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    <title>Last posts on mitterrand</title>
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    <updated>2008-09-05T07:29:31+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Insanity Jane</name>
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        <title>dans la peau de john sarkovitch (3)</title>
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        <updated>2008-09-03T19:31:00+02:00</updated>
        <published>2008-09-03T19:31:00+02:00</published>
        <summary>      (toute ressemblance avec un gros facho me trouerait pas tellement le...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://jaipasenviedenparler.hautetfort.com/media/02/01/566562346.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://jaipasenviedenparler.hautetfort.com/media/02/01/1166167253.jpg&quot; id=&quot;media-1258344&quot; alt=&quot;fanfan.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1258344&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;(toute ressemblance avec un gros facho me trouerait pas tellement le cul)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;... haut commissariat aux solidarités actives ah putain je m'aime ça m'est venu d'un coup pendant que rachida me turlutait la queue j'ai eu comme un flash une remontée d'acide haut commissariat à l'enculage des pauvres je suis trop un génie des fois à part mitterrand sérieux je vois personne qui m'arrive au genou pourtant mitterrand question pourriture c'était quelqu'un faut reconnaître arriver à faire croire qu'on aime les gens quand on est un ancien collabo de vichy c'est du niveau de hitler lénine mao gloire à toi pour l'éternité françois mon ami mon frère en putasserie que la main invisible du marché te flatte les burnes dans les siècles des siècles gloire à toi qui nous a montré le chemin pour nos 4x4 et nos bulldozers ah la rigolade le jour où tu fis les gros yeux en disant attention les bourgeois planquez-vous les nantis tremblez dans vos châteaux de merde les riches à partir de maintenant je nationalise tout le bordel oh putain la crise rien que d'y repenser j'en pisse encore dans mon froc n'empêche y'en a qui ont flippé en vrai ils sont partis investir chez les négros et tout pis après mitterrand gloire à toi mon fanfan il est revenu à la télé en rigolant sous son chapeau de berger à deux francs et il leur a dit roooo c'était pour rire quoi revenez dans ses dernières années il commençait à puer la mort on lui a mis chirac comme premier ministre on a vu qu'il s'en sortait pas trop avec ses copains les socialistes c'est bien pour calmer les cons mais sinon ils sont pas très compétents aux affaires...&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>raphdvoj</name>
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        <title>Le choix est cornélien...</title>
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        <updated>2008-08-24T19:39:54+02:00</updated>
        <published>2008-08-24T19:39:54+02:00</published>
        <summary>  Il y a le  musée Mitterrand  à Jarnac,  le musée Chirac  à Sarran, où les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://quenditesvous.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Il y a le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.musee-francois-mitterrand.com/&quot;&gt;musée Mitterrand&lt;/a&gt; à Jarnac, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.museepresidentjchirac.fr/&quot;&gt;le musée Chirac&lt;/a&gt; à Sarran, où les anciens présidents ont exposé les cadeaux qui leur ont été offert au cours de leurs mandats.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y aura-t-il un musée Sarkozy à Neuilly ? le mystère demeure...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0&quot; classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/fxLWbwzgoSc&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&quot; /&gt; &lt;embed height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/v/fxLWbwzgoSc&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&quot; allowfullscreen=&quot;true&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>raphdvoj</name>
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        <title>La France coupable ?</title>
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        <updated>2008-08-06T12:05:00+02:00</updated>
        <published>2008-08-06T12:05:00+02:00</published>
        <summary>     Parmi mes confrères et consoeurs blogueurs que je me donne la peine de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://quenditesvous.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/00/01/1521173424.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://quenditesvous.hautetfort.com/media/00/01/233088879.jpg&quot; id=&quot;media-1207869&quot; alt=&quot;Rwanda-Ntarama-Memorial-Genocide-1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-1207869&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Parmi mes confrères et consoeurs blogueurs que je me donne la peine de lire (à peine une quinzaine, je l'avoue), je n'en ai vu aucun qui ai réagi aux accusations auxquelles notre pays doit faire face aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les autorités rwandaises accusent aujourd'hui les dirigeants français de l'époque (1994) d'avoir tacitement cautionné le génocide de 800 000 Tutsis et Hutus modérés, pire d'avoir participé à la mise en place de ce crime horrible. Parmi les hommes mis au banc des accusés, outre le président de l'époque François Mitterrand, le premier ministre Edouard Balladur, ou encore Alain Juppé et Dominique de Villepin (AE), Hubert Védrine. Tout cela se retrouve dans un rapport d'enquête de plus de 500 pages commandé en 2006, et toujours dénoncé par la France comme sans impartialité ni légitimité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Rappelons que le président Paul Kagame y trouve un très bon moyen de pression sur les autorités françaises, lui qui est accusé d'avoir, toujours en 1994, commandité l'attentat de l'ex-président Juvénal Habyarimana (accusation qui a entraîné la fin des relations diplomatiques entre nos deux pays) et qui le mois dernier a menacé de faire inculper des ressortissants français pour le génocide de 1994 si les tribunaux européens n'annulaient pas les mandats d'arrêt émis contre des responsables rwandais.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'autres accusations comme la participation de militaires français de l'opération Turquoise à des massacres et a des viols de femmes tutsies sont dénoncées par Kigali.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sans aucune preuve aucune, je me refuse à croire à ces accusations. Je ne peux pas croire que des responsables français aient pu laisser faire ça sans rien dire ni faire ; que des personnalité comme MM. Védrine et Villepin, que l'on sait tous avoir oeuvré pour la paix dans leurs missions de ministre des Affaires Etrangères, soient impliqués dans ces atrocités. Cependant si des preuves tangibles sont présentées, justice devra être faite.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Trublyonne</name>
            <uri>http://stupeurettremblements.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>R.A.S. ?</title>
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        <updated>2008-07-21T08:15:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-21T08:15:00+02:00</published>
        <summary>  Meli-melo d'actualités :&amp;nbsp;   Finalement la   montagne   a accouché...</summary>
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           &lt;p&gt;Meli-melo d'actualités :&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement la &lt;a href=&quot;http://www.le-tigre.net/Les-forces-de-l-esprit-des-blogs.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;montagne&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; a accouché d'une souris... &lt;i&gt;Un petit journaliste plutôt qu'un grand écrivain ? Interessant.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Députés et sénateurs se réunissent en Congrès, lundi 21 juillet, dans la salle des séances installée dans l'aile du Midi du château de Versailles. La séance sera présidée par le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. &lt;i&gt;Qui s'occupe des petits fours ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'inventaire des &quot;french gaffes&quot; est devenu un passe-temps en Irlande. En faisant savoir aux députés UMP, mardi 15 juillet, que &quot;les Irlandais devront revoter&quot; sur le traité de Lisbonne, Nicolas Sarkozy s'est mis lui-même sur la liste des politiques français dont le peuple irlandais, farouchement épris d'indépendance, juge qu'ils interviennent à tort et à travers dans leurs affaires. Les Irlandais se sont prononcés sur le traité par référendum le 12 juin, au terme d'une campagne confuse où les partisans du non ont brassé toutes sortes d'arguments contradictoires. Et à une forte majorité, ils ont dit non. &lt;i&gt;Tiens je boirai bien une bière !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jean-Marie Le Pen est bien le parrain de la troisième fille de Dieudonné, et non de la quatrième comme l'avait indiqué dans un premier temps «&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/societe/339319.FR.php&quot;&gt;Libération&lt;/a&gt;» ce mercredi. Jean-Marie Le Pen a confirmé lui-même l'information à 20 minutes.fr. &lt;i&gt;Il y a des enfants qui démarrent mal dans la vie.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour la première fois, le Pape s'est dit en public «profondément désolé» pour les maltraitances sexuelles perpétrées par des membres du clergé australien sur des enfants. «Je désire faire une pause pour reconnaître la honte que nous avons tous ressentie à la suite des abus sexuels sur des mi­neurs de la part de certains prêtres et religieux de cette nation», a-t-il dit dans une homélie prononcée devant les évêques australiens. &lt;i&gt;A quand le mariage des prêtres alors ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Et vous, qu'est-ce qui vous inspire là dedans ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/d7PONWuUoEI&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/d7PONWuUoEI&amp;amp;hl=en&amp;amp;fs=1&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Robbie Williams Let's Face The Music And Dance&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Sully</name>
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        </author>
        <title>Au dessus de rien...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://resistons.hautetfort.com/archive/2008/07/07/au-dessus-de-rien.html" />
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        <updated>2008-07-07T10:42:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-07T10:42:00+02:00</published>
        <summary>  Dans son discours du 6 mai 2007, au soir de sa victoire à l’élection...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://resistons.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Dans son discours du 6 mai 2007, au soir de sa victoire à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy déclarait&amp;nbsp;:&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;Je serai le Président de tous les Français (…), je parlerai pour chacun d’eux&lt;/i&gt;&amp;nbsp;».&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Eh bien, non&amp;nbsp;! Nicolas Sarkozy n’est pas et ne sera jamais «&amp;nbsp;mon Président&amp;nbsp;». Il ne me donne, d’ailleurs, pas l’occasion de changer d’avis. Car, rompant une fois de plus avec la tradition républicaine, le Président de la République ne se place pas «&amp;nbsp;au-dessus des clivages partisans&amp;nbsp;».&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://resistons.hautetfort.com/media/01/00/138975281.jpg&quot; id=&quot;media-1112117&quot; alt=&quot;sarko-france.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; name=&quot;media-1112117&quot; /&gt;Jusqu’ici, dans un pays démocratique comme la France, le chef de l’Etat se situait «&amp;nbsp;hors des partis&amp;nbsp;», s’astreignait à une certaine retenue. S’il était relativement accepté que le Président prenne part à la campagne des élections législatives, dont l’issue devait ou non lui apporter une majorité pour gouverner, jamais encore un chef d’Etat en exercice n’avait participé aux travaux d’un parti politique. Au soir de son second septennat et de sa vie, François Mitterrand s’était rendu à Liévin où le PS tenait son congrès. Cependant, il s’était refusé à intervenir dans le cadre de ce rassemblement. Les socialistes étaient allés le rencontrer, sur le carreau d’une mine. Nicolas Sarkozy, lui, participe tous les six mois au Conseil national de l’UMP, y prenant la parole comme s’il en était toujours le Président.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i&gt;J’appelle tous les Français, par delà leurs partis, leurs croyances, leurs origines, à s’unir à moi&amp;nbsp;&lt;/i&gt;» avait-il dit dans son allocution du 6 mai 2007. Comment envisager un seul instant de rejoindre ce monsieur alors que lui-même n’arrive pas à prendre la moindre hauteur&amp;nbsp;? Non, Nicolas Sarkozy ne peut décidément pas être «&amp;nbsp;mon&amp;nbsp;» Président.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Paul Arrieu</name>
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        </author>
        <title>BAUMEL  III - 2</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gerardsoncarrieu3.hautetfort.com/archive/2008/05/02/baumel-iii-2.html" />
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        <updated>2008-07-02T11:17:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-02T11:17:00+02:00</published>
        <summary> Jacques Baumel, biographie. Toisième partie.         2 - Contre vents et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gerardsoncarrieu3.hautetfort.com/">
           Jacques Baumel, biographie. Toisième partie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; 2 - Contre vents et marées&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;La Présidence du Conseil général&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On vote beaucoup en 1973 : au printemps, élections législatives; à l’automne, élections cantonales.&lt;br /&gt; Les conseillers généraux sont à cette époque élus pour 6 ans, renouvelables par moitié tous les 3 ans. 1&lt;br /&gt; En 1973, Jacques Baumel, président du Conseil général depuis 1970, doit remettre en jeu sa place à la tête du département, en vertu de ce texte :&lt;br /&gt; “ A l’ouverture de la session qui suit chaque renouvellement triennal, le Conseil général, réuni sous la présidence du plus âgé de ses membres, le plus jeune faisant fonction de secrétaire, nomme, dès la première séance, au scrutin secret et à la majorité absolue son président, 3 vice-présidents, un quêteur, 3 secrétaires.”&lt;br /&gt; Deux jours plus tôt, le 1er octobre 1973, le maire de Rueil-Malmaison a eu la joie d’ouvrir dans sa commune une nouvelle crèche, la crèche familiale Jean-Jacques Rousseau. Le 3 octobre, le même homme, Président du Conseil général sortant, vit des événements beaucoup moins agréables.&lt;br /&gt; La séance de l’assemblée départementale commence par les récriminations de l’opposition de gauche, qui se plaint du découpage des cantons, responsable à ses yeux des médiocres résultats qu’elle a enregistrés. Les explications sont longues.&lt;br /&gt; Le président Lagravère, doyen d’âge, s’impatiente et demande abruptement quels sont les noms des candidats aux fonctions de président du Conseil général pour les trois ans à venir.&lt;br /&gt; “ M. le Président, lui répond M. Graziani, au nom des deux formations qui constituent la majorité départementale, je propose la candidature de Charles Pasqua.”&lt;br /&gt; M. Ducoloné propose Lucien Lanternier (élu communiste de Gennevilliers).&lt;br /&gt; Résultats du vote au scrutin secret :&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; - Charles Pasqua&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;27 voix&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; - Lucien Lanternier&amp;nbsp; &amp;nbsp;12 voix&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; - Jacques Baumel&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; 1 voix&lt;br /&gt; Le discours de l’heureux élu va-t-il adoucir l’amertume&amp;nbsp; de celui qui, sans avoir été candidat, a obtenu une voix ?&lt;br /&gt; Charles Pasqua rend d’abord hommage au doyen d’âge, et poursuit : “ Mais je dois également remercier notre ami le Président Jacques Baumel auquel je succède à ce fauteuil. ”&lt;br /&gt; L’orateur esquisse ensuite le bilan positif de tout ce que le Conseil général a réalisé&amp;nbsp; “à son impulsion, sous son initiative.”&lt;br /&gt; Cette tirade est applaudie. Jacques Baumel sourit, mais fort peu de temps. “ Dans d’autres assemblées, enchaîne Pasqua, dans d’autres instances, certains de nos amis, et notamment un des&amp;nbsp; plus&amp;nbsp; éminents, je veux citer le président Peretti, en son temps, ont demandé la limitation du cumul des mandats. La preuve est effectivement apportée que les charges de plus en plus lourdes qui s’attachent aux mandats locaux, départementaux, régionaux ou nationaux, ne permettent pas d’accomplir comme on le voudrait, et au mieux des intérêts généraux, les tâches qui sont dévolues à chacune de ces fonctions lorsqu’elles sont trop multiples. ”&lt;br /&gt; Est-ce là des considérations d’ordre général?&lt;br /&gt; Pasqua pourrait-il citer quelqu’un qui n’aurait pas accompli au mieux les fonctions à lui dévolues?&lt;br /&gt; “ Au cours de ces trois années, insiste Pasqua, notre ami le Président Jacques Baumel, a pu expérimenter, étant lui-même maire de Rueil, député à l’Assemblée nationale, président du Conseil général, occupant sur le plan national des fonctions ministérielles, combien il était difficile de concilier ces différentes tâches, et en tout cas comme il était difficile de les mener de front. Il en a tiré les conclusions et a décidé de ne pas demander le renouvellement de son mandat. Ce sont les conditions dans lesquelles je lui succède, et je lui dis une nouvelle fois nos remerciements. ”&lt;br /&gt; Le cumul des mandats n’ayant jamais frappé un homme politique comme une malédiction tombée du ciel, mais résultant toujours d’une multiplicité de candidatures librement acceptées,&amp;nbsp; Baumel peut se demander si Pasqua ne se paye pas sa tête en plus de lui prendre sa place.&lt;br /&gt; En vérité, il comprend fort bien que “son ami” Charles ne peut pas exposer sincèrement les raisons et les conditions de son accession à la présidence du Conseil général.&amp;nbsp; Voilà un homme qui a fait une partie de sa carrière dans le secteur privé. Il a été directeur des ventes de la société Ricard,&amp;nbsp; avant&amp;nbsp; de&amp;nbsp; créer sa propre entreprise et de lancer avec succès un nouvel apéritif, &lt;i&gt;l’Américano Gancia&lt;/i&gt; . En renonçant à ces activités, il a sacrifié de confortables revenus que les indemnités de sénateur, puis de député, parvenaient mal à compenser. Sanctionné par les électeurs de Levallois-Perret, allait-il rester, simple conseiller général, pratiquement privé de ressources? Non, car l’indemnité de président du Conseil général 2 est égale à celle du maire d’une ville de plus de 100 000 habitants, fort proche de celle d’un parlementaire. Mais comment l’obtenir? Comment parvenir au fauteuil convoité? Pasqua, UDR, secrétaire de la fédération des Hauts-de-Seine, a réussi dans cette entreprise parce que son influence au cœur de l’organisation politique majoritaire en France n’a cessé de grandir au cours des dernières années. Il a, dans son discours, cité Achille Peretti, qui a succédé à Chaban à la présidence de l’Assemblée nationale. Il aurait pu nommer aussi René Tomasini, secrétaire général de l’UDR avant Peyrefitte, ou Alexandre Sanguinetti, ancien ministre, qui prendra bientôt la tête de ce parti. Charles Pasqua et ces trois fortes personnalités constituent le “clan des Corses” , tout puissant dans la mouvance gaulliste. Le temps n’est plus (c’était de 1962 à 1967) où Baumel dirigeait le mouvement, ayant Tomasini pour adjoint.&amp;nbsp; Aujourd’hui, prié de céder la place, le “baron” Jacques Baumel doit obtempérer.&lt;br /&gt; C’est ainsi&amp;nbsp; que vivent les partis.&lt;br /&gt; Pasqua a obtenu ce qu’il voulait, mais une ombre ternit la satisfaction de ce gaulliste “pur et dur”. En effet, le conseiller Graziani, qui a présenté sa candidature, l’a fait au nom “des deux formations qui constituent la majorité départementale”, de même qu’elles constituent la majorité nationale, à savoir l’UDR et les Républicains indépendants du&amp;nbsp; détestable&amp;nbsp; Giscard&amp;nbsp; d’Estaing, l’homme du “Oui, mais “ et du “Non” au référendum du Connétable.&lt;br /&gt; Pour devenir président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Pasqua a eu besoin des voix des RI, et en particulier de celle de l’influent Jean-Pierre Fourcade, maire de Saint-Cloud, ancien directeur adjoint du cabinet de Giscard d’Estaing.&lt;br /&gt; Ainsi va la politique.&lt;br /&gt; Cette même année 1973, Henri Frenay, le chef de “Combat” aux heures sombres de l’Occupation, fait paraître un très bel ouvrage, &lt;i&gt;La Nuit finira&lt;/i&gt;. Ce sont des “Mémoires de Résistance” dont nous avons évoqué un paragraphe (page 65) traitant de l’amitié en politique : il y là quelques réflexions amères mais justes d’un aîné et d’un maître qui ne laissent certainement pas son disciple Jacques Baumel indifférent.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;La “trahison” de Chirac&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Simple conseiller général, Jacques Baumel reste bien sûr député-maire, mais il a quand même perdu l’un des plus beaux fleurons de sa couronne républicaine.&lt;br /&gt; Il va devoir hélas essuyer d’autres déconvenues en cette fin d’année 1973, et tout d’abord à l’occasion des assises de l’UDR, qui ont lieu à Nantes, au mois de novembre.&lt;br /&gt; Le climat de ce congrès est détestable pour tous les participants, mais plus particulièrement pour l’ancien secrétaire général pour qui le mot “Union” garde un sens. Or, la fin désormais annoncée du président Pompidou sème le trouble et le désordre dans les rangs de la majorité.&lt;br /&gt; Au lendemain des élections législatives, les Réformateurs ont envisagé de rallier la coalition menée par l’UDR, mais il sont finalement restés dans l’opposition, où les tenants du programme commun deviennent, jour après jour, de plus en plus dangereux.&lt;br /&gt; Et que fait l’UDR devant ces menaces? Elle se laisse aller à des querelles de clan.&lt;br /&gt; A sa tête, Sanguinetti, qui a remplacé Peyrefitte, qui avait, on le sait, remplacé Tomasini, ne tient pas ses troupes. Les gaullistes historiques comme Jacques Baumel ont quelque peine à se faire entendre mais les jeunes néo-gaullistes et autres pompidoliens ne sont guère plus heureux. En veut-on un exemple?&lt;br /&gt; “Le ministre de l’Agriculture, Chirac, avait été hué (au congrès de Nantes) quand il s’était écrié : “Il nous faut relever le défi de la subversion morale”, car les militants avaient cru comprendre qu’il s’attaquait encore à la Nouvelle société (...) Si la foule des congressistes en voulait tant au ministre de l’Agriculture, c’est parce qu’elle se souvenait que, le 13 août dernier, il avait, malencontreusement, déclaré au Point :&amp;nbsp; “Si M. Pompidou venait à disparaître, je serais giscardien.”&amp;nbsp; Chirac, l’ennemi affiché de Chaban, se déclarait donc giscardien 3&amp;nbsp; ! ”&amp;nbsp; La honte !...&lt;br /&gt; Puis les événements vont se précipiter. Des grèves éclatent un peu partout en France, sur fond de crise pétrolière et de crise monétaire internationale. Au mois de février 1974, le Président accepte la démission de Messmer, mais c’est pour le nommer une troisième fois Premier ministre, et lui adjoindre Jacques Chirac au ministère de l’Intérieur.&lt;br /&gt; Le nouveau gouvernement commence à peine à tenter de mettre en œuvre quelques mesures susceptibles de redresser la situation économique et sociale lorsque, le 2 avril , la mort brutale de Georges Pompidou l’oblige à organiser des élections présidentielles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Douze prétendants (d’Arlette Laguiller à Jean-Marie Le Pen) se présenteront au premier tour.&amp;nbsp; &amp;nbsp;Trois&amp;nbsp; d’entre eux&amp;nbsp; se détachent&amp;nbsp; rapidement :&amp;nbsp; Jacques Chaban-Delmas,&amp;nbsp; Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand.&lt;br /&gt; Ce dernier, candidat unique de la gauche, s’appuie sur un “programme commun” datant de 1972 mais qu’il a eu tout le temps de peaufiner.&lt;br /&gt; Les sondages sont en sa faveur.&lt;br /&gt; Face à ce redoutable adversaire, la droite a essayé de s’accorder sur le nom d’un seul candidat pour représenter la majorité présidentielle. Messmer, sollicité, aurait accepté si Chaban et Giscard s’étaient effacés. Mais Chaban est le premier à se lancer dans la bataille, Giscard le suit, Messmer renonce. Tous les gaullistes historiques se rangent alors derrière le tenant de la Nouvelle société, car il est malgré tout un authentique “baron”,&amp;nbsp; même si certains le soupçonnent de gauchisme. C’est ainsi que Jacques Baumel se retrouve aux côtés de ses amis Debré, Guichard, Sanguinetti, et dans le sillage de Pasqua, pour soutenir celui auprès duquel il a été Secrétaire d’État.&lt;br /&gt; Un coup de théâtre met à mal cette belle unité : Chirac prend parti pour Giscard, affirmant que, si Chaban le devance au premier tour, Mitterrrand l’emportera au second. Colère de l’UDR! Réunion du bureau exécutif. Poujade demande que Chirac soit exclu du parti. Sanguinetti fait remarquer qu’il n’en a jamais eu la carte. Ce Chirac n’est qu’un néo-gaulliste, issu du pompidolisme... Peut-être, mais il est assez influent pour produire “L’appel des 43”, un texte en faveur de Giscard, et dont 33 des 43 signatures sont celles de députés UDR.&lt;br /&gt; Le 5 mai, Mitterrand recueille 43% des voix, Giscard 32%, Chaban 15%. Chaban s’efface et le 19 mai Valéry Giscard d’Estaing devient président de la République. 4&lt;br /&gt; La droite l’a emporté. Est-elle pleinement satisfaite?&lt;br /&gt; “Les chabanistes continueront longtemps de penser que, sans Chirac, leur homme aurait été élu et que le destin du pays aurait été tout autre 5 .”&lt;br /&gt; Et Jacques Baumel se dit que, dans ce cas, son destin personnel aurait été bien différent. N’a-t-il pas l’étoffe d’un ministre de premier rang?.&lt;br /&gt; Toutefois, pour l’heure, pour se consoler, sans doute partage-t-il aussi ce sentiment, commun à l’ensemble du “personnel politique de l’UDR”, à savoir&amp;nbsp; “qu’après tout Chirac n’a pas si mal joué puisque en cas de victoire de Chaban, c’était bien une victoire de l’UDR, mais, qu’en cas de victoire de Giscard, grâce à Chirac, l’UDR était tout de même, un peu, présente à l’arrivée.” 6&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;La renaissance du Rassemblement&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A Rueil-Malmaison, la préparation et l’organisation des élections présidentielles n’ont en rien ralenti le rythme allègre des travaux du conseil municipal.&lt;br /&gt; Au cours du second semestre de l’année 1973 ont été votés l’aménagement du CES des Bons Raisins, la création d’un secteur d’architecture protégée Place de l’Église, la construction d’un Centre d’Action sociale rue d’Estienne d’Orves.&lt;br /&gt; Quand il faut, M. le Maire n’hésite pas à recourir à des mesures impopulaires, celle prise le 22 octobre, par exemple, à savoir : “Stationnement payant dans le Centre Ville à l’aide de parcmètres et d’horloges horodatrices”.&lt;br /&gt; Et que ceux qui ne sont pas contents le disent, ils apprendront à connaître leur maire ! A l'occasion, Baumel se départit de son sourire courtois, c'est le moins que l'on puisse dire. Il se fâche parfois. Bon nombre d'employés de la mairie savent ce qu'il en coûte de ne pas exécuter vite et bien ce qu'il a décidé.&lt;br /&gt; Le périmètre d’implantation des premiers horodateurs a donc été adopté à l‘unanimité.&lt;br /&gt; D’autres décisions du conseil municipal sont beaucoup mieux accueillies, comme par exemple, après la création du centre culturel Edmond Rostand, l’ouverture d’un théâtre, l‘ELAM (Espace Loisirs Arts Malmaison), devenu depuis le TAM (Théâtre André Malraux).&amp;nbsp; Dès 1974, cette salle connaît le succès.&lt;br /&gt; Cette même année 1974&amp;nbsp; commence la construction du groupe scolaire George Sand et l’extension de l’école maternelle Charles Perrault.&lt;br /&gt; Pour ce qui est de la petite enfance, la commune a un retard considérable, que Jacques Baumel veut à tout prix combler : aux crèches Henri Dunant et Jean-Jacques Rousseau, déjà ouvertes, vient s’ajouter une crèche collective de 60 berceaux avenue Albert 1er. Une autre crèche, rue Hippolyte Bisson, remplacera celle du square de la mairie. Une autre ouvrira rue Jean Le Coz.&lt;br /&gt; Mais l’attention donnée aux bébés n’est nullement exclusive. Dans sa séance du 17 juin 1974, le conseil municipal accorde une garantie communale à une société de HLM qui construira 114 logements et une résidence pour personnes âgées&amp;nbsp; de 76 chambres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lorsqu’il passe de sa mairie au Palais Bourbon, Jacques Baumel change davantage de cadre que de préoccupation, car il est à l’Assemblée membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Et si, le 26 juin, il pose au gouvernement une question “relative aux grèves dans les centres de tri postaux”, le 28 novembre, il prend part à une “discussion générale” portant sur un sujet moins ponctuel&quot;.&lt;br /&gt; Il s’agit en effet du “projet de loi relatif à l’interruption volontaire de la grossesse.”&lt;br /&gt; Quelle est sa position sur cette importante question?&lt;br /&gt; Celui qui, dans sa commune, ouvre des crèches, “estime que les dispositions dissuasives du projet sont trop modestes.” 7&lt;br /&gt; Ainsi travaille notre député-maire, sans négliger ses fonctions de conseiller général.&amp;nbsp; Mais il lui faut aussi affronter la tourmente qui continue d’agiter l’UDR. Il est bien difficile&amp;nbsp; à cette époque d’échapper à la politique politicienne quand on est un membre influent du parti dominant, qui se déchire.&lt;br /&gt; Les tracas commencent avec la formation&amp;nbsp; du&amp;nbsp; gouvernement. Le détestable Giscard, antigaulliste notoire, a été élu avec des voix gaullistes, grâce à Chirac. Quel premier ministre choisira-t-il pour amadouer l’UDR? Il pense, dit-on, à Olivier Guichard, et cet accommodement ne paraît pas impossible car l’éminence grise du Président,&amp;nbsp; Michel Poniatowski,&amp;nbsp; est&amp;nbsp; parent&amp;nbsp; par alliance d’Olivier Guichard, la fille de celui-ci ayant épousé le fils de celui-là. De fait, Giscard nomme Chirac, et, au sein de l’UDR, les murmures&amp;nbsp; des “barons”, hostiles au nouveau chef de l’État, se transforment en diatribes qui n’épargnent pas le jeune premier ministre issu de leurs rangs. L’un et l’autre sont accusés de tout faire pour casser en deux un grand parti, héritier du Rassemblement&amp;nbsp; créé par de Gaulle et ses partisans les plus fidèles.&lt;br /&gt; La composition du gouvernement n’offre rien qui puisse adoucir la rancœur de ceux qui ont soutenu Chaban, Giscard ne nommant que quatre ministres UDR sur quinze. Si l’on en croit les échotiers, ces promus ne sont pas des hommes d’État de premier plan, mais des “zozos”, à qui les portefeuilles les plus prestigieux ne pourraient être confiés. En revanche, les partisans les plus proches du Président accèdent aux grands ministères, Michel Poniatowski, par exemple, seul ministre d’État, à l’Intérieur, et Jean-Pierre Fourcade&amp;nbsp; aux Finances.&lt;br /&gt; En ce moment, les rapports sont particulièrement mauvais entre Chirac, Premier ministre mais aussi tête de file de tous les néo-gaullistes issus du pompidolisme, nombreux à l’UDR, et les “barons”,&amp;nbsp; qui ont aussi leurs troupes. Ces derniers s’apprêtent à refuser d’apporter leur soutien au gouvernement.&lt;br /&gt; Chirac, évoquant le pouvoir qu’ils ont si longtemps exercé, déclare : “Les Français en ont marre de ces quinze types qui ont fait un hold-up sur l’État”.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Pour les supplanter, il peut compter sur Tomasini, qu’il a réussi à faire nommer secrétaire d’État aux relations avec le parlement. Mais l’ancien chef de l’UDR ne parvient guère à faire évoluer en faveur du Premier ministre les sentiments que lui portent les gaullistes.&lt;br /&gt; C’est alors qu’intervient Charles Pasqua. Le président du Conseil général des Hauts-de-Seine s’est prononcé pour la candidature de&amp;nbsp; Chaban aux élections présidentielles, mais du bout des lèvres, par devoir plutôt que par conviction. La Nouvelle société que lui promettait le Bordelais ne lui convenait guère, il la jugeait peu gaullienne. Le choix de Jacques Chirac ne l’a donc pas choqué. Aujourd’hui, Giscard, dont le règne débute par quelques déplaisantes&amp;nbsp; fantaisies comme le ralentissement&amp;nbsp; du rythme de la Marseillaise, annonce des réformes pires que celles voulues par Chaban. Son âme damnée, le combatif Poniatowski, tient un discours socialisant. L’un et l’autre travaillent à l’avènement d’un puissant centre-gauche, fondé sur le démantèlement du parti gaulliste. Qui pourrait croire que Jacques Chirac aurait, par ambition personnelle, déserté le camp de Chaban pour servir une telle politique? Bon nombre de barons sans doute, mais pas Charles Pasqua.&lt;br /&gt; Chirac et Pasqua se rencontrent, apprennent à se mieux connaître, et tombent d’accord pour prendre en main et renforcer l’UDR, afin de combattre la giscardisation du gaullisme et des rouages de l’État.&lt;br /&gt; Quelle sera la stratégie? Pasqua et Tomasini, les&amp;nbsp; “Corses du Premier ministre”, se rappellent au bon souvenir d’un autre membre du “Clan”, Alexandre Sanguinetti.&amp;nbsp; Celui-ci, secrétaire général du parti gaulliste, accepte d’assister Pasqua dans le travail qu’il entreprend aussitôt pour revigorer le Mouvement,&amp;nbsp; en&amp;nbsp; relançant l’activité de toutes les cellules départementales.&lt;br /&gt; Le 22 juin 1974, Pasqua réunit à Paris les responsables départementaux&amp;nbsp; de&amp;nbsp; l’UDR&amp;nbsp; afin de&amp;nbsp; leur&amp;nbsp; exposer quelle chance c’est pour le parti d’avoir à Matignon un gaulliste fidèle. Durant tout l’été de la même année, il parcourt la France, de fédération en fédération, s’efforçant à chaque étape de démontrer que Chirac est le seul qui puisse s’opposer efficacement à tout ce que le giscardisme peut avoir de nuisible.&lt;br /&gt; Ces efforts seront couronnés de succès le 14 décembre, à l’occasion de la réunion du comité central de l’UDR. Ce jour-là, le secrétaire général du parti, Sanguinetti, donne sa démission, Pasqua et Chirac (et, toujours dans l’ombre, Juillet et Marie-France Garaud) l’en ayant instamment prié. Lorsque Jacques Chirac présente sa candidature à la succession, les barons protestent avec véhémence. Chaban parle de “pantalonnade”, d’autres crient au “coup d’État”, Debré propose une direction collégiale, d’autres voudraient lancer Olivier Guichard dans la bataille... Finalement, pris de court, ceux qui ne veulent pas que le Premier ministre de Giscard soit à la tête du Mouvement ne trouvent à lui opposer qu’un militant obscur, député du Nord, Jacques Legendre. Et l’on vote, et Jacques Chirac l’emporte, par 57 voix contre 27.&lt;br /&gt; Alors Chaban, s’adressant à ceux qui l’ont élu, leur lance : “Vous avez offert le gaullisme à Ganelon”.&lt;br /&gt; La suite ne touche qu’indirectement la carrière de Jacques Baumel qui nous intéresse ici. Notons cependant quelques dates importantes... Le 12 janvier 1975, Chirac fait savoir aux membres de l’UDR que c’est lui qui accordera les investitures aux prochaines législatives, ce qui donne à réfléchir à ceux qui le soutiennent mollement.&lt;br /&gt; Le 15 juin&amp;nbsp; de la même année,&amp;nbsp; il&amp;nbsp; renonce&amp;nbsp; au secrétariat général de l’UDR, afin de se situer nettement au-dessus des partis, à la tête du gouvernement. Mais ce geste n’améliore en rien la qualité de ses&amp;nbsp; relations avec le président de la République. Qu’il s’agisse de l’inflation, du déficit budgétaire, du chômage, des faillites et des dépôts de bilan ou de la “loi Veil”, l’Élysée et Matignon sont en désaccord sur la plupart des sujets, si bien qu’en 1976 , le 25 août, Jacques Chirac démissionne.&lt;br /&gt; Cette décision rehausse son image aux yeux des gaullistes les plus antigiscardiens et, lui laissant du temps, lui permet de reprendre en main l’UDR.&lt;br /&gt; Le 15 septembre, dans &lt;i&gt;La lettre de la Nation,&lt;/i&gt; il lance un premier “appel” : “Une fois de plus, mes compagnons, nous allons engager un combat décisif...” Le 3 octobre, c’est “l’appel d’Égletons” : “Je m’adresse à tous les Français sans exclusive aucune pour que se constitue le vaste mouvement populaire que la France a toujours su tirer de ses profondeurs lorsque le destin paraissait hésiter...”&lt;br /&gt; Quel ton! Quel gaulliste resterait insensible à ces accents qui rappellent la voix du Général?&lt;br /&gt; Les barons, fidèles à Chaban, hésitent encore, mais leur rancune faiblit.&lt;br /&gt; Le 5 décembre se tiennent les assises d’un mouvement qui se nomme UDR à l’ouverture et RPR (Rassemblement pour la République) avant le soir.&lt;br /&gt; Celui qui a proposé ce changement d’appellation prononce un grand discours pour attaquer vivement l’opposition de&amp;nbsp; gauche, cela va de soi, pour affirmer que le Rassemblement continuera de faire partie de la majorité, évidemment, mais en développant ces deux points, il multiplie les critiques à l’égard de la politique giscardienne. Les électeurs trancheront à l’occasion des prochaines consultations électorales, haut les cœurs compagnons!&lt;br /&gt; Cet orateur, c’est Jacques Chirac, bien sûr, élu ce même jour président du Rassemblement qu’il vient de créer avec 96,5% des voix.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Le fauteuil de Nanterre&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’attention accordée aux démêlés qui agitent la majorité présidentielle nous ont fait oublier l’opposition qui s’organise et progresse durant cette période, comme en témoignent les résultats des cantonales de mars 1976.&lt;br /&gt; La défaite des partis au pouvoir est cuisante. 8&lt;br /&gt; Dans les jours qui suivent, la droite cède à la gauche la présidence du Conseil général dans quinze départements.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pasqua compte parmi les battus. Il ne dirigera plus les débats de l‘assemblée des Hauts-de-Seine.&amp;nbsp; Il doit abandonner son fauteuil de Nanterre, mais en ce qui le concerne, l’échec est plus sévère que pour les autres, car il perd aussi son mandat de simple conseiller. Son adversaire communiste, Parfait Jans, qui l’avait déjà chassé de la mairie de Levallois-Perret le chasse maintenant du canton. Voilà ce qu’il en coûte de négliger son pré carré électoral pour parcourir la France au service de Jacques Chirac.&lt;br /&gt; Jacques Baumel, lui, a été superbement réélu, compte tenu du contexte, dès le premier tour, avec 51,90 % des voix.&lt;br /&gt; Quels sentiments éprouve-t-il à l’ouverture de la séance du Conseil général qui suit les élections, le 17 mars? Est-il très affecté par le recul de son parti et la déconfiture de son ami Pasqua?&lt;br /&gt; Le doyen d’âge, M. Pinchaux, souhaite une heureuse retraite à M. le président Lagravère, précédent doyen d’âge, premier Président du 92 , et, après le rappel des “textes”, il donne la parole à M. Graziani.&lt;br /&gt; “&lt;b&gt;M. Graziani&lt;/b&gt; . - Nous présentons la candidature à la présidence du Conseil général de Jacques Baumel....”&lt;br /&gt; Avant le scrutin, M. Lanternier, candidat communiste, demande que soient abordées des questions urgentes... Il voudrait voir se démocratiser le fonctionnement du Conseil général...&amp;nbsp; Il&amp;nbsp; souligne&amp;nbsp; les revers de la droite... Nomme Pasqua... Dénonce le découpage des cantons qui maintient la gauche dans l’opposition alors qu’elle a recueilli 54,5% des suffrages...&lt;br /&gt; Rappel à l’ordre du doyen d’âge. On vote.&lt;br /&gt; Jacques Baumel obtient 22 voix, Lucien Lanternier 17 .&lt;br /&gt; Peu après, “ M. Baumel prend place au fauteuil de la présidence.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;M. Baumel&lt;/b&gt; . - Mes chers collègues, Monsieur le Préfet, au moment précis où j’accède pour la deuxième fois à votre présidence, vous me permettrez, j’en suis sûr, d’adresser mes premiers mots à tous nos collègues qui par leur vote de confiance m’ont permis d’accéder à cette responsabilité dont je mesure, croyez-moi, les difficultés beaucoup plus que les charmes.&lt;br /&gt; Je veux également, non seulement parce que c’est conforme aux usages, mais parce que cela répond à mon sentiment personnel et profond, rendre hommage à l’action et à l’œuvre de mon prédécesseur qu’un sort contraire a écarté de notre Assemblée...&lt;i&gt;(Rires à gauche.)&lt;/i&gt; ”&lt;br /&gt; Le président ne pose aucune question sur le sens de ces rires et poursuit, imperturbable :&lt;br /&gt; “... mais qui, pendant les trois ans où il a assuré la présidence de notre Conseil général, a eu une tâche extrêmement difficile...”&lt;br /&gt; L’orateur salue ensuite tous ceux qui ont quitté le Conseil général, puis il souhaite la bienvenue aux nouveaux membres, et conclut :&lt;br /&gt; “Alors, voilà! la campagne est terminée, cette campagne, d’ailleurs, je&amp;nbsp; note&amp;nbsp; qu’elle&amp;nbsp; a&amp;nbsp; été&amp;nbsp; finalement dans le département extrêmement calme...&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Mme Cohen .&lt;/b&gt;- Ce n’était pas le cas à Levallois-Perret!...(Mme Cohen est l’élue du canton de Levallois-Perret Nord, mais son exclamation vise aussi, et surtout, le canton de Levallois-Peret Sud d’où Parfait Jans a chassé Charles Pasqua.)&lt;br /&gt; &lt;b&gt;M. le Président&lt;/b&gt; . - Maintenant la page est tournée, nous sommes réunis dans cette salle pour essayer d’œuvrer tous ensemble et de travailler dans l’intérêt du département. ”&lt;br /&gt; Avant d’aborder la suite de l’ordre du jour, l’orateur tient à souligner dans quelles conditions il vient de retrouver son fauteuil.&lt;br /&gt; “ Cette élection, de par ma volonté, de par la volonté de ceux qui m’ont fait confiance, à laquelle je suis très sensible, est une élection d’union, puisque, issu d’un des mouvements de la majorité, d’un des groupes, j’ai recueilli sur mon nom la totalité des voix de la majorité et c’était une chose à laquelle je tenais beaucoup...”&lt;br /&gt; A Jean-Pierre Fourcade d’apprécier cette remarque, lui qui est conseiller général de Saint-Cloud,&amp;nbsp; mais aussi ministre des Finances,&amp;nbsp; souvent en conflit avec Chirac.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Quoi qu’il en ait dit en début de séance, Jacques Baumel tient&amp;nbsp; à se démarquer de son prédécesseur :&lt;br /&gt; “ Je crois qu’il est absolument nécessaire que nous laissions au vestiaire un certain nombre de pratiques dont j’ai souffert comme beaucoup d’autres dans les années précédentes et, dans le respect des opinions que j’ai toujours pratiqué, dans la volonté très ferme d’affirmer nos idées - ce qui est la notion même de démocratie et qui est la condition même de notre présence ici - je pense que les invectives, les attaques, les passions doivent être écartées de nos débats. ”&lt;br /&gt; Mais prendre ses distances ne signifie en rien se désolidariser, la preuve :&lt;br /&gt; “Depuis neuf ans, nous avons fait (six ans sous ma conduite, trois ans sous celle de Pasqua) une œuvre je crois très remarquable en commun pour essayer de doter ce département des équipements sociaux collectifs qui lui manquaient et qui, aujourd’hui, en font un département des mieux équipés de la région parisienne - il&amp;nbsp; faut&amp;nbsp; aller plus loin, il faut envisager une politique plus audacieuse et en même temps plus imaginative.”&lt;br /&gt; L’orateur dégage “quelques lignes de force de cette politique...“ (environnement, sécurité, “humanisation des rapports entre l’Administration et le public”), puis il donne la parole à M. Jans.&lt;br /&gt; “ &lt;b&gt;M. Jans&lt;/b&gt; . - Monsieur le Président, pour répondre à votre appel à l’humanisation de notre action, je propose au Conseil général d’ajouter un vœu d’urgence à notre ordre du jour, à propos de l’interruption temporaire des expulsions qui intervient chaque année durant la période hivernale et qui a pris fin le 15 mars. Des milliers de famille sont à nouveau directement menacées par cette mesure inhumaine.&lt;/p&gt; &lt;b&gt;M. le Président&lt;/b&gt; . - Monsieur Jans, vous me permettez de vous interrompre très courtoisement (...) Il y a un ordre du jour qui a été fixé, je vous demande de le respecter. Commençons par bien travailler en démarrant notre nouvelle existence .”&lt;br /&gt; Courtoisie et fermeté : Monsieur le Président n’a pas changé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Le cumul des mandats&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jacques Baumel sait, il l’a dit, que la présidence du Conseil général offre plus de difficultés que de charmes, mais, à la différence de 1973, il n’en a pas tiré la conclusion qu’il devait renoncer à cette fonction, faute peut-être d’avoir été bien conseillé par son ami Pasqua.&lt;br /&gt; Un coup d’œil à son agenda met en lumière les problèmes que peut poser le cumul des mandats.&lt;br /&gt; La prochaine réunion de l’Assemblée départementale aura lieu le 7 avril : le nouveau président devra y donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre du Deuxième Plan Quinquennal.&lt;br /&gt; Mais avant, le 2 avril, il devient à l’Assemblée nationale membre de la commission des affaires étrangères.&lt;br /&gt; Notons au passage qu’il appartient désormais au groupe RPR, qui a remplacé, on l’a vu, le groupe UDR.&lt;br /&gt; Le 22 avril, de retour au palais Bourbon après avoir siégé le 7 à Nanterre, il intervient dans la discussion portant sur un projet de loi relatif à la protection de la nature.&lt;br /&gt; Le 27 avril, dans sa bonne ville de Rueil-Malmaison, il fait voter par le conseil municipal, entre autres projets, le transfert du Conservatoire Municipal de Musique à l’École Jean Jaurès, la construction d’une nouvelle école rue Cramail, la réalisation de divers emprunts (dont un de 4 500 000 F en vue de poursuivre les acquisitions des terrains dépendant de la ZAC Noblet-Village.) D’autres décisions portent sur des sommes beaucoup moins importantes, mais il convient de ne rien négliger, M. le Maire doit avoir l’œil à tout. C’est ainsi que l’Amicale des Auvergnats se voit accorder une subvention de 1000F mais celle du Centre équestre sera seulement de 500F.&lt;br /&gt; Moins de dix jours plus tard, le 6 mai, la vie associative de Rueil est bien oubliée. Ce jour-là, Jacques Baumel intervient, à la tribune de l’Assemblée nationale, à l’occasion d’une “déclaration du gouvernement sur la politique étrangère”, et c’est pour déplorer “la situation navrante du livre et des journaux français dans le monde (...) le caractère techniquement peu heureux du choix des émissions sur ondes courtes”. Il faut, selon lui, “faire&amp;nbsp; relever du ministère des affaires étrangères l’ensemble des opérations qui intéressent la France dans le monde”.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette effervescence n’a rien d’exceptionnel.&lt;br /&gt; Les travaux qui l’accaparent à l’automne ne sont pas moins nombreux et variés que ceux qui l’ont occupé au printemps.&lt;br /&gt; Le 15 octobre, il traite au palais Bourbon du “taux de la taxe d’habitation”. Le 26 octobre, il réunit son conseil municipal pour discuter, entre autres sujets, de “l’extension du Centre maritime de Pornichet” (propriété de la commune pour colonies de vacances)&amp;nbsp; Le lendemain, de retour dans la capitale, il prend part à un débat dont le thème est “Équipement et urbanisme”, et, le 3 novembre, il prolonge sa réflexion en intervenant dans un autre débat portant sur la “Qualité de la vie” (environnement, Paris et sa banlieue menacés d’une pollution croissante). Le 9 novembre, toujours à l’Assemblée nationale, mais dans un domaine bien différent, il rappelle “les critiques formulées depuis des années par les rapporteurs à l’égard du budget des affaires étrangères”, et, enfourchant l’un de ses chevaux de bataille favoris, il répète une fois encore que “le livre français ainsi que la presse française demande des solutions concrètes et réelles”. Six jours plus tard, le 15 novembre, il préside une séance du conseil général des Hauts-de-Seine, mais le 19, il doit céder (peut-être à regret) la présidence à son collègue Paul Graziani, car il a l’intention de préparer une nouvelle intervention au parlement. Et le 24 novembre, il pose en effet une “question au gouvernement” portant sur les “crédits affectés à certaines maisons de la culture et à l’aide à certains spectacles : modalité d’attribution de ces crédits; choix parfois contestable de certains spectacles”.&lt;br /&gt; On pourrait croire que ces multiples activités suffisent à remplir le coeur et l’esprit de notre député-maire, de surcroît président&amp;nbsp; d’un important conseil général, mais il n’en est rien : en cette fin d’année 1976, Jacques Baumel, comme la plupart de ses confrères, pense avant tout aux prochaines municipales, qui auront lieu au mois de mars de l’année suivante.&lt;br /&gt; Chez tout homme politique les élections ne constituent-elles pas la préoccupation transcendante?&lt;br /&gt; La campagne ne sera pas facile pour les partis de la majorité.&lt;br /&gt; La situation économique et sociale reste mauvaise.&lt;br /&gt; L’opposition, nous l’avons vu, a gagné les cantonales du mois de mars 1976. La gauche en France est majoritaire et en progression. Georges Marchais a bien essayé de taquiner François Mitterrand à propos des nationalisations, il a menacé de remettre en cause le programme commun qui date de 1972, mais finalement, au mois de juin 1976, les communistes, les socialistes et les radicaux de gauche ont conclu un accord pour présenter des listes d’union aux municipales de mars.&amp;nbsp; “ Dans les 221 villes de plus de 30 000h. en 1977, la gauche socialiste et communiste se présente unie au premier tour dans 202 d’entre elles, soit dans 91% des cas contre 57% en 1971”.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; A droite, bien que le premier parti ait pris le nom de Rassemblement (pour la République, RPR) l’harmonie semble moins facile à établir. Des tiraillements existent chez les gaullistes, Michel Jobert, ancien ministre de Pompidou, ajoute à la confusion en attirant certains d’entre eux vers son Mouvement des démocrates, mais surtout, l’alliance est difficile entre le RPR d’une part, les RI et autres centristes d’autre part, car si le parti de Jacques Chirac soutient le gouvernement de Raymond Barre, il le fait en le critiquant avec pugnacité.&lt;br /&gt; L’affaire de la mairie de Paris brouille davantage les cartes. En application de son nouveau statut, la capitale doit élire un maire,&amp;nbsp; pour la première fois depuis 1871. Sans concertation avec les autres composantes de la majorité présidentielle, les RI giscardiens décident de présenter Michel d’Ornano, maire de Deauville. La majorité gaulliste du Conseil de Paris s’insurge et répond en annonçant la candidature de Jacques Chirac. Et pendant que ces deux personnalités s’apprêtent à en découdre, dans les autres communes&amp;nbsp; de&amp;nbsp; France,&amp;nbsp; les&amp;nbsp; partis&amp;nbsp; de la majorité s’efforcent avec plus ou moins de bonheur de signer des alliances.&lt;br /&gt; A noter aussi la première participation à des élections municipales d’un courant nouveau, celui des écologistes, dont les listes seront présentes dans une trentaine de villes de plus de 30 000 h.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 13 mars, ces écologistes réussissent une percée, mais les résultats du scrutin sont surtout marqués par une forte poussée de la gauche. Les résultats du 20 mars confirment ceux du 13. 9&lt;br /&gt; “Un grand souffle passe”, déclare Mitterrand.&lt;br /&gt; Mais si Créteil, Antony, Cherbourg, Montpellier, Reims, Nantes, Saint-Étienne, Angers, Montluçon, Tarbes, Brest et soixante autres villes de même importance changent de couleur, Rueil-Malmaison, grâce à Jacques Baumel, compte parmi celles qui ne sont pas emportées par la vague.&lt;br /&gt; Quelle a donc été la stratégie de M. le Maire?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On a vu comment le président du Conseil général des Hauts-de-Seine, après son élection, a tenu à souligner qu’il avait recueilli sur son nom la totalité&amp;nbsp; des voix de la majorité et que c’était une chose à laquelle il tenait beaucoup. On l’a entendu, à l’Assemblée nationale, émettre des réserves lors de la discussion du projet de loi relatif à l’interruption de grossesse, mais il n’en est pas moins un ami de Simone Veil, ministre de la santé, et il l’a invitée dans sa bonne ville pour qu’elle inaugure la crèche des Trianons. Jacques Baumel, solide partisan de l’union, fort doué pour la réaliser lorsque cette charge lui revient, compose sans trop de peine, pour les municipales de 1977, une liste unie qu’il appelle “Agir pour Rueil”. L’assemblée communale qu’il propose aux électeurs est constituée de la plupart des sortants,&amp;nbsp; en tête desquels on peut citer Marcel Noutary qui,&amp;nbsp; en 1973, a conquis le canton de Rueil (Nord) en battant Michel Duffour. Toutefois, certains conseillers, qui avaient semblé bouder l’unanimité chère à M le Maire en n’assistant&amp;nbsp; pas à quelques séances du Conseil municipal et en négligeant de se faire remplacer ont été écartés. Il ne faut pas contrarier le patron, sinon gare! Ces éliminations permettent de rajeunir l’équipe en y accueillant, par exemple, Jacques Gautier, ou bien encore un brillant cadet d’une trentaine d’années, Patrick Ollier, professeur à Sciences Po à Aix-en-Provence en 1969, avant d’entrer dans le cabinet du secrétaire d’État Jacques Baumel, pour y travailler à la mise en œuvre de la “Nouvelle société”.&lt;br /&gt; Appuyée sur ce qu’elle&amp;nbsp; juge un excellent bilan ( 320 places en 6 crèches&amp;nbsp; contre 1 crèche et 60 lits en 1971, 35 000 m2 d’espaces verts contre&amp;nbsp; 3 900,&amp;nbsp; six clubs pour le 3ème âge contre 1, de grands travaux en chantier),&amp;nbsp; la liste “Agir pour Rueil” est prête pour la bataille.&lt;br /&gt; Dans le camp adverse, Michel Duffour, bien qu’il ait perdu trois ans et demi plus tôt le canton de Rueil Nord, revient à la charge et se prépare pour un nouveau combat. Avec Jacques Fournier pour le seconder, il rassemble sans difficulté tous les éléments d’une liste qu’il nomme très simplement “Union de la Gauche”.&lt;br /&gt; Par ailleurs, Rueil-Malmaison est l’une des quelque 30 villes qui font une place au courant nouveau : M. Lecoeur conduit la&amp;nbsp; liste “Rueil écologie”.&lt;br /&gt; Résultats du premier tour :&lt;br /&gt; - “Agir pour Rueil” (Baumel) : 48,54 %,&lt;br /&gt; - “Union de la Gauche” (Duffour) : 39,70 %&lt;br /&gt; - “Rueil écologie” (Lecoeur) : 9,77 %.&lt;br /&gt; Le scrutin étant à deux tours sans panachage ni possibilité de fusion entre les deux tours et le seuil de maintien au second tour étant fixé à 12,5 % des inscrits, la liste “Rueil écologie”, dont le score est&amp;nbsp; fort&amp;nbsp; honorable pour une première apparition, se trouve éliminée.&lt;br /&gt; Au second&amp;nbsp; tour,&amp;nbsp; marqué&amp;nbsp; par une&amp;nbsp; forte&amp;nbsp; participation (76,63 % contre 73,96 % au premier), la liste de Jacques Baumel l’emporte avec 54, 03 % des suffrages.&lt;br /&gt; Compte tenu des circonstances, c’est une remarquable victoire. Politique influent, ancien ministre, député, président du Conseil général, notre notable, au terme de son premier mandat municipal, a bel et bien pris racine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Septième mandat de député&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A Rueil-Malmaison, en 1977, le centre-ville est un vaste chantier : une nouvelle mairie, spacieuse, toute moderne avec ses parois de verre, s’élève à coté de l’ancienne mairie, construite sous Napoléon III.&lt;br /&gt; Le conseil municipal suit de près ces travaux.&lt;br /&gt; Pour autant, les problèmes du quotidien ne sont pas écartés, la voirie n’est pas négligée, on vote pour l’alignement de nouvelles rues, pour l‘installation de feux tricolores dans divers carrefours. On se prononce même pour l’ouverture d’autres chantiers : création de deux nouvelles crèches, participation de la ville “pour l’exécution de travaux de consolidation des arcs-boutants” de l’église Saint-Pierre, Saint-Paul.&lt;br /&gt; Maître architecte à Rueil, Jacques Baumel continue de présider à Nanterre le Conseil général du 92 dans l’exercice de ses fonctions administratives, économiques et sociales.&lt;br /&gt; A l’Assemblée nationale, le 13 mai, il participe à un débat sur l’Agence nationale pour l’emploi. Le 8 juin, il demande au gouvernement de prendre une position énergique pour obtenir la libération de civils français retenus comme otages par le Polisario 10 et il stigmatise les “propos indécents tenus à Alger par un dirigeant du parti communiste français, M. Kanapa.” Le 23 juin, il fait un rapport, au nom de la Commission des affaires étrangères, sur un accord maritime entre la France et le Brésil.&amp;nbsp; Le 24,&amp;nbsp; il traite “des difficultés&amp;nbsp; des services des postes dans les Hauts-de-Seine”. Le 25 novembre, il propose des “instructions à donner à la DATAR” (Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale) pour le maintien de l’activité économique des Hauts-de-Seine.&lt;br /&gt; Toutefois, cette année encore, ses multiples activités ne l’empêchent pas de préparer une nouvelle campagne électorale, et&amp;nbsp; d’y&amp;nbsp; participer avec&amp;nbsp; ardeur&amp;nbsp; car la lutte promet d’être chaude.&lt;br /&gt; Rude tâche en effet, car ces législatives, qui auront lieu au mois de mars 1978, s’insèrent&amp;nbsp; dans un contexte politique difficile pour les partis au pouvoir.&lt;br /&gt; Après les cantonales, la gauche a emporté les municipales. La droite ne rêve que de revanche, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas soudée. La bataille pour la mairie de Paris a laissé des traces. Et au sein même du mouvement gaulliste, tous les barons n’ont pas vraiment rallié Chirac.&lt;br /&gt; Par ailleurs, Giscard donne à Barre, son premier ministre, les titres de “meilleur économiste de France”, de “Joffre de l’économie”, mais la situation économique ne s’améliore pas pour cela. Le taux de croissance des richesses produites par les Français ne cesse de diminuer, le déficit du commerce extérieur augmente, l’inflation est passée de 9 à 11%, le cap du million de chômeurs a été franchi et les remboursements de la Sécurité sociale sont touchés.&lt;br /&gt; Si le gouvernement ne réussit guère dans ses entreprises, ce n’est pas faute d’être soutenu par le RPR. A l’Assemblée, les gaullistes restent fidèles à la solidarité parlementaire. Ils votent avec les RI de Giscard et les autres Centristes.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Non sans mérite, car Raymond Barre ne les ménage pas, allant jusqu’à déclarer, à la tribune de l’Assemblée&amp;nbsp; : “ Si j’avais le désir de critiquer mes prédécesseurs, je n’en aurais pas le temps, tellement ils m’ont laissé de choses à faire, à défaire, à refaire. Les gaullistes sont les muscadins de l’économie. Je laisse à quelques esprits originaux, dignes de rivaliser avec&amp;nbsp; &lt;i&gt;Les Précieuses ridicules&lt;/i&gt;,&amp;nbsp; le soin&amp;nbsp; de soutenir&amp;nbsp; que le chômage est source d’inflation. ”&lt;br /&gt; Chirac et les siens répliquent à ces attaques, ils désapprouvent avec véhémence hors du palais Bourbon ce qu’ils ont approuvé à la tribune du Parlement, et cette situation paradoxale se prolonge durant plusieurs mois.&lt;br /&gt; Lorsque le président du RPR, devenu maire de Paris, déclare qu’il prendra, face au péril communiste, la direction de la campagne pour les législatives, le président de la République, non moins désireux de vaincre la gauche, désigne Raymond Barre pour conduire la majorité. Chirac, et ceux qui le suivent, devront donc se battre sur deux fronts : contre la gauche, et contre les giscardiens, qui ne pensent qu’à leur rogner les ailes.&lt;br /&gt; Parmi les&amp;nbsp; plus&amp;nbsp; fidèles&amp;nbsp; partisans&amp;nbsp; de Jacques&amp;nbsp; Chirac figure Charles Pasqua. Toujours aussi combatif, et riche d’idées, il est secrétaire de la fédération RPR des Hauts-de-Seine, mais par ailleurs sans emploi substantiel. Pour le récompenser de ses bons services, son chef de file lui propose alors de soutenir sa candidature aux sénatoriales. Et c’est ainsi qu’avec la bénédiction du chef du RPR, avec l’appui déclaré de Jacques Baumel, et surtout avec l’aide de Michel Maurice-Bokanowski, compagnon de la Libération, ancien ministre de de Gaulle, membre éminent du RPR, et lui même déjà sénateur des Hauts-de-Seine, Charles Pasqua est élu à la Chambre Haute le 25 septembre.&lt;br /&gt; Au moment où la campagne pour les législatives va commencer vraiment, l’ancien maire de Levallois- Perret, ex-président du Conseil général, retrouve sans effort un mandat électif dans un département qui lui est aussi cher qu’à son ami Jacques Baumel. Mais avant de siéger assidûment au Sénat,&amp;nbsp; il est le maître d’œuvre&amp;nbsp; d’un tour de France préélectoral au cours duquel Jacques Chirac déploie tous ses talents pour que le RPR entre en force à l’Assemblée nationale.&lt;br /&gt; Le 11 février, après 517 réunions publiques tenues dans 79 départements, une dernière, organisée à Paris, à la Porte de Pantin, rassemble 100 000 personnes.&lt;br /&gt; Dans sa circonscription, Jacques Baumel, député RPR sortant, a mis la même vigueur au service de ses convictions gaullistes.&lt;br /&gt; Effort couronné de succès dès le premier tour.&lt;br /&gt; Avec plus de 40 % des voix,&amp;nbsp; il écrase l’autre tenant de la majorité présidentielle, Michel Durey, UDF 11,&amp;nbsp; qui n’en obtient&amp;nbsp; que 13%.&lt;br /&gt; Et il devance nettement les représentants de l’opposition. Ces derniers sont les mêmes qu’en 1973, et ils sortent de la confrontation dans le même ordre : Jacques Fournier, PS, 18,8 % des voix devant&amp;nbsp; Michel Duffour, PC, 15 %.&lt;br /&gt; En vue du second tour, Jacques Baumel, dont le suppléant est le jeune Patrick Ollier, attaque sans ménagement son adversaire devenu candidat de l’union de la gauche, et ses mots les plus acérés sont comme un écho des philippiques que Jacques Chirac&amp;nbsp; fait entendre dans toute la France&lt;br /&gt; “La situation est grave et vous avez à prendre une décision d’importance nationale (...) Voter pour un socialiste c‘est voter pour un complice des communistes, c’est faire courir à la France un danger mortel (...) Faillite de&amp;nbsp; centaines&amp;nbsp; de&amp;nbsp; milliers&amp;nbsp; d’entreprises (...)&amp;nbsp; Ruine&amp;nbsp; de millions de Français avec la chute du franc. Disparition des libertés essentielles (...) Sacrifice de classes entières telles que les cadres et les classes moyennes (...) Refusez ces changements-là! Ils condamnent la France à mort.”&lt;br /&gt; De leur côté, Jacques Fournier et son second Jean Giroud, candidats de l’Union de la Gauche, s’adressent aux 60 % d’électeurs “qui, par leur vote du 12 mars, ont manifesté leur désir d’être représentés par un nouvel élu”. Compte tenu du contexte national, les électeurs de l’UDF sont particulièrement sollicités : “Vous, enfin, qui avez voté pour Michel Durey, parce que vous hésitez encore à apporter votre suffrage à un homme de gauche, je vous invite à réfléchir...”&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Verdict des urnes :&lt;br /&gt; M. Baumel&amp;nbsp; &amp;nbsp;: 33 935 voix, 59,68 %&lt;br /&gt; M. Fournier : 22 919 voix, 40,31 %&lt;br /&gt; Jacques Baumel l’emporte avec 4,5 points de plus qu’en 1973, contre le même adversaire. C’est une superbe victoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jacques Baumel a gagné&lt;br /&gt; La majorité a gagné. Elle reste la majorité en France.&lt;br /&gt; Elle obtient 50,4 % des voix, et 290 sièges à l’Assemblée, contre seulement 200 sièges à la gauche.&lt;br /&gt; Mais c’est une amère victoire pour le RPR.&lt;br /&gt; Jacques Chirac, qui a remporté une rude bataille, celle qu’il a livrée contre l’opposition, a été vaincu sur l’autre front, où il s’opposait aux troupes de Giscard.&lt;br /&gt; Le RPR a recueilli 26,7 % des voix, ce qui lui vaut 153 sièges&amp;nbsp; (29 de moins que n’en avait l’UDR&amp;nbsp; dans la précédente assemblée) alors que l’UDF, avec 23,18 % des voix, obtient 137 sièges (24 de plus que n’en détenaient les RI et autres centristes.)&lt;br /&gt; Ce n’est pas encore demain que dans la majorité la vie ressemblera à un long fleuve tranquille.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Objectif&amp;nbsp; l’Élysée&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A l’Assemblée nationale, Jacques Baumel s’inscrit à nouveau au groupe du RPR&lt;br /&gt; Il redevient aussi membre de la commission des affaires étrangères, et, à ce titre, intervient à la tribune dès le 18 mai pour présenter un rapport concernant la coopération militaire, en matière d’information et dans le domaine maritime entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République togolaise.&lt;br /&gt; A Rueil, il suit, entre autres dossiers, celui qui concerne “l’Arsenal”, fermé par le ministère des Armées en 1958, et dont les activités ont été transférées à Roanne. Les vastes terrains libérés, situés sur le Plateau, au pied du Mont Valérien, ont été en partie vendus à la régie Renault, une première tranche en 1971, une seconde en 1975. La mairie a obtenu pour sa part un emplacement sur lequel&amp;nbsp; elle décide&amp;nbsp; de&amp;nbsp; construire&amp;nbsp; 147 logements, et des locaux dans lesquels elle envisage d’aménager un Centre&amp;nbsp; aéré.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Pour la réalisation de ce projet, le conseil municipal, lors de sa séance du 6 juin 1978, demande une subvention à la Caisse d’Allocations familiales.&lt;br /&gt; Mais durant cette période qui suit les législatives, Jacques Baumel, si occupé qu’il&amp;nbsp; soit&amp;nbsp; par&amp;nbsp; ses fonctions, n’échappe pas à la politique politicienne.&lt;br /&gt; Première affaire, celle du “perchoir”. Qui accédera à la présidence de l’Assemblée? Chaban-Delmas, que l’on a un peu oublié depuis son échec aux présidentielles, se porte candidat. Edgar Faure, président sortant, l’est aussi. Rue de Lille, au siège du RPR, l’agitation est grande. Bel embarras pour Chirac. Ses conseillers (Juillet, Pasqua) font valoir qu’Edgar Faure est (depuis peu de temps) membre du RPR. Chirac penche donc pour lui, mais pour finir, Chaban est élu, avec les voix des giscardiens et celles d’une quarantaine de députés gaullistes.&lt;br /&gt; Que cela serve de leçon au président du parti!&lt;br /&gt; La guérilla opposant Giscard et Chirac marque si fort le début de la législature que Jacques Baumel et quelques autres anciens secrétaires généraux du mouvement gaulliste adressent à leur chef une lettre de protestation 12 :&lt;br /&gt; “Nous réprouvons la politique qui consiste à pourfendre quotidiennement le gouvernement et le Président, à proclamer leur insuffisance, à dénoncer leur carence, tout en votant régulièrement au Parlement&amp;nbsp; avec la majorité (...) Adapter nos votes à nos critiques signifierait rejeter les textes du gouvernement, voire voter la censure ou même la proposer. Nous avons pris acte de vos engagements, publics et répétés, de ne pas nous entraîner dans une telle aventure qui remettrait en cause notre victoire de 1978...&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C’est alors que le malheureux Chirac est victime d’un accident de voiture, ce qu’il faut rappeler ici pour comprendre le nom d’un nouvel “appel” qu’il va lancer, l’Appel de Cochin (du nom de l’hôpital où il a été admis avec une jambe cassée).&lt;br /&gt; “Il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple”, déclare-t-il, oubliant ses blessures. Et, s’en prenant au “parti de l’étranger” qui met en péril la France, à quelques mois des élections européennes, il attaque avec véhémence Valéry Giscard d’Estaing et son gouvernement. “Non, s’écrie-t-il, non à la politique de la supranationalité, non à l’asservissement économique, non à l’effacement international de la France”. Et de conclure : “Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l’espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours dans l’Europe de demain”.&lt;br /&gt; Une fois de plus, une crise secoue le RPR. Jacques Baumel est de ceux qui partageraient peut-être les idées de Chirac sur l’Europe mais qui sont en désaccord avec l’outrance de ses propos. De ceux qui jugent cet appel malvenu, maladroit, et qui ne se trompent pas.&lt;br /&gt; Les conséquences en sont en effet désastreuses pour leur parti aux européennes du 10 juin 1979. La liste UDF, conduite par Simone Veil, obtient 27,55 % des suffrages et 25 sièges de députés européens, celle du PS (Mitterrand) 23,57% et 22 sièges, celle du PC (Marchais) 20,57% et 19 sièges, celle du RPR (Chirac) 16,25 % et 15 sièges.&lt;br /&gt; Jamais les gaullistes n’ont fait un aussi mauvais score!&lt;br /&gt; Le RPR est non seulement devancé par l’UDF de Giscard, mais il se retrouve en quatrième position, derrière les communistes. 13&lt;br /&gt; Touché, Jacques Chirac se sépare de ses conseillers habituels, et, sur le conseil de Sanguinetti, se retire provisoirement en Corrèze... pour y préparer à l’intention de ses compagnons une nouvelle surprise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1980, durant l’accalmie qui sépare la campagne des européennes de celle des présidentielles, Jacques Baumel se consacre à ses activités municipales, départementales et parlementaires. C’est ainsi qu’à Rueil, où le terrain à bâtir ne manque pas, il travaille sur des dossiers concernant la création et la réalisation de la Zone d’Aménagement Concerté des Closeaux. Il s’agit d’un projet portant sur 24 hectares : 9 hectares pour des habitations individuelles, le reste étant destiné à une zone de loisirs. Au Palais Bourbon, il intervient en avril dans une discussion portant sur la “notion soviétique de la coexistence“, en mai sur le “retrait des troupes françaises du Tchad”, en juin sur la “protection des animaux domestiques” (abandon d’animaux lors des départs en vacances, ), en décembre sur la “politique d’égalité de rémunération entre hommes et femmes”.&lt;br /&gt; Mais la vie de son parti retient également son attention, cette même année&amp;nbsp; étant&amp;nbsp; jalonnée&amp;nbsp; d’événements qui vont entretenir une certaine fièvre au sein du RPR.&lt;br /&gt; Rentré du Limousin, Jacques Chirac a remplacé Devaquet par Bernard Pons au poste de secrétaire général du RPR, il a renouvelé son entourage en faisant appel à de jeunes députés élus en 1978, et, par son attitude et ses premières déclarations, il a rassuré les caciques du parti.&amp;nbsp; Au mois de janvier, M. et Mme Chirac ont été reçus à déjeuner à l’Élysée par le Président et son épouse. Le 12 février, à l’occasion d’une conférence de presse, Jacques Chirac a usé d’un ton modéré pour critiquer la politique de Raymond Barre, impuissante à combattre le chômage et l’inflation.&lt;br /&gt; Un calme trompeur, à guère plus d’un an des élections présidentielles. Dans l’opposition,&amp;nbsp; les&amp;nbsp; tractations vont bon train. Qui représentera la majorité?&lt;br /&gt; Au mois de mars, à l’occasion des journées&amp;nbsp; parlementaires du RPR, le président du groupe, Claude Labbé déclare que Jacques Chirac serait, pour la France, le meilleur candidat à la fonction suprême. Mais alors, et Chaban? N’a-t-il pas toujours ses partisans? Toutefois, le plus véhément dans la protestation, c’est Michel Debré. A ce point que, trois jours plus tard, l’ancien Premier ministre du Général annonce que lui-même sera candidat. Belle confusion, que la candidature symbolique de Marie-France Garaud, la plus pompidolienne des néo-gaullistes ne viendra pas dissiper.&lt;br /&gt; Dans les semaines qui suivent, Chaban et la plupart des gaullistes historiques se rangent derrière Michel Debré. Avec lui, ils témoigneront durant toute la campagne de leur fidélité au général. Mais suffit-il de témoigner? Debré a-t-il un avenir politique? Pour que leurs voix soient utiles, certains d'entre eux ne voteront-ils pas pour Giscard?&lt;br /&gt; Jacques Chirac fait officiellement acte de candidature le 3 février 1981, mais il a déjà, à cette date, parcouru la France en tous sens, pour proposer à ses électeurs, au nom du gaullisme qu’il représente, une “troisième voie” entre “l’aventure de l’incertain et la certitude de l’aventure”. Il pratiquera une politique libérale, aussi&amp;nbsp; opposée&amp;nbsp; au “collectivisme rampant “de Giscard qu’au projet socialo-communiste de Marchais et de Mitterrand.. En vérité, ses attaques visent plus souvent le Président sortant que ses adversaires de gauche, et pour cette raison peut-être, le résultat qu’il obtient le 26 avril 1981, au premier tour de ces présidentielles, est fort décevant.&lt;br /&gt; Avec 17,99 % des voix, Chirac n’arrive que troisième, loin derrière Giscard (28,31 %) et Mitterrand 25,84 %), devançant d’assez peu Marchais (15,34 %) 14&lt;br /&gt; Entre les deux tours, Chirac déclare : “Chacun devra voter selon sa conscience.&amp;nbsp; A&amp;nbsp; titre personnel, dans la ligne de l’action que j’ai toujours menée en faveur d’un certain type de société, je ne puis que voter pour Valéry Giscard d’Estaing. La parole est maintenant au peuple français.”&lt;br /&gt; Voyons, voyons... “Je ne puis que...”&lt;br /&gt; Ne soutient-il Giscard que “du bout des lèvres”?&amp;nbsp; Le trahit-il?&lt;br /&gt; Sur ces thèmes, les politologues s’en donnent à coeur joie.&lt;br /&gt; “On sait aujourd’hui que 73 % de ceux qui avaient voté Chirac ont effectivement voté Giscard, que 11 % se sont abstenus et que 16 % ont voté Mitterrand. “&lt;br /&gt; Moyennant quoi celui-ci est élu avec 52,22% des voix (en métropole) contre 47,78 % au sortant.&lt;br /&gt; A Rueil, où le député-maire RPR s’est prononcé sans ambiguïté pour la majorité à laquelle il a toujours été fidèle, c’est Valéry Giscard d’Estaing qui l’emporte, avec 16 973 voix (50,03 %).&lt;br /&gt; Mais François Mitterrand le serre de très près, avec 16 953 voix (49,97 %). 15&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voilà qui promet à Jacques Baumel de rudes batailles s’il veut garder sa commune, son canton, sa circonscription&amp;nbsp; aux prochaines élections.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour la suite ---&amp;gt; retour au début, voir colonne de &lt;u&gt;droite&lt;/u&gt;, cliquer &lt;b&gt;Baumel III - 3&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Notes :&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Chapitre&amp;nbsp; III - 2&lt;/b&gt;&amp;nbsp; (p.&amp;nbsp; 155&amp;nbsp;&amp;nbsp; à&amp;nbsp; 176)&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;1&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une loi de 1990 a supprimé ce mouvement triennal pour que le renouvellement des Conseils généraux et le renouvellement des Conseils régionaux&amp;nbsp; aient lieu à la même date, mais une loi de 1993 a rétabli le renouvellement triennal par moitié des Conseils régionaux .&lt;br /&gt; &amp;nbsp;2&amp;nbsp;&amp;nbsp; En 2004, par mois,&amp;nbsp; 5 201,21 E (Parlementaire : 5205, 59 E )&lt;br /&gt; &amp;nbsp;3&amp;nbsp;&amp;nbsp; T.&amp;nbsp; Desjardins,&amp;nbsp; &lt;i&gt;Pasqua.&lt;/i&gt;.. op. cité.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;4&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il rassemble 50,66%&amp;nbsp; des voix (en métropole).&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Résultats à Rueil-Malmaison . - 1er tour : Mitterrand 41,98%,&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Giscard&amp;nbsp; 33,69%,&amp;nbsp; Chaban 15,8O% .- 2ème tour : Giscard 51,18%&lt;br /&gt; 5&amp;nbsp;&amp;nbsp; T.&amp;nbsp; Desjardins, &lt;i&gt;Un inconnu...&lt;/i&gt; op. cité.&lt;br /&gt; 6&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ibid.&lt;br /&gt; 7&amp;nbsp;&amp;nbsp; La loi Veil autorisant l‘interruption volontaire de grossesse sera votée le 17 janvier 1975 et&amp;nbsp; modifiée 9 fois de cette date au 5 décembre 2000.&amp;nbsp; Scrutin public du 5/12/2000 sur l’ensemble du projet de loi relatif&amp;nbsp; à l’interruption volontaire&amp;nbsp; de grossesse et à la contraception :&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nombre de votants : 554 . - Nombre de suffrages exprimés : 545&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour l’adoption : 323 . - Contre 222 ( dont Jacques Baumel).&lt;br /&gt; 8&amp;nbsp;&amp;nbsp; La gauche recueille 53% des voix (dont 26,8% pour le PS) alors que l’UDR tombe à 10,7%, ne devançant plus guère les réformateurs (9,8%) et&amp;nbsp; les RI (8,5%°).&lt;br /&gt; 9&amp;nbsp;&amp;nbsp; “Dès le premier tour, 32 villes de plus de 30 000 h. basculent de droite à&amp;nbsp; gauche, ce qui&amp;nbsp; représente un mouvement sans précédent depuis 1947 par son ampleur : 23 vont au PS&amp;nbsp; et 9 au PC (...) Trois villes passent de la gauche à la droite...”&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Deuxième tour : “Au total,&amp;nbsp; 39 villes de plus de 30 000 h. basculent de droite à&amp;nbsp; gauche lors&amp;nbsp; de ce second tour,&amp;nbsp; 27 vers le PS et 12 vers le PC, s’ajoutant aux&amp;nbsp; 32 du premier tour (...)&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La&amp;nbsp; gauche domine désormais la France urbaine, et pas seulement dans les communes&amp;nbsp; de plus&amp;nbsp; de 30 000 h...”&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;i&gt;( La&amp;nbsp; Documentation française )&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;10&amp;nbsp; Mouvement armé qui veut faire de l’ancien Sahara espagnol un État indépendant .&lt;br /&gt; 11&amp;nbsp; Union pour la démocratie française ( fédère le Parti Républicain, issu des RI, et&amp;nbsp; le Centre des démocrates ) .&lt;br /&gt; 12&amp;nbsp; Signataires : Jacques Baumel, Albin Chalandon, Roger Dusseaulx, Yves Guéna,&amp;nbsp; Alain&amp;nbsp; Peyrefitte, Robert Poujade,&amp;nbsp; Jacques Richard,&amp;nbsp; Alain Sanguineti, Louis Terrenoire.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;13&amp;nbsp; Résultats à Rueil-Malmaison : UDF 28,47 %,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; PS 20,47 %,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; RPR 18,89 %, PC 17,76 %&amp;nbsp; .&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le PC ne devance pas le RPR : faible consolation pour M. le Maire.&lt;br /&gt; 14&amp;nbsp; Viennent ensuite : Lalonde (3,87 %), Laguiller (2,30 %), Crépeau (2,21 %), Debré (1,66 %), Garaud (1,33 %), Bouchardeau (1,10 %).&lt;br /&gt; 15&amp;nbsp; Résultats&amp;nbsp; du premier tour à Rueil-Malmaison :&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Giscard (24,89 %), Mitterrand (24,47 %), Chirac (21,88 %), Marchais (12,50 %) , Lalonde (5,34 %), Crépeau (2,95 %), Garaud (2,12 %),&amp;nbsp; Laguiller (2,12 %), Debré (2,08 %), Boucharde
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        <title>Une vie...au collège!</title>
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        <updated>2008-06-13T21:19:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-13T21:19:00+02:00</published>
        <summary>   Ce soir, de la fenêtre du salon de  Vitry , j'ai le bonheur d'observer de...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://profmilitant.hautetfort.com/media/02/02/919450654.jpg&quot; alt=&quot;salledesprofs.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1070689&quot; /&gt;Ce soir, de la fenêtre du salon de &lt;strong&gt;Vitry&lt;/strong&gt;, j'ai le bonheur d'observer de beaux nuages gris qui inondent le ciel. Ce ciel obscurci a accompagné ma journée. Comme tous les matins, pourvu de mon beau sac de prof (made in montpellier), vaguement réveillé, marchant et roulant au radar, christophe maé puissance 8, je pars au collège. Sur le chemin, je croise parfois, sur la RN20, quand l'A86 est dégagée,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;la butte de Montlhery&lt;/strong&gt;, où voilà 900 ans, le roi de France était défié par son vassal le sire de Montlhery. Depuis, je suis moi-même serviteur de cet état construit sur les ruines de ces petits chateaux d'Ile de France.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arrivé au &lt;strong&gt;collège&lt;/strong&gt;, après avoir croisé quelques élèves goguenards au vu de ma plaque immatriculée 34, c'est l'entrée dans la &lt;strong&gt;salle des professeurs&lt;/strong&gt;. Les papoteurs, les travailleurs, les rêveurs se mettent en condition: la machine à café fume. La &lt;strong&gt;cloche&lt;/strong&gt; sonne, et très lentement, la salle se met en branle. Je rejoins ma classe dans la cour de récréation. Quelques sourires, j'attire l'attention des élèves à l'écart, le troupeau démarre, je rectifie un peu la trajectoire et remonte le courant. C'est ensuite l'entrée dans la salle, les &lt;strong&gt;31&lt;/strong&gt; &quot;bonjours&quot; que je n'oublierais pour rien au monde...Surtout pas aujourd'hui...car un prof est un être humain, et les pauvres &lt;strong&gt;cinquiemes sympathiques&lt;/strong&gt; ont supporté mes humeurs de la semaine, du doute à l'abattement, du soulagement à la fatigue...C'est &lt;strong&gt;vendredi&lt;/strong&gt;, la fatigue est à son comble, mais les élèves sont décidément des perles, et n'abusent pas de la situation. C'est un bon cours sur l'&lt;strong&gt;Inde&lt;/strong&gt;, sur la révolution verte et le boom industriel, qui se déroule. Plus dur avec mes troisièmes préférées: 1 semaine et demi avant le brevet, l'attente est perceptible. Après quelques démarches administratives et un repas de cantine scolaire (pas besoin d'expliciter) je me retrouve sur le canapé de la salle des profs...Et une heure plus tard, m'étant endormi, l&quot;argent&quot; de &lt;strong&gt;zola&lt;/strong&gt;, dans les mains, je me réveille avec le MMS d'une collègue qui m'a photographié en pleine décadence, serrant dans mes bras un coussin. Le temps de mendier un café, et c'est déjà reparti...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les cours continuent, beaucoup d'exercices sur les discours de &lt;strong&gt;De Gaulle&lt;/strong&gt;, des articles sur VGE et enfin le bilan de la gauche....et je suis pas au top. Plus on se rapproche du temps présent et j'ai du mal à mettre en perspective les grandes mesures gouvernementales. Donner un sens moderne, rajeuni et feministe de la présidence Giscard pourquoi pas? Mais je n'ai pas été capable de donner du sens à la présidence &lt;strong&gt;Mitterrand&lt;/strong&gt;. Heureusement que j'ai 3 troisièmes pour me faire la main...à chaque fin d'heure, j'observe mes élèves. ce matin, quand la cloche sonne avec la cinquième sympathique personne ne bouge. Et la &lt;strong&gt;peste&lt;/strong&gt;, J., dit même &quot;presque je serais restée&quot; mais faut pas rêver, c'est quand même la récré. Mais cette après midi, en troisième, la cloche n'a pas fini de sonner que les affaires sont rangées...et les &quot;bons weekends&quot; sont de piètres consolateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin c'est 17h, mon rendez-vous avec un parent d'élèves. Je veux parler à la mère de P. de cette classe spécifique&amp;nbsp;de quatrième qui permettra à sa fille de revoir ses lacunes, de retrouver la voie du succès avec des professeurs volontaires, et je suis fier de l'éducation &lt;strong&gt;nationale&lt;/strong&gt;, quand elle tend la main aux élèves qui décrochent. Mais je n'ai que 3 places à proposer. Pour ma classe de PP dont la moitié des élèves n'ont pas la moyenne. VDM. C'aurait bien été la fin de la journée, mais il restait le portail bloqué, les bouchons sur l'autoroute, les nuages menacants de Vitry...et ce tract sur les retraites que j'ai encore une heure pour fignoler :-)&lt;/p&gt; &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/G3w0PeUqjuE&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/G3w0PeUqjuE&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot; /&gt;&lt;/object&gt; 
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            <name>KALLYVASCO</name>
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        <title>DIS,.. MAIS!..</title>
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        <updated>2008-05-10T11:35:00+02:00</updated>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Le dimanche 10 mai 1981, après les résultats, nous nous étions engouffrés dans ma 4L pour aller faire la fête une partie de la nuit, place de la Victoire, à Bordeaux. Nuit de liesse absolue. Les Années-Tonton, qui seraient les notres*, allaient commencer. Le lendemain à 8h00, je passais l'écrit de culture générale du diplôme de Sciences-Po. Epreuve majeure. Nous pensions tomber sur un sujet en rapport avec la gauche française depuis ses origines, ou sur le Socialisme. Etions incollables sur Marx et ses arrières-petits-enfants... Paf! Le sujet fut &quot;Les nouveaux pauvres&quot;, lesquels étaient bien plus riches qu'aujourd'hui, d'ailleurs. Reste cette grande fête sincère, ce souvenir d'une joie incroyable à la vue du visage de Tonton sur la vieille télé n&amp;amp;b de ma turne d'étudiant. Depuis, chaque 10 mai, je fête intérieurement ce bonheur-là. Nous avions vingt ans et des poussières, l'espoir gonflait nos poitrines comme le vent la grand'voile. Une expression de soulagement, de sérénité retrouvée, une détente certaine se lisaient sur les visages, le 11 mai. Avec le recul, je sais que ces années-là -les années Mitterrand, de 1981 à 1995, puis le point d'orgue que fut le beau rassemblement Place de la Bastille en janvier 1996, celui enfin de janvier 2006, qui sonna comme un glas, tomba comme un rideau de théâtre, ont été &lt;b&gt;&lt;i&gt;nos années&lt;/i&gt; &lt;i&gt;essentielles&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;(* avec mes amis)&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Sauvons Bétancourt ? Mouais...</title>
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        <updated>2008-04-28T19:06:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-28T19:06:00+02:00</published>
        <summary>  D'accord, personne n'est contre sauver Ingrid Bétancourt. D'autant plus...</summary>
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           &lt;p&gt;D'accord, personne n'est contre sauver Ingrid Bétancourt. D'autant plus qu'on en entend régulièrement parler depuis l'élection de Sarkozy. Avant, c'était très épisodique et très rare. Aujourd'hui, c'est toutes les semaines qu'on a encore un bout du feuilleton !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est très difficile, pour nous Français, de comprendre les enjeux de cette affaire. Je rappelle d'abord qu'Ingrid Bétancourt est colombienne. Malgré son attachement à la France, elle ne devrait pas être un problème français. De plus, elle a été capturée par les FARC, qui sont au coeur d'un processus qui engage &lt;strike&gt;ce trou du cul d'&lt;/strike&gt;Álvaro Uribe, et dans une moindre mesure Chávez. Mais Chávez, tout comme Sarkozy, s'est saisi du problème pour entretenir sa popularité, alors qu'il n'a à la base rien à voir là-dedans. Ce qui est une connerie de la part des deux, car cela fait monter le prix des otages. Surtout pour Sarkozy, qui focalise sur une seule otage. Il y a fort à parier qu'on ne la reverra pas avant longtemps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tout cas, je voudrais me pencher sur les causes de la séquestration d'Ingrid Bétancourt. Je me rends compte que très peu de gens savent comment elle a été capturée et pourquoi elle moisit dans la jungle depuis des années.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d'abord, elle était candidate à la présidentielle. Écologiste, il me semble. Et elle menait une campagne extrêmement maladroite et provocatrice. Elle était par exemple allé distribuer des préservatifs dans les quartiers de Bogotá. Bonne initiative en soi, mais erreur de campagne, quand on sait à quel point Bogotá est une ville conservatrice.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et les FARC... elle est allée, elle-même, de son propre chef, dans la jungle, pour aller discuter avec les FARC. Je ne sais pas si c'est son idée ou si c'est son directeur de campagne, mais c'était quand même un pitit peu risqué. Aller discuter avec des gens qui veulent des otages de valeur, je crois que c'est une connerie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors je ne dis pas qu'elle l'a bien cherché mais je n'en pense pas moins. Ce n'est pas à la France d'intervenir dans cette affaire. Il est évidemment souhaitable qu'elle soit libérée, mais le travail que mène le président français là-dedans pose problème. Il fait vraiment n'importe quoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien à voir : étant donné que je révise mon histoire politique, je vous laisse en compagnie du meilleur clip de campagne présidentielle.&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;365&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xlltj&amp;amp;v3=1&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xlltj&amp;amp;v3=1&amp;amp;related=1&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;365&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xlltj_campagne-electorale-de-mitterand_ads&quot;&gt;Campagne électorale de Mitterrand : la France unie, 1988&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/No_soucy&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; 
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            <name>yeuxjamaisbaisses</name>
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        <title>Mitterrand à Vichy</title>
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        <updated>2008-04-22T18:55:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-22T18:55:00+02:00</published>
        <summary>  Avec le documentaire &quot;Mitterrand à Vichy&quot; est abordé ce soir sur France 2...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://yeuxjamaisbaisses.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Avec le documentaire &quot;Mitterrand à Vichy&quot; est abordé ce soir sur France 2 le parcours de l'ancien président de la république, François Mitterrand, à Vichy pendant la guerre. L'évolution de ce dernier, passant de la collaboration à la résistance, est l'objet de ce docu-fiction.&lt;br /&gt; Il est fascinant de constater l'omniprésence des concepts de collaboration et de résistance qui vertèbrent l'histoire de la seconde guerre mondiale. Serait-ce pour oublier leur prégnance actuelle ? Face à la nouvelle invasion, ces catégories sont toujours valables et les plus véhéments à l'heure de défendre l'héroïsme des résistants d'hier et de pourfendre la lâcheté des collaborateurs sont souvent ceux qui se font les serviteurs zélés des nouveaux maitres du pays. Résistants dans leurs rêves et collabos dans la réalité de tous les jours. Il est vrai que c'est moins dangereux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Bienvenue à bord du Vendéoblog !</name>
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        <title>Mitterrand aurait volé la rose de Picardie selon Gérard Lenormand</title>
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        <updated>2008-04-21T20:12:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-21T20:12:00+02:00</published>
        <summary>  C'est une révélation faite sur le plateau de l'émission hebdomadaire de &quot;On...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://vendeoblog.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;C'est une révélation faite sur le plateau de l'émission hebdomadaire de &quot;On est pas couché&quot; animée par Laurent Ruquier sur France 2 hier soir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On y apprend même que sa carrière a subi une sacrée eclipse à partir de l'élection de François de Mitterand en 1981.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En somme une diète forcée ou une traversée du désert pour cet artiste, Gérard Lenormand, orchestrée par les courtisans du système socialiste qui sévissait, à l'époque, en pleine mitterrandolâtrie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici un petit morceau musical avant de mettre la main sur le fameux titre de &quot;On a volé la rose&quot; bizarrement introuvable même sur internet aujourd'hui (voici quand même les paroles)&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;On a volé la rose&lt;/h1&gt; &lt;pre&gt;      On a volé la rose, la rose de Picardie.       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      La fleur de Brocéliande, la rose de la légende       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      On a volé la rose, notre meilleure amie.       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      Elle était là dans le jardin, au cœur du tumulte de temps       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      S'offrant sur le bord du chemin à la caresse du passant       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      Elle était symbole et beauté, on s'inclinait devants sa grâce       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      L'aimait-il trop ou pas assez, ceux qui sur elle ont fait main basse       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      On a volé la rose, la rose de Picardie,       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      La fleur de Brocéliande, La rose de la légende       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      On a volé la rose, notre meilleure amie.       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      Qui peut s'approprier le ciel, qui a des droit sur sa couleur       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      Qui prétend mieux que le soleil, régler la destiné des fleurs       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      La rose n'appartient à personne, pas plus que la lumière du jour       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      On ne prend pas ce qui ce donne, c'était ainsi jusqu'à ce jour       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      On a volé la rose, la rose de Picardie, La fleur de Brocéliande,       &lt;/pre&gt; &lt;pre&gt;      La rose de la légende On a volé la rose, notre meilleure amie.       &lt;/pre&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/iLkE3EL1tWg&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/iLkE3EL1tWg&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Systar</name>
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        <title>Thierry prophétique</title>
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        <updated>2008-03-16T15:50:59+01:00</updated>
        <published>2008-03-16T15:50:59+01:00</published>
        <summary>                &amp;nbsp;   Au fond, c'est ça: on s'emmerde tellement, à...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://systar-bazar.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/EwihrHBe1OM&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/EwihrHBe1OM&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au fond, c'est ça: on s'emmerde tellement, à gauche... ça manque de piquant (ce qui est dommage, pour une rose).&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Pascal ADAM</name>
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        <title>Attention ! Une transparence peut en cacher mille autres...</title>
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        <updated>2008-03-13T00:30:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-13T00:30:00+01:00</published>
        <summary>   – La transparence, c’est ce qui cache le cancer.     Disait François...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://theatrummundi.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;– La transparence, c’est ce qui cache le cancer.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Disait François Mitterrand.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il ne l’a peut-être pas dit, certes. Mais je tiens ici qu’il l’a dit.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;– Et pas seulement le mien.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ajoutait-il, roué.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il faut dire que François Mitterrand a beaucoup vécu sur le mythe étrange qu’il aurait pu être écrivain. Et grand écrivain, donc… Il y a des gens qui m’en parlent encore, l’admiration bavant aux commissures.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Pourtant, dans la réalité, c’est Charles de Gaulle qu’on peut lire en Pléiade.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Transparence, quand tu nous tiens.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Avant la transparence, l’Etat ne se sentait pas tenu de dire tout ce qu’il faisait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Depuis la transparence, l’Etat est tenu de dire tout autre chose que ce qu’il fait.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’Etat cachait des choses&amp;nbsp;; désormais il ment, et plus exactement peut-être&amp;nbsp;: il parle à côté, de plus en plus à côté, déjà très loin d’à côté, sans plus aucun rapport avec la réalité de ce dont il parle, etc.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’Etat bien sûr a toujours menti&amp;nbsp;; mais il ne mentait que sur ce qui ne pouvait pas ne pas se savoir. Et il parlait juste à côté&amp;nbsp;: il trichait. Et trichait pour gagner. Tricher pour gagner, cela demande une connaissance précise de la réalité du jeu des partenaires, des adversaires.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il y a toujours eu du secret, du secret d’Etat, du secret-défense, même. Avant la transparence. Et heureusement. Mais depuis la transparence, pour conserver le secret, il faut inventer de toutes pièces une autre histoire – celle là même qu’on lui livre –, une histoire qui n’a plus aucun lien à la réalité. Et cette histoire-là, il va falloir la maintenir dans le temps, lui faire servir de base aux suivantes, lesquelles vont s’empiler là, etc.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Maintenant, l’Etat ment, communique si vous préférez, sur un empilement délirant de mensonges. Il ne peut pas se permettre de revenir en arrière. (Précisément, il ne s’agit même plus d’affabulation, il ne s’agit plus d’arranger à sa façon la réalité.) Alors les mensonges accumulés deviennent un discours officiel complètement déviant (et non pas parallèle, ce qui signifierait qu’il reste à même distance toujours de la réalité), un discours bouclé sur lui-même, un discours duquel on ne peut pas sortir sous peine d’effondrer tout l’édifice. Un discours de plus en plus éloigné de la réalité, de toute réalité, et qui surtout n’y a plus accès. Le moindre accès, même accidentel, à la réalité effondrerait tout le langage de l’Etat.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La transparence est le délire paranoïaque de l’Etat.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;On me dira que l’exercice du pouvoir a toujours demandé quelques vertus de raisonnement paranoïaque&amp;nbsp;; et que la désinformation a toujours existé. Bien sûr. Mais je dis en somme ici que justement, ce sont ces choses-là qui ont disparu&amp;nbsp;: l’exercice paranoïaque ne consiste plus à calculer dans le langage l’écart le plus judicieux entre la réalité et le discours sur elle&amp;nbsp;: il a perdu la raison quand il n’a plus eu en vue les rives de la réalité&amp;nbsp;; quant à la désinformation, il fallait bien, pour qu’elle fût, qu’elle se glissât entre d’autres informations entretenant à la réalité un rapport calculé de discours.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il n’est pas question ici de nier, on le voit, l’existence toujours d’un écart entre discours et réalité&amp;nbsp;: il est seulement question de dire que cet écart est immense et va croissant, parce que l’accumulation de discours s’écartant toujours davantage de la réalité a perdu de vue celle-ci.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Fleurissent donc également, de plus en plus, en marge du discours officiel, d’autres discours paranoïaques. Ils sont le produit de gens qui, trouvant le discours officiel fou, décident de retrouver la réalité. Mais comme ils n’ont aucun moyen rationnel de retrouver la réalité occultée, opacifiée par toutes ces couches de transparence délirante, ils finissent par décider de ce qu’elle serait devenue. Ce qui donne ordinairement n’importe quoi. Du complot, paranoïa contre paranoïa, au n’importe quoi idéologique, utopique, lui aussi définitivement déconnecté de toute réalité.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mais le discours officiel de transparence est parvenu à un point de délire tel qu’il ne sent plus la moindre nécessité de réfuter (au nom de quoi, d’ailleurs&amp;nbsp;?) ces discours marginaux&amp;nbsp;: il lui est en effet beaucoup plus simple de les intégrer directement à son discours.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La transparence paranoïaque est en expansion carcinomique.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le cancer a gagné la transparence.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La transparence ne sert donc pas, ou plus, seulement à cacher le cancer. Elle sert surtout à cacher qu’elle est elle-même le cancer.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le cancer de la transparence a notamment permis de transformer le vieux régime politique clos de la démocratie en processus ouvert de démocratisation permanente. Voilà un bel exemple d’expansion carcinomique de la démocratie cancerisée.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le nombre de délirants, de transparents, évidemment, augmente à mesure.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le délire de l’actuel Président de la République, par exemple, n’est pas en lui-même aussi intéressant que le nombre et l’ampleur de ceux qu’il provoque chez ses partisans comme chez ses détracteurs (journalistes inclus). Délires politico-médiatiques dont il (le délire de l’actuel Président) va devoir tenir compte, et auxquels il va répondre…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le délire engendre le délire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ainsi est-il devenu parfaitement démocratique de dire n’importe quoi.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Peut-être même n’est-il plus possible, par temps de démocratisation carcinomique, que de dire n’importe quoi.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est le genre de folie qui indifférencie tout au nom des différences, et de leur respect.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Un seul exemple, en forme de boutade&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Au nom du respect des différences, l’idéologie de l’indifférenciation sexuelle voudrait qu’il n’y ait plus de différences entre un père et une mère, ce qui devrait permettre d’ouvrir le mariage et conséquemment la «&amp;nbsp;parentalité&amp;nbsp;» (mot récent, issu directement du délire) à toutes sortes de couples – et pourquoi pas, tant qu’on y est, à des couples de trois, de cinq, de neuf, dont un transsexuel, une chèvre et une divinité aztèque&amp;nbsp;disparue ?...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et en effet, il n’y a déjà plus réellement ni père ni mère, mais en quelque sorte des trans-parents.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Une France schizophrène et asservie...</title>
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        <updated>2008-03-09T01:34:23+01:00</updated>
        <published>2008-03-09T01:34:23+01:00</published>
        <summary>   Après avoir élu Nicolas Sarkozy sur un programme pour 5 ans de réformes...</summary>
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           &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Après avoir élu Nicolas Sarkozy sur un programme pour 5 ans de réformes fondamentales pour l’avenir du grand récit national français, certains veulent lui faire payer de n’avoir autant réformer le grand corps malade qu’est la France à l’instar de ce que n’ont pas fait en l’espace de presque 30 ans, entre 1981 et 2007&amp;nbsp;(!)&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; ses deux prédécesseurs de présidents que furent en l’occurrence Messieurs Mitterrand et Chirac.&amp;nbsp; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Certains à droite, car c’est dans ce camp que certains s’impatientent, ne doivent pas très bien connaître ce pays qu’ils aimeraient tant vouloir changer. La réforme en France est toujours problématique. Il y a toujours de sombres zéros qui ont leur mot à dire surchargeant en maux divers la France qui n’en peut plus. Il faut de l’impatience et ne point avoir suffisamment de mémoire, pour ne point se souvenir de temps guère lointains, ceux de la Mitterrandie et de la Chiraquie où les dépenses somptuaires réalisées, par nos chers Présidents d’alors, sur le dos du contribuable sont sans commune mesure avec le finalement modeste faste dans lequel vit Nicolas Sarkozy. Ce dernier ne fait d’ailleurs qu’habiter les lieux que les français acceptent qu’occupent leurs élus et qu’ils s’empressent de visiter aux journées du patrimoine, la bave aux commissures des lèvres en se disant plus ou moins bas, j’aimerais tant y loger.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Je n’ose guère évoquer ici le comportement présent si orgueilleux, vaniteux (il n'y a pourtant vraiment pas de quoi fanfaronner, se pavaner sur les plateaux télé) si ordurier et vulgaire, cet état de démence qui traverse – depuis si longtemps mais qui est de plus en plus puant – la gauche française. Elle, qui il y a à peine 12 ans, en janvier 1996, faisait moins état de son écoeurement devant d’une part, la bigamie du Président – rappelez-vous braves gens, avant de critiquer le temps présent, cette fresque ubuesque de l’enterrement avec la guenon cocue Tatie Danièle (et apparemment pas si contre, car tout de même, le statut de&amp;nbsp;première Dame officielle lui aura quand même pas mal servi durant quatorze ans, vous n’avez qu’à consulter le registre des voyages de Mme Mitterrand, les dépenses de la présidence pendant le règne de son mari) et à ses côtés les corps du délit – Mazarine Pingeot et sa mère&amp;nbsp;; et, d’autre part, les manières douteuses de l’ancien président d’exercer le pouvoir – rappelez-vous encore&amp;nbsp;: la surveillance systématique et les écoutes de l’Elysée, les scandales et suicides douteux de MM. Pelat, Beregovoy, de Grossouvre, l’affaire du Crédit Lyonnais et les 150 milliards de francs détournés, les affaires africaines et angolaises du fils Mitterrand, les frégates de Taïwan, les affaires Elf, les Roland Dumas et affidés, l’affaire URBA, l’affaire du CREF, de la MNEF, l’affaire du sang contaminé et son fameux verdict responsable mais pas coupables, merci pour les victimes, la dette qui s’envole de façon exponentielle, le chômage qui explose, tous les noouveaux impôts qui furent créés, les nombreux voyages auprès de «&amp;nbsp;rouges&amp;nbsp;» dictateurs, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;tant et tous ces scandales financiers, politiques imputables au sieur François Mitterrand qu’ont du&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;supporter les français.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Et pourtant, à l’époque comme maintenant, il s’en est trouvé encore quelques uns pour tenter de justifier &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ces frasques&amp;nbsp;; heureusement ces pleurs ne furent guère entendus par les&amp;nbsp;«&amp;nbsp;petites gens&amp;nbsp;» comme se plaisait à appeler le Peuple électeur, ce machiavélique et finalement triste sire que fût cet ancien Président de la République française. &lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Si la France ne comptait que des journalistes issus de Valeurs Actuelles, de RTL, d’Europe 1, du Figaro, LCP, Direct 8, BFM Tv, LCI, I Télé, des journalistes d’investigation façon Sophie Coignard, Mohamed Sifaoui, Elisabeth Lévy, des bateleurs tels Philippe Tesson, Gérard Gachet, Max Gallo, Giesbert,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; des intellectuels, philosophes, politologues, économistes, juristes, sociologues, théologiens, écrivains, historiens comme Finkielkraut, Renaut, Laurent, Stiglitz, Boudon, Salin, Brague, Ratzinger, Simon, Némo, de Plunkett, Delcambre, Delsol-Million, Walzer, Wolton, Taguieff, Perrineau, Reynié, Debray, Etienne, la réforme des institutions, des modes de pensée hérités du glacis intellectuel&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; marxiste-léniniste serait au moins plus aisée si ce n’est acquise&amp;nbsp;; mais malheureusement encore pour notre beau pays qui ne demande qu’à se relever – comme souvent dans les grands de doute de son histoire – est gouverné par ce Quatrième pouvoir, qui depuis longtemps est le Premier Imperator, noyauté et perverti par tout ce que la gôche porte de couards, de lâches, de fascistes d’opérette spécialistes des opérations journalistes ad hominem, des coups tordus – à l’image de leur esprit malfaisant – d’ignares, d’incompétents et d’égocentriques et parfois – peut-être même assez souvent - quand même de 