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    <title>Last posts on gustave flaubert</title>
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            <name>Le Bouquineur</name>
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        <title>La littérature au secours du randonneur ?</title>
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        <updated>2026-08-30T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2026-08-30T06:00:00+02:00</published>
        <summary> Les vacances sont terminées et certains sont peut-être partis en randonnée...</summary>
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          &lt;p&gt;Les vacances sont terminées et certains sont peut-être partis en randonnée de plusieurs jours avec leur sac au dos, bénissant les technologies modernes qui allègent les bardas et réduisent l’encombrement des accessoires. En dépit de ces modernités je suis presque sûr que parfois vous avez pesté d’avoir à trimballer votre petit chez-vous sur votre dos quand le chemin devenait trop escarpé et le soleil trop brûlant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est là que la littérature aurait pu vous apporter un modeste soulagement si vous vous étiez souvenu de vos lectures dont je ne prendrai que deux exemples&amp;nbsp;: Gustave Flaubert et son &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;color: #ff0000;&quot; href=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/archive/2012/10/13/gustave-flaubert-et-maxime-du-camp-nous-allions-a-l-aventure.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Voyage en Bretagne&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, et, dans une moindre mesure, R.L. Stevenson et son &lt;em&gt;Voyage avec un âne dans les Cévennes&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans les deux cas, les écrivains partent à pied par monts et par vaux, explorer des régions loin des routes principales, Flaubert avec son ami Maxime Du Camp et Stevenson avec celle dont il se fera une amie après un temps d’adaptation, Modestine, une ânesse&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A-t-on idée aujourd’hui, de ce que signifiait alors, 1848 pour les premiers et 1878 pour le second, partir sac au dos&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Flaubert détaille très précisément l'équipement et la tenue vestimentaire conçus pour allier la marche buissonnière et le respect des convenances.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un chapeau de feutre gris. Une veste de toile, un gilet de toile coupe élégante, et un pantalon de toile démesurément large pour s'insérer facilement dans les guêtres. Une répétition de ce costume est prévue en drap pour les jours plus frais. Une paire de chaussures fortes en cuir à clous (« en dents de crocodile ») associées à des guêtres en cuir. Une paire de souliers vernis avec des guêtres en drap, destinées à protéger les chaussettes de la poussière, réservées aux étapes urbaines, visites officielles ou réceptions. De quoi fumer tout au long de la route (pipe et tabac), élément essentiel de leur mode de vie nomade.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout ce bazar est casé dans un sac à dos militaire de type fourniment qui fait référence au havresac d'infanterie de l'époque. Contrairement à une besace souple, ce sac possède un cadre ou une boîte interne en bois recouverte de toile goudronnée imperméable ou de peau. Cela protège le contenu des intempéries et conserve une forme rectangulaire constante. Il est maintenu sur le dos par deux larges bretelles en cuir épais qui se croisent sur la poitrine pour mieux répartir la charge lors des longues marches. Sa structure rigide permet de sangler facilement d'autres objets à l'extérieur (couverture roulée, gamelle, manteau).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En adoptant ce sac de troupe lourd et robuste, les deux amis font le choix d'un équipement utilitaire taillé pour l'endurance. Pour deux jeunes bourgeois de cette époque, arborer ce paquetage militaire contrastait nettement avec les habitudes de voyage de leur milieu, attirant souvent la curiosité ou la méfiance des habitants bretons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour résumer, le sac à dos de Flaubert, c’est une caisse en bois&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant à Stevenson, son voyage dans les Cévennes d’une douzaine de jours et deux cents kilomètres, le mène de la Haute-Loire au Gard. Son unique compagnie est l'ânesse prénommée Modestine, avec laquelle, malgré des débuts difficiles, il finit par tisser des liens affectifs forts. Sans vouloir minimiser l’exploit du Britannique, il était aidé et ne portait pas sa lourde charge.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Car lui aussi emporte beaucoup de choses&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;un revolver, une petite lampe à alcool, deux assortiments complets de vêtements de rechange,&amp;nbsp;outre mes habits de voyage en velours campagnard, mon paletot de marin et un chandail en tricot, quelques livres, ma couverture de voyage (…), des plaquettes de chocolat et des boîtes de saucisses boulonnaises (…), un gigot froid de mouton, une bouteille de Beaujolais, une boîte vide destinée à contenir du lait, un fouet à œufs et une provision importante de pain bis et blanc.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et le plus lourd était dans son sac de couchage, «&amp;nbsp;une sorte de long rouleau ou saucisson en bâche verte imperméable à l’extérieur et en fourrure de mouton bleue à l’intérieur.&amp;nbsp;» C’est d’ailleurs ce sac qui le poussera à acheter une ânesse. La région est sauvage, les chemins non balisés et le GPS n’existe pas encore, alors il se perd, s’égare, mais finalement arrivera à bon port.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour la petite histoire et les cœurs tendres, je vous connais, si Stevenson s’est lancé dans cette aventure, c’est primo, pour trouver matière à un bouquin qui lui rapporte de l’argent à une époque où il tire la langue, et secundo pour oublier un chagrin d’amour, celle qu’il aime l’a quitté pour retrouver son époux et ses enfants aux Etats-Unis. J’en termine avec le &lt;em&gt;happy end&lt;/em&gt;, l’année suivante Stevenson partira en Californie et convaincra son aimée de l’épouser&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Moralité, la randonnée ce n’est pas une nouveauté de notre époque et bonne nouvelle, le matériel progresse sans arrêt pour vous faciliter le trajet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>Se doute-t-il ?</title>
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        <updated>2026-07-18T08:45:57+02:00</updated>
        <published>2026-07-18T08:45:57+02:00</published>
        <summary>   Quand Gustave Flaubert écrit ces mots, dans une longue lettre à Louise...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6689961&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/01/2126653242.jpg&quot; alt=&quot;Krissy Hunt.jpg&quot; /&gt;Quand Gustave Flaubert écrit ces mots, dans une longue lettre à Louise Colet, le 16 janvier 1852, se doute-t-il qu'ils vont hanter des générations d'écrivains ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif; color: #00000a;&quot;&gt;« Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait lui-même par la force interne de son style, comme la terre sans être soutenue se tient en l’air, un livre qui n’aurait presque pas de sujet, ou du moins le sujet serait presque invisible, si cela se peut. Les œuvres les plus belles sont celles où il y a le moins de matière ; plus l’expression se rapproche de la pensée, plus le mot colle dessus et disparaît, plus c’est beau. Je crois que l’avenir de l’Art est dans ces voies. » &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: verdana, geneva, sans-serif; color: #00000a;&quot;&gt;Photo de Krissy Hunt&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>Victor</title>
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        <updated>2025-01-09T10:54:59+01:00</updated>
        <published>2025-01-09T10:54:59+01:00</published>
        <summary>   Tu t'attends à des détails sur Victor Hugo. Que veux-tu que je t'en dise ?...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;x193iq5w xeuugli x13faqbe x1vvkbs x1xmvt09 x1lliihq x1s928wv xhkezso x1gmr53x x1cpjm7i x1fgarty x1943h6x xudqn12 x3x7a5m x6prxxf xvq8zen xo1l8bm xzsf02u&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6582364&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/00/02/1159013999.jpg&quot; alt=&quot;Victor Hugo, Gustave Flaubert&quot; /&gt;Tu t'attends à des détails sur Victor Hugo. Que veux-tu que je t'en dise ? C'est un homme comme un autre, d'une figure assez laide et d'un extérieur assez commun. Il a de magnifiques dents, un front superbe, pas de cils ni de sourcils. Il parle peu, a l'air de s'observer et de ne vouloir rien lâcher ; il est très poli et un peu guindé. J'aime beaucoup le son de sa voix. J'ai pris plaisir à le contempler de près ; je l'ai regardé avec étonnement, comme une cassette dans laquelle il y aurait des millions et des diamants royaux, réfléchissant à tout ce qui était sorti de cet homme assis alors à côté de moi sur une petite chaise, et fixant ses yeux sur sa main droite qui a écrit tant de belles choses. C'était là pourtant l'homme qui m'a le plus fait battre le cœur depuis que je suis né, et celui peut-être que j'aimais le mieux de tous ceux que je ne connais pas. On a parlé de supplices, de vengeances, de voleurs, etc. C'est le grand homme et moi qui avons le plus causé ; je ne me souviens plus si j'ai dit des choses bonnes ou bêtes, mais j'en ai dit d'assez nombreuses.&lt;br class=&quot;html-br&quot; /&gt;&lt;br class=&quot;html-br&quot; /&gt;Gustave Flaubert, à sa sœur, décembre 1843.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;x1i10hfl xjbqb8w x1ejq31n xd10rxx x1sy0etr x17r0tee x972fbf xcfux6l x1qhh985 xm0m39n x9f619 x1ypdohk xt0psk2 xe8uvvx xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x16tdsg8 x1hl2dhg xggy1nq x1a2a7pz x1sur9pj xkrqix3 xzsf02u x1s688f&quot; tabindex=&quot;0&quot; role=&quot;button&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>C'est une délicieuse chose que d'écrire !</title>
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        <updated>2023-03-24T18:36:50+01:00</updated>
        <published>2023-03-24T18:36:50+01:00</published>
        <summary>    « J'ai un casque de fer sur le crâne. Depuis 2 heures de l'après-midi...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6434673&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/00/00/255646328.jpg&quot; alt=&quot;FaXssIYWIAUSk9Q.jpg&quot; /&gt;« J'ai un casque de fer sur le crâne. Depuis 2 heures de l'après-midi (sauf 25 minutes à peu près pour dîner), j'écris de la&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Bovary&lt;/em&gt;. Je suis à leur Baisade, en plein, au milieu. On sue et on a la gorge serrée. Voilà une des rares journées de ma vie que j'ai passée dans l'Illusion, complètement, et depuis un bout jusqu'à l'autre. Tantôt, à six heures, au moment où j'écrivais le mot attaque de nerfs&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;, j'étais si emporté, je gueulais si fort, et sentais si profondément ce que ma petite femme éprouvait, que j'ai eu peur moi-même d'en avoir une. (...) N'importe, bien ou mal, c'est une délicieuse chose que d'écrire ! que de ne plus être soi&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000;&quot;&gt;, mais de circuler dans toute la création dont on parle. Aujourd'hui, par exemple, homme et femme tout ensemble, amant et maîtresse à la fois, je me suis promené à cheval dans une forêt, par un après-midi d'automne, sous des feuilles jaunes, et j'étais les chevaux, les feuilles, le vent, les paroles qu'ils se disaient et le soleil rouge qui faisait s'entre-fermer leurs paupières noyées d'amour. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #330000; font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;Gustave Flaubert&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #660033; font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt;&quot;&gt;A Louise Colet. 23 décembre 1853&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>Un faux air de Turc en négligé</title>
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        <updated>2021-05-27T14:31:00+02:00</updated>
        <published>2021-05-27T14:31:00+02:00</published>
        <summary>        Je voudrais donner ici une physionomie de ces réunions du dimanche....</summary>
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          &lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;div id=&quot;jsc_c_5x&quot; class=&quot;ecm0bbzt hv4rvrfc ihqw7lf3 dati1w0a&quot; data-ad-comet-preview=&quot;message&quot; data-ad-preview=&quot;message&quot;&gt;&lt;div class=&quot;j83agx80 cbu4d94t ew0dbk1b irj2b8pg&quot;&gt;&lt;div class=&quot;qzhwtbm6 knvmm38d&quot;&gt;&lt;div class=&quot;kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q&quot;&gt;&lt;div dir=&quot;auto&quot; style=&quot;text-align: start;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt; color: #808080;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6262540&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/02/01/1592514885.jpg&quot; alt=&quot;pieters.jpg&quot; /&gt;Je voudrais donner ici une physionomie de ces réunions du dimanche. Mais c'est bien difficile, car on y parlait souvent une langue grasse, condamnée en France depuis le XVIe siècle. Flaubert, qui portait l'hiver une calotte et une douillette de curé,s'était fait faire pour l'été une vaste culotte rayée, blanche et rouge, et une sorte de tunique qui lui donnait un faux air de Turc en négligé.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir=&quot;auto&quot; style=&quot;text-align: start;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt; color: #808080;&quot;&gt;Emile Zola, &quot;Gustave Flaubert&quot; Les Romanciers naturalistes&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q&quot;&gt;&lt;div dir=&quot;auto&quot; style=&quot;text-align: start;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt; color: #808080;&quot;&gt;Tableau signé « V. Pieters » à mi-hauteur à gauche et daté 1856.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir=&quot;auto&quot; style=&quot;text-align: start;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt; color: #808080;&quot;&gt;Acheté à New York puis vendu aux enchères en France en 2003, sous le titre « Flaubert en oriental ».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;o9v6fnle cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q&quot;&gt;&lt;div dir=&quot;auto&quot; style=&quot;text-align: start;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 14pt; color: #808080;&quot;&gt;Victor Pieters (1813-1894) est un peintre et photographe établi à Rouen à partir de 1845 : à cette date, il habite 16 rue Lecat (Almanach de Rouen). Il était donc voisin de la famille Flaubert. La ville de Bolbec (Seine-Maritime), où Pieters résida de 1840 à 1844, possède trois tableaux de ce peintre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Catthye</name>
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        <title>Une beauté carthaginoise, un roman, un opéra et un petit gâteau...</title>
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        <updated>2021-05-09T09:15:00+02:00</updated>
        <published>2021-05-09T09:15:00+02:00</published>
        <summary> Tout est né d'un roman, celui du normand Gustave Flaubert (1821, Rouen -...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Tout est né d'un roman, celui du normand Gustave Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset) dont en célèbre cette année le bi-centenaire de la naissance ! Son second roman, « Salammbô ». Un roman historique qui commence par ces mots « C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar... »&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6255174&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://passiongenealogie.hautetfort.com/media/00/00/1778495661.jpg&quot; alt=&quot;salambo livre.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Il a été publié le 14 novembre 1862, soit cinq ans après &quot;Madame Bovary&quot;. Cette fois, l'histoire a pour toile de fond nonpas les mœurs de province mais le conflit qui opposa au IIIe siècle avant J.-C. la ville de Carthage en Tunisie aux Mercenaires barbares qu'elle avait employés pendant la première guerre punique. Le personnage éponyme de ce roman, Salammbô, fille du Général carthaginois Hamilcar, est prêtresse de la déesse Tanit. Fascinés par sa beauté, les guerriers Mâtho et Narr'Havas en tombent follement amoureux. Pour elle, Mâtho vole le voile de Tanit. Une véritable offense dont la survie de la ville de Carthage va dépendre. Pour le récupérer, Salammbô se donne à Mâtho. Les guerres se poursuivent et Mâtho est fait prisonnier. Il meurt torturé et déchiqueté par la foule. Victime de cette scène horrible dont elle est témoin, Salammbô, sur le point d'épouser Narr'Havas, trépasse à son tour.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;C'est en Normandie, à Croisset, petit hameau de Canteleu situé en Seine-Maritime, qu'à partir du 5 juin 1858, après plusieurs séjours de « repérage » et de prises de notes à Constantine, Tunis et Carthage, Flaubert entame la rédaction de son « Salammbô » qui lui demandera pas moins de 4 ans de travail. Sa propriété est située au bord de la Seine. Il l'a héritée de son père, le docteur Achille Cléophas Flaubert (1784-1846) qui l'avait acquise en 1844. Gustave y vivra 35 ans et c'est là qu'il écrira l'essentiel de son œuvre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6255176&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://passiongenealogie.hautetfort.com/media/01/01/289618650.png&quot; alt=&quot;salambo ernest reyer.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: center;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;em&gt;Ernest Reyer (1823-1909)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Son ami, le compositeur français Ernest Reyer (1823-1909), s'inspira de cette histoire pour composer sa dernière grande œuvre. Son opéra «&amp;nbsp;Salammbô&amp;nbsp;», sera présenté &lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;en avant-première au Théâtre des Arts de Rouen, le 23 novembre 1890. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;-&lt;img id=&quot;media-6255173&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://passiongenealogie.hautetfort.com/media/01/01/3641655515.jpg&quot; alt=&quot;salambo.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;Et c'est la même année que, pour célébrer le succès de cet opéra, un pâtissier parisien créera le « Salambo », un délicieux petit gâteau plus large et plus court qu'un éclair, en pâte à choux garni de crème pâtissière au kirsch puis glacé au fondant vert ou caramel et nappé sur l'une de ses extrémités de vermicelles en chocolat.&lt;/p&gt;
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            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>Me permettrez-vous</title>
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        <summary>   &quot;Me permettrez-vous, l’hiver prochain, de venir un soir poser mes pieds...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;css-901oao css-16my406 r-1qd0xha r-ad9z0x r-bcqeeo r-qvutc0&quot; style=&quot;font-size: 14pt; color: #808080; background-color: #000000;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6179044&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/01/2772613725.jpg&quot; alt=&quot;EivubGTXkAEHkYS.jpg&quot; /&gt;&quot;Me permettrez-vous, l’hiver prochain, de venir un soir poser mes pieds sur vos chenets, pour causer un peu longuement de cette chère littérature que si peu de monde aime par le temps qui court.&quot; Gustave Flaubert : &quot;Lettre à Charles-Augustin Sainte-Beuve&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>C’est calme ! C’est calme !</title>
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        <updated>2020-09-01T18:36:50+02:00</updated>
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        <summary>        « Ce qui me semble à moi, le plus haut dans l’Art (et le plus...</summary>
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          &lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;div id=&quot;jsc_c_7p&quot; class=&quot;ecm0bbzt hv4rvrfc ihqw7lf3 dati1w0a&quot; data-ad-comet-preview=&quot;message&quot; data-ad-preview=&quot;message&quot;&gt;&lt;div class=&quot;j83agx80 cbu4d94t ew0dbk1b irj2b8pg&quot;&gt;&lt;div class=&quot;qzhwtbm6 knvmm38d&quot;&gt;&lt;div class=&quot;kvgmc6g5 cxmmr5t8 oygrvhab hcukyx3x c1et5uql ii04i59q&quot;&gt;&lt;div dir=&quot;auto&quot; style=&quot;text-align: start;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #808080; background-color: #000000;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6166547&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/00/02/1989280913.jpg&quot; alt=&quot;Gustave Flaubert&quot; /&gt;« Ce qui me semble à moi, le plus haut dans l’Art (et le plus difficile), ce n’est ni de faire rire, ni de faire pleurer, ni de vous mettre en rut ou en fureur, mais d’agir à la façon de la nature, c’est-à-dire de faire rêver. Aussi les très belles œuvres ont ce caractère. Elles sont sereines d’aspect et incompréhensibles. Quant au procédé, elles sont immobiles comme des falaises, houleuses comme l’Océan, pleines de frondaisons, de verdures et de murmures comme des bois, tristes comme le désert, bleues comme le ciel. Homère, Rabelais, Michel-Ange, Shakespeare, Goethe m’apparaissent impitoyables. Cela est sans fond, infini, multiple. Par de petites ouvertures on aperçoit des précipices ; il y a du noir en bas, du vertige. Et cependant quelque chose de singulièrement doux plane sur l’ensemble ! C’est l’éclat de la lumière, le sourire du soleil, et c’est calme ! C’est calme ! »&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div dir=&quot;auto&quot; style=&quot;text-align: start;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #808080; background-color: #000000;&quot;&gt;Gustave Flaubert, 26 août 1853&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Estrella Oscura</name>
            <uri>http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>L'Education sentimentale de Gustave Flaubert</title>
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        <updated>2020-07-29T07:30:00+02:00</updated>
        <published>2020-07-29T07:30:00+02:00</published>
        <summary>   Depuis quelques années, je redécouvre Flaubert et plus je le lis/plus je...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6155936&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/00/00/1029870687.jpg&quot; alt=&quot;L'éducation sentimentale.jpg&quot; width=&quot;281&quot; height=&quot;464&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Depuis quelques années, je redécouvre Flaubert et plus je le lis/plus je vieillis, plus je l'apprécie.&lt;/strong&gt; Aussi, je me suis dit qu'il était temps de réessayer &lt;em&gt;L'Education sentimentale&lt;/em&gt; qui m'avait rasée il y a quelques quinze ans au point d'en abdiquer la lecture aux alentours de la page 140 (mon nombre de pages fatidique à l'époque). Pour me motiver à réitérer l'expérience dans l'année en cours, j'avais inclus ce titre dans ma pile des 20 pour 2020 (challenge initié sur Instagram par &lt;a href=&quot;https://pagesversicolores.wordpress.com/&quot;&gt;Fanny&lt;/a&gt;). Honnêtement, dans les faits, je me voyais moyennement atteindre mon objectif mais deux éléments m'ont finalement décidée à en faire le premier livre des grandes vacances : &lt;br /&gt;1/ J'ai passé l'épreuve folle de relire &lt;a href=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/archive/2020/05/29/le-lys-dans-la-vallee-de-balzac-6242159.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Le lys dans la vallée&lt;/em&gt; de Balzac&lt;/a&gt; il y a quelques mois et ça s'est finalement plutôt bien passé. A partir de là, toutes les lectures étaient possibles ;&lt;br /&gt;2/ &lt;a href=&quot;http://www.lanuitjemens.com/&quot;&gt;Electra&lt;/a&gt; avait prévu de le lire cet été. J'ai profité de l'occasion pour lui proposer une lecture commune histoire de me motiver. Nous y voilà !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L'Education sentimentale&lt;/em&gt; couvre grosso modo 12 ans de la vie de Frédéric Moreau, protagoniste velléitaire,&lt;/strong&gt; avec une ellipse temporelle finale qui nous projette directement en 1867 dans les tous derniers chapitres conclusifs. En parallèle, et peut-être bien principalement, c'est autant d'années d'existence d'une époque que dépeint Flaubert : celle du déclin de la dernière monarchie française, de l'avènement de la 2ème République puis du Second Empire. Bref, le virage du milieu du XIXème siècle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais revenons-en brièvement à Frédéric pour planter le nœud du récit&lt;/strong&gt; - extrêmement ténu, soyons clairs, attendu que Flaubert ici ne fait pas dans le roman palpitant à tiroirs. En septembre 1840, Frédéric Moreau, jeune homme de 18 ans rentre à Nogent chez sa mère après une visite chez un oncle dont il brigue l'héritage. Il n'a aucune envie de retourner s'enterrer deux mois dans ce trou avant d'attaquer son droit à Paris, aussi rentre-t-il par la voie la plus longue : le bateau. Durant le trajet, il fait la connaissance d'Arnoux, un marchand d'art à la faconde séduisante mais vulgaire, et de sa femme, la belle madame Arnoux dont il tombe instantanément amoureux. Durant toutes les années qui vont suivre, il n'aura de cesse de se rapprocher du cercle des Arnoux pour fréquenter cette femme simple et belle qui lui inspire tant de respect et un amour aussi constant que sincère sans qu'il ne se passe finalement jamais rien. En parallèle de quoi, il nourrit bien des projets sans jamais aller au bout de rien. Contrairement à son ami d'enfance Deslauriers, Frédéric vit dans une aisance financière suffisante, bien que fluctuante au cours de sa vie, pour ne pas nourrir d'ambition forcenée. Il n'a pas besoin de parvenir, il est déjà un bourgeois installé depuis sa naissance. Aussi, même politiquement, contrairement à Sénécal, très extrémiste dans son engagement par exemple, il ne se mouille pas vraiment. Il suit le mouvement en ne voyant que ce qu'il veut voir. Frédéric, en somme, est l'incarnation de la médiocrité bourgeoise, ce juste milieu qui ne crée ni ne construit rien sans être méchant pour autant (en même temps, il ne manquerait plus qu'il morde). Il est exactement le contraire du Rastignac balzacien auquel l'auteur fait référence avec son ironie subtile et délicieuse au tout début du roman, dans la bouche de Deslauriers :&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua, palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;- Rappelle-toi Rastignac dans &lt;em&gt;la Comédie humaine&lt;/em&gt; ! Tu réussiras, j'en suis sûr ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Évidemment, ce sera un échec cuisant à tous points de vue.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette existence plutôt insipide est finalement l'occasion de brosser une époque, cette charnière décisive du XIXème siècle.&lt;/strong&gt; L'esprit romantique incarné par Frédéric atteint ses limites : beaucoup de projets et de rêves, de grandes aspirations (j'allais dire de &lt;em&gt;Grandes espérances&lt;/em&gt;) mais aucune inscription véritable dans la société. &lt;em&gt;Beaucoup de bruit pour rien&lt;/em&gt; dirait Shakespeare. Voilà. A un moment donné, c'est beau de rêver et de s'exalter mais ça n'aboutit à rien si ce n'est pas nourri d'effets concrets. Rapidement, d'ailleurs, Frédéric laissera tomber ses velléités (parmi d'autres) d'écriture poétique et de création picturale. Littérairement, le virage entre le romantisme et le réalisme est ainsi fait.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua, palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;word_id_95&quot;&gt;Il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_96&quot;&gt;s’était&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_97&quot;&gt;arrêté&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_98&quot;&gt;au&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_99&quot;&gt;milieu&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_100&quot;&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_101&quot;&gt;Pont&lt;/span&gt;-&lt;span id=&quot;word_id_102&quot;&gt;Neuf&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_103&quot;&gt;et&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_104&quot;&gt;tête&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_105&quot;&gt;nue&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_106&quot;&gt;poitrine&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_107&quot;&gt;ouverte&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_108&quot;&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_109&quot;&gt;aspirait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_110&quot;&gt;l’air&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_111&quot;&gt;Cependant&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_112&quot;&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_113&quot;&gt;sentait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_114&quot;&gt;monter&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_115&quot;&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_116&quot;&gt;fond&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_117&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_118&quot;&gt;lui&lt;/span&gt;-&lt;span id=&quot;word_id_119&quot;&gt;même&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_120&quot;&gt;quelque&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_121&quot;&gt;chose&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_122&quot;&gt;d’intarissable&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_123&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_124&quot;&gt;afflux&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_125&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_126&quot;&gt;tendresse&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_127&quot;&gt;qui&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_128&quot;&gt;l’énervait&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_129&quot;&gt;comme&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_130&quot;&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_131&quot;&gt;mouvement&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_132&quot;&gt;des&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_133&quot;&gt;ondes&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_134&quot;&gt;sous&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_135&quot;&gt;ses&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_136&quot;&gt;yeux&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_137&quot;&gt;À&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_138&quot;&gt;l’horloge&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_139&quot;&gt;d’une&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_140&quot;&gt;église&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_141&quot;&gt;une&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_142&quot;&gt;heure&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_143&quot;&gt;sonna&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_144&quot;&gt;lentement&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_145&quot;&gt;pareille&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_146&quot;&gt;à&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_147&quot;&gt;une&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_148&quot;&gt;voix&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_149&quot;&gt;qui&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_150&quot;&gt;l’eût&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_151&quot;&gt;appelé&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua, palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;word_id_152&quot;&gt;Alors&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_153&quot;&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_154&quot;&gt;fut&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_155&quot;&gt;saisi&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_156&quot;&gt;par&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_157&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_158&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_159&quot;&gt;ces&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_160&quot;&gt;frissons&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_161&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_162&quot;&gt;l’âme&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_163&quot;&gt;où&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_164&quot;&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_165&quot;&gt;vous&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_166&quot;&gt;semble&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_167&quot;&gt;qu’on&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_168&quot;&gt;est&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_169&quot;&gt;transporté&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_170&quot;&gt;dans&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_171&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_172&quot;&gt;monde&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_173&quot;&gt;supérieur&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_174&quot;&gt;Une&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_175&quot;&gt;faculté&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_176&quot;&gt;extraordinaire&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_177&quot;&gt;dont&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_178&quot;&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_179&quot;&gt;ne&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_180&quot;&gt;savait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_181&quot;&gt;pas&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_182&quot;&gt;l’objet&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_183&quot;&gt;lui&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_184&quot;&gt;était&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_185&quot;&gt;venue&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_186&quot;&gt;Il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_187&quot;&gt;se&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_188&quot;&gt;demanda&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_189&quot;&gt;sérieusement&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_190&quot;&gt;s’il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_191&quot;&gt;serait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_192&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_193&quot;&gt;grand&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_194&quot;&gt;peintre&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_195&quot;&gt;ou&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_196&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_197&quot;&gt;grand&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_198&quot;&gt;poète&lt;/span&gt;&amp;nbsp;; &lt;span id=&quot;word_id_199&quot;&gt;—&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_200&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_201&quot;&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_202&quot;&gt;se&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_203&quot;&gt;décida&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_204&quot;&gt;pour&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_205&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_206&quot;&gt;peinture&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_207&quot;&gt;car&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_208&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_209&quot;&gt;exigences&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_210&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_211&quot;&gt;ce&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_212&quot;&gt;métier&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_213&quot;&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_214&quot;&gt;rapprocheraient&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_215&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_216&quot;&gt;Mme&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_217&quot;&gt;Arnoux&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_218&quot;&gt;Il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_219&quot;&gt;avait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_220&quot;&gt;donc&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_221&quot;&gt;trouvé&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_222&quot;&gt;sa&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_223&quot;&gt;vocation&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! &lt;span id=&quot;word_id_224&quot;&gt;Le&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_225&quot;&gt;but&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_226&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_227&quot;&gt;son&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_228&quot;&gt;existence&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_229&quot;&gt;était&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_230&quot;&gt;clair&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_231&quot;&gt;maintenant&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_232&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_233&quot;&gt;l’avenir&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_234&quot;&gt;infaillible&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua, palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;word_id_235&quot;&gt;Quand&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_236&quot;&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_237&quot;&gt;eut&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_238&quot;&gt;refermé&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_239&quot;&gt;sa&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_240&quot;&gt;porte&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_241&quot;&gt;il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_242&quot;&gt;entendit&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_243&quot;&gt;quelqu’un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_244&quot;&gt;qui&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_245&quot;&gt;ronflait&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_246&quot;&gt;dans&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_247&quot;&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_248&quot;&gt;cabinet&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_249&quot;&gt;noir&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_250&quot;&gt;près&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_251&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_252&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_253&quot;&gt;chambre&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_254&quot;&gt;C’était&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_255&quot;&gt;l’autre&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_256&quot;&gt;Il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_257&quot;&gt;n’y&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_258&quot;&gt;pensait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_259&quot;&gt;plus&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Flaubert se concentre aussi sur le portrait politique et social de cet entre-deux du siècle. Ainsi, de longs passages (très intéressants intellectuellement mais je dois vous dire avec honnêteté qu'ils ne sont pas toujours très enthousiasmants pour le lecteur néanmoins...) sont consacrés aux discussions politiques lors desquelles Frédéric, fidèle à lui-même, reste très en retrait et l'on observe de façon distanciée et toujours ironique les motivations révolutionnaires (l'ambition, la domination, l'égalité) des insurrections successives (1848, le coup d’État de Napoléon III).&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua, palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;word_id_104&quot;&gt;—&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_105&quot;&gt;Est&lt;/span&gt;-&lt;span id=&quot;word_id_106&quot;&gt;ce&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_107&quot;&gt;que&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_108&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_109&quot;&gt;journaux&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_110&quot;&gt;sont&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_111&quot;&gt;libres&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? &lt;span id=&quot;word_id_112&quot;&gt;est&lt;/span&gt;-&lt;span id=&quot;word_id_113&quot;&gt;ce&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_114&quot;&gt;que&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_115&quot;&gt;nous&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_116&quot;&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_117&quot;&gt;sommes&lt;/span&gt; ?&amp;nbsp; &lt;span id=&quot;word_id_118&quot;&gt;dit&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_119&quot;&gt;Deslauriers&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_120&quot;&gt;avec&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_121&quot;&gt;emportement&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_122&quot;&gt;Quand&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_123&quot;&gt;on&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_124&quot;&gt;pense&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_125&quot;&gt;qu’il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_126&quot;&gt;peut&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_127&quot;&gt;y&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_128&quot;&gt;avoir&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_129&quot;&gt;jusqu’à&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_130&quot;&gt;vingt&lt;/span&gt;-&lt;span id=&quot;word_id_131&quot;&gt;huit&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_132&quot;&gt;formalités&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_133&quot;&gt;pour&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_134&quot;&gt;établir&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_135&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_136&quot;&gt;batelet&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_137&quot;&gt;sur&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_138&quot;&gt;une&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_139&quot;&gt;rivière&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_140&quot;&gt;ça&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_141&quot;&gt;me&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_142&quot;&gt;donne&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_143&quot;&gt;envie&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_144&quot;&gt;d’aller&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_145&quot;&gt;vivre&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_146&quot;&gt;chez&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_147&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_148&quot;&gt;anthropophages&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! &lt;span id=&quot;word_id_149&quot;&gt;Le&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_150&quot;&gt;Gouvernement&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_151&quot;&gt;nous&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_152&quot;&gt;dévore&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! &lt;span id=&quot;word_id_153&quot;&gt;Tout&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_154&quot;&gt;est&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_155&quot;&gt;à&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_156&quot;&gt;lui&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_157&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_158&quot;&gt;philosophie&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_159&quot;&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_160&quot;&gt;droit&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_161&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_162&quot;&gt;arts&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_163&quot;&gt;l’air&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_164&quot;&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_165&quot;&gt;ciel&lt;/span&gt;&amp;nbsp;; &lt;span id=&quot;word_id_166&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_167&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_168&quot;&gt;France&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_169&quot;&gt;râle&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_170&quot;&gt;énervée&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_171&quot;&gt;sous&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_172&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_173&quot;&gt;botte&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_174&quot;&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_175&quot;&gt;gendarme&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_176&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_177&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_178&quot;&gt;soutane&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_179&quot;&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_180&quot;&gt;calotin&lt;/span&gt; !&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'auteur nous invite également à déambuler dans nombre de soirées mondaines où d'autres ambitions se découvrent, notamment celles des femmes qui n'ont finalement pas cinquante possibilités à leurs dispositions à l'époque : épouser ou se prostituer. Une mention spéciale pour le personnage de Rosanette, la courtisane qui passe entre tous les bras comme moyen de s'extirper de son effroyable condition d'origine. Celle qui apparaît au départ comme une Marie couche-toi-là écervelée - par opposition à Marie Arnoux, sainte entre toutes, sorte de Mme de Tourvel qui ne flanche pas (il faut dire à sa décharge que Frédéric n'a rien de Valmont) - est en fait d'une complexité intéressante. J'ai particulièrement apprécié que les personnages féminins soient d'une heureuse profondeur, à la fois factuelle et symbolique.&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua, palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;word_id_115&quot;&gt;L’affranchissement&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_116&quot;&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_117&quot;&gt;prolétaire&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_118&quot;&gt;selon&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_119&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_120&quot;&gt;Vatnaz&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_121&quot;&gt;n’était&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_122&quot;&gt;possible&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_123&quot;&gt;que&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_124&quot;&gt;par&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_125&quot;&gt;l’affranchissement&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_126&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_127&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_128&quot;&gt;femme&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_129&quot;&gt;Elle&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_130&quot;&gt;voulait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_131&quot;&gt;son&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_132&quot;&gt;admissibilité&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_133&quot;&gt;à&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_134&quot;&gt;tous&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_135&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_136&quot;&gt;emplois&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_137&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_138&quot;&gt;recherche&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_139&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_140&quot;&gt;la&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_141&quot;&gt;paternité&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_142&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_143&quot;&gt;autre&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_144&quot;&gt;code&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_145&quot;&gt;l’abolition&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_146&quot;&gt;ou&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_147&quot;&gt;tout&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_148&quot;&gt;au&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_149&quot;&gt;moins&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;&lt;span id=&quot;word_id_150&quot;&gt;une&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_151&quot;&gt;réglementation&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_152&quot;&gt;du&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_153&quot;&gt;mariage&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_154&quot;&gt;plus&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_155&quot;&gt;intelligente&lt;/span&gt;&amp;nbsp;». &lt;span id=&quot;word_id_156&quot;&gt;Alors&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_157&quot;&gt;chaque&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_158&quot;&gt;Française&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_159&quot;&gt;serait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_160&quot;&gt;tenue&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_161&quot;&gt;d’épouser&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_162&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_163&quot;&gt;Français&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_164&quot;&gt;ou&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_165&quot;&gt;d’adopter&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_166&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_167&quot;&gt;vieillard&lt;/span&gt;. &lt;span id=&quot;word_id_168&quot;&gt;Il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_169&quot;&gt;fallait&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_170&quot;&gt;que&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_171&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_172&quot;&gt;nourrices&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_173&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_174&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_175&quot;&gt;accoucheuses&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_176&quot;&gt;fussent&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_177&quot;&gt;des&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_178&quot;&gt;fonctionnaires&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_179&quot;&gt;salariés&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_180&quot;&gt;par&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_181&quot;&gt;l’État&lt;/span&gt;&amp;nbsp;; &lt;span id=&quot;word_id_182&quot;&gt;qu’il&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_183&quot;&gt;y&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_184&quot;&gt;eût&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_185&quot;&gt;un&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_186&quot;&gt;jury&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_187&quot;&gt;pour&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_188&quot;&gt;examiner&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_189&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_190&quot;&gt;œuvres&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_191&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_192&quot;&gt;femmes&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_193&quot;&gt;des&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_194&quot;&gt;éditeurs&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_195&quot;&gt;spéciaux&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_196&quot;&gt;pour&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_197&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_198&quot;&gt;femmes&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_199&quot;&gt;une&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_200&quot;&gt;école&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_201&quot;&gt;polytechnique&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_202&quot;&gt;pour&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_203&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_204&quot;&gt;femmes&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_205&quot;&gt;une&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_206&quot;&gt;garde&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_207&quot;&gt;nationale&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_208&quot;&gt;pour&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_209&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_210&quot;&gt;femmes&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_211&quot;&gt;tout&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_212&quot;&gt;pour&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_213&quot;&gt;les&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_214&quot;&gt;femmes&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! &lt;span id=&quot;word_id_215&quot;&gt;Et&lt;/span&gt;, &lt;span id=&quot;word_id_216&quot;&gt;puisque&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_217&quot;&gt;le&lt;/span&gt; &lt;span id=&quot;word_id_218&quot;&gt;Gouvernem
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Flaubert et la catastrophe française de 1870</title>
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        <id>tag:euro-synergies.hautetfort.com,2020-06-17:6246186</id>
        <updated>2020-06-17T00:47:00+02:00</updated>
        <published>2020-06-17T00:47:00+02:00</published>
        <summary>      Flaubert et la catastrophe française de 1870       par Nicolas Bonnal...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6145935&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/1192760730.png&quot; alt=&quot;Flaubert.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: arial black, sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Flaubert et la catastrophe française de 1870&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: arial black, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;par Nicolas Bonnal&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Je dirais que la correspondance de Flaubert est le plus grand livre du monde moderne, devant même le Zarathoustra de Nietzsche,&amp;nbsp; et qu’il est gratuit, à télécharger en plusieurs volumes sur le site Gallica de la bibliothèque nationale, dont on saluera le travail. Il y a des milliers de pages, alors perdez-vous y.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Flaubert a compris le désastre impérial de Napoléon III, désastre métaphysique et moral avant tout. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;En 1853 il écrivait déjà à Louise Colet cette sentence définitive sur notre modernité désastreuse et notre présent permanent : « 89 a démoli la royauté et la noblesse, 48 la bourgeoisie et 51 le peuple. Il n'y a plus rien, qu'une tourbe canaille et imbécile. Nous sommes tous enfoncés au même niveau dans une médiocrité commune.»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Ceci on a pu descendre plus bas, notamment en 1870, en 1940, en 1968, ou sous le binôme Macron-Hollande. Comme dit un ami nommé Sylvain, et prof d’informatique dans une fac privée américaine (essayez, cela ouvre l’esprit)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;en France quand on touche le fond on creuse encore&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6145936&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/3818591208.jpg&quot; alt=&quot;Maxime_Ducamp_par_Nadar.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Maxime du Camp&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Mais voyons 1870. J’en ai parlé citant Maxime du Camp &amp;nbsp;(qui souligne la légèreté française face au sérieux prussien) ou Renan (qui vaticine une victoire russe après celle allemande en Europe). 1870 ouvre la porte de la rapide décadence matérielle, morale et culturelle de la France, jadis modèle et âme de cette Europe. La république sera pire que l’empire, et le bilan de la troisième république fut à tous égards désastreux, y compris sur le plan moral avec entre autres les crimes du colonialisme inutile.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;1870… L’époque est déjà assez nihiliste et Flaubert écrit du reste&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;On se paye de mots dans cette question de l'immortalité, car la question est de savoir si le moi persiste. L'affirmative me paraît une outrecuidance de notre orgueil, une protestation de notre faiblesse contre l'ordre éternel. La mort n'a peut-être pas plus de secrets à nous révéler que la vie. Quelle année de malédiction! Il me semble que je suis perdu dans le désert.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;L’année est mauvaise déjà en juin, et il le rappelle&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je ne suis pas plus gai que vous, car l'année a été, pour moi, atroce. J'ai enterré presque tous mes amis ou du moins les plus intimes. En voici la liste&amp;nbsp;: Bouilhet, Sainte-Beuve, Jules de Goncourt Duplan le secrétaire de Cernuschi, et ce n'est pas tout.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Mais démarrons. La guerre arrive, les esprits en France sont enflammés, et on cherche à se prendre une énième rouste. Le&amp;nbsp; 22 juillet, Flaubert écrit à George Sand (une gauchiste caviar adorée aussi par Tocqueville)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Que devenez-vous, chère maître, vous et les vôtres ? Moi, je suis écœuré, navré par la bêtise de mes compatriotes. L'irrémédiable barbarie de l'humanité m'emplit d'une tristesse noire. Cet enthousiasme, qui n'a pour mobile, aucune idée, me donne envie de crever pour ne plus le voir.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Les raisons&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le bon Français veut se battre 1° parce qu'il est jaloux de la Prusse; parce que l'état naturel de l'homme est la sauvagerie; 3° parce que la guerre contient en soi un élément mystique qui transporte les foules.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Le trait de génie ensuite&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;En sommes-nous revenus aux guerres de races ? J'en ai peur.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après notre artiste en remet une louche sur le bourgeois sartrien d’alors&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le bourgeois d'ici ne tient plus. Il trouve que la Prusse était trop insolente et veut « se venger ». &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6145938&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/4235798747.jpg&quot; alt=&quot;117403794.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Le 3 aout Flaubert revient sur ce bellicisme insensé (cf. le « Français parfaitement enthousiaste » de Louis-Ferdinand Céline, avant la raclée de juin 40) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je vous assure qu'ici on se ferait assommer si on s'avisait de prêcher la paix. Quoi qu'il advienne, nous sommes reculés pour longtemps.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Le génie ensuite. Flaubert insiste sur le racisme entre petits blancs&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;« Les guerres de races vont peut-être recommencer. On verra, avant un siècle, plusieurs millions d'hommes s'entre-tuer en une séance. Tout l’orient contre toute l'Europe, l'ancien monde contre le nouveau. Pourquoi pas ? »&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Mais il voit aussi dans cette grosse guerre une malédiction liée à Suez (tiens, tiens…) et la grande industrie&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Les grands travaux collectifs comme l'isthme de Suez sont peut-être, sous une autre forme, des ébauches et des préparations dont nous n’avons pas idée.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;A cette époque la France plonge vite dans la misère (et on nous fait le coup des cinq milliards payés rubis sur l’ongle…)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La misère s'annonce bien. Tout le monde est dans la gêne, à commencer par moi Mais nous étions peut-être trop habitués au confortable et à la tranquillité.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Comme toujours Flaubert regrette un bon vieux temps qu’il sait pourri pourtant&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous nous enfoncions dans la matière. Il faut revenir à la grande tradition, ne plus tenir à la vie, au bonheur, à l'argent, ni à rien; être ce qu'étaient nos grands-pères, des personnes légères, gazeuses. Autrefois on passait sa vie à crever de faim.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Le 17 aout, encore à George Sand&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je suis arrivé à Paris lundi et j'en suis reparti mercredi. Je connais maintenant le fond du Parisien et j'ai fait dans mon cœur des excuses aux plus féroces politiques de 1793. Maintenant, je les comprends. Quelle bêtise quelle lâcheté, quelle ignorance, quelle présomption&amp;nbsp;! Mes compatriotes me donnent envie de vomir. Ils sont à mettre dans le même sac qu'Isidore. Ce peuple mérite peut-être d'être châtié, et j'ai peur qu'il le soit.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Et ce peuple a régulièrement été châtié et il s’en moque à chaque fois. C’est ce qui fera de Céline le pacifiste enragé et le francophobe dont j’ai parlé.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6145939&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/675448419.jpg&quot; alt=&quot;bosredon_vote-bbef6.jpg&quot; width=&quot;430&quot; height=&quot;607&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Puis Flaubert annonce notre ère ubuesque&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Voilà où nous a conduits le suffrage universel, dieu nouveau que je trouve aussi bête que l'ancien N'importe Vous croyez qu'il en sera démonté, le bon suffrage universel ? Pas du tout Après Isidore, nous aurons Pignouf 1er. Ce qui me désole dans cette guerre, c'est que les Prussiens ont raison. A leur tour&amp;nbsp;!&amp;nbsp; Puis à celui des Russes&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Déchéance française mais aussi défaite allemande en perspective&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous allons devenir une Pologne, puis une Espagne. Puis ce sera le tour de la Prusse, qui sera mangée par la Russie. Quant à moi, je me regarde comme un homme fini. Ma cervelle ne se rétablira pas. On ne peut plus écrire quand on ne s'estime plus. Je ne demande qu'une chose, c'est à crever, pour être tranquille.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;J’ai cité dans mes chroniques cette grande envolée de Renan, extraite d’une lettre à un célèbre historien allemand :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le Slave, dans cinquante ans, saura que c’est vous qui avait fait nom synonyme d’esclave : il verra cette longue exploitation historique de sa race par la vôtre, et le nombre du Slave est le double du vôtre, et le Slave, comme le dragon de l’Apocalypse dont la queue balaye la troisième partie des étoiles, traînera un jour après lui le troupeau de l’Asie centrale, l’ancienne clientèle des Gengis Khan et Tamerlan.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Flaubert voit la fin d’un dix-neuvième siècle heureux et l’avènement des misères modernes. Il voit un déclin ontologique, comme Nietzsche un peu plus tard (lisez et relisez la deuxième considération sur l’histoire) :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous sommes assaillis de pauvres Ils commencent à faire des menaces. Les patrouilles de ma milice commenceront la semaine prochaine, et je ne me sens pas disposé à l'indulgence. Ce qu'il y a d'affreux dans cette guerre, c'est qu'elle vous rend méchant. J'ai maintenant le cœur sec comme un caillou et, quoi qu'il advienne, on restera stupide. Nous sommes condamnés à parler des Prussiens jusqu'à la fin de notre vie.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;A Maxime du Camp, il écrit le 29 septembre&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ce qui me désole, c'est l'immense bêtise dont nous serons accablés ensuite. Toute gentillesse, comme eût dit Montaigne, est perdue pour longtemps. Un monde nouveau va commencer. On élèvera les enfants dans la haine du Prussien. Le militarisme et le positivisme le plus abject, voilà notre lot désormais à moins que, la poudre purifiant l'air, nous ne sortions de là, au contraire, plus forts et plus sains.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6145940&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/01/1596679440.jpg&quot; alt=&quot;la-revanche.jpg&quot; width=&quot;457&quot; height=&quot;666&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Pour être honnête j’ai déjà cité Edmond Burke à ce sujet, Burke et son «&amp;nbsp;siècle de philosophes, d’économistes et de sophistes&amp;nbsp;», Burke et cette «&amp;nbsp;chevalerie à jamais en allée&amp;nbsp;»…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;The age of chivalry is gone.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;On parle beaucoup de déchéance impériale américaine; tout est basé sur du faux, du toc et de la dette. Idem à cette époque pour l’empire bonapartiste&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Oui, mon vieux, tu as raison Nous payons maintenant le long mensonge où nous avons vécu, car tout était faux, fausse armée, fausse politique, fausse littérature, faux crédit et mêmes fausses courtisanes. Dire la vérité c'était être immoral.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;La république arrive avec Gambetta et ses cassages de jambe (Bernanos), et on se doute que Flaubert, malgré Sand, ne s’en contente pas. Il écrit à sa nièce Caroline, celle qui le ruinera :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La République me paraît dépasser l'Empire en bêtise. On parle toujours des armées du Centre et on ne les voit pas. On promène les soldats d'une province à l'autre, voilà tout.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6145941&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/1779158208.jpg&quot; alt=&quot;Léon_Gambetta_Carjat_2_(cropped).jpg&quot; width=&quot;499&quot; height=&quot;727&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Léon Gambetta&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Il voit un monde nouveau naître, bien plus nul que l’ancien, celui du règne de la quantité et de la médiocrité qui finit sous nos yeux en ce moment. A mon avis, et je l’ai prouvé, Chateaubriand a parfaitement traité cette question dans la conclusion des Mémoires d’Outre-tombe. Mais&amp;nbsp; notre génial Flaubert ajoute que la prochaine guerre sera mondiale&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Quoi qu'il advienne, le monde auquel j'appartenais a vécu. Les Latins sont finis maintenant c'est au tour des Saxons, qui seront dévorés par les Slaves. Ainsi de suite. Nous aurons pour consolation, avant cinq ou six ans, de voir l'Europe en feu; elle sera à nos genoux, nous priant de nous unir avec elle contre la Prusse.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Il annonce la guerre civile de la Commune&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Dans un mois tout sera fini, c'est-à-dire le premier acte du drame sera fini, le second sera la guerre civile.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;A George Sand il écrit encore&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Paris finira par être affamé et on ne lui porte aucun secours. Les bêtises de la République dépassent celles de l'Empire. Se joue-t-il en dessous quelque abominable comédie ? Pourquoi tant d'inaction ?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Il voit pulluler les pauvres partout, dont on ne me parla jamais au cours des humanités&amp;nbsp;pourtant poussées&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous n'avons eu mardi dernier que trois cents pauvres environ. Que sera-ce cet hiver ? Quelle abominable catastrophe et pourquoi ? dans quel but ? au profit de qui ? Quel sot et méchant animal que l'homme et comme c'est triste de vivre à des époques pareilles Nous passons par des situations que nous estimions impossibles, par des angoisses qu'on avait au Ve siècle, quand les Barbares descendaient en Italie.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Il semble que jamais fatigués nous allions vers de nouveaux désastres grâce au virus et au reste&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;fo
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        <author>
            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>Madame Bovary (Gustave Flaubert)</title>
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        <updated>2020-05-01T10:21:12+02:00</updated>
        <published>2020-05-01T10:21:12+02:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999; background-color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-6126717&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/00/141640828.jpg&quot; alt=&quot;Madame Bovary, Gustave Flaubert&quot; /&gt;Il est géant, à tous points de vue, et double&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif'; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat; background-attachment: scroll; background-image: none; background-size: auto; background-origin: padding-box; background-clip: border-box;&quot;&gt;Il y a en moi, littérairement parlant, deux bonshommes distincts : un qui est épris de gueulades, de lyrisme, de grands vols d’aigle, de toutes les sonorités de la phrase et des sommets de l’idée ; un autre qui fouille et creuse le vrai tant qu’il peut, qui aime à accuser le petit fait aussi puissamment que le grand, qui voudrait vous faire sentir presque matériellement les choses qu’il reproduit. » &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt;D’une intelligence prodigieuse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tout le rêve de la démocratie est d'élever le prolétaire au niveau de bêtise du bourgeois. Le rêve est en partie accompli.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt; «&amp;nbsp;Il y a de par le monde une conjuration générale contre deux choses, à savoir la poésie et la liberté.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt;Sa &lt;em&gt;Correspondance&lt;/em&gt; témoigne de sa lucidité, de son désenchantement. Et puis il y a ces fameuses leçons de littérature, qui ont hanté des générations d’écrivains : «&amp;nbsp;Ce qui me semble beau, ce que je voudrais faire, c’est un livre sur rien, un livre sans attache extérieure, qui se tiendrait lui-même par la force interne de son style, comme la terre sans être soutenue se tient en l’air, un livre qui n’aurait presque pas de sujet, ou du moins le sujet serait presque invisible, si cela se peut. Les œuvres les plus belles sont celles où il y a le moins de matière&amp;nbsp;; plus l’expression se rapproche de la pensée, plus le mot colle dessus et disparaît, plus c’est beau. Je crois que l’avenir de l’Art est dans ces voies.&amp;nbsp;» Il est un de ceux qui a le mieux parlé de l’écriture, un de ceux qui l’a vécue le plus intensément, qui est allé au bout de quelque chose. Lettre à Louise Colet, du 1&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif'; background-position: 0% 0%; background-repeat: repeat; background-attachment: scroll; background-image: none; background-size: auto; background-origin: padding-box; background-clip: border-box;&quot;&gt;er&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt; février 1852&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suis un homme-plume. Je sens par elle, à cause d’elle, par rapport à elle et beaucoup plus avec elle.&amp;nbsp;» Le&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt;23 décembre 1853&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt;N'importe, bien ou mal, c'est une délicieuse chose que d'écrire ! Que de ne plus être soi, mais de circuler dans toute la création dont on parle. Aujourd'hui, par exemple, homme et femme tout ensemble, amant et maîtresse à la fois, je me suis promené à cheval dans une forêt, par un après-midi d'automne, sous des feuilles jaunes, et j'étais les chevaux, les feuilles, le vent, les paroles qu'ils se disaient et le soleil rouge qui faisait s’entrefermer leurs paupières noyées d'amour.»&lt;/span&gt; &lt;img id=&quot;media-6126718&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/02/00/1120621839.jpg&quot; alt=&quot;Madame Bovary, Gustave Flaubert&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt;Quelques mois plus tôt (le 26 août 1853)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce qui me semble à moi, le plus haut dans l’Art (et le plus difficile), ce n’est ni de faire rire, ni de faire pleurer, ni de vous mettre en rut ou en fureur, mais d’agir à la façon de la nature, c’est-à-dire de &lt;em&gt;faire rêver&lt;/em&gt;. Aussi les très belles œuvres ont ce caractère. Elles sont sereines d’aspect et incompréhensibles. Quant au procédé, elles sont immobiles comme des falaises, houleuses comme l’Océan, pleines de frondaisons, de verdures et de murmures comme des bois, tristes comme le désert, bleues comme le ciel. Homère, Rabelais, Michel-Ange, Shakespeare, Goethe m’apparaissent &lt;em&gt;impitoyables&lt;/em&gt;. Cela est sans fond, infini, multiple. Par de petites ouvertures on aperçoit des précipices&amp;nbsp;; il y a du noir en bas, du vertige. Et cependant quelque chose de singulièrement doux plane sur l’ensemble&amp;nbsp;! C’est l’éclat de la lumière, le sourire du soleil, et c’est calme&amp;nbsp;! C’est calme&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» &lt;em&gt;Madame Bovary&lt;/em&gt; est un roman parfait (trop&amp;nbsp;?), merveilleusement équilibré. Charles Dantzig&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;À mon sens le seul chef-d’œuvre &lt;em&gt;construit&lt;/em&gt; de tous les chefs-d’œuvre.&amp;nbsp;» En effet, la plupart des chefs-d’œuvre sont souvent brouillons, brinquebalants&amp;nbsp;; pas celui-ci. Et puis, scandale ; le procureur Pinard (qui deviendra ensuite ministre de l’Intérieur) ne parviendra pas à le faire condamner malgré un réquisitoire de une heure trente (il se rattrapera peu après avec Baudelaire). Flaubert avait bien raison de dire : «&amp;nbsp;Je crois à la haine inconsciente du style.&amp;nbsp;» En effet&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Elle se déshabillait brutalement, arrachant le lacet mince de son corset qui sifflait autour de ses hanches comme une couleuvre qui glisse.&amp;nbsp;» ou encore&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Elle allait sur la pointe de ses pieds nus regarder encore une fois si la porte était fermée, puis elle faisait d’un seul geste tomber tous ses vêtements&amp;nbsp;; – et, pâle, sans parler, sérieuse, elle s’abattait contre sa poitrine avec un long frisson.&amp;nbsp;» Et aussi : «&amp;nbsp;Il devenait sa maîtresse plutôt qu'elle n'était la sienne... Où donc avait-elle appris cette corruption, presque immatérielle à force d'être profonde et dissimulée ?&amp;nbsp;» Ou&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’église, comme un boudoir gigantesque, se disposait autour d’elle&amp;nbsp; les voûtes s’inclinaient pour recueillir dans l’ombre la confession de son amour&amp;nbsp;; les vitraux resplendissaient pour illuminer son visage, et les encensoirs allaient brûler pour qu’elle apparût comme un ange, dans la fumée des parfums.&amp;nbsp;» &lt;img id=&quot;media-6126722&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/01/1355631142.gif&quot; alt=&quot;Madame Bovary, Gustave Flaubert&quot; /&gt;Dans une lettre de Flaubert à Mademoiselle Leroyer de Chantepie, du 18 mars 1857, ceci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Avec une lectrice telle que vous, Madame, et aussi sympathique, la franchise est un devoir. Je vais donc répondre à vos questions : &lt;em&gt;Madame Bovary&lt;/em&gt; n'a rien de vrai. C'est une histoire &lt;em&gt;totalement inventée&lt;/em&gt; ; je n'y ai rien mis ni de mes sentiments ni de mon existence. L'illusion (s'il y en a une) vient au contraire de &lt;em&gt;l'impersonnalité&lt;/em&gt; de l'œuvre. C'est un de mes principes, qu'il ne faut pas &lt;em&gt;s'écrire&lt;/em&gt;. L'artiste doit être dans son œuvre comme Dieu dans la création, invisible et tout-puissant ; qu'on le sente partout, mais qu'on ne le voie pas.&amp;nbsp;Et puis, l'Art doit s'élever au-dessus des affections personnelles et des susceptibilités nerveuses ! Il est temps de lui donner, par une méthode impitoyable, la précision des sciences physiques ! La difficulté capitale, pour moi, n'en reste pas moins le style, la forme, le Beau indéfinissable &lt;em&gt;résultant de la conception même&lt;/em&gt; et qui est la splendeur du Vrai comme disait Platon.&amp;nbsp;» &lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-6126721&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/02/01/1573359142.jpg&quot; alt=&quot;Madame Bovary, Gustave Flaubert&quot; /&gt;L’Éducation sentimentale&lt;/em&gt; me semble plus faible&amp;nbsp;; trop de longueurs, cette histoire d’amour est lassante&amp;nbsp;; Proust était fasciné par ceci&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;À mon avis, la chose la plus belle de &lt;em&gt;L’Éducation sentimentale&lt;/em&gt;, ce n’est pas une phrase, mais un blanc. Flaubert vient de décrire, de rapporter pendant de longues pages, les actions les plus menues de Frédéric Moreau. Frédéric voit un agent marcher avec son épée sur un insurgé qui tombe mort&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Et Frédéric, béant, reconnut Sénécal&amp;nbsp;:&amp;nbsp;» Ici, un blanc, un énorme blanc et, sans l’ombre d’une transition, soudain la mesure du temps devenant au lieu de quarts d’heure, des années, des décades&amp;nbsp;; je reprends les derniers mots que j’ai cités pour montrer cet extraordinaire changement de vitesse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Et Frédéric, béant, reconnut Sénécal. Il voyagea. Il connut la mélancolie des paquebots, les froids réveils sous la tente, l’étourdissement des paysages et des ruines, l’amertume des sympathies interrompues. Il revint.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;Flaubert a-t-il été traumatisé par le procureur Pinard ? &lt;img id=&quot;media-6126719&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/02/4142587043.jpg&quot; alt=&quot;Madame Bovary, Gustave Flaubert&quot; /&gt;&lt;em&gt;Salammbô&lt;/em&gt; (souvent éreinté comme par Roberto Calasso&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ah&amp;nbsp;l’étincelant naufrage de &lt;em&gt;Salammbô&lt;/em&gt;&amp;nbsp;») est fascinant, notamment la fantastique scène initiale du festin. &lt;em&gt;Les Trois comtes&lt;/em&gt; sont une de ses grandes réussites, &lt;em&gt;Hérodias&lt;/em&gt; en particulier&amp;nbsp;; manifestement l’Orient a bien inspiré le Maître. On trouve, en appendice à &lt;em&gt;Bouvard et Pécuchet&lt;/em&gt;, le délicieux &lt;em&gt;Dictionnaire des idées reçues&lt;/em&gt;. Sous-titré&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Le catalogue des opinions chic&lt;/em&gt;. Exemples&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Littérature&amp;nbsp;: Occupation des oisifs. Lion&amp;nbsp;: Est généreux – Joue toujours avec une boule. Avocats : ont le jugement faussé à force de plaider le pour et le contre. Échafaud&amp;nbsp;: S'arranger quand on y monte pour prononcer quelques mots éloquents avant de mourir. Exception&amp;nbsp;: Dites qu'elle confirme la règle. Ne vous risquez pas à expliquer comment. Génie : inutile de l'admirer c'est une névrose !&amp;nbsp;» Flaubert avait souvent la dent dure ; à propos de Thiers, toujours dans sa &lt;em&gt;Correspondance&lt;/em&gt;, à George Sand&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois&amp;nbsp;! Non rien ne peut donner l’idée du vomissement que m’inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la bourgeoisie&amp;nbsp;!… Il me semble éternel comme la médiocrité&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Misanthrope aussi&amp;nbsp;; à George Sand&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ah comme je suis las de l’ignoble ouvrier, de l’inepte bourgeois, du stupide paysan et de l’odieux ecclésiastique&amp;nbsp;! C’est pourquoi je me perds, tant que je peux, dans l’Antiquité. Actuellement, je fais parler tous ses dieux, à l’état d’agonie.&amp;nbsp;» Il se plaignait beaucoup, de son époque, des autres&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’ai le don d’ahurir la critique. La bêtise humaine, actuellement, m’écrase si fort que je me fais l’effet d’une mouche portant sur son dos l’Himalaya.&amp;nbsp;»&lt;img id=&quot;media-6126724&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/02/2596615014.jpg&quot; alt=&quot;madame bovary,gustave flaubert&quot; /&gt; «&amp;nbsp;Pour moi, voilà le principe&amp;nbsp;: on a toujours affaire à des canailles. On est toujours trompé, dupé, calomnié, bafoué. Mais il faut s’y attendre. Et quand l’exception se présente, remercier le ciel.&amp;nbsp;» Il y a ce mot terrible et assez juste de Jules Renard dans son &lt;em&gt;Journal&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’œuvre de Flaubert sent un peu l’ennui.&amp;nbsp;» Il a écrit lui-même dans Madame Bovary&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999; background-color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif';&quot;&gt;Raymond Alcovère&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>nauher</name>
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        <title>Actualité de Léon Bloy</title>
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        <updated>2020-02-19T20:42:00+01:00</updated>
        <published>2020-02-19T20:42:00+01:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;    Gustave Flaubert nous avait déjà gratifiés d'un  Dictionnaire...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;Image11&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7a/L%C3%A9on_Bloy_1887.jpg/200px-L%C3%A9on_Bloy_1887.jpg&quot; alt=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7a/L%C3%A9on_Bloy_1887.jpg/200px-L%C3%A9on_Bloy_1887.jpg&quot; width=&quot;276&quot; height=&quot;396&quot; align=&quot;bottom&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Gustave Flaubert nous avait déjà gratifiés d'un &lt;em&gt;Dictionnaire des idées reçues&lt;/em&gt; qui ne manquait pas de sel mais en restait justement aux limites du cadre définitoire. On attend que l'écriture se déploie, en vain (certains diront que l'auteur s'était chargé de mettre en scène la bêtise dans ses romans... certes). Avec son &lt;em&gt;Exégèse des Lieux communs&lt;/em&gt;, Léon Bloy satisfait notre désir jubilatoire. On y trouve l'acidité, la radicalité d'une fin de siècle qui soulignent combien notre présent est aseptisé. Mais il paraît que l'esprit caustique n'est plus de mise. Il faut une consensualité apaisante, que les mots sont doux (sans doute pour &lt;em&gt;compenser&lt;/em&gt; la dureté du monde). Bloy mêle le déchaînement littéraire à un regard acerbe sur ce qui l'entoure, le premier procédant sans aucun doute du second. Des Esseintes, le héros du &lt;em&gt;À Rebours&lt;/em&gt; de Huysmans, parle déjà d'«une langue tout à la fois exaspérée et précieuse». Pour ceux qui ne l'aiment guère, et il y en a (la France a ses pestiférés et ses saints, dans une distinction qui mériterait qu'on s'y arrête plus longuement), Bloy, c'est le fiel, la haine, une misanthropie vindicative et lassante. Quand bien cela serait-il, il faut ne pas l'avoir lu pour le réduire à ce jugement. Et s'il fallait considérer la littérature à l'aune de la bien-pensance actuelle, nous aurions une bien petite bibliothèque. Bloy, comme Flaubert, était un homme peu facile. Il n'aimait voir le monde se fourvoyer, ne chantait pas sur les grandes orgues du progrès, voyait avec lucidité s'établir les enjeux d'une idéologie marchande conduisant à l'acculturation massive (et qu'on ne nous parle pas des Trente Glorieuses comme démenti : le bonheur occidental doit tout au spectre communiste, à la peur de l'invasion venant de l'Est. Nous devons moins notre bonheur matériel à nos propre luttes qu'aux menaces d'une extension communiste, aux SS20 et au goulag... Mais la récréation est finie, comme le prouve le mouvement régressif dans lequel nous sommes pris). En ces temps où triomphent la financiarisation du monde et la soumission pleine et entière à la loi du marché, relisons cette page publiée en 1901.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;De tous les Lieux Communs, ordinairement si respectables et si sévères, je pense que voici le plus grave, le plus auguste. C'est l'ombilic des Lieux Communs, c'est la culminante parole du siècle. Mais il faut l'entendre et cela n'est pas donné indistinctement à tous les hommes. Les poètes, par exemple, ou les artistes le comprennent mal. Ceux qu'on nomme archaïquement des héros ou même des saints n'y comprennent rien.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;L'affaire du salut, les affaires spirituelles, les affaires d'honneur, les affaires d'État, les affaires civiles même sont des affaires qui pourraient être autre chose, mais ne sont pas les Affaires qui ne peuvent être que les Affaires, sans attribution ni épithète.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Être dans les Affaires, c'est être dans l'Absolu. Un homme tout à fait d'affaires est un stylite qui ne descend jamais de sa colonne. Il ne doit avoir de pensées, de sentiments, d'yeux, d'oreilles, de nez, de goût, de tact et d'estomac que pour les Affaires. L'homme d'affaires ne connaît ni père, ni mère, ni oncle, ni tante, ni femme, ni enfant, ni beau, ni laid, ni propre, ni sale, ni chaud, ni froid, ni Dieu, ni démon. Il ignore éperdument les lettres, les arts, les sciences, les histoires, les lois. Il ne doit connaître et savoir que les Affaires.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;-Vous avez à Paris la Sainte-Chapelle et le Musée du Louvre, c'est possible, mais nous autres, à Chicago, nous tuons quatre-vingt mille cochons par jour !... Celui qui dit cela est vraiment un homme d'affaires. Cependant, il y a plus d'hommes d'affaires encore, c'est celui qui vend cette chair de porce, et ce vendeur, à son tour, est surpassé par un acheteur profond qui en empoisonne tous les marchés européens.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Il serait impossible de dire précisément ce que c'est que les Affaires. C'est la divinité mystérieuse, quelque chose comme l'Isis des mufles par qui toutes les autre divinités sont supplantées. Ce ne serait pas déchirer le Voile que de parler, ici ou ailleurs, d'argent, de jeu, d'ambition, etc. Les Affaires sont l'Inexplicable, l'Indémontrable, l'Incirconscrit, au point qu'il suffit d'énoncer ce Lieu Commun pour tout trancher, pour museler à l'instant les blâmes, les colères, les plaintes, les supplications, les indignations et les récriminations. Quand on a dit ces Neuf Syllabes, on a tout dit, on a répondu à tout et il n'y a plus de Révélation à espérer.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Enfin ceux qui cherchent à pénétrer cet arcane sont conviés à une sorte de désintéressement mystique, et l'époque est sans doute peu éloignée, où les hommes fuiront toutes les vanités du monde et tous ses plaisirs et se cacheront dans les solitudes pour consacrer entièrement, exclusivement, aux AFFAIRES.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>Les classiques</title>
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        <updated>2019-05-22T11:06:46+02:00</updated>
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        <summary>   &quot;Le public respecte les bustes mais les adore peu. On a pour eux une...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5994475&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/01/2904373626.jpg&quot; alt=&quot;Téber Ramírez.jpg&quot; /&gt;&quot;Le public respecte les bustes mais les adore peu. On a pour eux une admiration de convention et puis c'est tout. Le bourgeois (c'est-à-dire l'humanité entière maintenant, y compris le peuple) se conduit envers les classiques comme envers la religion : il sait qu'ils sont, serait fâché qu'ils ne fussent pas, comprend qu'ils ont une certaine utilité très éloignée, mais il n'en use nullement et ça l'embête beaucoup, voilà.&quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;Gustave Flaubert, Lettre à Louise Collet, 22 novembre 1852&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;Photo de Téber Ramirez&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>et c’est calme ! C’est calme ! </title>
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        <summary>   «&amp;nbsp;Ce qui me semble à moi, le plus haut dans l’Art (et le plus...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif'; font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5993591&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/02/272570001.jpg&quot; alt=&quot;Masayuki.jpg&quot; /&gt;«&amp;nbsp;Ce qui me semble à moi, le plus haut dans l’Art (et le plus difficile), ce n’est ni de faire rire, ni de faire pleurer, ni de vous mettre en rut ou en fureur, mais d’agir à la façon de la nature, c’est-à-dire de&amp;nbsp;faire rêver. Aussi les très belles œuvres ont ce caractère. Elles sont sereines d’aspect et incompréhensibles Quant au procédé, elles sont immobiles comme des falaises, houleuses comme l’Océan, pleines de frondaisons, de verdures et de murmures comme des bois, tristes comme le désert, bleues comme le ciel. Homère, Rabelais, Michel-Ange, Shakespeare, Goethe m’apparaissent&amp;nbsp;impitoyables. Cela est sans fond, infini, multiple. Par de petites ouvertures on aperçoit des précipices&amp;nbsp;; il y a du noir en bas, du vertige. Et cependant quelque chose de singulièrement doux plane sur l’ensemble&amp;nbsp;! C’est l’éclat de la lumière, le sourire du soleil, et c’est calme&amp;nbsp;! C’est calme&amp;nbsp;!&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri', 'sans-serif'; font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;Gustave Flaubert, Lettre à Louise Colet, 26 août 1953.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Estrella Oscura</name>
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        <title>Salammbô de Gustave Flaubert</title>
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        <updated>2018-05-12T16:32:00+02:00</updated>
        <published>2018-05-12T16:32:00+02:00</published>
        <summary>   Flaubert et moi, ce n'est pas une grande histoire d'amour.  J'ai découvert...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-5813834&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/02/01/498860422.jpg&quot; alt=&quot;salammbô,gustave flaubert,carthage,hamilcar,mathô,guerre,guerre punique,rome,bataille,amour,serpent,mythologique,antiquité,tanit,voile,moloch&quot; /&gt;Flaubert et moi, ce n'est pas une grande histoire d'amour.&lt;/strong&gt; J'ai découvert &lt;em&gt;Madame Bovary&lt;/em&gt; a quinze ans et j'en ai chié des ronds de chapeau. Pour te la faire simple, j'ai trouvé ça ennuyeux comme la Creuse en hiver et je n'ai rien compris. Il m'aura fallu une bonne quinzaine d'années supplémentaires pour le relire et le trouver fameux. Certains livres, décidément, nécessitent un peu de maturité. Entre temps, à la fac, je m'étais lancée dans &lt;em&gt;L'Education sentimentale&lt;/em&gt;, très appâtée par la perspective d'un livre sur &lt;em&gt;rien&lt;/em&gt;, en grande amatrice de Woolf que je suis et qui n'est pas mal non plus dans son genre. C'était sans compter l'absence des flux de consciences ultra-sensibles de Woolf. Deuxième tentative ; deuxième échec donc, laissé pour mort aux alentours de la page 140 (mon numéro de page fatidique). Va donc savoir pourquoi, un matin, j'ai décidé de lancer&amp;nbsp;les podcasts de &lt;a href=&quot;https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs&quot;&gt;La compagnie des auteurs &lt;/a&gt;sur Flaubert (si tu ne connais pas encore cette émission de France Culture, il faut ab-so-lu-ment que tu t'y mettes). Et là, soudainement, j'ai su que c'était le moment pour &lt;em&gt;Salammbô&lt;/em&gt;. Je l'ai ouvert à la fin d'une période de vacances scolaires, c'est-à-dire le pire moment qui soit pour un roman de cet acabit. J'ai décidé de m'en moquer.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;As-tu en tête &lt;em&gt;L'invitation au voyage&lt;/em&gt; de Charles Baudelaire ?&lt;/strong&gt; Parce que, nous y voilà, au pays de l'exotisme et de l'ailleurs lointain par excellence dans ces quelques mots. Où, exactement, est Mégara ? Qui, lorsqu'on n'est pas fin connaisseur de l'histoire carthaginoise, est exactement Hamilcar ? A quoi, d'ailleurs, pouvait ressembler jadis Carthage ? Cette simple phrase est le propulseur en d'autres mondes et d'autres cieux (&lt;em&gt;Tardis riprizent&amp;nbsp;&lt;/em&gt;). Tout y est étrange et inconnu. Lisant cette première phrase, lecteur, tu acceptes la désertion de tes repères et de tes certitudes. &lt;br /&gt;Bien sûr, Flaubert, fidèle à lui-même, s'est documenté pour écrire ce roman ; il&amp;nbsp; est allé sur place et a lu les&amp;nbsp;textes antiques. Il n'a pas totalement fumé la moquette.&amp;nbsp;Tous les personnages, par exemple, ont réellement existé et nombre de situations sont avérées. Ce n'est pourtant pas anodin que sa seule et totale invention, celle de Salammbô, prétendue fille d'Hamilcar, soit aussi celle qui donne son titre à l'oeuvre. Flaubert écrit ce roman au milieu du XIXème siècle, à une époque où l'archéologie est encore balbutiante et incertaine et où l'histoire est réécrite par Michelet. Notre brillant auteur le sait. Il sait donc que son oeuvre ne pourra restituer une réalité antique mais qu'elle en sera, à défaut, son fantasme le plus probable.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;[...]&amp;nbsp;et quelque chose s'échappait de tout son être qui était plus suave que le vin et plus terrible que la mort.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au troisième siècle avant JC, le torchon brûle entre Rome et Carthage.&lt;/strong&gt; Ces deux empires de part et d'autre de la Méditerranée se disputent la Sicile, pivot du commerce maritime. Après un paquet d'années d'affrontements, l'issue est défavorable à Carthage. C'est ici que commence &lt;em&gt;Salammbô&lt;/em&gt;. Hamilcar, depuis la fin de la guerre, n'a pas remis les pieds chez lui à Mégara à cause d'une sombre mésentente avec le conseil de Carthage et l'autre suffète de la ville, Hannon, sur la conduite qu'aurait dû tenir Carthage durant&amp;nbsp;le conflit. En outre, Carthage, un poil radine, diffère indéfiniment la rétribution de ses mercenaires et accumule les pis-aller pour les faire patienter. Ainsi, le festin gargantuesque organisé dans les jardins du suprême absent, et sur ses comptes personnels. Ce soir-là, les mercenaires s'en donnent à cœur joie et les festivités dégénèrent, l'alcool faisant son oeuvre, en massacre orgiaque. C'est alors que Salammbô, hiératique, entourée des prêtres de la déesse Tanit, sort de ses appartements. Mathô, le Libyen, est subjugué, tandis que Narr'Havas, le Numide, est instinctivement jaloux. Spendius, l'esclave grec, voit dans cette passion naissante, une occasion de servir sa cause de révolte&amp;nbsp;contre Carthage et avive le feu de Mathô pour qu'il devienne rage contre l'injustice faite aux mercenaires. Qu'il devienne ce lion qui saura soumettre le froideur de Salammbô. Qu'il soit l'incarnation de Moloch lorsqu'elle est celle de Tanit.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Ayant ainsi le peuple à ses pieds, le firmament sur sa tête, et autour d’elle l’immensité de la mer, le golfe, les montagnes et les perspectives des provinces, Salammbô resplendissante se confondait avec Tanit et semblait le génie même de Carthage, son âme corporifiée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;C'est le début de la révolte des mercenaires, cette&amp;nbsp;guerre&amp;nbsp;intestine qui opposa les deux flancs de la récente armée carthaginoise d'Hamilcar face à Rome.&lt;/strong&gt; Puisque ça s'engage fort mal - Hannon, aidé d'une traduction joliment orientée de Spendius,&amp;nbsp;envenime plutôt les choses - on appelle Hamilcar à la rescousse. Autant vous dire qu'à partir de là, ça part complètement en cacahuète. Le récit est d'une violence, d'une cruauté et d'un mépris pour l'existence absolument inouïs. Tu voulais du voyage, lecteur ? Te voilà servi par un détour au pays de l'hubris et du génie militaire, petite mouche que tu deviens au-dessus de manœuvres tactiques et de massacres gigantesques en tout genre. D'aucuns seront ennuyés ; j'ai été, pour ma part, menée par le bout du nez et soufflée totalement. C'est d'une richesse extraordinaire et dis-toi bien que si Flaubert a fantasmé à l'occasion de ce roman, ce n'est pas là que ça se passe. La guerre, dans l'Antiquité, n'était vraiment pas une partie de cricket dans le jardin de mémé.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Autrefois, je n'étais qu'un soldat confondu dans la plèbe des Mercenaires, et même si doux, que je portais pour les autres du bois sur mon dos. Est-ce que je m'inquiète de Carthage ! La foule de ses hommes s'agite comme perdue dans la poussière de tes sandales, et tous ses trésors avec les provinces, les flottes et les îles, ne me font pas envie comme la fraîcheur de tes lèvres et le tour de tes épaules. Mais je voulais abattre ses murailles afin de parvenir jusqu'à toi, pour te posséder ! D'ailleurs, en attendant, je me vengeais ! A présent, j'écrase les hommes comme des coquilles, et je me jette sur les phalanges, j'écarte les sarisses avec mes mains, j'arrête les étalons par les naseaux; une catapultes ne me tuerait pas ! Oh ! si tu savais, au milieu de la guerre, comme je pense à toi ! Quelquefois, le souvenir d'un geste, d'un pli de ton vêtement, tout à coup me saisit et m'enlace comme un filet ! j'aperçois tes yeux dans les flammes des phalariques et sur la dorure des boucliers ! j'entends ta voix dans le retentissement des cymbales. Je me détourne, tu n'es pas là ! et alors je me replonge dans la bataille&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mâtho, animé par sa flamme fatale pour Salammbô, devient le chef de la révolte des mercenaires.&lt;/strong&gt; Il a cette hargne, ce charisme et cette détermination implacables qui mettent d'accord tout le monde - à part peut-être Narr'Havas - mais qui ne sont ici que le pâle reflet de&amp;nbsp;son désir inassouvi (oui, tu as remarqué toi aussi que, souvent, &lt;em&gt;amour&lt;/em&gt; se tient en lieu et place sous la plume de nombreux auteurs, notamment du XIXème, de ce qui devrait plutôt s'appeler&amp;nbsp;&lt;em&gt;envie de ***&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? C'est quand même l'euphémisme qui frise le contresens). Mais derrière ce chef magnétique, c'est Spendius qui tire les ficelles (à défaut, lui aussi, de tirer autre chose lalalaaa). C'est ainsi ce qui l'amène à guider Mathô vers le vol du voile de Tanit, blasphème suprême qui déstabilise toute la ville de Carthage et, conséquence non négligeable, conduit aussi la dite-ville à offrir Salammbô à Mathô pour tenter de le récupérer. Personne n'est épargné par le rouleau compresseur de la guerre : ni les hommes, évidemment, qui sont la chair à canon des combats, ni les enfants qui sont offerts en holocauste à Moloch, ni les femmes et notamment Salammbô, abandonnées ou livrées selon les circonstances aux ardeurs rageuses du camp adverse. Salammbô, évidemment, ne comprend rien à l'ordre qui lui est donné par le prêtre de Tanit. Aussi tout ce long passage est-il euphémistique, avec un délice, une poésie et une ironie absolument magistrales. Mon Dieu que c'est brillant ! Que chaque mot est à sa place ! Que le rythme des phrases est harmonieux, vibrant, et submerge le lecteur comme la plus belle claque dans la gueule de l'histoire de la littérature ! Sous le sang, le luxe et l'érotisme se glisse à la perfection l'ironie flaubertienne qui n'a jamais été aussi bien maîtrisée qu'ici.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le python se rabattit et lui posant sur la nuque le milieu de son corps, il laissait pendre sa tête et sa queue, comme un collier rompu dont les deux bouts traînent jusqu’à terre. Salammbô l’entoura autour de ses flancs, sous ses bras, entre ses genoux ; puis le prenant à la mâchoire, elle approcha cette petite gueule triangulaire jusqu’au bord de ses dents, et, en fermant à demi les yeux, elle se renversait sous les rayons de la lune.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour beaucoup, &lt;em&gt;Salammbô&lt;/em&gt; est la plantade d'un Flaubert qui s'est oublié dans le grandiloquant et l'invraisemblable.&lt;/strong&gt; Pour moi, c'est la réussite absolue, totale, sans aucun faux pas, d'un Flaubert passionné, exotique, ardent, sensuel, cynique - ô combien cynique ! -, lucide et cinglant. L'or, les fastes et les prétentions n'épargnent personne.&amp;nbsp;Voir en&amp;nbsp;&lt;em&gt;Salammbô&lt;/em&gt;&amp;nbsp;une Antiquité idéale et s'y arrêter de façon péremptoire serait ne&amp;nbsp;pas comprendre la prouesse flaubertienne qui consiste ici à saisir les passions humaines en l'écrin impossible d'un poème en prose de presque cinq cents pages.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Honnêtement, je n'ai rien lu cette année d'aussi brillant et, je crois, que dans ma vie de lectrice, bien peu de textes pourraient soutenir la comparaison avec un tel chef d'oeuvre.&lt;/strong&gt; Je pourrais vous en parler encore des heures. On n'a jamais épuisé une telle richesse. Je préfère vous re-souffler à l'oreille les mots magiques...&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;... et vous souhaiter un bon voyage.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Flaubert et notre abrutissement climatique</title>
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        <updated>2018-03-13T17:56:51+01:00</updated>
        <published>2018-03-13T17:56:51+01:00</published>
        <summary>        Flaubert et notre abrutissement climatique        par Nicolas Bonnal...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;div class=&quot;body article&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5782376&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/1391139603.png&quot; alt=&quot;gustave flaubert_0.png&quot; width=&quot;571&quot; height=&quot;356&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 class=&quot;titleset_b.deepgreen&quot; style=&quot;color: #75714d; font-size: 1.65em; font-variant: small-caps;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black, sans-serif;&quot;&gt;Flaubert et notre abrutissement climatique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: arial black, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;par Nicolas Bonnal&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: arial black, sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Ex: http://www.dedefensa.org&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Je ne les ouvre jamais mais depuis deux semaines les journaux en Espagne parlent très intelligemment de trois choses&amp;nbsp;: la tyrannie de Poutine, qui n’en finira jamais (pauvre occident, que va-t-il faire, heureusement la bombe, heureusement l’OTAN, etc.) ; le changement climatique (il y a du vent et de la pluie, on est en mars…) et la grève féministe, qui permet de combattre enfin le nazisme masculin – on demande des budgets au gouvernement néocon local en ce sens.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Dans toutes ces histoires il ne s’agit que de racket.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;On a évoqué le féminisme avec Nietzsche. On le relit :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il y a aujourd’hui, presque partout en Europe, une sensibilité et une irritabilité maladives pour la douleur et aussi une intempérance fâcheuse à se plaindre, une efféminisation qui voudrait se parer de religion et de fatras philosophique, pour se donner plus d’éclat — il y a un véritable culte de la douleur.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Cette irritabilité se reflète-t-elle dans notre obsession pour les conditions météo&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Sur le changement climatique je me demandais depuis combien de temps on s’abrutit ainsi&amp;nbsp;; car aucun classique ne nous emmerdait avec. Tout apparaît semble-t-il au milieu du dix-neuvième siècle&amp;nbsp;: la guerre de Crimée crée la science météorologique, et Baudelaire se plaint de son ciel bas et lourd qui baisse comme un couvercle…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;On connaît mon goût pour la cuisinière (une femme géniale, qui ne connaît ni Louis-Philippe, ni république, ni Badinguet) et la correspondance de Flaubert. Je recommande le début des années 1850, qui est prodigieux (voyez ses lettres à Victor Hugo). Sur une petite tempête météo voici ce qu’il écrit notre analyse littéraire de la femme moderne&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;12 juillet 1853 –&amp;nbsp;Tu auras appris par les journaux, sans doute, la soignée grêle qui est tombée sur Rouen et &lt;em&gt;alentours &lt;/em&gt;samedi dernier.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Désastre général, récoltes manquées, tous les carreaux des bourgeois cassés ; il y en a ici pour une centaine de francs au moins, et les vitriers de Rouen ont de suite profité de l’occasion (on se les arrache, les vitriers) pour hausser leur marchandise de 30 p 100. Ô humanité ! C’était très drôle comme ça tombait, et ce qu’il y a eu de lamentations et de gueulades était fort aussi. Ç’a été une symphonie de jérémiades, pendant deux jours, à rendre sec comme un caillou le cœur le plus sensible ! On a cru à Rouen à la fin du monde (textuel). Il y a eu des scènes d’un grotesque démesuré, et l’autorité mêlée là-dedans !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;M le préfet, etc.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Oui, l’administration française avec ses préfets et notre inféodation a certainement joué dans cette formation du caractère geignard et assisté – plus de lois et de taxes, et d’amendes et de menaces, pour le féminisme et la lutte contre le racisme et pour le socialisme, et tout le reste…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Flaubert poursuit, coquin, comme James Kunstler ou Dimitri Orlov aujourd’hui&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ce n’est pas sans un certain plaisir que j’ai contemplé mes espaliers détruits, toutes mes fleurs hachées en morceaux, le potager sens dessus dessous.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;En contemplant tous ces petits arrangements factices de l’homme que cinq minutes de la nature ont suffi pour bousculer, j’admirais le vrai ordre se rétablissant dans le faux ordre. Ces choses tourmentées par nous, arbres taillés, fleurs qui poussent où elles ne veulent (pas), légumes d’autres pays, ont eu dans cette rebuffade atmosphérique une sorte de revanche…&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5782379&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/02/97711893.jpg&quot; alt=&quot;les-memoires-d-un-fou_couv.jpg&quot; /&gt;Et il est content (Philippe Muray était euphorique au moment de la tempête du siècle en l’an 2000)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ah ! ah ! cette nature sur le dos de laquelle on monte et qu’on exploite si impitoyablement, qu’on enlaidit avec tant d’aplomb, que l’on méprise par de si beaux discours, à quelles fantaisies peu utilitaires elle s’abandonne quand la tentation lui en prend ! Cela est bon. On croit un peu trop généralement que le soleil n’a d’autre but ici−bas que de faire pousser les choux.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Il faut replacer de temps à autres le bon Dieu sur son piédestal. Aussi se charge−t−il de nous le rappeler en nous envoyant par−ci par−là quelque peste, choléra, bouleversement inattendu et autres manifestations de la Règle, à savoir le Mal − contingent qui n’est peut−être pas le Bien − nécessaire, mais qui est l’être enfin : chose que les – hommes voués au néant comprennent peu.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Et Flaubert un peu plus loin souligne ce qui accompagne cette jérémiade climatique, savoir le règne des machines et la montée de notre stupidité&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;14 août 1853 –&amp;nbsp;«&amp;nbsp;La cloche du paquebot du Havre sonne avec tant d’acharnement que je m’interromps. Quel boucan l’industrie cause dans le monde ! Comme la &lt;em&gt;machine &lt;/em&gt;est une chose tapageuse ! à propos de l’industrie, as-tu réfléchi quelquefois à la quantité de professions bêtes qu’elle engendre et à la masse de stupidité qui, à la longue, doit en provenir ? Ce serait une effrayante statistique à faire !&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Flaubert est un génie et prévoit donc les effets du taylorisme soixante-dix avant Charlot (un autre génie)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Qu’attendre d’une population comme celle de Manchester, qui passe sa vie à faire des épingles ? Et la confection d’une épingle exige cinq à six spécialités différentes ! Le travail se subdivisant, il se fait donc, à côté des machines, quantité d’hommes−machines. Quelle fonction que celle de placeur à un chemin de fer ! de metteur en bande dans une imprimerie ! etc., etc. Oui, l’humanité tourne au bête. Leconte a raison ; il nous a formulé cela d’une façon que je n’oublierai jamais. Les rêveurs du moyen âge étaient d’autres hommes que les actifs des temps modernes.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Ici ce serait du Guénon, du Chesterton, du Bernanos&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les rêveurs du moyen âge étaient d’autres hommes que les actifs des temps modernes.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;On comprend que pour fuir cette connerie il se soit voué au culte de l’art, quand il était encore possible (car comment faire connaître un Flaubert aujourd’hui s’il en existait un&amp;nbsp;???)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;L’humanité nous hait, nous ne la servons pas et nous la haïssons, car elle nous blesse. Aimons-nous donc en l’art, comme les mystiques s’aiment en Dieu, et que tout pâlisse devant cet amour !&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Enfin Flaubert avait compris que notre fin de l’histoire, comme je le dis toujours, durerait des siècles&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Je comprends depuis un an cette vieille croyance en la fin du monde que l’on avait au moyen âge, lors des époques sombres. Où se tourner pour trouver quelque chose de propre ? De quelque côté qu’on pose les pieds on marche sur la merde. Nous allons encore descendre longtemps dans cette latrine.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Car qui pensait qu’après Hollande détesté, la &lt;em&gt;multitude&lt;/em&gt; élirait son ministre de l’économie ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Tout cela donne raison à sa cuisinière décidément&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;J’ai eu aujourd’hui un grand enseignement donné par ma cuisinière. Cette fille, qui a vingt-cinq ans et est Française, ne savait pas que Louis-Philippe n’était &lt;em&gt;plus roi de France, &lt;/em&gt;qu’il y avait eu une république, etc. Tout cela ne l’intéresse pas (textuel). Et je me regarde comme un homme intelligent ! Mais je ne suis qu’un triple imbécile. C’est comme cette femme qu’il faut être.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Sauf qu’aujourd’hui la brave fille serait abrutie par son smartphone et sa télé…&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 class=&quot;titleset_c.deepgreen&quot; style=&quot;color: #75714d; font-size: 1.25em;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Sources&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Nicolas Bonnal – Chroniques sur la fin de l’histoire&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Flaubert – Correspondance, 1850-1854 (ebookslib.com)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Nietzsche – Par-delà le bien et le mal&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>SUR du VENT par Henri CHEVIGNARD</name>
            <uri>http://surduvent.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Gustave FLAUBERT et POÉSIE</title>
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        <updated>2018-03-06T21:30:00+01:00</updated>
        <published>2018-03-06T21:30:00+01:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;   Ces mêmes gens qui disent &quot;poésie des lacs&quot; etc., détestent fort...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5777013&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://surduvent.hautetfort.com/media/01/02/3048196288.jpg&quot; alt=&quot;fleurs,pot de chambre,&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 60px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ces mêmes gens qui disent &quot;poésie des lacs&quot; etc., détestent fort toute cette poésie, toute espèce de nature, toute espèce de lac, si ce n’est leur pot de chambre qu’ils prennent pour un océan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 60px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 60px; text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gustave FLAUBERT&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, Correspondance, cité par Paol KEINEG dans l'article ci-dessous*.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 60px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 60px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'trebuchet ms', geneva, sans-serif;&quot;&gt;* &quot;ci-dessous&quot;, pour un blog, est l'exact synonyme de &quot;ci-dessus&quot;, pour un livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Gustave Flaubert et notre eschatologie française</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2017/04/28/gustave-flaubert-et-notre-eschatologie-francaise.html" />
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        <updated>2017-04-28T19:37:35+02:00</updated>
        <published>2017-04-28T19:37:35+02:00</published>
        <summary>      Gustave Flaubert et notre eschatologie française       par Nicolas...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5614490&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/01/1580290088.jpeg&quot; alt=&quot;Gustave-Flaubert_1645.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;h2 class=&quot;titleset_b.deepgreen&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 24pt; font-family: 'arial black', sans-serif; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gustave Flaubert et notre eschatologie française&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;par Nicolas Bonnal&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt; font-family: 'arial black', sans-serif;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;Ex: http://www.dedefensa.org&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Lire la correspondance de Flaubert, c’est comme visiter ce beau pays qu’on ne connaissait que par les films ou les cartes postales. C’est le découvrir lui par-delà des personnages et des histoires. Même le style est mieux, qui échappe aux aigres remarques de notre Roland Barthes. Un mot revient&amp;nbsp;: assommant, un autre&amp;nbsp;: ennui. Tout est vain, tout est mort, tout a été, comme dira Nietzsche.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Commençons par la bonne femme. Il n’y va pas avec le dos de cuiller Flaubert, d’autant qu’Istanbul est déjà saturé de tourisme.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La femme orientale est une machine, et rien de plus ; elle ne fait aucune différence entre un homme et un autre homme.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Fumer, aller au bain, se peindre les paupières et boire du café, tel est le cercle d'occupations où tourne son existence.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Quant à la jouissance physique, elle-même doit être fort légère puisqu'on leur coupe de bonne heure ce fameux bouton, siège d'icelle.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;La suite avec Chesterton et son évocation du féminisme.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après il s’énerve avec notre paysan à la française, et il annonce notre condition de zombies du présent perpétuel (Hegel, Kojève, Debord). C’est que la race est partie, évanouie, comme dira à la même époque Mallarmé, de vingt son cadet (à Flaubert, pas au paysan), dans Igitur&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Tout cela est assommant. Quelle basse crapule aussi que tous ces paysans ! Oh ! la race, comme j'y crois ! Mais il n'y a plus de race ! Le sang aristocratique est épuisé ; ses derniers globules, sans doute, se sont coagulés dans quelques âmes.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Si rien ne change (et c'est possible), avant un demi-siècle peut-être l'Europe languira dans de grandes ténèbres et ces sombres époques de l'histoire, où rien ne luit, reviendront.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Lisait-il Gobineau&amp;nbsp;? Puis vient le petit rêve comme toujours chez Flaubert. C’est le syndrome saint-Julien&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Alors quelques-uns, les purs, ceux-là, garderont entre eux, à l'abri du vent, et cachée, l'impérissable petite chandelle, le feu sacré, où toutes les illuminations et explosions viennent prendre flamme.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;On parlait de zombies. Avant de mourir, les purs devront saluer les tombeaux (avec les touristes)&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je ferai comme ceux qui, avant de partir pour un long voyage, vont dire adieu à des tombeaux chers.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;L’Alhambra, le Taj Mahal, on le sait, c’est bourré et pollué. Et aussi tout est remplacé, même mon généralife.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Et comme on parlait des paysans&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ils écoutaient sans répondre, comme le père Gouy, prêt à accepter tout gouvernement, pourvu qu’on diminuât les impôts.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Mais je triche, c’est dans Bouvard.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5614494&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/00/4251799529.jpg&quot; alt=&quot;GF-memfou.jpg&quot; /&gt;Avant Bloy et son âme d’empereur, Flaubert comprend Napoléon (ce génie incompris) et il envoie promener Lamartine, ce «&amp;nbsp;couillon qui n’a jamais pissé que de l’eau claire&amp;nbsp;»&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;J'ai lu avant−hier, dans mon lit, presque tout un volume de l'&lt;em&gt;Histoire de la Restauration &lt;/em&gt;de Lamartine (la bataille de Waterloo). Quel homme médiocre que ce Lamartine ! Il n'a pas compris la beauté de Napoléon décadent, cette rage de géant contre les myrmidons qui l'écrasent. Rien d'ému, rien d'élevé, rien de pittoresque. Même Alexandre Dumas eût été sublime à côté.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Car Lamartine c’est déjà du Hollande avec du style (attention que pour Joyce, Graziella est le meilleur récit en prose de notre langue) et des dettes. Thoreau dit qu’on peut très bien vivre sans savoir que la révolution a eu lieu – ou le bombardement en Syrie. Flaubert est d’accord, et cela donne&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;J'ai eu aujourd'hui un grand enseignement donné par ma cuisinière. Cette fille, qui a vingt−cinq ans et est Française, ne savait pas que Louis−Philippe n'était &lt;em&gt;plus roi de France&lt;/em&gt;, qu'il y avait eu une république, etc. Tout cela ne l'intéresse pas (textuel). Et je me regarde comme un homme intelligent ! Mais je ne suis qu'un triple imbécile. C'est comme cette femme qu'il faut être.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Oui, il faut être. Etre informé (ou infirmé) c’est ne pas être.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Mais restons polémique avec cette humanité moderne abrutie qui l’exaspère à chaque instant&amp;nbsp;; elle gesticule, elle bouffe, elle voyage, elle communique, elle réagit. Et en plus elle s’aime&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;C'est une chose curieuse comme l'humanité, à mesure qu'elle se fait autolâtre, devient stupide. Les inepties qui excitent maintenant son enthousiasme compensent par leur quantité le peu d'inepties, mais plus sérieuses, devant lesquelles elle se prosternait jadis. Ô socialistes ! C'est là votre ulcère : l'idéal vous manque et cette matière même, que vous poursuivez, vous échappe des mains comme une onde. L'adoration de l'humanité pour elle-même et par elle-même (ce qui conduit à la doctrine de l'utile dans l'Art, aux théories de salut public et de raison d'état, à toutes les injustices et à tous les rétrécissements, à l'immolation du droit, au nivellement du beau), ce culte du ventre, dis-je, engendre du vent (passez-moi le calembour), et il n'y a sorte de sottises que ne fasse et qui ne charme cette époque si sage.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après il fait une énumération tordante à la Rabelais, ce bon docteur qu’il adorait. Les slogans politiques se mêlent dans l’accumulation bédouine de nos adorations modernes, dans ce catalogue Wal-Mart de nos consommations chafouines&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Car la canaillerie n'empêche pas le crétinisme. J'ai déjà assisté, pour ma part, au choléra qui dévorait les gigots que l'on envoyait dans les nuages sur des cerfs-volants, au serpent de mer, à Gaspar Hauser, au chou colossal, orgueil de la Chine, aux escargots sympathiques, à la sublime devise «liberté, égalité, fraternité», inscrite au fronton des hôpitaux, des prisons et des mairies, à la peur des Rouges, au grand parti de l'ordre ! Maintenant nous avons «le principe d'autorité qu'il faut rétablir». J'oubliais les «travailleurs», le savon Ponce, les rasoirs Foubert, la girafe, etc. Mettons dans le même sac tous les littérateurs qui n'ont rien écrit (et qui ont des réputations solides, sérieuses) et que le public admire d'autant plus, c'est-à-dire la moitié au moins de l'école doctrinaire, à savoir les hommes qui ont réellement gouverné la France pendant vingt ans.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Un autre qui rigole bien avec le sujet à cette époque est Dostoïevski (né la même année). C’est dans le Crocodile (voyez mon livre)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Qu’importe que la pitié aille à un mammifère ou à l’autre ? N’est-ce pas à l’européenne ? On y plaint aussi les crocodiles, en Europe ! Hi ! hi ! hi !&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Les crocodiles on les plaint en Europe, mais pas les chrétiens d’Irak ou de Syrie.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Du coup notre doctrinaire en devient aristocrate. A ce propos revoyez en DVD – faute de mieux – le plaisir de Dieu et notre cher duc de Plessis-Vaudreuil, le seul personnage estimable de la télé française avec Nounours. Le premier épisode de cette eschatologique série (la préférée de mon ami Jean Phaure) montrait la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le dernier la séparation de la France et de l’Histoire. Bernanos vers 1945&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Aujourd'hui même les journaux nous apprennent la nouvelle que la langue française ne sera pas considérée à San Francisco comme une langue diplomatique. Nos représentants devront donc faire traduire leurs discours en anglais, en espagnol ou en russe. Nous voilà loin du temps où l'Académie de Berlin proposait son fameux sujet de concours “Les raisons de la supériorité de la langue française” ».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Mais laissons Flaubert s’exprimer&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Eh bien, oui, je deviens aristocrate, aristocrate enragé !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Sans que j'aie, Dieu merci, jamais souffert des hommes et (bien) que la vie, pour moi, n'ait pas manqué de coussins où je me calais dans des coins, en oubliant les autres, je déteste fort mes semblables et ne me sens pas leur semblable.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Flaubert voit le patriotisme municipal disparaitre (comme Tocqueville), la fierté de libertés municipales aussi (Bernanos toujours) et le néant humanitaire de nos champions des Droits de l’Homme se poindre.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il fut un temps où le patriotisme s'étendait à la cité. Puis le sentiment, peu à peu, s'est élargi avec le territoire (à l'inverse des culottes : c'est d'abord le ventre qui grossit).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Maintenant l'idée de patrie est, Dieu merci, à peu près morte et on en est au socialisme, à l'humanitarisme (si l'on peut s'exprimer ainsi).&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Ce n’est pas qu’il ait eu de grandes aspirations passéistes non plus (qu’il dit)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5614496&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/2597967643.jpg&quot; alt=&quot;flaubert.jpg&quot; /&gt;«&amp;nbsp;Je crois que plus tard on reconnaîtra que l'amour de l'humanité est quelque chose d'aussi piètre que l'amour de Dieu. On aimera le Juste en soi, pour soi, le Beau pour le beau. Le comble de la civilisation sera de n'avoir besoin d'aucun bon sentiment, ce qui s'appelle.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;&amp;nbsp;Mais voici le néant qui s’approche et qui n’a d’ailleurs rien de mallarméen, celui de Maastricht, de la théorie du genre, et du reste&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La France a été constituée du jour que les provinces sont mortes, et le sentiment humanitaire commence à naître sur les ruines des patries. Il arrivera un temps où quelque chose de plus large et de plus haut le remplacera, et l'homme alors aimera le néant même, tant il s'en sentira participant.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Puis il résume l’histoire de France récente, et notre condamnation au présent permanent, devinée par Kojève, Hegel ou par Cournot&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;89 a démoli la royauté et la noblesse, 48 la bourgeoisie et 51 &lt;em&gt;le peuple. &lt;/em&gt;Il n'y a plus &lt;em&gt;rien,&lt;/em&gt; qu'une tourbe canaille et imbécile.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après c’est l’art pour tous et tout pour tous. Sur 1851 lire et relire le Dix-Huit Brumaire de Karl Marx, sans oublier les Châtiments quand même (les allusions à Fould…).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous sommes tous enfoncés au même niveau dans une médiocrité commune. L'égalité sociale a passé dans l'esprit. On fait des livres pour tout le monde, de l'art pour tout le monde, de la science pour tout le monde, comme on construit des chemins de fer et des chauffoirs publics. L'humanité a la rage de l'abaissement moral, et je lui en veux de ce que je fais partie d'elle.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Encore un peu d’allusion à Julien (le guerrier, le chasseur) pour survivre à tout cela&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je pense à de grandes chasses féodales, à des vies de château. Sous de larges cheminées, on entend bramer les cerfs au bord des lacs, et les bois frémir.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Une petite claque contre Balzac. C’est Proust qui dira qu’il était bas, Balzac («&amp;nbsp;Je ne parle pas de la vulgarité de son langage…&amp;nbsp;»). Il le cogne encore mieux que dans Bouvard et Pécuchet&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Les héros pervers de Balzac ont, je crois, tourné la tête à bien des gens. La grêle génération qui s'agite maintenant à Paris autour du pouvoir et de la renommée a puisé, dans ces lectures, l'admiration bête d'une certaine immoralité bourgeoise à quoi elle s'efforce d'atteindre. J'ai eu des confidences à ce sujet. Ce n'est plus Werther ou St-Preux que l'on veut être, mais Rastignac ou Lucien de Rubempré.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Après les Rastignac de Prisunic en prennent un peu plus&amp;nbsp;dans la lampe comme on dit&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;D'ailleurs tous ces fameux gaillards pratiques, actifs, qui connaissent les hommes, admirent peu l'admiration, visent au solide, font du bruit, se démènent comme des galériens, etc., tous ces malins, dis-je, me font pitié, et au point de vue même de leur malice, car je les vois sans cesse tendre la gueule après l'ombre et lâcher la viande.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Un peu de Jésus (Flaubert est notre dernier mystique), celui qui vint s’écraser nu contre Julien au moyen âge et qu’il invite ici à déblayer le terrain des supermarchés et des salles de change&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Oh Jésus, Jésus, redescends donc pour chasser les vendeurs du temple ! Et que les lanières dont tu les cingleras soient faites de boyaux de tigre ! Qu'on les ait trempées dans du vitriol, dans de l'arsenic ! Qu'elles les brûlent comme des fers rouges ! Qu'elles les hachent comme des sabres et qu'elles les écrasent comme ferait le poids de toutes tes cathédrales accumulées sur ces infâmes !&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #999999;&quot;&gt;Ailleurs, comme 
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        <author>
            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>Pourquoi publier, par l’abominable temps qui court ?</title>
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        <updated>2017-01-27T13:08:20+01:00</updated>
        <published>2017-01-27T13:08:20+01:00</published>
        <summary>   &quot;Pourquoi publier, par l’abominable temps qui court ? Est-ce pour gagner...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5554589&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/02/01/1755179732.jpg&quot; alt=&quot;C0zbbKOVEAAG9Od.jpg&quot; /&gt;&quot;Pourquoi publier, par l’abominable temps qui court ? Est-ce pour gagner de l’argent ? Quelle dérision ! Comme si l’argent était la récompense du travail, et pouvait l’être ! Cela sera quand on aura détruit la spéculation : d’ici là, non. Et puis comment mesurer le travail, comment estimer l’effort ? Reste donc la valeur commerciale de l’œuvre. Il faudrait pour cela supprimer tout intermédiaire entre le producteur et l’acheteur, et quand même cette question en soi est insolub&lt;span class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;le. Car j’écris (je parle d’un auteur qui se respecte) non pour le lecteur d’aujourd’hui, mais pour tous les lecteurs qui pourront se présenter, tant que la langue vivra. Ma marchandise ne peut donc être consommée maintenant, car elle n’est pas faite exclusivement pour mes contemporains. Mon service reste donc indéfini et, par conséquent, impayable.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;text_exposed_show&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;Gustave Flaubert, Lettre à George Sand, mercredi 4 décembre 1872&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>J’ai entrevu quelquefois...</title>
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        <updated>2016-11-12T21:20:27+01:00</updated>
        <published>2016-11-12T21:20:27+01:00</published>
        <summary>   « J’ai entrevu quelquefois (dans mes grands jours de soleil), à la lueur...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5500585&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/01/01/1669172367.jpg&quot; alt=&quot;Gustave Flaubert&quot; /&gt;« J’ai entrevu quelquefois (dans mes grands jours de soleil), à la lueur d’un enthousiasme qui faisait frissonner ma peau du talon à la racine des cheveux, un état de l’âme ainsi supérieur à la vie, pour qui la gloire ne serait rien, et le bonheur même inutile. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: #999999;&quot;&gt;Flaubert ; lettre à Louise Colet du 24 avril 1852&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Le Bouquineur</name>
            <uri>http://lebouquineur.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Philippe Djian : Dispersez-vous, ralliez-vous !</title>
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        <updated>2016-03-07T07:36:00+01:00</updated>
        <published>2016-03-07T07:36:00+01:00</published>
        <summary>  Philippe Djian est un romancier français né en 1949 à Paris. Il a longtemps...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5313164&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/00/672589799.jpg&quot; alt=&quot;philippe djian&quot; /&gt;Philippe Djian est un romancier français né en 1949 à Paris. Il a longtemps été présenté comme un héritier de la &lt;em&gt;Beat Generation&lt;/em&gt; en France. Il est notamment l'auteur en 1985 de &lt;em&gt;37°2 le matin&lt;/em&gt; qui lui apporta la popularité mais depuis, son style et son inspiration ont beaucoup évolué. Son nouveau roman, &lt;em&gt;Dispersez-vous, ralliez-vous&amp;nbsp;!,&lt;/em&gt; vient tout juste de paraître.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tout commence alors que Myriam, la narratrice, est encore adolescente. Extrêmement introvertie, elle vit chez son père qui l’a élevée seul depuis que la mère les a quittés. La mort de leurs voisins fait débarquer dans le quartier un nouveau voisin, un homme d’une quarantaine d’années, Yann, qui très vite devient son premier amant. Peu après, les voici mariés et Myriam se libère de ses inhibitions de jeune fille puis accouche d’une petite Caroline, sans éprouver aucun sentiment maternel. Un jour, son frère Nathan et sa mère réapparaissent dans sa vie pour se disputer l’héritage paternel…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce n’est que le début d’une histoire sans grand intérêt, où entreront en scène, au fil des années qui passent, de nombreux autres personnages, tous comme cul et chemise, comme souvent dans les romans de Djian – et quand j’écris chemise, c’est parce que je suis de nature assez prude. Epoux, amants et maîtresses de tous âges, drogue, dérives et errances existentielles, problèmes familiaux, mais tout cela sonne creux, impossible de s’intéresser à cette Myriam ou à cet aréopage de bobos superficiels. En toile de fond à ce roman, un zoo sert de décor récurrent et le lecteur s’interroge, faut-il y voir une métaphore ou bien l’auteur s’est-il trompé de sujet d’étude, plaçant du mauvais côté des grilles son œil observateur&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une histoire nulle de sens, Djian retombe donc dans ses travers (voulus) après l’embellie inespérée de son &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;color: #ff0000;&quot; href=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/archive/2014/10/12/philippe-djian-cheri-cheri-5466422.html&quot;&gt;précédent roman&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Quant à l’écriture, qu’on l’apprécie ou non, elle reste là. Des phrases courtes, de plus en plus épurées semble-t-il et cette fois, l’écrivain s’attaque à une nouvelle figure de style dans son œuvre, l’ellipse. Il en use et abuse, rendant la lecture plus complexe qu’à l’accoutumée chez lui. Des raccourcis brutaux, des omissions, le lecteur doit s’accrocher pour ne comprendre réellement ce qu’il lit que plusieurs lignes ou pages plus loin. Tout le bouquin ne tient que sur cet artifice intellectuel obligeant à rester éveillé. C’est peu. Pour moi en tout cas. Le vieux rêve de Flaubert, «&amp;nbsp;un livre sur rien, qui se tiendrait de lui-même par la force de son style&amp;nbsp;», n’est pas encore exaucé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le pire dans tout cela, c’est que je ne peux pas blâmer l’écrivain, tout est de ma faute en fait. J’ai tant adoré Philippe Djian – il y a une éternité – que je saute sur ses nouveaux opus dès leur parution, complètement accro à cette drogue littéraire. Je sais par avance que je serai déçu, que je vais en souffrir, mais dès qu’elle arrive chez mon dealer le libraire, je fonce l’acheter. Le grand problème des bouquins de Philippe Djian, c’est qu’il n’y a rien à en retirer pour le lecteur&amp;nbsp;: aucun plaisir de lecture, aucun enseignement sur la vie ou le monde, juste des silhouettes floues qui s’agitent vainement au fil des pages. Fait chier, merde. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Allez, je vous libère, dispersez-vous…. En courant&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Quand il rentrait, Yann prenait Caroline dans ses bras et elle cessait de pleurer aussitôt. Il ne disait rien, mais je savais ce qu’il pensait. Il disait Myriam, tout va bien. Or je n’y arrivais pas. Quelque chose me manquait. Ce fameux instinct maternel, cette attirance naturelle que j’étais censée éprouver. Et j’étais si horrifiée, si honteuse de moi que je le cachais. C’était une vraie souffrance. Je devais me forcer avec elle, lui parler, la prendre, lui sourire quand je n’en avais pas envie, c’était épouvantable. Elle me réveillait plusieurs fois pendant la nuit, comme pour se venger.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5313165&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/01/647822789.jpg&quot; alt=&quot;philippe djian&quot; /&gt;Philippe Djian&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Dispersez-vous, ralliez-vous&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Gallimard&amp;nbsp; - 198 pages –&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans ce roman, l’écrivain utilise le mot «&amp;nbsp;facekini&amp;nbsp;», un terme que je ne connaissais pas&amp;nbsp;: il semble être apparu en Chine en 2012, emprunté de l’anglais «&amp;nbsp;face&amp;nbsp;» (visage) et du suffixe -kini. De plus en plus de Chinois attirés par les plages du pays arpentent désormais le sable chaud engoncés dans un accoutrement des plus déconcertants pour les vacanciers occidentaux en manque d’UV, une combinaison intégrale pour le corps complétée par un masque de protection, rebaptisé «face-kinis » par des internautes chinois et dont l’objectif est de ne pas bronzer&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-5313166&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/00/2663699143.jpg&quot; alt=&quot;philippe djian&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>MILIQUE</name>
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        <title>LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER   (GUSTAVE FLAUBERT) EXTRAIT 4</title>
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        <updated>2014-01-11T00:13:00+01:00</updated>
        <published>2014-01-11T00:13:00+01:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;     LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER     &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/T6bXqNLWj4I&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h1 id=&quot;watch-headline-title&quot; class=&quot;yt&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span id=&quot;eow-title&quot; class=&quot;watch-title long-title yt-uix-expander-head&quot; style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: xx-large;&quot; title=&quot;La Légende de Saint Julien l'Hospitalier - Extrait 1&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 class=&quot;yt&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/h1&gt;&lt;h1 class=&quot;yt&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;watch-title long-title yt-uix-expander-head&quot; title=&quot;La Légende de Saint Julien l'Hospitalier - Extrait 1&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: xx-large; color: #008000;&quot;&gt;(GUSTAVE FLAUBERT)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 class=&quot;yt&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span id=&quot;eow-title&quot; class=&quot;watch-title long-title yt-uix-expander-head&quot; style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: x-large; color: #993300;&quot; title=&quot;La Légende de Saint Julien l'Hospitalier - Extrait 1&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;EXTRAIT 4&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
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            <name>MILIQUE</name>
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        </author>
        <title>LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER   (GUSTAVE FLAUBERT) EXTRAIT 3</title>
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        <updated>2014-01-10T00:30:00+01:00</updated>
        <published>2014-01-10T00:30:00+01:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;     LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER     &amp;nbsp;...</summary>
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            <name>MILIQUE</name>
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        <title>LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER   (GUSTAVE FLAUBERT) EXTRAIT 2</title>
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        <updated>2014-01-08T18:02:00+01:00</updated>
        <published>2014-01-08T18:02:00+01:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;     LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER     &amp;nbsp;...</summary>
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        <author>
            <name>MILIQUE</name>
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        </author>
        <title>LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER (GUSTAVE FLAUBERT) EXTRAIT 1</title>
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        <updated>2014-01-07T17:55:00+01:00</updated>
        <published>2014-01-07T17:55:00+01:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;     LA LÉGENDE DE SAINT-JULIEN L'HOSPITALIER     &amp;nbsp;...</summary>
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        <author>
            <name>SUR du VENT par Henri CHEVIGNARD</name>
            <uri>http://surduvent.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>L'ÂGE de GLACE</title>
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        <updated>2013-10-18T21:30:00+02:00</updated>
        <published>2013-10-18T21:30:00+02:00</published>
        <summary>      Dessin d'Alex, paru dans La Liberté, quotidien romand édité à Fribourg...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4290235&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://surduvent.hautetfort.com/media/02/02/1915252792.png&quot; alt=&quot;ours,russie,greenpeace,alex,la liberté,&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Dessin d'Alex, paru dans La Liberté, quotidien romand édité à Fribourg&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;On ne peut malheureusement s'abstraire de son époque. Or, je trouve la mienne stupide, canaille, etc., et je m'enfonce chaque jour dans une ourserie.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gustave FLAUBERT&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, Correspondance, 1853.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Le Bouquineur</name>
            <uri>http://lebouquineur.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Gustave Flaubert et Maxime Du Camp : Nous allions à l’aventure par les champs et par les grèves</title>
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        <updated>2012-10-13T13:12:17+02:00</updated>
        <published>2012-10-13T13:12:17+02:00</published>
        <summary>  Au printemps 1847, Gustave Flaubert et son ami Maxime Du Camp (photographe...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3788981&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/01/2344990047.jpg&quot; alt=&quot;Flaubert Livre 48097556_10353669.jpg&quot; /&gt;Au printemps 1847, Gustave Flaubert et son ami Maxime Du Camp (photographe et écrivain), partent pour deux mois sillonner la France, des bords de Loire à la Normandie en passant parla Bretagne. Cevoyage doit leur permettre d’écrire un ouvrage commun où chacun rédigera son chapitre, Flaubert les impairs et Du Camp les paires. Le présent ouvrage, extrait de leur livre, ne relate que la découverte de la Bretagne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sac au dos, pipe au bec et bâton de marche à la main, sans guide («&amp;nbsp;c’est là la bonne façon&amp;nbsp;»), les deux compères arpentent le territoire qui s’étend de Vannes à Rennes en passant par la Pointe-du-Raz. A pied le plus souvent, en carriole quand l’aubaine se présente, ils vont de ville en ville, à travers champs et marais ou bien longeant le littoral. Le soir ils s’arrêtent à l’auberge ou encore dans des pensions, à leurs risques et périls car le gîte comme le couvert ne sont pas toujours à leur goût et quand la ressource manque, dorment à la belle étoile. Curieux de tout, mais quand on voyage c’est bien le moins, ils visitent les églises, admirent les menhirs et les paysages, s’instruisent au contact des autres comme lorsqu’ils tombent par hasard sur des ouvriers verriers en plein travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Insensibles à la météo, qu’il pleuve ou que le soleil les crame sur la route, le temps est avec eux et ils le prennent, «&amp;nbsp;… nous décrétâmes de suite que Carnac nous plaisait et que nous y resterions quelque temps&amp;nbsp;». &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour autant, l’un comme l’autre, ne sont pas des «&amp;nbsp;touristes&amp;nbsp;» béats d’admiration devant tout ce qu’ils voient. Même Flaubert finit par en avoir marre des églises&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;Je suis fatigué des légendes et non moins des églises&amp;nbsp;». Enfin quelqu’un qui avoue franchement ce que tout le monde pense tout bas quand il visite cette belle province.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce sont d’ailleurs leurs réflexions diverses et leurs railleries qui font le véritable intérêt de cet ouvrage. A cette époque la Bretagne semble une contrée exotique, langue, traditions («&amp;nbsp;il n’en est pas ainsi chez nous&amp;nbsp;»), costumes, tout est sujet d’étonnement et vaut à leurs habitants ce qualificatif peu amène, «&amp;nbsp;ces sauvages dela basse Bretagne&amp;nbsp;». Ou encore cette remarque pleine d’humour à propos d’un évêque peint sur un tableau d’une église de Quimperlé, «&amp;nbsp;son corps se dessinant sous les draps avec une gentillesse charmante qui rappelle le galbe d’une andouille vue à travers un torchon mouillé&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Une autre fois, amenés par hasard à soigner une blessée avec les moyens du bord, Flaubert avoue très pince sans rire, «&amp;nbsp;Il est très possible que cette compression violente ait causé la gangrène et que la patiente en soit morte&amp;nbsp;». &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A me lire vous allez croire qu’il s’agit d’un récit désopilant, n’exagérons rien. D’ailleurs je n’irai même pas jusqu’à vous le recommander, car il peut être lassant parfois. L’idéal serait de pouvoir le consulter lors d’un voyage en Bretagne, comparer ce qu’ils voient avec ce qui subsiste de nos jours, ou encore vous attarder à lire les passages sur les sites ou villes que vous connaissez parfaitement. Donc un livre qui ne manque pas d’intérêt, mais sous conditions. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;… ils ne purent croire que nous fussions des messieurs cheminant à pied pour leur récréation personnelle, cela leur paraissait inouï, absurde&amp;nbsp;; nous étions des dessinateurs ou des leveurs de plan qui voyageaient par ambition pour faire mieux que les autres et gagner par là la croix d’honneur&amp;nbsp;; nous étions salariés par le gouvernement pour inspecter les routes et surveiller les allumeurs des phares&amp;nbsp;; nous avions une mission secrète, un travail clandestin que nous ne voulions pas dire afin de surprendre les gens et de faire notre coup&amp;nbsp;; il y avait en nous quelque chose d’incompréhensible, de contradictoire et de ténébreux, et nous les effrayions presque, tant nous leur semblions étranges.&amp;nbsp;Non, vive Dieu&amp;nbsp;! rien de tout cela ne nous pousse. Nous ne sommes que des contemplateurs humoristiques et des rêveurs littéraires.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3788982&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/00/392121920.jpg&quot; alt=&quot;Flaubert du-camp_flaubert_portr.jpg&quot; /&gt;Gustave Flaubert et Maxime Du Camp&amp;nbsp; &lt;em&gt;Nous allions à l’aventure par les champs et par les grèves&lt;/em&gt;&amp;nbsp; Le Livre de Poche&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Kurgan</name>
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        </author>
        <title>Salammbô</title>
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        <updated>2012-05-21T00:35:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-21T00:35:00+02:00</published>
        <summary>     Gustave FLAUBERT&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Salammbô&amp;nbsp;»        &amp;nbsp;    Très...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dieunaussprechlichenkulteneditions.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Gustave FLAUBERT&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Salammbô&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 3pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Très certainement l’un des meilleurs romans d’Heroic Fantasy de tous les temps&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Et oui, vous avez bien lu, j’ai bien écrit&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;HEROIC FANTASY&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;!!!…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Mais bon, que voulez-vous, les fans d’Heroic Fantasy ne lisent pas Flaubert…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les «&amp;nbsp;littéraires&amp;nbsp;» qui lisent Flaubert ne lisent pas, voir ne savent même pas ce qu’est l’Heroic Fantasy… et de fait, personne ( hormis votre serviteur, qui passe – lui – allègrement de Burroughs à Mallarmé et d’Howard à Lamartine ) ne s’en est rendu compte&amp;nbsp;!?! ( Hé! hé! )…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Mais bon, croyez-moi sur parole, si vous êtes fan des Conan, Elric et autres John Carter… vous ne pourrez qu’adorer cette véritable saga, aux atmosphères «&amp;nbsp;somptueusement barbares&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; quelque part entre la Dark Fantasy&amp;nbsp;façon Moorcock et le sublime «&amp;nbsp;300&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 3pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Club du beau livre de France / Collection «&amp;nbsp;Les grands classiques&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;1954 / Limité à 3000 exemplaires ( celui-ci est le N°1819 )…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;279 pages / 20 x 14 cms / 375 grammes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Reliure cartonnée recouverte d’un tissu rouge. Monogramme bleu-vert sur premier plat, titre et nom d’auteur ( même couleur ) sur tranche. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Un léger «&amp;nbsp;plat&amp;nbsp;» en haut de tranche ( visible sur photo ), sans quoi très bon état général, intérieur sain et propre, lelle édition / bel exemplaire&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;10 €uros.&lt;/span&gt; &lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;/ Vendu !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3503673&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://bouquinorium.hautetfort.com/media/00/02/3115834488.jpg&quot; alt=&quot;gustave flaubert,salammbô,heroic fantasy&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ailleurs&lt;/strong&gt; = 15 €uros sur pochediscount.com&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Entre 12 et 20 €uros sur Amazon.fr&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;12 €uros sur toupapier.com / 15 €uros sur ebay.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3503677&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://bouquinorium.hautetfort.com/media/01/01/4262962856.jpg&quot; alt=&quot;gustave flaubert,salammbô,heroic fantasy&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-3503684&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://bouquinorium.hautetfort.com/media/02/00/3279392536.jpg&quot; alt=&quot;gustave flaubert,salammbô,heroic fantasy&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;-----------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Extrait&lt;/strong&gt; / Chapitre 8 – La bataille du Macar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;(…) A la droite et à la gauche des éléphants, voltigeaient les frondeurs, une fronde autour des reins, une seconde sur la tête, une troisième à la main droite. Puis les Clinabares, chacun flanqué d'un nègre, tendaient leurs lances entre les oreilles de leurs chevaux tout couverts d'or comme eux. Ensuite s'espaçaient les soldats armés à la légère avec des boucliers en peau de lynx, d'où dépassaient les pointes des javelots qu'ils tenaient dans leur main gauche&amp;nbsp;; et les Tarentins, conduisant deux chevaux accouplés, relevaient aux deux bouts cette muraille de soldats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;L'armée des Barbares, au contraire, n'avait pu maintenir son alignement. Sur sa longueur exorbitante il s'était fait des ondulations, des vides&amp;nbsp;; tous haletaient, essoufflés d'avoir couru.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;La phalange s'ébranla lourdement en poussant toutes ses sarisses&amp;nbsp;; sous ce poids énorme la ligne des Mercenaires, trop mince, bientôt plia par le milieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Alors les ailes carthaginoises se développèrent pour les saisir&amp;nbsp;: les éléphants les suivaient. Avec ses lances obliquement tendues, la phalange coupa les Barbares&amp;nbsp;; deux tronçons énormes s'agitèrent&amp;nbsp;; les ailes, à coup de fronde et de flèche, les rabattaient sur les phalangistes. Pour s'en débarrasser, la cavalerie manquait&amp;nbsp;; sauf deux cents Numides qui se portèrent contre l'escadron droit des Clinabares, tous les autres se trouvaient enfermés, ne pouvaient sortir de ces lignes. Le péril était imminent et une résolution urgente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Spendius ordonna d'attaquer la phalange simultanément par les deux flancs, afin de passer tout au travers. Mais les rangs les plus étroits glissèrent sous les plus longs, revinrent à leur place, et elle se retourna contre les Barbares, aussi terrible de ses côtés qu'elle l'était de front tout à l'heure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Ils frappaient sur la hampe des sarisses, mais la cavalerie, par-derrière, gênait leur attaque&amp;nbsp;; et la phalange, appuyée aux éléphants, se resserrait et s'allongeait, se présentait en carré, en cône, en rhombe, en trapèze, en pyramide. Un double mouvement intérieur se faisait continuellement de sa tête à sa queue&amp;nbsp;; car ceux qui étaient au bas des files accouraient vers les premiers rangs, et ceux-là, par lassitude ou à cause des blessés, se repliaient plus bas. Les Barbares se trouvèrent foulés sur la phalange. Il lui était impossible de s'avancer&amp;nbsp;; on aurait dit un océan où bondissaient des aigrettes rouges avec des écailles d'airain, tandis que les clairs boucliers se roulaient comme une écume d'argent. Quelquefois d'un bout à l'autre, de larges courants descendaient, puis ils remontaient, et au milieu une lourde masse se tenait immobile. Les lances s'inclinaient et se relevaient, alternativement. Ailleurs c'était une agitation de glaives nus si précipitée que les pointes seules apparaissaient, et des turmes de cavalerie élargissaient des cercles, qui se refermaient derrière elles en tourbillonnant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Par-dessus la voix des capitaines, la sonnerie des clairons et le grincement des lyres, les boules de plomb et les amandes d'argile passant dans l'air, sifflaient, faisaient sauter les glaives des mains, la cervelle des crânes. Les blessés, s'abritant d'un bras sous leur bouclier, tendaient leur épée en appuyant le pommeau contre le sol, et d'autres, dans des mares de sang, se retournaient pour mordre les talons. La multitude était si compacte, la poussière si épaisse, le tumulte si fort, qu'il était impossible de rien distinguer&amp;nbsp;; les lâches qui offrirent de se rendre ne furent même pas entendus. Quand les mains étaient vides, on s'étreignait corps à corps&amp;nbsp;; les poitrines craquaient contre les cuirasses et des cadavres pendaient la tête en arrière, entre deux bras crispés. Il y eut une compagnie de soixante Ombriens qui, fermes sur leurs jarrets, la pique devant les yeux, inébranlables et grinçant des dents, forcèrent à reculer deux syntagmes à la fois. Des pasteurs épirotes coururent à l'escadron gauche des Clinabares, saisirent les chevaux à la crinière en faisant tournoyer leurs bâtons&amp;nbsp;; les bêtes, renversant leurs hommes, s'enfuirent par la plaine. Les frondeurs puniques, écartés çà et là, restaient béants. La phalange commençait à osciller, les capitaines couraient éperdus, les serre-files poussaient les soldats, et les Barbares s'étaient reformés&amp;nbsp;; ils revenaient&amp;nbsp;; la victoire était pour eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Mais un cri, un cri épouvantable éclata, un rugissement de douleur et de colère&amp;nbsp;: c'étaient les soixante-douze éléphants qui se précipitaient sur une double ligne, Hamilcar ayant attendu que les Mercenaires fussent tassés en une seule place pour les lâcher contre eux&amp;nbsp;; les Indiens les avaient si vigoureusement piqués que du sang coulait sur leurs larges oreilles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Leurs trompes, barbouillées de minium, se tenaient droites en l'air, pareilles à des serpents rouges&amp;nbsp;; leurs poitrines étaient garnies d'un épieu, leur dos d'une cuirasse, leurs défenses allongées par des lames de fer courbes comme des sabres, - et pour les rendre plus féroces, on les avait enivrés avec un mélange de poivre, de vin pur et d'encens. Ils secouaient leurs colliers de grelots, criaient&amp;nbsp;; et les éléphantarques baissaient la tête sous le jet des phalariques qui commençaient à voler du haut des tours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Afin de mieux leur résister les Barbares se ruèrent, en foule compacte&amp;nbsp;; les éléphants se jetèrent au milieu, impétueusement. Les éperons de leur poitrail, comme des proues de navire, fendaient les cohortes&amp;nbsp;; elles refluaient à gros bouillons. Avec leurs trompes, ils étouffaient les hommes, ou bien les arrachant du sol, par-dessus leur tête ils les livraient aux soldats dans les tours&amp;nbsp;; avec leurs défenses, ils les éventraient, les lançaient en l'air, et de longues entrailles pendaient à leurs crocs d'ivoire comme des paquets de cordages à des mâts. Les Barbares tâchaient de leur crever les yeux, de leur couper les jarrets&amp;nbsp;; d'autres, se glissant sous leur ventre, y enfonçaient un glaive jusqu'à la garde et périssaient écrasés&amp;nbsp;; les plus intrépides se cramponnaient à leurs courroies&amp;nbsp;; sous les flammes, sous les balles, sous les flèches, ils continuaient à scier les cuirs, et la tour d'osier s'écroulait comme une tour de pierre. Quatorze de ceux qui se trouvaient à l'extrémité droite, irrités de leurs blessures, se retournèrent sur le second rang&amp;nbsp;; les Indiens saisirent leur maillet et leur ciseau et l'appliquant au joint de la tête, à tour de bras, ils frappèrent un grand coup.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les bêtes énormes s'affaissèrent, tombèrent les unes par-dessus les autres. Ce fut comme une montagne&amp;nbsp;; et sur ce tas de cadavres et d'armures, un éléphant monstrueux qu'on appelait Fureur de Baal pris par la jambe entre des chaînes, resta jusqu'au soir à hurler, avec une flèche dans l'oeil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les autres, comme des conquérants qui se délectent dans leur extermination, renversaient, écrasaient, piétinaient, s'acharnaient aux cadavres, aux débris. Pour repousser les manipules serrés en couronnes autour d'eux, ils pivotaient sur leurs pieds de derrière, dans un mouvement de rotation continuelle, en avançant toujours. Les Carthaginois sentirent redoubler leur vigueur, et la bataille recommença.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les Barbares faiblissaient&amp;nbsp;; des hoplites grecs jetèrent leurs armes, une épouvante prit les autres. On aperçut Spendius penché sur son dromadaire et qui l'éperonnait aux épaules avec deux javelots. Tous alors se précipitèrent par les ailes et coururent vers Utique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les Clinabares, dont les chevaux n'en pouvaient plus, n'essayèrent pas de les atteindre. Les Ligures, exténués de soif, criaient pour se porter sur le fleuve. Mais les Carthaginois, placés au milieu des syntagmes, et qui avaient moins souffert, trépignaient de désir devant leur vengeance qui fuyait&amp;nbsp;; déjà ils s'élançaient à la poursuite des Mercenaires&amp;nbsp;; Hamilcar parut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Il retenait avec des rênes d'argent son cheval tigré tout couvert de sueur. Les bandelettes attachées aux cornes de son casque claquaient au vent derrière lui, et il avait mis sous sa cuisse gauche son bouclier ovale. D'un mouvement de sa pique à trois pointes, il arrêta l'armée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les Tarentins sautèrent vite de leur cheval sur le second, et partirent à droite et à gauche vers le fleuve et vers la ville.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;La phalange extermina commodément tout ce qui restait de Barbares. Quand arrivaient les épées, ils tendaient la gorge en fermant les paupières. D'autres se défendirent à outrance&amp;nbsp;; on les assomma de loin, sous des cailloux, comme des chiens enragés, Hamilcar avait recommandé de faire des captifs. Mais les Carthaginois lui obéissaient avec rancune, tant ils sentaient de plaisir à enfoncer leurs glaives dans les corps des Barbares. Comme ils avaient trop chaud, ils se mirent à travailler nu-bras, à la manière des faucheurs&amp;nbsp;; et lorsqu'ils s'interrompaient pour reprendre haleine, ils suivaient des yeux, dans la campagne, un cavalier galopant après un soldat qui courait. Il parvenait à le saisir par les cheveux, le tenait ainsi quelque temps, puis l'abattait d'un coup de hache.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;La nuit tomba. Les Carthaginois, les Barbares avaient disparu. &lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;(…)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Kurgan</name>
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        <title>Salammbô</title>
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        <updated>2012-03-24T18:50:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-24T18:50:00+01:00</published>
        <summary>    Gustave FLAUBERT&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Salammbô&amp;nbsp;»       &amp;nbsp;    Très...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://bouquinorium.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Gustave FLAUBERT&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Salammbô&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 3pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Très certainement l’un des meilleurs romans d’Heroic Fantasy de tous les temps&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Et oui, vous avez bien lu, j’ai bien écrit&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;HEROIC FANTASY&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;!!!…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Mais bon, que voulez-vous, les fans d’Heroic Fantasy ne lisent pas Flaubert…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les «&amp;nbsp;littéraires&amp;nbsp;» qui lisent Flaubert ne lisent pas, voir ne savent même pas ce qu’est l’Heroic Fantasy… et de fait, personne ( hormis votre serviteur, qui passe – lui – allègrement de Burroughs à Mallarmé et d’Howard à Lamartine ) ne s’en est rendu compte&amp;nbsp;!?! ( Hé! hé! )…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Mais croyez-moi sur parole, si vous êtes fan des Conan, Elric et autres John Carter… vous ne pourrez qu’adorer cette véritable saga, aux atmosphères à la fois baroques et «&amp;nbsp;somptueusement barbares&amp;nbsp;»&amp;nbsp;; quelque part entre la Dark Fantasy&amp;nbsp;façon Moorcock et le sublime «&amp;nbsp;300&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 3pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Club du beau livre de France / Collection «&amp;nbsp;Les grands classiques&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;1954 / Limité à 3000 exemplaires ( celui-ci est le N°1819 )…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;279 pages / 20 x 14 cms / 375 grammes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Reliure cartonnée recouverte d’un tissu rouge. Monogramme bleu-vert sur premier plat, titre et nom d’auteur ( même couleur ) sur tranche. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Un léger «&amp;nbsp;plat&amp;nbsp;» en haut de tranche ( visible sur photo ), sans quoi très bon état général, intérieur sain et propre, lelle édition / bel exemplaire&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;&lt;strong&gt;10 €uros.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;/ Vendu !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3503673&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://bouquinorium.hautetfort.com/media/00/02/3115834488.jpg&quot; alt=&quot;gustave flaubert,salammbô,heroic fantasy&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ailleurs&lt;/strong&gt; = 15 €uros sur pochediscount.com&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Entre 12 et 20 €uros sur Amazon.fr&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;12 €uros sur toupapier.com / 15 €uros sur ebay.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3503677&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://bouquinorium.hautetfort.com/media/01/01/4262962856.jpg&quot; alt=&quot;gustave flaubert,salammbô,heroic fantasy&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-3503684&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://bouquinorium.hautetfort.com/media/02/00/3279392536.jpg&quot; alt=&quot;gustave flaubert,salammbô,heroic fantasy&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;-------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Ci-joint une chronique signée &lt;em&gt;Fréneuse&lt;/em&gt; ( et empruntée au blog &lt;em&gt;Plume – Errances littéraires&lt;/em&gt; ), illustrant à la perfection ma petite approche du dessus. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Une chronique qui montre ô combien ce livre «&amp;nbsp;étrange, mystique, violent et sensuel&amp;nbsp;» peut être «&amp;nbsp;déstabilisant&amp;nbsp;» pour quelqu’un ne connaissant de Flaubert qu’au travers de ses «&amp;nbsp;classiques&amp;nbsp;» étudiés à l’école&amp;nbsp;; mais devenir un «&amp;nbsp;spectacle chatoyant&amp;nbsp;» pour tout amateur d’HEROIC FANTASY… qui l’aura immédiatement reconnu comme «&amp;nbsp;sien&amp;nbsp;», à la seule lecture de ces quelques mots&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;On ne peut manquer d'être un peu décontenancé par le roman de Flaubert intitulé &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Salammbô&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Après tout, on nous a toujours dit, d'un ton parfaitement didactique, que Gustave Flaubert était un grand écrivain réaliste et qu'il avait écrit&amp;nbsp;&lt;em&gt;Madame Bovary&lt;/em&gt; ou encore&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'éducation sentimentale&lt;/em&gt;. A cela s'ajoute une mention au mythe du &lt;em&gt;gueuloir&lt;/em&gt;, et souvent cela s'arrête là. Cette œuvre d'un tout autre genre existe, pourtant. Elle nous conte l'histoire de l'antique Carthage, à l'époque des guerres puniques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les mercenaires employés pour combattre Rome réclament leur solde et un conflit sans merci s'engage entre ces troupes de guerriers nomades et l'antique cité. Au centre, Mathô, chef des mercenaires lybiens et la fille d'Hamilcar, Salammbô.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Carthaginoiserie&lt;/em&gt;&amp;nbsp;ou chef d'œuvre ? La critique contemporaine est divisée ; aujourd'hui encore, on hésite face à ce roman si difficile à caser dans un tiroir. Pour l'écrire, Flaubert s'est particulièrement bien documenté, se basant sur de grands noms de l'histoire gréco-latine : Pline l'Ancien, Polybe, Xénophon ou encore Plutarque. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Par ailleurs, le style de Flaubert semble très proche de la syntaxe latine, reflétant une conception de l'histoire et une langue d'un autre temps, friande d'énumérations, de brefs commentaires et d'analyses. Froidement, il décortique les évènements et les caractères de ses personnages, nous permettant d'approcher cette civilisation inconnue tout en maintenant une distance infranchissable entre elle et nous.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;L'atmosphère de Salammbô&amp;nbsp;est véritablement troublante, reflétant l'image d'une civilisation détruite et oubliée, d'un monde empli de religiosité et de mysticisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;L'atout de cet étrange roman, c'est sa puissance d'évocation : Flaubert nous met devant les yeux un spectacle chatoyant et incompréhensible, beau et terrible à la fois. Certaines scènes sont particulièrement fortes, à l'image de ces mouvements de foule, empreints de frénésie, dans un élan à la fois violent et sensuel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Il m'est assez difficile d'en parler plus précisément car, en plus d'être assez lointaine, cette lecture m'a assez fortement déstabilisée. J'ai été heureuse de découvrir un Flaubert que je ne connaissais pas encore, à travers cette drôle d'histoire folle et exotique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: x-small; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;( &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://carnets-plume.blogspot.fr/2008/05/f-salammb-de-flaubert.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;http://carnets-plume.blogspot.fr/2008/05/f-salammb-de-flaubert.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; )… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;--------------------------------------------------------------&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 30.6pt 0pt 27pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Extrait&lt;/strong&gt; / Chapitre 8 – La bataille du Macar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;(…) A la droite et à la gauche des éléphants, voltigeaient les frondeurs, une fronde autour des reins, une seconde sur la tête, une troisième à la main droite. Puis les Clinabares, chacun flanqué d'un nègre, tendaient leurs lances entre les oreilles de leurs chevaux tout couverts d'or comme eux. Ensuite s'espaçaient les soldats armés à la légère avec des boucliers en peau de lynx, d'où dépassaient les pointes des javelots qu'ils tenaient dans leur main gauche&amp;nbsp;; et les Tarentins, conduisant deux chevaux accouplés, relevaient aux deux bouts cette muraille de soldats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;L'armée des Barbares, au contraire, n'avait pu maintenir son alignement. Sur sa longueur exorbitante il s'était fait des ondulations, des vides&amp;nbsp;; tous haletaient, essoufflés d'avoir couru.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;La phalange s'ébranla lourdement en poussant toutes ses sarisses&amp;nbsp;; sous ce poids énorme la ligne des Mercenaires, trop mince, bientôt plia par le milieu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Alors les ailes carthaginoises se développèrent pour les saisir&amp;nbsp;: les éléphants les suivaient. Avec ses lances obliquement tendues, la phalange coupa les Barbares&amp;nbsp;; deux tronçons énormes s'agitèrent&amp;nbsp;; les ailes, à coup de fronde et de flèche, les rabattaient sur les phalangistes. Pour s'en débarrasser, la cavalerie manquait&amp;nbsp;; sauf deux cents Numides qui se portèrent contre l'escadron droit des Clinabares, tous les autres se trouvaient enfermés, ne pouvaient sortir de ces lignes. Le péril était imminent et une résolution urgente.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Spendius ordonna d'attaquer la phalange simultanément par les deux flancs, afin de passer tout au travers. Mais les rangs les plus étroits glissèrent sous les plus longs, revinrent à leur place, et elle se retourna contre les Barbares, aussi terrible de ses côtés qu'elle l'était de front tout à l'heure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Ils frappaient sur la hampe des sarisses, mais la cavalerie, par-derrière, gênait leur attaque&amp;nbsp;; et la phalange, appuyée aux éléphants, se resserrait et s'allongeait, se présentait en carré, en cône, en rhombe, en trapèze, en pyramide. Un double mouvement intérieur se faisait continuellement de sa tête à sa queue&amp;nbsp;; car ceux qui étaient au bas des files accouraient vers les premiers rangs, et ceux-là, par lassitude ou à cause des blessés, se repliaient plus bas. Les Barbares se trouvèrent foulés sur la phalange. Il lui était impossible de s'avancer&amp;nbsp;; on aurait dit un océan où bondissaient des aigrettes rouges avec des écailles d'airain, tandis que les clairs boucliers se roulaient comme une écume d'argent. Quelquefois d'un bout à l'autre, de larges courants descendaient, puis ils remontaient, et au milieu une lourde masse se tenait immobile. Les lances s'inclinaient et se relevaient, alternativement. Ailleurs c'était une agitation de glaives nus si précipitée que les pointes seules apparaissaient, et des turmes de cavalerie élargissaient des cercles, qui se refermaient derrière elles en tourbillonnant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Par-dessus la voix des capitaines, la sonnerie des clairons et le grincement des lyres, les boules de plomb et les amandes d'argile passant dans l'air, sifflaient, faisaient sauter les glaives des mains, la cervelle des crânes. Les blessés, s'abritant d'un bras sous leur bouclier, tendaient leur épée en appuyant le pommeau contre le sol, et d'autres, dans des mares de sang, se retournaient pour mordre les talons. La multitude était si compacte, la poussière si épaisse, le tumulte si fort, qu'il était impossible de rien distinguer&amp;nbsp;; les lâches qui offrirent de se rendre ne furent même pas entendus. Quand les mains étaient vides, on s'étreignait corps à corps&amp;nbsp;; les poitrines craquaient contre les cuirasses et des cadavres pendaient la tête en arrière, entre deux bras crispés. Il y eut une compagnie de soixante Ombriens qui, fermes sur leurs jarrets, la pique devant les yeux, inébranlables et grinçant des dents, forcèrent à reculer deux syntagmes à la fois. Des pasteurs épirotes coururent à l'escadron gauche des Clinabares, saisirent les chevaux à la crinière en faisant tournoyer leurs bâtons&amp;nbsp;; les bêtes, renversant leurs hommes, s'enfuirent par la plaine. Les frondeurs puniques, écartés çà et là, restaient béants. La phalange commençait à osciller, les capitaines couraient éperdus, les serre-files poussaient les soldats, et les Barbares s'étaient reformés&amp;nbsp;; ils revenaient&amp;nbsp;; la victoire était pour eux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Mais un cri, un cri épouvantable éclata, un rugissement de douleur et de colère&amp;nbsp;: c'étaient les soixante-douze éléphants qui se précipitaient sur une double ligne, Hamilcar ayant attendu que les Mercenaires fussent tassés en une seule place pour les lâcher contre eux&amp;nbsp;; les Indiens les avaient si vigoureusement piqués que du sang coulait sur leurs larges oreilles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 27pt; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Leurs trompes, barbouillées de minium, se tenaient droites en l'air, pareilles à des serpents rouges&amp;nbsp;; leurs poitrines étaient garnies d'un épieu, leur dos d'une cuirasse, leurs défenses allongées par des lames de fer courbes comme des sabres, - et pour les rendre plus féroces, on les avait enivrés avec un mélange de poivre, de vin pur et d'encens. Ils secouaient leurs colliers de grelots, criaient&amp;nbsp;; et les éléphantarques baissaient la tête sous le jet des phalariques qui commençaient à voler du haut des tours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-al
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            <name>Frasby</name>
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        <title>Du peu qu'on ne sait dire...</title>
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        <updated>2011-08-30T16:46:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-30T16:46:00+02:00</published>
        <summary>  Je suis long à prendre des déterminations, à quitter des habitudes. Mais...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je suis long à prendre des déterminations, à quitter des habitudes. Mais quand les pierres, à la fin, me tombent du coeur, elles restent pour toujours à mes pieds et aucune force humaine ensuite, aucun levier n'en peut plus remuer les ruines. Je suis comme le temple de Salomon, on ne peut plus me rebâtir.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://flaubert.univ-rouen.fr/correspondance/conard/lettres/lettres1.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;FLAUBERT&lt;/a&gt; extr. d'une &lt;a href=&quot;http://www.bmlisieux.com/litterature/flaubert/loucol01.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;Lettre à Louise Colet&quot;&lt;/a&gt; datant du 6 juin 1853.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2010/11/28/on-observe.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3185841&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/media/01/02/1367273236.jpg&quot; alt=&quot;du peu qu'on ne sait dire,passé,présent,été hiver,mondes réels,mondes virtuels,correspondances,gustave flaubert,louise colet,pérégrinations,errances,digressions,espaces,inanité,solitude,isolement,multitude&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Sa mémoire recensait un peu tout ce qui remuait dans l'ombre, d'autres brassaient sur des écrans les nouvelles du soleil à venir, ça donnerait au milieu de Septembre une illusion de feu dans la lumière. Le vieux, il racontait hier, que &quot;&lt;em&gt;lorsqu'on voit sortir le museau des taupes, &lt;a href=&quot;http://station05.qc.ca/csrs/girouette/Mythes_et_dictons.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;c'est toujours signe de mauvais temps&quot;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;http://station05.qc.ca/csrs/girouette/Mythes_et_dictons.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;.&lt;/a&gt; En attendant, l'été finissait, éclairant toute chose et même les yeux si parfaitement éteints de nous autres les promeneurs, qui prenions&lt;a href=&quot;http://ocre-achat-pigment-amenagement-interieur-conseil-peinture.lacompagniedesocres.fr/linkeo/catalogue/images/88_image_ocrehavane2a.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; l'ocre &lt;/a&gt;pour &lt;a href=&quot;http://fred86.unblog.fr/files/2010/02/zoo3bg042003.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;du jaune,&lt;/a&gt; et l'herbe brûlée pour du foin. Ceux qui ne remarquaient rien craignaient juste que la fraîcheur du soir porte en elle les tourments aux heures les plus sombres, tout le &lt;a href=&quot;http://raoullithium.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;dépressionnisme&lt;/em&gt; des jours qui précèdent la rentrée des classes, &lt;/a&gt;et s'installe longtemps à l'avance, ils redoutaient les nuits noires, de longues nuits &lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/06/17/nous-tournons-en-rond-dans-la-nuit-et-sommes-consumes-par-le.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;où se bousculaient les fantômes&lt;/a&gt;, cela réveillait les chagrins qui se figeaient par les brumes au matin. Partout on savait qu'on allait vers une saison &lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/09/30/elles-tombent.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;plus triste,&lt;/a&gt; chaque année c'était toujours comme à la fin, toujours les mêmes célébrations. On revivait la fin du monde une fois l'an, partout &lt;a href=&quot;http://i.dailymail.co.uk/i/pix/2010/02/10/article-1249885-083BEFD2000005DC-203_964x1175.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;où grossissaient les ombres si démesurées&lt;/a&gt; qu'elles semblaient pouvoir annuler en chemin, toutes&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/08/11/pleine-lune.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; les illuminations de l'été&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les vieux buvaient encore sous les platanes, on voyait sur leurs gueules la chaleur qui remonte par les tonneaux de vin. On attendrait qu'il pleuve, ou qu'il vente pour rentrer les bacs à géraniums et les chaises de jardin. Ici, &lt;a href=&quot;http://www.keraunos.org/orage-12-juillet-2011-rafale-inondations-foudre-grele-limousin-auvergne-bourgogne-franche-comte-alsace.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;du tonnerre de Juillet &lt;/a&gt;on s'en souvenait, par delà les décombres, il avait fait grand bien, balayant les anciennes demeures où le malheur frappait toujours, la foudre était tombée sur le grand chêne rouge, cette fois, il n'en resterait rien. On parlait d'un malheur ici, on espérait encore que la force du vent puisse détruire en même temps le souvenir funeste de ces gens qui portaient le malheur avec eux, trop sûrs d'eux-mêmes pour qui la cruauté semblait une force à offrir en modèle ravivant la faiblesse d'en finir avec nos faiblesses, mais on n'en soufflait mot, ce qu'il restait d'embarrassant, venait comme une maladie qui courait encore dans le ciel et l'on se sentait vaguement étranger, tâchant de se protéger au mieux &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x4poac_conquerance_creation&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;de ces gravités trop humaines&lt;/a&gt; qui creusaient des tombes en dedans. Que n'auraient-ils pas fait, ces ambitieux, pour obtenir l'assentiment du plus grand nombre ? Hélas, ils l'obtenaient. Ils parlaient à tort à travers et les autres écoutaient, attrapés par les belles formules, des mouches attirées par le miel et ces semblants d'amour qui venaient flatter par défaut le manque. Aucun des spectateurs ne saurait dire si la source d'un tel amour n'était pas remplie de poison. On ne pouvait plus répondre aux questions, miel et poison, c'était dans l'air. C'était là notre vie présente, on en ferait un commerce égal à nos fausses compassions. On ne pouvait ni juger, ni s'y plaire, on écoutait en prenant garde de ne pas se trouver happés par la trop vive lumière que des ombres moins prévisibles écraseraient un jour en passant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sous la toile aguicheuse patiemment ouvragée, il y avait des doublures, des motifs piqués de frelons, un tissu cachant la vermine, des peaux de bête qui sait ? Et les monstres grimés allaient comme des loups de légende, poser cette caresse aux carrefours où des colporteurs faisaient feu de tout ce qui restait. Jusqu'au bistro d'en face on retrouvait les moues les mêmes, depuis des siècles, des créatures obscènes des chapitaux romans et des masques de plâtre. Les femmes aussi, elles portaient leur silence en dessous, à force de devoir endurer toute la boue que les hommes éconduits avaient dû déverser sur elles. Sous des coiffes impeccables et les fausses dentelles, elles pouvaient ressembler tantôt à des sorcières, tantôt à la Sainte Vierge, dont le visage, sans aspérité révélait une férocité naturelle qui faisait douter de leur sainteté, on ne pouvait plus dire si leur joie apparente était une peine ou leur peine un rire plein de méchanceté, de rancoeur ravalée jusqu'au sacrifice pour leurs mères elles mêmes sacrifiées. Aucune image, ni aucun livre n'avaient osé clairement nous dire si cela était faux ou vrai.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On marchait quelques kilomètres plus haut, la terre couvrait de souvenirs l'histoire de ces conquérants courageux. On retrouvait émerveillés les premiers écrits des trouvères, ceux du jeu de parti &lt;a href=&quot;http://www.instrumentsmedievaux.org/PartMed/Trouver/Textrouv/Tchamp4.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;sous le palefroi d'un chevalier&lt;/a&gt;, dans les formules abolies on prenait soin de s'abolir ainsi, tout alentour allait aux pas de &lt;a href=&quot;http://www.amisdumusee-bethune.fr/conon.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ces anciens &lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amisdumusee-bethune.fr/conon.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; poètes-&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amisdumusee-bethune.fr/conon.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;guerriers &lt;/a&gt;partis un jour forcer &lt;a href=&quot;http://www.historel.net/moyenage/11e/premcroisade.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;les portes de la terre.&lt;/a&gt; On appréciait encore le charme&lt;a href=&quot;http://www.passionchateaux.com/popup/popup_meneau.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; des fenêtres à meneaux,&lt;/a&gt; on se promenait dans les chapelles où sous &lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cc/Vo%C3%BBte_en_berceau_Conques.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;les voûtes en berceaux&lt;/a&gt;, on pleurait seul mais tranquille. Après s'être isolé par cette apaisante lumière, on se retrouvait dans la rue d'une ville, on se sentait perdu, vendu, défenestré, redirigé à contre-coeur vers ces nouveaux commerces où plus un seul humain ne pourrait bientôt choisir d'aller&lt;em&gt; seul&lt;/em&gt; sans se trouver brusquement &lt;em&gt;isolé&lt;/em&gt;, (encore qu'il reste à préciser, la différence à la fois intime et infirme entre &lt;em&gt;la solitude&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;l'isolement&lt;/em&gt;). Ce nouveau monde nous forcerait-il à appartenir, (qu'on le veuille ou non), à quelquechose d'infiniment plus désarmant que la solitude ou que l'isolement ? Oui, et sans grâce, pour l'heure on se sentait presque obligé d'en accepter l'exubérance, et sa loi, cette inanité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lentement, on verrait se tramer les éclats de ces &lt;em&gt;petits mondes,&lt;/em&gt; un mirage pour chaque chambre, cela nous donnerait-il la somme d'une totalité encore insuffisante ? Des vies où nous ne serions plus ni assez seuls ni assez libres pour réfuter nos dépendances. Cette nouvelle &lt;em&gt;religion&lt;/em&gt; était si expressive, si idéalisée, que par mégarde on s'y logeait comme rien, galvaudant nos secrets, jusqu'à ceux qu'on avait juré de ne jamais trahir, pétri par cette masse, embarqué, on acceptait d'y étaler maintenant nos amitiés pareilles aux marchandises, pourvu que nous soit accordée, un court instant, ce peu de reconnaissance qui nous &lt;em&gt;&quot;fait&quot;&lt;/em&gt;, celle qu'on croit toujours &lt;em&gt;mériter&lt;/em&gt; ; comme si tout était histoire de &lt;em&gt;&quot;mérite&quot;. &lt;/em&gt;Pour quels égards encore, serions-nous prêts à nous laisser&amp;nbsp;&lt;em&gt;&quot;choisir&quot;&lt;/em&gt; ? Envisagerions-nous aussi naïvement l'idée que la seule valeur défendable à ce jour fût encore la liberté d'expression ? (de chacun, bien évidemment), une fiction parmi d'autres, tout comme l'intelligence (du coeur ?) que mon ingratitude ne me permettra jamais d'exalter à si bon compte, mais ce regret inconsolé trouvera peut-être plus de sérénité à savoir qu'il est plus facile de montrer ce qu'on n'a pas, que de se regarder au miroir de ses propres contrefaçons.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bientôt, il y aurait des courses pour chaque histoire, de compétition en compétion, des preuves au transfert de ce mal, le retour de toutes sortes de préventions, maldonne organisée pour le bien du grand nombre :&lt;a href=&quot;http://marchandbb.free.fr/morale.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; retour de la morale,&lt;/a&gt; prise en charge &lt;a href=&quot;http://1.bp.blogspot.com/_pkUFRs9vaXA/TDcioeP2AAI/AAAAAAAAyZE/aGpnYu-YZl4/s1600/prozac-dont-worry.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;de l'expression de nos forces diminuées&lt;/a&gt; et toutes les trahisons de nos plus grands espoirs seraient à mesure&lt;a href=&quot;http://www.le-livre.fr/photos/R15/R150102201.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; consommées.&lt;/a&gt; Il y aurait l'oubli de ces merveilleuses constructions, l'écroulement &lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2011/08/06/on-rentre-a-la-maison.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;des cabanes &lt;/a&gt;pour d'autres garanties, &lt;a href=&quot;http://www.lexpodubatiment.com/images/garage-Gilva.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;plus &lt;em&gt;solides&lt;/em&gt;,&lt;/a&gt; tout cela permettrait &lt;a href=&quot;http://www.knullen.com/gallery3/var/albums/Dubai---A-Place-or-A-Dream/Dubai%20Marina%20apartment%20apartments%20villa%20villas%20real%20estate%20(3).jpg?m=1314121786&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;de nouveaux paysages.&lt;/a&gt; On construit déjà&lt;a href=&quot;http://www.cap-nrj.fr/image/54%20580%20AUBOUE%20-%208%20pavillons%20avec%20SSC%20-blocsol%20COMBI-%20appoint%20gaz%20naturel-inst%20Ecodennergie.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; les maisons&lt;/a&gt;. On met aux loisirs tant de pages, &lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2010/06/28/une-semaine-de-catas-thema-part-i.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;au catalogue &lt;/a&gt;quelques balises et des&lt;a href=&quot;http://www.aventureverticale.com/media/high/speleologie/sous-combinaison-AVSP73-ARBAS-front.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; combinaisons pour grimper dans les arbres&lt;/a&gt;, le retour&lt;a href=&quot;http://www.lignepapilles.com/wp-content/uploads/2010/05/HeroBio-3D-Pommes.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; à la vie sauvage &lt;/a&gt;encadrant les nouvelles colonisations. Il nous paraîtra encore délicat de poser autour de ces miasmes des bâtons d'encens parfumés. Ou bien, on ira dormir dans la crasse, par les ruines volées, imparfaites, un instant détaché de tous, scrutant le vide omni-présent dans la nuit qui vient à rebours et sous la bonne étoile qui nous relie aux trois mille autres, visibles à l'oeil nu, peut-être choisira-t-on de ne pas voir, de n'y puiser que le néant, l'immense empire impénétrable ou le noir à portée, cependant il faut toujours un peu choisir, quoiqu'on en dise ... On cherchera encore ce qu'il y aurait de charme à vivre, pas plus que le présent, pour tout le peu qu'on sait, intraduisible. On cherchera.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Photo : &lt;em&gt;Si l'hiver vient comme un mouton, il s'en ira comme un dragon&lt;/em&gt; dit un ancien proverbe hivernal. Mais ce pays n'est pas l'hiver et la bête n'est pas le cerbère du temple de Salomon, c'est juste un doux fauve pétrifié par le temps, saisi là haut sur la montagne, on ne le trouve que si on le cherche, il est caché par les buissons près des cailloux sous lesquels remontent les légendes anciennes comme celle d'un trésor qui se trouvait enseveli sous une pierre tournante, dans ce monde, (le notre) la bête garde encore de nombreux souterrains, je vous ramènerai peut être un (certain) jour quelques extraits de ces&amp;nbsp; légendes encore vives qui viennent de la Montagne de Dun, &lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2010/08/27/credo-des-anciens-jours.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;dominée par une minuscule chapelle. &lt;/a&gt;J'ai sous les yeux les notes de trois érudits de ces mondes (Mr Jean Virey, les abbés Paul Muguet et Henri Mouterde), qui ont narré dans un ouvrage admirable, paru en 1900, l'histoire de&lt;em&gt; &quot;Dun. Autrefois, aujourd’hui&quot;&lt;/em&gt;. Rien à voir avec notre monde... Petite promesse, peut être à suivre...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Photo:&amp;nbsp;© Frb 2010.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>WG</name>
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        <title>LE MAGAZINE DES LIVRES ♯ 24</title>
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        <id>tag:www.guydarol.com,2010-05-14:2744259</id>
        <updated>2010-05-14T05:42:00+02:00</updated>
        <published>2010-05-14T05:42:00+02:00</published>
        <summary>         Digressions]   Guignol’s books…    par Joseph Vebret         DOSSIER...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2456247&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/01/628854568.jpg&quot; alt=&quot;Le Magazine des Livres N°24.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Digressions]&lt;/strong&gt; &lt;span&gt;Guignol’s books…&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Joseph Vebret&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;DOSSIER&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Journaux d’écrivains. De moins en moins intimes&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Raphaël Juldé&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Les frères Goncourt. Quatre mains, un seul cœur&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Frédéric Saenen&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Jules Renard. Le journal d’un homme qui voulait être écrivain&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Marc Alpozzo&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Kafka et Pavese. Le métier d’écrire&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Marc Alpozzo&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Nabe et Matzneff. Hélios et Saturne au jour le jour&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Pierre Cormary&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Feuilleton]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Conseils aux écrivains qui envisagent de commencer leur journal intime&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Christian Cottet-Emard&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;RENCONTRES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Renaud Camus. Promeneur littéraire&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Joseph Vebret&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Maxime Chattam&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’écris pour vivre les aventures que je ne trouve pas dans la réalité&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par David Alliot&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;UNE VIE D’ÉCRIVAIN&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Dominique Bona. Raconter des vies&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Thierry Richard&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;ENTRETIENS&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Christian Millau, Vienne, un banc public et un certain Adolf…&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Stéphanie des Horts&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Jakuta Alikavazovic&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tout découle de l’écriture, elle crée ses propres conditions&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Éric Bonnargent&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Frédéric Mars. Des Évangiles au thriller&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Joseph Vebret&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Christophe Mory. Le rapport au sacré&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Joseph Vebret&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;APARTÉ&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Thierry Ardisson. L’écriture ou la vie&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Joseph Vebret&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; CLASSIQUE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Flaubert savait-il écrire&amp;nbsp;? Retour sur une polémique&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Jean-François Foulon&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;LE CAHIER DES LIVRES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Focus, Romans, Documents, Musique, En vrac&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Les livres que vous n’avez pas lus]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Une petite qui vaut bien des grandes&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Bertrand du Chambon&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Musique &amp;amp; littératures]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Tristesse nationale&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Jean-Daniel Belfond&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Cinéma &amp;amp; littératures]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Vous reprendrez bien un peu de «&amp;nbsp;Blanc-Sec&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Anne-Sophie Demonchy&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Relecture]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;O-Yoné et Ko-Haru&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;de Wenceslau de Moraes&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Stéphanie Hochet&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Chemin faisant]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;La mort est au bout&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Pierre Ducrozet&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Les mains dans les poches]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;De Manosque à Brazzaville&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Anthony Dufraisse&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Poésies]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;La chair du langage&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Gwen Garnier-Duguy&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Lire la musique]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;strong&gt;Pacôme Thiellement, occulte et culte&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;par Guy Darol&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt; BONNES FEUILLES&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;La sélection d’Annick Geille&amp;nbsp;: Kerouac inédit&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;Mes prix littéraires&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, Thomas Bernhard&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;Le lit défait&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, Françoise Sagan&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;Voyage présidentiel&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, Pierre-Jean Rémy, de l’Académie française&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;Le vent noir ne voit pas où il va&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, Jean-Noël Schifano&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;Aspen terminus&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, Fabrice Gaignault&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;Le crieur de nuit&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;, Nelly Alard&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; Ces auteurs qui font le printemps&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Annick Geille&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Feuilleton]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Voyage dans une bibliothèque&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Raphaël Juldé&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Feuilleton]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;L’Auteur dîne chez son éditeur&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Emmanuelle Allibert&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Visages d’écrivains]&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;Jean-Marie Rouart&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;em&gt;par Louis Monier&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;Avec : Emmanuelle Allibert, David Alliot, Marc Alpozzo, Stéphane Beau, Jean-Daniel Belfond, Éric Bonnargent, Brigit Bontour, Arnaud Bordes, Adeline Bronner, Pierre Cormary, Christian Cottet-Emard, Guy Darol, Hubert de Champris, Anne-Sophie Demonchy, Stéphanie des Horts, Bertrand du Chambon, Pierre Ducrozet, Anthony Dufraisse, Eli Flory, Jean-Fran&lt;/span&gt;&lt;span&gt;ç&lt;/span&gt;&lt;span&gt;ois Foulon, Gwen Garnier-Duguy, Annick Geille, Christophe Henning, Stéphanie Hochet, Stéphanie Joly, Raphael Juldé, Valère-Marie Marchand, Ludovic Maubreuil, Christophe Mory, Olivier Philipponnat, Thierry Richard, Frédéric Saenen, Marc Villemain.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;Photos : Louis Monier. Illustrations : Miège et Innocent.&lt;br /&gt; Coordination&amp;nbsp;: Delphine Gay.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CONSULTER&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.magazinedeslivres.com/index.html&quot;&gt;LE SITE DU MAGAZINE DES LIVRES&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>WG</name>
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        <title>QUI ETES-VOUS BIENVENU MERINO ?</title>
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        <updated>2010-01-26T04:35:00+01:00</updated>
        <published>2010-01-26T04:35:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;     &amp;nbsp;       &amp;nbsp;   &amp;nbsp;      Guy Darol  : &amp;nbsp; Il n'y a...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;Gué.jpg&quot; id=&quot;media-2199067&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/02/01/349871846.jpg&quot; name=&quot;media-2199067&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Guy Darol&lt;/strong&gt; :&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Il n'y a pas que&amp;nbsp; la pratique de l'écriture et de la marche qui traverse ta vie. Ne serais-tu pas également dessinateur, peintre, photographe et cinéaste&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bienvenu Merino&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;&amp;nbsp;Je suis un touche-à-tout.&amp;nbsp; C'est probablement cela qui m'éloigne de la réussite et du travail bien accompli. Dans mon âme, l'amour de bien faire est divin, &amp;nbsp;donc, s'il n'y a pas de discipline et de travail bien fait, je ne peux pas être totalement satisfait. Ceci vaut pour les &amp;nbsp;travaux&amp;nbsp; que j'ai entrepris et qui me tenaient à cœur.&amp;nbsp; Tout est lié. La photographie m'apporta, durant les années de voyage, beaucoup de plaisirs, puis peu à peu elle s'éclipsa pour être remplacée par la peinture et le dessin. Quant au cinéma, ce fut un déclic qui surgit comme un boum, après m'être intéressé à une période de l'histoire de France si souvent auscultée dans ma mémoire. Ma première expérience au cinéma n'est pas encore terminée puisque le montage de mon film n'est pas achevé. Mais faire tout, tout seul&amp;nbsp;: écriture du scénario, repérages des lieux, recueillir des fonds, chercher des acteurs, des figurants, des techniciens, faire la mise en scène, le secrétariat, l'attaché de presse, ce n'est pas toujours facile.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;G.D.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;:&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Quels sont les écrivains qui regardent par-dessus ton épaule lorsque tu te trouves à ta table de travail&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;B.M.&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ma table de travail est vaste. En vérité, je suis plus un véritable promeneur qu'un écrivain. A proprement parler, je n'ai pas de méthode bien précise. Aller sur le terrain m'apporte en général l'essence même de mes écrits. Etre écrivain, c'est&amp;nbsp; un sacerdoce, comme Gustave Flaubert qui ne procédait que par notes précises dont il avait scrupuleusement vérifié l'exactitude. Il se condamnait à fréquenter pendant des semaines les bibliothèques jusqu'à ce qu'il ait trouvé le renseignement désiré. Il ne reculait pas devant l'ennui de lire vingt ou trente volumes traitant de la matière. Il ira en outre interroger&amp;nbsp; des hommes compétents, &amp;nbsp;poussera les choses jusqu'à visiter des champs de culture, se rendra sur les lieux, y vivra.&amp;nbsp; Ainsi, pour le premier chapitre de&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'Education Sentimentale&lt;/em&gt;&amp;nbsp;qui a comme cadre le voyage d'un bateau&amp;nbsp; à vapeur remontant la Seine de Paris à Montereau,&amp;nbsp; il a suivi le fleuve en cabriolet, le trajet ne se faisant plus en bateau à vapeur depuis longtemps&amp;nbsp;! C'est fou&amp;nbsp;! Je ne dis pas qu'il était dingue, mais il avait cette passion, celle que j'ai dans les voyages et dans la marche toute simple qui m'a conduit à l'extrême, naturellement,&amp;nbsp; avec fascination et&amp;nbsp; plaisir. Toutefois, bien des écrivains m'ont marqué, et je laisse à mes lecteurs le soin d'apprécier certains de mes auteurs favoris qui m'ont influencé et qu'ils découvriront eux-mêmes, en me lisant. Cependant Antonin Artaud et Georges Bataille et les œuvres du CHE, pour une autre raison, surtout &amp;nbsp;la lecture de son&amp;nbsp;&lt;i&gt;Journal de Bolivie,&lt;/i&gt;furent déterminants.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'écriture de&amp;nbsp;&lt;i&gt;Diarrhée au Mexique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;est assez brute, dans le sens où la matière est tirée du vécu et si elle détonne encore et toujours c'est que la vérité je suis allé la chercher au fond de moi, dans la douleur&amp;nbsp;; récit qui choqua, qui choque encore, et qui choquerait en 2007 comme m'avait dit Éric Dussert avant la sortie du livre, lequel est à l'origine de la troisième publication, ce&amp;nbsp; qui m'encouragea à continuer afin de n'être pas l'auteur d'un&amp;nbsp;&lt;i&gt;seul&lt;/i&gt;&amp;nbsp;livre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;G. D.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Tu vis désormais à Paris. Le globe-trotter est-il encore un promeneur invétéré&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;B.M.&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;&amp;nbsp;Je commencerais par te répondre par ces lignes de Platon, extraites de l'&lt;em&gt;Apologie de Socrate&lt;/em&gt;. «&amp;nbsp;Les hommes peuvent&amp;nbsp;être heureux en demeurant attachés à une forme de vie immuable, que la&amp;nbsp;musique et la poésie n'ont pas besoin de créations nouvelles, qu'il suffit&amp;nbsp;de trouver la meilleure constitution et qu'on peut forcer les peuples à s'y&amp;nbsp;tenir ».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voyager fut toujours ma passion car je trouvais dans ce mode de vie et de vivre une belle manière de découvrir, d'apprendre, d'étudier, sans contraintes, ce que je n'avais pas fait dans mon enfance et mon adolescence. Enfant, je n'eus pas&amp;nbsp; une scolarité exemplaire.&amp;nbsp; Dès mon plus jeune âge, je n'étais pas un fervent de la discipline, j'étais bien plus attiré par les dormeurs à la belle étoile et les bergers. C'est à mon retour d'un&amp;nbsp; long voyage que j'eus l'envie et le besoin de conforter certains acquis appris de la route, en&amp;nbsp; étudiant quelque peu à l'Université. Je ne dis pas, comme Flaubert, que le seul moyen de supporter l'existence, c'est de s'étourdir dans la littérature comme dans une orgie perpétuelle.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La vie de voyage s'était ancrée en moi car toujours elle fit partie de mon existence, un peu comme les gitans qui se meuvent continuellement à travers le monde depuis leur naissance. Même si, aujourd'hui, &amp;nbsp;mes voyages ne me mènent plus aussi loin, très souvent ça passe par l'écriture, une manière de traverser les choses et de vivre différemment. Les yeux sont peut-être moins éblouis par la beauté du spectacle comme l'étaient ceux du voyageur incorrigible que j'étais.&amp;nbsp; J'ai une façon différente de voyager &amp;nbsp;dans l'écriture et je sais que je n'ai pas encore tout puiser de mon vécu &amp;nbsp;et c'est devant les pages blanches que je gribouille &amp;nbsp;à ma table de travail que je perpétue ce qui était ma vie d&lt;i&gt;'explorateur&lt;/i&gt;.&amp;nbsp; J'habite à &amp;nbsp;Paris, entrecoupé de quelques&amp;nbsp; escapades, cependant j'ai gardé cette habitude de persévérer dans cette irrépressible envie de marcher pour encore et toujours découvrir ma ville et &amp;nbsp;mieux comprendre le monde qui m'entoure. Je suis un inlassable marcheur solitaire.&amp;nbsp; Marcher m'est nécessaire. Le globe-trotter que j'étais est devenu un simple homme qui marche. Hier encore, mercredi 22 décembre, je suis revenu de banlieue, d'Ivry,&amp;nbsp; à pied, en essayant de longer la Seine avec ses hautes cheminées d'usines chapeautées de glace, et ces péniches tranquilles, amarrées sur les berges où, quand elles &amp;nbsp;coulent nonchalantes sur le fleuve&amp;nbsp; lent, &amp;nbsp;recouvertes d'un peu de neige comme si c'était seulement cela qu'elles transportaient tant elles flânaient, écrasant les vaguelettes de leur chargement invisible en allant jusqu'au Pont de Tolbiac, un des de mes anciens quartier. Je fus enchanté de&amp;nbsp; suivre la rivière sous la neige. C'était un vrai conte de Noël. Que d'histoires j'ai revécu, que de nouvelles envies m'ont donné le désir de repartir vers l'inconnu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Virginia Woolf, la belle rêveuse londonienne, Jean Giono, Julien Gracq,&amp;nbsp;Jacques Réda, dans&amp;nbsp;&lt;i&gt;Marchons sous la pluie&lt;/i&gt;, Jacques Lacarrière, Karl Gottlob Schelle,&amp;nbsp; Arthur Rimbaud, Léon-Paul Fargue, Walter Benjamin, Henri Calet, André&amp;nbsp; Hardellet ont fait cela bien avant moi. Mais, c'est sans doute de Don José Merino Martin Campos, mon père, que je tiens&amp;nbsp; l'incroyable invention de savoir aller par les chemins et par les routes. Il commença, jeune, très jeune, avant ses dix ans. De Malaga à Madrid, de Madrid à Barcelone, de Santander à Algesiras, il accompagnait les chevaux, à pied, marchant à leurs côtés, de jour et parfois de nuits, dans la beauté des paysages. Je ne compte pas le voyage forcé par l'exil, celui qui lui causa tant de désagréments, LA RETIRADA DE MALAGA,&amp;nbsp; guerre entre hommes du même pays, d'un&amp;nbsp; même village et parfois d'un même clan familial, mais il sut cheminer, armé de fusil ou sans fusil, et faire magnifiquement son très long parcours, celui dont il apprit ce qu'étaient les hommes et les femmes dans des combats féroces, dans la douleur et&amp;nbsp; la défaite, dans le camps des vainqueurs et dans celui des vaincus, sur la route qui le conduisit vers les hommes libres.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;G.D.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;:&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Crois-tu que la culture underground ait quelque chose encore à voir avec la pratique des blogs&amp;nbsp;? Et cette pratique est-elle une chance pour le développement de la pensée et de la création&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;B.M.&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;Oui, bien sûr, et elle &amp;nbsp;se &amp;nbsp;pratique aussi avec les blogs. C'est&amp;nbsp; un mouvement parallèle, hors des circuits officiels normaux du commerce et de diffusion. On devient underground&amp;nbsp; par la force. Ce sont les maffias du show-biz, de l'art subventionné qui obligent l'artiste à prendre cette tangente. En luttant contre l'establishment qui souvent met le créateur à l'écart, on doit trouver la solution pour se faire entendre ou être lu et par ce moyen&amp;nbsp; il lui est possible enfin de dire ce qu'il ne pouvait pas, d'enlever le frein qui ne permet pas de s'exprimer. Les censeurs dans notre société existent, la diffusion par les blogs permet de résister contre ceux qui sont au pouvoir, contre certaines pressions qui obligent l'artiste à trouver d'autres solutions pour mieux se faire entendre et exister enfin. Le moteur de l'underground, dès ses débuts, a été l'exhibition du corps, la transgression des codes sociaux, montrer ce qui est «&amp;nbsp;caché&amp;nbsp;» et le faire venir à la lumière. C'est une avancée importante pour la communication et la liberté d'expression. Underground et blogs ça fonctionne&amp;nbsp; de pair. Tu peux imaginer pourquoi je n'envoyais plus mes manuscrits aux éditeurs, pourquoi certains de mes «&amp;nbsp;textes monstrueux&amp;nbsp;» sont&amp;nbsp; passés à l'oubliette, ignorés ou simplement jetés au feu de la non-prospérité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;G.D.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;:&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Préfères-tu l'ombre à la lumière&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;B.M.&lt;/strong&gt; :&amp;nbsp;Souvent je me sens dans lumière, même si je vais sur la route sans que personne ne soit au courant ni me reconnaisse. Je vais, fidèle à un certain idéal. J'essaye de faire ce dont j'ai le &amp;nbsp;plus envie, c'est ma manière de marcher à la lumière.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Bibliographie de Bienvenu Merino&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Prière&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Nouvelle)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;Manifeste de la Délinquance Littéraire&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Cahiers Zédébis,&lt;/i&gt;&amp;nbsp;1975&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198596&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/00/00/2136251470.jpg&quot; id=&quot;media-2198596&quot; alt=&quot;Prière.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Situations Normales&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Nouvelles)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;(&lt;/i&gt;&lt;i&gt;Cahier des Hirondelles&lt;/i&gt;), 1975&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Fleurs et Chant d'Espoir du peuple d'Espagne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Poème (l'agonie d'un dictateur)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Les Cahiers St Germain des Prés&lt;/i&gt;, 1976&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Plus édition originale accompagnée d'une gravure de l'auteur&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Atelier Say,&lt;/i&gt;&amp;nbsp;1996&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Satisfaction&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;et autres nouvelles&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Revue Le Gué&lt;/i&gt;&lt;i&gt;,&lt;/i&gt;1976-1977-1978&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Extrait d'un voyage dans les excréments&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ou&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Diarrhée au Mexique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(nouvelle)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Editions du Peuple&lt;/i&gt;,&amp;nbsp; 1976&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(épuisé)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198600&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/01/02/1850232329.jpg&quot; id=&quot;media-2198600&quot; alt=&quot;Diarrhée Epuisé.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Réédité par&amp;nbsp;&lt;i&gt;Les Cahiers Lolita,&lt;/i&gt;&amp;nbsp;préface de Gérald Scozzari&lt;i&gt;,&lt;/i&gt;&amp;nbsp;1977&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Scènes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(nouvelle)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Livre d'artiste&lt;/i&gt;, 1996&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198602&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/01/02/1938858314.jpg&quot; id=&quot;media-2198602&quot; alt=&quot;Scènes.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Qui sera libre demain&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Gravures de 10 artistes plasticiens&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Portfolio&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Atelier Say&lt;/i&gt;, 1996&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198604&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/02/00/192889967.jpg&quot; id=&quot;media-2198604&quot; alt=&quot;Qui sera libre.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;•&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ana&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Poème et champs de mots&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Préface de Emilio Sanchez-Ortiz&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Isabelle Venceslas,&lt;/i&gt;&amp;nbsp;1995&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(épuisé)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Descendre au cercueil&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Ouvrage sur Auguste Pinochet)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Dessins à l'encre de l'auteur&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Préambule&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Lettres des&amp;nbsp; femmes prisonnières politique de la prison&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;de haute sécurité de Santiago de Chili&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Connaissance&lt;/i&gt;, 2000&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198606&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/02/01/325833419.jpg&quot; id=&quot;media-2198606&quot; alt=&quot;Descendre au cercueil.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;•&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;O, voyelle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;D'après une œuvre sur acier de l'auteur&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Portfolio&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Isabelle Venceslas,&lt;/i&gt;&amp;nbsp;2002&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198618&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/00/02/37857163.jpg&quot; id=&quot;media-2198618&quot; alt=&quot;voyelle.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Traces de plantes fossilisées&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Carnet des mines, Graissessac-Hérault&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Avec traces et dessins de l'auteur&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Ouvrage personnel,&amp;nbsp; tirage limité, 2005)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;•&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Diarrhée au Mexique&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;ou&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Extrait d'un voyage dans les excréments&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Nouvelle)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Préface de Éric Dussert)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Atelier du Gué, éditeur&lt;/i&gt;&amp;nbsp;2006&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198608&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/01/02/309756381.jpg&quot; id=&quot;media-2198608&quot; alt=&quot;Diarrhée.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;•&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ensayos sobre el placer de la Felaçion&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Essai sur le plaisir de la fellation&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Editions espagnole et française avec photos et dessins de l'auteur&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Coffret, d'Artiste, 2007&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198615&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/01/00/1819313363.jpg&quot; id=&quot;media-2198615&quot; alt=&quot;felaçion.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;•&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Lignes Noires&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;(Encres et &amp;nbsp;dessins)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Isabelle Venceslas, janvier 2010&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2198616&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/01/00/1523467691.jpg&quot; id=&quot;media-2198616&quot; alt=&quot;Lignes noires.jpg&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;•••&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Kris</name>
            <uri>http://krisdeblog.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Tout passe avec le temps…</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://krisdeblog.hautetfort.com/archive/2009/06/13/tout-passe-avec-le-temps.html" />
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        <updated>2009-06-13T21:45:00+02:00</updated>
        <published>2009-06-13T21:45:00+02:00</published>
        <summary>              &amp;nbsp; &quot; L'avenir nous tourmente,                    le passé...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://krisdeblog.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://krisdeblog.hautetfort.com/media/01/01/318871136.2.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1814153&quot; src=&quot;http://krisdeblog.hautetfort.com/media/01/01/2008390479.2.jpg&quot; alt=&quot;0chaton découp .jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1814153&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot;&lt;strong&gt;L'avenir nous tourmente,&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.5pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le passé nous retient,&lt;br /&gt; c'est pour ça que le présent nous échappe.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: right;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;posttitle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Trebuchet MS&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Gustave Flaubert&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;On aimerait&amp;nbsp;que certains sentiments ne palissent pas, que certaines blessures restent vives, que les souvenirs ne s’atténuent pas. Ne pas s’habituer à certains manques, ne pas accepter certaines absences. ne pas trahir ce qui ne sera plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Sans vouloir jouer la masochiste, je pensais tout à l’heure que l’homme avait cela de terrible, cette faculté d'oublier, cette capacité d'abandonner…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Un peu comme la chatte à qui on prend les chatons pour les noyer et qui revient ronronner sur les genoux du maître/bourreau, l’instant d’après…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je comprends bien cette nécessité, il nous faut avancer, recommencer. Ne pas arriver à faire un deuil est pathologique, mais tout de même&amp;nbsp;….&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Voilà c’était la petite pensée du jour…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Bon week-end à vous&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Solko</name>
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        <title>Flaubert dans du formol</title>
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        <updated>2009-04-19T12:19:00+02:00</updated>
        <published>2009-04-19T12:19:00+02:00</published>
        <summary>    J’ai passé une partie de la soirée dans du formol. Curieuse sensation, à...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;J’ai passé une partie de la soirée dans du formol. Curieuse sensation, à vrai dire, sur&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://bovary.univ-rouen.fr/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;ce site Madame Bovary&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;de l’Université de Rouen. On entre (Consulter, feuilleter, etc...)&amp;nbsp;On entre et on&amp;nbsp;se promène à travers les 4500 feuillets du manuscrit de Flaubert, en plaçant en vis-à-vis l’un des six brouillons du manuscrit ainsi que sa transcription. Ils s’y sont mis à 130 pour déchiffrer la calligraphie parfois difficile de Flaubert&amp;nbsp;: joli travail, certes troublant, qui nous rapproche et nous éloigne à la fois du crissement de la plume sur l’original et du bel acte d’écrire à la main.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Travail aux allures de prouesse technologique et génétique, qui fait de Flaubert l’objet docile et quelque peu momifié d’une bizarre expérience&amp;nbsp;:&amp;nbsp;ce sont&amp;nbsp;ses pages, oui, voici ses propres feuillets. Merveille et dérision de la technologie, splendeur et misère, ses pages reproduites à l’identique et se promenant d’écran en écran, de vous à moi, feuillets au vent&amp;nbsp;; les pages de Flaubert comme dans du formol en chacun de nos écrans, lui qui proclamait -comme si c’était un exploit- d’y être&amp;nbsp;parvenu enfin après tant de siècles de littérature : avoir fait un livre sur rien. Rien ! Le voilà donc, ce livre sur rien, ce rien mis à la disposition des foules démocratiques. Mon doigt sur l’écran, pour se saisir des lignes, comme, enfant, mon doigt contre la vitrine de la confiserie. Mais ce n’est qu’une impression d’érudition, un simulacre de connaissance, qui épatera les imbéciles, forcément&amp;nbsp;: quelques chercheurs, sans doute, y trouveront leur vrai compte&amp;nbsp;; cela sauve-t-il cette folle entreprise&amp;nbsp;? Gustave s’était-il jamais douté que son manuscrit serait ainsi pris en otage, bribe par bribe et ligne à ligne pour ne pas dire mot à mot par les forcenés de la numérisation&amp;nbsp;? En voyant toutes ces ratures, on pense au gueuloir, c’est sûr, le gueuloir du forçat de Rouen&amp;nbsp;: « Je vois assez régulièrement se lever l’aurore (comme présentement), car je pousse ma besogne fort avant dans la nuit, les fenêtres ouvertes, en manches de chemise et gueulant, dans le silence du cabinet, comme un énergumène !&amp;nbsp;» écrit-il le 8 juillet 1876 à madame Brenne. Et pour peu qu’on ait à un moment donné dans sa vie fréquenté avec curiosité, passion, estime, envie ou simplement ennui ce texte magnifique (pour moi, j’avais dix-sept ans, c’était dans une petite maison d’un village de Savoie, durant des vacances de juillet - une maison demeurée comme en état, je croyais entendre les pas d’Emma sur le parquet en planches paysannes, et lire sa mélancolie dans les frises fanées de la tapisserie des chambres, et entendre les lieux communs de l’après dîner sous les tonnelles, entre l’abbé et Homais), des souvenirs de lecture peuvent émerger d’eux-mêmes. J'imagine ce fou, au treizième étage d'une tour dans une quelconque métropole du monde, devant son ordi où defilent les lignes du maître, lui aussi, vociférant, gueulant... D’eux-mêmes... &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: 35.45pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt; mso-ascii-theme-font: major-latin; mso-hansi-theme-font: major-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ci-dessous une page du manuscrit (les clichés de Homais sur Paris) et sa transcription.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://solko.hautetfort.com/media/02/00/1696999653.jpg&quot; alt=&quot;flaubert.jpg&quot; name=&quot;media-1706138&quot; id=&quot;media-1706138&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;II, chap. 6&amp;nbsp;: clichés de Homais sur Paris - brouillon, vol. 2, folio 312&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;table width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; border=&quot;0&quot; class=&quot;MsoNormalTable&quot; style=&quot;width: 100%;&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr style=&quot;mso-yfti-irow: 0; mso-yfti-firstrow: yes;&quot;&gt; &lt;td width=&quot;30%&quot; style=&quot;background-color: transparent; width: 30%; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: right;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;td width=&quot;70%&quot; style=&quot;background-color: transparent; width: 70%; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr style=&quot;mso-yfti-irow: 1;&quot;&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: right;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr style=&quot;mso-yfti-irow: 2;&quot;&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Ψ &lt;i&gt;Paris sont très bien vus&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;i&gt;1&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;2&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 3&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; les parties fines chez le traiteur&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; les bals masqués - le champagne. Ça va rouler&lt;br /&gt; &lt;i&gt;qu'ils se dérange&lt;/i&gt; &lt;i&gt;tout cela&lt;/i&gt; &lt;i&gt;je vous assure&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; - je ne le crois pas farceur, &lt;s&gt;dit Léon&lt;/s&gt;.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;objecta l'officier&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr style=&quot;mso-yfti-irow: 3;&quot;&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Mais enfin il va&lt;br /&gt; mener&lt;br /&gt; mener la vie d'étudiant&lt;br /&gt; du reste les étudiants à Ψ&lt;br /&gt; on les recherche à cause&lt;br /&gt; de leur gaité&lt;br /&gt; ils vont même qqfois&lt;br /&gt; trop loin&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;- ni moi non plus. (vivement)&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;s&gt;ta-ta-ta&lt;/s&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;mais l'exemple. - il fera comme les autres - allez&lt;br /&gt; &lt;i&gt;comme ces farceurs s'en&lt;/i&gt; &lt;i&gt;donnent dans leur quartier Latin&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;s&gt;joyeuse&lt;/s&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;vous ne savez pas &lt;s&gt;la vie qu'ils mènent&lt;/s&gt; - &lt;s&gt;&amp;amp; pr peu&lt;/s&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;pr vu d'ailleurs &lt;s&gt;de la et qu'ils&lt;/s&gt; appartiennent à une bonne famille&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;s&gt;qu'ils&lt;/s&gt; aient &lt;s&gt;bonne&lt;/s&gt; tenue, on demande pas mieux&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr style=&quot;mso-yfti-irow: 4;&quot;&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p align=&quot;right&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: right;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;amp; qu'ils sachent danser&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;que de les admettre dans les meilleures sociétés.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;on&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;s&gt;Car on aime beaucoup les étudiants à Paris.&lt;br /&gt; pr avoir du monde dans les soirées&lt;/s&gt;. - &amp;amp; &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;il y a&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;même&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;s&gt;qqfois&lt;/s&gt; des dames du faubourg st germain qui&lt;br /&gt; en deviennent amoureuses ce qui leur fournit&lt;br /&gt; &lt;i&gt;qqf. par suite &lt;s&gt;par la suite&lt;/s&gt; &lt;s&gt;qqfois&lt;/s&gt; &lt;s&gt;par la suite&lt;/s&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;s&gt;qqfois qqfois&lt;/s&gt; l'occasion de faire de très riches&lt;br /&gt; &lt;i&gt;souvent&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ensuite&lt;br /&gt; &lt;s&gt;qqfois&lt;br /&gt;&lt;/s&gt;&lt;/i&gt;mariages.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;eh bien moi&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (rêvant)&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;- &lt;s&gt;Moi&lt;/s&gt; je ne sais pas,&amp;nbsp; moi j'ai peur qu'il ne lui&lt;br /&gt; arrive qque chose.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;vous avez raison&lt;br /&gt; ah c'est vrai &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;il y a&lt;/span&gt; 2&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;- &lt;s&gt;oui il y a des dangers&lt;/s&gt;. le revers de la médaille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr style=&quot;height: 308.35pt;&quot;&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; height: 308.35pt; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal; text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Vous êtes assis, je suppose,&lt;br /&gt; dans un jardin public&lt;br /&gt; quidam vous&lt;br /&gt; un monsieur se met&lt;br /&gt; à côté de vous accoste&lt;br /&gt; il vous offrent une prise &amp;amp;&lt;br /&gt; on cause - vous allez chez lui&lt;br /&gt; peu à peu &lt;s&gt;vous&lt;/s&gt; vous liez.&lt;br /&gt; on*&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;td style=&quot;background-color: transparent; height: 308.35pt; border: #f0f0f0; padding: 0.75pt;&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;i&gt;1&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;on est entouré de toutes sortes de pièges. filous&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&amp;amp; il faut toujours prendre garde à son argent.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;qui ont des équipages bien mis comme vous&lt;br /&gt; &lt;i&gt;je suppose&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&amp;amp; qu'on prendrait pr des diplomates&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &amp;amp; moi - décorés, vous affirment,&amp;nbsp; vous invitent.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;à leur maison de campagnes - des raouts qui me sont pas&lt;br /&gt; mal du tout&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;à dîner, - &amp;amp; tout cela qqfois pr vous voler&lt;br /&gt; &lt;i&gt;un&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;votre bourse ou se faire payer le café.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;vous entraîner à des démarches&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;compromettantes&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;- mais non, ce n'est pas ça. - j'ai peur des&lt;br /&gt; fièvres typhoïdes ce qui arrive ordinairement&lt;br /&gt; aux étudiants de première année.&lt;br /&gt; - je crois que ça vient de l'abus de la charcuiterie&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&amp;amp; des mets de restaurant&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;les viandes salées. - &lt;s&gt;la nourriture de&lt;/s&gt;&lt;br /&gt; restaurant - &lt;s&gt;toutes&lt;/s&gt; ces nourritures épicées&lt;br /&gt; &lt;i&gt;vous&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;finissent par échauffer le sang.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>WG</name>
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        <title>LA PRESSE LITTERAIRE ❘ GUSTAVE FLAUBERT</title>
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        <updated>2008-04-06T08:11:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-06T08:11:00+02:00</published>
        <summary>        &amp;nbsp;     Dans ce nouveau numéro de    La presse Littéraire    dédié...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.guydarol.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/00/74234095.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-942346&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/00/74234095.jpg&quot; alt=&quot;74234095.jpg&quot; name=&quot;media-942346&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Dans ce nouveau numéro de&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;La presse Littéraire&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;dédié à&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Gustave Flaubert&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;, on trouvera deux passionnants entretiens avec&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Cécile Wajsbrot&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;François Taillandier&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;ainsi qu'une promenade dans les&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Cahiers&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Joseph Joubert&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;flânée par&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Luc-Olivier d'Algange&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;. Ma chronique&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Lire la musique&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;rend compte du&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Dictionnaire Gothic&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;présenté par&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Patrick Eudeline&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;, du&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Dictionnaire Gainsbourg&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;proposé par&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Jean-William Thoury&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;, du nécessaire&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Great Black Music&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;de&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Philippe Robert&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et des Mémoires de&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Joe Boyd&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;intitulées&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;White Bicycles, Making Music In The 1960's&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;. Occasions pour moi d'évoquer&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Charles Nodier&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Antonin Artaud&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Aleister Crowley&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Jimmy Page&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Screamin' Jay Hawkins&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Hugo Ball&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Léo Ferré&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Boris Vian&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Huysmans&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Carco&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Mike Heron&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Robin Williamson&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Charles Fourier&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Norman &quot;Hurricane&quot; Smith&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Billie Holiday&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Elaine Brown&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #999999;&quot;&gt;LE SITE DE &lt;a href=&quot;http://www.presselitteraire.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;LA PRESSE LITTERAIRE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>S.</name>
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        <title>« mièvre et féroce  »</title>
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        <updated>2008-03-13T14:18:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-13T14:18:00+01:00</published>
        <summary>    Madame Daudet, lectrice de l’ Hérodias  de Flaubert: « Jamais cet épisode...</summary>
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           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;addmd&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Madame Daudet, lectrice de l’&lt;i&gt;Hérodias&lt;/i&gt; de Flaubert: « Jamais cet épisode si connu de l’histoire juive était apparu avec cette magie de vérité et cette grâce mièvre et féroce que la danseuse Salomé, les lèvres et les sourcils peints, un carré de soie changeante aux épaules, les pieds chaussés de petites pantoufles en duvet de colibri, à demi romaine et barbare, communique à tout ce récit, le plus complet peut-être des trois contes » &lt;b&gt;(Julia Daudet, &lt;i&gt;Études Littéraires -&lt;/i&gt; initialement publié sous le pseudonyme Karl Steen, dans le &lt;i&gt;Journal officiel&lt;/i&gt; du &lt;a href=&quot;http://flaubert.univ-rouen.fr/etudes/tcdaud.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;12 juin 1877&lt;/a&gt;).&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lesvoilesdesalome.hautetfort.com/media/00/00/1232251519.jpg&quot; id=&quot;media-900891&quot; alt=&quot;1232251519.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-900891&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span class=&quot;addmd&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Plus loin, la même sur &lt;i&gt;Les Princesses&lt;/i&gt; de Banville « Ces sonnets ressemblent à des tapisseries anciennes, où sont tissées, dans un cadre tout orné d’attributs mêlés de feuillages exotiques, des nobles dames et des déesses. Chaque point a la saillie d’une perle; et pourtant les couleurs se fondent si bien, brillant si finement que les yeux des femmes, leurs mains roses resplendissent encore parmi ces magnificences qui leur prêtent seulement le feu d’un rayon, la caresse d’un reflet. Rien de plus lumineux, rien de plus doux » &lt;b&gt;(&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;addmd&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;b&gt;Julia Daudet, &lt;i&gt;Études Littéraires&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;addmd&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;b&gt;).&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>WG</name>
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        <title>CARL HANCOCK RUX</title>
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        <updated>2006-08-02T09:00:00+02:00</updated>
        <published>2006-08-02T09:00:00+02:00</published>
        <summary>               Ce natif de Harlem est un militant résolu de la culture noire...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.guydarol.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Garamond;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.guydarol.fr/images/medium_carl_hancock_rux.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/images/medium_carl_hancock_rux.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_carl_hancock_rux.2.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0cm; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0pt; margin-left: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Garamond;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #009966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ce natif de Harlem est un militant résolu de la culture noire dont les actes se traduisent en livres (&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Asphalt, Everything But The Burden)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et en jeu d’acteur (&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;la Tentation de Saint-Antoine,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;fantaisie gospel adaptée de Gustave Flaubert et mise en scène par Bob Wilson).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Garamond;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #009966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Carl Hancock Rux a grandi dans le Bronx éduqué au jazz.&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Good Bread Alley,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;son troisième album, évoque ce nutriment musical autant qu’un &amp;nbsp;intérêt vif pour la soul et l’électro hip-hop. Portée par une voix de baryton basse, l’œuvre est traversée par les influences de Gil Scott-Heron, Marvin Gaye, Terry Callier ou encore Bill Withers. Certains titres pourraient se fondre dans le catalogue de la Motown. Avec des collaborations de Vernon Reid et DJ David Holmes (l’auteur de la bande son d’&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ocean’s Eleven&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;),&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Good Bread Alley&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;génère une impression de bonheur tels qu’en produisent ces temps-ci les réalisations de Son Of Dave ou de Dwight Trible. &lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Guy Darol&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;↕&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Good Bread Alley&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;(Thirsty Ear/Orkhêstra International)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Garamond;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.orkhestra.fr/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;www.orkhestra.fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Garamond;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.carlhancockrux.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;www.carlhancockrux.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Garamond;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.guydarol.fr/images/medium_Numeriser.4.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/images/medium_Numeriser.4.jpg&quot; alt=&quot;medium_Numeriser.4.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.guydarol.fr/images/medium_carl_hancock_rux.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>La Salomé de Flaubert</title>
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        <updated>2005-03-23T09:55:00+01:00</updated>
        <published>2005-03-23T09:55:00+01:00</published>
        <summary>  Scène de la danse du chapitre III de l'  Hérodias       &quot;Mais il arriva du...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Scène de la danse du chapitre III de l'&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://perso.wanadoo.fr/jb.guinot/pages/herodias.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Hérodias&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Mais il arriva du fond de la salle un bourdonnement de surprise et d'admiration. Une jeune fille venait d'entrer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sous un voile bleuâtre lui cachant la poitrine et la tête, on distinguait les arcs de ses yeux, les calcédoines de ses oreilles, la blancheur de sa peau. Un carré de soie gorge-de-pigeon, en couvrant les épaules, tenait aux reins par une ceinture d'orfèvrerie. Ses caleçons noirs étaient semés de mandragores, et d'une manière indolente elle faisait claquer de petites pantoufles en duvet de colibri. Sur le haut de l'estrade, elle retira son voile. C'était Hérodias, comme autrefois dans sa jeunesse. Puis elle se mit à danser. Ses pieds passaient l'un devant l'autre, au rythme de la flûte et d'une paire de crotales. Ses bras arrondis appelaient quelqu'un, qui s'enfuyait toujours. Elle le poursuivait, plus légère qu'un papillon, comme une Psyché curieuse, comme une âme vagabonde et semblait prête à s'envoler.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt 1.4em 0.7em; float: right;&quot; src=&quot;http://lesvoilesdesalome.hautetfort.com/images/medium_salome-l.jpg&quot; alt=&quot;medium_salome-l.jpg&quot; /&gt; Les sons funèbres de la gingras remplacèrent les crotales. L'accablement avait suivi l'espoir. Ses attitudes exprimaient des soupirs, et toute sa personne une telle langueur qu'on ne savait pas si elle pleurait un dieu, ou se mourait dans sa caresse. Les paupières entrecloses, elle se tordait la taille, balançait son ventre avec des ondulations de houle, faisait trembler ses deux seins, et son visage demeurait immobile, et ses pieds n'arrêtaient pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; […] Puis ce fut l'emportement de l'amour qui veut être assouvi. Elle dansa comme les prêtresses des Indes, comme les Nubiennes des cataractes, comme les Bacchantes de Lydie. Elle se renversait de tous les côtés, pareille à une fleur que la tempête agite. Les brillants de ses oreilles sautaient, l'étoffe de son dos chatoyait ; de ses bras, de ses pieds, de ses vêtements jaillissaient d'invisibles étincelles qui enflammaient les hommes. Une harpe chanta ; la multitude y répondit par des acclamations. Sans fléchir ses genoux en écartant les jambes, elle se courba si bien que son menton frôlait le plancher ; et les nomades habitués à l'abstinence, les soldats de Rome experts en débauches, les avares publicains, les vieux prêtres aigris par les disputes, tous, dilatant leurs narines, palpitaient de convoitise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ensuite elle tourna autour de la table d'Antipas, frénétiquement, comme le rhombe des sorcières ; et d'une voix que des sanglots de volupté entrecoupaient, il lui disait - « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Viens ! viens !&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; » - Elle tournait toujours ; les tympanons sonnaient à éclater, la foule hurlait. Mais le Tétrarque criait plus fort « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Viens ! viens ! Tu auras Capharnaüm ! la plaine de Tibérias ! mes citadelles ! la moitié de mon royaume !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 1.4em 0.7em 0pt; float: left;&quot; src=&quot;http://lesvoilesdesalome.hautetfort.com/images/medium_salome_schmutzler.jpg&quot; alt=&quot;medium_salome_schmutzler.jpg&quot; /&gt; Elle se jeta sur les mains, les talons en l'air, parcourut ainsi l'estrade comme un grand scarabée ; et s'arrêta brusquement. Sa nuque et ses vertèbres faisaient un angle droit. Les fourreaux de couleur qui enveloppaient ses jambes, lui passant par-dessus l'épaule, comme des arcs-en-ciel, accompagnaient sa figure, à une coudée du sol. Ses lèvres étaient peintes, ses sourcils très noirs, ses yeux presque terribles, et des gouttelettes à son front semblaient une vapeur sur du marbre blanc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle ne parlait pas. Ils se regardaient.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un claquement de doigts se fit dans la tribune. Elle y monta, reparut ; et, en zézayant un peu, prononça ces mots, d'un air enfantin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Je veux que tu me donnes dans un plat... la tête...&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle avait oublié le nom, mais reprit en souriant : « &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La tête de Iaokanann !&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; » &quot;&lt;/p&gt;
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