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    <title>Last posts on méditerranée</title>
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    <updated>2008-07-07T02:12:54+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Ratatosk</name>
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        <title>La leçon de Lépante</title>
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        <updated>2008-06-30T00:10:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-30T00:10:00+02:00</published>
        <summary>              La leçon de Lépante:      qui l'a retenue?            Le 7...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/01/2131772116.jpg&quot; alt=&quot;1271257601.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1042259&quot; name=&quot;media-1042259&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;La leçon de Lépante:&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;qui l'a retenue?&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Le 7 octobre 1571, l'Europe impériale coalisée infligeait une sévère défaite sur mer à l'Empire ottoman&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;430 années ont passé depuis l'un des plus grands évé­ne­ments militaires de l'histoire mondiale. Ce jour-là, 7 octo­bre 1571, une large fraction de l'Europe chrétienne avait laissé de côté les vieilles haines et les divisions fratricides pour se lancer dans une bataille décisive contre l'ennemi mortel qui l'avait continuellement agressée et qui cherchait à l'annihiler. L'héroïsme et le sacrifice de nos ancêtres a per­mis à notre civilisation de vivre et de poursuivre sa rou­te dans l'histoire —pour le meilleur et pour le pire.&amp;nbsp; Ce jour-là, l'Europe a pu compter sur certains de ses fils (la plu­part!), ceux qui ont répondu à l'appel du destin, ceux qui ont eu le courage de se jeter dans la bataille, et ceux qui se sont retirés du jeu, qui se sont contentés de regarder le combat de loin, en laissant aux autres la tâche de défen­dre l'héritage commun. Et il y a eu ceux qui ont pactisé avec l'ennemi (que la honte les étouffe pour les siècles des siècles!). Ce jour-là, 7 octobre 1571, on a vu à quels hom­mes on avait affaire, on a vu les justes et on a vu les traî­tres. Parlons d'abord de la composition de la flotte im­pé­riale européenne: sur 208 bateaux, 110 étaient vénitiens, 22 génois, 3 piémontais, 12 appartenaient à l'ordre de che­va­lerie toscan de Saint Etienne, 9 appartenaient aux Che­valiers de Malte, 8 relevaient de la Papauté et 44 du Saint Empire. Les équipages des bateaux arborant le pavillon de Saint Marc venaient de Vénétie (60), de Crète (30), des Iles Ioniennes (7), de Dalmatie (8) et des villes de la terre fer­me (5). Les troupes de fantassins embarquées étaient en ma­jorité impériales et composées de soldats venus de Ca­stil­le, de Catalogne, du Pays Basque, de Hollande, de Lom­bardie, d'Allemagne et du Pays de Naples. L'infanterie de Venise était composée de Vénétiens, de Lombards, de Friou­lans et de “Slavons” (Croates de Dalmatie et Serbes de la Krajina).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;Presque toute l'Europe catholique était présente. Parmi les ab­sents, certains étaient parfaitement excusables, comme les Autrichiens, les Polonais, les Allemands et les Hongrois, car ils luttaient pied à pied contre les Turcs sur le front con­tinental. Le premier assaut turc contre Vienne avait été brisé en 1529 et les affrontements n'avaient plus cessé de­puis en Slovénie, en Hongrie et en Valachie. Deux absences me semblent toutefois injustifiables. Les Portugais étaient en­trés en rivalité avec les Espagnols et n'avaient pas accep­té de se soumettre au commandement d'un chef espagnol. L'opposition entre les deux puissances ibériques n'était pas d'ordre idéologique mais politique: en réalité, les Portugais me­naient une longue guerre contre les Musulmans sur les cô­tes atlantiques du Maroc et lançaient d'audacieuses in­cur­sions en territoire islamique en Orient, parmi lesquelles une tentative malheureuse, l'expédition en Mer Rouge de 1517.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une pure trahison à l'endroit des intérêts vitaux de l'Europe&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les Français, eux, n'avaient aucune raison valable pour ne pas être présent à Lépante. Dans le passé, les Francs avaient toujours été aux avant-postes dans la lutte pour la défense des frontières de l'Europe, depuis Poitiers jus­qu'aux Croisades. Leur absence s'explique sans doute par la rivalité qui les opposait à l'Espagne. Mais surtout par leur politique de rapprochement avec les Ottomans, concrétisée par des traités de coopération et d'amitié. Cette politique est devenue au fil du temps une pure trahison à l'endroit des intérêts vitaux de l'Europe. La politique française ne peut pas davantage se justifier pour des motifs écono­mi­ques: Venise, Gênes et les autres puissances européennes avaient passé des accords commerciaux avec les Musulmans mais n'avaient jamais eu l'idée, en les signant, de trahir l'es­prit de défense de la civilisation européenne. Les seuls Français et Occitans présents à Lépante pour défendre l'hon­neur de leurs terres dans la défense commune de l'Eu­rope se trouvaient dans les rangs des héroïques chevaliers de Malte et sur les bateaux niçois du Comte de Savoie.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le christianisme avait provoqué en Europe une division, cel­le du schisme entre l'Occident et l'Orient, entre Rome et Byzance; il venait d'en provoquer une nouvelle par la Réfor­me. Les positions des diverses fractions de la chrétienté eu­ro­péenne devant l'agression ottomane étaient différentes. Le monde orthodoxe, depuis la chute de Constantinople, fruit amer de la division entre peuples christianisés, lan­guis­sait largement sous l'oppression turque mais résistait vail­lam­ment dans des zones non pacifiées, notamment en Transylvanie et dans les montagnes serbes du Kosovo et de la Métohie. La Russie, la plus grande nation orthodoxe, avait recueilli l'héritage symbolique et politique de Byzan­ce. Elle avait engagé une bataille terrible contre les poten­tats islamiques d'Asie centrale. En 1571, l'année de Lépan­te, les Tatars de Crimée, alliés des Ottomans, avaient lancé des attaques cruelles contre la terre russe, poussant jusqu'à Moscou qu'ils avaient incendiée. Les Orthodoxes ont donc par­ticipé, ces années-là, à la lutte commune de l'Europe con­tre son ennemi mortel. De plus, les équipages de 37 na­vires vénitiens venaient de Candie et des Iles Ioniennes, sans compter les “Slavons” de la Krajina, derrière les côtes dal­mates.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;La “Prière contre les Turcs” de Luther&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les Protestants ont été les grands absents, d'abord pour des raisons géographiques, l'Europe nord-occidentale étant très éloignée du danger islamique et ne le percevant pas cor­rectement. Mais ils avaient également des raisons “idéolo­giques”: dans une de ses thèses, Luther avait dit: «C'est un pé­ché de résister aux Turcs, car la Providence se sert de cette nation infidèle pour punir les iniquités de son peu­ple». Luther avait toutefois modifié son attitude première dans deux ouvrages ultérieurs: «Prière contre les Turcs» et «De la guerre contre les Turcs». Toutefois sa thèse de non ré­sistance a servi d'alibi au non engagement des Protes­tants dans la lutte commune. Le ressentiment anti-catho­lique a sans doute permis à certaines franges puritaines de sympathiser avec l'islamisme, plus virulent dans son zèle re­ligieux.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;Aujourd'hui l'Europe vit des expériences qui ressemblent dra­matiquement à celles de ce 16ième siècle tragique. La pres­sion islamique se fait sentir de plus en plus durement non plus sur les frontières de l'Europe ou sur les côtes mé­diterranéennes, mais à l'intérieur même des villes du cœur de l'Europe. Dans un tel contexte, notre Padanie a un rôle d'a­vant-garde à jouer dans cette nouvelle lutte, parce qu'el­le doit se souvenir qu'elle a livré les deux tiers des na­vires de combat de la bataille de Lépante, qu'elle a donné au Saint Empire de grands commandeurs militaires et un Pa­pe piémontais, Saint Pie V, qui, [ndlr: à rebours des dis­cours &quot;multicultureux&quot; de l'Eglise d'aujourd'hui], avait ap­pe­lé les Européens à s'unir en une grande armée paneuro­péenne pour battre l'ennemi turc. Aujourd'hui, la Padanie est toujours en première ligne car les infiltrés islamiques s'installent sur son territoire. C'est donc chez nous que de­vra renaître l'esprit de résistance européen. Comme à Lé­pan­te, on pourra compter les présents et les absents.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gilberto ONETO.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;(article paru dans La Padania, 4 février 2000,&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lapadania.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://www.lapadania.com&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>pj-white</name>
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        <title>En eaux troubles</title>
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        <updated>2008-06-18T00:08:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-18T00:08:00+02:00</published>
        <summary>  Rêve d'une journée improbable en Méditerranée, l'eau flirtant avec les 27°c...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blacktie.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Rêve d'une journée improbable en Méditerranée, l'eau flirtant avec les 27°c et le soleil si brillant qui apportait une touche idyllique avec ses reflets bleu argent.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Avec le parfait attirail du vacancier aquatique, je tournais autour du bateau. A chaque fois je m'arrêtais au même endroit, pour profiter du spectacle&amp;nbsp; offert par tes fines et longues jambes brunes qui battaient l'eau en rythme. Toutes ces bulles d'air autour de moi, cette sensation de nager dans une gigantesque coupe de champagne au goût salé.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;J'entendais aussi tes rires filtrés par le liquide qui m'enveloppait. je me suis rapproché de la plage arrière du bateau, pour enlacer tes jambes, comme le poisson que je suis, pris dans ton filet. Remonté à la surface, tu me retiras ces lunettes de plongé qui me donnaient un air ridicule.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Il faisait bon, il faisait chaud et tu te laissas glisser dans l'eau pour me donner un baiser humide au parfum U.V.B.. Un rêve dans l'ivresse de mes profondeurs. Tu étais là et plus rien d'autre ne comptait pour moi. Equipement de plongé Gucci, 1600 francs (juillet-août 200)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blacktie.hautetfort.com/media/02/02/2129073988.jpg&quot; id=&quot;media-1073216&quot; alt=&quot;Palme gucci.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1073216&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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            <name>pj-white</name>
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        <title>Espoir de Mode</title>
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        <updated>2008-06-17T15:35:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-17T15:35:00+02:00</published>
        <summary>       &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   Date : 21/05/2008  Lieu : Marseille, Galeries...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blacktie.hautetfort.com/media/02/02/2129522722.jpg&quot; id=&quot;media-1078450&quot; alt=&quot;BD-2007-01 Fiamh 28.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1078450&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;Date : 21/05/2008&lt;br /&gt; Lieu : Marseille, Galeries Lafayette Saint Ferreol, 40-48 rue Saint-Ferréol&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;L'Institut Mode Méditerranée présente la première édition du concours &quot;Espoir de Mode&quot;.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous êtes en fin de cursus ou anciens élèves de la filière mode de la région PACA (moins de deux ans), vous souhaitez créer votre marque, inscrivez vous dès maintenant à ce concours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Date limite des dépôts: 30 juin 2008&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dossier de candidature&lt;br /&gt; Réglement du concours&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contact : Christine Cloé – Dpt Créateurs - 04 91 14 92 11/ c.cloe@institutmode.org&lt;br /&gt; E-Mail : c.cloe@institutmode.org&lt;br /&gt; Lien : http://www.passcreamode.com/userfiles/file/dossier_de_candidature.pdf&lt;/div&gt; 
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            <name>Pierre-Marie CHEVREUX</name>
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        <title>Le ”non” irlandais</title>
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        <updated>2008-06-15T20:21:56+02:00</updated>
        <published>2008-06-15T20:21:56+02:00</published>
        <summary>    Un contexte qui fait suite au non des Pays-Bas et de la France sur la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://unionmediterraneenne.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Un contexte qui fait suite au non des Pays-Bas et de la France sur la «&amp;nbsp;Constitution Européenne&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’Irlande le vendredi 13 juin 2008, a clairement dit non à 53,4% au traité de Lisbonne, même si les raisons du refus sont mélangées comme pour le non français&amp;nbsp;: entre un non social, un non conservateur. Les électeurs irlandais en majorité (ceux du non) ont brandi l’argument qu’ils étaient les seuls à pouvoir s’exprimer au non de toute la population des pays membres, il n’y a en effet pas de mode unifié des traités le même jour, notamment, il n’y a pas l’existence d’une ratification populaire (l’Allemagne interdit les référendums car cet outil a été dévoyé lors de l’époque nazie).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;h1 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Raisons du non irlandais&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La peur de toucher à la fiscalité a joué , les Irlandais sont fiers de leur développement basé sur des réductions fiscales, même si la croissance a trouvé un rythme plus lent puisque la phase de rattrapage avec l’Europe de l’ouest est désormais atteinte, après la forte croissance de 1994 à 2004, et le début du ralentissement du secteur du bâtiment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’Irlande ne faisant pas partie de l’OTAN, est donc neutre, pour certains Irlandais, le pays pouvait être inclus dans le processus de la construction européenne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ainsi pour un certain nombre d’Irlandais, le traité pouvait être la cause de la mort de la poule aux œufs d’or, ou plutôt du tigre celtique.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;i&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Un malaise européen généralisé par rapport aux hommes politiques technocrates&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les peuples européens peuvent trouver de manière générale que les décisions de la Commission Européenne ou du Conseil des Chefs d’Etat/Gouvernement des pays membres décident pas mal de choses sans qu’il y ait réel débat et après si cela marche moins bien , ces mêmes responsables politiques en activité remettent la faute sur l’Union Européenne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;nbsp;C’est l’Union qui veut ça&amp;nbsp;», oui mais ce sont l’addition des majorités politiques nationales qui l’ont voulu en réalité.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les gens ne savent pas où l’Union va&amp;nbsp;: quelle organisation&amp;nbsp;? quelles limites&amp;nbsp;? quels buts&amp;nbsp;? quelles décisions&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;h1 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’Union, un paquet de contradictions&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;De plus l’élargissement nécessaire pour la reconnaissance du passage à la démocratie des pays de l’est a compliqué la donne&amp;nbsp;: les pays de l’est sont jaloux de leur souveraineté, les pays de l’ouest sont habitués à fonctionner ensemble. Certains pays ne voient encore l’Europe que comme union strictement économique&amp;nbsp;: Royaume-Uni, République Tchèque, Danemark, Pologne, Suède tandis que d’autres voient comme moins problématiques certaines coopérations plus poussées. En tout cas ce qui sûr , l’Union apparaît comme technocratique, même si certaines choses sont souvent éclipsées&amp;nbsp;: comme la puissance agricole ou la monnaie européenne stabilisatrice.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Bien-sûr chaque Etat, surtout les gros Etats veulent que leurs intérêts passent en premier tandis que les pays peu peuplés ont peur d’être mangés par les plus gros, cela n’aide pas à rassurer, c’est sûrement le cas en Irlande.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;h1 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Une présidence française de l’Union qui s’annonce difficile&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nicolas Sarkozy a été la figure de proue d’attaque des partisans du non pendant la campagne en Irlande, car il est apparu comme celui qui se disait le «&amp;nbsp;seul&amp;nbsp;» réalisateur du traité de l’Europe, la fameuse arrogance française, en tout cas celle du chef de l’Etat de la République Française. Ses chantiers comme l’Union pour la Méditerranée risquent de prendre de l’eau car certains membres européens n’en voient pas l’utilité et les pays arabes ne souhaitent traiter qu’avec les pays européens méditerranéens qu’ils connaissent bien.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;h1 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Quelles perspectives réalistes et réalisables pour l’Union, tout en gardant un peu d’utopie&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;De toute façon le traité de Nice ne marche pas avec 27 pays (et la Croatie pourrait entrer dans l’Union d’ici 2010 ou 2011) mais est-ce que à ce chiffre là , seulement peu de choses sont réalisables&amp;nbsp;? Se pose la question du rôle de l’Union et à quelle échelle elle doit agir et sur quels domaines. Ainsi , une Europe des cercles concentriques telles que le souhaitait Jacques Delors serait certainement la seule voie de sortie&amp;nbsp;: un noyau plus fédéraliste sur certains domaines notamment avec l’Allemagne, la Belgique, le Luxembourg, la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal. Certainement en avançant certains chantiers précis&amp;nbsp;: le chantier avec certains pays pour ceux qui veulent de la défense européenne&amp;nbsp;: France, Royaume-Uni, Belgique, de la fiscalité&amp;nbsp;: France, Belgique, Luxembourg et l’éducation et la recherche à l’échelle européenne pour une université fait de valeurs, diversité, d’efficacité, de personnes polyglottes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Ainsi les élargissements aux Balkans seront moins problématiques, la question de la Turquie (quand elle aura réglé la reconnaissance des minorités et le poids de l’armée) pourra se poser avec plus de sérénité.&lt;/span&gt; 
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Erdogan et les kémalistes</title>
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        <updated>2008-06-10T00:05:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-10T00:05:00+02:00</published>
        <summary>            Erdogan et les kémalistes     &amp;nbsp;    En Turquie, aujourd’hui,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;&lt;img name=&quot;media-1059565&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/02/00/1295198235.jpg&quot; alt=&quot;Ataerdogan.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1059565&quot; /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Erdogan et les kémalistes&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;En Turquie, aujourd’hui, la lutte qui oppose kémalistes et fondamentalistes se perpétue et on n’en voit pas la fin. Récemment, une procédure a opposé la deuxième instance judiciaire turque au gouvernement d’Erdogan. Les juges reprochent au premier ministre turc actuel de porter atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire; celui-ci, dans le cadre de la procédure d’interdiction lancée contre le principal parti gouvernmental, l’AKP d’Erdogan (ou “Parti de la Justice et du Progrès”), fait pression sur le tribunal constitutionnel pour qu’il mène cette procédure à terme et prononce la dissolution de l’AKP. Le parti d’Erdogan a réagi en lançant insultes et imprécations contre les juges. Le procureur suprême de l’Etat veut que l’on lance une procédure visant à examiner le comportement récent du parti. Le quotidien suisse alémanique, la “Neue Zürcher Zeitung” (NZZ) résume la situation comme suit: “Le pouvoir judiciaire dispose de trois possibilités: il peut refuser l’interdiction du parti; il peut se contenter d’un avertissement ou il peut considérer que le parti constitue le noyau dur des activités tramées contre l’ordre laïque et, subséquemment, le faire interdire. Une telle interdiction peut se contourner en procédant à la fondation d’un nouveau parti, appelé à être derechef le successeur de l’AKP. Mais, cette fois-ci, la procédure de dissolution, qui a été engagée, vise également à interdire tout activité politique à 71 personnes parmi lesquelles le président de l’Etat turc, Abdullah Gül, et le premier ministre Erdogan. Le mandat parlementaire d’Erdogan serait alors automatiquement suspendu, ce qui aurait pour effet de provoquer obligatoirement sa démission du poste de premier ministre”. Pour s’assurer malgré tout un avenir politique, Erdogan ne se préoccupe pas seulement de travailler à la fondation d’un nouveau parti politique mais aussi de renforcer son influence personnelle à l’étranger. En Allemagne, le nouvel ouvrage de Peter Winkelvoss, “Die türkische Frage” (“La question turque”), nous montre comment Erdogan cherche à instrumentaliser les Turcs d’Allemagne (et d’Europe) pour en faire l’avant-garde d’une politique étrangère turque selon ses voeux et pour influencer le destin de la République Fédérale, en manoeuvrant une fraction de l’électorat allemand, constituée de Turcs de souche. Son discours à Cologne en février dernier atteste de ce projet, dangereux pour l’ensemble de nos pays.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;span xml:lang=&quot;DE&quot; lang=&quot;DE&quot;&gt;&lt;strong&gt;(Source: DNZ, Munich, 23/30 mai 2008; Peter Winkelvoss, Die türkische Frage, 17,90 Euro).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; 
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>La doctrine du ”Grand Maroc”</title>
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        <updated>2008-05-17T00:38:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-17T00:38:00+02:00</published>
        <summary>        Communiqué de &quot;Democracia Nacional&quot; (Barcelone)- 17 juillet 2002...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/02/1515781950.png&quot; alt=&quot;1065021476.png&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1002322&quot; name=&quot;media-1002322&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Communiqué de &quot;Democracia Nacional&quot; (Barcelone)- 17 juillet 2002&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Avertissement de 2008&lt;/u&gt;: &lt;em&gt;Ce communiqué du groupe &quot;Démocratie nationale&quot; (Barecelone) mérite toujours, six ans après les événements, une lecture attentive car il recèle des vérités géopolitiques indépassables.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;La doctrine du &quot;Grand Maroc&quot; et la guerre qui va éclater&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce matin, 17 juillet, quand l'agence de presse espagnole a diffusé la nouvelle à 8 heures qu'une force opérationnelle spéciale de l'armée espagnole avait occupé l'Ile du Persil (Perejil), notre pays a vécu un moment d'allégresse et d'union nationale, sauf les marginaux de toujours (IU, ERC) et les nationalistes basques qui estiment que tout ce qui nuit à l'Espagne leur profite. L'Espagne a récupéré sa dignité nationale bafouée, mais, inévitablement, le pire reste à venir car la crise qui oppose l'Espagne au Maroc n'a pas cessé pour autant. Car, une chose est certaine, le Maroc cherche délibérément la guerre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La doctrine du &quot;Grand Maroc&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand, au début des années 50, le Sultan du Maroc obtient l'indépendance de son pays, le moteur idéologique premier du mouvement indépendantiste est l'Istiqlal, un parti nationaliste marocain. Son fondateur, El Fassi, avait élaboré au Maroc pendant la seconde guerre mondiale un programme de type nationaliste qui lui a valu d'être surnommé le &quot;Sabino Arana&quot; marocain, du nom d'un théoricien du nationalisme basque. En effet, sa doctrine, d'un point de vue espagnol, n'est pas moins délirante que la doctrine nationaliste basque.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;El Fassi, se référant à des interprétations historiques d'une rigueur plus que douteuse, soutenait la thèse d'une suprématie marocaine, appelée à transformer le pays en une puissance régionale en Méditerranée occidentale. Il appelait cette doctrine celle du &quot;Grand Maroc&quot;, une fiction géopolitique finalement assez absurde.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rayon d'action de ce &quot;Grand Maroc&quot; hypothétique englobait le Sahara occidental, la frange littorale d'Ifni, Ceuta, Melilla et les îles adjacentes, les territoires de Tindouf et de Colomb Bechar dans l'Ouest de l'Algérie, la totalité de la Mauritanie et une partie importante du Mali, ainsi que la plate-forme continentale des Iles Canaries.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette idée délirante n'a pas inspiré que le parti Istiqlal, mais a imprégné tout le processus de formation de l'Etat marocain jusqu'à ce que l'idée du Grand Maroc soit partagée aujourd'hui par toutes les forces politiques du pays, depuis les progressistes de l'Union Nationale des Forces Populaires jusqu'aux socialistes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La marche vers le &quot;Grand Maroc&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous les événements politiques provoqués par le Maroc au cours de la seconde partie du 20ième siècle ne sont pas dissociables de l'idée de &quot;Grand Maroc&quot;. En certaines occasions, certaines de ces démarches revêtent un caractère spectaculaire, comme l'annexion de Villa Bens en 1958, d'Ifni en 1969 et du Sahara en 1975. Ou se terminent par des échecs retentissants, comme la guerre de 1957-58 qui a visé l'annexion du Sahara occidental et d'Ifni, ainsi qu'à terme l'annexion de la Maurétanie toute entière. Autre échec cuisant : le Maroc a cultivé l'intention d'inclure dans son territoire national une partie de l'Algérie lors de la guerre dite des &quot;sables mouvants&quot; en 1963. Finalement, nous avons l'épisode tout récent de la prise de l'Ile du Persil, rapidement reconquise par les Espagnols.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les différents gouvernements espagnols, y compris ceux du temps de Franco, n'ont jamais pris en compte le projet de l'Istiqlal ni pris au sérieux la politique expansionniste du Maroc. Dès que la transition du régime franquiste à la monarchie parlementaire et constitutionnelle a été achevée, il a été impossible de trouver en Espagne des diplomates capables de comprendre le problème, malgré le fait que dans la salle du trône du palais royal marocain on pouvait voir une carte du &quot;Grand Maroc&quot;, sur laquelle, bien évidemment, les Canaries apparaissaient comme faisant partie du Sultanat du Maghreb.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il est toute aussi impensable que Juan Carlos I, qui a rendu visite tant de fois à son homologue alaouite, ne connaissait pas cette carte. Il est curieux également de constater que, tandis que les forces armées espagnoles continuaient à élaborer des plans d'opérations pour un éventuel &quot;front sud&quot;, les différents gouvernements démocratiques (de l'UCD, du PSOE et du PP) ont toujours eu une politique de la main tendue à l'endroit de ce gouvernement marocain qui ne cachait pas ses intentions de s'approprier des territoires espagnols. Cette situation insolite nous force à méditer ici une phrase de Carl Schmitt: «Si tu prétends être l'ami de ton ennemi et que celui-ci continue à te considérer comme son ennemi, alors tu es perdu».&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Maroc cherche la guerre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 2001, le Maroc a acquis 20 chasseurs bombardiers YF-16 à nos &quot;amis américains&quot; (ndlr: via l'Arabie Saoudite). Peu de temps après cet achat, on apprend que le Maroc acquiert également une quantité énorme d'armes légères, comme des canons sans recul et des mortiers. Tout ce matériel semble à première vue inutile et surtout inapproprié pour combattre le Polisario. Il s'agit bel et bien d'un matériel destiné à combattre une puissance terrestre, en l'occurrence la seule puissance voisine qui pourrait s'opposer à la mise en pratique de l'idée du &quot;Grand Maroc&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il nous paraît important de ne pas perdre de vue la façon dont ces achats se sont réalisés. Tout ce matériel a été acheté avec l'aval des monarchies les plus réactionnaires du Golfe Persique, qui ont pour point commun, avec le Maroc, d'être les alliées des Etats-Unis!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que s'est-il ensuite passé? Un jeune roi immature et un gouvernement corrompu commencent ensemble une aventure insensée. Mohammed VI, qui ignore les lois de la politique, veut se muer en un nouveau monarque des &quot;pétro-dollars&quot;. Sa &quot;simplicité&quot; mentale l'induit à croire que quelques petits puits de pétrole forés dans les sables du désert vont lui apporter des richesses considérables, grâce à l'entremise des sociétés pétrolières américaines. Il pense que dorénavant, le Maroc ne va plus dépendre de ses exportations de fruits citriques et de haschisch en direction de l'UE et que son économie ne va plus cruellement dépendre des devises envoyées par les deux ou trois millions de travailleurs marocains dispersés à travers l'Europe. Le petit roi Mohammed VI croit qu'il deviendra très bientôt un nouveau monarque des mille et une nuits, un nouvel émir du pétrole. La crise marocaine actuelle ne s'explique que par l'immaturité politique et les faiblesses psychologiques personnelles de ce drôle de petit roi.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Encore plus surprenant, dans le contexte qui nous préoccupe : on construit en ce moment même, dans les chantiers navals espagnols, des bateaux pour la flotte ennemie! Toujours plus surprenant : les immigrés marocains sont admis sur le territoire de l'Union Européenne comme s'ils étaient les ressortissants d'un pays associé et ami. Les événements récents nous l'ont prouvé : il n'en est rien ! Car, tout concourt à affirmer que le Maroc cherche bel et bien la guerre.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La France modifie ses positions&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au cours de cette crise récente, la position de la France a considérablement varié par rapport aux crises antérieures. Jusqu'ici la politique française a consisté à préférer un Maroc francophile, renforcé par l'incorporation du Sahara, à un Sahara indépendant et hispanophile. Pour rappeler le passé, disons que dans toutes les péripéties coloniales du 19ième siècle et des débuts du 20ième, la politique française a cherché à affaiblir l'Espagne. Mais au cours de ces derniers mois, nous avons assisté à un changement de cap, notamment après le 11 septembre 2001&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;[ndlr: Pas si sûr! Le refus d'entériner la note de la présidence danoise —arrogance inadmissible à l'égard du Danemark et ingérence intempestive dans la bonne marche des institutions européennes—&amp;nbsp; montre que le Maroc et son roitelet de carnaval peuvent encore compter sur l'appui de Paris, qui reste, comme le prouve une quantité d'écrits quasi officiels, hostile à Vienne et à Madrid, capitales jugées &quot;traditionnelles&quot;, de même qu'à des entités comme la Flandre et la Croatie. Cf. l'ouvrage écœurant et scandaleux d'une dame, Annie Lacroix-Riz, professeur à Toulouse-Le Mirail et spécialiste du Maroc (!); cet ouvrage est intitulé Le Vatican, l'Europe et le Reich de la première guerre mondiale à la guerre froide, Armand Colin, Paris, 1996. Si les nationalistes basques et marocains délirent selon nos amis espagnols, ces délires, à coup sûr, n'arrivent pas à la cheville de ceux que profère cette dame Lacroix-Riz! Cet ouvrage franchement insultant, purement propagandiste, s'attaque avec une rare violence à l'Allemagne, au Vatican, à l'Espagne, à l'Autriche, à l'Allemagne, à la Belgique (et, avec une haine qui laisse pantois tout en étant carrément raciste, à sa majorité flamande et au roi Léopold III), à la Pologne, à la Roumanie, à l'Italie et à la Hongrie. Ce bréviaire hallucinant de la haine jacobine à l'égard de tous les peuples européens a reçu une consécration universitaire imméritée et, de ce fait, sert de référence à des hauts fonctionnaires et à des diplomates français. Ce qui se passe de commentaires et explique parfaitement les campagnes haineuses de la presse française&amp;nbsp; —et pas seulement de la presse!— contre l'Autriche, la Croatie et l'Italie, auxquelles nous avons assisté au cours de ces deux dernières années. Depuis François I, rien n'a changé : l'Europe est toujours l'ennemi pour Paris, en dépit de la construction européenne, et l'Islam (ou une fraction organisée de celui-ci) reste, dans tous les cas de figure, l'allié privilégié; dans un tel contexte, l'&quot;anti-racisme&quot; de la pensée unique sert à diaboliser tout ce qui est européen, à empêcher les braves Français de souche de s'identifier et de se solidariser avec leurs voisins et à présenter sous un jour idyllique et parfaitement abstrait l'allié extra-européen, qui qu'il soit; s'il existait des Martiens ou des Vénusiens qu'on pourrait mobiliser contre le reste de l'Europe, on les présenterait sous des traits dithyrambiques, tout en stigmatisant tous les autres de &quot;fascistes&quot; ou de &quot;nazis&quot;, ce qui est le cas : Russes, Hongrois, Autrichiens, Danois, Flamands, Hollandais, Suisses, Italiens, Croates, Serbes, Macédoniens, Espagnols encaissent régulièrement dans la presse parisienne ces épithètes dénigrantes, parfois modernisées en &quot;populistes&quot;; notons que les peuples africains ou asiatiques qui ont l'heur de déplaire aux tenants de cette idéologie criminelle, subissent, eux aussi, des campagnes de haine, comme ce fut le cas des Tutsis nilotiques en Afrique centrale, victimes d'un génocide planifié par les alliés de Mitterrand, que la Belgique officielle, titubant d'une sottise à l'autre, a entériné, elle aussi].&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La France a compris qu'elle perd désormais la partie dans le Maghreb. Les Etats-Unis se sont substitués à elle —et à marche forcée—&amp;nbsp; comme le principal allié et client au Maroc. La France commence à comprendre que les Etats-Unis sont une puissance qui est aujourd'hui une concurrente et qui demain sera ennemie. Comprendra-t-elle que ses attitudes devront dans l'avenir éviter de créer des tensions à l'intérieur de l'UE. La France commence à comprendre qu'elle a perdu la partie en Afrique du Nord.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quoi qu'il en soit, l'UE et particulièrement l'Espagne et la France savent désormais que nous faisons tous face à une problématique identique : au fanatisme alaouite qui vise à construire son &quot;Grand Maroc&quot;, à la course aux armements que l'on observe au Maroc grâce à l'appui financier des principaux alliés arabes des Etats-Unis dans le Golfe et… à cette cinquième colonne potentielle que constituent les deux ou trois millions de citoyens marocains résidant en Europe occidentale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le rapatriement de ces contingents d'immigrés, une position de force devant les territoires menacés et la menace de couper les liens commerciaux unissant l'UE au Maroc sont les uniques éléments qui pourront à terme couper les racines du rêve insensé du &quot;Grand Maroc&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;DEMOCRACIA NACIONAL (Barcelone). &amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>La Franc-maçonnerie espagnole en Méditerranée (XVIIIe-XXIe siècles)</title>
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        <updated>2008-05-07T19:33:29+02:00</updated>
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        <summary>  La Franc-maçonnerie espagnole en Méditerranée (XVIII e -XXI e  siècles)...</summary>
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           &lt;h2&gt;La Franc-maçonnerie espagnole en Méditerranée (XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;-XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècles)&lt;/h2&gt; &lt;div id=&quot;pres-auteurs&quot;&gt;José A. &lt;span class=&quot;nomfamille&quot;&gt;Ferrer Benimelli&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;navArticle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#resume&quot;&gt;Résumé&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#abstract&quot;&gt;Abstract&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#entrees&quot;&gt;Index&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#plan&quot;&gt;Plan&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#texte&quot;&gt;Texte&lt;/a&gt; | &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#notes&quot;&gt;Notes&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#citation&quot;&gt;Citation&lt;/a&gt; &amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#auteur&quot;&gt;Auteur&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;buttons&quot;&gt; &lt;ul id=&quot;Widgets&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/signaler1158.html&quot; style=&quot;outline-style: none&quot; id=&quot;WSendTo&quot; title=&quot;Signaler ce document&quot; name=&quot;WSendTo&quot;&gt;Signaler ce document&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul id=&quot;navDocument&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/sommaire1152.html&quot; id=&quot;goParent&quot; title=&quot;Sommaire&quot; name=&quot;goParent&quot;&gt;Sommaire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1156.html&quot; id=&quot;goPrev&quot; title=&quot;Article précédent&quot; name=&quot;goPrev&quot;&gt;Article&amp;nbsp;précédent&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1160.html&quot; id=&quot;goNext&quot; title=&quot;Article suivant&quot; name=&quot;goNext&quot;&gt;Article&amp;nbsp;suivant&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;docBody&quot; class=&quot;article normal&quot;&gt; &lt;h4 id=&quot;resume&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Résumé&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;resume&quot;&gt; &lt;p class=&quot;resume&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;L’histoire maçonnique espagnole est singulière. Plus qu’ailleurs elle est rythmée, souvent tragiquement, par la conjoncture et les changements de régimes politiques. Elle est étouffée par l’Inquisition au XVIIIe siècle. Sous le Premier Empire, elle est essentiellement une Maçonnerie étrangère composée de Français. La restauration des Bourbons signifie une nouvelle mise en sommeil. A son réveil, la Franc-maçonnerie participe activement à la vie politique espagnole, et son influence dépasse de loin ses effectifs.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;abstract&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Abstract&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;resume&quot;&gt; &lt;p class=&quot;abstract&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;en-GB&quot; xml:lang=&quot;en-GB&quot;&gt;The Spanish Masonic history is atypical. More than elsewhere it is rythmed, often tragically, by the political situation and the changes of régimes. It is choked by the Holy Inquisition during the 18th century. Under the Napolenian Empire, it is primarily a foreign Masonry made up of French. The restoration of the Bourbons means a new collapse. When it rises again, the Freemasonry takes an active part in the Spanish political life, and its influence exceeds its manpower by far.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;entrees&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Index&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;entrees&quot;&gt; &lt;dl&gt; &lt;dt&gt;Mots clés&amp;nbsp;:&lt;/dt&gt; &lt;dd&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree308.html?langue=fr&quot;&gt;Espagne&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree1053.html?langue=fr&quot;&gt;obédiences&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree375.html?langue=fr&quot;&gt;politique&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree1052.html?langue=fr&quot;&gt;Premier Empire&lt;/a&gt;&lt;/dd&gt; &lt;/dl&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;plan&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Plan&lt;/h4&gt; &lt;div id=&quot;toc&quot;&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto1&quot; name=&quot;tocfrom1&quot; id=&quot;tocfrom1&quot;&gt;Panorama général&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto2&quot; name=&quot;tocfrom2&quot; id=&quot;tocfrom2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;: 1728-1800&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto3&quot; name=&quot;tocfrom3&quot; id=&quot;tocfrom3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;: 1800-1813&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto4&quot; name=&quot;tocfrom4&quot; id=&quot;tocfrom4&quot;&gt;1814-1868&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto5&quot; name=&quot;tocfrom5&quot; id=&quot;tocfrom5&quot;&gt;1868-1899&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto6&quot; name=&quot;tocfrom6&quot; id=&quot;tocfrom6&quot;&gt;1900-1923&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto7&quot; name=&quot;tocfrom7&quot; id=&quot;tocfrom7&quot;&gt;1923-1939&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto8&quot; name=&quot;tocfrom8&quot; id=&quot;tocfrom8&quot;&gt;1939-2005&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;texte&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Texte intégral&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocfrom1&quot; id=&quot;tocto1&quot; name=&quot;tocto1&quot;&gt;Panorama général&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn1&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;1&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’occupation de Gibraltar et celle -partielle- de l’île de Minorque par les Anglais au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle permi­rent d’y établir quelques loges interdites par l’Inquisition et le Roi sur le territoire espagnol. Puis, après l’invasion de Napoléon Bonaparte, plusieurs loges mili­taires françaises feront leur apparition, sur­tout en Catalogne. Des loges de prisonniers fran­çais s’implante­ront également à Minorque (lazaret de Mahón), à Palma de Ma­jorque (château de Bellver) et à Cabrera.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn2&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;2&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Quant aux loges clandestines, douze sont connues entre 1837 et 1868, notamment à Barcelone, à Mahón et à Palma. À partir de 1869 et jusqu’à la fin du siècle, les loges se développent tout au long de la côte méditerra­néenne espa­gnole, y compris aux Baléares et dans les pré­sides d’Afrique du Nord&amp;nbsp;: Ceuta, Melilla, Tétouan et Oran. On en dénombre plus de 370 appartenant à 14 obédiences.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn3&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;3&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, d’après les informations dont nous dis­posons, 125 loges sont dénombrées dont 4 en Turquie&amp;nbsp;; elles dispa­raîtront pendant la guerre civile de 1936 et la dicta­ture franquiste. Après la mort de Franco et le rétablis­sement de la démocratie en Espagne, la franc-maçonnerie se déve­loppe à nouveau&amp;nbsp;; elle compte actuellement envi­ron 70 loges relevant de la Grande Loge d’Espagne, 28 de la Grande Loge Symbolique Espagnole et un petit nombre appartenant à des obédiences minori­taires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn4&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;4&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cette Franc-maçonnerie, tant au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle qu’au pre­mier tiers du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;, est surtout composée des classes moyennes et de petite bour­geoisie, parfois à la limite des classes populaires&amp;nbsp;: employés, fonctionnaires, commer­çants, industriels, membres des professions libérales, mi­litaires, artisans...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn5&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;5&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’idéologie de ces francs-maçons, au moins jusqu’en 1936, se caractérisait en général par un anticléricalisme prononcé, un attachement à la République garante de la li­berté et des droits de l’homme, un laïcisme excessif sur­tout dans le domaine de l’éducation, des affinités avec la libre pensée en divers domaines, un intérêt pour les ques­tions so­ciales et la présence des femmes dans les loges masculines, un souci des problèmes liés aux colonies d’Afrique du Nord et, enfin, la défense de la tolérance, de la fraternité et de la liberté comme conditions essen­tielles de la coexis­tence, de la civilisation et de la di­gnité humaines&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocfrom2&quot; id=&quot;tocto2&quot; name=&quot;tocto2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;: 1728-1800&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn6&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;6&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Après la paix d’Utrecht (1713), qui mit fin à la Guerre de la Succession d’Espagne, les Anglais se sont installés à Gibraltar et à Minorque&amp;nbsp;; quelques années plus tard, ils y fonderont les premières loges anglaises en territoire espagnol. À Gibraltar, la loge &lt;i&gt;St. John of Jerusalem&lt;/i&gt; eut sa première tenue le 5 octobre 1729.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn1&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn1&quot; name=&quot;bodyftn1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; Cette loge figure dans les &lt;i&gt;Masonic Records&lt;/i&gt; de Lane&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn2&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn2&quot; name=&quot;bodyftn2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; sous le nom de &lt;i&gt;Gibraltar Lodge&lt;/i&gt;, avec le n°&amp;nbsp;51.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn3&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn3&quot; name=&quot;bodyftn3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; Dans l’un des catalogues remis à la Grande Loge d’Angleterre, on trouve les noms de vingt membres sur une liste envoyée en 1730 par la &lt;i&gt;Gibraltar Lodge&lt;/i&gt;. Tous étaient anglais et la moitié d’entre eux appartenaient à l’armée britannique&amp;nbsp;; le titre de &lt;i&gt;“militaire”&lt;/i&gt; donné à leur loge est donc pleinement justifié. En 1742, une première loge indépendante de la Grande Loge d’Angleterre fait son apparition dans le Rocher&amp;nbsp;: la &lt;i&gt;Lodge&lt;/i&gt; N°&amp;nbsp;&lt;i&gt;128 I.C.&lt;/i&gt;, d’obédience irlandaise, établie au 39&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie. En 1758, ce même régiment recevra une nouvelle autorisation irlandaise avec le N°&amp;nbsp;290 I.C.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn4&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn4&quot; name=&quot;bodyftn4&quot;&gt;4&lt;/a&gt; L’année 1752 mérite une mention particuliére dans l’histoire maçonnique de Gibraltar en raison de la nomination du colonel James Commerford, ingénieur en chef,à la dignité de Grand Maître Provincial.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn5&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn5&quot; name=&quot;bodyftn5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn1&quot;&gt;1&amp;nbsp;- Six frères y furent initiés. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn2&quot;&gt;2&amp;nbsp;- Lane, J., Masonic Records 1717-1886 Comprising a List (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn3&quot;&gt;3&amp;nbsp;- L’année précédente (1728), on avait fondé à (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn4&quot;&gt;4&amp;nbsp;- Gould, R., “Military Masonry”, dans Ars Quatuor (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn5&quot;&gt;5&amp;nbsp;- Gould, R., The History of Freemasonry, New York 1887, (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn7&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;7&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En 1772, il y avait à Gibraltar trois loges modernes (&lt;i&gt;Gibraltar Lodge n.&amp;nbsp;51&amp;nbsp;;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Lodge of Inhabitants n.&amp;nbsp;285&amp;nbsp;;&lt;/i&gt; loge nº456, au Régiment d’Infanterie) et une loge ancienne (n°148. au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Bataillon d’Artillerie Royale). Il faut encore y ajouter une loge écossaise (nº58 S.C., au 12&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment du Duc de Norfolk) et six loges irlandaises (n°11 I.C., au Régiment Royal Écossais&amp;nbsp;; n°244 I.C., au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie&amp;nbsp;; n°290 I.C., au 39&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie&amp;nbsp;; n°359 I.C., au 75&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie&amp;nbsp;; n°240 I.C., au 56&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie&amp;nbsp;; n°466 I.C., au 58&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie).&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn6&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn6&quot; name=&quot;bodyftn6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn6&quot;&gt;6&amp;nbsp;- Lepper, John Heron, A History of the Grand Lodge of (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn8&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;8&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’harmonie qui régnait entre ces diverses obédiences fut ébranlée pour la première fois le 27 décembre 1772, jour de la Saint-Jean, lors de la rencontre, dans une pro­cession qui se dirigeait vers l’église, des loges “modernes” de Gibraltar et de l’“ancienne” nº148, arrivée cette même année et subordonnée à un corps d’armée rival.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn7&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn7&quot; name=&quot;bodyftn7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn7&quot;&gt;7&amp;nbsp;- Cette rivalité entre loges “anciennes” et (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn9&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;9&amp;nbsp;&lt;/span&gt;À Minorque, les loges maçonniques suivirent les vicis­situdes de la guerre et les occu­pations successives des troupes anglaises et françaises. L’Angleterre occupa l’île de 1711 à 1756&amp;nbsp;; les Français s’en emparèrent ensuite jusqu’en 1763, année où elle fut à nou­veau occupée par les Anglais. Cette seconde occupation an­glaise durera jusqu’en 1782&amp;nbsp;; l’Espagne reprendra ensuite Mi­norque, mais pour peu de temps car, de 1782 à 1802, le drapeau anglais flottera une fois de plus sur l’île.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn10&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;10&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pendant la première période de cette occupation an­glaise, lord Byron, Grand Maître de 1747 à 1751, nomme le lieute­nant-colonel James Adolphus Dughton Grand Maître Pro­vincial de Minorque&amp;nbsp;; durant cette même période, trois loges militaires furent établies sur l’île et resteront actives jusqu’en 1756, date de l’occupation française&amp;nbsp;; elles ne se­ront cependant effa­cées des registres maçonniques qu’en 1767.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn8&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn8&quot; name=&quot;bodyftn8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn8&quot;&gt;8&amp;nbsp;- Gould, op. cit., VI, p.&amp;nbsp;313-319&amp;nbsp;; op. cit., (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn11&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;11&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Durant l’occupation française de Minorque, de 1756 à 1763, aucune loge n’a vraisemblablement été fondée.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn9&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn9&quot; name=&quot;bodyftn9&quot;&gt;9&lt;/a&gt; Les Anglais, lors de leur seconde occupation (1763-1782), éta­bliront une première loge (&lt;i&gt;Ancient Lodge n.&amp;nbsp;72&lt;/i&gt;) avec le 11&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment après la paix de 1763. Les registres d’Atholl si­gnalent l’existence de deux autres loges fondées à “Port Mahon”, en 1766 et 1770. Elles disparaîtront en 1782, suite au départ des occupants. Entre 1772 et 1782, une &lt;i&gt;Provincial Lodge&lt;/i&gt; fut consti­tuée à Minorque.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn10&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn10&quot; name=&quot;bodyftn10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn9&quot;&gt;9&amp;nbsp;- Aucun document à ce sujet n’a été jusqu’ici (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn10&quot;&gt;10&amp;nbsp;- Ferrer Benimeli, José A., Masonería, Iglesia e (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn12&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;12&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, contrairement à ce qui s’est passé dans une grande partie de l’Europe, le rôle de la franc-maçonnerie en Espagne a été insignifiant, voire nul&amp;nbsp;; l’Inquisition (en 1738) et l’autorité royale (en 1751) l’ont interdite et condamnée, l’empêchant ainsi de se déve­lopper. Il semble bien qu’aucune loge espagnole n’ait existé à cette époque en Méditerranée. Dans un dis­cours pro­noncé le 15 juillet 1787 lors de la cérémonie d’installation de la loge &lt;i&gt;Les Pyrénées&lt;/i&gt;, à l’Orient de Bagnères-de-Bigorre, le Vénérable Cratère expliquait ainsi les raisons de cette absence&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il est cependant des peuples, M.&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 30%&quot;&gt;.&lt;/span&gt;. F.&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 30%&quot;&gt;.&lt;/span&gt;., le croiriez-vous? Oui, il en est, je le dis à leur honte, du sein desquels la Maçonnerie est proscrite par des lois qui tiennent de la superstition et de la barba­rie. Le fanatisme enfant de l’ignorance se couvre parmi eux du manteau de la religion et se sert de ce prétexte sacré pour persécuter nos frères&amp;nbsp;; ils regar­dent des hommes qui se signalent tous les jours par des actes de justice et d’humanité comme des ennemis de l’État et de la religion (...). Les lois parmi ces peuples les condamnent comme tels, et les cachots sont à peine suffisants pour expier les crimes de ces pré­tendus coupables&amp;nbsp;».&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn11&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn11&quot; name=&quot;bodyftn11&quot;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn11&quot;&gt;11&amp;nbsp;- Bibliothèque Nationale, Paris [BNF], Mss. FM2, ff. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn13&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;13&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et, pour ne laisser planer aucun doute sur le pays au­quel il faisait allusion, il ajoutait dans une note&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le F.&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 30%&quot;&gt;.&lt;/span&gt;. Soubies, ancien garde du corps du Roi d’Espagne, oncle de notre Secrétaire actuel&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn12&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn12&quot; name=&quot;bodyftn12&quot;&gt;12&lt;/a&gt; et mort depuis peu dans cet Orient, était resté pendant trois mois dans les prisons de l’Inquisition à Madrid, pour avoir été déféré à ce tribunal comme franc-maçon. Il ne dut sa délivrance qu’à la protection de l’Ambassadeur de France qui interviendra vivement pour lui&amp;nbsp;».&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn13&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn13&quot; name=&quot;bodyftn13&quot;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn12&quot;&gt;12&amp;nbsp;- Il s’agissait de l’abbé Grasset-Lorignac. Sur le (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn13&quot;&gt;13&amp;nbsp;- Ibidem.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn14&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;14&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Plus que d’une présence organisée et suivie de la franc-maçonnerie en Espagne, il faudrait parler d’une pré­sence sporadique et insignifiante de certaines loges sans importance ni continuité, ou encore du passage de francs-maçons étrangers qui n’ont pas échappé à la surveillance et au contrôle de l’Inquisition. Divers documents, souvent des autodélations volontaires, conservés dans ses archives, nous font découvrir la présence de plusieurs francs-maçons à Barcelone, entre 1750 et 1756&amp;nbsp;: Belges, Français, Anglais, Irlandais, Hollandais, Suisses... ainsi que des militaires au service du roi d’Espagne et des commerçants&amp;nbsp;; il y a éga­lement des Catalans, dont deux prêtres. Apprenant que la franc-maçonnerie était interdite en Espagne, la plu­part d’entre eux, initiés à l’étranger, s’autodénoncèrent volon­tairement à l’Inquisition. L’un d’eux,&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn14&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn14&quot; name=&quot;bodyftn14&quot;&gt;14&lt;/a&gt; par exemple, ci­tait comme raison de son affiliation à la franc-maçonnerie &lt;i&gt;“le lien d&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;amitié que les francs-maçons avaient entre eux”&lt;/i&gt; et le fait &lt;i&gt;“d&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;avoir trouvé des amis partout dans le monde, comme il l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;avait constaté pendant ses voyages, sans jamais avoir remarqué chez eux quoi que ce soit de mauvais”&lt;/i&gt;.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn15&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn15&quot; name=&quot;bodyftn15&quot;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn14&quot;&gt;14&amp;nbsp;- François Robaloux, 38 ans, français, originaire de (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn15&quot;&gt;15&amp;nbsp;- Ferrer Benimeli, José A., “Las primeras logias (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocfrom3&quot; id=&quot;tocto3&quot; name=&quot;tocto3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;: 1800-1813&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn15&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;15&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Lorsque les troupes de Napoléon envahissent l’Espagne, la franc-maçonnerie bonapartiste, protégée par le nouveau roi, Joseph Bonaparte, y fait son apparition&amp;nbsp;; l’Inquisition est abolie par le roi et, pour la première fois dans l’histoire d’Espagne, un gouvernement reconnaît et rend lé­gale la franc-maçonnerie. Entre 1800 et 1813, il y aura dans le pays deux francs-maçonneries bonapartistes&amp;nbsp;: l’une, militaire, relevant du Grand Orient de France, et l’autre, civile, à Madrid, placée sous la juridiction d’une Grande Loge Nationale d’Espagne&amp;nbsp;; ses membres étaient des &lt;i&gt;afrance­sados&lt;/i&gt;, c’est-à-dire des “collaborateurs” au service de l’Empereur. Près de la Méditerranée, notamment en Cata­logne, deux loges bonapartistes militaires furent établies à Barcelone, une troisième à Gérone et une quatrième à Figue­ras&amp;nbsp;; elles se composaient exclusivement de Français et de membres de l’armée impériale.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn16&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn16&quot; name=&quot;bodyftn16&quot;&gt;16&lt;/a&gt; Les caractéristiques de ces loges étaient très proches de celles fondées au Pays Basque, en Aragon, en Cantabre, etc.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn16&quot;&gt;16&amp;nbsp;- D’après la documentation disponible, une cinquième (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn16&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;16&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cette Franc-maçonnerie bonapartiste, dans sa double version française et espagnole, est très attachée au libé­ralisme et à l’idée bien connue que la ré­volution et ses conséquences étaient pour les cléricaux et les conserva­teurs espagnols une hérésie politique et sur­tout reli­gieuse&amp;nbsp;; alors que pour les francs-maçons espagnols et pour les Français résidant en Espagne, la maçonnerie était considérée comme la formule libérale et libérante dont le pays avait besoin.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn17&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;17&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La Franc-maçonnerie bonapartiste apparaît ainsi comme l’antithèse de l’Inquisition et du despotisme religieux, et ses membres comme les fils de la lumière et de la vérité&amp;nbsp;; ils sont ennemis de l’intolérance, de la superstition, de l’ignorance et du fanatisme sous toutes leurs formes. Les discours, les règlements et les chants maçonniques de l’époque révèlent la mentalité des militants de cette double Franc-maçonnerie dont le Grand Maître n’était autre que le roi Joseph Bonaparte.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn17&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn17&quot; name=&quot;bodyftn17&quot;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn17&quot;&gt;17&amp;nbsp;- Sur la franc-maçonnerie bonapartiste en général, cf. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn18&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;18&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les premiers échos qui nous sont parvenus de ces francs-maçons ont trait à une demande de Constitutions, da­tant du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; mai 1809, par les membres de la loge &lt;i&gt;Le Triomphe de l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;Amitié&lt;/i&gt;. En l’occurrence, il s’agissait d’un groupe de francs-maçons français appartenant à plusieurs loges de Marseille (&lt;i&gt;La Parfaite Sincérité&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Réunion des Amis Choisis&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;L&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;Aimable Sagesse&lt;/i&gt;), de Toulon (&lt;i&gt;Les Amis Réu­nis d&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;Égypte&lt;/i&gt;), d’Avignon (&lt;i&gt;Les Amis Sincères&lt;/i&gt;), de Perpi­gnan (&lt;i&gt;La Parfaite Union&lt;/i&gt;) et à la loge militaire &lt;i&gt;Les Élus de Minerve&lt;/i&gt;, à l’Orient du 37&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment de Ligne&amp;nbsp;; ils avaient décidé de former ensemble, à Barcelone, une loge placée sous la protection de la loge &lt;i&gt;Napoléon&lt;/i&gt; du &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;7&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 6.38pt; vertical-align: super&quot;&gt;e&lt;/span&gt; Régiment de Ligne, qui avait une garnison dans cette ville. Le colonel du régiment, qui était aussi le Vénérable de la loge, leur donna son approbation et fit des démarches auprès du Grand Orient en faveur de cette nouvelle loge.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn19&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;19&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La documentation présentée par &lt;i&gt;Le&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Triomphe de l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;Amitié&lt;/i&gt; fut également ratifiée par quelques loges marseillaises, notamment &lt;i&gt;La Parfaite Sincérité&lt;/i&gt;, compte tenu de &lt;i&gt;“l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;état de blocus de Barcelone”&lt;/i&gt; et, surtout, du fait qu’il s’agissait &lt;i&gt;“de la création d&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;un atelier maçonnique dans un pays fermé aux sectateurs de la Vraie Lumière et peu disposé à jouir des bienfaits de leur institution”.&lt;/i&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn18&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn18&quot; name=&quot;bodyftn18&quot;&gt;18&lt;/a&gt; Cependant, ces dé­marches allaient s’avérer plus lentes que prévu&amp;nbsp;; en effet, deux ans plus tard, en août 1811, les membres de la nou­velle loge barcelonaise n’avaient pas encore reçu les Constitutions souhaitées. Le Vénérable en fonction adres­sera alors de Barcelone une lettre qui trahit son amertume du fait d’avoir à renouveler la demande de la loge&amp;nbsp;; &lt;i&gt;“la maçonnerie, dira-t-il, languit dans ce pays, tandis qu&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;elle pourrait coopérer à restaurer l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;opinion publique et à faire des prosélytes en faveur du nouvel ordre des choses”&lt;/i&gt;.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn19&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn19&quot; name=&quot;bodyftn19&quot;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn18&quot;&gt;18&amp;nbsp;- BNP, Mss., FM2 558, f. 32. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn19&quot;&gt;19&amp;nbsp;- Ibid., f. 14. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn20&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;20&amp;nbsp;&lt;/span&gt;À peu près dans cette même période, une autre loge naissait à Barcelone sous le titre&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Les Amis Fidèles de Na­poléon&lt;/i&gt;. Le rapport de la loge &lt;i&gt;Na­poléon&lt;/i&gt; lui fut également favorable, à en juger par les pa­roles du Vénérable qui, dans une lettre du 17 avril 1810 adressée au Grand Orient de France, s’exprimait ainsi en sa qualité de chancelier général&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;“L’attachement que je porte au Grand Orient, mon dévouement à tous les RR. FF. qui le composent et, en même temps, la satisfaction que j’éprouve de pouvoir contribuer à la propagation des principes maçonniques dans un pays que notre Auguste Monarque enlève en ce moment à l’erreur et au fanatisme, doivent vous être garants que je ne négligerai rien pour accélérer la ré­gularisation de la R.L. des &lt;i&gt;Amis Fidèles de Napoléon&lt;/i&gt; et vous mettre en mesure de leur accorder les consti­tutions qu’elle désire”.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn20&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn20&quot; name=&quot;bodyftn20&quot;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn20&quot;&gt;20&amp;nbsp;- Ibid., f. 2. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn21&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;21&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Mais, cette fois également, les démarches qui condui­saient à la régu­larisation mettront longtemps à aboutir&amp;nbsp;; l’inauguration de la loge &lt;i&gt;Les Amis Fidèles de Napoléon&lt;/i&gt; n’aura lieu en effet que le 12 novembre 1812.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn22&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;22&amp;nbsp;&lt;/span&gt;À la différence des autres loges bonapartistes, les membres des &lt;i&gt;Amis Fidèles de Napoléon&lt;/i&gt; appartenaient en majo­rité au Régiment de Nassau, ce qui explique que l’un des discours prononcés lors de l’inauguration de la loge ait été consacré à vanter l’histoire militaire de ce Régiment. Une fois encore, l’orateur fait allusion à la situa­tion an­térieure de l’Espagne&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;“Le bon exemple militaire n’était pas le seul bien que vous deviez faire sur les bords de la mer Mé­diterranée. Il vous était aussi réservé d’allumer le flambeau de la raison chez un peuple esclave des men­songes, idole des préjugés et aveugle par le fana­tisme. Vous venez de poser les inébranlables colonnes de la philosophie sur les ruines de l’erreur et de l’Inquisition...”&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn21&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn21&quot; name=&quot;bodyftn21&quot;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn21&quot;&gt;21&amp;nbsp;- Ibid., f. 19 (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn23&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;23&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Nous disposons des tableaux de la loge &lt;i&gt;Les&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Amis Fi­dèles de Napoléon&lt;/i&gt; dans les années 1809-1812. D’après ces registres, le nombre de membres allemands et suisses est assez élevé&amp;nbsp;; on le comprend aisément, puisque la plupart d’entre eux étaient des militaires du Régiment de Nassau.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn24&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;24&amp;nbsp;&lt;/span&gt;À Gérone, le premier indice de la présence de cette franc-maçonnerie date du 26 avril 1811. Ce jour-là, un groupe de &lt;i&gt;“Maçons appartenant à des loges régulières fran­çaises”&lt;/i&gt; se sont &lt;i&gt;réunis “dans un lieu très éclairé où rè­gnent la paix et le silence”.&lt;/i&gt; Ils décidèrent &lt;i&gt;“qu&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;il était temps que le titre maçonnique ne soit plus négligé dans cette contrée, que l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;ordre devait nécessairement y bâtir un temple”.&lt;/i&gt; Au moment de choisir un titre pour cette loge naissante, le Vénérable prononça &lt;i&gt;“le nom du plus chéri des monarques et, sur grandes acclamations répétées, a délibéré que son titre distinctif serait désormais la loge de Napo­léon le Grand”.&lt;/i&gt; Puis, &lt;i&gt;“des vivats ont été tirés avec force en souvenir de Napoléon, de la famille impériale, du Grand Maître, du Grand Orient de France et de tous les maçons ré­pandus sur la surface de la terre”.&lt;/i&gt; &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn22&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn22&quot; name=&quot;bodyftn22&quot;&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn22&quot;&gt;22&amp;nbsp;- BNP, Mss., FM2 559, f. 1. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn25&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;25&amp;nbsp;&lt;/span&gt;À l’exception du lieutenant-colonel Josep Pujol, Espa­gnol né à Bessalú,&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn23&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn23&quot; name=&quot;bodyftn23&quot;&gt;23&lt;/a&gt; tous les autres étaient français, ori­ginaires de villes proches de la frontière (Perpignan, Tarbes, Bayonne, Bordeaux, etc.), comme c’était souvent le cas dans la plupart des loges bonapartistes établies en Espagne. Les membres de cette loge appartenaient à ce que l’on pourrait appeler les &lt;i&gt;“corps auxiliaires”&lt;/i&gt; de l’armée française, avec une majorité de fonctionnaires des hôpitaux militaires (chirurgiens et pharmaciens) et d’inspecteurs des douanes ainsi que le directeur des Postes, des commissaires de po­lice, etc.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn23&quot;&gt;23&amp;nbsp;- Il avait 36 ans et le grade maçonnique d’Apprenti&amp;nbsp;; (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn26&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;26&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les documents de régularisation de cette loge ne sont, semble-t-il, ja­mais arrivés, car les événements allaient pré­cipiter le départ des Français.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn27&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;27&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les membres de la loge &lt;i&gt;Les Amis de la Réunion&lt;/i&gt; auront plus de chance&amp;nbsp;; en effet, leurs démarches commencées à Fi­gueras en vue de la régularisation aboutiront rapidement et, en moins d’un an, on pourra procéder à l’installation solennelle de la loge. Le dossier s’ouvrait par une lettre du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; octobre 1812 et la date d’inauguration était fixée pour le 12 février 1813&amp;nbsp;; mais en raison de la guerre, on dut attendre jusqu’au 24 juin, jour de la Saint-Jean, pour installer la loge.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn28&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;28&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Selon le tableau envoyé à Paris le 15 août 1812, deux officiers honoraires figurent en tête de liste&amp;nbsp;: le gé­néral baron François Palmarole, commandant général du fort de Fi­gueras et officier de la Légion d’Honneur (nommé à Pa­ris pour installer la loge) et le général baron Simon Lefebvre, également officier de la Légion d’Honneur, comman­dant géné­ral de la zone. Parmi les dix-sept membres res­tants, il n’y avait qu’un Espagnol, Lluis Martín, l’Hospitalier de la loge, docteur en médecine, né à Figue­ras le 11 novembre 1780&amp;nbsp;; il avait donc, à l’époque, 32 ans. Tous les autres étaient français.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn24&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn24&quot; name=&quot;bodyftn24&quot;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn24&quot;&gt;24&amp;nbsp;- BNP, Mss., FM2 559 s/n&amp;nbsp;; Ferrer Benimeli, José A., (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn29&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;29&amp;nbsp;&lt;/span&gt;D’après Quoy-Bodin, dans &lt;i&gt;Le militaire en maçonnerie&lt;/i&gt;,&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn25&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn25&quot; name=&quot;bodyftn25&quot;&gt;25&lt;/a&gt; les maçons français étaient convaincus que l’implantation de loges sur les territoires occupés constituait une forme subtile de pacifisme&amp;nbsp;; elles créaient en effet une sorte de terrain neutre où occupants (les officiers français) et oc­cupés (principalement les responsables de l’administration locale) pouvaient facilement se rencontrer.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn25&quot;&gt;25&amp;nbsp;- Quoy-Bodin, L., “Le militaire en maçonnerie (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn30&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;30&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Malgré tout, en Espagne, la diffusion de la franc-maçonnerie vue comme une entreprise humanitaire ayant pour but d’en finir avec les derniers vestiges du fanatisme et de la superstition, fut un échec. &lt;i&gt;“L&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;Espagne fut l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;ultime assaut et l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;ultime illusion de l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;œuvre maçonnique de régé­nération à la française de l&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;Europe napoléonienne”.&lt;/i&gt; Tou­jours d’après cet auteur, dans &lt;i&gt;L&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;armée et la Franc-maçonnerie&lt;/i&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;Les maçons français ont sous-estimé la profon­deur de l’enracinement historique des préjugés reli­gieux. Ils ont bien défini la mentalité espagnole, mais ne l’ont pas sondée dans ses soubassements. Ils ont dissocié les institutions et les hommes, rendant celles-là respon­sables des mentalités qui les avaient engendrées. Cette mentalité nourrie par un farouche esprit d’indépendance pa­triotique, d’une part, et d’intransigeance religieuse, d’autre part, les maçons français ont cru pouvoir la trans­former en quelques années et convertir les esprits à une vision plus sereine des choses. C’était une erreur psycho­logique grave et ce fut un échec stratégique encore plus grave&amp;nbsp;».&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn26&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn26&quot; name=&quot;bodyftn26&quot;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn26&quot;&gt;26&amp;nbsp;- Quoy-Bodin, L., L’Armée et la Franc-Maçonnerie au (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn31&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;31&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cet échec et la guerre d’Espagne elle-même annoncent le déclin de la puissance napoléonienne et de la franc-maçonnerie militaire d’occupation&amp;nbsp;; en effet, dès 1813, elle ne sera plus qu’un témoignage vivant - et méconnu - de ce qui était arrivé dans les pontons et les camps de prison­niers français à Cadix, à Vitoria et, notamment, en Médi­terranée&amp;nbsp;: île de Cabrera, Port Mahón à Minorque, châ­teau de Bellver à Majorque&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn27&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn27&quot; name=&quot;bodyftn27&quot;&gt;27&lt;/a&gt;&amp;nbsp;; ou dans les camps de prison­niers es­pagnols en France&amp;nbsp;: Bourges, Agen, Saint-Lô et Châlons-sur-Marne. En Espagne, ces loges de prisonniers adoptèrent des titres aussi significatifs que &lt;i&gt;Les Captifs de Babylone&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Parfaite Amitié&lt;/i&gt;, à Cabrera, &lt;i&gt;L&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;Heureux Ha­sard&lt;/i&gt;, au château de Bellver (Palma de Majorque), et &lt;i&gt;Les Francs-maçons Cap­tifs&lt;/i&gt;, au lazaret du port de Mahón (Minorque). Toutes ces loges cherchaient réconfort, détente et soutien mutuel à une époque où la Croix-Rouge, les orga­nisations humani­taires et les ONG n’existaient pas encore. En Espagne, elles ont apporté aux prisonniers des trois armées (espagnole, française et anglaise) un soulage­ment de leur peine et les secours de cette fraternité des fils de la grande famille des francs-maçons par-dessus les frontières, les nations et les idéologies.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn27&quot;&gt;27&amp;nbsp;- Aucun élément d’information ne permet de conclure (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn32&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;32&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La majorité des officiers furent confinés au château de Bellver, où ils fondèrent la loge &lt;i&gt;L&lt;/i&gt;’&lt;i&gt;Heureux Hasard&lt;/i&gt; qui comptait de 70 à 80 membres. Mentionnons, parmi les plus illustres, le colonel Eslon (Vénérable), le capitaine de frégate Fradin (premier Surveillant), le colonel Mary, suisse (second Surveillant), le capitaine de navire Bourdet (Orateur), le général de chevalerie Prive (Orateur adjoint) et le sous-lieutenant Maussac (Secrétaire).&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn28&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn28&quot; name=&quot;bodyftn28&quot;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn28&quot;&gt;28&amp;nbsp;- Ferrer Benimeli, José A., “La Masonería en Menorca (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn33&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;33&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cette première franc-maçonnerie instal­lée en Méditer­ranée au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; et dans les premières années du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; n’était donc pas à proprement parler espagnole, mais an­glaise et française, tant par sa composition que par sa dé­pendance vis-à-vis d’obédiences étrangères.&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocfrom4&quot; id=&quot;tocto4&quot; name=&quot;tocto4&quot;&gt;1814-1868&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn34&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;34&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Après l’expulsion des Français et le retour de Ferdi­nand VII, en 1814, la franc-maçonnerie est à nouveau inter­dite et persécutée par l’Inquisition restauré par le roi. Entre 1814 et 1833, date de sa mort, le roi lui-même promulgua jusqu’à quatorze édits condamnant la franc-maçonnerie et les réunions de francs-maçons. Sa fille lui succédera et main­tiendra l’interdiction&amp;nbsp;; cependant, quelques loges semblent avoir subsisté clandestinement, d’après la documentation conser­vée à Londres, à Paris et à Lisbonne ainsi que celle de l’Inquisition et les rapports de police. Cette période n’a pas été étudiée en profondeur&amp;nbsp;; les documents disponibles sont rares et im­précis, sans parler des mythes et des lé­gendes qui ajoutent encore à la confusion.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn35&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;35&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Nous avons quelques renseignements sur quatre loges d’obédience française installées, l’une à Mahón (Minorque), &lt;i&gt;Virtud e Ilustra­ción&lt;/i&gt;, et les trois autres à Barcelone&amp;nbsp;: &lt;i&gt;La Sabiduría&lt;/i&gt; (1847-1852), &lt;i&gt;Triunfo de la Amistad&lt;/i&gt; (1849) et &lt;i&gt;San Juan de España&lt;/i&gt; (1852-1853).&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn36&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;36&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La loge &lt;i&gt;La Sabiduría&lt;/i&gt; ne reçut ses Constitutions que le 19 juin 1849. Son installation aura lieu le 3 mars 1850, mais la persécution de la franc-maçonnerie par les autori­tés espagnoles l’obligera à se mettre en sommeil dès 1852&amp;nbsp;; elle reprendra ses travaux en 1871. La loge &lt;i&gt;San Juan de Es­paña&lt;/i&gt;, dans le quartier de Gracia, à Barce­lone, fut dénoncée à la police dont le chef, Serra Monclús, procéda à des ar­restations le 18 avril 1853&amp;nbsp;; tous ses membres furent mis en prison, puis jugés le 27 juin. Consi­dérant que cette loge était une société secrète non autori­sée par les lois espa­gnoles, la cour condamna&amp;nbsp;: Aurelio Eybert, le Vénérable, à sept ans d’emprisonnement correctionnel majeur&amp;nbsp;; Carlos Mar­chand, An­drés Bianchi, Hipólito Letrillard, José Girardort, José Du­prá, Luis Parison, Manuel Losada, N. Ramonel, Juan Prat, José Mas et José Coulet, à quatre ans. Tous ces condamnés seront graciés peu de temps après par la reine Isabelle II.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn29&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn29&quot; name=&quot;bodyftn29&quot;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn29&quot;&gt;29&amp;nbsp;- Aussitôt libéré, Aurelio Eybert publia Les Martyrs (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocfrom5&quot; id=&quot;tocto5&quot; name=&quot;tocto5&quot;&gt;1868-1899&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn37&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;37&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’histoire de la franc-maçonnerie espagnole proprement dite commence en 1868, suite au soulèvement de Cadix en septembre de cette même année qui se traduira par l’expulsion de la reine Isabelle II et l’instauration d’un régime de libertés&amp;nbsp;; cela facilitera rapidement l’introduction de diverses obédiences maçonniques en Es­pagne. La première de ces obédiences à avoir implanté des loges fut le Grand Orient Lusitain Uni (&lt;i&gt;Gran Oriente Lusi­tano Unido&lt;/i&gt;), avec 83 loges espagnoles dépendant de Lis­bonne. 40 d’entre elles se trouvaient sur le littoral médi­terranéen&amp;nbsp;: 3 aux Baléares (dont 2 à Minorque -à Ciudadela et à Mahón- et 1 à Palma de Majorque), 13 en Catalogne (pratiquement toutes à Barcelone), 3 à Valence, 1 à Murcie et 10 en Anda­lousie méditerranéenne (1 à Almería et 9 à Má­laga).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn38&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;38&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Parallèlement, fut créé le Grand Orient d’Espagne (&lt;i&gt;Gran Oriente de España&lt;/i&gt;), l’obédience maçonnique la plus importante en Espagne au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle. En effet, en seulement trente ans (1869-1899), elle comptera jusqu’à 496 loges dont 5 aux Baléares, 47 en Catalogne, 42 dans la région de Valence, 21 en Murcie-Carthagène et 39 en Anda­lousie médi­terranéenne. Aux îles Baléares, 2 se trou­vaient à Majorque et 3 à Minorque. En Catalogne, 21 avaient leur siège à Bar­celone. À l’exception de trois loges à Lérida, donc dans la zone intérieure, les 44 restantes longeaient la Médi­terranée. Il en était de même dans la région de Valence où, à l’exception de trois ou quatre loges dans les terres, la plupart se trouvaient près de la côte, notamment dans les capitales provinciales&amp;nbsp;: 11 à Valence, 5 à Alicante et 2 à Castellón. La situation était identique en Murcie, surtout à Carthagène qui comptait 7 loges. Enfin, dans les pro­vinces d’Almería, Málaga et Cadix, en Andalousie méditerra­néenne, on en dénombre respectivement 13, 15 et 3 (ces der­nières à La Línea, à San Roque et à Algésiras)&amp;nbsp;; la province de Grenade, quant à elle, comptait 7 loges, mais dans des zones éloignées de la côte. Au total, cela faisait 104 loges.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn39&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;39&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En ce qui concerne l’obédience du Grand Orient Régu­lier (&lt;i&gt;Grande Oriente Regular&lt;/i&gt;), plus connue comme Grand Orient de Pérez (&lt;i&gt;Grande Oriente de Pérez&lt;/i&gt;), qui s’était dé­tachée du Grand Orient d’Espagne, nous ne disposons pas d’informations précises sur le nombre de ses loges. La seule liste actuellement disponible, tirée du Bulletin Of­ficiel de ce Grand Orient, fait état de 77 loges, dont 17 sur le littoral méditerranéen&amp;nbsp;: 4 aux Ba­léares, 10 en Cata­logne, 1 à Valence et 2 à Málaga, en An­dalousie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn40&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;40&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Une autre obédience maçonnique importante dans l’Espagne du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle était le &lt;i&gt;Grande Oriente Nacional de España&lt;/i&gt; (Grand Orient National d’Espagne). Il possédait 331 loges auxquelles il faut ajouter 101 Chapitres Rose-Croix, 16 Conseils Aréopagiques de Chevaliers Kadosh, 11 Tribunaux de Grands Juges Commandeurs du grade 31 et 5 Grands Consistoires du grade 32&amp;nbsp;; donc au total, 464 ate­liers ou &lt;i&gt;“bureaux”&lt;/i&gt; maçonniques. En Catalogne, il y avait 12 loges dont 11 à Barcelone et 1 à Tortose&amp;nbsp;; aux Baléares, 1 à Palma de Majorque&amp;nbsp;; dans la région de Valence, toutes pro­vinces confondues (Castellón, Valence et Alicante), 22&amp;nbsp;; en Murcia, 7&amp;nbsp;; et sur la côte méditerranéenne andalouse, 18 ré­parties dans les diverses provinces&amp;nbsp;: Almería (4), Grenade (2), Málaga (6) et Cadix (6, dont 1 à San Roque, 2 à La lí­nea, 2 à Algésiras et 1 à Tarifa, pointe qui divise la Mé­diterranée de l’Atlantique à l’extrémité méridionale de la péninsule Ibé­rique). Ajoutons encore la loge &lt;i&gt;Luz de África&lt;/i&gt; nº293, à l’Orient d’Oran (Algérie). Cela fait un total de 61 loges.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn41&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;41&amp;nbsp;&lt;/span&gt;D’après la documentation dont nous disposons, le &lt;i&gt;Gran Oriente Ibérico&lt;/i&gt; (Grand Orient Ibérique), une autre obédience majeure, possédait 13 loges sur la côte catalane (dont 10 à Barcelone), 11 dans la région de Valence, 4 sur la côte andalouse (dont 10 à Málaga) et 1 à Ceuta, sur le littoral africain&amp;nbsp;: 39 loges au total.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn42&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;42&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le &lt;i&gt;Gran Oriente Español&lt;/i&gt; (Grand Orient Espagnol), quant à lui, fut fondé en 1889. En dix ans (1889-1899), il aura 268 loges dont 153 en métropole et les autres sur les territoires d’outre-mer, surtout à Cuba (41 loges), aux Philippines (25) et à Porto Rico (24). Il possédait égale­ment 3 loges en République Dominicaine, 10 aux États-Unis, 7 au Maroc et 5 en Argentine. Pour ce qui est de la Médi­terranée, 8 loges étaient situées sur l’île de Minorque, 26 en Catalogne (dont 9 à Barcelone), 17 dans la région de Va­lence, 7 en Murcie et 9 en Andalousie&amp;nbsp;; en outre, les places militaires de Melilla et de Tétouan, de l’autre côté du dé­troit de Gibraltar, avaient une loge cha­cune. Au total&amp;nbsp;: 69 loges.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn43&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;43&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La dernière des obédiences importantes au XIX&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 25%&quot;&gt;e&lt;/span&gt; siècle est la &lt;i&gt;Gran Logia Simbólica Española de Memphis y Mizraim&lt;/i&gt; (“Grande Loge Symbolique Espagnole de Memphis et Mizraïm”), également fondée en 1889. Dix ans après, elle comptait 192 loges dont 2 aux Baléares, 10 sur le littoral méditer­ranéen catalan, 9 sur les côtes de Valence, 4 en Murcie et 7 en Andalousie, soit 32 loges &lt;i&gt;“méditerranéennes”.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn44&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;44&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Parmi les obédiences minoritaires, mentionnons la &lt;i&gt;Gran Logia Regional de Andalucía&lt;/i&gt; (Grand Loge Régionale d’Andalousie), la &lt;i&gt;Gran Logia Simbólica Regional Catalana&lt;/i&gt; (Grande Loge Symbolique Régionale Catalane), la &lt;i&gt;Gran Lo­gia Provincial de Málaga&lt;/i&gt; (Grande Loge Provinciale de Má­laga), la &lt;i&gt;Gran Logia Provincial de Murcia&lt;/i&gt; (Grande Loge Provinciale de Murcie), etc. Il y avait aussi quelques loges indépendantes ou autonomes et d’autres qui dépen­daient du &lt;i&gt;Grand Orient de France&lt;/i&gt; ou du &lt;i&gt;Suprême Conseil de France&lt;/i&gt;, soit 46 loges le long de la côte méditerranéenne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn45&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;45&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En somme, depuis 1868 jusqu’à la fin du siècle, les loges es­pagnoles en Méditerranée sont au nombre de 408, soit presque un quart de toutes celles qui sont établies en Es­pagne. Il faut cependant noter que l’on compte un total de 1750 loges entre 1868 et 1899&amp;nbsp;; il y en avait probable­ment moins, certaines d’entre elles ayant été comptabili­sées plusieurs fois du fait de leur passage d’une obédience à l’autre. D’ailleurs, plusieurs de ces loges n’ont eu qu’une vie éphémère, quasiment “anecdotique”&amp;nbsp;; l’importance et l’influence de la Franc-maçonnerie ne peuvent donc être seulement évaluées d’après le nombre de loges&amp;nbsp;; d’autres facteurs -sociaux, politiques, structurels, voire purement circonstanciels- sont à prendre en compte et demandent des études plus détaillées de chaque loge, de chaque ville et de chaque ré­gion, quel qu’ait été, à un moment donné, le nombre de loges.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn46&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;46&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Dans leur répartition par obé­diences, pendant la se­conde moitié du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, les loges espagnoles, en mé­tropole, sont situées de manière très définie&amp;nbsp;; elles abon­dent surtout dans les régions méditerranéennes&amp;nbsp;: Andalousie, Levant (Valence, Ali­cante et Murcia), Catalogne (ville de Barce­lone et province de Gérone) et Baléares.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn30&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn30&quot; name=&quot;bodyftn30&quot;&gt;30&lt;/a&gt; Il s’agit donc de l’Espagne périphé­rique, industrialisée et por­tuaire, plus marquée par un esprit ré­publicain libre-penseur et socialiste que l’“autre” Es­pagne, celle de l’intérieur, plus agraire et conserva­trice.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn31&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn31&quot; name=&quot;bodyftn31&quot;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn30&quot;&gt;30&amp;nbsp;- Outre ces zones, il faut mentionner les îles (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn31&quot;&gt;31&amp;nbsp;- Ferrer Benimeli, José A., “Implantación de logias y (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn47&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;47&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Dans la composition socioprofessionnelle de cette franc-maçonnerie méditerranéenne au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, les classes moyennes prédominent, de la petite bourgeoisie ou &lt;i&gt;“mésocratie”&lt;/i&gt;, frôlant parfois les classes inférieures, aux employés, fonctionnaires, commer­çants, industriels, membres des professions libérales, mi­litaires, marins, artisans...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn48&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;48&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En ce qui concerne l’idéologie, la plupart de ces francs-maçons se caractérisent par un anticléricalisme pro­noncé, un républicanisme politique défenseur de la liberté et des droits de l’homme, un laïcisme à outrance surtout dans l’éducation, une tendance à la libre-pensée dans cer­tains domaines, un intérêt pour les questions sociales, pour la présence des femmes dans les loges masculines, pour les af­faires coloniales et nord-africaines et, plus généra­lement, un souci de tolérance, de fraternité et de liberté comme bases de la coexistence, de la civilisation et de la di­gnité humaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn49&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;49&amp;nbsp;&lt;/span&gt;D’un point de vue plus “pratique”, il faut bien recon­naître chez certains leaders francs-maçons un désir de se mettre sans cesse en vedette, ce qui a largement contri­bué à la présence simultanée de multiples obédiences “fraternellement” rivales. L’échec rapide de la plupart des expériences faites dans le domaine de l’éducation est assez ré­vélateur. Quant au radicalisme de la presse maçon­nique, in­tolérante à souhait dans ses expressions et ses contenus, elle ne cède en rien à la presse catholique de l’époque dans ses manipulations de la vérité et ses at­taques contre la Franc-maçonnerie. À titre d’exemple, il suffit de men­tionner trois de ces journaux maçonniques&amp;nbsp;: &lt;i&gt;La Antorcha Va­lentina&lt;/i&gt; (de Valence), &lt;i&gt;La Humanidad&lt;/i&gt; (d’Alicante) et &lt;i&gt;La Razón&lt;/i&gt; (de Castellón). Les différences d’opinion entre philoso­phisme et symbolisme, surtout en matière de poli­tique et de religion, sont permanentes et, semble-t-il, ir­réconciliables. En tout cas, tant les apologistes que les détracteurs de la franc-maçonnerie ont élevé à la catégorie de mythe une association qui, de fait, était beau­coup moins importante.&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocfrom6&quot; id=&quot;tocto6&quot; name=&quot;tocto6&quot;&gt;1900-1923&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn50&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;50&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’indépendance des Philippines en 1896, puis celle de Cuba en 1898, eurent de fâcheuses conséquences pour la franc-maçonnerie espagnole, accusée d’être à l’origine de la crise coloniale de cette fin de siècle. Aussi, ses tra­vaux seront-ils interrompus le 21 août 1896, lorsque le gouverneur de Madrid, accompagné des forces de l’ordre, saisit les archives du Grand Orient Espagnol - l’obédience alors la plus nombreuse - et celles de l’Association Hispano-Philippine, étroitement liée au Grand Orient. Plu­sieurs responsables de la franc-maçonnerie sont arrêtés et conduits devant les tribu­naux. Le der­nier numéro (n°114, du 20 sep­tembre 1896) du &lt;i&gt;Boletín Oficial del Gran Oriente Español&lt;/i&gt; rend minutieu­sement compte de ces événements. Peu après, la franc-maçonnerie espa­gnole, dans ses différents courants, se dissolvait elle-même pour éviter le pire. Le Grand Orient Espagnol ne re­naîtra officiellement qu’en 1900, à l’occasion du Congrès Maçonnique International de Paris (31 août - 2 septembre).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn51&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;51&amp;nbsp;&lt;/span&gt;De 1901 à 1923, année d’une réorganisation autonome et fédérale du Grand Orient Espagnol, celui-ci accueille 187 loges&amp;nbsp;; ce nombre est nettement inférieur à ce­lui des 248 loges fondées dans la dernière décen­nie du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn52&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;52&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Dix de ces nouvelles loges sont établies en Catalogne (dont 8 à Barcelone), 3 dans la région de Valence et 4 sur le littoral méditerranéen de l’Andalousie. Curieusement, la plupart des loges affiliées au Grand Orient Espagnol pen­dant cette période sont à l’étranger&amp;nbsp;: 19 en Argentine, 42 aux États-Unis, 29 aux Philippines (devenues indépen­dantes), 11 au Maroc (surtout à Tanger et à Casablanca, mais aussi à Marrakech et à Mogador), 20 à Porto Rico et 4 en Turquie (2 à Salonique, 1 à Andrinople et 1 à Constanti­nople). Ainsi, on compte de l’autre côté de la Méditerranée 4 loges espagnoles ou, pour mieux dire, dépendantes du Grand Orient Espagnol, soit au total 21 loges dans le pour­tour méditerranéen.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn32&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn32&quot; name=&quot;bodyftn32&quot;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn32&quot;&gt;32&amp;nbsp;- Ferrer Benimeli, José A., “Las logias del Grande (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn53&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;53&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La Grande Loge Catalano-Baléare (&lt;i&gt;Gran Logia Catalano-Balear&lt;/i&gt;), quant à elle, deviendra, au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, la Grande Loge Espagnole (&lt;i&gt;Gran Logia Española&lt;/i&gt;)&amp;nbsp;; suite à un accord avec le Grand Orient Espagnol, elle aura la possibilité de s’étendre sur l’ensemble du territoire. De 1900 à 1939, le nombre de ses loges est estimé à 155&amp;nbsp;: 2 d’entre elles se trouvent aux Iles Baléares (respectivement à Palma de Ma­jorque et à Ibiza), 56 en Catalogne (dont 24 à Barce­lone), 5 dans la région de Valence, 6 dans celle de Murcia-Cartagène et 16 en Andalousie méditerranéenne.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn33&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn33&quot; name=&quot;bodyftn33&quot;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn33&quot;&gt;33&amp;nbsp;- Sánchez Ferré, Pere, “De la Gran Logia Simbólica (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn54&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;54&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La réforme autonomiste du Grand Orient Espagnol fera suite à la Conférence Internationale des Su­prêmes Conseils Confédérés Réunis d’août 1922. Lors de cette assemblée, les Suprêmes Conseils des Juridictions Nord et Sud des États-Unis protestèrent contre l’implantation sur leurs terri­toires d’un nombre excessif de loges relevant du Grand Orient Espagnol&amp;nbsp;; ces loges dé­pendaient d’une Grande Loge Régionale des États-Unis directement placée sous l’obédience du Grand Orient Espagnol. Ainsi, le 23 août, celui-ci se vit contraint à publier un décret dissolvant &lt;i&gt;ipso facto&lt;/i&gt; cette Grande Loge Régionale&amp;nbsp;; depuis 1893, elle travaillait sous les auspices de l’Espagne dans les États de Pennsylvanie, de New York et de Californie.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn34&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn34&quot; name=&quot;bodyftn34&quot;&gt;34&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn34&quot;&gt;34&amp;nbsp;- Cuartero Escobés, Susana, “Aproximación a la (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn55&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;55&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La proclamation de la dictature de Primo de Rivera donne le signal d’une nouvelle série de persécutions offi­cielles de la franc-maçonnerie espagnole&amp;nbsp;; la situation lé­gale de l’Ordre devient alors extrêmement complexe et dif­ficile&amp;nbsp;; de nombreux francs-maçons, même parmi les hauts di­gnitaires, seront plusieurs fois arrêtés et mis en pri­son.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn56&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;56&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Après sa réforme autonomiste, le Grand Orient Espagnol se réorganise en neuf Grandes Loges Régio­nales&amp;nbsp;: Centre (ayant son siège à Madrid), Nord-Ouest (Gijón), Levant (Valence), Midi (Séville), Sud-Est (Cartagène), Maroc (Tanger), Hispano-Américaine (San Juan de Porto Rico), Ar­chipel des Philippines (Manille). Les loges établies en Turquie, en Argentine et en République Dominicaine res­taient provisoirement sous la juridic­tion directe du Su­prême Conseil du grade 33. On peut constater que quatre des six Grandes Loges péninsulaires avaient leur siège dans la zone méditerranéenne.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn57&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;57&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La Grande Loge Espagnole s’était principalement im­plantée, elle aussi, dans cette même zone. À l’origine - comme le fait remarquer Pere Sánchez Ferré&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn35&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn35&quot; name=&quot;bodyftn35&quot;&gt;35&lt;/a&gt; -, La Grande Loge Symbolique Régionale Catalane (fondée en 1886) avait ras­semblé des francs-maçons aux idées républicaines&amp;nbsp;; ils mili­taient pour la libre-pensée et méprisaient le Rite Écossais Ancien et Accepté en raison de ses tendances mo­narchistes&amp;nbsp;; en outre, ce rite était contrôlé par Sagasta et les leaders li­béraux. La plupart des fondateurs de la Grande Loge Régio­nale Catalane avaient été initiés ou étaient inscrits dans des loges du Rite Français (ou Mo­derne)&amp;nbsp;; elles travail­laient souvent sous les auspices du Grand Orient Lusitain Uni, qui ne contrôlait pas les acti­vités politiques de ses loges es­pagnoles.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn35&quot;&gt;35&amp;nbsp;- Cf. note 33.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn58&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;58&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Aux yeux des fédéraux républicains fondateurs de l’obédience catalane, le Rite Moderne était plus démocra­tique et laïque&amp;nbsp;; ils avaient d’ailleurs adopté le positi­visme scientifique comme philosophie de leur obédience. Dans le domaine politique, ils revendi­quaient &lt;i&gt;un “État ca­talan au sein de la Fédération Ibérique”&lt;/i&gt; et avaient fait du catalan leur langue officielle.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn36&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn36&quot; name=&quot;bodyftn36&quot;&gt;36&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn36&quot;&gt;36&amp;nbsp;- Sánchez Ferré, Pere, La maçoneria a Catalunya (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn59&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;59&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La Grande Loge Régionale Catalane était née en défen­dant l’indépendance du Symbolisme face au Philosophisme (ou grades supérieurs). Autrement dit, ses membres ré­clamaient une totale liberté d’action politique et refu­saient de se soumettre au contrôle des Chapitres, des Chambres Kadosch et des Grands
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        <title>La loge et l’étranger : les Grecs dans la Franc-maçonnerie marseillaise au début du XIXe s.</title>
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        <updated>2008-05-07T19:25:45+02:00</updated>
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           &lt;h2&gt;La loge et l’étranger&amp;nbsp;: les Grecs dans la Franc-maçonnerie marseillaise au début du XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;s.&lt;/h2&gt; &lt;div id=&quot;pres-auteurs&quot;&gt;Mathieu &lt;span class=&quot;nomfamille&quot;&gt;Grenet&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;navArticle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1169.html#resume&quot;&gt;Résumé&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1169.html#abstract&quot;&gt;Abstract&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1169.html#entrees&quot;&gt;Index&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1169.html#plan&quot;&gt;Plan&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1169.html#texte&quot;&gt;Texte&lt;/a&gt; | &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1169.html#notes&quot;&gt;Notes&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1169.html#citation&quot;&gt;Citation&lt;/a&gt; &amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1169.html#auteur&quot;&gt;Auteur&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;buttons&quot;&gt; &lt;ul id=&quot;Widgets&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/signaler1169.html&quot; style=&quot;outline-style: none&quot; id=&quot;WSendTo&quot; title=&quot;Signaler ce document&quot; name=&quot;WSendTo&quot;&gt;Signaler ce document&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul id=&quot;navDocument&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/sommaire1154.html&quot; id=&quot;goParent&quot; title=&quot;Sommaire