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    <title>Last posts on euroscepticisme</title>
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    <updated>2026-05-12T02:01:51+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Carmen SERGHIE LOPEZ</name>
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        <title>Marx?!</title>
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        <updated>2018-05-01T14:52:00+02:00</updated>
        <published>2018-05-01T14:52:00+02:00</published>
        <summary>        ( Mes photos- La Promenade, Nice )&amp;nbsp;    Quelques minutes avant...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://elargissement-ro.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;color: #222222; font-family: arial, sans-serif; font-weight: 400; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5808369&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://elargissement-ro.hautetfort.com/media/00/01/4133696690.JPG&quot; alt=&quot;DSC_3971 (2).JPG&quot; /&gt;&lt;img id=&quot;media-5808370&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://elargissement-ro.hautetfort.com/media/01/00/3610172385.JPG&quot; alt=&quot;DSC_3973.JPG&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-family: arial, sans-serif; font-weight: 400; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;(&lt;em&gt;Mes photos- La Promenade, Nice&lt;/em&gt;)&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-family: arial, sans-serif; font-weight: 400; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Quelques minutes avant d’ouvrir (pour la première fois) mon nouveau parapluie, transparent et léger, j’ai l’occasion de l’utiliser dans un&amp;nbsp;geste citoyen, en ce jour du 1er&amp;nbsp;mai. Je reste plantée là, devant la petite statue de la Liberté, à repérer la taille et le visage susceptibles de répondre à ma demande, et finalement ça y est, comme on voit sur ces photos. Sur la Promenade, je croise un groupe de militants PCF s’apprêtant à manifester. Peu de temps avant, dans la matinale sur France Culture j’écoutais, d’une oreille distraite mais j’entendais quand même, une discussion sur Marx, pour lequel un regain d’intérêt &lt;em&gt;sévit&lt;/em&gt; dans le monde universitaire et dans les courants gauchistes et gauchisants. A cette analyse spéculative intellectuelle qui a quelque chose d'arrogant à mes yeux, je préfère de loin le point de vue des intellectuels de ces pays-là qui ont vu la théorie du grand homme appliquée à leurs propres vies. En voici un de ces commentaires, &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/petrusigartau/posts/833824340134470&quot;&gt;lu sur Facebook&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-family: arial, sans-serif; font-weight: 400; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’Europe ne pourra être unie tant que la mémoire européenne ne sera pas unifiée. Les élites occidentales ne devraient pas s’attendre à ce que nous&amp;nbsp;jubilions parce qu’elles rendent hommage à Marx&amp;nbsp;! Le communisme n’a pas été une idée mal appliquée, mais une horreur criminelle, une misère sans limites, un crime contre l’humanité, et cela depuis le «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Manifeste&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» de Marx à ce jour, en Corée du Nord. Commémorer l’anniversaire de celui qui a écrit le «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Manifeste du Parti Communiste&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» est tout aussi scandaleux qu’organiser des symposiums autour de la pensée politique révolutionnaire de l’ouvrage «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Mein Kampf&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Comme Hitler, Marx a été honnête sous un aspect&amp;nbsp;: il a annoncé dans son «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Manifeste du PC&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» (1848) toutes les horreurs violentes, criminelles et antidémocratiques de son mouvement politique&amp;nbsp;: « &lt;em&gt;Le prolétariat utilisera sa domination politique pour arracher des mains de la bourgeoisie, pas à pas, tout le capital, afin de centraliser tous les outils de production aux mains de l’Etat, c’est-à-dire, aux mains du prolétariat organisé en tant que classe dominante, et afin d’augmenter au plus vite la&amp;nbsp;masse des forces de production. Au début, cela ne pourrait se faire, bien entendu, que par le non-respect autoritaire du droit de propriété et des relations de production capitalistes.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» Marx n’a pas été un philosophe inoffensif et honorable, et dont les idées auraient été détournées par des bourreaux, il a été un radical à l’origine d’une pensée antidémocratique et dangereuse que les ennemis de la liberté, installés confortablement dans des chancelleries et des universités, continuent d’inoculer aux jeunes. S’il avait vécu au XXe siècle, Marx aurait eu l’occasion d’accomplir ses crimes, et ç'aurait été lui&amp;nbsp;à la place de Lénine ou de Staline. Rendre hommage à Marx, c’est rendre hommage à cette idée, c’est rendre hommage au radicalisme politique et à la violence, ainsi qu’aux crimes qui en ont découlé par une correcte, et non mauvaise, mise en pratique des idées marxistes&amp;nbsp;! Juncker et Poutine sont tout aussi sinistres&amp;nbsp;: l’un glorifie Marx, l’autre glorifie Staline.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-family: arial, sans-serif; font-weight: 400; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Un groupe classique libéral espagnol, El Club de los Viernes,&amp;nbsp;réagit:&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #1d2129; background: white;&quot;&gt;Il faut que Juncker renonce à sa &quot;décision insolente&quot; de rendre hommage à Karl Marx. Cette décision de rendre hommage a Marx lors de la cérémonie de dévoilement d'une statue géante du fondateur du communisme offerte par la Chine à la ville allemande de Trier est une illustration de &quot;la dérive progressiste de l'eurocratie bruxelloise&quot;. Tout comme les fascistes et les nationaux-socialistes, les communistes sont les ennemis des valeurs occidentales qui ont rendu possibles le marché libre, l'Etat de droit, les libertés civiles et l'égalité devant la loi.&amp;nbsp;La décision de&amp;nbsp;commémorer&amp;nbsp;Marx pourra porter atteinte à l'UE, en alimentant le sentiment euro-sceptique.&lt;/span&gt;(&lt;a href=&quot;http://inliniedreapta.net/stire/juncker-omagiere-karl-marx/&quot;&gt;In Linie Dreapta&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-family: arial, sans-serif; font-weight: 400; font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;J’ai partagé &lt;a href=&quot;https://www.facebook.com/serghie.carmen/posts/10155647371678651&quot;&gt;un album sur Facebook, avec des photos du «&amp;nbsp;Paradis communiste&amp;nbsp;&lt;/a&gt;» en Roumanie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;color: #222222; font-weight: 400; font-size: 11pt; font-family: Calibri, sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ferrier</name>
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        <title>Elections slovaques : à droite toute !</title>
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        <updated>2016-03-06T12:09:49+01:00</updated>
        <published>2016-03-06T12:09:49+01:00</published>
        <summary>     On s’attendait à une victoire de Robert Fico, premier ministre sortant...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://thomasferrier.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/00/01/3571613594.png&quot; alt=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/00/01/3571613594.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5312420&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/00/30341629.jpg&quot; alt=&quot;nationalisme,euroscepticisme,Slovaquie,migrants,islam&quot; /&gt;On s’attendait à une victoire de Robert Fico, premier ministre sortant du SMER, parti social-démocrate aux accents nationalistes et anti-migrants. Elle a été au rendez-vous certes mais apparaît davantage comme une victoire à la Pyrrhus. Avec 28.3% des voix, le SMER perd 16 points, ce qui peut s’apparenter à une sérieuse déconvenue, et n’obtient que 49 sièges, loin des 75 sièges requis pour former une majorité. Au moins Robert Fico peut se satisfaire de l’absence d’un grand parti d’opposition.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les grands gagnants sont les différentes formations de droite nationale dont la division ne fut désastreuse pour aucune. Le Parti National Slovaque (SNS), qui avait été écarté du parlement en 2012 avec 4.6% des voix (&amp;lt; 5%, synonyme d’élimination), renaît littéralement sous la conduite de son nouveau dirigeant Andrej Danko et obtient 8.7% des voix et 15 sièges. L’éviction du Le Pen slovaque, Ian Slota, en 2013, est pour beaucoup dans ce résultat. C’est certes un score inférieur à celui que les sondages pouvaient lui faire espérer. Mais la concurrence fut forte. Ainsi, le LSNS («&amp;nbsp;Parti du peuple – Notre pays&amp;nbsp;») de Marian Kotleba, considéré parfois comme néo-fasciste, obtient 8% des voix (contre 1.6% en 2012) et 14 députés. A ces deux partis classique, il faut ajouter le mouvement Sme Rodina («&amp;nbsp;Nous sommes une famille&amp;nbsp;» du populiste Boris Kollar, qui pendant toute sa campagne a tapé sur les migrants musulmans. Il obtient 6.6% des voix et 11 sièges.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La droite eurosceptique et libérale incarnée par le mouvement Sloboda a Solidarita («&amp;nbsp;Liberté et solidarité&amp;nbsp;») s’impose comme deuxième parti du pays avec 12.1% des voix (contre 5.9% en 2012) et 21 sièges. Les autres formations de droite s’en sortent honorablement, à savoir le nouveau venu SIET (5.6% et 11 sièges) et le mouvement OL’ANO (11% des voix et 19 sièges, +2.4 points). Seul les chrétiens démocrates (KDH) échouent de peu et sont éliminés, avec 4.9% des voix (-4 points). Enfin, le Mouvement des Hongrois (SMK/MKP) avec 4% des voix reste à peu près au même niveau qu’en 2012 (-0.26).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec une droite nationale réunie à 23.4% des voix, on peut dire que l’opinion publique slovaque s’est radicalisée suite à la crise des migrants. Il s’agissait pour les Slovaques de mettre la barre suffisamment à droite pour donner à Robert Fico des arguments solides pour résister aux pressions de l’Union Européenne. C’est désormais le cas. Même si ce dernier est malgré tout fragilisé et va probablement devoir s’allier avec ces formations ou en tout cas avec une partie d’entre elles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces résultats vont encourager ceux qui pensent que soutenir au pouvoir une ligne dure aboutit à décomplexer la population et à ouvrir la porte à des formations beaucoup plus radicales. Le cas hongrois l’indique aussi avec un Jobbik qui est souvent en deuxième position derrière le mouvement de Viktor Orban et ce au détriment de la sociale-démocratie. En revanche, en Tchéquie, depuis l’époque des années 90 où le parti des Républicains inquiétait l’opinion occidentale, aucun mouvement nationaliste n’a émergé, mais la droite tchèque est assez à droite pour l’empêcher.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le groupe de Visegrad commence désormais à se singulariser par cette montée d’un courant nationaliste et donc potentiellement ou ouvertement eurosceptique, qui est en réalité motivée par une inquiétude croissante des populations face à l’immigration non-européenne et/ou musulmane qui touche l’Europe occidentale. Boris Kollar a notamment fait campagne sur le fait que Bratislava n’ait pas à connaître la situation de Cologne et de Paris. En France, on préfère fermer les yeux, comme ce politologue de BFM-TV expliquant ce matin que la France était le pays d’Europe ayant le moins d’immigrés, ce qui va contre tout sens commun, puisque ne prenant pas en compte les flux antérieurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Le Parti des Européens&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La situation après les élections du 25 mai...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2014/06/10/la-situation-apres-les-elections-du-25-mai.html" />
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        <updated>2014-06-12T10:00:00+02:00</updated>
        <published>2014-06-12T10:00:00+02:00</published>
        <summary>  Nous avons cueilli sur   RussEurope   un entretien donné par l'économiste...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous avons cueilli sur &lt;a href=&quot;http://russeurope.hypotheses.org/&quot;&gt;&lt;em&gt;RussEurope&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; un entretien donné par l'économiste hétérodoxe &lt;strong&gt;Jacques Sapir&lt;/strong&gt; au site italien &lt;a href=&quot;http://www.lantidiplomatico.it/index.php?idx=1&quot;&gt;&lt;em&gt;Antidiplomatico&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré aux résultats des élections européennes...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4590512&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/2106282002.jpg&quot; alt=&quot;euroscepticisme.jpg&quot; width=&quot;471&quot; height=&quot;312&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La situation après les élections du 25 mai&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Aux élections européennes du 25 mai, c’est de France qu’est arrivé à Bruxelles&amp;nbsp; le message le plus fort avec le Front national comme premier parti du Pays et son programme qui demande clairement la sortie de l’Euro. Il s’agit d’un véritable tremblement de terre comme l’a défini le premier Ministre Manuel Valls. D’après vous qu’est-ce qui a poussé les Français à faire ce choix&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le choix des français s’est fait pour de nombreuses raisons lors de ces élections. Certaines tiennent à la nature du processus dit de construction européenne. Il est clair que pour beaucoup, voter pour le Front National c’était envoyer le message le plus clair à Bruxelles que l’on refusait tant l’Euro que l’UE. De ce point de vue, si d’autres partis, comme le Front de Gauche, avaient eu des positions plus claires, et plus compréhensibles, le résultat aurait pu être un peu différent. Les progrès réalisés par le parti «&amp;nbsp;gaulliste&amp;nbsp;» Debout la République, qui a presque atteint les 4% des votes est symptomatique de ce qu’un discours clair est immédiatement porteur dans ce contexte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;D’autres raisons tiennent à la situation particulière qu’il y a aujourd’hui en France. Il y a en particulier une montée de l’exaspération contre la politique d’un gouvernement, et d’un Président, qui défait aujourd’hui ce que près de quarante années de luttes sociales avaient construit. Ici encore, à tort ou à raison, le Front de Gauche n’a pu recueillir la part qui était logiquement la sienne dans ce vote d’exaspération en raison de position peu lisibles par l’électorat. Pourtant, la sanction par rapport au vote PS a été très claire et l’effondrement de la popularité de François Hollande le confirme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Enfin, il y a un vote d’adhésion aux thèmes développés depuis maintenant un peu plus de trois ans par le Front National. Dans ces thèmes, il ne faut pas sous-estimer (ni sur-estimer d’ailleurs) un sentiment si ce n’est de xénophobie mais en tous les cas de lassitude face à l’immigration telle qu’elle se développe aujourd’hui. Pour de nombreux français aux revenus très modestes, les nouveaux arrivants sont en concurrence directe avec eux sur de nombreux points (comme l’obtention de logements ou la santé). Je remarque d’ailleurs que de nombreux français issus de l’immigration des années 1960 à 1980 ont voté Front National. Il suffit d’analyser le vote quartier par quartier pour le voir. Ainsi, dire que ce vote est un vote «&amp;nbsp;raciste&amp;nbsp;» est une idiotie complète, même s’il y a des racistes au Front National, comme il y en a d’ailleurs dans d’autres partis, hélas. Mais, on a mal mesuré le sentiment de vulnérabilité des française des classes populaires à l’arrivée de la vague actuelle d’immigration. Très souvent ce sont des anciens immigrés, naturalisés français, qui se sont intégrés dans la société française, et qui considèrent que les nouveaux arrivants ont plus de droits qu’eux ou mettent en cause les mêmes budgets sociaux sur lesquels ils ont des avantages. Ce phénomène explique le basculement vers le vote Front National des Français les plus modestes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;De ce point de vue, les manifestations des jeunes lycéens et étudiants, guère plus de quelques milliers pour toute la France, ont été très symptomatiques. Dans le cas de la manifestation de Paris, qui a été la plus importante, vous aviez presque uniquement des «&amp;nbsp;blancs&amp;nbsp;» et des «&amp;nbsp;bourgeois&amp;nbsp;». Il n’y avait pratiquement pas de jeunes issus des lycées professionnels. Aujourd’hui la «&amp;nbsp;protestation&amp;nbsp;» contre le vote FN ne se manifeste que dans les classes supérieures de la société et c’est sans doute cela le véritable «&amp;nbsp;tremblement de terre&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le prochain Parlement européen accueillera trois groupes qui se sont opposés dans leurs campagnes électorales aux politiques de Bruxelles, Berlin et Francfort, avec à leur tête&amp;nbsp;:&amp;nbsp; Marine Le Pen,&amp;nbsp; Nigel Farage et pour la gauche A. Tsipras. Réussiront-ils à créer un bloc d’opposition compact pour empêcher la technocratie européenne de continuer dans son projet d’austérité&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je ne crois pas. Je ne sais pas si le Front National va réussir à constituer un groupe au Parlement Européen, mais il est clair qu’il y a trop de différences entre le FN, UKIP ou Syriza. En un sens, ceci vérifie le fait qu’il n’y a pas de peuple européen et que la dimension nationale du vote est toujours prééminente. Après, il est possible qu’au moment des votes des alliances se réalisent, et ceci est même à souhaiter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le PPE et le PSE seront obligés de tomber les masques du rôle de la fausse opposition&amp;nbsp; et finiront, comme c’est le cas dans différents pays, par se coaliser pour former la prochaine Commission. Ne craignez-vous pas que ces «&amp;nbsp;ententes européennes élargies&amp;nbsp;» ne favorisent une ultérieure perte de souveraineté nationale, sans tenir compte du cri de détresse qu’ont lancé les peuples européens ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je crains qu’hélas ce cri de détresse ne soit pas entendu, parce que les partis du PPE et du PSE ont systématiquement ignorés les réactions et les réticences des peuples depuis maintenant près de 25 ans. Nous aurons une coalition pour faire du Parlement Européen une chambre d’enregistrement de décisions technocratiques prises par la commission.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;D’après vous, quels sont les premières mesures que les nouveaux groupes eurosceptiques qui se sont créés au Parlement européen devraient proposer dans les trois mois&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Si une alliance est possible, elle devrait se faire autour des mots d’ordres suivants. Tout d’abord, interruption des négociations avec les Etats-Unis du traité de libre-échange transatlantique. C’est un traité léonin, qui va contribuer encore plus au démantèlement du modèle social européen. On a aujourd’hui la preuve que la politique des Etats-Unis est extraordinairement agressive contre l’Europe et les européens. Ensuite, ces partis devraient s’entendre pour refuser toute mesure aggravant les politiques d’austérité qui sont aujourd’hui mises en œuvre en Europe. Sur cette base, il est même possible que des alliances de circonstances soient possibles avec le groupe des «&amp;nbsp;Verts&amp;nbsp;», voire avec certains membres du PSE.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La propagande pré-électorale des gouvernements au pouvoir et de Bruxelles &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; voulait nous rassurer sur la situation économique actuelle, toutefois les économies &amp;nbsp; de l’Italie, de la Hollande et du Portugal se sont contractées et la France est dans une situation de stagnation. De surcroît, la zone euro est dans une situation de basse inflation – déflation pour de nombreux pays – qui rend de moins en moins soutenable la trajectoire débit/PIB. Dans un tel contexte, pensez-vous que la zone euro risque de connaître une nouvelle crise qui pourrait remettre en question les outils créés ou bien que&amp;nbsp; «&amp;nbsp; le pire est derrière nous »&amp;nbsp; comme on nous le dit&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le risque d’une nouvelle crise est d’ores et déjà présent. C’est cela qui obligé M. Mario Draghi, le Président de la Banque Centrale Européenne à agir le 5 juin. Mais, les limites de son action montrent aussi son impuissance de fond. Les seules choses qu’il a pu faire ont été d’introduire un taux négatif sur les dépôts et de mettre en place un nouveau LTRO (1) au profit des banques pour un montant de 400 milliards d’euros, au moment d’ailleurs où il faudra rembourser le premier. Ce n’est absolument pas l’équivalent du «&amp;nbsp;quantitative easing&amp;nbsp;» de la réserve fédérale. On sait que les taux négatifs ont une efficacité plus que limitée. Quand au LTRO, il y en avait déjà eu un en 2012. Il est donc intéressant de regarder comment a réagi le taux de change entre l’Euro le Dollar. Le 5 juin au matin, il était tombé à 1,35 USD pour 1 Euro. Il est remonté à 1,36 dès le soir. C’est la preuve que Draghi n’a plus cette capacité qu’il avait il y a deux ans de charmer les marchés. Ces derniers veulent du tangible. Mais, cela, Draghi ne peut le faire sans un conflit majeur avec l’Allemagne. Par ailleurs, les marchés vont maintenant regarder de très prés l’évolution de la situation dans des pays comme la Grèce, mais aussi l’Italie et la France. Touts les conditions pour une nouvelle phase de crise dans la zone Euro dès cet été ou dès septembre sont réunies.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous savons que vous suivez de près la crise ukrainienne. Quel est votre jugement d’ensemble sur l’action de l’UE&amp;nbsp;? Quelle serait, à l’échelle européenne, la meilleure stratégie à adopter pour sortir de cette dangereuse impasse&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’action de l’UE a été très néfaste. Elle a mis, de fait, l’Ukraine devant un choix impossible, celui entre l’Europe et la Russie. Or, compte tenu de la complexité et de la fragilité de ce pays, c’était le type même de choix qu’il fallait éviter. Ensuite, les dirigeants de l’UE ont fermé les yeux sur les dérives du mouvement populaire de la place Maidan. Ce mouvement, commencé comme une protestation contre la corruption du régime, a commencé à dériver dès le mois de décembre 2013 quand il a été hégémonisé par des partis d’extrême-droite. Enfin, l’UE a soutenu implicitement le coup d’Etat qui a provoqué le départ du Président Yanoukovitch. Or, un accord avait été signé entre l’opposition et le pouvoir et des élections étaient normalement prévues. Mais, tout cela a été balayé par le coup d’Etat. Désormais, nous vivons une crise de l’Etat ukrainien, avec des référendums d’auto-détermination qui se sont tenus dans la partie est du pays, et qui conduit désormais à une véritable guerre civile. Le gouvernement de Kiev utilise ses avions et ses hélicoptères contre les insurgés, c’est à dire le même niveau de violence qui avait été le prétexte à une intervention en Libye et qui avait suscité l’émotion de la communauté internationale en Syrie. Il serait urgent que l’UE fasse pression sur les autorités de Kiev pour qu’elle proclame un cessez le feu et qu’elles ouvrent immédiatement des négociations inconditionnelles avec les insurgés. Au-delà, il est clair qu’il faut des élections à une Assemblée Constituante, qui seule pourra déterminer la nature et le degré de fédéralisation du pays, et un engagement de toutes les parties extérieures en présence, tant l’UE que la Russie, de respecter l’indépendance et la neutralité de l’Ukraine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En tant qu’économiste de référence en la matière, pensez-vous que les résultats de ces dernières élections ont renforcé la bataille intellectuelle contre la monnaie unique ou non&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je pense que c’est parce que nous avons marqué des points importants dans le combat intellectuel que l’on a eu des résultats marqués par cette vague d’euro-scepticisme aux dernières élections du 25 mai. Mais, il est dans le même temps clair que le résultats de ces élections, tant le niveau d’abstention que la montée des forces euro-sceptiques, va rendre bien plus audible les discours que nous tenons depuis des années sur l’Euro.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jacques Sapir&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;RussEurope&lt;/em&gt;, 7 juin 2014)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Note :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;1- &lt;span class=&quot;citation not_fr_quote&quot; lang=&quot;en&quot;&gt;&lt;span class=&quot;italique&quot;&gt;&lt;em&gt;Long term refinancing operations&lt;/em&gt;, prêts à long terme accordés aux banques par la BCE.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;citation not_fr_quote&quot; lang=&quot;en&quot;&gt;&lt;span class=&quot;italique&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <title>Elections européennes 2014. Succès du souverainisme, échec du nationalisme ?</title>
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        <updated>2014-05-28T00:51:42+02:00</updated>
        <published>2014-05-28T00:51:42+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;decoded&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/00/449511605.3.png&quot; alt=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/00/449511605.3.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4574151&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/01/376015434.jpg&quot; alt=&quot;1195901.jpg&quot; width=&quot;274&quot; height=&quot;146&quot; /&gt;Le Front National a obtenu 24.85% des voix aux élections européennes, avec un taux de participation d’environ 43%, légèrement meilleur qu’en 2009 mais tout de même très faible. Alors que 88% de ses électeurs ont fait le choix de ce vote à cause de l’immigration, sous-entendue non-européenne, la direction du FN a considéré au contraire que le peuple avait validé ses options UE-phobes et €urophobes, ce qui n’était pas du tout le cas. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A chaque victoire de ce parti, à cause du ras le bol croissant de plus en plus d’électeurs français face à la problématique migratoire, Marine Le Pen y voit un succès de son nouveau positionnement souverainiste. C’est une erreur, une erreur qui aurait été sanctionnée dans les urnes si les media avaient fait un véritable travail d’information en révélant la vérité sur ce parti, au lieu de continuer de le diaboliser et de dramatiser sa récente réussite. Car enfin, si les électeurs du FN découvraient que le positionnement « nouveau » de ce parti sur cette question qui les taraude reposait sur la même utopie universaliste suicidaire que partage toute la classe politique, sans doute chercheraient-ils ailleurs une solution politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si le FN progresse, il ne faut pas oublier que le camp souverainiste et nationaliste a souvent été aux alentours de 23% aux européennes. Malgré la présence de Dupont-Aignan, qui obtient 3,82%, ce qui n’est pas si mal, le FN a bénéficié du report de voix des électeurs du RPF et du MPF, orphelins cette année. Cette progression n’est donc pas au final si spectaculaire, même si le camp eurosceptique (FN+DLR) obtient sept points de plus que son niveau le plus élevé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, il faut reconnaître que les partis souverainistes ou post-nationalistes ont réussi à s’imposer au détriment d’un nationalisme ethnique plus classique, et en l’absence de candidats européistes identitaires, seule véritable réponse politique à la crise de civilisation que connaît l’Europe.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1. Victoire des souverainistes europhobes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec près de 25% des voix pour le FN et 27,5% des voix pour UkiP, les souverainistes triomphent en France et au Royaume-Uni, envoyant à eux deux 48 députés eurosceptiques à Strasbourg. En revanche, le PVV de Wilders avec 13.2% (-3.8) connaît une sérieuse déconvenue, même si le score reste relativement élevé. Surtout, il devient le quatrième parti du pays, ce qui est un déclassement douloureux. Wilders paye sans doute la crise interne de son parti suite à des déclarations perturbatrices sur les Marocains vivant aux Pays-Bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre succès, cette fois au Danemark, où le DFP multiplie par deux son score, en atteignant 26,6% des voix, obtenant quatre députés, devenant le premier parti du pays, ce qui ne saurait préjuger d’une possible victoire électorale aux prochaines législatives. Le DFP, parti d’un pays n’ayant pas l’euro, a toutefois un positionnement eurosceptique modéré. C’est aussi le cas des Sverigedemokraterna qui, avec 9,7%, multiplient leur score par trois. Leur euroscepticisme n’est pas radical, ce parti ne souhaitant pas nécessairement que son pays quitte l’UE. Les SD, connus pour des positions beaucoup plus dures par le passé, ont recentré leur discours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le FPÖ autrichien, avec 20,5% des voix, retrouve un niveau électoral tout à fait correct, même si loin des 27% d’Haider, alors que le BZÖ de feu Haider tombe à 0,5% des voix, disparaissant ainsi totalement du champ politique. Strache peut se féliciter d’avoir été récompensé par son action militante, même s’il a bénéficié aussi de l’absence de Stronach et de celle de la liste Martin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parti des Vrais Finnois, « Perussuomalaiset », avec 12,9% des voix, progresse de plus de trois points, mais est bien en-dessous des 19% qu’il avait obtenus aux législatives. Timo Soini n’a pas réussi à faire de son parti le premier du pays, dans un contexte certes d’abstention forte. Cela semble annoncer un léger reflux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus étonnants sont l’émergence d’un parti populiste tchèque dirigé par un tchéco-japonais et cette « coalition de la nouvelle droite » (KNP) d’un riche excentrique, formation eurosceptique qui obtient 7,06% des voix. La disparition de la Ligue des Familles et de Samoobrona explique sans doute le succès de nouveaux partis. On sait que Marine Le Pen pense au KNP comme septième membre de la coalition parlementaire qu’elle souhaite créer à Strasbourg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut néanmoins relativiser ce succès des formations eurosceptiques, même si l’AfD allemande a obtenu 7,04% des voix, ce qui est un score très satisfaisant pour un parti récent qui avait échoué à obtenir les 5% aux élections législatives. L’AfD devrait sans doute rejoindre le groupe conservateur autour des Tories de Cameron.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Italie, la Ligue du Nord, avec 6,16% des voix, a su remonter la pente en raison d’une nouvelle direction et d’un choix eurosceptique plus affirmé. Frères d’Italie (Fratelli d’Italia) de Giorgia Meloni échouent en revanche aux portes du parlement avec 3,66% des voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, la Lituanie de la liste menée par Rolandas Paksas (TT) obtient 14,27% tandis que la liste patriote LNKK de la Lettonie voisine obtient 14,25% des voix. Paksas est convoité lui aussi par le groupe « Alliance européenne de la liberté » de Wilders et Le Pen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2. Echec relatif des nationalistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet échec relatif des nationalistes est à nuancer car 7 députés nationalistes radicaux font leur entrée au parlement européen de Strasbourg. Avec 9,3% des voix et 3 élus, l’Aube Dorée continue son ascension électorale malgré la répression judiciaire contre ses dirigeants, une campagne internationale contre ce mouvement, et finit à la troisième place des partis, devant le PASOK social-démocrate. D’autres listes nationalistes, dont le retour du Front National grec, obtiennent 1,6% des voix, dont le Laos (1,44%) qui connaît là un effondrement complet. Les Grecs Indépendants, souverainistes, échouent également avec 3,46% des voix mais obtiennent néanmoins un député. L’homologue chypriote de l’Aube Dorée, l’ELAM, se contente de 2,69% des voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De même, avec 14,77% des voix, loin des 20% obtenus aux législatives, le Jobbik fait rentrer trois députés et se permet de devancer le MSZP socialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On notera enfin, à titre anecdotique, que la NPD n’a obtenu qu’1% des voix, score dérisoire lui permettant néanmoins de disposer d’un élu en raison d’une modification de la loi électorale faisant sauter aux élections européennes, et à elles seules, le seuil. Avec 0,6% des voix, il était possible d’avoir un député. Avec 0,4% des voix, les REP échouent néanmoins, la droite nationale n’obtenant que 1,4% en tout en Allemagne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, partout ailleurs, les nationalistes connaissent une sérieuse déconvenue. Le BNP s’effondre à 1,14% (contre 6,5% en 2009), littéralement dévoré par UkiP. Les autres nationalistes atteignent en tout 0,93% des voix. Ataka n’obtient que 2,97% des voix en Bulgarie, concurrencé par le Front National pour le Salut de la Bulgarie (3,07%). Le PRM roumain est réduit à 2,71% des voix. Le SNS slovaque, dont le FN espérait des élus, est à 3,61% des voix, brisé par l’existence d’un SNS « chrétien » (0,64%) des voix et surtout par un parti ultra-nationaliste, le LSNS de l’élu local Marian Kotleba, présenté dans la presse française comme « néo-nazi », avec 1,73% des voix. Quant au voisin tchèque, aucun parti nationaliste n’était candidat, les « républicains » ayant sombré corps et âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La coalition nationaliste croate, « Alliance pour la Croatie », autour des différents HSP, et en l’absence du HCSP, obtient 6,88% et un élu. Ce parti reste mineur. Quant au SNS slovène, avec 4,04% des voix, il échoue de peu. Le SNS reste néanmoins un parti nationaliste très modéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la péninsule ibérique, la droite nationale continue d’être abonnée à des scores ridiculement bas, 0,26% en faisant la somme des voix de « Démocratie nationale », du MSR et de la Phalange. Au Portugal, le PNR se contente d’un 0,37% des voix, avec une légère progression si on peut dire. En Pologne, le « mouvement national » (Ruch Narodowy) obtient 1.4% des voix, ce qui est un échec pour cette coalition de partis ultra-nationalistes dont le congrès avait pourtant été une réussite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3. Le cas belge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Flandre, le NVA de Bart de Wever est le grand vainqueur des élections avec 26,7% des voix et quatre sièges. Ce parti patriote, « nationaliste flamand » modéré, mais aucunement europhobe, réussit à s’implanter à Strasbourg. Il écrase le Vlaams Belang, qui n’obtient que 6,8% des voix et un élu, ce qui est très faible. Le VB paye son ralliement à la ligne eurosceptique de son nouvel allié, Marine Le Pen. Il a également pris sur les questions d’immigration des positions très modérées. Le néo-souverainisme du VB est puni en faveur du NVA.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Wallonie, le Parti Populaire, de droite conservatrice, obtient 6% des voix, ce qui n’est pas négligeable mais en l’absence des « Fronts Nationaux » belges, dissous sur demande expresse de Le Pen. La liste « La Droite » obtient 1,6% des voix et la liste grotesque de « Debout les belges », le parti de Laurent Louis avec comme tête de liste Abdesselam Laghmich, a obtenu 3% des voix, sans doute dans certaines banlieues « dieudonnesques ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si les formations eurosceptiques renforcent leurs positions, avec le triple succès Royaume-Uni/France/Danemark, on ne peut pas affirmer qu’une « vague brune » (au-delà de la question de cette coloration diabolisante totalement inadéquate) a déferlé sur le vieux continent. Les eurosceptiques en Belgique, en Finlande ou aux Pays-Bas reculent même d’une manière significative. Le score du FPÖ autrichien est bon mais c’est son niveau habituel dans les grandes périodes. En Italie, on est encore loin des scores d’Alliance Nationale et de la Ligue du Nord des années 1990. Enfin, en Suède, la progression des SD est nette mais pas forcément significative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès du FN, néanmoins, recréant la surprise à des élections européennes après l’émergence de 1984, mérite une analyse plus poussée qui fera l’objet d’un second article volontairement plus polémique et que je publierai cette semaine.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER (PSUNE/LBTF)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Qui alimente l'euroscepticisme?</title>
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        <updated>2014-04-22T00:05:00+02:00</updated>
        <published>2014-04-22T00:05:00+02:00</published>
        <summary>   Qui alimente l'euroscepticisme?       par Thomas Ferrier        Ex:...</summary>
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          &lt;h3 id=&quot;p1&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black, avant garde; color: #ff6600; font-size: xx-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qui alimente l'euroscepticisme?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;par Thomas Ferrier&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ex: &lt;a href=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;http://thomasferrier.hautetfort.com&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt;&lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt;&lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4519627&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/00/01/3600477890.jpg&quot; alt=&quot;euroscepticisme,mondialisme,souverainisme,atlantisme,marine le pen,martin schulz&quot; width=&quot;282&quot; height=&quot;145&quot; /&gt;Le Front National est crédité dans le dernier sondage IFOP de 24% des suffrages si les élections européennes de mai 2014 avaient lieu ce dimanche, devenant ainsi le premier parti de France à cette élection, une élection qui permit son éclosion en 1984 lorsqu’il atteignit 11% des voix, un score qu’il ne fut en mesure d’égaler qu’en 1989. En 2009, au creux de la vague, il n’obtenait même que 6,34% des voix, contre 9,8% en 2004. C’est dire si le FN en « temps normal » ne brille guère à cette élection. Avec seulement trois députés sortants, il est pourtant parti pour remporter en France les élections européennes et rafler ainsi aux alentours de vingt députés. Et ce phénomène ne concerne pas que la France, puisque de nombreux députés nationalistes et souverainistes devraient faire leur entrée à Strasbourg. C’est le cas des britanniques de UKiP, des finlandais du Perussuomalaiset, des danois du DFP, des autrichiens du FPÖ ou encore des néerlandais du PVV de Wilders. Si les nationalistes régressent en Europe centrale et orientale, ils connaissent à l’ouest une expansion sans précédent.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Qu’est-ce qui peut expliquer un tel regain d’euro-scepticisme, même si les électeurs qui votent pour ces partis le font pour des raisons multiples, et la déception de l’actuelle Union Européenne n’est pas nécessairement la cause principale de leur vote ? Est-ce la force de conviction de ces partis qui expliquerait leur capacité à convaincre un nombre croissant d’électeurs européens de leur faire confiance ? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Ce jeudi 10 avril 2014, Marine Le Pen était l’invitée de l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2. De l’avis de tous, elle a dominé le débat. Tel n’est pas mon avis. Le Pen « fille » ne m’a pas paru brillante ni même inspirée. Ce qui m’a frappé au contraire, c’est la médiocrité de ceux qu’on a voulu lui opposer ou qu’elle a accepté de se voir opposer. Ce n’est donc pas par le talent du nouveau FN ou de sa dirigeante actuelle que ce parti a le vent en poupe. C’est parce qu’en face d’elle, il n’y a rien. Et la nature a horreur du vide. Durant l’émission, on aura eu droit aux leçons de morale d’un riche représentant de la diversité, assénant ses « vérités » au peuple parce que ce dernier vote « mal ». De même, un syndicaliste de Force Ouvrière, de cette corporation qui en France ne représente pas 6% des travailleurs, aura manifesté son ire face à un parti qui rassemble désormais près de 45% des ouvriers. Enfin, le représentant de l’Union Européenne, le tiède UMP Alain Lamassoure, se sera montré incapable de démontrer les bienfaits de la construction européenne depuis un demi-siècle. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Il nous expliquera ainsi doctement que faire l’Europe c’est utile pour encourager la paix en Palestine, ce dont 99% des électeurs se moquent. On se souvient d’un Bayrou qui avait expliqué en 2009 qu’il fallait faire l’Europe… mais pour aider l’Afrique. En clair, pour eux, les problèmes des Européens n’ont pas d’importance et la construction d’une Europe politique n’a pas lieu à leur attention et pour résoudre la crise. Alors que l’Ukraine se déchire à nos portes, parce que les Européens ont agi une fois de plus en valets de l’Amérique, l’Union Européenne propose un traité transatlantique qui nous est très défavorable et s’associe aux sanctions américaines contre la Russie voisine.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Ces technocrates déconnectés du réel, ces « bourgeois bohémiens » qui vivent dans les beaux quartiers préservés de la « diversité » dont ils font la promotion permanente mais pour les autres, ont choisi de laisser le monopole du réel au Front National, qu’ils continuent de diaboliser malgré les courbettes devant l’idéologie dominante qu’exécute Marine Le Pen, parce qu’il s’agit surtout d’enterrer les questions. Mais le peuple ne se fait plus prendre par ces méthodes surannées.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Alors certes, la démagogie du FN sur l’€uro ou sur l’Union Européenne est sans limites, mais après tout, il a bien raison de la pratiquer puisque personne n’ose se confronter à lui en regardant les faits tels qu’ils sont. L’Union Européenne a si peu d’importance aux yeux de nos dirigeants qu’on peut sans vergogne nommer « secrétaire d’état aux affaires européennes » le si médiocre Harlem Désir, en récompense de ses déloyaux services. Pour les partisans de « Bruxelles », l’immigration est une chance quand 76% des Français pensent que c’est une calamité. Pour ces technocrates, il est important, qui plus est en période de chômage, d’encourager le travail des femmes mais surtout pas la natalité européenne en berne. S’il ne faut pas rappeler les racines païennes et chrétiennes de l’Europe, au nom d’une laïcité pervertie, ce n’est pas gênant pour eux d’affirmer de prétendues racines « musulmanes ». On autorise le Kosovo à se séparer de la Serbie mais pas la Crimée à rejoindre la Russie. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Marine Le Pen a eu peur d’affronter Martin Schulz, qui lui a fait une réponse cinglante dans le Nouvel Obs mais n’est-ce pas ce même Schulz qui s’est rendu, pour sa première visite de campagne électorale en France, à Saint-Denis, au cœur même de la « diversité » dont de plus en plus de Français et d’Européens ne veulent pas.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Ce sont ces mêmes responsables qui prétendent défendre l’€uro et l’Union Européenne contre Marine Le Pen mais qui lui donnent en réalité un boulevard en refusant de se mettre au service des Européens et d’assumer ainsi une politique très différente. Il ne peut y avoir d’« Autre Europe » que si elle est bâtie sur des principes et des valeurs radicalement différents. Je rêve d’un partisan de l’Union Européenne opposant à l’immigration post-coloniale qu’acceptent une Le Pen et un Farage les principes d’une européanité assumée. Je rêve d’un partisan de l’Union Européenne qui ose prôner l’abrogation du traité de l’Atlantique Nord et exiger le démantèlement des bases américaines de l’OTAN en Europe. Je rêve d’une Europe politique qui tende la main à Vladimir Poutine et se mette avec lui autour d’une table pour régler la crise ukrainienne.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Si on veut pouvoir faire reculer l’euroscepticisme qui bénéficie à une Marine Le Pen, à un Nigel Farage ou à un Geert Wilders, il faut oser leur opposer une Europe politique déterminée à combattre les maux que la classe politique nationale a renoncé à vaincre. En clair, la seule façon de les étouffer, c’est de les priver de raisons d’être. Si l’Europe réussit demain là où l’état-nation historique a échoué hier et échoue encore, alors les souverainistes disparaîtront en même temps que les mondialistes qu’ils prétendent dénoncer.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Car le premier allié du souverainiste, c’est l’atlantiste de Bruxelles, de Paris ou de Berlin, le mondialiste qui veut livrer le peuple européen à la concurrence déloyale du « tiers-monde » émergent, celui qui veut nous céder pieds et mains liés à Washington. L’euroscepticisme c’est Le Pen mais c’est surtout Hollande et Merkel, chargés par Obama d’empêcher l’émergence de l’Europe Puissance, de la Nation Européenne en devenir. Ils se plaignent de la montée des populistes ? Ils en sont les principaux fourriers.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;L’euroscepticisme est fort parce qu’il n’a en face que des menteurs et des renégats. Et pourtant, les Européens ont un impérieux besoin d’une Europe politique unie, mais pas celle-là. Opposons aux souverainistes et aux mondialistes, rejetés d’un même élan et mis dans un même sac, le discours de l’Europe authentique, celle des Européens ! Le succès de « Marine » n’est que la preuve de l’échec de l’Union Européenne. Si les Européens s’en détournent de plus en plus, pour retomber dans les vieilles lunes du nationalisme rétrograde des imbéciles qui ont détruit par deux fois notre continent et notre civilisation, à qui la faute ? A vous, les gouvernements « nationaux », de « droite » ou de « gauche », partisans d’un même projet suicidaire, d’un même ralliement à votre maître ultra-atlantique.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Pour sauver l’Union Européenne, il faut la refonder sur des valeurs vraiment européennes, et non pas universelles, et la réorienter au service de l’identité européenne authentique, plurimillénaire, non pour maintenir une paix de tièdes, mais pour forger une paix virile, avec une armée européenne crainte et respectée, des frontières qui ne seront pas considérées comme des passoires, et pour une prospérité retrouvée pour les Européens. L’Europe doit faire sa révolution. Si les Européens veulent à nouveau du pain, il leur faut d’abord du fer. Mais en attendant ce réveil salutaire, nous assisterons impuissants à ces joutes funestes, opposant tenants d’un système en place ayant échoué mais prétendant réussir, et partisans d’un « c’était mieux avant » illusoire et mensonger. La duperie, c’est de nous faire croire que l’alternative serait dans le camp souverainiste.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;postbody&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;postbody&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Thomas FERRIER&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Secrétaire Général du PSUNE&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>kerc</name>
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        <title>POUR UNE EUROPE SOUVERAINE</title>
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        <updated>2014-04-14T22:55:00+02:00</updated>
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        <summary>  Editorial   Dans un précédent livre  Pour une Europe puissance, dans un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rce-europe.hautetfort.com/">
          &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Editorial&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans un précédent livre &lt;em&gt;Pour une Europe puissance, dans un monde plus ordonné&lt;/em&gt; publié en 2005 chez le même éditeur, je dénonçais «&amp;nbsp;la collusion de fait entre les souverainistes et les adeptes d’une Europe qui se réduirait à une simple zone de libre échange&amp;nbsp;».&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A travers divers textes qui se voulaient être autant de plaidoyers que de leitmotivs, j’appelais tous les défenseurs de l’Europe puissance à se rassembler en transcendant leurs clivages politiques pour faire avancer ce grand projet.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans l’introduction, j’indiquais notamment&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je crois en une Europe qui oserait s’affirmer en tant que telle, c’est-à-dire en tant qu’Europe puissance, afin de permettre aux Etats, aux nations et aux peuples qui la composent de compter et de ne pas perdre leur rang et leur rôle.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je crois en une Europe des valeurs, forte, imprégnée d’humanisme, de raison, de la philosophie des lumières et de son héritage culturel, respectueuse tant des droits et des devoirs de l’homme et de la femme, qui sache s’affirmer et s’imposer afin de faire respecter précisément ces valeurs et ces principes pour lesquels des générations entières ont combattu, parfois au sacrifice de nombreuses vies.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je crois en une Europe unie qui permettrait à chacune des nations qui en ferait partie d’enrayer son inéluctable déclin si d’aventure elles entendaient rester à l’écart de ce projet, de ce grand dessein comme j’ai l’habitude de le désigner.&amp;nbsp;»&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Car l’Europe, en effet, est un grand dessein. Sous réserve, évidemment que l’on ne se contente pas&amp;nbsp; de construire l’Europe des marchands, mais que l’on ait vraiment à cœur de faire celle des citoyens et des peuples d’Europe.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Expliquer, expliquer encore et toujours les raisons de croire en l’avenir de l’Europe en tant que puissance m’a toujours paru être quelque chose&amp;nbsp; de consubstantielle à notre propre survie en tant que civilisation.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Abandonner une part de souveraineté au niveau de chaque nation, c’est aller vers une souveraineté partagée au niveau européen, c’est accepter l’idée d’une Europe souveraine. Or, une Europe souveraine, c’est permettre aux peuples qui l’habitent de continuer à pouvoir jouer un rôle sur la scène du monde et amplifier l’écho de leurs voix dans le concert des nations.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès 1992, je dénonçais une politique d’élargissements prématurés&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Vouloir anticiper là encore les échéances, ne conduirait qu’à provoquer l’écroulement d’un édifice dont on doit d’abord consolider les bases si l’on souhaite qu’il puisse résister aux aléas de l’Histoire.&amp;nbsp;»&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’élargissement de l’Europe ne doit pas être une fin en soi et servir d’alpha et d’oméga au projet européen.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’Europe est confrontée à une grave crise d’identité. Nous le savons depuis longtemps. En mai 1994, j’indiquais&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’Europe qu’il s’agit de construire est celle des citoyens et non celle des nationalismes et des tribus.»&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans le même sens, il m’a toujours paru fondamental pour l’avenir de l’Europe que les femmes et les hommes d’Europe sachent transcender leurs clivages partisans sous peine de rendre impossible la concrétisation de cette grande idée qu’est le concept d’Europe unie.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’Europe n’est pas qu’un espace géographique. C’est aussi et surtout une histoire et une culture.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De l’antiquité gréco-romaine jusqu’à l’époque contemporaine en passant par la Renaissance, l’Europe a joué un rôle fondamental dans l’émergence d’une civilisation phare et n’a pas cessé d’essaimer idées et projets qui ont fait le tour du monde.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Là où certains raisonnent en termes de parts de marché, il faut que nous raisonnions en termes de civilisation et c’est cette approche qui doit guider nos pas.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Promouvoir une Europe puissance, une Europe souveraine permettra précisément à cette civilisation de rayonner et de se développer.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l’évidence, tous les Etats de l’Union&amp;nbsp; ne sont pas prêts à faire le saut qualitatif qu’impose cette approche et cette volonté de franchir un pas décisif. Aussi, est-il urgent qu’une avant-garde, un noyau dur se constitue afin de donner l’impulsion nécessaire. Rien ne serait pire que l’inaction et le sentiment que décidément l’Europe Unie demeure un vœu pieux.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toujours dans le même sens, j’écrivais en septembre 2003&amp;nbsp;: «Aussi, le moment est-il sans doute proche où quelques-uns des Etats fondateurs et quelques autres Etats membres de l’Union européenne devront prendre des initiatives fortes afin de donner le jour, au sein de l’Union actuellement en devenir, à cet embryon véritable de l’Europe puissance que nous appelons de nos vœux.»&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec mes amis du Rassemblement Civique pour l’Europe, club de réflexion et de propositions politiques, j’ai toujours milité et tenté d’œuvrer en faveur d’une Constitution européenne qui aurait pu être, qui aurait dû être l’acte fondateur de cette Europe puissance, de cette Europe souveraine. C’est pourquoi le premier éditorial retenu dans ce livre explicite les raisons de mon choix en faveur du oui lors du référendum relatif au traité constitutionnel de 2005. Les textes suivants constituent autant de plaidoyers et de leitmotivs en faveur de l’émergence d’une Europe souveraine, seule réponse crédible aux thèses des europhobes qui défendent le souverainisme au niveau des seuls Etats et se trompent ainsi de temps et d’époque.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mis bout à bout et précédés d’un court texte rappelant le contexte dans lequel s’inscrivait chacun de ces textes, ils complètent ceux qui étaient réunis dans &lt;em&gt;Pour une Europe puissance dans un monde plus ordonné&lt;/em&gt; et ont la «&amp;nbsp;modeste ambition&amp;nbsp;» de proposer des pistes de réflexion, voire des solutions pour permettre au projet européen de rebondir et de retrouver l’adhésion des peuples.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puissent les quelques propositions et idées développées tout au long des pages qui suivent alimenter positivement le débat et être relayées par les acteurs du changement au niveau européen, c’est-à-dire bien sûr les dirigeants mais aussi les citoyens.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puissent-ils aussi constituer autant de réponses de nature à endiguer la montée en puissance&amp;nbsp; d’europhobes qui ne mesurent pas les effets négatifs que ne manqueraient pas d’entraîner pour chacune des nations d’Europe la mise en œuvre de leurs propres propositions.&lt;/h3&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Gérard-David Desrameaux&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;* L’auteur reproduit ici l’introduction de son dernier livre&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Pour une Europe souveraine, Ecrits et plaidoyers.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Dans le même sens, il en reproduira prochainement la conclusion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ferrier</name>
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        <title>Qui alimente l'euroscepticisme ?</title>
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        <updated>2014-04-13T21:50:00+02:00</updated>
        <published>2014-04-13T21:50:00+02:00</published>
        <summary>     Le Front National est crédité dans le dernier sondage IFOP de 24% des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;decoded&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/00/449511605.3.png&quot; alt=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/00/449511605.3.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4519627&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/00/01/3600477890.jpg&quot; alt=&quot;euroscepticisme,mondialisme,souverainisme,atlantisme,marine le pen,martin schulz&quot; width=&quot;282&quot; height=&quot;145&quot; /&gt;Le Front National est crédité dans le dernier sondage IFOP de 24% des suffrages si les élections européennes de mai 2014 avaient lieu ce dimanche, devenant ainsi le premier parti de France à cette élection, une élection qui permit son éclosion en 1984 lorsqu’il atteignit 11% des voix, un score qu’il ne fut en mesure d’égaler qu’en 1989. En 2009, au creux de la vague, il n’obtenait même que 6,34% des voix, contre 9,8% en 2004. C’est dire si le FN en « temps normal » ne brille guère à cette élection. Avec seulement trois députés sortants, il est pourtant parti pour remporter en France les élections européennes et rafler ainsi aux alentours de vingt députés. Et ce phénomène ne concerne pas que la France, puisque de nombreux députés nationalistes et souverainistes devraient faire leur entrée à Strasbourg. C’est le cas des britanniques de UKiP, des finlandais du Perussuomalaiset, des danois du DFP, des autrichiens du FPÖ ou encore des néerlandais du PVV de Wilders. Si les nationalistes régressent en Europe centrale et orientale, ils connaissent à l’ouest une expansion sans précédent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qui peut expliquer un tel regain d’euro-scepticisme, même si les électeurs qui votent pour ces partis le font pour des raisons multiples, et la déception de l’actuelle Union Européenne n’est pas nécessairement la cause principale de leur vote ? Est-ce la force de conviction de ces partis qui expliquerait leur capacité à convaincre un nombre croissant d’électeurs européens de leur faire confiance ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jeudi 10 avril 2014, Marine Le Pen était l’invitée de l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2. De l’avis de tous, elle a dominé le débat. Tel n’est pas mon avis. Le Pen « fille » ne m’a pas paru brillante ni même inspirée. Ce qui m’a frappé au contraire, c’est la médiocrité de ceux qu’on a voulu lui opposer ou qu’elle a accepté de se voir opposer. Ce n’est donc pas par le talent du nouveau FN ou de sa dirigeante actuelle que ce parti a le vent en poupe. C’est parce qu’en face d’elle, il n’y a rien. Et la nature a horreur du vide. Durant l’émission, on aura eu droit aux leçons de morale d’un riche représentant de la diversité, assénant ses « vérités » au peuple parce que ce dernier vote « mal ». De même, un syndicaliste de Force Ouvrière, de cette corporation qui en France ne représente pas 6% des travailleurs, aura manifesté son ire face à un parti qui rassemble désormais près de 45% des ouvriers. Enfin, le représentant de l’Union Européenne, le tiède UMP Alain Lamassoure, se sera montré incapable de démontrer les bienfaits de la construction européenne depuis un demi-siècle. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous expliquera ainsi doctement que faire l’Europe c’est utile pour encourager la paix en Palestine, ce dont 99% des électeurs se moquent. On se souvient d’un Bayrou qui avait expliqué en 2009 qu’il fallait faire l’Europe… mais pour aider l’Afrique. En clair, pour eux, les problèmes des Européens n’ont pas d’importance et la construction d’une Europe politique n’a pas lieu à leur attention et pour résoudre la crise. Alors que l’Ukraine se déchire à nos portes, parce que les Européens ont agi une fois de plus en valets de l’Amérique, l’Union Européenne propose un traité transatlantique qui nous est très défavorable et s’associe aux sanctions américaines contre la Russie voisine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces technocrates déconnectés du réel, ces « bourgeois bohémiens » qui vivent dans les beaux quartiers préservés de la « diversité » dont ils font la promotion permanente mais pour les autres, ont choisi de laisser le monopole du réel au Front National, qu’ils continuent de diaboliser malgré les courbettes devant l’idéologie dominante qu’exécute Marine Le Pen, parce qu’il s’agit surtout d’enterrer les questions. Mais le peuple ne se fait plus prendre par ces méthodes surannées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors certes, la démagogie du FN sur l’€uro ou sur l’Union Européenne est sans limites, mais après tout, il a bien raison de la pratiquer puisque personne n’ose se confronter à lui en regardant les faits tels qu’ils sont. L’Union Européenne a si peu d’importance aux yeux de nos dirigeants qu’on peut sans vergogne nommer « secrétaire d’état aux affaires européennes » le si médiocre Harlem Désir, en récompense de ses déloyaux services. Pour les partisans de « Bruxelles », l’immigration est une chance quand 76% des Français pensent que c’est une calamité. Pour ces technocrates, il est important, qui plus est en période de chômage, d’encourager le travail des femmes mais surtout pas la natalité européenne en berne. S’il ne faut pas rappeler les racines païennes et chrétiennes de l’Europe, au nom d’une laïcité pervertie, ce n’est pas gênant pour eux d’affirmer de prétendues racines « musulmanes ». On autorise le Kosovo à se séparer de la Serbie mais pas la Crimée à rejoindre la Russie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marine Le Pen a eu peur d’affronter Martin Schulz, qui lui a fait une réponse cinglante dans le Nouvel Obs mais n’est-ce pas ce même Schulz qui s’est rendu, pour sa première visite de campagne électorale en France, à Saint-Denis, au cœur même de la « diversité » dont de plus en plus de Français et d’Européens ne veulent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sont ces mêmes responsables qui prétendent défendre l’€uro et l’Union Européenne contre Marine Le Pen mais qui lui donnent en réalité un boulevard en refusant de se mettre au service des Européens et d’assumer ainsi une politique très différente. Il ne peut y avoir d’« Autre Europe » que si elle est bâtie sur des principes et des valeurs radicalement différents. Je rêve d’un partisan de l’Union Européenne opposant à l’immigration post-coloniale qu’acceptent une Le Pen et un Farage les principes d’une européanité assumée. Je rêve d’un partisan de l’Union Européenne qui ose prôner l’abrogation du traité de l’Atlantique Nord et exiger le démantèlement des bases américaines de l’OTAN en Europe. Je rêve d’une Europe politique qui tende la main à Vladimir Poutine et se mette avec lui autour d’une table pour régler la crise ukrainienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on veut pouvoir faire reculer l’euroscepticisme qui bénéficie à une Marine Le Pen, à un Nigel Farage ou à un Geert Wilders, il faut oser leur opposer une Europe politique déterminée à combattre les maux que la classe politique nationale a renoncé à vaincre. En clair, la seule façon de les étouffer, c’est de les priver de raisons d’être. Si l’Europe réussit demain là où l’état-nation historique a échoué hier et échoue encore, alors les souverainistes disparaîtront en même temps que les mondialistes qu’ils prétendent dénoncer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car le premier allié du souverainiste, c’est l’atlantiste de Bruxelles, de Paris ou de Berlin, le mondialiste qui veut livrer le peuple européen à la concurrence déloyale du « tiers-monde » émergent, celui qui veut nous céder pieds et mains liés à Washington. L’euroscepticisme c’est Le Pen mais c’est surtout Hollande et Merkel, chargés par Obama d’empêcher l’émergence de l’Europe Puissance, de la Nation Européenne en devenir. Ils se plaignent de la montée des populistes ? Ils en sont les principaux fourriers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’euroscepticisme est fort parce qu’il n’a en face que des menteurs et des renégats. Et pourtant, les Européens ont un impérieux besoin d’une Europe politique unie, mais pas celle-là. Opposons aux souverainistes et aux mondialistes, rejetés d’un même élan et mis dans un même sac, le discours de l’Europe authentique, celle des Européens ! Le succès de « Marine » n’est que la preuve de l’échec de l’Union Européenne. Si les Européens s’en détournent de plus en plus, pour retomber dans les vieilles lunes du nationalisme rétrograde des imbéciles qui ont détruit par deux fois notre continent et notre civilisation, à qui la faute ? A vous, les gouvernements « nationaux », de « droite » ou de « gauche », partisans d’un même projet suicidaire, d’un même ralliement à votre maître ultra-atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sauver l’Union Européenne, il faut la refonder sur des valeurs vraiment européennes, et non pas universelles, et la réorienter au service de l’identité européenne authentique, plurimillénaire, non pour maintenir une paix de tièdes, mais pour forger une paix virile, avec une armée européenne crainte et respectée, des frontières qui ne seront pas considérées comme des passoires, et pour une prospérité retrouvée pour les Européens. L’Europe doit faire sa révolution. Si les Européens veulent à nouveau du pain, il leur faut d’abord du fer. Mais en attendant ce réveil salutaire, nous assisterons impuissants à ces joutes funestes, opposant tenants d’un système en place ayant échoué mais prétendant réussir, et partisans d’un « c’était mieux avant » illusoire et mensonger. La duperie, c’est de nous faire croire que l’alternative serait dans le camp souverainiste.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;postbody&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;postbody&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Secrétaire Général du &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;PSUNE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Eurosceptische vloedgolf op komst</title>
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        <updated>2014-02-10T00:05:00+01:00</updated>
        <published>2014-02-10T00:05:00+01:00</published>
        <summary>      Europa van twee snelheden      Eurosceptische vloedgolf op komst...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4430674&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/2106282002.jpg&quot; alt=&quot;euroscepticisme.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;h1 class=&quot;custom-title&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-large; font-family: arial black,avant garde; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Europa van twee snelheden&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 class=&quot;title&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large; font-family: arial black,avant garde; color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Eurosceptische vloedgolf op komst&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div id=&quot;article-nodeview&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ex: http://www.doorbraak.be&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;em&gt;Europa lijkt steeds meer een continent op drift. Enorme schuldenbergen – zowel privaat als publiek -, hoge werkeloosheid en een stijgend risico op deflatie. Is er iemand die weet hoe het verder moet? En dan is er nog de vraag wie na de verkiezingen van 25 mei de voornaamste stuurman zal zijn. Een metershoge eurosceptische golf lijkt in aantocht.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;article-author&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;- Lawrence Urbain (03.02.2014)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Afgelopen weekeinde verzamelden de Europese liberalen te Brussel. Guy Verhofstadt werd daar officieel gekozen tot kandidaat-voorzitter van de Europese commissie. Op zich was dat alles behalve een &lt;em&gt;tour de force&lt;/em&gt; aangezien de Vlaamse liberaal binnen de ALDE-fractie als enige kandidaat werd voorgedragen. De degelijke Olli Rehn stapte eerder al uit de liberale wedloop. Het feit dat Verhofstadt binnen de eigen fractie minder dan 80% van de stemmen achter zich krijgt, doet her en der dan ook wenkbrauwen fronsen. De liberale fractie is een splijtzwam.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Binnen de ALDE zijn er enerzijds de partijen die volmondig inzetten op een supranationale staatsstructuur met bijbehorende federalisering. Progressief-liberale partijen als OpenVld en het Nederlandse D’66 maken deel uit van deze vleugel. Anderzijds is er een politieke groep die wil kiezen voor verregaande samenwerking, veelal op economisch vlak, zonder dat dit noodzakelijk dient uit te monden in een volledig gefedereerde Europese Unie. De Nederlandse conservatief-liberale VVD, alsook de Finse Centrumpartij van Rehn, alliëren zich veelal aan deze tweede, meer gematigde, groep. Ook het merendeel van de LibDems in het Verenigde Koninkrijk wenst een minder radicale koers te varen dan de lijn die Guy Verhofstadt voorstaat. Regelmatig komt er vanuit de brede basis van partijen dan ook tegenkanting ten overstaan van de Belgische oud-premier. Vaak komen deze geluiden uit landen als Nederland en Finland. Niet toevallig de nettobetalers van de EU. Denken we maar aan Mark Verheijen, EU-woordvoerder voor de VVD, die een tijd geleden Verhofstadt nog ‘een gevaarlijke man’ noemde. Ook een politieke coryfee als Frits Bolkestein, stelde meermaals dat ‘Verhofstadt blaft tegen de maan’.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Winst en verlies&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Verwacht wordt dat de liberale fractie op 25 mei gedecimeerd zal worden. VVD in Nederland, Freie Demokratische Partei in Duitsland, LibDems in het Verenigd Koninkrijk, OpenVld bij ons… allen staan ze op (zwaar) verlies in de peilingen. De liberalen zullen zich bij een slechte uitslag achter de oren krabben en mogelijk hun politieke lijn ten overstaan van het EU-project moeten bijsturen. Het wordt tevens afwachten hoe goed de felste tegenstanders van een federale Europese Unie zullen scoren. Zowel de Ukip van Nigel Farrage, het Front National van Marine Le Pen en de PVV van Geert Wilders zullen winst boeken. Voorts is het zeker ook nuttig om met partijen als Alternative Für Deutschland en N-VA rekening te houden. Het lijkt bijzonder onwaarschijnlijk dat AfD aansluiting vindt bij de liberalen van Verhofstadt. De partij wil een splitsing van de eurozone, een voorstel dat voor zowat alle liberale partijen onbespreekbaar is. Eveneens is de positie van de N-VA binnen de veelal linkse fractie van regionalisten en groenen nagenoeg onhoudbaar geworden. Bart Staes (Groen) stelde onlangs dat de verzameling van regionalisten en groenen in het Europese parlement geen winkel is waar je zomaar binnen en buiten loopt. Als de N-VA deel wil blijven uitmaken van deze technische fractie, dan zal iemand als Johan Van Overtveldt zijn toon dienen te matigen.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;Kortom: Er zal na 25 mei ferm geschoven en bijgeschaafd worden. Zowel binnen als tussen de fracties. Niet zozeer de uitslag van de verkiezingen is interessant, maar vooral de gevolgen die het de dagen en weken erna met zich zal meebrengen. Een splitsing van de Europese muntunie mag (momenteel) dan wel afgewend zijn, een eurofederalisme met mutualisering van de staatsschulden en eurobonds is nog niet voor morgen. Hoe graag de combattieve Guy Verhofstadt dat ook zou willen.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #c0c0c0;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Y aura-t-il une vague eurosceptique en mai 2014 ? 2/2</title>
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        <updated>2014-02-02T15:06:00+01:00</updated>
        <published>2014-02-02T15:06:00+01:00</published>
        <summary>       Une vague eurosceptique ?    Deux types de mouvements nationalistes...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/00/449511605.3.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Une vague eurosceptique ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-4425874&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/02/3600477890.jpg&quot; alt=&quot;élections européennes,mai 2014,euroscepticisme,front national,thomas ferrier&quot; /&gt;Deux types de mouvements nationalistes et/ou eurosceptiques semblent émerger, selon que l’on se trouve en Europe occidentale ou en Europe centrale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Europe centrale, deux mouvements se distinguent, à savoir l’Aube Dorée, mouvement néo-fasciste au discours surtout centré sur le problème de l’immigration non-européenne, et le Jobbik, parti national-radical de type « hungariste », favorable à la Turquie et à l’islam au nom d’une définition eurasienne fausse de la magyarité, dans un pays où l’immigration est très réduite. Ces partis, au cœur matriciel judéophobe, connaissent un certain succès, dépassant les 13% dans les sondages. L’Aube Dorée a certes été très fragilisée par l’arrestation et la mise en examen de ses principaux ténors, ce qui n’empêchera pas la progression électorale de ce mouvement, vue la situation de la Grèce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais dans le reste de l’Europe centrale, les mouvements nationalistes, qui parfois se sont retrouvés au second tour d’élections présidentielles, sont en très net recul. Le « mouvement national » polonais, en pleine reconstruction, sera très loin des scores passés de la Ligue des Familles ou de Samoobrona. En Roumanie, le PRM (« Grande Roumanie ») est en pleine déliquescence, de même qu’Ataka en Bulgarie, le Parti National Slovaque (SNS) comme son homologue slovène ou le HSP croate. Quant à l’allié traditionnel du FN en Serbie, le Parti Radical Serbe (SRS), certes d’un pays qui n’est pas encore membre de l’Union Européenne, il sombre littéralement sondage après sondage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En revanche, en Europe occidentale, les sondages indiquent une nette progression des mouvements eurosceptiques, toutes tendances confondues, et ce autour de deux coalitions en gestation. Autour du FN de Marine Le Pen et du PVV de Geert Wilders, désormais alliés, s’organise une coalition hétéroclite de mouvements, comme Plataforma y Espana (extension espagnole du mouvement catalan) ou la Ligue du Nord, deux mouvements qui n’auront probablement aucun élu en mai 2014, mais surtout des poids lourds de la mouvance « nationale », à savoir le FPÖ de Strache, premier parti du pays selon certains sondages (autour de 25%), le Vlaams Belang belge et les Sverigedemokraterna, crédités de plus de 10% de voix dans les sondages suédois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une deuxième coalition, souverainiste davantage que nationaliste, repose sur la tendance UKiP de Nigel Farage, en tête dans la dénonciation de l’Union Européenne, non sans un succès indéniable, puisqu’il parvient à peser sur les Tories de David Cameron, et pourrait obtenir 20% des voix au Royaume-Uni, faisant disparaître un British National Party qui avait pourtant obtenu près de 6% des voix en 2009. Sur cette ligne, modérée sur la question migratoire, se retrouvent le DFP danois, anciennement dirigé par Pja Kjarsgaard, qui lui aussi pourrait atteindre 20% des voix, mais aussi le Perussuomalaiset finlandais de Timo Soini (16/18%).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première a peu de chances de créer son propre groupe parlementaire à Strasbourg car il faudrait 25 députés, ce qu’ils auront, mais issus de sept pays de l’UE, ce qu’ils n’auront pas. Malgré ses prétentions, Marine Le Pen ne devrait pas parvenir à créer le dit groupe. Dans ce cadre, Wilders pourrait être tenté de rejoindre la seconde coalition une fois les élections passées. Car le second groupe ne devrait avoir aucun mal à conserver celui dont il dispose déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais tout ça part d’un principe un peu douteux, à savoir la confiance qu’on peut avoir envers les sondages. Il est assez ironique de constater que le nouveau FN s’appuie sur des sondages, alors même qu’il avait eu dans le passé comme habitude d’en dénoncer le caractère artificiel et partisan, tant que ceux-ci lui étaient défavorables. Cela amène Marine Le Pen à se vanter de représenter le futur premier parti du pays, si les sondages où le FN est à 23% sont confirmés dans les urnes. Elle oublie que la participation est déterminante dans le résultat des partis. Si son électorat, dont elle attise l’euroscepticisme en permanence, reste chez lui au lieu de manifester son soutien en mai 2014, non seulement elle ne fera pas ses 23% mais le FN pourrait n’obtenir qu’un médiocre 12 ou 13%. Il est en effet paradoxal de dénoncer l’Union Européenne mais de bénéficier de ses institutions, lorsqu’on n’arrive pas à se faire élire député national. Pourquoi un électorat anti-UE irait-il se déplacer dans des élections pour élire le parlement de cette même UE ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vague eurosceptique, indéniable, pourrait ainsi voir son impact considérablement limité par un électorat qui ne se mobiliserait pas pour une élection dont l’intérêt ne lui sauterait pas nécessairement aux yeux. Même si le gouvernement français est à juste titre extrêmement impopulaire, il n’est pas dit que cela se manifestera dans des élections atypiques où de toute façon PS et UMP font classiquement de mauvais scores. La méthode Coué marche parfois mais il faut faire attention aussi de ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, même si cette poussée électorale avait lieu, dans la plupart des grands pays européens, avec par exemple l’arrivée de députés allemands de l’AfD, et un FN et un UKiP en tête, les groupes eurosceptiques, même s’ils surmontaient leurs divisions historiques, auraient un poids fort limité et seraient incapables de peser. En effet, en refusant de toute façon toute alliance avec les rares mouvements nationalistes d’Europe centrale en mesure de faire rentrer des députés, et même en les acceptant d’ailleurs, ce qui est impensable pour un Geert Wilders, ils seraient trop faibles. Les mouvements nationaux en Europe Centrale ont quasiment disparu, alors même qu’en Espagne, en Irlande ou au Portugal, ils continuent d’être inexistants. Pour qu’il y ait une vague eurosceptique, il faudrait qu’elle soit le fait de partis concertés, présents sur tout le continent, et dans une coalition explicite et revendiquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi peut-on penser que cette « vague eurosceptique » sera très modeste, loin d’un tsunami, même si le nombre de députés eurosceptiques n’aura jamais été aussi important. Cela ne changera rien à la situation du continent, qui continuera de mourir de sa division et non d’une fédéralisation imaginaire, mais cela amènera peut-être au niveau national à quelques modifications à la marge. En effet, un FN devenu premier parti du pays, obligerait peut-être le gouvernement à une légère réorientation mais gênerait davantage la droite parlementaire que la « gauche » mondialiste. Cela reste très hypothétique. Il sera au contraire facile de relativiser un résultat avec un taux de participation qui sera de toute façon faible, donc jugé non représentatif, et le vote de 15 à 25% d’électeurs ne servira une fois de plus à rien.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (PSUNE/LBTF)&lt;/p&gt;
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        <title>La cote d’amour de l’Europe en berne (Eurobaromètre 79)</title>
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        <updated>2013-07-23T19:25:29+02:00</updated>
        <published>2013-07-23T19:25:29+02:00</published>
        <summary>     L’eurobaromètre de juillet 2013 vient d’être publié par l’Union...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/00/449511605.3.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-4191198&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/00/00/2422992749.jpg&quot; alt=&quot;drapeau-europeen.jpg&quot; /&gt;L’eurobaromètre de juillet 2013 vient d’être publié par l’Union Européenne. Bien sûr, les questions les plus dérangeantes comme l’identité européenne ou l’élargissement, et notamment le cas de la Turquie, n’ont pas été posées, car on devinait une réponse qui ne plairait pas à nos dirigeants. Mais les renseignements fournis par ce sondage demeurent intéressants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;62% des Européens se sentent citoyens de l’Union, ce qui est tout de même relativement faible. Il faut dire que les avantages de cette « citoyenneté » ne sautent pas aux yeux puisqu’elle n’apporte aucune plus value notable par rapport à la citoyenneté « nationale ». Ce serait différent si la séparation entre ceux qui seraient citoyens européens et ceux qui ne le seraient pas été bien plus significative et si les règles de son acquisition n’étaient pas automatiquement liées à un processus de naturalisation interne à un des états membres. Le principe d’une nationalité européenne, synonyme plus ou moins de citoyenneté européenne, avec des critères précis d’attribution et offrant une « exclusivité citoyenne », renforcerait considérablement une Europe en berne en lui offrant un complément d’appartenance identitaire qui lui fait défaut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, il y a donc 37% des Européens qui ne se considèrent pas comme citoyens de l’Union mais exclusivement comme citoyen national. La France est légèrement en dessous de la moyenne quant à ce sentiment, car 61% des Français seulement se considèrent comme citoyens européens. C’est bien moins que d’autres pays comme Malte (81%), l’Allemagne (73%) ou des pays plus eurosceptiques en apparence comme le Danemark (71%) ou la Suède (69%), mais c’est toutefois davantage qu’au Royaume-Uni (48%), qu’à Chypre (45%) et en Grèce (44%). L’impact de la crise économique dans ces deux derniers pays explique pour beaucoup ce résultat, alors que l’UE leur apparaît comme punitive. Mais n’oublions pas que le désaveu de la classe politique nationale est encore plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si un vent d’euroscepticisme semble souffler sur notre continent, il s’inscrit dans un contexte de défiance des Européens contre le pouvoir politique, communautaire comme national. 31% des Européens ont confiance dans l’Union Européenne, ce qui est certes peu, mais 26% seulement en leur parlement national, et 25% en leur gouvernement. C’est une crise politique générale à laquelle nous assistons et qui emporte tout sur son passage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’optimisme pour l’avenir de l’Union Européenne n’est également pas brillant. 49% restent optimistes, mais 46% sont désormais pessimistes. Parmi les plus optimistes, nous avons le Danemark (72%) et la Pologne (63%), mais 44% seulement des Français le sont, 40% des Espagnols et des Britanniques, 30% des Grecs, 28% des Chypriotes et autant de Portugais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La question de l’€uro, cette monnaie unique qu’on accuse de tous les maux, est différente. On pourrait imaginer que les pays dans lesquels le sentiment européen est fort seraient les premiers à le soutenir, mais il n’en est rien. Si 51% des Européens y sont favorables, 43% lui sont opposés. Le soutien en France et en Allemagne est modéré (62% et 66%), alors qu’il est nettement plus fort dans certains pays slaves mais aussi en Belgique (76%) et en Finlande (75%).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les pays qui ne possèdent pas l’€ comme monnaie sont généralement hostiles à cette dernière. 25% des Tchèques, 29% des Polonais, 32% des Danois mais seulement 15% des Britanniques et 19% des Suédois sont favorables à la monnaie unique. Ce désaveu n’est pas surprenant dans le contexte actuel, et notamment au Royaume-Uni, où la propagande €uro-phobe est particulièrement virulente. Paradoxalement, en Hongrie, 50% des habitants sont pour l’€, ce qui n’est pas le cas du futur adhérent à la zone, la Lettonie (43% de pour), et encore moins pour la Lituanie voisine (40%). 79% des Britanniques et des Suédois sont opposés à toute introduction. Dans le cas de la Grèce, en revanche, 60% des Grecs veulent conserver la monnaie unique (36% sont contre) et dans le cas de Chypre, c’est 47/47, la crise bancaire ayant un effet désastreux sur l’image monétaire en général.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut ainsi constater que le sentiment européen est à la baisse et qu’en tout cas il ne converge pas avec le soutien à l’€uro. Certains pays où l’européanité est forte (Suède, Danemark) ne veulent pas en entendre parler, alors que les Britanniques sont encore plus hostiles, mais 48% d’entre eux restent européens. La volonté de l’aile dure du parti conservateur de Cameron de sortir leur pays de l’UE divise l’opinion. Le rejet de l’€uro en revanche est très massif.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’image de l’UE est depuis deux ans très dégradée. 30% en ont une image positive, 29% une image négative, et 39% restent neutres. La chute est de dix points en deux ans, la rupture étant l’été 2011. On passe alors de 40% à 30% de soutien en moyenne, et l’euroscepticisme progresse d’à peu près autant. C’est 10% des européens dont l’UE a perdu le soutien et notamment en Grèce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En outre, l’Allemagne et la France ne se retrouvent pas exactement dans la même situation. C’est 12 points de moins en France concernant le sentiment européen, et 4 points de moins concernant le soutien à l’€uro. Rien cependant n’indique une vague de populisme reposant sur une défiance spécifique envers l’Union, même si les préoccupations économiques dominent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette image se dégrade surtout dans les pays subissant la crise, avec -3 en Irlande, -2 en Grèce, -4 en France, -5 aux Pays-Bas et - 5 aussi en Slovénie. C’est en Slovaquie (+6), en Croatie (+7) et au Royaume-Uni (+4) que son image s’améliore, ainsi que dans la plupart des pays souhaitant adhérer, +5 en Turquie, +4 en Macédoine, +2 en Serbie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le détail, concernant l’€uro, l’Espagne connaît une vraie baisse de confiance (-11) devant là encore des pays en crise, avec -5 en Grèce, -7 en France et aux Pays-Bas ainsi qu’en Pologne, -6 en Slovénie et -4 en Suède. La cote de l’€uro en revanche s’améliore en Hongrie (+9) et légèrement au Royaume-Uni (+1) et surtout au Monténégro (+6). 48% des Islandais, 58% des Serbes et 74% des Monténégrins soutiennent l’€uro. Le score est certes modeste en Islande mais montre que l’envie de rejoindre la zone €uro, mais pas l’UE, est forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-4191200&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/02/2638750800.jpg&quot; alt=&quot;Eurobaromètre 79,juillet 2013,euroscepticisme,euro,élargissement&quot; /&gt;Enfin, si la question de l’élargissement à la Turquie n’a pas été posée, une question générale sur l’élargissement permet de s’en faire une opinion, car elle est présente dans toutes les têtes. Le rapport de force entre les partisans de l’élargissement et leurs opposants est défavorable aux premiers dans les anciens pays de la CEE, avec 36/61 en Belgique, 18/75 en Allemagne, 42/53 en Grèce, 22/71 en France, 30/56 à Chypre, 31/66 au Luxembourg, 28/68 aux Pays-Bas , 23/69 en Autriche, 26/70 en Finlande, et 33/58 au Royaume-Uni. Le refus de tout élargissement est considérable en France et en Allemagne, dans une moindre mesure en Autriche et en Finlande. Si le gouvernement de ce dernier pays est très favorable à l’élargissement, il est désavoué par ses citoyens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne sont favorables, à une courte majorité, de l’élargissement que des nouveaux pays membres, et aussi certains des candidats. 68% des Monténégrins, 71% des Croates, 57% des Serbes et 85% des Macédoniens sont favorables à un élargissement les intégrant. 42% des Islandais, contre 46%, partagent leur avis. L’euroscepticisme domine encore l’opinion islandaise, même si de peu. En Turquie, 43% des Turcs sont pour l’adhésion, 35% y sont opposés, et beaucoup demeurent sceptiques. L’attitude de l’UE sera déterminante pour savoir vers quelle majorité l’opinion basculera. L’opinion européenne est pourtant claire, 37% sont pour un élargissement, beaucoup pensant aux pays balkaniques, et 53% sont opposés, songeant surtout au cas de la Turquie. La baisse est sensible en Allemagne (-3), en France (-4) mais surtout aux Pays-Bas (-8) et au Portugal (-7), ainsi qu’à Chypre (-5).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, l’opinion publique continentale se sent majoritairement européenne, même si ce sentiment a baissé en deux ans. Elle soutient plutôt l’€uro mais avec une forte disparité selon les pays, certains y étant radicalement hostiles (Royaume-Uni, Danemark, Suède et Tchéquie). Elle est opposée à l’élargissement, notamment à la Turquie. Elle a de moins en moins confiance dans l’UE, même si elle désavoue davantage encore sa classe politique nationale. Certains pays subissent indiscutablement une crise existentielle comme la Grèce, du fait d’une économie très défaillante. Le Portugal semble réagir d’ailleurs d’une manière aussi forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un peu moins d’un an des élections européennes, ces résultats ne sont pas encourageants pour les partisans de l’UE, même s’il est difficile de savoir comment cela peut se traduire dans les urnes, dans un pays comme le Portugal et l’Espagne où les radicalités politiques sont pour le moment marginales.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER&lt;/strong&gt;, secrétaire général du &lt;strong&gt;PSUNE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>L’europhobie (II), comment la combattre ?</title>
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        <updated>2013-02-24T16:08:00+01:00</updated>
        <published>2013-02-24T16:08:00+01:00</published>
        <summary>     1. Un contexte europhobe mais funeste aux partis régionalistes qui s’y...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/00/449511605.3.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;1. Un contexte europhobe mais funeste aux partis régionalistes qui s’y rallient.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-3987843&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/01/3887454618.jpg&quot; alt=&quot;europhobie,euroscepticisme,souverainisme,Marine Le Pen,Cambridge,David Pujadas&quot; /&gt;Annoncée à plus de 17% des voix dans les derniers sondages, la surprise électorale de ce week-end de 2013 pourrait bien être le succès du populiste revendiqué, le trublion italien Beppe Grillo, qui prône un référendum sur l’€uro, alors même que Silvio Berlusconi flirte avec les thèmes eurosceptiques sans jamais franchir ce Rubicon que serait l’abandon de la monnaie unique. Toutefois, son éventuel succès, et en tout cas sa capacité de nuisance, est considéré comme une réelle possibilité qui inquiète les responsables de l’Union Européenne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains craignent même une coalition peu probable entre le Parti de la Liberté et le Mouvement Cinq Etoiles. L’un comme l’autre en effet attisent la germanophobie, qui n’est pas seulement la manifestation d’hostilité envers le gouvernement allemand, mais une xénophobie de base. En exonérant le régime fasciste de sa politique antisémite, attribuée à tort à une pression allemande, Berlusconi n’a pas simplement provoqué le « politiquement correct ». Il a aussi implicitement accusé les allemands des maux économiques actuels. Quant à Grillo, ce dernier n’hésite pas à dire tout le bien qu’il pense d’organisations de tendance néo-fasciste comme Casapound.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Ligue du Nord, en plein effondrement électoral, et qui a finalement accepté de se rallier à la bannière de Berlusconi, a résolument choisi de défendre une ligne anti-€. Il est vrai que le nationalisme europhobe du FN, qui n’est pas le signe d’une guérison prochaine mais un symptôme de la maladie, a réussi à contaminer les mouvements voisins pour leur malheur. Le Vlaams Belang, qui tombe à 6,5% des voix environ dans le dernier sondage (contre 40% pour le NVA non europhobe de Bart De Wever), s’écroule avant tout parce qu’il reprend les antiennes anti-UE du FN. Et de même, le mouvement catalan PxC (&lt;em&gt;Plataforma y Catalunya&lt;/em&gt;) a perdu près de 50% de ses électeurs parce qu’il s’est associé aux conservateurs et nationaux-jacobins de la droite espagnole contre les nationalistes catalans de « gauche ». Sa progression s’était faite auparavant en se distançant radicalement des différentes phalanges de nostalgiques de la plus grande &lt;em&gt;Espa&lt;span style=&quot;font-size: 9pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;ñ&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;a&lt;/em&gt;, et en tenant en revanche une ligne dure vis-à-vis de l’immigration non-européenne. Désormais allié du néo-FN, il est obligé de taire ses revendications régionalistes, provoquant ainsi son effondrement dans l’opinion catalane. Alors que les mouvements nationaux écossais, catalans ou flamands sont en pleine expansion, mais sans jamais tomber dans l’europhobie, ceux qui au contraire choisissent une ligne souverainiste s’effondrent. C’est l’effet « Marine ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un énorme travail de décontamination idéologique de pans entiers de l’opinion populaire européenne auquel il faudrait procéder. C’est aussi un travail d’explication du pourquoi nous en sommes arrivés là et du comment nous pourrons nous en sortir… ensemble, entre européens unis par un même idéal et conscients d’appartenir au même peuple, d’être détenteurs d’un même héritage civilisationnel. Ce n’est pas en dénonçant l’Allemagne dont nous serions prétendument les obligés, et encore moins en dénonçant le frère polonais ou bulgare (comme le fait UKiP), que nous arriverons à relever notre continent de sa ruine morale et de sa faillite économique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;2. Marine Le Pen à Cambridge ou face à David Pujadas, une europhobie sans véritables opposants.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une fois de plus, c’est Marine Le Pen, l’europhobe en chef, qui fait parler d’elle cette semaine, à l’occasion de deux actualités la concernant, sa conférence à Cambridge de mardi dernier et l’émission présentée par Pujadas et que France 2 lui a consacrée jeudi. Elle en a profité pour dénoncer l’€uro comme le responsable, et seul coupable, de la crise économique et de la rigueur budgétaire. Elle a aussi dénoncé une fois de plus l’ « union soviétique européenne », idée qu’elle a reprise il y a maintenant plusieurs années à l’atlantiste russe Boukovski. Cette accusation est assez paradoxale puisque, dans le même temps, elle dénonce l’UE comme ultra-libérale. Ultra-libérale ou hyper-étatiste à la sauce URSS, il faudrait savoir. Surtout qu’en matière d’étatisme, Marine Le Pen n’a de leçon à donner à personne, reprenant sous l’influence de Florian Philippot les thèmes éculés de l’Etat chevénementiste. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son discours de Cambridge, elle a également dénoncé la Françafrique, dont elle souhaite la fin, alors même qu’elle a pourtant soutenu l’intervention militaire française décidée par le président « socialiste » au Mali. En outre, elle est férocement attachée à conserver à tout prix les confetti de l’ancien empire colonial, n’ayant par exemple jamais remis en cause le rattachement à la France de l’île de Mayotte, se limitant à dénoncer le problème de l’immigration clandestine, comme si le problème n’était pas qu’un pays afro-musulman à 99%, détaché arbitrairement de l’ensemble des Comores depuis 1974, au mépris du droit international, soit considéré comme français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François Lenglet aura beau lui opposer tous les graphiques imaginables, il n’aura pourtant pas raison de son adversaire. Alors que le Royaume-Uni, qui est hors zone €uro, vient de perdre son triple A, rejoignant ainsi la France, il était pourtant percutant de prendre l’exemple d’outre-manche pour démontrer que l’€uro est un bouc émissaire facile pour une démagogue professionnelle. On aurait aussi pu évoquer le cas de l’Islande ou a contrario montrer que l’€uro fort n’empêche pas l’Irlande de remonter la pente de manière très impressionnante. Mais lorsque la croyance populaire, attisée par des menteurs, repose sur l’idée que le prix de la baguette de pain aurait explosé à cause de l’€uro entre 2002 et 2013, alors que c’est le prix du blé qui a fortement augmenté en raison de la spéculation internationale, il est difficile d’expliquer de manière docte que le bon sens du citoyen de la rue est dupé, même s’il l’est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chiffres de Marine Le Pen sont certes fantaisistes mais les querelles de chiffres ne permettent jamais à celui qui disposerait de chiffres plus crédibles de gagner. Plus c’est énorme, mieux c’est. Marine Le Pen peut annoncer un chiffre bidon sur le nombre de chômeurs, qui est de toute façon considérable, ou sur le coût de l’inflation. Il ne sert donc à rien de vouloir la démentir sur ces points. Il faut la démasquer, ce qui est à la fois beaucoup plus exigeant, car il est si facile de tenter à bon compte de la diaboliser bêtement, citations paternelles à l’appui, alors même que cette vieille ficelle n’a aucun impact sur un électorat qui n’est pas dupe de la manœuvre, et beaucoup plus exaltant. Faudrait-il encore avoir un contre-projet à lui opposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or si un journaliste, qui devrait s’obliger à rester neutre, est mal armé pour la contrer, un homme politique, qui n’a pas à avoir d’état d’âme, devrait au contraire être apte à la déstabiliser, ce qui n’est pas encore le cas. Bruno Le Maire peut être par certains aspects habile, il n’en est pas moins en position de faiblesse, puisqu’il s’interdit de dénoncer un certain nombre de maux réels que son adversaire, en revanche, pourra lui opposer, et en premier lieu les problématiques migratoires. Nicolas Demorand peut rappeler qu’elle est une « fille à papa », il ne fera pas mouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seule stratégie payante aurait dû être celle de l’étouffement de son adversaire, la contre-attaque systématique avec des arguments massue. Face à un tel discours, les fiches de Monsieur Philippot apprises par cœur par l’héritière du parti familial ne sont pas adaptées. Cela implique de ne pas avoir de tabous, de ne pas fermer les yeux sur l’insécurité importée ou sur le surflux migratoire. Il faut la démasquer et en particulier aux yeux de ses électeurs. Or que veut en priorité l’électeur qui choisit de voter FN ? Indiquer qu’il en a assez de l’islamisation et de l’allogénisation. Lui prouver que le remède passe par plus d'Europe et non par moins d'Europe, et le combat est remporté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;3. Un discours européiste d’opposition au souverainisme sans concession.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à « Marine » et à tous ses équivalents en Europe, le seul discours qui peut les faire vaciller et les amener au précipice, c’est l’européisme authentique, c’est le combat pour une Europe européenne et sociale, sans concession pour les Etats « nationaux » et leurs dirigeants. Il faut ôter à toutes ces formations europhobes le privilège d’être les partis « du réel », lorsque les media et la classe politique refusent de voir la vérité en face. L’UE doit être défendue non pour ce qu’elle est, car elle n’est pas digne d’admiration et encore moins d’enthousiasme, mais pour ce qu’elle pourrait être. A ceux qui dénoncent les insuffisances de l’UE, il ne faut pas jouer les euro-béats. Il faut expliquer qu’on ne peut pas avoir une autre UE à partir du moment où elle n’est que la somme d’Etats nationaux gangrénés, corrompus et dirigés par des incompétents ou des agents de l’idéologie mondialiste. L’UE est à l’image de ses Etats membres. Barroso n’est que la version bruxelloise de Hollande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est donc contre l’Union Européenne telle qu’elle est mais aussi contre les Etats membres, au sens des gouvernements et des élites économiques et médiatiques, qu’il faut s’élever. « Marine » et les autres souverainistes, bien au contraire, n’envisagent leur action que dans le cadre (ex-)national. Ils font croire que le problème c’est l’UE et que l’Etat « national » est le remède à tout. Si l’Union Européenne est prétendument le problème principal, et non la solution, ça signifie que l’allogénisation et l’islamisation seraient de faux problèmes. C’est pourquoi le néo-FN de Marine Le Pen ne parle quasiment plus d’ « immigration », ou alors en la résumant aux clandestins, et privilégie en revanche des thèmes économiques sur lesquels il n’a aucune maîtrise et ne fait que bluffer à grands coups de tirades démagogiques sur la France qui souffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Combattre l’europhobie, c’est regarder l’état réel du continent européen, sans concession et sans aveuglement. C’est comprendre que le mal est beaucoup plus enraciné qu’on ne le croirait à première vue. S’imaginer que c’est un problème institutionnel, et non civilisationnel, est d’une naïveté confondante. Imaginer que l’Europe puisse se relever sans une rupture proprement révolutionnaire avec le modèle économique dominant est mensonger. Or, c’est uniquement au niveau européen, au niveau continental de la grande Europe de l’Islande à la Russie, que cette révolution nécessaire est simplement possible. Elle implique un parti pilote et une stratégie de conquête de l’UE. Il ne s’agit pas de vouloir détruire la construction européenne, renonçant à cinquante ans d’efforts pour bâtir un avenir commun, mais de la sauver, de la sauver d’elle-même d’abord, de la sauver de ses dirigeants actuels, et des gouvernements des Etats qui l’empêchent de devenir ce pour quoi elle a été conçue, l’assise d’une Europe unie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce sens, les nationalistes europhobes, les souverainistes en général, sont les meilleurs alliés de fait des gouvernements « nationaux » de « gauche » ou de droite, qui se servent d’eux comme alibis pour freiner des quatre fers tout renforcement de l’Europe au détriment de leurs prérogatives. Quand « Marine » agite le spectre d’une Europe fédérale dont aucun chef de gouvernement ne veut en vérité, elle sert le pouvoir en place. Et elle éloigne de nous le salut qui pourrait venir d’une Europe politique forte, forte parce qu’unie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est bien le « plus d’Europe » qu’il faut opposer aux eurosceptiques. Dès qu’on recule, en espérant que cette concession suffira à affaiblir leur discours, on leur donne raison. C’est au nom de l’Europe qu’on doit s’opposer à la « priorité nationale » et exiger l’exclusivité européenne. C’est au nom de l’Europe qu’on doit défendre l’€uro et cette Union Européenne par ailleurs si imparfaite, lorsqu’elle est mise en cause par des forces rétrogrades qui voudraient nous ramener à la France des années 50, mais avec le plein emploi en moins et l’immigration de masse en plus.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;postbody&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Secrétaire Général du &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;PSUNE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>L’europhobie, le nationalisme des imbéciles.</title>
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        <updated>2013-02-17T16:20:00+01:00</updated>
        <published>2013-02-17T16:20:00+01:00</published>
        <summary>     Crise de la zone €uro, effondrement des économies grecque et chypriote,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://psune.fr/wp-content/uploads/2013/02/europe-blue.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3976723&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/01/1119608346.jpg&quot; alt=&quot;ue.jpg&quot; /&gt;Crise de la zone €uro, effondrement des économies grecque et chypriote, annonce par le premier ministre britannique David Cameron d’un référendum sur l’Union Européenne pour 2016, une vague d’euro-scepticisme s’abat sur le vieux continent. Le bouc émissaire « UE » fonctionne à plein régime afin que les gouvernements se maintiennent au pouvoir sans que le peuple ne les désigne comme les principaux responsables de la crise et n’exige de manière musclée des explications.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne voit pas en quoi l’€uro aurait été responsable en 2010 de la ruine de l’Islande. On ne voit pas non plus en quoi l’€uro obligerait le gouvernement Cameron à mettre en place une politique de rigueur budgétaire extrême, alors que le Royaume-Uni a conservé la £ivre. Pourtant, aux yeux d’un marxiste comme Jacques Sapir, désormais principal soutien de Nicolas Dupont-Aignan, l’€uro est responsable de tout. Il est certes indéniable que l’€uro est la seule monnaie qui ne soit pas pilotée par un gouvernement et c’est son principal défaut. La monnaie unique implique la mise en place d’une gouvernance économique de la zone €uro qui, si on la souhaite démocratique, et elle ne peut que l’être si elle veut être pérenne, passe en réalité par la création d’un Etat européen unitaire, qu’on l’appelle « fédération européenne »,&amp;nbsp;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;république européenne&amp;nbsp;» ou « nation européenne&amp;nbsp;». Ainsi, le renforcement de l’€uro passe nécessairement par une Europe politique digne de ce nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les souverainistes, europhobes par principe, profitent de cette instabilité monétaire, pour attaquer à nouveau la monnaie unique. Ils y sont opposés car ils ne veulent pas d’Europe politique, car ils veulent que l’Etat « national » conserve l’intégralité de ses anciens pouvoirs et parce qu’ils dotent la monnaie d’un pouvoir quasi magique. Ainsi, selon Marine Le Pen, seule la « dévaluation compétitive » permettrait de réindustrialiser le pays et de relancer la croissance. En fait, une monnaie ne peut plus être dévaluée, mais elle peut en revanche se déprécier. Les premiers perdants d’une dépréciation monétaire qui résulterait de l’abandon de l’€uro, ce sont les épargnants. Ceux-ci verraient la valeur et donc le pouvoir d’achat de leurs économies diminués de plus de 30% minimum, alors que dans le même temps les prix augmenteront de manière conséquente, la dette en montant sera considérablement augmentée, et le coût de l’essence également. Voilà la politique prétendument sociale que la droite nationale propose pour sortir le pays de la crise.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si l’€ sert de bouc émissaire numéro un, c’est bien contre l’Union Européenne elle-même que se battent les souverainistes, c'est-à-dire les nationalistes europhobes, réduisant d’ailleurs leur opposition à l’immigration à la seule immigration intra-européenne. C’est notamment le cas du mouvement UKiP de Nigel Farage au Royaume-Uni, dont l’hostilité à l’UE est totale. Pour Farage en effet, soutenu en France notamment par Dupont-Aignan, le Royaume-Uni doit quitter purement et simplement l’Union Européenne afin de récupérer sa pleine souveraineté. Elle doit s’opposer à une prétendue « vague migratoire massive » en provenance de l’UE. Ainsi, le Royaume-Uni n’aurait donc aucun problème avec l’immigration issue de son ancien empire colonial et n’aurait aucun risque de terrorisme islamique. Contrairement à l’opposition à l’immigration non-européenne qui avait été celle d’un Mosley ou d’un Powell, UKiP ne s’oppose qu’à la venue de travailleurs européens, polonais, roumains ou bulgares, qu’une politique d’harmonisation sociale au niveau européen aurait suffit à dissuader, chacun préférant naturellement demeurer dans sa région d’origine si les conditions économiques s’y prêtent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, Farage prétend que 75% des lois britanniques seraient dues à des décisions de l’UE qui n’auraient pas été soumises au vote des parlementaires. Le FN en France prétend que 80% des lois françaises seraient également communautaires. C’est mal connaître le système en fonction dans l’UE. Si les traités font qu’une directive européenne prime sur les lois nationales, elle doit pourtant être transposée dans ce droit national, ce qui implique un vote. Par ailleurs, l’UE n’a que les pouvoirs qui lui sont conférés par les traités communautaires, traités entre Etats souverains ayant comme objectif la mutualisation des objectifs et des moyens dans des domaines limitées aux questions économiques et de manière beaucoup plus limitée aux questions sociales. On peut estimer à 20% environ les lois françaises d’inspiration communautaire, et non à 80%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-3976729&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/00/01/686686220.png&quot; alt=&quot;800px-European_Army_Flag_svg.png&quot; /&gt;L’Etat français, dirigé depuis l’été 2012 par François Hollande, est souverain. Le « mariage pour tous », le vote des étrangers extra-communautaires, la règle d’une imposition à 75% pour les hauts salaires, l’intervention au Mali, aucune de ces politiques n’est due à l’Union Européenne. Le lancement en 2005 du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE n’était d’ailleurs pas non plus dû à l’UE, mais bien au vote des Etats souverains l’autorisant. Ainsi, l’Allemagne et la Grèce n’ont pas osé mettre leur veto. Et l’Autriche a négocié l’abandon de son veto à une facilitation accordée à la Croatie pour rejoindre l’union. Il s’agissait donc bien d’une négociation entre Etats souverains et dans laquelle aucun gouvernement n’a voulu faire preuve d’autorité. Les souverainistes se gardent bien d’expliquer que l’UE est une Europe des Etats et en aucun cas l’embryon même d’une Europe fédérale, « monstre » absolu à leurs yeux, et pourtant seule véritable solution pour notre avenir, mais qu’aucun gouvernement, ni aucun grand parti, ne sont prêts à bâtir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cameron, sous la pression de UKiP, mais aussi pour négocier en position de force avant de déterminer le budget de l’Union, mettant ainsi sous pression le gouvernement français, et obtenant le soutien tiède de Merkel, a décidé de proposer un référendum sur l’appartenance de son pays à l’UE en 2016. Il est ainsi devenu, lui qui est pourtant un atlantiste ultra-libéral, un partisan du mariage gay, qu’il vient de faire voter par les parlementaires britanniques, et un homme favorable au multi-culturalisme, l’idole de l’extrême-droite en Europe. Florian Philippot (FN), Philippe de Villiers (MPF), Geert Wilders (PVV), Hans-Christian Strache (FPO autrichien),&amp;nbsp;Rolf Annemans&amp;nbsp;(Vlaams Belang), la Ligue du Nord italienne (LN), tous ont chanté en cœur « vive Cameron » et ont réclamé la tenue dans leur pays d’un référendum identique. Ainsi, ces formations ne se limitent plus à dénoncer l’€uro mais souhaitent purement et simplement la disparition d’une Union Européenne que certains d’entre eux qualifient de nouvelle URSS, tandis que les staliniens français du PRCF y voient au contraire un IVème Reich. L’europhobie de droite, incarnée par ces formations nationalistes, ou l’europhobie de gauche, représentée par l’extrême-gauche marxiste mais aussi par le trublion populiste italien Beppe Grillo, pensent profiter de la déception des Européens vis-à-vis d’une Union qui ne les protège pas, parce que simplement elle n’en a pas le pouvoir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les souverainistes de droite (nationalistes) font ainsi passer au second plan la raison principale du vote des électeurs en leur faveur, à savoir l’opposition à l’immigration extra-européenne, au profit de leur europhobie. Marine Le Pen propose la priorité nationale au lieu de l’exclusivité européenne, faisant primer les anciens colonisés devenus français aux ressortissants européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si le RPF, désormais dirigé par Christian Vanneste, a su ne pas tomber dans le piège de l’europhobie, se limitant à réclamer la révision de Schengen et la mise en place du droit du sang en matière d’accès à la nationalité, il ne réclame ni l’abandon de l’€uro, ni la sécession de l’UE. En revanche, Debout La République (Dupont-Aignan) va très loin dans l’europhobie. Etudions brièvement ses propositions. DLR souhaite le remplacement de l’Union par une « coopération des Etats européens » (CEE), des Etats pleinement souverains qui mettraient en commun certaines politiques. Autant le dire tout de suite, ça ne marcherait pas. Il prône un partenariat avec l’Ukraine et la Russie, mais mises sur le même plan qu’avec la Turquie et le Maghreb. Les russes et les ukrainiens, qui sont des européens, n’auraient donc pas leur place dans cette Europe. DLR prône même une « Union méditerranéenne », comme si les pays européens n’avaient pas subi assez d’immigration et comme si ces régimes en cours de réislamisation étaient des partenaires fiables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DLR prône également un soutien « particulier » à l’Afrique et à la francophonie. C’est la Françafrique, le « nouvel empire colonial », ni plus ni moins. Et s’il prône la réduction de 50% du nombre d’entrées d’immigrants, sans définir s’il s’agit d’européens ou pas, le statut des citoyens d’autres pays de l’UE n’étant pas évoqué, il évoque également la nécessité de « faciliter l’intégration des immigrés déjà présents ». C’est la politique du gouvernement Ayrault, ni plus ni moins, à savoir cet afrotropisme, qui amène l’armée française au Mali, et détourne la France de sa vocation européenne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;DLR se réclame du général De Gaulle, alors que Dupont-Aignan n’a absolument rien compris de la politique de son idole, qui était le contraire, à savoir « lourder le boulet colonial » et « réconcilier la France et l’Allemagne ». &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’UPR (Union populaire républicaine) d’Asselineau, qui est la formation politique la plus europhobe de notre pays, va encore plus loin. Asselineau, qui se réclame du programme du CNR de 1944, sans doute pour résister à l’Allemagne de Merkel, qui doit être à ses yeux encore dirigé par un célèbre moustachu autrichien, on ne peut pas faire plus ringard, prône ainsi la sortie de l’UE et de l’OTAN (sur ce dernier point, on peut être d’accord, si et seulement si c’est au profit d’une armée européenne), l’abandon de l’€uro, une politique de renationalisation d’entreprises, et la réorientation des fonds structurels européens et d’Erasmus vers les Etats francophones, c'est-à-dire essentiellement les Etats africains de l’ancien empire colonial, au nom de la « mission universelle » qu’aurait la France. C’est tout à fait contraire aux intérêts des Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En Europe centrale et orientale, c’est la germanophobie et la russophobie qui règnent. Le PiS de Kaczynski ou le tchèque Vaclav Klaus, qui va quitter la présidence de son pays, sont les deux. En Europe occidentale, certains politiciens attisent également la germanophobie, encourageant de la sorte la montée de l’europhobie en Allemagne, europhobie qui ne se traduit pas encore, heureusement, par des succès électoraux pour des formations souverainistes, même si Rolf Schlierer (REP) explique que « l’euro a échoué et notre bien-être commun est en danger » et que l’UE aurait coûté 200 milliards d’€uros aux allemands. Berlusconi lui-même s’attaque à l’Allemagne. L’idée que notre voisin d’Outre-Rhin aurait une vocation hégémonique sur l’Europe, vue de l’esprit quand on sait à quel point Berlin craint sa propre volonté de puissance et aime à se fustiger pour son passé, est simplement mensongère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Front National de Marine Le Pen est la formation politique la plus représentative de cette « nouvelle » europhobie qui essaie de déferler sur l’Europe. Sous l’influence de l’ex-chevènementiste Philippot, elle tend à abandonner le discours anti-immigration (implicitement extra-européenne) que le FN défendait depuis des années, au profit du « tout souverainiste ». Même si certains analystes politiques expliquent qu’un FN souverainiste ne ferait pas 5% des voix, l’idée d’imiter Geert Wilders est la plus forte. Son discours, qu’elle veut plus social, se résume à la dénonciation permanente de l’Union Européenne et de l’€uro et à une complicité de plus en plus évidente avec le gouvernement « socialiste ». Elle soutient ainsi la volonté de nombreux membres du PS de rétablir une circonscription nationale unique aux élections européennes en France. L’€uro est aux yeux de « Marine » responsable de tous nos malheurs, et en particulier du chômage. Il n’y a pas pire démagogie, une démagogie sans risques judiciaires et qui ne nécessite pas de courage sur des sujets qui fâchent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dédiabolisation « mariniste » implique le remplacement d’une idéologie « ethniste » par le souverainisme, qui troque l’ « identité nationale » au profit de la « souveraineté nationale ». Quand « Marine » se réjouit des résultats d’un sondage IPSOS qui montre que 70% des français considèrent qu’il y a trop d’étrangers en France et que 74% d’entre eux que l’islam est une religion intolérante, en prétendant que cela démontrerait que les Français se reconnaissent dans son projet, elle oublie que 72% veulent que la France reste dans la zone €uro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’europhobie du FN c’est par exemple cette déclaration de Steeve Briois : « A l’heure où l’horizon de M. Hollande se résume à aller s’incliner à Berlin devant les maîtres de l’Europe, nous nous rangeons résolument dans le camp d’Albion. Perfide ou pas». On y retrouve à la fois la germanophobie classique de l’extrême-droite réactionnaire avec en outre un bien étrange soutien à l’immigrationniste David Cameron. « Marine » croit qu’elle pourra profiter d’une vague d’euroscepticisme pour s’imposer électoralement et rêve de la disparition de l’€uro, qui lui donnerait l’image d’un visionnaire l’ayant annoncé à ses concitoyens. Le RIF en 2010, devenu sous le nom de SIEL l’allié du FN, dénonçait déjà la « soumission à l’Allemagne ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l’€uro fort soit plutôt favorable à l’Allemagne, dans la mesure où celle-ci peut toujours vendre ses produits à ses partenaires européens (60% de ses échanges sont avec l’UE), ce qui implique qu’elle a intérêt à leur salut, qui implique le sien, est un fait. L’Allemagne en est consciente et a été prête à assumer ses responsabilités en proposant une véritable Europe politique. La France de Hollande préfère lui rire au nez. Il n’est alors pas étonnant qu’elle se montre distante, sachant que Merkel doit aussi tenir compte de sa propre opinion publique. Pour autant, lui prêter une volonté de domination est absurde. Mais l’accusation n’est pas portée par hasard, puisqu’elle a pour but de séparer la France et l’Allemagne, prétendant qu’elles n’auraient pas de destin commun. C’est le meilleur service qu’on puisse rendre aux Etats-Unis d’Amérique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On devine que la campagne europhobe de Declan Ganley en 2009 avait probablement un financement outre-atlantique. On sait également que beaucoup de dirigeants européens ont été formés aux USA, et Geert Wilders est un atlantiste invétéré. Le choix de cibler davantage l’islam que l’immigration extra-européenne est sa spécificité. « Marine » là encore a tenté de l’imiter, avec un succès mitigé, d’autant plus que sur la question de l’islam, elle souffle le chaud et le froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment peut-on expliquer cette europhobie obsessionnelle qui est devenue le combat principal de la « droite nationale » ? Est-ce la manifestation du nihilisme européen que dénonçait déjà Nietzsche, de cette incapacité chronique à penser l’unité civilisationnelle et politique de l’Europe, et qui a amené aux tranchées de 1917 et aux charniers de 1943 ? L’explication la plus probable est que, dans un contexte médiatique où l’opposition à l’immigration non-européenne est un positionnement courageux mais risqué, encourant des accusations de racisme, il leur est plus facile de taper sur une Union Européenne aux pouvoirs très limités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma théorie est que plus ces formations nationalistes axeront le cœur de leur combat contre la construction européenne, plus elles seront laxistes sur la problématique migratoire. Le Vlaams Belang l’illustre remarquablement, puisque son nouveau président Gerolf Annemans condamne officiellement le programme anti-immigration de son parti, les fameux « 70 points » de 1992. A un moment donné, leurs électeurs vont se rendre compte du décalage entre leurs préoccupations et celles mises en avant par ces partis. Ce décalage ne peut à terme qu’amener à leur décrochage électoral et à l’avènement de nouvelles formations politiques plus en adéquation avec le souci de préserver l’Europe, son peuple et l’identité de ce dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-3976730&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/00/00/640105217.png&quot; alt=&quot;drapeau-psune.png&quot; /&gt;Qui est contre l’idée d’Europe politique est un ennemi des Européens et un agent de ceux qui veulent notre perte. Il n’y a pas de solution nationale à la crise du continent européen, une crise économique et sociale certes, mais aussi une crise démographique, une crise morale et une crise migratoire. Ce qui fonde le succès de la si détestable Aube Dorée à Athènes, c’est la conjugaison de tous ces maux. Et il n’y a pas non plus de solution nationaliste à cette crise, bien au contraire, puisque le nationalisme est un symptôme de la maladie et non le signe d’une prochaine guérison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul un européisme authentique, attaché résolument à l’européanité de l’Europe et à la préservation de ces identités subsidiaires, envisageant les solutions à l’échelle continentale, sans en oublier la Russie, peut garantir demain aux Européens, y compris les plus fragiles, un avenir optimiste. Le souverainisme est un mensonge, mais c’est aussi un suicide. S’y opposer ne signifie en rien cautionner la politique médiocre qui domine l’Union Européenne actuelle, mais qui n’est que le reflet des gouvernements des Etats, des oligarchies politiques et économiques qui président pour le moment, et pour notre malheur, à nos destinées. C’est ambitionner pour l’Europe, et pour l’Union Européenne, un destin glorieux. C’est œuvrer pour une nouvelle Renaissance de l’Europe. Les ambitions misérables des « petty nationalists » dont « Marine » est l’une des plus représentatives, mais bien loin d’être la seule en ce domaine, sont un chant des sirènes dont l’écoute amène au naufrage.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;postbody&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Secrétaire Général du &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;PSUNE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Hollande nous éloigne de l’Europe !</title>
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        <updated>2013-02-17T11:31:00+01:00</updated>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/02/1498962716.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3976269&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/00/267184665.jpg&quot; alt=&quot;eurogrece.jpg&quot; /&gt;Ici le pronom « nous » ne s’adresse pas aux seuls Français, mais à tous les Européens bien sûr. L’europhobie ne date pas d’hier. Il y a quelques années, Elie Barnavi notait que tous les dirigeants politiques européens, sans exception, détestaient l’Europe, ce qui ne manquait pas de le surprendre, lui qui, tout en ayant opté pour le destin d’Israël, continue à s’intéresser de près à l’avenir de notre continent. En France, cela fait pas mal d’années aussi que toute la classe politique est europhobe, y compris un « centre » qui n'avait pourtant juré que&amp;nbsp;par l’Europe à une époque. Cela fait longtemps encore que technocratie européenne fait beaucoup de mal à l’idée européenne ; mais ce n’est que très normal puisque le « gouvernement » de l’union n’est qu’un club de dirigeants nationaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ce décor sinistre, un élément nouveau est apparu il y a quelques mois. Ce n’est pas la sortie de David Cameron ; sa position est connue depuis longtemps, comme celle du Royaume uni. Cet élément est le changement politique en France, avec l’arrivée au pouvoir de François Hollande et du parti socialiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un élu est toujours un peu prisonnier de ses électeurs. C’est d’ailleurs a priori une bonne chose, du moins s’il s’agit bien de l’ensemble de ses électeurs. Dans le cas qui nous occupe, l’électorat de François Hollande à la présidentielle était suffisamment varié pour représenter, même imparfaitement, le pays. Ce qui pose problème est que le président n’est prisonnier que de la petite frange constituée par les groupes l’ayant très massivement soutenu. Dans cette analyse, j’écarte les états-majors, les responsables verts à qui l’on a généreusement offert des sièges ou la présidente du FN à qui les médias font des sourires en remerciement de son choix public. Je parle des électeurs. On ne peut pas dire que la politique actuelle rende justice aux fonctionnaires, aux écologistes sincères ou aux rares ouvriers attirés par Jean-Luc Mélenchon. Cette politique est tout entière orientée vers deux catégories d’électeurs : les bourgeois bohêmes libertaires et les immigrés ou issus de l’immigration en provenance des anciennes colonies. Leur vote a été aussi massif que déterminant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers, les bourgeois bohêmes, ont été récompensés par le mariage homosexuel et tout ce qui ira avec, jusqu’à la procréation pour autrui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les seconds l’ont été, du moins dans la vision du pouvoir socialiste, par un laxisme judiciaire, partant de l’idée, insultante dans son principe, qu’un enfant d’immigré a plus à craindre la justice qu’un autre. On a relancé le vote des étrangers, autres que les ressortissants de l’Union, aux élections municipales. Surtout on ne veut pas toucher à un assistanat économiquement désastreux, dans le même genre de vision qu’en matière de justice. On comprend déjà que la politique française sera tournée vers ses anciennes colonies plutôt que vers l’Europe. Ce faisant, les socialistes rejoignent les priorités des souverainistes les plus radicaux : reconstruire l’Empire plutôt que construire l’Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce tropisme s’aggrave d’un fait qui concerne la personne du président. Apparemment François Hollande a dû longtemps rêver d’exercer la fonction. Quand il a vu sa précédente compagne toucher presque le but, il a dû vraiment y croire. D’ailleurs il s’est lancé assez tôt, à un moment où ses chances paraissaient faibles. Aujourd’hui en poste, il prend des postures sans équivoque. On avait raillé l’ambition infantile de Sarkozy, après l’affairisme de Chirac et le cynisme de Mitterand. Au moins François Hollande aime-t-il la flatterie. N’a-t-il pas dit que sa visite éclair au Mali était le plus beau jour de sa vie de président ? Dans ces conditions, comment pourrait-il accepter de transférer un bout de son petit pouvoir au profit d’une concertation européenne ? D’autant plus que cette concertation impliquerait des économies sur le train de vie de l’état, donc sur toutes les aides qui font d’une partie des résidents ses obligés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l’autre côté du Rhin, l’Allemagne s’inquiète, à juste titre et par un égoïsme bien placé, de la situation désastreuse de la France, de son déficit, de la tendance à la récession qui l’accompagne, du déséquilibre de son commerce extérieur : il s’agit de l’un de ses clients. Depuis que le Général De Gaulle a été accueilli par le chancelier Konrad Adenauer avec des pancartes « Ein Bundestag für Europa », l’Allemagne a tendu la main à la France pour plus d’intégration européenne. En 2012 Angela Merkel et surtout Wolfgang Schaüble ont proposé une sorte de gouvernement économique européen. Entendons-nous bien ! il ne s’agissait pas d’une avancée structurelle, juste d’une convergence politique entre états, dans un cadre, la zone €uro, qui échappe au contrôle du Parlement européen. Mais, une fois de plus, la France de Hollande n’a pas saisi cette main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque temps encore, on entendait parler d’une gouvernance la zone €uro, d’une union à plusieurs vitesses. On donnait clairement la priorité à l’approfondissement de la construction européenne sur élargissement. Aujourd’hui l’Allemagne semble avoir compris qu’elle ne pouvait plus rien espérer de la France. Aussi tout se passe comme si elle avait décidé de se défendre seule, en renonçant à l’idée européenne. Elle cède à David Cameron, accueille positivement un projet d’une zone de libre échange avec les Etats-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que va-t-il se passer dans les mois et les années qui viennent ? En France, le tissu industriel, faute de compétitivité, va achever de se déliter, la dette va croître, la récession va s’installer et surtout le chômage va prendre une ampleur insoupçonnée. Cela n’arrangera pas les affaires de l’Espagne et de l’Italie et le mal va finir par atteindre l’Allemagne. Au moins les Allemands auront-il la possibilité de revenir au Deutsche Mark et tiendront-ils un peu plus longtemps que les autres. A moins que, tout simplement, ils ne fassent alliance avec la Russie pour former une Mittel-Ost-Europa. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour éviter ce scénario catastrophe, la France aurait dû faire deux choses. D’une part répondre positivement à l’Allemagne quand cette dernière était encore dans de bonnes dispositions. D’autre part et en même temps, elle aurait dû remettre de l’ordre chez elle. Il aurait fallu augmenter la TVA principale à quelques 25%, tout en diminuant de façon significative les impôts sur les entreprises, en revoyant encore le code du travail pour plus de flexibilité, en recentrant le service public, en simplifiant drastiquement les instances locales et réduisant leurs exécutifs, en revoyant les aides dans leur ensemble pour éviter les cumuls et en supprimant les pompes aspirantes de l’immigration illégale assistée. Pour cela il suffit de prendre exemple sur les pays voisins. Or jamais le pouvoir socialiste ne pourra proposer de telles réformes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les états actuels ne peuvent plus résister isolément à la pression des pays émergents ou déjà émergés. Nous avons tous l’incendie dans notre dos. Nous avions commencé la traversée du fleuve qui doit nous mener à l’intégration totale de l’Europe. Alors que nous n’étions pas parvenus bien loin, depuis quelques mois, nous reculons vers la rive d’où nous sommes partis. Peut-être allons-nous au moins sentir plus fort le brasier et prendrons-nous, enfin, les mesures qui s’imposent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Peter EISNER (LBTF/PSUNE)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <summary>    En adoptant     un budget en diminution, le Conseil     Européen a, en...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3973102&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cap21lorraine.hautetfort.com/media/00/02/2967630578.jpg&quot; alt=&quot;europe,conseil,parlement,euroscpticisme,lepage&quot; /&gt;En adoptant &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black; mso-ansi-language: EN;&quot; lang=&quot;EN&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/08/budget-ue-cameron-merkel-hollande-2014-2020_n_2646208.html&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; text-decoration: none; text-underline: none; mso-ansi-language: FR;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;un budget en diminution, le Conseil&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt; Européen a, en réalité, profondément transformé le projet européen.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;1) Le scepticisme face à la construction européenne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;D'une part, il marque sa défiance à l'égard de la construction européenne, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-ansi-language: EN;&quot; lang=&quot;EN&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/2013/02/08/budget-ue-merkel-hollande-cameron-croissance_n_2643008.html&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; text-decoration: none; mso-ansi-language: FR; text-underline: none;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;donnant raison non seulement à David Cameron&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt; mais au-delà à tous les eurosceptiques.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C'est la première fois que le budget baisse, et à un moment où la nécessité d'investir dans de vrais projets d'avenir et de maintenir la solidarité après avoir tant fait pour les banques et le système financier, était un impératif.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;Ce faisant, il donne un double signal désastreux:&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 18.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;·&lt;span style=&quot;line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;A l'égard des marchés pour 2 raisons: si les dirigeants européens ne croient plus dans l'avenir européen pourquoi les marchés y croiraient-ils? De plus, les institutions financières internationales, FMI en tête,&amp;nbsp;considèrent que le risque de récession de la zone euro existe et que l'austérité doit éviter ce piège.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt; &lt;br /&gt;Or, il était un moyen d'assurer la relance avec une politique d'investissements forte. Nous faisons le contraire.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 18.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-bidi-font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;·&lt;span style=&quot;line-height: normal; font-variant: normal; font-style: normal; font-weight: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;A l'égard de tous nos concitoyens européens car le choix du Conseil va non seulement conforter le sentiment de défiance, mais de surcroît renforcer l'europhobie. Comment, nous dépensons des milliards pour le système bancaire et sommes incapables de maintenir le niveau de l'aide aux plus démunis alors même que la gravité de la crise aurait dû conduire à l'augmenter! Comment comprendre, alors que le chômage bat des records dans presque toute l'Europe, que la politique de relance, en particulier dans l'économie verte et les nouveaux réseaux, ne soit pas privilégiée mais que soit privilégiée celle de l'austérité qui se substitue à la rigueur financière.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: -18pt; margin: 0cm 0cm 0pt 18pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 18.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;2) Un progrès démocratique favorisé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;D'autre part, il va créer, en raison de l'opposition probable et ô combien souhaitable du parlement européen à ce budget, une nouvelle situation politique favorable au progrès démocratique dans l'UE.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;Il est en effet plus que probable que le Parlement vote non, en raison de la prise de position très novatrice des 4 présidents des groupes principaux du Parlement européen. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-ansi-language: EN;&quot; lang=&quot;EN&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/4342/JOSEPH_DAUL.html&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; text-decoration: none; mso-ansi-language: FR; text-underline: none;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Joseph Daul, président du PPE&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;, s'exprimant devant François Hollande avait fustigé un projet de budget qui créait volontairement un déficit, situation qualifiée de &quot;véritable escroquerie budgétaire&quot; par &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-ansi-language: EN;&quot; lang=&quot;EN&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/97058/GUY_VERHOFSTADT.html&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; text-decoration: none; mso-ansi-language: FR; text-underline: none;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Guy Verhofstadt, président du groupe ADLE&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;, groupe au sein duquel je siège.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;Le &quot;Chiche et banco!&quot; de &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-ansi-language: EN;&quot; lang=&quot;EN&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cohn-bendit.eu/fr/home/news&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; text-decoration: none; mso-ansi-language: FR; text-underline: none;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Dany Cohn-Bendit&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt; n'a pas été pour maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;Si le Parlement maintient -et je l'espère ardemment- cette position, il se posera pour ce qu'il est: la seule représentation démocratique des citoyens européens, défendant l'intérêt collectif de l'Union et de surcroît l'intérêt spécifique des citoyens européens qui attendent de l'Union le travail, la solidarité et l'investissement dans l'avenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;3) Un nouveau souffle européen&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;Cette opposition, non seulement sur le budget mais plus largement sur la vision de l'avenir européen, ouvre peut être la voie à une crise institutionnelle mais surtout à un nouveau souffle européen.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;Si le Parlement refuse le budget voté, le budget annuel sera reconduit sur les bases antérieures, c'est-à-dire à budget constant. Il n'y a donc pas de risque d'interruption de fonctionnement des institutions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;Le Conseil sera contraint de redélibérer en tenant compte de l'avis du Parlement, ce dont il n'a évidemment pas l'habitude. Rappelons pour mémoire que la dernière fois où le Parlement s'est opposé à une nomination, il s'agissait, voici quelques semaines, de celle d'un membre de la BCE. Le Conseil est passé outre, violant délibérément la volonté exprimée par les députés qu'une femme au moins siège à la BCE.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;Il sera désormais -et ce sur la question fondamentale que constitue le budget- passé dans les faits que la co-décision est une réalité. Le Conseil ne peut pas ignorer la volonté parlementaire. C'est un progrès démocratique évident. De plus, remettant l'ouvrage sur la table, le Conseil acceptera peut être enfin que, pour ne pas augmenter voire pour limiter la part des Etats membres, l'Union soit dotée de ressources propres qui pourrait être la &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-ansi-language: EN;&quot; lang=&quot;EN&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/2013/01/23/taxe-sur-les-transactions-financieres-calendrier-date_n_2531449.html&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; text-decoration: none; mso-ansi-language: FR; text-underline: none;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Taxe sur les Transactions Financières&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt; ou une &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-ansi-language: EN;&quot; lang=&quot;EN&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.huffingtonpost.fr/tag/taxe-carbone&quot; target=&quot;_hplink&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; text-decoration: none; mso-ansi-language: FR; text-underline: none;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;taxe carbone&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt; à l'échelle européenne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;Enfin, dans un contexte d'euro-défaitisme et d'euro-scepticisme, cette position du Parlement pourra peut- être convaincre nos concitoyens que le projet européen est vivant, qu'il est défendu par leurs représentants au-delà des vaches sacrées défendues par chaque Etat et que l'Europe des citoyens est bien la clé de notre avenir commun.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;Corinne Lepage&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: black; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Le véritable visage du souverainisme</title>
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        <updated>2013-01-20T20:15:00+01:00</updated>
        <published>2013-01-20T20:15:00+01:00</published>
        <summary>  Vaclav Klaus, président tchèque sortant, quittera officiellement ses...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://thomasferrier.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3933384&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/01/71414060.jpg&quot; alt=&quot;Merkel.jpg&quot; /&gt;Vaclav Klaus, président tchèque sortant, quittera officiellement ses fonctions le soir du 6 mars, même si le nom de son remplaçant est encore inconnu, soit le socialiste Milos Zeman soit le conservateur modéré Karel Schwarzenberg, l’un comme l’autre partisans de la construction européenne, selon son modèle actuellement dominant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Vaclav Klaus&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; préconisait « &lt;em&gt;le démontage de l’Union européenne&lt;/em&gt; » et le retour « &lt;em&gt;au marché commun d’avant le traité de Maastricht&lt;/em&gt; », tout en soutenant par ailleurs &lt;em&gt;l’adhésion de la Turquie à l’Union&lt;/em&gt;, de son propre aveu pour « &lt;em&gt;affaiblir l’intégration européenne&lt;/em&gt; ». Il faut reconnaître cependant qu’il est plus cohérent que les souverainistes français, opposés à cette adhésion alors qu’ils sont dans le même temps opposés à l’UE et à l’€uro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’agit ni plus ni moins de la seule « Europe » envisagée par les américains, un grand marché libre sans structure fédérale ou unitaire, en clair sans institutions politiques propres à un Etat souverain. C’est avoir les inconvénients de l’ouverture des frontières sans les avantages de l’unité politique. En quoi l’Etat national, redevenu prétendument « souverain », mais allant dans le sens prôné par l’idéologie mondialiste, défendrait-il les intérêts des citoyens ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, qui est un partisan acharné de l’adhésion turque, outre Erdogan lui-même ? Le président américain Obama. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est ainsi démontré que ceux qui, tout comme Klaus, comparent l’Union européenne à l’Union soviétique, n’ont en revanche pas d’état d’âme pour aliéner leur liberté politique au service des intérêts américains. Les souverainistes ne cherchent pas à libérer leur pays d’une tutelle qui serait oppressante, mais simplement à le soumettre aux intérêts d’une puissance étrangère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En vérité, &lt;strong&gt;la souveraineté des Européens ne peut être préservée que par un Etat européen unitaire souverain&lt;/strong&gt;. Ceux qui bien au contraire prônent le retour à l’Etat national ne sont pas sincères ou ne sont simplement pas lucides. Les USA agissent vis-à-vis des états d’Europe comme la Perse agissait vis-à-vis des cités grecques. Ainsi, les partisans par exemple de la « France seule » sont-ils de fait les meilleurs alliés de Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas non plus un hasard si les souverainistes britanniques (UkiP) sont des partisans déclarés de l’alliance atlantique, donc de l’inféodation du Royaume-Uni à leur ancienne colonie, au point de déstabiliser paradoxalement la stratégie américaine, qui est d’avoir à ses pieds une Europe divisée et affaiblie, dans laquelle le Royaume-Uni de David Cameron a une mission de surveillance et de fragilisation qu’il ne peut remplir qu’en restant au sein des institutions communautaires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER&lt;/strong&gt; (LBTF/PSUNE)&lt;/p&gt;
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        <title>Entre euroscepticisme et eurofuturisme…</title>
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        <updated>2012-09-23T12:58:00+02:00</updated>
        <published>2012-09-23T12:58:00+02:00</published>
        <summary>     Alors que 76% des membres du conseil fédéral d’ « Europe » Ecologie –...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/02/356790240.4.png&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3757987&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/00/2100413045.png&quot; alt=&quot;sondage,IFOP,Le Figaro,euroscepticisme,européisme,opinion,Union Européenne,euro&quot; /&gt;Alors que 76% des membres du conseil fédéral d’ « Europe » Ecologie – Les Verts ont voté contre le traité budgétaire européen promu par François Hollande et Angela Merkel, au grand dam d’un Cohn-Bendit qui en profite pour prendre ses distances avec ce mouvement, le thème européen n’apparaît décidément plus comme un élément fédérateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sondage IFOP, commandé par Le Figaro et consacré à la question européenne, de septembre 2012, matérialise ce désaveu dont l’idée européenne semble souffrir de la part du peuple français. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En premier lieu, le sentiment d’européanité, qui est ainsi confondu avec celui d’appartenance à l’Union Européenne, est au plus bas, puisque 7% seulement des personnes interrogées se considèrent comme européennes avant tout, et 9% de plus se considèrent comme européens parmi d’autres référents identitaires. Néanmoins, le fait d’être membre de l’UE reste intéressant pour 49% des français, contre 27% qui pensent le contraire. Cela ne signifie pas que pour autant l’UE reste crédible puisque sa gestion de la crise économique ne convient qu’à 24% des sondés, contre 76% qui l’estiment peu ou pas efficace. L’€, principal élément tangible de la construction européenne, n’est plus un atout que pour 23% des gens, 45% estimant au contraire qu’elle est un élément de handicap. Il l’est selon la majorité des sondés en matière de compétitivité de l’économie française (négatif pour 61% d’entre eux), de chômage (63%) et surtout en matière de niveau des prix, ce vieux mythe eurosceptique, l’€uro étant négatif à 89%. Néanmoins, aussi négatif soit l’€uro à leurs yeux, ils ne sont que 35% pour penser qu’il faudrait revenir au franc (l’expression adaptée aurait dû être de « retrouver une monnaie nationale ») contre 65% qui estiment le contraire. L’€-phobie reste néanmoins à un niveau assez haut, même s’il est inférieur à septembre 2011 et plus encore à mai 2010, mais elle n’a pas progressé d’une manière déterminante pour autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le manque de solidarité européenne s’exprime nettement lorsque le cas grec est évoqué, l’idée d’une exclusion d’Athènes si elle ne parvient pas à réduire sa dette et son déficit, étant soutenue par 65% des personnes interrogées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, en interrogeant les seules personnes en âge de voter en 1992, lors du référendum sur le traité de Maastricht, le non aurait été de 64% (contre 49% dans la réalité) et le oui aurait été largement dominé avec seulement 36% des voix (contre 51% dans la réalité). Ce résultat témoigne que parmi les partisans de l’Europe politique en 1992, beaucoup sont désabusés et regrettent l’introduction de l’€uro, même si les partisans d’un retour au franc demeurent minoritaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, même si ces résultats ne sont pas encourageants, les citoyens ne sont néanmoins pas nécessairement cohérents. Le fédéralisme européen séduit encore 40% des sondés, contre 60% qui souhaitent au contraire moins d’intégration européenne. C’est le score le plus bas pour cette question, mais cela reste une option crédible. L’idée d’une politique économique et budgétaire unique n’est pas repoussée, même si elle est minoritaire. Et on peut même parler d’ « eurofuturisme » pour 44% des français, qui estiment probable la mise en place d’un état européen unique, tel que le prône par exemple le PSUNE. Et c’est même le cas pour 46% des sympathisants du Front National, alors que 40% de ceux du Front de Gauche partagent leur avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la question de l’appartenance de la Turquie à l’Union Européenne, le rejet des citoyens n’a jamais été aussi fort. 84% des personnes interrogées sont opposées à l’adhésion turque. La politique intérieure turque, avec la réislamisation de plus en plus évidente de la rue turque, mais aussi avec l’autoritarisme accru de Recep Erdogan, rentre sans doute en ligne de compte. Mais c’est au moins une bonne nouvelle car toute initiative du gouvernement « socialiste » en faveur de cette option ne peut qu’être refroidie par cette opinion si hostile. Néanmoins 37% des sympathisants du Front de Gauche restent favorables à cette adhésion, sans doute et on le verra dans d’autres sondages, parce qu’il a en son sein le plus grand nombre d’islamotropes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce sondage n’illustre pas seulement un clivage entre eurosceptiques et européistes, mais divise les familles politiques et même les genres. Ainsi, les hommes sont les plus favorables à l’Europe politique. 10% se sentent d’abord européens, 54% estiment que l’appartenance à l’UE est intéressante, 31% que l’€ est un atout, 40% auraient voté oui à Maastricht (contre 33% des femmes), 47% souhaiteraient une Europe plus intégrée (mais seulement 33% des femmes) et ils sont même 54% à croire à un état européen unique pour l’avenir.&lt;br /&gt;Le sentiment d’européanité est le plus fort au MODEM et à Europe-Ecologie, en revanche il est inexistant au FN, preuve que la propagande europhobe de Marine Le Pen en a écarté les éléments pro-européens (Nouvelle Droite et autres), et faible au Front de Gauche (4%). En revanche, le Front de Gauche reste moins défavorable à l’UE (47% sont pour) alors que le FN y est très hostile (21% seulement des sympathisants FN considèrent l’UE d’une manière favorable).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant le « retour au Franc », 37% des partisans du Front de Gauche le souhaitent, ce qui est à peine plus élevé que la moyenne, alors que 78% des partisans du FN y sont favorables. L’€uro est d’ailleurs un point de clivage entre l’UMP (20% d’anti-€) et le FN (80% d’anti-€).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que les sympathisants FN semblent les plus opposés à l’UE, ils souhaitent pourtant l’exclusion de la Grèce de la zone €uro, à laquelle ils disent ne pas croire, à 81% et même à 85% si on ne compte que les électeurs FN. Le Front de Gauche est en revanche solidaire des Grecs à 54%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parmi ceux qui souhaitent une intégration européenne accrue, 15% des partisans du FN et 28% des partisans du FG s’y montrent favorables, ce qui monte que même au sein d’une mouvance europhobe, comme le FN, il reste malgré tout des partisans de l’idée européenne. 55% des partisans de l’UMP comme du PS sont également favorables à cette intégration. Enfin, parmi les 44% des français pronostiquant un état européen unique à terme, on retrouve ce pourcentage aussi bien à gauche qu’à droite, au Front de Gauche comme au Front National, mais c’est une idée surtout masculine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tradition politologique classique a toujours considéré l’électorat féminin comme davantage conservateur, et c’est pourquoi la République n’a instauré le vote des femmes qu’en 1946, ce qui est très tardif. Elle avait craint un temps que les femmes favorisent la victoire des monarchistes ou des cléricaux. Force est de constater que ce sondage IFOP renforce cette idée, même si demeure un socle solide de citoyennes favorables à l’Europe politique. Toutefois, l’exclusion de la Grèce si nécessaire est soutenue majoritairement par des hommes (à 69%), les femmes étant légèrement plus modérées (62%), et surtout par ceux pour qui l’esprit de solidarité aurait dû être le plus fort, ouvriers (72%), employés (69%) et professions intermédiaires (70%).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un autre sondage IFOP pour Atlantico, consacré à la question du vote des étrangers aux élections locales est également intéressant à analyser. Rappelons que les citoyens des états membres de l’Union Européenne disposent déjà du droit de vote aux élections municipales et européennes en France. 61% des français s’opposent à l’attribution de ce vote aux étrangers « non européens », l’expression « non européens » pouvant d’ailleurs être comprise par certains sondés comme un synonyme d’« allogènes ». 41% sont même farouchement opposés à cette idée. Ils n’étaient que 45% en décembre 2011 à le refuser. De quoi faire réfléchir le PS alors que plus de soixante-dix de ses députés poussent le gouvernement à instaurer ce droit de vote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur cette question, hommes et femmes sont à égalité dans leur refus d’un tel vote, le clivage étant essentiellement entre la gauche et la droite. 72% des électeurs de gauche souhaitent une telle innovation mais seulement 31% y sont très favorables. En revanche, 89% des électeurs de droite refusent cet élargissement du droit de vote, dont 89% des électeurs UMP et 92% des électeurs FN. Enfin, le MD de Bayrou est favorable au droit de vote des étrangers extra-communautaires à 53%, alors qu’une telle mesure, mettant citoyens de l’UE et étrangers hors UE à égalité est fondamentalement la négation de l’idée européenne. Autre clivage, l’âge. 45% des moins de 35 ans sont pour le vote des étrangers contre 37% des plus de 35 ans. Cela illustre aussi la montée en puissance du vote d’origine immigrée. Gauchistes et écologistes sont en pointe dans ce combat (à 76%), le PS étant légèrement plus prudent (71%), mais les plus acharnés sont clairement les Verts (41% de très favorable).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion, ces sondages montrent que si l’opinion majoritaire est plutôt dans le camp des eurosceptiques à court terme, cela ne va pas jusqu’à remettre en cause majoritairement la monnaie unique et cela n’implique pas véritablement un refus d’une Europe politique pour l’avenir, en tout cas un refus définitif. Même au sein de la formation la plus europhobe, on constate qu’entre 15 et 20% de ses partisans ne sont pas opposés à l’idée européenne, même si le sentiment d’européanité semble pourtant absent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si l’Union Européenne telle qu’elle est actuellement gouvernée déplaît et nuit fondamentalement à l’idée européenne, l’idée qu’une autre Europe est possible, et même l’idée qu’une autre Europe verra nécessairement le jour, avec un état européen unitaire à la tête du continent. L’esprit prométhéen des Européens n’est pas encore mort. En revanche, les français sont déterminés, et de plus en plus, à préserver leur identité, en disant non à la Turquie et non au vote des « étrangers non-européens » et c’est plutôt rassurant. Il reste à leur faire comprendre que c’est dans une Europe politique forte que cette identité sera la mieux préservée et que l’Etat français est leur principal adversaire en vérité, alors que les eurosceptiques leur font croire qu’il est leur protecteur. Confondre un bourreau avec un protecteur, voilà le mensonge naïf que Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen en tête voudraient nous faire avaler.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Thomas FERRIER &lt;/strong&gt;(LBTF/PSUNE)&lt;/p&gt;
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        <title>BATIR UNE EUROPE DES PEUPLES ET DES CITOYENS</title>
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        <updated>2011-12-30T22:08:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-30T22:08:00+01:00</published>
        <summary>     Editorial        &amp;nbsp;     L’Europe «&amp;nbsp;fait la une&amp;nbsp;» de la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rce-europe.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Editorial&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’Europe «&amp;nbsp;fait la une&amp;nbsp;» de la plupart des journaux, quotidiens, hebdomadaires et mensuels. Mais cette «une» n’est pas à son avantage. Les titres se suivent et se ressemblent, ainsi :&amp;nbsp;«Europe, le sommet de la dernière chance», «&amp;nbsp;Semaine cruciale pour l’Europe&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;La semaine de tous les risques».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les eurosceptiques qui n’attendent qu’une chose, à savoir que sonne le glas de l’Europe et que disparaisse cette union abhorrée et décriée peuvent bomber le torse et dire avec délectation&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;On vous l’avez bien dit, nous avions raison, l’Europe est un projet voué à l’échec&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les nationalistes et les souverainistes de tous les pays haussent le ton. Ils se croient autorisés à proclamer la bonne nouvelle&amp;nbsp;: l’Europe se meurt, l’euro sombre&amp;nbsp;! Voilà ce que semblent, en effet, entonner les plus farouches adversaires de la construction européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Au lieu de cela, nous disons&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Peuples d’Europe, ressaisissez-vous, ne vous laissez pas dépossédés d’un projet qui est le vôtre et qui ne doit pas être dénaturé par ceux qui pensent «&amp;nbsp;l’Europe&amp;nbsp;» qu’en termes de marchés, de commerce, de concurrence, alors que l’Europe doit d’abord être celles de peuples unis, désireux de s’associer dans une démarche commune afin de compter aujourd’hui et demain sur la scène du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’Europe, c’est avant tout un projet de civilisation, un projet de société. Elle passe par des échanges et des liens culturels de plus en plus forts afin de cimenter ses bases et faire en sorte qu’elle bénéficie des atouts de sa diversité et non qu’elle subisse les désagréments de ses différences.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’Union de l’Europe&amp;nbsp; ne saurait à cet égard s’accommoder du climat malsain qui se développe actuellement en son sein et accepter que des irresponsables s’en prennent, les uns aux Anglais, les autres aux Italiens, aux Grecs, aux Européens du sud, aux Allemands, voire aux Français.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Il y a là des relents de nationalisme qui ne sied pas à notre projet commun&amp;nbsp;: bâtir une Europe des peuples et des citoyens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;François Mitterrand rappelait souvent que&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Le nationalisme, c’est la guerre&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Puisse l’avenir nous épargner le retour des vieux démons, tout en sachant que le patriotisme, y compris un certain patriotisme européen, ne doit pas être confondu avec le nationalisme exacerbé que nous dénoncions en tant que facteur de fanatisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un patriotisme européen qui ne serait pas porté à l’outrance permettrait sans doute de développer chez les peuples d’Europe le sentiment d’appartenir à cette communauté de destin que nous appelons de nos vœux et de forger une identité sans laquelle rien de sérieux ne se construit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;En un temps où de grands ensembles émergent et où s’édifient des Etats-continents, l’Europe ne peut demeurer une simple zone d’échanges et de circulation car c’est son existence-même qui risquerait à terme d’être compromise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un juste équilibre doit dès lors être recherché&amp;nbsp;: forger une puissance européenne dotée d’une identité, de principes et de valeurs sans pour autant sombrer dans les excès d’un nationalisme outrancier qui serait dévastateur pour la France, l’Europe et le Monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Gérard-David Desrameaux,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Président-fondateur du RCE&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Boreas</name>
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        <title>Pour une confédération européenne</title>
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        <updated>2011-12-24T02:14:02+01:00</updated>
        <published>2011-12-24T02:14:02+01:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;   Je suis pleinement en phase avec  cet article  paru sur le le...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://verslarevolution.hautetfort.com/images/Europe.jpeg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;560&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Je suis pleinement en phase avec &lt;a href=&quot;http://www.polemia.com/article.php?id=4416&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;cet article&lt;/a&gt; paru sur le le site Polémia. Extraits :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;«&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;L’Europe est faite d’Histoire, de sang, de terre et de culture, la réduire à l’Euro ou réduire la construction européenne à la BCE ne peut être un réflexe &quot;patriote&quot;. L’eurosceptique radical rejoint en cela, contre toute attente, le marchand mondialisé prétendument euro-fédéraliste.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Ce vieux fantasme d’après-guerre envisageant une union des pays d’Europe à partir d’un marché commun perdure. Etrange monde en effet que celui qui s’évertue à faire passer les fiancés devant le notaire et le banquier avant le maire, le curé ou la chambre à coucher. Mais au-delà des intérêts économiques qui par essence divisent ou renforcent l’individualisme, l’Euro, aujourd’hui dans l’œil du cyclone, peut-être même déjà à terre, prend désormais une valeur hautement symbolique… celle d’un étendard qui pourrait braver les marchés (contre toute attente le dollar ne s’est-il pas déprécié en 2011 par rapport à l’Euro et cela malgré la crise de l’Euroland ?). Un étendard qui fait ressurgir les véritables alliances (lors du dernier sommet européen, Mr Cameron a rejoint tout naturellement le &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;fast-food&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; vermoulu anglo-saxon et sa mafieuse City, sans parvenir à entraîner avec lui ses vieux alliés). Un étendard qui pourrait fédérer et dynamiser à nouveau les pays fondateurs de l’Union potentiellement aux commandes d’un véritable projet européen.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Dans sa dernière &lt;a href=&quot;http://www.leap2020.eu/GEAB-N-60-est-disponible-Crise-systemique-globale-USA-2012-2016-Un-pays-insolvable-et-ingouvernable_a8454.html&quot;&gt;livraison du 15 décembre, le LEAP&lt;/a&gt; fait montre d’un optimisme surprenant sur la poursuite de l’intégration de l’Euroland et l’accélération de la dislocation anglo-saxonne. On le jugerait volontiers fantaisiste s’il n’avait pas prévu et décortiqué depuis 2006 quasiment au jour près les tsunamis successifs qui se sont abattus sur l’économie mondiale. Il est vrai que l’on a spontanément du mal à détecter un souffle historique dans l’improbable choucroute bling-bling Sarko-Merkel. Pourtant sans le vouloir vraiment et à marche forcée, ces &quot;idiots utiles&quot; fabriquent peut-être à leur insu de l’Histoire. Le LEAP considère que le chemin sur lequel nous sommes est long, complexe et chaotique, mais renforce notre continent et va placer l’Euroland au cœur du monde &quot;d’après la crise&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Faisons en sorte que notre Europe ne soit pas le terrain de jeu de la finance internationale, ni la terre de prédilection d’un certain angélisme. Evacuer l’esprit bourgeois et usurier ne signifie pas pour autant en finir avec l’économie, l’une des trois fonctions vitales et primordiales de notre civilisation. Il nous faudra même nous souvenir qu’à la base de concrétisations politiques d’inspiration confédérale se sont souvent cristallisés des intérêts d’ordre socio-économique.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;(...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt; Une confédération à la différence d’une fédération, rappelons-le aux eurosceptiques les plus radicaux, est une union d’États indépendants, souverains, mais acceptant de partager sur tous les fronts du vivant une histoire commune en délégant certaines compétences à des organes communs respectueux des identités. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Depuis 1291, nos voisins helvètes partagent un destin commun, se respectent mutuellement entre cantons, politiquement, linguistiquement… Au 13e siècle, des hommes libres des vallées d’Uri, Schwytz et Unterwald trouvèrent leur motivation première à ce pacte d’alliance dans la nécessité &quot;d’aide mutuelle&quot;, de protection politique, économique et juridique. La &quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Landsgemeinde&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&quot;, grande réunion communautaire à vocation sociale et économique, puis progressivement politique illustre remarquablement cette synthèse confédérale qui, au-delà de son creuset identitaire et de ses mythes fondateurs, peut très bien se nourrir de la &quot;nécessité matérielle&quot; pour évoluer vers un projet commun et durable.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Appartenir à sa terre dans une confédération respectueuse des identités ou dépendre d’un système matérialiste à prétention universelle et totalitaire… L’Européen doit choisir. Il y a urgence à ce qu’il trouve, tel Guillaume Tell, une fenêtre de tir pour retrouver le chemin de la puissance et réaliser enfin une Confédération des Euronations.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;» &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Un indispensable complément : &lt;a href=&quot;http://www.polemia.com/article.php?id=3175&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ce texte&lt;/a&gt; de Marc Rousset.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ferrier</name>
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        <title>Lettre ouverte à Eric Zemmour</title>
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        <updated>2011-11-06T15:31:41+01:00</updated>
        <published>2011-11-06T15:31:41+01:00</published>
        <summary>     Ce 5 novembre, sur la chaîne I-télé, un nouveau « ça se dispute » oppose...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2447580&quot; style=&quot;margin: 0em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/01/02/1498962716.png&quot; alt=&quot;bandeaubillets2 - eisn.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3279422&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/02/1905663482.png&quot; alt=&quot;logo4c.png&quot; /&gt;Ce 5 novembre, sur la chaîne I-télé, un nouveau « ça se dispute » oppose Eric Zemmour et Nicolas Domenach sur la façon dont l’Europe a traité « le peuple Grec ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moins Zemmour est-il cohérent. Il ne croit pas à la notion de peuple européen. Il faut lui concéder que la construction européenne s’est faite, dès le départ, contre « les peuples » ; ces derniers étaient suspectés, non sans quelque raison, de vouloir se faire la guerre. La construction se fait toujours contre « les peuples ». D’ailleurs on présente l’échec éventuel du processus comme un risque de guerre. Pourtant, comme il l’affirme, ce n’est pas ce processus qui a apporté la paix. C’est la lassitude des vieilles nations, l’hégémonie américaine et bien d’autres raisons. Quand Charles De Gaulle a été accueilli par les Allemands, c’était bien une réconciliation des peuples.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Domenach campe sur une position qui se prétend plus européenne. En réalité, si l’on creuse un peu, on s’aperçoit qu’il se contente de manifester son politiquement correct hypocrite, en cette circonstance comme dans d’autres. Il comprend les Grecs qui voulaient un référendum et reconnait qu’on les aurait mal traités. Il en conclut qu’il faut davantage associer « les peuples » aux affaires européennes. Le point de départ est donc celui de Zemmour : il y a « des peuples ». Cependant il ne veut pas dire qu’il est pour les élites contre les peuples. Ou alors il assimile un peu vite au « peuple » un ensemble de manifestants, comme ceux qui ont défilé contre la réforme des retraites. Il peut donc faire l’hypothèse absurde que ceux qui détestent les peuples peuvent s’accorder avec ces mêmes peuples. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le PSUNE, les choses sont claires. En Europe il y a un « peuple ». On n’a pas à consulter une région à part pour décider de l’avenir de la République européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-3279425&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/00/00/3722804089.jpg&quot; alt=&quot;ERIC-ZEMMOUR.jpg&quot; /&gt;Maintenant la question se pose de savoir de qui le PSUNE est le moins éloigné. La réponse est paradoxale : c’est de Zemmour. Car Zemmour est eurosceptique quand Domenach est europhobe. D’ailleurs lorsque Zemmour nous parle de notre culture, de nos mœurs, ses références sont européennes. Quand il explique que l’islam, tout respectable qu’il soit, n’est pas compatible avec notre culture démocratique, quand il cite Voltaire, et c’est au Voltaire européen qu’il pense. Les références de Domenach sont au contraire mondialistes, universelles. Parfois même d’esprit colonialiste, suprématiste ; il ne doute pas que l’islam se pliera à nos coutumes. Dans ces conditions, pourquoi Zemmour, qui pense culturellement en Européen, ne raisonne-t-il politiquement en Européen ? On a envie de lui dire : nous sommes tous Allemands, tous Grecs, voire tous Juifs européens. Ce discours heurterait certainement les mondialistes. Heurterait-il Zemmour ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vrai qu’à la sortie de la guerre, pour donner un exemple parmi d’autres, la germanophilie n’était pas très à la mode en France. On a souvent parlé de réconciliation, mais, en même temps, les élites et les médias ont beaucoup fait pour aiguiser les rivalités entre Européens. Le discours impérialiste français, la nostalgie de l’époque coloniale, ne sont pas l’apanage de l’extrême-droite. Il y a une responsabilité insoupçonnée des dirigeants de tous les pays du continent dans la persistance de ce scepticisme envers l’idée de nation européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être Zemmour est-il simplement trop prudent. Peut-être se sent-il redevable envers une France qui l’a sorti d’un monde qui ne lui convenait pas. Sans doute s’est-il senti d’abord Français pour construire sa liberté. En quoi cela l’empêche-t-il de se sentir aujourd’hui Européen ? La France à laquelle il pense, celle qui est sortie du monde latino-celto-germanique, des invasions barbares, des lumières et des Etats généraux, n’a jamais été qu’une Europe en réduction, et ce n’est malheureusement plus celle d’aujourd’hui. S’il veut la retrouver, il ne peut le faire qu’avec l’Europe.&lt;br /&gt;En attendant, il devrait avoir conscience qu’il fait le jeu du politiquement correct, des ennemis du peuple, quel que soit ce peuple. En entretenant l’idée que « les peuples européens » ne pourront rien construire ensemble parce qu’ils ne pourront pas se fondre en un seul peuple, comme leur nature devrait au contraire les y conduire, il apporte une pierre aux technocrates mondialistes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Peter Eisner (PSUNE)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Eurobaromètre 2010 : l’Union Européenne en berne</title>
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        <updated>2010-09-05T17:13:00+02:00</updated>
        <published>2010-09-05T17:13:00+02:00</published>
        <summary>  Au mois d’août sont sortis les résultats du dernier sondage Eurobaromètre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2629914&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://thomasferrier.hautetfort.com/media/02/01/3723669865.jpg&quot; alt=&quot;logo-eurobarometre_fr.jpg&quot; /&gt;Au mois d’août sont sortis les résultats du dernier sondage Eurobaromètre sur l’état de l’Union. La première question, désormais classique, posée aux citoyens européens choisis parmi un panel représentatif, est de savoir si ces derniers pensent que l’adhésion de leur pays à l’Union Européenne avait été une bonne ou une mauvaise chose ou éventuellement ni l’une ni l’autre. A cette question, 49% des personnes interrogées estiment qu’elle a été une bonne chose, ce qui est un score assez faible, mais conforme aux résultats enregistrés depuis une dizaine d’années. C’est en 1990, à la suite de la réunification allemande que les résultats ont été les plus positifs avec 72% d’avis positifs contre seulement 7% d’avis négatifs. En 2010, ils sont en revanche 18% à émettre des avis hostiles, alors que l’année dernière ils étaient 53% d’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;euro-optimistes&amp;nbsp;» contre 15% d’eurosceptiques. Mais c’était avant la crise de l’euro et avant l’effondrement de l’économie grecque.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette crise de confiance de l’Union Européenne n’est pas propre aux pays membres puisque, jeune prétendante à l’adhésion, l’Islande connaît depuis quelques mois un désenchantement très fort. Fin juillet 2010, ils étaient 60% des Islandais à désormais regretter leur demande d’adhésion et si un référendum avait lieu, l’Islande ne rejoindrait pas l’UE. Moins d’un tiers des Suisses voteraient favorablement à une adhésion, en raison notamment des craintes d’un affaiblissement démocratique du pays, lorsque l’on sait que, suite au référendum suisse sur les minarets, les institutions communautaires ont désavoué les choix souverains de ce peuple. A savoir si, malgré tout, son pays avait été plutôt bénéficiaire de l’adhésion, ils sont 53% à estimer que oui contre 35% à estimer le contraire. Il fallait remonter à l’automne 2005 pour trouver un résultat aussi médiocre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De manière plus détaillée, on constate que le recul du soutien à l’UE est particulièrement net dans un certain nombre de pays, et notamment l’Allemagne où le sentiment positif perd 10 points, de même qu’il en perd 11 en Slovénie, 13 à Chypre et jusqu’à 17 points en Grèce, le peuple hellénique n’ayant pas apprécié le peu de solidarité européenne dont il a pu bénéficier, alors qu’en sens contraire le peuple allemand n’a pas aimé devoir aider les grecs. Le sentiment positif augmente toutefois dans un certain nombre de pays, essentiellement parmi les nouveaux entrants de 2004. A la question du bénéfice obtenu par le statut de membre de l’UE, là encore le positif régresse fortement en Allemagne et en Grèce mais aussi au Portugal.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A la lecture de ces résultats, on se rend bien compte que l’Union Européenne n’a actuellement pas la cote mais, contrairement à ce qu’affirment les souverainistes, cela ne signifie pas que les citoyens aient davantage confiance en leurs institutions nationales. En effet, 42% des citoyens de l’UE ont confiance dans l’UE (contre 48% à l’automne 2009), 47% n’ayant en revanche aucune confiance en cette dernière (contre 40%). Mais ils sont 66% à ne pas avoir confiance dans leur gouvernement national, et 62% dans leur parlement national. En clair, si le parlement européen inspire moins confiance qu’auparavant aux citoyens, les institutions nationales sont totalement désavouées. Que ce soit la fausse «&amp;nbsp;gauche&amp;nbsp;» ou la vraie droite, l’une alternant avec l’autre par défaut, les citoyens de l’UE ne sont pas dupes. Un «&amp;nbsp;sortons les&amp;nbsp;» européen aurait même tout son sens.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Concernant la confiance générale dans l’Union Européenne, les pays les plus optimistes demeurent ceux d’Europe médiane (68% de confiance en Estonie, 65% en Slovaquie, 56% en Roumanie, 54% en Hongrie… etc.) et certains pays d’Europe occidentale, comme la Belgique bien sûr (61%), comme les plutôt souverainistes Danemark (61% aussi) et Pays-Bas (53%). En revanche, dans les six pays fondateurs, à l’exception de la Belgique, les résultats sont plutôt mauvais voire très mauvais. En effet, seulement 42% des Italiens, 39% des français et 37% des allemands ont confiance dans l’UE. Au Royaume-Uni, ils ne sont plus que 20% (68% n’ayant pas confiance).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La crise de confiance est donc installée au cœur même de l’Europe occidentale, chez les grands pays du continent, comme la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Dans les autres pays, la confiance baisse nettement. L’Europe est en crise, à tous points de vue, et l’UE ne semble pas apparaître aux citoyens comme le remède à cette crise. A vrai dire, les citoyens ne voient aucun remède. Il n’est pas étonnant alors que le vote populiste et/ou nationaliste soit fort.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lorsque l’on constate que l’UE est de plus en plus rejetée, mais que les Etats (gouvernement + parlement) le sont encore davantage, on comprend qu’il existe la possibilité d’une voie européenne capable de renverser les gouvernements nationaux et de réorienter l’UE dans un sens démocratique et strictement européen. La solution ne sera pas nationale, elle sera européenne&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LBTF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Europe : du désintérêt à... l'hostilité ?</title>
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        <updated>2009-05-28T00:10:00+02:00</updated>
        <published>2009-05-28T00:10:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Patrice...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Patrice de Plunkett revient dans son blog ( &lt;a href=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://plunkett.hautetfort.com/&lt;/a&gt;&amp;nbsp;) sur les deux raisons du &lt;em&gt;déficit d'enthousiasme&lt;/em&gt; qui risque bien de se traduire par un &amp;nbsp;taux d'abstention plus important encore que prévu (et redouté par beaucoup...) aux prochaines élections européennes&lt;em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est pour en donner son explication, que nous faisons nôtre totalement, mais aussi pour tâcher de voir un peu plus loin; et, là aussi, nous sommes totalement d'accord avec lui :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1cm; margin-bottom: 0.21cm; line-height: 200%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;.....L'indifférence des citoyens est le résultat de deux causes :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1cm; margin-bottom: 0.21cm; line-height: 200%; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- la colonisation de Bruxelles par le libre-échangisme et l'ultra-libéralisme (dont la Commission ne cesse de manifester les symptômes, parfois de façon obscène : McCreevy et les hedge funds) ;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1cm; margin-bottom: 0.21cm; line-height: 200%; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- ce que Bayrou nomme «&amp;nbsp;l'hypocrisie&amp;nbsp;» de l'UMP et du PS, qui tiennent en France des discours sur l'Europe sociale alors qu'ils pactisent avec l'Europe antisociale à Bruxelles.&amp;nbsp; ( Les&amp;nbsp; amis&amp;nbsp; de Bayrou sont-ils d'ailleurs si purs ?&amp;nbsp; À vérifier ).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1cm; margin-bottom: 0.21cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tant que la critique de l'ultralibéralisme européen sera absente du discours des «&amp;nbsp;grands partis de gouverne-ment&amp;nbsp;» (?), les électeurs tourneront le dos.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1cm; margin-bottom: 0.21cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La même réflexion vaut pour les catholiques, laïcs ou non : il n'est pas réaliste de parler de l'Europe en termes louangeurs, sans ajouter la nécessaire critique de la captation de Bruxelles par les intérêts financiers atlantiques. Si l'on tient à parler politique, il faut en parler complètement ! Le vote du parlement européen en faveur d'une &amp;nbsp;Euramérique libre-échangiste dans la prochaine décennie, est un sabordage de l'Europe «&amp;nbsp;européenne&amp;nbsp;» - et une vassalisation au profit d'un modèle économique néfaste. Continuons comme ça et les peuples ne seront plus indifférents à l'Europe : ils lui deviendront hostiles.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1cm; margin-bottom: 0.21cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; CQFD.....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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