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    <title>Last posts on lru</title>
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            <name>Hervé-Marie Morelle</name>
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        <title>Plan Campus : Les trois universités lilloises vont enfin fusionner grâce à notre ministre PECRESSE</title>
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        <updated>2008-06-27T20:14:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-27T20:14:00+02:00</published>
        <summary>Le président de Lille I (Sciences et technologies) a annoncé ce vendredi...</summary>
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          Le président de Lille I (Sciences et technologies) a annoncé ce vendredi matin la fusion des trois universités lilloises Lille I, Lille II (Droit et santé) et Lille III (Lettres et sciences humaines) « au plus tard vers 2013-2014 ». Elles seront rassemblées sous le label unique « Université de Lille », dont le logo a été dévoilé devant quelque 300 dirigeants du monde économique, réunis par le comité Grand Lille à Marcq-en-Baroeul. Objectif : valoriser la recherche au niveau international.&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://hervemariemorelle.hautetfort.com/media/01/01/1893086370.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hervemariemorelle.hautetfort.com/media/01/01/2014468481.jpg&quot; id=&quot;media-1096866&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;_080627_universite_lille.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;Le président Rollet défendait plus globalement la candidature des trois universités lilloises à l'opération campus. Il déposera ce soir un nouveau dossier auprès ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour que le campus Grand Lille figure au rang des dix sites français se partageant 5 milliards d'euros.Le projet lillois, retoqué le mois dernier, n'avait pas fait partie de la première sélection, qui avait distingué six projets à Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Strasbourg et Toulouse, parmi les 46 reçus.Consolation pour la région : Lille, qui présentait un projet de 730 millions d'euros pour la rénovation de l'immobilier universitaire et l'amélioration de l'accueil des étudiants, avait été incité à revoir sa copie.En un mois, les universités ont réussi à mobiliser les acteurs économiques et les collectivités locales, notamment la Région et la communauté urbaine. Cette mobilisation faisait a priori défaut à la première mouture.Une commission indépendante, composée de scientifiques et de dirigeants économiques, rendra sa décision le 11 juillet pour les quatre derniers campus distingués. 
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        <author>
            <name>RomainB-O</name>
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        <title>La loi sur l'autonomie des universités engendre des situations de blocage</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://romainbongibault.hautetfort.com/archive/2008/05/12/la-loi-sur-l-autonomie-des-universites-engendre-des-situatio.html" />
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        <updated>2008-05-12T18:04:34+02:00</updated>
        <published>2008-05-12T18:04:34+02:00</published>
        <summary>     L 'application de la loi du 10 août 2007 sur les libertés et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://romainbongibault.hautetfort.com/">
           &lt;p class=&quot;firstLine&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;L&lt;/span&gt;'application de la loi du 10 août 2007 sur les libertés et responsabilités des universités (LRU), qui organise leur autonomie, provoque des remous dans un certain nombre d'établissements. La présidente de l'université Blaise-Pascal (Clermont-II) a préféré jeter l'éponge. Nadine Lavignotte et son équipe ont démissionné, vendredi 2 mai, après que sa proposition de nomination de personnalités extérieures a été refusée à deux reprises par son conseil d'administration (CA).&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;visibility: hidden; display: none&quot; class=&quot;banner300&quot; id=&quot;pubOAS_middle&quot;&gt; &lt;center&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')} //]]&gt; &lt;/script&gt;&lt;!-- ceci est un essai --&gt;&lt;/center&gt; &lt;/div&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ if ( undefined !== MIA.Pub.OAS.events ) { MIA.Pub.OAS.events[&quot;pubOAS_middle&quot;] = &quot;pubOAS_middle&quot;; } //]]&gt; &lt;/script&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Mise en difficulté sur le même sujet, sa collègue de l'université de Dijon, Sophie Béjean, tentera pour la troisième fois, le 16 mai, de faire approuver sa liste de candidats. A l'université de Montpellier-II, le président bataille aussi. Sans aller jusqu'à ces situations de blocage, beaucoup d'autres présidents ont dû ferrailler à l'intérieur de leurs murs.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Première occasion de contestation : l'élection des nouveaux membres des conseils d'administration et la désignation de leur président. Les universités ont jusqu'au 11 août pour y procéder. Selon le ministère de l'enseignement supérieur, 49 universités sur 85 avaient déjà organisé ce scrutin début mai. Dans ces 49 établissements, 37 présidents ont été reconduits, un a été réélu, 11 entament leur premier mandat. Pas de grand changement en apparence, la plupart des présidents qui exerçaient avant la loi ayant retrouvé leur fauteuil.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Michel Lussault, président de l'université de Tours et porte-parole de la conférence des présidents d'université (CPU), se félicite que le vote &lt;i&gt;&quot;n'ait pas porté d'équipes &quot;anti-LRU&quot; à la tête des universités&quot;&lt;/i&gt;. Il reste que le mode de scrutin à un tour avec prime majoritaire (la liste arrivée en tête obtient 50 % des sièges plus une voix) a permis aux anti-LRU de se tailler une bonne place dans les conseils de l'université.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Le scrutin a également révélé que les maîtres de conférences étaient moins enthousiastes envers la LRU que les professeurs. Conséquence : dans certaines universités, les présidents ont eu du mal à trouver des majorités. Personnels administratifs et étudiants ont joué le rôle d'arbitre.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Une fois le CA élu, la désignation des personnalités extérieures a provoqué de nouvelles situations de blocage. La loi prévoit que le conseil d'administration, qui comprend au maximum 30 membres au lieu de 60 auparavant, doit être plus ouvert sur l'extérieur. A côté des représentants des maîtres de conférences, des enseignants chercheurs, des étudiants, et des personnels administratifs élus, le CA doit compter 7 ou 8 personnalités &quot;qualifiées&quot;, dont deux ou trois représentants des collectivités territoriales et au moins un chef d'entreprise ou un cadre dirigeant.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;&quot;DIFFICULTÉS TRANSITOIRES&quot;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;La liste de ces personnalités est établie par le président mais doit être approuvée par le conseil d'administration restreint aux membres élus. Or, un président ne peut être confirmé dans son poste qu'après avoir obtenu cet accord sur les personnalités extérieures. Les plus réticents à la réforme se sont saisis de cette disposition pour bloquer l'élection des présidents et préserver le poids qu'ils avaient acquis dans les différents conseils. L'arrivée de personnalités extérieures choisies par le président modifierait, selon eux, l'équilibre des forces apparu lors des élections.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Selon M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Béjean, &lt;i&gt;&quot;ce système produit une coalition entre des listes et des personnes qui ne partagent pas les mêmes visions de l'université mais qui se retrouvent dans une opposition qui n'est pas constructive&quot;&lt;/i&gt;. Secrétaire général du Snesup (Syndicat national de l'enseignement supérieur), hostile à la loi, Jean Fabbri admet que &lt;i&gt;&quot;les blocages des personnalités extérieures ne se font pas sur le choix des personnes mais parce que c'est souvent le seul moyen de préserver la légitimité des élections&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour Benoist Apparu, député UMP de la Marne et rapporteur de la loi à l'Assemblée nationale, &lt;i&gt;&quot;ces difficultés sont limitées et transitoires&quot;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&quot;Il a fallu adapter le système existant à la nouvelle loi. D'où, cette première année, des situations un peu bancales, en raison de ce système transitoire de confirmation des présidents. Quand la réforme prendra son rythme de croisière, tout devrait être plus simple&quot;&lt;/i&gt;, estime le parlementaire.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;lien&quot;&gt; &lt;div class=&quot;author&quot;&gt;&lt;b&gt;Catherine Rollot&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;Article paru dans l'édition du 13.05.08.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;LE MONDE | 12.05.08 | 14h56&amp;nbsp;&amp;nbsp;•&amp;nbsp;&amp;nbsp;Mis à jour le 12.05.08 | 15h00&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>jeunepop</name>
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        <title>Une liste de droite à lille 3 aux prochaines élections au C.A ET CÉVU : REJOIGNEZ NOUS !</title>
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        <published>2008-04-21T18:39:00+02:00</published>
        <summary>     Si DE GAULLE savait...            Avec un nom aussi attrayant, pour un...</summary>
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           &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Si DE GAULLE savait...&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h3&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hervemariemorelle.hautetfort.com/media/01/01/1151328019.png&quot; id=&quot;media-978842&quot; alt=&quot;964106359.png&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-978842&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Avec un nom aussi attrayant, pour un étudiant de droite, Lille 3-Charles DE GAULLE pourrait être un autre paradis pour nous. Mais la réalité est toute autre...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme le disait l’animateur, dominical, d’une chaîne cryptée française bien connue : &quot;Méfiez-vous des contre-façons !&quot; En effet, l’autre université de Villeneuve d’Ascq est la caricature même de l’imagerie populaire de l’université française : le &quot;Sovietland&quot; ou plus exactement : &quot;Jurassic Fac&quot; ; car quelque chose a survécu !&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hervemariemorelle.hautetfort.com/media/02/01/1325311646.jpg&quot; id=&quot;media-978844&quot; alt=&quot;1146329340.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-978844&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; Il y a concentré au sein de ce campus, tout ce que la gauche ultra voire anarchiste-avec nos grands amis de la CNT (Confédération Nationale du Travail)- compte comme militants acharnés, tolérants... avec les seuls gens de gauche ; et encore il vaut mieux être un militant de droite qu’un militant socialiste ou &quot;socialtraître&quot; comme ils disent ! Car c’est bien connu, CLAUDEL le disait lui-même : &quot;La tolérance il y a des maisons (clauses) pour ça !&quot; Cela tombe bien, on a des locaux dans toutes les facs, sauf à Lille 3, allez savoir pourquoi !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Malgré, ce côté &quot;Tintin au pays des Soviets&quot;, on résiste bien dans ce monde rouge vif plutôt noir, avec tout de même deux élus en Conseils Universitaires ! Et une progression constante en voix... la révolution est en marche !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Amis de droite, sans te chanter le Chant des partisans, on est là pour te rappeler qu’il fait bon être de droite et qu’il ne faut pas en avoir honte !!!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et sur Lille 3, retrouves tes références avec la liste que je ménerai le 6 et 7 mai prochain pour défendre nos droits d'étudier et l'autonomie et la responsabilité de nos facs !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; REJOIGNEZ NOUS ! ON A BESOIN DE VOUS POUR NOTRE LISTE ! DÉPÔT DES LISTES DANS LES JOURS QUI VIENNENT !!! 
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            <name>Hervé-Marie Morelle</name>
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        <title>Une liste de droite à lille 3 aux prochaines élections au C.A et CÉVU : REJOIGNEZ NOUS</title>
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        <summary>Si DE GAULLE savait...   Avec un nom aussi attrayant, pour un étudiant de...</summary>
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          Si DE GAULLE savait...&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hervemariemorelle.hautetfort.com/media/01/01/1151328019.png&quot; id=&quot;media-978842&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;964106359.png&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Avec un nom aussi attrayant, pour un étudiant de droite, Lille 3-Charles DE GAULLE pourrait être un autre paradis pour nous. Mais la réalité est toute autre...Comme le disait l’animateur, dominical, d’une chaîne cryptée française bien connue : &quot;Méfiez-vous des contre-façons !&quot; En effet, l’autre université de Villeneuve d’Ascq est la caricature même de l’imagerie populaire de l’université française : le &quot;Sovietland&quot; ou plus exactement : &quot;Jurassic Fac&quot; ; car quelque chose a survécu !&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hervemariemorelle.hautetfort.com/media/02/01/1325311646.jpg&quot; id=&quot;media-978844&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1146329340.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Il y a concentré au sein de ce campus, tout ce que la gauche ultra voire anarchiste-avec nos grands amis de la CNT (Confédération Nationale du Travail)- compte comme militants acharnés, tolérants... avec les seuls gens de gauche ; et encore il vaut mieux être un militant de droite qu’un militant socialiste ou &quot;socialtraître&quot; comme ils disent ! Car c’est bien connu, CLAUDEL le disait lui-même : &quot;La tolérance il y a des maisons (clauses) pour ça !&quot; Cela tombe bien, on a des locaux dans toutes les facs, sauf à Lille 3, allez savoir pourquoi !Malgré, ce côté &quot;Tintin au pays des Soviets&quot;, on résiste bien dans ce monde rouge vif plutôt noir, avec tout de même deux élus en Conseils Universitaires ! Et une progression constante en voix... la révolution est en marche !Amis de droite, sans te chanter le Chant des partisans, on est là pour te rappeler qu’il fait bon être de droite et qu’il ne faut pas en avoir honte !!!Et sur Lille 3, retrouves tes références avec la liste que je ménerai le 6 et 7 mai prochain pour défendre nos droits d'étudier et l'autonomie et la responsabilité de nos facs  !REJOIGNEZ NOUS ! ON A BESOIN DE VOUS POUR NOTRE LISTE ! DÉPÔT DES LISTES DANS LES JOURS QUI VIENNENT !!!
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        <author>
            <name>Manuel Canévet</name>
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        <title>La carte des présidents d'université : plus que 48h de gratuité</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://toujoursplus.hautetfort.com/archive/2008/04/04/lru-les-nouveaux-presidents-d-universite.html" />
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        <updated>2008-04-16T08:37:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-16T08:37:00+02:00</published>
        <summary>         Dépêchez-vous de consulter la carte des &quot;présidents LRU&quot;. Dans 48h...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lors.fr/article.php?aid=3789&quot; title=&quot;© LORS - l'AEF&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toujoursplus.hautetfort.com/images/Bandeau/bandeau%20carte%20LRU.jpg&quot; alt=&quot;carte président université lru pécresse france&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strike&gt;Dépêchez-vous de consulter la carte des &quot;présidents LRU&quot;. Dans 48h il sera trop tard...sauf si vous êtes abonnés à l'ORS&lt;/strike&gt;. Ayé ! C'est fini, l'accès est maintenant réservé à nos abonnés. Les mises à jour seront faites réglièrement. (N'oubliez pas que vous&amp;nbsp; pouvez faire un essai d'abonnement gratuit de 15 jours à l'ORS en remplissant &lt;a href=&quot;http://www.lors.fr/enregistrement.php&quot;&gt;un formulaire&lt;/a&gt; en ligne.)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lors.fr/&quot;&gt;L'ORS&lt;/a&gt; (l'Officiel de la recherche et du supérieur, magazine en ligne de l'AEF) publiait , le lundi 7 avril 2008, une carte interactive des &quot;présidents LRU&quot;. Ce document présente, université par université, les présidents nouvellement élus, confirmés ou battus au fur et à mesure que se déroulent les scrutins. Le détail du vote du CA est précisé (votes favorables, opposés, bulletins blancs ou abstentions) et les nouveaux présidents sont présentés par une photo. Ces informations sont accessibles en quelques clics à partir d'une carte nationale ou d'une carte spécifique pour l'Ile-de-France. Depuis sa mise en ligne, elle a quotidiennement été mise à jour.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La carte est &lt;strike&gt;sera exceptionnellement&lt;/strike&gt; consultable &lt;strike&gt;librement pendant 8 jours&lt;/strike&gt; &lt;strike&gt;plusieurs jours 48 heures&lt;/strike&gt; à l'adresse suivante: &lt;a href=&quot;http://www.lors.fr/article.php?aid=3789&quot;&gt;http://www.lors.fr/article.php?aid=3789&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;[MAJ] on en parle sur e-tud.com : &lt;a href=&quot;http://www.e-tud.com/actualite/?649-presidents-d-universite-lru-la-carte-interactive&quot;&gt;cliquez ici&lt;/a&gt;. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>jeunepop</name>
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        <title>Galères au programme du Kino Ciné de Lille-III</title>
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        <updated>2008-03-28T11:59:12+01:00</updated>
        <published>2008-03-28T11:59:12+01:00</published>
        <summary> Scénario catastrophe pour la salle d'Art et d'Essais de l'université de...</summary>
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           Scénario catastrophe pour la salle d'Art et d'Essais de l'université de Lille-III. Après un licenciement économique en 2006, l'association s'est de nouveau séparée d'un salarié à mi-temps. « La situation financière est plus que difficile », explique Thomas Vandervorst, responsable de la programmation et de l'animation du Kino. La structure ne fonctionne plus qu'avec ce dernier salarié et une trentaine de bénévoles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A l'origine du problème, une succession de facteurs divers. « Les charges augmentent et on a également été touché de plein fouet par les blocages de l'université en 2006 et 2007. » Les mouvements étudiants contre le CPE et la LRU ont sérieusement perturbé les fréquentations. « On a enchaîné des séances à deux ou trois spectateurs seulement car les gens pensaient qu'on était fermé », ajoute le responsable de la programmation. Le sort s'acharne. La structure a remarqué une baisse de fréquentation depuis 2004. De 18 500 entrées, le kino s'est retrouvé à 10 000 l'an passé. Un concert de soutien est donc organisé par les bénévoles le 12 avril à l'espace Concorde de Villeneuve d'Ascq.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il est fort gênant de constater que les étudiants qui pendant des mois ont bloqués notre faculté ont donner le coup de grâce au cinéma d'art et essai de notre université qui devrait être au centre des préoccupations des étudiants et de tout ceux et toutes celles qui veulent une culture accessible pour tous dans notre lieu d'étude. 
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        <author>
            <name>Hervé-Marie Morelle</name>
            <uri>http://hervemariemorelle.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Galères au programme du Kino Ciné de Lille-III</title>
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        <updated>2008-03-28T11:13:46+01:00</updated>
        <published>2008-03-28T11:13:46+01:00</published>
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          Scénario catastrophe pour la salle d'Art et d'Essais de l'université de Lille-III. Après un licenciement économique en 2006, l'association s'est de nouveau séparée d'un salarié à mi-temps. « La situation financière est plus que difficile », explique Thomas Vandervorst, responsable de la programmation et de l'animation du Kino. La structure ne fonctionne plus qu'avec ce dernier salarié et une trentaine de bénévoles.A l'origine du problème, une succession de facteurs divers. « Les charges augmentent et on a également été touché de plein fouet par les blocages de l'université en 2006 et 2007. » Les mouvements étudiants contre le CPE et la LRU ont sérieusement perturbé les fréquentations. « On a enchaîné des séances à deux ou trois spectateurs seulement car les gens pensaient qu'on était fermé », ajoute le responsable de la programmation. Le sort s'acharne. La structure a remarqué une baisse de fréquentation depuis 2004. De 18 500 entrées, le kino s'est retrouvé à 10 000 l'an passé. Un concert de soutien est donc organisé par les bénévoles le 12 avril à l'espace Concorde de Villeneuve d'Ascq.Il est fort gênant de constater que les étudiants qui pendant des mois ont bloqués notre faculté ont donner le coup de grâce au cinéma d'art et essai de notre université qui devrait être au centre des préoccupations des étudiants et de tout ceux et toutes celles qui veulent une culture accessible pour tous dans notre lieu d'étude. 
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            <name>Malo-net</name>
            <uri>http://lexcroissance.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Gueule de bois de fin de mouvement</title>
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        <updated>2008-02-08T17:55:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-08T17:55:00+01:00</published>
        <summary> Allez, un blog c'est bien fait, en théorie, pour raconter sa vie, alors pour...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lexcroissance.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Allez, un blog c'est bien fait, en théorie, pour raconter sa vie, alors pour une fois, je (me) la raconte... Je vais parler des impressions que j'ai eues quant à la manière dont s'est déroulé le mouvement contre la loi LRU, maintenant qu'il est terminé.&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;I : Le mouvement anti-LRU : idéaux et réalité&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Au départ, il y avait les idéaux et les convictions qui guidaient ma vision de ce que devait être le mouvement dans l'idéal :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;des décisions prises en commun, au consensus le plus souvent possible,&lt;/li&gt; &lt;li&gt;une participation de chacun à sa manière : bref, quelque chose d'autogeré (ou &quot;auto-organisé&quot; ? Il paraît qu'il y a une différence, mais je ne suis pas assez calé sur le sujet pour voir laquelle...).&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;J'ai agi en accord avec cette manière de voir le mouvement :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;lorsqu'il y avait des décisions à prendre, je donnais mon avis,&lt;/li&gt; &lt;li&gt;je participais selon la contribution que je pouvais apporter (étant étudiant en philo, elle se traduisait principalement par la dissection des textes (le texte de loi, le cahier des charges, les analyses de la loi, les divers autres textes concernés, ...), leur présentation (explication dans le détail d'un point de la loi LRU pendant les assemblées générales, ...), et la rédaction de textes)&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Du coté des autres étudiants du mouvement, je me suis senti globalement confronté à une &lt;b&gt;inertie&lt;/b&gt; :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;peu de personnes donnaient leur avis&lt;/li&gt; &lt;li&gt;le nombre de personnes à s'investir réellement était assez restreint, il s'agissait toujours des mêmes, dont une grande proportion d'étudiants syndiqués&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Finalement, cette inertie conduit à &lt;b&gt;élever&lt;/b&gt; ceux qui participaient au dessus des autres militants qui se contentaient d'assister aux assemblées générales :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;puisque peu d'étudiants donnaient leur avis, les rares qui le donnaient avaient beaucoup plus de chance d'être entendus. Une fois que l'on prit l'habitude de les écouter, non seulement ils se sentirent en confiance pour donner de nouveau leur avis, mais les autres étudiants avaient pris l'habitude de se &quot;fier à leur opinion&quot;.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;de la même manière, le fait que peu d'étudiants aient à gérer un grand nombre de tâches pour mener à bien le mouvement (recherche et diffusion de l'information, rédaction et diffusion de tracts, préparation et collage d'affiches, préparation des assemblées générales et interventions, &quot;débrayages&quot; pendant les cours, planification des commissions, manifestations et autres actions, gestion du blocage, de l'occupation, de l'intendance, des listes de piquets, de la caisse de grève, de la liste de contacts, de la coordination nationale et particulièrement des mandats, relations avec les journalistes, liaison avec les autres secteurs de lutte, ....) eût forcément pour conséquence une &lt;b&gt;concentration&lt;/b&gt; des responsabilités dans les mains de quelques uns. Dès lors, un très petit nombre d'étudiants avaient les informations, le matériel, les habitudes, les contacts, pour gérer le mouvement, et l'on considéra alors qu'il était plus facile de les laisser continuer là où ils avaient si bien commencé.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Au départ ne participant qu'en tant que &quot;grévistes standards&quot;, mais étant les seuls à le faire, quelques étudiants furent vite hissé au sommet d'une pyramide militante. Ainsi, la non-participation massive a eu pour conséquence de reproduire des rapports de hiérarchie au sein d'un mouvement. C'est ainsi que la passivité de la majorité des étudiants eut pour conséquence d'ériger des &lt;b&gt;ténors&lt;/b&gt; et des &lt;b&gt;experts&lt;/b&gt;, auxquels on confiait des responsabilités (la responsabilité de l'opinion à avoir dans un cas, celle des actions à mener dans l'autre).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ainsi que je fus moi-même intégré à cette classe envers laquelle j'ai tant de réticences : la classe des &lt;b&gt;meneurs&lt;/b&gt;. C'était là en totale contradiction avec mes idéaux, et ce n'était absolument pas le fruit de ma volonté et d'un savant calcul, mais celui de la &lt;b&gt;délégation&lt;/b&gt; et la &lt;b&gt;déresponsabilisation&lt;/b&gt; de la plupart des étudiants.&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;II : La création des meneurs par la masse&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Le meneur n'est pas toujours un individu machiavélique, entriste, et ambitieux, qui se hisse à la tête d'un mouvement par la seule force de sa soif de pouvoir : il y est en fait hissé par la masse. Celle-ci, dans son inertie, laisse la place ouverte à toutes les charges disponibles. Les charges restant ainsi ballantes, c'est soit celui qui accepte volontairement de s'en emparer, soit celui qui s'en sent obligé, qui s'empare d'elles toutes.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;II.1 : Les processus de cette création&lt;/h3&gt; &lt;h4&gt;II.1.1 : personnalisation de la politique et confiance en soi&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;Pour expliquer cette non-participation de la plupart qui pousse à déléguer à peu de militants, on peut d'abord évoquer un manque de confiance en soi, une moindre envie de participer. Un mouvement social, avec tout ce qu'il véhicule de symbolique et d'affectif, surtout aux yeux d'étudiants qui connaissent leur première expérience de politique appliquée, représente une charge dont la plupart des individus n'ont pas envie de vouloir être tenus pour coupables s'il échoue. Cela repose sur une personnalisation du mouvement, l'idée que l'issue d'un mouvement dépendra de la vertu de quelques personnes plutôt que de processus socio-économiques beaucoup plus généraux (le fameux &quot;climat social&quot;, la couverture l'interprétation médiatiques, la situation socio-économique d'autres secteurs susceptibles de se joindre à la lutte,...).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme si l'issue du mouvement dépendait d'un slogan, d'une prise de parole en Assemblée Générale, du tracé d'une manifestation, de la rédaction d'un tract, plutôt que de l'humeur sociale ambiante, des rapports de force entre l'État et les contestataires, de l'existence d'autres luttes sociales et la possibilité de convergence, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette idée que le salut d'un mouvement dépend de la vertu de ses militants occulte les vraies causes latentes de celui-ci, mais son principal défaut est surtout qu'elle dissuade les potentiels militants de s'engager et de devenir &quot;ceux dont dépendra l'avenir de&quot; notre Université, nos retraites, notre service public, etc...&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;II.1.2 : Consécration de experts et vision inaccessible de l'activité militante&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;Au fur et à mesure que certains participants à un mouvement gagnent en visibilité et prennent de plus en plus de pouvoir, se renforce l'idée que les quelques personnes à même de mener un mouvement social sont quelque chose comme des &quot;surhommes&quot;. Ces quelques individus qui sont propulsés au devant de la scène, plus par la nécessité qu'en raison de leurs réelles compétences, sont érigées en idoles et sacralisées, ce qui contribue à fortifier l'idée que &quot;seuls des gens aussi forts peuvent gérer un mouvement&quot;, &quot;je n'en serais pas capable&quot;, &quot;ce n'est pas pour moi&quot;, ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme s'il fallait forcément être un expert chevronné en militantisme pour rédiger un tract, pour faire une affiche, pour tenir un piquet de grève. Comme si les compétences en militantisme ne s'acquéraient pas sur le tas, par la pratique, mais étaient un talent, un don inné que la Providence Divine a daigné accorder à quelques rares élus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, le problème d'un mouvement est que les militants &lt;i&gt;accordent une telle importance aux actions individuelles&lt;/i&gt; qu'ils ne se sentent pas capables de les effectuer eux-mêmes, et le fait que certains les fasse à leur place contribue à renforcer cette logique de l'importance accordée aux actions individuelles : &quot;s'il peut faire cela qui est si difficile, c'est qu'il est vraiment fort, et si cette action a été faite par quelqu'un d'aussi fort, c'est vraiment qu'elle n'était pas pour moi.&quot;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;II.2 : Le confort de cette création&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Le militant passif est en fin de comptes satisfait de cet état de fait, car il a trouvé une manière de légitimer son désengagement et sa fuite envers ses propres responsabilités. Si jamais le mouvement ne fonctionne pas, il n'aura rien à se reprocher, c'est à ceux qu'il a hissés au sommet de l'activité militante qu'il le reprochera. Ainsi il ne se rend même pas compte que c'est &lt;i&gt;le fait même de ne pas vouloir avoir à se reprocher l'échec du mouvement&lt;/i&gt; qui contribue à l'échec du mouvement (car un mouvement est beaucoup plus faible s'il ne dépend que de quelques personnes, surtout lorsque celles-ci viennent à s'essoufler de si lourdes responsabilités) et qu'on pourrait lui reprocher.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le militant passif a l'impression de payer sa dette à celui qu'il accable du fardeau de ses responsabilités par son idolâtrie envers celui-ci. Il considère en effet que le meneur jouit d'un statut privilégié, du fait de sa reconnaissance, et que ce statut vaut bien les menus travaux qu'on lui délègue. Du fait même qu'il ne participe pas à ces travaux, le militant passif ne se rend pas compte de la charge qu'ils représente, et du fait de sa méconnaissance des idéaux de ceux qu'il a érigés comme meneurs, il ne réalise pas qu'il est possible que ce &quot;statut privilégié&quot; soit en total désaccord avec les convictions du meneur. La soumission des autres militants est précisément &lt;i&gt;ce dont ne veut pas un militant sincère&lt;/i&gt;, car c'est finalement à cette même forme de soummission qu'il s'oppose dans la société en général, et la reproduction de cette soumission au sein même d'un mouvement censé la contester est vécue pour lui comme la pire des trahisons. Mais ceci, le militant passif ne s'en rend pas compte, de bonne foi il a l'impression que sa soumission est une offrande au militant actif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le militant passif n'a donc l'impression de ne rien avoir à se reprocher, puisqu'il paye le prix de sa non-participation. Non seulement ceci lui permet de ne pas participer, mais il a presque l'impression d'aider le meneur dont il magnifie la grandeur. Le militant passif s'est trouvé une bonne raison de ne pas participer : c'est trop dur pour moi. Finalement, il n'ira pas examiner plus avant cette conviction, car elle l'arrange bien. S'il réalise en effet que l'action militante &lt;i&gt;peut être effectuée par n'importe qui&lt;/i&gt;, alors lui vient tout de suite l'idée qu'elle &lt;i&gt;devrait être effectuée par n'importe qui&lt;/i&gt;, et en premier chef par lui-même. C'est pourquoi il préfère se dire qu'elle est l'apanage des surdoués de la contestation sociale. Le militant passif brade ainsi son honneur pour son confort. Il ne tient absolument pas à désacraliser son meneur, car s'il réalisait que le meneur est un individu qui lui ressemble, aussi capable et aussi faillible que lui-même, alors il ne peut s'empêcher de se voir à la place de ce meneur, et cette vision d'horreur de lui-même en train de s'investir et devoir répondre de ses actes l'effraie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette manière d'ériger un meneur permet au militant passif de &lt;i&gt;consommer du mouvement social&lt;/i&gt; : bien calé dans son canapé, il observe comment les autres militants se débrouillent, plutôt que de les aider, et peut ainsi se permettre de les juger s'ils se sont trompés : en effet, ils ne lui ont alors pas fourni le service pour lequel il les a payés de son idolâtrie.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;II.3 : Les conséquences de cette création&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Ceci nous amène à la conclusion désespérante suivante : les rapports de hiérarchie ne sont pas le propre de l'État oppresseur moderne, puisqu'au sein même d'un mouvement social, ils se recréent. Le renversement de l'État et son remplacement par les fruits du mouvement qui l'a renversé n'aboutiront pas à une autogestion, mais à la répétition de ces rapports hiérarchiques. Ceux-ci seront même, pendant un certain temps, tenus pour plus légitimes que la domination étatique, car la domination militante par les meneurs sera perçue comme justifiée par les qualités des meneurs qui ont permis une pseudo-libération, alors que la domination étatique était perçue comme arbitraire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, les rapports hiérarchiques ne sont pas créés par une classe qui souhaite s'imposer à une autre, mais par l'individu qui préfère se soumettre volontairement, pour ne pas avoir à subir les charges de la responsabilité. Il est alors possible d'aller plus loin que La Boétie: la servitude n'est pas volontairement acceptée par les asservis, elle est créée par ceux qui s'asservissent d'eux-mêmes pour le confort de la passivité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute autogestion semble alors impossible dans l'état actuel des consciences militantes.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;II.4 : Les raisons de cette création, une tentative désespérée de les combattre&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Tel qu'il est présenté jusqu'à présent, cet exposé semble dire que les individus sont eux-mêmes responsables de leur oppression, et par conséquent qu'il ne vaudrait même pas le peine d'essayer d'éradiquer celle-ci. C'est une vision très pessimiste, et un moyen, peut-être artificiel, mais salutaire, de se débarrasser de ce pessimisme consiste à ce dire que cette attitude de création des idoles n'est pas une constante irrévocable de la nature humaine, mais le produit d'un conditionnement. C'est peut-être illusoire, mais c'est une illusion nécessaire pour continuer à militer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'est-ce qui conditionnerait les individus à se comporter ainsi ?&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Lors de l'analyse des processus de cette création des idoles, nous avons mis à jour &lt;b&gt;la conception personnaliste des évènements politiques&lt;/b&gt;, c'est à dire l'idée (que Sarkozy tend à répandre aujourd'hui) que les changements politiques sont le fruit de la volonté d'un seul individu, et non pas le produit de facteurs socio-économiques globaux. Un moyen de lutte contre cette vision consisterait à enseigner une approche socio-économique globale des faits politiques, et que cet enseignement permettrait aux individus de dédramatiser leur engagement personnel.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Nous avons évoqué la question de &lt;b&gt;la confiance en soi&lt;/b&gt;. Elle est très fortement liée au premier point de cette liste. Si les individus ne souhaitent pas se lancer dans un mouvement social, c'est qu'ils ne s'en estiment pas capables. Ils considèrent que la gestion d'un mouvement social, et de toutes les affaires politiques en général, doivent être confiés à une avant-garde éclairée. En enseignant l'histoire des mouvements sociaux et en soulignant qu'ils ont souvent été dirigés par des individus communs, il serait possible de rendre le fait contestataire plus accessible au commun. Mais cela n'est pas suffisant. Il faut aussi développer la confiance en soi, or ceci semble beaucoup moins facile à transposer dans des applications concrètes.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Nous avons aussi lancé l'idée qu'un mouvement social était perçu par les individus comme &lt;b&gt;trop complexe&lt;/b&gt; pour pouvoir être geré par des individus aussi simples qu'eux. Pour combattre cette vision, il faut expliquer que la gestion d'un mouvement social consiste essentiellement en décisions concrètes et terre-à-terre, et qu'un mouvement social ne s'organise pas à la manière d'un pachyderme étatique, mais qu'il est souvent la fédération de plusieurs réalités locales qui se gèrent chacune sur une petite échelle. Une conception fédéraliste d'un mouvement social doit donc être vigoureusement défendue pour la facilité de prise en main par n'importe qui qu'offre la réduction des échelles. Cette facilité devrait pourvoir encourager tout un chacun à participer, puisqu'il n'aurait à répondre que de ce qu'il fait à un niveau local.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Le militant passif en vient à considérer &lt;b&gt;l'attribution des pleins pouvoirs&lt;/b&gt; à une avant-garde éclairée &lt;b&gt;comme quelque chose de normal&lt;/b&gt;, du fait des qualités de cette avant-garde et de sa forte implication au sein du mouvement. Il faut absolument déconstruire cette idée. Le plus grand des meneurs de luttes sociales, tout comme le président ou n'importe quel musicien, n'est toujours qu'un humain, en proie à des basses pulsions et parfois à la diarrhée, vivant des journées de 24 heures et commettant des erreurs. Personne n'est supérieur aux autres d'une manière qui justifierait des privilèges par rapport à eux. Tout privilège doit être considéré comme illégitime et contre-productif pour une vision participative du mouvement.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Le dernier point évoqué concerne &lt;b&gt;l'attitude consumériste&lt;/b&gt; de l'individu par rapport à un mouvement social. Il le considère comme quelque chose dont il est le spectateur plutôt que l'acteur, et à propos duquel il peut porter des jugements et demander des comptes. Quoique ce soit inconfortable, il convient de marteler que, tout individu ayant de la même manière des possibilités de s'impliquer dans un mouvement social, la défaite d'un mouvement devrait plus être attribuée à ceux qui ne s'y sont pas impliqués qu'à ceux qui ont tenté mais n'ont pas réussi seuls. On ne dit pas qu'il faut blâmer ceux qui n'ont pas participé, car la non-participation à un mouvement social peut finalement s'expliquer et se justifier, mais plutôt que la seule personne à qui un non-participant peut faire des reproches dans un mouvement social, c'est elle-même. Les comptes ne se demandent pas mais se rendent. La non-participation d'un individu à un mouvement social ne doit pas être vue comme l'autorisant à le blâmer de l'extérieur : dès lors où il a lieu, le mouvement social concerne l'individu, qu'il le veuille ou non. Ainsi, il ne peut artificiellement se mettre en dehors du mouvement, il est forcément dedans, et par conséquent sera partie intégrante de ce qu'il faudra juger si le mouvement en vient à être jugé. On ne s'extrait pas d'un mouvement social pour pouvoir le blâmer, on est blâmé pour croire qu'on peut le quitter.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Bien entendu, nous avons vu aussi que cette position de passivité et de délégation était confortable. Ceci engendrera des réticences de la part des individus eux-mêmes, peu enclins à quitter le confort des pantoufles pour faire face à leurs responsabilités. Ce sera sûrement la principale difficulté à laquelle devra faire face le militant : modifier une masse contre son gré. Si la publicité et le conditionnement en faveur du maintien des rapports sociaux en général fonctionnent aussi bien, c'est parce qu'ils flattent certains bas sentiments de plaisir. Au contraire, l'émancipation est douloureuse et peut ne pas être voulue. Platon ne dit rien d'autre avec l'allégorie de la caverne. L'ennemi le plus dur à abattre est en nous-même.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Selene</name>
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        <title>2008: l'année de toutes les réussites!</title>
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        <updated>2008-01-15T15:05:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-15T15:05:00+01:00</published>
        <summary> Comment bien commencer l'année?   En développant enfin un projet de longue...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://anti-mouvementetudiant.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Comment bien commencer l'année?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En développant enfin un projet de longue date: l'anti-mouvement étudiant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je reviendrais plus longuement sur ce qu'est cet anti-mouvement, aussi je n'en parlerais pas plus avant pour le moment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2008, c'est l'année des réformes audacieuses et prometteuses, l'année qui verra enfin se développer un véritable contre-pouvoir à l'alternatif.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais 2008, c'est avant tout l'année du grand balayage!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Balayons la culture alternative, balayons l'alter-mondialisme, balayons&amp;nbsp; les média alternatifs, balayons les alternatives syndicales, balayons, balayons!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et surtout, balayons nos facs, boutons les bloqueurs et autres militants syndicalistes enragés hors de nos facs! Foulons du pied leurs&amp;nbsp; drapeaux et leurs affiches dont ils hérissent et recouvrent nos établissements!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Que le grand nettoyage commence!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et en attendant, rions encore tant que nous le pouvons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selene.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Laure</name>
            <uri>http://moitoiettouslesautres.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Lettre(s) ouverte(s) de jeunes chercheurs à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://moitoiettouslesautres.hautetfort.com/archive/2007/12/18/lettre-s-ouvertes-de-jeunes-chercheurs-a-la-ministre-de-l-en.html" />
        <id>tag:moitoiettouslesautres.hautetfort.com,2007-12-18:1370407</id>
        <updated>2007-12-18T09:00:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-18T09:00:00+01:00</published>
        <summary>  Plutôt que de les paraphraser, je vous livre ici deux lettres ouvertes à la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://moitoiettouslesautres.hautetfort.com/">
          &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Plutôt que de les paraphraser, je vous livre ici deux lettres ouvertes à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et disponible sur le site de &lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;i&gt;Sauvons la recherche&lt;/i&gt;.&lt;/a&gt; J'ai la grande chance, pour ma part, d'être AM (Allocataire moniteur), mais comme tous les doctorants, je suis menacée par la précarité de l'emploi et crains notamment les nouveaux modes de recrutement ainsi que le plan Licence (plan qui me semble d'ailleurs d'une naïveté déconcertante eût égard en particulier au manque flagrant de moyens - humains et financiers)&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://moitoiettouslesautres.hautetfort.com/media/01/00/b1a72f9d6712f69253715e0b650595a4.jpg&quot; id=&quot;media-727085&quot; alt=&quot;d06ed302c3bac14cd0c4f113d6fa9dde.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-727085&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;texte&quot;&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Lettre ouverte à Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Madame la Ministre,&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous, jeunes chercheurs, précaires et contractuels de l’Université, ATER, demi ATER, allocataires, allocataires-moniteurs, enseignants du secondaire, boursiers, vacataires, chômeurs, nous tenons à vous interpeller sur la loi «&amp;nbsp;Liberté et Responsabilité des Universités&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;La &lt;b&gt;contradiction&lt;/b&gt; est flagrante entre votre discours qui vante le dynamisme individuel et l’émulation collective, et votre loi qui, en précarisant les jeunes chercheurs, désorganise le travail en équipes et compromet la qualité scientifique de leur thèse&amp;nbsp;:&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;La menace qui pèse sur la titularisation des jeunes enseignants-chercheurs* par un &lt;b&gt;recrutement sur des contrats de droit privé (CDD, CDI) annonce la fin d’une Université démocratique, et de qualité&amp;nbsp;&lt;/b&gt;: comment assurer une cohérence et un suivi pédagogiques à l’égard des étudiants dans de telles conditions de travail&amp;nbsp;? comment trouver la liberté nécessaire à une recherche d’envergure&amp;nbsp;? L’enseignement et la recherche sont des services rendus à la collectivité, leur exercice doit rester du domaine public. /(cf. art. 19)/&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;La mise en place du &lt;b&gt;*recrutement par des «&amp;nbsp;comités de sélection&amp;nbsp;» composés au seul gré du Président et non plus élus au sein des spécialistes n’a aucun sens&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: sur quels critères les jeunes chercheurs seront-ils recrutés si ce n’est pas sur leurs compétences et la pertinence de leurs travaux&amp;nbsp;? Alors qu’on aurait pu espérer d’une réforme de l’Université qu’elle mette un terme au népotisme et au clientélisme qui n’existent déjà que trop, ce dispositif les renforce en concentrant tous les pouvoirs dans les mains d’un Président, censé être compétent tant pour recruter, évaluer et rémunérer les enseignants-chercheurs de n’importe quelle discipline que pour administrer l’Université. /(cf. art. 25)/&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Une telle&lt;/i&gt; *dégradation des perspectives de carrière* &lt;i&gt;ne peut que décourager les jeunes chercheurs, qui connaissent déjà aujourd’hui la précarité. Cette loi organise la disparition de la profession d’enseignant-chercheur en France. &lt;b&gt;Comment construirez-vous les pôles d’excellence si toute une génération de jeunes enseignants-chercheurs est incitée à envisager son avenir dans les universités étrangères&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Pour toutes ces raisons, à la suite des délégations du 6 décembre – représentant la majorité des syndicats (CGT, FSU, SUD, UNSA) et les collectifs (SLR et SLU) – , *nous demandons un moratoire sur l’application de la loi LRU* afin de permettre l’élaboration de la réforme dont l’Université a besoin, en concertation avec tous les acteurs impliqués. Pour l’avenir de l’Université, les attentes des jeunes enseignants-chercheurs doivent aussi être entendues. Nous voulons&amp;nbsp;:&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;La revalorisation du métier d’enseignant-chercheur par la création de postes&lt;/b&gt; (monitorats, maîtres de conférence, professeurs d’Université) * U&lt;b&gt;n recrutement des enseignants-chercheurs par les pairs&lt;/b&gt; selon un principe de transparence et des critères de qualité scientifique et pédagogique.*&lt;b&gt;L’amélioration des conditions de travail par la mise à disposition de locaux et d’équipements nécessaires à un travail collectif, à la cohésion, et à l’émulation des équipes pédagogiques et scientifiques.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://collectifjeuneschercheurs.over-blog.fr/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Collectif des Jeunes Chercheurs&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Collectif des Jeunes Chercheurs Paris 3, Collectif des Jeunes Chercheurs Paris X, Collectif des Jeunes Chercheurs Paris 1, Collectif des Jeunes Chercheurs Dijon, Collectif des Jeunes Chercheurs Amiens, Collectif des Jeunes Chercheurs Toulouse 2, etc.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous, jeunes enseignant-e-s chercheur-e-s précaires à l’Université&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Nous, jeunes enseignant-e-s chercheur-e-s précaires, avec ou sans financement pour faire nos thèses, sans poste fixe à l’Université, serons directement affecté-e-s par les conséquences de la loi LRU.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;En parallèle de nos activités au sein de laboratoires et d’équipes de recherche, nous sommes nombreux à enseigner à l’Université en tant qu’ATER (Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche) ou le plus souvent demi-ATER, moniteurs ou vacataires. Nous assurons la quasi-totalité des &lt;b&gt;Travaux Dirigés en premier cycle universitaire&lt;/b&gt;. Ceux-ci demeurent, malgré le nombre important d’étudiant-e-s par groupe (entre 25 et 40 personnes), &lt;b&gt;le seul espace d’une relation privilégiée entre étudiant-e-s et enseignant-e-s. Ainsi, nous sommes les plus directement confrontés au défi de la «&amp;nbsp;démocratisation&amp;nbsp;» universitaire et tentons de trouver les ressources pédagogiques pour y répondre, malgré le manque de moyens et de réponse politique globale.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Le fonctionnement ordinaire de l’Université repose déjà en grande partie sur ces emplois précaires aux statuts très inégaux. Certains d’entre nous sont vacataires rémunérés à l’heure de cours, d’autres contractuels à durée déterminée (un an renouvelable une fois pour les ATER ou demi-ATER et trois ans pour les moniteurs qui bénéficient d’une allocation de thèse). Titulaires d’un diplôme de master 2 (bac + 5), nous percevons ainsi de 500 euros par semestre pour les vacataires à 1180 euros par mois pour les demi-ATER. Pourtant, ceux et celles d’entre nous qui assurent des TD se considèrent comme favorisé-e-s par rapport à la majorité des doctorant-e-s qui ne tirent aucun revenu de leurs activités de recherche.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Or la loi LRU, outre le &lt;b&gt;gel de la création de poste pendant cinq ans&lt;/b&gt;, prévoit une dérégulation massive des emplois d’enseignant-e-s chercheur-e-s. Elle institutionnalise et renforce le recours à l’emploi précaire, y compris de personnels non-universitaires. Elle porte ainsi atteinte à nos conditions de travail, de vie ainsi qu’à la qualité du service public d’enseignement supérieur. Nous ne sommes pas opposé-e-s à l’ouverture des établissements à des profils non-universitaires. Mais celle-ci ne peut s’effectuer que dans un cadre pédagogique stable, établi par des professionnels de l’enseignement en mesure de s’investir durablement, soit des enseignant-e-s chercheur-e-s statutaires. Pour répondre aux exigences de l’explosion des effectifs universitaires en premier cycle, l’université doit innover. &lt;b&gt;Tutorat, enseignements méthodologiques, développement du suivi personnalisé, ces activités permettent aux étudiant-e-s d’acquérir les compétences et les savoir-faire nécessaires à leur réussite universitaire. Or seuls d’importants moyens matériels et humains peuvent rendre possible la mise en place de ces activités.&lt;/b&gt; Quelques UFR, encore trop marginales, ont déjà mis en œuvre ce type d’enseignement et ont ainsi montré l’efficacité d’équipes pédagogiques cohérentes, durablement investies et fonctionnant de manière collégiale.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;La dérégulation n’apportera pas les réponses dont l’Université a besoin &amp;nbsp;; la LRU aggrave au contraire les pratiques mandarinales qui sclérosent l’institution universitaire depuis trop longtemps. Les nouvelles modalités de recrutement (commission de recrutement entièrement choisie par le Président de l’Université, droit de veto présidentiel) vont renforcer les pratiques clientélistes qui existent déjà. L’autonomie de gestion des universités ne doit pas se faire sans le maintien d’un cadre national de définition des critères d’entrée dans la profession d’enseignant-e-s chercheur-e-s. La réforme que nous souhaitons est celle qui garantira l’égalité entre les Universités du point de vue des enseignant-e-s et des étudiant-e-s, tant en matière de condition d’accueil que de délivrance des diplômes et de formation.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Solidaires du mouvement étudiant en faveur de l’abrogation de la loi LRU, nous souhaitons faire entendre à ses côtés la voix des enseignant-es chercheur-e-s précaires de l’Université. La dérégulation organisée par la loi LRU s’inscrit dans un processus général de précarisation de notre génération dans le public comme dans le privé. Nous sommes ainsi confrontés à un niveau de sélection et à une dégradation des conditions de travail, que n’ont connus ni les responsables politiques qui ont décidé de cette loi, ni les présidents d’Université qui la défendent et vont en bénéficier.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Lucie Bargel, doctorante, ex-ATER, Emilie Biland, doctorante, ATER, Jean-Sébastien Eideliman, doctorant, ATER, Stéphanie Guyon, doctorante, ATER, Audrey Mariette, doctorante, ex-ATER, Sarah Mazouz, doctorante, Etienne Penissat, doctorant, ATER ,Julie Pagis, doctorante, ATER, Elsa Rambaud, doctorante, vacataire.&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;reagir&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?page=forum&amp;amp;id_article=1802&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Mouvement Citoyen Interactif</name>
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        <title>Référendum-plébiscite à l'Université sous forte protection policière pour tuer le mouvement étudiant</title>
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        <id>tag:mouvement-citoyen.hautetfort.com,2007-12-15:1366620</id>
        <updated>2007-12-15T15:35:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-15T15:35:00+01:00</published>
        <summary> Après l'échec de son coup de force de lundi dernier, le président Miossec...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mouvement-citoyen.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Après l'échec de son coup de force de lundi dernier, le président Miossec avait exigé la fermeture de l'université et&amp;nbsp; fait charger la police dans le campus occasionnant une dizaine de blessés... Dans cet élan, il a organisé un &quot;référendum&quot; surl la question du blocage, au pied levé, le jeudi matin. Pour mener à bien cela, il a fait bloquer une rue entière de Montpellier à la circulation, histoire de laisser le campus fermé, aidé par 150 policiers et gendarmes dans un simulacre de démocratie... Un seul mot d'ordre : répression policière!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le résumé en images (12 min) :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;550&quot; height=&quot;450&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/1R5pQRi2cbJhVqxPZ&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/1R5pQRi2cbJhVqxPZ&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;550&quot; height=&quot;450&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x3rlmz_referendum-universite-paul-valery-m_politics&quot;&gt;Référendum Université Paul Valery Montpellier III&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/M-C-I&quot;&gt;M-C-I&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;Plus de videos visibles sur :&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/SIRUV308&quot; target=&quot;_blank&quot; class=&quot;website link&quot;&gt;http://www.dailymotion.com/SIRUV308&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;PS : communiqué de presse du SNESUP-UPV :&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;i&gt;Le SNESup dénonce la banalisation des interventions policières dans et&lt;br /&gt; aux abords des établissements scolaires et universitaires - qui témoigne&lt;br /&gt; d'une stigmatisation récurrente de la jeunesse appréhendée comme un risque&lt;br /&gt; sociétal -, et contre tous les mouvements sociaux (cf les SDF et les&lt;br /&gt; &quot;Enfants de Don Quichotte&quot;, samedi, à Paris); cela révèle tant une volonté&lt;br /&gt; de criminaliser toute protestation qu'un profond mépris social de la part&lt;br /&gt; des couches dirigeantes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Le groupe Promotion, relayé par les habituels écrits individuels&lt;br /&gt; &quot;spontanés&quot;, se félicite du &quot;bon déroulement&quot; de la consultation de jeudi.&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Sans même parler de l'absence de réunion du CA pour en décider, de&lt;br /&gt; l'absence de réponses à la communauté universitaire qui demandait à être&lt;br /&gt; informée des modalités de ce referendum, de l'absence de listes&lt;br /&gt; d'émargement, il fallait, jeudi 13, à l'entrée du portail de l'UPV,&lt;br /&gt; détourner les regards pour ne pas voir, à nouveau, les violentes charges&lt;br /&gt; policières contre nos étudiants. Il fallait volontairement regarder ailleurs&lt;br /&gt; quand un de nos collègues IATOS, ciblé, a été, sans la moindre sommation,&lt;br /&gt; victime de coups de matraques, de violences, menacé de se voir &quot;casser les&lt;br /&gt; doigts&quot; et que sa camera a été arrachée et détruite (ce qui devient une&lt;br /&gt; pratique usuelle de la police pour éviter la diffusion de ses &quot;bavures&quot;) !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Le SNESup, qui déplore tout usage de la violence, assure de sa&lt;br /&gt; solidarité les étudiants blessés et choqués de ces méthodes, ainsi que notre&lt;br /&gt; collègue technicien. On ne comprendrait pas que le président qui a obtenu du&lt;br /&gt; CA un vote pour l'autoriser à poursuivre devant les tribunaux les étudiants&lt;br /&gt; coupables de voies de fait et d'insultes contre des personnels de&lt;br /&gt; l'université n'en fasse pas autant pour entreprendre, en tant que&lt;br /&gt; responsable des personnels, les poursuites nécessaires à la défense de ce&lt;br /&gt; collègue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; La loi LRU renforce les pouvoirs des présidents. Qu'en ont-ils fait ?&lt;br /&gt; Trop souvent incapables de nouer le dialogue social avec une jeunesse&lt;br /&gt; inquiète de son avenir, d'assurer des débats démocratiques, ils n'ont eu de&lt;br /&gt; cesse de recourir à la répression policière, bafouant eux-mêmes les&lt;br /&gt; &quot;franchises universitaires&quot;. Sont-ils aveugles au point de ne pas voir que&lt;br /&gt; la majorité d'entre eux n'aura plus à &quot;manager&quot; que des &quot;collèges&lt;br /&gt; universitaires&quot;, privés de masters et de recherche, quand il ne restera plus&lt;br /&gt; qu'une quinzaine d'universités dites compétitives et concurrentielles,&lt;br /&gt; recentrées sur la seule recherche appliquée; tout ce qu'organisent&lt;br /&gt; progressivement les diverses lois et que souhaitent les présidents de région&lt;br /&gt; ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Dans notre université, la gestion de la crise a relevé de la&lt;br /&gt; dramatisation et de l'incompétence : 2 fermetures administratives, trois&lt;br /&gt; interventions policières en un mois, une seule tentative de dialogue&lt;br /&gt; revendiquée, la suspension du CEVU et l'annulation du CA, sans que ses&lt;br /&gt; membres en soient informés, et la non-convocation de ce dernier en séance&lt;br /&gt; extraordinaire ! Une offre de formation qui ne partira que le 31 janvier&lt;br /&gt; alors que des masters sont en balance dans un jeu concurrentiel déjà imposé&lt;br /&gt; par les autres universités de Montpellier.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Le SNESup appelle à la poursuite et à l'approfondissement du débat&lt;br /&gt; démocratique sur la LRU mais aussi, maintenant, sur la rénovation des&lt;br /&gt; licences.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Le SNESup-UPV, dimanche 16 décembre 2007&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; Petit NB. Le groupe Promotion, comme d'autres qui se reconnaîtront, ont&lt;br /&gt; de curieux &quot;trous de mémoire&quot; : n'est-ce pas lui qui avait déposé (CA, 21&lt;br /&gt; avril 2001) une motion, aux termes d'une grande actualité :&lt;br /&gt; &quot;- déplore la gestion incohérente de la grève étudiante&lt;br /&gt; - déplore la gestion désastreuse de l'université qui se traduit par&lt;br /&gt; l'instauration d'un climat de défiance nuisible à la bonne marche de&lt;br /&gt; l'établissement,&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; en conséquence, le CA demande la démission de l'équipe dirigeante et des&lt;br /&gt; conseils élus afin que l'université opère un redressement immédiat&quot; ?&lt;br /&gt; &amp;nbsp; N'est-ce pas lui qui avait soutenu une autre motion de &quot;défiance&quot;,&lt;br /&gt; déplorant le recours aux vigiles et ³la volonté d¹organiser un referendum&lt;br /&gt; qui aurait nié la légitimité de l¹AG étudiante² ?&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>astral_light_soul</name>
            <uri>http://astral-light-soul.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Reprise des cours</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://astral-light-soul.hautetfort.com/archive/2007/12/13/reprise-des-cours.html" />
        <id>tag:astral-light-soul.hautetfort.com,2007-12-13:1363075</id>
        <updated>2007-12-13T09:47:16+01:00</updated>
        <published>2007-12-13T09:47:16+01:00</published>
        <summary> Voilà, j'ai repris les cours hier, dans le stress et l'inquiétude. Pourquoi...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://astral-light-soul.hautetfort.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Voilà, j'ai repris les cours hier, dans le stress et l'inquiétude. Pourquoi avoir décidé d'arrêter de bloquer les facs maintenant, pourquoi avoir semé une telle confusion ? Nous sommes maintenant dans l'attente d'un nouveau calendrier des exams... Ceux de cette semaine semblent avoir été annulés, pour certaines matières ils sont reportés à la semaine prochaine, pour d'autres on ne sait toujours pas quand on sera évalués. C'est la mierda totale !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Tout ça pour une lutte vaine et ignorée des médias nationaux...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://astral-light-soul.hautetfort.com/media/01/00/7a93c3f70fe404408494907c2fb158a6.jpg&quot; id=&quot;media-718475&quot; alt=&quot;7a93c3f70fe404408494907c2fb158a6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-718475&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Connor MAC PATOCHE</name>
            <uri>http://frontdeliberationduberry.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>grève de la faim a l'université de science de montpellier</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://frontdeliberationduberry.hautetfort.com/archive/2007/12/12/greve-de-la-faim-a-l-universite-de-science-de-montpellier.html" />
        <id>tag:frontdeliberationduberry.hautetfort.com,2007-12-12:1362472</id>
        <updated>2007-12-12T20:10:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-12T20:10:00+01:00</published>
        <summary> Nous avons eu la possibilité de contacter ce soir Thomas Fernandez, étudiant...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://frontdeliberationduberry.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Nous avons eu la possibilité de contacter ce soir Thomas Fernandez, étudiant en seconde année de physique. Thomas est le prmeir à avoir entâmé la grève de la faim dimanche midi. Il a été rejoint ensuite par Audrey, Lilian, Tristan et Phillipe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5 étudiants, qui recherchent une &quot;solution désépérée&quot; selon les propres mots de Thomas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils lancent un appel national à poursuivre et amplifier ce mode d'action de la dernière chance. L'Université Montpellier III semble être en voie de les rejoindre ainsi que la fac de Tours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas encore affaibli, Thomas nous a confié qu'il était opposé à l'idée d'un référendum qui devrait se tenir demain matin, jeudi. Il refuse ce procédé qui empêche le débât.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En attendant d'être entendu, réduit à cette extrémité, choqué de recevoir des coups de matraques, il boit un peu d'eau salée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si vous souhaitez plus d'inforamtion sur le sujet, vous pouvez vous rendre sur ce site: &lt;a href=&quot;http://www.montpellier2.info/&quot;&gt;http://www.montpellier2.info/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://frontdeliberationduberry.hautetfort.com/media/01/02/9185d40e0b678edff9679cf9e235c09b.jpg&quot; alt=&quot;9185d40e0b678edff9679cf9e235c09b.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-717814&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Nous le répétons: FAUT-IL UN MORT????!!!!!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Se lancer dans une grève de la faim n'est pas une chose anodine. Qu'est-ce que c'est que ce pouvoir qui veut à faire passer une réforme dont les étudiants ne veulent pas!? Cela fait 9 ans que les universités françaises se mettent en grève pour rejeter la libéralisation des universités.....c'est unique dans l'Histoire!!!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et maintenant une grève de la faim!!!!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dernière à avoir été médiatisée concernait les moines birmans: quelle image!!!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est urgent que l'opinion publique soit consciente de la dérive dans laquelle nous sombrons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous insistons pour vous demander de nous faire parvenir des informations concrètes: &lt;a href=&quot;mailto:frontdeliberationduberry@yahoo.fr&quot;&gt;frontdeliberationduberry@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>C'est reparti :)</title>
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        <updated>2007-12-11T16:38:54+01:00</updated>
        <published>2007-12-11T16:38:54+01:00</published>
        <summary>  Reprise des cours demain à Nancy II , après 4 semaines sans cours !...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://images55.hautetfort.com/">
          &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;Reprise des cours demain à Nancy II&lt;/strong&gt;, après 4 semaines sans cours !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Demain matin, un bon petit déj et au boulot&amp;nbsp;;op&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://images55.hautetfort.com/media/01/00/b92efcc2f1a5c8b089a22cec09bc7195.jpg&quot; alt=&quot;b92efcc2f1a5c8b089a22cec09bc7195.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;photo, nutella, miam, manger&quot; id=&quot;media-715313&quot; name=&quot;media-715313&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>LRU : Questions/Réponses</title>
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        <updated>2007-12-10T14:10:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-10T14:10:00+01:00</published>
        <summary> Reprise d'une contribution que j'ai faite sur le  WIKI LRU . Il s'agit de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lexcroissance.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Reprise d'une contribution que j'ai faite sur le &lt;a href=&quot;http://eurowiki.com/lru&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;WIKI LRU&lt;/a&gt;. Il s'agit de quelques réponses à des arguments que l'on entend souvent pour défendre la LRU.&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#1&quot;&gt;&quot;Pourquoi parler de pénurie financière alors que le budget des Universités augmente ?&quot;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#2&quot;&gt;&quot;Pourquoi s'opposer à une loi qui permettra de trouver des nouvelles sources de financement ?&quot;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#3&quot;&gt;&quot;Valérie Pécresse a dit que les frais d'inscription n'augmenteraient pas !&quot;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#4&quot;&gt;&quot;Pourquoi s'opposer aux licences pros qui facilitent l'insertion sur le marché de l'emploi ?&quot;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#5&quot;&gt;&quot;Cette loi est faite pour aider les étudiants à trouver du travail. La preuve : le bureau pour l'emploi&quot;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#6&quot;&gt;&quot;Pourquoi s'opposer à une loi qui ne fait qu'entériner des dispositions qui existent déjà ?&quot;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#7&quot;&gt;&quot;Cette loi accorde plus de pouvoirs au président, mais s'il n'est pas méchant ce n'est pas un problème !&quot;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;#8&quot;&gt;&quot;Pourquoi parler de précarisation des personnels alors que la LRU permet de transformer un CDD en CDI ?&quot;&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;h3&gt;Le Budget&lt;/h3&gt; &lt;a title=&quot;1&quot; name=&quot;1&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;Pénurie ? Mais le budget augmente !&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'argument :&lt;/u&gt; &lt;i&gt;Vous nous parlez de pénurie budgétaire alors que le Ministère annonce une hausse du Budget destiné aux Universités, vous mentez !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La réponse :&lt;/u&gt; C'est vrai que le Budget des Universités va augmenter si la LRU s'applique. Mais l' &quot;&lt;i&gt;élargissement de leurs responsabilités&lt;/i&gt;&quot;, en matière budgétaire, s'accompagnera d'une hausse des charges, que l'État paye pour l'instant aux Universités, et qu'elles devront désormais payer par elles-mêmes. Par exemple, ce sera désormais aux Universités de payer la gestion du patrimoine mobilier et immobilier, les frais de fonctionnement divers, et les salaires des personnels. C'est très clairement exposé dans le Cahier des Charges : l'augmentation des charges qui incomberont à l'Université devra s'accompagner d'un doublement, voire triplement ou plus de leur budget, en fonction des Universités, si elles souhaitent continuer à fonctionner comme avant. Or regardez l'augmentation prévue du budget : correspond-elle à son doublement ? Pas du tout : à peine à une hausse de quelques pourcents, selon les manières de calculer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, l'État a beau jeu de dire qu'il augmente le Budget de l'Université, il oublie en réalité de préciser qu'il arrête de lui payer tout un tas de charges ! Malgré les effets d'annonce, l'État dépensera moins pour les Universités, et elles se retrouveront en situation de pénurie budgétaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, il convient de voir à quoi sera attribué le supplément de budget : Examinons par exemple la promesse qu'il a faite à la rentrée d 1,8 milliards d'€uros en plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur cette somme, très peu est en fait alloué aux étudiants et à l'université. En effet, 381M€ serviront à l'accompagnement des universités pour mettre en place leur nouvelles responsabilités, alors que 455 millions serviront aux déductions des impôts des donateurs aux universités. De plus, 470 millions sont dégagés pour les salaires et retraites (dont la plupart pour des retard de paiements). Le reste est divisé entre la recherche et les étudiants(173 millions). Sur les 173 millions d'euros qui sont destinés à améliorer la réussite des étudiants, 45 millions serviront à &quot;encourager le travail étudiant par exonération de l'impôt sur les salaires&quot;.&lt;/p&gt; &lt;a title=&quot;2&quot; name=&quot;2&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;Entreprises = plus d'argent ?&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'argument :&lt;/u&gt; &lt;i&gt;Vous êtes contre une loi qui nous permet d'avoir plus d'argent de la part des entreprises. C'est de votre faute si l'Université manque de moyens !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La réponse :&lt;/u&gt; &lt;b&gt;Premièrement&lt;/b&gt;, la LRU ne consiste pas vraiment en un &lt;b&gt;ajout d'investissement&lt;/b&gt; des entreprises à celui déjà existant, et &lt;i&gt;demeurant intact&lt;/i&gt;, de l'État, mais plutôt à un &lt;b&gt;remplacement&lt;/b&gt; du financement par l'État à un financement par les entreprises. Nous avons vu plus haut comment l'État réussit la prouesse de se désengager financièrement tout en déclarant donner plus aux Universités. Ainsi, ce n'est pas &quot;avoir plus d'argent par les entreprises&quot; qui nous arrivera, mais &quot;remplacer le financement par l'État par celui par les entreprises&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci s'illustre particulièrement bien dans la mise en place de fondations : puisque c'est par le biais de fondations que les entreprises financeront l'Université, ceci leur permettra de récupérer &lt;b&gt;60% de leur investissement&lt;/b&gt; sous forme d'exonérations d'impôts. Ainsi pour une même somme investie, là où l'État donnait 100%, il ne donne désormais plus que 60%. L'entreprise, quant à elle ne donne que 40%, mais paraît en donner 100%, et ceci lui permet d'avoir un droit de regard sur le contenu des formations et les orientations de recherche, de demander à ce que soient supprimées les filières qui ne l'intéressent pas, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Interrogeons-nous maintenant sur la différence entre une Université financée par l'État et une Université financée par des entreprises. Dans le premier cas, on est dans le cadre d'un service public d'enseignement supérieur, qui permet l'éducation généraliste et la recherche désintéressée. Si l'Université doit répondre de ses actes, c'est à l'ensemble de la population qu'elle doit le faire, car c'est par l'ensemble de la population qu'elle est financée. Sa vocation est donc de répondre aux exigences de la population dans son ensemble.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le second cas, on s'inscrit dans la logique préconisée aux entreprises en mal de rentabilité : l'externalisation des coûts. Il a été constaté qu'il est beaucoup plus rentable pour une entreprise de faire effectuer ailleurs un travail coûteux que de le faire soi-même. En payant l'Université pour ne pas avoir à former elle-même ses employés, l'entreprise gagne de l'argent. Par contre, cela signifie que l'Université est devenue un lieu de formation à bas coût pour les entreprises qui la financent. Elle n'a plus vocation à une formation généraliste et ouverte à tous, mais seulement à enseigner à un nombre restreint d'étudiants un contenu qui pourra être réutilisé par les entreprises. Puisqu'elle est financée par le patronat, ce n'est plus à l'ensemble de la société qu'elle doit rendre des comptes, mais au patronat uniquement. Or il n'est pas nécessaire de dire que tous les patrons sont l'incarnation de Satan pour comprendre que leurs intérêts peuvent être différents de ceux de la société dans son ensemble. Un patron vous le dira vous-même : &quot;Même si je n'ai rien contre l'enseignement des l'histoire ou la philosophie, dans le contexte économique actuel, je ne pourrais pas me permettre de financer des formations qui ne me rapportent rien.&quot;&lt;/p&gt; &lt;a title=&quot;3&quot; name=&quot;3&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;Pas de hausse des frais d'inscription&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'argument :&lt;/u&gt; &lt;i&gt;Le ministère nous a offert la garantie que les frais d'inscription n'augmenterait pas : vous mentez !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La réponse :&lt;/u&gt; &lt;b&gt;Premièrement :&lt;/b&gt; la garantie que les frais d'inscription n'augmenteront pas est fixée par un décret. Or un décret peut être posé ou sauter selon le bon vouloir du gouvernement, aucune concertation préalable n'est nécessaire pour cela. Ainsi, nous avons déjà vu que l'État, dans sa circulaire emplois 2008 du 07/09/07, lorsqu'il recommande de transférer aux enseignants-chercheurs les charges administratives, se déclare prêt à assumer les surcoûts de fonctionnement pour la première année seulement. Ceci peut nous éclairer sur sa manière d'agir : pour l'instant l'augmentation des frais d'inscription, si elle était déclarée, serait suicidaire, mais il est fort probable que la circulaire puisse sauter dans quelques temps, une fois l'opinion publique calmée. Lorsque les frais d'inscription augmenteront, cela se fera localement dans chaque Université, et il sera impossible d'envisager une mobilisation au niveau national.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Deuxièmement :&lt;/b&gt; il existe des manières contournées d'augmenter les frais d'inscription, notamment la mise en place de Diplômes d'Université, ou la levée de fonds de concours, prévue par l'article33. Au sein des Universités où la LRU est appliquée de manière précoce, on a observé une augmentation des Diplômes d'Universités. Rappelons que certains peuvent coûter jusqu'à 4800€.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Troisièmement :&lt;/b&gt; certaines Universités augmentent déjà leurs frais d'inscription malgré le décret et ne sont aucunement poursuivies (par exemple, Rennes 2 prend 20€ illégaux sur certains masters d'histoire, en toute allégresse)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la question des frais d'inscription, un grand nombre de président d'Université a déclaré qu'elle serait une conséquence inévitable de la mise en place de la LRU. Lisons avec profit Laurent Batsch, président de Paris Dauphine :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Une rapide simulation sur l’université Paris-Dauphine apporte les indications suivantes. Si les droits d’inscription en Licence étaient portés en moyenne à 1000 euros, et si les droits d’inscription en Master montaient en moyenne à 2000 euros, l’université gagnerait quelques 7,8 millions d’euros de recettes complémentaires chaque année, soit près du tiers de son budget propre.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Dans sa Lettre d'orientation pour le contrat quadriennel du 12 novembre :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Moyens matériels aussi: l'Etat a promis un effort; la Fondation donnera à Dauphine des ressources indispensables à moyen et long terme; mais rien ne pourra remplacer la contribution des étudiants eux-mêmes.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;h3&gt;Pédagogie&lt;/h3&gt; &lt;a title=&quot;4&quot; name=&quot;4&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;Les licences pro&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'argument :&lt;/u&gt; &lt;i&gt;Vous êtes contre la généralisation des licences pro alors qu'elles permettront aux étudiants de mieux s'intégrer sur le marché du travail&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La réponse :&lt;/u&gt; &lt;a href=&quot;http://eurowiki.com/lru/index.php?title=Licences_professionnelles&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Voir ici la réponse détaillée&lt;/a&gt; En bref : les licences pro n'auront aucune influence sur le nombre de postes qu'une entreprise peut ou veut bien créer, elles ne modifient que la manière dont sont choisis les postulants, dans ce nombre fixé de postes.&lt;/p&gt; &lt;a title=&quot;5&quot; name=&quot;5&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;Le bureau d'aide aux étudiants&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'argument :&lt;/u&gt; &lt;i&gt;Grâce à la LRU va être créé un bureau d'aide aux étudiants pour leur permettre de trouver un travail ou des stages !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La réponse :&lt;/u&gt; En effet, l'article21 prévoit la création d'un bureau de la sorte. Mais, premièrement, un juriste vous dira que ce genre de mesure n'a rien à faire dans la LRU, c'est plutôt l'objet de décrets (tout comme l'article39 sur les épreuves de médecine...). Deuxièmement, il existe déjà tout un tas de bureaux de ce genre (au CROUS, au CRIJ, à l'ANPE, ...) et, tout comme les licences professionnelles, ils n'ont aucune influence sur ce qu'une entreprise décidera de créer comme staes ou comme emplois. Troisièmement, ce bureau a pour rôle de &quot;&lt;i&gt;présente[r] un rapport annuel (...) sur le nombre et la qualité des stages effectués par les étudiants, ainsi que sur l'insertion professionnelle de ceux-ci dans leur premier emploi&lt;/i&gt;&quot;. On voit donc qu'il s'agit en fait d'élaborer des statistiques pour comparer entre elles les filières à débouchés rapides et celles à débouchés lents. Dès lors, il y a fort à parier que ces statistiques seront déterminantes pour l'attribution des crédits aux filières en question...&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Gouvernance&lt;/h3&gt; &lt;a title=&quot;6&quot; name=&quot;6&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;Ça existe déjà&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'argument :&lt;/u&gt; &lt;i&gt;Certaines choses que vous dénoncez avec la LRU existent déjà.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La réponse :&lt;/u&gt; Et alors ? Est-ce pour autant qu'il faut en faire une loi ? Je vois des gens griller des feux rouges dans la rue, vais-je pour autant faire une loi qui autorise les gens à griller des feux rouges parce qu'ils le font déjà ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce dont ne se rendent pas compte ceux qui avancent cet argument, c'est qu'en disant cela, ils reconnaissent déjà que la LRU rend possible certaines dérives. La seule différence est que pour l'instant, ces dérives sont plus ou moins ponctuelles car à la limite de la légalité, ou totalement dans l'illégalité. Or, le principe de la LRU serait de rendre légal quelque chose sont on vient de reconnaître que c'était une dérive. Ici, le non-sens de cet argument prend toute sa signification.&lt;/p&gt; &lt;a title=&quot;7&quot; name=&quot;7&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;Le gentil président&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'argument :&lt;/u&gt; &lt;i&gt;Vous prenez le président pour un monstre.Une augmentation de ses pouvoirs n'est pas gênante, au contraire, s'il est gentil il pourra l'être encore plus !&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La réponse :&lt;/u&gt; Nous ne nous abaisserons pas à répondre &quot;oui mais s'il est méchant, il pourra l'être encore plus !&quot; Nous nous contenterons de réfléchir sur ce qu'est une loi et ce à quoi elle doit servir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une loi est censée mettre un certain nombre de gardes-fous à des pratiques déviantes ou abusives, pour permettre à chacun de jouir de ses droits en ayant la place qui lui convient au sein de la société. Son problème n'est donc pas de savoir si la personne à qui elle s'appliquera sera gentille, méchante, grande, ou petite, mais si la place que cette loi donne à cette personne rend possible ou non certaines dérives ou certains abus. Or il se trouve que la LRU rend possible des abus de pouvoir : le président nomme les personnalités extérieures au sein du CA, il dispose d'un droit de veto sur l'embuache de personnels, affecte des primes, etc. Tout ceci fait que la LRU rend possible des dérives et des abus de pouvoir. Que ces dérives existent ou pas dans le futur, cela ne change rien au fait qu'elle ne remplit pas sa fonction de loi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet argument du gentil président consiste un peu à dire &quot;je vais faire une loi qui autorisera les gens à griller des feux rouges, mais je leur fais confiance, je sais qu'ils n'en grilleront pas !&quot; : c'est totalement stupide.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Ressources humaines&lt;/h3&gt; &lt;a title=&quot;8&quot; name=&quot;8&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;La LRU contre les CDD précaires&lt;/h4&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;L'argument :&lt;/u&gt; &lt;i&gt;La LRU est une avancée dans le domaine de la sécurisation de l'emploi à l'Université (!) car elle permet désormais d'embaucher en CDI des gens qui jusqu'alors ne pouvaient bénéficier que de CDD&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La réponse :&lt;/u&gt; En effet, l'article19 rend désormais possible l'embauche de CDI. Mais il y a deux choses à répondre à cela.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Premièrement&lt;/b&gt;, il existait déjà une mesure qui permettait de concrétiser sous forme de CDI un CDD ou une suite de CDD durant depuis 6 ans ou plus. La LRU n'est donc pas vraiment une nouveauté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Deuxièmement&lt;/b&gt;, et de toutes façons, lorsque quelqu'un travaille à l'Université, c'est à dire dans le service public, ce n'est pas un contrat du type de celui d'une entreprise privée qu'il lui faut, mais un statut de fonctionnaire ! Sur ce plan, la réelle &quot;avancée&quot; de la LRU est qu'elle va remplacer des statuts de fonctionnaire par des contrats de nature de ceux que l'on a en entreprise...&lt;/p&gt;
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        <title>Actualité Poitevine</title>
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        <id>tag:astral-light-soul.hautetfort.com,2007-12-10:1358541</id>
        <updated>2007-12-10T13:05:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-10T13:05:00+01:00</published>
        <summary> Grâce au site de la  Coordination Etudiante Poitevine  je me tiens au...</summary>
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          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Grâce au site de la &lt;a href=&quot;http://lemouvementetudiant.blogspot.com/&quot;&gt;Coordination Etudiante Poitevine&lt;/a&gt; je me tiens au courant de ce qui se passe sans être tout le temps sur place.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Voici sur cette photo ma fac de langues, bloquée maintenant depuis plus de trois semaines&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://astral-light-soul.hautetfort.com/media/01/01/ceba8d6f56be58491e28876fff796433.jpg&quot; id=&quot;media-712869&quot; alt=&quot;ceba8d6f56be58491e28876fff796433.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-712869&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://astral-light-soul.hautetfort.com/media/02/02/87c069764a299bec66456703e510fdd8.jpg&quot; id=&quot;media-712870&quot; alt=&quot;87c069764a299bec66456703e510fdd8.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-712870&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;Voici le résultat d'une action qui a eu lieu la semaine dernière, avec pour but de rénover la façade de la fac de droit (à côté de la mienne) pour montrer que les bloqueurs ne sont pas tous à l'origine des dégradations.&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;AVANT&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://astral-light-soul.hautetfort.com/media/02/01/ed037d22a5b9c13387b111db22ca64fb.jpg&quot; id=&quot;media-712873&quot; alt=&quot;ed037d22a5b9c13387b111db22ca64fb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-712873&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;APRES&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://astral-light-soul.hautetfort.com/media/02/02/b98c64a6b1f2fa565c665ec1936bcd2e.jpg&quot; id=&quot;media-712875&quot; alt=&quot;b98c64a6b1f2fa565c665ec1936bcd2e.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-712875&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;b&gt;Manifestation dans les rues de Poitiers&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://astral-light-soul.hautetfort.com/media/00/01/e2baa450ceab069e47b9c0f872b6c8bd.jpg&quot; id=&quot;media-712877&quot; alt=&quot;e2baa450ceab069e47b9c0f872b6c8bd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-712877&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et voilà. Je joue les lâches, non pas que les revendications ne m'intéressent pas (j'ai été présente à chaque AG jusqu'à maintenant), mais je ne pense pas que le blocus soit la meilleure solution d'obtenir quoique ce soit. Les étudiants-bloqueurs ne pénalisent qu'eux-mêmes ainsi que ceux qui sont contre ce blocus et qui le subissent depuis 3 semaines. Le gouvernement tient tête, Sarkozy a même annoncé récemment qu'il ne comptait pas retirer la loi mais au contraire en accélérer le processus d'application...&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Alors n'est-ce pas utopique de croire que quelques manifestations et blocages changeront tout ? Les personnes touchées par ces évènements ne sont pas les premirèes concernées. Les gens bloqués sur les routes ne sont pas ceux qui ont le pouvoir de retirer cette stupide loi.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Je sais que je devrais &quot;me battre&quot; aussi mais je n'en ai pas envie car je n'y crois pas, je n'y crois plus. Et je préfère encore ma démarche, voter NON à la loi et NON au blocus à chaque AG puis rester tranquillement chez moi, que de voter OUI et de ne pas aider le mouvement à avancer, comme beaucoup le font pourtant...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Images55</name>
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        <title>On y arrive (?)</title>
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        <updated>2007-12-10T11:38:02+01:00</updated>
        <published>2007-12-10T11:38:02+01:00</published>
        <summary>            Communiqué du Président :        &quot;Constatant l'impossibilité...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://images55.hautetfort.com/">
          &lt;table width=&quot;100%&quot; cellspacing=&quot;3&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td class=&quot;text&quot;&gt; &lt;div id=&quot;html-message&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;b&gt;&lt;u&gt;Communiqué du Président :&lt;/u&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Constatant l'impossibilité d'une reprise des enseignements sur le Campus Lettres et Sciences Humaines, j'ai été amené à prononcer sa fermeture administrative à partir du vendredi 7 décembre à 0h00 pour une durée indéterminée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis cette date, avec la volonté de permettre un retour le plus rapide possible, à une situation normale sur notre campus :&lt;br /&gt;&lt;/em&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;em&gt;Avec le Directeur du CLSH, j'ai rencontré des représentants d'organisations d'étudiants et d'enseignants.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;em&gt;Les Vice-Présidents de conseils, le directeur du CLSH et moi même avons étudié plusieurs schémas possibles de ré-organisation de la fin du semestre et des examens en tenant compte de plusieurs critères dont la qualité des formations et diplômes, l'égalité de traitement des étudiants et la faisabilité pour les enseignants et les personnels administratifs.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;em&gt;Aujourd'hui,&amp;nbsp; j'ai convoqué une réunion exceptionnelle de la Commission des Etudes, à 14h30 pour examiner ces différents schémas et formuler des propositions.&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;em&gt;Enfin, les propositions issues de cette Commission des Etudes seront transmises pour avis au CEVU réuni ce jour à 17h00.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Ainsi, depuis vendredi, nous travaillons en concertation et avec les instances de l'Université, à réunir les conditions susceptibles de permettre une réouverture du CLSH et une reprise des cours&lt;br /&gt; mercredi 12 décembre à 8h00.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; François LE POULTIER.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;p&gt;-------&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je vais peut-être bientôt avoir à nouveau des cours ! Ca fera quand même 4 semaines de loupées, je ne sais pas si on aura droit à un examen &quot;normal&quot;...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'avais hésité avant de m'inscrire dans cette fac, parce qu'après avoir vu le foutoir qu'ils avaient mis avec le CPE, on peut avoir des doutes sur la capacité de la fac de lettres et sciences humaines&amp;nbsp;à nous faire vivre une année entière sans problème, c'est d'ailleurs pour ça entre autres qu'on paye des frais d'inscription. L'an dernier, c'était impeccable.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette année, pas de bol : une loi tombe, pendant l'été. On gueule un petit coup avant, histoire de dire qu'on n'est pas content et que ça ne passera pas si facilement, même si rien n'est encore fait. Bah si, ça passe tranquillement. Et ensuite ? Manifester l'été ? Non, trop chaud, trop de soleil, trop fatiguant... On attend trois mois, le temps de faire croire à tout le monde que, finalement,&amp;nbsp;les étudiants ne sont pas si cons. Bah si ! Et quand on touche le fond on creuse encore ! Pourquoi ne pas débloquer à l'AG du 6 décembre, alors que la plupart des représentants syndicaux le réclamaient ? Parce que c'est la Saint Nicolas et qu'on veut pas offrir ça à Sarkozy pour sa fête ! On est loin, très loin de la loi LRU. On est dans une cour de maternelle, et encore, je ne me souviens pas à l'époque&amp;nbsp;avoir&amp;nbsp;fait un caca nerveux&amp;nbsp;pour une raison si stupide... On prend les étudiants pour des cons ? Oui... mais on a ses raisons !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vivement la reprise, qu'on montre que la fac de lettre est capable de &lt;strong&gt;travailler&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;!&lt;/strong&gt; (Ami bloqueur, pardon pour ce gros mot, en plus je l'ai mis en gras&amp;nbsp;! Si tu as senti ton coeur s'emballer, respire un bon coup, ça&amp;nbsp;va aller&amp;nbsp;^^)&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Manuel Canévet</name>
            <uri>http://toujoursplus.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Photo du week-end : souffrance universitaire</title>
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        <updated>2007-12-09T23:20:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-09T23:20:00+01:00</published>
        <summary> Les universités s'écrivent mais elles se regardent aussi. Tous les week-end...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://toujoursplus.hautetfort.com/">
          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les universités s'écrivent mais elles se regardent aussi. Tous les week-end je publie une photo en lien avec les universités. En France, à l'étranger, des bâtiments, des étudiants....espérons que cela vous fasse un peu voyager. Bien entendu si vous avez de belles photos, n'hésitez pas à me les envoyer.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://flickr.com/photos/mcanevet/2100369496/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://farm3.static.flickr.com/2341/2100369496_e07e4a0f71.jpg&quot; alt=&quot;chaises tablettes campus université cours&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; height=&quot;362&quot; width=&quot;554&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;1. &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/alesk/2094516148/&quot;&gt;Restes de l'occupation du Mirail de nov. 2007 pt.2&lt;/a&gt;, 2. &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/chaojikazu/2048042760/&quot;&gt;Encore?&lt;/a&gt;, 3. &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/pqs/121518138/&quot;&gt;Grenoble&lt;/a&gt;, 4. &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/coulmont/2094458283/&quot;&gt;Empilement de chaises, bâtiment B&lt;/a&gt; Created with &lt;a href=&quot;http://bighugelabs.com/flickr/&quot;&gt;fd's Flickr Toys&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les universités ont souffert dans leur chair. Des empilements de chaises et de tables inoffensifs mais souvent laissés au bon rangement des personnels de service des universités une fois l'euphorie romantique du blocage dissipé, aux barbouillages immondes saupoudrés d'idéologie foireuse sur les murs, les vitres, les sols...beaucoup d'universités qui ont été touchées par le mouvement contre la LRU portent les stigmates d'un conflit long, d'un conflit dur. Un conflit où comme bien souvent les groupes mobilisés réclament la légitimité et revendiquent leur responsabilité sans jamais se donner les moyens de l'assumer jusqu'au bout. Se rendant ainsi indirectement coupable, par faiblesse, omission et lacheté de dégradations sur cet outil même qu'ils prétendent défendre et aimer. &quot;Que faire ?&quot; (disait Lénine).&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Malo-net</name>
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        <title>Argumentaire anti-LRU</title>
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        <updated>2007-12-09T19:15:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-09T19:15:00+01:00</published>
        <summary> &quot;LRU&quot; désigne la Loi Relative aux Libertés et Responsabilités des...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lexcroissance.hautetfort.com/">
          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;LRU&quot; désigne la Loi Relative aux Libertés et Responsabilités des Universités. Après plusieurs remaniements, une version définitive a été adoptée le 10 août 2007 et publiée le 11 août au Journal Officiel. Elle comprend 6 titres et consiste en modifications, ajouts, ou suppressions des Codes actuellement en vigueur (principalement le &lt;u&gt;Code de l'Éducation&lt;/u&gt;, mais aussi le &lt;u&gt;Code Général des Impôts&lt;/u&gt;). Elle a été adoptée en plein été, par une procédure parlementaire d'urgence, empêchant ainsi toute discussion.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les Universités s'y conforment petit à petit, selon le degré de difficulté de mise en place des réformes. Il est prévu que les Universités soient totalement passées aux mesures préconisées par la LRU d'ici 5 ans (cf. &lt;u&gt;titre VI&lt;/u&gt;, notamment &lt;u&gt;art. 49&lt;/u&gt;). La LRU n'étant pas complète, certains détails sont fixés par décrets.&lt;br /&gt; Les mesures qui nous effrayent sont contenues principalement dans les &lt;u&gt;titres II&lt;/u&gt; (Gouvernance) et &lt;u&gt;III&lt;/u&gt; (les Nouvelles Responsabilités). Nous dénonçons les modifications qu'elle induit, notamment sur quatre axes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;h3 align=&quot;justify&quot;&gt;Budget&lt;/h3&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'application de la LRU ne se traduira pas d'abord par une diminution du budget des Universités, mais par leur augmentation. Par contre, les charges que l'État paye actuellement à la place de l'Université (gestion et entretien du patrimoine mobilier et immobilier, salaires, frais de fonctionnement...) incomberont désormais à celle-ci (cf. &lt;u&gt;Cahier des Charges&lt;/u&gt;, pp3-6). Certes le budget des Universités augmentera, le Gouvernement s'en vante suffisamment dans les médias. Mais cette augmentation ne suivra pas celle des nouvelles charges que l'Université devra désormais payer elle-même.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ceci permet à l'État de déclarer qu'il augmente le budget de l'Université tout en économisant sur les charges qu'il n'a plus à lui payer. Nicolas Sarkozy est clair à propos d'une augmentation réelle du budget consacré à l'enseignement&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;Nous insistons sur le fait qu'un bon ministre ne se reconnaîtra pas à la progression de ses crédits, mais à ses résultats et à sa contribution à la réalisation du projet présidentiel, y compris sur le plan financier.&lt;/i&gt;&quot; (&lt;u&gt;lettre de mission à Valérie Pécresse du 05/07/07&lt;/u&gt;).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cette augmentation insuffisante du budget de l'Université par rapport à l'augmentation de ses charges la mettra finalement dans une position de pénurie financière et l'obligera à trouver d'autres sources de financement (cf. &lt;u&gt;art.33&lt;/u&gt;)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;les collectivités territoriales&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; le financement de l'Université par les régions engendre un risque de déséquilibre entre régions riches et régions pauvres, et ceci se traduira par une différenciation accrue de la qualité des prestations fournies par chaque Université.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;les étudiants&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; même si ceci n'est pas écrit noir sur blanc dans les versions finales de la LRU, plusieurs présidents d'Universités ont déjà déclaré que l'application de la LRU se traduirait par l'augmentation des frais d'inscription. Le président de Paris Dauphine dit d'ailleurs lui-même &quot;&lt;i&gt;rien ne pourra remplacer l'apport des étudiants eux-mêmes&lt;/i&gt;&quot; (&lt;u&gt;discours du 12 novembre&lt;/u&gt;). Il dit par ailleurs que l'augmentation des frais d'inscription augmentera le positionnement de son Université dans les classements internationaux (classement de Shanghaï)&amp;nbsp;: alors pourquoi se gêner&amp;nbsp;! Cette augmentation peut s'effectuer de plusieurs manières&amp;nbsp;: remplacement des diplômes nationaux par des Diplômes d'Université payants (certains jusqu'à 4800€) comme c'est déjà le cas à Paris Dauphine, levée de fonds de concours pour l'entrée à l'Université, ...&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce point est d'autant plus crucial que les ponctions aux étudiants se feront séparément et de manière différente pour chaque Université si la LRU est appliquée, ceci empêchera totalement une mobilisation à une échelle nationale.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;les entreprises&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; la LRU offre la possibilité aux Universités de franchir un nouveau pas en matière de financement par les entreprises&amp;nbsp;: la création de fondations et de fondations partenariales (articles &lt;u&gt;28, 29, 31, 33&lt;/u&gt;). Par le biais de celles-ci, les entreprises peuvent participer au financement des Universités de manière beaucoup plus générales (leur participation actuelle se limitant la plupart du temps à des contrats individuels de recherche). Malheureusement, ce n'est pas par pure bonté qu'une entreprise décide de financer une partie de l'Université&amp;nbsp;: ceci lui permettra en retour d'avoir un droit de regard sur le contenu pédagogique enseigné dans les filières qu'elle finance, ainsi que sur les orientations de recherche. Le président de Paris Dauphine a clairement affirmé sa volonté d' &quot;&lt;i&gt;offrir des diplômes aux entreprises&lt;/i&gt;&quot;. Le président de Sciences Po de Lille, dans une lettre du 6 novembre à des donateurs potentiels, énonce sans ambages sa volonté de se soumettre à la volonté des donateurs&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;Nous allons être sûrement nombreux à nous concurrencer pour tenter de vous convaincre. Saine émulation !&lt;/i&gt;&quot;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce changement de sources de financement est d'autant plus injuste qu'il ne deviendra pas pour autant gratuit pour la collectivité&amp;nbsp;: en effet, l'État remboursera 60% des donations d'entreprises et 66% des donations de particuliers aux donateurs, par le biais d'exonérations fiscales. Ainsi, l'État prétend ne pas avoir suffisamment d'argent pour financer les Universités, mais ceci ne l'empêche pas de rembourser les entreprises à 60% de leur investissement&amp;nbsp;! C'est ce que signifie le &quot;désengagement financier de l'État&quot;&amp;nbsp;: à somme égale investie dans l'Université, l'État ne paye plus que 60% de ce qu'il payait auparavant. L'entreprise, quant à elle, ne s'engage qu'à hauteur de 40%, mais paraissant s'engager à hauteur de 100%, peut exiger en toute légitimité d'avoir son mot à dire sur les formations et la recherche.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;b&gt;autres&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; l'&lt;u&gt;article 33&lt;/u&gt; cite quelques autres sources de financement possibles&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;la vente de biens, des legs, donations et fondations&lt;/i&gt; [les fondations organisent le financement par les entreprises]&lt;i&gt;, rémunération de services&lt;/i&gt; [l'Université peut ainsi vendre des services comme n'importe quelle entreprise]&lt;i&gt;, droits de propriété intellectuelle&lt;/i&gt; [possibilité de vendre à des entreprises les brevets déposés par les chercheurs de la fonction publique]&lt;i&gt;, fonds de concours&lt;/i&gt; [les étudiants doivent payer un concours d'entrée à l'Université]&lt;i&gt;, de la participation des employeurs (...) et de subventions diverses&lt;/i&gt; [régions, départements, villes, etc.&amp;nbsp;: dépend de la richesse de ceux qui financent]&quot;. La vente de bâtiments, outre son caractère déplorable, favorise nettement les Universités situées dans des villes à forte spéculation immobilière. De plus, les fonds de concours autorisent clairement l'Université à mettre en place des concours de recrutement&amp;nbsp;: malgré les dénégations de Valérie Pécresse, ceci consiste bien en une sélection à l'entrée de l'Université.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;h3 align=&quot;justify&quot;&gt;Pédagogie&lt;/h3&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;h4 align=&quot;justify&quot;&gt;Le cadre national des diplômes&amp;nbsp;:&lt;/h4&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La multiplication des Diplômes d'Université, payants, et délivrés par chaque Université, au détriment de nos diplômes nationaux, aura pour conséquence la casse du cadre national des diplômes. La reconnaissance d'un statut égal pour les titulaires de formations équivalentes est inscrite dans les conventions collectives de travail&amp;nbsp;: la révision de ce statut égal obligera donc à remettre celles-ci en cause, et avec elles le Code du Travail.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le risque à terme est une scission entre deux types d'Universités, à la manière du système anglo-américain&amp;nbsp;: d'une part, des Universités haut classées dans le classement de Shanghaï (aux critères plus que discutables), Universités d'élites en matière de recherche et d'investissements, demandant des frais de scolarité exorbitants; et d'autre part, des sous-Universités, destinées à former à bon marché la main d'œuvre pour les entreprises locales (il existe déjà des licences pro &quot;Disneyland Paris&quot; et &quot;Club Med&quot; à Marne-la-Vallée).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour nous convaincre que nous ne sommes pas dans le fantasme, citons Jean-François Dhainaut, Directeur de l’Agence nationale d’évaluation des performances des universités&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;Aujourd’hui la France accueille 86 universités, alors qu’il en faudrait tout au plus 25 pour résister à la concurrence étrangère.&lt;/i&gt;&quot;; ou bien Nicolas Sarkozy &quot;&lt;i&gt;Vous identifierez &lt;u&gt;quelques&lt;/u&gt; campus universitaires susceptibles de devenir des campus de réputation mondiale&lt;/i&gt;&quot; (&lt;u&gt;lettre de mission à Valérie Pécresse du 05/07/07&lt;/u&gt;).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;h4 align=&quot;justify&quot;&gt;La professionnalisation&amp;nbsp;:&lt;/h4&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La LRU ainsi que le &lt;u&gt;Cahier des Charges&lt;/u&gt; prévoient de manière récurrente (notamment &lt;u&gt;art.20&lt;/u&gt;) d'établir des statistiques concernant les taux d'insertion professionnelle des différentes filières. Derrière ceci se cache la volonté de pouvoir comparer entre elles les différentes filières et de pénaliser financièrement, ou supprimer, celles qui sont jugées non rentables. Ceci sera d'autant plus vrai lorsque les entreprises exigeront un droit de regard sur le contenu des formations. Ainsi, le Cahier des Charges préconise (p.6) d' &quot;&lt;i&gt;allouer (...) des crédits (...) en fonction d'une appréciation de la performance des composantes&lt;/i&gt; [&quot;composante&quot; désigne notamment les UFRs et labos de recherche] &lt;i&gt;et non pas seulement sur la base de critères physiques (nombre d'étudiants, etc.)&lt;/i&gt;&quot;. De même, Nicolas Sarkozy, durant sa campagne électorale, disait&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;l'État doit (...) mettre progressivement des limites au financement de filières sans débouché&lt;/i&gt;&quot;. L' &quot;orientation active&quot; des étudiants est un thème récurent dans le discours de Sarkozy (notamment dans la &lt;u&gt;lettre de mission&lt;/u&gt;), elle est préconisée par le &lt;u&gt;rapport Hetzel du 24/10/06&lt;/u&gt;. Elle consiste à décourager les étudiants de s'engager dans des filières jugées non rentables car on ne perçoit pas leur application immédiate par l'industrie. Elle est entérinée dans la LRU par l'obligation, avant toute préinscription à l'Université, d'avoir subi un dispositif &quot;&lt;i&gt;d'information et d'orientation&lt;/i&gt;&quot; (&lt;u&gt;art. 20&lt;/u&gt;).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce sont ainsi toutes les filières d'enseignement généraliste mais non directement rentable qui sont touchées (sciences humaines, arts, lettres, philosophie, ...). Pourtant, si l'on y regarde de plus près, les arguments de la professionnalisation ne tiennent pas la route. Par exemple, les licences professionnelles sont présentées comme meilleures en termes d'employabilité, pourtant, lorsque l'on opère les statistiques non pas directement à la sortie de la licence, mais à partir de trois ans après son obtention, on constate que ce sont les licences générales qui ont un meilleur taux d'employabilité. De plus, le jour où 80% des sortants de l'Université seront titulaires d'une licence professionnelle, ceci ne signifiera pas que les entreprises verront subitement leur taux d'embauche atteindre 80%. Le nombre de personnes qu'une entreprise décide d'employer ne dépend pas du type de diplômes obtenu à l'Université par les étudiants, mais de ses besoins économiques. À l'inverse, une licence professionnelle hyperspécialisée se révèle être un handicap lorsque l'entreprise pour laquelle on a été formé n'embauche pas&amp;nbsp;: voir le cas des étudiants de l'IGR qui ne sont pas tous embauchés à la sortie du Master Pro Carrefour, les étudiants de licence pro Alcatel à Lannion restés sur la touche après sa délocalisation, etc.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ainsi, la professionnalisation n'est qu'une excuse pour n'entretenir que les filières rentables pour les entreprises, et supprimer toutes celles qui &quot;se contentent&quot; de fournir aux étudiants une éducation qui leur sera forcément utile par la suite, dans n'importe quel domaine que ce soit. D'ailleurs, Nicolas Sarkozy le dit lui-même&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;Si nous voulons modifier en profondeur les structures et les modes d'intervention des administrations publiques, c'est pour que chaque euro dépensé soit un euro utile. (...) L'objet de cette révision générale des politiques publiques sera de passer en revue (...) les administrations publiques, d'en évaluer les résultats et de décider des réformes nécessaires pour (...) [en] rendre [le service] plus efficace et moins coûteux, et surtout réallouer les moyens publics des politiques inutiles ou inefficaces au profit des politiques (...) que nous voulons entreprendre ou approfondir.&lt;/i&gt;&quot; (&lt;u&gt;lettre de mission à Valérie Pécresse du 05/07/07&lt;/u&gt;).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;h3 align=&quot;justify&quot;&gt;Gouvernance&lt;/h3&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un autre aspect de la LRU est qu'il modifie en profondeur le mode de gouvernance au sein de l'Université. Ainsi, le Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU), &quot;&lt;i&gt;garant des libertés politiques et syndicales des étudiants&lt;/i&gt;&quot; (&lt;u&gt;Code de l'Éducation, L612-6&lt;/u&gt;), ainsi que le Conseil Scientifique (CS), garant d'une évaluation sérieuse de la pertinence scientifique de la politique de l'Université, notamment en matière d'embauches, perdent tout rôle décisionnel (&lt;u&gt;art. 8 et 9&lt;/u&gt;). Le seul rôle qu'il leur reste est le suivant&amp;nbsp;: &quot;&lt;i&gt;Il peut émettre des vœux&lt;/i&gt;&quot; (&lt;u&gt;art. 8 et 9&lt;/u&gt;). De même, les commissions de spécialistes, formées d'experts en une discipline, élus au sein des enseignants-chercheurs, chargées de se prononcer sur le recrutement des nouveaux enseignants, sont évincées au profit d'un comité de sélection dont les membres sont nommés par le président. Des prises de décisions sans connaissances scientifiques nécessaires risquent de déplacer les critères de sélection vers d'autres domaines&amp;nbsp;: syndication des postulants, appartenances politiques, ...&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La seule instance décisionnelle qui demeure est le Conseil d'Administration (CA). Au sein de celui-ci, la répartition des membres s'en trouve changée (&lt;u&gt;art. 7&lt;/u&gt;). Puisqu'il est la seule instance décisionnelle restante, les 20 à 30 personnes qui le composent se prononcent sur tous les domaines&amp;nbsp;: aussi bien la pédagogie que les embauches et la répartition de personnel, la gestion des biens immobiliers, la répartition des crédits, la vie universitaire, ... Les personnalités extérieures représentent de 23% à 40% de l'effectif du CA, elles sont nommées par le président. Elles doivent comprendre au moins un chef d'entreprise et au moins un autre acteur du monde économique. À Rennes1, la configuration la moins défavorable a été adoptée pour le nouveau CA, comprenant le moins possible de personnalités extérieures, et le plus possible de représentants étudiants et non-enseignants. Malgré tout, la représentation des personnalités extérieures a augmenté de 6,66 points, celle des étudiants a diminué d'autant, et celle des personnels non-enseignants (BIATOSS) a diminué de 3,33 points. Ainsi, même dans le meilleur des cas, la représentation des étudiants et personnels diminue au profit de celles d'intervenants extérieurs. À ces intervenants extérieurs, il faut ajouter les personnalités recrutées en tant que contractuels, nommées par le président, qui peuvent siéger comme représentants des personnels pour autant qu'ils dispensent 64 heures de cours par an (&lt;u&gt;art. 24&lt;/u&gt;).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les pouvoirs du président sont nettement accrus (&lt;u&gt;art. 6&lt;/u&gt;)&amp;nbsp;: son mandat devient renouvelable, il nomme les jurys, affecte les personnels, ordonne les recettes et dépenses. De plus, &quot;&lt;i&gt;il exerce toute compétence non-attribuée à un autre&lt;/i&gt;&quot; (c'est à dire toute compétence qu'il souhaite exercer, puisque c'est lui qui les attribue), et peut opposer son veto au recrutement d'un enseignant-chercheur (&quot;&lt;i&gt;Aucune affectation ne peut être prononcée si le président émet un avis défavorable motivé&lt;/i&gt;&quot;). Il peut aussi nommer des contractuels (&lt;u&gt;art. 19&lt;/u&gt;) pour enseigner ou pour la recherche, sans condition d'embauche cette fois-ci (aucun diplôme ni concours ne sont requis pour être nommé contractuel). Or, un enseignant contractuel nommé par un président peut à son tour devenir président, la seule condition à ceci est qu'il donne 64 heures de cours... en une année (&lt;u&gt;art. 24&lt;/u&gt;)&amp;nbsp;! Est-il vraiment démocratique qu'un individu étant appelé à exercer autant de responsabilités ne soit plus désigné par les trois Conseils (au total&amp;nbsp;: plus d'une centaine de membres), mais par le seul CA en effectif réduit à une vingtaine de membres&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De plus, la délégation aux Universités de la propriété et de la responsabilité des bâtiments permet toutes les dérives imaginables&amp;nbsp;: locations à des entreprises, ventes, etc.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;h3 align=&quot;justify&quot;&gt;Ressources humaines&lt;/h3&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La LRU entérine une précarisation massive des personnels de l'Université, et des grandes disparités de traitement selon leur appréciation par le président. Outre le droit de veto à l'embauche déjà mentionné, notons l'attribution de primes au personnel. À ce sujet, le &lt;u&gt;Cahier des Charges (p.11)&lt;/u&gt; préconise &quot;&lt;i&gt;de concentrer les primes sur un nombre raisonnable de bénéficiaires pour en élever le montant moyen et leur conférer ainsi un caractère incitatif&lt;/i&gt;&quot;. La possibilité de nommer des personnels avec un contrat à durée déterminée, ou indéterminée (&lt;u&gt;art. 19&lt;/u&gt;), comme dans les entreprises, plutôt qu'avec le statut de fonctionnaire, représente aussi une grande avancée de la précarisation au sein de l'Université. Le fait que les statuts de ces personnels contractuels soient définis par le CA rend possible deux types de dérives&amp;nbsp;: d'une part, une rémunération attractive et peu d'obligations pour