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    <title>Last posts on recherche</title>
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    <updated>2008-07-06T20:11:15+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
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        <title>Un laser pour ”photographier” les électrons des atomes</title>
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        <updated>2008-07-04T17:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-04T17:00:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; Une expérience menée au CEA-Iramis par une équipe internationale...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Une expérience menée au CEA-Iramis par une équipe internationale composée notamment de chercheurs du CEA, du CNRS, de l'Université Paris 6 et de l'Imperial College de Londres, ouvre la voie pour &quot;photographier&quot; l'évolution des nuages électroniques, et ce, aussi bien dans un solide que lors d'une réaction chimique ou en électronique moléculaire. Ces travaux sont publiés dans le numéro de juillet 2008 de Nature Physics.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le laser est un outil de choix pour filmer la trajectoire des électrons dans les atomes et les molécules (plus précisément les &quot;orbitales atomiques ou moléculaires&quot;). Il permet en effet de produire des flashs de lumière d'une extraordinaire brièveté qui, seuls, permettent de suivre le mouvement des électrons qui s'effectuent en quelques centaines d'attosecondes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2003, une équipe du CEA-Iramis (Saclay) avait déjà montré la possibilité de produire des impulsions lumineuses de 130 attosecondes en faisant interagir un faisceau laser excitateur avec un jet d'atomes. Cependant, aucun mécanisme ne permettait de contrôler précisément le déclenchement, la durée et l'intensité des impulsions produites.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans le cadre d'une collaboration européenne impliquant notamment le CEA, le CNRS, l'Université Paris 6 et l'Imperial College de Londres, des chercheurs viennent de montrer que l'on peut façonner et contrôler ces impulsions ultra-courtes en remplaçant le jet d'atomes par un jet de molécules linéaires, comme par exemple le gaz carbonique. L'idée a été d'utiliser un premier faisceau laser pour aligner les molécules de gaz, de façon à contrôler leur orientation par rapport au champ électrique d'un second faisceau excitateur. Ce dispositif permet de produire des impulsions lasers façonnables à volonté et positionnées dans le temps avec une précision extrême.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce &quot;flash ajustable&quot; à l'échelle de l'attoseconde, instrument indispensable à la réalisation de &quot;photographies&quot; d'orbitales électroniques et de leurs réarrangements, devrait constituer un outil supplémentaire pour de nombreux laboratoires à travers le monde dans les domaines de la chimie, des nanosciences et de la nanoélectronique. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CEA, 04-VII-2008&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Références : Coherent control of attosecond emission from aligned molecules par W. Boutu, S. Haessler, H. Merdji, P. Breger, G. Waters, M. Stankiewicz, L. Frasinski, R. Taieb, J. Caillat, A. Maquet, P. Monchicourt, B. Carré and P. Salières in &lt;i&gt;Nature Physics 2008&lt;/i&gt; (in press).&lt;/p&gt; 
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            <name>Yfigénie</name>
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        <title>Ma première BD</title>
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        <updated>2008-07-04T06:35:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-04T06:35:00+02:00</published>
        <summary>       </summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/media/00/01/1654409842.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1106718&quot; src=&quot;http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/media/00/01/1369324556.JPG&quot; alt=&quot;2nd BD 04072008-001.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1106718&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; 
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            <name>L'énervé de principe</name>
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        <title>Commission de spécialistes</title>
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        <updated>2008-07-03T08:12:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-03T08:12:00+02:00</published>
        <summary>   Il y a 15 jours,  nous avons eu une réunion de la commission de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://enerve-de-service.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Il y a 15 jours,&lt;/b&gt; nous avons eu une réunion de la commission de spécialistes dont je suis membre suppléant. Suppléant, c'est très bien pour commencer, car on y apprend le métier en quelque sorte &quot;à blanc&quot; (expression née à Carcassone, comme chacun sait), sans endosser de véritable responsabilité ni courir le risque de commettre des erreurs au détriment de ses collègues. L'avantage à être prof, c'est qu'on assiste à l'intégralité des débats, c'est-à-dire les délibérations au sujet des maîtres de conf et des profs.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ceci dit, la dernière fois, j'ai peut-être ruiné à tout jamais ma crédibilité aux yeux de cette noble assemblée. On discutait en effet d'un certain nombre de promotions (passage prof de 1ère classe, maître de conf en classe exceptionnelle, &lt;i&gt;etc&lt;/i&gt;.) En conformité avec mon statut de suppléant, j'ai joué le rôle de la potiche.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Sauf qu'à la fin, comme je n'avais rien dit de toute la réunion (nous n'étions plus que 6, car il ne restait que les profs), il y en a un qui s'est senti obligé de me demander mon avis. En gros, la question était: &quot;Mais alors, toi tu n'as rien dit. Qu'est-ce que tu penses de toute ça?&quot; Réponse prudente, pour tâter le terrain: &quot;N'étant que suppléant, je n'ai rien à dire&quot;. Mon vis-à-vis s'échauffe: &quot;Allons, ne sois pas hypocrite, tu penses forcément quelque chose! Tu peux te le permettre, maintenant que tu fais partie du cercle du pouvoir!&quot; Bon, alors mon gars, si tu me cherches... Je n'ai pas pu retenir cette réponse: &quot;Eh bien mon avis, c'est que dans notre milieu le pouvoir le plus souvent assumé est un pouvoir de nuisance.&quot;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Un silence assez lourd est descendu sur notre petite assemblée. Ils se sont tous regardés, l'air de dire &quot;mais qui nous a fichu un type pareil?&quot;, puis personne n'a plus rien dit; on est sortis de la salle en silence, et tout le monde s'en est allé ma foi assez rapidement vers son petit destin.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Honnêtement les gars, si vous avez des collègues chiants qui ne savent jamais comment conclure une réunion, invitez-moi, je vous montrerai comment faire...&lt;/div&gt; 
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            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
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        <title>Un projet de recherche européen coordonné par l'INRA pour l'amélioration des arbres forestiers</title>
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        <updated>2008-07-01T11:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-01T11:00:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; Le projet européen NovelTree, coordonné par l'INRA d'Orléans, a...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://romain-masson.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Le projet européen NovelTree, coordonné par l'INRA d'Orléans, a été lancé le 25 juin 2008, en présence de Pierre Stengel, Directeur scientifique &quot;Environnement, Ecosystèmes cultivés et Naturels&quot; de l'INRA. Ce projet, qui fédère 14 laboratoires européens, a pour objectif de développer de nouveaux outils pour l'amélioration des arbres forestiers afin de satisfaire les évolutions de la demande en bois et assurer la durabilité des forêts dans le contexte du changement climatique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Répondre à une demande croissante de bois en quantité et en qualité&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La filière bois doit faire face à une demande en forte croissance dans un contexte mondial en évolution : diversification des usages des produits forestiers en lien avec la raréfaction des ressources fossiles, attente sociétale pour une gestion durable de la forêt et changement climatique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des stratégies d'amélioration génétique plus performantes sont nécessaires pour produire en quantité et en qualité une biomasse ligneuse adaptée répondant à ces enjeux. La création variétale d'aujourd'hui doit tenir compte d'une demande de produits forestiers de haute valeur ajoutée, en s'assurant d'une forte capacité d'adaptation des arbres aux nouvelles contraintes imposées par le changement climatique : maladies, insectes et sécheresse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ce contexte, NovelTree contribuera à une meilleure connaissance des gènes impliqués dans ces fonctions adaptatives majeures chez le pin sylvestre, le pin maritime, l'épicéa et le peuplier et s'intéressera à leurs variations au sein des populations naturelles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A partir des connaissances acquises en génomique, NovelTree développera des outils de génotypage haut débit permettant d'optimiser le choix d'individus combinant plasticité, adaptation à des environnements changeants et production d'une ressource ligneuse de qualité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A l'aide d'outils de modélisation, les chercheurs identifieront les stratégies de sélection permettant, sur plusieurs générations, de concilier progrès génétiques et gestion raisonnée de la diversité génétique des espèces forestières.&lt;br /&gt; En intégrant toutes les connaissances acquises au sein du projet, NovelTree s'attachera à mettre au point de nouveaux outils d'aide à la décision permettant de déployer le matériel amélioré dans les différents pays en associant gestion durable des écosystèmes forestiers et valorisation économique de leurs produits.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin les chercheurs diffuseront ces nouveaux outils auprès des sélectionneurs, des propriétaires de plantations, des scientifiques et des consommateurs, au moyen de colloques, de publications dans les revues scientifiques et d'articles techniques dans des revues spécialisées.&lt;br /&gt; Quatorze organismes de recherche participent à ce projet de 6,3 millions d'euros, dont 4,1 millions financés par l'Europe pour 4 ans dans le cadre du 7ème PCRD. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;INRA, 27-VI-2008&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
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        <title>Calcium à l'intérieur des neurones : Nouvelles découvertes sur la maladie d'Alzheimer</title>
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        <id>tag:romain-masson.hautetfort.com,2008-06-30:1685227</id>
        <updated>2008-06-30T21:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-30T21:00:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative d'origine...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://romain-masson.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; La maladie d'Alzheimer est une maladie neurodégénérative d'origine complexe. Elle est liée à la mort progressive des neurones. Cette destruction touche d'abord l'hippocampe, une petite zone du cerveau impliquée dans les mécanismes de mémorisation puis s'étend peu à peu à tout le tissu cérébral. Parallèlement, des dépôts amyloïdes s'accumulent sous forme de plaques séniles dont les peptides Abêta sont un des principaux constituants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Deux équipes américaines, dirigées par le Philippe Marambaud et Fabien Campagne, en association avec deux équipes de l'Inserm, l'unité 744 &quot;Santé Publique et épidémiologie moléculaire des maladies liées au vieillissement&quot; et l'unité 614 &quot;Génétique médicale et fonctionnelle du cancer&quot; aux côtés de chercheurs britanniques et italiens, viennent d'identifier une nouvelle protéine impliquée dans le mécanisme de production de ces peptides A bêta. Cette protéine est une glycoprotéine transmembranaire qui contrôle les niveaux de concentration en ions Calcium [Ca 2+] à l'intérieur des cellules. Les chercheurs ont montré qu'une mutation au sein du gène codant cette protéine modifie à la fois la concentration en [Ca 2+], et la production des peptides Abêta. Sur une population de 3 400 hommes et femmes, cette mutation est aussi associée à une augmentation de risque de développer la maladie d'Alzheimer.&lt;br /&gt; Cette glycoprotéine serait en fait un constituant essentiel d'un nouveau canal calcique cérébral contrôlant le niveau de production des peptides A bêta et la susceptibilité à la maladie d'Alzheimer.&lt;br /&gt; Le détail de ces travaux est publié dans la revue Cell datée du 27 juin 2008.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'origine de la maladie d'Alzheimer est hétérogène. Elle repose sur l'interaction entre des facteurs de risque environnementaux mal connus et une susceptibilité individuelle d'origine génétique complexe. Aujourd'hui, le seul gène de susceptibilité à la maladie identifié sans ambiguïté ne suffit pas à expliquer l'ensemble des cas de la pathologie. Depuis plusieurs années, une région du chromosome 10 a été identifiée comme pouvant contenir un ou plusieurs gènes de susceptibilité à cette affection.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Partant de l'hypothèse que de nombreuses pathologies neurodégénératives sont induites par des dysfonctionnements de gènes exprimés essentiellement dans le système nerveux, les chercheurs ont repéré dans des banques de gènes ceux qui s'exprimaient de manière prédominante dans l'hippocampe, et situés sur le chromosome 10.&lt;br /&gt; C'est ainsi que les chercheurs ont pu identifier un gène dont la fonction était inconnue et qui pouvait être impliqué dans la maladie. Ils ont montré que le produit de ce gène contrôlait les concentrations intracellulaires d'ions calcium [Ca 2+] et l'ont baptisé CALHM1 (pour CALcium Homeostasis Modulator 1). Les ions calcium jouent un rôle très important de &quot;messager&quot; à l'intérieur de la cellule. Une augmentation ou une baisse de concentration intracellulaire de Ca2+ enclenche dans la cellule un certain nombre de réactions en cascade.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par des techniques de biologie moléculaire spécifiques, les chercheurs ont pu caractériser le produit de ce gène ainsi que certaines de ses propriétés biologiques. Il s'agit d'une glycoprotéine transmembranaire retrouvée en grande quantité dans le cerveau. Sa structure spatiale comprend une boucle hydrophobe traversant la membrane cellulaire, laissant supposer aux chercheurs que CALHM1 fonctionne comme un composant d'un canal ionique laissant passer les ions Ca2+. Des expériences d'électrophysiologie ont permis de confirmer cette hypothèse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Structure dans l'espace de la glycoprotéine CALHM1. Les parties dénommées HD1, HD2, HD3, HD4 constituent la boucle hydrophobe qui s'enchâsse dans la membrane du reticulum endoplasmique (ER)&lt;br /&gt; Le rôle de cette protéine dans la physiopathologie de la maladie d'Alzheimer a été montré grâce à l'identification d'une mutation associée au risque de survenue de cette affection. Une étude regroupant un total de 3 304 cas et témoins provenant de 4 populations indépendantes a permis de montrer que la présence d'au moins une copie de cette mutation augmentait le risque de développer la maladie d'Alzheimer de l'ordre de 40 %. En outre, les auteurs mettent en évidence l'association entre cette mutation et la dérégulation du transport des ions calcium à l'intérieur de la cellule. Ils montrent, simultanément le lien entre cette mutation et le contrôle du métabolisme de la protéine précurseur de l'amyloïde (APP), à l'origine d'un accroissement de la production de peptide A bêta.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces résultats apportent des éléments nouveaux et convergents pour étayer l'importance de l'influence des ions calcium dans la physiopathologie de la maladie d'Alzheimer. Il s'agit d'une avancée essentielle pour comprendre le potentiel « dialogue pathologique » entre les déficiences de signalisation par le Ca 2+ et les voies d'accumulations du peptide A bêta.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Ces travaux ont permis de mettre en évidence une nouvelle famille de canaux ioniques cérébraux dont certains variants pourraient constituer des facteurs de susceptibilité génétique de la maladie d'Alzheimer, estiment les auteurs. L'identification de CALMH1 devrait permettre de mieux comprendre le rôle de ces ions calcium dans les mécanismes d'accumulation du peptide A bêta au sein du cerveau des patients atteints de maladie d'Alzheimer&quot;. Restera ensuite à explorer les nouvelles approches thérapeutiques dégagées. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; INSERM - Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale, 27-VI-2008 
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        <author>
            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
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        <title>Le climat a basculé de façon extrêmement brutale à la fin de la dernière période glaciaire</title>
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        <id>tag:romain-masson.hautetfort.com,2008-06-25:1678791</id>
        <updated>2008-06-25T20:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-25T20:00:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; De nouvelles analyses à ultra-haute résolution de carottes de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://romain-masson.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; De nouvelles analyses à ultra-haute résolution de carottes de glace du Groenland révèlent que le climat a basculé extrêmement brutalement, en quelques années, à la fin de la dernière période glaciaire voici environ 10 000 ans. Ces résultats sont publiés le 19 juin 2008 dans Science et Science Express.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De nouvelles analyses à ultra-haute résolution de carottes de glace du Groenland révèlent que le climat a basculé extrêmement brutalement, en quelques années, à la fin de la dernière période glaciaire voici environ 10 000 ans. C'est ce que montre l'équipe internationale qui a analysé les carottes du forage profond NorthGRIP, à laquelle les paléoclimatologues français du Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CEA - CNRS - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines) ont participé. Les chercheurs ont mis en évidence que ces brusques changements climatiques sont liés à des modifications radicales de la circulation atmosphérique. Ces résultats sont publiés le 19 juin 2008 dans Science et Science Express.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Année après année, la neige qui tombe sur le Groenland s'accumule et se transforme progressivement en une épaisse calotte de glace, l'inlandsis. Ces couches annuelles de glace fournissent un enregistrement de l'évolution du climat. Mené sur une épaisseur de plus de 3 kilomètres, le forage NorthGRIP permet ainsi de connaître l'histoire du climat au cours des derniers 125 000 ans. Dans l'hémisphère Nord, la dernière période glaciaire (Quaternaire) s'est achevée de manière brutale, avec deux épisodes de réchauffement intenses, interrompus par une période froide. Le premier réchauffement rapide s'est produit voici 14 700 ans, lorsque la température du Groenland a augmenté de plus de 10°C : pendant cette période douce, appelée le Bølling, les premiers peuples de l'âge de pierre se sont installés en Europe du Nord et en Scandinavie. Mais les réjouissances ont été brèves. Il y a 12 900 ans, un retour à des conditions glaciaires s'est traduit par des températures extrêmement froides, avant un réchauffement final, il y a 11 700 ans. Celui-ci a marqué la fin de la dernière glaciation. Les carottes de glace du Groenland, qui reflètent l'évolution du climat de l'hémisphère Nord, révèlent que ces bouleversements climatiques se sont produits de façon extrêmement rapide.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un an pour mettre fin à une glaciation&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une équipe de chercheurs vient de montrer que le climat a véritablement basculé d'une année à l'autre. « Nous avons analysé la transition entre la dernière période glaciaire et notre période interglaciaire chaude actuelle. Les renversements climatiques se produisent aussi abruptement que si quelqu'un avait soudain appuyé sur un bouton », constate Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet NorthGRIP, et professeur au Centre d'étude de la glace et du climat au Niels Bohr Institute de l'Université de Copenhague.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les différents paramètres analysés à partir des couches annuelles de glace apportent chacun une information spécifique sur le climat :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Les poussières. Plus le climat est froid, plus l'atmosphère de la Terre contient de poussières soulevées au-dessus des zones arides, et plus elle en dépose au-dessus de la calotte du Groenland.&lt;br /&gt; - L'oxygène. L'abondance de l'isotope O-18 reflète l'évolution de la température atmosphérique lorsque les précipitations se forment. Plus l'abondance de l'isotope O-18 est élevée, et plus le climat local est chaud.&lt;br /&gt; - L'hydrogène. L'excès de l'isotope deutérium varie lorsque les conditions d'évaporation de la vapeur d'eau sont modifiées à la surface des océans, dans les zones sources des précipitations polaires. Un excès élevé en deutérium témoigne d'une température chaude de l'océan.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En comparant l'évolution de l'abondance de poussières, d'isotopes de l'oxygène et de l'hydrogène dans les couches annuelles des carottes de glace, les scientifiques sont parvenus à déterminer la manière dont le climat change, année après année. C'est d'abord le contenu en poussières qui change, et qui diminue d'un facteur 10 en quelques décennies. Le premier signe de bascule du climat se trouve donc loin du Groenland, dans les déserts d'Asie, sources de ces poussières.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Le résultat le plus spectaculaire est la modification de l'origine des précipitations du Groenland. Quelques années après la modification du contenu en poussières, l'excès en deutérium de la glace bascule d'un niveau glaciaire à un niveau interglaciaire quasiment d'une année à l'autre, ce qui témoigne d'une réorganisation extrêmement rapide de la circulation atmosphérique tropicale puis polaire » explique Valérie Masson-Delmotte, directeur de recherches au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces nouveaux résultats permettent de cartographier la séquence des évènements correspondant à des transitions brutales ainsi que les processus climatiques les plus importants au cours de ces réorganisations. « Ces mesures d'une résolution temporelle exceptionnelle permettent pour la première fois de comprendre l'anatomie des changements climatiques passés. Tout comme le recul extrêmement rapide de la banquise Arctique au cours de l'été 2007, les changements climatiques les plus abrupts de la dernière déglaciation sont liés à des modifications radicales de la circulation atmosphérique », conclut Jean Jouzel, directeur de l'Institut Pierre Simon Laplace.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces données inédites sont primordiales pour tester et améliorer les modèles climatiques, utilisés pour prévoir l'évolution future du climat. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;CEA, 25-VI-2008&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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            <name>Axeldunor</name>
            <uri>http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Pétition pour préserver l'enseignement supérieur et la recherche</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/archive/2008/06/25/petition-pour-preserver-l-enseignement-superieur-et-la-reche.html" />
        <id>tag:pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com,2008-06-25:1679162</id>
        <updated>2008-06-25T16:17:27+02:00</updated>
        <published>2008-06-25T16:17:27+02:00</published>
        <summary>    Cet appel est destiné à être signé par les personnels de la recherche et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/">
           &lt;div id=&quot;texte&quot;&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Cet appel est destiné à être signé par les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur (de tous statuts) ainsi que par les personnes n’y exerçant pas mais souhaitent exprimer leur soutien.&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La communauté scientifique a montré depuis plusieurs années sa volonté d’améliorer le dispositif de recherche et d’enseignement supérieur, en faisant des propositions concrètes qui restent d’actualité. Toutefois la profonde restructuration de l’enseignement supérieur et de la recherche actuellement engagée par le gouvernement conduit à mettre l’activité scientifique sous contrôle direct du pouvoir politique (bien au delà de la définition des grandes orientations dont il a la responsabilité). De nombreuses voix ont critiqué les mesures gouvernementales, en particulier des directeurs de laboratoires, des médaillés du CNRS, son conseil scientifique (dont ses membres étrangers), des conseils d’universités, des assemblées de laboratoires&amp;nbsp;; le Conseil d’Administration du CNRS n’a pu se tenir le 19 juin traduisant notre profonde inquiétude face à la restructuration imposée à cet organisme, qui menace sa cohésion et son indépendance. Afin de sortir d’une crise qui ne peut qu’affaiblir la recherche française, et de retrouver la confiance nécessaire pour réformer nos institutions dans le sens de l’intérêt collectif, nous demandons donc aujourd’hui&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1 – Que toute évolution du dispositif de recherche se fasse dans le respect de l’autonomie scientifique et des principes de collégialité et de démocratie des institutions universitaires et de recherche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2 – Que des moyens suffisants, financiers comme humains (chercheurs et enseignants-chercheurs, personnels de soutien technique et administratif), soient attribués aux universités et aux organismes, sur une base pluri-annuelle. Les établissements pourront ainsi construire une politique scientifique, leurs laboratoires pourront développer leurs propres projets et le principe de fonctionnement de la recherche et de l’enseignement supérieur sur la base de postes statutaires, garant d’une indépendance effective, sera préservé.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3- Que le CNRS couvre tous les champs du savoir, afin de pouvoir développer une politique scientifique globale et faire collaborer les disciplines entre elles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces demandes ont un coût, qui peut être assumé à l’intérieur de l’enveloppe globale affectée à l’enseignement supérieur et à la recherche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous sommes déterminés à inscrire notre action dans la durée. Conscients de notre responsabilité dans la mise en oeuvre d’une évolution du système d’enseignement supérieur et de recherche, nous nous engageons à n’accomplir aucune tâche qui contribuerait à affaiblir les fondements mêmes de notre activité et son avenir à court terme, en cohérence avec le communiqué du 23 juin signé par des directeurs de laboratoires et des responsables d’instances scientifiques. Si nous ne sommes pas entendus, nous mettrons en place une grève administrative progressive&amp;nbsp;; en particulier, nous nous engageons à&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;1- Suspendre notre participation aux activités d’expertise et d’évaluation pour l’ANR et l’AERES.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;2- Refuser de transmettre toute donnée permettant le pilotage de la recherche au moyen d’indicateurs contournant l’expertise scientifique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;3- Dans un second temps et si le gouvernement reste sourd à nos demandes légitimes, pour les directeurs de laboratoires, les responsables d’instances scientifiques et les membres de ces dernières, démissionner de leurs mandats.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i&gt;Article original et pétition : &lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1990&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sauvons la recherche.&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>L'énervé de principe</name>
            <uri>http://enerve-de-service.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Recrutements maîtres de conf, etc. Vous croyiez vraiment que c'était fini?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://enerve-de-service.hautetfort.com/archive/2008/06/24/recrutements-maitres-de-conf-etc-vous-croyiez-vraiment-que-c.html" />
        <id>tag:enerve-de-service.hautetfort.com,2008-06-24:1676953</id>
        <updated>2008-06-24T07:39:25+02:00</updated>
        <published>2008-06-24T07:39:25+02:00</published>
        <summary>   Légèrement paralysé du clavier  à cause de ce qui ressemble fort à un RSI...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://enerve-de-service.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Légèrement paralysé du clavier&lt;/b&gt; à cause de ce qui ressemble fort à un RSI (Repetitive Stain Injury - en gros, j'ai chopé un mouse elbow: la maladie qu'auraient les footeux de l'équipe de France s'ils jouaient à la souris au lieu de jouer aux culs-de-jatte), je ne vais pas vous la faire très longue aujourd'hui. Sachez simplement qu'au rayon recrutement, faire le ménage consiste davantage à pousser les cartons sur l'étagère qu'à faire véritablement la poussière.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Résumé des épisodes précédents:&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Un de mes collègues (pas bon et magouilleur, mais s'il n'y avait que des bons honnêtes à la fac, ça se saurait) a été promu prof ;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;ce même collègue - ci-devant surnommé le céphalopode, désormais sacré calamar géant - a essayé de torpiller l'embauche d'un maître de conf qui, pendant sa période d'essai comme ATER, avait donné toute satisfaction sur le plan de l'enseignement et de la recherche. Dans des billets précédents, je vous narrais comment nous avons réussi à empêcher cette petite manifestation d'injustice (pour une fois qu'on arrive à embaucher quelqu'un de valable...).&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les naïfs croiront que tout se termine avec ce match nul. Eh bien non, à la fac ce n'est jamais fini. Car maintenant, il va falloir recruter un maître de conf sur le poste libéré par le céphalopode. Et pour recruter, il faut définir un profil. Petit résumé de la lutte d'influence qui se livre à cette occasion.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Au moment même où nous terminions l'audition des candidats maîtres de conf, j'allais voir le directeur du labo. En effet, nous venions d'apprendre que mon collègue à 8 tentacules était classé 1er sur le poste de prof, ce qui voulait dire poste de MCF en cascade à la clé; il allait donc falloir s'atteler à la définition du profil. Les profils recherche en particulier doivent être prêts pour la mi-juillet afin de &quot;passer&quot; en CS de la fac.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Mon idée était de faire exception: au lieu de définir le profil tout seul dans mon coin comme m'y aurait autorisé mon statut de seul prof &quot;actif&quot; de mon département d'enseignement en place dans le labo, je trouvais logique (et novateur!) d'y associer les diverses composantes de ce dernier. En effet, il faut savoir que ça ne se passe pas toujours de façon toute rose entre le directeur du labo et celui de mon département d'enseignement. Je voyais là une occasion d'aplanir les angles en démontrant publiquement la bonne volonté des enseignants vis-à-vis du labo. Et puis, si j'ai assez gueulé dans le temps qu'on ne nous demandait jamais notre avis, ce n'est pas pour tomber dans le même travers maintenant que je suis dans la place.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Le directeur du labo était d'accord, bien entendu. Après consultation d'un certain nombre de personnes, nous avons rédigé puis soumis un premier jet du profil recherche du futur maître de conf en conseil de labo (une première! ça ne s'était jamais vu. Les gens n'en revenaient pas qu'on leur demande leur avis). Et là, le calamar géant a piqué une crise. En effet, il s'agissait de &lt;i&gt;son&lt;/i&gt; poste (enfin, son ex), il était donc de &lt;i&gt;son&lt;/i&gt; seul privilège de le définir, &lt;i&gt;etc.&lt;/i&gt; Tout ça énoncé de façon très soft, certes, car le calamar ne fait de sortie violente que s'il est sûr à 100% de gagner ou d'être soutenu. J'ai cru que le directeur du labo allait lui balancer une chaise dans la tronche... Finalement, le calamar a boudé de façon ostensible et n'a plus rien dit de toute la réunion.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Ce faisant, il a partiellement atteint son but: la bouderie a en effet empêché (temporairement) la progression de la discussion. Nous avons clos la réunion sans réussir à nous mettre d'accord sur la marche à suivre. Si bien que la définition du profil recherche reste bloquée.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; La démonstration étant faite que le plus grand pouvoir est un pouvoir de nuisance, j'attends avec impatience la suite des événements. Si jamais nous parvenons à imposer un profil qui ne lui convient pas, le calamar va-t-il tenter de le faire modifier en douce (c'était déjà arrivé sur son poste)? La suite au prochain numéro...&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
            <uri>http://romain-masson.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Des équipes du CNRS démontrent pour la première fois l'efficacité d'une molécule dans le traitement du cancer</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://romain-masson.hautetfort.com/archive/2008/06/18/des-equipes-du-cnrs-demontrent-pour-la-premiere-fois-l-effic.html" />
        <id>tag:romain-masson.hautetfort.com,2008-06-18:1669157</id>
        <updated>2008-06-18T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-18T18:00:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; Des équipes conduites par Ara Hovanessian, Jean-Paul Briand et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://romain-masson.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Des équipes conduites par Ara Hovanessian, Jean-Paul Briand et José Courty(1), trois directeurs de recherche du CNRS, ont démontré pour la première fois l'efficacité d'une molécule, dénommée HB-19 dans le traitement du cancer. Cette molécule cible spécifiquement la nucléoline de surface, une protéine nécessaire à la croissance des cellules tumorales mais également à l'angiogénèse, c'est à dire la formation des nouveaux vaisseaux sanguins indispensables à l'apport d'oxygène et de nutriments aux cellules cancéreuses. Ces résultats prometteurs, protégés par un brevet CNRS, sont publiés le 18 juin 2008 dans la revue PLoS ONE et ouvrent de nouvelles perspectives à une thérapie anticancéreuse efficace et sans toxicité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La nucléoline est essentiellement connue comme une protéine présente dans les noyaux des cellules. Mais les travaux réalisés au cours de ces dernières années par l'équipe d'Ara Hovanessian ont démontré qu'elle est également exprimée à la surface cellulaire où elle fonctionne comme un récepteur pour des facteurs de croissance. L'expression de la nucléoline à la surface cellulaire est particulièrement élevée dans les cellules activées en multiplication rapide, comme les cellules tumorales, et dans les cellules endothéliales(2) impliquées dans la formation d'un réseau de capillaires sanguins entourant les tumeurs. Ces données suggèrent que la nucléoline exprimée à la surface cellulaire est une cible importante et prometteuse pour la thérapie anticancéreuse.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ara Hovanessian et Jean-Paul Briand ont conçu et synthétisé chimiquement la molécule HB-19(3) qui, en s'associant d'une façon spécifique à la nucléoline de surface, entraîne l'internalisation du complexe et la dégradation de cette protéine multifonctionnelle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les chercheurs du CNRS ont mis en évidence qu'HB-19 bloque non seulement la multiplication des cellules issues de différentes tumeurs humaines (comme le cancer de la prostate, du sein, du colon ou le mélanome), mais également l'angiogénèse tumorale. Cette dualité d'action vis-à-vis des cellules tumorales et de l'angiogénèse fait d'HB-19 un puissant agent anticancéreux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces résultats ont été confirmés à l'aide d'un modèle expérimental du cancer du sein chez des souris greffées avec des cellules tumorales d'origine humaine : l'administration d'HB-19 par voie sous-cutanée ou intrapéritonéale(4) à 2-3 jours d'intervalle pendant 30 jours a entraîné une inhibition significative de la progression de tumeurs, voire même dans plusieurs cas l'éradication de cellules tumorales.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En plus de l'efficacité de son action antitumorale sur le développement de carcinome mammaire humain chez la souris, HB-19 ne présente aucune toxicité tissulaire, contrairement à de nombreux autres traitements couramment utilisés en clinique. Après interaction avec la nucléoline de surface et internalisation dans les cellules, HB-19 n'entre pas dans le noyau, ce qui permet d'expliquer l'absence d'effets secondaires indésirables comme ceux couramment associés à la chimiothérapie et à la radiothérapie. Autre avantage de cette molécule : très soluble dans les milieux physiologiques, sa synthèse est réalisable à l'échelle industrielle par les techniques conventionnelles de chimie peptidique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La société ImmuPharma qui a obtenu la licence d'exploitation exclusive a réalisé le développement d'une famille de composés de deuxième génération plus efficaces qu'HB-19 et a débuté les développements précliniques réglementaires afin de pouvoir commencer une étude clinique de phase I(5) au début de l'année 2009. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CNRS, 18-VI-2008&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Notes :&lt;br /&gt; 1) Ara Hovanessian travaille au laboratoire Régulation de la transcription et maladies génétiques (CNRS/Université Paris Descartes), Jean-Paul Briand au laboratoire Immunologie et chimie thérapeutiques (ICT) (CNRS) et José Courty au Laboratoire de recherche sur la croissance cellulaire, la réparation et la régénération tissulaires (CRRET) (CNRS/Université Paris 12).&lt;br /&gt; 2) Les cellules endothéliales génèrent de nouveaux vaisseaux sanguins durant la réparation tissulaire et diverses pathologies dont le cancer.&lt;br /&gt; 3) HB-19 a été conçue en 1998 comme inhibiteur de l'entrée du VIH dans les cellules cibles. C'est la seule molécule connue à ce jour pour intervenir directement sur la nucléoline de surface.&lt;br /&gt; 4) Les injections sous-cutanée (sous la peau) et intrapéritonéale (dans la cavité abdominale) permettent la distribution rapide des drogues et sont des gestes relativement simples à réaliser.&lt;br /&gt; 5) Avant qu'un médicament ne soit utilisé sur des patients, la molécule subit trois phases (I, II, III) de tests : la phase I est la première et permet d'évaluer sa toxicité sur l'homme.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Christian</name>
            <uri>http://apocalypse-raeliens.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Découverte de dizaines d'exoplanètes, dont trois super-Terres autour d'une étoile</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://apocalypse-raeliens.hautetfort.com/archive/2008/06/17/decouverte-de-dizaines-d-exoplanetes-dont-trois-super-terres.html" />
        <id>tag:apocalypse-raeliens.hautetfort.com,2008-06-17:1668435</id>
        <updated>2008-06-17T23:17:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-17T23:17:00+02:00</published>
        <summary>      La chasse aux exoplanètes bat son plein et une équipe d'astrophysiciens...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://apocalypse-raeliens.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;Loupe&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/afp.asp?id=12370&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1079435&quot; src=&quot;http://apocalypse-raeliens.hautetfort.com/media/02/00/2063932177.jpg&quot; alt=&quot; Découverte de dizaines d'exoplanètes, dont trois super-Terres autour d'une étoile &quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1079435&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;La chasse aux exoplanètes bat son plein et une équipe d'astrophysiciens suisses et français a révélé lundi à Nantes (ouest de la France) avoir observé autour d'une même étoile trois exoplanètes un peu plus grosses que notre astre, des &quot;super-Terres&quot;. Ces trois exoplanètes de 4,2, 6,7 et 9,4 fois la masse de la Terre, gravitent respectivement en 4,3, 9,6 et 20,4 jours autour de l'étoile HD 40307, située à 42 années lumières de la Terre. &quot;C'est très très près, c'est presque notre voisine&quot;, s'est exclamé Michel Mayor, de l'équipe de l'Observatoire de l'Université de Genève (UNIGE), au cours d'un colloque international. Les astronomes ont par ailleurs annoncé avoir trouvé deux &quot;super-terres&quot; autour de deux autres étoiles, dont une de 7,5 fois la masse de la Terre autour de HD 181433. Plus de 270 de ces astres ont déjà été recensés autour d'étoiles depuis la première découverte d'une exoplanète par Michel Mayor en 1995. Mais elles étaient jusqu'à présent pour la plupart trop grosses, de la taille de Saturne ou Jupiter, pour être comparables à la Terre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;Loupe&quot;&gt;SOURCE: &lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr&quot;&gt;www.lexpress.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>L'énervé de principe</name>
            <uri>http://enerve-de-service.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Recrutement maîtres de conf ect: le débat continue</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://enerve-de-service.hautetfort.com/archive/2008/06/14/recrutement-maitres-de-conf-ect-le-debat-continue.html" />
        <id>tag:enerve-de-service.hautetfort.com,2008-06-16:1663012</id>
        <updated>2008-06-16T08:01:32+02:00</updated>
        <published>2008-06-16T08:01:32+02:00</published>
        <summary>   Suite du débat  qui nous occupe depuis déjà un certain temps sur le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://enerve-de-service.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Suite du débat&lt;/b&gt; qui nous occupe depuis déjà un certain temps sur le recrutement des maîtres de conf et autres profs. Igor (&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://nuit-blanche.blogspot.com/&quot;&gt;Lien vers son blog&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;a à nouveau réagi, je vous engage à aller &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://enerve-de-service.hautetfort.com/archive/2008/06/01/recrutement-maitres-de-conf-les-questions-fondamentales-et-q.html&quot;&gt;lire son commentaire&lt;/a&gt; à la fin du billet en question, car il donne un certain nombre d'infos que je ne reprends pas ici. Morceaux choisis, avec quelques réponses.&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Tu remarqueras que j'ai aussi evoque le fait que le nouveau candidat est en general choisit si il n'y a pas de connection avec les recherches effectuees dans le meme departement (ce qui exclurait ton candidat d'une certaine maniere).&lt;/i&gt; &quot; Exact. A ma connaissance, les sections de Maths (au moins maths applis, la section CNU 26) ont pour tradition de procéder ainsi: jamais de recrutement en local. Il est vrai qu'à première vue, ça peut paraître plus sain. En réalité, ça ne l'est pas forcément: il existe en général des arrangements tacites entre labos d'universités d'ifférentes, style prends-moi mon thésard, je prendrai le tien, et dans 5 ans, à l'occasion de la prochaine mutation, on échange... De plus, je sais de source sûre que certains matheux se sont mordu les doigts d'avoir appliqué aveuglément cette règle, car ils ont dû se séparer de très bons candidats pour récupérer des autistes dont personne ne voulait!&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Mon impression est que tu cherches un post-doc et non un collegue&lt;/i&gt;.&quot; Je n'a&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; i pas bien compris pourquoi, mais bon... C'est peut-être que la vieille Europe est tellement nase et que les States lui sont&amp;nbsp;tellement supérieurs qu'un titre de post-doc aux US est équivalent à un poste de maître de conf en France? Je reviendrai sur la prétendue excellence du système universitaire américain peu plus loin.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Si j'etais dans ta situation, je serais en train de collaborer avec quelqu'un dans une autre universite qui est bon a faire ces calculs dont tu n'est pas le specialiste&lt;/i&gt;.&quot; Merci du conseil; je précise au passage que je ne suis pas totalement débile, et que je n'ai pas attendu ce message pour le faire; il y a déjà&amp;nbsp;7 ans que j'ai noué&amp;nbsp;des collaborations... hors de France! En outre, le spécialiste des calculs, c'est précisément moi; et c'est plutôt moi que les autres viennent chercher quand ils ont des problèmes à ce sujet. C'est exactement la raison pour laquelle j'ai obtenu le droit d'embaucher quelqu'un: j'ai été en quelaque sorte dépassé par mon propre succès et j'ai beaucoup plus de travail que je ne peux en fournir... Je tiens cependant à préciser que je suis un farouche adversaire du principe qui consiste à aller faire faire par les autres les choses qu'on ne sait pas faire soi-même. C'est précisément le mal dont souffre la recherche française (et pas que la recherche...): l'avenir semble appartenir à ceux qui l'ouvrent bien grand en faisant travailler les autres et en co-signant la publi. Je suis au contraire partisan du principe qui fait que si une technique, un savoir-faire ou des équipements sont essentiels pour ma recherche, je dois les apprendre et les maîtriser moi-même. Pour l'instant, ça ne m'a pas trop mal réussi... Voir également à la fin du billet ce que je pense des soi-disant critères d'évaluation de la recherche.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&quot;&lt;i&gt;Ce que j'entends de ton propos c'est qu'il semble difficile en france d'avoir de telles alliance pour des raisons que je ne comprends pas.&lt;/i&gt; ]&quot; Il ne me semble pas avoir dit cela où que ce soit... En fait, ce qui ne m'était pas possible, c'était d'embaucher quelqu'un avec le profil dont j'avais vraiment besoin. Il me fallait quelqu'un avec un profil de mathématicien appliqué; or, vu la division de la fac en sections disciplinaires (j'appartiens à la 60ème), il aurait été impossible de recruter quelqu'un venant d'une discipline différente (en l'occurrence, les maths applis sont en 26ème section). Je ne suis pas certain que la nouvelle loi sur l'autonomie des universités amène un changement de ce côté. D'un autre côté, j'ai réussi à contourner un peu cette difficulté en recrutant le candidat que je voulais, et qui avait un profil connoté maths applis - une preuve de plus que tout système est contournable dans une certaine mesure, mais c'est très difficile.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Enfin, au bout des cinq ou six ans d'epreuve, ou les gens t'on vu&lt;/i&gt;,&quot; N.B. c'est précisément pourquoi je tenais à embaucher cet ATER, que j'avais eu le temps de tester et que je savais fiable. N.N.B., c'est aussi ce qu'on a fait pour moi quand je suis allé aux Pays-Bas: j'ai d'abord eu droit à un CDD de 2 ans, histoire de faire mes preuves. Et je remercie franchement les Hollandais d'avoir fait ça pour moi, car au vu de mon CV sans aucune publi à l'époque, ce n'est pas en France que l'on aurait fait ça.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;ils prennent une decision, qui elle meme peut-etre contredite par l'administration de l'universite. Dans les universite d'etat cela veut dire que les politiques ont un mot a dire a la nomination finale des candidats&lt;/i&gt;.&quot; Eh bien dans ce cas, merci beaucoup; c'est sans moi. Je ne vois vraiment pas ce qu'un tel droit d'ingérence a de vraiment enviable. Dans la série d'anecdotes que j'ai rapportées sur le recrutement de ce candidat, une des choses sur lesquelles je me suis battu était de ne pas laisser aux crétins et aux incompétents le droit de juger à ma place de choses qu'ils ne comprenaient pas. Je te laisse donc le soin de deviner ce que je pense de l'ingérence politique dans la nomination des personnels universitaires. Tant qu'on y est (et vu comme les States ont l'air de tourner), on n'a plus qu'à aller demander son avis sur le candidat au prêtre méthodiste du coin... D'ailleurs, je me demande comment on fait à l'Université Brigham Young... On fait peut-être passer un examen de religion mormone aux thésards en physique quantique?&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Pour terminer, je vois aussi beaucoup de francais qui ne comprennent pas le systeme americain car ils n'y ont ete qu'etudiants, post-docs ou chercheur de passage&lt;/i&gt;.&quot; On est d'accord. Personnellement, je n'ai pas fait de séjour de plusieurs années aux States, je ne connais le système que pour avoir des relations de collaboration avec des profs d'universités américaines, et je ne les envie absolument pas. Au point que j'ai refusé&amp;nbsp;depuis 5 ans les&amp;nbsp;propositions d'embauche que m'ont faites des facs américaines pourtant assez&amp;nbsp;réputées dans le domaine du génie civil.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Maintenant que j'ai répondu aux questions spécifiques de ton commentaire, quelques considérations générales. Tu me diras si je me trompe, mais&amp;nbsp;les différences majeures entre&amp;nbsp;la recherche aux States et en France me semblent être les suivantes:&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;le lien étroit entre recherche et industrie; en France, on n'est pas bons du tout de ce côté-là; mais je tiens à préciser que la faute n'en revient pas forcément aux chercheurs. Le Français est quelqu'un qui se croit toujours plus malin que les autres: il voudrait tout avoir et rien payer. Ainsi, les patrons français répugnent très fortement à investir dans la recherche et développement; la recherche française en paye d'ailleurs maintenant le prix;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;le contraste considérable entre les moyens alloués aux facs sur les deux continents. Mais tu sais probablement que chez nous, les droits d'inscription à l'université ne coûtent quasiment rien. Quand j'entends parler de ce que demandent la plupart des universités américaines en droits d'inscription, je me dis que finalement, en proportion des moyens alloués, le système d'enseignement supérieur Français n'est pas si mauvais que ça (la France dépense plus pour un lycéen ou un collégien que pour un étudiant d'université!): il est juste insupportablement féodal;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;enfin, si la recherche aux Etats-Unis est si florissante, c'est aussi parce que ces mêmes Etats-Unis n'ont pas à supporter tous les coûts d'investissement que cette recherche leur rapporte. Je m'explique: dans mon domaine de recherche, la quasi-totalité des papiers qui sortent dans les journaux les plus renommés sont publiés par des labos américains... mais les auteurs sont des étrangers! Autrement dit, les labos et les universités US peuvent se permettre d'embaucher à grands frais des chercheurs... qu'ils n'ont pas eu à former! Ces gens ont fait leur Master, leur PhD dans d'autres pays, et sont récupérés par les labos Etats-Uniens alors que le principal investissement (éducation primaire, secondaire et même supérieure jusqu'au Master et au PhD) a été réalisé par des pays étrangers. Donc l'excellence du système US n'est absolument pas démontrée, puisqu'il est impossible de faire un bilan fiable sur un système ouvert dont on ne connaît pas toutes les entrées.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Enfin,&lt;/b&gt; soyons clairs: la mesure de la qualité scientifique par la publication n'est qu'une vaste farce. Je ne parle même pas du critère du nombre de contrats ou du montant de ces contrats... Les balivernes style indice de citation, facteur d'impact - et, plus&amp;nbsp;débile encore, le facteur H - sont le plus souvent pincipalement une indication des qualités de marketing et/ou de lobbying d'un labo ou d'une équipe, ainsi que de la fainéantise intellectuelle et de l'absence d'esprit critique de ceux qui les évaluent. Quelques arguments:&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Mes deux papiers les plus fréquemment cités sont ceux que je considère comme les plus nuls scientifiquement. Il s'agissait simplement d'utiliser des recettes de cuisine mises au point par d'autres et de les appliquer à un cas concret. Au niveau du principe, rien d'innovant; au niveau des résultats, rien de fracassant; au niveau de la compréhension des phénomènes physiques, rien de neuf, il suffisait juste de réfléchir un peu, on pouvait deviner les résultats sans faire les calculs (d'ailleurs, nous avions écrit le papier avant d'avoir tous les résultats, car nous savions d'avance ce qui allait se passer). Eh bien, ce sont ces merdes qui sont citées les plus fréquemment;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;prenons un autre exemple, un vrai celui-là: à&amp;nbsp;l'autre bout de l'échelle de la qualité scientifique (par rapport à moi), il y a&amp;nbsp;le double prix Nobel d'Albert Einstein; il tient, si ma mémoire est bonne, en 3 articles, pour un total de 27 pages, publiés en 1905, sur l'électrodynamique et la relativité. En gros, le&amp;nbsp;mec a eu ses 2 Nobel avec un fateur H&amp;nbsp;égal à&amp;nbsp;3... Alors les croque-morts de la publi peuvent remballer leur mètre à ruban et leurs boîtes en sapin capitonnées, ce ne sont pas les mensurations qui font le gros costaud. C'est la faculté de s'intéresser aux bons problèmes, de pouvoir les résoudre... et d'être là au bon moment (il y a aussi de la chance quelque part)!&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;La morale de cette histoire&lt;/b&gt;, et de nos expériences très diverses sur le recrutement des enseignants-chercheurs,&amp;nbsp;reste à mon avis ce que je disais dans le billet précédent:&amp;nbsp;recrutement à la publi, à l'adaptabilité,&amp;nbsp;sur la foi des réseaux de connaissances et des relations professionnelles, audition d'une&amp;nbsp;demi-heure ou période d'essai de 3 fois 3 ans avant d'avoir la tenure...&amp;nbsp;Quelle importance? Il ne faut pas oublier que derrière les dossiers, il y a des gens, avec des sentiments et une personnalité. La plus grosse des fautes que l'on puisse faire n'est pas de prendre tel ou tel candidat par rapport à un autre qui, peut-être, l'aurait -un peu mieux? - mérité. Le plus important est que les termes du contrat soient clairs, et que le candidat sache ce que l'on attend de lui. Ce que je constate malheureusement, c'est que très souvent, on ne dit pas la vérité aux candidats sur ce que l'on attend d'eux; on les laisse essayer de deviner des règles dont la plupart ne sont pas écrites et que seuls les &quot;initiés&quot; connaissent vraiment. Après, si le système ne plaît pas... Chacun est libre de le quitter et d'aller voir ailleurs.&lt;/p&gt; 
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            <name>L'énervé de principe</name>
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        <title>Mes collègues soumettent un projet</title>
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        <updated>2008-06-12T07:35:27+02:00</updated>
        <published>2008-06-12T07:35:27+02:00</published>
        <summary>   Quand on vous dit  qu'en recherche, l'enfer est pavé de bonnes intentions;...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quand on vous dit&lt;/strong&gt; qu'en recherche, l'enfer est pavé de bonnes intentions; j'en veux pour exemple un psychodrame édifiant, qui se déroule en ce moment même dans mon labo. L'affaire n'est probablement pas à sa conclusion, mais comme j'ai un peu contribué à allumer l'incendie, la moindre des choses est de vous en livrer une contribution aussi détaillée que possible en l'état actuel des choses.&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Deux collègues de labo actuellement expatriés (donc touchant triple paye nette d'impôts, ce qui leur fait à peu près 10000 euros par mois chacun), officiant en tant que CR (chargés de recherche) d'un institut post-colonial que je ne nommerai pas, me contactent il y a environ un mois pour me dire que, tout bien réfléchi, mes thématiques de recherche leur paraissent intéressantes et qu'il pourrait être bien que nous travaillions ensemble. Je pousse une exclamation de surprise joyeuse, car ça ne faisait jamais que 18 mois que je leur serinais que mes développement pourraient les intéresser. &lt;em&gt;N.B.&lt;/em&gt; en même temps, je ne les ai pas attendus pour pousser mes recherches plus avant et leur proposition de collaboration me fait désormais l'effet d'une idée d'arrière-garde. Comme nous n'en sommes encore pas stade des amabilités, je réserve ce commentaire à une étape ultérieure. Je me contente alors de répondre qu'en effet, il serait bien de commencer à envisager la possibilité du démarrage de l'exploration de l'éventualité de recherches communes. Il n'en fallait pas plus pour les faire déborder d'une joie incontinente...&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Enivrés par la correspondance précédente, ils&amp;nbsp;m'envoient, il y a 6 jours, une proposition de sujet de Master Recherche 2ème année à laquelle ils souhaiteraient me voir collaborer avec un autre collègue. La proposition faisant environ 6 lignes, je calcule rapidement que chaque ligne leur a pris 4 jours de rédaction, ce qui est&amp;nbsp;&lt;em&gt;a priori&lt;/em&gt;&amp;nbsp;un gage de maturité de la réflexion scientifique. La lecture révèle cependant &lt;em&gt;a posteriori&lt;/em&gt; une vacuité assez terrifiante de la part de deux chargés de recherche de 1ère classe, dont l'un a tout de même&amp;nbsp;passé son habilitation à diriger des recherches il y a déjà 2 ans. En gros, le pauvre stagiaire de M2 sera censé passer 6 mois à faire une espèce de revue bibliographique sans intérêt... A l'heure où les bourses de thèse se négocient à la dague enduite de curare avec les écoles doctorales et où, pour avoir ensuite un poste de MCF ou de CR, il faut avoir publié plus qu'un journaleux&amp;nbsp;de la rubrique nécrologique à&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nice-Matin&lt;/em&gt;, je n'envisage franchement pas de rendre ce mauvais service à un étudiant. Nous décidons donc, avec mon collègue, de ne pas donner suite; nous espérons, en particulier, que le post-colonial expatrié aura le bon goût de comprendre que notre silence vaut refus.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il faut dire qu'en même temps, j'ai accepté de participer à un autre projet, proposé par un ingénieur d'études du labo. Il m'a demandé un service sur un point particulier de ses recherches, il se trouve que ça ne va pas me coûter un grand effort mais que ça peut lui rapporter beaucoup à lui; en outre, ce type fait l'effort de préparer une thèse en heures sup; enfin, il est le seul de son équipe à avoir des idées et à vouloir travailler pour les concrétiser, ce qui lui vaut tout mon respect.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Cet ingénieur d'études a la malchance de travailler dans l'équipe des deux expatriés, qui depuis 3 ans qu'il est arrivé au labo le snobent de façon outrancière, tout ça parce qu'il n'a pas encore de doctorat alors qu'eux ont une thèse - voire une habilitation pour le plus grand des deux, que l'on a surnommé Averell pas uniquement pour sa difficulté à passer par les portes. Une des raisons supplémentaires pour ne pas répondre immédiatement à Averell était que la deadline de soumission du projet de mon collègue IE tombait lundi 9. Je ne voulais pas qu'Averell et son compère l'apprennent, ce qui aurait pu leur donner l'idée de s'&quot;inviter&quot; sur son projet.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ne voyant pas venir de réponse, Averell me renvoie un email le 9 au matin, car la deadline pour la soumission des sujets de M2 est le 11 (aujourd'hui...) Il commence donc à y avoir urgence. Pour les raisons évoquées ci-dessus, je fais le mort jusqu'au lendemain.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Mardi 10, je me fends d'un email à Averell, en lui expliquant les choses suivantes:&lt;/div&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;son sujet est nase (je ne l'ai pas dit&amp;nbsp;&lt;em&gt;exactement&lt;/em&gt; comme ça, mais brut de sémantique, c'est ce que ça donne);&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;je ne prends de M2 recherche que si je suis certain de pouvoir m'en occuper sérieusement, donc si j'ai le temps, ce qui n'est pas le cas - en effet, j'ai accepté de travailler pour son collègue ingénieur d'études qu'il méprise tant;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;ma politique est de ne prendre des stagiaires de Master que si j'ai identifié un thème de recherche qu'ils puissent exploiter rapidement, et surtout qui puisse déboucher sur une publi à brève échéance. A l'heure où la plupart des écoles doctorales se mettent à exiger que les thésards aient au moins une publi dans les tuyaux au moment de soutenir, je n'envisage pas de prendre des stagiaires &quot;juste pour voir ce que ça donne&quot;, ce serait littéralement criminel;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;comme je suis conscient que mon refus le plonge dans l'embarras, je lui propose de s'adresser à un autre collègue post-colonial. Celui-ci n'est autre que le DR, responsable d'équipe et&amp;nbsp;totalement mauvais évoqué dans nombre de billets précédents (&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://enerve-de-service.hautetfort.com/archive/2008/03/25/postes-maitres-de-conf-etc-seconde-anecdote-de-l-interieur.html&quot;&gt;voir ici&lt;/a&gt;), qui s'est fait spolier jusqu'à la définition du profil de poste de prof récemment renouvelé dans mon labo. Je sais que ce n'est pas bien de se moquer, mais avec un peu de chance, ils ne comprendront l'ironie ni l'un ni l'autre.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Aujourd'hui mercredi 12, outre l'édition hebdomadaire du &lt;em&gt;Canard Enchaîné&lt;/em&gt;, je découvre dans ma boîte mail un message laconique d'Averell: &quot;merci pour les informations.&quot; Pas signé. Je pense qu'il a mal pris quelque chose dans ce que j'ai écrit...&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et, pour mon plus grand plaisir, je me trouve en copie d'un autre email qu'Averell a adressé au DR nase. Je ne peux résister au plaisir de vous citer le machin, car ouvrez grand vos mirettes les petits, ceci est une leçon magistrale de diplomatie pure. Ca dit en substance: &quot;Je m'adresse à toi car Untel [NDLA: ça c'ext moi] n'est pas intéressé, vu qu'il pense que le sujet de recherche n'est pas assez&amp;nbsp;bon.&quot; Comment se faire des amis...&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La suite est pas mal non plus, traduit de l'Averell ça dit en gros: &quot;En même temps, il n'a pas tort, j'ai donc travaillé dans ce sens en modifiant le titre du sujet de stage.&quot; C'est sûr qu'avec un autre titre, le sujet de Master sera vachement meilleur.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Voilà.&lt;/strong&gt; Si vous n'avez toujours pas compris comment, en une seule phrase, vous faire des potes pour la vie et rendre absolument génial un sujet de Master recherche précédemment totalement pourri, franchement, je ne vois pas jusqu'où je pourrais pousser dans la pédagogie!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sachez enfin que l'IE qui a soumis le projet a reçu un email de la part d'Averell. Celui-ci demandait: &quot;peut-on en savoir plus sur le projet que vous avez soumis?&quot; Je lui ai conseillé de répondre simplement: &quot;Oui, on peut.&quot; Quant à savoir s'il osera...&lt;/p&gt; 
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            <name>L'énervé de principe</name>
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        <title>Mon président d'université...</title>
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        <updated>2008-06-10T15:05:37+02:00</updated>
        <published>2008-06-10T15:05:37+02:00</published>
        <summary>   ... est une présidente.  Ca y est, ils ont finis tous par se mettre...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;... est une présidente.&lt;/strong&gt; Ca y est, ils ont finis tous par se mettre d'accord. Du coup, le CA de la fac a voté, la candidate d'une des deux listes à 50%-50%&amp;nbsp;est passée par 13 voix contre 8 à l'électron libre dont personne n'avait rien à faire. Le chef de file de l'autre liste à 50%-50%&amp;nbsp;est enrôlé comme vice-président, ce qui semble contenter à peu près tout le monde. Il a envoyé ce matin un long email aux personnels de la fac, dans lequel il expliquait que non, tout ceci n'était pas une magouille, mais que le manque de transparence dans le processus d'élection résultait de l'impossibilité d'être transparent lorsque l'on est pressé par le temps... Comme personne ne lui avait rien demandé, ça semble une démarche logique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin, le principal, c'est qu'il y ait un pilote dans l'avion...&lt;/p&gt; 
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            <name>Axeldunor</name>
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        <title>La recherche publique devient un organe politique</title>
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        <updated>2008-06-10T14:27:13+02:00</updated>
        <published>2008-06-10T14:27:13+02:00</published>
        <summary>  Nous voulons tout d’abord vous informer de l’extrême gravité des menaces...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Nous voulons tout d’abord vous informer de l’extrême gravité des menaces qui pèsent sur le monde académique. Nous vous demandons ensuite de relayer ces informations auprès de votre famille, vos amis, vos élus. Nous espérons enfin que tous ceux et celles qui se reconnaissent dans la notion de service public d'enseignement supérieur et de recherche apporteront, comme en 2004, un soutien actif aux initiatives que la communauté académique sera amenée à prendre dans les semaines et mois à venir pour sauvegarder son existence et&lt;br /&gt; son avenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; En effet, ces derniers jours, de nouvelles informations confirment la gravité de la situation, que nous décrivons plus loin. Aussi avons-nous décidé de ancer des actions importantes, avec notamment le blocage du Conseil ’Administration du CNRS le 19 juin, de nombreuses actions locales décidées n région et une grève administrative, si nos demandes ne sont pas espectées (voir &lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1921&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1921&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;?article1921&lt;/a&gt;). Ces ctions nécessitent la mobilisation de tous ceux qui travaillent dans la&lt;br /&gt; recherche et l'enseignement supérieur. Des assemblées générales sont ctuellement organisées sur les différents campus, il faut les démultiplier ans tous les laboratoires jusqu'au 19 juin pour informer tous nos collègues, éterminer les modalités de la mobilisation du 19 juin et préciser les ormes que prendra la grève administrative.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors que les protestations contre la politique de Valérie Pécresse se multiplient (voir sur notre site&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1906&quot; class=&quot;moz-txt-link-freetext&quot;&gt;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1906&lt;/a&gt; et&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1912&quot; class=&quot;moz-txt-link-freetext&quot;&gt;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1912&lt;/a&gt;), après une « marche de ous les savoirs » qui a réuni 10 000 personnes en France (voir &lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1901&quot; class=&quot;moz-txt-link-freetext&quot;&gt;ttp://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1901&lt;/a&gt;), nous avons le devoir d’arrêter ces réformes qui nous sont imposées sans aucune concertation, contrairement aux allégations de la ministre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le gouvernement est en effet en train d’essayer de mettre l'enseignement supérieur et la recherche sous son contrôle direct et au service de l'économie,&lt;/b&gt; incapable de comprendre que la science n’est pas un simple outil technique de production de richesses. Françoise Héritier, professeure au Collège de France, répond à cette conception: &quot;Même des sciences humaines et sociales, on attend qu'elles rapportent ! Des bénéfices existent, mais ils sont de l'ordre de la compréhension et de la connaissance, ce qui est déjà énorme. Personne ne peut évaluer la valeur marchande de l'œuvre de Lévi-Strauss.&quot; De même Albert Fert (prix Nobel de Physique 2007) déclare : « Les chercheurs doivent être conscients des problèmes de société… mais on ne peut pas imposer une finalité stricte à la recherche ». Mais le gouvernement ignore ces évidences et continue sa marche forcée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Aujourd’hui, il a décidé de s'attaquer au CNRS, organisme de recherche de réputation internationale, car celui-ci pouvait jusqu'à aujourd'hui conduire une politique scientifique élaborée par des chercheurs et non par des politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement veut ainsi imposer un découpage du CNRS en instituts indépendants, dont la nomination des directeurs et les budgets seraient contrôlés directement par le pouvoir politique. Cela signifierait la disparition du seul opérateur global de la recherche fondamentale en France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette disparition entraînerait l'affaiblissement de tous les secteurs de la recherche publique, en particulier la recherche universitaire, puisque dans la plupart des UMR (Unités Mixtes de Recherche), un des partenaires est universitaire. L'inquiétude est particulièrement grande pour certains secteurs, tels que l'informatique ou les sciences de la vie, disciplines qui seraient chapeautées par des organismes à vocation de recherche essentiellement finalisée, au détriment de la recherche fondamentale. Quant aux SHS (Sciences Humaines et Sociales), leur présence au CNRS serait fortement réduite.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La décision de démanteler le CNRS devrait être prise lors de son Conseil d'Administration (CA), le 19 juin, seul habilité, aujourd'hui, à décider de cette restructuration. Mais la réunion du CA du CNRS du 19 juin ne doit pas avoir lieu ! Nous sommes en effet décidés à bloquer ce processus de destruction et appelons tous les personnels, avec les syndicats, à empêcher le 19 juin le pouvoir de faire croire que sa &quot;réforme&quot; se fait avec l'assentiment des personnels concernés. Ces derniers ont, depuis des années, fait des propositions pour une autre réforme de la recherche et de l'enseignement supérieur. Nous sommes très nombreux à demander :&lt;br /&gt; - Le non-démantèlement du CNRS en Instituts pilotés par le gouvernement.&lt;br /&gt; - La création de 5000 postes dans l'enseignement supérieur et la recherche afin d'améliorer l'encadrement en premier cycle et d'accroître l'activité de recherche des enseignants-chercheurs, de réduire la précarité croissante à laquelle on assiste aujourd'hui et enfin de permettre une réduction des taches administratives de plus en plus lourdes qui incombent aux enseignants-chercheurs, chercheurs et ingénieurs de recherche et qui les empêchent de faire leur métier.&lt;br /&gt; - Un plan de développement permettant à toutes les universités, et pas seulement à quelques unes d'entre elles, d'avoir des locaux répondant aux normes de sécurité, et dont nous puissions être fiers au lieu d'en avoir honte.&lt;br /&gt; - Une dotation budgétaire décente pour les organismes de recherche et les universités, condition indispensable à une autonomie véritable (et non fictive, comme c'est le cas actuellement), notamment en reversant à ces établissements une partie importante du budget de l'Agence Nationale de la Recherche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une grève administrative sera déclenchée immédiatement si le démantèlement annoncé du CNRS devait être décidé le 19 juin ou effectué&lt;br /&gt; à la sauvette cet été. Cette grève pourra prendre des formes multiples : refus des directeurs d'unité de signer des documents administratifs, refus de remettre des rapports scientifiques ou financiers, refus de participer à des commissions d'évaluation pour l'Agence d'Evaluation de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, etc. Nous ferons également appel à ce moyen de pression, utilisé avec succès en 2004, pour faire aboutir les autres demandes vitales pour notre système d'enseignement et de recherche mentionnées ci-dessus. Ces questions deviendront en effet brûlantes au moment du vote des budgets, à l'automne, qui pourraient reproduire la baisse des crédits de base des laboratoires et l'absence de création d'emplois que nous avons subis cette année.&lt;/p&gt; 
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            <name>L'énervé de principe</name>
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        <title>Mon chef organise une conf</title>
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        <updated>2008-06-09T08:20:53+02:00</updated>
        <published>2008-06-09T08:20:53+02:00</published>
        <summary>   Au nombre des choses  qu'il faut avoir faites pour monter en grade,...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au nombre des choses&lt;/strong&gt; qu'il faut avoir faites pour monter en grade, l'organisation d'une conférence figure en bonne place. Conscient de la chose, mon chef de labo s'est lancé dès 2005 dans la préparation d'une conf internationale qui va se tenir en septembre 2008. Le &lt;em&gt;Congrès Mondial du Troulalaitou&lt;/em&gt; (nom habilement déguisé afin d'éviter toute possibilité d'identification) fait désormais partie des réalisations dont s'enorgueillit mon laboratoire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a un an et demi, lorsque l'appel à communications a été lancé, nous nous sommes tous regardés comme une horde hagarde rescapée des Enfers: rien, ou presque, dans les thèmes de la conférence, ne recoupait véritablement nos activités de recherche. Vous l'aurez compris, le &lt;em&gt;Congrès Mondial du Troulalaitou&lt;/em&gt; n'a absolument rien de scientifique; c'est un truc fait par et pour les politiciens, je le sais pour avoir été témoin de l'organisation d'une édition précédente en 2002 lorsque j'étais en poste aux Pays-Bas (le congrès se tenait à La Haye). Dans ce genre de machin défilent tous les parasites institutionnels de l'UNESCO, du PNUD, de la Banque Mondiale, et j'en passe car ce billet ne suffirait pas à tous les énumérer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Si je vous dis en passant que je n'irai pas à ce machin, bien qu'il se passe chez nous, vous ne serez pas surpris. Pour se rendre à la fête, encore aurait-il fallu pouvoir soumettre un papier. Pour soumettre, encore aurait-il fallu que la recherche fût en rapport. Résultat, à part un ou deux politiciens dans le labo, personne n'a rien soumis. Et personne ne s'est inscrit au congrès.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mercredi dernier,&lt;/strong&gt; je vois passer mes collègues Post-Coloniaux (je vous rappelle que&amp;nbsp;l'Institut Post-Colonial est&amp;nbsp;également la tutelle de mon chef de labo)&amp;nbsp;la tête basse au moment d'aller déjeuner; tête basse, afin de mieux dissimuler un sourire sardonique. J'apprends alors que le chef a piqué sa crise. Faisant les comptes des inscriptions de ses ouailles, il s'est en effet aperçu qu'aucune d'entre elles ne s'était inscrite et n'avait donc l'intention de se rendre à ce congrès... Bref, ça a gueulé, et maintenant à ce qu'il paraît, ils sont tous inscrits. Bien entendu, ce sont leurs propres crédits de recherche qui vont payer leur inscription. Quand on vous dit que la recherche est riche.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est cette anecdote qui a motivé ce nouvel épisode du &lt;em&gt;Starship Knowledge Enterprise&lt;/em&gt; que voici: &lt;a name=&quot;media-1059599&quot; href=&quot;http://enerve-de-service.hautetfort.com/media/00/02/537805283.pdf&quot; title=&quot;media-1059599&quot; id=&quot;media-1059599&quot;&gt;071Conference.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>CAMSP recherche pédopsy,kiné,ass soc</title>
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        <updated>2008-06-07T20:07:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-07T20:07:00+02:00</published>
        <summary>     Camsp APEI,Paris 18 eme     recherche :   1) Pédopsychiatre CDI 0.50 ETP...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://adep.hautetfort.com/media/01/01/14912141.gif&quot; alt=&quot;logo unapei.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057292&quot; /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Camsp APEI,Paris 18 eme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;recherche :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;1) Pédopsychiatre CDI 0.50 ETP&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; 2) Kiné CDI 0.65 ETP&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; 3)AS CDD maternité de juin à octobre temps plein&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contacter Marie-Christine Faraut&lt;br /&gt; Directrice&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; CAMSP Papillons Blancs Paris Nord&lt;br /&gt; 01 55 26 96 50&lt;br /&gt; 06 26 53 62 41&lt;/p&gt; 
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            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
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        <title>L'Organisation Internationale du Travail : Remise de prix pour la recherche sur le travail décent 2008</title>
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        <updated>2008-06-06T12:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-06T12:00:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; L'Organisation internationale du Travail (OIT) a annoncé...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://romain-masson.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; L'Organisation internationale du Travail (OIT) a annoncé aujourd'hui que le Prix de l'OIT pour la recherche sur le travail décent 2008 serait attribué au lauréat du Prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz et au grand chercheur canadien sur le travail Harry Arthurs.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le jury, composé d'éminents experts internationaux en matière de travail et de questions sociales, a nommé le professeur Stiglitz, de l'Université de Columbia à New York, pour son extraordinaire contribution de toute une vie à la connaissance des thèmes de prédilection de l'OIT et de ses mandants, signe d'une avancée dans la compréhension des différentes dimensions du travail décent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Professeur Stiglitz préside également le Comité de l'Université de Columbia sur la pensée mondiale; ancien économiste en chef de la Banque Mondiale, il est membre de la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation réunie par l'OIT. Le Professeur Stigliz, qui a reçu le Prix Nobel d'économie en 2001, a déclaré que c'était un « honneur fantastique » d'avoir été désigné pour recevoir le prix pour la recherche sur le travail décent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Pr Harry Arthurs, ancien Doyen de l'Osgood Hall Law School de l'Université d'York à Toronto au Canada et ancien Président de l'Université, a été cité pour sa contribution majeure à la compréhension des relations socio-économiques et des instruments politiques qui contribue au progrès du travail décent (...)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2007, les deux premiers lauréats du Prix furent Nelson Mandela, ancien Président de la République d'Afrique du Sud et lauréat du Prix Nobel de la Paix, et le Pr Camelo Mesa-Lago, Professeur émérite d'économie et d'études latino-américaines de l'Université de Pittsburg, en Pennsylvanie, Etats-Unis.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; M. Tomada, Ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale de la République d'Argentine, qui s'adressera à la Conférence internationale du Travail le 13 juin pour annoncer formellement les lauréats du prix de 2008, a déclaré que « La reconnaissance par la communauté universitaire des valeurs de l'OIT et le soutien que l'Organisation peut apporter à ceux qui analysent et approfondissent ces valeurs crée une synergie positive. Cette synergie aide le monde du travail à développer un contexte de dialogue social et de juste partage.»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Prix pour la recherche sur le travail décent s'accompagne d'une dotation financière de 10 000 dollars, à partager entre les lauréats. Il est géré par l'Institut international d'études sociales de l'OIT qui a été créé en 1960 en tant que centre de recherche avancée dans le domaine du travail et des questions sociales. &amp;gt;&amp;gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Pour plus d'information sur le Prix de l'OIT pour la recherche sur le travail décent, veuillez consulter &lt;a href=&quot;http://www.ilo.org/inst&quot;&gt;www.ilo.org/inst&lt;/a&gt; 
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            <name>L'énervé de principe</name>
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        <title>Mon président d'université</title>
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        <updated>2008-06-03T08:54:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-03T08:54:00+02:00</published>
        <summary>   Mon université fait partie  des 6 heureuses élues que le gouvernement a...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Mon université fait partie&lt;/b&gt; des 6 heureuses élues que le gouvernement a sélectionnées pour le &lt;a href=&quot;http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid21369/operation-campus-6-projets-retenus.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;plan campus&lt;/a&gt;. Cette sélection était, pour mon université du moins, subordonnée à une condition: &quot;&lt;i&gt;que les futurs présidents d'université confirment leur engagement dans ce projet&lt;/i&gt;&quot;. Eh oui: toutes les universités n'avaient encore pas de président définitif au moment où ce communiqué est paru - ma fac doit encore élire le sien. Et du train où vont les choses, ce n'est pas gagné. Résumé des épisodes précédents.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Je vous le narrais dans un &lt;a href=&quot;http://enerve-de-service.hautetfort.com/archive/2008/04/14/elections-a-la-fac-on-a-remballe-les-urnes.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;billet antérieur&lt;/a&gt;, les élections des 3 conseils de la fac ont été l'occasion de mettre à jour la galerie de portraits des inutiles, des magouilleurs, des jean-foutre et des politiciens (ce dernier ensemble incluant les 3 sous-ensembles précédents de la liste) de tout poil qui gravitent dans l'université.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;A savoir que le président n'avait pas jugé bon de se présenter sur une liste (alors que pourtant une de ces listes était ouvertement formée par ses affidés), alors que tout le monde savait pertinemment qu'il souhaitait poursuivre son mandat. De cette attitude un peu étrange, diverses interprétations ont été données, non mutuellement exclusives: &lt;ul&gt; &lt;li&gt;en ne faisant pas officiellement partie d'une liste, il pouvait apparaître comme quelqu'un de neutre (mon oeil), ce qui aurait renforcé sa légitimité en tant que président;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;au cas où le résultats du scrutin serait serré (et cela a été le cas: les collèges B ont voté majoritairement pour lui, les collèges A ont voté majoritairement pour l'autre liste, et ce sont les ITA/IATOSS qui font les arbitres!), ça faisait toujours une voix de plus pour sa liste.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt;Effectivement, bien que 4 ou 5 listes aient été présentées, 2 listes principales se partagent le Conseil d'Administration (CA): celle des amis du président (majoritaire sur les collèges MCF/CR) et celle emmenée par des chercheurs (majoritaire sur les collèges PR/DR); sur les collèges C (ingénieurs, techniciens, administratifs, ouvriers de service), on est à peu près à 50/50. D'où un conseil d'administration extrêmement peu gouvernable.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Dans ces conditions, il semblait que personne n'eût envie de se torcher la tâche délicate qui consistait à trouver les personnalités extérieures à nommer au CA (on rappelle que c'est une des nouveautés de la nouvelle loi: des personnalités extérieures à l'université sont nommées par le président pour faire partie du CA. C'est d'ailleurs un des points qui a provoqué le rejet de la version initiale de la loi par le Sénat, car dans cette 1ère mouture, les personnalités nommées par le président avaient le roit... d'élire le président- mais oui, bien sûr!)&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Le CA a donc accepté de reconduire le président actuel pour se coltiner la corvée de chiottes. Jusque là, tout le monde était content: lui parce qu'il avait sauvé sa place, les gens de l'autre liste parce qu'ils n'avaient pas à se fader le sale boulot.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Là où ça a foiré, c'est que la liste des personnes qu'il a proposées a été loin de faire l'unanimité. Pour tout dire, elle a été rejetée par le CA. Les gens de &quot;sa&quot; liste ont a l'occasion commencé à le lâcher, en le sommant à l'unanimité (et publiquement!) de revoir sa copie et de proposer une liste d'extérieurs qui fasse consensus auprès du conseil d'administration.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;A ce moment-là,&lt;/b&gt; la conduite raisonnable à tenir aurait été de visiter - ou mieux, de réunir - les membres du CA, en mettant au point avec eux la liste des extérieurs. Visiblement, un tel raisonnement était trop simple pour cette vaste tête; ou alors jugé trop déshonorant. Toujours est-il qu'il a refusé de tenir compte de ce coup de semonce et qu'il a proposé une nouvelle liste, sans consultation préalable.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Résultat: cette liste a a nouveau été rejetée, et ses anciens camarades n'ont pas été les derniers à voter contre!&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Autre résultat: il a démissionné. Mon université est donc sans président, ce qui est pour l'heure absolument sans conséquence. Un peu comme la Belgique amie, nous sommes bien partis pour démontrer qu'il n'y a pas besoin d'un chef de l'Etat pour que l'Etat fonctionne.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;A l'heure où le Nain&lt;/b&gt; vient de décider qu'il fallait avoir Bac+5 pour avoir le droit de devenir instit (&lt;i&gt;cf&lt;/i&gt;. par exemple &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/02/nicolas-sarkozy-veut-modifier-le-recrutement-des-enseignants-des-2010_1052833_823448.html#ens_id=1050664&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;article du &lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;), quelques ministres de l'Education de ma connaissance feraient bien d'en tirer les conséquences... Une peau de banane sur le tapis rouge, et un accident est si vite arrivé! Allez, quoi, soyons créatifs...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
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        <title>La commission européenne veut améliorer les perspectives d'emploi pour les chercheurs en Europe</title>
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        <updated>2008-06-02T14:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-02T14:00:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; Un projet de partenariat entre les pays de l'UE devrait rendre...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Un projet de partenariat entre les pays de l'UE devrait rendre l'Europe plus séduisante pour les chercheurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'Europe forme davantage de scientifiques et d'ingénieurs que les États-Unis ou le Japon, mais n'arrive pas à les garder. La rareté des chercheurs diplômés dans les entreprises européennes est inquiétante, en particulier à l'heure où l'UE met l'accent sur le développement de l'économie de la connaissance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les principaux obstacles sont les suivants:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; * dans de nombreux pays de l'UE, le recrutement dans le secteur public n'est pas suffisamment concurrentiel;&lt;br /&gt; * les jeunes chercheurs doivent souvent se contenter de contrats à court terme;&lt;br /&gt; * l'ancienneté a plus de poids que le mérite dans la progression des carrières;&lt;br /&gt; * l'enseignement universitaire traditionnel prépare mal aux besoins de l'économie moderne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour remédier à ces problèmes, la Commission propose de travailler en partenariat avec les États membres afin de favoriser un recrutement plus ouvert, de mieux répondre aux besoins des chercheurs travaillant à l'étranger en matière de sécurité sociale et de retraite, d'améliorer les conditions de travail et d'emploi et de renforcer l'accès à la formation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; M. Potocnik, commissaire européen chargé de la science et de la recherche, a dévoilé son ambition d'instaurer une «cinquième liberté» en Europe, la liberté de la connaissance, afin de permettre aux étudiants, aux scientifiques et aux universitaires de profiter des avantages du marché du travail européen, plutôt que de devoir prospecter ailleurs ou changer de profession.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La communication publiée aujourd'hui est l'une des cinq initiatives entreprises à la suite de la consultation publique menée en 2007 sur les nouvelles perspectives de l'espace européen de la recherche . Cette consultation a désigné comme grande priorité la création d'un marché du travail à l'échelle européenne pour les chercheurs. Plus de 80 % des personnes interrogées ont soutenu l'idée d'un partenariat entre la Commission et les États membres visant à garantir un usage coordonné, efficace et cohérent des ressources et des instruments financiers de l'UE. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Commission Européenne, 31-V-2008&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
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        <title>Grande-Bretagne: des experts trouvent la formule mathématique de la voix parfaite</title>
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        <updated>2008-06-02T10:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-02T10:30:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; Des scientifiques britanniques ont mis au point une formule...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Des scientifiques britanniques ont mis au point une formule mathématique pour déterminer la voix idéale, en prenant en compte l'intonation, l'élocution ou encore le débit, selon une étude publiée vendredi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour avoir la voix idéale, il suffit désormais d'appliquer la formule suivante: ([164.2wpm x 0.48pbs]Fi)=PVQ. En clair, pour avoir une voix parfaite (perfect voice quality, PVQ), il faut prononcer moins de 164 mots par minute (wpm), faire une pause de 0,48 seconde entre chaque phrase (pbs) avec une intonation retombant progressivement à la fin des phrases (Fi), a déterminé une équipe de chercheurs dans une étude réalisée pour la poste britannique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Toutes les voix analysées étaient britanniques et, même s'il peut y avoir des composantes culturelles, cette formule devrait s'appliquer au moins à toutes les langues européennes&quot;, a indiqué une porte-parole à l'AFP.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette étude a été dirigée par Andrew Linn, un professeur de linguistique de l'université de Sheffield (nord de l'Angleterre), et par Shannon Harris, ingénieur du son et musicien notamment pour Rod Stewart et Lily Allen. &quot;Nous savons instinctivement quelles voix provoquent des sensations agréables et lesquelles nous font frémir de peur&quot;, a expliqué M. Linn. &quot;Les réactions émotionnelles de l'échantillon aux voix ont été surprenantes et permettent d'expliquer comment les animateurs radios et les personnes faisant du doublage ou du commentaire sont choisies&quot;, a-t-il souligné.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les acteurs britanniques Judi Dench, Jeremy Irons ou encore Alan Rickman s'approchent de la perfection vocale déterminée par cette formule... &amp;gt;&amp;gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;AFP, 30-V-2008&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
        </content>
    </entry>
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        <author>
            <name>L'énervé de principe</name>
            <uri>http://enerve-de-service.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Recrutement maîtres de conf: les questions fondamentales (et quelques réponses)</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://enerve-de-service.hautetfort.com/archive/2008/06/01/recrutement-maitres-de-conf-les-questions-fondamentales-et-q.html" />
        <id>tag:enerve-de-service.hautetfort.com,2008-06-02:1642436</id>
        <updated>2008-06-02T08:04:21+02:00</updated>
        <published>2008-06-02T08:04:21+02:00</published>
        <summary>   Suite au  billet du 29 mai   sur le recrutement des maîtres de conf dans...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://enerve-de-service.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Suite au &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://enerve-de-service.hautetfort.com/archive/2008/05/29/recrutements-maitres-de-conf-et-profs-n-ieme.html&quot;&gt;billet du 29 mai&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; sur le recrutement des maîtres de conf dans mon université, un certain nombre de lecteurs(trices) ont fait part de leurs&amp;nbsp;réactions - et tant mieux, c'était fait pour!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au sujet des enjeux de pouvoir qui se révèlent au travers des nominations, c'est probablement &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://pcpl.blogspot.com/&quot;&gt;Mirza&lt;/a&gt; qui a le mieux résumé la situation: &quot;le plus dur, c'est d'arriver à faire avec... et de ne pas en tenir compte, même quand ça nous concerne&quot;. C'était précisément le but de cette série de billets: arriver à montrer aux prétendants à la fonction (dont j'ai fait partie il n'y a pas si longtemps) que les règles de fonctionnement finalement très autistes des commissions de recrutement (quelles qu'elles soient - je ne suis pas sûr que les processus soient moins objectifs ou plus purs quand on fait partie d'une commission de recrutement au CNRS, à l'IRD, à l'INRA, l'INSERM, &lt;em&gt;etc.&lt;/em&gt;) et les décisions qu'elles prennent&amp;nbsp;à leur endroit ne doivent surtout pas être prises pour des jugements de valeur sur leur personne et leurs qualités propres.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que, comme &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.mafeco.fr&quot;&gt;Emmeline&lt;/a&gt; (collectif bicéphale) cela puisse conduire à s'interroger sur l'intérêt de faire une thèse (je suppose tout de même que c'était une boutade), ma foi, ce n'est pas forcément inutile. Ceci dit, c'est le moment ou jamais, car en ces périodes de départs massifs à la retraite (s'ils sont jamais remplacés, ce qui est une autre histoire) des chercheurs embauchés dans les années 80, les condition sont beaucoup plus favorables qu'il y a, par exemple, 10 ou 15 ans (époque à laquelle j'ai été amené à m'expatrier pour cause d'avenir bouché en France). Désormais, dans ma section CNU on a en moyenne 20 candidats pour un poste; il y a 10 ans, c'était plutôt 60 à 80... Nous sommes au creux de la sinusoïde, avec la coïncidence d'un nombre de postes au recrutement (relativement) important et une démographie de candidats (relativement) peu fournie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://nuit-blanche.blogspot.com/&quot;&gt;Igor&lt;/a&gt; a posé les questions les plus nombreuses, et elles valent la peine qu'on s'y attarde.&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;pensez-vous qu'il est normal de rester dans sa spécialisation&lt;/em&gt;?&quot; Non. C'est précisément parce que je voulais quelqu'un de différent&amp;nbsp;cela que je n'étais pas particulièrement enthousiaste à l'idée de recruter quelqu'un qui ait exactement la même formation que moi! l'ATER que nous avions en poste (et que j'ai fini par faire recruter)&amp;nbsp;était, sur cet aspect aussi, beaucoup plus intéressant que monsieur &quot;guerre des étoiles&quot;, car il a à la base une formation d'ingénierie mathématique; ce qui le rend particulièrement &quot;mobile&quot; mentalement et adaptable à beaucoup de choses. Il l'a d'ailleurs prouvé en se mettant, en 6 mois, à un domaine de recherche auquel il n'avait jamais &quot;touché&quot; auparavant, et en nous permettant de soumettre très rapidement 2 publis qui, sans lui, auraient sans doute traîné encore 6 mois...&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;pensez vous qu'il est normal de recruter sur ses faiblesses ou de soi-meme changer un peu de focus&lt;/em&gt; ?&quot; Oui; une raison supplémentaire en faveur du candidat que j'ai recruté car, dans sa thèse, il a travaillé sur un domaine totalement différent - appliqué certes à des problèmes physiques et très concrets (un peu comme vous d'après ce que je vois de votre page web). En gros, je voulais quelqu'un qui puisse m'apprendre des choses sur les sujets que j'ai besoin de développer.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Plus precisement, pensez-vous que ce domaine de meca des flu soit si &quot;mort&quot; que cela et qu'il vous suffit simplement de prendre un ingenieur pour faire avancer les choses dans votre domaine&lt;/em&gt;?&quot; Le domaine de méca flu dans lequel travaillait le post-doc qui m'intéressait moins&amp;nbsp;n'est pas mort du tout. Au contraire, il draine des quantités de pognon assez considérables. Simplement, ce n'est pas du tout celui dans lequel je travaille, ce n'était pas le profil dont le labo&amp;nbsp;avait besoin,&amp;nbsp;et ses compétences n'auraient pas servi à grand chose. Au sujet de l'&quot;ingénieur&quot;, &lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; plus loin.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Mon experience est que bien qu'elle ne soit pas de meme nature, ces complexites sont de meme ordre [...]&amp;nbsp;Le operateurs de moyennage sont differents, mais une fois qu'ils sont compris on n'y pense plus&lt;/em&gt;.&quot; Je suis d'accord... et en même temps, pas totalement. Dans le domaine dont je m'occupe, il suffit de moyenner une équation sur la verticale ou dans le temps pour tomber sur un type d'équation totalement différent, que l'on ne peut pas résoudre en emplyant les mêmes techniques. Mais développer ce point en détail prendrait trop de temps et lasserait la plupart des gens, même si le sujet est intéressant.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;qu'il vous suffit simplement de prendre un ingenieur pour faire avancer les choses dans votre domaine&lt;/em&gt;?&quot; Je suis un peu choqué par cette remarque; c'est faire peu de cas de ce qu'est - ou en tout cas devrait être, ou bien était, dans le temps&amp;nbsp;- un ingénieur (un bon ingénieur, j'entends). C'est peut-être aussi se faire une idée exagérée de ce qu'est la recherche aujourd'hui. Soyons honnêtes: la majorité des chercheurs en sciences de l'ingénierie aujourd'hui &lt;em&gt;font&lt;/em&gt; un boulot d'ingénieur. Quelques petits exemples.&lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Quand je remplis 10 pages de calcul pour mettre au point une nouvelle&amp;nbsp;méthode de reconstruction des variables dans&amp;nbsp;un schéma de type Godunov, ou quand je mets au point une procédure de détection de choc, je ne fais pas de la recherche en maths: j'utilise au mieux des notions de géométrie différentielle, d'algèbre linéaire et de calcul différentiel que l'on connaît depuis, je dirais, 150 ans. Les gens qui font de la &lt;em&gt;vraie&lt;/em&gt; recherche en mathématiques, je suis incapable de les comprendre. Donc oui, je fais de l'ingénierie.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'ingénierie est extrêmement utile. Elle permet de mettre en pratique ce qui autrement n'existerait qu'en théorie ou à l'état de &quot;possibilité&quot;. Je sais que les théoriciens ont l'habitude de déféquer copieusement sur tout ce qui est &quot;bassement pratique&quot;, mais il arrive un moment où il faut délaisser les cas théoriques et les géométries idéales avec leurs symétries élégantes et lisses&amp;nbsp;pour arriver et effectivement à se colleter avec la réalité moche, asymétrique&amp;nbsp;et rugueuse. Je suis d'accord que sans Einstein et la relativité, les GPS seraient nettement moins précis (voire pas du tout), mais sans Tsiolkovski, Korolev ou Von Braun (le V2, la fléchette téléguidée supersonique de l'Allemagne Nazie, c'est lui)&amp;nbsp;ils n'auraient simplement pas existé.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;si la moitié seulement des gens dans mon labo avaient une mentalité d'ingénieurs, avec la volonté de fabriquer des choses qui fonctionnent réellement, et&amp;nbsp;la capacité d'écrire correctement leur nom sur un ordre de mission, la vie serait bien plus facile pour beaucoup de monde... Y compris parce que ce qui décide l'attribution des crédits de recherche, la visibilité des équipes et l'affichage extérieur des lignes de recherche dans un labo, ce sont les problématiques de recherche de la majorité...&amp;nbsp;qui dépendent de la vision que cette majorité a de sa propre activité et de son utilité sociale.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Il est tres important [...] de comprendre que le recrutement n'est en general [...] pas simplement une question de capacite [...]&amp;nbsp; dans le public francais on fait exactement la meme chose&lt;/em&gt;.&quot; On est d'accord.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;il serait naif de penser que seuls les criteres supposes objectifs sont la partie essentielle d'une acceptation dans le groupe. Parceque a la fin, c'est un pari sur l'avenir que fait ce groupe&lt;/em&gt;.&quot; C'est exactement ça. De ce point de vue, le processus ne diffère effectivement pas de ce que l'on rencontre dans le privé. La grosse différence avec le privé, c'est que chez nous, une fois embauché, le maître de conf n'est plus virable et il est là à vie; dans le privé, on peut virer les gens qui ne conviennent pas. Ceci dit, ne nous leurrons pas, le privé permet également la survie des médiocres et l'ascension des conformistes, surtout dans les grand groupes (c'est un ancien salarié du groupe Alcatel qui vous parle!)&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et pour la fin,&lt;/strong&gt; Igor nous pose la question qui tue: &quot;Etant donne l'etat de fait que vous decrivez, que faudrait-il au systeme pour qu'il soit juste et qu'il remplisse sa mission de facon la moins inefficace possible ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme disait l'autre: mort aux cons... vaste programme! Pour être honnête, je ne suis pas certain qu'il existe un système juste, ni que celui que nous avons en France soit fondamentalement injuste. Simplement, tout système peut être détourné et utilisé de façon perverse par les incompétents et/ou les malhonnêtes. En particulier, comme la France est un pays essentiellement d'habitudes féodales, ces mauvais habitudes se retrouvent jusques et y compris dans le recrutement des enseignants-chercheurs. Au nombre des mauvaises habitudes, qu'il serait à mon avis intéressant de faire disparaître (liste non exhaustive):&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;être clairs sur les objectifs et les critères. N'oublions pas que la série de billets portait sur le recrutement des maîtres de conf. Or, pour l'instant (et c'est assez symptomatique), nous n'avons parlé que de recherche. Rappelons tout de même qu'un MCF, c'est un &lt;em&gt;enseignant-&lt;/em&gt;chercheur. Il est tout de même censé passer la moitié de son temps à préparer des cours, corriger les exams et, éventuellement, coordonner des enseignements. On constate néanmoins deux choses:&lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;un bon enseignant qui est &quot;simplement&quot; un bon enseignant ne sera jamais promu pour cette seule qualité. Le critère le plus souvent officiellement donné (par les sections CNU&amp;nbsp;par exemple&amp;nbsp;pour la qualif aux postes de prof) est l'excellence et la cohérence de l'effort de recherche;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;en réalité, au-delà des critères officiels, il existe des &quot;critères cachés&quot;, que, comme trop souvent&amp;nbsp;dans notre beau système français, on ne découvre qu'après coup, c'est-à-dire après s'être fait planter! ces critères cachés tournent souvent autour de l'administration des enseignements, de l'appartenance à des instances administratives telles que les commissions de spécialistes, les conseils scientifiques, les CA, &lt;em&gt;etc.&lt;/em&gt;; beaucoup d'instances où l'on entre principalement par cooptation - donc souvent sur des critères de copinage et non de valeur;&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;reconnaissaons enfin que si la promotion pour récompense de l'investissement administratif est si répandue, c'est qu'elle arrange beaucoup de monde: contrairement à la recherche, l'administration ne demande pas de bonnes idées, elle ne requiert que du temps de présence; si votre recherche est nulle, vous vous ferez doubler par de meilleurs que vous; si vous faites de l'administration, il vous suffit de ne jamais laisser votre place pour faire barrage à tous les autres. C'est le système de verrouillage&amp;nbsp;à l'ancienneté&amp;nbsp;le plus efficace qui soit, car il requiert&amp;nbsp;uniquement d'être le premier à s'asseoir dansle fauteuil.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Reconnaître la valeur du travail (je veux dire, le vrai travail).&lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Un tournant que je constate depuis quelques années avec l'irruption d'une nouvelle génération de maîtres de conf et de chercheurs dans quelques labos de ma connaissance (dont le mien), c'est que les nouveaux venus prennent très&amp;nbsp;rapidement de mauvaises habitudes, à savoir essayer de faire faire au maximum leur travail par les autres. C'est en particulier le cas de deux nouvelles venues dans mon labo.&amp;nbsp;Elles sont sincèrement persuadées que faire de la recherche, c'est prendre des stagiaires de Master 1 ou 2 pour leur faire faire compiler des données qu'elles entreront dans des modèles dont elles n'auront plus qu'à presser les boutons. Lorsqu'on leur parle de développer leurs propres codes, elles se barrent en courant.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;On peut certes le regretter, mais comment s'en étonner lorsque, pendant toute la durée de leur thèse ou de leur post-doc, ces gens ont eu pour directeurs, ont vu passer leur habilitation ou être promus PR ou DR des gens dont le seul titre de gloire avait été de signer officiellement les formulaires d'encadrement de thèse, ce qui leur donnait le droit féodal de cosigner toutes les publis - le seul moyen qui leur était offert de publier, puisqu'ils avaient arrêté toute recherche propre depuis longtemps. La fainéantise intellectuelle devient non seulement une mauvaise habitude, mais un mode de vie établi, voire un modèle de carrière.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il est d'ailleurs à peu près universellement admis qu'un DR ou un PR a principalement un rôle d'&lt;em&gt;encadrement&lt;/em&gt; de la recherche, un rôle d'autant plus volontiers rempli par nombre de mes chers collègues qu'il fait partie des plus confortables intellectuellement parlant. Pour la plupart des cadres A de ma connaissance, l'encadrement de la recherche se limite à du &quot;Y a qu'à, faut qu'on&quot;, sans jamais mettre la main à la pâte (sauf bien sûr au moment de rédiger une partie de la proposition ANR, qui consiste principalement à promettre des choses de façon suffisamment vague pour ne pas avoir d'ennuis si on n'arrive pas à obtenir les résultats escomptés), le gros du boulot étant fait par le thésard/post-doc et le maître de conf qui co-encadre (i.e. qui encadre réellement)&amp;nbsp;le travail.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Abandonner l'habitude typiquement française basée sur l'élimination et la croyance dans le diplôme.&lt;/div&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il est symptomatique de voir que, pour pouvoir faire &quot;passer&quot; le candidat qui me convenait, j'aie été obligé (nous ayons été), auprès de la commission de spécialistes, de démolir l'autre candidat. C'est là aussi un travers assez typique de notre pays. De l'enseignement secondaire à la Grande Ecole, en passant par les classes prépa et le choix du bac, tout est basé sur la soi-disant sélection; malheureusement, celle-ci est au mieux un aveu d'impuissance, au plus probable une inconscience pédagogique, et&amp;nbsp;au pire un mode de perpétuation cynique des élites. Quelle que soit la manière dont on voit les choses, le système reste majoritairement fait pour ceux qui ont la chance de parvenir à suivre, il n'est pas fait pour ceux qui ont des difficultés.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La découverte la plus agréable lorsque j'ai été embauché dans un institut universitaire aux Pays-Bas il y a 10 ans était qu'on se fichait totalement du nom de l'école d'ingénieurs que j'avais suivie, de son classement au concours des prépas ou du nombre de prix Nobel que l'université avait engendrés. La seule chose qui comptait, c'était que j'étais à l'époque chef de projet dans une boîte qui développait du logiciel scientifique, que j'avais l'expérience du métier et que je savais ce qu'il fallait enseigner à des élèves-ingénieurs en cours post-grade international. Je n'ai pas passé comme en France une audition de 15 minutes: mon entretien de recrutement véritable a été une présentation de deux heures sur nos logiciels&amp;nbsp;que j'ai donnée en anglais à une promotion de ces élèves qui faisait de notre boîte une des étapes de leur voyage d'études. Et il a fallu répondre à toutes les questions vicieuses que posaient les étudiants...&amp;nbsp;Les types voulaient recruter un enseignant, ils ont testé l'enseignant!&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aux Pays-Bas (le seul pays étranger dont je puisse vraiment prétendre le mode de fonctionnement, puisque j'y suis resté 5 ans), le va-et-vient entre industrie et recherche est continuel. On trouve de nombreuses personnes employées à temps partiel dans des bureaux d'études et à l'université. Même si cela ne débouche pas toujours sur une recherche de qualité transcendante, cela a au moins&amp;nbsp;trois avantages: (1) les enseignants en ingénierie savent de quoi ils parlent, puisqu'ils sont issus (et souvent toujours en contact avec) milieu professionnel; (2) les thésards travaillent sur des sujets très appliqués, souvent financés par l'industrie et, (3) leur diplôme obtenu, ils n'ont pas de mal à trouver un boulot, car, contrairement à la France, les employeurs néerlandais ont compris l'utilité d'avoir des gens bien formés, autonomes et compétents dans leur travail.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En&amp;nbsp;arrêtant là la liste pour ne pas lasser le lecteur,&amp;nbsp;je conclurai en disant que, parmi mes 20 et quelque collègues enseignants en école d'ingénieurs, je suis le seul à avoir effectivement fait ce métier avant de rentrer dans le cursus universitaire (N.B. l'ATER que j'ai réussi à recruter a également une expérience, brève certes, du métier; ce n'est pas un hasard si j'y tenais...) A l'heure du Master pro, de la formation continue et&amp;nbsp;par apprentissage, est-ce bien normal?&lt;/p&gt; 
        </content>
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        <author>
            <name>L'énervé de principe</name>
            <uri>http://enerve-de-service.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Celui qui prenait la lune pour une perle</title>
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        <id>tag:enerve-de-service.hautetfort.com,2008-05-30:1638751</id>
        <updated>2008-05-30T07:55:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-30T07:55:00+02:00</published>
        <summary>   Vous vous sentez nul?  Vos publications sont rejetées, votre recherche...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Vous vous sentez nul?&lt;/b&gt; Vos publications sont rejetées, votre recherche n'avance pas, du coup votre chef d'équipe vous méprise, le directeur du labo ne vous parle plus et les conversations s'arrêtent net quand vous apparaissez au coin café?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pas de panique: non seulement tout problème a sa solution, mais toute solution a son problème. Si vous vous sentez nul, faites de la recherche absurde, ça marche toujours. J'en veux pour&amp;nbsp;illustration ce petit bijou, trouvé dans la revue &lt;i&gt;Acta Astronautica&lt;/i&gt; (le &lt;i&gt;Astronautica&lt;/i&gt;, apparu sous Jules César, signifie: &quot;domaine de recherche totalement foireux,&amp;nbsp;relevant de la science-fiction, qui ne peut espérer des débouchés que dans, disons, 2000 ans au mieux&quot;) alors que je cherchais des références sur un truc qui n'avait rien à voir. Il suffit de lire le titre:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&quot;&lt;b&gt;Making a Tunnel through the Moon&lt;/b&gt;&quot; (Comment creuser un tunnel à travers la lune). Paru en 2002.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vous avez bien compris: c'est un type qui propose de creuser un tunnel au travers de la Lune. Le mieux, selon lui, est d'utiliser des bombes atomiques. Comme la Lune fait quand même 1700 km de rayon, il estime que plusieurs milliers d'explosions seraient nécessaires pour arriver de l'autre côté. Conscient que ça fait beaucoup, il propose de contrôler la forme de l'onde de choc de manière à générer une onde d'implosion conique, qui rendrait le processus plus efficace - donc, moins de bombinettes pour le même résultat.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je vous livre le PDF en fin de ce billet; le meilleur reste quand même l'introduction et la conclusion, que je vous traduis rapidement:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Il y a quelques années, j'avais suggéré dans un magazine de creuser un tunnel au travers de la Lune. Dans cet article, je n'avançais aucune analyse du concept, ce que je trouve désormais le temps de faire, à la fin d'une carrière scientifique longue et riche...&quot; La science, c'est comme la cuisine: quand c'est trop riche, on finit par la régurgiter.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;&lt;i&gt;Comment faire pour que le tunnel soit durable&lt;/i&gt;. Après que les explosions nucléaires auront&amp;nbsp;fragmenté la roche et que la chaleur aura été évacuée, il faudra garnir la paroi du tunnel de matériau de type céramique, puisque l'on ne dispose pas sur la Lune de l'eau nécessaire à la confection du béton. Pour que la paroi soit durable, sa température doit rester basse [...] en faisant circuler du métal liquide au travers de la roche fissurée, on devrait pouvoir assurer l'évacuation de la chaleur à un taux qui permette de garder cette température à un niveau acceptable.&quot; Vous voyez qu'il y en a qui pensent à tout.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Bon, sans rire&lt;/b&gt; (si possible): pourquoi propose-t-il de faire ça? La raison est donnée au 2ème paragraphe de son introduction:&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Son importance scientifique mise à part &lt;i&gt;(sic&lt;/i&gt;)&lt;i&gt;,&lt;/i&gt; un tel tunnel pourrait être économiquement très bénéfique: en effet, il est généralement admis que les métaux lourds sont concentrés au centre des corps planétaires, où ils se sont accumulés lors de la phase liquide de la formation de ceux-ci&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Voilà: le jour où les réserves d'or et de platine seront épuisées, on saura où aller en chercher d'autres. Ca vous la coupe, hein? Vous voyez qu'Asimov, c'était un rigolo: dans une de ses histoires, il proposait &lt;i&gt;seulement&lt;/i&gt; d'aller chercher de l'eau sous forme de glace dans les anneaux de Saturne. Franchement, aller pelleter du Titane ou de l'iridium à coup de bombes atomiques dans la Mer de la Sérénité, c'est autrement plus gratifiant! En plus, ça doit être vachement mieux payé...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bon, allez, voilà le fichier: &lt;a href=&quot;http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&amp;amp;_udi=B6V1N-4603MVC-2&amp;amp;_user=2402213&amp;amp;_coverDate=12%2F31%2F2002&amp;amp;_alid=759894959&amp;amp;_rdoc=2&amp;amp;_fmt=high&amp;amp;_orig=search&amp;amp;_cdi=5679&amp;amp;_docanchor=&amp;amp;view=c&amp;amp;_ct=4&amp;amp;_acct=C000041118&amp;amp;_version=1&amp;amp;_urlVersion=0&amp;amp;_userid=2402213&amp;amp;md5=57b34fc3aba7e5722d0ac3029e4e9731&quot;&gt;http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&amp;amp;_udi=B6V1N-4603MVC-2&amp;amp;_user=2402213&amp;amp;_coverDate=12%2F31%2F2002&amp;amp;_alid=759894959&amp;amp;_rdoc=2&amp;amp;_fmt=high&amp;amp;_orig=search&amp;amp;_cdi=5679&amp;amp;_docanchor=&amp;amp;view=c&amp;amp;_ct=4&amp;amp;_acct=C000041118&amp;amp;_version=1&amp;amp;_urlVersion=0&amp;amp;_userid=2402213&amp;amp;md5=57b34fc3aba7e5722d0ac3029e4e9731&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>L'énervé de principe</name>
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        <title>Recrutements maîtres de conf et profs: n-ième</title>
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        <id>tag:enerve-de-service.hautetfort.com,2008-05-29:1638059</id>
        <updated>2008-05-29T14:05:30+02:00</updated>
        <published>2008-05-29T14:05:30+02:00</published>
        <summary>   Suite de l'histoire intérieure  sur le mode de recrutement des maîtres de...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Suite de l'histoire intérieure&lt;/b&gt; sur le mode de recrutement des maîtres de conf et des profs dans ma belle section 60 du CNU. Si vous avez du mal à recolle