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    <title>Last posts on shakespeare</title>
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    <updated>2012-05-27T03:32:17+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Audrey Natalizi</name>
            <uri>http://www.mesillusionscomiques.com/about.html</uri>
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        <title>Clément Poirée et la troupe de ”Beaucoup de Bruit pour rien” en route pour Londres et le festival ”Globe to Globe”</title>
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        <updated>2012-05-26T22:33:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-26T22:33:00+02:00</published>
        <summary>  Je vous en avais déjà parlé cet hiver dans mon billet sur    Beaucoup de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Je vous en avais déjà parlé cet hiver dans mon billet sur &lt;a href=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/archive/2011/11/15/beaucoup-de-bruit-pour-rien-au-theatre-de-la-tempete.html&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Beaucoup de bruit pour rien&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; au Théâtre de la Tempête&lt;/a&gt; : la pièce, mise en scène par &lt;strong&gt;Clément Poirée&lt;/strong&gt;, a été retenue pour réprésenter la France dans le cadre du festival &lt;a href=&quot;http://globetoglobe.shakespearesglobe.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;G&lt;/em&gt;&lt;em&gt;lobe to Globe&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Le principe de ce festival exceptionnel - cela devrait être la seule et unique édition - est de représenter les 37 pièces de &lt;strong&gt;Shakespeare&lt;/strong&gt; en 37 langues, au Théâtre du Globe à Londres. La semaine prochaine, les Français monteront sur la scène de ce théâtre mythique pour deux représentations. A quelques jours de cette grande échéance, entre deux répétitions, Clément Poirée a eu la gentillesse de m'accorder une interview.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Sur la terrasse -&amp;nbsp; ce jour-là très ensoleillée&amp;nbsp; - du Théâtre de la Tempête,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt; le metteur en scène a déjà les yeux plein d'étoiles lorsqu'il me décrit le Théâtre du Globe, ses 1500 spectateurs - dont certains debouts dans la fosse - et sa physionomie si particulière :&amp;nbsp; &lt;em&gt;&quot;c'est un lieu tout en bois, à ciel ouvert. Un théâtre circulaire avec une scène qui avance sur la foule. Tout y est modifié par rapport à ce que l'on peut imaginer dans un théâtre classique : les acteurs auront à intéresser un public tout autour d'eux.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt; C'est très différent mais très excitant aussi,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt; il va falloir trouver nos repères dans cette perspective là.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Des contraintes qui impliquent des modifications de la mise en scène initiale. D'autant que le rythme auquel s'enchaineront les spectacles interdit tout montage de décors. Autre composante à prendre à compte : la lumière. &quot;&lt;em&gt;C'est une pièce sur les faux-semblants, les apparences. On avait beaucoup travaillé sur les reflets, le jeu de lumière... Tout cela avait pris une importance capitale pour raconter l'histoire.&quot;&lt;/em&gt; Au Globe, il faudra faire avec la lumière du jour en matinée. En soirée, la tradition veut qu'on joue pleins feux pour rester dans l'esprit du théâtre élisabétain. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;A cela, il faudra ajouter des modifications dans la distribution : trois comédiens présents sur la scène du Théâtre de la Tempête sont à présent engagés sur d'autres projets. C'est Aurélie Toucas qui reprend le rôle de Marguerite, en remplacement de Manon Combes. Les deux &lt;em&gt;watchmen&lt;/em&gt; seront, eux, interprétés par Raphaël Almosni et Nicolas Chupin (que l'on avait vu dans &lt;a href=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/archive/2012/03/10/la-meilleure-part-des-hommes-theatre-de-la-tempete.html&quot;&gt;&lt;em&gt;La meilleure part des hommes&lt;/em&gt;, à La Tempête aussi&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3293400&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/01/02/3874967329.jpg&quot; alt=&quot;beaucoup de fruit pour rien,shakespeare,clément poirée,théâtre de la tempête,jude lucas,alix poisson&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;Benedict/Bruno Blairet et Béatrice/Alix Poisson sur la scène du Théâtre de la Tempête en novembre dernier.&lt;br /&gt;Photo : Antonia Bozzi&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Mais qu'importe la difficulté, Clément Poirée y voit seulement &lt;em&gt;&quot;un défi très intéressant&quot;.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&quot;Qu'est-ce qu'il reste d'une mise en scène quand on lui enlève sa coquille et que l'on repart de rien dans un autre lieu ? &quot; &lt;/em&gt;s'interroge-t-il.&lt;em&gt; &quot;Cela a un effet très libératoire. C'est une sorte de retour aux sources, si ce n'est qu'on ne repart pas de zéro en réalité : il reste des traces de ce travail fait précédemment, même en son absence.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;Conscient du côté exceptionnel de ces représentations, le metteur en scène se refuse pourtant à envisager cela comme un quelconque tremplin ou un moment charnière dans sa carrière. Tout juste concède-t-il, avec un énorme sourire, que jouer au Globe pour la première date de la tournée - et a fortiori alors que c'est la première fois qu'une de ses pièces part en tournée* - est un &lt;em&gt;&quot;joli clin d'oeil&quot;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Du Shakespeare chez Shakespeare : cela fait rêver ... Et bien nous y serons ! Accrédités pour le &quot;media call&quot; et spectateurs de la première représentation en matinée. Promis, tous les détails seront en ligne, à condition de trouver une connexion wifi ... Au fait, comment on traduit &lt;em&gt;Mes illusions comiques&lt;/em&gt; en anglais?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;*Nous vous communiquerons les dates et lieux de la tournée française ultérieurement.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Satan dans l'Eglise</title>
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        <updated>2012-05-14T12:06:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-14T12:06:00+02:00</published>
        <summary>  La démocratie-chrétienne est le parti du compromis avec toutes les formes...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;La démocratie-chrétienne est le parti du compromis avec toutes les formes de barbarie moderne. On ne peut pas se contenter d'accuser le seul Benoît XVI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Il ne faut pas craindre de dire que le nazisme, comparativement, est moins ignoble que la démocratie-chrétienne, restaurer pour cela l'histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;L'iniquité est la justice des hommes. Elle a tranché en défaveur du Christ, en tant qu'il était porteur d'une vérité dont aucune architecture ne peut s'accommoder. Ce que les juifs ne supportent pas dans le Christ, c'est qu'il les accuse d'être devenus des Egyptiens : des géomètres, quand l'Esprit de dieu ne se laisse pas emprisonner dans les calculs humains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La démocratie c'est, en réalité, l'iniquité fourguée par des pharisiens au peuple comme un idéal de justice. Ce n'est pas l'amour qui est compatible avec la démocratie, ce sont les charniers et les cimetières, où règnent non seulement calme, luxe et volupté, mais la plus grande égalité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Où les démocrates-chrétiens ont-ils été chercher l'idée de souveraineté populaire ? Ces judas l'ont inventée de toute pièce. Elle n'est nulle part dans le Nouveau Testament.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De la part des juifs qui se disent &quot;démocrates&quot;, le souverain mépris de la Bible et de la loi de Moïse sont flagrants. Hitler a raison de dire qu'il n'y a pas moyen de fonder une république démocratique, en y incluant des juifs, à moins qu'ils ne trahissent dieu au profit de la République, divinité païenne romaine.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un historien montrera aisément que l'idéologie juridique de la &quot;souveraineté populaire&quot;, bien qu'elle paraisse s'opposer à la monarchie de droit divin égyptienne, participe de la même connerie juridique. Ce n'est que le gauchissement d'une idée juridique, afin de l'adapter aux circonstances du commerce moderne, DONT LE PEUPLE EST VICTIME D'ABORD. Le slogan de la souveraineté populaire dissimule mal un peuple vulgaire et hystérique, esclave de ses désirs et manipulé par son clergé.&amp;nbsp;Shakespeare, qui a beaucoup fait pour souligner l'imposture satanique de la monarchie chrétienne, est l'antidote parfait de la démocratie-chrétienne en vigueur aux Etats-Unis.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'idéologie ordurière de la &quot;souveraineté populaire&quot; repose entièrement sur l'efficience de la technocratie. Le peuple doit comprendre que la souveraineté populaire ne va pas au-delà de la capacité d'une technocratie à s'organiser selon le soin de son élite. L'artifice démocratique s'explique par le besoin qu'ont les hommes, même parfaitement conditionnés, de se sentir libres. Or la démocratie ne rend certainement pas les hommes libres, mais il est facile de montrer qu'elle les abrutit, au contraire. La démocratie a ôté à l'oligarchie française le choix de sa politique. Et le quidam, lui, serait libre ? Les contes pour enfants ne sont pas aussi niais que la démocratie.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Papamutt Carhaix</name>
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        </author>
        <title>56- Monsieur Le Grand #2</title>
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        <updated>2012-04-29T11:37:00+02:00</updated>
        <published>2012-04-29T11:37:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp; Dans les autres armées d’Europe, il en va de même. Chaque nation...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans les autres armées d’Europe, il en va de même. Chaque nation développe un style de tambour guerrier qui lui est propre. L’armée anglaise, qui nous a fait tant souffrir (Crécy, Azincourt, Trafalgar, Waterloo, et j'en passe, ah ! les vaches!) possède elle aussi ses «&amp;nbsp;drum rudiments&amp;nbsp;». Ils sont au nombre de 26, plus tard porté à 40 par les Américains. Si vous songiez à vous mettre&amp;nbsp; à la caisse claire, n'hésitez plus : voici les 40 &quot;rudiments&quot; exécutés de main de maître par le Dr John Wooton.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot; &quot; href=&quot;http://www.vicfirth.com/education/rudiments.php&quot;&gt;http://www.vicfirth.com/education/rudiments.php&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;Certains &quot;rudiments&quot; sont semblables aux nôtres, mais portent un nom différent&amp;nbsp;: ce nous nommons suavement «&amp;nbsp;moulin&amp;nbsp;», s’appelle en anglais « paradiddle » (accents sur &amp;nbsp;«&amp;nbsp;pa&amp;nbsp;» et sur «&amp;nbsp;di&amp;nbsp;»), ce qui «&amp;nbsp;sonne&amp;nbsp;» diablement plus rythmique. Nos «&amp;nbsp;ras&amp;nbsp;» deviennent des «&amp;nbsp;rolls&amp;nbsp;», notre «&amp;nbsp;fla&amp;nbsp;» s’appelle «&amp;nbsp;flam&amp;nbsp;», et dans ce mot, on entend résonner la peau du tambour (l’anglais est une langue plus &lt;em&gt;sonore&lt;/em&gt; que le français) Certains rudiments n’existent pas chez nous&amp;nbsp;: le «&amp;nbsp;ruff&amp;nbsp;», le drag&amp;nbsp;», le «&amp;nbsp;flamacue&amp;nbsp;», le «&amp;nbsp;buzz roll&amp;nbsp;» etc., onomatopées qui font clairement entendre de quoi il s’agit. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;422&quot; height=&quot;319&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/0oxmP54084s&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Plymouth Fife and Drums Corps : Rule Brittania, Unknown Tune, Scotland the Brave.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;En comparant cette fanfare anglaise, à peu près contemporaine de Monsieur Le Grand, aux batteries du Premier Empire, on entend immédiatement la différence. Ici, la mesure est à 4/4, ce qui donne un tempo de marche beaucoup plus entraînant. Les figures rythmiques exécutées par les tambours sont plus riches, plus vivantes, on irait jusqu’à dire plus swinguantes. De cette fanfare au Blues March des Jazz Messengers, il n’y a qu’un pas&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;iframe width=&quot;422&quot; height=&quot;317&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/sOES7AZ-d60&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Art Blakey and the Jazz Messengers : Blues March (1958)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;Tout est dans la langue. Les petits Français, dès leur arrivée à l’école maternelle, apprennent «&amp;nbsp;une souris verte&amp;nbsp;» :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;Une souris verte, qui courait dans l’her-be &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;Je l’attrape par la queue&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;Je la montre à ces messieurs etc. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;(&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot;&gt;toutes les syllabes sont d’intensité égale.)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;Les petits anglais, dans le même temps, récitent Humpty Dumpty&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;&lt;strong&gt;Hum&lt;/strong&gt;pty &lt;strong&gt;Dum&lt;/strong&gt;pty &lt;strong&gt;sat&lt;/strong&gt; on a &lt;strong&gt;wall&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;&lt;strong&gt;Hum&lt;/strong&gt;pty &lt;strong&gt;Dum&lt;/strong&gt;pty &lt;strong&gt;had&lt;/strong&gt; a &lt;strong&gt;great&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;fall&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;And &lt;strong&gt;all&lt;/strong&gt; the &lt;strong&gt;king's&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;horse&lt;/strong&gt; and &lt;strong&gt;all&lt;/strong&gt; the &lt;strong&gt;king's&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;men&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Couldn't&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;put&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Hum&lt;/strong&gt;pty to&lt;strong&gt;ge&lt;/strong&gt;ther a&lt;strong&gt;gain&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;Le syllables accentuées composent un discours rythmique qu’on pourra facilement exécuter sur un tambour, comme &amp;nbsp;Monsieur Le Grand le faisait avec &quot;ah, ça i&lt;strong&gt;ra&lt;/strong&gt;, ça i&lt;strong&gt;ra&lt;/strong&gt;, ça i&lt;strong&gt;ra&lt;/strong&gt;&quot;,&amp;nbsp; mais en raison des nombreux accents, le résultat&amp;nbsp; sera très différent. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;La langue poétique anglaise est d’une grande richesse rythmique. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: Verdana;&quot;&gt;Les &quot;pieds&quot; (metrical feet) de la poésie anglaise sont des combinaisons de deux ou trois syllables, faibles ou accentuées , et bien sûr, ces rythmes se trouvent également dans la langue de tous les jours. Il est bien évident que les anglophones, qui apprennent dès le berceau à jouer avec tous ces accents toniques seront plus sensibles aux aspects rythmiques de la musique, que les francophones, &amp;nbsp;nourris de souris vertes et de petits navires. La langue anglaise est bien la langue du jazz. Tout ce qui est écrit en anglais peut se chanter avec swing, même Shakespeare&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;422&quot; height=&quot;317&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/7SSae0E9vr4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cleo Laine : O Mistress Mine Where Are You Roaming ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;(Imaginez les spectateurs du Globe Theatre, en l'an 1600, s'ils avaient soudain vu la belle Cleo Laine s'avancer sur le &lt;em&gt;proscenium&lt;/em&gt; pour chanter ça !)&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;The Clown, singing&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;O Mistress mine, where are you roaming?&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;O stay and hear! your true-love’s coming&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;That can sing both high and low;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Trip no further, pretty sweeting,&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Journeys end in lovers’ meeting—&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Every wise man’s son doth know.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;What is love? ’tis not hereafter;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Present mirth hath present laughter;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;What’s to come is still unsure:&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;In delay there lies no plenty,—&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Then come kiss me, Sweet-and-twenty,&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Youth’s a stuff will not endure.&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;&amp;nbsp;William Shakespeare &lt;em&gt;Twelfth Night (la Nuit des Rois) 1600 &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;En Ecosse, les fifres de l’armée anglaise sont remplacés par les bagpipes, mais les tambours demeurent. L’instrument lui-même évolue. On ne parlera plus de «&amp;nbsp;tambour&amp;nbsp;», mais de «&amp;nbsp;caisse claire&amp;nbsp;» (snare drum). La caisse claire des orchestres symphoniques ou des orchestres de jazz est plus ou moins plate (on en trouve même d’extra-plates, qui furent à la modes à l’époque des Chaussettes Noires). Les caisses claires en usage dans les pipe bands, et dans toutes les fanfares anglaises et américaines sont profondes. A mes débuts au Bagad Quimper (1954) j’ai connu les peaux animales qu’on enroulait autour du cercle en bois après les avoir détrempées. Mais dès l’année suivante, les peaux en nylon ont fait leur apparition, elles-mêmes supplantées par les peaux en plastique. Aujourd’hui, elles sont en kevlar, et les caisses claires sont de plus en plus high-tech!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3552645&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lajazzitudedepapamuttcarhaix.hautetfort.com/media/00/00/1476270891.jpg&quot; alt=&quot;british drum fanfare,shakespeare,cleo laine,souris verte,humpty dumpty,jazz messengers,drum rudiments&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Caisse claire de marche, modèle 2012&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Les «&amp;nbsp;marching bands&amp;nbsp;» sont très populaires dans le monde anglo-saxon. Ils se mesurent dans des compétitions qui aboutissent à des «&amp;nbsp;World Championships&amp;nbsp;», ce qui contribue à élever continuellement le niveau technique. Mais il me semble que c’est en Ecosse qu’on atteint les sommets de la virtuosité en matière de caisse claire. Le légendaire Alex Duthart (1925-1986) et plus récemment Jim Kilpatrick, 16 fois champion du monde, sans parler de leurs innombrables émules, ont porté cet instrument, le préféré d’Evelyn Glennie (cf note 53), à des sommets inouïs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/IYT77qnPqcI&amp;amp;rel=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/IYT77qnPqcI&amp;amp;rel=1&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Jim Kilpatrick s'amuse...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/f-WQXqRGv_Y&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Démonstration stupéfiante : Alex Duthart et le British Caledonian Airways drum corps (1986).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;***&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;De la même façon que la tradition musicale française survit du côté de la Nouvelle Orléans, la tradition des marches à 4/4 de l’armée anglaise gagne le territoire américain, après l’indépendance (1783). Vers la fin du XIXème siècle, le compositeur américain John Philip Sousa (1854-1932), surnommé &quot;the March King&quot;, &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3552712&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lajazzitudedepapamuttcarhaix.hautetfort.com/media/01/02/2247079278.jpg&quot; alt=&quot;british drum fanfare,shakespeare,cleo laine,souris verte,humpty dumpty,jazz messengers,drum rudiments&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;modifie considérablement le style de ces marches militaires, et crée un vrai style américain en introduisant des instruments nouveaux comme l’euphonium, le sousasophone, les bois, et même la harpe&amp;nbsp;! Sousa a composé plus de 200 marches, qui sont toujours à l’honneur dans les spectacles de majorettes et les matchs de football. On les entend souvent dans les westerns et&amp;nbsp; dans certains films de guerre comme The Dirty Dozen (Les 12&amp;nbsp; Salopards). Le « Sousa sound&amp;nbsp;» est joyeux, optimiste. C’est une musique de fête plus qu’une musique de guerre, à ce qu'il me semble, mais c'est sans doute pour rendre la guerre attrayante ? Le style de batterie, puisque tel est notre sujet, est directement hérité du style anglais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/Nx9v-E0WBNg&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;The Stars and Stripes Forever, de John Philip Sousa, par le Marine Band&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Le même, par l'équipe du Muppet Show&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/kDA9NbPAK8o&amp;amp;rel=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/kDA9NbPAK8o&amp;amp;rel=1&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;A suivre...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Joséphine B.</name>
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        <title>Shakespeare au cinéma</title>
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        <id>tag:un-petit-monde.hautetfort.com,2012-04-26:4685110</id>
        <updated>2012-04-26T17:40:00+02:00</updated>
        <published>2012-04-26T17:40:00+02:00</published>
        <summary>   William Shakespeare  , l'un des plus grands dramaturges et écrivains...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;William Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, l'un des plus grands dramaturges et écrivains anglais, continue d'influencer les artistes depuis sa mort à l'aube du XVIIème siècle. Et le cinéma ne fait pas exception, offrant de nombreuses façons de lui rendre hommage. En voici quelques unes:&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556111&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/00/00/1190026158.jpg&quot; alt=&quot;20032696.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120220_033345.jpg&quot; /&gt;Romancer: &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Shakespeare in love&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Shakespeare in love&lt;/span&gt; réalisé en 1998 par &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;John Madden&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, avec &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Gwyneth Paltrow&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Joseph Fiennes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Colin Firth&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Judi Dench&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Ben Affleck&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, raconte la vie de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; au moment où il écrivait &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Roméo et Juliette&lt;/span&gt;. Le film &lt;strong&gt;montre à quel point l'auteur, grâce à son oeuvre et au mystère qui entoure sa vie privée, continue d'alimenter un mythe.&lt;/strong&gt; Le film est en grande partie une fiction, &lt;strong&gt;à laquelle se mêle la fiction des pièces de Shakespeare lui-même&lt;/strong&gt; (la scène du balcon de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Roméo et Juliette&lt;/span&gt;, le travestissement de Viola dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La nuit des rois&lt;/span&gt;...). Dans le film, ce sont les événements de la vie privée de Shakespeare qui sont censés avoir inspiré ces célèbres pièces; c'est en fin de compte &lt;strong&gt;un bel hommage&lt;/strong&gt; au dramaturge.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;Adapter fidèlement: &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Roméo et Juliette de Zeffirelli&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce film de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Zeffirelli&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;(1968) est une des nombreuses adaptations de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Roméo et Juliette&lt;/span&gt;. Il a remporté deux Oscars (meilleure photographie et meilleurs costumes), car il se distingue en effet par son souci d'authenticité et d'adaptation fidèle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Adapter avec modernité:&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Romeo + Juliette&lt;/span&gt; et &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;She's the man&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556115&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/00/02/1350613863.jpg&quot; alt=&quot;1996-Romeo-Juliette_galerie_principal.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Ces adaptations soulignent l'intemporalité de Shakespeare, sa capacité à traverser les siècles et à parler aux générations d'aujourd'hui.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Romeo + Juliette&lt;/span&gt; de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Baz Luhrmann&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, sorti en 1996, transporte l'action de la célèbre pièce dans un quartier chaud des Etats-Unis. Vérone se change en Verona Beach, un quartier de Los Angeless, et les deux familles ennemies en gangs maffieux. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Leonardo di Caprio&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (Roméo) et &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Claire Danes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (Juliette) s'embrassant dans la piscine des Capulet deviendra immédiatement une scène culte. De très belles images de la fête costumée où ils se rencontrent permettent de garder une touche &quot;rétro&quot;, Roméo étant déguisé en chevalier et Juliette en ange. &lt;strong&gt;Le changement d'époque et de lieu n'enlève rien à la pièce, bien au contraire: le pari est très réussi.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556117&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/01/01/2120966628.jpg&quot; alt=&quot;she-s-the-man-1.jpg&quot; /&gt;She's the man&lt;/span&gt; d'&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Andy Fickmann&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;: &lt;strong&gt;difficile de faire une adaptation plus moderne (et quand même bien éloignée de la pièce originale)&lt;/strong&gt; de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La nuit des rois&lt;/span&gt;. A la fois comédie romantique et film de lycée datant de 2006, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;She's the man&lt;/span&gt; raconte l'histoire de Viola qui se travestit en garçon, Sebastian, pour avoir une chance d'intégrer une équipe de football masculine. Sous son déguisement, elle joue pour Illyria, le lycée rival de Cornwall. Le film reprend les noms de lieux, de personnages, et le travestissement, mais va loin dans la transformation. &lt;strong&gt;L'esprit, le verbe et l'esthétique&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;de &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;ne sont plus vraiment au rendez-vous, mais l'adaptation est néanmoins amusante et à nouveau garante de l'intemporalité de l'oeuvre d'origine.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;S'inspirer:&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;West Side Story&lt;/span&gt; et&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Titanic&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556118&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/01/00/4027405012.jpg&quot; alt=&quot;28429.jpg&quot; /&gt;La célèbre comédie musicale de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Leonard Bernstein&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;West side story&lt;/span&gt; (1957), est inspirée de l'histoire de Roméo et Juliette. Vérone devient New York au milieu des années 50, et les deux familles rivales (Montaigu et Capulet) des gangs rivaux d'origines ethniques et culturelle différentes (les Jets et les Sharks). &lt;strong&gt;De nouveaux thèmes modernes sont donc introduits: le racisme et l'immigration.&lt;/strong&gt; Les émigrés de Puerto Rico affrontent les jeunes de la classe ouvrière blanche. &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;West side story&lt;/span&gt; apporte un &lt;strong&gt;style personnel&lt;/strong&gt; (décors, musique, danse, noirceur, thèmes modernes et sociaux) qui en fait une &lt;strong&gt;oeuvre révolutionnaire dans l'histoire des comédies musicales.&lt;/strong&gt; Son adaptation cinématographique en 1961 par &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Robert Wise&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; est un succès fulgurant: 10 oscars sur 11 nominations. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Natalie Wood&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; y joue Maria, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Richard Beymer&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; incarne Tony, et l'actrice portoricaine &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Rita Moreno&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; explose dans le rôle d'Anita.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556119&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/02/00/1788565339.jpg&quot; alt=&quot;titanicjackrosefreezing.jpg&quot; /&gt;Titanic&lt;/span&gt;, le célèbre film catastrophe américain produit et réalisé par &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;James Cameron&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; en 1997, avec &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Leonardo di Caprio&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Kate Winslet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, et récemment ressorti au cinéma en 3D, &lt;strong&gt;doit sans doute en partie son succès et son intemporalité à son histoire d'amour tragique inspirée de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Roméo et Juliette&lt;/span&gt;.&lt;/strong&gt; Jack (Roméo) est en bas de l'échelle sociale alors que Rose (Juliette) est une passagère de première classe.&lt;strong&gt; Leur amour est impossible et combattu par la famille et l'entourage de Rose&lt;/strong&gt;, mais ils &lt;strong&gt;consomment néanmoins leur union en secret,&lt;/strong&gt; comme dans la pièce de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Leur histoire se termine par la &lt;strong&gt;mort tragique de Jack&lt;/strong&gt; dans l'eau glacée: &lt;strong&gt;on y retrouve le thème de la fatalité et de l'ironie du sort&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;présent dans la pièce (Roméo se suicide en croyant que Juliette est morte, juste avant que celle-ci ne se réveille à ses côtés), puisque Jack meurt quelques instants avant que les sauveteurs n'arrivent. &lt;strong&gt;La planche sur laquelle se trouve Rose, filmée d'en haut, rappelle quant à elle la stèle du caveau des Capulet&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; affectionnait les &lt;strong&gt;objets symboliques&lt;/strong&gt;, comme le flacon ou la dague, et on retrouve cet objet avec le précieux collier dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Titanic&lt;/span&gt;. Enfin &lt;strong&gt;la glace contribue à figer le couple dans le temps et les mémoires.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Citer: &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Clueless&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556120&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/02/00/2008995797.jpg&quot; alt=&quot;Cher-goes-shopping.jpg&quot; /&gt;Dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Clueless&lt;/span&gt;, film de lycée américain d'&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Amy Heckerling&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (1995), et inspiré d'un roman de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Jane Austen&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hamlet&lt;/span&gt; de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; est cité dans une conversation entre deux jeunes filles, l'une intellectuelle et prétentieuse (Heather), l'autre ayant eu accès à &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; à travers le cinéma (le film de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Zeffirelli&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; avec &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Mel Gibson&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Glenn Close&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;). Et c'est cette dernière, Cher, qui se souvient le mieux de la pièce, ce qui permet une &lt;strong&gt;revalorisation amusante des connaissances véhiculées par la culture populaire:&lt;/strong&gt; &quot;It's just like Hamlet said: to thine own self be true&quot;, ce à quoi Cher répond qu'Hamlet n'a pas dit cela. &quot;I think I remember Hamlet accurately&quot;, répond Heather d'un air moqueur. Et à Cher de répliquer: &quot;I think I remember Mel Gibson accurately, and he didn't say that, that Polonius guy did&quot;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Citer et parodier: &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;To be or not to be&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;OSS 117&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556121&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/01/01/1365250209.jpg&quot; alt=&quot;revision-de-classique-to-be-or-not-to-be-d-ernst-lubitsch-2,M29350.jpg&quot; /&gt;Dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;To be or not to be&lt;/span&gt; (&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Jeux dangereux)&lt;/span&gt;, l'inoubliable comédie d'&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Ernst Lubitsch&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; datant de 1942, les citations de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; constituent une trame importante de l'action. L'histoire se passe durant la &lt;strong&gt;Seconde Guerre mondiale en Pologne&lt;/strong&gt;, et met en scène une troupe de comédiens, dont un couple. &lt;strong&gt;Le mari jaloux interprète &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hamlet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, et à chaque fois qu'il prononce (mal) le début de cette célèbre tirade (&quot;To be or not to be: that is the question: Wether it is nobler in the mind to suffer The slings and arrows of outrageous fortune...&quot;), l'amant de sa femme a pour consigne de quitter le public pour la rejoindre en coulisses. Plus tard dans le film, &lt;strong&gt;un acteur juif (Greenberg) s'adresse passionnément à Hitler en récitant la célèbre plaidoierie de Shylock&lt;/strong&gt; dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le marchand de Venise&lt;/span&gt; en faveur de la tolérance: &quot;Hath not a Jew eyes? Hath not a Jew hands, organs, dimensions, senses, affections, passions; fed with the same food, hurt with the same weapons, subject to the same diseases (...) If you prick us, do we not bleed? If you tickle us, do we not laugh? If you poison us, do we not die? And if you wrong us, shall we not revenge? &quot; La tirade trouve ici une place particulièrement poignante.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556123&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/01/00/33801147.jpg&quot; alt=&quot;oss117rio_28_shakespeare.jpg&quot; /&gt;A la fin de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;OSS 117 Rio ne répond&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt; plus&lt;/span&gt; de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Michel Hazanavicius&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;cette tirade est reprise,&lt;/strong&gt; mais cette fois de façon totalement&lt;strong&gt; provocatrice &lt;/strong&gt;car elle est&lt;strong&gt; prononcée par un Nazi demandant compassion et pitié.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Hazanavicius&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; fait donc ici une &lt;strong&gt;double référence:&lt;/strong&gt; à &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; d'une part, à &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Lubitsch&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; de l'autre. &lt;strong&gt;La théâtralité est soulignée&lt;/strong&gt; car l'esplanade où se trouve Von Zimmel, au pied de la statue du Christ Rédempteur à Rio, est filmée et éclairée comme une scène, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Jean Dujardin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et sa compagne étant comme des spectateurs.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Faire un clin d'oeil:&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3556127&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://un-petit-monde.hautetfort.com/media/01/00/147765825.jpg&quot; alt=&quot;263419_190584157661640_113604432026280_449799_583520_n.jpg&quot; /&gt;Dans l'excellent &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kiss Kiss Bang Bang&lt;/span&gt; de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shane Black&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (2005), Harry déclare &quot;I bet if you look in their childhood, there's something rotten in Denver&quot;, et à Harmony de rectifier: &quot;Denmark&quot;. Une citation d'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hamlet&lt;/span&gt; (&quot;Something is rotten in the state of Denmark&quot;).&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La série &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Downton Abbey&lt;/span&gt;&amp;nbsp;de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Julian Fellowes&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; s'amuse elle aussi à citer &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, avec Lady Violet déclarant &quot;He's hardly the consummation devoutly to be wished&quot;, ce qui est une citation d'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hamlet&lt;/span&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L'Etrange Noel de Mr Jack&lt;/span&gt;&amp;nbsp;de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Tim Burton&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; également, Jack Skellington chante tout en retirant sa tête (un crâne donc) et la portant à bout de bras: &quot;And since I'm dead, I can take off my head, to recite Shakespearean quotations&quot;, faisant référence au fameux crâne d'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hamlet&lt;/span&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A vous d'en trouver d'autres!&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;par Joséphine B.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Gaston Chapuis</name>
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        <title>Les carnets de Gaston Chapuis (86)</title>
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        <updated>2012-04-05T17:45:00+02:00</updated>
        <published>2012-04-05T17:45:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; page-break-before: always;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Au lynchage du verbe, préférez sa survie,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Baudelaire et Rimbaud, Dante et Leopardi, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chaucer et Shakespeare,&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt; à tous les graffitis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La poésie se glisse dans tous les coins de l'esprit où le raisonnement ne peut aller. N'est-ce pas merveilleux ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le samedi saint 1907, Marie Noël écrit un &lt;em&gt;Chant de Pâques&lt;/em&gt;, un poème d'allégresse&lt;em&gt; &lt;/em&gt;où, avant de célébrer Jésus ressuscité, elle célèbre le renouveau de la nature, le clair soleil, l'herbe et les rameaux reverdis. En proie aux sortilèges du printemps, la jeune vierge chrétienne confie ainsi le trouble de son corps et de son âme :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Mon bien-aimé, ce n'est qu'un mot, ce n'est personne,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais de l'avoir dit je frissonne&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Et je suis parfumée et je suis en rumeur&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Comme une fiancée au roi qui l'aime offerte ;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je frémis et me sens comme la terre ouverte&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Toute grande aux pieds du semeur.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une première fois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Forcée&amp;nbsp;?… Physiquement, non, pas vraiment… mais un peu tout de même. Moralement, oui… Je n’avais pas les moyens de résister pour de bon et je me défendais mal, surtout en discutant… Je n’étais pas entièrement contre ce qui m’arrivait, la violence de mes réactions s’en ressentait…Je me dégageais et je me raidissais, et en même temps je n’aurais pas voulu être ailleurs. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Je ne conseillerai à personne de faire ce que j'ai fait pour arriver à Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y eut un silence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Quand on parle de cette façon, on a renoncé à parler... Aussi ne vous demanderai-je rien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Je ne vous aurais pas répondu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le lien entre l'acte sexuel et le meurtre est une des figures du péché originel, peut-être la plus profonde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais voici une tout autre figure du péché originel que l'on doit à Socrate : «&amp;nbsp;L'amour est le désir de renaître par l'entremise de la beauté.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - J'ai toujours eu plus envie de pleurer que de faire l'amour.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; - Pleure, mon chéri, pleure.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; -&amp;nbsp;Mais enfin, qu'est-ce qui t'a pris, la première fois où tu es allé avec une &amp;nbsp; &amp;nbsp; vieille ?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;D'où lui vint cette réponse qu'il fit sans réfléchir ? Il n'en savait rien et fut lui-même surpris de s'entendre dire :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; - J'ai voulu caresser mon mal.&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Thérèse d'Avila : «&amp;nbsp;N'obéissez pas à mes ordres, obéissez à mes silences.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces amoureuses graves qui gardent le visage enfoui dans la poitrine de leur amoureux comme si elles pleuraient, et qui le regardent, lorsqu'elles relèvent la tête, comme si c'était un saint et qu'elles priaient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Cette femme, un matin, est entrée dans ma vie.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle a souri, m'a pris la main, m'a entraîné&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sur ses pas, dans un lit, vers son âme avec grâce.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Par son corps et son rire, elle était l'avenir.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Naturelle, attentive, ingénieuse et secrète,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle se livrait nue comme on roule dans l'herbe ;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Elle ouvrait le mystère, agrandissait le temps.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: right;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;Pierre Perrin, &lt;em&gt;Un amour de lumière&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Chaque fois qu'elle fermait les yeux, elle le voyait. La nuit, elle pensait à lui et brûlait comme si elle avait de la fièvre. Elle ne trouvait pas de caresses assez douces, assez folles. Un jour, elle l'avait fait jouir à la pointe de son sein.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: center;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: center;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal; text-align: left;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;span 
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        <author>
            <name>fredlautre</name>
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        <title>DES STROPHES MIRACULEUSES</title>
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        <updated>2012-02-14T09:00:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-14T09:00:00+01:00</published>
        <summary>  Ça fait bien longtemps, et même plus que ça, que les poètes ont cessé...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Ça fait bien longtemps, et même plus que ça, que les poètes ont cessé d’écrire des strophes. On peut le regretter. Et si on le peut, c’est peut-être qu’on le doit. Mais on ne va pas contre l’histoire, paraît-il. Ils écrivent des poèmes, soit, c’est vrai. Mais ce n’est pas la même chose. D’abord, c’est plus difficile à apprendre par cœur. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;On ne le dira jamais assez, c’est bon de savoir des poèmes par cœur, c’est agréable, ça réchauffe, ça fait du bien. Je me sens un tout petit peu moins bien, depuis que je ne peux plus me réciter le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Bateau ivre&lt;/span&gt; en entier. Parfaitement, les vingt-cinq strophes. C’est à Madame LAMOTHE que je dois d’avoir découvert pour mon compte ce chef d’œuvre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Dans l’enthousiasme du moment, je les avais fait entrer en moi, les cent vers. On me dira ce qu’on voudra, je me sentais plus fort et surtout plus joyeux, comment dire, plus débordant, quand je marchais dans les rues, portant la plénitude de ce fardeau imperceptible. Je retrouve cependant cette impression en me récitant, en me contentant, devrais-je dire, de réciter aujourd’hui les cinq ou six premières strophes. On ne dira jamais assez combien la strophe est nécessaire au poème. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;J’ai beaucoup lu les poètes. On peut le dire, il y a très peu de poèmes parfaits. Avec le temps, mon goût, disons même ma prédilection, a isolé, dans la forêt poétique, le fût d’un chêne pédonculé, à cause de l’histoire que son écorce ouvragée et crevassée dessine sans la&amp;nbsp;dévoiler&amp;nbsp;; l’entrelacs des branches torturées d’un sophora, à cause des serpents musculeux qu’elles immobilisent au-dessus de ma tête&amp;nbsp;; la couronne seigneuriale d’un &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;tremble majestueux, à cause de l’univers d’oiseaux invisibles qu’il suscite et protège. Les poèmes parfaits sont peu nombreux, peut-être rarissimes. Ce sont, pour moi, toujours, des poèmes courts. Les poèmes parfaits, peut-être, n’existent pas. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Je ne veux pas toujours &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;tout&lt;/span&gt; le poème. Il n’y a pas forcément besoin de tout le poème. Une strophe suffit parfois. Je veux rendre ici hommage aux strophes inoubliables. Elles sont peu nombreuses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Pour l’enfant amoureux de cartes et d’estampes,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;L’univers est égal à son vaste appétit,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ah que le monde est grand à la clarté des lampes,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Aux yeux du souvenir que le monde est petit&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: center; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3437506&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/02/02/2411654873.jpg&quot; alt=&quot;BAUDELAIRE.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Voilà une strophe parfaite. Vous avez reconnu le début du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Voyage&lt;/span&gt;. Un miracle. La magie. Un mystère. BAUDELAIRE aurait pu arrêter là. Mais non, il avait quelque chose à &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;dire&lt;/span&gt;, sur le voyage, sur l’ailleurs, sur le désir d’autre part. Malheureusement, il l’a écrit. Heureusement, il y a les deux dernières strophes, qui font oublier le laïus qui précède&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ô Mort, vieux capitaine, il est temps, levons l’ancre,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ce pays nous ennuie, ô Mort, appareillons&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Au fond de l’Inconnu, pour trouver du nouveau&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;L’effet que font sur moi ces deux petites strophes est rigoureusement hors de proportion avec leur dimension modeste. Bon, me direz-vous, ce n’est pas une raison pour cracher sur le dernier poème des &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Fleurs du Mal&lt;/span&gt;&amp;nbsp;! Je sais, mais que voulez-vous, c’est plus fort que moi, j’ai le sentiment qu’on se perd dans les péripéties, que le poète se veut démonstratif, que ça tourne au discours, à l’éloquence. Je n’y peux rien, ça me casse les effets. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Je sais, vous allez me répliquer qu’il faut bien tout ce cheminement pour arriver aux deux strophes finales. C’est certain, j’ai tort, mais voilà, c’est comme ça. Je picore, je reconnais, un vers par-ci, un vers par-là, comme «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Amer savoir, celui qu’on tire du voyage&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», par exemple, mais on perd alors la strophe.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Dans l’ensemble, on se perd dans les détails, dans le pittoresque, dans l'argumentation,&amp;nbsp;dans le tableau de genre, dans la morale même (le «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;péché&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»). Alors qu’il me semble que la quintessence du poème est logée dans les trois strophes que j’ai citées. Pardon, CHARLES BAUDELAIRE. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;C’est un peu le même problème que j’ai avec &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La Complainte du Mal-Aimé&lt;/span&gt;, du grand GUILLAUME APOLLINAIRE. Entendons-nous bien, je ne dis pas que l’ensemble est moche ou raté ou je ne sais quoi, mais, à cause peut-être de la perfection absolue d’une seule strophe, allez, je vais jusqu’à deux, tout le reste en devient un peu terne, surtout que le poète donne, disons pour être gentil, dans le «&amp;nbsp;baroque&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ta mère fit un pet foireux, Et tu naquis de sa colique&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Mais je soupçonne le poète, quand ces deux vers sont tombés sur le papier, d'avoir bien rigolé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3437510&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lantidote.hautetfort.com/media/01/02/921187252.jpg&quot; alt=&quot;APOLLINAIRE G.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;La première et la moindre&amp;nbsp;de ces strophes, qui m’amène aux portes béates et béantes du plaisir poétique, la voici&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Moi qui sais des lais pour les reines&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Les complaintes de mes années&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Des hymnes d’esclave aux murènes&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;La romance du mal aimé &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Et des chansons pour les sirènes&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Strophe miraculeuse d’évocation musicale et de contemplation statique. Disons que c’est parfait, et n’en parlons plus. APOLLINAIRE ne devait pas en être mécontent, puisqu’il la replace à la fin. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;C’est parfait, donc, mais il y a encore mieux, mesdames et messieurs. &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Au-delà du principe de plaisir&lt;/span&gt;, a écrit un certain SIGMUND F. Sans doute ne pensait-il pas, son porte-plume à la main, à&amp;nbsp;cette autre strophe du même poème, car&amp;nbsp;je dirais volontiers qu'au-delà du plaisir (je n'en connais pas le &quot;principe&quot;), peut-être, après tout, qu'il y a quelque chose qu'on pourrait appeler la joie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Voie lactée ô sœur lumineuse&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Des blancs ruisseaux de Chanaan&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Et des corps blancs des amoureuses&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Nageurs morts suivrons-nous d’ahan&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 70.8pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;Ton cours vers d’autres nébuleuses&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 12pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 14pt;&quot;&gt;Je ne sais pas vous, mais je ne vois pas comment il est possible de faire mieux. Je veux dire, plus hautement &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;heureux&lt;/span&gt;. A mon avis, cela vaut la plainte de la reine de Carthage à la fin de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Didon et Enée&lt;/span&gt;, de HEN
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Sonnet 144</title>
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        <id>tag:lapinos.hautetfort.com,2012-02-14:4598372</id>
        <updated>2012-02-14T02:30:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-14T02:30:00+01:00</published>
        <summary>  144 est dans le christianisme le nombre sacré (12x12) de la Jérusalem...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;144 est dans le christianisme le nombre sacré (12x12) de la Jérusalem céleste, aux antipodes des cités de chair bâties par les hommes qui, à la fin des temps, doivent s'écrouler sous le poids de leurs mensonges, comme s'écroula le temple de Jérusalem, rebâti en trois jours par Jésus-Christ, sous la forme spirituelle de son Eglise.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- Attardons-nous sur le sonnet n°144 du poème théologique de Francis Bacon Verulam alias Shakespeare. On peut le comparer aux poèmes des rois juifs Salomon et David.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La &lt;em&gt;&quot;Divine comédie&quot;&lt;/em&gt; de Dante Alighieri est une autre comparaison possible, si ce n'est que Shakespeare se démarque nettement du catholicisme de Dante - &quot;maçonnique&quot; dirait-on aujourd'hui ; &quot;ésotérique&quot; est le mieux pour qualifier les théologies chrétiennes qui tentent la conciliation impossible du christianisme et des institutions judiciaires.&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le purgatoire est l'élément central dans cet ésotérisme. Dépourvu de fondement scripturaire, il est en revanche nécessaire à un clergé soumis à la charge de faire respecter la morale en vigueur, comme toute projection virtuelle dans l'espace et le temps est nécessaire afin d'agréger les foules. De ce point de vue-là, l'Europe n'a pas beaucoup évolué depuis le moyen âge.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sans la compréhension de ce progrès sur la théologie médiévale et ses enjeux politiques effectué par Shakespeare - et plus largement la Renaissance -, on ne peut guère comprendre cet art.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Politiquement incorrect, puisque privant les pouvoirs publics de références au christianisme, Bacon-Shakespeare nous propose, au travers de tragédies et sonnets, plus proches des paraboles que la filandreuse philosophie monastique (aussi filandreuse qu'il est nécessaire pour noyer le poisson), sa théologie ; il procède ainsi à la manière d'Homère, non comme Dante Alighieri par l'ajout d'éléments empruntés aux religions païennes romaine ou égyptienne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour simplifier, on peut citer le célèbre conte, plus sommaire que ceux de Shakespeare, &quot;Blanche-neige&quot;, où l'on retrouve les mêmes figures, inspirées de l'apocalypse. Une mauvaise reine opposée à une jeune fille pure, sans oublier le prince charmant christique ; les bonnes ou mauvaises fées, symbolisent l'influence des astres lors de la naissance.&lt;img id=&quot;media-3439663&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapinos.hautetfort.com/media/00/01/3636457148.jpg&quot; alt=&quot;shakespeare,bacon,verulam,nostradamus,apocalypse,blanche-neige&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ces différentes figures opposées sont un des thèmes principaux de la mythologie chrétienne de Shakespeare, ainsi que des sonnets.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;(Le dessin ci-contre, attribué à Nostradamus, montre ces trois figures emblématiques : à gauche, l'Epouse de Jésus-Christ, c'est-à-dire l'Eglise ; au centre la prostituée, symbole du détournement de la parole à des fins iniques, et Marie, mère de Jésus, à droite.)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;J'ai deux amours, l'un confortable, l'autre désespéré.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Qui, comme deux forces opposées, me sollicitent.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;[Amour érotique des biens de la terre, contre amour chrétien spirituel. On ne conçoit pas que Shakespeare, qui a par ailleurs écrit une tragédie narrant les conséquences funestes de l'amour passionné, et souligné la bêtise romantique de l'aristocratie, avant qu'elle ne devienne un procédé commercial systématique, mette en scène son goût des amours charnels multiples, comme dans un roman de gare. Les anthropologues modernes prennent leur désir pour la réalité, ce qui est l'inverse du christianisme, qui exige au contraire de prendre pour la réalité tout ce qui n'est pas de l'ordre de la biologie et de sa reformulation morale ou politique.]&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Le bon ange est parfaitement clair.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le mauvais esprit une femme aux couleurs malsaines.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Afin de me précipiter en enfer cette diablesse,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pousse mon bon ange à s'éloigner de moi,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Et, le corrompant, tente d'en faire un démon.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;[&quot;Puis je vis le ciel ouvert, et il parut un cheval blanc ; celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable ; il juge et combat avec justice. Ses yeux étaient comme une flamme ardente ; il avait sur la tête plusieurs diadèmes (...)&quot; (Ap. XIX,11) La force de l'esprit de dieu est ainsi représentée dans l'apocalypse par une sorte de &quot;prince charmant&quot;. La prostituée aux vêtements pourpres et écarlates incarne, elle, l'esprit de chair légitimé, celui qui préside à la chute du genre humain, et persiste à égarer les impies jusqu'à la fin des temps.]&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(A suivre)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Audrey Natalizi</name>
            <uri>http://www.mesillusionscomiques.com/about.html</uri>
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        <title>Les tragédies de Shakespeare, version BBC, disponibles en coffret DVD</title>
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        <updated>2012-02-07T13:36:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-07T13:36:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;  Derek Jacobi (Hamlet) © BBC    Plus de 18 heures de  Shakespeare en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.mesillusionscomiques.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img id=&quot;media-3425836&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/00/02/3328537405.jpg&quot; alt=&quot;shakespeare,bbc,coffret dvd,éditions montparnasse,titus andronicus,roméo et juliette,jules césar,hamlet troïlus et cressida,othello&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Derek Jacobi (Hamlet) © BBC&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Plus de 18 heures de &lt;strong&gt;Shakespeare en V.O&lt;/strong&gt; (je n'en suis pas encore venue à bout, je l'avoue !)&amp;nbsp; De quoi remplir les journées glaciales que nous traversons, bien au chaud sur son canapé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt; Et il ne s'agit là que du premier volume de cette collection.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt; Au programme de ce &lt;strong&gt;coffret DVD&lt;/strong&gt;, six tragédies shakespeariennes. Les archi-connues comme &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hamlet&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Othello&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Jules César&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;et celles qui le sont un peu moins telles &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Titus Andronicus&lt;/em&gt; &lt;/strong&gt;(première tragédie écrite par Shakespeare en 1592) et&lt;strong&gt; &lt;em&gt;Troïlus et Cressida&lt;/em&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/V300qrlrUqU&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/JbO2yPV9i2s&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Attention : il ne s'agit pas là de captations théâtrales mais de tournages en studio, réalisés par la &lt;strong&gt;BBC&lt;/strong&gt; entre 1978 et 1985. Les décors peuvent parfois faire un peu carton-pâte mais la caméra est au plus près des comédiens et évolue entre eux dans de longs plans-séquences (personnellement, je préfère cela aux réalisations actuelles qui font varier l'axe de la caméra ou la valeur du plan toutes les 3 secondes !). &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3425865&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/02/01/3734153419.jpg&quot; alt=&quot;shakespeare,bbc,coffret dvd,éditions montparnasse,titus andronicus,roméo et juliette,jules césar,hamlet troïlus et cressida,othello&quot; /&gt;Côté distribution, c'est &lt;em&gt;Othello&lt;/em&gt; qui nous propose l'affiche la plus prestigieuse :&lt;strong&gt; Anthony Hopkins&lt;/strong&gt; dans le rôle tître et &lt;strong&gt;Bob Hoskins&lt;/strong&gt; dans celui de Iago.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Pas de doublage, présisons-le à nouveau, mais un choix dans les sous-titres : en français ou en anglais. Chacune des pièces dure entre 2h40 et 3h40.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Au total, ce projet Shakespeare mené par la BBC comprenait 37 pièces. Je ne sais pas encore si elles seront toutes commercialisées dans cette série, mais un second volume est dès à présent annoncé, pour le second semestre 2012. Il sera consacré aux comédies avec : &lt;em&gt;La Comédie des erreurs&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Les deux gentilhommes de Vérone&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Le songe d'une nuit d'été&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Love's labour lost&lt;/em&gt; (Peines d'amour perdues) et &lt;em&gt;La mégère apprivoisée&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-3425834&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/02/00/3478247216.jpg&quot; alt=&quot;shakespeare,bbc,coffret dvd,éditions montparnasse,titus andronicus,roméo et juliette,jules césar,hamlet troïlus et cressida,othello&quot; width=&quot;81&quot; height=&quot;112&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Shakespeare, tragédies&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Titus Andronicus&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Jules César&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Hamlet&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Troïlus et Cressida&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Othello&lt;/em&gt;), coffret 6 DVD aux &lt;a href=&quot;http://www.editionsmontparnasse.fr/&quot;&gt;Editions Montparnasse&lt;/a&gt;.&amp;nbsp; En version originale, sous-titrages en Français ou en Anglais. Disponible dès le 7 février (40 euros).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Filipa</name>
            <uri>http://sweet-madness.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Richard II - Donmar Warehouse</title>
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        <id>tag:sweet-madness.hautetfort.com,2012-01-26:4568997</id>
        <updated>2012-01-26T00:24:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-26T00:24:00+01:00</published>
        <summary> J'ai appris en juin dernier que  Eddie Redmayne et Andrew Buchan  avaient...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'ai appris en juin dernier que &lt;strong&gt;Eddie Redmayne et Andrew Buchan&lt;/strong&gt; avaient tous deux été choisis pour jouer dans &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Richard II&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Si on fait le calcul, ça fait 7 mois que je bassine tout le monde avec cette pièce. Parce que bon, faut comprendre : &lt;span&gt;&lt;span&gt;Eddie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;span&gt;Redmayne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; + &lt;span&gt;&lt;span&gt;Andrew&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;span&gt;Buchan&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Sur scène. Dans la même pièce, de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_II_%28Shakespeare%29&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Shakespeare&lt;/a&gt;. Je n'imaginais déjà pas voir l'un ou l'autre sur scène, encore moins les deux ensemble !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Evidemment, &lt;strong&gt;je me devais alors de voir ABSOLUMENT cette pièce&lt;/strong&gt;. Ce fût chose faite la semaine dernière. Et &lt;em&gt;My John,&lt;/em&gt; quelle soirée !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/SAM_2425.png&quot; alt=&quot;SAM_2425.png&quot; width=&quot;561&quot; height=&quot;293&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;(il manque l'affiche)(j'ai tout acheté !)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La pièce était complète depuis le jour de la mise en vente des billets, aussi on est arrivées les mains jointes en prière. Par chance, même en arrivant à 14h, on a pu avoir des places debout pour le soir même. Nous étions donc placées dans le balcon, pile au centre par rapport à la scène.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les portes se sont ouvertes vers 19h25, on prend place contre la barrière et là, &lt;strong&gt;surprise : Eddie est sur scène&lt;/strong&gt;. J'avais lu des &lt;span&gt;&lt;span&gt;reviews&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; de la pièce, donc j'étais au courant pour ce détail, mais ça surprend tout de même. &lt;strong&gt;Le théâtre sent l'encens, le roi Richard II est installé sur son trône, tout de blanc et or vêtu, couronne sur la tête, sceptre à la main. Il ne bouge pas, ne parle pas, il attire le regard. Il est beau. Majestueux&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/EscenasRichard.png&quot; alt=&quot;EscenasRichard.png&quot; width=&quot;590&quot; height=&quot;184&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La pièce commence. &lt;strong&gt;Eddie se lève, parle, il emplit la scène,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;le public est charmé, envouté.&lt;/strong&gt; Quelques instants après,&lt;strong&gt; on entend une voix grave.&lt;/strong&gt; Comme on est dans les balcons et derrière, on ne voit pas à qui elle appartient, mais je la reconnaîtrais entre mille : &lt;strong&gt;c'est Andrew Buchan - Henry Bolingbroke est là.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Commence alors mon supplice : &lt;strong&gt;je ne sais plus où donner de la tête&lt;/strong&gt; ! Admirer &lt;span&gt;&lt;span&gt;Eddie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, admirer &lt;span&gt;&lt;span&gt;Andrew&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; ? Le fait que certaines scènes se passent sur une sorte de pont, pile au niveau des yeux du public assis &lt;em&gt;(et surtout debout)&lt;/em&gt; dans le balcon n'aide pas. Vous n'imaginez pas la force qu'il m'a fallu pour ne pas leur faire coucou de la main !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Bolingbroke&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; est sur le point de se battre contre &lt;span&gt;&lt;span&gt;Thomas&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;span&gt;Mowbray&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, Duc de &lt;span&gt;&lt;span&gt;Norfolk&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Chacun accuse l'autre de trahison et de complot, les voilà donc face à un combat à mort pour sauver leur honneur. Richard II, &lt;strong&gt;jeune roi juste et aimant souffre de les voir se déchirer&lt;/strong&gt; et de penser que son cousin risque d'être homicidé &lt;em&gt;(surtout qu'il est lui même à l'origine du-dit complot)&lt;/em&gt;. &lt;span&gt;&lt;span&gt;Bolingbroke&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; et &lt;span&gt;&lt;span&gt;Mowbray&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; se préparent à combattre. &lt;strong&gt;C'en est trop ! Richard II lâche son bâton, je sursaute, le combat est annulé, les deux sont exilés.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/EscenasRichard_28329.png&quot; alt=&quot;EscenasRichard_28329.png&quot; width=&quot;589&quot; height=&quot;213&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Hélas, ce qui semble juste pour le roi &lt;em&gt;(mieux vaut être exilé que mort non?)&lt;/em&gt; est totalement &lt;span&gt;inacceptable&lt;/span&gt; pour son cousin. Voilà l'occasion toute trouvée pour lui de monter un coup d'état contre le roi. Il profitera alors du départ du roi en Irlande pour revenir au royaume et récupérer ce qui lui appartient. Ralliant la noblesse anglaise à sa cause, il sera en mesure de mettre ce roi &lt;em&gt;(pas si)&lt;/em&gt; tyran à genoux. &lt;strong&gt;Andrew Buchan&lt;/strong&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt; excelle dans les rôles de gentils, et encore plus dans les rôles de méchants.&lt;/strong&gt; Lorsqu'Henry est sur scène &lt;strong&gt;on ne voit que lui, on n'entend que lui&lt;/strong&gt;. Tellement classe dans son manteau long, &lt;strong&gt;il a une telle prestance&lt;/strong&gt; que d'un simple regard, d'un simple mot il commande le respect. Disons qu'avec lui les expressions &quot;&lt;em&gt;regard noir ou assassin&lt;/em&gt;&quot; prennent tous leur sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Richard II de son côté, se lance dans une croisade en Irlande.&lt;/strong&gt; Le fait d'utiliser l'argent de son oncle récemment trépassé pour la financer plutôt que de le rendre à qui de droit &lt;em&gt;(Henry donc)&lt;/em&gt; n'aide pas à améliorer les relations entre les deux. Lorsqu'il apprend le retour de Henry de son exil bien avant son terme, il ne sait comment le prendre. &lt;strong&gt;L'annonce de son désir de le voir déchu ne fait que renforcer son désarroi&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;et ses doutes&lt;/strong&gt; à tel point qu'il est prêt à renoncer à sa couronne. D'aucuns le traiteront de lâche, moi de courageux : Henry a des alliés, beaucoup d'alliés, trop d'alliés. Il doute, il ne vaincra pas. Alors il se rend. Lui qui se croyait jusqu'à présent &quot;l'élu de Dieu&quot; ne peut, devant la réalité des faits qu'abdiquer. &lt;strong&gt;Plutôt que de verser le sang d'innocents &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;(ou pas)&lt;strong&gt;, &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;il baisse les armes&lt;/strong&gt;, et ça, c'est courageux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/EscenasRichard_28129.png&quot; alt=&quot;EscenasRichard_28129.png&quot; width=&quot;570&quot; height=&quot;221&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ceux qui auront vu &lt;a href=&quot;http://sweet-madness.hautetfort.com/archive/2010/02/07/savage-grace.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Savage Grace&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;,&lt;strong&gt;&lt;em&gt; Les Pilliers de la Terre, Tess&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ou n'importe quel autre film avec lui le savent : &lt;strong&gt;Eddie a un visage très expressif et devient chacun de ses personnages&lt;/strong&gt;. Et surtout, il &quot;fait ressentir&quot; beaucoup au spectateur. Même du balcon, &lt;strong&gt;on voyait la tristesse sur son visage, les larmes dans ses yeux, on sentait le desespoir dans sa voix. &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span&gt;Aaaaaah&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;la scène de la déposition&lt;/strong&gt;.&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Et puis&lt;strong&gt; la scène finale&lt;/strong&gt;. Le roi poète devenu simplement Richard, en guenilles, exilé, retenu prisonnier, mort et Henry avec la couronne usurpée, qui voit à jamais une malédiction peser sur lui à cause d'une phrase mal interprétée. &lt;strong&gt;J'étais comme en transe, accrochée à ma barrière, je n'avais plus froid ni faim, j'avais les yeux rivés à la scène, détestant l'un, souffrant avec l'autre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis les lumières s'éteignent. C'est fini. &lt;strong&gt;Je crois que j'ai arrêté de respirer quelque part au milieu de la deuxième partie&lt;/strong&gt;... Aaah si vous nous aviez vu applaudir depuis notre petit balcon ! &lt;strong&gt;On admire ces fantastiques acteurs encore quelques minutes, on s'émerveille devant ces magnifiques décors et costumes&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(oh les robes de la reine Isabel - si simples et si belles. Et le roi Richard ! Son manteau blanc et or, son armure, son costume bleu), &lt;/em&gt;&lt;strong&gt;on applaudit encore&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis on sort. On reste dans le hall&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; ils ne feintent pas comme Jude Law et Ruth Wilson, ils sortent par la grande porte. &lt;strong&gt;Andrew arrive le premier&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;écharpe bleu, veste noire&lt;/strong&gt; très &quot;John Mercer&quot;. Il est accompagné mais il s'arrête, semble surprit qu'on l'attende, discute avec les gens, signe les programmes; il s'approche, qu'il est grand !, je tremble, il est pressé, je demande quand même une photo, il sourit, fait signe à ses amis qu'il arrive dans deux minutes, prend la pose, &lt;em&gt;&lt;/em&gt;c'est dans &lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;la boîte&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;, &quot;Thanks for your time&quot;, &quot;Thanks for coming guys&quot;, il file vite.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;em&gt;(Je l'aime)&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Arrive alors Eddie, cheveux roux, manteau noir, grand sourire, myriade de tâches de rousseurs.&lt;/strong&gt; Il signe, il discute, il s'étonne de tant de compliments, ne sait pas trop quoi répondre à part &lt;em&gt;&quot;merci&lt;/em&gt;&quot;. Il s'approche, je tremble encore, je demande une photo, il accepte, &lt;em&gt;&quot;Sorry, I think I was looking away. Was I looking away ?&quot;&lt;/em&gt; On vérifie, il discute avec une autre personne, il regarde vraiment ailleurs sur la photo, il nous tourne le dos, mince c'est fichu; il finit sa conversation, se tourne vers nous - lui : &lt;em&gt;&quot;How's the picture ?&quot;&lt;/em&gt; moi :&lt;em&gt;&quot;Yeah sorry, you were looking away&quot;&lt;/em&gt; lui : &lt;em&gt;&quot;Ok. Come here&quot;&lt;/em&gt; il tend le bras, je me mets à côté, grand sourire, flash &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&quot;Thank you very much&quot; &quot;No problem. Thanks for coming, nice to see you guys&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;. &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;(Marry me)&lt;/em&gt; &lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;Je donnerai (...) mon vaste royaume pour&quot;... la possibilité de retourner à cette soirée.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;PS : Et pour info sachez que Eddie a gagné le &lt;strong&gt;Critics' Circle Theatre Awards pour la Best Shakespearean Performance &lt;/strong&gt;- comme quoi, même dans de telles conditions j'arrive à être objective.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;PS 2 : Pour voir les photos, c'est sur &lt;a href=&quot;http://queenofthehub.tumblr.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Tumblr&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Crédits photos : Johan Persson &lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Shakespeare contre T. More</title>
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        <updated>2012-01-16T02:21:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-16T02:21:00+01:00</published>
        <summary> Avant de répondre à la question : pourquoi Shakespeare-Bacon a-t-il pris la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avant de répondre à la question : pourquoi Shakespeare-Bacon a-t-il pris la peine de souligner l'ineptie de Thomas More ? je prends d'abord le temps de répondre à la mienne, de question : quel pontife romain a pu être assez stupide pour croire en la nécessité d'un saint patron de la politique et des politiciens ?&lt;img id=&quot;media-3388382&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapinos.hautetfort.com/media/01/02/3176012046.jpg&quot; alt=&quot;thomas more,shakespeare,jean-paul ii,henri viii&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A vrai dire, je me doutais qu'il s'agissait de Jean-Paul II, dont les discours bizarres sont truffés de scories païennes, signalées à l'attention du grand public par le simple fait de se prosterner et baiser la terre des pays qu'il visitait, ce qui revient à peu près à confondre le Christ avec son tombeau.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Le simple lecteur des évangiles connaît Hérode et Ponce-Pilate, fameux politiciens dont l'Evangile nous dit qu'ils ont, pour le premier, tenté d'assassiner Jésus ; et que le second y est parvenu. Plus précisément, on peut voir que Hérode et Pilate incarnent deux modes de gouvernement ; le premier, tyrannique et appuyé sur le bon plaisir du souverain ; le second relevant en principe du droit. Il y a cette leçon dans l'Evangile que le droit accomplit l'iniquité au nom de la justice ; concrètement, le gouverneur romain ajoute à la brutalité de Hérode ou des prêtres juifs le cynisme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cet exemple n'est pas passé inaperçu aux yeux de Shakespeare, issu d'un temps où le prétexte des &quot;droits de l'homme&quot; n'avait pas encore été inventé pour légitimer le crime d'Etat, mais où on convoquait carrément le Christ au service de sa cause. Cela avait au moins le mérite de rendre le décalage entre la parole et les mensonges partisans, criants.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or, précisément, la doctrine de Thomas More est une sorte de chaînon entre ces deux méthodes renégates, l'ancien droit chrétien de la guerre, et le nouveau.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une seule sentence de Jésus-Christ rend les bidouillages juridiques de T. More ou Jean-Paul II absurdes : &lt;em&gt;&quot;Mon royaume n'est pas de ce monde.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La méthode de Shakespeare consiste à brosser un portrait de More plus véridique que celui des images pieuses de la légende dorée : physiquement courageux, faisant preuve d'humour, mais aussi capable de trahir sa promesse d'accorder la vie sauve à une bande de rebelles, contre leur reddition.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On sent également une pointe d'ironie de la part de Shakespeare-Bacon vis-à-vis d'Erasme de Leyde. Ensuite Shakespeare montre le double échec de More ; outre l'ineptie de son utopie du point de vue chrétien qui condamne les nations, More est désavoué en tant que conseiller du prince, coincé dans une impasse qu'il avait lui-même tracée. Il y a certainement plus d'enseignement à tirer sur le pouvoir de Machiavel que de T. More indique Shakespeare à ses corréligionnaires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par là où il avait péché, le compromis avec le monde, More a été puni. Voilà le sens de la pièce de Shakespeare, visionnaire en l'occurrence, puisque l'Eglise romaine est restée figée à peu près au même point où More est resté, et qu'elle semble prête à égrener le chapelet de ses vaines repentances à l'infini.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;+&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;Quelques remarques concernant la gnose juridique du pape Jean-Paul II (Lettre apostolique en forme de &quot;Motu proprio&quot; pour la proclamation de saint Thomas More comme patron des responsables de gouvernement et des hommes politiques), et même si c'est comme de la musique (autant pisser dans un violon), c'est-à-dire que les politiciens d'aujourd'hui s'en cognent complètement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;&quot;(...) De la vie et du martyre de saint Thomas More se dégage un message qui traverse les siècles et qui parle aux hommes de tous temps de la dignité inaliénable de la conscience, dans laquelle, comme le rappelle le Concile Vatican II, réside «le centre le plus secret de l’homme et le sanctuaire où il est seul avec Dieu dont la voix se fait entendre dans ce lieu le plus intime» (Gaudium et spes, n°16). Quand l’homme et la femme écoutent le rappel de la vérité, la conscience oriente avec sûreté leurs actes vers le bien. C’est précisément pour son témoignage de la primauté de la vérité sur le pouvoir, rendu jusqu’à l’effusion du sang, que saint Thomas More est vénéré comme exemple permanent de cohérence morale. Même en dehors de l’Église, particulièrement parmi ceux qui sont appelés à guider les destinées des peuples, sa figure est reconnue comme source d’inspiration pour une politique qui se donne comme fin suprême le service de la personne humaine.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;- La collaboration de T. More avec une institution étatique nécessairement contrainte de violer en permanence la &quot;dignité inaliénable de la conscience&quot; de ses sujets pour exister, est d'abord ici occultée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;Qui dit que la principale cause du viol de la dignité inaltérable de la conscience humaine n'est pas justement le droit privé ou public ? Le christianisme ne le dit certainement pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;- Le salut en quoi le Christ invite à croire diffère du &quot;bien public&quot;. Tellement que les chrétiens sont avertis qu'ils rencontreront toujours l'hostilité du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;- T. More n'a pas défendu la vérité, mais son appartenance à l'ordre catholique romain et son droit, dont nulle trace ne figure dans les écritures saintes, pas plus que la notion de &quot;cohérence morale&quot;, parfaitement absurde. La notion n'a aucun sens, quant à l'absurdité elle-même, elle permet de caractériser l'entreprise de T. More, puisque les&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;&amp;nbsp;chrétiens sont invités à ne pas servir deux maîtres, mais seulement la vérité, et que More s'était volontairement placé au service de l'Etat anglais ou de son représentant Henri VIII.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;- Est occultée également par ce beau discours la réalité historique d'une Eglise romaine intriguant pour le pouvoir temporel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;- La &quot;destinée des peuples&quot; a-t-elle un autre but que l'enfer où nous sommes ? Rien, là encore, ne permet en s'appuyant sur l'Evangile de contempler paisiblement la destinée des peuples, ni de s'en remettre à leurs &quot;guides&quot;, parmi lesquels nombre de personnages sanguinaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;- La phraséologie de Jean-Paul II contredit la réalité de la triste aventure de T. More, précurseur malgré lui de l'hypocrisie politique moderne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 12px;&quot;&gt;(Portrait de T. More)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        </author>
        <title>Islam et apocalypse</title>
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        <updated>2012-01-10T10:45:10+01:00</updated>
        <published>2012-01-10T10:45:10+01:00</published>
        <summary> Les musulmans, qui ont tendance à se faire moralisateurs vis-à-vis de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les musulmans, qui ont tendance à se faire moralisateurs vis-à-vis de l'Occident et de son régime de prostitution, devraient comprendre une chose : le sex-appeal publicitaire de l'Occident, que l'on peut dire &quot;viol des femmes par elles-mêmes&quot;, cette hyperféminité n'est pas un ordre moral moins rigoureux que le nazisme, au contraire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l'échelle du monde, l'ordre moral capitaliste, aussi abject puisse-t-il paraître, avec son fonds de commerce pédérastique, en tant qu'il remplit la fonction d'organiser le monde du mieux possible, est le plus juste.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les métamorphoses ou les mues religieuses que l'Occident a connues depuis l'an mil jusqu'à aujourd'hui, temps de l'hypocrite neutralité républicaine laïque, illustrent ce fait historique : une religion et son office moral perdure, tant que son efficacité organisatrice perdure. Autrement dit, tandis que la spiritualité dure, la morale et les religions se répètent, augmentant à chaque fois la dose de maquillage, comme les vieilles femmes à l'approche sentant venir la mort.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Devant les Juifs, le Christ ne défend pas les bienfaits de l'adultère, pas plus qu'il ne défend d'ailleurs les bienfaits du mariage. Il montre qu'en donnant un sens moral à la loi, les Juifs l'ont ramenée au niveau de leurs intérêts. L'alliance de Dieu avec le peuple hébreu, ce peuple en a fait sa loi et son règlement propres, sa &quot;charia&quot; pourquoi elle n'était pas faite, dit le Christ, mais l'anéantissement de Satan, grand ordonnateur de la morale.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Fils de prêtre est petit-fils de Satan&quot;&lt;/em&gt;, dit un proverbe anglais. Dans le château d'Elseneur au Danemark, dont William Shakespeare a fait le symbole de l'Occident et de ses vicissitudes, il y a déjà de cela près de quatre siècles, Hamlet qui est l'incarnation de l'homme spirituel contre toutes les religions, a flairé l'odeur de pourriture macabre de cette entreprise, avant qu'elle ne prenne la dimension du cataclysme et des marées de sang qu'elle a pris ensuite. L'Occident doit plutôt craindre l'Esprit de Dieu que n'importe quelle concurrence étrangère. Et les musulmans de même.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Qui engage Dieu dans l'esprit de conquête ou de reconquête fait en réalité appel à Satan. La guerre froide, au niveau de l'économie, est un crime aussi parfait que le régime de prostitution occidental est parfaitement irréprochable sur le plan moral.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Edward de Vere as Shakespeare</title>
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        <updated>2012-01-09T12:37:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-09T12:37:00+01:00</published>
        <summary> I must frankly say that, as a 'Baconian' (believing that Shakespeare and...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;I must frankly say that, as a 'Baconian' (believing that Shakespeare and Bacon are one), nothing good can comes out the mechanical art of 'cinema', satanic from its first principles, until its use by tyrants to rape human's mind and convince him to kiss the Death.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;If you would split the head of one of those modern stupid warriors-for-gas who kill their opponents from far away, no doubt that motion pictures would flow out.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;So it is not a good argument for any kind of Science to be supported by the Theater, which is just mathematics and fantasy.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;R. Emmerich last movie, illustrating the theory that Edward de Vere, Earl of Oxford, was the author of &lt;em&gt;'Hamlet', 'Pericles', 'Twelfth Night'&lt;/em&gt;, and such great fables about Christian Revelation, is the best argument for Stratfordian to say that they are right to believe in the brave 'Bard' from Warwickshire autorship.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Therefore this Earl of Oxford simply died too early to be the author of many books.&lt;img id=&quot;media-3376539&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapinos.hautetfort.com/media/02/02/2822781584.JPG&quot; alt=&quot;nicholas hilliard,francis bacon,queen elizabeth,shakespeare&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;But let's get rid of cinema and authorship problems to quote six links between Bacon's and Shakespeare's arts and beliefs, letting on one side the fact that they were both believing in God and Satan, which was rather common at this time.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1. Metaphysics/Theology&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Both F. Bacon and Shakespeare do regard old Christian Theology of the Middle Age and Clercks as a long useless Sermon, full of mathematics and ropes of human right. F. Bacon is praising French François Rabelais Humorist for same demonstration.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Two stupid clercks don't stop Romeo in his stupid and assassine 'love'. F. Bacon write in his &lt;em&gt;'Essays'&lt;/em&gt; that there is no great Person in History who was under feelings effects. Foolish Ophelia is victim of her feelings too; and Shakespeare does not hide that Ophelia Christian religion is full of sex-intention and the 'bourgeois' principles of his father, everything wrapped in 'passion'.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;It is not new in philosophy to explain that 'passion' is covering property of a brilliant varnish of hypocrisy, but both Bacon and Shakespeare are strongly mocking the Instinct of the Aristocrats.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Francis Bacon was careful not to praise any kind of religious party: neither the Roman Catholic, nor the English or any other, knowing that these violent divisions were showing the Mistake of each one, and the betraying by 'supposed to be Christian people' of their God; there are no parties dividing Apostles in different churches, fighting each other, but only in Politics, due to different property or money interests.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Though this is obvious that Shakespeare does believe in the Christian God, it is impossible from his plays to say what Party he was belonging to. Shakespeare is not demonstrating in 'Thomas More' that this one was idiotic because he was a 'Roman Catholic', but just because T. More wish of a Christian Kingdom is nothing else but stupid, and prohibited by Jesus-Christ himself.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;2. Astrology&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Francis Bacon is fighting Copernicus and Galileo's mathematical hypothesis that the Earth is moving, not the sun as we can see. Detail is not art does think and explain Francis Bacon, and if mathematics is &amp;nbsp;'acurate', it is not a true science, i.e. 'based on experience'. After Aristotle, Democritus and Tycho Brahe from Denmark, Bacon's science is a experimental one, not a religious Egyptian one as Copernicus or Galileo.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elsinore Castle in 'Hamlet' was belonging to Tycho Brahe, whose astrology is the same than Bacon's. And we can guess that 'Polonius' is nothing else than Copernicus. 'Fables of the Ancient are made of Science' says F. Bacon; and he did as Homer in 'Hamlet': he wrote a Christian story, including science.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Therefore, Bacon is aware that Copernicus revival of Egyptian astrology/theology, leads to a mirroring of Human wishes or desire in the Dome of Universe. This is in fact the better idea or religion for a technocratic tyrant's power, but not peaceful at all. And today's stupid common ideas are coming from this Looming. For example the idea that Human nations can 'save the Nature' or 'destroy it', in which the paradox of Mathematics and bad Scientists or Ingeneers using it is.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- You must be a good reader of saint John's Revelation to know as Hamlet the specific Christian Astrology, and as Shakespeare to tell the Theological story of the Epiphany of the Spirit. And Francis Bacon was main translator for King James Bible.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3. Physics&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- As a Christian Scientist, seeing thus the devil's brand in the Human condition or physics, Bacon is nevertheless very interested by the understanding of Nature, life and its motion to death. Contrarily to the Middle Age Science, which was seeing the Devil everywhere but in the City where the Gospels reveal that it is, Bacon is trying to understand how the Orchestral/mechanical manoeuvre of the Devil works, from the first starting of assassine Time. He knows by experience this Nature better than lot's of theoricians or even poets.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Whose Tragedian is better than Shakespeare to use animals, plants, natural elements, in their realistic as well as in their symbolic or mythologic meaning? The Phenix as satanic order's symbol for example, against the Christian Eagle?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Best Critics of Shakespeare notice that he is everything but a stylish or erotic author. And in fact this would indicate that art is for Shakespeare the goal of art, which is exactly what worst artist do, betraying here selfish desire of being loved, as kids trying to keep their mother in their mouth.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;In this case, better make money as Shylock, this is more frank and powerful art than any other music or religion.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;F. Bacon does think and write that hypothesis is no scientific but religious, covers reality with human language as primitive religion or ignorant clerks do. So&amp;nbsp;that mathematics do not replace natural experiences and comparisons. The prism of style that Shakespeare is refusing to paint the world, and not an abstract frame, secure but wrong, lovely but stupid, the same prism is refused by F. Bacon in Physics or Metaphysics. Make god as you are, and you will make Him the smaller. The same for Science, which is -using mathematics- almost invisible at last.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Due to religious Plato influence on Aristotle, and the middle age useless devotion to the Greek Scientist, rather than quoting materialist Aristotle Science, Bacon did prefer quote Democritus. And one can find many quotation of Democritus in Shakespeare's plays.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- One of Bacon scientific statement is the former unity of Continents, that are splitted now. And you can notice that the Scientist Prospero in Shakespeare's 'Tempest' does not think, contrarily to his daughter Miranda, that 'Brave New World' is so 'new'.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;(TO BE CONTINUED)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;*Drawing is by Nicholas Hilliard representing Queen Elizabeth Ist and her son Francis Bacon i.e. Shakespeare.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pascal ADAM</name>
            <uri>http://theatrummundi.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Anthologie subjective, de Jacques Copeau</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://theatrummundi.hautetfort.com/archive/2012/01/07/anthologie-subjective-de-jacques-copeau.html" />
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        <updated>2012-01-07T23:35:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-07T23:35:00+01:00</published>
        <summary>      &amp;nbsp;      Anthologie subjective  de Jacques Copeau. Textes choisis...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://theatrummundi.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3374407&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/01/01/2650869726.jpg&quot; alt=&quot;Anthologie Copeau.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Anthologie subjective&lt;/em&gt; de Jacques Copeau. Textes choisis par Catherine Dasté. Gallimard, NRF, 2011, 5,50 euros&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Il est difficile de parler de ce petit livre d’une cinquantaine de pages parce que la première envie est de le citer largement&amp;nbsp;; la première peur de le paraphraser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;De fait, il s’ouvre ainsi&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Un théâtre, parce qu’il n’y en a pas.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;Reprendre possession des chefs d’œuvre.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Comme ce livre est composé d’un choix de textes, principalement empruntés au cinq &lt;em&gt;Registres&lt;/em&gt; publiés chez Gallimard, cet incipit sonne comme un programme&amp;nbsp;; et vraiment c’en est un. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Fondateur, avec Gide et quelques autres, de la Nouvelle Revue Française en 1908, metteur en scène en quelque sorte d’avant Jouvet – dont il fut le maître –, Copeau peut paraître loin, engoncé dans le noir et blanc de la première moitié du XXème siècle&amp;nbsp;; en vérité, et chaque page de cette véritable incitation à lire les &lt;em&gt;Registres&lt;/em&gt; le prouve, Jacques Copeau et son théâtre se tiennent devant nous, non pas comme l’endroit où nous allons, mais comme l’endroit où nous pouvons encore aller, mais au prix seulement d’une colossale purgation salutaire – dont la plus connue sans doute, celle du décor, n’est peut-être pas réellement la première.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Ses considérations sur ce que peut et doit être selon lui le théâtre laissent voir à chaque fois combien il n’a pas été lu, écouté, compris&amp;nbsp;; plus grave encore, combien les œuvres dramatiques, classiques et, disons, récentes, ne sont pas lues, écoutées, comprises. Ses considérations sur ce qu’est le théâtre de son temps, qui nous semble si ringard et si loin, ce théâtre contre lequel il s’élève et au-dessus duquel il élève, elles, n’ont pas pris une ride – au point que l’on se prend parfois à sourire ou à rire des gifles qu’à travers le temps il administre aujourd’hui à nombre de têtes à claques qui tiennent le haut du pavé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il est en effet très facile de développer une mise en scène. Très facile de multiplier les signes du spectacle, même avec une certaine discipline de moyens qui donne l’illusion de l’harmonie. Très facile d’inventer mille choses plaisantes ou sensationnelles à propos ou à l’extérieur d’un chef d’œuvre littéraire.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;Ce qui est difficile, ce qui est la marque de l’art et la preuve du talent, c’est d’inventer au-dedans, c’est d’emplir de réalité, de saturer de poésie tout ce qui se fait et dit sur la scène, sans jamais outrer la signification, sans jamais déborder ce que j’appelle «&amp;nbsp;la pure configuration des chefs d’œuvre&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Voilà. En quelques lignes, c’est toute la production actuelle de «&amp;nbsp;spectacles vivants&amp;nbsp;» qui vient de se faire sortir du champ du théâtre&amp;nbsp;; et dans quelle langue&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Ses pages sur Molière et celles sur Shakespeare ou Chaplin sont elles aussi extraordinaires d’intelligence et de simplicité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Celles sur Molière en tout cas, et l’on sait combien il fut important à Copeau, donnent autant envie de se replonger dans l’intégralité de l’œuvre que de filer lire le merveilleux &lt;em&gt;Registre &lt;/em&gt;qui lui est exclusivement consacré.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;Une phrase, pour finir. Une phrase qui d’abord laisse rêveur et finalement donne espoir, au milieu des ruines et des déprédations, tant elle semble inciter à penser que les artistes essentiellement narcissiques de notre époque spectaculaire (dans leur folie des prétendues «&amp;nbsp;dramaturgies non textuelles&amp;nbsp;» comme dans le singulier appauvrissement de forme et de fond dont attestent la plupart des pièces écrites aujourd’hui et qui témoignent seulement de la dégradation du poème dramatique en journalisme «&amp;nbsp;monodialogué&amp;nbsp;»), n’ayant réellement plus rien à dire qui requerrait une forme supérieure du Dire et masquant cela sous des tombereaux de bavardages divers, ont vaguement conscience malgré tout qu’ils ne sont pas en capacité d’adresser quoi que ce soit qui mérite d’être conservé dans une forme pensée à ceux qui leur succéderont.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le texte seul compte. Il n’y a que le texte&amp;nbsp;! &lt;em&gt;C’est seulement par le texte qu’un homme de 1660 pourra faire signe aux hommes de l’an 2000.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: 14pt; line-height: 115%; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%; font-family: 'times new roman', times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;(1) C’est moi qui souligne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'times new roman', times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Bacon alias Shakespeare</title>
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        <updated>2012-01-05T13:28:58+01:00</updated>
        <published>2012-01-05T13:28:58+01:00</published>
        <summary> L'intérêt du rapprochement entre Bacon et Shakespeare est de permettre une...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'intérêt du rapprochement entre Bacon et Shakespeare est de permettre une meilleure compréhension de l'oeuvre de ce dernier. La question de la propriété intellectuelle est une préoccupation de margoulin ou de cinéaste.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La propriété intellectuelle, témoignage du racket libéral actuel, est du reste anachronique en ce qui concerne Shakespeare ; tout comme l'argument des styles opposés de Bacon et Shakespeare. Non seulement Shakespeare sait que les personnes stylées sont imbéciles, mais il en fait assassiner plusieurs de cette sorte par Hamlet, ce qui marque assez sa désapprobation (L'obsession du style est chez les écrivains qui n'ont pas les compétences pour écrire des oeuvres pornographiques, ou sont trop pudibonds pour le faire.)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Non pas que Shakespeare ne se préoccupe aucunement de l'effet qu'il veut produire sur ses lecteurs, mais si l'art de Shakespeare ne reposait que sur les effets, il serait l'art religieux le plus abstrait, et pour ainsi dire totalitaire comme la musique ou l'architecture.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Pour S. Freud, le théâtre de Shakespeare traduit une psychologie trop complexe pour être l'oeuvre du brave homme de théâtre né à Stratford-sur-Avon, dont la femme et les filles ne savaient pas lire. Là encore, ce n'est pas vraiment la question. Bacon ne cache pas son mépris pour la culture et l'intellectualisme médiévaux, dont la philosophie morale allemande, Freud compris, n'est qu'une résurgence. Bacon n'a pas en outre une opinion très haute de la médecine et des médecins, qui promettent beaucoup mais tiennent peu.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La question, c'est plutôt que Shakespeare se montre capable de dialoguer avec Homère, et non seulement comme Racine de faire jouer des drames bourgeois à des acteurs en costumes anciens.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Le 28 décembre 1594, se donna aussi une représentation de &lt;em&gt;La Comédie des erreurs&lt;/em&gt; dans la grand-salle de Gray's Inn, à l'occasion des festivités organisées pour Noël par ce collège d'avocats et présidées par un &lt;em&gt;Lord of Misrule &lt;/em&gt;connu sous le nom de&lt;em&gt; Prince of Purpoole. &lt;/em&gt;Il est possible que Shakespeare ait été choisi comme auteur en raison de ses liens avec Southampton, celui-ci étant membre de Gray's Inn [du nom du manoir de Bacon]. Cette pièce sur des jumeaux et des erreurs d'identité, avec toutes les intrications de preuves et de témoignages qui s'ensuivent, plaisait beaucoup, bien sûr, aux étudiants en droit.&amp;nbsp;pour Gray's Inn, Shakespeare retravailla la pièce. Il introduisit de nouvelles références juridiques et deux scènes de tribunal. On éleva une scène spécialement pour la pièce, ainsi que 'des échafaudages à baisser et lever vers le plafond, pour accroître l'attente'. On devait donc avoir prévu des effets spectaculaires de machines. Hélas, la pièce ne bénéficia pas des meilleures conditions. Il y avait trop d'invité et l'événement était si mal organisé qu'il fallut écourter la soirée. Conviés par leurs collègues, les membres les plus influents de l'Inner Temple quittèrent la salle &quot;mécontents et fâchés&quot; ; sur quoi, des spectateurs envahirent la scène, ce qui ne facilita guère la tâche des acteurs. Un rapport de la &lt;em&gt;Gesta Grayorum &lt;/em&gt;conclut que 'cette soirée commença et continua dans la plus grande confusion, et ne fut qu'une succession d'erreurs ; raison pour laquelle on l'appela 'La Nuit des erreurs'&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;(...) La personne rendue coupable du fiasco fut justement un membre et 'orateur' du tribunal, Francis Bacon, amateur de pièces de théâtre et écrivain auquel on attribue parfois les pièces de Shakespeare.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Peter Ackroyd (&lt;em&gt;Shakespeare&lt;/em&gt;, 2005)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour ceux qui se demandent quel pourrait être le mobile de Bacon pour prendre un pseudonyme, ils n'ont qu'à lire Shakespeare. Imagine-t-on un Garde des Sceaux aujourd'hui, qui, même sous un faux nom, piétinerait les valeurs républicaines et démocratiques bcbg ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>From Marx to Shakespeare</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lapinos.hautetfort.com/archive/2012/01/05/from-marx-to-shakespeare.html" />
        <id>tag:lapinos.hautetfort.com,2012-01-05:4259331</id>
        <updated>2012-01-05T10:18:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-05T10:18:00+01:00</published>
        <summary> Why do Shakespeare's wise readers do conclude that liberalism was invented...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Why do Shakespeare's wise readers do conclude that liberalism was invented by the Devil (as Dr Johnson); or that capitalism goes to Hell (as K. Marx), as an old man dreaming of his young years?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Best using of Karl Marx in 2011 is of course not in economic receipts. Economists are monkeys in K. Marx opinion. There is no more religious matter than 'economy', in the satanic meaning that Marx or Shakespeare gives to religion, and Egyptian 'natural law' that is today the ground of USA under-culture for kids&amp;nbsp;(You can doubt that there is any adult in the USA, when you see the bizarre Obama couple on TV-shows and their German sexual exhibitionism.)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Best using of Karl Marx in 2011 is to understand Shakespeare's Tragedy of Last Judgment. And this is not nothing to understand Shakespeare; because he knew the destiny of European civilization, that God don't bless.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Hélène</name>
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        </author>
        <title>Freedom</title>
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        <updated>2011-12-27T11:46:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-27T11:46:00+01:00</published>
        <summary>    -  Freedom par  Zenos Frudakis   -  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;&quot; Tout esclave...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://helenablue.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3358081&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://helenablue.hautetfort.com/media/01/02/1132175977.JPG&quot; alt=&quot;06571_0010044629OfficialEdit.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;- &lt;em&gt;Freedom par&lt;a href=&quot;http://translate.google.fr/translate?hl=fr&amp;amp;sl=en&amp;amp;u=http://en.wikipedia.org/wiki/Zenos_Frudakis&amp;amp;ei=c6H5ToGtMIOZ8QOo6LXNAQ&amp;amp;sa=X&amp;amp;oi=translate&amp;amp;ct=result&amp;amp;resnum=9&amp;amp;ved=0CGwQ7gEwCA&amp;amp;prev=/search%3Fq%3Dzenos%2Bfrudakis%26hl%3Dfr%26client%3Dsafari%26rls%3Den%26prmd%3Dimvns&quot;&gt; Zenos Frudakis&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; -&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&quot; Tout esclave a en main le moyen de briser sa servitude.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;- William Shakespeare -&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        </author>
        <title>Exit la Morale</title>
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        <updated>2011-12-16T07:56:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-16T07:56:00+01:00</published>
        <summary>  - Pour comprendre l'immoralité chrétienne (cf. Lettres aux Hébreux), et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- Pour comprendre l'immoralité chrétienne (cf. Lettres aux Hébreux), et pourquoi Jésus-Christ s'abstient de condamner les blasphémateurs juifs, romains, ou le criminel crucifié en même temps que lui, il faut comprendre que Jésus envisage l'homme dans son atavique faiblesse de condamné à mort. Tandis que la société, elle, sort renforcée de l'abnégation aveugle de ses membres les plus faibles, exige de chacun le consentement à la douleur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- Rien n'est plus étranger au christianisme que le dolorisme ou l'esprit de sacrifice aveugle. La morale est le moyen social ou païen de combler la faiblesse humaine. Il n'est pas chrétien ; il n'est même pas juif.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;On n'observe une telle religion chrétienne puritaine ou masochiste que dans des sociétés chrétiennes où le christianisme, c'est-à-dire l'amour, a été détourné de son but, pour le soumettre aux calculs de l'élite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il faut dire que le détournement est si manifeste et grossier, ou le christianisme de Richelieu, si on préfère, si nettement satanique, que ce type de subversion est constamment dénoncé dans l'Occident chrétien depuis qu'il est né ; je pourrais citer cinquante exemples marquants, mais Shakespeare est certainement celui dont le tranchant est le mieux aiguisé, le plus dissuasif de toute tentative de fonder sur le christianisme un ordre social quelconque, avec une force dont la violence sociale satanique a eu lieu de s'inquiéter (notamment le sinistre XVIIe siècle baroque de la superstition mathématico-juridique.)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- Shakespeare illustre ainsi (&lt;em&gt;&quot;Roméo et Juliette&quot;&lt;/em&gt;) que le romantisme sentimental est la formule de subversion satanique de l'amour chrétien par l'élite aristocratique et le clergé.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;- Les institutions morales ou politiques constituent donc pour le chrétien un entraînement à la faiblesse, quand le Christ cherche à procurer à l'homme la force suffisante pour briser la chaîne de la vie et de la mort ; non pas comme l'anarchiste Ben Laden à se venger de la société, mais à la rendre inutile aux yeux de l'individu, affranchi de toute menace sociale par dieu.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;*&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;Blanchir le sépulcre&quot;&lt;/em&gt; : nulle expression ne traduit sans doute mieux le secret de l'anthropologie, qui est la religion la plus moderne, c'est-à-dire la plus moisie. On dirait aujourd'hui : &quot;voir la vie en rose&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Religion et anthropologie sont donc deux notions qui se recoupent parfaitement, s'opposant à l'amour et à la parole divine chrétienne, la moins anthropologique. Probablement l'artiste le plus désintéressé est-il à même de comprendre l'esprit du christianisme, et qu'il n'y a rien de plus vain que le vernis macabre de la morale, pas de personnes plus confites dans l'éthique que les aliénés, et donc pas de personnes plus affaiblies ni vouées au charbon social.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Toutes les valeurs humaines passées ou présentes, soumises comme les sociétés à la métamorphose sont renversées par le Christ, illustrant constamment dans ses paraboles que le lien spirituel unissant dieu à l'homme, est à l'opposé du lien par lequel les hommes s'unissent entre eux, à commencer par celui, le plus primaire, du calcul, qui caractérise les lâches et les banquiers, et explique la proscription de l'argent dans toutes les pratiques ayant une prétention spirituelle.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La morale plonge l'homme dans le coma et l'inconscience des réalités. A commencer par la première réalité de la grande faiblesse de l'homme. Le Christ ne tient pas de discours moral, car il veut sauver l'homme, et non lui maintenir la tête sous l'eau.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ainsi Louis-Ferdinand Céline rend un hommage d'artiste au christianisme, quand il le loue pour son absence de bons sentiments, et donc son réalisme.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cent recoupements peuvent être faits pour vérifier que, comme je l'affirme, il n'y a pas d'anthropologie chrétienne possible. Cette doctrine est celle de la synagogue de Satan. Et le tort des pharisiens déjà fut celui-ci, de donner le tour anthropologique et non spirituel à la loi juive.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Le Christ antisocial</title>
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        <updated>2011-12-15T12:12:56+01:00</updated>
        <published>2011-12-15T12:12:56+01:00</published>
        <summary> On comprend aisément que le Christ soit antisocial, quand la société prend...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On comprend aisément que le Christ soit antisocial, quand la société prend le serpent pour emblème ; voire deux SS, comme &quot;sécurité sociale&quot; ou $. Il n'y a d'ailleurs pas de plus beau poème sur l'inconscient social que celui-ci, de J. Racine : &lt;em&gt;&quot;Mais qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ?&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;Le mensonge et l'injustice circulent dans la société sous la forme d'une théorie du langage pur et divinisé. &quot;Police partout, justice nulle part&quot;, parce que la justice sociale n'est qu'un vain mot ; la société est fondamentalement policière.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le lecteur attentif de Shakespeare verra que celui-ci met le langage fleuri et bien tourné, qui se développera comme un cancer au XVIIe siècle, dans la bouche des salauds (Polonius-Copernic, par exemple). L'anarchie antisociale du Christ, à l'opposé, passe par une critique violente du langage humain, véhicule de l'impureté. Gare au &quot;style chrétien&quot; par conséquent, c'est le scorpion le plus venimeux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a en outre chez Francis Bacon (alias Shakespeare) une métaphore profonde empruntée à l'Evangile&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le nazisme n'est jamais qu'un socialisme exacerbé, c'est-à-dire extraordinairement sincère et volontaire, oublieux que la séduction et l'hypocrisie sont essentiels au bon fonctionnement social ; oublieux aussi que les inégalités sociales sont un gage d'équilibre social. Le mouvement nazi est par conséquent analogue à celui de l'adolescent qui rejette violemment l'hypocrisie ou la lâcheté de ses parents ; il est analogue au romantisme à l'intérieur des groupuscules anarchistes (le jihad islamique de Ben Laden), trop immatures pour voir que la violence, attentats terroristes, meurtres, gangstérisme, ne sape pas la société mais, au contraire, la renforce.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La fascination de la violence, à laquelle le cinéma répond volontiers, est d'ailleurs le fait des personnes les plus niaises et conformistes qui, bien que prises isolément, sont des plus craintive ou efféminées. Pour cette raison, elles aspirent moins à la paix qu'à la violence ou la mort.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le personnage du vampire, adulé dans la société antichrétienne, est sans aucun doute la figuration du surhomme socialiste. En effet le sang, impur comme le langage aux yeux des chrétiens, couleur des âmes damnées (le pape qui a décidé de porter la soutane blanche a dû lire accidentellement le Nouveau Testament, chose peu commune de la part d'un évêque), est au contraire du point de vue social un fluide sacré.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On peut remarquer ici que l'élection du président de la République au suffrage universel revêt pour le chrétien un caractère aussi ésotérique que le culte des vampires. Si la France n'avait pas été largement nazifiée par son élite de tocards libéraux, comprenant bien le profit de l'ignorance et de la bêtise populaires pour le commerce et l'industrie, elle s'interrogerait un peu plus sur le sens de cette cérémonie somptuaire et non moins ridicule que les perruques de Louis XIV, difficile à accorder avec l'esprit français. Les Français qui s'abstiennent de voter sont les plus Français, attachés à cette conception réaliste que la société n'a jamais prêté, ne prête, et ne prêtera jamais qu'aux riches ; quand elle donne aux pauvres, dit Molière dans son portrait de Don Juan en vampire, satire du XVIIe siècle plus vigoureuse encore que celle de Voltaire, la société cherche d'abord à le suborner. Qui, de Molière ou des candidats à l'élection suprême, Bayrou, Villepin &amp;amp; Cie, sont les plus Français ? La réponse n'est pas bien difficile. On est avec l'élection présidentielle au même degré d'ésotérisme religieux que la monarchie de droit divin.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        </author>
        <title>Tragedian's Lesson</title>
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        <updated>2011-12-13T09:27:23+01:00</updated>
        <published>2011-12-13T09:27:23+01:00</published>
        <summary>  - Wonder why Tragedian are always misogynists? Homer, AEschylus,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- Wonder why Tragedian are always misogynists? Homer, AEschylus, Shakespeare, aso.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- Wonder why liberal artists are unable to write Tragedies but make novels or movies for Kids and Women to feel better?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Notice that when there are free Women in Shakespeare's tragedies, they mostly are representing true Church of Jesus-Christ who is in the Sky, as Snow-White of the famous Tale).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>La Tragédie</title>
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        <updated>2011-12-12T12:06:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-12T12:06:00+01:00</published>
        <summary> Allez savoir pourquoi tous les auteurs de tragédies sont misogynes ? Homère,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Allez savoir pourquoi tous les auteurs de tragédies sont misogynes ? Homère, Eschyle, Shakespeare...&lt;img id=&quot;media-3338828&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapinos.hautetfort.com/media/01/00/2211595705.jpg&quot; alt=&quot;shakespeare,francis bacon,misogyne,tragedie&quot; /&gt; (Un type nommé &quot;Racine&quot; est forcément, comme Flaubert, une femme écrivant des drames, c'est-à-dire cherchant à se justifier aux yeux du monde, le seul dieu que les femmes reconnaissent, car quand elles disent &quot;Jésus-Christ&quot; il faut comprendre plutôt &quot;Ponce-Pilate&quot;, &quot;Jules César&quot;, &quot;Napoléon&quot; ou &quot;Nicolas Sarkozy&quot;, en somme le sauveur de la nation que Jésus refuse d'être, proscrivant toute forme de paternalisme, y compris et surtout le paternalisme ECCLESIASTIQUE.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La pédérastie dans l'Eglise romaine aujourd'hui n'est pas une &quot;faute morale&quot;, mais un échec spirituel et la rançon du paternalisme sans issue du clergé).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est vrai qu'on trouve chez Shakespeare quelques personnages de femmes émancipées de leur condition de femme, et par conséquent &quot;antisexuelles&quot;. Mais, qu'on ne s'y trompe pas, elles sont toutes, comme la Blanche-Neige du conte, des allégories de l'Eglise véritable, qui ne cède pas à la loi de la chair, vêtue de blanc et non de pourpre ou d'écarlate.&amp;nbsp;C'est le principe même de la tragédie, proche du conte ou de la fable, d'être remplie de figures allégoriques. La psychologie est trop banale pour la mêler à l'art. Qui ne connaît une Bovary ? J'en ai croisé cinquante dans ma vie, bourgeoises toutes plus prévisibles les unes que les autres.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si Shakespeare était soumis aux &quot;muses&quot;, il serait un artiste moins chrétien que Homère. Il n'accuserait pas Dante de se fourvoyer en compagnie de Virgile.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La bourgeoisie abolit la tragédie au profit du hasard. L'art retombe au niveau de la musique, à laquelle les régimes théocratiques font toute la place, et qui résonne dans le néant intellectuel de l'Occident. La musique est le remède des imbéciles, souligne Shakespeare dans ses pièces, des personnes qui s'avancent à reculons dans l'existence, pour ne pas voir le tombeau ouvert devant eux. Observez l'état d'aliénation des personnes qui ne peuvent pas se passer de musique, et vous comprendrez pourquoi Shakespeare n'a de leçon à recevoir d'aucun aliéniste ou médecin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'Occident illustre que même les fainéants ont besoin du réconfort de la musique ; et cela indique qu'il est déjà dans un état de décomposition avancé, une vieille femelle stérile.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Estrella Oscura</name>
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        <title>Hamlet par Mesguich</title>
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        <id>tag:lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com,2011-12-10:3900761</id>
        <updated>2011-12-10T09:00:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-10T09:00:00+01:00</published>
        <summary>    Hamlet   , une des pièces les plus connues de Shakespeare, n'était connue...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Hamlet&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, une des pièces les plus connues de Shakespeare, n'était connue de moi que pour cette fameuse question que je ne vous ferais pas l'affront de citer. En dehors de ça, c'était le désert dans mon esprit concernant le propos et le contexte de cette œuvre. Oui, honte à moi, quelque chose de concret.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est donc avec plaisir que j'ai sauté sur l'occasion de me faire une petite soirée culturelle instructive en allant voir la pièce mise en scène par Daniel Mesguich lors de son passage dans mon trou paumé!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3333328&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/01/00/3274018797.jpg&quot; alt=&quot;hamlet3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rapide pitch&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, puisque je suppose et espère ne pas être la seule ignorante concernant &lt;em&gt;Hamlet&lt;/em&gt; : Le roi Hamlet est mort depuis deux mois. Tandis que sa veuve s'est remariée avec son frère ainé Claudius, nouveau roi du Danemark, son fils Hamlet le jeune s'enferme dans le deuil. Le fantôme de feu son père lui apparaît un soir et lui révèle qu'il n'est pas mort d'une morsure de serpent mais assassiné par Claudius. Afin de confondre son oncle, Hamlet simule alors la folie (ou pas d'ailleurs, c'est à se demander s'il n'est pas vraiment un peu fêlé avec tout ce merdier). Et là, j'ai envie de vous dire, ça se barre complètement en cacahuètes et quasi tout le monde crève à la fin. De la bonne pièce réjouissante comme on les aime donc. (C'est marrant, résumé comme ça, ça ressemble presque aux Feux de l'amour, vous trouvez pas?)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Concernant la représentation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; qui nous occupe, Mesguich livre un intéressant syncrétisme entre tradition et modernité (j'ai l'air de m'y connaitre en mise en scène en disant ça, hein?) avec son fiston dans le rôle titre et une mise en abyme assez stupéfiante. Celle-ci semble affirmer à quel point la pièce - sa folie, sa dureté - est un miroir de chacun de nous et de notre monde contemporain. En fait, il m'a semblé que tel était le message à retenir de cette mise en scène : Hamlet est une pièce contemporaine, sans cesse renouvelée. On y retrouve même ici une pointe de drôlerie assez inattende mais grandement savoureuse dans le jeu de la folie et dans le personnage de Polonius.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mention spéciale, en outre, pour le jeu des acteurs. Mesguich fils n'a pas volé son rôle d'Hamlet qu'il joue avec force et finesse, de même pour tous les autres comédiens.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le seul petit reproche - qui n'en est pas vraiment un - est que la pièce, avec ses circonvolutions de mise en scène, est TRES longue : 3h (+20min d'entracte). Il faut donc s'accrocher parce que 3h d'un texte du XVIe siècle, ça asmate les neurones de fort belle manière.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3333329&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/00/02/3118849165.jpg&quot; alt=&quot;hamlet1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ci-joint, &lt;a href=&quot;http://www.theatredeletreinte.com/wp-content/uploads/2011/06/Dossier-pr%C3%A9sentation-Hamlet-2011.pdf&quot;&gt;le dossier de présentation&lt;/a&gt; de la pièce où vous trouverez notamment les dates des prochaines représentations à Angoulême, Orléans, Narbonne, tout ça.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(Et heu, sinon, dans la rubrique stupide et superficielle, vous trouvez pas qu'il a un côté Gad Elmaleh en blond le fiston Mesguich ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3333336&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/01/02/1657607148.jpg&quot; alt=&quot;william-mesguich_pierre-grobois.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, ok, je sors)&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Apocalypse de Jude</title>
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        <updated>2011-12-02T02:28:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-02T02:28:00+01:00</published>
        <summary>  &quot;Pour vous, bien-aimés, souvenez-vous de ce qui vous a été annoncé d'avance...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Pour vous, bien-aimés, souvenez-vous de ce qui vous a été annoncé d'avance par les&lt;img id=&quot;media-3321049&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapinos.hautetfort.com/media/01/02/3775183073.JPG&quot; alt=&quot;francis bacon,luther,shakespeare,dante alighieri,jude&quot; /&gt; Apôtres de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ils vous disaient qu'au dernier temps il y aurait des hommes moqueurs, vivant au gré de leurs convoitises impies, gens qui provoquent des divisions, hommes sensuels, qui n'ont pas l'esprit.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur le fondement de votre très sainte foi, et priant dans le Saint-Esprit, conservez-vous dans l'amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre seigneur Jésus-Christ, pour la vie éternelle.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il en est qu'il faut confondre&lt;em&gt; comme déjà séparés de vous&lt;/em&gt; ; d'autres, sauvez-les, en les arrachant au feu ; pour les autres, ayez-en pitié, mais avec crainte, haïssant jusqu'à la tunique souillée par la chair.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Epître de Jude, (II, 17-23)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;+ Le premier paragraphe explique pourquoi, des premiers apôtres à l'Occident moderne, les chrétiens ont souvent pu croire la fin du temps proche. La débauche de la Rome catholique sert ainsi d'argument à Dante Alighieri au moyen âge pour imaginer a contrario Béatrice, Eglise pure des bienheureux, personnage emblématique de sa fiction du jugement dernier (&lt;em&gt;&quot;La Divine Comédie&quot;&lt;/em&gt;). L'apôtre Jean nomme en grec &quot;Kyria&quot; cette même femme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(Je dis &quot;fiction&quot; à cause des arcanes médiévales de Dante, mélange de christianisme et de paganisme romain, contestable et contesté par F. Bacon alias Shakespeare.)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Plus tard Luther, qui voue aux gémonies tous les marchands allemands, non seulement les usuriers juifs. Luther, qui répète ainsi le catholique Dante, mais d'une façon qui frappe sans doute moins les esprits, puisque certains sociologues débiles ont pu voir dans le protestantisme un esprit favorable aux trafics capitalistes en tous genres.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On retrouve même le motif apocalyptique, entre autres, dans la révolution française de 1789 (d'Holbach, l'abbé Grégoire), même s'il est pratiquement occulté systématiquement dans la propagande de la foi républicaine, enseignée dans les écoles et universités pour nourrir le populisme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il est très facile de comprendre, encore mieux quand on n'a pas subi le matraquage républicain, l'usage qui peut être fait des Evangiles à la fin du XVIIIe siècle, contre un clergé en principe catholique, mais qui revêt toutes les apparences d'un culte solaire égyptien en voie de décadence.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Par comparaison avec la religion en vigueur aujourd'hui, à savoir la publicité d'abord, véhicule le plus efficace des &quot;valeurs actuelles&quot; : c'est comme si on apportait la preuve flagrante que la pub, dont l'argument principal est de faire le bonheur des hommes, est en réalité une des causes premières de leur grande difficulté à jouir en dehors d'appareils d'auto-flagellation ; par exemple dans une étude qui démontrerait que la pub joue un rôle décisif dans le désir de suicide précoce des adolescents, décimés à chaque génération.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;+ Bref, on pourrait reprocher à Jude de n'être guère prophétique. Lui opposer la constance des hommes à adorer le veau d'or depuis des millénaires. Ce paragraphe a au moins le mérite de contrecarrer toute formulation d'une quelconque utopie chrétienne, morale ou politique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;+ Le conseil de Jude n'est pas la fortification par les sacrements et rituels ecclésiastiques, mais par l'Esprit. Au point où nous sommes rendus de vaines querelles de bonnes femmes à propos des rituels les plus appropriés, on ne peut qu'admettre la sagesse de Jude. Il est fort douteux, d'ailleurs, que les rituels religieux n'aient pas nécessairement une connotation charnelle, érotique ou charnelle, comme plusieurs passages de l'Evangile l'indiquent, et la colère de Jésus-Christ contre les marchands d'offrandes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;+ Le dernier avertissement est apparemment plus énigmatique. Concernant le salut des païens, en quoi le christianisme diffère nettement du judaïsme, Jude signale plusieurs catégories de païens. La première catégorie est une catégorie de traîtres, qu'il convient de &quot;confondre&quot;, probablement comme &quot;faux prophètes&quot;, c'est-à-dire se réclamant du Christ mais ne lui étant pas véritablement fidèles. La prostituée de l'apocalypse de Jean est la figuration de l'Eglise infidèle, acoquinée avec les rois de la terre. &lt;em&gt;&quot;Et les dix cornes que tu as vues sur la bête&lt;/em&gt; [symbolisant des puissances temporelles] &lt;em&gt;haïront elles-mêmes la prostituée ; elles la rendront désolée et nue ; elles mangeront ses chairs et la consumeront par le feu.&quot; &lt;/em&gt;(Ap. Jean, XVII, 16-18).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;+ L'injonction d'arracher au feu confirme la vision plus réaliste et conforme à l'Evangile de l'art de la Renaissance, peignant l'enfer ici et maintenant, plus réaliste que les projections médiévales encore marquées par le paganisme, même si on peut déjà relever chez Homère une vision peu morale ou politique de l'existence, et de ces supplétifs vitaminés que sont la gloire ou l'avenir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;+ Pour la tunique souillé par la chair, on peut y voir un rappel des vêtements portés par Adam et Eve après leur chute, et le symbole de l'anthropologie, de toutes les mailles que tissent les hommes afin de se protéger naïvement de la vicissitude qui les étreint. La soldatesque romaine se partagea la tunique de Jésus après l'avoir crucifié et qu'il se fut vidé de son sang.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cependant il est écrit que le Christ de la fin du temps, monté sur un cheval blanc, et qui a inspiré de nombreux contes occidentaux, porte une telle tunique rouge, teintée de sang (chap. XXI, 11).&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Béatrice Pometan (Added)</name>
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        <title>SENTENCE (3)</title>
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        <updated>2011-12-01T06:38:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-01T06:38:00+01:00</published>
        <summary>      Le frelon ne suce pas le sang des aigles,   Il pille la ruche des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3313347&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lesilesindigo.hautetfort.com/media/01/01/2471966236.jpg&quot; alt=&quot;shakespeare&quot; width=&quot;265&quot; height=&quot;377&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Le frelon ne suce pas le sang des aigles,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;Il pille la ruche des abeilles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;Shakespeare, &lt;a href=&quot;http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/guetteurs-et-tocsin,4/manifestations-du-12-et-du-16,1183&quot;&gt;Henry VI&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Béatrice Pometan (Added)</name>
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        <title>SENTENCE (2)</title>
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        <updated>2011-11-29T05:28:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-29T05:28:00+01:00</published>
        <summary>     A présent des révoltes incessantes lui reprochent ses parjures.   Ceux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lesilesindigo.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3313340&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lesilesindigo.hautetfort.com/media/02/01/2922848172.jpg&quot; alt=&quot;shakespeare&quot; width=&quot;258&quot; height=&quot;345&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;A présent des révoltes incessantes lui reprochent ses parjures.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;Ceux qu’il commande n’agissent que sur commande. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;Rien par amour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;Maintenant, il sent son titre qui pend, flasque, sur lui, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;Comme la robe d’un géant sur un faussaire nain.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: impact,chicago; font-size: medium;&quot;&gt;William Shakespeare, &lt;a href=&quot;http://www.theatre-du-soleil.fr/thsol/guetteurs-et-tocsin,4/manifestations-du-12-et-du-16,1183&quot;&gt;Macbeth&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Solko</name>
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        <title>Au moins, j'aurais laissé un beau cadavre</title>
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        <updated>2011-11-24T07:22:12+01:00</updated>
        <published>2011-11-24T07:22:12+01:00</published>
        <summary>  Billet invité de Patrick Verroust, à propos du spectacle de Vincent...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://solko.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Georgia, serif; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Billet invité de Patrick Verroust, à propos du spectacle de Vincent Macaigne, &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mc2grenoble.fr/mc2_affiche/home.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;MC2&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;,&lt;/span&gt; Grenoble.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3307957&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://solko.hautetfort.com/media/01/01/1845766524.jpg&quot; alt=&quot;théâtre,vincent macaigne,littérature,shakespeare,mc2,grenoble&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Georgia, serif; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Vendredi soir, j'ai subi &lt;em&gt;Au moins j'aurais laissé un beau cadavre&lt;/em&gt;. La prétention du titre me laissait espérer, mieux, qu'une bouteille de Beaujolpif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Georgia, serif; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Ce spectacle, je l'ai trouvé pute, manipulateur, profanateur. J'entends, par ce dernier terme, un acte gratuit, potache, sans signification. Vincent Macaigne pratique le théâtre de l'outrance, du bruit et de la fureur. En l’espèce, il a oublié le théâtre et la fureur pour surjouer, le rôle qui fit sa réputation, ce mec cogne. La manipulation ne se situe pas que dans le plaisir dictatorial qu'il s'octroie,&amp;nbsp; de faire lever et saluer les spectateurs «&amp;nbsp;ad libitum&amp;nbsp;», de les éclabousser d'eau «&amp;nbsp;putride&amp;nbsp;», elle consiste, surtout, à dire tout et son contraire, à se situer dans un registre trash avec de couteux clins d’œil, esthétiques. A saturer le public, à l'égarer.Sa génération est d'une époque sans repères, il en joue et en abuse. Il a le talent, particulier, de taper à côté des émotions, de faire mine de choquer, d'épater le bourgeois, tout en le caressant, mine de rien, dans le sens du poil. Il fait gueuler pour gueuler des imprécations, sinon sans queue ,du moins sans tête. Il accapare non seulement son domaine mais aussi celui des spectateurs. Pour ma part, je n'ai nul envie de me tordre le cou pour regarder les gesticulations de ses acteurs. Le spectacle est long, avec d'insupportables&amp;nbsp; longueurs, introduites malhabilement. Je sais bien que cette génération est la génération du mobile incessant, mais téléphoner les situations à&amp;nbsp; ce point est enfantile. Je me demande s'il n'y a pas une perversité à maintenir assis, les spectateurs aussi longtemps, sans objet. En fin de spectacle surgit un aquarium&amp;nbsp;dans lequel&amp;nbsp;il est évident que tous les protagonistes vont aller se vautrer, l'envie d'aller les y plonger, rapidement, à coup de pieds dans le cul, fut vive. Trois malheureux moutons furent introduits sur scène. Que faisaient là ces bêtes terrorisées, à&amp;nbsp; part symboliser le manque d'égard envers les spectateurs cloués à leur siège ?&amp;nbsp;Un château d'Elseneur se dressa, effet sensuel et esthétique garanti, il se dégonfla, aussitôt et cela deux fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Georgia, serif; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Actuellement, il doit y avoir un contrat entre la MC2 et les metteurs en scène, il est difficile de voir des spectacles , sans, au moins, un acteur nu. C'est, peut être l'effet des réductions budgétaires, il n'y aurait plus de costumes pour tout le monde et un nouveau métier émergerait «&amp;nbsp;déshabilleuse&amp;nbsp;». Il est rare que cela ne soit pas gratuit. Je donne acte que, cette fois ci, la première scène&amp;nbsp; de nudité et de fornication avait du sens et aurait bien servi le spectacle si elle avait su surprendre en n'allant pas tomber dans la fosse&amp;nbsp; à l'attrait irrésistible. La seconde m'a paru être un acte compulsif, sans intérêt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Georgia, serif; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Le monologue de l'acteur nu, outre sa longueur, le monologue, voulait, peut être, signifier que le spectacle partait en couilles, ce dont nous étions nombreux à nous en être aperçu. Les applaudissements furent nourris, sans plus. Il est certain que dans cette période où le trash est un signe de vitalité musicale entre autre, il y a un public pour ce genre de prestation. De toute façon, il y a, toujours, un public. J'ai noté, les symboles accrochés au décor, drapeau français, européen, drapeau des croisés, faucille et marteau, hure de sanglier mais il ne me semble pas avoir vu de symboles représentant le fascisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Georgia, serif; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Je suis un farouche défenseur de la liberté d'expression, plus précisément , de la nécessité d'apprendre à penser par soi même, et à apprendre à penser ce qu'on pense. J'ai entendu des enseignants se demander s'ils&amp;nbsp; amèneraient des élèves voir ce spectacle. Je leurs ai déconseillé d'y amener des élèves non avertis et sans repères. Ils pourraient sortir contents et satisfaits&amp;nbsp;, leurs égos paumés y trouveraient justifications. Je leurs ai recommandé de les emmener voir des spectacles où l'expression est portée par une grande rigueur, dans le respect du texte, la mise en scène, le jeu des acteurs. La liberté d'expression, sans rigueur ni cohérence, n'est que flatulence liberataire &amp;nbsp;complice d'un libéralisme qui a besoin de la pauvreté de pensée pour spolier sans vergogne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Georgia, serif; font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Paradoxalement, par des chemins différents, ce spectacle rejoint des aspects du théâtre de Georges Lavaudant et d'autres en produisant un spectacle visuel et sonore à regarder sans s'attacher à tout voir et écouter. Cette création me semble se rapprocher d'une performance d'art contemporain.&amp;nbsp; Un théâtre, telle la grande salle de la Mc2 ne me semble pas appropriée à ce type de spectacle que je verrais mieux dans un grand espace où les spectateurs pourraient déambuler à leur guise, aller, venir, discuter, boire un verre, échapper à toute main mise, garder leur libre arbitre et leur droit d'aller et venir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Georgia','serif';&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Vincent Macaigne vous avez oublié la beauté de l'écriture de W Shakespeare, lisez mieux , vous vociférerez à meilleur escient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Georgia','serif';&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; color: #000000;&quot;&gt;Patrick Verroust&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Georgia','serif';&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Georgia','serif';&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; background-image: initial; background-attachment: initial; background-origin: initial; background-clip: initial; background-color: white; background-position: initial initial; background-repeat: initial initial;&quot;&gt;MC2, Grenoble, du jeu. 24/11/11 au ven. 25/11/11&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Filipa</name>
            <uri>http://sweet-madness.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le Songe d'Une Nuit d'été - Théâtre de la Porte Saint Martin</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sweet-madness.hautetfort.com/archive/2011/11/18/le-songe-d-une-nuit-d-ete-theatre-de-la-porte-saint-martin.html" />
        <id>tag:sweet-madness.hautetfort.com,2011-11-24:3874153</id>
        <updated>2011-11-24T00:09:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-24T00:09:00+01:00</published>
        <summary> Il y a une dizaine de jours, je suis allée voir   Le Songe d'une Nuit d'été...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sweet-madness.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Il y a une dizaine de jours, je suis allée voir &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Songe d'une Nuit d'été&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; avec les coupinettes au &lt;em&gt;Théâtre de la Porte Saint Martin&lt;/em&gt;. Et dans l'ensemble, j'ai passé un bon moment. Même si...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/23112011142.jpg&quot; alt=&quot;23112011142.jpg&quot; width=&quot;385&quot; height=&quot;288&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;Quoi : &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #ff0000;&quot;&gt;Le Songe D'une Nuit d'Ete&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;Où : &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.portestmartin.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Théâtre de la Porte Saint Martin&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Quand : Du &lt;strong&gt;10 septembre au&amp;nbsp; 1 janvier 2012&lt;/strong&gt; Du mardi au vendredi à 20h, et le samedi à 16h45 et à 20h30 (durée : 2h sans entracte)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Par qui : &lt;strong&gt;Nicolas Briançon&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Avec qui : &lt;strong&gt;Lorànt Deutsch&lt;/strong&gt; (Puck), &lt;strong&gt;Mélanie Doutey&lt;/strong&gt; (Hippolyte/Titania), &lt;strong&gt;Yves Pignot&lt;/strong&gt; (Bottom), &lt;strong&gt;Marie-Julie Baup&lt;/strong&gt; (Héléna), &lt;strong&gt;Davy Sardou&lt;/strong&gt; (Demetrius) et &lt;strong&gt;Nicolas Briançon&lt;/strong&gt; (Thésée/Obéron), &lt;strong&gt;Elsa Mollien&lt;/strong&gt; (Hermia), &lt;strong&gt;Thibaut Lacour&lt;/strong&gt; (Lysandre), &lt;strong&gt;Thierry Lopez&lt;/strong&gt; (Philostrate) etc etc.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quoi ça parle ? &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;(résumé officiel piqué sur le site)&lt;/em&gt; &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Cette pièce dans laquelle Shakespeare célèbre l'amour, le désir et le théâtre est la plus divertissante, passionnelle et charnelle de l'auteur. Lysandre veut épouser Hermia. Hermia veut épouser Lysandre... Donc tout va bien. Et bien non... car Egée, père d'Hermia, la destine à Démétrius, dont Héléna est amoureuse. Pour échapper à Egée, Lysandre et Hermia s'enfuient alors dans la forêt, poursuivis par Démétrius, lui-même poursuivi par Héléna. Pendant ce temps, dans la forêt, Obéron, roi des Elfes, a ordonné a son fidèle Puck de verser une potion magique sur les paupières de sa maîtresse Titania, pour la punir de sa désobéissance. Mais Puck se trompe et verse cette potion sur les paupières des jeunes amants. Ceux qui s'aimaient se détestent... et vice-versa. Ajoutons a cela une bande de comédiens amateurs, venus répéter leur piece dans la foret, s'en suit la confusion la plus totale. Puck va tout faire pour réparer son erreur et pour que tout rentre dans l'ordre.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bon, parlons peu mais parlons bien : &lt;strong&gt;j'ai tout aimé dans la pièce SAUF deux choses&lt;/strong&gt; ! &lt;strong&gt;Les décors&lt;/strong&gt; déjà, que j'ai trouvé minimalistes vu les possibilités qu'offraient autant la pièce que le théâtre. Et surtout, &lt;strong&gt;le traitement des personnages&lt;/strong&gt;. La chose qui m'a fait grincer des dents pendant toute la pièce... Mais nous y reviendrons un peu plus bas !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/index-songe.jpg&quot; alt=&quot;index-songe.jpg&quot; width=&quot;504&quot; height=&quot;290&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce que j'ai aimé donc : &lt;strong&gt;la mise en scène&lt;/strong&gt; déjà. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Songe d'une Nuit d'été&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; par Nicolas Briançon est une version moderne de la pièce de Shakespeare : on reste à Athènes, mais on part plutôt dans les années 60, avec style disco, cuir de toutes les couleurs et perruques de toutes les formes . Et comme pour &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Much Ado About Nothing&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; à Londres &lt;em&gt;(dont je vous parlerai un jour)(si si!)&lt;/em&gt;, cette modernité prouve une fois encore l'intemporalité des pièces de Shakespeare : il a beau avoir écrit ses pièces au temps de la reine Elizabeth I, l&lt;strong&gt;es intrigues et enjeux présentés dans ses textes se fondent très bien à l'époque moderne.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis &lt;strong&gt;les costumes&lt;/strong&gt; aussi. Très Sixties, avec le noir et blanc comme couleurs dominantes, robes courtes et bottes compensées pour les filles, pantalon pattes d'ep' et chaussures à talon pour les garçons. Avec en bonus, mini-short noir pour Philostrate, torse nu pour Lysandre et chapeau melon &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;et bottes de cuir&lt;/span&gt; pour Puck !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et puis &lt;strong&gt;les acteurs&lt;/strong&gt; bien évidemment &lt;em&gt;(et je précise : les acteurs, on reviendra sur les personnages plus tard)&lt;/em&gt;. Ils étaient tous très bons, chacun dans leurs rôles ! Avec une petite préférence pour &lt;strong&gt;Lorànt Deutsch &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;(Puck)&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;Marie-Julie Baup&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(Héléna)&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;Davy Sardou&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(Demetrius)&lt;/em&gt; et le génial &lt;strong&gt;Thierry Lopez&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(Philostrate)&lt;/em&gt;. Sans oublier toutes les membres de la troupe de théâtre dans la pièce : vraiment fabuleux !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/110608LCO804.jpg&quot; alt=&quot;110608LCO804.jpg&quot; width=&quot;402&quot; height=&quot;268&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A part ça, &lt;strong&gt;j'ai vu le temps passer&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(on ne dirait pas comme ça, mais 2h30 sans entracte, c'est long)(je suis plus habituée moi depuis que je vois autant de pièces à Londres)&lt;/em&gt;, et je me suis de &lt;strong&gt;nombreuses fois crispée sur mon siège.&lt;/strong&gt; Pourquoi ? Parce que &lt;strong&gt;j'avais mal en voyant les personnages si mal traités&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Songe d'une nuit d'été&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est une pièce sur l'amour, les quiproquos et leurs conséquences, les personnages aiment sans être aimés en retour, Helena souffre du rejet de Demetrius, Hermia du changement d'avis de Lysandre... &lt;strong&gt;C'est une pièce comique oui, mais aussi emplie de féerie et de mélancolie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Malheureusement, &lt;strong&gt;on ne ressent rien de tout cela dans la pièce&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(enfin, le côté comique si)&lt;/em&gt;: Hélèna est agaçante tout du long &lt;em&gt;(même si sur la fin, ça va mieux)&lt;/em&gt;, Lysandre, à partir du moment où il est envouté est vraiment insupportable et ne parlons pas de Titania qu'on aurait presque envie d'enfouir sous son lit rose pour la faire taire. Même Puck a des moments ont aurait bien aimé le calmer un peu. &lt;strong&gt;Le côté féérique aussi manque cruellement,&lt;/strong&gt; et ceci rejoint mon avis sur les décors qui sont plutôt inexistants &lt;em&gt;(j'ai aimé cependant l'arrivée de Titania dans sa &quot;bulle&quot;).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/Lorant-Deutsch-et-Melanie-Doutey-font-un-carton-au-theatre-avec-Shakespeare.jpg&quot; alt=&quot;Lorant-Deutsch-et-Melanie-Doutey-font-un-carton-au-theatre-avec-Shakespeare.jpg&quot; width=&quot;370&quot; height=&quot;302&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au final, seules les &lt;strong&gt;présences de Demetrius, Hermia, Philostrate, Puck &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;(selon les scènes)&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; et Obéron sauvent la pièce&lt;/strong&gt;. Ce sont vraiment les &lt;strong&gt;personnages les plus marquants et intéressants&lt;/strong&gt; dans la mise en scène de &lt;strong&gt;Nicolas Briançon &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;(dommage d'ailleurs que Philostrate soit si peu présent) &lt;/em&gt;Les autres sont vraiment &lt;strong&gt;trop extravagants&lt;/strong&gt;, à la &lt;strong&gt;limite du supportable&lt;/strong&gt;, et même &lt;strong&gt;ridicules&lt;/strong&gt;. Car voila le principal problème de la pièce, celui qui m'aura fait l'apprécier que moyennement : &lt;strong&gt;le côté &quot;farce&quot; &lt;/strong&gt;trop mis en avant...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Songe d'une nuit d'été&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; version Nicolas Briançon &lt;strong&gt;tient plus de la &quot;farce&quot; que de la pièce comique&lt;/strong&gt; avec tous ces personnages grotesques &lt;em&gt;(Héléna et son épagneul par exemple)&lt;/em&gt;, et carrément vulgaire des fois &lt;em&gt;(non mais Lysandre quoi)(et même Puck des fois)&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;. &lt;/strong&gt;Le tout est tellement exagéré, à l'humour si gras qu'on &lt;strong&gt;finit par ne plus y être sensible&lt;/strong&gt; et ne plus du tout avoir envie de rigoler. En définitive, seule la pièce finale jouée par les artisans m'aura vraiment fait rire car c'était tellement &quot;naturel&quot; et bien joué qu'il était impossible de ne pas l'apprécier !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://i937.photobucket.com/albums/ad217/Elphie-fae/Capture.png&quot; alt=&quot;Capture.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En résumé, &lt;strong&gt;des excellents acteurs et un choix de mise en scène intéressant&lt;/strong&gt;. Une pièce qui part trop sur la farce et le vulgaire, mais un &lt;strong&gt;bon moment de passé&lt;/strong&gt; tout de même &lt;em&gt;(même si j'ai vu la fin arriver avec soulagement !)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et je tiens aussi à &lt;strong&gt;remercier ma voisine de gauche&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;(non, pas toi Elisha)(toi t'étais ma voisine de droite)&lt;/em&gt; qui m'aura inconsciemment aidé à tenir jusqu'à la fin tellement son enthousiasme était communicatif: elle ne connaissait rien à la pièce &lt;em&gt;(ou alors elle le cachait bien)&lt;/em&gt; !! Aussi nous avons pu l'admirer faire des petits bonds sur son siège et lancer des petits cris choqués lorsque &lt;em&gt;&quot;Oh mon Dieu Puck, tu t'es trompé d'Athénien !!!&quot;&lt;/em&gt;. Fabuleux.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Audrey Natalizi</name>
            <uri>http://www.mesillusionscomiques.com/about.html</uri>
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        <title>Clément Poirée fait brillamment ”Beaucoup de bruit pour rien” au Théâtre de la Tempête</title>
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        <id>tag:www.mesillusionscomiques.com,2011-11-17:3869209</id>
        <updated>2011-11-17T22:08:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-17T22:08:00+01:00</published>
        <summary>  &quot;Il y avait alors dans le ciel  une étoile qui dansait,  et c’est sous elle...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.mesillusionscomiques.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large; color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&quot;Il y avait alors dans le ciel &lt;br /&gt;une étoile qui dansait, &lt;br /&gt;et c’est sous elle que je suis née&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3293393&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/02/00/1339665699.jpg&quot; alt=&quot;beaucoup de fruit pour rien,shakespeare,clément poirée,théâtre de la tempête,jude lucas,alix poisson&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;Manon Combes, Alix Poisson et Suzanne Aubert&lt;br /&gt;Photo : Antonia Bozzi&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Encore du Shakespeare. Mais on aurait tort de s'en priver. Surtout lorsque c'est une aussi belle réussite que ce &lt;em&gt;Beaucoup de bruit pour rien&lt;/em&gt;, proposé par Clément Poirée au Théâtre de la Tempête.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;L'histoire pour commencer : de retour de la guerre, Don Pedro trouve l'hospitalité chez le vieux Leonato. Dans sa suite, ses deux amis, Claudio et Benedict, mais aussi son demi-frère, le sombre Don Juan. Au premier regard, Claudio tombe amoureux de la belle et fragile Héro, fille de Leonato. Un coup de foudre réciproque et un mariage vite plannifié. Mais Don Juan, prêt à tout pour nuire, jette le discrédit sur la demoiselle, compremettant ainsi l'union. Parallèlement, chacun s'emploie à réunir la piquante Béatrice, nièce de Leonato, à l'excentrique Benedict.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Béatrice, c'est un peu la jumelle de Catharina dans &lt;em&gt;La Mégère apprivoisée&lt;/em&gt; : pleine d'esprit, elle est tout autant indomptable&amp;nbsp; et opposée au mariage. Elle manie également les mots comme des lames, au détriment de la gent masculine en général et de Benedict&amp;nbsp; (&lt;strong&gt;Bruno Blairet&lt;/strong&gt;) en particulier. Un personnage merveilleusement incarné par &lt;strong&gt;Alix Poisson&lt;/strong&gt;, déjà remarquable et remarquée dans &lt;a href=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/archive/2011/09/15/le-didon-feydeau-philippe-adrien-theatre-de-la-tempete.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Dindon&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. La comédienne passe sans difficulté des passages légers, pleins de badinage et de moquerie, à des&amp;nbsp; scènes où elle nous montre ses talents de tragédienne. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3293400&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/01/02/3874967329.jpg&quot; alt=&quot;beaucoup de fruit pour rien,shakespeare,clément poirée,théâtre de la tempête,jude lucas,alix poisson&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;Bruno Blairet et Alix Poisson&lt;br /&gt;Photo : Antonia Bozzi&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Car cette pièce est pleine de ce que Clément Poirée décrit comme&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&quot;des revirements difficiles à assumer pour les acteurs&quot;*. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Une pièce assez gaie mais dont le point de départ est &lt;em&gt;&quot;un constat mélancolique sur le monde&quot;&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;&quot;Shakespeare nous montre comment les sentiments les plus hauts sont manipulables (...)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;em&gt; tout est volatile. Malgré tout, à la fin, Béatrice et Benedict font le choix de l'amour, mais pas d'un amour idéaliste, simplement celui de l'instant&quot;&lt;/em&gt; nous explique le metteur en scène. Pour lui, la pièce met ainsi en avant &lt;em&gt;&quot;une force de vie qui ne peut être que le présent.&quot; &lt;/em&gt;Mais pour cela, il faut accepter, comme il l'a fait,&lt;em&gt; &quot;les détours, les voyages de la pièce&quot;, &lt;/em&gt;car comme souvent chez Shakespeare, les intrigues sont multiples. Poirée décide de n'en privilégier aucune, de ne pas faire le choix d'un fil directeur.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Les personnages secondaires prennent ainsi toute leur ampleur. Telle Margaret (&lt;strong&gt;Manon Combes&lt;/strong&gt;), la suivante de Héro (&lt;strong&gt;Suzanne Aubert&lt;/strong&gt;). Doté d'un accent du Sud, elle manie admirablement les effets de jupe et aguiche son monde apportant ainsi comique et fraîcheur. La scène où les deux comédiennes font mine de ne pas voir Béatrice et évoque les qualités de Benedict est irrésistible. Et que dire de ces &lt;em&gt;watchmen&lt;/em&gt;, voisins de Leonato surveillant les environs (&lt;strong&gt;Eddie Chignara&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Julien Villa&lt;/strong&gt;), qui prennent un mot pour un autre ? Hilarants ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Notons qu'il s'agit (encore une fois) d'une nouvelle traduction de l'oeuvre, signée Jude Lucas. Résultat plutôt concluant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;La pièce sera présentée à Londres en juin, dans le cadre du &lt;em&gt;Globe to Globe Festival&lt;/em&gt; : Shakespeare dans toutes les langues avant le début des J.O. (on en reparlera). Et l'on peut déjà dire que la France n'aura pas à rougir de la prestation de ces athlètes-là !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;*Les propos de Clément Poirée ont été recueillis lors du débat à l'issue de la représentation du 15 novembre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;Beaucoup de Bruit pour rien&lt;/em&gt; de William Shakespeare (texte français de Jude Lucas), mise en scène par Clément Poirée. Avec Suzanne Aubert, Bruno Blairet,&amp;nbsp; Eddie Chignara, Manon Combes, François de Brauer, Jean-Claude Jay, Matthieu Marie, Laurent Ménoret, Alix Poisson et&amp;nbsp;Julien Villa.&amp;nbsp; Au &lt;a href=&quot;http://www.la-tempete.fr/spectacles/index.php&quot;&gt;Théâtre de la tempête&lt;/a&gt;, jusqu'au 11 décembre 2011. Réservations au 01 43 28 36 36.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Soundandfury</name>
            <uri>http://talememore.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>He has a dream</title>
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        <updated>2011-11-06T23:18:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-06T23:18:00+01:00</published>
        <summary>     Le songe d'une nuit d'été   ,  William Shakespeare...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3280649&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/02/02/3035366041.jpg&quot; alt=&quot;songe_nuit_ete.jpg&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Le songe d'une nuit d'été&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;,&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt; William Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;___________________________&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avis chrono'&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette pièce ressemble à un gros cailloux qui dévale une forte pente à toute allure en heurtant quelques arbres au passage. Maintenant imaginez-vous attaché sur le cailloux. Précisons que le sol est tout doux, que les arbres sont en mousse (même pas mal) et que le tout ne dure que dix intenses secondes. Il ne vous reste plus qu'à y prendre le même plaisir qu'à un tour de manège.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;___________________________&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si vous n'êtes pas adepte des sensations fortes et que la position de spectateur vous sied davantage, alors prenez place dans une forêt. Vous verrez d'abord arriver Lysandre et Hermia. Ces amoureux sont en fuite, puisqu'on leur interdit de s'aimer. Juste derrière court Démétrius, amoureux d'Hermia et encore derrière, Héléna qui aime Démétrius.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ceux-là passés, à peine le temps de croquer une barre de céréales et hop, arriveront une tripotée de fées, de lutins, de Sylphe et le couple royal qui va avec et se chamaille pour des histoires de coeur. Il est alors question de se venger un jouant un bon tour (là, je ne raconte pas, lisez la pièce).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et voilà que tout ce beau monde repasse en sens inverse, sauf que les poursuivis et les poursuivants ne sont plus les mêmes et qu'on ajoute, pour le plaisir, une bande d'artisans qui montent une pièce de théâtre dans la pièce. Leur représentation du mythe tragique de Pyrame et Thisbé est à mourir de rire! Le lion qui ne veut pas trop faire peur... Et le Mur qui parle... oh mon Dieu...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le tout est très entraînant, très rapide, précipité même. Croyez-moi, vous ne resterez pas assis longtemps au pied de votre arbre, pas le temps de prendre froid aux fesses que le spectacle sera fini.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est une comédie, mais le terme ne rend pas justice au côté... baroque? loufoque? du texte!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'argument qui tue pour faire entendre raison à une jeune fille entichée d'un autre homme que celui que son père lui destine.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot; - Démétrius est un parfait gentilhomme.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;[La fille qui défend son bifteck]. - Et Lysandre aussi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;-Oui, parfait en lui-même. Mais, sous ce rapport, comme il n'a pas l'agrément de votre père, l'autre doit être regardé comme le plus parfait.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une pièce que je veux absolument VOIR un jour!&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Audrey Natalizi</name>
            <uri>http://www.mesillusionscomiques.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>”As you like it” de Shakespeare, mis en scène par Cendre Chassanne</title>
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        <updated>2011-11-03T10:16:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-03T10:16:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp; &quot;Et chacun, le temps qu'il est en scène,    joue de nombreux rôles...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.mesillusionscomiques.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: x-large; color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&quot;Et chacun, le temps qu'il est en scène, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large; color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;joue de nombreux rôles &lt;br /&gt;dans la pièce aux 7 actes&quot;&lt;/span&gt;&lt;img id=&quot;media-3271794&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/01/02/1616305012.jpg&quot; alt=&quot;p_11101901_RdL_636.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: andale mono,times;&quot;&gt;Photos : Christophe Raynaud de Lage&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Comme souvent chez Shakespeare, il est question dans cette pièce de fratrie. &lt;em&gt;As you like it &lt;/em&gt;(ou &lt;em&gt;Comme il vous plaira&lt;/em&gt; en français) est une histoire un peu compliquée : deux frères qui se déchirent ;&amp;nbsp;deux ducs, frères aussi, en guerre&amp;nbsp;et leurs filles respectives, deux cousines proches comme des soeurs ... Pour fuir son ainé Olivier, Orlando part se réfugier dans la forêt où vit le duc déchu et où trouvent aussi refuge les deux cousines qui ne veulent pas se séparer. Et dans cette forêt, où ce ne sont pas les fées qui règnent mais une bande de bannis, se tissent plusieurs histoires d'amour dont la principale entre Orlando et Rosalynde, fille du duc déchu. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;C'est une mise-en-scène dépouillée que nous propose &lt;strong&gt;Cendre Chassanne&lt;/strong&gt;. Un plateau assez vide, des comédiens qui arrivent en tenues de ville et revêtent leurs costumes devant nous. Costumes&amp;nbsp;assez sommaires&amp;nbsp;:&amp;nbsp;presque des frippes pour certains&amp;nbsp;personnages. Les renégats de la forêt deviennent ainsi des hippies et la pièce une ode à la nature et à la liberté. Une ambiance peace and love renforcée par des chansons pop : pas moins de sept&amp;nbsp;morceaux en anglais émaillent le récit, des morceaux assez agréables à l'oreille que l'on doit au compositeur &lt;strong&gt;Roudoudou&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3273562&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/02/00/4109629082.jpg&quot; alt=&quot;as you like it, cendre chassagne, shakespeare, pascal collin&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Comme cela devient une pratique assez courante en ce moment, il s'agit là d'une nouvelle traduction de l'oeuvre (signée &lt;strong&gt;Pascal Collin&lt;/strong&gt;). Et là encore, on a opté pour des mots plus crus que dans la traduction&amp;nbsp;classique.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;L'intrigue est plaisante mais &lt;em&gt;As you like it&lt;/em&gt; reste une histoire assez difficile à suivre. La faute&amp;nbsp;aux nombreuses intrigues et histoires d'amour secondaires qui&amp;nbsp;se juxtaposent, comme souvent chez Shakespeare. Dans cette mise en scène, les acteurs jouent, de plus, plusieurs rôles et l'on peut facilement se perdre en route. Un spectacle assez agréable, donc, même si l'on ne reste pas scotché dans son fauteuil deux heures trente durant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;em&gt;As you like it&lt;/em&gt; de Shakespeare (traduction de Pascal Collin), mis en scène de Cendre Chassagne. Avec Nathalie Bitan, Xavier Czapla,&amp;nbsp; Agnès Fabre, Isabelle Fournier, Jean-Baptiste Gillet, Carole Guittat, Daniel Kenigsberg, Philippe Saunier, Stéphane Szestak. Le 4 novembre 2011 au Théâtre J. Arp de Clamart (92), le 7 janvier 2012 à l'Espace M. Carmé St-Michel-sur-Orge (91), le 19 janvier 2012 au &amp;nbsp;Nouveau Relax Théâtre de Chaumont (52), les 25 et 26 janvier 2012 au&amp;nbsp;CDBM Le Perreux / Marne (94), le 6 mars 2012 salle Jacques Brel à Gonesse (95) et le 9 mars 2012 au Centre Culturel de Chevilly-Larue (94)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le Tartuffe Benoît XVI</title>
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        <updated>2011-10-26T02:58:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-26T02:58:00+02:00</published>
        <summary> En préambule de cette note, je dissuade d'accorder un quelconque crédit au...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En préambule de cette note, je dissuade d'accorder un quelconque crédit au groupuscule de Jacques de Guillebon et Olivier François, baptisé &quot;anarchriste&quot;, qui se réunira bientôt dans un quartier chic de la capitale, sans doute pour signifier le périmètre de sécurité duquel la brigade mondaine de Benoît XVI ne sortira jamais (maman ne le permettrait pas).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'anarchisme de Jésus-Christ heurte d'abord le clergé juif et le pouvoir judiciaire romain. Je ne vois pas quelle sorte de police ces lascars &quot;anarchristes&quot; pourraient heurter, pas même leur police d'assurance. Comptent-ils flanquer en l'air les tréteaux du bazar de la charité chrétienne, ou le &lt;em&gt;&quot;tour operator&quot;&lt;/em&gt; lucratif des paroisses parisiennes ? Saccager &lt;em&gt;&quot;La Procure&quot; &lt;/em&gt;ou molester tous les curés de France et de Navarre qui n'attendent qu'une invitation de Canal+ ou de France 2 pour se maquiller ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il semble que les &quot;anarchristes&quot; se donnent plutôt pour but de repeindre l'enseigne défraîchie de la boutique catholique. Olivier François ne se cache même pas de collaborer au &lt;em&gt;&quot;Spectacle du Monde&quot;, &lt;/em&gt;gazette-danseuse de l'armurier Dassault, des fameuses familles qui ont refait la France (aux petits oignons). Et Fillon c'est Jeanne d'Arc tant qu'on y est.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Grâce à Shakespeare, authentique chrétien anarchiste, on ne peut plus méconnaître l'origine incestueuse de la connerie. L'inceste explique pourquoi les petits mickeys J. de Guillebon et O. François ne parlent des choses les plus triviales qu'avec style, comme si elles étaient des vases sacrés. Shakespeare piétine méticuleusement toutes ces idoles païennes, hâtivement blanchies à la chaux chrétienne, rend à Satan les instruments de la musique chrétienne.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;+ Redisons-le : de tous les pores de la démocratie-chrétienne transpire l'idolâtrie ; regardez KTO pendant une heure, puis fermez la télé, puis ouvrez le Nouveau-Testament et vous verrez la différence. Les USA dissimulent sous ce masque indécent le régime pharaonique le plus sournois et macabre, dont les arcanes juridiques et monétaires sont un occultisme si puissant qu'il échappe à ses manipulateurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or, que font le pape, ses caniches ? Au lieu de saisir-là une occasion de se racheter des relations diplomatiques entretenues avec l'Allemagne nazie ; au lieu de se repentir en bêlant de crimes qu'ils n'ont pas commis eux-mêmes, mais une vague mère putative ? Ils multiplient les courbettes diplomatiques en direction des Etats-Unis. Pire encore, ils confortent l'idéologie totalitaire de la &quot;démocratie chrétienne&quot;, forgerie la plus démoniaque de tous les temps, unique raison du satanisme affiché aujourd'hui par le folklore yankee bas-de-gamme mais sincère ; plus sincère que les fonds de pension baptisés &lt;em&gt;&quot;Vierge Marie, mère de dieu&quot;&lt;/em&gt;, fais-nous des petits.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce stratagème de la démocratie-chrétienne, Karl Marx a démontré que son pouvoir de suggestion surpasse le truc grossier qui consiste à faire passer le monarque pour un élu de dieu aux yeux des cul-terreux. On ne voit pas pourquoi le Christ serait démocrate, puisqu'il est anarchiste, et que la démocratie n'est qu'une invention de démagogue indécent. Merci aux démagogues de ne pas prendre l'étiquette chrétienne et cracher ainsi au visage du Christ.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;+&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Plutôt que d'énumérer les cinquante preuves de malice du clergé catholique romain, dont la bêtise a pour effet commode de servir de repoussoir à la propagande républicaine, j'aime mieux causer positivement de Léon Bloy, calomniateur anarchiste du clergé au siècle dernier, au nom du Christ.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- D'abord pour dire que la sincérité de Bloy, à défaut d'une vision parfaitement logique, tient à ce que Bloy est autodidacte, de l'espèce bien française, persuadée au moins depuis Rabelais que l'université est le dernier lieu après le sanhédrin où on peut s'attendre à voir souffler l'esprit, le vrai, non les formules géométriques ou partisanes (plutôt que d'accuser la franc-maçonnerie, ou de voir des complots maçonniques partout, il vaut mieux comprendre que c'est parce qu'elle est une formule méthodique efficace que le nombre d'or maçonnerique s'impose dans tous les systèmes, sans plan secret,&amp;nbsp;à commencer par l'université, dont la&amp;nbsp;fonction est organisatrice. Il n'y a rien de plus naturel que d'être franc-maçon.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bien qu'elle a pu être dirigée contre l'Eglise romaine, la franc-maçonnerie a préalablement été imposée aux populations occidentales par l'Eglise romaine. En définitive, rien n'est moins maçonnique que le secret des loges, qui attire inutilement l'attention sur l'ombre solaire, et rappelle que la morale est toujours, essentiellement, un complot, petit couple ou gigantesque organisation infernale de la démocratie-chrétienne, qui n'a pas besoin de se cacher.)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Disons maintenant ce qui limite la vision de Bloy, et qui l'empêche d'être de plain-pied dans l'apocalypse. Très proche de Dante, que le dégoût des malversations romaines incite à se figurer l'Eglise comme une jeune femme pure, Béatrice, inspirée de l'apocalypse où elle est représentée ainsi, avant d'être une prostituée, Bloy, aussi déterminé contre une institution dont la laideur lui paraît aussi intense, fait le rêve d'une Eglise médiévale sainte. A l'Eve future de l'Alighieri, dans un temps où la réforme de l'Eglise paraît illusoire, Bloy substitue la légende dorée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bloy a la vision juste que l'histoire est la science qui peut le mieux servir à relever les jupes de la civilisation, pour montrer le cancer qui la ronge ; mais il tombe dans les filets de Joseph de Maistre, il ne le reconnaîtra que trop tard. De Maistre qui se moque de l'histoire, puisque son propos est au contraire de lustrer le sceptre du pouvoir à la peau de chamois, peu importe dans quel bois le bâton est taillé.&amp;nbsp;De Maistre, qui serait en quelque sorte l'ancêtre des démocrates-chrétiens lécheurs de cul, si la démocratie-chrétienne n'était pas une grosse baleine en voie de disparition, et ses cornacs des lutins dans le genre de Bayrou ou Sarkozy, vu que De Maistre en pince plutôt pour les grands dictateurs sanglants.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Soundandfury</name>
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        </author>
        <title>Suivi Read-a-thon</title>
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        <id>tag:talememore.hautetfort.com,2011-10-20:3834347</id>
        <updated>2011-10-20T23:08:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-20T23:08:00+02:00</published>
        <summary>   READ-A-THON 2011       Départ samedi 10 h&amp;nbsp; -&amp;nbsp; Fin dimanche 10h...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://talememore.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;READ-A-THON 2011&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Départ samedi 10 h&amp;nbsp; -&amp;nbsp; Fin dimanche 10h&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;table style=&quot;width: 650px; height: 461px;&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;tbody&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;img id=&quot;media-3253879&quot; style=&quot;margin: 0.2em auto 0.7em; display: block;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/00/00/3734051692.jpg&quot; alt=&quot;peter_pan.jpg&quot; /&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253882&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/00/01/3650227839.jpg&quot; alt=&quot;autant_emporte_vent.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253884&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/00/01/3035366041.jpg&quot; alt=&quot;songe_nuit_ete.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253892&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/02/00/869969386.jpg&quot; alt=&quot;cercle_fleche.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;FINI 252 / 252 pages&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;178 / 1171 pages&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;FINI - 72 / 72 pages &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;0 / 561 pages&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253888&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/02/00/4014544798.jpg&quot; alt=&quot;journal_chat_assassin.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253893&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/02/00/1021186570.jpg&quot; alt=&quot;fleurs_algernon.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253906&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/01/01/2666009712.jpg&quot; alt=&quot;xxxholics_17.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253907&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/00/02/481854369.jpg&quot; alt=&quot;xxxholics_18.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993366;&quot;&gt;FINI 78 / 78 pages&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;353 / 452 pages&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;FINI 180 /180 pages&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;FINI 172 / 172&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253913&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/01/01/635799705.jpg&quot; alt=&quot;lillian_hellman_children_s_hour.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253923&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/02/01/1848098545.jpg&quot; alt=&quot;maison_sommeil_coe.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253930&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/01/01/2164824068.jpg&quot; alt=&quot;chien_jaune_amis.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3256574&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/01/00/3508793980.jpg&quot; alt=&quot;read a thon,liste des invités,mitchell,barrie,shakespeare,coe,ness,keys,hellman,clamp,amis,fine,read-a-thon&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;tr&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;FINI 90/ 90 pages&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;0 / 464 pages&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;0 / 498 pages&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;0/ 61&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;&lt;/tbody&gt;&lt;/table&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;TOTAL pages lues: 1375&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Livres terminés :&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 6 /12&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1 ere LECTURE tournante (3 fois 20mn) :&amp;nbsp; Autant en emporte le vent / Peter Pan / Le songe d'une nuit d'été.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;2e: &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; Autant en emporte le vent / Peter Pan / Another part of the forest (vo)&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;3e : Antant en emporte le vent/ Another part ogf the forest / Des fleurs pour Algernon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;4e :&amp;nbsp; XXX 17 et 18 et Journal d'un chat...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;5e: Retour à Algernon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080; text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les liens pour suivre les copains / copines:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://www.bleue-et-violette.fr/&quot;&gt;Liz&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;http://book-me-tiboux.blogspot.com/2011/10/article-suivi-24-hour-read-thon.html&quot;&gt;Tiboux&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;http://xx-au-fil-des-pages-xx.over-blog.com/article-rat-octobre-2011-top-depart-86982348.html&quot;&gt;Audrey&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;http://paradisdulivre.canalblog.com/archives/2011/10/21/22261144.html&quot;&gt;Basset&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;http://bookablok.blogspot.com/2011/10/cest-le-grand-jour.html&quot;&gt;Everbook&lt;/a&gt; - &lt;a href=&quot;http://morgouille.wordpress.com/2011/10/22/read-a-thon-le-suivi-lecture/&quot;&gt;Morgouille&lt;/a&gt; -&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline; color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;P'tits mots de Sound en cours d'épreuve...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avant le départ: La P.A.L est déjà prête depuis 2 jours. Pile de marque-pages ok. Papier et crayons ok. Livres triple ok.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Demain (vendredi) faire les courses en speed avant de sortir fêter avec Amour notre quatrième anniversaire de rencontre. Je vais être dans un chouette état, moi, samedi matin :)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;10h:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Top départ et le blog est.... en panne... Heureusement que les livres sont là, en chair et en os. :)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;12h :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Autant en emporte le vent n'avance pas (50 pages à midi) mais les 3 lectures sont agréables. Je suis surprise par Peter Pan, je ne m'attendait à quelque chose d'aussi... ironique. Je suis satisfaite de mon choix pour l'instant.&amp;nbsp; Pause déjeuner!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;13h:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Premier changement, j'ai terminé &lt;em&gt;Le songe d'une nuit d'été&lt;/em&gt;. Je remplace cette pièce par une autre, en anglais cette fois. (et je sors le dico ...)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;15h:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Le temps passe vite. J'ai encore faim...&lt;br /&gt;Je pense que je vais sortir faire un petit tour et profiter du soleil. Avec un livre, bien entendu!!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;16h pile:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; De retour de promenade. J'ai lu 20 pages d'Autant... ça se confirme, 20 pages à l'heure... Je vais devoir prolonger mon enprunt à la médiathèque... Je me prépare une grosse assiette de tomates concombre et vinaigre puis je reprends la lecture tournante.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;19h40: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;J'ai terminé Peter Pan. En un mot: effrayant. Je le remplace à présent par Des fleurs pour Algernon.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;22h :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; La télé tourne, alors j'ai abandonné pour l'instant les autres livres et me suis fixée sur Des fleurs pour Algernon.&amp;nbsp; Premiers signes de fatigue. J'ai fait le plein de jus de fruits.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1h30: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Je suis déjà morte de sommeil... Rien à la télé, mais je sens que si je l'éteins, je suis foutue! Je ne respecte plus avec autant de soin les horaires pour faire tourner les livres. Et je sens qu'il ne sera bientôt plus question de lire en anglais, d'autant que la pièce n'a rien pour me séduire. &lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;4h20: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;3e livre terminé, celui en anglais. Je laisse Scarlett à ses lamentations et je vais me plonger dans les manga. J'ai un tout petit peu moins sommeil. S'il ne faisait pas si froid, je m'aventurerais même dans la cuisine pour me faire un thé. Est-ce que le plus dur est passé?&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Mes jolies piles de livres bien ordonnées ne sont plus qu'un ancien souvenir... Sans compter ceux qui se sont jetés du haut du dossier du canapé dans un grand &quot;boum&quot; à réveiller toute la maison...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;10h:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; Fin!! Ouf! Je suis là, mais peu après 7h, je me suis écroulée pour ne me réveiller que 2h plus tard. Résultat, je n'ai pas fini des Fleurs pour Algernon. Je vais finir maintenant, ça compensera ma petite sieste.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bravo à tous les participants!&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>nauher</name>
            <uri>http://off-shore.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Jackson Pollock, de bruit et de fureur...</title>
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        <updated>2011-10-19T07:37:58+02:00</updated>
        <published>2011-10-19T07:37:58+02:00</published>
        <summary>      Jackson Pollock,  Number 1 , 1950   Ce que  Rothko  vous donne,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://off-shore.hautetfort.com/">
          &lt;center&gt;&lt;/center&gt;&lt;center&gt;&lt;/center&gt;&lt;center&gt;&lt;img src=&quot;http://www.terraingallery.org/Pollock-Number-One-1948.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;583&quot; height=&quot;395&quot; vspace=&quot;20&quot; /&gt;Jackson Pollock, &lt;em&gt;Number 1&lt;/em&gt;, 1950&lt;/center&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Ce que &lt;a href=&quot;http://off-shore.hautetfort.com/archive/2011/03/12/mark-rothko-au-retranchement.html&quot;&gt;Rothko&lt;/a&gt; vous donne, d'ouverture, angoissée peut-être, parce que ses tableaux ont à voir avec la question de la port&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;e&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;, du possible mystère des grandes étendues, chez lui peintes, mais qui sait, ailleurs, promesses d'air libre, Pollock, lui, vous en prive. Ce n'est pas la prison, le labyrinthe, quoique cela y ressemble. La peinture, le &lt;em&gt;dripping&lt;/em&gt;, a bien une parentèle avec le désir d'interdire le cheminement. Nous ne sommes pas au pied du mur, lequel pourrait toujours se franchir (et nous affranchir de notre incertitude à vaincre les obstacles : le mur sert aussi à cela, à ce qu'on en vienne à bout...) ; nous ne sommes pas exactement dans le buisson ardent d'où sortirait une &lt;em&gt;certaine&lt;/em&gt; vérité, mais&lt;em&gt; au grillage, au barbelé. Au barbelé, &lt;/em&gt;comme on dit : &lt;em&gt;au front&lt;/em&gt;, dans l'épineuse proximité du désordre qui vous empêche et d'avancer, c'est clair (!), et de reculer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Parce qu'il y a bien plus qu'un fouillis agressif qui se dresse devant l'œil du spectateur, ne lui laissant pas la possibilité de trouver le bout par où commencer, ni la sortie, ni la fin. La terreur de Pollock vient d'un surgissement, du geste magistral qu'il accomplissait lorsqu'au-dessus de sa toile il faisait tomber les arabesques de peinture et les fils de ce qui existaient d'abord dans l'espace, dans le sien, dans le &lt;em&gt;réel&lt;/em&gt; ( et nous avons quelques photos qui le montrent à l'œuvre). Malgré la planéité de la surface (et sur ce point, Greenberg avait raison), Pollock se débat à redonner de la dimension à la peinture et il le fait à rebours de tout ce que nous avait donner à voir cet art depuis le règne de la perspective. C'est un peu le retournement de Brunelleschi, cette histoire. Alors que nous tombons sous le charme du point de fuite, que nous nous ouvrons vers l'infini, dans un mélange d'appréhension et d'enthousiasme, le peintre américain sature son œuvre de directions chevauchantes, contradictoires, incertaines. Ce sont là ses barbelés. Des barbelés si denses, si ancrés dans la profondeur indicible de leur origine&amp;nbsp; qu'ils forment un mouvement à peine sensible vers nous. Regarder une toile filante de Pollock, c'est sentir un élémentaire arachnéen en progression vers notre œil immobile. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;On pourrait penser à une mer s'il n'y avait ces interstices infimes de la toile que la peinture n'a pas saturée. Celle-ci a laissé vivre le support. Ou, plutôt, le laisse encore apparaître, comme le résidu digéré en grande partie, dans une opération corrosive (les fils de Pollock ont à voir avec les effets des sucs gastriques...), comme le reste d'une désagrégation du territoire. Et ce qui a été gagné n'est qu'un avant-goût de ce que le tableau projette, par la technique même de l'artiste. Nous sommes face à la toile qui poursuit sa marche, sa conquête de l'espace. Nous sommes face à elle et habité d'une remarquable envie de faire un pas en arrière, de trouver un peu d'air, parce que le&lt;em&gt; monstre&lt;/em&gt; peint, sans tête, sans corps identifiable est semblable à la forêt en marche contre Macbeth. Nous la voyons, nous aussi, mais sidéré, nous restons coi et prêt à nous faire avaler, et détruire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;L'expérience de la peinture pollockienne est moins celle de la matière que celle de l'espace emprisonné dans l'illusion d'une liberté possible. Dans le monde de réseaux qui est désormais le nôtre, elle acquiert une autre dimension. &lt;em&gt;Nous nous y voyons&lt;/em&gt;. L'artiste ne l'a pas pensée ainsi mais elle devient la métaphore troublante d'un univers sans équilibre et dévorant. Moins tragique que Rothko, peut-être, mais autrement plus visionnaire...&lt;/span&gt;&lt;strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le Diable dans l'Eglise</title>
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        <id>tag:lapinos.hautetfort.com,2011-10-06:3809776</id>
        <updated>2011-10-06T00:24:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-06T00:24:00+02:00</published>
        <summary> Depuis quelques années je m'escrime à tenter de convaincre plusieurs...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Depuis quelques années je m'escrime à tenter de convaincre plusieurs blogueurs &quot;chrétiens-libéraux&quot; de renoncer à mêler le christianisme à la défense d'intérêts moraux nécessairement particuliers. En vain. La plupart de ces blogueurs pratiquent d'ailleurs une censure stricte.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Contraire à l'enseignement de saint Paul, la tactique démocrate-chrétienne consiste à se référer à l'Ancien Testament des juifs pour pallier les lacunes du christianisme dans le domaine de la morale, faisant comme si ces lacunes n'étaient pas intentionnelles. L'amour dont parle le Christ n'est pas moral, il n'a aucune utilité sociale. Le christianisme est même une incitation à faire ce qui n'est pas moral, à renverser l'ordre habituel des préoccupations humaines, invaincu par le décalogue. Ce dernier n'est même pas &quot;moral&quot; au sens commun de la morale païenne ou naturelle ; il l'est moins que le droit de vie et de mort de parents sur leurs enfants, ou d'un Etat sur les citoyens qui le composent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Qu'il soit intentionnel ou le fruit de l'ignorance, le mélange du christianisme avec la philosophie morale païenne est impossible. Il est stupéfiant de constater que celui qui a le mieux dénoncé cette imposture cléricale, Francis Bacon Verulam, fasse l'objet d'attaques de la part du pape, c'est-à-dire du chef d'une Eglise dont les moeurs scandalisent l'opinion publique. La religion de Platon est incompatible avec le christianisme, dit Bacon, sachant mieux que Thomas d'Aquin la part du pythagorisme chez Platon. C'est au contraire la science des païens qui ne heurte pas le christianisme, quand cette science est exacte (il faut rappeler que Bacon est l'adversaire le plus farouche de Galilée, dont l'archaïsme va jusqu'à défendre la théorie du purgatoire plusieurs siècles après Dante, et qui a introduit après Copernic (le &quot;Polonius&quot; de Hamlet), l'anthropologie dans le christianisme et la science.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les adversaires de l'Eglise romaine qui l'accusent aujourd'hui de n'être qu'une secte satanique d'&quot;illuminatis&quot; doivent savoir que la science de Copernic et Galilée, est une des principales sources de la prétendue &quot;science anthropologique&quot;, qui revient à une psychologie du cosmos.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;+&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mon combat contre le clergé démocrate-chrétien avait commencé avant que n'éclatent à répétition scandales et histoires de moeurs abominables dans le clergé romain. Ils sont un avertissement, un signal de plus que la raison morale est antichrétienne. L'Eglise romaine, même si elle est prise comme caricature, n'est d'ailleurs pas le seul lieu aujourd'hui où le discours moral puritain voisine avec la prostitution et la pornographie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S'il y a encore au sein de l'Eglise romaine des personnes éveillées, possédant assez de courage et d'énergie pour donner à leur vie un sens véritablement spirituel et non seulement moral (la morale est la loi des imbéciles), ces scandales doivent les piquer au vif. Si l'Eglise romaine, qui s'est vidée de ses savants, théologiens, historiens ou même artistes, dans le domaine moral où elle s'est bizaremment repliée, n'a même pas un comportement conforme aux bonnes moeurs qu'elle prône... à quel jeu joue-t-elle ? où entraîne-t-elle ses militants ? ne répète-t-elle pas le pharisaïsme et ses offrandes inutiles à Dieu ? qui sert-elle vraiment ? Les enfants de Hamelin suivent-ils le diable, sachant qu'il est le diable ? Non, ils le suivent parce qu'il joue une musique entraînante et douce à leurs oreilles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Lire Shakespeare</title>
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        <updated>2011-10-02T23:12:49+02:00</updated>
        <published>2011-10-02T23:12:49+02:00</published>
        <summary> Lisez Shakespeare tant que vous pouvez. Les capacités de rétractation du...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lisez Shakespeare tant que vous pouvez. Les capacités de rétractation du temps sont aussi spectaculaires que son pouvoir de dilatation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourquoi ne pas commencer par &lt;em&gt;&quot;La XIIe Nuit.&quot;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Quelques conseils de lecture. Gare aux notes rédigées par des universitaires ! Pour une raison très simple : Shakespeare les déteste au moins autant que Rabelais. Les intellectuels, dont le nombre croît à mesure de l'obscurantisme, ont d'ailleurs essayé à une ou deux reprises de faire disparaître carrément l'antithéâtre de Shakespeare pour le remplacer par le cinéma de Racine.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Considérez ensuite que le mot célèbre de Samuel Johnson (&lt;em&gt;&quot;Bûcher des Vanités&quot;&lt;/em&gt;) : &lt;em&gt;&quot;Ce ne peut être que le diable qui a inventé le libéralisme.&quot;, &lt;/em&gt;découle d'une lecture attentive de Shakespeare par Johnson. Les commentaires d'intellectuels libéraux sont donc à prendre avec des pincettes. Quand l'un de cette bande de fantômes qui dansent avec la mort (R. Girard), écrit : &lt;em&gt;&quot;Shakespeare n'est pas un auteur apocalyptique.&quot;, &lt;/em&gt;vous pouvez aussitôt déduire que Shakespeare doit probablement être ce que Girard dit qu'il n'est pas. Et vous ne tardez pas à avoir la confirmation à chaque nouveau chapitre que vous lisez que Shakespeare est un auteur apocalyptique. L'université moderne est méticuleuse au point d'émonder les oeuvres comme s'il s'agissait d'arbres fruitiers, pour les faire coïncider avec les préjugés du moment. Que penser d'universitaires, d'ailleurs, qui pour commenter un tragédien chrétien, se renseignent à peine sur le christianisme, ignorant que l'apocalypse est le seul sujet possible pour un artiste chrétien.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Laissez tomber l'amateur d'opéra et de code civil Stendhal, et son idée d'un Shakespeare &quot;romantique&quot;. C'est une des choses les plus claires dans l'oeuvre de Shakespeare qu'il n'écrit pas plus pour les jeunes filles romantiques que Cervantès ou Homère. Shakespeare, italo-boche ? Du crâne de l'imbécile Ajax, dit Shakespeare, si on le lui fendait il sortirait de la musique. La musique est pour Shakespeare un art d'aristocrates fainéants ou de soldats.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- La bonne méthode pour comprendre Shakespeare, c'est celle que Francis Bacon applique à l'imaginaire fabuleux des Anciens, où la connaissance des symboles est utiles, tandis que la psychologie ne sert à rien. L'art de Shakespeare est plus proche des contes pour enfants, surtout quand ils ont un double sens apocalyptique comme &quot;Blanche-Neige&quot;, que du drame bourgeois façon Flaubert ou Stendhal. Il y a entre Hamlet et sa mère un rapport similaire à celui qui est entre Dante Alighieri et Béatrice, que seul le béotien moderne cherchera à élucider sous le rapport psychologique.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Audrey Natalizi</name>
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        <title>”Roméo et Juliette” revu par Olivier Py à l'Odéon - Théâtre de l'Europe</title>
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        <updated>2011-09-22T16:08:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-22T16:08:00+02:00</published>
        <summary>  &quot;Amère réalité    d'une image divine&quot;    Cela faisait un petit moment que...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: x-large; color: #ff0000;&quot;&gt;&quot;Amère réalité &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: x-large; color: #ff0000;&quot;&gt;d'une image divine&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Cela faisait un petit moment que l'on n'avait pas parlé d'Olivier Py pour ses mises en scène : le directeur de l'Odéon - Théâtre de l'Europe a surtout fait l'actualité ces derniers temps pour &lt;a href=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/archive/2011/04/14/frederic-mitterrand-sur-france-inter-a-propos-olivier-py.html&quot;&gt;le non-renouvellement de son mandat à la tête de cette institution&lt;/a&gt;. On se rappelle que le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand avait nommé son successeur alors même qu'il restait encore une année à faire à Olivier Py. On se rappelle aussi les protestations que cela avait soulevé et comment s'était conclu l'affaire: Olivier Py dirigera le Festival d'Avignon à partir de la saison 2014.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3210041&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/media/01/01/4218270363.jpg&quot; alt=&quot;romeo et juliette,odéon,olivier py,shakespeare,camille cobbi,matthieu dessertine,quentin faure&quot; /&gt;Mais pour l'instant, le metteur en scène est encore à l'Odéon et il nous propose, en cette rentrée&lt;strong&gt; SA&lt;/strong&gt; version de &lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt; de Shakespeare. Et si&amp;nbsp; j'emploie les majuscules, c'est parce qu'il ne s'agit pas seulement de revoir cette pièce par la mise-en-scène : Olivier Py a également retraduit le texte. Une traduction dans une langue beaucoup plus quotidienne et contemporaine (la &lt;em&gt;rose sous un autre nom&lt;/em&gt;, dans la scène du balcon, n'embaume plus comme chez François-Victor Hugo : chez Py, le verbe &quot;sentir&quot; suffit !) et surtout, beaucoup plus crue que la traduction classique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;On passe de la blague de corps de garde à la philosophie la plus subtile. Shakespeare s’adresse à tous les niveaux de la société : au parterre, qui doit rire à ses blagues de cul, comme à la reine, qui n’est peut-être pas la dernière à s’esclaffer&quot;&lt;/em&gt; expliquait le metteur en scène à nos confrères du JDD, dimanche dernier, &lt;em&gt;&quot;ça m’a toujours embêté de voir 'fils de pute' traduit par 'faquin'”&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Et c'est le point positif de cette version du grand classique anglais. Pour le reste : je suis plus que réservée ! Les jeux de mots shakespeariens, une fois traduits, sont suffisamment explicites : pas besoin de mimer une copulation pour que l'on comprenne, on n'est pas neuneux !!!! Cela vire souvent au grotesque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Côté scénographie : des néons en fond de scène et la salle qui reste à demi-allumée pendant la représentation -&amp;nbsp; pas top non plus (limite génant au second balcon où j'étais) - et un décor minimaliste, composé seulement de&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt; quelques estrades à roulettes. Bof, bof, bof !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Mais bon, il est vrai, j'ai la pruderie et les goûts d'une dame de 80 ans, I know ! Mais je suis aussi une incorrigible optimiste qui voit toujours des trucs biens même quand je n'aime pas quelque chose. Ici, c'est dans la distribution qu'on les trouve. De la jeunesse sur scène : Camille Cobbi (Juliette), Mathieu Dessertine (Roméo) et Quentin Faure (Tybalt et Lady Capulet) sont tous trois sortis du conservatoire il y a peu. Et ils assurent, surtout la demoiselle. Heureusement que Juliette était là pour sauver la soirée !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Roméo et Juliette&lt;/em&gt; de Shakespeare, traduction et mise en scène OlivierPy. Avec Olivier Balazuc, Camille Cobbi, Matthieu Dessertine, Quentin Faure, Philippe Girard, Frédéric Giroutru, Mireille Herbstmeyer, Benjamin Lavernhe, Barthélémy Meridjen, Jérôme Quéron, David Broutté, Fabrice Charles, Gilles Hollande, Vincent Val. Musique au piano interprétée sur scène par Jérôme Quéron. &lt;a href=&quot;http://www.theatre-odeon.fr/fr/la_saison/les_spectacles_2011_12/accueil-f-374-0.htm&quot;&gt;Odéon Théâtre de l’Europe&lt;/a&gt;, du 21 septembre au 29 octobre 2011. En tournée ensuite. Réservations : 01.44.85.40.40. Le texte est publié aux éditions Actes Sud – Papiers.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Oisif</name>
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        <title>Saint Roland</title>
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        <updated>2011-09-15T17:01:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-15T17:01:00+02:00</published>
        <summary>  &quot; Celui qui meurt cette année en est quitte pour l'an prochain.&quot;    William...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot; Celui qui meurt cette année en est quitte pour l'an prochain.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt; William Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://chambre607.hautetfort.com/media/00/00/2381656346.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3203524&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://chambre607.hautetfort.com/media/00/00/1249464512.jpg&quot; alt=&quot;shakespeare&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Audrey Natalizi</name>
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        <title>”Le Songe d'une nuit d'été” : la vidéo</title>
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        <updated>2011-09-12T21:39:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-12T21:39:00+02:00</published>
        <summary>  Waouw ! 190 visites après la mise en ligne du billet d'hier.    Du coup,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Waouw ! 190 visites après la mise en ligne du billet d'hier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Du coup, vous avez bien mérité un petit bonus concernant &lt;a href=&quot;http://www.mesillusionscomiques.com/archive/2011/09/11/le-songe-d-une-nuit-d-ete-melanie-doutey-lorant-deutsch.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Songe d'une nuit d'été&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;... car je ne vous ai pas tout dit : quelques jours avant la première, j'ai filmé une répétition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier; font-size: medium;&quot;&gt;Voici donc la vidéo de ce reportage diffusé sur France 3 Ile-de-France suivi d'une interview en duplex de Lorànt Deutsch:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;500&quot; height=&quot;366&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://api.dmcloud.net/player/embed/4e709e80f325e11e5f000025/4ea28de894a6f6461a00170c/c8456a7dbafd4e0991549604a5007f4f&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Shakespeare vs Etats-Unis</title>
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        <updated>2011-09-12T12:13:43+02:00</updated>
        <published>2011-09-12T12:13:43+02:00</published>
        <summary> Barack Obama citant Shakespeare, c'est un truc aussi bizarre que Jean-Pierre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Barack Obama citant Shakespeare, c'est un truc aussi bizarre que Jean-Pierre Raffarin récitant le chapelet après un voyage d'affaire en Chine pour y fourguer du matériel français à la junte militaire qui dirige ce pays (en toute discrétion pour ne pas froisser un électorat dont c'est peu dire qu'il se voile la face à 100 %).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je veux bien que les peuples heureux ou qui désirent l'être soient hostiles à l'histoire, mais dans ce cas leurs dirigeants feraient mieux de citer Marcel Proust ou Walt Disney plutôt que Shakespeare (bien que certains contes pour enfants interprétés par Disney ont un sens apocalyptique, à l'instar des pièces de Shakespeare*).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vu que Shakespeare maîtrise le symbolisme comme peu de peintres, on peut douter qu'il aurait vu dans ces épis de maïs géants dressés vers le ciel, traduisant la &quot;culture de vie&quot;, les symboles d'une nation chrétienne. On imagine d'ici ses plaisanteries salaces, dirigées contre ce type d'objets de culte et de dévotion. Plaisanteries qu'on ne comprend pas si on les croit gratuites, puisque Shakespeare entend par là souligner la trivialité de rituels et de formes d'art dont le sens est bien plus anthropologique que théologique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est plutôt la comparaison du chef des Etats-Unis avec un pharaon qui serait venue à l'esprit de Shakespeare, d'autant plus que le mélange d'architecture et de mathématiques qui forme la base de la religion des Etats-Unis n'est pas un complot ou un secret. L'oeuvre de Shakespeare contient déjà la satire la plus poussée du moyen âge et de son architecture sociale indue.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Shakespeare souligne en outre dans plusieurs pièces le tempérament incestueux ou oedipien des rois et princes de son temps ; la mélancolie qui en découle et la chute d'autant plus rude que les chefs d'Etat ne sont que des bêtes de scène, mues d'abord par leur instinct, et donc aveugles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or on voit que l'impérialisme a eu pour conséquence d'étendre cet instinct et cet aveuglement à des nations entières, chaque citoyen devenant une sorte de petit Oedipe tyrannique ou capricieux, &quot;identitaire&quot; gobant que la quête de ses origines l'empêchera de finir en petit tas d'engrais, et incapable de comprendre que la quête identitaire recouvre une stratégie de défense de la propriété, y compris par ceux qui ne possèdent rien.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;*Les contes mettant en scène une &quot;mauvaise reine&quot; et une &quot;bonne reine&quot; font référence à l'Apocalypse qui peint l'épouse du Christ, c'est-à-dire les chrétiens, tantôt sous un jour idéal et favorable, tantôt sous l'aspect d'une putain, donnant lieu à deux interprétations de la vision de St Jean, l'une morale (Dante Alighieri), l'autre historique (Shakespeare).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Clergymen</title>
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        <updated>2011-08-31T14:08:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-31T14:08:00+02:00</published>
        <summary> A few years ago, bad book of Johnatan Littell ('The Kindly Ones') was...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A few years ago, bad book of Johnatan Littell ('The Kindly Ones') was celebrated in France by official critics that sucks. It won the French Pulitzer prize 'Goncourt'. Due to smart advertising, this book was very well sold, though it was very heavy and expensive.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;I was very surprised to see so many people in bookstores for Christmas, buying this boring book religiously. I was thinking: &lt;em&gt;'Hey, why don't they buy the Bible to read something interesting one time in their life?'&lt;/em&gt;&amp;nbsp;I must admit there are boring chapters in the Bible, especially the clergymen's, but prophet Daniel's story is contrarily very interesting, and you cannot understand Bacon-Shakespeare's books without reading prophet Daniel.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Do not trust anybody who does tell you that Shakespeare's book are not about Revelation. Check it by yourself. In spiritual matters, always act like Hamlet in Elsinore Castle as if the danger was everywhere around you. Do not even trust your parents, your fiancée, the priests, official wisdom, mathematics, laws of the Kingdom... or just be part of the matrix.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;About Littell's book again: I doubt that a lot of people did really read it. It is well known that French men, like Italian men, do not read at all but women. And in fact, I am not interested myself in romantic literature or theater, opera either. Best books in XXth are those which are not romantic.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;And Littell was trying to make a book about History. If you know a woman who is interested in History and not Religion, a woman who broke up with her mother and does not see her everywhere, be sure that you found a very uncommon person.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Other surprise was about 'politically correct', the religion of modern landlord-who-has-no-land. Gay pride is more recent in France than in the US. Dividing People into different Consumer Parties is not very French. Not every French gay will accept that you speak to him as if he was a dick.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;But politically correct is very useful for the medias, to make people believe that politickers are interested in ethics, more than 'in the butter and the ass of the dairy-keeper with it' as we say in France.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;And there was no reaction to Littell's theory that the typical German nazi was gay. 'Gay pride' was probably in holiday at this Time. This is exactly what big Will is explaining: 'Politically correct' or 'Ethics' that was everywhere, in a second can vanish as love that you had for this girl or this guy. Because they are governed by Property and its Defence only. And for Shakespeare, Devil's manoeuvre in the Dark does consist in destroying love by the way of property.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Do understand why women mostly do hate History: because it is made for destroying every kind of landlord's religion, under the mask of 'Ethics'.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Understand why German nazis had a great 'Culture' as Littell does underline: because they had no History like USA.&lt;/p&gt;
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            <name>Soundandfury</name>
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        <title>Le roi est fou, vive le roi</title>
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        <updated>2011-07-29T18:30:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-29T18:30:00+02:00</published>
        <summary>     Macbeth , William Shakespeare     __________________________    Avis...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-3139649&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/02/01/694310707.jpg&quot; alt=&quot;macbeth, shakespeare, théâtre, litt anglaise, classique, folie, meurtre, femme fatale, hors de question de me casser la tête pour trouver des tags pour ce texte&quot; /&gt;Macbeth&lt;/em&gt;, William Shakespeare&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;__________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Avis Chrono'&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Une énorme déception. En dehors de la présence confirmée de ma citation fétiche (ce qu'il y a de bien avec les citations c'est qu'on les trouve en général là où on les attend), rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;__________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je sais, j'avais dit: stop au théâtre pour cette année. Mais j'avais aussi expliqué d'où venait mon pseudo (&lt;a href=&quot;http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/04/16/soundandfury-par-elle-meme.html&quot;&gt;sur cette page&lt;/a&gt;) et qu'il était urgent pour moi de lire Macbeth. Je ne sais même pas qu'en dire tant j'ai trouvé cette pièce pauvre au regard des autres pièces de Shakespeare et des dialogues si mordants de &lt;a href=&quot;http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/04/16/quelle-mouche-a-pique-shakespeare.html&quot;&gt;Titus Andronicus&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;J'ai regretté de ne pas avoir le texte en anglais sous la main tant certains passages m'ont semblé confus. En gros j'ai compris que:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;Cet assoiffé de Macbeth se fait rouler par une paire de sorcières (une paire de trois en fait. Un trio. Voilà, je cherchais le mot) qui lui prédisent la montée des marches du trône pour bientôt. Il accélère un peu le mouvement en assassinant le roi en place, assité en cela par sa délicieuse épouse dont l'appel&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot; Venez, venez, esprits qui assistez les pensées meurtrières. Désexez-moi ici, et, du crâne au talon, remplissez-moi toute de la plus atroce cruauté.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;met en émoi l'une de mes amies. Elle a bon goût. C'est le seul passage potable. Ensuite, il est poursuivi par des princes héritiers courroucés, par des fantômes, par ses remords, par les anglais, par une forêt mobile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Trop statique et trop peu... subtil pour moi. Ou trop subtil. Au choix. Je n'ai pas su voir ce qui fait la renommée de cette pièce. Je suis vexée, donc complexée, donc mécontente et grincheuse.Et pour le coup... brève!! Alléluia.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Heureusement, je terminai le même jour un thriller français pas trop mauvais... (à suivre dans quelques jours!)&lt;/p&gt;
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        <title>Cabaret Roméo</title>
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        <updated>2011-07-22T18:17:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-22T18:17:00+02:00</published>
        <summary> Il y a, au coeur, la scène du balcon. Juliette encablée qui se tortille...</summary>
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          &lt;p&gt;Il y a, au coeur, la scène du balcon. Juliette encablée qui se tortille d'amour, en suspension, Romeo qui en bas sort mais revient encore, pour prolonger entre eux l'instant de&amp;nbsp;cette promesse qui s'évapore. &lt;em&gt;Comment puis désirer ce que je possède&amp;nbsp;déja&lt;/em&gt;? Tout le mystère est dit, survit au risible de la passion exposée,&amp;nbsp;et à la ronde des personnages grinçants qui entourent ces amants. Ils sont&amp;nbsp;à la fois acteurs, commentateurs, manipulateurs, tentent de nous divertir en soulignant à gros rires et traits de fard, les artifices et illusions. Passion empéchée, tragique conclusion: tout est dit d'avance. N'empeche.&amp;nbsp;La naiveté, passion l'emporte,&amp;nbsp;même distraite par un désordre bouffon, perruques, morceaux de bravoure, rires et chansons, videos au gout du jour, dans une profusion toute shakespearienne. &lt;em&gt;Toute chose se transforme en son contraire, &lt;/em&gt;mais on en revient à l'essentiel. Ce couple sous la loupe&amp;nbsp;porte jusqu'au sacrifice notre soif d'absolu et de révolte, c'est, tout mis à part, d'une belle simplicité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'était&lt;strong&gt; Roméo et Juliette&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;William Shakespeare&lt;/strong&gt;, m.e.s. par&lt;strong&gt; Julien Kosellek&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp; au &lt;a href=&quot;http://www.etoiledunord-theatre.com/theatre/index.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;théatre de l'Etoile du Nord&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;mailto:unsoirouunautre@yahoo.fr&quot;&gt;Guy&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>A voir au théâtre : Lorant Deutsch et Mélanie Doutey</title>
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        <updated>2011-07-11T15:46:14+02:00</updated>
        <published>2011-07-11T15:46:14+02:00</published>
        <summary>  à reserver sans tarder, le gros moreau théâtral de la rentrée le Songe...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3116164&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://starnoweekend.hautetfort.com/media/00/01/3545533319.jpg&quot; alt=&quot;lorant deutsch, briançon, shakespeare, scene, theatre, melanie doutey, scene, porte saint martin, places,&quot; /&gt;à reserver sans tarder, le gros moreau théâtral de la rentrée le Songe d'une nuit d'été au Théâtre de la Porte Saint Martin&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nicolas Briançon a mis en scene ce classique indémodable qu'il faut avoir vu dans sa vie pour savoir que Shakespeare n'est pas un auteur rebutant et vieillot. Lorant Deutsch et mélanie Doutey devraient logiquement y briller sans difficulté&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;du 10 sept eu 31 decembre&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;Réservez vos places et retrouvez toutes les infos sur&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.portestmartin.com/&quot;&gt;http://www.portestmartin.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/ZU2bMeWsZms&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>J'ai pris mes places pour le Songe d'une nuit d'été au Théâtre de la Porte Saint -Martin</title>
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        <updated>2011-07-07T18:48:22+02:00</updated>
        <published>2011-07-07T18:48:22+02:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3111365&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://netravaillezjamais.hautetfort.com/media/02/00/3545533319.jpg&quot; alt=&quot;SNE.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt;  &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;  &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;  &lt;w:TrackMoves/&gt;  &lt;w:TrackFormatting/&gt;  &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;  &lt;w:PunctuationKerning/&gt;  &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;  &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;  &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;  &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;  &lt;w:DoNotPromoteQF/&gt;  &lt;w:LidThemeOther&gt;FR&lt;/w:LidThemeOther&gt;  &lt;w:LidThemeAsian&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeAsian&gt;  &lt;w:LidThemeComplexScript&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeComplexScript&gt;  &lt;w:Compatibility&gt; 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font-family: 'Calibri','sans-serif';&quot;&gt;Nicolas Briançon, avec une équipe 20 comédiens et danseurs menée par Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey, c'est au Théatre de la Porte Saint Martin à partir du 10 sept, juqu'à la fin de l'année !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 18pt;&quot;&gt;Réservez vos places et retrouvez toutes les infos sur&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.portestmartin.com/&quot;&gt;http://www.portestmartin.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe src=&quot;http://www.youtube.com/embed/ZU2bMeWsZms&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; width=&quot;560&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;349&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Brinie</name>
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        <title>Much Ado about Nothing au Wyndham's Theater</title>
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        <updated>2011-06-15T18:26:22+02:00</updated>
        <published>2011-06-15T18:26:22+02:00</published>
        <summary>  Après encore une autre période de creux, sans vraiment d'inspiration ni...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3080780&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://kindred-spirits.hautetfort.com/media/01/00/2509774769.jpg&quot; alt=&quot;muchposter.jpg&quot; /&gt;Après encore une autre période de creux, sans vraiment d'inspiration ni d'envie pour écrire, me revoici, fraîchement rentrée d'un week-end épique à Londres avec comme point culminant une pièce de théâtre qui m'a tellement plu que je me sens obligée de venir vous faire un compte-rendu. Comme ceux qui suivent un tant soit peu ce blog le savent, j'avais réservé des billets pour aller avoir &lt;strong&gt;Much Ado about Nothing&lt;/strong&gt; avec dans les rôles principaux nuls autres que David Tennant et Catherine Tate. Forcément, mon enthousiasme était déjà grand avant de voir la pièce, autant vous dire qu'il était triplé en sortant du théâtre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Déjà, &lt;strong&gt;Much Ado about Nothing&lt;/strong&gt; est depuis ma lecture qui remonte à l'an dernier (voir le billet&lt;a href=&quot;http://kindred-spirits.hautetfort.com/archive/2010/01/22/much-ado-about-nothing.html&quot;&gt; ici&lt;/a&gt;)ma pièce préférée de Shakespeare. Autant j'aime ses pièces dramatiques, cette comédie leur vole la vedette dans mon coeur car elle met en scène deux personnages que j'adore, pour leur verve, leur ironie et leurs répliques si pleines de piquant, Beatrice et Benedick. Et qui de mieux pour les incarner que David Tennant et Catherine Tate, je vous le demande. Passée l'émotion de les voir en vrai à 10 mètres de moi (et surtout David je dois dire^^), j'ai pu apprécier pleinement leur duo qui fonctionne toujours aussi bien qu'à l'époque de &lt;strong&gt;Doctor Who&lt;/strong&gt;. On sent vraiment la complicité et l'alchimie entre eux, et c'est un véritable bonheur que de les voir se donner la réplique. Et il est évident qu'ils s'en donnent à coeur joie eux aussi, leur plaisir à jouer est vraiment communicatif. Tout deux prouvent vraiment à ceux qui en doutaient encore qu'ils sont d'excellents acteurs de théatre. Comme mon cher et tendre qui m'accompagnait et qui a également adoré la pièce le soulignait justement, David est vraiment un acteur très expressif et ses mimiques lors de certaines scènes sont vraiment à mourir de rire. D'ailleurs lui comme Catherine maîtrisent à fond les scènes comiques, je pense notamment au moment où Benedick surprend Leonato, Claudio et Dom Perdo discutant du fait que Beatrice se consummerait d'amour pour lui. Sa réaction m'a fait me plier de rire, et toute la salle avec moi. Et si je n'étais pas déjà conquise, les quelques secondes où David, pendant l'un de ses monologues, a regardé droit vers nous, aurait achevé de le faire. Bref, David et Catherine ont supplanté Kenneth Branagh et Emma Thompson en Benedick et Beatrice, et ce n'est pas peu dire !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3080781&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://kindred-spirits.hautetfort.com/media/00/02/1175933235.jpg&quot; alt=&quot;stage3.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'ai beaucoup parlé de David et Catherine, mais je dois dire que le reste du casting, même si on a tendance à beaucoup plus s'attarder sur le jeu des acteurs principaux, était tout à fait à la hauteur. Nous n'avons d'ailleurs pas eu trop de mal à suivre les dialogues en anglais, sauf pour quelques jeux de mots, malgré le débit de parole plutôt rapide de la plupart des acteurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3080783&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://kindred-spirits.hautetfort.com/media/00/01/2398608963.jpg&quot; alt=&quot;stage6.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'ai trouvé la mise en scène très réussie également. Au départ, quand j'ai entendu parler du projet, je m'imaginais une pièce en costumes d'époque, et bien pas du tout, le décor comme les costumes ont été modernisés et l'on peu ainsi admirer David - quelle classe !- (et ses comparses) en uniforme blanc de la navy avec Ray-Ban débouler sur la scène en voiturette de golf décorée de drapeaux Union Jack, ou arborant un superbe T-shirt Superman (j'ai le même !). La demeure de Leonato devient ainsi une villa branchée, Beatrice paresse sur une chaise longue en buvant des cocktails, et les costumes de la fête déguisée, entre Dark Vador, Indiana Jones et David déguisé en femme sont juste délirants. Et loin de m'offusquer d'une quelconque hérésie à Shakespeare, j'ai trouvé cette transposition certes osée tout à fait originale et très bien faite, les personnages de l'histoire s'intégrant très bien à ce nouvel environnement. Comme quoi, les intrigues de Shakespeare s'adaptent parfaitement bien à notre monde.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3080784&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://kindred-spirits.hautetfort.com/media/01/01/4097281315.jpg&quot; alt=&quot;stage4.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vous l'aurez donc compris, cette version de Much Ado about Nothing au Wyndham's Theater de Londres a été un énorme coup de coeur, et je le recommande absolument, que ce soit pour le duo d'acteur magistral ou pour la mise en scène qui dépoussière Shakespeare avec brio !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3080786&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://kindred-spirits.hautetfort.com/media/01/00/2000526555.JPG&quot; alt=&quot;DSCN4499.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>G</name>
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        <title>Le Yoga, c'est aussi ça...</title>
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        <updated>2011-05-21T10:08:20+02:00</updated>
        <published>2011-05-21T10:08:20+02:00</published>
        <summary> Qu'ils sont pauvres, ceux qui n'ont pas la patience !  William Shakespeare </summary>
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          &lt;p&gt;Qu'ils sont pauvres, ceux qui n'ont pas la patience !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;William Shakespeare&lt;/p&gt;
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            <name>Audrey Natalizi</name>
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        <title>The prettiest Kate in Christendom</title>
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        <updated>2011-04-29T20:10:00+02:00</updated>
        <published>2011-04-29T20:10:00+02:00</published>
        <summary>  En ce jour de mariage princier, j'ai envie de&amp;nbsp;vous parler de Kate....</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;En ce jour de mariage princier, j'ai envie de&amp;nbsp;vous parler de Kate. Rassurez-vous, pas de Miss Kate M. mais d'une autre Kate, britannique elle aussi et liée à un certain William ... Shakespeare. Aviez-vous remarqué que l'épouse du probable futur roi d'Angleterre a le même prénom que &lt;em&gt;La mégère apprivoisée &lt;/em&gt;? Alors pour me joindre aux réjouissances de ce 29 avril, je vous propose un extrait de l'oeuvre, en V.O. of course. Le début de mon passage préféré : celui où Petruchio rencontre Kate pour la première fois (la suite est aussi très piquante mais la scène est beaucoup trop longue pour la copier en entier ici)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;span&gt;PETRUCHIO&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;Good morrow, Kate; for that's your name, I hear.&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;span&gt;KATHARINA&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Well have you heard, but something hard of hearing: &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;They call me Katharina that do talk of me. &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PETRUCHIO&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;You lie, in faith; for you are call'd plain Kate, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;And bonny Kate and sometimes Kate the curst; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;But Kate, the prettiest Kate in Christendom &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Kate of Kate Hall, my super-dainty Kate, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;For dainties are all Kates, and therefore, Kate, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Take this of me, Kate of my consolation; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Hearing thy mildness praised in every town, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Thy virtues spoke of, and thy beauty sounded, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Yet not so deeply as to thee belongs, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Myself am moved to woo thee for my wife.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;KATHARINA&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Moved! in good time: let him that moved you hither &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Remove you hence: I knew you at the first &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;You were a moveable.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier;&quot;&gt;﻿Et en voici la traduction* (du moins une des versions)&amp;nbsp;dans laquelle on ne retrouve malheureusement pas certains jeux de mots.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;PETRUCHIO&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Bonjour, Cateau&amp;nbsp;; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; car c'est là votre nom, ai-je entendu dire ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;CATHERINE&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Vous n'êtes donc pas sourd ... &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; mais vous avez l'oreille un peu dure : &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ceux qui parlent de moi me nomment Catherine.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;PETRUCHIO&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Vous mentez, ma parole !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; car on vous nomme Cateau tout court, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ou la jolie Cateau, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ou bien parfois Cateau-la-harpie ; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; mais Cateau, &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; la plus ravissante Cateau de la chrétienté, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cateau du Château-Gâteau, Cateau ma super-friande, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; car tout gâteau est friandise, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Donc, Cateau, écoute un peu, Cateau, de ma consolation,&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ce que j'ai à te dire ; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ayant entendu, dans toutes les villes que je traversais, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; louer ta douceur, célébrer tes vertus &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; et proclamer ta beauté, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; bien moins cependant qu'elles ne le méritent, &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; je me suis senti porté à te rechercher pour épouse&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;br /&gt;CATHERINE&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Porté ! voyez-vous cela ...&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Eh bien, que celui qui vous porta vous remporte.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'ai vu tout de suite &lt;/em&gt;&lt;em&gt;que vous étiez un meuble &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Il y a deux ans, la pièce était donnée à la Comédie française. Je sais que beaucoup de passionnés de théâtre n'ont pas aimé la mise-en-scène de Oskaras Korsunovas mais j'ai adoré (les mauvaises langues, on se tait : ce n'est pas juste à cause du comédien qui jouait Petruchio !).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Et forcément, on ne peut pas parler de La mégère apprivoisée sans évoquer Elisabeth Taylor et Richard Burton. En voici un court extrait, le seul que j'ai trouvé en ligne :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/PK-5TeQAeM8?rel=0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;*Traduction de Marcelle Sibon (édition Flammarion)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Soundandfury</name>
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        <title>Titus, le grand retour</title>
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        <updated>2011-04-21T23:23:00+02:00</updated>
        <published>2011-04-21T23:23:00+02:00</published>
        <summary>     Viol , Botho Strauss (d'après  Titus Andronicus  de Shakespeare)...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-2996812&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/01/00/946659917.jpg&quot; alt=&quot;viol, botho strauss, litt allemande, théâtre, tragédie, titus andronicus, shakespeare, on prend une vieille pièce poussièreuse et on lui donne un p'tit coup de vernis qui n'arrange rien bien au contraire&quot; /&gt;Viol&lt;/em&gt;, Botho Strauss (d'après &lt;em&gt;Titus Andronicus&lt;/em&gt; de Shakespeare)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;_______________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Avis chrono'&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Le cran au dessus, cette fois, avec cette pièce dense qui réécrit Shakespeare à un niveau &quot;Question pour un champion&quot;. Si vous vous sentez l'âme d'un penseur, lancez-vous, réfléchissez, analysez, psychanalysez... Et passez me voir, après, hein? Je vous paierai un coup à boire en échange.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;_______________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si vous voulez comprendre quelque chose, je vous recommande la lecture de &lt;a href=&quot;http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/04/16/quelle-mouche-a-pique-shakespeare.html&quot;&gt;l'article précédent&lt;/a&gt;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est bon? Vous êtes au point? Attention, j'interroge, prenez feuille et crayon!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;1°) Où la scène se passe-t-elle?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2° ) De qui Lavinia est-elle amoureuse?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;3°) A qui et comment raconte-t-elle son agression?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;4° ) Combien de prénoms en -us super tendance pouvez-vous citer en 30 secondes?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;Correction:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;1°) A Rome? N'importe quoi!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les scènes se passent... sur des scènes. Dans des théâtres. Je suppose qu'il est théoriquement possible de faire jouer les acteurs dans votre jardin mais... ce serait de la triche. Vous avez donc chez Botho Strauss une scène, avec un podium. Et des acteurs qui jouent des acteurs qui commentent leur performance dans Titus:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot;Lavinia: Il n'y a pas longtemps je suis tombée sur une vieille copine de classe, dans un centre commercial. Elle a dit: je t'ai vue l'autre jour dans ce Shakespeare dingue. A la télévision. Je parle de cette production démente dans laquelle tu joues la fille qui est violée. Et à qui on coupe la langue, mon Dieu. [...] Mes enfants n'étaient même pas couchés.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot;Tamora: Je joue Tamora [...] le plus important, c'est qu'elle, qui est au fond la barbare, rencontre un tas de Romains qui en réalité sont beaucoup plus barbares qu'elle.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;2°) De son mari? Que vous êtes naïfs... &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;De son violeur bien sûr (un seul des deux, quand même). Enfin, je dis &quot;amoureuse&quot; mais ce n'est pas bien clair peut-être veut-elle seulement coucher avec lui dans des conditions plus sympas que la première fois.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot; Ton coeur, je n'en ai rien à foutre, sale roquet. Seules des nuits d'amour accordent le pardon. Seule la jouissance efface la peine. Tu ne m'aimes pas. Mais je t'attends.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais dans cette nouvelle version de la pièce de Shakespeare, son père ne l'entend pas de cette oreille et refuse de lui laisser tourner la page dans les bras du bel italien. Je ne vous ai pas déjà dit qu'il la préfèrerait morte plutôt que deshonorée? &lt;br /&gt;Suivez, un peu, bon sang!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;3°) Langue et mains coupées&lt;/span&gt;, ça reste valable dans &lt;em&gt;Viol&lt;/em&gt;, mais cette fois Lavinia profite de la modernité en la personne de sa traductrice Monica qui interprète ses grognements.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot;Monica / Lavinia: L'art me comprends mieux que mon père. Il me donne la force et me console. Toi, vieux soudard, tu ne fais que gronder sombrement dans ta barbe. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;Titus, &lt;em&gt;à Monica&lt;/em&gt;: Dis-tu vraiment ce que ma fille dit? &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;4°) C'était une question piège!&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;Aucun de ces prénoms n'est tendance! Vous appelleriez votre fils Mucius? Ou Démétrius?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comptez vos bonnes réponses. A quatre vous gagnez mon respect éternel.&lt;br /&gt;A zéro je ne sais pas si je vous accepte encore sur ces pages...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une pièce qui n'a d'intérêt que si l'on connaît déjà bien le texte de Shakespeare et qui introduit une réflexion très pertinente sur nos rapports actuels aux traumatismes, (ou à la violence). Dans la nouvelle version de la tirade d'Aaron consacré à son goût pour la cruauté (voir article sur &lt;a href=&quot;http://talememore.hautetfort.com/archive/2011/04/16/quelle-mouche-a-pique-shakespeare.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Titus&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;) il y a cet ajout que je trouve très significatif:&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot; Mon ambition était de surpasser en cruauté la cruauté de cette époque. Sauf que voilà! elle n'est plus ce qu'elle était. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;La malfaisance a perdu, à la lumière d'une compréhension nouvelle, son pouvoir d'épouvante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;L'analyse et la compréhension éclairent à présent le crime le plus sombre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;L'analyse et la compréhension émoussent même les cornes du diable. &quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je vous laisse y réfléchir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Ce livre pour...?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Ce livre pour les esprits logiques qui aiment analyser, comparer, décortiquer, examiner en détail les textes qui se nourrissent l'un de l'autre. Pour une fois, peut-être, une pièce pour spécialistes, si vous avez ça dans votre entourage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Soundandfury</name>
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        <title>Quelle mouche a piqué Shakespeare?</title>
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        <updated>2011-04-18T19:18:00+02:00</updated>
        <published>2011-04-18T19:18:00+02:00</published>
        <summary>     Titus Andronicus  , William Shakespeare    _________________________...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://talememore.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;img id=&quot;media-2991702&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/02/01/3979037725.jpg&quot; alt=&quot;titus andronicus, shakespeare, théâtre, tragédie, classique, sanglant, barbare, meurtres et viols, pas pour les mauviettes ce bouquin&quot; /&gt;Titus Andronicus&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, William Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;_________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Avis chrono'&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Mon premier article sur Shakespeare... avec un texte qui ne lui ressemble pas! Quel dommage! Univers et personnages déroutants dans cette pièce sanglante et assez abominable... Quelques passages néanmoins sont de véritables chef-d'oeuvre de cynisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;_________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je vais tenter un résumé succinct mais je ne promets rien, il y a &lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;tellement de personnages&lt;/span&gt;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Titus est un général romain. Il rentre avec une captive, Tamora, dont il sacrifie un fils pour faire plaisir aux Dieux. Ce qui plaît beaucoup moins à la mère, en revanche... laquelle va passer toute la pièce à se venger à l'aide de ses autres fils qu'on nommera C. et D. pour plus de commodité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Titus a lui aussi des enfants (dont une bonne vingtaine sont morts glorieusement à la guerre! Génial non?) il lui en reste quand même quatre ou cinq au début de la pièce... et beaucoup moins à la fin (il les tue lui-même, souvent, pour gagner du temps).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est une &lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;tragédie&lt;/span&gt;, que voulez-vous...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il a, dans le lot, une fille Lavinia qui doit épouser l'empereur, puis finalement, non, celui-ci préfère épouser Tamora, qui elle, a un amant, Aaron, un gars pas gentil du tout... Extrait de sa morale personnelle. Lisez (oui!&amp;nbsp; tout!), ça vaut le coup d'oeil:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;« ... et même en ce moment je maudis le jour où je n'aie fait quelque grand mal, comme de massacrer un homme ou de machiner sa mort, de violer une vierge ou d'imaginer le moyen d'y arriver, d'accuser quelque innocent ou de me parjurer moi-même, de semer une haine mortelle entre deux amis, de faire rompre le cou aux bestiaux des pauvres gens, d'incendier les granges et les meules de foin dans la nuit, et de dire aux propriétaires d'éteindre l'incendie avec leurs larmes: souvent j'ai exhumé les morts de leurs tombeaux, et j'ai placé leurs cadavres à la porte de leurs meilleurs amis lorsque leur douleur était presque oubliée, et sur leur peau, comme sur l'écorce d'un arbre, j'ai gravé avec mon couteau en lettres romaines: &lt;em&gt;Que votre douleur ne meure pas quoique je sois mort&lt;/em&gt;. En un mot, j'ai fait mille choses horribles avec l'indifférence qu'un autre met à tuer une mouche; et rien ne me fait vraiment de la peine que la pensée de ne plus pouvoir en commettre dix mille autres.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Lavinia va être violée, sur le cadavre de son mari, par C. et D. qui vont lui couper les mains et la langue aussi. Je vous laisse découvrir seuls les autres joyeusetés dont la pièce est semée : parricides et infanticides, assassinats nombreux et viols, accusations mensongères... et un peu de cannibalisme sur la fin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;On en prend plein la gueule&lt;/span&gt;, une fois qu'on a réussi à s'y retrouver dans les personnages en -us: mucius, mutius, lucius (x2!), quintus, titus, démétrius, publius et j'en passe bien d'autres...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il n'y a que Lavinia que j'aie identifiée tout de suite!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2991724&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/00/00/3894665776.3.jpg&quot; alt=&quot;titus andronicus,shakespeare,théâtre,tragédie,classique,sanglant,barbare,meurtres et viols,pas pour les mauviettes ce bouquin&quot; /&gt;L'ensemble est convaincant. Pas du tout une mauvaise pièce, d'ailleurs, elle se bonifie avec le temps. Ma lecture date de deux semaines (je n'ai QUE trois billets en retard!) et j'ai l'impression que chaque jour j'aime un peu plus ce texte. Faut dire que depuis j'en ai raconté l'histoire trois fois en détail, la familiarité aide à l'apprécier.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais ce qui m'a gênée, c'est vraiment l'écriture. (en espérant que ça ne soit pas dû à la traduction, j'ai lu le texte sur internet et j'ai eu beaucoup de mal à le trouver). Rien là dedans ne me rappelait Shakespeare. Il faut que je me plonge dans les pièces qui me restent à lire, comme Macbeth... Et que j'en relise d'autres... On peut rêver (de trouver le temps...).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je signale tout de même deux passages d'anthologie! Des perles...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La scène qui suit celle du viol est à mes yeux une merveille. Mais je préviens tout de même, une &lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;merveille de sadisme&lt;/span&gt;! Les deux violeurs &quot;raccompagnent&quot; leur victime et en profitent pour faire des... comment dire ça... des plaisanteries... (disons même des blagues à deux balles) sur ses mutilations...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est ignoble mais divinement écrit! D'une irrévérence hallucinante...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et le second passage, c'est une citation que j'ai relevée parce qu'elle m'a fait rire (et ça marche encore). Vous allez être déçu, il m'en faut peu!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Titus apprend de la bouche du diabolique Aaron la mort de son frère...&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;« - Mon frère mort? Tu ne parles pas sérieusement; son épouse et lui sont vers le nord de la forêt, au rendez-vous de cette agréable chasse; il n'y a pas encore une heure que je l'y ai laissé.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;- Nous ne savons pas où vous l'avez laissé vivant, mais, hélas! nous l'avons trouvé mort ici.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'en ai encore fait une tartine!! Je crois que ça mérite un changement de catégorie, je le mets dans les urgences!&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Je conclus: c'est diabolique, infâme, barbare et grandiose!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Ce livre pour...?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000;&quot;&gt;Ce livre pour les amateurs de grands méchants bien méchants qui vont jusqu'au bout de leurs principes et de fêlés en tous genres. Je pense que ça peut convenir à quelqu'un qui lit peu de théâtre, à condition qu'il soit meilleur que moi dans la distinction des &quot;-us&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Soundandfury</name>
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        <title>Que signifie ”SoundAndFury”?</title>
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        <updated>2011-04-16T22:32:00+02:00</updated>
        <published>2011-04-16T22:32:00+02:00</published>
        <summary>  Que signifie &quot;SoundAndFury&quot;?  Dans mon prochain article, je vais parler de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2989036&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://talememore.hautetfort.com/media/02/01/4081399377.jpg&quot; alt=&quot;soundandfury,le bruit et la fureur,graeme allwright,faulkner,shakespeare&quot; /&gt;Que signifie &quot;SoundAndFury&quot;?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans mon prochain article, je vais parler de Shakespeare! La question m'ayant été posée il y a peu, c'est l'occasion ou jamais d'expliquer à mes nouveaux lecteurs (s'ils existent) et aux anciens non-initiés, le choix de mon pseudo.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand j'étais jeune -c'est dire si c'est loin -&amp;nbsp; on écoutait à la maison un morceau de &lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Graeme Allwright &lt;/span&gt;intutulé &quot;&lt;em&gt;Tomorrow&lt;/em&gt; &lt;em&gt;and tomorrow&lt;/em&gt;...&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme je le connaissais par coeur, j'ai reconnu, bien plus tard, en lisant ce roman que j'adore de &lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Faulkner&lt;/span&gt;, &lt;em&gt;Sound And Fury&lt;/em&gt; (Le bruit et la fureur), une phrase de cette chanson et j'ai alors appris qu'il s'agissait d'une citation de &lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Shakespeare&lt;/span&gt;, mon auteur de théâtre favori!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;&quot;Life: it is a tale told by an idiot -- full of &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;sound and fury&lt;/span&gt;, signifying nothing.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #008080;&quot;&gt;Shakespeare, &lt;em&gt;Macbeth&lt;/em&gt;, acte V scène 5.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(Traduction personnelle: La vie est un conte fait par un idiot, plein de bruit et de fureur, et qui n'a aucun sens / qui ne signifie rien.)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Définition que je trouve magnifique.&lt;br /&gt;Cette confluence de références a donc inspiré le choix de mon pseudo.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais papa Shakespeare ne vous en voudra pas de continuer à abréger en Sound'!&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zeno</name>
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        <title>Les puissances de révélation gisant au fond de toute traduction</title>
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        <id>tag:lejournaldezeno.hautetfort.com,2011-04-11:3185489</id>
        <updated>2011-04-11T15:41:31+02:00</updated>
        <published>2011-04-11T15:41:31+02:00</published>
        <summary>    Je lis à la page 78 de 'Une mort dans la famille' de James Agee:        '...</summary>
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          &lt;p lang=&quot;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je lis à la page 78 de 'Une mort dans la famille' de James Agee:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;'&lt;em&gt;Mais dans ses larmes, Catherine était tellement malheureuse qu'il avait beau être en colère et jaloux...&lt;/em&gt;.'&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je tique d'abord sur cette tournure ' &lt;em&gt;dans ses larmes Catherine était&lt;/em&gt;'. Et puis en relisant la phrase, je me dis qu'elle est très belle cette tournure, qu'en français c'est un tort de ne pas communément l'utiliser, de ne pas s'autoriser à '&lt;em&gt;être quelque chose dans ses larmes&lt;/em&gt;'. Et puis je songe à la traduction: peut-être que c'est ainsi que l'idée se trouvait exprimée chez Agee, et j'aime à imaginer que l'anglais a guidé la main du traducteur. Qu'en somme la traduction de l'anglais est capable de susciter des trésors inusités de notre langue française.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Comme si les langues s'enrichissaient des aller-retours de l'une à l'autre. De se tremper les unes dans les autres. Cette idée de l'invention de la langue à travers la traduction est peut-être bien banale - je ne suis pas linguiste - mais voilà elle m'a frappé!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;James Agee écrit, en citant le Roi Lear, ces mots, terribles de foi et de colère:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p lang=&quot;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;' &lt;em&gt;Comme les mouches aux garnements, ainsi sommes-nous aux Dieux: ils nous tuent pour badiner.&lt;/em&gt;'&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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