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    <title>Last posts on polar</title>
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            <name>winwie</name>
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        <title>J’ai terminé… Millenium, de Stieg Larsson</title>
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        <updated>2008-05-13T23:50:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T23:50:00+02:00</published>
        <summary>      Ca y est, j’en suis venu à bout… de qui&amp;nbsp;? De quoi&amp;nbsp;? Eh bien,...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cyclones.hautetfort.com/media/01/02/1720027935.gif&quot; id=&quot;media-1014344&quot; alt=&quot;1000845698.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Ca y est, j’en suis venu à bout… de qui&amp;nbsp;? De quoi&amp;nbsp;? Eh bien, des trois tomes de Millenium&amp;nbsp;!!! et que cette expression liminaire n’entretienne pas une quelconque impression de pénibilité, bien au contraire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cyclones.hautetfort.com/media/01/01/399648605.2.gif&quot; id=&quot;media-1014358&quot; alt=&quot;213434638.2.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Car cette trilogie est dantesque, à la fois folle et glacée, où l’apparente rationalité d’une technologie omniprésente ne diminue en rien le caractère psychologique tordu, violent et implacable de l’intrigue. Mais là où d’autres personnages des romans policiers suédois, comme Kurt Wallander chez Mankell, sombrent lentement dans la dépression face à la déliquescence de la société suédoise et leur impuissance face à la montée de la violence, les personnages de Millénium se battent, que ce soit par idéalisme ou par pur instinct de survie. Tous, à leur manière, sont des survivants, et tous présentent une profondeur et un intérêt énorme. Le seul truc qui m’a un peu lassé, à la longue &lt;b&gt;(ATTENTION, SPOILER&amp;nbsp;!!!!)&lt;/b&gt; c’est que l’un des héros, le reporter Mikael Blomqvist, est présenté comme un séducteur invétéré, qui ne s’engage pas tout en étant fidèle, enfin bon un truc dans le genre. Mais ce qui tape un peu sur les nerfs au bout de trois tomes, c’est qu’à chaque fois que se pointe un nouveau personnage féminin qui ne soit ni sa sœur, ni la copine de quelqu’un d’autre, BAM, la pauvrette succombe au charme viril de ce brave Mike, qui n’en demande pas tant, lui dont le principal plaisir est de mettre en marche sa cafetière (ceux qui auront lu le livre comprendront&amp;nbsp;: c’est dingue le nombre de cafetières qui sont branchées tout du long des trois tomes&amp;nbsp;!!!)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cyclones.hautetfort.com/media/00/02/1909440162.2.gif&quot; id=&quot;media-1014351&quot; alt=&quot;1259912158.2.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;Le caractère curieux de cette trilogie tient également à l’étendue des genres abordés. Certes, il s’agit principalement d’un polar, mais le premier tome tend vers le thriller psychologique, le second plus vers le polar classique, avec un zeste d’aventure et d’action, tandis que le troisième flirte plus nettement avec l’espionnage pour effectuer même une virée du côté du roman de procédure judiciaire, à l’américaine. Millénium, c’est vraiment un roman total de ce point de vue là, et c’est de loin ce que j’ai lu de plus excitant depuis un moment (la dernière fois, c’était Tokyo, de Mo Hayden). Il y a parfois même un petit côté Ellroy dans la manière dont les scandales politico-financiers réels servent de cadre à l’intrigue pour dresser une espèce de fresque historique, un bilan de la Suède.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cyclones.hautetfort.com/media/01/02/1337892510.gif&quot; id=&quot;media-1014359&quot; alt=&quot;1987613294.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Ajoutez à cela que Millénium est une trilogie «&amp;nbsp;forcée&amp;nbsp;», dans le sens où Stieg Larsson a eu la mauvaise idée de mourir d’une crise cardiaque peu après la livraison du manuscrit complet, et vous aurez tous les ingrédients du début de construction d’un mythe. Car j’ai lu quelque part que 200 pages environ d’un quatrième tome existeraient…&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Bon, bref, pas une hésitation, ça se lit, ça se dévore goulûment… arrêtez de lire ce post débile et courez dans votre bibliothèque ou chez votre libraire vous procurer cette pépite&amp;nbsp;!!!&lt;/p&gt; 
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        <title>THOMPSON Carlene (EU)</title>
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        <updated>2008-05-09T23:26:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-09T23:26:00+02:00</published>
        <summary>   Auteur(e) de roman policier née à Parkersburg (EU) en 1952.       Les...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Auteur(e) de roman policier née à Parkersburg (EU) en 1952.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;img name=&quot;media-1007884&quot; src=&quot;http://tilt.hautetfort.com/media/02/02/1189437129.gif&quot; alt=&quot;1076361459.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1007884&quot; /&gt;Les Secrets sont éternels&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Share no secrets&lt;/em&gt; - 2005)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Une petite ville américaine bien paisible comme on les aime (si, si), un cadavre et patatras la part d'ombre de chacun se dévoile, le pied! Plus sérieusement, un bon polar bien classique, intrigue bien ficelée, du suspens, pas trop mal écrit, pas trop con, pas le roman du siècle mais très correct... Bonne pioche pour une fois.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;Note&lt;/u&gt;: 7/10&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Editeur: Gallimard - Folio Policier&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Carole</name>
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        <title>HAYDER Mo (GB)</title>
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        <updated>2008-05-06T22:32:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-06T22:32:00+02:00</published>
        <summary>   Auteur(e)&amp;nbsp;de romans policiers&amp;nbsp;née à Londres en 1962....</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Auteur(e)&amp;nbsp;de romans policiers&amp;nbsp;née à Londres en 1962.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;img name=&quot;media-1003059&quot; src=&quot;http://tilt.hautetfort.com/media/00/00/372800964.gif&quot; alt=&quot;1744730303.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1003059&quot; /&gt;L'Homme du soir&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;The Treatment&lt;/em&gt; - 2001)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un garçon de neuf ans disparait et la police le retrouve... trop tard. Pas mal écrit, bon suspens, efficace, on le lit d'une traite... voire en diagonale pour justement le terminer au plus vite! En effet, c'est bien sûr noir, glauque, affreux comme tout (je vais baptiser les auteurs de romans policiers de ce style, et ils sont nombreux, les &quot;new dégueulasses&quot;, à celui qui écrira le pire), et c'est gagné, bien gore... voire malsain. Conclusion: m'en serait bien passé, encore une fois, comme pour le chocolat (et la bière): j'arrête demain, stop! Promis, juré, on ne m'y reprendra plus!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;Note&lt;/u&gt;: 3/10&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Editeur: Pocket&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Edisdead</name>
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        <title>Le port de la drogue</title>
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        <updated>2008-05-04T21:48:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T21:48:00+02:00</published>
        <summary>  (Samuel Fuller / Etats-Unis / 1953)    Le pickpocket&amp;nbsp;Skip McCoy,...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Samuel Fuller / Etats-Unis / 1953)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-998261&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/00/02/1080239662.jpg&quot; alt=&quot;640093039.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-998261&quot; /&gt;Le pickpocket&amp;nbsp;Skip McCoy, officiant dans le métro, plonge sa main dans le sac d'une brunette et la soulage de son portefeuille. Au milieu des billets, il trouve un microfilm. Le voilà entre deux feux : une groupe d'espions à la solde des communistes et la police, sans compter le double-jeu mené par la jeune femme qu'il a dupé. L'histoire des mésaventures françaises&amp;nbsp;de &lt;em&gt;Pick up on South Street&lt;/em&gt;&amp;nbsp;est assez connue, mais il est toujours plaisant de la rappeler (un bonus concis mais édifiant s'en charge sur le dvd édité par Carlotta). Devant la virulente propagande anti-rouge véhiculée par le film, les&amp;nbsp;distributeurs d'ici&amp;nbsp;décidèrent, par le détournement des dialogues de la version&amp;nbsp;française, de transformer les informations liées à la défense nationale contenues&amp;nbsp;dans&amp;nbsp;le microfilm en données sur la fabrication d'une nouvelle drogue et les agents communistes en dealers de came. Voici pourquoi &lt;em&gt;Pick up on South Street&lt;/em&gt; est devenu en France &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le port de la drogue&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, alors que la version originale n'évoque jamais la moindre substance illégale.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les&amp;nbsp;rares films de Samuel Fuller que je connaisse (&lt;em&gt;Violences à Park Row&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Quarante tueurs&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Au-delà de la gloire&lt;/em&gt;) m'ont tous intéressé mais sans beaucoup de passion. &lt;em&gt;Le port de la drogue&lt;/em&gt;n'échappe pas à ce que j'espère ne pas être finalement une règle. Fuller, à chaque instant cherche l'efficacité. Chez lui, un plan doit faire passer une idée claire.&amp;nbsp;L'expressivité doit être totale, quitte à ce que cela heurte la fluidité du récit. Il me semble&amp;nbsp;qu'une des&amp;nbsp;conséquences est un manque de liberté laissée au spectateur.&amp;nbsp;Une autre est l'absence de réalisme. Le cinéaste se plaisait à propos de ce film à mettre en avant sa connaissance de ces personnages des bas-fonds. Quelques séquences, telles la formidable introduction dans le métro, l'atteste. Mais pour ce qui est du réalisme qui naît de la narration et des comportements, il ne faut pas le chercher dans &lt;em&gt;Le port de la drogue&lt;/em&gt;. Les rôles féminins, si importants dans un film noir, posent problème. Jean Peters, ailleurs très à l'aise (&lt;em&gt;Capitaine de Castille&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Viva Zapata&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Bronco Apache&lt;/em&gt;), surjoue la femme fatale à coup de répliques mensongères grosses comme une maison. Quant au personnage de Moe (Thelma Ritter), il&amp;nbsp;est censé attirer notre sympathie. Seulement,&amp;nbsp;cette informatrice de police qui garde son bon coeur, qui donne des noms sans trahir vraiment, s'avère plus pathétique qu'autre chose. La scène où elle voit sa fin arriver est certes brillante mais trop détachée du reste : elle est fatiguée, mais on nous le dit trop tard (trente secondes avant, quand Skip remarque qu'elle n'en peut plus) et de façon trop voyante. Ces derniers moments de Moe montrent aussi que l'argument anti-rouge plombe trop lourdement le film. La paranoïa et la révulsion de certains envers les communistes est peut-être bien observée, mais elle tombe souvent dans la ridicule. Il en est ainsi de l'échange entre Moe,&amp;nbsp;la patriote,&amp;nbsp;et l'espion hystérique (ce qui aida bien les distributeurs français&amp;nbsp;à faire passer ce dernier pour un dealer).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je dois paraître sévère, mais je tente de comprendre ce qui m'empêche d'apprécier totalement, encore une fois, le génie de Fuller. Je reconnais tout à fait qu'en termes de mise en scène, certains moments sont&amp;nbsp;mémorables (les éclats de violence envers Candy, l'introduction dans le métro déjà évoquée et son pendant, la bagarre sur le quai,&amp;nbsp;au dénouement). La plupart des mouvements de caméra et les transitions à base de fondus enchaînés&amp;nbsp;sont d'une réelle beauté. Richard Widmark, enfin, dans son emploi habituel, fait son travail.&lt;/p&gt; 
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        <title>Franck Thilliez (4) : La forêt des ombres.</title>
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        <updated>2008-04-28T11:18:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-28T11:18:00+02:00</published>
        <summary>  Troisième note de lecture, rapide, sur un roman de F. Thilliez. Il s'agit...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Troisième note de lecture, rapide, sur un roman de F. Thilliez. Il s'agit ce coup-ci d'un huis-clos qui rappelle, pour le décor, la présence importante de la bibine,&amp;nbsp;et la situation familiale des personnages &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Shining%2C_l%27enfant_lumi%C3%A8re&quot;&gt;Shining&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; de Stephen King (indépassable dans le genre !), et pour d'autres aspects (un écrivain, une foldingue...) &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.stephenking-fr.net/articles.php?lng=fr&amp;amp;pg=60&quot;&gt;Misery&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; du même incontournable Stephen King, qui a sans doute fait, en matière d'histoires qui font peur, le tour des situations anxiogènes ! Nombreux clins d'oeils d'ailleurs à ces deux modèles - à d'autres sans doute, de façon très évidente au&amp;nbsp;&quot;héros&quot; du&amp;nbsp;&lt;em&gt;Silence des agneaux&lt;/em&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;[On est loin] &lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;des Hannibal Lecter du cinéma. Du lissage cinématographique. Ici, tout n'est que furie, une délectation innommable, accouchée de la souffrance et du sadisme. Oter une vie pour un orgasme, déchirer les chairs pour se masturber avec, éclater les crânes et bander quand le sang jaillit. C'est ça, leur réalité ! Quand je pense que les gens en font des objets de culte, des sujets de discussion, bien au chaud dans leur petite vie tranquille. Certains les admirent même, vous imaginez !&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;(p. 266 ; Pocket).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mettant le travail de l'écrivain (trop peu exploité à mon goût) sous le regard du lecteur, ce genre de traitement du thriller renvoie évidemment le lecteur à son propre plaisir dans la lecture de ces livres-là. A la part sombre en nous qui frissonne de dégoût et se délecte de la cruauté la plus immonde... Toujours déçue au moment de la confrontation finale, je n'y échappe pas, peut-être tout est-il trop rationnalisé, expliqué : le meurtrier s'explique en long, en large et en travers, sur toutes les raisons et tous les ressorts du pourquoi et du comment, et c'est assez fastidieux. Il manque ce côté Hannibal Lecter pour la folie froide, ou Jack Torrance pour la folie furieuse. Parce qu'on s'en fiche de la réalité, nous ce qu'on veut, c'est des frissons...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un vrai plaisir toutefois,&amp;nbsp;tout au long du&amp;nbsp;livre : suspense haletant, jeux de pistes, tentation du surnaturel, et jeu de détournement des &quot;grands classiques&quot; du thriller font de ce livre un très bon moment de lecture !&lt;/p&gt; 
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        <title>Franck Thilliez (3) : Deuils de miel.</title>
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        <updated>2008-04-27T09:51:55+02:00</updated>
        <published>2008-04-27T09:51:55+02:00</published>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Très beau titre pour le coup pour la suite (et peut-être la fin ?) des aventures de Franck Sharko. J'ai fait la bêtise involontaire de lire celui-ci avant &lt;em&gt;Train d'enfer...&lt;/em&gt;, ce qui est un peu dommage pour le suspense de &lt;em&gt;Train d'enfer&lt;/em&gt; ; je peux difficilement en dire plus sans &lt;em&gt;spoiler&lt;/em&gt; lourdement l'intrigue.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'histoire est vraiment très prenante, et pour le coup, le personnage du flic devient au moins aussi intéressant que l'enquête criminelle elle-même ; il plonge dans les méandres de l'esprit d'un tueur diabolique, mais, pour des raisons que l'on apprend en partie dès le début du livre, on va, nous aussi, se retrouver pris dans le labyrinthe de l'esprit de Franck... Et ce n'est pas triste, ce qu'il a dans sa caboche cabossée, ce flic-là !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Du grand classique dans les composantes de l'intrigue du thriller, avec tous les ingrédients qu'il faut, dosés comme il faut ; la maîtrise du rythme est impressionnante, on ne s'ennuie jamais, encore un livre-allumettes : un de ceux qu'on lit jusqu'à ce que, tout à coup, on se réveille les lunettes de guiguois sur la truffe ! Avec en plus, ce coup-ci, une belle intrigue mêlée qui se déroule dans la psyché même de Sharko.&lt;/p&gt; 
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        <title>Franck Thilliez (1).</title>
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        <summary>  J'ai découvert  Franck Thilliez  comme je découvre beaucoup d'auteurs que...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai découvert &lt;a href=&quot;http://www.auteursdunord.com/&quot;&gt;Franck Thilliez&lt;/a&gt; comme je découvre beaucoup d'auteurs que j'ai adorés : par hasard. Au gré d'un plongeage de truffe dans une pile de polars en librairie, je tombe sur un titre accrocheur, une couv. engageante, une 4e de couv. alléchante, une petite critique flatteuse, il ne m'en faut pas plus : j'achète, j'emporte, je dévore, je frémis, je finis, j'écris.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La première qualité de Franck Thilliez est &lt;a href=&quot;http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv303&quot;&gt;qu'il est beau&lt;/a&gt;. (&lt;em&gt;Quoi ? Je lis bien Stephen King, faut équilibrer&lt;/em&gt;). Et comme tous les auteurs beaux, il n'hésite pas à mettre sa trombine en deuxième de couv, en polo noir, sourire mi-figue mi-assassin. Il a un faux air de Manuel Valls, ce qui me le rend d'emblée éminemment sympathique. Et puis, il n'a&amp;nbsp;que trois&amp;nbsp;ans de plus que moi, du coup, une pointe de jalousie aiguillonne ma lecture.... ce qui rend mon admiration - croissante -&amp;nbsp;d'autant plus intense.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-986436&quot; src=&quot;http://polemos.hautetfort.com/media/00/01/702961256.jpg&quot; alt=&quot;65213851.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-986436&quot; /&gt;Je suis une lectrice hyper assidue de polars, de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Thriller_%28genre%29&quot;&gt;thrillers&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_noir&quot;&gt;romans noirs&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_policier&quot;&gt;romans policiers&lt;/a&gt; et de tous les sous-genres du genre &lt;em&gt;&quot;fais-moi peur avec ton enquête&quot;&lt;/em&gt;. J'avoue toutefois un faible réel pour le thriller, les histoires de tueurs en série machiavéliques, les héros récurrents, la police scientifique qui dissèque - que j'ai aimé les aventures de &lt;a href=&quot;http://www.pcornwell-france.com/kay_scarpetta.htm&quot;&gt;Kay Scarpetta&lt;/a&gt; ! - la cruauté crue des mises en scène morbides, le dévidage d'un écheveau machiavéliquement enchevêtré d'un esprit malade mais brillant, et l'intrusion du fantastique, du surnaturel mâtiné de psychiatrie, l'une et l'autre hypothèses qu'on ne parvient jamais totalement à écarter pour de bon, les références artistiques tour à tour célèbres et obscures, la religion détournée par des esprits malades... J'ai adoré &lt;em&gt;Seven&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Usual Suspects&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Le silence des agneaux&lt;/em&gt;, pour prendre des exemples cinématographiques - et littéraires en amont - connus.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Franck Thilliez mêle harmonieusement une écriture intelligente, fine - &lt;em&gt;malgré des ampoulades et des lourdeurs qui me le rendent finalement sympathique, je détaillerai dans les articles à venir&lt;/em&gt; -&amp;nbsp;un travail très minutieux, redoutable,&amp;nbsp;sur l'enchaînement des événements, et aussi une intelligence rare du &lt;u&gt;personnage&lt;/u&gt;. J'aime beaucoup les héros indesctructibles que ce type de romans fait évoluer en général, dont les failles n'en sont jamais vraiment, qui en tout cas gardent plus de marbre dans leur âme que de fêlures. Franck Tilliez ose pousser la fêlure du héros non pas jusqu'à l'absurde, mais jusqu'au réel le plus pathétique.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-986431&quot; src=&quot;http://polemos.hautetfort.com/media/02/00/1979102198.jpg&quot; alt=&quot;759539199.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-986431&quot; /&gt;Demain, un aperçu de &lt;em&gt;Train d'enfer pour Ange rouge&lt;/em&gt;...&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>JLK</name>
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        <title>Le retour de Hieronymus Bosch</title>
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        <updated>2008-04-25T06:47:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-25T06:47:00+02:00</published>
        <summary>         Echo Park  de Michael Connelly réédité en poche.   Après le...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/images/medium_LosAngeles.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/images/medium_LosAngeles.jpg&quot; alt=&quot;medium_LosAngeles.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Echo Park&lt;/em&gt; de Michael Connelly réédité en poche.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Après le brillantissime épisode judiciaire de &lt;em&gt;La Défense Lincoln&lt;/em&gt;, qui avait la particularité de se dérouler en l’absence de l’inspecteur Harry Bosch, protagoniste éminemment attachant des romans de Michael Connelly, c’est au retour en force de cet emmerdeur humaniste qu’on assiste dans ce nouvel opus mené de main de maître et qui recense à peu près tous les thèmes et les motifs obsessionnels de l’auteur, sombres tunnels compris, avec un dénouement qui rappelle celui du fameux &lt;em&gt;L.A. Confidential&lt;/em&gt; de James Ellroy, où les méchants sont défaits à la satisfaction benoite&amp;nbsp;du lecteur.&lt;br /&gt; Ce qu’il y a de beau dans l’univers de Michael Connelly, à part la défense des valeurs de justice, de loyauté et de respect humain, c’est la décor de la Cité des Anges la nuit, dans les hauts quartiers de Hollywood sillonnées d’obscurs canyons où se mêlent les appels des humains et les répons des coyotes, sur fond de &lt;em&gt;struggle for life&lt;/em&gt; plus ou moins ensauvagé ou doré sur tranche.&lt;br /&gt; On sait quel investigateur rigoureux a été l’auteur de &lt;em&gt;L’Envol des anges&lt;/em&gt;, qui revient ici sur les accointances du grand business, de la politique, des gens de médias et des avocats véreux. Plus inattendue: la fraternité liant Bosch et le jeune serial killer dont il croise le parcours sanglant, qui a passé par les mêmes institutions d’assistance publique que lui en son enfance brisée. Là encore la figure de James Ellroy se profile, puisque Bosch a perdu sa mère dans des circonstances comparables à celles qu’évoque &lt;em&gt;Ma part d’ombre&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; Par manière de bémol, et sans en rabattre du tout sur la vraie tendresse que m’inspirent Michael Connelly et son Hiéronymus, je préciserai tout de même qu’il y a, entre cette littérature&amp;nbsp; standardisée et celle, par exemple, d’un Cormac Mc Carthy, une différence qui tient autant à la substance brassée, physique et métaphysique, qu’à la radicalité de l’implication de l’auteur et à la densité poétique de son écriture.&lt;br /&gt; L’imbécillité de certaines notions critico-publicitaires actuelles, comme celle qui établit le caractère « culte » d’un livre, quand il ne s’agit pas de sa dimension « cultissime », incite à faire une telle distinction, qui n’empêche pas de recommander chaleureusement la lecture d’&lt;em&gt;Echo Park.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-985474&quot; src=&quot;http://carnetsdejlk.hautetfort.com/media/02/01/1646064115.jpg&quot; alt=&quot;31924821.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-985474&quot; /&gt;Michael Connelly. &lt;em&gt;Echo Park&lt;/em&gt;. Traduit de l’américain (toujours excellemment) par Robert Pépin. Seuil Policiers, 361p.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Edisdead</name>
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        <title>L'impasse tragique, Association criminelle &amp; Acte de violence</title>
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        <updated>2008-04-24T23:12:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-24T23:12:00+02:00</published>
        <summary>  (Henry Hathaway / Etats-Unis / 1946, Joseph H. Lewis / Etats-Unis / 1955...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Henry Hathaway / Etats-Unis / 1946, Joseph H. Lewis / Etats-Unis / 1955 &amp;amp; Fred Zinnemann / Etats-Unis / 1948)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Allez, comme&amp;nbsp;je suis&amp;nbsp;parti dans le film noir classique, je reviens&amp;nbsp;sur de courtes&amp;nbsp;notes prises&amp;nbsp;il y a deux ou trois ans de ça, soit bien avant la naissance de ce blog génial et au retentissement international (j'ai de la famille à Montréal). C'était à l'occasion d'un cycle du&amp;nbsp;&lt;em&gt;Cinéma de minuit&lt;/em&gt;, si je me souviens bien. Relisons les ensemble :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-983535&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/01/02/863745329.jpg&quot; alt=&quot;2102258982.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-983535&quot; /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;L'impasse tragique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;The dark corner&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le détective privé Bradford Galt vient de purger injustement une peine de prison. Il reprend son activité à New York mais se sent bientôt observé et menacé, lui et sa charmante secrétaire, par un intrigant bonhomme en costume blanc. Celui-ci dit travailler pour Anthony Jardine, l'ancien associé de Bradford. Mais la mort de Jardine montre au héros qu'il y a encore quelqu'un à découvrir derrière toute l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La première qualité de cet excellent&amp;nbsp;film est&amp;nbsp;sa distribution homogène : Mark Stevens, Lucille Ball, Clifton Webb et William Bendix, qui campe ce formidable personnage de gros détective corrompu, toujours en costume blanc. Violence et sadisme caractérisent tout le monde ou presque&amp;nbsp;(l'impressionnant interrogatoire que Bradford fait subir à son suiveur). Hathaway est à son aise dans ce domaine mais il offre aussi de très&amp;nbsp;jolis moments de pause à son héros et sa secrétaire amoureuse, notamment dans une belle scène de dancing. Comme souvent chez ce cinéaste, c'est le réalisme des comportements, basé sur des geste crédibles, des petits détails, qui fait accepter l'intrigue solide mais un peu tordue et expédiée sur la fin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-983536&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/00/00/1167200121.jpg&quot; alt=&quot;478195071.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-983536&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Association criminelle&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;The big combo&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le lieutenant de police Leonard Diamond tente par tous les moyens de coincer le chef de bande Mr Brown, malgré le refus de sa hiérarchie de poursuivre les frais. Autant que son devoir, c'est son attirance pour Susan, la maîtresse de Brown, qui le pousse à aller jusqu'au bout.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Violence et sadisme sont bien les mamelles du genre. Mr Brown (diabolique Richard Conte) fait penser à d'autres figures bien plus modernes du film noir, par sa névrose, son autoritarisme, la conscience de sa toute puissance et son débit mitraillette. Il semble évident que Quentin Tarantino&amp;nbsp;connaît et apprécie cette &lt;em&gt;Association criminelle&lt;/em&gt;. Tout d'abord,&amp;nbsp;&quot;Mr Brown&quot; est un nom qui reviendra bien sûr dans &lt;em&gt;Reservoir dogs&lt;/em&gt;. Mais il y a&amp;nbsp;surtout cette séance de torture du policier ligoté sur une chaise, forcé d'écouter la radio dans un sonotone branché à fond pour lui crever les tympans. Tarantino, lui, préfère couper l'oreille, mais il me semble que le panoramique vers le poste de radio au plus fort de la tension est le même dans les deux films. En maître de la série B (n'oublions pas évidemment le génial &lt;em&gt;Démon des armes&lt;/em&gt;, cinq ans plus tôt), Joseph Lewis tire le meilleur parti possible du manque de moyen, en accentuant la pénombre autour de sources lumineuses particulièrement vives ou en filmant en longs plans mobiles. Cerise sur le gâteau, Jean Wallace, blonde très troublante luttant plus ou moins pour se défaire de l'emprise de Mr Brown nous gratifie d'une scène sidérante quand son visage s'illumine en gros plan au moment où son homme disparaît derrière ses épaules pour descendre on se demande bien où. Voilà une série B&amp;nbsp;toute proche du chef d'oeuvre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Acte de violence&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Act of violence&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tiens, le chef d'oeuvre, le voici. Frank Enley vit paisiblement avec sa femme et son fils lorsqu'il s'aperçoit qu'un certain Joe Parkson rôde autour de chez lui. Ce dernier vient accomplir une vengeance, liée à leur expérience commune de la guerre.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-983537&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/02/02/897879126.jpg&quot; alt=&quot;897879126.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-983537&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce fabuleux &lt;em&gt;Acte de violence&lt;/em&gt; est d'abord le récit d'une obsession, celle qui taraude Joe Parkson depuis la sortie de la guerre. Évoquant les traumatismes consécutifs à cette catastrophe, Zinnemann nous décrit deux caractères : le soldat cassé (physiquement et moralement) et l'officier refoulant sa lâcheté et sa trahison passées. Le&amp;nbsp;cinéaste évite le flash-back redouté et&amp;nbsp;préfère faire parler les personnages plusieurs minutes après le début du film et donc de la chasse à l'homme. Sans aucune fioriture,&amp;nbsp;on entre&amp;nbsp;de suite dans le vif du sujet et l'histoire se dévoile petit à petit. Il pèse sur le film une ambiance de violence rentrée, admirablement rendue lors du chassé-croisé en barques sur le lac&amp;nbsp;ou quand Parkson&amp;nbsp;rôde toute la nuit autour de la maison du couple. Comme chez Fritz Lang, la morale et le dilemme, prennent le pas sur l'enquête.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-985237&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/02/01/1840693974.jpg&quot; alt=&quot;1840693974.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-985237&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le rôle dévolu à&amp;nbsp;l'épouse de Frank (Janet Leigh impeccable), est loin d'être convenu,&amp;nbsp;plein d'ambiguités. Le dénouement du film, attendu, est &quot;heureusement malheureux&quot; pour&amp;nbsp;Enley et prive&amp;nbsp;du même coup Parkson de sa vengeance. Les deux acteurs principaux sont superbes. Van Heflin est à l'aise au foyer comme dans les bas-fonds de Los Angeles (magnifiquement filmés) et Robert Ryan est imperturbable, boitant, engoncé dans son imperméable. Fred Zinnemann laisse les scènes durer, privilégie les long plans lors des dialogues (très peu de champs/contre-champs) et signe au final un très grand film noir.&lt;/p&gt; 
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            <name>Edisdead</name>
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        <title>Marché de brutes</title>
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        <updated>2008-04-23T23:09:42+02:00</updated>
        <published>2008-04-23T23:09:42+02:00</published>
        <summary>  (Anthony Mann / Etats-Unis / 1948)    Après  En quatrième vitesse ,...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Anthony Mann / Etats-Unis / 1948)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-983490&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/00/02/417945130.jpg&quot; alt=&quot;1943073846.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-983490&quot; /&gt;Après &lt;em&gt;En quatrième vitesse&lt;/em&gt;, continuons sur le même terrain et passons avec Anthony Mann&amp;nbsp;ce &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Marché de brutes&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;Raw deal&lt;/em&gt;). En 48, le cinéaste n'est pas encore l'un des grands maîtres du western, mais est déjà un solide artisan du film noir. Et en effet, tout est là : ombres et lumières, personnages obsessionnels, destins tragiques, sans oublier les contraintes budgétaires qui stimulent l'invention visuelle.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Joe Sullivan est en prison. Il a payé à la place de Rick. Celui-ci, par l'intermédiaire de Pat, la régulière de Joe, parvient à lui faire croire qu'il a organisé son évasion, alors qu'il sait pertinemment qu'il n'a aucune chance de s'en sortir. Seulement voilà, Joe réussit à se faire la belle...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La vengeance est en marche. L'habileté de Mann lui permet de donner un éclairage (dans tous les sens du terme, avec John Alton à la photo) original à la plupart des passages obligés. Le style est sec comme un coup de trique dans les séquences d'évasion et de cavale, jouant de l'ellipse pour accélérer le tempo (Joe et Pat déboulant&amp;nbsp;en taxi volé, le conducteur inerte sur la banquette arrière). Une bagarre mémorable dans l'arrière boutique d'un magasin pour chasseurs entre Sullivan et Fantail (l'inquiétant John Ireland) porte la violence à son point le plus chaud, ou plutôt, le plus froid (obscurité, absence de musique, rapidité des gestes).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le scénario place le héros entre deux femmes aux caractères opposés, ce qui a tendance à casser le rythme et à &lt;em&gt;psychologiser&lt;/em&gt; un peu trop l'ensemble, si intéressante que soit la situation. J'apporterai le même bémol à la séquence du refuge chez le vieux couple, lors de laquelle arrive un incident signifiant mais dur à avaler (un tueur poursuivit par la police meurt sous les balles des flics sous les yeux des fugitifs). De même, la fin est brillante mais assez conventionnelle dans son suspense.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tout au long de ce&amp;nbsp;&lt;em&gt;Marché de brutes&lt;/em&gt;, et à chaque niveau, se pose finalement la question du choix entre deux options, deux chemins aux directions radicalement opposées : choisir entre deux femmes, choisir entre deux routes, choisir&amp;nbsp;entre cacher la vérité à son homme&amp;nbsp;et avouer au risque de le perdre, choisir&amp;nbsp;entre tirer un coup de feu et garder ses distances, choisir entre rentrer chez soi et faire demi-tour pour revenir dans la gueule du loup...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le figure sadique du film est celle de Rick. Raymond Burr l'incarne de façon bien monolithique, ce qui ne l'empêche nullement de balancer une poêlée d'alcool flambé à l'une de ses amies,&amp;nbsp;devançant ainsi largement&amp;nbsp;Lee Marvin et sa cafetière bouillante de &lt;em&gt;Règlement de comptes&lt;/em&gt;. Les deux personnages féminins, attachants, pâtissent d'interprétations inégales (sauf dans la très bonne séquence où Pat et Joe débarquent de nuit chez Ann). Dennis O'Keefe est lui remarquable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je chipote quelque peu, peut-être en pensant trop au grand Anthony Mann du cycle James Stewart. &lt;em&gt;Marché de brutes&lt;/em&gt; doit de toute façon être vu&amp;nbsp;comme l'un des exemples&amp;nbsp;les plus représentatifs&amp;nbsp;du genre noir.&lt;/p&gt; 
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            <name>Edisdead</name>
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        <title>En quatrième vitesse</title>
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        <updated>2008-04-23T21:33:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-23T21:33:00+02:00</published>
        <summary>  (Robert Aldrich / Etats-Unis / 1955)     En quatrième vitesse   sur grand...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Robert Aldrich / Etats-Unis / 1955)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;En quatrième vitesse&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; sur grand écran dans ta face.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Robert Aldrich n'a jamais été un cinéaste respectant les convenances. Ce fut l'une des raisons principales à la fois de sa fortune critique dans les années cinquante et plus tard des polémiques entourant ses films de guerre. Ce goût&amp;nbsp;pour le&amp;nbsp;coup du poing vers le spectateur&amp;nbsp;éclate pour la première fois dans son cinquième&amp;nbsp;effort (juste après deux classiques du western moderne : &lt;em&gt;Bronco Apache&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Vera Cruz&lt;/em&gt;), ce &lt;em&gt;Kiss me deadly&lt;/em&gt;gardant le même titre&amp;nbsp;choc que le roman de Mickey Spillane qu'il adapte et s'imposant comme l'un des plus grands films noirs (le meilleur ?) de cette décennie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En le revoyant, on constate déjà que&amp;nbsp;le souvenir que l'on gardait de sa foudroyante&amp;nbsp;séquence d'ouverture n'était point altéré. En démarrant d'entrée sur cette fille affolée au milieu de la route, Aldrich n'attend pas que l'on soit confortablement installé dans son fauteuil pour nous plonger dans les ténèbres et n'envoie son générique (défilant à l'envers) que lorsque nous sommes bien saisis.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-977458&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/00/02/153935685.jpg&quot; alt=&quot;153935685.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-977458&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En ramassant cette pauvre fille qu'il a manqué d'écraser, le détective Mike Hammer se voit donc entraîner dans l'une de ces enquêtes bien obscures et tordues. Le gars (Ralph Meeker, archétype du bloc en marche) est un sacré dur, qui sait autant y faire avec les femmes peu farouches&amp;nbsp;qu'avec les hommes de mains menaçants.&amp;nbsp;Au début de l'aventure en tout cas. Car ensuite, c'est plus compliqué. Hammer est de plus en plus dépenaillé, de plus en plus violent avec ses interlocuteurs. Plus son enquête progresse, moins il prend le temps de tergiverser pour obtenir les informations qu'il souhaite avoir : ces noms qui le font rebondir d'un homme à un autre. Complètement hébété, il finit par réaliser que la clé de l'énigme, son graal, le dépasse. Avoir entr'aperçu la chose, en être marqué au poignet lui suffit. Il ne tient plus alors&amp;nbsp;que par le désir de sauver sa &quot;secrétaire&quot; Velda. Ahh Velda... A-t-on vu ailleurs un visage en sueur aussi érotique, que ce soit après un exercice de danse ou sortant d'un sommeil profond ? Velda, c'est Maxine Cooper, seulement&amp;nbsp;quatre rôles au cinéma, dont trois pour Aldrich. Pour rester dans l'émoustillant, notons que dans &lt;em&gt;Kiss me deadly&lt;/em&gt;, si les femmes semblent habillées normalement, elles ont tout de même rarement quelque chose en dessous (Christina en imperméable, Gabrielle en peignoir et Velda dans ses draps).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'ambiance pleine de mystères chére au film noir est plusieurs fois poussée à l'extrême. Hors-champ, Mike Hammer met violemment hors d'état de nuire l'un des tueurs (qui se demandera toujours, et nous avec,&amp;nbsp;comment le détective a pu ainsi le tétaniser en une seconde). Les personnes&amp;nbsp;croisées au cours de l'enquête&amp;nbsp;paraissent toujours en savoir un peu plus que ce qu'ils en disent, voire devancer les pensées du héros (le légiste à la morgue qui hoche la tête en silence au fur et à mesure que ce dernier réfléchit à haute voix). Toutes les femmes&amp;nbsp;se pendent&amp;nbsp;instantanément au cou de Hammer et les révélations&amp;nbsp;qui prouvent ensuite que ce sont là des&amp;nbsp;gestes délibérés et trompeurs n'enlèvent rien à l'étrangeté des comportements. Dans sa dernière partie, le film vire à la science-fiction, tout en gardant la sécheresse du polar, à l'image de la scène où Gabrielle, qui tient en joue Hammer, lui demande un baiser mais lui tire dessus soudainement. Tout cela avant d'ouvrir la &quot;boîte de Pandore&quot; (nommée ainsi dans le film par son possesseur).&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-977461&quot; src=&quot;http://nightswimming.hautetfort.com/media/02/02/1317840277.jpg&quot; alt=&quot;1317840277.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-977461&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tout du long, Aldrich joue de sa caméra en virtuose (jusqu'à ce plan que l'on peut qualifier de graveleux : quand Gabrielle allongée sur son lit pointe son flingue vers Mike Hammer qui vient d'entrée dans sa chambre, l'axe choisi donne l'illusion parfaite que le pistolet est dirigé vers l'entrejambes du privé). Mais autant que le talent visuel, c'est le travail sur le son qui impressionne. Il en est ainsi dans les deux séquences qui encadrent cette heure et demie de rêve de film noir : le générique du début se déroule en mêlant à la chanson de Nat King Cole les sanglots et gémissements de Christina et lors du dénouement, des cris inhumains percent le souffle de l'explosion.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Alors, titubants, ayant échappés au pire, les pieds dans l'eau, Mike et Velda peuvent s'éloigner. Trop atypiques pour s'embrasser à pleine bouche comme le voudrait la convention, ils se soutiennent l'un et l'autre. Et c'est bien plus fort.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Nicolas Le Breton</name>
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        <title>Dédicace Grolsch DEMAIN 24 avril</title>
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        <updated>2008-04-23T18:59:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-23T18:59:00+02:00</published>
        <summary>   Qu'est-ce qu'une &quot;décicace grolsch&quot; ? Tout simplement une dédicace...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-983099&quot; src=&quot;http://nicolaslebreton.hautetfort.com/media/01/02/1671619144.jpg&quot; id=&quot;media-983099&quot; alt=&quot;1153938322.jpg&quot; style=&quot;border-top-width: 0; border-right-width: 0; border-bottom-width: 0; border-left-width: 0; float: left; margin-top: 0.20em; margin-right: 1.40em; margin-bottom: 0.70em; margin-left: 0&quot; /&gt;Qu'est-ce qu'une &quot;décicace grolsch&quot; ? Tout simplement une dédicace informelle entre amis du &lt;a href=&quot;http://markus.leicht.free.fr/phpbb3/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;forum de Markus&lt;/a&gt;, ou l'on boira entre autres de la bière de marque Grolsch. Vous êtes les bienvenus&amp;nbsp;à&amp;nbsp;partir&amp;nbsp;de&amp;nbsp;17h30,&amp;nbsp;rendez-vous&amp;nbsp;à&amp;nbsp;la&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://markus.leicht.free.fr/phpbb3/viewtopic.php?f=11&amp;amp;t=3&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;boutique&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;TEMPS-LIVRES, 8 rue d'Algérie, 69001 LYON&lt;br /&gt; 04 72 07 79 15&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Nicolas Le Breton</name>
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        <title>Dédicace à l'Association Renaissance du Vieux Lyon</title>
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        <updated>2008-04-23T18:52:00+02:00</updated>
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        <summary>   C'est le JEUDI 22 MAI à partir de 17h30.   Adresse de la Renaissance du...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-983095&quot; src=&quot;http://nicolaslebreton.hautetfort.com/media/01/00/1671619144.2.jpg&quot; id=&quot;media-983095&quot; alt=&quot;1153938322.2.jpg&quot; style=&quot;border-top-width: 0; border-right-width: 0; border-bottom-width: 0; border-left-width: 0; float: left; margin-top: 0.20em; margin-right: 1.40em; margin-bottom: 0.70em; margin-left: 0&quot; /&gt;C'est le JEUDI 22 MAI à partir de 17h30.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Adresse de la Renaissance du Vieux-Lyon : 50 rue Saint-Jean 69005 Lyon, 04 78 37 16 04&lt;/p&gt; &lt;p&gt;e-mail&amp;nbsp;de&amp;nbsp;contact&amp;nbsp;rvl6@wanadoo.fr&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et&amp;nbsp;pour le&amp;nbsp;site&amp;nbsp;internet, avancez votre mulot et rongez &lt;a href=&quot;http://lyon.rvl.free.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://nicolaslebreton.hautetfort.com/media/01/00/1871952522.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-983097&quot; src=&quot;http://nicolaslebreton.hautetfort.com/media/01/00/1871952522.jpg&quot; id=&quot;media-983097&quot; alt=&quot;1871952522.jpg&quot; style=&quot;border-top-width: 0; border-right-width: 0; border-bottom-width: 0; border-left-width: 0; margin-top: 0.70em; margin-right: 0; margin-bottom: 0.70em; margin-left: 0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Bouquin</name>
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        </author>
        <title>Millenium 2</title>
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        <updated>2008-04-07T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-07T06:00:00+02:00</published>
        <summary>   Voilà, c'est chose possible. Le deuxième tome de Millenium est aussi bon...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Voilà, c'est chose possible. Le deuxième tome de Millenium est aussi bon que le premier, voire meilleur. Plus de suspense, plus d'adrénaline.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;(Bon! Hautetfort est encore en train de bidouiller son site, la police de caractère est différente!)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;em&gt;La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette&lt;/em&gt; nous ramène les personnages de Lisbeth, de Maître Bjurman, le si antipathique et bien sûr de Mikael et son équipe journalistique et de...Enfin ils sont là et on est bien content. S'attacher aux personnages d'un roman est le&amp;nbsp;bonheur no. 1 de la lecture romanesque à mon sens.&amp;nbsp;Une&amp;nbsp;dose d'humanité je suppose...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Vivement le troisième et dernier tome de cette trilogie qui restera dans ma mémoire de lectrice comme un plaisir défendu. (Défendu car en fait je ne suis pas censée avoir le temps de lire par les temps qui courent.)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#FF0000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Premières lignes: &quot;Elle était attachée sur une étroite couchette au cadre en acier. Des courroies de cuir l'emprisonnaient et un harnais lui maintenait la cage thoracique.Elle était couchée sur le dos.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Claudine</name>
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        <title>Polycarpe revient...</title>
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        <updated>2008-04-02T10:11:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-02T10:11:00+02:00</published>
        <summary>         &amp;nbsp;  Je termine &amp;nbsp;  «&amp;nbsp;Polycarpe, le nombre d’or&amp;nbsp;»...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://claudinecholletecrivain.hautetfort.com/media/00/00/731276143.jpg&quot; alt=&quot;639373338.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-936772&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Je termine&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;Polycarpe, le nombre d’or&amp;nbsp;» (corrections, mise en forme, etc.) avec le cortège de doutes qui accompagnent la sortie d’un livre…&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Et voilà-t-y pas que mon Rony, &lt;em&gt;l’électron libre&lt;/em&gt; de Hautetfort,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; consacre toute une note à ma série: un bon dopant, au bon moment&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Allez-y, l’entrée est gratuite&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://l-electronlibre.hautetfort.com/&quot;&gt;http://l-electronlibre.hautetfort.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Photo : L'Abbaye de Mortfoudre... un des hauts lieux sacrés de &quot;Polycarpe, le nombre d'or&quot;...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Nicolas Le Breton</name>
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        </author>
        <title>Retour des Quais du Polar</title>
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        <updated>2008-03-31T12:26:00+02:00</updated>
        <published>2008-03-31T12:26:00+02:00</published>
        <summary>   Me voilà de retour, fourbu et heureux de ce week-end d'une grande...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0; border-right-width: 0; border-bottom-width: 0; border-left-width: 0; float: left; margin-top: 0.20em; margin-right: 1.40em; margin-bottom: 0.70em; margin-left: 0&quot; alt=&quot;1760059697.JPG&quot; id=&quot;media-932820&quot; src=&quot;http://nicolaslebreton.hautetfort.com/media/00/01/1454598341.JPG&quot; /&gt;Me voilà de retour, fourbu et heureux de ce week-end d'une grande intensité. Comme annoncé nous nous trouvions en effet mon camarade A-F Ruaud et moi-même en dédicace sur le stand de la librairie &quot;Le Grand Guignol&quot;. Personnellement, je n'ai guère quitté la table de dédicace que pour aller faire la seconde visite &quot;Monstres Cachés et Gargouilles&quot; le samedi après-midi. C'est&amp;nbsp;vrai&amp;nbsp;qu'on&amp;nbsp;dépense&amp;nbsp;beaucoup&amp;nbsp;d'énergie, mais&amp;nbsp;on&amp;nbsp;en&amp;nbsp;reçoit&amp;nbsp;aussi&amp;nbsp;énormément,&amp;nbsp;de&amp;nbsp;la&amp;nbsp;part&amp;nbsp;du&amp;nbsp;public. Et quel encouragement, quand on sent face à soi des personne enthousiasmées, intriguées, intéressées, soit par le concept de la visite, soit par le livre, voire les deux ! On pardonnera ces quelques lignes à leur auteur, encore rempli de la &quot;naïveté&quot; et de la fraîcheur de ses&amp;nbsp;débuts. Cela&amp;nbsp;dit,&amp;nbsp;ayant&amp;nbsp;eu&amp;nbsp;la&amp;nbsp;chance&amp;nbsp;de&amp;nbsp;partager&amp;nbsp;occasionnellement&amp;nbsp;la&amp;nbsp;table&amp;nbsp;de&amp;nbsp;dédicace&amp;nbsp;avec&amp;nbsp;des&amp;nbsp;grands&amp;nbsp;noms... Jake&amp;nbsp;Lamar&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;(brièvement)&amp;nbsp;Indridasson, on&amp;nbsp;voit&amp;nbsp;que,&amp;nbsp;même chez des vieux briscards, la bonne humeur et la pêche sont&amp;nbsp;communicatives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour&amp;nbsp;ma&amp;nbsp;part,&amp;nbsp;que&amp;nbsp;de&amp;nbsp;contacts&amp;nbsp;pris,&amp;nbsp;d'échanges&amp;nbsp;sympas&amp;nbsp;et&amp;nbsp;ouverts&amp;nbsp;et, ne&amp;nbsp;boudons&amp;nbsp;pas&amp;nbsp;notre&amp;nbsp;plaisir, d'exemplaires vendus. Un seul bémol à vrai dire. Une mère de famille m'a demandé si le livre était accessible à un enfant de 12 ans. Je dois avouer que, pris dans le mouvement, sans réfléchir, j'ai dit oui. Ce n'est qu'après coup que je me suis - tout de même&amp;nbsp;- rappelé qu'il y a une scène de meurtre plutôt dure, et des moments peut-être difficiles émotionnellement dans cette histoire, pour un enfant. J'espère que le petit bout ne va pas être trop secoué. Je&amp;nbsp;dois&amp;nbsp;avouer&amp;nbsp;que&amp;nbsp;je&amp;nbsp;m'en&amp;nbsp;veux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Note&amp;nbsp;to&amp;nbsp;self&amp;nbsp;:&amp;nbsp;c'est&amp;nbsp;un&amp;nbsp;bouquin&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;ados&amp;nbsp;ou&amp;nbsp;adultes&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        </author>
        <title>La Théorie du K.O.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://raymondalcovere.hautetfort.com/archive/2008/03/26/la-theorie-du-k-o.html" />
        <id>tag:raymondalcovere.hautetfort.com,2008-03-26:1532349</id>
        <updated>2008-03-26T00:13:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-26T00:13:00+01:00</published>
        <summary>     &quot;Il n'en reste pourtant pas des masses, des endroits où les pauvres...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://raymondalcovere.hautetfort.com/">
           &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-922790&quot; src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/02/01/1056975369.jpg&quot; alt=&quot;1056975369.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-922790&quot; /&gt;&quot;Il n'en reste pourtant pas des masses, des endroits où les pauvres persistent à s'entraider.&quot; Ce polar de Lilian Bathelot clôt le cycle sétois entamé par &lt;em&gt;Avec les loups&lt;/em&gt;&amp;nbsp;et&amp;nbsp;poursuivi par&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Spécial Dédicace&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;La Théorie du K.O&lt;/em&gt;. c'est le nom de code d'une opération décidée par le ministère de l'intérieur. Le nom a été trouvé par un des chefs des services spéciaux qui a fait ses classes à La Havane, il y a bien des années de là, et pour d'autres causes, tout passe... De fait quelques péquenots sétois comme les appellent les superflics parisiens vont leur donner du fil à retordre. Tout ceci se passe sur fond de manipulation bien sûr. Les services de sécurité du Président du Conseil local, noyautés par un parti fasciste, ont commis quelques bavures,&amp;nbsp;du coup&amp;nbsp;c'est un véritable chaos qui enflamme L'île singulière. Priorité sera donnée à la protection du président, et toute l'opération sera maquillée en règlement de comptes de mafias rivales. Lilian Bathelot&amp;nbsp;articule&amp;nbsp;son polar de main de maître, les scènes d'action, la description du dessous des cartes de la politique locale, tout&amp;nbsp;s'imbrique&amp;nbsp;judicieusement comme la manipulation qu'il décrit.&amp;nbsp;&amp;nbsp;On en a le souffle coupé tout du long et on réfléchit&amp;nbsp;en même temps à&amp;nbsp;l'enchaînement des faits et des causes, au rapport entre les médias et le pouvoir, entre l'histoire secrète et l'histoire officielle. C'est bien un regard politique que nous livre ici Lilian Bathelot.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;éditions Jigal&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lilian.bathelot.free.fr/&quot;&gt;Voir ici le site de l'écrivain&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Bouquin</name>
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        <title>Les hommes qui n'aimaient pas les femmes / Stieg Larsson</title>
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        <updated>2008-03-24T05:00:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-24T05:00:00+01:00</published>
        <summary>  Bonne nouvelle une bombe littéraire est née. Mauvaise nouvelle Stieg...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://bouquin.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Bonne nouvelle une bombe littéraire est née. Mauvaise nouvelle Stieg Larsson est décédé tout juste après avoir laissé les trois tomes de Millénium, sa trilogie chez l'éditeur. Nous ne lirons donc plus rien de cet auteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je termine le premier volume à l'instant et je suis éblouie. Suffisamment pour ressusciter de mon dernier silence. C'est ma Pâques à moi!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-920347&quot; src=&quot;http://bouquin.hautetfort.com/media/01/00/1686075802.jpg&quot; alt=&quot;1514942696.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-920347&quot; /&gt;Des financiers retors, une disparition vieille de quarante ans, des empires qui s'écroulent, des journalistes free lance, des pirates informatiques, des amours et des individus amochés. J'oubliais... des psychopathes démentiels et un souffle narratif fabuleux. On ne s'ennuie pas une minute dans cette histoire extraordinaire. Je vous le jure. Et surtout on comprend tout. Les imbroglios financiers ne sont pas ma tasse de thé mais là tout est limpide, on ne navigue pas à l'aveugle. Et il y a tant de comment dire...de générosité romanesque dans ce livre.&amp;nbsp;Fresque d'un monde&amp;nbsp;de corruption et de perversité&amp;nbsp;mais réussite dans la&amp;nbsp;finesse&amp;nbsp;descriptive des caractères. Rarissime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On referme le livre&amp;nbsp;et on s'étonne encore une fois de vivre dans un monde si noir, de continuer à vivre nos vies ordinaires&amp;nbsp;alors que pour certains...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, qu'est-ce que vous faites encore là? Courez vous procurer &lt;em&gt;Millénium. 1, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.&lt;/em&gt; La série de trois tomes est publiée chez Actes Sud depuis 2006.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Premières lignes: C'était maintenant devenu un événement annuel. L'homme qui recevait la fleur fêtait ce jour-là ses quatre-vingt-deux ans.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>gerard S</name>
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        <title>Hou you youille - 1</title>
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        <updated>2008-03-22T12:00:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-22T12:00:00+01:00</published>
        <summary>  Paul ARRIEU,  Casting d'enfer      1 - Hou you youille !          Le temps...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://leblogdepaularrieu.hautetfort.com/">
           &lt;b&gt;Paul ARRIEU, &lt;i&gt;Casting d'enfer&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;1 - Hou you youille !&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Le temps des cerises&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; Lui, c’est Toni . &lt;b&gt;Il a la gueule de Depardieu, en plus jeune, d’accord, mais quand même, il en a quelque chose, dans le nez, un poil de travers, et dans le regard, dur, quand il rigole pas aux éclats.&lt;/b&gt; Il est plus corpulent aussi, quoique Depardieu,&amp;nbsp; c’est déjà une beau bestiau, mais Toni, lui, il est vraiment taillé comme un pilier de rugby, d’ailleurs la preuve, il a tâté de la boxe, et s’il a pas réussi à grimper au top, c’est pour d’autres raisons, sans rapport avec sa musculature, mais plutôt, disons, avec son caractère.&lt;br /&gt; Toni, donc . Il a installé sa petite boutique dans un couloir du métro Châtelet . A savoir un pliant, il est assis dessus. Derrière lui, il a son sac à dos .A ses pieds, à côté de sa casquette, un petit poste de radio qui fait magnétophone. Sur ses genoux sa guitare . Sur sa guitare, ses bras nus, vu qu’il est en marcel, que, s’il ajoute à ses bras nus son regard dur, il impressionne .&amp;nbsp; Les nanas et autres petites mères qui lui jettent une pièce dans sa casquette le font peut-être autant par vague crainte que par admiration pour sa prestation .&amp;nbsp; Laquelle consiste&amp;nbsp; à&amp;nbsp; chanter,&amp;nbsp; sur&amp;nbsp; des&amp;nbsp; accords de guitare, mais attention,&amp;nbsp; discrètement , comme pour soutenir et encourager la bande magnétique qui, elle,&amp;nbsp; donne à fond .&lt;br /&gt; Aujourd’hui, c’est en priorité &lt;i&gt;Le temps des cerises,&lt;/i&gt; en duo avec une gloire du début du siècle, une femme dont tout le monde a oublié le nom, mais dont le timbre correspond bien au sien, d’après ce qu’il en dit .&amp;nbsp; Après chaque chanson, tout en reprenant souffle, il sort de son sac pour les vendre des cassettes, rien que des tubes immortels, des chansons cultes, des chefs d’œuvre du patrimoine signés Maurice Chevalier, Rina Ketty, Fernandel, Geogette Plana, Tino Rossi ou Dranem . Un lot de mille cassettes.&amp;nbsp; Il les a négociées dans une cave qu’il connaît à trente centimes l’unité . Il les revend deux euros . Ce qui lui laisse le temps de voir venir ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Ouille ! ça fait mal&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; Et là, qui c’est qui vient , c’est Bamboula . &lt;b&gt;C’est un ado, il est beau comme un dieu grec qui serait né au Sénégal,&lt;/b&gt; noir comme on peut pas rêver mieux, sans une goutte de métissage, avec un grain de peau très fin et des yeux pétillants. Il arrive en traînant la savate, en se dandinant, il en finit pas, mais pour montrer que cette allure ne répond pas à sa nature, un, deux, trois, et hop ! &lt;b&gt;il fait un saut périlleux qui le plante devant le musico.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Alentour les gens du métro étouffent des oh! et des ah!&amp;nbsp; en passant vite.&lt;br /&gt; - Tu m’casses mon commerce, mon p’tit Caoua, lui fait Toni, sévère .&lt;br /&gt; - J’suis venu exprès pour te voir, Toni , vu que j’ai appris que t’avais été jeté de ton Mac Do , je veux dire, où tu travaillais ...&lt;br /&gt; TONI - J’ai pas été viré,&amp;nbsp; je m’suis tiré...&lt;br /&gt; BAMBOULA - Oui, j’ m’en doute, vu ton caractère et tout, et comme je sais qu’entre deux p’tits boulots ,&amp;nbsp; c’est ici qu’on te retrouve, je suis venu ...&lt;br /&gt; TONI - Dis voir, môme, d’accord, t’es mon p’tit Caoua, mon p’tit frelot, si quelqu’un te cherche des noises, il a affaire à moi, tout le monde le sait dans not’ cité d’ Nanterre, mais ça ne te donne pas tous les droits, comme de venir me dire ici que j’ai été débarqué à cause de mon caractère, et si c’est pour ça que t’as fait le voyage...&lt;br /&gt; BAMBOULA, &lt;i&gt;allant s’accroupir à côté de Toni&lt;/i&gt; . -Mais pas du tout Toni, j’suis venu te parler de moi, de quelque chose de... de... de délicat.&lt;br /&gt; TONI - Hein? Comment t’as dit ? Délicat ?... T’as de ces mots aujourd’hui... Je t’écoute.&lt;br /&gt; BAMBOULA - Je sais pas par où commencer. &lt;b&gt;Disons que c’est, c’est rapport à ma bite...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; TONI - Ah! non, mon Caoua, non! Tu vas pas nous remettre ça !... Tout le monde le sait dans la Cité des Fleurs , que ta bite c’est la reine des bites, qu’elle est énorme, que c’est la plus belle par sa taille, sa forme et sa couleur, que tes potes te l’ont peinte en blanc pour tes quinze ans, que Bob, le commis boucher , vous a ramené une bite de taureau pour faire la comparaison, qu’il vous a promis pour la prochaine fois une bite d’âne... Ben quoi, qu’est-ce que j’ai dit , c’est pas vrai ? &lt;b&gt;&lt;i&gt;( Il vient de s’apercevoir que Bamboula est en pleurs . Il le prend&amp;nbsp; par les épaules. )&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; Qu’est-ce&amp;nbsp; que&amp;nbsp; t’as&amp;nbsp; à chialer ? Qu’est-ce que j’ai dit ? T’es fier de ta bite, mon Caoua, d’accord... Y a pas plus naturel ! Moi je serais pareil...&amp;nbsp; Allez, va, raconte-moi la dernière.&lt;br /&gt; BAMBOULA - C’est pas vrai que je pleure, je veux dire, y a pas que moi, ma bite aussi...&lt;br /&gt; TONI - Hein ?&lt;br /&gt; BAMBOULA - Ouais, on peut le dire comme ça, elle a la larme à l’œil .&lt;br /&gt; TONI - Hein ?&lt;br /&gt; BAMBOULA - Ben oui .&lt;br /&gt; TONI, méchant - Dis voir, môme, tu viens me casser ma goualante pour une vanne à trois sous qui ferait même pas rigoler les plus arriérés de ton lycée professionnel d’enfoirés...&lt;br /&gt; BAMBOULA, &lt;i&gt;pathétique&lt;/i&gt; - Je sors de chez le toubib, Toni, je suis venu te voir direct...&lt;br /&gt; TONI - Et alors?&lt;br /&gt; BAMBOULA - Je l’ai pas compris tout de suite. Y m’a dit t’as une blenno, y m’tutoyait ce con, j’ai ouvert de grands yeux, une blennorragie, y m’a fait, et pour bien me mettre les points sur les i , y m’a dit une chaude-pisse . En même temps, il se lavait les mains, ce qui m’a fait penser que j’avais pu attraper ça en serrant la main d’un mec pas propre ou en buvant dans un verre mal rincé, je lui ai dit...&lt;br /&gt; TONI - Et alors ?&lt;br /&gt; BAMBOULA - Alors y m’a vu venir, &lt;b&gt;il a fait tsst, tsst, tsst,&lt;/b&gt; te fatigue pas à chercher ailleurs, y m’a dit, t’as forcément attrapé ça dans un rapport sexuel, c’est comme ça qu’y cause ce con, sûr et certain, y m’a dit, et t’as d’la chance de pas avoir chopé le sida,&amp;nbsp; parce que t’es&amp;nbsp; un&amp;nbsp; petit&amp;nbsp; inconscient de merde de pas mettre une capote, y l’a pas dit comme ça, mais j’ai lu le SMS dans ses yeux...&lt;br /&gt; TONI - Et il a raison à cent pour cent, ce toubib,&amp;nbsp; mec... Mais pleure pas comme ça, merde, en plein métro, en plein public... C’est vrai que t’es qu’un p’tit con, mon p’tit Caoua, mon frelot... C’est pas une raison pour te mettre dans des états pareils...&amp;nbsp; &lt;b&gt;Je te l’ai dit déjà, tu devrais avoir une copine . ça serait plus sain pour toi&amp;nbsp; .&lt;/b&gt; &lt;b&gt;C’est pas raisonnable, à ton âge, d’aller aux putes, et sans préservatif !&lt;/b&gt; D’ailleurs ça m’étonne qu’une pute ...&lt;br /&gt; BAMBOULA, se frottant les yeux&amp;nbsp; - Je suis pas allé aux putes, Toni, tu sais très bien que j’en ai pas les moyens ...&lt;br /&gt; TONI - Alors quoi ?&lt;br /&gt; BAMBOULA - ça m’est pas arrivé en me branlant avec les mains crades et les pédés c’est pas mon truc, je te dis tout ça parce que le toubib m’a mis les points sur tous les i, c’est vrai que c’est un bon toubib, y m’a dit c’est elle, cherchez pas plus loin, c’est cette femme...&lt;br /&gt; TONI - Quelle femme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Les gens qui passent regardent à la dérobée ce couple insolite de gaillards dont l’un console l’autre.&lt;/b&gt; Mais plus une pièce ne tombe dans la casquette . Personne ne s’intéresse à l’assortiment des bandes magnétiques bradées à deux euros . Pour détendre l’atmosphère, et réamorcer le commerce, Toni lance au magnéto &lt;i&gt;Elle avait du poil aux pattes.&lt;/i&gt; Au moment où il commence à gratter sa guitare pour attaquer un duo avec Fernandel, son pote l’arrête . Toni lui demande s’il préfère une note d’exotisme avec &lt;i&gt;La fille du bédouin&lt;/i&gt; de Georgette Plana . Pour toute réponse, le môme fait demi-tour, &lt;b&gt;et s’assied en tailleur face au mur pour chialer de plus belle.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;TONI - Mais qu’est-ce que t’as mon Caoua ? T’en fais un peu trop, non? T’as mal ? C’est douloureux c’te saloperie ?&lt;br /&gt; BAMBOULA - Bof, non... ça brûle un peu au bout, au&amp;nbsp; niveau du gland , à peine... Mais ... Ou-you-youille ! c’est surtout au moral que ça fait mal.&lt;br /&gt; TONI - T’es trop sensible petit frère...&lt;br /&gt; BAMBOULA - Quand je t’aurai dit tu jugeras...&lt;br /&gt; TONI - Dis toujours...&lt;br /&gt; BAMBOULA - La femme ...&lt;br /&gt; TONI - Ouais...&lt;br /&gt; BAMBOUla - Ben...&amp;nbsp; ben...&lt;br /&gt; TONI - T’accouche, oui...&lt;br /&gt; BAMBOULA - Ben c’est Lola .&lt;br /&gt; TONI, &lt;i&gt;sourcils froncés, l’index menaçant&lt;/i&gt; - Toi, Bambou, t’as beau être mon p’tit Caoua, j’te permets pas, t’entends ?... &lt;b&gt;Lola , c’est une fille propre !&lt;/b&gt; T’oublies un peu vite c’que tu lui dois ! C’est quand même elle qui t’a soulagé de ton pucelage...&lt;br /&gt; BAMBOULA - Oui, grâce a toi Toni, j’ai rien oublié, c’est toi qui me l’a donnée, Lola...&lt;br /&gt; TONI - C’est moi, c’est moi !... Non, c’est elle, moi j’y suis juste allé d’un petit conseil... C’était du temps où elle était ma meuf... Mais depuis, chaque fois que vous avez remis le couvert, vous m’avez pas appelé pour tenir la bougie...&lt;br /&gt; BAMBOULA - Ben justement, Toni, ça n’a pas été souvent, &lt;b&gt;parce que, Lola,&amp;nbsp; ma bite lui donne le grand frisson,&lt;/b&gt; j’en suis sûr, la main au feu, mais le malheur,&amp;nbsp; c’est qu’elle a trop de moralité...&lt;br /&gt; TONI - Bon, ça va, je la connais comme le fond de ma poche, raconte-moi plutôt votre dernière.&lt;br /&gt; BAMBOULA - Je sais pas si tu le sais,&amp;nbsp; mais Lola, depuis quelques semaines, elle sort avec un mec de la côte d’Azur, un gus qui navigue entre Paris et là-bas, ce qui fait qu’ils ne vivent qu’à moitié à la colle, quand il vient,&amp;nbsp; dans une chambre de bonne qu’il lui a trouvée sur les Grands Boulevards... &lt;b&gt;De fait, c’est un studio, tu verrais ça, vraiment chicos,&lt;/b&gt; aménagé dans deux chambres côte-côte l’une avec fenêtre, l’autre avec lucarne...&lt;br /&gt; TONI - Et toi dans ce merdier ? Abrège .&lt;br /&gt; BAMBOULA - Moi... J’ai fait un mot pour le lycée, de ma propre main,&amp;nbsp; les surveillants sont habitués vu que ma pauv’ maman sait pas écrire, j’ai mis : “&lt;b&gt;Monsieur le Proviseur,&lt;/b&gt; j’excuse l’absence de mon fils pendant une quinzaine de jours pour cause de force majeure en raison d’une visite de son père...”&lt;br /&gt; TONI - Fais plus court, môme, ou j’ te mets un pain .&lt;br /&gt; BAMBOULA - J’ai guetté le départ du mec pour la Côte... J’ai continué de guetter... J’ai attendu le lendemain matin., que la lumière de sa chambre s’allume, sous les toits, au sixième...&lt;br /&gt; TONI - T’as guetté, t’as guetté, comment ça ?&lt;br /&gt; BAMBOULA - Mais c’est toi qui veux que je résume, Toni . J’ai fait la planque dans le cagibi des poubelles, super bien placé...&lt;br /&gt; TONI - C’est bon, c’est bon... La voie est libre, tu montes, tu sonnes, elle te fait entrer...&lt;br /&gt; BAMBOULA - Ben oui, tu la connais, méga sympa, surtout que je lui apportais des croissants chauds...&lt;br /&gt; TONI - D’accord, d’accord... Après les croissants...&lt;br /&gt; BAMBOULA _ J’ai pas tenu jusque là, Toni . Par jeu, j’ai dénoué la ceinture de son peignoir. Ovcorse, elle était à poil... &lt;b&gt;J’te raconte pas l’éblouissement,&amp;nbsp; elle&amp;nbsp; a été&amp;nbsp; ta meuf...&lt;/b&gt; J’ai&amp;nbsp; fait&amp;nbsp; glisser&amp;nbsp; le peignoir,&amp;nbsp; elle m’a dit qu’elle voulait bien étant donné qu’elle avait pas pris sa douche, que par conséquent ça ne la retarderait pas trop... On était dans la kitchenette, on n’a pas pris le temps d’aller jusqu’au lit, je l’ai gentiment pliée sur la table... Je raconte ou j’abrège ?&lt;br /&gt; TONI - Tu l’as pliée, tu veux dire que tu l’as prise en levrette .&lt;br /&gt; BAMBOULA - Tout juste . Je lui ai caressé la croupe, je lui ai écarté les fesses, &lt;b&gt;tu te souviens de sa nusse, un vrai diamant...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; TONI - &lt;b&gt;Sa quoi ?...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; BAMBOULA - Du bout de ma bite, qui était nickel à ce moment là, je lui ai titillé la vulve et la nusse....&lt;br /&gt; TONI - Ah! l’anus, d’accord.&lt;br /&gt; BAMBOULA - Ben oui...&lt;br /&gt; TONI&amp;nbsp; - Je t’expliquerai plus tard . Continue.&lt;br /&gt; BAMBOULA - Elle tenait plus Toni, avec la main elle m’a orienté le braquemart a sa convenance, et moi, paf!...&lt;br /&gt; TONI - Bravo, mon Caoua . Mais si tu veux bien, on va recentrer le débat, sinon jamais on n’en arrivera à la chtouille...&lt;br /&gt; BAMBOULA - La suite... comment dire? Elle a pris sa douche... Elle a bien voulu que je revienne le soir... J’ai passé une journée pas possible de tant que je l’attendais . A midi, j’ai dû me faire une branlette . Quand je l’ai retrouvée, elle était chaude à un point que...&amp;nbsp; j’allais dire&amp;nbsp; que tu&amp;nbsp; peux pas&amp;nbsp; ima-&lt;br /&gt; giner, mais si, tu peux... Je l’ai tirée deux fois, et même une petite troisième...&lt;br /&gt; TONI - Eh ben, voilà !... Voilà ! &lt;b&gt;C’est l’abus qui t’a donné ta chaude-lance .&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; BAMBOULA - Non monsieur, non ! J’y ai pensé, Toni. Mais le toubib a été formel, tu peux tirer, y m’a dit, jusqu’à usure complète du matériel, c’est pas ça qui introduira là où y en a pas, des monocoques, des multicoques, un nom comme ça.&lt;br /&gt; TONI - &lt;b&gt;Conclusion, le salaud, c’est l’autre, le pèlerin de la Côte d’Azur.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; BAMBOULA - &lt;b&gt;Forcément.&lt;/b&gt; Ce que j’t’ai raconté s’est passé y a trois jours . J’ai pas revu Lola depuis, parce que le lendemain, ce con là devait revenir... Maintenant je me demande ce que je dois faire ? L’avertir, elle ? J’ai voulu te demander conseil... J’ai aussi voulu , comment dire, te prévenir...&lt;br /&gt; TONI - Me prévenir de quoi ?&lt;br /&gt; BAMBOULA _ Des fois que t’aurais un goût de revenez-y, avec Lola., vu que -les nouvelles vont vite dans la Cité- tout le monde sait que t’as largué ta meuf en même temps que ton Mac Do. Y en a qui disent que c’est elle, la Monique, qui supportait pas de te voir pointer&amp;nbsp; au chômedu...&lt;br /&gt; TONI, l’œil mauvais - Qui c’est qui dit ça ?&lt;br /&gt; BAMBOULA - La rumeur, un bruit qui court dans la Cité...&lt;br /&gt; TONI - Et qui a fait le tour de tout Nanterre, et pourquoi pas le tour de France ! &lt;b&gt;Que... écoute moi bien, mon Caoua, tu m’as demandé un conseil, je t’en donne deux .&lt;/b&gt; Le premier, ne tend pas l’oreille vers ceux qui bavent sur moi, vu ? Le deuss... est-ce que tu as commencé ton traitement?&lt;br /&gt; BAMBOULA - Ben non, Toni . Je suis venu te voir direct...&lt;br /&gt; TONI - Alors tu files chez le pharmaco, illico,&amp;nbsp; parce que, quand on a un joli petit capital... pardon, excuse, môme,... quand on a un beau gros capital comme toi, il faut le soigner,&amp;nbsp; et&amp;nbsp; après, gentiment l’entretenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Le chapeau de gendarme&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &lt;b&gt;Simone attaque une dernière mèche,&lt;/b&gt;&amp;nbsp; rouge&amp;nbsp; feu, d’un rouge qui convient bien au brun de la teinture que Mme Belmont a choisi .&lt;br /&gt; - On arrête là ou je vous en fais encore une ou deux, Mme Belmont ? demande Simone à l’image de sa cliente, dans la glace.&lt;br /&gt; Pour que celle-ci puisse mieux juger, elle gonfle la chevelure en la faisant glisser entre ses doigts, à la hauteur des oreilles .&lt;br /&gt; - C’est parfait,&amp;nbsp; on arrête.&lt;br /&gt; Simone s’arme de sa brosse pour un lustrage d’ultime finition .&lt;br /&gt; - Quel beau garçon, il est vraiment fait pour toi ! dit la cliente en pointant le miroir.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;La jolie coiffeuse lève les yeux, voit l’image de Riton . Il est dehors, sur le trottoir.&lt;/b&gt; Elle tourne la tête vers lui, et, avec un sourire crispé, lui fait un signe d’assentiment . Il n’en demande pas davantage, il disparaît.&lt;br /&gt; - M’est avis que tu ne vas pas déjeuner seule, ma petite Simone, dit Mme Belmont.&lt;br /&gt; Simone s’efforce de sourire.&lt;br /&gt; - Je suis bien contente pour vous deux...&lt;br /&gt; - Vous êtes contente de quoi,&amp;nbsp; Mme Belmont ?&lt;br /&gt; - Pourquoi fais-tu la cachottière avec moi, ma petite chérie, moi qui vous ai toujours connus, toi et Riton, moi qui vous ai vendu vos premiers carambars, forcément, puisque j’étais boulangère dans cette Cité avant même que vous soyez nés...&lt;br /&gt; - Croyez-vous, Mme Belmont , que notre déjeuner soit une grande nouvelle à annoncer ?...&lt;br /&gt; - Le déjeuner, non...&amp;nbsp; Mais je viens de passer deux heures avec toi, entre tes mains, et tu ne m’as pas dit que ton copain, autrement dit ton compagnon, Riton pour ne pas le nommer, avait réussi son concours d’entrée dans la gendarmerie... Je l’ai appris à la boulangerie par sa sœur ...&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Le joli minois de la coiffeuse se renfrogne .&lt;/b&gt; Elle grimace, cherchant une bonne réplique.&lt;br /&gt; - Ce n’était pas la peine que je vous en parle, dit-elle,&amp;nbsp; je m’en doutais que vous le saviez .&lt;br /&gt; - Moi je pense , poursuit la boulangère, que tu as tout lieu d’être fière de lui, parce que la gandarmerie, c’est l’aristocratie de la police, c’est le sens du devoir et de l’honneur... Rien à voir avec les CRS du 93 ou avec les enquêteurs de la crime comme on les voit dans les séries à la télé...&lt;br /&gt; - Vous avez raison, Mme Belmont, décrète Mme Inès,&amp;nbsp; la patronne du salon .&lt;br /&gt; Et pour mieux venir en aide à son employée qu’elle devine gênée , elle fait mine de la bousculer :&lt;br /&gt; - Vous seriez gentille d’en finir, Simone... J’aime bien fermer avant 13 heures .&lt;br /&gt; - L’ennui, ma petite Simone, dit Mme Belmont, c’est que je t’aime bien et que je vais te perdre...&lt;br /&gt; L’intéressée ne pose aucune question .&lt;br /&gt; La bavarde n’en ajoute pas moins :&lt;br /&gt; - Eh oui!&amp;nbsp; tu vas vouloir suivre ton Riton dans sa première affectation . Vous aussi, Mme Inès, vous la regretterez, pas vrai ?&amp;nbsp; Une si bonne ouvrière.&lt;br /&gt; Mme Inès répond par un sourire.&lt;br /&gt; Et rien de plus.&lt;br /&gt; Entre commerçants, on se comprend sans parler. La boulangère ne retardera pas davantage la patronne qui veut faire la pause de la mi-journée . .&lt;br /&gt; Elle paye et s’en va.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Peu après, Riton et Simone sont assis face à face dans le petit restaurant du quartier où ils ont leurs habitudes . Ils font grise mine .&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; SIMONE, &lt;i&gt;sur un ton faussement gai.&lt;/i&gt; - Mme Belmont te trouve beau . Elle a raison... Toi en uniforme de gendarme et moi à ton bras, on ferait une belle image&amp;nbsp; dans la presse pipole.&lt;br /&gt; RITON, &lt;i&gt;même jeu&lt;/i&gt; . - Du genre Arthur avec son top modèle, par exemple. Tu veux me faire dire que tu es aussi jolie qu’elle ? D’accord . Et moi, est-ce que&amp;nbsp; j’ai l’air aussi con que lui ?&lt;br /&gt; SIMONE&amp;nbsp; - Il faudrait le voir en gendarme ! &lt;i&gt;(Changeant de ton . )&lt;/i&gt; Je n’ai pas envie de plaisanter, Riton. Je t’en veux, premièrement parce que tu m’as demandé de ne pas dire que tu avais été reçu à ton concours, et deux!èmement parce que tu viens me chercher au salon sans m’avoir prévenue.&lt;br /&gt; RITON - Ouais, j’ai été reçu, mais là où ça me conduit,&amp;nbsp; j’y vais à reculons, et d’un . &lt;i&gt;(Clignant de l’œil.)&lt;/i&gt; Quant au deusio, c’est une surprise .&lt;br /&gt; SIMONE, &lt;i&gt;mimant l’impatience en se frottant les mains pour détendre l’atmosphère.&lt;/i&gt; - Une surprise, j’adore, dis vite .&lt;br /&gt; RITON - J’ai revu Lola .&lt;br /&gt; SIMONE, &lt;i&gt;sourcils froncés&lt;/i&gt; . - Lola !...&lt;br /&gt; RITON - Ne fais pas cette tête là... Si tu te voyais, le nez pincé... Ton visage bouge, comme hésitant entre le mépris, la jalousie, la rancune... Qu’est-ce que tu vas chercher? On a été ensemble, Lola et moi, c’est vrai, mais ça fait un bout de temps, et ce n’est pas parce qu’elle est mon ex que je n’ai plus le droit de lui parler.&lt;br /&gt; SIMONE - C’est une mijaurée, une fille facile...&lt;br /&gt; RITON - Oh là, oh !... oh!... Elle a changé, elle s’est rangée des voitures, elle a dégoté un petit vieux plein aux as ...&lt;br /&gt; SIMONE - Elle ne saura pas le garder, crois moi . Lola, sous ses airs de femme libre, c’est une tête de linotte. Elle a tout pour réussir... Elle est belle, elle est grande, elle est mince, elle peut manger de la cochonnaille, du chocolat, et sucer des glaces à longueur de journée sans&amp;nbsp; prendre un gramme, elle a tout pour réussir et qu’est-ce qu’elle fait ?...&lt;br /&gt; RITON - Tu es bien placée pour le savoir, ma Simone, elle fait des shampooings dans ton salon, le samedi . Les autres jours, elle est vendeuse ici ou là,&amp;nbsp; mais bientôt elle n’en aura plus besoin...&lt;br /&gt; SIMONE - Et comme il lui reste déjà du temps libre, elle a cherché à te revoir...&lt;br /&gt; RITON - Oui, ce matin elle m’attendait à la porte de ma boîte .&lt;br /&gt; SIMONE - Elle s’est levée de bonne heure pour ne pas te manquer...&lt;br /&gt; RITON - Exactement . &lt;i&gt;(Un long silence.)&lt;/i&gt; &lt;b&gt;Tu ne me demandes pas ce qu’elle me voulait .&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; SIMONE - Non .&lt;br /&gt; RITON - Je vais te le dire quand même . En deux mots . En essayant de faire court . Le mec de Lola, son pépère rupinos, c’est un grossium qui fait dans l’immobilier...&lt;br /&gt; SIMONE - Oui, c’est ce qu’elle dit au salon. Mais Mme Inès et moi, on pense que s’il fallait compter sur lui pour avoir un appart...&lt;br /&gt; RITON&amp;nbsp; - Peu importe Simone, on n‘attend pas de lui un logement ! Ce qui est sûr, c’est qu’étant bourré de fric, il s’est mis en tête de produire un film . Ouais, un film de cinéma . Chez lui, sur la Côte . Le titre reste à choisir mais l’intrigue est connue . Ce sera l’histoire d’un perdant de la Star Ac qui rebondit et amorce une grande carrière...&lt;br /&gt; SIMONE - Qu’est-ce que tu racontes ? En quoi ça nous concerne ?&lt;br /&gt; RITON - J’y viens, m’y voilà . C’est bientôt Pâques . Après, c’est le festival de Cannes, et le Jules à Lola&amp;nbsp; - Jules, c’est vraiment son blase, je te jure - il veut en profiter pour tourner.&lt;br /&gt; SIMONE, &lt;i&gt;ironique&lt;/i&gt;. - Je sens en moi la passion monter, dis-moi bien tout , Riton.&lt;br /&gt; RITON - &lt;b&gt;Ce Jules, il a paraît-il la haute main&lt;/b&gt; sur le casting de son film, et comme Lola a la haute main sur lui, tu me suis ?...&lt;br /&gt; SIMONE - Non .&lt;br /&gt; TONI -&amp;nbsp; Moi, toi, et aussi Toni, et son pote le Caoua, on est tous engagés, si on veut...&lt;br /&gt; SIMONE - Premiers rôles ou intermittents ?&lt;br /&gt; TONI - Ne te moque pas ! Lola est emballée . Elle nous voit au premier rang des figurants, avec parfois un mot à dire, faisant ce qu’on appelle de la figuration intelligente...&lt;br /&gt; SIMONE, &lt;i&gt;atterrée&lt;/i&gt; - Tu n’as pas accepté, tu n’as pas oublié...&lt;br /&gt; RITON - Non, non, je n’ai pas oublié notre voyage à Venise . Ton parrain nous prête sa super bagnole, on ne va pas s’en priver ! Mais notre route passe par la Côte, en plein moment du tournage... On ne va quand même pas demander à changer les dates de notre&amp;nbsp; congé ... On ne fera que jeter un œil, avec un coucou aux copains d’autrefois...&lt;br /&gt; SIMONE - Un coucou, un coucou... Et rien de plus ? Je n’ai aucune envie de renouer... de revivre... de rejouer à la famille tuyau de poêle...&lt;br /&gt; RITON, &lt;i&gt;nostalgique&lt;/i&gt;&amp;nbsp; -&amp;nbsp; Ce n’était pas si mal, le Clan des Cinq en vacances... &lt;b&gt;&lt;i&gt;(Il fredonne.)&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;Y’avait Toni et son Caoua, y’avait Riton, y’avait Lola, et puis Simone...&lt;/b&gt; comme dans la chanson de Montand.&lt;br /&gt; SIMONE - Basta !&lt;br /&gt; RITON - D’accord, d’accord... Rien qu’un coucou... On se contentera d’un coup d’œil en passant... Avant de filer... Je prends tout en main, je m’occuperai de tout, et, si ça ne marche pas, c’est moi qui porterai le chapeau...&lt;br /&gt; SIMONE - Je suis sûre qu’il t’ira très bien .&lt;br /&gt; RITON - Quoi ?&lt;br /&gt; SIMONE, &lt;i&gt;réconciliée&lt;/i&gt; - Le chapeau . &lt;b&gt;A condition que ce soit un chapeau de gendarme, ovcorse .&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(à suivre)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>gerard S</name>
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        <title>De mal en pis - 4</title>
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        <updated>2008-03-22T11:48:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-22T11:48:00+01:00</published>
        <summary>   Paul Arrieu,     Casting d'enfer            &amp;nbsp;       4 - De mal en pis...</summary>
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           &lt;b&gt;&lt;big&gt;Paul Arrieu,&lt;/big&gt;&lt;/b&gt; &lt;i&gt;&lt;big&gt;Casting d'enfer&lt;/big&gt;&lt;/i&gt;&lt;b&gt;&lt;big&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;&lt;b&gt;4 - De mal en pis&lt;/b&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;Séance plénière&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Le lendemain matin, ou, pour mieux dire, quelques heures plus tard, Lola et Bambou ne peuvent se résoudre à se séparer . Ils décident de se rendre au camp pour y prendre leur petit déjeuner. Ils y retrouvent leurs compagnons réunis sous l’auvent de toile qui agrandit le mobile home . &lt;b&gt;Comme ils se présentent en se donnant la main, quelques lazzis les accueillent,&lt;/b&gt; pour souligner leur bonne entente et supputer le bon temps qu’ils n’auront pas manqué de se donner .&amp;nbsp; Toni et Riton rient grassement . Plus fine mouche, Simone les appelle “les amoureux” en leur servant le café . De fait, les arrivants laissent dire en souriant, sans éprouver la moindre gêne,&amp;nbsp; alors que les trois autres ne semblent guère désireux de rendre compte de leurs activités de la nuit . Toni peut-être céderait à la tentation de se glorifier de ses exploits sexuels, mais Lola , si épanouie un instant plus tôt, ne lui en laisse pas le temps. &lt;b&gt;Elle l’attaque la larme à l’œil .&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; - Il faut maintenant que tu me rendes la mallette, lui dit-elle . Je suis trop en danger...&lt;br /&gt; Elle donne ses raisons .&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Discussion&lt;/b&gt; . Riton appuie son pote qui déclare que le montant de l’amende n’a pas été fixé .&amp;nbsp; Jules&amp;nbsp; est un vioc vicelard . On pourrait lui piquer mille, deux mille... entre deux et dix mille euros . Son argent, c’est de l’argent sale, d’accord, mais les garçons n’ont pas peur qu’il leur salisse les doigts .&amp;nbsp; &lt;b&gt;Simone rappelle qu’il faut être juste,&lt;/b&gt; qu’il a retenu et payé le prix de leur place au camping . La mieux logée, Lola, ajoute qu’il a tenu parole en les recommandant au responsable du casting . &lt;b&gt;Bamboula est d’avis qu’il doit quand même morfler un max, le salopard,&lt;/b&gt; et il souhaite surtout qu’on n’entende plus jamais parler de lui .&lt;br /&gt; - Quoi qu’il en soit, y m’faut la mallette, Toni, répète Lola .&lt;br /&gt; &lt;b&gt;- Au fait, où est-elle au juste...&lt;/b&gt; commence Riton .&lt;br /&gt; - Toi , mec, t’as intérêt à le prendre sur un autre ton, s’emporte Toni, &lt;b&gt;à t’entendre on croirait&lt;/b&gt; que je veux la griffer perso !...&lt;br /&gt; - Comprends ce que tu veux, mec, tu ne m’empêcheras pas de dire ce que j’ai envie de dire...&lt;br /&gt; - Moi, intervient Simone, j’ai toujours pensé qu’une somme pareille, on aurait dû la déposer à la banque ...&lt;br /&gt; Le jeune Bambou s’efforce d’apaiser les esprits . &lt;b&gt;Pour lui, la vie est belle,&lt;/b&gt; le temps superbe, il serait temps de penser à rejoindre les figurants,&amp;nbsp; sinon Gabriel aura distribué les meilleurs rôles quand il se pointeront.&lt;br /&gt; Simone surtout devrait se hâter, Fruteau étant fort capable de commencer la journée par une répétition de la montée des marches . Mais la coiffeuse se dit lasse des caprices d’Angèle... Le cinéma,&amp;nbsp; les paillettes, les décors, les cancans, les propos futiles, les faux semblants, elle en a assez, elle est déçue, elle est sur le point de renoncer à sa charge, &lt;b&gt;elle regrette d’être venue ...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; ça alors !... Mais qu’est-ce qu’elle a ?&lt;br /&gt; En ce moment retentit une sonnerie...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;La sonnerie du tocsin&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; C’est la sonnerie du portable de Lola .&lt;br /&gt; - Oui... répond Lola . &lt;i&gt;(Avec un brin d’agacement.)&lt;/i&gt; Dans ma chambre, non... Oui, Jules, oui, au camping... Avec Simone et les autres... &lt;i&gt;(Mutine.)&lt;/i&gt; Le temps est beau, si tu voyais la mer, le ciel... &lt;i&gt;(Inquiète.)&lt;/i&gt; Pourquoi tu dis que je vais pas rigoler longtemps ? &lt;i&gt;(Les yeux écarquillés.)&lt;/i&gt; Lui, mort !... Poignardé! Non?... &lt;i&gt;(La gorge de plus en plus serrée.)&lt;/i&gt; A l’hôtel Canberra... A deux pas de mon hôtel... C’est pas possible!... &lt;i&gt;(Affolée.)&lt;/i&gt;&amp;nbsp; Comment ça mes cliques et mes claques?... Quoi l’enquête?... Tu parles trop vite, Jules, laisse-moi le temps de récupérer, je te rappelle,&amp;nbsp; &lt;b&gt;tchao .&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils sont tous les cinq assis autour d’une table.&lt;br /&gt; SIMONE - &lt;b&gt;Qui est mort ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; LOLA - Durimel .&lt;br /&gt; RITON - Quel Durimel ?&lt;br /&gt; LOLA, &lt;i&gt;avec agacement&lt;/i&gt;. - Monsieur le député-maire Thomas Durimel-Durand .&lt;br /&gt; TONI - Le semeur de merde, bon débarras.&lt;br /&gt; RITON - Dis pas ça, mec . Les flics pourraient t’entendre...&lt;br /&gt; TONI - Et alors ? Je vais m’gêner ! Tu veux m’en empêcher?&lt;br /&gt; RITON - Réfléchis . L’enquête va repartir...&lt;br /&gt; TONI - T’as des réflexes de gendarme, Riton.&lt;br /&gt; SIMONE - &lt;b&gt;Riton a raison...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; LOLA - &lt;b&gt;Jules dit la même chose, que l’enquête va changer de face&lt;/b&gt;, de tournure, d’allure ... Je sais plus tout ce qu’y m’a balancé, c’est affreux .&lt;br /&gt; BAMBOULA - Moi je trouve ça très bien qu’y soit crevé,&amp;nbsp; un sale cochon pareil ...&lt;br /&gt; SIMONE, l’air pincé. - On peut dire la même chose avec d’autres mots,&amp;nbsp; Bambou...&lt;br /&gt; BAMBOULA, &lt;i&gt;posant sa main sur celle de Lola.&lt;/i&gt; - &lt;b&gt;Non, je maintiens .&lt;/b&gt;..&lt;br /&gt; LOLA - Vous savez pas le pire...&lt;br /&gt; RITON,&amp;nbsp; &lt;i&gt;rigolard&lt;/i&gt;. - Y grille déjà en enfer, non ?&lt;br /&gt; LOLA - Durimel est ici...&amp;nbsp; &lt;b&gt;Il est venu se faire assassiner à Cannes...&lt;/b&gt; A l’hôtel Canberra... A deux pas de chez moi..&lt;br /&gt; TONI - Quand ça ? A quelle heure ?&lt;br /&gt; LOLA - Hier soir, ou dans la nuit . La police de Cannes a été prévenue vers minuit . Elle a pris contact avec la criminelle de Paris . Et c’est cette police de Paris qui a demandé à celle de Cannes de se rendre chez Jules...&lt;br /&gt; RITON - C’est peut-être lui l’assassin ...&lt;br /&gt; BAMBOULA - Sûr que c’est lui, je l’ai vu sortir de chez Lola... &lt;b&gt;Un sagouin a trucidé un autre sagouin... Je peux en témoigner...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; TONI - Sois plus cool, môme...&amp;nbsp; Faut voir venir...&lt;br /&gt; LOLA - Jules m’a dit de prendre mes cliques et mes claques et de sauter dans le premier TGV pour Paris... Vu que, si par malheur on se faisait piquer &lt;b&gt;avec une mallette&amp;nbsp; pareille à celle&lt;/b&gt; que la police de Paris a trouvée chez Durimel, on y aurait droit...&lt;br /&gt; RITON - A quoi ?&lt;br /&gt; LOLA - A la prison,&amp;nbsp; je&amp;nbsp; sais&amp;nbsp; pas,&amp;nbsp; y&amp;nbsp; parlait&amp;nbsp; trop vite, Jules, y m’a dit aussi que, pour un meurtre, la Criminelle allait s’en donner la peine et qu’elle avait peut-être déjà mon portrait robot.&lt;br /&gt; SIMONE - Qu’est-ce que tu comptes faire ?&lt;br /&gt; LOLA - Je sais pas... Je ferai ce qu’il dit . Autrement, rue Meynadier, où est mon hôtel,&amp;nbsp; et dans les rues avoisinantes, autour de l’hôtel Canberra, je risque à tout moment de me faire cueillir...&lt;br /&gt; BAMBOULA - &lt;b&gt;Tu peux te planquer ici&lt;/b&gt;, tantôt dans la tente, tantôt dans le mobile home, ni vue ni connue...&lt;br /&gt; LOLA - Non, j’aime mieux partir . Et vous, vous comptez rester ?&lt;br /&gt; TONI - Pourquoi non ? La mallette est mieux là où elle est qu’avec nous dans le train, et aussi, on a promis à M. Gabriel de continuer à l’épauler quand il aura besoin de Chloé et de Clarisse,&amp;nbsp; pas vrai Riton ?&lt;br /&gt; RITON - C’est vrai, mec, c’est vrai ...&lt;br /&gt; TONI, &lt;i&gt;rigolard&lt;/i&gt; . -&amp;nbsp; Il a besoin de nous sur terre, dans la mer, et partout... douche comprise !&lt;br /&gt; SIMONE, &lt;i&gt;sévère .&lt;/i&gt; - Moi j’accompagne Lola . Je pars.&lt;br /&gt; BAMBOULA - &lt;b&gt;Je pars aussi&lt;/b&gt; .&lt;br /&gt; TONI - N’oublie pas que je suis responsable de toi, mon p’tit Caoua . &lt;b&gt;Tu pars, si j’veux&lt;/b&gt; . Et ça serait dommage parce que j’ai l’intention de te présenter à Clarisse et à Chloé...&lt;br /&gt; En ce moment, une fourgonnette de la police se présente à la porte du camping . Le gardien indique au conducteur le mobile home des jeunes gens.&lt;br /&gt; Le portable de Lola sonne . Jules lui annonce&amp;nbsp; une visite des poulagas, il veut la mettre en garde...&lt;br /&gt; &lt;b&gt;- Y sont là, fait Lola .&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;Le Titan&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Le commissaire Henri Cloutan, dit le Titan&lt;/b&gt;, est l’un&amp;nbsp; des plus célèbres policiers du Quai des Orfèvres. Il ne prend en charge que des affaires d’importance, et celle-ci en est une, puisqu’il s’agit du meurtre d’un représentant du peuple, maire d’une grosse commune de la banlieue de Paris .&lt;br /&gt; A peine arrivé au commissariat de Cannes, après avoir pris rapidement connaissance des premiers éléments du dossier, &lt;b&gt;il souhaite interroger les cinq jeunes festivaliers&lt;/b&gt; du camping dont la police locale a contrôlé les identités.&lt;br /&gt; Il les reçoit tous en même temps dans la pièce qui a été mise à sa disposition .&lt;br /&gt; - Simple routine, leur dit-il, je vais vous demander &lt;b&gt;où vous étiez et ce que vous faisiez hier soir à&amp;nbsp; l‘heure du crime&lt;/b&gt; .&lt;br /&gt; Le plus éloquent de l’équipe, c’est Riton.&lt;br /&gt; - M. le Commissaire, dit-il, d’abord nous protestons pour avoir été appréhendés...&lt;br /&gt; Le Titan, parcourant d’un œil la fiche de la police locale concernant Riton, l’interrompt.&lt;br /&gt; - Le terme “appréhendés” ne convient pas, on appréhende un malfaiteur, attention à votre vocabulaire &lt;b&gt;monsieur le futur gendarme&lt;/b&gt; .&lt;br /&gt; - Vous dites “l’heure du crime”, reprend Riton sans se laisser démonter, mais cette heure, on ne la connaît pas ...&lt;br /&gt; - Moi non plus, l’autopsie n’est pas terminée . C’est pourquoi vous me donnerez vos emplois du temps de vingt heures hier soir à... disons, huit heures ce matin. Qui commence ?&lt;br /&gt; - Moi,&amp;nbsp; s’écrie Bamboula,&amp;nbsp; j’étais avec Lola,&amp;nbsp; je le jure, et elle peut le confirmer, &lt;b&gt;j’étais chez elle et avec elle,&lt;/b&gt;&amp;nbsp; jusqu’à huit heures ce matin .&lt;br /&gt; Lola approuve de quelques hochements de tête.&lt;br /&gt; Mais ces réponses ne peuvent satisfaire l’enquêteur . Ce qui importe pour lui c’est l’heure à laquelle le garçon est&amp;nbsp; monté chez Lola .&lt;br /&gt; - Je sais plus, fait le môme, j’ai traîné un moment dans la rue...&lt;br /&gt; - Pourquoi ?&lt;br /&gt; - J’hésitais à monter... Elle m’intimide, Lola .&lt;br /&gt; - Vous attendiez la sortie de quelqu’un .&lt;br /&gt; - Non.&lt;br /&gt; Alors le Titan fait mine de se fâcher . &lt;b&gt;Il accuse Bamboula de vouloir protéger l’amant en titre de Lola, le sieur Jules&lt;/b&gt;, en essayant de cacher qu’il se trouvait dans le quartier de l’hôtel Canberra à l’heure du crime .&lt;br /&gt; - Moi, couvrir ce sagouin, s’exclame le garçon, jamais ! Au contraire, &lt;b&gt;je crois que c’est lui l’assassin ...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Riton l’interrompt .&lt;br /&gt; - En vérité, dit-il, nous ne savons rien de ce crime, M. le commissaire, nous ne savions même pas qu’il avait eu lieu quand les policiers nous ont interpellés, c’est eux qui nous en ont parlé, et nous ne savons toujours pas pourquoi nous sommes là .&lt;br /&gt; Le Titan accepte de mettre les points sur les i . Le sieur Jules et la victime étaient impliqués dans &lt;b&gt;une grave affaire d’abus de biens sociaux et d’extorsion de fonds .&lt;/b&gt; Après le crime, quand le commissaire est intervenu dans l’enquête, il a demandé à Jules de lui fournir un alibi . Jules lui a affirmé qu’à l’heure supposée du crime, il était&amp;nbsp; chez&amp;nbsp; son amie Lola . Et, interrogé sur Lola, il a déclaré qu’elle faisait partie d’une fine équipe de jeunes qu’il avait invités à Cannes pour le festival .&lt;br /&gt; - Il prétend qu’il a quitté Mademoiselle Lola à vingt-trois heures, qu’en pensez-vous ? demande-t-il à Bamboula .&lt;br /&gt; - Ouais, c’est à peu près ça .&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Lola confirme .&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; - Ce qui fait que nous deux, ont a un alibi !&amp;nbsp;&amp;nbsp; triomphe le garçon .&lt;br /&gt; - Autre chose, reprend le commissaire, s’adressant à Lola , &lt;b&gt;pourquoi vous appelle-t-on la “Putain de Monaco”,&amp;nbsp; mademoiselle ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; - J’en sais rien, c’est une invention des journalistes, ça ! Ils ont dû mal interpréter les ragots qu’on a faits sur moi&amp;nbsp;&amp;nbsp; J’y suis même jamais allée à Monaco !&lt;br /&gt; - Je vois, fait le commissaire . Ce que vous avez dit a été mal compris par ceux qui écoutaient aux portes...&lt;br /&gt; - Ben oui, sans doute...&lt;br /&gt; - Vous n’êtes jamais allée à Monaco, mais en revanche, &lt;b&gt;vous êtes bien allée à Reuilly, à la mairie,&lt;/b&gt;&amp;nbsp; &lt;b&gt;pour&amp;nbsp; remettre à M. Durimel une mallette..&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt; Désarmée parce qu’elle s’est laissée piéger, Lola éclate en sanglots .&lt;br /&gt; - Pourquoi vous vous acharnez sur moi ?... marmonne-t-elle&lt;br /&gt; Le Titan fait la moue . Puis s’en prend aux autres . Que faisaient Toni et de Riton, après le bain de minuit ? Ils étaient au Martinez... Tiens,tiens... La Société des réalisateurs de films (la SRF) s’y est réunie pour remettre le Carrosse d’or à l’un de ses pairs .&amp;nbsp; &lt;b&gt;Qui a été le lauréat ?&lt;/b&gt; Qui les a vu Toni et Riton pour témoigner de leur présence à cette cérémonie ?&lt;br /&gt; Et Simone ? M. Gabriel l’a reconduite au camp . A quelle heure ? Combien de mobile homes étaient encore allumés ? Un cabriolet Porsche rouge, cela se remarque dans un camp . Ont-ils croisé quelqu’un qui l’aurait remarqué ?&lt;br /&gt; Les jeunes gens mâchonnent leurs réponses .&lt;br /&gt; Leur réticence indispose le commissaire qui décide pour finir de les mettre &lt;b&gt;tous les cinq en garde à vue.&lt;br /&gt; Il les confie a ses adjoints .&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;Riton, Simone et ces Messieurs&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux officiers de police accueillent pour commen-cer le gentil&amp;nbsp; couple que forment&amp;nbsp; Simone et Riton .&lt;br /&gt; - Entre collègues, dit l’un en parcourant la fiche de Riton, on va pas faire de manières, on va s’présenter, moi c’est Paul , dit Popaul.&lt;br /&gt; - Moi c’est Georges, dit Jo, fait l’autre .&lt;br /&gt; Vus sous un certain angle, les deux hommes se ressemblent . Non qu’ils aient les mêmes traits de physionomie -ceux de Gorges sont lisses comme du saindoux, ceux de Paul taillés à la serpe- mais ils possédent tous les deux &lt;b&gt;le même regard bovin, et des mentons larges et empâtés&lt;/b&gt;. Leurs silhouettes surtout sont semblables : Popaul autant que Jo a le torse épais, le cou puissant, des poignets gros comme les bras de Riton. Ces messieurs semblent déguisés dans leurs complets de citadins. A leurs gorges sanguines, les nœuds de cravates s’auréolent &lt;b&gt;de suint&lt;/b&gt;. En entrant dans la police, ils ont trahi la corporation&amp;nbsp; des&amp;nbsp; déménageurs&amp;nbsp; de&amp;nbsp; pianos,&amp;nbsp; ou&amp;nbsp; celle des tueurs en abattoir, ou telle autre remarquable par la santé physique et la sérénité profonde de ses membres.&lt;br /&gt; - Alors comme ça, reprend Popaul s’adressant à Riton, tu vas être gendarme.&lt;br /&gt; - C’est sympa, mec, de me tutoyer, repartit Riton, si t’avais pas commencé, j’aurais pas osé...&lt;br /&gt; - C’est à dire que... hésite Jo, nous on est tes aînés...&lt;br /&gt; Riton lui coupe la parole .&lt;br /&gt; - &lt;b&gt;T’as raison, mec,&lt;/b&gt; faut pas tenir compte de ces détails . Moi gendarme, vous deux de “la crime”, &lt;b&gt;on se tutoie, d’accord&lt;/b&gt;, on va&amp;nbsp; pas commencer par la guerre des polices ...&lt;br /&gt; Du plat de la main, Paul frappe la table. Très fort. Pour bien faire comprendre qu’il n’est pas un tendre.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Et le doigt pointé vers Simone, il demande :&lt;br /&gt; - La guerre des polices, assez de bavardage, qu’est-ce que t’as fait, toi, la nuit dernière ?&lt;br /&gt; - En tant que future épouse d’un gendarme, oui, &lt;b&gt;je suis d’accord moi aussi pour le tutoiement...&lt;br /&gt; - C’est pas ma question !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; - En vérité, Paul, intervient Riton, ce Durimel qui s’est fait trucider, c’était un salopard . T’as lu&amp;nbsp; les journaux, t’as compté le nombre de pauvres gens qu’il a dépossédés de leurs biens pour magouiller dans l’immobilier et s’enrichir ?...&lt;br /&gt; Pour soutenir son collègue, pour ne pas qu’on l’oublie, Georges donne un coup de poing à la table . Avant qu’il dise une ânerie, Simone le devance :&lt;br /&gt; - T’as raison, Jo, moi aussi ça me met en colère quand j’y pense . Même sans parler d’arnac, un député-maire, y cumule les fonctions,&amp;nbsp; mais y cumule aussi les payes . &lt;b&gt;Combien de soldes de flics ça représente ?&lt;/b&gt; Qu’est-ce que t’en penses, alors que tu gagnes guère plus que le SMIC ? Alors que t’as peut-être toutes les peines du monde pour payer ton loyer ?&lt;br /&gt; Popaul et Jo sont assis côte à côte, coude à coude, poings serrés sur la table pour mieux se contenir .&lt;br /&gt; Soudain,&amp;nbsp; Paul tend l’index vers Riton et lui dit :&lt;br /&gt; - On ne te lâchera pas tant qu’on ne saura pas où tu étais cette nuit .&lt;br /&gt; - Je vais te faire un aveu, déclare Riton, pince sans rire, &lt;b&gt;je suis un tueur à gages&lt;/b&gt;, à la solde du sieur Jules... C’est moi qui dégomme tous ses clients récalcitrants .&lt;br /&gt; - N’empêche que toi, lance Georges à Simone, t’as peut-être un bon alibi mais tu veux pas le donner, parce que, en tant que future épouse d’un gendarme, tu n’oses pas reconnaître qu’avant même de l’épouser &lt;b&gt;tu lui as fait porter une belle paire de cornes...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; - Arrête Jo, fait Simone, tu viens d’établir que j’ai un alibi ? D’accord, je signe .&lt;br /&gt; - Quant à toi, reprend Paul à l’adresse de Riton, tu essaies de nous cacher qu’avec ton acolyte Toni tu partouzais quelque part...&amp;nbsp; avec des filles...&lt;br /&gt; - Bravo, t’as mis dans l’mille, Popaul, réplique Riton . Ouais, on a joué tout le Kama-sutra, &lt;b&gt;mais entre deux séquences, pour varier les plaisirs, je suis allé zigouiller ton député-maire...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Sans avoir à se concerter, Georges et Paul, en-semble, d’un même élan, frappent du poing la table .&lt;br /&gt; - On a assez déconné, dit l’un .&lt;br /&gt; - Plus d’embrouilles, dit l’autre.&lt;br /&gt; Et d’ajouter, tous les deux à la fois :&lt;br /&gt; - Un peu de respect.&lt;br /&gt; - Fini le tutoiement.&lt;br /&gt; - Plus de guerre des polices .&lt;br /&gt; - Plus de SMIC...&lt;br /&gt; - C’est nous qu’on parle&lt;br /&gt; - C’est nous qu’on conduit l’interrogatoire.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Un nouveau martèlement de la table&lt;/b&gt; laisse entendre qu’ils auraient encore beaucoup à dire .&lt;br /&gt; S’ils étaient meilleurs observateurs, ils noteraient&amp;nbsp; que ceux qu’ils interrogent échangent des regards dénués d’aménité . Qu’as-tu fait de ta nuit? Et toi? N’as-tu pas honte de ton infidélité? J’ai envie de te griffer . J’ai envie de te mordre .&lt;br /&gt; &lt;b&gt;S’ils étaient plus malins,&lt;/b&gt; Jo et Popaul les feraient craquer, ces fragiles suspects .&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Mais ils sont trop relous .&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; - On a tout notre temps, on va vous laisser mariner, on reprendra plus tard, concluent-ils .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;Aux suivants&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont évidemment Toni, Lola et Bamboula .&lt;br /&gt; Ceux-là, y vont s’les faire, Popaul et Jo . Y vont quand même pas se laisser marcher sur les pieds par des voyous de banlieue, non ! Pour commencer, Bamboula est tout indiqué .&lt;br /&gt; &lt;b&gt;- Toi, le négro,&lt;/b&gt; fait Jo en lisant une fiche, je vois que tu déclares avoir perdu ta carte d’identité ...&lt;br /&gt; &lt;b&gt;- Es-tu bien sûr d’être majeur ?&lt;/b&gt; enchaîne Paul .&lt;br /&gt; Tête basse, le môme serre ses mains jointes entre ses genoux .&lt;br /&gt; - Je m’excuse de vous expliquer,&amp;nbsp; intervient Toni, mon Titi négro aura bientôt seize ans et il est sous ma responsabilité . Il a un peu menti au départ de cette affaire, ayant manqué l’école, mais mainte-nant qu’il s’agit d’un crime...&lt;br /&gt; - Toi ta gueule, laisse parler le négro... dit Jo.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;- Je m’excuse de vous réprimander,&lt;/b&gt; lui répond Toni, mais y a que moi qui ait le droit de l’appeler mon Titi négro... ou... mon Caoua, parce qu’il est mon frelot . &lt;b&gt;Autrement, c’est du racisme.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; - Hein ? Moi du racisme ! s’écrie Jo en se levant pour saisir sur la table un gros annuaire .&lt;br /&gt; - Vas-y, mec, lance Toni, provocant, mais méfie-toi, j’ai le crâne dur et le poing pas feignant.&lt;br /&gt; Paul, une main sur l’épaule de Jo, le fait se rasseoir, puis lui parle à l’oreille en lui tendant&amp;nbsp; une fiche.&lt;br /&gt; - Je vois, dit Jo à Toni, que tu te déclares artiste.&lt;br /&gt; - Ouais, je chante ...&lt;br /&gt; - Ouais-ouais, poursuit Jo, avec une guitare, dans les couloirs du métro... Mon collègue habite pas loin du métro Châtelet, y vient de te reconnaître. Autrement dit, t’as guère plus de vingt ans , et &lt;b&gt;t’es déjà un parasite, un mendigot&lt;/b&gt; .&lt;br /&gt; - Je chante du Brassens, par exemple... dit Toni.&lt;br /&gt; Il fredonne : “Quand on est con, on est con...”&lt;br /&gt; Soucieux de ne pas brusquer les choses, Paul désigne Lola du doigt et lui lance :&lt;br /&gt; - Passons à toi . Où étais-tu cette nuit ?&lt;br /&gt; - Chez moi, au Meynadier, dans ma chambre.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;- A faire la pute . Hein, à faire la pute ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Soudain, Bamboula se lève, prend appui des deux mains au bord de la table, et, le buste penché en avant, en direction des policiers, il crie :&lt;br /&gt; - Vous avez pas le droit de dire des choses pareilles, vous avez pas le droit !&lt;br /&gt; Il écope d’&lt;b&gt;une superbe torgnole&lt;/b&gt; bien envoyée par Jo et retombe assis sur sa chaise .&lt;br /&gt; Paul, une fiche à la main, poursuit :&lt;br /&gt; - Je lis... Tu m’écoutes, toi, le macaque... Je lis : profession vendeuse, c’est là, tapé à la machine, et dessous, écrit à la main , ajouté de la main même du patron&amp;nbsp; : &lt;b&gt;Putain de Monaco&lt;/b&gt; .&lt;br /&gt; - On s’est déjà expliqué là-dessus, gémit&amp;nbsp; Lola .&lt;br /&gt; - Messieurs, messieurs, pleurniche Bamboula, demandez à Toni si elle est ce que vous dites, Toni la connaît mieux personne !...&lt;br /&gt; - Mieux que personne, fait Jo, ça veut dire qu’il la tringle aussi. ? De même que le sieur Jules. Mes félicitations pour votre tempérament mademoiselle Lola . Et le député-maire, qui sait ? Il avait peut-être sa place dans le manège...&lt;br /&gt; &lt;b&gt;- Vous ramenez tout à des histoires de cul,&lt;/b&gt; gronde Toni, alors que vous y entravez rien, rien de rien, parce que, c’est bien connu, &lt;b&gt;vous&amp;nbsp; êtes que des enculés&lt;/b&gt; .&lt;br /&gt; Georges bondit et se saisit de l’annuaire, mais Paul le fait se rasseoir&amp;nbsp; et en revient à sa fiche .&lt;br /&gt; - Je continue ma lecture, dit&amp;nbsp; Paul : Putain de Monaco, porteuse de la mallette . Hein ? Qu’est-ce que vous en pensez ? De la main même du patron . Là, on&amp;nbsp; n’parle&amp;nbsp; plus&amp;nbsp; de cul, mais ça reste intéressant.&lt;br /&gt; Georges ne peut pas laisser son collègue le devancer plus longtemps.&lt;br /&gt; - Durimel a été assassiné vers vingt-trois heures, dit-il. A cette heure-là, ledit Jules a cédé sa&amp;nbsp; place&amp;nbsp; audit&amp;nbsp; Bamboula&amp;nbsp;&amp;nbsp; auprès&amp;nbsp; de&amp;nbsp; ladite&amp;nbsp; Lola . Résultat des courses : Jules a pu rectifier le notable après avoir quitté sa belle, Bamboula a pu le faire avant de la rejoindre, quant à elle, elle a pu être complice soit de l’un soit de l’autre .&lt;br /&gt; Du coup, Toni triomphe :&lt;br /&gt; - Moi, étant hors jeu, s’écrie-t-il, je demande à être relâché tout de suite .&lt;br /&gt; - Toi, réplique Jo, t’es le plus mouillé de tous, &lt;b&gt;n’ayant pas même un semblant de faux alibi&lt;/b&gt; . Qu’il s’agisse d’une affaire de cul ou de fric, &lt;b&gt;avec tes faux airs de cador&lt;/b&gt;, t‘as rien à en foutre, ou tu signes un contrat ou c’est toi qui l’ saigne, le pauv’ Durimel .&lt;br /&gt; Toni se lève, poings serrés .&lt;br /&gt; - ça tient pas debout, s’exclame-t-il, c’est du n’importe quoi, de la bouillie pour le chat !...&lt;br /&gt; - Holà-oh ! fait Paul, assieds-toi . On se calme . &lt;b&gt;On va tout reprendre à zéro pour y voir plus clair .&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;big&gt;&lt;big&gt;Et c’est le tour à Pépère&lt;/big&gt;&lt;/big&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LE TITAN - Vous allez comprendre pourquoi je vous ai fait venir, monsieur Jules . Nous allons tranquillement faire le point . Voilà... M. le député-maire Thomas Durimel-Durand a été mis en examen, il y a plusieurs jours déjà . Il n’était donc pas autorisé à quitter les Hauts-de-Seine . Il n’en débarque pas moins hier, à l’hôtel Canberra de Cannes, vers quinze heures . Il déjeune dans sa chambre, fait savoir qu’il attend des visites et annonce qu’il commandera un repas froid assez tard dans la soirée . Dans le courant de l’après-midi, il se fait monter des cigares et précise qu’il dînera vers onze heures . &lt;b&gt;Qu’en pensez-vous ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; JULES - Euh... rien, M. le commissaire . Moi, je l’ai quitté vers vingt-deux heures, c’est tout ce que je peux dire .&lt;br /&gt; LE TITAN - Il a reçu trois visiteurs . Le premier vers dix-sept heures. Un homme correctement vêtu, de taille moyenne, plutôt maigre, avec des joues creuses, un nez mince, fortement aquilin, et des yeux étonnamment brillants, &lt;b&gt;cela vous dit quelque chose, M. Jules ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; JULES - Non, rien, je ne connais pas cet homme .&lt;br /&gt; LE TITAN - Le second visiteur est venu beaucoup plus tard, vers vingt heures . C’est un homme d’une quarantaine d’années, remarquable par le gonflement de sa belle chevelure frisée, et par sa chemise à fleurs... &lt;b&gt;vous connaissez ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; JULES - Nullement .&lt;br /&gt; LE TITAN - Ce monsieur portant beau se nomme Henry de Frossard, vous ne le connaissez pas ?&lt;br /&gt; JULES - Pas du tout .&lt;br /&gt; LE TITAN - C’est un fondé de pouvoir de la banque Balsthal, cela ne vous dit rien ?&lt;br /&gt; JULES - Rien . &lt;i&gt;(Le Titan fronce les sourcils.)&lt;/i&gt; C’est à dire que... oui, j’ai entendu parler de cette banque, &lt;b&gt;c’est une banque suisse, très sérieuse...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; LE TITAN - Et&amp;nbsp; M. de Frossard... Sa chemise ne vous a pas étonné ?&lt;br /&gt; JULES - Je ne connais pas ce monsieur ...&lt;br /&gt; LE TITAN - &lt;b&gt;Comme c’est curieux ! En effet, lui vous connaît .&lt;/b&gt; Il prétend même qu’il vous a rencontré hier dans la chambre de M. Durimel, vers vingt et une heures.&lt;br /&gt; JULES, &lt;i&gt;troublé&lt;/i&gt; . - M. le commissaire, c’est vrai que je l’ai croisé,&amp;nbsp; mais je vous assure, j’ignorais son nom,&amp;nbsp; et pour ce qui est de sa chemise,&amp;nbsp; ma foi ! en ces temps de festival, elle ne m’a pas sauté aux yeux...&lt;br /&gt; LE TITAN - M. de Frossard a déclaré... &lt;i&gt;(Il consulte une fiche.)&lt;/i&gt; il a déclaré que vous vous étiez réunis &lt;b&gt;pour apurer les comptes&lt;/b&gt; relatifs aux travaux effectués dans la villa du cap d’Ail...&lt;br /&gt; JULES - &lt;b&gt;C’est cela, oui, nous avons apuré...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; LE TITAN - Ensuite ?&lt;br /&gt; JULES - Ensuite il est parti,&amp;nbsp; je suis resté...&lt;br /&gt; LE TITAN - Pour apurer d’autres comptes .&lt;br /&gt; JULES, &lt;i&gt;avec un sourire reconnaissant .&lt;/i&gt; - Exactement .&lt;br /&gt; LE TITAN - Soit . Dieu merci, un juge d’instruc-tion a été désigné pour vous aider &lt;b&gt;vigoureusement&lt;/b&gt;, vous, Durimel, de Frossard, quelques autres sans doute, et tous vos avocats,&amp;nbsp; dans vos exercices d’apurement. Moi ce qui m’intéresse, c’est le crime. Je reviens donc en arrière . Je répète ma question : l’homme aux joues creuses, le connaissez vous ?&lt;br /&gt; JULES - Non, M. le commissaire, je vous jure ...&lt;br /&gt; LE TITAN - Ne jurez pas, vous avez menti pour de Frossard, comment pourrais-je vous croire ?&lt;br /&gt; JULES - Je ne le connais pas .&lt;br /&gt; LE TITAN - Soit . Je m’en tiens donc à ce dont nous sommes sûrs et à votre version . L’homme aux joues creuses et au nez aquilin passe vers cinq heures de l’après-midi, de Frossard vers huit heures, et vous après . &lt;b&gt;Vous êtes donc le dernier à l’avoir vu vivant,&lt;/b&gt; à dix heures... n’est-ce pas ?&lt;br /&gt; JULES - Le dernier... le dernier... non ! Le dernier, c’est l’assassin .&lt;br /&gt; LE TITAN - Laissez-moi continuer, je vous prie . De dix à onze,&amp;nbsp; vous êtes&amp;nbsp; avec&amp;nbsp; mademoiselle&amp;nbsp; Lola, dans sa chambre, ce qui vous tient lieu d’alibi.&lt;br /&gt; JULES - La pure vérité...&lt;br /&gt; LE TITAN - Ensuite, vers minuit, on vous retrouve à la soirée de la SRF au Martinez.&lt;br /&gt; JULES - Normal . Je suis coproducteur du film &lt;i&gt;Le Rebondissement&lt;/i&gt; , &lt;b&gt;avec Jimmy, de la Star Ac ...&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; LE TITAN - Vers une heure du matin, vous rentrez chez vous, au cap d’Antibes, où vous avez femme et enfants, mais cela ne nous intéresse plus, le crime ayant été commis avant .&lt;br /&gt; JULES&amp;nbsp; - A quelle heure ? Qui l’a découvert ? On m’accuse, et on ne me dit rien .&lt;br /&gt; LE TITAN - Vers minuit, le maître d’hôtel qui avait pris la commande de Durimel, et qui lui avait fourni des cigares dans le courant de l’après-midi, s’est étonné qu’il ne lui ait pas demandé de lui monter son repas froid . Avant de quitter son service, il a voulu en avoir le cœur net, il a essayé de lui téléphoner, puis il est allé toquer à sa porte...&lt;br /&gt; JULES - Il l’a trouvé mort ?&lt;br /&gt; LE TITAN - Poignardé, &lt;b&gt;sauvagement...&lt;/b&gt; la poitrine ouverte par une quinzaine de coups de couteau .&lt;br /&gt; JULES, très pâle. - Oh ! mon Dieu, ce pauvre Durimel... &lt;b&gt;Vous croyez vraiment, commissaire, que c’est moi&lt;/b&gt; ?... .&lt;br /&gt; LE TITAN - Monsieur, il ne s’agit pas de ce que je crois, mais&amp;nbsp; de ce que je note . Vous avez pu le tuer avant dix heures, ce qui expliquerait qu’il n’ait pas&amp;nbsp; demandé son souper . Vous avez pu le tuer après onze heures car vous n’avez pas d’alibi...&lt;br /&gt; JULES - Comment cela pas d’alibi ? Je suis allé à pied de l’hôtel Meynadier, où se trouvait Lola, à l’hôtel Martinez,&amp;nbsp;&amp;nbsp; où avait lieu&amp;nbsp; la&amp;nbsp; soirée SRF...&amp;nbsp; J’ai croisé des centaines, peut-être des milliers de personnes...&lt;br /&gt; LE TITAN - Vous êtes un grand marcheur . Vous n’avez pas de voiture ?&lt;br /&gt; JULES - Je l’avais laissée à un portier, au Martinez,&amp;nbsp; où j’ai mes entrées . Normal, venant d’Antibes. Un jour de festival, on circule plus vite à pied qu’en voiture sur la Croisette . Je n’ai mis guère plus d’un quart d’heure, pour aller du Martinez au Canberra de Durimel...&lt;br /&gt; LE TITAN - Et du Canberra de Durimel au Meynadier de Lola ?&lt;br /&gt; JULES - Ces hôtels sont à deux pas l’un de l’autre, commissaire .&lt;br /&gt; LE TITAN - Fort bien . Reprenons dans l’autre sens . Vous quittez l’hôtel de Lola à onze heures . &lt;b&gt;Une ou deux minutes après, vous passez devant l’hôtel où l’on est en train d’assassiner Durimel&lt;/b&gt; . Vous continuez, vous passez devant le Hilton, devant le Carlton, vous marchez pendant un quart d’heure, vous arrivez au Martinez à onze heures un quart...&lt;br /&gt; JULES - Bof!...&lt;br /&gt; LE TITAN - Soyons large, disons entre le quart et vingt . Comment se fait-il que votre présence ne soit attestée qu’à partir de minuit ?&lt;br /&gt; JULES - Parce que vos enquêteurs ont mal fait leur boulot . Il n’ont pas interrogé assez de personnes . Continuez vos recherches . Un tel m’aura vu à minuit, tel autre à onze et demie, tel autre au quart . Et puis les festivaliers ne vivent pas le nez sur leur poignet à surveiller leur montre... &lt;b&gt;Vous ne me piégerez pas&amp;nbsp; avec&amp;nbsp; vos minutages...&lt;/b&gt;&amp;nbsp; J’ai&amp;nbsp; lu&amp;nbsp; que vous étiez le phénix du Quai des Orfèvres, je suis bien déçu, commissaire .&lt;br /&gt; LE TITAN - Quitte à vous décevoir davantage, il faut que je vous taquine maintenant sur vos fréquentations . Vous avez une jeune maîtresse que vous avez installée à Paris, que vous invitez à Cannes pour le festival, qui est votre complice comme porteuse de mallette...&lt;br /&gt; JULES - Commissaire, commissaire, permettez ! Tout cela, tout ce que vous dites, sera peut être évoqué dans le cadre d’&lt;b&gt;une enquête qui n’est pas la vôtre,&lt;/b&gt; celle qui porte sur une prétendue délinquance financière... Mais vous verrez... Mes avocats prouveront que je suis innocent dans cette affaire, et ils sauront me mettre à l’a