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<title>Last posts on gestion de l'eau</title>
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<title>Mégabassines sur la Sèvre niortaise : où en est-on ?</title>
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<published>2025-12-10T21:04:10+01:00</published>
<summary> Publié le 28 novembre 2025 par Nature Environnement 17  &amp;nbsp;   L’actualité...</summary>
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&lt;p&gt;Publié le 28 novembre 2025 par Nature Environnement 17&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;L’actualité récente a mis en lumière les évènements passés à Sainte-Soline et a relancé le débat sur la criminalisation des militants écologistes. Alors que 4 militants seront jugés en appel la semaine prochaine, un point essentiel reste peu abordé&amp;nbsp;: l’illégalité de la bassine de Sainte-Soline. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un projet pensé pour satisfaire des intérêts économiques privés &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le projet de construction de 16 mégabassines sur la Sèvre niortaise a débuté en 2017. Depuis cette date, les associations environnementales n’ont cessé d’alerter sur le manque de collégialité dans la prise de décision alors que la protection de la ressource en eau est d’intérêt général et qu’elles y sont impliquées depuis des décennies.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les associations dénoncent aussi l’ancienneté des données utilisées dans l’étude d’impact (2001-2011) en contradiction avec la quantité d’eau disponible à ce jour, l’absence de prise en compte du changement climatique, notamment la diminution de la quantité d’eau disponible à l’avenir et le non-respect de la réglementation liée aux espèces protégées.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les associations critiquent en outre la faiblesse des engagements agroécologiques pris par les irrigants, vitrine du projet justifiant d’importants financements publics.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un collectif de 10 associations (Nature Environnement 17, le Groupe Ornithologique des Deux-Sèvres, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, les Fédérations de pêche 17, 79 et de Saint-Maixent, Poitou-Charentes Nature, Vienne Nature, SOS Rivières et Environnement et l’Association de Protection, d’Information et d’Etudes de l’Eau et de son Environnement) a ainsi porté le dossier devant la justice.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Première instance&amp;nbsp;: la taille des bassines revue à la baisse &amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 27 mai 2021, le Tribunal administratif de Poitiers a demandé au porteur de projet, la Coop de l’eau 79, de diminuer la taille de 9 réserves sur les 16 envisagées.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toutefois, les données utilisées par le juge pour redimensionner les réserves étaient, de l’avis des associations, déjà obsolètes. Les impacts sur les espèces protégées avaient en outre été écartés. Les associations ont donc fait appel.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Instance d’appel&amp;nbsp;: la prise en compte des espèces protégées &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le &lt;a href=&quot;https://www.ne17.fr/la-victoire-de-la-biodiversite/&quot;&gt;18 décembre 2024&lt;/a&gt;, la Cour administrative d’appel de Bordeaux a annulé les autorisations environnementales de 4 réserves car elles ne comportaient pas de dérogation à l’interdiction de détruire des espèces protégées malgré les impacts importants sur l’avifaune de plaine dont l’Outarde canepetière.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’exigence de dérogation concerne les réserves projetées dans des zones particulièrement sensibles en termes de biodiversité, à savoir les réserves de Saint-Sauvant (86), Messé (79), Mougon (79) et Sainte-Soline (79).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or, illustration de la politique du passage en force, la bassine de Sainte-Soline avait été construite alors que les recours n’étaient pas purgés.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est la raison pour laquelle le collectif d’associations avait déposé plainte début 2024 pour destruction d’habitat d’une espèce protégée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A ce jour, la bassine de Sainte-Soline est donc illégale et ne peut pas être utilisée en raison de ses impacts sur les espèces protégées.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’annulation de l’autorisation d’irrigation &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le collectif d’associations avait déposé un pourvoi devant le Conseil d’Etat concernant les arguments liés à la gestion de l’eau non retenus en appel. Toutefois, le pourvoi n’ayant pas passé le filtre de l’admission, la juridiction ne s’est pas prononcée sur ces arguments.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces derniers ont néanmoins été entendus par le biais d’un autre contentieux&amp;nbsp;: le recours de Nature Environnement 17 contre l’Autorisation Unique de Prélèvement (AUP) pour l’irrigation agricole sur le territoire du Marais poitevin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’AUP concerne l’ensemble des prélèvements sur le territoire dont les 16 réserves prévues sur la Sèvre niortaise. Par jugement du &lt;a href=&quot;https://www.ne17.fr/nouvelle-annulation-de-lautorisation-de-prelevements-deau-pour-lirrigation-dans-le-marais-poitevin-les-prefectures-defaillantes-dans-le-respect-de-la-loi-et-de-la-science-2/&quot;&gt;9 juillet 2024&lt;/a&gt;, confirmé en appel le &lt;a href=&quot;https://www.ne17.fr/partage-de-leau-sur-le-marais-poitevin-les-juges-dappel-confirment-la-baisse-des-volumes-pour-lirrigation-agricole/&quot;&gt;26 septembre 2025&lt;/a&gt;, les juges administratifs ont annulé l’AUP en raison de l’excessivité des volumes autorisés pour l’irrigation et les ont diminués.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or, les nouveaux volumes ne permettraient de remplir que ces 16 réserves et laisseraient les autres irrigants du périmètre sans eau, élément que dénonçaient les associations depuis des années. La volonté d’accaparement de l’eau par une minorité d’irrigants ne peut plus être niée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les suites&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l’heure actuelle, la situation des réserves est plus qu’incertaine. 4 bassines, dont une illégale (Sainte-Soline) sont construites. A Mauzé, les premiers remplissages ont déjà été préjudiciables à l’environnement en &lt;a href=&quot;https://www.ne17.fr/megabassines-des-remplissages-autorises-alors-que-la-riviere-le-mignon-est-a-sec/&quot;&gt;asséchant les cours d’eau&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si des engagements agroécologiques avaient été pris en échange de financements publics, la tentative de greenwashing n’a pas fonctionné puisqu’en novembre 2023 un &lt;a href=&quot;https://donnees-documents.eau-loire-bretagne.fr/archives/archives-actualites/2023/decembre/contenu1/archives-des-actualites-de-decembre-2023/bilan-des-engagements-individuels-et-collectifs-du-protocole-dac.html&quot;&gt;rapport indépendant&lt;/a&gt; a relevé que les engagements n’étaient pas respectés. Par exemple, alors que les irrigants raccordés devaient réduire leur utilisation de pesticides, ils l’ont en réalité augmentée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En outre, et malgré la loi Duplomb qui tente d’écraser la réglementation espèce protégée, les conditions de délivrance d’une dérogation à l’interdiction de détruire une espèce protégée sont très incertaines. Les 4 réserves concernées impactent en effet plus de 30 hectares d’un habitat rare.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les financements publics semblent aussi bloqués et la Coop de l’eau 79 fait face à des difficultés économiques (Reportage &lt;a href=&quot;https://reporterre.net/Le-modele-economique-des-megabassines-du-Poitou-prend-l-eau&quot;&gt;Reporterre&lt;/a&gt; – Reportage &lt;a href=&quot;https://www.mediapart.fr/journal/economie-et-social/011125/megabassines-un-modele-economique-en-train-de-couler&quot;&gt;Médiapart&lt;/a&gt;). L’eau promise n’existant pas, il est fort à parier que les irrigants du périmètre non reliés aux réserves et devant pourtant participer financièrement au projet refuseront, à raison, de payer.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aussi, le journal Médiapart a &lt;a href=&quot;https://www.mediapart.fr/journal/ecologie/011125/deux-chantiers-de-bassines-bloques-par-des-fouilles-archeologiques&quot;&gt;révélé&lt;/a&gt; que les chantiers de deux bassines (Mauzé (79) et Aiffres (79)) étaient pour l’instant bloqués en raison de fouilles archéologiques. La Coop de l’eau 79, informée depuis 2021, n’avait pas diffusé l’information.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, la ressource en eau diminuant du fait du changement climatique, la quantité d’eau à prélever pour remplir ces bassines va encore se réduire et potentiellement entrer en confrontation avec l’alimentation en eau potable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il semble temps de mettre en place une véritable gestion collective de l’eau visant l’intérêt général et la protection des milieux naturels. Le changement climatique l’impose.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://dsne.org/wp-content/uploads/2023/04/Bassines-sainte-soline.jpeg&quot; alt=&quot;Bassines-sainte-soline.jpeg&quot; width=&quot;524&quot; height=&quot;311&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>“Démocratie à sec” : Greenpeace révèle comment les lobbies agricoles manipulent la gestion de l’eau avec la complicité d</title>
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<updated>2025-02-13T19:06:23+01:00</updated>
<published>2025-02-13T19:06:23+01:00</published>
<summary>    Publié le 13 février 2025      Greenpeace France publie aujourd’hui une...</summary>
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&lt;div class=&quot;meta&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;time&gt; &lt;em&gt;Publié le 13 février 2025&lt;/em&gt; &lt;/time&gt;&lt;/div&gt;&lt;section class=&quot;accordion-box&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Greenpeace France publie aujourd’hui une enquête inédite sur les coulisses de la gestion de l’eau en France. Alors que l’eau est devenue un enjeu stratégique du XXIᵉ siècle, l’irrigation, qui représente plus de 46 % de l’eau consommée en France, se retrouve au cœur d’une véritable bataille d’influence [1]. Ce rapport révèle comment les lobbies agricoles manipulent la gouvernance locale de l’eau, avec la complicité de l’État, au détriment de l’environnement et de l’intérêt général. Greenpeace alerte sur le fait que sans un encadrement strict de la gestion de l’eau, ce système continuera de profiter à une minorité d’agriculteurs irrigants, favorisant ainsi l’essor des mégabassines et empêchant le développement de la nécessaire transition agro-écologique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« &lt;em&gt;Ces investigations menées sur deux bassins emblématiques (Adour-Garonne et Loire-Bretagne [2]) mettent en lumière comment les failles de la gouvernance de l’eau sont habilement exploitées par les acteurs de l’agro-industrie pour maintenir leurs privilèges avec la complicité de l’État, &lt;/em&gt;explique Suzanne Dalle, chargée de campagne Agriculture à Greenpeace.&lt;em&gt; Un arsenal de stratagèmes est déployé, engendrant une forme de “privatisation” de l’accès à la ressource en eau qui ne profite qu’à une minorité d’agriculteurs irrigants&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; La gestion de l’eau doit donc être mieux encadrée pour être plus transparente et limiter les conflits d’intérêts néfastes.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les tensions sur la ressource en eau se sont accrues ces dernières années, en particulier dans le secteur agricole avec des conflits de plus en plus importants au sujet de la construction de nouvelles mégabassines. Au cœur de cette surconsommation d’eau par l’agriculture se trouve la culture du maïs [3], destinée majoritairement à l’alimentation animale et à l’exportation alors même qu’elle exige des prélèvements importants en plein été, période de sécheresse&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Greenpeace s’est alors interrogée sur le modèle de gestion de l’eau “à la française” : comment la gouvernance de l’eau fonctionne-t-elle ? Comment en est-on arrivé à la situation actuelle, et qui décide réellement de quoi au cœur de cette bataille d’influence ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2025/02/DEMOCRATIE-A-SEC-synthese-web.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;span class=&quot;mark&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lire la synthèse&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2025/02/EAU-rapport-GP-web.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;span class=&quot;mark&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lire le rapport intégral&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/section&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’emprise des lobbies agricoles dans les instances de gouvernance de l’eau&lt;br /&gt;L’enquête montre comment les instances locales de gouvernance de l’eau, censées garantir une gestion équitable et durable de la ressource, sont verrouillées par les lobbies agro-industriels. Ces derniers utilisent des stratagèmes sophistiqués pour maintenir leurs privilèges sous la forme de prélèvements d’eau excessifs, néfastes à la protection des milieux et au partage de l’eau. Quelques exemples entre autres :&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Déni scientifique &lt;strong&gt;:&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;remise en cause par les représentants de l’agro-industrie des études prônant la réduction des prélèvements, accompagnée de pressions sur les établissements publics conduisant ces études.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tactiques dilatoires&lt;strong&gt; :&lt;/strong&gt; report systématique des échéances réglementaires, distorsion de la vérité concernant les projets de mégabassines [4].&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Surreprésentation des intérêts agricoles &lt;strong&gt;:&lt;/strong&gt; noyautage des commissions locales de l’eau (CLE) grâce à des élus locaux ayant une «&amp;nbsp;double casquette&amp;nbsp;» (élus et agriculteurs, notamment irrigants) et des représentants agricoles “officiels” qui défendent uniquement les intérêts de l’agriculture intensive, générant des conflits d’intérêts évidents.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En parallèle, les acteurs de l’agro-industrie déploient un lobbying acharné pour défendre ce système et sont prêts à tout pour maintenir une irrigation intensive. En témoignent les stratégies violentes mises en place à l’encontre des agents publics chargés de faire respecter les réglementations environnementales, notamment envers l’OFB et des représentants d’associations de protection de l’environnement [5].&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Complicité préfectorale et recul gouvernemental&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Au cœur de cette problématique, l’enquête pointe du doigt la complicité de certains préfets et du gouvernement. Sur les sous-bassins étudiés, des préfets ont soutenu des projets agricoles intensifs au détriment des milieux aquatiques, parfois en dépit d’études scientifiques. Bien que la plupart des préfets ne soient pas des spécialistes des enjeux environnementaux, ils restent responsables de la mise en œuvre de toutes les politiques publiques et dirigent tous les services déconcentrés. Par ailleurs, les autres services censés représenter l’environnement dans la gouvernance de l’eau sont peu présents.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À l’échelle nationale, les politiques publiques favorisent également l’irrigation intensive en augmentant les subventions pour les mégabassines, tout en affaiblissant les moyens des Agences de l’eau. Le gouvernement multiplie les cadeaux financiers à l’agro-industrie, à l’instar de l’abandon de l’augmentation initialement prévue de la redevance sur les prélèvements en eau. Pourtant, alors que l’irrigation représente près de la moitié de l’eau consommée en France, elle n’a contribué qu’à 7 % de la redevance entre 2016 et 2021 : ce sont finalement les consommateurs qui paient la facture.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Greenpeace appelle à une transformation urgente&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour mettre fin à cette gestion défaillante de l’eau, Greenpeace propose plusieurs mesures :&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Encadrer les conflits d’intérêts dans les organes de gouvernance.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Accroître la transparence des décisions locales sur la gestion de l’eau.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Donner aux enjeux écologiques une place centrale dans la mission d’intérêt général des préfets.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Renforcer la pluralité et la représentativité des représentants agricoles, en particulier dans les commissions locales de l’eau.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Redonner les moyens (humains et financiers) d’agir aux agences et services de l’État.&lt;br /&gt;Sanctionner les violences commises sur des militantes et militants écologistes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les tensions sur la ressource en eau sont telles qu’elles ne pourront être apaisées sans repenser en profondeur le modèle agricole et alimentaire&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Greenpeace rappelle que le gouvernement doit déployer des moyens ambitieux pour accompagner les agriculteurs et les agricultrices dans la transition vers une agriculture écologique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Notes aux rédactions :&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;[1] 58 % de l’eau consommée en France métropolitaine relève de l’agriculture : l’agriculture est la première activité consommatrice d’eau devant l’eau potable (26 %), le refroidissement des centrales (12 %) et les usages industriels (4 %) (données pour la période 2010-2020, source : Ministère de la Transition écologique, &lt;a href=&quot;https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/leau-en-france-ressource-et-utilisation-synthese-des-connaissances-en-2023&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;L’eau en France: ressource et utilisation, Synthèse des connaissances&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; en 2023). L’irrigation représente 80 % de la consommation totale d’eau du secteur agricole (source : Assemblée nationale, &lt;a href=&quot;https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/rapports/cion-dvp/l16b2069_rapport-information&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;&lt;em&gt;Rapport d’information&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; n° 2069). Au niveau national, seul un agriculteur sur cinq a recours à l’irrigation (source : AGRESTE, &lt;a href=&quot;https://agreste.agriculture.gouv.fr/agreste-saiku/?plugin=true&amp;amp;query=query/open/RA2020_0052#query/open/RA2020_0052&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;Recensement agricole&lt;/a&gt; 2020).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[2] Les deux sous-bassins étudiés sont :&lt;br /&gt;– La Boutonne : située à cheval sur la Charente-Maritime et les Deux-Sèvres&lt;br /&gt;– Le Clain : situé à cheval sur la Vienne, les Deux-Sèvres et une petite partie de la Charente&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[3] Alors que l’irrigation représente près de la moitié de l’eau consommée en France, seules 6,8 % des terres agricoles sont irriguées et le maïs mobilise 38 % des surfaces irriguées (sources : recensement agricole de 2020. Cité dans : Assemblée nationale, &lt;a href=&quot;https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/rapports/cion-dvp/l16b2069_rapport-information&quot;&gt;rapport n° 2069&lt;/a&gt;, déposé le mercredi 17 janvier 2024 et &lt;a href=&quot;https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/media/7165/download?inline&quot;&gt;&lt;em&gt;L’irrigation des surfaces agricoles&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, février 2024).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[4] Les mégabassines sont développées à partir des volumes de prélèvement élevés octroyés historiquement aux irrigants, sans prise en compte de leur effet sur la ressource. Concernant les deux sous-bassins étudiés dans l’enquête, seul un tiers des irrigants du bassin seraient directement raccordés aux bassines prévues sur le Clain, et moins d’un quart sur la Boutonne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[5] Depuis le début de l’année 2024, plus de 70 implantations de l’Office français de la biodiversité (OFB) ont été visées par des attaques (menaces, insultes, outrages, dégradations de bâtiments…).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://cdn.futura-sciences.com/cdn-cgi/image/width=1280,quality=60,format=auto/sources/images/glossaire/Irrigation1_Paulkondratuk3194-wikimedia-common.jpg&quot; alt=&quot;Irrigation1_Paulkondratuk3194-wikimedia-common.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Sécheresse 2022 : un moment historique qui doit remettre en question notre gestion de l'eau</title>
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<updated>2022-08-11T21:47:53+02:00</updated>
<published>2022-08-11T21:47:53+02:00</published>
<summary> Communiqué de FNE le 11.08.2022.  La sécheresse 2022 s’annonce déjà...</summary>
<content type="html" xml:base="http://lanvert.hautetfort.com/">
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FNE le 11.08.2022.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;FNEChapCP&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La sécheresse 2022 s’annonce déjà historique. Pour l’heure, 95 départements sont concernés par des mesures de restriction des usages de l’eau. 62 départements sont placés en crise, soit le dernier des quatre niveaux d’alerte. Outre le manque de pluie de ces derniers mois et du dernier hiver, cette sécheresse est aussi la conséquence d’une gestion de l’eau inadaptée à la réalité de nos ressources et incohérente par rapport aux connaissances scientifiques. Mauvaise gestion de l’eau et réchauffement climatique&amp;nbsp;: France Nature Environnement revient sur les ingrédients de cette sécheresse gravissime pour notre pays et vouée à se répéter dans les prochaines années. La sobriété, la remise en cause du modèle agricole et la préservation des écosystèmes s’imposent aujourd’hui comme les seules solutions de sortie de&amp;nbsp;crise.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sécheresse&amp;nbsp;: de quoi on parle&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand on parle de sécheresse, on distingue&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;La sécheresse météorologique&amp;nbsp;: “il ne pleut pas”. Un déficit de précipitations prolongé affecte un&amp;nbsp;territoire.&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La sécheresse agronomique&amp;nbsp;: “les sols sont secs”. Le manque d’eau affecte le développement de la&amp;nbsp;végétation.&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La sécheresse hydrologique&amp;nbsp;: “il n’y a plus d’eau dans les rivières”. Les niveaux des nappes souterraines et le débit des cours d’eau diminuent&amp;nbsp;; les milieux aquatiques sont impactés et leur fonctionnement naturel est&amp;nbsp;perturbé.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si la première échappe à notre contrôle et est aggravée par le réchauffement climatique, les deux autres sont étroitement liées à nos choix en matière de gestion de&amp;nbsp;l’eau.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Outre le déficit pluviométrique, une augmentation des températures entraîne un assèchement de l’air en surface et un accroissement de l’évaporation des sols et de la transpiration des plantes. Mais les écosystèmes sont normalement tout à fait capables de gérer ce genre d’épisodes. Le problème, c’est que des décennies d’aménagements et de prélèvements les ont poussés au bout de leur capacité de résilience. Et les conséquences de ces choix se font douloureusement ressentir&amp;nbsp;aujourd’hui.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Aménagements, mauvaise gestion des sols et prélèvements excessifs&amp;nbsp;: la recette d’une sécheresse&amp;nbsp;inédite&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’artificialisation des sols joue un rôle primordial dans les problèmes d’eau que nous rencontrons actuellement. Les zones urbaines sont aujourd’hui largement imperméabilisées, empêchant l’eau de s’infiltrer dans le sol et donc d’aller remplir les réserves&amp;nbsp;souterraines.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il en va de même pour les sols agricoles dont la surface agricole utile (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;SAU&lt;/span&gt;) occupe 50% du territoire hexagonal&amp;nbsp;: destruction structurale des sols, destruction des zones humides et des haies qui permettaient l’infiltration de l’eau… Un sol vivant agit comme une éponge tandis qu’un sol en mauvais état laisse glisser l’eau sans la retenir : elle gonfle les cours d’eau, provoque des inondations et rejoint les océans sans avoir le temps de s’infiltrer.&amp;nbsp;&amp;nbsp;Ces pratiques ont contribué à accélérer le cycle de l’eau alors qu’il faudrait le&amp;nbsp;ralentir.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;“Yaka stocker l’eau”, pourrait-on penser. La nature fait cela très bien et gratuitement, pour peu qu’on lui en donne l’occasion. Au contraire, les retenues d’eau artificielles aggravent les sécheresses qu’elles sont censées combattre&amp;nbsp;: en Espagne, une récente étude a montré que les bassins versants comportant le plus de barrages sont aussi ceux qui connaissent le plus de sécheresses. Par ailleurs, le stockage crée un cercle vicieux de surconsommation de l’eau (&lt;a href=&quot;https://fne.asso.fr/dossiers/secheresse-les-barrages-fausse-solution-face-au-dereglement-climatique&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;plus d’informations ici&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nos prélèvements sont excessifs par rapport aux capacités des milieux&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Eau potable, sécurité incendie, tourisme, refroidissement des centrales nucléaires, industrie, agriculture, hydroélectricité… Pour toutes ces activités, nous utilisons de l’eau douce. La plupart d’entre elles restituent l’eau aux milieux, de plus ou moins bonne qualité. Au contraire, l’irrigation ne restitue pas l’eau, et le stockage de l’eau mène à des pertes de quantité (évaporation), et aussi de qualité (l’eau chauffe, des algues se développent, etc.).&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par ailleurs, l’irrigation de certaines cultures céréalières ponctionne une grande quantité d’eau au moment le plus critique&amp;nbsp;: l’été. Tout cela relève de choix&amp;nbsp;: certains modes de culture sont soutenus pour leur rendement en répondant à un modèle productiviste insoutenable. Nous pouvons faire&amp;nbsp;autrement.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les changements climatiques vont engendrer une baisse d’environ 25 % d’eau disponible d’ici 2050. Si nous continuons à prélever plus que ce que les milieux sont en capacité de supporter, à la fois pendant les hautes eaux où les réserves se reconstituent et dans la période de basses eaux (mai à novembre) où la ressource est en tension, les sécheresses sont inévitables. Et elles seront aggravées par les sécheresses&amp;nbsp;météorologiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Moins prélever, adapter les usages&amp;nbsp;: l’indispensable&amp;nbsp;sobriété&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.ecologie.gouv.fr/sites/default/files/20210126_Assises-Eau_MTE_Feuille%20de%20route.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;Assises de l’eau&lt;/a&gt; ont constitué un moment politique important pour les acteurs de l’eau en 2018-2019 et ont abouti à un “nouveau pacte pour faire face aux changements climatiques”. Elles ont fixé des nouveaux objectifs de réduction des prélèvements d’eau&amp;nbsp;: -10 % en 5 ans d’ici 2025 et -25 % en 15 ans d’ici 2035. Il est temps que tous les secteurs s’attèlent sérieusement à l’atteinte de ces objectifs. 94 % de la surface agricole utile est cultivée en pluvial, et l’irrigation concerne seulement 15 % des exploitations. Cette partie du secteur agricole, en tant que plus grosse consommatrice d’eau l’été, est la première concernée par la mise en place d’une gestion équilibrée de la ressource. Car si on peut cultiver sans irriguer, on ne peut vivre sans&amp;nbsp;eau.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En cela, le modèle agricole productiviste doit être interrogé au regard du réchauffement climatique&amp;nbsp;: un modèle qui pousse &lt;a href=&quot;https://fne.asso.fr/communique-presse/secheresse-l-irrigation-augmente-alors-que-la-ressource-en-eau-diminue&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;vers le développement d’une irrigation à des fins de rendement&lt;/a&gt;, où les sols malmenés ne sont plus capables de remplir leurs fonctions écologiques, où les voix des autres modèles agricoles sont étouffées par un lobbying puissant, c’est un modèle obsolète face aux enjeux climatiques, pour l’avenir des sols, des milieux aquatiques et pour la souveraineté alimentaire de la France (dont l’eau potable fait évidemment&amp;nbsp;partie).&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour Antoine Gatet, vice-président de France Nature Environnement&lt;strong&gt;&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;“C’est l’agroécologie qui nourrit, pas le maïs d’exportation. La souveraineté alimentaire passe par des cultures alimentaires qui ne détruisent pas les milieux et les écosystèmes. &lt;/em&gt;&lt;em&gt;Au-delà de la sobriété, nous devons agir sur les choix de prélèvements et de répartition de l’eau, conformément au droit de l’environnement en place depuis 30 ans.&lt;/em&gt;&lt;em&gt;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rétablir l’équilibre en restaurant les&amp;nbsp;écosystèmes&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour France Nature Environnement, la sobriété des usages doit s’accompagner d’efforts pour rétablir la production d’eau verte (eau de pluie absorbée par les végétaux). Cela passe par la restauration des écosystèmes, afin qu’ils retrouvent leurs fonctionnalités&amp;nbsp;naturelles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;ul style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;li&gt;Protéger et restaurer les milieux qui stockent naturellement l’eau et qui constituent des points d’infiltration vers les nappes souterraines, notamment les zones humides, riches en humus, qui fonctionnent &lt;a href=&quot;https://fne.asso.fr/dossiers/les-5-atouts-des-zones-humides-face-au-dereglement-climatique&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;comme des éponges naturelles&lt;/a&gt;. Elles stockent l’eau, atténuant les inondations, et la restituent aux milieux en cas de sécheresse. La multiplication de ces points d’infiltration est un outil efficace de lutte contre la sécheresse, et s’avère également très bénéfique pour la biodiversité.&amp;nbsp;Le modèle agricole productiviste est largement responsable de leur disparition&amp;nbsp;continue.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En zone urbaine, désartificialiser les sols et limiter les nouvelles artificialisations. Un sol perméable favorise l’infiltration des eaux et limite les inondations d’hiver et les sécheresses&amp;nbsp;l’été.&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;En zone agricole, replanter des haies, des arbres, des bosquets, créer des terrasses pour casser les pentes et atténuer le ruissellement… &amp;nbsp;Outre la restauration des infrastructures naturelles, le passage à des techniques d’agroécologie favorisant les sols vivants est indispensable. Les “mauvaises herbes” n’en sont pas, ce sont les supports des sols vivants dans l’écosystème. Leurs racines permettent à l’eau de s’infiltrer, et le couvert végétal empêche le sol de se&amp;nbsp;dessécher.&amp;nbsp;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p class=&quot;paragraph&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec les 9 milliards d’euros annuels de la &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;PAC&lt;/span&gt; (sur 60 milliards), la France a les moyens de soutenir une politique de sobriété et de transformation de l’agriculture, voire d’effacer les dettes des agriculteurs qui souhaitent passer à l’agroécologie mais qui sont coincés par le poids des&amp;nbsp;emprunts.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/wesley-tingey-oPxXsjTMDTA-unsplash.jpg.webp?itok=_3g2Pmy0&quot; alt=&quot;wesley-tingey-oPxXsjTMDTA-unsplash.jpg.webp?itok=_3g2Pmy0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Sécheresse : l'irrigation augmente alors que la ressource en eau diminue</title>
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<updated>2022-05-18T22:09:28+02:00</updated>
<published>2022-05-18T22:09:28+02:00</published>
<summary> Communiqué de FNE le 18.05.2022  Lors de la réunion du Comité d’Anticipation...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Communiqué de FNE le 18.05.2022&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lors de la réunion du Comité d’Anticipation et de Suivi Hydrologique (&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;CASH&lt;/span&gt;) du 18 mai 2022, France Nature&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Environnement alerte sur l’augmentation de l’irrigation en France. Les chiffres du Recensement Général Agricole 2020 qui viennent de paraître sont éloquents&amp;nbsp;: la surface agricole utile diminue, mais la part de surface agricole utile irriguée augmente, partout, dans toutes les régions. Les parcelles jusque-là en agriculture pluviale sont peu à peu converties à l’irrigation. À l’heure où la sécheresse touche tout le territoire, ces transformations de l’agriculture ajoutent des pressions sur une ressource en eau déjà gravement&amp;nbsp;menacée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chiffres 2020 sur l’irrigation&amp;nbsp;: une augmentation&amp;nbsp;préoccupante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon les chiffres du Recensement Général Agricole 2020, l’irrigation a augmenté dans toutes les régions de France. En France métropolitaine, on constate&amp;nbsp;une augmentation de 14 % de la surface irriguée entre 2010 et 2020. Certaines régions déjà en grand déficit hydrique augmentent ainsi la pression sur leurs ressources. Par exemple la région Occitanie, qui connaît déjà de grandes difficultés dans la gestion de l’eau, voit une augmentation de 12,90 % de sa surface agricole utile irriguée. D’autres régions commencent à prendre cette direction. C’est le cas des Hauts-de-France, où l’irrigation explose&amp;nbsp;: à surface agricole utile quasi constante, l’irrigation a augmenté de près de 78&amp;nbsp;%.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La double particularité de l’usage irrigation est qu’il est concentré sur l’été, c’est-à-dire durant les mois où la ressource est la moins disponible, et que l’eau prélevée ne retourne pas dans les milieux aquatiques, comme c’est le cas par exemple des prélèvements eau potable, puisqu’elle est utilisée par les cultures arrosées. Ces prélèvements ont donc&amp;nbsp;un impact beaucoup plus&amp;nbsp;fort sur une ressource en eau fragilisée, et pour cela ils doivent être gérés dans un cadre collectif, inexistant&amp;nbsp;dans de nombreux&amp;nbsp;territoires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Varenne agricole qui a présenté sa feuille de route le 1er février s’est basé sur&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;des données d’irrigation périmées, datant de 2010&amp;nbsp;! Or&amp;nbsp;les données de 2020, curieusement inutilisées, montrent une évolution préoccupante&amp;nbsp;: la surface agricole se réduit, mais les parcelles restantes ont tendance à se convertir à l’irrigation, impactant nécessairement les ressources en eau des territoires. De nombreuses questions se posent&amp;nbsp;: quelles sont les principales cultures arrosées&amp;nbsp;? Où sont les données publiques sur les nouveaux prélèvements&amp;nbsp;? Quel est le contrôle des volumes prélevés&amp;nbsp;? Comment éviter les risques de déséquilibre déjà observés sur 1/3 du territoire français&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour Florence Denier-Pasquier, administratrice &lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNE&lt;/span&gt; et spécialiste de la gestion quantitative de l’eau&amp;nbsp;&lt;strong&gt;:&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;“La sécheresse actuelle nous oblige à regarder la situation en face. Il y a un vrai risque que les cumuls de nouveaux prélèvements pour l’irrigation soient incompatibles avec l’effondrement des ressources en eau disponibles. Le changement climatique évolue vite et il est urgent d’avoir une politique beaucoup plus cohérente de gestion quantitative de l’eau, fondée sur des données à&amp;nbsp;jour.»&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Face aux sécheresses sévères, la protection de la ressource en eau&amp;nbsp;s’anticipe.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La sécheresse actuelle est aussi sérieuse qu’elle était prévisible, dans un contexte de changement climatique et d’aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes. Dès qu’un manque de précipitations hivernales survient, comme ce fut le cas début 2022, nous nous retrouvons face à une situation précaire vis-à-vis de la ressource en eau.&amp;nbsp;C’est&amp;nbsp;une mise en tension de tous les usages, que ce soit pour l’eau potable, le refroidissement des centrales nucléaires, la production d’hydroélectricité, de nombreuses productions économiques et bien sûr l’agriculture. Sur chaque territoire, l’eau est une ressource en partage entre usagers, qui doit être gérée collectivement dans le respect des milieux&amp;nbsp;aquatiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La réponse d’urgence à cette crise est dans les mains des préfets. Il en va de leur responsabilité de prévenir ces situations, dans le cadre de la nouvelle réglementation sécheresse nationale, et de leur vigilance pour assurer le contrôle de tous les prélèvements. Le mouvement France Nature Environnement est mobilisé au sein des comités “ressource en eau” pour&amp;nbsp;défendre l’usage prioritaire “eau potable” ainsi que la protection des milieux aquatiques, trop souvent négligés par les arrêtés préfectoraux sécheresse alors qu’ils sont lourdement&amp;nbsp;impactés.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Surtout,&amp;nbsp;&lt;span class=&quot;caps&quot;&gt;FNE&lt;/span&gt; rappelle qu’une vraie prévention des sécheresses se prépare en amont, et non au moment de la crise. La réponse de long terme se situe dans les choix des politiques publiques d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, dont la politique de l’eau et des milieux aquatiques, gravement malmenée par le récent Varenne&amp;nbsp;agricole.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La sobriété est la seule voie&amp;nbsp;vivable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 2019, les Assises de l’eau ont mis autour de la table tous les usagers de l’eau et les acteurs de la protection des milieux aquatiques, afin d’arriver à &lt;a class=&quot;ext&quot; href=&quot;https://www.ecologie.gouv.fr/assises-leau&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot; data-extlink=&quot;&quot;&gt;des accords inédits&lt;/a&gt;, dont&amp;nbsp;un objectif de réduction des prélèvements d’eau de 10 % en 5 ans et de 25 % en 15 ans. Les derniers chiffres de l’irrigation vont en sens&amp;nbsp;inverse.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour mieux gérer ces crises, vouées à se multiplier et à s’aggraver, il est nécessaire de&amp;nbsp;mettre en place une réelle politique publique organisant la sobriété de tous les usages de l’eau. Ces usages sont interdépendants, et aujourd’hui le compte n’y est pas&amp;nbsp;: les économies faites dans un secteur sont réduites à néant par la surconsommation d’un autre. Pour partager l’eau, il faut partager les efforts, et donc organiser collectivement la sobriété et que les prélèvements impactants soient effectivement&amp;nbsp;réduits.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La sobriété doit s’accompagner d’un ensemble de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;s&lt;/strong&gt;olutions fondées sur la nature&amp;nbsp;: l’agroécologie, la préservation de zones humides et de paysages bocagers, la désimperméabilisation et la renaturation des sols, qui permettent de ralentir le cycle terrestre de l’eau douce. Elles favorisent leur stockage dans les sols et les nappes phréatiques et permettent d’assurer une meilleure disponibilité de la ressource, sans avoir à la stocker dans des infrastructures artificielles où l’eau&amp;nbsp;s’évapore.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est temps de revenir à l’objectif collectif des Assises de l’eau, nous ne ferons pas l’économie des économies d’eau&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://fne.asso.fr/system/files/styles/4_3_medium/private/images/agriculture-g53403bc08_1920%20%281%29.jpg.webp?itok=5z5B7J6-&quot; alt=&quot;agriculture-g53403bc08_1920%20%281%29.jpg.webp?itok=5z5B7J6-&quot; width=&quot;571&quot; height=&quot;428&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Irriguer oui, mais pour quoi faire ?</title>
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<updated>2022-03-17T20:12:00+01:00</updated>
<published>2022-03-17T20:12:00+01:00</published>
<summary>  La Confédération paysanne n’est, bien sûr, pas contre l’irrigation. Mais...</summary>
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&lt;div class=&quot;resume&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot;&gt;La Confédération paysanne n’est, bien sûr, pas contre l’irrigation. Mais elle est contre l’accaparement de la ressource en eau par une minorité, fuite en avant d’un modèle à bout de souffle, au détriment de l’intérêt général. Pour elle, le changement de modèle agricole est la seule réponse à une bonne gestion quantitative et qualitative de l’eau dans nos territoires, aussi divers soient-ils. Dans un dossier de 9 pages publié dans son numéro de mars, Campagnes solidaires, le journal de la Confédération paysanne, analyse la situation et les besoins afin de proposer une irrigation compatible avec l'agriculture et les écosystèmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;clear: both; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis une quinzaine d'années, la gestion de l'eau et le partage de la ressource sont sources de tensions dans les territoires (barrages de Sivens, «&amp;nbsp;lac&amp;nbsp;» de Caussade...). Les projets de «&amp;nbsp;bassines&amp;nbsp;» – réserves&amp;nbsp; d'eau géantes, sur 10 hectares en moyenne, entourées de hautes digues –&amp;nbsp; se multiplient dans différentes régions, en particulier dans l'Ouest. En Rhône-Alpes, on n'est pas épargnés par les projets de retenues, soit-disant au profit des agriculteurs, mais en réalité surtout dédiés à la neige de culture dans les montagnes de Savoie ou Haute-Savoie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces envies de stocker toujours plus d'eau sont liées à une croyance que cette eau est perdue&amp;nbsp;: elle s'infiltrerait trop vite dans le sol, ou repartirait trop vite vers la mer... C'est oublier que l'eau fait partie d'un cycle, et que vouloir s'immiscer dans ce cycle, c'est jouer à l'apprenti sorcier. &amp;nbsp;&lt;br /&gt;En tant que maraîchère, l'accès à l'eau pour irriguer les légumes est fondamental. D'autant plus que je suis sur un terrain assez filtrant. En 2019, on a eu un problème, avec une baisse de la quantité d'eau disponible dans notre forage. On a du faire un deuxième forage, mais on a mis en parallèle plus de «&amp;nbsp;goutte à goutte&amp;nbsp;» (en plein champ, alors qu'il n'y en avait que sous serre)&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;https://www.confederationpaysanne.fr/sites/1/articles/images/Rodho-irrigation.jpg&quot; alt=&quot;Rodho-irrigation.jpg&quot; width=&quot;277&quot; height=&quot;227&quot; /&gt; afin de diminuer notre consommation d'eau. Un collègue a, lui, fait une petite retenue d'eau à l'échelle de sa ferme. A la Confédération paysanne, nous ne sommes pas opposés à ce type de projet, tout est une question de taille et de type de culture irriguée.&lt;br /&gt;En tant qu'irrigante, je suis allée en janvier 2020 à l'assemblée générale de l'Association des irrigants de l'Isère. Quelle ne fut pas ma déception de me trouver entourée d'agriculteurs (surtout), discutant de projets subventionnés, chiffrés en millions d'euros, de raccordements à l'Isère pour arroser du maïs et des noyers. C'est ainsi que j'ai décidé de m'investir à la commission «&amp;nbsp;Eau&amp;nbsp;» de la Conf.&lt;br /&gt;Suite à cette AG des irrigant.es, j'ai gardé contact avec la personne de l'OUGC (organisme unique de gestion collective, chargé de gérer et répartir les volumes d'eau prélevés à usage agricole sur un territoire)&amp;nbsp; avec lequel on a convenu que je remplacerai un maraîcher qui ne venait pas aux réunions. En janvier 2012, l'OUGC a modifié la clé de répartition des volumes d'eau en fonction du type de culture et type de sol&amp;nbsp;; ce n'est donc plus basé sur les volumes historiques. Une première victoire&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;Par ce dossier, il s'agit de réinterroger globalement le modèle agricole et d'avancer des propositions concrètes pour une irrigation compatible avec l'agriculture et les écosystèmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt; Isabelle Hibon,&lt;br /&gt;maraîchère en Isère&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;hr /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet article est issu du n°381 de &lt;a href=&quot;https://www.confederationpaysanne.fr/campagnes_solidaires.php?dernier=1&quot;&gt;Campagnes solidaires&lt;/a&gt;, le mensuel de la Confédération paysanne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://media.sudouest.fr/1847521/1000x500/a1-29253577-129253577.jpg?v=1617115216&quot; alt=&quot;a1-29253577-129253577.jpg?v=1617115216&quot; width=&quot;638&quot; height=&quot;319&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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<title>L’Etat ordonne la destruction du barrage illégal de Caussade</title>
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<updated>2019-05-07T20:57:09+02:00</updated>
<published>2019-05-07T20:57:09+02:00</published>
<summary> Il y a un mois, le tribunal administratif de Bordeaux confirmait...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a un mois, le tribunal administratif de Bordeaux confirmait l’illégalité du barrage de Caussade. Une décision désormais confortée par l’Etat, qui vient de prendre un arrêté décisif : la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne a 3 mois pour détruire la retenue d’eau construite sans autorisation. Dans un an et demi, le site devra avoir été remis dans son état initial. La protection de l’environnement passe enfin au premier plan, un soulagement pour France Nature Environnement et la SEPANSO Aquitaine, qui suivront de près la remise en état du site.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une position de l’Etat attendue et logique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Après 5 décisions de justice favorables, France Nature Environnement et sa fédération régionale, la SEPANSO Aquitaine, réclamaient la remise en état du site du barrage de Caussade. En toute illégalité, la Chambre d’agriculture du département y avait permis la construction d’une digue pour barrer le ruisseau de Caussade, détruisant notamment l’habitat de plusieurs espèces protégées. Objectif affiché : créer un lac artificiel de 920 000 m3 pour un usage par une vingtaine d'agriculteurs. Mais ce projet ne répond en rien à la problématique locale, qui est de partager la ressource de la manière la plus juste, pour l’ensemble des habitants d’un territoire où l’eau manque régulièrement.&lt;br /&gt;« Afin de retrouver sa crédibilité en matière de gestion partagée de l'eau, et particulièrement sur le bassin Adour-Garonne, l'État devait impérativement organiser la remise en état du site mais aussi obliger à la compensation des dommages d’ores et déjà réalisés sur la nature », explique Michel Dubromel, président de France Nature Environnement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Obligation de détruire le barrage et de remettre en état le site, sous la contrainte si nécessaire&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;La Chambre d’agriculture a donc 3 mois pour détruire le barrage et 18 mois pour remettre le site en état : restaurer le lit de la rivière, les zones humides, les habitats détruits des nombreuses espèces protégées ; mettre en place des mesures de compensation proportionnées aux impacts liés aux travaux illégaux…&lt;br /&gt;Les auteurs des faits vont-ils aujourd’hui respecter les demandes de la préfecture ? Les discours entendus depuis des mois et les années d’intimidations par des personnes déjà condamnées pour agressions et dégradations ont de quoi faire douter. C’est pourquoi l’arrêté précise que la Chambre d’agriculture devra consigner 1 million d’euros montant correspondant aux travaux de suppression du barrage, avec une astreinte de 500€ par jour d’ici 3 mois si la retenue n’a pas disparu.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Racketter l’eau ne peut être une solution face au dérèglement climatique&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Le projet de Caussade est l'illustration d’une fuite en avant face aux effets du changement climatique. Le réchauffement en cours de +2 à +4 degrés a déjà de lourdes conséquences À l’avenir, les situations de stress hydrique risquent de devenir plus fréquentes et les sécheresses plus longues, voire pluriannuelles, empêchant le remplissage des stockages qui se sont multipliés. Ces stockages aggravent la situation hydrologique des territoires et sont une fausse solution pour des agriculteurs confrontés au manque d’eau pour bien des années.&lt;br /&gt;Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont pour rôle de faire respecter les règles communes et d’accompagner l’élaboration de projets de territoires permettant de mieux partager une ressource limitée, dans le respect des milieux aquatiques et leur biodiversité. « Il ne peut y avoir aucune complaisance avec la délinquance écologique et la prise de risques pour la sécurité publique. Ce racket de l’eau ne peut plus durer. C’est pourquoi nous déposerons dans les tous prochains jours une action en responsabilité contre la Chambre d’agriculture devant le tribunal administratif », ajoute Florence Denier-Pasquier vice-présidente de France Nature Environnement.&lt;br /&gt;France Nature Environnement et la SEPANSO Aquitaine soulignent également qu’un meilleur partage de la ressource en eau passera nécessairement par une réduction de la dépendance des agriculteurs à l’irrigation, une meilleure utilisation des retenues déjà créées, un accompagnement au changement vers des cultures moins gourmandes en eau et moins impactantes sur sa qualité et le développement des modèles agro-écologiques plus robustes face au changement climatique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/2019/01/08/reprise_tx_lac_caussade_illustr-00_05_13_09-4029097.jpg?itok=ptVLkLc5&quot; alt=&quot;reprise_tx_lac_caussade_illustr-00_05_13_09-4029097.jpg?itok=ptVLkLc5&quot; width=&quot;693&quot; height=&quot;390&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Des travaux menés en toute illégalité&lt;/p&gt;
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<name>Albert Dreslon</name>
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<title>REVISION DU PLU DE VANVES : BIODIVERSITE ET ECO SYSTEMES EN AVANT</title>
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<updated>2010-05-05T05:45:00+02:00</updated>
<published>2010-05-05T05:45:00+02:00</published>
<summary>    Nous terminons la présentation des 5 objectifs inscrits dans le PADD...</summary>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous terminons la présentation des 5 objectifs inscrits dans le PADD (Projet d’aménagement et de Développement Durable) du PLU en cours de révision et qui seront l’un des thèmes des réunions publiques de quartier de ce mois de Mai.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.5pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Préserver la biodiversité, l’environnement &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à Vanves&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12.5pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;5) PREVERSER L’ENVIRONNEMENT ET SES RESSOURCES&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le PLU constitue une importante opportunité de participer localement à la lutte contre le changement climatique et de façon globale contribuer à limiter les impacts humains sur notre environnement immédiat et élargi&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un des objectifs complémentaires à la question de l’énergie, en dehors des déplacements, vu hier, porte sur les performances énergétiques des constructions. Le PLU prévoit de favoriser les démarches d’isolation thermique des constructions existantes en faveur de moindre consommation énergétiques, le recours aux aux énergies renouvelables (solaire notamment), les constructions bio climatiques, les matériaux peu émetteurs de gaz à effet de serre lors de leur production et de leur destruction, la construction de bâtiment à basse consommation, voire à énergie positive&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans le cadre de la préservation de la bio diversité en ville, le PLU prévoit plusieurs mesures portant à la fois sur les espaces publics et privatifs visant à maintenir les éco-systémes locaux (assurer le maintien des corridors écologiques) et à préserver le ration moyen de 6,7 d’espaces verts par habitant, voire à l’augmenter, chaque habitant se trouvant à moins de 300 m d’un square et de 500 m d’un parc. Le PLU vise à préserver nos espaces verts et parcs, à favoriser la mise en œuvre d’une liaison entre les parcs F.Pic et Michelet, faciliter la création de nouveaux squares de proximité, préserver les alignements d’arbres sur les espaces publics et les arbres remarquables, ainsi que les espaces végétalisés en bordure de voies ou en cœur d’ilôts, développer les toitures terrasses plantées, les murs végétalisés… &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Afin d’améliorer la gestion de l’eau pour préserver la ressource (protection&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; des eaux souterraines des risques de pollution, gestion des eaux pluviales…) plusieurs axes d’interventions sont mis en œuvre de façon complémentaires&amp;nbsp;: Dans le cadre du SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de la gestion de l’Eau) du Bassin Versant Seine-Normandie, il s’agit de maîtriser les rejets polluants, limiter le ruissellement et l’érosion des sols, améliorer la qualité de l’eau afin d’atteindre l’objectif d’un bon état de toutes les eaux à l’horizon 2015. Mais il s’agit aussi de veiller à la qualité des eaux souterraines et du rû traversant le parc F.Pic à ciel ouvert, gérer et assurer la qualité de ressource en eau (réduire la consommation d’eau potable, limiter l’imperméabilité des terrains, la mise en œuvre de procédés de rétention à la parcelle, inciter à la récupération et à la réutilisation de l’eau pluviale, développer des modes de gestions alternatives des eaux pluviales), poursuivre les démarches en faveur de la performance des réseaux d’assainissement comme c’est le cas avec le bassin de rétention des eaux pluviales à l’entrée du parc municipal des sports.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce PLU prend en compte d’autres objectifs&amp;nbsp;: L’amélioration de la gestion des déchets dans le cadre du PDED (Plan Départemental d’Elimination des Déchets) des Hauts de Seine&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; qui vise à la prévention et à la réduction à la source, la valorisation matière et organique, la valorisation énergétique, Sachant que Vanves fait parti du SYCTOM et de GPSO (ex-Arc de Seine) qui a souhaité mettre en place une gestion&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; unique de collectes des déchets.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les risques naturels, Vanves étant surtout concernés par le risque de mouvement de terrains liés aux anciennes carrières (anciennes briqueries) dans les quartiers du Plateau, du Parc des Expositiobns, le côté Nord de la rue Marcheron.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Enfin la réduction des nuisances auprès des habitants, la principale étant sonore, à cause de la proximité d’infrastructures comme le Périp)h, la voie SNCF, les axes routiers (et&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; notamment Larmeroux-Marcheron-Bleuzen et Fratacci-Bd du Lycée), &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la proximité de l’héliport… Dans&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ce cadre là, le PLU prend en compte la nécessité de prévoir des mesures en faveur de l’aménagement des voiries (type de revêtement) et de traitement acoustique des bâtiments, l’aménagement de protections acoustiques sur les secteurs sensibles le long de la voie ferrée. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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