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    <title>Last posts on spinoza</title>
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        <title>Baruch Spinoza (1632-1677)</title>
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        <updated>2008-05-04T00:39:28+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T00:39:28+02:00</published>
        <summary>  Baruch (de) Spinoza (1632-1677)    Juif de la liberté, y compris contre le...</summary>
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           &lt;p&gt;Baruch (de) Spinoza (1632-1677)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Juif de la liberté, y compris contre le dogme judaïque, Spinoza est l'un des grands précurseurs de la démocratie libérale.&lt;br /&gt; Sa vie et son oeuvre (§ 1) en témoigne, sa philosophie (§ 2) nous le dit.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; § 1 - La vie et l'oeuvre&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Steven Nadler, Spinoza, Cambridge University Press, 2001, Bayard, Paris 2003.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Spinoza est né en 1632 à Amsterdam d'une famille juive portugaise (marrane) chassée d'Espagne en 1492 par les Rois catholiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il reçoit une éducation juive et se donne une formation philosophique.&lt;br /&gt; Cependant son comportement assez libre à l'égard de la pratique religieuse le fait excommunier de la synagogue en 1656.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il s'initie à la philosophie de Descartes et se retire à La Haye où il consacre sa vie à la philosophie, sa subsistance étant assurée par le polissage des verres de microscopes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -----&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Son oeuvre concerne essentiellement la philosophie générale et son ouvrage fondamental en la matière est :&lt;br /&gt; - L'Ethique (1677).&lt;br /&gt; Mais il écrit également un ouvrage de philosophie du droit :&lt;br /&gt; - Traité théologico-politique (1670) (Oeuvres complètes ~ La Pléïade 1954).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; § 2 - La philosophie du droit de Spinoza : bonheur et liberté&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Incontournable Dieu, mais si Dieu est la Nature (A/) pourquoi l'homme civilisé ne serait-il pas heureux, car libre dans l'ordre du droit (B/)?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A - Dieu c'est la Nature&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'homme doit passer de la pensée imaginaire, qui est erreur, à la pensée rationnelle qui est vérité.&lt;br /&gt; Car la pensée rationnelle permet la connaissanœ qui conduit au bonheur et à la liberté, à la joie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'imagination est la source des délires anthropomorphiques et superstitieux sur le plan théologique, des délires passionnels dans le domaine psychologique et des délires de frayeur et d'angoisse sur le plan moral et politique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La pensée rationnelle c'est la réflexion qui amène la connaissance (la connaissance réflexive) et qui porte sur &quot;l'idée de l'Etre le plus parfait&quot; qui est Dieu, c'est-à- dire la Nature, c'est-à-dire la vérité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or l'homme qui est être et partie de la Nature est un être de désir.&lt;br /&gt; L'homme a le désir d'exister et d'accroître sa puissance pour persévérer dans l'être. C'est pour déployer son désir d'exister que l'homme s'efforce d'imaginer et de connaître.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; B - La liberté et la joie dans l'ordre juridique&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'imagination ou la connaissance peuvent conduire l'homme à la tristesse ou à la joie, à la servitude ou à la liberté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est la connaissance de la vérité, c'est-à-dire la conscience de l'ordre véritable des choses de la nature qui constitue la liberté et la joie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or la connaissance de la vérité ne peut être réalisée dans une société politique qui ne connait pas la &quot;liberté&quot; de penser.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans l'état de nature les hommes sont livrés à leur imagination et donc à leurs passions, et donc à l'insécurité et à la servitude.&lt;br /&gt; Voilà pourquoi il est nécessaire de fonder un ordre social juridique par le moyen d'un contrat social qui fixe des institutions qui permettent la &quot;liberté&quot; de penser, d'où la formule :&lt;br /&gt; &quot;- Le véritable but de l'Etat c'est la liberté&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est parce que l'ordre social juridique existe que l'homme par la connaissance réflexive pourra avoir conscience de l'ordre véritable des choses et accéder ainsi au bonheur dans la liberté.&lt;br /&gt; De par le contrat social les hommes ne sauraient donc avoir accordé au Prince le pouvoir absolu, ce qui serait un obstacle à la connaissance, à la recherche de la vérité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le régime politique sera donc une monarchie tempérée, ou, mieux, une démocratie.&lt;br /&gt; De toute manière l'être humain ne saurait aliéner le droit fondamental, parce que naturel, de désirer exister et d'accroître sa puissance d'exister pour persévérer dans l'être.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'être humain ne saurait aliéner de droit de penser librement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -----&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Steven Nadler, Spinoza, Traduit de l'anglais par Jean-François Sené. Bayard, 440 pp., 24,50 €.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Spinoza à la loupe&lt;br /&gt; La biographie exhaustive de Baruch Spinoza, philosophe et polisseur de lentilles, qui fut considéré toute sa vie comme un homme d'une «effroyable malignité».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour la société commerciale Bento y Gabriel de Espinosa, ce ne pouvait être que la banqueroute. Non que l'import-export de fruits secs, de sel et d'huile d'olive connût une grave crise. Simplement le jeune Gabriel aurait dû se débrouiller seul. Il ne pouvait même plus compter sur la réputation de son père Michael, qui avait siégé au conseil directeur de Beth Jacob et été l'un des parnassim chargés de représenter la communauté juive auprès des autorités hollandaises. Les Espinosa, ou Espinoza, ou Spinoza, habitaient «een vraay Koopmans huis», une jolie demeure de marchand, en plein quartier juif. La maison des Spinoza, jouxtant la synagogue de Neve Shalom, donnait directement sur le canal, le Houtgracht. Sur le quai opposé s'érigeait «l'Antwerpen», le bâtiment qui servait de synagogue à la congrégation Beth Jacob, et, un peu plus loin, se trouvait la synagogue de Beth Israel. Comment continuer là à faire des affaires quand on a pour associé un frère frappé d'excommunication ? Un frère accusé d'«horribles hérésies» et d'«actes monstrueux» ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le texte du herem était d'une violence inouïe. Il fut lu en hébreu le 27 juillet 1656 : «Les Messieurs du Mahamad décidèrent que ledit Spinoza serait exclu et écarté de la nation d'Israël à la suite du herem que nous prononçons en ces termes : A l'aide du jugement des saints et des anges, nous excluons, chassons, maudissons et exécrons Baruch de Spinoza avec le consentement de toute la sainte communauté en présence de nos saints livres et des six cent treize commandements qui y sont enfermés (...) Qu'il soit maudit le jour, qu'il soit maudit la nuit ; qu'il soit maudit pendant son sommeil et pendant qu'il veille (...) Veuille l'Eternel allumer contre cet homme toute sa colère et déverser contre lui tous les maux mentionnés dans le livre de la Loi ; que son nom soit effacé dans ce monde et à tout jamais et qu'il plaise à Dieu de le séparer de toutes les tribus d'Israël...» Le décret d'excommunication, qui ne sera jamais annulé, s'achève par cet avertissement : «Sachez que vous ne devez avoir avec Spinoza aucune relation ni écrite ni verbale. Qu'il ne lui soit rendu aucun service et que personne ne l'approche à moins de quatre coudées. Que personne ne demeure sous le même toit que lui et que personne ne lise aucun de ses écrits.»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bento, Benedictus ou Baruch Spinoza, âgé alors de 23 ans, n'avait encore rien publié. Il ne prendra pas mal l'anathème qui le frappait : «A la bonne heure (...), on ne me force à rien que je n'eusse fait de moi-même si je n'avais craint le scandale. Mais, puisqu'on le veut de la sorte, j'entre avec joie dans le chemin qui m'est ouvert, avec cette consolation que ma sortie sera plus innocente que ne fut celle des premiers Hébreux hors d'Egypte.»La maison Bento y Gabriel de Espinosa ne survivra pas. Gabriel quitte la Hollande pour les Antilles. Bento oublie les amandes et les raisins secs. Il n'est pas, contrairement à ce que dit la légende, banni d'Amsterdam. Il déménage du quartier de Vlooienburg, et est hébergé par son maître de latin Franciscus Van den Enden ­ dont la fille Clara Maria est sans doute le seul amour de Spinoza. Il apprend, on ne sait où ni comment, à polir les lunettes optiques, et de cette activité, peu à peu, fait son métier et son gagne-pain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Denrées coloniales&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Paraît aujourd'hui en traduction française le Spinoza de Steven Nadler, professeur de philosophie et membre du Center for Jewish Studies de l'université de Wisconsin. Evénement d'importance, car il s'agit sans doute de la biographie de Spinoza la plus complète qui ait jamais été publiée. Lors de sa sortie aux Etats-Unis, elle avait déjà été repérée par quelques spécialistes européens, et la revue Critique avait inséré le compte rendu qu'en faisait David Rabouin dans son numéro consacré aux «Vies de philosophes» (n° 627-628, Minuit 1999). Depuis quelques décennies, le genre biographique a reconquis un «droit de cité philosophique», car c'est la pensée même de Rousseau, de Wittgenstein, Gramsci, Saint Augustin, Nietzsche, Heidegger, Campanella, Giordano Bruno, Jan Patocka ou Louis Althusser, pour n'en citer que quelques-uns, qui ne serait pas tout à fait compréhensible si les vicissitudes de leurs vies ne venaient l'éclairer. La question, néanmoins, reste toujours de savoir non pas si un philosophe mange du saucisson, s'enrhume, déteste les mocassins, tombe amoureux, collectionne les armes à feu ou a des colites comme tout le monde, mais ce que signifie «vivre philosophiquement» ou mener une vie «philosophique».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; «Bien vivre», pour un philosophe, serait-il forcément, comme certains clichés le laissent entendre, ne vivre que de pensées ? On se souvient des sarcasmes de Nietzsche adressés justement à Spinoza, censé être le représentant émérite ­ comme Kant, peut-être ­ de ces penseurs sans vie et sans corps, «désensualisés», capables de construire des cathédrales conceptuelles dédiées à Dieu, à l'amour, à la joie, à la passion, au corps lui-même, sans qu'apparaisse jamais «la moindre goutte de sang». Or l'une des premières qualités du Spinoza de Nadler c'est justement de redonner une vie à Spinoza, certes sans excès, mais ne ressemblant guère à celle d'un ermite renfrogné, isolé de tout et de tous, perdu dans l'abstraction, sans amis et sans compagne, capable de vivre «un jour entier d'une soupe au lait accommodée avec du beurre, qui lui revint à trois stuivers, et d'un pot de bière d'un stuiver et demi». Et, deuxième grande qualité, de l'inscrire dans le tissu vivant d'Amsterdam, ville dynamique et cosmopolite, avec ses maisons en brique hautes et étroites, ses tavernes bruyantes, ses chantiers de marchands de bois, ses entrepôts, ses vaisseaux et ses chalands pleins de marchandises précieuses et d'épices, amarrés le long du Houtgracht ou remontant l'Amsel, ses quackers, ses collegiants, ses banquiers, ses armateurs, ses typographes, ses artistes ­ dont Rembrandt, qui a sa maison juste à côté de celle de Spinoza.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bertrand Russell, dans son Histoire de la philosophie occidentale, écrit ceci : «Spinoza est le plus noble et le plus digne d'amour de tous les grands philosophes. Si quelqu'un l'a dépassé du point de vue intellectuel, il est bien, du point de vue moral, supérieur à tout le monde. Conséquence logique : il fut considéré, durant sa vie et pendant un siècle après sa mort, comme un homme d'une effroyable malignité.» Physiquement, d'après les descriptions laissées par des témoins directs, Spinoza, en 1656, était «un jeune homme de belle apparence au type indéniablement méditerranéen», petit, avec «un corps bien fait, mince, une longue chevelure noire, une petite moustache de la même couleur, un beau visage». Il n'était pas d'une «santé robuste» et «souffrit toute sa vie de difficultés respiratoires», accrues à mesure par la poussière de verre qu'il inhalait en taillant les lentilles. C'était une personne charmante et paisible, qui vivait simplement, portait des vêtements «sobres et humbles», était «soigné[e] dans sa toilette», gagnait et dépensait peu, «prêtait ce peu qu'il avait des largesses de ses amis avec autant de générosité que s'il eût été dans l'opulence», aimait fumer la pipe, et, des «jouissances de la vie», prenait «tout juste ce qu'il faut pour le maintien de la santé».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les renseignements sur sa formation sont rares et contradictoires. Steven Nadler, en explorant les archives, en fait la cueillette la plus exhaustive possible, et pour éclairer ce qui pourrait demeurer obscur, reconstruit tout le monde politique, social, intellectuel et religieux de la jeune république de Hollande, alors à son «âge d'or». Il remonte à la lointaine famille espagnole de Spinoza, contrainte à émigrer au Portugal après le décret d'expulsion générale des séfarades, puis décrit l'émigration de générations de conversos portugais vers les Provinces Unies, jusqu'à «focaliser» l'arrivée à Rotterdam d'Isaac de Spinoza, venu de Nantes, et, à Amsterdam, de son fils Michael, marchand de denrées coloniales. Baruch Spinoza naît de l'union de Michael et de Hanna Deborah, le 24 novembre 1632.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Chez les Spinoza, on parle portugais, on prie en hébreu et, à l'extérieur, «pour se débrouiller sur les marchés, pour les échanges et les documents liés aux affaires», le néerlandais, que l'on manie approximativement. Ayant de hautes fonctions dans la communauté juive, Michael inscrit Baruch à l'école Talmud Torah, où l'enseignement est fait en espagnol. Ce qu'attestent avec certitude les documents, c'est que Baruch a suivi les cours jusqu'au «quatrième niveau», terme de l'enseignement élémentaire. Il avait 14 ans. Les deux niveaux suivants étaient consacrés à l'étude du Talmud, de la Michna comme de la Gemara, et d'autres textes classiques. Il n'est pas du tout sûr que Spinoza les ait atteints, et donc qu'il ait préparé le rabbinat. Elève exceptionnel, «à l'imagination vive», d'un «esprit extrêmement prompt et pénétrant», il acquiert toutefois une maîtrise de l'hébreu ­ suffisante pour lui permettre plus tard d'écrire sa propre grammaire hébraïque ­ une connaissance approfondie de la Bible et des grandes sources rabbiniques. Que Spinoza ait pu être directement éduqué ­ en étant assis sur ses genoux, comme le montre un tableau du XIXe siècle ­ par l'hérétique Uriel da Costa, est pure fantaisie. En revanche, puisque d'Uriel da Costa la communauté parlera encore longtemps, même après son suicide en 1640, il n'est pas improbable que Baruch ait été très sensible à ses thèses concernant aussi bien le statut de la Torah (écrite par Moïse et transmettant la parole de Dieu ou bien «invention» des hommes ?) que le caractère superstitieux des religions organisées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; «Actes monstrueux»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Baruch, déjà frappé à 6 ans par la mort de sa mère Hanna, perd son frère aîné Isaac en 1649. C'est l'époque où, normalement, il aurait dû suivre le cycle supérieur de Talmud Torah, et être l'élève des deux grands maîtres qu'on lui attribue généralement, Saül Levi Mortera et Menasseh ben Israel. En réalité, dans les registres de l'école, le nom de Spinoza n'apparaît pas. L'ancien marrane Michael, qui eût sans doute été fier de voir son fils devenir rabbin, a probablement alors eu besoin que Baruch l'aide dans son affaire d'import-export. En 1654, ce qui implique qu'il ait commencé à travailler bien avant, Spinoza figure dans des documents notariés comme «marchand portugais d'Amsterdam». Son père et sa soeur viennent aussi de mourir. Avec son jeune frère, il crée la société Bento y Gabriel d'Espinoza. Dès lors qu'il n'a pas suivi les medrassim de Talmud Torah, qu'il n'a aucune «autorité» intellectuelle dans la communauté, sauf celle de son intelligence, qu'il n'a encore rien publié ni écrit, qu'il travaille dans l'import de fruits secs de l'Algarve, comment peut-il être l'objet de l'excommunication qui en 1656 le maudit à tout jamais pour ses «actes monstrueux» et ses «horribles hérésies» ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'enseignement de rabbi Mortera et celui, moins conformiste, de Menasseh ben Israel, Spinoza les a vraisemblablement suivis ailleurs qu'à l'école. Mortera, talmudiste des plus érudits, le pousse à l'étude des grands philosophes juifs, tandis que Menasseh, «le rabbin le plus mondain, et, en particulier chez les chrétiens, le plus connu du XVIIe siècle», lui fait connaître la kabbale ou le mysticisme juif, les courants hétérodoxes dans la pensée juive et chrétienne, ou la philosophie non juive. «En quelques années, il semble que Spinoza ait ressenti une certaine insatisfaction à l'égard de l'éducation qu'il avait reçue et que, nourrissant des doutes sérieux sur le judaïsme, ses dogmes et ses pratiques, il se soit disposé à rechercher ailleurs la connaissance.» Dès 1654, l'éducation du jeune Spinoza prend en effet «un tour franchement profane, et, aux yeux des rabbins, inquiétant». Il prête une oreille attentive à toutes les opinions théologiques libérales et aux plus «récentes évolutions en matière de philosophie et de sciences», entre en contact avec diverses sectes chrétiennes, les quakers, les mennonites ou les collegiants, cherche un guide laïc qui lui enseigne le latin, la langue d'accès aux classiques de la littérature. Il la trouve en la personne de Franciscus Van den Enden, ancien jésuite, personnage excentrique, de grande culture et au libertinage affiché. Dans sa maison sur le Singel, l'un des canaux concentriques d'Amsterdam, il avait créé une école-laboratoire accueillant les enfants des familles huppées que l'école publique, de stricte obédience calviniste, rebutait.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bien que rares, des documents indiquent ce que Van den Enden enseignait à ses étudiants : les «arts libéraux et la philosophie», l'art dramatique (Spinoza prit part à la représentation de l'Eunuque de Térence), les grandes épopées, tragédies, comédies et histoires de l'Antiquité gréco-romaine, les théories platonicienne et aristotélicienne, la pensée de la Renaissance. Les oeuvres de Spinoza fourmillent de références à Horace, Virgile, Tacite, Epictète, Tite-Live, Pline, Cicéron, Martial, Pétrone, Salluste, Pétrarque : il n'est pas douteux que cette passion soit née «à l'époque de son séjour chez Van den Enden». Franciscus lui a certainement aussi donné des cours sur la «science nouvelle», l'a incité à lire Erasme et Montaigne, Bacon et Galilée, peut-être Giordano Bruno, a éveillé son intérêt pour les questions politiques en lui faisant découvrir Machiavel, Hobbes, Grotius, Calvin et Thomas More. Spinoza avait déjà une «tête bien faite» par lui-même pour qu'on ne puisse pas supposer que l'ancien jésuite ait été «la cause cachée derrière son génie». Mais c'est la formation humaniste qu'il reçoit de lui qui le prépare, événement majeur dans son développement philosophique, à accueillir les travaux de Descartes en physique, en mathématique, en physiologie, en géométrie, en météorologie, en cosmologie, et, bien sûr, en métaphysique. Ainsi Spinoza «s'aliénait peu à peu la synagogue», certes. Mais on ne sait pas comment les idées qu'il avait vers 1654-1655 pouvaient être «diffusées» dans la communauté séfarade à laquelle il appartenait, et justifier qu'on les considère comme annonciatrices «d'horribles hérésies». Quelques semaines avant son excommunication, il est attaqué à coup de couteaux, dans la rue, par un juif fanatique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le voile des illusions&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une nouvelle vie commence pour Spinoza, une «vie philosophique» justement. Ce qu'il écrira dans son Traité de la réforme de l'entendement donne une idée du «tournant» : «Après que l'expérience m'eut enseigné que tout ce qui arrive fréquemment dans la vie est vain et futile, et que je vis que tout ce qui était pour moi occasion de crainte n'avait rien de bon ni de mauvais en soi, mais seulement en tant que l'âme en était mue, je me décidai finalement à rechercher s'il n'existait pas quelque chose qui fût un bien véritable, capable de se communiquer, et tel que l'âme, rejetant tout le reste, pût être affectée par lui seul ; bien plus : quelque chose dont la découverte et l'acquisition me donneraient pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et continue.» Ce «quelque chose» tient à l'«investigation de la vérité», et à la compréhension de notre place dans la Nature, à la «connaissance de l'union qu'a l'âme pensante avec la Nature entière». L'être humain n'est pas extérieur à la Nature, il en est un élément intime et inextricable : quand on réalise qu'il en est ainsi, et que l'on s'efforce de le faire voir à d'autres, alors on atteint au bien, à la «suprême perfection humaine». Mais, pour cela, il faut une connaissance complète de la Nature, de la nature humaine, une intelligence de la métaphysique de la matière et de l'esprit, de la physique des corps, de la logique des pensées, des causes des passions. Pour cela, il faut aussi pouvoir déchirer le voile des illusions et des superstitions, abattre les fausses idoles, combattre contre tout ce qui fait de l'homme un animal triste, dirigé et amadoué par des puissances étrangères. Travail immense, travail dont Spinoza va s'acquitter par son oeuvre philosophique, par l'Ethique, qui fera de lui l'un des plus grands penseurs de tous les temps, celui, en tous cas, qui a fait faire à l'homme le plus décisif des pas vers l'émancipation. Son atelier de polissage de verres optiques pour microscopes et télescopes, il le transférera dans le petit village de Rijnsburg, puis à Voorburg, enfin à La Haye, il créera autour de lui des cercles de fidèles, nouera des relations étroites avec le grand astronome Christiaan Huygens, avec Leibniz, avec Henri Oldenburg, secrétaire de la Royal Society de Londres, et avec Jan de Witt, chef de l'opposition libérale à la politique des princes d'Orange, chantre de la tolérance religieuse, duquel il reçoit une pension. A l'abri de ce qui dans la vie «est vain et futile», il voudra se consacrer tout entier à sa méditation, refusant même la chaire prestigieuse de philosophie qu'on lui offre à Heidelberg.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Travaillant à l'Ethique dès 1660, la rectifiant sans cesse, il ne publie presque rien de son vivant, hors un exposé sur la métaphysique cartésienne. Il laisse juste exploser une bombe en 1670, le Traité théologico-politique, édité sans nom d'auteur. Et c'est la fin du monde. Pouvait-on dire à cette époque que «le grand secret du régime monarchique et son intérêt majeur est de tromper les hommes et de colorer du nom de religion la crainte qui doit les maîtriser, afin qu'ils combattent pour leur servitude comme s'il s'agissait de leur salut» ? Que les Livres saints doivent être soumis à une stricte critique historique ? Que la prophétie correspond à une «connaissance du premier genre», vague et confuse ? Que la foi et la raison n'ont rien en commun ? Que la foi religieuse se résout dans l'obéissance ? Que la théologie et la philosophie doivent absolument divorcer ? Que la sauvegarde de la liberté de penser exige une complète laïcité de l'Etat ? Que chacun est libre de penser ce qu'il veut sans qu'aucune autorité politique ne se mêle d'entraver ce droit ? Le livre est aussitôt déclaré impie, dangereux, «pestilentiel», corrupteur et détestable, «le plus vil et le plus blasphématoire que le monde ait jamais vu». Spinoza, que les chrétiens continuent d'appeler «le juif de Voorburg», est accusé «d'être un agent de Satan, voire d'être l'Antéchrist lui-même». Le 19 juillet 1674, le Traité, en même temps que le Léviathan de Hobbes, est officiellement interdit par les autorités séculières de la province de Hollande.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Spinoza continua à polir les lunettes et à mener son «investigation de la vérité». Il faudra longtemps pour qu'on reconnaisse en lui l'homme de la tolérance, l'adversaire de tout dogmatisme, de toute fermeture intellectuelle et morale, de toute orthodoxie théologique ou politique, le héraut de la liberté de pensée. Parmi les hôtes qui passèrent par sa maison sur le Paviljoensgracht, il y eut Leibniz. Durant l'hiver 1676-77, il subit quelques saignées. II s'éteignit paisiblement le dimanche 21 février 1677. «Un homme libre ne pense à aucune chose moins qu'à la mort, et sa sagesse est méditation non de la mort, mais de la vie.» Il laissa quelques dettes. Seize florins dus à Johan Schöder, l'apothicaire, un florin et seize stuivers dus à Abraham Kervel, le barbier.&lt;br /&gt; Libération, Par Robert MAGGIORI, jeudi 20 février 2003, Livres, p. I-III&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;http://www.denistouret.fr/ideologues/Spinoza.html&lt;/p&gt; 
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        <updated>2008-04-18T22:05:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T22:05:00+02:00</published>
        <summary>   Duga, tu avais écris :&quot;Peux tu m'expliquer en quoi le fait d'accomplir une...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lantiforum.hautetfort.com/media/00/02/1174327888.jpg&quot; id=&quot;media-973969&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1174327888.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Duga, tu avais écris :&quot;Peux tu m'expliquer en quoi le fait d'accomplir une vie &quot;mortelle&quot; exemplaire, transfère à cette vie un attribut ou un qualificatif &quot;d'immortel &quot; ?&quot;En fait j'avais cité la célèbre phrase de Spinoza :&quot;Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels&quot;.(j'avais dit une bêtise en disant &quot;immortel&quot; au lieu d'&quot;éternel&quot;, c'est pas pareil...).Je te devais une petite réponse, j'y ai bossé, et la petite réponse est devenue grande...la voici :  Spinoza à une idée de Dieu tout à fait particulière.Ça n'est pas du tout un Dieu personnel avec barbe, Table de la Loi,Ce n'est pas un Dieu qui juge, qui dit le Bien et le Mal, ni un dieu qui nous aime, ni qui demande qu'on le prie, ou le vénère.C'est un Dieu pas du tout conforme aux textes révélés.C'est pourquoi Spinoza s'est fait &quot;excommunier&quot;, ostraciser, de la communauté juive d'AmsterdamDieu, pour Spinoza, c'est tout ce qui est, c'est la Nature.C'est pourquoi on parle à son propos de Monisme,car pour lui il n'y a qu'une substance et pas deux (Idée et Matière, Corps et Âme, etc…).On parle aussi à son de Panthéisme : Dieux et la Nature sont absolument confondu.Dieu c'est l'ensemble des processus naturels qui se composent les uns avec les autres.C'est autant les virus que l'éléphant ou que l'herbe et les rapports qu'ils tissent entre eux.Dieu donc se déploie en une infinité d'attributs.L'Humain n'a accès qu'a deux attributs : la pensée et l'étendue. On pourrait dire le corps et l'âme,à condition de dire que ces deux attributs ne s'opposent pas,mais sont les deux modalités de la même réalité unique, Dieu, ou la Nature.Faisant partie de l'essence de Dieu, nous n'avons donc apparemment aucune liberté,nous sommes entièrement déterminé de l'extérieur et entièrement soumis aux enchaînements de causes et d'effets.Au plus bas niveau de la connaissance humain, dans le &quot;premier genre de connaissance&quot;, nous ne comprenons pas ces enchaînements de causes et d'effet, et nous ne cessons de nous heurter au monde.Cela génère en nous des &quot;idées inadéquates&quot; qui sont la cause de nos &quot;passions tristes&quot; : la colère, la haine, la peur, la méchanceté...Ces &quot;passions tristes&quot; diminuent notre puissance (ce que l'on PEUT faire).Si l'on parvient à un plus haut degré de connaissance, au &quot;deuxième genre de connaissance&quot;, on utilise son entendement (par la science, les mathématiques, l'acquisition de techniques…) pour comprendre les rapports qui composent la Nature, on compose mieux nos parties extensives avec les parties extensives de la nature - par exemple on apprend à nager et non plus à barboter,  donc on compose mieux nos rapports avec les rapports de l'eau, on domine notre rapport à l'eau au lieu d'être dominé par lui - .Composant mieux nos rapports, nous augmentons notre puissance (ce que l'on peut faire) et par là nous augmentons notre Joie, et sommes en mesure de préférer les passions joyeuses aux passions tristes,c'est à dire que l'on accède à la liberté de choix entre ces deux régimes de passions.Avec le troisième genre de connaissance, notre compréhension de ce qui nous détermine n'est plus obtenu par entendement ou par raisonnement, mais de façon instinctive.On comprend alors que les parties qui nous composent ne disparaissent pas à la mort,que la mor n'est que la décomposition du rapport qui unissait notre partie extensives et nos parties intensives,qu'elles continuent leur existence mais sous d'autres rapports d'autres agencements, nos pensées, nos actes et parties de notre corps sont comme recyclés dans le &quot;tout&quot;, dans la substance unique, en Dieu.De plus, Spinoza ne pense pas l'éternité comme étant &quot;après nous&quot;, mais comme étant aussi  bien &quot;avant&quot; et &quot;pendant&quot; nous.C'est ainsi que nous pouvons &quot;sentir et expérimenter&quot; dès à présent, pour peu que nous ayant atteint le troisième genre de connaissance.que nous sommes éternels.CQFD.Voilà ce que je peux en dire.C'est en gros ça, mais j'ai bien conscience que c'est très imparfait.J'ai fait comme j'ai pu!Doudourou
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        <author>
            <name>Tivitioub</name>
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        </author>
        <title>Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels</title>
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        <updated>2008-04-18T22:01:55+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T22:01:55+02:00</published>
        <summary>   Duga, tu avais écris :&quot;Peux tu m'expliquer en quoi le fait d'accomplir une...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lantiforum.hautetfort.com/media/02/00/1174327888.jpg&quot; id=&quot;media-973956&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1174327888.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Duga, tu avais écris :&quot;Peux tu m'expliquer en quoi le fait d'accomplir une vie &quot;mortelle&quot; exemplaire, transfère à cette vie un attribut ou un qualificatif &quot;d'immortel &quot; ?&quot;En fait j'avais cité la célèbre phrase de Spinoza :&quot;Nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels&quot;.(j'avais dit une bêtise en disnt &quot;immortel au lieu d'&quot;éternel&quot;, c'est pas pareil...).Je te devais une petite réponse, j'y ai bossé, elle a pris de l'ampleur...la voici :  Spinoza à une idée de Dieu tout à fait particulière.Ça n'est pas du tout un Dieu personnel avec barbe, Table de la Loi,Ce n'est pas un Dieu qui juge, qui dit le Bien et le Mal, ni un dieu aimant, ni qui demande qu'on le prie, ou le vénère.Dieu, pour Spinoza, c'est tout ce qui est, c'est la Nature.C'est pourquoi on parle à son propos de Monisme car pour lui il n'y a qu'une substance et pas deux (Idée et Matière, Corps et Âme, etc…).On parle aussi à son de Panthéisme : Dieux et la Nature sont absolument confondu.Dieu c'est l'ensemble des processus naturels qui se composent les uns avec les autres,c'est autant les virus que l'éléphant ou que l'herbe et les rapports qu'ils tissent entre eux.Dieu donc se déploie en une infinité d'attributs.L'Homme n'a accès qu'a deux attributs : la pensée et l'étendue. On pourrait dire le corps et l'âme à condition de dire que ces deux attributs ne s'opposent pas mais sont les deux modalités de la même réalité unique, Dieu, ou la Nature.Faisant partie de l'essence de Dieu, nous avons donc apparemment aucune liberté,nous sommes entièrement déterminé de l'extérieur et entièrement soumis aux enchaînements de causes et d'effets.Au plus bas niveau de connaissance humain, dans le &quot;premier genre de connaissance&quot;, nous ne comprenons pas ces enchaînements de causes et d'effet, et nous ne cessons de nous heurter au monde.Cela génère en nous des &quot;idées inadéquates&quot; qui sont la cause de nos &quot;passions tristes&quot; : la colère, la haine, la peur, la méchanceté...Ces &quot;passions tristes&quot; diminuent notre puissance (ce que l'on PEUT faire).Si l'on parvient à un plus haut degré de connaissance, au &quot;deuxième genre de connaissance&quot;, on utilise son entendement (par la science, les mathématiques, l'acquisition de techniques…) pour comprendre les rapports qui composent la Nature, on compose mieux nos parties extensives avec les parties extensives de la nature (par exemple on apprend à nager et non plus à barboter,  donc on compose mieux nos rapports avec les rapports de l'eau, on domine notre rapport à l'eau au lieu d'être dominé par lui).Composant mieux nos rapports, nous augmentons notre puissance  et par là nous augmentons notre Joie, et sommes en mesure de préférer les passions joyeuses aux passions tristes.Avec le troisième genre de connaissance, notre compréhension de ce qui nous détermine n'est plus obtenu par entendement ou par raisonnement, mais de façon instinctive.On comprend alors que les parties qui nous composent ne disparaissent pas mais continuent leur existence, sont comme recyclés dans le &quot;tout&quot;, connaissent d'autres agencements, que ce soit nos pensées nos actes, les parties de notre corps, dans la substance unique, en Dieu.De plus, Spinoza n'a pas une idée de l'éternité comme étant &quot;après nous&quot;, mais aussi comme avant et pendant nous.C'est ainsi que nous pouvons &quot;expérimenter dès à présent, que nous sommes éternels.
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        <author>
            <name>KALLYVASCO</name>
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        <title>Spinoza</title>
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        <updated>2008-01-30T16:25:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-30T16:25:00+01:00</published>
        <summary>      La joie augmente ma puissance d'action.     (c'est la citation du...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://leonmazzella.hautetfort.com/media/00/00/57c3e0af080047f01c1a4951cd965ba1.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leonmazzella.hautetfort.com/media/00/00/57c3e0af080047f01c1a4951cd965ba1.jpeg&quot; id=&quot;media-806953&quot; alt=&quot;57c3e0af080047f01c1a4951cd965ba1.jpeg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-806953&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;b&gt;La joie augmente ma puissance d'action.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(c'est la citation du jour)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>PKK</name>
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        <title>Escroc</title>
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        <updated>2008-01-09T15:40:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-09T15:40:00+01:00</published>
        <summary>       &amp;nbsp;   Baruch Spinoza aurait pu s’appeler Benito Spinosa, sa langue...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://pkk.hautetfort.com/media/02/00/19b2193ebc5178b2c59a740bc2d72c45.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-764081&quot; src=&quot;http://pkk.hautetfort.com/media/02/00/19b2193ebc5178b2c59a740bc2d72c45.jpg&quot; alt=&quot;19b2193ebc5178b2c59a740bc2d72c45.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-764081&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Baruch Spinoza aurait pu s’appeler Benito Spinosa, sa langue aurait été d’or et de feu, sa langue aurait été le tremblement d’un Cervantès des confins, mais les rois très catholiques en avaient décidé autrement, alors Baruch échoua sur les rues cerclées d’Amsterdam dans un dédale de canaux dédié au Dieu florin, Baruch naviguait pavillon juif en avant dans les dédales du commerce, achalandant ici et là, Baruch avait la passion de la richesse, c’était sa sagesse à lui, cela calmait le mépris qui le tenaillait pour les théologiens qui avaient conduit ses ancêtres au reniement, à se cacher dans les moellons d’une synagogue vide et détruite. Baruch n’avait pas de femme, Baruch n’avait pas d’enfant, Baruch n’avait que des amis mais sa langue ne cachait pas que la parole des prophètes n’avait plus que la valeur d’un papier froissé, qu’il n’attendait plus, qu’il avançait convaincu que ce monde n’avait pas de fin, convaincu que Dieu n’avait pas une blanche perruque bouclée avec jabots et gentilles pensées pour ses créatures, certain qu’à la toute fin, au dernier souffle, son âme partirait avec tout le reste, organes vidés et éteints comme des loupiottes qu’on souffle, alors la sentence vint, on dit excommunication du côté des gentils, on prononce le herem dans la communauté juive, oui Spinoza fut chassé, de nouveau, pour ces sinistres pensées qui l’empêchèrent à jamais de croire un seul instant qu’un Sabbatai Tsevi était un nouveau Bar Kochba, un nouveau messie terminant comme l’autre, dans une grotte quelconque, la poussière de la honte et du sang sur les mains, avec le substantif messiah collé sur le palais, voûte de chair du Temple à jamais détruit. Il fut le premier des juifs qui se tint en compagnon parmi les gentils sans les rejoindre, sans même saisir ce que Heine appelait un passeport, la conversion, Baruch écouta la sentence, il n’était plus du monde juif.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On dit moins qu’il n’était plus de la richesse, il s’en alla polir des lentilles et réfléchir sur ce fait immense qui devrait tout de même nous surprendre, la Nature est ordonnée selon des lois qu’il s’agit de découvrir, ce que Baruch n’eut pas le temps de découvrir c’est qu’elle n’en reste pas moins une énigme.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bien sûr, Baruch eut à assister à ce spectacle infâme, les frères de Witt dépecés par la foule orangiste, jouissant de son abjection et de son abaissement devant la grandeur de la maison d’Orange qui n’avait pas à ordonner le meurtre des chefs républicains puisque des gueux et des moins gueux s’en chargeaient le couteau du boucher à la main. Son propriétaire qui tenait à lui, ceintura Baruch qui voulait à l’emplacement du rituel meurtrier apposer une simple affiche sur le sang à peine séché des deux frères, une affiche avec deux mots latins, ultimi barbari. Puis, à son habitude, il laça ses souliers de leur languette d’argent et en vint au bout de méditations répétées à se dire que la populace ennemie de la liberté ne serait apprivoisée qu’à l’aide de l’institution du marché et de la prise en charge par l’Etat d’une religion civile. Ce programme, Baruch ne savait pas qu’il échouerait à sauver l’Europe du suicide des compétitions, ce programme démocratique, Baruch ne pouvait deviner qu’il aurait raison d’esprits comme le sien, parce qu’il instituait le plus sûrement du monde une honnête médiocrité asservie à quelques ambitieux qui n’ont plus la beauté et la fiction comme exutoires.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Comme le disait Brecht, à propos d’Hollywood, je vais sur le marché où l’on vend des mensonges et j’y suis un escroc, I’m a fake, c’est la seule solution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kaarlo/PKK&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>pyreneen</name>
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        <title>La pensée du jour</title>
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        <updated>2007-11-08T18:19:17+01:00</updated>
        <published>2007-11-08T18:19:17+01:00</published>
        <summary>  La nature n’est qu’un seul être.        Spinoza   </summary>
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          &lt;font face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;La nature n’est qu’un seul être.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000066&quot;&gt;Spinoza&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;
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            <name>Lambert Saint-Paul</name>
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        <title>Avis favorable</title>
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        <updated>2007-06-16T21:20:00+02:00</updated>
        <published>2007-06-16T21:20:00+02:00</published>
        <summary> «&amp;nbsp; L'expérience m'ayant appris à reconnaître tous les événements...</summary>
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          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#99CCFF&quot;&gt;L'expérience m'ayant appris à reconnaître tous les événements ordinaires de la vie commune sont choses vaines et futiles, j'ai pris la résolution de rechercher s'il existe un bien véritable qui puisse seul remplir l'âme tout entière, un bien qui donne à l'âme quand elle le trouve l'éternel et suprême bonheur.&lt;/font&gt; »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Spinoza.&lt;font color=&quot;#FFFF00&quot;&gt;Traité de la réforme et de l'entendement.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Lambert vieillissait d'un seul coup. Il n'y avait rien à faire. D'ailleurs cela le ravissait, lui qui n'avait jamais été pris au sérieux lorsqu'il racontait des histoires. Désormais, il y avait la certitude que la Joie était accessible ; peu de regrets composaient ce gâteau de non-anniversaire.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il était néanmoins difficile de rester en place au milieu de nouveaux paysages ; à moins de brûler toutes les photos du relief de son passé, pour n'en garder que la sensation d'altitude.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.filespace.org/Greth/candle.jpg&quot; title=&quot;Non-anniversaire&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lambertsaintpaul.net/media/02/00/74c8abcd3c3d99e43f9c7f3414a5fdea.jpg&quot; alt=&quot;74c8abcd3c3d99e43f9c7f3414a5fdea.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://stalker.hautetfort.com/tag/Satantango&quot; title=&quot;Quid ?&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Satantango - Bela Tarr&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Lisette</name>
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        </author>
        <title>Quelques actions militantes...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lejournaldelisette.hautetfort.com/archive/2007/06/07/quelques-actions-militantes.html" />
        <id>tag:lejournaldelisette.hautetfort.com,2007-06-08:1084168</id>
        <updated>2007-06-08T10:30:38+02:00</updated>
        <published>2007-06-08T10:30:38+02:00</published>
        <summary> Dimanche dernier, je me suis choppé un rhume des foins phénoménal.  A 9h du...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lejournaldelisette.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Dimanche dernier, je me suis choppé un rhume des foins phénoménal.&lt;br /&gt; A 9h du matin (un dimanche, je rappelle), j'étais au siège avec Laura pour réceptionner les 10 000 fleurs oranges commandées par les candidats de Paris. Jusqu'à 11h, on a fait la distribution.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après, bien sûr, tractage et distribution de fleurs sur les marchés. Le plus important, c'est de noter mon initiative esthétique :&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/8354472@N05/533772746&quot; title=&quot;20070605 017.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.flickr.com/1355/533772746_c464c2e992_m.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas mal, l'orange sur le bleu vif non?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et ce soir, donc, c'était café philo au Raspail Vert, avec Daniel Lindenberg (sur la droite) et Michel Marian (au milieu). Je sais que mon amie Séronique est impatiente de voir les photos. &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/8354472@N05/535122665&quot; title=&quot;018.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.flickr.com/1412/535122665_ac36b00b77_m.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/8354472@N05/535117751&quot; title=&quot;008.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.flickr.com/1211/535117751_ffde52737e_m.jpg&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai vécu un grand moment de solitude, quand Danièle a évoqué une hypothèse que j'avais développée à dîner un soir : Bayrou est probablement un spinoziste qui s'ignore. Et elle m'a invitée à expliciter.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah ah ah.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon, Gaëtane vient de se faire éjecter de la Nouvelle Star. C'est un peu dommage... Mais c'est évidemment Julien qui va gagner.&lt;/p&gt;
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            <name>JEAN</name>
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        <title>Spinoza - Sur la joie - Aphorisme du 22 mai 2007</title>
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        <updated>2007-05-22T23:55:00+02:00</updated>
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        <summary> &quot;La joie est le passage de l'homme d'une moindre à une plus grande...</summary>
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          &lt;p&gt;&quot;La joie est le passage de l'homme d'une moindre à une plus grande perfection.&quot; &lt;strong&gt;Spinoza.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Laocoon</name>
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        <title>Sartre II</title>
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        <summary> Par Arnaud&amp;nbsp;   &amp;nbsp;         Lorsque Sartre disait: &quot;le monde est le...</summary>
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          &lt;p&gt;Par Arnaud&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lavoixdecassandre.hautetfort.com/images/medium_Sartre.GIF&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lavoixdecassandre.hautetfort.com/images/thumb_Sartre.GIF&quot; alt=&quot;medium_Sartre.GIF&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Lorsque Sartre disait: &quot;le monde est le miroir de ma liberté&quot; il signifiait que le monde m'obligeait à réagir, à me dépasser. C'est ce dépassement d'une situation présente, contraignante par un projet à venir que Sartre nomme transcendance. C'est parce que, comme le disait Pascal, nous sommes embarqués que les choix sont inévitables et l'on comprend que Sartre dise: &quot;nous sommes condamnés à être libres&quot;. Choisir de ne pas choisir c'est encore faire un choix. Il faut ajouter que le choix est de tous les instants c'est à dire que nos libres décisions d'hier n'engagent pas celles de demain: à tous moments, je peux si je veux changer ma vie. Tant que j'existe je conserve la ressource d'orienter mon avenir et par là je &quot;transfigure et je sauve mon passé&quot;. Ma liberté ne trouve sa limite qu'avec la mort. Dès que j'ai cessé d'exister, ma vie est transformée en destin, &quot;elle n'est qu'une histoire toute faite pour les regards des vivants, être mort c'est être en proie aux vivants&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si je veux tout simplement devenir homme, il me faut agir mais que dois-je faire? Que puis-je savoir? Mon esprit me pousse à connaître et Sartre dit bien &quot;connaître c'est s'éclater vers&quot;, s'élancer vers le monde pour lui donner un sens, pour le comprendre: non seulement l'homme n'est que &quot;projet&quot;, mais au gré de ses découvertes et de sa volonté il change son projet, il se dépasse sans cesse lui même et les choses qui lui sont proposées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; Nous venons de comprendre que le rationalisme moderne suppose une libération progressive de l'homme grâce à une connaissance rationnelle des &quot;lois de la nature&quot;, sans cesse plus précise et plus complète. Il va même jusqu'à penser que cette connaissance est la seule possibilité d'un épanouissement de l'homme. N'est-ce pas réduire l'homme à n'être qu'un opérateur intelligent et habile, un opérateur qui se contenterait de mesurer le donné, de le penser? &quot;Comprendre c'est être capable de refaire&quot;. La science nous conduit à une connaissance précise de la réalité objective et il est vrai que, comme l'écrivait Spinoza &quot;la connaissance vraie libère&quot;. Toutefois la science ne peut méconnaître le sujet puisqu'elle marque son avènement: l'objet scientifique est ce qui est constitué dans son rapport avec une pensée, ce qui est fait. La vérité s'instaure dans cette relation du sujet avec l'objet: elle n'est pas déjà constituée dans les choses car les choses ne sont vraies ni fausses, elles sont. c'est ce que nous disons d'elles qui est vrai ou faux. Nous avons aussi le pouvoir, une fois que nous les connaissons bien, de les transformer de les utiliser, de fabriquer des objets en inventant et décidant. Sartre va se servir de ce monde artificiel issu de l'esprit humain pour nous faire comprendre, à sa façon, le rôle et la place de la liberté dans l'existence humaine: sa réflexion porte le nom d'EXISTENTIALISME.
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        <title>Baruch ! (partie II)</title>
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        <updated>2007-04-13T20:40:00+02:00</updated>
        <published>2007-04-13T20:40:00+02:00</published>
        <summary> Par Louis&amp;nbsp;   Une grande partie de sa vie, nous l'avons vu en...</summary>
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          &lt;p&gt;Par Louis&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une grande partie de sa vie, nous l'avons vu en introduction, est dédiée à l'étude des textes sacrés, l'exégèse. Il est le premier à faire la distinction entre ce qu'on croit et ce que l'on sait (voir la théorie de la connaissance, plus haut). Comme nous l'avons dit, il identifie Dieu à la Nature, il est donc panthéiste (tout est Dieu), voire athée (&quot;Dieu, c'est-à-dire la Nature&quot;, dira t'il). Il prouvera, en outre, que de nombreux dogmes religieux n'ont rien à voir avec les textes sacrés et ne sont en fait que des décisions politiques, diplomatiques. Il fait une relecture intégrale de la Bible, une lecture littérale, qui ne demande pas l'aide de quiconque pour l'interpréter (surtout pas des religieux) : on doit chercher les réponses à ses questions dans le texte et le texte seul, non pas dans des explications vaseuses et interressées de quelques papes ou rabbins... Par là, Spinoza entend, comme Hobbes avant lui, montrer que la religion est un des meilleurs moyens pour soumettre les individus en exploitant leur ignorance. Il en conclut donc que le religion doit être soumise aux lois communes et ne doit s'occuper que de la morale. C'est pour cette raison que Spinoza (contemporain de l'Inquisition et de Sabbataï Tsevi) prône la liberté de culte, qui est entièrement bonne pour l'Etat (elle met fin aux conflits religieux) et qui, en plus, est une liberté naturelle, puisqu'il est impossible à quiconque de contrôler les paroles ou les pensées de chacun.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour juger des textes sacrés, Spinoza nous dit que, si la parole de Dieu existe, elle ne peut pas être contraire à la raison (ce serait absurde) et donc, on peut juger les textes sacrés qui, s'ils sont vrais, s'accordent, eux aussi, avec la raison. Or, la Bible présente de nombreuses obscurités, des contradictions. Visiblement, ce texte a été écrit par plusieurs hommes (quoi qu'en dise l'Eglise) et il a été maintes fois réécrit puisque les Juifs n'ont pas, en Hébreux (comme en Arabe) l'ériture de voyelles, ils ne divisent pas leurs textes en paragraphes, il ne mettent aucun signes de ponctuation... Au nom de quoi, Spinoza proclame que chacun doit être libre de lire ce qu'il veut dans la Bible, du moment qu'il n'oublie pas le message essentiel du texte : le message d'amour et de fraternité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, Spinoza s'attaque à la Liberté : il dit que les Hommes se croient libres car ils croient connaître leurs désirs et leurs appêtits, mais en fait, ils ne connaissent pas les véritables causes qui les poussent à vouloir, à désirer. Or, nous l'avons vu, il y a bel et bien un désir originaire : le conatus, qui motive toutes nos actions, qui détermine tous nos actes, toutes nos pensées. Mais personne ne connaît son conatus, puisque chacun est persuadé d'avoir déjà la vérité, et d'être tout à fait libre s'il a conscience de désirer. Il s'en suit que, pour Spinoza, la liberté n'est pas réellement de vivre sans contrainte, mais de connaître ses contraintes, c'est-à-dire son conatus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;[Je finis donc cet article peut-être un peu long, mais s'il y a des choses manquantes, imparfaites, inexactes ou mal expliquées, dites le moi, je modifierai mon texte]&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Baruch ! (partie I)</title>
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        <updated>2007-04-12T17:25:00+02:00</updated>
        <published>2007-04-12T17:25:00+02:00</published>
        <summary> Par Louis&amp;nbsp;       Baruch Spinoza est né à Amsterdam en 1632, le 24...</summary>
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          &lt;p&gt;Par Louis&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://lavoixdecassandre.hautetfort.com/images/thumb_spinoza.jpg&quot; alt=&quot;medium_spinoza.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; border-width: 0pt&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Baruch Spinoza est né à Amsterdam en 1632, le 24 novembre dans une famille marrane (des Juifs Portugais emmigrés). Il étudie très tôt dans une école juive traditionelle, et se destine au rabinnat. Seulement, en 1652, il va fréquenter une école chrétienne, fréquenter des chrétiens et apprendre le latin. Il est aussitôt dénoncé comme un hérétique, échappera de peu à un attentat (on dit qu'il gardera toute sa vie son manteau déchiré par le poignard comme une sorte de rappel de la folie fanatique ou comme memento mori). Il sera ensuite excommunié définitivement de la communauté juive. Entre 1656 et 1660, sa réputation va grandissante et il se fait un cercle d'amis, tout en apprenant le métier de polisseur de verres et lentilles, qui lui permettra de subsister. Mais en 1670, quand paraît son traité Théologico-Politique, il est forcé de quitter Amsterdam et part à La Haye. Il vit là, pauvre et solitaire, se faisant chaque jour plus d'ennemis, ses propres amis craignant d'être vus avec lui (comme Leibniz qui désavouera publiquement lui avoir rendu visite). Spinoza mourra dans la misère le 21 février 1677.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, cet homme qu'on découvre pauvre, honnis de tous et rejetté de partout, cet homme a eu une influence énorme sur la philosophie de l'époque, et d'après. Deleuze l'appelera le &quot;Prince des Philosophes&quot; et Nietzche reprendra, en le revendiquant, son refus de la téléologie. Pour Lacan, c'éatait le plus grand des philosophes, et l'on estime aujourd'hui que c'est celui qui a le plus ouvert la voie à la psychanalyse et à Freud. Sa philosophie touche des sujets très différents, très nombreux, très vastes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En premier, Spinoza a décrit comment notre esprit apréhendait le monde, comment nous pouvions apprécier le réel, de quelle manière l'on pouvait prétendre connaître le monde. Spinoza sépare deux modes de connaissances : d'abord un mode irrationnel composé du savoir par &quot;ouï-dire&quot; et par induction (à chaque fois que je vois le soleil, il fait jour, je pense donc que le soleil est la cause du jour). Ces deux principes sont très pratiques dans la vie courante, mais ils ne permettent pas d'accéder à une connaissance certaine. C'est pour cela que nous avons recourt à des moyens de connaissance rationnels : d'abord la déduction (qui permet d'accéder à toutes les vérités par la logique, à partir d'un principe de vérité) mais si la déduction permet de déduire des vérités, elle ne nous permet pas de connaître ce principe commun de vérité qui est nécessaire et qui nous est apporté par le quatrième mode de connaissance : la connaissance intuitive : Dieu, dépat absolu nécessaire à toute connaissance, la vérité originelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Spinoza existe une &quot;substance&quot;, cause d'elle même (c'est-à-dire innée) et donc qui permet la connaissance possible (c'est elle, la base du principe de déduction, c'est elle, la vérité intuitive). Ainsi, cette substance est nécessaire, car, sans elle, il n'y a pas de connaissance (elle fonde le principe de causalité). Cette substance est unique, incréée, incorruptible, simple et sans limitation. Tous les phénomènes sont des effets, des &quot;conditions&quot; de cette substance originelle. Vous l'aurez compris, par substance, Spinoza essaie de trouvez un mot nouveau pour &quot;Dieu&quot; (c'est-à-dire ce qui est à la base de tout, ce qui est) mais aussi pour &quot;nature&quot;, il fond d'ailleurs ces deux mots en un : la substance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En chaque homme existe un désir : le désir de vivre, le désir d'affirmer sa puissance en défendant sa personnalité face aux autres qui l'agressent. Ce désir, Spinoza l'appelle le &quot;conatus&quot;, la vie éthique est celle qui affirmera ce désir, tout en ayant conscience qu'il va être modifié par la relation aux autres êtres. Cette modification par l'ordre social fait perdre sa force au conatus car l'individu va chercher à s'accomplir selon un idéal moral culturel unique, qui ne lui convient pas forcément (on revient à une morale qui rappelle celle des cyniques : une morale individuelle). Par cette théorie du conatus, on touche à ce qui est vraiment important dans la philosophie de Spinoza : une quête du bonheur et de la liberté, tout le reste (métaphysique ou théorie de la connaissance) n'est qu'un moyen pour y arriver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;[&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lavoixdecassandre.hautetfort.com/archive/2007/04/12/baruch-partie-ii.html&quot;&gt;la suite demain&lt;/a&gt;...]&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>L'existence chez Sartre</title>
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        <updated>2007-04-03T21:30:00+02:00</updated>
        <published>2007-04-03T21:30:00+02:00</published>
        <summary>       &amp;nbsp;   L'existence est une notion que l'on a beaucoup de mal a...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lavoixdecassandre.hautetfort.com/images/medium_sartre.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lavoixdecassandre.hautetfort.com/images/thumb_sartre.jpg&quot; alt=&quot;medium_sartre.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'existence est une notion que l'on a beaucoup de mal a cerner. Non seulement le sujet est vaste mais les philosophes se réfutent les uns les autres depuis la nuit des temps. Mais nous possédons malgré tout une approche qui semble perdurer quelque peu : l'existence selon Sartre (1905-1980).&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sartre, par sa réflexion, créa ce que d'aucuns appellent un mouvement, et que Sartre appelait une pensée : l'existentialisme. Cette création involontaire et non souhaitée reste néanmoins la dernière définition non réfutée sur l'existence (bien qu'elle le sera sûrement un jour). Sartre disait donc que l'existence est avant tout &lt;u&gt;une liberté.&lt;/u&gt; En effet, notre existence étant différente de celle d'un objet, comme on peut s'en douter, nous possédons l'extraordinaire faculté de pouvoir nous construire nous-même. Il le prouvera a Paris, au cours d'une de ses conférences intitulée: &lt;u&gt;l'existentialisme est un humanisme&lt;/u&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot; size=&quot;1&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana&quot; size=&quot;2&quot;&gt;,&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; il utilise l'exemple de la carafe d'eau posée sur sa table:&quot;&lt;i&gt;Avant d'exister, cette carafe a été pensée, dessinée : elle a été conçue pour contenir de l'eau, elle a été construite selon un modèle et pour un usage, elle a d'abord été une idée, autrement dit, elle a d'abord été une essence avant d'être une existence&lt;/i&gt; (l'existence étant l'être réel et l'essence l'être possible). &lt;i&gt;Mais!&lt;/i&gt; ajoute Sartre, &lt;i&gt;pour moi, homme, j'existe d'abord avant d'être ceci ou cela et c'est moi qui décide d'être ceci ou cela. Pour l'homme, &lt;b&gt;L'EXISTENCE &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;PRECEDE&amp;nbsp; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;L'ESSENCE&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;car une personnalité n'est pas construite selon un modèle dessiné d'avance et pour un but précis. JE décide de m'engager dans telle entreprise&quot;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Ne croyons pas qu'ici Sartre nie le fait que l'existence puisse être contraignante mais ceci constitue une réponse a Spinoza qui affirmait que l'homme est déterminé par ce qui l'entoure. Ainsi Sartre prend la voie de Spinoza en admettant que &quot;chaque homme est -en- situation&quot; il a un corps, un passé, des obstacles devant lui, puis finalement réfute le déterminisme en disant que finalement c'est tout de même l'homme qui librement confère à la situation son sens. Sartre s'explique par cet exemple: &lt;i&gt;&quot;Une situation parait intolérable pour des gens qui se sentent opprimés et qui se révoltent: cette situation n'est peut-être pas intolérable en soi mais elle le devient parce que l'homme lui a conféré ce sens par son projet de révolte alors qu'un autre homme pourrait, avec d'autres projets, considérer cette situation comme &quot;sanctifiante&quot;&lt;/i&gt;. Simplifié, on peut en conclure que &quot;c'est moi qui transforme une situation en moyen d'action.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Par Arnaud&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Lambert Saint-Paul</name>
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        <title>Fum al Hut</title>
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        <updated>2007-03-29T14:10:00+02:00</updated>
        <published>2007-03-29T14:10:00+02:00</published>
        <summary>     «  J'en conviens, les affaires humaines iraient beaucoup mieux s'il...</summary>
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          &lt;dl&gt; &lt;dd&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;« &lt;font color=&quot;#6699FF&quot;&gt;J'en conviens, les affaires humaines iraient beaucoup mieux s'il était également au pouvoir de l'homme de se taire ou de parler. Mais l'expérience montre assez -- et au-delà -- que les hommes n'ont rien moins en leur pouvoir que leur langue, et qu'ils ne peuvent rien moins que de régler leurs désirs&amp;nbsp;; d'où vient que la plupart croient que nous n'agissons librement qu'à l'égard des choses que nous désirons modérément, parce que le désir de ces choses peut être facilement contrarié par le souvenir d'une autre chose dont nous nous souvenons souvent&amp;nbsp;; mais que nous ne sommes pas du tout libres à l'égard des choses que nous désirons vivement et qui ne peut être apaisé par le souvenir d'une autre chose. Mais, en vérité, s'ils ne savaient par expérience que nous accomplissons plus d'un acte dont nous nous repentons ensuite, et que souvent -- par exemple quand nous sommes partagés entre des sentiments contraires -- nous voyons le meilleur et suivons le pire, rien ne les empêcherait de croire que nous agissons toujours librement.&lt;/font&gt; »&lt;/div&gt; &lt;/dd&gt; &lt;/dl&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Spinoza. &lt;font color=&quot;#FFFF33&quot;&gt;Éthique, livre III, scolie de la proposition II&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Lambert allait et venait, de la cave au grenier, dans un univers personnel qui existait de mieux en mieux. C'était une maison, &lt;a href=&quot;http://www.paroles.net/chansons/12456.htm&quot; title=&quot;Ces gens là.&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;avec presque pas de murs&lt;/a&gt; (sans chat), ou le «&amp;nbsp;peut être&amp;nbsp;»avait laissé la place au «&amp;nbsp;pourquoi pas ?&amp;nbsp;».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur le chemin d'une connaissance, presque intime, ce qui est indicible peut se manifester par un geste d'amour. Là où des imbéciles voyait le nombril de Lambert, lui ne voyait que la poutre dans leurs yeux trop fatigués. De toute façon, Lambert n'était pas assez égoïste pour hurler avec les loups, mais il s'employait parfois à imiter le cri du cochon solipsiste afin d'avoir la paix dans les basses-cours de moins en moins obligatoires.&lt;br /&gt; Restait alors un temps, plus lentement. L'illusion d'un «&amp;nbsp;pour toujours&amp;nbsp;» entre les mailles d'un filet qu'on a tissé de ses propres mains. Une syncope qui résumait trente cinq années, les justifiant dans la compréhension soudaine d'une réponse à l'&lt;a href=&quot;http://www.lenombredor.free.fr/modulor.htm&quot; title=&quot;Modulor&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;échelle humaine&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.abastrologie.com/astrologie/poissons-constellation/poissons.php&quot; title=&quot;Alrisha&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lambertsaintpaul.net/images/medium_Pisces_constellation_map.png&quot; alt=&quot;medium_Pisces_constellation_map.png&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.abastrologie.com/astrologie/poissons-constellation/poissons.php&quot; title=&quot;http://www.abastrologie.com/astrologie/poissons-constellation/poissons.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;©&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>KALLYVASCO</name>
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        <title>Café Baruch</title>
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        <updated>2007-02-20T12:20:00+01:00</updated>
        <published>2007-02-20T12:20:00+01:00</published>
        <summary> Moi, j'aime bien prendre mon petit-déjeuner en compagnie de Spinoza. Baruch...</summary>
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          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Moi, j'aime bien prendre mon petit-déjeuner en compagnie de Spinoza. Baruch de Spinoza. Cela n'a rien de snob, et puis d'abord je préfère cela à feuilleter &lt;i&gt;Public&lt;/i&gt; en écoutant &lt;i&gt;France Info&lt;/i&gt;. C'est ainsi... C'est un type qui m'en apprend chaque fois de belles, des simples, des évidences, des choses de la vie de tous les jours qu'il sait dire mieux que quiconque. Ouaip... Avec le café du matin, Baruch me tutoie, et je ne le rudoie jamais. Je l'ouvre au hasard et je tombe sur une perle, comme chaque fois que j'ouvre le &lt;i&gt;Journal&lt;/i&gt; de Jules Renard.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Sta mattino? : &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous ne désirons pas une chose parce que nous la jugeons bonne, mais nous la jugeons bonne parce que nous la désirons&lt;/i&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Autre version : &lt;i&gt;(...) Il est donc établi par tout ce qui précède que nous ne faisons effort vers aucune chose, que nous ne la voulons pas et ne tendons pas vers elle par appétit ou désir, parce que nous jugeons qu'une chose est bonne parce que nous faisons effort vers elle, que nous la voulons et tendons vers elle par appétit ou désir&lt;/i&gt;. (Ethique, III, 9, Scolie).&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et que ceux qui font la grimace parce que cela leur semble &lt;i&gt;entendu&lt;/i&gt;, (re)lisent ce guide de vie quotidienne qu'est &lt;i&gt;L'Ethique&lt;/i&gt;!&lt;/div&gt;
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            <name>DEMS</name>
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        <title>Anthropologie &amp; philosophie</title>
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        <published>2006-12-01T16:15:00+01:00</published>
        <summary> 2ème semestre 2006 - 2007,  Paris 8    &amp;nbsp;    Ce séminaire propose aux...</summary>
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          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;2ème semestre 2006 - 2007, &lt;a href=&quot;http://www.anthropologiep8.org/article-4211220.html&quot; title=&quot;Département d'anthropologie&quot;&gt;Paris 8&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Ce séminaire propose aux étudiants une réflexion sur les fondements épistémologiques de l'anthropologie à partir d'un dialogue avec la philosophie. On suppose en effet que certains postulats de l'anthropologie peuvent être rapportés à certains philosophèmes plus ou moins explicites. Il s'agit, pour peu que le rapport à la philosophie soit entendu par les anthropologues comme une bonne rencontre et non un présupposé, de proposer aux étudiants engagés dans un processus de recherche une remontée réflexive et critique vers leurs postulats.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La philosophie moderne, depuis au moins le texte de Descartes sur Les Passions de l'âme, si ce n'est le pamphlet De La servitude volontaire de La Boétie, ouvre le premier cheminement vers l'anthropologie moderne. L'Anthropologie au point de vue pragmatique de Kant, achève ce parcours dans lequel la notion d'âme va lentement se décomposer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Baruch_Spinoza&quot; title=&quot;Portrait de 1665 tiré de la Herzog-August-Bibliothek&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mendessargo.hautetfort.com/images/medium_200px-Spinoza.jpg&quot; alt=&quot;medium_200px-Spinoza.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;/a&gt; L'Ethique de Spinoza en constitue aussi bien tournant qu'une singularité : non seulement la notion d'âme y est&amp;nbsp; totalement subvertie, mais elle s'incrit dans une nouvelle topique de proportionnalité avec le corps : action et passion ne peuvent plus y être pensées en raison inverse comme dans les termes traditionnels. Ni une passion de l'âme n'est une action du corps, ni une passion du corps n'est une action de l'âme. Le désir humain est alors le vecteur essentiel à partir desquels se pensent la variabilité des affects selon les individus correspondants à une situation de corps : biologique, social, politique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La quatrième partie de l'Ethique (De la servitude humaine) et qui ferait presque écho à La Boétie, nous intéressera cette année pour sa tentative de penser la politique comme variation du désir d'un corps collectif. Prise dans les affects négatifs, elle s'articule toujours comme pouvoir (potestas). Entendue comme variation positive, elle a trait à la puissance (potentia). En sorte qu'il n'y a que deux partis : celui par lequel on entend traiter la puissance dans les conditions du pouvoir, et qui mène à toute tyrannie ancienne ou moderne, ou celui de traiter le pouvoir dans les conditions de la puissance, et c'est pour Spinoza, le parti de la raison comme celui de la liberté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette discussion est de tout intérêt en anthropologie politique, dès lors qu'elle ne considère pas l'Etat comme le seul élément, ou l'élément central du politique. Les concepts qu'il faut établir pour tenir ce débat : corps humain, processus mémoriel et signifiant, désir humain, économie des affects, sont aussi utiles à tous les domaines de l'anthropologie contemporaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bibliographie sommaire :&lt;br /&gt; B. Spinoza, Ethique, texte bilingue (Trad. B. Pautrat), Ed. Seuil, Coll. Points.&lt;br /&gt; G. Deleuze, Spinoza. Philosophie pratique. Ed. de Minuit.&lt;br /&gt; HyperSpinoza, &lt;a href=&quot;http://hyperspinoza.caute.lautre.net/rubrique.php3?id_rubrique=76&quot;&gt;Hyper-Ethique&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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