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    <title>Last posts on individualisme</title>
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    <updated>2026-04-12T08:42:29+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Entre l’atome et la masse : l’homme concret...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2026/03/10/entre-l-atome-et-la-masse-l-homme-concret-6587220.html" />
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        <updated>2026-03-13T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2026-03-13T10:00:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d' Andrej Kolárik , cueilli...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'&lt;strong&gt;Andrej Kolárik&lt;/strong&gt;, cueilli sur &lt;a href=&quot;https://www.polemia.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Polémia&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré à la nécessité d'une société organique...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6667580&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/2462212041.jpg&quot; alt=&quot;L'homme concret.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class=&quot;entry-title&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Entre l’atome et la masse : l’homme concret&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span id=&quot;Lhomme_atome_ou_rouage&quot;&gt;L’homme, atome ou rouage&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;L’homme est un &lt;em&gt;zoon politikon&lt;/em&gt;, un animal politique, inscrit dans un lieu concret, à un moment déterminé, avec des relations spécifiques et des responsabilités réelles. L’homme n’est pas un atome. Ceux qui postulent un homme abstrait, porteur de droits abstraits, arraché à son milieu historique, et qui évaluent toute chose à l’aune de l’argent, se trompent : ils laissent l’individu livré à lui-même, séparé des siens et coupé de ses liens naturels de convivialité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Mais d’autres ne voient dans l’homme qu’un rouage interchangeable de la collectivité, où l’initiative et la responsabilité personnelles se dissolvent, où la société de masse l’absorbe et écrase ses rêves et ses aspirations. Ce sont là deux égarements également funestes : d’un côté les individualistes radicaux, pour qui l’homme n’est qu’un atome isolé ; de l’autre les collectivistes extrêmes, qui le réduisent à une pièce anonyme d’une mécanique impersonnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span id=&quot;La_liberte_contre_lenracinement_et_la_singularite&quot;&gt;La liberté contre l’enracinement et la singularité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Notre époque connaît une dégradation plus insidieuse encore : la synthèse d’un individualisme radical et d’un collectivisme informe qui, au nom du libéralisme et du mondialisme, promet une liberté inédite tout en nivelant les différences et les enracinements. Ce projet s’alarme de manière presque hystérique à la moindre évocation des corps intermédiaires, imposant une forme subtile et omniprésente d’alignement forcé — où toute identité est gommée, ne laissant subsister qu’une foule grise, indistincte et déracinée, le tout au nom du progrès et de la consommation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Pour notre part, nous considérons l’homme dans son contexte local, dans son temps propre, dans son parler du terroir, dans ses relations concrètes. Considérer l’homme concret, c’est reconnaître la spécificité du lieu : là où l’on se sent chez soi, où l’on parle la langue du pays, où l’on façonne le fromage local. Ce caractère propre, ce &lt;em&gt;genius loci&lt;/em&gt;, se développe organiquement au fil des siècles ; il s’enracine dans la terre et dans la mémoire accumulée des générations.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Sans ce caractère local, sans cette singularité, toute l’industrie du tourisme serait impensable. Car si chaque lieu était uniformisé, que resterait-il à découvrir ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;C’est donc dans le concret que l’homme doit être envisagé, et non dans l’abstraction. La société ne doit plus être mécanique, mais organique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span id=&quot;Pour_une_societe_organique&quot;&gt;Pour une société organique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Nous appelons de nos vœux une société qui ne cherche plus à standardiser l’homme — ni son travail, ni sa langue, ni sa pensée, ni sa cuisine ; une société où l’homme n’est plus réduit à un objet de régulation bureaucratique ni à un numéro anonyme dans une machine impersonnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Il nous faut revenir au principe de subsidiarité. Ce qui a été accaparé par les instances supérieures doit être restitué aux échelons locaux. Ce qui relève de la nation doit être décidé par la nation. Ce qui peut être tranché par la province doit l’être par la province ; ce qui est du ressort du canton doit revenir au canton. Nous devons raffermir les corps intermédiaires, réhabiliter le localisme, souligner la dignité de l’homme, lui redonner une autorité effective, la faculté de se réaliser, des décisions à prendre et des responsabilités à assumer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Privé de subsidiarité, sans corps intermédiaires, il ne reste rien, dans ce désert stérile et uniformisé, pour protéger le petit homme contre ce monstre omniprésent, omnipotent et se prétendant omniscient qu’est le Léviathan — ce même Léviathan qui fut à l’origine de tant de souffrances et de vies fauchées au siècle passé. Sans les corps intermédiaires, il ne subsiste aucune protection pour le faible, livré à la tyrannie, à l’arbitraire et au despotisme de ce Léviathan, face auquel il se retrouve seul et démuni.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ce péril n’a rien de théorique. Le XXᵉ siècle n’est-il pas devenu le cimetière de sociétés ayant détruit leurs médiations organiques ? La leçon est limpide : aujourd’hui encore, la tentation technocratique ou populiste du Léviathan ne faiblit guère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span id=&quot;Autorite_et_puissance&quot;&gt;Autorité et puissance&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Autorité et puissance — ces deux notions sont trop souvent confondues. L’autorité décide ce qui doit être accompli ; la puissance impose cette décision. L’autorité précède la puissance ; la légitimité précède la force. Là où la légitimité s’effondre, la force envahit tout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Aujourd’hui, la puissance se concentre tandis que l’autorité se disperse. Aux premiers temps de notre civilisation, c’était l’inverse : les principes étaient définis par une autorité respectée et appliqués par une puissance locale. Désormais, nombreux sont ceux qui convoitent la puissance, mais rares sont ceux dont l’autorité est véritablement reconnue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;La puissance sans autorité, c’est le despotisme ; l’autorité sans puissance, c’est l’impuissance. La puissance corrompt, et la toute-puissance corrompt absolument. La puissance absolue est brute, sans forme et sans frein. Tant de chartes constitutionnelles ont cherché à en contenir les excès. Le résultat ? Des fonctions affaiblies, occupées par des intendants interchangeables, médiocres et mus par l’ambition personnelle. Les institutions prolifèrent, mais la grandeur s’efface.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;La tragédie de notre génération réside dans son incapacité à faire émerger de véritables chefs — ceux qui transcendent les petites intrigues du quotidien et portent une vision authentique de civilisation, assumée par une minorité créatrice, les véritables protagonistes de notre histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span id=&quot;Reconstruire_la_societe_et_les_communautes&quot;&gt;Reconstruire la société et les communautés&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Jamais nous n’avons éprouvé une telle soif de conduite authentique — une conduite qui ne se réduise ni à la gestion ni à une autorité fictive ; où la responsabilité ne soit pas diluée dans des comités, des protocoles ou des procédures, mais où l’homme concret assume directement ses actes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Nous devons reconstruire la société afin que l’individu ne soit ni absorbé par la masse ni isolé dans un individualisme stérile ; pour que le génie propre des communautés — leurs coutumes, leurs parlers, leurs cuisines, leurs fêtes — ne soit pas sacrifié sur l’autel de la standardisation universelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;N’est-ce point là le drame central de notre époque ? Consentirons-nous à dériver dans le désert de l’uniformité, ou choisirons-nous de défendre l’espérance d’une société organique, différenciée et florissante ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Andrej Kolárik &lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;Polémia&lt;/em&gt;, 9 mars 2026)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
            <uri>http://euro-synergies.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>L'échec historique des démocraties libérales</title>
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        <updated>2025-08-20T20:18:09+02:00</updated>
        <published>2025-08-20T20:18:09+02:00</published>
        <summary>            L'échec historique des démocraties libérales      par Andrea Zhok...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6626768&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/1349772023.jpg&quot; alt=&quot;94fa93b0922cdac949521923f2b07d7a.jpg&quot; width=&quot;590&quot; height=&quot;1050&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'échec historique des démocraties libérales&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;par Andrea Zhok&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'arial black', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Source:&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;https://www.sinistrainrete.info/articoli-brevi/31036-andrea-zhok-il-fallimento-storico-delle-liberaldemocrazie.html&quot;&gt;https://www.sinistrainrete.info/articoli-brevi/31036-andrea-zhok-il-fallimento-storico-delle-liberaldemocrazie.html&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;« L'égoïsme individualiste promu par le libéralisme a produit des représentants autoréférentiels, la privatisation des profits et l'impuissance des peuples, du krach subprime au génocide palestinien délibérément ignoré par les médias dominants. La volonté populaire est vidée de son sens, tandis que les médias et les institutions répriment toute dissidence. Un système oligarchique déguisé se consolide ».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;De la « crise des subprimes » au génocide palestinien actuel retransmis en direct dans le monde entier, ce qui frappe, c'est la manifestation flagrante de l'échec historique des démocraties libérales.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Avant d'aborder ce sujet, il convient de réfléchir un instant à ce qui rendrait, en principe, un régime démocratique qualitativement meilleur que les alternatives autocratiques ou oligarchiques.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'avantage théorique des systèmes démocratiques réside dans leur plus grande souplesse et leur réactivité potentielles pour répondre aux besoins de la majorité. En d'autres termes, un système démocratique peut être considéré comme comparativement meilleur dans la mesure où il permet une communication facilitée entre le haut et le bas, entre les individus les moins influents et les individus plus influents, entre ceux qui ne détiennent pas le pouvoir et ceux qui le détiennent.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les systèmes autocratiques ou oligarchiques présentent le défaut de faire de l'écoute des sans pouvoir un choix facultatif pour ceux qui sont au sommet. En l'absence de systèmes de communication efficaces de bas en haut (il existait des choses comme les « audiences royales », mais elles avaient un caractère manifestement improvisé), il faut compter sur l'intérêt et la bienveillance des dirigeants pour que les intérêts du peuple soient pris en compte.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Or, il serait erroné de penser que de telles situations d'intérêt et de bienveillance de la part des dirigeants ont été rares dans l'histoire, mais les éléments d'arbitraire et d'aléatoire étaient évidents, et un empereur, un roi ou un souverain éclairé pouvait être remplacé par un autre insensible, obtus, belliciste, etc.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'avantage comparatif du modèle démocratique semble évident, mais il est important de comprendre qu'il repose sur UN SEUL ET UNIQUE POINT, à savoir la grande perméabilité de la communication entre le haut et le bas et le contrôle du bas vers le haut.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Si l'on supprime cet élément, d'autres facteurs, tels que la linéarité décisionnelle, peuvent faire pencher la balance en faveur des gouvernements autocratiques, qui ont toujours l'avantage de pouvoir mettre en œuvre plus facilement que les démocraties les décisions du pouvoir exécutif (c'est la raison pour laquelle, dans les états en guerre, même les systèmes démocratiques prévoient la centralisation du pouvoir au sommet de la hiérarchie décisionnelle).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6626769&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/1462421422.jpg&quot; alt=&quot;f82cbefa5424e4a7ebd6d93c8848b08a.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Cependant, la démocratie idéale est la démocratie directe, qui ne peut toutefois fonctionner qu'à une échelle limitée, où la discussion personnelle et la décision publique peuvent avoir lieu directement et efficacement.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Aujourd'hui, grâce à certains supports technologiques, il serait peut-être possible d'étendre bien au-delà des dimensions classiques de l'Agora le nombre de personnes impliquées dans une forme de démocratie directe, mais il est illusoire de penser que l'on puisse se passer d'une médiation lorsque les chiffres impliqués sont de l'ordre de millions. C'est pourquoi les démocraties modernes sont des démocraties représentatives.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Et c'est là qu'intervient un problème bien connu de nature éthico-politique: pourquoi un représentant élu devrait-il défendre les intérêts de ceux qui l'ont élu ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Il est important de comprendre qu'un contrôle capillaire par la base des représentants est techniquement impossible.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'asymétrie d'information entre ceux qui gèrent le pouvoir et ceux qui doivent joindre les deux bouts est incompressible.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Pour ceux qui détiennent le pouvoir, il n'est pas difficile de prétendre que les raisons de leurs actions sont différentes de celles qui les motivent réellement (« il suffit d'une pincée de social », disait récemment un prétendu défenseur des revendications populaires).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Et même lorsque la dissimulation finit par être découverte, les possibilités de revanche sont extrêmement limitées: après 4 ou 5 ans, on peut s'abstenir de le soutenir.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Quelle peur !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Cette dérive ne peut être limitée que par la tempérance morale de l'élu, par son envergure idéale.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Mais nous sommes ici confrontés à un problème colossal spécifiquement lié aux démocraties LIBÉRALES.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le libéralisme, abstraction faite des significations secondaires et peut-être louables que l'on peut tirer du chapeau de l'histoire, est essentiellement une idéologie qui encourage l'égoïsme individualiste et la compétition de tous contre tous.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Il le fait systématiquement.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;C'est la première et unique théorie morale qui affirme que la poursuite individuelle de ses propres intérêts, sans conditions, finira toujours par profiter à tous (la « main invisible » du marché).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Cette théorie est manifestement une idiotie nuisible.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6626770&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/289131162.jpg&quot; alt=&quot;a543ccaec7be7a290a392a22f2c97e13.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Dans une atmosphère culturelle libérale, qui promeut l'égoïsme individuel et la concurrence illimitée, tout en dépréciant toute forme de valeur objective, toute valeur de devoir moral et tout fondement idéal et religieux, il n'y a aucune raison au monde de s'attendre à ce qu'un représentant élu cherche autre chose que ses propres intérêts.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Bien sûr, tout le monde ne suit pas le canon libéral, mais celui-ci est statistiquement prédominant dans les démocraties libérales.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ce qui en découle est banal: plus la vie d'une démocratie libérale se prolonge, plus les vestiges de croyances éthiques différentes ont tendance à s'estomper, et plus une classe de représentants autoréférentiels, à la solde du plus offrant et essentiellement de mèche entre eux pour préserver leurs positions de pouvoir, fait son apparition.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Il n'y a donc aucun mystère à ce qu'un système continue de fonctionner dans lequel les profits sont privatisés et les pertes imputées au public (voir la crise des subprimes), où, depuis le référendum grec de 2015 jusqu'à l'actuel &lt;em&gt;Rearm Europe, &lt;/em&gt;la volonté populaire ne compte pour rien, où des foules immenses peuvent manifester pendant des années contre le génocide palestinien tandis que les chefs d'État prennent des selfies avec Netanyahu, etc.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Souvent, on ne remarque même pas ces divergences d'intérêts et de valeurs, car les chiens de garde de l'« information publique » parviennent à façonner une opinion publique fatiguée et distraite (tout le monde n'a pas le temps de mener des enquêtes privées sur chaque information).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Mais même lorsque cette distance entre les intérêts du plus grand nombre et les actions de la classe dirigeante apparaît tout à fait flagrante, rien ne change.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Aujourd'hui, le spectacle de l'impuissance absolue des peuples libéraux-démocrates triomphe sur toutes les chaînes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Et pendant ce temps, sous les formes les plus éhontées, les « institutions » s'efforcent de faire taire même les quelques éléments résiduels de perturbation, de protestation dans la rue, de contestation sur les réseaux sociaux.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Et les « chiens de garde » avec leur journal et leurs slogans dans la gueule vous expliquent que le harcèlement moral et la diffamation ont lieu au nom de l'inclusion; que la censure et les sanctions ont lieu au nom de l'information; que les charges des matraqueurs et les jets des canons à eau ont lieu pour défendre la sécurité publique; que les provocations et la course aux armements sont nécessaires au nom de la paix ; etc. etc.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        </author>
        <title>Max Stirner, Ferdinand Tönnies et les Notions de Communauté</title>
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        <updated>2025-02-19T21:43:55+01:00</updated>
        <published>2025-02-19T21:43:55+01:00</published>
        <summary>            Max Stirner, Ferdinand Tönnies et les Notions de Communauté...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6591843&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/497887410.jpg&quot; alt=&quot;873c2d41-8b5e-4207-aff8-016bbb125ae4_384x264.jpg&quot; width=&quot;436&quot; height=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Max Stirner, Ferdinand Tönnies et les Notions de Communauté&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Troy Southgate&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Source:&amp;nbsp;&lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;https://troysouthgate.substack.com/p/max-stirner-ferdinand-tonnies-and?publication_id=2706601&amp;amp;post_id=157307442&amp;amp;isFreemail=false&amp;amp;r=jgt70&amp;amp;triedRedirect=true&quot;&gt;https://troysouthgate.substack.com/p/max-stirner-ferdinand-tonnies-and?publication_id=2706601&amp;amp;post_id=157307442&amp;amp;isFreemail=false&amp;amp;r=jgt70&amp;amp;triedRedirect=true&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;ÉCRIVANT dans son œuvre de 1844, &lt;em&gt;L'Unique et sa Propriété,&lt;/em&gt; le philosophe anarcho-individualiste Max Stirner (1806-1856) déclara :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; « Nous deux, l'État et moi, sommes ennemis. Moi, l'égoïste, je n'ai pas à cœur le bien-être de cette 'société humaine'. Je ne lui sacrifie rien, je ne fais que l’utiliser ; mais pour pouvoir l'utiliser pleinement, je la transforme plutôt en ma propriété et ma créature : c'est-à-dire que je l'anéantis et que je forme à sa place l'Union des égoïstes. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Prenant l'exemple des personnes qui prêtent allégeance à une religion sous une forme ou une autre, Stirner poursuivit en affirmant :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; « Chacun est un égoïste et d'une importance capitale pour lui-même. Le juif n'est pas purement égoïste, car il se consacre encore à Jéhovah ; le chrétien ne l'est pas non plus, car il vit de la grâce de Dieu et se soumet à lui. En tant que juif et en tant que chrétien, un homme ne satisfait que certains de ses besoins, une certaine nécessité, mais pas lui-même : un demi-égoïsme, car l'égoïsme d’un demi-homme, qui est à moitié lui-même, à moitié juif, ou à moitié son propre maître, à moitié esclave. C'est pourquoi, aussi, le juif et le chrétien s'excluent toujours à moitié ; en tant qu'hommes, ils se reconnaissent mutuellement, en tant qu'esclaves, ils s'excluent, car ils sont les serviteurs de deux maîtres différents. S'ils pouvaient être des égoïstes complets, ils s'excluraient totalement et se tiendraient d'autant plus fermement unis. »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6591847&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/1744045679.jpg&quot; alt=&quot;c75a828d5bde3309ce40eb75294aa6b1.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6591848&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/4099564114.jpg&quot; alt=&quot;immsuproages.jpg&quot; width=&quot;239&quot; height=&quot;364&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Un libéral pourrait soutenir que chrétiens et juifs doivent mettre de côté leurs différences religieuses et embrasser une 'humanité' commune, mais ce que propose Stirner est bien plus radical : une unité dans la diversité. En effet, plutôt que d'échanger un 'fantôme' contre un autre, l'égoïsme s'accomplit par la reconnaissance du pouvoir de ses propres capacités. S'il y a ceux qui, comme moi, favorisent une interprétation plus holistique de l'anarchisme et d'autres qui préfèrent l'égoïsme individualiste prôné par Stirner, il n'en reste pas moins que le national-anarchisme semble apporter une réponse à ce problème apparemment insoluble.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Reconnaître qu'un individu peut se sentir partie intégrante d'un tout organique tout en conservant son individualité s'accorde parfaitement avec l’'union des égoïstes' de Stirner. En raison de notre rôle en tant que mouvement regroupant des personnes d'horizons politiques divers ayant mis de côté leurs différences pour œuvrer en faveur d'une décentralisation radicale et d'alternatives réelles au statisme et à la mondialisation, les partisans et sympathisants du milieu national-anarchiste incluent des post-gauchistes, des anticapitalistes, des anarchistes chrétiens, des séparatistes raciaux, des anarcho-primitivistes, d'anciens nationalistes, des antifascistes, des ex-fascistes, des post-strassériens et même des anarcho-individualistes dans la lignée traditionnelle de Stirner. Bien que ce mouvement ait été qualifié de 'fascisme' clandestin par la gauche, ce phénomène rejetant tout dogme représente probablement la variante la plus ouverte d'esprit, non coercitive et libre de l’anarchisme moderne. À cet égard, le national-anarchisme a donc le potentiel d'agir comme un véhicule à la fois pour les communautaristes et les égoïstes. Cela n'est possible que si nous établissons une distinction cruciale entre deux termes souvent confondus.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6591849&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/2479099883.jpg&quot; alt=&quot;Toennies_v_ml(1).jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6591851&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/1440558065.jpg&quot; alt=&quot;9782130556435-475x500-1.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Le sociologue allemand Ferdinand Tönnies (1855-1936) publia en 1887 &lt;em&gt;Communauté et Société, &lt;/em&gt;dans lequel il affirmait que l'Europe du 19ème siècle dégénérait en un esprit de masse et que le mot 'communauté' (&lt;em&gt;Gemeinschaft&lt;/em&gt;) possédait donc bien plus de validité que celui de 'société' (&lt;em&gt;Gesellschaft&lt;/em&gt;). La première, expliquait-il, est davantage un organisme vivant que la seconde et, plutôt que de ne représenter qu'un simple « agrégat mécanique et artefact » purement « transitoire et artificiel », une communauté possède une plus grande longévité qu'une société et est donc bien plus bénéfique.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Les sociétés, contrairement aux divisions intentionnelles ou aux communautés soudées, ne reposent pas sur des valeurs partagées, mais sur des lois, la répression et d'autres formes de coercition. En réalité, au sein d'une communauté, les individus sont « unis malgré toutes les divisions », tandis que dans une société de masse, ils sont « divisés malgré toute unité ». Ainsi, bien qu'un individualiste de type stirnérien puisse ne pas souhaiter faire partie d'une communauté plus large, il peut néanmoins s’unir à elle dans son opposition à l’État et à la société de masse.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        </author>
        <title>Le mensonge de Robinson</title>
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        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2024-04-06:6493009</id>
        <updated>2024-04-06T19:42:26+02:00</updated>
        <published>2024-04-06T19:42:26+02:00</published>
        <summary>            Le mensonge de Robinson      par Roberto Pecchioli       Source :...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6523552&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/3168898385.jpg&quot; alt=&quot;d1d962cde70f1e5b0869e2a9a1e9f34a.jpg&quot; width=&quot;494&quot; height=&quot;708&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le mensonge de Robinson&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;par Roberto Pecchioli &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-size: 12pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Source : EreticaMente &amp;amp; https://www.ariannaeditrice.it/articoli/la-menzogna-di-robinson&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;En ces temps de culture de l'effacement, où même la musique de Beethoven et les épopées d'Homère sont mises à l'index selon le jugement sans appel du présent, où Shakespeare est accusé de sexisme, d'antisémitisme et de mépris pour les handicapés, il est curieux que l'une des œuvres les plus significatives de la littérature anglaise, &lt;em&gt;Robinson Crusoé&lt;/em&gt; (1660-1731) de Daniel De Foe, soit rarement remise en question. Publié en 1719, il a immédiatement connu un succès extraordinaire qui perdure encore aujourd'hui, bien qu'il soit surtout considéré comme un chef-d'œuvre de la littérature enfantine. L'intrigue est bien connue: le marin Robinson s'échappe du naufrage de son navire et débarque sur une île déserte où il vit seul pendant douze ans. Il se débrouille comme il peut, trouve la foi en Dieu et rencontre alors un indigène, un &quot;bon sauvage&quot;, qu'il sauve d'une tribu cannibale. Il l'appelle Vendredi, du nom du jour de la semaine où il le rencontre, l'éduque, lui apprend l'anglais et en fait un sujet. Au bout de vingt-huit ans, Robinson parvient à retourner à la civilisation avec Vendredi, pour vivre d'autres aventures avec lui. Son île, quant à elle, devient une colonie espagnole pacifique, dont il est nommé gouverneur.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Peu d'intrigues sont plus politiquement incorrectes que celle de Robinson. Pourquoi, alors, n'est-il pas attaqué par les &quot;woke&quot; avec la véhémence qui n'épargne pas Dante et Michel-Ange - sa chapelle Sixtine ne représente, par culpabilité, que des Blancs - jusqu'à Aristote, répudié pour avoir justifié - dans la Grèce du IVe siècle avant J.-C. - l'esclavage ? Même les &lt;em&gt;woke &lt;/em&gt;en colère ont une laisse et une chaîne, celle du sommet du mondialisme, des maîtres qui les ont placés dans le fauteuil, à la tête des journaux, des chaînes de télévision, des maisons d'édition et des centrales du divertissement. La raison en est simple: Robinson est un symbole, la représentation parfaite de leur idéologie, l'un des mythes fondateurs de l'individualisme libéral.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6523553&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/1179980337.jpg&quot; alt=&quot;gettyimages-166441401.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;De Foe (tableau, ci-dessus) représente en Robinson le caractère des Lumières britanniques, la montée de la bourgeoisie mercantile, triomphante dans le sang de la Glorieuse Révolution proto-libérale de la fin du XVIIe siècle, la croyance en la raison, la religiosité moraliste puritaine, toujours présente - bien que bouleversée dans ses valeurs - dans la culture d'annulation anglo-saxonne d'aujourd'hui. Robinson exalte la mentalité individualiste qui sous-tend la société capitaliste naissante. Celle-ci s'efforce de plier la nature à ses besoins, de dominer la nature sauvage, en ne faisant confiance qu'à ses forces, éclairées par la raison et soutenues par la technologie. James Joyce a vu dans ce livre le manifeste de l'utilitarisme anglais qui, au début du XIXe siècle, avait trouvé en Jeremy Bentham son plus grand théoricien. Le personnage de Vendredi a été repris par Jean Jacques Rousseau dans l'archétype pédagogique du &quot;bon sauvage&quot; de l'&lt;em&gt;Emile.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;C'est pourquoi Robinson échappe à la censure: à sa manière, il est politiquement correct, ou du moins acceptable. Le politiquement correct est une forme de mensonge et doit être contré non pas par son antonyme, l'incorrection, mais par la vérité. Dans l'Europe de l'époque de De Foe, personne n'était un naufragé dans la mer de l'histoire. La société traditionnelle était un ensemble de racines, de dépendances mutuelles et de loyautés dont dépendait la survie de la communauté: un ensemble organique, une immense famille, une figure quasi biologique dans laquelle l'esprit de la terre et les générations précédentes confirmaient les coutumes et les croyances collectives sans qu'il soit nécessaire d'établir des constitutions écrites.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'idée de l'individu est un produit de l'ingéniosité littéraire et non de la nature humaine. Pour le lecteur des XVIIIe et XIXe siècles, l'exemple de Robinson Crusoé, l'homme qui se prend en charge et parvient à optimiser des ressources rares grâce à son initiative et à ses connaissances techniques sur une île déserte, est devenu la parabole favorite du libéralisme européen et américain, dont Daniel De Foe a été - sans le savoir - le premier prophète. D'autres fables heureuses ont ensuite accompagné le développement du mythe : les vices privés qui deviennent des vertus économiques (Mandeville) ; la main invisible du marché (Adam Smith - portrait, ci-dessous) qui règle et résout tout dans l'intérêt ; la loi qui fait d'une chimère, la poursuite du bonheur inscrite dans la constitution américaine, un objectif de haute force symbolique.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6523554&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/3526782942.png&quot; alt=&quot;adam-smith-invisible-hand_npoIX.png&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'homme rationnel, indépendant, libre, libéré des contraintes, abstrait, naufragé sans histoire et sans racines, est l'ancêtre, le totem de l'&lt;em&gt;homo oeconomicus &lt;/em&gt;contemporain: apatride, monade destinée à la production et à la consommation parfaitement interchangeable avec n'importe quelle autre. L'étonnant paradoxe de l'individualisme: des millions d'atomes identiques convaincus d'être uniques. La faiblesse de l'aventure robinsonnienne est qu'elle exige d'abord le naufrage, la solitude, l'absence de lien social. Au bout du compte, l'Anglais aride et morne finit par rencontrer un Vendredi. Le naufragé éclairé et &quot;civilisé&quot; colonise le sauvage, l'innocent Caliban de la &lt;em&gt;Tempête &lt;/em&gt;de Shakespeare qui tombe entre ses mains, lui donne un nom - manifestation absolue de pouvoir, acte qui ne peut être accompli qu'avec un nourrisson ou un animal domestique -, le réduit à ses catégories morales et le soumet à un processus paternaliste d'acculturation qui le dénature.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ces mêmes actions montrent que Robinson n'est pas un individu qui surgit du néant, mais une personne qui a des racines culturelles, identitaires, spirituelles: sans l'héritage millénaire du christianisme, il aurait probablement mangé ou tué Vendredi. Sans son éducation, l'apprentissage de la division du travail et de la technologie, il n'aurait pas exploité son serviteur avec autant de profit. Après tout, les Anglais pratiquaient le trafic d'esclaves depuis le XVIe siècle, avec la bénédiction de la couronne, qui délivrait aux entrepreneurs du vol et de l'inhumanité tels que Francis Drake et Walter Raleigh une autorisation spécifique, la &quot;lettre de passage&quot;, et les érigeait en baronnets pour leurs tristes succès. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Robinson Crusoé &lt;/em&gt;a connu un immense succès dans l'Europe des Lumières et il n'est guère d'essayiste de l'époque qui ne le cite. Bernardin de Saint Pierre - écrivain et scientifique - Chateaubriand, mais aussi Rousseau, ont trouvé leur inspiration dans ce classique qui a enchanté d'innombrables enfances, dont la nôtre. Mais il aura fallu que Robinson se retrouve sur une île déserte, devienne une épave, un atome humain à la dérive pour devenir l'un des héros de l'individualisme libéral. Et devenir une sorte de Jean-Baptiste - le précurseur annonçant la naissance de ceux qui viendront après lui - de la modernité naissante, de l'homme nouveau engagé à fonder son paradis sur les ruines du monde traditionnel. Paradoxalement, ceux qui deviendront les chantres de l'individualisme sont des gens solidement organisés en corporations, actionnaires de banques et fondateurs des premières compagnies d'assurance, des personnages respectables membres de &quot;guildes&quot; et de corps de métiers, la bourgeoisie de Rembrandt et de Frans Hals, premiers acteurs de l'épopée séculaire du marchand, leur protecteur.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'argent a toujours eu besoin de lois, de gendarmes, de prisons, d'Etats, de juges. Robinson était l'image que les puissances montantes des XVIIIe et XIXe siècles se faisaient d'elles-mêmes, une idéalisation de l'individu proactif qui permettait à quelques-uns d'exploiter sans pitié une masse de millions de Vendredi à la peau blanche et chrétienne, l'ancêtre de Kurtz dans &lt;em&gt;Au cœur des ténèbres. &lt;/em&gt;Les universitaires anglo-saxons ne se soucient pas de cette gigantesque exploitation indifférente à la race et ne réclament pas de réparations historiques pour les héritiers des pauvres Européens blancs. C'est la mystique inversée - intouchable - du libéralisme, dont la neutralité/l'indifférence morale justifie toutes les infamies commises au nom de l'intérêt personnel. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6523555&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/1868121289.JPG&quot; alt=&quot;indus_64ae543e66101.JPG&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'histoire déclenchée par le type humain dont Robinson est le héros éponyme est dramatique : lois sévères contre les pauvres, enclosures des champs communaux (enclosures qui ont poussé des millions de paysans privés de subsistance vers les usines), enfers industriels de Manchester et de Birmingham, &lt;em&gt;landlords &lt;/em&gt;vantant les vertus morales du travail des enfants dans les mines et les filatures. L'Angleterre, dominée par l'oligarchie qui en est encore aujourd'hui l'architrave, a été la première à penser à limiter la croissance de la pauvreté non pas par une juste répartition des revenus, mais en imposant des limites à la reproduction biologique des misérables. L'élevage contrôlé du bétail humain prolétaire esquissé par le révérend Malthus est aujourd'hui concrétisé par le mondialisme anti-humain, qui considère l'avortement et l'euthanasie comme philanthropiques. &quot;Son intérêt supérieur&quot;, peut-on lire dans la sentence qui a condamné à mort l'enfant malade Alfie, faute de soins.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Depuis &lt;em&gt;Robinson&lt;/em&gt;, les riches donnent des leçons de morale: les guerres de l'opium en Orient ont été déclenchées pour défendre le libre-échange. Peut-on s'étonner de l'indifférence actuelle face à la propagation des drogues ? Robinson l'utilitariste, l'inépuisable &lt;em&gt;homo faber,&lt;/em&gt; est le protagoniste de l'agonie de la beauté (à quoi sert-elle ?): la laideur à grande échelle, la fonctionnalité comme icône du profit, l'expression ultime de la rationalité libérale. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6523556&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/1342157728.jpg&quot; alt=&quot;uncfschnamed.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Karl Friedrich Schinkel, le grand architecte néoclassique prussien, a visité les villes industrielles d'Angleterre, sombres, enfumées, dépourvues de services, grouillant d'une humanité appauvrie et échevelée sous les &quot;noirs moulins sataniques&quot; haïs par le poète William Blake. Il repart en pleurant : c'était un homme de l'ancien régime. La révolution industrielle anglaise, qui a commencé à l'époque de De Foe, a été la première révolution libérale, plus que la révolution américaine de 1776. Celle de la France fut un chaos causé par le vide d'une noblesse débauchée qui avait renoncé à son rôle de leader. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6523557&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/3879816778.jpg&quot; alt=&quot;temps-modernes.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le libéralisme est le bras politique du système qui a ensuite trouvé dans la social-démocratie une soupape de sécurité servile. Le capitalisme a besoin d'ordre, de discipline, d'horaires, de division du travail ; Charlie Chaplin, dans &lt;em&gt;Les Temps modernes, &lt;/em&gt;a représenté la chaîne de montage avec la précision plastique du génie. L'exploitation intensive de ces enfers (réserves de plus-value !) emploie des voyous pires que ceux des mines des Indes. L'enfant et la femme deviennent des instruments du processus de production. L'expansion des marchés passe par la destruction des sociétés traditionnelles : toute transformation du système de production impose d'innombrables sacrifices. En Espagne, les confiscations du 19ème siècle ont conduit à la transformation des paysans en ouvriers affamés, à la destruction du patrimoine artistique, à la déforestation et à un état de guerre civile permanent. Les libéraux ont apporté la liberté à ceux qui en avaient les moyens. Le suffrage censitaire était l'ancêtre grossier de la partitocratie actuelle, où le peuple plébiscite des candidats payés par les oligarques.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La démocratie est formelle car le pouvoir réside dans les conseils d'administration. Les marchés, hypostases terrestres de la divinité, décident mieux que nous. L'individualisme du naufragé Robinson est une revendication idéologique, une publicité. Un solvant, un acide nihiliste qui corrode toute forme de communauté, détruit tout lien, coupe toute racine. Vendredi perd son nom, son dieu, sa langue et sa mémoire. C'est la seule façon pour lui de servir Robinson. La dérive matérialiste du naufragé Crusoé, devenu gouverneur colonial, s'accomplit. À son mensonge, il faut opposer une vérité perdue : le matérialisme est l'effondrement de toute morale. C'est la leçon de Giovanni Gentile dans &lt;em&gt;Genèse et structure de la société.&lt;/em&gt; &quot;L'homme accomplit une action universelle qui est la raison commune aux hommes et aux dieux, aux vivants, aux morts eux-mêmes et même aux enfants à naître. &quot; Il n'est pas un atome solitaire, ni Robinson ni Vendredi : il vit et devient une personne dans la mesure où il crée et transmet de la civilisation, et non des produits. &quot;Au fond de l'ego, il y a toujours un Nous, qui est la communauté à laquelle il appartient et qui est la base de son existence spirituelle, et il parle avec sa bouche, sent avec son cœur, pense avec son cerveau&quot;. Robinson est le père glacial du &quot;je&quot; contemporain, Vendredi le serviteur nécessaire, éloigné de son destin originel, de son peuple, de son nom. Le mensonge de Robinson est un suprémacisme exigeant, brillant de paillettes, vendu à prix d'or.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Christian COTTET-EMARD</name>
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        <title>Carnet / À propos de L'Unique et sa propriété de Max Stirner</title>
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        <updated>2022-10-06T00:56:00+02:00</updated>
        <published>2022-10-06T00:56:00+02:00</published>
        <summary>       Ma vieille édition de l'Unique et sa propriété       L’Unique et sa...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6391894&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cottetemard.hautetfort.com/media/00/02/1148482878.jpg&quot; alt=&quot;max stirner,l'unique et sa propriété,philosophie,individu,moi,individualisme,carnet,chronique,blog littéraire de christian cottet-emard,note,christian cottet-emard,lecture,société,pandémie,crise sanitaire,post-démocratie,totalitarisme,hygiénisme,europe&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif;&quot;&gt;Ma vieille édition de l'Unique et sa propriété&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;L’Unique et sa propriété&lt;/em&gt; de &lt;a href=&quot;https://www.google.fr/search?q=max+stirner&amp;amp;sxsrf=ALiCzsZ-pld3EvOtX_zmvXV9gwXI_rEhbg:1665010219282&amp;amp;source=lnms&amp;amp;tbm=isch&amp;amp;sa=X&amp;amp;ved=2ahUKEwjHq6u1lsr6AhVD2xoKHebNCh4Q_AUoAXoECAIQAw&amp;amp;biw=1280&amp;amp;bih=617&amp;amp;dpr=1&quot;&gt;Max Stirner&lt;/a&gt; (Johann Kaspar Schmidt, 1806-1856) est un des livres rescapés des purges successives auxquelles je soumets régulièrement ma bibliothèque. Je l’avais demandé comme cadeau d’anniversaire pour mes seize ou dix-sept ans et à cette époque, j’avoue m’être plus d’une fois essoufflé à sa lecture, d’autant que la philosophie ne m’a jamais passionné.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;En bon individualiste que je suis toujours et que j’étais encore plus lorsque j’étais jeune homme, le titre avait tout pour m’attirer, &lt;em&gt;unique et propriété&lt;/em&gt; étant les deux piliers de mon édifice intellectuel, encore qu’à l’époque, je n’avais qu’une vague intuition du sens élargi que revêt le terme de &lt;em&gt;propriété&lt;/em&gt; dans la pensée de Stirner. Je n’en compris évidemment pas toute la portée, ce qui n’avait rien de surprenant ou de honteux pour un gamin en pleine découverte. Je trouvais cette lecture ardue mais je ne pouvais m’empêcher d’y revenir entre de longues pauses, ce qui explique que l’idée de me débarrasser de cet ouvrage ne m’ait jamais effleuré.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;L’adolescence et la jeunesse terminée, je laissai au rayon des souvenirs et des curiosités les constructions philosophiques et politiques de Max Stirner, lesquelles, comme tous les systèmes de pensée attachés à une cohérence extrême, se cognent irrémédiablement au réel dont s’accable la maturité. Classique, mon erreur de jeunesse avait été d’essayer vainement d’établir trop de passerelles entre les concepts de Stirner et la réalité, ce qui parasita ma lecture. Il m’eût fallu comprendre plus tôt et plus vite que la philosophie n’est pas là pour nous tracer des routes mais pour nous aider à suivre des pistes et des sentiers.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans l'univers des concepts, &lt;em&gt;L’Unique et sa propriété&lt;/em&gt; n’a pas pour finalité de s’incarner dans le monde matériel en un jeune homme en quête de sens, ce que je finis par comprendre en prenant un peu de bouteille ! Et puis, nous le savons, quel terrible danger que tout système philosophique visant à se réaliser à l’état pur dans l’organisation intellectuelle d’un individu ou dans celle d’une collectivité et pire encore d’une société : folie furieuse (individuelle et collective) garantie.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Pourtant, bien rangé sur son étagère, le livre de Stirner se signale de nouveau à moi, à vrai dire depuis la révélation de la pandémie de Covid 19 avec son cortège de scandales politiques, de pression sociale et de mesures annonçant de nouvelles formes de pensées et de pratiques totalitaires. Je n’emploie pas le mot &lt;em&gt;révélation&lt;/em&gt; par hasard. La pandémie est un révélateur de l’état de nos individualités et de nos sociétés. Elle révèle que, contrairement aux apparences, ni les unes ni les autres n’ont changé depuis les deux guerres mondiales. La même résignation, le même conformisme, la même indifférence, les mêmes comportements frileux et moutonniers, la même hypocrisie, le même cynisme et surtout la même acceptation de l’inacceptable sont au rendez-vous.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans les crises de folie collective, l’individu ne pèse rien, il n’est plus &lt;em&gt;l’Unique&lt;/em&gt; et n’a plus de propriété puisqu’il appartient lui-même au soi-disant intérêt général qui n’est en réalité que l’intérêt des classes dominantes et des gens qui dorment. Au secours, Max Stirner !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ce n’est pas non plus un hasard que ce philosophe me fasse de l’œil chaque fois que s’exerce sur moi et sur bien d’autres, évidemment, la pression du collectif, en l’occurrence d’une démocratie à la dérive en direction d’une post-démocratie dans laquelle l’individu sans réaction perdra unicité et propriété. Je ne suis pas allé par hasard me frotter à la pensée de Stirner. À l’époque où j’ai ouvert son livre pour la première fois, je vivais sous la menace du service militaire obligatoire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Je relis maintenant de nouveau ces pages dans le monde que vient de nous révéler la pandémie, ce monde dans lequel nous nous croyions libres parce que les crises étaient éloignées de nous, voire dissimulées ou niées par des autorités non élues (sanitaires, européennes… Choisissez l’adjectif) avec la complicité de leur valetaille gouvernementale nationale.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Je suis bien sûr très loin de partager la radicalité de Stirner sur sa conception du &lt;em&gt;moi&lt;/em&gt; affranchi de toute limite mais en ces temps où nous vivons le retour sournois et brutal de la pression voire de l’oppression du collectif sur l’individu et des attaques de plus en plus directes de la post-démocratie contre la sphère privée (pour notre bien censé correspondre en toute occasion au bien public), je crois que &lt;em&gt;L’Unique et sa propriété&lt;/em&gt; est un livre qui a encore quelque chose à nous dire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times, serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a title=&quot;WebAnalytics&quot; href=&quot;http://www.xiti.com/xiti.asp?s=563914&quot; target=&quot;_top&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; &lt;!--Xt_param = 's=563914&amp;p=page_ du_ jour';try {Xt_r = top.document.referrer;}catch(e) {Xt_r = document.referrer; }Xt_h = new Date();Xt_i = '&lt;img width=&quot;39&quot; height=&quot;25&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; ';Xt_i += 'src=&quot;http://logv4.xiti.com/hit.xiti?'+Xt_param;Xt_i += '&amp;hl='+Xt_h.getHours()+'x'+Xt_h.getMinutes()+'x'+Xt_h.getSeconds();if(parseFloat(navigator.appVersion)&gt;=4){Xt_s=screen;Xt_i+='&amp;r='+Xt_s.width+'x'+Xt_s.height+'x'+Xt_s.pixelDepth+'x'+Xt_s.colorDepth;}document.write(Xt_i+'&amp;ref='+Xt_r.replace(/[&lt;&gt;&quot;]/g, '').replace(/&amp;/g, '$')+'&quot; 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&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Le délcin de l'empire</title>
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        <updated>2022-09-20T19:26:08+02:00</updated>
        <published>2022-09-20T19:26:08+02:00</published>
        <summary>            Le déclin de l'empire      par Klaus Kunze       Source:...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6387895&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/2176012430.jpg&quot; alt=&quot;Recession-with-Franklin-1080x675.jpg&quot; width=&quot;567&quot; height=&quot;354&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le déclin de l'empire&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;par Klaus Kunze&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Source: http://klauskunze.com/blog/2022/09/18/der-niedergang-des-imperiums/&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le déclin des États-Unis entraînera-t-il notre Allemagne dans sa chute ? Ceux qui s'étonnent de cette question devraient se familiariser avec l'analyse d'un capitaliste de premier plan : Ray Dalio, qui est classé 71ème sur la liste des personnes les plus riches et possède le plus grand fonds spéculatif.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Pour lui, il n'y a aucun doute : les États-Unis déclinent et la Chine monte en puissance :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6387896&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/2880186987.jpg&quot; alt=&quot;20220918_102718-1024x331.jpg&quot; width=&quot;575&quot; height=&quot;185&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Exemple conceptuel du changement cyclique de l'ordre mondial (Ray Dalio, L'ordre mondial en mutation, De l'ascension et de la chute des nations, 2022, p.76).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Son analyse révélatrice concerne directement la situation allemande et fait partie des livres à lire.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6387897&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/3446225086.jpg&quot; alt=&quot;Web_Summit_2018_-_Forum_-_Day_2,_November_7_HM1_7481_(44858045925).jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6387900&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/1966775136.jpg&quot; alt=&quot;61R4llNQbkL.jpg&quot; width=&quot;364&quot; height=&quot;553&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ray Dalio, World Order in Change, &lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;Principles for Dealing with the Chanching World Order, 2021, World Order in Change, Vom Aufstieg und Fall von Nationen, &lt;/span&gt;2022.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ceux qui n'aiment pas le capitalisme financier mondial devraient cependant regarder cet homme et ses thèses en face. Dalio est l'un des plus grands joueurs et connaît personnellement un grand nombre de chefs d'État renommés. Il adopte une perspective à vol d'oiseau et a étudié de manière approfondie l'histoire économique des derniers siècles.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Du point de vue de Dalio, tout tourne autour de l'argent, car le pouvoir d'achat est toujours synonyme de prospérité et de puissance. Son hypothèse principale est que tous les pays traversent des cycles d'ascension et de déclin et sont fondamentalement soumis aux mêmes &quot;relations de cause à effet intemporelles et universelles&quot; (Dalio p.191): le leadership, l'éducation, une culture forte et la capacité d'innovation mènent à l'apogée de la puissance. Un très petit nombre de personnes deviennent extrêmement riches, ce qui entraîne des tensions sociales. Les générations suivantes s'en sortent encore bien, mais leur productivité diminue parce qu'elles ne sont pas aussi travailleuses que leurs parents.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Lorsque les habitants du pays leader deviennent plus riches, ils ne travaillent généralement plus aussi dur. Ils s'accordent plus de temps libre, se consacrent aux choses plus agréables et moins productives de la vie et, dans les cas extrêmes, deviennent décadents. Au cours de l'ascension vers le sommet, les valeurs changent d'une génération à l'autre - de ceux qui ont dû se battre pour la richesse et le pouvoir à ceux qui en ont hérité. La nouvelle génération n'est plus aussi combative, mais elle est gâtée par le luxe et s'est ramollie.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ray Dalio, &lt;em&gt;L'ordre mondial en mutation, De l'ascension et de la chute des nations, &lt;/em&gt;2022, p.67.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Leurs désirs et leurs exigences sont de plus en plus grands et ne sont satisfaits que par des emprunts. L'État s'endette, mais dépense de moins en moins pour les investissements et de plus en plus pour la redistribution improductive des riches vers les pauvres. Si les guerres imposent des dépenses militaires de plus en plus importantes, la dette finit par atteindre un niveau critique : elle consiste en la promesse d'honorer un jour une dette monétaire et forme une bulle financière.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Inévitablement, le pays commence à emprunter de manière excessive, ce qui entraîne un gonflement énorme de ses dettes envers les prêteurs étrangers. [...] Si l'on emprunte beaucoup, le pays paraît très fort, mais en réalité sa puissance financière s'affaiblit, car le pouvoir du pays est maintenu à crédit, alors que cela ne se justifie plus fondamentalement. Les fonds étrangers servent à financer à la fois la surconsommation nationale et les conflits militaires internationaux.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ray Dalio, &lt;em&gt;L'ordre mondial en mutation, De l'ascension et de la chute des nations, &lt;/em&gt;2022, p.68.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Alors que la population est aussi pauvre au début de chaque cycle, les écarts entre riches et pauvres et entre différents groupes ethniques et religieux se creusent. L'économie s'affaiblit et, devant le choix entre la faillite de l'État et le lancement de la presse à imprimer, les gouvernements décident presque toujours d'imprimer de la monnaie en quantité. &quot;Ce faisant, la monnaie perd de sa valeur et l'inflation s'accélère&quot; (p.69 et s.). Les conflits conduisent, selon Dalio,&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;à l'extrémisme politique, qui se traduit par le populisme de gauche et de droite. La gauche veut redistribuer les richesses, la droite veut s'assurer qu'elles restent entre les mains des riches. Il s'agit de la &quot;phase anticapitaliste&quot;, dans laquelle les problèmes sont imputés au capitalisme, aux capitalistes et, plus généralement, aux élites.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ray Dalio, &lt;em&gt;L'ordre mondial en mutation, De l'ascension et de la chute des nations,&lt;/em&gt; 2022, p.70.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6387901&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/3286268694.jpg&quot; alt=&quot;20220918_192415-1024x560.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Quand les promesses de payer ne peuvent plus être tenues, le cycle se termine par un effondrement.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt; L'effondrement inévitable de la monnaie entraîne, à la fin du cycle, la perte totale de tous les actifs financiers, le chaos, la guerre civile et un nouveau départ. Le cycle &lt;em&gt;typifié &lt;/em&gt;ressemble donc à ceci :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6387904&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/3438604479.jpg&quot; alt=&quot;20220918_153338-1024x722.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ray Dalio, &lt;em&gt;L'ordre mondial en mutation, De la montée et de la chute des nations, &lt;/em&gt;2022, p.73.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Dalio estime que les États-Unis ont parcouru environ 70% de leur cycle. La limite de la phase &quot;de guerre civile ou de révolution, où l'on prend les armes, n'a pas encore été franchie, mais les conflits politiques internes sont violents et s'intensifient&quot; (S.443).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Et l'Allemagne ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&quot;Parce que la nature des hommes change peu avec le temps&quot; (p.52), écrit Dalio, &quot;le cycle politique interne d'ordre et de chaos&quot; (p.25) se répète partout et toujours selon une loi. Il a tenté de démontrer empiriquement cette hypothèse en 668 pages, en s'appuyant sur une multitude de données. L'ère des temps modernes a commencé, entre autres, avec l'invention de la comptabilité en partie double et du capitalisme financier. Les analyses de Dalio sont cohérentes. Que signifient-elles pour nous ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6387905&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/895463045.jpg&quot; alt=&quot;aa-1024x973.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Ray Dalio, &lt;em&gt;L'ordre mondial en mutation, De l'ascension et de la chute des nations, &lt;/em&gt;2022, p.57.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La &quot;prospérité et la puissance&quot; de l'Allemagne - que Dalio cite souvent dans le même souffle - ont suivi les lois qu'il a mises en évidence. Au 20ème siècle, après des guerres perdues, la politique financière a connu deux nouveaux départs à la fin d'un cycle d'endettement. Les facteurs déterminants de notre renaissance après 1945 sont un exemple qui confirme l'hypothèse de Dalio. Nous sommes, comme les États-Unis, sur la branche descendante de notre cycle. Selon Dalio, ces cycles durent généralement une centaine d'années. La fin de la situation actuelle est annoncée.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les États-Unis sont en train de descendre. Et nous, ses satellites ? La fin est d'autant plus proche que nos gouvernements accélèrent les facteurs de déclin.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Le leadership a été remplacé par les atermoiements de Kohl et Merkel et les tergiversations de Scholz. L'inventivité est de moins en moins récompensée. L'éducation pluridisciplinaire a été remplacée par un système qui sabote les pics de performance, réduit l'éducation historique à néant, impose l'endoctrinement comme le &lt;em&gt;genderisme &lt;/em&gt;et donne souvent l'illusion d'une éducation plus générale uniquement grâce à des diplômes sans valeur. Ce qu'un bachelier sait aujourd'hui, un collégien le savait depuis longtemps il y a 40 ans. La pensée indépendante et le questionnement critique sont réprimés par la surveillance idéologique au lieu d'être encouragés.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La &quot;culture forte&quot;, l'une des caractéristiques d'ascension d'un pays soulignée par Dalio, a été remplacée par un bric-à-brac ridicule de gadgets à la mode. Des us et coutumes de peuples étrangers, incompatibles avec notre culture, s'immiscent dans le vide culturel.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La dette publique, qui ne peut plus être remboursée, est typique des périodes de déclin. Pendant la période de la pandémie, nous avons réduit la productivité par des interdictions, tout en distribuant des milliards à ceux qui étaient dans le besoin et en contractant des sommes exorbitantes de nouvelles dettes, ce qui nous a rapprochés de l'effondrement. Notre guerre économique contre la Russie, combinée aux dépenses militaires, menace à nouveau de ruiner notre économie réelle et de réduire de grands groupes de personnes à la mendicité. Afin d'anticiper les troubles sociaux imminents, de nouvelles quantités d'argent non remboursable sont produites. La masse monétaire nominale n'est pas compensée par une quantité suffisante de biens et de services réels à acheter. L'argent a de moins en moins de valeur.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les conflits de répartition internes autour des lignes de fracture déjà existantes de notre société divisée augmentent le potentiel de conflit idéologique. Spirituellement, la guerre civile bat déjà son plein. Les restes de la génération d'après-guerre maintiennent encore des vestiges de l'orientation vers la performance et de nos valeurs traditionnelles. Au plus tard lorsque ses ressortissants seront décédés, la part de la population non allemande, et donc la part de personnes ne présentant aucune des caractéristiques conduisant à une résurgence, sera prépondérante. En bref, tout cela va exploser à la figure de nos enfants.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Philosophie de l'histoire ou analyse basée sur les données ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les analyses de Dalio se distinguent des philosophies de l'histoire comme celle de Marx par leur approche basée sur des données factuelles. Il ne prédit pas, mais cherche des lois permanentes, il recherche ce qui est toujours valable. C'est une position de base conservatrice. Il voit aussi les lois sociologiques avec un regard clair :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;De même, j'ai compris que depuis toujours et dans tous les pays, les personnes qui possèdent la prospérité sont celles qui possèdent les moyens de la produire. Pour maintenir ou accroître leur prospérité, ils collaborent avec ceux qui ont le pouvoir politique d'édicter et d'appliquer des règles, et entretiennent avec eux une relation symbiotique. Je me suis rendu compte que cela s'était produit de manière très similaire dans tous les pays et à toutes les époques. [...]&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Au fil du temps et à travers les pays, l'histoire montre qu'il existe une relation symbiotique entre les riches et ceux qui exercent une influence politique, et que les arrangements qu'ils prennent entre eux déterminent l'ordre dominant&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;Ray Dalio, &lt;em&gt;L'ordre mondial en mutation, De la montée et de la chute des nations, &lt;/em&gt;2022, p.39, 111.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Si nous prenons comme exemple la nouvelle symbiose entre le capitalisme financier international et nos représentants gouvernementaux &quot;progressistes&quot; issus de la gauche alternative, elle a été récemment qualifiée aux Etats-Unis de &quot;woke capitalism&quot;: capitalisme &quot;éveillé&quot; (?). Il a culminé avec le mouvement d'émancipation des minorités sexuelles et raciales, et a démoli tous les bastions de la normalité traditionnelle. Des drapeaux arc-en-ciel flottent devant les sièges sociaux des grandes entreprises. J'ai expliqué en détail pourquoi cela semble être dans l'intérêt des deux parties dans mon livre sur&amp;nbsp; &quot;Le libéralisme, ennemi public&quot; (2022) (cf. infra).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La principale critique adressée au capitalisme financier est, du point de vue de la gauche, son manque d'équité dans la répartition des biens et, du point de vue de la droite, la dissolution et l'anéantissement des peuples qui se sont accrus ainsi que la disparition de l'héritage financier et la mise au pas des États. Les opposants de droite et de gauche s'accordent en revanche à dire que les limites de la croissance mondiale ont été atteintes et que toute croissance supplémentaire détruit nos bases naturelles de vie. Or, la croissance est une condition d'existence inhérente au capitalisme financier.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: arial, helvetica, sans-s
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Comment l'individualisme défait le conservatisme</title>
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        <updated>2022-03-10T11:47:32+01:00</updated>
        <published>2022-03-10T11:47:32+01:00</published>
        <summary>            Comment l'individualisme défait le conservatisme      par Brett...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6340825&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/02/409506178.jpg&quot; alt=&quot;088ae142547ed5fea7fb88d501116d0e.jpg&quot; width=&quot;455&quot; height=&quot;727&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment l'individualisme défait le conservatisme&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;par Brett Stevens&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Source: http://www.amerika.org/politics/how-individualism-defeats-conservatism/&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Les conservateurs ne succombent pas directement à la gauche ; au contraire, selon la stratégie classique des gauches, ils sont secrètement envahis, divisés contre eux-mêmes, et ainsi subvertis et transformés en véhicule pour ces mêmes idées de gauche. Cela peut être observé dans le conservatisme traditionnel à travers la première loi de O'Sullivan :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; - La première loi d'O'Sullivan stipule que toute organisation ou entreprise qui n'est pas expressément de droite deviendra de gauche avec le temps. La loi porte le nom du journaliste britannique et ancien rédacteur en chef de &lt;em&gt;National Review,&lt;/em&gt; John O'Sullivan.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; ... [La motivation première d'un conservateur de gauche] est de signaler sa fidélité à la &quot;seule vraie foi&quot; en désignant l'hérétique le plus proche de lui et en criant &quot;sorcière&quot; [par] l'utilisation de la propriété transitive &lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;pour relier l'ennemi ciblé à un mal imaginaire&lt;/span&gt; et, bien sûr, l'exigence que la cible abandonne sa position ou risque d'être qualifiée d'hérétique [avec] ses interrogations dérangeantes qui sont jugées hors de portée des gens décents.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; ...Ils ont toujours été juste à la droite de la gauche officielle... [Leur présence sur l'échiquier politico-intellectuel n'a] jamais été expressément de droite, il s'agissait plutôt d'un véhicule de marketing pour les personnes qui les ont lancés. Tous sont passés à autre chose au fur et à mesure que l'entreprise remplissait son objectif.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6340702&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/3242091662.jpg&quot; alt=&quot;John_O'Sullivan_v_Praze.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;En d'autres termes, une opportunité de marché est créée pour les droitiers, mais le meilleur produit est celui qui est comme tout le reste, mais suffisamment différent pour plaire, sans toutefois susciter l'ire du reste du troupeau. En conséquence, il fait fuir la droite de principe et attire les opportunistes, qui se font un revenu juteux en fanfaronnant sur leur différence, mais finissent par céder à la tendance dominante.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L'individualisme de ces opportunistes convertit le conservatisme en une autre forme de gauchisme, et le rend plus prompt à être accepté par le troupeau car il ressemble à ce que font les autres, et les humains ne sont rien d'autre que des conformistes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La droite ne peut vaincre cela qu'en rendant la grande tente non pas intersectionnelle, mais hiérarchique. Le conservatisme doit redécouvrir ses principes fondamentaux de la manière la plus simple possible et faire dériver tous les autres principes de ceux-ci.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Comme écrit précédemment sur &lt;em&gt;amerika.org,&lt;/em&gt; le noyau du véritable conservatisme est double :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; - Des résultats éprouvés par le temps, ou un conséquentialisme basé non pas sur la préférence individuelle mais sur les effets observables dans la réalité, ce qui nous permet de faire correspondre la cause à l'effet et de comprendre les principes qui font une société prospère.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; - Afin de comprendre pourquoi avoir une société prospère, et à quoi cela ressemble, le conservatisme s'appuie également sur le transcendantalisme ou la compréhension de l'ordre de la nature comme étant plus intelligent que l'humanité, et à travers cela, la découverte d'un désir d'exister en équilibre avec elle.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La forme corrompue du conséquentialisme, détruite de la même manière que le conservatisme l'a été, est une version basée sur les préférences qui assimile les &quot;conséquences&quot; à &quot;ce que les gens pensent qu'ils aiment&quot;, dans un gambit utilitaire classique. &lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;Le conséquentialisme originel examine les résultats non seulement dans le présent, mais sur toute la durée, afin que nous puissions comparer avec précision et honnêteté différentes actions/causes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Tant que la droite ne redécouvrira pas cette orientation primitive, elle sera à jamais subvertie parce que ses principes intermédiaires - marchés libres, liberté, liberté, petit gouvernement - sont en fait des orteils trempés dans l'eau tiède et putride du gauchisme, ou suffisamment proches pour que les deux deviennent rapidement identiques dans l'esprit de son public.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;S'il revient à une voie distincte incompatible avec le gauchisme, et donc non sujette aux sottises du &quot;bipartisme&quot; et du &quot;compromis&quot;, il peut atteindre son objectif de ralentir et éventuellement d'inverser le déclin de la civilisation. Mais lorsque ce conservatisme est transformé en un produit simplifié et juste axé sur la marge, comme un &lt;em&gt;cheeseburger&lt;/em&gt;, il redevient la même chose que tout le reste, juste avec un arôme ajouté et sans réelle substance.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Note</name>
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        <title>Liquidités</title>
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        <updated>2021-08-22T22:51:00+02:00</updated>
        <published>2021-08-22T22:51:00+02:00</published>
        <summary>      Où es-tu ? Je suis perdue. La société liquide m'a noyée. J'ai laissé...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/02/01/360555490.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6286789&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/02/01/1289863479.jpg&quot; alt=&quot;20210822_224136.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Où es-tu ? Je suis perdue. La société liquide m'a noyée. J'ai laissé partir le train du souvenir. J'attends assise à côté de ma vie. Je regards les gens vieillir. Je regarde les enfants naître. Je m'appelle sans me reconnaître. J'ose espérer parfois qu'il y aura demain autre chose à contempler que le vide entre mes mains. Les gens qui dansent autour de nous tendent les doigts sans nous toucher. Un verre se boit, une toile se peint, dans l'appartement des voisins. Je souris à des inconnus qui passent en rendant les regards, je marche sans savoir pourquoi je n'ai plus de clé dans la poche, plus d'adresse au fond de mon cœur, plus de maître dans mon esprit. J'ose espérer parfois qu'il y aura un jour un rythme rassurant pour peupler mes journées, pour structurer mes nuits, pour piloter ma vie vers un destin en devenir.&lt;/p&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>” Quand les membres d’une société n’ont plus rien en commun, il est inévitable qu’elle se disloque”...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2021/01/09/quand-les-membres-d-une-societe-n-ont-plus-rien-en-commun-i-6289578.html" />
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        <updated>2021-01-12T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2021-01-12T10:00:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous entretien avec  Alain de Benoist , cueilli...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous entretien avec&lt;strong&gt; Alain de Benoist&lt;/strong&gt;, cueilli sur&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.bvoltaire.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, dans lequel il évoque le triomphe de l'individualisme dans nos sociétés. Philosophe et essayiste, directeur des revues &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.revue-nouvelle-ecole.com/&quot;&gt;Nouvelle École&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.revue-krisis.com/&quot;&gt;Krisis&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, Alain de Benoist a récemment publié &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2017/01/22/le-moment-populiste-5901971.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le moment populiste&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2017/03/24/ce-que-penser-veut-dire-5923212.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ce que penser veut dire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (Rocher, 2017), &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2019/01/27/contre-le-liberalisme-6124132.html&quot;&gt;Contre le libéralisme&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (Rocher, 2019) et dernièrement &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2020/11/29/ernst-junger-entre-les-dieux-et-les-titans-6280929.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Ernst Jünger entre les dieux et les titans&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Via Romana, 2020) ainsi que &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2020/12/12/la-place-de-l-homme-dans-la-nature-6283837.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La place de l'homme dans la nature&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (La Nouvelle Librairie, 2020).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5011350&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/02/4285958275.2.jpg&quot; alt=&quot;Alain de Benoist 2.jpg&quot; width=&quot;442&quot; height=&quot;340&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class=&quot;_title post-title entry-title&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Alain de Benoist&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’individualisme libéral, c’est quand l’État de droit conteste le droit de l’État…&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a class=&quot;st_tag internal_tag&quot; title=&quot;Article avec ce mot clé : Emmanuel Macron&quot; href=&quot;https://www.bvoltaire.fr/sujet/emmanuel-macron/&quot; rel=&quot;tag&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Emmanuel Macron&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;, voici quelques semaines, déclarait vouloir lutter contre le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;séparatisme musulman&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Christophe Guilluy évoque, dans ses ouvrages, une coupure radicale entre les grands centres urbains et la &lt;em&gt;«&amp;nbsp;France périphérique&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, tandis que Jérôme Fourquet parle d’une &lt;em&gt;«&amp;nbsp;archipelisation&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de la société française. Pourquoi la France semble-t-elle plus divisée que jamais&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Les causes sont nombreuses, mais il y en a une qui est essentielle, c’est que nous sommes désormais entrés dans la société des individus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Celle-ci trouve son origine dans l’idéologie libérale, historiquement associée à la montée de l’individualisme, puisque ses fondements théoriques postulent un homme dessaisi de ses appartenances, n’ayant à subir en amont de lui-même aucune « fatalité » historique, culturelle, familiale ou sexuelle, cherchant en permanence à maximiser son meilleur intérêt, entièrement privatisé, c’est-à-dire propriétaire de lui-même, titulaire de droits naturels lui permettant de s’émanciper du lien social et donc de se construire lui-même à partir de rien. La poussée individualiste emporte avec elle une valorisation hédoniste de la sphère privée, un désintérêt, voire une hostilité larvée, vis-à-vis des affaires publiques, un désengagement politique, un mépris des « grands récits » passionnels des deux siècles derniers. L’homme n’est plus un héritier&amp;nbsp;: refusant d’être « assigné » à quoi que ce soit, il est « celui » qu’il veut être – ce qui revient à dire qu’il n’y a plus de singularités que subjectivement choisies, et que la passion de la désappartenance en est le moteur. Il en résulte des transformations civilisationnelles capitales, de nature sociologique, politique, anthropologique et surtout juridique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;La société des individus est aussi la fille de l’idéologie des droits de l’homme, qui fait du sujet de droit un homme en soi, hors-sol, un homme abstrait, de partout et de nulle part. Le premier de ces droits est celui de faire sécession d’avec ses semblables. L’individu, dit Marcel Gauchet, est &lt;em&gt;«&amp;nbsp;le premier acteur social de l’histoire humaine en droit d’ignorer qu’il est en société, au nom même des droits qui lui sont reconnus par la société&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le terme d’individu fait pourtant parfois l’objet d’appréciations laudatives par opposition au collectivisme. C’est une erreur&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Ce n’est pas au collectivisme que s’oppose la société des individus – laquelle s’accommode, par ailleurs, fort bien de toutes les formes de conformisme –, mais au commun. Quand les membres d’une société n’ont plus rien en commun, plus de sociabilité commune, plus de valeurs partagées, que plus rien ne les réunit, il est inévitable qu’elle se disloque. On peut bien alors en appeler au «&amp;nbsp;vivre ensemble&amp;nbsp;», ce n’est au mieux qu’un vœu pieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;L’individu ne doit pas être confondu avec la personne, pas plus qu’on ne doit confondre l’individualisation avec l’individuation, cette dernière définissant la capacité pour une personne de juger de sa situation et d’adopter une conduite autonome responsable. Marcel Gauchet écrit encore, très justement&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Individualiser signifie, du point de vue de la logique collective, décharger les acteurs de l’obligation de produire et d’entretenir le lien de société […] L’individu que l’on peut dire “individualisé” est celui qui se pense spontanément comme existant par lui-même, indépendamment de sa société, alors qu’il n’existe que par elle et en elle.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Une telle société produit les individus qui la produisent, en sorte que nous habitons désormais des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;sociétés qui travaillent à fabriquer par le droit des individus sans société&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. On ne saurait mieux dire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous parlez de «&amp;nbsp;transformations capitales&amp;nbsp;». Lesquelles&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;La société n’étant plus la réalité première, c’est l’individu qui vient en premier. C’est lui qui fonde le droit, et c’est à partir de lui que le social doit être compris (c’est ce qu’on appelle l’&lt;em&gt;«&amp;nbsp;individualisme méthodologique&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;). Le «&amp;nbsp;holisme&amp;nbsp;» disparaît. Dans la société des individus, nul ne se sent plus partie d’un tout, que ce tout s’appelle un peuple, une culture ou un pays. La société étant vue comme un assemblage aléatoire d’individus, qui ne s’associent volontairement que pour défendre leurs intérêts (c’est le mythe du contrat social), mais restent toujours potentiellement des rivaux les uns des autres, on perd de vue que ce tout possède des caractéristiques qu’il ne possède que parce que le tout excède les parties qui le composent. C’est ce que voulait dire Margaret Thatcher&amp;nbsp;quand elle prétendait que &lt;em&gt;«&amp;nbsp;la société n’existe pas&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Elle aurait bien pu dire que les forêts n’existent pas, puisqu’elles ne sont jamais qu’une addition d’arbres isolés&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Dans la société des individus, l’économique remplace le politique, le bien-être remplace le bonheur, la «&amp;nbsp;vie en couple&amp;nbsp;» remplace le mariage, le sociétal remplace le social, le consommateur festif remplace le citoyen. L’individu supplante à la fois les personnes et les masses, l’État de droit conteste le droit de l’État. L’être est rabattu sur l’avoir. Sous l’œil intéressé du capital, le sens de la vie se ramène à se distraire et à consommer&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Homo œconomicus&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;festivus&lt;/em&gt;. La religion est perçue comme une opinion parmi d’autres, comme une option strictement individuelle, ce qui rend incompréhensible toute idéologie religieuse qui cherche à convertir, ce que le mot «&amp;nbsp;religion&amp;nbsp;» signifiait dans le passé. Mais je ne fais là qu’esquisser à grands traits une réalité qui demanderait à être examinée plus en détail. C’est une révolution silencieuse qui s’est accomplie sous nos yeux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt;, propos recueillis par Nicolas Gauthier (&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;, 6 janvier 2021)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>De la crise sanitaire au combat royaliste...</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2020-12-28:6287072</id>
        <updated>2020-12-28T22:29:00+01:00</updated>
        <published>2020-12-28T22:29:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   La crise sanitaire n’en finit pas, et elle occupe tous les médias,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;La crise sanitaire n’en finit pas, et elle occupe tous les médias, au risque d’occulter nombre de sujets qui, pourtant, méritent attention aujourd’hui pour penser demain. Mais, au-delà, elle a changé aussi les rapports sociaux et les activités, autant socio-professionnelles que familiales et conviviales. Il n’est pas certain que la sociabilité y ait gagné, loin de là, et, contrairement à ce qui aurait pu être espéré, l’esprit de solidarité n’a pas progressé, mais bien plutôt un «&amp;nbsp;individualisme sanitaire&amp;nbsp;» qui se mue, parfois, en peur de l’autre, sous le couvert (le terme «&amp;nbsp;alibi&amp;nbsp;» serait plus exact) d’un altruisme «&amp;nbsp;protecteur des autres&amp;nbsp;» qui, malheureusement, n’est pas toujours très franc. Le discours des uns est souvent l’alibi des autres pour se replier dans une forme de cocon individuel et fort peu solidaire. J’ai pu le constater dans nombre de débats initiés depuis le printemps et, plus encore, depuis l’automne et le retour des mesures de confinement et de fermeture des commerces et des lieux de restauration, toujours fermés en ces temps de fêtes de la Nativité et de la Nouvelle Année. Mais ce que je dis là peut être heureusement complété et nuancé par le fait que les dons aux associations caritatives ne baissent pas, voire augmentent, ce qui est une très bonne chose en ces temps de poussée de nouvelles précarités et misères sociales. D’autre part, les mécanismes de solidarité nationale mis en place pour les professions et établissements fermés, pour insuffisants qu’ils puissent paraître, ont au moins le mérite d’exister, et cela même s’ils ne sont qu’un pis-aller et qu’ils aggravent une dette publique et des dettes privées qu’il faudra, sans doute, rembourser d’une manière ou d’une autre, à défaut d’une seisachtheia (1) que la mondialisation, par son principe même, empêche ou limite très fortement (2). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Cette crise sanitaire, dans laquelle nous sommes et qui semble sans fin (n’est-ce qu’une impression&amp;nbsp;?), doit nous inciter à la réflexion et, au-delà, à la réfection d’une société dont les liens anthropiques «&amp;nbsp;naturels&amp;nbsp;» et conviviaux sont aujourd’hui largement distendus ou réduits à des interactions numériques (télétravail, commerce électronique, réseaux «&amp;nbsp;sociaux&amp;nbsp;»…) qui ne sont pas vraiment satisfaisantes pour qui considère la société comme un ensemble de personnes reconnues pour ce qu’elles sont dans un cadre spatio-culturel et historique, et non comme une nuée d’individus interchangeables et déracinés. Car, au-delà de la crise du coronavirus, c’est bien d’une crise de civilisation dont il s’agit, et le méconnaître serait, non plus une erreur, mais une faute qui engagerait les générations futures et les siècles prochains. Mais, s’il faut penser en termes de civilisation, il ne sera pas pour autant possible de négliger le politique et la question de l’Etat, car, s’il n’est pas le tout d’une civilisation (les maoïstes des années 70 se sont trompés&amp;nbsp;: non, tout n’est pas politique&amp;nbsp;!), il est le moyen d’agir sur les grandes orientations civilisationnelles&amp;nbsp;: les civilisations grecques ou romaines auraient-elles pu s’imposer avant de perdurer au-delà de la disparition de leur puissance si la force politique et militaire de leurs cités respectives n’avaient pas d’abord été victorieuses et institutionnellement construites et incarnées&amp;nbsp;? En ce sens, le «&amp;nbsp;Politique d’abord&amp;nbsp;» de Maurras est plus que jamais d’actualité, et la question institutionnelle tout aussi urgente&amp;nbsp;: méconnaître ses aspects-là serait s’empêcher de penser efficacement et concrètement le combat civilisationnel. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Dans cette perspective, il nous faut comprendre que le combat civilisationnel porté par un Bernanos se combine utilement avec le combat institutionnel de Maurras&amp;nbsp;: que, malgré leurs profondes divergences sur «&amp;nbsp;l’ordre et la liberté&amp;nbsp;» et leurs polémiques terribles des années 1930-1940, tous les deux se retrouvent sur la nécessité de la Monarchie royale n’est pas vraiment un hasard. Leur «&amp;nbsp;concordance monarchiste&amp;nbsp;» doit nous faire réfléchir aux formes multiples du combat royaliste qui, en définitive, se conjugue bien plutôt au pluriel qu’en un réducteur singulier…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;(à suivre)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Notes&amp;nbsp;: (1)&amp;nbsp;: La seisachtheia est un terme issu de l’histoire de l’antiquité grecque et qui signifie «&amp;nbsp;la remise du fardeau&amp;nbsp;», c’est-à-dire l’abolition des dettes, telle que celle effectuée par Solon au Ve siècle avant Jésus-Christ et qui a permis, en fait, de préparer le développement et la prospérité économique d’Athènes… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana', sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;(2) ce qui ne signifie pas qu’une certaine seisachtheia, bien travaillée et préparée de façon à être efficace et productive (sans oublier d’être socialement juste) soit impossible ou néfaste&amp;nbsp;: la réflexion sur ce sujet mérite aussi d’être posée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>midier</name>
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        <title>Conditionnement psycho-social</title>
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        <updated>2020-12-03T15:40:54+01:00</updated>
        <published>2020-12-03T15:40:54+01:00</published>
        <summary> Les idées que l'on se fait du monde et de la réalité nous sont données par...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://icilleurs.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Les idées que l'on se fait du monde et de la réalité nous sont données par la société dans laquelle on vit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Fondamentalement, il n'y a pas de différence entre le redneck texan évangélique, le pakistanais intégriste musulman, le député En marche, etc.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chacun.e est conditionné.e par son environnement. Certains pensent être plus libres que d'autres, certains se croient plus intelligents que d'autres, certains sont plus violents que d'autres dans la défense de &quot;leurs&quot; idées.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'entendais une personne interviewée sur une chaine de télé dire qu'on ne devait pas obliger les gens à se faire vacciner.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pourquoi pas... même si les virus se foutent bien de la démocratie et de la &quot;liberté&quot; individuelle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ceci dit, toute société est une machine à &quot;obliger&quot; ses membres.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les différences sont dans le degré utilisé pour obliger... et dans les sujets obligatoires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toutes les sociétés ne conditionnent pas exactement pour les mêmes objectifs, sauf pour celui du contrôle général des comportements.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le plus efficace est de faire en sorte que les obligations sociales deviennent des obligations individuelles, personnelles. L'auto-contrôle est le plus efficace et le moins consommateur d'énergie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cet auto-contrôle est le résultat d'un conditionnement psycho-social.&lt;/p&gt;
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            <name>alvat</name>
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        <title>L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Le nombrilisme, voilà l’ennemi</title>
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        <updated>2019-04-02T12:14:00+02:00</updated>
        <published>2019-04-02T12:14:00+02:00</published>
        <summary>   Il ne faut pas confondre individualisme et nombrilisme.      Le premier...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Il ne faut pas confondre individualisme et nombrilisme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Le premier est une pensée de l’émancipation de l’individu, le deuxième est un comportement destructeur de la démocratie républicaine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;La démocratie moderne ainsi que le progrès économique, social et sociétal depuis le début du XIX° siècle et après l’indépendance des Etats-Unis qui voit la création de la première – et imparfaite – démocratie moderne puis de la révolution française qui met à l’honneur la devise indépassable de la démocratie, «liberté, égalité, fraternité», et qui devient un phare pour tous les démocrates de la planète, a permis une montée de l’autonomie de l’humain qui est en soi une avancée majeure de la condition humaine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Mais cette autonomisation qui est portée par l’individualisme, une philosophie de la vie qui veut promouvoir et protéger les droits imprescriptibles de chacun, peut être la meilleure comme la pire des choses.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Si cette autonomisation est une réelle émancipation, qu’elle ressort d’un comportement individualiste c'est-à-dire d’un comportement responsable de l’individu vis-à-vis de sa liberté et de ses choix, alors on peut construire une vraie démocratie républicaine dessus à la fois respectueuse, équilibrée et solide qui s’inscrit dans un lien social fort de personnes égales entre elles, dotées de droits et de devoirs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Si cette autonomisation ne se transforme qu’en atomisation, c'est-à-dire d’humains qui ne veulent plus partager un destin commun (local, national ou mondial) les uns avec les autres, elle devient un outil du nombrilisme, qui est en train de gangréner les démocraties jusque dans un populisme revigoré mais qui se produit aussi dans tous les pays du monde et pas seulement les démocraties, alors la menace est réelle d’une société violente, irrespectueuse, égoïste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;D’autant que ce nombrilisme, tout en se parant d’une révolte d’apparat cache en réalité une demande extravagante et impudique d’assistanat.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Qu’est ce qu’un comportement nombriliste?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;C’est, dans une formule, l’individualisme sans la responsabilité et le respect.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Le nombrilisme, c’est, comme je l’ai écrit dans «L’individu du XXI° siècle, le grand prédateur de la démocratie» (1), «une attitude narcissique et égocentrique qui consiste à n’attacher d’importance qu’à sa personne, qu’à poursuivre ses intérêts sans s’intéresser à l’autre et à la communauté, sans ressentir aucune obligation morale ou sociale vis-à-vis d’eux».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Bien entendu les comportements égoïstes, égocentriques, égotistes, d’assistés, d’irresponsabilité, d’irrespect ne datent pas de la montée de la démocratie et de l’autonomie de chacun.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Néanmoins, ils y trouvent un terreau particulièrement fertile en transformant la devise «liberté, égalité, fraternité» en l’impudique trivialité «licence, égalitarisme, égotisme» dans une sorte d’autolâtrie individuelle parce que la démocratie républicaine offre la possibilité à l’individu de réaliser son projet de vie et donc qu’il peut tout à fait en faire un simple outil au service de son unique intérêt, de son unique personne et non qui s’inscrit dans la communauté dans laquelle il vit où il refuse tout respect, toute solidarité avec ses congénères.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Il s’agit d’un véritable défi libertario-hédoniste porté par une hybridation du citoyen et du consommateur (que l’on pourrait dénommer d’un barbarisme néologique «consopolite», consommateur de politique) qui fait son marché politique et social dans une absolue démarche égocentrique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Il faut bien comprendre que le nombriliste n’est pas contre la liberté, l’égalité et la fraternité mais qu’il les veut d’abord pour lui, voire exclusivement pour lui!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;En ce sens il n’est pas contre la démocratie et pour un quelconque régime autoritaire ou totalitaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Cependant, en dévoyant ainsi la démocratie républicaine, il en devient une des principales menaces à la fois par ses comportements mais aussi contre les réactions plus ou moins extrêmes qu’il peut susciter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Face au nombrilisme, nous devons organiser une résistance ferme et efficace avec des pare-feux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Mais la seule vraie solution ne peut venir que du comportement de chacun où, en regard de sa liberté, l’individu accepte d’être responsable de ses choix et s’impose le respect de l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;C’est à cette seule condition que la démocratie républicaine peut être pérenne dans le temps et ne s’effondre pas sur elle-même comme les volcans dans une super-éruption qui les font disparaitre avec, ici, un magma d’exigences individuelles toujours plus exorbitantes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Oui, nous devons prouver à Tocqueville et à d’autres que le pire de la démocratie libérale n’est pas une fatalité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Alexandre Vatimbella&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;(1) L’individu du XXI° siècle, le grand prédateur de la démocratie?, Editions du CREC, 2019&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>alvat</name>
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        <title>L’Editorial d’Alexandre Vatimbella. Gilets jaunes, exemple de l’autonomisation irresponsable des individus</title>
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        <id>tag:lafrancereconciliee.hautetfort.com,2019-01-09:6119380</id>
        <updated>2019-01-09T08:34:07+01:00</updated>
        <published>2019-01-09T08:34:07+01:00</published>
        <summary>   «Et moi, et moi, et moi», semblent dire en cœur les manifestants revêtus...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;«Et moi, et moi, et moi», semblent dire en cœur les manifestants revêtus de gilets jaunes qui s’en prennent avec hargne et obscurantisme à un système dont ils veulent, «en même temps» qu’il les laisse tranquille (pas d’impôts) mais qui les materne totalement (plus de dépenses étatiques)!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Car ils ne disent pas «et nous, et nous, et nous», parce que leur motivation est essentiellement leur intérêt personnel et non le bien de la communauté, ni même celui de leur voisin s’il n’est pas identique au leur, on le voit avec cette absence totale de tolérance vis-à-vis des opinions contraires (avec des journalistes pris à partie parce qu’ils ne seraient pas dans la «bonne ligne» éditoriale).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Nous voilà donc dans un mouvement de foule caractéristique de la montée inquiétante et qui semble inexorable de ce que j’ai appelé, l’«autonomisation égocentrique assistée irresponsable irrespectueuse insatisfaite» de l’individu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;De plus en plus prégnante elle fait de lui une bombe qui risque, à tout moment, de faire imploser la démocratie républicaine représentative pour laquelle il représente un défi libertario-hédoniste majeur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Cette autonomisation non médiatisée par la responsabilité personnelle et le respect de la dignité de l’autre, assise souvent sur un manque de savoirs et des comportements puérils destructeurs pour le vivre ensemble, crée l’atomisation des intérêts personnels qui ne se retrouvent plus ou peu dans cet incontournable agrégat qui permet de donner une base commune pour identifier et faire vivre des intérêts collectifs afin de fonder un dessein collectif.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Absence donc de ce dessein indispensable à toute communauté réunie mais montée en puissance de cette simple recherche immédiate de la réalisation de ses désirs et de ses revendications personnelles sans se soucier un seul instant des conséquences pour les autres, donc, in fine, pour soi également.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Précisons que la fameuse «colère du peuple» martelée depuis des années par les extrémistes et les populistes pour leurs combats antidémocratiques et relayés trop souvent par certains médias complaisants, a donné des idées à des cerveaux malléables et influençables, surtout à des individus en pertes de repères qui cherchent des responsables extérieurs à leur situation personnelle qu’ils ne trouvent pas à leur goût mais qui n’est souvent que de leur responsabilité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Quand ce n’est pas tout simplement une incapacité à analyser réellement dans quel monde ils vivent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Précisons immédiatement que l’individualisme n’est pas responsable de cet état de fait mais bien sa perversion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;L’individualisme comme notion et comme mode de vie n’est pas un comportement égocentrique, irresponsable et irrespectueux, bien au contraire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Pour qu’il existe réellement, il faut justement de la solidarité et de la tolérance envers l’autre, de la responsabilité dans ses actes et dans ses choix de vie et du respect pour la dignité humaine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Suite aux agissements de ce «nouvel individu», la démocratie républicaine est en danger de délitement, voire de disparition.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Elle peut d’abord devenir une «médiacratie médiocratique démagogique populiste consumériste» puis un simple régime autocratique avant de basculer dans le totalitarisme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Cependant, cet individu autonomisé et atomisé, s’il prend conscience de la nécessité d’un bien vivre ensemble, c'est-à-dire l’indépassable coopération entre tous pour faire société, peut aussi façonner positivement la nouvelle démocratie républicaine qui se mettra en place dans les prochains temps si cette dernière parvient à surmonter ce défi d’un comportement autolâtre et du «tout, tout de suite» dans une constante insubordination de tout ce qui empêche cette recherche de la plus grande jouissance possible égotiste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Mais, ne nous le cachons pas, le combat sera rude, sans répit et la victoire n’est pas inscrite, loin de là. Mais l’optimisme doit être de règle si l’on veut sauver la démocratie républicaine, le meilleur système que l’on peut mettre en place au regard des réalités humaines, système qui ne pourra être dépassé que le jour (encore indéfinissable) où l’humain se sera vraiment émancipé dans la responsabilité et le respect.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Et le spectacle que nous montre les gilets jaunes (après d’autres mouvements du même acabit comme celui du Tea party aux Etats-Unis, né en 2009) ressemble fort à cette autonomisation mortifère, bien loin de l’individualisme responsable et de la nécessité d’un lien social assis sur les valeurs et les principes démocratiques.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Nous ne sommes donc plus dans une théorie de ce qui peut advenir mais bien dans la constatation de ce qui est, en tout cas, de ce qui émerge.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;Ce défi libertario-hédoniste porté par les gilets jaunes doit être relevé par une démocratie républicaine sans peur et sans faiblesse parce que les individus qui le portent sont bien incapables de proposer une alternative crédible au système actuel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;C’est donc bien, en créant le chaos, la disparition de cette démocratie républicaine qu’ils souhaitent et, comme la nature a horreur du vide, c’est bien un régime autocratique voire totalitaire qu’ils veulent voir prendre sa place, à moins que leur impotence ne leur permettre pas d’avoir une vision lucide de leurs actions.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif';&quot;&gt;D’où le pullulement de toutes les charognards d’extrême-droite et d’extrême-gauche qui instrumentalisent ce mouvement de foule et que les démocrates se doivent, non seulement, de dénoncer mais de combattre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Carmen SERGHIE LOPEZ</name>
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        </author>
        <title>Cerveau et comportement</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cefro.pro/archive/2018/09/29/cerveau-et-comportement.html" />
        <id>tag:www.cefro.pro,2018-10-01:6093287</id>
        <updated>2018-10-01T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2018-10-01T08:00:00+02:00</published>
        <summary>       ( Photo- La vitrine )    L’émotion, la cognition et le comportement...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.cefro.pro/">
          &lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5893281&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.cefro.pro/media/01/02/2127099484.JPG&quot; alt=&quot;DSC_0639.JPG&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;(&lt;em&gt;Photo- La vitrine&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’émotion, la cognition et le comportement forment le triangle d’or des neurosciences sciences cognitives, qui se proposent d’expliquer la personne humaine par la connaissance du cerveau. Mais nous savons que déjà la philosophie, l’art, la littérature ont porté, au fil des siècles, une réflexion constante sur l’homme en tant que corps, âme, esprit, être de parole et de relation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Spinoza&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;L’âme est un certain mode déterminé du penser et ainsi ne peut être une cause libre, autrement dit, ne peut avoir une faculté absolue de vouloir ou de non vouloir&amp;nbsp;; mais elle doit être déterminée à vouloir ceci ou cela par une cause, laquelle est aussi déterminée par une autre, et cette autre l’est à son tour par une autre, etc.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;E.M. Cioran&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;N’importe quel malade pense plus qu’un penseur. La maladie est disjonction, donc réflexion. Elle nous coupe toujours de quelque chose et quelquefois de tout. Même un idiot qui éprouve une sensation violente de douleur dépasse l’idiotie&amp;nbsp;; il est conscient de sa sensation et se met en dehors d’elle, et peut-être en dehors de lui-même, du moment qu’il sent que c’est lui&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;souffre. Semblablement, il doit y avoir, parmi les bêtes, des degrés de conscience, suivant l’intensité de l’affection dont elles pâtissent.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Penser, c’est courir après l’insécurité, c’est&amp;nbsp;se frapper&amp;nbsp;pour des riens grandioses, s’enfermer dans des abstractions avec une avidité de martyr, c’est chercher la complication comme d’autres l’effondrement ou le gain. Le penseur est par définition&amp;nbsp;âpre au tourment.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Depuis toujours je me suis débattu avec l’unique intention de cesser de me débattre. Résultat&amp;nbsp;: zéro. Heureux ceux qui ignorent que mûrir c’est assister à l’aggravation de ses incohérences et que c’est là le seul progrès dont il devrait être permis de se vanter.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Les sciences du comportement humain ne cessent de prendre de l’ampleur depuis le début des années 1990, sous la forme des &lt;em&gt;sciences cognitives&lt;/em&gt;, qui s’inscrivent dans un idéal social majeur&amp;nbsp;: celui de l’individu capable de convertir ses handicaps en atouts en exploitant son &lt;em&gt;«&amp;nbsp;potentiel caché&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Un défaut vu et connu devient une qualité potentielle. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;La psychologie ne peut dire aux gens comment ils devraient vivre&lt;/em&gt; - écrit &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bandura&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; -, &lt;em&gt;elle peut cependant leur fournir les moyens d’effectuer un changement personnel et social&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Le but des neurosciences cognitives est de voir comment le &lt;em&gt;biologique&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;psychologique&lt;/em&gt; et le &lt;em&gt;social&lt;/em&gt; agissent de concert sur les &lt;em&gt;circuits neuronaux&lt;/em&gt;, et comment trouver une forme de vie acceptable. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En passant, dans leur évolution, d’approches standardisées à des programmes individualisés et flexibles, les neurosciences cognitives permettent&amp;nbsp;de nos jours le développement d’une &lt;em&gt;science du comportement&lt;/em&gt; qui prend en compte la singularité individuelle. Nous sommes entrés dans un monde où l’amélioration de soi réussie fait de nous des personnes plus fortes et plus capables de coopérer avec autrui, de travailler pour un bien commun.&lt;em&gt; Agir sur l’individu&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;sur la relation&lt;/em&gt; permet l’augmentation de la valeur de la personne, l’&lt;em&gt;élargissement de soi&lt;/em&gt;. Le nouvel individualisme est que chacun devienne son propre psychologue, qu’il puisse &lt;em&gt;arriver ainsi au bien-être par la compréhension de soi,&lt;/em&gt; donc par l’intelligence appliquée à soi-même. Ce changement est amorcé dans les années 1950, quand le monde de la psychothérapie se composait de pratiques diverses, comme la psychanalyse, les méthodes proposées par des post-freudiens (&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Eric Fromm&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;), ou la psychologie humaniste de &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;C. Rogers&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;ou de &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A. Maslow&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, préoccupés par le &lt;em&gt;sujet sain et le développement de son potentiel&lt;/em&gt;. Il existe des thérapies offrant des services de &lt;em&gt;conseil&lt;/em&gt;, de &lt;em&gt;guidance ou de support&lt;/em&gt; quelconque dans les universités ou les entreprises, pour des personnes qui ne sont pas des cas psychopathologiques. Ces thérapies ne sont pas seulement destinées aux malades névrosés, elles peuvent être employées pour accroître les possibilités de chacun, dans son travail, ses études, sa vie amoureuse ou familiale. C’est ainsi que la psychologie évolue en se démocratisant, en permettant à l’homme ordinaire de devenir l’expert de lui-même, car le savoir est disponible et l’expertise n’a qu’à passer dans les mains de chacun.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;En 1977, &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Albert Bandura&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; présente sa «&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;Théorie de l’auto-efficacité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» fondée sur l’affirmation que les procédures psychologiques, quelles que soient leurs formes, servent de moyens de création et de renforcement de l’efficacité personnelle. &lt;em&gt;C’est la perception de l’efficacité personnelle qui entraîne, chez le sujet, les changements comportementaux&lt;/em&gt;, il faut aider le sujet à s’aider lui-même, à être l’agent de son propre changement. Il s’agit de produire un cercle vertueux où le sentiment de compétence contribue à motiver le sujet, état qui renforce à son tour le sentiment de compétence. Les individus eux-mêmes ont entre leurs mains à la fois la liberté accrue de choisir&amp;nbsp;&lt;strong&gt;et&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;l’autocontrôle. Une nouvelle dynamique se met en place, une dynamique positive de &lt;em&gt;motivation-compétence&lt;/em&gt; qui rend l’individu capable de s’accomplir avec des libertés élargies de choisir. La créativité, l’initiative individuelle, le choix sont valorisés, car ils placent l’accent sur la capacité d’agir de l’individu et sur les comportements créatifs et innovants. Un &lt;em&gt;individualisme de capacité&lt;/em&gt; voit le jour, la figure de l’individu créateur de valeurs connaît une extension considérable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Toute vie devrait avoir la possibilité d’accéder à une individualité positive&lt;/em&gt;. Les découvertes en neurosciences vont dans ce sens&amp;nbsp;: chaque cerveau, comme chaque être humain, est unique, l’un et l’autre sont marqués par un développement qui est l’expérience même de l’individu. Avec l’imagerie cérébrale, on franchit une autre étape, on entre dans l’ère de la biologie qui construit un pont entre le cerveau et l’esprit. Les technologies d’imagerie cérébrale, les sciences du cerveau et les sciences cognitives vont aboutir au lancement du projet américain &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;em&gt;Human Brain Project&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; des années 1990. La conscience, les émotions, le jugement, la mémoire deviennent des objets de recherche dans les laboratoires. Dans les années 1990, parler d’émotions n’était encore affaire que de philosophes, d’artistes et de littéraires.&amp;nbsp;Mais des spécialistes du cerveau s’en mêlent. Entre autres, l’Américain &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Joseph Le Doux&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, professeur de neurophysiologie à l’université de New York, établit une nouvelle hypothèse à partir de travaux menés sur le circuit de la peur chez les rats. Il montre qu’une partie des stimuli arrivant à notre cerveau via les organes sensoriels n’est pas immédiatement traitée dans le cortex préfrontal, siège de nos pensées rationnelles, mais dans une structure profonde et très ancienne&amp;nbsp;: &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;em&gt;l’amygdale&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Joseph Le Doux&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;affirme alors que nous possédons un circuit des émotions, rapide, et un circuit du raisonnement, plus lent. Nous aurions donc &lt;em&gt;deux routes cérébrales&lt;/em&gt;, l’une basse, rapide, &lt;em&gt;émotionnelle&lt;/em&gt;, l’autre haute, lente, &lt;em&gt;rationnelle&lt;/em&gt;, explique &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Daniel Goleman&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, psychologue clinicien américain, dans son ouvrage «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;em&gt;L’Intelligence relationnelle&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;». La route basse emprunte des circuits neuraux qui traversent le tronc cérébral, l’amygdale et d’autres structures automatiques à l’importance majeure tels que le cortex cingulaire antérieur et le cortex orbitofrontal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le neuroscientifique &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Antonio Damasio&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; va faire une découverte majeure&amp;nbsp;: ces deux voies sont indispensables à notre bon fonctionnement. Dans son ouvrage «&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Erreur de Descartes. La raison des émotions&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;» (1995), il explique que &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Descartes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; se trompait quand il séparait le corps et l’esprit, et que &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Spinoza&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; avait raison. L’être humain est guidé par les émotions, mais il faut les connaître, et c'est le rôle de la Raison. &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Spinoza&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, considéré par &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Hegel&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;comme le philosophe par excellence («&amp;nbsp;&lt;em&gt;L’alternative est&amp;nbsp;: Spinoza ou pas de philosophie&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»), est plus contemporain que jamais. &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Damasio&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; explique le rôle majeur des émotions dans nos prises de décision, et pourquoi une décision rationnelle est une décision impossible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’initiative américaine lancée en 2013 de construire, sur le modèle du décryptage du génome humain, une cartographie approfondie de l’activité cérébrale, associe des équipes de neurosciences et de nanotechnologies (&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;em&gt;Brain Activity Map Project&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;). A l’aide de cette cartographie et de la base de données, il faudra voir comment les différences entre les individus, et donc entre les façons dont leurs cerveaux respectifs sont câblés, sont reliées à leurs comportements, à leurs pensées, à leurs émotions, à leurs sentiments, à leurs expériences. Dans un article bilan sur la génétique appliquée à la psychiatrie, le directeur de l’Institut américain de santé mentale (&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;em&gt;NIMH –National Institute Of Mental Health&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;), &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Steven Hyman&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, observait que&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;…à mesure que l’individu mûrit et acquiert de l’expérience dans la vie, les manifestations de n’importe quel trait comportemental, y compris la maladie mentale, reflètent les déroulements de l’individualité de cette personne et de l’histoire unique de sa vie&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». La distance entre le biologique, le psychologique et le social est en train d’être comblée, une véritable science du comportement prenant en compte la singularité individuelle, une science personnalisante se dessine. Le cerveau est vu comme un système remarquablement plastique, qui fait que l’organisme crée en permanence une organisation et un ordre nouveaux qui répondent à la modification spécifique de ses dispositions et de ses besoins. Dans cette perspective, les concepts de «&amp;nbsp;santé&amp;nbsp;» et de «&amp;nbsp;maladie&amp;nbsp;» ne semblent plus tellement reliés à une «&amp;nbsp;norme&amp;nbsp;» rigidement définie. La recherche biologique montre que le cerveau et l’organisme disposent toujours de ressources pour que l’individu puisse trouver une solution créative à ses problèmes. L’individu est capable de surmonter la diminution causée par le mal, grâce à une création (une formule propre) qui correspond à ses besoins, et cela parce que &lt;em&gt;le cerveau possède une remarquable souplesse de fonctionnement&lt;/em&gt; (connaissance distribuée, plasticité synaptique).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Les résultats des recherches montrent des variations concomitantes entre les circuits cérébraux et les pensées ou les émotions. Grâce à sa plasticité synaptique, le cerveau possède des capacités illimitées de modifications internes. On sait&amp;nbsp;de nos jours que la &lt;em&gt;méditation&lt;/em&gt; peut aider à recâbler notre cerveau, pour former des comportements nouveaux, et cette pratique prouve partout ses bénéfices (voir &lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rick Hanson&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;). Les nombreuses thérapies cognitives-comportementales deviendront plus sensibles aux variations individuelles dans la physiologie et les gènes, plus orientées vers l’individualisation des résultats, et la science du comportement pourra alors mobiliser des acteurs de la clinique comme du social. La philosophie générale des neurosciences à ce jour consiste à &lt;em&gt;corréler mécanismes cérébraux, comportements, pensées ou émotions.&lt;/em&gt; L’enjeu scientifique et l’enjeu moral ou social sont indissociables de la thérapie, de l’individu concret, et les trois aspects, biologique, psychologique et sociologique s’entremêlent&amp;nbsp;au point de confondre la plasticité cérébrale et la plasticité au sens de l’éducabilité de l’individu ou de ses capacités à changer. Les thérapies, qu’elles soient psychodynamiques faisant appel à l’interprétation, ou cognitives-comportementales faisant appel à des pratiques d’entraînement, toutes partagent à présent un support social généralisé, basé sur des rituels de réparation pour refaire son être moral. Si ces rituels caractérisent toute société humaine (l’anthropologie les appelle des rites propitiatoires), dans les sociétés individualistes ils consistent à &lt;em&gt;faire du mal une partie de soi en le socialisant&lt;/em&gt;, en le convertissant par un atout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Prenons l’exemple de la &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;em&gt;thérapie narrative&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, l’une des thérapies brèves. Son but est de guider les patients vers un &lt;em&gt;renouveau identitaire&lt;/em&gt; et l’enrichissement de leurs possibilités. La vie est considérée du point de vue de celui qui en fait le récit, elle devient donc une &lt;em&gt;histoire&lt;/em&gt; et son narrateur, la personne qui consulte, en est l’auteur. L’identité du narrateur, forgée par son histoire, devient une entité mobile qui peut se redéfinir au gré des narrations, et des &lt;em&gt;alternatives au récit dominant&lt;/em&gt; sont racontées et validées par le narrateur (patient/client). Cette &lt;em&gt;conception narrative de l’identité&lt;/em&gt; constitue une révolution en psychologie. Cette navigation en collaboration permet d’envisager l’histoire de vie comme peuplée d’événements «&amp;nbsp;uniques&amp;nbsp;», existants et oubliés. Ce sont des conversations appelées &lt;em&gt;externalisantes&lt;/em&gt;, dont le but est d’objectiver un problème, par opposition à la pratique culturelle courante d’objectiver les personnes. Elles permettent d’avoir une expérience de son identité qui soit distincte du problème. Le problème devient le problème, il ne devient pas la personne. Dans les conversations externalisantes, les &lt;em&gt;métaphores&lt;/em&gt; jouent un rôle extrêmement important, car elles correspondent aux compréhensions spécifiques qu’a le narrateur (client/patient) de la vie et de sa propre identité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans la société individualiste moderne, ces exercices de l’autonomie, qui sont en fait des rites modernes de réparation de son être moral, apprennent à l’individu comment devenir un agent de son propre changement. Par exemple, dans le traitement de certaines psychoses, les efforts pour établir du sens, pour construire des ponts entre les idées ou pour inventer de nouveaux styles de vie, témoignent d’un authentique travail de création. Ce trajet de transformation personnelle consiste donc en une &lt;em&gt;socialisation de la négativité&lt;/em&gt;, car le mal est intégré comme une partie de soi. Ces pratiques s’insèrent dans la longue histoire des exercices spirituels et des pratiques de l’intériorité en Occident. Ils sont&amp;nbsp;à ce jour les &lt;em&gt;exercices émotionnels à destination de tous&lt;/em&gt;. Car la vie sociale&amp;nbsp;actuelle offre des possibilités largement accrues de &lt;em&gt;convertir des émotions incontrôlables en socialisant la négativité&lt;/em&gt;. Aux Etats-Unis, les groupes, programmes et organisations dirigés par une personne avec une sérieuse maladie mentale sont deux fois plus nombreux que les organisations de santé mentale dirigées par un professionnel. L’idée est de socialiser la négativité, en fixant la signification sur un support: écrire, parler aux autres en nommant et en objectivant les symptômes. Vivre dans une société, c’est participer d’un sens commun -les croyances partagées- par lequel l’individu agit spontanément comme les autres, emploie les règles d’une &lt;em&gt;grammaire sociale&lt;/em&gt; à laquelle il ne fait pas plus attention qu’à celles de la grammaire quand il prononce des phrases. Le langage est coextensif à la société, à savoir qu’il ne dépend pas de la volonté humaine, il est hérité, donc naturel. Chacun y fait sa place en se l’appropriant peu à peu et plus ou moins bien.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Ainsi donc, dans les itinéraires de transformation personnelle des individus modernes, deux manières de refaire son être moral coexistent&amp;nbsp;: la &lt;em&gt;quête d’intelligibilité&lt;/em&gt; (thérapie psychodynamique) et l’&lt;em&gt;apprentissage par l’exercice&lt;/em&gt; (thérapies cognitives-comportementales).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Références&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Alain EHRENBERG, la Mécanique des passions. Cerveau, comportement, société, Editions Odile Jacob, 2018&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;SPINOZA, Ethique, De la nature et de l’origine de l’âme, Editions GF Flammarion 1965&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;E.M. Cioran,&amp;nbsp; Ebauches de vertige&amp;nbsp;», texte extrait d’&lt;em&gt;Ecartèlement&lt;/em&gt;, collection folio, Gallimard, 1979)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Michael WHITE, Cartes des pratiques narratives, Editions Le Germe, 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Voir aussi&amp;nbsp;: Rick Hanson, The Neuroscience of Lasting Happiness (&lt;a style=&quot;color: #003366;&quot; href=&quot;https://www.rickhanson.net/&quot; data-saferedirecturl=&quot;https://www.google.com/url?q=https://www.rickhanson.net&amp;amp;source=gmail&amp;amp;ust=1538313685992000&amp;amp;usg=AFQjCNEavs6fDqg0ObzJp8ElpQ9JRqlGGQ&quot;&gt;https://www.rickhanson.net&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif;&quot;&gt;Cours CEFRO –Développer ses compétences émoti
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>La culture du narcissisme...</title>
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        <updated>2018-03-09T16:00:00+01:00</updated>
        <published>2018-03-09T16:00:00+01:00</published>
        <summary>  Les éditions Flammarion rééditent dans leur collection de poche Champs...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les éditions Flammarion rééditent dans leur collection de poche Champs l'essai de &lt;strong&gt;Christopher Lash&lt;/strong&gt; intitulé &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La culture du narcissisme&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, avec une présentation de &lt;strong&gt;Jean-Claude Michéa&lt;/strong&gt;, « &lt;em&gt;Pour en finir avec le XXIe siècle &lt;/em&gt;». Sociologue critique américain, &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;figure intellectuelle du populisme de gauche, mort en 1994&lt;/span&gt;, Christopher Lash a notamment publié &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Révolte des élites&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (Climats, 1999) ou &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le seul et vrai paradis - Une histoire de l'idéologie du progrès et de ses critiques&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (Flammarion, 2002). On notera qu'avant que l’œuvre de cet auteur ne soit popularisée en France par Jean-Claude Michéa, au début des années 2000, &lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/nouvelle-ecole-La-culture-de-masse.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Nouvelle Ecole&lt;/em&gt; (n°39, 1982)&lt;/a&gt; a sans doute été la première revue française à traduire un de ses articles dès le début des années 80...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5778763&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/1729738280.jpg&quot; alt=&quot;Lash_Culture du narcissisme.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot; La culture occidentale est en crise. Le Narcisse moderne, terrifié par l’avenir, méprise la nostalgie et vit dans le culte de l’instant ; dans son refus proclamé de toutes les formes d’autorité, il se soumet à l’aliénation consumériste et aux conseils infantilisants des experts en tout genre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;details&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Aujourd’hui plus que jamais, l’essai majeur de Christopher Lasch frappe par son actualité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Décortiquant la personnalité typique de l’individu moderne, Lasch met en lumière ce paradoxe essentiel qui veut que le culte narcissique du moi en vienne, &lt;em&gt;in fine&lt;/em&gt;, à détruire l’authentique individualité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Christopher Lasch déroule le fil d’une analyse souvent subtile, nourrie de psychanalyse et de sociologie ; sa critique du mode de vie contemporain et d’une pensée de gauche complice du capitalisme est radicale, mais non sans espoir, car elle est pénétrée de la conviction que la conscience de l’histoire peut redonner du sens à un monde qui n’en a plus. &quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div id=&quot;ffenetremailtomailModal&quot; style=&quot;z-index: 20002;&quot;&gt;&lt;div id=&quot;ffenetremailtopopupModalMail&quot;&gt;&lt;div id=&quot;ffenetremailtotoModalClose&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;ffenetremailtopopupQuestion&quot;&gt;What do you want to do ?&lt;/div&gt;&lt;a id=&quot;ffenetremailtoemailOpen&quot;&gt;&lt;/a&gt;New mail&lt;button id=&quot;ffenetremailtobuttonEmail&quot;&gt;Copy&lt;/button&gt;&lt;textarea id=&quot;ffenetremailtotextArea&quot;&gt;&lt;/textarea&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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        <title>Génération «J’ai le droit» : «Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient»</title>
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        <updated>2018-01-17T09:43:00+01:00</updated>
        <published>2018-01-17T09:43:00+01:00</published>
        <summary> Publié par Guy Jovelin le 17 janvier 2018    Par&amp;nbsp; Aetius &amp;nbsp;le...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Publié par Guy Jovelin le 17 janvier 2018&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;home-main&quot;&gt;&lt;article id=&quot;post-area&quot; class=&quot;post-938803 post type-post status-publish format-image hentry category-societe tag-autorite tag-college tag-ecole tag-education tag-education-nationale tag-lycee post_format-post-format-image&quot;&gt;&lt;div class=&quot;post-extra-panel&quot; style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Par&amp;nbsp;&lt;a title=&quot;Articles par Aetius&quot; href=&quot;http://www.fdesouche.com/author/aetius&quot; rel=&quot;author&quot;&gt;Aetius&lt;/a&gt;&amp;nbsp;le 16/01/2018&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;content-area&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://www.hostpic.org/images/1801161725080095.jpg&quot; alt=&quot;hostpic&quot; width=&quot;544&quot; height=&quot;306&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Barbara Lefebvre est enseignante, auteur de « Génération : J’ai le droit ». Dans son livre, elle témoigne de son expérience et parle d’une génération individualiste, de crise de l’autorité…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;[…]&amp;nbsp;&lt;strong&gt;La génération « J’ai le droit », c’est quoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Barbara Lefebvre. C’est à la fois une génération d’élèves et une génération de parents qui considèrent que leurs droits individuels prévalent sur l’intérêt général. On glorifie les identités particulières au détriment du bien commun. Cet individualisme fait le jeu de deux courants : d’une part, le modèle ultralibéral, avec le culte de l’argent ; d’autre part, le communautarisme, selon lequel on serait déterminé par une identité de naissance à préserver absolument.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En tant que prof depuis vingt ans, avez-vous observé les comportements de cette génération « J’ai le droit » ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Oui. Dès la 6e, les élèves se lèvent en plein cours, tutoient et interrompent l’enseignant… C’est la preuve que quelque chose n’est pas cadré. Je vois dans cette génération deux rejets, deux crises : une crise de l’autorité et une crise de la culture. […]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leparisien.fr/societe/generation-j-ai-le-droit-des-la-6e-les-eleves-se-levent-en-plein-cours-tutoient-16-01-2018-7502952.php&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener noreferrer&quot;&gt;Le Parisien&lt;/a&gt;&amp;nbsp;via &lt;a href=&quot;http://www.fdesouche.com/938803-generation-jai-droit-6e-eleves-se-levent-plein-cours-tutoient&quot;&gt;fdesouche&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/article&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>Une praxis révolutionnaire et conservatrice est-elle encore possible ?...</title>
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        <updated>2017-07-28T13:00:00+02:00</updated>
        <published>2017-07-28T13:00:00+02:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de  Jorge Vujic , cueilli sur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de &lt;strong&gt;Jorge Vujic&lt;/strong&gt;, cueilli sur &lt;a href=&quot;https://www.polemia.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Polémia&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et dans lequel il s'interroge sur les conditions de l'efficacité d'une action conservatrice-révolutionnaire visant à abattre le système dominant. Il rappelle notamment la nécessité de penser politiquement le « système des objets » qui enserre nos vies et conditionne nos façons de penser...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5660229&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/02/3170803060.jpg&quot; alt=&quot;smartphone_addiction.jpg&quot; width=&quot;406&quot; height=&quot;204&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;post_title&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une praxis révolutionnaire et conservatrice est-elle encore possible ?...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Trop souvent on oublie que la reconduction au pouvoir du Système dominant et de la classe gouvernementale tient plus à l’internalisation et la reproduction des modes de pensée dominants au niveau social, culturel, sur le plan individuel comme sur le plan collectif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;On se souvient que la &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt;, notion philosophique théorisée par Aristote dans l’&lt;em&gt;Ethique à Nicomaque&lt;/em&gt; et qui initialement renvoyait à l’idée d’une pratique ou une action qui, transformant le sujet, a été plus tard reprise par les marxistes, par Antonio Gramsci et les situationnistes pour lesquels la philosophie de la &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; désignait la pratique qui se reconnaît elle-même par la théorie qui découle de son action, mais qui, de par sa fonction révolutionnaire, devait transformer les esprits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Force est de constater que depuis Mai 68, le discours libertaro-marxiste a fait bon ménage avec le capitalisme libéral qui se traduit aujourd’hui par une &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; sociétale parfois schizophrène d’hyper-individualisme festif et de domination capitaliste marchande que l’on accepte comme une fatalité irréversible. Promouvoir une politique de gauche et des valeurs de droite, employer un discours à la fois révolutionnaire et conservateur impliquerait au préalable de reconnaître, en dépit des avancées les plus fines sur le plan social et politique, l’absence d’une &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; adéquate, susceptible de transformer les rapports sociaux, les façons de sentir, de penser. En effet, face à la &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; bien rodée du marché déstructurant du social, il faudra jeter les bases d’une &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; de restructuration des valeurs. D’autre part, on oublie souvent que la technique, les gadgets omniprésents dans notre société &lt;em&gt;hightech &lt;/em&gt;constituent de puissants vecteurs d’individuation et de socialisation et trop souvent d’aliénation plus que les principes de l’éducation familiale et scolaire. Il s’agit ici de ce que Jean Francois Dufour appelle les &lt;em&gt;percipiens&lt;/em&gt; (le principe de sentir), l’idée de forces mécaniques pesant sur notre pensée et notre entendement et qui préexistent et façonnent notre comportement, notre agir, notre &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt;. Jean Baudrillard parle de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;système des objets&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;pour rendre compte de cette mutation dans nos sociétés postmodernes du sens et du rȏle des objets de l’utilité vers la matérialité autonome (qui annule le symbolique), indéfiniment modulables et constituant un ensemble systémique cohérent de signes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Notre rapport au monde se réduit le plus souvent au rapport aux objets quotidiens avec lesquels nous nouons une complicité profonde entre les investissements psychologiques, souvent induits et extorqués, et les impératifs sociaux de prestige, entre les mécanismes projectifs et le jeu complexe des modèles et des séries. Pier Paolo Pasolini parlait du vrai visage du fascisme qu’il voyait dans la société de consommation, mais non plus celle d’une mécanique d’exploitation extérieure à nous-mêmes, mais d’un système de pensée et de comportement internalisé par nos sens et notre mental.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Introduire une nouvelle &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; réellement révolutionnaire et non purement expérimentale sur le plan social et culturel suppose alors de dégager un nouveau &lt;em&gt;sens&lt;/em&gt; du social, de produire de nouvelles formes de vivre-ensemble qui remettraient en cause de façon profonde la &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; dominante de la «&amp;nbsp;valeur marché&amp;nbsp;», le «&amp;nbsp;fonctionnement&amp;nbsp;» dont parle Gilbert Simondon, qui réside, non plus dans l’usage, mais «&amp;nbsp;dans sa dimension anthropologique&amp;nbsp;», dans le marché en tant que valeur et mode de reproduction des rapports sociaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Même si les résultats des dernières élections parlementaires et présidentielles dans de nombreux pays européens confirment la poussée de mouvements anti-Système populistes de gauche comme de droite, on est loin d’une remise en cause générale et massive du Système libéral marchand dominant, susceptible de menacer l’ordre établi. Le conditionnement médiatique, la manipulation mentale et politique des masses semblent encore marcher à merveille en tant que mécanique à discréditer et à démoniser les alternatives politiques potentielles. La victoire de Macron en France, qui l’opposait au second tour de la présidentielle à Marine Le Pen, en est une parfaite illustration. L’abrutissement politico-médiatique et la production de la peur sociale principalement dans les classes moyennes déclassées permet encore de reproduire les schémas de domination et de gouvernance oligarchique. On se rappellera à ce titre du &lt;em&gt;Prince&lt;/em&gt; de Machiavel qui renvoie à l’emploi de la ruse, de la fraude et de la corruption, les armes de la ruse du «renard&amp;nbsp;», afin d’empêcher la violence de masse et les soulèvements révolutionnaires, un&lt;em&gt; softpower&lt;/em&gt; qui constitue le moyen de domination principal de la classe gouvernante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Pourtant ce constat d’échec nous permet de nous interroger sur l’avenir du discours anti-Système qui articule à raison le fossé grandissant qui se creuse entre l’oligarchie et le peuple, et plus précisément sur la question de l’existence et l’efficacité d’une &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; réellement révolutionnaire et son adéquation avec ce que l’on peut appeler les valeurs, le discours, le narratif conservateur. Car si une infime minorité se reconnaît dans le discours et les valeurs anti-Système, lesquelles circulent par les réseaux d’informations alternatifs, on est encore loin de l’assentiment de larges masses de citoyens qui baignent dans le breuvage quotidien des médias officiels et se contentent très bien de ce déni de vérité. «&amp;nbsp;L’esprit » d’une époque dépend de l’ensemble de ses faits sociaux, y compris le développement technique. Dans ce sens, les objets techniques qui s’autonomisent de plus en plus portent avec eux un impact considérable sur la manière dont nous nous représentons le monde, même des notions très abstraites comme le temps ou l’espace. Bien sûr, le rȏle des idées et le combat des idées tiennent encore une place importante dans la transformation des esprits, mais le changement de paradigme dans la &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; sociale comme cela été le cas pour le rȏle de la technique dans les révolutions scientifiques étudiées par T. Kuhn (dans &lt;em&gt;La Structure des révolutions scientifiques&lt;/em&gt;) sera déterminant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Le mérite de Kuhn a été celui de développer la thèse selon laquelle une science progresse de manière fondamentalement discontinue, c’est-à-dire non par accumulation mais par ruptures. Ces ruptures, appelées révolutions scientifiques, sont selon Kuhn analogues à un renversement des représentations (ce que les psychologues de la perception appellent un &lt;em&gt;gestalt switch&lt;/em&gt;). Appliqué à la sphère sociale et politique, ce renversement des valeurs, qui correspondrait à une rupture épistémologique de paradigmes, aboutirait donc à l’issue de cette crise de légitimation à l’avènement d’un nouveau paradigme de système de valeurs. Pourtant, nul ne sait à quel moment, dans quelle situation de crise survient ce facteur d’anomalie perturbateur qui préside à la naissance d’un nouveau paradigme révolutionnaire, processus cyclique de gestation qui peut très bien perpétuer une longue agonie avant sa pleine reconnaissance et son adoption sociale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Alors que les grands systèmes d’idées ne mobilisent plus, il faudra s’interroger sur quelles bases praxistes et idéologiques reconstruire. Alors que l’on dit volontiers que la révolution est une nostalgie de la gauche, force est de constater que la contre-révolution, voire les nombreux mythes de la «&amp;nbsp;renaissance&amp;nbsp;» de la «&amp;nbsp;restauration&amp;nbsp;», de l’ordre, constituent aussi une certaine forme de mélancolie de la droite, dont il est difficile de faire le deuil. A ces mythes sotériologiques et holistes se sont substitués, de façon indolore, des mythes technicistes consuméristes&amp;nbsp;: le mythe de l’ouverture, le mythe de la communication, le présentisme, comme celui d’une mythologie du portable beaucoup plus attrayant pour les jeunes générations que celui des grandes luttes politiques et sociales ou du mythe Sorelien de la grève générale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Cette &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; du marché est celle de l’ostensible, du conditionnement opérant que génèrent les concepteurs de produits par la dissémination de besoins artificiels vérifiables dans le domaine numérique de la communication. Un conditionnement&amp;nbsp;&amp;nbsp; basé sur une stratégie de dépendance qu’on dissimule derrière le leurre d’une utilisation agréable et supposée enrichissante, pouvant préparer le terrain de l’addiction. Le facteur du libre choix et de la personnalité diminue considérablement, alors que l’emprise manipulatrice et l’autorégulation des comportements sociaux neutralisent la capacité réactive de résistance au stress social à mesure que s’amoindrissent les facultés de concentration et de l’intelligence émotionnelle. Il s’agit bien d’une &lt;em&gt;praxis&lt;/em&gt; de la narcomanie sociétale&amp;nbsp;&amp;nbsp; qui fonctionne sur un mode de dépendance-approvisionnement marché/dealeur et junkies/consommateur, une &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Oniomanie&quot;&gt;oniomanie&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; organisée et généralisée, qui se traduit par de nombreuses pathologies sociales. Cette consommation compulsive est surtout visible sur le marché du smartphone par une hausse constante de la dépendance ou l’addiction au smartphone, une cyberaddiction (&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pendance_%C3%A0_Internet&quot;&gt;dépendance à Internet&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;), pathologie s’exprimant par un curieux mélange d’&lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Anxi%C3%A9t%C3%A9&quot;&gt;anxiété&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Phobique&quot;&gt;phobique&lt;/a&gt;, d’euphorie hystérique et de &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pression_%28psychiatrie%29&quot;&gt;dépression&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;A l’administration des choses il faudra pourtant, tout comme le soutient Bruno Latour, re-politiser le «&amp;nbsp;système des objets&amp;nbsp;» et substituer le gouvernement des hommes, dire que tous les objets, la technique, ne sont pas neutres et même nocifs. En effet, alors que l’on a dépolitisé les questions de nature, il conviendra de re-politiser la question de l’impact sociétal des objets Il faudra se réapproprier l’utilité et la finalité des choses et dénoncer les stratégies de l’ostensible du marché. L’homme occidental n’est plus «&amp;nbsp;mobilisable&amp;nbsp;» au sens de l’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Homme-masse&amp;nbsp;», il est un agent-réseau autoconstitué connectable à l’infini, volontairement soumis à une discipline de dé-virilisation, du féminisable et de l’infantilisation à outrance. En un mot, c’est un objecteur de dé-conscience né, récalcitrant à toute forme d’engagement, de conscientisation, à la fois un nomade-déserteur. Lorsque Salvador Dali parlait de la télévision comme «&amp;nbsp;instrument de crétinisation universelle&amp;nbsp;», il annonçait déjà l’ouverture vers une humanité «&amp;nbsp;&lt;em&gt;homononcule&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» en voie de trollisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jure Georges Vujic&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Polémia&lt;/em&gt;, 7 juillet 2017)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt; 7/07/2017&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Notes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;–&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Jean Baudrillard, &lt;em&gt;Le Système des objets&lt;/em&gt;, Gallimard, 1968 [1978].&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt; –&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/em&gt;Gilbert Simondon&lt;em&gt;, &lt;a href=&quot;https://fr.wikipedia.org/wiki/Du_mode_d%27existence_des_objets_techniques&quot;&gt;Du mode d’existence des objets techniques&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, Aubier, Paris 1958&amp;nbsp;; dernière réédition corrigée et augmentée, Flammarion, Paris 2012.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt; –&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Thomas Kuhn, La Structure des révolutions scientifiques, Coll. «&amp;nbsp;Champs/791&amp;nbsp;», Flammarion, Paris 2008.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt; –&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bruno Latour, Enquête sur les modes d’existence&amp;nbsp;: Une anthropologie des modernes, La Découverte, Paris 2012.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <title>Présidentielles 10</title>
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        <updated>2017-06-09T04:57:00+02:00</updated>
        <published>2017-06-09T04:57:00+02:00</published>
        <summary>   Le    curé, le père, le prof ... la litanie risque d'être longue !...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Le&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt; curé, le père, le prof ... la litanie risque d'être longue !&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5640954&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://pythecos.hautetfort.com/media/02/02/941275361.2.jpg&quot; alt=&quot;pythecos-12.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Oui, et c'est la raison pour laquelle j'ai décidé d'y mettre fin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ce que j'ai brossé, bien trop superficiellement, ne sont que des&lt;br /&gt; exemples......&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;... qui, dans le langage du café du Commerce se traduisent par l'expression &quot; &lt;strong&gt;Tout fout l'camp&lt;/strong&gt;&quot;. Et les exemples ne manquent pas : la déconstruction des services (Poste suppression des agences, distribution du courrier), cabinets médicaux (désertification dans l'espace rural, attente de plusieurs mois pour avoir accès à un spécialiste), disparition des commerces de proximité et de l'artisanat dans les communes rurales et dans le centre des villes, regroupements scolaires et transports fatigants pour les enfants, sans compter les emplois précaires et un taux de chômage jamais atteint quand ce n'est pas pour les quinquagénaires l'impossibilité de retrouver un emploi, etc. etc.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans un langage plus relevé, on dira que le XXème siècle - auquel l'élection présidentielle vient de mettre fin- a été un siècle de&lt;strong&gt; profondes mutations, &lt;/strong&gt;dont le maître mot est&lt;strong&gt;&lt;em&gt; déconstruction&lt;/em&gt;, &lt;/strong&gt;et l'exemple flagrant:&amp;nbsp; la bombe atomique sur Hiroshima et sur Nagasaki. Le sacré au profit du &lt;strong&gt;matérialisme&lt;/strong&gt;. Le sens donné à une vie ? Consommer ! Et pour consommer, comme tout s'achète: l'argent... le &quot;fric&quot;... et pour se le procurer, qu'importe la manière &lt;em&gt;(le ministre Ferrant s'est fait offrir - très légalement (!) un immeuble par la Mutuelle qu'il préside !).&lt;/em&gt; Il y a pire dans ce domaine de l'argent &quot;sale&quot;, les trafics obscurs, les mafias, les drogues. Cet argent sale pollue tout, à commencer par les fonctions politiques qui attirent naïvement les ambitieux qui pensent faire fortune ! Et pour consommer quoi ? Des spectacles infantilisants qui font la une des émissions télévisées, des bavardages limités à quelques lignes sur les réseaux dits sociaux et qui se veulent des réflexions profondes alors qu'elles ne brassent (pour la plupart) que du vain, du vide. L'essentiel est de se projeter sur l'écran, le &quot;progrès&quot; des portables est de pouvoir se photographier soi-même : les selfies (miroir, miroir, suis-je la plus belle ? ) et quand l'occasion se présente, en compagnie d'une &quot;personnalité&quot; qui va faire gonfler l' &quot;ego&quot;, l'essentiel étant de &quot;&lt;em&gt;paraître&lt;/em&gt;&quot; et non d&lt;em&gt;&quot;être&lt;/em&gt;&quot;. L'individu badigeonné de vanité. Car cette autre explosion est bien celle de la famille. La famille qui se désagrège en individus indépendants les uns des autres. &lt;em&gt;(Dans l'exemple&amp;nbsp; d'incivilités que j'ai pris dans une note précédente, les 13 logements détruits étaient occupés par des personnes seules ou des familles mono-parentales - ce qui a facilité le relogement comme l'affirme cyniquement le journaliste)&lt;/em&gt;. L'&lt;strong&gt;individualisme &lt;/strong&gt;- chacun pour soi -&amp;nbsp; la négation même de notre idéal républicain: liberté, égalité, fraternité.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Fadaise que ce discours moralisant. Discours d'un vieillard désabusé ! D'un vieillard qui porte des œillères et ne veut pas voir les côtés positifs: ces jeunes pleins d'enthousiasme,&amp;nbsp; ces jeunes et ces moins jeunes qui animent des associations caritatives, nationales ou internationales, etc. Précisément, répond le vieillard désabusé, s'il y a des resto du cœur et des animateurs qui se dépensent bénévolement c'est bien que dans notre société de civilisation dite avancée, il y a des gens qui, s'ils n'en meurent pas, souffrent de la faim ! S'il y a des associations et des militants qui se dépensent sans compter pour trouver un abri, c'est qu'il y a des sans-abris qui n'ont que les bancs publics, les trottoirs pour se reposer et des cartons pour se protéger du froid, etc Mais le vieillard ne fait là qu'un constat, il n'est pas défaitiste, il croit à l'évolution et au progrès, il sait qu'il y a parmi les jeunes des forces vives, ce sont elles qui auront à cœur de prendre en mains les ruines du XXème siècle et de &quot;bâtir un monde nouveau&quot;, après l'effondrement, les reconstructions comme l'Histoire, au cours de son évolution,&amp;nbsp; l'a toujours montré.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;strong&gt; Précisément, à quel siècle pouvez-vous rapprocher le XXème siècle ?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sans hésiter au XVIème siècle. Comme je l'ai précisé dans un article précédent, les progrès techniques ont permis de découvrir la planète Terre (au XXème siècle, le cosmos), à l'imprimerie correspond l'informatique et un développement sans précédent des connaissances, et le tout sur un fond de guerres de religion et de conflits dynastiques, etc.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;strong&gt; Selon votre théorie de &quot;révolutions&quot; séculaires, la lecture du XVIIème siècle devrait&amp;nbsp;&amp;nbsp; laisser présager ce que sera le XXIème siècle.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Oui et non, car si l'histoire apparaît comme un éternel recommencement, j'ai précisé que cette &quot;révolution&quot; était soumise à une évolution et que, si&amp;nbsp; deux siècles comparés ont des points semblables,&amp;nbsp; ils ne sont pas identiques.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous pouvons toutefois craindre les effets: après le désordre le retour à l'ordre et sur le plan politique l'ordre = monarchie absolue avec comme exécutants une main de fer (Richelieu), une main de velours (Mazarin) et un roi &quot;Soleil&quot; (Louis XIV). Déjà des journalistes associent Macron à... Jupiter ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quant à la société, d'un côté les Princes se déchirant entre eux et de l'autre&amp;nbsp; le &quot;peuple&quot; en la personne d'un bûcheron:&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; . &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &quot;....................................il songe à son malheur.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde ?&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Point de pain quelquefois, et jamais de repos.&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Le créancier et la corvée&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Lui font d'un malheureux la peinture achevée.&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; La Fontaine&amp;nbsp; (Fables, I,16)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Telle était la supplique que La Fontaine adressait au roi au XVIIème siècle. Espérons qu'au XXIème siècle les syndicats, &lt;em&gt;mutatis mutandis&lt;/em&gt;, ne soient pas astreints à une telle supplique !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; à suivre: &lt;em&gt;le coup d'Etat.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Pourquoi nous avons perdu le monde...</title>
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        <updated>2016-04-13T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2016-04-13T18:00:00+02:00</published>
        <summary>  Les éditions La Découverte viennent de publier un nouvel essai de  Matthew...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Les éditions La Découverte viennent de publier un nouvel essai de &lt;strong&gt;Matthew B. Crawford&lt;/strong&gt; intitulé &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Contact - Comment nous avons perdu le monde et comment le retrouver&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Devenu réparateur de moto après avoir travaillé dans un &lt;em&gt;think tank&lt;/em&gt;, Matthew B. Crawford a tiré de son expérience d'un retour au concret et au manuel un premier essai intitulé &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2010/03/28/eloge-du-carburateur.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Éloge du carburateur&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (La Découverte, 2010).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5344343&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/01/4006425599.jpg&quot; alt=&quot;Contact.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot; Après le succès d' &lt;em&gt;Éloge du carburateur&lt;/em&gt;, qui mettait en évidence le rôle fondamental du travail manuel, Matthew B. Crawford, philosophe-mécanicien, s'interroge sur la fragmentation de notre vie mentale. Ombres errantes dans la caverne du virtuel, hédonistes abstraits fuyant les aspérités du monde, nous dérivons à la recherche d'un confort désincarné et d'une autonomie infantile qui nous met à la merci des exploiteurs de &quot; temps de cerveau disponible &quot;. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt; Décrivant l'évolution des dessins animés ou les innovations terrifiantes de l'industrie du jeu à Las Vegas, Matthew B. Crawford illustre par des exemples frappants l'idée que notre civilisation connaît une véritable &quot; crise de l'attention &quot;, qu'il explore sous toutes les coutures et avec humour, recourant aussi bien à l'analyse philosophique qu'à des récits d'expérience vécue. Il met ainsi au jour les racines culturelles d'une conception abstraite et réductrice de la liberté qui facilite la manipulation marchande de nos choix et appauvrit notre rapport au monde. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt; Puisant chez Descartes, Locke, Kant, Heidegger, James ou Merleau‐Ponty, il revisite avec subtilité les relations entre l'esprit et la chair, la perception et l'action, et montre que les processus mentaux et la virtuosité des cuisiniers, des joueurs de hockey sur glace, des pilotes de course ou des facteurs d'orgues sont des écoles de sagesse et d'épanouissement. Contre un individualisme sans individus authentiques et une prétendue liberté sans puissance d'agir, il plaide avec brio pour un nouvel engagement avec le réel qui prenne en compte le caractère &quot; incarné &quot; de notre existence, et nous réconcilie avec le monde. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Entretien avec Jean-Pierre Le Goff sur le nouvel individualisme</title>
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        <updated>2016-03-16T14:53:38+01:00</updated>
        <published>2016-03-16T14:53:38+01:00</published>
        <summary>   Sur le nouvel individualisme...        Ex:...</summary>
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          &lt;h3 id=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: arial black,sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sur le nouvel individualisme...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;Ex: http://metapoinfos.hautetfort.com&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt;&lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt;&lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Jean-Pierre Le Goff à l'hebdomadaire &lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;http://www.marianne.net/&quot;&gt;&lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; à l'occasion de la sortie de son dernier livre &lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2016/02/08/malaise-dans-la-democratie-5757384.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Malaise dans la démocratie&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Stock, 2016). Philosophe et sociologue, Jean-Pierre Le Goff a récemment publié &lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2012/08/25/la-gauche-a-l-epreuve.html&quot;&gt;&lt;em&gt;La gauche à l'épreuve : 1968 - 2011&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Tempus, 2011) et &lt;a style=&quot;color: #999999;&quot; href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2012/10/10/la-fin-du-village.html&quot;&gt;&lt;em&gt;La fin du village&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Gallimard, 2012).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: arial black,sans-serif; color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Jean-Pierre Le Goff sur le nouvel individualisme&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-5321637&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/1635549932.png&quot; alt=&quot;goffrrrrttt.png&quot; /&gt;Marianne : &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Dans votre dernier livre, Malaise dans la démocratie, vous décrivez – et déplorez – l’avènement d’un «&amp;nbsp;individualisme moderne&amp;nbsp;». Comment le définiriez-vous&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Jean-Pierre Le Goff : Rassurons tout de suite nos lecteurs, tout n’est pas à jeter, loin de là, dans la modernité&amp;nbsp;et je ne confonds pas la modernité avec ses évolutions problématiques de la dernière partie du xx&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle que j’ai traitées dans mon livre. Pour le dire de façon schématique, avec l’avènement de la démocratie, l’individu a été amené à se détacher des communautés premières d’appartenance. Les Lumières ont valorisé l’usage de la raison, le recul réflexif, l’autonomie de jugement&amp;nbsp;: c’est le bon côté de l’individualisme moderne. Mais ce dernier est ambivalent : il existe aussi une tendance au repli sur la sphère individuelle et une désaffiliation historique. Tocqueville l’avait brillamment pressenti quand il a écrit &lt;em&gt;De la Démocratie en Amérique&amp;nbsp;&lt;/em&gt;: «&amp;nbsp; [Chaque homme]&lt;em&gt; n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Pendant longtemps, ce phénomène de repli a été contrebalancé par la vitalité d’un tissu associatif qui amenait l’individu à s’intéresser aux affaires de la cité. En France, le mouvement syndical, les associations d’éducation populaire comme «&amp;nbsp;Peuple et culture&amp;nbsp;», ou encore celles liées au christianisme qui s’investissaient dans le domaine social ont joué ce rôle, sur fond d’un sentiment d’appartenance national qui demeurait bien présent. On pouvait se quereller sur l’histoire du pays et son interprétation mais cette histoire constituait un arrière fond de référence. Cet équilibre entre individualisme, engagement et appartenance collective a été rompu et a débouché sur un individualisme de type nouveau.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Quand cet équilibre s’est il rompu&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;J-P LG&amp;nbsp;: Dans mon livre, je parle du basculement qui s’est déroulé dans la seconde moitié du xx&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle et il est possible de distinguer deux moments qui sont liés. D’abord, le tournant des années 1950-1960, après la phase de reconstruction de l’après-guerre, les sociétés démocratiques européennes ont inauguré une nouvelle phase de leur histoire, où la question du paupérisme – qui hantait la société depuis le xix&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle et bien avant – a été globalement résolue. Avec le développement de la production, des sciences et des techniques, nous sommes entrés dans la «&amp;nbsp;société de consommation, de loisirs et des &lt;em&gt;mass-medias&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Les week-ends passés pour soi, les loisirs, la télé, la radio et la voiture... tout cela a érodé les rapports de sociabilité traditionnels. C’est dans ces nouvelles conditions sociales-historiques, que l’individualisme moderne s’est transformé. Cet individualisme ne correspond plus alors à la vision que la gauche, notamment, se faisait du citoyen-militant, à savoir quelqu’un qui serait constamment «&amp;nbsp;impliqué&amp;nbsp;» dans les affaires de la cité, avec un aspect dévoué et sacrificiel assez prononcé.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5321638&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/398452200.jpg&quot; alt=&quot;goff68.jpg&quot; /&gt;La deuxième étape renvoie à ce j’ai appelé &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’héritage impossible&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de mai 68. Je parle bien de &lt;em&gt;l’héritage impossible&lt;/em&gt; et non de l’événement historique lui-même. C’est ma différence avec Eric Zemmour et d’autres critiques qui ont un aspect «&amp;nbsp;revanchard&amp;nbsp;» : je ne &amp;nbsp;règle pas des comptes avec l’événement historique et les soixante-huitards ne sont pas responsables de tous les maux que nous connaissons aujourd’hui. En France, l’événement mai 68 a été un événement à multiples facettes où ont coexisté la «&amp;nbsp;Commune étudiante&amp;nbsp;», une grève générale qui rappelait les grandes heures du mouvement ouvrier et une prise de parole multiforme qui a été largement vécue comme une véritable libération dans le climat de l’époque. L’événement historique Mai 68 n’appartient à personne, c’est un événement important de l’Histoire de France, et plus globalement des sociétés développées de l’après-guerre qui sont entrées dans une nouvelle phase de leur histoire et ont vu surgir un nouvel acteur&amp;nbsp;: la jeunesse étudiante. Ce que le regretté Paul Yonnet a appelé le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;peuple adolescent&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; En ce se sens, à l’époque, Edgar Morin est l’un de ceux qui a le mieux perçu la caractère inédit de l’événement en caractérisant la «&amp;nbsp;Commune étudiante&amp;nbsp;» comme un «&amp;nbsp;1789 socio-juvénile&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Et en quoi, donc, les suites de Mai 68 ont-elles selon vous transformé notre société, et mené au nouvel individualisme qui vous préoccupe tant&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;J-P LG&amp;nbsp;: Cet &lt;em&gt;«&amp;nbsp;héritage impossible&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; est présent dans l’événement lui-même, plus précisément au sein de la «&amp;nbsp;Commune étudiante&amp;nbsp;», et il va se développer dans les années de l’après mai. Cet héritage comporte des éléments qui, au terme de tout un parcours de transgression et de désillusion, vont déboucher sur l’avènement d’un&amp;nbsp; individualisme de déliaison et de désaffiliation. Je résumerai schématiquement ce legs en quatre points&amp;nbsp;: l’autonomie érigée en absolu, le rejet de toute forme de pouvoir (forcément synonyme de domination et d’aliénation), la mémoire pénitentielle, et cette idée que l’homme est naturellement bon, que tout le mal vient du pouvoir, des institutions, de la morale… qui pervertissent cette bonté naturelle.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Des années post-soixante-huit à aujourd’hui, les pages sombres de l’histoire française, européenne et occidentale ont été exhumées et mises en exergue dans une logique de règlement de compte qui a conduit à une rupture dans la transmission. La responsabilité précise des «&amp;nbsp;soixante-huitards&amp;nbsp;», à qui l’on a fait porter bien d’autres chapeaux, est liée à cette rupture dans la transmission. Elle est importante et a notamment bouleversé notre rapport à l’enfant, à son éducation, à l’école… En 68, les slogans dénonçaient une société qui méprisait sa jeunesse&amp;nbsp; - «&amp;nbsp;Sois jeune et tais toi&amp;nbsp;! ». Depuis, c’est «&amp;nbsp;sois jeune et parle&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», car on considère que l’enfant a en lui-même un potentiel de créativité méconnu, et l’on n’est pas loin de penser que tout ce qu’il peut dire est nécessairement salutaire et&amp;nbsp; brillant…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Et s’il ne parle pas, c’est qu’il n’est pas «&amp;nbsp;normal&amp;nbsp;»… Alors, si c’est nécessaire, on pourra consulter les nombreux spécialistes de l’enfance qui ont les moyens psychologiques et pédagogiques de le faire parler… (il rit). C’est l’image inversée de l’enfant de l’ancien monde d’avant 68 qui a débouché sur une nouveau modèle éducatif dont les effets problématiques ont été longtemps masqués ou sous-estimés. À cette «&amp;nbsp;révolution culturelle&amp;nbsp;» va venir s’ajouter le développement du chômage de masse, la conjugaison des deux a produit des effets de déstructuration anthropologique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Selon vous, l’individualiste moderne qui peuple nos sociétés occidentales est un «&amp;nbsp;faux gentil&amp;nbsp;». Pourtant, à première vue, il a l’air assez sympathique : pacifique, zen, ouverts aux autres cultures… Que lui reprochez-vous&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;J-P LG&amp;nbsp;: J’essaie d’abord de comprendre comment fonctionne un individualisme de type nouveau. Pour le dire de façon schématique&amp;nbsp;: il est très autocentré et sentimental, se vit comme le centre du tout, en ayant tendance à penser que le monde est la prolongation de lui-même. Contrairement aux apparences, il n’est pas si «&amp;nbsp;ouvert&amp;nbsp;» à l’autre qu’il y paraît, considérant celui-ci avant tout selon sa mesure et son bon plaisir, en ayant quelques difficultés à comprendre que le monde est plus compliqué que le schéma binaire des gentils et des méchants. Cet individualisme est gentil avec les gens qui lui ressemblent mais supporte difficilement les contraintes, les échecs, les contradictions et les conflits.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Cette structure de la personnalité est liée à une éducation historiquement inédite où les adultes ont placé les nouvelles générations dans des situations paradoxales. D’un côté, l’enfant a été extrêmement valorisé&amp;nbsp;: depuis des décennies, &amp;nbsp;il est &amp;nbsp;«&amp;nbsp;placé au centre&amp;nbsp;»… Le bambin est considéré comme un génie méconnu à qui l’on offre enfin la possibilité d’épanouir toutes ses potentialités créatrices qui s’affirment comme on ne l’avait jamais vu&amp;nbsp;auparavant&amp;nbsp;! Tous les enfants – c’est désormais comme une évidence –, sont des poètes qui s’ignorent&amp;nbsp;; on expose leur moindre gribouillis en les considérant sinon comme une œuvre d’art, du moins comme la preuve tangible de leur créativité… (il rit) D’ailleurs, globalement, les parents ne comprennent pas – de nombreux professeurs au bout du rouleau peuvent en témoigner – que l’aptitude brillante de leur bambin surinvesti par leurs attentes ne soit pas reconnue comme ils estiment qu’elle devrait l’être. En même temps: ces enfants sont&amp;nbsp; abandonnés…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Abandonnés&amp;nbsp;? Mais vous disiez à l’instant qu’ils étaient surinvestis&amp;nbsp;et mis au centre de tout?&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;J-P LG&amp;nbsp;: C’est là&amp;nbsp;tout le paradoxe&amp;nbsp;: abandonnés, oui, par des parents qui bien souvent rechignent aux devoirs qu’implique le fait d’avoir un enfant et de l’éduquer, de l’aider et de l’accompagner dans le cheminement qui l’amènera vers l’âge adulte avec l’autorité et les contraintes qui en découlent.&amp;nbsp;Du reste, ils n’ont pas trop le temps de s’en occuper. J’ai connu une féministe à la bonne époque qui disait à son enfant&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Tu ne m’empêcheras pas de vivre&amp;nbsp;ma vie. »&lt;/em&gt; Quelle phrase terrible… D’un côté «&amp;nbsp;l’enfant au centre&amp;nbsp;», celui qui est l’objet de toutes les attentions et d’un amour quasi fusionnel, celui qui correspond à l’image fantasmée que s’en font les adultes, celui qu’on montre et qu’on affiche volontiers comme un petit roi, et de l’autre l’enfant contraignant (et agité) qui agace et vient contrarier le désir de vivre sa vie comme on l’entend en toute autonomie.&amp;nbsp;Qu’on ne s’étonne pas alors de rencontrer de plus en plus en plus d’individus imbus d’eux-mêmes et prétentieux, en même temps que très anxieux et fragiles&amp;nbsp;: c’est le résultat d’un profond bouleversement de ce que j’appelle dans mon livre le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;nouveau&amp;nbsp;terreau éducatif&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, lié notamment à la conjugaison de l’«&amp;nbsp;enfant du désir&amp;nbsp;» et de la «&amp;nbsp;culture psy&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Dans votre livre, vous reprenez et développez la notion que feu votre ami, le sociologue Paul Yonnet, appelait «&amp;nbsp;l’enfant du désir d’enfant&amp;nbsp;» – le fait que l’enfant n’est désormais plus une donnée de la nature, mais le fruit d’un désir (1). Le problème avec ces analyses qui décortiquent les conséquences de ces bouleversements sociologiques, tout comme ceux entrainés par le travail des femmes (qu’Eric Zemmour a quasi décrété catastrophe humanitaire), c’est qu’on ne voit pas toujours quelles conclusions en tirer… Prônez-vous de remettre les femmes aux fourneaux&amp;nbsp;?, d’interdire la contraception&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;J-P LG&amp;nbsp;: Pas du tout&amp;nbsp;! Je pense que l’une des grandes luttes du xx&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle a été celle de la libération des femmes. Je suis très critique vis-à-vis de l’idéologie féministe qui a versé dans le fantasme de la toute puissance dans l’après 68 et continue sous d’autres formes aujourd’hui, mais cela n’implique pas de nier le caractère émancipateur du combat des femmes qui a traversé le siècle et participe de l’individualisme démocratique au bon sens du terme&amp;nbsp;: l’individu s’affirme comme un sujet autonome et responsable et ne se réduit pas au rôle social qu’on entend lui faire jouer. Comme je l’ai dit précédemment, cet individualisme a basculé à un moment donné vers de nouveaux horizons problématiques. Je ne veux pas pour autant revenir à la situation antérieure et je ne crois pas que cela soit possible. Je ne suis pas dans la nostalgie pavlovienne du «&amp;nbsp;c’était mieux avant&amp;nbsp;». Si vous me permettez cette nuance paradoxale, je suis conservateur au sein même de la modernité et à partir des acquis de la modernité (2), ce qui permet d’examiner le passé en toute liberté en essayant d’en dégager un certain nombre de leçons.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Dans l’ancien type d’éducation, il y avait des violences, l’enfant était vu comme un petit animal à dresser, la famille s’ordonnait autour de la volonté du père, le statut du divorce était dur et l’on ne maîtrisait pas la contraception… Mais il ne suffit pas de dire cela pour être quitte en se donnant bonne conscience alors que les drames familiaux remplissent quotidiennement la rubrique des «&amp;nbsp;faits divers&amp;nbsp;». Dans le domaine de l’éducation comme dans beaucoup d’autres, nous sommes dans un rapport dépréciatif au passé qui le considère comme ringard sinon barbare. On est dans le simplisme et la caricature. La réalité est beaucoup plus ambivalente&amp;nbsp;: dans l’ancien monde, il y avait certes des aspects problématiques, cela pouvait être dur, injuste, mais les anciens n’étaient pas des «&amp;nbsp;abrutis&amp;nbsp;» ou des «&amp;nbsp;beaufs&amp;nbsp;» comme le gauchisme culturel l’a laissé entendre. Dans mon livre, j’ai voulu précisément mettre en lumière les conceptions différentes de la condition humaine qu’impliquent les anciennes et les nouvelles méthodes d’éducation. Cette mise en perspective de l’ancien et du nouveau monde permet de tirer des leçons. Il ne s’agit pas de croire que l’on pourrait appliquer pareillement les mêmes méthodes qu’auparavant, mais le passé peut être source d’inspiration et de rééquilibrage contre les impasses du nouvel individualisme et de ses méthodes d’éducation.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Quelles sont ces leçons&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5321640&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/4108377737.jpg&quot; alt=&quot;goffbarb.jpg&quot; /&gt;J-P LG&amp;nbsp;: L’éducation était antérieurement liée à une conception pour qui les contraintes, la limite, le tragique étaient considérés comme inhérents à la condition hum
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Sur le nouvel individualisme...</title>
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        <updated>2016-03-16T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2016-03-16T10:00:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par  Jean-Pierre Le Goff  à...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par &lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff&lt;/strong&gt; à l'hebdomadaire &lt;a href=&quot;http://www.marianne.net/&quot;&gt;&lt;em&gt;Marianne&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; à l'occasion de la sortie de son dernier livre &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2016/02/08/malaise-dans-la-democratie-5757384.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Malaise dans la démocratie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Stock, 2016). Philosophe et sociologue, Jean-Pierre Le Goff a récemment publié &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2012/08/25/la-gauche-a-l-epreuve.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La gauche à l'épreuve : 1968 - 2011&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Tempus, 2011) et &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2012/10/10/la-fin-du-village.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La fin du village&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (Gallimard, 2012).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5320321&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/01/1779935048.jpg&quot; alt=&quot;jean-pierre-le-goff.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Jean-Pierre Le Goff sur le nouvel individualisme&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Marianne : Dans votre dernier livre, Malaise dans la démocratie, vous décrivez – et déplorez – l’avènement d’un «&amp;nbsp;individualisme moderne&amp;nbsp;». Comment le définiriez-vous&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff &lt;/strong&gt;: Rassurons tout de suite nos lecteurs, tout n’est pas à jeter, loin de là, dans la modernité&amp;nbsp;et je ne confonds pas la modernité avec ses évolutions problématiques de la dernière partie du xx&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle que j’ai traitées dans mon livre. Pour le dire de façon schématique, avec l’avènement de la démocratie, l’individu a été amené à se détacher des communautés premières d’appartenance. Les Lumières ont valorisé l’usage de la raison, le recul réflexif, l’autonomie de jugement&amp;nbsp;: c’est le bon côté de l’individualisme moderne. Mais ce dernier est ambivalent : il existe aussi une tendance au repli sur la sphère individuelle et une désaffiliation historique. Tocqueville l’avait brillamment pressenti quand il a écrit &lt;em&gt;De la Démocratie en Amérique&amp;nbsp;&lt;/em&gt;: «&amp;nbsp; [Chaque homme]&lt;em&gt; n'existe qu'en lui-même et pour lui seul, et s'il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu'il n'a plus de patrie.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Pendant longtemps, ce phénomène de repli a été contrebalancé par la vitalité d’un tissu associatif qui amenait l’individu à s’intéresser aux affaires de la cité. En France, le mouvement syndical, les associations d’éducation populaire comme «&amp;nbsp;Peuple et culture&amp;nbsp;», ou encore celles liées au christianisme qui s’investissaient dans le domaine social ont joué ce rôle, sur fond d’un sentiment d’appartenance national qui demeurait bien présent. On pouvait se quereller sur l’histoire du pays et son interprétation mais cette histoire constituait un arrière fond de référence. Cet équilibre entre individualisme, engagement et appartenance collective a été rompu et a débouché sur un individualisme de type nouveau.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Quand cet équilibre s’est il rompu&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J-P LG&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;Dans mon livre, je parle du basculement qui s’est déroulé dans la seconde moitié du xx&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle et il est possible de distinguer deux moments qui sont liés. D’abord, le tournant des années 1950-1960, après la phase de reconstruction de l’après-guerre, les sociétés démocratiques européennes ont inauguré une nouvelle phase de leur histoire, où la question du paupérisme – qui hantait la société depuis le xix&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle et bien avant – a été globalement résolue. Avec le développement de la production, des sciences et des techniques, nous sommes entrés dans la «&amp;nbsp;société de consommation, de loisirs et des &lt;em&gt;mass-medias&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Les week-ends passés pour soi, les loisirs, la télé, la radio et la voiture... tout cela a érodé les rapports de sociabilité traditionnels. C’est dans ces nouvelles conditions sociales-historiques, que l’individualisme moderne s’est transformé. Cet individualisme ne correspond plus alors à la vision que la gauche, notamment, se faisait du citoyen-militant, à savoir quelqu’un qui serait constamment «&amp;nbsp;impliqué&amp;nbsp;» dans les affaires de la cité, avec un aspect dévoué et sacrificiel assez prononcé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;La deuxième étape renvoie à ce j’ai appelé &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’héritage impossible&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de mai 68. Je parle bien de &lt;em&gt;l’héritage impossible&lt;/em&gt; et non de l’événement historique lui-même. C’est ma différence avec Eric Zemmour et d’autres critiques qui ont un aspect «&amp;nbsp;revanchard&amp;nbsp;» : je ne &amp;nbsp;règle pas des comptes avec l’événement historique et les soixante-huitards ne sont pas responsables de tous les maux que nous connaissons aujourd’hui. En France, l’événement mai 68 a été un événement à multiples facettes où ont coexisté la «&amp;nbsp;Commune étudiante&amp;nbsp;», une grève générale qui rappelait les grandes heures du mouvement ouvrier et une prise de parole multiforme qui a été largement vécue comme une véritable libération dans le climat de l’époque. L’événement historique Mai 68 n’appartient à personne, c’est un événement important de l’Histoire de France, et plus globalement des sociétés développées de l’après-guerre qui sont entrées dans une nouvelle phase de leur histoire et ont vu surgir un nouvel acteur&amp;nbsp;: la jeunesse étudiante. Ce que le regretté Paul Yonnet a appelé le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;peuple adolescent&amp;nbsp;».&lt;/em&gt; En ce se sens, à l’époque, Edgar Morin est l’un de ceux qui a le mieux perçu la caractère inédit de l’événement en caractérisant la «&amp;nbsp;Commune étudiante&amp;nbsp;» comme un «&amp;nbsp;1789 socio-juvénile&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Et en quoi, donc, les suites de Mai 68 ont-elles selon vous transformé notre société, et mené au nouvel individualisme qui vous préoccupe tant&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J-P LG&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Cet &lt;em&gt;«&amp;nbsp;héritage impossible&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; est présent dans l’événement lui-même, plus précisément au sein de la «&amp;nbsp;Commune étudiante&amp;nbsp;», et il va se développer dans les années de l’après mai. Cet héritage comporte des éléments qui, au terme de tout un parcours de transgression et de désillusion, vont déboucher sur l’avènement d’un&amp;nbsp; individualisme de déliaison et de désaffiliation. Je résumerai schématiquement ce legs en quatre points&amp;nbsp;: l’autonomie érigée en absolu, le rejet de toute forme de pouvoir (forcément synonyme de domination et d’aliénation), la mémoire pénitentielle, et cette idée que l’homme est naturellement bon, que tout le mal vient du pouvoir, des institutions, de la morale… qui pervertissent cette bonté naturelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Des années post-soixante-huit à aujourd’hui, les pages sombres de l’histoire française, européenne et occidentale ont été exhumées et mises en exergue dans une logique de règlement de compte qui a conduit à une rupture dans la transmission. La responsabilité précise des «&amp;nbsp;soixante-huitards&amp;nbsp;», à qui l’on a fait porter bien d’autres chapeaux, est liée à cette rupture dans la transmission. Elle est importante et a notamment bouleversé notre rapport à l’enfant, à son éducation, à l’école… En 68, les slogans dénonçaient une société qui méprisait sa jeunesse&amp;nbsp; - «&amp;nbsp;Sois jeune et tais toi&amp;nbsp;! ». Depuis, c’est «&amp;nbsp;sois jeune et parle&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», car on considère que l’enfant a en lui-même un potentiel de créativité méconnu, et l’on n’est pas loin de penser que tout ce qu’il peut dire est nécessairement salutaire et&amp;nbsp; brillant…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Et s’il ne parle pas, c’est qu’il n’est pas «&amp;nbsp;normal&amp;nbsp;»… Alors, si c’est nécessaire, on pourra consulter les nombreux spécialistes de l’enfance qui ont les moyens psychologiques et pédagogiques de le faire parler… (il rit). C’est l’image inversée de l’enfant de l’ancien monde d’avant 68 qui a débouché sur une nouveau modèle éducatif dont les effets problématiques ont été longtemps masqués ou sous-estimés. À cette «&amp;nbsp;révolution culturelle&amp;nbsp;» va venir s’ajouter le développement du chômage de masse, la conjugaison des deux a produit des effets de déstructuration anthropologique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Selon vous, l’individualiste moderne qui peuple nos sociétés occidentales est un «&amp;nbsp;faux gentil&amp;nbsp;». Pourtant, à première vue, il a l’air assez sympathique : pacifique, zen, ouverts aux autres cultures… Que lui reprochez-vous&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J-P LG&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; J’essaie d’abord de comprendre comment fonctionne un individualisme de type nouveau. Pour le dire de façon schématique&amp;nbsp;: il est très autocentré et sentimental, se vit comme le centre du tout, en ayant tendance à penser que le monde est la prolongation de lui-même. Contrairement aux apparences, il n’est pas si «&amp;nbsp;ouvert&amp;nbsp;» à l’autre qu’il y paraît, considérant celui-ci avant tout selon sa mesure et son bon plaisir, en ayant quelques difficultés à comprendre que le monde est plus compliqué que le schéma binaire des gentils et des méchants. Cet individualisme est gentil avec les gens qui lui ressemblent mais supporte difficilement les contraintes, les échecs, les contradictions et les conflits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Cette structure de la personnalité est liée à une éducation historiquement inédite où les adultes ont placé les nouvelles générations dans des situations paradoxales. D’un côté, l’enfant a été extrêmement valorisé&amp;nbsp;: depuis des décennies, &amp;nbsp;il est &amp;nbsp;«&amp;nbsp;placé au centre&amp;nbsp;»… Le bambin est considéré comme un génie méconnu à qui l’on offre enfin la possibilité d’épanouir toutes ses potentialités créatrices qui s’affirment comme on ne l’avait jamais vu&amp;nbsp;auparavant&amp;nbsp;! Tous les enfants – c’est désormais comme une évidence –, sont des poètes qui s’ignorent&amp;nbsp;; on expose leur moindre gribouillis en les considérant sinon comme une œuvre d’art, du moins comme la preuve tangible de leur créativité… (il rit) D’ailleurs, globalement, les parents ne comprennent pas – de nombreux professeurs au bout du rouleau peuvent en témoigner – que l’aptitude brillante de leur bambin surinvesti par leurs attentes ne soit pas reconnue comme ils estiment qu’elle devrait l’être. En même temps: ces enfants sont&amp;nbsp; abandonnés…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Abandonnés&amp;nbsp;? Mais vous disez à l’instant qu’ils étaient surinvestis&amp;nbsp;et mis au centre de tout ?&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J-P LG&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; C’est là&amp;nbsp;tout le paradoxe&amp;nbsp;: abandonnés, oui, par des parents qui bien souvent rechignent aux devoirs qu’implique le fait d’avoir un enfant et de l’éduquer, de l’aider et de l’accompagner dans le cheminement qui l’amènera vers l’âge adulte avec l’autorité et les contraintes qui en découlent.&amp;nbsp;Du reste, ils n’ont pas trop le temps de s’en occuper. J’ai connu une féministe à la bonne époque qui disait à son enfant&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Tu ne m’empêcheras pas de vivre&amp;nbsp;ma vie. »&lt;/em&gt; Quelle phrase terrible… D’un côté «&amp;nbsp;l’enfant au centre&amp;nbsp;», celui qui est l’objet de toutes les attentions et d’un amour quasi fusionnel, celui qui correspond à l’image fantasmée que s’en font les adultes&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;celui qu’on montre et qu’on affiche volontiers comme un petit roi, et de l’autre l’enfant contraignant (et agité) qui agace et vient contrarier le désir de vivre sa vie comme on l’entend en toute autonomie.&amp;nbsp;Qu’on ne s’étonne pas alors de rencontrer de plus en plus en plus d’individus imbus d’eux-mêmes et prétentieux, en même temps que très anxieux et fragiles&amp;nbsp;: c’est le résultat d’un profond bouleversement de ce que j’appelle dans mon livre le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;nouveau&amp;nbsp;terreau éducatif&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, lié notamment à la conjugaison de l’«&amp;nbsp;enfant du désir&amp;nbsp;» et de la «&amp;nbsp;culture psy&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Dans votre livre, vous reprenez et développez la notion que feu votre ami, le sociologue Paul Yonnet, appelait «&amp;nbsp;l’enfant du désir d’enfant&amp;nbsp;» – le fait que l’enfant n’est désormais plus une donnée de la nature, mais le fruit d’un désir (1). Le problème avec ces analyses qui décortiquent les conséquences de ces bouleversements sociologiques, tout comme ceux entrainés par le travail des femmes (qu’Eric Zemmour a quasi décrété catastrophe humanitaire), c’est qu’on ne voit pas toujours quelles conclusions en tirer… Prônez-vous de remettre les femmes aux fourneaux&amp;nbsp;?, d’interdire la contraception&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J-P LG&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; Pas du tout&amp;nbsp;! Je pense que l’une des grandes luttes du xx&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle a été celle de la libération des femmes. Je suis très critique vis-à-vis de l’idéologie féministe qui a versé dans le fantasme de la toute puissance dans l’après 68 et continue sous d’autres formes aujourd’hui, mais cela n’implique pas de nier le caractère émancipateur du combat des femmes qui a traversé le siècle et participe de l’individualisme démocratique au bon sens du terme&amp;nbsp;: l’individu s’affirme comme un sujet autonome et responsable et ne se réduit pas au rôle social qu’on entend lui faire jouer. Comme je l’ai dit précédemment, cet individualisme a basculé à un moment donné vers de nouveaux horizons problématiques. Je ne veux pas pour autant revenir à la situation antérieure et je ne crois pas que cela soit possible. Je ne suis pas dans la nostalgie pavlovienne du «&amp;nbsp;c’était mieux avant&amp;nbsp;». Si vous me permettez cette nuance paradoxale, je suis conservateur au sein même de la modernité et à partir des acquis de la modernité (2), ce qui permet d’examiner le passé en toute liberté en essayant d’en dégager un certain nombre de leçons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans l’ancien type d’éducation, il y avait des violences, l’enfant était vu comme un petit animal à dresser, la famille s’ordonnait autour de la volonté du père, le statut du divorce était dur et l’on ne maîtrisait pas la contraception… Mais il ne suffit pas de dire cela pour être quitte en se donnant bonne conscience alors que les drames familiaux remplissent quotidiennement la rubrique des «&amp;nbsp;faits divers&amp;nbsp;». Dans le domaine de l’éducation comme dans beaucoup d’autres, nous sommes dans un rapport dépréciatif au passé qui le considère comme ringard sinon barbare. On est dans le simplisme et la caricature. La réalité est beaucoup plus ambivalente&amp;nbsp;: dans l’ancien monde, il y avait certes des aspects problématiques, cela pouvait être dur, injuste, mais les anciens n’étaient pas des «&amp;nbsp;abrutis&amp;nbsp;» ou des «&amp;nbsp;beaufs&amp;nbsp;» comme le gauchisme culturel l’a laissé entendre. Dans mon livre, j’ai voulu précisément mettre en lumière les conceptions différentes de la condition humaine qu’impliquent les anciennes et les nouvelles méthodes d’éducation. Cette mise en perspective de l’ancien et du nouveau monde permet de tirer des leçons. Il ne s’agit pas de croire que l’on pourrait appliquer pareillement les mêmes méthodes qu’auparavant, mais le passé peut être source d’inspiration et de rééquilibrage contre les impasses du nouvel individualisme et de ses méthodes d’éducation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont ces leçons&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J-P LG&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;L’éducation était antérieurement liée à une conception pour qui les contraintes, la limite, le tragique étaient considérés comme inhérents à la condition humaine, tout autant que les plaisirs de la vie, la sociabilité et la solidarité. Devenir adulte c’était accepter cette situation au terme de tout un parcours qui distinguait clairement et respectait les différentes étapes de la vie marquées par des rituels qui inséraient progressivement l’enfant dans la collectivité. C’est précisément cette conception qui s’est trouvée mise à mal au profit nom d’une conception nouvelle de l’enfance et de l’adolescence qui a érigé ces étapes spécifiques de la vie en des sortes de modèles culturels de référence. Valoriser les enfants et les adolescents en les considérant d’emblée comme des adultes et des citoyens responsables, c’est non seulement ne pas respecter la singularité de ces étapes de la vie, mais c’est engendrer à terme des «&amp;nbsp;adultes mal finis&amp;nbsp;» et des citoyens irresponsables. Aujourd’hui, il y a un écrasement des différentes étapes au profit d’un enfant qui doit être autonome et quasiment citoyen dès son plus jeune âge. Et qui doit parler comme un adulte à propos de tout et de n’importe quoi. On en voit des traces à la télévision tous les jours, par exemple quand un enfant vante une émission de télévision en appelant les adultes à la regarder ou pire encore dans une publicité insupportable pour Renault où&amp;nbsp;un enfant-singe-savant en costume co-présente les bienfaits d’une voiture électrique avec son homologue adulte… Cette instrumentalisation et cet étalage de l’enfant-singe sont obscènes et dégradants. Les adultes en sont responsables et les enfants victimes.&amp;nbsp;Paul Yonnet a été le premier à mettre en lumière non seulement l’émergence de «&amp;nbsp;l’enfant du désir&amp;nbsp;» mais celui du «&amp;nbsp;peuple adolescent&amp;nbsp;». Dans la société, la période de l’adolescence avec son intensité et ses comportements transgressifs a été mise en exergue comme le centre de la vie. Cette période transitoire de la vie semble durer de plus en plus longtemps, le chômage des jeunes n’arrange pas les choses et les «&amp;nbsp;adultes mal finis&amp;nbsp;» ont du mal à la quitter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Tout ce qui va au delà peut apparaître comme une forme de déchéance, une insertion difficile dans une réalité contraignante et insupportable au r
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            <name>Zed</name>
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        <title>Malaise dans la démocratie...</title>
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        <updated>2016-02-11T16:00:00+01:00</updated>
        <published>2016-02-11T16:00:00+01:00</published>
        <summary> Les éditions Stock viennent de publier un essai de  Jean-Pierre Le Goff...</summary>
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          &lt;p&gt;Les éditions Stock viennent de publier un essai de &lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff&lt;/strong&gt; intitulé &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Malaise dans la démocratie&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; Philosophe et sociologue, Jean-Pierre Le Goff a récemment publié &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La France morcelée&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Folio, 2008), &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2012/08/25/la-gauche-a-l-epreuve.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La gauche à l'épreuve : 1968 - 2011&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Tempus, 2011) et &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2012/10/10/la-fin-du-village.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La fin du village&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; (Gallimard, 2012). Il anime également le club de réflexion &lt;a href=&quot;http://www.politique-autrement.org/&quot;&gt;&lt;em&gt;Politique autrement&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5288848&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/02/2767073312.jpg&quot; alt=&quot;Malaise dans la démocratie.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot; Les bouleversements qui se sont produits des années 1960&amp;nbsp;à aujourd’hui et la « révolution culturelle » qui les a accompagnés&amp;nbsp;ont entraîné des fractures dans les pays démocratiques&amp;nbsp;révélant des conceptions contradictoires du rapport au travail,&amp;nbsp;de l’éducation, de la culture et de la religion.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Ce livre met en lumière les postures et les faux semblants&amp;nbsp;d’un conformisme individualiste qui vit à l’abri de l’épreuve du&amp;nbsp;réel et de l’histoire, tout en s’affirmant comme l’incarnation de&amp;nbsp;la modernité et du progrès. Il montre comment une nouvelle&amp;nbsp;conception de la condition humaine s’est diffusée en douceur à&amp;nbsp;travers un courant moderniste de l’éducation, du management,&amp;nbsp;de l’animation festive et culturelle, tout autant que par les&amp;nbsp;thérapies comportementalistes, le néo-bouddhisme et l’écologisme.&amp;nbsp;Une « bulle » angélique s’est ainsi construite tandis que&amp;nbsp;la violence du monde frappe à notre porte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Faute d’affronter ces questions, les démocraties se&amp;nbsp;condamnent à demeurer aveugles sur leurs propres faiblesses&amp;nbsp;internes qui les désarment face aux nouveaux désordres du&amp;nbsp;monde et aux ennemis qui veulent les détruire. Camus disait :&amp;nbsp;« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le&amp;nbsp;monde. La mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas. Mais&amp;nbsp;sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher&amp;nbsp;que le monde se défasse. » Cet impératif est plus que jamais&amp;nbsp;d’actualité. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>Le fleuve de gauche est revenu dans son lit libéral...</title>
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        <updated>2015-09-30T10:00:00+02:00</updated>
        <published>2015-09-30T10:00:00+02:00</published>
        <summary>    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d' Éric Zemmour...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'&lt;strong&gt;Éric Zemmour&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;sur&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rtl.fr/emission/z-comme-zemmour&quot;&gt;RTL&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, datée du 29 septembre &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;2015 et consacrée &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;aux relations étroites qui unissent la gauche et le libéralisme...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/x3820c6&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>De la famille clanique au couple parental homosexuel...</title>
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        <updated>2015-09-05T16:02:00+02:00</updated>
        <published>2015-09-05T16:02:00+02:00</published>
        <summary>  Les éditions Kontre Kulture viennent de publier sous la signature de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les éditions Kontre Kulture viennent de publier sous la signature de &lt;strong&gt;Damien Viguier &lt;/strong&gt;un essai intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;De la famille au couple parental homosexuel&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui constitue le premier tome de leur collection &lt;em&gt;Leçons de droit&lt;/em&gt;. Avocat, Damien Viguier est docteur en droit privé et en sciences criminelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5145565&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/00/1287073739.png&quot; alt=&quot;Leçons de droit 1.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot; Parmi les critères qui différencient les peuples dits sauvages des sociétés civilisées, on trouve l'existence du Droit. Censée organiser la société, régler les conflits selon des règles connues de tous, la Loi est le reflet de l'âme d'une époque. Comprendre comment elle évolue, ce qu'elle implique et ce qu'elle révèle nous plonge dans les rouages d'une machinerie qui nous dirige et nous formate tout à la fois.&amp;nbsp;Parce qu'elle permet d'échapper&amp;nbsp;à la pensée binaire, cette compréhension&amp;nbsp;est&amp;nbsp;également le premier pas vers une libération. Premiers pas que ces&amp;nbsp;Leçons de Droit, rédigées&amp;nbsp;dans un style accessible à tous, vous proposent d'accomplir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Tout entières dirigées vers la perpétuité du clan, et cela même dans leurs exceptions et leurs assouplissements, les législations anciennes ont permis à ce qui étaient de simples dérogations de devenir de nouvelles normes, brisant dès lors l'organisation de la société en clans pour introduire le règne de la «&amp;nbsp;famille bourgeoise&amp;nbsp;». Ceux qui clament «&amp;nbsp;un enfant, c'est un papa et une maman&amp;nbsp;», en réaction à l'instauration du «&amp;nbsp;mariage pour tous&amp;nbsp;», ne réalisent pas que la révolution anthropologique qu'ils dénoncent tient moins à&amp;nbsp;l'élargissement du mariage aux couples homosexuels qu'à cette révolution plus ancienne, commencée sous Justinien et fortement accélérée à la Révolution, qui initia l'émiettement des structures familiales, en vertu de l'égalité par l'indifférenciation des sexes. C'est la promotion même du ménage formé d'un homme et d'une femme, «&amp;nbsp;brique&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;cellule fondamentale&amp;nbsp;» de notre structure sociale, et au nom duquel se fait la lutte contre le mariage pour tous, qui, en réalité, y a mené. Suite logique de l'évolution du Droit qui, en même temps qu'elle a abouti aux unions et aux filiations homosexuelles, a conduit à l'atomisation d'une société, et&amp;nbsp;in fine&amp;nbsp;à l'individualisme que nous connaissons aujourd'hui. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Europa Patria Nostra</name>
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        <title>Généalogie de l'individualisme moderne</title>
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        <updated>2015-01-20T10:09:00+01:00</updated>
        <published>2015-01-20T10:09:00+01:00</published>
        <summary>  Généalogie de l'individualisme moderne     par Edouard Rix      Ex:...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; color: #3366ff; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;Généalogie de l'individualisme moderne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;par Edouard Rix&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ex: &lt;a href=&quot;http://tpprovence.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;http://tpprovence.hautetfort.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;entry&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4827648&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://vouloir.hautetfort.com/media/00/01/470559729.jpeg&quot; alt=&quot;louis dumont,individualisme,philosophie&quot; /&gt;S’interroger sur la filiation de l’individualisme moderne, c’est poser la question des origines et de l’évolution historique d’un des principes fondateurs de nos sociétés contemporaines.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le terme “individualisme“ recouvre les notions les plus hétérogènes que l’on puisse imaginer&amp;nbsp;» (1) écrivait le sociologue Max Weber dans &lt;em&gt;L’Ethique protestante et l’Esprit du capitalisme&lt;/em&gt;. Nous définirons l’individualisme comme une dimension de l’idéologie moderne qui érige l’individu, en tant qu’être moral, en valeur suprême.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;De la famille à l’individu&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Pour établir notre généalogie de l’individualisme moderne, nous commencerons par les travaux d’un juriste britannique, sir Henry Sumner Maine. Ce dernier, grand spécialiste du droit comparé, est l’auteur d’un ouvrage publié en 1861 et qui a connu de nombreuses rééditions, &lt;em&gt;Ancient Law&lt;/em&gt;, dans lequel il examine les concepts juridiques des sociétés anciennes en s’appuyant sur le droit romain, les systèmes juridiques de l’Inde et de l’Europe orientale, ou encore les jurisprudence contemporaines.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Selon Maine, les sociétés humaines ont connu successivement deux grands principes d’organisation &amp;nbsp;politique&amp;nbsp;: la parenté de sang, puis la communauté de territoire. Dans un chapitre intitulé «&amp;nbsp;La société primitive et l’ancien droit&amp;nbsp;», consacré au droit dans les sociétés archaïques, il écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’histoire des idées politiques commence, en fait, avec l’idée que la parenté de sang est la seule base possible d’une communauté de fonctions politiques&amp;nbsp;; et aucun de ces renversements de sentiments que nous appelons solennellement révolutions n’a été si surprenant et si complet que le changement survenu lorsque quelque autre principe, celui de contiguïté locale par exemple, fut établi pour la première fois comme base d’une action politique commune&amp;nbsp;» (2). Sa thèse est limpide&amp;nbsp;: c’est lorsque le cadre territorial s’est substitué aux liens de parenté comme fondement du système politique que l’organisation sociale moderne que nous connaissons est apparue.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Pour Maine, tout commence avec la famille&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la famille est le type même de la société archaïque&amp;nbsp;». Pour retracer l’histoire des sociétés les plus anciennes, il va s’appuyer, dans son enquête, sur des sources variées&amp;nbsp;: les observations des contemporains, les archives, mais surtout les institutions et les systèmes juridiques primitifs qui se sont transmis jusqu’à nos jours. Il analyse ainsi les premiers chapitres de la &lt;em&gt;Genèse, &lt;/em&gt;où l’organisation politique de la société apparaît fondée sur le pouvoir patriarcal. Utilisant également la littérature antique, il cite le passage de &lt;em&gt;l’Odyssée&lt;/em&gt; concernant les cyclopes&amp;nbsp;: pour Homère, ces monstres incarnent «&amp;nbsp;le type de civilisation étrangère et moins avancée&amp;nbsp;» (3). Les cyclopes n’avaient ni assemblées, ni&lt;em&gt; thémistes&lt;/em&gt;, et les chefs de famille exerçaient le pouvoir sur leurs épouses et leur descendance. Dans la Grèce ancienne et à Rome, Maine trouve la trace des groupes de filiation à partir desquels s’est constitué l’Etat. On peut donc supposer que les premières communautés politiques apparurent partout ou les familles, au lieu d’éclater à la mort du patriarche qui les dirigeait, gardèrent leur unité. Les institutions romaines ont conservé les vestiges de cette tradition&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le groupe élémentaire est la Famille, rattachée au plus ancien descendant mâle. L’agrégation des Familles forme le Gens ou la Maison. L’agrégation des tribus constitue l’Etat (Commonwealth)&amp;nbsp;» (4). Maine en conclut que l’idée d’un lien lignager commun est une donnée fondamentale des sociétés archaïques.&amp;nbsp;Ce phénomène est commun aux Indo-européens qui retracent leurs origines à partir d’un même rameau familial.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Les thèses de Maine sur les origines lignagères de la sociétés sont à mettre en rapport avec les discussions sur le droit naturel. Pour Maine, l’état de nature est une notion «&amp;nbsp;non historique, invérifiable&amp;nbsp;», de même que l’idée de contrat social qui est au centre des doctrines philosophiques. Sa position est à l’opposé des thèses défendues par Hobbes, Locke et Rousseau. Pour lui, les philosophes voient l’état de nature, l’état d’avant l’Etat, avec les yeux de l’individualisme moderne, présupposant l’existence d’un contractualisme avant l’heure.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4827649&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://vouloir.hautetfort.com/media/00/02/3171523549.jpg&quot; alt=&quot;louis dumont,individualisme,philosophie&quot; /&gt;Au modèle de l’autorité patriarcale, les sociétés modernes opposent une autre conception du lien politique, la cellule de base n’étant plus la famille mais l’individu. «&amp;nbsp;L’unité de la société archaïque était la famille, celle de la société moderne est l’individu&amp;nbsp;» (5) insiste-t-il. La grande nouveauté du monde moderne, c’est le remplacement du lien statutaire qui prévalait dans les sociétés anciennes par la relation purement contractuelle. Comme le résume Maine dans un célèbre aphorisme&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le mouvement progressif des sociétés jusqu’à nos jours a été un mouvement du &lt;em&gt;status au contrat&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» (6). Certes, au XIXème siècle, il n’a pas été le seul à opposer le caractère individualiste des sociétés modernes aux sociétés archaïques communautaires. Tocqueville, par exemple, a fort bien analysé le développement et le triomphe de l’individualisme dans l’Amérique démocratique et, au-delà les pays développés d’Occident. De même, dans &lt;em&gt;Gemeinschaft und Gesellschaft&lt;/em&gt;, publié en 1887, Ferdinand Tonnies oppose la communauté (&lt;em&gt;gemeinschaft), &lt;/em&gt;unité organique, à la société&lt;em&gt; (gesellschaft&lt;/em&gt;), construction mécanique et rationalisée. «&amp;nbsp;Maine inaugure une pensée du politique à deux vitesses, selon laquelle une scission fondamentale sépare archaïsme et modernité, ou, selon une formulation plus moderne, sociétés holistes et sociétés individualistes&amp;nbsp;» (7) écrit Marc Abélès dans &lt;em&gt;Anthropologie de l’Etat&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Sociétés holistes et sociétés individualistes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;C’est à Louis Dumont, dont l’œuvre embrasse l’ensemble des domaines des sciences sociales (sociologie, anthropologie, philosophie, histoire, droit et sciences politiques), que l’on doit l’analyse la plus pertinente sur les concepts d’individualisme et d’holisme, permettant une appréhension nouvelle de la modernité. En effet, Dumont distingue les sociétés traditionnelles de la société moderne. «&amp;nbsp;Dans les premières, écrit-il, comme par ailleurs dans&lt;em&gt; la&lt;/em&gt; &lt;em&gt;République&lt;/em&gt; de Platon, l’accent est mis sur la société dans son ensemble, comme Homme collectif&amp;nbsp;; l’idéal se définit par l’organisation de la société en vue de ses fins (et non en vue du bonheur individuel)&amp;nbsp;; il s’agit avant tout d’ordre, de hiérarchie, chaque homme particulier doit contribuer à sa place à l’ordre global et la justice consiste à proportionner les fonctions sociales par rapport à l’ensemble&amp;nbsp;» (8). Le sociologue qualifie ce type de sociétés de «&amp;nbsp;holiste&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Il poursuit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Pour les modernes au contraire, l’Etre humain c’est l’homme “élémentaire“, indivisible, sous sa forme d’être biologique et en même temps de sujet pensant. Chaque homme particulier incarne en un sens l’humanité entière. Il est la mesure de toute chose (…) Le royaume des fins coïncide avec les fins légitimes de chaque homme, et ainsi les valeurs se renversent. Ce qu’on appelle encore “société“ est le moyen, la vie de chacun est la fin. Ontologiquement la société n’est plus, elle n’est plus qu’un donné irréductible auquel on demande de ne point contrarier les exigences de liberté et d’égalité&amp;nbsp;» (9). Dumont constate que «&amp;nbsp;parmi les grandes civilisations que le monde a connues, le type holiste de société a prédominé&amp;nbsp;» (10). Il ajoute que «&amp;nbsp;tout se passe même comme s’il avait été la règle, à la seule exception de notre civilisation moderne et de son type individualiste de société&amp;nbsp;» (11). La civilisation européenne est donc, à l’origine, une civilisation holiste, la société y étant perçue comme une communauté, comme un tout organique auquel on appartient par héritage.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ce n’est pas en tant qu’individu, note Jean-Pierre Vernant, que l’homme grec respecte ou craint un dieu, c’est en tant que chef de famille, membre d’un genos, d’une phratrie, d’un dème, d’une cité&amp;nbsp;». De même, aucune tradition philosophique classique ne pose l’homme comme un individu isolé. Ainsi, pour Aristote, l’homme est par nature un &lt;em&gt;zoon politikon&lt;/em&gt;, un animal politique, qui n’est nullement détaché des autres hommes. Toutefois, «&amp;nbsp;la transition dans la pensée philosophique de Platon et d’Aristote aux nouvelles écoles de la période hellénistique montre une discontinuité&amp;nbsp;», souligne Louis Dumont, «&amp;nbsp;l’émergence soudaine de l’individualisme&amp;nbsp;» (12). En effet, précise-t-il, «&amp;nbsp;alors que la &lt;em&gt;polis&lt;/em&gt; était considérée comme autosuffisante chez Platon et Aristote, c’est maintenant l’individu qui est censé se suffire à lui-même. Cet individu est, soit supposé comme un fait, soit posé comme un idéal par les épicuriens, cyniques et stoïciens tous ensemble&amp;nbsp;» (13).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Dans son ouvrage, désormais classique, &lt;em&gt;A History of Political Theory&lt;/em&gt;, Georges Sabine classe les trois écoles philosophiques comme différentes variétés de “renonciation“ (14). En effet, ces écoles enseignent la sagesse, et pour devenir un sage, il faut d’abord renoncer au monde… Comment interpréter la genèse de cet individualisme philosophique&amp;nbsp;? Dumont l’explique ainsi&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’activité philosophique, l’exercice soutenu par des générations de penseurs de l’enquête rationnelle, doit avoir par lui-même nourri l’individualisme, car la raison, si elle est universelle en principe, œuvre en pratique à travers la personne&amp;nbsp; particulière qui l’exerce, et prend le premier plan sur toutes choses, au moins implicitement&amp;nbsp;» (15). Si Platon et Aristote, après Socrate, avaient su reconnaître que l’homme est essentiellement un être social, leurs successeurs hellénistiques posèrent comme idéal supérieur celui du sage détaché de la vie sociale. La ruine de la polis grecque et l’unification du monde – Grecs et Barbares confondus – sous l’égide de l’empire universel d’Alexandre, événement historique sans précédent, aura sans doute favorisé l’avènement de cet individualisme.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;L’individualisme chrétien&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Ainsi que l’a montré Louis Dumont dans ses travaux, c’est avec le christianisme que l’individualisme fait véritablement son apparition dans l’espace mental européen, de pair avec l’égalitarisme et l’universalisme.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;L’universitaire écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il n’y a pas de doute sur la conception fondamentale de l’homme née de l’enseignement du Christ&amp;nbsp;: comme l’a dit Troeltsch, l’homme est un individu-en-relation-avec-Dieu, ce qui signifie, à notre usage, un individu essentiellement hors du monde&amp;nbsp;» (16). Et d’ajouter&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La valeur infinie de l’individu est en même temps l’abaissement, la dé-valuation du monde tel qu’il est&amp;nbsp;: un dualisme est posé, une question est établie qui est constitutive du christianisme et traversera toute l’histoire&amp;nbsp;» (17). Il précise&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il suit de l’enseignement du Christ et ensuite de Paul que le chrétien est un “individu-en-relation-à Dieu. Il y a, dit Ernst Troelsch, “individualisme absolu et universalisme absolu“ en relation à Dieu. L’âme individuelle reçoit valeur éternelle de sa relation filiale à dieu, et dans cette relation se fonde également la fraternité humaine&amp;nbsp;: les chrétiens se rejoignent dans le Christ dont ils sont les membres&amp;nbsp;» (18). Conclusion&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’individu comme valeur était alors conçu à l’extérieur de l’organisation sociale et politique donnée, il était en dehors et au-dessus d’elle, un individu-hors-du-monde&amp;nbsp;» (19). A l’aide de l’exemple indien, Dumont soutient que l’individualisme n’aurait pas pu se développer autrement à partir du holisme traditionnel.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La relation de l’individu et du monde va subir toute une évolution dans la conception chrétienne. Dans un premier temps, correspondant à l’époque du christianisme primitif, l’opposition au monde est très forte. Les obligations sociales, confondues avec le service des valeurs païennes, sont niées&amp;nbsp;; la vie dans le monde est à la fois une condition et un obstacle au salut individuel. Dans un deuxième temps, l’Eglise ayant triomphé du paganisme, revendique son droit au pouvoir politique. La conversion de l’Empereur et ensuite de l’Empire impose à l’Eglise une relation plus étroite à l’Etat. Elle se «&amp;nbsp;mondanise&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: ce qui est du monde devient simplement subordonné à ce qui est hors-du-monde. Du même coup, l’individualisme, porteur de l’élément extramondain, peut se développer librement au détriment de la communauté. Cette «&amp;nbsp;mondanisation&amp;nbsp;» s’opère en deux étapes. D’abord, le pape Gélase développe une théorie de la relation entre l’Eglise et l’Empereur qui aboutit à une dyarchie hiérarchique, faisant la distinction hiérarchique entre l’&lt;em&gt;auctoritas&lt;/em&gt; du prêtre et la&lt;em&gt; potestas&lt;/em&gt; du souverain. Le prêtre est subordonné au souverain dans les affaires mondaines qui concernent l’ordre public. On a affaire à une «&amp;nbsp;complémentarité hiérarchique&amp;nbsp;» (20). Puis, au VIIIème siècle, se produit un changement majeur. Les papes rompent leurs liens avec Byzance et s’arrogent le pouvoir temporel suprême en Occident. L’Eglise prétend maintenant régner, directement ou indirectement, sur le monde, ce qui signifie que l’individualisme chrétien est maintenant engagé dans le monde à un degré sans précédent.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Tels sont les stades de la transformation de l’individu-hors-du-monde à l’individu-dans-le-monde&amp;nbsp;: l’individu chrétien, étranger au monde à l’origine, s’y trouve progressivement de plus en plus profondément impliqué. L’Histoire de l’Europe chrétienne va devenir l’Histoire de la diffusion progressive de l’individualisme. «&amp;nbsp;Par étages, la vie mondaine sera ainsi contaminée par l’élément extramondain jusqu’à ce que, finalement, l’hétérogénéité du monde s’évanouisse entièrement. Alors le champ entier sera unifié, le holisme aura disparu de la représentation, la vie dans le monde sera conçue comme pouvant être entièrement conformée à la valeur suprême, l’individu hors-du-monde sera devenu le moderne individu-dans-le-monde&amp;nbsp;» (21).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Laïcisation de l’individualisme&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;L’étape suivante est la laïcisation. A partir de la Renaissance, le christianisme, confronté à la Réforme protestante, ne peut plus organiser naturellement la vie collective. La religion «&amp;nbsp;cesse le garant d’une structure hiérarchique&amp;nbsp;: elle révèle, au plan politique, sa charge égalitaire&amp;nbsp;» écrit Paul Claval (22).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>La terreur des mots : ceci n'est pas un attentat !...</title>
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        <updated>2014-12-26T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2014-12-26T10:00:00+01:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue cueilli sur le site &lt;a href=&quot;http://idiocratie2012.blogspot.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;Idiocratie&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré aux &quot;actes isolés&quot; qui ont marqué l'actualité de ces derniers jours...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4825717&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/01/409857415.jpg&quot; alt=&quot;Bombe.jpg&quot; width=&quot;473&quot; height=&quot;355&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif; font-size: large;&quot;&gt;La terreur des mots, ceci n'est pas un attentat&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce n’est pas possible. C’est inconcevable. On nous avait pourtant promis la fin de l’histoire, la fin des guerres, la fin des frontières, la fin des religions, la fin des fanatismes, la fin des fins, la vraie der des ders, et voilà que ça repart. Nous étions pourtant bien tranquilles entre Européens, dans le petit vase clos de notre espace Schengen, convaincus d’avoir pour de bon réussi à abolir le passé, le présent et l’avenir, pour rêver d’un futur sans lendemain, un présent perpétuellement remis à jour&amp;nbsp;: le jour sans fin, le vrai. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Et voilà que, pour commencer, l’ours russe sort les griffes, furieux qu’on lui piétine les pattes tandis que le sommeil de l’Europe au bois dormant est troublé par des fous furieux, dont il est impossible d’évaluer le nombre et qu’aucun plan vigipirate ne peut arrêter, répondant à l’appel de Daesh et se mettant en tête de &lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/societe/1504883-20141219-nouvelle-video-daesh-faites-exploser-france&quot;&gt;faire exploser la France&lt;/a&gt; en fonçant sur des piétons dans un marché de Noël ou en attaquant un commissariat. Tandis que l'on était occupé dans les journaux à débattre du cas Zemmour ou de la place des crèches de Noël dans les mairies, la réalité s’est rappelée à notre mauvais souvenir. Le réveil est forcément un peu difficile. Madame le Procureur de la République à Dijon a avancé que le forcené qui a blessé treize personnes dans sa ville n'était qu'un simple déséquilibré dont les actes &lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/justice/dijon-il-ne-s-agit-absolument-pas-d-un-acte-terroriste-22-12-2014-1891720_2386.php&quot;&gt;ne relevaient pas de l'entreprise terroriste&lt;/a&gt;. Comme si tous les types qui décapitent, roulent sur des piétons ou abattent des fillettes dans les cours d'école au nom de l'Islam n'étaient pas des déséquilibrés. Mais le procureur de Dijon avance que le fou furieux a simplement crié &quot;Allahu Akbar&quot; pour se donner du coeur à l'ouvrage. Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur a d’ailleurs confirmé ces propos relayés par les &lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/attaques-en-serie-un-desequilibre-n-est-pas-un-terroriste_1635207.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;grands médias&lt;/a&gt;. Il est donc établi qu’un type qui fonce à cinq reprises dans la foule en hurlant &quot;Allahu Akbar&quot; ne commet pas d'attentat. Il a simplement un coup de chaud, ce n'est pas un acte terroriste. Ceci n'est pas une pipe, écrivait Magritte en peignant une pipe. La langue de bois est devenue une véritable œuvre d'art contemporaine, à force d'absurdité. Les Mac Carthy et Jeff Koons peuvent aller se rhabiller, leurs provocations font pâle figure à côté des perles langagières qui dérivent dans l'immensité du vide politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais en dépit de ces exorcismes médiatiques, le ready-made assassin a fait des émules, malheureusement pour le procureur de Dijon et Bernard Cazeneuve et surtout pour les victimes. Deux heures après Dijon, c'est Nantes qui était la cible d'un autre &quot;déséquilibré&quot;, choisissant lui de foncer à travers un marché de Noël et faisant onze blessés. Vingt ou trente minutes après l'attentat, les médias ont attendu avec angoisse que l'on confirme ou non la nouvelle: le conducteur avait-il crié lui aussi &quot;Allahu Akhbar&quot;? Il s'agissait de pouvoir labelliser avec certitude ce deuxième acte de violence, comme si la cible choisie pour l'attaque&amp;nbsp; n'était pas assez symbolique. Le président annonçait la tenue d'une réunion ministérielle d'urgence, dont il ressortira sans doute qu'il convient désormais d'interdire les marchés de Noël ou d'apposer sur les tableaux de bord des voitures des autocollants invitant à la modération religieuse avant de prendre le volant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ceux qui prétendent en Irak ou en Syrie servir l'Islam&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;traditionaliste&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;sont des déséquilibrés au même&amp;nbsp;titre que ceux qui se jettent en voiture dans la foule ou ceux qui décident d'aller &quot;faire le djihad&quot; dans leur califat de déséquilibrés. Etait-il vraiment utile de préciser que ces fous de dieu sont des fous furieux ? Ces fous-là d’ailleurs ne servent ni dieu ni aucune sorte de tradition. Le fondamentalisme de Daesh et de ses multiples excroissances fanatisées n’est qu’un nihilisme parmi d’autres. L’islamisme renouvelé de 2014 ne propose qu’une table rase sommaire et ultra-radicale&amp;nbsp;: plus de culture, plus de religion, plus d’histoire, seulement une sorte de mystique dévoyée mêlant la sacralisation de la violence à une caricature de théocratie qui séduit tous les laissés pour compte et les ratés, tous les &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Le-perdant-radical-hommes-terreur/dp/2070781771&quot;&gt;perdants radicaux&lt;/a&gt;, comme l’écrivait Enzensberger, choisissant de se reconvertir en soldats de dieu après avoir cessé de révérer le dieu Argent, lassés de ne pas devenir les petits arrivistes qu’ils rêvaient d’être. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ceci devrait poser question à l’Islam dans lequel cette «&amp;nbsp;nouvelle radicalité&amp;nbsp;» prétend trouver ses racines et sa justification morale. Cela devrait aussi poser question à l’imam de Lunel, ce prétendu religieux qui cautionne la barbarie nihiliste au nom des «&amp;nbsp;enfants de la Palestine&amp;nbsp;», comme le chauffard en croisade de Dijon prétendait agir «&amp;nbsp;par empathie avec les enfants de Tchétchénie&amp;nbsp;».&amp;nbsp; Cela devrait enfin interroger les sociétés qui produisent ou accueillent ce genre de fanatiques sans oser les nommer clairement, une société qui fait tellement profession de se détester qu’elle est une cible parfaite pour cet Islam-là qui se rêve à nouveau guerrier et conquérant, une société qui oppose sa propre vacuité au vide de «&amp;nbsp;cette religion sans culture&amp;nbsp;», de cette «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/La-sainte-ignorance-religion-culture/dp/2020932660&quot;&gt;Sainte Ignorance&amp;nbsp;&lt;/a&gt;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La ridicule affaire des crèches de Noël a montré à quel point une minorité agissante raisonne encore en France, comme si nous étions encore au XIXe siècle ou coincés pour l’éternité dans un mauvais Don Camillo&amp;nbsp;: ces «&amp;nbsp;libres penseurs&amp;nbsp;» prisonniers de leurs dogmes qui ne supportent rien de leur propre culture, ces antifas qui chassent les spectres d’une histoire qu’ils ne connaissent pas pour mieux ignorer les excès d’un monde qu’ils ne veulent pas voir. Le nihilisme de Daesh, des jeunes djihadistes ou des déséquilibrés qui attaquent les commissariats ou foncent sur les marchés en hurlant «&amp;nbsp;Allahu Akhbar&amp;nbsp;» répond au nihilisme d’une société qui renonce à son histoire, qui renonce à exister et qui renonce même à nommer ses agresseurs, de peur qu’ils la frappent plus durement. Il fut un temps où Sartre compagnon de route enjoignait de prêcher le mensonge pour ne pas désespérer Billancourt. Aujourd’hui, alors que la gauche se fiche bien de Billancourt, il faut intervenir en Irak&amp;nbsp; mais pas à Kobané pour éviter de tuer un jeune djihadiste français, de même qu’après trois actes de terreur, certes perpétrés par des individus isolés mais revendiqués au même cri d’ «&amp;nbsp;Allahu Akhbar&amp;nbsp;», il faut parler de déséquilibrés pour ne pas désespérer les banlieues. Les pouvoirs publics semblent tétanisés à l’idée de nommer l’islamisme ou le terrorisme au lieu de continuer à parler d’actes isolés, sans aucun lien les uns avec les autres. Bien sûr qu’il s’agit d’actes isolés mais il existe un lien tellement évident entre ces trois attaques, qui ont eu lieu pour certaines à quelques heures d’intervalle, qu’il paraît presque surréaliste de le nier. Il s'agit bien de crimes directement liés à l’islam fondamentaliste, un islamisme qui se donne les apparences du traditionalisme mais qui ne représente en réalité qu'un avatar intégriste et sérieusement déséquilibré de notre modernité elle-même en piteux état. Cette espèce de mascarade islamo-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;nietzschéenne pour imam en basket et petits aspirants-bourreaux fait mine de se dresser contre la réussite tapageuse de l'occident pour mieux prendre pour modèle sa décrépitude&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;, caricaturant à travers les explosions de violence individuelle l’atomisation et la fragmentation de notre société, transformant les revendications individuelles insatisfaites en un radicalisme religieux qui prend le relais d’un modèle d’intégration en panne et suscite aujourd’hui des vocations chez les populations autochtones comme allogènes. Confrontés à cette menace qui nous est pourtant familière, nous sommes désarmés par des années d’autoflagellation et de terrorisme intellectuel tandis que nos dirigeants sont tétanisés par la crainte de ne pouvoir préserver la paix sociale ou de «&amp;nbsp;stigmatiser&amp;nbsp;», faute suprême, péché mortel. On voit donc la batterie habituelle d'experts nous expliquer que le tueur à la voiture qui se mutile avant d'être pris est &quot;borderline&quot;. Que le déséquilibré n'est pas un terroriste car il n'a pas de plan organisé. Peut-être n'ont-ils pas compris que le terrorisme contemporain est plus sauvage est plus imprévisible qu'ils ne peuvent le prévoir car il recrute aujourd'hui, pour sa nouvelle croisade, au sein des cohortes de déséquilibrés dont notre société a patiemment nourri les psychoses, généreusement accueilli le mépris et&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;complaisamment&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;entretenu la haine. Notre société ne&amp;nbsp;peut pas nommer clairement aujourd'hui cet ennemi car cela impliquerait de nommer tout aussi clairement son impuissance et sa lâcheté. Nous n’avons pas besoin de Daesh ou de ses émules pour nous faire peur&amp;nbsp;: quand il s’agit de nommer nos maux, nous sommes terrorisés par nos propres mots.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Cambria,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des idiots&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Idiocratie&lt;/em&gt;, 23 décembre 2014)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le spectacle de l'insignifiance...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2014/09/07/le-spectacle-de-l-insignifiance-5442440.html" />
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        <updated>2014-09-09T10:00:00+02:00</updated>
        <published>2014-09-09T10:00:00+02:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par le sociologue...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par le sociologue Jean-Pierre Le Goff au&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt; Figaro&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré à la désacralisation du pouvoir politique. On lira, en particulier, avec intérêt la conclusion...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4682137&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/01/3830588537.jpg&quot; alt=&quot;Trierweiler.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff : «Scandales, révélations... Nous assistons au spectacle de l'insignifiance»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;FigaroVox &lt;/strong&gt;: &lt;strong&gt;Dans quelle mesure le livre de Valérie Trierweiler dégrade-t-il la politique?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff &lt;/strong&gt;: Ce livre n'est pas seulement le déballage et la revanche d'une femme humiliée. L'auteur du livre a participé aux côtés du Président de la République aux cérémonies officielles ; elle a occupé pendant quelque temps une fonction à l'Élysée qui dépasse sa personne privée. Ce livre dévoile et met en question les comportements du chef de l'État qui n'est pas un individu comme tout le monde, mais il incarne et représente le pays à travers sa fonction. Qu'ils le veuillent ou non, les deux protagonistes ont un statut particulier qui les distingue des citoyens ordinaires. C'est cette dimension symbolique essentielle à la représentation qui est déniée quand on veut en faire une simple affaire privée de règlement de comptes au sein d'un couple qui s'est séparé, comme on en voit beaucoup aujourd'hui. Ce déni et l'irresponsabilité politique qui l'accompagne sont symptomatiques d'un individualisme nouveau en politique pour qui le rapport à l'institution, les contraintes et les sacrifices qu'implique le service de l'État et du pays ne vont plus de soi. Après la publication des photos de l'escapade de François Hollande à scooter dans &lt;em&gt;Closer&lt;/em&gt;, la publication de ce livre est un nouveau coup porté à l'autorité politique, au plus haut sommet de l'État, dans un moment particulièrement critique marqué par une crise politique et l'impuissance face au chômage de masse, sans compter les effets délétères sur l'image de la France dans le monde. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;La proximité qu'affichent les politiques avec «les vrais gens» n'est-elle pas la cause profonde de ce genre d'événements?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff &lt;/strong&gt;: Cet événement s'inscrit dans un processus d'érosion de la dimension transcendante de l'État et de dévalorisation de la représentation politique auquel les hommes politiques ont participé. Ils portent une responsabilité particulière, à gauche comme à droite, dans la mesure où beaucoup ont voulu donner à tout prix une image d'eux-mêmes qui soit celle de tout un chacun. Après les années gaulliennes et ce qu'on a appelé la «monarchie républicaine», le rapprochement entre l'État et la société a marqué une nouvelle étape démocratique. Les présidences de Georges Pompidou et de Valéry Giscard, d'Estaing puis celles de Mitterrand et de Chirac ont développé un nouveau lien entre gouvernants et gouvernés, tout en maintenant, tant bien que mal, la distance nécessaire. Mais très vite, avec le déclin du sens historique et de l'institution, beaucoup d'hommes politiques ont fait du surf sur les évolutions sociétales problématiques en espérant en tirer quelques profits électoraux. Dès les années 1980-1990, on a vu apparaître sur les plateaux de télévision le mélange des genres entre des animateurs de télévision plus ou moins drôles, des personnalités du show-biz et des politiques cherchant une notoriété à bon compte, au risque de l'insignifiance et du ridicule. Certains hommes politiques se sont mis à la chansonnette, racontant leur vie ou faisant visiter par le menu leur appartement devant les caméras. À la même époque, les premières émissions de déballage psychologique en direct ont vu le jour, avec une nouvelle catégorie d'animateurs-psychologues au style décontracté. Les chaines du service public ont suivi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;La campagne de 2007 fut une étape décisive? &lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La campagne présidentielle de 2007 a franchi une nouvelle étape en faisant apparaître une génération d'hommes et de femmes politiques élevés et éduqués dans une nouvelle époque marquée par l'érosion des repères symboliques de l'autorité et l'«ère du vide» des années 1980. Cette génération a poussé plus loin la volonté d'être à tout prix «proche des vrais gens», en faisant valoir le thème de la souffrance et une subjectivité quelque peu débridée dans le domaine sentimental comme dans les autres. Durant la campagne pour l'élection à la plus haute fonction de l'État, les démêlés sentimentaux de Nicolas Sarkozy et ceux de Ségolène Royal ont donné lieu à un feuilleton politico-médiatique comme on n'en avait encore jamais vu. Dans l'émission de télévision «Saga», la candidate a demandé François Hollande en mariage, sans du reste que le principal intéressé ait été mis préalablement au courant. En pleine soirée électorale du second tour des législatives, la «séparation du couple Hollande-Royal» a constitué un «événement» que les journalistes ont cru bon de mettre en avant face à des hommes politiques traditionnels visiblement décontenancés. Quelques années plus tard, en 2008, on assistera à une opération semblable dans un autre domaine, quand Raymond Domenech tentera de masquer sa responsabilité dans l'échec de l'équipe de France de Football, en faisant sa demande en mariage en direct à la télévision.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le nouveau style politique s'est développé dans les années suivantes avec un ministre de l'intérieur qui reçoit torse nu des journalistes en pratiquant des jugements à l'emporte pièce sur ses «amis» politiques, un président de la République qui grimpe les marches de l'Élysée en tenue de jogger, déclare tout bonnement qu'«avec Clara, c'est du sérieux», ou encore un président qui se veut «normal» en prenant le train comme tout le monde, trompant sa compagne et s'éclipsant discrètement de l'Élysée à scooter pour retrouver sa nouvelle conquête… La «normalité» s'étend désormais au nouvel état des mœurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;À force de se présenter comme des hommes ordinaires, les femmes et les hommes politiques dévalorisent eux-mêmes leur rôle et leur fonction. Le discours politique officiel tend désormais à s'aligner sur un «franc parler» qui fait fi de la syntaxe ; on parle mal mais comme tout le monde ; les femmes et les hommes politiques font volontiers la bise et appellent chacun par son prénom. Nous sommes arrivés au paroxysme de cette évolution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Quel rôle joue l'information continue et les réseaux sociaux dans ce bouleversement?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff &lt;/strong&gt;: Ils y participent pleinement et l'accélèrent en lui donnant un plus large écho, créant une sorte de bulle médiatique et communicationnelle au sein de laquelle les individus et les politiques peuvent perdre le sens du réel, s'enfermer dans un entre soi coupé d'une bonne partie de la société, avec l'illusion de peser sur les événements et la réalité quand on les a beaucoup commentés et que l'on a exprimé son «ressenti». Là aussi, les politiques ont une responsabilité particulière quand ils cherchent à se faire valoir dans les médias par quelques formules chocs ou quand ils twittent à la moindre occasion. Quand on en arrive à interdire l'usage des smartphones lors des conseils des ministres, on ne peut s'empêcher de penser aux classes turbulentes d'adolescents avec leur portables que les enseignants confisquent pendant les cours… Comme les nouvelles technologies de l'information, les évolutions des mentalités et des comportement s'accélèrent: l'important est d'en être et d'apparaître à tout prix moderne, au risque de faire basculer la politique vers la «peopolisation» et le spectacle de l'insignifiance, au moment même où la crise s'aggrave et où les foyers de guerre se développent dans le monde. Le modernisme à tout prix est aussi une «politique de l'autruche». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;En quoi publication du livre Valérie Trierweiler est elle révélatrice d'un certain état de la société?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff &lt;/strong&gt;: Cette nouvelle «affaire» est en même temps révélatrice d'un éthos dégradé et du désarroi d'une partie de la société. Elle révèle un nouvel individualisme autocentré qui a le plus grand mal à s'oublier, à contenir et à transcender ses affects, pour se consacrer à une fonction ou une œuvre impliquant engagement dans la durée, dévouement et sacrifices. Les déchirements de l'ancien couple présidentiel et les aventures amoureuses d'un président en scooter reflètent une situation qui paraît banale, à l'heure des «liaisons extraconjugales» et des familles dite «recomposées», alors qu'elles sont décomposées et donnent lieu à de multiples conflits et déchirements dont les enfants sont les premières victimes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les rapports amoureux sont marqués par ce narcissisme pour qui l'amour est synonyme d'une état fusionnel permanent qui, à la moindre déception ou contradiction, peut se retourner en ressentiment ou en haine. L'érosion globale du mariage, avec ce qu'il implique d'engagement public dans la durée aux yeux des autres, est pareillement symptomatique du développement d'une mentalité adolescente ou post-adolescente pour qui la liberté signifie refus de la limite, maintien de choix en suspens. En tout cas, le non mariage offre l'avantage d'un engagement temporaire et révisable, incluant la possibilité d'une infidélité qui peut paraître banale, alors qu'il n'en est rien. Toute une presse people, féministe et psychologique, s'en délecte et en tire profit. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L'éditeur a prévu un tirage exceptionnel d'un livre dont la promotion médiatique est assurée d'avance, à l'heure d'un désir de «transparence» à tout prix qui fait sauter les barrières entre vie publique et vie privée, et pratique la délation. Le spectacle télévisuel, y compris sur les chaînes publiques, la «télé-réalité», internet et les selfies mettent en scène des individus narcissiques qui n'hésitent pas à afficher leurs aventures amoureuses et des «secrets d'alcôve» qui relevaient antérieurement d'une littérature de gare. Le grand déballage médiatique du couple Trierweiler/Hollande a les allures d'un mauvais feuilleton ou d'une série de télévision qui n'en finit pas, chaque nouvel épisode voyant ses antihéros s'enfoncer un peu plus dans le méli-mélo et le règlement de compte. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Sommes nous, selon vous, au terme d'un cycle politique?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff &lt;/strong&gt;: Une partie de la société a déserté mentalement le champ politique et ce qu'on appelle l' «affaire Trierweiler» creuse en peu plus le fossé avec une partie de la classe politique et médiatique qui vit dans un monde à part, en ayant tendance à se prendre pour le centre du monde. Au sein de la société, existe un phénomène de «ras le bol» et de rejet de cette surmédiatisation et de ce milieu qui vit un circuit fermé. L'effet de résonnance médiatique ne saurait faire oublier les forces vives du pays qui demeurent ancrés dans le réel, se passionnent pour leur activité, ont le souci des autres et de leur pays. C'est de ce côté-là que résident le renouveau et non du côté des «m'as-tu vu» qui étalent leur image et leur rancœur à tout va. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On ne saurait désespérer de la politique dans un pays qui est le fruit d'une longue histoire marquée par l'attachement à la puissance publique et à la capacité de la politique à changer le cours des choses. Mais encore faut-il que les politiques cessent de flirter avec un nouvel air du temps problématique et une «réactivité» à tout crin. Le pays disposent encore d'hommes et de femmes politiques qui ont gardé le sens de l'État et de l'«intérêt supérieur» du pays. Aux compétences nécessaires, s'ajoute un charisme indispensable à la fonction politique. Ces qualités ne se sont pas données à tout le monde ; elles ont un caractère aristocratique (au sens grec, premier du terme, qui signifie le pouvoir des «meilleurs») ou élitaire par le type de vertu qu'elles exigent et qui peut apparaître hors du commun. Si l'on ne reviendra pas à un ancien modèle autoritaire et hautain, la crise dans laquelle le pays est plongé implique de telles exigences, faute de quoi le pays sombrera un peu plus dans une démocratie informe et le morcellement. Le délitement n'en «finit pas de finir»… Il est temps de passer à une nouvelle étape de notre histoire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Le Goff&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Figarovox&lt;/em&gt;, 5 septembre 2014)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>« Le malheur identitaire est plus grave que le malheur économique »...</title>
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        <updated>2014-07-18T12:00:00+02:00</updated>
        <published>2014-07-18T12:00:00+02:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous le deuxième partie de l'entretien avec  Hervé...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous le deuxième partie de l'entretien avec &lt;strong&gt;Hervé Juvin&lt;/strong&gt;, publiée sur le site du &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;Figaro&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacrée à la question de l'identité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Première partie de l'entretien : &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2014/07/06/la-fin-de-la-mondialisation-et-le-retour-des-identites.html&quot;&gt;La fin de la mondialisation&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4624541&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/01/2163858989.jpg&quot; alt=&quot;Ecologie des civilisations.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;«Le malheur identitaire est plus grave que le malheur économique»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Figarovox: Vous défendez une «écologie des civilisations». Il faudrait donc protéger la diversité des peuples comme on assure la protection des espèces menacées? N'est-ce pas artificiel? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;De plus en plus de voix s'élèvent pour défendre la biodiversité végétale et animale au nom d'un principe essentiel: quand on supprime des espèces, pour ne plus cultiver que la variété qui vous semble la plus performante, on s'expose au risque de la voire disparaitre. C'est la diversité qui fait la survie. Si on réduit cette diversité, on s'expose au risque de la disparition de l'espèce. Je ne vois pas pourquoi on n'aurait pas la même réflexion au sujet de la diversité des espèces humaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Peut-être parce que les humains ne sont pas des plantes, et que distinguer entre différentes espèces humaines conduit au biologisme le plus douteux… &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je ne suis pas essentialiste ni racialiste. Je crois que les tribus, les sociétés, les civilisations, peuvent évoluer. Et elles évoluent, même celles que l'on disait «primitives» ; mais elles mettent le temps. Elles ont aussi parfaitement le droit de conserver leurs modes de vies. Mais ce qui est propre à notre époque, c'est qu'on oblige l'évolution de force, par le haut, au nom de l'irréductible marche en avant du «Progrès», et non pas par une évolution spontanée. J'ai eu la chance de pouvoir fréquenter des sociétés qui, tout en restant en marge de l'économie monétaire telle que nous la connaissons, vivent dans un parfait équilibre et une harmonie avec leur environnement. Au nom de quoi les ferait-on basculer brutalement dans un modèle qui ruine leurs structures sociales, leur insuffler des rêves de 4x4, d'air conditionné et de grands écrans?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La culture met du temps. Est-ce un drame si tous les Français parlent anglais dans un siècle? Je ne sais pas. Ce qui est un drame en revanche, c'est d'obliger des salariés français à Paris aujourd'hui dans les grandes entreprises à parler anglais. C'est accepter la colonisation anglo-américaine. Ce qui est grave, c'est le rapport du conseiller d'Etat Tuotqui demande aux Français de s'adapter aux nouveaux venus. Partout dans le monde c'est à celui qui rentre dans une maison de s'adapter aux mœurs de cette maison! Je suis personnellement opposé au port du voile dans l'espace public français, mais pas une minute je n'imaginerais exiger d'une femme qu'elle circule non voilée en Iran! De la même manière je dénie tout droit à l'Arabie saoudite et à l'Iran de se mêler de la manière dont on s'habille en France!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le multiculturalisme est-il forcément une illusion dangereuse qui conduit à la violence?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pierre-André Taguieff a montré récemment que le multiculturalisme, présenté comme le modèle obligatoire de toute société -de manière assez agressive par les Américains - peut aussi engendrer la violence. Regardez les taux de criminalité au Brésil, société multiculturelle par excellence. Idem pour l'Afrique, première zone au monde pour l'immigration intérieure: 100 à 180 millions d'Africains vivent hors de leur pays natal, expulsés par la guerre, la misère, la nécessité de trouver un travail. Résultat: l'Afrique est un des continents les plus violents au monde. Regardez ce qui se passe au Liban! Les sociétés multiculturelles sont les plus violentes au monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A l'occasion du Mondial de foot, on a pu assister en France à des manifestations d'appartenance de la part d'Algériens français, ce qui a été très mal vécu par les «indigènes»…Que vous inspire cette situation française?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Que des gens défilent avec le drapeau algérien par fierté de la victoire, c'est parfaitement compréhensible, mais la casse et la délinquance sont inexcusables. Il y a eu des bâtiments publics où des drapeaux français ont été remplacés par des drapeaux algériens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La solution n'est pas de supprimer la double nationalité, question complexe dont toute solution brutale créerait des drames familiaux et des déchirements personnels terribles - et serait inapplicable. N'oublions pas que l'Algérie, c'était quatre départements français! Le problème est ailleurs ; comment rendre plus attractive «l'identité de la France», sinon en reparlant de puissance et d'indépendance? Depuis des décennies, aucun parti de gouvernement n'ose parler de l'identité de la France, des frontières de l'Europe, du fait que s'il y a des gens qui peuvent légitimement aspirer à devenir français ou européens, il y a aussi des gens qui n'ont pas leur place en Europe. Pour le général de Gaulle, Léon Blum et Jaurès, le mot «français» avait un sens. Aussi bien la gauche que la droite ont fait l'impasse sur ce sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Très clairement je comprends des affirmations identitaires choquantes comme celles des algériens français ou de l'islam: si on a un islam conquérant en France, que des jeunes français et de jeunes françaises se convertissent à l'islam radical, que des jeunes des cités sortent dans la rue avec des drapeaux algériens, c'est parce que ce sont les seuls vecteurs d'affirmation collective face à la faiblesse identitaire des affirmations chrétiennes et françaises. Je rapporte dans mon livre cette anecdote: une jeune fille de 12 ans, interpellée par les conversions de ses camarades d'école qui choisissent le voile, demande à sa mère «Et nous, nous sommes quoi?» La mère, cadre supérieure d'une entreprise bancaire lui répond, spontanément: «Nous, nous ne sommes rien», voulant dire par là qu'elles étaient laïques, ne dépendant d'aucune religion, libres. Mais ce rien est significatif. La nature a horreur du vide. Et l'Islam est une réponse forte à cette souffrance identitaire qui nous hante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un nombre significatif de français se sentent «exilés de l'intérieur», ont le sentiment que leur identité même est en jeu. Or le malheur identitaire est plus grave que le malheur économique. Beaucoup de peuples vivent dans une relative pauvreté, mais à partir du moment où il existe une forte fierté nationale et une forte identité collective, ces peuples vivent bien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Par exemple? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La Russie. On peut dire ce qu'on veut du président Poutine, reste qu'il a des taux de popularité à faire pâlir d'envie la plupart des dirigeants occidentaux: si il y avait une élection aujourd'hui il serait élu par 80 % des Russes! Il a su restaurer la fierté patriotique et les Russes lui en sont très reconnaissants! L'homme le plus détesté de Russie, c'est Gorbatchev, qui a bradé l'empire, et la personne la plus respectée, c'est Staline… De quoi réfléchir sur la permanence de l'aspiration à la puissance et la liberté des peuples!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Certes, mais Poutine a surtout sorti la Russie de 10 années de désastre économique et su renouer avec la croissance… Ne sous-estimez-vous pas le facteur économique, et notamment l'impact de la crise économique en Europe? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je ne sous-estime pas le facteur économique, je crois au contraire que l'ultra-libéralisme économique est un facteur décisif de destruction des structures sociales. Depuis les années 90, on va vers une paupérisation de la classe moyenne, et le marché du travail internationalisé est en train de casser les situations protégées, la concurrence internationale se traduisant par une baisse des rémunérations. Nous ne sommes qu'au début de ce nivellement par le bas. Jusqu'où ira-t-il? Pas jusqu'à l'alignement des salaires de l'ouvrier français sur l'ouvrier indien: les peuples ne se laisseront pas faire. Nous sommes en train de vivre un retour de l'esclavage pensé et organisé par le grand capital (expression qui peut paraitre désuète mais qui est toujours appropriée). Le capitalisme financier aspire à faire des hommes des marchandises comme les autres, sans revenu minimum ni protection sociale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'immigration de masse servirait donc les intérêts du capitalisme…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L'ultra-libéralisme a besoin de l'immigration. Le capitalisme mondialisé est favorable à la libre circulation des capitaux, des biens et services et aussi des hommes, qui sont une marchandise comme une autre. L'Europe est la région du monde la plus ouverte, aux mouvements des capitaux, des biens et aussi des hommes: il est plus dur d'avoir un visa pour les Etats-Unis que de pénétrer l'espace Schengen! Parce qu'elle est incapable de définir son identité, l'Europe a renoncé à définir ses frontières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Outre le marché, vous dénoncez l'emprise hégémonique du droit dans nos sociétés, devenu l'unique moyen de la reconnaissance. En quoi le droit accompagne-t-il ce projet de grande séparation? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Aujourd'hui l'individu se définit d'abord comme un détenteur de droits. C'est une évolution assez récente. C'est dans les années 70-80 qu'on a commencé à vouloir traduire en droit positif les droits de l'homme. Jusque-là, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen était de nature purement symbolique, personne ne se souciait de leur donner une application concrète. La rupture, en France date de la décision du conseil constitutionnel du 16 juillet 1971, qui fait du juge constitutionnel le garant des libertés fondamentales qui acquiert ainsi la capacité de se poser en censeur de loi votée par le parlement français. La représentation populaire peut vouloir une loi, la décider, que le Conseil constitutionnel peut censurer au nom des «droits de l'homme». C'est un recul de souveraineté et de démocratie considérable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais n'a-t-on pas besoin des droits de l'homme pour se garantir de la «tyrannie de la majorité»?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je suis tout à fait d'accord pour ne pas donner à une majorité le droit de persécuter les minorités. Il faut qu'il y ait des garde-fous. Mais de garde-fous en garde-fous, on est allé trop loin, jusqu'à accorder des droits à l'individu contre la société et contre toute communauté. On a déifié l'individu et affaibli l'Etat. Or, les droits de l'individu ne peuvent être respectés que si il existe une société politique pour les protéger. Il n'y a pas d'individus s'il n'y a pas de Léviathan pour garantir leurs droits. Si on détruit la société, l'Etat, il n'y aura plus de droits de l'homme parce qu'il n'y aura plus d'autorité pour les honorer. C'est le retour à la jungle, qui est le lot d'une partie du monde économique actuel. On a vu des ouvriers envoyer des messages d'appel à l'aide sur des étiquettes de jeans qu'ils fabriquent à des prix scandaleux. Le trafic d'organes, les mères porteuses, les millions de réfugiés prêts à travailler pour des salaires de misère: tout cela traduit un retour effectif de l'esclavage dans nos sociétés, où au nom des droits illimités de l'individu, l'Etat disparait au profit de la loi du plus fort. L'individualisme absolu aboutit à son contraire: un recul en arrière des libertés concrètes et un retour de l'esclavage. Je n'en doute pas, refaire la Nation, refaire le régalien, fait partie des tâches politiques les plus urgentes pour éviter la détresse identitaire et sociale, qui conduit toujours à la violence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Hervé Juvin&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Figarovox&lt;/em&gt;, 4 juillet 2014)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>L'oligarchie mondialiste, fléau de l'Amérique et de l'Europe ?...</title>
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        <updated>2014-04-28T10:00:00+02:00</updated>
        <published>2014-04-28T10:00:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'&lt;strong&gt;Arnaud Imatz&lt;/strong&gt;, cueilli sur le site du &lt;a href=&quot;http://cerclearistote.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Cercle Aristote&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré au rôle délétère de l'oligarchie et de son idéologie mondialiste...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4534932&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/1159564282.jpg&quot; alt=&quot;Mondialisme.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'oligarchie mondialiste, fléau de l'Amérique et de l'Europe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Lorsqu’on vit depuis des années à l’étranger un sujet régulier d’étonnement est le mélange de répulsion-fascination que suscitent les États-Unis dans les grands médias de l’Hexagone. Certes, il ne s’agit pas d’une nouveauté. La généalogie de l’américanophobie et de l’américanophilie est bien établie. Les historiens la font remonter au XVIIIe siècle. Mais l’ampleur du parti pris journalistique à l’heure de traiter l’information sur l’ami-ennemi américain, est proprement sidérante. Le matraquage «&amp;nbsp;obamaniaque&amp;nbsp;», à l’automne 2012, quelques jours avant les élections présidentielles, n’en est qu’un exemple criant. Le message était d’un simplicité enfantine&amp;nbsp;: il y avait d’une part, Barack Obama, le «&amp;nbsp;bon&amp;nbsp;», le réformateur, le «&amp;nbsp;créateur&amp;nbsp;» du système de protection sociale, et, d’autre part, Mitt Romney, le «&amp;nbsp;méchant&amp;nbsp;», le réactionnaire-opportuniste, le mormon milliardaire, le capitaliste va-t-en-guerre. Oubliée la loi de protection de la santé adoptée par l’État du Massachusetts, en 2006, sous l’impulsion du gouverneur Romney. Oubliées les interventions répétées de l’armée américaine sous les ordres du président démocrate sortant, les attaques de drones qui violaient le droit international (10 fois plus nombreuses que sous Bush Jr.) en particulier au Pakistan et au Yemen, l’envoi de 33000 hommes en Afghanistan, l’intervention en Lybie… En démocratie, disait le théoricien des relations internationales, Hans Morgenthau, «&amp;nbsp;la propagande est inévitable, elle est un instrument de la politique&amp;nbsp;», et son contrôle ne peut être qu’un travail de Pénélope. On ne supprime pas la propagande, pas plus qu’on n’élimine la conflictivité, au mieux, on la minimise. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En attendant le prochain déferlement de passion, il n’est peut être pas inutile de s’interroger sereinement sur l’hyperpuissance mondiale, sur son oligarchie et son peuple. Que penser de «&amp;nbsp;l’Amérique et des Américains&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Vaste question&amp;nbsp;! J’entends déjà mes amis d’Amérique hispanique s’insurger avec raison : «&amp;nbsp;Ne vivons-nous pas en Amérique&amp;nbsp;? Ne sommes-nous pas, nous aussi, des Américains&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Mais passons. Faute d’espace, et à défaut d’analyses rigoureuses, voici quelques sentiments, opinions et pistes de réflexion.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Fonctionnaire international à l’OCDE, émanation du célèbre Plan Marshall, j’ai eu la chance de travailler dans l’entourage immédiat du Secrétaire général et de côtoyer moult ambassadeurs et hauts fonctionnaires d’Amérique du Nord et d’Europe. Par la suite, fondateur et administrateur d’entreprise, j’ai entretenu des relations suivies avec un bon nombre de cadres d’universités et d’hommes d’affaires des États-Unis et du Canada. Une expérience restreinte, limitée à la classe directoriale et aux milieux urbains (après plus de trente voyages je reste avec l’envie d’admirer un jour les grands espaces&amp;nbsp;!), mais néanmoins une connaissance directe, tirée de situations vécues pendant trois décennies. Disons le tout de suite, l’image qui en ressort est nuancée, voire ambigüe. Un peuple jeune, dynamique, agressif, violent, sans racines, né de la fusion d’apports les plus divers, a-t-on coutume de répéter. Je dirai pour ma part que les Américains du Nord sont généralement des gens aimables, ouverts, spontanés, simples, sympathiques et très « professionnels ». Ils méritent en cela considération et respect. La cuistrerie, le pédantisme, la suffisance, l’arrogance, le ressentiment, l’esprit de caste et la manie de la hiérarchisation reposant sur les écoles, les titres et les diplômes, ces plaies sociales de notre vieux continent, omniprésentes dans la pseudo-élite française, qu’elle soit intellectuelle, politique ou économique, sont nettement moins répandus outre-Atlantique. À tout prendre, je préfère d’ailleurs l’amabilité commerciale, pourtant très artificielle, du diplômé de Yale, Harvard ou Stanford à la fatuité et la présomption de tant d’énarques, de polytechniciens voire de docteurs d’État de l’Hexagone.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J’admire sans réserves l’attachement, presque indéfectible, du peuple américain au premier amendement de sa Constitution&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le Congrès ne fera aucune loi qui touche l’établissement ou interdise le libre exercice d’une religion, ni qui restreigne la liberté de la parole ou de la presse, ou le droit qu’a le peuple de s’assembler paisiblement et d’adresser des pétitions au gouvernement pour la réparation des torts dont il a à se plaindre&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Je sais bien sûr l’aptitude des juristes à réinterpréter un texte constitutionnel, parfois même dans un sens absolument contraire à l’esprit des pères fondateurs, afin de satisfaire les intérêts de la classe politique ou de répondre à ses injonctions. Je ne suis pas non plus naïf au point de croire que cette fidélité au &lt;em&gt;Bill of Rights&lt;/em&gt; est appelée à perdurer éternellement sans aucune faille. Mais à ce jour, malgré les accrocs et les accusations répétées de violations, le principe et son application me semblent résister. Et ce n’est pas rien&amp;nbsp;!&amp;nbsp;Il suffit de comparer la situation états-unienne avec celle de la France pour s’en convaincre. Une loi mémorielle, qui imposerait le point de vue officiel de l’État sur des faits historiques, est tout-à fait inconcevable aux États-Unis.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J’admire aussi évidemment les découvertes scientifiques et surtout techniques de cette grande nation. Il faudrait d’ailleurs être dépourvu de raison et de cœur pour les ignorer. Je fais en outre le plus grand cas de la littérature nord-américaine. Qui oserait prétendre qu’elle n’a pas souvent atteint les plus hauts sommets&amp;nbsp;? Même le cinéma hollywoodien ne me semble pas aussi médiocre qu’on le prétend. Quantitativement pitoyable, soit&amp;nbsp;! Mais il réalise chaque année de véritables chefs d’œuvres. Peut être 1 % de la production, qui a toujours rivalisé en nombre et en qualité avec le meilleur du cinéma européen et qui, depuis déjà près de trente ans et à l’exclusion de quelques rarissimes exceptions, distance ce dernier de très loin. Enfin, dans le domaine qui m’est le plus familier, l’histoire des faits et des idées et les sciences politiques, j’ai la ferme conviction qu’au tournant du XXIème siècle, les travaux d’auteurs aussi différents que Christopher Lasch, Paul Gottfried, Robert Nisbet, John Lukacs ou Paul Piconne, égalent, et parfois dépassent, ceux de n’importe quelle figure intellectuelle européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les codes de la nouvelle classe dirigeante américaine&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cela-dit, il y a plus d’une ombre au tableau. Après avoir longtemps structuré la nation nord-américaine, la pensée et le mode de vie des WASP (&lt;em&gt;White Anglo-Saxon Protestant&lt;/em&gt;) ont fait long feu. Le puritain, animé par l’idéal abstrait de renoncement personnel et de perfectionnement de soi, l’homme pieux, pour qui la réussite personnelle est secondaire par rapport à l’œuvre sociale, relève du souvenir lointain. Mort&amp;nbsp;!, l’individualiste farouche d’antan, le cow-boy tenté par l’aventure de la vie sauvage. Enterré&amp;nbsp;!, le « self made man », l’archétype du vieux rêve américain, cet être loyal, solidaire, zélé au travail, autodiscipliné, modéré, épargnant, refusant de s’endetter. Il y a belle lurette que la majorité de la société américaine n’accorde plus d’intérêt à ces valeurs et idéaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En cinquante ans, les «&amp;nbsp;codes&amp;nbsp;» de l’élite politico-économico-médiatique «&amp;nbsp;américaine&amp;nbsp;» ont changé considérablement. Le style de vie de la classe directoriale est désormais marqué par l’anomie, le manque de racine, l’anxiété, le changement perpétuel, l’incertitude, le narcissisme, la hantise du «&amp;nbsp;standing&amp;nbsp;», l’obsession de la bonne santé physique, l’assujettissement à la consommation de la marchandise, la complaisance pour les hétérodoxies sexuelles, le mépris des traditions populaires jugées trop « réactionnaires », l’asservissement à la tyrannie de la mode, la fascination pour le marché capitaliste, l’admiration des formes de propriété anonyme, la recherche frénétique du profit, le culte passionné de l’accomplissement personnel, de la performance, du spectacle, de la réussite et de la célébrité.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ostensiblement égalitaire, antiautoritaire, cosmopolite, communautarienne et multiculturaliste,&amp;nbsp; la nouvelle classe dominante se distingue par ses revenus et son train de vie élevés. Elle tourne le dos à la question sociale et au peuple, mais fait le plus grand cas des questions de société telles que la lutte contre l’homophobie, le mariage gay, l’aide à la famille mononucléaire et monoparentale, le soutien de la pratique des mères porteuses, l’enseignement de l’idéologie du genre, la dépénalisation des drogues «&amp;nbsp;douces&amp;nbsp;», l’éloge de la discrimination positive en faveur des minorités ethno-religieuses, etc. Parmi ses membres, se recrutent les adeptes les plus fervents de la libre circulation des marchandises et des personnes. Ils sont les zélateurs du libre-échange et de l’immigration illimités. «&amp;nbsp;Vivre pour soi-même et non pour ses ancêtres et sa postérité&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;Avant moi le néant après moi le déluge&amp;nbsp;» pourrait-être leur devise. Le conformisme «&amp;nbsp;progressiste&amp;nbsp;», la hantise des «&amp;nbsp;valeurs périmées et dépassées&amp;nbsp;», masque chez eux la diligence empressée à l’égard d’un nouvel ordre social banalisé, une domination reformulée, un contrôle social remodelé.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Si vous devez négocier avec le représentant d’une grande entreprise ou d’une quelconque bureaucratie publique ou privée, avec un « CEO » (PDG) ou un haut fonctionnaire fédéral et ses conseillers, attendez-vous à toutes les chausse-trapes. Mensonge, félonie, dol, boniment, duplicité, sont permis. La fin justifie les moyens. On me dira bien sûr que j’ai tort de mettre en cause l’ensemble de cette «&amp;nbsp;élite&amp;nbsp;» ou plutôt «&amp;nbsp;pseudo-élite&amp;nbsp;», qu’il est faux de laisser entendre que tout le milieu est à l’image de quelques uns, que c’est ignorer la complexité de la nature humaine, pire, que c’est faire le jeu du «&amp;nbsp;populisme&amp;nbsp;» démagogique. Je ne nie pas qu’il y ait des exceptions remarquables, mais malheureusement, après des décennies d’expérience, je reste dans l’expectative de les rencontrer. La réalité, évidemment contestée par les intéressés, est que la lâcheté, l’hypocrisie et l’opportunisme sont &amp;nbsp;omniprésents parmi eux. Que pourrait-on d’ailleurs attendre d’autre de la part d’experts en communication, de spécialistes de la désinformation, de la manipulation, de la séduction et de l’impression produite sur les autres&amp;nbsp;? Exit donc l’idéal de la vieille culture américaine, celui du devoir et de la loyauté. La culture dominante des pseudo-élites modernes états-uniennes est résolument hédoniste, individualiste et permissive.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un modèle vénéré par les «&amp;nbsp;élites&amp;nbsp;» européennes de droite comme de gauche&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je me refuse pour autant à reprocher à l’Amérique ou aux Américains du Nord les attitudes d’une caste interlope ou les défauts d’un modèle de société que la majorité de nos oligarques européens développe et vénère au quotidien. Dans le cœur et l’esprit de ces derniers, l’identité culturelle n’est-elle pas aussi ostensiblement remplacée par l’exaltation de la croissance du PNB, la glorification de l’accès massif à la consommation, la volonté d’étendre le mode de vie occidental au reste du monde, l’espoir fou que le développement des forces de production peut se perpétuer partout indéfiniment sans déclencher de terribles catastrophes écologiques&amp;nbsp;? Les «&amp;nbsp;valeurs universelles&amp;nbsp;», les «&amp;nbsp;droits de l’homme&amp;nbsp;» ne sont-ils pas sacralisés par la classe dirigeante européenne&amp;nbsp;qui magnifie elle aussi la croisade démocratique mondiale et méprise souverainement les circonstances historico-culturelles données&amp;nbsp;? Le discours /récit des grands médias européens n’a-t-il pas lui aussi pour fonction de revêtir les aspirations et les intérêts matériels des nations «&amp;nbsp;occidentales&amp;nbsp;» sous l’apparence d’objectifs moraux universels&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nul n’en disconviendra, les États-Unis occupent une place exceptionnelle sur la scène internationale. Ils sont les détenteurs du leadership mondial. Ils sont la superpuissance, l’hyperpuissance ou l’Empire (terme le plus exact, bien qu’il soit généralement évité pour prévenir l’accusation d’antiaméricanisme). Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis se voulaient le fer de lance de l’anticolonialisme, mais en réalité, leurs interventions dans le monde pour défendre leurs intérêts se comptent par milliers depuis le XIXe siècle. Pour le seul cas de l’Ibéro-Amérique, on n’en compte pas moins de 50 majeures et 700 mineures. L’application historique de la &lt;em&gt;doctrine Monroe&lt;/em&gt; (1823) a montré que la devise «&amp;nbsp;L’Amérique aux Américains&amp;nbsp;» signifiait en réalité «&amp;nbsp;L’Amérique aux Américains du Nord&amp;nbsp;».&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans la phase actuelle de recomposition des pôles politico-économico-culturels mondiaux, l’Empire thalassocratique perd de l’influence, mais il n’en conserve pas moins une position hégémonique. Au tournant du XXIe siècle, aucune puissance émergente n’est en mesure de surpasser les États-Unis. Ils produisent un peu moins du quart de la richesse mondiale, peuvent exploiter de fabuleux gisements de gaz de schiste et disposent d’une force militaire écrasante. Leur décadence, leur déclin, est semble-t-il inéluctable, mais la chute peut être ralentie durablement.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’&lt;em&gt;hybris&lt;/em&gt; états-unienne, la démesure dictée par l’orgueil des pseudo-élites nord-américaines, constitue néanmoins un redoutable danger pour la stabilité de la planète. La guerre économique, dont ils sont un fauteur majeur depuis plusieurs décennies, est une réalité planétaire. La guerre du pétrole et du gaz n’en est qu’un des aspects les plus criants. Nier ou ignorer tout ce qui est en jeu&amp;nbsp;: le contrôle des réserves énergétiques et agroalimentaires mondiales, la domination de l’information, des communications, de l’intelligence civile et militaire, est le signe de l’aveuglement, de l’incompétence ou de la trahison.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais cela dit, l’honnêteté intellectuelle impose de souligner la complicité active ou la collaboration bienveillante dont bénéficie la nouvelle classe dirigeante américaine en Europe, sans oublier le rôle très discutable et la marge d’action considérable des managers des multinationales. Patriotes ou nationalistes sans complexes, les présidents Américains, démocrates ou républicains, nous répètent à l’envi que le peuple des États-Unis est «&amp;nbsp;élu et prédestiné&amp;nbsp;», que «&amp;nbsp;le destin de la nation américaine est inséparable du Progrès, de la Science, de l’intérêt de l’Humanité et de la volonté de Dieu&amp;nbsp;», mais c’est bien l’hyperclasse mondiale dans son ensemble qui reprend à l’unisson : «&amp;nbsp;L’histoire des États-Unis d’Amérique se confond avec celle de la liberté, de la prospérité, de la démocratie et de la civilisation&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’espoir d’une recomposition et d’une relève politique &amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Que les choses soient claires&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;l’Amérique&amp;nbsp;» ou les Américains du Nord ne sauraient être tenus pour l’adversaire principal. &amp;nbsp;L’adversaire est en nous, il est chez nous. L’adversaire, c’est l’idéologie mortifère de la pseudo-élite de gauche comme de droite&amp;nbsp;; c’est celle des leaders et apparatchiks (non pas des militants et sympathisants) des principaux partis européens au pouvoir, néo-sociaux-démocrates et néolibéraux, si proches des sociaux-libéraux du parti démocrate et des néoconservateurs du parti républicain d’outre-Atlantique&amp;nbsp;; c’est celle des maîtres de la finance mondiale et de leurs affidés médiatiques gardiens jaloux du politiquement correct&amp;nbsp;; c’est celle des «&amp;nbsp;intellectuels organiques&amp;nbsp;», contempteurs inlassables du populisme démagogique. Ce populisme, qui, selon eux, mettrait en cause dangereusement la démocratie, alors que, malgré d’inévitables dérapages, il est le cri du peuple, la protestation contre un déficit de participation, l’appel angoissé à la résistance identitaire, à la restauration du lien social, à la convivialité ou à la sociabilité partagée. L’adversaire, c’est bien l’idéologie des néolibéraux et des néo-sociaux-démocrates, et celle de leurs «&amp;nbsp;idiots utiles&amp;nbsp;», les altermondialistes, qui, à leur manière, rêvent de parfaire la transnationalisation des personnes et l’homogénéisation des cultures.&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Soulignons-le encore : le combat culturel ne se livre pas entre l’Europe et l’Amérique du Nord, mais entre deux traditions culturelles qui se déchirent au sein de la modernité. L’une, aujourd’hui minoritaire, est celle de l’humanisme civique ou de la République vertueuse, qui considère l’homme d’abord comme un citoyen qui a des devoirs envers la communauté, et qui conçoit la liberté comme positive ou participative. L’autre, majoritaire, est celle du droit naturel sécularisé, de la liberté strictement négative entendue comme le domaine dans lequel l’homme peut agir sans être gêné par les autres. L’une revendique le bien commun, la cohérence identitaire, l’enracinement historico-culturel (national, régional et grand continental), la souveraineté populaire, l’émancip
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Les ennemis intimes de la démocratie...</title>
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        <updated>2014-04-24T16:00:00+02:00</updated>
        <published>2014-04-24T16:00:00+02:00</published>
        <summary>  Le Livre de Poche vient de rééditer dans sa collection Biblio l'essai de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le Livre de Poche vient de rééditer dans sa collection Biblio l'essai de &lt;strong&gt;Tzvetan Todorov&lt;/strong&gt; intitulé&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Les ennemis intimes de la démocratie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, qui avait été publié initialement en 2012 chez Robert Laffont. Critique, historien et philosophe, Tzvetan Todorov a publié de nombreux essais et une partie de ceux consacrés à la question du totalitarisme ont été rassemblé dans un volume de la collection Bouquins sous le titre &lt;a href=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2010/11/20/le-siecle-des-totalitarismes.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le siècle des totalitarismes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Robert Laffont, 2010).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4530222&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/2168324244.jpg&quot; alt=&quot;Ennemis intimes de la démocratie.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot; On peut regarder l'histoire politique du XXe siècle comme l'histoire du combat de la démocratie contre ses ennemis extérieurs : le fascisme et le communisme. Ce combat s'est achevé avec la chute du mur de Berlin. D'après certains, il se prolonge contre de nouveaux ennemis – islamo-fascisme, terrorisme, dictateurs sanguinaires... Pour Todorov, ces dangers, certes réels, ne sont pas des candidats crédibles à cette succession. Le principal ennemi de la démocratie, c'est devenu elle-même, ou plutôt certains aspects plus ou moins visibles de son développement, qui en menacent jusqu'à l'existence même. Le premier est une forme de démesure, un avatar de la vieille hubris des Grecs : ayant vaincu ses ennemis, certains des tenants de la démocratie libérale sont pris d'ivresse. Quelques dizaines d'années après la décolonisation, les voici lancés dans une série de croisades où il s'agit d'apporter les bienfaits de la civilisation à des peuples qui en sont privés. Or cette démesure, non contente d'être plus meurtrière qu'on le dit (car les &quot; bombes humanitaires &quot; tuent autant que les autres), est aussi destructrice de nos propres valeurs : on part se battre pour une juste cause, et on se réveille avec le cauchemar d'Abu Ghraïb ou de Guantanamo. Le deuxième est une étrange filiation : pour Todorov, il y a en effet une continuité entre le messianisme européen du XIXe siècle, qui a notamment ouvert la voie idéologique de la colonisation, le communisme et le néolibéralisme contemporain. Ce sont des doctrines proprement révolutionnaires, dont le but est d'établir un nouvel ordre du monde, et où la fin justifie les moyens. C'est une chose de croire en l'universalité de ses propres valeurs et de souhaiter les promouvoir ; c'en est une autre de le faire avec une violence moins visible, et sans une considération attentive des peuples objets de notre sollicitude. Le troisième est la tyrannie des individus : une doctrine de protection des libertés s'est aujourd'hui hypertrophiée jusqu'à donner à quelques puissants le privilège de s'approprier non seulement les richesses, mais aussi le pouvoir politique et la parole publique – bref d'occuper tout l'espace et d'exercer la liberté des renards dans le poulailler... Liberté et barrières, tolérance et responsabilité, balance des contre-pouvoirs – seul un dosage subtil pourra permettre à la démocratie de durer en étant autre chose qu'un paravent ou un faux-semblant : un modèle où les forces contradictoires qui agitent individus et sociétés trouvent une forme d'équilibre perpétuellement instable, et où le &quot; vivre-ensemble &quot; garde un sens. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Sous les pavés, Paris plages !...</title>
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        <updated>2014-03-09T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2014-03-09T10:00:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue d'&lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt;, cueilli sur &lt;a href=&quot;http://www.bvoltaire.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré à cette gauche libérale libertaire confortablement installée au cœur du système...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4341755&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/01/2292600298.png&quot; alt=&quot;alain de benoist,turbocapitalisme,hollande,taubira,révolution&quot; width=&quot;266&quot; height=&quot;299&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les gauchistes voulaient la plage sous les pavés&amp;nbsp;: ils ont eu Paris Plages&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nouvelle antienne de la droite de la droite, que de dénoncer la gauche de la gauche. Mais aujourd’hui, que représente exactement le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;gauchisme&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pas grand-chose. Ce qu’on appelle de façon sommaire les organisations &lt;em&gt;«&amp;nbsp;gauchistes&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (situées à la gauche du PC) ont connu leur heure de gloire à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Dès 1974, les obsèques de Pierre Overney, militant maoïste tué aux portes des usines Renault de Boulogne-Billancourt, avaient marqué la fin d’une époque. Certaines de ces organisations étaient bien structurées, beaucoup s’inscrivaient dans une filiation remontant à l’entre-deux-guerres. Il n’en reste presque plus rien. Le maoïsme a disparu, à la possible exception d’Alain Badiou. Les sectes trotskistes parlent de moins en moins de Trotski, et bien des anarchistes se sont coupés de ce qu’il y avait de meilleur dans la tradition libertaire. En marge de ces marges, il y a aujourd’hui des petits groupes d’&lt;em&gt;«&amp;nbsp;antifas&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, des jeunes gens qui se trompent d’époque (ils n’ont toujours pas compris que nous sommes sortis des années 30) et qui ont recours à la violence pour dissimuler leur absence d’audience dans l’opinion. Ils se font objectivement les chiens de garde de l’ordre en place, c’est-à-dire du désordre établi, voire la police supplétive du ministère de l’Intérieur. Dimension historique de leurs psychodrames&amp;nbsp;: néant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce qui existe toujours, ce sont des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;anciens&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de ceci ou de cela&amp;nbsp;: anciens trotskistes, anciens maos, etc. Mais, comme tous les anciens, ils ont pour la plupart fait la part des choses. Il y a aussi des réseaux confortés par le parisianisme ou entretenus par des souvenirs de passé commun, ce qui explique certains parcours individuels. Quelques-uns de ces &lt;em&gt;«&amp;nbsp;anciens&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; se retrouvent aujourd’hui chez les Verts, mais la grande majorité s’est ralliée au système, comme l’avait bien vu le regretté Guy Hocquenghem (&lt;em&gt;Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary&lt;/em&gt;). Le grand symbole est &lt;em&gt;Libération&lt;/em&gt;, qui commença sous les auspices de la Gauche prolétarienne à l’époque de Jean-Paul Sartre pour finir aux mains des banques sous François Hollande.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu’il s’agisse de dénoncer la conception permissive de la justice de Christiane Taubira ou de déplorer l’effondrement de l’école, c’est également devenu une habitude, de s’en prendre aux &lt;em&gt;«&amp;nbsp;soixante-huitards attardés&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. Une explication convaincante&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les &lt;em&gt;«&amp;nbsp;soixante-huitards&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;«&amp;nbsp;attardés&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, bien sûr) représentent à droite une sorte de mythe répulsif. Une formule toute faite qui ne veut pas dire grand-chose. Ceux qui l’emploient ont rarement vécu Mai 68, dont ils n’ont qu’une image très superficielle. Ils ont en général oublié que Mai 68, ce fut aussi la dernière grande grève générale de l’histoire de France, un spectacle qui aurait ravi Georges Sorel. Ils ne voient pas, surtout, qu’au-delà des étiquettes du moment et des proclamations inspirées par une rhétorique &lt;em&gt;«&amp;nbsp;révolutionnaire&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, deux tendances totalement opposées se sont exprimées durant ce mois de mai. Il y avait d’un côté une critique argumentée, parfois inspirée du situationnisme, de la société de consommation et du spectacle, du primat des valeurs marchandes, critique avec laquelle je n’ai pour ma part aucun mal à sympathiser. Et de l’autre, une tendance hédoniste, permissive, qui s’illustrait par des slogans tels que &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Jouir sans entraves&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Sous les pavés, la plage&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, etc. C’est cette seconde tendance qui a fourni les plus gros bataillons de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;repentis&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, car ses représentants ont vite réalisé que ce n’était pas la &lt;em&gt;«&amp;nbsp;révolution&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, mais au contraire le capitalisme libéral qui allait le mieux leur permettre de réaliser leurs aspirations. Ils voulaient découvrir la plage sous les pavés. Ils ont eu &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Paris Plages&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si l’idéologie dominante n’est pas fondamentalement &lt;em&gt;«&amp;nbsp;gauchiste&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;«&amp;nbsp;soixante-huitarde&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, elle est quoi&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Depuis l’effondrement des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;grands récits&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; dont parlait Jean-François Lyotard, l’idéologie dominante est un mélange de libéralisme économique et de libéralisme sociétal, légitimé par la thématique des droits subjectifs. Autrement dit, la société de marché et les droits de l’homme comme nouvelle religion civile de notre temps. Adossé à l’utilitarisme et à l’axiomatique de l’intérêt, le type anthropologique que promeut cette idéologie est celui de l’individu narcissique, qui cherche en permanence à maximiser son meilleur intérêt et à obtenir une traduction institutionnelle de ses désirs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette idéologie recouvre la quasi-totalité du champ politique. Au cours des trente dernières années, la droite a abandonné la nation et la gauche a fait de même du peuple, l’une et l’autre se retrouvant pour diaboliser tout grand projet collectif susceptible de s’opposer au libéralisme mondialisé. La conséquence en est la quasi-disparition de la pensée critique. Le message que distillent implicitement tous les médias est que les régimes sociaux actuels constituent la forme définitive de l’évolution politique de l’humanité, que &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’État de droit&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; représente &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’horizon indépassable&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; de la démocratie, que les &lt;em&gt;«&amp;nbsp;inégalités ontologiques&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; (le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;sexisme&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;«&amp;nbsp;racisme&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;) sont beaucoup plus importantes que les inégalités sociales, qu’il faut avant tout lutter contre les &lt;em&gt;«&amp;nbsp;archaïsmes&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; et les &lt;em&gt;«&amp;nbsp;discriminations&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, et que le modèle du marché est le paradigme de tous les faits sociaux. L’intériorisation de cette idée par des citoyens ainsi conviés à n’envisager l’avenir que sous l’horizon de la fatalité aggrave évidemment leur désespérance. Si toute tentative de sortir du système en place est condamnée par avance (comme utopique, antidémocratique, voire totalitaire), quel autre choix peut-on avoir que de subir et de se résigner&amp;nbsp;? Faute d’alternative, on ne voit donc se succéder que des alternances. Or, une alternance est tout autre chose qu’une alternative. Mais l’histoire reste ouverte&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt;, propos recueillis par Nicolas Gauthier (&lt;em&gt;Boulevard Voltaire&lt;/em&gt;, 22 février 2014)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>L'école ne fabrique plus des hommes libres, mais des incultes !...</title>
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        <updated>2014-02-25T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2014-02-25T10:00:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec  Natacha Polony , cueilli...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec &lt;strong&gt;Natacha Polony&lt;/strong&gt;, cueilli dans &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;le Figaro&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré à la crise de l'école. Journaliste et agrégée de lettres modernes, Natacha Polony est l'auteur d'un essai critique sur la politique scolaire, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le pire est de plus en plus sûr&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (Mille et une nuits, 2011).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4446627&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/02/1227297650.jpg&quot; alt=&quot;Peillon éducation.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;fig-article-body&quot;&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Natacha Polony : «L'école ne fabrique plus des hommes libres, mais des incultes !»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Polémique autour de la théorie du genre, dérives communautaires, résultat catastrophique au classement Pisa, l'école Française est en crise. Dans votre dernière chronique pour le Figaro, vous écrivez, «l'école n'instruit plus, n'éduque plus, elle rééduque». Qu'entendez-vous par là? &lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Natacha Polony -&lt;/strong&gt; Le vieux débat entre instruction et éducation est complexe. Pour les tenants de l'instruction, dont je fais partie, l'école doit transmettre des savoirs universels. C'était le projet de Condorcet qui est le premier à avoir pensé l'école de la République à travers ses cinq mémoires sur l'instruction publique. A l'époque, on parlait bien d'instruction et non d'éducation, cette dernière revenant aux familles. Certes, l'école transmettait aussi des valeurs, mais celles-ci passaient par l'histoire, la littérature, les textes. Et c'est en cela qu'elles étaient émancipatrices puisqu'elles étaient le fruit d'un savoir. Au cours de la seconde moitié du XXe siècle cet équilibre a été bouleversé. Les savoirs ont peu à peu été abandonnés au profit de ce que les «pédagogistes» appellent le «savoir être». Dans le socle commun de connaissances et de compétences définit par l'Education nationale, les grands textes officiels du savoir sont mis sur le même plan que certaines «compétences» qui relèvent de l'éducation des familles tel que «le savoir vivre ensemble» ou «le savoir respecter autrui». La polémique autour de la théorie du genre, bien qu'elle ait été instrumentalisée par certains extrémistes, illustre la propension de l'école à vouloir concurrencer la vision du monde transmise aux enfants par leurs parents. Il me paraît plus urgent d'apprendre aux élèves à lire, écrire et compter. En tant qu'héritier des Lumières, Condorcet misait sur l'intelligence pour élever les esprits. C'est par là que passe le combat pour l'émancipation et non par un vague catéchisme moralisateur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;La focalisation de l'école sur les questions de société n'est-elle pas justement un moyen de masquer son échec sur l'apprentissage des savoirs fondamentaux?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Certainement, mais à l'inverse la focalisation sur les questions de société est aussi l'une des causes de la crise actuelle de l'école. En effet, un collégien de troisième d'aujourd'hui cumule deux ans de retard de cours de Français par rapport à un élève des années 1970. La volonté de l'école de tout faire, l'hygiène, l'antiracisme, la sécurité routière, l'éloigne de ses missions originelles. J'ai noté le cas concret d'une classe qui a fait appel à 11 intervenants extérieurs en une semaine. Dans ces conditions, comment dégager du temps pour apprendre aux élèves à lire? Il faut effectuer des choix. Cette focalisation sur les questions de société est aussi une manière de tromper les élèves sur leur niveau réel. Pour ne pas faire de sélection, l'école nivelle par le bas en sacrifiant les savoirs fondamentaux au profit de choix pédagogiques démagogiques et accessoires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Hormis cette dérive sociétale, quelles sont les causes profondes de cette faillite de l'école de la République?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il y a deux problèmes qui se conjuguent. Le premier dépend de l'école elle-même. Depuis les années 70, les pédagogies constructivistes, d'après lesquelles c'est l'enfant qui construit lui-même son savoir, ont pris le pouvoir dans l'enseignement. Par exemple en ce qui concerne l'apprentissage de la lecture, les neurosciences prouvent que la méthode syllabique est plus efficace que les méthodes mixtes ou globales. C'est pourtant ces dernières qui sont privilégiées par la majorité des enseignants. Pour lutter contre l'illettrisme, il faut revenir d'urgence aux méthodes classiques et arrêter de caresser les élèves dans le sens du poil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le second problème est le fruit de la société. Les parents qui ont une vision consumériste de l'école se déchargent de leurs responsabilités. Gavés de télévision, les enfants ne sont plus habitués à contrôler leurs pulsions et à obéir. Ils sont donc plus difficiles à gérer pour les professeurs. Comme l'explique Marcel Gauchet, l'évolution de l'individualisme contemporain rend très difficile la transmission. L'école est confrontée à ce délitement du lien républicain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Avec le rapport puis la feuille de route sur l'intégration, la gauche a relancé le débat sur l'interdiction du voile et plus largement sur le multiculturalisme à l'école. Le risque n'est-il pas de faire de cette dernière l'otage de tous les communautarismes?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La problématique du voile à l'école remonte à 1989 lorsque Lionel Jospin, alors ministre de l'éducation nationale, saisit le Conseil d'Etat après l'exclusion à Creil de deux collégiennes portant le tchador, puis publie une circulaire statuant que les enseignants ont la responsabilité d'accepter ou de refuser le voile en classe, au cas par cas. Or il existait déjà une circulaire, la circulaire Jean Zay du 15 mai 1937 qui rappelait la laïcité de l'enseignement public et demandait aux chefs d'établissements de n'admettre aucune forme de prosélytisme dans les écoles. Il y a donc eu carence de l'État. Le rôle des pouvoirs publics était d'affirmer la validité de cette circulaire et de faire respecter l'esprit et la lettre de la loi de 1905. Cela nous aurait évité de perdre un temps considérable et d'en passer par une nouvelle loi sur la laïcité en 2004. Venir réveiller cette question aujourd'hui est une bêtise effarante qui montre qu'une partie de la gauche a encore la tête farcie d'idées délirantes! Cette gauche-là a renoncé au projet d'intégration allant jusqu'à nier la préexistence du pays d'accueil, à nier son identité. Il n'y a plus d'hôte, plus d'accueilli. Or, une nation ne peut se perpétuer que lorsqu'elle transmet son héritage. Nous avons cessé de transmettre, pas seulement aux étrangers, à tous nos enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;strong&gt;Dans une interview accordé à Libération, Vincent Peillon en appelle pourtant à la défense de l'école républicaine… Qu'en dites-vous? Cela va-t-il dans le bon sens?&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vincent Peillon se veut un ministre philosophe et connaisseur de l'histoire de l'école. Mais il se paie de mots et se réfugie derrière les valeurs et les principes pour mieux pratiquer l'ambiguïté. Les grandes déclarations sont pour lui un moyen d'éluder les vraies questions qui sont la refonte du système des mutations, pour que les jeunes professeurs ne soient plus parachutés dans les classes les plus difficiles, et celle des méthodes d'apprentissage. Comme ses prédécesseurs, il préfère se concentrer sur des questions annexes et dérisoires: les rythmes scolaires, les 60 000 postes supplémentaires ou encore la théorie du genre. Pendant ce temps-là, l'école est incapable d'apprendre aux élèves à lire et à écrire. Elle ne fabrique plus des citoyens, plus des hommes libres, mais des incultes qui seront dépendants des discours les plus idiots! Si 80&amp;nbsp;% d'une classe d'âge va jusqu'au baccalauréat aujourd'hui, l'école est pourtant plus inégalitaire que jamais. Les statistiques sont terribles. Dans les années 60, 14&amp;nbsp;% des élèves des milieux défavorisés accédaient aux grandes écoles. Ils ne sont plus que 6&amp;nbsp;% aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Natacha Polony&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;, 14 février 2014)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Boreas</name>
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        <title>Le combat n'est pas seulement le nôtre</title>
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        <updated>2013-11-11T22:27:00+01:00</updated>
        <published>2013-11-11T22:27:00+01:00</published>
        <summary>      En plus, il y a  un livre à lire .  </summary>
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          &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/x16uxu2&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;En plus, il y a &lt;a href=&quot;http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Le-Debat/La-grande-separation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un livre à lire&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>L'idéologie allemande...</title>
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        <updated>2013-10-23T16:00:00+02:00</updated>
        <published>2013-10-23T16:00:00+02:00</published>
        <summary>  Les éditions Gallimard viennent de rééditer, dans leur collection Tel,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les éditions Gallimard viennent de rééditer, dans leur collection Tel, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Homo aequalis II :&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'idéologie allemande&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, un essai de Louis Dumont. Indianiste et sociologue, disciple de Marcel Mauss, Louis Dumont est l'auteur d'un essai sur le système des castes, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Homo hierarchicus&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(1967), ainsi que d'une étude sur la généalogie de l'individualisme, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Essais sur l'individualisme&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (1984), et d'une étude sur la modernité et l'idéologie économique,&lt;em&gt;&lt;strong&gt; Homo aequalis I : Genèse et épanouissement de l'idéologie économique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (1977),tous publiés aux éditions Gallimard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4296173&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/02/1914624879.jpg&quot; alt=&quot;Idéologie allemande.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot; L'étude de la société indienne a été pour Louis Dumont, dans un second temps, le point d'appui d'une enquête comparative sur la civilisation moderne dont le présent ouvrage représente une nouvelle étape. En contraste avec la société des castes, modèle de l'organisation hiérarchique et du principe &quot;holiste&quot; (Homo hierarchicus, 1966), il a ainsi pu faire ressortir l'individualisme caractéristique de notre système d'idées et de valeurs. Il en a reconstitué la mise en place historique au travers de la genèse de l'idéologie économique (Homo aequalis, I, 1977). Avec Homo aequalis, II (L'Idéologie allemande), la comparaison se déplace à l'intérieur même du monde contemporain. Il s'agit cette fois d'envisager les variantes nationales et l'individualisme moderne, qui sont loin d'être identiques. Louis Dumont s'attache plus spécialement à la mise en perspective réciproque des versions allemande et française aussi fortement typées chacune que différentes. Il en résulte une vue profondément renouvelée tant, par exemple, de la fonction du thème de &quot;l'éducation de soi-même&quot; (Bildung) dans la culture allemande que de l'idéologie politique française. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>La croissance est morte dans les années 70...</title>
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        <updated>2013-10-18T10:05:00+02:00</updated>
        <published>2013-10-18T10:05:00+02:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un long entretien avec  Serge Latouche ,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un long entretien avec &lt;strong&gt;Serge Latouche&lt;/strong&gt;, cueilli sur &lt;a href=&quot;http://ragemag.fr/&quot;&gt;&lt;em&gt;Ragemag&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Economiste, sociologue et fondateur du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en sciences sociales), Serge Latouche est le principal théoricien français de la décroissance et dirige la revue &lt;em&gt;Entropia&lt;/em&gt;. Il a publié de nombreux essais, dont, notamment,&amp;nbsp; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'occidentalisation du monde&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (La découverte, 1989 ), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mégamachine&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (La découverte, 1995), &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pari de la décroissance&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (Fayard, 2006) et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Sortir de la société de consommation&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Les liens qui libèrent, 2010).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4289327&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/01/2817054716.jpeg&quot; alt=&quot;Serge Latouche.jpeg&quot; width=&quot;457&quot; height=&quot;233&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;omc-post-heading-video&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Serge Latouche&amp;nbsp;: « La croissance est morte dans les années 1970.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les statistiques de croissance du PIB au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; trimestre viennent d’être publiées [&lt;em&gt;NDLR&amp;nbsp;: l’interview a été réalisée le 20 septembre&lt;/em&gt;] et il semblerait que la zone euro retrouve le chemin de la croissance&amp;nbsp;: qu’en pensez-vous&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je pense que c’est totalement bidon&amp;nbsp;! D’une part, savoir si la croissance est de +0,5% ou -0,5% n’a pas de sens&amp;nbsp;: n’importe quelle personne qui a fait des statistiques et de l’économie sait que pour que cela soit significatif, il faut des chiffres plus grands. Ensuite, de quelle croissance s’agit-il&amp;nbsp;? Nous avons affaire à cette croissance que nous connaissons depuis les années 1970, à savoir une croissance tirée par la spéculation boursière et immobilière. Dans le même temps, le chômage continue de croître et la qualité de vie continue de se dégrader dangereusement. Il faut bien comprendre que la croissance est morte dans les années 1970 environ. Depuis, elle est comparable aux étoiles mortes qui sont à des années-lumière de nous et dont nous percevons encore la lumière. La croissance que notre société a connue durant les Trente Glorieuses a disparu et ne reviendra pas&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La récession était-elle l’occasion idéale pour jeter les bases d’une transition économique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Oui et non&amp;nbsp;: le paradoxe de la récession est qu’elle offre les possibilités de remettre en question un système grippé, mais en même temps, le refus de l’oligarchie dominante de se remettre en cause – ou de se suicider – la pousse à maintenir la fiction d’une société de croissance sans croissance. Par conséquent, elle rend encore plus illisible le projet de la décroissance. Depuis le début de la crise, il y a un tel délire obsessionnel autour de la croissance que les projets alternatifs ne sont pas audibles auprès des politiques. Il faut donc chercher de manière plus souterraine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La décroissance est souvent amalgamée à la récession. Pourtant, vous affirmez que celle-ci n’est qu’une décroissance dans une société de croissance et qu’une vraie décroissance doit se faire au sein d’une société qui s’est départie de l’imaginaire de la croissance. Pouvez-vous détailler&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le projet alternatif de la décroissance ne devait pas être confondu avec le phénomène concret de ce que les économistes appellent « croissance négative&amp;nbsp;», formulation étrange de leur jargon pour désigner une situation critique dans laquelle nous assistons à un recul de l’indice fétiche des sociétés de croissance, à savoir le PIB. Il s’agit, en d’autres termes, d’une récession ou d’une dépression, voire du déclin ou de l’effondrement d’une économie moderne. Le projet d’une société de décroissance est radicalement différent du phénomène d’une croissance négative. La décroissance, comme symbole, renvoie à une sortie de la société de consommation. A l’extrême limite, nous pourrions opposer la décroissance « choisie » à la décroissance « subie ». La première est comparable à une cure d’austérité entreprise volontairement pour améliorer son bien-être, lorsque l’hyperconsommation en vient à nous menacer d’obésité. La seconde est la diète forcée pouvant mener à la mort par famine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous savons, en effet, que le simple ralentissement de la croissance plonge nos sociétés dans le désarroi, en raison du chômage, de l’accroissement de l’écart qui sépare riches et pauvres, des atteintes au pouvoir d’achat des plus démunis et de l’abandon des programmes sociaux, sanitaires, éducatifs, culturels et environnementaux qui assurent un minimum de qualité de vie. Nous pouvons imaginer quelle catastrophe serait un taux de croissance négatif&amp;nbsp;! Mais cette régression sociale et civilisationnelle est précisément ce que nous commençons déjà à connaître.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Depuis la récession de 2009, l’écart entre la croissance du PIB et celle de la production industrielle s’est accentué dans les pays développés&amp;nbsp;: sommes-nous entrés dans une nouvelle phase de la société technicienne&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Oui et non là encore. Oui, dans la mesure où depuis de nombreuses années, on parle de « nouvelle économie&amp;nbsp;», « d’économie immatérielle », « d’économie de nouvelles technologies » ou encore « d’économie numérique ». On nous a aussi parlé de « société de services ». Nous voyons bien que ce phénomène n’est pas nouveau et qu’il y avait déjà dans les sociétés industrielles un phénomène de désindustrialisation. Pourtant, ce n’était pas un changement dans le sens où l’industrialisation existe toujours. Mais elle est partie en Inde, en Chine ou dans les « BRICS&amp;nbsp;». Il y a eu une délocalisation du secteur secondaire, ce qui nous amène à réimporter, à un chômage très important et à cette croissance spéculative. Nos économies se sont spécialisées dans les services haut de gamme&amp;nbsp;: les services financiers, les marques, les brevets, etc. La production est délocalisée tout en conservant la marque, ce qui est plus rentable. Mais nous assistons aussi à un développement par en bas des services dégradés ou à la personne et à une nouvelle forme de domesticité qui se développe avec cette désindustrialisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Est-ce que vous confirmeriez les prévisions de Jacques Ellul qui voyait la naissance d’une dichotomie entre d’un côté les « nations-capitalistes&amp;nbsp;» du Nord et de l’autre les « nations-prolétaires » du Sud&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cela n’est pas nouveau, ni totalement exact&amp;nbsp;! Les nations occidentales se prolétarisent aussi. Avec la mondialisation, nous assistons surtout à une tiers-mondisation des pays du Nord et un embourgeoisement des pays du Sud. Il y a par exemple aujourd’hui 100 à 200 millions de Chinois qui appartiennent à la classe moyenne mondiale, voire riche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le 20 août dernier, nous avons épuisé les ressources de la Terre pour 2013 et nous vivons donc à « crédit&amp;nbsp;» vis-à-vis de celle-ci jusqu’à la fin de l’année. Il faudrait donc réduire d’environ un tiers notre consommation en ressources naturelles si nous voulons préserver notre planète. N’a-t-on pas atteint le point de non-retour&amp;nbsp;? La décroissance se fera-t-elle aux dépens des pays en voie de développement&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Déjà soyons clairs, la décroissance est avant tout un slogan qui s’oppose à la société d’abondance. Ensuite, il ne s’agit surtout pas de régler les problèmes des pays du Nord aux dépens de ceux du Tiers-Monde. Il faudra résoudre simultanément les problèmes et du Nord et ceux du Sud. Évidemment, ce que vous évoquez, et que l’on appelle l’&lt;em&gt;over shoot day&lt;/em&gt;, n’est qu’une moyenne globale. La réduction de l’empreinte écologique pour un pays comme la France n’est pas de l’ordre de 30%, mais de 75%. Une fois explicité comme cela, les gens se disent que ça va être dramatique. Justement, ce n’est pas nécessaire&amp;nbsp;: nos modes de vie sont basés sur un gaspillage fantastique de la consommation et encore plus de la production, donc des ressources naturelles. Il ne faudra donc pas forcément consommer moins, mais consommer mieux. Tout d’abord, la logique consumériste pousse à accélérer l’obsolescence des produits. Il ne s’agit donc pas forcément de consommer moins mais de produire moins en consommant mieux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au lieu de consommer une seule machine à laver dans notre vie, nous en consommons 10 ou 15, de même pour les réfrigérateurs et je ne parle même pas des ordinateurs&amp;nbsp;! Il faut donc un mode de production où les individus ne consomment qu’une seule voiture, une seule machine à laver, etc. Cela réduirait déjà énormément l’empreinte écologique. Nous savons aussi que la grande distribution entraîne un grand gaspillage alimentaire. Environ 40% de la nourriture va à la poubelle, soit à cause des dates de péremptions dans les magasins, soit chez les particuliers qui ont emmagasiné de la nourriture qui finit par périmer. L’idée n’est pas de décroître aux dépens des pays pauvres, qui eux doivent au contraire augmenter leur consommation et leur production, mais de changer cette logique de gaspillage forcenée et de fausse abondance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nicholas Georgescu-Roegen, affirmait&amp;nbsp;: « Chaque fois que nous produisons une voiture, nous le faisons au prix d’une baisse du nombre de vies à venir.&amp;nbsp;» La décroissance doit-elle être accompagnée d’un contrôle démographique pour être soutenable&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il est toujours délicat d’aborder la question démographique. Les prises de position sur le sujet sont toujours passionnelles car touchant à la fois aux croyances religieuses, au problème du droit à la vie, à l’optimisme de la modernité avec son culte de la science et du progrès, elles peuvent déraper très vite vers l’eugénisme, voire le racisme au nom d’un darwinisme rationalisé. La menace démographique, vraie ou imaginaire, peut donc être facilement instrumentalisée pour mettre en place des formes d’&lt;em&gt;écototalitarisme&lt;/em&gt;. Il importe donc de cerner les différentes dimensions du problème et de peser les arguments en présence, avant de se prononcer sur la taille d’une humanité « soutenable&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Si l’insuffisance des ressources naturelles et les limites de la capacité de régénération de la biosphère nous condamnent à remettre en question notre mode de vie, la solution paresseuse consisterait, en effet, à réduire le nombre des ayants droit afin de rétablir une situation soutenable. Cette solution convient assez bien aux grands de ce monde puisqu’elle ne porte pas atteinte aux rapports sociaux et aux logiques de fonctionnement du système. Pour résoudre le problème écologique, il suffirait d’ajuster la taille de l’humanité aux potentialités de la planète en faisant une règle de trois. Telle n’est évidemment pas la position des objecteurs de croissance, ce qui n’empêche qu’ils soient taxés de malthusianisme parfois par ceux-là mêmes qui condamnent les deux tiers de l’humanité à l’extermination.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il est clair que si une croissance infinie est incompatible avec un monde fini, cela concerne aussi la croissance de la population. La planète, qui n’a que 55 milliards d’hectares, ne peut pas supporter un nombre d’habitants illimité. C’est la raison pour laquelle presque tous les auteurs de référence de la décroissance, ceux qui ont mis en évidence les limites de la croissance (Jacques Ellul, Nicholas Georgescu-Roegen, Ivan Illich, René Dumont, entre autres) ont tiré le signal d’alarme de la surpopulation. Et pourtant, ce ne sont pas, pour la plupart, des défenseurs du système… Même pour Castoriadis, « la relation entre l’explosion démographique et les problèmes de l’environnement est manifeste&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cela étant, ce que la décroissance remet en cause, c’est avant tout la logique de la croissance pour la croissance de la production matérielle. Même si la population était considérablement réduite, la croissance infinie des besoins entraînerait une empreinte écologique excessive. L’Italie en est un bon exemple. La population diminue, mais l’empreinte écologique, la production, la consommation, la destruction de la nature, des paysages, le mitage du territoire par la construction, la &lt;em&gt;cimentification&lt;/em&gt; continuent de croître. On a pu calculer que si tout le monde vivait comme les Burkinabés, la planète pourrait supporter 23 milliards d’individus, tandis que si tout le monde vivait comme les Australiens, d’ores et déjà le monde serait surpeuplé et il faudrait éliminer les neuf dixièmes de la population. Il ne pourrait pas faire vivre plus de 500 millions de personnes. Qu’il y ait 10 millions d’habitants sur Terre ou 10 milliards, note Murray Bookchin, la dynamique du « marche ou crève&amp;nbsp;» de l’économie de marché capitaliste ne manquerait pas de dévorer toute la biosphère. Pour l’instant, ce ne sont pas tant les hommes qui sont trop nombreux que les automobiles… Une fois retrouvé le sens des limites et de la mesure, la démographie est un problème qu’il convient d’affronter avec sérénité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Si une croissance infinie est incompatible avec un monde fini, cela concerne aussi la croissance démographique. La population ne peut, elle non plus, croître indéfiniment. La réduction brutale du nombre des consommateurs ne changerait pas la nature du système, mais une société de décroissance ne peut pas évacuer la question du régime démographique soutenable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Que faire pour changer de régime&amp;nbsp;? Combattre l’individualisme ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les gens accusent souvent les partisans de la décroissance d’être des passéistes. Pourtant, nous ne souhaitons pas un retour en arrière. Mais, comme le préconisaient Ivan Illich ou même Castoriadis, il s’agit d’inventer un futur où nous retenons certains aspects du passé qui ont été détruits par la modernité. Sur ce sujet, un grand sociologue français, Alain Touraine, vient de sortir un livre intitulé &lt;em&gt;La Fin des sociétés&lt;/em&gt;. C’est vrai qu’avec la mondialisation, on assiste à la fin des sociétés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;À ce sujet, un ancien Premier ministre anglais, Margareth Thatcher, a dit&amp;nbsp;: « Il n’existe pas de société, il n’existe que des individus&amp;nbsp;». C’est énorme de dire cela&amp;nbsp;! Donc, dans le projet de la décroissance, il ne s’agit pas de retrouver une ancienne société disparue, mais d’inventer une nouvelle société de solidarité. C’est-à-dire qu’il faut réinventer du lien social, parfois par la force des choses comme avec la fin du pétrole, sur la base d’une économie de proximité, avec une relocalisation de la totalité de la vie. Ce n’est pas un repli sur soi, mais une nouvelle redécouverte de la culture, de la vie, de la politique et de l’économie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Justement, relocaliser les activités humaines serait une nécessité écologique. Mais la réindustrialisation potentielle qui en découlerait ne serait-elle pas une entrave à la décroissance&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Non, parce qu’il ne s’agit pas de la réindustrialisation prônée par notre système. Madame Lagarde, quand elle était ministre de l’Économie, avait inventé le néologisme «&lt;em&gt; rilance &lt;/em&gt;»&amp;nbsp;: de la rigueur et de la relance. Pour nous, c’est exactement le contraire : nous ne voulons ni rigueur, ni relance, ni austérité. Évidemment qu’il faut sortir de la récession et récréer des emplois, non pas pour retrouver une croissance illimitée, mais pour satisfaire les besoins de la population. En fait, la réindustrialisation dans une optique de décroissance est plus artisanale qu’industrielle. Il faut se débarrasser des grosses entreprises au profit d’une économie composée de petites unités à dimensions humaines. Ces dernières peuvent être techniquement très avancées mais ne doivent en aucun cas être les monstres transnationaux que nous connaissons actuellement. Elles doivent être plus industrieuses qu’industrielles, plus entreprenantes qu’entrepreneuses et plus coopératives que capitalistes. C’est tout un projet à inventer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’État moderne se comporte toujours comme un soutien au productivisme, soit en favorisant l’offre pour les libéraux, soit en favorisant la demande pour les keynésiens. La décroissance a-t-elle besoin d’une disparition de l’État&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cela dépend de ce que nous mettons derrière le mot « État&amp;nbsp;». Même si l’objectif n’est pas de maintenir cet État-nation, bien sûr qu’une société de décroissance devra inventer ses propres institutions. Elles devront être plus proches du citoyen avec une coordination au niveau transnational. Celle-ci est vitale, car beaucoup de phénomènes environnementaux sont globaux&amp;nbsp;: il est alors impossible d’imaginer un repli total. Il faudra donc inventer de nouvelles formes qui diffèrent de l’appareil bureaucratique moderne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La décroissance implique aussi un changement de mode de vie. Comment faire pour lutter contre la société marchande sans se marginaliser&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ef
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>La fabrique de l'impuissance ?...</title>
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        <updated>2013-09-25T10:05:00+02:00</updated>
        <published>2013-09-25T10:05:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de &lt;strong&gt;Bertrand Renouvin&lt;/strong&gt;, cueilli sur son &lt;a href=&quot;http://www.bertrand-renouvin.fr/&quot;&gt;blog&lt;/a&gt; et consacré à l'impuissance de la classe politique européenne...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4261256&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/389590457.png&quot; alt=&quot;bertrand renouvin, gouvernance, individualisme, institutions européennes, marcel gauchet,oligarchie, ultralibéralisme&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La fabrique de l'impuissance&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Après l’aveuglement volontaire sur l’économie et maintes bévues, l’échec humiliant dans l’affaire syrienne. Faute de pouvoir arrêter maintenant ce cours funeste, essayons une nouvelle fois de comprendre ce qui se passe dans la tête de François Hollande. Il n’y aura pas de réplique efficace, à terme, si nous nous contentons de dénoncer la trahison sociale-libérale et la dérive atlantiste de l’équipe au pouvoir. Le hollandisme n’est qu’une illustration de la crise du Politique qui affecte cruellement les principaux pays de l’Union européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans un entretien récemment publié, Marcel Gauchet apporte sur ce point des explications décisives (1). Nous sommes «&amp;nbsp;sous le règne d’une oligarchie qui tend à s’affranchir des mécanismes démocratiques au nom de la bonne gouvernance économique&amp;nbsp;». Cet état de fait est une spécificité ouest-européenne car il est intimement lié à l’idéologie et aux mécanismes de l’Union&amp;nbsp;: ceux-ci &amp;nbsp;tendent à «&amp;nbsp;vider les appareils politiques nationaux de toute substance&amp;nbsp;» et à construire un appareil post-national et post-étatique régulé par le droit et l’économie – celui de la «&amp;nbsp;gouvernance&amp;nbsp;» qui remplacera les gouvernements élus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette évolution nous est présentée comme une nécessité et même comme une fatalité. Depuis les années cinquante du siècle dernier, le «&amp;nbsp;dépassement des nations&amp;nbsp;» est affirmé comme Loi de l’histoire – une histoire qui trouverait sa fin finale dans le divin marché. Cette version lénifiante du déterminisme historique n’est qu’une vaste foutaise. C’est une volonté collective qui est à l’œuvre, celle des élites européistes qui ont trouvé une formidable combine&amp;nbsp;: tirer tous profits de la présence au gouvernement en se débarrassant des responsabilités qu’implique l’action gouvernementale. Il y a une «&amp;nbsp;impuissance fabriquée&amp;nbsp;», voire «&amp;nbsp;souhaitée&amp;nbsp;» par les principaux artisans de la construction européenne. Cette vérité est difficile à comprendre&amp;nbsp;: les chefs de parti déploient une telle volonté de puissance qu’on espère toujours qu’il en restera quelque chose lorsqu’ils exerceront le pouvoir. Le volontarisme de Nicolas Sarkozy a séduit maints nostalgiques du général de Gaulle et François Hollande eut en 2012 quelques beaux accents avant d’aller plus avant sur la voie des redditions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Oh&amp;nbsp;! bien sûr, au fil des discours, on tente encore de nous vendre le rêve européen. Mais «&amp;nbsp;qui se sent représenté aujourd’hui par le Parlement européen&amp;nbsp;? Qui peut avoir envie de s’en remettre aux inspirations de Manuel Barroso&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; la Cour de justice européenne, «&amp;nbsp;c’est le sommet de l’aberration puisqu’elle prétend faire de la politique avec du droit&amp;nbsp;» et le fédéralisme européen «&amp;nbsp;c’est terminé&amp;nbsp;». Ces affirmations s’appuient sur des analyses approfondies, aux conclusions parfaitement angoissantes. Ainsi, «&amp;nbsp;l’Union européenne est incapable de penser politiquement la mondialisation&amp;nbsp;: sa logique spontanée est de s’y dissoudre&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les peuples de l’Ouest-européen rejettent cet européisme dissolvant mais cela ne signifie pas que des insurrections populaires dans la rue ou dans les urnes provoqueraient immanquablement une renaissance politique car les peuples sont en proie à de rudes contradictions&amp;nbsp;: on nous offre «&amp;nbsp;la liberté totale de chacun et l’impuissance complète de tous&amp;nbsp;» et nous vivons douloureusement l’individualisme… qui suppose «&amp;nbsp;une socialisation intégrale de l’existence&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Marcel Gauchet n’est pas désespéré. La collectivité nationale peut se réaffirmer, l’Europe est à repenser sur le mode de la coopération et de grands hommes politiques pourraient tirer parti de nos contradictions pour le bien public s’ils nous expliquaient clairement comment on peut concilier la liberté individuelle et le projet commun. Ces grands hommes, nous ne les trouvons pas. Les tribuns des deux Fronts désignent d’autres impasses – celle du nationalisme, celle du socialisme hors-sol. Il faut donc à la France une nouvelle génération politique. Elle se formera grâce à ceux qui ont une pensée – une pensée rigoureuse à tous les sens du terme. L’urgence est de faire connaître les livres, les entretiens, les articles qui inspireront, chez quelques-uns, les engagements salvateurs. Il faut Aristote pour qu’il y ait Alexandre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bertrand Renouvin&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Blog de Bertrand Renouvin&lt;/em&gt;, 22 septembre 2013)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Note&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(1)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cf. la revue «&amp;nbsp;Au fait&amp;nbsp;», n° 3, septembre 2013. Pages 62-78.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div id=&quot;stcpDiv&quot; style=&quot;position: absolute; top: -1999px; left: -1988px;&quot;&gt;&lt;p&gt;Après l’aveuglement volontaire sur l’économie et maintes bévues, l’échec humiliant dans l’affaire syrienne (1). Faute de pouvoir arrêter maintenant ce cours funeste, essayons une nouvelle fois de comprendre ce qui se passe dans la tête de François Hollande. Il n’y aura pas de réplique efficace, à terme, si nous nous contentons de dénoncer la trahison sociale-libérale et la dérive atlantiste de l’équipe au pouvoir. Le hollandisme n’est qu’une illustration de la crise du Politique qui affecte cruellement les principaux pays de l’Union européenne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans un entretien récemment publié, Marcel Gauchet apporte sur ce point des explications décisives (2). Nous sommes «&amp;nbsp;sous le règne d’une oligarchie qui tend à s’affranchir des mécanismes démocratiques au nom de la bonne gouvernance économique&amp;nbsp;». Cet état de fait est une spécificité ouest-européenne car il est intimement lié à l’idéologie et aux mécanismes de l’Union&amp;nbsp;: ceux-ci &amp;nbsp;tendent à «&amp;nbsp;vider les appareils politiques nationaux de toute substance&amp;nbsp;» et à construire un appareil post-national et post-étatique régulé par le droit et l’économie – celui de la «&amp;nbsp;gouvernance&amp;nbsp;» qui remplacera les gouvernements élus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette évolution nous est présentée comme une nécessité et même comme une fatalité. Depuis les années cinquante du siècle dernier, le «&amp;nbsp;dépassement des nations&amp;nbsp;» est affirmé comme Loi de l’histoire – une histoire qui trouverait sa fin finale dans le divin marché. Cette version lénifiante du déterminisme historique n’est qu’une vaste foutaise. C’est une volonté collective qui est à l’œuvre, celle des élites européistes qui ont trouvé une formidable combine&amp;nbsp;: tirer tous profits de la présence au gouvernement en se débarrassant des responsabilités qu’implique l’action gouvernementale. Il y a une «&amp;nbsp;impuissance fabriquée&amp;nbsp;», voire «&amp;nbsp;souhaitée&amp;nbsp;» par les principaux artisans de la construction européenne. Cette vérité est difficile à comprendre&amp;nbsp;: les chefs de parti déploient une telle volonté de puissance qu’on espère toujours qu’il en restera quelque chose lorsqu’ils exerceront le pouvoir. Le volontarisme de Nicolas Sarkozy a séduit maints nostalgiques du général de Gaulle et François Hollande eut en 2012 quelques beaux accents avant d’aller plus avant sur la voie des redditions.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oh&amp;nbsp;! bien sûr, au fil des discours, on tente encore de nous vendre le rêve européen. Mais «&amp;nbsp;qui se sent représenté aujourd’hui par le Parlement européen&amp;nbsp;? Qui peut avoir envie de s’en remettre aux inspirations de Manuel Barroso&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; la Cour de justice européenne, «&amp;nbsp;c’est le sommet de l’aberration puisqu’elle prétend faire de la politique avec du droit&amp;nbsp;» et le fédéralisme européen «&amp;nbsp;c’est terminé&amp;nbsp;». Ces affirmations s’appuient sur des analyses approfondies, aux conclusions parfaitement angoissantes. Ainsi, «&amp;nbsp;l’Union européenne est incapable de penser politiquement la mondialisation&amp;nbsp;: sa logique spontanée est de s’y dissoudre&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les peuples de l’Ouest-européen rejettent cet européisme dissolvant mais cela ne signifie pas que des insurrections populaires dans la rue ou dans les urnes provoqueraient immanquablement une renaissance politique car les peuples sont en proie à de rudes contradictions&amp;nbsp;: on nous offre «&amp;nbsp;la liberté totale de chacun et l’impuissance complète de tous&amp;nbsp;» et nous vivons douloureusement l’individualisme… qui suppose «&amp;nbsp;une socialisation intégrale de l’existence&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Marcel Gauchet n’est pas désespéré. La collectivité nationale peut se réaffirmer, l’Europe est à repenser sur le mode de la coopération et de grands hommes politiques pourraient tirer parti de nos contradictions pour le bien public s’ils nous expliquaient clairement comment on peut concilier la liberté individuelle et le projet commun. Ces grands hommes, nous ne les trouvons pas. Les tribuns des deux Fronts désignent d’autres impasses – celle du nationalisme, celle du socialisme hors-sol. Il faut donc à la France une nouvelle génération politique. Elle se formera grâce à ceux qui ont une pensée – une pensée rigoureuse à tous les sens du terme. L’urgence est de faire connaître les livres, les entretiens, les articles qui inspireront, chez quelques-uns, les engagements salvateurs. Il faut Aristote pour qu’il y ait Alexandre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(1)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cf. sur ce blog les chroniques 84, 85, 86 et 87.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(2)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cf. la revue «&amp;nbsp;Au fait&amp;nbsp;», n° 3, septembre 2013. Pages 62-78.&lt;/p&gt;- See more at: http://www.bertrand-renouvin.fr/#sthash.3EVXFQBa.dpuf&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;stcpDiv&quot; style=&quot;position: absolute; top: -1999px; left: -1988px;&quot;&gt;&lt;p&gt;Après l’aveuglement volontaire sur l’économie et maintes bévues, l’échec humiliant dans l’affaire syrienne (1). Faute de pouvoir arrêter maintenant ce cours funeste, essayons une nouvelle fois de comprendre ce qui se passe dans la tête de François Hollande. Il n’y aura pas de réplique efficace, à terme, si nous nous contentons de dénoncer la trahison sociale-libérale et la dérive atlantiste de l’équipe au pouvoir. Le hollandisme n’est qu’une illustration de la crise du Politique qui affecte cruellement les principaux pays de l’Union européenne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans un entretien récemment publié, Marcel Gauchet apporte sur ce point des explications décisives (2). Nous sommes «&amp;nbsp;sous le règne d’une oligarchie qui tend à s’affranchir des mécanismes démocratiques au nom de la bonne gouvernance économique&amp;nbsp;». Cet état de fait est une spécificité ouest-européenne car il est intimement lié à l’idéologie et aux mécanismes de l’Union&amp;nbsp;: ceux-ci &amp;nbsp;tendent à «&amp;nbsp;vider les appareils politiques nationaux de toute substance&amp;nbsp;» et à construire un appareil post-national et post-étatique régulé par le droit et l’économie – celui de la «&amp;nbsp;gouvernance&amp;nbsp;» qui remplacera les gouvernements élus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette évolution nous est présentée comme une nécessité et même comme une fatalité. Depuis les années cinquante du siècle dernier, le «&amp;nbsp;dépassement des nations&amp;nbsp;» est affirmé comme Loi de l’histoire – une histoire qui trouverait sa fin finale dans le divin marché. Cette version lénifiante du déterminisme historique n’est qu’une vaste foutaise. C’est une volonté collective qui est à l’œuvre, celle des élites européistes qui ont trouvé une formidable combine&amp;nbsp;: tirer tous profits de la présence au gouvernement en se débarrassant des responsabilités qu’implique l’action gouvernementale. Il y a une «&amp;nbsp;impuissance fabriquée&amp;nbsp;», voire «&amp;nbsp;souhaitée&amp;nbsp;» par les principaux artisans de la construction européenne. Cette vérité est difficile à comprendre&amp;nbsp;: les chefs de parti déploient une telle volonté de puissance qu’on espère toujours qu’il en restera quelque chose lorsqu’ils exerceront le pouvoir. Le volontarisme de Nicolas Sarkozy a séduit maints nostalgiques du général de Gaulle et François Hollande eut en 2012 quelques beaux accents avant d’aller plus avant sur la voie des redditions.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oh&amp;nbsp;! bien sûr, au fil des discours, on tente encore de nous vendre le rêve européen. Mais «&amp;nbsp;qui se sent représenté aujourd’hui par le Parlement européen&amp;nbsp;? Qui peut avoir envie de s’en remettre aux inspirations de Manuel Barroso&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; la Cour de justice européenne, «&amp;nbsp;c’est le sommet de l’aberration puisqu’elle prétend faire de la politique avec du droit&amp;nbsp;» et le fédéralisme européen «&amp;nbsp;c’est terminé&amp;nbsp;». Ces affirmations s’appuient sur des analyses approfondies, aux conclusions parfaitement angoissantes. Ainsi, «&amp;nbsp;l’Union européenne est incapable de penser politiquement la mondialisation&amp;nbsp;: sa logique spontanée est de s’y dissoudre&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les peuples de l’Ouest-européen rejettent cet européisme dissolvant mais cela ne signifie pas que des insurrections populaires dans la rue ou dans les urnes provoqueraient immanquablement une renaissance politique car les peuples sont en proie à de rudes contradictions&amp;nbsp;: on nous offre «&amp;nbsp;la liberté totale de chacun et l’impuissance complète de tous&amp;nbsp;» et nous vivons douloureusement l’individualisme… qui suppose «&amp;nbsp;une socialisation intégrale de l’existence&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Marcel Gauchet n’est pas désespéré. La collectivité nationale peut se réaffirmer, l’Europe est à repenser sur le mode de la coopération et de grands hommes politiques pourraient tirer parti de nos contradictions pour le bien public s’ils nous expliquaient clairement comment on peut concilier la liberté individuelle et le projet commun. Ces grands hommes, nous ne les trouvons pas. Les tribuns des deux Fronts désignent d’autres impasses – celle du nationalisme, celle du socialisme hors-sol. Il faut donc à la France une nouvelle génération politique. Elle se formera grâce à ceux qui ont une pensée – une pensée rigoureuse à tous les sens du terme. L’urgence est de faire connaître les livres, les entretiens, les articles qui inspireront, chez quelques-uns, les engagements salvateurs. Il faut Aristote pour qu’il y ait Alexandre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(1)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cf. sur ce blog les chroniques 84, 85, 86 et 87.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(2)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cf. la revue «&amp;nbsp;Au fait&amp;nbsp;», n° 3, septembre 2013. Pages 62-78.&lt;/p&gt;- See more at: http://www.bertrand-renouvin.fr/#sthash.3EVXFQBa.dpuf&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;stcpDiv&quot; style=&quot;position: absolute; top: -1999px; left: -1988px;&quot;&gt;&lt;p&gt;Après l’aveuglement volontaire sur l’économie et maintes bévues, l’échec humiliant dans l’affaire syrienne (1). Faute de pouvoir arrêter maintenant ce cours funeste, essayons une nouvelle fois de comprendre ce qui se passe dans la tête de François Hollande. Il n’y aura pas de réplique efficace, à terme, si nous nous contentons de dénoncer la trahison sociale-libérale et la dérive atlantiste de l’équipe au pouvoir. Le hollandisme n’est qu’une illustration de la crise du Politique qui affecte cruellement les principaux pays de l’Union européenne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans un entretien récemment publié, Marcel Gauchet apporte sur ce point des explications décisives (2). Nous sommes «&amp;nbsp;sous le règne d’une oligarchie qui tend à s’affranchir des mécanismes démocratiques au nom de la bonne gouvernance économique&amp;nbsp;». Cet état de fait est une spécificité ouest-européenne car il est intimement lié à l’idéologie et aux mécanismes de l’Union&amp;nbsp;: ceux-ci &amp;nbsp;tendent à «&amp;nbsp;vider les appareils politiques nationaux de toute substance&amp;nbsp;» et à construire un appareil post-national et post-étatique régulé par le droit et l’économie – celui de la «&amp;nbsp;gouvernance&amp;nbsp;» qui remplacera les gouvernements élus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette évolution nous est présentée comme une nécessité et même comme une fatalité. Depuis les années cinquante du siècle dernier, le «&amp;nbsp;dépassement des nations&amp;nbsp;» est affirmé comme Loi de l’histoire – une histoire qui trouverait sa fin finale dans le divin marché. Cette version lénifiante du déterminisme historique n’est qu’une vaste foutaise. C’est une volonté collective qui est à l’œuvre, celle des élites européistes qui ont trouvé une formidable combine&amp;nbsp;: tirer tous profits de la présence au gouvernement en se débarrassant des responsabilités qu’implique l’action gouvernementale. Il y a une «&amp;nbsp;impuissance fabriquée&amp;nbsp;», voire «&amp;nbsp;souhaitée&amp;nbsp;» par les principaux artisans de la construction européenne. Cette vérité est difficile à comprendre&amp;nbsp;: les chefs de parti déploient une telle volonté de puissance qu’on espère toujours qu’il en restera quelque chose lorsqu’ils exerceront le pouvoir. Le volontarisme de Nicolas Sarkozy a séduit maints nostalgiques du général de Gaulle et François Hollande eut en 2012 quelques beaux accents avant d’aller plus avant sur la voie des redditions.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oh&amp;nbsp;! bien sûr, au fil des discours, on tente encore de nous vendre le rêve européen. Mais «&amp;nbsp;qui se sent représenté aujourd’hui par le Parlement européen&amp;nbsp;? Qui peut avoir envie de s’en remettre aux inspirations de Manuel Barroso&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; la Cour de justice européenne, «&amp;nbsp;c’est le sommet de l’aberration puisqu’elle prétend faire de la politique avec du droit&amp;nbsp;» et le fédéralisme européen «&amp;nbsp;c’est terminé&amp;nbsp;». Ces affirmations s’appuient sur des analyses approfondies, aux conclusions parfaitement angoissantes. Ainsi, «&amp;nbsp;l’Union européenne est incapable de penser politiquement la mondialisation&amp;nbsp;: sa logique spontanée est de s’y dissoudre&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les peuples de l’Ouest-européen rejettent cet européisme dissolvant mais cela ne signifie pas que des insurrections populaires dans la rue ou dans les urnes provoqueraient immanquablement une renaissance politique car les peuples sont en proie à de rudes contradictions&amp;nbsp;: on nous offre «&amp;nbsp;la liberté totale de chacun et l’impuissance complète de tous&amp;nbsp;» et nous vivons douloureusement
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        <title>Proudhon face à l'individualisme et à la ”pornocratie”</title>
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        <updated>2013-09-19T07:31:00+02:00</updated>
        <published>2013-09-19T07:31:00+02:00</published>
        <summary>            &amp;nbsp;  &amp;nbsp;      Un commentaire&amp;nbsp;voit...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-4255341&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/02/01/2235592497.jpg&quot; alt=&quot;proudhon2[1].jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un commentaire&amp;nbsp;voit en&amp;nbsp;Proudhon&amp;nbsp;un inspirateur des &lt;em&gt;&quot;petits bonshommes&quot; &lt;/em&gt;au pouvoir. Ont-ils jamais lu Proudhon ? Ils y auraient trouvé du prémonitoire&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 150%; margin-right: 0.93cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 150%; margin-right: 0.93cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 150%; margin-right: 0.93cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt; ...J’ai blâmé avec toute l’énergie dont j’étais capable, la séduction, l’adultère, l’inceste, le stupre, le viol, la prostitution, tous les crimes et délits contre le mariage et la famille, j’eusse dû dire contre la femme. Je les ai dénoncés comme les signes et les instruments du despotisme. &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;[...]&lt;/span&gt; Changez, modifiez, ou intervertissez, par un moyen quelconque, ce rapport des sexes, vous détruisez le mariage dans son essence ; d’une société en prédominance de justice vous faites une société en prédominance d’amour ; vous retombez dans le concubinat et la papillonne ; vous pouvez avoir encore des pères et des mères, comme vous avez des amants, mais vous n’aurez plus de famille ; et sans famille, votre constitution politique ne sera plus une fédération d’hommes, de familles et de cités libres, ce sera un communisme théocratique ou pornocratique, la pire des tyrannies.&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; [...]&lt;/span&gt; Établissez, avec la communauté des amours, l’universalité du célibat, et je ne crains pas de le dire, vous aurez un surcroît de consommation, moins de travail, moins d’épargne, partant plus de misère ; en dernière analyse, à la place d’une société policée, une société vouée au brigandage ou, sinon, à la plus dégradante servitude...&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt; &amp;gt;&amp;gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 150%; margin-right: 0.93cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 150%; margin-right: 0.93cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; line-height: 150%; margin-right: 0.95cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;P&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;ierre-Joseph Proudhon&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; line-height: 150%; margin-right: 0.95cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La pornocratie ou les femmes dans les temps modernes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center; line-height: 150%; margin-right: 0.95cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;A. Lacroix et Cie, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;1875&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;line-height: 150%; margin-right: 0.95cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Non, le problème n'est pas essentiellement lié à l'islam...</title>
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        <updated>2013-08-25T11:55:00+02:00</updated>
        <published>2013-08-25T11:55:00+02:00</published>
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        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de &lt;strong&gt; Pierre Bérard&lt;/strong&gt; , cueilli sur le site de &lt;a href=&quot;http://www.ladroitestrasbourgeoise.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;La Droite strasbourgeoise&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré aux réactions suscitées par la récente campagne de publicité du Secours islamique dans le métro parisien. Membre fondateur du G.R.E.C.E., ami de Julien Freund, Pierre Bérard est un collaborateur régulier de la revue&amp;nbsp; &lt;em&gt;Éléments&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4219633&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/01/802268436.jpg&quot; alt=&quot;Secours islamique.jpg&quot; width=&quot;462&quot; height=&quot;346&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Non, le problème n'est pas essentiellement lié à l'islam&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pourquoi s’étonner de l’islamisation de la France, vieille terre chrétienne et précédemment païenne, quand l’on se réjouit de la christianisation de l’Afrique dont Bernard Lugan, non suspect de refléter un discours «&amp;nbsp;mondialiste&amp;nbsp;», a montré le rôle qu’elle avait tenu dans l’ethnocide de ce continent de pair avec son islamisation ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’immigration de masse qui touche l’Europe occidentale est principalement africaine, et donc essentiellement musulmane. L’idée selon laquelle ces populations devraient «&amp;nbsp;s’assimiler&amp;nbsp;» pour «&amp;nbsp;s’intégrer&amp;nbsp;» et perdre progressivement leurs usages religieux est une vieille lune qui faisait partie, autrefois, de l’évangile républicain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais si le catéchisme républicain a fonctionné tant que l’immigration ne révélait pas une trop grande distance culturelle entre le milieu d’accueil et la représentation du monde que se faisait les nouveaux arrivants, il n’en va plus de même aujourd’hui. La République s’est en effet heurtée depuis une trentaine d’années à une vive résistance des milieux immigrés. Cette résistance «&amp;nbsp;identitaire&amp;nbsp;» est liée au nombre bien sûr, mais aussi à d’autres facteurs parmi lesquelles l’islam-civilisation joue un grand rôle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; Aujourd’hui, la République a abandonné son discours assimilationniste et encourage une immigration qu’elle n’a plus le courage d’affronter, multipliant les concessions et inventant de toutes pièces une doxa de la «&amp;nbsp;diversité&amp;nbsp;» d’autant moins diverse qu’elle cache un alignement sur l’homogénéisation marchande.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qu’il y ait maintenant un «&amp;nbsp;Secours Islamique&amp;nbsp;» actif en France ne doit pas nous surprendre. N’y-a-t-il pas de nombreuses ONG occidentales, chrétiennes ou laïques, qui agissent en Afrique au nom de l’humanitaire ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Notre situation serait elle différente si au lieu d’être gratifiés d’une immigration principalement musulmane, nous admettions sur notre territoire des africains chrétiens ? Certains traditionalistes, toujours partisans de «&amp;nbsp;leur&amp;nbsp;» prosélytisme, se plaisent à le croire. Mais les rares statistiques disponibles infirment leur point de vue et montrent que nos hôtes africains d’origine chrétienne produisent les mêmes pathologies sociales liées au déracinement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Non, le problème n’est pas essentiellement lié à l’islam.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le changement de peuple, selon l’ancienne plaisanterie de Brecht, est maintenant devenu notre réalité quotidienne. Je ne pense pas que l’on puisse mettre fin à ce cauchemar en désignant l’islam comme nouveau défi à affronter pour les européens et puisque on ne peut s’engager sans identifier son adversaire; dénommons le exactement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; C’est en dernière instance l’immigration&amp;nbsp;ainsi que ces complices, comme ceux qui parmi nous la veulent expressément (par impuissance, jobardise ou calcul) et qui ont entrepris une guerre de longue durée contre notre identité afin de nous livrer sans défense à la déréliction d’un individualisme narcissique où s’abolit tout sens de la communauté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pierre Bérard&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;La Droite strasbourgeoise&lt;/em&gt;, 15 août 2013)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>Sur l'individualisme...</title>
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        <updated>2013-08-17T11:55:00+02:00</updated>
        <published>2013-08-17T11:55:00+02:00</published>
        <summary>  Vous pouvez découvrir ci-dessous un court entretien donné par  Alain de...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vous pouvez découvrir ci-dessous un court entretien donné par &lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt; le 6 juin 2013 au &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.opifice.it/&quot;&gt;Gruppo Opifice&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, groupe métapolitique de Cagliari, en Sardaigne, au cours duquel il revient sur la question de l'individualisme...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;object width=&quot;449&quot; height=&quot;254&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/l09_Qvz2d8Y?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/l09_Qvz2d8Y?version=3&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;rel=0&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>A la lanterne !...</title>
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        <updated>2013-08-06T11:55:00+02:00</updated>
        <published>2013-08-06T11:55:00+02:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un excellent point de vue de l'économiste...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un excellent point de vue de l'économiste hétérodoxe &lt;strong&gt;Jacques Sapir&lt;/strong&gt;, cueilli sur son site &lt;a href=&quot;http://russeurope.hypotheses.org/&quot;&gt;&lt;em&gt;RussEurope&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré aux illusions et à l'impuissance de François Hollande...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4203400&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/01/2851510131.jpg&quot; alt=&quot;Hollande illusion.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De Clichy à Trappes, pour finir par la Lanterne&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Notre Président s’est donc rendu à Clichy-sous-bois d’où étaient parties les émeutes de 2005. Il eut été plus opportun de se rendre à Trappes, mais le courage politique n’est pas réellement le fort de François Hollande.&amp;nbsp;Notre Président tient un discours optimiste, que ce soit sur la croissance ou sur l’emploi. Mais, son Ministre des Finances, Pierre Moscovici laisse entendre que le déficit budgétaire va déraper et atteindre autour de 4% cette année, tandis que les chiffres de croissance sont constamment révisés à la baisse&amp;nbsp;: de +0,8% à -0,1% pour cette année, et de +1,2% à +0,6% pour 2014. Les chiffres ne sont pas le fort de François Hollande.&amp;nbsp;Notre Président annonce la création de près de 100 000 emplois d’avenir d’ici à la fin de l’année 2013. Mais, sur le terrain, le dispositif ne se met en place qu’avec les plus extrêmes difficultés. La réalité n’est pas le fort de François Hollande. Et, à vrai dire, on ne sait pas où est le fort de notre Président (si ce n’est à Brégançon, mais c’est une autre histoire).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;I. Vous avez dit amélioration?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mesure-t-il seulement ce qui est en train de se passer dans ce pays, alors que ses conseillers se gargarisent des fameux «&amp;nbsp;bons résultats&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? On sait ce qu’il en est. Le processus de chute dans la crise se ralentit. Rien de plus normal, les économies ne peuvent ainsi disparaître. Mais, ce processus de ralentissement, voire de stagnation de la dégradation ne signifie nullement le retour à une véritable croissance. En Espagne, la stabilisation du chômage est due, pour l’essentiel, aux emplois saisonniers. La Grèce connaît une timide amélioration de sa fréquentation touristique, mais elle le doit beaucoup aux problèmes politiques que connaissent la Turquie et la Tunisie. En fait, ces «&amp;nbsp;bons résultats&amp;nbsp;» ne sont que des faux-semblants. La zone Euro est en crise pour longtemps, et rien ne laisse espérer une sortie de cette dernière à court terme. Le poids des dettes souveraines continue de s’alourdir et Mario Draghi, et avec lui la BCE, va connaître son heure de vérité quand il lui faudra activer les mécanismes de rachat des dettes. En fait, cette heure de vérité pourrait bien sonner plus tôt que prévue. La Cour Constitutionnel allemande doit statuer sur la légalité des OMT, et tout laisse à penser qu’elle va les déclarer inconstitutionnels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Allemagne pourrait bien, d’ailleurs, être le cauchemar de François Hollande. Il mettait l’an dernier tous ses espoirs dans un changement de majorité dans ce pays. Or, tout laisse à penser que Mme Merkel sera reconduite dans ses fonctions, et avec elle cette politique allemande d’exploitation éhontée de ses voisins qui accélère la crise inévitable de l’Euro. Mais un cauchemar plus proche menace le Président. L’Italie risque d’être secouée par les conséquences de la condamnation de Silvio Berlusconi. Que l’on ne s’y trompe pas. L’auteur de ces lignes n’a guère de sympathie ni d’estime pour l’homme, un affairiste issu de l’entourage du socialiste Bettino Craxi qui coula sous les scandales avant de s’enfuir chez Kadhafi, aux pratiques à l’évidence délictueuses et à la moralité plus que douteuse. Mais l’homme est une chose et la réalité politique en est une autre. La fragile alliance Gauche-Droite constituée pour faire barrage au succès du M5S risque de voler en éclats. De nouvelles élections se profileraient alors.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Telle est la réalité. Alors François Hollande s’adapte, négocie, finasse. Il réduit le budget des forces armées en deçà du nécessaire au maintien d’une défense nationale indépendante, dont il a pourtant démontré l’absolue nécessité avec l’intervention au Mali. Il augmente subrepticement les «&amp;nbsp;recettes de poches&amp;nbsp;» de l’État avec une hausse des frais de mutation (et cela alors qu’il prétend relancer le marché de l’immobilier). Il coupe dans les dépenses, y compris les plus utiles, y compris avec la suppression des aides accordées à l’apprentissage, alors que cette voie est souvent une véritable solution pour des jeunes déscolarisés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;II. Une lente et mortelle dégradation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais, adaptation ou finasserie n’empêchent pas notre pays, notre «&amp;nbsp;bien commun&amp;nbsp;», de se dégrader. L’expression d’accident «&amp;nbsp;technologique&amp;nbsp;», qu’avaient créée des collègues russes, s’applique désormais à la France, comme on a pu le voir avec l’accident tragique de Brétigny. Et c’est un véritable miracle que cet accident ait eu lieu en été. Dans le cours de l’année ce serait par dizaines que l’on compterait les morts. Notre pays se dégrade aussi moralement. Toujours à Brétigny, les incidents, les vols des victimes, qui se sont produits – et que le gouvernement et les autorités avaient commencé à nier – en sont la preuve. Certes, et c’est important, ce tragique accident a aussi été l’occasion de manifestations de courage et de solidarité. Il n’y a pas eu que des voleurs et des caillasseurs à Brétigny, heureusement et il faut s’en souvenir. Mais il y en a eu aussi. Et cela est le symptôme d’une profonde dégradation morale du pays. Un autre signe, plus subtil, de cette dégradation réside dans le concert des «&amp;nbsp;bonnes âmes&amp;nbsp;» qui s’est empressé d’affirmer de manière péremptoire qu’il ne s’était rien passé à Brétigny. Le déni de réalité devient alors une ligne politique. Pourtant dire les choses, les dire de manière honnête, en reconnaissant ce qu’il y eut de bon mais aussi de détestable, n’est en rien un stigmatisation des habitants de cette ville des bords de l’Orge ni de ceux des quartiers. C’est simplement reconnaître que l’anomie fait de terribles progrès dans notre société.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dire qu’une personne est malade n’est pas la stigmatiser. Mais il faut identifier les causes de sa maladie, et pour cela la décrire, si l’on veut la soigner. Plus encore que les ruptures techniques (qu’il faut préférer au terme d’accident ou de catastrophe «&amp;nbsp;technologique&amp;nbsp;») imputables au sous-investissement chronique dont souffrent nombre de nos infrastructures depuis maintenant une vingtaine d’années, la dégradation morale que révèle cette montée de l’anomie est un problème tragique. Elle ne peut se comprendre que si l’on conçoit que la socialisation se fait, en priorité, sur le lieu de travail et dans les cadres qui en sont issus. Le chômage de masse laisse une partie de la population hors de tout cadre de socialisation, enfermée entre une télévision qui ne lui donne comme modèle que des trajectoires individuelles en réalité inaccessibles et une réalité quotidienne qui la ramène aux réalités de sa misère. Dès lors, l’individualisme narcissique qui est en réalité l’idéologie du néo-libéralisme tourne à vide et se transforme en anomie. Le seul remède, même si la formulation apparaît autoritaire, est une «&amp;nbsp;mise au travail&amp;nbsp;» qui permettra de recréer du lien social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On en revient ici à notre Président, à ses rêves et à ses illusions. Il est clair qu’il ne comprend pas l’état de dégradation, tant matériel que moral de notre société, qui est aussi la sienne. Il croit qu’en s’abstenant de prendre des vacances, il va reprendre la main. Ce n’est même plus du niveau de l’illusion. Nous en sommes à celui d’une communication qui tourne à vide et qui contribue en fait à le décrédibiliser encore plus. Il ne saisit pas que sa seule chance serait de créer massivement des emplois, non pas 100 000 emplois aidés, mais de 500 000 à 600 000 emplois, et bien réels ceux-ci, par an pendant trois ans. Mais, cette chance est en train de passer elle aussi. Pour qu’elle se concrétise, il lui aurait fallu du courage politique et l’empathie, là où, sous le sourire, perce rapidement la suffisance technocratique. Il se révèle ce qu’il est, dur aux faibles, et faible devant les puissants. Pour la saisir, il faudrait sortir de l’Euro qui nous condamne à un lent et tragique étouffement. Cela se fera, mais sans doute pas avec lui et probablement contre lui. Qu’il prenne garde désormais, car il risque bien de finir là où il entend prendre ses congés&amp;nbsp;: à la lanterne&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jacques Sapir&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;RussEurope&lt;/em&gt;, 2 août 2013)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>fredlautre</name>
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        <title>LA NOUILLE ET LE RUTABAGA</title>
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        <updated>2013-06-13T09:00:00+02:00</updated>
        <published>2013-06-13T09:00:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       LIBERATION , POUR MIEUX EMANCIPER LA FEMME, ERIGE LA PIPEUSE EN...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lantidote.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4142539&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/01/3106143105.jpg&quot; alt=&quot;NEXT 54.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;LIBERATION&lt;/span&gt;, POUR MIEUX EMANCIPER LA FEMME, ERIGE LA PIPEUSE EN MODELE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;&quot;&gt;(MAIS &quot;je vois tes dents&quot;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;&quot;&gt;LE PROGRESSISME NOUVEAU EST ARRIVÉ&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino; font-size: small;&quot;&gt;***&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;J’en étais resté à la logique de notre monde en ruine (Hermann Broch, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Logique d’un monde en ruine&lt;/span&gt;, éditions de l’Eclat, 2005), qui peut se résumer dans cette forte formule&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Moi d’abord&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». J’avançais (avec prudence mais fermeté d'âme) que la norme, c’est d’abord, à l’inverse de cette logique individualiste, la logique majoritaire de modes de vie, de règles, de coutumes, de pratiques sur lesquelles il se fait un consentement général.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le problème du consentement général, c’est qu'il est horriblement compliqué&amp;nbsp;d'en inventorier et énumérer les éléments. Il est plus facile de dire ce qu'il exclut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Tout simplement parce que la norme repose sur un ensemble de choses non dites. Et non dites parce qu’évidentes&amp;nbsp;: c’est le mode de vie, qui peut se résumer dans cette forte formule&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;C’est comme ça&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;». Certes, le consentement général, quand on est français, se visualise dans un drapeau bleu-blanc-rouge, un béret, une baguette, des charentaises . Bidochon, quoi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Bidochon, c’est-à-dire stéréotype. Caricature.&amp;nbsp;Comme on sait, le stéréotype est faux et mensonger. Mais il condense. Il condense peut-être des choses qui ne sont plus, mais il perdure. Il est loin, le temps où Gotlib pouvait faire rire quelques générations autour du personnage de Superdupont, sorte de Superbidochon, mais enfin, il reste une référence. Peut-être même qu'il y a de la vérité là-dedans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;C’est cette formule qui permet de faire un départ assez net (mais pas trop) entre&amp;nbsp;le normal et l'anormal. En forçant le trait, on pourrait s’inspirer de ce programme de vie dessiné par des jeunes quand on leur demande comment ils envisagent l’avenir&amp;nbsp;: fonder une famille, avoir un travail, faire des enfants, avoir une voiture, … (authentique, évidemment).&amp;nbsp;On ne se doute pas combien les jeunes sont effroyablement conformistes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Rendez-vous compte&amp;nbsp;: ils veulent faire comme les autres. Ils veulent faire comme tout le monde.&amp;nbsp;Être dans la norme.&amp;nbsp;Il est là, le consentement général. Ensuite, on voit que la mise en œuvre de ce programme revêt l’infinité des formes que revêtent les individus, avec leur histoire personnelle, qui sert de centre à leur univers, comme c’est le cas pour chacun de nous autres, occidentaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Chez nous, donc, les gens vont sur deux jambes et deux pieds en état de marche, dans leur immense majorité. Chez nous, peu de gens se promènent avec une crête de cheveux verts ou violets dressée, héroïque, au &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;milieu du crâne rasé. Chez nous, dans leur immense majorité, les gens convolent en justes noces&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;avec un partenaire «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;du sexe opposé&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;» (variante&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;d’un genre qu’on n’a pas&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;», c’est Guy Béart qui chantait ça, déjà le «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;genre&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;», on n’en sort pas&amp;nbsp;!). Sinon, ils «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;cohabitent&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;». Ah ce verbe qui commence par une question («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;quoi&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;») et qui finit par une réponse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;On a compris, l’immense majorité de la population est formée de gens dont la vie, dans ses infinies variétés individuelles, est relativement homogène.&amp;nbsp;Appelons cet ensemble «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Population Majoritaire&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;».&amp;nbsp;C'est un animal qui&amp;nbsp;pond un œuf, plein de jaune et de blanc à la fois homogène et divers. Un oeuf baptisé «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;La Norme&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». Comme tout œuf, celui-ci a une coquille, mais un peu spéciale, parce que, ni trop dure ni trop molle, elle est, en fait, plastique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;La coquille est faite pour signaler le poste frontière qui signale qu'on va sortir du territoire de la norme. En-deçà, on peut voisiner en bonne entente entre voisins, même quand&amp;nbsp;on ne s’apprécie guère. Au-delà, certains envisagent, par exemple, de&amp;nbsp;marier du masculin avec du masculin. Au-dedans, la forme de tout ça est un peu indéterminée. Au-dehors, les formes&amp;nbsp;se découpent&amp;nbsp;beaucoup plus nettement. Il est plus facile de dire ce qui n'est pas normal que ce qui est normal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le consentement général&amp;nbsp;forme donc&amp;nbsp;une réalité molle, difficile à saisir. Un exemple&amp;nbsp;: le voisin, on ne le connaît pas bien, mais ça ne viendrait pas à l’esprit de ne pas le saluer dans l’escalier. Ce salut peut être qualifié de normal.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Le problème, aujourd’hui, c’est qu’il est de plus en plus&amp;nbsp;introuvable, le «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Book Antiqua','serif'; font-size: 14pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;consentement général&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;». L’œuf majoritaire semble avoir perdu sa coquille. Le blanc et le jaune se sont répandus sur le sol. On patauge dans le glaireux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Voilà ce que je dis, moi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Note : Ben non, pas de nouille, pas de&amp;nbsp;rutabaga. Comme dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Parapluie de l'escouade&lt;/span&gt;, d'Alphonse Allais, où il n'est question ni de parapluie, ni d'escouade.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>A lire</name>
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        <title>Raymond Boudon (1934-2013) et l'individualisme méthodologique</title>
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        <updated>2013-05-07T00:01:00+02:00</updated>
        <published>2013-05-07T00:01:00+02:00</published>
        <summary>    Il est plus que temps de signaler sur ce blog la disparition du grand...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/media/02/02/307310942.2.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4090593&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/media/02/02/349057970.19.jpeg&quot; alt=&quot;images.jpeg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Il est plus que temps de signaler sur ce blog la disparition du grand sociologue &lt;a href=&quot;http://www.scienceshumaines.com/raymond-boudon-inlassable-observateur-des-individus_fr_30577.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Raymond Boudon&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, père, en France, de &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2013/04/12/la-mort-de-raymond-boudon-sociologue_3158680_3382.html&quot;&gt;l'&lt;strong&gt;individualisme méthodologique&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Convaincu que l'individu est&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;«l'atome logique de l'analyse»&lt;/span&gt;, Raymond Boudon a développé une oeuvre riche, abondante, éclairante et féconde... bien que sous-coté dans un pays trop féru d'idéologie pour apprécier à sa juste valeur &lt;a href=&quot;http://www.contrepoints.org/2013/04/12/121402-raymond-boudon-un-sociologue-liberal-perdu-chez-les-holistes&quot;&gt;une pensée exigeante de la liberté&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je n'ai pas eu la chance de le rencontrer physiquement, mais ses textes continueront à accompagner la communauté des chercheurs, y compris ce qu'il a parfois écrit sur les questions religieuses et le protestantisme (&lt;a href=&quot;http://books.google.fr/books?id=01lJQZjTm2MC&amp;amp;pg=PA49&amp;amp;lpg=PA49&amp;amp;dq=raymond+boudon+«+L%27Éthique+protestante+de+Max+Weber+:+le+bilan+de+la+discussion»&amp;amp;source=bl&amp;amp;ots=z8H5sVRhJ3&amp;amp;sig=y3fSuFrTdzIHjAjGeFr5-ToaM_Q&amp;amp;hl=en&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=meSHUY27FpGAhQeVyYCYDg&amp;amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;amp;q&amp;amp;f=false&quot;&gt;lien&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>L’Individualismo Assoluto della modernità è qualcosa di anti-umano</title>
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        <updated>2013-05-03T00:05:00+02:00</updated>
        <published>2013-05-03T00:05:00+02:00</published>
        <summary>  L’Individualismo Assoluto della modernità è qualcosa di anti-umano     di...</summary>
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          &lt;div class=&quot;Titolo_big&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: xx-large; color: #ff6600;&quot;&gt;L’Individualismo Assoluto della modernità è qualcosa di anti-umano&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;artAutore&quot; style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large; color: #c0c0c0;&quot;&gt; di Francesco Lamendola &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;newsSottotitolo&quot; style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large; color: #c0c0c0;&quot;&gt; Fonte: &lt;a title=&quot;Arianna Editrice&quot; href=&quot;http://www.ariannaeditrice.it/scheda_fonte.php?id=1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Arianna Editrice [scheda fonte]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; color: black;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;_x0000_i1025&quot; src=&quot;http://static.qnm.it/www/fotogallery/625X0/74677/kim-basinger-in-9-settimane-e-mezzo.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Si dice che l’uomo moderno è individualista per eccellenza, e che tutta la società moderna si basa sull’individualismo; ed è sostanzialmente vero. Bisogna però precisare che non si tratta di “un“ individualismo qualsiasi, di un individualismo più o meno “normale”, cioè storicamente dato, ma di un individualismo radicale, quasi di una nuova religione: di un “individualismo assoluto”.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Mai nella storia s’era visto alcunché di simile. Individui portati alla solitudine, all’introspezione, al distacco dai propri simili, probabilmente ve ne sono sempre stati (anche se la cultura moderna favorisce il proliferare di questo tipo umano); ma si trattava pur sempre di un individualismo psicologico, capace di coesistere con la società nel suo insieme e di non recarle danno, semmai di stimolarla in senso positivo, perché fra tali individui vi sono, il più delle volte, quelli maggiormente creativi.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;L’individualismo moderno, invece, è un individualismo ideologico, teorizzato da filosofi come Locke e Rousseau e inserito nella costituzione delle democrazie, a partire da quella degli Stati Uniti d’America: un individualismo virulento, intollerante, tanto astratto quanto velleitario, che pretende di dettar legge alla società, anzi, che concepisce la società in funzione di esso, così che quella diviene semplicemente lo sfondo sul quale l’individuo possa agire, mediante la quale egli possa affermarsi, mentre il compito dello Stato e delle leggi si riduce semplicemente quello di limitare, controllare, imbrigliare la società a favore dei “sacri” diritti individuali.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Il modo di produzione capitalistico ha aggiunto a tale individualismo un ulteriore elemento di aggressività brutale e di spietatezza: non ha alcuna importanza se, fuori della porta di casa mia, un povero disgraziato sta morendo di fame o di freddo: l’importante è che la mia casa, la mia fabbrica, i miei beni, siano adeguatamente tutelati contro di lui e contro le pretese dello Stato stesso (che, essendo una creazione sociale, è pur sempre un male, anche se il minor male possibile); e, se non lo sono, ne deriva automaticamente il mio diritto a difenderli da me stesso, armi alla mano, magari sparando e colpendo a morte un poveraccio o un bambino affamato, introdottisi nel mio giardino per rubarvi quattro mele.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;L’individualismo assoluto è, dunque, in buona parte il frutto del capitalismo assoluto, nel quale il lavoro diventa una merce come qualsiasi altra e in cui chi possiede tale merce può farne l’uso che crede; o meglio, in cui il lavoro diviene una merce sottoposta non tanto all’arbitrio del singolo capitalista “cattivo”, ma a tutto un sistema di sfruttamento e di alienazione, sostanzialmente impersonale, dominato dalle banche e dalla finanza e alimentato continuamente dal cosiddetto progresso tecnologico (non per nulla, agli esordi della Rivoluzione industriale, il luddismo tentò di contrastare una tecnica messa interamente al servizio del profitto e tale da ridurre il lavoratore in condizioni di assoluta indigenza e disperazione).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Uno degli specchi nei quali tale situazione si riflette con maggiore evidenza è la letteratura, e più precisamente la narrativa di carattere popolare (e diciamo “popolare” non necessariamente in senso spregiativo: così come “popolare”, ad esempio, è «Pinocchio», o come lo fu e volle esserlo «I Promessi Sposi»; altro discorso andrebbe fatto per i vari «Il nome della rosa» o «Il codice Da Vinci», anche se Umberto Eco rifiuta con sdegno, ma secondo noi a torto, l’accostamento al romanzaccio di Dan Brown).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Sono preziose le osservazioni formulate dal critico letterario inglese e storico della letteratura Ian Watt (1917-1999) in un saggio divenuto ormai un classico, anche se, all’inizio, accolto assai poco favorevolmente dalla cultura accademica: «Le origini del romanzo borghese. Studi su Defoe, Richardson e Fielding» (titolo originale: «The Rise o f the Novel», 1957; traduzione dall’inglese di&amp;nbsp; Luigi Del Grosso Destrieri, Milano, Fabbri, 1976, 1980, pp. 56-57):&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;«L’interesse del romanzo per la vita quotidiana per le persone ordinarie sembra dipendere da due importanti condizioni generali: la società deve valutare ogni singolo individuo abbastanza da considerarlo un soggetto degno di letteratura seria e deve esistere una varietà sufficiente di idee e di azioni tra le persone comuni perché un racconto dettagliato che le riguardi possa interessare persone altrettanto ordinarie, cioè i lettori di romanzi. È probabile che nessuna di queste due condizioni per l’esistenza del romanzo si sia verificata se non abbastanza recentemente perché ambedue dipendono da sorgere di una società caratterizzata da quel vasto complesso di fattori interdipendenti che chiamiamo “individualismo”&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Perfino la parola è recente, essendo apparsa verso la metà del diciannovesimo secolo. In tutte le epoche e tutte le società, senza dubbio, alcune persone sono state “individualiste” nel senso di egocentriche, uniche o indipendenti in modo notevole dalle idee o costumi correnti; ma il concetto di individualismo implica assai di più. Implica una intera società retta principalmente dall’dea dell’intrinseca indipendenza di ogni individuo dagli altri individui e da quel complesso di modelli di pensiero e di azione che si denota col termine “tradizione”, una forza che è sempre sociale e non individuale. L’esistenza di una tale società, a sua volta, presuppone uno speciale tipo di organizzazione economica e politica e un’appropriata ideologia. Più specificamente, un’organizzazione economica e politica che permetta ai suoi membri un ampio ventaglio di scelte per le loro azioni e una ideologia basata principalmente, non sul rispetto per la tradizione, ma sull’autonomia dell’individuo, indifferentemente dalla sua condizione sociale e dalle sue capacità personali. Vi è un notevole accordo sul fatto che la società moderna è, per questi aspetti, estremamente individualista e che, delle numerose cause storiche della sua nascita, due sono soprattutto importanti: il sorgere del moderno capitalismo industriale&amp;nbsp; e la diffusione del protestantesimo, specialmente nelle sue forme calvinista o puritana.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Il capitalismo produsse un grande incremento della specializzazione economica e questo, combinato a una struttura sociale meno rigida e omogenea e a un sistema politico meno assolutistico e più democratico, aumentò enormemente la libertà di scelta dell’individuo. Per coloro che erano pienamente esposti al nuovo ordine economico, l’entità su cui si basavano i vari arrangiamenti sociali non era più la famiglia né la chiesa né la corporazione né la città o qualunque altra entità collettiva, ma l’individuo che, egli solo, era primariamente responsabile dei suoi ruoli economici, speciali, politici e religiosi.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;È difficile dire quando questo nuovo orientamento cominciò a influire sull’intera società: probabilmente non prima del diciannovesimo secolo. Ma il movimento era certamente cominciato assai prima. Nel sedicesimo secolo la Riforma e il sorgere degli stati nazionali avevano sfidato la sostanziale omogeneità sociale della cristianità medievale e, nelle famose parole di Maitland, “per la prima volta lo Stato Assoluto fronteggiava l’Individuo Assoluto”. Al di fuori della sfera politica e religiosa, tuttavia, i mutamenti furono lenti ed è improbabile che una struttura sociale e economica a base individualista non apparisse prima dello sviluppo del capitalismo industriale per influenzare una parte considerevole, anche se non ancora la maggioranza, della popolazione.»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ora, è chiaro - o almeno dovrebbe essere chiaro, se vi fossero ancora delle teste pensanti e non una genia di “intellettuali” sistematicamente asserviti al sistema, nel quale trovano la loro mangiatoia e la relativa gratificazione narcisista – che nessuna società potrebbe resistere a lungo, se costruita su tali premesse e se sottoposta in maniera organica e sistematica a una tale logica intrinsecamente distruttiva: la logica dell’individualismo assoluto.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;La società nasce per trovare un punto di equilibrio fra i bisogni dell’individuo e quelli della comunità, mentre la società moderna si è andata sempre più configurando come una dittatura del primo sulla seconda. Al tempo stesso, la “logica” democraticista ha diffuso la filosofia dell’individualismo assoluto presso strati sempre più ampi della popolazione, fino a includere, teoricamente, tutti, compresi coloro i quali non appartengono a quella determinata società (e a ciò ha contribuito anche il fenomeno della globalizzazione), con il risultato che l’odierno individualismo assoluto è anche un individualismo di massa, cosa chiaramente contraddittoria in se stessa e foriera di continue, inevitabili tensioni e spinte centrifughe.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;La schizofrenia dell’uomo moderno, divaricato fra opposte spinte e tendenze («quel doppio uomo che è in me», dice messer Francesco Petrarca, il primo campione e vessillifero di tale nuovo tipo umano), è, al tempo stesso, causa ed effetto di questa inestricabile contraddizione, di questa radicale impossibilità: la nascita di una società nella quale tutti, ma proprio tutti, si sentono unici e originali, anche se appiattiti sulle mode più effimere e proni al conformismo più banale, anzi, appunto per tale assoggettamento alle mode e per tale abietto conformismo.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;È bene sforzarsi di essere molto chiari su questo punto.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;L’individualismo psicologico non è affatto un male in sé, almeno in teoria; il male nasce quando si afferma un virulento individualismo ideologico, che pretende di rifare il mondo sulla misura di qualunque imbecille che si crede un genio, di qualunque egoista che si crede una bella persona, di qualunque prepotente che si sente legittimato a calpestare il prossimo: tutti costoro, anzi, son convinti che la scopo della società sia quello di incoraggiare, proteggere e alimentare la stupidità, l’egoismo e la prepotenza del singolo individuo, specialmente se ricco e potente.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;La tecnica, questo particolare tipo di tecnica moderna, scaturente dall’individualismo assoluto – automobile, televisione, computer, telefonino cellulare -, non fa che rafforzare tale spirale solipsistica e distruttiva: ciascun individuo non vede che se stesso, i propri timori e le proprie brame; e, intanto, non si accorge di essere decaduto dallo “status” di persona, ossia di soggetto, a quello di oggetto: esattamente il destino che egli contribuisce a creare per i suoi simili (oltre che per gli altri viventi, piante e animali, e per la Terra medesima). Tutto viene ridotto a cosa, tutto viene mercificato, tutto è in vendita e chiunque è pronto a vendersi e a prostituirsi – non solo in senso sessuale, si capisce -, perché la sola, unica, ossessiva parola d’ordine è sempre quella di Luigi Filippo d’Orléans: «Arricchitevi!».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;I sentimenti, le passioni, l’affettività e la stessa sessualità soggiacciono interamente a questa logica. Lo si vede bene, ad esempio, in un film come «Nove settimane e mezzo», di Adrian Lyne (un film peraltro mediocre, sotto ogni punto di vista: ed è interessante che una certa critica “progressista” e di sinistra lo abbia accolto, nel non lontanissimo 1986, con un certo favore, scorgendovi chi sa mai quale critica implicita al capitalismo): nemmeno una profonda attrazione fra uomo e donna può resistere alle spinte distruttive dell’individualismo assoluto, perché quest’ultimo tende a ridurre la persona a oggetto, a cosa, cioè a corpo: ed è un gioco che, per quanto possa risultare intrigante all’inizio, almeno per un certo tipo di uomini e donne, alla lunga finisce per stancare e per generare un senso di amara e sconfortata sazietà, una vera sindrome di angoscia.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;L’individualismo assoluto, dunque, è profondamente anti-umano: lo si vede anche nel paesaggio, stravolto dalla aberrante logica ultra-economicistica (che Marx, si badi, non ha affatto contestato alla radice): brutte case a schiera, tanto pretenziose quanto banali nel loro conformismo; palazzi e villette disordinati, dominati dal cattivo gusto, gli uni in stridente contrasto con gli altri; campagne devastate e desolate da superstrade e autostrade, il cui scopo è consentire al super-individuo di massa un rapido spostamento nel tempo più breve possibile, costi quello che costi: traforando montagne, abbattendo foreste, decretando la scomparsa di innumerevoli specie vegetali e animali.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;L’individualismo assoluto, inoltre, mina alla base - perché la colpisce al cuore -, la società fondamentale, sulla quale si basano tutte le altre società: la famiglia. Esso crea un nuovo tipo umano, in costante competizione e rivalità con il proprio compagno o la propria compagna, con i propri genitori e con i propri figli: una vera e propria guerra di tutti contro tutti. Ma non è questo il volto “normale” della famiglia, come hanno amato dipingerlo scrittori e registi degli anni ruggenti della pseudo-contestazione (che era, in realtà, profondamente funzionale al sistema che essa pretendeva di criticare). È solo il volto di quella micro-società, patologica e intossicata, che è diventata la famiglia moderna, asservita alle logica distruttive dell’Individualismo Assoluto…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;newsSottotitolo&quot; style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt; Tante altre notizie su &lt;a title=&quot;www.ariannaeditrice.it&quot; href=&quot;http://www.ariannaeditrice.it&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;www.ariannaeditrice.it&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Boreas</name>
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        </author>
        <title>La Révolution libérale contre le Bien Commun</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2013/03/09/la-revolution-liberale-contre-le-bien-commun.html" />
        <id>tag:verslarevolution.hautetfort.com,2013-03-09:5010140</id>
        <updated>2013-03-09T11:30:00+01:00</updated>
        <published>2013-03-09T11:30:00+01:00</published>
        <summary>         La chouette, symbole de la sagesse dans le monde antique     &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://verslarevolution.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://verslarevolution.hautetfort.com/images/Chouette%20hulotte.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://verslarevolution.hautetfort.com/images/Chouette%20hulotte.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;560&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;La chouette, symbole de la sagesse dans le monde antique&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Spéciale dédicace à @hugues capet ;-)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; « &lt;/span&gt;[1837] &lt;em&gt;Les paysans voyaient d'un mauvais oeil tous ces grands travaux lancés par le gouvernement : les routes droites qui coupaient la contrée à grands coups de sabre, les landes défrichées, les marais asséchés, le chaulage des terres, l'abandon des jachères au profit des prairies artificielles. Les Conventionnels de 93 brûlèrent la Vendée, mais la terre féconde retrouva sa toison et les arbres, leurs fruits. Ils essayèrent de tuer la terre, mais ils ne la changèrent pas. Tandis que ce gouvernement de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis-Philippe_Ier&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Philippe&lt;/a&gt;, voilà qu'il s'en prenait aux paysages, voulait araser le bocage pour en faire une plaine, transformer les marais en jardins. C'était défigurer l'oeuvre du Bon Dieu.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Pire, le gouvernement de Philippe soutenait les bourgeois et les riches laboureurs qui convoitaient les biens communaux. Du temps où l'on ne parlait pas de communes mais de paroisses, il eût été impensable de convoiter pour soi seul ces espaces collectifs qui servaient à toutes sortes d'usages : aire à battre ou à danser ; pré pour la foire ou pour les jeux de palet. Il eût été impensable d'interdire à la société villageoise le droit au libre parcours dans les bois, sur la lande, dans les bruyères et les ajoncs. Les pauvres, qui ne possédaient pas de pré en bien propre, y menaient leur bétail. Depuis toujours les communaux restaient la propriété du pauvre. Grâce à ces vaines pâtures, les journaliers, les bordiers misérables, les métayers endettés, pouvaient nourrir une vache, une chèvre, deux moutons&lt;/em&gt; [...]&lt;em&gt;. Ils pouvaient se chauffer gratuitement en se servant dans les friches.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Et voilà que le roi bourgeois qui avait échangé le sceptre des Bourbons pour un parapluie et la couronne de Saint Louis pour un haut-de-forme, cassait tous ces usages. Qu'une dynastie se substitue à une autre, finalement on n'en était pas à une révolution près et les roués de Paris ne valaient pas mieux que les bourgeois de Fontenay, mais que ce roué de Paris envoie ses gendarmes contre ceux qui chassaient les lièvres n'appartenant à personne, contre ceux qui ramassaient du bois dans une forêt dont Dieu seul assurait la croissance, ah ! cela donnait raison à ceux qui prenaient les fusils et devenaient chouans.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;On applaudissait aux exploits des redresseurs de torts. Un pigeonnier en feu, une meute de chiens empoisonnée, des arbres abattus sur les routes barrant le chemin aux diligences, des digues crevées dans les marais, les gendarmes à chaque fois déjoués et la troupe impuissante, tout cela faisait la joie des veillées.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Mais la popularité des nouveaux chouans venait surtout de leur affrontement perpétuel avec les garde-chasse et les gardes forestiers. Vivant dans les bois, ils se heurtaient fatalement à ces argousins que les paysans détestaient.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Paysans et chouans luttaient les uns et les autres pour une appropriation collective de la forêt qu'on leur refusait pour la même raison que les communaux, au nom de ce droit sacré de la propriété privée, sanctifiée par les patauds de 93.&lt;/em&gt; [...]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;- Les révolutionnaires voient le progrès dans l'appropriation individuelle et nous autres, contre-révolutionnaires, sommes pour le maintien du bien communautaire. Le gouvernement s'oppose à ce qu'il considère comme les vestiges d'un temps où le propriétaire ne régnait pas au-dessus de tout. Où s'arrêtera l'insatiabilité des bourgeois ? Ils se sont accaparé en 93 les biens nationaux, ils veulent maintenant s'approprier les biens communaux. Les vaines pâtures les rendent malades. Ces terres qui n'appartiennent à personne et sur lesquelles les pauvres réussissent à subsister en vagabondant, c'est du vice. Ils ne veulent plus de pauvres dans les campagnes. Ils vous réduiront à la mendicité ou à l'exil dans leurs usines, loin d'ici.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Michel Ragon, &lt;a href=&quot;http://books.google.fr/books?id=7QUBvy_g8PcC&amp;amp;pg=PT116&amp;amp;lpg=PT116&amp;amp;dq=Paysans+et+chouans+luttaient+les+uns+et+les+autres+pour+une+appropriation+collective+de+la+for%C3%AAt+qu%27on+leur+refusait&amp;amp;source=bl&amp;amp;ots=4W5HzrLSvm&amp;amp;sig=baRYrsYld5XVMvXBdvPAJCyWZ-I&amp;amp;hl=fr&amp;amp;sa=X&amp;amp;ei=Duk6UZDPN4TLPcvWgbAF&amp;amp;ved=0CDYQ6AEwAQ&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;La louve de Mervent&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; (Albin Michel, 1985).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;La plus grande partie de cet extrait a initialement été trouvée &lt;a href=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/archive/2013/02/23/pire-que-les-colonnes-infernales.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>MILIQUE</name>
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        </author>
        <title>JE DENONCE 26</title>
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        <updated>2012-12-05T09:44:00+01:00</updated>
        <published>2012-12-05T09:44:00+01:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;    Je dénonce les hommes       De s'appauvrir l'âme       Avec de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://aumagmapresentdelecriture.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3536352&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://aumagmapresentdelecriture.hautetfort.com/media/00/02/1953638897.2.jpeg&quot; alt=&quot;DENONCIATION.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #0000ff;&quot;&gt;Je dénonce les hommes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #0000ff;&quot;&gt; De s'appauvrir l'âme&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #0000ff;&quot;&gt; Avec de glauques remugles &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #0000ff;&quot;&gt;D'individualisme outrancièrement possessif &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #0000ff;&quot;&gt;Plutôt que d'accueillir l'humanité &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde; color: #0000ff;&quot;&gt;Dans sa chaude multiplicité qui rend beau.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Boreas</name>
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        <title>La communauté ou le cauchemar du Système</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://verslarevolution.hautetfort.com/archive/2012/06/11/la-communaute-ou-le-cauchemar-du-systeme.html" />
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        <updated>2012-06-11T20:40:06+02:00</updated>
        <published>2012-06-11T20:40:06+02:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;   «  L’atomisation sociétale, l’anomie sociale, la guerre de tous...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://verslarevolution.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://verslarevolution.hautetfort.com/images/Jan%20Brueghel%20le%20Vieux%20-%20Entr%C3%A9e%20de%20village%20avec%20march%C3%A9%20aux%20bestiaux%20%281612%29.jpg&quot; alt=&quot;Jan%20Brueghel%20le%20Vieux%20-%20Entr%C3%A9e%20de%20village%20avec%20march%C3%A9%20aux%20bestiaux%20%281612%29.jpg&quot; width=&quot;560&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;« &lt;em&gt;L’atomisation sociétale, l’anomie sociale, la guerre de tous contre tous et l’extrême individualisation égoïsto-nombriliste des existences contemporaines ne sont pas des &quot;dommages collatéraux&quot; de la&amp;nbsp; société capitalisto-marchande, les&amp;nbsp; symptômes de maux superficiels qui pourraient être guéris par des &quot;ajustements&quot; du système, ce sont tout au contraire le substrat, la matière première et le carburant du monde libéral.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;L’oligarchie financiaro-mercantile ne peut en effet régner que sur un conglomérat d’individus séparés, isolés, concurrents les uns des autres en tous domaines (emploi, sexualité, sentimentalité, consommation, représentations symboliques…) et n’ayant pas d’autre horizon que la poursuite de leurs intérêts particuliers et la satisfaction de leurs désirs matériels. C’est pour cela que la bourgeoisie financière, avec l’appui actif et empressé des idiots utiles de la gauche &quot;libérale/ libertaire&quot;,&amp;nbsp; n’a jamais eu de cesse que de faire disparaître toutes les entités collectives et les corps intermédiaires qui séparaient encore l’individu du Marché (corporations, syndicats, églises, familles, nations…).&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Car le cauchemar du système de l’individu-roi, déraciné et interchangeable, défini uniquement par sa capacité de consommation, porte un nom, celui de &quot;communauté&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;La communauté est un groupement humain rassemblant des individus qui veulent être acteurs et non spectateurs de leur existence, qui ont compris qu’il n’y a ni espoir ni avenir dans la &quot;délégation&quot; du politique à des &quot;élites&quot; expertocratiques qui ne servent jamais que leurs propres intérêts de classe.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;A l’opposé du &quot;héros solitaire&quot;, notamment vanté par la littérature commerciale et les représentations cinématographiques hollywoodiennes,&amp;nbsp; qui s’oppose au monde au nom de son exceptionnelle singularité, le membre d’une communauté sait que ce n’est que par l’action collective, l’union des qualités et des talents, la collaboration des caractères et des volontés que l’on peut trouver des issues à l’impasse contemporaine et bâtir des alternatives concrètes et durables au suicide général qu’est la mondialisation libérale.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;La communauté n’est ni un ghetto ni un refuge, c’est un camp de base, fortifié sur ses fondations mais ouvert sur le monde, un point de ralliement et d’organisation aujourd’hui indispensable à toute perspective de résistance et de reconquête. La communauté c’est l’interdépendance au service d’un projet commun.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Si la communauté se nourrit de la proximité ethnico-culturelle, fruit de la lignée et de l’enracinement historique,&amp;nbsp; elle ne se limite nullement à elle&amp;nbsp; puisque ce qui en fait à la fois la force, la spécificité et le dynamisme est le fait d’incarner des valeurs élevées et exigeantes mais dans lesquelles, potentiellement, tout homme libre, fier et aimant peut se reconnaître.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Ainsi si la communauté offre une nécessaire image d’homogénéité, c’est une homogénéité &quot;plurielle&quot; c’est-à-dire qui associe la diversité des individus, des parcours, des origines et des caractères à un socle moral et politique commun et des objectifs partagés. C’est donc avant tout une homogénéité d’esprit, de vues, d’aspirations et d’espoirs.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Le Larzac plus l’Ordre&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Le système se moque des contestations qui ne sont que sonores ou visuelles, des agitations vociférantes, des slogans et des palabres. Il les recycle même avec une déconcertante facilité, les transformant bien souvent en nouvelles micro-niches commerciales nourrissant généreusement le supermarché global. Tant que ses prétendus adversaires continuent à suivre ses programmes télé, à fréquenter ses centres commerciaux et ses agences de voyages, à intégrer ses codes esthétiques et son imaginaire et à apporter leur écot à l’organisation bancaire (épargne, emprunts, assurances-vie…), ils peuvent bien pondre tous les manifestes, tous les fanzines, tous les pamphlets qu’ils souhaitent, ils peuvent même organiser trois fois par an tous les saccages anti G20 ou G8 qu’ils désirent, le système s’en moque éperdument, et&amp;nbsp; même s’en pourlèche, pouvant ainsi agiter l’épouvantail factice d’une virulente et redoutable &quot;opposition&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd’hui, la seule réelle crainte du système est clairement le retrait et le court-circuit, c’est-à-dire le fait pour des individus, regroupés et organisés au sein de communautés, de rompre non pas avec les superficialités du temps mais avec les fondements de l’époque&amp;nbsp;: la consommation, l’industrie du divertissement et l’omniprésence financière. Il suffit pour s’en convaincre de constater le mépris hargneux de la &quot;gauche&quot; capitalo-compatible envers les tenants de la &quot;décroissance&quot; ou l’acharnement judiciaro-policier dont ont été victimes les SEL (Systèmes d’échanges locaux), les &quot;casseurs de pub&quot; ou les épiciers communautaires de Tarnac.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Que ces expériences socialo-collectivistes se débarrassent de leurs scories libertariennes, xénophiles et ethno-masochistes et s’enrichissent des préoccupations patriotiques, méritocratiques et différentialistes et la plus grand terreur de l’oligarchie prendra alors forme, réveillant les fantômes de la Commune et le souvenir de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Rossel&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Louis Rossel&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Pour atteindre cet objectif, qui est tout sauf utopique, il n’y a pas d’autre voie que la communauté, seul &quot;lieu&quot; où le retrait et le court-circuit (consistant à se passer au maximum des infrastructures et des mécanismes imposés par le système)&amp;nbsp; sont viables et porteurs de sens politique. Car il ne s’agit pas d’encourager à la multiplication des retraites au désert et des vocations d’anachorètes mais d’inciter à la mise en place de structures collectives où un autre mode de vie, basé sur la décence commune, le sens de la mesure, l’altruisme, la simplicité volontaire, est possible sans être synonyme d’exclusion et de précarisation progressive.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Prêts sans intérêts entre camarades, habitat collectif, recyclage et récupération, services gratuits, troc, rejet de la lobotomie télévisuelle et de l’emprisonnement facebookien, réappropriation agraire, coopératives, loisirs collectifs, chantiers communs… les moyens, à la fois humbles et gigantesques,&amp;nbsp; sont nombreux pour poser dès aujourd’hui les premières pierres de ces communautés qui seront autant de monastères et de phalanstères conservant et entretenant la flamme de la civilisation au cœur de la longue nuit de la barbarie libérale.&lt;/em&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://zentropaville.tumblr.com/post/24740273033/la-communaute-ou-le-cauchemar-du-systeme&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Zentropa&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>A lire</name>
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        <title>Des chrétiens individualistes ? (minividéo n°10)</title>
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        <updated>2012-02-26T00:00:00+01:00</updated>
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          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=X81oocFCdlo&amp;amp;feature=plcp&amp;amp;context=C3551f78UDOEgsToPDskKOTHCtUf07pYaYcVvJqUIC&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3457292&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/media/00/01/887135739.jpg&quot; alt=&quot;la nouvelle france protestante,jean-paul willaime,sébastien fath,france,protestantisme,labor et fides,églises protestantes,action sociale protestante,individualisme,anne dollfus,isabelle grellier&quot; /&gt;La Nouvelle France protestante&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (Labor et Fides, 2011)&lt;/a&gt; en valait la peine: pour présenter quelques avant-goûts de cette somme consacrée au protestantisme de France, &lt;a href=&quot;http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/minivideo-sf/&quot;&gt;douze minividéos&lt;/a&gt; sont proposées dans ce blog (rappel). On s'était arrêté à &lt;a href=&quot;http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/minivideo-sf/&quot;&gt;neuf minividéos&lt;/a&gt; (trois séries de trois).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il est temps de finir la boucle, avec pour commencer cette &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=X81oocFCdlo&amp;amp;feature=plcp&amp;amp;context=C3551f78UDOEgsToPDskKOTHCtUf07pYaYcVvJqUIC&quot;&gt;&lt;strong&gt;10e minividéo&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; consacrée au thème de l'&lt;strong&gt;action sociale protestante&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;360&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/X81oocFCdlo&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des chrétiens individualistes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Recuperare l’unità della coscienza contro la deriva del soggettivismo e delle “scienze umane”</title>
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          &lt;div class=&quot;Titolo_big&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3409549&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/1129195960.jpg&quot; alt=&quot;cartesian_theatre.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: xx-large; color: #ff6600;&quot;&gt;Recuperare l’unità della coscienza contro la deriva del soggettivismo e delle “scienze umane&quot;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;artAutore&quot; style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large; color: #c0c0c0;&quot;&gt; di Francesco Lamendola&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;newsSottotitolo&quot; style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large; color: #c0c0c0;&quot;&gt; Fonte: &lt;a title=&quot;Arianna Editrice&quot; href=&quot;http://www.ariannaeditrice.it/scheda_fonte.php?id=1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Arianna Editrice [scheda fonte]&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;newsSottotitolo&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span class=&quot;newsSottotitolo&quot;&gt;Tante altre notizie su &lt;a title=&quot;www.ariannaeditrice.it&quot; href=&quot;http://www.ariannaeditrice.it/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;www.ariannaeditrice.it&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La coscienza dell’uomo moderno si trova presa in trappola tra due forze apparentemente opposte: da un lato quella del soggettivismo, dell’individualismo e del nominalismo, che nega la possibilità di conoscere alcunché, e dunque - a maggior ragione - la coscienza, se non come semplice nome; e quella delle sedicenti “scienze umane”, e specialmente dello strutturalismo, le quali, in nome di una visione oggettivistica dei fatti interiori, ridotti a semplici prodotti di norme e divieti imposti dall’esterno, vorrebbe azzerare la coscienza individuale in quanto tale e farne un semplice prodotto di risulta.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Diciamo che si tratta di “forze” perché, penetrando nella cultura del cittadino medio e venendo continuamente enfatizzate dalla grande maggioranza degli intellettuali, specialmente filosofi e psicologi, esse sono entrate a far parte del nostro modo di pensare e di sentire e non si delineano più semplicemente come l’orizzonte culturale entro il quale pensiamo, agiamo e viviamo, ma come parte del nostro immaginario e del nostro stesso sentire, cioè come parte del nostro essere.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Presa in una simile tenaglia, la coscienza dell’uomo moderno si è notevolmente modificata rispetto a quella dell’uomo pre-moderno; e, se la prima di queste due forze ha avuto l’effetto di relativizzare al massimo i suoi legami con il mondo, la seconda ha prodotto quello di opprimerla sotto il peso di un destino ineluttabile, o all’opposto (ma sono le due facce di una stessa medaglia) di consegnarla, per reazione, al più disordinato relativismo e al più egoistico indifferentismo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il soggettivismo moderno incomincia con Kant e si afferma con l’idealismo di Fichte ed Hegel: inizia con la negazione della cosa in sé e della metafisica e culmina con la delirante dottrina secondo cui non è la realtà a creare il pensiero, ma il pensiero a creare la realtà. A partire da quel momento, la strada era aperta per ogni fumisteria solipsistica: le cose non sono quelle che sono perché possiedono una propria natura, ma perché attraverso di esse si manifesta l’Idea: Idea che, a dispetto della lettera maiuscola, non è affatto un dato metafisico, ma una sorta di manifestazione superomistica (ante-litteram) del pensiero medesimo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;E così via di questo passo: deducendo, l’una dall’altra, tutta una serie di conseguenze sempre più improbabili, l’idealismo se ne va dritto per la sua strada, costruendo un castello di affermazioni gratuite, che si arrampicano l’una sopra l’altra, per niente preoccupato che il primo soffio di vento possa far crollare un edificio così pericolosamente sbilanciato e del tutto privo di solide fondamenta.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le scienze umane - le quali, già nella definizione, tradiscono la matrice positivista -, da parte loro, hanno largamente avvalorato l’idea che il comportamento dell’uomo non sia che il frutto di un condizionamento da parte della società o che sia il risultato di istinti sui quali egli ha uno scarso controllo, oppure l’una e l’altra cosa insieme: in ogni caso, quel che emerge è una realtà umana impoverita, compressa, alienata da se stessa, condannata o ad un conformismo avvilente o ad una rivolta velleitaria, in nome di una autenticità che, di fatto, non è mai esistita.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nessuna meraviglia che, in una simile prospettiva, l’io dell’uomo moderno appaia frammentato, disgregato, dissolto: che cosa resta dell’uomo, una volta che gli siano state strappate via le varie maschere, se non il nulla? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;E che cosa può giustificare da parte sua, una determinata scelta etica, se in nessun caso il soggetto sceglie liberamente, ma agisce sempre sotto la duplice, inesorabile tirannia delle istituzioni sociali e dei propri stessi, inconfessabili istinti?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ci sembra meritevole di riflessione quanto scrive a questo proposito Giannino Piana nell’articolo «La coscienza nell’attuale contesto culturale» (in: «Credere», Edizioni Messaggero, Padova, n. 128, vol. 2 del 2002, pp. 7-10):&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;«La cultura moderna è contrassegnata, fin dall’inizio e in tutte le sue fasi, dalla riduzione del soggetto a individuo, alla mancanza di una visione “personalista” del soggetto, la sola in gradi di fare immediatamente spazio (interpretandola non come dato accidentale ma come fattore costitutivo) alla dimensione della relazione e sociale. Vi è chi - non a torto - tende a far risalire tale riduzione all’influsso del Nominalismo, cioè alla negazione che esso fa dell’esistenza di ogni dato oggettivo (a causa della impossibilità di pervenire all’elaborazione di concetti che abbiano una consistenza reale, che non siano meri nomi o semplici “flatus vocis”), perciò a una lettura radicalmente “singolare” della realtà e alla riconduzione dell’ordine esistente a una realtà onnipotente, cin significative ricadute tanto su piano etico che politico.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La definitiva soppressione del concetto di “natura” (e conseguentemente di diritto naturale”) coincide con la nascita del “diritto soggettivo” come unico referente della vita sociale:l’antropologia individualista non consente di fondare la società a partire dal’essenza del soggetto, ma ne impone l’accettazione unicamente come condizione per lo sviluppo delle istanze individuali; la mediazione dei diritti soggettivi, cioè la imitazione della loro area di estensione diviene pertanto la via che rende possibile a tutti l’accesso a una loro (sia pire parziale) fruizione. La visione pessimistica dell’uomo propria della Riforma accentua tale tendenza, identificando il diritto soggettivo con il luogo di concentrazione degli istinti individuali e dei desideri egocentrici. Le teorie contrattualiste - a partire da Hobbes - fanno proprio questo assunto, impegnandosi, mediante il “patto sociale”, nella costruzione di un ordine, che consenta il superamento del “bellum omnium contra omnes”, che renda in altri termini possibile l’articolarsi di una forma di convivenza ordinata e pacifica&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il presupposto individualistico trova poi ulteriore conferma (e grande consolidamento) con l’avvento dell’industrializzazione e con l‘affermarsi del sistema capitalista. L’egoismo intellettuale sembra costituire la molla da cui l’attività economica prende avvio, e la stessa scienza economica, che si sviluppa in tale contesto fa dei princìpi della proprietà privata e della massimizzazione della produttività e del profitto le leggi “naturali” che devono governare la vita economica. L’interesse generale non rientra direttamente negli obiettivi dell’economia, ma viene piuttosto concepito o come l’esito automatico del ibero mercato si pensi al teorema della “mano invisibile” che ridistribuisce quanto viene prodotto (A. Smith) - o con una variabile con cui fare i conti per ragioni puramente economiche, considerando cioè i riflessi negativi prodotti dall’eccesso di sperequazione in termini di disagio e di conflittualità sociale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Questo insieme di fattori si riflette in una lettura radicalmente soggettivistica della coscienza: : essa, lungi dall’essere vista come fonte originaria di una identità - quella del soggetto - che prende senso e si costruisce in un tessuto di relazioni, risulta espressione di una individualità chiusa e autosufficiente; la necessità di fare i conti con istanze derivanti dalla presenza&amp;nbsp; dell’altro (e degli altri) ha infatti carattere &amp;nbsp;del tutto esteriore ed è motivata da ragioni meramente utilitariste. La coscienza non è soltanto l’ultimo criterio della verità, è il criterio unico (ed esclusivo) del suo esercizio. L’affermazione “decido secondo coscienza” rispecchia questa convinzione: il riferimento a un ordine oggettivo è ritenuto superfluo (e persino deviante), l’agire ha nell’individuo la sua sorgente e si esaurisce in esso; tutto il resto è legato esclusivamente a ragioni di convenzione sociale, ragioni che non intaccano&amp;nbsp; la soggettività delle scelte.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Questa spinta soggettivista si scontra peraltro - sta qui ilo carattere paradossale della situazione attuale - con l’opposta tendenza alla radicale oggettivazione della coscienza, provocata soprattutto dall’interpretazione (o dalle interpretazioni) che di essa ci forniscono le scienze umane. La psicologia, quella del profondo in particolare, pone l’accento sull’importanza che riveste il processo di formazione della personalità : la coscienza morale altro non è che l’introiezione del super-io sociale, l’assimilazione cioè di comandi e di divieti, che non hanno origine nell’interiorità del soggetto, ma sono il prodotto del condizionamento esercitato dal mondo esterno di cui il soggetto si appropria in nome del “principio di realtà”. A loro volta, le scienze sociali e culturali – basti qui ricordare l’antropologia d’ispirazione funzionalista - sottolineano la pesantezza degli influssi esercitati dalle strutture e dalle istituzioni della vita associata e, più in generale, dal costume dominante, cioè dagli stili di vita e dai modelli di comportamento, sulla condotta dei singoli; mentre gli stessi sviluppi elle scienze biologiche - si pensi alla fisiologia dei vari apparati e allo studio delle interazioni che tra essi si istituiscono - svelano la dipendenza dell’agire dell’uomo da dinamismi istintuali che producono forme di reazione immediata, difficilmente controllabili a livello razionale. La coscienza risulta così essere più il riflesso dell’insieme delle pressioni esercitate da un insieme di fattori - endogeni o esogeni - guidati, in ogni caso, da logiche deterministiche che una realtà dotata di consistenza originaria e autonoma, da cui prende forma il giudizio e la decisione morale. È come dire - ed è questa la posizione più radiale (e tuttavia, in tale ottica, coerente) espressa dallo strutturalismo - - che essa si riduce a eventi del tutto sovrastrutturale, a epifenomeno, la cui genesi e i cui caratteri distintivi vanno ricercati altrove; nel’influenza di un complesso intreccio di elementi, il peso di ciascuno dei quali è inoltre difficilmente valutabile. Al di là della convergenza attorno a questa visione, che svuota la coscienza della sua identità soggettiva, e pertanto la reifica, diverse sono le modalità descrittive che si danno di essa a seconda che si privilegi l’una o l’latra tecnica di approccio;&amp;nbsp; la tendenza elle scienze umane, guidate nella ricerca e nella elaborazione dei dati da inevitabili precomprensioni metascientifiche, è infatti quella di trasformarsi in ideologie totalizzanti, dando vita a un “conflitto delle interpretazioni” che ha come sbocco&amp;nbsp; la riduzione della coscienza alla realtà dell’inconscio op al riflesso condizionato dei modelli sociali&amp;nbsp; e culturali egemoni. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L’oggettivazione della coscienza comporta per ciò stesso la negazione della moralità: sottraendo all’uomo&amp;nbsp; quel principio interiore che dà senso autenticamente&amp;nbsp; umano all’agire e riducendolo alla risultante di condizionamenti indotti dalla pressione di fattori diversi (e in ogni caso decisivi), si perviene allo svuotamento&amp;nbsp; totale della soggettività umana, perciò all’ammissione dell’impossibilità&amp;nbsp; di attribuire contenuto etico alle scelte…»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Giannino Piana, dunque, dopo aver fatto una analisi a nostro avviso largamente condivisibile della situazione attuale, considera tuttavia “paradossale” la confluenza di soggettivismo e scienze umane &amp;nbsp;nell’espropriazione del senso di unità e di interiorità della coscienza che caratterizza la cultura moderna.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ma è proprio vero che si tratta di un dato paradossale, ossia di un dato che scaturisce in maniera imprevista dall’azione reciproca delle forze in gioco? Vediamo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il nominalismo, che parte dalla negazione di una realtà conoscibile in se stessa, si sposa, come egli ben mette in evidenza, con l’utilitarismo sul piano etico&amp;nbsp; e con il liberalismo sul piano politico-sociale. Ora, tanto l’utilitarismo quanto il liberalismo sono ideologie dell’egoismo individuale: per esse l’individuo è tutto, la società non è altro che lo sfondo in cui egli si muove e che deve assicurargli il massimo della sicurezza e del soddisfacimento dei suoi “diritti”.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;In particolare, il liberalismo è parente stretto di una ideologia politica che, a torto, si considera come radicalmente antitetica ad esso, l’anarchismo: in realtà, esse hanno in comune l’interesse esclusivo per i diritti del singolo, la diffidenza verso l’altro, il fatto di ritenere lo Stato come un male inevitabile, ma da ridurre al minimo (liberalismo) o da eliminare del tutto (anarchismo). Adam Smith e Max Stirner sono molto più simili di quanto non si creda e hanno più cose in comune di quante ve ne siano a dividerli.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Entrambe le ideologie negano un’etica che si basi sulla relazionalità dei soggetti e che rappresenti l’autentico compimento della coscienza individuale, ciò che fa dell’uomo una “persona” e non un atomo isolato o, come voleva Leibniz (ma anche Freud), una monade senza porte e senza finestre; ed entrambe tentano poi, goffamente, di reintrodurre in qualche modo, dalla finestra, ciò che avevano cacciato dalla porta: il liberalismo, tirando in ballo la stravagante teoria per cui il massimo dell’egoismo individuale produrrebbe anche, chissà come, il massimo del bene comune; l’anarchismo, sposandosi - ma solo a parole - con il suo esatto contrario, il comunismo, e dando vita al comunismo anarchico di Kropotkin e Malatesta.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font
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            <name>Boreas</name>
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        <title>L'individualisme, fondement de la modernité</title>
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        <updated>2012-01-25T23:41:15+01:00</updated>
        <published>2012-01-25T23:41:15+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://verslarevolution.hautetfort.com/images/creation_adam.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;560&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;« (...) &lt;em&gt;Louis Dumont a bien montré le rôle joué par le christianisme dans le passage en Europe d'une société traditionnelle de type holiste à une société moderne de type individualiste. Dès l'origine, le christianisme pose l'homme comme un individu qui, avant toute autre relation, est en relation intérieure avec Dieu et qui peut désormais espérer faire son salut grâce à sa transcendance personnelle. Dans cette relation avec Dieu s'affirme la valeur de l'homme en tant qu'individu, valeur au regard de laquelle le monde se trouve nécessairement abaissé ou dévalué. L'individu est par ailleurs, à l'égal de tous les autres hommes, titulaire d'une âme individuelle. Egalitarisme et universalisme s'introduisent ainsi sur un plan ultramondain : la valeur absolue que l'âme individuelle reçoit de sa relation filiale à Dieu est partagée par toute l'humanité.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Marcel Gauchet a repris ce constat d'un lien de causalité entre l'émergence d'un Dieu personnel et la naissance d'un homme intérieur, dont le sort dans l'au-delà ne dépend que de ses agissements individuels, et dont l'indépendance s'amorce déjà dans la possibilité d'une relation intime avec Dieu, c'est-à-dire d'une relation qui n'engage que lui seul. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Plus Dieu s'éloigne en son infini,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; écrit Gauchet, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;plus le rapport avec lui tend à devenir purement personnel, jusqu'à exclure toute médiation institutionnelle. Elevé à son absolu,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;le sujet divin n'a plus de légitime répondant terrestre que dans la présence intime. Ainsi l'intériorité de départ devient-elle carrément individualité religieuse&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&quot; (Le désenchantement du monde, Gallimard, 1985, p. 77).&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;L'enseignement paulinien révèle une tension dualiste qui fait du chrétien, sur le plan de sa relation avec Dieu, un &quot;individu hors du monde&quot; : devenir chrétien implique en quelque façon de renoncer au monde. Cependant, dans le cours de l'histoire, l'individu hors du monde va progressivement contaminer la vie mondaine. Au fur et à mesure qu'il acquerra le pouvoir de conformer le monde conformément à ses valeurs, l'individu qui se posait au départ comme hors de ce monde va revenir progressivement s'y immerger pour le transformer en profondeur. Le processus s'effectuera en trois étapes principales. Dans un premier temps, la vie dans le monde n'est plus refusée, mais relativisée : c'est la synthèse augustinienne des deux cités. Dans un second temps, la papauté s'arroge une puissance politique et devient elle-même puissance temporelle. Enfin, avec la Réforme, l'homme s'investit totalement dans le monde, où il travaille à la gloire de Dieu en recherchant un succès matériel qu'il interprète comme la preuve même de son élection. Le principe d'égalité et d'individualité, qui ne fonctionnait initialement que dans le registre de la relation avec Dieu, et pouvait donc encore coexister avec un principe organique et hiérarchique structurant le tout social, va ainsi se trouver progressivement ramené sur terre pour aboutir à l'individualisme moderne, qui en représente la projection profane. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Pour que naisse l'individualisme moderne&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;,&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; écrit Alain Renaut exposant les thèses de Louis Dumont, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;il faudra que la composante individualiste et universaliste du christianisme vienne pour ainsi dire 'contaminer' la vie moderne, au point que progressivement les représentations s'unifieront, le dualisme initial s'effacera et 'la vie dans le monde sera conçue comme pouvant être entièrement conformée à la valeur suprême&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;'&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; : au terme de ce processus, 'l'individu-hors-le-monde sera devenu le moderne individu-dans-le-monde'&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; &quot; (L'ère de l'individu. Contribution à une histoire de la subjectivité, Gallimard, 1989, pp. 76-77).&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;La société organique de type holiste aura alors disparu. Pour reprendre une distinction célèbre, on sera passé de la communauté à la société, c'est-à-dire à la vie commune conçue comme simple association contractuelle. Ce ne sera plus le tout social qui viendra en premier, mais des individus titulaires de droits individuels, liés entre eux par des contrats rationnels intéressés. Un important moment de cette évolution correspond au nominalisme, qui affirme au XIVe siècle, avec Guillaume d'Occam, qu'aucun être n'existe au-delà de l'être singulier. Un autre moment-clé correspond au cartésianisme, qui pose déjà, dans le champ philosophique, l'individu tel qu'il sera plus tard supposé par la perspective juridique des droits de l'homme et par celle, intellectuelle, de la raison des Lumières. A partir du XVIIIe siècle, cette émancipation de l'individu par rapport à ses attaches naturelles sera régulièrement interprétée comme marquant l'accession de l'humanité à l' &quot;âge adulte&quot;, dans une perspective de progrès universel. Sous-tendue par la pulsion individualiste, la modernité se caractérisera au premier chef comme le processus par lequel les groupes de parenté ou de voisinage, et les communautés plus larges, se désagrègeront progressivement pour &quot;libérer l'individu&quot;, c'est-à-dire en fait&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;pour dissoudre tous les rapports organiques de solidarité.&lt;/em&gt; (...) »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.alaindebenoist.com/pdf/critique_de_l_ideologie_liberale.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Alain de Benoist&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>Demain l'identité !...</title>
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        <updated>2011-12-23T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-23T10:00:00+01:00</published>
        <summary>  Nous vous proposons de visionner ci-dessous un remarquable entretien avec...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous vous proposons de visionner ci-dessous un remarquable entretien avec &lt;strong&gt;Hervé Juvin&lt;/strong&gt;, diffusé sur France 24. Magistrale !...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/kJfEq7-Y68Q&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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