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    <title>Last posts on jalousie</title>
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            <name>Le coeur nu</name>
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        <title>Pensée du jour n°7</title>
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        <updated>2008-05-15T11:45:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-15T11:45:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;  «&amp;nbsp;Oser et faire. Il est plus facile de demander le pardon...</summary>
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           &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;nbsp;Oser et faire. Il est plus facile de demander le pardon après, que la permission avant&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Grace Hopper&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mercredi 14 mai 2008 8h30</title>
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        <updated>2008-05-14T08:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-14T08:30:00+02:00</published>
        <summary>    Pas d’ouverture du festival de Cannes avec mon amour ce soir. Pas de...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Pas d’ouverture du festival de Cannes avec mon amour ce soir. Pas de commentaires acides ou enthousiastes sur les stars montants le grand escalier recouvert d’une moquette rouge encore étincelante. Une nouvelle «&amp;nbsp;petite mort&amp;nbsp;» en attendant de voir défiler les suivantes. Marie-Annick ne sera pas là pour cause d’un vernissage dans les Chais de Bercy avec son âne bâté. Je ne peux pas passer le reste de ma vie à m’effondrer en larme, à me battre contre son amoureuse volonté. Tous ces jours m’ont laissé sur le carreau, «&amp;nbsp;gueule cassée&amp;nbsp;» d’une guerre à laquelle je n’étais pas préparée. Alors, je vais reprendre le combat mais en me défilant, en allant voir ailleurs si l’herbe est vraiment plus croquante à coté. Désertion ou collaboration. Je vais aller chercher de l’air frais, plus riche en un oxygène reconstructeur, un séjour dans un sanatorium pour lutter contre les dégâts de ces gaz respirés dans les tranchées de notre amour. Pendant ces errances, j’écrirai encore mais d’une autre manière, un «&amp;nbsp;carnet de solitude&amp;nbsp;» que je pourrai peut-être partager un jour avec mon Nico.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce soir, j’ai choisi d’aller dans notre quartier d’attachement, le Marais. J’irai prendre un café ou un verre dans un bar de préférence lesbien. Je ne sais pas si j’ai fait ce choix en espérant rencontrer quelqu’un à qui parler ou à écouter avec une attention toute particulière, celle d’une femme qui aime les femmes. Plus certainement je resterai assise à une table à observer, éternelle spectatrice d’une vie dont je me suis toujours sentie en retrait, à la marge. Mon ange est actrice de sa vie et le clame haut et fort. Le spectacle qu’elle me donne à voir me dérange, me perturbe et me fait peur mais pas de numéro à appeler pour éliminer de ma réalité le mauvais candidat&amp;nbsp;: pour faire sortir le nouveau Serge, tapez le 1, le 2, le 3…etc. Il n’existe pas de touche sur mon téléphone pour le garder dans la compétition. La voix délirante et sensuelle de Tom Waits accompagne mes divagations matinales. J’ai quarante six ans mais je n’ai pas fini ma croissance. C’est moi l’adolescente attardée, infantile et narcissique et, aujourd’hui, je dois grandir instantanément, déplacer mon centre de gravité affectif. C’est beaucoup trop pour une seule et première fois&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mardi 13 mai 2008 18h00</title>
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        <updated>2008-05-13T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T18:00:00+02:00</published>
        <summary>    Samedi j’ai appelé Anne à Grenoble. J’ai tellement besoin de parler de...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Samedi j’ai appelé Anne à Grenoble. J’ai tellement besoin de parler de toute cette histoire à quelqu’un de confiance&amp;nbsp;! Elle m’attend le week-end du sept juin. Je l’ai sentie à l’écoute et ses paroles me permettent de me poser d’autres questions. Dois-je accepter même l’inacceptable&amp;nbsp;? Dois-je tout tolérer sans mettre de limites&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Hier en rangeant la maison avant notre retour, les images les plus pourries se sont succédées. Nous avons changé les draps de notre lit et c’est lui qui dormira à ma place. Le lit est étroit et propice aux rapprochements des corps, mais les deux nôtres, Nico, pas le sien sur le tien. Tu as essuyée les poussières avant de recouvrir les meubles de grands linceuls blancs et roses. C’est pour lui que tu les ôteras afin de lui faire découvrir Notre maison, notre lieu de renaissance et d’énergie. Comment peux-tu vouloir tout piétiner&amp;nbsp;? QU’il crève encore et encore, qu’il crève maintenant, qu’il crève enfin&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Elle lui a envoyé par MMS chaque rose de nos rosiers, chaque fleur d’iris poussant devant la maison, chaque meuble de chaque pièce. Pense-t-elle au mal que chaque message me fait&amp;nbsp;? Est-elle seulement amoureuse ou totalement égoïste, juste préoccupée par son unique plaisir en n’essayant même pas de prendre un peu soin de moi&amp;nbsp;? Elle me dit qu’elle m’aime, qu’elle ne peut pas se passer de moi et je me transforme en paillasson sur lequel elle s’essuie les pieds avec application avant de faire rentrer chez nous ce grand con infantile et narcissique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mardi 13 mai 2008 9h30</title>
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        <updated>2008-05-13T09:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T09:30:00+02:00</published>
        <summary>    C’est là, installée à demeure comme si elle était chez elle. Invitée...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est là, installée à demeure comme si elle était chez elle. Invitée permanente d’un sablier dont personne ne peut prévoir la fin. La fatigue lourde du corps qui ralentit tous les mouvements même les plus courants. La fatigue de l’âme qui empêche la réflexion juste et constructive. Je traîne des jambes et des idées. Je tourne en rond, prisonnière d’une cellule imaginaire. Pourtant la douleur est présente, plus ou moins fulgurante mais, elle aussi, a installé ses quartiers d’été au fond de moi.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce matin je retrouve la seule amie fidèle qu’il me reste, la solitude du métro. J’essaie de faire le point sur ces quelques jours volés, loin de Paris, loin de lui. Depuis le retour des vacances, mon Ange cloisonne. Nous ne parlons plus de sentiments, seul le quotidien nous permet d’avoir des conversations un peu calmes. Mais moi, j’ai du mal à cloisonner car je n’ai qu’une seule vie, celle où tu es le centre du monde, le repère de mon désert.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce fut pour moi un week-end de larmes secrètes et de sourires offerts. Les gestes de tendresse de mon Nico ont facilité le double jeu que je mène tant bien que mal. Sans elle, je deviens autiste. Je pars marcher dans la campagne et me retrouve systématiquement dans le petit cimetière où Serge et Julien sont enterrés. J’ai mon casque sur les oreilles et j’écoute en boucle le dernier album de Francis Cabrel. De temps en temps j’alterne avec Brel, Barbara et Jean-Louis Aubert. Je reste assise sur une grosse pierre et je fume. Une ou deux cigarettes…ou plus. Je ne sais pas pourquoi je fais cela. Est-ce pour la laisser seule répondre à ces incessants SMS ou si je me suis créée un espace de liberté dans lequel je n’ai pas à faire semblant&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Jeudi 8 mai 2008 15h40</title>
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        <updated>2008-05-08T15:40:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-08T15:40:00+02:00</published>
        <summary>     Jeux de faux semblants. Je suis en deux morceaux, deux personnalités...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;Jeux de faux semblants. Je suis en deux morceaux, deux personnalités distinctes. Il y a celle en constante ébullition, en tourments incessants. C’est Martine qui souffre d’avoir perdue sa moitié, sa raison d’être. C’est cette femme amputée qui continue d’avoir mal à son membre fantôme. Et puis, il y a l’autre, Marthe la douce et la constante, qui plaisante pour donner le change, qui affiche un sourire dès qu’elle croise le regard de sa douce. La tendre Marthe qui, comme avant, caresse le bras ou l’épaule de son Ange en espérant sentir le début d’un témoignage d’amour. Et ce cœur déchiré remobilise ses forces pour qu’à nouveau le sang afflue pour le faire battre.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mercredi 7 mai 2008 19h50</title>
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        <updated>2008-05-07T19:53:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T19:53:00+02:00</published>
        <summary>    Mon Ange, si tu pouvais prendre un peu soin de moi&amp;nbsp;! Je suis à bout...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mon Ange, si tu pouvais prendre un peu soin de moi&amp;nbsp;! Je suis à bout et au bout de mes réserves. Qu’est devenu ton impatience à me retrouver le soir, le doux harcèlement de tes SMS qui me faisait accélérer le pas quitte à prendre des risques&amp;nbsp;? J’arrive, mon amour, tu m’attends et je m’envole vers toi. Ne pleure pas, mon cœur, je ne te laisse pas, jamais. Le passé m’enferme et l’avenir me terrifie. Je ne suis plus capable de vivre le présent. Des amoureux s’embrassent et je pleure. Leurs mains se cherchent et se retrouvent. Je pleure encore, endeuillée par le manque de toi. Chaque matin, depuis deux mois, je vis ta mort et notre séparation. Mais tu es bien là, mon absente, fantôme bien vivant mais que je n’arrive plus à saisir.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mercredi 7 mai 2008 19h15</title>
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        <updated>2008-05-07T19:15:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T19:15:00+02:00</published>
        <summary>    Je suis toujours dans le métro, deux heures après avoir quitté le boulot....</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je suis toujours dans le métro, deux heures après avoir quitté le boulot. Je ne rentrerai pas avant au moins vingt heure. Je suis sans force, anéantie. «&amp;nbsp;Tu verras bien qu’un beau matin fatigué, j’irai m’asseoir sur le trottoir d’à côté&amp;nbsp;» chantait Alain Souchon dans les années soixante dix. Ce soir, comme peu de fois dans ma vie, c’est ce que je désire intensément faire. Nous devons repartir tout à l’heure à Saint-Pierre et mon Nico qui est déjà rentrée, suis mes déplacements par téléphone. C’est elle qui se charge des préparatifs du départ, sans moi. J’entends sa voix emplie de sollicitude et d’attentions pour mes pérégrinations vespérales. Elle irradie une énergie que cette après-midi lui a redonnée. Ses batteries se rechargent et les miennes sont en fin de vie. Et mon dos, à nouveau, me lance. J’ai parfois peur de ne plus contrôler ces douleurs et la violence qu’elles génèrent. Mais je canalise cette mauvaise énergie en écrivant sans cesse.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Trop de bruit dans ce wagon. Je n’arrive plus à entendre les cris dans ma tête.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mercredi 7 mai 2008 17h30</title>
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        <updated>2008-05-07T17:33:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T17:33:00+02:00</published>
        <summary>    Plus de RER pour Paris. La circulation bloquée et impossible de rentrer à...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Plus de RER pour Paris. La circulation bloquée et impossible de rentrer à la maison. Black out sur tout ce que je côtoie. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas&amp;nbsp;! Sagesse populaire qui m’oblige à me mettre en attente sur tous les plans. Le temps s’étire paresseusement comme s’il voulait, lui aussi, mettre ma patience à l’épreuve. Combien de temps survit un vampire face à un crucifix ou au jour qui se lève&amp;nbsp;? Et un château de sable sous l’assaut de la marée montante&amp;nbsp;? Un être humain peut-il faire mieux lorsqu’il vient au monde&amp;nbsp;? Rester jusqu’au bout même si l’issue est connue d’avance ou alors, fuir et devancer la chute inexorable&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chercher une autre femme, un autre corps ou un autre amour. Substituer tes absences par une présence. Rencontres kleenex pour soigner cette grippe qui agite mes membres de tremblements. Pas de traitement efficace en vue. Il faut laisser faire les globules blancs, les laisser tranquille pour cette bataille microscopique mais sanglante. Vais-je réussir à incorporer ce virus dans mon organisme ou y laisserai-je ma peau&amp;nbsp;? Trop tôt pour le dire et aucun médecin ne pourrait se prononcer aujourd’hui. Juste attendre et vivre le moins mal possible.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mercredi 7 mai 2008 8h15</title>
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        <updated>2008-05-07T08:15:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T08:15:00+02:00</published>
        <summary>    Le métronome du mercredi a repris du service après ces quinze jours de...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le métronome du mercredi a repris du service après ces quinze jours de vacances. Mon amour se faisait belle ce matin dans la salle de bain. Elle se prépare pour son après-midi d’amour loin, très loin de moi. Elle l’a déjà vu lundi et mardi midi mais cela nous permettra-t-il de ce retrouver un peu pour ce long week-end de cinq jours à Saint-Pierre&amp;nbsp;? Les Filles seront là aussi et je sais que ces présences légères mais impétueuses suspendront nos vaines batailles. Et après&amp;nbsp;? Après cet espoir de pause et de printemps&amp;nbsp;? Un autre week-end qui s’annonce et que je lui ai offert de passer avec lui. Je sais que c’est sur ce chemin qu’il faut que j’avance pour ne pas la faire fuir&amp;nbsp;: qu’elle passe plus de temps avec lui pour que nous puissions vivre des moments de grâce et d’amour. Il va donc falloir me trouver quelque chose à faire, ne pas rester enfermée à la maison entre ce cahier et mon ordinateur. Plus je réfléchis et plus je crois que, moi aussi, il faut que je trouve quelqu’un ailleurs qui puisse m’aider à tenir pendant ses fugues. Essentiel surtout si elle l’emmène dans ma tanière de Saint-Pierre.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Moi qui n’ai jamais vraiment fait l’amour avec un homme, j’imagine des rencontres éphémères, sans conséquences, comblées d’amour physique. Pas d’amour romantique comme ce que mon Nico est en train de vivre mais un simple défoulement de mon corps tellement tendu et contracté depuis ces si longues semaines. Faire tomber la pression, lâcher prise et m’abandonner aux méandres sinueux de cette vie qui m’échappe. Me perdre pour ne pas nous perdre. Oublier ces corps impatients qui me hantent sans cesse. Envie d’un homme ou envie de trahir par où j’ai été trahie&amp;nbsp;? Ou alors rechercher la tendresse du corps d’une autre femme&amp;nbsp;? Je ne sais pas.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Pensée du jour n°6</title>
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        <updated>2008-05-07T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T08:00:00+02:00</published>
        <summary>   &quot;   Nul     ne     peut       atteindre     l'    aube     sans     passer...</summary>
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           &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&quot;&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=nul&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nul&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;ne&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=peut&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;peut&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=atteindre&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;atteindre&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;l'&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=aube&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;aube&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;sans&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=passer&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;passer&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;par le&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=chemin&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;chemin&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;de la&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=nuit&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;nuit&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Khalil Gibran&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: center&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1003523&quot; src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/graphics/insert-multimedia.jpg&quot; alt=&quot;http://lecoeurnu.hautetfort.com/media/00/00/2030919296.mp3&quot; id=&quot;media-1003523&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mardi 6 mai 2008 18h00</title>
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        <updated>2008-05-06T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-06T18:00:00+02:00</published>
        <summary>    Tu te consumes et je m’éteins. La flamme de ma vie vacille...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Tu te consumes et je m’éteins. La flamme de ma vie vacille dangereusement. Elle manque d’air et ne pourra pas tenir bien longtemps. Je suis lasse de pleurer le jour et la nuit, lasse de m’exposer à la pitié de ces noyés qui m’accompagnent dans le métro. Je me suis transformée en ce mannequin écorché de la salle de science de mon adolescence. Les tripes à l’ai, le cœur nu. Regardez bien messieurs dames&amp;nbsp;! Approchez vous et observez ce petit organe qui peut faire tomber le montagne de chair et la fluidité de l’intelligence&amp;nbsp;! Ca ne pèse pas lourd mais quels dégâts il peut causer. Une véritable balle à fragmentation qui provoque des micros blessures inguérissables qui mettent un temps infini à tuer.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mardi 6 mai 2008 8h30</title>
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        <updated>2008-05-06T08:32:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-06T08:32:00+02:00</published>
        <summary>    J’ai recommencé à fumer depuis notre journée à Lyon, il y a quinze jours....</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;J’ai recommencé à fumer depuis notre journée à Lyon, il y a quinze jours. Deux à trois cigarettes par jour pour supporter la douleur que je ressens dans la totalité de mon corps, dans chacune de mes terminaisons nerveuses. Je prends une cigarette quand je sens que ce hurlement de terreur qui m’habite veut s’échapper hors de ma gorge, expulsé par mes poumons autonomes. Soixante douze jours de régression absolue&amp;nbsp;: je ne mange presque plus, je suis incapable de dormir une nuit complète. Mes paupières se soulèvent brutalement et je suis clouée à notre lit totalement éveillée et la lourde machinerie de ma tête se met en branle. Je ne maîtrise plus rien, les images se succèdent et les mots d’amour que tu ne me prononces plus, les gestes de tendresse que tu ne réserves plus qu’à un autre me transpercent. Je suis la poupée «&amp;nbsp;exutoire&amp;nbsp;» dans laquelle tu plantes inlassablement des épingles si mal acérées. Je me transforme en un hérisson inversé pour lequel les aiguilles ne sont plus une protection mais un supplice permanent. Pourquoi je ne refuse pas tout cela&amp;nbsp;? Qu’est-ce qui me fait tenir la tête hors de l’eau&amp;nbsp;? C’est mon refus d’accepter que tu puisses aimer quelqu’un d’autre autant que tu as dis m’aimer. C’est la certitude que ce tunnel possède une sortie vers un nouveau soleil pour nous deux. Et je m’accroche à cette bouée que j’ai saisie et que tu as refusé de me lancer.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Tu le sais que cette situation est invivable pour chacun de nous trois. Il veut te rapter, t’arracher à moi. Et tu le comprends et l’excuses. Je suis prête à accepter un partage mais lui, c’est notre déchirure qu’il souhaite. Je ne suis pas responsable du ratage de sa vie affective avant toi. Tu ne l’es pas non plus, pas plus que de la brutalité de sa séparation avec sa femme. Ce n’est pas parce qu’il t’attend désespérément dans sa maison que cela t’oblige à le rejoindre. C’est du chantage affectif tel que tu l’as toujours refusé.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Lundi 5 mai 2008 18h15</title>
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        <updated>2008-05-05T18:15:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-05T18:15:00+02:00</published>
        <summary>    La réalité de ma vie professionnelle permet à mes pleurs de rester bloqué...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La réalité de ma vie professionnelle permet à mes pleurs de rester bloqué à la limite de ma conscience. On me téléphone, on m’interpelle. On attend de moi des réponses techniques et précises. Et je me vois, comme projetée hors de mon corps, afficher un sourire, répondre et argumenter. Ce rôle là m’est plus facile à jouer que celui que j’essaie de tenir avec toi. J’ai plus d’entraînement. Mais pas un instant ton visage ne quitte mes yeux intérieurs, impression rétinienne indélébile&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Tu ne m’as pas appelée aujourd’hui avant que j’insiste par SMS et par messagerie vocale interposés. Tu es triste comme hébétée par ce déferlement de sentiment violents et passionnés dont tu es l’objet. Ce n’est pas dans une coquille que tu t’enfermes, au contraire, tu es nue et vulnérable, hypersensible et à fleur de peau. Ce serait merveilleux si tu n’avais pas abandonné le long de cette passerelle parisienne cette carapace. Avec quelle facilité tu t’es offerte aux coups de cet amour dévastateur&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;J’avance dans cette nouvelle vie comme ce 19 février 2001 après ton appel me hurlant la mort de Julien, et des jumeaux. J’étais seule dans ce bureau où on m’avait laissé pour te rappeler. J’étais à la fois sonnée et pleinement consciente des conséquences de cette désolation lorsque je franchirai la porte de la maison pour vous rejoindre Flore, Lucie et toi. Cent minutes de trajet en métro et en RER pendant lesquelles je suis restée enfermée avec ma lucidité et mon hébétude, séparée physiquement de mon monde qui venait de se scratcher loin de moi. Ces cent minutes sont restées suspendues hors du temps comme une image tressautante mais immobile d’un film lorsqu’on appuie sur la touche pause d’un magnétoscope. Ou comme, ce moment imperceptible, subtil, où la balançoire s’immobilise en haut de sa courbe ascendante avant d’être à nouveau attirée par la gravité terrestre&amp;nbsp;: le cœur saute un temps de son battement régulier, je crie…je tombe. Et depuis soixante et onze jours je retraverse ce boyau nauséabond. J’arrête de respirer mais j’étouffe et le tempo de mon cœur, accordé jusque là au tien, stoppe son cadencement insouciant mais vital.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Lundi 5 mai 2008 9h00</title>
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        <updated>2008-05-05T09:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-05T09:00:00+02:00</published>
        <summary>    Dix jours, dix longs jours pendant lesquels toute mon énergie, le peu...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Dix jours, dix longs jours pendant lesquels toute mon énergie, le peu qu’il m’en reste, s’est concentrée sur mon Ange. Dix jours depuis ce retour du Beaujolais. Dix jours de vacances mais au sens premier du mot&amp;nbsp;: vacuité, vide. Des nuits et des jours à se ronger, à pleurer et parfois à rire. Premières vacances despérées de notre vie depuis que nous sommes seules ensemble. Tu me dis que tes états d’âme sont liés aux miens&amp;nbsp;: si je vais bien tu vas bien et si je plonges tu te noies. Et je suis pareille à toi, ma jumelle, mon alter ego. Je ne trouve aucune aspérité à laquelle je pourrais m’agripper pour ralentir cette chute. Tu ne veux pas que l’on tombe et c’est toi qui me pousses dans ce gouffre. Comment pourrons nous survivre&amp;nbsp;? Ce matin tu m’as raconté ton rêve&amp;nbsp;: nous sommes toutes les deux dans un ULM en position presque verticale, le nez pointé vers le ciel. Je suis aux commandes et je n’arrive pas à effectuer la manœuvre qui nous sauvera. Je suis la seule à la connaître. Je ne sais pas si la limpidité de ce rêve vaut le reflet de ton état d’esprit mais je sais que dans la vraie vie je ne suis pas le capitaine de ce vaisseau naufragé. Peut-être attends-tu&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; que je prenne les décisions à ta place&amp;nbsp;? Je sais, que dans ce cas, la seule chose à faire et que tu abandonnes le nouveau Serge avant que ce qui te maintient en vie soit entraîné dans cet ouragan. Je te parle de Lucie bien sur, celle à qui tu tiens au-delà de lui et par-dessus moi. Chaque jour, chaque heure qui passent te rendent ce choix insurmontable. Déjà vous bâtissez ensemble des souvenirs, des lieux de pèlerinage (jardins, passerelles, ponts et restaurants desquels tu m’exclus définitivement), des églises, des cultes. Peu t’importe si pour ce faire, il pille cette histoire d’avant lui. Les nouvelles religions se sont toujours bâties sur les ruines des anciennes.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il y a deux mois, lors des vacances de février à Saint-Pierre, je te l’avais déjà demandé&amp;nbsp;: arrête tout avant qu’il ne soit plus possible de revenir en arrière. Tu as eu un ton tellement mauvais quand tu m’as répondu que c’était impossible, que tu étais libre et que je ne pourrai pas t’empêcher d’aller où tu voulais, de vivre ce que tu voulais vivre. Qu’est devenue ta liberté aujourd’hui&amp;nbsp;? Tu es enfermée et piégée, te projetant dans la seule issue de secours évidente, celle de la mort. Et je te regarde pleurer, laisser couler hors de ton corps ces gouttes et ces torrents qui t’épuisent un peu plus depuis ce 19 février 2001, qui creusent des sillons indélébiles aux creux de tes yeux d’automne que j’aime et qui ont su m’aimer un jour.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Lundi 5 mai 2008 4h30</title>
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        <updated>2008-05-05T04:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-05T04:30:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;           &amp;nbsp;     Mon Ange,       Comme presque chaque nuit...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1000616&quot; src=&quot;http://lecoeurnu.hautetfort.com/media/01/00/1124591222.JPG&quot; alt=&quot;227798120.JPG&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1000616&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mon Ange,&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Comme presque chaque nuit depuis plus de deux mois, je suis réveillée, allongée près de toi et je te regarde dormir. Ton visage est indistinct, simplement éclairé par le rayon de lumière qui traverse le palier par l’entrebâillement de la porte de notre chambre. Pendant plus d’une heure je t’ai silencieusement parlé. Une prière muette comme celle que les orfèvres de Notre Dame, depuis presque quatre siècles et demi, déposent à la Vierge Marie en ce début du mois de mai. Puis, incapable de me rendormir, je me suis levée pour t’écrire, pour coucher sur ce papier vulgaire, l’état de mon âme.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Comment te dire, encore et toujours, cet amour de toi et ton amour de moi qui m’émeut au-delà des larmes et des rires fulgurants qui s’écoulent&amp;nbsp;? Comment t’écrire cette vague déferlante qui veut que meure en moi cet amour, passionné certes, mais tellement mure de tes caresses, de tes regards et de tes attentions&amp;nbsp;? Rien de cet amour n’est cohérent, normal et normalisé. Depuis ce jour où tu m’as choisi avec tes mots et tes sourires, depuis l’instant où je me suis totalement laissé faire (et avec quel bonheur&amp;nbsp;!). Tu m’as imposée dans ta vie avec Serge et Julien, dans ce quotidien que nous avons d’abord partagé à quatre puis à cinq avec Lucie, cette fille que tu m’as donnée, cette vie que tu m’as confiée.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Non, rien de très normal que cette vie ensemble. Vingt trois ans de «&amp;nbsp;secret&amp;nbsp;» aux yeux de tous ceux qui sont nos amis et nos connaissances&amp;nbsp;; vingt trois d’amour que tu voulais protéger et vivre avec moi, la main dans la main pour qu’aujourd’hui tu l’offres à celui qui fait tout exploser autour de nous.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce matin, je me sens à la fois Cyrano de Bergerac et Ruy Blas, ce vers de terre amoureux d’une étoile et qui n’en revient toujours pas que cet astre magnifique a pu s’attarder sur moi. Et, petit à petit, nos forces se sont constituées en allant puiser l’une dans l’autre cette formidable énergie qui nous a conduite ici et maintenant.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Aujourd’hui tu veux t’évader de cette «&amp;nbsp;cage&amp;nbsp;» dans laquelle je ne t’ai jamais enfermé pour t’envoler vers une «&amp;nbsp;liberté&amp;nbsp;» qui va t’emprisonner dans une illusion qui te détruira et qui m’anéantira. Déjà, elle s’appuie sur des omissions et sur des mensonges. Pense à cela lorsque tu le regardera au fond des yeux, tout à l’heure lorsqu’il viendra te retrouver. Parce qu’il sera là, ce midi, avec toi. Ce midi et demain peut-être aussi. Mais peu importe ces blessures que tu nous fais puisque ce soir, en rentrant d’une journée de travail à laquelle je me rends comme si j’allais à l’abattoir, tu seras là.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Sèche tes larmes, pense à nous avec tout l’amour que tu as au fond de toi. Ferme les yeux, sens à nouveau tes mains sur mon corps alangui&amp;nbsp;; imagine les miennes lorsqu’elles te font frémir de sensualité puis exploser de plaisir. Nous sommes cela avant tout&amp;nbsp;: deux femmes qui s’aiment d’un amour indestructible et chaleureux. Nous sommes incohérentes, sûrement, mais certaines de celle que nous avons choisi ou que le hasard a mis sur notre route.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je suis d’accord pour conduire cet ULM fou dans lequel nous sommes mais surtout ne saute pas en plein vol.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je t’aime d’un amour «&amp;nbsp;secret&amp;nbsp;» comme ces violettes, secret mais pas platonique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ton amante, ton amoureuse impénitente, ta femme, celle de ta vie.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Marthe&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Pensée du jour n°5</title>
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        <published>2008-05-03T20:50:00+02:00</published>
        <summary>    &quot;Qu'il crève!&quot;       Professeur Choron          </summary>
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           &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&quot;Qu'il crève!&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Professeur Choron&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img name=&quot;media-1000520&quot; src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/graphics/insert-multimedia.jpg&quot; alt=&quot;http://lecoeurnu.hautetfort.com/media/00/01/1733311124.mp3&quot; id=&quot;media-1000520&quot; /&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Vendredi 25 avril 2008 16h40</title>
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        <updated>2008-04-25T16:40:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-25T16:40:00+02:00</published>
        <summary>                  Je veux qu’tu meures, je veux qu’tu crèves       Toi qu’es...</summary>
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           &lt;p goog_docs_charindex=&quot;89875&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w21&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;89876&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w22&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;89877&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt5&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;89909&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w24&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;89910&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w25&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;89911&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt6&quot;&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;89916&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w27&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;89917&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w28&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;89918&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt7&quot;&gt;Je veux qu’tu meures, je veux qu’tu crèves&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;89964&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w30&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;89965&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w31&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;89966&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt8&quot;&gt;Toi qu’es venu bouffer mon cœur&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90001&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w33&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90002&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w34&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90003&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt9&quot;&gt;Je veux qu’tu crèves, je veux qu’tu meures&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90049&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w36&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90050&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w37&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90051&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt10&quot;&gt;Toi qui a piétiné mes rêves&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90082&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w39&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90083&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w40&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90084&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt11&quot;&gt;Ecrabouiller par un camion&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90114&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w42&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90115&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w43&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90116&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt12&quot;&gt;Pulverisé par un avion&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90142&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w45&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90143&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w46&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90144&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt13&quot;&gt;Ratatiné comme une galette&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90174&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w48&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90175&quot; 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size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt16&quot;&gt;T’as tout cassé, t’as tout Sali&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90296&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w57&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90297&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w58&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90298&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt17&quot;&gt;T’as mis un bordel dans ma vie&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90332&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w60&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90333&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w61&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90334&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt18&quot;&gt;J’ai plus d’espoir, j’ai plus d’famille&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90377&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w63&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90378&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w64&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90379&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt19&quot;&gt;Casse toi tu pues, t’es qu’un pauv’con&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90421&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w66&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90422&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w67&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90423&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt20&quot;&gt;La rage me prend, j’ai plus d’raison&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90463&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w69&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90464&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w70&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90465&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt21&quot;&gt;Je veux qu’tu crèves, je veux qu’tu meures&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90511&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w72&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90512&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w73&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90513&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt22&quot;&gt;Qu’tu restes bloqué dans l’ascenceur&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90553&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w75&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90554&quot; 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&lt;p goog_docs_charindex=&quot;90761&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w90&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90762&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w91&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90763&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt28&quot;&gt;Encore une fois je veux qu’tu meures&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p goog_docs_charindex=&quot;90803&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; id=&quot;gr1w93&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span goog_docs_charindex=&quot;90804&quot; style=&quot;line-height: 150%&quot; id=&quot;gr1w94&quot;&gt;&lt;font goog_docs_charindex=&quot;90805&quot; size=&quot;4&quot; id=&quot;lkxt29&quot;&gt;Encore une fois je veux qu’tu crèves&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mercredi 23 avril 2008</title>
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        <summary>    Pour la première fois de ma vie avec toi, hier soir, j’ai eu peur. Peur...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Pour la première fois de ma vie avec toi, hier soir, j’ai eu peur. Peur de cette violence en toi qui aurait pu se concrétiser par un coup de ta part. Où allons nous&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mardi 22 avril 2008 18h15</title>
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        <updated>2008-04-22T18:15:00+02:00</updated>
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        <summary>    Autant la journée d’hier fut lumineuse, autant celle d’aujourd’hui est en...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Autant la journée d’hier fut lumineuse, autant celle d’aujourd’hui est en harmonie avec le ciel gris, ses nuages bas et ses averses. Mon humeur s’accorde à celle de Marie-Annick et elle est morose. Sans doute est-ce la fatigue qui tombe ou les nerfs qui lâchent liés au changement de rythme. Mais peut-être est-ce le résultat d’un coup de fil (qu’elle m’affirme n’avoir pas passé alors que je l’ai vu s’éloigner dans le jardin, le téléphone collé à l’oreille) qui réveille la langueur d’une absence mal supportée. Cela vient de lui ou cela vient d’elle. Et mon cœur élastique, tendu au maximum, essaie de supporter les états d’âme de mon Ange. J’aimerais tant que ses mensonges soient la traduction de son amour pour moi et du désir de me préserver le plus possible de ce maelstrom qui la coupe en deux. La fille coupée en deux, voilà son nom aujourd’hui&amp;nbsp;! Et la lutte est intense pour recoller les morceaux, intense et impossible à gagner. Elle finira par perdre un morceau d’elle-même&amp;nbsp;: vingt trois années ou deux mois de sa vie, moi ou lui puisqu’il paraît inconcevable qu’elle conserve les deux.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je me souviens de ce premier dimanche où je suis venue chez Serge et toi. C’était peut-être un dimanche d’avril. Mon père m’avait conduit à la Gare de Lyon. Il semblait anxieux et fatigué. Je crois qu’il m’a dit pourquoi mais j’en ai perdu e souvenir. Et à cet instant, assise à côté de lui, je me suis sentie tellement proche de lui, de sa lassitude. Un sentiment adulte et fort. Mon père n’était plus mon père, il était devenu un homme avec sa fragilité et une déchirure que je percevais pour la première fois.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Lorsque je t’ai appelée de la gare de Val de Fontenay pour te demander comment arriver, je crois que tu as été surprise que je me sois décidée à venir. Comme chaque dimanche après-midi, Serge était allé répéter avec un groupe de copains. Tu étais seule, avec Julien qui jouait dans sa chambre, vêtue d’un jogging rose et d’une paire de chaussettes bleues en laine douce. Impression étrange de me retrouver dans ton univers, chez toi. Tu m’as accueillie en souriant et je suis certaine qu’à ce moment précis, mon cœur a abdiqué devant ton sourire magnifique et conquérant. Et toi, te souviens-tu de cet après-midi dans le petit salon&amp;nbsp;? Ce premier rendez-vous intime, loin de notre quotidien du lycée&amp;nbsp;? Toi, à moitié allongée sur le canapé et moi, les fesses posées au bord d’un fauteuil buvant tes paroles qui coulaient comme un ruisseau nonchalant&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Le coeur nu</name>
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        <title>Mardi 22 avril 2008 18h00</title>
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        <updated>2008-04-22T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-22T18:00:00+02:00</published>
        <summary>    Le ciel est bas, le ciel est lourd       Il prend mon cœur pour un...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le ciel est bas, le ciel est lourd&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il prend mon cœur pour un tambour&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le ciel est bas, le ciel est lourd&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il est porté pars cent vautours&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mon cœur est rouge, mon cœur est gourd&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il est rongé par ton amour&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Celui qui vient, celui qui court&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Celui qui s’en va faire une tour&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Loin de mes mots, loin de mes jours&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Loin du cocon de notre amour&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le ciel est bas, le ciel est lourd&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il plombe ma vie et mes discours&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Le ciel est bas, le ciel est lourd&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il est si bas, il est si lourd.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Oopsgal</name>
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        <title>Réflexions plus que douteuses sur le mariage</title>
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        <updated>2008-04-21T12:23:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-21T12:23:00+02:00</published>
        <summary>    Je sais bien que le mariage, ce n'est pas juste une lubie, c'est un...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Je sais bien que le mariage, ce n'est pas juste une lubie, c'est un engagement profond entre 2 personnes qui s'aiment. C'est pas rien.&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://oopsgal.hautetfort.com/media/00/02/1984354065.jpg&quot; id=&quot;media-978289&quot; alt=&quot;1984354065.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-978289&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;A un moment, je vous avais bien saoulées avec mes histoires de mariage ou plutôt, &lt;i&gt;je devrais dire de non-mariage&lt;/i&gt;, puisque mariage il n'y en a pas eu. Pas encore en tous cas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Bref, le sujet épineux, on l'a un peu fait passer gentiment sous le tapis, on n'en parle plus, pas un mot. Rien.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Enfin, je me suis fait une raison, ce n'est pas qu'il veut pas, mais c'est pas le moment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Sauf que... Entretemps, j'ai reçu un mail d'une copine qui habite maintenant en Nouvelle-Zélande. A la surprise générale, elle s'apprête à se passer la corde au cou dans 1 mois... On ne l'avait absolument pas vu venir cette annonce.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Et moi, je suis jalouse.. Oui, oui, ça fait un peu mal aux fesses de l'admettre mais &lt;b&gt;je suis JA-LOU-SE&lt;/b&gt;. Voilà, c'est dit. J'ai la distincte impression que tout le monde se fait demander en mariage. Je suis obnubilée par cette histoire...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;C'est officiel, Oopsgal est bonne à mettre à l'asile&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Je ne doute pas des sentiments de l'Homme et je suis tout à fait d'accord avec lui que ce n'est pas le bon moment pour se lancer dans ce genre d'aventure...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Mais, moi, &lt;b&gt;tout ce que je veux c'est qu'il me le demande&lt;/b&gt; et puis, je serais contente d'attendre. Mais bien entendu, l'Homme n'est pas d'accord avec cette idée (&lt;i&gt;sinon, ce serait trop fastoche&lt;/i&gt; et surtout, je ne serais pas là... Oui, &lt;i&gt;encore à vous faire chier avec mes histoires de non-mariage&lt;/i&gt;). NON, l'Homme a besoin d'action, les fiançailles longue durée, ce n'est pas sa tasse de thé.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&lt;i&gt;Soupir&lt;/i&gt;. Moi, je veux juste toute la &lt;b&gt;magie&lt;/b&gt; autour de ce moment.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Oui, c'est bien moi qui vous sort ces sornettes aujourd'hui. Je fais ma fière, ma warrior, la fille indépendante mais j'ai juste envie qu'il me le dise et puis voilà, je m'en contente. Le mariage en lui-même viendra un jour (&lt;i&gt;très lointain, j'espère&lt;/i&gt;), comme ça, j'aurais eu le temps de m'y habituer. Mais lui, ne veut rien entendre.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Du coup, voilà que je suis jalouse de toutes mes copines qui se retrouvent la bague au doigt. Si c'est pas pathétique toute cette histoire. Je m'énerve moi-même.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Dans le cadre d'un prochain reportage, je recherche des témoignages :</title>
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        <updated>2008-04-21T10:52:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-21T10:52:00+02:00</published>
        <summary>  Bonjour&amp;nbsp;&amp;nbsp;  &amp;nbsp;   Dans le cadre d'un prochain reportage, je...</summary>
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           &lt;p&gt;Bonjour&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le cadre d'un prochain reportage, je recherche des témoignages :&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; L'un de vos proches ( famille, conjoint, enfant) est cyberdépendant, il consacre beaucoup de temps à sa passion, vous souhaitez que la situation s'améliore, vous avez besoin d 'aide ?&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Appelez moi pour en discuter de vive voix : &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; 0613610301/0141416959 / npalma@tf1.fr&lt;/p&gt; 
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            <name>npalma</name>
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        <title>Dans le cadre d'un prochain reportage nous souhaitons venir en aide à des couples</title>
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        <updated>2008-04-21T10:49:02+02:00</updated>
        <published>2008-04-21T10:49:02+02:00</published>
        <summary>  Dans le cadre d'une prochain reportage nous souhaitons venir en aide a des...</summary>
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           &lt;p&gt;Dans le cadre d'une prochain reportage nous souhaitons venir en aide a des couples en difficultés.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Votre couple traverse une passe difficile. Vous reprochez à votre conjoint son comportement ou inversement. vous souhaitez que la situation s'améliore, Vous avez besoin d'aide...&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Appelez moi pour en discuter de vive voix.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Je suis nicolas au 06 13 61 03 01 ou 01 41 41 69 59 par mail : &lt;a href=&quot;mailto:npalma@tf1.fr&quot;&gt;npalma@tf1.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &amp;nbsp; 
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            <name>vanille3</name>
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        <title>quand les parents sèment la zizanie entre les frères et soeurs</title>
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        <updated>2008-04-20T21:54:41+02:00</updated>
        <published>2008-04-20T21:54:41+02:00</published>
        <summary>  je me présente, vanille, mariée,3 enfants, jusque là tout va bien!   j' ai...</summary>
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           &lt;p&gt;je me présente, vanille, mariée,3 enfants, jusque là tout va bien!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;j' ai 3 soeurs, et 1 frère, frédérique, l ainée, françois le second, juliette, la troisième et hélène&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous allons régulièrement chez nos parents à tour de role, mais quel désastre, au lieu de passer de bons moments, ma mère critique l' un, puis l' autre qui vient de partir, on doit se sentir à l aise chez eux, mais nos faits et gestes sont observés, c' est toujours de la faute du dernier qui est parti, si ils ne retrouvent plus un tupperware, ou si ils n' arrivent plus à regarder la télé, c' est qu' on a touché à la télécommande!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;si je fais ce blog, c' est pour me libérer par l' écriture, car vraiment, j' ai mal à l' intérieur, et vous découvrirez à travers ce blog, tous les maillons de la chaine qui font que je souffre ainsi!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes parents sont les victimes, et ils se plaignent à l' un et à l' autre, des réflexions que leur font leurs enfants, mais ils ne se rendent pas compte que ce sont eux qui persécutent leurs enfants!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis janvier, ils ne parlent plus à frédérique, et maman a donné des légumes à juliette ( qui allait voir frédérique), et maman a dit à juliette de ne pas donner de légumes à frédérique, alors juliette s' est fachée, mais ça n' a pas été bien pris!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Malheureusement, quand mes parents ont une dent contre l' un de leurs enfants, on dirait qu' on n' a plus le droit de parler non plus à leur enfant qui est pourtant notre frère ou soeur, et pourtant, on n' a rien à voir la dedans, mais on nnous prend pour témoin!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant, quand c' est pour boire le café ensemble, façon de parler,ils n' ont pas besoin de nous!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus, mes parents se disputent aussi, ils sont jaloux l' un de l' autre quand on y va, surtout maman!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si je parle avec papa, elle va venir s' immiscer dans la conversation, ou bien aller lui faire chercher quelquechose à la cave, tout ça parce qu' elle ne supporte pas que j' aie un moment exclusif avec papa!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais vous allez avoir plus de détails, là j' exprime ce qu' il se passe dans les grandes lignes, j' affinerai après!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si je peux avoir des avis, des conseils, des témoignages, vous êtes les bienvenus!&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Le coeur nu</name>
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        <title>Dimanche 20 avril 2008 21h30</title>
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        <id>tag:lecoeurnu.hautetfort.com,2008-04-20:1592277</id>
        <updated>2008-04-20T21:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-20T21:30:00+02:00</published>
        <summary>    Nous sommes parties samedi midi pour rejoindre le Beaujolais. Retrouver...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nous sommes parties samedi midi pour rejoindre le Beaujolais. Retrouver un semblant de notre vie d’avant. Retrouver Renaud et Fabienne, se perdre dans de longs détours en voiture à a découverte de villages typiques, de points de vue uniques, de rires et de chahuts bienveillants. Un voyage à deux, mais lourd de la présence du troisième. Pour a première fois depuis qu’elle conduit, Marie-Annick a été obligée de s’arrêter &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;¼ d’heure pour reprendre des forces. Quinze minutes, les sièges allongés et les pieds sur le tableau de bord. Quinze minutes de silence sa main dans la mienne. Quinze minutes comme un sas de décompression pour se retrouver. Pour la première fois aussi, Marie-Annick a été «&amp;nbsp;flashée&amp;nbsp;» sur la route. Le résultat fut qu’elle a continué la route en roulant près de dix kilomètres/heure en dessous de la limite autorisée. Elle le sait bien que la conduite de sa vie affective est sortie de la route mais aucun flash ne la fait ralentir malgré les blessés qu’elle laisse au bord de la route. Et je la regarde, démunie et impuissante.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nico vient de rentrer dans notre chambre et je suis allongée sur le lit en train d’écrire. Elle me demande si elle peut lire ce que je jette sur le papier. Ma réponse est longue à venir. Si je sais qu’elle a accès à ce que j’écris, écrirais-je aussi librement&amp;nbsp;? Mais si les mots que je pose sur cette feuille pouvaient changer le chemin sur lequel elle me traîne&amp;nbsp;? Non, ma réponse est non. J’écris par désespoir mais aussi pour drainer les dernières forces qu’il me reste. Je suis dans une pirogue et je rame sans cesse pour ne pas tomber du haut des chutes du Niagara. C’est de ma vie dont il est question, de ma vie avec toi, tout contre toi. Mes bras sont tétanisés mais je rame&amp;nbsp;; ma tête est chauffée à blanc par la douleur et les larmes mais je rame sans arriver à casser le rythme de mes bras. Instinct de survie comme je ne l’avais jamais connu. Jusque là mes forces me venaient de toi, mon amour, mon assurance et mes sourires aussi. Aujourd’hui je suis seule, absolument seule.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Dimanche 20 avril 2008 19h00</title>
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        <updated>2008-04-20T19:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-20T19:00:00+02:00</published>
        <summary>    Enfin ces vacances, ces trop attendues vacances de Pâques, sont arrivées....</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Enfin ces vacances, ces trop attendues vacances de Pâques, sont arrivées. Vendredi soir a été tendu tant je m’étais perdue dans une crise intérieure de jalousie. Cette histoire me rend totalement démente. Je suis devenue incapable de réfléchir avec un tant soit peu de discernement. J’essaie de me préparer au deuil épouvantable qui se dessine mais peut-on vraiment se préparer à sa propre à sa propre mort&amp;nbsp;? Je ne peux déjà pas envisager de passer plus d’une journée loin d’elle, alors comment pourrais-je appréhender de ne plus être à côté de toi le reste de ma vie&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Vendredi 18 avril 2008 19h00</title>
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        <updated>2008-04-18T19:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T19:00:00+02:00</published>
        <summary>    Ce soir tu avais rendez-vous pour une échographie et une mammographie....</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce soir tu avais rendez-vous pour une échographie et une mammographie. J’aurais voulu tout lâcher au boulot pour te retrouver devant le centre médical, à Paris. Je ne l’ai pas fait puisque tu as voulu être seule. Puis les doutes ont donné l’assaut de mon esprit épuisé. Et si c’était lui qui t’accompagnait à ce rendez-vous&amp;nbsp;? Lui qui t’as retrouvé dans Paris et qui sera près de toi jusqu’à la sortie de tes examens&amp;nbsp;? Premier texto à 17h55&amp;nbsp;: échographie normale. Je soupire de soulagement. 18h50&amp;nbsp;: enfin ton appel que je despérais de recevoir&amp;nbsp;: mammographie sans problème. Je respire profondément. Tu m’annonces que tu rentres en taxi et voilà ma jalousie qui s’empare de cette information. Tout est confirmé. Il est venu te rejoindre en voiture et c’est lui qui va te raccompagner avant de rentrer à Boissy. Mon imagination me torture et jette une nouvelle pelletée de terre sur mon corps allongé au fond d’un trou.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;En attendant ton deuxième appel je suis allée t’acheter ton eau de toilette. Un autre de nos rituels dont tu exiges à chaque échéance, qu’il soit accompli. Chaque année, tu utilises deux eaux de toilette&amp;nbsp;: Shalimar de Guerlain pour l’automne et l’hiver, Eau Fraîche de Christian Dior pour le printemps et l’été. Le changement s’effectue toujours à la fin des vacances de la Toussaint et des vacances de Pâques. Je t’ai donc acheté un flacon d’Eau Fraîche et je n’ai pu résister à l’envie d’asperger le pull que je porte. Parfum tellement évocateur que j’ai fondu en larme&amp;nbsp;: odeur imprégné dans un mouchoir d’enfant que tu me laissais lors de nos premières séparations forcées. Au cinéma, le procédé qui brutalement donne le sentiment d’une accélération du temps dans un sens ou dans un autre, porte sûrement un nom. C’est ce que j’ai ressenti&amp;nbsp;: l’impression d’être projetée dans un tunnel temporel qui me provoque une nausée que j’ai du mal à maîtriser. Je tombe, je suis perdue&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Vendredi 18 avril 2008 8h00</title>
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        <updated>2008-04-18T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T08:00:00+02:00</published>
        <summary>    Ta réponse à ma lettre de ce printemps 1985 a été le filin qui m’a ramené...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ta réponse à ma lettre de ce printemps 1985 a été le filin qui m’a ramené à la vie. Je l’ai attrapé sans réfléchir, sans imaginer, ni même essayer, qu’en le faisant nous tissions le premier fil de notre amour. Jeunes et innocentes. Toi les bras tendus, le sourire large et accueillant et moi, déboussolée par cette attention surprenante mais espérée. Quel bonheur, cet apprentissage de toi&amp;nbsp;! Nos discussions incessantes dès que nous nous retrouvions dans ton bureau où le café chaud m’attendait&amp;nbsp;! Je ne savais pas que le bonheur ou une de ces facettes pouvait se cacher dans l’image d’un petit bureau aux meubles en métal gris et vieillot dont la seule fenêtre pourvue de barreaux donnait sur une misérable cour sans attrait. Mais toi, tu trônais dans ton royaume, tu illuminais cet espace «&amp;nbsp;bureaucratique&amp;nbsp;» d’une lumière intense qui occultait tout ce qui n’était pas toi. C’est à cette époque que je me suis mise à boire beaucoup de café surtout les jours où je venais travailler.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Oui, aujourd’hui, mon âme est noire. Noire des coups portés depuis presque deux mois, noire des hématomes qui ne s’atténuent pas. Comme j’aimerais croire en un dieu afin de pouvoir diriger ma colère contre lui&amp;nbsp;! Mais, je ne suis pas croyante. Comme je voudrais, parfois, te détester pour que cette lancinante douleur puisse se retourner contre toi et me soulager&amp;nbsp;: Mais je t’aime, plus que jamais, je t’aime. Et j’essaie de garder pour moi mon chagrin insondable, ma rage dévastatrice et ils tournent, l’un et l’autre, sans répit et sans pitié dans ma tête qui n’est plus le siège de la raison cartésienne. Et pourtant, il me suffit de te voir me sourire comme ce matin pour que toute cette lave noire et nauséabonde disparaisse et que je redécouvre l’espoir d’une aube salvatrice.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Pensée du jour n°3</title>
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        <updated>2008-04-18T05:15:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T05:15:00+02:00</published>
        <summary>    «&amp;nbsp;La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.&amp;nbsp;»...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;nbsp;La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;André Malraux&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Extrait de &quot;L'Espoir&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/graphics/insert-multimedia.jpg&quot; alt=&quot;http://lecoeurnu.hautetfort.com/media/02/01/354193210.mp3&quot; id=&quot;media-973152&quot; name=&quot;media-973152&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Jeudi 17 avril 2008 18h30</title>
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        <updated>2008-04-17T18:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-17T18:30:00+02:00</published>
        <summary>    Rien n’y fait, ni les heures qui défilent devant mon ordinateur ni celles...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Rien n’y fait, ni les heures qui défilent devant mon ordinateur ni celles qui les précèdent ou les suivent dans le métro et le RER, ton visage est devant mes yeux, dans ma tête, ta voix berce mes oreilles des mots d’amour et de complicité, de silence aussi. Même cette femme que je croise depuis des années et qui fait habite certains de mes fantasmes n’arrive à me tirer d’autres émotions que la tristesse et le désespoir. Rien n’est plus banal que ce que nous vivons pourtant, dans l’exception qu’était notre histoire d’amour, c’est un monde qui est en train d’être détruit. Tout est question de regard dans cette tragédie. Le mien ne perçoit qu’une montagne qui s’écroule et emporte dans ses éboulements les maisons et ses habitants si inconscients et heureux jusque là. Une coulée de lave sur mon Pompéi et personne en mesure de stopper cette hécatombe. Est-il possible de repartir en arrière, de rajeunir pour redevenir enfant puis fœtus puis rien du tout&amp;nbsp;? Revenir au néant originel en perdant la mémoire de ce qu’on a vécu&amp;nbsp;? Je sais bien que c’est impossible mais je cherche en aveugle, une issue autre que la mort qui nous attend si nous ne faisons rien&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Jeudi 17 avril 2008 10h30</title>
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        <updated>2008-04-17T10:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-17T10:30:00+02:00</published>
        <summary>    Je ne sors jamais indemne de ces heures, de ces minutes que tu passes...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je ne sors jamais indemne de ces heures, de ces minutes que tu passes avec lui. Je donne le change avec ceux que je croise à mon bureau et dans les couloirs, ceux qui claironnent un «&amp;nbsp;ça va&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» formel qui n’appelle en retour que le même «&amp;nbsp;ça va et toi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». Je donne le change aux Filles avec lesquelles je suis rentrée en voiture hier soir. Les écouter, surtout Oriane la bavarde, répondre et poser la question qu’il faut au moment adéquat me devient insupportable. Je me forge un sourire pour te retrouver à la maison après tes échappées belles. Des araignées sournoises tissent lentement et inexorablement des toiles acides et paralysantes autour de nous ainsi qu’à l’intérieur de nos esprits. Chacune les siennes&amp;nbsp;! Que lui as-tu encore promis hier&amp;nbsp;? Quels liens lui as-tu attachés autour du cœur et que, chaque jour passé rend plus solide que l’acier&amp;nbsp;? Te promet-il autre chose que ce que tu exiges de lui&amp;nbsp;? Une vie avec lui, rien qu’avec lui, quitte à me faire mourir&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nuit détestable entre veille et sommeil, entre le cauchemar de la réalité et ceux pas plus abominable qui peuplent mon inconscient nocturne. J’ai perturbé ta nuit avec mes gémissements, mes cris, mes tourments. Tu as mal dormi mais est-ce seulement à cause de la souffrance qui transpirait à côté de toi ou à cause de celle provoquée par l’absence de l’autre, de celui qui attire dans un trou noir mon astre tutélaire de l’attraction de ma planète&amp;nbsp;? Soleil noir, soleil de glace…tout va disparaître, glisser vers ce néant terrifiant.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mercredi 16 avril 2008 8h30</title>
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        <updated>2008-04-16T08:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-16T08:30:00+02:00</published>
        <summary>    C’est une nouvelle nuit d’insomnie et de veille stérile qui s’est enfin...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est une nouvelle nuit d’insomnie et de veille stérile qui s’est enfin achevée. Une nuit dans les limbes laiteux et infinis de la solitude. J ’erre sans savoir où aller. Peu importe d’ailleurs puisque je ne vois rien, ne perçois aucun son qui pourrait me guider vers la sortie de ce nuage opaque. Je t’appelle en vain. Nulle main tendue ne sort du néant pour me ramener à la lumière, la douce et chaude lumière du soleil au printemps naissant. Je ne suis ni morte ni vivante, zombie au cerveau absent et aux yeux vides. Je n’avance que pour essayer de trouver la délivrance de la mort.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Tu n’es pas rentrée très tard hier soir et j’étais encore réveillée. Je t’attendais comme à chaque fois que tu es sortie sans moi. Jusque là, ton retour a toujours été comme cette pluie toujours espérée mais perpétuellement inattendue qui fait renaître certains désert des pays dont je suis le prolongement. Le sable, les rares oasis, les animaux et les hommes la sentent venir bien longtemps avant que la première goutte ne vienne délivrer ses promesses de renouveau. Et j’étais là, chaque cellule aux aguets prête à accueillir cette eau qui allait m’inonder le cœur et l’âme dès que j’entendrai la clé dans la serrure. C ’est étrange car Sleiman, dont je t’ai parlé tant de fois m’a un jour raconté que mon nom de famille était celui de cette pluie dans sa langue natale.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Hier soir tu es rentrée et j’attendais dans notre lit un sourire de composition sur les lèvres. Tu es venue me rejoindre, froide de la nuit extérieure&amp;nbsp;; tu as été tendre comme tu ne l’avais pas été depuis de longues semaines. J’ai fini par m’endormir contre toi, contre la moiteur rassurante de ta peau. Mais cette nuit a été longue. J’ai lu, un peu, j’ai pleuré, beaucoup puis je t’ai sentie t’agripper à moi, me coller comme si ta vie dépendait de la solidité de cette attache. Et cet élan, cette chaleur partagée par delà ton sommeil m’ont fait toucher à nouveau la douceur d’un paradis perdu, respirer l’air pur et enivrant de la plénitude de notre amour. Bonheur et souffrance, paradigmes indissociables de nos vies emmêlées.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Encore trois jours de travail, trois jours de calvaire, de doutes et de soupçons, de mensonges qui rongent mon quotidien. Trois jours encore avant ces vacances, avant de retrouver un cocon amical et protecteur. Je ne souhaite même pas à ce nouveau Serge de souffrir comme je souffre depuis presque trois mois. Cette douleur est unique puisqu’elle est mienne, essentielle puisqu’elle sera le point de départ d’un nouveau voyage avec la femme de ma vie.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Cette après-midi tu le retrouves&amp;nbsp;; qu’elle te soit douce et heureuse si c’est pour te retrouver à mon écoute ce soir. Je t’aime.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Pensée du jour n°2</title>
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        <updated>2008-04-15T22:52:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-15T22:52:00+02:00</published>
        <summary>    «&amp;nbsp;    Dignité     -     démarche     -    liberté     - peur -...</summary>
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           &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=dignite&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Dignité&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;-&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=demarche&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;démarche&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;-&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=liberte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;liberté&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- peur -&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=souffrance&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;souffrance&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;-&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=vision&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;vision&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;-&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=intelligence&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;intelligence&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;-&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=vie&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;vie&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;-&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=determination&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;détermination&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- sont&lt;/font&gt; &lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/citations/mot.php?mot=feminins&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;féminins&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Slogan de l’exposition québécoise Femmes, corps et âmes - Mars 1997&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/graphics/insert-multimedia.jpg&quot; alt=&quot;http://lecoeurnu.hautetfort.com/media/00/00/1717886907.mp3&quot; id=&quot;media-963012&quot; name=&quot;media-963012&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mardi 15 avril 2008 21h54</title>
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        <updated>2008-04-15T21:55:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-15T21:55:00+02:00</published>
        <summary>    Je sais qu’il est venu à la maison ce midi. Mon corps le sent et mes sens...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je sais qu’il est venu à la maison ce midi. Mon corps le sent et mes sens exacerbés le lisent comme un livre grand ouvert dans les yeux de mon ange. Elle m’avait prévenu hier que cette journée de mardi serait difficile puisqu’elle recevait le nouveau cuisinier du collège à l’heure du déjeuner pour lui faire le tour du propriétaire. Vers 11h30 elle m’a envoyé un texto me précisant que c’était l’enfer et qu’elle ne m’appellerait que vers 14h. C‘est étrange comme cela ressemble aux horaires de ces «&amp;nbsp;pauses déjeuner&amp;nbsp;» avec le nouveau Serge. Comme celle qu’elle a déjà eu hier midi&amp;nbsp;! Je me sens humiliée et trahie alors qu’elle m’a tenu de grands discours sur la confiance que je ne lui accordais plus lorsqu’elle m’a informé de la soirée d’aujourd’hui qu’elle passerait avec des collègues&amp;nbsp;! «&amp;nbsp;Mais non, mon amour, je te crois quand tu me dis cela. Aurais-je des raisons de ne pas te faire confiance puisqu’on décidé de tout se dire en dehors de ton intimité avec lui. J’ai besoin que tu me dises la vérité.&amp;nbsp;» Et toi de m’offrir un de ces sourires qui me font fondre de tendresse et d’amour. Non je ne te fais confiance mais je te le dis pour faire chuter la pression que mon désespoir fait peser sur toi et qui te fera fuir un jour ou l’autre. Non, je ne te crois pas lorsque tu me dis être débordée par des imprévus ou des rendez-vous à l’heure du déjeuner mais je fais comme si c’était la vérité. C’est une vérité puisque tu le vois, rendez-vous volés qui intensifient tes désirs romantiques, déjeuners hâtifs autour d’un sandwich quelque part. Pourtant, ce soir, alors que tu es partie, l’évidence me terrifie&amp;nbsp;: tu le voies ici, chez nous, dans notre lit. Ce lit dans lequel je suis installée pour écrire, ce lit, secret de nos amours, de nos rires et de nos pleurs. Bien sur que tu étais épuisée ce soir mais pas d’une nuit d’insomnie mais de cette heure dérobée aux yeux de tous pendant laquelle, malgré tes règles finissantes, vous avez fait l’amour.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et je reste scotchée au mur, incapable de mesurer les conséquences de cette découverte sur la suite de notre vie. Je me retrouve contrainte d’élaborer des stratégies pour que notre amour (s’il existe encore pour toi) n’aille pas s’échouer contre les falaises destructrices vers lesquelles ce naufrageur nous entraîne. Il est pirate je serai donc corsaire. Tu as raison, mon Nico, le coq belliqueux est en guerre et, puisque pour toi, tous est bon pour le voir même si c’est en me mentant, j’utiliserai les mêmes armes et d’autres encore pour qu’il sombre dans des eaux si profondes que son corps ne réapparaitra jamais près de nos rivages.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je ne dirai rien ce soir, aucune allusion à ce midi et à ce dégoût qui m’envahit. Les vacances approchent et dans trois jours j’aurai quinze jours de répits&amp;nbsp;: tu l’appelleras, vous correspondrez par texto mais, pour autant j’aiguise mes armes, celles qui lui font si peur, ma présence quotidienne, ma disponibilité, mon humour, mon amour et ma tendresse. Je serai celle qui comprend la situation si tu es prise de vague à l’âme mais je ne lâcherai rien, aucun de mes avantages. Je suis désespérée et incrédule. Pourtant une dernière lumière d’espoir s’allume dans mon cerveau obscurci par tant d’idées noires, si tu me mens c’est que tu ne veux pas me faire de peine et que, peut-être en te laissant agir sans me découvrir, tu finiras par te lasser. Je crois que tu n’es pas capable de m’abandonner et je m’appuie sur cette ineptie pour ne pas sortir en courant, m’enfuir de cette boucherie sentimentale, en hurlant à la mort.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Le coeur nu</name>
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        <title>Mardi 15 avril 2008 8h45</title>
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        <updated>2008-04-15T08:45:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-15T08:45:00+02:00</published>
        <summary>    Nous avons eu, hier soir, un long moment ensemble pou parler, au creux de...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nous avons eu, hier soir, un long moment ensemble pou parler, au creux de notre lit. Des sortes de retrouvailles affectueuses et à cœur ouvert. Tu l’as vu hier midi et, tout naturellement, tu me parles de lui et, en le racontant, tu me donnes de toi une facette inconnue. Non, pas inconnue mais comme réapparue du fin fond de tes entrailles. Tu me parles, tu te racontes mais lui, tu l’écoutes et tu ne te confies pas. Tu me le décris débordant de mots et de frustrations de toute une vie. Je le perçois comme envahissant et directif. Comme cela doit être surprenant et excitant de t’avoir rencontré, mon amour, avec ta détermination, tes opinions parfois si tranchées et ta volonté d’avoir toujours le dessus. Ta liberté aussi. Il est ton amant et je suis ton amie (accessoirement ton amante). Tu m’aimes mais tu es amoureuse de lui. Je te l’ai dit, la nuance possède l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette mais le sillon qu’elle creuse à la profondeur de la plus grande faille sous-marine de l’océan Pacifique. Mais c’est peut-être ma chance, ma sortie de secours. Comment jeter aux chiens cette si longue et si essentielle amitié amoureuse&amp;nbsp;? Comment pourrais-tu détruire cette amie, la seule et véritable amie de ta vie, celle qui mourrait sur le champ pour toi, pour un coup de cœur si fulgurant soit-il&amp;nbsp;? S’il t’est si nécessaire existe-t-il vraiment une autre possibilité de nous retrouver tous les trois à vivre nos amours réciproques&amp;nbsp;? Si c’est bien toi qu’il aime et pas seulement l’image de la révélation de l’amour que tu lui renvoies pourquoi lui est-t-il si difficile de te donner ce qui te rendrait heureuse&amp;nbsp;? Pourquoi veut-il t’enfermer dans une cage alors que, comme un oiseau, tu n’existes que pour voler librement&amp;nbsp;? C’est pour lui qu’il t’aime, pas pour toi&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Quelle délicate et inconfortable situation que la mienne&amp;nbsp;! Etre à la fois ton amie et ton amoureuse. Te donner une image rassurante et solide alors qu’à l’intérieur je suis ce verre de cristal que tu as fait tomber sur le carrelage froid et qui éparpille déraisonnablement ses éclats dans tous les coins de la pièce&amp;nbsp;: fragments multiples et invisibles qui ne retrouveront jamais leur unité originelle.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Lundi 14 avril 2008</title>
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        <updated>2008-04-14T09:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-14T09:00:00+02:00</published>
        <summary>    Insupportable&amp;nbsp;! Non, ce n’est pas de ton caractère dont je parle ce...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Insupportable&amp;nbsp;! Non, ce n’est pas de ton caractère dont je parle ce matin. Cet aspect là de toi, je l’ai accepté il y a bien des années. Non, c’est cette dictature du téléphone portable et de ses prouesses technologiques. Ton mobile vibre parfois toutes les trente secondes. Tu le prends, découvre la teneur du message. Tu souris ou tu blêmis et, frénétiquement, tu réponds. Parfois tu lâches tout pour te précipiter vers l’ordinateur et, s’il n’est pas disponible, tu deviens presque désagréable pour le récupérer&amp;nbsp;: il t’a sûrement laissé un courriel&amp;nbsp;! Dictature à laquelle tu te soumets corps et âme.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Hier après-midi, avant notre séance de cinéma au MK2 Bibliothèque (ta rive droite&amp;nbsp;!), tu m’as montré le message reçu le matin et qui t’a déstabilisée. Un MMS envoyé à 9h12 qui montrait le balcon de notre chambre. Ahurissant et insupportable&amp;nbsp;! Un instant j’ai cru apercevoir une forme d’exaspération dans ton regard et dans ta voix bien vite compensée par les excuses que tu lui trouves en permanence. Et j’essaie d’imaginer ta réaction si je m’autorisais à faire pression de cette manière. Serais-tu inquiète, secrètement attendrie par les formes perverses que prendrait la démonstration de mon amour et de mes angoisses&amp;nbsp;? Non, bien sur. Tu me jugerais indécente, complètement folle. Tes yeux et ton visage se durciraient et je me retrouverais pétrifiée comme après une rencontre avec la plus célèbre des Gorgones, Méduse.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Plus aucun répit, plus aucune distance. J’ai l’impression que vous vivez votre amour comme de tous petits enfants qui veulent la réalisation de leur désir immédiatement&amp;nbsp;: je te vois, je te veux&amp;nbsp;! Je te désire, tu lâches tout&amp;nbsp;! Tout est débridé et prends des proportions démesurées&amp;nbsp;: je souffre alors je te l’écris tout de suite&amp;nbsp;; je croise un pigeon ou un canard dans un jardin et je t’envoie sa photo pour que tu partages avec moi ce grand moment d’exception&amp;nbsp;! Et tu reçois directement dans le plexus solaire la violence des émotions réelles ou imaginaires, la brutalité des quelques mots qui t’arrivent par delà les distances. Et moi, je suis à côté de toi et il interrompt comme un gosse mal élevé nos conversations et nos moments de répits.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Chaque vibration de ton téléphone rouvre les plaies qui essaient de guérir, faite sauter les croûtes qui sont les précurseurs de la cicatrisation et de la guérison. Et nous sommes trois à les gratter ces croûtes, sans distance, sans réflexion, sans introspection constructive. Dans d’autres lieux on appelle cela l’impossibilité de gérer ses frustrations. C’est cette surinformation de nos sentiments qui nous enferme dans nos souffrances et exaltation respectives. J’essaie de trouver cette bonne distance par l’intermédiaire de ce cahier ou de ce blog. J’y jette sans mesure mes angoisses et mes colères, mes blessures et nos bonheurs. J’évacue le surplus de larmes et de frustration que je n’ai pas à te faire supporter en plus de tout le reste. Ca me permet (pas toujours, je le sais bien) des heures un peu souriantes et parfois heureuses avec toi-même même si elles sont invariablement interrompues par les vibrations de ton portable.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Dans cinq jours nous partons enfin en vacances…et cet instrument de torture ne nous permettra pas de se poser vraiment, de respirer ensemble, de vivre&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Dimanche 13 avril 2008</title>
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        <updated>2008-04-13T14:18:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-13T14:18:00+02:00</published>
        <summary>    Mon Ange est sortie téléphoner juste après le déjeuner. Elle est allée le...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;Mon Ange est sortie téléphoner juste après le déjeuner. Elle est allée le rassurer après une série de SMS qui l’ont affolée. Il ne lâche pas son étreinte, luis sert la tête et le corps. Aucun répit pour celle que nous aimons et qui est en train de se perdre dans les méandres de son cœur. Elle est la seule à ne pas pouvoir se projeter dans un futur plus ou moins proche. Elle est la seule qui sera le malheur de l’un ou de l’autre puisqu’il la veut exclusivement. Il ne l’aime pas mais il aime le miroir dans lequel il se voit à travers elle. Un miroir qui n’aura plus aucune valeur le jour où il l’aura brisé.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;Comme avec Lucie lorsqu’elle était petite j’essaie de mettre en pratique le lâcher prise, l’encouragement&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;vas-y mon Ange, je suis là juste à côté pour te rattraper si tu tombes et te fais mal. Mais tu dois y aller toute seule même si j’en meurs, même si je reste derrière à pleurer et souffrir. C’est ta vie que tu construis même si c’est la mienne que tu réduis en cendre.&amp;nbsp;». Tu n’entends dans ma voix que les paroles d’encouragement, celles du désespoir tu les lis sur mon visage et sur mon corps.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;Ce midi, comme chaque dimanche, j’ai préparé un poulet au citron. Tu as voulu que nous cassions toutes les deux, le «&amp;nbsp;&lt;span class=&quot;SpellE&quot;&gt;yedes&lt;/span&gt;&amp;nbsp;» de mon enfance, ce petit os à deux branches qui permet à celui qui garde le plus gros morceau, de voir son vœu se réaliser. C’est moi qui ai gagné et mon vœu, le plus cher d’entre tous, est que tu sois heureuse avec ou sans moi, que tu puisses enfin poser ces valises dont tu n’avais pas besoin. Mais comment peux-tu retrouver ton sourire et ta légèreté s’il te faut en laisser un sur le bord de la route&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Pensée du jour n°1</title>
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        <updated>2008-04-12T12:11:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-12T12:11:00+02:00</published>
        <summary>  &quot;Je t'hume avec amour   Je t'aime avec humour&quot;   Le coeur nu  &amp;nbsp;  </summary>
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           &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&quot;Je t'hume avec amour&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Je t'aime avec humour&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Le coeur nu&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Vendredi 11 avril 2008</title>
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        <updated>2008-04-11T09:27:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-11T09:27:00+02:00</published>
        <summary>    Dans quelques heures, à 15h45, ma belle Lu aura vécu vingt et une années...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.5pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Dans quelques heures, à 15h45, ma belle Lu aura vécu vingt et une années sur cette terre. Vingt et une années de bonheur et de malheur emmêlés, vingt et une année à se chercher à tâtons dans l’informulé de l’enfance et le noir de l’adolescence. Il y a vingt et un ans tu étais encore seule à la clinique, Serge ne t’avait pas encore rejoint. Julien était rentré la veille du Portugal et tu ne l’avais pas revu depuis son départ, trois semaines plus tôt. Le 11 avril 1987 tu étais terrassée par cette trop longue séparation et tu ne voulais pas qu’elle se prolonge. Mais notre trouble fête de Lucie, notre empêcheuse de tourner en rond, notre «&amp;nbsp;râleuse municipale&amp;nbsp;» n’entendait pas donner suite à tes exigences. Elle qui a mis du temps à se décider à sortir n’arrivait pas au meilleur moment de ta forme mentale.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.5pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce 11 avril, un samedi, fut pour moi une journée de ménage. Tes parents nous avaient rejoints à la maison, Julien et moi, et ensemble nous attendions un appel de Serge. Tu souffrais, tu pleurais et je n’avais pas le droit d’être avec toi. Tu mettais au monde ce cadeau inespéré de ma vie (ce que je n’ai pas su tout de suite), tu avais besoin de mon amour, de ma force et j’étais absente, une serpillière à la main pour éviter de penser à ce que tu endurais. Je me concentrais sur nos nuits dans notre caillon du boulevard des Filles du Calvaire ( je me demande maintenant qui elles étaient, ces fameuses filles et si ce n’était une image de nous venu de notre présent et qui, en 1987 était notre futur), ma main posée sur ton ventre porteur de vie, guettant avec une émotion que je n’ai plus jamais ressenti les coups donnés par ce morceau de toi. J’étais subjuguée par ces creux et ces bosses, par cette force incontrôlable et j’en ressens, à l’instant où j’écris, les vagues de chaleur et d’émotion qui me transportaient dans une autre galaxie. Un orgasme émotionnel, un éblouissement, une fulgurance. Et toi, couchée sur le dos, ta main caressant mes cheveux, tu souriais attendrie et heureuse.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>jeudi 10 avril 2008</title>
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        <updated>2008-04-10T13:38:00+02:00</updated>
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        <summary>    Je n’arrive pas à décoller, à me sortir de cet état dépressionnaire. Je...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.5pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je n’arrive pas à décoller, à me sortir de cet état dépressionnaire. Je n’arrive pas ou je ne veux pas&amp;nbsp;? Nous sommes à fleur de peau, moi surtout. Ca t’affole et crée un malaise épais et gluant. J’ai peur de parler, peur que tu interprètes mal mes phrases maladroites. Tu n’oses pas faire de geste vers moi qui suis en attente totale de la moindre de tes attentions. Faut-il que je te les réclame ces mots d’amour et ces caresses&amp;nbsp;? Dois-je aller les chercher&amp;nbsp;? Es-tu si repue d’amour et en as-tu tellement donné que tu es vide lorsque nous nous retrouvons&amp;nbsp;? Nous sommes chacune à un bout d’une corde ou plutôt d’un lacet&amp;nbsp;: quand tu tires un bout pour l’allonger l’autre bout se réduit et s’amenuise. Plus tu vis et plus je m’éteins&amp;nbsp;; plus je te laisse respirer et moins j’ai de souffle. Pendant combien de temps&amp;nbsp;? Mes pas se font plus lents et plus lourds. Mon corps se tasse sous ce fardeau et se vide de son sang. Comment vont se dérouler ces quinze jours des vacances de Pâques&amp;nbsp;? Vas-tu retrouver un peu de cette légèreté que j’aime tant chez toi&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13.5pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je sors mon téléphone de ma poche…pas de message, pas de mots de tendresse pour m’accompagner et me redonner, un peu, le sourire et l’espoir. Tu es au collège déjà débordée par l’absence de ta secrétaire. Tes charges de travail et tes responsabilités sont écrasantes, je le sais, mais n’as-tu pas ces quelques secondes pour m’épauler par delà les kilomètres qui nous séparent&amp;nbsp;? A moins que, ces précieuses secondes tu les as déjà épuisées à envoyer à ton nouvel homme des mots d’amour et de réconfort pour l’aider à surmonter cette journée sans toi. JE NE M’HABITUE PAS&amp;nbsp;!! Mais je reprends mon téléphone et je t’envoie une nouvelle corde pour que, enfin, tu la saisisses et me sauves de l’asphyxie. Ton poisson clown, ton poisson coq veut retrouver avec toi l’ivresse des profondeurs, le parfum des grands espaces marins.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Mercredi 9 avril 2008</title>
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        <summary>    Je m’aperçois que je suis de plus en plus dépendante de ce cahier et des...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; line-height: 150%&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je m’aperçois que je s