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    <title>Last posts on science-fiction</title>
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        <author>
            <name>Zhang</name>
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        <title>Impériales</title>
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        <updated>2008-05-14T07:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-14T07:00:00+02:00</published>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bon, les terriens. Comme suite à la note qui précède, je vous livre des extraits du journal personnel d'un grand aristocrate de l'Empire, qui m'ont été données par l'Empereur Euclymène. Beaucoup d'entre vous n'y comprendront rien, mais ça n'a aucune importance. Pour un extraterrestre, je suis&amp;nbsp;assez égoïste en mon genre, et je ne fais pas ce blog pour vous faire plaisir - je ne songe qu'à moi seul. Ce blog est une projection de mon subconscient.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En attendant, si vous avez peur de passer des plombes à&amp;nbsp;lire, surtout, arrêtez-vous tout de suite, car ça va être très long. Alors allons-y.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Ce qui favorisa l'expansion planétaire, ce n'était pas tant le soutien des empereurs et du clergé, ni les progrès de la technologie qui permettaient à nos vaisseaux de franchir en toute sécurité des distances plus étendues en vue d'une projection de puissance accrue. Ces facteurs constituaient les moyens de l'évènement, mais ils n'en étaient pas la cause efficiente. Il y avait surtout, au sein des planètes du&amp;nbsp; nouvel Empire, une colossale réserve de main d'oeuvre miséreuse, à qui l'on avait fait miroiter - sans doute une fois de plus, au regard des exemples de l'Histoire - l'espoir d'un changement de vie. C'est aussi pour cela que l'on avait fondé l'Empire. Afin de prouver que démocratie réelle&amp;nbsp;et monarchie héréditaire n'étaient pas incompatibles. Les anciens systèmes politiques que d'aucuns nommaient &quot;fédérations&quot; qui s'étaient succédées n'avaient réussi,&amp;nbsp;d'après l'historiographie contemporaine, qu'une chose : l'éclatement du corps social à travers la standardisation des produits et des habitudes de consommation, l'extension des moyens d'information et de communication, et la vénalisation des valeurs. Tout cela résultait de l'individualisme exacerbé fondé sur la plénitude de la volonté autonome. Ces &quot;fédérations&quot; n'avaient abouti qu'à la formation d'une masse qui n'avait pas conscience d'elle-même mais qui souffrait d'une panne latente de l'ascenseur social depuis déjà des siècles, alors qu'elle avait pleinement reçu un nivellement culturel uniformisant, par le bas. Cette masse ne comptait plus accepter le diktat d'un mode de vie auquel elle n'avait pas accès,&amp;nbsp;parce qu'il était devenu l'apanage des élites et des catégories sociales&amp;nbsp;supérieures&amp;nbsp;qui se reproduisaient et restaient entre elles. Dans ce monde bien-pensant, ultra-conformiste, où le magistère moral et la&amp;nbsp;connivence régnait&amp;nbsp;entre les&amp;nbsp;milieux politiques, économiques, éducatifs, médiatiques, il n'y avait guère d'espoir. Cette masse, ainsi que&amp;nbsp;certaines élites, commença à rejeter l'abrutissant &quot;panem et circenses&quot; médiatique conçu pour la contenir. Mais il ne lui restait déjà plus que le choix entre le crime et une indigence très fortement marquée. La scission, étalée sur des dizaines d'années, ne se fit pas en douceur. La prise de conscience, flagrante, s'ajouta à une cristallisation violente. Les premiers empereurs et les nouvelles familles nobles&amp;nbsp;émergèrent d'une phase d'exploration et de conquête&amp;nbsp;spatiale qui avaient pour but d'échapper à l'emprise pesante&amp;nbsp;des &quot;fédérations&quot; et d'inventer un nouveau sens à la liberté. Mais ils eurent peur de l'émergence de nouvelles &quot;classes dangereuses&quot; défiant tout ordre établi. Ils reconnaissaient si bien l'iniquité qui avait concouru&amp;nbsp;à la formation de ces &quot;classes&quot; qu'eux-mêmes ne faisaient pas parties des anciennes élites et n'existaient que pour prendre l'exact contre-pied des valeurs sociales prônées par les anciennes &quot;fédérations&quot;. Il y avait donc un terreau commun entre la monarchie, l'aristocratie, les masses, fondant des aspirations nouvelles. Mais entre le communautarisme sclérosant et le&amp;nbsp;non sens de&amp;nbsp;l'individualisme, les empereurs ne se dirigèrent pas vers une troisième voie politique mythique. L'Empire, réaliste, s'appuya d'abord sur la masse paupérisée, et l'envoya coloniser les innombrables planètes qui s'offraient à la vue des télescopes et des spectroscopes, octroyant la noblesse, distribuant les titres, les terres, les honneurs et les privilèges. L'ensemble était cimenté par&amp;nbsp;le&amp;nbsp;culte de la Déesse de la Victoire (Nika),&amp;nbsp;autre pilier&amp;nbsp;de la monarchie.&amp;nbsp;L'on faisait ainsi d'une pierre trois coups : un ensemble de population jugées peu sûres se trouvait domestiqué, l'ascenseur social repartait, et l'Empire naissant amorçait une expansion territoriale planétaire fulgurante qui en fit la nation la plus présente et la plus puissante de l'univers connu. L'aventure impériale avait été possible parce qu'il y avait eu un chemin de fuite. Evidemment, cette aventure a été exaltée. Uniquement parce qu'elle se voulait et se pensait en remède unique&amp;nbsp;contre un grand mal. Mais ce mal, les impériaux l'avaient intégré et&amp;nbsp;le portèrent avec eux partout où ils&amp;nbsp;allèrent, engendrant&amp;nbsp;et propageant&amp;nbsp;d'autres maux.&amp;nbsp;D'une certaine façon,&amp;nbsp;l'Empire avait trouvé une sorte d'équilibre et de réussite&amp;nbsp;grâce à&amp;nbsp;une série de recettes politiques cyniques qui&amp;nbsp;restèrent enracinés&amp;nbsp;en lui comme un vice originel au fil des siècles&amp;nbsp;; pour cet équilibre, cet espoir retrouvé, le&amp;nbsp;prix fut payé très cher&amp;nbsp;par toutes les&amp;nbsp;civilisations et les millions de mondes&amp;nbsp;que l'Empire annexa.&amp;nbsp;Bien sûr, l'historiographie préféra occulter les crimes commis par les légions impériales et la disparition des nombreuses civilisations planétaires très riches et très cultivées ; sans avouer que la condition des millions de premiers colons qui servirent dans l'armée impériale et obtinrent des récompenses de leurs services, fut rien moins qu'épouvantables lorsqu'ils s'installèrent, car ils quittaient l'assistanat de mondes aseptisés pour l'hostilité naturelle des nouvelles planètes et furent confrontés les premiers à la haine des espèces vaincues, contenues ou refoulées par l'expansionnisme de l'Empire. Cela n'en permit pas moins l'émergence de mythes de héros fondateurs, d'une logique de conquêtes&amp;nbsp;et de nouvelles valeurs&amp;nbsp;militaires et aristocratiques, émergence récupérée avec facilité par le clergé de Nika, et qui, avec le temps, se traduisit en littérature par le foisonnement de grandes épopées épiques et lyriques qui allaient fournir un modèle d'éducation classique pour la jeunesse bien née.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vous voyez, les terriens.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Chacun porte sa merde partout où il va. Et la subit tout le temps. Et la fait payer aux autres. Et les autres interragissent avec ça aussi.&amp;nbsp;C'est ça l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et nous, chez nous, on est en plein dans ce processus.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vous n'avez pas compris ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est pas grave.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Systar</name>
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        <title>Musiques pour le chaos - Autour des Songes de Mevlido, d'Antoine Volodine</title>
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        <updated>2008-05-13T19:39:59+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T19:39:59+02:00</published>
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           &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img src=&quot;http://systar.hautetfort.com/images/mevlido.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;b&gt;Cette année-là, dans la deuxième moitié de l’après-midi, ceux que j’aime eurent froid, mes fous eurent froid, mes fous préférés, les seuls dont j’aie jamais eu envie de parler, ceux dont j’ai toujours été amoureux et dont j’ai toujours cherché, par sympathie, par instinct, à partager le sort non enviable, manoeuvrant de destin en destin et de rêve en rêve pour me retrouver avec eux détenu, condamné à mort ou hideusement défiguré et puni, ou méprisé, ou vaincu, avec eux réduit aux dimensions d’un objet de musée répugnant que nul n’examine ni ne comprend, les seuls pour qui j’aie jamais eu envie de continuer à écrire de la poésie romanesque et de la musique, ceux qui étaient un moi insoluble et qui le seront harmonieusement et affectueusement jusqu’à la seconde ultime, jusqu’à ce que je me réveille ou qu’on me tue. Ils eurent froid.&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Nuit blanche en Balkhyrie&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;, p. 27.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il y a là, en ces quelques lignes, toute la magie de Volodine, qui depuis quelques jours ne me quitte plus. La tendresse absolue pour les faibles, pour les personnages tout simplement (tout personnage de Volodine étant susceptible de devenir la voix de celui-ci), ce phrasé susurrant toujours, coulant et élégant, comme un chuchotis permanent dans l’oreille du lecteur.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est souvent de compassion qu’il s’agit, presque de mauvaise conscience, dans les romans de Volodine. On y regrette toujours d’avoir envoyé quelqu’un ou d’avoir été envoyé dans un monde chaotique, monde d’après la «&amp;nbsp;guerre noire&amp;nbsp;», monde d’après tous les échecs, monde de la mort des utopies où toute la réalité s’est pulvérisée et disséminée en une multitude de lieux oppressants. Condamné au lieu, le personnage volodinien, dans le camp de &lt;i&gt;Nuit blanche en Balkhyrie&lt;/i&gt;, dans le port de Macau du &lt;i&gt;Port intérieur&lt;/i&gt;, dans l’appartement moisi de &lt;i&gt;Dondog,&lt;/i&gt; ou encore dans le Poulailler Quatre et le Fouillis des &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.actusf.com/spip/spip.php?article5876&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Songes de Mevlido&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, s’y trouvera toujours obnubilé, accablé par la densité d’une matière en déliquescence, et le constat de l’échec absolu de l’existence révolutionnaire.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Depuis 1985, un unique univers, un monde hanté par la même sortie de l’histoire, se déploient de roman en roman. On en connaît le nom&amp;nbsp;: le post-exotisme, territoire, art musical, sortie chamanique et littéraire de l’obnubilation des lieux moisis, clos, surchauffés, solitaires. On en sait le moteur métaphysique&amp;nbsp;: l’action conjointe d’une dégradation à la fois destructrice et créatrice du réel et de la mémoire, et une pluralisation des origines, une démultiplication des principes régissant l’identité, l’existence, la naissance et la mort. L’ensemble de l’entreprise intellectuelle de Volodine se lit alors comme la musique vocale, littéraire, corporelle, qui seule peut naître de la reconnaissance de la fin de l’espoir révolutionnaire. Parce que le sens de l’utopie s’est dissous dans la pluralité des existences déçues, parce que l’aspiration unitaire à la transmutation messianique des temps et à l’égalité s’est trouvée coupée et définitivement ruinée, seules subsistent des zones de continuités narratives, des lieux clos (le camp de la &lt;i&gt;Nuit&lt;/i&gt; &lt;i&gt;blanche&lt;/i&gt;, par exemple, les chambres, etc.) pluriels et sans cohérence globale de monde, que traversent la fluidité d’un rêve ou d’un voyage chamanique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mais surtout, Volodine se lit comme une musique d’une perfection accomplie. Tout y sonne juste, la phrase, souvent courte, signale une touche qui ne tisse qu’une imparfaite cohésion dans l’organisation d’ensemble, mais initie et prolonge une fluidité qui jamais ne se rompt. Elle peut même s’interrompre prématurément, sonner incomplètement&amp;nbsp;; son sens n’en meurt pas, mais signale au contraire le point où le sens, entré en crise, n’en finit plus de mourir et menace de se dissoudre de façon imminente. Elle est l’expérience d’un flottement sensuel, d’un bercement lancinant qui, par son omniprésence et ses incessantes relances rythmiques, pourrait presque finir par agacer. Tel est le paradoxe du style de Volodine&amp;nbsp;: c’est dans la présence presque asphyxiante d’une langue impeccable, unifiée, harmonieuse, que se donne à sentir l’absence désormais nichée au creux de l’Histoire. C’est dans la saturation d’une telle plénitude de moyens et d’inspiration littéraire que se lisent les imparfaites sutures qui désormais signalent la fragmentation et l’interminable dislocation d’un monde déçu par lui-même.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>ferocias</name>
            <uri>http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Kage Baker, Coyote Céleste</title>
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        <updated>2008-05-10T20:50:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T20:50:00+02:00</published>
        <summary>  4e de couverture:  &quot;1699. En pleine jungle maya, Mendoza et son mentor...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;4e de couverture:&lt;br /&gt; &quot;1699. En pleine jungle maya, Mendoza et son mentor Joseph se reposent à Nouveau Monde Un, le centre de vacances de luxe pour les agents immortels de la Dr Zeus Incorporated, cette organisation secrète du XXIVème siècle qui s'est donné pour but de sauver les espèces et les oeuvres d'art condamnées à disparaître. Joseph, qui navigua avec les Phéniciens, fut un homme politique athénien, ou encore un prêtre espagnol de l'Inquisition, reçoit une nouvelle mission&amp;nbsp;: sauver de la destruction la tribu précolombienne des Chumash, avant l'arrivée des colonisateurs. Pour cela, il lui faut convaincre tout un village de s'installer dans le futur... Or, si l'organisation sociale des Chumash est précisément ce qui a intéressé Dr Zeus, elle ne va pas lui faciliter la tâche.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Kage Baker est née à Hollywood en 1952. Aujourd'hui, elle vit toujours en Californie, à Pismo Beach, dans un cottage qui, à son désespoir, n'est pas «&amp;nbsp;hanté par un fougueux capitaine de vaisseau&amp;nbsp;». Elle fut artiste, actrice, professeur d'anglais et se livra durant de longues années à des recherches historiques, sur la période élisabéthaine notamment, avant de se consacrer à l'écriture.&quot;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1008954&quot; src=&quot;http://lespeuplesdusoleil.hautetfort.com/media/02/01/747582540.jpg&quot; alt=&quot;747582540.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1008954&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;strong&gt;Kage Baker, &lt;em&gt;Coyote Céleste&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Sky Coyote&lt;/em&gt;, 1999),&lt;br /&gt; collection Fantasy, n°62, Rivages, 2002&lt;br /&gt; réédition: Pocket, collection science-fiction, n° 5819, 2005.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;iframe scrolling=&quot;no&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lespeupdusole-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=2266136550&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=000000&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;f=ifr&quot; marginheight=&quot;0&quot; marginwidth=&quot;0&quot; style=&quot;width: 120px; height: 240px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;iframe scrolling=&quot;no&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=lespeupdusole-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=2743610581&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=000000&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;f=ifr&quot; marginheight=&quot;0&quot; marginwidth=&quot;0&quot; style=&quot;width: 120px; height: 240px&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Aïn</name>
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        <title>Morts-nés</title>
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        <updated>2008-05-10T17:46:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T17:46:00+02:00</published>
        <summary>     Je veux bien croire que les idées développées dans tel ou tel roman...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://medias.fluctuat.net/livres/30/2954-medium.jpg&quot; alt=&quot;2954-medium.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Je veux bien croire que les idées développées dans tel ou tel roman soient novatrices et dignes d’intérêt, cependant je ne puis désormais souffrir qu’un bouquin délaisse autant la forme. Après &lt;a href=&quot;http://www.lesirocco.net/archive/2007/12/13/resurrection.html&quot;&gt;avoir repris la lecture de&amp;nbsp;&lt;u&gt;Babylon Babies&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; là où je l’avais laissée, il m'aura&amp;nbsp;fallu finalement&amp;nbsp;capituler devant une écriture aussi laborieuse. Le style même rend bien terne l’originalité dont fait (peut-être) preuve Dantec, cette même originalité qui aura séduit tant de lecteurs. Tant pis. Il est tout de même bien triste qu’un auteur s’évertuant à s’inscrire dans la lignée &lt;em&gt;logocratique&lt;/em&gt; des Bloy, Boutang, Abellio, Maistre et tutti quanti ne prennent pas la peine de soigner son style.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Puis il avait retenu un cri alors qu'un rameau de piqûres d'épingle s'était vicieusement concentré autour de son anus déclenchant un anneau de douleur-plaisir dur et concret comme une bague d'acier cerclant le tube chaud d'une grosse bite de footballeur.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne s'agit pas, avec cet extrait, de montrer une photo d'un singe lorsqu'il grimace. Tout au long du roman, une redondance de métaphores, comparaisons et autres figures de style tapent souvent à côté, ce qui a tendance à alourdir considérablement le texte.&amp;nbsp;On retrouve, et c’est typique chez Dantec dans ses trois premiers romans, quelques fulgurances stylistiques d’une incroyable beauté, il faut le dire pour être tout à fait sincère. Mais ces perles rares ne suffisent pas. BB est, à mes yeux, très moyens.&lt;br /&gt; Je suis sévère ? Non, qui aime bien châtie bien. A trop vouloir étreindre, Dantec embrasse mal. Il gagnerait à dépouiller son écriture, ce qui lui permettrait de mieux insérer ses spéculations philosophiques dans la trame romanesque. Y est-il arrivé avec &lt;u&gt;Villa Vortex&lt;/u&gt; ? Je verrais bien. 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
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        <title>Space Free Jazz</title>
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        <updated>2008-05-10T15:37:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T15:37:00+02:00</published>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/-ndhP6A_6aU&amp;amp;hl=en&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/-ndhP6A_6aU&amp;amp;hl=en&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Zhang</name>
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        <title>Rencontre</title>
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        <updated>2008-05-10T00:17:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T00:17:00+02:00</published>
        <summary>  _ Passe.   _ Relance de quinze.   _ Mitche.   _ Nan. Tu peux pas faire...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Passe.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Relance de quinze.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mitche.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Nan. Tu peux pas faire mitche après une relance de quinze. Tu dois d'abord tourner en sus avec une base vingt.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ah oué, scuze, chuis con. Alors. Je dis : deux paires sur six en vraille.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Bien vu, vieux. A moi : gargante sur trois cartes avec passe sept.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Eh merde. Rien capté.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Haha.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ J'ai pas encore tout pigé à ton jeu, Zhang.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ C'est normal. Mais t'inquiète, grand.&amp;nbsp;Avec la pratique, ça vient tout seul. On refait un tour ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A la lueur d'une petite lumière jaunâtre, Zhang et l'empereur sifflaient bocks sur bocks&amp;nbsp;en jouant aux cartes. Comme dans les vieux polars terriens,&amp;nbsp;un ventilo fatigué brassait de l'air renfermé ainsi que la fumée des clopes&amp;nbsp;et des cigares.&amp;nbsp;Ils avaient choisi cette petite lune discrète dans le système d'Alkano pour leur rencontre. A peine remis de sa blessure, le chef de guerre avait été tout disposé à se trouver en présence de cet autocrate&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;jusqu'ici était&amp;nbsp;son ennemi juré. Instinctivement, il lui apparaissait&amp;nbsp;qu'ils avaient tout deux bien des choses à se dire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Scène surréaliste d'un monarque héréditaire de droit divin, à la tête de millions de planètes,&amp;nbsp;en train de se bourrer la gueule, de jouer aux cartes&amp;nbsp;et d'échanger des plaisanteries grivoises avec un gros&amp;nbsp;barbare rustaud qui avait tué ou fait tuer des milliers de ses sujets et envahi et pillé&amp;nbsp;des centaines de ses mondes. Une rivalité séculaire exacerbée, entre ces deux seuls êtres, deux&amp;nbsp;séries de systèmes institutionnels, politiques, économiques,&amp;nbsp;opposés et antagonistes, qu'ils représentaient fièrement&amp;nbsp;mais qu'ils avaient laissé de côté pour un peu de saine dérision.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Drinque quatre par vouille moitié.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Haille ! Pioche. Trois cartes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Annonce.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Je passe moins deux, je méglanche pointe aux trois quartes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Naaan.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mé quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Sur deux quartes, la méglanche pointe. Chtai djà dit. Sinon c'est une méglanche bipointe.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ T'ain, ouais. Scuze. Deux quartes, alors.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moais. On va dire, ça passe limite parce qu'en principe il faut passer moins trois. Mais bon, on joue avec les règles hertonniennes, alors c'est bon.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans les pièces attenantes, les proches des deux leaders se livraient exactement à la même activité : cartes, picole, clope, pizza froide, café,&amp;nbsp;et poilade.&amp;nbsp;L'entente était bonne. On entendait des rires. Ainsi que la chasse d'eau des toilettes, vu qu'à force d'étancher&amp;nbsp;une soif qui n'existait que pour la forme,&amp;nbsp;les vessies finissaient quand même par&amp;nbsp;protester.&amp;nbsp;Voilà ; ça, c'est ce qu'on pouvait appeler de la rencontre diplomatique de très haut niveau. Tout pour réjouir les coeurs et pour améliorer le sort de milliards de personnes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Pas foutu pareil qu'avec ton roi Garbonde, pas, Zhang ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tu l'as dit, l'empereur. Ici l'ambiance est plutôt bon enfant, et on finit quand même par se marrer et s'entendre. Mais avec l'autre, t'ain, faut se le colletiner ! C'est du pet, du rot et des onomatopées débiles à longueur de journée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ouais. C'est votre barbare à vous. Tandis que pour nous...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ ... C'est nous les barbares. Je sais.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Le prend pas mal, vieux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Nan, t'inquiète.&amp;nbsp;On l'a quand même intégré, depuis le temps. Les idées reçues de ta propagande&amp;nbsp;sont quand même bien foutues.&amp;nbsp;Au fait :&amp;nbsp;ribaure quatre sur vupille en passe quinte.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'empereur ne releva pas la pique. Il préférait se concentrer sur son jeu. Qu'il avait du mal à maîtriser encore. Et puis, pas question de se laisser entraîner sur un autre terrain que celui qu'il avait choisi. Il avala une gorgée de bière, tira sur son cigare et souffla des nuages de fumée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tribure décane.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Méglanche sexte moins.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Passe. N'empêche. Pourquoi t'es allé recruter ce gros con ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Pour en faire de la chair à canon sur Alkano. Causer des dégâts à tes troupes. Un assaut ou une charge de garbondes sous le feu, ça a&amp;nbsp;une sacrée gueule.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ &lt;em&gt;Mes&lt;/em&gt; troupes !? Désolé, vieux, c'était pas mes troupes. Relance mixte par huit chiens en quinze.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ah, ouais ; ton espèce de cousin qui veut te piquer ton trône, c'est ça ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tu l'as dit. Le débile de la famille qui fait&amp;nbsp;encore des siennes. Un arriviste assoiffé de pouvoir&amp;nbsp;et de flouze. Comment disent tes potes terriens avec qui tu communiques ? &quot;Bling-bling&quot;, c'est ça ?&amp;nbsp;Enfin, peu importe. C'est lui qui vous a attaqués sur ce bout de planète. Lui seul.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mh. Méglanche sixte.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Vupille en passe quarte.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ A deux tiers.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ A huit, gorande douzure.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tu vois qu't'apprends vite, l'empereur.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Doucement. Bon, causons un peu sérieux. Tu risques de laisser ton cuir sur cette planète, mon gars. Tu sais, ça ? C'est un piège. Tu es manipulé depuis que t'as décidé d'y mettre tes grosses bottes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ On m'avait averti. Mais vis-à-vis de mon clan et de mes guerriers, il fallait bien riposter. Pas question de se&amp;nbsp;laisser faucher&amp;nbsp;une planète à nous. C'est notre planète. On y est bien accrochés. Tu admettras qu'on s'y dépatouille pas mal.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais. Ceux d'en face s'attendaient pas à ce que tu y dures longtemps. Mais un piège, ça reste un piège. Qui est fait pour se refermer implacablement. Regarde ta dernière bataille de collines. Tu a failli prendre une tannée. Tu t'es enlisé. Il a fallu que deux de vos vieux rustauds à la retraite vous sortent du merdier où vous vous étiez fourrés. Deux vieux croûtons décatis qui&amp;nbsp;se croient forts mais qui sentent la pisse.&amp;nbsp;Tu crois pas que ça fait réfléchir ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Harschol et Horokor. Y sont lourds, ceux-là.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mais plus efficaces que toi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Bah. Ecoute, l'empereur. Je sais qu'Alkano est un piège. On me l'avait dit. Je le sais depuis le début.&amp;nbsp;Mais celui ou ceux qui nous l'ont tendu, figure-toi qu'on a de quoi leur rentrer dans le lard, leur faire un sacré mal, et repartir par le haut. Dans l'honneur, on va dire, pour causer comme les aristos qui t'entourent. On a ce qu'il faut pour faire payer à ceux d'en face toutes leurs avanies. Cette planète est un symbole, pas autre chose. Le symbole d'une honte. La honte distillée par ceux d'en face, vu la façon dont ils nous considèrent, dont ils nous instrumentalisent. Nous ne sommes pas manipulables. Nous ne sommes pas des bonnes poires de passages. C'est nous qui choisissons nos&amp;nbsp;moments.&amp;nbsp;Si nous devons perdre cette planète, nous la perdrons, mais nous resterons intacts, debouts, et nous en auront fait voir de toutes les couleurs à notre ennemi. Si nous devons la garder, nous la garderons. Une parmi des&amp;nbsp;dizaines de milliers.&amp;nbsp;Et je te le dis sans concessions :&amp;nbsp;ce sera dans l'anéantissement et dans l'humiliation de celui d'en face. Pas autre chose. Quoi qu'il arrive, ils le paieront cher. Très cher.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mh. Je m'attendais à ce type de discours. Tu es remonté contre ces gens qui t'ont indirectement envoyé dans ce bourbier, et tu veux te battre, tu veux faire des dégâts, en faire baver à qui de droit. Pour te venger. Ils se sont foutus de toi. Se sont servis de toi.&amp;nbsp;Contre moi, d'ailleurs. Car le but ultime de ce complot est mon renversement.&amp;nbsp;Et tu as raison, tu n'avais pas le choix. Ecoute. C'est mon intérêt de foutre une taule à mon cousin. De&amp;nbsp;mettre fin à ses activités, de l'éradiquer.&amp;nbsp;Je ne peux pas tolérer ses agissements. Crois-moi.&amp;nbsp;Alors, fais attention à toi. C'est ta vie que tu risques, mais un chef de guerre chevronné comme toi le sait. Je vais t'aider. Je te donnerai des armes. Des fonds. De l'équipement.&amp;nbsp;Et même des troupes. Je te soutiendrai.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ouaouh. La vache. Encore une embrouille ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ A toi de voir. Moi, je m'en fous, de ta planète. Tu peux la garder. Elle n'est qu'un enjeu secondaire pour moi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Merci bien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Pour moi, ce qui compte, c'est mon cousin. Fous-lui une branlée. Ce que je te donnerai y contribuera. Tu admettras que je ne puisse intervenir directement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tu veux te servir de moi, toi aussi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_&amp;nbsp;Je n'ai que ma parole à te donner. Libre à toi de décider.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mh. Alors, ce sera à mes conditions. Je veux garder toute liberté de mouvement et de choix.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ A ta guise. Demande, et je te donnerai.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Sans contrepartie ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ La seule contrepartie, c'est l'affaiblissement durable, voire définitif, de mon cousin Anténaos.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ma foi. C'est quelque chose qui devrait pouvoir se faire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Bon. Tiens, j'oubliais : gavranche huit sur passe triple en balise.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Eh merde. Je relance de quarte en base trois.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Plus grantale en sept par jouffle.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Haha !! Trop fun, ce jeu !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais ! ça se laisse bien jouer !&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
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        </author>
        <title>Greg Egan : un moraliste dans l'ère du choix (5)</title>
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        <updated>2008-05-09T16:20:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-09T16:20:00+02:00</published>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/01/01/897053718.jpg&quot; id=&quot;media-998925&quot; alt=&quot;897053718.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998925&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On peut se demander, après ce survol d'une partie de l'œuvre de Greg Egan si, non content de ne pas être un romantique, il n'est pas aussi un pessimiste forcené. Y a-t-il quelque chose à attendre d'un monde d'égoïstes dont on ne peut être sûr q'ils auront assez de jugement moral pour inventer l'humanité sans s'auto-détruire et sans devenir des monstres ? En d'autres termes, si votre père, ou votre voisin, se révèle être Adolf Hitler et qu'il n'y a pas de chevalier armé d'un sabre laser pour le rameber du bon côté de la Fore, qui sauve l'humanité de sa tendance à l'aveuglement et à l'auto-destruction ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans « La caresse, le policier kidnappé par Lindhquist, le créateur de tableaux vivants, n'a d'autre justification pour l'exercice de son léter que son sens inné de la justice. Harold, le sienifique de « La Cuve », est amoureux. D'un amour non partagé et qui empoisonne ses jours au point qu'il voudrait, à défaut de le comprendre, s'en débarrasser — être libre. Mais « &lt;i&gt;quelque chose dans son génome, ou dans son passé a décaré que cela ne devait pas être. Ou peut-être que le dé quantique a été lancé en sa faveur. Pour cette fois.&lt;/i&gt; » Il ne commet pas le crime. De façon inexplicable et irrationnelle, parce qu'il se trouve doté d'un certain sens de la morale et de la justice… mais il aurait pu en être autrement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/01/00/1645492002.jpg&quot; id=&quot;media-998927&quot; alt=&quot;1645492002.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-998927&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La solution se trouve peut-être dans &lt;b&gt;L'Énigme de l'univers&lt;/b&gt;, où Andrew North se rend sur une île corallienne artificielle située en plein Pacifique… un territoire créé par un groupe de bioingénieurs anarchistes. Non pas que Greg Egan exprime ouvertement sa sympathie pour les anarchistes… mais c'est le seul système politique qu'il ait jamais pris la peine de décrire un peu en détail. Et quand les problèmes ne peuvent pas être résolus par des héros dans la dimension mythique; il faut bien qu'ils le soient par des humains dans la dimension politique. À moins que ne s'opère, toujours comme dans &lt;b&gt;L'Énigme de l'uinvers&lt;/b&gt;, une transformation de l'univers au niveau mathématique, physique et métaphysique. Un aspect de l'œuvre de Greg Egan qui mériterait un article à lui tout seul.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En attendant, il ne nous reste plus qu'à recommander au lecteur de lire ses textes. Ils expriment, mieux que les navrantes imbécillités de « penseurs » incapables de comprendre la nature de cette étrange époque, ce qu'il en est de la vie à la fin du XXe siècle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Sylvie Denis&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
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        <title>Isolation</title>
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        <updated>2008-05-08T09:12:35+02:00</updated>
        <published>2008-05-08T09:12:35+02:00</published>
        <summary>      Greg Egan &amp;nbsp;    Quarantine,  (1992)   Livre de Poche SF n° 7250...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/02/01/458626306.jpg&quot; id=&quot;media-998814&quot; alt=&quot;458626306.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998814&quot; /&gt;&lt;b&gt;Greg Egan&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;i&gt;Quarantine,&lt;/i&gt; (1992)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Livre de Poche SF n° 7250&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Pour quelle mystérieuse raison l'Humanité a-t-elle été subitement coupée du reste de l'Univers le 15 novembre 2034&amp;nbsp;? La réponse se trouve bien évidemment dans la physique quantique, comme on pourrait s'y attendre chez Greg Egan, qui soulève une fois de plus un problème aux dimensions métaphysiques pour lui donner une solution relevant de la logique matérialiste qui lui est chère —&amp;nbsp;et que l'on a pu voir portée à son paroxysme dans &lt;b&gt;L'Énigme de l'Univers&lt;/b&gt; (Laffont). Sur une idée de base voisine de celle de &lt;i&gt;L'Assassin infini&lt;/i&gt; (in &lt;b&gt;Étoiles Vives&lt;/b&gt; n°7), mais aussi de &lt;i&gt;La Fin du Big Bang&lt;/i&gt; de Claude Ecken (&lt;b&gt;Escales 2001&lt;/b&gt;, Fleuve Noir), l'énigmatique fer de lance australien de la SF anglo-saxonne mène peu à peu le lecteur vers un dénouement d'une logique implacable qui n'est pas sans évoquer les doutes et vertiges d'un Philip K. Dick subitement frappé d'athéisme militant.&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Néanmoins, avant d'y parvenir, Egan passe une bonne partie du roman à noyer le poisson sous une profusions de détails et d'inventions science-fictives dont la modernité ne fait aucun doute et demeure toujours aussi flagrante alors que l'édition originale de ce livre date de 1992. Ainsi, une place considérable est accordée aux mods —&amp;nbsp;des structures implantées à l'aide de nanomachines qui permettent de modifier la personnalité d'un individu, et dont le narrateur, ancien policier, possède toute une panoplie&amp;nbsp;— et à leurs implications psychologiques&amp;nbsp;; dans cet ordre d'idées, la manière dont plusieurs personnages triomphent du mod de fidélité qu'on leur a imposé constitue un véritable tour de force. C'est également sur ce plan que s'exprime le Greg Egan soucieux de considérations morales&amp;nbsp;: un individu à la conscience modifiée artificiellement peut-il raisonnablement estimer être encore lui-même&amp;nbsp;? C'est la question du libre-arbitre qui est ici soulevée, et elle trouvera une réponse étonnante. &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Roland C. Wagner&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
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        <title>Greg Egan : un moraliste dans l'ère du choix (4)</title>
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        <id>tag:generationscience-fiction.hautetfort.com,2008-05-07:1602317</id>
        <updated>2008-05-07T13:36:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T13:36:00+02:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette aspiration à une forme quelconque de libération...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://generationscience-fiction.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/02/02/1833855176.jpg&quot; id=&quot;media-998849&quot; alt=&quot;1833855176.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998849&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette aspiration à une forme quelconque de libération est illustrée dans « Le Coffre-fort », où un personnage sans nom se réveille chaque matin dans un corps différent. Incapable d'obtenir le moindre contrôle sur les conditions matérielles de son existence, il se contente d'épouser, jour après jour, l'identité de ses hôtes, jusqu'à celui où il découvre comment son esprit a réussi à survivre en empruntant les capacités du cerveau de ses hôtes. Il décide alors de prendre sa vie en main et de s'affirmer en tant que personnalité autonome. On peut difficilement trouver plus bel exemple de ce que Sartre appelle l'exercice de la liberté en situation que cet homme dont la vie est dispersée de manière fractale (de la même façon, soit dit en passant, que les réalités virtuelles de &lt;i&gt;La Cité des permutants&lt;/i&gt;) et n'existe, littéralement, que sous forme de statistique de ses passages dans le cerveau de ses hôtes. C'est néanmoins ce personnage encore plus prisonnier des circonstances que le héros d'« Orbites instables » qui décide mlagré tout de survivre, d'exister et d'agir. Comme démonstration de la liberté et de la ténacité humaine, on a rarement fait mieux.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cet homme sans nom est d'autant plus remarquable que non seulement il n'est pas devenu fou, mais qu'il se refuse à se suicider : ce serait tuer l'un de ses hôtes, et pour autant que sa vie ait été éloignée de celle du commun des mortels, il semble bien y avoir acquis un certain sens moral, qui l'empêche de commettre un crime. En effet, les personnages de Greg Egan que nous avons rencontrés jusqu'à présent ont parfois pris des décisions discutables — mais elles ne concernaient qu'eux. Que se passe-t-il, dans un monde où aucun dieu ne dispense une morale toute prête et où la science permet de faire à peu près ce que l'on veut, lorsque des êtres qui n'ont de « philosophie » que celle de satisfaire leurs désirs les moins justifiables en ont aussi les moyens ?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/01/02/348694760.jpg&quot; id=&quot;media-998836&quot; alt=&quot;348694760.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-998836&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans « Le Tout-p'tit », un homme dont la compagne ne veut pas avoir d'enfant achète un kit qui lui permet de porter un enfant d'ntelligence limitée, et destiné à mourir ver sl'âge de quatre ans. Hélas, le kit est de mauvaise qualité, et l'enfant réussit à parler, ce qu'il n'aurait amais dû être capable de faire. dans « Les Douves » et dans &lt;i&gt;L'Énigme de l'univers&lt;/i&gt;, des scientifiques parviennent à créer un ADN différent et un système immunitaire qui lui permet de résister à tous les virus existant sur la planète — et de survivre au cas où le reste de l'humanité succomberait à l'un d'eux.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans « La Caresse », l'héritier d'un empire pharmaceutique se passionne pour la réalisation de « tableaux vivants », reproductions fidèles d'œuvres d'art. Au nom de sa philosophie de l'art et de la beauté, il crée une chimère homme/léopard et kidnappe un policier à qui il fait subir des opérations de chirurgie eshétique afin qu'il ressemble à l'un des éléments du tableau symboliste qu'il veut reconstituer. Il a, par ailleurs, utilisé le cerveau de son propre fils pour y « réimplanter » sa mémoire. Enfin, le protagoniste du « Coffre-fort » doit sa situation à son père, un chercheur qui a obtenu ce brillant résultat en détruisant, à fin d'expérience sur les capacités du cerveau en cas de dommages, le cerveau de son jeune fils.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il n'y a, dans l'univers eganien, que deux grands crimes. le premier consiste à traiter l'homme comme un objet. Autrement dit, à faire ce que font les fascistes de tout poil sur cette terre : nier l'autre dans son humanité, le traiter comme un objet, soit en l'éliminant, soit en l'utilisant. On trouve des exemples de ce type de comportement dans les nouvelles déjà citées, mais aussi parexemple das « La Cave », où le personnage principal travaille dans une usine qui fabrique et utilise des fœtus humains de quelques jours pour en extraire des hormones et autres composés chimiques, ou bien dans « Le réserviste », dont le riche propriétaire entretient un troupeau de clones à l'intelligence volontairement limitée, dans le but de lui servir de banque d'organes vivante — il est alors bon de se souvenir que Greg Egan a écrit des nouvelles d'horreur et que nous devrions remercier David Pringle pour l'avoir poussé dans la direction de la science-fiction.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/01/02/2123817256.gif&quot; id=&quot;media-998857&quot; alt=&quot;2123817256.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998857&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le second crime c'est le fanatisme, qui résulte le plus souvent de ce que l'auteur semble considérer comme un défaut rédhibitoire chez un être humain : l'incpacité à « voir la réalité telle qu'elle est », cette faculté qu'ont les humains de s'illusionner, que ce soit au moyen de visions du monde erronées, de religions, de « mythologies stupides » ou de justifications fallacieuses. C'est tout le sujet de &lt;b&gt;L'Énigme de l'univers&lt;/b&gt;. C'est le cas dans « Orbites instables », où ceux qui ont été capturés par les attracteurs idéologiques sont décrits comme auto-satisfaits et complaisants. Dans « Silver Fire », des fanatiques arrivent à faire croire aux membres de leur secte qu'une nouvelle maladie, dont les sympt$omes sont particulièremet horribles et douloureux, est en fait un moyen de connaissance et d'extase mysique… Ils n'ont évidemment pas le beau rôle dans la nouvelle. les constructeurs de a athédrale virtuelle de « Notre-dame de Tchernobyl » n'apparaissent pas véritablement comme des monstres de discernement intellectuel… Il ne fait pas bon, selon Greg Egan, de se contenter d'une seule grille de lecture, d'une vision définitive du monde : seul le doute, cet opium des intellectuels, trouve véritablement grâce à ses yeux. &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Sylvie Denis&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Guillaume CINGAL</name>
            <uri>http://tourainesereine.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Notule pour &quot;Scanners&quot; de David Cronenberg</title>
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        <updated>2008-05-07T09:57:23+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T09:57:23+02:00</published>
        <summary>   Scanners  : inversion du mythe d'Abel et Caïn, puisque le mauvais fils -...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Scanners&lt;/em&gt; : inversion du mythe d'Abel et Caïn, puisque le mauvais fils - sacrilège et destructeur - est ici l'aîné.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cela dit, on ne sait si,&amp;nbsp;à la fin, l'un des deux corps réduit en bouillie volcanique, le survivant est &quot;le bon fils&quot;, comme il le proclame (&lt;em&gt;I am Cameron&lt;/em&gt;), ou si c'est Caïn/Darryl qui a triomphé, sous son vrai visage. L'hypothèse d'une fusion des deux n'est pas à exclure, ni, d'ailleurs, que tout cela soit du parfait Portninwak...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'un &lt;em&gt;&lt;strong&gt;est&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; l'autre, comme dans tout schéma duel (et non dualiste).&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
            <uri>http://generationscience-fiction.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Solitude</title>
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        <updated>2008-05-06T09:20:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-06T09:20:00+02:00</published>
        <summary>     Le Suicide de la démocratie         Quand je suis entrée dans la pièce,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://generationscience-fiction.hautetfort.com/">
           &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Le Suicide de la démocratie&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quand je suis entrée dans la pièce, tous les régimes étaient déjà là. Les prières le disputaient aux sanglots ; les unes étaient-elles plus sincères que les autres, il était trop tôt pour en juger. Toujours est-il que la plupart des régimes m’ignorèrent comme ils l’avaient toujours fait. Leur mépris ne me touchait plus depuis longtemps. Même le sourire narquois de cette salope de ploutocratie me laissa de marbre. Ma tristesse que je n’avais l’intention de prouver à quiconque, occultait tout.&lt;br /&gt; C’est la monarchie qui vint à moi. Sa souffrance ne semblait pas feinte. Elle me prit dans ses bras, je la laissai faire. Elle avait toujours été un peu absolue dans ses émois. Je l’aimais bien pour cela.&lt;br /&gt; « Il ne manquait que toi. Viens. »&lt;br /&gt; M’ouvrant la voie entre la tyrannie et l’aristocratie qui, une fois encore, se disputaient en toute indécence, elle m’amena jusqu’à la gisante, que l’on avait drapée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Ainsi, figée dans ses valeurs tutélaires, elle semblait presque… parfaite.&lt;br /&gt; « Qui aurait pu croire qu’elle en arriverait là ? » me dit, à voix basse, la monarchie.&lt;br /&gt; Moi. J’ai toujours su que la démocratie finirait ainsi. Qu’elle se donnerait la mort. Tous les autres régimes, eux, vivent et meurent, emportés les uns sur les autres dans le grand cycle de la dégénérescence. Elle haïssait l’Anacyclosis. Jamais elle n’aurait supporté cette fin lente, sans grâce. Nous en avions parlé maintes fois.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; « Comment s’est-elle… », demandai-je, sans pouvoir finir ma phrase.&lt;br /&gt; La monarchie eut un frisson.&lt;br /&gt; « Elle s’est servie de l’arme la plus puissante dont elle disposait. »&lt;br /&gt; Je levai le regard au-dessus de la gisante : l’arme était là, encore&lt;br /&gt; dégoûtante du sang qu’elle avait versé.&lt;br /&gt; « Le suffrage universel… », murmurai-je.&lt;br /&gt; - Direct, précisa la monarchie.&lt;br /&gt; - En plein cœur ?&lt;br /&gt; - Oui. Jusqu’à la garde.&lt;br /&gt; - En seul tour de scrutin. ». Ma voix mourut.&lt;br /&gt; Les monarchies censitaires et parlementaires qui s’étaient approchées pour épier notre conversation, s’étreignirent avec force : « quelle histoire, quelle folie ». D’un regard dur, la monarchie absolue les balaya plus loin.&lt;br /&gt; « Qui prononcera l’hommage ? »&lt;br /&gt; La monarchie ne me répondit pas, elle se contenta de pointer l’Autel du doigt : avec force gestuelle affectée, le Principat rassemblait ses papiers, préparait sa voix C’était plus que je ne pouvais en supporter. Je tournai le dos à la gisante et, sous le poids des régimes interloqués, me dirigeai vers la porte. La monarchie absolue ne tenta pas de me retenir. Elle avait compris, je pense.&lt;br /&gt; J’ai fui le cadavre de la Démocratie, dont je me sentais pourtant si proche. Après tout, un régime si parfait qu’il ne convenait presque pas à des hommes, un régime si empreint d’idéal, était-il si différent de moi ? Une fois encore, j’étais seule, Utopie noyée d’ombres.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Ugo Bellagamba&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Zhang</name>
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        </author>
        <title>Les mentors 3</title>
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        <updated>2008-05-06T00:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-06T00:30:00+02:00</published>
        <summary>  _ Salut les terriens !   _ Oué, salut les terriens !   _ Vous vous souv'nez...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sulfateusesetbocksdebiere.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Salut les terriens !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oué, salut les terriens !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Vous vous souv'nez de nous ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Nan ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Pourtant, vous avez déjà entendu causer de nous ici !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oué. Moi c'est Harschol.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et moi, Horokor.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ On est les vieux de la vieille.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ On était de toutes les batailles et de toutes les bastons, dans toutes les galaxies.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Maint'nant, on se repose la couenne, oué ! On est un peu les retraités de&amp;nbsp;l'espace.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Enfin, retraités ! C'est manière de dire, passke depuis peu, on a repris du service.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ah oué, il fallait, histoire de reprendre en main ces ptits jeunes, là, hein.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oué. Allez, un bock ! Gloups. BRAAAAAAH !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ BREUUUUUH !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mouheuharh !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Bon, dites. C'est marrant, un blog, quand même, pas, camarade ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oué. On en voit, de ces trucs, dis. Tiens,&amp;nbsp;Harschol, chuis sûr que t'as pas traîné pour aller voir des sites cochons sur l'internet des terriens. Hein, vieux pervers ? Mouhahaharrrh.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tu m'étonnes, mahahahahrrr, les terriennes sont bonnasses, j'aimerai bien y faire un tour, sur c'te planète, tiens !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ho, calme-toi, vieille croûte, ou je te balance un seau d'eau ! Rien qu'en voyant ta sale tronche, elles vont faire une syncope, les pôvres !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moué, sûr, chuis un affreux, moa ! Mouheuharhh ! Et c'que j'ai dans le pantalon, c'est&amp;nbsp;une horreur&amp;nbsp;aussi !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mouhahahahharrrh !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Bon, les terriens.&amp;nbsp;Vu que le ptit&amp;nbsp;Zhang est en récup...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ ... Moais. Au chaud dans son pieu, dans l'hosto de son gros vaisseau, avec une infirmière plantureuse&amp;nbsp;qui lui taille de ptites pipes de temps en temps, mouhahahahaharrrr !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ ... Meuheuharrr ! Donc vu que le ptit Zhang a été blessé, et qu'il faut bien qu'il se retape un chouilla, et bah c'est nous qu'on est v'nu à la rescousse !!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais !! Faut dire que ça nous arrange, passk'à force on finissait par se faire chier, tout de même.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais, faut admettre. Jusqu'ici, on vadrouillait d'une planète à l'autre en attendant que ça pète, que des mecs s'étripent bien sagement,&amp;nbsp;et puis on se contentait de les regarder se bastonner et s'entr'égorger, assis sur un banc à siroter nos bocks.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Au départ, on se marrait comme des hyènes, mais l'action, ça finit toujours par manquer&amp;nbsp;un peu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais ! Moi j'ai compris ça&amp;nbsp;quand&amp;nbsp;une fois on s'est jeté dans un combat au corps à corps...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ ... Oais, c'était comme&amp;nbsp;un TOC ! Un trouble obsessionnel compulsif, mouhahahahahrrrr !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ ... Et dans le feu de l'action on a&amp;nbsp;éventré tout notre monde à la machette ! Mouhahahahharrr !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_&amp;nbsp;Alors y'a pas, on s'est&amp;nbsp;dis qu'on allait rechercher de l'activité&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais ! BREUUUUUH ! On&amp;nbsp;a eu une petite idée à nous, et on a&amp;nbsp;volé un vaisseau.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Le genre coursier, voyez. Rapide, économique, puissant, ce qu'il faut.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et on a engagé une ptite troupe.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ On s'est octroyé une zone de patrouille dans un secteur fréquenté par des vaisseaux de commerce...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ ... Et puis on a fait un petit peu de flibuste. Pour se marrer. BROARRRRH !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais, c'était fun ! Arraisonner les navires, faire un peu de pillage, de la revente du butin,&amp;nbsp;ramasser des otages contre une rançon !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ah, ça, faut dire, on connaissait pas ce domaine, on a découvert ! Alors bon, y'a eu des ptits loupés, parfois !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais, tu&amp;nbsp;parles de&amp;nbsp;quand on a voulu transférer notre tout premier&amp;nbsp;otage de notre vaisseau à&amp;nbsp;celui qui venait le récupérer contre notre belle rançon&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais. Il était juste dans le sas de communication amovible entre les deux bâtiments. Je le croyais déjà parti, tout content d'avoir retrouvé sa liberté, et moi j'appuie sur les boutons pour commander le repli du sas...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ En fait, ce con s'était attardé, on n'a jamais compris pourquoi, alors du coup il s'est retrouvé comme un con dans le vide spatial...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Aussi mort qu'on pouvait l'être, le pauvre, mouhahahaharrrrh !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais, mouhahaharrrrh !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Alors ceux&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;venaient libérer l'otage en question, eh bah ils ont cru qu'on&amp;nbsp;l'avait fait exprès et qu'on avait tout préparé pour les enfler.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ah,&amp;nbsp;bah c'est&amp;nbsp;sûr, hein ! Surtout qu'on&amp;nbsp;avait gardé la rançon !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et qu'on a filé avec.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ N'empêche, dix jours de&amp;nbsp;course-poursuite, entre&amp;nbsp;nébuleuses, trous noirs et champs d'astéroïdes... y nous ont pas lâchés, les morbaques.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;_ Ha nan. On les comprend, d'ailleurs. Broh.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Hey, tu te souviens, la fois où qu'on est tombé sur un vaisseau plein de sex toys ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mouhahahahahrrr, oais, tu parles si je me souviens ! Des poupées, des godes, des vibros, des pilules, des crèmes,&amp;nbsp;des trucs et des machins informes, longs, épais, du cuir, des clous, des fouets... Rhoooo, y'a des engins,&amp;nbsp;chavais mêm&amp;nbsp;pas qu'ça existait ! Breuh.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Brah. Et dans le même temps, on se faisait notre petit racket, hein ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais. On interdisait à tout navire de passer, sauf s'il nous payait&amp;nbsp;notre petit dû en brouzoufs sonnants et trébuchants. Là, ça nous a fait un bon pitit paquet de pognon, pas ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moais. C'est astronomique, comme dit l'autre crétin de journaleux, Morton chais pas quoi !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mouhahaharrrh !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et pis c'est là que les mecs de Zhang nous ont dit qu'il avait eu des emmerdes, sur son espèce de planète pourrie, là !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais. Alors on a rappliqué aussi sec.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et pis bah, on les a repris en main, les ptits jeunes, là. On leur a montré comment fallait faire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ On leur a montré comment de vrais guerriers devaient se comporter !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moh, des fois on dit qu'on est un peu du genre, heu, comment qu'y disent ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Radicaux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moais. Du genre qu'on fait pas de prisonnier, du genre à tirer à donf sur tout ce qui passe sans réfléchir, à charger en hurlant l'arme au poing, à faire tout péter, tout péter, et encore tout péter, pour le seul plaisir de tout voir péter dans un maximum de boucan, de flammes et de barouf.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais, gratuit, quoi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moais, c'est encore comme ça que ça réussit le mieux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais. Le ptit Zhang est sur le bon chemin, mais l'en a encore à faire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais, bah il est encore un peu tapette, lui hein.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais, il hésite, il tergiverse, il monte des stratégies, des tactiques.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Beuh. Nous on fonce dans le tas, et pis c'est tout !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et pis ça marche. Oais.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ce coup-là, y z'étaient un peu dans le caca, pas ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moais. Les gars d'en face allaient leur foutre une sacrée trempe dans ces collines, là.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;_Putain, comme quoi, rien ne vaut l'expérience de l'âge, pas ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oais. Pis nous ça nous a fait bien plaisir de mener à nouveau une bonne grosse&amp;nbsp;bataille.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moué, bien saignante.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Aaaah, ça, on en a tué, du monde, dans ce merdier.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Bon, les terriens, on va arrêter de vous tchatcher comme des vieux qu'on est, pas ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moais. Faudra quand même dire à Zhang qu'il faudrait qu'il foute le camp de cette planète de merde.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_Oais. Dis collègue.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mh.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Si on faisait un blog, comme le Zhang ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ C'est astronomique ! Mouhahahahahrrr !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mouhaharrrh !&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
            <uri>http://generationscience-fiction.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Greg Egan : un moraliste dans l'ère du choix (3)</title>
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        <updated>2008-05-05T18:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-05T18:30:00+02:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le héros de Greg Egan est donc un homme déterminé — par...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://generationscience-fiction.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/00/00/862303259.jpg&quot; id=&quot;media-998774&quot; alt=&quot;862303259.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998774&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le héros de Greg Egan est donc un homme déterminé — par l'histoire, la société et avant tout par la biologie — qui se sait déterminé et qui, sachant cela, fait face au problème de l'identité et de la liberté. Des questions qui ont souvent été traitées par les philosophes et les écrivains.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; « &lt;i&gt;La philosophie existentialiste est centrée sur l'existence et sur l'homme. Elle privilégie l'opposition etre l'existence et l'essence. Quant à l'homme, il est ce que chacun fait de sa vie, dans les limites des déterminations physiques, psychologiques ou sociales qui pèsent sur lui, mais il n'y a pas une nature humaine, dont notre existence ne serait que le simple développement. […] Cette philosophie a en son cœur la liberté, puisque hacun sera défini finalement, par ce qu'il aura fait.&lt;/i&gt; » (5)&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour Sartre, l'homme invente l'homme, et cette invention s'incarne essentiellement dans le champ social et politique. Mais la biologie, la génétique, les techniques d'observation du cerveau nous montrente qu'« inventer l'homme » peut prendre un sens tout différent. Dès ses débuts, la science-fiction s'est emparée de ces sciences et a tenté d'envisager comment l'homme pourrait se changer, lui et les sociétés qu'il construit. Tout comme la philosophie, la SF s'interroge sur la nature humaine — et intègre à ses réflexions le discours scientifique.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/02/02/1369506261.jpg&quot; id=&quot;media-998846&quot; alt=&quot;1369506261.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-998846&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans cette perspective, les personnages de Greg Egan sont « modernes » au sens où ils ont eux aussi intégré les discours des sciences dites « dures » et où ils appliquent à eux-mêmes et au monde qui les entoure des grilles de lecture souvent en rupture avec ce qu'on peut trouver dans la littérature, y compris dans la SF la plus traditionnelle. C'est ainsi que le héros de « Cocon » s'interroge sur la nature de l'homosexualité, non pas en termes psychologiques ou psychanalytiques, mais en tant que phénomène résultant de l'action de certaines substances sur l'embryon. Le personnage principal, du « Tout-petit », qui achète un kit de fabrication de bébé, se demande d'où lui vient ce désir irrépressible de s'occuper d'un enfant, et conclut non à la pression sociale, ou à une quleconque conséquence d'événements surveus dans son enfance, mais que « &lt;i&gt;le problème, avec les pulsions biologiques, c'est qu'il est très facile de les tromper. Nous sommes très doués pour satisfaire nos corps tout en frustrant les causes nées de l'évolution de l'espèce qui nous donnent du plaisir. On peut faire en sorte que la nourriture qui n'a aucune valeur nutritionnelle ait une apparence et un goût extraordinaires. On peut faire l'amour sans risquer une grossesse, et c'est tout aussi agréable. Autrefois, j'imagine qu'acheter un animal de compagnie était le seul moyen de remplaer un enfant. C'est ce que j'aurais dû faire : j'aurais dû acheter un chat.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De même, dans « La Cuve », le personnage principal, dénommé Harold, a une perception plutôt inhabituelle de lui-même : « &lt;i&gt;Il est capable de dessiner les structures des structures les plus importantes du système nerveux central. Il en a synthétisé la moitié de ses propres mains. Il a même vu des images en temps réel de son cerveau en train de métaboliser du glucose indiqué par un marqueur radioactif, révélant quelles régions de son cerveau étaient les plus actives tandis qu'il s'observait en train de penser qu'il était en train de se regarder penser.&lt;/i&gt; »&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces humains du proche XXIIe siècle, en proie à des sentiments et des problèmes humains, sont confrontés à un dilemme que nous affrontons tous mais qui est bien peu souvent exprimé : celui d'éprouver des sentiments d'avoir des comportements, des pulsions, des idées, des sensations, et de savoir qu'ils peuvent être expliqués, catalogués, inscrits dans les cases d'une typologie. Leur grande peur n'est pas d'agir bien ou mal, en conformité ou non avec telle ou telle philosophie, mais d'être des fourmis, des robots biologiques dont la vie ne serait rien d'autre que l'expression d'une statistique pour étude de marché ou d'un code génétique.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; « &lt;i&gt;Harold ne sait pas quoi faire de ce qu'il sait sur les molécules. Il ne peut décider si la conscience est un miracle, ou si elle ne signifie rien. Il hésite entre l'extase mystique et le plus pur nihilisme. Parfois il a l'impression d'être un robot élevé par des parents humains et qui vient juste de découvrir l'horrible vérité.&lt;/i&gt; » Bref, ils craignent que leur personnalité et leur libre arbitre soient des illusions.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/00/00/1565556196.jpg&quot; id=&quot;media-998784&quot; alt=&quot;1565556196.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-998784&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette crainte s'exprime dans des nouvelles telles que l'extraordinaire « Orbites instables dans la sphère des illusions », sur lequel il convient de s'attarder un peu. Dans ce texte, l'humanité a subi un « changement de son état psychique » au terme duquel « &lt;i&gt;partout dans la ville, des systèmes de pensée concurrents se disputaient l'allégeance des habitants, mutaient et produisaient des hybrides… semblables à ces populations de virus d'ordinateurs qu'on lançait autrefois au hasard les uns contre les autres pour démontrer à l'aide d'expériences des éléments subtils de la théorie de l'évolution. Ou peut-être comme les rencontres et les combats que ces mêmes croyances ont connus pendant les temps historiques, sur des échelles de temps terriblement raccourcies par le nouveau mode d'interaction, et avec beaucoup moins de sang versé, maintenant que les idées elles-mêmes pouvaient batailler sur une arène purement mentale, plutôt que d'employer des Croisés armés d'épées et des camps de concentration.&lt;/i&gt; » Du point de vue des personnages, cette situation signifie que la plupart des humains se retrouvent happés par des « attracteurs idéologiques » qui les convertissent à telle ou tellevision du monde. Les protagonistes, bien sûr, ne veulent pas de cela. Ils entrent dans la ville en essayant d'éviter les attracteurs, de conserver leur identité et leur libre arbitre, jusqu'au moment où ils rencontrent quelqu'un qui leur explique qu'ils ont leur propre attracteur, un « attracteur étrange », qui est peut-être l'attracteur de la liberté — ou peut-être pas. Cette explication, de toute façon, ne peut pas satisfaire le personnage principal : « &lt;i&gt;Tout ce qu'elle dit me paraît être issu d'un modèle de représentation rationaliste mal assimilé. Et me voilà en train d'entrevoir un espoir et de me jeter sur la moitié de sa version de l'univerts et de jeter le reste. Les métaphores mutent et produisent des hybrides…&lt;/i&gt; » Dans un monde — qui me paraît être la meilleure description que la science-fiction a pu donner de la fin du XXe siècle — où au fil de l'histoire les religions, les systèmes de croyance et de valeurs se sont accumulés mais où il n'est pas encore arrivé à une macro-vision, à un méta-modèle qui les engloberait et les justifierait tous, le héros eganien ne peut se sentir vraiment humain, vraiment libre, que dans la solitude et le doute.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Sylvie Denis&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;hr /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (5) Les Mots de la philosophie, Alain Lercher, Belin. 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
            <uri>http://generationscience-fiction.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Isolation</title>
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        <updated>2008-05-04T13:57:46+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T13:57:46+02:00</published>
        <summary>      Greg Egan &amp;nbsp;    Quarantine,  (1992)   Denoël &quot;Lunes d'Encre”...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_egan.jpg&quot; alt=&quot;medium_egan.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;Greg Egan&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;i&gt;Quarantine,&lt;/i&gt; (1992)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Denoël &quot;Lunes d'Encre”&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Époustouflant ! Il n'y a pas d'autre mot pour qualifier ce roman exigeant, brillant, qui repose sur une stupéfiante application de la théorie quantique. Le livre est cependant ardu. Le lecteur peu au fait de la réduction du paquet d'ondes ou du principe de cohérence devra s'accrocher, mais sera récompensé par cette superbe histoire qui adapte le comportement des particules à une échelle macroscopique.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le décor d'abord : la Bulle, sphère englobant le système solaire, masque les étoiles depuis trente trois ans. Pourquoi, comment ? Nul n'en sait rien. Les nanotechnologies ont réalisé d'énormes progrès ; il est possible de respirer des logiciels configurant le cerveau pour optimiser son fonctionnement selon le contexte (accroissement de la vigilance, effacement de la fatigue, absence de sentiment permettant des prises de décisions plus rapides, etc.). Un concept assez effrayant dans la mesure où un individu peut perdre son libre arbitre. Nick, détective privé, devient ainsi un esclave de l'Ensemble, depuis qu'on lui a injecté un mod de loyauté envers cette société. Il converse aussi régulièrement avec sa femme décédée : l'implantation de Karen dans son esprit l'empêche d'éprouver la douleur liée à sa perte.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Son enquête consistait à retrouver Laura Andrews, une attardée mentale incapable d'autonomie dont on se demande quel intérêt elle présente pour les ravisseurs. Devenu garde du corps au sein de l'Ensemble, il assiste à une expérience consistant à influencer l'orientation du spin d'ions d'argent, laquelle confirme le rôle de l'observateur dans la mécanique quantique. La réalité se dissout alors : la nature de la particule étant d'occuper plusieurs états simultanés, de s'étaler comme l'écrit si justement Egan, un observateur capable d'effectuer la réduction du paquet d'onde serait en mesure de choisir parmi les futurs possibles celui qu'il désire voir devenir réel.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les pièces du puzzle s'ajustent progressivement : le rapport entre Laura Andrews, l'expérience de l'Ensemble, la Bulle isolant le système solaire et de lointains extraterrestres étalés, débouche sur une redoutable application du comportement de la matière, susceptible de provoquer l'étalement de l'univers.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'auteur, lui, a su éviter de réduire son roman à un simple récit exploitant la volonté de puissance : s'il passe, dans la seconde partie du roman, à l'application pratique de ce contrôle sur la matière, il propose également une réflexion très poussée sur les conséquences de ces manipulations, sur la nature du réel et le rôle de l'observateur, et prolonge même les spéculations scientifiques par des réflexions métaphysiques aussi ébouriffantes que l'idée de base du récit.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un roman qui mérite pleinement l'appellation de science-fiction : il ne titille pas seulement l'imaginaire, mais également l'esprit. Le &lt;i&gt;sense of wonder&lt;/i&gt; apparaît souvent quand la raison vacille devant les concepts avancés : ici, le lecteur est servi. &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Claude Ecken&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Zhang</name>
            <uri>http://sulfateusesetbocksdebiere.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Galactyk News TV</title>
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        <updated>2008-05-03T00:18:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-03T00:18:00+02:00</published>
        <summary>  _ Chers galactotéléspectateurs, bonsoir ! Je suis Stacey Spling.   _ Et je...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Chers galactotéléspectateurs, bonsoir ! Je suis Stacey Spling.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et je suis Morton Tartenblouf. Vous êtes sur la chaîne Galactyk TV, et voici VOS informations !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mais tout d'abord, Morton, n'oublions pas&amp;nbsp;le petit clin d'oeil à nos sponsors.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Exact, Stacey. Chers galactotéléspectateurs, soyez djeuns et décontract', vivez la vie à pleines dents blanches, buvez Staro Cola (tm)&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Staro Cola (tm),&amp;nbsp;qui pétille et qui a bon goût,&amp;nbsp;pour la vie qui vit... très très très fort&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tout à fait, Stacey. Passons maintenant au vif du sujet. Parmi les informations que nous allons développer ce soir, il y a hélas, cette collision entre deux transporteurs&amp;nbsp; spatiaux autour de&amp;nbsp;KPV 221-7.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Eh oui, Morton. C'est une grave erreur de pilotage qui est à l'origine de cette collision, avec un impact d'une rare violence qui a entraîné l'explosion de ces deux navires commerciaux en orbite,&amp;nbsp;et la perte définitive&amp;nbsp;de toutes leurs marchandises. Soit un manque&amp;nbsp; à gagner&amp;nbsp;particulièrement important,&amp;nbsp;de l'ordre de cent millions de spatio-brouzoufs. C'est la plus grande catastrophe spatiale depuis trois semaines.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ C'est astronomique, Stacey.&amp;nbsp;Ta-ha.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ti-hi, Morton. Toujours cet humour désopilant. Par ailleurs,&amp;nbsp;on dénombre 1200 morts, il n'y a aucun survivant.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ C'est absolument tragique, Stacey.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et comment, Morton.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir les familles des victimes sur KPV 221-7. Avec bien évidemment toutes les conditions légales de facturation de l'ensemble des services fournis par les psychologues, tarifés à l'acte et à l'heure de consultation. Tous ceux qui&amp;nbsp;en éprouvent le besoin&amp;nbsp;ont également&amp;nbsp;à leur disposition&amp;nbsp;&amp;nbsp;un numéro gratuit les quinze premières secondes, facturé ensuite à trente centimes de spatio-brouzoufs la minute, grâce à la générosité de notre sponsor.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Buvez Staro-Cola (tm)&amp;nbsp;! N'est-ce pas, Morton ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ta-ha, Stacey.&amp;nbsp;Comme&amp;nbsp;elles&amp;nbsp;vont être bien soignées, ces chères familles de&amp;nbsp;victimes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Eh oui, Morton. Quand la sollicitude et la solidarité vont de concert, c'est beau.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ C'est beau.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Bien plus grave que tout cela est cependant la chute de la galactobourse centralisée sur YPA 73. L'indice FLOUZ 4000, qui&amp;nbsp;exprime la valeur des 4000 plus grandes entreprises de notre économie, a perdu en l'espace de quelques séances près de 75%.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ C'est astronomique. Ta-ha.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ti-hi, Morton, quel boute en train ! Toujours est-il que bien des actionnaires et des petits porteurs sont à présent complètement ruinés. Les&amp;nbsp;hôpitaux déplorent une augmentation&amp;nbsp;sensible des tentatives de suicide.&amp;nbsp;La banque centrale&amp;nbsp;est intervenue pour injecter massivement des liquidités dans notre système bancaire afin d'éviter un resserement du crédit.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Moh, Stacey. Peu importe : c'est encore le contribuable qui épongera tout ça.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ti-hi, Morton. Ce mois-ci, une augmentation du taux d'inactivité de près de 30% est à constater du fait de la persistance de la crise financière et de la&amp;nbsp;diminution de l'activité&amp;nbsp;des entreprises...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Comment vous avez dit, Stacey... ? &quot;Taux d'inactivité&quot; ...?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Eh bien oui, Morton. Vous vous rappelez que notre sponsor - buvez Staro Cola (tm), la boisson qui pétille très très très bon - nous a fait signer une charte de bonne conduite et de bon langage. Afin de ne pas heurter les sensibilités de nos chers galactotéléspectateurs, nous nous devons de ne pas utiliser de termes péjoratifs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tels que &quot;chômage&quot;, par exemple.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ HOULLAAAA, Morton, attttennntion à ce que vous dites, notre chaîne ne doit pas risquer un procès. D'où, en fait,&amp;nbsp;le taux d'inactivité, qui entre dans les statistiques officielles désormais.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Eh oui. Galactyk TV :&amp;nbsp;la galacto-chaîne qui &lt;strong&gt;VOUS&lt;/strong&gt; respecte. Au plus &lt;strong&gt;PROFOND&lt;/strong&gt; de vous.&amp;nbsp;N'est-il pas, Stacey ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tout à fait, Morton. Très profond.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Tout de suite la suite. Un ptit clin d'oeil à nos sponsors.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Eh oui, Morton. Madame, Monsieur : vos dessous de bras refoulent trop grave ?&amp;nbsp;Vous en avez marre que les gens se pincent l'organe olfactif&amp;nbsp;à votre vue&amp;nbsp;?&amp;nbsp;Vous avez envie de bien-être ? De faire tourner les têtes de comment qu'on s'étonne que vous sentez vachement bon sous les aisselles&amp;nbsp; maintenant et que vous êtes content que c'est grâce à ça qu'on remarque&amp;nbsp;enfin&amp;nbsp;votre personnalité profonde et toute votre sensibilité alors que jusqu'ici vous n'étiez qu'un tas d'excréments&amp;nbsp;? Aspergez-vous très très généreusement d'eau de toilette Bobaheaut (tm). Masque toutes les petites mauvaises&amp;nbsp;émulsions corporelles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ &quot;Emulsions corporelles&quot;, Stacey ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oui, Morton, puisqu'on ne peut plus dire &quot;odeur&quot;.&amp;nbsp;Chaque flacon d'eau de toilette &amp;nbsp;est vendu avec une crème anticancérigène à utiliser impérativement et immédiatement à chaque aspersion d'eau de toilette Bobaheaut (tm), en frottant bien pendant vingt à trente&amp;nbsp;minutes, pour que la crème pénètre bien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Eh oui. C'est bien de sentir bon, mais&amp;nbsp;il&amp;nbsp;faut garder également une belle peau et donc&amp;nbsp;ne pas&amp;nbsp;griller comme une saucisse. Ta-ha.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ti-hi, Morton, vous êtes en forme ce soir.&amp;nbsp;Bobaheaut (tm). Pour la peau qu'elle sent très bon.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_&amp;nbsp;Bien dit, Stacey. Dans rubrique des faits divers, nous sommes toujours sans nouvelles du chef Zhang Grassepanse, qui aurait été abattu au cours de combats particulièrement violents sur la planète Alkano. Certaines rumeurs disent qu'il est bel et bien mort, mais l'entourage du chef de guerre dément. Ses aides de camp affirment qu'il n'a été que blessé et qu'il a été évacué sur son vaisseau amiral. Sur Alkano, nous rejoignons en direct&amp;nbsp;notre envoyé spécial, Connor Tufulbuh. Connor ? Connor ? Vous nous entendez ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Eh oui, Bonsoir Stacey, bonsoir Morton. Je me trouve en ce moment dans la citadelle qui sert de quartier général aux forces du clan de Zhang. Celles-ci ont du essuyer un grave revers dans les collines, mais la bataille ne semble pas perdue toutefois, en dépit de la perte de leur chef de guerre emblématique. Je suis justement avec un membre du clan, un proche de Zhang, alors, heu, je n'ai pas bien compris votre nom...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Brohonk.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Brohonk. Eh bien, bonsoir Brohonk, et...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Nan. Pas bonsoir. Bonjour. L'est dix heures du matin ici.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Euh, oui, en effet, vous avez raison.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Bah alors. De quoi que tu me dis bonsoir, toi ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Euh, c'est juste que c'est le soir pour nos galactospectateurs qui nous écoutent, alors,&amp;nbsp;heu, bon,&amp;nbsp;pouvez-vous nous dire concrètement, comment va votre chef Zhang ? Quel est son état de santé exactement ? Comment arriverez-vous à gérer vos opérations militaires sans son expérience, qui...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Kess ça peut t'foutre ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Euh...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Bah ouais. De quoi j'me mêle ? Tu nous fais chier avec ta caméra de merde et tes sponsors pourris. Tiens, mate un coup ici.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;_ Euh, houlà !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Connor ? Connor ? Que se passe-t-il ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ &lt;em&gt;Eh bien, chers galactospectateurs, il se trouve que l'éminent Brohonk est présentement en train de défaire son pantalon, de le baisser, et, holla, mince, mais qu'est-ce que... il baisse son caleçon et sort son... heu, comment dois-je dire, mince, quel est le terme dont&amp;nbsp; l'utilisation est prévue par la charte de bonne conduite édictée par notre sponsor Staro Cola (tm), la boisson très très bonne qui vous donne pas soif du tout, mince, alors, Morton, Stacey, aidez-moi, c'est quoi le terme...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Connor ? Le terme pour dire quoi ? Précisez, Connor.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ &lt;em&gt;Il est en train de sortir son... sa... et puis il la pointe sur moi et... m'enfin, merde !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ah non, Connor, faites attention, ce n'est pas un mot qu'il faut dire à l'antenne, je vous préviens ! Vous allez à l'encontre de la charte de bonne conduite !!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ &lt;em&gt;M'enfin, merde, cet espèce de&amp;nbsp;gros con,&amp;nbsp;il a sorti sa BITE, sa QUEUE, son espèce de gros CHIBRE poilu, quoi, son ZOB, son ZGEG, son MANDRIN, son DARD, son GOUMI,&amp;nbsp;SA PINE, bordel de merde, vous pigez, ou quoi, c'est avec&amp;nbsp;son BRAQUEMARD,&amp;nbsp;sa BIROUTE qu'il me vise&amp;nbsp;et il est en train de me PISSER DESSUS comme un porc, et merde, il&amp;nbsp;LACHE TOUTE SA SAUCE, il m'en asperge partout, et il en gicle&amp;nbsp;sur la caméra, en plus, mais enfin, arrêtez, quoi !! KCCCCCHHHHHHHHH...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Connor ? Connor ? Nous avons été coupé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Quel dommage, Stacey, ça promettait d'être particulièrement épique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ En effet Morton. Acidulé, on dirait.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Allez, un petit clin d'oeil à nos sponsors. Vous avez de l'appétit ? Vous êtes un fin gourmet ?&amp;nbsp;Alors vous adorerez la purée Pips (tm). Onctueuse, savoureuse, délicate et parfumée, chaude,&amp;nbsp;salée juste comme il faut, un régal pour vos papilles. Pips (tm), la bonne purée blanche, ni trop liquide, ni trop épaisse,&amp;nbsp;qui coule, coule, doucement,&amp;nbsp;bien chaud dans la bouche et au fond de la gorge profonde. Vous la laisserez doucement entre votre langue et votre palais, afin qu'elle déploie tout son&amp;nbsp;bon goût chaud, et vous la déglutirez de bonheur !&amp;nbsp;Il ne vous en restera pas une goutte au coin des lèvres !!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Mmmmmh, miam-miam, Morton. Voilà qui met l'eau à la bouche ! ça donne envie d'en goûter, et d'avaler, mmmmh !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Oui, Stacey. Je suis certain que vous savez de quoi vous parlez, en très bonne cuisinière que vous êtes !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Pips (tm). Lâchons la purée ! Quand y'en a plus, y'en a encore.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ En effet Stacey. Eh bien, ceci clos notre bulletin d'information. Vous regardez Galaktyk TV, je suis Morton Tartenblouf.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Et je suis Stacey Spling.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Bonne soirée à vous, chers galactospectateurs !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;GZAP.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tain, fais chier la télé. Que de la merde.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
            <uri>http://generationscience-fiction.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>L'Énigme de l'univers</title>
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        <updated>2008-05-02T15:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-02T15:00:00+02:00</published>
        <summary>    Greg Egan     Distress  (1995)   Robert Laffont « Ailleurs &amp;amp; Demain »...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://generationscience-fiction.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/01/02/1188070606.jpg&quot; id=&quot;media-993983&quot; alt=&quot;1188070606.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-993983&quot; /&gt;&lt;b&gt;Greg Egan&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;i&gt;Distress&lt;/i&gt; (1995)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Robert Laffont « Ailleurs &amp;amp; Demain »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sur l'île artificielle d'Anarchia, située en plein Océan pacifique, se déroule un colloque durant lequel doit être présentée la Théorie du Tout, censée décrire et expliquer l'Univers à l'aide d'outils mathématiques. Un journaliste scientifique, envoyé pour couvrir l'événement, va se retrouver mêlé à une intrigue d'une grande complexité, riche en considérations philosophiques et métaphysiques, qui débouche, comme toujours chez Greg Egan, sur une vision mécaniste, une sorte de «&amp;nbsp;behaviorisme quantique&amp;nbsp;» aux implications vertigineuses.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Les quelques lignes qui précèdent le laissent sans doute deviner, il est impossible de résumer un tel livre, où chaque phrase, ou presque, possède une importance. Je ne m'avancerai pas non plus à essayer de donner une idée de la surprenante Théorie du Tout, par crainte d'en trahir le sens. &lt;b&gt;L'énigme de l'Univers&lt;/b&gt; atteint par endroits un tel niveau d'abstraction que l'on peut se demander si l'on est encore en présence d'un roman, ou de quelque ovni scientifico-fictionnel.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Incontestablement, Greg Egan a su ouvrir une nouvelle voie dans le domaine de la &lt;i&gt;hard science&lt;/i&gt;. Comme les écrivains &lt;i&gt;gonzo&lt;/i&gt; évoqués dans les &lt;i&gt;Rebonds&lt;/i&gt; du dernier numéro, il fait feu de tout bois pour créer une véritable pyrotechnie imaginative, mais sans jamais s'écarter du cadre d'une stricte rationalité&amp;nbsp;; point de transcendance chez cet auteur (plutôt que de les paraphraser, je vous renvoie à l'interview de Greg Egan, ainsi qu'à l'article de Sylvie Denis).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;J'avoue sans honte qu'une ou deux pages -&amp;nbsp;au moins&amp;nbsp;- du livre me sont largement passées au-dessus de la tête, malgré plusieurs relectures attentives&amp;nbsp;; cela dit, cela ne pose à mon sens aucun problème dans le cadre d'une œuvre de SF, où l'on est prié de laisser son incrédulité au vestiaire. La &lt;i&gt;hard science&lt;/i&gt; est un domaine où le lecteur, faute de posséder les connaissances nécessaires, se retrouve tôt ou tard obligé d'admettre que l'auteur a raison, point à la ligne. Chez Greg Egan, ce phénomène devient paroxystique, ce qui me paraît typique d'une attitude avant-gardiste.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A mon sens, toute littérature, tout courant de pensée a besoin d'une avant-garde pour ne point péricliter, et il est naturel que celle-ci ait recours à l'excès pour affirmer sa spécificité. L'exemple des cyberpunks est présent dans toutes les mémoires&amp;nbsp;; nul ne saurait aujourd'hui contester l'apport des neuromantiques à la thématique SF. Et, bien que Greg Egan constitue à l'évidence une nouvelle tendance à lui tout seul, on peut néanmoins le rattacher au bouillonnement imaginatif agitant depuis quelques années la revue britannique &lt;i&gt;Interzone&lt;/i&gt;, et plus généralement la SF d'Outre-Manche -&amp;nbsp;bouillonnement qui n'est pas sans rappeler celui qui s'est emparé durant les années 60 d'un autre magazine insulaire, je veux bien entendu parler du &lt;i&gt;New Worlds&lt;/i&gt; de Michael Moorcock. Au-delà des différences entre les acteurs de ce mouvement -&amp;nbsp;et du fait qu'ils s'inscrivent dans une optique littéraire, alors qu'Egan n'accorde que peu d'importance à la forme&amp;nbsp;-, tous partagent en effet le désir d'expérimenter de nouvelles manières d'aborder la SF, de faire briller d'autres facettes du genre. Pour ne citer qu'un exemple, on pourrait être tenté d'opposer le matérialisme et le souci de plausibilité de Greg Egan aux envolées psychédéliques de Jeff Noone dans &lt;b&gt;Vurt&lt;/b&gt;, alors qu'une mise en parallèle des deux démarches révèle une parenté plus proche que l'on pourrait le penser. Chez ces deux auteurs -&amp;nbsp;ainsi que, par exemple, chez Paul J. McAuley, Eric Brown ou encore Iain M. Banks&amp;nbsp;-, on trouve avant tout le désir d'aller plus loin, de repousser limites et possibilités du genre. Bien qu'Australien, Egan participe à cette formidable agitation de neurones, et si ses pairs admirent ses excès sans chercher à les imiter, nul doute qu'ils sont en train d'en tirer la leçon, et que l'influence de cet auteur est appelée à grandir au cours des années à venir. &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Roland C. Wagner&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Zhang</name>
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        </author>
        <title>Au charbon</title>
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        <updated>2008-05-02T00:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-02T00:00:00+02:00</published>
        <summary>  Mast a sa mine des mauvais moments. Barbe de trois jours et aisselles...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mast a sa mine des mauvais moments. Barbe de trois jours et aisselles rances. Des sacs à dos sous les yeux.&amp;nbsp;On dirait qu'un rouleau compresseur lui est passé dessus à plusieurs reprises. Pas étonnant, nous sommes en première ligne depuis plusieurs semaines. Au coeur d'une bataille de collines fortifiées. Au loin, on entend le bruit des combats. Les tirs de roquette. Le claquement continu&amp;nbsp;des mitrailleuses. Les explosions de grenade. Les tirs de laser.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ T'as une sale gueule, grand.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Toi aussi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sûr.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Qu'est-ce que ça dit,&amp;nbsp;dehors ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ La merde grand un, chef. La merde grand un.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ouais ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ On en bave. Pertes sévères. Plusieurs ruptures de front. On colmate comme on peut. Mais on tiendra pas longtemps comme ça.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mh. A ma montre, il est trois heures du matin. Cette fois-ci, nous peinons à repousser l'assaut ennemi. Je sors de ma casemate. Le boucan infernal se fait plus fort. Des fusées éclairantes sont lâchées un peu partout à cadence régulière, faisant valser les ombres. Tenaces, les salopards. Je m'approche d'une grande mitrailleuse sur trépieds. Son servant tire sans arrêt. On dirait qu'il ne vise même plus. Devant lui, on peine à distinguer quelque chose en dépit des fusées éclairantes, mais on sent. On sait.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A ma droite, je&amp;nbsp;distingue&amp;nbsp;des lumières jaunes, oranges, violettes. Des explosions.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Des sorciers. Sur la colline VII.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_&amp;nbsp;Ouais. Ce sont des types à Grun, là-bas. Ils ont fort à faire eux aussi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Combien de temps ça fait, maintenant, qu'on n'a aucune nouvelle de lui&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Cinq ou six jours. Plus de liaison radio.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Inquiétant. On m'informe que plusieurs chefs de&amp;nbsp;sections demandent l'autorisation de se replier sur d'autres positions plus faciles à défendre. Ils risquent de perdre&amp;nbsp;certains points d'appui sur leur&amp;nbsp;colline.&amp;nbsp;Je commande un barrage d'artillerie pour les couvrir et leur permettre de se dégager dans des conditions correctes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une grande explosion se fait entendre sur ma gauche. Du feu, de la lumière. Des débris.&amp;nbsp;Assourdissant.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Chef. C'est le PC de la colline III.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Merde. Là, ça craint.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Le chef de section. Et tout&amp;nbsp;son état-major.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Parti en fumée. Dans l'impuissance, les bras ballant.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;D'autres explosions sur la III. Tirs d'artillerie. Pour parachever le boulot. Dans quelques heures, ceux d'en face auront pris ces positions.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Ils menacent directement&amp;nbsp;la piste, maintenant.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ouais. Et tout notre approvisionnement. On risque d'être coupés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Il faut reprendre la III. Sans tarder. Dis à Argolphe d'envoyer du monde. Qu'il lance une contre-offensive, et surtout, qu'il me reprenne cette foutue colline.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En plus, il y a toujours des gars à nous, là-bas. Isolés, maintenant, et sans officier. On ne peut pas les laisser dans ce merdier.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'ennemi a créé un golem. Il marche sur nous. Des éclairs. Il gronde. Des tirs sur lui. Rien à faire, il avance toujours. Grenade. Roquette. Boules de feu. Il chancelle, plie le genou, se relève. Riposte. A l'éclair.&amp;nbsp;J'entends les cris de douleur de nos gars, à quelques dizaines de mètres de ma position. Touchés de plein fouet. Nous l'attaquons, en tir de flanc.&amp;nbsp;Il atteint notre tranchée.&amp;nbsp;Trois tirs de roquettes sur lui. Il s'écroule. Finalement. Et&amp;nbsp;part en flamme. On l'a échappé de justesse.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les échanges de tir continuent avec ceux d'en face. A côté de moi, le servant de la mitrailleuse s'écroule. Mort. On l'évacue. Je prends sa place sans me poser de questions. Je vois des ombres. Droit devant, trajectoire basse.&amp;nbsp;Je tire. Je hurle. On m'apporte des munitions. Je balance tout ce que j'ai. Et plus encore. J'ai soif. Je suis épuisé. Je tire. Sans discontinuer. Rythme infernal.&amp;nbsp;Je tue du monde. J'en suis&amp;nbsp;sûr. Mais il en vient toujours.&amp;nbsp;Et je tire toujours. Dans les ombres. Ces foutues ombres. A la lueur des fusées.&amp;nbsp;Au bout d'un long&amp;nbsp;moment, je finis par m'écrouler. Le souffle coupé. Des étoiles dans les yeux. Une douleur, un&amp;nbsp;grand coup sur mon épaule gauche.&amp;nbsp;La mitrailleuse est en rade. Les mecs continuent à ma place au fusil mitrailleur. J'ai pris une balle. On m'examine. On me fait de l'air. On me pose des pansements. Je me sens partir.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_ Juste une égratignure. Tu t'en remettras, chef.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mast. C'était Mast ? C'est comme dans un rêve. Voix lointaine.&amp;nbsp;Le soleil se lève. Brumes matinales. On m'emmène sur un brancard. En tournant la tête sur le côté, je crois percevoir Karabine. Encore à sacrifier des poulets, la chamanesse. Et à me prédire la victoire ici, à grand renfort d'effets de manche, juste en lisant dans&amp;nbsp;leurs entrailles et à marmonner je ne sais quelles conneries. J'éclate de rire. C'est surréaliste. Tout ça ne veut rien dire. Elle me hurle que les dieux sont avec nous. Qu'ils nous guideront. Je ris. Mais non. Ce n'est pas moi. J'entends un grand rire dans mon noir. Un éclat cristallin et mauvais.&amp;nbsp;C'est l'Amertume qui se fout de ma gueule.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je te l'avais bien dit.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Qu'elle me dit.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Maintenant, tu pars.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je pars.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La douceur du coton.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le noir.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De l'inconscient.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Systar</name>
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        <title>Artefact.Machines à écrire 1.0 , de Maurice G. Dantec</title>
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        <summary>...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://systar.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;img src=&quot;http://systar.hautetfort.com/images/artefact.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Si les derniers mois ont été silencieux sur ce blog, ils n’ont cependant pas été chômés. J’ai même pris le temps, malgré une grosse masse de travail en philosophie, de lire quelques romans, et d’avancer un patient travail de réflexion sur la science-fiction, dont le résultat devrait être quelque chose de bien plus rigoureux que ce que je vous ai anarchiquement proposé ici depuis deux ans. Le projet d’ensemble n’a rien d’original&amp;nbsp;: il s’agit d’une relecture patiente et consciente d’un certain nombre de romans francophones, depuis Michel Jeury jusqu’à aujourd’hui (Volodine, Colin, Damasio, Dufour, Dantec…), à travers la constitution d’une méthode de lecture à la fois souple et métaphysiquement forte. C’est pourquoi les notes se sont ici raréfiées, quand bien même j’accumulais les pages de notes par dizaines. J’ignore à ce jour la forme que ce travail prendra finalement, si je trouverai le temps et l’envie de produire cet effort de longue haleine, et même si cela a vraiment un sens de chercher à penser dans et par la science-fiction, un peu comme en son temps Guy Lardreau avait tenté de le faire dans &lt;i&gt;Fictions philosophiques et science-fiction&lt;/i&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Je vous indique&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.actusf.com/spip/spip.php?article5112&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;une chronique déjà ancienne&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;, publiée sur ActuSF, &lt;i&gt;d’Artefact. Machines à écrire 1.0&lt;/i&gt; de Maurice G. Dantec. J’avais souhaité, tout en exprimant une forte déception à l’encontre de la majeure partie du livre, engager un travail plus patient que cette chronique sur la novella centrale du livre intitulée «&amp;nbsp;Artefact&amp;nbsp;», notamment sur la transcription des hypostases divines en réalités littéraires intervenant dans le fil de la narration. C’était, sans nul doute, la source de la beauté de ce texte. On y lisait une réflexion inspirée - &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;tout à la fois récapitulation du travail déjà accompli et projection de la démarche que Dantec voudra poursuivre - sur l’écriture, sur l’expérience désarmante que tous les grands auteurs confient avoir vécue&amp;nbsp;: celle d’être poussé dans le dos, emporté, mécaniquement ou machinalement contraint d’écrire. Qu’un tel «&amp;nbsp;art poétique&amp;nbsp;» fictionnel trouve son expression la plus aboutie dans la théologie trinitaire, voilà qui était tout à fait saisissant, et qui m’a permis de me rappeler de ce que j’avais tant aimé dans &lt;i&gt;Villa Vortex&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: la rencontre de la plus haute pensée religieuse et de la fiction la plus débridée.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Célestin Flamindor</name>
            <uri>http://corinneguitteaudaugrenier.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Le Site de Corinne Guitteaud</title>
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        <updated>2008-05-01T20:38:13+02:00</updated>
        <published>2008-05-01T20:38:13+02:00</published>
        <summary>   Visitez le site de Corinne Guitteaud !   http://www.paradisperdu.com...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://corinneguitteaudaugrenier.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visitez le site de Corinne Guitteaud !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.paradisperdu.com/&quot;&gt;http://www.paradisperdu.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Retrouvez Corinne Guitteaud le &lt;strong&gt;3 mai 2008&lt;/strong&gt; après-midi à la Librairie &lt;strong&gt;Le Grenier&lt;/strong&gt;, 14 bis rue du Marché Lanselles à &lt;strong&gt;Amiens&lt;/strong&gt; (Somme)!&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Rolanc C. Wagner</name>
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        <title>Kronozone</title>
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        <updated>2008-04-30T09:30:28+02:00</updated>
        <published>2008-04-30T09:30:28+02:00</published>
        <summary>           Préface     &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J’ai toujours...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://generationscience-fiction.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_kro.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_kro.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;Préface&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J’ai toujours rêvé de voir un de mes livres illustré par Caza, et ça ne serait pas de refus s’il pouvait les illustrer tous. Ce rêve remonte au début des années 70, à l’époque de ma découverte de la science-fiction et de mes premières tentatives littéraires. Il y avait &lt;i&gt;Galaxie&lt;/i&gt;, cette revue aux couvertures bariolées qui, après avoir fait la part belle à des illustrations tirées du magazine étatsunien dont elle était l’édition française, a donné leur chance à de jeunes peintres ou dessinateurs de bande dessinée.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Parmi toutes ces couvertures, celle du numéro 85 de &lt;i&gt;Galaxie&lt;/i&gt; saute aux yeux, avec son sombre dessin en noir et blanc rehaussé d’une touche de rouge&amp;nbsp;: une épée sanglante à la main, Jirel de Joiry défie le Dieu noir, sa chevelure ardente cascadant sur ses épaules. Le style pointilliste qui caractérise le Caza des années 70 demeure discret, et la couleur n’a qu’un rôle d’adjuvant employé pour servir un effet. Mais le résultat est intense. Saisissant. D’une magnifique crudité que le technicolor splendide des deux versions ultérieures de Jirel ne parviendra pas à éclipser.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_gal85.jpg&quot; alt=&quot;medium_gal85.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette illustration est à mon sens fondatrice.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Certes, à l’époque, il n’y a pas que Caza qui mène de front une carrière d’illustrateur et de dessinateur de bande dessinée. Mais il est le seul à avoir acquis une telle stature dans le monde de l’illustration populaire, où il est, comme on dit, incontournable.&lt;br /&gt; Un tel engouement doit bien avoir ses raisons. On pourrait gloser pendant des pages et des pages sur son talent, la sûreté de son trait, son excellence dans le choix de la couleur, son traitement de l’à-plat, etc. On pourrait en faire autant quant à ses sujets d’inspiration, son goût pour les vêtements exotiques (1), son habileté à créer des extraterrestres graphiques crédibles, son don dépayser instantanément quiconque regarde une de ses couvertures… On pourrait même lui dérouler un tapis rouge et se prosterner devant lui… Rien de tout ça n’éclairerait la raison de sa longévité et de sa popularité.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_jir2.jpg&quot; alt=&quot;medium_jir2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je crois que Caza a su inventer quelque chose. Quelque chose qui était déjà en germe dans la couverture de ce vieux numéro de Galaxie, et qui s’est développé au fil du temps, d’une illustration à l’autre. Quelque chose qui se situait alors à mi-chemin entre l’illustration traditionnelle et la bande dessinée, dans une zone floue où il a su inventer une approche nouvelle&amp;nbsp;: le réalisme non réaliste.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans le domaine de l’illustration SF et fantasy, des gens comme Tim White ou Frazetta font ce que j’appellerai du réalisme réaliste&amp;nbsp;: leurs œuvres possèdent un côté toile ou photographie, elles prétendent sinon reproduire la réalité, du moins figurer une réalité imaginaire. L’essentiel de l’illustration SF relève de cette catégorie, à l’exception notable de Siudmak qui, selon ce système de classification, entrerait dans la catégorie du non réalisme réaliste. Aux astronefs précis jusqu’au dernier boulon, aux barbares fignolés jusqu’au moindre muscle répondent chez lui des juxtapositions et des fusions corps-objet héritées du surréalisme. Néanmoins, si la thématique visuelle n’est pas réaliste, ce n’est pas le cas de l’exécution&amp;nbsp;: comme les autres illustrateurs de SF, Siudmak emploie un traitement de type réaliste pour obtenir un effet de réel.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_JirelPLV.JPG&quot; alt=&quot;medium_JirelPLV.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Contrairement à eux, Caza ne prétend pas reproduire quoi que ce soit, et surtout pas une quelconque réalité. Regardez l’une de ses couvertures, n’importe laquelle. On voit bien que c’est un dessin, une interprétation du réel. Sa première illustration d’un de mes livres, celle de &lt;b&gt;Poupée aux yeux morts&lt;/b&gt;, le montre à l’évidence. Qui d’autre aurait inséré sans sourciller et pince-sans-rire en couverture d’un livre de poche populaire un personnage tout droit sorti d’un dessin animé, surtout avec des pupilles fendues à la Karl Barks&amp;nbsp;?&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_poup.jpg&quot; alt=&quot;medium_poup.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La charmante bestiole du &lt;b&gt;Chant du cosmos&lt;/b&gt; est un autre exemple. Son aspect de mignonne peluche, loin d’altérer le lyrisme de la couverture, lui donne au contraire une autre dimension, et accroît de surcroît, par contraste, la tension dramatique qui en émane. Je crois que Caza commençait à bidouiller avec des images numérisées, à l’époque, et il s’est bien amusé.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_chant.jpg&quot; alt=&quot;medium_chant.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais pas seulement&amp;nbsp;: l’héritage de la bande dessinée, qu’il revendique clairement, modifie la perception de l’illustration, le cerveau du sujet ne l’analyse plus de la même manière à cause de l’intrusion des codes de la BD — un genre où&amp;nbsp; la notion de réalisme est très différente à cause de l’omniprésence du trait. On pourrait croire que la distance ainsi suscitée diminue l’effet de réel, mais n’oublions pas que la science-fiction, qui n’a pas pour vocation de mimer la réalité, joue précisément sur la distanciation.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_dieu.jpg&quot; alt=&quot;medium_dieu.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De ce double décalage naît une merveilleuse alchimie. Le dessin de Caza, plutôt réaliste selon les critères de la bande dessinée, ne l’est pas selon ceux de l’illustration SF «&amp;nbsp;classique&amp;nbsp;». Évoluant à la lisière de deux domaines, il sait tirer le meilleur de chacun d’entre eux. Le trait, obstacle au réalisme, devient ici l’élément fondateur d’une autre approche de l’effet de réel, à laquelle participe également l’emploi d’à-plats pour la couleur.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette démarche n’est pas sans présenter des analogies avec celle de l’auteur de science-fiction, qui peut se permettre les délires les plus insensés en apparence du moment qu’il a instillé dans son texte le niveau de réalisme nécessaire et suffisant pour provoquer la supension de l’incrédulité. La complicité établie avec le lecteur, en tout cas, est bien du même ordre. Au lieu de singer le réel ou l’irréel, une couverture de Caza interprète une extrapolation.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/images/medium_kaliyug.jpg&quot; alt=&quot;medium_kaliyug.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette interprétation est parfois à ce point réussie que, s’il voit la couverture avant d’avoir terminé le roman — ça arrive, croyez-moi —, l’auteur ne peut résister à la tentation de s’en inspirer pour modifier quelque détail de son texte. Si les yeux du maedre du &lt;b&gt;Chant du cosmos&lt;/b&gt; sont en forme de goutte d’eau, c’est à Caza qu’ils le doivent. Et, en y réfléchissant, il fallait qu’ils aient cette forme. Même chose pour le néandertalien de &lt;b&gt;Kali Yuga&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: je l’avais imaginé rouquin, Caza lui a rajouté des yeux bleus. Alors, j’ai corrigé ce détail dans le manuscrit, non pour coller à la couverture, mais parce que c’était dans la droite logique du roman.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La finesse d’un dessin n’est pas proportionnelle à la largeur du trait. &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right