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    <title>Last posts on judaïsme</title>
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        <author>
            <name>Ivan</name>
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        <title>Gilles Bernheim élu Grand rabbin de France</title>
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        <updated>2008-06-23T07:58:28+02:00</updated>
        <published>2008-06-23T07:58:28+02:00</published>
        <summary>   L e Grand rabbin de la synagogue de la rue de la Victoire à  Paris ,...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;L&lt;/span&gt;e Grand rabbin de la synagogue de la rue de la Victoire à &lt;strong&gt;Paris&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Gilles Bernheim&lt;/strong&gt;, a été élu, dimanche 22 juin, &lt;strong&gt;Grand rabbin de France&lt;/strong&gt;, par 184 voix contre 99 au Grand rabbin &lt;strong&gt;Joseph Sitruk&lt;/strong&gt;. Il est élu pour un mandat de 7 ans qui prendra effet le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2009.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le nouveau Grand rabbin de France, âgé de 56 ans, est &lt;strong&gt;agrégé de philosophie&lt;/strong&gt; et auteur de plusieurs ouvrages dont le plus récent, &lt;i&gt;&quot;le rabbin et le cardinal&quot;&lt;/i&gt;, a été écrit avec le cardinal Philippe Barbarin. Rabbin strictement orthodoxe, il est réputé homme d'ouverture et de dialogue. Sa première préoccupation quand il prendra ses fonctions sera d'améliorer la formation des rabbins. Il veut valoriser leur fonction et les aider dans leurs débuts auprès des communautés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;LIRE LA SUITE&lt;/strong&gt; : &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/06/22/gilles-bernheim-elu-grand-rabbin-de-france_1061482_3224.html?xtor=RSS-3224&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/06/22/gilles-bernheim-elu-grand-rabbin-de-france_1061482_3224.html?xtor=RSS-3224&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Ivan</name>
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        <title>L’exil du peuple juif est-il un mythe ?</title>
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        <id>tag:leschevaliersnoirs.hautetfort.com,2008-06-03:1646076</id>
        <updated>2008-06-03T17:53:48+02:00</updated>
        <published>2008-06-03T17:53:48+02:00</published>
        <summary>  L’historien Shlomo Sand affirme que l’existence des diasporas de...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’historien Shlomo Sand affirme que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe, né d’une reconstruction à postériori sans fondement historique. Entretien Source : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Ofri Ilani, Haaretz, 21 mars 2008, traduit de l’hébreu par Michel Ghys.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« &lt;u&gt;Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ?&lt;/u&gt; » (aux éditions &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Resling&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; - en hébreu)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Shlomo Sand&lt;/strong&gt;, historien du 20e siècle, avait jusqu’à présent étudié l’histoire intellectuelle de la France moderne (dans son livre « &lt;u&gt;L’intellectuel, la vérité et le pouvoir&lt;/u&gt; », Am Oved éd., 2000 - en hébreu), et les rapports entre le cinéma et l’histoire politique (« &lt;u&gt;Le cinéma comme Histoire&lt;/u&gt; », Am Oved, 2002 - en hébreu). D’une manière inhabituelle pour des historiens de profession, il se penche, dans son nouveau livre, sur des périodes qu’il n’avait jamais étudiées - généralement en s’appuyant sur des chercheurs antérieurs qui ont avancé des positions non orthodoxes sur les origines des Juifs.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;En fait, l’essentiel de votre livre ne s’occupe pas de l’invention du peuple juif par le nationalisme juif moderne mais de la question de savoir d’où viennent les Juifs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Mon projet initial était de prendre une catégorie spécifique de matériaux historiographiques modernes, d’examiner comment on avait fabriqué la fiction du peuple juif. Mais dès que j’ai commencé à confronter les sources historiographiques, je suis tombé sur des contradictions. Et c’est alors ce qui m’a poussé - je me suis mis au travail, sans savoir à quoi j’aboutirais. J’ai pris des documents originaux pour essayer d’examiner l’attitude d’auteurs anciens - ce qu’ils avaient écrit à propos de la conversion. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des spécialistes de l’histoire du peuple juif affirment que vous vous occupez de questions dont vous n’avez aucune compréhension et que vous vous fondez sur des auteurs que vous ne pouvez pas lire dans le texte.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Il est vrai que je suis un historien de la France et de l’Europe, et pas de l’Antiquité. Je savais que dès lors que je m’occuperais de périodes anciennes comme celles-là, je m’exposerais à des critiques assassines venant d’historiens spécialisés dans ces champs d’étude. Mais je me suis dit que je ne pouvais pas en rester à un matériel historiographique moderne sans examiner les faits qu’il décrit. Si je ne l’avais pas fait moi-même, il aurait fallu attendre une génération entière. Si j’avais continué à travailler sur la France, j’aurais peut-être obtenu des chaires à l’université et une gloire provinciale. Mais j’ai décidé de renoncer à la gloire. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Après que le peuple ait été exilé de force de sa terre, il lui est resté fidèle dans tous les pays de sa dispersion et n’a pas cessé de prier et d’espérer son retour sur sa terre pour y restaurer sa liberté politique » : voilà ce que déclare, en ouverture, la Déclaration d’Indépendance. C’est aussi la citation qui sert de préambule au troisième chapitre du livre de Shlomo Sand, intitulé « L’invention de l’Exil ». Aux dires de Sand, l’exil du peuple de sa terre n’a en fait jamais eu lieu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Le paradigme suprême de l’envoi en exil était nécessaire pour que se construise une mémoire à long terme, dans laquelle un peuple-race imaginaire et exilé est posé en continuité directe du “Peuple du Livre” qui l’a précédé », dit Sand ; sous l’influence d’autres historiens qui se sont penchés, ces dernières années, sur la question de l’Exil, il déclare que l’exil du peuple juif est, à l’origine, un mythe chrétien, qui décrivait l’exil comme une punition divine frappant les Juifs pour le péché d’avoir repoussé le message chrétien. « Je me suis mis à chercher des livres étudiant l’envoi en exil - événement fondateur dans l’Histoire juive, presque comme le génocide ; mais à mon grand étonnement, j’ai découvert qu’il n’y avait pas de littérature à ce sujet. La raison en est que personne n’a exilé un peuple de cette terre. Les Romains n’ont pas déporté de peuples et ils n’auraient pas pu le faire même s’ils l’avaient voulu. Ils n’avaient ni trains ni camions pour déporter des populations entières. Pareille logistique n’a pas existé avant le 20e siècle. C’est de là, en fait, qu’est parti tout le livre : de la compréhension que la société judéenne n’a été ni dispersée ni exilée. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si le peuple n’a pas été exilé, vous affirmez en fait que les véritables descendants des habitants du royaume de Judée sont les Palestiniens.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Aucune population n’est restée pure tout au long d’une période de milliers d’années. Mais les chances que les Palestiniens soient des descendants de l’ancien peuple de Judée sont beaucoup plus élevées que les chances que vous et moi en soyons. Les premiers sionistes, jusqu’à l’insurrection arabe, savaient qu’il n’y avait pas eu d’exil et que les Palestiniens étaient les descendants des habitants du pays. Ils savaient que des paysans ne s’en vont pas tant qu’on ne les chasse pas. Même Yitzhak Ben Zvi, le second président de l’Etat d’Israël, a écrit en 1929, que “la grande majorité des fellahs ne tirent pas leur origine des envahisseurs arabes, mais d’avant cela, des fellahs juifs qui étaient la majorité constitutive du pays”. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et comment des millions de Juifs sont-ils apparu tout autour de la Méditerranée ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Le peuple ne s’est pas disséminé, c’est la religion juive qui s’est propagée. Le judaïsme était une religion prosélyte. Contrairement à une opinion répandue, il y avait dans le judaïsme ancien une grande soif de convertir. Les Hasmonéens furent les premiers à commencer à créer une foule de Juifs par conversions massives, sous l’influence de l’hellénisme. Ce sont les conversions, depuis la révolte des Hasmonéens jusqu’à celle de Bar Kochba, qui ont préparé le terrain à la diffusion massive, plus tard, du christianisme. Après le triomphe du christianisme au 4e siècle, le mouvement de conversion a été stoppé dans le monde chrétien et il y a eu une chute brutale du nombre de Juifs. On peut supposer que beaucoup de Juifs apparus autour de la mer Méditerranée sont devenus chrétiens. Mais alors, le judaïsme commence à diffuser vers d’autres régions païennes - par exemple, vers le Yémen et le Nord de l’Afrique. Si le judaïsme n’avait pas filé de l’avant à ce moment-là, et continué à convertir dans le monde païen, nous serions restés une religion totalement marginale, si même nous avions survécu. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment en êtes-vous arrivé à la conclusion que les Juifs d’Afrique du Nord descendent de Berbères convertis ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Je me suis demandé comment des communautés juives aussi importantes avaient pu apparaître en Espagne. J’ai alors vu que Tariq Ibn-Ziyad, commandant suprême des musulmans qui envahirent l’Espagne, était berbère et que la majorité de ses soldats étaient des Berbères. Le royaume berbère juif de Dahia Al-Kahina n’avait été vaincu que 15 ans plus tôt. Et il y a, en réalité, plusieurs sources chrétiennes qui déclarent que beaucoup parmi les envahisseurs d’Espagne étaient des convertis au judaïsme. La source profonde de la grande communauté juive d’Espagne, c’étaient ces soldats berbères convertis au judaïsme. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aux dires de Sand, l’apport démographique le plus décisif à la population juive dans le monde s’est produit à la suite de la conversion du royaume khazar - vaste empire établi au Moyen-âge dans les steppes bordant la Volga et qui, au plus fort de son pouvoir, dominait depuis la Géorgie actuelle jusqu’à Kiev. Au 8e siècle, les rois khazars ont adopté la religion juive et ont fait de l’hébreu la langue écrite dans le royaume. A partir du 10e siècle, le royaume s’est affaibli et au 13e siècle, il a été totalement vaincu par des envahisseurs mongols et le sort de ses habitants juifs se perd alors dans les brumes.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Shlomo Sand revisite l’hypothèse, déjà avancée par des historiens du 19e et du 20e siècles, selon laquelle les Khazars convertis au judaïsme seraient l’origine principale des communautés juives d’Europe de l’Est. « Au début du 20e siècle, il y a une forte concentration de Juifs en Europe de l’Est : trois millions de Juifs, rien qu’en Pologne », dit-il ; « l’historiographie sioniste prétend qu’ils tirent leur origine de la communauté juive, plus ancienne, d’Allemagne, mais cette historiographie ne parvient pas à expliquer comment le peu de Juifs venus d’Europe occidentale - de Mayence et de Worms - a pu fonder le peuple yiddish d’Europe de l’Est. Les Juifs d’Europe de l’Est sont un mélange de Khazars et de Slaves repoussés vers l’Ouest. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si les Juifs d’Europe de l’Est ne sont pas venus d’Allemagne, pourquoi parlaient-ils le yiddish, qui est une langue germanique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Les Juifs formaient, à l’Est, une couche sociale dépendante de la bourgeoisie allemande et c’est comme ça qu’ils ont adopté des mots allemands. Je m’appuie ici sur les recherches du linguiste Paul Wechsler, de l’Université de Tel Aviv, qui a démontré qu’il n’y avait pas de lien étymologique entre la langue juive allemande du Moyen-âge et le yiddish. Le Ribal (Rabbi Yitzhak Bar Levinson) disait déjà en 1828 que l’ancienne langue des Juifs n’était pas le yiddish. Même Ben Tzion Dinour, père de l’historiographie israélienne, ne craignait pas encore de décrire les Khazars comme l’origine des Juifs d’Europe de l’Est et peignait la Khazarie comme la “mère des communautés de l’Exil” en Europe de l’Est. Mais depuis environ 1967, celui qui parle des Khazars comme des pères des Juifs d’Europe de l’Est est considéré comme bizarre et comme un doux rêveur. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi, selon vous, l’idée d’une origine khazar est-elle si menaçante ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Il est clair que la crainte est de voir contester le droit historique sur cette terre. Révéler que les Juifs ne viennent pas de Judée paraît réduire la légitimité de notre présence ici. Depuis le début de la période de décolonisation, les colons ne peuvent plus dire simplement : “Nous sommes venus, nous avons vaincu et maintenant nous sommes ici” - comme l’ont dit les Américains, les Blancs en Afrique du Sud et les Australiens. Il y a une peur très profonde que ne soit remis en cause notre droit à l’existence. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette crainte n’est-elle pas fondée ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Non. Je ne pense pas que le mythe historique de l’exil et de l’errance soit la source de ma légitimité à être ici. Dès lors, cela m’est égal de penser que je suis d’origine khazar. Je ne crains pas cet ébranlement de notre existence, parce que je pense que le caractère de l’Etat d’Israël menace beaucoup plus gravement son existence. Ce qui pourra fonder notre existence ici, ce ne sont pas des droits historiques mythologiques mais le fait que nous commencerons à établir ici une société ouverte, une société de l’ensemble des citoyens israéliens. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;En fait, vous affirmez qu’il n’y a pas de peuple juif.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Je ne reconnais pas de peuple juif international. Je reconnais un “peuple yiddish” qui existait en Europe de l’Est, qui n’est certes pas une nation mais où il est possible de voir une civilisation yiddish avec une culture populaire moderne. Je pense que le nationalisme juif s’est épanoui sur le terreau de ce “peuple yiddish”. Je reconnais également l’existence d’une nation israélienne, et je ne lui conteste pas son droit à la souveraineté. Mais le sionisme, ainsi que le nationalisme arabe au fil des années, ne sont pas prêts à le reconnaître.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Du point de vue du sionisme, cet Etat n’appartient pas à ses citoyens, mais au peuple juif. Je reconnais une définition de la Nation : un groupe humain qui veut vivre de manière souveraine. Mais la majorité des Juifs dans le monde ne souhaite pas vivre dans l’Etat d’Israël, en dépit du fait que rien ne les en empêche. Donc, il n’y a pas lieu de voir en eux une nation. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Qu’y a-t-il de si dangereux dans le fait que les Juifs s’imaginent appartenir à un seul peuple ? Pourquoi serait-ce mal en soi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Dans le discours israélien sur les racines, il y a une dose de perversion. C’est un discours ethnocentrique, biologique, génétique. Mais Israël n’a pas d’existence comme Etat juif : si Israël ne se développe pas et ne se transforme pas en société ouverte, multiculturelle, nous aurons un Kosovo en Galilée. La conscience d’un droit sur ce lieu doit être beaucoup plus souple et variée, et si j’ai contribué avec ce livre à ce que moi-même et mes enfants puissions vivre ici avec les autres, dans cet Etat, dans une situation plus égalitaire, j’aurai fait ma part.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Nous devons commencer à œuvrer durement pour transformer ce lieu qui est le nôtre en une république israélienne, où ni l’origine ethnique, ni la croyance n’auront de pertinence au regard de la Loi. Celui qui connaît les jeunes élites parmi les Arabes d’Israël, peut voir qu’ils ne seront pas d’accord de vivre dans un Etat qui proclame n’être pas le leur. Si j’étais Palestinien, je me rebellerais contre un tel Etat, mais c’est aussi comme Israélien que je me rebelle contre cet Etat. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;La question est de savoir si, pour arriver à ces conclusions-là, il était nécessaire de remonter jusqu’au royaume des Khazars et jusqu’au royaume Himyarite.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Je ne cache pas que j’éprouve un grand trouble à vivre dans une société dont les principes nationaux qui la dirigent sont dangereux, et que ce trouble m’a servi de moteur dans mon travail. Je suis citoyen de ce pays, mais je suis aussi historien, et en tant qu’historien, j’ai une obligation d’écrire de l’Histoire et d’examiner les textes. C’est ce que j’ai fait. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Si le mythe du sionisme est celui du peuple juif revenu d’exil sur sa terre, que sera le mythe de l’Etat que vous imaginez ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;« Un mythe d’avenir est préférable selon moi à des mythologies du passé et du repli sur soi. Chez les Américains, et aujourd’hui chez les Européens aussi, ce qui justifie l’existence d’une nation, c’est la promesse d’une société ouverte, avancée et opulente. Les matériaux israéliens existent, mais il faut leur ajouter, par exemple, des fêtes rassemblant tous les Israéliens. Réduire quelque peu les jours de commémoration et ajouter des journées consacrées à l’avenir. Mais même aussi, par exemple, ajouter une heure pour commémorer la “Nakba”, entre le Jour du Souvenir et la Journée de l’Indépendance. »&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Note :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Shlomo Sand est né en 1946 à Linz (Autriche) et a vécu les deux premières années de sa vie dans les camps de réfugiés juifs en Allemagne. En 1948, ses parents émigrent en Israël, où il a grandi. Il finit ses études supérieures en histoire, entamées à l’université de Tel-Aviv, à l’École des hautes études en sciences sociales, à Paris. Depuis 1985, il enseigne l’histoire de l’Europe contemporaine à l’université de Tel-Aviv. Il a notamment publié en français : « L’Illusion du politique. Georges Sorel et le débat intellectuel 1900 » (La Découverte, 1984), « Georges Sorel en son temps », avec J. Julliard (Seuil, 1985), « Le XXe siècle à l’écran » (Seuil, 2004). « Les mots et la terre. Les intellectuels en Israël » (Fayard, 2006)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Rodion RASKOLNIKOV</name>
            <uri>http://rodionraskolnikov.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>L'avortement</title>
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        <updated>2008-05-31T17:35:08+02:00</updated>
        <published>2008-05-31T17:35:08+02:00</published>
        <summary>             Catholiques en campagne (...</summary>
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           &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;249&quot; src=&quot;http://imagesforum.doctissimo.fr/mesimages/4062023/foetus.jpg&quot; height=&quot;219&quot; style=&quot;width: 249px; height: 219px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Catholiques en campagne (&lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.catholiques-en-campagne.fr/&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://www.catholiques-en-campagne.fr/&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« L’embryon ou le foetus ne sont pas des personnes potentielles, ce sont des personnes avec un vaste potentiel »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;(Dr Wilkes, président de Right to Life)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lutter contre l’avortement démontre une attitude rétrograde opposée au progrès social et qui va contre le sens de l’histoire. Bien sûr… C’est pour cela qu’aux Etats-Unis et dans divers pays du monde, les hommes politiques, pressés il est vrai par leur électorat, reviennent sur cette législation qui n’aura fait que trop de ravages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.novopress.info/?p=11595&quot;&gt;Lire la suite (Novopress France / Catholiques en campagne)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Ivan</name>
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        <title>Le message de paix de Martin Buber</title>
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        <updated>2008-05-25T11:52:25+02:00</updated>
        <published>2008-05-25T11:52:25+02:00</published>
        <summary>   «  Mon âme n'est pas près de mon peuple, mais mon âme est mon peuple. Et...</summary>
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           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leschevaliersnoirs.hautetfort.com/media/02/02/446415058.jpg&quot; alt=&quot;446415058.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1033540&quot; name=&quot;media-1033540&quot; /&gt;« &lt;em&gt;Mon âme n'est pas près de mon peuple, mais mon âme est mon peuple. Et dans ce même sens, chacun d'entre nous sentira l'avenir de la judéité; il sentira ce qui suit : je veux continuer à vivre, je veux mon avenir, je veux une nouvelle vie entière, une vie pour moi, pour le peuple qui est en moi, pour moi-même qui suis en mon peuple. Car la judéité ne possède pas seulement un passé car je crois qu'en dépit de tout ce qu'elle a créé, elle n'a pas seulement un passé mais aussi un avenir&lt;/em&gt; ». C'est en ces termes que &lt;strong&gt;Martin Buber&lt;/strong&gt; (1878-1965), philosophe juif de la religion et de la société, décrit les dimensions de &lt;em&gt;l'existence juive&lt;/em&gt; et ce sont là des paroles que l'on vou­drait tenir aux Allemands d'aujourd'hui, qui s'empressent trop souvent d'oublier leur propre nation, pour les in­citer à réfléchir, à procéder à une véritable introspection&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/05/14/le-message-de-paix-de-martin-buber.html&quot;&gt;Lire la suite (Euro-Synergies / Manfred MÜLLER - DNZ-München, Nr.33/2002)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>CSAE</name>
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        <title>Le message de paix de Martin Buber</title>
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        <updated>2008-05-18T15:49:24+02:00</updated>
        <published>2008-05-18T15:49:24+02:00</published>
        <summary>       «Mon âme n'est pas près de mon peuple, mais mon âme est mon peuple. Et...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;226&quot; src=&quot;http://paris1.mfa.gov.il/mfm/Data/136452.jpg&quot; height=&quot;297&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong&gt;«Mon âme n'est pas près de mon peuple, mais mon âme est mon peuple. Et dans ce même sens, chacun d'entre nous sentira l'avenir de la judéité; il sentira ce qui suit : je veux continuer à vivre, je veux mon avenir, je veux une nouvelle vie entière, une vie pour moi, pour le peuple qui est en moi, pour moi-même qui suis en mon peuple. Car la judéité ne possède pas seulement un passé car je crois qu'en dépit de tout ce qu'elle a créé, elle n'a pas seulement un passé mais aussi un avenir». C'est en ces termes que Martin Buber (1878-1965), philosophe juif de la religion et de la société, décrit les dimensions de l'existence juive et ce sont là des paroles que l'on vou­drait tenir aux Allemands d'aujourd'hui, qui s'empressent trop souvent d'oublier leur propre nation, pour les in­citer à réfléchir, à procéder à une véritable introspection.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/05/14/le-message-de-paix-de-martin-buber.html&quot;&gt;Lire la suite (Euro-Synergies / Manfred MÜLLER - DNZ-München, Nr.33/2002)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Rodion RASKOLNIKOV</name>
            <uri>http://rodionraskolnikov.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>L'extrême droite londonienne courtise les Juifs</title>
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        <id>tag:rodionraskolnikov.hautetfort.com,2008-05-17:1620948</id>
        <updated>2008-05-17T17:42:25+02:00</updated>
        <published>2008-05-17T17:42:25+02:00</published>
        <summary>      &amp;nbsp;          Shraga Blum      Étranger           &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rodionraskolnikov.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;212&quot; src=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/84/Betar1.jpg&quot; height=&quot;234&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; id=&quot;t_auteur&quot; class=&quot;cAuteur&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;strong&gt;Shraga Blum&lt;/strong&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;Étranger&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot; class=&quot;cBox&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cTexte&quot;&gt;L'avancée de l'Islam en Europe favorise un peu partout les mouvements xénophobes et d'extrême-droite. C'est le cas en Grande-Bretagne où la communauté musulmane est la plus nombreuse du continent, et jouit depuis longtemps d'une liberté d'expression et d'action impressionnantes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Afin d'augmenter leur potentiel électoral certains partis d'extrême droite voient dans la communauté juive un allié objectif possible, selon le principe bien connu: &quot;L'ennemi de mon ennemi est mon ami&quot;. Cela est le cas à Anvers en Belgique, où le Vlaamsblock (Bloc Flamand) de Filip Dewinter tente régulièrement de s'allier les voix de l'importante communauté juive locale, et cela à été le cas à Londres. Il y a actuellement près de 350.000 Juifs en Grande Bretagne dont les deux tiers résident dans la seule ville de Londres. Le BNP, &quot;British National Party&quot; s'est activé des derniers temps à mettre en sourdine voire à effacer son passé antisémite pour pouvoir entrer pour la première fois au Conseil municipal du Grand Londres. Tous les sondages indiquaient une baisse notoire de la popularité du maire actuel, Ken Livingston, et une victoire des conservateurs lors des élections municipales qui ont eu lieu aujourdhui jeudi. Mais pour la première fois aussi, l'extrême droite était créditée d'un siège au Conseil. Le BNP est donc aller &quot;chasser&quot; sur les &quot;terres juives&quot; de Londres, principalement à Stamford Hill et Golders Green. Le BNP mettait en avant &quot;le Juif de service&quot;, Pat Richardson, dont la mission était de rappeler aux Juifs londoniens &quot;le danger de l'Islam, son caractère antisémite, et les divers incidents antijuifs d'origine musulmane liés au conflit du Proche Orient&quot;. Richardson montrait notamment une affiche présentant un jeune musulman londonien arborant le slogan: &quot;Exterminer les ennemis de l'Islam&quot;. &quot;En tant que Juifs nous sommes concernés par ce danger&quot; expliquait Richardson.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les principales organisations juives officielles se sont empressées de &quot;repousser ces avances&quot;, demandant à la communauté de ne pas céder à la tentation, rappelant que le &quot;BNP était un parti nettement antisémite et qui soutenait les thèses négationnistes&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour Ruth Smith, membre du 'Community Security Trust', organisation de Défense des Juifs britanniques, &quot;il s'agit d'un procédé très rusé, car le site Internet du BNP est soudain devenu le site le plus sioniste du Web!&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Afin de rappeler au Juifs londoniens ce qu'est le BNP, les organisations juives ont mis en avant &quot;la conversion douteuse&quot; du chef de file du parti, Nick Griffin: il y a quelques temps, il écrivait dans un journal: &quot;La Shoa est une fabrication de la propagande alliée durant la Seconde guerre mondiale&quot;. Mais plus récemment, il écrivait: &quot;Adopter des positions islamophobes aujourd'hui, est susceptible de provoquer un intérêt médiatique plus important que de parler de 'la toute puissance juive' qui nous mettrait à dos le monde journalistique occidental&quot;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; height=&quot;20&quot; id=&quot;t_source_in&quot; class=&quot;bNotesHead&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;source&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;table border=&quot;0&quot; width=&quot;100%&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; id=&quot;t_source_texte&quot; class=&quot;bNotesBox&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td valign=&quot;top&quot; class=&quot;bNotesTexte&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Arouts7 ::&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://a7fr.net/Article/51377.htm&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#660033&quot;&gt;&lt;strong&gt;lien&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir aussi&lt;/strong&gt; &lt;a href=&quot;http://www.voxnr.com/&quot;&gt;&lt;strong&gt;WWW.VOXNR.COM&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; 
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        <author>
            <name>Jonas Jorda</name>
            <uri>http://lautrejouissance.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Hitler, Spinoza et la détestation du monothéisme hébreu</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lautrejouissance.hautetfort.com/archive/2008/05/13/spinoza-hitler-et-la-detestation-du-monotheisme-hebreu.html" />
        <id>tag:lautrejouissance.hautetfort.com,2008-05-14:1614449</id>
        <updated>2008-05-14T09:56:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-14T09:56:00+02:00</published>
        <summary>                       ..             Nouvelles du front principal...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lautrejouissance.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;center&quot; style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lautrejouissance.hautetfort.com/media/00/02/204485444.jpg&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1014586&quot; src=&quot;http://lautrejouissance.hautetfort.com/media/00/02/204485444.jpg&quot; alt=&quot;204485444.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1014586&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;..&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#993300&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;Nouvelles du front principal&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La guerre que &lt;i&gt;le monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt; fait au &lt;i&gt;monde des fils&lt;/i&gt; se déroule sur plusieurs fronts dont le plus important, du point de vue stratégique, est celui des premiers principes. Celui qui tient les premiers principes a gagné une grande bataille, une bataille véritablement décisive – et pourtant cela ne signifie pas qu’il a gagné la guerre. Actuellement, ce sont les &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; qui occupent le terrain des premiers principes, mais cela ne verrouille pas pour autant l’avenir du monde. Bien au contraire. Cette victoire, pénible résultat de quelques siècles d’efforts &lt;i&gt;fraternitaires&lt;/i&gt;, est sur le point de leur être arrachée, ainsi qu’il est écrit&amp;nbsp;en Daniel, 8, 25 :&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;(Le &lt;i&gt;Grand Frère&lt;/i&gt;) s’opposera au Prince des princes,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font size=&quot;+0&quot;&gt;mais – sans acte de main – il sera brisé.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une des choses que &lt;i&gt;le monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt; déteste le plus dans &lt;i&gt;le monde des fils&lt;/i&gt; c'est le monothéisme – et particulièrement le monothéisme hébreu – parce que le monothéisme a changé la donne au niveau des premiers principes et que ce changement, dès le début, n'a jamais été accepté par quiconque refuse d'être &lt;i&gt;fils&lt;/i&gt;. Quelqu'un n'a cessé de le proclamer depuis une trentaine d'années, c'est Claude Tresmontant. Claude Tresmontant dit à peu près ceci&amp;nbsp;: &lt;i&gt;on fait des histoires avec l’antisémitisme mais c’est du brouillard jeté sur la vraie question, la vraie question est l’exécration du monothéisme hébreu&lt;/i&gt;. Pour cette raison, pour cette raison spécialement, il s'est vu traiter par&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; beaucoup de ses collègues philosophes (dans l'Université) et théologiens ou exégètes (dans l'Église) comme un pestiféré.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Que dit le monothéisme, à commencer par le monothéisme hébreu ? Il dit : le monde n'est pas le seul être auquel nous ayons affaire, le monde n'est pas divin, il n'est pas éternel, il connaît l'usure et le vieillissement (ce que vérifie la physique la plus récente) de sorte qu'il n'a pu se donner l'être à lui-même. Il tient l'être d'un autre que soi. Ainsi, ce qu'a amené le monothéisme hébreu de nouveau c'est qu'il y a deux niveaux dans l'être : il y a &lt;i&gt;ce qui est&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ce Qui Est&lt;/i&gt;, le monde et le Dieu créateur.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Personne n'avait jamais dit quelque chose de pareil – personne n'avait pensé ou émis l'idée que notre être, et donc avant tout notre existence, pouvait être le don d'un Dieu créateur. Personne n'avait jamais dit : « En un commencement, Dieu créa le ciel et la terre ».&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;§§§&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; On a cru que le monde était éternel, qu'il avait toujours été là, qu'il était de lui-même par conséquent, c'est-à-dire autofondé, qu'il se renouvelait de lui-même indéfiniment par une sorte d'éternel retour des choses, ou bien qu'il se régénérait dans son propre chaos. On a cru que l'ordre pouvait naître du désordre, mais l'ordre bien évidemment ne peut naître que de l'ordre. Ce qui rend au moins vraisemblable l’hypothèse d’une création du monde. La science moderne ne cesse d’ailleurs de nous le confirmer, qui n'a jamais repéré aucune sorte de chaos générateur, mais seulement et à perte de vue de la matière informée – y compris dans ce que les théories du même nom appellent chaos.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#993300&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Une tactique fraternitaire&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sur le front de la pensée par exemple, il a fallu tout un tas de siècles aux &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; pour inventer un système à double entrée, une pour le monde et une pour le monothéisme, de manière à les isoler l’un de l’autre – un système astucieux de «&amp;nbsp;double comptabilité&amp;nbsp;», comme dit Tresmontant, qui consiste à réserver la raison pour appréhender le monde, et la foi pour appréhender la Révélation. Ils n’ont pas voulu considérer la Bible comme une information supplémentaire sur le monde, lorsque l’information naturelle ne suffit plus. Leur enquête sur le prophétisme hébreu s’est bornée à le considérer, avec Spinoza, comme un moyen de faire obéir la masse. Ils ont promulgué un dogme laïciste suivant lequel le contenu de la Bible est une affaire de croyance, une affaire privée, et du coup ils en ont profité pour dire qu’officiellement Dieu n’existe pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Bien entendu, les &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; n’ont jamais pu démontrer qu’il n’y avait pas d’être créateur. Comme dit Gilson, toujours trop courtois avec ses confrères athées&amp;nbsp;: &lt;i&gt;il est beaucoup plus difficile de démontrer l’inexistence de Dieu que de démontrer son existence&lt;/i&gt;. On peut, par des preuves cosmologiques, comme fait Saint Thomas, démontrer l’existence de Dieu – mais démontrer son inexistence, c’est une autre affaire, et c’est pourquoi les &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; n’ont jamais pu qu’affirmer cette inexistence, avec style et grands éclats certes, mais affirmer n’est pas prouver. En réalité, il importe peu aux &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; de prouver l’inexistence de Dieu, la vérité ne les intéresse pas – ils ont d’ailleurs déclaré &lt;i&gt;out&lt;/i&gt; la vérité, car leur seule passion est la jouissance et haïr le monothéisme en est une de choix&amp;nbsp;: suivre les traces de cette passion nous entraîne sur la piste de la jouissance &lt;i&gt;fraternitaire&lt;/i&gt;, en tant que jouissance &lt;i&gt;dérégulée&lt;/i&gt;, ce qui en Occident signifie que cette jouissance est volontairement désamarrée de l’univers du monothéisme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le mode nietzschéen de l’imprécation libérée donne le ton de cette impitoyable&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; exécration. Ainsi dans &lt;i&gt;L’Antéchrist&lt;/i&gt;, contre les juifs :&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Les juifs sont le peuple le plus remarquable de l’histoire universelle, car devant la question de l’être et du non-être, ils ont préféré l’être &lt;i&gt;à tout prix&amp;nbsp;&lt;/i&gt;: le prix en question, c’était la &lt;i&gt;falsification&lt;/i&gt; radicale de toute nature, de tout naturel, de toute réalité, de tout monde intérieur aussi bien qu’extérieur ».Voici campée l’opposition fondamentale entre &lt;i&gt;le monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;le monde des fils&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: ou la nature incréée des grecs ou l’univers créé du monothéisme. Et voici, un octave au-dessus, le couplet antichrétien&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;J’appelle le christianisme l’unique grande malédiction, l’unique grande corruption, l’unique grand instinct de haine, pour lequel aucun moyen n’est assez vénéneux, sournois, souterrain, assez &lt;i&gt;mesquin&lt;/i&gt; – je l’appelle l’unique immortelle souillure de l’humanité&amp;nbsp;». Le ton est donné pour les temps qui suivent. Il résume aussi celui des temps précédents. Nietzsche en effet n’innove pas, il n’est guère qu’un &lt;i&gt;booster&lt;/i&gt; historique de cette haine.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Avant lui, un des &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; qui a le plus détesté le monothéisme, étrangement, est un juif. C’est Spinoza.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#993300&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;spinoza et l’opposition au monothéisme hébreu&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour Spinoza, il n’y a pas d’autre être que l’être du monde&amp;nbsp;: Spinoza l’appelle Nature ou Dieu. Ainsi Dieu change de statut&amp;nbsp;: il n’est plus &lt;i&gt;Ce Qui Est&lt;/i&gt; mais &lt;i&gt;ce qui est&lt;/i&gt;. Et puisqu’il est une totalité entièrement déterminée, Dieu (ou la Nature ) se donne comme un Tout intégralement intelligible. D’où il suit qu’une compréhension du Tout en tant que Tout est possible. Nul besoin que des prophètes ignorants viennent nous communiquer des information qui manqueraient à l’être, nous disposons de toutes les informations nécessaires à sa compréhension&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; complète. À tel point que cette compréhension peut faire notre béatitude, et c’est très précisément cette béatitude qui constitue le mode métaphysique &lt;i&gt;fraternitaire&lt;/i&gt; de la jouissance dérégulée&amp;nbsp;: Spinoza la nomme «&amp;nbsp;Amour intellectuel de Dieu&amp;nbsp;» en tant qu’elle naît d’une connaissance intuitive, plus ou moins extasiée, de l’être. Apparaît donc une conception du monde où est déjà présent tout ce que le &lt;i&gt;New-Age&lt;/i&gt; nous propose aujourd’hui&amp;nbsp;: un Grand Tout à fonctionnement holistique dont chaque partie est appelée à jouir en en prenant conscience.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En réduisant l’être du monde à &lt;i&gt;ce qui est&lt;/i&gt; et en faisant de celui-ci une divinité naturelle, Spinoza rapporte notre possibilité de jouissance au seul lien que nous pouvons entretenir avec la Nature – à une manière d’identification de la pensée à la totalité de &lt;i&gt;ce qui est&lt;/i&gt;. A l’opposé le prophétisme hébreu annonçait – et nous ne pouvions le savoir sans cette révélation – une relation amoureuse (de cœur) entre &lt;i&gt;ce qui est&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Ce Qui Est&lt;/i&gt;, et plus précisément entre &lt;i&gt;qui est&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Qui Est&lt;/i&gt;, entre la créature et son Créateur. Une relation mystique donc, c’est-à-dire dans laquelle l’initiative ne nous appartient pas (elle appartient à &lt;i&gt;Qui Est&lt;/i&gt;).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Voici qui nous fait saisir la différence de constitution métaphysique des deux dispositifs civilisateurs opposés&amp;nbsp;: nous comprenons ici que &lt;i&gt;le monde des fils&lt;/i&gt; n’est en rien construit sur l’être en tant que tel, mais sur l’être en tant que relation, et d’abord relation entre &lt;i&gt;qui est&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Qui Est&lt;/i&gt; – où l’on voit que la foi n’est pas une &lt;i&gt;croyance&lt;/i&gt; comme le pensent les frères (un croire en quelque chose), mais une &lt;i&gt;confiance&lt;/i&gt; (un croire en quelqu’un). Le &lt;i&gt;monde des fils&lt;/i&gt; est essentiellement interpersonnel. Pour sa part, &lt;i&gt;le monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt; s’en tient à l’être du monde, il s’en tient au quelque chose, à l’impersonnel, et se déploie dans un ontologisme tous azimuts – techno-expérimentation totale, utilitarisme juridique, pragmatique linguistique, sociologisme et psychologisme – et à la fin droits de l’homme pour les Etats mous et bruits de bottes pour les durs. Cette agitation, dont les réussites sont pour le moins mitigées, masque ce dont il s’agit de fait : l’apparente construction du &lt;i&gt;monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt; n’est en réalité qu’une pure et simple déconstruction du &lt;i&gt;monde des fils&lt;/i&gt;, et en particulier de ce qui fonde la structure de la relation dans ce monde, à savoir le dispositif paternel sous toutes ses formes, tant aux niveaux des premiers principes qu’à celui de ses applications dans la cité. Observons qu’il reste encore aux &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; à déconstruire le dernier des dispositifs paternels resté debout&amp;nbsp;: la papauté. L’affaire est en cours. Comme il s’agit de l’extrême effort pour devenir intégralement et radicalement &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt;, nous approchons de toute évidence du Grand Dénouement.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour en revenir à Spinoza, remarquons que sa position lui a valu quelque chose qu’il a véritablement désiré, qui faisait pour lui reconnaissance&amp;nbsp;: elle lui a gagné le &lt;i&gt;hérém&lt;/i&gt;, c’est-à-dire l’excommunication majeure, fait extrêmement rare – deux excommunications majeures seulement à Amsterdam au XVIIe siècle. Le voilà donc excommunié de la synagogue à 24 ans, fier de l’être, premier grand rebelle de l’âge moderne&amp;nbsp;: « Par décret des Anges, par les mots des Saints, nous bannissons, écartons, maudissons et déclarons anathème Baruch d’Espinoza avec toutes les malédictions écrites dans la Loi. Maudit soit-il le jour, et maudit soit-il la nuit, maudit soit-il à son lever et maudit soit-il à son coucher… »&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dans le monothéisme, hébreu comme chrétien,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;l’excommunication laisse toujours la porte ouverte. Elle est réversible. C’était aussi le cas pour le &lt;i&gt;hérém&lt;/i&gt; de Spinoza. Par contre il y a de l’absolument inacceptable, d’où&amp;nbsp;cette redoutable solennité : elle &lt;span&gt;signifie que la modification délibérée des premiers principes est un très grand mal. On sait que la tradition a toujours considéré qu’une erreur même légère à ce niveau pouvait engendrer de très graves conséquences. Or avec Spinoza, il ne s’agit pas d’une légère erreur, mais d’un renversement pur et simple. Ce renversement est l’indice majeur de la dérégulation de la jouissance. Quoi qu’on puisse en penser, personne ne pourra nier qu’à la longue ne se manifeste dans la rue les effets des positions y adoptées. Rapidement le spinozisme a disséminé dans les différents milieux européens au rythme même du développement du &lt;i&gt;monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt;. L’intelligentsia allemande en particulier s’en est trouvée imprégnée. Mais pas seulement l’intelligentsia et les marxistes. Le nazisme aussi s’en est trouvé inspiré. Et d’abord Hitler lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En effet et tout bien considéré, il se trouve que le Dieu de Hitler est le même que celui de Spinoza, c’est le Grand Tout de la Nature – à ceci près que Hitler assigne un attribut supplémentaire au deux que Spinoza lui avait déjà alloués. Outre la pensée et l’étendue donc, la Nature possède pour Hitler cet autre attribut&amp;nbsp;: la &lt;i&gt;pureté&lt;/i&gt;. C’est sous cette face qu’elle lui est entièrement intelligible – c’est&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;pour cette raison qu’on ne peut pas dire que la pureté est &lt;span&gt;une simple &lt;i&gt;propria&lt;/i&gt;, comme par exemple l’éternité,&amp;nbsp;mais bien un attribut au sens de Spinoza&amp;nbsp;: la pureté est pour Hitler le réel même de la Nature.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ***&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De façon inattendue, &lt;i&gt;Mein Kampf&lt;/i&gt; met ainsi en lumière la logique d’exclusion à l’œuvre dans &lt;i&gt;l’Éthique&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: à savoir que si quelqu'un ne se soumet pas à cette espèce de gros animal qu'est le monde incréé de Spinoza, &lt;i&gt;Nature naturante&lt;/i&gt; produisant toutes ses parties et les léchant avec indifférence, c'est qu'il refuse d'être de ce monde. Autrement dit, il se met hors-jeu, devient une impureté naturelle, s’excommunie à son tour par rétro-anathème.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;§§§&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;/h4&gt; &lt;h4 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;/h4&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;h4 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lautrejouissance.hautetfort.com/media/02/01/1222187937.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1014587&quot; src=&quot;http://lautrejouissance.hautetfort.com/media/02/01/1222187937.jpg&quot; alt=&quot;1222187937.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1014587&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;/h4&gt; &lt;h4 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Mein kampf&amp;nbsp;: le juif est une impureté dans l’unite de l’être&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt; &lt;h4 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;/h4&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Remarquons la sorte singulière d’exercice que constitue la lecture de &lt;i&gt;Mein Kampf&lt;/i&gt;: sentiments de répulsion d’abord, d’écoeurement, d’accablement aussi, et ainsi de suite – mais comme disait le Maréchal Lyautey&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Tout français doit lire ce livre&amp;nbsp;». Il convient donc de franchir le mur de l’aversion, d’affronter cette effroyable passion et de la regarder sans ciller au fond des yeux et pas seulement pour un devoir de mémoire, aussi incertain qu’impuissant&amp;nbsp;: il s’agit avant tout d’y reconnaître son propre potentiel de méchanceté.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quel est le statut de quelqu’un comme Hitler dans &lt;i&gt;le monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt;&amp;nbsp;? Hitler est un &lt;i&gt;Grand Frère&lt;/i&gt;, soit celui qui met en œuvre une transgression capitale, une dérégulation majeure de jouissance, qui prend sur soi une identification totale au Mal et la propose à travers sa personne, sa stature propre, à l’identification commune. Dans &lt;i&gt;le monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt;, tout &lt;i&gt;frère,&lt;/i&gt; tout &lt;i&gt;frère&lt;/i&gt; sans exception, est invité, au-delà de son plaisir, c’est-à-dire au-delà de son bien-être (au-delà de l’égoïsme tout-venant et de la cruauté commune), à s’identifier à l’extrême de la jouissance &lt;i&gt;fraternitaire&lt;/i&gt; – à la jouissance&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; intégralement dérégulée – là où se tient ce que nous appellerons avec Abraham Heschel «&amp;nbsp;l’instinct mauvais&amp;nbsp;». C’est sur la dénégation d’une&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; fomentation à la fois individuelle et massive de l’instinct mauvais, décuplée par une dérégulation ingouvernable, que les &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; ont construit leur humanisme et en particulier leur notion d’&lt;i&gt;antisémitisme&lt;/i&gt; &lt;i&gt;séparable&lt;/i&gt; – comme si la malignité, et même l’inhumanité, étaient isolables et détachables du Tout &lt;i&gt;fraternitaire&lt;/i&gt; qui ne cesse pourtant de les surproduire. Qu’ils n’aient pas vu naître Hitler de leur propre sein signifie simplement qu’ils nourrissent sans le savoir le &lt;i&gt;Grand Frère&lt;/i&gt; qui vient. Et qui est déjà là.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;§§§&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ne confondons pas chez Hitler racisme et antisémitisme. Même si le tronc est commun, les racines sont différentes. L’antisémitisme d’Hitler n’a rien d’un &lt;i&gt;antisémitisme&lt;/i&gt; &lt;i&gt;séparable&lt;/i&gt; au sens des frères&amp;nbsp;: il s’inscrit avant tout dans la tradition allemande de détestation du monothéisme hébreu. La thèse du mensonge juif, du mensonge à propos d’une quelconque réalité religieuse du judaïsme – voilà sous quelle forme existe cette détestation dans &lt;i&gt;Mein Kampf&lt;/i&gt;. Tout le drame du judaïsme, son déchirement poignant, de toujours, entre l’universalisme prophétique et la volonté nationaliste, est rabattu sur ce «&amp;nbsp;mensonge&amp;nbsp;» supposé. L’inspiration est ici celle de l’Aufklärung et de ses successeurs de tous bords. A la faveur de la récusation du prophétisme systématisée par Spinoza et particulièrement développée dans la pensée allemande, s’est mise en place une série de qualifications de plus en plus hostile au monothéisme hébreu&amp;nbsp;: &lt;i&gt;illusion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;fantasmagorie&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;fausseté&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;opium du peuple&lt;/i&gt;, et ainsi de suite. Le&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Traité théologico-politique&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;a commencé à parler &lt;span&gt;d’une &lt;i&gt;imagination&lt;/i&gt; proposée à des gens frustes – et à la fin c’est devenu un &lt;i&gt;mensonge&lt;/i&gt;. Dans &lt;i&gt;Mein Kampf&lt;/i&gt;, Hitler revendique cette ligne de pensée, s’appuie sur l’autorité de&lt;/span&gt; Schopenhauer qu’il cite par deux fois, Schopenhauer suivant lequel «&amp;nbsp;le Juif est le grand maître en fait de mensonge ».&amp;nbsp;Un «&amp;nbsp;mensonge&amp;nbsp;» donc&amp;nbsp;qui consiste à prétendre que les juifs sont une confession et non pas un peuple : « La vie (des juifs) au sein d'autres peuples, écrit Hitler, ne peut durer que lorsqu'il parvient à faire croire qu'il ne doit pas être considéré comme un peuple, mais comme une communauté religieuse. Cela est leur premier grand&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; mensonge ». Ainsi, dans l’esprit même de la tradition allemande la plus réputée, Hitler nie qu’il puisse exister une « religion juive »&lt;span&gt;, i&lt;/span&gt;l nie toute dimension &lt;i&gt;transcendante&lt;/i&gt; au monothéisme hébreu.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il a une autre approche pour exprimer cela, une approche qu’on peut dire philosophique, il dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Par nature, le juif ne peut posséder une organisation religieuse, puisqu’il ne connaît aucune forme d’idéalisme et que, par suite, la foi en l’au-delà lui est complètement étrangère&amp;nbsp;».&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;L'« idéalisme » au sens de Hitler, est la pointe de son spinozisme – de ce spinozisme décompensé qui va se déchaîner contre sa propre origine. Il le définit comme la capacité que possède l'individu de se sacrifier pour la communauté en tant qu'elle s'inscrit dans l'ordre de la Nature&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; «&amp;nbsp;En dernière analyse, précise-t-il, l'idéalisme répond aux fins voulues par la Nature &amp;nbsp;». C’est au nom de cet «&amp;nbsp;idéalisme&amp;nbsp;», inconnu du judaïsme et pour cause, que Hitler rejette celui-ci. C’est là qu’il trouve son illumination, «&amp;nbsp;l’ultime science, à savoir la connaissance des causes profondes et naturelles&amp;nbsp;», autrement dit son gnosticisme – ou encore son &lt;i&gt;amor intellectu Dei.&lt;/i&gt; Et ainsi, définition de l’intuition intellectuelle selon Hitler&amp;nbsp;: « l'idéalisme le plus pur coïncide sans en avoir conscience avec la connaissance intégrale ».&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;§§§&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#993300&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;mein kampf&amp;nbsp;: le juif&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;contamine la jouissance de l’un&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La troisième approche de l'antisémitisme enfin est celle qui permettra de faire le joint avec le thème raciste, le thème de la pureté de la race. Elle consiste à dire : &lt;i&gt;le Juif est un corps étranger dans l'unité de l'être&lt;/i&gt;. C'est finalement la thèse centrale de l'antisémitisme moderne, dont on connaît la version&amp;nbsp;populaire : &lt;i&gt;le&amp;nbsp;Juif&amp;nbsp;ne peut être de chez nous, c’est un parasite et un squatter&lt;/i&gt;. Thèse qui touche un point tout à fait décisif puisque ce qu'annonce le monothéisme hébreu, c'est justement que l'être n'est pas un, mais deux et même à vrai dire et par structure trois : il y a &lt;u&gt;un&lt;/u&gt;&amp;nbsp;: &lt;i&gt;ce qui est&lt;/i&gt;, &lt;u&gt;deux&lt;/u&gt;&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Ce Qui Est&lt;/i&gt; et &lt;u&gt;trois&lt;/u&gt;&amp;nbsp;: la relation qui les lie. Le drame du monothéisme hébreu mais aussi chrétien, c'est de vivre dans un monde qui ne veut pas savoir ce trois de l'être et qui s'obstine, &lt;i&gt;fraternitairement&lt;/i&gt;, à fermer le couvercle de la marmite du &lt;i&gt;ce qui est&lt;/i&gt; visible et donc à vouloir construire l'être du monde comme un – d’où la tentation permanente du panthéisme et de l’identification de Dieu avec cet un de la nature. En ce sens, vis-à-vis de cet un, le monothéisme est bien un intrus radical.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le racisme est différent de l’antisémitisme en ce qu’il ne concerne pas la structure de l’être, mais la jouissance de l’être. Notons comment Hitler parle en termes véritablement religieux de sa « conversion » à la haine raciste, alors qu'il ne connaissait ces sentiments, comme il le souligne, ni par culture ni par éducation. C'est en quelque sorte son moment de réforme de l'entendement, datant de ses jeunes années passées à Vienne en 1910-1911. A partir de cette « conversion » peuvent se déployer, pour s'articuler à sa philosophie de la nature, les thèses à proprement parler racistes et leur logique de purification ethnique. A partir de là également tout ce qui s'oppose à la « pureté de la Nature » devient pour lui « doctrine juive » – par exemple le marxisme «&amp;nbsp;qui rejette le principe aristocratique observé par la Nature , et met à la place du privilège éternel de la force et de l'énergie, la prédominance du nombre et son poids mort ». C’est le marxisme qui incarne pour Hitler le « mensonge juif&amp;nbsp;» à ce moment historique où se rencontrent ces deux pures expressions de l’instinct mauvais, entr’échangeant leur malignité, haine de classe contre haine de race, le nazisme naissant dans son chef et le jeune marxisme allemand, à peine plus âgé.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Pour Hitler, « le Juif » souille – «&amp;nbsp;infeste&amp;nbsp;» dit-il, ou encore «&amp;nbsp;infecte&amp;nbsp;», son lexique est véritablement révulsé – la Nature , c'est-à-dire Dieu lui-même. De là il tire sa certitude&amp;nbsp;: « la Nature éternelle se venge impitoyablement lorsqu'on transgresse ses commandements »&amp;nbsp;; et son devoir&amp;nbsp;: il faut « rendre au créateur tout puissant des êtres tels que lui-même les a créés ». Et renvoyer les autres au néant eugénique.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Le Dieu de Hitler, la Nature – qu’il nomme à l’occasion fort rhétoriquement «&amp;nbsp;Seigneur&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Tout Puissant&amp;nbsp;», ou même parfois «&amp;nbsp;Créateur&amp;nbsp;» – ce Dieu ne crée pas, il produit. Tantôt mâle quand on évoque sa puissance, mais à tout prendre plutôt femelle, &lt;i&gt;éternelle parturiente&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;b&gt;***&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le dégoût ici est l’affect central&amp;nbsp;: il indique la naissance d’une face de putréfaction dans la jouissance espérée, soit l’effet retour d’une réalité refusée. Avec le monothéisme, l’être du monde se révèle mortel&amp;nbsp;: telle est la réalité dans le &lt;i&gt;monde des fils&lt;/i&gt;, provisoire et déchéante. La Loi mosaïque était justement donnée pour ne pas trop se perdre dans ses voies de mort. Pratiquement construite autour du dispositif paternel, elle séparait principe de plaisir et principe de réalité&amp;nbsp;: le projet &lt;i&gt;fraternitaire&lt;/i&gt;, relativement récent dans sa phase explosive, de dérégulation de la jouissance, a consisté à faire sauter cette barrière de la Loi et à livrer la réalité au principe de plaisir. Mais alors s’est levé massivement à l’horizon de ce mode inédit de jouissance ce qui était à prévoir&amp;nbsp;: &lt;i&gt;l’inhumain&lt;/i&gt;. Quelque chose comme un réel de charogne qui s’est levé au-delà du lien &lt;i&gt;fraternel&lt;/i&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyTextIndent&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;§§§&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L’inhumain, c’est la voie dans laquelle s’engage Hitler quand en 1910 il s’abandonne (&lt;i&gt;se convertit&lt;/i&gt;) à la pente du dégoût, pente d’une déjouissance liée au rejet de la Loi , portée au point excédent, visionnaire, où l’on peut distinguer le grouillement néantisant de la mort contaminer toute jouissance – soit la ruine de tout être. C'est ce mode halluciné de dégoût qui donne sa coloration particulière à l'antisémitisme nazi – mais aussi, et nous entrevoyons ici la structure du &lt;i&gt;tabou&lt;/i&gt; &lt;i&gt;fraternitaire&lt;/i&gt;, à tous les grands rejets surmoralisés du &lt;i&gt;monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt; qui visent à protéger la dérégulation de sa jouissance.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;§§§&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lautrejouissance.hautetfort.com/media/01/00/1401442837.png&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1014591&quot; src=&quot;http://lautrejouissance.hautetfort.com/media/01/00/1401442837.png&quot; alt=&quot;1401442837.png&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1014591&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;h4 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;L’esprit du grand frere&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/h4&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le &lt;i&gt;hérém&lt;/i&gt; de la synagogue d’Amsterdam se terminait ainsi&amp;nbsp;: « Nous formulons l'excommunication, l'expulsion, l'anathème, et la malédiction contre Baruch d'Espinoza... que Dieu ne lui pardonne jamais ! » On se dit alors : &lt;i&gt;et si tout le spinozisme, depuis le hérém prononcé contre son malheureux fondateur jusqu'au spinozisme furieux de Hitler, n'était vis-à-vis du monothéisme hébreu que l'expression, toujours reprise, quoique toujours défaite, d'une contre-excommunication ?&lt;/i&gt; Il est curieux de constater que l’un des plus spinoziens des philosophes allemands, Fichte, accusé d'athéisme, ait eu à revivre d'une certaine façon cette expérience du &lt;i&gt;hérém&lt;/i&gt; et ne s'en soit d'ailleurs jamais tout à fait remis. Avec lui, le rejet du monothéisme en tant que métaphysique de la création est véritablement théorisé en Allemagne. Tout se passe comme si le &lt;i&gt;hérém&lt;/i&gt; prononcé contre Spinoza restait vivant à travers les générations pour se renverser dans celles-ci en &lt;i&gt;contre-hérém&lt;/i&gt;, comme si, de pinacle en pinacle, l'exécration contre le monothéisme hébreu, contre le prophétisme hébreu, prenait une sorte d'ampleur vocale, méchamment chorale, depuis le silence de Lessing, la réserve prudente de Goethe, l’idéalisme gaffeur de Fichte, l'âpre malveillance de Schopenhauer, l’ennuyeuse déconstruction de Feuerbach, les malédictions de Nietzsche, le contre-anathème internationalisé de Marx et Engels – et tout à coup l'explosion de haine pure, les vociférations hitlériennes, toujours soutenues, soulignons-le, par quelques sourdines universitaires discrètes, dont Martin Heidegger, qui a pu tout de même en son temps qualifier Hitler de « génie de la race ».&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;Où l’on voit métaphysique et histoire en venir à former un nœud &lt;i&gt;fraternitairement&lt;/i&gt; embarrassant, nœud repéré par Léo Strauss comme constituant le problème du nihilisme. Mais où l’on voit surtout une certaine pensée de l’être, de l’être pensé comme tout, pensé comme un, ne rien peser devant la mise en œuvre d’un terrifiant surrégime de la jouissance dudit un.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tout ceci ne signifie pas bien sûr &lt;i&gt;que le monde des frères (mais sans père)&lt;/i&gt; est un monde nazi, mais que le nazisme fait partie d’une de ses faces &lt;i&gt;nécessaires&lt;/i&gt;, celle où se pose la question de la liquidation du monothéisme, de sa persécution ou de son assimilation – mais comment assimiler celui qui dit&amp;nbsp;: &lt;i&gt;l’être du monde ne se suffit pas à lui-même&lt;/i&gt;&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; À la fin cette histoire ressemble furieusement à une vengeance – la vengeance qui est la pente naturelle de l'utilitarisme médiatique des frères, et qui d'ailleurs figure en bonne place du programme républicain d'un brillant représentant du spinozisme français, Sade : &lt;i&gt;supprimons la peine de mort&lt;/i&gt;, disait le terrible marquis, ce qui lui a valu une amusante réputation de démocrate, amusante lorsqu’on sait qu’il ajoutait&amp;nbsp;: &lt;i&gt;et accordons-nous à la place le droit à la vengeance&lt;/i&gt;. La vengeance privée bien sûr. Ce qui est un appel à régresser à un niveau d’archaïsme bien antérieur au &lt;i&gt;un pour un&lt;/i&gt; du Talion. Sade, qui cherche à maximiser ici non pas directement la jouissance &lt;i&gt;fraternitaire&lt;/i&gt;, mais sa dérégulation, Sade demande la dérégulation de la justice elle-même&amp;nbsp;: la vengeance privée, cela veut dire la surenchère du multiple, la loi du &lt;i&gt;mille contre un&lt;/i&gt;, simplement parce que la place du garant ultime de la justice est dérégulée – de sorte que quiconque peut dire désormais en lieu et place de la Tora &amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;« A moi la vengeance et la rétribution,&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;pour le temps où leur pied trébuchera.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Car il est proche le jour de leur ruine ;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;leur destin se précipite !»&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; ont renversé l'anathème divin du Deutéronome, ils en ont fait leur propre accusation, l'ont projetée sur le peuple élu – le passage à l'acte, le moment hitlérien, qu'ils rejettent loin d'eux avec horreur, bien qu'ils l'aient préparé, et le préparent encore, sans trop bien savoir ce qu'ils font – moment d'anti-jouissance, comme on dit antimatière – ce passage à l'acte nous a révélé que les &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt; savent leur promesse de jouissance &lt;i&gt;fraternitaire&lt;/i&gt; ruinée par le monothéisme&amp;nbsp;: aucune illumination sur la totalité de l'être du monde n'est venue ni ne vient éclairer leur recherche, aucune connaissance du troisième genre ou pour employer les termes de Hitler, aucun &lt;i&gt;idéalisme&lt;/i&gt;.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; A la place du garant ultime du juste est donc apparu un grand trou, porte ouverte à une inhumanité horrifiante et illimitée – c’est par là qu’a surgi l’instinct mauvais émancipé, soit l’esprit de vengeance, ou encore l’esprit du &lt;i&gt;Grand Frère&lt;/i&gt;. «&amp;nbsp;L'effort pour rendre le mal qui nous a été fait s'appelle &lt;i&gt;Vengeance&lt;/i&gt; », dit Spinoza. Très bien. Quel mal le monothéisme fait-il à la position panthéiste ? Il lui barre l'accès à un certain niveau de l'être : &lt;i&gt;tu ne peux&lt;/i&gt;, lui dit-il, &lt;i&gt;prétendre posséder le Tout de l'être – une part de l'être est réservée. Pour toi l'être est un pas-tout, un non-un&lt;/i&gt;. Cette impossibilité signifiée par le monothéisme, nous pouvons la désigner comme l’énoncé métaphysique du dispositif paternel – soit une des formes de l’énoncé du premier principe.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les &lt;i&gt;frères&lt;/i&gt;, de leur côté, se retrouvent avec l'instinct mauvais dérégulé sur les bras, étudiant en vain un tas de solutions techniques – psychologiques ou chimiques, juridiques ou policières, au bout du compte militaires. Mais comment pourrait-il y avoir une solution technique à l'esprit du &lt;i&gt;Grand Frère&lt;/i&gt; puisqu’il n'y a même plus de solution morale – le bien lui-même n'est plus une solution. Le monothéisme le savait depuis le début : «&amp;nbsp;La réponse biblique au mal n'est pas le &lt;i&gt;bien&lt;/i&gt;, mais le &lt;i&gt;saint&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» dit Abraham Heschel. Et là le monothéisme se sépare de la solution de Léo Strauss (le retour à la vertu), à sa solution pour parer au nihilisme, car la vertu est inconsistante sans un noyau de sainteté sur lequel se fonder.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;§§§&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La sainteté&amp;nbsp;? pourtant dans un monde presque intégralement &lt;i&gt;fraternisé&lt;/i&gt;, la sainteté peine à se déployer. La réponse du monothéisme se déplace alors sur le terrain abhorré de tous les spinozismes, le terrain du prophétisme. Abraham Heschel&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Au problème du péché (des transgressions de la loi) correspondent les lois : l'obéissance à la loi empêche les mauvaises actions. Le problème du mauvais instinct lui, n'est pas résolu par l'observance. La réponse prophétique est eschatologique. »&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;b&gt;§§§&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Eschatologique au sens où &lt;i&gt;Qui Est&lt;/i&gt;, béni soit-il, a déclaré par la bouche d’Ezéchiel&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je répandrai sur vous&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; une eau pure et vous serez purifiés&amp;nbsp;;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;de toutes vos souillures et&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; de toutes vos ordures je vous purifierai.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Et je vous donnerai un cœur nouveau,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; je mettrai en vous un esprit nouveau,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; j’ôterai de votre chair le cœur de pierre&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; et je vous donnerai un cœur de chair.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce qui veut dire que lorsque domine l'esprit du &lt;i&gt;Grand Frère&lt;/i&gt;, et contre toute attente, l’initiative appartient à &lt;i&gt;Qui Est&lt;/i&gt; en qui se tient le noyau indémontrable de toute sainteté.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#993300&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Jean-Louis Bolte,&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; color=&quot;#993300&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;novembre 2002&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 177pt; text-indent: 35.4pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;b&gt;(Une première version de ce texte est parue dans la revue &lt;i&gt;Contrelittéttérature,&lt;/i&gt; n° 11, hiver 2003)&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>PP</name>
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        <title>Sur le prof et le curé, après l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://plunkett.hautetfort.com/archive/2008/04/25/sur-le-prof-et-le-cure-apres-l-intervention-televisee-de-nic.html" />
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        <updated>2008-04-25T10:51:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-25T10:51:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;     Vous avez entendu hier soir le président de la République&amp;nbsp;:...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Vous avez entendu hier soir le président de la République&amp;nbsp;: 90 minutes pour parler de tout*. L’un des journalistes a forcé Sarkozy à revenir sur sa phrase du discours de Latran à propos du prof et du curé. Le journaliste estimait que Sarkozy avait tort de réserver le &lt;i&gt;«&amp;nbsp;sens&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; au &lt;i&gt;«&amp;nbsp;métier du curé&amp;nbsp;»,&lt;/i&gt; et que le prof, lui aussi, est appelé à donner &lt;i&gt;«&amp;nbsp;du sens&amp;nbsp;».&lt;/i&gt; Sarkozy maintenait que le prof et le curé &lt;i&gt;(«&amp;nbsp;ou le pasteur, le rabbin, l’imam, etc&amp;nbsp;») «&amp;nbsp;ne font pas le même métier&amp;nbsp;»,&lt;/i&gt; et que la tâche de &lt;i&gt;«&amp;nbsp;donner du sens&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; n’appartient pas à l’enseignant.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Difficile débat. Les lecteurs de ce blog suivent avec intérêt la discussion entre deux de nos amis enseignants, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;«&amp;nbsp;vf&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Sombre héros&amp;nbsp;», qui sont en désaccord sur cette question&amp;nbsp;: chacun avec de solides arguments.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Ce qui me frappe, pour ma part, est la réduction sarkozyenne &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;– utilitariste – du &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;religieux à un &lt;i&gt;«&amp;nbsp;sens&amp;nbsp;».&lt;/i&gt; Le christianisme (et le judaïsme, et l’islam) peuvent sans doute être vus comme des systèmes de sens, mais seulement par dérivation. Leur nature profonde est ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Et que peuvent-ils, socialement, face à la postdémocratie qui pulvérise toutes les cohérences et toutes les raisons de vivre à coups de relativisme et de marketing généralisé&amp;nbsp;? Il y avait un «&amp;nbsp;sens&amp;nbsp;» en politique, par exemple&amp;nbsp;; la classe politique l’a perdu de vue. Il y avait un «&amp;nbsp;sens&amp;nbsp;» dans l’enseignement&amp;nbsp;: la culture générale&amp;nbsp;; perdue de vue elle aussi. Etc.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;L’Elysée ferait bien de s’en soucier, au lieu de dire &lt;i&gt;«&amp;nbsp;les curés, les pasteurs, les rabbins, les imams&amp;nbsp;»,&lt;/i&gt; comme Napoléon Bonaparte disait&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Mes préfets et mes évêques.&amp;nbsp;»&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; Chacun son métier, oui. Alors que l’Etat fasse le sien. Il a aussi des responsabilités civiques, intellectuelles&amp;nbsp;et morales.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;____&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot;&gt;(*) Sauf de la question la plus grave &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;– la &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;politique étrangère – qu’il a noyée dans le vague&amp;nbsp;: comme si le sujet était réglé d’avance, sans que nous soyons admis à savoir dans quel sens. À vrai dire on s’en doute un peu.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>ardence</name>
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        </author>
        <title>:: Religion ::</title>
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        <id>tag:lameilleureamie.hautetfort.com,2008-03-27:1536572</id>
        <updated>2008-03-27T21:23:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-27T21:23:00+01:00</published>
        <summary> Eclat de rire en plein repas au milieu d'une soirée placée sous le signe de...</summary>
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           Eclat de rire en plein repas au milieu d'une soirée placée sous le signe de la discorde... &lt;p&gt;- &quot;Maman, aujourd'hui à la cantine, on a tous eu des nuggets, mais pas Jade.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- &quot;Ah oui, pourquoi?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- &quot;Parce que Jade elle est allergique au porc&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- &quot;Non chéri, je pense plutôt que c'est parce qu'elle est sans doute musulmane, qu'elle croit en un autre dieu que Jésus qui est le prophète Mahomet. Il y a aussi la religion juive... Tu sais, il existe plusieurs religions, plusieurs dieux et chacun choisit celui qu'il préfère chéri&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- &quot;Non maman, elle est allergique je te dis !&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- &quot;Je pense qu'ils t'ont dit des bêtises à la cantine hugo, je sais que la maman de jade est musulmane et dans le coran, le livre des musulmans, il est écrit qu'on ne doit pas manger de porc, parce qu'ils pensent que le porc n'est pas sain. Tu pourras lui demander demain à Jade pourquoi elle ne mange pas de porc&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- &quot;Ah... euh... (grattement de la tempe gauche) Alors tu sais maman, là quand on est allergique au chat, c'est quelle religion?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;...&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Philippe</name>
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        </author>
        <title>L'expression : une liberté en voie de disparition ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/archive/2008/03/24/l-expression-une-liberte-en-voie-de-disparition-rue89.html" />
        <id>tag:auxarmescitoyens.hautetfort.com,2008-03-24:1530472</id>
        <updated>2008-03-24T15:59:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-24T15:59:00+01:00</published>
        <summary>   Un sous-préfet suspendu en France pour être &quot;sorti de sa réserve&quot;… Un site...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://auxarmescitoyens.hautetfort.com/media/00/02/1606655384.jpg&quot; id=&quot;media-919581&quot; alt=&quot;1606655384.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-919581&quot; height=&quot;175&quot; width=&quot;175&quot; /&gt;Un sous-préfet suspendu en France pour être &quot;sorti de sa réserve&quot;… Un site internet néerlandais suspendu par un fournisseur d'accès américain pour l'empêcher de diffuser un film anti-islam… Un journaliste musulman converti par le pape en Italie, provoquant un tollé dans la communauté musulmane. Aucun rapport entre ces trois événements? Pas si sûr…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le point commun, c'est évidemment le débat croissant en Europe sur les limites de la liberté d'expression dès lors qu'on touche à la sphère communautaire. Il est d'ailleurs significatif que ces trois affaires ne concernent pas toutes la même communauté, car si l'on dit l'islam particulièrement sensible à sa représentation publique, il n'est pas le seul. Reprenons les séparément.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'affaire du sous-préfet de Saintes, Bruno Guigue limogé par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, est assez paradoxale. Le porte-parole du ministère expliquait dimanche soir sur France 2 que ce n'était pas le fond de ce qu'avait écrit Bruno Guigue qui était en cause, mais le fait de ne pas avoir respecté le sacro saint &quot;devoir de réserve&quot;. Mais il est évident que si le sous-préfet avait contribué à un forum internet sur la crise économique mondiale, sur l'avenir de l'art contemporain ou sur les nouvelles tendance de la mode masculine, personne n'y aurait trouvé à redire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il se trouve que le sous-préfet a exercé sa plume sur Israël, sujet dit &quot;sensible&quot;. Il est d'ailleurs l'auteur d'un livre (que je n'ai pas lu) intitulé &quot;Proche-Orient, la guerre des mots&quot;, publié en 1998 par les éditions l'Harmattan, et il écrit régulièrement sur le site Oumma.com, &quot;premier site de l’islam francophone sur Internet&quot;, comme il se décrit lui-même. Sur ce site (qui n'est pas l'annexe d'Al Quaeda comme certains voudraient le croire...), pas moins de 18 articles sont référencés sous son nom et sa fonction de sous-préfet n'est pas mentionnée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'article incriminé, intitulé &quot;Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l'ONU&quot;, constitue en fait une réponse à une tribune publiée dans Le Monde par des intellectuels comme Claude Lanzmann, Pascal Bruckner, Elie Wiesel, etc. Une réponse qui ne fait pas dans la nuance et qui se laisse aller à certaines formules plus que douteuses, comme cette ironie sur le fait qu'en Israël, &quot;grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat&quot;. Dans un autre article, Bruno Guigue écrit:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Il n’est nul besoin d’accréditer la thèse négationniste pour saper la légitimité d’un Etat qui drape son propre fascisme dans la tenue rayée des déportés.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Avec ces formules douteuses, ce normalien et énarque à la plume trop facile est souvent &quot;border line&quot;, à la limite d'un antisémitisme ou d'un négationnisme qui le feraient tomber sous le coup de la loi. Mais, on l'a dit, le ministère de l'Intérieur ne lui reproche paradoxalement pas le fond de ce qu'il écrit, mais le simple fait de s'exprimer en violation de ce droit de réserve. Le ministère est évidemment hypocrite car c'est de la question israélienne qu'il s'agit d'abord, de la &quot;question juive&quot; en France aussi. On est là dans le tabou, le malaise, le non-dit, la zone grise de la liberté d'expression en France, et le ministère de l'Intérieur a tort de se cacher derrière une clause administrative pour réduire au silence un haut fonctionnaire dissonnant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Zone grise encore, s'agissant cette fois de l'islam en Europe. Où se trouve la limite acceptable du débat public, de la critique ou de la satire de la religion musulmane? On se souvient évidemment de la crise suscitée par les caricatures, pour la plupart nulles rappelons-le, du prophète Mohammed dans la presse danoise, qui semble d'ailleurs revenir en deuxième saison.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette fois, c'est un &quot;provocateur&quot; néerlandais, le député d'extrême droite Geert Wilder, qui est au centre du débat, avec l'annonce, à grand renfort de publicité, de la prochaine diffusion sur Internet de son film &quot;Fitna&quot; (&quot;la discorde&quot; en arabe), présenté comme un document très provocant sur l'islam, suivie d'un coup de théâtre avec la suspension de son site internet par son fournisseur d'accès, l'américain Network Solution. La société américaine dit avoir reçu &quot;un certain nombre de plaintes&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Personne n'a évidemment vu ce film et certains se demandent s'il existe réellement. Mais il a plongé les Pays-Bas dans un débat douloureux sur les limites de la liberté d'expression. Débat qui avait déjà entouré le personnage, également sulfureux, de Théo Van Gogh, ce cinéaste finalement assassiné en 2004 par un intégriste marocain vivant aux Pays-Bas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le gouvernement néerlandais, déjà critiqué dans l'affaire de la protection de l'ancienne députée Ayaan Hirsi Ali, n'a pas voulu, cette fois, transiger à la liberté de ce député de produire un film incendiaire. Dont le résultat sera de rendre les musulmans furieux, ce qui permettra à ce député de les montrer du doigt comme une communauté dangereuse et intolérante… L'interdire serait, dans le même raisonnement, faire la preuve qu'on ne peut pas &quot;tout dire&quot; dès lors qu'il s'agit d'islam: le piège est complet, et le débat public sur la place de l'islam en Europe en sort perdant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dernier dossier, celui du journaliste italien Magdi Allam, 56 ans, ex-musulman baptisé par le pape et qui a publié dimanche, dans le grand quotidien Corriere della Sera, dont il est le directeur adjoint, un pamphlet contre son ancienne religion. Il écrit:&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;J'ai dû prendre acte que, au-delà du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à l'islam, qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette prise de position frontale, intervenant au-lendemain de son baptême par nul autre que le pape, s'accompagne d'une critique de la timidité de l'église dans son prosélytisme vis-à-vis des musulmans. On touche là à un domaine explosif, réminiscence des croisades du passé dont le discours intégriste s'inspire et s'abreuve. Magdi devenu Christian Allam sait ce qu'il fait quand il allume cette mèche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans ces trois affaires, de nature très différente, on touche au poids des mots dans un contexte, qu'on le veuille ou pas, de plus en plus communautarisé. La société laïque française ou le communautarisme néerlandais sont confrontés à différentes versions du même problème, auquel il n'y a pas de réponse claire ni évidente. Comment &quot;Vivre ensemble&quot;, selon le beau slogan de la journée à laquelle Rue89 s'est récemment associé, sans pour autant renoncer à ce qu'on est et à ses valeurs? Un cap difficile à tenir en ces temps troublés.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pierre Haski &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/03/24/lexpression-une-liberte-en-voie-de-disparition&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;RUE89&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Israël,  le  Vatican  et  la culture judéo-chrétienne :  pour un dialogue inédit</title>
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        <updated>2008-03-16T18:57:00+01:00</updated>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;m&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Mgr Gianfranco Ravasi (président du Conseil pontifical) a proposé cinq &lt;i&gt;«&amp;nbsp;itinéraires de dialogue&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;1. la conception théologique du monothéisme&amp;nbsp;&lt;i&gt;: &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;«&amp;nbsp;le chapitre III de l'Exode où est écrit &quot;je suis celui qui suis&quot;, est la page la plus emblématique d’une vision du transcendant&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&amp;nbsp;;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;2.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; une vision anthropologique commune&amp;nbsp;: l'homme selon la Bible est &lt;i&gt;«&amp;nbsp;une unité psychophysique&amp;nbsp;» («&amp;nbsp;si nous regardons le texte hébreu du chapitre I de la Genèse, nous remarquons le parallèle : &quot;homme et femme il les créa&quot;… L'image de Dieu qui est en nous est cette relation d'amour entre l'homme et la femme, c'est ce qui nous donne une idée du divin. Si nous n'avions pas de corps nous ne pourrions pas nous en rendre compte, exprimer cette bipolarité sexuelle dans sa communion&amp;nbsp