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    <title>Last posts on litterature</title>
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    <updated>2008-07-06T19:04:34+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Fabrice GUILLET</name>
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        <title>La photo de trop</title>
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        <updated>2008-07-04T13:28:55+02:00</updated>
        <published>2008-07-04T13:28:55+02:00</published>
        <summary>  Hier, j'ai donné une interview au Parisien pour &quot;L'après 14 juillet&quot;.   Ca...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cava.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Hier, j'ai donné une interview au Parisien pour &quot;L'après 14 juillet&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ca ne m'a particulièrement fait de l'effet, je n'y ai pas pensé à l'avance, craignant de faire une gaffe. Sans doute parce que j'avais déjà été interrogé dans d'autres occasions, pour exprimer mon point de vue de blogueur sur telle ou telle chose… Parler du livre n'était pas gênant, donc ça s'est fait naturellement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et puis à la fin, le journaliste a voulu me prendre en photo. Bon, pourquoi pas… Après quelques minutes, je me suis retrouvé en train de poser devant une pile de mes livres, dans une librairie. C'est là que j'ai souhaité que son appareil photo tombe en rade. Je n'ai aucune envie de me mettre en avant et cette photo correspond tout à fait à ça. Autant l'article passait, autant les premières photos quand je relis mes notes, pareil, autant là, la pose, souriant à côté des livres, ça ne le faisait pas du tout.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est sûr, j'aurais dû embaucher un comédien pour jouer mon rôle ! :-)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;PS : Ne comptez pas sur moi pour vous dire quand la photo sera publiée, hein…&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Aïn</name>
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        <title>Jeu de Dame</title>
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        <updated>2008-07-01T19:30:06+02:00</updated>
        <published>2008-07-01T19:30:06+02:00</published>
        <summary>      Il faut l'avouer, j'ai lu mes premiers Alina Reyes à quatorze ou quinze...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://ptiloup.typepad.com/ptiloup/images/loup_neige.jpg&quot; alt=&quot;loup_neige.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Il faut l'avouer, j'ai lu mes premiers Alina Reyes à quatorze ou quinze ans. Je compulsais frénétiquement &lt;u&gt;La nuit&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;Derrière la porte&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;Lilith&lt;/u&gt; en même temps que les quelques SAS que je piquais à mon oncle dans sa maison ardéchoise. Evidemment, ces lectures n'évoquaient pour moi aucun intérêt littéraire. Je ne garde donc que très peu de souvenirs des romans de Reyes. Il me semble même que je trouvais ses textes moyens. Manifestement, ma grille de lecture était un peu biaisée. Il aura fallu attendre bien longtemps pour que je ne me décide à lire un autre de ses romans, tant ces derniers sont intimement liés à l’époque de l’âge bête.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le petit livre était là, sur la table de présentation, au milieu d’autres nouveautés, attendant qu’un lecteur daigne l’emprunter. Mais de lecteur, en ce vendredi après-midi, il n’y en avait point. Les provençaux ne sont pas des &lt;em&gt;niaï&lt;/em&gt; (se prononce niaille). Avec la chaleur terrible de cette fin juin, soit ils n’ont pas le choix et ils travaillent, soit ils font la sieste à l’ombre. Quant à moi, seul à la banque de prêt, j’étais pris par la flemme du fonctionnaire. Quitte à remettre mes dossiers pour plus tard, autant en profiter pour lire un bon&amp;nbsp;bouquin. Je me lève et regarde d’un air nonchalant la table de nouveauté. Rien d’extraordinaire dans cet amas de livres, plus litterature de consommation que &lt;em&gt;Litterature&lt;/em&gt;. Seule une couverture retient ma curiosité. Celle, traditionnelle, des éditions Zulma. Il s'agit du dernier rejeton d’Alina Reyes. J’ai vraiment pas de chance. Entre les &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article3997&quot;&gt;dernières polémiques littéraires&lt;/a&gt; et les souvenirs que j’ai de ses romans, &lt;u&gt;La Dameuse&lt;/u&gt; ne me dit pas trop. En même temps, c’est un drôle de titre. Et puis il est court (est-ce le fonctionnaire ou le provençal qui parle ?). &lt;u&gt;La Dameuse&lt;/u&gt;… Un rapport avec le jeu de dames ? Bon, je le reconnais volontiers, ma première réaction quant au titre est ridicule. Mais à ma décharge, je n’ai aucune habitude de la montagne et je ne connais guère le vocabulaire de ce monde à part.&amp;nbsp;Finalement,&amp;nbsp;la symbolique du roman ne me donnera pas tout à fait tort. J’attrape le bouquin, faisant plus confiance en Zulma qu’en Alina. Je m’installe sur mon fauteuil et commence à lire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis littéralement happé par les premières lignes. Il en faut dans le ventre pour mettre autant&amp;nbsp;de densité dans un roman d’une cinquantaine de pages. Et cette densité, puisqu’elle ne se retrouve pas dans l’épaisseur physique doit se retrouver dans le style. L’auteur s’y prend à merveille, et j’avoue que je ne m’attendais pas ça. L’effet de surprise rend la lecture plus palpitante. Mais ça se gâte vite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Marie-Rosella, sauvageonne de dix-sept ans, remonte dans sa station enneigée avec son père, Nardone (le véritable nom de famille d’Alina Reyes). A l’arrière d’une motoneige, la demoiselle, émue par la nature environnante et la vibration de l’engin entre ses jambes est prête à jouir. Arrivée à destination, toute excitée, elle n’aide même pas le père à rentrer les courses. Elle se dirige tout droit chez son amoureux, Baptiste, jeune aventurier solide vivant dans sa yourte. Au passage, elle caresse un des chiens husky du voyageur, son préféré. Les allégories sexuelles fusent, à la limite du kitsch. Rentrant rejoindre son homme, elle suce le Baptiste et le laisse jouir dans sa bouche. Buvant un café, elle pense à tous ces petits spermatozoïdes qui, dans son ventre, apprennent à nager dans le liquide noir. Il fait froid dehors et Marie-Rosella n’est pas rassasiée. Ils font l’amour parce que c’est bon, et en oublient le préservatif. Bah, c’est pas grave. Après avoir consommé l’acte, elle s’en retourne auprès de son père tenir le café. L’ange gardien de Marie-Rosella, Marto, est présent. C’est lui qui s’occupe de la dameuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jusque là, je suis à la fois agréablement surpris par l’âme qui habite ce texte, et déçu par les situations érotiques que je trouve grotesque, un peu trop idyllique. Mais la qualité d'écriture emprunt de vigueur et d'intensité symbolique m'engage à continuer la lecture. Et puis, je fais toujours confiance à Zulma.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans la discussion avec les habitués surgit une faille, un trouble. Gilles, titi parisien, descendu récemment de sa capitale avec une équipe télé, revient dans les parages. Marie-Rosella se rappelle de cet homme qui lui avait promis monts et merveilles, amour et tendresse. Elle se rappelle de ce séducteur qui, curieusement, ne voulait pas lui faire l'amour. Une fois remonté dans sa capitale, Gilles coupa les ponts, oubliant ce qui ne devait être pour lui qu'une midinette. Elle a beau se dire qu'elle s'en moque, ça lui fiche un coup de savoir qu'elle va peut-être le croiser. Qu'importe. C'est Noël et, dans la crèche vivante de la paroisse, elle est Marie. Alors qu'elle se dirige vers l'Eglise, le Gilles la détourne de son chemin, l'attrappe dans la forêt et embrasse son cameraman alors que ce dernier la viole. Laissée seule, il ne lui faut pas longtemps pour retrouver ses esprits. Elle repart pour l'Eglise, trempée et ensanglantée, et joue son rôle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Salie, Marie-Rosella se vengera. Comment ? Je vous ne le dirais pas, j'en ai déjà fait beaucoup trop. Mais tel le plus fort atout dans le jeu, elle damera le pion au mal, comme si c'était un simple obstacle. Un enfant naîtra de l'union non protégée avec Baptiste ou du viol. Le mystère demeure. Elle appellera son fils Jean-Loup. Jean parce que Baptiste, Loup, parce que le mal peut-être, la forêt sans doute,&amp;nbsp;à&amp;nbsp;moins que Loup ne soit cette sauvage de mère : &lt;em&gt;Cet enfant en moi était la vie qui me forçait à vivre, Le père de cet enfant, c’était moi, et sa mère, la neige.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La dameuse est un hymne tout ensemble à la vie, à la femme, à la nature au mysticisme même. Gilles ne tient pas sa parole alors que Marie donne naissance au Verbe. Et du verbe, dans ce roman il y en a. Ayant été ébloui il y a peu par &lt;em&gt;Théorie et jeu du Duende&lt;/em&gt; de Federico Garcia Lorca, je ne cesse de ramener tout ce que je trouve bon à ce texte. Néanmoins, il y a de ce duende dans le dernier roman d'Alina Reyes, de cette vie, de ce sang qui émerge de la douleur, de cette possibilité de la mort :&lt;em&gt;Autrement dit, ce n’est pas une question de faculté, mais de véritable style vivant ; c’est à dire le sang ; c’est-à-dire de culture antique, de création en acte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Aïn&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>zawad</name>
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        <title>Le problème de l'eau au Maroc (la chasse d'eau et les poètes)</title>
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        <updated>2008-06-21T17:42:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-21T17:42:00+02:00</published>
        <summary>  Pour trouver l'inspiration, certains écrivains ont besoin de s'isoler dans...</summary>
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           &lt;p&gt;Pour trouver l'inspiration, certains écrivains ont besoin de s'isoler dans des endroits assez insolites. &lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;Faulkner&lt;/font&gt; et &lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;Garcia Marquez&lt;/font&gt; avaient une prédilection pour les bordels. &lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;Kafka&lt;/font&gt; aimait se réfugier dans sa cave pour écrire. Un auteur Français s'est enfemé durant des mois dans sa salle de bain pour écrire un roman. Le champion de tous est certainement le poète Anglais &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Harington&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#333300&quot;&gt;John Harington&lt;/font&gt;&lt;/a&gt; (1561-1612) qui préférait s'isoler dans les toilettes. Pourquoi le choix d'un tel endroit&amp;nbsp;inhospitalier ? Etait-ce le seul lieu où sa muse lui fixait&amp;nbsp;des rendez-vous&amp;nbsp;? ou bien Harington considérait-il la poésie comme une manière de &lt;em&gt;vider ses tripes&lt;/em&gt; et voulait-il ainsi joindre l'utile à l'agréable ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tout cas, Harington n'a pas connu la célébrité grâce aux poèmes qui lui furent inspirés dans les &lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Water Closed&lt;/font&gt;,&lt;/em&gt; mais plutôt parce qu'il&amp;nbsp;fut l'inventeur en 1595 du premier système de chasse d'eau de l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la fin du 19ème siècle, avec l'arrivée de l'eau courante dans les appartements, la chasse d'eau se diffusa dans toute l'Europe. Puis durant le&amp;nbsp;XXème siècle, avec la généralisation du mode de vie occidental, la chasse d'eau fut unanimement adoptée aux quatre coins de la planète.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'humanité doit beaucoup au poète &lt;strong&gt;Harington&lt;/strong&gt;. Grâce à son invention, la vie est devenue plus confortable. Fini les mauvaises odeurs et&amp;nbsp;les essaims de mouches dans les appartements. Fini les longues escapades à la recherche d'un coin isolé pour faire ses besoins loin du regard des voyeurs et autres pervers, escapades qui relevaient parfois de l'aventure surtout la nuit ou&amp;nbsp;durant&amp;nbsp;les hivers glacials. Mais l'inconvénient, c'est qu'une chasse d'eau&amp;nbsp;ça consomme énormément. Elle devient un réel fléau dans les régions désertiques et sèches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-1086030&quot; src=&quot;http://kalima.hautetfort.com/media/01/01/1753387835.jpg&quot; alt=&quot;secheresse.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1086030&quot; /&gt;D'après &lt;a href=&quot;http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/PAYSEXTN/MENAINFRENCHEXT/MOROCCOINFRENCHEXTN/0,,contentMDK:21720860~menuPK:469553~pagePK:2865066~piPK:2865079~theSitePK:468145,00.html&quot;&gt;un rapport récent&lt;/a&gt; de la Banque mondiale, la soif guette le Maroc à l'horizon 2050. La disponibilité de l'eau par habitant diminuera de moitié. Il faut donc engager des réformes sur le plan politique et technique et mettre&amp;nbsp;un terme&amp;nbsp;au gaspillage de l'eau.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En particulier, il faut absolument trouver un système alternatif à la chasse d'eau au moins dans les régions&amp;nbsp;sèches. Rappelons qu'avant la généralisation de la chasse d'eau dans les&amp;nbsp;habitations au Maroc, il existait des systèmes traditionnels assez ingénieux pour évacuer les excréments et la puanteur qui s'en dégageait. Par exemple, dans la ville de &lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;strong&gt;Figuig&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;, située dans&amp;nbsp;une&amp;nbsp;oasis, le trou qui se trouvait dans la pièce qui servait de toilettes était relié par un tunnel&amp;nbsp;aux jardins maraîchers. Le tunnel était creusé astucieusement de sorte que les&amp;nbsp;mauvaises odeurs ne remontaient pas pour empester les appartements du &lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#003300&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ksar&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;.&lt;/em&gt; En plus les excréments étaient récupérés pour servir d'engrais naturel. On ne peut que regretter le fait que les architectes Marocains n'aient gardé de l'architecture traditionnelle de leur pays que les ornements et les&amp;nbsp;mosaïques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face à l'incompétence des architectes Marocains et autres experts, le ministère de l'équipement de sa Majesté devrait songer à recruter quelques poètes. Ceci aura l'avantage de faire vivre les poètes Marocains qui ont du mal à joindre les deux bouts, et en plus peut-être qu'il se trouvera parmi eux un Harington qui&amp;nbsp;aura assez&amp;nbsp;d'inspiration pour inventer un système capable de mettre fin aux gaspillages et déperdition de cette denrée rare qu'est devenue l'eau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Djaybi</name>
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        <title>La mort se rapproche</title>
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        <updated>2008-06-20T14:20:54+02:00</updated>
        <published>2008-06-20T14:20:54+02:00</published>
        <summary>  Vingt huit ans. Il va tout de même falloir que je commence à risquer ma...</summary>
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           &lt;p&gt;Vingt huit ans. Il va tout de même falloir que je commence à risquer ma vie.&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&quot;How near death am I?&quot; Bill pauses. &quot;I don't think I should be be thinking things like that at twenty-eight. I don't think I should be thinking things like that at Barney Greengrass.&quot;&lt;br /&gt; &quot;Well, Bill, you &lt;i&gt;are&lt;/i&gt; twenty-eight&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bret Easton Ellis - Glamorama&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/birthdayMarilyn.jpg&quot; alt=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/birthdayMarilyn.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Aïn</name>
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        <title>Sacoche</title>
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        <updated>2008-06-19T22:44:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-19T22:44:00+02:00</published>
        <summary>      Une sacoche mystérieuse serait le point de convergence, le trou noir,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ac-versailles.fr/etabliss/clg-camus-bois-colombes/Developpement%20durable/page3/imagesP3/tornade.jpg&quot; alt=&quot;tornade.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Une sacoche mystérieuse serait le point de convergence, le trou noir, l’aporie, le MacGuffin d’un monde finement ciselé par Bahiyyih Nakhjavani, auteur iranienne d’expression anglaise. Un monde où la sensualité d’une jeune vierge zoroastrienne côtoierait l’animisme mystique d’un voleur solitaire, la raideur feinte d'un religieux inquisiteur, l’obséquiosité d’un eunuque indien, la dévotion nihiliste d’un mystique, un espion de sa majesté déguisé en derviche, la puanteur d’un mort enfermé dans son cercueil…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tout, neuf destinées intenses dont nous rend compte l’auteur, chaque personnage vivant pour ce seul moment où cette sacoche se révelera en plein Hejjaz, près d'un sanctuaire dédié à la mère du Prophète Mohammed. Neuf vies totalement différentes, véritable mosaïque humaine, feront l'expérience du secret.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;La sacoche&lt;/u&gt; de Bahiyyih Nakhjavani, épopée orientale aussi étrange et ubuesque que le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesirocco.net/archive/2008/04/14/le-codex-du-sinai.html&quot;&gt;Codex du Sinaï&lt;/a&gt;, vaut surtout par son écriture aussi poétique que le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lesirocco.net/tag/Palestine&quot;&gt;Palestine&lt;/a&gt; d'Hubert Haddad. La solide connaissance de l'auteur en matière de religion et sa capacité&amp;nbsp;à donner de l'épaisseur à sa narration nous éloigne des mièvreries de Coelho.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le procédé est simple donc : nous accompagnons, à chaque chapitre, l'histoire d'un personnage dont le cheminement s'incurve jusqu'à sa rencontre avec cette mystérieuse sacoche. En découle une prédestination mystique toute orientale. Les passages et les visions se répondent en écho, à chaque fois d'un point de vue différent. Le bruit provenant de ce kinétoscope symbolique viole le silence du désert, de la lecture, comme un sirocco.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Aïn&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Fabrice GUILLET</name>
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        <title>La première phrase</title>
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        <updated>2008-06-16T14:13:27+02:00</updated>
        <published>2008-06-16T14:13:27+02:00</published>
        <summary>  Hier soir, juste après avoir vu la fin du match entre la Turquie et la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cava.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Hier soir, juste après avoir vu la fin du match entre la Turquie et la République Tchèque (en rentrant du stade où j'ai vu le Métro Racing l'emporter), après avoir donc souri au naufrage du gardien Tchec (oui, c'est permis, de prendre du plaisir aux plantages de joueurs de Chelsea. C'est même fortement conseillé), j'ai ouvert un nouveau bouquin. En l'occurrence &quot;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Jardins-mort-George-Pelecanos/dp/2020898233/ref=sr_1_1?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1213618347&amp;amp;sr=8-1&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Les jardins de la mort&lt;/a&gt;&quot; (qui donne mieux en VO, avec &quot;the night gardener&quot;), le nouveau Pelecanos.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je vous recopie ici la première phrase du livre :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;La scène du crime se trouvait juste après la 30ème Rue, du côté d'E Street, tout près de Fort Dupont Park dans le quartier de Greenway qui fait partie du 6ème district du Sud-Est de la ville de Washington&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sévère, non, comme accroche ? Autant de précisions géographiques qu, au lieu d'aider le lecteur, le noie dans le détail. Parce que, à part les Washingtoniens (hum…), à qui ça sert, tout ça ? Qui s'y retrouve ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce n'est pas la première fois que je me fais ce type de réflexion avec Pelecanos. Il a souvent tendance à donner des détails à la pelle, quitte à saouler ses lecteurs. Je me souviens ainsi de descriptions des fringues de ses personnages, avec les marques et les modèles indiqués. On était pourtant à l'aube d'une scène d'action…&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il a de la chance, le George (tiens, je viens de remarquer que le P. n'était indiqué que sur certains de ses bouquins), je connais ses bouquins, je suis carrément fan de certains d'entre eux, alors je continue, prêt à m'intéresser à ses personnages et à leur milieu.&lt;/p&gt; 
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            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Nombrilisme</title>
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        <updated>2008-06-12T09:42:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-12T09:42:00+02:00</published>
        <summary> Tout le monde a au moins une bonne raison de détester Céline - moi par...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
           Tout le monde a au moins une bonne raison de détester Céline - moi par exemple, c’est son jansénisme et son hygiénisme qui me débecquetent. Et en même temps, tout le monde a aussi une bonne raison d’aimer Céline. Puis il n’y a pas loin du jansénisme de Céline à son esprit rabelaisien, ou de son hygiénisme à son esprit “bohême”. En fait, il est de deux siècles à la fois, un homme du XVIIIe et un homme du XIXe superposés. C’est le secret des plus grands romanciers : le dédoublement. Chez Voltaire, chez Rousseau, chez Balzac, il y a ça. Proust, lui, au contraire, est monolithique, un produit manufacturé de son époque dont il ne révèle rien mais qu’il se contente d’exprimer. Le vrai nihilisme est là. Une poésie pour les temps à venir, Proust&amp;nbsp;? Je n’en crois rien : une poignée de cendres. &lt;center&gt;*&lt;/center&gt; Même les analphabètes ont une bonne raison d’aimer Céline, vu qu’il leur fait gagner un maximum de pognon. Le magazine &lt;i&gt;Lire&lt;/i&gt;, par exemple, spécialisé dans la littérature pour analphabètes, ne peut pas s’empêcher de publier un hors-série sur Céline, histoire de compenser la nullité de ses chroniques habituelles. Ils ont raclé les fonds de tiroir, revomi une vieille interviou truquée de Madeleine Chapsal, vieille peau distendue, puis retendue, puis redistendue… &lt;i&gt;Céline, les derniers secrets&lt;/i&gt; : on dirait un titre de &lt;i&gt;Détective&lt;/i&gt; ou de &lt;i&gt;Paris-Match&lt;/i&gt;. Ça sent le &lt;i&gt;scoop&lt;/i&gt; de journaliste raclé dans une poubelle ou négocié au ministère de l’Intérieur. Quand il s’agit de se foutre de la gueule du populo, il y en a qui ne reculent devant aucun moyen. Faut voir aussi le ton moralisateur que prennent les baveux de &lt;i&gt;Lire&lt;/i&gt; pour reprocher entre parenthèses à Céline son antisémitisme tous les deux paragraphes, pareil que si on reprochait à un gamin de cinquante ans d’avoir volé un pot de confiture sur une étagère quand il en avait dix. Ce n’est pas “le grand pardon” mais “la grande rancune”. C’est le premier écrivain français “en conditionnelle”. Et après ça il y en a qui osent dire que la démocratie n’est pas “moralisatrice” ! Même Céline, le plus immoral d’entre tous&amp;nbsp;: surtout pas d’alcool, ni de cigarettes. 
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            <name>Djaybi</name>
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        <title>Au revoir Simone, bonjour tristesse</title>
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        <updated>2008-06-11T17:08:32+02:00</updated>
        <published>2008-06-11T17:08:32+02:00</published>
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        <content type="html" xml:base="http://initialsjb.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;J'ai commencé à lire &lt;u&gt;La sphère d'or&lt;/u&gt; d'Erle Cox. Je l'ai trouvé en occasion chez Gibert alors j'ai sauté dessus. Quand j'étais en Irlande, je l'ai cherché en VO sous le titre &lt;u&gt;Out the silence&lt;/u&gt; mais sans succès. C'est dommage car je trouve le livre assez mal traduit en français. Vraiment dommage car l'histoire est prenante. Très hyperboréen comme roman. Pas surprenant que Guillaume Faye en ait apprécié la lecture. Pas surprenant qu'il soit si difficile à trouver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sinon, j'écoute l'album &lt;u&gt;The bird of music&lt;/u&gt; du groupe américain Au revoir Simone. Cela sonne un peu comme la BO d'un film de Sofia Coppola n'ayant pas encore été réalisé. J'aime bien. Cela a le mérite de changer du rap de mon voisin et de mes délires gutturo-industriels. C'est de la musique pour jeunes bourgeoises rêveuses des hauts-de-seine qui s'ennuient, mais j'aime les jeunes bourgeoises rêveuses des hauts-de-seine qui s'ennuient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/aurevoirsimone.jpg&quot; alt=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/aurevoirsimone.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Djaybi</name>
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        <title>La beauté sauvera le monde</title>
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        <updated>2008-06-11T11:55:36+02:00</updated>
        <published>2008-06-11T11:55:36+02:00</published>
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           &lt;img src=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/Milla%20Jovovich%20Resident%20Evil.jpg&quot; alt=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/Milla%20Jovovich%20Resident%20Evil.jpg&quot; /&gt; 
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        <title>”Le Ventre de l'Atlantique”, Fatou Diome</title>
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        <updated>2008-06-11T11:16:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-11T11:16:00+02:00</published>
        <summary>       Il y a déjà un certain temps, j'avais trouvé un message dans les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://etudiantass.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://etudiantass.hautetfort.com/media/00/02/509179181.jpg&quot; id=&quot;media-1064076&quot; alt=&quot;51VJE45P0HL._AA240_.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1064076&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Il y a déjà un certain temps, j'avais trouvé un message dans les forums du &lt;i&gt;Social.fr&lt;/i&gt; qui recommandait la lecture d'un bon roman : &lt;i&gt;Le Ventre de l'Atlantique&lt;/i&gt;, de Fatou Diome (2003).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Fatou Diome est une écrivain sénégalaise de renommée maintenant. Elle a su par son talent se faire une place dans le rayonnement artistique francophone de l'Afrique !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Notamment, &lt;i&gt;Le Ventre de l'Atlantique&lt;/i&gt; parle de la pauvreté et de la condition humaine au Sénégal, ainsi que de la fascination exercée par l'Europe sur les jeunes du pays. Voilà le résumé de l'histoire :&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&quot;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot; face=&quot;Arial, Georgia&quot;&gt;Salie vit en France, son frère, Madicke, rêve de l'y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration, lui qui voit la France comme une Terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient leur destin tragique? Comment empêcher Madicke et ses camarades de bâtir des châteaux en Espagne, quand l'homme de Barbes, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour une Arcadie imaginaire? Les relations entre Madicke et Salie nous dévoilent l'inconfortable situation des « venus de France », écrasés par les attentes démesurées des leurs restés au pays et confrontés à la difficulté d'être l'Autre partout. Distillant leurre et espoir, Le Ventre de l'Atlantique charrie entre l'Europe et l'Afrique des destins contrastés saisis dans le tourbillon des sentiments. La condition humaine s'y laisse scander par l'irrésistible appel de l'Ailleurs. Car, même si la souffrance de ceux qui restent est indicible, il s'agit de partir, voguer, libre comme une algue de l'Atlantique. Un premier roman sans concession, servi par une écriture pleine de souffle et d'humour.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Moi j'ai personnellement beaucoup aimé ce livre, on ne s'ennuie pas, et ça permet d'aborder la question de l'immigration et de l'Afrique d'une autre manière encore, avec beaucoup de style !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Bonne lecture !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;Florian&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Djaybi</name>
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        <title>Le doutage</title>
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        <updated>2008-06-06T15:02:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-06T15:02:00+02:00</published>
        <summary>    &quot;L'homme supérieur et l'idiot du village ont tous deux droit aux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://initialsjb.hautetfort.com/">
           &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&quot;L'homme supérieur et l'idiot du village ont tous deux droit aux railleries de la foule.&quot; Gabriel Matzneff&amp;nbsp; - Cette camisole de flammes&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Reste à savoir si je suis un homme supérieur ou un idiot du village...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Tchat avec Frédéric Beigbeder</title>
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        <updated>2008-05-27T22:33:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-27T22:33:00+02:00</published>
        <summary>                                        &amp;nbsp;              L'idée d’un  that...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://riendeneufamoscou.hautetfort.com/">
           &lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 11pt&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://riendeneufamoscou.hautetfort.com/media/00/02/622008967.JPG&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 11pt&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 10pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Arial&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://riendeneufamoscou.hautetfort.com/media/01/02/577399924.JPG&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://riendeneufamoscou.hautetfort.com/media/02/01/1388504271.JPG&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://riendeneufamoscou.hautetfort.com/media/02/01/336329677.JPG&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://riendeneufamoscou.hautetfort.com/media/02/01/1936835382.JPG&quot; alt=&quot;IMG_9557-1.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057539&quot; name=&quot;media-1057539&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://riendeneufamoscou.hautetfort.com/media/01/00/1936835382.JPG&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;L'idée d’un &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.rian.ru/analysis/20080115/96743923.html&quot; title=&quot;lire&quot;&gt;that avec Frédéric Beigbeder&lt;/a&gt; sur le site de RIA Novosti&amp;nbsp;est venue&amp;nbsp;avec la&amp;nbsp;sortie en Russie&amp;nbsp;de son&amp;nbsp;dernier roman&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;i&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; line-height: 150%; font-style: italic; font-family: Verdana&quot;&gt;Au secours pardon&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;.&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Frédéric Beigbeder&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&amp;nbsp;est très populaire chez nous,&amp;nbsp;il&amp;nbsp;est parmi les meilleures ventes de romans contemporains français et&amp;nbsp;il y a des foules&amp;nbsp;à ses séances de dédicace&amp;nbsp;à Moscou. L'intérêt du public russe pour&amp;nbsp;son dernier&amp;nbsp;roman&amp;nbsp;était d'autant plus grand que l&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;'action &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;de&amp;nbsp;ce livre&amp;nbsp;sur &quot;la marchandisation du corps&quot;, comme le dit l'auteur, et où on retrouve &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;l&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;e personnage de&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;em&gt;99 francs&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Octave Parango,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; se passe&amp;nbsp;en Russie: à Moscou, Saint-Pétersbourg ou Nijny Novgorod.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&quot;J&lt;/span&gt;e n'aurais pas passé des années à venir et à écrire sur ce pays si je ne l'aimais pas&quot;, dit Beigbeder. Et pourtant&amp;nbsp;&lt;em&gt;Au secours pardon&lt;/em&gt; peut &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;agacer le lecteur russe. &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Les mannequins, les oligarques, les nuits folles, les orgies,.. même si tout cela existe, tout le monde en Russie ne vit pas cette vie, ne la connaît pas. Sans parler de clichés, on peut avoir l'impression d'exagération.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Acceptera-t-il de faire ce tchat&amp;nbsp;? Est-ce que les questions vont être méchantes&amp;nbsp;? Comment est-il&amp;nbsp;?... Coup de téléphone chez Grasset, un mail, encore un coup de téléphone, encore un mail – son attaché de presse n’a jamais donné suite&amp;nbsp;à la demande. C’est par Inostranka, sa maison d'éditions en Russie, qu’on a pu avoir ses coordonnées.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Seul avec son chat au 2ème étage de sa maison&amp;nbsp;de Saint-Germain des près Frédéric Beigbeder nous répond longuement&amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;RU&quot; style=&quot;color: black; text-decoration: none; text-underline: none&quot; lang=&quot;RU&quot;&gt;aux &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://rian.ru/online/20080115/96858479.html&quot; title=&quot;lire l'entretien en russe&quot;&gt;questions recueillies sur le site de RIA Novosti en russe&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;. L’entretien porte sur beaucoup de choses, les internautes russes ne semblent pas détester le roman, et c’est sa personnalité qui les intéresse surtout. La &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;création est-elle pour vous une nécessité&amp;nbsp;? Pourriez-vous ne pas créer&amp;nbsp;? - Comment voyez-vous votre vie dans vingt ans&amp;nbsp;? - Comment vous définissez-vous, qui êtes-vous&amp;nbsp;? - Quelle œuvre avez-vous relue le plus grand nombre de fois&amp;nbsp;? -&amp;nbsp;Quel comportement avez-vous avec les femmes russes&amp;nbsp;? - Votre rêve&amp;nbsp;? - Faites-nous part d'un événement ou d'une rencontre qui vous ont fortement marqué. - Qu'est-ce qui vous rend heureux, et l'êtes-vous souvent&amp;nbsp;? -&lt;/span&gt; &lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span&gt;Aimez-vous la solitude&amp;nbsp;? - Qui sont vos&lt;/span&gt; &lt;span&gt;amis&amp;nbsp;? - Est-ce que&amp;nbsp;le héros de L'Amour dure trois ans vous ressemble?&lt;/span&gt; &lt;span&gt;...&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;(Oui, c'est lui-même, dans ce roman qui se lit d'un seul coup tout est la vérité). Il est intéressant à écouter. Il s’avère gentil,&amp;nbsp;et surtout il ne se prend pas au sérieux.&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&quot;Il t’a draguée&amp;nbsp;?&quot;, demande une amie française. Non, loin de cela. Il a dit&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;A bientôt, Alexandra&amp;nbsp;&quot;, mais c'était juste une formule de politesse.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&quot;Depuis la première fois que je me suis rendu à Moscou, en l'an 2000, je suis tombé amoureux de ce pays. Il y a toutes les qualités, toutes les choses que j'aime. J'aime faire la fête, avoir des conversations littéraires interminables jusqu'à six heures du matin, j'aime les poètes clodos, j'aime l'alcool, les très jolies femmes, les milliardaires dépravés, les fleuves, les paysages, les nuages&quot;, - confiait l'écrivain. Il parlait aussi du polonium, mais cela a été jugé trop délicat pour être publié...&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot; color=&quot;#000000&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://riendeneufamoscou.hautetfort.com/album/frederic-beigbeder/&quot; title=&quot;l'album photo&quot;&gt;Photo&lt;/a&gt;: Frédéric Beigbeder lors de l'entretien, chez lui.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Djaybi</name>
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        <title>Un bunker en banlieue</title>
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        <updated>2008-05-27T14:19:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-27T14:19:00+02:00</published>
        <summary>  Je viens de finir  Un Bunker en banlieue  de Jean-Louis Costes....</summary>
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           &lt;p&gt;Je viens de finir &lt;u&gt;Un Bunker en banlieue&lt;/u&gt; de Jean-Louis Costes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-Louis, la cinquantaine, habitant un HLM de Saint-Denis, pète les plombs à cause des racailles et de France Info. Il s’enferme dans son HLM et s’entoure de parpaings. Avec son chat, ses bières, sa machette et sa connexion Internet, il prépare la guerre contre la cité Lénine à partir de son bunker. La suite… Pour ceux qui connaissent Costes: pas de surprise. Pour les autres : l’horreur!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui compte avec Costes, c’est le style. Même si le fond est intéressant (la vie moderne en banlieue rend fou), c’est son style qui transforme des petites réflexions de sous-blanc humilié par le monde en une folle poésie apocalyptique. Si la fin a été assez pénible à lire (délire sur l’inceste), le reste du livre est vraiment de qualité. J’espère que Jean-Louis Costes n’a pas oublié d’envoyer un exemplaire de son livre au Maire de Saint-Denis, au Président de la Région IDF. Et puis un à Julien Dray. Pourquoi Julien Dray? Pourquoi pas?!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit extrait:&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Ca fait cinquante ans que j’en chie Cité Lénine, entre le Leader Price et le Bricorama. Les coups, les vols, les insultes. La peur, la honte… Pour moi, c’est fini le Auschwitz light, à quatre pattes en jogging rayé, entre deux rangs de waffen-racailles… L’heure de la révolte a sonné. Je me construis mon bunker et la contre-attaque va commencer… Mieux vaut mourir les armes à la main, que se faire flinguer connement pour une Playstation en panne! Maintenant, la Playstation, c’est moi qui joue dedans. C’est moi le super-héros qui mitraille les méchants dans les dédales de ciment. Je vais passer au lance-flammes ce putain de quartier!&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Pour commander &lt;u&gt;Un Bunker en banlieue&lt;/u&gt; (refusé par tous les éditeurs), ça se passe &lt;a href=&quot;http://jeanlouiscostes.org/bunker.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>castor</name>
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        <title>Tahar Ben Jelloun – l’enfant de sable</title>
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        <updated>2008-05-20T12:33:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-20T12:33:00+02:00</published>
        <summary> Ce livre débute par la voix du conteur, semblable à celles de ceux qui...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://image.evene.fr/img/livres/g/9782757806319.jpg&quot; alt=&quot;9782757806319.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Ce livre débute par la voix du conteur, semblable à celles de ceux qui occupent les places publiques des médinas du Maroc. D’entrée, il sait capter l’attention de son auditoire. Les badauds s’arrêtent, amusé. Ils rentrent dans l’histoire, deviennent captivés. Comme moi en tournant ces premières pages.Dans un pays où chaque homme se doit d’avoir une descendance male, un père décide de travestir, aux yeux de tous, sa  huitième fille pour assurer la pérennité des affaires familiales.&lt;u&gt;Extrait &lt;/u&gt;:&lt;em&gt;- Alors, j'ai décidé que la huitième naissance serait une fête, la plus grande des cérémonies, une joie qui durerait sept jours et sept nuits. Tu seras une mère, une vraie mère, tu seras une princesse, car tu auras accouché d'un garçon. L'enfant que tu mettras au monde sera un mâle, ce sera un homme. Il s'appellera Ahmed même si c'est une fille! J'ai tout arrangé, j'ai tout prévu. On fera venir Lalla Radhia, la vieille sage-femme; elle en a pour un an ou deux, et puis je lui donnerai l'argent qu'il faut pour qu'elle garde le secret... » Ainsi le pacte fut scellé! La femme ne pouvait qu'acquiescer. Elle obéit à son mari, comme d'habitude, mais se sentit cette fois-ci concernée par une action commune. Elle était enfin dans une complicité avec son époux. Sa vie allait avoir un sens; elle était embarquée dans le navire de l'énigme qui allait voguer sur des mers lointaines et insoupçonnées. &lt;/em&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.english.emory.edu/Bahri/tahar's%20picture.jpg&quot; alt=&quot;tahar's%20picture.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Il faut réellement se laisser embarquer dans ce récit qui quitte souvent les rives du réel pour le merveilleux, la poésie, le mystère. Le conteur se mélange, s’embrouille dans son récit, Un orateur l’interrompt. On découvre le journal intime de Hammed, la jeune femme devenue jeune homme. Ses pages s’effacent à la lueur de la pleine lune. Il faut inventer la suite.La lecture fut parfois difficile. Je l’ai stoppé puis repris, plusieurs fois. Pourtant, arrivé au bout de cette légende, je me dis que ce fut un beau voyage au pays des mille et une nuits, une initiation au mode de pensée du pays. La structure n’est pas linéaire, différente, avec de multiples apartés, des contradictions, des ouvertures.Les premiers chapitres sont d’ailleurs intitulés du nom de chacune des portes d’entrée de la ville, ces lourdes portes en bois sculpté qui percent les fortifications des murs d’enceinte de la Médian de Marrakech. Elles représentent une entrée et une sortie possible pour le voyageur embarqué dans ce récit. Elles sont parfois opposées comme les suites et fins de l’histoire d’Hammed.  Comme le précise l’auteur : &quot;Et puis un livre, du moins tel que je le conçois, est un labyrinthe fait à dessein pour confondre les hommes, avec l'intention de les perdre et de les ramener aux dimensions étroites de leurs ambitions.&quot;
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        <author>
            <name>Djaybi</name>
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        <title>Moi, le loup des steppes</title>
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        <updated>2008-05-20T12:05:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-20T12:05:00+02:00</published>
        <summary>                J’aspirais l’air un long moment, je flairai la musique...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;520&quot; height=&quot;411&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x20kdp&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x20kdp&amp;amp;related=1&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;520&quot; height=&quot;411&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’aspirais l’air un long moment, je flairai la musique sanglante et bariolée, je humai, lubrique et exaspéré, l’atmosphère du dancing. La partie lyrique du morceau était sucrée, graisseuse, dégoulinante de sentimentalité ; l’autre était sauvage, extravagante, puissante, et toutes les deux, pourtant, s’unissaient naïvement et paisiblement et formaient un tout. C’était une musique de décadence, il devrait y en avoir eu de pareille dans la Rome des derniers empereurs. Comparée à Bach, à Mozart, à la musique enfin, elle n’était, bien entendu, qu’une saleté, mais tout notre art,toute notre pensée, toute notre civilisation artificielle, ne l’étaient-ils pas, dès qu’on les comparait à la culture véritable ? Et cette musique-là avait l’avantage d’une grande sincérité, d’une bonne humeur enfantine, d’un négroïsme non frelaté, digne d’appréciation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hermann Hesse - Le loup des steppes&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Aïn</name>
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        </author>
        <title>Morts-nés</title>
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        <updated>2008-05-10T17:46:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T17:46:00+02:00</published>
        <summary>     Je veux bien croire que les idées développées dans tel ou tel roman...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.lesirocco.net/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://medias.fluctuat.net/livres/30/2954-medium.jpg&quot; alt=&quot;2954-medium.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/div&gt; Je veux bien croire que les idées développées dans tel ou tel roman soient novatrices et dignes d’intérêt, cependant je ne puis désormais souffrir qu’un bouquin délaisse autant la forme. Après &lt;a href=&quot;http://www.lesirocco.net/archive/2007/12/13/resurrection.html&quot;&gt;avoir repris la lecture de&amp;nbsp;&lt;u&gt;Babylon Babies&lt;/u&gt;&lt;/a&gt; là où je l’avais laissée, il m'aura&amp;nbsp;fallu finalement&amp;nbsp;capituler devant une écriture aussi laborieuse. Le style même rend bien terne l’originalité dont fait (peut-être) preuve Dantec, cette même originalité qui aura séduit tant de lecteurs. Tant pis. Il est tout de même bien triste qu’un auteur s’évertuant à s’inscrire dans la lignée &lt;em&gt;logocratique&lt;/em&gt; des Bloy, Boutang, Abellio, Maistre et tutti quanti ne prennent pas la peine de soigner son style.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;Puis il avait retenu un cri alors qu'un rameau de piqûres d'épingle s'était vicieusement concentré autour de son anus déclenchant un anneau de douleur-plaisir dur et concret comme une bague d'acier cerclant le tube chaud d'une grosse bite de footballeur.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il ne s'agit pas, avec cet extrait, de montrer une photo d'un singe lorsqu'il grimace. Tout au long du roman, une redondance de métaphores, comparaisons et autres figures de style tapent souvent à côté, ce qui a tendance à alourdir considérablement le texte.&amp;nbsp;On retrouve, et c’est typique chez Dantec dans ses trois premiers romans, quelques fulgurances stylistiques d’une incroyable beauté, il faut le dire pour être tout à fait sincère. Mais ces perles rares ne suffisent pas. BB est, à mes yeux, très moyens.&lt;br /&gt; Je suis sévère ? Non, qui aime bien châtie bien. A trop vouloir étreindre, Dantec embrasse mal. Il gagnerait à dépouiller son écriture, ce qui lui permettrait de mieux insérer ses spéculations philosophiques dans la trame romanesque. Y est-il arrivé avec &lt;u&gt;Villa Vortex&lt;/u&gt; ? Je verrais bien. 
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        <author>
            <name>Fabrice GUILLET</name>
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        </author>
        <title>J'avoue</title>
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        <updated>2008-05-05T13:06:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-05T13:06:00+02:00</published>
        <summary>   Oui je dois l'avouer, j'ai une petite affection pour  Jean d'Ormesson ....</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://cava.hautetfort.com/media/00/00/714369379.jpg&quot; id=&quot;media-1000530&quot; alt=&quot;745697422.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1000530&quot; /&gt;Oui je dois l'avouer, j'ai une petite affection pour &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_d'Ormesson&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jean d'Ormesson&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je viens de tomber sur une brève annonçant qu'il participerait ce soir à l'émission &quot;Qui veut gagner des &lt;strike&gt;quignons&lt;/strike&gt; millions&quot;. Il jouera pour une bonne oeuvre (je ne sais plus laquelle) en duo avec… devinez qui ? Car c'est là qu'intervient le caractère de cet académicien facétieux… Il n'aurait jamais accepté de jouer avec Philippe Sollers, Michel Houellebecq ou je ne sais quel écrivain ou érudit. Il feraéquipe avec Laeticia Hallyday. Oui, oui, Laeticia (ces parents n'écoutaient pas Ginsbourg quand il épelait le prénom ou quoi ?) ! Et ça ne m'étonne pas…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'Ormesson va pouvoir jouer son rôle médiatique favori, à savoir le vieux beau, charmeur, plein d'esprit… Il va en aire des tonnes, comme d'habitude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors bien sûr, je ne regarderai pas. L'info m'a amusé, ça me suffit. Je pense même que je ne supporterais pas ses cabotinages (ses cabotineries non plus !) davantage que l'émission elle même ! La dernière fois que j'ai entendu d'Ormesson, c'était l'an dernier, dans l'émission de Frédéric Bonnaut, sur France Inter. Il avait été brillant, plaisantant sur tout, draguant l'une des animatrices, racontant des anecdotes personnelles croustillantes… Au bout d'un moment, il en est insupportable. Ce qui résume bien ce type. A la fois brillant et insupportable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quelques années, ma soeur (enfin, l'une de mes soeurs…) m'a conseillé de lire un de ses livres. J'ai regardé la couverture et eu un haut-le-coeur. &quot;L'éditorialiste vieille France du Figaro ? Tu es sûre ?&quot;. Elle m'a assuré que cela n'avait rien à voir, que c'était un vrai écrivain. J'ai alors lu &quot;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Histoire-Juif-errant-Jean-dOrmesson/dp/2070385787/ref=sr_1_6?ie=UTF8&amp;amp;s=books&amp;amp;qid=1209985672&amp;amp;sr=8-6&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'histoire du juif errant&lt;/a&gt;&quot;. Un bouquin d'une culture impressionnante, dans lequel d'Ormesson refait l'histoire du monde à travers ce &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Juif_errant&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;personnage légendaire&lt;/a&gt; du gars qui aurait refusé un verre d'eau au Christ lors du chemin de croix et qui aurait été condamné à errer jusqu'à la fin des temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après cela, j'ai lu un autre d'Ormesson (la douane de mer), mais j'étais déjà beaucoup moins impressionné, sans doute préparé. Je l'ai trouvé plus lourd, limite pédant… C'est tout ça, d'Ormesson. Un monstre de culture, d'humour qui a comme principal défaut de jouer de tout cela.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Fabrice GUILLET</name>
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        </author>
        <title>Etape suivante : La couverture</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cava.hautetfort.com/archive/2008/04/28/etape-suivante-la-couverture.html" />
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        <updated>2008-04-28T17:29:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-28T17:29:00+02:00</published>
        <summary>     Parallèlement aux corrections sur le texte de mon roman, il a fallu se...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cava.hautetfort.com/media/01/02/1617657482.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cava.hautetfort.com/media/01/02/1520761253.jpg&quot; id=&quot;media-993980&quot; alt=&quot;1617657482.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-993980&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Parallèlement aux corrections sur le texte de mon roman, il a fallu se pencher sur la couverture.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Qu'est-ce qui allait habiller mon texte ? Qu'est-ce qui devait être mis en avant pour le valoriser, attirer l'oeil du futur lecteur… ?&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un copain a eu pour mission de se mettre au boulot pour trouver une idée. Je le savais très compétent, il a déjà travaillé pour d'autres. En plus, c'est un copain !&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un soir, je suis allé prendre l'apéro chez lui et, pendant que je picolais avec sa femme, il s'est enfermé devant son ordi. Une demi-heure plus tard, il nous a appelé pour qu'on jette un oeil sur sa première mouture. Elle est pratiquement restée inchangée depuis…&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il avait lu le manuscrit, il avait sans doute réfléchi avant mon arrivée, il devait savoir dans quelle direction il allait partir, mais je dois avouer que j'ai été bluffé par un tel talent et une telle rapidité d'exécution.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sur un plan éditorial, son parti pris (car personne n'avait eu le temps de lui donner la moindre consigne !) est bon. L'hélico, la fumée, le ton bleu avec des touches de blanc et de rouge pour le 14 juillet, l'arc de triomphe pour le lieu… Je ne sais pas, s'il m'avait demandé mon avis, si je l'aurais incité à partir dans cette direction, mais son travail est très bon. Je n'ai eu aucun mal à le valider. Tout au plus, au dernier moment, à l'heure des doutes des dernières semaines, ai-je eu une petite hésitation sur le fait que l'on en faisait des tonnes sur le point de départ du roman plutôt que sur son déroulement et son héroïne… J'ai compensé en parlant d'elle dans le court résumé de la quatrième de couverture,c'est déjà ça !&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Maintenant, il n'est plus temps de se poser des questions puisque l'imprimeur a reçu le Bon à Tirer. Les premiers exemplaires du roman doivent être en cours d'impression. Ce que j'en ai vu a l'air plutôt pas mal. J'ai hâte de recevoir un de ces exemplaires !&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strike&gt;Grrr, j'arrive pas à la mettre en illustration, cette p… de couv' !&amp;nbsp;&lt;/strike&gt; Youpi, ça y est, j'ai enfin réussi !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
        </content>
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        </author>
        <title>Marx pour les Nuls</title>
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        <updated>2008-04-25T19:20:10+02:00</updated>
        <published>2008-04-25T19:20:10+02:00</published>
        <summary>  Une poignée d'intellectuels communistes sur un plateau de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Une poignée d'intellectuels communistes sur un plateau de télé&amp;nbsp;confrontés à François Hollande. Emmanuel Todd, Daniel Bensaïd, pour ne citer que les plus cohérents. Aucun d'entre eux, pas même Todd, n'a l'air d'avoir&amp;nbsp;retenu la leçon d'histoire de Marx. Marx, transformé en fétiche par les communistes. Avec une nuance de mépris chez Bensaïd pour Marx, comme si celui-ci appartenait à la préhistoire. Le même mépris que celui de Guaino pour les Africains ; le mépris de celui qui dépense pour celui qui aurait&amp;nbsp;à peine, selon lui,&amp;nbsp;commencé à penser. L'hôpital qui se moque de la charité - Bernard Kouchner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quant à François Hollande, il&amp;nbsp;ignore lui-même ce qui le distingue&amp;nbsp;réellement de Sarkozy ; que des communistes acceptent de&amp;nbsp;causer avec lui, voilà qui&amp;nbsp;le réconforte. Tant que les communistes, LCR ou PCF,&amp;nbsp;continueront de considérer les bobos de gauche autrement que&amp;nbsp;comme des&amp;nbsp;bobos de droite, ils ne recouvriront par leur crédit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ezra Pound déjà l'avait remarqué :&amp;nbsp;on ne fait pas plus ignorant de la doctrine marxiste qu'un communiste français. Confirmation de Céline, goguenard, qui&amp;nbsp;qualifie son roman&amp;nbsp;&lt;em&gt;Mort à crédit&lt;/em&gt; de roman communiste... que les militants communistes sont trop cons pour prendre comme tel.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Franchouillardise : on confond Marx avec Proudhon. Brièvement, la lutte des classes, dans laquelle la production joue un rôle déterminant, pour Marx,&amp;nbsp;c'est la période 1750-1850. Avec Napoléon III commence une nouvelle ère, qu'on peut qualifier de &quot;totalitaire&quot;, même si Marx n'emploie pas cet adjectif. La &quot;lutte des classes&quot; ne permet plus de comprendre l'évolution politique de la France après 1850 selon Marx lui-même.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Marx&amp;nbsp;écrit &lt;em&gt;Le 18 Brumaire de Louis Napoléon&lt;/em&gt; précisément pour cette raison, pour tenter d'expliquer&amp;nbsp;en quoi consiste&amp;nbsp;le&amp;nbsp;changement, pourquoi la lutte des classes en France &quot;a vécu&quot;.&amp;nbsp;C'est une chronologie de&amp;nbsp;l'avènement de la société civile bourgeoise, dont l'Etat totalitaire est l'émanation. Ce qui n'empêche pas l'Etat ainsi créé et son appareil administratif, sa bureaucratie,&amp;nbsp;de produire ensuite de manière plus ou moins autonome des droits et des devoirs, des lois,&amp;nbsp;destinées à&amp;nbsp;la&amp;nbsp;société civile.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Superficiellement, on fera observer que l'Etat existait déjà en France auparavant. Bien sûr, mais&amp;nbsp;ce n'était pas la même organisation&amp;nbsp;; peu à peu la société civile bourgeoise a modelé l'Etat autrement. Balzac est pour Marx le meilleur peintre de cette nouvelle société.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Il me semble que la comparaison avec les micro-Etats que constituent les grands sociétés anonymes de production de biens,&amp;nbsp;dirigées par un PDG (non propriétaire), permet de mieux comprendre le schéma tracé par Marx. Le personnel, employés et cadres, jusqu'aux dirigeants, constituent la société civile, dans laquelle les cadres intermédiaires pèsent bien sûr d'un poids plus lourd, pris individuellement. La direction, le PDG et ses lieutenants, forment l'appareil d'Etat. Le nom de la société, ses slogans, ses séminaires de formation, constituent l'aspect religieux, mystique, et les étapes de la promotion interne une voie de progression vers une sorte de Nirvana. Pas très spirituel, il est vrai&amp;nbsp;; mais Marx explique justement comment dans la société totalitaire le matérialisme est&amp;nbsp;maquillé en spiritualité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;On ne peut pas dissocier ces sphères, personnel et direction, liées par un même destin et communiant avec plus ou moins de sincérité dans la même religion. L'imbrication est parfaite. Même la vie d'un salarié en dehors de l'entreprise n'est pas distincte du travail de ce salarié dans l'entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Ma comparaison est fausse dans la mesure où, au-dessus des SA et des SARL en tous genres, il y a l'Etat français, tandis qu'au-dessus de l'Etat français il n'y a rien... ou presque ; presque, car si la République française ressemble de plus en plus à une société anonyme &quot;managée&quot; par un PDG à coup d'objectifs et de slogans creux, c'est parce qu'elle est dominée de plus en plus par l'Etat européen ; les paysans français, par exemple, sont désormais des bureaucrates qui dépendent au moins autant de l'Etat européen que de l'Etat français.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Dans une France largement bureaucratique, où le secteur tertiaire prend une place toujours plus grande, continuer de parler de &quot;lutte des&amp;nbsp;classes&quot;&amp;nbsp;relève de la part des communistes et des syndicats de la mystification. Ce faisant, les ouvriers sont aussi menteurs que leurs patrons. Mais le plus grave n'est pas là. Si on peut comprendre que pour des raisons tactiques, de mobilisation, l'idée de&amp;nbsp;lutte des classes soit toujours&amp;nbsp;mises en avant&amp;nbsp;par les communistes, en revanche ceux-ci n'ont aucune raison de&amp;nbsp;participer à la mystification laïque, de s'agenouiller devant les &quot;droits de l'homme&quot; totalitaires. Ces &quot;droits de l'homme&quot; virtuels ne sont, comme Marx le démontre, qu'un opium plus fort qu'aucune religion auparavant, une pure fiction qui mène à l'abrutissement. Voyez Mélanchon ou Michel Charasse, Robert Redeker&amp;nbsp;: ce sont des exemples typiques de fanatiques de l'Etat et de sa religion laïque, des mythomanes complets. Si l'on pouvait concevoir la religion laïque en dehors du fanatisme, dans l'absolu elle ressemblerait au bouddhisme ou à l'animisme. Et ce&amp;nbsp;parfait crétin&amp;nbsp;de Mélanchon ne trouve rien de mieux à faire que de dénoncer le fanatisme religieux du Dalaï Lama.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Chrétienne, la démocratie politique l'est en ce que l'homme... y est considéré comme un être souverain ; mais l'homme dont il s'agit dans la démocratie politique, c'est l'homme inculte et non social. La chimère (...), le postulat du christianisme [luthérianisme], la souveraineté de l'homme (...) devient dans la démocratie une réalité concrète, une présence, une maxime séculière.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Et aussi : &lt;em&gt;&quot;L'homme des droits de l'homme est l'individu égoïste et indépendant.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Karl Marx, &lt;em&gt;in : &lt;strong&gt;Critique de l'Etat hégélien.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Cette critique de l'Etat totalitaire que Benoît XVI s'abstient de faire, bien que les circonstances l'imposent et qu'il soit l'une des rares autorités spirituelles mondialement reconnues, cette critique est dans le marxisme, plus drastique que chez n'importe quel théologien catholique antilibéral, Bloy ou Chesterton.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;On peut&amp;nbsp;déduire aussi que dans la République des traîtres, si Sarkozy est le premier, il est loin d'être le dernier. Ce qui est dépassé, ce n'est pas Marx, ce sont les tentatives des sociaux traîtres et des démocrates crétins de réformer la société civile et l'Etat bourgeois.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Pyromanie</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lapinos.hautetfort.com/archive/2008/04/23/pyromanie.html" />
        <id>tag:lapinos.hautetfort.com,2008-04-23:1587666</id>
        <updated>2008-04-23T12:24:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-23T12:24:00+02:00</published>
        <summary> Par une indiscrétion de D. de Villepin, on connaît le mépris affiché de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
           Par une indiscrétion de D. de Villepin, on connaît le mépris affiché de Sarkozy pour la poésie. Etant donné que je ne fais&amp;nbsp;nulle confiance à Villepin et à ses goûts de bourgeois gaulliste pour les poètes les plus pompiers (pompiers-pyromanes, ça va de soi), je préfère dire que c'est la poésie qui méprise Sarkozy, plutôt que l'inverse, spécialement la poésie du poète-critique fachisto-communiste Ezra Pound :&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avec l’Usure&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Avec l’usure nul homme n’a maison de bonne pierre&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;chacune taillée, puis ajustée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;afin que le décor puisse orner la façade,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;avec l’usure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;nul ne possède un paradis peint aux murs de l’église&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;em&gt;harpes et luz&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;ni la vierge qui reçoit le message&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;une auréole s’élevant de l’incision,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;avec l’usure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;nul homme ne voit Gonzague, ses héritiers, ses concubines&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;un tableau n’est plus fait pour durer, pour vivre avec&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;mais pour se vendre et se vendre vite&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;avec l’usure, péché contre nature,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;ton pain sera fait de chiffons, toujours plus&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;ton pain sera sec, comme du papier&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;sans le blé des montagnes, sans la forte farine&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;avec l’usure le trait s’empâte&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;avec l’usure les contours s’estompent&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;et nul homme sur terre ne trouve sa place.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Le tailleur de pierres est privé de ses pierres&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;le tisserand de son métier&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;AVEC L’USURE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;la laine ne se vend plus&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;avec l’usure les moutons n’apportent plus de gain&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;l’Usure est une peste, l’usure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;émousse l’aiguille dans la main de la servante&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;éteint le talent de la fileuse. Pietro Lombardo&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;ne vient pas de l’usure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Duccio ne vient pas de l’usure&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Ni Pier Della Francesca ; ni de l’usure Zuan Bellin’&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;ni peinte “La Calunnia”.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Ni de l’usure Angelico ; ni Ambrogio Praedis,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Ni l’église de pierre taillée signée : &lt;em&gt;Adamo me fecit.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Ni de l’usure&amp;nbsp;s&amp;amp;int Trophime&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Ni de l’usure saint Hilaire,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;l’usure a fait rouiller le ciseau,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Rouiller l’art et l’artisan&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Rongé la trame sur le métier&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Nul ne sait plus y mêler le fil d’or ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Azur est dévoré par ce cancer ; cramoisi n’est plus brodé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Emeraude ne trouve plus de Memling&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;L’Usure frappe l’enfant dans le ventre de sa mère&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Elle frappe le jeune homme qui fait sa cour&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Le paralyse dans la couche nuptiale, l’usure s’étend&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;entre le mari et sa jeune épousée&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;em&gt;CONTRA NATURAM&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Ils ont amené les putains à Eleusis&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Des cadavres prennent place au banquet&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;sur mandement de l’usure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;Cantos XLV&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;NB : Usure : droit prélevé pour l’utilisation du pouvoir d’achat sans tenir compte de la production ; souvent sans tenir compte des moyens de production.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;NL :&amp;nbsp;La &quot;plus-value&quot; n'est rien d'autre qu'un &quot;perfectionnement&quot; de l'usure : un prélèvement à la source, hypocrite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Finissons-en !</title>
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        <updated>2008-04-21T12:42:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-21T12:42:00+02:00</published>
        <summary>   Pour en finir avec Dieu,  c'est le titre du dernier ouvrage&amp;nbsp;de...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;em&gt;Pour en finir avec Dieu,&lt;/em&gt; c'est le titre du dernier ouvrage&amp;nbsp;de référence signé Richard Dawkins. Vu que ce pavé s'est déjà vendu à des millions d'exemplaires dans le monde, Flammarion s'est dit que ça ne pouvait être qu'une bonne chose de publier les derniers travaux de Dawkins en français, en évitant un titre trop raccoleur, comme il se doit dès qu'on quitte le terrain du journalisme pour entrer sur le territoire de la Science.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les éditeurs français ne reculent devant rien pour faire bénéficier&amp;nbsp;au grand public des derniers progrès de la Recherche scientifique où qu'ils se logent, la recherche en général, sur les origines de l'humanité en particulier, où&amp;nbsp;c'est qu'il&amp;nbsp;y a plein d'animaux, c'est plus rigolo. On est en démocratie oui ou&amp;nbsp;crotte de bique&amp;nbsp;? On est dans un Etat laïc et républicain qui essaie de préserver les enfants de la superstition et du voile islamique, bordel, ou pas&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Dawkins est une sorte de Michel Onfray grand-breton.&amp;nbsp;Si&amp;nbsp;je les compare sur&amp;nbsp;le plan scientifique, à vue de nez je donne un léger avantage au Britannique. &quot;A vue de nez&quot; parce que c'est encore la meilleure technique pour jauger les truffes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avantage léger, vu que Dawkins gratifie ses lecteurs tout au long de son bouquin d'arguments de ce&amp;nbsp;niveau : &lt;em&gt;&quot;Newton se disait effectivement croyant. Comme pratiquement tout le monde jusqu'au XIXe siècle (ce qui en&amp;nbsp;dit long à mon avis).&quot;&lt;/em&gt; Avec des arguments comme ça, entre parenthèses, la science est VRAIMENT à la portée de tous (à mon avis).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Assassiner Dieu dans&amp;nbsp;un bouquin tous les dix ans, ça semble le meilleur moyen que la bourgeoisie ait trouvé pour se rassurer sur sa toute-puissance.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Blague à part, deux remarques sérieuses à propos de Dawkins. D'abord la parenté entre les théologiens qui démontrent par A+B l'existence de Dieu et les athéologiens qui cherchent à établir par A-B qu'il n'existe pas, saute aux yeux. Comme dit Simone Weil, le pari de Pascal relève de l'autosuggestion et pas de la science expérimentale. Pascal = Nitche ; Dawkins = Thomas d'Aquin ; Onfray = mon curé démocrate-chrétien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En même temps ce qu'il faut bien voir c'est que malgré sa légèreté dans le domaine des sciences humaines,&amp;nbsp;Richard Dawkins est quand même moins crétin que son homologue évolutionniste yanki Stephen Gould, archétype du kantien inepte, de l'épistémologue forcené, que Dawkins ne peut s'empêcher d'égratigner au passage,&amp;nbsp;respectant ainsi une vieille tradition anglaise de mépris de la science et de l'art&amp;nbsp;étatsuniens, dissimulée derrière des &lt;em&gt;gentlemen agreements&lt;/em&gt; commerciaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car Dawkins postule que si Dieu n'a pas de réalité, si c'est juste&amp;nbsp;une invention humaine, alors la recherche scientifique ne peut pas ne pas en tenir compte. Bravo ! A l'inverse, le scientifique qui croit dans l'objectivité de Dieu, comme Poincaré, ne peut se satisfaire de la théorie du hasard ou de celle du chaos, de la physique quantique mathématique &quot;empruntée&quot; aux nazis par les Yankis. Dawkins n'est pas un scientifique qui fait abstraction, volontairement, comme Gould, de la nature (à l'exception notable du panda).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est-à-dire qu'on doit au moins savoir gré à Dawkins de n'être pas un faux-cul de première comme Gould. Un faux-cul viscéral.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis j'ai quand même appris un truc&amp;nbsp;dans le bouquin de Dawkins, qui s'est cogné de lire &lt;em&gt;Mein Kampf&lt;/em&gt; dans le cadre de ses travaux, ce qui est au-dessus de mes forces.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme Drieu la Rochelle, Hitler&amp;nbsp;relève la convergence entre Karl Marx et saint Paul. Je me dis que si Hitler a été capable de&amp;nbsp;voir cette convergence, il y a une chance pour que Benoît XVI finisse lui aussi par s'en rendre compte et arrête de nous bercer avec saint Augustin, produit de la décadence de l'empire romain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Bibliante</name>
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        </author>
        <title>HOMMAGE DE FRANCOIS BAYROU A AIME CESAIRE</title>
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        <updated>2008-04-18T17:52:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T17:52:00+02:00</published>
        <summary>   François Bayrou a estimé aujourd'hui qu'il valait mieux &quot;laisser dormir&quot;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://modem82.hautetfort.com/">
           &lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%&quot;&gt;François Bayrou a estimé aujourd'hui qu'il valait mieux &quot;laisser dormir&quot; le poète martiniquais Aimé Césaire, décédé jeudi à Fort-de-France, &quot;sous le soleil de Martinique&quot; plutôt que de le transférer au Panthéon comme d'autres élus l'ont suggéré. &quot;La famille bien entendu et le gouvernement décideront. Pour ma part, je laisserais Aimé Césaire dormir au milieu des siens, dans la terre et sous le soleil de la Martinique qu'il a tant aimée&quot;, a ajouté François Bayrou. &quot;L'idée que tous les grands hommes doivent être réunis dans un lieu unique me paraît souvent une idée d'un autre temps, surtout pour celui qui a voulu défendre la fierté d'être soi-même, l'orgueil de sa culture, enracinée dans l'histoire singulière et souvent tragique de son île&quot;. François Bayrou, qui avait été longuement reçu par Aimé Césaire lors d'un déplacement aux Antilles en 2006, a précisé qu'il se rendrait à ses obsèques, dimanche à Fort-de-France.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;A l'annonce de la disparition d'Aimé Césaire jeudi 17 avril, François Bayrou avait tenu à exprimer son émotion :&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;&quot;Au moment où Aimé Césaire disparaît, je pense aux visages différents d'une vie si pleine et si riche.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Je pense au jeune garçon qui arrive, au début des années 30, en hypokhâgne au Lycée Louis le Grand. Le destin fait qu'il se trouve alors dans la même classe que Léopold Sedar Senghor. Et ces deux destins croisés, ces deux hommes qui commencent, vont changer la vie de beaucoup d'Africains, de beaucoup d'Antillais, et de tant d'autres, à la peau noire, qui trouvent alors orgueil et fierté, permettant que se redressent des générations jusque là trop souvent courbées.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 115%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Calibri&quot;&gt;Je pense au jeune professeur, revenu avec sa femme sur sa terre des Antilles. Je pense aux générations qui furent marquées par son enseignement, et à ceux qui eurent la chance de recevoir de ses mains le flambeau de la pensée et de la langue, en particulier à Edouard Glissant.&lt;br /&gt; Je pense au poète, à celui dont la langue précise et volcanique animait à la fois le pamphlet politique et la poésie.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Je pense à l'élu, à l'homme politique, maire de Fort de France pendant plus de cinquante ans, député pendant des décennies, qui fut à la fois à l'Assemblée nationale et sur sa terre de Martinique, une vigie pour des générations. Je pense au militant qui forgea une pensée politique pour les siens, rejetant le colonialisme et capable en même temps de dire non au stalinisme.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Je pense au sage que l'on visitait, à la longue rencontre qu'il m'accorda en 2006, au veilleur dont les yeux devenus fragiles voyaient si souvent au-delà de l'horizon. Cet homme-là, cet homme aux visages multiples, mérite la reconnaissance des hommes debout.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Créationnisme</title>
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        <updated>2008-04-18T09:34:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T09:34:00+02:00</published>
        <summary>Un phénoménologue sans dieu, c'est comme un climatologue sans soleil.Le terme...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          Un phénoménologue sans dieu, c'est comme un climatologue sans soleil.Le terme de l'évolution de la mystique laïque, dont Hegel et Marx démontrent qu'elle est une mystification, le terme de cette évolution c'est la mystique du singe.C'est un marxiste italien, Labriola, qui a dit à quel point l'idéologie selon laquelle l'homme est un singe achevé est funeste à la compréhension de l'évolution politique de l'humanité, c'est-à-dire aux sciences humaines. Pour un héritier de l'humanisme de la Renaissance, qu'il soit communiste ou catholique, la science s'arrête à Lamarck ; au-delà, on verse dans la propagande ou la &quot;pasquinade&quot;, comme dit Marx parlant de la science de Darwin.Admettre ne serait-ce que l'hypothèse (hétéroclite) néo-darwinienne, sous la pression du monde, comme l'a fait Benoît XVI, est par conséquent une concession intolérable de plus à la mystique libérale.Si l'étiquette de philosophe athée va si mal à Marx, c'est qu'il est au XXe siècle un des très rares penseurs à perpétuer l'humanisme de la Renaissance : un &quot;phare&quot;, comme dirait Baudelaire. 
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Contre Proust</title>
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        <updated>2008-04-17T14:36:30+02:00</updated>
        <published>2008-04-17T14:36:30+02:00</published>
        <summary>  A l'espoir plus ou moins inquiet du paysan dans la moisson prochaine, puis...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;A l'espoir plus ou moins inquiet du paysan dans la moisson prochaine, puis dans la verdeur du&amp;nbsp;printemps, la nostalgie&amp;nbsp;plus étroite encore du néo-païen écologiste fait pendant. A gauche un paganisme futuriste, à droite un paganisme archaïsant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Se vautrer dans le passé c'est peut-être de bonne littérature. En tant que sagesse, il n'y a rien à en espérer. Le Temps retrouvé, c'est le Paradis perdu, et le Temps perdu, c'est le Paradis retrouvé. Que les morts inhument leurs morts. Si l'on veut vivre à chaque instant tel qu'il se présente, il faut mourir à chacun des autres instants.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aldous Huxley, &lt;em&gt;Le Génie et la Déesse&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'où vient ce préjugé que la sagesse et la littérature ne peuvent faire bon ménage ? De Platon ?&lt;/p&gt; 
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            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Entre Ben et Benoît</title>
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        <updated>2008-04-16T15:10:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-16T15:10:00+02:00</published>
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           Ce que le politologue yanki Samuel Huntington a vaguement discerné, c’est que la société yankie est à peu près dépourvue de conscience politique. Ce qu’on peut résumer ainsi : elle ignore d’où elle vient et elle ignore où elle va. Derrière les slogans positivistes nazis se cachait à peu près la même inconscience, le même angélisme triomphant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En revanche l’expression de “choc des civilisations” est un abus de langage ; pour qu’il y ait choc des civilisations, encore faut-il qu’il y ait “civilisations” ; or si l’islam est une civilisation, elle est archaïsante ; et la démocratie yankie n’est pas une civilisation mais la négation de ce qui fait la civilisation, la négation de l’élan. Examinons la flèche de l’art, plus visible encore que celle de la science. Ce n’est que de façon marginale que l’art émerge aux Etats-Unis. Ezra Pound, isolé dans cette nef de fous, réfugié poétique en Italie, eh bien les Yankis n’ont rien trouvé de mieux que de le traiter comme un alien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais le cinéma, l’architecture, l’art contemporain yankis, sont d’abord mûs par la volonté de propagande commerciale ou morale. Le procédé cinématographique n’a pas été inventé par les Yankis, mais ils en ont fait la plus grande entreprise iconoclaste, la plus légère industrie de destruction de l’imagination jamais conçue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;center&gt;*&lt;/center&gt; &lt;br /&gt; Pour emprunter à la cinétique, il n’y a pas téléscopage mais simple friction entre l’islam et le capitalisme, entre deux modèles sociaux inertes. La concurrence se joue au-dessous de la ceinture.&lt;br /&gt; L’islam est un moralisme qui nie la valeur morale du régime démocratique yanki ; et le régime démocratique yanki se fonde sur un moralisme tout aussi fanatique pour dénier toute valeur morale (actuelle) à l’islam.&lt;br /&gt; Pour prolonger le parallélisme : idéologiquement l’islam nie toute forme d’évolution, politique autant que biologique ; mais le capitalisme nie aussi l’évolution, de façon plus sournoise, en s’affirmant comme le terminus de l’évolution politique ; pour ce qui est de l’évolution biologique, la société civile yankie l’affirme, mais elle n’a pas de sens, elle n’est anticipatrice de rien en dehors des films de science-fiction de S. Spielberg. Fatalisme contre relativisme, refus d’embrayer contre débrayage.&lt;br /&gt; Quel régime illustre mieux l’harmonie entre le capitalisme et l’islam que le régime saoudien, qui superpose le capitalisme le plus radical à l’islamisme le plus fanatique et qui a produit Ben Laden ? Pour viser Manhattan et le Pentagone, pour comprendre aussi bien les Etats-Unis, il fallait être Saoudien. La foi dans les mathématiques et la géométrie des musulmans et des Yankis, c’est le point de tangence. On peut anticiper l’absorption de l'islam dans le capitalisme (Houellebecq), aussi bien qu'on peut&amp;nbsp;prévoir l'absorption des&amp;nbsp;Etats-Unis par l’islam.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;center&gt;*&lt;/center&gt; &lt;br /&gt; Bien sûr il y a des électrons libres, des personnalités intermédiaires. Ainsi Tariq Ramadan.&lt;br /&gt; Ce que je vais dire est sans doute excessivement théorique pour une fois, mais tant pis. Après tout l’intuition est le sixième sens de l’Occident.&lt;br /&gt; Je postule l’amour de Tariq Ramadan pour Voltaire. Dans ce cas ce théologien comprend mieux Voltaire que la Sorbonne nouvelle ne l’explique.&lt;br /&gt; Car Voltaire se situe exactement à la charnière, entre le fanatisme exprimé par Pangloss et la honte du fanatisme exprimée par Candide. Voltaire oscille entre ces deux pôles. On pourrait presque dire : c’est un fanatique, un positiviste honteux, ou un faux fataliste. Du voyage initiatique de Voltaire à celui de Céline, il n’y a d’ailleurs qu’un style qui tient à quelques bains de sang.&lt;br /&gt; Céline est un faux nihiliste lui aussi, nul besoin d’être un grand psychologue pour le deviner. Le &lt;i&gt;Voyage&lt;/i&gt; de Céline est une transposition populaire de voyage de Candide. Bien au-dessus des guides touristiques Chateaubriand ou Proust. Si Ramadan était vraiment byzantin, c’est la littérature de Proust qu’il devrait citer, pas celle de Voltaire.&lt;br /&gt; Comme l’oscillation de Voltaire est aussi un branle, un mouvement libre, aspiré par cette pente occidentale, vers quoi Tariq Ramadan peut-il évoluer sinon vers un islamisme radicalement différent de l’islamisme fondamental ? Mais ceci est une autre histoire. 
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            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>Pour un art communiste</title>
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        <updated>2008-04-15T12:04:19+02:00</updated>
        <published>2008-04-15T12:04:19+02:00</published>
        <summary>Ce qui frappe d’emblée le profane chez Marx, à condition d’aborder ce pan...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          Ce qui frappe d’emblée le profane chez Marx, à condition d’aborder ce pan plus discret, c’est la pertinence de sa critique littéraire. Le contraire d’un gugusse foutraque comme Sollers dont les seules lumières consistent à braquer les projecteurs sur sa rotonde personnalité et sa prose éthique (L’éthique du bourgeois est une enflure).Il faut ranger un tel fumiste du côté de l’obscurantisme romantique. Au moins Edern-Hallier avait ce geste classique de trier le bon grain de l’ivraie avec solennité, d’appeler un écrivain un écrivain et un maquignon un maquignon.Ainsi Marx résout la contradiction apparente entre un Rousseau “positiviste” et un Rousseau “païen”.Pour comprendre la façon dont le marxisme s’articule avec la Révolution française, d’ailleurs, la meilleure façon est sans doute de passer par la critique littéraire de Marx.Energique contempteur de la religion des Droits de l’homme, Marx a une façon d'envisager Rousseau ou Voltaire beaucoup plus nuancée. &lt;I&gt;Candide&lt;/I&gt;, c'est &quot;voyage au bout de la bourgeoisie&quot;.Pour Marx, Voltaire est fourvoyé dans une impasse, mais il est aussi le premier à s’en rendre compte, c’est-à-dire à explorer cette impasse. Chateaubriand, lui, n’est qu’un menteur, un fuyard. Tous les efforts de la critique bourgeoise consistent d’ailleurs à tenter de justifier les mensonges de Chateaubriand par des sophismes tels que : “Un artiste est forcément un menteur”. Non, l’artiste bourgeois est forcément un menteur : nuance.&lt;CENTER&gt;*&lt;/CENTER&gt;Un autre aspect positif de Marx, c’est qu’il s’abstient de parler de peinture. La critique, qui contraste avec le journalisme, consiste aussi à ça. Marx est un esprit beaucoup trop “renaissant” pour broder sur des métiers qu’il ne connaît pas. Le contraste est saisissant avec Diderot, dont l’ignorance encyclopédique des tenants et des aboutissants de cet art solide, ne l’empêche pas de pisser des litres de copie afin de divertir la bourgeoisie.La différence entre Baudelaire et Diderot, c’est qu’au moins le premier fait des efforts pour comprendre, même s’il y a des contradictions chez Baudelaire, à commencer par son ami Delacroix, pas d’accord sur tout.Degas se mettait en rogne dès que Paul Valéry s’avisait de causer de peinture. Que resterait-il de Paul Valéry, si on le passait au tamis ?Et même Claudel s’est compromis à ce genre-là.Proust, cet imbécile heureux, ni critique ni peintre, n’hésite pas à s’en prendre carrément à Fromentin, critique et peintre. Comme si Sainte-Beuve ne suffisait pas ! On a parfois l’image exclusive du Philistin en bras de chemise qui pue la sueur et réside forcément dans un cul de basse-fosse. Proust est la version gazeuse et parfumée - démocratique - du Philistin. Ni images ni critères chez Proust, mais des stimuli et de la pataphysique. Le principe de “lire pour lire” ne dérange pas le bourgeois qui a l’éternité devant lui. Chirurgie esthétique, psychanalyse et euthanasie ne sont là que pour corriger les mensonges de la réalité, le temps, le progrès et la mort.&lt;CENTER&gt;*&lt;/CENTER&gt;Reste à vaincre un léger paradoxe. Si Marx a l’honnêteté de ne pas parler de peinture, cet art n’en est pas moins l’art communiste par excellence. De fait c’est le plus populaire, celui qui permet la meilleure communication. C’est en tant qu’iconoclaste que le régime soviétique condamne Malévitch ; c’est tout à son honneur.Il faut prendre “populaire” dans le bon sens. Céline est un auteur “populaire”. Ne sont pas “populaires” Johnatan Littell, Harry Potter ou Simenon, au seul prétexte qu’ils sont faciles et bâclés.Tout ce qui relève en général presque exclusivement du procédé mécanique : le cinéma, la photographie, les romans d’Agatha Christie, ne relève pas de l’art populaire, ni de l’art du tout.
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            <name>Aïn</name>
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        <title>Le codex du Sinaï</title>
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        <updated>2008-04-14T16:59:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-14T16:59:00+02:00</published>
        <summary>           Le codex d’Alep, 929 ap. J. - C.,  &amp;nbsp; Israel Museum       Le...</summary>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;img src=&quot;http://www.guysen.com/photos/300_codex_alep.jpg&quot; alt=&quot;300_codex_alep.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/u&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;Le codex d’Alep, 929 ap. J. - C., &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Israel Museum&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;u&gt;Le codex du Sinaï&lt;/u&gt;, première partie de la tétralogie &lt;u&gt;Le quatuor de Jerusalem&lt;/u&gt;, gagnerait à être plus&amp;nbsp;connue. Enfin, c'est surtout les lecteurs qui y gagneraient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteur, Edward Whittemore, fut un agent de la CIA avant d’avoir&amp;nbsp;commencé à écrire. Ou bien&amp;nbsp;en même temps.&amp;nbsp;A vrai-dire on sait peu de choses de l’homme. Mais en tant qu'ex-Marines, c’est peu dire s’il connaissait la géopolitique, notamment les conflits qui agitent le Moyen-Orient.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hélas, il quitta ce monde beaucoup trop tôt, en 1993, et&amp;nbsp;ses quelques ouvrages, à savoir sa tétralogie parut récemment chez R. Laffont, et &lt;u&gt;Quin’s Shangaï circus&lt;/u&gt;, jamais traduit en français, n’ont pas rencontré un grand succès. C’est que &lt;u&gt;Le quatuor…&lt;/u&gt; est difficilement classable, et s’il s’adressait à un public jeunesse, nous pourrions le définir come un conte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans son introduction, Gérard Klein le situe dans une suite de textes tout aussi inclassable&amp;nbsp;: l’&lt;u&gt;Histoire véridique&lt;/u&gt; de Lucien de Samosate, les &lt;u&gt;Cinq livres&lt;/u&gt; de Rabelais, &lt;u&gt;La tempête&lt;/u&gt; de Shakespeare, &lt;u&gt;Alice au pays des merveilles&lt;/u&gt; de Carroll, &lt;u&gt;Fictions&lt;/u&gt; de Borges, &lt;u&gt;V&lt;/u&gt; de Pynchon… Sur ce point là, je suis totalement d’accord. Je rajouterai même dans cette liste le &lt;u&gt;Don Quichotte&lt;/u&gt; de Cervantès, Les &lt;u&gt;aventures du Baron de Munchausen&lt;/u&gt; par Raspe, &lt;u&gt;Le vicomte pourfendu&lt;/u&gt; de Calvino ou encore le &lt;u&gt;Tartarin de Tarascon&lt;/u&gt; de Daudet. Là où, me semble-t'il,&amp;nbsp;Klein se trompe, c’est en voulant classer la tétralogie dans le genre de l’uchronie. Encore faudrait-il que je lise les quatre tomes pour assurer cela. Mais qu’importe les catégories. Il s’agit de ma part d’une déformation professionnelle. Ce qui compte, c’est &lt;u&gt;Le codex du Sinaï&lt;/u&gt;, livre bien trop difficile à raconter, tant les personnages nombreux, plus ubuesques et incroyables les uns que les autres, se rencontrent, se perdent et se croisent à nouveau. Cependant, il ne me faut point vous effrayer, les qualités d’écriture de Whittemore, aussi flagrantes que celles des auteurs cités précédemment, transforment cette histoire complexe et echevelée en ballade dans le temps et les lieux. On suit tour à tour un lord anglais du 19ème siècle mesurant deux mètres trente, un albanais rendu fou par sa découverte de la Bible originale, un jeune irlandais&amp;nbsp;luttant pour&amp;nbsp;sa patrie et&amp;nbsp;devenanttrafiqaunt d'armes à Jérusalem, un mystérieux arabe âgé&amp;nbsp;de trois mille ans…&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A&amp;nbsp;la fin du livre se trouve une&amp;nbsp;chronologie de l’histoire, avec dates de naissance et grandes lignes, rappelant au lecteur&amp;nbsp;passage drôle ou émouvant. C’est que derrière le burlesque se cache une tristesse profonde. Sans doute, l’auteur était-il tombé amoureux de cette partie trouble du monde, jusqu’à faire de Jerusalem le personnage principal&amp;nbsp;de son œuvre. Le moment le plus&amp;nbsp;touchant est celui où nous est narré le génocide des arméniens et où Whittemore nous convainc de&amp;nbsp;l’hypocrisie des grandes nations de ce monde.&amp;nbsp;L'ex-agent de la CIA&amp;nbsp;a du&amp;nbsp;avoir les mêmes idéaux que Stern, un des protagonistes du roman, à savoir le désir d’une nation unifiant les habitants immémoriaux de Jérusalem, malgré leurs différentes religions. Peine perdue, dans sa mystification littéraire, il tente justement&amp;nbsp;de démystifier la Bible, le livre fondateur des trois religions, en nous expliquant que ce fameux Codex fut écrit&amp;nbsp;par&amp;nbsp;un aveugle et un idiot, désacralisant ainsi les raisons de tensions absurdes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il paraîtrait que le jeune irlandais, avant&amp;nbsp;de partir en Amérique pour devenir un medecine-man chez les indiens,&amp;nbsp;a&amp;nbsp;perdu Jerusalem au poker. C'est ce que le second tome est censé nous raconter. &amp;nbsp;J'ai hâte de lire ça. Quant à vous, ne vous fiez pas à l'horrible couverture du roman signé Paternoster. Cet illustrateur sévit dans la collection Ailleurs &amp;amp; Demain, et participe&amp;nbsp;aux faibles ventes des livres qu'il gratifie de ses gribouillages. &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;u&gt;Aïn&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>L'aveu</title>
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        <updated>2008-04-14T14:23:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-14T14:23:00+02:00</published>
        <summary>  Tandis que je consulte la  Critique de l'Etat hégélien  de Karl...</summary>
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           &lt;p&gt;Tandis que je consulte la &lt;em&gt;Critique de l'Etat hégélien&lt;/em&gt; de Karl Marx&amp;nbsp;introduite par Kostas Papaioannou en 10/18,&amp;nbsp;mon téléviseur&amp;nbsp;continue d'émettre derrière.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Même s'il majore l'athéisme de Marx, tic fréquent, ce Papaioannou n'est pas mal.&amp;nbsp;Le marxisme en France&amp;nbsp;a beaucoup souffert d'être tombé entre les mains des philosophes. C'est ce qui explique en partie qu'il se résume aujourd'hui à une vague sociologie post-soixante-huitarde : Machin-truc Badiou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mai 68 n'a pas porté atteinte aux valeurs chrétiennes, déjà&amp;nbsp;éteintes et qui ne survivaient sous De Gaulle qu'à l'état de folklore.&amp;nbsp;Mai 68&amp;nbsp;n'a pas porté atteinte aux valeurs bourgeoises non plus, qui ne se sont jamais aussi bien portées que depuis. C'est bien&amp;nbsp;Marx qui a pâti le plus de Mai&amp;nbsp;68. Ce ne sont pas les réactionnaires qui ont eu la peau de Marx, mais bien les sociaux-traîtres, étudiants travestis en révolutionnaires, bourgeois travestis en bobos, trotskiste travesti en Premier ministre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;... Quand une bonne femme dans un documentaire attire mon attention :&amp;nbsp;elle vient de dire&amp;nbsp;face à&amp;nbsp;la caméra timidement : &lt;em&gt;&quot;La vérité, souvent, fait peur aux femmes...&quot;&lt;/em&gt; Nom d'un chien, ça faisait au moins dix ans que je n'avais pas entendu une parole sincère de&amp;nbsp;femme !&amp;nbsp;Le trait me frappe tellement que j'en oublie tout le reste, je ne sais même plus sur quoi porte le reportage... la chirurgie esthétique, peut-être&amp;nbsp;? Bien sûr une femme qui ose un lieu commun&amp;nbsp;plein de bon sens comme celui-là, une critique qui est aussi une autocritique, elle s'élève au-dessus de ses&amp;nbsp;semblables, acharnées bien souvent à étouffer la vérité sous le poids des conventions de toutes sortes, le corset, l'orthographe, la capote, etc.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le sexe de l'homme effraie la bourgeoise contemporaine qui veut fuir sa condition féminine, son destin de mère. Le sexe de l'homme devient une vérité concrète dont il faut se préserver d'une&amp;nbsp;manière ou d'une autre. Une vérité solide, lancée par surprise à la tête d'une femme peut lui faire perdre la tête, ne serait-ce que momentanément, comme je l'ai expérimenté&amp;nbsp;: pâmoison ou crise d'hystérie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bien sûr il n'y a pas que la femme qui a peur de la Vérité. La démocratie aussi hait la vérité de toute sa force institutionnelle et de toute la culture de sa société civile, l'enfouit sous des tonnes d'hypocrisie, de propagande, d'interdits, de cinéma, de syllogismes, de traités de philosophie aussi emmerdants que divertissants, de football et de poker.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans &lt;em&gt;La critique de l'Etat hégélien&lt;/em&gt; tout est dit de l'interaction entre la société civile et l'Etat bourgeois modernes, d'où découlent la morale bourgeoise, la mystique laïque, le nationalisme et l'athéisme d'Etat. Le&amp;nbsp;démocrate qui n'est pas strictement laïc, nationaliste et athée, mais aussi chrétien, ou communiste, voire déiste ou sataniste, le démocrate&amp;nbsp;dont la morale est altérée par rapport au schéma directeur fait simplement preuve de nostalgie, de son attachement à ce qui fut, dans l'&quot;ancien régime&quot; ou à des périodes instables, un élément de la &quot;culture populaire&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le Dieu de la société civile laïque n'est pas un Dieu transcendant, mais immanent. Aussi s'incarne-t-il beaucoup mieux dans la démocratie libérale&amp;nbsp;que dans un homme providentiel, tel que De Gaulle ou Napoléon&amp;nbsp;III ont pu apparaître.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La nostalgie envahit le bourgeois qui ne croit pas à la Vérité, surtout à la veille de crever, aussi sûrement qu'une femme se penche sur ses jeunes années avec nostalgie dès que les premières rides commencent à chagriner sa peau.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On peut dire en quelque sorte en 2008 que tout&amp;nbsp;vire à la nostalgie. En clair : ça pue déjà le cadavre, comme ces petits vieux qui ne sont pas encore morts mais presque lorsqu'ils lèvent les bras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Porky</name>
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        <title>Les Liaisons dangereuses 2008 : 4</title>
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        <updated>2008-04-14T12:18:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-14T12:18:00+02:00</published>
        <summary>    ROMAN INFORMATIQUE PAR MAILS&amp;nbsp;       QUATRIEME PARTIE      Mail...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fonddetiroir.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;ROMAN INFORMATIQUE PAR MAILS&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;QUATRIEME PARTIE&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; font-family: Arial&quot;&gt;Mail XXXIII&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;De&amp;nbsp;: Attila&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;A&amp;nbsp;: Pimprenelle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;CC&amp;nbsp;: /&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Rendez-vous à l’extrémité du bâtiment principal à 17 h 30 demain soir. Fais attention à Ammoniaque, elle se doute de quelque chose. Tu n’as pas dû être très discrète pour attirer ainsi son attention. D’habitude, elle ne voit rien et ne comprend rien.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Apporte le document.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; font-family: Arial&quot;&gt;Mail XXXIV&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;De&amp;nbsp;: Ammoniaque&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;A&amp;nbsp;: Attila&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;CC&amp;nbsp;: Deborah, Agénor, Regina, Ajax&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Victoire, les amis&amp;nbsp;! J’ai retrouvé mon sac argenté&amp;nbsp;! Je l’avais confondu avec un gâteau à la crème et mis au frigidaire. Regina, tu avais raison&amp;nbsp;: mes voisins sont des gens trop honnêtes pour se livrer à de telles exactions sur mes biens matériels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; font-family: Arial&quot;&gt;Mail XXXV&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;De&amp;nbsp;: Regina&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;A&amp;nbsp;: Ammoniaque&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;CC&amp;nbsp;: /&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Je n’ai pas dit qu’ils étaient honnêtes mais qu’ils avaient du goût. Tu saisis la nuance&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; font-family: Arial&quot;&gt;Mail XXXVI&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;De&amp;nbsp;: Deborah&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;A&amp;nbsp;: Ammoniaque&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;EN-GB&quot; style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;CC&amp;nbsp;: Attila, Regina, Agénor, Ajax&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Je suis vraiment contente pour toi, Ammoniaque. Sans ton sac argenté, tu n’es plus la même et ton militantisme s’en ressent. Pour la prochaine grève qui aura lieu la semaine des quatre jeudis, je propose que nous peignions tous ensemble la banderole et qu’elle soit après confiée à Attila. Comme ça, il n’y aura pas de risque d’oubli. Je ne dis pas ça pour toi, Ammoniaque, tu gères très bien nos fonds et nos cotisations, mais tu as une légère tendance à l’étourderie. Qu’en pensez-vous&amp;nbsp;? Etes-vous de mon avis&amp;nbsp;? Dites-moi vite oui avant que je crève.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; font-family: Arial&quot;&gt;Mail XXXVII&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;De&amp;nbsp;: Regina&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;A&amp;nbsp;: Deborah&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;CC&amp;nbsp;: Attila, Agénor, Ammoniaque, Ajax&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Peindre la banderole, ça ne va pas&amp;nbsp;??? J’ai franchement autre chose à faire, moi. Et puis, je suis nulle dans ce genre de travail. D’ailleurs, en parlant de grève, ça fait des plombes que les lycéens sont dans la rue pour protester et nous, nous faisons quoi, à part discutailler&amp;nbsp;? Nous attendons qu’ils se lassent ou qu’ils fassent, &lt;i&gt;eux&lt;/i&gt;, plier qui vous savez&amp;nbsp;????&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; font-family: Arial&quot;&gt;Mail XXXVIII&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;De&amp;nbsp;: Deborah&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;A&amp;nbsp;: Regina&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;CC&amp;nbsp;: Attila, Agénor, Ammoniaque, Ajax&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Regina, tu poses une bonne question mais je ne crois pas que nous ayons encore la réponse. Il ne faut pas faire n’importe quoi, tu le sais. Seule l’action collective paye.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; font-family: Arial&quot;&gt;Mail XXXIX&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;De&amp;nbsp;: Regina&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;A&amp;nbsp;: Deborah&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;CC&amp;nbsp;: Attila, Agénor, Ammoniaque, Ajax&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Et à ton avis, des milliers, ça fait une collectivité ou une individualité&amp;nbsp;????&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; font-family: Arial&quot;&gt;Mail XL&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;De&amp;nbsp;: Attila&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;A&amp;nbsp;: Regina&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: blue; font-family: Arial&quot;&gt;CC&amp;nbsp;: Deborah, Ammoniaque, Ajax, Agénor&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Deborah a entièrement raison. Pour l’instant, personne n’a vraiment envie de partir dans une grève, même pour sauver son outil de travail. Tu penses, entre les c