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    <title>Last posts on socialisme</title>
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    <updated>2008-07-06T04:11:22+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Le Photon</name>
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        <title>C'était le 3 juillet...</title>
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        <updated>2008-07-04T00:02:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-04T00:02:00+02:00</published>
        <summary>  1808.  L'Ecole militaire française s'installe à Saint-Cyr, près de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lephoton.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;1808.&lt;br /&gt; L'Ecole militaire française s'installe à Saint-Cyr, près de Versailles, dans l'ancien château de la duchesse de Maintenon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1930.&lt;br /&gt; Dans &lt;em&gt;Le Populaire&lt;/em&gt;, Léon Blum écrit : &quot;Le socialisme est aujourd'hui la force politique prépondérante en Allemagne, et il le fera bien voir le jour du scrutin&quot;. Les élections ont lieu le 14 septembre. Les socialistes sont écrasés. Le parti national-socialiste, qui avait précédemment 12 députés, en compte désormais 107.&lt;/p&gt; 
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            <name>Djaybi</name>
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        <title>100% FRENCH PRIDE / 0% TRAFIC RER B</title>
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        <updated>2008-06-28T14:40:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-28T14:40:00+02:00</published>
        <summary>  Un grand homme politique italien du siècle dernier affirmait qu'un pays...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://initialsjb.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Un grand homme politique italien du siècle dernier affirmait qu'un pays dans lequel les trains n'arrivaient pas à l'heure n'était pas un pays civilisé. Aujourd'hui, en France, les trains ne roulent même plus. Trafic nul sur le RER B. Zéro train! Je ne suis pas libéral, mais devant ce genre de situation, je bande en pensant à Thatcher. Si c'est pour avoir un service pourri, autant que cela soit privé. Et cela ferait les pieds à tous ces grévistes de profession qui font chier le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi suis-je dans un tel état? Parce qu'il y a la parade des invertis? Parce qu'il y a un match de rugby? Non, parce&amp;nbsp; qu'il y a la &lt;i&gt;french pride&lt;/i&gt; organisée par &lt;a href=&quot;http://www.fdesouche.com/?p=3606&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;F.Desouche&lt;/a&gt; et parce que je suis usager du RER B. J'ai beau être un rêveur, j'ai du mal à croire à une grande union entre les pédés, les rugbymen et les fafs pour remettre les &lt;i&gt;gréveux&lt;/i&gt; au travail.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus qu'aux grévistes, j'en veux à ce gouvernement de clowns et d'incapables en cravates. Il est où le service minimum sinon dans le cul de cette crapule franc-maçonne de Xavier Bertrand? Sa solution: demander à la télévision de ne pas en parler. &quot;Will Smith a fait un concert en l'honneur de Nelson Mandela. Ca fait une belle une pour le 13:00. Et pas un mot sur la grève Madame Chazal!&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'y a qu'une seule méthode pour briser une grève illégitime comme celle qui touche le RER B aujourd'hui: des coups de bâtons et de l'huile de ricin pour les protestataires. Un gouvernement qui renonce à cela n'est pas digne de respect.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/chemises-noires.jpg&quot; alt=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/chemises-noires.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Les raisons de la grève. Le préavis de la CGT-RATP porte sur les conditions de mise en oeuvre de «l'interopérabilité» entre les parties gérées par la SNCF et la RATP, qui consiste à supprimer la «relève» entre les agents de conduite de la RATP et de la SNCF à la gare du Nord et à garder le même agent sur l'ensemble de la ligne.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Amaury</name>
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        <title>Vive la mondialisation ! Un exemple précis de l'avidité des grands groupes</title>
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        <updated>2008-06-20T15:52:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-20T15:52:00+02:00</published>
        <summary>   Empoisonneurs autorisés ou un autre exemple de l'avidité sans mesure des...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;b&gt;Empoisonneurs autorisés ou un autre exemple de l'avidité sans mesure des groupes industriels&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/00/02/942330316.jpg&quot; alt=&quot;article_photo_1209453436862-1-0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; id=&quot;media-1084282&quot; /&gt;transmis par l'ami Bernard Bonnechère&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappelons brièvement les faits :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol ukrainienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Exerçant son métier, cette société a revendu avec profit cette huile à d'autres multinationales de l'agro-alimentaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soi méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait : la poubelle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Que croyez-vous qu'il arriva ? Ces empoisonneurs dont l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits frelatés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Le pire, c'est qu'ils ont eu l'accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela fait environ 100 grammes de saloperie par habitant à faire ingurgiter !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment dans les rayons des produits contaminés à l'huile de moteur !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien, tout le monde s'en fout.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La semaine dernière, le Canard publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin hier, le Canard publie des notes internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en s'qinquiétant quand même un peu et priant que l'info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire. Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas répondre au Canard enchaîné formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le communiqué de presse ne sera pas diffusé. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/01/02/2141596417.jpg&quot; alt=&quot;ff.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; id=&quot;media-1084285&quot; height=&quot;256&quot; width=&quot;385&quot; /&gt;Par rapport à l'article de mercredi dernier, cette nouvelle parution n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l'huile de tournesol, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière mais que l'on craignait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces gens là sont capables d'importer n'importe quelle denrée alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la 'traçabilité' des produits qu'ils achètent&amp;nbsp; ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou de n'importe quelle autre saloperie. Et qu'ils ne viennent pas prétendre le contraire, puisque cette sombre affaire en fournit une preuve éclatante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d'exploitation des êtres humains qui ont servi à le produire, triplée d'une pression sur l'emploi et le salaire des salariés français.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de pubs ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs saloperies sur-emballées dans d'affriolants plastiques aux couleurs vives. Comme on l'a vu, leur plus grande trouille est que le nom des marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits, qui les aveuglent à un point tel qu'ils sont capables pour cela de risquer d'empoisonner leurs clients sans remords.Alors dénonçons les, ces sinistres pleutres ! Et vous amis lecteurs, relayez l'information ! Selon vos moyens, parlez-en autour de vous, dans vos blogs, dans vos journaux, et surtout, CITEZ LES MARQUES, c'est de ça dont ils ont la trouille Les marques concernées, à boycotter d'urgence et durablement, sont les suivantes :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lesieur, bien évidemment, puisque leur avidité est à l'origine du problème et toutes les marques du groupe :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/01/02/549975401.jpg&quot; alt=&quot;tournesol.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; id=&quot;media-1084287&quot; /&gt;Fruit d'or- Epi d'or- Frial- Isio 4 - Oli - Carapelli - Saupiquet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes les marques du groupe Unilever , par exemple&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Amora - Planta Fin - Maille - Knorr - Magnum - Miko&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les produits les plus susceptibles de contenir de l'huile empoisonnée sont les suivants :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mayonnaise - Tarama -Sauce Béarnaise- Chips -Vinaigrette allégée - Surimi - Céleri Rémoulade&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soupe de poisson en conserve - Poisson pané - Paupiettes de veau - Thon et sardines à l'huile&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pâtes à tartiner chocolatées - Gaufrettes à la confiture Barres céréalières et sucrées pour les enfants - Cookies&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci d'avance, et faites tourner !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon appétit&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>christine</name>
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        <title>Libéralisme ou Socialisme</title>
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        <updated>2008-06-17T11:38:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-17T11:38:00+02:00</published>
        <summary>    Texte de  Roger Rotmann       Adhérent de la section PS Flora Tristan...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://paris3emeavecsegolene.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Texte de &lt;b&gt;Roger Rotmann&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Adhérent de la section PS Flora Tristan&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Paris - 75003&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Je voudrais rebondir sur les propos de Vincent Peillon. Je suis en effet convaincu que la clarification de cette question du libéralisme est vitale pour l’avenir de notre parti. Au moment où nous nous dégageons d’une phraséologie pseudo révolutionnaire, il faut justement ne laisser planer aucun doute sur notre opposition au libéralisme, à son programme, à sa philosophie.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Commençons par une citation, très éclairante&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&quot;&amp;nbsp;Chaque individu met sans cesse tous ses efforts à chercher pour tout le capital dont il peut disposer, l’emploi le plus avantageux&amp;nbsp;; il est bien vrai que c’est son propre bénéfice qu’il a en vue, et non celui de la société&amp;nbsp;; mais les soins qu’il se donne pour trouver son avantage personnel le conduisent naturellement, ou plutôt &lt;i&gt;nécessairement&lt;/i&gt;, à préférer précisément ce genre d’emploi même qui se trouve le plus avantageux à la société. (…) A la vérité, son intention, en général, n’est pas en cela de servir l‘intérêt public, et il ne sait même pas jusqu’à quel point il peut être utile à la société. En préférant le succès de l’industrie nationale à celui de l’industrie étrangère, il ne pense qu’à se donner personnellement une plus grande sûreté&amp;nbsp;; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu’à son propre gain&amp;nbsp;; en cela, comme dans beaucoup d’autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir un fin qui n’entre nullement dans ses intentions&amp;nbsp;; et ce n’est pas toujours le plus mal pour la société que cette fin n’entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d’une manière bien plus efficace pour l’intérêt de la société que s’il avait réellement pour but d’y travailler. &quot; (&lt;a href=&quot;http://paris3emeavecsegolene.hautetfort.com/files/Lib%C3%A9ralisme%20ou%20socialisme.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;)&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Djaybi</name>
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        <title>Vivre ensemble</title>
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        <updated>2008-06-08T13:11:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-08T13:11:00+02:00</published>
        <summary>    Le grand homme est comme l'aigle; plus il s'élève, moins il est visible,...</summary>
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           &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Le grand homme est comme l'aigle; plus il s'élève, moins il est visible, et il est puni de sa grandeur par la solitude de l'âme. Stendhal - De l'amour&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Comme tout serait si simple si j'étais comme eux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si seulement je pouvais aimer le foot, les émissions de Jean-Luc Reichmann, les discothèques, la social-démocratie et avoir pour personnalité préférée Yannick Noah.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela mène à quoi de &lt;i&gt;savoir&lt;/i&gt;? C'est la question que je peux me poser lorsque je discute avec ceux qui ne &lt;i&gt;savent&lt;/i&gt; pas. Faut-il qu'ils &lt;i&gt;sachent&lt;/i&gt;? Faut-il gâcher leur petit bonheur fait de football métissé, de fêtes ne célébrant rien et de promotions chez Carrefour? &lt;i&gt;Panem et circenses&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La vie n'est-elle pas plus douce dans la matrice à penser comme des poules? Qui suis-je pour casser l'ambiance? Puisque tout est foutu, je peux bien les laisser profiter, encore quelques mois/années, des joies de la décadence. Méritent-ils de connaître l'enfer du goulag idéologique, l'exil intérieur et ce terrible sentiment d'impuissance face à une situation intolérable. Bientôt, les ventres crieront famine et la guerre sera partout. &lt;i&gt;Seine Saint-Denis style, c'est d'la bombe bébé!&lt;/i&gt; En attendant, les voitures roulent, les télévisions sont allumées, 68% des français aiment leur première dame et la tecktonik est LE phénomène de société&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils peuvent chanter &lt;i&gt;Saga Africa ambiance de la brousse&lt;/i&gt;, célébrer les victoires de l'équipe de &quot;France&quot;. Ils peuvent voter un coup à gauche, un coup à droite. Ils peuvent vivre sans se poser de questions, prendre ce qu'on leur donne, ressentir ce qu'on veut qu'ils ressentent. Qu'ils continuent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai la plus longue mémoire avec moi. Des fois, je peux être un peu jaloux. Comme disait le Galiléen: &lt;i&gt;Beati pauperes spiritu!&lt;/i&gt; Mais s'ils ne méritent pas de souffrir, ils ne méritent pas non plus de connaître les plaisirs supérieurs.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>lolik</name>
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        <title>La vérité, toute la vérité, rien que la vérité…</title>
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        <updated>2008-06-05T23:59:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-05T23:59:00+02:00</published>
        <summary>        Un de plus ! Le PS vient de perdre un autre de ces&amp;nbsp;membres qui...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lolik.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: 'Calibri','sans-serif'&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1051864&quot; src=&quot;http://lolik.hautetfort.com/media/02/02/895517248.jpg&quot; alt=&quot;charasse.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1051864&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un de plus ! Le PS vient de perdre un autre de ces&amp;nbsp;membres qui part en claquant la porte et surtout en disant tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Alors bien sûr, il va être accusé de traitre, de goujat, d'opportuniste, de tout et pire encore, de sarkozyste comme les précédents. N'empêche, la sortie de Michel Charasse, qui a été exclu du PS&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;non-respect du vote des militants&amp;nbsp;sur la présidence&amp;nbsp;du Conseil Général du Puy de Dôme, révèle l'état idéologique du PS, rien de plus, rien de moins. D'ailleurs, le choix de&amp;nbsp;l'exclusion du PS, parce que M. Charasse l'a choisi en refusant une conciliation plus que généreuse de la Rue de Solferino, est symbolique d'une génération entière de socialistes qui ne veulent plus du PS actuel,&amp;nbsp;de sa mauvaise foi (pour ne pas dire mensonge),&amp;nbsp;de sa duplicité,&amp;nbsp;du consensus mou, de la conciliation des inconciliables, de l'absence de réflexion, du compassionnel et&amp;nbsp;de la bien-pensance&amp;nbsp;comme alpha et&amp;nbsp;oméga de toutes convictions, de son&amp;nbsp;abandon de toutes valeurs autres que celles de s'opposer stérilement à la droite.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Tout y passe dans cette &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2008/06/03/01002-20080603ARTFIG00563-charasse-le-ps-ne-dit-plus-la-verite-aux-francais.php&quot;&gt;interview&lt;/a&gt;, tous les sujets,&amp;nbsp;tout ce qu'est devenu le PS. «&amp;nbsp;Le niveau du PS ne dépasse pas celui des trottoirs municipaux&amp;nbsp;». Mais deux choses me dérangent un peu dans cette interview. &lt;b&gt;Tout d'abord, pourquoi&amp;nbsp;dire cela&amp;nbsp;si tard ?&lt;/b&gt; Pour quoi ne pas avoir dit tout ceci lorsque cela aurait pu changer quelque chose, c'est à dire en 2002, quand le PS était encore capable d'entendre quelque chose, que des hommes politiques avec des idées existaient encore dans ce parti. Le PS est désormais allé bien trop loin dans la compromission et décomposition idéologique pour que les choses changent. Plus d'idées, plus de réflexion, juste de l'électoralisme&amp;nbsp;à court terme et un combat de personnes, le tout avec nez braqué sur 2012 où ils prendront la même correction qu'en 2007. Au final, c'est M. Valls qui a raison, le PS devrait abandonner toute référence au socialisme, tout changer, s'il veut s'en sortir et être enfin de gauche. Un peu comme Blair l'avait fait avec le Labour qu'il a rénové pour en faire un New Labour. Je me dis qu'au final, l'avenir de la gauche française c'est peut-être F.Bayrou. Et que ceux qui sont de gauche, qui veulent arriver aux affaires avec un programme pour le pays et pas simplement au&amp;nbsp;hasard d'une&amp;nbsp;alternance qui arrivera un jour ou l'autre, devraient quitter ce parti et le laisser à son archaïsme et ses manœuvres&amp;nbsp;politiciennes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Ensuite, la deuxième chose qui me dérange, c'est la fin de l'interview, la toute fin de la dernière réponse. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;J'ai adhéré mardi au groupe RDSE, où je retrouve mes amis radicaux de gauche&amp;nbsp;qui, eux, sont de vrais républicains et de vrais laïcs&amp;nbsp;».&lt;/i&gt; &lt;b&gt;La phrase est plus que lourde de sous-entendus ; le PS ne serait plus un parti républicain ni laïc. A quoi M. Charasse fait-il allusion ?&lt;/b&gt;&amp;nbsp;Au fait que le PS soutienne les faucheurs d'OGM qui sont hors-la-loi mais qui bénéficient de la bienveillance socialiste car leur combat serait juste ? Au soutien apporté aux travailleurs&amp;nbsp;clandestins en dépit de la loi, et plus généralement, au fait que le PS excuse les délinquants pour les faire passer pour des victimes d'un système injuste (comme lors des émeutes de banlieue en 2005) plutôt que pour des personnes responsables de leurs actes qui ne respectent pas la loi et donc doivent être jugées comme telles&amp;nbsp;? Quant à la laïcité, je voudrais aussi des précisions.&amp;nbsp;Le PS aurait-t-il abandonné la laïcité, idée pourtant séculaire de ce parti, contre&amp;nbsp;l'idéologie du «&amp;nbsp;droit à la différence&amp;nbsp;», un antiracisme qui mène à la loi des minorités et au communautarisme ?&amp;nbsp;Le PS ne serait-il plus anticlérical, dès lors que cela&amp;nbsp;ne vise plus la religion chrétienne, symbole de la domination bourgeoise et de la droite dans l'imaginaire gauchiste ?&amp;nbsp;D'ailleurs, il est&amp;nbsp;instructif de voir les fortes réactions du PS lorsque le Président fait un discours au Vatican sur la place de religion et l'absence de réactions lorsque des élus PS contournent la loi pour financer des lieux de culte musulman. Comme si le PS était prêt à compromettre&amp;nbsp;ses valeurs pour s'attacher le vote des &quot;cités populaires&quot; comme ils disent joliment. S'agit-il de cela quand M. Charasse&amp;nbsp;sous-entend que le PS n'est plus un parti laïc et qu'il ne&amp;nbsp;parle plus que&amp;nbsp;«&amp;nbsp;des questions de société qui n'intéressent le plus souvent que les minorités&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&amp;nbsp;Mon opinion est faite depuis longtemps sur le PS mais quand même, M. Charasse devrait faire la suite de l'interview ou un livre, se serait une œuvre utile au débat, bien plus que &quot;De l'audace&quot; ou &quot;Ma plus belle histoire, c'est vous&quot;...&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>de Lestran</name>
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        <title>Jean-François Revel</title>
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        <updated>2008-06-05T22:08:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-05T22:08:00+02:00</published>
        <summary> Un malentendu fausse quasiment toutes les discussions sur les mérites...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://meliphipo.hautetfort.com/">
           Un malentendu fausse quasiment toutes les discussions sur les mérites respectifs du socialisme et du libéralisme: les socialistes se figurent que le libéralisme est une &lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot; style=&quot;background-color: #800080&quot;&gt;&lt;strong&gt;idéologie&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;. Et suivant une soumission mimétique [...], les libéraux se sont laissé inculquer cette vision grossièrement erronée d'eux-mêmes. Les socialiste, élevés dans l'&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot; style=&quot;background-color: #993366&quot;&gt;&lt;strong&gt;idéologie&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;, ne peuvent concevoir qu'il existe d'autre formes d'activité intellectuelle. Ils débusquent partout cette systématisation abstraite et moralisatrice qui les habite et les soutient. Ils croient que toutes les doctrines qui les critiquent copient la leur en se bornant à l'inverser et qu'elles promettent, comme la leur, la perfection absolue, mais simplement par des voies différentes.&lt;br /&gt; [...]&lt;br /&gt; Or toute &lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot; style=&quot;background-color: #cc99ff&quot;&gt;&lt;strong&gt;idéologie&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; est un égarement. Il ne peut pas y avoir d'&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot; style=&quot;background-color: #99ccff&quot;&gt;&lt;strong&gt;idéologie&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; juste. Toute &lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot; style=&quot;background-color: #00ccff&quot;&gt;&lt;strong&gt;idéologie&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; est intrinsèquement fausse, de par ses causes, ses motivations et ses fins, qui sont de réaliser&amp;nbsp; une&amp;nbsp;adaptation fictive du sujet humain lui-même - à ce &quot;lui-même&quot;, du moins, qui a décidé de ne plus accepter la réalité, ni comme source d'information ni comme juge du bien-fondé de l'action.&amp;nbsp; 
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        <author>
            <name>Anastasia KOMNIDIS</name>
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        <title>”Les socialistes, les altermondialistes et les autres” par Gaël BRUSTIER</title>
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        <updated>2008-06-05T13:27:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-05T13:27:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;   &amp;nbsp;LE 05 JUIN 2008   Bonjour, ce petit mot pour témoigner un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://bloganastasiakomnidis.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;LE 05 JUIN 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonjour, ce petit mot pour témoigner un soutien à l'égard d'un ami qui a écrit un ouvrage qui s'avère très fouillé (et non pas fouilli) et qui paraîtra en septembre, mais vous pouvez comme, le précise Gaël (l'ami en question) ci dessous, le commander dès maintenant!! Bravo à toi Gaël pour ce travail!! Anastasia.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit mot de Gaël ci dessous :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;Chers camarades,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Les socialistes, les altermondialistes et les autres&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» (Editions Bruno Leprince) sortira en septembre prochain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;D’ores et déjà, vous pouvez le commander au prix de 12 euros (au lieu de 15&amp;nbsp;!). A cette fin, il vous est possible de télécharger le bon de commande sur &lt;a href=&quot;http://www.socalter.org/&quot; title=&quot;http://www.socalter.org/&quot;&gt;www.socalter.&lt;wbr /&gt;org&lt;/a&gt; et de le renvoyer aux Editions Bruno Leprince.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;Sur &lt;a href=&quot;http://www.socalter.org/&quot; title=&quot;http://www.socalter.org/&quot;&gt;www.socalter.&lt;wbr /&gt;org&lt;/a&gt;, vous pourrez rapidement découvrir l’actualité relative au livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;A très bientôt&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;Gaël BRUSTIER&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;img name=&quot;ibox_img&quot; src=&quot;http://www.socalter.org/photo/grande-900387-1110515.jpg?ibox&quot; style=&quot;margin: 0px; width: 298px; cursor: hand; height: 414px; border-width: 0px; padding: 0px&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Hervé</name>
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        <title>Hommage au journaliste et historien François Fejtö</title>
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        <updated>2008-06-04T12:39:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-04T12:39:00+02:00</published>
        <summary>  François Fejtö, journaliste et écrivain originaire de Hongrie, vivant à...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;François Fejtö, journaliste et écrivain originaire de Hongrie, vivant à Paris depuis 1938, a fait comprendre à des générations ce qu'était l'Europe Centrale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les différents pays (à l'exception de l'Autriche)&amp;nbsp;issus de l'Empire Austro-hongrois, déconnectés de l'Europe occidentale (dite de l'Ouest) après la fin de la seconde guerre mondiale, par des régimes soumis à Moscou, étaient en effet largement méconnus et ignorés et assimilés à une Europe de l'Est derrière le rideau de fer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or, tous ces pays avaient une histoire et n'avaient pas vocation à rester sous le joug de dirigeants communistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a fallu des hommes comme François Fejtö, ou Raymond Aron, pour oser aller contre les discours dominants, chercher à savoir ce qui se passait derrière le rideau de fer, et nouer des copntacts avec les intellectuels de ce pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut donc rendre hommage pour ce combat qui a contribué à mieux sensibiliser l'opinion européenne, et peut aussi à la chute du mur de Berlin, puis&amp;nbsp;au retour d'un grand nombre de ces pays dans notre grande maison que constitue l'Union Européenne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;François Fetjö était aussi un philosophe, qui dès les années 30, s'est intéressé aux grands penseurs du personnalisme Maritain et Emmanuel&amp;nbsp;Mounier, qui ont été à la source de l'engagement politique de nombreux démocrates, notamment après la guerre dans le MRP.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hervé Chefdeville&lt;/p&gt; 
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            <name>fiermarin</name>
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        <title>Où sont les socialistes?</title>
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        <updated>2008-06-03T20:42:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-03T20:42:00+02:00</published>
        <summary>     La récente victoire des socialistes aux élections municipales ne doit...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fiermarin.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;La récente victoire des socialistes aux élections municipales ne doit pas nous tromper sur sa véritable signification. Les socialistes ont été majoritaire là où les classes populaires sont minoritaire.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Les statistiques sont souvent trompeuses au premier abord. Si près de 80% de la population française vie en milieu urbain, il faut inclure dans cette statistique le phénomène péri-urbain en constant accroissement. Ce sont dans ces zones que vie près de la moitié de la population urbaine et c'est également là où se concentre les classes populaires, composés essentiellement d'ouvriers et d'employés subalternes. Les populations des centre ville et des banlieues diffèrent sociologiquement. En banlieue, un néo sous-prolétariat vivant d'emplois précaires et sous valorisé ou bien ne vivant que des minima sociaux. C'est en quelque sorte «l'armée industrielle de réserve» chère à Karl Marx. En centre ville, progressivement, une classe dominante bénéficiant des emplois les plus valorisé, aussi bien financièrement que socialement. C'est cette classe socio-économique qui est à la base de l'apparente victoire des socialistes aux récentes élections municipales.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Pour le dire autrement...&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;La population urbaine a subit une transformation radicale. Les couches populaires ont été contrainte de quitter les centre villes pour s'installer en zone péri-urbaine, au-delà de la banlieue. Les banlieues ne sont plus qu'un lieu de ségrégation et de relégation sociale où se concentre le plus souvent précarité exacerbée, chômage, délinquance et population largement issue de l'immigration. Le phénomène de &lt;i&gt;gentrification&lt;/i&gt; des métropole à fait son oeuvre. Les centre villes des métropoles ont été progressivement investie par la classe sociale dominante, bénéficiant des emplois les plus valorisés par le système économique actuel, principalement axé sur les nouvelles technologie de l'information et de la communication. C'est cette population urbaine qui est à la base de l'apparente victoire des socialistes aux récentes élections municipales.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;L'âme du socialisme est ailleurs...&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Les voix qui ont permis l'élection de maires de gauche ne sont pas celles dont ce réclame la socialisme historique... le socialisme a abandonné toute promesse d'émancipation du peuple. Il ne parle plus au nom de la cause du peuple. Il ne se fait plus l'interprète des intérêts des classes populaires. Son discours a été vidé de sa substance historique au fur et a mesure de sa mutation sociologique. Sa base électorale ne lui permet plus d'être crédible dans son discours. Il n'est plus qu'un leurre... délaissant la question sociale au profit de sujets de société de type parité, &lt;i&gt;droits de l'hommiste&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;sans-papiériste.&lt;/i&gt; Ne nous leurrons pas sur ce qu'il est devenu... un parti pompier complice des incendiaires, un parti de libéraux-libertaires allié aux libéraux-sécuritaires de la droite financière.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Il existe bien des exceptions au sein des socialistes, telle Jean Luc Mélanchon, mais ces exceptions ne font que confirmer la règle.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Victoire socialiste égale victoire de la démocratie de Marché!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Le récent union entre l'incompétent Nicolas Sarkozy et l'inconséquente Carla Bruni est en ce sens révélateur de cette alliance UMPS. Mariage entre la gauche bobo incarné par une ex mannequin et la droite financière incarné par l'actuel président de la République française. Union de libéraux... sans aucune vision pour la France.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal; text-decoration: none&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Laurent</name>
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        <title>La guerre des chefs accélère au parti socialiste</title>
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        <updated>2008-05-29T14:09:59+02:00</updated>
        <published>2008-05-29T14:09:59+02:00</published>
        <summary>La semaine dernière, Bertrand Delanoë a fait un nouveau pas vers la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/">
          La semaine dernière, Bertrand Delanoë a fait un nouveau pas vers la candidature au poste de premier secrétaire du parti socialiste. Mais la contre-attaque de Ségolène Royal a été bien organisée. Malheureusement, la forme l’emporte largement sur le fond.Le maire de Paris se retrouve un peu dans la position de Ségolène Royal il y a deux ans : favori des sondages mais officiellement candidat à rien. Pourtant, son offensive médiatique ressemble furieusement à celle d’un candidat à la reprise du parti socialiste. La sortie d’un livre par un homme politique est toujours un événement majeur. Dans le cas présent, le choix de se présenter comme « socialiste et libéral » est un véritable positionnement, qui semble bien destiné à créer de la substance pour une candidature, substance à même de rassembler l’aile droite du parti. Mais ce positionnement osé de héraut des libertés sociales, s’il plaira sans doute aux bobos parisiens, est très loin des préoccupations de l’électorat populaire. Reste à savoir s’il est à même de l’aider à capturer le PS.Le moins que l’on puisse dire est que Ségolène Royal a bien organisé sa contre-attaque. Visite à Gandrange, aide aux marins pêcheurs, multiples déclarations contre le positionnement de son adversaire (« je ne pense pas qu’on puisse être socialiste et libéral au 21ème siècle ») : la contre-attaque de la candidate à la présidentielle lui a permis de contrecarrer l’offensive médiatique de son rival. On pourra en revanche difficilement ignorer le cynisme de ses interventions, notamment sur le libéralisme de Bertrand Delanoë dont elle sous-entend qu’il porte sur l’économie. Comme Alain Duhamel l’a bien souligné lundi sur RTL, la définition qu’elle donnait de « libéralisme » dans son livre « Maintenant » était bien proche de celle de son rival… Alors qu’elle aurait pu entamer un débat intéressant entre autorité et liberté, elle préfère les accusations tendancieuses et malhonnêtes.En fait, ce combat des chefs est très révélateur de la réalité du parti socialiste aujourd’hui. Entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, tout n’est que question de positionnement politique pour prendre le pouvoir. Plutôt que de proposer des solutions aux questions que se posent les Français, le maire de Paris prend une posture osée et marquante pour faire parler de lui et prendre le PS par la droite, tout en prenant des précautions en parlant de régulation de l’économie et d’autorité. Résultat, Ségolène Royal fait semblant de mal comprendre, attaque cette acceptation supposée du libéralisme économique et vire à gauche. Ce simulacre de débat d’idées est absolument navrant car il n’y a en réalité aucun débat de fond entre les deux principaux prétendants au poste de premier secrétaire.Le Parti Socialiste entre dans une phase de décomposition où un pseudo débat idéologique sert de voile pudique pour camoufler ce qui n’est qu’une guerre des ambitions. Cela promet jusqu’au congrès !Source : http://www.liberation.fr/actualite/politiques/328187.FR.php
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        <author>
            <name>Jean-Louis Benoît</name>
            <uri>http://jeanlouisbenoit.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Participation libéralisme Sarkozy Delanoë Tocqueville</title>
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        <updated>2008-05-27T22:06:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-27T22:06:00+02:00</published>
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        <content type="html" xml:base="http://jeanlouisbenoit.hautetfort.com/">
          Chacun aura remarqué que mon amour pour Sarkozy est aussi modéré que celui que je porte au prolétariat du parti socialiste : notre ami Fabius, et quelques autres.Demain, nous parlerons de la réforme des institutions, amis avant, je voudrais revenir sur la dernière grande prestation télévisée du  &lt;strong&gt;Prince-Président&lt;/strong&gt;. Juste un mot sur ses idées en matière de politique extérieure : &lt;strong&gt;c’est le nul absolu, le degré zéro de la pensée de Gaino&lt;/strong&gt; ; cet homme :  « &lt;strong&gt;&lt;em&gt;c’est même plus un cerveau, c’est comme de la sauce blanche&lt;/em&gt;…&lt;/strong&gt; »En matière économique, chacun sait que la situation est tragique, mais Sarkozy a cependant maintenu l’idée essentielle du RSA qui se mettrait en place. C’est capital.Quant à l’idée de la &lt;strong&gt;participation et/ou de l’intéressement c’est une idée majeure que le gaullisme à repris du XIXe siècle, avant de disparaître car les crapules de la Bande des Quatre (qui, par la suite ont renvoyé Chaban) ne voulaient entendre parler ni d’intéressement, ni de participation, et ne ressortaient l’idée du placard qu’avant les éléctions, en même temps que le sort des Harkis qu’on a laissés dans une misère honteuse ! On trouve cette idée chez Tocqueville, mais il n’est pas le seul - à l’époque de Godin, Owen et de beaucoup d’autres - à émettre un tel point de vue.&lt;/strong&gt;Réfléchissant sur le paupérisme, il met en avant la nécessité de sortir du prolétariat, du « brassier » qui n’a que sa force de travail, « ses bras » pour aller à sa journée, s’il y a du travail, en le rendant d’une certaine façon, propriétaire. &lt;strong&gt;Dans le monde rural, Tocqueville est donc partisan de la petite propriété qui permet de travailler, de vivre, de se nourrir et d’élever sa famille, voire d’épargner, si l’année est bonne. Sur ce point il s’oppose à son ami l’économiste anglais Nassau Senior.Mais comment faire dans le monde industriel ? Tocqueville considère que l’ouvrier participe au développement de la fabrique et des richesses qu’elle produit et qu’il devrait toucher une part de la richesse ainsi accumulée !Mais, dit-il, cette  idée est trop neuve et évidemment les patrons capitalistes seront contre…mais les ouvriers ne lui seront guère favorables, alors, comme aujourd’hui…&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Avez vous remarqué que les syndicats sont toujours réticents à cette idée ; avez-vous jamais vu les grandes centrales lancer des mots d’ordre pour demander la participation et/ou l’intéressement ?&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;Et pourtant ceux qui en bénéficient sont très heureux de toucher le capital ainsi accumulé. Mais naturellement on brade plus facilement ce qui devrait être mis à moderniser une entreprise dont on possède(rait) une partie du capital. Ce fut la catastrophe Moulinex : tous responsables…&lt;strong&gt;L’autre grande idée à développer serait d’aider à la constitution de SCOPS, dans les entreprises où le patron et/ou les actionnaires se sont tirés comme des voleurs, alors que le savoir faire ouvrier existe et les machines sont encore sur place.&lt;/strong&gt;M&lt;strong&gt;ais voilà : ce n’est pas non plus vraiment dans la tradition ouvrière…ni, évidemment, dans la culture du gouvernement, quant aux banquiers ils ne sont que des banquiers et les administrations ne visent qu’à une chose, écrivait Tocqueville : « empêcher de faire… »On voyait l’autre soir sur M6 l’exemple caractéristique d’une affaire de ce type dans une imprimerie de la région parisienne où les employés avaient tout le savoir faire pour continuer la production, les machines étaient là, le travail se faisait ; il manquait seulement un peu de trésorerie pour faire face au tassement des commandes dû au départ du patron. L’affaire était totalement viable à moyen terme…Mais …les pouvoirs publics ne se rendent pas compte que l’avance de trésorerie, à court et/ou moyen terme, coûterait infiniment moins cher que le licenciement de l’ensemble du personnel.&lt;/strong&gt;Ici, dans mon département, l’une des affaires les plus importantes est une SCOP, la société Acome qui s’est lancée dans la tréfilerie puis la  fibre optique et qui est aujourd’hui une multinationale.&lt;u&gt;Le problème est assez simple à comprendre à l’époque où une société doit payer ses actionnaires qui exigent des rendements à deux chiffres, les managers qui exigent des salaires exorbitants et encaissent tous les bénéfices à eux seuls sous la forme de stock options, les charges, et s’il reste un petit quelque chose, des salaires de plus en plus minimes. Dans une SCOP la structure permet une économie de 10 à 20% et aussi de garantir l’emploi et de répartir les bénéfices - qui sont moindres, mais bien réels - à l’ensemble du personnel. Seulement cela demande un engagement de chacun, davantage de responsabilités, voire de travail, et parfois des sacrifices. Mais on le voit le patronat traditionnel déteste cette formule, le régime ne peut y souscrire et encore moins ’encourager…quant aux syndicats, s’ils voulaient se battre là-dessus, il y a longtemps qu’on le saurait !&lt;/u&gt;Voici donc quelques pistes essentielles dans l’état actuel de l’économie, car, ne l’oublions pas, nombre de nos concitoyens sont restés en rade d’un point de vue scolaire et formation, et là encore, les responsabilités sont grandes car nombre de ces gens sont intelligents et volontaires. On ne saurait donc accepter tout choix économique global qui considère la désindustrialisation du pays comme inéluctable, comme en Angleterre. Le combat doit, aussi, se mener sur ce front, et le pouvoir actuel, dont les défauts sont grands, semble conscient de se danger. Saura-t-il se donner les moyens d’y faire face ? Il faut l’espérer sans trop se faire d’illusions.Je vous donne, pour information, un bout du texte du second Mémoire de Tocqueville sur le paupérisme qui peut attirer votre attention. Je vous indique le site sur lequel vous pourrez trouver la suite du texte, et demain &lt;strong&gt;je vous dirai quelques mots à propos du libéralisme, qui, contrairement à ce que pense une partie de la gauche française, n’est pas un gros mot, qui se réduirait au libéralisme économique ; il doit d’abord être politique !En Angleterre et aux Etats-Unis « libéral » veut dire de gauche…mais allez dire celà à Ségolène ou Mélanchon…ce n’est pas dans leur logiciel !&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Voici donc un passage du Mémoire sur le paupérisme de 1837 :&lt;/strong&gt;«&lt;em&gt; &lt;strong&gt;On peut donc prévoir que les classes industrielles seront, indépendamment des cause générales et permanentes de misère qui agissent sur elles, soumises fréquemment à de crises. Il est donc bien nécessaire de pouvoir les garantir tout à la fois et des maux qu'elle s'attirent à elles-mêmes et de ceux sur les quels elles ne peuvent rien. Toute la question est de savoir de quels moyens préventifs elles peuvent user pour en atténuer les effets. A mon avis, tout le problème à résoudre est donc celui-ci : Trouver un moyen de donner à l'ouvrier industriel comme au petit agriculteur l'espoir et les habitudes de la propriété. Deux moyens principaux se présentent [2]: le premier, et celui qui au premier abord semble le plus efficace consisterait à donner à l'ouvrier un intérêt dans la fabrique. Ceci produirait pour les classes industrielles des effets semblables à ce qu'amène la division de la propriété foncière parmi la classe agricole. Ce serait sortir des limites de cet écrit que d'examiner tous les plans qui ont été successivement proposés pour arriver à ce résultat. Je me contenterai donc de dire brièvement que ces plans pour réussir ont toujours rencontré un de ces deux obstacles: d'une part les capitalistes entrepreneurs d'industrie se sont presque tous montrés peu enclins à donner à leurs ouvriers une portion proportionnelle des profits ou à placer dans l'entreprise les petites sommes que ceux-ci auraient pu leur confier. Je pense que dans leur propre intérêt, ils ont grand tort de ne point le faire, mais il ne serait ni juste ni utile de les y obliger. D'une autre part, lorsque les ouvriers ont voulu se passer des capitalistes, s'associer entre eux, réunir des fonds et gérer eux-mêmes à l'aide d'un syndicat leur industrie, ils n'ont pu réussir. Le désordre n'a pas tardé à s'introduire dans l'association, ses agents ont été infidèles, ses capitaux insuffisants ou mal assurés, son crédit presque nul, ses relations commerciales fort restreintes. Bientôt une concurrence ruineuse forçait l'association à se dissoudre. Ces tentatives ont été souvent renouvelées sous nos yeux, particulièrement depuis sept ans, mais toujours en vain. Je suis porté à croire cependant qu'un temps s'approche où un grand nombre d'industries pourront être conduites de cette manière. A mesure que nos ouvriers acquerront des lumières plus étendues et que l'art [de] s'associer dans des buts honnêtes et paisibles fera des progrès parmi nous, lorsque la politique ne se mêlera point aux association industrielles et que le gouvernement, rassuré sur leur objet, ne refusera pas à ces dernière sa bienveillance et son appui, on les verra se multiplier et prospérer. Je pense que dans des siècles démocratiques comme les nôtres, l'association en toutes choses doit peu à peu se substituer à l'action prépondérante de quelques individus puissants. L'idée des associations industrielles d'ouvriers me paraît donc devoir être féconde, mais je ne la crois pas mûre. Il faut donc, quant présent, chercher des remèdes ailleurs. Puisqu'on ne peut donner aux ouvriers un intérêt de propriétaire dans la fabrique, on peut au moins leur faciliter à l'aide des salaires qu'ils retirent de la fabrique la création d'une propriété indépendante. Favoriser l'épargne sur les salaires et offrir des ouvriers une méthode facile et sûre de capitaliser ces épargnes et de leur faire produire des revenus, tels sont donc les seuls moyens dont la société puisse se servir de nos jours dans le but de combattre les mauvais effets de la concentration des propriétés mobilières dans les mêmes mains et afin de donner à la classe industrielle l'esprit et les habitudes de la propriété qu'une grande portion de la classe agricole possède&lt;/strong&gt; »&lt;/em&gt;. Vous pourrez consulter les texte complet sur : &lt;a href=&quot;http://jeanlouisbenoit.hautetfort.com/media/02/00/1991289748.pdf&quot; id=&quot;media-1038250&quot;&gt;memoire_pauperisme_2bis.pdf&lt;/a&gt;http://classiques.uqac.ca/classiques/De_tocqueville_alexis/memoire_pauperisme_2/memoire_pauperisme_2_texte.htmlou le consulter en fichier pdf: 
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        <author>
            <name>(dito)</name>
            <uri>http://champignac.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Pas de socialistes à La Poste !</title>
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        <updated>2008-05-27T17:37:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-27T17:37:00+02:00</published>
        <summary> Une étrange histoire de  mots clés  rejetés dans les sujets de messages...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://champignac.hautetfort.com/">
           Une étrange histoire de &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/article/2008/05/27/1198794_quand-la-poste-censure-le-socialisme-scoop.html&quot;&gt;mots clés&lt;/a&gt; rejetés dans les sujets de messages privés. 
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        <author>
            <name>Coridan</name>
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        <title>Contre Histoire de la philosophie –T.5 – Eudémonisme social – Michel Onfray</title>
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        <updated>2008-05-26T18:18:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-26T18:18:00+02:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;Et voici donc le tome 5, qui résume, les cours dispensés à...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.adelinebronner.fr/media/01/00/1335419385.gif&quot; alt=&quot;1454939367.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1035959&quot; name=&quot;media-1035959&quot; /&gt;&amp;nbsp;Et voici donc le tome 5, qui résume, les cours dispensés à l’université populaire de Caen, l’année dernière. Le principe reste le même, Michel Onfray présente les philosophes et penseurs que l’exégèse oublie le plus souvent, par un souci fort louable de ne pas nous charger l’esprit avec les idées humanistes et foncièrement provocatrices, de quelques libre-penseurs. Oui, ils sont nombreux à concevoir comme un devoir de penser à notre place…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Poursuivant son travail chronologique le philosophe normand, nous invite cette fois à visiter le périlleux et caricaturé XIXè siècle. Ainsi de l’opposition entre marxiste et capitaliste, entre libéralisme et socialisme, entre laisser-faire et contrôle absolu, Michel Onfray fait table rase, pour présenter une graduation beaucoup plus nuancée de la pensée philosophique du siècle de tous les changements.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Commençant par un hommage appuyé à Flora Tristan et à son ouvrage sur les travailleurs pauvres de Londres, le philosophe nous propose une relecture des systèmes qui ont durablement influé sur nos vies et notre histoire contemporaine et qui aujourd’hui encore, sont au cœur des enjeux de ce que nous voulons offrir à nos successeurs sur cette planète. Contre la pensée sclérosante de la droite libérale et contre les lâchetés d’une gauche sans ambition et sans volonté, se contentant d’ânonner son Jaurès, comme d’autres leur credo.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;Le libéralisme le plus extrémiste de Mandeville , de Godwin ou de Bentham, s’amende lentement au fur et à mesure que le constat du drame des plus pauvres s’impose à tous les regards. Le capitalisme du XIXè siècle est remarquablement prédateur et meurtrier, comme l’ont particulièrement bien montrés les écrivains. La paternalisme va poser les premiers jalons d’une réflexion humaniste sur la condition de travail des ouvriers, les hommes intelligents comprenant rapidement qu’un ouvrier en bonne santé, heureux, confiant en l’avenir et voyant ses enfants grandir est infiniment plus productif qu’un homme sous-payé, malade et désespéré de voir les siens se ruiner la santé à ses côtés. Enfin je dis, nous constatons tous les jours, que le capitaliste du XXIè siècle lui n’a pas toujours pas compris cette évidence.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;L’expérience d’Owen et &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;les tentatives socialistes ou pré-communiste, des Mill,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Fourrier ou révolutionnaires d’un Bakounine montrent combien la condition ouvrière a interpellé les penseurs du siècle. Quels que soient les tentatives de réponses ou les échecs plus ou moins flagrants, ces hommes et femmes ont tous en commun de vouloir donner à tous une occasion de vivre une vie plus belle et moins destructrice. L’éducation a bien sûr une place prépondérante dans tous ces systèmes, le respect des hommes et des femmes, la mise en valeur du rôle du plaisir et de la satisfaction semblent aussi des conditions évidentes et nécessaires.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;La question que l’on peut se poser à l’issue de cet exposé des idées qui aurait pu changer la face du monde, c’est justement ce qui conduit a provoqué l’échec d’un Bakounine, par exemple. Pourquoi face à un désir d’améliorer le sort de tous, c’est la dictature du prolétariat ou le libéralisme sauvage et assassin qui ont prévalu&amp;nbsp;? Pourquoi, deux siècles plus tard, le libéralisme le plus débridé a-t-il encore les faveurs de l’ensemble de la classe politique&amp;nbsp;? Comment expliquer que les socialistes aient si honte d’un héritage humaniste réel et non de la «&amp;nbsp;philosophie&amp;nbsp;» du laisser-faire ou du «&amp;nbsp;winner takes it all&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>L'Archi-Orange</name>
            <uri>http://l-archi-orange.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Un socialisme de Droite !</title>
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        <id>tag:l-archi-orange.hautetfort.com,2008-05-25:1632201</id>
        <updated>2008-05-25T12:32:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-25T12:32:00+02:00</published>
        <summary>   On peut craindre une division profonde entre deux types de socialisme. En...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;On peut craindre une division profonde entre deux types de socialisme. En faite non, ce n’est pas deux types de socialisme, c’est plutôt un socialisme classique, avec un appui du peuple de Gauche, qui tend à l’universalité et à l’entraide inter-société&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Oui les grosses têtes socialistes, sont de moins en moins socialiste et Mr Delanoé, prend bien la suite d’un certain Jospin, vous vous souvenez, celui qui trouvait Chirac si vieux et qui ne pouvait rien faire contre les licenciements ou la société capitaliste…&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ben Voilà, une partie du cerveau, celle qu’on pourrait appeler Libéral, ou Néo-Capitaliste, romps le banc et entre effacer le mot socialiste et s’avouer impuissant à changer les choses (donc arrêté la politique et mettez vous au botanisme&amp;nbsp;!), se place comme étant un parti de Gauche, tout à Droite&amp;nbsp;! On risque même de voir donc prochainement ses dinosaures, partir chez Bocquel qui finalement n’a fait que démontrer qu’en plus de l’ambiguïté, certain n’ont rien à faire dans un parti de Gauche&amp;nbsp;! Surtout s’il continus de dire, que de toute façon, ils ne peuvent rien faire contre l’appauvrissement, contre les destructions économiques et l’affaiblissement d’une construction d’avenir…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Je rappel que la politique n’a pas pour but, de faire ce qui est facile ou de suivre ce uqi se réalise, mais d’être capable de faire changer les choses, de donner des cadres là où çà manque et de donner des lignes pour l’avenir. Pour ceux qui ne souhaite que suivre les voix toute tracée, les chemin daller de mauvaises intentions, ils peuvent toujours se faire embaucher par des sociétés d’un capital aveugle, comme Tony Blair&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;DaN&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Gérard</name>
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        <title>L'héritage de Mai 68, c'est aussi çà...</title>
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        <id>tag:carrefourdelinsurrection.hautetfort.com,2008-05-23:1629960</id>
        <updated>2008-05-23T17:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-23T17:30:00+02:00</published>
        <summary>         En ce mois de Mai 2008 il est bien difficile d'échapper à la...</summary>
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           &lt;p style=&quot;background: white; line-height: 150%; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 150%; font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 150%; font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://carrefourdelinsurrection.hautetfort.com/media/01/01/1385445699.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://carrefourdelinsurrection.hautetfort.com/media/02/01/1385445699.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1031182&quot; src=&quot;http://carrefourdelinsurrection.hautetfort.com/media/02/01/1385445699.jpg&quot; alt=&quot;1385445699.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1031182&quot; /&gt;&lt;/a&gt;En ce mois de Mai 2008 il est bien difficile d'échapper à la propagande «&amp;nbsp;soixante-huitarde&amp;nbsp;» qui nous serine, sans être gênée le moins du monde, que «&amp;nbsp;Mai 68&amp;nbsp;» était une étape obligée, voire capitale de la sacro-sainte libération de l'individu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La vérité est pourtant tout autre&amp;nbsp;! Initiée et pilotée par la gauche et l’extrême gauche, cette opération subversive avait également pour visée,outre la «libération sexuelle»,&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;de l'évolution des mœurs et&lt;/span&gt; de standardiser les plus funestes tares et perversions de l’homme.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi peut-on lire dans un des livres du dégénéré M. Polac, diariste, chroniqueur&amp;nbsp;à l'émission du polémique&amp;nbsp;L.Ruquier &lt;em&gt;&quot;On n'est pas couché&quot;&lt;/em&gt;, ex-chroniqueur à l'hebdomadaire gauchiste &quot;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;Charlie-Hebdo&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, partie prenante des grèves à l'&lt;em&gt;ORTF&lt;/em&gt; en Mai 68, le récit de ses expériences homosexuelles et pédophiles !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Âmes sensibles s'abstenir&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; line-height: 150%; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;Extraits de 'Journal', récit autobiographique de Michel Polac &lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;:&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Oui, j’ai vécu cela à 14 ans avec I. J’ai défailli comme on disait au XVIIIe siècle, rien qu’en frôlant son ventre nu avec mon ventre. (...) De même avec un autre I. à 28 ans, il avait 18 ans environ, mais ce fut moins foudroyant car je l’avais pris pour un tapin&amp;nbsp;: &lt;span&gt;et enfin à 40 ans, avec ce curieux gamin un peu bizarre, sauvage, farouche, un rien demeuré, fils de paysan, orphelin peut-être, qui devait avoir 10, 11 ans, peut-être moins&lt;/span&gt;, et qui m’a si étrangement provoqué jusqu’à se coucher nu dans ma chambre d’hôtel en me racontant une obscure histoire de relation sexuelle avec un homme de son entourage et je me suis rapproché de lui, et il était nu sur le côté, et j’ai seulement baissé mon pantalon et ai collé mon ventre contre son cul, et j’ai déchargé aussitôt, en une seconde, dans un éblouissement terrible, et il a eu un petit rire surpris comme s’il s’attendait à ce que je le pénètre, il paraissait si expérimenté, si précocement instruit, tout en ignorant ce que cela signifiait, tout en étant capable de préciser ce qu’il savait ou voulait.&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»&lt;span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; (&lt;i&gt;p.147)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;C'est aussi çà l'héritage de Mai 68 !&amp;nbsp;Infecte…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; line-height: 150%; text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 150%; font-family: 'Arial','sans-serif'&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le 23 mai 2008&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; line-height: 150%; text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;background: white; line-height: 150%; text-align: justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://forums.france2.fr/france2/On-n-est-pas-couche/ecrits-michel-polac-sujet_8400_1.htm&quot;&gt;Forum de &quot;On n'est pas couché&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>E&amp;RBOY</name>
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        <title>Un régime autoritaire pour punir les méchants et sauver la planète ?</title>
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        <updated>2008-05-21T18:46:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-21T18:46:00+02:00</published>
        <summary>   par Julien (E&amp;amp;R)  - paru sur  fnpopetsoc     &amp;nbsp;       &amp;nbsp;...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;par Julien (E&amp;amp;R)&lt;/b&gt; - paru sur &lt;a href=&quot;http://fn-populaire-et-social.over-blog.com&quot; title=&quot;populaire et social&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;fnpopetsoc&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://idata.over-blog.com/1/11/38/27/images2/p_ferrarip4_01.jpg&quot; class=&quot;GcheTexte&quot; height=&quot;200&quot; width=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt&quot;&gt;Epuisement des ressources naturelles, réchauffement climatique, crise alimentaire,.......Les évènements récents nous le confirment, le système capitaliste mondialisé nous amène tout droit à la catastrophe. En un siècle (le XXème), l'homme a deja gaspillé toutes les ressources naturelles qui avaient mis des millions d'années à se constituer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt&quot;&gt;Partout dans le Monde, la jeunesse - qu'elle soit turque, iranienne, chinoise,...... - ne rêve que de société de consommation, que d'adopter le mode de vie ultra-destructeur d'environnement des occidentaux. Même à Cuba, la jeunesse commence à contester le régime ce qui ne laisse rien présager de bon pour l'évolution future de la &quot;Perle des Caraibes&quot; : dans un avenir proche, Cuba risque d'abandonner son modèle socialiste écologique égalitaire (Cuba est le pays au Monde qui respecte le mieux l'environnement tout en assurant un IDH - indice de développement humain - élevé) pour un modèle capitaliste ultra-polluant inégalitaire. On ne peut cependant pas en vouloir à cette jeunesse des &quot;pays du Tiers-Monde&quot;, abreuvée de propagande capitaliste occidentale. Par contre on peut davantage en vouloir aux occidentaux (et notamment leur leader américain) qui se posent toujours en donneurs de leçons, pensent détenir la vérité universelle mais qui ne se remettent jamais en question, qui ne cherchent jamais à apprendre des autres (alors qu'ils pourraient par exemple s'inspirer un peu du modèle socialiste écologique égalitaire cubain).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://er-aquitaine.hautetfort.com/archive/2008/05/21/un-regime-autoritaire-pour-punir-les-mechants-et-sauver-la-p.html&quot; title=&quot;suite article&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;b&gt;LIRE SUITE&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Olivier</name>
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        <title>Démocratie by Ségolène Royal...</title>
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        <updated>2008-05-18T16:47:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-18T16:47:00+02:00</published>
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           &lt;div&gt; &lt;div&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;366&quot; height=&quot;310&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x4kdbf&amp;amp;v3=1&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x4kdbf&amp;amp;v3=1&amp;amp;related=1&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;366&quot; height=&quot;310&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x4kdbf_royal-fountaine_news&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/man_solo&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; J'ignore la date du tournage de cette vidéo, mais cela m'inspire une réflexion: Mon Dieu quelle chance nous avons eu en mai 2007...!! 
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Georges Sorel: socialisme et violence</title>
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        <updated>2008-05-07T00:11:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T00:11:00+02:00</published>
        <summary>     Georges Sorel&amp;nbsp;: Socialisme et violence       Source&amp;nbsp;: Ange...</summary>
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           &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; color=&quot;#FF0000&quot; face=&quot;Palatino Linotype&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Georges Sorel&amp;nbsp;: Socialisme et violence&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Source&amp;nbsp;: Ange Sampieru, revue Orientations n°11 (juil. 1989).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour la plupart de nos contemporains, l'évocation de Georges Sorel revient le plus souvent à l'analyse du théoricien de la violence. Son ouvrage le plus célèbre,&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/classiques/sorel_georges/reflexions_violence/reflexions_violence.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Réflexions sur la violence&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;(1908), constitue une contribution irremplaçable au mythe révolutionnaire. On sait l'importance que constitue pour ce penseur exceptionnel le concept de &quot;mythe&quot;. Le mythe révolutionnaire sorélien est inspiré d'une vision polémologique des rapports sociaux. La violence informe l'action révolutionnaire et l'investit d'une conception réaliste de l'histoire. Comme moyen d'agir sur le présent, le mythe prolétarien est un outil au service de la révolution anti-bourgeoise. C'est aussi un outil conceptuel qui doit d'abord s'opposer à la fois à l'utopie socialiste et au conservatisme libéral. Ce discours très original, activiste par excellence, donne une place privilégiée à l'œuvre de Sorel dans notre conception du socialisme.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avant d'aborder l'analyse proprement dite du mythe de la violence comme idée-force chez Sorel, il est utile de présenter l'homme et son œuvre. C'est à partir de cette connaissance de l'environnement idéologique que nous pourrons, dans une 2nde partie, présenter les caractères de cette &quot;violence&quot; en tant que mythe et des conséquences qui en découlent sur notre propre position.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;*** I. Sorel : l'homme et l'œuvre ***&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Georges Sorel (1847-1922) commence sa carrière en 1889. C'est l'époque des 1ères traductions françaises des œuvres de Marx. Déjà, on peur trouver en librairie Le Capital et Socialisme utopique et socialisme scientifique ; il faudra en effet attendre 1895 pour que paraisse le fameux Manifeste du parti communiste. En France, il est un fait que le marxisme constitue en 1889 un mouvement idéologique, beaucoup plus qu'un parti révolutionnaire. Et c'est en 1893 que Sorel se convertit au marxisme. Ce rapprochement de Sorel marquera toute son œuvre. Il n'impliquera aucun attachement aveugle aux valeurs marxistes. Le personnage est trop indépendant pour inscrire ses réflexions dans un système total. Mais au fait, qui est Sorel ? Le personnage a été l’objet de nombreuses analyses aussi brillantes que contradictoires. Pour les uns, Sorel est un penseur attaché à l'école rationaliste. Pour d'autres encore, il serait un chantre remarquable de l'irrationnel. Dans ses opinions politiques, il apparaît à certains comme un conservateur révolutionnaire (une espèce rare à son époque) ; pour d'autres, il est un néo-marxiste. Et les ouvrages abondent qui veulent prouver définitivement le bien-fondé de l'une ou l'autre opinion. Pour notre part, nous ne rentrerons pas dans ce débat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous suivrons une analyse chronologique, découpée en phases successives, mais où chaque strate soutient pour une part la pensée suivante. Il est indéniable que Sorel, par ex., a été séduit à un moment de son évolution par la nouveauté radicale des textes marxistes. Comment un intellectuel de son époque, ouvert aux idées neuves, en rapport épistolaire avec de nombreux intellectuels européens de toutes tendances (citons pour mémoire Roberto&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://askesis.hautetfort.com/archive/2006/02/25/michels.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Michels&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;, Benedetto Croce) n'aurait-il pas été attiré par un discours révolutionnaire proposant une lecture &quot;scientifique&quot; de l'histoire et de la misère. Mais il ne faut pas pour autant croire au &quot;marxisme&quot;, orthodoxe ou non, de Sorel. De la même façon, nous ne croyons pas au soi-disant &quot;fascisme&quot; de Sorel, qu'il est difficile de rattacher à l'idée contemporaine (historique) que l'on s'en fait aujourd'hui où 66 années se sont écoulées depuis la prise du pouvoir par Mussolini. L'œuvre de Sorel est beaucoup plus complexe.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Selon Paolo&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.ecole-alsacienne.org/CDI/pdf/1301/130102_ANT.pdf#search=pastori&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pastori&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;(Rivoluzione e continuita in Proudhon e Sorel, Giuffre, Roma, 1980, 244 p.), l'œuvre de Sorel constitue &quot;une alternative au conservatisme réactionnaire et au progressisme révolutionnaire&quot;. Ce dernier ajoute que la pensée sorélienne est un dépassement des oppositions traditionnelles de la pensée moderne entre, d'une part, les théories du droit naturel et, d'autre part, les théories subjectives du droit, du rationalisme absolu et du volontarisme. La finalité politique de l'idéologie est une révolution &quot;pluraliste&quot;, qui restaure une société ouverte, seule à même de contrer la menace par l'entropie sociale du capitalisme. La modernité n’est pas niée, elle est intégrée dans un ensemble communautaire organique. Plus proche de Proudhon que de Marx, Sorel adhère aux fondements idéologiques du penseur socialiste français. C’est-à-dire&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une conception plurielle de la raison. Le marxisme est un rationalisme moniste et absolu qui, comme le capitalisme, inscrit un projet social desséchant.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une vision pluridimensionnelle de l'homme. Le marxisme est un réductionnisme dangereux pour l'homme (à cause de son déterminisme économique) et la société (mécanique de la lutte des classes). La prise en compte d'une dialectique sociale qui refuse le dualisme classe ouvrière/entrepreneurs capitalistes et reconnaît un jeu plus riche de rapports sociaux.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un projet de synthèse sociale, où le sens de l'équilibre (en devenir) des classes sociales souligne la dialectique autorité/liberté, individu/communauté, passé/présent.&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sorel et Proudhon : un rapport de continuité&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il y a sans aucun doute chez Sorel et Proudhon un rapport de continuité. Sorel est un élève de Proudhon, qui actualise sa réflexion, au cours des différentes phases de ses recherches. Pour Pastori, Sorel est d'abord : un conservateur libéral (1889-1892), puis un marxiste de &quot;stricte obédience&quot; (1893-1896) ; cette 2nde phase débouche sur une période de révision du marxisme déterministe et scientiste, pour aboutir en 1905-1908 à un retour à la pensée de Marx, qui sera définitivement abandonné en 1910-1911. Cette dernière phase constitue pour Sorel un point de retour à la pensée de Proudhon. Nous apprendrons donc à mieux connaître Sorel si nous voulons bien nous atteler à la tâche d'une étude sérieuse de l'auteur de La Guerre et la paix et de La capacité politique des classes ouvrières...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Proudhon est un penseur révolutionnaire dans ce XIXe siècle de la raison bourgeoise. Attaché à l'idée, il ne peut être considéré comme un &quot;rationaliste&quot; au sens commun du terme. Proudhon distingue plusieurs catégories du concept de raison : la raison humaine, la raison naturelle, la raison pratique, d'une part et, d'autre part, la raison publique et la raison particulière. La raison humaine est la faculté supérieure de concevoir &quot;l'idéal qui est l'expression du libre pouvoir créateur des groupes historiques et des personnes&quot;. Face à la raison raisonnante de la pensée bourgeoise et du marxisme à prétention scientifique, Proudhon revendique avec force l'espace de liberté de la pensée historique des groupes sociaux, et même de l’homme conçu comme un être de culture non-conditionné par des déterminisnes absolus.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette 1ère raison est limitée à son tour par la raison dite, dans le langage proudhonien, &quot;raison naturelle&quot; ou &quot;raison des choses&quot;. Elle est nécessité objective, qui retient dans certaines limites indépassables, les aspirations démiurgiques de l’homme. La raison pratique est la synthèse finale des 2 précédentes. C'est à travers elle que l'on peut appréhender la confrontation de 2 raisons, celle de l'homme libre non-déterminé par un mécanisme de la matière, et celle du réel qui est la frontière des pouvoirs créatifs humains. Proudhon s'inspire d'une conception pragmatique. La 2nde catégorie se décompose en raison publique ou générale, et raison particulière, reproduction de &quot;l’instance de l'universalité&quot; (la nécessité) et celle de la particularité (la liberté). La non-coïncidence des raisons évoquées implique une critique radicale des systèmes de pensée &quot;absolutistes&quot; en termes contemporains, des pensées totalitaires (marxisme, jacobinisme et rousseauisme démocratique). Proudhon, militant anti-totalitaire, privilégie la raison particulière. Ce &quot;rationalisme pluraliste&quot; informe alors la conception socio-politique de Proudhon.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;La dialectique sérielle de Proudhon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La théorie des séries est un élément nécessaire pour comprendre sa pensée. Proudhon distingue dans tout processus 2 moments séparés : le 1er moment est la division-individuation (constitution de séries simples), le 2nd, celui de la recomposition de l'unité-totalité (constitution de séries composées). Proudhon affirme aussi l'indépendance des ordres de séries et l'impossibilité d'une science universelle (De la création de l'ordre dans l'humanité). Paolo Pastori parle de la &quot;dialectique sérielle&quot; de Proudhon, qu'il oppose à la dialectique hégélienne, et rapproche de la dialectique crocienne des instincts. Cette dialectique sérielle confirme Proudhon dans son refus de toute analyse réductionniste. L'existence sociale ne se ramène pas a un référent unique, universel et déterminant. La sociologie proudhonienne, que Sorel reprendra à son compte, est une &quot;sociologie de la composition&quot; (division du travail et organisation, reconnaissance des économies rurales et industrielles, fonctions centrales et décentralisation).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cet aspect de la pensée Proudhon/Sorel est opposé aux tendances à l'unidimensionnalité de la société capitaliste. L'économie libérale qui est sa forme historique, confond ensuite liberté et libre concurrence, créant &quot;une nouvelle féodalité anti-organique et anti-politique&quot;. Proudhon n'est pas ennemi de l'initiative individuelle. Il soumet celle-ci à sa théorie des séries. À savoir : le moment subjectif de l'initiative individuelle, et celui, objectif, de la soumission aux fins collectives du peuple.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'apologie concomitante du monde rural constitue, chez les socialistes français, une véritable critique de &quot;la réduction économiste de la réalité humaine&quot; (Idée générale de la Révolution). Mais cette apologie ne doit pas être confondue avec un quelconque attachement réactionnaire au monde paysan. L'idéologie socialiste de Proudhon défend la production agricole sans lui coller des valeurs de droite, telles que le fit l'État français entre 1940 et 1944. La terre et l'industrie sont 2 facteurs de travail et de production reliées par un système englobant de fédérations. Et la révolution est &quot;le refus de la réduction d'un ordre social pluridimensionnel à la seule finalité économique&quot; (P. Pastori, op. cit.).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La révolution n'est pas un simple mouvement de destruction et de contestation d'une classe (la Révolution française est le mouvement de la bourgeoisie trop à l'étroit dans une société traditionnelle où les valeurs dominantes sont celles de l'aristocratie - valeurs sociales - et de l'État monarchique - valeurs du politique). Contre cette idée dévoyée de la révolution, les socialistes français (Proudhon et Sorel) ont une conception révolutionnaire de l'équilibre. La synthèse par le haut (le dépassement) de valeurs en apparence seulement contradictoires : individualité et communauté, propriété privée et intérêt public.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;En ce qui concerne, par ex., la propriété, le socialisme s'oppose à la fois à son élimination radicale (communisme) et à son maintien en l'état. La bourgeoisie nie la signification sociale de la propriété. La propriété socialiste la reconnaît. D'où, chez ces penseurs, une valorisation constante de la JUSTICE, valeur pivot de la nouvelle société envisagée. Et, chez Proudhon, puis Sorel, le développement d'un discours fédéraliste, antiéconomique et anti-bourgeois (les socialistes parlementaires sont compris dans cette dernière catégorie).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Séduisante discipline marxiste et rigorisme déterministe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;On doit remarquer que Sorel reste dans une position critique vis-à-vis de l'œuvre de Proudhon, qu'il accuse de tendances à un &quot;esprit de système&quot;. &quot;L'ontologisation&quot; de la Justice est le fondement philosophique de l'apologie de l'équilibre. Au-delà de cette critique, Sorel reste néanmoins un élève fidèle du proudhonisme. Il rejoint Proudhon dans sa réflexion sur la liberté, qui est le nœud gordien de l'éthique socialiste. Il y a chez Sorel un attachement souvent proche de l'inconscience aux valeurs &quot;libertaires&quot; du &quot;socialisme utopique&quot;. Cette méfiance et cette inconscience expliquent, pour une part, l'adhésion au socialisme &quot;déterministe&quot; de Sorel. Face à l'individualisme bourgeois, Sorel se tourne vers un socialisme radical, un socialisme de combat. Le marxisme représente alors chez Sorel un germe d'ordre face au chaos créé par le capitalisme de la bourgeoisie. Le monde de la production sous-tend alors cette révolution culturelle réclamée par Sorel. Sorel est partisan d'une raison pratico-politique, doublée d'une conception historiciste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;À partir de 1896, Sorel suit une évolution qui l'éloigne de cette raison déterministe. Sa critique philosophique du positivisme s'étend à un discours politique où la &quot;raison absolue&quot; tient le rôle souverain. Il y a, écrit P. Pastori, &quot;une rupture radicale avec le rigide schéma matérialiste du marxisme orthodoxe&quot;. Et, en 1898, Sorel revient plus sérieusement vers Proudhon : il écrit alors L'avenir socialiste des syndicats. La révolution qui instaure la dictature du prolétariat est rejetée par Sorel. Il accuse ce projet de masquer la dictature des intellectuels. Derrière la conception finaliste et proprement &quot;apocalyptique&quot; de la révolution prolétarienne, entendue au sens marxiste, on reconnaît sans peine une tyrannie économico-intellectuelle, une idéocratie despotique. Et Sorel propose au prolétariat un 1er acte révolutionnaire : rejeter définitivement la dictature des intellectuels, qui reproduit la discipline externe du capitalisme. À la place, il faut instaurer une discipline interne, que Sorel qualifiera de &quot;morale&quot;. Enfin, en 1903, Sorel, selon l'opinion de Pastori, rejoint une fois pour toutes Proudhon, quittant les terrains dangereux du marxisme orthodoxe. Il écrit alors son&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/classiques/sorel_georges/intro_eco_moderne/intro_eco_moderne.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Introduction&amp;nbsp;à l'économie moderne&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sur 2 points surtout, Sorel est proudhonien : il faut conserver la propriété privée, qui est une garantie sérieuse de la liberté des citoyens. Cette propriété sociale est réelle face à la forme bourgeoise de &quot;propriété abstraite&quot; où le propriétaire du moyen de production n'est pas le producteur. 2nd point : restaurer l'idéal qui animait l'antiquité romaine d'une &quot;compénétration harmonieuse des intérêts individuels, familiaux et sociaux&quot;. Sorel propose aussi un ordre juridique bien loin de tout &quot;rationalisme politique&quot;. Il réclame l'apparition de nouvelles &quot;autorités sociales&quot;. Enfin, il donne à l’État un rôle de médiateur et une fonction d'initiative.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le mythe : outil spirituel de mobilisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sorel développe d'autre part une théorie des mythes sociaux. Le mythe est la synthèse nécessaire entre la raison et &quot;ce qui n'est pas rationnel&quot;. Le mythe est une traduction symbolique du réel, qui autorise et favorise une mobilisation totale des masses. En ce sens, le mythe est le contraire du rationalisme intellectuel, par ex. celui des marxistes. Sans contester cette &quot;raison des choses&quot; dont parlait Proudhon et les &quot;pesanteurs objectives&quot; qui en découlent, Sorel retient le mythe comme outil spirituel de mobilisation. L'ordre social et ses dépendances idéologiques (comme le droit) sont fondés sur une conception commune du monde, une vision du social et du politique qui ne se réduisent pas à un pur discours rationnel. L'ordre est le résultat conjoint de cet ensemble d'images (le mythe) et d'une volonté populaire (la mobilisation).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette position sera à nouveau l'objet d'une révision provoquée par la &quot;révolution dreyfusienne&quot; de 1905-1908. Pour Pastori, il y a un retour à une conception &quot;dichotomique&quot;&amp;nbsp;: Sorel est partagé entre la relation continue raison/irrationnel et la rupture révolutionnaire comme explosion totale et irrationnelle. On trouve ce partage dans ses écrits réunis sous le titre de Réflexions sur la violence. Sorel distingue la grève générale syndicaliste (création d'un nouvel ordre) et la grève générale politique (nous préférons dire : politico-partitocratique), c-à-d. exploitée et dirigée par les politicards sociaux-parlementaires. La révolution est un élan créateur, que la grève informe et qui consiste en une critique totale de l'ordre existant. La figure du héros révolutionnaire se dégage&amp;nbsp;: le syndicaliste est le guerrier vertueux de cette révolution, mû par des valeurs de sacrifice, du désir de surpassement. Sorel analyse certaines institutions traditionnelles comme exemplaires d'une structure révolutionnaire : ainsi l'Église catholique, à la fois acteur séculier et dont les membres sont voués à un absolu. Idéalisme transcendant et action directe et permanente sur l'histoire sont les 2 qualités d'un parti de la révolution. En 1910, Sorel écrit de l’Église qu'elle est une élite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;C'est aussi l'époque où Sorel réfléchit sur les questions du droit romain et des institutions historiques qui composèrent l'ordre social antique. À savoir et principalement le patriarcat. Il distingue 3 sources de l'esprit juridique : la guerre, la famille, la propriété. La guerre est une des dimensions de la dialectique des relations sociales. Et la révolution doit utiliser à son profit cette pluralité des relations sociales, non point au nom d'un finalisme catastrophique (révolution finale du marxisme orthodoxe), mais pour le rétablissement de cette &quot;justice supplétive&quot;, fondement de l'ordre juridique. Sorel exclut de tout compromis le domaine des relations avec la partie de la bourgeoisie qui &quot;réduit tout à l’utile économique&quot;. D'où une certaine fascination pour la révolution bolchévique, qui n'est pas le résidu d'un quelconque attachement idéologique au marxisme, mais une reconnaissance de la révolution totale en actes. Peut-être est-ce aussi un désir de bien démarquer sa pensée de ce social-réformisme qu'il exécrait par dessus tout (Sorel parle du &quot;socialisme hyper-juridique de nos docteurs en haute politique réformiste&quot;, in Introduction à l'économie moderne, cité par Marc Rives : À propos de Sorel et Proudhon in Cahiers G. Sorel n°1, 1983).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;*** II. Socialisme et violence ***&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sorel est un grand penseur non pas tant pour ses œuvres que par l'originalité de ses réflexions et la &quot;marginalité&quot; de ses positions. Qui fut Sorel ? Un traditionaliste, un marxiste, un dreyfusard, un champion du syndicalisme révolutionnaire, un nationalisme volontariste ou un léniniste de cœur et d'esprit ? Certains hommes sont rétifs à toute classification. Les étiquettes ne parviennent pas à les maintenir dans une case et les maîtres en rangement ont des difficultés insurmontables à &quot;normaliser&quot; ce type d'hommes. Certains chercheurs se sont pourtant essayés à mieux cerner Sorel. Citons pour mémoire : Georges Sorel, Der revolutionäre Konservatismus de Michael Freund (Klostermann, 1972) ; Notre maître G. Sorel de Pierre Andreu (1982) ; enfin : Georges Sorel : het einde van een mythe, J. de Kadt (1938).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour Claude Polin, la question est claire : un homme qui fut tout à tour un admirateur de Marx, Péguy, Lénine et Le Play, Proudhon, Nietzsche, Renan, James, Maurras et Bergson, Hegel et Mussolini, etc. fut-il &quot;brouillon&quot; ? Sa réponse est tout aussi directe : il s'agit là d'un chaos apparent qui cache une logique hors des sentiers battus par la pensée universitaire. Sorel est l'homme des intuitions. Il est en même temps celui du refus total des systèmes de pensée, que beaucoup de ses contemporains voulaient imposer comme &quot;horizons indépassables de leur temps&quot; (exemples du comtisme et du marxisme). Cette liberté de pensée, ce désir de ne pas enfermer sa réflexion sur le monde et la société dans un cadre idéologique figé et mécanique, Sorel l’a exprimé dans un de ces ouvrages les plus forts : Réflexions sur la violence (1906).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans son ouvrage sur la &quot;droite révolutionnaire&quot;, suivi de Ni droite, ni gauche, l'historien Z. Sternhell intitule un de ses chapitres : &quot;La révolution des moralistes&quot;. Sorel est donné dans ce chapitre comme l'un des représentants les plus remarquables de ce courant &quot;moraliste&quot;. Face au révisionnisme libéral de Bernstein et de Jaurès, attachés aux valeurs libérales traditionnelles (à propos de ces valeurs, Lafargue parlait de &quot;grues métaphysiques&quot;, cité par Sternhell p.81), les &quot;moralistes&quot; sont les hommes du refus de tout compromis déshonorant : compromis avec les valeurs de la société bourgeoise, compromis avec le matérialisme sous toutes ses formes, c-à-d. : marxiste, bourgeois (on retrouve ce même sentiment dans d'autres groupements européens de notre époqu e: Congrès de Hoppenheim (1928), Congrès du Parti Ouvrier Belge (manifeste du 3 juillet 1940), où De Man évoque une révolution spirituelle et éthique devant les congressistes). Ce &quot;socialisme éthique&quot;, on le retrouve à l'origine de ce mythe de la violence.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Violence, prolétariat et grève générale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il est tout d'abord utile de ne pas confondre la &quot;violence&quot; sorélienne avec les formes physiques d'agressivité que nos sociétés modernes nous exposent. La notion de violence chez Sorel se conjugue avec 2 autres notions toutes aussi essentielles : celle de &quot;prolétariat&quot; (le monopoleur de cette violence) et celle de &quot;grève générale&quot;, qui est l'arme de la révolution. Il y a en effet une liaison intime entre la grève générale et l'exercice de la violence. La grève générale est l'expression privilégiée et unique dans l'histoire contemporaine de la violence du prolétariat. C'est, écrit Sorel, un &quot;acte de guerre&quot;, semblable à celui d'une armée en campagne. La grève générale est un acte de guerre, ce qui implique qu'elle en possède les mêmes caractéristiques. Notamment qu'elle se produit sans haine et sans esprit de vengeance. Sorel écrit : &quot;En guerre, on ne tue pas les vaincus&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'emploi effectif et actualisé de la violence physique n'est pas consubstantiel à la violence de la grève générale. Cette violence est une sorte de &quot;démonstration militaire&quot; de la force prolétarienne. La mort d'autrui n'est qu'un accident de la violence, ce n'est pas son essence. Sorel oppose la violence militaire bourgeoise et la violence guerrière prolétarienne limitée (les travaux des historiens démographes démontrent tout au contraire le caractère beaucoup plus sacrificateur et sanglant des guerres non-conventionnelles, dites &quot;guerres atomiques&quot;, par rapport aux guerres traditionnelles). La violence de Sorel est donc une attitude, une attitude de détermination face à l'adversaire. La violence est une idée qui favorise la mobilisation et l'action qui en découle. Sorel écrit aussi : &quot;Nous avons à agir&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette optique explique aussi le mépris sorélien de la classe des intellectuels, incapables de toute action offensive, ignorant du terrain des luttes. A contrario, on peut remarquer que ces mêmes intellectuels, qui refusent le contact de la réalité avec le réel, sont des dirigeants sanguinaires. Leur &quot;violence&quot; d'intellectuels au pouvoir (Sorel pense peut-être à la révolution de 1791 et à la répression de 1870) est erratique, cruelle, terroriste. La violence qu'ils exercent est pathologique. Elle traduit leur impuissance à réunir les masses autour de leurs valeurs. La violence sorélienne est tout à l'opposé de cette violence - on pense à la violence des jacobins de 1791, à la violence léniniste de la NEP contre les paysans d'Ukraine, etc. - parce qu'elle a pleine conscience de sa dignité, de sa générosité. Sorel se réfère à une violence guerrière qui, comme chez Clausewitz, est la marque d'une volonté. La violence est une manifestation de détermination, de fermeté dans ses objectifs et son idéal.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette idée de &quot;violence créatrice&quot; débouche sur un mythe historique chez Sorel : la grève générale. La violence volontariste est une idée qui doit se poser comme acte historique. L'idée anime une volonté et le mythe médiatise le rapport entre le réel (la grève générale) et l'idée. Le mythe, écrit Sorel, est la réalisation d'espoirs en actions, non pas au service d'une doctrine, parce que les doctrines et les systèmes sont des spéculations intellectuelles hors du champ de faction et de l'intérêt des prolétaires. La violence est la doctrine en actes, elle est volonté pure et non représentation pensée. L'idée de la grève générale est &quot;une organisation d'images&quot;, un instinct collectif et un sentiment général qui manifeste la guerre du socialisme moderne contre la société bourgeoise. Et Sorel revient à cette notion d'intuition, qui n'est pas réductible à un classement clair, précis, bref mécanique, d'idées alignées et normalisées. La violence est, chez Sorel, proche de l'idée bergsonienne. Polin écrit : &quot;Dans la violence, le mythe devient ce qu'il est&quot;. La notion de confusion entre le devenir et l'intuition joue le même rôle chez nos 2 auteurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le syndicalisme révolutionnaire s'oppose au social-réformisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La violence est enfin la matrice d'un socialisme prolétarien. Le socialisme de Sorel né de cette violence n'est pas un social-réformisme. Sorel fait confiance au syndicalisme révolutionnaire pour bâtir ce socialisme. Le syndicat est ce faisceau des forces vives du prolétariat. Le socialisme de Sorel refuse le socialisme du rêve ou de l'éloquence parlementaire, celui des partis et des intellectuels qui les mènent à des songeries creuses. Citons encore Sorel : &quot;Le syndicat : tout l'avenir du socialisme réside dans le développement autonome des syndicats ouvriers&quot; (&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/classiques/sorel_georges/materiaux_proletariat/materiaux.html&quot;&gt;&lt;strong&gt;Matériaux pour une théorie du prolétariat&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;). Et Polin note avec justesse que le syndicat est dans l'idée sorélienne le &quot;Cogito du prolétariat&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sorel considère le syndicat comme la cheville de la révolution. Les groupements naturels du prolétariat sont les syndicats. Ils sont le creuset de sa volonté manifestée de libération. Le syndicat, qui exclut les intellectuels et les parlementaires, est une communauté de combat authentique. Sorel dit d'ailleurs aux marxistes que le vrai marxiste est celui qui comprend que le marxisme est inutile aux masses ouvrières. Le syndicat agit par lui-même, pour ceux qui sont ses membres. Il ne suit pas les programmes des partis et des professionnels de la pensée. Ces derniers, que Sorel appelle &quot;les docteurs de la petite science&quot;, eurent à l'égard de ce jugement une réaction corporatiste dont Sorel se moqua. Sorel renvoie dos à dos les intellectuels des partis bourgeois et les intellectuels qui se prétendent prolétaires. Il dénonce leur nature proprement parasitaire. L'utopie de leurs discours est réactionnaire. L'intellectuel bloque le mouvement révolutionnaire et aliène la pensée des travailleurs. La révolution est pensée en actes. La révolution des intellectuels est pure image.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais il ne faut pas pour autant confondre &quot;action violente&quot; et &quot;action pour action&quot;. Sorel, précise Polin, n'est pas un penseur nihiliste. L'agitation n'est pas la révolution. La violence ne se limite pas à une série de secousses. La violence engendre des actions que Sorel nomme &quot;actions épiques&quot;. L'épopée révolutionnaire n'est pas négativiste, elle est une néguentropie sociale. La violence est la forme la plus haute de l'action, parce qu'elle a pour finalité de CRÉER. En ce sens, elle est responsabilisation des acteurs, noblesse des combattants, dépassement de soi-même. Elle éveille &quot;le sentiment du sublime&quot;, et &quot;fait apparaître au premier rang l'orgueil de l'homme libre&quot; (Réflexions…). On peut rapprocher cet aspect créateur, proprement faustien de la violence, des valeurs nouvelles du &quot;philosophe au marteau&quot; de Sils-Maria.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La violence est un moyen de créer, elle n'est pas une fin en soi. Cette créativité l'investit d'une valeur sans pareil. Et elle est au service du socialisme puisque celui-ci veut, selon le mot fameux de Marx, transformer le monde et non plus seulement le comprendre. Le socialisme est une idée neuve pense Sorel. Il a cette jeunesse qui refuse les programmes et les idées claires et distinctes. Enserré dans un discours, il perd toute vitalité. Il devient vieux, identique à ses adversaires. Le socialisme est une idée en actes, c'est un produit spontané. Il est évident que ce socialisme-là n'a que peu de rapport avec les partis sociaux-démocrates actuellement existants dans les &quot;démocraties occidentales&quot;. Le seul commun dénominateur est ce nom de &quot;socialisme&quot;. Quant au reste...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un socialisme étranger au monde des sophistes, des économistes et des calculateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nous avons rappelé l'hypothèse de Sternhell selon laquelle Sorel est un penseur de la &quot;Révolution moraliste&quot;. Polin le rappelle, Sorel est un &quot;pessimiste par tempérament&quot;. Ainsi pour lui, le progrès traduit avant tout une notion bourgeoise. Il est contre Hegel et pense que &quot;la nature humaine cherche toujours à s'échapper vers la décadence&quot;. L'homme est soumis à la loi éternelle du combat. Il doit éviter les obstacles que lui oppose la nature et sa nature elle-même (veulerie, lâcheté, médiocrité, etc.). Le grand danger de l'entropie guette l'homme. Sorel écrit : &quot;Il est vraisemblable que les collectivités soient attirées vers un magma assez compliqué et dont la base serait le désordre&quot;. La violence révèle alors cette énergie créatrice qui combat l'entropie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sorel est un philosophe de l'énergie. L'homme, pense Sorel, se satisfait d'un sentiment de lutte. Dans cette optique, l'effort est plus que positif, recherché comme une fin en soi. La violence donne à l'homme une énergie salvatrice qui le retient d'être médiocre (Polin compare l'énergie sorélienne exprimée par la violence au thumos stoïcien). L'homme, par la violence émergée de son individualité créatrice, rejoint ultimement la morale. La violence est la forme permanente de la morale. La morale est donc une lutte contre l'entropie appauvrissante. On peut encore se référer à Nietzsche. La nouvelle table de morale du philosophe allemand est proche des valeurs de lutte et de dépassement que Sorel réclame des ouvriers.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Morale égale chez Sorel à sacrifice de soi, abnégation, héroïsme, désintéressement, effort. L'ouvrier est le guerrier romain, le conquérant du XXe siècle ; il doit posséder les qualités morales qui l'ennoblissent et lui assurent sa supériorité face à la bourgeoisie. Sorel parle avec sympathie de cette race d'hommes &quot;qui considère la vie comme une lutte et non comme un plaisir&quot;. Ses maîtres-mots sont : énergie personnelle, énergie créatrice, énergie agissante. Ce type d'homme est élève du guerrier grec. Il refuse le monde des intellectuels qui l'affaiblit. Comme E. Burke, il est étranger au monde des sophistes, des économistes et des calculateurs. Et Sorel va plus loin quand il écrit : &quot;Le sublime est mort dans la bourgeoisie&quot; et ce sublime est l'apanage de la violence dans l'histoire. C'est la source de la morale révolutionnaire. Le syndicat renoue avec un monde de la morale, donc du sublime et de l'héroïsme. C'est un lieu, une école de moralisation collective. Le syndicat est autonome et sa morale est une conception du monde totale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais Sorel est un apôtre de la violence parce qu'il croit dans la figure nouvelle du Travailleur. Sorel identifie pour nous le travail. Il récuse la dichotomie guerre/travail d'Auguste Comte. Le travail est une œuvre créatrice qui ne se plie pas au fond aux calculs sordides des capitalistes. Le travail est désintéressé. Comme la violence. La grève générale est aussi un acte libre de toute recherche de profits matériels. De même, Polin ressent la notion du travail comme une lutte à part entière. Le travail est, dans l'intuition de Sorel, un acte prométhéen. Le travail n'est pas seulement action de transformation sur les choses, il rétro-agit sur soi-même et la collectivité tout entière. La violence ennoblit la conscience du travail ; en d'autres termes, elle donne forme à l'œuvre de création et de transformation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le travail, qui n'est pas un simple &quot;facteur de production&quot; comme le prétendent les penseurs (?) et les économistes de l'école libérale, ni une source de profit pour le travailleur et de plus-values pour les entrepreneurs comme le croient les marxistes stricto sensu, est une forme sublimée de création. Il est bien évident que la violence sorélienne est une qualité qui est propre au monde des producteurs ; la réduction de la violence à une domination de l'homme par l'homme est le contraire de cette violence prolétarienne de Sorel. Sorel ajoute même qu'au cœur du travail lui-même, on trouve la violence comme moteur intime. Les notions sont ainsi reliées entre elles : Travail, Violence, Morale. Et le socialisme est ensuite le résultat de cette &quot;vertu qui naît&quot; (Réflexions...). Le travail est une lutte, où le producteur est soulevé par une violence absolue, et dont découle l’acte créateur historiquement.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;La violence, antidote aux bassesses d'âme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour Sorel, il est évident que cette émergence du socialisme de la violence se fera au détriment du vieux monde bourgeois. Si la violence est une notion positive parce que créatrice, il faut qu'elle s'attende à des oppositions farouches. Sorel se propose de délimiter le territoire du conflit et de situer l'ennemi en face. La civilisation, c'est l'ennemi n°1 du socialisme naissant, ennemi qui s'appuie sur 2 autres instances du vieux monde : la démocratie et l'État. Les troupes qui défendent ces citadelles sont variées et quelquefois ennemies en apparence : c'est le camp de la bourgeoisie (libéraux, radicaux, partisans du capitalisme pur et dur, droite conservatrice) et des pseudo-socialistes (les membres responsables des partis réformistes, la &quot;gauche&quot; démocratique, les progressistes de toutes tendances).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Derrière ces abstractions (démocratie, civilisation, État), Sorel combat inlassablement les mêmes valeurs communes aux idéologies de la médiocrité. Il y a chez Sorel le sens de la guerre culturelle, du combat des valeurs. Il ne croit pas aux étiquettes que le discours bourgeois aime attribuer aux acteurs de son jeu. Les mots dans le jeu politique ne sont souvent que des apparences. Sorel cherche à fouiller les racines des discours. Être &quot;socialiste&quot; ne signifie rien si on n'est pas conscient d'une conception du monde en rupture avec la société marchande. Paresse, bassesse, hypocrisie, incompétence, veulerie, sont des traits communs aux partis officiels.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La violence sorélienne est en effet très consciente de l'enjeu réel et historique de la lutte. Les non-valeurs, qui asservissent les producteurs et lui ôtent toute liberté, sont concentrées dans la conception économique de l'homme, que les maurrassiens ont appelé &quot;l'économisme&quot;. Les principes de cet économisme sont au nombre de 2 : la croyance au progrès matériel, la réduction de l'homme à des valeurs matérialistes. L'homme bénéficie en même temps que le confort matériel d’un &quot;confort&quot; intellectuel. L’homme est un énorme estomac, destiné à la soumission sociale et politique. La société de consommation est alors le plus grand camp de normalisation intellectuelle. On peut penser que la violence sorélienne aurait été en en état de rupture avec le monde occidental, et tout ce que ce monde charrie derrière lui. De la même façon, il aurait du mal à se reconnaître dans certaines critiques progressistes de la société de consommation, dont le fondement réside dans une exigence encore plus grande de confort. La philosophie du bonheur est anti-sorélienne et Marcuse serait considéré par Sorel comme un cas typique d'utopisme bourgeois. L'homme qui réclame la fin du travail, qui refuse la lutte, qui conteste la guerre sociale, cet homme que nos philosophes des années 70 appellent de tous leurs vœux, n'a que de très lointains rapports avec le producteur à la mentalité guerrière des Réflexions sur la violence.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les illusions du progrès&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quant au &quot;progrès&quot;, Sorel a senti le besoin de lui consacrer un ouvrage entier tant il lui a semblé que ce concept était un fleuron de la mentalité bourgeoise. Il s'agit des Illusions du progrès. L'illusion suprême d'un paradis terrestre retrouvé à la fin des temps provoque chez Sorel une réaction épidermique. Le pessimisme sorélien est la conclusion d'un constat : l'homme ne change pas fondamentalement. Sorel approuve les actes de progrès matériels mais il s'agit chez lui d'une admiration pour la &quot;créativité&quot; dont ces actes sont les manifestations. De la même façon, il croit au prolétariat non pas comme Marx croyait à la &quot;classe élue de l'histoire&quot; mais parce qu'il constate que la bourgeoisie n'a plus l'énergie de mener la lutte éternelle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'histoire est pour Sorel une succession d'énergies manifestées dans des groupes restreints. Le capitaine d'industrie est une figure positive. Ce n'est plus qu'une idée à son époque. En outre, les valeurs marchandes sont des valeurs de dégénérescence. Partir en guerre contre la société moderne (entendez marchande) est un point commun de Sorel et de Maurras. La haine du bourgeois, écrit Polin, est un point de rencontre entre l'Action Française et Sorel. C'est une classe sans volonté, sans honneur, sans dignité. Le régime démocratique lui convient parce qu'il conserve, non parce qu'il est source de création. Sorel parle durement de la bourgeoisie puisqu'il constate chez elle &quot;une dégradation du sentiment de l'honneur&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette démocratie, Sorel la vitupère, il écrit : &quot;&amp;nbsp;(la démocratie) est le charlatanisme de chefs ambitieux et avides&quot; (Réflexions…). Peu importe que cette démocratie soit conservatrice ou populaire, elle conserve et favorise la même décadence. Les socialistes démocrates sont des &quot;politiciens épiciers, démagogues, charlatans, industriels de l’intellect&quot;. En outre, non contents de maintenir le peuple sous un régime oppressif (où sont les libertés des ouvriers travaillant 16 heures/jour, 6 jours/7&amp;nbsp;?). La démocratie établit le règne de l’argent. C’est une tyrannie, une tyrannie ploutocratique, dirigée par des hommes d’argent, qui veulent préserver leurs intérêts propres. Sorel écrit : &quot;Il est probable que leurs intérêts sont les seuls mobiles de leurs actions&quot;. Quant aux responsables de l'Internationale Ouvrière, Sorel les dénonce comme des apprentis dictateurs. Leur objectif est l'instauration d'une &quot;dictature démagogique&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sorel ne veut pas d'un socialisme d'État. Il manifeste dans sa critique de l'État des tendances anarchisantes, fort peu compatibles avec la dictature d'État du prolétariat désirée par les marxistes. L'État (même socialiste) est un &quot;État postiche&quot;, porteur d'une &quot;merveilleuse servitude&quot;. L'État démocratique s'achève dans l'histoire avec les massacres de septembre. Et ce que C. Polin appelle, comme Sorel, &quot;le cortège idéologique&quot; de la démocratie (droits de l'homme, humanitarisme, charité, pacifisme, etc.) ne change rien au caractère oppressif de ce régime. Sorel est l’auteur d'une phrase célèbre sur la démocratie : &quot;La démocratie est la dictature de l'incapacité&quot; (Réflexions…). Deux mots nous frappent : la dictature, l'incapacité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La critique anti-démocratique de Sorel ne doit pas être confondue avec l'idéologie réactionnaire du courant autoritaire ni avec le discours conservateur de l'Ordre-pour-l'Ordre. D'ailleurs, on voit bien chez Sorel un rejet des 2 camps : le camp de la bourgeoisie, où la lâcheté domine, et celui du social-réformisme mené par la corruption. Sorel croit en la lutte des classes. Ce qui le rend irréductible aux étiquettes conservatrices et social-démocrates. La violence qui manifeste cette lutte des classes est aussi un facteur d'énergie en action. Comme Pareto, il croit que la lutte des classes accouche de nouvelles élites sur les cadavres des classes déchues. La paix sociale est pour Sorel l'état d'entropie sociale absolu. Pourtant, Sorel ne peut être marxiste parce qu'il n'adhère pas à la vision finaliste du monde de Marx. La lutte est une activité normale de l'humanité. Elle n'a pas de sens, si ce n'est celui de faire circuler les élites dans l'histoire. En résumé, la violence est porteuse d'un projet de création en devenir infini, porteuse d'une conception morale de la vie, source d'une organisation des producteurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;*** III. Conclusions ***&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dans son introduction aux Réflexions, Sorel écrit : &quot;Je ne suis ni professeur, ni vulgarisateur, ni aspirant chef de parti ; je suis un autodidacte qui présente à quelques personnes les cahiers qui ont servi pour sa propre instruction&quot;. Les Réflexions constituent donc un ensemble de constatations pratiques. Sorel le répète : il ne veut pas faire une œuvre universitaire. C'est plutôt une pédagogie à l'usage des syndicalistes libres, qui sont prêts à recevoir un message révolutionnaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La violence sorélienne est la dimension purement morale et créatrice du socialisme de Sorel. Le message de Sorel est que le socialisme n'est pas un programme politique, ni non plus un parti politique. Le socialisme est une révolution morale ; en d’autres termes, le socialisme est d'abord un bouleversement des mentalités. On pourrait parler à la limite de &quot;révolution spirituelle&quot;. Et la violence informe ce brutal changement dans les âmes. Le socialisme sans la violence n’est pas le socialisme. Seule l'utilisation de la violence assure une révolution positive. Sorel ne reconnaît pas dans les événements de la Révolution française une violence créatrice. Il rejette tout ce qui vise à détruire pour le plaisir de détruire. La violence donne au socialisme la marque de sa noblesse. Elle constitue une valeur essentielle de l’organisation progressive et indépendante des producteurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il est certain que, pour nous, le socialisme n’est pas un discours rigide. Nous ne voulons pas reconnaître dans la social-démocratie un régime ou une idéologie socialiste. Le socialisme n’est pas un ersatz bâtard du libéralisme occidental. Les régimes occidentaux qui se réclament aujourd'hui du socialisme sont, à l'exception peut-être de l'Autriche en matière de politique internationale, des compromis honteux, ou &quot;heureux&quot;, de social-libéralisme (à ce sujet, lire dans Le Monde Diplomatique de février 1984, l'article intitulé &quot;Un socialisme français aux couleurs du libéralisme&quot;). Sorel avait pressenti cette involution vers un discours mixte, où socialisme et libéralisme feraient &quot;bon ménage&quot;...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le socialisme de Sorel n'est pas un compromis. Il se présente comme une révolution culturelle. Son objectif n'est pas de gérer