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    <title>Last posts on jorge luis borges</title>
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    <updated>2026-10-07T11:12:54+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Borges, une biographie de l'éternité...</title>
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        <updated>2026-06-11T16:00:00+02:00</updated>
        <published>2026-06-11T16:00:00+02:00</published>
        <summary>  Les éditions de l'éclat viennent de rééditer une biographie de Jorge Luis...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Les éditions de l'éclat viennent de rééditer une biographie de Jorge Luis Borges par &lt;strong&gt;Jean-Clet Martin&lt;/strong&gt; intitulée &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Borges - Une biographie de l'éternité&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Jean-Clet Martin enseigne la philosophie. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont des ouvrages consacrés aux relations de la science-fiction à la philosophie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6683341&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/01/1234851842.jpg&quot; alt=&quot;Martin_Borges.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&quot; Jorge Luis Borges (1899-1986) a traversé le vingtième siècle à la manière de ses personnages, laissant toujours imprécise la limite entre fiction et réalité. Sa biographie recoupe celle des Pierre Ménard, Evaristo Carriego, ou Herbert Quain qui peuplent ses ouvrages comme autant de miroirs multipliés. Aussi lire la vie de Borges, c’est reparcourir avec lui les labyrinthes d’un monde dont, tel un «dieu bibliothécaire», il a dessiné les contours, déployé les déserts, engendré par jets d’encre les populations, construit les villes, où chaque individu est comme l’hologramme d’une pensée, né des visions d’un homme aveugle. Cet autre monde, décrit avec la précision d’un entomologiste et le détachement d’un mystique, s’offre à nous comme une éternité miniature peuplée de vies imaginaires, à l’exemple de celle que Jean-Clet Martin consacre à Borges, pour le vingtième anniversaire de sa disparition.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Le Bouquineur</name>
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        <title>Marguerite Yourcenar : Sur Virginia Woolf</title>
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        <updated>2026-01-19T06:00:00+01:00</updated>
        <published>2026-01-19T06:00:00+01:00</published>
        <summary>  Marguerite Yourcenar, née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6653844&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/01/01/3764611595.jpg&quot; alt=&quot;Marguerite Yourcenar, Virginia Woolf, Jorge Luis Borges,  &quot; /&gt;Marguerite Yourcenar, née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour en 1903 à Bruxelles et décédée en 1987 à Bar Harbor, dans l'Etat du Maine (Etats-Unis), est une écrivaine française naturalisée américaine en 1947, auteur de romans et de nouvelles ainsi que de récits autobiographiques. Elle fut aussi poète, traductrice, essayiste et critique littéraire. En 1939 Marguerite Yourcenar, bisexuelle, part pour les Etats-Unis rejoindre Grace Frick, alors professeur de littérature britannique à New York et sa compagne depuis une rencontre fortuite à Paris en 1937. Les deux femmes vécurent ensemble jusqu'à la mort de Frick d'un cancer en 1979. Elles s'installent à partir de 1950 à Mount Desert Island, dans le Maine où Marguerite Yourcenar passera le reste de sa vie. Elle est la première femme élue à l'Académie française, le 6 mars 1980.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sur Virginia Woolf, Une femme étincelante et timide&lt;/em&gt; et autres textes brefs qui viennent d’être réédités en poche sont issus du volume &lt;em&gt;En pèlerin et en étranger&lt;/em&gt; (Gallimard). Quatre textes très courts où Marguerite Yourcenar, esthète érudite, nous fait profiter de sa plume critique pour la littérature, la peinture et la musique.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bouquin s’ouvre sur le texte dédié à Virginia Woolf, &lt;em&gt;Une femme étincelante et timide&lt;/em&gt;, «&amp;nbsp;Les quelques pages qui vont suivre&lt;em&gt; &lt;/em&gt;auront atteint leur but si je parviens à persuader le lecteur de l’intense sentiment d’humanité qui se dégage d’une œuvre où il est permis de ne voir d’abord qu’un ballet admirable que l’imagination offre à l’intelligence.&amp;nbsp;» Je ne gâcherai pas votre lecture en vous révélant qu’elle y réussit&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le deuxième texte, &lt;em&gt;Une exposition Poussin à New York&lt;/em&gt;, lui permet d’exprimer toute son admiration pour ce peintre, «&amp;nbsp;Goûter Poussin, c’est s’inscrire parmi les admirateur de cette musique de chambre que Nietzsche à bon droit trouvait incomparable.&amp;nbsp;» Nous poursuivons avec &lt;em&gt;Mozart à Salzbourg&lt;/em&gt;, dont la musique du divin musicien «&amp;nbsp;a paru facile&amp;nbsp;: elle est en réalité le produit d’un don qui est presque une grâce, et sans doute aussi du travail le plus soutenu, de l’art le plus attentif. Son miracle est qu’elle transforme naturellement ce qu’elle touche…&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, ces essais s’achèvent avec &lt;em&gt;Borges ou le Voyant&lt;/em&gt;, le texte le plus long et le plus rébarbatif à mes yeux (sic&amp;nbsp;!) consacré au célèbre écrivain argentin et aveugle, Jorge Luis Borges&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Nous possédons le monde, et nous-mêmes, à travers nos cinq sens, et la vue est certainement l’un des trois dont nous dépendons le plus. Or, la plupart d’entre nous ne se voient pas. L’immense majorité des hommes ne se voient pas&amp;nbsp;: la très noble modestie de Borges tient à ce qu’il se voit tel qu’il est, unique, et pourtant quelconque comme nous le sommes tous.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« J'ai traduit en français The Waves, l'avant-dernier roman de Virginia Woolf, et je ne le regrette pas, puisque dix mois de travail ont eu pour récompense une visite à Bloomsbury, et deux brèves heures passées aux côtés d'une femme à la fois étincelante et timide, qui me reçut dans une chambre envahie par le crépuscule. On se trompe toujours quand il s'agit des écrivains de son temps : on les surfait, ou on les dénigre. Je ne crois pourtant pas commettre d'erreur quand je place Virginia Woolf parmi les quatre ou cinq grands virtuoses de la langue anglaise et entre les rares romanciers contemporains dont l'œuvre a quelques chances de durer plus de dix ans. Et j'espère même, malgré tant de signes du contraire, qu'il y aura encore vers l'an 2500 quelques esprits assez avertis pour goûter les subtilités de cet art.&quot; [&lt;em&gt;Une femme étincelante et timide&lt;/em&gt;]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6653845&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/01/01/972452822.2.jpg&quot; alt=&quot;Marguerite Yourcenar, Virginia Woolf, Jorge Luis Borges,  &quot; /&gt;Marguerite Yourcenar&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Sur Virginia Woolf, Une femme étincelante et timide&lt;/em&gt; et autres textes brefs&amp;nbsp;&amp;nbsp; Folio&amp;nbsp; - 90 pages -&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Chesterton et Borges</title>
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        <updated>2025-01-10T11:44:47+01:00</updated>
        <published>2025-01-10T11:44:47+01:00</published>
        <summary>            Chesterton et Borges      Par Juan Manuel de Prada      Source:...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6582702&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/2980858283.jpg&quot; alt=&quot;chesterton-borges-1200-1676887725.jpg&quot; width=&quot;616&quot; height=&quot;323&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chesterton et Borges&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Par Juan Manuel de Prada&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-size: 12pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Source: &lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;https://noticiasholisticas.com.ar/chesterton-y-borges-por-juan-manuel-de-prada/&quot;&gt;https://noticiasholisticas.com.ar/chesterton-y-borges-por-juan-manuel-de-prada/&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Un siècle et demi après sa naissance, les œuvres de Gilbert Keith Chesterton sont encore régulièrement réimprimées et sa figure fait l'objet d'un « culte » croissant. Il est en effet paradoxal (mais un écrivain aussi doué pour le paradoxe que Chesterton ne pouvait avoir d'autre destin) qu'une époque qui s'acharne à ne pas croire tout ce en quoi Chesterton croyait avec ferveur s'acharne également à vénérer Chesterton. Car le scepticisme terminal et putrescent de notre époque n'a pu venir à bout du talent foisonnant du créateur du Père Brown, avec sa tonne de bon sens, avec la bonne santé rugissante de son argumentation et la splendeur de son style, qui débordait sur tous les genres.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6582711&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/3818769421.jpg&quot; alt=&quot;g-k-chesterton-1152895320.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Chesterton, qui dans ses dernières années était un auteur de plus en plus vilipendé par ses compatriotes, a néanmoins joui en Espagne et dans d'autres pays catholiques d'une popularité qui s'est prolongée tout au long des années 1940 et 1950. Mais dans la seconde moitié du siècle dernier (alors que les pays catholiques devenaient « protestants »), un manteau d'opprobre s'est abattu sur Chesterton, en raison de ses opinions « réactionnaires » (c'est-à-dire clairvoyantes et très sages) sur la démocratie, le progressisme, l'évolutionnisme, le féminisme et les autres « ismes » émétiques en circulation. Même son plus fervent et prestigieux défenseur, Jorge Luis Borges, n'échappe pas au rejet général de la pensée de Chesterton dans le progressisme environnemental ; et déjà, lorsqu'il écrit sa nécrologie dans la revue « Sur », il prend ses distances avec les positions de son maître (« Aucun des attraits du christianisme ne peut rivaliser avec son invraisemblance débridée »), affirmant que Chesterton est ce qu'il est en dépit de son catholicisme, et non grâce à lui.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6582706&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/1176267756.jpg&quot; alt=&quot;borges-4105448699.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Borges affirmera également que « l'intérêt qu'elles [les croyances de Chesterton] suscitent est limité ; supposer qu'elles l'épuisent, c'est oublier qu'un credo est l'aboutissement ultime d'une série de processus mentaux et émotionnels ». Mais il s'avère que pour Chesterton, le credo était quelque chose de bien plus important qu'une « série de processus mentaux et émotionnels ». Il était le carburant de toute sa littérature, qui s'attachait à éclairer les mystères de la foi, non pas à la manière sèche de tant d'apologistes étouffants, mais à la manière jonglée d'un artiste de cirque, de sorte que les dogmes sont mis sous nos yeux pour faire des sauts périlleux et faire semblant d'être ivres, nous faisant rire presque sans que nous nous en apercevions, comme le ferait un gentleman en pyjama et en chapeau melon. Borges n'a jamais compris quelque chose d'aussi élémentaire, et il a eu beau lire, citer et traduire Chesterton, imiter son humour polémique et la belle « clarté latine » de son style paradoxal, il a toujours insisté pour construire un Chesterton à sa mesure, allégé ou « purifié » des aspects de sa pensée qu'il jugeait inintelligibles ou qu'il rejetait (n'oublions pas que, pour Borges, « l'idée d'un être parfait, omnipotent, tout-puissant est l'ultime création de la littérature fantastique »).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6582708&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/1734517732.jpg&quot; alt=&quot;chesterton-jeudi-274906855.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ainsi, toutes les lectures de Chesterton par Borges sont boiteuses, hémiplégiques, souvent grotesques, quand elles ne sont pas carrément idiotes. C'est le cas, par exemple, lorsqu'il présente « Le nommé Jeudi » comme une fantaisie à mi-chemin entre Lewis Carroll et Franz Kafka, en ignorant la thèse théologique que le livre cache dans ses pages. Car « Le nommé Jeudi » est avant tout une très belle fable sur les mystères de la souffrance, le libre arbitre et le problème du mal, qui sont après tout les mêmes questions que celles que l'on trouve dans le Livre de Job ; seul le traitement chestertonien est totalement nouveau. Pour un lecteur non averti, « Le nommé Jeudi » peut sembler être une diatribe contre l'anarchisme ; mais Chesterton ne dirige pas ses fléchettes contre la désobéissance aux gouvernements, mais contre le « non serviam » transformé en un « vaste mouvement philosophique qui annonce toujours un âge futur de béatitude ».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;En fin de compte, Borges faisait partie de ce vaste mouvement philosophique ; c'est pourquoi, bien qu'il ait toujours écrit sous l'« influence notoire » de Chesterton, il n'a jamais pu pénétrer l'homme qui palpitait dans l'éclat de son écriture, en qui s'amalgamaient - comme l'a écrit Leonardo Castellani - « la sagesse du vieillard, la raison de l'homme, la combativité du jeune homme, la pétulance du garçon, le rire de l'enfant et le regard étonné et sérieux du nourrisson ». Et tous ces vêtements apparaissent dans ses écrits, qui exercent une influence vitale sur ses lecteurs. Car l'influence de Chesterton n'est pas seulement (contrairement à celle de Borges) intellectuelle ou esthétique ; Chesterton est aussi un « maître à penser » qui façonne notre pensée et nous apprend à vivre.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Je crois que c'est finalement la raison ultime de la pertinence de Chesterton, un siècle et demi après sa naissance ; une pertinence de la même nature que celle d'autres auteurs comme Cervantès ou Dostoïevski qui, en plus de nous donner un plaisir littéraire, nous façonnent intérieurement ; une pertinence que Borges ne pourra jamais avoir, même s'il est l'écrivain espagnol le plus techniquement parfait de tout le vingtième siècle. C'est sans doute une magnifique ironie que Dieu ait choisi Borges comme sauveur de Chesterton, sans lui permettre de pénétrer la raison ultime de sa valeur, tout comme il a choisi Moïse comme guide vers la terre promise, sans lui permettre d'y mettre les pieds. Car Dieu est un ironiste aussi paradoxal et éblouissant que Chesterton lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Le Bouquineur</name>
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        </author>
        <title>Blanche Cerquiglini : Proust-Monde</title>
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        <updated>2022-12-19T07:00:00+01:00</updated>
        <published>2022-12-19T07:00:00+01:00</published>
        <summary>  Blanche Cerquiglini est responsable des collections &quot;Folio classique&quot; et...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6408950&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/01/1359314928.jpg&quot; alt=&quot;Marcel Proust, Jorge Luis Borges, D.H. Lawrence, Aldous Huxley, Rainer Maria Rilke, Edith Wharton, Stephan Zweig, Yukio Mishima, Vladimir Nabokov, Roald Dahl, Haruki Murakami, Umberto Eco, Virginia Woolf, Kazuo Ishiguro, Milan Kundera,   &quot; /&gt;Blanche Cerquiglini est responsable des collections &quot;Folio classique&quot; et &quot;Folio théâtre&quot; chez Gallimard après avoir été secrétaire de rédaction de la revue Critique aux Editions de Minuit et travaillé pour la Bibliothèque de la Pléiade. A ce titre, elle est spécialiste de littérature classique. En parallèle, elle est aussi critique littéraire depuis 2009, publiant principalement des articles sur le roman français contemporain. Ses essais questionnent la société à partir de la littérature.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Proust-Monde - Quand les écrivains étrangers lisent Proust&lt;/em&gt; vient de paraître en poche. Il s’agit d’un recueil de 83 textes, dont 20 dans une première traduction, rédigés par des écrivains étrangers. J’ai bien dit écrivains et non critiques ou universitaires. J’ai conscience que cet ouvrage ne va pas intéresser tout le monde mais pour tous ceux qui placent Marcel Proust très haut dans leur panthéon littéraire, sachez que parmi la masse de livres parus cette année sur l’écrivain, à l’occasion du centenaire de sa mort, ce bouquin mérite largement d’être lu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour vous donner une idée de son contenu, le mieux est de vous en donner les titres des principaux chapitres&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Traduire Proust&lt;/em&gt; («&amp;nbsp;La complexité de la phrase proustienne, si souvent soulignée par les lecteurs, est redoublée dans la traduction&amp;nbsp;») &lt;em&gt;Ses premiers lecteurs&lt;/em&gt; (Rainer Maria Rilke, Edith Wharton, Stephan Zweig…), &lt;em&gt;Grandeur et longueur de Proust&lt;/em&gt; (Yukio Mishima, Vladimir Nabokov…) &lt;em&gt;Anti-Proust&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Pastiches et réécritures&lt;/em&gt;, Proustophilie (Roald Dahl, Haruki Murakami, Umberto Eco…), &lt;em&gt;Ecrire après Proust&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; (Virginia Woolf, Kazuo Ishiguro, Milan Kundera…)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A la lecture de ces titres, vous constatez déjà qu’un minimum d’objectivité assure un bon niveau au bouquin puisque même ceux qui n’aiment pas l’auteur, sont cités (Jorge Luis Borges, D.H. Lawrence, Aldous Huxley…) et ça ne manque pas de sel. Et si on y ajoute le casting du générique que je viens d’esquisser, vous comprenez que c’est tout le gratin mondial de la littérature qui est passé par Proust, qui l’a disséqué, analysé, commenté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un bouquin qu’on peut lire en piochant selon son humeur ou comme moi, en allant d’abord directement voir ce qu’en disent vos écrivains préférés. Un excellent document.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;« Proust ! C’est quoi Proust ? Telle est la jérémiade des non-initiés autour de nous. A ces personnes, qui ne veulent pas être instruites, on répond que Proust est une mode – une maladie – et qu’un proustien, soi-disant, est un mangeur d’opium. Mais, pour ceux qui le connaissent et qui l’aiment, il est un Prospero sage et rusé dont la baguette est le style, et Combray une île enchantée – c’est-à-dire Ferdinand, pas tellement Miranda, mais plutôt Caliban, les marins ivres et tous les autres. » [Violet Hunt]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6408951&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/02/1025185463.jpg&quot; alt=&quot;Marcel Proust, Jorge Luis Borges, D.H. Lawrence, Aldous Huxley, Rainer Maria Rilke, Edith Wharton, Stephan Zweig, Yukio Mishima, Vladimir Nabokov, Roald Dahl, Haruki Murakami, Umberto Eco, Virginia Woolf, Kazuo Ishiguro, Milan Kundera,   &quot; /&gt;Blanche Cerquiglini&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Proust-Monde - Quand les écrivains étrangers lisent Proust&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Folio&amp;nbsp; - 588 pages –&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Textes choisis, présentés et commentés par Blanche Cerquiglini, Antoine Ginésy, Étienne Sauthier, Guillaume Lefer et Nicolas Bailly.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Le Bouquineur</name>
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        <title>Pierre Raufast : La Variante chilienne</title>
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        <updated>2021-06-28T07:00:00+02:00</updated>
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        <summary>  Pierre Raufast est né à Marseille en 1973. Ingénieur diplômé de l’Ecole des...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6270968&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/00/2532881072.jpg&quot; alt=&quot;Pierre Raufast, Jorge Luis Borges&quot; /&gt;Pierre Raufast est né à Marseille en 1973. Ingénieur diplômé de l’Ecole des Mines de Nancy, il vit et travaille à Clermont-Ferrand. Son roman &lt;em&gt;La Variante chilienne&lt;/em&gt; date de 2015.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pascal, professeur de littérature et fou de lecture («&amp;nbsp;Marié, je n’aurais jamais pu lire autant&amp;nbsp;!&amp;nbsp;») s’est retiré dans un gîte isolé pour les deux mois de vacances d’été, il est accompagné de Margaux, une adolescente passionnée d’écriture, mal dans sa peau depuis le décès tragique de sa mère et la dépression de son père. Quand ils vont faire connaissance avec leur seul voisin, Florin, solitaire et discret, un monde d’histoires extraordinaires va les sortir de leurs vies banales…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Beaucoup de romans sont bons pour de nombreuses raisons mais il y en a peu qui me comblent de bonheur comme celui-ci. Facile à lire, souriant (mais pas que), d’une inventivité folle, tout en étant plein de trucs instructifs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Florin est un personnage plus qu’étrange, suite à un accident il a perdu tout ressenti d’émotions et la mémoire, alors il a trouvé un moyen original pour retrouver ses souvenirs, il conserve dans des bocaux rangés par années, des cailloux qui correspondent chacun à un souvenir et toucher ces pierres les fait revivre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le soir, après un repas autour de plusieurs bonnes bouteilles de vin, les deux hommes allument leur pipe et Florin raconte des épisodes de sa vie. Des épisodes savoureux de drôlerie ou d’émotion, d’une originalité pas banale et tout cela s’enchaine avec une logique déroutante, comme dans ces très vieux contes où un narrateur enfile des récits disparates avant de retomber sur ses pieds à la fin. Le lecteur émerveillé et toujours surpris suit Florin faire ses parties de cartes (la variante chilienne) avec l’Avocat (trop marrant&amp;nbsp;!), le Colonel et l’Erudit&amp;nbsp;; ou bien il apprend qu’il s’en passe de belles avec le personnel des cimetières et crématoriums&amp;nbsp;; à moins qu’il ne s’agisse d’un potier qui recherche la voix de Clovis dans un vase (!) etc. Il faudrait tout citer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bouquin est bourré de références littéraires (livres et écrivains) et même Jorge Luis Borges s’invite comme personnage dans un souvenir de Florin. On apprend aussi beaucoup de trucs dans tous les genres (Ken Uston, par exemple, et je vous laisse chercher qui c’est).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un roman désopilant le plus souvent, avec de beaux moments d’émotion et une très belle fin. Excellent, lecture indispensable&amp;nbsp;! &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Quand Borges entra chez Théodora, Carmen mit les clients dehors et ferma la porte. Elle voulait jouir de son bonheur en privé. Elle installa le vieil homme dans un moelleux fauteuil en cuir élimé, lui servit un vin chilien soyeux, lui offrit un cigare Romeo y Julieta et commença à lui parler littérature en espagnol. Borges, à présent rassuré, répondit avec grâce aux questions et but le verre à petites gorgées. Puis Carmen appela les filles qui descendirent. A cette époque, il ne voyait plus grand-chose. Quand Dolores, une superbe Mexicaine brune, s’assit sur ces genoux, il eut un léger mouvement de recul, mais déjà sa main était retombée sur la cuisse de la fille et appréciait le velouté de sa jeune peau.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6270969&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/01/2359423014.jpg&quot; alt=&quot;Pierre Raufast, Jorge Luis Borges&quot; /&gt;Pierre Raufast&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;La Variante chilienne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alma Editeur – 260 pages –&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans ses remerciements, Pierre Raufast cite plusieurs blogueuses dont les noms me sont familiers, félicitations à vous mesdames et mesdemoiselles&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Christian COTTET-EMARD</name>
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        </author>
        <title>Carnet</title>
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        <updated>2020-05-17T00:45:25+02:00</updated>
        <published>2020-05-17T00:45:25+02:00</published>
        <summary>    Le concept de « texte définitif » émane de la religion ou de la fatigue....</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-6134033&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cottetemard.hautetfort.com/media/01/02/2790726271.jpeg&quot; alt=&quot;alliés substantiels,citation,jorge luis borges,blog littéraire de christian cottet-emard,genève,christian cottet-emard,littérature,fatigue&quot; /&gt;Le concept de « texte définitif » émane de la religion ou de la fatigue.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;- Jorge Luis &lt;a href=&quot;https://www.google.com/search?q=borges&amp;amp;rlz=1C5CHFA_enFR755FR755&amp;amp;source=lnms&amp;amp;tbm=isch&amp;amp;sa=X&amp;amp;ved=2ahUKEwi58dXxtbnpAhUHLBoKHUqBDHsQ_AUoA3oECBoQBQ&amp;amp;biw=1256&amp;amp;bih=629&quot;&gt;Borges&lt;/a&gt; -&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;WebAnalytics&quot; href=&quot;http://www.xiti.com/xiti.asp?s=563914&quot; target=&quot;_top&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt;&lt;!--Xt_param = 's=563914&amp;p=page_ du_ jour';try {Xt_r = top.document.referrer;}catch(e) {Xt_r = document.referrer; }Xt_h = new Date();Xt_i = '&lt;img width=&quot;39&quot; height=&quot;25&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; ';Xt_i += 'src=&quot;http://logv4.xiti.com/hit.xiti?'+Xt_param;Xt_i += '&amp;hl='+Xt_h.getHours()+'x'+Xt_h.getMinutes()+'x'+Xt_h.getSeconds();if(parseFloat(navigator.appVersion)&gt;=4){Xt_s=screen;Xt_i+='&amp;r='+Xt_s.width+'x'+Xt_s.height+'x'+Xt_s.pixelDepth+'x'+Xt_s.colorDepth;}document.write(Xt_i+'&amp;ref='+Xt_r.replace(/[&lt;&gt;&quot;]/g, '').replace(/&amp;/g, '$')+'&quot; title=&quot;Internet Audience&quot;&gt;');//--&gt;&lt;/script&gt;&lt;noscript&gt;Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par &lt;img width=&quot;39&quot; height=&quot;25&quot; src=&quot;http://logv4.xiti.com/hit.xiti?s=563914&amp;p=page_du_jour&quot; alt=&quot;WebAnalytics&quot; /&gt;&lt;/noscript&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Bruno Chiron</name>
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        <title>Borges magyar</title>
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        <updated>2020-03-14T10:03:00+01:00</updated>
        <published>2020-03-14T10:03:00+01:00</published>
        <summary>     S’il est fait référence à Jorge Luis Borges dans cette chronique sur  Le...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bla-bla-blog.com/media/01/00/1754852710.jpg&quot; id=&quot;media-6101374&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;S’il est fait référence à Jorge Luis Borges dans cette chronique sur &lt;em&gt;Le chef-d’œuvre&lt;/em&gt; Károly Agócs (éd. Vérone) c’est que, comme l’auteur argentin de &lt;em&gt;Fictions&lt;/em&gt;, l’écrivain magyar a opté pour des nouvelles fantastiques, souvent très courtes même, pour des histoires où le fantastique côtoie le réalisme, dans des contes moraux et philosophiques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Károly Agócs a traduit lui-même ce livre paru en Hongrie en 2016 (&lt;em&gt;A fekete kristálygömb – La boule de cristal noire&lt;/em&gt;, éd. Duna Könyvklub). L’éditeur français présente &lt;em&gt;Le chef-d’œuvre&lt;/em&gt; comme un recueil de seize paraboles et quarante-quatre miniatures. Pour être plus exact, il faudrait parler de soixante nouvelles et micro-nouvelles de quelques lignes (&lt;em&gt;Épreuves sélectives, En Route, Pénitence, Un Crime parfait, Consolation, Enfant prématuré&lt;/em&gt;) à huit pages (&lt;em&gt;Le Labyrinthe fantôme, Le chef-d’œuvre&lt;/em&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Károly Agócs propose des récits résolument anti-modernes en ce qu’ils semblent avoir été écrits pour un lecteur du XIXe siècle ou du XXe siècle, voire des siècles précédents. Pas de technologies, de personnages incarnés au sein de notre époque ou de réflexions sur le monde contemporain&amp;nbsp;: l’auteur magyar fait intervenir des diable (&lt;em&gt;Le Chantre du Diable&lt;/em&gt;), des mages venus de nulle part (&lt;em&gt;Vanité&lt;/em&gt;), des artefacts (&lt;em&gt;Le Charbonnier&lt;/em&gt;) ou des destins hors-normes (&lt;em&gt;Le chef d’œuvre&lt;/em&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Károly Agócs se fait auteur moral dans ses paraboles et ses miniatures, des dénominations qui renvoient respectivement à la tradition du Nouveau testament et à l’iconographie religieuse. La vanité, le destin illisible (&lt;em&gt;Le Voyageur&lt;/em&gt;), la culpabilité (&lt;em&gt;Captivité&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;La&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Pénitence&lt;/em&gt;), la puissance des rêves (&lt;em&gt;Ève&lt;/em&gt;), l’amour introuvable (&lt;em&gt;Bal masqué&lt;/em&gt;) ou la mort sublimée (&lt;em&gt;Un crime parfait&lt;/em&gt;) : l’auteur hongrois fait de ses récits des constructions symboliques transmettant autant de messages universels. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La nature, la religion et la magie sont omniprésents dans ce recueil à l’écriture précise, et dont la traduction est d’autant plus fidèle aux textes originaux qu’elle a été faite par l’auteur lui-même. Le lecteur s’arrêtera particulièrement sur la nouvelle qui donne son titre au livre et qui raconte l’histoire croisée de deux écrivains que tout oppose. Károly Agócs adresse également des coups d’œil appuyés à l’écrivain argentin dans plusieurs nouvelles, dont &lt;em&gt;Le Labyrinthe fantôme&lt;/em&gt; et les deux hommages à Luis Borges. Logique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Károly Agócs, &lt;em&gt;Le chef-d’œuvre&lt;/em&gt;, éd. Vérone, 2019, 132 p.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://www.editions-verone.com/auteur/karoly-agocs/le-chef-d-oeuvre&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;https://www.editions-verone.com/auteur/karoly-agocs/le-chef-d-oeuvre&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Voir aussi : &lt;a href=&quot;http://www.bla-bla-blog.com/archive/2017/08/02/courts-mais-bons-5968108.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&quot;Courts mais bons&quot;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/yQATY_gu--Y&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808080;&quot;&gt;Tenez-vous informés de nos derniers blablas&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #808080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #00ffff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ccff;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;color: #00ccff;&quot; href=&quot;https://www.facebook.com/leblablablog/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Likez&lt;/a&gt;, &lt;a style=&quot;color: #00ccff;&quot; href=&quot;http://www.bla-bla-blog.com/archive/2018/10/28/bla-bla-blog-vous-plait-suivez-nous-et-faites-le-savoir-6100663.html&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;partagez&lt;/a&gt;, &lt;a style=&quot;color: #00ccff;&quot; href=&quot;https://twitter.com/LeBlaBlaBlog&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;twittez&amp;nbsp;&lt;/a&gt;et&amp;nbsp;&lt;a style=&quot;color: #00ccff;&quot; href=&quot;https://www.instagram.com/leblablablog/&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;instagramez&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ccff;&quot;&gt;les blablas de Bla Bla Blog !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Christian COTTET-EMARD</name>
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        </author>
        <title>.</title>
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        <updated>2018-06-19T01:28:00+02:00</updated>
        <published>2018-06-19T01:28:00+02:00</published>
        <summary>    « Curieuse destinée que celle de l'écrivain. À ses débuts, il est...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5831214&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cottetemard.hautetfort.com/media/00/01/148262742.2.jpeg&quot; alt=&quot;alliés substantiels,littérature,écrivain,jorge luis borges,blog littéraire de christian cottet-emard,citation&quot; /&gt;&lt;br /&gt;« Curieuse destinée que celle de l'écrivain. À ses débuts, il est baroque, vaniteusement baroque ; au bout de longues années il peut atteindre, si les astres sont favorables, non pas la simplicité, qui n'est rien, mais la complexité moderne et secrète. »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;- Jorge Luis Borges -&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;WebAnalytics&quot; href=&quot;http://www.xiti.com/xiti.asp?s=563914&quot; target=&quot;_top&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt;// &lt;![CDATA[Xt_param = 's=563914&amp;p=page_ du_ jour';try {Xt_r = top.document.referrer;}catch(e) {Xt_r = document.referrer; }Xt_h = new Date();Xt_i = '&lt;img width=&quot;39&quot; height=&quot;25&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; ';Xt_i += 'src=&quot;http://logv4.xiti.com/hit.xiti?'+Xt_param;Xt_i += '&amp;hl='+Xt_h.getHours()+'x'+Xt_h.getMinutes()+'x'+Xt_h.getSeconds();if(parseFloat(navigator.appVersion)&gt;=4){Xt_s=screen;Xt_i+='&amp;r='+Xt_s.width+'x'+Xt_s.height+'x'+Xt_s.pixelDepth+'x'+Xt_s.colorDepth;}document.write(Xt_i+'&amp;ref='+Xt_r.replace(/[&lt;&gt;&quot;]/g, '').replace(/&amp;/g, '$')+'&quot; title=&quot;Internet Audience&quot;&gt;');// ]]&gt;&lt;/script&gt;&lt;noscript&gt;Mesure d'audience ROI statistique webanalytics par &lt;img width=&quot;39&quot; height=&quot;25&quot; src=&quot;http://logv4.xiti.com/hit.xiti?s=563914&amp;p=page_du_jour&quot; alt=&quot;WebAnalytics&quot; /&gt;&lt;/noscript&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Estrella Oscura</name>
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        <title>Le Livre de sable de Jorge Luis Borges</title>
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        <updated>2018-05-22T10:14:00+02:00</updated>
        <published>2018-05-22T10:14:00+02:00</published>
        <summary>    Son livre s'appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable...</summary>
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          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5824158&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/00/01/4025230469.jpg&quot; alt=&quot;nouvelles,jorge luis borges,le livre de sable,argentine,fantastique,doute,étrange,autre,altérité,littérature,mystère,challenge latino,mai en nouvelles&quot; width=&quot;236&quot; height=&quot;393&quot; /&gt;Son livre s'appelait le livre de sable, parce que ni ce livre ni le sable n'ont de commencement ni de fin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;Je suis&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;très peu connaisseuse de littérature latino et très peu lectrice de nouvelles.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp; C’est donc&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;tout naturellement&lt;/span&gt;&amp;nbsp;l’esprit aventureux que j’ai empoigné dernièrement ce recueil pour faire connaissance avec celui qui est, sans doute, le plus célèbre écrivain argentin. Et grand bien m'en a pris !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;Je découvre à l’occasion de ces treize nouvelles que Borges est un auteur charmeur et mutin qui se plaît à nous balader.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;De prime abord, les textes tiennent tous, ou presque, du fantastique. Chaque situation est étrange et prête au doute du lecteur. Dans&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;L’autre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, un homme se trouve assis au côté d’un alter ego plus jeune ; dans&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;There are more things&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, décidacé à Lovecraft, un curieux propriétaire ravage à coups de travaux la maison qu’il vient d’acquérir tandis que de curieux phénomènes alentours se produisent&amp;nbsp;; dans&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;Utopie d’un homme fatigué&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, un voyageur tombe par hasard dans le désert sur un être du futur. L’étrange, s’aperçoit-on rapidement, c’est les autres. Ou&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;l’autre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, pour reprendre le titre de la première nouvelle, cet être unique, à la fois miroir de soi et éternel mystère. L’impossibilité d’atteindre une quelconque vérité objective dans la confrontation ou l'échange fait fondre la certitude de sa propre existence comme neige au soleil. L’être se révèle poreux, glissant, parfois immatériel et insaisissable.&amp;nbsp;Et si les êtres échappent, leurs productions échappent de même. Dans&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;La secte des Trente&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;UNDR&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;ou&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;Le livre de sable&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, le doute et l’étrangeté viennent du texte lui-même&amp;nbsp;: il est incomplet, inachevé, ou jamais dévoilé. Il n’y a définitivement rien auquel se raccrocher de façon tangible, même pas à l'objet, surtout s'il est langage ou création, et tout espoir d’obtenir des réponses est absolument vain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il était intelligent mais il avait tendance à prendre les choses au sérieux, y compris les congrès et l'univers, qui n'est peut-être lui-même qu'une plaisanterie cosmique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La lecture de ces nouvelles, dont le nombre de treize est un hasard, nous dit Borges – c’est dire comme le hasard fait bien les choses&amp;nbsp;! – est absolument jubilatoire. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Garamond','serif';&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Le format extrêmement court laisse mille questions en suspens, comme j’aime qu’il en soit ainsi dans les nouvelles fantastiques. On ne s’ennuie jamais et on repense bien souvent à quelque texte lu quelques jours auparavant. L’immense originalité de Borges à l’égard du genre est qu’il abolit totalement la frontière entre le réel et le surnaturel. Le réel lui-même devient matière du surnaturel, puisque toutes nos certitudes s’annulent.&amp;nbsp;On est dans un fantastique poussé dans ces ultimes retranchements, jusqu'à l'absurde&amp;nbsp;même: il n'est plus seulement question d'hésiter entre deux hypothèses face à une situation donnée ; on se surprend à douter d'absolument tout, y compris des choses les plus élémentaires. Où cours-je ? Où vais-je ? Dans quel état j'erre ? Et d'ailleurs... Qui suis-je ? Autant vous dire qu'on s'amuse bien et que ça donne envie de goûter à nouveau à ce coquin de Borges !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'book antiqua', palatino, serif;&quot;&gt;Sauf dans les pages sévères de l'Histoire, les faits mémorables se passent de phrases mémorables. Un homme sur le point de mourir cherche à se rappeler une gravure entrevue dans son enfance ; les soldats qui vont monter à l'assaut parlent de la boue ou du sergent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-5816935&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/00/01/3721328276.jpg&quot; alt=&quot;nouvelles,jorge luis borges,le livre de sable,argentine,fantastique,doute,étrange,autre,altérité,littérature,mystère,challenge latino,mai en nouvelles&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Challenge Latino chez &lt;a href=&quot;https://ellettres.wordpress.com/&quot;&gt;Ellettres&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-5816938&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/01/01/585926326.jpg&quot; alt=&quot;nouvelles,jorge luis borges,le livre de sable,argentine,fantastique,doute,étrange,autre,altérité,littérature,mystère,challenge latino,mai en nouvelles&quot; /&gt;Mai en nouvelles chez &lt;a href=&quot;http://www.tombeeduciel.com/2018/05/mai-en-nouvelles-cest-parti.html&quot;&gt;Electra&lt;/a&gt; et&lt;a href=&quot;http://www.hopsouslacouette.com/2018/05/mai-en-nouvelles-les-chroniques.html&quot;&gt; Marie-Claude&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Bruno Chiron</name>
            <uri>http://www.bla-bla-blog.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Qui va tango va sano e lontano</title>
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        <updated>2018-02-11T15:28:00+01:00</updated>
        <published>2018-02-11T15:28:00+01:00</published>
        <summary>     Au Café Gran Tortoni, en plein cœur de Buenos Aires, un jeune homme...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.bla-bla-blog.com/media/01/02/3393860983.png&quot; id=&quot;media-6101631&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Au Café Gran Tortoni, en plein cœur de Buenos Aires, un jeune homme attend d’être reçu par un maestro du tango afin de devenir son élève. En attendant ce rendez-vous qui va changer sa vie, Mina, une serveuse et danseuse, le prend son son aile&amp;nbsp;en lui présentant les personnages gravitant autour d’elle, dans un café tout entier dévolu à la plus sensuelle des danses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Le tanguero novice découvre et écoute ces histoires argentines, comme autant de récits d’initiation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 60px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #00ccff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des récits d'initiation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans les 110 pages d’une BD entièrement consacrée au tango, Philippe Charlot et Winoc mettent en image des destins incroyables&amp;nbsp;: dans les années 30, un acteur trouve le succès puis le malheur grâce à un texte révolutionnaire de Jorge Luis Borges&amp;nbsp;; sur la Plaza de Mayo, un payador, troubadour et chanteur de tango, débarque de la pampa pour défier Carlos Gardel&amp;nbsp;; un autre chanteur raconte dans quelles circonstances il a gagné un concours hors du commun organisé par une certaine mademoiselle Magdalena&amp;nbsp;; il est également question d’un bandonéon apporté par une jolie factrice d’accordéon, d’un danseur doué mais désargenté empêtré dans une histoire de vol et d’amour, d’un flirt hors du temps entre deux retraités et d’un fantôme errant dans les salles du Gran Café Tortoni.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les amoureux du tango adoreront cette bande dessinée au scénario envoûtant. Les autres se laisseront transporter par ces histoires dont le fil conducteur est une danse et une musique, et qui invitent à écouter ou réécouter le &lt;a href=&quot;https://www.youtube.com/watch?v=upsF0jpz4kg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;&lt;em&gt;Volver&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; de Carlos Gardel&amp;nbsp;: &quot;&lt;em&gt;Volver con la frente marchita / Las nieves del tiempo platearon mi sien / Sentir que es un soplo la vida / Que veinte años no es nada.&lt;/em&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Philippe Charlot et Winoc,&lt;em&gt; Gran Café Tortoni&lt;/em&gt;, tome 1, éd. Bamboo, 2018, 110 p. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/Gcxv7i02lXc&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;autoplay; encrypted-media&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Littérature de partout</name>
            <uri>http://litteraturedepartout.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Jorge Luis Borges, La mémoire de Shakespeare</title>
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        <updated>2017-06-24T05:00:00+02:00</updated>
        <published>2017-06-24T05:00:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-5649591&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://litteraturedepartout.hautetfort.com/media/01/00/1165232664.jpg&quot; alt=&quot;Borges.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;color: blue;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 25 août 1983&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; À l’horloge de la petite gare je vis qu’il était 11 heures du soir passées. Je me dirigeai vers l’hôtel. Comme en d’autres occasions, j’éprouvai cette résignation et ce soulagement que procurent en nous les lieux que nous connaissons bien. Le grand portail était ouvert et l’édifice, dans l’obscurité. J’entrai dans le vestibule dont les miroirs blêmes répétaient les plantes du salon. Curieusement, le propriétaire ne me reconnut pas et me présenta le registre. Je pris la plume qui était accrochée au pupitre, je la trempai dans l’encrier de bronze et au moment où je m’inclinai sur le livre ouvert se produisit la première des nombreuses surprises qu’allait m’accorder cette nuit. Mon nom, Jorge Luis Borges, était déjà écrit, à l’encre, encore fraiche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le propriétaire de l’hôtel me dit&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je croyais que vous étiez déjà monté.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Puis il m’observa attentivement et il se reprit&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Pardon, monsieur. C’est que l’autre vous ressemble tellement, mais vous, vous êtes plus jeune.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;[…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: Baskerville; color: blue;&quot;&gt;Jorge Luis Borges, &lt;em&gt;La mémoire de Shakespeare&lt;/em&gt;, dans &lt;em&gt;Œuvres complètes, II&lt;/em&gt;, édition Jean-Pierre Bernès, Pléiade&amp;nbsp;/ Gallimard, 1999, p. 963.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Les imbéciles...</title>
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        <updated>2016-08-17T14:00:00+02:00</updated>
        <published>2016-08-17T14:00:00+02:00</published>
        <summary>  Les éditions Allia publient cette semaine un court essai satirique de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les éditions Allia publient cette semaine un court essai satirique de &lt;strong&gt;Giovanni Papini&lt;/strong&gt; intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les imbéciles&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. Écrivain italien de la première moitié du vingtième siècle, Giovanni Papini a été proche du futurisme à ses débuts et s'est rapproché du fascisme au cours des années 30. Son oeuvre a été apprécié aussi bien par &lt;strong&gt;Julius Evola&lt;/strong&gt; que par &lt;strong&gt;Jorge Luis Borges&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;igImage&quot; class=&quot;image-stretch-vertical&quot; style=&quot;max-width: 800px; max-height: 1244px; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61CtDNjeUEL.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;271&quot; height=&quot;421&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div class=&quot;header wysiwyg&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot;«Si les hommes de génie n’avaient pas existé, nous serions encore des barbares mais, sans les idiots, le genre humain se serait éteint depuis bien longtemps. Et le fait qu’en tout temps ils soient justement les plus nombreux et les plus puissants représente un argument considérable en faveur de la Providence. Parfois, un demi-siècle a pu s’écouler sans qu’un esprit souverain qui sorte de l’ordinaire ne se manifeste, mais chaque jour qui se lève voit croître et prospérer &quot;l’immense coalition des idiots&quot;.»&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;text wysiwyg&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot;Race prolifique&quot;, les imbéciles, en raison même de leur nombre, assurent la survie de l’espèce. Ils sont aussi source d’un divertissement salutaire et autorisent la plus grande paresse. Car si tous les hommes étaient intelligents, que d’efforts il faudrait alors déployer. Qui plus est, sans imbécile, pas de génie non plus. Leur domination, vu la masse qu’ils représentent, assure une classe de oisifs. En effet, l’imbécile accepte volontiers des tâches, voire même des responsabilités, dont l’homme intelligent ne voudrait pour rien au monde. Raison pour laquelle les puissants en sont souvent dotés, d’imbécillité s’entend. D’autant que, comme ses idées, si tant est qu’il en ait, sont courantes, ses semblables ne peuvent que les approuver. Car l’imbécile ne se superpose pas tout à fait à l’ignorant qui, lui, ne pense pas du tout. L’imbécile a ceci de dangereux qu’il se mêle de tout et volontiers d’art et de littérature, quand ce n’est pas de politique. C’est que les imbéciles sont partout. Pis, ils prolifèrent. Mais, comme vous l’apprendrez dans ce petit ouvrage, ce peut aussi être un avantage.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <title>GEORGES PEREC : LA DISPARITION</title>
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        <updated>2016-03-22T09:00:00+01:00</updated>
        <published>2016-03-22T09:00:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5326465&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/00/533523057.jpg&quot; alt=&quot;littérature,littérature française,georges perec,perec la disparition,éditions denoël,oulipo,lipogramme,claude burgelin,jorge luis borges,borges l'aleph,borges le zahir,borges six problèmes pour don isidro parodi,chroniques de bustos domecq,raymond roussel,raymond queneau&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;2&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Résumé : comme l’écrit Perec&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Oui, fit Savorgnan, disons qu’Anton tout à la fois montrait mais taisait, signifiait mais masquait&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» (p.111).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Anton, c’est Anton Voyl, le personnage principal, celui qui disparaît, comme par hasard, à la fin du chapitre 4, sachant qu’il n’y a pas de chapitre 5, remplacé par une simple page blanche. C’est d’ailleurs parce qu’il a disparu que le roman existe. Or, si l’on rapproche son nom de celui d’un autre personnage du livre, Amaury Conson, on comprend que Georges Perec est dans un jeu qui fait penser à «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Des chiffres et des lettres&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» (sans les chiffres). Voyelle et consonne, c’est Voyl et Conson. Ouah, la ficelle&amp;nbsp;! Il fallait y penser.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Et Perec enfonce le clou&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;On s’approcha d’Amaury &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;[Conson]&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt; qui parcourait l’album. Il comportait vingt-six folios, tous blancs, sauf, au folio cinq, un placard oblong, sans illustration …&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» (p.112, cf. l'absence de chapitre 5). Parmi les vingt-six folios (les lettres), on retient le cinquième (le «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;e&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;»). Si l’on n’a pas compris … Est-il vrai, comme l’affirme Claude Burgelin&amp;nbsp;(un très proche de l'auteur)&amp;nbsp;dans son Georges Perec (1988), que certains commentateurs professionnels n’ont pas vu la clé de l’énigme, à parution (1969)&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;La Disparition&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt; est donc un roman à clé. Un autre exemple, moins central celui-là, montre que Perec l’a bourré à craquer de références cachées, comme les ébénistes de la Renaissance s’ingéniaient à fabriquer des meubles à secrets, à tiroirs multiples. Il s’agit d’Augustus B. Clifford, autre personnage&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Il s’approcha. Il prit dans sa main l’oblong carton, suivant du doigt l’insinuant parcours du subtil signal nippon.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Soudain, il poussa un cri affolant, inhumain&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Ai&amp;nbsp;! Ai&amp;nbsp;! Un Zahir&amp;nbsp;! Là, là, un Zahir&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sa main battit l’air. Il tomba, mort&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» (p.134). C’est vrai qu’on meurt beaucoup, dans cette histoire. Mais un Zahir, qu’est-ce que c’est&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Eh bien ça a d’abord à voir avec la signification et l’interprétation&amp;nbsp;: dans la tradition islamique, le mot Zahir signifie «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;sens littéral&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;», par opposition au Batin, «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;sens caché&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». Encore une histoire de lettres, quoi. Mais aussi et surtout une référence à l’auteur argentin Jorge Luis Borges et à une nouvelle qui figure dans son recueil &lt;u&gt;L’Aleph&lt;/u&gt; (Gallimard, 1967), intitulée précisément &lt;u&gt;Le Zahir&lt;/u&gt;.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;On lit, à la première page&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;(A Guzerat, à la fin du XVIII° siècle, un tigre fut Zahir&amp;nbsp;; à Java, un aveugle de la mosquée de Surakarta, que lapidèrent les fidèles&amp;nbsp;; en Perse, un astrolabe que Nadir Shah fit jeter au fond de la mer&amp;nbsp;; dans les prisons du Mahdi, vers 1892, une petite boussole que Rudolf Carl von Slatin toucha, enveloppée dans un lambeau de turban&amp;nbsp;; à la mosquée de Cordoue, selon Zotenberg, une veine dans le marbre de l’un des mille deux cents piliers&amp;nbsp;; au ghetto de Tétouan, le fond d’un puits.)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Voici ce que le passage devient, dans &lt;u&gt;La Disparition&lt;/u&gt;, après la lipogrammatraduction opérée par Perec&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;A Masulipatam, un jaguar fut Zahir&amp;nbsp;; A Java, un fakir albinos d’un hôpital à Surakarta, qu’on lapida&amp;nbsp;; A Shiraz, un octant qu’Ibnadir Shah lança au fond du flot&amp;nbsp;; dans la prison du Mahdi, un compas qu’on cacha dans l’haillon d’un paria qu’Oswald Carl von Slatim &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;[sic] &lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;toucha&amp;nbsp;; dans l’Alhambra d’Abdou Abdallah, à Granada, suivant Zotanburg, un filon dans l’onyx d’un fronton&amp;nbsp;; dans la Kasbah d’Hammam-Lif, l’obscur fond d’un puits&amp;nbsp;; à Bahia Bianca, au coin d’un sou où s’abîma, dit-on, Borgias&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» (p.139).&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Le dernier détail, absent de l’original, évoque les choses bizarres qui arrivent à Borges-personnage, dans la nouvelle de Borges-auteur («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Je demandai une orangeade&amp;nbsp;; en me rendant la monnaie, on me donna le Zahir&amp;nbsp;; je le contemplai un instant&amp;nbsp;; je sortis dans la rue, peut-être avec un début de fièvre.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» Et ça ne va pas s’arranger, même après qu’il s’en sera débarrassé.).&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;Ce que devient le passage de Borges (traduction de l'excellent Roger Caillois), une fois soumis à la contrainte, n'est pas sans intérêt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Pour finir là-dessus, on lit dans &lt;u&gt;La Disparition&lt;/u&gt; ceci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Sans savoir tout à fait où naissait l’association, il s’imaginait dans un roman qu’il avait lu jadis, un roman paru, dix ans auparavant, à la Croix du Sud, un roman d’Isidro Parodi, ou plutôt d’Honorio Bustos Domaicq, qui racontait l’inouï, l’ahurissant, l’affolant coup du sort qui frappait un banni, un paria fugitif&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» (p.32).&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;C’est sûr, Georges Perec connaît assez bien les œuvres de Borges. Les amateurs du même sont contents d’être ainsi mis dans la confidence et de faire partie des «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;initiés&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;», puisqu’ils reconnaissent au passage &lt;u&gt;Six problèmes pour Don Isidro Parodi&lt;/u&gt; et &lt;u&gt;Chroniques de Bustos Domecq&lt;/u&gt;&amp;nbsp;(mais avec un &quot;e&quot;). Hommage et révérence de Perec à l’auteur labyrinthique amateur de mystère, orfèvre d’un fantastique à l’étrange teneur métaphysique.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Faire partie des initiés&amp;nbsp;: voilà pourquoi Borges, et après lui Georges Perec, font un tabac parmi les intellectuels. Mais on a le droit de rester à distance de ce genre de littérature, où l’ironie, hautaine ou affable, et le rôle dévolu à l’intelligence et à la culture ont de quoi intimider (décourager&amp;nbsp;?) le lecteur, même de bonne volonté.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Dans W ou le souvenir d’enfance, Perec écrit ceci au sujet du plaisir de la lecture&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;je lis peu, mais je relis sans cesse, Flaubert et Jules Verne, Roussel et Kafka, Leiris et Queneau&amp;nbsp;; je relis les livres que j’aime et j’aime les livres que je relis, et chaque fois avec la même jouissance, que je relise vingt pages, trois chapitres ou le livre entier&amp;nbsp;: celle d’une complicité, d’une connivence, ou plus encore, au-delà, celle d’une parenté enfin retrouvée&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;» (p.193). Queneau et Roussel sont bien là, mais pas Borges. J’ai envie de dire&amp;nbsp;: priorité à l’intelligence dans la pratique de l’écriture.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Je n’ai rien contre l’intelligence. Tout dépend de ce qu’on en fait, et de la place qu'on lui accorde.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Voilà ce que je dis, moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Jorge Luis Borges, Éloge de l'ombre</title>
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        <updated>2014-12-13T05:00:00+01:00</updated>
        <published>2014-12-13T05:00:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4801049&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://litteraturedepartout.hautetfort.com/media/02/01/3716306591.20.jpg&quot; alt=&quot;imgres.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville; color: blue;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Labyrinthe&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;De porte, nulle part, jamais. Tu es dedans&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Et l'alcazar embrasse l'univers&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Et il n'a point d'avers ni de revers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Point de mur extérieur ni de centre secret.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;N'espère pas que la rigueur de ton chemin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Qui obstinément bifurque sur un autre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Qui obstinément bifurque sur un autre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Puisse jamais finir. De fer est ton destin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Comme ton juge. N'attends point la charge&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;De cet homme taureau dont l'étrange&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;forme plurielle épouvante ces rêts &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Tissés d'interminable pierre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Il n'existe pas. N'attends rien. Pas même &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Au cœur du crépuscule noir, la bête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville; color: blue;&quot;&gt;Jorge Luis Borges, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Éloge de l'ombre&lt;/em&gt;, dans &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Œuvres complètes II&lt;/em&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville; color: blue;&quot;&gt;traduction Jean Pierre Bernès et Nestor Ibarra, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville; color: blue;&quot;&gt;Pléiade, Gallimard, 1999, p. 161.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;o:OfficeDocumentSettings&gt;  &lt;o:AllowPNG/&gt; &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt;  &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;  &lt;w:TrackMoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;  &lt;w:TrackFormatting/&gt;  &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;  &lt;w:PunctuationKerning/&gt;  &lt;w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;  &lt;w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;  &lt;w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;  &lt;w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;  &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;  &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;  &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;  &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;  &lt;w:Compatibility&gt;   &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;   &lt;w:DontGrowAutofit/&gt;   &lt;w:DontAutofitConstrainedTables/&gt;   &lt;w:DontVertAlignInTxbx/&gt;  &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;/w:WordDocument&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;276&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt;&lt;style&gt; /* Style Definitions */table.MsoNormalTable{mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;mso-tstyle-rowband-size:0;mso-tstyle-colband-size:0;mso-style-noshow:yes;mso-style-parent:&quot;&quot;;mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;mso-para-margin:0cm;mso-para-margin-bottom:.0001pt;mso-pagination:widow-orphan;font-size:12.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ascii-font-family:Cambria;mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-hansi-font-family:Cambria;mso-hansi-theme-font:minor-latin;mso-ansi-language:EN-GB;mso-fareast-language:EN-US;}&lt;/style&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--StartFragment--&gt; &lt;!--EndFragment--&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-left: 4.0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>SUR du VENT par Henri CHEVIGNARD</name>
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        <title>COMPRENDRE selon Jorge Luis BORGES</title>
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        <updated>2014-09-02T21:30:00+02:00</updated>
        <published>2014-09-02T21:30:00+02:00</published>
        <summary>   J'ai vu une Roue très haute qui n'était pas devant mes yeux, ni derrière...</summary>
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          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;J'ai vu une Roue très haute qui n'était pas devant mes yeux, ni derrière moi ni à mes côtés, mais partout à la fois. Cette Roue était faite d'eau et aussi de feu et elle était, bien qu'on en distinguât le bord, infinie. Entremêlées, la constituaient toutes les choses qui seront, qui sont et qui furent. J'étais un fil dans cette trame totale, et Pedro de Alvarado, qui me tortura, en était un autre. Là résidaient les causes et les effets et il me suffisait de voir la Roue pour tout comprendre, sans fin. Ô joie de comprendre, plus grande que celle d'imaginer ou de sentir ! Je vis l'univers et je vis les desseins intimes de l'univers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #666699;&quot;&gt;Jorge Luis BORGES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, L'aleph, Trad. Roger Caillois, Gallimard, 1967.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4646583&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://surduvent.hautetfort.com/media/00/02/1907508685.jpg&quot; alt=&quot;roue,&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;Le problème, en ces jours de rentrée, sera de ne pas se laisser écraser par la pire de toutes : la roue tine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>SUR du VENT par Henri CHEVIGNARD</name>
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        <title>L'IMMORTEL selon BORGES</title>
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        <updated>2014-08-01T21:34:00+02:00</updated>
        <published>2014-08-01T21:34:00+02:00</published>
        <summary>   Ainsi, dans les jeux du hasard, les nombres pairs et impairs tendent à...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://surduvent.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;Ainsi, dans les jeux du hasard, les nombres pairs et impairs tendent à s'équilibrer ; ainsi s'annulent l'astuce et la bêtise, et peut-être le grossier poème du &lt;em&gt;Cid&lt;/em&gt; est-il le contrepoids exigé par une seule épithète des &lt;em&gt;Églogues&lt;/em&gt; ou par une maxime d'Héraclite. La pensée la plus fugace obéit à un dessein invisible et peut couronner, ou commencer, une forme secrète. J'en connais qui faisaient le mal pour que le bien en résulte dans les siècles à venir ou pour qu'il en soit résulté dans les siècles passés...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jorge Luis BORGES&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, L'aleph,&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;trad. de Roger CAILLOIS, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva; font-size: small;&quot;&gt;Gallimard, 1967.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4638386&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://surduvent.hautetfort.com/media/01/01/2540709508.JPG&quot; alt=&quot;lusignan,&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Sculpture de Jane CONIL, Lusignan.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Le Bouquineur</name>
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        <title>Jorge Luis Borges : L’Aleph</title>
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        <updated>2014-04-13T07:53:00+02:00</updated>
        <published>2014-04-13T07:53:00+02:00</published>
        <summary>  Jorge Luis Borges, selon l'état civil Jorge Francisco Isidoro Luis Borges...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-4518606&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/02/637040885.jpg&quot; alt=&quot;Jorge Luis Borges&quot; /&gt;Jorge Luis Borges, selon l'état civil Jorge Francisco Isidoro Luis Borges Acevedonote, né à Buenos Aires en 1899 et mort à Genève en 1986, est un écrivain argentin de prose et de poésie. Ses travaux dans les champs de l'essai et de la nouvelle sont considérés comme des classiques de la littérature du XXe siècle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'Aleph&lt;/em&gt; est un recueil de dix-sept nouvelles éditées séparément entre 1947 et 1952 dans différents périodiques de Buenos Aires. L’édition française date de 1967.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Disons le tout de suite, la lecture de ces textes n’est pas toujours aisée. L’érudit Borges ne nous épargne pas les références historiques pointues, du gréco-latin au médiéval oriental où lieux et personnages m’étaient étrangers dans leur majorité. Les thèmes abordés, profonds et intimidants, sont chers à l’écrivain argentin, la métaphysique c'est-à-dire l'immortalité de l'âme, l'existence de Dieu, les raisons de l'existence du Mal ou le sens de la vie. Mais aussi les labyrinthes, leitmotivs qui apparaissent ou sont cités dans au moins sept de ces nouvelles, ainsi que la notion d'infini.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les textes sont courts et relèvent souvent du fantastique, mais si les sujets sont ardus, la langue est agréable à lire. Je ne vois que trois types de lecteurs pour ce genre d’ouvrage, ceux qui abandonnent après quelques pages, ceux qui sont assez cultivés pour en apprécier toutes les subtilités et enfin, ceux qui comme moi, courbent l’échine quand les références leur échappent mais acceptent de se laisser emporter avec volupté par ces écrits qui donnent le sentiment d’être intelligent le temps d’ingurgiter ces finalement courtes deux cents pages. Et puis toutes les nouvelles ne sont pas complexes à déchiffrer, n’exagérons pas non plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je sais la place de Borges dans la littérature mondiale, je ne la conteste pas bien évidemment car j’y vois bien la trace d’un grand écrivain, mais ce recueil ne me laisse pas pour autant un souvenir impérissable car trop complexe pour moi, ayons le courage de le reconnaitre&amp;nbsp;; avis mitigé donc.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Etre immortel est insignifiant&amp;nbsp;; à part l’homme, il n’est rien qui ne le soit, puisque tout ignore la mort. Le divin, le terrible, l’incompréhensible, c’est de se savoir immortel. J’ai noté que malgré les religions, pareille conviction est extrêmement rare. Juifs, chrétiens, musulmans, confessent l’immortalité, mais la vénération qu’ils portent au premier âge prouve qu’ils n’ont foi qu’en lui, puisqu’ils destinent tous les autres, en nombre infini, à le récompenser ou à le punir. J’estime plus raisonnable la roue de certaines religions de l’Inde&amp;nbsp;; dans cette roue, qui n’a ni commencement ni fin, chaque vie est la conséquence d’une vie antérieure et elle engendre la suivante, sans qu’aucune ne détermine l’ensemble…&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-4518607&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/1165232664.jpg&quot; alt=&quot;Jorge Luis Borges&quot; /&gt;Jorge Luis Borges&amp;nbsp; &lt;em&gt;L’Aleph&lt;/em&gt;&amp;nbsp; Gallimard L’Imaginaire&amp;nbsp; - 220 pages –&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’espagnol par Roger Caillois et René L.F. Durand&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>fredlautre</name>
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        <title>HERMANN BROCH ECRIVAIN</title>
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        <updated>2013-08-29T09:00:00+02:00</updated>
        <published>2013-08-29T09:00:00+02:00</published>
        <summary>   LA MORT DE VIRGILE 3  &amp;nbsp;      Qu’est-ce qui fait céder Virgile à la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lantidote.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;LA MORT DE VIRGILE 3&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Qu’est-ce qui fait céder Virgile à la colère de son empereur&amp;nbsp;? Je crois que le poète se rend compte que, lui comme son illustre souverain, ils sont chacun engagés dans une impasse, et qu’Auguste, en se mettant en colère, laisse entrevoir un défaut dans sa cuirasse (puisque sa raison souveraine n’a pas su venir à bout de celle de Virgile), agit comme jadis Alexandre le Grand quand il fut mis, face au «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;nœud gordien&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;», de dénouer celui-ci, qu’il trancha simplement de son épée. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Un aveu de faiblesse, mais en même temps, l'affirmation d'une certitude et d'un pouvoir. Si&amp;nbsp;la volonté&amp;nbsp;de détruire l'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Enéide&lt;/span&gt; est inaccessible aux arguments de la raison, autant en finir au plus vite avec les arguments, et autant le décréter du haut de la souveraine autorité du Maître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Toujours est-il que Virgile consent à abandonner son précieux manuscrit aux mains d’Auguste, et que ce consentement le plonge dans un bain de félicité qui illumine toute la dernière partie. Il n’est ni dieu ni animal, et comme il est homme, il est à mi-chemin, comme tout le monde. Or le mi-chemin est somme toute l’espace impur, l’espace des dissonances entre les aspirations, les désirs et la réalité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;L’absolu n’est pas de ce monde, il faut que l’homme se résolve à l’idée d’être dans la dissonance, d’être lui-même une dissonance&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Il n’y a de dissonance, ni dans l’acte du dieu, ni dans celui de l’animal&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;», écrit Hermann Broch. A croire qu’il a lu &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Sur le Théâtre de marionnettes&lt;/span&gt;, de Kleist&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;De même aussi retrouve-t-on la grâce, après que la connaissance ait semblablement passé par, et à travers un infini. C’est ainsi qu’elle apparaît le plus pure dans la forme de l’homme, ou bien qui n’a aucune conscience, ou bien qui possède une conscience infinie&amp;nbsp;: c’est-à-dire, et tout aussi bien, chez la marionnette et chez le Dieu&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Dès lors, Virgile peut être en paix avec le monde et avec lui-même, ayant atteint le point de l’existence depuis lequel il n’est plus possible de percevoir des contradictions, le point à partir duquel l’individu saisit l’Unité de tout. C’est, au fond, ce que recherche le narrateur de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L’Aleph&lt;/span&gt;, de Jorge Luis Borges, et qu’il découvre, stupéfait, dans l’escalier d’une simple cave, «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;à la partie inférieure de la marche, vers la droite&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;C’est aussi ce que recherche André Breton, quand il proclame&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçu contradictoirement&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;» (&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Second manifeste du Surréalisme&lt;/span&gt;). Pour Virgile, cet instant de l’Unité retrouvée, on comprend que c’est l’instant qui précède la restitution de son âme à l’univers.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Il faut aussi parler du message ultime que Virgile adresse à son empereur (p. 351)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;La profondeur de ton œuvre est souvent énigmatique Virgile, mais maintenant tu parles également par énigmes.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal; text-indent: 35.4pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;– Pour l’amour des hommes, pour l’amour de l’humanité, le Dispensateur du salut s’offrira lui-même en sacrifice&amp;nbsp;; par sa mort, il fera de sa personne un acte de connaissance, un acte qu’il lancera à l’univers, pour qu’à partir de cette suprême réalité symbolique du secours charitable, la création commence à se développer&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Je crois qu’il n’y a pas besoin d’expliciter l’identité du «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Dispensateur du salut&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». C’est une prophétie, si l’on se souvient qu’on est, au moment de cet échange, jour de la mort du poète romain, 19 ans avant l’ère chrétienne. Virgile prophète, maintenant&amp;nbsp;! Remarquez, Dante Alighieri («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Nel mezzo del camin di nostra vita / mi ritrovai per una selva oscura, / ché la diritta via era smarrita&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;») l’a bien désigné et choisi pour le guider à travers l’enfer, le purgatoire et le paradis, pour le conduire jusqu’à Béatrice. D’ailleurs, Broch, à la suite de Dante, embauche à son tour le personnage de Virgile&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Il n’y a jamais eu qu’un seul guide, c’était toi&amp;nbsp;; toujours tu seras destiné à nous guider&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;» (p. 243). On n’est pas plus clair.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Hermann Broch aime sans doute, dans la symétrie, la force symbolique&amp;nbsp;: de même que, dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Tentateur&lt;/span&gt;, les douze chapitres (tiens, le même nombre que dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Au-dessous du Volcan&lt;/span&gt; de Malcolm Lowry), comme des chiffres sur le cadran d’une horloge, accompagnent et signifient l’écoulement du temps et l’accomplissement de l’action, de même, dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La Mort de Virgile&lt;/span&gt;, il borne les deux lourds chapitres où se concentre le sens au moyen de deux autres beaucoup plus brefs, où la respiration est plus facile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Dans le premier chapitre («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;l’eau – l’arrivée&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;»), on suit les vacillements, hésitations et difficultés du cortège de la litière où gît le poète, depuis le navire jusqu’au palais, avec un détour par les bas-fonds abjects de la ville. Le deuxième chapitre («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;le feu – la descente&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;») développe dans un long monologue intérieur les ruminations qui l’amènent à sa décision de brûler l’œuvre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Le troisième («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;la terre – l’attente&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;») voit le poète se confronter à des amis, qui sont aussi des admirateurs, qui sont incapables de comprendre à la suite de quel cheminement intérieur, il en est arrivé à cette décision. Le dernier chapitre («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;l’éther – le retour&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;») se situe entre le moment du consentement (la soumission à la volonté d’Auguste) et celui de l’adieu. C’est le plus léger, le plus aérien. C’est le chapitre de la réconciliation de Virgile avec le monde et avec les limites humaines. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Je l’ai dit, l’intrigue (un roman, c’est une intrigue) est plus que mince et tient à pas grand-chose&amp;nbsp;: un poète décide de brûler son œuvre, puis y renonce. Pour entrer dans ce livre absolument sans équivalent, il faut accepter de suivre le même itinéraire, il faut se faire un peu Virgile soi-même, il faut accepter de se laisser guider par l’âme du poète dans les méandres de son itinéraire complexe et subtil. Il faut renoncer au récit linéaire, et se laisser porter par le souffle d’une écriture ample comme l’espace. Je dirai qu’il faut accepter de se laisser perdre dans cette forêt profonde, ténébreuse et inspirée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;C’est le manuscrit de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La Mort de Virgile&lt;/span&gt; que Hermann Broch emportait, quand il a quitté l’Allemagne nazie. En 1938, je crois. Il a bien fait, nom de Zeus !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Voilà ce que je dis, moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Christian COTTET-EMARD</name>
            <uri>http://cottetemard.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>En relisant ce livre,</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cottetemard.hautetfort.com/archive/2012/07/06/titre-de-la-note.html" />
        <id>tag:cottetemard.hautetfort.com,2012-07-06:4773021</id>
        <updated>2012-07-06T00:46:00+02:00</updated>
        <published>2012-07-06T00:46:00+02:00</published>
        <summary>   je tombe sur ce passage qui me rappelle mes années de collège et de lycée...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cottetemard.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3657796&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cottetemard.hautetfort.com/media/00/00/1889541789.jpg&quot; alt=&quot;jorge luis borges,ernesto sabato,écrivains,orlando barone,conversations à buenos aires,éditions 10/18,éditions du rocher,anatolia,molière,collège,lycée,enseignement,culture,littérature,quichotte,cervantès,divine comédie,dante,blog littéraire,christian cottet-emard&quot; /&gt;je tombe sur ce passage qui me rappelle mes années de collège et de lycée au cours desquelles j’ai été dégoûté de Molière qu’on nous faisait lamentablement ânonner en cours ou apprendre par cœur. Comme il m’aurait été agréable, à l’époque, de connaître ces conversations entre les deux écrivains enregistrées par Orlando Barone et d'en opposer cet extrait à l’exercice stupide et destructeur qu’on nous imposait :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;« Pendant un moment, tous deux (Borges et Sabato) évoquent avec ferveur des aspects de cette œuvre unique (Quichotte) et je pense — je le dis tout à coup à voix haute — qu’il est dommage qu’on nous ait obligés à la lire au collège, quand nous étions incapables de l’apprécier. Borges reconnaît que c’est une erreur, la même que celle qu’on commet avec La Divine Comédie en Italie. Et Sabato affirme qu’il faudrait enseigner la littérature en sens inverse, en commençant par les contemporains, qui sont plus proches du langage, des problèmes des jeunes, pour terminer par les classiques. »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;(&lt;strong&gt;Extrait de :&lt;/strong&gt; Jorge Luis Borges, Ernesto Sabato, Conversations à Buenos Aires, animées par Orlando Barone, éditions 10/18.)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <entry>
        <author>
            <name>fredlautre</name>
            <uri>http://lantidote.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>TOUS ACCROS A L'ADDICTION DE LA DEPENDANCE</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lantidote.hautetfort.com/archive/2011/08/09/tous-accros-a-l-addiction-de-la-dependance.html" />
        <id>tag:lantidote.hautetfort.com,2011-08-09:3736326</id>
        <updated>2011-08-09T09:00:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-09T09:00:00+02:00</published>
        <summary>  Donc, je disais que se droguer, c’est manquer de sincérité. Ben oui,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lantidote.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Donc, je disais que se droguer, c’est manquer de sincérité. Ben oui, quoi&amp;nbsp;: c’est tricher avec l’existence. Se réfugier dans son fantasme, c’est refuser de voir la réalité, et sa propre réalité dans le monde réel. Mais jouer au loto, c’est aussi avoir envie de tricher avec l’existence, c’est faire le premier pas dans cette direction. Quand tu reçois sur le crâne 285.000.000 d’euros comme ça s’est passé récemment à l’euromillion, tu viens de tricher. Tous ceux qui jouent au loto sont des tricheurs en puissance. Disons, tout simplement, des tricheurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;De toute façon,&amp;nbsp;notre monde est&amp;nbsp;celui de la triche généralisée, il n’y a qu’à regarder sur les terrains de football, dans le peloton du Tour de France, en politique, en économie. Tout le monde a envie de tricher. Beaucoup y arrivent (voyez BERNARD TAPIE) sans que ça leur retombe dessus. Allez, ne niez pas. La preuve, le nombre de ceux qui jouent aux jeux de hasard. Et ce n’est pas pour rien qu’à ce propos, précisément, on parle d’ADDICTION. Mais dans les rangs, il faut différencier les gros et les petits, je dirai même les énormes et les minables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Dans toute la tradition anthropologique, la drogue avait une véritable fonction, aussi bien sociale que religieuse. Dans notre civilisation déboussolée, perdue dans un univers désormais vide de sens, de deux choses l’une&amp;nbsp;: chacun consomme une drogue dont il attend avant tout une ANESTHESIE, qui lui permet de continuer à vivre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Il faut dire que le quotidien n’est pas triste&amp;nbsp;: il est catastrophique. D’abord, il se définit presque exclusivement par la marchandise, il est essentiellement marchandise. L'homme, la femme eux-mêmes&amp;nbsp;deviennent des marchandises. Je fais exprès d’exagérer. Ils sont&amp;nbsp;définis par le travail ou par son absence, c'est-à-dire par leur capacité à acquérir des marchandises. Bon, je ne vais pas énumérer : tout cela n’est pas fait pour remonter le moral, quel que soit le résultat des sondages qui cherchent où en est le «&amp;nbsp;moral des ménages&amp;nbsp;». Tout le monde a besoin de compensation, n’est-ce pas, c’est humain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il faut subir ce qu’on ne peut empêcher&amp;nbsp;», écrit JORGE LUIS BORGES dans une nouvelle. HENRI LABORIT donne un autre conseil, lui&amp;nbsp;: quand on ne peut faire face à un environnement et à des conditions excessivement difficiles, il faut FUIR (&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Eloge de la fuite&lt;/span&gt;, Laffont, 1976). C’est lui, en passant, qui a introduit les neuroleptiques, s’il ne les a pas inventés lui-même. Or, quel meilleur moyen de fuir la réalité pour rendre la vie acceptable qu’une bonne drogue&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Là, il faut le dire nettement&amp;nbsp;: pourquoi cette &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;discrimination&lt;/span&gt; qui renvoie dans l’illégal les substances immigrées&amp;nbsp;? D’abord le pavot à opium, le «&amp;nbsp;papaver somniferum&amp;nbsp;», à partir duquel on obtient la morphine, qui permet elle-même d’obtenir la diacétylmorphine, ou héroïne. Mais il n’y a pas que le pavot, dans la vie, car la nature ne manque pas de moyens&amp;nbsp;: peyotl (mescaline), coca (cocaïne), khat, cannabis, évidemment, sous ses différentes formes (feuilles, résine, pollen), psilocybe, enfin, n’en jetez plus, la cour est pleine. Toutes ces substances ont en commun d'être exotiques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Notre supermarché planétaire offre donc toutes sortes de produits capables de tendre, entre l’individu et le monde, un voile de sensations permettant au premier de supporter le second. Mais à tant faire de criminaliser ces drogues, si on était logique, il faudrait bannir TOUTES les drogues, c’est-à-dire TOUT ce qui, dans notre monde, donne un rêve aux gens pour un moment pour le rendre supportable. Car tous les moyens sont bons pous s'ANESTHESIER. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Alors il y aura évidemment l’alcool («&amp;nbsp;Géraaaaard&amp;nbsp;!&amp;nbsp;») et le tabac, mais ils seront entourés d’innombrables amis, à commencer par toutes ces substances chimiquement susceptibles de transformer la perception des choses par l’esprit, et que notre chère médecine française «&amp;nbsp;deale&amp;nbsp;» à qui mieux-mieux. C’est bien la France, paraît-il, qui détient le pompon en matière de consommation de tranquillisants, somnifères, anxiolytiques, hypnotiques, narcotiques, enfin tous les frères, cousins, neveux des substances PSYCHOTROPES. Si on interdit tout ça, ça va faire du monde. Et ça va faire du monde dans les asiles de fou et dans les prisons. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Mais il ne faudra pas s’arrêter en si bon chemin. La recherche technologique, au 20&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle, a produit par milliards ces instruments qui introduisent le fameux voile de sensations agréables qui permet d’oublier la réalité. Je veux parler des écrans. Oui, il faudra interdire, supprimer, détruire TOUS les écrans&amp;nbsp;: cinéma, télévision, console de jeu, smartphone, téléphone portable. Au fait, je signale que le mot «&amp;nbsp;écran&amp;nbsp;», à 50 %, renvoie à quelque chose qui s’interpose entre vous et le monde, il n’y a qu’à regarder les gens dans la rue&amp;nbsp;: même quand ils sont ensemble, ils ne sont pas ensemble, les yeux rivés à un rectangle plus ou moins coloré, lumineux, animé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Le résultat de toutes ces interdictions&amp;nbsp;? C’est à prévoir, il faudra inscrire la REVOLUTION au programme. Quand chacun de ceux qui vivent dans la dépendance d’une (ou de plusieurs, car diverses addictions peuvent se combiner, c’est bien plus drôle) de ces drogues mettra le nez sur la vraie réalité, vous croyez qu’il va l’admettre&amp;nbsp;? Quelques hauts responsables risquent fort d’en souffrir. Ce ne sera que justice. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Le professeur BELPOMME avait publié en son temps &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La Société cancérigène&lt;/span&gt;. Il avait bien raison. Tiens, à propos, en Argentine, une des patries de ADOLF MONSANTO (voir ma note du 11 juin), et qui s'est convertie aux plantes &quot;roundupready&quot; (un O. G. M.) sur 17.000.000 d'hectares, les cancers ont augmenté de 30 % en dix ans (à San Jorge). Et dans la province de Chaco, le quartier d'Ituzaingo déplore 200 cas de cancer pour 5000 habitants.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Cette merveilleuse société qui nous procure tant de constant et pur bonheur, cette société enthousiasmante et&amp;nbsp;si profondément désintéressée ne serait rien sans sa petite soeur : j'ai bien l'honneur de vous présenter l&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;a SOCIETE HALLUCINOGENE. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;FIN&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Claves clasicas de la obra de Jorge Luis Borges</title>
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        <updated>2011-07-28T00:15:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-28T00:15:00+02:00</published>
        <summary>        CLAVES CLASICAS DE LA OBRA DE         JORGE LUIS BORGES...</summary>
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          &lt;div id=&quot;post-body-8205933442318472015&quot; class=&quot;post-body entry-content&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3128085&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/825585444.jpg&quot; alt=&quot;borges2.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-large; color: #ff6600; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;CLAVES CLASICAS DE LA OBRA DE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-large; color: #ff6600; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;JORGE LUIS BORGES&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;UN INTENTO POR DESENTRAÑAR CIERTAS CLAVES &quot;CLASICAS&quot; EN LA OBRA LITERARIA DEL ESCRITOR ARGENTINO, A PARTIR DE LAS CUALES APROXIMARNOS AL SER DE AMERICA Y DE LOS AMERICANOS.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Ex: &lt;a href=&quot;http://revistaciudaddeloscesares.blogspot.com/&quot;&gt;http://revistaciudaddeloscesares.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;CONSIDERAMOS UNA OPCIÓN VÁLIDA&lt;/span&gt; para acercarnos a la esencia de América, internarnos por el sendero de su literatura. En este contexto, dos aproximaciones complementarias se visualizan con perfecta nitidez, y que de manera convencional podemos denominar &quot;urbana&quot; y &quot;telúrica&quot;, es decir, la visión de América desde la ciudad y desde su geografía potente. Entre los escritores que podríamos ubicar en la perspectiva &quot;urbana&quot;, es decir, que miran América y el Mundo desde la ciudad, nos parecen dos buenos ejemplos Jorge Luis Borges y Manuel Mujica Laínez; a su vez, entre aquellos que prefieren situar si obra en el corazón geográfico de América, en la selva húmeda o en la fría serranía, destacan Gabriel García Márquez y Mario Vargas Llosa. Por cierto, esta dicotomía, como todas, es arbitraria y discutible. No obstante, nos parece sosteniblc, como expresión de aquellas fuerzas o mentalidades que, unas veces en pugna y otras en armonía, han contribuido a modelar la arquitectura de nuestra cultura americana.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En el presente artículo, nos centramos en la obra literaria de Jorge Luis Borges, desarrollando una hipótesis precisa, a saber: que en los escritos del argentino, viven claves del mundo clásico, entendido este como el universo de la cultura Greco-Romana, tributario a su vez del horizonte cultural de los pueblos indoeuropeos, y en consecuencia pre-cristiano y pre-moderno, o en otras palabras, tradicional.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Tales claves se plasmarían en las nociones que Borges tiene del tiempo, de la inmortalidad, del destino y del héroe.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;A partir de tales claves, y de acuerdo a nuestra lectura –y no la de Borges necesariamente, quiza sólo un mero vehículo depositario de ideas fundamentales-, América representaría un tercer intento (después del original y del Romano-Germánico) para re-crear, en un medio más salvaje y despiadado que el europeo, un nuevo Mundo &quot;Clásico&quot;. Para tal empresa, además, tales hombres. Los americanos vendrían a ser los últimos clásicos, los descendientes postreros de Ulises, los argonautas del más recóndito confín del mundo, arrojados por la marea a las inhóspitas playas americanas. Ellos son los últimos sobrevientos del mundo clásico, y por ende, del mundo tradicional, ajeno por completo a la modernidad. Partimos del supuesto, que la realidad parece confirmar y no desmentir, que en los tiempos que corren, de planetarizacion, nihilismo y desacralización, sólo en América puede fundarse un Nuevo Orden, Clásico y Tradicional, periclitada tal posibilidad en Europa hace media centuria. En otras palabras, el viejo espíritu premoderno (y en cierta medida postmoderno), al cual se unió el catolicismo en su mejor época (la del románico y del gótico, creaciones europeas, ajenas por completo al judaismo y por tanto al cristianismo), perviviría únicamente en nuestras tierras, y sólo en ellas cabría una re-fundación, un restablecimiento de un orden trascendente y una nueva emergencia del &lt;em&gt;homo religiosus&lt;/em&gt;, el hombre resacralizado.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La idea que Borges tiene de la Historia y del tiempo constituye un fiel reflejo de la concepción solar del eterno retorno, y escapa por consiguiente de la concepción escatológica y lineal propia del Judaismo y del cristianimo. Especialmente nítido es lo anterior en &quot;El inmortal&quot;, primera narración de su volumen titulado &lt;em&gt;El Aleph&lt;/em&gt;. En ella, el tema de la vida eterna se presenta más como un infierno que una bienaventuranza: &quot;Ser inmortal es baladí; menos el hombre, todas las criaturas lo son, pues ignoran la muerte; lo divino, lo terrible, lo incomprensible, es saberse inmortal. He notado que, pese a las religiones, esa convicción es rarísima. Israelitas, cristianos y musulmanes profesan la inmortalidad, pero la veneración que tributan al primer siglo prueba que sólo creen en él, ya que destinan todos los demás, en número infinito, a premiarlo o a castigarlo. Más razonable me parece la rueda de ciertas religiones del Indostán; en esa rueda, que no tiene principio ni fin, cada vida es efecto de la anterior y engendra la siguiente, pero ninguna determina el conjunto&quot;. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En la Ciudad de los Inmortales (imagen del cielo y del infierno quizá), todos sólo ansian morir. Finalmente, que si &quot;existe un río cuyas aguas dan la inmortalidad, en alguna región habrá otro río cuyas aguas la borren&quot;. Pero el deseo de morir también implica el ansia por re-nacer, por recomenzar tras fundirse con el regazo terrenal. Ello es válido tanto en la escala cósmica como en la personal. Estamos aquí en el meollo de la concepción trágica de la vida, inherente al mundo griego y que posteriormente hacen suya Séneca y sus discípulos. En efecto, si la Historia no tien un fin, un sentido, tampoco hay un juicio postrero en el cual responder, ante un juez omnipotente y cuya sentencia es inapelable, por culpas originales. El hombre, en consecuencia, no debe atar a su cuello el pesado yugo del &quot;consuelo metafísico&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La vida es por tanto un laberinto, cuyo centro jamás alcanzaremos (&quot;insoportablemente soñé con un exiguo y nítido laberinto: en el centro había un cántaro; mis manos casi lo tocaban, mis ojos lo veían, pero tan intrincadas y perplejas eran las curvas que yo sabía que iba a morir antes de alcanzarlo&quot;). Nótese que el agua (del río de la inmortalidad o del cántaro), que simboliza al bautismo, o la &quot;salvación&quot;, es inalcanzable para Borges, escéptico y trágico.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En el relato al que aludimos, Borges llega a encontrarse (y a identificarse) con otro poeta ciego, nada menos que el propio Homero, uno de los trogloditas que habitan en la Ciudad de Los Inmortales. Ambos son uno solo, de la misma manera como Borges y su universo literario también se funden, al punto que éste resulta efectivamente vivido y es por lo tanto más real que la vida misma, cobra mayor consistencia que los acontecimientos cotidianos, Borges pretende quizá ser una imagen, reflejada en un espejo (otro símbolo al que recurre tan asiduamente como el laberinto), del propio Homero, a modo de un rapsoda contemporáneo que renueva con cierta ironía escéptica y fatalista (trágica en consecuencia) el mundo de los relatos fantásticos y mágicos, heroicos y donde el destino ha de cumplirse irremisi-blemente. Así, más allá de un interés objetivo por aquel mundo, que lo lleva a no ocultar su admiración por H.P. Lovecraft y E.A. Poe, hay en Borges una implicación subjetiva que creemos es producto de su concepción del tiempo y de la Historia. Borges, puesto que vive en tal Mundo, realmente se siente militando en las huestes de un caudillo normando en la batalla del puente de Stamford, en 1066, o como calígrafo en un arrabal de Bulaq, en el séptimo siglo de la Héjira, transcribiendo &quot;con pausa caligrafía, en un idioma que he olvidado, en un alfabeto que ignoro, los siete viajes de Simbad y la historia de la ciudad de Bronce&quot;. La historia, entonces, asi como nuestra existencia, no tienen un sentido o una finalidad metafísicos, así como tampoco existe el pasado y el futuro, sino sólo un presente eterno, reflejo de múltiples existencias, que se superponen, superando el tiempo.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Que esta percepción es clásica y ajena al universo cristiano, pareciera tornarse aún más explícita en el símbolo del laberinto, al que ya aludíamos, que veladamente Borges opone al símbolo de la cruz: &quot;Agustín había escrito que Jesús es la vía recta que nos salva del laberinto circular en que andan los impíos&quot;, escribe en su relato &quot;Los teólogos&quot;; Borges se sabe &quot;impío&quot;, y de ahí que acepte adentrarse en el laberinto, en la Casa del Minotauro, sin esperanzas, pero también, reiteramos, sin remordimientos. Creemos ver aquí una posición familiar a la Escuela Estoica, trasuntándose una sugerente hilación, directa y sin interferencias judeo-cristianas, que se origina en el pretérito mundo Greco-Romano, de ahí hasta Séneca (depositario e interprete ya &quot;intelectualizado&quot; del mundo clásico) y finalmente al mismo Borges, es decir, desde la Roma hispánica hasta la América románica. Así, la rueda solar y la cruz cristiana conforman los polos de un enfrentamiento cósmico que Borges explicita cautelosamente: &quot;Cayó la rueda ante la Cruz&quot;, escribe, pero nada en sus palabras nos hace pensar que tal derrota haya sido definitiva. Por lo demás, agrega: &quot;En las cruces rúnicas los dos emblemas enemigos conviven entrelazados&quot;. Es decir en la cruz celta el mundo clásico y tradicional, representado por la rueda solar, encierra, como en un círculo mágico diseñado por el mismísimo Merlín, a las líneas perpendiculares de su enemiga mediterránea. No hay por tanto tal derrota, sino un repliegue, una inmersión hacia las capas profundas de nuestro inconsciente individual y colectivo, que cada cierto tiempo se manifiesta históricamente, visiblemente, usando una expresión de C.G. Jung, como explosiones de &quot;Wotanismo&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;América se presenta a su vez como un mundo en creación, indómito, cuya naturaleza es a tal punto poderosa que empequeñece al hombre (ver C&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;IUDAD DE LOS&lt;/span&gt; C&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ÉSARES&lt;/span&gt; N° 13, entrevista a Miguel Serrano). En este medio, los nuevos Argonautas, los últimos descendientes de Ulises, arrojados a las playas de la &quot;Terra Australis Incógnita&quot;, combaten con denuedo, intentando forjar un Nuevo Mundo que, si somos fieles a nuestro origen, no debería ser sino una recreación del Mundo más antiguo entre los mundos antiguos. No está demás precisar que tal combate, por el momento, no es sino personal o a lo más grupal, en un esfuerzo por hacer &quot;rectangular&quot; nuestra Alma, como nos pediría Nietzsche, y no una tarea de masas, dada la contingencia epocal que atravesamos.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En este contexto, Borges parece obsesionado con la imagen trágica de los descendientes de nórdicos o europeos septentrionales, que se ven devorados, subsumidos por el mundo indígena y telúrico de América, perdiendo casi por completo todo rasgo de la cultura de sus ancestros, todo gesto civilizado. Tal ocurre con el destino de los hermanos &quot;Nelson&quot;, protagonistas del cuento &quot;La intrusa&quot;: &quot;En Turdera los llamaban &quot;los Nilsen&quot;. El párroco me dijo que su predecesor recordaba, no sin sorpresa, haber visto en la casa de esa gente una gastada Biblia de tapas negras, con caracteres góticos; en las últimas páginas entrevió nombre y fechas manuscritas. Era el único libro que había en la casa. La azarosa crónica de los Nilsen, perdida como todo se perderá&quot;. La misma imagen simbólica de la Biblia que trajeron los olvidados antepasados y que nadie entiende, aparece en el magnífico relato &quot;El Evangelio según Marcos&quot;, de sobrecogedor final. El relato se sitúa en una estancia hacia 1928. En ella viven los &quot;Cutres&quot; apellido con reminiscencias germánicas. Se trata del capataz y de su familia: &quot;Los Cutres eran tres: el padre, el hijo, que era singularmente tosco, y una muchacha de incierta paternidad. Eran altos, fuertes, huesudos, de pelo que tiraba a rojizo, y de caras aindiadas. Casi no hablaban. La mujer del capataz había muerto hace años&quot;. A la estancia, llega en plan de vacaciones un estudiante eterno de medicina, proveniente de Buenos Aires, que &quot;veneraba a Francia pero menospreciaba a los franceses; tenía en poco a los americanos, pero aprobaba el hecho que hubiera rascacielos en Buenos Aires&quot;. Los Cutres eran analfabetos, primordiales y sombríos. El huésped, explorando la casa de aquellos, se topa un día con una Biblia en Inglés: &quot;En las páginas finales los Guthrie –tal era su nombre genuino- habían dejada escrita su historia. Eran oriundos de Inverness, habían arribado a este continente sin duda como peones, a principios del siglo diecinueve, y se habían cruzado con indios. La crónica cesaba hacia mil ochocientos setenta y tantos; ya no sabían escribir. Al cabo de unas pocas generaciones habían olvidado el inglés: el castellano (...) les daba trabajo&quot;. El visitante hojeó el volumen y se topó con el Evangelio según Marcos, que comienza a leer a los Cutres más por afán literario que proselitista. Trabajosamente, intenta explicarles quién fue Cristo, por qué murió, como murió y qué es el infierno; así transcurren los días. En las últimas líneas del relato, el visitante, aterrorizado y aturdido, alcanza a comprender que para &quot;salvarse&quot;, los Cutres han decidido crucificarlo igual que a ese extraño personaje llamado Cristo, mientras los elementos se desatan con la lluvia, la tormenta y el río desbordado.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En América, entonces, los descendientes de los olvidados celtas, remontando la rueda hacia atrás, se han descristianizado, y las viejas e incomprensibles Biblias góticas olvidados en un rincón polvoriento.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;En Borges, también está presente la lucha permanente que libran en América el mundo de la ciudad y el mundo de la naturaleza, que alternativamente se entremezclan y se repelen. Presenciamos el entrechocar bullente del universo americano urbano, por lo general pegado al litoral, con su espalda protegida por el Océano, a modo de cordón umbilical que lo une a la &quot;civilización&quot;, y el universo americano agreste y feraz, selvático, exuberante e imponente, que termina por infiltrarse en la ciudad o en la parodia o fallida imitación de la ciudad, como en el mundo de García Márquez.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ambos mundos están presentes en Borges, pero desde la perspectiva del primero, de la ciudad: &quot;Yo creí, durante años, haberme criado en un suburbio de Buenos Aires, un suburbio de calles aventuradas y de ocasos visibles. Lo cierto es que me crié en un jardín, detrás de una verja con lanzas, y en una biblioteca de ilimitados libros ingleses. Palermo del cuchillo y de la guitarra andaba (me aseguran) por las esquinas, pero quienes poblaron mis mañanas y dieron agradable horror a mis noches fueron el bucanero ciego de Stevenson, agonizando bajo las patas de los caballos, y el traidor que abandonó a su amigo en la luna y el viajero del tiempo, que trajo del porvenir una flor marchita, y un genio encarcelado durante siglos en el cántaro salomónico y el profeta velado del Jorasán que detrás de las piedras y de la seda ocultaba la lepra. ¿Qué había, mientras tanto, del otro lado de la verja con lanzas? ¿Qué destinos vernáculos y violentos fueron cumpliéndose a unos pasos de mí en el turbio almacén o en el azaroso baldío?&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;América es también un país &quot;nuevo&quot;, y por tanto, epopéyico, mitológico, saturado de historia heroica y trágica: &quot;Yo afirmo –sin remilgado temor a un novelero amor de la paradoja- que solamente los países nuevos tienen pasado; es decir, recuerdo autobiográfico de él; es decir, tiene historia viva. Si el tiempo es sucesión, debemos reconocer que donde densidad mayor hay de hechos, más tiempo corre y que el más caudaloso es el de este inconsecuente lado del mundo. La conquista y colonización de estos reinos –cuatro fortines temerosos de barro prendidos en la costa y vigilados por el pendiente horizonte, arco disparador de malones- fueron de tan efímera operación que un abuelo mío, en 1872, pudo comandar la última batalla de importancia contra los indios, realizando, después de la mitad del siglo diecinueve, obra conquistadora del dieciséis&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #c0c0c0; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Finalmente, en la figura del héroe y de su destino fatal, al que es imposible escapar, y donde antes que el libre albedrío pareciera imponerse la impronta de Edipo, percibimos arquetipos tradicionales que en Borges son tema recurrente. En este punto, el escritor argentino pie
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        <title>... des noyés faisant scandale ...</title>
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