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    <title>Last posts on malraux</title>
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    <updated>2008-07-09T10:00:34+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>CRS = SS</title>
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        <updated>2008-05-26T10:07:59+02:00</updated>
        <published>2008-05-26T10:07:59+02:00</published>
        <summary>Certes, comme l’explique Simone Weil dans  Les Causes de l’oppression , la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          Certes, comme l’explique Simone Weil dans &lt;I&gt;Les Causes de l’oppression&lt;/I&gt;, la foi dans la religion laïque peut être sincère. La Nature toute-puissante imposait aux sociétés primitives une crainte superstitieuse ; l’Etat laïc totalitaire tout-puissant et ses institutions bureaucratiques tiennent eux aussi les individus en “respect”, leur inspirent la même sorte de crainte, le sentiment d’être le jouet de forces supérieures.Celui qui fait du soldat nazi, prêt à obéir aveuglément à son &lt;I&gt;führer&lt;/I&gt; le seul exemple de fanatisme laïc, c’est celui-là qui est le vrai “révisionniste”.La France contemporaine fournit encore quantité d’autres exemples de ce panurgisme à grande échelle, de plans Marshall de la bêtise. On pense bien sûr au gaullisme ; mais le moins qu’on puisse dire c’est que les successeurs de De Gaulle n’ont pas enrayé la machine à broyer les consciences et que les héritiers de Mai 68 se planquent derrière un idéal qu’ils ont trahi. Ici Sarkozy vaut mieux que Glucksman, Cohn-Bendit ou Alain Geismar : il est moins hypocrite.&lt;CENTER&gt;*&lt;/CENTER&gt;Les Yankis n’ont pas, hélas, le monopole de l’ignorance. Mais le régime yanki a perfectionné la propagande de Goebbels. Le sécularisme laïc et capitaliste que l’Allemagne nazie a échoué à imposer à l’Europe, les Etats-Unis ont réussi à l’imposer au monde entier.C’est le mérite particulier de Drieu La Rochelle d’avoir distingué très tôt, dès qu’il fut en contact avec la réalité nazie, la continuité entre le régime nazi et le régime yanki, lui qui était devenu nazi par anti-américanisme. En un sens Drieu s’est moins trompé que Malraux ou Bernanos ; c’est ce qui lui vaut la haine recuite des propagandistes.Un intellectuel comme Claude Allègre fait le chemin inverse aujourd’hui de celui de Drieu ou Bernanos, vite décillé sur le compte de De Gaulle et des gaullistes. A contrecourant de l’histoire. Allègre est pourtant bien placé pour constater les dégâts du capitalisme sur la science, qu’il combat d’ailleurs vigoureusement, par un étrange dédoublement de personnalité… pas si étrange que ça, en fait ; pour tout dire, cette contradiction est même très répandue.On la retrouve au cœur même du nazisme. Ce qui distingue le régime nazi du régime yanki, en effet, c’est que le premier, avant de s’abîmer dans une guerre totale capitaliste a accompli le socialisme réel, dans le cadre d’une nation, ce qu’aucun Etat n’est parvenu à faire dans l’ère capitaliste avant lui ni après. Le rapport que les libéraux entretiennent aujourd’hui avec le nazisme est bien un rapport de répulsion ET de fascination.La caricature de l’Allemagne nazie est plus que jamais nécessaire. Il convient pour la propagande laïque de ne pas entrer dans les détails de l’Histoire. Ainsi, en éludant “le point de détail”, Le Pen n’a fait qu’éviter le piège qu’on lui tendait pour mieux tomber dedans.La leçon de l’histoire du nazisme tirée par Drieu, c’est que la voie du capitalisme à visage humain, du capitalisme “réformé”, du capitalisme “socialiste” est une impasse. C’est une leçon qui vaut aussi bien pour Allègre que pour Le Pen, Sarkozy ou Ségolène Royal aujourd’hui, idolâtres à des degrés divers de l’Etat laïc républicain.&lt;CENTER&gt;*&lt;/CENTER&gt;Bien sûr un des aspects les plus odieux de cette propagande laïque, c’est sa façon de faire de Tariq Ramadan, du régime iranien ou de l’islam en général des boucs émissaires, de les dépeindre en héritiers d’Adolf Hitler. On remarque que ce sont les mêmes qui sont à la pointe de la propagande anti-islamiste en France, &lt;I&gt;Le Monde&lt;/I&gt;, &lt;I&gt;Le Figaro&lt;/I&gt;, dont l’influence s’étend au-delà de leurs seuls abonnés, qui ne se gênent pas pour vendre des armes à l’Arabie saoudite.
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        <author>
            <name>lolik</name>
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        <title>Pichenette dans les niches</title>
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        <id>tag:lolik.hautetfort.com,2008-05-07:1606551</id>
        <updated>2008-05-07T01:49:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T01:49:00+02:00</published>
        <summary>   Au dernier recensement  il y existerait 452 niches fiscales qui...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lolik.hautetfort.com/">
           &lt;p class=&quot;MsoNormalCxSpFirst&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lolik.hautetfort.com/media/02/01/1607718034.jpg&quot; alt=&quot;583231487.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1003286&quot; /&gt;Au dernier recensement &lt;b&gt;il y existerait 452 niches fiscales qui génèreraient un manque à gagner de 60 milliards&lt;/b&gt; &lt;b&gt;pour le fisc&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: montant colossal dont l’ordre d’idée est celle du déficit du budget de l’Etat 2007.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;Ces niches se sont constituées au fil des ans sur des politiques économiques diverses&amp;nbsp;; censées encourager les investissements des particuliers dans une direction, elles ont logiquement abouti à des effets pervers&amp;nbsp;: les contribuables font l’investissement pour échapper à l’impôt et ces niches sont utilisées dans une stratégie d’optimisation fiscale&amp;nbsp;; l’investissement est orienté dans une direction pas forcément optimale du point de vue des choix économiques, d’autant que l’évaluation de ces mesures n’a pas été réalisée. Cet effet est connu de longue date, à tel point qu’en 2006, la loi de finances prévoyait déjà un plafond de déduction par foyer fiscal, mesure censurée par le Conseil constitutionnel du fait de sa complexité excessive. &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;Alors pourquoi ces niches ont-elles été multipliées et reconduites d’années en années&amp;nbsp;? Parce &lt;b&gt;qu’elles permettent de ne pas augmenter la dépense publique&amp;nbsp;&lt;/b&gt;! L’Etat fait réaliser ses dépenses par les contribuables et la dépense publique n’augmente apparemment pas puisque les diminutions de recettes n’apparaissent pas dans la colonne «&amp;nbsp;dépenses&amp;nbsp;». Bruxelles surveillant comme le lait sur le feu, le % des déficits publics, les niches sont en fait une astucieuse façon d’échapper à ses foudres.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;Alors demain, le ministre de l’économie proposera de plafonner les réductions d’impôt procurées par 5 d’entre elles au motif de «&amp;nbsp;mettre fin à un certain nombre d’abus&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: sont visés, les 45&amp;nbsp;000 foyers fiscaux aux revenus imposables supérieurs à 39&amp;nbsp;000 euros échappant complètement à l’impôt sur le revenu. Elle devrait cibler les investissements productifs et locatifs dans les DOM-TOM dont bénéficient 40&amp;nbsp;000 personnes (manque à gagner 780 millions), les dépenses architecturales et paysagères dans les secteurs «&amp;nbsp;sauvegardés&amp;nbsp;» dites dispositif Malraux concernant 3500 contribuables pour 50 millions, l’entretien des monuments historiques pour 30 millions et les locations de meublés&amp;nbsp;: en l’état, le projet ne rapporterait que quelques dizaines ou centaines de millions dans les caisses de l’Etat, selon le plafonnement qui sera retenu&amp;nbsp;: une goutte d’eau&amp;nbsp;! &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot;&gt;Alors qu’il restera les niches dorées&amp;nbsp;: produits de bons de capitalisation pour 3,5 milliards, prime pour l’emploi pour 2,4 milliards et 9 millions de bénéficiaires, exonération des intérêts et primes de l’épargne logement pour 2 milliards, livret A etc…Oui mais l’on voit tout de suite que tout le monde bénéficie des niches&amp;nbsp;! D’où la difficulté à les supprimer et l’accueil certainement mitigé qui sera fait à la proposition de F.Lefebvre de diviser par 2, le montant des niches fiscales, d’ici 2012. A suivre…&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormalCxSpFirst&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Ivan</name>
            <uri>http://leschevaliersnoirs.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Les frères séparés. Drieu La Rochelle, Aragon, Malraux face à l'histoire</title>
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        <updated>2008-04-26T11:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-26T11:30:00+02:00</published>
        <summary>   Il existe une vaste littérature, en France et dans le monde entier, sur...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-987174&quot; src=&quot;http://leschevaliersnoirs.hautetfort.com/media/01/00/1148390966.jpg&quot; alt=&quot;1148390966.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-987174&quot; /&gt;Il existe une vaste littérature, en France et dans le monde entier, sur l'œuvre, l'action politique et l'héritage de &lt;strong&gt;Drieu La Rochelle&lt;/strong&gt;, d&lt;strong&gt;'Aragon&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Malraux&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt; Mais aucune étude connue, qui se propose d'analyser leurs itinéraires croisés d'un point de vue chronologique et thématique à la fois, sur fond des &quot; &lt;em&gt;guerres civiles&lt;/em&gt; &quot; européennes de leur temps. C'est le pari tenté par &lt;strong&gt;Maurizio Serra&lt;/strong&gt;. II a relu ce moment capital de &quot; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;l'idéologie française&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&quot; du vingtième siècle, où s'affrontent révolution et anarchie, communisme et fascisme, surréalisme et décadence, Résistance et Collaboration, patriotisme et &quot; parti de l'étranger &quot;, gaullisme et internationalisme à travers le destin extraordinaire de trois intellectuels &quot;furieusement&quot; engagés.&lt;br /&gt; Trois hommes unis et lacérés par leurs contradictions, leurs passions, leurs démons intérieurs. Paru en Italie en 2006, Les Frères séparés a été entièrement revu par l'auteur pour cette version française.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On peut lire sur le site BibliObs.com un premier article sur cet ouvrage:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/04/10/trois-jeunes-soldats&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;Trois jeunes soldats&quot;, par D. Fernandez.&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>memoire orange</name>
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        <title>Sur la fuite de Jean Arthuis et, des sénateurs centristes...</title>
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        <updated>2008-04-22T11:27:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-22T11:27:00+02:00</published>
        <summary>  Je me rapelle, c'était a Seignosse et, François Bayrou citait Malraux sur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://memoireorange.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je me rapelle, c'était a Seignosse et, François Bayrou citait Malraux sur la fuite des députés UDF :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Si un certain nombre de parlementaires vous abandonnent, c'est dommage. C'est un incident. Mais si, pour garder ces parlementaires, vous abandonnez une idée, l'idée dont vous avez vécu, alors ce n'est pas un incident. C'est un suicide.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A méditer.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>ArnaudMercier</name>
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        <title>Loi Malraux - Défiscalisation</title>
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        <updated>2008-04-21T06:37:09+02:00</updated>
        <published>2008-04-21T06:37:09+02:00</published>
        <summary> Un petit déjeuner de Versailles Club d'Affaires sera consacré à la loi...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://affairesversailles.hautetfort.com/">
           Un petit déjeuner de Versailles Club d'Affaires sera consacré à la loi Malraux et les dispositifs fiscaux en secteur sauvegardé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette réunion aura lieu le 22 avril 2008, à 8h30, à l'Ermitage, 23 rue de l'Ermitage, 78000 Versailles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le dispositif Malraux en deux mots :&lt;br /&gt; En 1962, André Malraux, Ministre de la culture, a instauré un dispositif afin de :&lt;br /&gt; • conserver le patrimoine architectural&lt;br /&gt; français,&lt;br /&gt; • améliorer les conditions de vie dans&lt;br /&gt; les quartiers anciens des villes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Des mesures d'incitation fiscale ont été mises en place en 1977. En février 1988, le dispositif a fait l'objet d'une loi largement remaniée au cours des deux lois de finances de1993 et 1994.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Merci d'indiquer votre venue à : &lt;a href=&quot;mailto:contact@affairesversailles.com&quot;&gt;contact@affairesversailles.com&lt;/a&gt; ou au 06.62.23.52.80 
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        <author>
            <name>Pascal ADAM</name>
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        <title>Malraux est grand et BHL n'est pas sur la photo</title>
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        <id>tag:theatrummundi.hautetfort.com,2008-04-19:1582528</id>
        <updated>2008-04-19T23:25:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-19T23:25:00+02:00</published>
        <summary>   En réponse à une internaute, suite à mon billet sur ce brave  BHL &amp;nbsp;:...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://theatrummundi.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;En réponse à une internaute, suite à mon billet sur ce brave &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/archive/2008/04/18/bhl-est-grand-et-bhl-est-son-prophete.html&quot;&gt;BHL&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/00/02/1519650252.jpg&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-975644&quot; src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/00/02/1519650252.jpg&quot; alt=&quot;1519650252.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-975644&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chère madame,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Vous me dites que j’exagère. Sans doute.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mais c’est BHL, et non pas moi, qui, au moment de dire que la laïcité n’est pas une religion, trouve judicieux d’intituler son article&amp;nbsp;: Les dix commandements de la laïcité.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;A titre d’exercice, prenez les Dix Commandements de la Bible, notez-les, puis rayez ceux qui déjà n’ont plus du tout cours, ou ont tellement d’exceptions qu’ils sont sur la voie de la pure et simple caducité.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’idée me vient d’ailleurs en vous répondant que peut-être la République ne veut pas autre chose – l’ignorerait-elle (et certes il ne faut pas compter sur des vendus à la BHL pour &lt;i&gt;chasser les temples du marché&lt;/i&gt;, sans parler même de l’inverse…) – que la fabrication d’un grand marché global (à l’américaine) où toutes les soi-disant religions, ramenées toutes à leur plus petit dénominateur commun et toutes égales entre elles, sinon pas identiques, formeraient ensemble, et sous couvert de laïcité donc, un nouveau polythéisme – athéisme et agnosticisme inclus – s’hybridant sans cesse, dont les piliers seraient les anciens monothéismes relativisés et, comme je le disais hier, «&amp;nbsp;démilitarisés&amp;nbsp;». Les fidèles, plutôt attachés à telle divinité, pourraient de temps en temps, selon les occurrences, dont certaines seront bien vite festivement et œcuméniquement conseillées, voire imposées, faire appel (ou rendre grâce ou ce que vous voulez) à telle autre n’appartenant pourtant pas à leur confession d’origine.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Un nouveau paganisme, en somme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Lequel se trouve être, selon moi, le fantasme originel de la prétendue laïcité. La République nous revient tout droit de la Rome païenne, et la démocratie de la Grèce polythéiste (dont je ne nie bien évidemment pas les apports immenses par ailleurs). Il s’était agi, en somme, et ce mouvement avait innocemment débuté à la Renaissance, de revenir avant le christianisme…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Fantasme qui, au vu de notre époque merveilleuse, est devenu déjà son utopie, puis son idéologie, et dont la réalisation désastreuse semble en cours.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le retour en somme de Fabre d’Eglantine et de son calendrier révolutionnaire débile, version XXI° siècle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et certainement aussi, de la Terreur.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Car bien sûr rien de tout cela ne tiendra.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Toute considération partisane à part, la République est bien trop faible pour tenir dans la réalité son fantasme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/00/02/1606362721.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;img name=&quot;media-975647&quot; src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/02/00/1626093183.jpg&quot; alt=&quot;1606362721.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-975647&quot; /&gt;Oui, Malraux avait raison, qu’il ait effectivement dit cette phrase ou non&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le XXI° siècle sera religieux ou ne sera pas&amp;nbsp;». Mais je suis tenté d’entendre &lt;i&gt;religieux&lt;/i&gt; ici au sens de René Girard, pour qui le christianisme justement est une sortie de la religion, c’est-à-dire au sens du religieux archaïque et de la violence mimétique, de la montée aux extrêmes et de la réconciliation de ces extrêmes sur un bouc émissaire&amp;nbsp;; religieux au sens de ce qui, paradoxalement, niant la Révélation déclenche l’Apocalypse.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Religieux au sens de pas chrétien. Au sens&amp;nbsp;: d’échec de la Paix.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le XXI° siècle (après Qui&amp;nbsp;?), en somme, est religieux &lt;i&gt;et&lt;/i&gt; il ne sera pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Cordialement, etc.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>artefact</name>
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        <title>Citation</title>
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        <updated>2008-04-11T18:32:52+02:00</updated>
        <published>2008-04-11T18:32:52+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;   &quot;Il faut beaucoup de morts pour faire avancer l'homme...</summary>
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           &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;b&gt;&lt;i&gt;&quot;Il faut beaucoup de morts pour faire avancer l'homme d'un centimètre.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malraux&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Pascal ADAM</name>
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        <title>Défense et Illustration du Sinistère de la Culutre (2)</title>
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        <updated>2008-04-07T11:25:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-07T11:25:00+02:00</published>
        <summary>            Lien&amp;nbsp;:  Défense et Illustration du Sinistère de la Culutre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://theatrummundi.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Lien&amp;nbsp;: &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/archive/2008/04/03/defense-et-illustration-du-sinistere-de-la-culutre-1.html&quot;&gt;Défense et Illustration du Sinistère de la Culutre (1)&lt;/a&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Voici donc la deuxième partie de cette saynète tirée de &lt;i&gt;Pour une Culutre citoyenne&amp;nbsp;!&lt;/i&gt; La troisième, et dernière, ne tardera guère.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/02/00/349276760.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/02/00/349276760.JPG&quot; alt=&quot;349276760.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-945675&quot; name=&quot;media-945675&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Bien. Mon vieux Saint-Foin, appelez-moi Micheline et soyez sincère&amp;nbsp;: quelle est ma marge de manœuvre&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Nulle, Madame la… Micheline. Le programme est sur ses rails, suivez le programme. Sinon, Micheline, vous ne pourrez que dérailler&amp;nbsp;; je veux dire&amp;nbsp;: vous exposer inutilement à la vindicte artistico-médiatique.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Mais tout de même, si l’idée me prenait d’être une Ministresse exemplaire et marquant de son sceau la fonction&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Le complexe de Malraux, quoi&amp;nbsp;: dangereux. Les ministères sont brefs, et la continuité du service public donne la part belle à l’Administration, laquelle s’y entend pour freiner car, telle un char d’assaut, son poids convertit la lenteur en puissance. Si vous me permettez cette envolée.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Je me sens là comme un fusible dans un étau. Pour autant que ça veuille dire quelque chose. Donnez-moi un conseil.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Défensivement, soyez un fusible qui ne se fait pas sauter. Offensivement, suivez toujours le programme, mais accélérez où c’est possible.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Ce programme, il est écrit&amp;nbsp;? Vous l’avez&amp;nbsp;? On le trouve où&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Nulle part, fort heureusement. Au mieux peut-on le déduire de ce qui arrive.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Vous pensez que je suis foutue d’avance, n’est-ce pas&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Non, car il n’est pas trop tard pour ne rien faire et se fondre à la grisaille.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Expliquez-moi ce putain de programme, bordel de merde, Saint-Foin. Parce que moi, Micheline Broutard, incrédule et naïve comme je suis, j’en suis restée à la phrase de Malraux&amp;nbsp;: &lt;i&gt;rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité&lt;/i&gt;…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Oui, oui, je vois bien où vous en êtes. C’était une utopie séduisante&amp;nbsp;; mais comme toutes les utopies, la réalité l’a retournée en cauchemar. Et notre job, c’est de rendre le cauchemar séduisant.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Comment a-t-on fait ce retournement&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Très simplement. On n’a bien sûr rien changé à la phrase du vieillard. De sorte que vous pourrez encore la citer…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – C’est déjà ça&amp;nbsp;: je ne connais que celle-là.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Non, on a simplement étendu la notion d’&lt;i&gt;œuvre capitale de l’humanité&lt;/i&gt; à strictement tout ce qui se torche sous le ciel. Ce fut le coup de génie du Ministre Jack Loche.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – C’est atroce. Un exemple&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Un connard écrit sur un mur (avec ou sans fautes, on s’en fout) la phrase éminemment poétique&amp;nbsp;: &lt;i&gt;J’encule ta mère&lt;/i&gt;. Ca dérange le bourgeois. Or, en son temps, Molière dérangeait le bourgeois, ou son équivalent à particule. Donc ce connard pourrait être le Molière d’aujourd’hui.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Ce n’est qu’un syllogisme éculé.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – C’est un raisonnement imparable.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Vous trouvez vraiment ça imparable, vous&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – A la vitesse de l’approximation journalistique, ça l’est, vous pouvez me croire. Et donc, ce connard, on l’embarque&amp;nbsp;: on l’achète, on le produit, on le défend contre les vilains réactionnaires, on le vend un peu partout, il fait école, on décline le concept en chanson technovulgaire, en jonglage innovant, en cirque impopulaire et emmerdant, en chorégraphie animalière, et voilà qu’il se met à nous pousser des chiées de petits Molière dans toute la France, de Dunkerque à Tamanra… à Ajaccio et de Choisy-le-Roi à Bourg-la-Reine. Et là, jackpot numéro un&amp;nbsp;! tout est devenu anonyme, c’est-à-dire égalitaire et progressiste, tout le monde est artiste&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Adieu Shakespeare, Molière, Tolstoïevski, balayées les vieilles lunes élitistes&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Tout à fait, Micheline&amp;nbsp;! Mais voilà le jackpot numéro deux&amp;nbsp;: La Culture d’un seul coup fusionne avec l’Education Nationale. Leur mission est la même&amp;nbsp;: Imbécilliser la Nation par analphabétisation progressive. – A quoi bon lire encore Molière, les gars, puisque nous en fabriquons deux cents par an, qui ne demandent pas le niveau de compréhension d’un gamin de dix ans puisque tout est écrit en novlangue caca&amp;nbsp;? Tenez, emmenez donc plutôt les enfants au spectacle, ça les changera des conneries de la télé et ils y verront la même chose.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Ici, la mise est raflée en totalité. C’est atroce.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE CONSEILLER. – Mais oui, c’est ça&amp;nbsp;! Il n’y a plus aucun effort à faire, tout est déjà acquis, l’enfant est un créateur, il apprend au maître à se défaire de la raison, place à l’émotion pure. L’émotion&amp;nbsp;! Il faudrait être un monstre froid, n’est-ce pas&amp;nbsp;? pour être contre l’émotion. Et pure, en plus&amp;nbsp;; je veux dire&amp;nbsp;: infantile.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;LE MINISTRE. – Place à la subversion officielle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>cogitum</name>
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        <title>ANNIVERSAIRE MUSICAL</title>
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        <updated>2008-04-05T23:13:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-05T23:13:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;  Au moment où je vous écris, je suis scotché sur  Arte  et j’écoute...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Au moment où je vous écris, je suis scotché sur &lt;a href=&quot;http://www.arte.tv/fr/70.html&quot;&gt;Arte&lt;/a&gt; et j’écoute passionnément Ludwig Van Beethoven, mon compositeur préfére,né à Bonn le 15 décembre 1770, décédé à Vienne le 26 mars 1827 qui composa neuf symphonies, dont les plus connues la 9ème (qu’il ne put entendre car devenu sourd pendant sa composition) le concerto N°5 dit de l’Emperuer et la Pastorale ainsi qu’une multitude de sonates.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ce concert qui a lieu dans le cadre du centenaire de la naissance Herbert von Karajan, débute sous la Direction de Seiji Ozawa par le concerto N° 1 remarquablement interprété par la violoniste &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-mutter.de/md_index.php&quot;&gt;Anne-Sophie&amp;nbsp;Mutter&lt;/a&gt; à Berlin.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Ce magnifique concert m’inspire quelques réflexions sur la culture en France, particulièrement la culture musicale.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Il faut savoir qu’en Allemagne, 30% des jeunes allemands jouent d’un instrument de musique avec une culture musicale étendue.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;La France, quant à elle, peine à 10%. Cela mesure le chemin à parcourir pour atteindre le même niveau !&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Pourtant, il est bon de rappeler qu’un effort sans précédent fut fait sous l’autorité d’&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/celebre/biographie/andre-malraux-143.php&quot;&gt;André Malraux&lt;/a&gt; alors Ministre de la Cullture qui avait pour collaborateur Marcel Landowski. Ces deux grandes personnalités sont les pères d’une politique musicale nationale d’envergure, par la création d’orchestres régionaux et du développement de la musique à tous les niveaux. Ce rappel me permet de penser que, lorsqu’il y a une véritable volonté politique, les Français sont au rendre-vous et développent leurs senisbilités.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Si aujourd'hui,&amp;nbsp;nous avons sur les grandes scènes internationales des compatriotes faisant honneur à notre culture comme le contre-ténor Philippe Jaroulsky, la pianiste concertiste Héléne Grimaud, la Lyonnaise &lt;a href=&quot;http://www.natalie-dessay.com/&quot;&gt;Nathalie Dessay&lt;/a&gt;, les chefs d’orchestres comme Alain Lombard, Jean Claude Casadesus de Lille et Marc Minkowski à la tête des Musiciens du Louvre, de Jean Claude Malgoire à la Grande Ecurie du Roi.... Tout ceci est le résultat d’un travail en profondeur qu’ont voulu André Malraux et Marcel Landowski sous l’autorité du &lt;a href=&quot;http://www.charles-de-gaulle.org/&quot;&gt;Général de Gaulle&lt;/a&gt; et de &lt;a href=&quot;http://www.georges-pompidou.org/&quot;&gt;Georges Pompidou&lt;/a&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Aujourd’hui je m’inquiète sérieusement sur le devenir d’une véritable politique culturelle dans ce pays.Ce qui fait la force, l’existence d’une Nation est sa propension naturelle à donner des messages au monde c’est non seulement sa puissance militaire, sa force économique mais aussi et surtout dans le cas de la France, sa culture.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Chaque Française, chaque Français doit prendre conscience qu’un pays qui ne s’occupe pas de sa culture, de son histoire, du présent pour préparer l’avenir est un pays qui va au déclin.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial, sans-serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Je vous demande donc d’y réfléchir.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>kl loth</name>
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        <title>La fin d'un mystère</title>
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        <updated>2008-04-01T16:23:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-01T16:23:00+02:00</published>
        <summary>   Malraux aurait dit:  &quot;Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas&quot; ....</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Malraux aurait dit: &lt;i&gt;&quot;Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Je souhaitais connaître la source de cette citation. Les années ont passé, au moins une dizaine. J'ai cherché dans quelques livres de Malraux, pas trouvé !&lt;br /&gt; La petite phrase revient régulièrement sans que j'amais en soit citée la source, jamais, jamais. C'était suspect, de plus en plus douteux.&lt;br /&gt; Un &lt;a href=&quot;http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/03/17/malraux-sera-ou-ne-sera-pas/&quot; title=&quot;sur une phrase d'André Malraux&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;article&lt;/a&gt; de Pierre Assouline dans son blog &lt;a href=&quot;http://passouline.blog.lemonde.fr/&quot; title=&quot;blog de Pierre Assouline&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;La République des Livres&lt;/a&gt;, en date du 17 mars 2008, explique enfin ce mystère : Malraux n'a jamais écrit cela, et même, il l'a démenti publiquement lors d'un entretien avec Pierre Desgraupes publié en 1975 par &lt;i&gt;Le Point&lt;/i&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Voilà ! Merci M. Pierre Assouline !&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Guy DAROL</name>
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        <title>LOUIS CHEVALIER</title>
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        <updated>2008-03-28T07:11:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-28T07:11:00+01:00</published>
        <summary>           Professeur au Collège de France où il enseigna l'histoire de...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/01/75184650.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/01/75184650.jpg&quot; alt=&quot;75184650.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-922723&quot; name=&quot;media-922723&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Professeur au Collège de France où il enseigna l'histoire de Paris, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Chevalier&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;Louis Chevalier&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;(1911-2001)&lt;/font&gt; rédigea plusieurs ouvrages sur la capitale dont celui-ci, une philippique contre l'entreprise de démolition emmenée par le couple &lt;strong&gt;De Gaulle/Malraux&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Destruction programmée à partir de 1955-1958, le plan consiste (sous prétexte d'insalubrité) à déplacer des populations mixtes, pluri-ethniques, harmonieuses, dans les lointains d'une banlieue ou&amp;nbsp; vers des ensembles parisiens déconnectés de toute vie de quartier.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Publié en 1977, &lt;em&gt;L'Assassinat de Paris&lt;/em&gt; décrit le processus qui consiste à supprimer de la carte de Paris des rues, des &quot;ilôts&quot; au prétexte de la nécessité d'un nouveau Paris dont nous remarquons aujourd'hui le &lt;em&gt;modus vivendi&lt;/em&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Et c'est l'un des très rares livres à évoquer la rue du Pressoir où l'honorable Louis Chevalier vécut. Et peut-être saura-t-on m'en dire plus ? &lt;strong&gt;Guy Darol&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;L'Assassinat de Paris&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Louis Chevalier&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Editions Calmann-Lévy, 1977 puis Editions Ivréa 1997&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>LOUIS CHEVALIER</title>
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        <updated>2008-03-26T09:01:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-26T09:01:00+01:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;            Professeur au Collège de France où il enseigna l'histoire...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/01/01/75184650.jpg&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-922710&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/01/01/75184650.jpg&quot; alt=&quot;75184650.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-922710&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Professeur au Collège de France où il enseigna l'histoire de Paris, &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Chevalier&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;Louis Chevalier&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; &lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;(1911-2001)&lt;/font&gt; rédigea plusieurs ouvrages sur la capitale dont celui-ci, une philippique contre l'entreprise de démolition emmenée par le couple &lt;strong&gt;De Gaulle/Malraux&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Destruction programmée à partir de 1955-1958, le plan consiste (sous prétexte d'insalubrité) à déplacer des populations mixtes, pluri-ethniques, harmonieuses, dans les lointains d'une banlieue ou&amp;nbsp; vers des ensembles parisiens déconnectés de toute vie de quartier.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Publié en 1977, &lt;em&gt;L'Assassinat de Paris&lt;/em&gt; décrit le processus qui consiste à supprimer de la carte de Paris des rues, des &quot;ilôts&quot; au prétexte de la nécessité d'un nouveau Paris dont nous remarquons aujourd'hui le &lt;em&gt;modus vivendi&lt;/em&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Et c'est l'un des très rares livres à évoquer la rue du Pressoir où l'honorable Louis Chevalier vécut. Et peut-être saura-t-on m'en dire plus ? &lt;strong&gt;Guy Darol&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;L'Assassinat de Paris&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Louis Chevalier&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Editions Calmann-Lévy, 1977 puis Editions Ivréa 1997&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Charles Bukowski: Souvenirs d'un pas grand-chose (brouillon de lecture)</title>
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        <updated>2008-02-18T21:42:28+01:00</updated>
        <published>2008-02-18T21:42:28+01:00</published>
        <summary>     *En quoi le roman qui se veut volontairement une autobiographie précise...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://deathpoe.hautetfort.com/media/01/01/5ffe16e7fe6bc76f9a247463e5bba80c.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://deathpoe.hautetfort.com/media/01/01/5ffe16e7fe6bc76f9a247463e5bba80c.jpg&quot; id=&quot;media-854120&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;5ffe16e7fe6bc76f9a247463e5bba80c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;*En quoi le roman qui se veut volontairement une autobiographie précise (enfance &amp; scolarité, jusqu'à la période de Factotum), est-il à ce point révélateur de la personnalité de Bukowski à travers son double littéraire Henry Chinaski.-&gt;En quoi est-il, avec &quot;Le Capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau&quot;, débordant de sincèrité, plus &quot;honnête&quot; que le reste de l'oeuvre, tout au moins des divers recueils de nouvelles.-&gt; A voir la corrélation avec le dernier roman &quot;Pulp&quot;.*Dédicace de l'auteur: &lt;em&gt;&quot;Pour tous les pères.&quot;&lt;/em&gt;-&gt; Elément important dans la vie de Buk, par conséquent l'un des leitmotiv du roman.Dès le début l'on constate que Hank déteste ce que représentent son père, a contrario éprouve de la sympathie pour ceux qu'exècre son père: exemple des oncles Ben et John, auxquels le père reproche leur fainéantise, ainsi que leur amour des femmes et de l'alcool.Cinq premiers chapitres: narration débute sur le premier souvenir de Bukowski enfant: sous une table, ne voyant que la nappe et les jambes des adultes; caché, sentiment de sécurité profonde. ( -&gt; de même que les premières cuites procureront un sentiment de puissance et d'indifférence à toute épreuve)-Souvenirs bienveillants des oncles et du grand-père.Dans l'enfance, premières perceptions de ce qu'est l'alcool -&gt; yeux brillants, de feu, &quot;ressemblaient à des lumières qui m'auraient regardé&quot;.Chapitre 1, introduction et contexte familial-&gt; le contexte économique (particulièrement post Grande Crise de 1929-1933) n'est évoqué que pour expliquer le comportement du père.* L'ensemble du roman semble une confession, la source de toute l'existence-Détestation de l'humain, principalement en raison de sa cruauté animale qui semble gratuite et sans limites (exemple des enfants qui coincent un chat dans une ruelle pour le faire mettre à mort par un bouledogue).-&gt;Dès l'enfance, immense sentiment d'impuissance allant jusqu'à celui de malaise / mal-être + fait que personne n'aide Bukowski / Chinaski, difficile en particulier l'indifférence de la mère face aux rosses paternelles.* (bis) sources des éléments qui se répéteront dans la vie, et par conséquent l'oeuvre de Bukowski:     -&gt;premières rixes à l'école, avec tous les gamins pauvres du quartier     -&gt; cuites répétées et ce dès l'adolescence (découverte empirique de l'alcool et de ses effets vers l'âge de neuf ans)     -&gt; besoin constant d'être hors-normes (ex: Période où il joue le nazillon et va jusqu'à être spectateur interne d'un groupuscule nazi, sans aucune valeur idéologique ni position vis-à-vis de la seconde WW, juste pour aller à l'encontre des anti-allemands de l'époque; simple besoin d'assouvir un esprit contradictoire.)*Anecdote du jour où il se fait jeter du domicile familial -&gt; père avait viré toutes ses affaires après avoir lu les premières nouvelles écrites par son fils; Buk. réagit surtout à la vue de ces papiers éparpillés dans la rue et le caniveau =&gt; importante place de l'écriture.-&gt; ami qui écrit, mais qui &quot;parle trop de l'écriture&quot;-&gt; machine à écrire comme principal bagage (anecdote de la chambre dans le quartier philippin, machine à écrire, unique compagnie valable qui peut servir d'arme ~&gt; mais cela n'est de l'ordre que de l'interprétation)* Souvenirs d'un pas grand chose; sorte de confessions? en le sens où Malraux l'entend dans le début du Miroir des Limbes , c'est-à-dire révélations de secrets et non de fautes, connaissance de soi-même à travers les questions que l'on se pose et non des réponses que l'on élude;-&gt; et ce après avoir connu le succès, les Contes de la folie ordinaire étant paru aux environs de 1972.-&gt; post &quot;scandale&quot; à &lt;em&gt;Apostrophe&lt;/em&gt; (1978), d'autant qu'à travers ce livre, la démarche n'est pas de s'amender.-&gt; d'autant que la plupart des anecdotes de l'enfance &amp; adolescence  étaient déjà présentes dans les contes de la folie ordinaire et dans ses chroniques dans l'Outsider (&lt;em&gt;Notes of a dirty old man&lt;/em&gt;.-&gt; nouvelles et romans de Buk étaient essentiellement de l'auto-fiction, et ce à travers le double littéraire d'Henry Chinaski (dont la première apparition se fait en 1965 dans &lt;em&gt;Confessions of a Man Insane Enough to Live with Beasts.&lt;/em&gt;Henry: premier prénom de Bukowski, et prénom du père, mort en 1958.*Volonté d'une autobiographie complète?-&gt;&lt;em&gt;Souvenirs d'un pas grand-chose&lt;/em&gt; (1980) -&gt; enfance jusque 7/12/1941.-&gt; &lt;em&gt;Factotum&lt;/em&gt; (1974), période de petits boulots, jusqu'à l'entrée au service des postes (1952) + 1955 (fin postes, maladie, initiation aux champs de courses  et relation avec Jane)-&gt;&lt;em&gt;Le Postier&lt;/em&gt; (1970) -&gt; période allant de 1958 (mort de Jane, Buk mettra des années à s'en remettre) à 1970 -&gt; seconde période dans l'administration des postes.-&gt; &lt;em&gt; Women &lt;/em&gt; (1978), période générale (thème des femmes), pas vraiment datémais que l'on pourrait vaguement arrêter à 1971, année où Bukowski rencontre Linda King, sa dernière femme.-&gt; &lt;em&gt;Hollywood&lt;/em&gt; (1989) -&gt; période 86/87, réalisation et sortie de Barfly.-&gt; &lt;em&gt;Capitaine est parti déjeuner et les marins se sont emparés du bateau&lt;/em&gt; (1991/1992)-&gt; &lt;em&gt;Pulp&lt;/em&gt; (1993), dernier roman et le seul à être de la pure fiction.* Deux derniers ouvrages paraissent être les plus sincères d'autant que leur rédaction est comme &quot;instantanée&quot; et non à posteriori, contrairement à tout le reste de l'oeuvre dont la narration se situe de façon temporelle jusqu'à plusieurs années avant la rédaction -&gt; sorte de prescription?
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            <name>Laurence</name>
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        <title>Ecrire (des SMS) pour une idole à trompe</title>
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        <id>tag:sansobjet.hautetfort.com,2007-09-22:1230584</id>
        <updated>2007-09-22T12:25:00+02:00</updated>
        <published>2007-09-22T12:25:00+02:00</published>
        <summary>  Non, je ne me suis pas trompée de destinataire. C’était «&amp;nbsp;une...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sansobjet.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-LU&quot; lang=&quot;FR-LU&quot;&gt;Non, je ne me suis pas trompée de destinataire. C’était «&amp;nbsp;une performance&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-LU&quot; lang=&quot;FR-LU&quot;&gt;Mon ami était en train de me parler d’une de ses admiratrices, qui ne lui donnait plus de nouvelles. Il me disait qu’elle avait un certain talent pour les déclarations farfelues, qu’il aimait ça, même si souvent il se foutait de sa gueule. Un jour, après des semaines de silence, elle lui avait envoyé un SMS qui disait juste&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Michel Foucault&amp;nbsp;». Je me souviens qu’il nous avait montré le message en question à l’époque, et qu’on avait bien rigolé. Cette fille passait pour une vraie folle. N’empêche que maintenant il a envie de la recontacter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-LU&quot; lang=&quot;FR-LU&quot;&gt;Tu vois, je n’ai fait que copier, c’est nul. Il me racontait cette histoire que je connaissais déjà, et j’ai pris mon GSM impulsivement pour composer ce message débile.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-LU&quot; lang=&quot;FR-LU&quot;&gt;Sauf que je n’étais plus sûre à cent pourcents de l’orthographe du nom du philosophe. En plus, comme je ne connais rien sur lui, ça me semblait un peu usurpé de te balancer son nom comme ça (le surréalisme a ses limites quand même). Mon inculture fait peur parfois&amp;nbsp;: je pensais qu’il avait un lien avec cette histoire de «&amp;nbsp;Pendule de Foucault&amp;nbsp;» avant d’aller vérifier sur Wikipedia. J’ai bien fait de m’abstenir (pour l'hypothèse hautement improbable où tu aurais réagi).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-LU&quot; lang=&quot;FR-LU&quot;&gt;Oh, tu sais, je ne suis pas beaucoup plus calée sur André Malraux en fait. Mais j’ai &lt;i&gt;L’Espoir&lt;/i&gt; dans ma bibliothèque (je l’ai commencé dix fois, je le finirai sans doute un jour) et j’ai analysé des extraits de &lt;i&gt;La&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Condition humaine&lt;/i&gt; à l’école. Le seul livre que j’ai lu en rapport avec lui, c’est une biographie (ou une autobiographie&amp;nbsp;?) de sa femme, Clara. J’étais très jeune quand je l’ai lue, mais j’en garde un bon souvenir.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-LU&quot; lang=&quot;FR-LU&quot;&gt;Je ne suis pas sûre que tu aies apprécié le geste (ni ta copine d’ailleurs, qui risque de croire que mon message est une réponse à quelque chose - je te jure que je n’y pensais pas en le faisant). Moi, ça m’a fait rire en tout cas. Ça a aussi beaucoup plu à mon ami, qui adore quand j’agis impulsivement.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR-LU&quot; lang=&quot;FR-LU&quot;&gt;Je crois que si je t’aime à ce point, c’est parce que tu arrives à me faire faire des choses comme ça. Je voudrais être ce type de fille, prête à tous les ridicules par amour. Ça plaît rarement aux hommes, je sais, mais moi ça me plaît - c'est ce qui compte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Raymond ALCOVERE</name>
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        <title>Sans doute un jour</title>
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        <updated>2007-08-26T09:03:08+02:00</updated>
        <published>2007-08-26T09:03:08+02:00</published>
        <summary>    «&amp;nbsp;Sans doute un jour, devant les étendues arides ou reconquises par...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: black; font-family: Palatino&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://raymondalcovere.hautetfort.com/media/00/01/3ca3b3a4a7946062250fc5d41f5ab49a.jpg&quot; alt=&quot;3ca3b3a4a7946062250fc5d41f5ab49a.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-514109&quot; name=&quot;media-514109&quot; /&gt;«&amp;nbsp;Sans doute un jour, devant les étendues arides ou reconquises par la forêt, nul ne devinera plus ce que l’homme avait imposé d’intelligence&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;aux formes de la terre en dressant les pierres de Florence dans le grand balancement des oliviers toscans&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: black; font-family: Palatino&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;André Malraux&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Piedbich</name>
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        <title>espèce insoumise</title>
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        <published>2007-08-21T13:10:00+02:00</published>
        <summary>      &quot;Il n'y a pas de mort invulnérable devant un dialogue à peine commencé,...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://laviedesbetes.hautetfort.com/media/01/01/f7d80e5dd539e00bc76d5cc74097026f.jpg&quot; alt=&quot;f7d80e5dd539e00bc76d5cc74097026f.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-507966&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &quot;Il n'y a pas de mort invulnérable devant un dialogue à peine commencé, et la survie ne se mesure pas à la durée...&quot;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Revue de presse (XI)</title>
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        <updated>2007-08-21T08:25:00+02:00</updated>
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          Le dernier numéro de “Beaux-Arts magazine” est consacré à l’érotisme. Un numéro comique. De grands penseurs ont été sollicités par ce magazine destiné à tresser des guirlandes au “marché de l’art” à grands coups de badigeons de litotes et de syllogismes bobos. Pour faire passer la dynastie Pinault pour une dynastie d’humanistes, il ne faut pas lésiner sur le maquillage, le stuc et les chromes… même si on peut considérer la collection d’actrices sud-américaines entamées par l’héritier Pinault comme un progrès par rapport à la collection de merdes contemporaines de son papa. &lt;I&gt;« Chassez la nature, elle revient au galop »&lt;/I&gt;, on ne peut pas s’empêcher de penser à cette vieille prophétie en observant les courbes de Salma Hayek, l’élue du millionnaire rouquin. Nul doute que même Baudelaire, bien qu’il prétende préférer l’art à la nature brute, entre une après-midi à la fondation (sic) François Pinault et une soirée avec Salma Hayek, eût fait le bon choix.  Parmi les grands penseurs sollicités par ce torchon décadent sur papier glacé, cette face de Philistin de Guillaume Durand. Pour qui Guillaume Durand est-il érotique en dehors des pétasses mi-frigides mi-intellos de la Rive Gauche qui lisent “Elle” avec ferveur ? Dans le fond elles rêvent toutes, ces salopes ruminantes, de se faire saillir par un taureau, mais elles ne savent pas faire la différence avec un bœuf.  &lt;CENTER&gt;*&lt;/CENTER&gt; Au détour d’un paragraphe, une citation de Malraux : &lt;I&gt;« Il faut faire de l’érotisme une valeur ! »&lt;/I&gt; Avec le recul, c’est le côté grotesque de Malraux qui s’impose, cette tête de batracien du monolithique qui éructe des sentences de Sorbonnard incongrues. Complètement déphasé, le Malraux : est-ce la proximité avec l’art de messieurs les professeurs Picasso, Chirico, Derain &amp; Cie qui l’aveugle, au point de ne pas voir, qu’entre le Ve siècle avant J.-C. au moins, jusqu’à Manet ou Renoir, malgré quelques éclipses, l’art occidental fut naturellement érotique ? Malraux était-il capable de VOIR un tableau de Raphaël ou d’Ingres, de Rubens ou de Delacroix, en dehors de la perspective d’en tirer une incantation gaullienne abstraite ? Il faudra un jour s’attarder sur le caractère typiquement grotesque du gaullisme, qui ne touche pas seulement Malraux, car DeGaulle a aussi un grand corps caverneux, une tournure monstrueuse, non pas de batracien mais pachydermique. Le grotesque gaulliste est complètement involontaire, contrairement à celui de Brueghel ou de Teniers. S’imagine-t-on à la Renaissance de tels laiderons tenir les rênes du pouvoir ? En coulisses, peut-être, mais certainement pas au grand jour, en face du peuple, qui aurait jeté des pierres à ces gargouilles contemporaines.
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            <name>Brett</name>
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        <title>Mademoiselle Monk, préface d'André Malraux</title>
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        <updated>2007-07-26T19:18:52+02:00</updated>
        <published>2007-07-26T19:18:52+02:00</published>
        <summary>     C’est bien mal comprendre Charles Maurras que de voir en lui un artiste...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://brettvincent.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://brettvincent.hautetfort.com/media/02/02/a6fcc7e0733eb6418d61ddecf5180743.jpg&quot; id=&quot;media-473150&quot; alt=&quot;Charles Maurras - préface de Madmoiselle Monk par André Malraux, 1923&quot; name=&quot;media-473150&quot; border=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;C’est bien mal comprendre Charles Maurras que de voir en lui un artiste obligé à des travaux de journaliste&amp;nbsp;: le considérer comme le chef du parti «&amp;nbsp;Action Française&amp;nbsp;», se délassant à écrire «&amp;nbsp;Anthinéa&amp;nbsp;», c’est le diminuer. Né en 1868 il a aujourd’hui 55 ans&amp;nbsp;; et pas une contradiction profonde n’apparaît dans sa vie publique. Aller de l’anarchie intellectuelle à «&amp;nbsp;l’Action Française&amp;nbsp;», n’est pas se contredire mais construire. S’il eût aimé vivre en Grèce, c’est que les philosophes y avaient accoutumé de mettre en harmonie leur vie et leur philosophie&amp;nbsp;; mais je l’imagine surtout au Moyen-Age, prêtre fervent, confesseur des grands, architecte de cathédrales et organisateur de croisades. On a dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;pour lui, toute pensée se converti en action&amp;nbsp;». Cela est un peu injurieux, et d’ailleurs inexact. Il serait plus juste de dire que son système est formé de théories dont la force que représente leur application fait une partie de la valeur. Son œuvre est une suite de constructions destinées à créer ou à maintenir une harmonie. Il prise par dessus tout et fait admirer l’ordre, parce que tout ordre représente de la beauté et de la force. De la son amour pour la Grèce, qu’il n’a pas «&amp;nbsp;découverte&amp;nbsp;» mais choisie. Que sa naissance l’ait incité à ce choix, cela est vraisemblable&amp;nbsp;; mais elle ne l’y déterminait point, et il y a plus de mérite à bien choisir lorsque le choix est facile que lorsqu’il est malaisé. Choisir comme le feraient des esprits simples semble vulgaire&amp;nbsp;; et rien ne peut, plus que le désir de n’avoir rien de commun avec des esprits simples, inciter à l’erreur un esprit supérieur. Parler de Comte comme l’a fait Maurras&amp;nbsp;; proposer la soumission de l’individu à une collectivité particulière n’était point facile&amp;nbsp;; la séduction des différentes anarchies qu’il combat est profonde et le rôle de directeur pénible souvent et parfois douloureux. Car les hommes ne se résignent point aisément à lutter contre eux-mêmes&amp;nbsp;; et le prix qu’ils donnent à tout ce qu’ils doivent supprimer en eux est si grand qu’ils s’y attachent volontiers plus qu’à ce qui constitue leur valeur réelle.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;La raison est peu puissante contre la sensibilité&amp;nbsp;; c’est seulement grâce à l’aide d’un sentiment qu’elle peut en modifier d’autres. Cette aide, Charles Maurras l’a trouvée dans l’amour de la France. Si sa doctrine ne pouvait exister sans une grande admiration de la France, et surtout sans une préférence pour tout ce qui fut créé par le génie français, c’est que cette admiration était dès l’origine, dans l’ordre esthétique, si profonde en lui qu’il n’eût pu établir un système qui ne reposât point sur elle. Il n’a passionnément aimé, en Grèce et en Italie, que ce qui devait déterminer le mode du génie français.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Mais la satisfaction complète de ses désirs, il ne devait la trouver que des jardins de Versailles à ces paysages des bouches du Rhône somptueux et tragiques comme des cadavres de rois. Qu’importe, pour son œuvre et pour lui, ce qu’il a voulu supprimer&amp;nbsp;! Charles Maurras est une des plus grandes forces intellectuelle d’aujourd’hui.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;André Malraux, préface à &lt;i&gt;Mademoiselle Monk&lt;/i&gt; de Maurras, Librairie Stock, 1923.&lt;/p&gt;
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            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Victimes non consentantes</title>
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        <updated>2007-01-30T12:40:00+01:00</updated>
        <published>2007-01-30T12:40:00+01:00</published>
        <summary> « Regarder la télé rend parano ! »  dit Polac. Sur ce point je suis d’accord...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          &lt;I&gt;« Regarder la télé rend parano ! »&lt;/I&gt; dit Polac. Sur ce point je suis d’accord avec lui. De voir Jean-Philippe Domecq apparaître dans des émissions de propagande grand public, je trouvais ça louche, je pensais que d’une manière ou d’une autre, il n’était pas libre de s'exprimer. Le système ne va pas se saborder en offrant une tribune à un trouble-fête, logique…  Mais comme j’avais tout pour m’intéresser à Domecq, étant donné que je fais partie comme lui des victimes non consentantes de l’art contemporain, la curiosité a fini par l’emporter et j’ai acheté son essai (&lt;I&gt;Artistes sans art&lt;/I&gt;). Pour faire court, c’est un essai honnête, un discours sincère dans lequel je me retrouve.  Je vois Domecq comme une sorte de samouraï désabusé qui pourfend la bêtise de l'art contemporain. Désabusé car il sent bien la résistance de cette bêtise, son épaisseur, la masse des intérêts à renverser. Sur sa stratégie, je m'interroge. Domecq vise-t-il vraiment un organe vital ? Au plan rhétorique, je dirais que le tort de Domecq est de s'abaisser à débattre avec des minables. Il ne faut pas croiser le sabre avec des estropiés, des bancals, des borgnes. Pour que le combat soit beau et que le vainqueur triomphe avec éclat, il faut affronter des sophistes qui ont un minimum d'envergure : André Lhote, Malraux, Apollinaire, Picasso. En ce qui concerne Catherine Millet, Jean Clair, Marc Jimenez, Soulages, Yves Michaud, et toute la bande des contemporains, ce ne sont que des pions. Les passages du bouquins de Domecq qui sont comme des &quot;haïkus&quot; vengeurs sont les meilleurs.  Maintenant je sais pourquoi Domecq, à la télé, on ne le laisse jamais finir ses phrases.
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            <name>Tine</name>
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        <title>Citation</title>
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        <updated>2007-01-05T05:30:00+01:00</updated>
        <published>2007-01-05T05:30:00+01:00</published>
        <summary> &quot;La vie ne se compte pas en respirations, mais par les moments qui t’ont...</summary>
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          &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&quot;La vie ne se compte pas en respirations, mais par les moments qui t’ont coupé le souffle.&quot; (A.Malraux)&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>dansolal</name>
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        <title>André Malraux l'EUROPEEN</title>
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        <updated>2006-12-27T01:53:19+01:00</updated>
        <published>2006-12-27T01:53:19+01:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;                      Même si parfois, dans ses discours, l'orateur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://erospeos.hautetfort.com/">
          &lt;h3&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt; &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://relatio.blogspirit.com/images/medium_malaraux_3.jpg&quot; alt=&quot;medium_malaraux_3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Même si parfois, dans ses discours, l'orateur adopte un ton “gaullien”, se faisant le chantre de la France, pour l'essentiel la pensée et l'esthétique de Malraux possèdent une visée universelle, particulièrement sensible dans les écrits sur l'art et le Musée imaginaire. Mais ne peut-on aussi reconnaître à son oeuvre une dimension plus strictement européenne ?&lt;br /&gt; La question paraît d'autant plus légitime que dès 1927, soit cinq ans après la publication par Valéry de “L'Européen”, Malraux signe un essai intitulé “D'une Jeunesse européenne”, qui a une valeur programmatique : “La jeunesse européenne est plus touchée par ce que le monde peut être que par ce qu'il est”.&lt;br /&gt; Et de fait, l'Europe n'a cessé d'être au coeur des préoccupations de Malraux. De la description critique de l'Europe par Ling dans La Tentation de l'Occident à Vincent Berger rêvant dans le désert d'Afghanistan aux musées européens, de la lutte contre le fascisme dans Le Temps du mépris à la mise en scène des grandes figures politiques et artistiques européennes (Le Miroir des limbes), de L'Espoir où l'on assiste à la révélation de l'importance du fait national (la terre, au sens moral et spirituel) au discours d'hommage à la Grèce, Malraux semble requis par le “vieux continent”. Le numéro 34 de la Revue André Malraux/Review se propose d'explorer la dimension européenne de l'oeuvre de Malraux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;EN SAVOIR PLUS &lt;a href=&quot;http://www.fabula.org/actualites/article16758.php&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://relatio.blogspirit.com/images/medium_malraux_3.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_malraux_3.2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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            <name>Le Comte de Cagliostro</name>
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        <title>Malraux Bert Grossmann !</title>
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        <updated>2006-11-24T13:11:21+01:00</updated>
        <published>2006-11-24T13:11:21+01:00</published>
        <summary>     Que dire, que décrire d'une &quot;lecture&quot; de Marlaux. Il est des chênes que...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://strasbourg-compagnie.hautetfort.com/images/thumb_RG.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_RG.2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Que dire, que décrire d'une &quot;lecture&quot; de Marlaux. Il est des chênes que l'on abat et d'autres qui poussent ! Combien de bloggeurs dans la docte assemblée. Beaucoup se dévisage et Malraux, comme Malrobert Grossmann, passent ! Bon moment !&lt;/p&gt;
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            <name>Arianil</name>
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        <title>Révolution</title>
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        <updated>2006-10-14T23:35:00+02:00</updated>
        <published>2006-10-14T23:35:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si c'est pour supprimer sa tragédie qu'un homme compte...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Si c'est pour supprimer sa tragédie qu'un homme compte sur la révolution, il pense de travers.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;André Malraux&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Qui sommes nous ?</name>
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        <title>Culture, pour qui ?</title>
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        <updated>2006-10-11T15:55:00+02:00</updated>
        <published>2006-10-11T15:55:00+02:00</published>
        <summary>   Depuis cinq ans, la Mairie de Paris organise la Nuit Blanche «moment de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://pensezlibre.hautetfort.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://pensezlibre.hautetfort.com/images/thumb_louvre_pyramide.jpg&quot; alt=&quot;medium_louvre_pyramide.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#FF3300&quot;&gt;Depuis cinq ans, la Mairie de Paris organise la Nuit Blanche «moment de rêve où la création investit les quartiers de Paris» selon Bertrand Delanoë, concept qui se veut à la fois rassemblement populaire festif et découverte de l’art contemporain.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour m’être promenée dans les rues du Marais lors de la dernière édition, j’ai pu constater en observant les réactions des badauds (indifférence, perplexité, ou même irritation - parfois justifiée -), combien, dans cette approche de l’art offert à la découverte du public, nos édiles portaient un lourd héritage malrucien. Pour Malraux, l’accès à la culture rejette toute idée de pédagogie, d’explication, de médiation ou même d’apprentissage. La culture doit être une révélation tel Saint Paul sur le chemin de Damas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Que peut comprendre le public devant une oeuvre contemporaine si, au préalable, on ne lui a pas offert les outils, les références historiques, esthétiques ou philosophiques qui donne des clefs pour la compréhension et la démarche (s’il y en a une) de l’artiste ?&amp;nbsp; La Nuit Blanche, qui n’est qu’un événement parmi d’autre mettant en évidence le décalage entre les publics et l’art contemporain, me renforce dans l’idée qu’il est urgent de remettre l’enseignement artistique et l’histoire de l’art à l’école. La démocratisation de la culture passe par la transmission de clefs donnant accès au décryptage de l’art, à son interprétation et au développement d’un esprit critique. En effet, porter une appréciation esthétique, un jugement sur une oeuvre n’est pas scandaleux, au contraire. Encore faut-il avoir les outils pour le faire.&lt;br /&gt; Malraux avait crée un ministère des affaires culturelles pour les artistes, il est temps que notre Ministère de la culture et de la communication puisse devenir celui des artistes et de leurs publics.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;em&gt;A. Cochevelou, membre de Pensez Libre&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>boite a olive</name>
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        <title>Malraux</title>
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        <updated>2006-09-10T15:16:45+02:00</updated>
        <published>2006-09-10T15:16:45+02:00</published>
        <summary> Discours d'André Malraux     Prononcé le 2 septembre 1973 à l'occasion de...</summary>
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          &lt;h1&gt;Discours d'André Malraux&lt;/h1&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Italique&quot;&gt;Prononcé le 2 septembre 1973 à l'occasion de l'inauguration du Monument de la Résistance érigé par le sculpteur Gilioli sur le Plateau des Glières.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Je parle au nom des Associations des Résistants de Haute-Savoie et de l'Ordre de la Libération. En mémoire du général de Gaulle, pour les survivants et pour les enfants des morts.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Lorsque Tom Morel eut été tué, le maquis des Glières exterminé ou dispersé, il se fit un grand silence. Les premiers maquisards français étaient tombés pour avoir combattu face à face les divisions allemandes avec leurs mains presque nues, non plus dans nos combats de la nuit, mais dans la clarté terrible de la neige. Et à travers ce silence, tous ceux qui nous aimaient encore, depuis le Canada jusqu'à l'Amérique latine, depuis la Grèce et l'Iran jusqu'aux îles du Pacifique, reconnurent que la France bâillonnée avait au moins retrouvé l'une de ses voix, puisqu'elle avait retrouvé la voix de la mort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;L'histoire des Glières est une grande et simple histoire, et je la raconterai simplement. Pourtant, il faut que ceux qui n'étaient pas nés alors - et depuis, combien de millions d'enfants! - sachent qu'elle n'est pas d'abord une histoire de combats. Le premier écho des Glières ne fut pas celui des explosions. Si tant des nôtres l'entendirent sur les ondes brouillées, c'est qu'ils y retrouvèrent l'un des plus vieux langages des hommes, celui de la volonté, du sacrifice du sang.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Peu importe ce que fut dans la Grèce antique, militairement, le combat des Thermopyles. Mais dans ses trois cents sacrifiés, la Grèce avait retrouvé son âme, et, pendant des siècles, la phrase la plus célèbre fut l'inscription des montagnes retournées à la solitude, et qui ressemblent à celles-ci « Passant, va dire à la cité de Sparte que ceux qui sont tombés ici sont morts selon la loi ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Passant, va dire à la France que ceux qui sont tombés ici sont morts selon son cœur. Comme tous nos volontaires depuis Bir-Hakeim jusqu'à Colmar, comme tous les combattants de la France en armes et de la France en bâillons, nos camarades vous parlent par leur première défaite comme par leur dernière victoire, parce qu'ils ont été vos témoins.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;On ne sait plus guère,aujourd'hui, que tout commença par un mystère de légende. Le plateau des Glières était peu connu; presque inaccessible, et c'est pourquoi les maquis l'avaient choisi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Mais alors que nous combattions par la guérilla, ce maquis, à tort ou à raison - peut importe: la France ne choisit pas entre ses morts ! - avait affronté directement la Milice, allait affronter directement l'armée hitlérienne. Presque chaque jour, les radios de Londres diffusaient: «Trois pays résistent en Europe : la Grèce, la Yougoslavie, la Haute-Savoie.» La Haute-Savoie, c'était les Glières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Pour les multitudes éparses qui entendaient les voix du monde libre, ce plateau misérable existait à l'égal des Balkans. Pour des fermiers canadiens au fond des neiges, la France retrouvait quelques minutes d'existence parce qu'un Savoyard de plus avait atteint les Glières.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;La Milice de Darnand, les troupes italiennes, la police de l'Ovra, n'avaient pas suffi pour venir à bout de ces combattants toujours regroupés. Hitler y mit la Gestapo, et contre nous, la Gestapo pesait lourd. La Gestapo ne suffit pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;En janvier 44, les maquis de l'Ain sont harcelés par trois divisions. Ceux de Haute-Savoie reçoivent l'ordre de se regrouper ici, au commandement du lieutenant Tom Morel, décoré en 40 pour l'un des plus éclatants faits d'armes des unités alpines. La montée commence. Les accrochages aussi. Le 13 février, les messages codés de la BBC annoncent le premier parachutage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Voici la nuit. Le champ - pauvre champ - est éclairé par cinq torches électriques et des lampes de poche. On n'entend pas les avions. On n'entend rien. Jusqu'à ce que les sirènes antiaériennes d'Annecy emplissent lentement la nuit. Bon augure: les avions approchent. Mauvais augure : ils sont repérés. On allume les quatre énormes bûchers de sapin préparés. Le bruit des moteurs. Le premier avion, invisible, fait clignoter son signal. Le bruit s'éloigne. La neige, le flux et le reflux des sirènes dans la nuit préhistorique. Pas encore d'ennemis, plus d'amis. Mais sur le ciel noir, apparaissent un à un, éclairés en roux par les feux du sol, cinquante-quatre parachutes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Pas d'armes lourdes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Tant pis. Les accrochages reprennent. Le 9 mars, cent hommes des Glières vont attaquer Entremont pour délivrer des prisonniers. Après deux heures et demie de descente, ils atteignent le village qu'alertent les chiens. Village conquis, prisonniers délivrés, 47 gardes, prisonniers à leur tour, montent ici, tirant un monceau d'armement. Tirant aussi le corps de Tom Morel, tué par le commandant des gardes capturé, à qui il avait laissé son revolver.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Le maquis enterre son chef. Et entend,bouleversé, le glas de toutes les églises monter de la vallée comme montait l'appel des sirènes pendant le parachutage. Ici, le drapeau claque dans les rafales de neige, sur ce que Tom Morel appelait «le premier coin de France qui ait recouvré la liberté ».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Le mot «Non», fermementopposé à la force, possède une puissance mystérieuse qui vient du fond des siècles. Toutes les plus hautes figures spirituelles de l'humanité ont dit Non à César. Prométhée règne sur la tragédie et sur notre mémoire pour avoir dit Non aux Dieux. La Résistance n'échappait à l'éparpillement qu'en gravitant autour du Non du 18 juin. Les ombres inconnues qui se bousculaient aux Glières dans une nuit de Jugement dernier n'étaient rien de plus que les hommes du Non, mais ce Non du maquisard obscur collé à la terre pour sa première nuit de mort suffit à faire de ce pauvre gars, le compagnon de Jeanne et d'Antigone... &lt;b&gt;&lt;font size=&quot;+1&quot;&gt;L'esclave dit toujours oui.&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Les gardes de Vichy attaquent au Sud, du côté de Notre-Dame, pour délivrer les leurs, et sont repoussés. Le combat s'achève à peine lorsque la BBC transmet le message: «Le petit homme casse des tessons de bouteille.» Avant minuit, trente quadrimoteurs larguent 90 tonnes de matériel.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Quand un avion allemand vient en reconnaissance, la vaste neige est encore constellée de parachutes multicolores : le ramassage n'est pas terminé. Le lendemain, trois Heinkel bombardent et mitraillent à loisir le plateau redevenu innocent. Sans grands résultats. Sauf celui-ci: les Allemands savent désormais que le maquis ne possède pas d'armes antiaériennes. Donc cinq jours plus tard, Stukas et Junkers. Chalets transformés en torches. Le capitaine Anjot remplace Tom Morel au commandement des Glières. Nouvelle attaque des gardes, de nouveau repoussée. Le 23, bombardement massif. Les Allemands prennent le commandement. Une division alpine de la Werhrmacht arrive à Annecy.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Assistée de deux escadrilles de chasseurs et de bombardiers. Police allemande, Milice vichyste. L'artillerie divisionnaire, les automitrailleuses.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;En face, le maquis dont nous attendons, heure après heure, que la radio de Londres nous parle. Entre tant de Français à l'écoute, pas un ne sait que ce maquis est un fantôme. Moins de cinq cents combattants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;L'armement qui attend leurs compagnons ne comprend que des armes légères. Contre l'artillerie divisionnaire allemande et les automitrailleuses, par un canon, pas un bazooka. Plus de ravitaillement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Autour, vingt mille hommes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Le premier grand combat du Peuple de la Nuit s'engage. Ecoutons les dépêches allemandes&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;«Le 24 - Terroristes font sauter train renforts allemands devant Annecy - Attaque Milice au-dessus d'Entremont. Sentinelles espagnoles tuées - Rejointes par groupes terroristes - Milice engagée deux heures stop - Troupes Milice regroupées à l'arrière. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;«Le 25 - Préparation artillerie et bombardement aviation. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;« Le 26 - Attaque Milice ouest et nord-ouest. Troupes regroupées - Attaque allemande nord stoppée, envoyez aviation - Nos mortiers mis en place - Attaque Milice et garde de réserve deux points ouest depuis cinq heures - Attaque générale 11 heures. »&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Ils attaquent, en effet, de tous côtés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;L'avant-poste de la passe d'Entremont - dix-huit hommes - est attaqué par deux bataillons. Deux sections de renfort atteignent la passe. Le premier fusil-mitrailleur s'enraye. Le second est détruit, son servant tué. L'un des deux chefs de section, Baratier, a l'impression d'être seul à tirer: il ignore qu'il survit seul. Il se replie en continuant à combattre, est pris à revers et tué. Il défendait la passe depuis une heure et demie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Les maquisards, qui se rabattent vers le centre, reçoivent plus vite les munitions, et tiennent. Pourquoi l'ennemi s'enfouit-il dans la neige ? Dix minutes plus tard, commencent les piqués ininterrompus des Stukas, serrés comme des fers de herse. La nuit va descendre. Le capitaine Anjot combat devant les tombes de Morel et de Descours. L'aviation s'en va, remplacée par le pilonnage méticuleux de l'artillerie. Il fait nuit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Le 27 au matin, les troupes allemandes de l'est touchent le poste de commandement du maquis, commencent le feu. En face, des cris allemands, poussés par leurs camarades de l'ouest.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Les maquisards ont disparu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Ils connaissaient bien ce terrain, que les Allemands ne connaissaient pas du tout. Anjot a convoqué les chefs de section, et ils ont décidé de décrocher.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Pendant que toute la Résistance, à l'écoute, attend le pire (chacun sait maintenant que les Glières n'ont ni canons ni avions), des chaînes de fantômes qui se tiennent par la main dans la nuit pour pouvoir relever leurs blessés lorsqu'ils tombent, traversent l'anneau discontinu des troupes d'assaut. Encore leur faut-il arriver jusqu'aux agglomérations de la vallée, où leurs camarades que l'on appelle les sédentaires leur donneront asile.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Le jour se lève.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Alors, commence la grande trahison de la neige.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Ces insaisissables fantômes dont les Allemands ne rencontraient que les balles et ne trouvaient que les cadavres, sont partis avec la nuit. «La petite aube dissipe les spectres», dit le proverbe espagnol qu'un des miliciens de l'Ebre cite au capitaine Anjot. Ces ombres, hélas ! sont devenues des traces. Les Allemands cherchent le gros du maquis réfugié dans quelque abri de montagne, car ils croient combattre quelques milliers d'adversaires. Mais nombreuses ou non, les traces mènent aux hommes, et les sections ennemies occupent les pentes. Le lendemain, le capitaine Anjot et les six Espagnols qui combattent avec lui sont tués. De ce qui fut l'épopée des ombres, il ne restera le jour venu que 121 cadavres tués entre les villages, exécutés sur les places ou torturés à mort. «&amp;nbsp;Inutile de reprendre l'interrogatoire des lessés, télégraphie la Gestapo: ces débris sont vides.»&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;C'est l'heure des représailles.Les paysans suspects de contacts avec le maquis sont exécutés ou déportés, et l'on reconnaît les hameaux, la nuit, aux torches des chalets qui flambent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Pourtant, si les torturés sont vides, la Résistance ne l'est pas encore. Le premier chef est mort, le second chef est mort; les rescapés organisent d'autres maquis, rejoints par des jeunes de plus en plus nombreux. Le gros des unités allemandes est appelé en Normandie. Le 1er mai, les maquis les plus .proches reviennent manœuvrer sur ce plateau où ils retrouvent les cylindres couverts de rouille des parachutages, entre les chalets incendiés. Le 14 juillet, ils défilent à travers Thônes. Le ler août, les camions ont rassemblé 1 500 hommes de l'armée secrète et 400 FTP. A onze heures, les forteresses volantes lâchent le dernier parachutage, qui apporte enfin les armes lourdes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Fini, le temps des maquis de misère ! Un char qui se dresse est certes une terrible bête; mais pour lui, un bazooka invisible est un monstre caché. C'est le bazooka, non la mitraillette, qui a fait des vrais maquis une force supplétive considérable. Un charest plus fort qu'une compagnie de mitraillettes, il n'est pas plus fort qu'une torpille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Le 13, pendant trois jours, les automitrailleuses ennemies combattent les maquis, et sautent. Le 19,lorsque la radio annonce que l'insurrection générale commence à Paris, cinq mois jour pour jour après l'attaque des Glières, le général Oberg, qui la commandait, apporte au capitaine Nizier, chef militaire de la Résistance, la capitulation de ses troupes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Alors, dans tous les bagnes depuis la Forêt-Noire jusqu'à la Baltique, vos déportés qui survivaient encore se levèrent sur leurs jambes flageolantes. Et le peuple de ceux dont la technique concentrationnaire avait tenté de faire des esclaves parce qu'ils avaient été parfois des héros, le peuple dérisoire des tondus et des rayés, notre peuple ! pas encore délivré, encore en face de la mort, ressentit que même s'il ne devait jamais revoir la France, il mourrait. avec une âme de vainqueur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Et maintenant, le grand oiseau blanc de Gilioli a planté ses serres ici. Avec son aile d'espoir, son aile amputée de combat, et entre elles, son soleil levant. Avec son lieu de recueillement, sa statue dont les bras dressés sont pourtant des bras offerts. Avec ses voix entrecroisées, qui feront penser à l'interrogation des tombeaux égyptiens: Que disent les voix de l'autre monde, avec leur bruit d'abeilles... Elles disent:&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;«Nous sommes les torturés agonisants, dont la Gestapo disait qu'il était inutile de les lui envoyer puisqu'ils étaient vides.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Les Espagnols tombés ici en se souvenant des champs de l'Ebre et du jour où la Révolution vida les monts-de-piété de tout ce. que les pauvres y avaient engagé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Les Français qui avaient rejoint après avoir combattu, eux, dans la ligne Maginot jusqu'au dernier jour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Les gens des villages sans lesquels le maquis n'aurait pu ni se former ni se reformer; ceux qui ont sonné le glas pour lui; ceux que les hitlériens ont déportés, ceux qu'ils ont fait courir pour rigoler, pendant la répression, devant leurs mitrailleuses qui les descendirent tous.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Peu importent nos noms, que nul ne saura jamais. Ici, nous nous appelions la France. Et quand nous étions Espagnols, nous nous appelions l'Ebre, du nom de cette dernière bataille.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Je suis la mercière fusillée pour avoir donné asile à l'un des nôtres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;La fermière dont le fils n'est pas revenu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Nous sommes les femmes, qui ont toujours porté la vie, même lorsqu'elle risquaient la leur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Nous sommes les vieilles qui vous indiquaient la bonne route aux croisées des chemins, et la mauvaise, à l'ennemi. Comme nous le faisons depuis des siècles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Nous sommes celles qui vous apportaient un peu à manger; nous n'en avions pas beaucoup.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Comme depuis des siècles.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Nous ne pouvions pas faire grand-chose; mais nous en avons fait assez pour être les Vieilles des camps d'extermination, celles dont on rasait les cheveux blancs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Jeanne d'Arc ou pas, Vierge Marie ou pas, moi, la statue dans l'ombre au fond du monument, je suis la plus vieille des femmes qui ne sont pas revenues de Ravensbrück.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Morel, Anjot et tous mes morts du cimetière d'en bas, c'est à moi que viendront ceux qui ne connaîtront pas votre cimetière. Ils sauront mal ce qu'ils veulent dire lorsqu'ils chuchotent seulement qu'ils vous aiment bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class=&quot;Para&quot;&gt;Moi, je le sais, parce que la mort connaît le murmure des siècles. Il y a longtemps qu'elle voit ensevelir les tués et les vieilles. Il y a longtemps, Anjot, qu'elle entend les oiseaux sur l'agonie des combattants de la forêt; ils chantaient sur les corps des soldats de l'an Il. Il y a longtemps qu'elle voit les longues files noires comme celle qui a suivi ton corps, Morel, dans la grande indifférence de l'hiver. Depuis la fonte des glaces, vous autres dont les noms sont perdus, elle voit s'effacer les traces des pas dans la neige, celles qui ont fait tuer. Elle sait ce que disent aux morts ceux qui ne leur parlent qu'avec les prières de leur mère, et ceux qui ne disent rien. Elle sait qu'ils entendront le glas que toutes les églises des vallées ont sonné un jour pour vous, et qui sonne maintenant dans l'éternité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; l original se trouve a cette adresse :&lt;a href=&quot;http://www.cndp.fr/themadoc/defense/malraux.htm&quot;&gt;http://www.cndp.fr/themadoc/defense/malraux.htm&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;
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            <name>Arianil</name>
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        <title>De Satprem à ... Highlander</title>
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        <updated>2006-08-09T20:10:00+02:00</updated>
        <published>2006-08-09T20:10:00+02:00</published>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En cherchant un livre de &lt;b&gt;Satprem&lt;/b&gt;, je découvre que &lt;b&gt;Malraux&lt;/b&gt; l'avait rencontré et qu'il avait été grâce à lui sensibilisé à la croyance indienne en la réincarnation.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Coïncidence frappante, je suis justement en train d'écouter un CD d'entretiens radiophoniques d'André Malraux. Il y aborde l'histoire des civilisations, et de la nôtre en particulier, première civilisation qui bien que dominante, ne sait pas quelles sont ses valeurs, mais connaît en revanche toutes les autres civilisations historiques, et les intègre dans son évolution.&amp;nbsp; Malraux l'agnostique ajoute cependant : &quot;A quoi bon aller sur la Lune si c'est pour s'y suicider ?&quot;... &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ce 09 août est le vingtième anniversaire du dernier concert du groupe &lt;b&gt;Queen&lt;/b&gt;, dont l'album &lt;i&gt;Kind of Magic&lt;/i&gt; avait électrisé la bande originale du film &lt;i&gt;Highlander&lt;/i&gt;, en 1986. Outre la musique du film et la beauté des paysages écossais, j'avais aimé le film (pas les suites) pour le thème de l'immortalité, traité sur un mode à la fois héroïque et tragique : quelques humains doués du don de quasi-immortalité sont voués à s'entretuer au fil des âges, dans un jeu dont ils ne sont pas maîtres. Un piège faustien où le héros parvient à vaincre le fils des ténèbres, pour avoir le droit de redevenir ... mortel.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Arianil&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>La fée des coquelicots</name>
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        <title>Il est joli ce Picasso</title>
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        <updated>2005-05-21T09:05:00+02:00</updated>
        <published>2005-05-21T09:05:00+02:00</published>
        <summary>  Dans la famille &quot;Toi aussi, viens réviser la philo avant le bac, tu verras,...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 12pt; line-height: normal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;Dans la famille &quot;Toi aussi, viens réviser la philo avant le bac, tu verras, c'est super drôle&quot;, je voudrais la fille, celle qui, si elle avait un quelconque don pour la dissertation, bin elle aurait fait des études littéraires, pardi!&lt;br /&gt; L'autre jour, un &lt;a href=&quot;http://lafeedescoquelicots.hautetfort.com/archive/2005/05/12/l_art_est_mort.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;commentateur&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; a soulevé (avec une seule main en plus) 2 interrogations (3 en fait, celle concernant l'art ichaut restant toujours en suspens...).&lt;br /&gt; Donc, en gros, faut-il être cultivé pour apprécier l'art? et &lt;b&gt;l'art a-t'il pour fonction d'être beau?&lt;/b&gt; 2 belles interrogations qui devraient être au programme de terminale L. En tout cas si elles n'y sont pas, elles manquent.&lt;br /&gt; Alors, l'art a t'il pour fonction d'être beau (je répète, pour me laisser le temps de trouver ce que je vais répondre)?&lt;br /&gt; Bon, je passe vite sur les thèmes:&lt;br /&gt; - il y a 2 points de vue, celui de l'artiste et celui du spectateur,&lt;br /&gt; - chaque culture, chaque société a sa propre conception de beau (alors là, tout de go, me viennent les notions de canon et d'esthétique). D'ailleurs, comme le disait Blaise (Pascal, hein, c'est juste qu'on est intime) écrivait:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&quot;Il y a un siècle pour les blondes, un autre pour les brunes [...]. La mode elle même et les pays règlent souvent ce qu'on appelle la beauté.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 12pt; line-height: normal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;br /&gt; Montesquieu aussi a consacré certaines de ses &lt;i&gt;Lettres persanes&lt;/i&gt; au sujet (vous n'avez qu'a tout relire, ça vous fera les pieds...).&lt;br /&gt; Ce que j'en pense, moi (ce que j'aime chez moi, c'est que je n'ai absolument aucune réponse, sur aucun sujet, mais je ne me prive pas d'épiloguer. En gros, je ne dis rien, mais en beaucoup de phrases), c'est que l'art n'a absolument pas la fonction d'être beau.&lt;br /&gt; Je suis plutôt d'accord avec Malraux (lui, on n'est pas intime):&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 12pt; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&quot;Il révèle la part nocturne du monde, celle qui échappe à notre regard...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 12pt; line-height: normal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;br /&gt; Voire à notre réflexion (ça, c'est moi qui le rajoute, parce que je viens de lire une étude sur ce que l'on peut appeler &quot;l'art des fous&quot;).&lt;br /&gt; J'aime aussi l'idée qu'&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&quot;Un tableau est l'art de faire se rencontrer 2 lignes géométriquement constatées parallèles sur une toile, devant nos yeux, dans une réalité qui transpose sur un monde à d'autres conditions et possibilités.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 12pt; line-height: normal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;br /&gt; Phrase piquée à Tristan Tzara, déjà utilisée lors de la &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;précédente note&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt; J'aime l'idée qu'un artiste ne doive pas être limité, ni par une quelconque technique (mais il doit parfaitement la maitriser), ni par une finalité dite &quot;esthétique&quot;. D'où notre discussion de la semaine dernière sur les lipogrammes (cad un texte où il manque une lettre, l'ouvrage le plus connu étant tout un livre écrit sans la lettre e: &lt;i&gt;la disparition&lt;/i&gt;): OK, c'est super dur à faire, c'est sur, mais il n'y a aucun intérêt créatif.&lt;br /&gt; L'art doit donc se foutre de la mode et des gouts d'une époque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 12pt; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&quot;Le grand ennemis de l'art, c'est le bon gout&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 12pt; line-height: normal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;br /&gt; Dixit Marcel Duchamp (houlà, deux fois que je parle de lui &lt;a href=&quot;http://lafeedescoquelicots.hautetfort.com/archive/2005/05/12/l_art_est_mort.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;ce mois ci&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, c'est trop). J'irais même encore plus loin, avec une phrase que j'aime bien d'Apollinaire (et que je mets souvent en pratique):&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&quot;Ce qu'il y a d'enivrant dans le mauvais gout, c'est le plaisir aristocratique de déplaire.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 12pt; line-height: normal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;br /&gt; Il parait que Kant a essayait de résoudre ce problème du jugement esthétique dans &lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=838250&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=3&amp;amp;SID=06a934e6-6231-5da6-130e-dc44a86da4eb&amp;amp;TTL=210520050821&amp;amp;Origin=fnac_google_home&amp;amp;Ra=-1&amp;amp;To=0&amp;amp;Nu=1&amp;amp;UID=00a6ee398-f058-4d28-f758-7ba2c8f028de&amp;amp;Fr=0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;La critique de la faculté de juger&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, mais je ne l'ai pas lu, parce que je ne lis Kant qu'en allemand dans le texte, et que je ne l'ai pas trouvé (ça fait un peu bidon comme excuse, là, non?). Par contre, je sais qu'il y écrit (je vous traduis, je suis sympa) que&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-bottom: 0.0001pt; line-height: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&quot;L'art n'est pas la représentation d'une belle chose, c'est la belle représentation d'une chose&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 7.5pt; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'&quot;&gt;&lt;br /&gt; donc, même si je suis convaincue que l'art n'as pas a être beau,, je sais aussi qu'on peut penser que certaines œuvres sont belles, parce que c'est ce qui est représenté qui est beau (comme les photographies de mannequins: en fait, le travail du photographe est souvent inexistant dans le processus créatif; ou les films de Jean-Jacques Annaud: &lt;a href=&quot;http://www.wanadoo.fr/bin/frame.cgi?service=thematique&amp;amp;u=http://cine.wanadoo.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;l'Ours&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.wanadoo.fr/bin/frame.cgi?service=thematique&amp;amp;u=http://cine.wanadoo.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;7 ans au Tibet&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;... Waouh, c'est beau, mais en fait je vous explique: c'est la montagne ou le Tibet qui sont beaux, l'image en elle même, celle produite par Jean-Jacques, bin elle est tout pourrie. Ou alors &lt;a href=&quot;http://www.wanadoo.fr/bin/frame.cgi?service=thematique&amp;amp;u=http://cine.wanadoo.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;Le nom de la rose&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;: comme les acteurs sont très bons les paysages tres beaux, et l'histoire géniale (merci &lt;a href=&quot;http://www.fnac.com/Shelf/article.asp?PRID=155870&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;Mn=3&amp;amp;SID=06a934e6-6231-5da6-130e-dc44a86da4eb&amp;amp;TTL=210520050839&amp;amp;Origin=fnac_google_home&amp;amp;Ra=-1&amp;amp;To=0&amp;amp;Nu=3&amp;amp;UID=00a6ee398-f058-4d28-f758-7ba2c8f028de&amp;amp;Fr=0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;Umberto Eco&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;), forcement, on trouve c'est un très bon film. La réalisation n'en reste pas moins nulle.&lt;br /&gt; En même temps, je ne suis pas critique de cinéma, ni d'art, ni philosophe, ni rien en fait, et comme ma source principale de savoir, c'est &lt;a href=&quot;http://www3.fnac.com/search/quick.do?text=Calvin+et+Hobbes&amp;amp;category=-1&amp;amp;SID=06a934e6-6231-5da6-130e-dc44a86da4eb&amp;amp;UID=00a6ee398-f058-4d28-f758-7ba2c8f028de&amp;amp;AID=&amp;amp;Origin=fnac_google_home&amp;amp;OrderInSession=1&amp;amp;TTL=210520050840&amp;amp;bl=rera&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: blue&quot;&gt;Calvin et Hobbes&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, et qu'il n'y a pas encore de gag sur l'art, bin je ne sais pas.&lt;br /&gt; Je vais donc m'arrêter là. L'autre question, je la garde pour plus tard.&lt;br /&gt; Voila.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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