise en compte des populations et par le souci de préserver la justice sociale, ciment des sociétés et facteur d’unité nationale. Il lui faudra aussi &lt;strong&gt;lancer le grand chantier d’une nouvelle organisation sociale, par le biais d’un syndicalisme vertical&lt;/strong&gt; qui prenne en compte, dans ses structures, tous les échelons de la hiérarchie, et par la mise en place d’espaces de réflexion et de décision, voire de redistribution dans certains cas (intéressement, actionnariat salarial ou populaire, patrimoine «&amp;nbsp;corporatif&amp;nbsp;», etc.), espaces qui réunissent tous les acteurs de l’activité économique locale, communale, régionale ou nationale, y compris en y intégrant des acteurs extérieurs et étrangers (mais qui ne devront pas avoir vocation à diriger ce qui doit rester aux mains des producteurs locaux) comme les investisseurs ou les représentants des institutions internationales (ceux de l’Union européenne, par exemple) ayant une part dans l’activité économique concernée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;A l’heure où la République tremble devant les oukases de la Commission européenne et les injonctions d’un Marché devenu incontrôlable, il est temps d’en appeler, fortement, à &lt;strong&gt;l’instauration d’une Monarchie sociale pour la France, non par caprice ou utopie, mais par réalisme et nécessité&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;C’est, d’ailleurs, sur le terrain social, que le royalisme a, aujourd’hui, le plus de chances de faire entendre sa «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;musique particulière&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», au travers de &lt;strong&gt;la contestation des mesures antisociales de cette «&amp;nbsp;Europe-là&amp;nbsp;» et de cette République hollandaise si oublieuse de ses promesses électorales de justice sociale&lt;/strong&gt;… Mais, au-delà de &lt;strong&gt;cette régence sociale que nous assumons&lt;/strong&gt;, il faut poser, ici et maintenant, &lt;strong&gt;les conditions d’une vraie politique sociale inscrite dans le marbre des institutions à venir&lt;/strong&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Royalistes, aujourd'hui !</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2013-03-15:5016331</id>
        <updated>2013-03-15T12:26:00+01:00</updated>
        <published>2013-03-15T12:26:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   Suis-je un nostalgique, un adorateur de temps anciens ou d’un...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Suis-je un nostalgique, un adorateur de temps anciens ou d’un régime monarchique qui aurait épuisé toute sa sève historique et politique avant le XIXe siècle pour céder la place à une République plus en phase avec les révolutions industrielles et la société de consommation&amp;nbsp;? C’est, en tout cas, un reproche que j’entends souvent dans la bouche de personnes qui, d’ailleurs, ne sont pas forcément malveillantes à mon égard ou aux idées royalistes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;En fait, si je suis, et (j’élargis l’affirmation à mes amis d’idées et de militantisme) si nous sommes royalistes, ce n’est pas pour regarder passer le train de l’histoire en nous réjouissant d’avoir eu et d’avoir encore raison sur le diagnostic, et pour nous contenter de cette certitude rassurante et, en définitive, stérile. Il nous semble important de &lt;strong&gt;réfléchir aux conditions institutionnelles d’un équilibre social dans notre pays et de la justice sociale sans laquelle l’économie n’est qu’une terrible loi de la jungle dont les travailleurs sont les principales victimes&lt;/strong&gt;. Cette réflexion ne doit pas oublier les réalités de la mondialisation, non pour s’en contenter ou seulement s’y adapter, mais pour les dépasser et &lt;strong&gt;créer d’autres rapports de force, favorables à la fois au Politique et aux Etats, et aux sociétés et communautés professionnelles&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: il ne s’agit pas de nier les réalités présentes mais de fonder et faire prospérer d’autres réalités destinées à remplacer celles qui, aujourd’hui, font preuve de leur malfaisance sociale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Ce qui manque à l’Etat aujourd’hui pour s’imposer à &lt;strong&gt;la mondialisation, nouvelle forme de la féodalité économique&lt;/strong&gt;, c’est le temps, l’indépendance et la capacité de décision et de mise en pratique de cette dernière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Coincée entre deux élections, la République oscille entre démagogie et déni&amp;nbsp;: la Monarchie (et nous parlons de la Monarchie active et politique «&amp;nbsp;à la française&amp;nbsp;» et non d’autres modèles monarchiques étrangers), elle, inverse la problématique et fait du temps un allié parce qu’elle peut, non le dominer, mais le maîtriser ou, mieux, l’accompagner pour mieux le guider. Cet avantage certain, lié au mode de transmission héréditaire et à la possible longueur du mandat royal, permet d’envisager la mise en place de véritables politiques, en particulier sociales, et d’avoir à la tête de l’Etat un magistrat suprême garant de ces politiques. Un magistrat qui joue son rôle d’arbitre et peut, le cas échéant et dans le cadre de la Monarchie active que nous prônons, engager sa parole au sein des instances internationales qui «&amp;nbsp;réglementent&amp;nbsp;» les échanges et les politiques économiques et commerciaux. &lt;strong&gt;Cette magistrature royale est un moyen de rendre sa visibilité au pays au-delà des seules échéances électorales et gouvernementales, et de rendre à l’Etat son visage et sa présence éminemment politiques.&lt;/strong&gt; Le Roi n’est pas un économiste ou un expert, il n’est pas non plus un «&amp;nbsp;syndic du capitalisme&amp;nbsp;», et ce qu’il incarne, au-delà de sa propre personne physique, peut donner une plus grande force à la parole de la France. &lt;strong&gt;Face à la cryptocratie des grandes féodalités financières, à cette «&amp;nbsp;fortune anonyme et vagabonde&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt; qui rêve d’une gouvernance sans politique et en particulier sans politique sociale, &lt;strong&gt;il est un visage, il est un Etat, il est le politique, celui qui ne compte pas seulement en millions d’euros mais qui pense en termes de personnes et de communautés, en intérêts humains et non en simples taux.&lt;/strong&gt; La Monarchie française est, par essence, profondément sociale (ce qui, jadis, lui a d’ailleurs coûté cher…) car elle a ce devoir d’humanité sociale dont la Finance, celle que dénonçait jadis un certain candidat François Hollande, semble s’affranchir pour mieux satisfaire ses «&amp;nbsp;clients&amp;nbsp;»…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11.0pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Françoise GROLET</name>
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        <title>« NANCY : QUAND LA TENTE SE TRANSFORME EN CAMPEMENT DE REFUGIES AU PIED DE L’ACCUEIL D’URGENCE. »</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://francoisegrolet.hautetfort.com/archive/2012/10/25/nancy-quand-la-tente-se-transforme-en-campement-de-refugies.html" />
        <id>tag:francoisegrolet.hautetfort.com,2012-10-24:4877174</id>
        <updated>2012-10-24T20:50:00+02:00</updated>
        <published>2012-10-24T20:50:00+02:00</published>
        <summary>    L'ARS (Accueil et Réinsertion Sociale) de Nancy est submergé de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3808740&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://francoisegrolet.hautetfort.com/media/00/00/32899939.2.jpg&quot; alt=&quot;ars,nancy,demandeurs d'asile,réfugiés,société,clandestins,ars,front national,justice sociale,corruption, trafic d’influence, btp, ville de metz, se constituer, partie civile, non à la dépénalisation, légalisation, du cannabis, député européen, oui la france, umps, françoise grolet, fermeture du p6, législatives, france, lorraine, moselle, metz, centre pompidou-metz, premier part, ouvrier de france, mère de famille, femme, candidate, au service des français, conseil régional, fn, social, wall street journal, angoisse, travailleurs, haut fourneau lorrain, arcelor-mittal, groupe sidérurgie, présidentielle, meeting, de marine le pen, foire expo, augmentation, délinquance, cambriolages à la hausse, energie, emile huchet, hornaing, lucy, gardanne &quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L'ARS (Accueil et Réinsertion Sociale) de Nancy est submergé de demandeurs d'asile depuis la fermeture de l'Accueil de la rue de Stoxey à Metz. Malgré la réouverture du bureau de Metz-Bellecroix, les clandestins continuent d'affluer en plein centre-ville, à deux pas de la place Stanislas. Il n'y a maintenant plus aucune place d'hébergement d'urgence, avec 720 demandeurs hébergés à Nancy, et 1.200 à 1.500 à Metz (dans des hôtels&amp;nbsp;!). &quot;Plus on héberge, plus on crée de la demande&quot;, reconnaît le directeur de l'Accueil nancéien, qui conclut avec humour&amp;nbsp;: &quot;l'hiver sera chaud&quot;. En raison de l'encombrement des capacités d'hébergement d'urgence, l'hiver ne sera en tous cas pas chaud pour les SDF de chez nous, pour les pauvres parmi les Français, qui bénéficient moins de la solidarité nationale que les étrangers. Besoin de justice dans notre société&amp;nbsp;? Rejoignez le Front National&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Françoise GROLET,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Conseiller régional de Lorraine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Source documentaire&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2012/10/24/campement-au-coeur-de-nancy&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2012/10/24/campement-au-coeur-de-nancy&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>PP</name>
            <uri>http://plunkett.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Le chrétien et l'argent : l'appel des évêques suisses</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://plunkett.hautetfort.com/archive/2012/07/31/le-chretien-et-l-argent-mise-au-point-des-eveques-suisses.html" />
        <id>tag:plunkett.hautetfort.com,2012-07-31:4794729</id>
        <updated>2012-07-31T15:49:00+02:00</updated>
        <published>2012-07-31T15:49:00+02:00</published>
        <summary>     Message de Mgr Markus Büchel au nom des évêques du pays :  &quot;quel rapport...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://plunkett.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Message de Mgr Markus Büchel au nom des évêques du pays : &lt;em&gt;&quot;quel rapport responsable avec l'argent ? »&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-3688836&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/00/01/2244689177.png&quot; alt=&quot;sbk_logo_sbk.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Je peux retirer au bancomat l'argent que j'ai mis de côté. Et je compte sur le fait que l'argent est à disposition lorsque j'en ai besoin. Je peux ainsi payer mes factures, mes achats, mon billet de train en francs et en centimes. L'argent permet à notre société d'acheter des biens qui couvrent nos besoins fondamentaux. Mais l'argent est également nécessaire pour la formation, la culture et un certain confort. L'argent remplit une fonction essentielle dans la vie de tous les jours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Par contre, les nouvelles des derniers mois et dernières années me préoccupent beaucoup. Se peut-il que bientôt notre système financier ne fonctionne plus de façon évidente? J'entends parler de crise financière, de crise des devises, de crise de l'économie mondiale. Des experts internationaux ne peuvent plus exclure &lt;strong&gt;que même l'ensemble de notre système financier puisse s'écrouler&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nous serions donc confrontés avec &lt;strong&gt;un monde financier international sur lequel aucun homme, aucune banque et aucun gouvernement n'auraient contrôle. Au contraire: il semble que ce soient les marchés financiers internationaux qui nous contrôlent solidement&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Que s'est-il passé? Et que se passera-t-il si la crise atteint ma région? Nos institutions sociales ou ma caisse de pension sont-ils en danger? &lt;strong&gt;Ma confiance en notre système financier et économique est entamée&lt;/strong&gt;. Et ce type de préoccupation est partagé par beaucoup de personnes, en Europe et partout dans le monde. La confiance en la politique, les banques et les autres institutions financières est en train de décliner.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La confiance est essentielle dans le domaine de la finance. Le système financier et l'économie ne peuvent pas fonctionner sans la confiance. La confiance constitue la base de toute forme de relation entre les personnes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En tant qu'homme d'Eglise, je le sais: la confiance est rapidement détruite et se reconstruit péniblement. La confiance doit être érigée sur des bases solides. &lt;strong&gt;Si je confie de l'argent à quelqu'un, j'attends de lui qu'il l'utilise en étant conscient de ses responsabilités&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Quel rapport avec l'argent est-il considéré comme responsable et correct, d'un point de vue chrétien?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L'argent permet d'effectuer des transactions économiques. Une marchandise ne peut être produite ou achetée que s'il y a de l'argent à disposition. &lt;strong&gt;D'un point de vue chrétien, il est fondamental de savoir pour quelle activité commerciale un capital est investi&lt;/strong&gt;. Cette entreprise favorise-t-elle des &lt;strong&gt;conditions de production équitables&lt;/strong&gt; ? Veille-t-elle au &lt;strong&gt;respect des ressources naturelles &lt;/strong&gt;? Respecte-t-elle les &lt;strong&gt;droits humains&lt;/strong&gt;, la dignité de celui qui travaille? Ce sont des questions que, nous-mêmes en tant qu'Eglise, nous devons nous poser. Dans ce sens, &lt;strong&gt;toutes celles et tous ceux qui placent leur argent portent une part de responsabilité&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'argent n'est pas fait pour se multiplier lui-même&lt;/strong&gt;. L'argent n'est pas une fin en soi.&lt;strong&gt; Si le monde de la finance se rend indépendant, alors la finance elle-même perd son sens&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qui investit et gagne, mais provoque ainsi le malheur d'autres personnes agit de façon irresponsable&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je me suis entretenu récemment avec des experts en questions financières. Ils ont confirmé mon impression de non-spécialiste de l'économie. Les marchés financiers internationaux évoluent constam&lt;strong&gt;ment vers un système interne, qui est détaché des besoins de l'économie réelle et n'est presque plus sous contrôle&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nous devons trouver &lt;strong&gt;d'urgence&lt;/strong&gt; des moyens et des chemins en vue de réajuster ce dangereux déséquilibre. Au vu de l'expérience de ces dernières années, &lt;strong&gt;il serait irresponsable de tout laisser comme cela se passe aujourd'hui&lt;/strong&gt;. C'est pourquoi je souhaite que toutes les politiciennes et tous les politiciens, ainsi que toutes les personnes qui portent une responsabilité dans le monde de la finance, s'engagent en vue d'opérer &lt;strong&gt;les changements nécessaires&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ne pas investir son argent dans des opérations commerciales à risque trop élevé constitue une attitude pleinement responsable. Des institutions financières internationales ont commencé depuis déjà bien longtemps à réunir les domaines à risque et à les revendre. Mais le risque demeure et un jour quelqu'un devra de toute façon en payer le prix fort. Souvenons-nous de &lt;strong&gt;la crise immobilière aux Etats-Unis&lt;/strong&gt;, qui a rapidement dégénéré en une crise banquière dans le monde entier. Il s'est exactement passé ceci: &lt;strong&gt;les risques ont été groupés, camouflés, dissimulés, puis vendus plus loin. Jusqu'à ce que la bulle éclate&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il est tout à fait compréhensible de vouloir gagner de l'argent de différentes manières. L'argent permet d'acquérir un certain confort, mais avec des limites. Une des limites est de &lt;strong&gt;ne pas chercher une prospérité démesurée&lt;/strong&gt;. Il ne faudrait pas succomber à la tentation de vivre au-dessus de ses moyens. Celui qui le fait peut tomber dans la spirale funeste de l'endettement. Cela se passe actuellement chez des privés mais également dans des Etats entiers. Les intérêts doivent bien être payés une fois. L'individu porte sa responsabilité dans son comportement avec l'argent. Il est de même pour celui qui confie son argent. C'est pourquoi les banques ne font pas de cadeaux au client qui a obtenu un crédit et qui ne peut plus faire face à un taux d'intérêt croissant. Pouvoir posséder &lt;em&gt;&lt;strong&gt;suffisamment&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est &lt;strong&gt;un art, que nous devons apprendre à exercer à nouveau&lt;/strong&gt; dans nos pays riches et industrialisés. Celui qui possède cet art découvrira d'autres richesses.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Beaucoup de personnes n'ont jamais besoin de réfléchir à leur rapport avec l'argent car elles n'en possèdent point et ne peuvent que rêver d'un certain standard de vie. Ainsi, &lt;strong&gt;un rapport chrétien avec l'argent signifie s'engager pour une juste répartition des moyens financiers&lt;/strong&gt;. Ce qui nécessite une &lt;strong&gt;action politique&lt;/strong&gt;, un &lt;strong&gt;engagement caritatif&lt;/strong&gt; dans nos régions et une meilleure collaboration dans &lt;strong&gt;l'entraide&lt;/strong&gt; et le développement. &lt;strong&gt;Nous ne devons pas rester sur la réserve dans l'engagement pour les nécessiteux&lt;/strong&gt;, pour les personnes sans perspectives d'avenir, pour les sans-emploi, pour ceux qui se trouvent dans les marges de la société. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En même temps, &lt;strong&gt;les salaires des personnes les plus haut placées augmentent bien plus que la moyenne et le nombre de millionnaires a même fortement augmenté durant ces années de crise&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Saint Basile, qui était évêque dans l'ancienne métropole économique de Césarée au IVe siècle, avait déjà interpellé les riches avec ces expressions orientales de son époque: &lt;em&gt;&quot;Le pain qui demeure inutile chez vous, c’est le pain de celui qui a faim; la tunique suspendue dans votre garde-robe, c’est la tunique de celui qui est nu; l’argent que vous tenez enfoui, c’est l’argent du pauvre; les témoignages d'amour que vous n'accomplissez pas, sont autant d'inégalités que vous commettez.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ces phrases prononcées par l'évêque Basile sont toujours actuelles. Et ceci est encore plus valable pour nous aujourd'hui:&lt;strong&gt; l'argent est au service de l'homme&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;non pas l'homme un esclave de l'argent&lt;/strong&gt;. Le 1er août [fête nationale suisse] est peut-être un jour idéal pour donner un tel sens à notre comportement face à l'argent, et mettre ainsi en place un fondement solide en vue d'une nouvelle forme de confiance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dans notre pays, notre confiance ne se porte pas seulement sur le travail des hommes. Nous devons également porter notre regard vers le futur avec un sentiment de profonde confiance en Dieu. C'est dans ce sens que je vous souhaite à toutes et à tous, avec confiance, une joyeuse fête du 1er août.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: center;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Fribourg / St-Gall, juillet 2012&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: center;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Mgr Markus Büchel &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: center;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;par mandat de la Conférence des évêques suisses&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: center;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3688834&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/02/02/2621819919.jpg&quot; alt=&quot;1.-august-botschaft-2012_lineview.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.98cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%; text-align: center;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>Pour qui voter ? Le point de vue de Pierre Le Vigan...</title>
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        <updated>2012-05-06T11:28:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-06T11:28:00+02:00</published>
        <summary>    Pierre Le Vigan , essayiste et collaborateur habituel de la revue...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt;, essayiste et collaborateur habituel de la revue &lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/index.php&quot;&gt;&lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;,&amp;nbsp;donne à&amp;nbsp;&lt;em&gt;Métapo infos&lt;/em&gt; son choix pour le deuxième tour de l'élection présidentielle...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;374&quot; height=&quot;267&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/museBdAsnzk&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Fodio</name>
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        <title>Infernale cinécratie sociale</title>
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        <updated>2012-03-01T05:23:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-01T05:23:00+01:00</published>
        <summary>   Dans son dernier documoqueur en 2009, Michael Moore pose, ou fait semblant...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Dans son dernier documoqueur en 2009, Michael Moore pose, ou fait semblant de poser la question, de savoir si le capitalisme est un péché et par là-même si Jésus était un capitaliste. Sa conclusion est sans appel, en bon catholique il répond qu’on ne peut être chrétien et capitaliste parce qu’on ne peut aimer à la fois son prochain et son argent. Rendons à césar ce qui appartient à César…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;En bon catholique&amp;nbsp;? Moore ne semble pas avoir lu le dernier livre du Nouveau Testament, l’Apocalypse de Jean dans lequel il est explicitement fait allusion à l’aspect satanique du cinéma (&lt;em&gt;13:15 Et il lui fut donné d'animer l'image de la bête, afin que l'image de la bête parlât, et qu'elle fît que tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête fussent tués.&lt;/em&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt; Il peut sembler étrange au profane qu’un chrétien s’en prenne à un autre chrétien. C’est qu’il n’y a pas de demi-vérité, ça reviendrait à adorer des demi-dieux. Ce que Moore révèle dans ses films, c’est l’injustice sociale, par où il lui semble lutter pour une justice sociale, alors que c’est toute la société que Jésus condamne, (pas de royaume de dieu sur la terre, celui qui veut gagner sa vie la perdra) et en sauvant un voleur et assassin sur la croix (un antisocial pour le moins). Moore pourrait aussi lire dans l’épitre de Jude, ceci&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;1:17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d'avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus-Christ.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;1:18 Ils vous disaient qu'au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Et un peu plus loin,&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;1:22 Reprenez les uns, ceux qui contestent;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;1:23 sauvez-en d'autres en les arrachant du feu; et pour d'autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte […].&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Au lieu de se faire mousser au festival de Cannes, le dodu Moore (dont le corps reflète l’âme croyant peser sur le plateau de la balance de Saint Michel, l’archange du Jugement) ferait donc bien de se méfier des brûlots qu’il répand (et vend&amp;nbsp;!) au nom du Christ sous l’oriflamme de Satan.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Je crains un peu pour lui, ainsi va ma pitié.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;Allez, qu’on envoie l’apocalypse et qu’on ne parle plus de chrétiens cinéastes-sociaux, putains de moines&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La crise n'est pas finie...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/archive/2011/08/11/la-crise-n-est-pas-finie.html" />
        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2011-08-11:3739109</id>
        <updated>2011-08-11T15:40:28+02:00</updated>
        <published>2011-08-11T15:40:28+02:00</published>
        <summary>  La nouvelle crise financière qui est en train de dérouler ses effets sur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;La nouvelle crise financière qui est en train de dérouler ses effets sur les pays occidentaux en plein mois d'août n’est pas exactement une surprise, et feindre l’étonnement devant les récents événements et l’effondrement d’une part du système financier états-unien et européen&amp;nbsp;serait faire preuve de cynisme ou de naïveté de la part des analystes et des hommes d'affaires qui ont tant participé à ce «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;système de crise&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», voire à ce que l'on pourrait nommer de façon plus simple «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;le Système&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», fait de &lt;strong&gt;globalisation&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;technophilie&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;société de consommation&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;De &lt;strong&gt;multiples avertissements&lt;/strong&gt;, ces dernières années mais aussi bien avant 2007 et la crise des «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;subprimes&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», ont été lancés dans une indifférence presque totale, et je n’ai pas été le dernier à évoquer &lt;strong&gt;la possibilité d’une crise qui ne soit pas que conjoncturelle mais aussi structurelle&lt;/strong&gt;, même si je ne savais pas quelles formes exactes elle allait prendre, ni quand elle allait survenir en tant que telle : désormais, il est possible de prendre 2007 ou/et 2008 comme point de départ. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;A force de jouer les éternels Cassandre, rôle ingrat et nécessaire mais qui ne ferme pas forcément la porte à l’espérance, une certaine fatigue teintée d’amertume peut parfois m’envahir&amp;nbsp;: le danger serait de se réfugier dans une sorte de retraite méprisante et désabusée, impolitique et donc totalement négative. Or, &lt;strong&gt;faire de la politique, c’est refuser le fatalisme&lt;/strong&gt; et chercher les voies institutionnelles d’une «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;sortie de crise&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», qu’elle qu’en soit le domaine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Dans le cas spécifique et au regard de son histoire et de sa culture politique, il me semble indéniable que &lt;strong&gt;l’Etat a un rôle à jouer dans l’économie, non pour la diriger mais pour lui éviter de défaire ce qui doit être préservé&lt;/strong&gt;, que cela soit l’environnement ou de justes rapports dans la société&amp;nbsp;: le comte de Paris disait jadis que «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la mission du Pouvoir est de rendre les gens heureux&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» et, au-delà d’une formulation qu’il faut, à mon avis, préciser, cela fait sens. J’avoue que, pendant longtemps, une stricte lecture maurrassienne me faisait rechigner à user du terme «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;bonheur&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» considéré comme trop moral ou trop vague pour être vraiment autre chose qu’une nuée, une abstraction saint-justinienne qui avait fait tant de mal dans l’Histoire, en particulier durant la Terreur ou au temps de l’Union soviétique… Mais, en fait, lorsque le comte de Paris écrit la formule évoquée, il ne s’agit pas pour lui de parler d’un «&amp;nbsp;mythe&amp;nbsp;» ou d’user d’une facilité de langage démagogique, mais de rappeler que &lt;strong&gt;l’Etat a pour devoir d’assurer le bien-être de ses citoyens ou, du moins, de le préserver du pire&lt;/strong&gt;, de la défaite ou de la misère, de la toute-puissance des forces économiques et des injustices sociales qui résultent d’une application trop stricte de la «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;liberté économique&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», celle du «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;renard libre dans le poulailler libre&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;» qui oublie les règles de l’équilibre de toute société. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;L’Etat français, aujourd’hui encore et malgré la République, est conscient de cette tâche qui lui revient, non seulement de droit mais de devoir et de légitimité, et le président Nicolas Sarkozy, dans son discours de Toulon de 2008, rédigé par le gaulliste social Henri Guaino, avait alors pris le contrepied de ce qu’il avait dit quelques semaines auparavant, au risque même de contredire la lettre et l’esprit du traité de Lisbonne dont il se veut le «&amp;nbsp;père&amp;nbsp;» (de façon un peu exagérée, d’ailleurs) et qui est de stricte orthodoxie libérale… &lt;strong&gt;Son actuelle et indéniable activité politique face à la crise de la zone euro et sa proximité avec la chancelière allemande &lt;/strong&gt;(proximité qui peut, sur certains points, être fort critiquable) &lt;strong&gt;montrent que deux Etats actifs et volontaires sont plus efficaces et plus engagés que les institutions officielles de la Commission mais aussi de la BCE&lt;/strong&gt;, sans même parler du Parlement européen qui poursuit tranquillement ses vacances...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Il est d’ailleurs significatif que les propos récurrents de M. Guaino expliquant qu’il ne fallait pas hésiter, en cas de besoin, à passer par-dessus les critères de Maëstricht&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;(propos qui, jadis, firent scandale !) forment désormais la réalité concrète de la politique des deux grandes puissances de la zone euro. Pied de nez au libéralisme, d'une certaine façon&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Avoir eu raison trop tôt (mais je n’étais pas le seul, évidemment, à prévenir des risques d’un libéralisme sans garde-fou ni freins) ne me console pas vraiment, parce que, lorsque ce qui est annoncé arrive, c’est encore Cassandre qui est accusée d’avoir attiré le malheur sur la cité et que les retournements de veste, bruyants à défaut d’être complètement sincères, couvrent les paroles des justes augures. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Depuis plus de trois ans qu'elle est apparue visible, la crise n’est pas finie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;, et &lt;strong&gt;elle n’est, en fait et au-delà des péripéties multiples et quotidiennes, qu’une transition, un vaste transfert de richesses des classes moyennes du Nord vers celles, émergentes, de Chine et d’Inde, mais aussi, comme le montrent les déclarations des hauts responsables chinois &lt;/strong&gt;(qui se payent le luxe de tancer les Etats-Unis et l’Union européenne pour leurs déficits…)&lt;strong&gt;, un transfert de direction politique et économique des Etats occidentaux &lt;/strong&gt;(désarmés et de plus en plus dépendants des oligarchies financières)&lt;strong&gt; aux Etats du «&amp;nbsp;Sud conquérant&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;, entre autres, comme je l’ai déjà dit maintes fois, sur ce blogue comme dans des discussions avec mes élèves ou mes collègues&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;le rôle de Cassandre, aujourd’hui, s’achève, et doit laisser la place aux actions concrètes des Politiques&lt;/strong&gt;, à ceux à qui il revient de forger les boucliers mais aussi les épées de demain, à ceux qui doivent, l’espérance au cœur, agir pour les générations qui s’annoncent et celles qui sont encore lointaines. Dans son histoire, notre pays a traversé de multiples épreuves, il survivra à cette crise, sans doute, et cela &lt;strong&gt;même si l'euro monnaie unique disparaît&lt;/strong&gt;, ce qui n’est pas tout à fait impossible&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;: mais, le «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;mettre&amp;nbsp;en Monarchie&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» aurait comme vertu d’inscrire &lt;strong&gt;le long terme dans l’Etat&lt;/strong&gt;, élément nécessaire de tout amortissement et de toute résolution de crise et &lt;strong&gt;condition de la justice sociale, garantie par la loi nationale&lt;/strong&gt; plus sûrement que par les règles d’une Union européenne, aujourd’hui percluse de libéralisme comme d’autres le sont de rhumatismes…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>De l'argent pour le sport, mais pas assez contre la pauvreté : le monde à l'envers...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/archive/2011/08/04/de-l-argent-pour-le-sport-mais-pas-assez-contre-la-pauvrete.html" />
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        <updated>2011-08-04T12:28:39+02:00</updated>
        <published>2011-08-04T12:28:39+02:00</published>
        <summary>  Le sport est depuis longtemps devenu une affaire de gros sous, mais le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Le sport est depuis longtemps devenu une affaire de gros sous, mais le spectacle est assuré, nous dit-on... Cela étant, j'avoue mon indignation devant certaines nouvelles sur les transferts et les salaires des sportifs, en particulier dans le ballon rond : ainsi, lorsque je lis que le Paris Saint-Germain a «&amp;nbsp;acheté&amp;nbsp;» un joueur pour 43 millions d'euros, je ne peux m'empêcher d'avoir un haut-le-cœur ! Mon côté trop sensible, sans doute...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Au moment où la pauvreté touche, de manière fort diverse d'ailleurs, &lt;strong&gt;plus de 8 millions de nos concitoyens&lt;/strong&gt;, où le salaire des fonctionnaires (enseignants, policiers, etc.) sont gelés tandis que la précarité de l'emploi s'aggrave, &lt;strong&gt;il est choquant de voir dépenser de telles fortunes pour «&amp;nbsp;l'achat&amp;nbsp;» d'un sportif ou son entretien&lt;/strong&gt; : bien sûr, toute peine mérite salaire et je ne méconnais pas les qualités physiques des joueurs de balle-au-pied ni le spectacle qu'ils peuvent offrir lors de certaines rencontres sportives, mais il est bon de «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;savoir raison garder&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», et je prône, dans ce domaine des salaires et des échanges, une «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;mesure&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» qui, visiblement, est oubliée par les financiers et les clubs... L'arrivée du Qatar, puissance pétrolière du Golfe, à la direction du PSG et les sommes faramineuses que le nouveau propriétaire du club a déboursé pour acquérir de nouveaux joueurs ne sont pas un bon signal pour le sport ni pour la société. J'entendais à la radio que le prix de ce joueur acheté il y a quelques jours était supérieur à l'aide que notre pays avait engagée pour lutter contre la famine en Somalie tandis que le Qatar n'était pas plus motivé que cela pour venir en aide aux populations déshéritées de la Corne de l'Afrique : question de priorités, semble-t-il...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;L'économie sauvage&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», dit-on aussi... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Quand les plus riches oublient les plus pauvres et que les inégalités deviennent démesure et injustices, il apparaît urgent que &lt;strong&gt;le politique reprenne l'initiative pour remettre les choses à l'endroit&lt;/strong&gt; : il ne suffira pas, effectivement, de se plaindre des excès du «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;sport-business&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», comme on l’appelle en langage globalisé, il faudra bien que l'Etat rappelle quelques règles et, pourquoi pas, se décide à récupérer une part des sommes dépensées pour l'achat ou le transfert de sportifs de haut niveau et cela pour &lt;strong&gt;engager des projets publics susceptibles de profiter au plus grand nombre&lt;/strong&gt; (rénovation des structures sportives scolaires, par exemple) par la mise en place d'une taxe sur ces opérations plus financières que sportives. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Certains verront dans mes propos &lt;strong&gt;un «&amp;nbsp;populisme insupportable&amp;nbsp;» ou une atteinte au libre-échange&lt;/strong&gt;, bien sûr : mais non ! Il s'agit juste d'une &lt;strong&gt;volonté de justice sociale et de lutte contre la démesure&lt;/strong&gt; quand celle-ci devient scandaleuse au regard des souffrances des plus pauvres. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;Oui, je revendique un &lt;strong&gt;royalisme social&lt;/strong&gt;, en attendant &lt;strong&gt;une Monarchie sociale à la tête de l'Etat en France&lt;/strong&gt;. Car, pour contrer «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;l'économie sauvage&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» et remettre les échanges commerciaux et financiers au service des hommes, il faut &lt;strong&gt;un état d'esprit fondé sur l'humilité et le service des siens et des autres&lt;/strong&gt;, et &lt;strong&gt;un Etat assez fort pour résister aux charmes de l'Argent et aux injustices sociales &lt;/strong&gt;engendrées par la recherche folle d'un profit débridé...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 18.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Marine Le Pen : la droite ou le peuple ?...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2011/03/02/marine-le-pen-la-droite-ou-le-peuple.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2011-03-04:3126792</id>
        <updated>2011-03-04T10:34:00+01:00</updated>
        <published>2011-03-04T10:34:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous l'entretien donné à   Flash&amp;nbsp;Magazine...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous l'entretien donné à &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flashmagazine.fr/abonnement/&quot;&gt;Flash&amp;nbsp;Magazine&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;(n°58)&amp;nbsp;par &lt;strong&gt;Alain de Benoist &lt;/strong&gt;à l'occasion de l'arrivée de &lt;strong&gt;Marine Le Pen &lt;/strong&gt;à la présidence du Front National...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2918759&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/02/409725950.jpg&quot; alt=&quot;Peuple-et-politiciens1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div class=&quot;cTexte&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Questions à Alain de Benoist à propos de l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du Front National&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;cTexte&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;cTexte&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment avez-vous jugé la campagne des deux prétendants à la succession ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Elle était complètement inutile. A la question de savoir qui avait la carrure nécessaire pour diriger un parti politique, en l’occurrence le Front national, la réponse s’imposait d’elle-même. On me dit que Bruno Gollnisch est un gentil garçon qui a de grandes qualités humaines, ce dont je ne doute pas. S’il avait les qualités d’un chef, cela se saurait depuis longtemps. Marine Le Pen possède apparemment cette carrure – ce qui ne garantit d’ailleurs pas qu’elle en usera à bon escient. Gollnisch m’a surtout paru désireux de témoigner, tandis que Marine a posé d’emblée qu’elle a l’intention de faire du FN un outil pour s’emparer du pouvoir. Quand on veut simplement témoigner, réunir des « anciens » ou se borner à n’être qu’un mouvement protestataire, il vaut mieux s’abstenir de faire de la politique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais ce qui m’a le plus frappé dans cette « campagne », c’est l’abjection de certaines critiques dirigées contre Marine Le Pen dans la presse d’extrême droite. Brutales ou hypocritement voilées, elles révélaient la bassesse d’esprit de leurs auteurs, maniaques obsessionnels, grenouilles de bénitiers ou paléo-nostalgiques de toutes les guerres perdues. Elles confirmaient aussi qu’à droite, les débats d’idées se ramènent généralement à des querelles de personnes, ou bien alors à des considérations « métaphysiques » détachées de tout contexte socio-historique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le discours de Bruno Gollnisch était plutôt tourné vers le passé, et celui de Marine Le Pen vers l’avenir. La nouvelle présidente du Front national a principalement axé le sien sur l’Etat, la nation, la laïcité et le social. Peut-on parler de révolution culturelle ?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je vois dans le discours de Marine Le Pen au moins trois inflexions nouvelles : sa critique accentuée du libéralisme économique et du pouvoir de l’argent, sa critique très jacobine du « communautarisme », et enfin une critique de l’« islamisation » qui me paraît se substituer de plus en plus à la critique de l’immigration. J’approuve la première, je désapprouve les deux autres. Il est possible de dénoncer les pathologies sociales issues de l’immigration sans s’en prendre aux immigrés qui, à certains égards, en sont aussi les victimes. Il est en revanche impossible de critiquer l’« islamisation » sans stigmatiser les musulmans. C’est en outre ouvrir la porte aux alliances contre-nature que l’on voit se multiplier actuellement, avec comme conséquence que la droite et l’extrême droite islamophobes sont en train devenir en Europe une pièce du dispositif israélien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Carl Schmitt disait dès les années 1930 que « l’ère de l’Etat est sur son déclin ». Tout ce qui se passe aujourd’hui dans le monde en est la confirmation. Dans ces conditions, l’appel à l’« Etat fort » me semble relever de l’incantation. Croire que l’on fera disparaître par décret des communautés dont l’existence crève les yeux ne me paraît pas plus raisonnable. Je crois pour ma part que la société doit se construire à partir du bas, selon le principe de subsidiarité, et qu’une communauté nationale ne se construit pas sur la ruine des communautés particulières. Quant à la laïcité, je la conçois comme le moyen de reconnaître toutes les croyances, y compris dans leur dimension publique, pas comme un prétexte pour les faire disparaître de la vue en les rabattant sur le for privé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’orientation très sociale développée par Marine Le Pen fait du Front national un cas à part par rapport à la plupart des mouvements populistes européens, qui sont à la fois anti-immigration et très favorables au libéralisme économique. Qu’en pensez-vous ?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J’en pense du bien. Mais dans ce domaine, le FN revient de loin. Rappelez-vous l’époque où Jean-Marie Le Pen se présentait comme le « Reagan français » ! Même en 2007, le programme du Front était encore bien libéral. A date récente, d’ailleurs, le FN a brillé par son absence dans toutes les luttes sociales, qu’il s’agisse de la lutte des « Contis » ou des manifestations contre le nouveau régime des retraites. C’est dire que, pour entamer un nouveau cours – et subsidiairement démontrer aux électeurs de gauche qu’il a plus de vrai socialisme au Front national qu’au PS ou au PC – il reste beaucoup à faire. En la matière, il ne suffit pas de défendre les « petits » contre les « gros » ou de dénoncer de façon démagogique le « capitalisme mondialisé ». Il faut encore démonter la logique du profit et les mécanismes d’accumulation du capital, contester les valeurs marchandes et la conception commerciale de la vie, s’opposer à l’utilitarisme et à l’axiomatique de l’intérêt, et surtout démasquer les rapports de classes tels qu’ils existent dans notre pays. Frontistes, encore un effort !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelle sera selon vous la tactique du FN dans les années et les mois à venir ?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce n’est évidemment pas à moi (qui n’ai jamais de ma vie voté pour le Front national) de le dire. En tant qu’observateur extérieur, j’estime en revanche que, dans la mesure où le FN entend changer véritablement, il va devoir choisir entre deux voies possibles. Soit être un parti de droite « respectable », appelé à terme à passer des accords politiques, voire des accords de gouvernement, avec la famille politique correspondant aujourd’hui à l’UMP ; soit se poser véritablement comme le parti du peuple, en devenant le porte-parole des classes populaires, qui font aujourd’hui les frais de la crise, et des classes moyennes menacées de déclassement et de paupérisation. Ce choix détermine des stratégies totalement différentes, mais implique aussi à bien des égards des orientations opposées. Dans l’un et l’autre cas, d’ailleurs, je pense que le FN aurait tout intérêt à changer de nom.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour l’instant, on a peu entendu Marine Le Pen sur la politique étrangère. Néanmoins, des jalons ont été posés : son entretien au quotidien israélien Haaretz et sa volonté, si elle parvenait à l’Elysée, de resserrer les liens avec la Russie (pour renforcer la politique de la France) et l’Afrique noire (pour lutter à la racine contre l’immigration). Un bon début ?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Disons un début. Ses déclarations sur la Tunisie ont été plutôt décevantes. Toute la question est de savoir si Marine Le Pen se situe dans l’optique du « choc des civilisations » ou si elle entend contester frontalement un Nouvel Ordre mondial qui utilise (et encourage) l’éventualité de ce « choc » pour renforcer la puissance dominante des Etats-Unis et de ses alliés. Le vrai clivage est là.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alain de Benoist &lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;Flash Magazine&lt;/em&gt;, jeudi 27 janvier 2011)&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>M. Trichet, l'oligarque contre les salariés.</title>
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        <updated>2011-02-21T14:55:09+01:00</updated>
        <published>2011-02-21T14:55:09+01:00</published>
        <summary>  Les salaires des fonctionnaires français sont actuellement gelés, au moins...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Les salaires des fonctionnaires français sont actuellement gelés, au moins pour cette année, et ceux des fonctionnaires espagnols ou portugais réduits de 5 %, tandis que ceux des Irlandais le sont de 14 % en moyenne et ceux des Roumains, membres de l’Union européenne mais pas encore de la zone euro, de… 25 %&amp;nbsp;! Le Marché unique européen et l’euro qui devaient nous protéger de toute crise n’ont visiblement pas rempli leur rôle et les économies apparaissent parfois tout aussi défaites que les politiques sociales elles-mêmes. Bien sûr, «&amp;nbsp;on&amp;nbsp;» nous assure que cela serait pire s’il n’y avait pas l’euro ou l’Union, et «&amp;nbsp;on&amp;nbsp;» agite l’épouvantail de la déchéance et de la misère pour les pays de la zone euro qui souhaiteraient s’en extraire, ne serait-ce que pour un temps… Comme si les classes sociales les plus défavorisées mais aussi les classes moyennes n’étaient pas déjà en cours d’appauvrissement généralisé et en voie de désespérance sociale certaine&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais les oligarques qui dirigent l’Union européenne du haut de leur suffisance et de leur «&amp;nbsp;expertise&amp;nbsp;», ceux-là mêmes qui ont tant de peine (et si peu de volonté&amp;nbsp;?) à limiter les excès de la Grande Finance, de cette «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;fortune anonyme et vagabonde&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» qui impose sa loi de la jungle aux Etats et aux peuples, n’ont cure des «&amp;nbsp;petites gens&amp;nbsp;», des classes populaires ni même des classes moyennes, et poursuivent leur logique impitoyable au nom des principes d’une Liberté économique devenue tyrannique. Ainsi, après &lt;strong&gt;la volonté de relever l’âge légal de la retraite à 67 ans&lt;/strong&gt; émise par le gouvernement allemand «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;pour sauver&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;l’euro&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», voici l’annonce de la politique salariale désormais assumée par les instances européennes, annonce résumée par les déclarations de dimanche (20 février 2011) sur Europe1 faites par &lt;strong&gt;Jean-Claude Trichet&lt;/strong&gt;, le &lt;strong&gt;président de la Banque Centrale européenne&lt;/strong&gt; et qui explique doctement et cyniquement &lt;strong&gt;qu’augmenter les salaires serait «&amp;nbsp;la dernière bêtise à faire&amp;nbsp;» en Europe&lt;/strong&gt; car elle nuirait, dit-il, à la réduction du chômage&amp;nbsp;! Comme si ce dernier n’était pas déjà en train d’exploser sous l’effet de la mondialisation plus encore que de la crise qui n’en est qu’un des aspects ou, plutôt, un des moyens&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Ainsi, au moment où l’on apprend que &lt;strong&gt;le quart de la population active française gagne moins de 750 euros par mois&lt;/strong&gt; (environ 25 euros par jour…) et que les grands patrons, eux, voient leurs revenus reprendre leur irrésistible marche en avant tandis que les traders se partagent des milliards d’euros pour avoir joué et spéculé au casino boursier (comme avant la crise de la fin des années 2000), M. Trichet, banquier eurocratique et membre de l’oligarchie régnante, en rajoute dans le mépris et l’injustice sociale, mais aussi «&amp;nbsp;l’injustesse&amp;nbsp;» économique&amp;nbsp;: car son raisonnement s’inscrit dans une logique qui, pourtant, pourrait être remise en cause, ne serait-ce que si l’on appliquait la formule jadis mise en avant par le pape Jean-Paul II&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;l’économie doit être au service des hommes, et non l’inverse&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;», et si l’on repensait la nature même de notre société et de ses finalités. Moins de consommation individualiste, davantage de solidarités actives (ce qui passe aussi par la relocalisation de multiples activités aujourd’hui délocalisées dans des pays sans législation sociale ou environnementale digne de ce nom), davantage d’entraide entre familles, quartiers, régions, etc. Moins de quantité, mais priorité à la qualité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Ce n’est pas en tapant toujours sur les mêmes que l’on améliorera la situation économique, c’est en permettant de nouvelles relations sociales, en donnant à chacun les moyens de vivre dignement, et cela peut aussi passer par autre chose que de l’argent dans une société qui sortirait du cycle infernal du «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Consommer pour produire&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Mais, pour l’heure, &lt;strong&gt;il faut parer au plus pressé sans oublier de préparer la suite&lt;/strong&gt;, au-delà de notre société de consommation, de gaspillage et d’obsolescence organisée&amp;nbsp;! &lt;strong&gt;Le plus pressé c’est de redonner du travail à ceux qui en demandent pour pouvoir nourrir leur famille, et c’est de revaloriser, dans les secteurs où sont dégagés de grands profits, les salaires des ouvriers et des cadres&lt;/strong&gt; plutôt que de reverser encore de gros dividendes aux actionnaires ou aux traders et dirigeants comme on le voit faire actuellement au mépris de toute justice sociale et, même, de toute décence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Quant à M. Trichet, il est temps de faire sentir à cet oligarque (dont les revenus mériteraient peut-être une plus grande attention de la part des services fiscaux…) que le vent tourne et que &lt;strong&gt;les personnes qui travaillent&lt;/strong&gt;, qu’elles soient fonctionnaires, agriculteurs, ouvriers, cadres, chefs d’entreprise (particulièrement des PME), artisans, etc., &lt;strong&gt;en ont assez des oukases d’une caste financière trop fortunée qui a oublié tous ses devoirs sociaux&lt;/strong&gt;, devoirs dont le respect mettrait pourtant un peu d’huile dans une société aujourd’hui de plus en plus bloquée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Nos&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Saigneurs les oligarques&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», prenez garde&amp;nbsp;! Votre règne pourrait bien s’achever plus tôt que vous ne le pensez, car &lt;strong&gt;l’argent&lt;/strong&gt;, dont vous êtes si avare aux dépens des plus nécessiteux de nos sociétés mais aussi des classes moyennes, &lt;strong&gt;ne suffira sans doute pas, le jour venu, à calmer les colères populaires &lt;/strong&gt;dont on sait la potentielle violence, parfois aveugle d’ailleurs, mais &lt;strong&gt;qui ne seront pas forcément, loin de là, illégitimes&lt;/strong&gt;… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>guillaumeD</name>
            <uri>http://guillaumed.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Pour l'égalité des retraites entre le peuple et ses plus hauts représentants politiques? Amendement rejeté !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://guillaumed.hautetfort.com/archive/2010/10/17/amendement-rejete.html" />
        <id>tag:guillaumed.hautetfort.com,2010-10-18:2948581</id>
        <updated>2010-10-18T00:04:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-18T00:04:00+02:00</published>
        <summary> Des députés écolos ont proposé un amendement visant à  aligner les régimes...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://guillaumed.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Des députés écolos ont proposé un amendement visant à &lt;strong&gt;aligner les régimes des retraites des membres du gouvernements, des députés et des sénateurs sur le régime général. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cet amendement a été rejeté&lt;/strong&gt; par la majorité de l'Assemblée Nationale. C'est visible en haut à gauche de la page du site de l'Assemblée Nationale relatant cette proposition d'amendement:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.assemblee-nationale.fr/13/amendements/2770/277000249.asp&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les efforts actuellement demandés à l'ensemble des Français ne sont pas valables pour nos représentants politiques. Honteux. Il me semble nécessaire de chercher un moyen de faire payer ceux qui ont rejeté cet amendement. Moyen légal, cela va sans dire. &lt;strong&gt;Toute application de la loi&lt;/strong&gt;, ou modification de celle-ci,&lt;strong&gt; permettant de faire progresser la Justice est le meilleur moyen de renforcer les fondements de notre loi, de notre contrat mutuel pour mieux vivre ensemble.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Merci à &lt;a href=&quot;http://sylvietassinmodem44.over-blog.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sylvie Tassin&lt;/a&gt; de l'information.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Que faire de la crise ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/archive/2010/05/19/que-faire-de-la-crise.html" />
        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2010-05-19:2752565</id>
        <updated>2010-05-19T16:43:19+02:00</updated>
        <published>2010-05-19T16:43:19+02:00</published>
        <summary>  La crise de la zone euro et de la monnaie unique continue, avec de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;La crise de la zone euro et de la monnaie unique continue, avec de multiples rebondissements dignes d’un vrai polar… Aujourd’hui, à l’heure où j’écris cette note, les bourses européennes baissent fortement et la panique semble régner dans le petit monde des boursicoteurs, à moins que ce soit juste les plus faibles qui perdent leurs nerfs… En tout cas, la fameuse enveloppe de 750 milliards d’euros annoncée la semaine dernière n’a pas fait reculer la spéculation ni même les risques de faillite des Etats les plus fragiles et l’implosion de la zone euro&amp;nbsp;! Par contre, cela a permis de faire avaliser par les gouvernements européens des plans d’austérité dont les économistes redoutent qu’ils soient les tombeaux de la reprise économique&amp;nbsp;! Le serpent qui se mord la queue, en somme…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Cette crise est révélatrice, non de la chute du capitalisme, mais de &lt;b&gt;la perte de pouvoir des Etats occidentaux face aux prédateurs spéculateurs, face aux féodalités financières et boursières&lt;/b&gt;, et aussi du &lt;b&gt;transfert désormais de plus en plus rapide des richesses des pays anciennement industrialisés vers les nouvelles puissances dites «&amp;nbsp;émergentes&amp;nbsp;»&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: c’est aussi là-bas, en Chine entre autres, que sont les «&amp;nbsp;&lt;b&gt;gagnants de la crise&lt;/b&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Cette situation et ce processus nécessitent une véritable prise de conscience des Etats en Europe et une réorientation des politiques d’Etat mais aussi des comportements sociaux et sociétaux&amp;nbsp;: l’heure d’une &lt;b&gt;remise en cause effective de la logique consommationniste&lt;/b&gt; est, me semble-t-il, arrivée, et l’on peut légitimement regretter qu’il ait fallu un tel contexte pour revenir à une certaine &lt;b&gt;modération nécessaire dans la gestion des richesses de la planète&lt;/b&gt;, trop longtemps pillées à notre profit en attendant de l’être, demain, au profit des nouveaux maîtres du monde&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Mais cette crise doit aussi l’occasion de «&amp;nbsp;&lt;b&gt;repenser le politique&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» et, au-delà, &lt;b&gt;les conditions de l’équilibre social&lt;/b&gt; dans nos pays aujourd’hui éprouvés&amp;nbsp;: il ne serait pas normal, ni sain, que ce soient les seules populations laborieuses qui portent sur les épaules le fardeau d’une crise accélérée par la cupidité de quelques uns&amp;nbsp;! &lt;b&gt;La justice sociale doit être appliquée, pour ne pas ajouter à l’austérité l’iniquité&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: mais, en France, la République oligarchique (ploutocratique&amp;nbsp;?) le peut-elle vraiment&amp;nbsp;? Personnellement, au regard de son histoire et de ses mœurs, j’en doute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Question sociale, question politique.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/archive/2010/05/04/question-sociale-question-politique.html" />
        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2010-05-04:2730312</id>
        <updated>2010-05-04T00:37:39+02:00</updated>
        <published>2010-05-04T00:37:39+02:00</published>
        <summary>  La question sociale n’a pas disparu avec la société de consommation et la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;La question sociale n’a pas disparu avec la société de consommation et la prospérité indéniable des Trente Glorieuses comme certains l’espéraient, ni même avec la mondialisation présentée comme la panacée universelle, censée donner à tous les moyens de vivre dignement et «&amp;nbsp;selon ses besoins&amp;nbsp;». Bien sûr, dans le cas français, le niveau de vie des ouvriers tout comme leurs conditions de travail d’aujourd’hui n’ont plus rien à voir avec ceux du début du XXe siècle, et c’est tant mieux. Mais la question sociale ne s’est pas éteinte pour autant, et la globalisation (mot plus exact et explicite que celui de «&amp;nbsp;mondialisation&amp;nbsp;»), en rebattant les cartes de l’économie et des puissances, a entraîné, au sein même de notre société, des remises en cause douloureuses et des interrogations sur la nature des rapports sociaux, sur leur territorialisation ou sur leurs formes. &lt;b&gt;Globalisation&lt;/b&gt; &lt;b&gt;rime aujourd’hui, pour les travailleurs français, avec délocalisations&lt;/b&gt; tandis que l’Union européenne évoque, elle, le terme de libéralisation en insistant sur son caractère de nécessité absolue, sans prendre en compte les exigences de la justice sociale et du bien-être moral des populations laborieuses des pays d’Europe. Doit-on, même, évoquer l’actuelle crise de la zone euro dont les victimes expiatoires semblent être aujourd’hui les Grecs avant, demain peut-être, les Portugais ou les Espagnols&amp;nbsp;? Les banques, l’an dernier, ont eu droit à plus de sollicitude de la part de la Commission européenne et des gouvernements…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Ainsi, avec la crise et la sempiternelle épée de Damoclès du financement des retraites, la question sociale revient au cœur des problématiques françaises, comme le souligne l’hebdomadaire «&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» au fil de plusieurs numéros récents. Bien sûr, le «&amp;nbsp;&lt;b&gt;nouveau prolétariat&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» évoqué par ce journal n’est plus celui de 1900, mais, au-delà de ses difficultés présentes, sa nature reste la même&amp;nbsp;; c’est-à-dire &lt;b&gt;une masse de travailleurs interchangeables&lt;/b&gt; sans autre lien avec le Travail que celui que les détenteurs de l’Argent veulent et voudront bien lui allouer, à titre temporaire, pour en tirer des profits substantiels sans être obligés de les redistribuer à ceux qui en sont les producteurs «&amp;nbsp;de base&amp;nbsp;», mais plutôt et seulement aux actionnaires&amp;nbsp;ou aux cadres dirigeants, les uns se confondant parfois avec les autres : c’est d’ailleurs là un des éléments forts du «&amp;nbsp;&lt;b&gt;scandale social&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» qui voit d’immenses fortunes se bâtir sur de simples jeux boursiers et non plus sur la qualité du travail effectué en tant que telle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Le «&amp;nbsp;&lt;b&gt;nouveau prolétariat&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» comme l’ancien se caractérise par la «&amp;nbsp;&lt;b&gt;dépossession&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: aujourd’hui, les ouvriers ou les artisans sont condamnés par une logique comptable qui fait qu’il est plus simple de fabriquer à grande échelle et à moindre coût dans des pays lointains où les règles sociales sont peu contraignantes voire inexistantes, que dans notre pays attaché à une certaine qualité et à la préservation des travailleurs. Ainsi, de nombreux métiers et savoir-faire disparaissent-ils, dans l’indifférence générale, puisque le consommateur ne regarde le plus souvent que le prix de l’étiquette sans penser au deuxième coût, beaucoup plus élevé, le coût social&amp;nbsp;: ne pas acheter français quand on en a l’occasion sous le prétexte, fort compréhensible d’ailleurs, que le «&amp;nbsp;même&amp;nbsp;» produit fabriqué en Chine est moins cher, est, à plus ou moins long terme, suicidaire, comme le signalent certains économistes. Car, &lt;b&gt;à trop dépendre des productions étrangères, que pourra-t-on vendre demain à des sociétés à qui nous aurions abandonné toutes nos technologies, nos méthodes de travail et pour qui nous aurions sacrifié nos propres outils de production&amp;nbsp;?&lt;/b&gt; Le cas récent d’Airbus est, à ce sujet, tristement éclairant&amp;nbsp;: désormais les avions seront construits à l’étranger, en Asie, tandis que la Chine, à qui la société EADS a «&amp;nbsp;transféré&amp;nbsp;» les technologies de ses appareils, se targue de bientôt vendre à la France et à l’Europe des… Airbus, chinois bien sûr…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Devant cette nouvelle donne qui voit le capitalisme libéral sacrifier les travailleurs de France sur l’autel de la rentabilité, gémir ne sert à rien&amp;nbsp;: il faut désormais «&amp;nbsp;&lt;b&gt;repenser la question sociale&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», sans vaine illusion ni désespérance. Chercher des pistes alternatives à ce jeu malsain qui se moquent des frontières comme des personnes, des familles ou des traditions. Les royalistes, fidèles à la méthode maurrassienne de l’empirisme organisateur et conscients des enjeux, ne feront pas «&amp;nbsp;&lt;b&gt;la politique du pire qui est la pire des politiques&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» comme l’affirmait avec raison Charles Maurras. Ils ne doivent pas chercher à créer des utopies mais à imaginer, à inventer de nouveaux modèles économiques et sociaux, sans perdre de vue qu’il s’agit, malgré la difficulté, de remettre «&amp;nbsp;&lt;b&gt;l’économie au service des hommes&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» et non l’inverse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Il leur revient de rappeler que &lt;b&gt;la nation est la première protection sociale&lt;/b&gt;, que c’est le plus vaste des cercles communautaires à mesure humaine et historique et qu’il offre des solidarités fortes en son sein, en son espace souverain, au-delà des différences professionnelles ou culturelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Aussi, &lt;b&gt;la question sociale est une question éminemment politique&lt;/b&gt;, et, là encore, le «&amp;nbsp;&lt;b&gt;Politique d’abord&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» doit être compris comme la nécessité d’utiliser ce moyen pour limiter les excès de la globalisation&amp;nbsp;; susciter une véritable impulsion de l’Etat pour les grandes réformes sociales (et pas seulement en vue d’équilibrer les comptes publics) qui sont urgentes et son arbitrage pour les conflits de «&amp;nbsp;&lt;b&gt;légitimité sociale&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» entre les divers «&amp;nbsp;décideurs&amp;nbsp;» et les «&amp;nbsp;acteurs du travail&amp;nbsp;», et cela sans tomber dans l’étatisme ou le dirigisme&amp;nbsp;; permettre et accompagner un véritable aménagement du territoire qui ouvre la voie à une relocalisation de nombreuses activités et à une prise en compte véritable du «&amp;nbsp;&lt;b&gt;souci environnemental&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Aujourd’hui, traiter la question sociale signifie «&amp;nbsp;&lt;b&gt;ne plus laisser faire la seule loi du Marché&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» (dont on voit les ravages dans la crise grecque) mais &lt;b&gt;redonner au Politique des moyens de pression sur l’Economique&amp;nbsp;&lt;/b&gt;: si l’on veut inscrire cette démarche dans la durée et l’indépendance, &lt;b&gt;l’Etat doit lui-même disposer de la durée et de l’indépendance&lt;/b&gt;, et être respecté à l’intérieur comme à l’extérieur. Au regard de l’Histoire comme de la réflexion et de la pratique politiques, il n’en est qu’un qui, en refusant de sacrifier les hommes à une logique totalitaire ou marchande, soit possible et souhaitable&amp;nbsp;: &lt;b&gt;la Monarchie à transmission héréditaire, politique et sociale à la fois&lt;/b&gt;. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En fait, la meilleure réponse à une «&amp;nbsp;&lt;b&gt;économie sauvage&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» dont les seules valeurs sont financières&amp;nbsp;: pour retrouver, demain, le sens de la mesure et de la justice sociale que la République des Sarkozy, Proglio et Tapie foule aux pieds…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>La justice, force motrice de la société</title>
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        <updated>2010-03-21T00:10:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-21T00:10:00+01:00</published>
        <summary>           La justice, force motrice de la société             &quot;La condition...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www2.vo.lu/homepages/fce/PROUDHON.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;La justice, force motrice de la société&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;La condition sociale ne peut pas être pour l'individu une diminution de sa dignité, elle ne peut en être qu'une augmentation. Il faut donc que la Justice, nom par lequel nous désignons surtout cette partie de la morale qui caractérise le sujet en société, pour devenir efficace, soit plus qu'une idée, il faut qu'elle soit en même temps une Réalité. Il faut, disons-nous, qu'elle agisse non-seulement comme notion de l'entendement, rapport économique, formule d'ordre, mais encore comme puissance de l'âme, forme de la volonté, énergie intérieure, instinct social, analogue, chez l'homme, à cet instinct communiste que nous avons remarqué chez l'abeille. Car il y a lieu de penser que, si la Justice est demeurée jusqu'à ce jour impuissante, c'est que, comme faculté, force motrice, nous l'avons entièrement méconnue, que sa culture a été négligée, qu'elle n'a pas marché dans son développement du même pas que l'intelligence, enfin que nous l'avons prise pour une fantaisie de notre imagination, ou l'impression mystérieuse d'une volonté étrangère. Il faut donc, encore une fois, que cette Justice, nous la sentions en nous, par la conscience, comme un amour, une volupté, une joie, une colère; que nous soyons assurés de son excellence autant au point de vue de notre félicité personnelle qu'à celui de la conservation sociale; que, par ce zèle sacré de la Justice, et par ses défaillances, s'expliquent tous les faits de notre vie collective, ses établissements, ses utopies, ses perturbations, ses corruptions; qu'elle nous apparaisse, enfin, comme le principe, le moyen et la fin, l'explication et la sanction de notre destinée.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En deux mots une Force de Justice, et non pas simplement une notion de Justice ; force qui, en augmentant pour l'individu la dignité, la sécurité et la félicité, assure en même temps l'ordre social contre les incursions de l'égoïsme : voilà ce que cherche la philosophie, et hors de quoi point de société.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pierre-Joseph Proudhon&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(ex: &lt;a href=&quot;http://zentropa.splinder.com/&quot;&gt;http://zentropa.splinder.com/&lt;/a&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--     &lt;rdf:RDF xmlns:rdf=&quot;http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#&quot;        xmlns:dc=&quot;http://purl.org/dc/elements/1.1/&quot;       xmlns:trackback=&quot;http://madskills.com/public/xml/rss/module/trackback/&quot;&gt; &lt;rdf:Description rdf:about=&quot;http://zentropa.splinder.com/post/22402611&quot;       dc:identifier=&quot;http://zentropa.splinder.com/post/22402611&quot;       dc:title=&quot;La Justice, force motrice de la soci&amp;Atilde;&amp;copy;t&amp;Atilde;&amp;copy;&quot;       dc:subject=&quot;&quot;       trackback:ping=&quot;http://www.splinder.com/trackback/22402611&quot; /&gt; &lt;/rdf:RDF&gt; --&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Eliminer les plus économiquement faibles ?</title>
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        <updated>2010-03-02T14:24:13+01:00</updated>
        <published>2010-03-02T14:24:13+01:00</published>
        <summary>  J’étais hier au  Salon de l’Agriculture  et j’avais préparé un petit...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;J’étais hier au &lt;b&gt;Salon de l’Agriculture&lt;/b&gt; et j’avais préparé un petit dossier sur le thème agricole avec des articles tirés de journaux divers et variés, et généralement récemment publiés. Or, l’un d’entre eux m’a intrigué et, en même temps, navré&amp;nbsp;: publié dans «&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Les Echos&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» (vendredi 27 février 2010), il reprenait un article paru dans la presse danoise et mérite d’être intégralement reproduit comme il a été rédigé, sous le titre «&amp;nbsp;&lt;b&gt;Des économistes pour l’élimination des petites fermes au Danemark&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;b&gt;Faut-il laisser mourir les petites exploitations agricoles au Danemark&amp;nbsp;? C’est ce que pensent, selon le quotidien «&amp;nbsp;Politiken&amp;nbsp;», des experts danois. Après avoir annoncé un important remaniement ministériel cette semaine, le gouvernement danois a décidé un nouveau programme économique à l’horizon de 2020 dont la principale mesure concerne le passage à l’euro. Ce plan prévoit également un soutien à l’agriculture sous la forme d’un allégement d’impôts fonciers représentant 1 milliard de couronnes (environ 135 millions d’euros) pour 2011 et 2012, pour compenser les effets de la crise. Mais, pour les économistes du Conseil économique de l’environnement, cela n’est pas une bonne idée. &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Pour eux, la crise actuelle pourrait être une bonne chose pour ce secteur à long terme, car nombre de petites exploitations, faiblement rentables, pourraient fermer, laissant les plus grandes et les plus efficaces survivre&lt;/span&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le risque, note le conseil gouvernemental, est de remettre à plus tard les restructurations nécessaires dans l’agriculture. D’après le journal, l’aide a été décidée par le gouvernement parc que l’on redoute que, sinon, le quart des exploitations agricoles au Danemark disparaissent au cours des cinq prochaines années. Le conseil recommande pour sa part que les conditions imposées aux exploitations soient plus rigides en matière environnementale afin que Copenhague puisse répondre à ses obligations internationales. Le secteur agricole, rappelle-t-on par ailleurs, représente moins de 2 % du PIB danois et moins de 3 % de l’emploi.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Cet article est tristement révélateur d’un système de pensée économique qui oublie les hommes et qui ne veut voir que la rentabilité comme seul critère de jugement&amp;nbsp;! Que ce soient des économistes, des experts, des conseillers gouvernementaux qui réclament, en somme, la mort des plus faibles économiquement en dit long sur l’état d’esprit de certaines élites que je n’hésite pas à qualifier de «&amp;nbsp;&lt;b&gt;déshumanisées&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: dans leur mode de réflexion, les hommes ne sont qu’une simple variable d’ajustement, et meurent les petites exploitations agricoles pourvu que les (&lt;b&gt;leurs&lt;/b&gt;, plus exactement…) principes de rentabilité économiques soient respectés&amp;nbsp;! Ce genre de raisonnement me met en colère mais je crains que nos gouvernants actuels ou plutôt les milieux financiers et économiques qui les soutiennent et les tiennent partagent le même état d’esprit&amp;nbsp;: l’Argent plutôt que les hommes&amp;nbsp;! Triste…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;C’est aussi pour cela que je suis royaliste, c’est par &lt;b&gt;refus de cette déshumanisation, de cette dépersonnalisation, de cette réduction des hommes à de simples critères économiques&lt;/b&gt;, non que je refuse les raisonnements économiques, mais je pense que l’économie qui oublie les hommes ou les ravale au rang de statistiques ou de choses n’est pas une bonne économie. &lt;b&gt;Toute économie&lt;/b&gt;, si elle veut répondre à sa définition première et à son étymologie grecque, &lt;b&gt;doit se mettre au service des hommes&lt;/b&gt;, et non l’inverse&amp;nbsp;ou à celui exclusif de quelques uns : c’est une question de &lt;b&gt;justesse humaine&lt;/b&gt; et, donc, de &lt;b&gt;justice sociale&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Noël, d'espérance et d'amour.</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2008-12-25:1964669</id>
        <updated>2008-12-25T08:48:55+01:00</updated>
        <published>2008-12-25T08:48:55+01:00</published>
        <summary>   Noël, jour d’espérance pour les catholiques, pour tous les chrétiens (même...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Noël, jour d’espérance pour les catholiques, pour tous les chrétiens (même s’ils ne le fêtent pas tous le même jour), mais aussi pour tous les Français, au-delà de leurs différences religieuses, politiques ou sociales&amp;nbsp;: cette fête, inscrite profondément dans l’histoire de notre pays depuis des temps fort lointains, est &lt;b&gt;celle qui réunit&lt;/b&gt;, l’espace de quelques heures, des familles aujourd’hui souvent éparpillées par la vie professionnelle ou sociale. C’est aussi le moment où les enfants sont les rois, couverts de cadeaux autant qu’il est possible pour les parents de les contenter. Mais &lt;b&gt;ce n’est pas le nombre de cadeaux qui importe le plus, mais l’amour que l’on donne à ceux à qui on les offre&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Noël est, en France, une date que la République marchande n’a pas réussi à totalement vider de son sens, et c’est heureux&amp;nbsp;! Cela reste ce jour particulier qui, au-delà des anniversaires et des commémorations, suscite toujours un enchantement qui n’a rien de très «&amp;nbsp;laïque&amp;nbsp;», même si les formes qu’il prend aujourd’hui peuvent nous décevoir ou même nous choquer, en particulier à travers cette surconsommation qui mène à l’indigestion et à la honte…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;L’idée même du père Noël, en fait réminiscence de saint Nicolas, garde ce côté magique presque religieux qui fait lever les yeux au ciel, le cœur plein d’espérance. Je me souviens d’une collégienne de 4&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt;, lorsque j’étais aux Mureaux dans les années 90, que la situation dramatique de sa famille avait attristée au point d’en oublier, depuis le début de l’année scolaire, de sourire. Quelques jours avant Noël, j’avais, par une démonstration toute personnelle bien évidemment plus sentimentale que réaliste, défendu l’existence du père Noël devant une classe d’élèves le plus souvent froidement consommateurs et éternellement sceptiques ou blasés&amp;nbsp;: sans doute avais-je été particulièrement convaincant (cela devait être un bon jour et je n’avais pas bafouillé…) car, au fil de mon discours (prêche&amp;nbsp;?) enflammé, j’avais eu cette grande joie de voir enfin s’éclairer, s’illuminer même, le visage de la jeune fille triste… Miracle de Noël, dont je n’ai jamais oublié de rappeler aussi que le sens profond est, quelque part du côté de Bethléem, la naissance d’un enfant porteur de toutes les plus belles espérances humaines…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Noël est aussi un jour où les gens donnent et pas seulement à leurs proches&amp;nbsp;: cette fête est le moment où la générosité est la plus marquée, où l’entraide est la plus significative, où la joie est la plus vive sans tomber dans le délire ou l’outrance… Le propos de Marc Guillemot, ange gardien (j’aime beaucoup cette expression, si peu laïque d’ailleurs…) du navigateur blessé Yann Eliès dans la course à voile du Vendée Globe, est à cet égard particulièrement révélateur&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;b&gt;Eliès&lt;/b&gt; &lt;b&gt;sauvé, c’est mon cadeau de Noël&lt;/b&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Le plus beau cadeau, la vie&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;, celle que permettent l’amour, le don de soi, le partage… et nous sommes au cœur, aussi, de ce qui motive aujourd’hui mon engagement politique, et qui peut se traduire par la notion forte de «&amp;nbsp;&lt;b&gt;justice sociale&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», celle qui n’oublie personne, celle qui ne méprise pas, même le plus faible, celle qui privilégie l’amour et l’entraide, celle qui assure la paix des âmes aux hommes de bonne volonté…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Nous revoilà aux portes de la grange de Bethléem…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Les ultralibéraux m'énervent...</title>
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        <updated>2008-09-09T23:43:48+02:00</updated>
        <published>2008-09-09T23:43:48+02:00</published>
        <summary>   Dans quel monde vivons-nous&amp;nbsp;? Question sans doute banale mais pleine...</summary>
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           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Dans quel monde vivons-nous&amp;nbsp;? Question sans doute banale mais pleine de colère que je me posais ce matin en écoutant une émission sur la radio de l’économie BFM, émission à laquelle participait l’ancien ministre de l’industrie Alain Madelin, ultralibéral assumé et méprisant dans sa façon même de s’exprimer, traitant par une ironie cinglante la volonté de l’Etat et des politiques de vouloir intervenir dans le domaine économique, en l’occurrence sur les décisions prises par Carlos Ghosn, patron de Renault. Ainsi, selon celui qui fut pourtant officiellement un commis de l’Etat, les politiques n’ont pas à prendre la place des industriels et des patrons, y compris quand les décisions de ces derniers peuvent avoir un impact social non négligeable et, parfois, désastreux pour des milliers d’ouvriers et pour des régions entières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Dans la même émission, ce sont bien les mêmes participants et ce même M. Madelin qui, sans se départir de leur suffisance, expliquaient doctement qu’il fallait «&amp;nbsp;&lt;b&gt;nationaliser les pertes&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» pour sauver les deux agences états-uniennes de refinancement hypothécaire en pleine déconfiture du fait de la crise des «&amp;nbsp;&lt;b&gt;subprimes&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: l’un des intervenants n’hésita pas à prétendre que c’était le devoir de la puissance publique, de l’Etat, des contribuables en somme, de sauver le système libéral dont il serait ainsi le servant. Il insista en expliquant que sinon cela ne servait à rien de payer des impôts&amp;nbsp;! Et personne pour lui répondre que l’Etat n’était pourtant pas un pompier de ce libéralisme-là, de celui-là même qui met des milliers de gens au chômage, qui délocalise des usines et appauvrit les salariés de notre pays en utilisant (en usant, le plus souvent..) ceux des pays en développement, véritables esclaves de cette mondialisation désespérante et atroce qui détruit l’environnement, les structures traditionnelles, sociales et familiales, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Non, messieurs les ultralibéraux qui, pendant la demi-heure écoutée, n’ont pas eu un mot de compassion pour les victimes de cette conception-là de l’économie qui n’est ni juste ni humaniste&amp;nbsp;; non, l’Etat n’a pas à sauver votre système d’égoïsme et de capitalisme sauvage, brutal&amp;nbsp;! Il a des devoirs politiques et sociaux&amp;nbsp;: permettre aux entreprises de prospérer autant que faire se peut, dans le respect de la justice sociale et de l’environnement, dans le souci du Bien commun et des générations présentes et à venir&amp;nbsp;; assurer à chacun de pouvoir être dignement traité&amp;nbsp;; etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Non, messieurs les ultralibéraux, votre &lt;b&gt;darwinisme économique&lt;/b&gt; dans lequel le fort triomphe en écrasant ou en faisant disparaître le concurrent, en limitant les coûts de production pour mieux assurer la fortune des actionnaires (et pas forcément les petits…) et de quelques dirigeants sans aveu qui peuvent échouer sans craindre autre chose qu’une retraite dorée, ce darwinisme n’est pas acceptable car il viole toutes les règles d’une civilisation qui n’a pas encore légitimé le règne du Veau d’Or… La civilisation française s’est aussi construite, politiquement, contre les féodalités, et notre état d’esprit de Français est empreint de cette lutte multiséculaire contre les forces du «&amp;nbsp;&lt;b&gt;Seigneur Argent&amp;nbsp;&lt;/b&gt;» selon l’expression ancienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Mais il est vrai que la République actuelle qui se montre au Fouquet’s n’est autre chose que la revanche de Fouquet, Nicolas de son prénom&amp;nbsp;: hasard ou symbole, elle n’a rien pour nous plaire…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Retraites.</title>
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        <updated>2008-09-08T13:09:50+02:00</updated>
        <published>2008-09-08T13:09:50+02:00</published>
        <summary>   Notre Démocratie médiatique est une «&amp;nbsp; société du spectacle &amp;nbsp;»...</summary>
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           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Notre Démocratie médiatique est une «&amp;nbsp;&lt;b&gt;société du spectacle&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» qui distrait les populations et ordonne, d’une certaine façon, les contestations par la couverture qu’elle leur donne&amp;nbsp;: ne pas parler d’un événement (ou d’une mesure gouvernementale) c’est quasiment le rendre inexistant, en tout cas aux yeux des opinions, et décourager ceux qui en sont les victimes. Notre société est étrangement comme saint Thomas, elle ne croit que ce qu’elle voit… Si elle ne voit pas, elle n’y croit pas, cela n’existe pas&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Combien de choses pourtant révélatrices ou déterminantes nous échappent-elles, faute d’en avoir été informés&amp;nbsp;? S’il est difficile d’échapper aux moindres faits et gestes de notre Président et de son épouse, aux déboires de nos joueurs de balle au pied, aux mésaventures de telle ou telle célébrité du monde du spectacle, c’est presque par hasard que l’on peut prendre connaissance de certaines décisions prises sans tambours ni trompettes au cœur de l’été par le gouvernement, décisions pourtant loin d’être anodines pour ceux qui en sont les destinataires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Ainsi, cette mesure dont je prends connaissance à la lecture de l’hebdomadaire «&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Marianne&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» dans son édition du 6 au 12 septembre 2008 et qui, malgré mon écoute quotidienne des radios et ma lecture non moins quotidienne de la presse écrite (autant sur papier que sur écran)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;b&gt;C’est la petite vilenie de l’été. Le gouvernement, par une lettre signée de Xavier Bertrand, allonge la durée de cotisation retraite des salariés ayant commencé à travailler très jeunes (entre 14 et 16 ans), et très souvent dans des métiers pénibles. Jusqu’ici, ils pouvaient demander la retraite dès 41 ou 42 années de cotisation. Ils sont environ 110&amp;nbsp;000 dans ce cas chaque année. Il leur faudra désormais entre 1 et 4 trimestres, et certains, selon leur date de naissance, travailleront jusqu’à 172 trimestres (43 années&amp;nbsp;!) avant de pouvoir poser la caisse à outils, alors que 161 trimestres suffisent au salarié «&amp;nbsp;normal&amp;nbsp;» pour liquider la retraite dès 60 ans. Objectif officiel&amp;nbsp;: permettre à la Sécu d’économiser 2 milliards d’euros.&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» Ainsi, ceux-là mêmes à qui n’a pas toujours été donnée la chance de pouvoir poursuivre une scolarité complète il y a quelques décennies (1), se retrouvent encore les dindons de la farce, et de manière assez inélégante&amp;nbsp;: il me paraît d’ailleurs surprenant que cette information, au contraire du RSA, ait été si peu audible dans l’actualité sociale française.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Je connais quelques uns de ceux qui sont touchés par cette mesure que je pense scandaleuse et injuste&amp;nbsp;: ceux qui atteignent la cinquantaine sont, la plupart du temps, déjà usés et, au regard des études statistiques démographiques, on sait que leur espérance de vie après leur entrée en retraite est très inférieure à celle des cadres et autres salariés entrés plus tardivement dans la «&amp;nbsp;carrière&amp;nbsp;». Ainsi, ils se retrouvent, aux deux extrémités de l’âge professionnel, les moins favorisés&amp;nbsp;: bel exemple d’injustice sociale&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Certains me rétorqueront qu’il faut bien trouver moyen de faire des économies pour permettre de pérenniser la Sécu, et j’en suis bien conscient&amp;nbsp;: j’aurai même tendance à penser que de sérieuses économies doivent être mises en œuvre, et rapidement, pour réduire les déficits publics en tout genre qui gênent l’action de l’Etat. Mais pas à n’importe quel prix et sûrement pas au détriment des plus faibles, socialement parlant. Et pas de cette manière-là, indigne d’un Etat&amp;nbsp;! Surtout au moment même où de grands patrons, qui ont échoué dans leur fonction de direction et de prévision, partent pour une retraite anticipée avec des sommes scandaleuses imméritées, ou qu’un aventurier, libéral impénitent tant que cela lui est favorable, touche, de façon fort trouble, des centaines de millions d’euros ponctionnés sur les contribuables dont les impôts méritent mieux…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Décidément, qu’on ne me dise pas que la République est sociale, ou qu’elle représente la justice sociale… Elle n’est, comme le signalait déjà Bernanos en son temps, que le masque du triomphe de l’Argent. &lt;b&gt;Remettre l’Argent à sa place, qui ne doit pas être la première, voilà le défi de tout Etat qui veut renouer avec les principes de la justice sociale&amp;nbsp;&lt;/b&gt;: s’il y avait demain une &lt;b&gt;nouvelle Monarchie&lt;/b&gt;, comme je le souhaite ardemment, elle ne devrait pas l’oublier, car c’est là une part de sa légitimité qui se jouera. &lt;b&gt;Pas de Monarchie qui s’enracine dans les cœurs sans justice sociale renouvelée&amp;nbsp;!&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Notes&amp;nbsp;: (1) Le problème serait plutôt inverse aujourd’hui avec l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans et la moindre motivation de nombreux élèves pour poursuivre un cycle scolaire inadapté à leurs situations…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Vacances et malaise social.</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2008-08-01:1729707</id>
        <updated>2008-08-01T14:54:16+02:00</updated>
        <published>2008-08-01T14:54:16+02:00</published>
        <summary>  Les vacances sont, pour beaucoup de Français, l’occasion de «&amp;nbsp;changer...</summary>
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           &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les vacances sont, pour beaucoup de Français, l’occasion de «&amp;nbsp;changer d’air&amp;nbsp;», en particulier lorsqu’ils résident dans des zones urbaines&amp;nbsp;: cela se marque traditionnellement par de grandes transhumances vers le Sud ou vers l’Atlantique, vers la Bretagne bien sûr. Ainsi, si je prends le cas de la Côte d’émeraude, elle est, souvent depuis la fin juin jusqu’à la fin d’août, le lieu de villégiature de Parisiens, de Versaillais (j’y croise quelques uns de mes élèves), mais aussi de Lillois, etc. Toutes les classes sociales se retrouvent sur cette côte, mais les restaurants ou les lieux fréquentés ne sont pas toujours les mêmes, les prix faisant évidemment la différence. Mais la bonne humeur domine, et j’ai des souvenirs extraordinaires de ces périodes d’été où je rencontrais sur la plage des enfants de tous les horizons, géographiques comme sociaux&amp;nbsp;: quand, à Rennes, j’étais dans un milieu considéré comme privilégié, constitué principalement de fils de profs et de cadres, Lancieux (mon village bien-aimé, non loin de Dinard) était un monde bien plus mélangé sur le plan social, et je ne m’en suis pas mal porté, au contraire, même si j’y avais parfois une étrange réputation d’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;intellectuel&amp;nbsp;»…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Or, aujourd’hui, les différences semblent se marquer plus nettement là où, jadis, elles s’atténuaient comme par enchantement durant cette période de vacances&amp;nbsp;: sans doute ont-elles toujours perduré, malgré tout, et mes souvenirs d’enfance sont-ils peut-être une «&amp;nbsp;reconstruction idéale&amp;nbsp;» de mes années 70. Mais aujourd’hui il me semble que l’apaisement social de la période estivale se fait moins évident. J’ai senti, ainsi, certaines tensions entre vacanciers de milieux sociaux différents lors d’un récent et bref passage à Dinard, malaise que j’avais déjà constaté l’an dernier et auquel je n’avais pas, à ce moment-là, accordé d’importance particulière.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Or, la crise sociale larvée actuelle, conjuguée aux valeurs de la société de consommation et de loisirs (qui privilégient l’avoir au détriment de l’être, et poussent les plus faibles à s’endetter pour consommer «&amp;nbsp;comme tout le monde&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: le désir suggéré crée le besoin…), m’inquiète car elle divise de plus en plus notre société, sans doute parce que l’idéologie dominante, en privilégiant l’économique, a désarmé le politique et a amoindri le caractère fédérateur de la nation, cadre social protecteur et «&amp;nbsp;amortisseur social&amp;nbsp;» indéniable qui se marque encore lors de grands événements sportifs, dernier reliquat (ou presque…) de l’unité nationale… En dévaluant la nation au profit d’une Europe lointaine et d’une mondialisation globalisante (voire globalitaire…), les élites qui nous gouvernent ont sans doute commis une erreur, voire une faute&amp;nbsp;: quand le nomadisme des classes dirigeantes est érigée en valeur sociale (flexibilité et migrations de travail, au détriment des enracinements et de la «&amp;nbsp;&lt;b&gt;propriété de métier&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»), quand l’Argent devient la cause suprême, ce sont les petites gens, les classes populaires qui se retrouvent délaissées, marginalisées, méprisées souvent… La justice sociale n’y trouve pas son compte&amp;nbsp;! Et ce genre de situations prépare des lendemains délicats&amp;nbsp;: si l’Etat ne voit et ne sert que les élites sociales et financières (et les affaires Tapie et Bon en sont les malheureux exemples&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;i&gt;selon que vous serez puissant ou misérable…&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»), au nom de principes plus idéologiques que réalistes et humanistes, il se discrédite aux yeux de tous.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Si la République ne tient plus son rôle d’Etat et d’arbitre juste, quelle légitimité a-t-elle encore&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;La Main de justice de la Monarchie capétienne reste le recours&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;b&gt;politique d’abord&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», cela veut aussi dire «&amp;nbsp;&lt;b&gt;la Monarchie comme moyen&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», comme magistrature suprême de l’Etat, comme puissance arbitrale publique et indépendante, pour préserver le «&amp;nbsp;&lt;b&gt;pacte social&amp;nbsp;&lt;/b&gt;» de la nation française. Sans Monarchie «&amp;nbsp;à la française&amp;nbsp;», ce que veulent conserver les hommes attachés aux principes de justice sociale sera balayé par les «&amp;nbsp;exigences&amp;nbsp;» de l’économique et de la «&amp;nbsp;liberté des marchés&amp;nbsp;»… De plus en plus, entre les discours étatistes d’une «&amp;nbsp;alter-gauche&amp;nbsp;» et les pratiques libéralistes d’une certaine droite, je pense qu’il n’y a pas, qu’il ne peut plus y avoir aujourd’hui et demain, de &lt;b&gt;justice sociale&lt;/b&gt; sans &lt;b&gt;une Monarchie libre et entière&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>PP</name>
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        </author>
        <title>American dream</title>
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        <id>tag:plunkett.hautetfort.com,2008-01-02:1390369</id>
        <updated>2008-01-02T14:55:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-02T14:55:00+01:00</published>
        <summary>   A lire, pour prendre la mesure du &quot;rêve américain&quot; (comme disent nos...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;em&gt;A lire, pour prendre la mesure du &quot;rêve américain&quot; (comme disent nos présentateurs télé)... et de ce qui nous guette, peut-être,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; de ce côté-ci de l'Atlantique :&lt;/em&gt;&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/301258.FR.php&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/301258.FR.php&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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