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<title>Last photos on mort</title>
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<updated>2026-06-30T04:34:59+02:00</updated>
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<name>Le Sciapode</name>
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<title>Tout le monde y passera, 1984-2004</title>
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<updated>2015-11-11T00:05:00+01:00</updated>
<published>2015-11-11T00:05:00+01:00</published>
<summary> &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Tout le monde y passera , acrylique, encre,...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;Tout le monde y passera&lt;/em&gt;, acrylique, encre, rapidographe et stylo, 40 P (73 x 100 cm), 1984, repris et modifié en &lt;strong&gt;2004&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Dans les vastes contrées de nos cerveaux, m’entends-je méditer devant un de mes rares grands tableaux, on ne se figure que malaisément l’étendue, les dimensions réelles, de nos imaginaires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;Cela se représente davantage dans un espace et sur un support suffisamment grands eux-mêmes. La contrée, dont je n’ai sous les yeux, avec le tableau ci-dessus, qu’un petit pan, est sans limites en vérité, perpétuellement renouvelée qu’elle est, hors champ.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Elle repose ici sur un fond bleu outremer, nocturne ou aquatique (lumière abyssale dans ce dernier cas). Ce fragment de pays comporte plusieurs parties, posées côte à côte et parfois communicantes grâce à des formes transitionnelles assurant la jointure.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Il y a cette énorme bête jaune en haut à gauche, sa gueule aux crocs dehors, s’apprêtant à croquer un poisson hurlant à la mort. Elle occupe presque, à elle seule, un quart de la toile. Sa couleur jaune a quelque chose de maladif. Dans le titre, &lt;em&gt;Tout le monde y passera&lt;/em&gt;, le «&amp;nbsp;y&amp;nbsp;», bien sûr, c’est elle… Elle symbolise le monstrueux néant (oxymore&amp;nbsp;?) qui doit tous nous engloutir un jour. Les nombreux personnages aux formes de loques et lambeaux, en bas, à gauche de la composition ‒ certains d’entre eux, à droite, étant couverts d’un jus rouge pareil à du sang ‒, paraissent attendre, angoissés, leur tour qui est marqué. Ils occupent la moitié basse de l’espace, grouillant de figures de toutes tailles, parfois en miettes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Parmi les figures ensanglantées, on note un visage, plutôt féminin, portant comme un bonnet phrygien (milieu, à droite, près du bord de la toile). Ces figures rouges empilées semblent constituer les parures d’un torse que surmonte une immense tête, dimensionnée comme la bête jaune, au profil penché, comme sous l’empire d’un accablement, à n’en pas douter celui que ressent ce personnage auréolé d’un nuage de blancheur (Chevelue ? Sans doute une marque de son âge bientôt caduc).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Quelques personnages supplémentaires, plus petits, occupent des espaces intermédiaires, dont une tête à la bouche aux dents verdâtres ‒ signes de mort, et donc de fantôme ? ‒, béante, hurlant d’effroi visiblement. Sa chevelure ‒ si l’on peut qualifier ainsi ces traits bleus semés de taches blanches qui s’étagent de ses yeux jusqu’au sommet d’une autre tête, elle orangée et bizarrement impavide (à droite de laquelle on aperçoit un poignard dont le manche est encore une autre tête) ‒ paraît symboliser ses angoisses mortelles décomposant son visage et s’envolant dans la nuit. Sous sa lèvre inférieure, elle aussi hérissée de pointes, comme des épines ou des poils piquants, une pyramide de boules blanches telles des têtes de mort paraît s’écouler ou se résoudre en nuée, derrière le poisson rouge hurlant à la mort. En haut, au-dessus de la bête jaune, un autre nuage plus grand, où l’on aperçoit quelques personnages schématiques, à peine développés, paraît tendre le poing au bout d’une hampe, ou d’un nez, ou d’un phallus, ou d’un bras à l’extrémité duquel on retrouve un plus petit agrégat des mêmes têtes de mort blanchâtres. Enfin, deux autres personnages en haut, à l’extrême gauche, paraissent, pour l’un (une sorte de cow-boy), fuir la scène de carnage annoncé, et pour l’autre, à la tête verte (de peur ?), lever les bras au ciel, en proie à la plus intense des alarmes…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp;La bête jaune a le pelage couvert de papillons de nuit, semble-t-il, de boules de chardons, d’épines, de pointes de flèche, de cailloux infimes, de débris divers récoltés au gré de sa ruée sauvage, désordonnée, menée à travers les espaces précédents de cette vaste contrée de mon inconscient.&lt;/p&gt;
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<name>Le Sciapode</name>
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<title>Lorsque le Baron Samedi paraît, 2003</title>
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<updated>2015-03-07T01:52:00+01:00</updated>
<published>2015-03-07T01:52:00+01:00</published>
<summary> &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;  Lorsque le Baron Samedi paraît , technique mixte...</summary>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt; Lorsque le Baron Samedi paraît&lt;/em&gt;, technique mixte sur papier, 24 x 32 cm,&lt;strong&gt;&amp;nbsp;2003&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;Ce dessin marque l'impression forte que me laissa la visite de l'exposition sur le vaudou haïtien à l'Abbaye de Daoulas à l'été 2003, lors de mon séjour à Telgruc. Le &quot;Baron Samedi&quot;, accompagné je crois d'une assistante appelée &quot;la Grande Brigitte&quot;, fait partir du panthéon vaudou en effet et a été souvent représenté par les différents peintres ou sculpteurs d'Haïti. Je ne me souviens jamais exactement (tant je m'incorpore les images que je découvre au gré des rencontres avec les livres ou les expositions, sans toujours les respecter dans leur signification d'origine) de ce que symbolisent ces personnages. J'en retiens, peut-être faussement, j'y insiste, mais cela explicite l'origine du thème traité dans&amp;nbsp; ce dessin, j'en retiens que ce Baron Samedi, dont le nom composé en partie,&amp;nbsp;mystérieusement, d'un jour de la semaine (comme le&amp;nbsp;personnage du roman, non moins impressionnant, de G K Chesterton, &quot;Le nommé Jeudi&quot;), ce Baron Samedi préside aux choses de la mort. Il surgirait aux carrefours des chemins, un peu comme l'Ankou en Bretagne qui lui n'est pas seulement&amp;nbsp;aux carrefours mais circule avec une charrette sur la lande, conduite par le dernier mort de l'année précédente (ou le premier de l'année en cours?),&amp;nbsp;Ankou qui est la Mort en personne, que l'on imagine bien décharnée, le crâne dissimulé sous un capuchon de moine, la faux en bandoulière... Le Baron Samedi en Haïti n'est cependant pas totalement négatif, il peut avoir des aspects fastes je crois aussi. Mais peut-être, encore une fois, suis-je dans l'interprétation. sûrement même. Mais j'y tiens...&amp;nbsp;Ici, c'est le personnage violet dont la tête est coupée par le bord du dessin. il tient sur son bras gauche une effigie de la dénommée Brigitte.&lt;/p&gt;
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<title>Elle parmi les bleus fantômes de ma mémoire, 2003</title>
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<updated>2014-12-28T17:28:00+01:00</updated>
<published>2014-12-28T17:28:00+01:00</published>
<summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle parmi les bleus fantômes de ma mémoire...</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle parmi les bleus fantômes de ma mémoire&lt;/em&gt;, 50 x 65 cm, technique mixte sur papier,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;2003&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici un autre dessin faisant partie de la série, jamais exposée, de mes &quot;Raisins de la couleur&quot;. Toujours ces foules comme parcourues de vagues dirait-on, où émerge la silhouette que je suis seul à reconnaître de mon amie Christine, disparue en 2001, deux ans plus tôt. Sa tête, couronnée de cheveux gris, qu'elle n'eut pas le temps d'avoir puisqu'elle mourut à 46 ans, domine toutes les autres. Le bleu de ces personnages me fait penser à la mort. Je comprends les Noirs américains qui ont baptisé le cafard avec le mot &quot;blues&quot;... La tristesse est bleue à n'en pas douter et la mort aussi, plutôt que noire.&lt;/p&gt;
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<name>Le Sciapode</name>
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<title>La Mort, 1983</title>
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<updated>2013-11-10T10:53:32+01:00</updated>
<published>2013-11-10T10:53:32+01:00</published>
<summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La Mort , os de seiche gravé, 23x10 cm,  1983 ....</summary>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La Mort&lt;/em&gt;, os de seiche gravé, 23x10 cm, &lt;strong&gt;1983&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cet objet est l'un de mes premiers essais de gravure et/ou de dessin sur des supports en trois dimensions. Je connaissais les expériences de certains artistes du groupe COBRA, ainsi queChaissac et ses expérimentations de peinture sur n'importe quel type d'objet, bidons, morceaux de bois, moellons, etc. Et c'est sans doute ce qui m' a permis de m'enhardir de ce côté-là, toutefois en choisissant dès le début des supports de faible dimension, un os de seiche (je crois que ce fut la seule fois que j'en utilisai un, ou du moins ce fut le seul que j'ai conservé parce que je le trouvai plutôt satisfaisant), puis dans la suite des années, des boules de papier malaxé, encollé et peint, des os d'animaux, des racines de bruyère, des galets, des cailloux...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'os de seiche cependant, je le découvris essentiellement par le biais d'une reproduction d'un os gravé par la femme d'André Breton, Elisa. Je me mis alors à en ramasser à mon tour sur les plages. La fragilité de sa matière fit que je n'ai pas trop persévéré par la suite. C'est extrêmement friable, et il faut bien les protéger, ne pas trop les déplacer et les manipuler si l'on veut qu'ils perdurent quelque peu. Celui-ci a trente ans aujourd'hui...&lt;/p&gt;
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<name>Jean-Pierre WILLEMS</name>
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<title>Le mort-vivant - Cuba 2012</title>
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<updated>2013-08-30T00:13:00+02:00</updated>
<published>2013-08-30T00:13:00+02:00</published>
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<name>lafeebleue</name>
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<title>L'ombre en moi</title>
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<name>lafeebleue</name>
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<title>Aprés ma mort</title>
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<published>2012-11-04T10:28:13+01:00</published>
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