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    <title>Last posts on roman</title>
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            <name>jack artch</name>
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        <title>Un Récit Romanesque  (28)</title>
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        <updated>2008-05-15T17:11:40+02:00</updated>
        <published>2008-05-15T17:11:40+02:00</published>
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           J'avais fini par descendre mon radiateur et malgré la contrariété je ne pouvais m'empêcher de repasser la première séquence du film durant laquelle la magnifique paire de fesses de mon inconnue s'était agitée sans vergogne devant mes yeux. Nom d'un chien je me disais en constatant à quel point rien de tel ne m'était arrivé depuis des années. Je ne parle même pas d'une histoire faite de chair et de réalité, un truc normal pourtant si on tient compte du fait qu'il y a certainement sur terre autant de femmes que d'hommes dans le besoin, mais d'une pensée aussi violemment érotique, une de ces séquences qui branche directement le deux cent vingt volts là où ça fait mal. Je ressentais pour la première fois depuis longtemps l'envie vraie de voir passer mon mal de crâne, et dans la foulée de me débarrasser du sac de pierres qui me brisait le dos. Puis de colère là j'aurais assommé un lion d'un seul coup de poing. Dans un pareil état d'esprit je fus à peine surpris quand j'aperçus mon inconnue accoudée à la portière de sa fameuse camionnette au bord de la route, juste après la sortie de la casse. Quelque chose me serra la gorge mais je ne doutais pas une seconde qu'elle m'attendait, Moi.., quoique je fus immédiatement traversé par la crainte de tout gâcher. Une crainte justifiée et due à un cruel manque d'entraînement en la matière. Comme le démontrait le précédent épisode avec Danielle qui se termina dans une flaque de honte. Heureusement elle me sourit d'une certaine façon qui comme par miracle enleva sur mon passage les dernières épines. Mieux même, je m'arrêtais à sa hauteur et sortant la tête de la portière je me permis de lui demander si par hasard elle ne venait pas de tomber en panne juste à cet endroit. Ca se pourrait bien. Elle grogna d‘une voix qu‘elle s'évertuait à rendre vulgaire. Seulement même sans ça elle ne m'aurait pas paru tellement commode. Mais j'ai un petit marché à vous proposer, si ça vous dit de l'entendre. Eh bien. Je fis pour ponctuer sa phrase, puis. Allez-y toujours, je crois que ça peut m'intéresser. Tout en parlant je laissais mon regard glisser sur ses hanches. Elle tourna son visage vers le ciel, où des nuages longs et blancs dessinaient des paysages d'îles lointaines. Une Belle Femme Mûre d'à peu Près Ma Génération... Je me suis dit que vous avez l'air de vous y connaitre en mécanique, ça c'est sûr, et que pour ma part j'ai besoin d'un coup de main. Il ne va pas se mettre en place tout seul mon cardan, et pas question en ce moment de payer un mécano, ces gens là ils ne font pas de cadeau. Pire encore quand ils voient venir une femme seule. C'est connu, non.. Me décochant un solide clin d'œil. Mon Dieu. Je fis intérieurement. Pourquoi ne pas s'entendre. Elle siffla. Je comprend parfaitement votre problème. Je continuai dans le même souffle. Alors voilà, si ça vous tente, vous venez chez moi pour le changer ce cardan de la petite camionnette que vous avez juste devant les yeux. Regardez comme elle est gentille. Elle fit en tapotant la caisse. Elle a jamais mangé personne, je peux vous l‘affirmer. Elle claque seulement des cuisses en ce moment quand on la démarre, que ça me fait de la peine.. J'ai tout ce qu'il faut à la ferme au point de vue matériel, et.. Elle laissa la phrase en suspens dans l'air tiède, puis reprit. Et je vous offre une soirée entière où je serais toute à votre disposition, un bon petit repas, c'est moi qui invite, du bon vin, et vous verrez pour la suite, vous ne risquez pas de repartir déçu. Je me connais assez pour vous le dire. Je manquais évidemment de m'étrangler mais rapidement je doutais d'avoir bien compris ce qu'elle me disait, c'est pourquoi je n'hésitais pas à exiger quelques précisions. Euuh, redites moi ça d'une manière plus facile à comprendre, j'ai l'impression d'avoir mal entendu. C'est sans doute que je deviens sourd avec l'âge. Je lui dis en me secouant. Elle ne fit pas semblant de rire, ce qui aurait été la règle notamment dans un récit romanesque du genre roman réaliste, particulièrement ceux que l'on adapte volontiers à l'écran, avec des types en débardeur et qui ont de vrais gueules. Alors que je ne ressemblai qu'à une sorte de vieux singe de nulle part.. J'ai bien dit tout ce que vous pensez avoir entendu, C'est Pas la Peine de Faire l'Idiot.. voilà, dites oui ou non, on ne va pas y passer des heures. Je n'attendis pas longtemps, me disant que j'étais prévenu et qu'il ne fallait pas se mettre à louvoyer au point de faire pitié dans une scène pareille. Il était temps pour moi de montrer qui j‘étais. Enfin.. Ca marche. je lançai, et pour faire aussi bien que je pouvais je tendais le bras et lui tapai dans la paume de la main. Elle me sourit enfin et oublia sa grimace. Après quoi on se mit d'accord pour le lendemain après-midi. Je repris ma route et entre-temps elle m'avait balancé son adresse et numéro de téléphone écrits sur une page arraché dans un carnet. Je dépliais la feuille qui venait d'atterrir sur mes genoux sans lâcher le volant. Elle y avait même dessiné un petit plan pour que je ne puisse pas me tromper. La première chose qui me vint à l'esprit tout en changeant les vitesses dans une série de virages, et la caisse ondulait comme une vieille baleine, était qu'il m'aura fallu atteindre un âge presque canonique pour vivre enfin une vraie scène de genre, sortie tout droit d'un bouquin écrit à la première personne avec une couverture bleue, des silhouettes fragiles, et une courte robe rouge près d'une carcasse de voiture américaine. Je me dis aussi qu'elle en pensait peut-être autant, qu'elle venait de se coller une cigarette blonde entre les lèvres et qu'elle suçait une bonne bière en s'épongeant une goutte de sueur qui perlait sur son front. Qu'elle faisait ça pour la Première Fois de sa Vie et que Ca Venait de me Tomber Dessus;. Je savais enfin qu'il suffisait d'être deux pour écrire une bonne histoire. Seul.. et que ça me Plaise ou non, on s'étouffe de Silence et on Perd l'Inspiration. Mon Dieu, je venais de traverser la vie comme un imbécile, et je m'étais royalement ennuyé, emmerdé comme un rat si je me laisse aller à quelque triviale formule, et je venais de lire tout ça sur un coin de soleil. Une vraie illumination... 
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            <name>Hélène KORWIN</name>
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        <title>AMATEURS DE LITTERATURE FANTASTIQUE - BIENVENUE DANS L'UNIVERS DES DOMES &amp; ROYAUMES - ROMANS JEUNESSE DE 12 A 117 ANS - </title>
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        <updated>2008-05-15T12:59:45+02:00</updated>
        <published>2008-05-15T12:59:45+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp; &quot;  Casmir a disparu  &quot; :&amp;nbsp;pur roman d'héroïc Fantasy,&amp;nbsp;avec...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img name=&quot;media-420778&quot; src=&quot;http://casmiradisparu.hautetfort.com/media/00/01/0b259d659169b5ee1c8038f8d5a79a9f.jpg&quot; alt=&quot;647348cdb7d95485609b74e1bb9313ee.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; border-width: 0pt&quot; id=&quot;media-420778&quot; /&gt;&quot;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;strong&gt;Casmir a disparu&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&quot; :&amp;nbsp;pur roman d'héroïc Fantasy,&amp;nbsp;avec de la magie, du surnaturel, un décor médiéval, un&amp;nbsp;royaume (&lt;em&gt;Scylon&lt;/em&gt;) qui a connu une terrible invasion et la guerre, des peuples décimés (&lt;em&gt;le peuple des Marais&lt;/em&gt;), un roi tyrannique et cruel, un assassinat, une enquête, un complot, une belle et tragique histoire d'amour, du suspense, des frissons (de froid autant que de peur), des émotions, de l'étonnement,&amp;nbsp;tout y est&amp;nbsp;... On découvre et on suit les personnages dans leur quête à travers le royaume : une presque adolescente de 12 ans avec un très fort caractère et son frère de 20 ans, le fils de l'Intendant du domaine d'Ervinal, chargé par son père d'enquêter sur l'assassinat du fils du roi, &amp;nbsp;un lutin qui croit être le seul lutin survivant, personnage clé des deux romans (et des suivants), amusant et attachant, qui sait mettre la pointe d'humour quand l'atmosphère est tendue autour de lui, qui sait également sortir son grand mouchoir blanc pour pleurer abondamment autant d'émotion que de chagrin, qui a des notions de médecine, fait la conversation, excellent cuisinier !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-420753&quot; src=&quot;http://casmiradisparu.hautetfort.com/media/01/00/854df63ce038c2ee318089dc89f12b35.jpg&quot; alt=&quot;86756c04b0ffe95941913fd4bea89765.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; border-width: 0pt&quot; id=&quot;media-420753&quot; /&gt;Une suite, avec&amp;nbsp; des nuances de SF, d'anticipation, de cape et d'épée :&amp;nbsp; &quot;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;&lt;strong&gt;Loin des Marais&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&quot; à Paris en 2012, pendant les Jeux Electoraux, (quand le foot a remplacé les élections, tout un programme et un scoop : les départements ont bien été supprimés...). Colin (un des héros) se retrouve seul, perdu dans Paris. Il se présente, Colin, 21 ans, fils de Merwinn, Intendant d'Ervinal, Prince des Marais. Quand il&amp;nbsp;parle de sa maîtrise de l'art du combat, épée et couteau, on le prend en&amp;nbsp;haut lieu&amp;nbsp;pour un évadé d'une secte, un terroriste potentiel à la solde d'un présumé groupuscule de nostalgiques du suffrage universel ou de partisans de l'ovalie qui voudraient que le rugby remplace le foot pour les prochains jeux... On le fait surveiller tout en enquêtant et en recherchant ses éventuels complices, ses contacts car on le soupçonne de vouloir commettre un attentat pendant les Jeux Electoraux.&lt;/p&gt; 
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            <name>Hélène KORWIN</name>
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        <title>RECAPITULATIF</title>
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        <updated>2008-05-15T11:57:39+02:00</updated>
        <published>2008-05-15T11:57:39+02:00</published>
        <summary>  Un petit récapitulatif des dates de dédicaces 2008, qui sera mis...</summary>
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           &lt;p&gt;Un petit récapitulatif des dates de dédicaces 2008, qui sera mis régulièrement à jour :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;NAVARRENX (64)&amp;nbsp;: 22 23 24 mars&lt;/li&gt; &lt;li&gt;SAINT VINCENT DE TYROSSE (40) : vendredi 11 avril et samedi 12 avril&lt;/li&gt; &lt;li&gt;PAU (64) : Librairie POCO à POCO Tonnet Jeunesse le samedi 19 avril après-midi&lt;/li&gt; &lt;li&gt;ORTHEZ (64) : Espace Culturel Leclerc le mercredi 14 mai après midi&lt;/li&gt; &lt;li&gt;OLORON STE MARIE (64) : 31 mai et 1er juin&lt;/li&gt; &lt;li&gt;LONS (64) : au Quartier Gourmand le samedi 7 juin&lt;/li&gt; &lt;li&gt;ORTHEZ (64) : aux Journées du Livre, Stand de la Librairie TAHON octobre 2008, dates à préciser&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;dates à confirmer pour les salons de Bordères et de Pau pour l'automne 2008 et autres joyeux et heureux imprévus !&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Fabrice GUILLET</name>
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        <title>Il est en vente !</title>
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        <updated>2008-05-15T10:08:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-15T10:08:00+02:00</published>
        <summary>  C'est étrange, comme sensation…   Le livre est écrit, imprimé… Et...</summary>
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           &lt;p&gt;C'est étrange, comme sensation…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le livre est écrit, imprimé… Et maintenant, il est en vente… On rentre dans le circuit commercial. Des proches le lisent depuis quelques jours déjà, on va passer aux inconnus, à ceux qui tomberont dessus par hasard dans une librairie ou sur le net.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et vous (oui, vous, pas la peine de vous cacher, vous n'y couperez pas !), vous allez l'acheter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant cela, vous allez vous renseigner un peu plus, c'est normal. Vous allez jeter un oeil sur &lt;a href=&quot;http://www.lelamantin.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le site de l'éditeur&lt;/a&gt; (excusez les bugs, la peinture est encore fraîche). Vous trouverez des extraits, quelques infos complémentaires sur moi… Juste ce qu'il faut pour éveiller votre curiosité. Vous pourrez commander le bouquin directement sur le site, à moins que vous ne préfériez vous arranger avec moi pour cela. Ou le commander sur &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Lapr%C3%A8s-14-juillet-Fabrice-Guillet/dp/2953177906/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1210797361&amp;amp;sr=8-1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;amazon&lt;/a&gt;, où il ne sort que la semaine prochaine…&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Pour finir de vous décider, j'ajoute le texte de la 4ème de couv' (j'aurais bien remis l'image de la couv', mais elle refuse d'apparaître !) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Un hélicoptère de l’Armée Française s’écrase sur la tribune présidentielle à l’occasion du traditionnel défilé du 14 Juillet. Le Président de la République ne survit pas, de même que les principaux responsables politiques.&lt;br /&gt; Tout accuse le pilote, un officier d’origine Algérienne.&lt;br /&gt; Mathilde, que tout le monde appelle Mina, la jeune sœur du pilote, refuse de croire en la culpabilité de son frère. Elle va se battre pour faire éclater la vérité alors que des changements politiques se mettent en place dans la France de l’après 14 Juillet.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Si tu venais - Jean-Dominique Humbert</title>
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        <updated>2008-05-14T23:55:50+02:00</updated>
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        <summary>  Jean-Dominique Humbert est né en 1958, à Fribourg. Il a publié plusieurs...</summary>
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           &lt;p&gt;Jean-Dominique Humbert est né en 1958, à Fribourg. Il a publié plusieurs recueils de poèmes et est actuellement rédacteur en chef du magazine &lt;em&gt;Coopération&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En parcourant la bibliographie de l'auteur, on s'aperçoit que celui-ci a publié essentiellement de la poésie. Et cela rassure presque, d'entrée de &lt;img name=&quot;media-1016210&quot; src=&quot;http://ephemerveille.hautetfort.com/media/01/00/1000285431.jpg&quot; alt=&quot;1000285431.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1016210&quot; /&gt;jeu, lorsqu'on ouvre son dernier ouvrage, &lt;em&gt;Si tu venais&lt;/em&gt;, paru aux éditions Bernard Campiche. Il y esquisse, dans chacun de ses nombreux petits chapitres, des lambeaux de passé, dans la froideur de l'hiver, ou la touffeur de l'été. Mais Jean-Dominique Humbert ne nous renseigne pas vraiment sur l'origine ces remémorations (fictives ?). En effet, attribuant ces souvenirs de quai de gare, de voyages en train et de dimanches pluvieux à des &lt;em&gt;Il&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; inconnus, il exacerbe l'hermétisme de son texte. Désirant à tout prix matérialiser le temps, le printemps et&amp;nbsp;l'existence lointaine&amp;nbsp;des humains, la trace latente de leur passage dans certains lieux, Humbert se questionne, se demande où vont se cacher les instants de bonheur et les vestiges du passé. D'un lyrisme approximatif, il croque ces morceaux de temps comme il ferait sa liste de courses, ne faisant au demeurant qu'un inventaire plus ou moins exhaustif des impressions, du ressenti de son personnage, l'agrémentant quelques fois d'une maigre poésie qui peine à enrober ce texte rachitique, dont la promptitude et&amp;nbsp;le chaotique entrelacs le rendent stérile, vain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 10pt&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&quot;Encore il revient à cet autre dimanche, plus tôt, quand il courait le matin les champs de mai. Pour ce grand bouquet blanc et jaune, un peu jaune, qui était à midi sur la table. Le bouquet ne serait jamais assez grand pour le jour de fête. Déjà, se dira-t-il plus tard, quand on est petit, c’est difficile tout ça: d’essayer de vraiment le dire à ceux qu’on aime.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les élucubrations d'un homme, bien qu'il soit raisonnablement cultivé, ne sont donc guère toutes lisibles. En plus de ces pages vaguement griffonnées, nous avons droit aux références littéraires, musicales et cinématographiques de l'individu qui, tel un innocent bourgeois gentilhomme, s'enquit de ce qu'ont fait les gens d'esprit, se gargarisant de la prose de Baudelaire et de Ramuz, s'extasiant en écoutant Mozart et Chopin et se repassant Truffaut, les intégrant dans son quotidien avec une désinvolture simulant ridiculement l'habitude, entre jardinage et lecture de SMS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques&amp;nbsp;rares récits, malgré leur charme inopérant, parviennent tout de même à susciter en nous ce sentiment de déjà vu qui permet de comprendre l'intérêt de l'auteur pour cette scène de la vie quotidienne. Mais il&amp;nbsp;y a quelque chose d'excessif et de lassant dans cet avide désir d'attribuer à chaque chose son once de poésie, de vouloir disséquer chaque instant de vie pour y percer à jour même la plus infime des beautés. Il manque une attache à ces descriptions qui pourraient être les fragments d'un roman. Car, pour apprécier ces récits à leur juste valeur, il faudrait que le lien entre eux soit plus évident, pour aboutir à un carnet de croquis que l'on feuilletterait&amp;nbsp;curieusement&amp;nbsp;plutôt qu'à un tas d'ébauches bonnes pour le pilon.&lt;/p&gt; 
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            <name>jack artch</name>
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        <title>Sa Belle Vulve   (27)</title>
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        <updated>2008-05-14T19:32:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-14T19:32:00+02:00</published>
        <summary> Je me rendis avec la voiture de Raymond jusqu'à une casse située à quinze...</summary>
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           Je me rendis avec la voiture de Raymond jusqu'à une casse située à quinze kilomètres. Je lui avais trouvé un teint cireux le matin, figé par une fine couche de paraffine. N'empêche qu'il souriait en me voyant venir. T'as retrouvé le chemin. Il me fit. Je profitais de l'occasion pour lui proposer une partie de pèche. Dans deux semaines, dès que je serais sorti de l'hosto. Comment ça, l'hosto, qu'est ce qui va se passer... Ils vont essayer de me pomper tout un paquet de saloperies, avec une nouvelle machine, un truc américain il paraît. Sa vieille qui se tenait à un mètre commença à se frotter les yeux. Tu vois. Fit Raymond en s'emportant et élevant inutilement la voix. J'ai fait la connerie de tout lui dire, et ça n'arrête plus, maintenant elle me met au régime, et ça chiale, et ça pleure, et ça chiale.. Avant de s'attendrir comme un vieux chien galeux.. Viens ici ma poulette, tu te souviens quand on faisait la brouette japonaise dans les champs de blé, j'avais même pas le temps d'enlever mon barda quand je rentrais de permission, on dirait pas la Monique, mais c'était une coquine dans sa jeunesse, si tu l'avais connu, elle avait des cuisses d'actrice de cinéma. Raymond s'approcha d'elle et la prit dans ses bras. Je ne pensais pas que l'évocation de ces souvenirs était de nature à l'apaiser, tout ça sentait un peu le moisi et me mettait mal à l'aise. Mais j'étais avec des gens simples qu'il fallait prendre comme ils sont et c'est ce que je faisais. Si c'était sa façon à lui de braver le monstre qui l'étouffait, il n'y avait rien à redire. C'était parfait et je n'avais qu'à m'en prendre à ce maudit destin qui ne faisait pas de cadeaux. Même pas la grâce de mourir en paix dans son sommeil, comme par inadvertance. Voilà encore un sujet sérieux je pensais, auquel j'allais m'attaquer. La vraie injustice se trouvait certainement plus là dedans que dans la vie elle même, cet éclair incompréhensible, cette joie trop éphémère, ce feu follet.. Direction la casse où je devais récupérer le radiateur devant me permettre de retrouver l'immense plaisir de foncer à ma guise d'un point à l'autre sur les routes. J'éprouvais une sainte horreur pour ces opérations mécaniques, quelque chose de viscéral et inexplicable, le parfum des huiles de vidanges et de vieilles batteries se mélangeant aux tissus en décomposition me soulevait le coeur déjà d'avance. Mais comment faire autrement quand on a goûté à la mollesse de la vie moderne. Appuyer sur une pédale et sentir son lard se transporter sans effort et à pleine vitesse a de quoi rendre givré. Qui a jamais pensé à répudier cette petite partie du cerveau qui fait de nous des intoxiqués de tout ce qui est bon, sucré, et facile. Je pourrai me mettre au vélo, ou continuer à me servir du ridicule cyclo ramassé dans la grange et que j'ai bricolé pour remettre en marche. Celui-là il me sert de temps en temps quand je peux pas faire autrement. Seulement il coince dans les côtes de montagne. Mais bon, pourquoi disserter dans le vide puisque je suis là pour démonter un radiateur. Je passe à la caisse et on m'indique l'épave à dépecer. Je me dirige lentement au milieu de carcasses qu'il me faut escalader, de bouts d'ailes aussi coupants que des rasoirs, et de montagnes de pneus desquels s'écoule un liquide jaune et nauséabond. Me voici enfin devant la bête. Je me penche sous le capot pour voir, et à la vue de la rouille qui couvre les boulons je devine parfaitement ce qui m'attend. Nom d'un chien je grogne entre mes dents avant de m'enfoncer une casquette sur la tête et m'empare d'une bouteille d'eau encore fraîche que je vide à moitié. J'ai beau repousser l'idée qui me traverse l'esprit, mais je ne peux m'empêcher de penser que le garagiste ferait ça beaucoup mieux que moi, et c'est son travail ce brave homme, il exécuterait la tâche avec calme et plaisir. Sans rechigner, en sifflant même. Tout ceci j'en conviens n'a pas beaucoup de sens. Je me retrouve sous ce cagnard à maudire l'existence alors qu'un type ne demande pas mieux que de prendre ma place. Au loin j'aperçois une belle et verte forêt qui me fait de l'œil. Le soleil au-dessus de ma tête lui c'est plutôt des flèches empoisonnées qu'il me lance. Et déjà j'ai les mains pourries par la graisse et plus ou moins je me suis coupé le bout d'un doigt. Néanmoins et avec un certain courage je m'acharne et vide la bouteille d'eau tout en venant à bout des boulons bien grippés. L'un après l'autre, comme s‘il s‘agissait d‘une épreuve incontournable à l‘issue de laquelle je me verrai attribuer une note qui sera gravé sur mon front. Je commençai à être content de moi au fur et à mesure que je parvenais à déboulonner toutes mes pièces. J'étais couché sous la voiture et m'acharnais sur un ultime collier de durite, il résistait l'enfoiré, et que je finis par découper au burin, quand j'entendis une voix de femme qui jurait un peu plus loin et s‘égosillait. Ce qui me frappa tout de suite fût d'entendre quelqu'un râler à peu près comme je fais quand je suis bien énervé. Forcément ça éveille la curiosité et je me levais pour aller voir tout en m'épongeant le front. Je n'aperçus que son derrière, vu qu'elle était à quatre pattes et avait la tête plongé sous le passage de roue d'une camionnette. Un beau derrière, très légèrement enveloppé mais loin d‘être raté. On devinait sans effort la peau tendue sous la toile du pantalon qui épousait parfaitement ses fesses bien distinctes l‘une de l‘autre. Oouhh. J'en restais bouche bée et complètement incrédule. Je manquais de me frotter les yeux de mes doigts crasseux et me ravisais à temps en me passant l'avant-bras sur le front. Je me serais agenouillé contre elle juste pour me frotter et lui serrer ma queue contre sa belle vulve que chacun pouvait deviner. Par surprise et sans lui demander son avis. Je sentis en une fraction de seconde à quel point la civilisation est une chose fragile et précieuse. Heureusement pour tout le monde je reste un être doux, bien élevé, et la solitude n'a rien a voir là dedans. Je fis encore un pas sans qu'elle ne se rende compte de rien. Je l'entendais jurer et ahaner, grogner et incendier le ciel pour son infortune. Bien entendu je fus pris de compassion pour la malheureuse et je lui demandais si tout allait bien. Parce qu'il faut bien commencer par une chose ou une autre. Elle s'immobilisa, puis lentement fit mine de se retourner mais sans le faire. Je m'amuse.. Elle siffla rudement et s'empara d'un marteau posé au sol pour se mettre à taper sur une pièce derrière le disque de freins. Elle n'avait pas daigné me regarder. Je compris rapidement aussi que la mécanique n'était pas sa spécialité. Je déteste l'exercice mais curieusement je ne m'en sors pas si mal quand je finis par m'y mettre. Pour ce qui la concernait c'était visiblement tout le contraire. Beaucoup de bonne volonté avec très peu de résultats. Voilà ce que je pouvais dire en observant son derrière qui vibrait littéralement sous l'effet des coups de marteau. La bienséance aurait voulu que je m'en retourne à ma place après l'échec de ce premier contact. Forcément comme je suis, je restais cloué sur place à fixer ce Beau Cul qui à chaque coup de marteau tressautait et S'ouvrait Comme une Fleur. Comme s'il possédait une vie libre et autonome, se moquant totalement des ennuis de sa propriétaire. Elle se retourna finalement et m'envoya un cinglant: Je vous permet vous.. En apercevant mon ombre qui la couvrait presque entièrement. Laissez-moi faire plutôt. son trou en me collant le marteau dans la main. La garce, maintenant que je voyais son visage en entier cerné de cheveux blonds et frisés, ses lèvres pleines qui lui faisaient une moue un rien vacharde, j'étais coincé. Définitivement. Même plus le temps de changer d'avis. Je pris sa place et un peu au marteau et un peu au tournevis, je commençai à voir sortir le cardan qui devait faire son bonheur. Je transpirais à grosses gouttes, je me vidais par tous mes pores, et je ne comprenais même pas ce qui m'avait pris. Bien entendu j'essayais de faire le malin pour donner le change. Je sais pas si c'est un travail de femme la mécanique. Je lui fais. Vous avez tout à fait raison. C'est ce que je me disais aussi. Elle répondit. Puis après un silence assez vexant. Surtout qu'on meurt de chaud et de soif dans ce bordel. Elle voulut bien lâcher encore comme un os à un chien. Après quoi elle se tut pour de bon. J'essayais de relancer la conversation tout en m'échinant sur le cardan qui enfin se laissait faire. Mais c'était peine perdue. Elle semblait n'avoir plus rien à me dire. Je commençais à me maudire comme d'habitude quand je réalise une nouvelle fois que j'ai pas loupé la dernière. Je n'avais pas encore fini mon travail et je perdais mon temps en dessous d'une camionnette qui ne m'avait rien demandé. C'est dans ces moments là que je me mets à ruminer sur mon passé pas glorieux et les souvenirs en trop que j'ai accumulé au fil des années. Toujours sans réfléchir. Si par un coup de baguette magique je pouvais effacer de ma mémoire les millions de minuscules erreurs Qui la Travaillent.. et récupérer encore par miracle toute l'énergie qu'elles m'ont coûté jour après jour, je serais bon pour recommencer une nouvelle vie. Avec le Compteur à Zéro.. Et peut-être même du bonus.. Une vision aussi réaliste calma rapidement mon imagination et au bout d'une demi-heure je tenais le cardan entre mes doigts qui étaient noirs de graisse. Je le posais sur le sol, et elle ne prit même pas la peine de m'octroyer un sourire engageant. Elle se contenta de ramasser Mon Présent et déguerpit. J'étais vraiment le roi des cons je pensais. Je finissais à peine par oublier cette affaire quand une heure plus tard je quittais la casse... 
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            <name>Carole</name>
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        <title>MA Xiaoquan</title>
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        <updated>2008-05-13T23:27:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T23:27:00+02:00</published>
        <summary>   Ecrivain né en 1978 dans le Hunan (Chine).       Confession d'un tueur à...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Ecrivain né en 1978 dans le Hunan (Chine).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;img name=&quot;media-1014314&quot; src=&quot;http://tilt.hautetfort.com/media/02/00/1414380631.jpg&quot; alt=&quot;2002002423.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1014314&quot; /&gt;Confession d'un tueur à gages&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Fennu Qingnian&lt;/em&gt; - 2003)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce polar est un premier roman d’un tout jeune auteur qui dépeint le parcours sanglant d’un gamin paumé qui va se retrouver dans un gang. Ce système de gangs semble avoir toujours perduré (La Bande Verte, Les Boxers et autres sociétés criminelles du début du siècle) et ce polar, âpre, glauque au possible m’a surtout intéressée par sa description de la criminalité… sinon, j’avoue ne pas avoir&amp;nbsp;vraiment accroché, impossible de s’attacher au personnage principal, enchaînement de scènes ultra violentes… question de culture&amp;nbsp;? d’écriture&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;Note&lt;/u&gt;: 4/10&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Editeur: Editions de l'Olivier&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Un vrai Gars d’Occident   (26)</title>
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        <updated>2008-05-13T21:21:49+02:00</updated>
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           Je méditais aussi et apprenais le Vide. Je devenais Sage.. Parfois.. Mais je n'étais pas un sage. N'ayant pas été conçu pour Ca... Un vrai gars d'occident et je ne le savais que trop ne souffre jamais en silence. Au mieux il fait comme moi et se planque. Mais jamais il Ne se Retire. Il se met à l'abri en sachant parfaitement ce qu'il fait et surtout en attendant mieux. Toutefois il lui arrive de mentir sur le sujet sans qu'on puisse le déclarer coupable; De quoi serait-t-il coupable dans ce monde de dingues.. Jusqu'à ces dernières semaines ou miraculeusement je rencontrais à nouveau des gens vivants et en bonne santé, mon ordinateur fut durant d'assez longues périodes mon dernier lien avec le monde civilisé. Ma télé était en panne depuis longtemps et de toute manière elle me rendait fou. Pour je ne sais quelles exactes raisons à tous moments elle me mettait en rogne et j'écumais de rages aussi inutiles qu'incontrôlables. Mis à part Raymond et des connaissances des environs que je saluais, on ne peut pas dire que je baignais dans l'amitié. Quand j'allais en ville je saluais des gens, je finissais par connaître de vue un peu tout le monde, il m'était difficile aussi d'aller plus loin. En passant devant le marchand de journaux j'oubliais jamais de jeter un coup d'oeil sur les gros titres. Je lisais les affiches placardées sur les murs. Les panneaux de bronze accrochés aux coins des rues ou sur les monuments et qui racontaient l'histoire des murs et des gens au fil des siècles. Sans cesse venant nous rappeler que nous ne serions ni les premiers ni les derniers à infester les lieux. Ainsi filaient les jours, les mois, et les années. Heureusement je continuais à voyager sur les réseaux. A présent je lisais couramment quatre langues, avec ma demi folie et Internet comme seuls professeurs. Je sais que cela peut étonner mais c'est rigoureusement exact. Dans ce désert je voyageais et apprenais à la vitesse de l'électricité qui courait dans les fils reliés à mon cerveau. Je lisais des journaux du monde entier, tenez The Australian par exemple, ou le San Francisco Chronicles, aussi bien que El Mundo et le Corriere, et bien je suivais leurs rubriques pareil que les lecteurs du crû qui achetaient le canard tous les matins en se rendant au boulot. Je finissais par connaître les journalistes, leurs lubies, les manières d'écrire et de penser. Dans un registre différent. J'étais devenu un spécialiste des sites touristiques. Comme ça pour rien, pour le plaisir. A tel point que si l'idée me venait d'ouvrir une agence de voyages, je ne serais pas dépaysé. Je n'avais pas quitté le monde, je me tenais planqué pour mieux le voir tourner dans ce vice aussi innocent et vécu à plein temps.. Mes derniers liens sérieux avec le monde du travail passaient aussi par là. Je m'agrippais aux rares connaissances encore fiables qui dataient de ma vie d'avant, de plus en plus abstraite, et de temps en temps ils me refilaient quelques menus travaux sans grand intérêt mais qui me maintenaient dans l'illusion d'une vie active et garnissaient pour quelques temps le frigo. Je recevais le tout par ma boite, et je rendais la pareille par le même circuit. Ni vu, ni connu, bonjour Monsieur, bonsoir Madame, et à la prochaine. Tout ceci pour dire que je m'émerveillais de retrouver mes réflexes presque intacts et pas le moins du monde grippés et hors d'usage comme je craignais. Je remplissais à nouveau le musée personnel que j'avais commencé à constituer avant même d‘être sorti de l‘enfance, là où j‘épinglais mes semblables sous prétexte qu‘il me fallait toujours un peu de temps pour bien les comprendre... Comme si les affaires reprenaient je me disais. Bonne formule d'ailleurs si l'on considère que ma seule et authentique activité ici-bas, l'unique profession pour laquelle je devrais être rémunéré, est d'avoir orné durant un temps la planète en offrant mon attention aux uns et aux autres que le hasard mettait sur mon chemin.. Quand je me suis retrouvé à plat et à court de tout je n'ai pas hésité une seconde, j'ai pris la tangente, la poudre d'escampette, le maquis, le dernier métro. On a pratiquement plus entendu parler de moi. Je ne suis décidément pas le genre de type à faire des histoires... 
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        <title>L'élégance du hérisson</title>
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        <updated>2008-05-13T14:12:00+02:00</updated>
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           &lt;p&gt;Vous le croirez ou non, mais j'ai le temps de me remettre un tout petit peu à la lecture. Alors je me permets de vous conseiller le livre &quot;L'élégance du hérisson&quot; de Muriel Barbery. Je ne l'ai pas envore fini, mais je préférais vous donner ce petit conseil tout de suite avant d'oublier. Oui, je suis un peu distraite ces temps-ci ! Lisez-le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puisque nous sommes dans la rubrique &quot;Lecture&quot;, je vous conseille aussi un thriller plutôt original de Paola Barbato, dont le titre en italien est &quot;Bilico&quot;. Je ne sais pas s'il a déjà été traduit (je l'ai lu en V.O.) mais j'espère pour vous, car il est palpitant ! Sinon, il ne vous reste plus qu'à vous mettre à l'italien. Ciao !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Miss Babooshka</name>
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        <title>Moi et la lecture</title>
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           &lt;p style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://missbabooshka.hautetfort.com/media/00/01/572199556.jpg&quot; alt=&quot;572199556.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1012471&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;J'ai beaucoup lu étant petite, j'adorais et j'adore cela. Mais il me faut du calme, et si possible mon lit, tout un rituel.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Plus je me perfectionnais en études littéraires, moins je lisais pour le plaisir, cela m'agaçait, je n'avais plus le temps. Il fallait lire les romans de la liste, en faire des résumés et patati et patata. J'ai quand même fait de belles découvertes.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un jour de 2003, quelques semaines avant mes 23ans, je devins professeur de lettres modernes, et comme je me retrouvai en collège, je suis retombée dans la littérature jeunesse et je ne lisais plus du tout pour moi.&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cette année, j'ai dit Crut, je lis doucement (et même dans le bus si je ne m'endors pas) mais je lis en continu des romans pour moi, et cela me fait un bien fou !&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;En ce moment, je commence tout juste&amp;nbsp;&lt;em&gt;Les Amants du Spoutnik&lt;/em&gt; de Haruki Murakami, comme j'ai pas mal de copies à corriger, je lis quelques pages avant de m'endormir presque chaque soir. Ce roman me plaît déjà, j'aime le style de l'auteur et les personnages me plaisent bien, il arrive même au narrateur de penser comme moi, c'est dire ...&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sumire (Violette en français) dit au narrateur : &quot;&lt;em&gt;Tu peux être incroyablement gentil par moments. On dirait un mélange de Noël, de grandes vacances et de chiot qui vient de naître&lt;/em&gt;.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; 
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        <title>Le bon Ecrivain   (25)</title>
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           En peu de temps ma galerie de portraits s'était bien étoffée. J'y pensais en buvant mon café sur le pas de la porte. J'étais frais et dispos., et j'avais prévu de m'occuper de ma voiture dans la matinée. J'en avais un peu marre de faire du stop à chaque fois que je voulais me déplacer. L'activité physique m'avait permis de retrouver un sommeil enfin convenable. Cela ne ressemblait pas encore à un sommeil d'enfants, mais c'était déjà mieux que rien. Néanmoins la hantise des nuits sans sommeil me poursuivait encore. Les nuits complètes des premières années spécialement, celles que j'avais passé à broyer du noir et l'hiver emmitouflé dans une couverture assis sur le fauteuil. Dans ces moments il n'était pas question d'écrire aussi. La vision d'une écriture romantique et réellement solitaire est un mythe. Le bon écrivain carbure à la même chose que tout le monde, il aime être beau et entouré, et se nourrit d'une vie sociale pleine de jus, charnue. C'est pour ça que j'écrivais seulement Des Lignes;.. Et depuis des années. Puis lentement dans la montagne je trouvais mon rythme. Il me restait Internet aussi pour ne pas sombrer dans la psychose. D'abord lent et lamentable dans ce coin de campagne. Avant que tout marche comme par miracle quand un autre fêlé qui connaissait du monde vint s'installer à mi chemin sur la route du col... 
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        <title>Dans une Vie Antérieure  (24)</title>
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        <updated>2008-05-11T21:08:35+02:00</updated>
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           Ce qui pouvait paraître une simple formalité pour certains, devenait chez moi un tremblement de terre. Si l'on considère que nul avait franchi le pas de ma porte depuis des années. Même Raymond qui était le seul ami que je recevais, s'était contenté de poireauter sur le palier en attendant que je sorte, pour les quelques rares fois où il était passé me prendre. (C'est le bordel chez moi;. Excuse moi Raymond..) T'en fais pas;. J'aime bien prendre l'air;.. Comment en étais-je arrivé là. Difficile à expliquer entièrement je crois. L'âge, la fatigue, les incertitudes, les déceptions, la déprime.., et puis l'orgueil aussi et surtout. L'Orgueil Infini.. Avec le sentiment que tout serait parti en fumée déjà dans une vie antérieure, Dans l'odieux épuisement Nécessaire à la Vie.. Avec un minimum d'intelligence je m'étais toujours persuadé, chacun sait parfaitement ce qu'il lui reste à faire. Voilà comment on préfère ne plus abattre son jeu, garder les dernières cartes en laissant croire.. Passé Maître dans l‘Art du Bluff.. 
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            <name>G. Versan</name>
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        <title>Pré-chapitre n°1</title>
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        <updated>2008-05-11T11:04:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-11T11:04:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bonjour à tous !   &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bonjour à tous !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une petite nouveauté dans le corps du &quot;Projet Orion&quot;, avec l'apparition de ce que j'appellerai des &quot;Pré-chapitres&quot;. Précédents, comme leurs noms l'indiquent, les véritables Chapitres du roman, ils entament en quelque sorte une seconde histoire, dont vous ne connaîtrez le but véritable qu'en avançant dans l'intrigue principale.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette idée m'était venue presque naturellement, en progressant dans l'écriture du livre. J'ai redécouvert ces inserts en procédant à la réécriture, et décidé de les laisser en leur donnant une place particulière.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C'est assez&amp;nbsp;court, mais j'espère que ça vous intriguera ! Cependant, rassurez-vous, le Chapitre 6 arrive bientôt !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bonne lecture, à bientôt !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a name=&quot;media-1009549&quot; href=&quot;http://leprojetorion.hautetfort.com/media/02/00/503107271.doc&quot; title=&quot;media-1009549&quot; id=&quot;media-1009549&quot;&gt;Pré-chapitre 1.doc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Ed</name>
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        </author>
        <title>COMPENSATION</title>
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        <updated>2008-05-10T16:41:18+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T16:41:18+02:00</published>
        <summary>  Heureusement qu'il fait un soleil magnifique et qu'on s'est acheté des...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://whatamistilldoinghere.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Heureusement qu'il fait un soleil magnifique et qu'on s'est acheté des transats hyper-confortables, parce que je suis en train de lire &lt;a href=&quot;http://cultureetloisirs.france3.fr/livres/actu/33629066-fr.php&quot;&gt;Le Rapport de Brodeck de Philippe Claudel.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'adore, mais c'est un peu l'antithèse du prozac si vous voyez ce que je veux dire.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img width=&quot;314&quot; src=&quot;http://humour-blague.com/images-droles/fin-de-semaine.jpg&quot; height=&quot;208&quot; style=&quot;width: 314px; height: 208px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Je m'édite</name>
            <uri>http://editions-jemedite.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Article sur Joshua de C.Clavel</title>
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        <updated>2008-05-10T16:29:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T16:29:00+02:00</published>
        <summary>  Voici une présentation de Joshua dans le numéro 11 du journal Mésanges, par...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://editions-jemedite.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Voici une présentation de Joshua dans le numéro 11 du journal Mésanges, par une lectrice enthousiaste!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;media-1008569&quot; href=&quot;http://editions-jemedite.hautetfort.com/media/00/02/2063283942.doc&quot; title=&quot;media-1008569&quot; id=&quot;media-1008569&quot;&gt;Sur parution Joshua.doc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>PAPIER JOURNAL</name>
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        <title>Que la femme soit belle, que l'homme soit grand et généreux</title>
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        <updated>2008-05-10T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T08:00:00+02:00</published>
        <summary>   Le retour, la tasse de tilleul avant de se coucher, avec un biscuit, un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://helenedetiolles.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1008059&quot; src=&quot;http://helenedetiolles.hautetfort.com/media/02/02/1955816258.jpg&quot; alt=&quot;1637838147.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1008059&quot; /&gt;Le retour, la tasse de tilleul avant de se coucher, avec un biscuit, un morceau de fromage, trouvés dans le buffet de cuisine, même s'ils avaient fait un dîner somptueux... Le confort de ce large&amp;nbsp;lit de fer, avec le sommier défoncé au milieu, les deux corps qui se tournent et se retournent en même temps, comme un ballet bien réglé, se soutenant, s'entraidant jusque dans le sommeil. La respiration de l'autre, une garantie contre ce qui grimace dans le noir, des conversations comme des rêves que la nuit garde prisonniers. La confiance... La confiance qui berce la fatigue, dénoue les nerfs, s'interpose entre l'homme et la solitude de la tombe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Extrait de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.terresdecrivains.com/article.php3?id_article=339&quot;&gt;La vie privée&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; dans &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.louisaragon-elsatriolet.com/&quot;&gt;Le premier accroc coûte deux cents francs&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; d' &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.maison-triolet-aragon.com/&quot;&gt;Elsa Triolet&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; in Folio&lt;/p&gt; 
        </content>
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        <author>
            <name>D. ORSUCCI</name>
            <uri>http://francaispourlessecondes.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Mme de La Fayette, la Princesse de Clèves</title>
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        <id>tag:francaispourlessecondes.hautetfort.com,2008-05-09:1610386</id>
        <updated>2008-05-09T19:56:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-09T19:56:00+02:00</published>
        <summary>     Objectifs de la séance    &amp;nbsp;: le portrait dans le roman...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://francaispourlessecondes.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Objectifs de la séance&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;&amp;nbsp;: le portrait dans le roman (réinvestissement des acquis sur le genre narratif)&amp;nbsp;; le portrait de l’héroïne de roman → portrait idéalisé = éloge.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;De «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Il parut alors une beauté à la cour&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» à «&amp;nbsp;&lt;i&gt;et son visage et sa personne étaient pleins de grâce et de charme&lt;/i&gt;&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;• La Princesse de Clèves&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;(1678) par Mme de La Fayette&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ Intrigue qui se déroule à la Cour d’Henri II (qui ressemble étrangement à celle, raffinée, de Louis XIV, contemporaine de l’auteure et de ses lecteurs).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Œuvre qui a pour thème la passion amoureuse // étude du cœur humain&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ le &lt;b&gt;1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; roman d’analyse&lt;/b&gt; de la littérature française.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Portrait = assurer la conformité du récit à la réalité (l’auteure a consulté des historiens du temps d’Henri II) + étude de la psychologie des êtres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;= Ambition très «&amp;nbsp;réaliste&amp;nbsp;», très novatrice pour l’époque + analytique (également inédite) // volonté de faire une œuvre édifiante, capable d’instruire les dames et les jeunes filles, grandes lectrices de romans au XVIIe (ambition caractéristique de la littérature classique).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 2'&quot;&gt;&lt;span&gt;C&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Ambition «&amp;nbsp;réaliste&amp;nbsp;» de Mme de La Fayette n’a rien à voir avec le réalisme balzacien du XIXe&amp;nbsp;!!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Portrait qui se situe en tout début de roman&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ portrait de Melle de Chartres, future Princesse de Clèves, qui fait son entrée à la Cour d’Henri II.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;En quoi peut-on dire que le portrait de Melle de Chartres fait par l’auteure est un portrait ambigu, qui oscille entre «&amp;nbsp;réalisme&amp;nbsp;» et idéalisation&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;I Un portrait marqué par la volonté de «&amp;nbsp;faire vrai&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Grand souci de précision accordé par Mme de La Fayette pour la peinture de ses personnages.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ être fidèle à la réalité le plus possible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;1°/ Références à la généalogie familiale&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Dans la société d’Ancien-Régime, importance de l’ascendance noble&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ évoquée dans cet extrait, pour souligner la légitimité de la présence de la jeune fille à la Cour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Noblesse de l’ascendance &amp;lt; de Chartres. Apparentée au vidame, homme important à la Cour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Importance renforcée à la même ligne. A la noblesse de la maison de laquelle la jeune fille est issue s’ajoute une autre considération, non-négligeable pour faire la valeur d’un être sous l’Ancien-Régime = considération d’ordre pécuniaire. → Une des plus riches de France&amp;nbsp;: attire nécessairement l’attention (et la convoitise, surtout au moment de son mariage).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Qualité tellement importante qu’elle est répétée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Son père est mort → orpheline = position délicate pour une jeune fille à cette époque. Placée sous la conduite de sa mère&amp;nbsp;: Mme de Chartres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Enfin on sait son nom&amp;nbsp;: Melle de Chartres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Présentation de sa mère → insistance sur ses qualités car conséquences sur&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; la suite de l’histoire. - riche&amp;nbsp;: nouvelle insistance car héritage pour la fille&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;- Vertu&amp;nbsp;: valeur morale (disposition à faire le bien et à fuir le mal)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;- Mérite&amp;nbsp;: valeur qui rend une personne digne d’estime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Tout cela = extraordinaire c’est-à-dire absolument hors du commun, unique, singulier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Importance de ces valeurs car transmissibles à la fille + insistance sur le caractère hors du commun de ces qualités → font de la jeune fille quelqu’un d’exceptionnel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Le caractère exceptionnel de la jeune fille rend la mère extrêmement difficile quant au choix d’un époux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ supériorité de la jeune fille pour plusieurs raisons dont la plus importante est la richesse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Rappel de la généalogie de Melle de Chartres = faire d’elle un être exceptionnel&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;2°/ L’éducation maternelle&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Education de Melle de Chartres assurée par sa mère (courant pour les jeunes filles au XVIe)&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Education effectuée loin de la Cour, loin des perversions et des tentations → éducation physique (beauté = noblesse)&amp;nbsp;; intellectuelle (esprit=noblesse) + éducation morale (rare chez les jeunes filles de cette époque + goût pour la vertu).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Education singulière pour l’époque&amp;nbsp;: évocation régulière de la galanterie pour mieux prévenir sa fille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ éducation fondée sur la sincérité&amp;nbsp;: Mme de Chartres ne tait pas les plaisirs de la galanterie pour mieux convaincre sa fille de son danger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Préceptes d’éducation de Mme de Chartres = dimension proleptique → histoire du roman.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;= efficacité de l’éducation de Melle de Chartres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Arrivée de la jeune fille à la Cour&amp;nbsp;: belle + intelligente + riche = qualités inhérentes à son rang (dont la noblesse est rappelée à plusieurs reprises). Mais qualité plus rare&amp;nbsp;: vertueuse. Généalogie familiale + éducation maternelle donnent à l’héroïne la dimension d’un être vivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;II Mais un portrait qui tend vers l’idéalisation&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Malgré un souci d’ancrage historique et de grande précision dans la présentation du personnage, la perfection de la jeune fille est exacerbée, tendant ainsi vers l’idéalisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;1°/ Un portrait qui manque de précision&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Imprécision du lexique visant à rendre compte de sa grâce&amp;nbsp;: qualité physique dans sa globalité&amp;nbsp;;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Symbol&quot;&gt;&lt;span&gt;Æ&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;détail.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Evocation du teint et des cheveux mais blanc et blonds = stéréotypes de la beauté au XVIe. Indices peu éclairants sur le physique de la jeune fille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Evocation de son visage + personne = encore très&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; général. Description qui se limite à «&amp;nbsp;grâce&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;charme&amp;nbsp;». Encore une fois, peu précis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Grâce&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;&amp;nbsp;: charme, agrément, élégance.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Charme&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;&amp;nbsp;: dans la langue galante, traduction de la fascination de l’amour, la puissance de séduction de l’être aimé → attraits d’une femme.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Portrait de Melle de Chartres très flou&amp;nbsp;; emploi d’un vocabulaire abstrait pour dire sa beauté.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;= Préciosité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Préciosité&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;&amp;nbsp;: mouvement littéraire qui, au XVIIe, se caractérisait par un goût délibéré de l’artifice et un raffinement extrême du style et de la pensée.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ vision pure et idéale de l’amour. Exclusion de toute forme de trivialité, recherche (parfois excessive) du raffinement.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;2°/ Un objet de fascination&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;La beauté de la jeune fille suscite une forme de fascination de la part de ceux qui la voient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;= dimension spectaculaire qui attire le regard + reconnaissance universelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Evocation du caractère exceptionnel de sa beauté. Surenchère très belle dans un endroit où tous les gens sont beaux. = sublimation, idéalisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;•&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Puis mise en évidence de la réaction d’un spectateur en particulier&amp;nbsp;: le vidame de Chartres, oncle de la jeune fille, qui est lui-même fasciné par sa grande beauté.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Répétition du verbe surprendre 2 fois dans la même phrase.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;→ Est surprenant ce qui cause un vif saisissement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;«&amp;nbsp;Avec raison&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: intervention de l’auteure qui juge cette réaction en même temps qu’elle la légitime en apportant de nouvelles précisions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Wingdings 3'&quot;&gt;&lt;span&gt;a&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Mise en valeur de la séduction qu’exerce la beauté du personnage et l’admiration qu’elle provoque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Séduire&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;&amp;nbsp;: toucher&amp;nbsp;; fasciner par un puissant attrait.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Conclusion&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;Tension du portrait entre une aspiration réaliste et une idéalisation du personnage romanesque → mise en valeur de l’héroïne de roman par l’exacerbation de sa beauté. La sublimation l’emporte sur la tentation réaliste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Garamond','serif'&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Contraste éducation reçue/perfection physique → danger de son apparition à la Cour, qui laisse présager une mise à mal des préceptes moraux qu’elle a reçus. Annonce la suite du roman et les tourments dont son âme sera l’objet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Fabrice GUILLET</name>
            <uri>http://cava.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Je l'ai !</title>
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        <updated>2008-05-09T10:11:58+02:00</updated>
        <published>2008-05-09T10:11:58+02:00</published>
        <summary>  Ca y est, j'ai reçu mon livre !   La version définitive, imprimée, reliée…...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ca y est, j'ai reçu mon livre !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La version définitive, imprimée, reliée… Le livre existe donc vraiment. Concrètement. Je ne peux plus en douter, je l'ai vu !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je n'en ai même pas vu qu'un seul, mais plutôt quelques centaines. C'est étrange, comme sensation. Bien sûr, c'est quelque chose dont j'avais envie, que j'attendais depuis longtemps. Et puis, question de caractère, à force de savoir à l'avance quand j'allais le voir, une fois que c'est arrivé, je n'étais même pas fou de joie à sauter partout. Juste soulagé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Soulagé, car pessimiste et angoissé comme je suis, j'imaginais tout ce qui pouvait faire planter cette aventure avant qu'un exemplaire n'arrive entre mes mains. Ou je redoutais que cet exemplaire ne soit pas conforme à ce que j'avais imaginé. Qu'un bug quelconque l'ait rendu horrible, que la qualité ne soit pas bonne…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A l'arrivée, j'ai donc trouvé un résultat normal. J'ai donc soupiré, évacuant ce stress.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce matin, de retour chez moi après avoir déposé ma fille à l'école, j'ai vu l'exemplaire du livre posé sur la console de l'entrée. Avec mon nom écrit sur la couverture, ma photo (hum…) au dos. J'ai souri, amusé… Je ne tire pas de fierté à cela. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ca y est, le livre existe, je l'ai vu. Maintenant (ou dans quelques jours), il va commencer à vivre sa vie. Mais ça, c'est une autre histoire…&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>G. Versan</name>
            <uri>http://leprojetorion.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Privée de Désert !</title>
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        <updated>2008-05-08T09:54:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-08T09:54:00+02:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu’on se le dise&amp;nbsp;! Après s’être couchée...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://leprojetorion.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu’on se le dise&amp;nbsp;! Après s’être couchée devant la Chine et Kadhafi, la France s’aplatit aujourd’hui devant la Tunisie&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ah&amp;nbsp;! La Tunisie&amp;nbsp;! Dgerba la douce et ses plages de sable blanc, les ruines de Carthage la millénaire, son soleil, ses palmiers… Mais aussi ses prisons d’opposants politiques, son président Ben Ali (seul candidat à l’élection) élu à 99,9% des voix, sa radio (unique), sa télévision (unique), sa presse sous contrôle… Bref, un vrai petit Paradis&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pauvre Rama Yade&amp;nbsp;! Pour une fois qu’elle faisait partie du voyage, à peine descendue de l’avion, et la voilà pratiquement consignée dans sa chambre d’hôtel par notre président&amp;nbsp;! Et tout ça pour quoi, me direz-vous&amp;nbsp;? Pour avoir refusé de serrer la main de son homologue tunisien sur le tarmac de l’aéroport. Là, on tient une information capitale&amp;nbsp;: il existerait donc un secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme en Tunisie&amp;nbsp;! Qui l’eut cru&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Non, franchement, reconnaissons, comme notre président, que la France n’a pas de leçon à donner à la Tunisie en matière de Droits de l’Homme. C’est bien pour ça que Sarkosy avait amené Rama Yade avec lui&amp;nbsp;: pour qu’elle se taise&amp;nbsp;! Elle doit être contente, la présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates. Elle qui pensait pouvoir discuter chiffon avec notre Rama nationale, c’est raté&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Heureusement, il y avait Carla&amp;nbsp;! Bon, je vous l’accorde, elle n’est ni ministre, ni secrétaire d’Etat, mais elle est belle, et c’est bien tout ce qui compte&amp;nbsp;! Et puis, elle est courageuse aussi, n’hésitant pas, selon la presse, à &quot;&amp;nbsp;échapper au protocole&amp;nbsp;&quot; pour aller visiter un orphelinat. Une visite tellement inattendue qu’une trentaine de journalistes l’attendait sur place avant même qu’elle arrive, et qu’une chorale d’enfant à vite &quot;&amp;nbsp;improvisé&amp;nbsp;&quot; un chant de bienvenue en son honneur&amp;nbsp;! Trop forte, notre Carla&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En plus, grâce à elle, on a appris que le couscous était &quot;&amp;nbsp;merveilleux&amp;nbsp;&quot;, et que le ciel était bleu, et que c’était &quot;&amp;nbsp;magnifique&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;! Ca valait vraiment la peine d’y aller, non&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, qu’on se le dise&amp;nbsp;: l’Union de la Méditerranée est en marche&amp;nbsp;! Et tant pis pour les quelques pisse-froid qui oseraient sous-entendre que le capitalisme s’assoit systématiquement sur les Droits de l’Homme pour servir ses intérêts&amp;nbsp;! Manquerait plus qu’on se fâche avec un Etat ami&amp;nbsp;! Non mais&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Allez, assez parler. Place à la lecture, et au Chapitre 5. Passez un bon moment&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A bientôt&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a name=&quot;media-1005011&quot; href=&quot;http://leprojetorion.hautetfort.com/media/02/01/177015708.doc&quot; title=&quot;media-1005011&quot; id=&quot;media-1005011&quot;&gt;Chapitre 5..doc&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
        </content>
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        <author>
            <name>Blandine</name>
            <uri>http://blongre.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Condamnés au Paradis</title>
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        <updated>2008-05-07T00:57:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T00:57:00+02:00</published>
        <summary>    Au plus loin du tropique  de Jean-Marie Dallet  - Editions du Sonneur...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#7A467B&quot;&gt;Au plus loin du tropique&lt;/font&gt; de Jean-Marie Dallet&lt;/strong&gt; - Editions du Sonneur&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Condamnés au Paradis&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« &lt;em&gt;Quand vous serez tous morts petits Blancs qui sentez le cadavre de vos possessions, l'île entière m'appartiendront, et le dernier d’entre vous je l’envelopperai dans le drap cloué au-dessus de mon comptoir, ce drap sur lequel j’ai peint &quot;Rôtissez tous au fond de l’enfer&quot; avec mes caractères hakka bien plus beaux que vos lettres en chiures de mouche, puis j’irai brûler le tout au fond de mon jardin – à cette pensée Ah You éclate d’un rire qui découvre trois chicots, multiplie les rides de son visage gris jaune alors que la lumière de l’aube filtre à travers les auvents entrouverts, il est là debout au milieu de son échoppe… »&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1003281&quot; src=&quot;http://blongre.hautetfort.com/media/01/01/767447849.jpg&quot; alt=&quot;677775199.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1003281&quot; /&gt;Parataito, « Paradis » en maori, un atoll perdu (« &lt;em&gt;plat, petit et tout en rond (…) à peine un point noir entre Tuamotu et Gambier&lt;/em&gt; »), colonie pénitentiaire oubliée de tous, abrite encore une drôle de troupe qui tient à peine sur pied : cinq vieillards condamnés à l’exil, aussi disparates les uns des autres que leurs crimes respectifs – Ma Pouta, la vieille maquerelle, Trinité, le métis unijambiste, Pétino, le vieux militaire pétainiste, Corentin, le prêtre concupiscent, et Ah You, le Chinois qui tient boutique et qui n’attend que la disparition des quatre autres pour devenir le souverain des lieux… Il faut dire qu’au fil des années, ils ont déjà vu nombre des leurs s’éteindre et, survivants d’une longue liste de bagnards ayant échappés à la guillotine, ils s’accrochent tant bien que mal à ce qui leur reste de vie, au quotidien qui s’étire sans fin et aux quelques bribes de souvenirs à travers lesquels ils se définissent et se complaisent à revivre ce que le temps a définitivement effacé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En ce 1er janvier, tandis qu’ils attendent la goélette pénitentiaire qui les ravitaille deux fois l’an, ils s’apprêtent à se rendre à l’office religieux que Corentin s’obstine à célébrer, bien que ses compagnons ne manquent jamais de s’endormir avant la fin de son sermon, et que ces derniers connaissent d’avance les élucubrations que va leur servir le vieux pervers… quand un cyclone frappe l’île et ses alentours, provoquant deux événements qui vont temporairement bouleverser l’ordonnancement (certes déjà un peu bancal) du quotidien de ces prisonniers sans geôliers : la mort de l’un d’entre eux et l’arrivée de Kerlan, jeune naufragé semi amnésique échoué sur la plage, qui bien vite devient le protégé des quatre vieillards restants – ils entreprennent de le sauver in extremis des bernard-l'hermite, de panser ses plaies, de le soigner, de le nourrir, de le bichonner, bref, de l’accueillir dans leur univers déglingué et lui confier quelques-uns de leurs souvenirs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dès les premières lignes, cette étonnante robinsonnade séduit le lecteur, qui se perd et se retrouve dans les monologues fluides et truculents de chacun des personnages, le narrateur intervenant régulièrement pour remettre un peu d’ordre dans le récit (l’absence de délimitation entre le « je » et le « il » impersonnel ne perturbe pas longtemps) ; les soliloques (ou dialogues avec ce qu'ils furent et ne sont plus) sont composés de lambeaux de mémoire, de plongées nostalgiques dans leurs passés respectifs (rarement idylliques, mais qu’ils ont néanmoins pris l’habitude de magnifier) : un épanchement de rancoeurs accumulées pour certains, une litanie des regrets pour d'autres, un éternel ressassement qui se traduit dans l’écriture elle-même, syntaxiquement décalée, à l’image des pensées qui se chevauchent dans l’esprit des narrateurs qui prennent la parole en alternance. L’auteur fait entendre la voix de rebuts, mis au banc d’une société rigoriste, des naufragés involontaires de l’existence dont l’humanité n’est toutefois pas à démontrer et dont le véritable Eden se trouve ailleurs que sur cet atoll, coin de paradis qu’ils maudissent (« &lt;em&gt;enfer posé sur les flots », « atoll de désolation&lt;/em&gt; »). Des personnages qui forment un microcosme signifiant, reflet de la société qui les a rejetés mais à laquelle ils restent attachés, coûte que coûte, en reproduisant sur leur bout de terre un semblant d’organisation sociale ; soulignons cependant que ces figures certes emblématiques (le prêtre, le militaire, la putain, le commerçant et l’esclave) ne sont jamais monolithiques ou fonctionnelles, en dépit de la théâtralité qui émane de l’ensemble, mais restent très attachants malgré leurs tares ou leurs défaillances.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce qui ressort de ces portraits nous concerne tous : donner un sens à une existence dérisoire (et parfois à un passé qui ne l’est pas moins), trouver une logique au chaos de la vie, dépasser l’horizon unique auquel chacun de nous a pu s’accoutumer… Qu’espèrent encore Ma Pouta, Trinité, Pétino, Corentin et Ah You ? Une rédemption possible pour les crimes commis (ou dont ils ont été injustement accusés) ? Un pardon ? Pas vraiment. Une délivrance, peut-être ? Un départ de l’atoll ? Un retour, en tout cas, à la « civilisation » qui les a abandonnés. En revanche, le naufragé Kerlan semble en quête de tout autre chose – d’une libération, mais qui se traduirait d’une autre manière, tant il aspire à la solitude que l’île, loin d’être déserte, ne pourra lui offrir qu’une fois les autres partis ou morts.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sur le mode de la robinsonnade (du naufrage à la délivrance – qui ne revêtent pas le même sens pour tous), Jean-Marie Dallet tisse un roman jubilatoire, où le huis clos n’a rien d’étouffant, où règne une atmosphère au contraire souvent joyeuse et cocasse – un récit hors normes, entre réalisme cru et allégorie poétique, qui s’achève sur une touche de sérénité, une échappatoire à l’enfer du monde et de la civilisation. Une oeuvre brève, dense, polyphonique et savoureuse, à laquelle on se hâtera d'aller goûter.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;(B. Longre, mai 2008)&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.editionsdusonneur.com/&quot;&gt;http://www.editionsdusonneur.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis &lt;em&gt;Les Antipodes&lt;/em&gt;, édité au Seuil en 1968 et préfacé par Marguerite Duras, Jean-Marie Dallet a écrit une quinzaine de romans, dont &lt;em&gt;Dieudonné Soleil&lt;/em&gt;, qui obtint la Bourse Goncourt du récit historique. Il a toujours « navigué » entre la Méditerranée, le Pacifique Sud et Paris. &lt;em&gt;Encre de guerre&lt;/em&gt; est son deuxième roman publié aux Éditions du Sonneur.&lt;/p&gt; 
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        <title>Cinq vivants pour un seul mort - Catherine Lovey</title>
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        <updated>2008-05-05T22:41:00+02:00</updated>
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           &lt;p&gt;Catherine Lovey est valaisanne. Cette criminologue&amp;nbsp;a publié un premier roman en 2005, &lt;em&gt;L'Homme interdit&lt;/em&gt;, aux éditions Zoé. &lt;em&gt;Cinq vivants pour un seul mort&lt;/em&gt;, son deuxième livre, est sorti au début de cette année.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;187&quot; src=&quot;http://www.editionszoe.ch/images/Lovey-MortW197x292.gif&quot; alt=&quot;Lovey-MortW197x292.gif&quot; height=&quot;282&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; width: 187px; height: 282px; border-width: 0px&quot; /&gt;Un mort : Markus Festinovitch, brillant homme d'affaires, charmeur, il mène une vie aisée, confortable. Mais un jour, sans crier gare, alors qu'il visite un appartement avec Gabriella, l'une de ses nombreuses amantes, qui'il souhaite quitter&amp;nbsp;lâchement&amp;nbsp;en lui offrant un nouvel endroit où vivre, il se jette d'une fenêtre exiguë. Autour du cadavre, cinq vivants : un groupe d'amis, dont Pierre, l'arrogant associé de Markus, et Jean, au centre du roman, et dont la crise existentielle est déclenchée par ce suicide inopiné. Harassé par sa femme Marion&amp;nbsp;qui semble trouver la souffrance de son mari excessive, abusive, Jean&amp;nbsp;éprouve le désarroi le plus&amp;nbsp;profond.&amp;nbsp;&quot;Plus tu te tais plus je t'entends&quot;, lui assène Marion, sans se douter que ses blessantes paroles ne font qu'affecter davantage Jean pour qui la mort de son meilleur ami a eu un effet dévastateur. Et, dépassé par les événements, exaspéré par l'insolence de Pierre, qui fixe la date des funérailles de Markus sans en avertir les autres lui qui a&amp;nbsp;révélé avec autant de désinvolture que Markus vivait sous une fausse identité - son vrai nom&amp;nbsp;était Peterssen-Mink -, Jean s'enfuit, abandonnant Marion qu'il soupçonne d'entretenir une liaison avec Pierre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et c'est à ce moment que Jean sombre dans une décadence identitaire incontrôlable. Persuadé qu'il connaîtra l'origine du mal-être de&amp;nbsp;Markus en retrouvant ses racines, il se met à chercher le père&amp;nbsp;de son défunt ami, dans un total déni de sa réelle identité. Il atterrit donc à Helsinki, où Aïda, une femme de ménage altruiste et charitable lui porte secours momentanément, le prenant sous son aile dans les rues enneigées de la capitale finlandaise. Mais l'enquête de Jean ne s'arrête pas là. D'abord effrayé de rencontrer Peter, le frère de Markus, aux funérailles qu'il a désertées, il le retrouve, à Oulu et se fond dans son intimité, malgré sa maladresse, devenant l'oncle spirituel de sa petite fille Eleonor, créant des liens avec elle à cause d'un bête accident.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dès lors, bringuebalé par l'originale narration de Catherine Lovey qui découpe son roman en trois actes, on assiste à la totale remise en question de Jean qui, se préoccupant exclusivement des turpitudes dans lequelles il s'empêtre, se livre à une pleine introspection. Sans trouver les clefs de son trouble, il parvient à vivre dans un semblant de paix intérieure au milieu d'une forêt, apaisé par la neige qui entoure sa nouvelle petite maison de bois. Résolu à demeurer dans cette glaciale thébaïde,&amp;nbsp;Jean s'éloigne ainsi des frontières de la folie qu'il a, dans son périple, tant de fois failli outrepasser.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De ce style déroutant et déjà étonnament affirmé, Catherine Lovey, qui aurait tout de même pu éviter quelques longueurs, cisèle un roman totalement éclaté, jouant sur les ellipses qu'elle étire impunément, mêlant froideur et&amp;nbsp;sarcasme,&amp;nbsp;pour un résultat déconcertant, développant ainsi une singularité que l'on hâte de retrouver.&lt;/p&gt; 
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        <title>Rien que des Pédés  (17)</title>
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        <updated>2008-05-04T19:31:23+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T19:31:23+02:00</published>
        <summary> Quand je dis qu'il y avait de tout, comme si chacun ressentait le besoin de...</summary>
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           Quand je dis qu'il y avait de tout, comme si chacun ressentait le besoin de retrouver une communauté ne serait-ce qu'à mi-temps. Nous étions pour la plupart venus chercher le silence, et ce dernier aussi connaît ses règles excessivement humaines, ses trop-pleins et ses sécrétions peu ou prou avouables. Le sieur Bastien Potiné par exemple. Je dis son nom en entier parce qu'il semblait y tenir particulièrement vu qu'il l'affichait en grand sur son superbe camion tout terrain avec intérieur cuir. C'était le riche de la bande, parce qu'il en faut toujours un. Son entreprise sur le littoral faisait des affaires en or avec le boum de l'immobilier que connaissait la région. Mais il prétendait ne plus aimer le littoral depuis qu'une nuit il s'était réveillé avec une bande de malfrats autour du lit qui en voulaient à son coffre fort. Avec d'énormes flingues à la main à l'en croire. Cette explication avait du bon et je pouvais fort bien la comprendre. Il aménageait les placards, les cuisines, les vérandas et toutes ces choses qui coûtent la peau des fesses et que les gens achètent autant par nécessité que pour meubler les cases vides de leur existence. Bastien ressemblait exactement à ce à quoi il devait ressembler. Il portait moustache et son humour un peu épais comme lui pesait des tonnes. Forcément de temps en temps on se disait que cela ne dérangerait personne si quelqu'un pouvait avoir la bonne idée de lui en retourner une. Néanmoins pour faire bonne mesure on se sent comme toujours obligé d'ajouter qu'il n'était pas bien méchant et qu'il se montrait généreux. Il semble que c'est la règle de ne jamais oublier de préciser que les abrutis ont aussi de l'humanité en eux. J'ai lu un reportage qui tendrait à prouver que certains animaux également partagent jusqu'à quatre-vingt-seize ou dix-huit pour cent des chromosomes humains. Je ne me souviens plus exactement desquels il s'agit. Rien à voir avec le sujet me rétorquera-t-on. Mais je crois dur comme fer que la vie est un Grand Tout qui ignore les fines nuances inventées par l‘homme empressé d‘oublier le paquet de viande douteuse qu‘il est toujours resté en se redressant au dessus du magma animal. Plus élégant que le sanglier certes mais tout juste au dessus du singe pour parler en termes de niveaux.. Bastien Potiné justement et comme s'il tenait à renforcer mes préjugés concernant ma propre espèce, alignait difficilement une phrase entière sans que le mot Pédé lui passe en bouche pour une quelconque raison. Je suis pas un pédé.. T'es pas un pédé Tout de Même.. Tu me prends pour un pédé.. Et les Rien que des Pédés.. Structuraient chez lui toute forme d'expression un peu comme si son cerveau se serait effondré sans cet échafaudage sémantique. A part cela il pouvait se montrer bon camarade et je l'ai déjà souligné. Mais de là à me compter parmi ses amis les plus intimes, il y aurait eu un gouffre à franchir. N'empêche que dans le bruit ambiant il faisait parfaitement l'affaire, et je n'étais pas là dedans à m'offusquer sous prétexte que mes propres tares se seraient révélées plus passionnantes que les siennes; Étant le premier à convenir qu'il se montrait souvent amusant, surtout quand il collait aux fesses de toutes les femelles qui passaient, à peu près sans exception, à sa façon personnelle et très spectaculaire. Pendant que dans ses yeux brillait la petite flamme du droit de cuissage... 
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            <name>Thorgal</name>
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        <title>Jeux de plumes et roman à suivre</title>
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        <updated>2008-05-04T17:57:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T17:57:00+02:00</published>
        <summary>  Oyez !    J'ai décidé de lancer des petits jeux de plume sur le blog lié à...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Oyez !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai décidé de lancer des petits jeux de plume sur le blog lié à mes sites. Le premier est un cadavre exquis auquel tout le monde peut participer s'il en a l'élan.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://20six.fr/touga/art/43732599/Premier_jeu_plumeux_un_cadavre_exquis_campagnard&quot;&gt;Rendez-vous là :&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://20six.fr/touga/art/43732599/Premier_jeu_plumeux_un_cadavre_exquis_campagnard&quot;&gt;http://20six.fr/touga/art/43732599/Premier_jeu_plumeux_un_cadavre_exquis_camp...&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour le roman à suivre, je mets ci-après le premier passage. J'essayerai de partager un bout de suite toutes les semaines.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bonne fin de week-end, bon début de semaine, :),&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pascal&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;center&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Georgia&quot; size=&quot;1&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Georgia, Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;Les pages déchirées - roman à suivre&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Chapitre 1 - Greendle et la plume chinée&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/center&gt; &lt;br /&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;« &lt;i&gt;Un crin de lumière transperce&lt;br /&gt; Dans sa course,&lt;br /&gt; Une ombre se déchire,&lt;br /&gt; Un trou dans le mur&lt;br /&gt; Et l'impression d'infini au-delà...&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tel est le chemin à venir d'un type, un homme baptisé Greendle. Il se considérait, s'était considéré ordinaire jusqu'à ce que...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Le printemps danse&lt;br /&gt; avec les nuages et le soleil,&lt;br /&gt; dans les rues les fleurs s'ouvrent,&lt;br /&gt; les étoiles s'y éparpillent... »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un beau jour de mai, ces quelques mots chantés accompagnés d'une musique classique diffusée par son radio réveil le firent s'écumer vers le monde du réveil. Branché sur sa radio favorite, il enleva sa couette, s'étira puis resta quelques instants allongé, repensant aux songeries de la nuit qui ne se s'étaient pas encore évaporées vers la dimension hors de portée des éveillés. Une fois fait, il se tourna vers le callepin posé sur la table de chevet, légèrement à cheval sur sa paire de lunette, non loin de l'appareil sonnore. Après un instant d'hésitation, il se leva, saisit le calepin de fortune dans lequel était glissé en marque page un stylo et se mit à scribouiller tout ce qu'il venait de passer en revu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « la saison déraisonne,&lt;br /&gt; l'homme raisonne,&lt;br /&gt; des bouts de terre grognent... »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Greendle appuya sur le bouton off, fit trôner sur son nez légèrement aquilin la monture cuivrée de ses lunettes rondes, se diriga vers la petite salle de bain de son 23 mètres carré. Devant le miroir au dessus de l'évier, il plissa ses petits yeux, « contempla » son reflet de jeune homme de 28 ans. Ses cheveux bruns, bien qu'assez courts, avaient trouvé le moyen de se mettre en vrac, il les ébouriffa, passa ensuite ses mains sur sa fine moustache, sa barbe naissante et enfin ses pommettes saillantes avant de traîner son corps d'allure commune sous la douche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « I hoope a day&lt;br /&gt; loove will knock in my hearth&lt;br /&gt; and the suun shine&lt;br /&gt; and the suun... »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De sa voix anglaise, ce jeune photographe-reporter se prit à chantonner avec sa voix chaude et mélodieuse de la soupe d'un boys band bien de chez lui. Bien qu'il avait eu le courage de s'expatrier en France, à Toulouse, Greendle se définissait lui-même comme un baroudeur pantouflard et aimait bien avoir ses repères lui rappelant sa terre d'origine, aussi peu à son goût soient-ils. Ceci dit, cette chanson traduisait plus un manque. Célibataire presque endurci, il avait gâché toutes ses potentielles relations depuis sept bonnes années, fait fuir toutes les femmes qui s'intéressaient à lui. Il en regrettait un certain nombre, parfois une plus que les autres, mais au fil du temps les regrets changeaient de tête, ce qui en soit, se raisonnait-il, était la preuve qu'il n'y avait paradoxalement rien à regretter. Toujours est-il qu'il avait l'élan pour compenser, en apparence, ce vide : il menait de front deux jobs, enfin, plutôt deux postes, l'un de correspondant photographe-reporter pour un journal anglais, l'autre de photographe reporter pour un local. Son temps libre en était devenu peau de chagrin. Toutefois, il se débrouillait pour grappiller, lier les activités et ne se plaignait pas de son sort. Ainsi, aujourd'hui, samedi, il avait décidé de faire son « shopping » en se rendant sur son lieu de reportage...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Douché, coiffé, « déodorisé », habillé, le sac - préparé la veille - en bandoulière sur l'épaule gauche, Greendle était paré. Plus par habitude, par acquis de conscience quasi obsessionnelle que par nécessité, il vérifia sur son agenda virtuel le programme de la journée. Il n'y avait rien de bien différent des autres jours, il savait déjà où il devait aller, ce qu'il voulait faire avant. Il rangea son agenda, éteignit la lumière et sortit...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « &lt;i&gt;L'ombre diaphane&lt;br /&gt; des promesses de la nuit&lt;br /&gt; s'évanouit&lt;br /&gt; au creux de la volonté&lt;br /&gt; trop acérée...&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans la fraîcheur matinale de la ville, non loin du Grand Rond, il regarda sa montre à aiguilles qui indiquait 6 h 45. Il avait le temps de prendre son breakfast dans un bar et de flâner sur le marché aux puces et à la brocante de la Place Saint Sernin. Sur le chemin, il se choisit donc une petite table près d'un coin de verdure, en plein un hot-spot wifi gratuit. Il passa commande et posa devant lui son petit ordinateur portable pour checker ses messages.&lt;br /&gt; Celui d'une amie-du-net japonaise fit à ses lèvres former un large sourire. Expatriée sur une île, qu'elle lui avait dit, ne précisant ni le nom ni « l'emplacement géographique approximatif », ses envolées fleuraient bon la lumière et la chaleur équatorial. Il avait entamé des échanges épistolaires avec elle par l'entremise d'un site de poésie shakespearienne. Après que le serveur ait déposé son thé, son jus de pamplemousse, son croissant et son oeuf au plat, après un « mirci » et l'entame des mets, il rédigea sa réponse :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Cher Liloo,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai lu avec grand plaisir ce que tu m'as envoyé, voici un petit écho pseudo poétique en guise de claviardage impressionnatif :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le paysage de tes mots m'émeuvent,&lt;br /&gt; je les imagine murmurer aux vagues&lt;br /&gt; la beauté de la terre qu'elles ne peuvent toucher,&lt;br /&gt; qu'elles admirent au travers de leur écume,&lt;br /&gt; je les imagine porter par elles et venir toucher d'autres rives&lt;br /&gt; comme une bouteille à la mer traversant l'océan&lt;br /&gt; et échouée avec amour,&lt;br /&gt; transformant le rocailleux&lt;br /&gt; en une myriade de sable fin...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; @micalement,&lt;br /&gt; Greegree »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Greendle cliqua sur « envoyer » puis engloutit ce qui restait, rangea son ordinateur et prit congé...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot; face=&quot;Georgia&quot; size=&quot;1&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Georgia, Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;to be continued / à suivre&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>G. Versan</name>
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        <title>Ca y est, j'y suis !</title>
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        <updated>2008-05-04T10:53:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T10:53:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bonjour à tous !   &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bonjour à tous !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; J'inserre cette petite note entre deux &quot;Qu'on se le dise&quot; afin de vous informer d'une bonne nouvelle (enfin, surtout pour moi !)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il y a peu, je me plaignais de mon faible référencement. Et bien, cette sitation semble désormais révolue ! En effet, mon blog est désormais référencer sur les deux principaux moteurs de recherche du Web, à savoir Google et Yahoo.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sur Google, il suffit de taper &quot;le projet orion&quot;, et j'apparais dans les trois premiers résultats. Idem sur Yahoo, en collant simplement&amp;nbsp;les trois mots (&quot;leprojetorion&quot;). En revanche, toujours rien sur mon propre FAI, Orange, qui ne daigne même pas répondre à mes sollicitations ! Sans doute un blog gratuit qui ne leur&amp;nbsp;rapporte rien ne les intéresse-t-il que très peu (bon d'accord, je suis mauvaise langue !)!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voilà pour ma petite gloriole personnelle ! En espérant que cette nouvelle situation amènera encore plus de visiteurs sur ce blog, et qu'un maximum de monde&amp;nbsp;découvrira &quot;Le Projet Orion&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je vous laisse en vous souhaitant un bon dimanche !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A bientôt !&lt;/p&gt; 
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            <name>PAPIER JOURNAL</name>
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        <title>Il pourra à loisir disperser longtemps son âme endolorie aux quatre vents de ses amours mélancoliques</title>
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        <updated>2008-05-04T08:22:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T08:22:00+02:00</published>
        <summary>   Ils marchaient l'un près de l'autre et ne se parlaient pas. Quand un homme...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://helenedetiolles.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-998698&quot; src=&quot;http://helenedetiolles.hautetfort.com/media/00/00/1140616593.jpg&quot; alt=&quot;406550182.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-998698&quot; /&gt;Ils marchaient l'un près de l'autre et ne se parlaient pas. Quand un homme marche dans la rue près d'une femme, il ne la voit pas, mais il la sent: elle est encore plus proche, plus réelle que s'il la tenait serrée dans ses bras. La marche les fait s'accorder plus profondément, et il en alla ainsi pour Max, qui crut alors que Clarissa lui appartenait pour de bon; et non seulement Clarissa, mais la rue, les maisons, et bientôt tous les arbres du parc où ils pénétrèrent. Ils s'assirent sur un banc; les dernières feuilles de l'automne filtraient le soleil - et Max&amp;nbsp;eut aussi le sentiment que ce soleil lui appartenait également; le soleil lui revenait de droit, tout simplement parce qu'il se trouvait assis là, sur ce banc, auprès de Clarissa. C'était un banc ordinaire, c'était un soleil ordinaire, et lui-même était en définitive un jeune homme tout ce qu'il y a de plus ordinaire; seule Clarissa demeurait bel et bien mystérieuse dans la jolie lumière d'hiver ( son aérienne présence l'envoûtait et le brûlait en magnifiant ce petit carré de présent où ils étaient tombés).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Extrait de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/calounet/interview/chabrierexclusivite.htm&quot;&gt;Vers le nord&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; de &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/calounet/presentation_auteurs/chabrier_presentation.htm&quot;&gt;Jean-Paul Chabrier&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; in L'escampette Editions&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Solko</name>
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        <title>Bérégovoy : Derniers sursauts du romanesque</title>
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        <updated>2008-05-04T02:12:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T02:12:00+02:00</published>
        <summary>      Un romanesque à la Simenon presque trop criard&amp;nbsp;: ce canal où...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Un romanesque à la Simenon presque trop criard&amp;nbsp;: ce canal où flotte de la brume, ce camping non loin, dont les discours fleurent bon encore les comices agricoles flaubertiens,&amp;nbsp;la haute silhouette des arbres de Nevers, cette province toute modelée à l’ancienne, où tout chemine lentement, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;d’une part&amp;nbsp;; et d’autre part l’or et les scandales des palais de la république, les ponts et les quais striés des lueurs de la capitale, où siègent dans la nuit les silhouettes des bâtisses &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;des chaînes de télés et de radios, des ministères et des banques et, pour faire le lien entre ces deux contrées que tout paraît opposer -&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; la &lt;i&gt;province&lt;/i&gt; et la &lt;i&gt;capitale&lt;/i&gt; - , une voiture de fonction dont la boite à gants &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;recèle une arme de fonction, roulant à toute vitesse sur des bretelles d’autoroutes quasi désertes d’une part, d’autre part un hélicoptère rapatriant à l’heure du vingt heures le cadavre encore chaud d’un ancien premier ministre au crâne fracassé, de l’hôpital de Nevers où les médecins sont silencieux à celui du Val de Grâce où les médecins se taisent, comme dans une série d’&lt;i&gt;Urgences&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: un romanesque décalé, pourtant. Un romanesque fané, même, auquel on fait mine de ne plus se prêter. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Un romanesque dont plus personne ne veut. Car 1993, ce n’est pas seulement la fin du roman de la rose, c’est également&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; la fin du roman d’un siècle et de celui d’un pays&amp;nbsp;; sous ce régime mitterrandien en pleine décomposition, la fin non romanesque d’un peuple, pour faire court.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Calibri&quot;&gt;En d’autres temps, en d’autres lieux, cette affaire Bérégovoy aurait suscité davantage d’engouement et provoqué de franches polémiques au sein de ce même peuple. Mais la France de 1993, déjà abrutie, déjà abâtardie, ne bronche pas. Ne bronche plus. La France de 1993 a déjà tourné sa page Simenon et laisse sur les canaux de Nevers flotter de la brume&amp;nbsp;qui demeure silencieuse; &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;vers un siècle qui arrive à grand pas, la France de 1993 est toute arcboutée, toute tendue&amp;nbsp;; les affairistes pullulent. Vite. Comme elle a depuis longtemps pollué ses rivières, vendu ses paysans et liquidé une bonne partie de son patrimoine, la France de 1993 se fout de Bérégovoy comme elle se fout de Simenon, tous deux d’un autre siècle, déjà, pour ne pas dire d’une autre civilisation. Vite. Drapée dans son émotion à l’heure du petit noir, l’opinion publique se contente d’un mensonge proprement présenté par les manchettes des journaux de la cohabitation&amp;nbsp;: Dans ce pays fatigué, cette opinion n’a pas plus d’intelligence que la fumée qui flotte sur les canaux de Nevers, guère plus de consistance que celle qui s’échappe de la pipe de Maigret – pardon, de Bruno Crémer jouant Maigret. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Vite. Tout le monde sent bien qu’un mensonge latent entoure cette mort, mais tout le monde a d’autres chats à fouetter. 1993, cela fait presque vingt ans que le chômage et que la crise économique sévissent. Alors, passé le week-end du Premier mai, la mort de Bérégovoy indiffère assez vite. La mort de Bérégovoy, malgré son romanesque flagrant, ne réveille pas le pays. Et c’est bien cela, le pire. Le&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; vrai drame. Le vrai assassinat ou le vrai suicide, comme on l’entend&amp;nbsp;: car quinze ans plus tard, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la mort de Bérégovoy laisse entrevoir à quel point, dans un pays jadis si littéraire, tout romanesque est désormais d’un autre siècle. Ainsi va, ainsi file, désormais, le monde. A rebours du romanesque, ou du cadavre de sa lenteur «&amp;nbsp;suicidé&amp;nbsp;». Vite.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Magali TURQUIN</name>
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        </author>
        <title>Innocent en image</title>
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        <updated>2008-05-03T09:02:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-03T09:02:00+02:00</published>
        <summary>   Puisque Hautetfort ne permet pas pour le moment d'insérer de photos, je...</summary>
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           &lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Puisque Hautetfort ne permet pas pour le moment d'insérer de photos, je vous redirige via&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/editions-du-jasmin/&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#800080&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;ce lien&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;pour vous faire découvrir la couverture de mon nouveau roman : &lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: fuchsia&quot;&gt;Innocent&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/em&gt;, aux éditions du Jasmin. Je suis vraiment très fière de cette couverture réalisée par Sylvie Moreau. Sur un mur de crépis jaune, un buste de jeune africain se dessine, précédé (ou suivit) de son ombre. Cette couverture évoque très exactement le texte, c'est très juste !&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le thème ? Oui, parce que je ne vous en ai pas encore parlé.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il s'agit d'un jeune Tutsi, rescapé du génocide rwandais, qui tente de parler, d'évoquer ce qu'il à vécu, de se reconstruire ou de survivre. C'est un texte assez intime, très poétique, court, et très fort. Nous sommes au coeur même de l'émotion, du vécu, du ressenti.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je me suis pas mal documenté pour écrire ce court texte. J'ai lu Hatsfeld et d'autres témoignages,, j'ai regardé &quot;Shooting Dog&quot; et &quot;Hôtel Rwanda&quot;, j'ai écouté des témoignages de la défunte émission Là-bas si j'y suis.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;En fait, j'ai mis beaucoup de temps à écrire ce roman car je ne suis pas parvenue du premier jet à trouver le ton que je trouvais le plus juste. Il m'a fallut bien des détours et des suppressions pour parvenir à cette &quot;ligne pure&quot;. Dans ma première version, le jeune garçon était adopté par une responsable MSF et consultait une psy avec qui le contact passait très mal. J'ai également pensé à &quot;mettre en écrit&quot; deux adolescents, un Hutu et un Tutsi mais je craignais trop de tomber dans le cliché du&quot; tout bon et tout mauvais&quot;. Et puis le personnage est apparu au détour d'une forêt sombre, d'un marais nauséabond. J'ai su que je devais parler de lui et de lui seul.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je ne regrette pas. Bien entendu, il y a autant de façons d'écrire sur ce sujet qu'il y a d'auteurs, mais je pense que cette version intime, forte et poétique&amp;nbsp;me ressemble bien.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Je vous laisse découvrir...&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/editions-du-jasmin/&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>jack artch</name>
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        <title>Le Bar des Champions  (16)</title>
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        <updated>2008-05-02T19:33:46+02:00</updated>
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        <summary> Je m'étais fait de nouveaux amis. Ce qui n'est jamais très compliqué quand...</summary>
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           Je m'étais fait de nouveaux amis. Ce qui n'est jamais très compliqué quand on se met à fréquenter plus ou moins régulièrement la même taverne. Il y avait là autant d'autres comme moi qui un jour étaient venus se mettre au vert. Le pays tout entier transformé en tamis géant, laissait couler son dernier jus vers la vallée, et l'odeur prenait à la gorge à peine franchi le pas de la porte, après avoir parcouru la terrasse couverte de parasols jaunes et rouges qu'un fournisseur avait offert. Mathias par exemple, le barbu avec sa grande gueule. Dans sa vie d'avant, il avait accumulé des aventures incroyables, des montagnes de fric, et je ne vais pas faire la liste de toutes les femmes. Malgré quelques tentatives, discrètes il est vrai, je n'ai jamais réussi à savoir ce qui l'avait amené parmi nous. Depuis il faisait le taxi avec un petit bus et organisait des voyages collectifs pour les vieux qui ne conduisaient plus et qui manquaient de famille sur place. Il s'occupait aussi de transporter les enfants d'un centre d'handicapés, dans lequel travaillait Danielle justement. Pour dire un mot sur cette dernière. Elle se refusait assez curieusement à fréquenter le Bar des Champions, ainsi se nommait le lieu, et préférait s'attabler dans l'unique salon de thé de la ville qui faisait aussi pâtisserie et boulangerie. C'est là que je la croisais quand en passant devant je tapotais la vitrine et l'obligeais à lever le nez d'un éternel bouquin qui semblait collé devant ses yeux pour toujours. Elle m'accueillait avec un gentil sourire mais ne m'invitait jamais à m'asseoir. Une attitude qui gênait nos retrouvailles et au bout de quelques banalités je n'avais qu'une envie, c'était de continuer ma route et lui souhaitais de passer une bonne journée. Il y avait de la mélancolie dans son regard alors que je me détournais, et qui ne datait pas de notre union ratée, ce dont j'étais certain. Chacune de nos rencontres me laissait dans cet état indéfinissable. Aux Champions, on trouvait toute sorte de gens, sans qu'il y ait la grande foule d'ailleurs. Mais cela suffisait pour constituer un zoo humain assez intéressant ma foi. Le gros Louis, qui faisait office de facteur pour une moitié de la ville, et avec lequel nous pouvions être certain de ne pas rester dans l'ignorance pour ce qui était des petits problèmes des uns et des autres. Il avait une prédilection pour les cocus et les types dans la merde ou sur le point de faire faillite. Lui il ne risquait rien avec sa femme qui pesait dans les cent kilos et son emploi de fonctionnaire. Il n'avait pas que des mauvais côtés, c'était aussi le type d'homme à faire des heures de route pour dépanner un ami, mais personnellement il me fatiguait. Côté femmes c'était pas trop fourni, sinon Chantal qui me paraissait une affaire à creuser, le genre belle femelle sur la pente glissante. J'avais remarqué ses cernes, quoiqu'elle conservait de beaux restes, ses seins notamment, et une jolie taille. Elle avait tendance à lever le coude assez facilement, et à mon avis ce n'était qu'un début, d'autant qu'avec une gueule encore intéressante comme était la sienne, les hommes ont la gâchette facile quand il s'agit de remettre la tournée. Encore une qui payerait le prix fort de n'avoir connu que l'ennui dans la vie et la trouille devant l'inconnu. Mona valait le coup qu'on s'intéresse à son cas aussi. Mais là j'avais un problème en ce qui me concerne, c'était son âge. Elle sortait à peine de l'adolescence, et se collait aux corps des uns et des autres quand elle s'approchait du comptoir que forcément chacun se demandait si l'affaire était du lard ou du cochon. J'avais compris que tout le monde était troublé. Un jour je sentis de très près ses fesses contre ma queue, et je ne pus empêcher la solide érection qui en résulta. Eh ben... Elle fit en se retournant comme si je l'avais fait exprès. La question était de savoir qui prendrait le risque d'être la première victime officielle, et je ne doutais pas une seconde que cela arriverait avant peu. Il y avait un type qui m'intriguait plus que les autres. Il se faisait appeler Sam. Un nom qui me rappelait quelqu'un d‘autre. Il était plus silencieux que la moyenne des habitués, et pouvait passer des heures assis face à une bière chaude sans dire un mot. Puis d'un coup il se levait et on aurait pu croire qu'il y avait le feu à la maison. J'avais remarqué qu'il ne travaillait pas alors qu'il ne manquait jamais d'argent, bien mis, bien nourri, et pas radin du tout quand en fin de semaine le bar se transformait en restaurant avec un vrai grill à l'extérieur. Forcément ce type d'homme impénétrable aiguise l'imagination. Il possédait ou louait une villa à la sortie de la ville avec une piscine chauffée pour l'hiver, peut-être la seule de la vallée. Il y avait une véranda aussi qui prenait tout un côté de la maison, et de beaux arbres qui la caressaient jusqu'au toit. Je l'avais aperçu un jour qui marchait autour de chez lui à pas lents, il croquait dans une pomme gardant les yeux rivés au sol, et cette image sans que je puisse me l'expliquer, m'avait frappé. Il vivait seul dans cette belle maison et n'avait jamais invité chez lui qui que ce soit à ma connaissance... 
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        <author>
            <name>G. Versan</name>
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        <title>La Terre s'en remettra !</title>
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        <updated>2008-05-02T14:38:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-02T14:38:00+02:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu’on se le dise&amp;nbsp;! Dans notre monde...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://leprojetorion.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu’on se le dise&amp;nbsp;! Dans notre monde merveilleux, l’Humanité se trouve désormais face à un choix cornélien&amp;nbsp;: mourir de faim, ou mourir de la pollution&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Epuisement des ressources naturelles (je prépare&amp;nbsp;à ce sujet&amp;nbsp;une prochaine note sur les &quot;&amp;nbsp;bienfaits&amp;nbsp;&quot; des biocarburants&amp;nbsp;!), réchauffement climatique provoquant une pénurie alimentaire (la sécheresse en Australie, par exemple), surexploitation des domaines de pêche, pollution des sols, des océans… J’en passe et des meilleurs&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 