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<title>Last posts on bernard vandewiele</title>
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<name>Elle et Lui</name>
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<title>Parce que c'étaient eux, parce que c'était moi</title>
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<updated>2022-01-27T16:41:00+01:00</updated>
<published>2022-01-27T16:41:00+01:00</published>
<summary>      Lettre d'un colporteur-liseur N°35 &quot;Parce que c'étaient eux, parce que...</summary>
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&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'comic sans ms', sans-serif; color: #3366ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lettre d'un colporteur-liseur N°35&lt;br /&gt;&quot;Parce que c'étaient eux, parce que c'était moi&quot; de André Cohen Aknin&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Les textes cités sont tirés de &lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;L'hébreu biblique en 15 leçons&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Sophie Kessler-Mesguich, &lt;em class=&quot;&quot;&gt;L'Alphabet expliqué aux enfants&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de Marc-Alain Ouaknin, &lt;em class=&quot;&quot;&gt;Olivetti 82&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Eriek Verpale, &lt;em class=&quot;&quot;&gt;Propos de vieilles femmes&lt;/em&gt;&amp;nbsp;- VI et VIII, de Monique Domergue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;À Serge, Bernard, Lionel, Pascal&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;J'avais écrit une lettre d'un colporteur-liseur en septembre 2020, dédiée à Serge Bigoulet, un ami qui buvait les mots, sans jamais pouvoir s'en rassasier, jusqu'à les transformer en silence, puisqu'il devint ermite. Je n'avais pas diffusé cette lettre. J'avais le pressentiment qu'il me fallait attendre. Quoi ? Le corps me parlait et je devais l'écouter. J'écris ainsi des lettres que je laisse reposer dans une espèce de sas mental.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Cette lettre attendait la mort, le mois dernier, de Bernard Vandewiele, cet autre ami, lui aussi ivre de liberté, amoureux de la langue et des livres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;La rencontre entre les deux hommes, car elle eut vraiment lieu, s'est déroulée fort curieusement. Avec Bernard et Serge, les choses devenaient &quot;mystiques&quot; à force de hasard, d'étonnement et de luminosité.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;C'était en décembre 2012, Impasse Pâme à Romans-sur-Isère. Une soirée en présence d'un public. Bernard voulait savoir comment un homme et une femme pouvaient vivre ensemble et écrire ? Cette question était devenue une énigme pour lui. Il lui fallait la mettre en scène pour la saisir. L'occasion de nous interroger Geneviève et moi sur notre cheminement, notre vie en écriture.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Nous étions une vingtaine dans une petite salle. Deux autres amis étaient parmi nous&amp;nbsp;: la poète Monique Domergue et le metteur en scène Juan Antonio Martinez. La soirée était pleine, joyeuse, avec ses agapes de mots, ses regards, ses verres servis et resservis. C'est alors que Serge arriva, comme tombé d'un ciel de neige, attardé par les routes ardéchoises. Nous ne l'avions pas revu depuis des années. On nous avait dit qu'il était mort, alors qu'il vivait au fin fond de l'Ardèche. Je ne sais plus comment Serge avait su que nous étions invités Geneviève et moi à parler de nous. Explosion de joie et de surprise.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Bernard et Serge ne se connaissaient pas, mais ils se reconnurent, même si l'un était un ancien légionnaire et l'autre, un antimilitariste.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Pourquoi nous retrouver impasse Pâme&amp;nbsp;? La réponse est venue un mois plus tard. Serge est mort sur une route d'Ardèche, peu de temps après cette rencontre de décembre 2012. Il avait choisi (choisit-on vraiment ?) de nous dire adieu chez Bernard.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Cela ne m'étonne guère. Bernard savait le lien étroit qui existe entre les mots et les corps, la vibration qui court jusque sur les tempes, ce fil invisible qui fait aller de l'un vers l'autre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&quot;Parce que c'était lui parce que c'était moi&quot;, disait La Boétie à l'égard de son ami Montaigne.(1) Je le dis pour mes amis : parce que c'étaient eux, parce que c'était moi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Serge et Bernard aimaient les mots, les livres et ils étaient libres, profondément, ardemment, férocement même.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Se joignent à eux dans mon esprit deux amis disparus : Lionel Huilié qui, à force de douceur et de patience, m'avait appris à sourire et Pascal Cappuccia, le pianiste qui savait harmoniser les mots et les sons, donner à sa musique une tournure si rythmée, si gaie parfois, en contrepoint de son mal-être.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Curieusement encore, Pascal était en relation avec Bernard, même s'ils ne s'étaient jamais vus, ni jamais parlé. Bernard en tant que thérapeute suivait Dante, un enfant qui vivait en foyer, et cet enfant est le fils de Pascal. Le garçon avait peu connu son père et Bernard qui voulait le lui faire connaître, découvre un jour par une coupure de presse que j'avais donné avec Pascal un récital de poésie musique.(2) Geneviève avait, de son côté, tourné des spectacles avec lui.(3) Bernard nous avait alors réunis avec Dante : nous avions tant à lui dire sur son père !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Comme les choses et les êtres s'entremêlent ! Je vis en Africain, il n'y a pas de frontières entre la vie et la mort, aucune entre les temps, les êtres, les langues, les terres, les mers, les océans.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Les discussions avec ces amis couraient dans des entrelacs de mots, de couleurs, de sons, de silences et de rires, oui de beaucoup de rires. Nos esprits s'enivraient de tirades alambiquées, confuses parfois, mais toujours argumentées.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Chers amis, je vous soumets ce début d'approche sémantico-poétique qui se veut un plaidoyer irréfutable pour faire entrer et maintenir les livres dans les foyers et, en cela, garantir la liberté de chacun. Dites-moi ce que vous en pensez.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;LIRE UN LIVRE, C'EST ÊTRE LIBRE !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Livre et libre sont si proches, qu'il suffit d'une lettre pour changer de mot.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;En français B et V sont des phonèmes distincts, ils peuvent occuper les mêmes positions et leur changement donne un autre mot. On peut prendre également comme exemple, bol / vol, cuve / cube.(4)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Il en va autrement en hébreu où le &quot;B&quot; (Bet) et le &quot;V&quot; (Vet) sont la même lettre qui se prononce différemment, selon son emplacement dans le mot. On peut la comparer au &quot;L&quot; français que l'on retrouve dans &quot;peuple&quot; et dans &quot;libre&quot;. Prononcez ces &quot;L&quot; à haute voix, la position de la langue dans la bouche n'est pas la même. Ces deux sortes de &quot;L&quot; sont des allophones, c'est-à-dire des variantes d'un même phonème.(4) En hébreu le &quot;B&quot; et le &quot;V&quot;, bien que la même lettre, ont une légère différence dans leur écriture. La première porte un point en son centre, un point fort, et se prononce B. La seconde se trouve après une voyelle ou à la fin du mot, elle est sans point et se prononce V. À noter que Bet découle d'un hiéroglyphe en forme d'un dessin d'enfant d'une maison. Intéressant, n'est-ce pas ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Mais pourquoi, me direz-vous, parler de l'hébreu alors qu'il est question du français ? Parce que cette langue est liée à notre alphabet moderne. L'hébreu est une langue sémitique, tout comme l'arabe. Son alphabet est issu de l'araméen qui vient de l'alphabet cananéen-phénicien qui lui même vient d'un alphabet né de la rencontre d'au moins deux civilisations : la cananéenne et l'égyptienne. Les Phéniciens qui étaient des commerçants, sillonnaient la Méditerranée. Les Grecs empruntèrent leur alphabet qui s'est ensuite transmis aux Etrusques, le peuple qui était présent en Italie avant les Latins…(5)&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;J'en conclus que s'il y a un lien entre les alphabets, il y en a forcément un entre les langues et que, donc, en français également les lettres B et V peuvent être les mêmes lettres.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;On peut ajouter que&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;livre&lt;/em&gt;&amp;nbsp;désigne originellement la pellicule entre le bois et l'écorce extérieure sur laquelle on écrivait avant la découverte du papyrus.(6) Du latin liber. On passe ainsi aisément de&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;livre&amp;nbsp;&lt;/em&gt;à&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;libre&lt;/em&gt;. Si je pousse la fantaisie en enlevant le &quot;L&quot; de&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;livre&lt;/em&gt;, nous trouvons IVRE, qui inversement donne RIVE, l'autre bord où vous êtes à présent, mes amis.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Je les imagine. Bernard reste un moment silencieux. Par quelle citation va-t-il se lancer à son tour ? Il analyse tout d'abord le B et le V de son propre nom, sépare les mots : Bernard Van de Wiele. Sa liberté à lui était&amp;nbsp;de pouvoir jouer sur scène un personnage qui s'appelle Bernard Van de Wiele ! Il l'avait trouvé dans &quot;Olivetti 82&quot;, une pièce théâtre de Eriek Verpale. Une belle pirouette pour un psychanalyste ! Il commence :&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;&quot;Je ne peux pas dire comment ça a commencé. Et puis, il y a déjà si longtemps. Dix ans. Ils prétendent que ça fait dix ans. Je ne sais pas. Vous devez vous rappeler, qu'ils disent : une chose pareille, ça ne s'oublie tout de même pas comme ça…&lt;/em&gt;&quot;.(7) Serge a été professeur d'arabe. Il se met à clamer un poème soufi, dans la langue originale évidemment ! Les sons se marient au ciel bleu, le temps se froisse et nous nous retrouvons habillés de la longue robe des derviches tourneurs. Lionel le Vosgien, qui aimait les arbres et travaillait le bois, sourit, de ce sourire qui désarme même les plus avertis, pendant que Pascal, barbe broussailleuse joue une suite de Bach, puis nous appâte avec un morceau de Claude François avec qui il avait travaillé. Bernard et moi pensons immédiatement aux Claudettes. Nos yeux brillent. Pour ça oui, qu'on aime bien les Claudettes !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Il nous faudra passer le fleuve un jour de pluie. Ce sera fini des ruelles, des manteaux, des portes et des bonjours.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot;&gt;Nous n'irons plus ni à la ville, ni à l'étable, mais dans l'odeur des pommes et des souvenirs. Nous voyagerons les yeux clos, le cœur savant, dans l'amitié des écorces et de la prescience de la lumière.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot;&gt;À l'ogive des temps, nous contemplerons celui qui nous fut compté et sa source.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot;&gt;Alors, nous aborderons d'autres sources&lt;/strong&gt;(8)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;Nous avons assez longtemps caressé l'écorce, assez longtemps conversé avec la chair d'aubier. Dans l'épaisseur de la matière et de la nuit, les ailes se déploient.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot;&gt;Nous arrivons au cœur de l'arbre.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot;&gt;Navires des chemins de sève, oublions nos savoirs et lestons nos souffrances. Ce qu'ils savent nous est enfin donné.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot;&gt;Nous ne tenons à rien. Nous n'avons rien à rendre sauf la lumière et ceux qu'on aime pour une autre lumière et ceux qu'on a aimés.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot; style=&quot;padding-left: 40px;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot;&gt;Comment croire que la vie se tient là où l'ombre même n'a plus la place de se glisser ?&lt;/strong&gt;(9)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot; dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;André Cohen Aknin&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(&lt;span class=&quot;&quot;&gt;1)&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;Un été avec Montaigne&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Antoine Compagnon a été le livre de chevet de Bernard à l’hôpital. Editions des Équateurs / France Inter, 2013.&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(2) Récital donné en avril 1991 au Radeau Caf' Conce - MJC Polygone de Valence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(3)&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;Poésie à Bretelles&lt;/em&gt;&amp;nbsp;-&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;La Joconde et Si-Ya-Ou&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de Nazim Hikmet, 1989. Affiche de Serge Bigoulet sous le pseudo Édian.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(4)&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;L'hébreu biblique en 15 leçons&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Sophie Kessler-Mesguich. Presses Universitaires de Rennes, 2008.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(5)&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;L'Alphabet expliqué aux enfants&amp;nbsp;&lt;/em&gt;de Marc-Alain Ouaknin. Le Seuil, 2012.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(6)&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;Dictionnaire historique de la langue française&lt;/em&gt;, sous la direction de Alain Rey.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(7) Le début de&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;Olivetti 82&lt;/em&gt;&amp;nbsp;de Eriek Verpale, Editions Lansman. Bernard m'avait demandé de le mettre en scène. Pour cela, il avait commencé à apprendre le néerlandais, proche du flamand, la langue de sa région d'origine. Il ne faisait rien à moitié.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(8)&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;Propos de vieilles femmes&lt;/em&gt;&amp;nbsp;- VI, de Monique Domergue. Avec une sculpture de Jean-Paul Domergue. Editions Jacques Brémond, 1992.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;&quot; style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;(9)&amp;nbsp;&lt;em class=&quot;&quot;&gt;Propos de vieilles femmes&lt;/em&gt;&amp;nbsp;- XVIII.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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<name>Elle et Lui</name>
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<title>Bernard Vandewiele vous invite</title>
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<updated>2012-12-03T15:07:00+01:00</updated>
<published>2012-12-03T15:07:00+01:00</published>
<summary>   Ce vendredi 7 décembre 2012     Bernard Vandewiele  vous invite à...</summary>
<content type="html" xml:base="http://briot-cohenaknin.hautetfort.com/">
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ce vendredi 7 décembre 2012&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bernard Vandewiele&lt;/strong&gt; vous invite à rencontrer&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;André Cohen Aknin &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;et&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Geneviève Briot&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Il est du Sud (le vrai, l’africain), elle est d’où en allant vers l’Est on perd le Nord (raisonnablement, du bon côté de la frontière).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Dans leurs derniers ouvrages,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des cerises en hiver&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; pour l’une,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;le Sourire de l’absente&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; pour l’autre,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;les racines “leur chatouillent la plante des pieds”, comme ils disent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ils se proposent au cours de cette rencontre d’interroger&lt;strong&gt; le lien entre absence et création.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;En somme une émission spéciale “Des racines et des ailes”&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;J’aurai, nous aurons à cœur, de déranger leurs chatouillis:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu’est-ce que c’est qu’un couple d’écriveurs-vants-vains ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment vit-on ensemble dans des exils différents ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Est-ce que l’écriture aide à ce métissage ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Etc…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ils pourront, vous pourrez, nous pourrons,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;poursuivre la soirée en lisant ensemble quelques textes -&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;les leurs ou d’autres - les vôtres pourquoi pas -&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;autour de boissons dont votre hôte (bibi) s’occupera,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et nous pourrons poursuivre la soirée autour de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;quelques denrées fines que vous aurez amenées.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff; font-size: small;&quot;&gt;Au plaisir de vous rencontrer &lt;strong&gt;ce vendredi 7 décembre à 18 h 30&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;à l’ÉCURIE DE LA DAME QUI PÂME AU FOND DE L’IMPASSE,&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff; font-size: small;&quot;&gt;c’est-à-dire au fin fond à gauche dans l’impasse Pâme,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff; font-size: small;&quot;&gt;en prenant l’escalier entre le 22 et le 24 rue Pêcherie, à Romans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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