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    <title>Last posts on marx</title>
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        <author>
            <name>veritas</name>
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        <title>Ah, que Marx avait raison!</title>
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        <updated>2012-05-21T20:14:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-21T20:14:00+02:00</published>
        <summary>   La religion qui nous est proposée au nom de l’Église catholique, dans bien...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 3pt 0cm; text-indent: 1cm; line-height: 200%; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La religion qui nous est proposée au nom de l’Église catholique, dans bien des cas, est frelatée, elle est une altération de la pure doctrine. Je lisais, hier, dans un périodique qui se dit catholique, que l’Église affirme l’existence de l’enfer, mais non pas qu’il y ait du monde dans cet enfer. Alors que Jésus, clairement, dit le contraire: «&lt;em&gt;Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel…&lt;/em&gt; (Matthieu &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;25/41&lt;/span&gt;), en s’adressant à ceux qui, parfaitement identifiés, n’auront vécu que pour eux-mêmes. Je n’ai ni le temps, ni la place de commenter le livre de l’abbé Guy Pagès, intitulé &quot;Judas est en enfer&quot; ¹, dans lequel, s’appuyant sur l’Écriture et la Tradition,&amp;nbsp;l'auteur&amp;nbsp;déclare que cet apôtre est damné. Sa thèse ruine complètement celle de ceux qui prétendent que l’enfer est vide. Mais comme sa démonstration dérange les partisans de ceux qui veulent se réfugier dans une fausse espérance du salut universel, on ne parle pas de lui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 3pt 0cm; text-indent: 1cm; line-height: 200%; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Marx avait raison d’affirmer que la religion est l’opium du peuple, si l’on s’en prend à cette religion frelatée, qui&amp;nbsp;tient les âmes assoupies dans une léthargie spirituelle, dont elles ne sortiront que lorsque la mort viendra les visiter. Qu’espèrent donc ces marchands de rêve, ces théologiens en rupture avec l’enseignement de l’Église? Quel but poursuivent-ils, sinon celui de la recherche de leur célébrité? Satan, le porte-lumière connaît les hommes et leurs points faibles; il s’en sert pour les égarer, les entraîner sur la voie de l’orgueil, de la facilité, du moindre effort. Il leur fait découvrir des maîtres qui les exhortent à une douce tranquillité, leur faisant croire que Dieu est si bon qu’il les accueillera en son paradis, quels que soient le nombre et la gravité de leurs péchés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 3pt 0cm; text-indent: 1cm; line-height: 200%; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;Oui, vraiment, cette religion-là est l’opium du peuple,&amp;nbsp;elle conduit ses adeptes sur la voie large que Jésus nous invite à ne pas emprunter&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 3pt 0cm; text-indent: 1cm; line-height: 200%; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 3pt 0cm; text-indent: 1cm; line-height: 200%; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;¹ &lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&quot;Judas est en enfer&quot; de Guy Pagès - Éditions François-Xavier de GUIBERT&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Le communisme est un feuilleton</title>
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        <updated>2012-05-19T17:17:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-19T17:17:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   Il n’a jamais atteint au rang d’objet digne de l’attention des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: times new roman,times;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il n’a jamais atteint au rang d’objet digne de l’attention des universitaires, et pourtant le &lt;em&gt;soap opera&lt;/em&gt;, qui est aujourd’hui une forme spectaculaire localisée en déclin, n’a pas encore livré la raison profonde du succès qui l’a accompagné ces dernières décennies. Les explications communément admises – parce qu’elles sont simplistes avant d’êtres fausses – quant à la raison de ce succès ne sont en fait que deux variantes, qui ne sont par ailleurs pas forcément contradictoires, d’une seule et même explication générale, dont le noyau consiste en l’idée que le &lt;em&gt;soap opera&lt;/em&gt; permet, par procuration, de participer&amp;nbsp;: 1) à une existence plus belle que ne saurait l’être le quotidien du téléspectateur, grâce à l'identification aux personnages riches et séduisants du feuilleton ; 2) au ressentiment généralisé dans la société de la marchandise totalisée, où l’individuation de l’esclave libre-échangiste l’expose à la frustration permanente. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Sans entrer dans le détail d’une démonstration, il devrait être évident que cette explication rate l’essentiel, car ni la beauté des protagonistes, ni les malheurs qui les accablent, ne sont spécifiques à cette forme. Ce qui constitue véritablement la singularité du &lt;em&gt;soap opera&lt;/em&gt;, c’est que dans ce territoire de l’imaginaire dont il est la force majeure d’occupation, l’humain, une fois venu au monde, atteint très vite l’âge adulte, &lt;em&gt;en même temps qu'à l’immortalité&lt;/em&gt;. La mort, dans un &lt;em&gt;soap opera&lt;/em&gt; qui se respecte (c’est-à-dire, qui n’est pas pollué par les interventions du bon goût artistique caractéristique de la cohorte sociologique «&amp;nbsp;poutres apparentes – je roule en vélo – Babar au second tour »), est vaincue, et elle est vaincue parce que le temps s’est arrêté. C’est donc bien de la fin du temps, de la fin des temps en réalité pour une société qui se double et est doublée partout par son abstraction, que nous parle le &lt;em&gt;soap opera&lt;/em&gt;, comme s’il était une voix du futur mais qui étrangement se présenterait sous les atours d’un présent qui ne voudrait plus s’en aller – ce qui ne doit pas nous étonner puisque c’est dans notre présent aliéné qu’il s’enracine et dont on ne voit pas comment il pourrait &lt;em&gt;s’écarter&lt;/em&gt; (seul le Capital-sujet, parce qu'il est une contradiction en procès, contient cette possibilité).&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://img.mtv3.fi/mn_kuvat/mtv3/ohjelmat/kauniit_ja_rohkeat/2008_henkilot/500619.jpg&quot; alt=&quot;500619.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;La raison du succès réside en définitive dans le charme qui se dégage d'un monde où la finalité est réglée par des rapports personnels, où le temps ne se coagule pas et où l'on joue à croire (quel luxe!) que l'argent existe encore. Car on ne saurait trop le souligner: ou bien il y a la valeur, et alors tout n'a qu'un prix ; ou bien il y a de l'amour, de la gloire et de la beauté, et alors il y a aussi de la richesse matérielle, comme au temps des princes, et des rapports de dépendances personnels par lesquels se médiatiserait l'activité totale - de la création d'une robe à la procréation des héritiers de la maison de haute-couture. L'espèce est immortelle, elle nous fait signe depuis l'avenir. Mais ce signe doit encore se dire dans la langue empoisonnée du présent, qui ne pose que de mauvaises questions: par exemple, combien de fois Brooke va-t-elle encore se remarier? Postone: &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;L’analyse marxienne du procès de production vu comme procès de création de valeur fournit une détermination logique initiale à l’indifférence, structurellement implicite dans le capitalisme, à l’égard de la production des produits spécifiques. Plus important pour notre propos, Marx commence à spécifier la sphère de production en montrant comment le procès de création de valeur transforme les éléments du procès de travail à travers lequel il s’exprime. Cela est particulièrement significatif s’agissant du travail même&amp;nbsp;: les déterminations que Marx donne de la valeur et du procès de sa création implique que le travail, qui dans le procès de travail se définit comme activité finalisée régulant et dirigeant l’interaction des hommes avec la nature, est séparé de son but dans le procès de création de valeur. Le but de la dépense de force de travail n’est plus intrinsèquement relié au caractère spécifique de ce travail&amp;nbsp;; malgré les apparences, ce but est au contraire indépendant du caractère qualitatif du travail dépensé – il est l’objectivation même du temps de travail. C’est à dire que la dépense de force de travail n’est pas un moyen en vue d’une autre fin, mais que, comme moyen, elle est elle-même devenue une «&amp;nbsp;fin&amp;nbsp;». Ce but est donné par les structures aliénées constituées par le travail (abstrait) même. En tant que but, il est très singulier&amp;nbsp;: il n’est pas seulement extrinsèque à la spécificité du travail (concret), mais existe indépendamment de la volonté des acteurs sociaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.inquisitr.com/wp-content/2012/03/the-bold-and-the-beautiful-crew11.jpg&quot; alt=&quot;the-bold-and-the-beautiful-crew11.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Au sujet de l'embourgeoisement</title>
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        <updated>2012-05-16T14:30:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-16T14:30:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    Bien que A-M-A’ décrive le mouvement de la totalité sociale, le...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Bien que A-M-A’ décrive le mouvement de la totalité sociale, le circuit M-A-M reste primordial pour la majorité des hommes qui, dans la société capitaliste, dépendent de la vente de la force de travail pour acheter des moyens de consommation. Critiquer les ouvriers en disant qu’ils s’&amp;nbsp;«&amp;nbsp;embourgeoisent&amp;nbsp;» quand ils s’intéressent aux «&amp;nbsp;biens matériels&amp;nbsp;», c’est oublier comment le travail salarié est intégré à la société capitaliste et c’est brouiller la distinction entre M-A-M et A-M-A’. C’est le second circuit qui définit la classe bourgeoise. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: times new roman,times;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt; Par ailleurs, l’un des buts du mode d’exposition de Marx est d’indiquer que ces deux circuits sont systémiquement interconnectés. Dans une société où la marchandise est universelle et où les hommes se reproduisent au moyen du circuit M-A-M, la valeur est la forme de la richesse et du surplus, et le procès de production sera donc nécessairement façonné et mû par le circuit A-M-A’. Une société fondée sur le seul circuit M-A-M ne peut pas exister&amp;nbsp;; pour Marx, ce type de société n’est pas le précurseur du capitalisme, c’est une projection d’un moment de la société capitaliste sur le passé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 330px;&quot;&gt;Postone,&lt;em&gt; 2T DS&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ci-dessous: dans le cas-limite de Cendrillon, c'est une fée, autrement dit un évènement qui ne peut s'expliquer dans le cadre d'une rationalité spécifique au capitalisme, qui permet, sous la forme d'une provocation au mariage, le passage d'une travailleuse intéressée aux biens matériels d'un circuit M-A-M à un circuit A-M-A'. Comme pour dire que l'embourgeoisement, s'il demeure en définitive une possibilité, n'est pas le résultat d'une lutte collective contre les conditions d'exploitation locales, mais bien plutôt d'une vocation individuelle, de nature essentialiste et contenant une justice intrinsèque de portée générale et transhistorique. La pantoufle de verre, du fait qu'elle ne peut s'adapter à aucun autre pied que celui de sa propriétaire, signe l'exclusivité de cette propriété en même temps que la propriété d'exclure tout échange de cette exclusivité. Elle est, dans cette société où la marchandise est universelle, le seul objet dont la valeur d'usage n'est pas l'esclave de sa valeur - à moins que ce soit le contraire, avec une fée qui symboliserait la subsomption réelle?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://barbie-bratz.it/immagini-principesse/1-cenerentola.jpg&quot; alt=&quot;1-cenerentola.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>L'individu va passer à la casserole!</title>
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        <updated>2012-05-14T17:05:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-14T17:05:00+02:00</published>
        <summary>         Normal    0    14         Parce que le travail sous le capitalisme...</summary>
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          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt;  &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;  &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;  &lt;w:HyphenationZone&gt;14&lt;/w:HyphenationZone&gt;  &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser/&gt; &lt;/w:WordDocument&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Parce que le travail sous le capitalisme n’est pas réellement libre de la détermination sociale non consciente mais qu’il est lui-même devenu le médium de cette détermination, les hommes sont confrontés à une contrainte nouvelle, une contrainte fondée précisément sur ce qui a dépassé les liens coercitifs propres aux formes sociales traditionnelles&amp;nbsp;: les rapports sociaux abstraits, aliénés, médiatisés par le travail. Ces rapports constituent un cadre coercitif apparemment non social, «&amp;nbsp;objectif&amp;nbsp;», à l’intérieur duquel les individus autodéterminants poursuivent leurs intérêts – par quoi les «&amp;nbsp;individus&amp;nbsp;» et les «&amp;nbsp;intérêts&amp;nbsp;» paraissent ontologiquement donnés plutôt que socialement constitués. C’est-à-dire qu’un nouveau contexte social se constitue qui ne paraît ni social ni contextuel. Bref, la forme de contextualisation sociale caractéristique du capitalisme est une forme d’apparente décontextualisation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 330px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Postone, &lt;em&gt;2T DS&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ci-dessous: ces individus d'exception qui, tout en poursuivant leurs intérêts, incarnent l'histoire en mouvement, sont les dignes représentants d'une ontologie capitaliste projetée spectaculairement dans un futur d'où la représentation du salariat s'est absentée - comme si par excès d'évidence elle en devenait superflue. Notons toutefois cette grosse ficelle dans la manipulation, qui est qu'au sein d'une société si manifestement avancée dans le développement aliéné de la puissance humaine, le représentant de la faction bureaucratique se montre si fervent partisan des liens coercitifs propres aux formes sociales traditionnelles. Comme pour dire que le seul anticonformisme possible est celui qui a &lt;em&gt;déjà perdu la partie&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://le-bouzin.com/wordpressfr/wp-content/uploads/HLIC/1a83ea261654d7de117eb7a3a6b3b7fc.jpg&quot; alt=&quot;1a83ea261654d7de117eb7a3a6b3b7fc.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Le mouvement cacadauphin</title>
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        <updated>2012-05-11T19:09:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-11T19:09:00+02:00</published>
        <summary>   Tous, ils vous disent que la concurrence, le monopole, etc., en principe,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;Tous, ils vous disent que la concurrence, le monopole, etc., en principe, c'est-à-dire pris comme pensées abstraites, sont les seuls fondements de la vie, mais qu'ils laissent beaucoup à désirer dans la pratique. Tous ils veulent la concurrence sans les conséquences funestes de celle-ci. Tous veulent l'impossible, c'est-à-dire les conditions de la vie bourgeoise sans les conséquences nécessaires de ces conditions. Tous, ils ne comprennent pas que la forme bourgeoise de la production est une forme historique et transitoire, tout aussi bien que l'était la forme féodale. Cette erreur vient de ce que pour eux l'homme-bourgeois est la seule base possible de toute société, de ce qu'ils ne se figurent pas un état de société dans lequel l'homme aurait cessé d'être bourgeois.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;M. Proudhon est donc nécessairement doctrinaire. Le mouvement historique, qui bouleverse le monde actuel, se résout pour lui dans le problème de découvrir le juste équilibre, la synthèse de deux pensées bourgeoises. Ainsi, à force de subtilité, le garçon adroit découvre la pensée cachée de dieu, l'unité des deux pensées isolées ; qui ne sont deux pensées isolées, que parce que M. Proudhon les a isolées de la vie pratique, de la production actuelle, qui est la combinaison des réalités qu'elles expriment. A la place du grand mouvement historique, qui naît du conflit entre les forces productives des hommes, déjà acquises, et leurs rapports sociaux, qui ne correspondent plus à ces forces productives; à la place des guerres terribles, qui se préparent entre les différentes classes d'une nation, entre les différentes nations ; à la place de l'action pratique et violente des masses, qui seule pourra résoudre ces collisions; à la place de ce mouvement vaste, prolongé et compliqué, M. Proudhon met le mouvement cacadauphin&amp;nbsp; de sa tête. Ainsi ce sont les savants, les hommes capables de surprendre à dieu sa pensée intime, qui font l'histoire. Le menu peuple n'a qu'à appliquer leurs révélations. — Vous comprenez maintenant pourquoi M. Proudhon est ennemi déclaré de tout mouvement politique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;La solution des problèmes actuels ne consiste pas pour lui dans l'action publique, mais dans les rotations dialectiques de sa tête. Parce que, pour lui, les catégories sont les forces motrices, il ne faut pas changer la vie pratique, pour changer les catégories. Tout au contraire. Il faut changer les catégories, et le changement de la société réelle en sera la conséquence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 300px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Marx, Misère&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;ci-dessous: non seulement la défécation réellement vécue par Flipper s'était selon toute vraisemblance éloignée dans sa représentation, mais cette représentation elle-même fut éloignée des écrans de notre enfance, sans doute parce que les concepteurs de la série voulaient représenter les conditions d'une bonne entente de l'homme avec la nature sans les conséquences nécessaires de ces conditions.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.serietele.com/illustrations/galeries/series/260.jpg&quot; alt=&quot;260.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        </author>
        <title>Hier c'était le Roi, aujourd'hui c'est l'Europe</title>
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        <updated>2012-05-03T17:06:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-03T17:06:00+02:00</published>
        <summary>  Si la révolution de février paracheva la domination bourgeoise, on peut se...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si la révolution de février paracheva la domination bourgeoise, on peut se demander d'où provint la rechute de la bourgeoisie dans le royalisme? Rien de plus simple. Elle a la nostalgie de la période où elle régnait sans être responsable du pouvoir, où un simulacre de puissance, dressé entre elle et le peuple, agissait pour son compte et lui servait en même temps de masque ; où elle disposait pour ainsi dire d'un bouc émissaire sur lequel on lâchait le prolétariat sitôt qu'il voulait la toucher ; mieux, elle s'alliait avec le prolétariat à chaque fois que le pouvoir devenait une gêne pour elle et qu'elle tenait [à] s'y établir elle-même. Le roi était pour elle un paratonnerre contre le peuple, et le peuple un paratonnerre contre le roi.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 210px;&quot;&gt;Marx, Engels, &lt;em&gt;Le mouvement ouvrier français&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Je suis le roi du monde&quot;&lt;/em&gt; disait-il, juché sur les reins d'Europe, avant que la barque ne sombre, emportant avec elle ce représentant vulgaire, au bilan modeste, de la fraction de la classe possédante mondialisée et mondialiste établie en France. Et ainsi succéda, à l'empire des paquebots bling-bling, le règne des pédalos modestes gouvernés par le sympathique Babar, roi humaniste ami du pauvre et du riche, de la carpe et du dauphin. Avec Babar, la bourgeoisie n'est plus si loin, ni le bas-peuple si bas. Babar est la contradiction surmontée, la bonne excuse de la démocratie, l'exploitation plus juste et l'injustice plus modérée.&lt;em&gt; Vive Babar! &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://4.bp.blogspot.com/-XSeKJW41hj0/TtkxiGp0ZSI/AAAAAAAAJdA/pyZQ_e6bJGQ/s1600/Sarkozy%252C%2BMerkel%2Bet%2Ble%2BTitanic%2Beurop%25C3%25A9en.jpg&quot; alt=&quot;Sarkozy%252C%2BMerkel%2Bet%2Ble%2BTitanic%2Beurop%25C3%25A9en.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>C'est pourquoi vous étiez pour les ”méchants”</title>
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        <updated>2012-04-29T11:50:00+02:00</updated>
        <published>2012-04-29T11:50:00+02:00</published>
        <summary>   Boutiques.  - Dans une surprenante note de son journal, Hebbel se demande...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Boutiques.&lt;/em&gt; - Dans une surprenante note de son journal, Hebbel se demande &quot;ce qui enlève son charme à la vie à mesure que passent les années&quot;. &quot;C'est que nous voyons derrière toutes ces marionnettes multicolores et grimaçantes le cylindre qui les meut, et que l'attrayante diversité du monde se dissout pour n'être plus qu'une rigide monotonie. Lorsqu'un enfant voit des saltimbanques qui chantent, des musiciens qui soufflent dans leur instruments, des jeunes filles qui portent de l'eau, des cochers qui conduisent leur voiture, il pense que tous font cela pour le plaisir qu'ils y trouvent; il ne peut imaginer que ces gens mangent et boivent aussi, qu'ils vont au lit et se lèvent à nouveau. Mais nous autres, nous savons de quoi il retourne.&quot; Il s'agit en effet du gain qui commande toutes ces activités comme de purs moyens et les réduit à un temps de travail abstrait et interchangeable. La qualité des choses cesse d'être leur essence et devient l'apparition accidentelle de leur valeur.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le désenchantement du monde sensible est la réaction de nos sens devant ce qui, objectivement, le détermine en tant que &quot;monde de marchandises&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le rapport des enfants avec les animaux repose entièrement sur le fait que l'utopie prend le déguisement de ceux auxquels Marx dénia - en tant que travailleurs - la production de plus-value. Du fait que les animaux existent sans tâche à accomplir que puissent reconnaître les hommes, ils illustrent et expriment leur propre nom, ce qui, par définition, ne peut être échangé. C'est pourquoi les enfants les aiment et ont tant de plaisir à les contempler. Je suis un rhinocéros, signifie la figure du rhinocéros. Les contes et les opérettes connaissent de telles images et la question ridicule de la femme: d'où pouvons-nous savoir qu'Orion s'appelle vraiment Orion ? monte jusqu'aux étoiles.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 360px;&quot;&gt;Adorno, &lt;em&gt;Minima&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ci-dessous:&lt;/strong&gt; le personnage d'Actarus constitue, dans l'univers enfantin du dessin animé, une exception notable, dans la mesure où l'on insiste lourdement, au fil des épisodes, sur le fait qu'il est d'abord et avant tout un grand bourgeois déclassé, un rentier déchu au rang d'ouvrier non-qualifié exploité par le propriétaire du ranch du Bouleau Blanc. Ce n'est donc pas un hasard si une génération d'enfants, grandie avec ce Goldorak si solidement solidaire du &quot;monde de marchandises&quot;, s'est toujours rangée du côté des ennemis de ce dernier - c'est-à-dire en fait du côté de ceux dont le nom &lt;em&gt;ne peut être échangé&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT2fV96JMDGskuEo8-EWEKy_IFV53hEeXF85ZqETSks9yNqsteLFkF0Aje_bg&quot; alt=&quot;images?q=tbn:ANd9GcT2fV96JMDGskuEo8-EWEKy_IFV53hEeXF85ZqETSks9yNqsteLFkF0Aje_bg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Marx contre Ratzinger</title>
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        <updated>2012-04-28T15:26:25+02:00</updated>
        <published>2012-04-28T15:26:25+02:00</published>
        <summary> Un Français en viendra vite à défendre le premier contre le second, en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un Français en viendra vite à défendre le premier contre le second, en raison de la solide résistance de la pensée française à la culture juridique boche que le pape Ratzinger tente de plaquer sur le livre le moins juridique de tous les temps : l'évangile. Toutes les préventions occidentales contre la science juridique, communément assimilée en France à la chinoiserie, proviennent directement ou indirectement de l'évangile.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Indirectement, je veux dire par là lorsque Daumier figure la magistrature française comme une volée de cacouacs diaboliques. Au nom de quoi ces branleurs jugent-ils ou dirigent-ils ? Au nom de l'intérêt général. Et il n'y a aucun moyen de calculer celui-ci sans être inique. D'une société mue principalement et de façon flagrante par le principe de la compétition, on voudrait nous faire croire qu'elle peut être aussi &quot;juste&quot; ? Cela revient à prendre les Français pour des bovidés allemands. Et c'est exactement ce que les autorités républicaines françaises s'appliquent à faire, parvenant encore à attirer trente-six millions de Français aux urnes, afin de départager deux experts-comptables.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'histoire de France enseigne d'ailleurs que le mensonge, inhérent au droit, est une des premières causes du populisme et des révoltes sanglantes du peuple.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Indirectement ou directement, quand le chrétien Léon Bloy rappelle cette vérité qu'il n'y a pas de pauvres sans un décret des riches. C'est-à-dire que les riches s'appuient sur la doctrine sociale, et cette doctrine sociale sur le droit. L'inégalité sociale ne fonde pas moins l'organisation sociale que la différence des sexes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'égalité, parfaitement théorique ou mathématique, ferait perdre à la société sa raison d'être si elle pouvait être atteinte. &quot;L'argent n'a pas d'odeur&quot; signifie qu'il représente sous l'aspect de saintes espèces la réalité la plus putride et malodorante. C'est la sauvagerie puritaine des prêtres de Babylone que l'argent figure.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La doctrine de Marx selon laquelle il n'y a pas de progrès possible selon le droit, mais le maintien de l'iniquité sous une forme plus subtile, ne contredit en rien l'évangile. Elle est attestée par l'histoire qui montre le progrès de l'iniquité au cours des derniers siècles, à mesure que la toile du droit s'est étendue, jusqu'à placer les élites occidentales crapuleuses en position de donner des leçons d'éthique au monde.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Où le pape voit-il des raisons évangéliques de s'incliner devant de telles autorités ? Elles sont toutes juridiques, et c'est la peur qui incline au droit ; celle-là même à laquelle le Christ incite apôtres à ne surtout pas céder.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une personne morale est, dès le départ, une personne qui tremble. Tôt ou tard elle finit par s'écrouler. Il ne faut pas voir le Christ, ni Marx, comme les démolisseurs de systèmes fondés sur le mensonge. Marx montre la tendance du capitalisme à s'autodétruire, plutôt qu'il ne cherche à le détruire. Jusqu'à un certain point, la société occidentale s'accommode très bien de l'autodestruction, et on ne peut pas dire que la corruption dérange l'élite républicaine tant que ça, ni l'art le plus périmé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Non, le Christ et ses apôtres exhorte ceux qui le peuvent à ne pas demeurer sous l'édifice des certitudes juridiques ou anthropologiques et leurs arcanes, enflant jusqu'à faire de l'humanité une assemblée d'ectoplasmes, qui croient vivre, alors qu'ils ne font la plupart du temps que tisser leur linceul. La grande complicité des gens de robe, clercs ou femmes, avec la mort, explique que ceux-ci ont à la bouche, comme des serins, la culture de vie la plus idiote et païenne.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au moins Hitler avait le mérite de ne pas tromper le monde, en proclamant son principe païen, contrairement aux démocrates-chrétiens qui le cachent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>lafautearousseau</name>
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        </author>
        <title>Ephéméride du 20 Avril.</title>
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        <id>tag:lafautearousseau.hautetfort.com,2012-04-20:2074103</id>
        <updated>2012-04-20T00:00:00+02:00</updated>
        <published>2012-04-20T00:00:00+02:00</published>
        <summary>    1868 : Naissance de Charles Maurras....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lafautearousseau.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080; text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;1868 : Naissance de Charles Maurras.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De lui, Jean Paulhan, esprit libre s’il en fut, disait, en 1921 : &lt;strong&gt;« Maurras ne nous laisse pas le droit en politique d’être médiocres ou simplement moyens »&lt;/strong&gt;. Et, en 1932, qu'un jeune homme désireux de s'engager politiquement n'avait de véritable choix qu'entre Karl Marx et Charles Maurras.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Enfin, en 1945, alors que l'on venait de condamner Maurras pour &lt;strong&gt;&quot;intelligences avec l'ennemi&quot;,&lt;/strong&gt; il lui écrivit, lui le résistant de la première heure&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;strong&gt;« Je n’aurais jamais cru que vous nous fussiez si nécessaire »....&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/01/02/1040962327.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1664833&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/01/02/989531054.JPG&quot; alt=&quot;MAURRAS 7.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/01/829891822.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1912039&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/01/168551550.jpg&quot; alt=&quot;MAURRAS ACTE NAISSANCE.jpg&quot; width=&quot;352&quot; height=&quot;87&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;Acte de naissance de Charles, Marie, Photius Maurras....&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comment Ã©voquer celui qui, pour reprendre lâheureuse formule de Thibaudet, remise Ã  l'honneur par StÃ©phane Giocanti, est Ã  lui tout seul Â«&amp;nbsp;un continent&amp;nbsp;Â»&amp;nbsp;? Pierre Boutang (&lt;strong&gt;Maurras, la destinÃ©e et lâÅuvre&lt;/strong&gt;), Jacques Paugham (&lt;strong&gt;LâÃ¢ge dâor du maurrassisme&lt;/strong&gt;), StÃ©phane Giocanti lui-mÃªme (&lt;strong&gt;Maurras, le chaos et lâordre&lt;/strong&gt;), dâautres encore, ont eu besoin de gros bouquins, de plusieurs centaines de pages chacun, pour en parler, et lâon essaierait, dans de simples Ã©phÃ©mÃ©rides, de faire le tour de la question&amp;nbsp;? Ce serait prÃ©tentieux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Pourtant, on peut, et on doit, parler de Charles Maurras car - nous Ã©voquions Paugham - il y a une jeunesse de Maurras â intellectuellement sâentend - un Ã¢ge dâor, un printemps de Maurras qui ne passent&amp;nbsp; pas, et qui nous le rendent Ã©tonnamment proche, et curieusement fort contemporain de ce qui est pour nous quelque chose dâimmÃ©diat et de malheureusement bien rÃ©el&amp;nbsp;: lâÃge de fer dans lequel nous vivons.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;LÃ  est la source de la prÃ©sence de Maurras parmi nous, de son actualitÃ©, de la permanence de ses intuitions, de sa jeunesse. Pour parler comme on le fait aujourdâhui, oui,&amp;nbsp;Maurras a quelque chose Ã  nous dire, et ce quelque chose est majeur, fondamental et, toujours pour parler comme aujourdâhui, incontournable.&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/00/557774598.2.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1912053&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/00/2022759116.2.jpg&quot; alt=&quot;MAURRAS GIOCANTI.jpg&quot; width=&quot;342&quot; height=&quot;313&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;Section1&quot;&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De quoi sâagit-il&amp;nbsp;? De ceci, qui est Ã©norme et qui fonde Ã  soi seul, lâactualitÃ© de Maurras&amp;nbsp;: il est le premier, et jusquâÃ  prÃ©sent le seul, Ã  avoir analysÃ© dans son ensemble le processus qui, Ã  partir du XVIIIÃ¨me siÃ¨cle et des LumiÃ¨res, nous a amenÃ©s lÃ  oÃ¹ nous en sommes aujourdâhui&amp;nbsp;; il est le premier, et jusquâÃ  prÃ©sent le seul, Ã  avoir dÃ©cortiquÃ© pour ainsi dire, minutieusement et presque cliniquement, ce processus qui a abouti Ã  la prise du pouvoir gÃ©nÃ©ralisÃ© par les forces de lâArgent qui, depuis la grande RÃ©volution de 89,&amp;nbsp; et Ã  partir dâelle, et grÃ¢ce Ã  elle, sont parties Ã  la conquÃªte du monde entier dans tous ses rouages, plus aucun pouvoir basÃ© sur la Culture, la Religion, lâHistoire, les Sentiments ne sâopposant Ã  elles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La prÃ©tention insensÃ©e des Ã©crivains, penseurs et philosophes du XVIIIÃ¨me siÃ¨cle Ã  sortir de leur rÃ´le, et Ã  sâÃ©riger en organisateurs du monde rÃ©el, nâaura finalement eu comme consÃ©quence finale que celle-lÃ &amp;nbsp;: asservir le monde, et eux-mÃªmes Ã©galement, Ã  ces forces matÃ©rielles qui nous oppriment maintenant, et nous font vivre dans un vÃ©ritable Ãge de fer. Cette magistrale dÃ©monstration, dont on ne peut Ã©videmment faire lâÃ©conomie si lâon prÃ©tend comprendre les faits les plus actuels, et, plus encore, si lâon veut en sortir, Maurras lâa faite en 1901, dans un immense petit livre, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;LâAvenir de lâIntelligence.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/01/1941031523.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1912070&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/01/1440219340.jpg&quot; alt=&quot;MAURRAS ALMANACH AF 1928.jpg&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;163&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cent ans quâil a Ã©tÃ© Ã©crit, et il nous parle dâaujourdâhui, de notre rÃ©alitÃ© quotidienne, nous expliquant dâoÃ¹ viennent nos maux et quelle en est la source. Maurras y est moderne parce quâintemporel, un peu comme dans&amp;nbsp; le XXIVÃ¨me chapitre de Kiel et Tanger, dont Pompidou recommandait la lecture Ã  ses Ã©tudiants, affirmant que, prÃ©sident de la RÃ©publique franÃ§aise, ce livre de Maurras&lt;em&gt; ne quittait pas sa table de chevet.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous raconterons donc, rapidement, cet immense petit ouvrage, sans prÃ©tention autre que dâaiguiller le lecteur et lâinciter non seulement Ã  ne pas se dÃ©tourner, Ã  ne pas dÃ©sespÃ©rer de Maurras, mais, bien au contraire, Ã  se tourner vers ce qui est lâessentiel de lui, aprÃ¨s lâinÃ©vitable Ã©lagage opÃ©rÃ© par le temps, pour Maurras comme pour tout Ã©crivain, tout penseur et, plus prosaÃ¯quement, tout homme. Par quelle curieuse exception Maurras Ã©chapperait-il Ã  la loi commune rÃ©gissant toute personne&amp;nbsp;? Il nâest que trop clair quâun Maurras a disparu, pour toujours. Mais les tragÃ©dies de Voltaire nâont-elles pas disparu&amp;nbsp;? Et qui lit encore Sully Prudhomme, premier Prix Nobel de littÃ©rature&amp;nbsp;? Oui, il y a, bien Ã©videmment, un Maurras qui a sombrÃ© corps et bien, car câest tout simplement la loi de la nature.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais justement, lorsque le temps a fait son Åuvre, on ne voit subsister et surnager du grand naufrage commun que lâessentiel, et ce qui ne meurt pas. Nous Ã©voquions Kiel et Tanger et LâAvenir de lâIntelligence (cette liste nâest pas limitative&amp;nbsp;!...). Câest vers ce Maurras-lÃ , toujours vivant, toujours jeune, toujours fÃ©cond&amp;nbsp;; vers ce printemps quâil continue de reprÃ©senter que nous invitons&amp;nbsp; Ã  se tourner&amp;nbsp;; comme vers une boussole indispensable qui indique, imperturbablement, et quelles que soient les apparences prÃ©sentes, la bonne directionâ¦..&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/00/1317145445.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1797608&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/00/165031418.jpg&quot; alt=&quot;MAURRAS 11.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 6pt; text-indent: 35.45pt; line-height: 150%; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;Voici donc &lt;em&gt;Lâavenir de lâintelligence&lt;/em&gt; briÃ¨vement &lt;em&gt;racontÃ©&lt;/em&gt; Ã  tous...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Au XVIIIÃ¨me siÃ¨cle, il sâest passÃ© en Europe quelque chose qui tient du miracle. Les gens qui ont eu la chance de vivre Ã  cette Ã©poque ont profitÃ© â bien involontairement-&amp;nbsp; dâune chance extrÃªme. LâEurope en gÃ©nÃ©ral, lâEurope de lâOuest surtout, et dans lâEurope de lâOuest, la France encore plus particuliÃ¨rement, Ã©tait dans un Ã©tat de dÃ©veloppement et dans une dynamique de progrÃ¨s telle que toutes les couches de la population se trouvaient, objectivement,&amp;nbsp; dans une situation enviable&amp;nbsp;; et dans ce que lâon appellerait aujourdâhui le Â«&amp;nbsp;peloton de tÃªte&amp;nbsp;Â».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Certes, le progrÃ¨s matÃ©riel Ã©tait ce quâil Ã©tait, et lâon ne disposait bien sÃ»r pas de tout ce qui adoucit aujourdâhui (mais avec les revers de la mÃ©dailleâ¦.) notre quotidien. A bien des Ã©gards et sous bien des aspects, la vie que lâon menait alors Ã©tait encore rude, surtout si on la compare avec nos standards dâaujourdâhui. Cependant, les choses Ã©tant ce quâelles sont, et ramenÃ©es au contexte de lâÃ©poque, nos ancÃªtres ont eu de la chance de vivre Ã  ce moment-lÃ . Et tous nos ancÃªtres, y compris ceux qui faisaient partie de ce que lâon appelle familiÃ¨rement Â«&amp;nbsp;le peuple&amp;nbsp;Â», ou Â«&amp;nbsp;le petit peuple&amp;nbsp;Â», Â«&amp;nbsp;les petites gens&amp;nbsp;Â». MÃªme pour les petites gens, en effet, la vie Ã©tait infiniment plus douce - ou moins rude, comme lâon voudra - en France que partout ailleurs en Europe. Et en Europe plus que partout ailleurs dans le monde.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Lâoptimisme Ã©tait permis&amp;nbsp;: il Ã©tait dâailleurs largement pratiquÃ©, si lâon peut dire, et par toutes les couches de la populationâ¦..&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et lâon connaÃ®t la phrase fameuse de Talleyrand&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;Â«&amp;nbsp;Qui nâa pas connu lâAncien RÃ©gime ne sait pas ce que câest que la douceur de vivreâ¦&amp;nbsp;Â»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/02/1189707467.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2413677&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/02/1865641624.jpg&quot; alt=&quot;talleyrand-charles-maurice.jpg&quot; width=&quot;307&quot; height=&quot;393&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Objectivement, donc, et sans idÃ©aliser cette Ã©poque-lÃ  â qui restait certes difficile, qui&amp;nbsp; connaissait bien sÃ»r maladies et Ã©pidÃ©mies, oÃ¹ lâon ne vivait gÃ©nÃ©ralement pas&amp;nbsp; aussi &amp;nbsp;longtemps quâaujourdâhuiâ¦ - on est bien obligÃ© dâadmettre quâil sâest agi dâune Ã©poque faste. Pour lâEurope en gÃ©nÃ©ral, et pour la France en particulier. Jacques Bainville nâenviait-il pas les penseurs de cette Ã©poque, ajoutant toutefois que lâon aimerait bien les voir aujourdâhui, dans lâunivers de feu et de sang que les rÃªveries rÃ©volutionnaires ont amenÃ©es â¦..&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais prÃ©cisÃ©ment, si cette Ã©poque fut une Ã©poque heureuse, il sâest passÃ© quelque chose Ã  ce moment-lÃ  qui mÃ©rite dâÃªtre bien pris en compte, et correctement analysÃ©.&amp;nbsp; Il sâest passÃ© que les penseurs, les philosophes, les Ã©crivains etc..&amp;nbsp; ont commis comme une sorte de pÃ©chÃ© dâorgueil. Ils se sont laissÃ© saisir par le vertige. La douceur de leur Ã©poque a dÃ» les persuader quâil en serait toujours ainsi Ã  lâavenir, que le progrÃ¨s Ã©tait un fait acquis, pour ainsi dire, pour toujours, et quâil nây avait plus quâÃ  penser le monde. Parce quâils vivaient bien ils ont dÃ» croire que lâon vivrait toujours bien, surtout aprÃ¨s que lâon ait appliquÃ© les remÃ¨des quâils allaient inventer pour arriver Ã  la perfection. Et ils ont imaginÃ©, et ils ont rÃªvÃ©, et ils ont promis. Du genre Â«&amp;nbsp;Le bonheur est une idÃ©e neuve en Europeâ¦&amp;nbsp;Â». Ils ont cru quâils allaient organiser le monde rationnellement et, comme on le dit familiÃ¨rement, que lâon allait voir ce que lâon allait voirâ¦..&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/02/216547595.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2413652&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/00/02/571643477.jpg&quot; alt=&quot;saintjust_prudhon.jpg&quot; width=&quot;324&quot; height=&quot;391&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Le bonheur est un idÃ©e neuve en Europe&quot;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;(Saint Just, 15 ventÃ´se an II -3 mars 1794)&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ont-ils entendu, eux aussi, le Serpent leur murmurer Â«&amp;nbsp;Vous serez comme des Dieuxâ¦&amp;nbsp;Â»&amp;nbsp;?&amp;nbsp; Toujours est-ils quâils se sont pris pour des dieux, organisateurs et rÃ©-organisateurs du monde. Des dÃ©miurges. Sans imaginer peut-Ãªtre au dÃ©but que ces dieux pour qui ils se prenaient allaient vite Ãªtre cent fois, mille fois plus terribles et plus durs que le Dieu dâAmour dont ils nâallaient pas tarder Ã  dÃ©crÃ©ter la mort. Car Ã  eux tout allait devoir obÃ©ir, et sur tout&amp;nbsp;: câest ainsi que parleraient la Convention, Hitler et Staline&amp;nbsp;; et sinon ce serait la mortâ¦..&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ces orgueilleux, avec leur Foi absolue en la toute puissance, sans limite, de la Raison (leur idole, leur abstraction intellectuelle) auraient-ils pu avoir la prÃ©monition que leur raison triomphante dÃ©boucherait sur le&amp;nbsp;scientisme du XIXÃ¨me siÃ¨cle, et les totalitarismes du XXÃ¨me&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et&amp;nbsp; ils ont prÃ©tendu sortir de leur rÃ´le&amp;nbsp;lÃ©gitime; ils ont prÃ©tendu sâaccaparer â illÃ©gitimement bien sÃ»r - un&amp;nbsp; pouvoir sur la sociÃ©tÃ©, un pouvoir de diriger la sociÃ©tÃ©, ce qui nâest&amp;nbsp;Ã©videmment pas directement leur rÃ´le. Leur rÃ´le naturel et lÃ©gitime est de penser, dâexprimer des idÃ©es, de les combattre, de les opposer entre elles pour nourrir et alimenter les dÃ©bats, faire progresser la rÃ©flexion&amp;nbsp;; et câest de cette maniÃ¨re que les Ã©lites intellectuelles&amp;nbsp;sont faites -pour ainsi dire- pour Ã©clairer lâopinion. LÃ  elles sont pleinement dans leur rÃ´le, lÃ©gitime et fÃ©cond. Il nâen demeure pas moins que ce pouvoir lÃ©gitime ne se double pas d'un pouvoir politique direct sur &amp;nbsp;la sociÃ©tÃ©&amp;nbsp;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Or, en cette pÃ©riode heureuse de lâhistoire de lâhumanitÃ©, câest prÃ©cisÃ©ment le rÃªve fou que les intellectuels ont fait&amp;nbsp;; la prÃ©tention quâils ont Ã©levÃ©e. Ils ont voulu sortir de leur rÃ´le traditionnel, ils ont voulu sâarroger un pouvoir nouveau, inÃ©dit, celui de dire souverainement et dÃ©finitivement le vrai et le bien, et oÃ¹ Ã©taient le vrai et le bien. Car quâest-ce, au fond, que cette thÃ©orie, cette doctrine&amp;nbsp;du despotisme Ã©clairÃ©&amp;nbsp;? Sinon le fait â pour eux, les philosophes - de prÃ©tendre que le Roi, le Souverain convient parfaitement, si et seulement si il applique et met en pratique les idÃ©es, les thÃ¨ses que eux, auront dÃ©finies. Les vÃ©ritÃ©s que eux, auront affirmÃ©es, car eux connaissent le Vrai, le Beau et le Bienâ¦..&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/00/1542225126.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2413710&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/02/00/1821245598.jpg&quot; alt=&quot;clemenceau_old.jpg&quot; width=&quot;337&quot; height=&quot;321&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;Illusions et aveuglement des &quot;Princes des nuÃ©es&quot;:&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;ClÃ©menceau : &lt;strong&gt;Â«&amp;nbsp;Nous nous acheminons, non sans heurts, vers la souverainetÃ© de lâIntelligence&amp;nbsp;Â».&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nâest-ce pas lÃ  sâarroger, peu ou prou, un rÃ´le totalement inÃ©dit dans lâHistoire, de direction, de gestion directe des affaires de la CitÃ©, par despote Ã©clairÃ© interposÃ©&amp;nbsp;? Celui-ci nâÃ©tant en somme plus que le truchement â comme aurait dit MoliÃ¨re, en sâen amusant - par lequel sâÃ©coulait la sagesse, de ceux qui lâavaient â la caste dâen haut, les intellectuels, les Ã©litesâ¦- vers ceux qui ne lâavaient pas â ceux dâen bas, le peuple, le vulgaire&amp;nbsp; (1)-â¦.. Il faut se souvenir de cette sorte de prophÃ©tie de ClÃ©menceau Â«&amp;nbsp;Nous nous acheminons, non sans heurts, vers la souverainetÃ© de lâIntelligence&amp;nbsp;Â». Illusion de souverainetÃ© et rÃªve de domination qui ne furent finalement quâune fausse prophÃ©tie, qui devait Ãªtre dÃ©mentie par les faits et les malheurs arrivÃ©s Ã  ceux qui les ont nourris, et aussi, hÃ©las, aux autres&amp;nbsp;!â¦..&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nây a-t-il pas eu lÃ  une sorte de dÃ©tournement de pouvoir&amp;nbsp;? Dâabus de pouvoir&amp;nbsp;? Et, pourquoi ne pas le dire crÃ»ment&amp;nbsp;: un pÃ©chÃ© dâorgueil&amp;nbsp; (2) ? Cette insurrection de ce que Maurras appellera plus tard lâIntelligence est quelque chose, vue deux siÃ¨cles aprÃ¨s, de rÃ©ellement fascinantâ¦..&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Maurras, justement est le premier Ã  avoir analysÃ© cette prÃ©tention folle, insensÃ©e. Deux siÃ¨cles environ aprÃ¨s quâelle ait Ã©tÃ© proclamÃ©e, il a Ã©crit ce livre prophÃ©tique et brillant, LâAvenir de lâIntelligence, dans lequel il dÃ©monte avec luciditÃ© ce mÃ©canisme, et ce Ã  quoi il a abouti&amp;nbsp;; câest-Ã -dire, Ã  leur grand Ã©tonnement s'ils revenaient aujourdâhui, au contraire de ce Ã  quoi les&amp;nbsp;intellectuels de lâÃ©poque avaient rÃªvÃ© et aspirÃ©&amp;nbsp;!.....&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette prÃ©tention folle de lâIntelligence Ã  se libÃ©rer de tout, Ã  sâÃ©manciper de tout, et Ã  se proclamer soi-mÃªme source de tout, Ã  se dÃ©finir soi-mÃªme comme le tout aura tout simplement abouti en fort peu de temps â deux siÃ¨cles&amp;nbsp;: quâest-ce que deux siÃ¨cles, en regard de lâhistoire de notre civilisation&amp;nbsp;? .....- Ã  lâinverse absolu du but quâelle sâÃ©tait fixÃ©. Non seulement les philosophes, penseurs, Ã©crivains etc.â¦ nâauront pas pris le pouvoir, mais encore ils auront au final Ã©tÃ© asservis par le pouvoir, et par les formes les plus basses, les plus viles, les plus barbares et les plus misÃ©rables du pouvoir&amp;nbsp;: les forces de lâargent, de la matiÃ¨re brute. On constate quâau XXÃ¨me siÃ¨cle dÃ©jÃ , et plus encore au XXIÂ° siÃ¨cle, lâIntelligence est asservie comme Maurras le sent, le montre et lâanalyse parfaitement dans son livre intemporel, et donc fondamental. Il est le premier Ã  lâavoir dit, il est le seul Ã  lâavoir analysÃ© aussi clairement, aussi lucidement, aussi globalement. En ceci il est puissamment moderne. Il rend un service aujourdâhui&amp;nbsp; indispensable. Et il est prÃ©sent bien au-delÃ  de ce que pensent certains. Il est tout simplement incontournable, comme on dit dans le jargon. Il est, lui, le penseur qui a proposÃ© la premiÃ¨re analyse dâensemble, globale et cohÃ©rente, de cet immense ratage, sur deux siÃ¨cles. Et cette lumineuse analyse reste pour lâinstant la seule dont dispose par exemple un Finkielkraut âlui qui a Ã©crit sur la dÃ©faite de la pensÃ©eâ¦- qui constate lâeffondrement du savoir, et que nous sommes la premiÃ¨re gÃ©nÃ©ration dont les Ã©lites seront sans cultureâ¦..&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-family: 'Verdana','sans-serif';&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/01/00/758788943.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2413697&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lafautearousseau.hautetfort.com/media/01/00/1295771689.jpg&quot; alt=&quot;FINKIELKRAUT.jpg&quot; width=&quot;296&quot; height=&quot;446&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;MsoListParagraph&quot; style=&quot;margin-bottom: 14.4pt; margin-left: 0cm; text-indent: 35.45pt; line-height: 150%; margin-right: 0cm; text-align: justify; mso-para-margin-bottom: 1.2gd; mso-margin-top-alt: 0cm; mso-para-margin-right: 0cm; mso-para-margin-left: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(1)&amp;nbsp;: On observera avec intÃ©rÃªt Ã  ce sujet, et sans tomber dans la polÃ©mique, lâ
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        <id>tag:lalliteraire.hautetfort.com,2012-04-18:4684380</id>
        <updated>2012-04-18T21:32:53+02:00</updated>
        <published>2012-04-18T21:32:53+02:00</published>
        <summary>  «&amp;nbsp;Ce monde n'a donc eu que notre chair pour parler.&amp;nbsp;» (V....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lalliteraire.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ce monde n'a donc eu que notre chair pour parler.&amp;nbsp;» (V. Novarina)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;L'homme est une machine douée pour les choses banales, d'une bien plus grande faculté d'automatisme qu'il ne le croit.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;(Raymond Abellio)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Les machines ne sont pensées qu'à partir de l'homme, à partir de la partie &quot;machinique animale&quot; de l'homme, à partir d'une &quot;vision&quot; de l'homme réduit à cette part&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous sommes aujourd'hui dans le règne non pas exactement de l'intelligence, mais de l'intelligence-outil.&amp;nbsp;» ( Armand Robin)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;L'homme-machine&amp;nbsp;» : le terme n'est pas fortuit de la part du philosophe des «&amp;nbsp;Lumières&amp;nbsp;», c'est-à-dire de l'esprit scientifique devenue philosophie (idéologie).&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;(Père Serge Boulgakov, &lt;em&gt;Philosophie de l'économie&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous adoptons le style de vie de nos esclaves techniques.&amp;nbsp;» (Virgil Gheorghiu, &lt;em&gt;La 25e Heure&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Corpus-mechané – corps-choses corps-vides&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Les machines (latin, machina, du grec mèchanè) sont des pièges. Elles sont conçus à l'image et à la ressemblance de l'homme (latin, masculus). De l'homme déchu. De l'homme-corps. De l'homoncule, de cette dissemblance d'homme qu'est l'humain «&amp;nbsp;naturel&amp;nbsp;» d'après la chute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Du machisme (espagnol, macho, du latin, masculus) au machinisme il n'y a qu'un pas. Le machisme c'est la mort, la «&amp;nbsp;mise à mort&amp;nbsp;» (le féminisme n'en étant que la contre-partie, l'opposition contre-effectuée...). La mort n'est que l'inversion du projet final de Dieu pour l'homme, la déification !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ton corps d'homme à la blancheur d'hostie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;est pour les hommes l'évangile.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;(Miguel de Unamuno, Le Christ de Velazquez) &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Cette option, la possibilité même de cette vision du corps-autonome, du corps comme processus auto-non-géré provient d'une longue, longue dérive théologico-philosophique. Elle remonte même bien plus loin, ou, plutôt, bien plus «&amp;nbsp;haut&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Dans l'un des exercices de Métaphysique Critique de la première occurrence de &lt;em&gt;TIQQUN&lt;/em&gt;, intitulé &lt;em&gt;Hommes-machines, mode d'emploi&lt;/em&gt;, l'origine de cette option historique, de cette contrainte politico-théologique, est évoquée&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Si Adam n'avait pas péché le Tiqqun, la Réunification, se serait accompli; toute choses eût repris sa place et l'univers eût été sauvé. Et pourtant cette chute dans la confusion du bien et du mal, qui devaient rester séparés, et ce déchirement en des séparations artificielles de ce qui devait demeurer uni, ne nous condamnent pas à un exil définitif et à une irréversible impuissance. L'enfer où nous sommes tombés est notre errance, et le désert que nous traversons aujourd'hui, c'est l'histoire; en un certain sens, «&amp;nbsp;non seulement nous sommes maîtres de notre destin, et au fond responsables de la poursuite de l'exil, mais nous remplissons aussi une mission qui a des finalités plus lointaines&amp;nbsp;» (G.Scholem). [...] La Kabbale dit que l'homme tombe dans l'isolement lorsqu'il veut se mettre à la place de Dieu, en d'autres termes lorsqu'il prétend que la liberté doit lui servir et que ce n'est pas à lui de servir la liberté.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;L'origine est évoquée. Mais elle est aussitôt happée et infusée dans les brumes de la dérive&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;A mi-chemin entre transcendance et immanence, la Shekhina se tient à la fenêtre qui s'ouvre sur notre propre néant, sur notre propre liberté. Ce langage au moyen duquel l'homme mystique, l'homme qui était plus haut que les anges, rentre dans son vêtement terrestre, se réconcilie avec son corps, c'est un langage qui raconte l'individu, qui le fait se redécouvrir lui-même, qui l'ouvre à la reconnaissance des autres. Certes un tel langage est différent pour chacun, mais il est compréhensible pour ceux qui suivent le même chemin, c'est-à-dire, «&amp;nbsp;dès lors que chaque individu à une tâche particulière dans la lutte pour la réalisation du Tiqqun, selon le degré et l'état propre de son âme (G. Scholem). Marx disait en substance la même chose, mais avec plus de précision : «&amp;nbsp;C'est seulement quand l'homme réel individuel a repris en soi le citoyen abstrait [...] quand l'homme a reconnu et organisé ses propres forces en forces sociales et donc ne sépare plus de soi la force sociale sous la forme de la force politique, c'est alors seulement que s'achève l'émancipation humaine&amp;nbsp;» (Marx, La Question juive).&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Sous le masque de la fausse compréhension spirituelle (qui n'est, en outre, que religieuse, confusion révélatrice) c'est immédiatement la démonie du social qui reparaît (1). Idolâtrie et hypnose en syncope.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Par une particularité excessivement moderne, quoi qu'on s'en défende, on essai de surmonter, de transcender des critères que l'on juge dépassés, obsolètes et l'on considère qu'il est beaucoup plus radical (plus seyant, en réalité) de remonter «&amp;nbsp;plus haut&amp;nbsp;» (à ce que l'on croit)&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La Shekhina, si intime qu'elle soit avec la sphère céleste, se tient amoureusement auprès de tous les hommes, comme elle l'était auprès d'Israël partout où il était en exil; et de même, «&amp;nbsp;lorsque deux hommes sont assis à interpréter les paroles de la Torah, la Shekhina se trouve parmi eux&amp;nbsp;» (J. Abelson), puisqu'il n'y a pas de lieux où la Shekhina ne soit pas, où elle ne souffre pas la même douleur que l'homme, «&amp;nbsp;pas même dans le buisson ardent&amp;nbsp;» (Exode rabba sur Exode 2, 5). «&amp;nbsp;Lorsque l'homme endure des souffrances, que dit la Shekhina ? «&amp;nbsp;Ma main me fait mal; ma tête me fait mal&amp;nbsp;» (G. Scholem).&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;L'Occident est bien malade, et le monde le suit comme son ombre. L'Occident est bien malade, de ses choix, de ses déviations multiples et ramifiées, multiples et dont chaque division entraîne des divisions intensifiées et autant d'inversions de ses inversions. L'Occident est bien malade et les pharmacopées qu'on lui choisies sont pires que le mal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Le Tiqqun ? Il est. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Le Tiqqun est réalisé. Le Seigneur de Gloire Lui-même l'a réalisé... Lui-même. La cure, la voie de guérison est connue. Mais ce «&amp;nbsp;groupe&amp;nbsp;» contestataire rejoint finalement «&amp;nbsp;ce monde&amp;nbsp;» dans sa tentative (nouvelle pense-t-il alors qu'elle est vieille comme «&amp;nbsp;ce monde&amp;nbsp;») de justifier à nouveau une forme de violence et de vengeance sacrée, de désigner un «&amp;nbsp;bouc émissaire&amp;nbsp;», d'élaborer de nouveau stratagème pour camoufler l'essence véridique de toute société humaine...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Là où deux ou trois sont réunis en mon nom je suis au milieu d'eux ...&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Le langage qui fera/fait que l'homme-Adam se réconcilie avec son corps c'est le langage eucharistique... et, en aucun cas, il ne concerne des individus. Dans la primitive Eglise, telle que décrite par Paul, les idiotès, sont les «&amp;nbsp;individus privés&amp;nbsp;», tous ceux qui n'ont pas encore été illuminé, tous ceux dont le coeur n'est pas purifié, qui ne sont pas des glorifiés et qui, pour cette raison n'entendent pas la prière perpétuelle «&amp;nbsp;dites&amp;nbsp;» dans le coeur par les prophètes de l'Église, i.e les glorifiés. Ainsi, il est vrai que les «&amp;nbsp;réconciliés&amp;nbsp;» qui peuvent parler chacun un langage particulier peuvent aussi, sinon se comprendre, du moins «&amp;nbsp;s'entendre&amp;nbsp;»...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La découverte de la dimension personnelle de la corporéité de la création est l'apanage de la conscience individuelle. Mais il existe inversement un mouvement trinitaire de la conscience collective, c'est-à-dire une structure trinitaire de la corporéité collective. On la retrouve au niveau de la société et de la nation, de l'Église locale ou de l'Église universelle. Cette «&amp;nbsp;ek-stase&amp;nbsp;» trinitaire du moi est peut-être ce qu'il y a de plus difficile à admettre pour la logique rationnelle moderne. Car la possibilité d'un moi hors de soi ne trouve son fondement que dans la révélation du Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Il n'y a pas d'un côté le Dieu absolu et de l'autre l'homme en soi. Il y a l'amour entre l'homme et Dieu qui fait dire à Paul que ce n'est plus moi qui vis mais Lui qui vit en moi. Cela signifie qu'il n'y a pas d'un côté le cogito et de l'autre le contrat social. Il y a le qui de la communauté des hommes qui cherche son expression corporelle, personnelle et trinitaire dans le quoi de la chose publique et de l'espace communicationnel.&amp;nbsp;» (A. Arjakovsky, Essai sur le Père Serge Boulgakov)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Stratégie et machine de guerre salvatrice&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Ignace d'Antioche utilisera le terme mèchanè pour désigner quoi : la croix du Christ ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Dans le domaine militaire de l'antiquité mèchanè désignait en premier lieu les «&amp;nbsp;machines de guerre&amp;nbsp;», celles qui permettaient d'assaillir ou de piéger l'ennemi. L'Ennemi qui a piégé les âmes et les corps par la ruse est vaincu par une «&amp;nbsp;machine de guerre&amp;nbsp;», un piège divin... Et, logique paradoxale de l'inversion, ce qui est machine pour le propagateur du piège viral est, pour les malades, l'onguent et la cure...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;L'Ennemi a utilisé le langage pour piéger. Avançant masqué, il camouflait son nom, Satan, «&amp;nbsp;le faux accusateur&amp;nbsp;» (qui met Dieu en accusation...) lui qui est «&amp;nbsp;homicide&amp;nbsp;» dès l'origine. Sa suggestion a inversé et inverti le cœur de l'homme. Mais le Verbe c'est fait «&amp;nbsp;chair&amp;nbsp;», ce qui excède le «&amp;nbsp;corps&amp;nbsp;»... Le Verbe s'est fait humanité pour que l'humanité soit verbifiée... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;L'allégorie offre [...] à l'âme éloignée de Dieu comme une machine qui la fait s'élever vers Dieu.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;(saint Antoine le Grand)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Pourtant la maladie progresse. La faute aux «&amp;nbsp;médecins&amp;nbsp;» que nous nous choisissons, sans doute ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Alors que dans le modèle de production fordiste, le corps était condamné à la chaîne de montage par ses gestes répétitifs, et l'esprit restait «&amp;nbsp;libre&amp;nbsp;» d'en penser les formes d'émancipation (2), aujourd'hui, le travail étant dans les sociétés capitalistes avancées presque entièrement intellectuel, c'est le corps qui assiste, incrédule et oublié, à cette nouvelle exploitation. Oublié durant les heures de travail, mais constamment présent dans le temps libre sous forme d'obsession, le corps est la plus matérielle de nos déterminations en même temps que la carte de visite qui permet d'accéder au marché du travail dématérialisé.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;L'empire vide, que j'appelle dominion est comme un cancer, mais ses métastases peuvent non seulement accroître le domaine du mal mais encore engendrer d'autres pathologies pas encore pensées... et même mettre au point des procédés de guérison qui s'avéreront, plus tard, pis encore que les maux eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Qu'est-il arrivé à nos corps ?&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La grâce de l'Esprit donne au corps aussi l'expérience des choses divines.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;(saint Grégoire Palamas)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Nos corps ne sont plus à nous, arraisonnés par le machin-monde. Ils ne sont plus à nous puisque nous ne suivons pas la voie anagogique qui assure la restitution, le Tiqqun, l'henosis ! Où, dans quelle parole, est magnifique
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        <author>
            <name>Claire et Bruno</name>
            <uri>http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>INVASION MARXIENNE</title>
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        <id>tag:cafephilosophique-montargis.hautetfort.com,2012-04-06:4668018</id>
        <updated>2012-04-06T10:29:00+02:00</updated>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Séminaires, revues, éditions, essais : Marx et Engels connaissent une petite renaissance, avec celle de &quot;&lt;em&gt;l'idée communiste&lt;/em&gt;&quot; célébrée par quelques intellectuels en vue. Un &quot;retour&quot; prévisible à l'heure de la plus grave crise du capitalisme depuis 1929, et dans un pays marqué par la culture communiste. Pour certains partisans d'une &quot;gauche radicale&quot;, c'est bien vers Marx (1818-1883) qu'il faut se pencher pour sortir du capitalisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com/media/02/02/4196024370.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3524929&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com/media/02/02/2967296121.jpg&quot; alt=&quot;Karl_Marx_1300911255.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Aucune figure du socialisme républicain ou de l'anarchisme ne suscite cet engouement, et la plupart des pionniers du socialisme n'intéressent que des spécialistes. Même durant leur éclipse des années 1980, Marx et Engels sont restés parmi les théoriciens les plus commentés au monde. Les raisons en sont connues : alors que l'auteur du &lt;em&gt;Capital&lt;/em&gt; fut peu lu de son vivant, il devait accéder à la gloire pour avoir fourni l'idéologie officielle de la social-démocratie allemande, du bolchevisme et d'innombrables régimes et courants communistes et socialistes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Rien ne garantissait cette postérité. Comme le rappelle l'historien Mathieu Léonard dans son riche tableau de l'Association internationale des travailleurs (&lt;em&gt;L'Emancipation des travailleurs. Une histoire de la Première Internationale&lt;/em&gt;, La Fabrique, 2011), il faut se déprendre des &quot;diverses hagiographies marxistes&quot; qui font de Marx le démiurge de la Ire Internationale, fondée en 1864. On sait d'ailleurs que des batailles y opposeront Bakounine et les anarchistes à Marx et Engels, les premiers accusant les seconds de justifier un &quot;&lt;em&gt;socialisme autoritaire&lt;/em&gt;&quot; en confiant à l'Etat un pouvoir démesuré, fût-il provisoire. Des anarchistes estimeront que le totalitarisme de l'URSS justifiait leur antimarxisme. Mais d'autres objecteront qu'il ne faut pas laisser cette pensée riche d'émancipation à un régime liberticide opprimant le prolétariat...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Source : Le Monde&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Actualités&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/livres/article/2012/04/05/invasion-marxienne_1680596_3260.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;LA SUITE ICI...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>lumpen progressiste</title>
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        <updated>2012-03-28T14:29:50+02:00</updated>
        <published>2012-03-28T14:29:50+02:00</published>
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          &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3508699&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://hoplite.hautetfort.com/media/02/02/3576450798.jpg&quot; alt=&quot;_59185016_miriammonsonego_byt.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&quot;Ecoutez, dans une affaire comme celle-là, la détresse du père, on peut peut-être la comprendre aussi.&quot; Pour lui, &quot;il faut comprendre comment un jeune homme comme ça, de la banlieue toulousaine, peut s'engager dans une telle dérive criminelle, après avoir croisé dans son parcours, plusieurs fois, la police et la &lt;a class=&quot;invisible&quot; href=&quot;http://actualites.leparisien.fr/justice.html&quot;&gt;justice&lt;/a&gt;&quot;. &lt;a href=&quot;http://www.leparisien.fr/toulouse-31000/laurent-pcf-on-peut-peut-etre-comprendre-la-detresse-du-pere-de-merah-27-03-2012-1926234.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Pierre Laurent, secrétaire général du PCF&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;As usual, pas un mot pour les familles des victimes du franco-algérien (et &lt;a href=&quot;http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/27/1316372-les-considerations-mediatiques-l-ont-emporte-sur-tout-le-reste.html&quot;&gt;informateur de la DCRI?&lt;/a&gt;) Merah et compassion à peine voilée pour le père* d'un tueur de petite fille (photo la petite myriam, coursée dans la cour de son école et abattue à bout portant)...réaction trés symptomatique de l'imaginaire progressiste de nos modernes à plusieurs titres:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-Laurent, comme &lt;a href=&quot;http://www.tnova.fr/essai/gauche-quelle-majorit-lectorale-pour-2012&quot;&gt;d'autres enflures Strausskahninnes de Terra Nova&lt;/a&gt;, a compris que le socle électoral du PCF, du PS, et globalement des partis progressistes &quot;de gauche&quot; n'a plus grand-chose à voir avec celui de l'aprés-guerre et des 30 glorieuses: les milieux ouvriers et populaires et les classes moyennes d'origine européenne ne votent plus que marginalement à gauche et ont reporté leur vote sur l'UMP, l'abstention et surtout le FN. PS et PC ont parfaitement analysé cette évolution et ont compris que la seule façon de reconstituer un réservoir électoral stable était d'essayer de capter le vote &quot;jeune&quot;, le vote &quot;féminin&quot; et le vote &quot;immigré&quot;. Hors de question, donc, de perdre une occasion de récupérer l'électorat muzz (ce nouveau prolétariat) au moment ou la trés grande majorité de la clique politique montre sa réprobation de l'intégrisme musulman, à bon droit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-le pauvre Laurent est comme ses épigones progressistes, consciemment ou non, littéralement&lt;em&gt; fasciné&lt;/em&gt; par la racaille, ses figures de légendes (de Tony Montana à Merah en passant par &quot;Un prophète&quot;), ses codes de petites frapes analphabètes, ses pseudo-valeurs de mafieux (&quot;respect msieu!&quot;), son imaginaire dérisoire (&quot;faire de la thune&quot;), son vocabulaire appauvri de sous ghetto noir, son aptitude innée à transgresser les règles et les lois et à se comporter comme le dernier des chacals, autant de choses qui font écho (en bien) chez tout progressiste conséquent à cette injonction permanente faite à chacun de &lt;em&gt;dépasser ses limites&lt;/em&gt; (et celle de la société) et de &lt;em&gt;transgresser&lt;/em&gt; tout ce qui peut, à un moment donné, avoir une valeur normative quelconque (&quot;faire tomber les derniers tabous&quot;, &quot;dépoussierer les vieux montages normatifs&quot;, etc.). Marx avait eu quelques phrases définitives sur ce&lt;em&gt; lumpenprolétariat&lt;/em&gt;** composé des êtres les plus vils car capables de s'attaquer aux classes populaires et d'être instrumentalisés par l'oligarchie bourgeoise,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;-sur le fond, cela illustre parfaitement la trés grande &lt;em&gt;confusion&lt;/em&gt; de nos modernes progressistes (de droite comme de gauche, tous ralliés à l'imaginaire du capitalisme globalisé et tétanisés par tout regard en arrière), bien incapables (si tant est qu'ils le veuillent) de s'appuyer sur quelques valeurs normatives que ce soit pour condamner ces actes criminels. Sur quoi, en effet (sur quelles valeurs morales, philosophiques ou religieuses par essence étrangères à l'univers juridico-marchand de nos modernes) pourraient-ils s'appuyer pour condamner de tels actes? Sade, figure emblématique de cette &quot;gauche&quot; acquise à cet imaginaire de nomade transgenre subventionné par Bouygues et Motorola, gauche qui, de fait, a renonçé, consciemment ou pas, à toute&lt;em&gt; critique sociale&lt;/em&gt; et à toute &lt;em&gt;défense des gens ordinaires et d'un certain conservatisme&lt;/em&gt; (&quot;empêcher que le monde ne se défasse&quot; ,Camus, Discours de Suède), symbolise comme l'explique trés bien Michéa dans sa préface à l'ouvrage de Lasch (La culture du narcissisme), cette hubris moderne de destruction de tout ce qui pourrait d'une manière ou d'une autre, limiter cette injonction à l'émancipation de toute contrainte et à la satisfaction de tous les désirs:&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Naturellement, à partir du moment où l’on reconnaît que le système capitaliste porte en lui&amp;nbsp;—&amp;nbsp;comme la nuée l’orage&amp;nbsp;—&amp;nbsp;le bouleversement perpétuel des conditions existantes, un certain nombre de conséquences indésirables ou iconoclastes ne peuvent manquer de se présenter. Sous ce rapport, l’un des passages les plus dérangeants de La Culture du narcissisme demeure, de toute évidence, celui où Lasch développe l’idée que le génie spécifique de Sade&amp;nbsp;—&amp;nbsp;l’une des vaches sacrées de l’intelligentsia de gauche&amp;nbsp;—&amp;nbsp;serait d’être parvenu, «&amp;nbsp;d’une manière étrange&amp;nbsp;», à anticiper dès la fin du XVIII&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 25%;&quot;&gt;e&lt;/span&gt; siècle toutes les implications morales et culturelles de l’hypothèse capitaliste, telle qu’elle avait été formulée pour la première fois par Adam Smith, il est vrai dans un tout autre esprit. «&amp;nbsp;Sade&amp;nbsp;—&amp;nbsp;écrit ainsi Lasch&amp;nbsp;—&amp;nbsp;imaginait une utopie sexuelle où chacun avait le droit de posséder n’importe qui ; des êtres humains, réduits à leurs organes sexuels, deviennent alors rigoureusement anonymes et interchangeables. Sa société idéale réaffirmait ainsi le principe capitaliste selon lequel hommes et femmes ne sont, en dernière analyse, que des objets d’échange. Elle incorporait également et poussait jusqu’à une surprenante et nouvelle conclusion la découverte de Hobbes, qui affirmait que la destruction du paternalisme et la subordination de toutes les relations sociales aux lois du marché avaient balayé les dernières restrictions à la guerre de tous contre tous, ainsi que les illusions apaisantes qui masquaient celle-ci. Dans l’état d’anarchie qui en résultait, le plaisir devenait la seule activité vitale, comme Sade fut le premier à le comprendre&amp;nbsp;—&amp;nbsp;un plaisir qui se confond avec le viol, le meurtre et l’agression sans freins. Dans une société qui réduirait la raison à un simple calcul, celle-ci ne saurait imposer aucune limite à la poursuite du plaisir, ni à la satisfaction immédiate de n’importe quel désir, aussi pervers, fou, criminel ou simplement immoral qu’il fût. En effet, comment condamner le crime ou la cruauté, sinon à partir de normes ou de critères qui trouvent leurs origines dans la religion, la compassion ou dans une conception de la raison qui rejette des pratiques purement instrumentales ? Or, aucune de ces formes de pensée ou de sentiment n’a de place logique dans une société fondée sur la production de marchandises.&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://transatlantica.revues.org/519&quot;&gt;source&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (Michéa, préface à La culture du narcissisme de C Lasch)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;* &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/03/27/01016-20120327ARTFIG00368-le-passe-trouble-du-pere-de-mohamed-merah.php&quot;&gt;repris de justice notoire&lt;/a&gt; lui aussi (condamné en 2000 et 2001 à 5 ans de prison ferme en France pour trafic de stupéfiants et subornation de témoins).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;**&lt;em&gt;&quot;Le lumpenprolétariat, dans toutes les grandes villes, constitue une masse nettement disctincte du prolétariat industriel; pépinière de voleurs et de criminels de toute espèce, vivant des déchets de la société, individus sans métiers avoués, , rodeurs, gens sans aveu et sans feu différents selon le degré de culture de la nation à laquelle ils appartiennent, ne démentant jamais le caractère de Lazaroni, (...) cabales des actes de banditisme les plus crapuleux et de la vénalité la plus infâme&quot;&lt;/em&gt; (Les luttes des classes en France, 1850).&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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            <name>A lire</name>
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        <title>Les enfants de Luther, Marx et Mahomet</title>
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        <updated>2012-03-25T00:00:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-25T00:00:00+01:00</published>
        <summary>  Sous ce beau titre,   Sylvie Toscer-Angot  , Maître de conférences en...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3504046&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://blogdesebastienfath.hautetfort.com/media/01/00/3983678453.2.JPG&quot; alt=&quot;Sykvie Toscer-Angot, Sébastien Fath&quot; /&gt;Sous ce beau titre,&lt;a href=&quot;http://www.gsrl.cnrs.fr/spip.php%3Farticle115&amp;amp;lang=fr.html&quot;&gt; &lt;strong&gt;Sylvie Toscer-Angot&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;, Maître de conférences en civilisation allemande à à l’Université Paris Est Créteil et membre statutaire du laboratoire GSRL, nous propose une &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ddbeditions.fr/Les-enfants-de-Luther-Marx-et-Mahomet_oeuvre_10713.html&quot;&gt;très belle &lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ddbeditions.fr/Les-enfants-de-Luther-Marx-et-Mahomet_oeuvre_10713.html&quot;&gt;synthèse actualisée, intelligemment comparatiste&lt;/a&gt;, sur les relations Eglises-Etat en Allemagne contemporaine.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Berceau de la Réforme protestante, le grand voisin de la France est aujourd'hui confronté à l'islam et la déchristianisation. Comment ce géant européen, marqué par le fédéralisme et l'impact de la réunification Est-Ouest, gère-t-il ces évolutions de fond? &lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;Sylvie Toscer-Angot, une auteure &lt;a href=&quot;http://www.ddbeditions.fr/Les-enfants-de-Luther-Marx-et-Mahomet_oeuvre_10713.html&quot;&gt;à lire d'urgence pour en savoir plus&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
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            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>L'Intellectuel</title>
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        <updated>2012-03-23T17:24:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-23T17:24:00+01:00</published>
        <summary> Encore un peu, et il sera aussi mal vu en France de prétendre appartenir à...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Encore un peu, et il sera aussi mal vu en France de prétendre appartenir à l'étrange corporation des &quot;intellectuels&quot; qu'à celle des trafiquants d'armes. A cette dernière, même Serge Dassault n'ose pas dire qu'il appartient (sans doute pour ne pas filer la honte aux démocrates-chrétiens qu'il emploie dans ses organes de presse). Serge Dassault préfère justement une tournure plus intellectuelle : &quot;Artisan de la défense nationale&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le fossoyeur François Fillon est très loin d'innover lorsqu'il tente d'inculquer à ses concitoyens le goût de l'Allemagne, dévoilant ainsi le transparent mobile de sa caste coprophage. L'intellectualisme et le trafic d'armes, c'est l'Allemagne. Du moins celle à laquelle les meilleurs esprits français se sont opposés, avant que les trafiquants d'armes ne minent le terrain qui leur était le plus défavorable. Dernièrement, Louis-Ferdinand Céline. Français, lisez Louis-Ferdinand Céline : si les intellectuels le détestent autant, c'est sûrement qu'il a quelque chose à dire. Pourquoi les Bretons n'auraient-ils pas le droit de lire l'écrivain qui les a le plus dissuadés de servir de chair à canons républicains ? J'entends bien qu'il n'y aura bientôt plus de guerres, grâce aux soldats de la paix, mais dans ce cas pourquoi tous ces canons, et si peu d'intellectuels pour les servir, hormis BHL ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourquoi BHL ? Dès qu'un poète allemand ou républicain - c'est la même chose - voit le bout d'un sceptre ou d'un canon, il se pâme. La boîte à fantasme se met en marche. Les poètes boches écrivent la fleur au stylo, comme les jeunes bidasses partent à la guerre, la fleur au fusil, ENCOURAGES PAR LEURS MERES (c'est une remarque très loin d'être anodine, car on retrouve chez tous les amoureux du canon une dévotion pour leur mère, comment dire... d'un genre spécial.) Le plus beau poème du poète-trafiquant d'armes Rimbaud, et les autres à côté ne valent que dalle - bouquets pour des gonzesses -, c'est quand la petite gouape Rimbaud appelle sa mère au secours, sachant très bien que la salope ne lui en sera d'aucun. Fini la bohême et la branlette au clair de lune, Rimbaud écrit comme un petit rossignol qui couine quand on l'écrase d'un coup de talon.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;BHL est prêt à réinventer toute l'histoire de France,&amp;nbsp;et le judaïsme par-dessus le marché,&amp;nbsp;pour pouvoir approcher un guerrier de près. Je m'étonne que tous les médecins boches freudiens, férus de cas cliniques, se soient pas aperçus que BHL débloque complètement. Peut-être que la cause est simplement chimique, après tout, et le remède pas si compliqué ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pascal Boniface a écrit un bouquin, &lt;em&gt;&quot;Les Chiens de Garde&quot;, &lt;/em&gt;où il pointe du doigt quelques intellectuels du doigt. Je déplore ce bouquin, qui n'est qu'un règlement de comptes entre intellectuels, voire une opération de blanchiment du système républicain, analogue à celle de Mélenchon, quand c'est tout le système qui est pourri, et non une brochette d'intellectuels qui commencent à sentir le roussi, comme BHL ou Caroline Fourest, belles gueules d'aboyeurs du PAF qui à force d'aboyer, forcément, commencent à être un peu distendus. Chez les intellos comme chez les loups, il y a un alpha, prédestiné à se faire bouffer par l'oméga.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Boniface ne va pas plus loin que chialer contre la télé. Ce sont de braves intellectuels républicains qui ont cautionné la télé et vanté le potentiel de cet outil pour éduquer le peuple (Simone de Beauvoir). Les chrétiens savent qu'elle est parfaitement démoniaque, et pour ainsi dire &quot;canonique&quot; comme toutes les armes. Qui va croire que c'est Goebbels qui a inventé la propagande, en dehors de gamins exposés imprudemment à la télé ? La télé ne rompt pas avec les valeurs républicaines, elle les prolonge. En particulier la propriété qui est au coeur du régime républicain terroriste, c'est-à-dire propagateur de l'angoisse par tous ses faisceaux. BHL et Fourest sont des intellectuels parfaits et non imparfaits. Il n'y a rien à redire. La République est un régime de droit allemand qui tend à réduire la critique à néant. Même Castro a fait son autocritique. Vous croyez Jospin ou Juppé capables d'autocritique ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La République française n'est pas moins coercitive que la monarchie française ne fut. Il n'y a QUE des intellectuels républicains à dire le contraire. La République s'impose d'une manière plus subtile, mais qui n'est pas moins aliénante, qui fourgue le confort comme étant la paix, alors qu'il n'est qu'une détente de l'esprit.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ah oui, pour ceux que ça intéresse, disons les intellectuels qui doutent de l'intellectualisme, au lieu de cette foi débordante répandue y compris chez des donneurs de leçons d'orthographe qui savent à peine le français (Finkielkraut, qui emploie des tournures à la Alphonse Allais sans s'en rendre compte), E. Orsenna qui croit que la littérature française est un somnifère, etc. : le remède à l'intellectualisme est connu, appliqué par Marx ou Céline : quitter la fonction publique sans plus tarder ; c'est ce que les collabos n'ont pas su faire tant qu'il était encore temps : décrocher.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>On a (re)pris la Bastille : Les hommes font, librement, leur histoire, mais dans des conditions que leur impose le passé</title>
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        <updated>2012-03-21T21:54:59+01:00</updated>
        <published>2012-03-21T21:54:59+01:00</published>
        <summary> CHRONIQUE DE CAMPAGNE  Marx nous l’a magistralement expliqué. Les hommes...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;CHRONIQUE DE CAMPAGNE&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;Marx nous l’a magistralement expliqué. Les hommes font, librement, leur histoire, mais dans des conditions que leur impose le passé&amp;nbsp;: cette tradition des générations mortes qui, tel un rêve, hante le cerveau des vivants.&lt;br style=&quot;padding: 0px; margin: 0px;&quot; /&gt;«&amp;nbsp;C’est justement à ces époques de crise révolutionnaire qu’ils évoquent anxieusement et appellent à leur rescousse les mânes des ancêtres, qu’ils leur empruntent noms, mots d’ordre, costumes, afin de jouer la nouvelle pièce historique sous cet antique et vénérable travestissement et avec ce langage d’emprunt.&amp;nbsp;» (Marx,&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;padding: 0px; margin: 0px;&quot;&gt;Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;Donc, à l’appel de Jean-Luc Mélenchon et du Front de gauche, le peuple a repris la Bastille, le candidat à la présidentielle en son&amp;nbsp; discours proclamant que tels étaient bien le jour et le lieu pour en appeler, non seulement à une VIème République, mais à&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;padding: 0px; margin: 0px;&quot;&gt;une révolution citoyenne&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;Ainsi, contre tout pronostic raisonnable par temps de campagne électorale, ils et elles sont venus par dizaines de milliers pour éveiller de leur marche, slogans et chants les innombrables fantômes du Faubourg Saint-Antoine, sans-culottes, communards, féministes, ouvriers de 1848, indignés d’hier et résistants de demain. Et faire lever le vieux et grand rêve de la République émancipatrice,&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;padding: 0px; margin: 0px;&quot;&gt;la Sociale&lt;/em&gt;&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;Que dit ce grand&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;padding: 0px; margin: 0px;&quot;&gt;charivari&amp;nbsp;&lt;/em&gt;printanier persiflé par François Hollande tenant conclave au Cirque d’Hiver&amp;nbsp;? Sans doute que&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;padding: 0px; margin: 0px;&quot;&gt;le changement&amp;nbsp;&lt;/em&gt;que nous promet celui-ci ne fait pas le compte des attentes. Même quand il ne s’agit que d’élections. Mais cette rouge jubilation populaire porte bien au-delà, extraordinaire tumulte qui dit réaliste l’impossible. Car tout ce que les cohues d’experts et les hordes de privilégiés nous répètent être inaccessible, déraisonnable, fantasmatique, ne s’avère-t-il pas à portée de main lorsque le peuple fait foule pour envahir rues, boulevards et places&amp;nbsp;? Faisant souffler la «&amp;nbsp;passion de l’impossible&amp;nbsp;» à qui Victor Hugo savait donner de la voix…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;Ce sont de belles journées celles qui dénoncent la grisaille du moment et font lever de nouveaux soleils. Car elles confirment cette vérité, parfois oubliée, niée souvent, que&lt;em style=&quot;padding: 0px; margin: 0px;&quot;&gt;l’époque est de crise révolutionnaire&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;Ce n’est pas rien cette onde de la grande vibration de l’histoire, cet écho des peuples qui en différents lieux du monde occupent le places réclamant justice et démocratie. Mais ce n’est pas tout.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;Reste le plus ambitieux : permettre à la passion de l’impossible de façonner le possible. Mesurer précisément les conditions que nous lègue le passé, par volonté d’inventer le monde qu’il nous revient d’imposer…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 1.33em; margin-right: 0px; margin-bottom: 1.33em; margin-left: 0px; width: auto; height: auto; float: none; font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: 13px; line-height: 18px; text-align: justify; padding: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>L'art d'ignorer les pauvres - 3/3 - Laurent Cordonnier</title>
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        <updated>2012-03-16T11:34:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-16T11:34:00+01:00</published>
        <summary>    &quot;Lorsque la mort de Keynes fut décrétée par l’académie, vers la fin des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; mso-ansi-language: FR;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&quot;Lorsque la mort de Keynes fut décrétée par l’académie, vers la fin des années 1970, et que ‘ambition d’édifier un welfare state fut conviée à lui faire cortège jusque dedans sa tombe, la vision du monde qui s’y substitua fut baptisée workfare. L’idée revint en force que, pour secourir les pauvres, mieux valait ne pas les aider. Le welfare state fut en effet jugé coupable d’avoir tissé un réseau d’institutions trop protectrices pour le salariat, les chômeurs et les pauvres. Cela suffisait presque à expliquer tous les maux dont souffraient les économies occidentales à la fin des «&amp;nbsp;trente glorieuses»&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3490241&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://clementsanchez.hautetfort.com/media/02/00/4270917518.JPG&quot; alt=&quot;laurent cordonnier, économie libérale, glabraith&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; color: black; font-size: small; mso-ansi-language: FR;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;En lisant &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L´Art d´ignorer les pauvres&lt;/span&gt; de Galbraith, dans l´édition du Monde Diplomatique il y a un article de Laurent Cordonnier, économiste qui a travaillé sur la même problématique libérale qui concerne la paupérisation de la population. Il a surtout tenté ici de réaliser un listing des stratégies du système capitaliste dans lequel nous sommes tous plus ou moins acteurs et qui suivant le postulat de Galbraith (rappelé dans un post précédant) insiste sur l´utilisation des pauvres afin de faire fonctionner un système qui se veut par essence inégalitaire et qui n´a pas le projet de gommer ces inégalités, bien au contraire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Le Juif nazi</title>
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        <updated>2012-03-01T17:25:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-01T17:25:00+01:00</published>
        <summary> S'il y a des chrétiens nazis, et les prêcheurs de la démocratie-chrétienne...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;S'il y a des chrétiens nazis, et les prêcheurs de la démocratie-chrétienne le sont, au sens où cette doctrine procède de la transformation du christianisme en éthique ou en culture de vie, maintenant de la sorte des centaines de millions de personnes dans l'ignorance de la vraie spiritualité chrétienne, il y a aussi des juifs nazis.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Parlons d'abord de ceux que Hitler, par milliers, incorpora dans l'armée allemande, munis d'un certificat d'aryanité. Ils ne sont pas &quot;juifs&quot;, objectera-t-on, puisqu'ils ont été aryanisés par Hitler. C'est exact ; ils ont renoncé à la loi de Moïse suivant la même démarche de conversion de l'amour chrétien en éthique démocrate-chrétienne, formule du crime contre l'humanité moderne. J'exagère ? Je suis un polémiste ? Les crimes contre l'humanité sont perpétrés par des masses populaires, manipulées par leurs élites. Dans cette manipulation, l'éthique joue un rôle décisif. Il n'y a rien dans le nouveau testament pour fonder une éthique. Il n'y a rien chez saint Paul non plus. L'art chrétien peut se définir comme l'art le plus pur de toute éthique. Voilà mon propos. A l'aide de l'éthique démocrate-chrétienne, ce sont des centaines de millions de personnes qui sont fanatisées, disposées favorablement au meutre légal de masse à l'aide du christianisme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Je citais l'autre jour la prose parfaitement ésotérique de Jürgen Habermas - les intellectuels allemands de l'école de Francfort sont tous des voyous -, alchimistes de l'éthique chrétienne. On trouve de tels usuriers de la parole de dieu aussi parmi les juifs. Je ne parlerai pas de Sartre, importateur avec Beauvoir du national-socialisme de Hegel en France (Hegel est un admirateur de Napoléon Ier - quel rapport entre Napoléon et le communisme chanté sur tous les tons par Sartre ?... Staline ? Hitler ?). Sartre n'a rien de juif et ne prétend pas l'être. Je citerai plutôt Lévinas, analogue juif de l'imposteur chrétien Habermas ; cet énergumène est l'inventeur de la sociologie juive. Inventer une sociologie juive, comme fait Lévinas, revient à réduire le judaïsme à une théorie raciale. Exactement comme Hitler a fait avec l'éthique nationale-socialiste, mieux conscient semble-t-il que Lévinas ou Habermas du caractère nécessairement païen du droit et de l'éthique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand le sociologue Mircéa Eliade indique que le national-socialisme est une mystique du peuple allemand, copiée sur celle des juifs, c'est totalement mensonger. C'est Lévinas qui a recopié sa sociologie juive scandaleuse sur la philosophie nazie, et non l'inverse.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'éthique de Lévinas est très exactement le tour d'esprit par lequel les juifs justifiaient il y a deux mille ans leur volonté de lapider une femme adultère : bien sûr leur mobile était sociologique. Selon Jésus-Christ, la volonté du peuple hébreu ne se confond avec celle de dieu. La loi de Moïse n'est pas une loi éthique. Autrement dit, elle n'est pas faite pour justifier le peuple hébreu, mais pour préserver l'annonce et la venue de l'esprit en son sein, prélude à l'écrasement par l'Eglise du Christ de cette saloperie d'éthique, que le chrétien E. Swedenborg rapproche utilement de sa désignation dans l'apocalypse comme &quot;la bête de la terre&quot;.&lt;/p&gt;
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            <name>Pierre</name>
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        <title>N'oubliez jamais... la lutte des classes!</title>
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        <updated>2012-02-25T13:48:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-25T13:48:00+01:00</published>
        <summary>  (...)  Autant «&amp;nbsp;la valeur&amp;nbsp;» revient-elle comme une antienne dans...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 60px; text-align: justify;&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autant «&amp;nbsp;la valeur&amp;nbsp;» revient-elle comme une antienne dans les discours de Kurz, Jappe et leurs disciples, autant le mot «&amp;nbsp;exploitation&amp;nbsp;» est absent de leur propos comme de leurs préoccupations. L’extorsion de plus-value sur la base du salariat qui définit la capital comme rapport social passe à l’arrière-plan, comme si la «&amp;nbsp;valorisation de la valeur&amp;nbsp;» processus sans sujet à la mode althussérienne, dispensait de s’intéresser aux acteurs majeurs qui y sont impliqués, à savoir les capitalistes et les prolétaires. «&amp;nbsp;Accumulez, accumulez&amp;nbsp;! C’est la loi et ses prophètes&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», ce mot d’ordre fameux que Marx prêtait ironiquement à l’économie politique bourgeoise, s’est converti, sous le coup de baguette magique des prophètes de la radicalité critique, en «&amp;nbsp;Valorisez, valorisez&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». Lesquels oublient, volontairement ou non, ce que Marx précisait quelques ligne plus loin. À avoir que «&amp;nbsp;si le prolétaire est n’est qu’une machine à produire de la plus-value, le capitaliste n’est qu’une machine à capitaliser cette plus-value&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 390px; text-align: justify;&quot;&gt;(...)&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;h1 class=&quot;titre-article&quot; style=&quot;padding-left: 120px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;article en ligne&quot; href=&quot;http://divergences.be/spip.php?article2929&amp;amp;lang=fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Plus radical que moi, tu meurs&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h1 class=&quot;titre-article&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/h1&gt;&lt;h1 class=&quot;titre-article&quot;&gt;par Jean-Pierre Garnier&lt;/h1&gt;&lt;p&gt;Jean-Pierre Garnier, l'homme dont nous vous avions trop peu parlé.&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS2w2M329L4kKuzNlhzTy8OjEbajEDYQUxtgk0DRC6LUFuO9zsaSw&quot; alt=&quot;images?q=tbn:ANd9GcS2w2M329L4kKuzNlhzTy8OjEbajEDYQUxtgk0DRC6LUFuO9zsaSw&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>gauche du capital et immigration</title>
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        <updated>2012-02-24T22:03:30+01:00</updated>
        <published>2012-02-24T22:03:30+01:00</published>
        <summary>           de Babeuf à Orwell..en passant par Marx (qui n'était pas...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://hoplite.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xoicn9&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;de Babeuf à Orwell..en passant par Marx (qui n'était pas marxiste!) et la collusion &quot;populicide&quot; entre MEDEF et &quot;extrême gauche&quot; moderne (ie la gauche du capital)...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;**************************************************************************************&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Faut-il donc les assimiler ou «&amp;nbsp;respecter les diversités culturelles&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Inepte faux choix. Nous ne pouvons plus assimiler personne&amp;nbsp;: ni la jeunesse, ni les travailleurs français, ni même les provinciaux ou vieilles minorités ethniques (Corses, Bretons, etc.) car Paris, ville détruite, a perdu son rôle historique qui était de faire des Français. Qu’est-ce qu’un centralisme sans capitale&amp;nbsp;? Le camp de concentration n’a créé aucun Allemand parmi les Européens déportés. La diffusion du spectacle concentré ne peut uniformiser que des spectateurs. On se gargarise, en langage simplement publicitaire, de la riche expression de «&amp;nbsp;diversités culturelles&amp;nbsp;». Quelles cultures&amp;nbsp;? Il n’y en a plus. Ni chrétienne ni musulmane&amp;nbsp;; ni socialiste ni scientiste. Ne parlez pas des absents. Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;(...) Nous nous sommes faits américains. Il est normal que nous trouvions ici tous les misérables problèmes des USA, de la drogue à la Mafia, du fast-food à la prolifération des ethnies. Par exemple, l’Italie et l’Espagne, américanisées en surface et même à une assez grande profondeur, ne sont pas mélangées ethniquement. En ce sens, elles restent plus largement européennes (comme l’AIgérie est nord-africaine). Nous avons ici les ennuis de l’Amérique sans en avoir la force. Il n’est pas sûr que le melting-pot américain fonctionne encore longtemps (par exemple avec les Chicanos qui ont une autre langue). Mais il est tout à fait sûr qu’il ne peut pas un moment fonctionner ici. Parce que c’est aux USA qu’est le centre de la fabrication du mode de vie actuel, le cœur du spectacle qui étend ses pulsations jusqu’à Moscou ou à Pékin&amp;nbsp;; et qui en tout cas ne peut laisser aucune indépendance à ses sous-traitants locaux (la compréhension de ceci montre malheureusement un assujettissement beaucoup moins superficiel que celui que voudraient détruire ou modérer les critiques habituels de «&amp;nbsp;l’impérialisme&amp;nbsp;»). Ici, nous ne sommes plus rien&amp;nbsp;: des colonisés qui n’ont pas su se révolter, les béni-oui-oui de l’aliénation spectaculaire. Quelle prétention, envisageant la proliférante présence des immigrés de toutes couleurs, retrouvons-nous tout à coup en France, comme si l’on nous volait quelque chose qui serait encore à nous&amp;nbsp;? Et quoi donc&amp;nbsp;? Que croyons-nous, ou plutôt que faisons-nous encore semblant de croire&amp;nbsp;? C’est une fierté pour leurs rares jours de fête, quand les purs esclaves s’indignent que des métèques menacent leur indépendance&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;(...) Le risque d’apartheid&amp;nbsp;? Il est bien réel. II est plus qu’un risque, il est une fatalité déjà là (avec sa logique des ghettos, des affrontements raciaux, et un jour des bains de sang). Une société qui se décompose entièrement est évidemment moins apte à accueillir sans trop de heurts une grande quantité d’immigrés que pouvait l’être une société cohérente et relativement heureuse. On a déjà fait observer en 1973 cette frappante adéquation entre l’évolution de la technique et l’évolution des mentalités&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’environnement, qui est reconstruit toujours plus hâtivement pour le contrôle répressif et le profit, en même temps devient plus fragile et incite davantage au vandalisme. Le capitalisme à son stade spectaculaire rebâtit tout en toc et produit des incendiaires. Ainsi son décor devient partout inflammable comme un collège de France.&amp;nbsp;» Avec la présence des immigrés (qui a déjà servi à certains syndicalistes susceptibles de dénoncer comme «&amp;nbsp;guerres de religions&amp;nbsp;» certaines grèves ouvrières qu’ils n’avaient pu contrôler), on peut être assurés que les pouvoirs existants vont favoriser le développement en grandeur réelle des petites expériences d’affrontements que nous avons vu mises en scène à travers des «&amp;nbsp;terroristes&amp;nbsp;» réels ou faux, ou des supporters d’équipes de football rivales (pas seulement des supporters anglais).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;(...) Dans le spectacle, une société de classes a voulu, très systématiquement, éliminer l’histoire. Et maintenant on prétend regretter ce seul résultat particulier de la présence de tant d’immigrés, parce que la France «&amp;nbsp;disparaît&amp;nbsp;» ainsi&amp;nbsp;? Comique. Elle disparaît pour bien d’autres causes et, plus ou moins rapidement, sur presque tous les terrains.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les immigrés ont le plus beau droit pour vivre en France. Ils sont les représentants de la dépossession&amp;nbsp;; et la dépossession est chez elle en France, tant elle y est majoritaire. et presque universelle. Les immigrés ont perdu leur culture et leurs pays, très notoirement, sans pouvoir en trouver d’autres. Et les Français sont dans le même cas, et à peine plus secrètement.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Avec l’égalisation de toute la planète dans la misère d’un environnement nouveau et d’une intelligence purement mensongère de tout, les Français. qui ont accepté cela sans beaucoup de révolte (sauf en 1968) sont malvenus à dire qu’ils ne se sentent plus chez eux à cause des immigrés&amp;nbsp;! Ils ont tout lieu de ne plus se sentir chez eux, c’est très vrai. C’est parce qu’il n’y a plus personne d’autre, dans cet horrible nouveau monde de l’aliénation, que des immigrés.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Il vivra des gens sur la surface de la terre, et ici même, quand la France aura disparu. Le mélange ethnique qui dominera est imprévisible, comme leurs cultures, leurs langues mêmes. On peut affirmer que la question centrale, profondément qualitative, sera celle-ci&amp;nbsp;: ces peuples futurs auront-ils dominé, par une pratique émancipée, la technique présente, qui est globalement celle du simulacre et de la dépossession&amp;nbsp;? Ou, au contraire, seront-ils dominés par elle d’une manière encore plus hiérarchique et esclavagiste qu’aujourd’hui&amp;nbsp;? Il faut envisager le pire, et combattre pour le meilleur. La France est assurément regrettable. Mais les regrets sont vains.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://luette.free.fr/spip/spip.php?article214&quot;&gt;Guy Debord 1985&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;*************************************************************************************&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;dans la même veine (qui consiste à comprendre que l'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;immigration de masse est la pierre angulaire du capitalisme globalisé&lt;/span&gt; et de sa cohorte festive d'idiots utiles de &quot;gauche&quot; et de &quot;droite&quot;), &lt;a href=&quot;http://luette.free.fr/spip/spip.php?article213&quot;&gt;lisez et écoutez ceci+++&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Oinos</name>
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        <title>Les conditions du renouveau de l'art</title>
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        <updated>2012-01-22T21:58:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-22T21:58:00+01:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  En réponse à une question qui m’a été posée, je voudrais...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;En réponse à une question qui m’a été posée, je voudrais examiner quelle pourrait être la base économique, sociale, politique, idéologique d’un renouveau de l’art. Ce faisant, j’exposerai mes raisons de ne pas croire au caractère irréversible du mouvement qui nous a menés où nous sommes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;En cette matière, il convient d’adopter une attitude résolument pragmatique et&amp;nbsp; constructive. A quoi bon déplorer le triomphe du non-art et s’abandonner à la nostalgie des grandes époques de notre civilisation si de tels sentiments ne motivent pas un engagement en faveur d’un rétablissement&amp;nbsp;de ce qui a été détruit? Pour agir en ce sens, il faut connaître les causes du mal et savoir sur quoi prendre appui pour y remédier. L’aspiration subjective au bien a besoin pour se traduire dans les faits d’un levier objectif. «&amp;nbsp;Donne moi un point où me tenir et je déplacerai la Terre&amp;nbsp;» disait Archimède.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;La décadence de notre civilisation doit être attribuée d’abord au capitalisme. Dans mon livre &lt;em&gt;Pour l’Art&lt;/em&gt;, j’ai montré les effets néfastes de la «&amp;nbsp;réification&amp;nbsp;» (le règne de l’argent, du quantitatif) et de l’autonomisation des superstructures qui a conduit à l’art pour l’art (sans contenu spirituel). J’aurais pu citer davantage le &lt;em&gt;Manifeste communiste&lt;/em&gt; où Marx écrit que la bourgeoisie n’a «&amp;nbsp;laissé subsister d’autre lien de l’homme à l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du ‘’paiement au comptant’’. Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;La référence à Marx est d’autant plus d’actualité qu’il prévu la mondialisation et la concentration extrême du capital sur une base cosmopolite. Ces phénomènes ont pour conséquence l’impossibilité de développer un art et une culture enracinés. Or l’universel, disait Hegel, se donne dans le particulier. En coupant les canaux par lesquels la sève de la tradition remonte jusqu’à l’art actuel, le modernisme a fait dépérir celui-ci. L’étape ultime et finale de ce processus fut commandée par la volonté délibérée d’empêcher que la loyauté à&amp;nbsp;la communauté nationale ou européenne puisse opposer le moindre obstacle à la dilution dans le marché global&amp;nbsp;; &amp;nbsp;cela sous la bannière d’un universalisme abstrait, c’est-à-dire vide. Voilà pourquoi, rien n’étant plus universel que le rien, il était nécessaire à la finance globalisée de substituer le non-art à l’art.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Dans un essai intitulé &lt;em&gt;La grande usurpation&lt;/em&gt; qui paraîtra bientôt dans un recueil bilingue français-russe, j’étudie en détail les mécanismes qui assurent la domination totalitaire du non-art. Les richissimes méga-collectionneurs ont barre sur les médias qui vivent grâce à leurs campagnes publicitaires. Les politiciens rampent devant les médias comme on l’a vu récemment avec l’affaire Murdoch et ils dépendent, du moins en partie, des financements en provenance des magnats multinationaux. Dans ces conditions, ils ne peuvent refuser de mettre au service des coups spéculatifs de leurs généreux amis&amp;nbsp;les institutions culturelles étatiques (notamment les musées). Il y a là un réseau triangulaire de complicités dont les sommets sont 1) les ultra-riches dont le non-art contemporain est un des moyens de reconnaissance réciproque lors des foires internationales&amp;nbsp; (genre &lt;em&gt;Dokumenta, Basel&lt;/em&gt; etc.), 2) les médias, 3) les politiciens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Jusqu’à présent, j’ai toujours admis que le capitalisme est compatible avec un niveau appréciable, quoique modeste, de créativité artistique. J’en voyais pour preuve la survie des arts qui ont besoin d’un public de masse&amp;nbsp;: le roman, le cinéma, un peu moins le théâtre, l'opéra, la musique dans lesquels les subventions de l’Etat jouent un rôle. Dans ces &amp;nbsp;domaines, l’argent du contribuable permet à quelques metteurs en scène de se moquer du public en se donnant des airs avant-gardistes. Quant à la télévision, sa popularisation a conduit à un nivellement par le bas qui en a pratiquement chassé&amp;nbsp;les expressions artistiques un peu exigeantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Tout compte fait, une véritable Renaissance présuppose que le capitalisme soit balayé. Il se trouve que c’est aussi à cette condition que la planète sera sauvée : deux excellentes raisons de souhaiter un changement aussi radical. La question qui se pose est de savoir si nous allons laisser les capitalistes détruire la biosphère jusqu’au dernier baril de pétrole et jusqu’au dernier mètre cube de gaz. Dans ce cas, la fin du capitalisme aura lieu après la catastrophe. Il se peut aussi que l’approche de celle-ci s’annonce par des signes assez spectaculaires pour provoquer un sursaut qui eut été bien plus salutaire s’il s’était déjà produit. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;De toute façon le mode de production actuel n’en a pas pour longtemps et cela pour deux raisons. Premièrement, il est fondé, contrairement à ceux qui l’ont précédé, sur la reproduction élargie et non sur la reproduction simple. Or il faudra bien&amp;nbsp;en venir à cette dernière. La fin des illusions quant au caractère illimité des ressources fait que le capitalisme est déjà en train de se heurter à un mur. Secondement, il y a une loi universelle de la baisse des rendements qui entraîne la mort des types de formations sociales (et des civilisations qui leur correspondent)&amp;nbsp;en imposant le passage à des formes d'organisation moins complexes. En somme, si la révolution a lieu avant la catastrophe, l’humanité pourra connaître la Renaissance artistique, et donc d’abord religieuse, que j’appelle de mes vœux. Faute de quoi, Mamon l’emportera momentanément&amp;nbsp; et&amp;nbsp;nous devrons attendre dix mille ans que la nature reconstitue ses équilibres. Si nous continuons à&amp;nbsp;laisser les choses suivre leur cours alors, comme disait Heidegger avant sa mort&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Seul un Dieu pourra &amp;nbsp;nous sauver&amp;nbsp;». &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Actuellement, je suis moins pessimiste car l’idéologie des intellectuels, dont on dit sans doute à tort qu’ils sont des &lt;em&gt;leaders&lt;/em&gt; d’opinion, est en train de s’éloigner de celle diffusée, voire imposée, jusqu'ici&amp;nbsp;par les médias. Cette évolution se fait avec un temps de retard par rapport aux masses des gens ordinaires, ce qui signifie que nous n’avons pas affaire à un effet de mode mais à une vague de font. Je prie mes lecteurs d’en accepter l’augure et d’apporter chacun sa contribution à ce mouvement sur lequel je reviendrai. L’avenir de la civilisation est l’enjeu de ce combat. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>SAVOIR N'EST PAS VOIR</name>
            <uri>http://questionunderdebate.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>De l'argent et du Capitalisme</title>
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        <updated>2012-01-08T18:46:57+01:00</updated>
        <published>2012-01-08T18:46:57+01:00</published>
        <summary> On sait tous qu'avec le Capitalisme, l'argent n'est plus seulement un moyen...</summary>
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          &lt;p&gt;On sait tous qu'avec le Capitalisme, l'argent n'est plus seulement un moyen , un intermédiaire; il devient &lt;strong&gt;une fin en soi&lt;/strong&gt;....D'ailleurs, &lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J.M Keynes&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; disait qu'il y a deux façons d'atteindre l'immortalité: la création artistique et l'accumulation d'argent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais s'agissant de l'argent comme moyen, c'est déjà un moyen absolu. Il permet d'acquérir tout ce qui est à vendre. La valeur d'un outil étant déterminé par la valeur de ce à quoi il sert, l'argent est un outil universel qui est le plus valorisé de tous. Une somme d'argent vaut plus que la somme des biens qu'elle permet d'acheter car elle apporte à son possesseur quelque chose de plus: la &lt;strong&gt;liberté de choix&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ceci explique aussi, dans une transaction, la supériorité (a priori) de l'acheteur qui détient l'argent sur le vendeur qui n'offre qu'un bien particulier; mais l'offre est &quot;price maker&quot; bien souvent sauf en des domaines hautement concurentiels. L'application de ce principe est éclairante sur la domination du capitaliste, qui avance l'argent, sur le salarié qui n'a à offrir &quot;que&quot; sa force de travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dostoïeski&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; parlait de &quot;&lt;em&gt;liberté frappée&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L'argent est en effet un moyen d'émancipation. On dit d'ailleurs du paiement qu'il est &quot;libératoire&quot;: l'argent libère des obligations. Il a partie liée avec l'individualisme ( ah ! ah ! individualisme et capitalisme riment bien ensemble...)en ce qu'il offre la possibilité de se désengager des relations familiales ou communautaires et suscite un sentiment d'indépendance.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Intéressant aussi ce que dit&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;strong&gt; Karl Marx&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; sur l'argent: &lt;em&gt;&quot;Ce que je suis et ce que je peux n'est pas déterminé par mon individualité. Je suis laid mais je peux me payer la plus belle femme; donc, je ne suis pas laid car l'effet de la laideur est anéanti par l'argent. Je suis un homme mauvais mais l'argent est vénéré donc aussi son possesseur; l'argent est le bien suprême donc son possesseur est bon; l'argent m'évite la peine d'être malhonnête: on me présume donc honnête&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>serge</name>
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        <title>le gouvernement vole au secours des entreprises privées</title>
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        <updated>2012-01-05T10:01:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-05T10:01:00+01:00</published>
        <summary>   «&amp;nbsp;Le gouvernement vole au secours des entreprises privées, prenant...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://babordais.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left; line-height: 130%;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 130%; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le gouvernement vole au secours des entreprises privées, prenant pour prétexte une interruption du trafic aérien qui n’a pas eut lieu.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left; line-height: 130%;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 130%; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Pour &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Marx le pouvoir politique n’est que l’émanation de la classe économiquement dominante. Cette thèse a par la suite été actualisée en distinguant la fraction hégémonique de la classe dominante (capitalistes) et la fraction régnante, souvent recrutée dans la petite ou moyenne bourgeoisie, qui occupe les positions de pouvoir dans l’appareil d’état(gouvernement, administration, armée, police).l’appareil d’état fonctionnant objectivement dans le sens des intérêts des grands groupes économiques, quels&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;que soient ceux qui exercent réellement le pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left; line-height: 130%;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 130%; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’état dans une économie capitaliste ne peut être qu’au service du capital.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left; line-height: 130%;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 130%; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left; line-height: 130%;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 130%; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Pour Wright Mills, le pouvoir politique dispose d’une certaine autonomie par rapport au pouvoir économique c’est pourquoi il préfère&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;parler de «&amp;nbsp;l’élite du pouvoir&amp;nbsp;» plutôt que de «&amp;nbsp;classe dominante&amp;nbsp;». Il montre que le pouvoir aux Etats Unis est accaparé par trois grands ordres&amp;nbsp;: le politique, l’armée et le monde des affaires. Dans chacun de ces ordres, les décisions sont prises par une minorité de dirigeants, le pouvoir est donc très concentré. Les dirigeants de ces différents ordres forment un ensemble cohérent &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce que leurs &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;intérêts objectifs coïncident, qu’ils ont la même origine sociale et ont reçu &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;une formation similaire, enfin parce qu’étant interchangeables, ils échangent leur position de pouvoir d’un ordre à l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left; line-height: 130%;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 130%; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Dans une étude concernant la classe dirigeante française, P. Birnbaum parvient à des conclusions proches de celles de Mills pour les Etat Unis. En étudiant la carrière de cinq mille personnes (dirigeants des affaires, hauts fonctionnaires, hauts responsables de l’armée, il constate l’existence d’un certain nombre de caractéristiques communes à l’ensemble de ces dirigeants&amp;nbsp;: une origine sociale commune, une formation identique par les grandes écoles, la convergence des actions et une interpénétration forte des carrières. Il conclut que la classe dirigeante française constitue «&amp;nbsp; un ensemble social clos sur lui-même&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left; line-height: 130%;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 130%; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La perspective marxiste fait du pouvoir politique l’expression de la domination économique&amp;nbsp;; la perspective élitiste reconnait au pouvoir politique une spécificité propre, concentrant alors la discussion autour du fait de savoir si l’élite au pouvoir est monolithique ou pluraliste. Les faits semblent faire pencher la balance du coté des marxistes (pensée unique, sacrifice des classes populaires au profit des possédants, etc) &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: left; line-height: 130%;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 130%; font-size: 12pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Le crétin parlementaire de gauche</title>
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        <updated>2012-01-04T14:45:47+01:00</updated>
        <published>2012-01-04T14:45:47+01:00</published>
        <summary>  Ce sont les représentants de la petite-bourgeoisie qui s’annoncent ainsi,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce sont les représentants de la petite-bourgeoisie qui s’annoncent ainsi, de peur que le prolétariat, entraîné par sa situation révolutionnaire, “n’aille trop loin”. Au lieu d’une franche opposition politique: négociation générale; au lieu de la lutte contre le gouvernement et la bourgeoisie: la tentative pour les gagner et les persuader; au lieu d’une résistance énergique à toutes les violences venant d’en haut: la soumission humble et l’aveu de mériter le châtiment. Tous les conflits historiquement nécessaires sont interprétés comme des malentendus et toutes les discussions se terminent par la constatation du parfait accord des parties. Les gens qui en 1848 se considéraient comme des démocrates, peuvent maintenant tout aussi bien s’appeler social-démocrates. Pour les premiers, c’était la république démocratique qui était infiniment loin; pour les seconds, c’est le renversement du système capitaliste et cet objectif n’a par conséquent aucune importance pour la pratique politique du présent; on peut donc négocier, faire des compromis, agir en philanthropes, à cœur joie. Il en est de même de la lutte de classe entre le prolétariat et la bourgeoisie. On la reconnaît sur le papier, puisqu’on ne peut pas la nier, mais dans la pratique on cherche à la camoufler, à l’effacer, à l’affaiblir. Le parti social-démocrate ne doit pas être un parti ouvrier, il ne doit pas s’attirer la haine de la bourgeoisie ou de qui que ce soit; il doit avant tout faire une propagande énergique parmi la bourgeoisie; au lieu de s’appesantir sur des objectifs lointains qui effrayent les bourgeois et qui pourtant sont irréalisables dans notre génération, le parti préfère employer toute sa force et son énergie aux réformes petites-bourgeoises de rapiécetage, qui sont autant de nouveaux soutiens de l’ancien ordre social et qui risquent peut-être de transformer la catastrophe finale en un processus de dissolution lent, fragmentaire et paisible (…)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quand on écarte la lutte de classe comme un phénomène pénible et “vulgaire”, il ne reste plus au socialisme que de se fonder sur le “vrai amour de l’humanité” et les phrases creuses sur la “justice”.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 300px;&quot;&gt;Marx, &lt;em&gt;Lettre circulaire&lt;/em&gt;, 1879&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Reproduite in Rubel, &lt;em&gt;Pages de Karl Marx pour une éthique socialiste&lt;/em&gt;, vol. 2 &lt;em&gt;Révolution et socialisme&lt;/em&gt;, p. 90; également sur le site de la &lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;lettre circulaire, Marx&quot; href=&quot;http://bataillesocialiste.wordpress.com/2009/08/15/cretinisme-parlementaire-et-opportunisme-marx-et-engels-1879/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;Bataille socialiste&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;ci-dessous: Rubel&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://agitateur.files.wordpress.com/2009/11/rubel.png?w=275&amp;amp;h=290&quot; alt=&quot;rubel.png?w=275&amp;amp;h=290&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Mouvement social et mouvement politique</title>
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        <updated>2011-12-28T13:21:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-28T13:21:00+01:00</published>
        <summary>  Est-ce à dire qu'après la chute de l'ancienne société il y aura une...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Est-ce à dire qu'après la chute de l'ancienne société il y aura une nouvelle domination de classe, se résumant dans un nouveau pouvoir politique ? Non.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La condition d'affranchissement de la classe laborieuse c'est l'abolition de toute classe, de même que la condition d'affranchissement du tiers état, de l'ordre bourgeois, fut l'abolition de tous les états et de tous les ordres.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La classe laborieuse substituera, dans le cours de son développement, à l'ancienne société civile une association qui exclura les classes et leur antagonisme, et il n'y aura plus de pouvoir politique proprement dit, puisque le pouvoir politique est précisément le résumé officiel de l'antagonisme dans la société civile.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En attendant, l'antagonisme entre le prolétariat et la bourgeoisie est une lutte de classe à classe, lutte qui, portée à sa plus haute expression, est une révolution totale. D'ailleurs, faut-il s'étonner qu'une société, fondée sur &lt;em&gt;l'opposition &lt;/em&gt;des classes, aboutisse à la &lt;em&gt;contradiction &lt;/em&gt;brutale, à un choc de corps à corps comme dernier dénouement ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ne dites pas que le mouvement social exclut le mouvement politique. Il n'y a jamais de mouvement politique qui ne soit social en même temps.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce n'est que dans un ordre de choses où il n'y aura plus de classes et d'antagonisme de classes, que les &lt;em&gt;évolutions sociales &lt;/em&gt;cesseront d'être des &lt;em&gt;révolutions politiques. &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 330px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Marx&lt;em&gt;, &lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;texte en ligne&quot; href=&quot;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1847/06/km18470615k.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;Misère de la philosophie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;br style=&quot;font-size: x-small;&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://2.bp.blogspot.com/-8mqOhMn3Fno/TuQO3JA32-I/AAAAAAAAz4A/VoW0UcpyhPs/s400/tumblr_lw08qlaXmG1qz9ciuo1_500.jpg&quot; alt=&quot;tumblr_lw08qlaXmG1qz9ciuo1_500.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Oinos</name>
            <uri>http://kostasmavrakis.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Avec Oskar Freysinger (suite)</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://kostasmavrakis.hautetfort.com/archive/2011/12/17/titre-de-la-note.html" />
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        <updated>2011-12-18T14:56:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-18T14:56:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;      &quot;Serf ce peuple bâtissait des cathédrales, émancipé il ne...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://kostasmavrakis.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&quot;Serf ce peuple bâtissait des cathédrales, émancipé il ne construit que des horreurs&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Cioran&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;(Je remercie Jean Robin pour cette citation)&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Freysinger défend la conception romantico-anarchiste selon laquelle l’art est antinomique au pouvoir sauf l’art baroque qui serait à l’origine de tous les maux. Si je m’étais permis de l’interrompre, j’aurais pris la défense du baroque et notamment du Caravage, du Bernin, de Borromini et, en ce qui concerne sa thèse générale, j’aurais attiré son attention sur la multitude de contre-exemples prouvant que l’art est généralement au service des puissants même si l'on peut y reconnaître parfois une secrète connivence avec les courants souterrains qui manifestent les aspirations populaires. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Freysinger&amp;nbsp;: Certaines œuvres d’art ont une vocation universelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;K. M. C’est vrai car le pouvoir de toucher universellement est une caractéristique des grandes œuvres d’art. Elles ont ce pouvoir dans la mesure où elles expriment avec une intensité maximale les particularités individuelles, ethniques, civilisationnelles. En parlant de lui-même, le grand artiste parle de tous et s’adresse à tous car il partage avec ses congénères une même nature humaine. C’est ce qui explique que l’on puisse goûter les œuvres produites par des hommes appartenant à des cultures très éloignées de la nôtre. Encore faut-il qu’il s’agisse d’œuvres d’art susceptibles d’êtres distinguées comme telles. Nous avons donc une universalité chargée de sens à l’opposé de celle que revendiquent les objets appartenant au non-art contemporain, indiscernables d’un objet quelconque. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Jean Robin&amp;nbsp;: Quelle solution&amp;nbsp;? Un retour en arrière&amp;nbsp;? Une prise en compte de ce qui s’est passé pour construire quelque chose de nouveau&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;K. M. Ce qui est en cause, c’est la vision qu’on a de l’histoire. Selon moi, celle-ci n’obéit pas à une tendance à se mouvoir vers je ne sais quel «&amp;nbsp;avant&amp;nbsp;». Elle ne réalise pas inéluctablement le «&amp;nbsp;progrès&amp;nbsp;» comme le pensaient Kant, Hegel, Marx et, plus près de nous, Kojève-Fukuyama. Dans le devenir historique, il n’y a aucune fatalité. Quand l’URSS, créée par Lénine et Staline, s’est effondrée, nous n’avons eu ni un «&amp;nbsp;retour en arrière&amp;nbsp;» ni un progrès mais un vague mélange des deux,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;incompatible avec la conception progressiste et irréversible de l’histoire. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Il s’agit donc de savoir non pas comment nous adapter à ce qui arrivera nécessairement (le fameux «&amp;nbsp;sens de l’histoire&amp;nbsp;») mais comment trouver les voies et les moyens de changer le monde dans un sens souhaitable qui, selon moi, doit aller vers la civilisation et non vers la barbarie. Dans cette recherche, nous n’avons aucune garantie de succès. Même le matérialiste et déterministe Lénine savait que nous étions au début du XX&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;siècle à la croisée des chemins. Il disait contre Rosa Luxembourg que l’humanité était placée devant le choix&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Socialisme ou Barbarie&amp;nbsp;». Nous savons que c’est le deuxième terme de l’alternative qui l’a emporté. Ne parlons pas du &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;goulag&lt;/em&gt;, des camps d’extermination allemands, des deux guerres mondiales. Considérons seulement ce dont nous discutons, l’art. Dans ce domaine, l’Occident, encore dominant, exporte depuis un siècle sa barbarie alors qu’au XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle il exportait sa civilisation comme l’atteste le palais du roi de Thaïlande. Aujourd’hui les tours, les barres et les blocs informes ou extravagants (penchés et tout de travers) se voient partout au mépris du climat et des traditions locales. Il s’agit avant tout de faire «&amp;nbsp;moderne&amp;nbsp;» sans craindre ni l’horreur ni le ridicule. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Bref la question qui se pose est&amp;nbsp;: comment faire pour que la création artistique et le Beau&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;aient à nouveau droit de cité au lieu d’être &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;de facto&lt;/em&gt; interdits&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Jean Robin&amp;nbsp;: …et soient financés …&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;K. M. Il faut qu’il le soient. Il y a toujours quelqu’un qui finance. Chez les Grecs, c’était la cité ce qui parfois soulevait des vagues. Il y eut ainsi des Athéniens qui trouvaient que le programme de Périclès coûtait trop cher. Alors ce grand homme répondit&amp;nbsp;: si vous ne voulez pas payer, je le ferai moi-même de mes propres deniers mais sur le Parthénon et sous la statue chriséléphantine&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;sera gravée l’inscription «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ex Voto&lt;/em&gt; de Périclès&amp;nbsp;». Les protestations furent alors unanimes et on n’en parla plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Jean Robin&amp;nbsp;: c’est le grand capital qui paye pour la conservation du patrimoine alors que l’Etat ne finance que «&amp;nbsp;l’art contemporain&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;K. M. Il est vrai que l’Etat ou les responsables politiques locaux (tel Estrosi à Nice) défigurent nos villes au nom du soutien à «&amp;nbsp;l’art contemporain&amp;nbsp;» en érigeant sur les places publiques des tas de ferraille. Mais globalement, ce sont les méga-collectionneurs privés (comme Pinault ou Arnault) qui achètent l’art contemporain et en imposent la promotion. L’Etat n’a pas les moyens d’acheter les «&amp;nbsp;œuvres&amp;nbsp;» les plus cotées. Ce dont il fait l’acquisition (à New York plutôt qu’à Paris) c’est du second choix. Il n’empêche que les prix déboursés avec l’argent du contribuable sont tellement exorbitants qu’on les tient secrets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Freysinger&amp;nbsp;: On est passé du mécénat désintéressé au &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;sponsoring&lt;/em&gt; pour lequel il y a un «&amp;nbsp;retour sur investissement&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;A suivre&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt 14.2pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
            <uri>http://dissidence.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>L'adolescent marxien, ou le spectre d'un monde sans argent</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://dissidence.hautetfort.com/archive/2011/12/09/dostoievski-le-marxien.html" />
        <id>tag:dissidence.hautetfort.com,2011-12-09:3900412</id>
        <updated>2011-12-09T11:51:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-09T11:51:00+01:00</published>
        <summary>  C'est justement là mon &quot;idée&quot;, c'est là sa force, que l'argent est la seule...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est justement là mon &quot;idée&quot;, c'est là sa force, que l'argent est la seule voie capable de conduire au premier rang une nullité. Je ne suis peut-être pas une nullité, mais je sais par exemple, par les miroirs, que mon extérieur me nuit, parce que j'ai le visage ordinaire. Mais si j'étais riche comme Rothschild, qui donc s'inquiéterait de mon visage? Je n'aurais qu'à siffler, et des milliers de femmes courraient à moi avec leurs &quot;beautés&quot;. Je suis même convaincu que, très sincèrement, elles finiraient par me croire beau. Je suis peut-être même intelligent. Mais si j'avais même un front de sept pouces, il s'en trouverait vite un de huit, et je serais perdu. Tandis que, si j'étais Rothschild, est-ce que ce sage de huit pouces aurait la moindre valeur à côté de moi? On ne le laisserait même pas ouvrir la bouche! Je suis peut-être spirituel; oui, mais à côté de moi il y a Talleyrand, Piron, et me voilà éclipsé: tandis que, si j'étais Rothschild, où seraient les Piron et peut-être même les Talleyrand? L'argent, sans doute, est une puissance despotique, mais c'est en même temps la suprême égalité, et là est sa grande force. L'argent nivelle toutes les inégalités. Voilà ce que j'avais décidé, déjà à Moscou.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 270px;&quot;&gt;&lt;em&gt;L'adolescent,&lt;/em&gt; 1875&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Abellio le disait justement dans la préface: &lt;em&gt;des cinq grands romans de Dostoïevski, voici le moins connu, celui dont les richesses sont les plus secrètes&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ci-dessous: l'auteur avait-il lu les inédits de Marx en cachette?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/76/Dostoevskij_1876.jpg/477px-Dostoevskij_1876.jpg&quot; alt=&quot;477px-Dostoevskij_1876.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour mémoire:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui grâce à &lt;em&gt;l'argent &lt;/em&gt; est pour moi, ce que je peux payer, c'est-à-dire ce que l'argent peut acheter, &lt;em&gt;je &lt;/em&gt; le suis moi-même, moi le possesseur de l'argent. Ma force est tout aussi grande qu'est la force de l'argent. Les qualités de l'argent sont mes qualités et mes forces essentielles - à moi son possesseur. Ce que je suis et ce que je &lt;em&gt;peux &lt;/em&gt; n'est donc nullement déterminé par mon individualité. &lt;em&gt;Je suis &lt;/em&gt; laid, mais je peux m'acheter &lt;em&gt;la plus belle &lt;/em&gt; femme. Donc je ne suis pas &lt;em&gt;laid, &lt;/em&gt; car l'effet de la &lt;em&gt;laideur, &lt;/em&gt; sa force repoussante, est anéanti par l'argent. De par mon individualité, je suis perclus, mais l'argent me procure vingt-quatre pattes ; je ne suis donc pas perclus; je suis un homme mauvais, malhonnête, sans conscience, sans esprit, mais l'ar­gent est vénéré, donc aussi son possesseur, l'argent est le bien suprême, donc son posses­seur est bon, l'argent m'évite en outre la peine d'être malhonnête ; on me présume donc hon­nê­te; je suis &lt;em&gt;sans esprit, &lt;/em&gt; mais l'argent est &lt;em&gt;l'esprit réel &lt;/em&gt; de toutes choses, comment son possesseur pourrait-il ne pas avoir d'esprit ? De plus, il peut acheter les gens spirituels et celui qui possè­de la puissance sur les gens d'esprit n'est-il pas plus spirituel que l'homme d'esprit? Moi qui par l'argent peux &lt;em&gt;tout &lt;/em&gt; ce à quoi aspire un cœur humain, est-ce que je ne possède pas tous les pouvoirs humaine ? Donc mon argent ne transforme-t-il pas toutes mes impuissances en leur contraire ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Si l'argent &lt;/em&gt; est le lien qui me lie à la vie &lt;em&gt;humaine, &lt;/em&gt; qui lie à moi la société et qui me lie à la nature et à l'homme, l'argent n'est-il pas le lien de tous les &lt;em&gt;liens &lt;/em&gt; ? Ne peut-il pas dénouer et nouer tous les liens ? N'est-il non plus de ce fait le moyen universel de séparation ? Il est la vraie &lt;em&gt;monnaie divisionnaire, &lt;/em&gt; comme le vrai &lt;em&gt;moyen d'union, &lt;/em&gt; la force &lt;em&gt;chimique &lt;/em&gt; [universelle] &lt;a class=&quot;notelink&quot; name=&quot;NoteRef180&quot; href=&quot;http://marxists.org/francais/marx/works/1844/00/km18440000/km18440000_5.htm#Note180&quot;&gt;&lt;/a&gt;de la société.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 330px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;Lire les manuscrits&quot; href=&quot;http://marxists.org/francais/marx/works/1844/00/km18440000/km18440000_5.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;Manuscrits de 1844&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les &lt;em&gt;Manuscrits&lt;/em&gt; n'ont été publiés qu'en 1927. Quand on sait de quelle manière le jeune Arkadi conçoit la société, ainsi que son retranchement de cette société, il y a vraiment de quoi être impressionné par la résonance entre les deux textes. Mais tandis que l'un propose comme conclusion l'abolition de cette ignoble abomination qu'est l'argent pour réaliser enfin la communauté réelle des hommes, l'autre laissera entendre (surtout dans ses développements ultérieurs, chez les &lt;em&gt;Karamazov&lt;/em&gt;) que ce n'est que dans les cieux que cette communauté pourra se réaliser.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ci-dessous: l'expulsion d'un monde sans argent. Michelangelo, chapelle Sixtine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://theopenscroll.com/images/edenSistineChapel.jpg&quot; alt=&quot;edenSistineChapel.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>mpep59sud</name>
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        <title>Inventer la démocratie de demain</title>
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        <updated>2011-12-02T06:04:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-02T06:04:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;  Face au défi de la farce démocratique,      Inventer la démocratie...</summary>
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          &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Face au défi de la farce démocratique,&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800000; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Inventer la démocratie de demain&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp; Par Samir Amin&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le suffrage universel est une conquête récente, amorcée par les luttes des travailleurs au 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle dans quelques pays européens (l’Angleterre, la France, les Pays Bas, la Belgique), puis progressivement étendue au monde entier. Aujourd’hui il va sans dire, partout sur la planète, que la revendication du pouvoir suprême délégué à une Assemblée élue, correctement, sur une base pluripartite – que cette Assemblée soit législative ou constitutionnelle selon les circonstances – définit l’aspiration démocratique et, ajouterai-je, en assure la réalisation, prétend-on.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Marx lui-même avait placé de grands espoirs dans ce suffrage universel, «&amp;nbsp;voie pacifique possible vers le socialisme&amp;nbsp;». J’ai écrit que sur ce point les attentes de Marx ont été démenties par l’histoire (cf. &lt;em&gt;Marx et la démocratie&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je crois que la raison de cet échec de la démocratie électorale n’est pas difficile à découvrir&amp;nbsp;: toutes les sociétés, jusqu’à ce jour sont fondées sur un système double d’exploitation du travail (quelles qu’en soient les formes) et de concentration du pouvoir d’Etat au bénéfice de la classe dirigeante. Cette réalité fondamentale produit une relative «&amp;nbsp;dépolitisation/déculturation&amp;nbsp;» de très larges segments de la société. Et cette production, largement conçue et mise en œuvre pour remplir la fonction systématique attendue d’elle, est simultanément la condition de reproduction du système, sans changements «&amp;nbsp;autres que ceux qu’il peut contrôler et absorber, la condition de sa stabilité. Ce que l’on définit comme «&amp;nbsp;le pays profond&amp;nbsp;», c'est-à-dire le pays profondément endormi. L’élection au suffrage universel, dans ces conditions, est une garantie pour la victoire assurée du conservatisme (fut-il réformateur).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; C’est pourquoi il n’y a jamais eu de changement dans l’histoire qui ait été produit par ce mode de gestion fondé sur le «&amp;nbsp;consensus&amp;nbsp;» (de non changement). Tous les changements ayant une portée transformatrice réelle de la société, même les réformes (radicales) ont toujours été le produit de luttes, conduites par ce qui peut apparaître en termes électoraux des «&amp;nbsp;minorités&amp;nbsp;». Sans l’initiative de ces minorités qui constituent l’élément moteur dans la société, pas de changement possible. Les luttes en question, engagées de la sorte, finissent toujours – quand les alternatives qu’elles proposent sont clairement et correctement définies – par entraîner les «&amp;nbsp;majorités&amp;nbsp;» (silencieuses au départ), voir même être ensuite entérinées par le suffrage universel, qui vient après – non avant – la victoire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans notre monde contemporain le «&amp;nbsp;consensus&amp;nbsp;» (dont le suffrage universel définit les frontières) est plus conservateur que jamais. Dans les centres du système mondial ce consensus est pro-impérialiste. Non pas au sens qu’il implique nécessairement la haine ou le mépris des autres peuples qui sont ses victimes, mais au sens plus banal que la permanence de la ponction de la rente impérialiste est acceptée, parce qu’elle est la condition de reproduction de la société dans son ensemble, la garantie de son «&amp;nbsp;opulence&amp;nbsp;» faisant contraste avec la misère des autres. Dans les périphéries les réponses des peuples au défi (à la paupérisation produite par le déploiement de l’accumulation capitaliste/impérialiste) restent confuses, dans ce sens qu’elles véhiculent toujours une dose d’illusions passéistes fatales.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans ces conditions le recours à «&amp;nbsp;l’élection&amp;nbsp;» est toujours conçu par les pouvoirs dominants comme le moyen par excellence de freiner le mouvement, de mettre un terme au potentiel de radicalisation des luttes. «&amp;nbsp;Elections, piège à cons&amp;nbsp;» disaient quelques uns en 1968, non sans avoir été confirmés dans les faits. Vite, une Assemblée élue, aujourd’hui en Tunisie et en Egypte, pour mettre un terme au «&amp;nbsp;désordre&amp;nbsp;», stabiliser. Changer tout pour ne rien changer&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alors&amp;nbsp;? Renoncer à l’élection&amp;nbsp;? Non. Mais comment associer des formes de démocratisation nouvelles, riches, inventives, permettant de faire de l’élection&amp;nbsp; un usage autre que celui que les forces conservatrices conçoivent. Tel est le défi.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le décor théâtral de la farce démocratique&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce décor théâtral a été inventé par les pères Fondateurs des Etats-Unis, dans l’intention exprimée avec une lucidité parfaite d’éviter que la démocratie électorale ne devienne un instrument utilisé par le peuple pour mettre en question l’ordre social, fondé sur la propriété privée (et l’esclavage&amp;nbsp;!). Dans cet esprit la Constitution en question est fondée sur l’élection d’un Président (une sorte de «&amp;nbsp;Roi élu&amp;nbsp;») qui concentre des pouvoirs essentiels. Le «&amp;nbsp;bipartisme&amp;nbsp;», auquel conduit naturellement la campagne électorale présidentielle, tend progressivement à devenir ce qu’il est désormais&amp;nbsp;: l’expression d’un «&amp;nbsp;parti unique&amp;nbsp;» - bien entendu celui du capital des monopoles depuis la fin du 19&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle – s’adressant à des «&amp;nbsp;clientèles&amp;nbsp;» qui pensent se distinguer les unes des autres.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a id=&quot;media-3312153&quot; href=&quot;http://mpep59sud.hautetfort.com/media/01/01/2600696366.doc&quot;&gt;Lire la suite ici&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
            <uri>http://dissidence.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Un portrait de Pierre Souyri</title>
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        <updated>2011-11-30T15:19:30+01:00</updated>
        <published>2011-11-30T15:19:30+01:00</published>
        <summary> par J.F.-Lyotard      extrait de la deuxième partie     d'un l'article...</summary>
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          &lt;p&gt;par J.F.-Lyotard&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a title=&quot;lire l'article&quot; href=&quot;http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article554&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;extrait de la deuxième partie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; d'un l'article publié sur le site &lt;strong&gt;Lieux Communs&lt;/strong&gt;:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Nous étions beaucoup à venir enseigner en Afrique du Nord au sortir de l’Université. Ce que nous y cherchions les uns et les autres n’importe guère ici&amp;nbsp;; ce qui est certain, c’est que Souyri, quand je le rencontrais à Constantine après une réunion syndicale qu’il avait suivie en silence, avait sur la plupart d’entre nous, sur moi en tout cas, l’avantage de savoir déjà d’expérience et de réflexion ce que c’est qu’un point de vue de classe et de n’être pas disposé à s’en laisser accroire par ce qui chercherait à le lui faire oublier. L’argument&amp;nbsp;: critiquer la gauche, c’est être à droite, si fréquent dans la propagande communiste d’alors et si bien accueilli par des intellectuels, jeunes ou moins jeunes, dont tout l’enjeu politique était de se faire haïr par leur bourgeoisie, le laissait indifférent. Il savait que «&amp;nbsp;gauche contre droite&amp;nbsp;» n’est pas un point de vue de classe et que le vrai différend est autrement subtil, exige á la fois plus de scrupule intellectuel et plus de résolution. Il apportait la plus grande minutie à tout ce qui pouvait se discuter en matière de tactique, stratégie, analyse ou philosophie politiques, tantôt dans le registre de l’angoisse tragique, tantôt dans celui de l’ironie épique. Il ne dédaignait pas non plus de recourir aux ressources de la farce. Nous avons eu, à l’occasion, les plus beaux fous rires, politiques et non politiques qui soient. Il était gai et satirique comme les grands inquiets. L’activité intellectuelle était toujours sous tension affective, mais celle-ci protégée par un usage à la fois parodique et spontané des grands genres de la poétique et de la rhétorique classiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://pmcdn.priceminister.com/photo/Souyri-Pierre-Le-Marxisme-Apres-Marx-Livre-321711964_ML.jpg&quot; alt=&quot;Souyri-Pierre-Le-Marxisme-Apres-Marx-Livre-321711964_ML.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
            <uri>http://dissidence.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Contre Gueuleuze (II), pour Michéa</title>
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        <updated>2011-11-24T16:58:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-24T16:58:00+01:00</published>
        <summary> Dans un texte intéressant intitulé      Les &quot;anneaux du serpent&quot; du...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans un texte intéressant intitulé &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;lire le texte&quot; href=&quot;http://sd-1.archive-host.com/membres/up/4519779941507678/Maxime_Ouellet_Les_anneaux_du_serpent_du_liberalisme_culturel_Pour_en_finir_avec_la_bonne_conscience.pdf&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Les &quot;anneaux du serpent&quot; du libéralisme culturel: pour en finir avec la bonne conscience&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, où il se réfère notamment au Marx de la &lt;em&gt;Question&lt;/em&gt;, Maxime Ouellet écrit que :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans ce contexte de crise du fordisme et de « gouvernabilité » des pays industrialisés selon les termes de la Commission Trilatérale, un nouvel imaginaire social a surgi des pratiques culturelles constitutives de nouvelles formes de rapports sociaux au sein du capitalisme. Les principes postmodernes inspirés de la philosophie deleuzienne portant sur la contingence, la résistance, la différence et la fragmentation des identités, ont ainsi alimenté le nouveau discours de légitimation du capitalisme flexibilisé. Dans cette nouvelle culture capitaliste, non seulement un comportement adaptatif est souhaitable, mais il est fortement valorisé en ce que l’identité est perçue comme un « projet » à reconstruire en permanence. Comme le souligne Zizek :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;[…] imitation impersonnelle des affects, […] communication des intensités affectives en deça du niveau de sens, […] explosion des limites de la subjectivité autolimitée et accouplement direct de l’homme à la machine, […] nécessité de se réinventer en permanence, de s’ouvrir à une multitude de désirs qui nous poussent jusqu’à nos limites. &lt;em&gt;Plusieurs éléments justifient en effet que l’on qualifie Deleuze d’idéologue du nouveau capitalisme&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On ne saurait mieux dire. En ce qui concerne Michéa, nous lisons:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est chez les classes populaires, et particulièrement dans le mouvement ouvrier, que se logerait une common decency, c’est-à-dire un ensemble de vertus traditionnelles telles l’honnêteté, la générosité, la bienveillance et l’esprit d’entraide. Autrement dit, il faudrait chercher dans la morale et les traditions antérieures au capitalisme une forme de subjectivité qui possèderait en elle-même les capacités de transcender le capitalisme. Cette forme de subjectivité apriorique et « pure » serait en quelque sorte manipulée de l’extérieur par l’idéologie libérale. Il suffirait que les gens arrêtent de croire au capitalisme pour qu’il cesse de fonctionner, ou encore de remplacer les valeurs actuelles par des valeurs traditionnelles qui seraient plus adéquates à une société décente que les moeurs perverties de la société libérale.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://4.bp.blogspot.com/-W0-_W2io4OI/TWOLIjgYykI/AAAAAAAAGxU/gl0fp_68xfU/s1600/morsi_di_serpente.jpg&quot; alt=&quot;morsi_di_serpente.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: courier new,courier;&quot;&gt;Il nous semble à vrai dire que Michéa ne proclame pas qu'il suffirait d'arrêter de croire au capitalisme pour qu'il cesse de fonctionner. Il dit plutôt qu'il faut arrêter de croire que la gauche représente, serait-ce par exemple au niveau de la reconnaissance, une alternative ou pire, un progrès. Affirmer l'existence et la dignité d'autres valeurs que celles qui favorisent l'adaptation à ce monde ne revient pas à attribuer à la croyance en ces valeurs le pouvoir d'en finir avec le monde. Michéa a par ailleurs précisé dans &lt;em&gt;Orwell éducateur&lt;/em&gt;, en se référant au travaux des marxiens &lt;em&gt;krisistes&lt;/em&gt; allemands, qu'il refusait une compréhension par trop &quot;déterministe positiviste&quot; de l'auto-développement du capital. Ce n'est pas pour autant oublier la centralité de la critique de l'économie politique. Et certes, si l’émancipation sociale n’est possible qu’avec l’émancipation de la société du capitalisme, il n'en est pas moins vrai que dès à présent il est possible et nécessaire de critiquer l'idéologie qui confond l'intensification capitaliste et l'émancipation sociale. C'est là critiquer également ses dirigeants, ses vedettes, ses instruments. Et dans le cours de cette critique s'amorce, dans le camp ennemi de cette idéologie spectaculaire, et qui est encore à présent si physiquement émietté et si médiatiquement intimidé, la redécouverte d'une pratique à la fois nouvelle et ancienne, qui est immédiatement critique et surtout &lt;em&gt;pratiquement&lt;/em&gt; critique puisqu'elle n'est pas gouvernée par la marchandise autoritaire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pas plus que l'action économique de la classe révolutionnaire ne rend inutile l'action politique, l'action économique et politique tout ensemble ne rend inutile l'action spirituelle: celle-ci doit au contraire être menée jusqu'à son terme, en théorie comme en pratique, en tant que critique scientifique révolutionnaire et travail d'agitation précédant la prise de pouvoir par le prolétariat, et en tant que travail scientifique d'organisation et dictature idéologique après cette prise de pouvoir. Et ce qui vaut en général pour l'action spirituelle contre les formes de conscience propres à la société bourgeoise que nous connaissons, vaut encore plus pour l'action philosophique en particulier.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 240px;&quot;&gt;K. Korsch, &lt;em&gt;Marxisme et philosophie&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://4.bp.blogspot.com/-2bm0Dl-0zsE/Tqq6tmNKxVI/AAAAAAAABoI/g0TqRvmlhv0/s400/201101142028211_jpg1.jpg&quot; alt=&quot;201101142028211_jpg1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Pierre</name>
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        <title>Du servage à la dépendance droit-de-l'hommiste du capital</title>
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        <updated>2011-11-17T14:27:31+01:00</updated>
        <published>2011-11-17T14:27:31+01:00</published>
        <summary>    Dès que le mode de production capitaliste a acquis un certain...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Helvetica,Arial,Sans-Serif;&quot;&gt;Dès que le mode de production capitaliste a acquis un certain développement, son mécanisme brise toute résistance; la présence constante d'une surpopulation relative maintient la loi de l'offre et la demande du travail et, partant, le salaire dans des limites conformes aux besoins du capital, et la sourde pression des rapports économiques achève le despotisme du capitaliste sur le travailleur. Parfois on a bien encore recours à la contrainte, à l'emploi de la force brutale, mais ce n'est que par exception. Dans le cours ordinaire des choses, le travailleur peut être abandonné à l'action des «lois naturelles» de la société, c'est-à-dire à la dépendance du capital, engendrée, garantie et perpétuée par le mécanisme même de la production. Il en est autrement pendant la genèse historique de la production capitaliste. La bourgeoisie naissante ne saurait se passer de l'intervention constante de l'Etat; elle s'en sert pour «régler» le salaire, c'est-à-dire pour l'abaisser au niveau convenable, pour prolonger la journée de travail et maintenir le travailleur lui-même au degré de dépendance voulue. C'est là un moment essentiel de l'accumulation primitive.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 300px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Helvetica,Arial,Sans-Serif;&quot;&gt;Big K-rl and the posse crew,&lt;em&gt; the K-pital&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Helvetica,Arial,Sans-Serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;ci-dessous: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;La Famille Gravenor&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Helvetica,Arial,Sans-Serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: helvetica;&quot;&gt; - où&lt;/span&gt; Gainsborough illustre la bourgeoisie montante. Il est certain que dans sa tentative désespérée de surmonter la crise mortelle de ces dernières années, la nouvelle bourgeoisie planétaire redeviendra très vite aussi &lt;em&gt;interventiste&lt;/em&gt; que son aïeule. Est-ce que l'objet de sa répression se découvrira de ce fait une conscience unitaire classiste et inter-nationale? Dans ce cas, on ne donnera pas cher de la peau des Gravenor du monde entier.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://4.bp.blogspot.com/_C6H0Gl-E2hc/S9QbK7120jI/AAAAAAAAAHg/KC7bxG3Fua4/s320/14474_The_Gravenor_Family_f.JPG&quot; alt=&quot;14474_The_Gravenor_Family_f.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Helvetica,Arial,Sans-Serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Se ranger aux côtés de la classe ouvrière</title>
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        <updated>2011-11-04T19:06:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-04T19:06:00+01:00</published>
        <summary>    Mais ce n'était pas là son seul motif pour se ranger aujourd'hui aux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;Mais ce n'était pas là son seul motif pour se ranger aujourd'hui aux côtés de la classe ouvrière. Cette fraction de la classe moyenne sentait qu'il n'y avait plus qu'une alternative, la Commune ou l'empire, sous quelque nom qu'il pût reparaître. L'Empire l'avait ruinée économiquement par son gaspillage de la richesse publique, par l'escroquerie financière en grand, qu'il avait encouragée, par l'appui qu'il avait donné à la centralisation artificiellement accélérée du capital, et à l'expropriation corrélative d'une grande partie de cette classe. Il l'avait supprimée politiquement, il l'avait scandalisée moralement par ses orgies, il avait insulté à son voltairianisme en remettant l'éducation de ses enfants aux frères ignorantins, il avait révolté son sentiment national de Français en la précipitant tête baissée dans une guerre qui ne laissait qu'une seule compensation pour les ruines qu'elle avait faites : la disparition de l'Empire. En fait, après l'exode hors de Paris de toute la haute bohème bonapartiste et capitaliste, le vrai parti de l'ordre de la classe moyenne se montra sous la forme de l' &quot;Union républicaine&quot; qui s'enrôla sous les couleurs de la Commune et la défendit contre les falsifications préméditées de Thiers. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 300px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;Carlito el Maya,&amp;nbsp; &lt;em&gt;La guerre civile en France en 2012&amp;nbsp; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 300px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;L'empire sous quelque nom qu'il pût reparaître&lt;/em&gt;: le capital, USA, FMI, Europe, &quot;les marchés&quot;, etc. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt; Il l'avait supprimée politiquement&lt;/em&gt; ... en échange de la possibilité de réaliser sa révolution culturelle totalement inoffensive: laïco-fémino-momo (à condition qu'il ne la ramène pas avec sa religion)-vélo-homo-bio-etc. bref: bobo. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;la centralisation artificiellement accélérée du capital&lt;/em&gt; : la flexibilité, le marché commun, l'OMC, etc. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;il avait insulté à son voltairianisme en remettant l'éducation de ses enfants aux frères ignorantins&lt;/em&gt;: ces derniers ont disparu du paysage, cependant le résultat est le même. Une société a toujours l'école qu'elle mérite. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;après l'exode hors de Paris de toute la haute bohème bonapartiste et capitaliste&lt;/em&gt;: en direction des zones franches, soustraites à la souveraineté des Etats, protégées par des milices privées. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;em&gt;...parti de l'ordre de la classe moyenne se montra sous la forme de l' &quot;Union républicaine&quot;&lt;/em&gt;: la gauche... de gauche. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;ci-dessous: le rédacteur du fameux Calendrier maya&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.marxists.org/glossary/people/m/pics/marx.jpg&quot; alt=&quot;marx.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: book antiqua,palatino;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Un socialisme petit-bourgeois?</title>
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        <updated>2011-11-02T15:38:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-02T15:38:00+01:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;   Cependant, la caractérisation politique définitive de Sismondi,...</summary>
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          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;K1bis1011TexteRevueTNR&quot; style=&quot;text-indent: 15px; line-height: normal; margin: 0pt 15px 3px; text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cependant, la caractérisation politique définitive de Sismondi, nous la trouvons dans le &lt;strong&gt;Manifeste Communiste&lt;/strong&gt;, dans le chapitre sur le &lt;em&gt;«socialisme petit-bourgeois»&lt;/em&gt;:&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;«Dans les pays comme la France, où les paysans forment bien plus de la moitié de la population, il est naturel que les écrivains qui prenaient fait et cause pour le prolétariat contre la bourgeoisie aient appliqué à leur critique du régime bourgeois des critères petits bourgeois et paysans et qu’ils aient pris parti pour les ouvriers du point de vue de la petite bourgeoisie. Sismondi est le chef de file de cette littérature non seulement en France, mais en Angleterre aussi. Ce socialisme a analysé avec beaucoup de sagacité les contradictions inhérentes au régime de la production moderne. Il a mis à nu les hypocrites apologies des économistes (...).&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Dans sa partie positive, ce socialisme entend rétablir les anciens moyens de production et d’échange, et, avec eux, l’ancien régime de propriété et toute l’ancienne société, ou bien il entend faire entrer de force les moyens de production et d’échange dans le cadre étroit de l’ancien régime de propriété qui a été brisé, et fatalement brisé, par eux. Dans l’un et l’autre cas, ce socialisme est à la fois réactionnaire et utopique»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 120px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Notes de lecture sur l'article de R. Camoin, &lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial,sans-serif; font-weight: bold;&quot;&gt;La doctrine économique de Sismondi et le marxisme,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial,sans-serif;&quot;&gt; in&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial,sans-serif; font-weight: bold; color: #ff0000;&quot;&gt; &lt;a title=&quot;article en ligne&quot; href=&quot;http://www.pcint.org/04_PC/101/101_robert-camoin.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Programme communiste&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 120px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial,sans-serif; font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Ce chemin utopique nous mène tout droit à la réaction. Prenons plutôt l'autoroute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lapergoladebelem.hautetfort.com/media/00/01/4705509.jpg&quot; alt=&quot;4705509.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 120px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial,sans-serif; font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 120px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial,sans-serif; font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial,sans-serif; font-weight: bold;&quot;&gt;Et aussi: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Pourquoi s’intéresser aujourd’hui au vieux Sismondi? Parce qu’il est en fait l’expression d’un courant politique qui existe de nos jours. Très nombreux sont aujourd’hui ceux qui ont vis-à-vis du capitalisme la même position que Sismondi, sans avoir lu une ligne de ce dernier; ils voudraient le réguler, le discipliner voire même parfois le faire &lt;strong&gt;décroître&lt;/strong&gt;, pour éliminer les crises et les catastrophes diverses qu’il provoque. Ce courant, que nous pourrions appeler avec Marx et Engels «socialisme petit-bourgeois», est, comme Sismondi à son époque, capable de porter des critiques pénétrantes du capitalisme (même s’il préfère utiliser le terme «&lt;strong&gt;ultra-libéralisme&lt;/strong&gt;» pour bien marquer qu’il n’est pas un adversaire du système capitaliste, mais seulement de ses prétendus «excès») et de dénoncer avec indignation nombre de ses tares. Mais politiquement il est &lt;strong&gt;réactionnaire&lt;/strong&gt; parce qu’il s’oppose à la seule solution pour résoudre les problèmes posés par le capitalisme: la lutte de classe et la révolution prolétarienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ci-dessous: Tout au contraire des &quot;marxistes traditionnels&quot; (dans ce cas, et à l'inverse du régime de propriété, &quot;vieux&quot; et &quot;traditionnel&quot; est synonyme de &quot;mauvais&quot;) que l'on se plaît tant à critiquer, Sismondi voulait le retour à l'artisanat et à la petite propriété. Mais on a beau vouloir, la sagesse, le sens de la mesure et la paisible et belle intelligence du monde des temps passés ne reviendront jamais. &lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/88/Jean_Charles_de_Sismondi.png/220px-Jean_Charles_de_Sismondi.png&quot; alt=&quot;220px-Jean_Charles_de_Sismondi.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
            <uri>http://metapoinfos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La fabrique de l'homme endetté...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2011/09/28/la-fabrique-de-l-homme-endette.html" />
        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2011-10-01:3799109</id>
        <updated>2011-10-01T16:20:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-01T16:20:00+02:00</published>
        <summary>  Nous vous signalons la parution aux éditions Amsterdam de   La fabrique de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous vous signalons la parution aux éditions Amsterdam de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La fabrique de l'homme endetté - Essai sur la condition néolibérale&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Maurizzio Lazzarato&lt;/strong&gt;. Sociologue et philosophe, Maurizzio Lazzarato est déjà l'auteur d'un essai intitulé &lt;strong&gt;Les révolutions du capitalisme&lt;/strong&gt; (Les empêcheurs de penser en rond, 2004).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3219742&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/01/1212463316.jpg&quot; alt=&quot;homme endetté.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;La dette, tant privée que publique, semble aujourd'hui une préoccupation majeure des &quot;responsables&quot; économiques et politiques. Dans La Fabrique de l'homme endetté, Maurizio Lazzarato montre cependant que, loin d'être une menace pour l'économie capitaliste, elle se situe au coeur même du projet néolibéral. A travers la lecture d'un texte méconnu de Marx, mais aussi à travers la relecture d'écrits de Nietzsche, Deleuze, Guattari ou encore Foucault, l'auteur démontre que la dette est avant tout une construction politique, et que la relation créancier/débiteur est le rapport social fondamental de nos sociétés. La dette ne saurait se réduire à un dispositif économique ; c'est également une technique sécuritaire de gouvernement et de contrôle des subjectivités individuelles et collectives, visant à réduire l'incertitude du temps et des comportements des gouvernés. Nous devenons toujours davantage les débiteurs de l'Etat, des assurances privées et, plus généralement, des entreprises, et nous sommes incités et contraints, pour honorer nos engagements, à devenir les &quot;entrepreneurs&quot; de nos vies, de notre &quot;capital humain&quot; ; c'est ainsi tout notre horizon matériel, mental et affectif qui se trouve reconfiguré et bouleversé. Comment sortir de cette situation impossible ? Comment échapper à la condition néolibérale de l'homme endetté ? Si l'on suit Maurizio Lazzarato dans ses analyses, force est de reconnaître qu'il n'y pas d'issue simplement technique, économique ou financière. Il nous faut remettre radicalement en question le rapport social fondamental qui structure le capitalisme : le système de la dette.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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            <name>Europa Radio</name>
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        <title>Aidons le capitalisme</title>
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        <updated>2011-09-30T18:25:13+02:00</updated>
        <published>2011-09-30T18:25:13+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3220869&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://rebellion.hautetfort.com/media/02/02/503103232.png&quot; alt=&quot;AIDONS LE.png&quot; width=&quot;397&quot; height=&quot;305&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Céline contre Nietzsche</title>
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        <updated>2011-09-02T15:14:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-02T15:14:00+02:00</published>
        <summary> Le moyen moderne mis en place par les élites pour asservir psychologiquement...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le moyen moderne mis en place par les élites pour asservir psychologiquement les classes laborieuses et impuissantes s'appelle la &quot;culture&quot;. L'acteur culturel est un commissaire politique en temps de guerre économique larvée. Le terme de &quot;culture&quot; suffit à deviner le calcul religieux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le procédé habituel de la culture est quasiment d'ordre culinaire, puisqu'elle procède par l'amalgame des contraires. On pourrait prendre aussi pour emblème de la culture une poterie ; un cratère pour la civilisation grecque, un vase d'aisance pour la civilisation libérale. En effet l'art de vivre justifie l'amalgame. Citons trois dissolvants de la culture :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Celui du Christ, qu'il nomme &quot;amour&quot; ;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Celui de Marx qu'il nomme &quot;critique&quot; ou &quot;histoire&quot; ;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Celui de Francis Bacon alias Shakespeare qu'il nomme : &quot;mythe&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Contre ces trois dissolvants, la culture tente de s'imperméabiliser par le vernis. Le code civil et la cryptographie mathématique sont les moyens de vernissage les plus efficaces.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;+&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Défaisons maintenant un amalgame que j'ai souvent constaté entre Nitche et L.-F. Céline, bien qu'on peut d'emblée constater la sympathie naturelle des &quot;acteurs culturels&quot; pour Nitche, au contraire de L.-F. Céline qui est réprouvé, ou qu'on s'efforce de réduire au style, c'est-à-dire au silence du mobilier (la comparaison de Céline avec Proust atteignant le comble du ridicule).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- La haine de Nitche à l'encontre des juifs, des chrétiens et des anarchistes/communistes est justifiée de façon rationnelle par le fait que le judaïsme, le christianisme et l'anarchisme sont des messages ou des doctrines antisociales. Les juifs ne reconnaissent pas d'autre &quot;chef d'Etat&quot; que dieu, déléguant son pouvoir à Moïse, dont le premier souci est de dissuader les &quot;juifs charnels&quot; du culte païen du veau d'or. La vérité poursuivie par Marx n'est pas une matière sociale, la quête identitaire un pur attrape-nigaud du point de vue marxiste (&quot;Facebook&quot; ou le livre des morts). Rationnel sur le plan moral, Nitche ne l'est pas sur le plan historique, lorsqu'il accuse juifs, chrétiens et anarchistes de corrompre la société. Pour cela il faudrait que la démocratie, honnie de Nitche, soit effective ; or, bien que ce soit le rôle de la culture de prétendre qu'elle l'est, seuls les actionnaires de la démocratie le croient. Rationnel Nitche sur le plan moral, mais non au regard de l'histoire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- Pour Céline tous les juifs sont des pharisiens, ou bien tous les pharisiens -c'est-à-dire tous les clercs-, sont &quot;juifs&quot;. Raison pour laquelle il traite le pape de &quot;juif&quot;, Churchill, etc. Il y a pour Céline, effectivement dans la lignée de Rabelais ou Molière, Shakespeare, une sorte &quot;d'ennemi intérieur&quot;, et cet &quot;ennemi du peuple&quot;, c'est son clergé, dont il récuse jusqu'au mode d'expression (de même que les pamphlets de Rabelais étaient dirigés contre l'université). Le style de Céline est donc celui du démolisseur, loin du style opiacé distillé par Proust. Il y a d'ailleurs ici une leçon culturelle à tirer, qui contredit radicalement l'élitisme méprisant de Nitche, à savoir que la culture populaire est plus solide que celle du clergé et sa cuisine moderne. Ici Céline rejoint Marx et son constat que le parasitisme du clergé ou le culte de l'art sont la principale cause de pourrissement de la civilisation, notamment occidentale, qui se distingue par les fréquentes métamorphoses de son clergé.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;- C'est sur le plan moral que Céline est moins rationnel. Nitche rejoint le bouddhisme par le sado-masochisme qu'il prône, c'est-à-dire l'acceptation d'une existence nécessairement faite de joies et de douleurs mêlées (on voit déjà ce type d'orientalisme poindre chez Pangloss-Leibnitz, et il n'a rien à voir avec l'intérêt ou la découverte de l'Orient). Nitche déteste le christianisme, qui ne fait pas place à la joie. Céline au contraire en fait l'éloge, ayant parfaitement compris l'usage de manipulation du peuple derrière l'idée de bonheur. C'est au contraire l'invitation à regarder la mort en face qui lui plaît dans le christianisme. Là où Céline se trompe, c'est qu'il n'y a pas plus de culture de mort dans le christianisme que de culture de la joie ou de la vie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le christianisme méprise les lois de la biologie, pourrait-on dire. Joie et mort ne sont du point de vue chrétien que des artifices ou des accidents. Contre la culture de mort : &lt;em&gt;&quot;Laissez les morts enterrer les morts.&quot;&lt;/em&gt; dit le Christ. Contre la culture de vie, la dissuasion de prendre comme Judas son désir pour la réalité en s'attachant à la valeur du sang et de la chair.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Christ méprise d'autant plus les lois de la biologie que c'est le procédé de la morale, du droit et de la politique de les sublimer, disposant ainsi l'homme au carnage.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Laurent</name>
            <uri>http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Quand le philosophe Paul Jorion dépasse l’économiste</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/07/28/quand-le-philosophe-paul-jorion-depasse-l-economiste.html" />
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        <updated>2011-07-28T10:55:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-28T10:55:00+02:00</published>
        <summary>  C’est une des choses que j’avais particulièrement apprécié dans «&amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C’est une des choses que j’avais particulièrement apprécié dans «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009/01/31/tout-ce-que-vous-toujours-voulu-savoir-sur-la-crise-des-subp.html&quot;&gt;L’implosion&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», la capacité de l’auteur à développer une réflexion philosophique sur notre société, sa déshumanisation et son retour à l’état de nature. Il la prolonge largement dans ce nouveau livre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Paul Jorion, philosophe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Il souligne que théoriquement, les salariés devraient être de vrais parties prenantes dans la production d’une entreprise et, à ce titre, se partager avec les autres acteurs (actionnaires, capitalistes et dirigeants) les profits de la vente. Mais il note qu’aujourd’hui, ils ne sont qu’un frais de production comme un autre. De manière totalement asymétrique, la rémunération des traders se fixe en fonction des commissions qu’ils rapportent, ouvrant la voie à des salaires énormes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Jorion rappelle que pour Marx, «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;la baisse tendancielle du taux de profit est la raison pour laquelle le capitalisme est condamné à terme&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Mais il note que, bien au contraire, le taux de profit ne cesse ne progresser, notamment du fait de la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée, passée, selon Edouard Husson, de 1992 à 2007 de 66.4 à 54.8%, sans conduire à une forte hausse des investissements mais à une progression des dividendes et du cash flow.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Il revient sur le fait que Keynes avait fait «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;du plein emploi un principe intangible autour duquel redéfinir l’économie&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» pour refuser la substitution des salaires par le crédit et éliminer la fonction parasitaire de la finance. Il souligne que l’absence trop forte d’égalité affecte la liberté des individus et la fraternité est remise en cause par le néolibéralisme devenu principe organisateur de notre société.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Citant Thomas Hobbes, il revient sur son image de retour à l’état de nature et de loi de la jungle pour définir nos sociétés modernes, où «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;l’homme est un loup pour l’homme&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» du fait de la trop forte concentration de la richesse. Il cite Freud&amp;nbsp;pour qui «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;l’homme civilisé a fait l’échange d’une part de bonheur possible contre une part de sécurité&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» et qui rejetait le communisme où la vertu n’étant pas récompensée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Il cite également Hegel pour souligner l’importance du travail dans le processus d’intégration à la société et évoque les «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;exigences contradictoires du citoyen et du bourgeois qui cohabitent en nous&amp;nbsp;: le citoyen aspire à l’égalité de tous (…) alors que le bourgeois insiste sur son droit personnel à accumuler autant de richesses qu’il le jugera bon&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Il cite également plusieurs fois Robespierre pour qui «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;l’extrême disproportion des fortunes est la source de bien des maux et de bien des crimes&amp;nbsp;&lt;/em&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;S’opposant aux néolibéraux et libertariens, Paul Jorion affirme que : «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;c’est l’Etat seul qui pourra organiser la force collective qui permettra de défendre la propriété de chacun&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Il cite Lacordaire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Il termine son livre en appelant à une grande réforme fiscale progressiste qui n’est pas sans rappeler les principes de &lt;a href=&quot;http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/05/04/la-revolution-fiscale-de-piketty-landais-et-saez-1-2.html&quot;&gt;celle défendue par Piketty et Landais&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zone d’ombre monétaire&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Si ce livre est très réussi, j’y mettrai deux bémols. Le premier concerne l’analyse que fait l’auteur du travail «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;devenu rare dans un monde où la productivité croît par l’automation&amp;nbsp;&lt;/em&gt;».&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Un déficit commercial équivalent à 4% du PIB et la crise permettent de fortement contester cette vision en France. Il me semble que le chômage de masse est davantage le produit de choix politiques qu’un fait inéluctable consécutif au progrès (ce qui aurait pu être dit plusieurs fois dans l’histoire).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Enfin, l’auteur affirme de manière un peu rapide que «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;les banques centrales – et elles seules – sont en charge de création monétaire&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Un simple cours de comptabilité, ou, par exemple, le livre de Pierre-Noël Giraud, «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/08/24/pierre-noel-giraud-decrypte-l-anarchie-financiere.html&quot;&gt;Le commerce des promesses&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;» permettent de comprendre que ce sont les banques privées qui créent la monnaie aujourd’hui. En outre, si l’assertion de l’auteur était juste, le bilan de la BCE serait équivalent à la masse monétaire de la zone euro. Or, il n’en représente que 20% (&lt;a href=&quot;http://www.spiegel.de/international/business/0,1518,764299,00.html&quot;&gt;2000 milliards&lt;/a&gt; contre 9500), et leurs évolutions sont totalement dé corrélées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Malgré ces deux points, la lecture de ce nouvel ouvrage de Paul Jorion est hautement recommandable car si son foisonnement est parfois un peu désordonné, il est extrêmement riche, tant sur l’analyse pointue des dérives de la finance, que de son histoire et il présente une analyse philosophique passionnante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10.0pt; font-family: Arial; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Arial; color: #444444; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Source&amp;nbsp;: Paul Jorion, «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le capitalisme à l’agonie&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», Fayard&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;br style=&quot;mso-special-character: line-break; page-break-before: always;&quot; clear=&quot;ALL&quot; /&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pascal ADAM</name>
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        </author>
        <title>Autoportrait à la machine</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://theatrummundi.hautetfort.com/archive/2011/07/22/autoportrait-a-la-machine.html" />
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        <updated>2011-07-22T00:59:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-22T00:59:00+02:00</published>
        <summary>    21 juillet 2011, 10 h 49    &amp;nbsp;      &amp;nbsp;      Défait, mais presque...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://theatrummundi.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3129943&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/01/02/673826314.jpg&quot; alt=&quot;IMG000547.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;21 juillet 2011, 10 h 49&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Défait, mais presque légèrement, sans y accorder d’importance trop. Plus tout à fait concerné.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Dangereuse habitude, peut-être, de regarder ma vie comme si elle arrivait à quelqu’un d’autre. Je tiens la chronique, misérable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;– Tiens, qu’est-ce que je ferais s’il m’arrivait ce qu’il m’arrive, là&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Il s’agit aussi de tenir la distance&amp;nbsp;; la distance à soi-même, dans la foulée. Je cours, certains matins&amp;nbsp;; marche plus qu’à l’accoutumée&amp;nbsp;; j’entasse des stères, aussi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ne plus boire la nuit ôte à la journée un voile diaphane, dont d’abord on n’aperçoit pas la disparition, faute aussi d’avoir jamais remarqué son apparition… Mais ce mince surcroît de lucidité, à la longue, donne soif. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je sais bien que le bon sommeil manque, mais en vrai il ne me manque pas. Trop de fatigue tue la fatigue, blague. Seule règle, comme au travail&amp;nbsp;: ne pas se blesser. Je parle de blessure physique, le reste…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je découvre l’insomnie, et l’apprécie. Si je pouvais, je lui donnerais un nom, même injuste. Des noms, plein de noms en un seul. Des noms de proches morts récemment, des noms d’enfants, soucis, d’autres noms encore, chut. Un monstre sympathique, douceur du café de trois heures du matin, seul, cigarette à la main, à guetter l’aube d’été. Pleurs séchés au sale réveil. Du sang sur les draps, sous mon nez, un peu dans la bouche. Regarder trembler la main gauche, bras tendu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;– Ah, on n’est jamais à l’abri de soi, ai-je dit à quelqu’un il y a quelques jours.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;(Tu m’étonnes&amp;nbsp;! C’était bien la peine que j’avais tout blindé, calfeutré, sacs de sable, matelas aux fenêtres&amp;nbsp;; distrait, je n’avais juste pas vu la grande porte&amp;nbsp;! Faut dire qu’on la devinait pas avant qu’elle s’ouvre en grand. «&amp;nbsp;Rien à foutre de rien, camarade&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Tu parles. Le con. Qui m’a foutu ce décor truqué dans lequel se crever la rate&amp;nbsp;?)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je ne suis pas très joueur, de nature. Ou alors, tout est jeu, je ne sais pas. Je ne suis en tout cas pas tellement capable de calculs en vue de résultats – ou je calcule très mal, mes avis sont partagés, toujours. J’ai toujours juste gagné assez pour qu’on me fasse crédit de ce que j’allais perdre en plus, misère, j’aurais dû faire Etat, au lieu de particulier qui s’use en combattant. Ça joue tout seul, disons, voilà. Je laisse venir les phrases, je tâche juste à leur donner la forme la plus précise. Je cherche la beauté. Ça joue, ça triche et perd. Rien à foutre&amp;nbsp;! et tant pis si c’est faux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Une tristesse étrange alterne aux moments de rien. Paix soudain détruite. Cigarettes dans la nuit. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un rêve, je suis chez mon médecin – vu deux fois –, barbu bourru. – Retirez votre chemise, mon vieux. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Il a quinze ans de plus que moi, mais il a bien raison. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;– Vous savez que vous avez un couteau dans le dos, mon vieux&amp;nbsp;! – Ah, c’est emmerdant, ça, non&amp;nbsp;? – Assez. Vous n’aviez pas remarqué&amp;nbsp;? – Je ne le sens pas. – Des miroirs chez vous, y en a pas, mon vieux&amp;nbsp;? – J’ai tendance à avoir les yeux devant, sans doute. Vous allez le retirer&amp;nbsp;? – Non. Si je le retire, vous tombez. C’est que vous avez construit votre identité autour de ça. – Pardon&amp;nbsp;? – Laissez tomber, mon vieux&amp;nbsp;! Sinon, votre rotule gauche est niquée, deux lombaires, et la tête d’humérus, épaule gauche. – Oui, ça, je savais, merci. – Vous savez combien vous valez&amp;nbsp;? – Combien je pèse, mais dans les 80, quelque chose comme ça. – Non, non, votre valeur marchande, mon vieux&amp;nbsp;; vous lisez pas les journaux&amp;nbsp;? Maintenant, sur votre carte vitale, on ajoute à la taille et au poids la valeur marchande. – J’ignorais. En euros&amp;nbsp;? – Non, ça serait pas éthique. Pas d’argent. Une note comme pour le QI. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Attendez, je dois avoir un Argus quelque part. On fera une décote pour l’état général, parce que c’est pas fameux&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et je repars rassuré. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Il dit encore, sur le pas de la porte. – Ah, et si vous pouviez arrêter de fumer tout en continuant d’acheter des clopes, ça arrangerait assez mes supérieurs. A demain, mon vieux.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je l’aime bien, mon médecin. Il s’y entend comme pas deux à avouer l’air de rien sa saloperie. Moi qui ne me souviens que rarement de mes rêves, voilà que l’insomnie les fait revenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Par paquets. Même des rêves que je suis certain de n’avoir jamais rêvés. Même pas en rêve. Je m’étais pourtant promis de ne plus mentir. Mais c’était il y a longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais peut-être ai-je mieux tenu que je ne veux bien croire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et puis quoi&amp;nbsp;? Je me cogne la machine en pleine nuit. Y a pas de pointeuse sur mon clavier. Juste le décompte jamais fait des cafetières. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;– Tu lis quoi, en ce moment&amp;nbsp;? – Rien. Je peux pas. Démerde-toi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Sale état. Si les addictions aussi foutent le camp. Tout me tombe des yeux. Je fous les livres dans de grands cartons. Je les passerais bien par cette foutue fenêtre qui donne sur la voie lactée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je joue dans tous les camps. Je prends ici, là et encore là. Jamais d’accord avec personne, et pas question d’en faire état, temps perdu. Les opinions sont des sorcières, la mort sur le monde. Je suis en vrac, mais vivant. Putainement vivant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ah, mais c’est que je suis un secret qui ne se vend pas. Mettez-moi toutes les notes de merde que vous voudrez. Au couteau dans le dos prêt, je sais qui je suis, merci.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;– Tu ne veux pas savoir qui t’a fait ça, le couteau&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais c’est moi&amp;nbsp;! A tous les coups, c’est moi&amp;nbsp;! Faut bien un truc retors, bien menti, pour s’autoriser la rouée franchise partout ailleurs&amp;nbsp;! Et puis quoi, je ne vais pas passer ma vie à accrocher des connards à des pare-chocs pour leur apprendre enfin que le bitume fait mal et que les gravillons laissent dans la gueule un goût qui ne passe jamais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est fini, les conneries, c’est fini. Et les vengeances qu’on n’aura pas ne s’agonisent pas en pardon, je vous jure. N’empêche, les PMU sont pleins d’Achille désœuvrés. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et c’est les mêmes morveux toujours qui s’égosillent et s’énervent en public, des moulinets plein les bras, l’air fétide, parole pourrie en étendard, des convictions qui tombent comme à Gravelotte. La violence fabrique des blocs de calme. – Votre corps, jeune homme, on dirait qu’il a été mis en pièces et reconstruit tout à fait, soudure à froid.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je rigole. – Dites tout de suite que je fais faux&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;– C’est exactement ça.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Salope. Vingt ans bientôt, cet épisode. Rien de neuf depuis. C’était quand même assez bien vu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et la machine encore. On est seuls dans la nuit. Face à face. Je vais perdre, bien sûr. Mais ça n’importe pas. Ou guère. L’impression d’étrangeté, souvent, comme si c’était elle qui avait écrit, comme si je n’avais fait que lui obéir encore et encore, dopé à l’illusion d’être moi. Et que tout cela n’a aucun sens.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et que c’est au fond bien fait pour ma gueule. Parce que je m’en fous. Si vous saviez.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est un jeu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je suis là, devant la machine, écran blanc vertical que j’ai charge de dégueulasser copieusement. Je suis l’autre bout du monde. Une terminaison nerveuse face à un terminal. Les eaux glacées du calcul égoïste te lamineront la gueule, petit père. Rien à foutre. On joue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;On joue. On est joué. Et alors&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Vous croyez vraiment qu’il faut se préserver de tout&amp;nbsp;? Ne jamais s’exposer&amp;nbsp;? La peur, oui. Il y a la peur. Est-ce que j’ai peur&amp;nbsp;? Le plus souvent, je le sais, la peur chez moi vient trop tard, d’un jet, fulgurante, et paralyse tout action au moment exact où elle est le plus nécessaire. On passe dessus quand même, mais dans des gestes empruntés, pas vraiment de l’efficace requise. Tant pis. On mange un peu de poussière et on repart.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je suis l’autre bout du monde. Une terminaison nerveuse face à un terminal. De l’autre côté de la machine, si ça se trouve, il y a d’autres gens en vrai. Si ça se trouve, je veux dire, si on les trouve. Il y a peut-être toi, là, qui lis ça&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;On s’habitue assez bien à ce que les gens désormais soient sans corps. C’est désolant, cette absence tout à coup de la marchandise&amp;nbsp;! Et ce n’est encore rien que le corps. Mais il y a mille pire, bande de charognards, fétichistes de l’humaine marchandise prétendue libérée&amp;nbsp;! Sans chair. Oui, l’ultime bastion qui ne soit pas rendu encore. Qui ne soit pas en vente. Pas encore. Car bien sûr, on y travaille.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Inquiétez-vous, je n’en veux pas, n’en ai jamais tellement voulu, de votre marchandise&amp;nbsp;! Monnaie vivante&amp;nbsp;! Cours, camarade, le nouveau monde est derrière toi&amp;nbsp;! Ah, c’est qu’ils feront manquer les corps aux fins de putaniser la chair. C’est bien vu. Des océans de tristesse, je vous dis&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et je ne dis rien de l’animal servant support à cet esprit-là, dont les phrases tentent en vain de défaire la machine. Comme s’il était vraiment possible que je fusse en deux parties distinctes et découplables. Qui donc veut me scier en deux encore&amp;nbsp;? – J’ai déjà donné.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais la peur. Celle-ci galvanise. Des gens s’insultent qui boiraient un café tranquillement en avançant avec prudence leurs désaccords si on les mettait en présence. Moulinets encore, rodomontades, tentatives encore de se faire croire vivant dans un monde mort. Mais non.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Misère. Oh, j’en participe assez, je sais bien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Eh quoi, Monsieur, on ira fort bien lire des techniques commerciales d’OPA sur un corps jusqu’au fond de vos tristesses&amp;nbsp;! Et on aura raison. On ne se méfie jamais assez. Et d’ailleurs, si vous avez de ces blessures toujours rouvertes, pourquoi n’en créditeriez-vous pas, par-delà les calculs de la machine, ce vis-à-vis que vous supposez dans le miroir truqué&amp;nbsp;? Hein&amp;nbsp;? Et même si non, avez-vous pas dit qu’on n’était jamais à l’abri de soi&amp;nbsp;? Alors&amp;nbsp;?Vous avez une réponse&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Non.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 7.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Des mots, des mots, des mo
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        <author>
            <name>Pierre</name>
            <uri>http://dissidence.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Une forme spécifique de division du travail</title>
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        <updated>2011-07-04T13:03:41+02:00</updated>
        <published>2011-07-04T13:03:41+02:00</published>
        <summary>  De toute évidence encore, la production de valeurs par les échangistes ne...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De toute évidence encore, la production de valeurs par les échangistes ne suppose pas une division du travail en général, &lt;em&gt;mais une forme spécifique de celle-ci&lt;/em&gt;. Au Pérou par exemple, le travail était bien divisé; de même dans les petites communautés se suffisant à elles-mêmes de l'Inde. Mais, dans ces cas, la divison du travail n'implique pas une production fondée sur la valeur d'échange, mais, au contraire, une production plus ou moins directement communautaire.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[...]&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si l'échangiste a produit une marchandise pour des individus qui eux-mêmes produisent des marchandises, cela implique: 1. qu'il travaille en qualité de personne privée et autonome, de sa propre initiative, en étant déterminé uniquement par son besoin et ses capacités propres, c'est-à-dire de par lui-même et pour lui-même. Il ne produit donc plus en tant que membre d'une communauté naturelle, auquel cas il participe directement à la production en tant qu'individu social et ne considère pas son produit comme la source immédiate de son existence;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;2. qu'il crée une valeur d'échange ne devenant produit pour lui que par l'intermédiaire d'un procès social déterminé et d'une métamorphose caractéristique. Il faut donc qu'il ait produit au préalable dans un ensemble complexe de rapports de production et de circulation qui lui apparaissent comme une nécessité naturelle alors qu'ils sont le fruit d'un processus historique. L'autonomie de la production individuelle trouve son complément dans la dépendance sociale découlant de la division du travail.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 360px;&quot;&gt;Carlo, &lt;em&gt;Fondements&lt;/em&gt;, II&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ci-dessous: oui à la division dans l'unité d'une communauté organique, où il n'y a pas de place pour le trucage démocratique, non à l'échangisme. Non à l'individu&lt;em&gt; pro-actif&lt;/em&gt;, non au droit au bonheur privé. Non à la dépression comme face sombre de l'entreprise-vie. Non au libéralisme, sous toutes ses formes. Non à la déconstruction. Non au radical-chic. Non non et non. Et pour finir, oui.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.incatrail-peru.com/inka-trail/img_web/zoom/panorama-machu-picchu.jpg&quot; alt=&quot;panorama-machu-picchu.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        </author>
        <title>Encore une histoire de vampire !</title>
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        <updated>2011-07-03T11:56:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-03T11:56:00+02:00</published>
        <summary>  Le capital implique (à un certain degré) la pérennité de la valeur: si les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le capital implique (à un certain degré) la pérennité de la valeur: si les marchandises périssables lui fournissent ses diverses incarnations, ce n'est jamais que pour lui permettre d'en changer constamment. Inlassablement, il dépouille sa forme éternelle d'argent pour revêtir celle, périssable, de la marchandise. L'éternité, en effet, ne peut se manifester que sous une forme éphémère; elle est ce qui passe: à la fois le procès et la vie. Mais, le capital n'acquiert cette qualité qu'en suçant constamment l'âme du travail vivant, tel un vampire.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 270px;&quot;&gt;Charles Martin, &lt;em&gt;Au fondement de la critique&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si l'individu ne se présente plus comme tel, c'est-à-dire comme propriétaire échangiste, au sein du rapport d'exploitation, alors le capital, ne pouvant plus muer sans cesse, se pétrifie et se découvre enfin comme le mouvement aliéné de la richesse sociale. Le procès est bloqué et c'est la mort qui apparaît derrière le masque de la mauvaise vie que rêvent des êtres dominés. &lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toutefois, l'auto-abolition des propriétaires échangistes ne peut en aucun cas signifier le simple élargissement du périmètre non-échangiste, qu'illustre par exemple la fuite dans l'alternative champêtre. Car ce n'est pas tant une affaire de surface que d'&lt;em&gt;intensité&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ci-dessous: pour vous éviter d'autres images de vampires: la vieille taupe monte à l'assaut du ciel, guidée par une infaillible avant-garde.&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://img.over-blog.com/599x456/0/51/64/42/Coups-de-coeur/ImagesFaitsonjardin-PARAPLUIE-TAUPE.jpg&quot; alt=&quot;ImagesFaitsonjardin-PARAPLUIE-TAUPE.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Capitalisme, communauté et communisme</title>
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        <updated>2011-07-02T13:45:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-02T13:45:00+02:00</published>
        <summary>  Les individus se font face uniquement en qualité de propriétaires de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les individus se font face uniquement en qualité de propriétaires de valeurs d'échange et se donnent mutuellement une existence matérielle grâce à la marchandise qu'ils produisent. Du point de vue de l'échange de substance sociale au sein de la circulation, ils n'ont pas de rapports entre eux sans cette médiation objective. En effet, chacun n'a pour l'autre qu'une existence objective et leur communauté à tous est un objet extérieur et donc contingent, car elle se fonde sur leurs rapports monétaires et n'en est qu'un prolongement ultérieur. Les liens sociaux qui naisssent de ce heurt entre individus autonomes, se dressent en face d'eux comme une nécessité objective et contingente; c'est ce qui fait &lt;em&gt;précisément leur autonomie. La vie en société est certes une nécessité, mais ce n'est qu'un moyen; de ce fait, elle apparaît aux yeux des individus comme quelque chose d'extérieur et même - dans l'argent - comme un objet que l'on manipule&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 150px;&quot;&gt;Marc de Monte-Carlo,&lt;em&gt; Au fondements de la critique de l'enculisme boutiquier&lt;/em&gt;, II&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Au moment où les seuls rapports monétaires finissent par résumer tout ce qu'il y a à dire de vrai des rapports qui composent une société, la catégorie d'exclusion prend son sens - mais elle ne le prend que dans la mesure où l'on oublie que c'est l'exclusion d'une société qui est elle-même le produit de la négation du rapport vivant.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est pourquoi ceux qui veulent la réalisation de la communauté des hommes, la veulent toujours sous la forme de la négation de la société des choses et, parmi ces choses, des&lt;em&gt; individus autonomes&lt;/em&gt; qui en composent le ballet macabre comme dans un mauvais rêve. L'exclusion n'est ainsi pas l'affaire de la morale et de la charité, mais bien plutôt l'injonction, secrète et inquiétante aux yeux des propriétaires opulents, à occire le vampire qui hante ce monde déjà trop vieux.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.celtoslavica.de/chiaroscuro/films/howgreen/1.jpg&quot; alt=&quot;1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Un cadeau fait au capital</title>
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        <id>tag:dissidence.hautetfort.com,2011-06-28:3694096</id>
        <updated>2011-06-28T13:02:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-28T13:02:00+02:00</published>
        <summary>  Selon Marx, la coopération profite aux capitalistes de plusieurs façons....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon Marx, la coopération profite aux capitalistes de plusieurs façons. C'est un puissant moyen d'augmenter la productivité et, partant, de réduire le temps de travail socialement nécessaire à la production des marchandises. De plus, le capitaliste paie les travailleurs en tant que propriétaires de marchandise individuels, c'est-à-dire pour leur force de travail individuelle et non pour leur force de travail combinée; par conséquent, leur force productive collective se développe comme un &quot;cadeau&quot; fait au capital. Notons que ce &quot;cadeau&quot; est la force productive du travail dans sa dimension de valeur d'usage, force productive qui, on l'a vu, se mesure en termes de quantité de richesse matérielle et non en termes de dépense de temps de travail abstrait. C'est-à-dire qu'ici Marx ne se réfère pas directement à la survaleur: à ce point de son exposé, il attire bien plutôt l'attention sur le procès par lequel la force de la dimension sociale du travail en tant qu'activité productive - force productive plus grande que celle des individus qui la consituent - devient la force productive du capital, une force pour laquelle les capitalistes n'ont pas à payer.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; padding-left: 210px;&quot;&gt;Mouchetonne, &lt;em&gt;Temps, travail et cadeau au capital&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Ci-dessous: grands et petits capitalistes états-uniens fêtent la coopération.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://mamma.pourfemme.it/img/filastrocche-natale-bambini.jpg&quot; alt=&quot;filastrocche-natale-bambini.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        </author>
        <title>Korsch et le marxisme russe</title>
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        <updated>2011-06-24T13:08:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-24T13:08:00+02:00</published>
        <summary>   Par Isabelle Maquilland       A l'inverse de l'Europe occidentale, où la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff99cc;&quot;&gt;Par Isabelle Maquilland&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;A l'inverse de l'Europe occidentale, où la théorie marxiste apparut à l'époque du déclin de la révolution bourgeoise et s'affirmait comme expression d'une tendance réelle visant au dépassement des objectifs du mouvement révolutionnaire bourgeois — la tendance représentée par la classe prolétarienne —, au contraire, en Russie, le marxisme ne fut dès le début que l'écran idéologique derrière lequel se cachait dans la pratique la lutte pour le développement capitaliste dans un pays précapitaliste. A cette fin, toute l'intelligentsia progressiste adopta avidement le marxisme comme le dernier mot d'ordre de l'Europe. Mais la société bourgeoise, qui avait atteint en Europe occidentale son plein développement, n'en était encore ici qu'aux premières douleurs de son enfantement. Et pourtant, même sur ce terrain vierge, le principe bourgeois ne pouvait plus reprendre les illusions et les auto-illusions, désormais périmées, grâce auxquelles il s'était masqué le contenu strictement bourgeois de ses luttes à l'époque héroïque de son premier développement en Occident, et qui lui avaient permis de maintenir ses passions au niveau de grands événements historiques. Pour pénétrer à l'Est, il lui fallait faire peau neuve idéologiquement. Et la doctrine marxiste, empruntée à l'Ouest, semblait précisément la plus apte à rendre cet important service au développement bourgeois en Russie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Carlo Korsch, &lt;a title=&quot;article en ligne&quot; href=&quot;http://www.left-dis.nl/f/idkorsch.htm&quot;&gt;L'idéologie marxiste en Russie&lt;/a&gt;, 1938&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;ci-dessous: ces poupées russes symbolisent la maternité; mais quel monstre la poupée russe a-t-elle donc enfanté? Dans la conclusion de son article, Korsch écrivait que&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;l&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;e « national-socialisme » de Herr Hitler et « l'État corporatif » de Mussolini rivalisent avec le « marxisme » de Staline pour endoctriner les cerveaux de leurs ouvriers au moyen d'une idéologie pseudo-socialiste, non contents d'avoir la mainmise sur leur existence physique et sociale. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: x-small;&quot;&gt;Et il ajoutait: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: x-small;&quot;&gt;De la même façon, le régime « démocratique » d'un gouvernement de Front Populaire présidé par le « marxiste » Léon Blum ou, aussi bien, par M. Chautemps en personne, ne diffère pas essentiellement de l'actuel État soviétique, sinon par une utilisation moins efficace de l'idéologie marxiste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://4.bp.blogspot.com/_nE8ixqP_jhE/RhqSSxGwcEI/AAAAAAAAAC0/NlCPe-_nvCM/s400/707px-matriochka.jpg&quot; alt=&quot;707px-matriochka.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>guerillero urbain</name>
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        </author>
        <title>Sous le capitalisme, les civilisations.</title>
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        <updated>2011-06-24T11:46:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-24T11:46:00+02:00</published>
        <summary> Ce qui surprend le plus notre regard moderne, c’est la place centrale...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://chroniqueurbaineduguerillero.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Ce qui surprend le plus notre regard moderne, c’est la place centrale qu’assigne Braudel à la religion, en même temps il nous avertit que civilisation est aussi un «&amp;nbsp;art de vivre&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Or des trois civilisations, seule l’islamique est encore fondée sur une religion. Les chrétientés romaine et orthodoxe ont, elles, été submergées par le capitalisme. A la limite, nous serions en droit de proclamer que l’Islam est la seule civilisation qui subsiste dans notre espace méditerranéen. Et peut-être, tenons-nous là l’explication la plus convaincante du rôle majeur, aujourd’hui le sien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Revenons à la fin des années 70. Le capitalisme vit une crise structurelle avec une baisse soudaine et forte du taux de profit que ne peut endiguer le keynésianisme finissant – au contraire, il en est sans doute responsable. On parle de stagflation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Marx écrivait en 1847 dans le Manifeste que «&amp;nbsp;la bourgeoisie a joué dans l'histoire un rôle éminemment révolutionnaire&amp;nbsp;». Il ajoutait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c'est-à-dire l'ensemble des rapports sociaux. …. Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la bourgeoisie envahit le globe entier … &amp;nbsp;Par l'exploitation du marché mondial, la bourgeoisie donne un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à l'industrie sa base nationale.»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La manière violente et efficace dont elle reprend les choses en main ne l’aurait pas surpris (la bourgeoisie s’identifiant de nos jours aux capitalistes). Milton Friedmann et les Chicago’s boys entreprennent la «&amp;nbsp;révolution conservatrice&amp;nbsp;». A la théorie de la demande, tournée vers la consommation, succède la théorie de l’offre, «&amp;nbsp;supply side theories&amp;nbsp;», visant à restaurer le taux de profit des entreprises. Reagan et Margaret Thatcher sont élus pour mettre en œuvre cette nouvelle politique&amp;nbsp;; le basculement est brutal.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’Europe Continentale résiste. Au sein de la romanité, le capitalisme «&amp;nbsp;rhénan&amp;nbsp;», proche de l’économie sociale de marché allemande, et le modèle français, encore imprégné de colbertisme, conservent leurs spécificités. Derrière le rideau de fer, protecteur ou geôlier, selon les points de vue, la civilisation orthodoxe reste à l’écart.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais le capitalisme, superstructure avide de profit sans risque, ne renonce pas. «Sa caractéristique et sa force, nous dit Braudel, sont de pouvoir passer d’une ruse à une autre, d’une forme d’action à une autre, de changer dix fois ses batteries selon les circonstances de la conjoncture et, ce faisant, de rester fidèle, assez semblable à lui-même.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A la mondialisation, le capitalisme ajoute une «&amp;nbsp;ruse&amp;nbsp;» nouvelle, le contrôle de l’économie par la finance, appelé financiarisation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La hausse des profits entraîne l’envolée des cours de bourse durant les années 90. Les marchés financiers draine des capitaux tels que les entreprises s’adressent à lui pour financer leur activité, introductions en Bourse, augmentations de capital, émissions obligataires se succèdent. Le rôle des banques et des Etats diminue d’autant. Ces flux d’argent stimulent la créativité des traders et des mathématiciens, souvent français, aidée par l’essor de l’informatique. Des produits de plus en plus sophistiqués naissent, leur complexité étant elle qu’à l’instar de Frankenstein ou du robot de 2001 ils menacent d’échapper à leurs créateurs, ce qui se produira avec les «&amp;nbsp;subprimes&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Véhicule surpuissant à quatre roues motrices, mondialisation à l’avant pour déblayer le terrain, financiarisation à l’arrière pour une accélération permanente, le capitalisme déferle sur toutes les économies, recouvre les civilisations. Le rideau de fer ayant implosé tel une barre d’HLM vétuste, l’économie soviétique est privatisée, le secteur étatique mis en vente comme les biens nationaux en 1790. &amp;nbsp;A la nomenklatura&amp;nbsp; succède une oligarchie dont les membres paradent en grosses voitures allemandes et envahissent les paradis touristiques au bras de jeunes filles en fleurs, blondes à la beauté et à la minceur inversement proportionnelles à celles de leurs mentors, comme quoi l’argent est bien une valeur d’échange – bref, capitalisme sauvage, anarchie, mafia, petites pépées et vodka.&amp;nbsp; Et l’orthodoxie&amp;nbsp;? Un placage qui suscite de la sympathie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En Europe, pas de rideau de fer, mais des frontières. Maastricht les élimine, la monnaie unique nivelle les spécificités nationales, les Etats abandonnent leurs prérogatives régaliennes, aucun obstacle ne gêne l’avancée du capitalisme tout-terrain. Les particularismes rhénans et colbertistes rendent les armes. Le capitalisme financier anglo-saxon devient la norme unique. La jeune romanité avait su convertir les barbares germains à ses valeurs&amp;nbsp;; la notre, plus friable, succombe aux maléfices du nouvel envahisseur, adopte son «&amp;nbsp;art de vivre&amp;nbsp;», fondé sur la cupidité et la permissivité – le fric et le mariage homosexuel en somme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si l’on admet que le capitalisme marchand et financier commence à la Renaissance et se développe à partir de la Révolution Industrielle, on comprend que l’Islam, qui n’a connu ni l’une ni l’autre, soit resté à l’écart. L’Islam formerait ainsi une sorte de haut plateau sur lequel échoueraient les vagues du capitalisme. Qu’en sera-t-il du «&amp;nbsp;printemps arabe&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Précède-t-il l’arrivée des grands vents du large venus du continent américain, des orages ravageurs, un renouveau, des dictatures militaires, un resserrement religieux&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais ne rêvons pas. Souvenons-nous que «&amp;nbsp;les civilisations, c’est la guerre&amp;nbsp;». L’islam, poussé par une population jeune, est en position de prendre sa revanche sur Rome, victorieuse de Carthage en 146 avant JC. Soumise au capitalisme «&amp;nbsp;intégral&amp;nbsp;», la Romanité est condamnée. Le capitalisme, par essence amoral, ne s’autorégule pas&amp;nbsp;; attirant les plus belles intelligences, souvent fascinés par l’argent, il déjoue les pièges laborieux préparés dans les cabinets ministériels. Une fois encore, il nous faut écouter un grand historien, Lucien Febvre, père intellectuel de Braudel. Que nous dit-il&amp;nbsp;? Qu’au Moyen-Age, «&amp;nbsp;l’Europe s’est faite contre l’Asie&amp;nbsp;», ajoutant, «&amp;nbsp;elle s’est faite aussi avec l’Asie&amp;nbsp;» (par Asie, comprendre surtout l’Islam).&amp;nbsp; Il situe le tournant au seuil des temps modernes quand naît le «&amp;nbsp;sentiment de la supériorité européenne, ce sentiment de supériorité et d’orgueil qui va dès lors accompagner l’européen et ne jamais l’abandonner.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lucien Febvre écrit à la sortie de la deuxième guerre. A l’évidence, ce sentiment de supériorité, nous l’avons perdu. Dans le péril, l’islam nous donne l’occasion de nous ressaisir. Non en le niant, ou en le considérant comme un ami, ce qu’il n’est pas, ni comme un ennemi, encore que … Mais comme un rival qui tire de notre faiblesse actuelle sa force nouvelle. Alors, qu’au contraire, sa jeunesse manifeste une forte envie de s’assimiler aux Etats-Unis dont la puissance, réelle ou apparente, séduit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est de France, retrouvant sa vocation universaliste, que doit partir le sursaut. La confrontation n’est pas guerrière, le temps des Croisades est révolu, mais intellectuelle et morale. Il ne s’agit pas de nous resserrer ou refermer, mais d’affirmer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Oui, la France n’est pas une démocratie du Nord, de la taille de l’une de nos Régions&amp;nbsp;; ni le Brésil multiethnique, à l’Histoire différente de la nôtre, ancienne colonie portugaise formée en agglomérant aux arrivées successives de portugais, des esclaves africains (réception de 42% de la traite atlantique), des libanais et des immigrants européens. Ni son destin, la dissolution dans un vague assemblage multi-culturel.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les quatre piliers de la France sont la philosophie grecque, la pensée juive, la loi romaine, la religion catholique. Ce bloc n’est pas monolithique. Il peut s’enrichir de nuances, d’apports extérieurs, se piqueter de taches de couleurs, en provenance de notre ancien Empire, à condition que le noyau dur reste inaltéré. Et que de ce noyau dur rayonne notre action.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et l’économie&amp;nbsp;? Eh bien, elle «&amp;nbsp;suivra&amp;nbsp;». Car JM Keynes nous l’a appris, l’économie est avant tout une question de confiance. De politique, en somme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sortie ou non de l’euro et protectionnisme, déficits commercial et public, … la France est face à des problèmes importants. Mais ne l’oublions pas, elle n’est pas un nain économique. Elle reste, malgré son pessimisme généralisé, la 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; ou 6&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; puissance économique mondiale. Sa productivité horaire est la deuxième du monde, après celle des EU, avant l’Allemagne. Avec 65 Mds d’Euros, elle est demeurée en 2009 la troisième destination mondiale des flux d'investissement directs étrangers et la première destination européenne, résistant mieux à la crise que le Royaume-Uni et l’Allemagne. Seul Paris détone, tombant au 5&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; rang des capitales les plus attirantes, après Londres, Shangaï, Hong Kong et Moscou - mais qu’attendre d’une politique tournée vers&amp;nbsp; «&amp;nbsp;l’homo festivus&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela ne tient pas du miracle, mais de nos forces et talents. Coûts d'implantation les plus faibles des pays européens, taille du marché national, position géographique stratégique, qualités des infrastructures, de l’administration et des hommes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sans la foi, aucune recette purement économique ne réussit. Quand de Gaulle revient au pouvoir, il dévalue le Franc de 17,5%, en l’accompagnant d’un plan global de modernisation et d’ouverture de notre économie, le Plan Rueff-Armand. L’expansion dans la stabilité sera assurée pour dix ans. A l’inverse, une dévaluation menée dans un climat délétère ne procurerait qu’un court instant de répit – «&amp;nbsp;encore un moment, Monsieur le bourreau&amp;nbsp;», sans effets positifs durables. Alors, oui, redressons la tête, retrouvons notre fierté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais, comprenons-nous bien. Cet appel, s’il l’est en partie, n’est pas que vaine nostalgie à «&amp;nbsp;une certaine idée de la France&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est, beaucoup plus concrètement, le rappel d’une idée simple, souvent oubliée, que l’on vit mieux au sein d’un pays puissant, dynamique, proche du cœur de l’économie-monde et non rejeté à ses lointains confins. Qu’en dépend (et non d’une politique du «&amp;nbsp;care&amp;nbsp;») le maintien de notre «&amp;nbsp;art de vivre&amp;nbsp;», fondé sur une certaine douceur dans l’atmosphère.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Toute civilisation repose sur une part d’égoïsme vis-à-vis de l’extérieur. L’art de vivre en est le joli fruit. Alors cultivons nos vertus. Sans nous soucier des importuns.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Esquisse de la forme néolibérale de domination réelle</title>
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        <updated>2011-06-23T12:57:00+02:00</updated>
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        <summary> &amp;nbsp;    Par Rodolphe Jeandeau       Tous ces traits se retrouvent dans les...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Par Rodolphe Jeandeau&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Tous ces traits se retrouvent dans les formes contemporaines de la domination dans et par le travail, en fonction des sp&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;cificit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s du capitalisme n&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;olib&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ral. Les transformations &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;conomiques, sociales et politiques d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;bouchant sur la nouvelle formation capitaliste ont &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;t&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; amplement d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;crites. Ce qui compte ici est l'incidence de ces transformations sur l'exp&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rience subjective de la domination dans et par le travail. On peut regrouper ces transformations sous trois titres principaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;On passe &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; un mode de gestion de la production en flux tendu, &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; juste &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; temps&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;, dans des modes d'organisation d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;hi&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rarchis&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s, mobilisant l&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;autonomie des agents et des &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;quipes. L'entreprise est &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;clat&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e. La vieille organisation tentait de contr&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ô&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ler les al&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;as du march&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; par une int&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;gration verticale et rigide des diff&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rentes &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tapes et secteurs de la production. La nouvelle met en place une organisation d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;cloisonn&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e, fluidifi&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e, o&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; les unit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s s'organisent autour de projets plut&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ô&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;t que de fonctions productives pr&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;éé&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tablies. L'organisation s'ouvre au march&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;, chaque unit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; de production &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tant mise en concurrence directe ou indirecte avec les autres. Les unit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s de production sont transform&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;es en unit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s de profit et de r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;sultats. A la logique verticale expansionniste d'int&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;gration succ&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;de une logique de r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;duction de l'entreprise &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; un c&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;œ&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ur toujours plus r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;duit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Ces m&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;thodes de production sont le r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;sultat direct des nouvelles contraintes de valorisation. La prise de pouvoir par les actionnaires et la reprise en main par les classes poss&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;dantes de la r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;partition des fruits de la production d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;bouchent sur une logique de valorisation intensive et &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; tr&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s court terme du capital. L'univers &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;conomique est totalement r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;volutionn&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; : la logique industrielle c&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;de la place &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; la logique financi&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;re. Le profit &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;lev&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; court terme devient la r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;gle d'or de la production et, par contrecoup, de l'organisation des entreprises.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Ces deux r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;volutions s'accompagnent d'une r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;volution dans le r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ô&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;le et la place du management et de sa forme propre de pratique et de savoir, la gestion. La vieille fonction de &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; supervision et contr&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ô&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;le&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; se voit accorder une place centrale dans la nouvelle donne &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;conomique et se trouve, elle aussi, r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;volutionn&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e. Cela passe par une application des principes gestionnaires &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; l'ensemble des actes et processus de la production, application rendue possible par l'impressionnant d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;veloppement des techniques informatiques&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; : quantification g&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;n&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ralis&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e, &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;valuation syst&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;matique et de plus en plus affin&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e de chaque &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tape du processus de production, li&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; l'imp&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ratif de la qualit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;, chasse aux co&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;û&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ts, obsession du r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;sultat &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; court terme. Les classes gestionnaires quittent la proximit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; des autres classes salari&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;es et sont mobilis&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;es par les classes poss&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;dantes dans le processus d'intensification du travail aux fins d'une valorisation accrue.&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;padding-left: 150px;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;article en ligne&quot; href=&quot;http://mq.academia.edu/JeanPhilippeDeranty/Papers/587302/Travail_et_experience_de_la_domination_dans_le_neoliberalisme_contemporain&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Travail et exp&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rience de la domination dans le n&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;olib&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ralisme contemporain&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;, J-P. Deranty, in &lt;em&gt;Actuel Marx&lt;/em&gt; n&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;°&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;49 Travail et domination, premier semestre 2011 (p. 76).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Cet extrait a les d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;fauts de ses qualit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s. Sa bri&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;vet&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; en fait une base de discussion critique sur la forme ph&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;nom&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;nale de la domination r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;elle actuelle. Sa bri&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;vet&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; tord le cou &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; la complexit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; et au jeu de double contrainte, aux paradoxes, de la pratique de subsomption r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;alis&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e par le capital. Quelques br&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ves remarques &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; compl&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ter au fur et &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; mesure de billets et d'&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ventuels commentaires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;En premier lieu, ce panorama vaut avant tout pour les secteurs de gestion de la production et pour la production immat&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rielle. La production industrielle n'a pas disparue, elle s'est d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;plac&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e, et on peut se douter que les &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; vieilles m&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;thodes&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; tayloristes sont encore en usage dans bon nombre d'usines en Asie, Afrique ou Am&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rique du sud.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Le changement des d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;terminations &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;conomiques, qui remplacerait la &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;« &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;logique industrielle par la logique financi&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;re&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;, est-il vraiment une &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;«&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;volution&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;, ou n'est-il que la suite logique de la dynamique du capital luttant contre la baisse tendancielle des taux de profit, apr&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s sa phase d'expansion suivant la destruction massive de capital de la seconde guerre mondiale&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;? Ne serait-ce pas en quelque sorte un retour &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; la normale du fonctionnement du capitalisme, de l'h&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;g&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;monie du capital sur l'activit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; humaine pris dans ces contradictions et aboutissant &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; la crise permanente&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;? En ceci, est-il pertinent de mettre en relief une logique financi&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;re, comme si elle &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tait propre &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; cette p&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;riode...&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Enfin, concernant la 3&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;volution dont parle l'auteur, celle de la technologie du management, il est vrai qu'elle permet et provoque une autonomisation de ce secteur, d'ailleurs baptis&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; gestion des ressources humaines. En ceci, on peut parler d'&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;loignement de la classe des gestionnaires par rapport aux travailleurs. Mais, cette technologie m&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me s'appuie sur l'usage de la double-contrainte, d'injonctions paradoxales, o&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; en m&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me temps qu'il s'&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;loigne, en se justifiant des n&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;cessit&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s de sa discipline, le manager se rapproche pour subordonner ses employ&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; un niveau personnel, pour ne pas dire psychologique. La r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;gle du tutoiement en entreprise est un exemple banal de ce type d'injonction paradoxale devenue norme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;On peut &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;galement regretter, sur cette m&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me question, que l'auteur maintient l'outil informatique dans un r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ô&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;le de simple moyen technique de la subordination. Or la technologie &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;lectronique se dresse, tout comme auparavant la machinerie le faisait &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; sa mani&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;re, face aux vivants pour les asservir &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; sa forme de fonctionnement. Le Personnal Computer illustre l&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; cette double contrainte d'individualiser l&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;’&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;assujetti, tout en le pla&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ç&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ant tel quel dans un r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;seau collectif de production coop&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rative. Les machines &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; commandes num&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;riques, au niveau de la production mat&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rielle, approfondissent l'ali&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;nation de tout savoir-faire des ouvriers.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;En d&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;pit de, ou peut-&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tre m&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me gr&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;â&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ce &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;, ces lacunes, ce bout de texte nous a paru int&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ressant &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; livrer &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; l&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;’œ&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;il critique des Dissidents...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Ci-dessous, lib&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;r&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; des vieilles formes sociales primaires, tels que ses parents et ses amis, le nouveau prol&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;taire num&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ris&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; est apte &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; se subsumer totalement &lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; son entreprise-monde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.impresalavoro.eu/wp-content/uploads/2010/05/impiegato.jpg&quot; alt=&quot;impiegato.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
            <uri>http://dissidence.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Costanzo Preve, traduit en français</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://dissidence.hautetfort.com/archive/2011/06/21/costanzo-preve-traduit-en-francais.html" />
        <id>tag:dissidence.hautetfort.com,2011-06-21:3686719</id>
        <updated>2011-06-21T16:07:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-21T16:07:00+02:00</published>
        <summary>  Malgré une œuvre déjà fort consistante qui fait de lui un des penseurs...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Malgré une œuvre déjà fort consistante qui fait de lui un des penseurs italiens importants parmi ceux qui se sont mis «&amp;nbsp;à l’école de Marx&amp;nbsp;», Costanzo Preve reste presque inconnu en France, si on excepte quelques articles et entretiens &lt;a name=&quot;_Hlk271487333&quot;&gt;&lt;/a&gt;dans la revue &lt;em&gt;Krisis&lt;/em&gt;, ce que les bonnes âmes du marxisme orthodoxe ne lui pardonneront pas. La publication en français de la &lt;em&gt;Storia Critica del marxismo&lt;/em&gt;, parue en 2007 à la &lt;em&gt;Città del sole&lt;/em&gt;, vient donc commencer à combler ce manque et l’on peut espérer que d’autres ouvrages suivront, notamment son &lt;em&gt;Marx inattuale&lt;/em&gt;, dont l’&lt;em&gt;Histoire critique du marxisme&lt;/em&gt; est en partie une suite, ainsi que l’auteur s’en explique dans l’avant-propos.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 150px;&quot;&gt;Sur le blog de Denis Collin, où on lira la &lt;a title=&quot;Préface&quot; href=&quot;http://denis-collin.viabloga.com/news/histoire-critique-du-marxisme&quot;&gt;Préface au livre de Costanzo Preve&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Costanzo Preve, &lt;em&gt;Histoire critique du marxisme,&lt;/em&gt; traduit de l'italien par Baptiste Eychart, préface de Denis Collin, postface d'André Tosel. Armand Colin, collection U.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://multimedia.fnac.com/multimedia/FR/images_produits/FR/Fnac.com/ZoomPE/6/6/2/9782200259266.jpg&quot; alt=&quot;9782200259266.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
            <uri>http://dissidence.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Composition organique du capital</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://dissidence.hautetfort.com/archive/2011/06/19/marxiste-communiste-marxien.html" />
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        <updated>2011-06-19T13:45:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-19T13:45:00+02:00</published>
        <summary>   Novissimum organum . - Il est prouvé depuis longtemps que le travail...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Novissimum organum&lt;/em&gt;. - Il est prouvé depuis longtemps que le travail salarié a formé les masses des temps modernes et qu'il a produit l'ouvrier lui-même. En général, l'individu n'est pas seulement le substrat biologique mais aussi la forme que reflète le processus social, et sa conscience de soi en tant qu'être en soi est l'illusion dont il a besoin pour intensifier sa productivité, alors que tout ce qui, dans l'économie moderne, est le résultat de l'individuation, fonctionne comme agent de la loi des valeurs. On pourrait déduire de là non seulement le rôle social, mais la structure interne de l'individu en soi. Ce qui est décisif dans la phase actuelle, c'est la catégorie de la composition organique du capital. Par cette expression, la théorie de l'accumulation entendait &quot;la croissance dans la masse des moyens de production, comparée à la masse de force de travail qui l'anime&quot; (Marx,&lt;em&gt; Le Capital&lt;/em&gt;, I). Si l'intégration de la société -&amp;nbsp; du moins dans les Etats totalitaires -&amp;nbsp; désigne de plus en plus exclusivement les sujets comme moments partiels dans le contexte de la production matérielle, alors la &quot;modification de la composition organique du capital&quot; se prolonge dans les individus affectés et, en réalité, constitués directement par les exigences technologiques du processus de production. La composition organique de l'homme ne cesse ainsi de croître. Ce qui détermine les sujets en eux-mêmes comme instruments de la production et non comme finalités vivantes s'accroît au même titre que la proporiton des machines par rapport au capital variable.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 300px;&quot;&gt;Adorno&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ci-dessous: loin dans les cieux, au-dessus des masses salariées, Manimal était certainement bien plus qu'un moment partiel dans le contexte de la production matérielle, et cela car chez lui c'est la part animale qui ne cessait de croître. On le voit ici en compagnie de sa mère et de sa femme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.gamerside.fr/WordPress/wp-content/uploads/2010/10/manimal1.jpg&quot; alt=&quot;manimal1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Marxine et le communisme</title>
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        <updated>2011-06-17T13:35:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-17T13:35:00+02:00</published>
        <summary>  Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples dans le réseau du marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale, s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. Cette enveloppe se brise en éclats. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 150px;&quot;&gt;Charlotte la marmotte, &lt;a title=&quot;au texte, bande de larves !&quot; href=&quot;http://www.marxists.org/francais/marx/works/1867/Capital-I/kmcapI-32.htm&quot;&gt;L'accumulation primitive&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 150px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Et voilà qui explique (mais ne justifie pas), sur la base des tables sacrées, et en un seul paragraphe s'il vous plaît, l'errance de millions de marxistes qui ne voudront dès lors plus rien savoir: de l'aliénation, du fétichisme de la marchandise, du programme, de la critique du progrès,&amp;nbsp; de la transition, de la culture de masse, de la mondialisation, etc.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Ci-dessous: Martine a peur des fantômes qui hantent la théorie communiste. Notez les poutres apparentes - Martine, tu aimes le cinéma?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://images.doctissimo.fr/private/photo/hd/5754509575/private-category/martine-communiste-1407775612c.jpg&quot; alt=&quot;martine-communiste-1407775612c.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Une histoire critique du marxisme ?...</title>
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        <updated>2011-06-11T16:35:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-11T16:35:00+02:00</published>
        <summary>  Les éditions Armand Colin viennent de publier   Histoire critique du...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les éditions Armand Colin viennent de publier &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Histoire critique du marxisme&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, du philosophe italien &lt;strong&gt;Constanzo Preve&lt;/strong&gt;. Constanzo Preve est bien connu des lecteurs des revues &lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Krisis&lt;/em&gt;, auxquelles il a déjà donné plusieurs articles et entretiens. Dans &lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/elements-Le-Declin-de-l-Occident.html&quot;&gt;le dernier numéro d'&lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, on peut ainsi consulter le long entretien avec lui dans le cadre du dossier consacré au déclin de l'Occident.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3070953&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/00/3928938245.jpg&quot; alt=&quot;Histoire critique du marxisme.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;Il s’agit d’une histoire du marxisme (et non d’une relecture ou d’une réinterprétation de la pensée de Marx) qui relance un débat nécessaire parmi les amis de Karl Marx et les penseurs qui se réclament du marxisme – deux catégories qui sont loin de se recouvrir.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En effet, Marx et le marxisme n’ont pas grand-chose à voir. En France, il s’agit d’une problématique qui, pour rester très minoritaire n’est pas totalement inconnue. Parler du marxisme au singulier est sûrement abusif. Il y a des marxismes, souvent très différents et parfois radicalement opposés. Preve en fait le constat.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais alors que les études marxologiques habituellement classifient les courants du marxisme en fonction des présuppositions théoriques ou des interprétations et réinterprétations de Marx, Preve tente d’appliquer au marxisme la méthode de Marx lui-même, c’est-à-dire la compréhension de la genèse sociale des catégories de la pensée.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Malgré une œuvre déjà fort consistante qui fait de lui un des penseurs italiens importants parmi ceux qui se sont mis « à l’école de Marx », Costanzo Preve reste presque inconnu en France. La traduction en français et la publication de &lt;em&gt;la Storia Critica del marxismo&lt;/em&gt;, parue en 2007, vient donc combler ce manque à l’heure où la crise favorise un sensible retour à Marx.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Constanzo PREVE&lt;/strong&gt; est professeur de philosophie à Turin et auteur de &lt;em&gt;Elogio del comunitarismo&lt;/em&gt;, 2006, Storia della dialettica, 2006, &lt;em&gt;Storia dell’etica&lt;/em&gt;, 2007, &lt;em&gt;Il marxismo e la tradizione culturale europea&lt;/em&gt;, 2009.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>De la dictature du capital mort</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://dissidence.hautetfort.com/archive/2011/06/10/de-la-dictature-du-capital-mort.html" />
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        <updated>2011-06-10T13:50:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-10T13:50:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    Par Rodolphe Jeandeau     &amp;nbsp;     «&amp;nbsp;   &amp;nbsp;  Tout cela...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dissidence.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;Par Rodolphe Jeandeau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Tout cela prend des formes d'autant plus r&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;elles que, d'une part, la capacit&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; du travail elle-m&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me est modifi&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e par ces formes au point quelle devient impuissante lorsqu'elle en est s&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;par&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e, autrement dit que sa force productive autonome est bris&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e lorsqu'elle ne se trouve plus dans le rapport capitaliste&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;; et que d'autre part, la machine se d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;veloppe, si bien que les conditions de travail en arrivent, m&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me du point de vue technologique, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; dominer le travail en m&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me temps qu'elles le remplacent, l'oppriment et le rendent superflu dans les formes o&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; il est autonome.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Dans ce proc&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s, les caract&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;res &lt;em&gt;sociaux&lt;/em&gt; du travail apparaissent aux ouvriers comme s'ils &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;taient &lt;em&gt;capitalis&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; en face d'eux&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;: dans la machinerie, par exemple, les produits visibles du travail apparaissent comme dominant le travail. Il en va naturellement de m&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me pour les forces de la nature et de la science (ce produit du d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;veloppement historique g&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;n&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ral dans sa quintessence abstraite), qui font face &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; l'ouvrier comme &lt;em&gt;puissances&lt;/em&gt; du capital, en se d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tachant effectivement de l'art et du savoir de l'ouvrier individuel. Bien qu'elles soient, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; leur source, le produit du travail, elles apparaissent comme &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tant incorpor&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;es au capital, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; peine l'ouvrier entre-t-il dans le proc&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;s de travail. Le capitaliste qui emploie une machine n'a pas besoin de la comprendre&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;; pourtant la science r&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;alis&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e dans la &lt;em&gt;machine&lt;/em&gt;, apparait comme &lt;em&gt;capital &lt;/em&gt;face aux ouvriers. De fait, toutes ces applications &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; fond&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;es sur le travail &lt;em&gt;associ&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;–&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; de la science, des forces de la nature et des produits du travail en grande s&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rie apparaissent uniquement comme moyens d'exploitation du travail et d'appropriation du surtravail, et donc comme &lt;em&gt;forces&lt;/em&gt; appartenant en soi au capital. Naturellement, le capital utilise tous ces moyens dans le seul but d'exploiter le travail, mais, pour ce faire, il doit les appliquer &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; la production. C'est ainsi que le d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;veloppement des forces productives &lt;em&gt;sociales&lt;/em&gt; du travail et les conditions de ce d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;veloppement apparaissent comme l'&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;œ&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;uvre du capital&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;, et l'ouvrier se trouve, face &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; tout cela, en un rapport non seulement passif, mais antagonique.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify; padding-left: 180px;&quot;&gt;Nana Mouskouri&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;, &lt;em&gt;Un chapitre in&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;dit de la Dame de Coeur&lt;/em&gt;, section &lt;/span&gt;&lt;em&gt;Côté Sud, côté cœur &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Au m&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ê&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;me titre que les marchandises accumul&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;es qui le composent, le capital a le double caract&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;re de valeur d'&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;change et de valeur d'usage. Cet usage est la vampirisation du travail vivant. C'est en ceci que le travail mort n'est pas simple objectivation du travail vivant, mais mise en forme r&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;elle de celui-ci par les abstractions du capital. Le travail mort devient ainsi une ''puissance myst&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rieuse'', une force sociale subordonnant r&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ellement la vie &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; son fonctionnement. Cette m&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;tamorphose s'op&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;re en dur&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;e, par la capacit&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; h&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;g&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;monique du capital &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; produire la combinaison sociale du travail. L'objectivation du travail vivant se mat&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;rialise en force immanente du capital. Le travail pass&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; est alors dispositif d'oppression du pr&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;sent. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;En effet, le travail objectiv&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; op&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;re toujours en se capitalisant face &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt; l'ouvrier.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Standard&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;Ci-dessous: l'expérience des mille grammes, une sc&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;è&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;ne usuelle d'&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: FreeSans;&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;é&lt;/span&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot;&gt;conomie-politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://4.bp.blogspot.com/_NgKwG24p7Wk/TL1E-BKwBhI/AAAAAAAAA1w/aT2z907oVug/s400/milgram.jpg&quot; alt=&quot;milgram.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pierre</name>
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        <title>Parti et négation du prolétariat</title>
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        <updated>2011-06-09T11:00:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-09T11:00:00+02:00</published>
        <summary>  &quot;On peut dire que la force de travail n'apparaît plus que comme valeur, son...</summary>
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          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;On peut dire que la force de travail n'apparaît plus que comme valeur, son aspect humain a disparu à force d'être assujettie à cette dernière.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le prolétariat avait une dualité et le capital a réussi à en faire un être unique: un quantum de capital variable. Mais potentiellement il est à nouveau double parce qu'il est en même temps négation du capital et ceci se fait jour lors des heurts avec le capital, et se manifestera lors de la constitution de la classe en parti; celui-ci doit représenter la dissolution-destruction de la classe.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[...]&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La généralisation actuelle du salariat implique d'autre part une exaltation du travail commune à l'Est et à l'Ouest, condition générale de vie de tous les hommes. Cette exaltation va croissant au fur et à mesure de l'augmentation du despotisme du capital sur les hommes. Elle est moyen d'annihiler les caractéristiques originales et l'importance du prolétariat.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'homme devient un être subalterne dans la production et ceci concerne non seulement les ouvriers mais les techniciens; ceux qui ont le plus d'importance ce sont les cadres en général, ceux qui organisent, gèrent. (cf. &quot;Les fondements&quot;, le chapitre sur le capital fixe). Donc on ne peut pas avoir l'affirmation de quelque chose qui a de moins en moins d'importance; c'est ce que font les immédiatistes dans leur glorification du prolétariat.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[...]&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le parti à l'heure actuelle ne peut pas être affirmation immédiate du prolétariat, il doit au contraire le nier pour affirmer l'être humain; le prolétariat en faisant cela nie la mystification.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;[...]&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors il n'y a pas à revendiquer un prolétariat unitaire représentant du travail vivant apte à engendrer la plus-value; le parti représente un moment plus évolué: la négation de la classe qui fait justement que sa révolution est une révolution de classe et aclassiste; le prolétariat, plus les nouvelles classes moyennes qu'il englobera dans sa sphère, représentera l'immense majorité de l'humanité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dire que le parti sera la négation du prolétariat c'est au fond reconnaître la simple réalité.&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 180px;&quot;&gt;Jack K-Mat, lettre de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;janvier 1970&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, publiée dans &lt;em&gt;Invariance&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;ci-dessous: Appollo XIII, c'était en 1970. Un voyage certes aventureux au milieu des étoiles, mais c'est encore dans le mouvement de libération de l'esclavage sur terre que l'humanité sait le mieux entendre la poésie de l'avenir. Car l'avenir, s'il y en a un, c'est le communisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.nasm.si.edu/collections/imagery/apollo/PATCHES/Apollo13patch.jpg&quot; alt=&quot;Apollo13patch.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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