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<title>Last posts on de witte</title>
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<name>Estrella Oscura</name>
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<title>Les heures silencieuses de Gaëlle Josse</title>
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<updated>2017-05-08T14:25:00+02:00</updated>
<published>2017-05-08T14:25:00+02:00</published>
<summary>      Les heures silencieuses  de Gaëlle Josse  , J'ai Lu, 2011, 89p.&amp;nbsp;...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-5620168&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/01/00/1415471347.png&quot; alt=&quot;Les heures silencieuses.png&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les heures silencieuses&lt;/em&gt; de Gaëlle Josse&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, J'ai Lu, 2011, 89p.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au seuil de partir pour Amsterdam, j'ai eu envie de voyager aussi en littérature.&lt;/strong&gt; Que les mots m'accompagnent dans ce beau pays et me le fassent découvrir autrement. A l'exception de &lt;em&gt;Miniaturiste&lt;/em&gt;, que&amp;nbsp;je n'ai pourtant pas eu envie d'acheter - trop de chroniques sur tous les blogs&amp;nbsp;tuent un peu l'envie de lire&amp;nbsp;-, je n'ai trouvé sur le moment aucun livre se déroulant à Amsterdam même. Qu'à cela ne tienne,&amp;nbsp;sur les conseils des excellents libraires lyonnais de &lt;a href=&quot;http://www.librairiepassages.fr/&quot;&gt;Passages&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(je viens de voir, intégrant ce lien, qu'une rencontre avec Cheyne Editeur a lieu jeudi 11 mai, je ne suis que jalousie...),&amp;nbsp;je suis repartie avec &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les heures silencieuses&lt;/em&gt; de Gaëlle Josse, qui m'a embarquée à Delft - ce n'est pas si loin !- au coeur de l'âge d'or hollandais.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sur une toute petite période d'un mois, Magdalena Van Beyeren nous livre son journal intime.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;Cette jeune femme - mais plus si jeune pour l'époque - fut mariée tôt à un capitaine de navire de la Compagnie des Indes Orientales qu'administrait son père. Ce dernier n'aura eu que des filles. Il prit longtemps plaisir à faire participer Madgalena à ses activités pour lesquelles elle montrait autant d'intérêt que de talent. Elle se révéla rigoureuse et avisée et l'atmosphère du port, l'appel de l'ailleurs lui étaient&amp;nbsp;sources de joie. Mais il n'est pas donné aux femmes d'hériter d'une charge à cette époque. En sa qualité d'aînée, c'est donc à son époux, Pieter Van Beyeren que revint cet honneur, et elle fut&amp;nbsp;assignée à être maîtresse de maison. Dans ce journal, elle livre avec pudeur ce changement de vie, l'affection qu'elle éprouve pour ses enfants, tous très différents de caractère, et la douleur que l'on peut éprouver à la perte de l'un d'eux. On ressent aussi de façon brûlante qu'il n'était pas à la femme de décider de quoique ce soit. Ses envies, ses joies, ses peines : tout cela passe au second plan. Aussi se plie-t-elle à&amp;nbsp;ce que l'on attend d'elle, même si la dernière exigence de son mari la fait cruellement souffrir. Rédiger ce journal, c'est pour elle ménager le maigre espace de liberté qu'il lui reste&amp;nbsp;et&amp;nbsp;être pleinement elle-même.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au départ de ce journal, un tableau d'Emmanuel de Witte, &lt;em&gt;Intérieur avec femme jouant du virginal&lt;/em&gt; daté de 1667&lt;/strong&gt; (et exposé au musée des Beaux-Arts de Montréal). La Magdalena imaginée par Gaëlle Josse serait cette femme secrète qui choisit de poser de dos sur l'oeuvre du maître, comme une façon d'exprimer son existence en demie teinte&amp;nbsp;: &quot;Car à ne plus être désirée, ai-je encore un visage ?&quot; A défaut de visage, ce court texte lui donne une voix sincère et lucide, toute en nuances et délicatesse. &lt;strong&gt;J'ai particulièrement apprécié la pudeur de ce témoignage fictif&lt;/strong&gt; où point certes un peu de douleur et de mélancolie mais point d'amertume ou d'esprit revanchard, en même temps qu'un grand calme et beaucoup de&amp;nbsp;lumière. En cela, il est révélateur des tableaux hollandais du XVIIème siècle et de l'état d'esprit, autant que je puisse l'imaginer, des femmes de l'époque. Je n'irais pas crier au chef d'oeuvre comme j'ai pu le lire chez plus charmé que moi&amp;nbsp;mais c'est un texte doux et poignant qui, comme je l'espérais, m'a joliment transportée.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Avec le temps, ce sont nos joies d'enfants que nous convoquons le plus facilement dans nos souvenirs, elles nous accompagnent avec une rare fidélité. Retrouver ce que nous avons éprouvé dans ces moments demeure une source de félicité que nul ne pourra nous ravir. Le cours de nos vies est semé de pierres qui nous font trébucher, et de certitudes qui s'amenuisent. Nous ne possédons que l'amour qui nous a été donné, et jamais repris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'book antiqua', palatino, serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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<name>frenchbooklover</name>
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<title>Les heures silencieuses</title>
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<updated>2012-08-27T22:16:00+02:00</updated>
<published>2012-08-27T22:16:00+02:00</published>
<summary>  Les heures silencieuses    Gaëlle Josse      &amp;nbsp;   Dès les premières...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;Les heures silencieuses&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;Gaëlle Josse&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3719437&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thefrenchbooklover.hautetfort.com/media/00/00/2626617656.jpeg&quot; alt=&quot;heures silencieuses gaelle josse.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Dès les premières pages, la voix de Magdalena Van Beyeren retentit. Après avoir été peinte en 1667 par De Witte de dos, face à son épinette, dans la chambre conjugale, l'épouse de Pieter Van Beyeren, administrateur de la Compagnie des Indes orientales à Delft, a ressenti le besoin de se confier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&quot;A mettre de l'ordre dans mon coeur, et un peu de paix dans mon âme, à se souvenir des joies passées et à accueillir mes peines, [mes papiers] suffisent&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;Et c'est ainsi que nous lecteurs, nous sommes conviés à partager le récit de sa vie, à explorer les replis secrets de son âme et à découvrir ce qui se dissimule derrière le tableau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3719430&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thefrenchbooklover.hautetfort.com/media/02/01/800737603.jpeg&quot; alt=&quot;gaelle josse.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Suite à de nombreuses critiques positives dans la presse et sur des sites commerciaux, j'avais emprunté ce court ouvrage à la médiathèque. Et je me suis dit en m'inscrivant hier au &lt;a href=&quot;http://ecrireenplus.canalblog.com/archives/2012/06/12/24485643.html&quot;&gt;Challenge Cent pages&lt;/a&gt; de TyJecyka qu'il conviendrait parfaitement pour un premier bilet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3719445&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thefrenchbooklover.hautetfort.com/media/01/00/2189840780.jpg&quot; alt=&quot;Cent pages.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Je l'ai commencé dans la matinée et très vite, je me suis laissée emporter par les mots de Magdalena. Je ne l'ai donc reposé qu'une fois achevé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Pour son premier roman, Gaëlle Josse est partie d'une oeuvre picturale: &lt;em&gt;Intérieur avec femme jouant du virginal&amp;nbsp;&lt;/em&gt;d'Emmanuel de Witte et elle a brodé autour de cette inconnue.&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-3719451&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://thefrenchbooklover.hautetfort.com/media/00/02/3780282614.jpeg&quot; alt=&quot;gaëlle josse,autrement,de witte,intérieur avec femme jouant du virginal,delft,tableau&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;C'est vrai que le procédé n'est pas novateur. D'ailleurs, le lieu (Delft) et les deux références à Vermeer font immédiatement penser au très beau livre de Tracy Chevalier &lt;em&gt;La Jeune fille à la perle.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Mais avec son écriture juste et poétique, l'auteure arrive à rendre son héroïne profondément attachante et intéressante. Par petites touches, elle parvient à brosser le portrait d'une femme qui souffre justement de sa condition de femme et rêve d'évasion. Les moments les plus lumineux de son existence sont ceux où elle accompagne son père, puis son mari, à Rotterdam voir leurs navires.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;On ressort de cette lecture ému, bouleversé par la nostalgie qu'éprouve Magdalena et surtout par le drame intime qui la frappe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&quot;Avec le temps, ce sont nos joies d'enfants que nous convoquons le plus facilement dans nos souvenirs, elles nous accompagnent avec une rare fidélité. Retrouver ce que nous avons éprouvé dans ces moments demeure une source de félicité que nul ne pourra nous ravir. Le cours de nos vies est semé de pierres qui nous font trébucher, et de certitudes qui s'amenuisent. Nous ne possédons que l'amour, qui nous a été donné et jamais repris&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Et puis, les &lt;em&gt;Heures silencieuses&lt;/em&gt;, c'est la description de la vie quotidienne en Hollande à la fin du 17ème siècle dans les cercles bourgeois. Malgré la brièveté du format, je trouve que Gaëlle Josse a réussi à bien décrire cette société, ses us et ses coutumes, son goût pour la peinture (il est de bon ton de se faire représenter) et son art du commerce.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Bref, une petite pépite que je conseille vivement!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Autrement, collection &quot;Littératures&quot;, 2011, 134 pages, 13 €&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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