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    <title>Last posts on verts</title>
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    <updated>2009-11-25T07:50:32+01:00</updated>
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        </author>
        <title>Les moyens du Téléthon ne sont-ils pas disproportionnés ?</title>
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        <updated>2009-11-24T15:46:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-24T15:46:00+01:00</published>
        <summary>   Par Pierre Bergé, Line Renaud et Bertrand Audoin, président,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/1052351948.jpg&quot; alt=&quot;h_4_ill_1271260_71fb_473615.jpg&quot; id=&quot;media-2122925&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Pierre Bergé, Line Renaud et Bertrand Audoin, président, vice-présidente et directeur général de Sidaction.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;le 24 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'Association française contre les myopathies (AFM), grâce au Téléthon, a pu créer de grands pôles de recherche, comme le Génopole ou le Généthon ; des PME travaillent à ses côtés dans les biotechnologies ; certaines de ses recherches bénéficient à d'autres pathologies, comme c'est aussi souvent l'inverse ; l'argent du Téléthon n'est pas détourné.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout cela, Sidaction l'a toujours affirmé, et n'a jamais dit le contraire. Mais ce constat – qu'une association fasse simplement son travail – doit-il pour autant interdire tout questionnement, toute divergence de vue, toute interrogation ? Nous ne le croyons pas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Téléthon récolte, bon an mal an, 100 millions d'euros environ. Sans même comparer avec les 7 millions d'euros que récolte Sidaction chaque année, ou aux résultats des collectes dédiées aux autres causes, dont le Téléthon est le champion financier toutes catégories, nous est-il permis de comparer avec le budget annuel de l'Agence nationale – et publique – de recherche sur le sida et les hépatites : 40 millions d'euros environ ? Deux fois et demie moins.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et quel budget public pour les recherches sur les myopathies et les maladies rares ? Quelle place, alors, quel poids pour les pouvoirs publics face à l'AFM dans les grands choix d'orientation de la recherche ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AUCUNE CAUSE N'EST MEILLEURE QU'UNE AUTRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans notre &lt;em&gt;&quot;monde idéal&quot;&lt;/em&gt;, les associations caritatives ne devraient pas exister, les impôts que paient tous les citoyens devraient suffire à répondre à leurs besoins, et les pouvoirs publics devraient suffisamment entendre ces besoins pour en faire des priorités d'action.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais dans notre monde réel, les citoyens doivent se mobiliser pour obtenir ce qu'ils veulent, et les associations caritatives comme Sidaction ou l'AFM doivent être les instruments de cette mobilisation. Une mobilisation qui doit se faire dans la mesure, et dans la complémentarité avec les pouvoirs publics; négocier et travailler avec les pouvoirs publics, oui, les remplacer, non.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De ce point de vue, nous est-il interdit de nous demander si les moyens dont dispose le Téléthon ne sont pas disproportionnés ? Dans la lutte contre les maladies, aucune cause n'est, per se, meilleure qu'une autre, car il n'y a pas d'échelle du malheur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cancers, myopathies, sida, maladies rares, nouveaux virus, d'autres encore, tous devraient pouvoir travailler ensemble et à armes égales dans un objectif commun : le mieux-être de l'humanité, la lutte contre des injustices sociales, pour des droits, contre des discriminations liées à la maladie, mais aussi à des choix de vie, comme en subissent trop souvent des malades, et beaucoup de séropositifs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand nous devons défendre des idées ensemble, quand nous pensons que nous serions plus forts à négocier côte à côte, nous est-il interdit d'appeler de nos vœux, à nos côtés, une présence constructive, égalitaire, et positive, de l'association avec laquelle les Français montrent la plus grande générosité ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;EXHIBITION POPULISTE ET INDÉCENTE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La lutte contre les myopathies a été construite en grande partie par les malades, leurs familles et leurs proches. La lutte contre le sida aussi. A Sidaction, comme très sûrement à l'AFM, les malades et leur entourage ne sont jamais oubliés dans les prises de décision.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous est-il cependant interdit de constater que l'AFM et nous avons fait des choix différents, voire diamétralement opposés, dans l'image que nos deux associations donnent des malades et de la maladie ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De constater que Sidaction a fait le choix de montrer, simplement, que les malades du sida sont avant tout des citoyens comme les autres, que les mettre à part n'a pas de sens, mais que nous n'avons pas vu le Téléthon nous montrer l'exemple d'un malade atteint de myopathie à inclusion des membres inférieurs, par ailleurs intégré dans la société, comme l'est par exemple l'un des signataires de cet article (Pierre Bergé) ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous est-il interdit de penser que parler des myopathies et des maladies rares en ne mettant au premier rang que des enfants malades, et malheureusement très souvent gravement malades, peut être indécent ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'AFM pense sûrement que le respect de la dignité des malades et leur intégration dans la société passent par l'exposition médiatique de cas parmi les plus graves, ou les plus touchants – et graves et touchants, ils le sont.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous, nous trouvons cette exhibition populiste et, répétons-le, indécente. Nous pensons que ce combat passe par l'exposition d'exemples d'intégration réussis, par une lutte quotidienne et sur le terrain, mais, hélas, rarement par la télévision. Sur ce point, c'est certain, nous ne sommes pas d'accord.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;MALGRÉ LA CRISE, LA SOLIDARITÉ N'A PAS FAIBLI&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, avons-nous voulu, à un moment quelconque, la mort du Téléthon, la disparition de la générosité des Français pour la lutte contre les myopathies et les maladies rares ? Certainement pas. Nous serions d'ailleurs mal placés pour cela.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous est-il interdit, en revanche, de nous demander simplement pourquoi le Téléthon est un si grand succès, alors que Plus de vie, ELA, les Pièces jaunes, les Restos du cœur et Sidaction, qui se succèdent dans les médias pour faire appel à la même générosité, ne collectent jamais le quart de ce même Téléthon ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ne pouvons-nous pas nous étonner que la lutte contre le cancer, seule, ne bénéficie pas du même soutien médiatique ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Français sont généreux. Nous sommes plus de six millions à donner chaque année aux associations caritatives, et souvent à plusieurs. Malgré la crise, la solidarité avec les plus pauvres et les plus meurtris par la vie n'a pas faibli.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais ne pourrions-nous pas enfin tenter de nous organiser tous ensemble pour que nos appels à la générosité soient mieux coordonnés et cette générosité mieux répartie ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour mettre plus souvent en place des programmes communs de recherche ou d'aide aux malades ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour être, enfin, plus transparents et mieux organisés ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est ce que nous appelons de nos vœux. De tout cœur, nous espérons être entendus.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>L'auteur</name>
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        </author>
        <title>Climat : Cochet brise le tabou de la natalité</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://copenhague-sauver-la-terre.hautetfort.com/archive/2009/11/24/climat-cochet-brise-le-tabou-de-la-natalite.html" />
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        <updated>2009-11-24T13:23:37+01:00</updated>
        <published>2009-11-24T13:23:37+01:00</published>
        <summary>  Interrogé  par les internautes dans un &quot;chat&quot; organisé par le Monde, l'élu...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://copenhague-sauver-la-terre.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/23/yves-cochet-ne-plus-inciter-a-la-natalite-pourrait-reduire-l-impact-ecologique-des-pays-developpes_1271069_3244.html&quot;&gt;Interrogé&lt;/a&gt; par les internautes dans un &quot;chat&quot; organisé par le Monde, l'élu Vert Yves Cochet met carrément les pieds dans le plat à propos du poids de la natalité sur la lutte contre le changement climatique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il préconise ainsi de supprimer les allocations familiales en France à partir du troisième enfant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs de ses réponses sont plutôt décoiffantes.&lt;br /&gt; Ainsi, interrogé sur les relations entre la natalité et la sauvegarde des retraites, Yves Cochet affirme : &quot;&lt;em&gt;S'il y a moins d'actifs et plus d'inactifs, notamment du troisième âge, la question des retraites en 2020 ou 2030 ou 2040 sera plutôt résolue par quelques réfugiés climatiques de la jeunesse du Sud que par une gestion purement comptable des caisses de retraite françaises.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, l'élu Vert pronostique ainsi l'évolution économique du monde : &lt;em&gt;&quot;En&amp;nbsp;2050, ce n'est pas l'Inde ou la Chine qui auront rejoint notre niveau de vie, ce sont les pays de l'OCDE qui auront rejoint celui de la Chine ou de l'Inde.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des propos qui&amp;nbsp;font vivement réagir les lecteurs du Monde ...&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Formations Militantes Vertes ”Paris Nord”</name>
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        <title>Formation du 16.12.2009: ”Les enjeux de la biodiversité et la gestion écologique des espaces verts à Paris”</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://formationsmilitantesvertes-parisnord.hautetfort.com/archive/2009/11/23/a14b9163e84cd3340f191ec31cccd4a2.html" />
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        <updated>2009-11-23T17:26:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-23T17:26:00+01:00</published>
        <summary>    2ème Formation Militante &quot;Paris Nord&quot;        Mercredi 16 novembre 2009, à...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center; font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;2ème Formation Militante &quot;Paris Nord&quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #000080;&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;background-color: #000080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff;&quot;&gt;Mercredi 16 novembre 2009, à 19h45&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;br style=&quot;background-color: #000080;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;font-family: Tahoma; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;Fabienne Giboudeaux&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center; font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Verts Paris&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center; font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; color: #000000;&quot;&gt;Maire-adjointe de Paris, en charge des Espaces verts&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center; font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center; font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center; font-family: Tahoma;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Les enjeux de la biodiversité et la gestion écologique des espaces verts à Paris&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>119e anniversaire de la naissance du Général de Gaulle.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/archive/2009/11/23/5e07290c47e2bf4f94372a86d77b83b8.html" />
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        <updated>2009-11-23T09:05:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-23T09:05:00+01:00</published>
        <summary>  J'ai assisté hier, au Mont Valérien, à la cérémonie d'hommage au Général de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/00/1118704377.JPG&quot; alt=&quot;IMG_0664.JPG&quot; id=&quot;media-2117932&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;J'ai assisté hier, au Mont Valérien, à la cérémonie d'hommage au Général de Gaulle, à l'occasion du 119e anniversaire de sa naissance, brillemment organisée par la fédération des Hauts de Seine de l'Association nationale des combattants volontaires de la Résistance (ANCVR).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette cérémonie, voulue sans discours ni lecture, était animée par les petits chanteurs de plusieues maîtrises des Hauts de Seine, qui ont interprété &lt;em&gt;La Marseilleise&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Le Chant des Partisans&lt;/em&gt; devant un parterre de personnalités civiles et militaires, parmi lesquelles le Préfet des Hauts de Seine, le Général de corps d'armée Jean Combette, Président d'honneur du Comité de la Flamme, M Jean Sarkozy, Président du groupe UMP au Conseil général des Hauts de Seine et de nombreux élus locaux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La cérémonie s'est achevée dans la clairière des fusillés du Mont Valérien dans un moment de recueillement et de profonde émotion.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;NCL&lt;/p&gt;
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        <author>
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        <title>Quelle croissance pour demain ?</title>
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        <updated>2009-11-21T08:35:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-21T08:35:00+01:00</published>
        <summary>     Tel est le thème du débat organisé par les Jeunes Populaires de Loire...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://g2c.hautetfort.com/media/02/02/833417169.jpg&quot; id=&quot;media-2114298&quot; alt=&quot;planete.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; height=&quot;85&quot; width=&quot;85&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tel est le thème du débat organisé par les Jeunes Populaires de Loire Atlantique, les Jeunes Verts et les Jeunes du Modem au Trianon, (place de la Bourse derrière la FNAC) à Nantes aujourd'hui à 14h30.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Olivier Todd : ”Il faut garder Camus vivant. Il permet de réfléchir”</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/archive/2009/11/21/38ff3e9b6dd616e51b9109a21d3805f6.html" />
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        <updated>2009-11-21T04:19:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-21T04:19:00+01:00</published>
        <summary>    Entretien avec Olivier Todd,       écrivain, biographe.     &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/787595101.jpg&quot; alt=&quot;535b7d08-cf7b-11de-8694-eef099f7892b.jpg&quot; id=&quot;media-2113844&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Entretien avec Olivier Todd,&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;écrivain, biographe.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&lt;em&gt;Interview publiée dans le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&lt;em&gt;le 21 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;A&lt;/span&gt;vant le cinquantenaire de la mort d'&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Albert Camus&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;, en janvier 2010, on publie un &quot;Dictionnaire&quot;, dirigé par&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Jean-Yves Guérin&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;, dans la collection &quot;Bouquins&quot; (992 p., 30 euros) et &quot;Les&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Derniers Jours&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;de la vie d'Albert Camus&quot;, de&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;José Lenzini&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;(Actes Sud, 144 p., 16,50 euros). L'écrivain est devenu une sorte d'icône. Vous qui avez été son biographe, comment l'expliquez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On le mythifie dans un rôle de belle âme. Ce qu'il fut, à son honneur. Pour moi et pour ce &lt;i&gt;Dictionnaire&lt;/i&gt;, fouillé, pas hagiographique, fondé sur une idée essentielle, Camus fut d'abord un écrivain, un artiste, un artisan, beaucoup plus qu'un philosophe dans la série Platon, Kant, Sartre, Wittgenstein. Un temps, il a tenté d'exprimer une philosophie à la française, très littéraire. Il en est revenu. Très tôt, il a dit &lt;i&gt;&quot;Je ne suis pas existentialiste&quot;&lt;/i&gt; et admis très tard qu'il n'était pas philosophe. Tant mieux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne laissera pas une trace dans la philosophie conçue comme un savoir totalisant. Sa conception de l'absurde ne tient pas la route. Pour lui, c'est presque une substance entre l'homme angoissé et le monde irrationnel - le monde n'est ni absurde ni noir ou rose : il est. L'absurde, n'est-ce pas d'abord la contingence ? Il fut un penseur politique agissant à coups d'intuitions en se fondant sur son expérience.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Né en Algérie et Algérois, il venait d'une famille de pieds-noirs modestes. Il savait, lui, ce qu'étaient le prolétariat et la pauvreté. Camus n'est pas un visionnaire face aux événements mondiaux mais il se révèle bon analyste sur le moment.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Ce qui a cours désormais est que Camus a toujours eu raison et que Sartre s'est toujours trompé.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Camus est mort en 1960. On ne sait pas comment il aurait réagi aux événements, le Vietnam par exemple, sur lequel Sartre s'est prononcé plutôt vite. Camus, comme beaucoup d'intellectuels français, n'entendait rien à l'économie. Ce fut un homme honnête politiquement, même quand il avait tort à propos de l'Algérie et raison face au communisme. Il faut connaître toute sa vie politique pour le comprendre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jeune, excellent journaliste à &lt;i&gt;Alger républicain&lt;/i&gt;, avant la guerre, il dénonça la misère en Kabylie. Prodigieux reporter, plus attachant que l'éditorialiste qu'il sera à &lt;i&gt;Combat&lt;/i&gt; ou à &lt;i&gt;L'Express&lt;/i&gt; - point de vue très personnel, je le reconnais. Il a adhéré au Parti communiste algérien en 1934 et s'en est séparé parce qu'il ne défendait pas assez les nationalistes algériens. Son silence au sujet de son adhésion m'a laissé perplexe. Quand il nia, en 1945, avoir été communiste, il était en instance de départ pour les Etats-Unis. Alors, les Américains n'accordaient pas de visas aux membres du Parti communiste. Péché véniel pour un homme qui haïssait le mensonge.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Revenons à l'Algérie. Il fut le seul, dans la presse française, en 1945, à dénoncer dans &lt;i&gt;Combat&lt;/i&gt; la répression colonialiste à Sétif et Guelma - pour &lt;i&gt;L'Humanité&lt;/i&gt;, des &lt;i&gt;&quot;émeutes réactionnaires&quot;&lt;/i&gt;. Seul aussi à rédiger un papier fulgurant sur la bombe atomique. Pendant la guerre d'Algérie - il l'appela &quot;guerre&quot;, pas &quot;opération de police&quot; -, Camus fut déchiré et solitaire. Il refusait l'idée d'indépendance algérienne. Le grand dérapage fut la fameuse et maladroite phrase, peu logique, à Stockholm, après sa nobélisation, en 1957 : &lt;i&gt;&quot;Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice.&quot;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt; la publia hors contexte. Beuve-Méry avait prédit : &lt;i&gt;&quot;A Stockholm, Camus ne dira que des conneries...&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur Sartre et Camus, il faut aussi revenir au contexte quant à la querelle des &lt;i&gt;Temps modernes&lt;/i&gt; à propos de &lt;i&gt;L'Homme révolté&lt;/i&gt;. C'est un monument anthologique de l'histoire littéraire, pas de l'histoire politique. A part une cinquantaine de pages sur le communisme et un Marx messianique, je n'aime pas ce livre, mélange de littérature, de politique, de philosophie, de Rimbaud, de Breton... Une partie de &lt;i&gt;L'Homme révolté&lt;/i&gt; avait été publiée dans &lt;i&gt;Les Temps modernes&lt;/i&gt;. Naïf, Camus s'attendait à une bonne critique. Il rencontre Sartre qui le prévient : il y aura des réserves. Abasourdi, Camus découvre un éreintement de Francis Jeanson.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ses Mémoires, Simone de Beauvoir affirme que Sartre avait pourtant appelé à une certaine modération. Camus, blessé et assez hidalgo, commence son article réponse par &lt;i&gt;&quot;M. le Directeur&quot;&lt;/i&gt;, ce qui exaspère Sartre. Camus se défend plutôt bien mais la rupture est consommée. Simone de Beauvoir, en 1954, dans &lt;i&gt;Les Mandarins&lt;/i&gt;, fait de Camus un personnage répugnant, collabo même.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toute sa vie, Camus a été un homme du doute, incertain de son talent. Sartre, lui, croyait en son génie. Politiquement - aujourd'hui, c'est facile -, je suis plus proche de Camus. J'aimerais aussi qu'on se souvienne que Sartre, crypto-communiste, ne s'est pas toujours trompé. Par exemple, sur Israël et les Palestiniens, sur le Biafra. Il faut cesser de dire qu'il nous a trompés. On s'est trompé avec lui. J'ai de l'admiration pour Camus et je garde de l'affection pour Sartre. J'ai toujours aimé leurs livres.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'avais 19 ans lorsque j'ai connu Sartre, en 1948. Il a eu la gentillesse de me voir assez souvent. J'ai rencontré l'oeuvre de Camus. Pas l'homme. J'ai été frappé par le côté direct et simple de Sartre. Je n'ai pas l'impression que Camus ait été simple. Trop déchiré. On insiste maintenant sur la nécro de Sartre, dans &lt;i&gt;France-Observateur&lt;/i&gt;, à la mort de Camus, sur le &lt;i&gt;&quot;Nous étions brouillés... une autre façon de vivre ensemble.&quot;&lt;/i&gt; Beau sartrisme ! Les rapports Camus-Sartre ont été asymétriques. De copinage, de connivence, de fiestas. Pas d'amitié.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ils eurent une attitude fort différente face à l'action. Camus appartint à la Résistance active. Sartre, non. Les rapports écrits, imprimés, de Sartre et de Camus finissent comme ils ont commencé. Ils s'ouvrent sur un article de Sartre en 1942 : &lt;i&gt;&quot;Explication de &quot;L'Etranger&quot;&quot;&lt;/i&gt;. L'agrégé accorde un 21/20 à Camus écrivain et un 7/20 à Camus philosophe - licencié.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;firstLine&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est précisément ce que Sartre refait dans la querelle des &lt;i&gt;Temps modernes&lt;/i&gt;. Avec Jeanson, il reproche à Camus d'être incapable de lire &lt;i&gt;L'Etre et le Néant&lt;/i&gt;. Ses personnages sont &quot;métaphysiques&quot;. Il y avait pourtant eu, dans &lt;i&gt;Les Temps modernes&lt;/i&gt;, deux articles plus que laudatifs sur les héros de &lt;i&gt;La Peste&lt;/i&gt; - livre que je n'aime guère.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Que préférez-vous dans l'oeuvre de Camus ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;L'Etranger&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;Noces&lt;/i&gt;, pour son côté lyrique pur sans grandiloquence. Et, avant tout, &lt;i&gt;La Chute&lt;/i&gt;. J'interrogeais souvent Sartre sur les livres de Camus. Il préférait &lt;i&gt;La Chute&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&quot;parce qu'il s'y est mis et caché tout entier&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Et l'oeuvre de Sartre ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lui aussi est, pour moi, d'abord un écrivain. Même s'il se prenait surtout pour un philosophe dévoilant le monde dans sa totalité. J'aime &lt;i&gt;La Nausée&lt;/i&gt; et ses nouvelles. Surtout, &lt;i&gt;L'Enfance d'un chef&lt;/i&gt;. Autrefois, je détestais &lt;i&gt;Les Chemins de la liberté&lt;/i&gt;. A reconsidérer. Par-dessus tout, &lt;i&gt;Les Mots&lt;/i&gt;, un diamant noir, contrepoint à &lt;i&gt;La Chute&lt;/i&gt;. Dans &lt;i&gt;Situations&lt;/i&gt;, il y a des choses extraordinaires sur l'engagement et un fatras politico-dialectique. &lt;i&gt;Huis clos&lt;/i&gt; que j'ai vu sous l'Occupation.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Que pensez-vous des rapports de Camus et de Malraux ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Très importants. Asymétriques aussi. Leur correspondance est fascinante. Camus est un petit jeune homme inconnu et ils s'écrivent d'égal à égal. C'est grâce à Pascal Pia et Malraux que &lt;i&gt;L'Etranger&lt;/i&gt; fut publié. Malraux n'a jamais parlé de l'oeuvre de Camus, je crois. Quand Camus reçoit le Nobel, il dit : &lt;i&gt;&quot;C'est Malraux qui aurait dû l'avoir...&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans les rapports d'homme à homme de Camus se profile sans cesse l'ombre du père qu'il n'a pas connu : Jean Grenier, Malraux, Sartre, René Char - encore qu'avec ce dernier il y avait une amitié un peu solennelle, à en juger par les lettres échangées. Puisque je parle de documents, il faut dire qu'il y a encore beaucoup de choses inédites. Les correspondances avec certaines femmes importantes de la vie de Camus, dont Maria Casarès ou Mi, le dernier amour de Camus. Ces lettres-là ont été données à la Bibliothèques nationale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Camus-Clamence, dans &lt;i&gt;La Chute&lt;/i&gt;, reconnaît qu'il ne pouvait voir une jolie femme sans se retourner. Le voir comme une icône désincarnée n'est pas lui rendre hommage. Il faut le garder vivant dans sa complexité et ses contradictions.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces mois-ci, on s'apprête à rebarbouiller l'icône. Les prétoriens intellectuels récupérateurs de l'Elysée lancent la grande manoeuvre pour, figurez-vous, je vous le jure, le &quot;panthéoniser&quot; ! Camus n'est ni exemplaire ni édifiant. Il permet de réfléchir. Qu'on le lise au lieu de débiter des généralités sans comprendre son parcours. J'aime sa réponse dans une de ses toutes dernières interviews. On lui demandait : &lt;i&gt;&quot;M. Camus, appartenez-vous encore à la gauche ?&quot;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&quot;Oui, malgré elle et malgré moi.&quot;&lt;/i&gt; D'actualité, non ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Propos recueillis pas Josyane Savigneau.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Marc BERNIER-CREPIN</name>
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        <title>Les Jeunes Démocrates de Paris s’engagent pour la planète</title>
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        <updated>2009-11-20T10:05:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-20T10:05:00+01:00</published>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt;&quot;&gt;Le sommet de Copenhague arrive à grands pas, nous Jeunes Démocrates devons contribuer à cet événement majeur et proposer quelques pistes pour arriver à une société verte.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt;&quot;&gt;Les Jeunes Démocrates de Paris ont décidé de participer à leur manière à cette transformation du modèle de société actuel, non soutenable, en un modèle alliant respect de la planète et de l’Homme, juste, durable et humaniste.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt;&quot;&gt;Nous savons tous que nous ne pouvons pas compter ou espérer des gestes significatifs de nos gouvernants , pour l’instant, mais que c’est à chacun d’entre nous individus ou industriels par de petits gestes quotidiens ou des initiatives locales comme limiter sa consommation d’eau, développer le covoiturage ou utiliser au maximum les transports en commun que nous ferons changer les choses.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt;&quot;&gt;Nous nous associons aux Jeunes Démocrates en proposant quelques pistes de réflexion sur certaines thématiques ouvertes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt;&quot;&gt;Sur la consommation durable, nous pensons qu’il faut développer le système des véhicules en libre accès comme le Vélib’ et Autolib’ sur Paris&amp;nbsp;; développer le système du bio en le rendant également plus accessible à chacun d’entre nous ou encore créer des potagers bios sur les campus universitaires ce qui favoriserait par la même occasion la consommation de fruits et légumes chez les étudiants et créerait du lien social avec les populations voisines du campus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt;&quot;&gt;Quant à l’agriculture, nous insistons sur une limitation de l’utilisation des pesticides et sur un contrôle approfondi des produits (sans OGM, labels, etc.), nous prônons également une véritable réforme de la PAC avec une augmentation des cours notamment laitiers et une meilleure redistribution des aides (maraichage, jeunes agriculteurs, etc.) tout en garantissant la protection de notre environnement et de la qualité alimentaire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; text-indent: 35.4pt;&quot;&gt;A propos du climat, &lt;span&gt;nous souhaitons favoriser encore plus l'accès aux énergies propres (solaire, éolien) : prêt à taux 0 et bonification du crédit d’impôts des familles en fonction des revenus pour toutes les familles désireuses d'investir dans le durable : voitures, logements....&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Favoriser la construction d'éco-quartiers et faire en sorte que les habitants n'y paient pas de taxe foncière et de taxe d'habitation pendant cinq à sept ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Développer les projets pilotes d’utilisation de la mer, tel le système CETO à la Réunion et à Maurice par EDF énergies nouvelles, centrale houlomotrice. Développer le parc d’éoliennes marines sur nos côtes en Mer du Nord prenant exemple sur Ostende, en Manche, sur nos divers océans (Atlantique, Indien et Pacifique) et en Méditerranée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Mettre en place des cours à l'école et dès le plus jeune âge de «civisme écologique» notamment par des ateliers d’initiation au potager bio, compostage, tri des déchets en vue de recycler etc.&amp;nbsp;; utiliser les cours de technologie au collège pour concevoir des projets écologiques (mini-éolienne, four solaire, chargeur solaire, etc.)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Moduler la vitesse sur les périphériques afin de supprimer les embouteillages comme l’été dernier sur l’A7 avec une diminution de 30% des embouteillages en baissant la vitesse de 20km/h&amp;nbsp; ou sur le périphérique de Bruxelles où la vitesse est modulée, aux heures de pointe afin de réguler les flux au maximum.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Un déplacement sur deux fait moins de cinq kilomètres, nous sommes convaincus qu’il faudra revoir notre manière de nous mouvoir sur les petits trajets. Nous proposons d’électrifier le parc des vélos actuels ce qui a de nombreux avantages&amp;nbsp;: environnemental, économique, gain de temps tout en faisant du sport.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Nous porterons certains de ces projets dans nos lieux de vie, facultés, quartiers, afin que ces idées ne restent pas conceptuelles et uniquement présentes dans un programme sans être appliquées et par là- même réorienter notre modèle de développement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Marc Bernier-Crépin&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;Vice-Président des Jeunes Démocrates de Paris&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Jean-Michel Prieur&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span&gt;Adhérent Modem/Cap 21 Midi- Pyrénées&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Van Rompuy, Ashton, Barroso, Europe, Thierry Henry</title>
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        <updated>2009-11-20T09:30:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-20T09:30:00+01:00</published>
        <summary>   Cela fait peu de bruit.   La main de Thierry Henry   &amp;nbsp;occupe encore...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Cela fait peu de bruit. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://sports.nouvelobs.com/cmc/football/200947/l-irlande-veut-rejouer_255415.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;La main de Thierry Henry&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &amp;nbsp;occupe encore les unes en Irlande et en France, alors vous pensez, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/19/le-belge-herman-van-rompuy-nouveau-president-de-l-ue_1269591_3214.html#ens_id=1259173&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;la désignation&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; d'un Président du Conseil Européen et d'une Haute représentante pour les Affaires Étrangères (et accessoirement vice présidente de la Commission Européenne). Comment s'attendre à un quelconque enthousiasme après une pareille mascarade&amp;nbsp;? Tout le monde sait que ces «&amp;nbsp;nominations&amp;nbsp;» sont le fruit de marchandages et calculs politiciens, entre «&amp;nbsp;partis&amp;nbsp;» soit disant opposés, mais tous libéraux bons teints. Les deux visages de l'Europe, cette Europe si démocratique qu'elle se plie aux décisions d'une Commission et d'un Conseil qui ignorent ou contredisent souverainement les décisions de leurs peuples, les deux visages donc, sont les &amp;nbsp;très peoples et remarquables &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/12/herman-van-rompuy-un-joker-belge-dans-le-jeu-europeen_1266198_3214.html#ens_id=1259173&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Herman Van Rompuy&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/11/20/01003-20091120ARTFIG00010-la-baronne-catherine-ashton-.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Catherine Asthon&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;(baronne of Upholland), celui là actuel premier ministre démocrate chrétien d'un pays (voisin pour moi et que j'aime beaucoup) qui peine à rassembler trois «&amp;nbsp;communautés&amp;nbsp;», la Belgique, dont on se demande ce que pourrait y donner un débat sur l'identité nationale belge (&amp;nbsp;!!) et celle-ci actuellement commissaire européenne chargée des dossiers commerciaux (tout un programme) social-démocrate&amp;nbsp;(travailliste,donc) venue d'Angleterre, dont on connaît l'euroscepticisme, l'atlantisme, le refus de la zone Euro et de l'intégration dans l'espace Schengen... Beau programme à venir, surtout quand on les associe à José Manuel Barroso dont on connaît les ambitions «&amp;nbsp;sociales&amp;nbsp;» pour les peuples d'Europe&amp;nbsp;! Dire que &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.liberation.fr/monde/0101604061-van-rompuy-la-presse-europeenne-tres-critique&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;l'enthousiasme des média&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, à l'occasion de la naissance de cette trinité, est aujourd'hui à son &amp;nbsp;comble comme le serait celui d'une foule de supporters autour d'un stade serait un peu exagéré. Disons plutôt que cela satisfait les politiciens qui ont cherché par tous les moyens à ne pas trop s'éloigner d'un consensus si nécessaire à la continuation de leur mépris pour les populations qu'ils sont censés représenter... Mais enfin, j'en aperçois au moins un, là-bas, qui, dans un haussement d'épaule, doit se dire : &quot;enfin MON Traité va pouvoir commencer à fonctionner !&amp;nbsp;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Soumettre le grand emprunt à une règle budgétaire.</title>
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        <updated>2009-11-20T07:46:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-20T07:46:00+01:00</published>
        <summary>   Par Jacques Delpla,     économiste.    &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;    Tribune...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/540778427.jpg&quot; alt=&quot;90b232e0-d4f4-11de-9d98-fdf10e98966a.jpg&quot; id=&quot;media-2112214&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Jacques Delpla,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;économiste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;le&amp;nbsp;19 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Membre de la commission Rocard-Juppé sur le grand emprunt, dont le rapport est publié jeudi, l'économiste (1) souhaite qu'une règle de retour à l'équilibre budgétaire à moyen terme soit inscrite dans la Constitution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour endiguer l'explosion de notre dette publique, il nous faut une règle budgétaire dans la Constitution. Ce n'est ni le grand emprunt ni les gigantesques déficits publics actuels liés à la récession qui mettent en péril nos finances publiques, car ce ne sont que des déficits temporaires. Le vrai danger vient des larges déficits structurels qui existaient déjà avant la crise (3&amp;nbsp;% du PIB de 1980 à 2007) et qui risquent de perdurer - il est vraisemblable qu'ils seront de 5&amp;nbsp;% du PIB, soit 100&amp;nbsp;milliards d'euros, à la sortie de la récession actuelle. Pour vaincre un tel danger, il faut un engagement durable et crédible à réduire nos déficits, avec une règle de retour à l'équilibre budgétaire à moyen terme, inscrite dans la Constitution.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En Allemagne, avec le plan de relance (50&amp;nbsp;milliards d'euros) de janvier 2009, la CDU et le SPD ont adopté une stricte règle budgétaire, insérée, en juin 2009, dans leur Constitution. Je suggère l'adoption, en 2010, lors du vote du grand emprunt, d'une règle semblable. Les grands principes de cette règle devraient être dans notre Constitution et les détails dans une loi organique. La règle serait ainsi&amp;nbsp;: à partir de 2017 ou 2018, les budgets de l'État central (projet de loi de finances, PLF) et de la Sécurité sociale (PLFSS) sont votés en équilibre - hors cycle - sous peine d'inconstitutionnalité. En cas d'exécution du budget avec un déficit, ce déficit doit être amorti sur les cinq années suivantes. Pour éviter toute manipulation des chiffres, un comité budgétaire indépendant et crédible estime les déficits hors cycle et le PIB potentiel. Cette règle s'applique tant que la dette publique est supérieure à 40&amp;nbsp;% du PIB (à ce seuil, après une crise majeure, la dette n'excède pas trop les 60&amp;nbsp;%). Cette règle ne s'applique ni en cas de récession ni en cas de circonstance exceptionnelle (déterminée par un vote à la majorité qualifiée, afin que le gouvernement ne s'affranchisse de la règle que pour des raisons raisonnables et consensuelles). Avec une telle règle, la dette publique atteindrait 60&amp;nbsp;% du PIB vers 2026 et 40&amp;nbsp;% du PIB vers 2036.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si l'on veut éviter qu'une telle règle ne comprime trop les dépenses d'avenir, on pourrait imaginer de contraindre le PLF à un surplus de 1&amp;nbsp;% à 2&amp;nbsp;% du PIB (comme l'ont fait les Scandinaves depuis dix ans) et d'affecter ce surplus à des «dépenses d'avenir», comme celles du grand emprunt.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Plusieurs critiques sont parfois adressées à ces règles. Tout d'abord, «elles ne marcheraient pas». C'est faux&amp;nbsp;: celles qui ont échoué étaient soit mal faites en s'appliquant au déficit courant (en ignorant le cycle économique), soit incohérentes (en Californie, la Constitution interdit les déficits, les hausses d'impôts et la baisse de la plupart des dépenses&amp;nbsp;!). «Elles abrogeraient le choix du Parlement et les choix politiques.»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au contraire&amp;nbsp;! La grandeur du Parlement n'est pas de toujours faire payer à la génération suivante nos dépenses publiques de consommation (s'endetter pour payer les retraites n'a rien à voir avec la préparation de l'avenir). Par ailleurs, il existe déjà de nombreuses limites au pouvoir absolu du Parlement (le Conseil constitutionnel, les traités). Cette règle budgétaire est bipartisane&amp;nbsp;: dans une démocratie saine, la gauche doit assumer ses choix (des impôts élevés pour financer des dépenses publiques élevées) et la droite les siens (des dépenses publiques modérées avec des impôts modérés), les déficits ne faisant que lisser le cycle économique ou préparer l'avenir. Ce qu'il faut éviter, c'est le populisme budgétaire, i.e. des dépenses de gauche et des impôts de droite. Chaque parti doit assumer les coûts de ses choix politiques devant les électeurs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin ne nous leurrons pas, l'Allemagne est entrée dans une grande phase de réduction de sa dette. Si nous faisons le chemin inverse, aux yeux des Allemands, du G20 et des marchés financiers, la France aura la crédibilité financière de l'Italie, puis celle de la Grèce. Adieu alors les rêves de puissance, de leadership européen et de coopération étroite avec l'Allemagne. C'est au plus profond de la crise budgétaire, alors la dette et le poids du grand emprunt deviennent un enjeu de crainte, que nous devons voter une telle règle pour redonner espoir dans l'avenir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) L'auteur publiera une note détaillée sur la règle budgétaire en décembre à la Fondation pour l'innovation politique.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Rama Yade : ”Je veux être jugée sur mon travail”</title>
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        <updated>2009-11-19T20:13:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-19T20:13:00+01:00</published>
        <summary>   Interview de Rama Yade,     Secrétaire d'Etat chargée des sports....</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/02/1692622171.jpg&quot; alt=&quot;rama_yade1.jpg&quot; id=&quot;media-2111589&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Interview de Rama Yade,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Secrétaire d'Etat chargée des sports.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Entretien publié dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;le 19 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Aimez-vous le football ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui, parce que c'est le sport le plus populaire dans le monde entier. C'est même devenu un phénomène politique. Ne pas saisir cette réalité-là, c'est passer à côté de quelque chose. Mais le foot n'échappe pas non plus aux dérives de la société, à travers les violences, le dopage. Par son caractère très populaire, il est aussi devenu une tribune politique pour certains. Ce n'est pas propre à la France. Le football est un relais politique pour tous ceux qui ont un message à faire passer, positivement ou négativement. Cela peut donner des rencontres à hauts risques.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;La violence a-t-elle tendance à augmenter ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le phénomène a toujours existé, mais il évolue. Jusqu'à ces dernières années, ça se passait dans les stades. Maintenant, les violences ont lieu en dehors, bien avant le match ou bien après. Avant, les voyous s'en prenaient aux joueurs du club adverse. Maintenant, ils s'en prennent à leur propre club, leurs propres dirigeants, leurs propres joueurs. Ces évolutions doivent être prises en compte pour faire évoluer nos réponses. Ceux qui donnent du coup de poing ne sont pas des supporteurs, mais des voyous. Le ministère de l'intérieur met en place tous les dispositifs de sécurité nécessaires.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;La réponse est-elle uniquement policière ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est aussi aux clubs de faire le ménage. Ce n'est pas toujours évident, parce que les supporteurs ont un vrai pouvoir. Et les présidents de club ont du mal à porter plainte contre eux, mais il faut avoir le courage de le faire. Il n'est pas non plus normal qu'en France on ait moins de 200 interdits de stade, alors qu'en Angleterre on en compte plus de 3 000. La question de la sécurité fait aussi partie de la compétitivité du sport français.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Jugez-vous opportun le débat sur l'identité nationale ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A partir du moment où c'est un débat, chacun est libre d'apporter sa contribution, de dire ce qu'il entend à travers l'identité nationale. Donc je ne comprends pas qu'on soit choqué&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;La gauche commet-elle une erreur en refusant d'y entrer ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui, car la nation est aussi un acquis historique de la gauche. Je ne comprends pas pourquoi on devrait laisser ce débat confisqué par le Front national, qui ne manquerait pas de s'en emparer pour donner une vision restrictive, fermée et intolérante de l'identité nationale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Peut-on porter en soi plusieurs identités nationales de façon cohérente ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je pense qu'on n'a pas à renier ses origines et qu'on n'en est pas moins français C'est précisément le charme de la France d'avoir su brasser de multiples populations et d'en avoir fait des Français à part entière.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Vous avez été sévèrement rappelée à l'ordre par Nicolas Sarkozy et François Fillon&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;parce que vous avez tendance à tenir tête à vos ministres de tutelle.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je veux être jugée sur mon travail. Nicolas Sarkozy m'a fait l'honneur de m'intégrer dans son gouvernement alors que j'avais à peine 32 ans. C'est pour cela que je lui en serai toujours reconnaissante. Et que les tentatives de division me choquent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Mais c'est lui qui, début novembre, a dit : &lt;i&gt;&quot;Elle a du mal à s'intégrer dans une équipe&quot;&lt;/i&gt;...&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Moi, je ne l'ai pas entendu.&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Qu'avez-vous décidé pour les élections régionales ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'irai là où on estimera que je suis le plus utile pour mon parti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Jean-François Achilli et Françoise Fressoz&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Le Comte de Cagliostro</name>
            <uri>http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Elections Régionales : on en cause</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/archive/2009/11/19/elections-regionales-on-en-cause.html" />
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        <updated>2009-11-19T13:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-19T13:00:00+01:00</published>
        <summary>   Liste  Bigot  &amp;nbsp;: la constitution de la liste avance sereinement même...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/media/01/02/175557028.2.jpg&quot; alt=&quot;scoop.jpg&quot; id=&quot;media-2110276&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2110276&quot; /&gt;Liste &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://gl-es.facebook.com/group.php?gid=135058909631&quot;&gt;Bigot&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: la constitution de la liste avance sereinement même si quelques critiques la disent «&amp;nbsp;trop strasbourgeoise&amp;nbsp;», il semble que l’éventualité d’un bon score (et plus) calme les ardeurs. On notera une liste à priori composée de plusieurs jeunes hommes et femmes, marquant ainsi au niveau du PS, la volonté ancrer une nouvelle génération dans des mandats forts, comme cela avait été fait lors des municipales de Strasbourg. Dôtés de mandat rémunérés, les nouveaux élus sont là pour 10 à 20 ans.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Slogan&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.facebook.com/jacquescordonnier2010&quot;&gt;Osons l’Alsace&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» sera-t-il le slogan d’Alsace d’abord&amp;nbsp;? Voilà ce que laisse imaginer des affiches virtuelles circulant sur la toile. Le mouvement régionaliste qui a entrepris une campagne depuis l’été donne ainsi de lui une image renouvelée sous la houlette de son président.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;UMP&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: Nouveau centre, nouvelle gauche, nouveaux amis et amis du second tour, certains Ump s’interrogent pour savoir, au final, combien de membre de l’UMP seront présents sur «&amp;nbsp;leur&amp;nbsp;» &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.facebook.com/group.php?gid=179274302358&amp;amp;ref=mf&quot;&gt;liste.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;MODEM&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: La liste sera-t-elle tirée par Yann Wehrling&amp;nbsp;? Visiblement, on en cause et «&amp;nbsp;l’offre publique de dialogue à l'ensemble des forces centristes pour créer les «&amp;nbsp;conditions d'un rassemblement&amp;nbsp;» pourrait cependant tomber à plat, chacune des forces centristes ayant depuis longtemps pris ses marques et nouer les bons contacts … ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lesverts.fr/article.php3?id_article=354&quot;&gt;Verts&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: l’ordonnancement des listes n’est pas encore validé, mais la graine pousse. Maintenant, on dit aussi que certains aimeraient avoir la possibilité, entre deux tours de voir si l’herbe n’est pas plus verte ailleurs.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le Conseil économique et social se cherche un avenir.</title>
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        <updated>2009-11-18T17:37:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-18T17:37:00+01:00</published>
        <summary>   Article de Cyrille Lachèvre,     publié dans Le Figaro,     le 18 novembre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/00/404755424.jpg&quot; alt=&quot;a5fe2462-d411-11de-8494-b0a1e8ab8258.jpg&quot; name=&quot;media-2109206&quot; id=&quot;media-2109206&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Article de Cyrille Lachèvre,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;publié dans Le Figaro,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 18 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La troisième Assemblée, dont les membres nommés sont censés représenter les différents corps intermédiaires de la nation, doit être prochainement réformée. Une plus grande place sera accordée aux femmes, aux jeunes et aux sujets écologiques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Treize octobre 2009&amp;nbsp;: sollicités par le président de l'Assemblée nationale, les dix-huit groupes composant le Conseil économique social et environnemental (Cese) se prononcent &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/10/14/04016-20091014ARTFIG00333-accidents-du-travail-la-taxation-contestee-.php&quot;&gt;contre la fiscalisation des indemnités d'accidents du travail&lt;/a&gt;. «L'abandon de ce projet, qui aurait mérité une étude d'impact, serait le bienvenu dans l'immédiat», écrit le président du Cese, Jacques Dermagne, à Bernard Accoyer. Une lettre restée sans suite. Cette taxe, défendue par Jean-François Copé, a été votée &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lefigaro.fr/impots/2009/11/14/05003-20091114ARTFIG00568-les-indemnites-pour-les-accidents-du-travail-taxees-.php&quot;&gt;par l'Assemblée la semaine dernière&lt;/a&gt;…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;26 décembre 2007&amp;nbsp;: saisi par le gouvernement Fillon qui cherche à se débarrasser du &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2007/09/12/04001-20070912ARTFIG90098-matignon_reporte_le_debat_sur_la_tva_sociale.php&quot;&gt;débat brûlant sur la TVA sociale&lt;/a&gt;, le Cese se prononce en faveur de son instauration sous une forme originale. La baisse des charges salariales pourrait être compensée par une taxe carbone&amp;nbsp;! Rendu pendant les fêtes, cet avis avant-gardiste est accueilli dans l'indifférence générale et ne sera jamais repris par Matignon…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Corps intermédiaires&lt;/h3&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces deux exemples résument tous les paradoxes de la troisième Assemblée de France, «celle du premier mot», comme aime à le répéter Jacques Dermagne. Une assemblée qui peine, en revanche, à avoir le dernier&amp;nbsp;: coincés entre l'hyperprésidence et l'hyper-Parlement, les débats feutrés des 233 conseillers du Cese franchissent rarement les épais murs en béton - classés monuments historiques - du palais d'Iéna, à Paris. «Les travaux du Conseil économique ont toujours été remarquables depuis une trentaine d'années… mais vains… Ses activités se déploient dans le vide» : en 1958 déjà, Maxime Blocq-Mascart, pourtant un de ses défenseurs, faisait ce constat au général de Gaulle, qui lui demandait comment réformer cette assemblée si particulière, composée non pas d'élus, mais de représentants des corps intermédiaires.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cinquante ans plus tard, Nicolas Sarkozy s'attelle à la tâche à son tour. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2008/07/17/01002-20080717ARTFIG00422-institutions-ce-que-les-deputes-vont-voter-lundi-.php&quot;&gt;La réforme constitutionnelle votée pendant l'été 2008&lt;/a&gt; prévoit de transformer en profondeur l'institution. Le Conseil pourra être saisi par les citoyens ou par le Parlement, rendra ses avis plus vite - ce qui lui permettra de recoller à l'actualité politique - et devrait voir sa composition évoluer pour, en théorie, mieux représenter les Français. Le projet de loi qui gravera dans le marbre ces changements sera discuté dans quelques semaines. Mais la loi, seule, ne suffira pas à tout révolutionner. «Ici, on entend le ronronnement du conservatisme qui broie toute idée nouvelle», déplore un conseiller nommé par le Medef. La réalité est plus nuancée, même si le Conseil doit effectivement vaincre un grand nombre de résistances pour réussir sa mue.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«Depuis la Révolution, la France s'est toujours méfiée de ses corps intermédiaires», rappelle Dominique-Jean Chertier, l'auteur d'&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/094000028/0000.pdf&quot;&gt;un rapport commandé par l'Élysée&lt;/a&gt; en début d'année pour servir de base à la réforme. D'autant que les corporations ont une tendance naturelle à l'immobilisme, pour protéger leurs statuts. Résultat, poursuit Dominique-Jean Chertier, «la composition actuelle du Conseil est le fruit de compromis successifs entre des pressions catégorielles et les résistances corporatistes de l'institution». Autrement dit, le Cese ne représente plus aujourd'hui le vrai visage des Français. De fait, l'agriculture bénéficie de vingt-cinq conseillers, soit plus de 10&amp;nbsp;% de l'assemblée. Or, la France compte moins de 1,5&amp;nbsp;% d'agriculteurs… À l'inverse, les artisans et les professions libérales, qui constituent la moitié des entreprises et le tiers des emplois en France, ne disposent que de treize sièges au total, soit à peine plus de 5&amp;nbsp;% des conseillers… Le Cese compte, enfin, moins de 25&amp;nbsp;% de femmes. La réforme voulue par l'Élysée prévoit notamment de réduire le poids de l'agriculture, de faire disparaître les représentants des entreprises publiques, d'instaurer la parité ou encore de faire entrer trente conseillers au titre de l'environnement. Un jeu de bonneteau qui s'est effectué, au passage, sans que les syndicats ne perdent un seul siège et au détriment des entreprises. Signe que les corporatismes résistent plutôt bien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deuxième critique récurrente adressée au Conseil&amp;nbsp;: sa culture du consensus érigée en dogme absolu, qui l'empêche de peser dans le débat public. «Les discussions s'opèrent toujours dans le but d'obtenir l'adhésion de chaque groupe, ce qui signifie que seuls les plus petits multiples communs sont abordés, regrette Philippe Valletoux, membre de la section finances.&amp;nbsp;Le Conseil devrait s'attaquer aux débats compliqués et avoir le courage de dire&amp;nbsp;: «Voilà un point sur lequel nous ne sommes pas d'accord» pour que les politiques agissent ensuite de manière éclairée.» Résultat, si les analyses sont toujours jugées de grande qualité, les recommandations du Cese sont, à l'inverse, considérées comme trop timorées, compliquant singulièrement la communication auprès du grand public. «Difficile d'expliquer aux médias que l'on ne s'est pas battu avec son voisin de palier», reconnaît Jacques Dermagne. Qui se défend, toutefois, de toute compromission&amp;nbsp;: «L'avis rendu sur le travail le dimanche allait bien plus loin que la loi votée par le Parlement au final.» Et le président de rappeler que le Cese a été le premier à parler de la vache folle, à se saisir du thème de la lutte contre la pauvreté ou à s'intéresser au travail des seniors dans les années 1990.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;« Fromage » de la République&lt;/h3&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une autre résistance à vaincre n'est pas de son fait. Pour jouer pleinement son rôle, le Cese doit regagner la confiance du pouvoir exécutif. Or, ce dernier a eu tendance, au contraire, à multiplier les instances de conseil depuis quelques années (Conseil d'orientation de l'emploi, des retraites…). Au final, le nombre de saisines gouvernementales directes du Cese se compte sur les doigts d'une seule main chaque année. Le reste du temps, le conseil s'autosaisit. Un éloignement du pouvoir regretté par ceux qui ont été des deux côtés de la barrière. «À partir du moment où ce conseil existe, la puissance publique devrait s'en servir», estime Jean-Jacques Aillagon. L'ancien ministre de la Culture, qui quittera le Cese l'an prochain, défend fermement cette assemblée qu'il a rejointe après son éviction du gouvernement Raffarin. «Si je l'avais saisi avant la réforme des intermittents du spectacle, j'aurais évité un certain nombre d'erreurs», confie-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Manque de représentativité, discrétion absolue, absence de saisine gouvernementale… Pas étonnant dans ces conditions que le Cese fasse aujourd'hui encore figure de «fromage» de la République où syndicats, patronat et pouvoir recaseraient leurs apparatchiks méritants. C'est la dernière bataille à gagner, sans doute la plus difficile&amp;nbsp;: celle de l'opinion. Qu'en est-il exactement&amp;nbsp;? Un conseiller touche une indemnité d'environ 3 000 euros par mois - le tiers de celle des parlementaires - pour une réunion d'une matinée par semaine en commission et quatre après-midi par mois en séance plénière. Soit quatre journées pleines chaque mois au total. L'indemnité représente donc 800 euros par jour - frais de déplacement et d'hébergement compris pour les provinciaux -, soit le prix d'un consultant senior dans le privé.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais, au cas par cas, la situation est plus nuancée. Ainsi, les artisans, les patrons de PME ou les agriculteurs sont souvent obligés d'abandonner leurs entreprises pendant cette période, ce qui représente un coût. Quant aux syndicalistes, la règle tacite veut qu'ils reversent une large partie de leurs indemnités à leur organisation, dont ils sont salariés. Une manne théorique d'un peu plus de 2 millions d'euros à se partager entre les cinq syndicats représentatifs. À côté de ces indemnités, les conseillers bénéficient d'une caisse de retraite plutôt avantageuse. L'an dernier, celle-ci a versé 10 millions d'euros à un peu moins de 800 anciens conseillers ou leurs ayants droit (veuve, enfants). Soit une moyenne confortable de 1&amp;nbsp;000 euros par personne et par mois. Problème&amp;nbsp;: les cotisations actuelles ne parviennent à financer que les deux tiers de cette caisse, ce qui oblige le Cese à financer les 3 millions d'euros restants en puisant dans ses réserves. Une situation intenable à long terme pour cette maison, par ailleurs bien gérée, mais qui affiche un budget modeste - par rapport au Sénat et à l'Assemblée nationale - de 37 millions d'euros par an.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Reste enfin la question des personnalités qualifiées, «ceux nommés par le fait du prince», ironise le navigateur Gérard d'Aboville. L'ex-député européen défend, lui aussi, cette institution pour laquelle il a réalisé trois rapports sur la pêche en cinq ans&amp;nbsp;: «L'affaire Yvette Horner, nommée par Mitterrand pour échapper au RMI, a causé beaucoup de tort, mais elle n'est plus vraie, aujourd'hui.» De fait, même si certaines ne viennent jamais, les personnalités qualifiées figurent globalement parmi les plus assidus puisqu'elles représentent seulement 10&amp;nbsp;% des membres sanctionnés pour absentéisme. Et sont ceux qui produisent, proportionnellement, le plus de rapports. Faire du Cese une institution «plus écoutée», tel est l'objet du projet de loi à venir au Parlement. Une fois voté, le texte passera son premier test grandeur nature avant l'été 2010, lorsque les corps intermédiaires nommeront leurs nouveaux représentants. On mesurera alors leur volonté de réforme.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Séance publique annuelle de l'Académie des sciences morales et politiques.</title>
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        <updated>2009-11-17T10:52:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-17T10:52:00+01:00</published>
        <summary>  J'ai assisté hier après-midi, à la séance de rentrée de l'Académie des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/1017816296.JPG&quot; alt=&quot;IMG_0659.JPG&quot; id=&quot;media-2106466&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;J'ai assisté hier après-midi, à la séance de rentrée de l'Académie des sciences morales et politiques, sous la Coupole de l'Institut de France.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A cette occasion, Monsieur Jean-Claude Casanova, Président de l'Académie pour l'année 2009, est revenu sur les thèmes développés au cours des différentes communications présentées devant la compagnie depuis le début de l'année.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ensuite, Monsieur Jean Mesnard, vice-président de l'Académie, a&amp;nbsp;procédé à la lecture du palmarès&amp;nbsp;des prix et médailles attribués par l'Académie en 2009.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, Monsieur Michel Albert, Secrétaire perpétuel de l'Académie, a prononcé un discours sur le thème &quot;l'Académie aujourd'hui&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;NCL&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>MIP</name>
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        </author>
        <title>L'écologie, le prisme indispensable de l'action politique</title>
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        <updated>2009-11-16T18:09:30+01:00</updated>
        <published>2009-11-16T18:09:30+01:00</published>
        <summary> J'ai eu envie de commencer cette note en disant que l'année 2009 était...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://marie-isabelle.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'ai eu envie de commencer cette note en disant que l'année 2009 était incontestablement celle de la prise de conscience écologiste en France. D'abord, parce que succès incontestable d'Europe Ecologie aux élections européennes de juin montre que nos concitoyens ont compris l'urgence à agir pour la préservation de la planète.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais de suite, je me suis souvenue des levés de bouclier envers la taxe carbone, je me suis souvenue aussi des sarcasmes à la sortie du film de Nicolas Hulot, «&amp;nbsp;le syndrome du Titanic&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xafmzs&amp;amp;related=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;378&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xafmzs&amp;amp;related=0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xafmzs_le-syndrome-du-titanic-bande-annonc_shortfilms&quot;&gt;Le Syndrome du Titanic - Bande annonce FR&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/_Caprice_&quot;&gt;_Caprice_&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/shortfilms&quot;&gt;Les dernières bandes annonces en ligne.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ainsi, dans une de ses chroniques, Stéphane Guillon, avait taillé (j'ai cherché un autre mot, j'ai pas trouver) le film, qualifiant Hulot de «&amp;nbsp;rabat-joie&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xapuzj&amp;amp;related=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;389&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xapuzj&amp;amp;related=0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xapuzj_nicolas-hulot-eco-tartuffe_news&quot;&gt;Nicolas hulot : éco tartuffe&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/franceinter&quot;&gt;franceinter&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/news&quot;&gt;Regardez les dernières vidéos d'actu.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La sortie du film a également été l'occasion pour Claude Allègre d'en remettre une couche sur ses insultes envers Hulot ... jusque là tout est normal&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais, même si j'ai été agacée par l'attaque de Guillon, et même par celle d'Allègre, même si cette dernière n'est pas du tout surprenante, celle qui est la plus déstabilisante et surprenante, vient du ... Mouvement Démocrate&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, oui, il y a beau y avoir beaucoup d'écologistes en son sein (que la prise de conscience soit ancienne ou récente, peu importe), ses deux seuls leaders ... euhhhh ... deux de ses principaux leaders, en l'occurrence Marielle de Sarnez et François Bayrou, ont, chacun leur tour, relativisé l'importance de l'écologie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les deux estimant que l'écologie ne réglaient pas tout&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesindiscrets.com/article-5700-l-ecologie-ne-regle-pas-tout-pour-marielle-de-sarnez.html&quot;&gt;http://www.lesindiscrets.com/article-5700-l-ecologie-ne-regle-pas-tout-pour-marielle-de-sarnez.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/10/01011-20091010FILWWW00544-verts-bayrou-ouvert-a-des-accords.php&quot;&gt;http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/10/01011-20091010FILWWW00544-verts-bayrou-ouvert-a-des-accords.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors certes, ils ont raison, le problème des banlieues, par exemple, ne peut se résoudre par l'écologie seule ... Ni celui des finances publiques. Ni celui des retraites. Ni celui de l'Education. Mais quand on a dit cela on a rien dit, tellement c'est une évidence&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce que les dirigeants du Mouvement Démocrate ne disent pas et ce que j'aurai aimé entendre de leur part, au-delà de leur souhait de faire une alliance avec Europe Ecologie, c'est qu'ils disent que la situation écologique de la planète est si inquiétante, si préoccupante, si vitale, que toute l'action politique ne peut plus être envisagée sans que soit prise en compte l'urgence environnementale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qu'il faut dire c'est que l'action politique doit être complètement remise en perspective en vue de la prise en compte de cette urgence.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 2007, nous disions aux français que nous ne pouvions laissé à nos enfants et petits-enfants le cadeau empoisonné du déficit des finances publiques.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En 2009, il serait temps que nous leur disions qu'on ne peut plus se permettre de laisser à nos enfants une planète mourante.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>ROMAIN</name>
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        <title>Jean-Christophe Rufin reçu à l'Académie française.</title>
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        <updated>2009-11-16T08:25:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-16T08:25:00+01:00</published>
        <summary>     Article d'Étienne de Montety , publié dans Le Figaro littéraire,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://societedesamisdejeandormesson.hautetfort.com/media/01/01/261390953.jpg&quot; alt=&quot;761b518a-d037-11de-8bc8-6f8871d03625.jpg&quot; name=&quot;media-2103511&quot; id=&quot;media-2103511&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Article d'Étienne de Montety , publié dans Le Figaro littéraire,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 13 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Académie française&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; reçoit en son sein des écrivains, des avocats, des chefs d'État. Moins souvent des orateurs. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.evene.fr/celebre/biographie/jean-christophe-rufin-4826.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Jean-Christophe Rufin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, qu'elle recevait hier, a ce don, en plus de quelques autres. Saluant la mémoire de l'écrivain Henri Troyat, il est parvenu à captiver l'assemblée de bout en bout , jouant avec sa main et sa voix pour présenter son prédécesseur sous son meilleur jour. Un académicien lui avait dit quelques heures plus tôt, d'un ton paternel&amp;nbsp;: «Un petit conseil, numérotez vos feuillets.»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rompu aux exposés, conférences et autres cours magistraux, Jean-Christophe Rufin administra à l'assemblée un remarquable discours sur la Russie (réelle ou rêvée) chez &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Henri Troyat&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Il revint sur l'enfance de celui qui naquit Lev Tarassov, du Caucase à Constantinople, puis Paris, dans la tourmente de la révolution russe. Quand il se mit à évoquer cette partie de la vie de l'écrivain, on crut que l'impétrant allait laisser sur-le-champ son habit, son bicorne et son fauteuil pour prendre le premier avion. Plus sagement, Rufin montra avec beaucoup d'intelligence que l'œuvre abondante de Troyat représente une lente intégration dans la culture et la société françaises, pour effacer les blessures de l'émigration. Il parla avec fougue et avec cœur de celui qui fut à l'Académie durant près de cinquante ans. C'était le meilleur moyen de se faire accepter sur-le-champ dans cette compagnie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Missions spéciales&lt;/h3&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au médecin sans frontières répondit un autre fils d'Esculape, le Pr&amp;nbsp;Yves Pouliquen. Divisant les médecins académiciens en deux catégories, les écrivains (Georges Duhamel) et les scientifiques (François Jacob), il salua avec Rufin un médecin «malgré lui», pour ainsi dire, exerçant par reconnaissance pour son grand-père mais attiré par les voyages, l'écriture, la philosophie, la diplomatie.&amp;nbsp;Il rappela le parcours sans faute de celui qui, en quelques livres, L'Empire et les Nouveaux Barbares, Les&amp;nbsp;Causes perdues, Rouge Brésil, conquit un large public, sans renoncer à ses voyages. La présence Quai de Conti hier de Renaud Donnedieu de Vabres, d'Alain Madelin et de Michel Roussin montrait que l'écrivain garde un souvenir vivace de son passage dans les ministères, où il s'acquitta de missions spéciales en Bosnie ou au Rwanda.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autant Henri Troyat fut un écrivain sédentaire voyageant par le rêve sans quitter son écritoire de la rue Bonaparte, autant Jean-Christophe Rufin ne tient pas en place. Son éloge fut un tour du monde. On y évoqua Asmara, Recife, Sarajevo, Sousse, où Rufin apprit l'art d'accoucher grâce à Ahmadi Farhat, gendre d'Honoré d'Estienne d'Orves. Sitôt prononcé son discours, il rentrera à Dakar où le requiert l'ambassade de France. On remarquait ainsi au premier rang le ministre des Affaires étrangères (son complice des années humanitaires), attestant l'estime dans laquelle le Quai d'Orsay tient ce diplomate venu d'ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les parrains du nouvel académicien étaient René de Obaldia et Florence Delay, hommage que Rufin voulait rendre à l'Amérique latine dont Obaldia est originaire et à Jean Delay, dont Florence est la fille. Longuement applaudi, il salua comme un artiste, usage peu en vigueur jusqu'ici, mais qui amusa ses pairs, Gallo, Decaux, Nora, Beaussant et Vitoux qui l'entouraient.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette remarquable après-midi sous la Coupole fut suivie attentivement par le philosophe Jean-Luc Marion et Simone Veil, qui prononceront dans les semaines qui viennent l'éloge du cardinal Lustiger et de Pierre Messmer.&lt;/p&gt; &lt;!-- google_ad_section_end() --&gt;&lt;!-- Template : Outils.php --&gt; &lt;p&gt;&lt;script src=&quot;http://www.hautetfort.com/scripts/tooltip/tooltip.js&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ &lt;!--   // --&gt; //]]&gt; &lt;/script&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>ROMAIN</name>
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        <title>Les coulisses du Dictionnaire de l'Académie française.</title>
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        <updated>2009-11-15T14:01:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-15T14:01:00+01:00</published>
        <summary>           Article de Mohammed Aïssaoui,       publié dans Le Figaro, le 13...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/00/326694611.jpg&quot; alt=&quot;03e14cac-d085-11de-8bc8-6f8871d03625.jpg&quot; name=&quot;media-2102544&quot; id=&quot;media-2102544&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;em&gt;Article de Mohammed Aïssaoui,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;em&gt;publié dans Le Figaro, le 13 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ambiance studieuse, calme, et cette impression d'entrer sur la pointe des pieds dans un atelier de haute couture où des petites mains s'affaireraient. Sauf qu'ici on ne fabrique pas des robes rares, mais c'est tout comme&amp;nbsp;: on prépare le Dictionnaire de l'Académie française&amp;nbsp;; les mots sont définis avec la même lenteur et exigence artisanales&amp;nbsp;: ainsi la huitième édition a-t-elle nécessité cinquante-sept années de gestation. Le premier dictionnaire a été publié en 1694&amp;nbsp;: l'Académie s'acquittait ainsi de la mission définie dans ses statuts originels qui est de fixer les règles de la langue française pour la rendre plus pure et plus claire. La neuvième édition du dictionnaire, en cours depuis 1992, s'arrête à la lettre «P» (1). Il faudra donc attendre encore pour connaître les définitions des termes commençant par «R» et suivants. Les immortels ont l'éternité devant eux. Sous la Coupole, il est plus difficile d'élire un mot qu'un nouveau membre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quai de Conti, dans des bureaux de l'Institut de France, loin des fastes de la Coupole, dix personnes sont plongées dans les livres, elles échangent des notes, vérifient une étymologie, c'est «le service du Dictionnaire»&amp;nbsp;: il est composé d'agrégés de lettres classiques ou modernes, de grammairiens, de lexicographes, de philosophes et d'historiens, la plupart sont détachés de l'Éducation nationale. Leur travail quotidien consiste à préparer la séance hebdoma­daire du jeudi matin, celle qui va décider - ou non - d'adopter une définition ou un sens nouveau. Une chose saute aux yeux&amp;nbsp;: ces hommes et ces femmes illustreraient bien le mot «vocation».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Celle de ces dix érudits a partie liée avec le travail et la discrétion. Jouant un rôle considérable, ils n'apparaissent nulle part. «Sans eux, je ne sais pas comment nous y arriverions. J'ai de l'admiration pour tous les membres de ce service. C'est un rouage essentiel de l'Académie française, le cœur du système. Ils travaillent pour la gloire de la langue française&amp;nbsp;!» affirme Hélène Carrère d'Encausse, le secrétaire perpétuel. Le sérieux de leur travail n'exclut pas la passion.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avant d'être présenté à ladite commission, chaque mot, chaque sens est disséqué par le service. Le processus est long. «Nous remontons aux sources de l'usage, dit Patrick Vannier, l'un des dix spécialistes&amp;nbsp;: c'est un important travail de vérification, nous ne nous fions qu'à l'autorité de la chose écrite pour retrouver où le mot a été imprimé pour la première fois, dans quel sens premier…» Le système de lecture croisée qu'ils ont mis en place permet qu'au moins trois ou quatre personnes apportent leur regard.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Ni «pin's» ni «bravitude»&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;photo&quot; style=&quot;width: 200px; float: right;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ici, contrairement au Larousse ou au Petit Robert qui admettent chaque année pas moins de 400&amp;nbsp;termes nouveaux, un mot met du temps à se faire adopter. Le seul critère qui prédomine, c'est le bon usage d'une langue commune à plusieurs centaines de millions de francophones à travers le monde. Le Dictionnaire de l'Académie française est l'ouvrage de référence. Pas question d'être tendance à tout prix, de courir après les néologismes quand un terme existe déjà pour désigner la même chose ou la même idée. On a beau faire dans la haute couture, on ne succombera pas à la mode. Maurice Druon ne disait-il pas «le langage subit des modes saisonnières. Des expressions nées de la dernière pluie s'en iront avec la sécheresse suivante»&amp;nbsp;? Si «bravitude» est entré dans le Larousse, ce néologisme usé après un semestre ne sera évidemment pas admis Quai de Conti. Vous n'y trouverez pas non plus «pin's» - on a oublié à quel point l'objet avait envahi les années&amp;nbsp;1980, puis a pratiquement disparu. Par expérience, les dix permanents, comme les immortels, cherchent à deviner ce que sera «l'espérance de vie» d'un mot, selon l'expression d'Agnès Oster. «Pour qu'il ait une chance d'être retenu, il faut qu'il ait fait ses preuves dans la durée», explique-t-elle. Une dizaine d'années - au moins - est nécessaire, parfois plus. Pour toutes ces raisons, le dictionnaire de l'Académie recense 35&amp;nbsp;000&amp;nbsp;termes environ, quand le Petit Robert affiche fièrement sur sa couverture 60&amp;nbsp;000 mots et 300&amp;nbsp;000 sens.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une fois le travail de préparation effectué, c'est au tour des douze académiciens de la commission du dictionnaire de débattre du sort des mots. Deux ou trois personnes du «service» sont également présentes à la séance. «Les débats sont animés et passionnants, il faut souvent plusieurs tours pour qu'un mot soit désigné», souligne Hélène Carrère d'Encausse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le duc de Castries a rapporté au sujet des séances du dictionnaire l'anecdote suivante. Alors qu'on travaillait au mot «mitrailleuse», le maréchal Joffre fut tiré de sa sieste et prié d'apporter au sujet sa science de militaire&amp;nbsp;: «C'est une sorte de fusil qui fait pan, pan, pan», se borna-t-il à dire, avant de refermer les paupières.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3&amp;nbsp;000 à 3&amp;nbsp;500 courriers par an&lt;/h3&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd'hui, le groupe est plus dynamique. La commission démarre à 9&amp;nbsp;h&amp;nbsp;30, tous les jeudis matin. Une heure environ est consacrée aux nombreuses terminologies envoyées par les ministères. L'objectif est de trouver des équivalents français aux vocables anglais largement usités dans de nombreux domaines d'activité. Les recommandations des douze sont ensuite inscrites au Journal officiel. Le «service», qui prépare également cette partie pour les publications techniques officielles, doit s'intéresser aux secteurs les plus variés&amp;nbsp;: le bâtiment, la chimie, le nucléaire, la haute technologie… «C'est un moment extraordinaire, les termes sont parfois accompagnés de dessins explicatifs. On en apprend des choses&amp;nbsp;!» raconte, en souriant, Hélène Carrère d'Encausse. L'Académie tire profit de ces débats pour nourrir son ouvrage et l'élargir à la culture technique et scientifique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À 10&amp;nbsp;h&amp;nbsp;30, c'est la «pause Romilly», du nom de l'helléniste Jacqueline de Romilly qui a institué le rituel&amp;nbsp;: un petit quart d'heure de relâche, de bavardages et de café. «C'est particulièrement nécessaire après la séance de termes techniques…», explique le secrétaire perpétuel.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Reprise des débats à 10&amp;nbsp;h&amp;nbsp;45, pile. On n'admet pas de retard. Le reste de la matinée est consacrée au dictionnaire, et rien qu'au dictionnaire. Les académiciens peuvent passer deux heures sur une définition. Généralement, l'accord se fait aisément. En cas de divergences, on vote et le terme est adopté, comme une loi au Parlement. On emporte aussi chez soi des «devoirs de vacances», les deux heures d'échanges suffisent rarement. Une fois le travail terminé, la compagnie s'en va déjeuner et, souvent, les discussions se poursuivent autour d'une bonne table, celle de l'Académie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une autre partie du travail de ce service du dictionnaire mérite d'être racontée tant elle est étonnante. «Nous recevons 3&amp;nbsp;000 à 3&amp;nbsp;500 courriers par an qui nous interrogent sur la langue française. Ce qui est amusant, c'est le nombre d'élèves qui nous envoient leurs devoirs de français à faire&amp;nbsp;!» révèle Agnès Oster. «Beaucoup de personnes nous proposent des néologismes. Signe des temps, certaines se renseignent pour savoir si, éventuellement, elles pourraient toucher des droits d'auteur au cas où l'on accepterait ce mot…», ajoute Patrick Vannier. Tous deux sont tout de même heureux de constater que de nombreuses demandes émanent de l'étranger. Et, surtout, ils parlent «de découvertes, d'émerveillements, et d'étonnements». «On est loin d'être une institution sclérosée», disent-ils.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Derrière ce travail de bénédictin, en apparence technique et réservé aux seuls puristes, se cache un véritable enjeu politique. Hélène Carrère d'Encausse en est consciente, comme ses confrères. L'Académie se trouve au cœur de la plupart des débats actuels&amp;nbsp;: l'identité nationale, la réforme de l'orthographe, la domination de Google, la langue des brevets européens… Sur toutes ces questions, la compagnie - avec parfois le concours du service du dictionnaire - sait qu'elle a son mot à dire, et une position à prendre. D'ailleurs, elle ne va pas s'en priver à l'occasion de sa séance publique annuelle de rentrée, le 3&amp;nbsp;décembre prochain. «La langue est notre socle commun», tient à affirmer le secrétaire perpétuel.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(1) Le Dictionnaire de l'Académie française est disponible dans une version mise à jour jusqu'au mot «plébéien» sur le site Internet www.academie-francaise.fr. Il existe une édition de poche en deux volumes coédités par Fayard et L'Imprimerie nationale (volume 1&amp;nbsp;: de A à Enzyme, 1200 pages, 35 €&amp;nbsp;; volume 2&amp;nbsp;: de Eocène à Mappemonde, 1244 pages, 30 €). Un troisième tome, jusqu'à la lettre «r» sera mis sous presse à la fin de l'année 2010. Un cédérom est également en vente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;em&gt;publié dans le Figaro,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;em&gt;le 13 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Les coulisses du Dictionnaire de l'Académie française.</title>
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        <updated>2009-11-15T13:33:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-15T13:33:00+01:00</published>
        <summary>    Article de Mohammed Aïssaoui,       publié dans le Figaro,       le 13...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/00/326694611.jpg&quot; alt=&quot;03e14cac-d085-11de-8bc8-6f8871d03625.jpg&quot; name=&quot;media-2102544&quot; id=&quot;media-2102544&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Article de Mohammed Aïssaoui,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;em&gt;publié dans le Figaro,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;sign&quot;&gt;&lt;em&gt;le 13 novembre 2009&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ambiance studieuse, calme, et cette impression d'entrer sur la pointe des pieds dans un atelier de haute couture où des petites mains s'affaireraient. Sauf qu'ici on ne fabrique pas des robes rares, mais c'est tout comme&amp;nbsp;: on prépare le Dictionnaire de l'Académie française&amp;nbsp;; les mots sont définis avec la même lenteur et exigence artisanales&amp;nbsp;: ainsi la huitième édition a-t-elle nécessité cinquante-sept années de gestation. Le premier dictionnaire a été publié en 1694&amp;nbsp;: l'Académie s'acquittait ainsi de la mission définie dans ses statuts originels qui est de fixer les règles de la langue française pour la rendre plus pure et plus claire. La neuvième édition du dictionnaire, en cours depuis 1992, s'arrête à la lettre «P» (1). Il faudra donc attendre encore pour connaître les définitions des termes commençant par «R» et suivants. Les immortels ont l'éternité devant eux. Sous la Coupole, il est plus difficile d'élire un mot qu'un nouveau membre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quai de Conti, dans des bureaux de l'Institut de France, loin des fastes de la Coupole, dix personnes sont plongées dans les livres, elles échangent des notes, vérifient une étymologie, c'est «le service du Dictionnaire»&amp;nbsp;: il est composé d'agrégés de lettres classiques ou modernes, de grammairiens, de lexicographes, de philosophes et d'historiens, la plupart sont détachés de l'Éducation nationale. Leur travail quotidien consiste à préparer la séance hebdoma­daire du jeudi matin, celle qui va décider - ou non - d'adopter une définition ou un sens nouveau. Une chose saute aux yeux&amp;nbsp;: ces hommes et ces femmes illustreraient bien le mot «vocation».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Celle de ces dix érudits a partie liée avec le travail et la discrétion. Jouant un rôle considérable, ils n'apparaissent nulle part. «Sans eux, je ne sais pas comment nous y arriverions. J'ai de l'admiration pour tous les membres de ce service. C'est un rouage essentiel de l'Académie française, le cœur du système. Ils travaillent pour la gloire de la langue française&amp;nbsp;!» affirme Hélène Carrère d'Encausse, le secrétaire perpétuel. Le sérieux de leur travail n'exclut pas la passion.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avant d'être présenté à ladite commission, chaque mot, chaque sens est disséqué par le service. Le processus est long. «Nous remontons aux sources de l'usage, dit Patrick Vannier, l'un des dix spécialistes&amp;nbsp;: c'est un important travail de vérification, nous ne nous fions qu'à l'autorité de la chose écrite pour retrouver où le mot a été imprimé pour la première fois, dans quel sens premier…» Le système de lecture croisée qu'ils ont mis en place permet qu'au moins trois ou quatre personnes apportent leur regard.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Ni «pin's» ni «bravitude»&lt;/h3&gt; &lt;div class=&quot;photo&quot; style=&quot;width: 200px; float: right;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ici, contrairement au Larousse ou au Petit Robert qui admettent chaque année pas moins de 400&amp;nbsp;termes nouveaux, un mot met du temps à se faire adopter. Le seul critère qui prédomine, c'est le bon usage d'une langue commune à plusieurs centaines de millions de francophones à travers le monde. Le Dictionnaire de l'Académie française est l'ouvrage de référence. Pas question d'être tendance à tout prix, de courir après les néologismes quand un terme existe déjà pour désigner la même chose ou la même idée. On a beau faire dans la haute couture, on ne succombera pas à la mode. Maurice Druon ne disait-il pas «le langage subit des modes saisonnières. Des expressions nées de la dernière pluie s'en iront avec la sécheresse suivante»&amp;nbsp;? Si «bravitude» est entré dans le Larousse, ce néologisme usé après un semestre ne sera évidemment pas admis Quai de Conti. Vous n'y trouverez pas non plus «pin's» - on a oublié à quel point l'objet avait envahi les années&amp;nbsp;1980, puis a pratiquement disparu. Par expérience, les dix permanents, comme les immortels, cherchent à deviner ce que sera «l'espérance de vie» d'un mot, selon l'expression d'Agnès Oster. «Pour qu'il ait une chance d'être retenu, il faut qu'il ait fait ses preuves dans la durée», explique-t-elle. Une dizaine d'années - au moins - est nécessaire, parfois plus. Pour toutes ces raisons, le dictionnaire de l'Académie recense 35&amp;nbsp;000&amp;nbsp;termes environ, quand le Petit Robert affiche fièrement sur sa couverture 60&amp;nbsp;000 mots et 300&amp;nbsp;000 sens.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une fois le travail de préparation effectué, c'est au tour des douze académiciens de la commission du dictionnaire de débattre du sort des mots. Deux ou trois personnes du «service» sont également présentes à la séance. «Les débats sont animés et passionnants, il faut souvent plusieurs tours pour qu'un mot soit désigné», souligne Hélène Carrère d'Encausse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le duc de Castries a rapporté au sujet des séances du dictionnaire l'anecdote suivante. Alors qu'on travaillait au mot «mitrailleuse», le maréchal Joffre fut tiré de sa sieste et prié d'apporter au sujet sa science de militaire&amp;nbsp;: «C'est une sorte de fusil qui fait pan, pan, pan», se borna-t-il à dire, avant de refermer les paupières.&lt;/p&gt; &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3&amp;nbsp;000 à 3&amp;nbsp;500 courriers par an&lt;/h3&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd'hui, le groupe est plus dynamique. La commission démarre à 9&amp;nbsp;h&amp;nbsp;30, tous les jeudis matin. Une heure environ est consacrée aux nombreuses terminologies envoyées par les ministères. L'objectif est de trouver des équivalents français aux vocables anglais largement usités dans de nombreux domaines d'activité. Les recommandations des douze sont ensuite inscrites au Journal officiel. Le «service», qui prépare également cette partie pour les publications techniques officielles, doit s'intéresser aux secteurs les plus variés&amp;nbsp;: le bâtiment, la chimie, le nucléaire, la haute technologie… «C'est un moment extraordinaire, les termes sont parfois accompagnés de dessins explicatifs. On en apprend des choses&amp;nbsp;!» raconte, en souriant, Hélène Carrère d'Encausse. L'Académie tire profit de ces débats pour nourrir son ouvrage et l'élargir à la culture technique et scientifique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À 10&amp;nbsp;h&amp;nbsp;30, c'est la «pause Romilly», du nom de l'helléniste Jacqueline de Romilly qui a institué le rituel&amp;nbsp;: un petit quart d'heure de relâche, de bavardages et de café. «C'est particulièrement nécessaire après la séance de termes techniques…», explique le secrétaire perpétuel.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Reprise des débats à 10&amp;nbsp;h&amp;nbsp;45, pile. On n'admet pas de retard. Le reste de la matinée est consacrée au dictionnaire, et rien qu'au dictionnaire. Les académiciens peuvent passer deux heures sur une définition. Généralement, l'accord se fait aisément. En cas de divergences, on vote et le terme est adopté, comme une loi au Parlement. On emporte aussi chez soi des «devoirs de vacances», les deux heures d'échanges suffisent rarement. Une fois le travail terminé, la compagnie s'en va déjeuner et, souvent, les discussions se poursuivent autour d'une bonne table, celle de l'Académie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une autre partie du travail de ce service du dictionnaire mérite d'être racontée tant elle est étonnante. «Nous recevons 3&amp;nbsp;000 à 3&amp;nbsp;500 courriers par an qui nous interrogent sur la langue française. Ce qui est amusant, c'est le nombre d'élèves qui nous envoient leurs devoirs de français à faire&amp;nbsp;!» révèle Agnès Oster. «Beaucoup de personnes nous proposent des néologismes. Signe des temps, certaines se renseignent pour savoir si, éventuellement, elles pourraient toucher des droits d'auteur au cas où l'on accepterait ce mot…», ajoute Patrick Vannier. Tous deux sont tout de même heureux de constater que de nombreuses demandes émanent de l'étranger. Et, surtout, ils parlent «de découvertes, d'émerveillements, et d'étonnements». «On est loin d'être une institution sclérosée», disent-ils.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Derrière ce travail de bénédictin, en apparence technique et réservé aux seuls puristes, se cache un véritable enjeu politique. Hélène Carrère d'Encausse en est consciente, comme ses confrères. L'Académie se trouve au cœur de la plupart des débats actuels&amp;nbsp;: l'identité nationale, la réforme de l'orthographe, la domination de Google, la langue des brevets européens… Sur toutes ces questions, la compagnie - avec parfois le concours du service du dictionnaire - sait qu'elle a son mot à dire, et une position à prendre. D'ailleurs, elle ne va pas s'en priver à l'occasion de sa séance publique annuelle de rentrée, le 3&amp;nbsp;décembre prochain. «La langue est notre socle commun», tient à affirmer le secrétaire perpétuel.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(1) Le Dictionnaire de l'Académie française est disponible dans une version mise à jour jusqu'au mot «plébéien» sur le site Internet www.academie-francaise.fr. Il existe une édition de poche en deux volumes coédités par Fayard et L'Imprimerie nationale (volume 1&amp;nbsp;: de A à Enzyme, 1200 pages, 35 €&amp;nbsp;; volume 2&amp;nbsp;: de Eocène à Mappemonde, 1244 pages, 30 €). Un troisième tome, jusqu'à la lettre «r» sera mis sous presse à la fin de l'année 2010. Un cédérom est également en vente.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Communiqué du Bureau du Président Chirac.</title>
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        <updated>2009-11-14T11:10:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-14T11:10:00+01:00</published>
        <summary>       Bureau du Président Jacques Chirac   &amp;nbsp;   Paris, le 12 novembre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/00/805668434.jpg&quot; alt=&quot;2008-10-15T134241Z_01_APAE49E123700_RTROPTP_2_OFRTP-FRANCE-JUSTICE-CHIRAC-20081015.jpg&quot; id=&quot;media-2100605&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Bureau du Président Jacques Chirac&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Paris, le 12 novembre 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;COMMUNIQUÉ&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;Style&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;Style&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;A la suite des déclarations de M. Charles PASQUA, le Bureau du Président CHIRAC tient simplement à rappeler les faits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S’agissant de la question relative à l’Angola, le Président CHIRAC a récemment déclaré qu’il était favorable à la levée du secret défense, si cela était utile au bon déroulement de la procédure en cours.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S’agissant de la question sans aucun rapport de la libération des pilotes français détenus en otages dans les Balkans, le Bureau du Président Jacques CHIRAC tient à souligner que dès octobre - novembre 2001, à la fois par écrit et lors d’une audition du Directeur de Cabinet du Président de la République, la justice a été dûment informée des conditions de l’attribution de l’Ordre du Mérite à une personne ayant œuvré à la libération de ces pilotes, comme du remboursement des frais engagés à cette occasion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces informations ont d’ailleurs été, à l’époque, largement commentées par la Presse (1).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Point de révélation, donc, derrière les propos de M. Charles PASQUA.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;(1)Le Monde 25-26 novembre 2001, le Parisien 8 décembre 2001&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Aligorchie</name>
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        <title>”La météo des régionales” - Bacchus</title>
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        <updated>2009-11-13T09:11:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-13T09:11:00+01:00</published>
        <summary>  Les états-majors sont&amp;nbsp; dans les starting-blocks. Et tout cela pour les...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://aligorchie.hautetfort.com/media/00/01/1965119030.png&quot; id=&quot;media-2099290&quot; alt=&quot;Logo_conseil_regional_midi-pyrenees.png&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Les états-majors sont&amp;nbsp; dans les starting-blocks. Et tout cela pour les élections du 14 et 21 mars 2010.&lt;br /&gt; 10 places sont à prendre. Ce sera cinq filles et cinq garçons et on vous donne déjà l'ambiance en quelques mots, dans les différentes écuries.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À l'UMP, honneur au Sarkoland, ce sera Jean-Claude Luche mais sans Daniele Puech et c'est à Paris que cela se décidera. On attend donc le fait du prince !&lt;br /&gt; Jérôme Alirol,le nouveau centre, et les Valoisiens de Norbert Castelttort à Alain Marc aimeraient toutefois brouiller les pistes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au PS; place au Malvyland! Pour Christian Teyssedre qui visait la première place ce sera difficile, car pour les autres c'est &quot;&lt;i&gt;tout sauf&amp;nbsp; lui !&lt;/i&gt;&quot;; alors Marie-Lou Marcel a bien sa chance et les autres devront attendre ce qu'on fera&amp;nbsp; des radicaux et autres écolos réunis... Fabrice Geniez et Alain Fauconnier embrouillent les pistes tandis que Pierre Pantanela a le don, parait-il, de réunir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au modem et au centre, il n'y a plus personne et si Jean-Marie Daures et François Janodet&amp;nbsp; en rêvent, pas&amp;nbsp; qu'en se rasant, sans atteindre les 5 %, François Bayrou ne&amp;nbsp; les cautionnera pas financièrement parlant. Alors les centres de Maité Laur à Gilbert Cayron se cherchent une place mais ne la&amp;nbsp; trouvent pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez les écolos on y va tous et on croise les doigts. On espère en la dynamique des européennes pour récolter au deuxième tour plus qu'un strapontin avec les socialistes. On en ri sous cape.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au Parti de gauche on clame qu'on est les plus forts et qu'on ira la fleur au fusil vers la victoire. La chute risque d'être marrante pour Guilhem Seyries et Jean-Louis Roussel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au PCF on ménage là gauche de la gauche et la droite de la gauche de la gauche et on ne sait plus où on habite. C'est sauve-qui-peut.&lt;br /&gt; On a peur de perdre le siege de Martine Perez et de se retouver les cocus de l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant au NPA, la révolution&amp;nbsp; va toute seule, pourquoi la faire avec d'autres, surtout quand on detient&amp;nbsp; la Vérité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne suis pas sur que beaucoup vont s'interresser a cette cuisine là; mais on peut faire un jeu ou des paris, c'est a la mode!&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        </author>
        <title>Conseil européen: pourquoi je soutiens Vaira Vike-Freiberga.</title>
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        <updated>2009-11-12T21:52:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-12T21:52:00+01:00</published>
        <summary>   Par Simone Veil,     de l'Académie française,     ancienne présidente du...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/01/363904464.jpg&quot; alt=&quot;327ec8ec-cf67-11de-8694-eef099f7892b.jpg&quot; name=&quot;media-2098155&quot; id=&quot;media-2098155&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Simone Veil,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;de l'Académie française,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;ancienne présidente du Parlement européen.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;le 12 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je lis beaucoup d'hypothèses et de commentaires sur la nomination prochaine du futur président du Conseil européen et peu me semblent correspondre aux besoins actuels de l'Europe.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À la tête de la réunion des vingt-sept chefs d'État et de gouvernement, il nous faut une personnalité qui soit, à la fois, un symbole de ce que l'Europe a de meilleur et qui soit capable d'aider les responsables à mieux décider. L'Europe a besoin d'une volonté politique plus affirmée. Elle doit aussi s'incarner.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parmi les noms cités, Mme&amp;nbsp;Vaira Vike-Freiberga, qui, pendant deux mandats, a présidé avec éclat aux destinées de la Lettonie, est une femme remarquable qui cumule toutes les capacités requises (cf. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://unepresidentepourleurope.eu/&quot;&gt;http://unepresidentepourleurope.eu&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est une femme dont la hauteur de vues et les qualités morales et intellectuelles sont exceptionnelles. Polyglotte, universitaire réputée, pétrie de culture européenne, ouverte et accessible, elle a eu le courage d'affronter toutes les questions posées par le douloureux passé de son pays et de l'Europe pour en faire une force tournée vers l'avenir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le futur président du Conseil européen devra faire preuve d'un grand savoir-faire, préparer les travaux des chefs d'État, les animer et les conduire en veillant à ce que chacun puisse être entendu mais que tous puissent décider vite et bien. Mais il devra aussi être proche des citoyens, notamment les plus jeunes, et présenter une image attrayante, sympathique et respectable. Il en va du rôle de l'Union européenne et de sa place sur la scène internationale. Qui mieux qu'une femme d'expérience comme elle saura montrer le doigté nécessaire pour respecter les État membres, mais aussi les amener à s'accorder&amp;nbsp;? Ayant présidé le Parlement européen, je sais combien il est difficile de forger les consensus, de tenir compte d'avis souvent inspirés par l'histoire personnelle des grands acteurs de l'Europe, de concilier des positions apparemment inconciliables. Je connais aussi le poids des symboles.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ses recherches sur le langage et ses écrits sur les traditions orales en font une scientifique reconnue. Son histoire personnelle, qui l'a conduite à vivre les horreurs du second conflit mondial, traversant l'Europe jusqu'à la Méditerranée, puis trouvant refuge au Canada avant de rentrer dans son pays à la chute du mur de Berlin, la qualifie tout spécialement pour incarner une réconciliation des peuples d'Europe. C'est une intellectuelle engagée, qui a l'expérience des affaires d'État, mais n'oublie jamais de prendre le recul nécessaire pour agir et parler au niveau qui convient.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'Europe a besoin de souffle parce qu'elle reste la garantie de ne pas retomber dans les affres du passé et l'espoir de compter dans un monde qui se transforme. Elle doit avoir l'audace de choix qui ne soient pas seulement diplomatiques, mais qui représentent des gestes politiques forts. La nomination de Vaira Vike-Freiberga serait de ceux-là. Je souhaite que les chefs d'État et de gouvernement aient ce courage et cette ambition.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Eau : non-assistance à planète en danger.</title>
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        <updated>2009-11-08T21:20:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-08T21:20:00+01:00</published>
        <summary>   Par Danielle Mitterrand,     Présidente de la Fondation France Libertés...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/01/439968014.jpg&quot; alt=&quot;nm-photo-221938.jpg&quot; id=&quot;media-2090354&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Danielle Mitterrand,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Présidente de la Fondation France Libertés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;le 07 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'eau reste la première cause de mortalité dans le monde et tue 34 000 personnes chaque jour. L'actualité internationale nous montre que les guerres de l'eau sont aujourd'hui une réalité. Qu'attendons-nous pour faire de l'accès à l'eau un droit inaliénable ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que devient la mobilisation politique et sociale qu'appelait de ses voeux M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'écologie, le 23 mars, à l'issue du dernier Forum mondial de l'eau à Istanbul ? Au lieu de cela, l'Etat français a signé le 15 octobre un partenariat pour l'organisation du prochain Forum mondial de l'eau à Marseille en mars 2012, avec ceux-là mêmes qui ont refusé, à Istanbul, de faire de l'accès à l'eau un droit.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La France laisse aux mains d'un Conseil mondial de l'eau - présidé par ceux dont la raison d'être est de faire de l'accès à l'eau une source de profit - l'avenir de l'eau dans le monde ! Il faut en effet rappeler ici que la présidence et la vice-présidence du Conseil mondial de l'eau sont assurées depuis 2005 par des dirigeants des deux multinationales françaises de l'eau, de l'environnement et de l'énergie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au lieu de cela, le gouvernement français continue de croire que, face au problème urgent que constitue le droit à l'accès à l'eau, les multinationales sont la solution. Peut-on attendre des sociétés dont l'objectif est de faire du profit, et qui y réussissent brillamment, qu'elles puissent régler la question de la gouvernance et du partage équitable de la ressource ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Accès pour tous&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En treize ans, le Conseil mondial de l'eau a favorisé la construction de plusieurs milliers de barrages et d'autres infrastructures très coûteuses. Dans le même temps, qu'a-t-il fait pour régler les conflits liés à l'eau entre Israël et les territoires palestiniens, entre le Soudan, l'Ethiopie et l'Egypte, entre la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak, entre le Tibet et la Chine ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous demandons que soit instaurée une gouvernance publique internationale pour la gestion et l'accès à l'eau pour tous ; que la conférence de Copenhague reconnaisse la nécessité et l'urgence d'un pacte mondial pour l'eau ; que la conférence de Copenhague entérine la création d'une organisation de régulation et de coopération internationale et indépendante, l'Autorité mondiale de l'eau, représentant notamment la société civile, les ONG, les associations de consommateurs, les associations environnementales, sociales et citoyennes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par l'intermédiaire de ses multinationales, la France a une lourde responsabilité dans l'appropriation par le secteur privé de la conduite de la politique mondiale de l'eau. Aujourd'hui, j'invite toutes celles et ceux qui, comme nous, s'indignent de la mainmise des marchands d'eau sur un bien commun de l'humanité à signer l'appel &quot;Tous porteurs d'eau&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A Copenhague, nous avons la possibilité et le devoir de faire entendre un autre discours. Ne rien faire serait refuser de porter assistance à humanité en danger.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Beonard</name>
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        <title>L'Eolienne qui fabrique de l'eau !!!</title>
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        <updated>2009-11-08T16:50:51+01:00</updated>
        <published>2009-11-08T16:50:51+01:00</published>
        <summary>   Nous avons     les panneaux solaires qui nous fabriquent de l'électricité...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Nous avons&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;les panneaux solaires qui nous fabriquent de l'électricité et maintenant des éoliennes qui extraient l'eau de l'air !&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a target=&quot;_self&quot; title=&quot;Eole Water&quot; href=&quot;http://www.eolewater.com/fr/nos-produits/la-gamme.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;ICI !&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;et &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Eole Water&quot; href=&quot;http://www.enerzine.com/3/8488+une-eolienne-generatrice-d-electricite-et-deau+.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Là !&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;La société qui fabrique ce produit s'appelle &lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;Eole Water&lt;/span&gt; et est française, située dans les &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Alpes de Haute Provence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Nous n'avons plus qu'à nous embarquer pour l'autonomie énergétique !!!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Bon vent !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Impôts locaux à Paris : les contrevérités de Delanoë.</title>
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        <id>tag:blogdenicolascallegari.hautetfort.com,2009-11-07:2457778</id>
        <updated>2009-11-07T17:02:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-07T17:02:00+01:00</published>
        <summary>   Par Christine Lagarde,     Ministre de l'Economie, de l'Emploi et de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/1323820525.JPG&quot; alt=&quot;800PX-~1.JPG&quot; name=&quot;media-2089614&quot; id=&quot;media-2089614&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Christine Lagarde,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ministre de l'Economie, de l'Emploi et de l'Industrie,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;et 15 élus UMP de Paris.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;le 07 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les contribuables parisiens, qui doivent s'acquitter de leurs feuilles d'impôts locaux, ont une bien mauvaise surprise. Qu'on en juge&amp;nbsp;: pour les propriétaires, la taxe foncière augmente en moyenne de 30&amp;nbsp;% par rapport à l'année dernière. Quant à la taxe d'habitation, dont le montant a été notifié en octobre, la hausse moyenne est de l'ordre de 9&amp;nbsp;%. Et ce n'est pas fini. Le maire de Paris a d'ores et déjà promis pour l'année 2010 &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lefigaro.fr/impots/2009/10/15/05003-20091015ARTFIG00594-les-impots-locaux-devraient-fortement-augmenter-a-paris-.php&quot;&gt;une hausse de même importance&lt;/a&gt;. Ainsi, avec l'évolution prévisible des bases d'imposition et l'inflation, la hausse moyenne des impôts locaux approchera les 25&amp;nbsp;% en deux ans&amp;nbsp;! Record historique, toutes catégories.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si le maire de Paris est contraint de frapper aussi lourdement, c'est en raison du dérapage incontrôlé depuis 2001 du train de vie de la Mairie de Paris. À l'arrivée de Delanoë, celle-ci comptait un peu moins de 40&amp;nbsp;000&amp;nbsp;agents. Huit ans plus tard, ils sont plus de 50&amp;nbsp;000. Les dépenses de personnel ont augmenté de 45,7&amp;nbsp;% et l'endettement de la ville et du département a quasiment doublé. Quant aux dépenses de communication, elles ont augmenté de 62&amp;nbsp;%… Pour tenter de masquer ces dures réalités, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.nxtbook.fr/newpress/mairie-de-paris/Aparis_32-Automne_2009/index.php#/0&quot;&gt;dans le dernier numéro du journal À&amp;nbsp;Paris&lt;/a&gt;, diffusé à tous les foyers parisiens aux frais du contribuable, le maire de Paris, préfaçant un dossier «fiscalité», écrit&amp;nbsp;: «Trois principes nous guident dans cette démarche&amp;nbsp;: rationalité et exigence dans notre gestion, justice fiscale et transparence.» Parlons-en&amp;nbsp;! Le maire de Paris affirme que pendant huit ans les taux des impôts locaux sont restés stables. C'est faux. Plusieurs impôts ont augmenté&amp;nbsp;: la taxe de balayage (+&amp;nbsp;11&amp;nbsp;%), la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (+&amp;nbsp;18&amp;nbsp;%), la taxe de séjour (de 3 à 40&amp;nbsp;% selon les cas), pour ne prendre que ces trois exemples.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;«Conformément à ce que nous avions annoncé publiquement avant les dernières élections municipales, nous appliquons pour cette nouvelle mandature une hausse maîtrisée des impôts, strictement limitée aux deux premières années. Autrement dit, c'est à une nouvelle stabilité fiscale que je m'engage devant vous» (sic&amp;nbsp;!) M.&amp;nbsp;Delanoë est sans doute le seul à pouvoir considérer qu'une augmentation en une seule année de 30&amp;nbsp;% de la taxe foncière et de 9&amp;nbsp;% de la taxe d'habitation relève d'une bonne maîtrise de cette évolution. Quant à la stabilité sur laquelle il s'engage, rappelons que les taux d'imposition parisiens ont atteint cette année leur plus haut niveau historique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La très forte hausse de la taxe foncière s'explique par la création d'une nouvelle taxe foncière départementale qui aurait pour objet de faire disparaître, toujours selon M.&amp;nbsp;Delanoë, «une profonde injustice fiscale». Rappelons que Paris est la seule ville de France à être à la fois commune et département.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par ailleurs, le maire de Paris prétend que cette taxe foncière ne frappe que les propriétaires et exempte les locataires. C'est oublier que les propriétaires occupants sont nombreux à Paris et que tous les locataires connaîtront rapidement la répercussion sur leur loyer des hausses subies par les propriétaires. Pour justifier toutes ces hausses, le maire de Paris, inventeur de la double peine fiscale, évoque régulièrement une dette de l'État dont le montant, fluctuant depuis plusieurs mois, serait aux dernières nouvelles de 312&amp;nbsp;millions d'euros. Malgré nos questions précises, aucun élément n'est venu étayer une telle somme. À l'inverse, nous constatons que les concours de l'État ont augmenté de 25&amp;nbsp;% entre 2001 et 2008, alors que durant la même période l'inflation était de 14,7&amp;nbsp;%.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On le voit, malgré tous les efforts de son abondante communication, le maire de Paris ne parvient pas à justifier de telles hausses. Mais le plus inquiétant, c'est qu'il n'entend en rien modifier sa politique et le rythme des dépenses de la collectivité parisienne. «Poursuivre et amplifier une politique sociale parmi les plus dynamiques de France», nous dit-il&amp;nbsp;! Si l'on comprend bien, il s'agit de dépenser toujours plus et de ne rien réduire du train de vie de l'Hôtel de Ville&amp;nbsp;: le contribuable paiera…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Élus UMP à Paris, nous concevons notre action en termes d'opposition constructive. En décembre dernier, lors du vote du budget 2009, nous avions proposé de ramener l'augmentation moyenne des impôts de 9 à 4,5&amp;nbsp;%, preuve tangible de notre sens des responsabilités. Le maire de Paris a bien entendu fait rejeter par sa majorité notre proposition. Mais, on le voit bien, avec des hausses d'une telle brutalité, les Parisiens, déjà touchés par le coût de la vie très supérieur à Paris que dans le reste de la France, n'admettront pas une hausse supplémentaire d'un impact comparable pour l'année prochaine. Que tous les contribuables parisiens se manifestent et se joignent à nous pour exiger que le maire de Paris renonce en 2010 au matraquage fiscal supplémentaire déjà annoncé.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(1) &lt;strong&gt;Signataires&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; Jean-François Lamour, président du groupe UMPPA au Conseil de Paris et député de Paris&amp;nbsp;; Pierre Lellouche, secrétaire d'État chargé des Affaires européennes et conseiller de Paris&amp;nbsp;; Jean Tiberi, député maire du Ve&amp;nbsp;arrondissement de Paris&amp;nbsp;; Rachida Dati, députée européenne et maire du VIIe&amp;nbsp;arrondissement de Paris&amp;nbsp;; Claude Goasguen, ancien ministre, député maire du XVIe&amp;nbsp;arrondissement de Paris&amp;nbsp;; Bernard Debré, député de Paris et conseiller de Paris du XVIe&amp;nbsp;arrondissement&amp;nbsp;; Françoise de Panafieu, députée de Paris et conseillère de Paris du XVIIe&amp;nbsp;arrondissement&amp;nbsp;; Catherine Dumas, sénatrice de Paris et conseillère de Paris du XVIIe&amp;nbsp;arrondissement&amp;nbsp;; Jean-François Legaret, maire du Ier&amp;nbsp;arrondissement de Paris et président de la commission des finances du Conseil de Paris&amp;nbsp;; Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe&amp;nbsp;arrondissement de Paris&amp;nbsp;; François Lebel, maire du VIIIe&amp;nbsp;arrondissement de Paris&amp;nbsp;; Brigitte Kuster, maire de XVIIe&amp;nbsp;arrondissement de Paris&amp;nbsp;; Laurence Douvin, 1re&amp;nbsp;vice-présidente du groupe UMPPA au Conseil de Paris&amp;nbsp;; Jean-Jacques Giannesini, vice-président du groupe UMPPA au Conseil de Paris.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>«L'Europe, modèle de gouvernance pour le monde»</title>
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        <id>tag:blogdenicolascallegari.hautetfort.com,2009-11-06:2454514</id>
        <updated>2009-11-06T11:37:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-06T11:37:00+01:00</published>
        <summary>   INTERVIEW - Thierry de Montbrial, Membre de l'Institut,&amp;nbsp;est directeur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/01/551112608.jpg&quot; alt=&quot;T_de_Montbrial.jpg&quot; id=&quot;media-2085970&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;INTERVIEW - Thierry de Montbrial, Membre de l'Institut,&amp;nbsp;est directeur général de l'Institut français des relations internationales (Ifri) et fondateur de la World Policy Conference, dont la 2e édition s'est tenue à Marrakech, le week-end dernier, sur le thème de la gouvernance mondiale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Entretien publié dans Le Figaro,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;le 04 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;E FIGARO. - Quelles sont les questions clés sur lesquelles les dirigeants doivent encore travailler pour pérenniser un nouveau mode de gouvernance mondiale adapté aux enjeux d'aujourd'hui&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Thierry de MONTBRIAL. - Deux points forts me sautent aux yeux. La question de la volonté politique, d'abord&amp;nbsp;: quand on ne veut pas résoudre un problème, on ne le résout pas. Cela paraît évident, mais c'est fondamental. Prenez les problèmes de sécurité au Moyen-Orient, on peut discuter du format le plus adapté aux enjeux du processus de paix israélo-palestinien ou du dossier nucléaire iranien, mais si les parties refusent d'avancer ou ne partagent pas un sens de l'urgence, il ne se passe rien. Le second point a trait à la question culturelle. Autrefois, on parlait du dialogue des cultures. C'est un concept un peu fumeux, mais il faut tenir compte, dans nos efforts de gouvernance mondiale, des différences de sens, d'interprétation au sens le plus large. La notion de «bien public», par exemple, n'a pas le même contenu partout. Le terme de «laïcité», pour n'en citer qu'un, n'a pas d'équivalent en arabe. Sur la notion de droit international, les pays du Nord et ceux du Sud ont des positions totalement différentes. Et je ne parle pas des États-Unis, qui forment une catégorie distincte à eux seuls.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans ces conditions, n'est-il pas utopique de courir après un idéal de gouvernance mondiale&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; J'en tire la conclusion inverse. Si nous ne progressons pas dans la coordination des politiques nationales, en un temps où aucun pays ne peut résoudre seul les problèmes auquel il est confronté, nous irons dans le mur. Concrètement, cela signifie un monde fragmenté, et peut-être la multiplication des conflits politiques, économiques, voire des conflits armés. Je ne dis pas que c'est à l'ordre du jour, mais c'est un vrai danger. Par conséquent, le travail que nous avons essayé de faire à la World Policy Conference est indispensable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La crise économique et financière avait dopé cet élan, mais beaucoup s'inquiètent aujourd'hui, à la faveur de la sortie de crise, d'un repli sur les stratégies nationales… Certains, notamment aux États-Unis, n'entrent pas dans la logique de la gouvernance collective, parce qu'ils restent enfermés dans la mentalité de la puissance dominante. Barack Obama n'est pas aussi bloqué. Mais les États-Unis doivent accepter le fait qu'ils sont en recul relatif par rapport à leur statut antérieur d'unique superpuissance.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le constat unanime, aujourd'hui, semble être que l'ONU a échoué. Comment définir le rôle respectif du Conseil de sécurité, du G8, du G20&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Si l'on voit l'ONU comme une machine à empêcher les grands conflits, évidemment, elle a échoué. Mais l'ONU a tout de même montré son utilité en tant que forum de négociations organisé et structuré. La question qui se pose, c'est celle de la transformation du Conseil de sécurité&amp;nbsp;: peut-être a-t-il vocation à devenir le nouveau G8, c'est-à-dire le forum des principales puissances pour les questions politiques et de sécurité. Il faudrait alors redéfinir ses missions, élaborer une charte des droits et des devoirs s'appliquant à ses membres. Chacun des cercles de gouvernance, G14 ou G20, devrait en faire autant. Ce serait la garantie de la volonté politique dont je parlais plus haut. Si le G8 - ou le Conseil de sécurité rénové - a plutôt une vocation politique et sécuritaire, et le G20 une mission d'ordre plutôt économique, encore faut-il être d'accord sur un schéma d'action et pouvoir engager des ressources. On peut en outre imaginer des «G» adaptés à des enjeux particuliers, comme la santé, l'énergie ou la sécurité alimentaire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il est aussi beaucoup question de gouvernance régionale&amp;nbsp;: comment devraient s'articuler les différents niveaux de délibération internationale&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; C'est une question fondamentale, car la plupart des problèmes de la planète ne peuvent pas être réglés à l'échelle planétaire. C'est même une des raisons des difficultés de l'ONU. Je crois que ce qu'on appelle dans l'Union européenne le principe de subsidiarité doit s'appliquer chaque fois que cela est possible&amp;nbsp;: en clair, un problème devrait être réglé au niveau le plus bas possible. Il faut donc renforcer les organisations régionales. Reste une vraie difficulté, qui est au cœur de la géopolitique&amp;nbsp;: celle de définir les régions pertinentes. Le cas du Moyen-Orient est typique&amp;nbsp;: où s'arrête-t-on&amp;nbsp;? À l'Iran, au Pakistan, à l'Inde&amp;nbsp; ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment garder à ces nouvelles structures de gouvernance leur légitimité démocratique&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Le problème n'est pas l'élection directe de tous les niveaux de représentation. Ce qu'il faut pour que ça marche, c'est que chaque forum de gouvernance soit perçu comme utile et que les intérêts de ceux qui n'en font pas partie y soient tout de même pris en compte. Il faut trouver le bon équilibre entre l'efficacité, qui plaide en faveur de groupes restreints, et la légitimité, qui pousse à élargir le jeu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment voyez-vous le rôle de l'Europe dans les nouveaux équilibres de la gouvernance&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; L'Europe est un fantastique laboratoire de construction d'une nouvelle forme d'unité politique. Malgré ses faiblesses, l'Union européenne a une valeur d'exemple considérable. C'est une vraie communauté de nations, vouée à assurer la sécurité et la prospérité de ses membres et qui se projette à l'extérieur comme un «pouvoir doux» (soft power), dont la puissance ne s'exprime pas agressivement. L'UE aborde la résolution des problèmes en des termes nouveaux, qui ne sont pas des expressions de la puissance brute. C'est un modèle à choyer. Nous réalisons là à l'échelle d'un continent, bien sûr péniblement, un modèle de gouvernance pour le monde. Si les choses se passent bien, la gouvernance mondiale dans deux siècles aura réalisé à l'échelle planétaire quelque chose qui ressemblera à ce que nous sommes en train de construire à l'échelle de l'UE. C'est d'ailleurs pourquoi je suis contre l'idée de fixer des limites a priori à l'Union européenne. Le concept de l'UE a une vocation planétaire.&lt;/p&gt; &lt;!-- google_ad_section_end() --&gt;&lt;!-- Template : Outils.php --&gt; &lt;p&gt;&lt;script src=&quot;http://www.hautetfort.com/scripts/tooltip/tooltip.js&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ &lt;!--  &lt;!   &lt;!    // --&gt;// --&amp;gt; // --&amp;gt; //]]&gt; &lt;/script&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Jacques Chirac : «J'irai m'expliquer avec sérénité»</title>
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        <updated>2009-11-05T08:10:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-05T08:10:00+01:00</published>
        <summary>   Entretien avec&amp;nbsp;le Président Jacques Chirac,   publié dans Le Figaro,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/02/978137107.jpg&quot; alt=&quot;7f3e96ea-c96c-11de-85df-0f9542c4fd70.jpg&quot; id=&quot;media-2082944&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Entretien avec&amp;nbsp;le Président Jacques Chirac,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;publié dans Le Figaro,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 05 Novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;LE FIGARO. - Vous êtes renvoyé devant la justice dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris. Comment vivez-vous cette épreuve ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jacques CHIRAC. -&lt;/strong&gt; La juge Xavière Simeoni a estimé devoir me renvoyer devant le tribunal correctionnel. J'ai pris acte de sa décision, même si je conteste son analyse. J'irai donc m'expliquer sur les 21 emplois qui restent en débat. Je rappelle d'ailleurs qu'au départ, près de 500 emplois ont été examinés par la justice, et qu'on a parlé d'un véritable «système». Aujourd'hui, on constate bien qu'il n'en est rien. Je n'ai rien à me reprocher. J'irai donc m'expliquer en personne, avec sérénité et détermination, pour que la vérité soit établie. Je le dois aux Français, qui m'ont accordé leur confiance.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Regrettez-vous que le parquet n'ait pas fait appel de la décision de la juge d'instruction ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Non. Je souhaite pouvoir établir rapidement la réalité des faits et que cette page soit définitivement tournée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment allez-vous vous préparer à ce procès ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tranquillement. Je dirai la vérité, ce que je sais, ce que je pense.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Que répondez-vous à Charles Pasqua qui vous demande de faire la lumière sur les conditions d'attribution de l'Ordre national du Mérite à Arcadi Gaydamak ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Strictement rien. Je n'ai pas un souvenir très précis de cette affaire. Si Charles Pasqua pense aujourd'hui qu'il y a une utilité quelconque à lever le secret défense, ce n'est certainement pas moi qui m'y opposerai.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous du procès Clearstream ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ne comptez pas sur moi pour commenter une procédure en cours. La seule chose que j'ai à dire dans cette affaire c'est que je n'ai naturellement donné aucune instruction. En revanche, je veux rappeler les consignes très strictes que j'ai toujours données à mes gouvernements successifs pour la moralisation des marchés internationaux et la lutte contre les réseaux mafieux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le procureur a requis dix-huit mois avec sursis contre votre ancien premier ministre Dominique de Villepin. Qu'en pensez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vous le répète, je ne fais pas de commentaires sur une procédure en cours. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai pour Dominique de Villepin beaucoup d'estime et d'amitié.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans votre livre, vous évoquez des aspects très personnels de votre vie, notamment, pour la première fois, la maladie de votre fille Laurence.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour tout dire, j'ai hésité avant d'écrire ce livre. Mais je me suis dit qu'il ne pouvait avoir de valeur que si je disais toute la vérité, toute ma vérité, telle que je la ressentais, telle que je l'avais vécue. Sinon, l'exercice aurait été hypocrite ou inutile. Et les épreuves font partie de la vie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quel jugement portez-vous sur les présidents de la Ve République ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est difficile de porter un jugement sur des hommes qui ont joué un rôle éminent dans l'Histoire de notre pays. J'ai, comme tous les Français, une profonde admiration pour le général de Gaulle, pour son rôle historique. Georges Pompidou est pour moi, en quelque sorte, un père spirituel pour lequel j'éprouve de l'admiration, du respect et une réelle affection. Il aura poursuivi l'œuvre du Général de Gaulle, tout en permettant à notre pays de se moderniser en profondeur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous êtes sévère envers Valéry Giscard d'Estaing, dont vous avez été le premier ministre de 1974 à 1976.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il n'est un secret pour personne que nos relations n'étaient pas marquées par un excès d'affection. Elles se sont ensuite dégradées, notamment en raison du rôle négatif d'un homme, Michel Poniatowski, qui ne supportait pas l'idée que quelqu'un d'autre que lui puisse avoir une influence sur le président. Mais au-delà des questions de personnes, c'est sur le fond et sur les choix de politique gouvernementale que nous nous sommes séparés.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avez-vous lu son livre, La princesse et le président ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est sur mon bureau justement…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Votre regard sur François Mitterrand est beaucoup plus clément.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'était un homme d'une grande culture, d'une grande intelligence. J'ai bien sûr combattu ses idées et son action. Parfois même de façon assez dure. Mais on peut parfaitement reconnaître les qualités humaines et personnelles d'un adversaire politique. Comme beaucoup de Français, j'ai pour François Mitterrand de l'estime.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment expliquez-vous votre défaite à la présidentielle de 1988 face à lui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mitterrand a été meilleur. Il a su rassembler davantage. A cette époque, les Français ont eu un besoin de gauche. C'est la démocratie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Entre 1988 et 1995, avez-vous douté que vous seriez un jour élu président de la République ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ca a l'air très prétentieux, mais non, je n'ai pas douté. Tout simplement parce qu'il n'est pas dans ma nature de douter. Quand j'ai un objectif, je fais toujours le maximum pour l'atteindre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quel jugement portez-vous à mi-mandat sur la présidence de Nicolas Sarkozy ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je me suis fixé une règle à laquelle je ne déroge pas. Je ne fais jamais de commentaire sur mon successeur. C'est l'idée que je me fais de nos institutions.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous écrivez : «j'avais confiance en Édouard Balladur». Avez-vous été surpris qu'il soit candidat à la présidentielle de 1995 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a eu entre Édouard Balladur et moi un certain malentendu. Un malentendu de bonne foi, comme on dit ! Je pensais qu'il existait entre nous un accord : il se consacrerait entièrement à la conduite du gouvernement tandis que je me préparerais à l'échéance présidentielle et à l'élaboration d'un projet pour la France. C'est ce que j'avais compris. J'avais dû me tromper… C'est la vie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que vous n'avez pas eu d'explication «d'homme à homme» avec lui. Le regrettez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'occasion ne s'est pas présentée. Je ne l'ai pas recherchée et pour dire la vérité, lui non plus. Mais je n'ai aucune hostilité à son égard.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Faut-il faire évoluer la Constitution de la Ve République&lt;/strong&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Constitutions, comme toutes les règles, ne sont jamais idéales. Au total, cette Constitution, inspirée par la volonté et la pensée du général de Gaulle, a été et est la mieux adaptée au tempérament des Français et à la situation de la France. A force de toujours vouloir améliorer les choses, on finit par les détériorer. La Constitution est une bonne Constitution, et il serait à la fois maladroit et dangereux de la «tripoter».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Donc vous n'êtes pas favorable à une évolution vers un régime présidentiel comme l'a proposé Jean-Pierre Raffarin ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne crois pas que le régime présidentiel s'impose. Nous avons aujourd'hui un système adapté, souple. Nous serions bien inspiré de ne pas vouloir trop le modifier. Les avantages l'emportent de beaucoup sur les inconvénients.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans votre livre, vous évoquez l'hospitalité de Saddam Hussein qui vous reçoit «à bras ouverts» à Bagdad en 1974 alors que vous étiez premier ministre. Quand vous êtes-vous rendu compte de sa dérive vers un régime dictatorial ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je l'ai rencontré quand j'étais premier ministre, et qu'il était chef d'État. Nos deux pays entretenaient des relations diplomatiques. Au départ, l'homme avait des qualités et, aux yeux de beaucoup, il symbolisait une vision moderne et laïque dans cette partie du monde. Il a changé assez rapidement et s'est affirmé chez lui un côté tyrannique que personne n'avait soupçonné.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous condamnez pourtant son exécution.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui. Je suis contre la peine de mort. Quoi qu'il arrive. Personne n'est fondé à exécuter un de ses semblables. C'est une question de principe.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quel a été le plus grand moment de votre carrière ministérielle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sans doute Mai 68. Il y a eu là un moment d'effervescence nationale, forte et vivifiante comme le peuple français en a le secret parfois. Tout le monde a été pris au dépourvu. J'étais alors secrétaire d'État à l'Emploi et à ce titre, j'ai pris part aux négociations. J'ai notamment rencontré dans le plus grand secret Henri Krasucki au nom de la CGT. On a beaucoup glosé sur le fait que j'y étais allé armé d'un revolver. C'était une période de grande agitation et j'avais intérêt à être armé. Non pas à l'égard de Krasucki, bien entendu, mais compte tenu du climat de tension extrême.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au cours de votre carrière, on vous a souvent accusé d'être versatile. Quelle est votre ligne directrice ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. On peut changer d'avis lorsque la situation change. Plus sérieusement ma ligne directrice, c'est une certaine idée de la France, une certaine idée des Français. Et je m'inscris en cela dans le droit fil de la tradition gaulliste. Se battre pour la grandeur et l'indépendance de la France. Et dans le domaine intérieur, préserver et renforcer notre cohésion sociale et nationale.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment vivez-vous votre retraite de la vie publique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Très bien. Vous le savez, j'ai un tempérament actif. Je m'occupe de l'action de ma Fondation qui s'investit dans les domaines de l'accès à l'eau, la déforestation, la lutte contre les faux médicaments qui sont une «plaie d'Égypte», et la sauvegarde des langues et des cultures menacées. Demain, seront remis les premiers prix de ma Fondation pour la prévention des conflits. Je suis très assidu au Conseil constitutionnel qui est remarquablement présidé par Jean-Louis Debré. Je rencontre de nombreuses personnalités françaises ou étrangères, avec lesquelles j'ai noué des relations amicales. Et je travaille à la rédaction du deuxième tome de mes Mémoires.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quand paraîtra ce tome 2 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pas avant un an. Je viens juste de commencer à y travailler.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Marc BERNIER-CREPIN</name>
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        </author>
        <title>Aux armes et cetera ...</title>
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        <id>tag:marcberniercrepin.hautetfort.com,2009-11-04:2451560</id>
        <updated>2009-11-04T16:18:04+01:00</updated>
        <published>2009-11-04T16:18:04+01:00</published>
        <summary>     Depuis deux semaines, je m’interroge, glanant quelque information,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis deux semaines, je m’interroge, glanant quelque information, commentaire ou opinion sur cette proposition. Avant toute opinion, un brin d’histoire, la Marseillaise a été créée par Rouget de Lisle en 1792, en pleine Révolution quelques mois avant le début de la Terreur qui rappelons le était une guerre civile et une épuration des nobles par les Sans- Culottes ; ce chant s’appelait à l’origine « Chant de guerre de l’armée du Rhin », car notre hymne n’est pas marseillais mais strasbourgeois.&lt;br /&gt; Depuis une trentaine d’années, des voix s’élèvent pour réformer, moderniser ce chant guerrier, la plus connue de ces voix reste Serge Gainsbourg et son « Aux armes et cetera » qui lui valut quelques bleus fait par des para alsaciens ; nul ne peut nier la violence de certains mots ou phrases, en effet le refrain comprend le célèbre « Qu’un sang impur abreuve nos sillons » et un couplet « Que tes ennemis expirants, voient ton triomphe et notre gloire ». Je ne suis pas un fervent partisan de notre hymne et encore moins de l’obligation de son apprentissage par cœur puis de son chant mais je suis en revanche profondément convaincu de la nécessité de le connaître et de le comprendre en le resituant dans son contexte historique. Obliger de chanter la Marseillaise sans un soupçon de pédagogie ou d’éducation civique serait à mon sens contre-productif, et ne créera absolument pas de sentiment national.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De là, se pose inévitablement la question de l’identité française, qu’est-ce être français en 2009 ? Je pense qu’être français, ce n’est pas nécessairement de connaître par cœur son hymne national, sa devise ou la liste des Présidents depuis Louis-Napoléon Bonaparte. En revanche, je suis persuadé qu’être français c’est de reconnaître un ensemble de valeurs, de lois communes, et de connaître son passé glorieux ou non. On ne doit pas occulter des pans d’histoire de France parce que ceux-ci ne sont pas en adéquation avec l’image de la grandeur de la France ; l’école de la république doit aborder les Croisades et les Guerres de religion avec leurs exactions, le colonialisme, l’évangélisation, l’épuration faite après la Seconde Guerre Mondiale sans oublier bien évidemment les tortures perpétrées pendant la Guerre d’Algérie voire toutes les guerres de décolonialisation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Etre français c’est connaître le passé de notre vieille France dans son ensemble mais aussi respecter et se reconnaître dans un ensemble de valeurs et une culture, culture et valeurs qui nous caractérisent selon nos voisins et qui sont issues des Lumières et des grands philosophes de notre beau pays comme les droits de l’Homme, la liberté de conscience, d’expression de circulation, l’égalité entre hommes et femmes, entre les citoyens français, la laïcité qui protège le fait d’avoir une religion ou pas et de pouvoir la pratiquer sans entrave, la solidarité et l’humanisme qui vont de paire avec la fraternité et notre bon vieux droit du sol garantissant la nationalité à tout individu né sur le sol français peu importe sa couleur, son origine sociale ou sa confession.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En revanche, le fait d’avoir eu des ancêtres qui sont morts pour la France ne rend pas quelqu’un plus français qu’un autre, je ne me sens pas moins français parce qu’aucun de mes ancêtres n’a combattu pour le pays dans lequel vit ma famille depuis des siècles tout comme je ne me sens pas plus français qu’un français de la première génération.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’identité nationale est un sentiment personnel, on nait français ou on le devient par choix en acceptant les valeurs et les lois de ce pays mais personne ne pourra m’obliger à être fier de mon pays ; je suis fier de mon pays parce que je connais sa construction, que je me reconnais dans son socle de valeurs, dans sa philosophie, sa culture et pas parce que je suis blanc, chrétien né en métropole, ou que je connais notre hymne national ou notre domaine dont je me demande combien d’entre nous connaissent la signification des trois couleurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors que tu t’appelles Hicham, Amadou, Jean-Marie ou Wang, que tu viennes de Dunkerque, Villiers le Bel, Vieux-Bourg ou Papeete, nous sommes tous français quitte à faire de la peine à certains.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Piernic</name>
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        <title>2010 - Un billet pour convaincre</title>
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        <updated>2009-11-03T23:59:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-03T23:59:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;2007 - Au lendemain de la campagne présidentielle qui a vu naitre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;2007 - Au lendemain de la campagne présidentielle qui a vu naitre entre des millions de Français et François BAYROU une vraie complicité basée sur la promesse de dépasser le clivage bi partisan UMP/PS, le Mouvement Démocrate est né avec l’ambition originale et primitive de proposer un autre chemin politique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pari difficile. Chacun sait dès le départ que les élections législatives et municipales marqueront un recul, mais il est promis que les Européennes en 2009 puis les Régionales en 2010 seront des élections plus faciles pour le Mouvement Démocrate. Deux rendez-vous à ne pas manquer pour permettre son enracinement avant l’élection capitale de 2012.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; PATATRA ! Le Mouvement Démocrate ne rencontre pas les français à l’élection européenne. Sonnés à l’échec du résultat, les militants et les dirigeants doivent repenser la communication et la stratégie du Mouvement. Certains militants sont-ils suffisamment désorientés pour se lancer sans réflexion sur des chemins hasardeux et prôner une alliance précipitée avec le PS ? La visite de Marielle de SARNEZ chez Vincent PEILLON est interprétée par les média et par les Français comme un virage à gauche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;De la Grande Motte…&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ma participation aux Universités de Rentrée à la Grande Motte, ne m’a pas rassuré sur la stratégie du Mouvement Démocrate. Si le discours de clôture est un chef d'œuvre d'équilibre, la proposition d’un contrat « d’alternance » (le mot est prononcé 13 fois dans le propos de François BAYROU) repose sur la nécessaire convergence des projets.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je perçois que le hold-up d'Europe-Ecologie sur une partie de l’électorat précédent du Mouvement Démocrate n'est pas pris en compte dans la réflexion de François BAYROU. Pourquoi le Mouvement Démocrate créé à partir de l’UDF résiliente (celle qui a résisté à la victoire de Nicolas SARKOZY), avec l’apport de CAP 21 et le ralliement de démocrates venus des Verts, n’a-t-il pas su trouver la confiance des électeurs démocrates et écologistes, alors que se présentaient comme têtes de listes aux élections européennes Corinne LEPAGE et Jean-Luc BENNAHMIAS, ou Yann WEHRLING en troisième place.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je fais également le constat que le Parti Socialiste, tout seul, ne sait pas proposer un corpus idéologique cohérent, et cela depuis très longtemps ! Je pense aussi que cette lacune est la cause principale de l’échec de Ségolène Royal à l’élection présidentielle. Le qualificatif « de gauche » et l’incantation « à gauche », employés à tout bout de champs, sont les cache-misère idéologiques de partis politiques qui ne savent plus se penser, à commencer par le parti socialiste. Comment les démocrates sauraient-ils s’y reconnaitre ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2006, à La Grande Motte déjà, l’UDF recevait Nicolas HULOT, Michel ROCARD et Michel BARNIER et nous parlions projet. Quel contraste avec La Grande Motte millésime 2009 ! Quelle personnalité politique de premier rang le Mouvement Démocrate a-t-il accueilli cet été ? Et avons-nous suffisamment parlé « projets », du nôtre bien entendu, mais également de ceux des autres partis politiques, avant de lancer à la mer la bouteille « Alternance » ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce n'est pas la visite de Marielle de SARNEZ chez Vincent PEILLON à Marseille qui nous aurait encouragés mais bien la visite de Daniel COHN BENDIT à La Grande Motte : un brin d’explication devant les militants, une analyse du résultat des élections européennes, une confrontation des propositions d’Europe-Ecologie avec celles du Mouvement Démocrate …&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin, nous aurions dû mettre les commissions projet au cœur de cette Université de Rentrée pour retrouver notre originalité et l’ambition de proposer aux français un programme indépendant du PS et de l’UMP. Je crains que ceci, qui a été porté dans la campagne présidentielle de François BAYROU en 2007 et par le Mouvement Démocrate depuis sa naissance, ne soit abandonné.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;… aux élections régionales&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Mouvement Démocrate en deux mots ce pourrait être « Démocratie et Ecologie » puisque les deux valeurs sont consubstantielles de l’humanisme : l’homme au centre de l’organisation de la citée et l’homme dans son environnement. « Europe-Ecologie » c’est l’ouverture des verts à la société civile : de l’Ecologie à la Démocratie. S’ils ne sont pas « bonnet blanc et blanc bonnet », les deux mouvements partagent des valeurs essentielles et ont une même singularité : ils ouvrent le champ du débat politique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je ne suis pas courtisan de Daniel COHN BENDIT. Je me souviens de l’avoir copieusement vilipendé dans la rue en 1986 dans une valse « manifestation contre la réforme DEVAQUET et contre-manifestation », pas très loin du jardin du Luxembourg, du temps de mes 20 ans quand je le trouvais vieux ### et que les excès de mai 68 me crevaient les yeux en même temps que je comprenais que la société de consommation n’était pas durable.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Esprit brillant et visionnaire, Daniel COHN BENDIT, a été le promoteur de l’association des « Verts », parti politique en perte d’audience depuis quelques années, avec des responsables associatifs et Eva JOLY. Il est l’artisan incontestable du succès d’Europe-Ecologie qui prouve que l’écologie retrouve du sens quand elle sort de son ghetto idéologique pour remettre l’homme au centre de son intention.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des listes « Régions - Démocratie - Ecologie » pourraient obtenir plus de suffrages que le Parti Socialiste en mars prochain dans certaines régions, pour assurer une alternative au duopole UMP/PS si souvent dénoncé par François BAYROU. Elles préfigureraient un rassemblement des démocrates et des écologistes pour construire cette proposition politique originale qui doit répondre aux crises de notre société.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'alliance dessinée dans les média avec la gauche, Parti Socialiste global et Parti Communiste compris, est incohérente. Les partis politiques le voient bien qui la refusent au premier tour. Les verts ont été victimes, une fois déjà il y a quelques années, de la gauche plurielle au risque de perdre leur originalité et leur électorat. Le Mouvement Démocrate court aujourd’hui exactement le même risque.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Une note d’espoir&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce billet longtemps inachevé avait d’abord pour titre « Tout va très bien Madame la Marquise… » et la conclusion qui était autre, était empreinte de pessimisme. Qu’est-ce qui a changé depuis ? Les verts ont refusé l’ouverture ; ils sont qualifiés de sectaires. Le Mouvement démocrate a refusé l’ouverture… Je n’y crois même pas ! La force de l’évidence doit ramener tout le monde à la raison avant quelques semaines, pour qu’en mars prochain on ne chante pas : « &lt;em&gt;Non ! Non ! Rien n’a changé ! Tout ! Tout a continué...&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Disparition de Claude Lévi-Strauss.</title>
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        <updated>2009-11-03T20:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-03T20:00:00+01:00</published>
        <summary>  C'est avec une profonde émotion que j'apprends la mort de Claude...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/1738997842.jpg&quot; alt=&quot;h_14_ill_1262349_02f1_000_app2001060858032.jpg&quot; id=&quot;media-2080633&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;C'est avec une profonde émotion que j'apprends la mort de Claude Lévi-Strauss.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet Homme avec un H majuscule, que j'ai découvert en classe de terminale littéraire par l'intermédiaire de &lt;em&gt;Race et Histoire&lt;/em&gt; et plus tard de &lt;em&gt;Tristes Tropiques&lt;/em&gt;, m'a de suite passionné,&amp;nbsp;par son parcours intellectuel et humain hors normes. En effet, Claude Lévi-Strauss, depuis l'obtention de son agrégation de philosophie en 1931, a toujours consacré sa vie&amp;nbsp;à la découverte des&amp;nbsp;autres, au sens large du terme. Sa curiosité pour les peuples méconnus auxquels il a consacré une grande partie de son oeuvre et de sa vie en sont les exemples les plus significatifs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a quelques mois, Claude Lévi-Strauss avait répondu à un courrier que je lui avait adressé, avec humilité et une profonde gentillesse, deux qualités qu'il cultiva jusqu'à la fin de sa vie. Il&amp;nbsp;avait en effet à l'égard de chacun, un intérêt certain, signe de l'immense curiosité intellectuelle qui l'a conduit aux sommets des gloires&amp;nbsp;terrestres qu'il n'a pourtant jamais recherchées et pour lesquelles il avait finalement un certain mépris.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Claude Lévi-Strauss était Professeur au Collège de France, Membre de l'Académie française, bien qu'immortel depuis longtemps&amp;nbsp;de par&amp;nbsp;sa vie d'Homme, mais aussi Grand Croix de la Légion d'honneur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puisse son message de curiosité, de tolérence et d'amour de l'Homme, être une source de méditation pour chacun et notamment pour les dirigeants des grandes puissances mondiales.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;NCL&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Quelle erreur Madame Simeoni !</title>
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        <updated>2009-11-02T14:47:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-02T14:47:00+01:00</published>
        <summary>   Par Frédéric Salat-Baroux,     Conseiller d'Etat, ancien Secrétaire...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/02/1591446819.jpg&quot; alt=&quot;15d9ad00-c770-11de-863a-54d0d904d5c1.jpg&quot; id=&quot;media-2077624&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Frédéric Salat-Baroux,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Conseiller d'Etat, ancien Secrétaire général de l'Elysée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 02 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Non, Madame la juge, votre décision n'est pas le symbole d'une justice libre, elle est la marque de votre incapacité à vous abstraire du fantasme d'une Ville de Paris mise au service de l'ambition d'un homme&amp;nbsp;! Permettez-moi de m'appuyer sur votre décision même.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Existait-il un système organisé d'emplois fictifs&amp;nbsp;? NON&amp;nbsp;: sur près de cinq cents emplois examinés par la justice, vous n'en retenez que vingt et un, au terme de plusieurs années d'enquêtes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous avez raison, en revanche, Madame la juge, les Français ont droit à la vérité. Alors de quoi parle-t-on, dans «&amp;nbsp;cette affaire&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: d'un inventaire à la Prévert de cas individuels qui ramène à des réalités parfois dérisoires. Ici, un chargé de mission basé en Corrèze pour trier les innombrables demandes d'interventions adressées au maire de Paris. Là, une enseignante, qui aurait pu continuer à être payée par l'Éducation nationale et qui va assister le maire de son expérience de terrain dans une matière qu'il connaît mal. Là, le fils d'une grande figure de la Ve&amp;nbsp;République, journaliste et écrivain, qui s'enfonce dans de graves difficultés personnelles et auquel on donne sa chance pour qu'il s'en sorte par le travail et sur un sujet - les relations avec la communauté asiatique de Paris - qu'il connaît parfaitement. Ici, une personne dont Jacques Chirac savait les qualités de plume et qui l'aidera - d'ailleurs également après son accession à l'Élysée - à répondre aux auteurs de la multitude d'ouvrages qu'il recevait chaque jour. Là encore, la mise à disposition - en plus du quota municipal - du chauffeur du responsable d'une grande organisation syndicale, qui depuis a remboursé l'ensemble des sommes en cause. Là enfin, mais on pourrait dérouler la liste des vingt et un cas en débat, le secrétaire général de l'Association internationale des mairies francophones, dont la Ville de Paris était le pivot.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On peut y trouver des maladresses ou la conséquence de défauts de vigilance. Mais on est loin, si loin de ces campagnes politiques agitant le spectre d'une armée de spécialistes et de conseillers payés par la Ville de Paris pour permettre à Jacques Chirac d'accéder à la présidence de la République. Ce qui est sûr, en revanche, c'est que votre décision n'a pas tardé à faire le jeu du populisme. Marine Le Pen ne s'est-elle pas précipitée pour expliquer que votre décision n'était que la partie immergée de l'iceberg, évoquant - méthode éculée des années 1930 - «&amp;nbsp;l'argent volé&amp;nbsp;» des politiques.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors, OUI, il faut désormais que la justice passe pour purger des années de campagnes et de salissures. Et rien ne serait pire pour Jacques Chirac qu'un appel du parquet&amp;nbsp;! Ce procès aurait mille fois pu être évité. Il est maintenant indispensable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Indispensable pour se remettre dans le contexte d'une époque où la loi - jusqu'en 1984 et 1994 pour son décret d'application - ne fixait aucune règle d'emploi des membres de cabinet des élus locaux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Indispensable pour dissiper cette «&amp;nbsp;idée-poison&amp;nbsp;» d'un Jacques Chirac se protégeant pendant douze ans derrière son immunité présidentielle, alors que la vérité est celle d'un homme responsable qui a veillé au respect de sa fonction et qui, au jour où il l'a quittée, a demandé à son avocat de faire savoir aux magistrats en charge qu'il était, sans attendre, à la disposition de la justice.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Indispensable simplement pour que justice soit faite et que chacun des vingt et un emplois soit passé au crible objectivement et sans le prisme de décennies d'amalgames et de campagnes de presse. Et cela sans jamais avancer les arguments de l'ancienneté des faits ou de l'âge, qui n'ont rien à voir avec la haute idée que Jacques Chirac se fait de la justice.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Car le vrai courage, Madame la juge, ce n'est pas d'avoir renvoyé un ancien président de la République devant un tribunal. C'est si politiquement correct et, depuis tant d'années, de tirer sur Jacques Chirac&amp;nbsp;! Le vrai courage aurait été, dans un contexte où pèse terriblement le débat sur la suppression du juge d'instruction, de conclure ce dossier comme n'importe quel autre. Ce faisant, vous auriez réellement montré que dans notre République, un ancien chef de l'État est un justiciable à l'égal de tous les autres citoyens français.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut maintenant que le procès vienne et vienne vite. Il n'est que temps que cette affaire soit ramenée à sa juste réalité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui est en jeu est aussi simple qu'essentiel&amp;nbsp;: c'est la vérité d'un homme face aux Français et à l'histoire. L'homme qui a fait barrage, à droite, à la tentation de la compromission avec le Front national. L'homme du discours du Vél'd'Hiv. L'homme de la laïcité et de la défense du modèle français. L'homme évidemment aussi qui a dit non à la guerre en Irak et a fait face, avec raison et avec honneur, au président des États-Unis, George W. Bush.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Le grand emprunt doit mobiliser entre 50 et 100 milliards d'euros.</title>
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        <updated>2009-11-02T12:38:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-02T12:38:00+01:00</published>
        <summary>   Tribune publiée dans Le Monde,     le 02 novembre 2009.    &amp;nbsp;   &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/1277456780.jpg&quot; alt=&quot;idees-grand-emprunt-2010-L-1.jpg&quot; name=&quot;media-2079483&quot; id=&quot;media-2079483&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 02 novembre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour le Parti socialiste, &lt;em&gt;&quot;un grand emprunt, c'est d'abord une grande dette de plus&quot;&lt;/em&gt;, pour reprendre l'expression du président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée nationale. Il aurait dû écouter plus attentivement le discours du président de la République, à Versailles, le 22 juin, devant le Sénat et l'Assemblée nationale réunis en Congrès.&lt;/p&gt; &lt;div id=&quot;pave_meme_sujet_hidden&quot; style=&quot;display: none;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il disait en substance : &lt;em&gt;&quot;Certes, nous avons un problème de finances publiques mais, pour le résoudre, il nous faut changer notre approche des déficits, notre façon de poser le problème. La situation ne doit pas être examinée qu'en termes de valeur absolue. Il faut distinguer le mauvais déficit, celui qui finance les mauvaises dépenses, du déficit imputable à la crise, à la diminution des recettes, à l'augmentation des dépenses sociales. Mais il peut également y avoir un déficit justifié par le financement des dépenses d'avenir. Le grand emprunt constitue une vraie opportunité de débattre et d'identifier les investissements stratégiques pour préparer la sortie de crise et la croissance de demain.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour nous, le grand emprunt c'est d'abord une opportunité de rompre avec une pratique qui depuis presque trente ans veut que l'on s'endette essentiellement pour assurer des dépenses de fonctionnement. Cette pratique doit être combattue et ce type de déficit condamné. Année après année, les investissements publics de l'Etat, sacrifiés sur l'autel de l'urgence et de l'immédiat, ont reculé pour s'établir à quelques milliards d'euros annuels seulement.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or notre pays dispose de réserves de prospérité et d'un potentiel de croissance dans des secteurs d'excellence. Le pari du grand emprunt, c'est de transformer ce potentiel de croissance en recettes positives, en emplois, en amélioration de la qualité de vie de nos concitoyens, en réponse au défi environnemental.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Travailler sur le grand emprunt, c'est donc préparer la sortie de crise et l'avenir, qui se jouera sur la sélection des projets et des investissements. Ils devront respecter des principes rigoureux en termes de lisibilité, d'ancrage territorial et de rentabilité. Ces investissements devront être compris et approuvés par nos concitoyens qui pourront ainsi les soutenir, les porter et contribuer à leur succès. Ils devront donc concerner des programmes phares, mais surtout rentables, susceptibles de générer des retours sur investissement sous forme de croissance, d'emploi et de développement durable, à un horizon raisonnable. C'est la préoccupation essentielle des Français.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les idées ne manquent pas. Il faudra choisir les investissements les plus importants pour la croissance de demain et poser les conditions nécessaires pour garantir la meilleure utilisation de cet argent et les retombées économiques les plus favorables à la prospérité de notre pays.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un nouveau modèle de croissance est en train d'émerger. Si nous n'investissons pas massivement pour prendre une option sur l'avenir, nous risquons de prendre un retard que nous mettrions plusieurs décennies à rattraper. Ce serait une erreur historique. Les pays qui ont raté la &quot;révolution industrielle&quot; ou les &quot;trente glorieuses&quot; ont mis très longtemps à s'en remettre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous sommes à la veille d'une révolution d'une ampleur comparable. Face aux risques de déclassement liés à l'immobilisme, nous devons faire preuve d'audace et mobiliser les moyens suffisants pour donner à notre économie une dynamique nouvelle, pour faire de notre société une société de création, d'invention, d'innovation, résolument tournée vers l'avenir; un avenir qui garantisse notre souveraineté.&lt;br /&gt; Ces moyens, ils sont mobilisés en Chine, en Inde, au Brésil, qui veulent toute leur part de cette nouvelle croissance. Ils sont également mobilisés aux Etats-Unis par l'administration Obama, qui investit massivement dans la croissance verte.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est dire que le grand emprunt ne doit pas devenir un &quot;petit emprunt&quot;, au moment même où l'Allemagne décide de donner la priorité à la croissance en programmant des baisses d'impôts qui, sur cinq ans, représenteront 120 milliards d'euros.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour construire la France du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, la France de l'après-Kyoto, de la croissance verte, de la révolution numérique, de la société de la connaissance, pour bâtir les infrastructures, les universités, les laboratoires, les entreprises, les grandes métropoles de premier rang mondial de demain, nous devons pouvoir mobiliser une masse critique de plus de 50 milliards d'euros, voire, pourquoi pas, aller, si les projets le justifient, jusqu'à 100 milliards d'euros d'investissements publics supplémentaires, qui seront dépensés sur les cinq à dix ans à venir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les fonds levés doivent être isolés du budget général. Ils ne doivent pas servir à financer les dépenses courantes. Ils doivent être investis selon des critères rigoureux. Ils pourraient donner lieu à des prises de participation dans des sociétés à créer, à des avances assurant une capacité de remboursement ou de valorisation. L'efficacité économique des dépenses doit être le maître mot. Et ainsi, dans cet esprit de rigueur et d'efficacité, nous pourrons inventer l'avenir et le grand emprunt représentera une rupture majeure dans la politique économique française.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/c55c/martine-aurillac.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Martine Aurillac&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/1292/brigitte-bareges.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Brigitte Barèges&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/6c4f/jean-louis-bernard.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Louis Bernard&lt;/a&gt; ; Jérôme Bignon ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/ed7b/claude-bodin.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Claude Bodin&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/e0c9/michel-bouvard.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Michel Bouvard&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/c0fd/bernard-brochand.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Bernard Brochand&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/5f3e/bernard-carayon.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Bernard Carayon&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/2dc2/olivier-carre.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Olivier Carré&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/c33c/eric-ciotti.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Eric Ciotti&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/baab/francois-cornut-gentille.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;François Cornut-Gentille&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/1b75/jean-michel-couve.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Michel Couve&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/751d/olivier-dassault.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Olivier Dassault&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/9e88/bernard-deflesselles.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Bernard Deflesselles&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/e609/yves-deniaud.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Yves Deniaud&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/8bb7/nicolas-dhuicq.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Nicolas Dhuicq&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/23dd/david-douillet.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;David Douillet&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/6365/cecile-dumoulin.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Cécile Dumoulin&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/a403/raymond-durand.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Raymond Durand&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/2adf/daniel-fasquelle.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Daniel Fasquelle&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/e042/jean-michel-ferrand.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Michel Ferrand&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/3365/jean-pierre-giran.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Pierre Giran&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/7c57/jean-claude-guibal.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Claude Guibal&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/a146/philippe-goujon.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Philippe Goujon&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/7ccc/anne-grommerch.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Anne Grommerch&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/e9da/michel-heinrich.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Michel Heinrich&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/6ee5/laurent-henart.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Laurent Hénart&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/6b9e/olivier-jarde.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Olivier Jardé&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/3be4/yves-jego.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Yves Jégo&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/4a16/arlette-grosskost.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Arlette Grosskost&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/9100/jean-christophe-lagarde.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Christophe Lagarde&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/21dd/jean-francois-lamour.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-François Lamour&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/3f0c/robert-lecou.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Robert Lecou&lt;/a&gt; ; Marc Le Fur ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/94a9/jean-leonetti.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean Leonetti&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/4999/maurice-leroy.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Maurice Leroy&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/8352/francois-loos.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;François Loos&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/a9a5/lionnel-luca.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Lionnel Luca&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/c444/jean-francois-mancel.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-François Mancel&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/7869/philippe-armand-martin.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Philippe-Armand Martin&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/b458/damien-meslot.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Damien Meslot&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/b77c/renaud-muselier.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Renaud Muselier&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/19b3/jacques-myard.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jacques Myard&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/29b4/francoise-de-panafieu.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Françoise de Panafieu&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/4d8e/jean-frederic-poisson.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Frédéric Poisson&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/cad7/berengere-poletti.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Bérengère Poletti&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/2d6d/jean-luc-preel.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Luc Préel&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/606c/didier-quentin.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Didier Quentin&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/0a1b/bernard-reynies.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Bernard Reyniès&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/92e9/franck-reyner.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Franck Reyner&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/452a/jean-roatta.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean Roatta&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/70cf/arnaud-robinet.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Arnaud Robinet&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/71f9/francois-rochebloine.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;François Rochebloine&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/a6e5/marie-josee-roig.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Marie-Josée Roig&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/fe0b/jean-marc-roubaud.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Marc Roubaud&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/7a4d/francis-saint-leger.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Francis Saint-Léger&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/ad38/rudy-salles.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Rudy Salles&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/1a31/andre-santini.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;André Santini&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/b593/francois-scellier.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;François Scellier&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/17bd/georges-siffredi.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Georges Siffredi&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/2f50/daniel-spagnou.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Daniel Spagnou&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/f80c/jean-tiberi.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean Tiberi&lt;/a&gt; ; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/6df3/rene-paul-victoria.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;René-Paul Victoria&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>RomainB-O</name>
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        <title>Rencontre avec Monsieur le Député de la 10e circonscription des Yvelines : M. Jean-Frédéric POISSON.</title>
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        <updated>2009-11-01T20:09:23+01:00</updated>
        <published>2009-11-01T20:09:23+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       &amp;nbsp;       Mercredi soir l'UMP Facs a eu le privilège de...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://romainbongibault.hautetfort.com/media/02/01/623378689.jpg&quot; id=&quot;media-2076444&quot; alt=&quot;ump facs.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;Mercredi soir l'UMP Facs a eu le privilège de pouvoir rencontrer le Député Monsieur Poisson suite à son élection du 27 septembre dernier. Ainsi nous avons pu revenir sur les conditions de son élection&amp;nbsp;et sur la présence du Parti Verts au sein de la campagne électorale et du score que ces derniers ont fait.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;La présence forte sympathique et l'atmosphère de détente régnant dans la salle, un échange courtois et amusé a pu avoir lieu avec notre hôte. C'est ainsi que nous avons pu apprendre que le super-héros de bande-dessiné &lt;i&gt;Goldorak&lt;/i&gt; a fait son entrée dans le &lt;i&gt;Journal Officiel de la République française&lt;/i&gt; par le Député Poisson lors des questions au Gouvernement.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;Mais ce n'est pas pour autant qu'un débat de fond a eu lieu&amp;nbsp;: la présence du parti Vert dans les campagnes électorales et surtout la vision du monde que ces derniers entretiennent. Avec l'effet du film «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Home&lt;/i&gt; » de Y-A Bertand et le score du parti «&amp;nbsp;Europe Ecologie&amp;nbsp;» aux élections européennes de juin 2009, le monde vert a repris du poil de la bête.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;C'est sur ce sujet que le Député Poisson a voulu attirer notre attention pour montrer les dérives qui peuvent avoir lieu avec ce genre de pensée. Le mythe du bon sauvage de Diderot et la société telle que la décrivait Rousseau ont été mis en exergue pour étayer le sujet.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;Avec l'approche des élections régionales de mars 2010, on peut se poser la question de savoir si finalement le danger ne viendrait pas du Parti Vert plus que du Parti Socialiste. Puisque en revenant sur sa victoire de septembre dernier, le Député Poisson nous a refait l'historique de la campagne. C'est ainsi qu'il nous a livré son analyse de victoire, et que contre toute attente ce n'est pas son principal adversaire socialiste mais l'élu vert qui a fait surprise dans la campagne.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;Il faut donc tirer quelques leçons de cette élection qui puissent servir de fer de lance aux vingt-deux têtes de liste UMP pour les régionales de mars 2010 de pouvoir gagner les vingt régions que le parti majoritaire n'a plus depuis 2004.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://romainbongibault.hautetfort.com/media/00/00/473349858.jpg&quot; id=&quot;media-2076449&quot; alt=&quot;moi.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Romain BONGIBAULT&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Les surprises de l'Histoire</title>
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        <id>tag:blogdenicolascallegari.hautetfort.com,2009-10-31:2445863</id>
        <updated>2009-10-31T14:54:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-31T14:54:00+01:00</published>
        <summary>   Par Vaclav Havel,   ancien Président de la République Tchèque.    &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/02/1482430535.jpg&quot; alt=&quot;82290-004-9B7D3012.jpg&quot; id=&quot;media-2075111&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Vaclav Havel,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;ancien Président de la République Tchèque.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;le 31 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l'époque où je comptais parmi ceux qu'on appelait &quot;dissidents&quot;, je recevais parfois des journalistes venant de l'Ouest. Leurs questions laissaient transparaître leur grand étonnement devant le fait que nous autres dissidents - infime pourcentage de la population - oeuvrions ouvertement en faveur d'un changement radical de la situation alors qu'à première vue, il était évident que jamais nous n'obtiendrions de retournement majeur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au contraire, il semblait que tous nos efforts ne pouvaient qu'aboutir à de nouvelles persécutions. Faute du moindre instrument de pouvoir pour appui, faute de la moindre marque visible de soutien de la part d'un secteur significatif de la société, nos aspirations paraissaient vaines. Où comptez-vous parvenir si vous n'êtes pas appuyé par la classe ouvrière, par l'intelligentsia ou encore par un mouvement d'insurrection, un parti politique légal ou une autre force sociale d'importance ? Telles étaient les questions des journalistes, et nous leur donnions des réponses toutes faites.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ceux qui exprimaient ainsi leur étonnement partaient de l'idée qu'ils avaient compris tous les grands mécanismes de l'Histoire et savaient pertinemment ce qui allait ou pouvait advenir, ce qui avait une chance d'aboutir et ce qui n'en avait aucune, ce qui était raisonnable, réaliste et ce qui relevait de la folie pure. Lors de ces entretiens, j'ai souligné plus d'une fois que, dans un régime totalitaire, il était difficile d'entrevoir les entrailles de la société, dès lors que celle-ci se présentait de façon monolithique et prétendument loyale envers le régime.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Forgé en premier lieu par la peur, il se pouvait qu'un tel monolithe fût en réalité nettement plus fragile qu'en apparence. Personne n'aurait pu prédire si une boule de neige fortuite saurait, un jour, provoquer une avalanche. Cet état d'esprit n'était pas, bien évidemment, le seul ni même le principal moteur de notre comportement d'alors, mais tel était notre sentiment. La leçon que l'on peut en tirer est évidente : on ne devrait jamais présumer d'avoir saisi toutes les lois historiques et, par conséquent, d'être en mesure de prédire ce qui va se produire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a vingt ans, en Tchécoslovaquie, une boule de neige sous la forme de la répression féroce d'une manifestation d'étudiants s'est muée en avalanche. Et tout le système totalitaire en fut ébranlé, s'effondrant tel un château de cartes. Cela, il faut l'attribuer à bon nombre de facteurs, parmi lesquels la profonde crise interne dans laquelle était plongé le régime, les événements dans les pays voisins ou une conjoncture internationale favorable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quoi qu'il en soit, nous fûmes étonnés par la rapidité et la facilité de ce retournement. Face à lui, il s'est avéré que les dissidents étaient aussi perplexes que les journalistes et politologues de l'Ouest. A notre tour, nous nous montrions incapables de prendre la juste mesure de la situation, et, en définitive, de prévoir leurs conséquences éventuelles. Nous cherchions à nous comporter en hommes libres, à dire la vérité, à apporter un témoignage sur la situation dans notre pays. Nous n'aspirions pas au pouvoir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faute d'alternative, ce pouvoir nous l'avons accepté, avec embarras. Or, au même moment, il s'est produit une chose intéressante : bon nombre de ceux qui, pendant des années, avaient marché au pas sans mot dire, de même que bon nombre de ceux qui avaient jugé nos efforts gratuits, se sont mis à nous reprocher d'être mal préparés à jouer notre rôle dans l'Histoire. Aujourd'hui encore, d'aucuns montent en épingle tout ce que nous aurions dû faire et que nous n'avons pas fait, de même que tout ce que nous n'aurions pas dû faire, et que nous avons fait.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Arrivant après la bataille, ces généraux de la vingt-cinquième heure nous reprochaient ce que nous-mêmes tentions jadis de formuler aux observateurs sceptiques venus de l'extérieur, à savoir que nous n'anticipions pas tout ce qui pouvait arriver, que nous ne prévoyions pas les mouvements occultes de l'Histoire ni l'avenir avec suffisamment d'avance. Et que nous n'acceptions pas qu'il puisse survenir un événement que nous avions jusque-là cru improbable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui, parmi les dissidents, il y avait des professeurs, des peintres, des écrivains, des chauffagistes, mais d'hommes politiques point. D'ailleurs, où serions-nous allés chercher une génération spontanée d'hommes politiques de rechange, sous un régime totalitaire ? La quantité de choses auxquelles il fallait s'attaquer ne laissait donc pas de nous étonner.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourtant, je crois que c'était une bonne chose que de ne pas être préparés à assumer l'Histoire, ou plutôt sa course accélérée. D'une manière générale, je me méfie de celui qui est trop bien préparé. Mais dans l'enthousiasme général devant une révolution opérée sans douleur et alors que chacun venait proposer une aide désintéressée, il semblait que la restauration d'un système politique démocratique et la désétatisation de l'économie pouvaient être menées tambour battant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Néanmoins, tel ne fut pas le cas. Il s'est avéré qu'il était impossible, en quelques heures ou quelques jours, de penser, de préparer et de mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires. Combien de fois me suis-je alors énervé parce que tout tardait beaucoup trop longtemps et que rien n'allait de soi. Ce fut peut-être la plus grande surprise pour moi que de constater, et je n'étais vraisemblablement pas le seul, que l'on peut dans une certaine mesure influencer l'Histoire, mais nullement la brusquer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès le début - et cela pour de bonnes raisons -, notre pays tout comme d'autres pays de l'ancien bloc soviétique a déployé tous ses efforts pour voir s'ouvrir devant lui les portes des institutions occidentales, notamment de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) et de l'Union européenne. Et c'est ce qui s'est enfin produit. La procédure d'adhésion a pris beaucoup de temps et il a fallu surmonter bon nombre d'écueils. A présent nous sommes, je crois, bien ancrés dans cet espace qui est le nôtre, et auquel nous avions été arrachés par la force. Pourtant, je ne suis pas sûr que les &quot;anciennes&quot; démocraties occidentales ne regrettent pas de temps à autre d'avoir donné l'aval à cet élargissement. Et si la décision en avait été reportée à aujourd'hui, je ne suis pas convaincu qu'elles nous admettraient encore parmi elles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;firstLine&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si tel était le cas, je n'en serais pas surpris. Mais en même temps, et on aura compris le sens de mon propos ici, la patience paie. Nous en avons fait l'expérience dans la dissidence, et aussi dans la pénible édification d'un Etat démocratique. Ce n'est pas en tirant sur l'herbe qu'on fait pousser le gazon.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est parfois exaspérant, mais il semble que chaque chose vienne en son temps. L'idée d'une Europe perpétuellement condamnée à la division est perverse. En ce sens qu'elle pourrait conduire, dans la région qui est la mienne, à une grave montée des nationalismes et de leurs zélateurs, ce qui se produit presque partout lorsque le terrain est instable. Et cela occasionnerait certainement bien davantage de tourments à l'Occident et, finalement, au monde entier que le tracas que nous lui causons aujourd'hui. D'autant que l'épidémie ne manquerait pas de se propager.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faire preuve de patience, en ce sens, a incontestablement un sens. L'impatience peut conduire à l'orgueil et l'orgueil, mener à l'impatience. Par l'orgueil, j'entends la prétentieuse conviction que l'on est le seul à tout savoir, le seul à avoir compris l'Histoire, en conséquence de quoi on se trouve habilité à la prédire. Et lorsque le cours des choses ou du monde dépasse l'idée que l'on s'en fait, il ne nous reste qu'à intervenir. Par la force, s'il le faut. C'est le cas du communisme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'assurance de ses théoriciens et de ses architectes a fini par aboutir au goulag. Dès le départ, leur conviction était qu'ils avaient percé le mystère des lois de l'Histoire et qu'ils sauraient donc construire un monde plus juste. A quoi bon dès lors se perdre en explications ? A ceux qui savent s'y prendre d'édifier un monde meilleur tout de suite, dans l'intérêt de l'humanité et sans se préoccuper de ce que cette dernière peut penser. Etablir un dialogue n'est qu'une perte de temps et, après tout, on ne fait pas d'omelette sans casser les oeufs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La chute du rideau de fer et la fin de la division bipolaire du monde qui, jusqu'alors, semblait être l'une des causes principales de tous les maux, ont indubitablement constitué un événement historique d'importance majeure. Une forme de violence faite au monde a pris fin, le danger d'une troisième guerre mondiale s'est volatilisé. Dans un premier temps, d'aucuns pouvaient songer que l'Histoire elle-même avait pris fin et qu'en lieu et place on assisterait à l'avènement d'une belle ère arrachée à l'Histoire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela aussi était la manifestation d'un manque de modestie face aux mystères de l'Histoire ou, tout simplement, un manque d'imagination. En effet, aucune fin de l'Histoire à l'horizon. Plusieurs grands dangers se sont certes éloignés, mais une multitude de menaces, en apparence de moindre importance, ont fait surface une fois le carcan bipolaire brisé. Mais quel danger peut-on tenir pour négligeable à l'ère de la mondialisation ? Jadis, c'est en Europe qu'étaient déclenchées les guerres mondiales, sur ce continent qui, pendant longtemps, fut le centre du monde civilisé. Sommes-nous certains qu'il en sera ainsi à jamais ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aujourd'hui, alors que n'importe quel dictateur peut se procurer une bombe atomique, n'est-il pas possible qu'un conflit régional finisse par ravager le monde entier ? Les terroristes n'ont-ils pas désormais maintes fois plus de possibilités à leur portée qu'ils n'en ont eues par le passé ? Cette première civilisation athée dans l'Histoire, qui ne se réclame pas de l'éternité, ne voit-elle pas advenir de nombreuses menaces graves surgies tout simplement d'un manque de perspicacité ? Ne naît-il pas des générations nouvelles de personnes obsédées, fanatiques et vouées à la haine auxquelles notre époque offre des possibilités de nuire infiniment plus étendues qu'auparavant ? Ne commettons-nous pas quotidiennement des centaines d'actes préjudiciables à la vie de notre planète, aux conséquences non seulement funestes, mais aussi irrémédiables ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il me semble que la chose la plus importante aujourd'hui - et mes expériences des dernières décennies ne cessent de m'en convaincre - serait d'adopter une attitude humble à l'égard du monde, de respecter ce qui nous dépasse, de tenir compte du fait qu'il existe des mystères que nous ne comprendrons jamais et de savoir qu'il faut assumer notre responsabilité sans la fonder sur la conviction que nous savons tout, en particulier comment tout va finir. Nous ne savons rien. Mais l'espoir, nul ne peut nous l'ôter. Du reste, une vie qui ne réserverait aucune surprise serait bien ennuyeuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Traduit du tchèque par Zuzana Tomanova avec Maxime Forest&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;firstLine&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Beonard</name>
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        <title>L'union fait la force ! Faites suivre !</title>
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        <updated>2009-10-30T20:28:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-30T20:28:00+01:00</published>
        <summary>   Oui, l'union fait la force ! Qui dira le contraire ? Et il existe un lieu...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Oui, l'union fait la force ! Qui dira le contraire ? Et il existe un lieu sur internet, où, des gens comme nous, qui aimons la Terre, la nature, qui voulons vivre différemment, pouvons aller, nous inscrire, nous rejoindre, ou inviter d'autres personnes à le&amp;nbsp; faire !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Unissons nous !&quot; href=&quot;http://www.amours-bio.com/index.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;C'est ici !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Sur ce site, pour un peu plus de 6 euros par mois, ( je n'ai aucun intérêt la dedans ) vous pouvez, nous pouvons, pour l'amitié, ou pour l'amour, nous réunir et devenir plus forts !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Mon seul intérêt, c'est une autre vie, c'est tout !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Faites suivre ce lien, diffusez le largement, ne changeons pas le monde, changeons &quot;de&quot; monde !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Merci.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium; font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Communiqué du Bureau du Président Chirac.</title>
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        <updated>2009-10-30T12:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-30T12:00:00+01:00</published>
        <summary>       &amp;nbsp;   “Le président Chirac a pris connaissance de la décision...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/805668434.jpg&quot; alt=&quot;2008-10-15T134241Z_01_APAE49E123700_RTROPTP_2_OFRTP-FRANCE-JUSTICE-CHIRAC-20081015.jpg&quot; id=&quot;media-2073448&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;“Le président Chirac a pris connaissance de la décision rendue ce jour par Mme Xavière Siméoni, juge d’instruction.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;Cette décision prononce un non-lieu pour le chef de faux en écriture publique. En revanche, contrairement aux réquisitions du parquet, elle renvoie devant le tribunal de grande instance de Paris le président Chirac ainsi que neuf autres personnes pour 21 supposés emplois fictifs sur les 481 emplois examinés par la justice, ce qui exclut toute idée de système durant la période où il a été maire de Paris.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;Le président Chirac prend acte de cette décision en justiciable comme les autres.&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;em&gt;Il est serein et décidé à établir devant le tribunal qu’aucun des emplois qui reste en débat ne constitue un emploi fictif”&lt;/em&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>Henri Guaino : ”Nous avons besoin d'investir rapidement”</title>
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        <updated>2009-10-30T08:16:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-30T08:16:00+01:00</published>
        <summary>   Interview de Henri Guaino,     Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy....</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/02/1718107137.jpg&quot; alt=&quot;20071019_WWW000000500_31953_1.jpg&quot; id=&quot;media-2071336&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Interview de Henri Guaino,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Entretien publié dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 29 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quel doit être le montant de l'emprunt national ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je n'ai jamais donné de chiffre et je n'en donnerai pas, puisque le président de la République a décidé qu'il fallait d'abord consulter et qu'une commission présidée par MM. Juppé et Rocard fournirait une expertise sur ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Alain Juppé évoque une fourchette de 20 milliards à 40 milliards d'euros.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ma conception de la démocratie et de la République, la décision appartient au pouvoir politique, en l'occurrence au premier ministre et au président de la République. J'ai une conviction profonde : nous sommes au début d'un nouveau grand cycle de croissance, nous avons besoin d'investir massivement, ne serait-ce que pour rattraper le retard que nous avons pris. Si nous ne le faisons pas, nous commettrons une erreur historique. Si le montant de l'emprunt n'est pas très important, nous prendrons du retard sur la croissance à venir. Ceux qui ont raté la révolution industrielle des &quot;trente glorieuses&quot; ont mis trente ou quarante ans à s'en remettre. Voulons-nous la même chose ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'Etat ne dépense-t-il pas trop en ce moment ? On l'a encore vu voler au secours des agriculteurs mardi.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Soyons sérieux ! Aucune catégorie sociale ne pourrait résister à la baisse du niveau de vie que connaissent les agriculteurs. Je me souviens du gouvernement Balladur, confronté à la désespérance des pêcheurs, leur disant : &lt;i&gt;&quot;On n'a pas les moyens de vous aider.&quot;&lt;/i&gt; Les pêcheurs désespérés ont manifesté à Rennes. Ils ont ravagé le centre-ville. Le soir même, le gouvernement a négocié, la facture est passée du simple au double. Est-ce du courage pour un gouvernement d'aller jusqu'au drame ? Plus on agit en amont, moins c'est coûteux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Il y a aussi ces dépenses engagées par l'Etat lors de la présidence française de l'Union européenne. La Cour des comptes vient d'en pointer le coût : un dîner de chefs d'Etat qui revient à 5 367 euros par convive pour célébrer l'Union pour la Méditerranée, c'est normal ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'ai entendu les caricatures, les discours populistes absolument navrants qu'on a répandus dans tout le pays, sur toutes les ondes de radio !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Mais c'est la Cour des comptes qui le dit !&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On a réuni à Paris quarante-quatre chefs d'Etat et de gouvernement, plus le secrétaire général des Nations unies, plus le président de la Commission européenne. C'était un sommet absolument exceptionnel, une réussite diplomatique sans précédent pour la France. Alors, on peut considérer que la France ne peut plus du tout tenir son rang, que c'est une petite puissance, qu'elle n'a qu'à se replier sur ses frontières, ne plus avoir de diplomatie, ne plus avoir de politique étrangère, ne plus avoir de politique d'influence. C'est une façon de voir. Le gouvernement a fait le choix inverse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Tout de même, ça ne pouvait pas coûter un peu moins cher ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le gouvernement a décidé d'organiser ce sommet dans des délais très brefs. Ensuite, l'administration a mis en oeuvre ce qu'il avait décidé. Le prix a-t-il été abusif ? C'est le rôle de la Cour des comptes de le dire. S'il y a eu des irrégularités, elles seront sanctionnées. Mais c'est à la Cour de le dire. Cessons de tout caricaturer. Je pourrais aussi vous dire que la Mairie de Paris a fait payer très cher à l'Etat la location du Petit Palais pour accueillir le dîner des chefs d'Etat et de gouvernement. Ça vous paraît normal ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Charles Pasqua, condamné dans l'affaire de l'&quot;Angolagate&quot;, réclame la levée du secret-défense. Est-ce envisageable ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne suis pas partie prenante à ce procès. Je n'ai donc rien à dire là-dessus, sauf que j'ai pour Charles Pasqua beaucoup d'estime et de respect, je le connais bien, il a été un grand serviteur de la République. Après, à la justice de dire si des fautes ont été commises et de les sanctionner.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Bertrand</name>
            <uri>http://cap21normandie.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Ecologie politique: changer de logiciel</title>
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        <updated>2009-10-29T16:56:44+01:00</updated>
        <published>2009-10-29T16:56:44+01:00</published>
        <summary> Les coups de gueules répétés de Daniel Cohn-Bendit à l'égard des Verts...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cap21normandie.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Les coups de gueules répétés de Daniel Cohn-Bendit à l'égard des Verts témoignent de la difficulté de changer de logiciel. Le succès de l'Europe écologie aux élections européennes n'est pas le succès des Verts ; il traduit l'espoir porté par Dany Cohn-Bendit de sortir l'écologie politique de l'ornière dans laquelle elle se trouvait en ouvrant les portes vers les non-verts principalement représentés par l'arrivée de quelques responsables associatifs et d’Eva Joly.&lt;br /&gt; La bataille qui se joue aujourd'hui est celle de transformer cette alliance de circonstance en une nouvelle forme d'action politique dans laquelle d'autres partis politiques que les Verts pourraient trouver leur place. C'est précisément ce que les Verts refusent considérant qu'ils doivent être la seule force organisée au sein du mouvement en formation et par voie de conséquence décider du sort de tous les autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cap21.net/dynamic/dossier.php?id=1740&quot;&gt;Lire la suite de la tribune de Corinne Lepage&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <entry>
        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Vous n'avez rien à faire dans un tribunal, Monsieur Sarkozy !</title>
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        <updated>2009-10-26T19:29:00+01:00</updated>
        <published>2009-10-26T19:29:00+01:00</published>
        <summary>   Par Edmond-Claude Frety   et   Philippe Gonzalez   de Gaspard,     avocats...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/00/275826431.jpg&quot; alt=&quot;justice.jpg&quot; id=&quot;media-2064878&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Edmond-Claude Frety&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;et&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Philippe Gonzalez&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;de Gaspard,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;avocats au barreau de Paris.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 26 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous assisterons, les 28 et 29 octobre, devant la cour d'appel de Versailles une personne mise en cause dans un procès pour escroquerie aux comptes bancaires dans lequel vous vous êtes constitué partie civile.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En réponse aux conclusions d'irrecevabilité déposées par notre confrère Degoul, le jugement déféré à la cour, prononcé le 7 juillet par le tribunal correctionnel de Nanterre, avait admis votre constitution, tout en décidant jusqu'à l'expiration de votre mandat de surseoir à statuer sur vos demandes de réparation pour préjudice moral. La recevabilité de votre constitution de partie civile a également été contestée plus récemment par la défense de &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/6684/dominique-de-villepin.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Dominique de Villepin&lt;/a&gt;, assurée notamment par nos confrères Metzner et Leclerc, devant la 11&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; chambre correctionnelle de Paris, saisi du dossier Clearstream.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Devant les magistrats versaillais, nous invoquerons pour ce qui nous concerne la nullité du jugement rendu par la juridiction de Nanterre, votre simple intervention en qualité de partie dans un procès pénal nous apparaissant comme une violation manifeste du droit au procès équitable, garanti par l'article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, et nous contesterons à nouveau votre constitution devant la juridiction d'appel en invoquant la rupture de l'égalité des armes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis la réforme constitutionnelle de 2007, le président de la République bénéficie en effet, en raison de ses fonctions et fors le cas d'une destitution, d'une immunité totale interdisant l'exercice contre lui de toute action judiciaire (civile, pénale, prud'homale) pendant la durée de son mandat. Vous avez pris le parti, contrairement à vos prédécesseurs, d'intervenir volontairement dans les procédures ouvertes sur des faits vous ayant personnellement causé un préjudice, notamment en vous constituant partie civile en cours d'information et devant les juridictions de jugement. Or, votre intervention rompt nécessairement le juste équilibre qui doit exister entre les parties, et compromet l'égalité des armes, qui constitue le principe fondamental du procès équitable.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous disposez en effet, par vos fonctions, d'une totale impunité dans l'exercice de votre action civile devant les juridictions d'instruction et de jugement. Contrairement aux autres parties civiles, qui sont tenues à certaines obligations dans la mise en oeuvre de leur action, vous ne pouvez faire ainsi l'objet ni d'une amende civile, prononcée par le juge en cas de constitution abusive ni d'une action en dommages-intérêts exercée par les personnes mises en cause, immédiatement après la reconnaissance de leur innocence.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En un mot, vous bénéficiez de tous les droits accordés aux parties civiles, notamment de solliciter des actes des magistrats instructeurs, sans être en revanche tenu à un quelconque devoir dans l'exercice de votre action civile ni même à devoir verser de consignation. L'inégalité résultant de votre intervention est encore plus flagrante à l'égard des personnes mises en examen, ou renvoyées devant les juridictions de jugement. D'un point de vue statutaire et constitutionnel, vos fonctions de président du Conseil supérieur de la magistrature et votre pouvoir réglementaire de nomination traduisent un lien réel avec la magistrature, qui est de nature à créer une apparence de partialité ou de dépendance chez les magistrats appelés à instruire ou à juger les affaires dans lesquelles vous estimez devoir intervenir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mieux encore, outre les droits qui sont attachés à votre qualité de partie civile, vous disposez d'un réel pouvoir de contrôle sur les organes de poursuites, en raison de la soumission hiérarchique du parquet à la chancellerie. Vous bénéficiez même, dans le cas qui nous concerne, d'une amitié ostensiblement revendiquée avec le procureur ayant déclenché les poursuites puis ayant signé les réquisitions de renvoi de tous les mis en examen devant la juridiction correctionnelle, à savoir &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/4a87/philippe-courroye.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Philippe Courroye&lt;/a&gt;, parquetier que vous aviez entre-temps décoré personnellement dans les salons de l'Elysée de l'ordre national du Mérite.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A cela s'ajoute, compte tenu de vos fonctions ou de vos précédents portefeuilles, une inévitable proximité avec les forces de police chargées de l'enquête, voire avec les entreprises qui se sont constituées parties civiles à vos côtés et dont les liens avec l'Etat ne sont plus à démontrer. Contrairement à ce que soutiennent vos meilleurs communicants, le problème n'est donc pas de savoir si vous bénéficiez ni plus ni moins des droits de tout justiciable, mais au contraire de savoir si vous n'en disposez pas de trop. Il appartient donc maintenant à l'ordre judiciaire de trouver une solution, afin de remédier au déséquilibre qui résulte de vos initiatives procédurales.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La première possibilité aurait consisté à renvoyer l'examen des dossiers dans lesquels vous êtes constitué partie civile à la fin de votre mandat : mais alors les personnes mises en cause n'auraient pas été jugées dans un délai raisonnable en violation de l'article précité de la Convention européenne des droits de l'homme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La seconde, retenue par le tribunal de Nanterre et rappelée supra, consiste à recevoir votre constitution de partie civile, et à renvoyer l'examen de vos préjudices à la fin de votre mandat : cette solution n'est pas satisfaisante non plus, dans la mesure où elle ne fait pas disparaître l'inégalité existant &lt;i&gt;ab initio&lt;/i&gt; entre les parties et vous-même, notamment en cours d'enquête, pendant l'instruction ou à l'audience.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il n'y a donc que l'irrecevabilité systématique de votre constitution qui puisse permettre la tenue d'un procès pénal répondant aux exigences du procès équitable. Vos intérêts particuliers, en tant que personne physique, doivent s'effacer devant la préservation de l'ordre public. Parce qu'elle menace la cohérence de notre système pénal et son équité, votre intervention doit en conséquence être écartée par une fin de non-recevoir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, sur un plan plus général, vos interventions, tendant à la réparation d'un préjudice moral, nous paraissent disproportionnées et nuisent à la dignité de votre fonction. Cette enquête a abouti en un temps record, après maintes expertises et écoutes téléphoniques, à un dossier de près de 3 500 cotes qui fut audiencé sur insistance du parquet devant le tribunal correctionnel moins de deux mois après la clôture d'une instruction précipitée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Outre que cette célérité procédurale a finalement eu pour conséquence de placer injustement les prévenus sur le même plan et de renvoyer certains d'entre eux au visa de tableaux récapitulatifs erronés, elle nous paraît surtout totalement disproportionnée au regard d'une somme initiale en ce qui vous concerne de deux fois 60 euros, immédiatement recréditée par votre banque.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout cela pour solliciter un euro de dommages-intérêts pour &quot;préjudice moral&quot;, demande purement symbolique qui nous conduit à penser que, si votre démarche procédurale s'inscrit sur le plan de vos principes personnels, certes respectables, elle foule aux pieds ceux, beaucoup plus fondamentaux, du procès pénal. Nous sommes également surpris que vous ayez formulé en première instance une demande d'indemnité de procédure, destinée à couvrir vos frais d'avocat, alors que votre conseil a récemment indiqué à un journaliste refuser de vous faire payer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sachant que vous conserverez la possibilité de demander au juge civil la réparation de vos préjudices et que vous bénéficiez d'une suspension de la prescription qui vous permettra d'obtenir un jugement pour ce faire à la fin de votre mandat, il nous semble en conséquence conforme, tant aux principes les plus absolus qu'à votre serment d'avocat, d'exiger que vos initiatives judiciaires, qui portent intrinsèquement atteinte aux droits de la défense et au procès équitable, cessent jusqu'à cette date.&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le sentiment d'injustice chez nos concitoyens inquiète par son ampleur.</title>
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        <updated>2009-10-22T10:40:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-22T10:40:00+02:00</published>
        <summary>    Par Jean-Paul Delevoye,       Médiateur de la République.     &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/1950250269.jpg&quot; alt=&quot;232071.jpg&quot; id=&quot;media-2055800&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Jean-Paul Delevoye,&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&lt;strong&gt;Médiateur de la République.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&lt;em&gt;le 22 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;&quot;S&lt;/span&gt;&lt;i&gt;elon que vous serez puissant ou misérable...&quot;&lt;/i&gt;, l'adage de La Fontaine est devenu le préambule de nombreuses critiques dénonçant l'injustice d'une société qui tarde à prendre conscience des inégalités entre ses membres et peine à les combler.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je ne sais si les inégalités ont augmenté ou non ces dernières années, si notre société est objectivement plus injuste qu'hier, si ses dysfonctionnements sont plus criants qu'autrefois. Les sociologues et les économistes ne semblent pas en mesure de porter un diagnostic incontestable et je n'ai pas, en tant qu'autorité indépendante, à me prononcer sur les politiques publiques menées. En tant que médiateur de la République, je n'ai pas été confronté à une nette augmentation du nombre de réclamations en cette période de crise.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En revanche, j'ai pu observer une douleur plus profonde chez les personnes qui me saisissent. Je souhaite aujourd'hui attirer l'attention de tous sur cette tension émotionnelle palpable. Le sentiment d'injustice chez nos concitoyens m'inquiète par son ampleur, son intensité, son mode d'expression autant que par les réactions et les actions qu'il déclenche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Eric Maurin, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), fait l'analyse suivante : le déclassement est une réalité bien circonscrite, touchant une frange de la population. La peur du déclassement, quant à elle, touche tout le monde, notamment ceux qui ont le plus à perdre et le moins à craindre. Au travers d'expériences douloureuses, épisodiques mais dont on craint qu'elles ne deviennent régulières, ces personnes ont été confrontées aux difficultés de notre société. Pour les classes moyennes et supérieures, l'injustice était un cas de conscience autrefois : elle est aujourd'hui un triste présage. Demain, une amère réalité ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En parallèle, les personnes les plus démunies subissent de plein fouet les conséquences de la crise économique. La violence de ces situations engendre la violence des réactions. Le recours à la violence physique et psychologique, ayant prouvé son efficacité, se systématise : séquestrer un patron est l'assurance de voir les caméras arriver, le débat porté sur la place publique, l'opinion sensibilisée, l'action publique déclenchée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je n'excuse pas ces actes mais souhaite qu'on s'interroge sur les motifs de cette colère : comment ces salariés peuvent-ils comprendre que leur usine ferme, leur laissant peu d'espoir de retrouver du travail dans la région et/ou dans leur domaine de compétence, pendant que les traders continuent de toucher des bonus aux montants astronomiques ? Un économiste expliquerait sûrement à raison que ces deux événements ne sont pas liés et taxerait peut-être de démagogie ce rapprochement, mais la personne qui vient d'être licenciée, qui se pose la question non pas de son confort de vie mais de sa survie et de celle de ses proches, peut-elle l'entendre ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Face à ces injustices perçues, douloureusement subies par certains, une société demande logiquement des comptes à ses gardiens, ceux qu'elle a chargés de contrôler, réguler, réduire ces injustices. Il en ressort parfois la dangereuse impression d'une collusion entre les puissants et le pouvoir, la force et la justice.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette impression fragilise le pacte social qui veut que la République protège le plus faible du plus fort et assure les conditions premières du vivre ensemble. Si les membres de la société ne croient plus en leurs institutions et leurs représentants, ils envisagent alors de faire respecter eux-mêmes leurs droits ou se tournent vers d'autres aux discours séducteurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lorsque je ne crois plus à la force du droit, je revendique le droit à la force. Je n'ai pas le droit de séquestrer mon patron. Oui, mais j'ai le droit de nourrir ma famille. Je n'ai pas le droit de conduire sans permis. Oui, mais j'ai le droit d'aller travailler pour gagner ma vie. L'apparition de certaines officines proposant des formations à la désobéissance civile et gangrenant certaines professions n'a rien de rassurant. Que penser alors de la crainte des responsables syndicaux et associatifs d'être bientôt dépassés par leur base ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je vois néanmoins en cette crise de confiance une chance que nos institutions républicaines doivent saisir pour démontrer l'efficacité et la nécessité de leur action. &quot;Si l'Etat est trop fort, il nous oppresse, s'il est trop faible, nous périssons&quot;, disait Paul Valéry. La crise économique est passagère. La crise des comportements résulte d'évolutions sociologiques et historiques lourdes ; les solutions semblent moins évidentes à imaginer et à mettre en oeuvre. Quoi qu'il en soit, elles ne pourront faire l'impasse sur les deux points suivants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faut privilégier le service du citoyen au confort du système, la défense des causes à la sauvegarde des structures. Dans une société en pleine mutation, nos institutions doivent prendre le pouls des changements et accompagner les citoyens dans la nouvelle voie qui leur est proposée ou qu'ils ont eux-mêmes tracée. Dans leur propre relation à l'administré, nos institutions doivent intégrer ces changements : passage d'une société industrielle à une société de services, d'une société rurale à une société urbaine, d'une société standardisée à une société multiculturelle et multiconfessionnelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aucune politique ne peut être acceptée et appliquée telle la parole divine et infaillible : le temps de l'explication et de l'acceptation de la décision est bien plus important que le temps de la décision elle-même. Ce temps est nécessaire pour installer une véritable pédagogie des enjeux liés à la décision publique. En somme, nos institutions doivent se détacher de toute pratique que l'on pourrait qualifier de corporatiste ou protectionniste et prendre le risque de l'ouverture et de la transparence.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nos institutions doivent ensuite conjuguer traitement massif, efficace, rationalisé des administrés et respect de l'individu. Un usager de service public est d'abord un individu qui souhaite que soient considérées son histoire et sa situation personnelles, sans être réduit à un identifiant, ou un numéro à douze chiffres. Cette société anxiogène qui privilégie parfois la violence, ne croyant plus aux vertus de la discussion, a plus que jamais besoin de dialogue. L'écoute est un facteur d'apaisement et j'encourage le développement de lieux d'écoute et d'information sur tout le territoire. Je ne forme pas ici un simple voeu pieux : j'en fais déjà l'expérience concrète chaque jour dans mon institution.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur 65 000 dossiers traités chaque année, 50 % consistent en des demandes d'information et d'orientation, et montrent la difficulté pour les gens de frapper à la bonne porte, de trouver l'information au bon endroit au bon moment. Au pôle Santé sécurité des soins que je viens de créer, 90 % des personnes qui me sollicitent désirent avant tout comprendre ce qui s'est passé, comment les faits se sont enchaînés jusqu'à l'accident médical. Après avoir été écoutées et renseignées, nombre d'entre elles abandonnent toute démarche contentieuse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le dernier exemple provient du témoignage d'un directeur de prison dans le sud de la France : depuis la mise en place de permanences de mes délégués au sein de son établissement, il a constaté une diminution de 30 % des faits de violence.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Notre société a besoin de soupapes de décompression pour endiguer cette violence physique et psychologique née du sentiment d'injustice. Nos institutions doivent veiller à ce que personne, fort ou faible, ne se sente méprisé. &quot;Selon que vous êtes puissant ou misérable&quot;, la République vous doit un égal respect.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Le Comte de Cagliostro</name>
            <uri>http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Verts/PS : le 1er tour fera la primaire ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/archive/2009/10/22/verts-ps-le-1er-tour-fera-la-primaire.html" />
        <id>tag:strasbourg-compagnie.hautetfort.com,2009-10-22:2425658</id>
        <updated>2009-10-22T06:40:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-22T06:40:00+02:00</published>
        <summary>  Pourquoi tu tousses camarade&amp;nbsp;?   L’élection de Jacques Bigot en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/media/02/01/1701827855.2.jpg&quot; alt=&quot;vert.jpg&quot; id=&quot;media-2049899&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Pourquoi tu tousses camarade&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;L’élection de Jacques Bigot en qualité de tête de file ne fait pas l’élection. C’est le sens des messages qui s’échangent entre camarades. De quoi attiser les ambitions, mais aussi mobiliser les militants. Pour le moment, la campagne se prépare sereinement en essayant d’analyser les forces qui seront vraiment en présence. Tout porte à croire aujourd’hui qu’il y aura des listes séparées Verts-Ps même si certains veulent encore croire à l’union. Les discussions Europe Ecologie MEI ne vont cependant pas dans ce sens. Du coup à gauche, le premier tour pourrait fait office de «&amp;nbsp;primaires&amp;nbsp; à gauche&amp;nbsp;». Au PS, on dit ne pas s’inquiéter et l’on analyse déjà quelles sont les réserves potentielles de l’UMP au second tour.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Le projet du Grand Paris est menacé de s'enliser dans la confusion.</title>
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        <id>tag:blogdenicolascallegari.hautetfort.com,2009-10-21:2429431</id>
        <updated>2009-10-21T10:46:27+02:00</updated>
        <published>2009-10-21T10:46:27+02:00</published>
        <summary>   Par Jean Nouvel,     architecte.        Tribune publiée dans Le Monde,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/2078598318.jpg&quot; alt=&quot;JeanNouvel_432.jpg&quot; id=&quot;media-2054002&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Jean Nouvel,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;architecte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 20 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sept mois après le rendu des études stratégiques, six mois après les fermes prises de position présidentielles, où en sommes-nous ? Nulle part. La confusion est totale. Pourquoi ? Nous allons essayer de suivre les méandres de cette histoire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La source&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/6ba2/nicolas-sarkozy.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt; demande à dix équipes pluridisciplinaires, organisées autour d'urbanistes et d'architectes, de proposer une stratégie de développement du &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/0a0d/grand-paris.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Grand Paris&lt;/a&gt; pour intégrer la nouvelle donne (post-Kyoto) : limiter l'émission de gaz à effet de serre et réorienter le schéma directeur de la région Ile-de-France, le président surprend et, en période de crise, il suscite un grand espoir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; méandre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Initialement, le projet pour le Grand Paris est apparu d'abord comme un projet de redéfinition de la gouvernance lié à la réforme des collectivités territoriales, objet du rapport Balladur : quelles représentations démocratiques (électives) sur quels territoires ? Quelles répartitions des pouvoirs entre l'Etat, la région et les collectivités locales. Pour les Français, le projet du Grand Paris est un projet de découpage électoral. Rapidement, Nicolas Sarkozy a tranché : le projet urbain d'abord, le projet de gouvernance suivra. Mais pour les Français l'information devient : le projet pour le Grand Paris est remis aux calendes grecques.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; méandre, premier rocher&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 6 mars, les équipes pluridisciplinaires remettent leurs conclusions et &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/8910/christian-blanc.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Christian Blanc&lt;/a&gt;, secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale, les invite à dîner pour les informer... de son projet pour le Grand Paris. En fait, un projet de transport urbain en périphérie de la métropole. Les jours suivants, il en informe abondamment la presse et le projet du Grand Paris devient un grand huit souterrain de métros automatiques, établi avant même la prise de connaissance des dix propositions ayant occupé des centaines de spécialistes de tout poil pendant le temps d'une bonne gestation : neuf mois.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et, pour les Français, le projet du Grand Paris devient un projet de métro enterré, mais promis à un bel avenir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; méandre, en eau calme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand, après le rendu des propositions, le président de la République reçoit les représentants de ces équipes, il dit sa satisfaction et son impatience de voir se concrétiser les idées urbaines avancées, il réaffirme aussi sa volonté d'une action structurante à l'échelle du Grand Paris et, pour la mettre en oeuvre, témoigne sa confiance à Christian Blanc.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;4&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; méandre, courbe en accélération&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le 29 avril, le président de la République prononce le discours à l'ouverture de l'exposition de la Cité de l'architecture. Il cite de nombreuses idées empruntées aux dix études présentées, les fait siennes et confirme sa confiance en Christian Blanc. Il lui demande d'intégrer dans son projet de loi sur les transports du Grand Paris les conclusions de certaines études issues des projets des urbanistes architectes... Nous sommes à la veille de grandes décisions urbaines, même les plus sceptiques se prennent à espérer.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; méandre, embouteillage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis ouverture de l'exposition sur le Grand Paris. Succès populaire. Mais on comprend vite qu'il est impossible d'exposer et d'expliquer dix fois un sujet aussi complexe, chaque étude étant présentée dans un espace exigu de 20 m². La presse montre des images éparses de propositions contradictoires et résume chaque étude sur la transformation d'une métropole de 14 millions d'habitants en environ dix à quinze lignes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Français sont curieux, intéressés et essayent de comprendre... mais c'est impossible.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bref, une telle somme de travail est trop difficilement communicable. La plupart des journalistes eux-mêmes ne prennent pas le temps de comprendre... seuls certains élus parisiens et franciliens ont souhaité des présentations projet par projet. Et, stupéfaction, je n'ai jamais entendu le secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale commenter une seule proposition, ni même seulement demander à une des dix équipes d'expliquer ses projets... En revanche, il dit aux équipes qu'elles auront toutes du travail et évoque avec certaines de futures responsabilités sur de larges territoires, et se fait ainsi quelques alliés...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;6&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; méandre, remous&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les responsables des équipes pluridisciplinaires suggèrent à Christian Blanc de regarder dare-dare leurs études pour (on ne sait jamais) intégrer quelques pensées pertinentes. Des conseillers élyséens, des élus parisiens et franciliens font de même. Le secrétaire d'Etat fait la sourde oreille au nom d'une urgence qui devient vite raison d'Etat. Tout le monde a compris que Nicolas Sarkozy souhaite aller le plus vite possible. Mais dans cette expression, il y a possible, pas uniquement le plus vite ! Toutes les équipes n'ont pas mis l'accent sur une proposition de transports métropolitains, mais toutes ont relevé l'importance de la corrélation entre stratégie d'évolution et carte des transports.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Certaines équipes ont approfondi un schéma de transports élaboré et argumenté de nature à questionner les élus et les conseillers au plus haut niveau de l'Etat. Ces derniers, pour l'essentiel, voulaient intégrer dans la proposition du secrétaire d'Etat de nombreux paramètres issus de ces équipes. Ce qui a amené, à l'initiative de &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/dd26/claude-gueant.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Claude Guéant&lt;/a&gt;, un schéma modificateur et complémentaire du grand huit de Christian Blanc, avec, en outre, la recommandation expresse d'avoir un métro aérien dès que la situation le permet. Cela n'empêche pas le secrétaire d'Etat de continuer à diffuser toujours son même schéma. Les Français ne perçoivent pas d'évolution dans le grand huit.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;7&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; méandre, en eau trouble&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En outre, parmi les multiples propositions indiquées dans le discours présidentiel qui énumère des propositions issues des dix études, l'une d'elles éclipse les autres : la liaison &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/f1c6/paris-le-havre.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Paris-Le Havre&lt;/a&gt;. Même si l'analyse du texte montre que l'on parle surtout du Havre port de Paris et d'une liaison rapide par TGV Le Havre-Paris, ce que la presse retient c'est l'axe de développement urbain et territorial Paris-Le Havre. Le Havre est cher à mon coeur et occupe mon esprit par d'importants projets, renforcer la notion de port avancé de Paris est pertinente, la liaison rapide souhaitable, mais urbaniser la vallée de la Seine entre les deux villes est à la fois une idée comique - &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/d570/ferdinand-lop.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Ferdinand Lop&lt;/a&gt; parlait de prolonger le boulevard Saint-Michel jusqu'à la mer - et une idée tragique : pour limiter l'émission des gaz à effet de serre, la métropole ne doit plus s'étendre, les transports doivent se concentrer, la densité doit être renforcée sur les gares d'interconnexions.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Seules de nouvelles unités de productions industrielles ont une raison stratégique d'être le long des voies fluviales. Un projet post-Kyoto ne peut être qu'une stratégie de modification de territoires déjà urbanisés. Etendre la ville est aujourd'hui criminel pour notre descendance. Pourtant, les Français ont compris que le projet du &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/0a0d/grand-paris.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Grand Paris&lt;/a&gt; était d'étendre Paris jusqu'au Havre !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;8&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; méandre, rapides avant les chutes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puis nous avons appris qu'une loi dite du Grand Paris était en préparation pour permettre la réalisation du grand huit des métros souterrains. Une loi étrangère aux propositions urbaines liées à la consultation du Grand Paris. &lt;em&gt;(L'architecte)&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/bcca/christian-de-portzamparc.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Christian de Portzamparc&lt;/a&gt; demande alors avec pertinence que l'intitulé de la loi stipule qu'elle porte sur les transports du Grand Paris...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Français n'ont aucun moyen de savoir que le Grand Paris de &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/8910/christian-blanc.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Christian Blanc&lt;/a&gt;, et son projet de loi, n'a rien à voir avec le Grand Paris exposé à la Cité de l'architecture par les dix équipes internationales pluridisciplinaires.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un premier projet de loi a circulé cet été sur l'urbanisation du Grand Paris. Ses nouvelles constructions sont implantées dans des cercles de trois kilomètres de diamètre, quarante gares sont le centre de quarante cercles. Quatre fois la surface de Paris aujourd'hui ! Ceux qui l'ont lu ont été effarés par un tel manque de discernement qu'ils soient élus ou professionnels de l'aménagement urbain. Une société du Grand Paris finance le grand huit, notamment en préemptant le foncier à l'intérieur des cercles. Le projet de loi amendé (les cercles ont disparu, les zones concernées sont flexibles, les collectivités locales sont représentées minoritairement au conseil d'administration) a été accepté en conseil des ministres et sera présenté à l'Assemblée nationale à la fin de l'automne.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est un projet de loi conflictuel qui ne donne aucune garantie d'utilité publique s'il n'est pas relié à une stratégie urbaine précisée et située. Oui, l'Etat a pour rôle d'initier, de proposer un mode de financement, et quand c'est nécessaire de décider de l'intérêt général face à des intérêts locaux. Cette loi est indispensable, mais elle ne peut être ni une carte blanche sur le mode d'urbanisation ni une incitation à l'extension urbaine. Le Grand Paris n'est pas un champ de bataille. Il ne pourra s'épanouir que dans la compréhension et la hiérarchisation d'objectifs sociaux, humanistes et optimistes. Le consensus sur ces objectifs est le principal paramètre nécessaire pour en accélérer la réalisation.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous en sommes là... Avec en plus la perspective des élections régionales pour crisper un peu plus les choses... Mais ne vous méprenez pas, je ne suis pas un démolisseur, mais un constructeur persévérant : j'oeuvre pour que le projet du Grand Paris, le vrai, le structurant, l'ambitieux, le durable, l'humaniste, pour lequel &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/6ba2/nicolas-sarkozy.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Nicolas Sarkozy&lt;/a&gt; a invité tant d'experts à réfléchir et à proposer, voit le jour et se mette en place au plus vite. La matière permettant les choix stratégiques est là. Elle n'est pas extraite.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et, Christian Blanc souhaitait-il vraiment l'extraire quand il a proposé de repartir de zéro et de faire un projet commun à dix équipes avant toutes discussions sur le contenu ! Piège grossier désamorcé in extremis.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut créer d'urgence un atelier du Grand Paris où l'Etat, la région, la &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/e427/ville-de-paris.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Ville de Paris&lt;/a&gt; et les collectivités locales désigneront des représentants qui, informés par les équipes auteurs des propositions et par les ateliers d'urbanisme de la ville de Paris et de la région, identifieront les propositions à retenir en vérifiant leur comptabilité et leur faisabilité. Car, vous l'avez compris, logiquement, les propositions formulées et étudiées séparément sont contradictoires et tout aussi logiquement, en démocratie, les experts proposent et les politiques disposent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce n'est évidemment pas par hasard si Christian Blanc a proposé que l'Atelier du Grand Paris soit une association réduite aux seules équipes pour qu'elles travaillent ensemble... J'avais trouvé le nom : l'&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/187e/atelier-de-sisyphe.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Atelier de Sisyphe&lt;/a&gt;. Le Grand Paris pourrait commencer demain matin dans des centaines de communes simultanément, puisque c'est, avant tout, la modification d'une situation existante où il faut :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- planter des arbres pour créer de la biomasse,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- isoler et requalifier les bâtiments énergivores en agrandissant les logements et en améliorant leurs équipements et leur esthétique,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- aménager les lisières, limites de la ville et de la nature,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- accélérer la modification urbaine,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- favoriser la mixité et les reconversions ainsi que l'implantation des commerces de proximité,&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- reconquérir les délaissés urbains et arrêter de démolir dans les quartiers sensibles, les ouvrir et surtout les équiper...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et, surtout, surtout arrêter d'étendre la ville par simples juxtapositions périphériques.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les élus de &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/1b7e/paris-metropole.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Paris Métropole&lt;/a&gt; proposent de travailler dès aujourd'hui avec l'Atelier du Grand Paris ; ces mesures et d'autres pourraient donc être intégrées rapidement dans des centaines de communes. Le plus difficile sera de décider où construire les 70 000 logements annuels pour créer des centralités autour du Paris historique à l'échelle de la métropole. Il est facilement compréhensible qu'entre une stratégie comme celle du groupe Descartes (Yves Lion, &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/81a6/francois-leclerc.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;François Leclerc&lt;/a&gt;...) avec 20 centralités de 500 000 habitants, ou une autre comme celle de &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/084a/richard-rogers.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Richard Rogers&lt;/a&gt; qui propose un polycentrisme compact, ou celle de Cantal-Duthilleul-Nouvel qui propose seulement cinq centralités... Le tracé du système de transports et l'implantation des gares risquent d'être légèrement différents ! Il faut choisir, trancher.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Après ce choix, un secrétaire d'Etat, ami des ingénieurs, urbanistes, architectes, artistes, intellectuels... à l'écoute de tous, humaniste curieux et ambitieux pour l'ensemble des habitants du Grand Paris, pourrait vite proposer un tracé de transports précis et pertinent sur des bases déjà consensuelles et il serait alors immédiatement possible de formaliser les nouveaux documents d'urbanisme à l'échelle de la métropole.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les représentants des dix équipes pluridisciplinaires ont signé, le 28 juillet, une lettre adressée au président de la République pour demander la création de l'Atelier du Grand Paris, conforme à cette stratégie afin de réaliser son ambition qui est logiquement partagée par ceux qui veulent que le début du XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle soit plus juste et plus généreux.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>L'auteur</name>
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        <title>Les Verts installent un réfugié climatique en glace au Parlement de Strasbourg</title>
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        <id>tag:copenhague-sauver-la-terre.hautetfort.com,2009-10-20:2428219</id>
        <updated>2009-10-20T15:07:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-20T15:07:00+02:00</published>
        <summary> Un réfugié climatique taillé dans la glace et installé dans la cour du...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://copenhague-sauver-la-terre.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Un réfugié climatique taillé dans la glace et installé dans la cour du Parlement européen en session à Strasbourg, c'est le symbole qu'ont utilisé les eurodéputés Verts pour inciter les gouvernants européens à avancer sur la question climatique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le petit bonhomme de glace était entouré de panneaux indiquant&amp;nbsp; : &lt;em&gt;&quot;Arrêtez le changement climatique, faites votre travail&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Commentaire de José Bové, eurodéputé Europe-Ecologie : &lt;em&gt;&quot;La statue de glace symbolise toutes les personnes qui vont être victimes du réchauffement climatique, puisqu'on annonce pour 2020-2030 au moins 200 millions de Terriens qui seront obligés de quitter leur habitat.&lt;/em&gt; &lt;em&gt;C'est aux pays industrialisés d'agir et d'être solidaires avec les pays du Sud.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Le Comte de Cagliostro</name>
            <uri>http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Alliance : Que ne ferait-on pour un siège de conseiller régional ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/archive/2009/10/19/alliance-que-ne-ferait-on-pour-un-siege-de-conseiller-region.html" />
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        <updated>2009-10-20T08:02:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-20T08:02:00+02:00</published>
        <summary>  Si l’on sait que des entretiens «&amp;nbsp;off&amp;nbsp;» se déroulent entre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/media/01/02/1981346369.jpg&quot; alt=&quot;te.jpg&quot; name=&quot;media-2049890&quot; id=&quot;media-2049890&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Si l’on sait que des entretiens «&amp;nbsp;off&amp;nbsp;» se déroulent entre Antoine Waechter et les Verts, on apprend qu’une alliance identique est envisageable avec Cap 21, représentée par &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.dna.fr/local/chuchotements/20091019_DNA008444.html&quot;&gt;Yveline Moeglen&lt;/a&gt;, qui rajouterait bien à l’ensemble le Modem.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;L’ensemble compact pourrait ainsi composer une force non négligeable et pourquoi pas dépasser le PS. Après tout est question d’arrangements entre «&amp;nbsp;amis&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;A Paris, la situation inquiète.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        </author>
        <title>Les silences du métronome.</title>
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        <id>tag:blogdenicolascallegari.hautetfort.com,2009-10-19:2427020</id>
        <updated>2009-10-19T20:27:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-19T20:27:00+02:00</published>
        <summary>   Par Philippe Labro.    &amp;nbsp;    Tribune publiée dans Le Figaro,     le 19...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/97729451.jpg&quot; alt=&quot;9aad5f0e-bc8a-11de-b964-db61ca243e18.jpg&quot; id=&quot;media-2051366&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Philippe Labro.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 19 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce petit homme trapu, dont la tête massive domine un corps épais et tassé, dans un éternel costume sombre, qui a dit autrefois&amp;nbsp;: «Quand on ne sait pas où on va, tous les chemins mènent nulle part», a traversé Paris pendant 48&amp;nbsp;heures, la semaine dernière, personnage singulier, chargé d'histoires, secrets et expériences, tel un voyageur dont les valises seraient si volumineuses qu'elles feraient exploser, à l'enregistrement, la machine à mesurer l'excédent de bagages.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À son âge (86 ans), Henry Kissinger sait sans doute très bien où il va - où nous irons tous, un jour fatal - mais il ne cesse de parcourir le monde à la même allure que celle de sa cinquantaine, lorsque, secrétaire d'État du président Richard Nixon, il ordonnançait la diplomatie de l'Amérique. Arrivant de Pékin, repartant pour Francfort, évoluant de colloques en séminaires, de conférences - chèrement rétribuées - en consultations au plus haut niveau - tout aussi bien payées -, Kissinger qui fut autant attaqué que respecté, accusé que célébré, m'a permis, à trois reprises, d'observer le déroulement de sa mécanique cérébrale, le déploiement de sa puissante personnalité. La première fois, au cours d'une cérémonie à l'ambassade des États-Unis. VGE remettait les insignes de commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur à l'ancien représentant de George W. Bush (Craig Stapleton), en présence du nouvel envoyé de Barack Obama (Charles Rivkin), sous les regards de deux cents hommes et femmes, séduits par cette démonstration typiquement américaine de courtoisie entre un républicain et un démocrate, que tout, en principe, sépare, mais que réunit la même dévotion à leur pays natal ainsi que le même amour pour la France. Au milieu de cette assemblée, se détachait, débonnaire et attentive, la figure marmoréenne de Kissinger, entouré comme un pontife, à qui, d'ailleurs, VGE rendit hommage en faisant l'éloge de son ouvrage, &lt;i&gt;Diplomatie&lt;/i&gt;, paru chez Fayard. En 763 pages de portraits et d'analyses, Kissinger y dresse le panorama des relations internationales, de Richelieu à Dean Acheson, de Metternich et Bismarck à Gorbatchev et Reagan. C'est un livre époustouflant. La deuxième fois, au cours d'un dîner en petit comité au Quai d'Orsay, donné en son honneur par Bernard Kouchner, avec qui il confronta ses vues sur l'Afghanistan. La troisième fois, un matin, dans un salon de l'hôtel Ritz, où je pus converser à bâtons rompus, avec lui, avant que Renaud Girard l'interroge sur l'actualité. Vous avez lu leur entretien dans ce même journal, samedi dernier.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Inclassable&lt;/h3&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Contrairement aux politiques de la nouvelle génération, qui attendent à peine la fin d'une question pour bombarder leur réplique, Kissinger offre un spectacle d'autant plus fascinant qu'il n'est pas spectaculaire, celui de la réflexion au travail. L'homme est inclassable, avec des lèvres à la fois gourmandes et sceptiques, un index de sa main droite épais et charnu comme si ce doigt avait pris du muscle à force de s'être agité, avoir tracé des lignes, conduit négociations et pourparlers, avec la même souplesse et autorité que le chef d'orchestre maniant sa baguette. Je suis frappé par la dissymétrie des yeux&amp;nbsp;: le gauche est ouvert, inquisiteur, vivant et souriant, le droit presque clos, alourdi par une paupière dolente. Kissinger parle d'une voix caverneuse, colorée pour toujours par un accent allemand, prononçant chaque phrase sur la même tonalité monocorde, pourchassant le moindre soupçon d'équivoques et amphibologies, en ennemi juré de l'impropriété. Il n'a pas encore répondu. On dirait que ça rumine, ça phosphore, ça dissèque et ça passe à travers un tamis, on devine alors quel est son système de pensée. En fait, Kissinger organise son temps de riposte comme celui d'un métronome, dont les battements, réguliers mais silencieux, marquent la mesure de ses appréciations. Un tic, puis un tac, une affirmation, puis son antithèse. Kissinger étudie d'abord l'intention, pour construire sa rhétorique avant de la délivrer oralement, choisissant ses mots avec scrupule, avec la minutie d'un artisan du drap qui s'assure du bon agencement de la moindre rame sur un tissu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vision&lt;/h3&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il refuse la définition shakespearienne de l'Histoire comme un «récit raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui ne signifie rien». Pour lui, chaque période développe une certaine identité, avec ses limites, et seul le passé permet de comprendre le présent. C'est pourquoi il se définit autant historien que diplomate. Mais quand je lui demande de sélectionner ses souvenirs les plus forts, il répond&amp;nbsp;: «Les plus émouvants&amp;nbsp;: quand le Duc Tho m'a tendu, à Paris, en 1973, sa proposition de l'accord jetant les bases de la fin du conflit au Vietnam. Et, dans le même esprit, quand Sadate, dans son bureau à Assouan, a reçu, devant moi, le message confirmant l'accord Égypte-Israël pour la fin de la guerre du Kippour, à laquelle j'avais tellement œuvré.»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Qui vous a le plus impressionné au cours de votre carrière&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- De Gaulle, Mao, Sadate, Mandela et, un rang en dessous, Zhou Enlai.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Qu'avaient-ils en commun&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- La vision du futur, la capacité analytique, le courage. Et dans le cas de Mandela et Sadate, une certaine générosité d'âme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Spasmes&lt;/h3&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et si j'avance qu'après tout, vision et analyse font partie de ses propres atouts, le Prix Nobel de la paix 1973 émet un gloussement&amp;nbsp;; «Si vous vous intéressez trop à vous-même, vous perdez vite la vision». Ceci venant d'un homme dont les détracteurs ont souligné une propension à l'égocentrisme, peut prêter à sourire, mais il me semble qu'il est le premier à le savoir et que, dupe de rien, il a atteint ce stade de la vie où surgit une manière de sérénité. Sur les chefs d'État actuels, Kissinger s'avère prudent et poli, mais, comme toujours, avec sa méthodologie (le tic suivi du tac), il me dit&amp;nbsp;: «Les leaders modernes sont plus préoccupés par l'environnement immédiat, et l'humeur des opinions publiques, et ils oublient trop les tendances longues de l'Histoire.» Et cette réflexion&amp;nbsp;: «Je crois plus aux changements graduels qu'aux spasmes.&amp;nbsp;Il est vrai qu'il n'y avait pas de façon graduelle de se débarrasser du spasme appelé Hitler&amp;nbsp;!»&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;À l'énoncé de ce nom, il évoque pudiquement son enfance (il est né à Fürth, en Allemagne) et la fuite de ses parents juifs, ce qui lui permit de toucher du pied le sol de l'Amérique, se faire naturaliser, devenir prof de sciences politiques à Harvard, avant d'assouvir sa dévorante ambition politique, son avide envie d'exercer une haute responsabilité aux côtés des présidents (Nixon puis Ford).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Je n'aurais jamais rêvé de devenir secrétaire d'État.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Vous l'avez dû aux circonstances ou à votre «pouvoir cérébral»&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Un mélange des deux, sans doute. Mais je ne suis pas sûr que, dans les mêmes circonstances, n'importe qui d'autre aurait obtenu ce poste.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Surgit à nouveau le sourire de celui qui est conscient de sa différence, et a vécu dans la certitude de ses qualités d'exception. J'apprendrai, plus tard, que malgré un agenda quasi présidentiel, Henry Kissinger aura trouvé le temps d'aller passer une heure et demie au Louvre pour contempler les œuvres de Titien, Véronèse et Tintoret, s'attardant longuement devant trois tableaux : «Le Saint Jérôme pénitent dans le désert», «Les Pèlerins d'Emmaüs», «La Mise au tombeau». Précarité du pouvoir face à l'éternité de l'art.&lt;/p&gt; &lt;!-- google_ad_section_end() --&gt;&lt;!-- Template : Outils.php --&gt; &lt;p&gt;&lt;script src=&quot;http://www.hautetfort.com/scripts/tooltip/tooltip.js&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ &lt;!--   // --&gt; //]]&gt; &lt;/script&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Le Comte de Cagliostro</name>
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        <title>Décès de Philippe Carbiener - Conseilller régional</title>
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        <updated>2009-10-19T18:13:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-19T18:13:00+02:00</published>
        <summary>  ''Fourmillant d'idées et solidement documenté sur la plupart des dossiers...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/media/00/02/610030557.jpg&quot; alt=&quot;9528.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2051111&quot; /&gt;''Fourmillant d'idées et solidement documenté sur la plupart des dossiers environnementaux, Philippe Carbiener fut à l'origine de nombreuses actions et démarches innovantes qui ont permis à Illkirch-Graffenstaden de devenir une commune à la pointe du développement durable''.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Conseiller Régional Verts et Adjoint au Maire d'Illkirch-Graffenstaden, il s'en va des suites d'une longue maladie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'équipe Cagliostro transmet à ses amis et proches ses condoléances les plus sincères et conservera de lui l'image d'un&amp;nbsp;homme d'idées, défenseur sincère de la prise en compte des facteurs climatiques et énergétiques dans le domaine politique.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Lavez l'injustice faite aux Chagossiens.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/archive/2009/10/18/-.html" />
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        <updated>2009-10-18T15:59:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-18T15:59:00+02:00</published>
        <summary>   Par Jean-Marie Gustave Le Clézio.    &amp;nbsp;   &amp;nbsp;    Tribune publiée...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/1149618839.jpg&quot; alt=&quot;ALeqM5jpfc-louFH1g9Y1jE4vkOFqr_VmA.jpg&quot; id=&quot;media-2048412&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Jean-Marie Gustave Le Clézio.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 17 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Monsieur le président, votre élection à la présidence des Etats-Unis a soulevé une immense vague d'espoir dans le monde. Pour la première fois depuis &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/26ce/abraham-lincoln.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Abraham Lincoln&lt;/a&gt;, le président des Etats-Unis était aussi, spontanément, un peu celui de la plus grande partie des habitants de la Terre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Votre parcours politique, vos origines, votre héritage et votre conduite ont quelque chose d'exemplaire. Et puis il y a eu le discours d'investiture que vous avez prononcé devant l'Union, et nous avons compris que vous étiez un grand homme d'Etat. Nous savions que vous n'alliez pas nous manquer, que nous ne pourrions pas nous passer de vous.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce discours a été lu et écouté dans le monde entier, non seulement dans les grands pays, mais aussi dans nombre de petits pays sans importance pour les affaires du monde. A Maurice (j'en parle car c'est aussi ma patrie), votre discours a été salué par l'ensemble de la population.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'idée que vous y développez est simple et lumineuse : il ne saurait y avoir de démocratie sans que soit affirmé le droit pour chaque individu de ne jamais avoir à renoncer à aucune partie de son identité. Vous êtes, monsieur le président, le symbole vivant de ce droit, et c'est pourquoi il fallait aussi que ce soit vous qui affirmiez cette conviction. Mais vous énoncez l'autre partie de cette certitude, qui lui donne un caractère d'universalité. C'est qu'il faut savoir dépasser le particularisme pour adhérer au projet humain universel, qui nous rend égaux et libres. Sans cette contrepartie, l'identité ne vaut rien car elle conduit à l'exclusion et à la guerre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En vous octroyant le prix Nobel de la paix, le comité d'Oslo a répondu à cette ferveur. Il soutient aussi votre action à un moment où vous êtes l'objet d'attaques déloyales dans votre propre pays et à l'extérieur, pour vouloir instaurer la justice en matière de protection sociale et combattre l'âpreté des lois du marché.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La tâche qui est devant vous est immense, c'est une tâche de paix et de réconciliation. Vous êtes le seul aujourd'hui à pouvoir l'accomplir. C'est pourquoi je souhaite attirer votre attention sur une injustice qui dure depuis quarante ans. Je veux parler de la déportation du peuple chagossien.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Permettez-moi, monsieur le président, de vous remémorer les faits : en 1968, l'île Maurice accédait à une indépendance longuement désirée. Au moment des négociations entre les Mauriciens et le gouvernement colonial britannique, ce dernier exigea en contrepartie de maintenir son autorité sur un groupe d'îles de l'océan Indien comprenant l'archipel des Chagos, devenues de ce fait le &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/403f/british-indian.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;British Indian&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/d453/ocean-territory.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Ocean Territory&lt;/a&gt; (BIOT).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès l'accord signé, les Britanniques s'empressèrent de louer cet archipel au gouvernement des Etats-Unis qui cherchait à établir une base militaire dans l'océan Indien. La seule exigence préalable des Etats-Unis était qu'il s'agît d'îles désertes, afin de ne pas contrevenir au droit d'éventuels habitants. Un mensonge des autorités britanniques apporta cette garantie : les Chagos, affirmèrent-elles, étaient peuplées seulement d'un groupe de pêcheurs qui n'y résidaient que le temps d'une saison. L'installation de la base eut lieu à &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/ea7c/diego-garcia.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Diego Garcia&lt;/a&gt;, l'île principale de l'archipel, après qu'une milice musclée eut expulsé de leurs îles les habitants, qui en réalité étaient là depuis des générations, pêcheurs et cultivateurs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces malheureux durent abandonner leurs maisons et leurs biens dans des conditions dramatiques. A ceux qui refusaient d'obéir, les miliciens répondaient par la menace : &lt;em&gt;&quot;Partez, ou vous mourrez de faim.&quot;&lt;/em&gt; On raconte que, lors du dernier voyage, faute de place sur le navire, certains durent abandonner leur chien sur le rivage. La compensation financière promise par le gouvernement britannique ne suffit pas à dédommager les Chagossiens. Depuis plus de quarante ans, ils sont sans domicile, sans identité. Certains survivent dans des conditions précaires à Maurice, sans travail, sans aide. D'autres ont trouvé asile en Angleterre, où ils sont des citoyens de seconde catégorie. Mais rien ne saurait remplacer leur patrie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toutes leurs demandes de retour dans leurs îles sont restées sans effet. Pendant longtemps, l'armée américaine leur a même refusé de venir fleurir les tombes de leurs ancêtres sous le prétexte de la menace terroriste (Diego Garcia était le point de départ des bombardements sur Bagdad). Pourtant, à plusieurs reprises, des voix se sont élevées dans le Sénat américain afin qu'on reconnaisse le droit des Chagossiens, et qu'on dénonce le mensonge qui a causé leur déportation.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Monsieur le président, vous êtes un homme de paix et de justice, vous avez le pouvoir de changer le sort de ce peuple venu d'Afrique de l'Est au temps de l'esclavage. Vous avez le pouvoir d'autoriser ces gens et leurs enfants à revenir vivre sur le sol natal, à y travailler (sur la base militaire, pourquoi pas ?), à y honorer leurs défunts. Ce ne serait pas un acte de charité, mais de justice. Ecoutez, je vous prie, la voix de la grande dame des Chagos, Charleezia, qui chante sur un rythme de séga la douleur de l'exil et l'espoir du retour. Elle en dit plus long que tous les discours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Très respectueusement vôtre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/b727/jean-marie-gustave.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Jean-Marie Gustave&lt;/a&gt; Le Clézio&lt;/strong&gt;, Ecrivain français et mauricien &lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/sujet/eb74/prix-nobel.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Prix Nobel&lt;/a&gt; de littérature (2008)&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Hervé</name>
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        </author>
        <title>Manifestons contre le reconstruction de Jean Bouin</title>
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        <updated>2009-10-18T08:06:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-18T08:06:00+02:00</published>
        <summary>   Manifestation organisée par le collectif Jean Bouin,   dimanche 18 octobre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;b&gt;Manifestation organisée par le collectif Jean Bouin,&lt;/b&gt; &lt;b&gt;dimanche 18 octobre à 11h30&lt;/b&gt; au stade Jean Bouin&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pour en savoir plus :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.modem-boulogne-billancourt.fr/post/2009/10/La-Section-MoDem-de-Boulogne-Billancourt-s-associe-au-collectif-Jean-Bouin-pour-la-D%C3%A9fense-du-Stade-Jean-Bouin-Omnisports-et-de-son-environnement&quot;&gt;sur la manifestation&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.modem-boulogne-billancourt.fr/post/2009/10/Projet-de-r%C3%A9novation-et-d%E2%80%99extension-du-stade-Jean-Bouin-%3A-le-Mouvement-D%C3%A9mocrate-de-Boulogne-Billancourt-prie-le-commissaire-enqu%C3%AAteur-de-bien-vouloir-r%C3%A9pondre-aux-interrogations-suivantes&quot;&gt;document déposé par la section Modem de Boulogne-Billancourt dans le cadre de l’enquête publique&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        <title>La sécurité alimentaire est une priorité du gouvernement.</title>
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        <id>tag:blogdenicolascallegari.hautetfort.com,2009-10-17:2423907</id>
        <updated>2009-10-17T20:58:32+02:00</updated>
        <published>2009-10-17T20:58:32+02:00</published>
        <summary>   Par Hillary Clinton,     Secrétaire d'Etat américain.    &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/1805920473.jpg&quot; alt=&quot;6f49b4de-b9c9-11de-a0a8-bfff12e8b6f5.jpg&quot; id=&quot;media-2047102&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Par Hillary Clinton,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Secrétaire d'Etat américain.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;le 17 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour un milliard d'habitants du monde, le labeur quotidien consiste à cultiver, acheter ou vendre des aliments. Mais cela nous concerne tous.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Considérons la vie du petit agriculteur typique. C'est une femme, elle habite dans un village, se lève avant l'aube, fait des kilomètres à pied pour trouver de l'eau. Si la sécheresse, la rouille et les nuisances ne détruisent pas ses récoltes, elle pourra nourrir sa famille et aura peut-être même un petit supplément, qu'elle pourrait vendre. Mais il n'y a pas de route pour le transporter au marché le plus proche, ni personne pouvant le lui acheter.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Considérons maintenant un jeune homme dans une ville surpeuplée, à une centaine de kilomètres de ce village. Il gagne un salaire de misère. Au marché, il trouve des produits déjà gâtés ou hors de prix. La cultivatrice a donc des produits à vendre que le jeune homme veut acheter. Mais cette transaction toute simple ne peut se faire, en raison de forces complexes qui les dépassent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Relever le défi de la faim dans le monde est au cœur de la sécurité alimentaire&amp;nbsp;: il s'agit d'assurer aux producteurs du monde le moyen de semer et de récolter, d'élever le bétail et d'attraper du poisson, puis de faire parvenir ces aliments aux personnes qui en ont le plus besoin.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La sécurité alimentaire représente la convergence de plusieurs facteurs&amp;nbsp;: les sécheresses et les inondations causées par les changements climatiques, les aléas de l'économie mondiale qui agissent sur les prix alimentaires, et les flambées des cours pétroliers qui augmentent le coût des transports. En fait, la sécurité alimentaire est liée à la sécurité tout court. La faim chronique met en danger des individus, des gouvernements, des sociétés et des frontières nationales. Les gens qui souffrent de la famine ou de la sous- alimentation et qui ne peuvent nourrir leur famille se sentent découragés et désespérés, ce qui peut provoquer des tensions, des conflits et même de la violence. Depuis 2007, &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2008/04/14/04001-20080414DIAWWW00399-la-faim-et-la-colere.php&quot;&gt;d&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2008/04/14/04001-20080414DIAWWW00399-la-faim-et-la-colere.php&quot; title=&quot;www.lefigaro.fr&quot;&gt;es émeutes causées par la précarité alimentaire ont éclaté dans plus de 60 pays&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est pourquoi le gouvernement Obama a fait de la faim chronique une priorité maîtresse de la politique étrangère des États-Unis. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/11/01003-20090711ARTFIG00156-le-g8-veut-calmer-l-inquietude-des-pays-pauvres-.php&quot;&gt;D'autres pays se sont joints à cette lutte&lt;/a&gt;. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/11/01003-20090711ARTFIG00156-le-g8-veut-calmer-l-inquietude-des-pays-pauvres-.php&quot;&gt;Les principaux pays industrialisés&lt;/a&gt; se sont engagés à consacrer plus de &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/11/01003-20090711ARTFIG00156-le-g8-veut-calmer-l-inquietude-des-pays-pauvres-.php&quot;&gt;22&amp;nbsp;milliards&lt;/a&gt; de dollars au cours des trois prochaines années à la promotion d'une croissance économique fondée sur l'agriculture. Le 26&amp;nbsp;septembre, le secrétaire général de l'ONU, M.&amp;nbsp;Ban Ki-moon, et moi-même avons parrainé une conférence à laquelle ont participé les dirigeants de plus de 130 pays dans le but de mobiliser un appui international à cette cause.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous fondons notre initiative de sécurité alimentaire sur cinq principes. Premièrement, il n'y a pas de modèle unique d'agriculture. Nous allons collaborer avec les différents pays pour élaborer et adopter leurs plans. Deuxièmement, nous nous attaquerons aux causes premières de la faim, par des investissements tous azimuts, qu'il s'agisse de semences améliorées ou d'assurances pour les petits agriculteurs. Et nous encouragerons le savoir-faire et la persévérance des femmes qui représentent la majorité des agriculteurs. Troisièmement, nous allons accentuer la coordination à l'échelle nationale, régionale et mondiale car aucune entité ne saurait à elle seule éradiquer la faim. Quatrièmement, nous allons soutenir les institutions multilatérales qui ont des ressources et des moyens d'agir sans équivalent. Enfin, l'engagement à long terme et la transparence seront nos mots d'ordre et nous investirons dans des méthodes de suivi et d'évaluation qui rendront nos efforts transparents. Nos efforts dans l'aide au développement fondée sur l'agriculture viennent en complément de nos engagements de base pour ce qui est de l'aide alimentaire d'urgence et de notre réponse aux appels face aux drames et aux catastrophes naturelles - comme cela se produit actuellement dans la Corne de l'Afrique, où la sécheresse, les mauvaises récoltes et la guerre civile ont provoqué une crise humanitaire dévastatrice.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Revitaliser le secteur agricole mondial ne sera pas aisé. Il s'agit même d'une des tâches les plus ambitieuses sur le plan de la diplomatie et du développement que notre pays ait jamais entreprise. Mais elle peut s'accomplir et elle en vaut la peine. Notre réussite sera le gage d'une prospérité et d'une paix accrues dans les années à venir.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
            <uri>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Interview de Sarkozy au Figaro.</title>
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        <updated>2009-10-16T09:48:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-16T09:48:00+02:00</published>
        <summary>        Entretien publié dans Le Figaro,     le 16 octobre 2009.    &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/1580134807.jpg&quot; alt=&quot;f11a1e1c-b9a7-11de-a0a8-bfff12e8b6f5.jpg&quot; id=&quot;media-2046124&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Entretien publié dans Le Figaro,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 16 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La majorité traverse une zone de turbulences. Que pensez-vous de cette détérioration du climat politique&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il n'est pas interdit de prendre un peu de recul. Je suis aujourd'hui à mi-mandat. Je vous invite à comparer la situation politique dans laquelle nous nous trouvons avec celle de mes prédécesseurs au même moment. En 1967, deux ans après la réélection du général de Gaulle, la majorité de l'époque ne l'emporte que d'un siège aux législatives. L'année suivante, ce sont les événements de Mai 1968. Deux ans après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, en 1976, il rompt avec son premier ministre Jacques Chirac. Son septennat ne s'en remettra pas. En 1983, deux ans après l'élection de François Mitterrand, c'est le tournant de la rigueur, qui se solde par l'échec de la majorité socialiste, trois ans plus tard. Deux ans après l'élection de Jacques Chirac en 1995, c'est la désastreuse dissolution. Deux après son élection de 2002, 20 régions sur 22 sont perdues par la majorité. La situation de l'actuelle majorité est bien différente puisqu'elle vient de gagner les élections européennes. Le front social est apaisé malgré une crise économique sans précédent. Quant aux élections partielles qui sont traditionnellement mauvaises pour le gouvernement en place, nous en avons gagné l'immense majorité et &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/12/01002-20091012ARTFIG00280-legislatives-partielles-l-ump-david-douillet-en-tete-a-poissy-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;notre candidat David Douillet a fait 45&amp;nbsp;% au premier tour&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; dimanche dernier. J'en tire la conclusion qu'il ne faut pas confondre le climat du milieu médiatique, qui est par construction politisé et agité avec la réalité de la société française qui attend du gouvernement qu'il apporte des solutions concrètes aux problèmes des Français&amp;nbsp;: le chômage, la sécurité, l'éducation de leurs enfants, le pouvoir d'achat.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Depuis trois jours la polémique monte, y compris au sein de la majorité, sur la future élection de votre fils Jean à la tête de l'Epad. Que répondez-vous à ceux qui vous accusent de «népotisme»&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a 45 conseillers généraux dans le département des Hauts-de-Seine, élus par le suffrage universel. Ils ont tous le droit de postuler à un poste d'administrateur à l'Epad. Sauf un&amp;nbsp;! Et pourquoi ne peut-il pas&amp;nbsp;? Parce qu'il est mon fils. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/13/01002-20091013ARTFIG00535-qui-decide-quoi-a-l-epad-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;La présidence de l'Epad&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, est un poste non rémunéré. Il ne s'agit donc pas d'une prébende. C'est une élection, il ne s'agit donc pas de népotisme. A travers cette polémique, qui est visé&amp;nbsp;? Ce n'est pas mon fils. C'est moi. Ceux qui ne se sont jamais faits à mon élection et qui n'ont rien à dire sur le fond essayent d'attaquer sur tous les sujets avec une mauvaise foi et une méchanceté qui ne trompera pas les Français.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous avez été élu sur un certain nombre de valeurs&amp;nbsp;: le travail, le mérite, la République irréprochable. Votre fils n'est-il pas, à 23 ans, trop jeune pour accéder à cette responsabilité&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Y a-t-il un âge pour être compétent&amp;nbsp;? Je souhaite le rajeunissement de nos élites politiques qui ont bien vieilli. J'ai été le premier surpris lorsque Jean a voulu se lancer en politique. Mais &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/15/01002-20091015ARTFIG00572-jean-sarkozy-un-dauphin-parmi-les-requins-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;il m'a impressionné par sa ténacité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, il travaille énormément et fait face avec beaucoup de courage à la dureté et à la brutalité des attaques. J'ajoute qu'il faut avoir 21 ans pour être candidat à l'élection cantonale. Il a réussi. Une fois élu il n'a pas plus de droit qu'un autre mais pas moins non plus.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A vos yeux, l'affaire Frédéric Mitterrand est-elle désormais close&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suis président de la République. Je dois défendre certaines valeurs. Je ne laisserai donc personne assimiler homosexualité et pédophilie. C'est un retour au Moyen-Age qui fait honte à ceux qui ont employé cet argument. Quand je vois le porte-parole du PS, emboîter le pas à &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/10/01002-20091010ARTFIG00154-le-coup-mediatique-reussi-de-marine-le-pen-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Marine Le Pen&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et avec quel enthousiasme&amp;nbsp;! Je me demande où sont passées les valeurs humanistes de ce grand parti républicain. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/13/01002-20091013ARTFIG00007-l-elysee-face-aux-turbulences-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Frédéric Mitterrand n'a jamais fait l'apologie du tourisme sexuel&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et il l'a même condamné en termes très forts. Il ne faut pas confondre confessions intimes avec prosélytisme. Le livre est intitulé La Mauvaise Vie, c'est assez clair.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;polanski&quot; id=&quot;polanski&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais Frédéric Mitterrand n'en a-t-il pas trop fait&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Frédéric Mitterrand a reconnu que sa déclaration était une erreur et a dit qu'il la regrettait. Je ne saurais mieux dire. Je comprends que l'on soit choqué par la &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/02/01016-20091002ARTFIG00005-au-c339ur-du-proces-de-roman-polanski-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;gravité des accusations contre Roman Polanski&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mais j'ajoute que ce n'est pas une bonne administration de la justice que de se prononcer 32 ans après les faits alors que l'intéressé a aujourd'hui 76 ans.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;fillon&quot; id=&quot;fillon&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Depuis deux ans et demi on a tout dit sur vos relations avec François Fillon. Vous avez dit vous-même qu'à mi-mandat, la question d'un changement de premier ministre se poserait. Où en êtes-vous de votre réflexion&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est normal qu'on m'interroge sur mes relations avec le Premier ministre. C'est un grand classique de la vie politique depuis le début de la Ve République. François Fillon et moi nous travaillons main dans la main. Ni lui ni moi ne nous reconnaissons &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/03/01002-20091003ARTFIG00165-les-cartes-maitresses-de-sarkozy-pour-le-poste-de-premier-ministre-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;dans les commentaires qui sont faits sur nos relations&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Il est partie prenante à toutes les décisions. J'ai confiance en lui. Nous sommes complémentaires. Pourquoi voudriez-vous que je prenne une initiative politique, voire politicienne, qui viendrait compliquer le travail de modernisation de la France qui est déjà bien assez complexe et sur lequel je ne céderai pas.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Regrettez-vous le forfait de plusieurs ministres pour les régionales de mars&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un ministre, et un seul, a déclaré forfait, et je l'ai regretté. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/12/01002-20091012ARTFIG00286-regionales-l-ump-revoit-ses-ambitions-a-la-baisse-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Il s'agit d'Hubert Falco&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Brice Hortefeux et Roselyne Bachelot, je leur ai demandé de ne pas être tête de liste. J'ai souhaité que le ministre de l'Intérieur se consacre à 100&amp;nbsp;% à la politique de sécurité, je le dois aux Français. Je ne céderai pas un millimètre de terrain sur la question de la sécurité qui est ma priorité. J'ai en outre demandé à Brice Hortefeux de relancer avec beaucoup d'énergie la lutte contre la délinquance routière. Les assassins de la route seront réprimés avec une grande sévérité. Quant à Roselyne Bachelot, c'est une excellente ministre de la Santé et son engagement se devait d'être total face au risque de pandémie de grippe H1N1. Elle ne pouvait être candidate.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Souhaitez-vous poursuivre l'ouverture&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autant il convient de se méfier de la cohabitation ou des coalitions, qui favorisent les manœuvres d'appareil et le système des partis, autant je crois plus que jamais à l'ouverture. Les ministres d'ouverture font un travail formidable. Ils démontrent chaque jour que les compétences et les talents n'appartiennent pas à un seul camp. Le sectarisme est un défaut rédhibitoire. Chaque jour j'essaye de demeurer ouvert aux idées comme aux autres c'est mon devoir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous du débat sur «la cagnotte scolaire», qui choque à gauche comme à droite&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je veux dire ma grande réticence à envisager une récompense financière pour les élèves qui renonceraient à l'absentéisme. Je ne peux accepter qu'on puisse récompenser des élèves simplement parce qu'ils vont à l'école. En revanche je partage &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/02/01016-20091002ARTFIG00540-absenteisme-une-cagnotte-pour-motiver-les-lyceens-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;l'idée de Martin Hirsch&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de valoriser et de récompenser ceux qui font plus que leur devoir. Le mérite doit être encouragé, le non respect de la règle doit être sanctionné.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean-Pierre Raffarin propose une évolution vers un régime présidentiel avec raccourcissement à quatre ans du mandat présidentiel, suppression du droit de dissolution. Etes-vous d'accord avec cette idée&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ici aussi le débat ne me choque pas mais &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/10/15/01002-20091015ARTFIG00011-raffarin-prone-un-regime-presidentiel-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;quatre ans&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, ce serait une erreur car en réalité, il n'y aurait que deux années utiles, la première année étant consacrée à l'installation et la quatrième à la campagne. Par ailleurs, je ne suis pas favorable à la suppression du poste de Premier ministre. On n'est pas trop de deux pour assumer la responsabilité d'un pays de 65 millions d'habitants. Quant à la suppression du droit de dissolution, ce serait tourner le dos à la Ve République.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;clearstream&quot; id=&quot;clearstream&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Regrettez-vous d'avoir commenté l'affaire Clearstream et l'emploi du mot «coupables», lors de votre dernière interview télévisée&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2009/09/24/01002-20090924ARTFIG00598-le-lapsus-de-sarkozy-provoque-des-remous-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Ce que je voulais, c'est que la vérité éclate&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Elle est en train d'éclater. Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès, de faire confiance à la justice et de s'abstenir de tout commentaire. J'aurais été mieux inspiré de le faire dès le début.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Faut-il durcir la loi sur les multirécidivistes&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est profondément anormal qu'on laisse sortir de prison des malades sans leur imposer &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/02/01003-20091002ARTFIG00477-des-mesures-pour-etre-plus-efficace-contre-la-recidive-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;des règles très strictes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; au premier rang desquels un traitement médical. J'ai demandé que passe au Parlement, dès le mois de novembre, le texte sur les délinquants sexuels. Un criminel sexuel ne devra sortir de prison qu'après exécution de sa peine, c'est bien le moins, et après s'être engagé à suivre un traitement chimique qui contiendra sa libido.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La fermeture de la jungle de Calais a été difficile. Que vous inspire l'évolution des questions d'immigration en France&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Eric Besson a eu raison d'être déterminé. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/09/29/01016-20090929ARTFIG00570-jungle-de-calais-la-plupart-des-migrants-ont-ete-relaches-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Cette situation de non droit&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; était intolérable. Il nous reste encore une question à traiter, celle des deux ordres de juridiction administrative et judiciaire - qui ont à se prononcer sur la rétention des étrangers en situation irrégulière. A mes yeux, il n'en faut qu'un. Et s'il faut une réforme de la Constitution pour cela, nous la ferons.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;mandat&quot; id=&quot;mandat&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Vous êtes à mi-mandat. Serez-vous à nouveau candidat en 2012&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est une question qui se posera dans le courant de l'année 2011 pas avant. Je veux faire de mon mandat cinq années utiles pour la France. J'ai à mes côtés un très bon premier ministre, un gouvernement qui fait preuve d'une grande solidarité et un parti majoritaire qui a atteint un niveau que nous n'aurions jamais imaginé, alors qu'autrefois on regardait la CDU allemande comme un géant. Je suis déterminé à me battre contre toutes les forces de l'immobilisme et de la réaction. Je veux une France compétitive, juste, moderne, de plain pied dans le XXI ème siècle. Pour la suite, en conscience, je ne suis pas encore prêt à répondre. Et croyez bien que cette réponse est sincère.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'économie montre quelques signes encourageants. Sommes-nous en train de sortir de la crise&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'année dernière à la même époque, on nous prophétisait la violence dans les banlieues, l'explosion sociale et la paralysie Outre-mer. Un an après&amp;nbsp;? La France doit revoir ses prévisions de croissance à la hausse parce qu'elles étaient trop pessimistes. La France est, de tous les pays industrialisés, celui qui a le moins souffert de la crise. Nous aurons cette année une récession de l'ordre de 2&amp;nbsp;% alors que nous avions prévu 3&amp;nbsp;% et les signes de reprise sont plus marqués que partout ailleurs en Europe, comme en témoigne la hausse de 1,8&amp;nbsp;% de la production industrielle au mois d'août. Le gouvernement a géré au mieux cette crise sans précédent. Nous avons mis en œuvre un plan bancaire, un plan auto, un plan de relance qui ont été imités dans le monde entier… Cette stratégie porte ses fruits&amp;nbsp;: les résultats sont là mais on ne sera sorti de la crise que quand le chômage diminuera.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais les déficits se creusent et la dette s'envole dans des proportions dangereuses…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'abord, &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/10/01/04016-20091001ARTFIG00005-la-france-laisse-filer-les-deficits-pour-soutenir-la-croissance-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;avec un déficit de 8,2&amp;nbsp;% du PIB en 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, la France fera mieux en valeur relative que les autres pays. Ensuite, ceux qui crient le plus fort sont ceux qui ont laissé déraper les déficits pendant des années et qui, curieux paradoxe, critiquaient notre plan de relance jugé trop timide. Avec la crise, la France a perdu 57 milliards d'euros de recettes, ce qui explique la dégradation des comptes publics. Nous sommes maintenant sortis de la dépression, mais si l'on relâche nos efforts, l'économie risque de rechuter et la situation des comptes sera pire. Le G20 a d'ailleurs été unanime sur ce point&amp;nbsp;: il faut soutenir la croissance. Voici la priorité. C'est ainsi que nous combattrons les déficits. Par ailleurs nous continuerons de réduire les dépenses publiques courantes. Je rappelle que nous avons diminué de 100 000 le nombre de fonctionnaires, dont le coût représente près de la moitié du budget de la France. Alors que la France avait créé un million d'emplois publics depuis 1992. Qui pourrait imaginer qu'on puisse continuer ainsi&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;impots&quot; id=&quot;impots&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Même en cas de retour de la croissance, la France ne devra-t-elle pas, tôt ou tard, se résoudre à augmenter les impôts pour combler ses déficits&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts et je ne les augmenterai donc pas. Nous avons fait ce choix déterminé pour rompre avec une politique menée depuis vingt ans et qui a conduit à détruire des emplois en handicapant la compétitivité de notre économie. Je ne toucherai pas au bouclier fiscal car je crois au principe selon lequel on ne peut prendre à quelqu'un plus de la moitié de ce qu'il gagne. Si on laisse passer une exception, comme par exemple la CSG, ce n'est plus un bouclier. S'agissant des niches fiscales, nous verrons au cas par cas. Certaines peuvent être modifiées. Dans l'immobilier, par exemple, il n'y aura plus d'avantage fiscal si l'immeuble concerné n'est pas labellisé basse consommation.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une majorité de Français continue de s'inquiéter de l'instauration de la taxe carbone…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Français ont compris que l'environnement pèse sur la santé publique, c'est donc une priorité pour notre avenir. Il y a urgence à agir pour modifier nos comportements&amp;nbsp;: produire propre et consommer propre. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/vert/2009/09/10/01023-20090910ARTFIG00445-sarkozy-fixe-le-prix-de-depart-de-la-taxe-carbone-a-17-euros-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Cette taxe sera intégralement remboursée aux ménages&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; à l'euro près dès février prochain. Pourquoi la France sera-t-elle écoutée à Copenhague&amp;nbsp;? Parce qu'elle a été à l'initiative. Nous allons entraîner le monde entier à prendre des engagements pour protéger l'avenir de la planète. Par ailleurs, nous obtiendrons la taxe carbone aux frontières de l'Europe. Ainsi, enfin, les importations financeront notre modèle social.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La suppression de la taxe professionnelle suscite un tollé dans les collectivités locales, qui craignent de perdre des ressources financières…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La taxe professionnelle était dénoncée de toutes parts comme un «impôt imbécile», qui taxait les investissements des entreprises. Cela a conduit à des délocalisations désastreuses, qui ont ravagé nos régions. La France doit rester une terre de production et d'industrie. Nous devons garder, préserver, défendre nos emplois. Pour cela, il faut supprimer la taxe professionnelle qui n'existe nulle part ailleurs en Europe. C'est une réforme difficile, &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/impots/2009/10/15/05003-20091015ARTFIG00001-la-reforme-de-la-taxe-pro-agite-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;qui suscite des inquiétudes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; dans les collectivités, mais elle est nécessaire. Une négociation s'est engagée avec les élus et je suis sûr que nous allons trouver des solutions. Mais, au même titre que l'Etat diminue ses effectifs, il va falloir que les collectivités corrigent des mauvaises habitudes&amp;nbsp;: l'an dernier, leurs effectifs ont augmenté de 36 000 personnes, alors qu'aucun domaine de compétence nouveau ne leur a été transféré.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le déficit de la Sécurité sociale atteindra 30 milliards d'euros l'an prochain. Comment le résorber&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/10/01/04016-20091001ARTFIG00392-famille-retraite-maladie-les-trous-se-creusent-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Ce déficit&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; est imputable pour les trois quarts à la baisse conjoncturelle des recettes liées à la crise, la réponse est donc dans le retour de la croissance. Par ailleurs, nous avons pris des mesures d'économies supplémentaires comme la hausse du forfait hospitalier de 16 à 18 euros. Je note que la plupart de ces mesures ont été proposées au gouvernement par les conseils des caisses gérant les différents régimes c'est-à-dire les partenaires sociaux. Ainsi, ils font preuve d'un grand sens des responsabilités.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Allez-vous modifier le régime des retraites comme vous l'aviez promis&amp;nbsp;? Seriez-vous prêt à revenir sur la retraite à 60 ans&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous ouvrirons le débat sans aucun tabou, je dis bien sans aucun tabou. Il sera lancé en 2010 et nous prendrons les décisions à la fin 2010. Je ne souhaite pas prendre position avant ce grand rendez-vous, où chacun s'exprimera sans aucune idée préconçue. Mais je dis aux Français que je n'éluderai pas mes responsabilités. Je garantirai la pérennité de notre modèle social.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi ne pas privatiser, comme s'apprête à le faire la Grande-Bretagne&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Puisque vous parlez de la Grande-Bretagne, vous noterez que son budget était excédentaire lorsque j'ai été élu, alors que le nôtre était en déficit d'un peu moins de 3&amp;nbsp;% du PIB&amp;nbsp;; elle est aujourd'hui dans le rouge à plus de 10&amp;nbsp;% et nous de 8&amp;nbsp;%. Nous n'avons donc pas à rougir de notre situation. Nous ne nous interdisons rien en matière de privatisation, mais ce n'est pas à l'ordre du jour et ce ne serait par exemple certainement pas le meilleur moment pour vendre une partie de nos actions dans Renault…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sur les banques, vous avez été particulièrement dur ces derniers mois. Etes-vous aujourd'hui satisfait de leur comportement&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les banques ont répondu à nos attentes et deviennent exemplaires. Elles ferment leurs filiales dans les paradis fiscaux et le dispositif retenu par la France pour encadrer les bonus des traders s'est imposé au reste du monde lors du G20. L'aide que leur a fournie l'Etat a été profitable pour les contribuables. Les banques auront à la fin du mois remboursé 13 milliards sur les 20 que nous avions engagés. Au jour d'aujourd'hui cela a rapporté au budget de l'État 716 millions d'euros. Comme elle semble dépassée la polémique sur l'argent prétendu donné aux banques&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu'attendez-vous du grand emprunt&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un pays en crise a tendance à se replier sur lui-même. La France, qui sacrifie depuis trop longtemps l'investissement au profit des dépenses de fonctionnement, a besoin de projets porteurs d'avenir. Il nous faut avoir les meilleures universités du monde&amp;nbsp;: encore faut-il leur donner les fonds propres nécessaires pour attirer les meilleurs. Même chose pour les PME. Seulement 400 indépendantes sont exportatrices, faute de fonds propres suffisants. Il faut impérativement y remédier. Par ailleurs, pourquoi ne pas mettre en œuvre un grand programme sur les énergies renouvelables, à l'image de celui qui a fait le succès du nucléaire français&amp;nbsp;? Pourquoi ne pas lancer un grand programme de recherche sur la dégénérescence des cellules, à l'origine de maladies comme le cancer, le sida ou Alzheimer, en associant public et privé&amp;nbsp;? Pourquoi, alors que les Chinois préparent des concurrents d'Airbus, ne pas travailler sur l'avion du futur&amp;nbsp;? C'est tout l'objet des réflexions autour de &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/editos/2009/09/23/01031-20090923ARTFIG00527-un-grand-emprunt-au-service-de-la-croissance-de-demain-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;cet emprunt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; et j'attends beaucoup des travaux de la Commission Juppé-Rocard.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelles seront les modalités de l'emprunt&amp;nbsp;? Ferez-vous appel aux particuliers&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les modalités sont secondaires. Seuls comptera l'utilisation que nous en ferons pour préparer l'avenir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelles réponses apportées après les vingt-cinq suicides qu'a connus France Télécom&amp;nbsp;depuis deux ans&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il ne faut pas exploiter &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/15/01016-20091015ARTFIG00616-un-25e-salarie-de-france-telecom-se-suicide-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;ces drames humains douloureux&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;. Mais ils viennent rappeler que le travail des salariés doit être placé au-dessus du reste. Ils doivent évoluer dans un environnement de qualité et recueillir le fruit de leurs efforts à travers le salaire, l'intéressement et la participation. Trop longtemps, la vie des entreprises a tourné autour du cours de Bourse et du court terme, au détriment des conditions de travail et des relations sociales. C'est la raison pour laquelle j'ai voulu en finir avec les bonus excessifs des traders. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2009/09/15/04001-20090915ARTFIG00007-pib-sarkozy-veut-sortir-de-la-religion-du-chiffre-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Des salariés heureux&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; au travail sont un élément de la compétitivité d'une entreprise. On a trop privilégié dans certaines entreprises l'avis des analystes financiers et ainsi on a oublié la qualité des relations sociales. La moralisation du capitalisme doit nous amener à changer cette détestable habitude.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les agriculteurs organisent une grande manifestation ce-jour, en raison de la baisse de leur revenu&amp;nbsp;? Quelles réponses comptez-vous apporter aux difficultés répétées que traverse ce secteur&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'agriculture et la ruralité sont deux éléments de notre identité nationale. A ce titre ils doivent être au cœur des préoccupations du Chef de l'État. J'ajoute que l'agriculture est un élément décisif de notre compétitivité économique. Je n'accepterai jamais que l'agriculture française, comme européenne, soit sacrifiée sur l'autel d'une mondialisation anarchique. On a vu où a failli nous conduire la dérégulation de la finance. Il nous faut porter une nouvelle régulation agricole qui considérera les agriculteurs comme des entrepreneurs, qui ne craindra pas la préférence communautaire et qui assurera la sécurité alimentaire des consommateurs européens, et qui enfin garantira aux agriculteurs un juste prix de leur travail. La France sera au premier rang de ce combat. Avant la fin du mois, je prendrai des initiatives fortes sur l'ensemble de ces sujets.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;afghanistan&quot; id=&quot;afghanistan&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les Etats-Unis s'apprêtent à envoyer 13 000 hommes supplémentaires en Afghanistan. La France doit-elle aussi renforcer son contingent sur place&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/14/01003-20091014ARTFIG00054-le-pentagone-doute-de-ses-capacites-face-au-defi-afghan-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Faut-il rester en Afghanistan&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; Je réponds oui. Et rester pour gagner. Pas contre l'Afghanistan, mais pour l'Afghanistan. Si nous partons, c'est le Pakistan, puissance nucléaire, qui sera menacé. Mais la France n'enverra pas un soldat de plus. Ma conviction, c'est qu'il faut davantage de soldats afghans. Ce sont eux qui seront les plus efficaces pour gagner cette guerre, parce que c'est leur pays. Mais il faut les payer davantage afin d'éviter des désertions au bénéfice des Talibans.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si l'Iran n'accepte pas de coopérer avec l'AIEA avant la date limite de décembre que vous avez fixée, quelles sanctions faudra-t-il prendre&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Attendons les contrôles de l'AIEA. &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/12/01011-20091012FILWWW00283-nucleaire-ahmadinejad-optimiste.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;L'Iran et ses dirigeants&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; sont maintenant au pied du mur. Ce serait une bonne nouvelle qu'ils laissent ces contrôles s'effectuer jusqu'au bout. Sinon, ils auraient à en assumer toutes les conséquences. Et je me félicite en ce sens des déclarations récentes du président russe Medvedev.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;lisbonne&quot; id=&quot;lisbonne&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment jugez-vous le refus du président tchèque Vaclav Klaus de signer le traité de Lisbonne&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/10/01003-20091010ARTFIG00141-traite-de-lisbonne-les-tcheques-s-obstinent-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Ce refus&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; est d'autant plus inadmissible que le Parlement tchèque a voté en faveur du traité et que le gouvernement tchèque est favorable à sa ratification. Mais le président tchèque ne pourra pas jouer sur les deux tableaux. L'heure du choix arrive pour lui et il ne sera pas sans conséquence. En tout état de cause, cette question sera réglée à la fin de l'année.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une fois Lisbonne ratifié, Tony Blair peut-il être un bon candidat à la présidence de l'Union européenne&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/international/2009/10/08/01003-20091008ARTFIG00018-tony-blair-domine-la-course-a-la-presidence-de-l-europe-.php&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #3165b0;&quot;&gt;Il est trop tôt pour le dire.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; Il y aura un débat. Nous sommes en présence de deux thèses&amp;nbsp;: faut-il un président fort et charismatique ou un président qui facilite la recherche du consensus et qui organise le travail&amp;nbsp;? Personnellement, je crois en une Europe forte politiquement et incarnée. Mais le fait que la Grande-Bretagne ne soit pas dans l'euro reste un problème.&lt;/p&gt; &lt;!-- google_ad_section_end() --&gt;&lt;!-- Template : Outils.php --&gt; &lt;p&gt;&lt;script src=&quot;http://www.hautetfort.com/scripts/tooltip/tooltip.js&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ &lt;!--  &lt;!    // --&gt;// --&amp;gt; //]]&gt; &lt;/script&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Le Comte de Cagliostro</name>
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        <title>La force verte</title>
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        <updated>2009-10-16T08:10:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-16T08:10:00+02:00</published>
        <summary>  Il y a les verts d’un côté et Europe Ecologie de l’autre. Ce qui semble...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/media/02/01/1701827855.jpg&quot; alt=&quot;vert.jpg&quot; id=&quot;media-2043913&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Il y a les verts d’un côté et Europe Ecologie de l’autre. Ce qui semble impossible aux uns l’est par contre totalement pour les autres. Jean-Vincent Placé, secrétaire national adjoint des Verts a ainsi déclaré «&amp;nbsp; Au premier tour, nous sommes pour le rassemblement de tous les écolos. Nous ne cherchons pas d'accord au niveau national. Toutefois, des accords régionaux avec Cap 21 et le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d'Antoine Waechter sont envisageables. Notamment en Alsace, en Haute-Normandie et dans les Pays de la Loire».&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;De l’autre, on murmure que des contacts existent entre Europe Ecologie et l’ancien vert, Yann Wehrling. Un front vert uni pour les régionales, avec une touche de centrisme pourrait en Alsace, à la fois minorer le Modem, déranger l’UMP et laisser imaginer une grande alliance de gauche entre les deux tours. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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        </author>
        <title>Europe de la défense : les nouveaux défis.</title>
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        <updated>2009-10-15T10:02:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-15T10:02:00+02:00</published>
        <summary>   Par Javier Solana,     Haut Représentant de l'UE pour la Politique...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/2125794945.jpg&quot; alt=&quot;eb8ac72a-b7c3-11de-a8ab-2fd8d928ab23.jpg&quot; id=&quot;media-2042213&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2042213&quot; /&gt;Par Javier Solana,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Haut Représentant de l'UE pour la Politique étrangère et de sécurité commune.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;em&gt;le 13 octobre 2009.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.consilium.europa.eu/showPage.aspx?id=261&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;Politique européenne de sécurité et de défense&lt;/a&gt; a dix ans. Quels doivent être les axes d'efforts des prochaines années&amp;nbsp;? À l'évidence, certaines des crises qui secouent le monde d'aujourd'hui vont continuer de nous mobiliser pour longtemps encore. Sans compter que de nouveaux conflits peuvent toujours surgir. L'enjeu est clair&amp;nbsp;: pour les crises existantes ou celles qui menacent, disposer des instruments adéquats pour créer, sur le terrain, les conditions d'une solution.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour relever ce défi, deux nouveaux éléments viennent aider l'Union&amp;nbsp;: les avancées promises par le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://eur-lex.europa.eu/JOHtml.do?uri=OJ:C:2007:306:SOM:FR:HTML&quot;&gt;traité de Lisbonne&lt;/a&gt; en matière d'action extérieure d'une part&amp;nbsp;; la nouvelle donne transatlantique d'autre part, depuis le retour de la France dans les structures militaires intégrées de l'Otan jusqu'à la confirmation par l'Administration Obama de la nécessité d'une Europe de la défense.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ce nouveau cadre, je vois trois axes d'effort. Premièrement, parachever la mise en ordre des instruments existants. Rassembler les outils diplomatiques traditionnels de l'Union européenne et les placer sous l'autorité d'un seul et unique haut représentant qui contrôlera aussi les outils de gestion de crise de l'UE, sera le gage d'une plus grande efficacité. C'est tout l'enjeu de la mise en œuvre du traité de Lisbonne, lorsque celui-ci sera définitivement ratifié. L'opérationnalité du nouveau dispositif ne sera pas assurée en une nuit. Nous parlons de mettre sur pied ce qui doit devenir le premier réseau diplomatique mondial, épaulé par les ressources civiles et militaires de 27&amp;nbsp;États membres et fort d'un budget communautaire de près de 50&amp;nbsp;milliards d'euros d'ici à 2013.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Deuxième axe&amp;nbsp;: renforcer la capacité de l'Union européenne à déployer des &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.consilium.europa.eu/showPage.aspx?id=268&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;opérations de paix&lt;/a&gt;. C'est grâce aux progrès accomplis depuis dix ans que celle-ci, sous la présidence de la France, a déployé en 2008, en moins de trois semaines, l'opération qui a permis d'enrayer, dans le Caucase, la crise entre la Russie et la Géorgie. C'est également grâce au succès de ses opérations en Indonésie, après le tsunami, ou dans la région des Grands Lacs africains que l'Europe a acquis l'expérience et l'autorité nécessaires pour conduire des opérations plus ambitieuses encore. En clair, les Européens ont fait la démonstration de leur capacité à déployer des opérations civiles, de la lutte contre le crime organisé dans les Balkans à la formation de la police afghane, et des opérations militaires, pour prévenir de nouvelles catastrophes humanitaires au Tchad ou sécuriser des élections au Congo. Ce sont, au final, pas moins de 23&amp;nbsp;opérations sur quatre continents, soit près de soixante-dix mille hommes et femmes, que l'Europe a déployées depuis 2003. Avec à chaque fois le souci de porter secours à des populations en détresse ou à des citoyens européens dont la sécurité et les intérêts sont directement menacés. Tels sont les paramètres de l'Europe de la défense. La route est désormais tracée&amp;nbsp;; l'élan donné. Nul retour en arrière n'est envisageable. Preuve en est&amp;nbsp;: si demain Israéliens et Palestiniens parviennent à un accord, l'Europe sera attendue par ses principaux partenaires, américains et russes, pour assumer toute sa part, sur le terrain, dans la mise en œuvre d'une paix historique. Mais engager des hommes et des femmes sur des théâtres lointains avec le matériel adéquat a un coût. Garantir l'efficacité de la dépense dans un environnement économique soumis aujourd'hui à des contraintes&amp;nbsp;: c'est le dernier axe d'efforts.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En amont, la mutualisation des programmes européens de recherche et de développement de défense a encore plus de sens aujourd'hui qu'hier. Pour autant, la partie n'est pas gagnée. Des habitudes ont été créées, mais elles ne sont pas encore devenues des réflexes. Des expériences passées doivent être tirées toutes les leçons. Avec franchise. Les intérêts économiques et stratégiques des industries européennes en dépendent. En aval, ceci impose de développer davantage l'interopérabilité de nos moyens militaires et civils entre eux. Engager sous un même drapeau européen les soldats et les policiers de plus de vingt nationalités différentes n'est pas une mince affaire. Et ce sera plus complexe lorsque nous prendrons la décision de lancer des opérations européennes de protection civile, avec secouristes et pompiers des 27&amp;nbsp;États membres.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, il faut être capable de déployer une opération là où l'urgence humanitaire l'impose, mais là aussi où l'on est assuré de la plus-value de l'engagement européen. L'Union européenne, comme les Nations unies, l'Otan ou l'Union africaine ont leurs spécificités propres, des ressources autant que des contraintes particulières pour s'engager ou non dans telle ou telle région du monde.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'efficacité de l'action dépendra de la complémentarité et du partage intelligents des responsabilités pour gérer et régler les crises de demain.L'Europe de la défense a fait ses preuves depuis 1999. Mais elle n'a pas épuisé toutes ses vertus. C'est une chance qu'il faut saisir.&lt;/p&gt; &lt;!-- google_ad_section_end() --&gt;&lt;!-- Template : Outils.php --&gt; &lt;p&gt;&lt;script src=&quot;/scripts/tooltip/tooltip.js&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt; &lt;/script&gt;&lt;/p&gt;
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