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    <title>Last posts on rebelle</title>
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            <name>Jerome</name>
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        <title>Dr Martens ®</title>
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        <updated>2008-05-10T21:24:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T21:24:00+02:00</published>
        <summary>            &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   On dit parfois qu’on s’en fout comme de sa...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/graphics/insert-multimedia.jpg&quot; alt=&quot;http://www.artistdirect.com/nad/window/media/page/0,,1124735-3596427,00.html&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://civilisationmaterielle.hautetfort.com/media/02/02/1672480472.jpg&quot; name=&quot;media-1009027&quot; id=&quot;media-1009027&quot; alt=&quot;2086523759.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;On dit parfois qu’on s’en fout comme de sa première paire de bottes, mais en attendant, moi, je ne me foutrais jamais de ma première paire de Docs. Ca semble banal maintenant de se trimballer avec des Dr Martens aux pieds, mais il fut un temps pas si lointain où c’était une autre paire de… pompes justement. S’en procurer n’était déjà pas si simple. Mais le plus compliqué était encore de les conserver.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On était au début des années 80 et deux tribus urbaines étaient chaussées avec les chaussures du Dr Martens, les punks et les skins. Et souvent les premiers offraient leurs chaussures aux seconds, avant de se raser le crâne à leur tour pour récupérer une nouvelle paire. Le recyclage avant l’heure en quelque sorte, sauf que c’étaient des chaussures neuves qui circulaient ainsi. Les magazines féminins ne les affichaient pas encore, pas plus que les perfectos et ça restait une chaussure de mauvais garçon, et de mauvaise fille.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ceux qui en portaient faisaient des envieux et il était de bon ton de bien montrer qu’on en possédait une paire. Le jean se portait roulé haut pour bien dégager le mollet et exhiber le cuir bien ciré. La Doc basse avait souvent la préférence des nutty boys et de ceux qui souhaitaient attirer un peu moins l’attention. La Doc bordeaux avait un peu le rôle inverse et était souvent préférée par le skin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ma première paire, j’étais allée la chercher à Londres. J’aimais y passer un moment l’été pour acheter des disques et assister à des concerts, deux domaines dans lesquels Paris faisait pâle figure en comparaison. À mon premier voyage, j’étais encore un jeune punk débutant et je ne jurais encore que par mes vieilles rangers. A mon second séjour, j’avais croisé un petit punk nantais avec qui j’avais fait la tournée des revendeurs, mais je n’avais pas encore craqué, trouvant l’investissement un peu exagéré par rapport à mes moyens et à mes envies de disques. C’est à mon voyage suivant que j’ai enfin sauté le cap, laissant à Londres mes rangers définitivement défoncées pour revenir avec une paire de 10 trous coquées noires. J’étais si ce n’est un autre homme, au moins un autre punk.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’étais un autre et je ne le savais pas encore tout à fait. Pour la Chienne, qui avait accompagné mes années de lycée finissantes, j’avais des chaussures de skin. Elle avait vécu comme une trahison que notre petite bande s’élargisse, qu’on commence à traîner avec Mourad de l’Infanterie Sauvage, puis avec Rico, Treizième Section et tous ceux qui allaient créer Gougnaf Mouvement. La Chienne était exclusive et se vivait comme la punk historique du groupe. Nous voir avec d’autres lui était insupportable . Mes Docs furent presque la goutte d’eau qui officialisa la fin de notre relation. Ces premières Docs attirèrent par contre le regard de celle avec qui je suis toujours…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis une soirée mémorable à Londres lorsqu’avec Guérilla Urbaine je traversais la ville vers un squat improbable en compagnie d’une réfugiée française, mes Docs m’ont accompagné lors de mes nombreuses dérives urbaines nocturnes. On marchait beaucoup à cette époque, on courait parfois aussi pour fuir un danger en bleu marine ou en kaki. C’était l’époque des nuits blanches à répétition.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Avec le travail, ma vie devenait de fait plus calme sans que je remise mes 10 trous au placard. Les élèves qui étaient face à moi étaient généralement moins étonnés que mes collègues, comme celle qui pensait que j’avais mis des chaussures de clown pour aller avec le thème du cirque qui servit de fil conducteur aux activités de la classe maternelle.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://civilisationmaterielle.hautetfort.com/media/01/02/1684432465.jpg&quot; name=&quot;media-1009031&quot; id=&quot;media-1009031&quot; alt=&quot;1374427409.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;&lt;br /&gt; Avec le temps, mes goûts musicaux ont évolué, mon mode de vie aussi et je n’avais plus besoin de me référer aux canons du punk pour m’exprimer. Sans renoncer aux Dr Martens, j’ai diversifié les modèles. Mocassin à languette bordeaux , jaunes 7 trous coquées, sabot fermé pour traveller, 3 trous transparentes, creepers en daim bleu, pointues noires et mes 14 trous violettes. La liste n’est pas exhaustive, ni chronologique. J’ai su varier les plaisirs, passer des noires sobres aux jaunes flashies en fonction des contextes, jouer parfois la provocation discrète avec les violettes dans un monde policé. Un peu histoire de dire que je n’en fais pas totalement partie. Un peu histoire de me leurrer sans doute. De toute façon, plus personne ne croit que les Docs sont des chaussures pour ceux qui veulent se démarquer, mais nombreux sont ceux qui font semblant d’y croire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Calyxt</name>
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        <title>Calyxt sauve le monde again</title>
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        <updated>2008-04-15T00:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-15T00:00:00+02:00</published>
        <summary>   Je vis dans un etablissement public, et celà a quelques desavantages , par...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#66FFFF&quot;&gt;Je vis dans un etablissement public, et celà a quelques desavantages , par exemple le fait d'avoir des &quot;visiteurs indésirables&quot; , c'est quand même la deuxieme série, la premiere fois , le cambrioleur était un jeune du village qui avait été jeté de chez lui par son pere donc il cherchait de quoi manger , avec ma mere nous le croisions un jour sur deux quand elle m'emmenait à l'ecole, puisque l'autre matin il etait en garde à vue.... la serie a duré environ un mois, jusqu'au jour où il a eu peur du chien de ma tante que nous avions laché dans le batiment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#66FFFF&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#66FFFF&quot;&gt;Et là, tous les vendredis soirs vers 21H il ya des visiteurs , alors il faut faire le tour de la cour et voir où ils sont et puis appeller les flics et ça c'est drole, même si ça fait peur un peu de voir 3gars sortir mattraques au poing, l'avantage c'est que les jeunes ont la permissions de 22H et donc qu'ils rentrent sagement à 21H55, c'est choubidou de voir ces ados de 15/16ans qui jouent les grands parce qu'ils vivent dans des HLM de pfiou au moins 3etages avec plein d'espaces verts &quot;vraiment la vie c'est trop dur&quot; et qui rencontrent comme des chiens chez leurs parents, parce qu'ils n'ont pas les couilles de se rebeller.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#66FFFF&quot;&gt;La jeunesse de nos jours, ce n'est plus la meme qu'à mon epoque moi je vous dis&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>olaf77</name>
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        <title>CULTURE ET RESISTANCE - DESERT REBELLE</title>
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        <updated>2008-04-07T00:03:59+02:00</updated>
        <published>2008-04-07T00:03:59+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;       Un film documentaire sur la lutte des TOUAREG.   Victimes des...</summary>
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           &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://noisielpourtous.hautetfort.com/media/02/00/1269132053.jpg&quot; id=&quot;media-945182&quot; alt=&quot;406422480.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Un film documentaire sur la lutte des TOUAREG.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Victimes des conséquences de la colonisation, les TOUAREG se rebellent dans les années 90 au Mali et au Niger. Chanteur et combattant armé d'une guitare et d'une kalachnikov, Abdallah Oumbadougou vécut au coeur des événements; Son oeuvre écrite en réaction aux persécutions que subissait son peuple, montre d'une façon criante et poétique les difficultés des TOUAREG à survivre dans un monde qui ne laisse plus de place aux nomades. La voix d'Abdallah porte l'histoire. La découvrir permet de mieux comprendre la situation des hommes bleus du désert.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Pour recevoir le DVD chez vous dès maintenant, vous pouvez commandez par internet sur&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.desertrebel.com/&quot;&gt;http://www.desertrebel.com/&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.desertrebel.com/&quot;&gt;C'est un produit commerce équitable.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Allez y faire un tour.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;ISHUMARS, LES ROCKERS OUBLIES DU DESERT.&lt;img src=&quot;http://noisielpourtous.hautetfort.com/media/01/00/813550806.jpg&quot; id=&quot;media-945175&quot; alt=&quot;1671994242.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Avec : Abdallah Oumbadougou et TAKRIST N'AKAL. Oguizmo (Tryo), Daniel Jamet (Mano Négra, Mano Solo), Amazigh Kateb, Sally Nyolo, Imhotep, Sportes, Junior Cony...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Le DVD et le CD sont aussi disponibles à la FNAC et chez les distributeurs habituels.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Nous ne pouvons pas rester inertes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;La musique a joué un rôle important chez les rebelles Touareg. Elle peut aujourd'hui être moteur pour le développement.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Quand les artistes se connectent, l'histoire se raconte avec force, libérée des statu quo politiques et des amnésies nationales.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://noisielpourtous.hautetfort.com/media/00/00/929412922.png&quot; id=&quot;media-945183&quot; alt=&quot;1467598245.png&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Hand</name>
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        <title>Une rue à Paris au rebelle Bérbere Matoub</title>
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        <updated>2008-02-13T09:55:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-13T09:55:00+01:00</published>
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          &lt;table border=&quot;1&quot; align=&quot;left&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; style=&quot;background: white; margin: auto 4.8pt; border-collapse: collapse; border: medium none&quot; class=&quot;MsoTableGrid&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr style=&quot;height: 121.75pt&quot;&gt; &lt;td width=&quot;355&quot; valign=&quot;top&quot; style=&quot;border-right: #f0f0f0; padding-right: 5.4pt; border-top: #339966 6pt double; padding-left: 5.4pt; background: yellow; padding-bottom: 0cm; border-left: #339966 6pt double; width: 266.4pt; padding-top: 0cm; border-bottom: #339966 6pt double; height: 121.75pt&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: navy&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: navy&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: navy; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: navy; font-family: Verdana&quot;&gt;Bertrand Delanoë l’a annoncé hier&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: navy; font-family: Verdana&quot;&gt;Une rue Matoub Lounès à Paris&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: navy; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Une rue Matoub Lounès sera inaugurée dans les prochaines semaines dans la capitale française, a indiqué, hier, le maire de Paris&amp;nbsp;Bertrand Delanoë.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: navy; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://anzar.hautetfort.com/media/00/02/f4733ca1f67fc3820ec28dc6b81f02e6.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-842059&quot; src=&quot;http://anzar.hautetfort.com/media/00/02/f4733ca1f67fc3820ec28dc6b81f02e6.jpg&quot; alt=&quot;f4733ca1f67fc3820ec28dc6b81f02e6.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Certains ne s'oublient pas leurs combats non plus !&quot; id=&quot;media-842059&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Cette initiative, qui est une immense consécration pour le combat et le sacrifice de Matoub Lounès, a été prise, selon le maire de Paris, pour marquer le dixième anniversaire de l’assassinat du Rebelle. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;J’ai souhaité que cette année, une attention particulière soit donnée à la commémoration des dix ans de la mort de Matoub Lounès. Des animations culturelles auront donc lieu autour de cet événement. J’ai décidé de donner le nom de Matoub Lounès à une rue de Paris, a déclaré, hier, le maire de Paris dans une correspondance à la Coordination des Berbères de France. Cette action est un événement important dès lors que, bien qu’il existe huit édifices en France portant le nom de notre poète, c’est la première fois qu’une rue de Paris portera le nom d’une personnalité kabyle. L’événement sera sans aucun doute accueilli avec une grande liesse dans toute la Kabylie où la popularité et la réputation de Matoub Lounès sont demeurées intacte dix après sa disparition physique mais aussi chez la communauté berbère du monde entier notamment au Maroc où Matoub Lounès est un symbole incontesté. Une rue Matoub Lounès à Paris devrait pousser nos dirigeants en Algérie, particulièrement ceux qui ont en charge la culture à réviser leur copie au sujet de l’héritage légué par le Rebelle car ce dernier était algérien avait tout, il est mort pour l’Algérie et non pas pour un autre pays. Ils devront comprendre que malgré toutes leurs tentatives d’effacer son nom du ciel de la Kabylie, entre autres, en actionnant les kabyles de service, chargés de discréditer la montagne qu’est toujours Matoub, ce dernier a inscrit définitivement son nom en lettres d’or dans l’Histoire de l’Algérie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: navy; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Même sur le plan artistique, il est maintenant prouvé que depuis sa disparition, la chanson kabyle est devenue orpheline. Il n’y a plus que ses chansons pour représenter l’unique et dernier espoir pour la population kabyle, tant elles dégagent sincérité et courage. Son talent phénoménal a marqué toutes les générations de Kabyles et la revendication berbère n’est plus qu’un souvenir depuis 1998. Au lieu de célébrer le Printemps berbère, comme le faisait Matoub chaque année, on a assisté à Tizi Ouzou et à Béjaïa cette année à Alger, capitale de la culture arabe, avec de grandes complicités locales que l’histoire retiendra, comme si nous étions dans les années 70.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: navy; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;Le maire de Paris a rappelé, dans sa missive, que depuis plus d’un siècle, les liens qui unissent Paris à la communauté berbère se sont intensifiés. Par ailleurs, le maire a affirmé qu’une maison des cultures berbères a bien entendu toute sa place à Paris, et, a ajouté Bertrand Delanoë, je vous assure de tout mon concours pour la réalisation de cet objectif. J’encourage donc aujourd’hui les différentes associations, clubs et cercles de réflexion berbères de la capitale à se rassembler autour de ce projet enthousiasmant, d’abord pour le préciser, et ensuite pour lui donner corps.&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: navy; font-family: 'Trebuchet MS'&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: navy&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ahmed HARRACHE&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt;
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        <author>
            <name>Ou pas</name>
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        <title>Guerre moderne</title>
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        <id>tag:lejournalderic.hautetfort.com,2007-08-10:1173011</id>
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        <summary>  « Ces exactions systématiques sont l’expression d’une révolution dans l’art...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;« Ces exactions systématiques sont l’expression d’une révolution dans l’art de la guerre censée répondre à la « guerre totale » menée par les rebelles par une politique de terreur dont l’enjeu est le ralliement des populations » Roger Trinquier&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;-&amp;gt; Guerre subversive/Guerre rebelle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;-&amp;gt;La &lt;b&gt;guerre subversive&lt;/b&gt;, aussi appelée &lt;i&gt;guerre révolutionnaire&lt;/i&gt;, est une doctrine et une théorie de combat et de répression de forces para-militaires et civiles basée sur le renseignement, et encourageant l'emploi de la torture.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Caribou</name>
            <uri>http://montrealavecbayrou.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Contre le candidat anti-système: le système cave se rebiffe !</title>
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        <updated>2007-04-15T17:40:00+02:00</updated>
        <published>2007-04-15T17:40:00+02:00</published>
        <summary>  François Bayrou étant le candidat anti-système, il est normal que le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://montrealavecbayrou.hautetfort.com/">
          &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;François Bayrou étant le candidat anti-système, il est normal que le &quot;système&quot;, après avoir assisté circonspect à son ascension dans les sondages, se rebiffe et s'en prenne à l'intrus, à l'outsider, au rebelle, maintenant que celui-ci a démontré qu'il n'est pas un phénomène passager mais une force populaire, soutenue&amp;nbsp;par cette soif de changement de la société française.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Qu'est ce que qui définit ce &quot;système politique&quot;&amp;nbsp;qui permet à Bayrou de se définir comme le candidat anti-système par excellence en 2007, alors que lui-même&amp;nbsp;se situait à l'intérieur du système quand il était ministre de l'éducation en 1995&amp;nbsp;et candidat en 2002. Il était alors, de son propre aveu, terriblement &quot;con-formiste&quot;, le formiste étant même de trop a-t-il déclaré récemment, montrant là une belle capacité d'autodérision.&amp;nbsp;On&amp;nbsp;expliquera, dans un autre article,&amp;nbsp;comment l'aggravation dramatique de la crise sociale, politique et morale de la France depuis 2002 et l’incapacité de la droite chiraquo-villepino-sarkoziste à susciter les changements nécessaires ont provoqué la mue révolutionnaire de Bayrou. Pour l’instant, on voudrait définir mieux ce qu’il faut entendre par système politique. Trois approches du phénomène sont possibles:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;- &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;par la présence médiatique&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;: le système politique, c'est tout ce qui pense, parle et intervient sur les grands médias, comme personnes physiques ou personnes morales,&amp;nbsp;donc à la fois cette&amp;nbsp;triarchie élus-journalistes-experts mais aussi les institutions elles-mêmes, par la voix de leurs représentants&amp;nbsp;: l'État, les syndicats, le patronat, les associations, les intellectuels médiatiques et autres groupes de pression en tous genres. Les Français montrent, depuis 20 ans, une défiance grandissante pour tous ceux qui leur disent comment penser et voter, méfiance sur la fiabilité et la véracité des informations qui leur sont données, scepticisme sur l’impartialité et la neutralité des prises de positions, soupçons de connivence généralisée de ces élites formées dans les mêmes écoles, fréquentant les mêmes lieux de richesse, de plaisir et de pouvoir. Bayrou en attaquant la non indépendance des médias, leurs appartenance à des groupes de Défense (Dassault, Lagardère) et de travaux publics (Bouygues, Suez) qui vivent de leurs liens d’intérêt avec l’État et en dénonçant leur collusion extrême avec l’UMP et le PS a osé lever un tabou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;- &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;par la compréhension du réel et la connaissance des réalités,&lt;/strong&gt; en particulier quant au diagnostic sur la nature de la crise française&lt;/span&gt;: pour schématiser, ceux qui sont dans le système disent que &quot;ça ne va pas si mal&quot;, que &quot;ça pourrait être pire&quot;, que l'on va dans le bon sens, justifiant ainsi leur propre bilan, mettant ainsi en garde contre des changements plus radicaux qu'ils qualifient d'aventurisme ou de populisme. Les partis, penseurs et candidats anti systèmes soutiennent, de leur côté, que la crise sociale et politique est grave en France, que les réformes et changements nécessaires n’ont pas pu être conduits depuis 1980 et que c’est donc maintenant le système lui-même qui doit être modifié et changé.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cette défiance s’est traduite dès 1991 avec l’importance du non au referendum sur le traité de Maastricht, en 1995 avec l’opposition aux lois Juppé quand tout le système politique les soutenaient, en avril 2002, bien sûr, quand les votes anti système (abstention, vote blanc, extrême droite, extrême gauche) ont réduit le système à un petit 35 % de l’électorat et enfin aux 55 % du non au référendum de 2005 quand toute la classe&amp;nbsp;politique appelaient au oui. Chez Bayrou, la conversion à ce diagnostic sévère et alarmiste sur la crise française se traduit par l’objectif de conduire une «&amp;nbsp;révolution démocratique&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: réforme profonde des institutions, nouvelles représentations démocratiques, intégrité politique et morale, indépendance des médias, honnêteté budgétaire, responsabilités financières, éducatives, écologiques vis-à-vis des générations futures.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;- par la structure du système de représentation démocratique en France&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;le phénomène Bayrou n’en ai pas un, au sens où l’émergence d’un candidat du peuple ou plus près du peuple et des citoyens contre le système lui-même, ses représentants, ses «&amp;nbsp;élites&amp;nbsp;» reprend une tradition historique française solide, qui resurgit régulièrement du fait même des&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; blocages de la société française et en particulier de ses modes de représentation démocratique, qui ont la caractéristique de n’être pas assez démocratiques (formation et sélection des représentants politiques et des élites administratives et intellectuelles, structures de concertation sociale et de prise de décision politique, poids et autoritarisme de l’État centralisateur) et de ne pas savoir organiser la pluralité et la représentabilité des idées et des corps intermédiaires tout en ménageant l’efficacité des structures de gouvernement (voir le débat récurrent sur le poids du Parlement, sur la proportionnelle, le cumul des mandats ou la représentativité syndicale). Aussi, les Français aiment par-dessus tout ces rebelles qui transgressent les clivages et se montreraient capables de débloquer ce système qui les étouffe et les enferme. Les rebelles démocrates et républicains, les plus chers au cœur des Français furent Mendès France à gauche et de Gaulle à droite. Il serait trop long de donner les explications à ces blocages structurels du système de représentation démocratique. On se réfèrera pour cela vers les lectures roboratives des philosophes Marcel Gauchet et Pierre Rosanvallon. Ce que le parlementarisme britannique ou le constitutionnalisme de la séparation des pouvoirs dans le système américain ou le fédéralisme allemand ont su faire, à savoir marier diversité, représentativité et efficacité, la France , par son histoire héritée de l’absolutisme de l’Ancien Régime et de l’unanimisme de la volonté générale conçu avec la Révolution, n'en a été capable qu’en de trop rares occasions. Il n’est pas besoin d’insister pour dire en quoi Bayrou, le provincial, le Béarnais, le fils d’agriculteur,&amp;nbsp;l’ancien élève méritant et le catholique pratiquant est ce rebelle et cet homme providentiel attendu qui tranche avec le monde de ces élites parisiennes, bourgeoises, cyniques, agnostiques,&amp;nbsp;méprisantes, malgré elles, pour tout ce qui est trop proche du peuple, en taxant et démonisant volontiers&amp;nbsp;ceux&amp;nbsp;qui s’en réclament de «&amp;nbsp;populistes&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Stéphane-Andréane Brunel&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Magali TURQUIN</name>
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        <title>Le chemin de Wangmo dans Citrouille</title>
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        <updated>2006-12-06T14:40:00+01:00</updated>
        <published>2006-12-06T14:40:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       Dans le dernier numéro de Citrouille, La Revue des Libraires...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img width=&quot;65&quot; src=&quot;http://magaliturquin.hautetfort.com/images/thumb_hp.16.jpg&quot; alt=&quot;medium_hp.16.jpg&quot; height=&quot;97&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 65px; height: 97px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Dans le dernier numéro de Citrouille, La Revue des Libraires Jeunesse, le dossier est consacré aux figures rebelles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le chemin de Wangmo&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; est présent, aux côtés des ouvrages de Michel Piquemal, Fred Bernard, Jean-François Chabas...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour ceux et celles qui ne pourraient pas se procurer la revue en question, je me permets de reprendre la critique de mon roman, réalisée par Elise Nouvellon, de la librairie La courte echelle.&lt;br /&gt; Merci à elle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://magaliturquin.hautetfort.com/images/thumb_t-wangmo1.5.jpg&quot; alt=&quot;medium_t-wangmo1.7.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ancienne libraire jeunesse, Magali Turquin vient de publier son premier roman. Elle a choisi de parler du Tibet, pour évoquer la situation dramatique de ce pays colonisé par la chine...alors que les Jeux Olympiques se préparent à Pékin. Son roman rend compte de la prise de conscience de jeunes étudiantes occidentales qui découvrent ce qui s'est passé et ce qui se passe encore aujourd'hui là-bas. Révoltées de ce désintérêt de la France pour ce pays, elles décident de partir en Inde pour une grande cérémonie en présence du Dalaï-lama. Leur chemin croisera celui de Wangmo, jeune nonne qui a décidé de fuir la fureur de l'armée chinoise. &quot;&lt;em&gt;Je me préoccupe de ce qui me semble injuste ou ignoré et le Tibet en fait partie&lt;/em&gt;&quot;, explique l'auteurs dans une interview donée à la revue Crokalyre. &quot; &lt;em&gt;Je me suis sentie particulièrement mal à l'aise quant à 22 ans seulement (j'en ai 26), je découvrais ce qui s'était passé et ce qui se passe encore au Tibet. Je me suis dit : &quot; C'est tout de même incroyable que dans toute ma scolarisation française, pas une seule fois je n'ai eu accès à ces informations. nous ignorons beaucoup trop de choses et c'est parce que je me suis sentie bafouée par mon éducation que j'ai voulu écrire ce livre. Si des collègiens lisent cette histoire, alors, ils seront moins ignorants. Après, s'ils ne veulent rien faire, je respecte leur décision, mais au moins, ils auront le choix. C'est important de donner le savoir à un être humain. &quot;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Pour compléter ces connaissances indispensables, on peut aussi lire Le Tibet, une civilisation blessée, Françoise Pommaret, Coll. Découvertes, ED. Gallimard et Tibet, mort ou vif, Pierre-Antoine Donnet, ED. Gallimard, Coll. Au vif du sujet.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Hand</name>
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        </author>
        <title>Le rebelle Matoub Lounes</title>
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        <updated>2006-11-07T18:25:00+01:00</updated>
        <published>2006-11-07T18:25:00+01:00</published>
        <summary>               &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;     Bientôt dans les bacs...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://anzar.hautetfort.com/">
          &lt;table border=&quot;1&quot; align=&quot;left&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; style=&quot;background: #ffff99; margin: auto 4.8pt; border-collapse: collapse; border: medium none&quot; class=&quot;MsoTableGrid&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr style=&quot;height: 121.75pt&quot;&gt; &lt;td width=&quot;367&quot; valign=&quot;top&quot; style=&quot;padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; padding-bottom: 0cm; width: 275.35pt; padding-top: 0cm; height: 121.75pt; background-color: transparent; border: green 6pt double&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: blue&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Bientôt dans les bacs&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: blue&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Live du Zénith&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;Le dernier live du Zénith du Rebelle Matoub Lounes sortira bientôt en vente publique en CD et cassettes chez les éditions «&amp;nbsp;Belda&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt;
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        <author>
            <name>Kimitake</name>
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        <title>205</title>
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        <updated>2006-10-12T00:52:14+02:00</updated>
        <published>2006-10-12T00:52:14+02:00</published>
        <summary> Il ne faut pas confondre rebelles et partisans ; le partisan se bat en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://kimitake.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Il ne faut pas confondre rebelles et partisans ; le partisan se bat en compagnie, le rebelle tout seul. D'autre part, il faut bien distinguer le rebelle de l'anarque, bien que l'un et l'autre soient parfois très semblables et à peine différents, d'un point de vue existenciel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La distinction réside en ce que le rebelle a été banni de la société, tandis que l'anarque a banni la société de lui-même. Il est et reste son propre maître dans toutes les circonstances. S'il se décide à recourir aux forêts, c'est là, pour lui, moins une question de droit et de conscience qu'un accident de parcours. Il change de camouflage ; mais il est vrai que sa dfiférence de nature apparaît plus clairement lorsqu'il se rebelle, et qu'il adopte ainsi une forme plus faible, quoique, le cas échéant, indispensable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ernst Jünger, Eumeswil&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Kimitake</name>
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        <title>203</title>
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        <updated>2006-10-12T00:42:32+02:00</updated>
        <published>2006-10-12T00:42:32+02:00</published>
        <summary> Le recours aux forêts confirme l'autonomie de l'anarque, qui, au fond, est...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://kimitake.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Le recours aux forêts confirme l'autonomie de l'anarque, qui, au fond, est toujours ou partout un rebelle, que ce soit dans les fourrés ou dans la métropole, dans le société ou hors d'elle. De même qu'entre le rebelle et le partisan, il faut faire la dissticntion entre l'anarque et le criminel : distinction fondée sur leur rapport à la loi. Le partisan veut la modifier, le criminel l'enfreindre ; l'anarque ne veut ni l'un ni l'autre. Il n'est ni pour, ni contre la loi. Même s'il refuse de la reconnaître, il cherche pourtant à la connaître, comme on fait des lois naturelles, et à modeler sur elle sa conduite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ernst Jünger, Eumeswil&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Kimitake</name>
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        <title>191</title>
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        <id>tag:kimitake.hautetfort.com,2006-10-12:685034</id>
        <updated>2006-10-12T00:19:41+02:00</updated>
        <published>2006-10-12T00:19:41+02:00</published>
        <summary> Si j'aime la liberté &quot;par-dessus tout&quot;, chaque engagement devient image,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://kimitake.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Si j'aime la liberté &quot;par-dessus tout&quot;, chaque engagement devient image, symbole. ce qui touche à la différence entre le rebelle et le combattant pour la liberté ; elle est de nature, non qualitative, mais essentielle. L'anarque est plus proche de l'être. Le partisan se meut à l'intérieur des fronts sociaux et nationaux, l'anarque se tient au-dehors. Il est vrai qu'il ne saurait se soustraire aux divisions entre partis, puisqu'il vit en société.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ernst Jünger, Eumeswil&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Jacques DESLANDES</name>
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        <title>Les oiseaux de passage</title>
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        <updated>2005-04-15T13:15:00+02:00</updated>
        <published>2005-04-15T13:15:00+02:00</published>
        <summary> de Jean RICHEPIN (1849-1926)   C'est une cour carrée et qui n'a rien...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://l-amourdelatable.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;kwContents&quot;&gt;de Jean RICHEPIN (1849-1926)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;kwContents&quot;&gt;C'est une cour carrée et qui n'a rien d'étrange :&lt;br /&gt; Sur les flancs, l'écurie et l'étable au toit bas ;&lt;br /&gt; Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange&lt;br /&gt; Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le bac, où les chevaux au retour viendront boire,&lt;br /&gt; Dans sa berge de bois est immobile et dort.&lt;br /&gt; Tout plaqué de soleil, le purin à l'eau noire&lt;br /&gt; Luit le long du fumier gras et pailleté d'or.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Loin de l'endroit humide où gît la couche grasse,&lt;br /&gt; Au milieu de la cour, où le crottin plus sec&lt;br /&gt; Riche de grains d'avoine en poussière s'entasse,&lt;br /&gt; La poule l'éparpille à coups d'ongle et de bec.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Plus haut, entre les deux brancards d'une charrette,&lt;br /&gt; Un gros coq satisfait, gavé d'aise, assoupi,&lt;br /&gt; Hérissé, l'œil mi-clos recouvert par la crête,&lt;br /&gt; Ainsi qu'une couveuse en boule est accroupi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des canards hébétés voguent, l'oeil en extase.&lt;br /&gt; On dirait des rêveurs, quand, soudain s'arrêtant,&lt;br /&gt; Pour chercher leur pâture au plus vert de la vase&lt;br /&gt; Ils crèvent d'un plongeon les moires de l'étang.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur le faîte du toit, dont les grises ardoises&lt;br /&gt; Montrent dans le soleil leurs écailles d'argent,&lt;br /&gt; Des pigeons violets aux reflets de turquoises&lt;br /&gt; De roucoulements sourds gonflent leur col changeant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Leur ventre bien lustré, dont la plume est plus sombre,&lt;br /&gt; Fait tantôt de l'ébène et tantôt de l'émail,&lt;br /&gt; Et leurs pattes, qui sont rouges parmi cette ombre,&lt;br /&gt; Semblent sur du velours des branches de corail.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies,&lt;br /&gt; Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers.&lt;br /&gt; Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies,&lt;br /&gt; Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu'avril bourgeonne&lt;br /&gt; Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.&lt;br /&gt; Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;&lt;br /&gt; Ca lui suffit, il sait que l'amour n'a qu'un temps.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce dindon a toujours béni sa destinée.&lt;br /&gt; Et quand vient le moment de mourir il faut voir&lt;br /&gt; Cette jeune oie en pleurs : &quot; C'est là que je suis née ;&lt;br /&gt; Je meurs près de ma mère et j'ai fait mon devoir. &quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle a fait son devoir ! C'est à dire que oncque&lt;br /&gt; Elle n'eut de souhait impossible, elle n'eut&lt;br /&gt; Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque&lt;br /&gt; L'emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle ne sentit pas lui courir sous la plume&lt;br /&gt; De ces grands souffles fous qu'on a dans le sommeil,&lt;br /&gt; pour aller voir la nuit comment le ciel s'allume&lt;br /&gt; Et mourir au matin sur le coeur du soleil.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie&lt;br /&gt; Toujours pour ces gens-là cela n'est point hideux&lt;br /&gt; Ce canard n'a qu'un bec, et n'eut jamais envie&lt;br /&gt; Ou de n'en plus avoir ou bien d'en avoir deux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse !&lt;br /&gt; Qu'ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés,&lt;br /&gt; Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse,&lt;br /&gt; De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N'avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres,&lt;br /&gt; Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,&lt;br /&gt; Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres,&lt;br /&gt; Un coucou régulier et garanti dix ans !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oh ! les gens bienheureux !... Tout à coup, dans l'espace,&lt;br /&gt; Si haut qu'il semble aller lentement, un grand vol&lt;br /&gt; En forme de triangle arrive, plane et passe.&lt;br /&gt; Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte&lt;br /&gt; Qui brise les soupirs de leur col redressé,&lt;br /&gt; Et sautent dans le vide avec une culbute.&lt;br /&gt; Les dindons d'une voix tremblotante ont gloussé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les poules picorant ont relevé la tête.&lt;br /&gt; Le coq, droit sur l'ergot, les deux ailes pendant,&lt;br /&gt; Clignant de l'œil en l'air et secouant la crête,&lt;br /&gt; Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Qu'est-ce que vous avez, bourgeois ? soyez donc calmes.&lt;br /&gt; Pourquoi les appeler, sot ? Ils n'entendront pas.&lt;br /&gt; Et d'ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes,&lt;br /&gt; Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.&lt;br /&gt; Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,&lt;br /&gt; Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.&lt;br /&gt; L'air qu'ils boivent feraient éclater vos poumons.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Regardez-les ! Avant d'atteindre sa chimère,&lt;br /&gt; Plus d'un, l'aile rompue et du sang plein les yeux,&lt;br /&gt; Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,&lt;br /&gt; Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,&lt;br /&gt; Ils pouvaient devenir volaille comme vous.&lt;br /&gt; Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,&lt;br /&gt; Des assoiffés d'azur, des poètes, des fous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu'importe !&lt;br /&gt; Là-haut chante pour eux un mystère profond.&lt;br /&gt; A l'haleine du vent inconnu qui les porte&lt;br /&gt; Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La bise contre leur poitrail siffle avec rage.&lt;br /&gt; L'averse les inonde et pèse sur leur dos.&lt;br /&gt; Eux, dévorent l'abîme et chevauchent l'orage.&lt;br /&gt; Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ils vont, par l'étendue ample, rois de l'espace.&lt;br /&gt; Là-bas, ils trouveront de l'amour, du nouveau.&lt;br /&gt; Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse&lt;br /&gt; Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Là-bas, c'est le pays de l'étrange et du rêve,&lt;br /&gt; C'est l'horizon perdu par delà les sommets,&lt;br /&gt; C'est le bleu paradis, c'est la lointaine grève&lt;br /&gt; Où votre espoir banal n'abordera jamais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !&lt;br /&gt; Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux.&lt;br /&gt; Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente.&lt;br /&gt; Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jean RICHEPIN (1849-1926) (Recueil : La chanson des gueux)&lt;/p&gt;
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