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    <title>Last posts on gothique</title>
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    <updated>2008-07-09T09:35:13+02:00</updated>
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            <name>JANISSAIRE</name>
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        <title>Modernité subculturelle et ésotérisme : la « musique industrielle » et les mouvements magiques.</title>
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        <updated>2008-05-04T01:51:11+02:00</updated>
        <published>2008-05-04T01:51:11+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;CESNUR Centre for Studies on New Religions    &amp;nbsp;    Modernité...</summary>
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           &lt;h2&gt;&amp;nbsp;CESNUR Centre for Studies on New Religions&lt;br /&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Modernité subculturelle et ésotérisme&amp;nbsp;: la «&amp;nbsp;musique industrielle&amp;nbsp;» et les mouvements magiques.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;by Stéphane FRANÇOIS (Université de Lille II)&lt;/h3&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;A paper presented at the 2007 International Conference, Bordeaux, France. Please do not reproduce or quote without the consent of the author.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans cette intervention, nous allons nous pencher sur les rapports entre une subculture musicale, la «&amp;nbsp;musique industrielle&amp;nbsp;» et certaines tendances de l’occultisme occidental. Après avoir défini la «&amp;nbsp;musique industrielle&amp;nbsp;», nous montrerons premièrement comment se manifeste cette imprégnation et deuxièmement, que cette imprégnation est plutôt l’expression d’un engagement magique. En effet, nous montrerons que certains musiciens de cette scène marginale sont de fait des membres de structures occultistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La «&amp;nbsp;musique industrielle&amp;nbsp;» est apparue dans la seconde moitié des années soixante-dix. Elle est issue à la fois des expérimentations musicales de cette époque et de la scène punk qui lui a succédé. De ces deux filiations, elle a surtout retenu la radicalité, musicale et discursive, en particulier politique. &lt;i&gt;Grosso modo&lt;/i&gt;, la musique industrielle est une appellation générique regroupant une multitude de formations musicales aux styles parfois très différents les uns des autres&amp;nbsp;: cela va de la musique électronique rythmique proche de la «&amp;nbsp;techno&amp;nbsp;» (elle est d’ailleurs l’un de ses ancêtres) au «&amp;nbsp;néo-folk&amp;nbsp;» influencé par la culture et les mythes européens, en passant par les musiques expérimentale, dadaïste, futuriste, concrète, très proche de la musique contemporaine établie. Cependant, des points communs peuvent être dégagés de cette mosaïque de genres&amp;nbsp;: tous les sous-registres tendent vers l’atonalité et/ou l’expérimentation. La musique industrielle est souvent instrumentale, le chant ne se prêtant pas à ce genre musical mais il existe aussi des chansons de «&amp;nbsp;forme traditionnelle&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre une radicalité héritée des milieux punks, l’une des caractéristiques de ce milieu est une profonde imprégnation des thèmes et des thèses occultistes. Nous verrons ultérieurement comment ce thème a imprégné aussi profondément cette scène musicale. Cependant, nous pouvons déjà distinguer quatre grandes tendances ésotériques&amp;nbsp;: une première comprenant toutes les formes de mouvements magiques contemporains&amp;nbsp;; une seconde comprenant Julius Evola et les traditionalistes&amp;nbsp;; une troisième néo-païenne sous ses différentes variantes odinisme, chamanisme, néo-sorcellerie, etc.&amp;nbsp;; et enfin une dernière sataniste, au sens «&amp;nbsp;laveyen&amp;nbsp;» du terme. Cependant, nous ne nous intéressons dans cette intervention qu’à la première catégorie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les thèmes crowleyens sont un héritage direct de la décennie précédente. En effet, cette scène est largement tributaire de la génération précédente qui fut la première à célébrer ouvertement Crowley (cf. le cinéaste expérimental américain Kenneth Anger, les &lt;i&gt;Beatles&lt;/i&gt; (il figure sur le disque &lt;i&gt;Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band&lt;/i&gt; - première ligne en haut à gauche deuxième visage), par David Bowie et &lt;i&gt;Led Zeppelin&lt;/i&gt;) et qui le fit connaître auprès d’un nouveau public. Un nombre important des groupes étudiés se réfèrent aussi fréquemment à un autre «&amp;nbsp;magicien&amp;nbsp;», disciple de Crowley, l’Anglais Austin Osman Spare, le fondateur du culte de Zos Kia. Ils se réfèrent aussi enfin à la Magie du Chaos dont la principale structure, l’&lt;i&gt;Illuminated Order of Thanateros&lt;/i&gt; ou IOT, a été fondée par un disciple de Spare, Peter Caroll, un personnage évoluant au sein de la subculture punk se réclamant de Dada, de Deleuze, de Derrida, du taoïsme, etc. En fait, la Magie du Chaos mélange tout dans un relativisme total.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, ces musiciens ou ces groupes sont souvent membres de sociétés dites «&amp;nbsp;initiatiques&amp;nbsp;», en particulier une structure thélémite, l’OTO et ses dissidences, l’IOT ou le Culte de Zos Kia, même s’il existe un grand nombre de pratiques sauvages, c’est-à-dire qui se font à l’extérieur de toutes structures initiatiques. D’ailleurs, certains se considèrent plus comme des magiciens qui utilisent la musique à des fins magiques que comme des musiciens à part entière. En conséquence de quoi, les concerts de ces groupes doivent plutôt être vus comme des cérémonies rituelles auxquelles assiste le public. En effet, une forte majorité de ces groupes fait une «&amp;nbsp;musique&amp;nbsp;» instrumentale expérimentale que l’on appelle la «&amp;nbsp;musique rituelle&amp;nbsp;» pour son aspect mystique assez fascinant et dérangeant. A ce titre, des groupes ont fait des concerts dans des lieux hautement symboliques comme des églises, d’anciens lieux de culte païens ou les locaux de structures magiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre cet engagement, l’intérêt pour la magie, au sens défini par Massimo Introvigne&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn1&quot; name=&quot;_ftnref1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt;, peut s’exprimer de plusieurs façons&amp;nbsp;: premièrement, par un engagement magique &lt;i&gt;stricto sensu&lt;/i&gt;, en affirmant ouvertement son appartenance à un mouvement magique précité&amp;nbsp;; deuxièmement, en faisant une musique magique de type rituel/tribal ou en incorporant des samples&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn2&quot; name=&quot;_ftnref2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; de Crowley ou de tout autre magicien&amp;nbsp;; troisièmement, en écrivant des textes de chansons à la thématique occultiste ou à la mise en musique de textes d’occultistes&amp;nbsp;; quatrièmement, enfin en illustrant la couverture et le livret du cd d’illustrations ou de textes magiques. Bien entendu, ces quatre éléments peuvent se combiner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’exemple le plus connu des groupes «&amp;nbsp;magiques&amp;nbsp;» se réclamant de Crowley reste Psychic TV, longtemps façade du &lt;i&gt;Temple of Psychic Youth&lt;/i&gt; ou TOPY, un ordre magique fondé au début des années quatre-vingt par le musicien Genesis P. Orridge. Les fondateurs du TOPY, Genesis P.Orridge et Peter «&amp;nbsp;Sleazy&amp;nbsp;» Christopherson, étaient membres d’une dissidence de l’OTO. Genesis P. Orridge reprend la démarche de Crowley mais dans l’optique de fonder une anti-religion libertaire. Selon Genesis P. Orridge, «&amp;nbsp;On peut littéralement se ‘‘recréer’’, se reprogrammer en montant de manière différente, non linéaire, ses propres souvenirs&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn3&quot; name=&quot;_ftnref3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;» De fait, Genesis P. Orridge réinterprète la technique du &lt;i&gt;cut-up&lt;/i&gt; inventée par William Burroughs, c’est-à-dire qu’il adapte les &lt;i&gt;cut-up&lt;/i&gt; à la pratique magique. Selon lui, «&amp;nbsp;la magie est la science du &lt;i&gt;cut-up&lt;/i&gt; comportemental&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn4&quot; name=&quot;_ftnref4&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt;&amp;nbsp;». Un grand nombre de musiciens de la mouvance industrielle ont fréquenté le Temple de la Jeunesse Psychique jusqu’à sa fermeture au début des années quatre-vingt-dix, sous la pression de ligues de vertu londoniennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Psychic TV est important car c’est à la fois le groupe pionnier et un groupe culte dans ce milieu qui a profondément influencé cette scène. En effet, il fut le premier à intégrer la voix de Crowley dans ses morceaux (cf. «&amp;nbsp;Enochian Calls&amp;nbsp;» sur le live &lt;i&gt;Descending&lt;/i&gt;, sorti en 1984). Il est aussi le premier groupe a intercaler des bribes de cérémonie païenne entre ses chansons (le concert &lt;i&gt;Those who do not&lt;/i&gt; enregistré en 1983 en Islande et comprenant un rituel &lt;i&gt;Asatru&lt;/i&gt; célébré par celui qui l’a réactivé, Sveinbjorn Beinteinson. Plusieurs membres du TOPY participaient à cette cérémonie. En effet, les premiers concerts, les «&amp;nbsp;disconcerts&amp;nbsp;», jusque vers 1984, doivent être vu comme des cérémonies magiques et/ou néo-païennes). Tandis que les deux premiers albums de ce groupe, &lt;i&gt;Force the Hand of Chance&lt;/i&gt; -1982- et &lt;i&gt;Dream Less Sweet&lt;/i&gt; -1983-, mélangent expérimentations atonales, chansons pop et musiques rituelles. D’ailleurs, ce groupe avait joint aux milles premiers exemplaires de &lt;i&gt;Force the Hand of Chance&lt;/i&gt; un second disque, &lt;i&gt;Themes 1&lt;/i&gt;, de musique rituelle composée par des «&amp;nbsp;initiés&amp;nbsp;» du TOPY (Peter Christopherson, Stan Bingo, Genesis P. Orridge, son épouse Paula et David Tibet).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A suite de l’évolution «&amp;nbsp;pop&amp;nbsp;» de Psychic TV, l’un de ses membres, Christopherson, a fondé en 1983 un autre groupe au soubassement occultiste, Coil, qui deviendra lui aussi une référence majeure de cette scène musicale. Ce groupe a accentué l’aspect magique de Psychic TV en insistant sur l’aspect rituel de leur musique. Ainsi, ce groupe a repris le symbole de la magie du Chaos, la «&amp;nbsp;chaosphère&amp;nbsp;» comme logo de son groupe. Mais il vrai que Balance fut membre de l’IOT. John Balance, était aussi un disciple de Spare. Ainsi, il affirmait, d’une façon presque hagiographique, que «&amp;nbsp;cet homme a voyagé dans des régions psychiques rarement explorées de façon brillante et systématique, pour ensuite en rendre compte dans de fabuleux documents&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn5&quot; name=&quot;_ftnref5&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un troisième groupe, né à la même époque que Coil, lui aussi issu de Psychic TV et lui aussi figure majeure de ce milieu, a lui aussi développé un contenu occultiste riche. Il s’agit de Current 93 dont le nom est une référence explicite à Aleister Crowley (il ne faut pas oublier que le «&amp;nbsp;courant 93&amp;nbsp;» renvoie explicitement à la doctrine de Crowley, le nombre 93 étant un nombre fondamental chez Crowley). Son &lt;i&gt;leader&lt;/i&gt;, David Tibet est, lui aussi, un membre de l’OTO et du TOPY. Ainsi, Tibet a édité dans les années quatre-vingt un disque d’incantations enregistrées par Aleister Crowley en personne à la fin des années quarante&amp;nbsp;: &lt;i&gt;The Hastings Recording&lt;/i&gt;. La musique des premiers albums de Current 93 consistait alors en des plages atmosphériques, aux textes foncièrement antichrétiens. Par la suite, les textes sont restés mystiques mais David Tibet est passé par le bouddhisme tibétain avant de devenir un chrétien, fort peu orthodoxe d’ailleurs marqué par le christianisme copte. Durant le même temps, la musique évolue vers un folk psychédélique. Tibet a reçu un titre honorifique important de la part du caliphe de l’OTO inc, «&amp;nbsp;Hymenaeus Beta&amp;nbsp;», pseudonyme de William Breeze, un musicien américain qui travaille avec Psychic TV, Current 93, Coil&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn6&quot; name=&quot;_ftnref6&quot;&gt;[6]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces trois groupes donnèrent donc naissance au début des années quatre-vingt à la musique analysée dans cette intervention. En effet, leur statut de groupes-références (par la qualité de leurs productions) fit école en provoquant en retour un phénomène d’imitation auprès de leur public. En effet, les «&amp;nbsp;fans&amp;nbsp;», très imprégnés par les messages véhiculés par leurs idoles tentent de les imiter avec plus ou moins de succès en créer des groupes, qui sont souvent malheureusement que des clones de leurs modèles. On vit donc apparaître, durant les années quatre-vingt, un phénomène d’exotérisation de l’ésotérisme au travers du grand nombre de groupes se réclamant des mouvements magiques précédemment au point de devenir l’un des attributs de la musique industrielle, même si celui-ci a tendance à disparaître depuis le début des années 2000.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le milieu que nous venons d’étudier est l’une des multiples manifestations des subcultures, connues sous l’appellation générique d’«&amp;nbsp;underground&amp;nbsp;», nées dans le sillage de la contre-culture des années soixante, mélange de culture «&amp;nbsp;pop&amp;nbsp;» et d’agitation estudiantine&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn7&quot; name=&quot;_ftnref7&quot;&gt;[7]&lt;/a&gt;. Ces subcultures ont proposé des modèles alternatifs de vie&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn8&quot; name=&quot;_ftnref8&quot;&gt;[8]&lt;/a&gt;. C’est pour cela qu’elles doivent être étudiées – ce qui est loin d’être souvent le cas chez les universitaires, d’autant plus, qu’elles anticipent, voire qu’elles sont à l’origine de certaines évolutions sociétales. L’exemple le plus parlant reste le cas du «&amp;nbsp;piercing&amp;nbsp;» qui était à l’origine, c’est-à-dire dans les années soixante, une pratique confinée dans le milieu dit des «&amp;nbsp;modern primitives&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn9&quot; name=&quot;_ftnref9&quot;&gt;[9]&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» avant de se diffuser dans les subcultures, en particulier industrielle et punk.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, il ne faut pas oublier que les subcultures, qui sont sociologiquement parlant des micro-sociétés marginales, ne sont pas pour autant des mondes fermés sur eux-mêmes&amp;nbsp;: il existe des va-et-vient permanents entre celles-ci. En effet, les valeurs de l’une peuvent féconder une autre et revenir modifiées, fécondant en retour leur subculture d’origine. Ainsi, il existe des passerelles assez larges entre la «&amp;nbsp;musique industrielle&amp;nbsp;», les avant-gardes artistiques, le milieu «&amp;nbsp;gothique&amp;nbsp;», les mouvements magiques, le monde des sexualités marginales et le néo-paganisme. Cette proximité offre l’avantage d’accroître une audience limitée par définition. Nous pouvons même dire que nous sommes en présence d’une «&amp;nbsp;nébuleuse des hétérodoxies&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftn10&quot; name=&quot;_ftnref10&quot;&gt;[10]&lt;/a&gt;&amp;nbsp;», pour reprendre un concept forgé par Jacques Maître, c’est-à-dire une recombinaison complètement originale de cultures marginales, d’intérêts ésotériques et de thèses politiques radicales.&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;br clear=&quot;all&quot; /&gt; &lt;hr align=&quot;left&quot; size=&quot;1&quot; width=&quot;33%&quot; /&gt; &lt;div id=&quot;ftn1&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref1&quot; name=&quot;_ftn1&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; Dans la magie initiatique l’accent est mis sur la légitimité initiatique tandis que dans la magie cérémonielle l’accent est mis sur l’efficacité des cérémonies. En effet, «&amp;nbsp;Alors que l’expérience religieuse implique, à l’égard du sacré qui se manifeste, une attitude de vénération et de gratuité, l’expérience magique - qui est surtout expérience de pouvoir (kratophanie) - voudrait attirer et manipuler le sacré pour le mettre au service des buts du sujet agissant. Ces buts pourront être relativement nobles&amp;nbsp;: accéder à des dimensions &quot;supérieures&quot; de conscience et de connaissance&amp;nbsp;; ou très matériels&amp;nbsp;: recherche du gain ou d’une liaison sentimentale.&amp;nbsp;» M. Introvigne, &lt;i&gt;La magie. Les nouveaux mouvements magiques&lt;/i&gt;, Paris, Droguet et Ardant, 1993, p. 19.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref2&quot; name=&quot;_ftn2&quot;&gt;[2]&lt;/a&gt; Un sample est une «&amp;nbsp;séquence&amp;nbsp;» sonore échantillonnée par ordinateur et utilisée comme boucle ou fonds sonore par le musicien.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn3&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref3&quot; name=&quot;_ftn3&quot;&gt;[3]&lt;/a&gt; Rémi Sussan, &lt;i&gt;Les utopies posthumaines. Contre-culture, cyberculture, culture du chaos&lt;/i&gt;, Sophia-Antipolis, Omniscience, 2005, p. 239.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn4&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref4&quot; name=&quot;_ftn4&quot;&gt;[4]&lt;/a&gt; Ibid., p. 239.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn5&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref5&quot; name=&quot;_ftn5&quot;&gt;[5]&lt;/a&gt; Cité in &lt;i&gt;L’Originel&lt;/i&gt;, n° 5, printemps 1995, p. 88.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn6&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref6&quot; name=&quot;_ftn6&quot;&gt;[6]&lt;/a&gt; C’est le successeur de Mc Murthy. Il est membre de l’OTO depuis 1978.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn7&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref7&quot; name=&quot;_ftn7&quot;&gt;[7]&lt;/a&gt; Jean-François Bizot, &lt;i&gt;Underground. L’histoire&lt;/i&gt;, Paris, Denoël/Actuel, 2001 et Jean-Pierre Bouyxou/Pierre Delannoy, &lt;i&gt;L’aventure Hippie&lt;/i&gt;, Paris, Edition du Lézard, 2000.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn8&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref8&quot; name=&quot;_ftn8&quot;&gt;[8]&lt;/a&gt; Cf. Laurent Courau, &lt;i&gt;Mutation pop et crash culture&lt;/i&gt;, Rodez, Le Rouergue/Chambon, 2004.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn9&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref9&quot; name=&quot;_ftn9&quot;&gt;[9]&lt;/a&gt; Cf. Vales/Juno, &lt;i&gt;Modern Primitives&lt;/i&gt;, San Francisco, Research publishing, 1989.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;ftn10&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_francois.htm#_ftnref10&quot; name=&quot;_ftn10&quot;&gt;[10]&lt;/a&gt; C’est-à-dire un «&amp;nbsp;Ensemble d’éléments disparates ne présentant aucune cohérence systématique entre eux, mais formant toutefois un conglomérat dans une protestation commune contre les savoirs “officiels”.&amp;nbsp;» Jacques Maître, «&amp;nbsp;Ésotérisme et instances officielles de régulation des savoirs&amp;nbsp;», in Jean-Pierre Brach et Jérôme Rousse-Lacordaire (dir.), &lt;i&gt;Études d’histoire de l’ésotérisme&lt;/i&gt;, Paris, Cerf, 2007, p. 23.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cesnur.org/2007/bord_cyberpro.htm&quot;&gt;Cyberproceedings Index&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Thomas Deslypper</name>
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        <title>Gothique Charpentier, de William Gaddis</title>
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        <summary> Une maison, dans la campagne de l'Etat de New-York. Une femme, Elizabeth,...</summary>
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           Une maison, dans la campagne de l'Etat de New-York. Une femme, Elizabeth, entourée d'hommes qui l'appellent Liz, Beth, ou autre, selon qu'ils sont son mari, son frère, le propriétaire de la maison.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une atmosphère pesante, due au huis-clos et aux batailles qu'on sent gronder, dans le monde extérieur. Batailles politiques, batailles religieuses, batailles économiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des histoires de famille, elles aussi politiques et économiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un roman tourbillonnant, notamment grâce au style très particulier de Gaddis, qui mêle discours et narration, ou plutôt dialogue et didascalies. Du reste, le roman s'articule autour de quelques actes, qui voient, inexorablement, le couple, la famille, et allégoriquement, l'âme de la nation, courir à leur perte.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un choc, semblable à celui que j'ai ressenti lors de ma découverte de Faulkner avec &lt;i&gt;Le bruit et la fureur&lt;/i&gt;. Décidément, ma famille littéraire est là, entre l'auteur de &lt;i&gt;Sanctuaire&lt;/i&gt; et celui d'&lt;i&gt;Outremonde&lt;/i&gt;. Gaddis entre dans mon univers familier. 
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        <author>
            <name>PP</name>
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        <title>L'affaire de Meyzieu : pourquoi cette forme de violence sans précédent ?</title>
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        <summary>    Les mobiles sont tristement classiques. Ce qui ne l'est pas, c'est le...</summary>
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           &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: red; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Les mobiles sont tristement classiques. Ce qui ne l'est pas, c'est le passage à l'acte :&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;  &lt;p style=&quot;margin: 7.5pt 0cm; line-height: 150%; text-align: justify&quot; class=&quot;first3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;La&amp;nbsp;note du 27/04&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; posait la question&amp;nbsp;: &lt;i&gt;quand va-t-on lancer une enquête psychosociologique sur les mobiles (mentaux) des jeunes profanateurs de cimetières&amp;nbsp;?&lt;/i&gt; &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La même question peut être posée à propos des tueries collégiennes&amp;nbsp;: non les violences entre bandes, mais la vogue américaine des carnages gratuits. La France en était indemne, mais cette vogue semble maintenant avoir traversé l’Atlantique. D’où l’affaire de Meyzieu. Voici où en est l’enquête&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 7.5pt 0cm; text-align: justify&quot; class=&quot;first3&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Le collégien interpellé lundi après avoir poignardé trois camarades dans leur établissement à Meyzieu (Rhône), avait &lt;i&gt;&quot;prémédité une tuerie&quot;&lt;/i&gt; et ciblé 7 ou 8 camarades &lt;i&gt;&quot;avec qui il ne s'entendait pas&quot;,&lt;/i&gt; a indiqué mardi le procureur de la République de Lyon.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Très &lt;i&gt;&quot;inspiré des tueries aux Etats-Unis&quot;&lt;/i&gt; sur lesquelles il s'était documenté, l'agresseur présumé, âgé de 15 ans, fomentait des projets macabres depuis fin 2007, a révélé Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon. Il s'en était d'ailleurs ouvert à des amis qui avaient tenté de le dissuader. Peu de temps avant son acte lundi, il avait également envoyé un SMS à un camarade pour le prévenir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;A l'origine de ce geste, un règlement de comptes et un profond mal-être. L'adolescent nourrissait un fort ressentiment à l'encontre de plusieurs camarades de classe et &lt;i&gt;&quot;était déterminé à régler ses comptes&quot;&lt;/i&gt; avec eux, a indiqué M. Richaud, même si l'existence d'une liste des élèves à &lt;i&gt;&quot;éliminer&quot;&lt;/i&gt; n'a pas été retrouvée sur son ordinateur, saisi par la police. &lt;i&gt;&quot;Il se sentait victime de railleries, de moqueries à la fois sur son nom patronymique et son physique&quot;,&lt;/i&gt; a ajouté le procureur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Fan de hard rock, guitariste dans un groupe, amateur de &lt;i&gt;&quot;jeux video où on tuait&quot;,&lt;/i&gt; l'adolescent, corpulent et au look gothique, se sentait &lt;i&gt;&quot;différent&quot;&lt;/i&gt; et aurait &lt;i&gt;&quot;très mal vécu d'être rejeté&quot;&lt;/i&gt; par d'autres élèves, a-t-il &lt;i&gt;expliqué. Deux des collégiens blessés ont reconnu que leur agresseur présumé servait de &quot;souffre-douleur&quot;,&lt;/i&gt; en précisant qu'il avait été victime du jeu de &lt;i&gt;&quot;la boulette&quot;&lt;/i&gt; qui consiste à taper à plusieurs sur un camarade.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Le jeune garçon, qui n'a aucun antécédent psychiatrique ou judiciaire, &lt;i&gt;aurait &quot;dès lors prémédité une tuerie depuis plusieurs mois&quot;,&lt;/i&gt; en ciblant 7 ou 8 élèves, selon le magistrat.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Lors de son audition mardi par la police pendant laquelle il n'a exprimé aucun regret, il a avoué que se trouvaient dans la deuxième salle de cours - celle où il a blessé grièvement un garçon au thorax - &lt;i&gt;&quot;deux autres personnes qu'il aurait bien aimées tuer&quot;,&lt;/i&gt; mais que celles-ci étaient trop éloignées.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial&quot;&gt;Après avoir blessé au couteau de cuisine trois de ses camarades âgés de 14, 15 et 16 ans, l'agresseur présumé a pris la fuite, &lt;i&gt;&quot;s'est frappé d'un coup de couteau dans le cou et s'est coupé les tendons du bras gauche&quot;,&lt;/i&gt; a confirmé M. Richaud, ce qui a nécessité son hospitalisation. &lt;i&gt;&quot;Il dit qu'il avait envie de se suicider mais je pense que c'est un appel au secours&quot;,&lt;/i&gt; a estimé le procureur. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 7.5pt 0cm; text-align: justify&quot; class=&quot;first3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;A en juger par les déclarations du procureur de Lyon, le satanisme ne serait pas impliqué (sauf l’allusion au look «&amp;nbsp;gothique&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: mais c’est insuffisant). En revanche, la sous-culture média-musicale est en cause. Le collégien était gavé d’informations sur les tueries américaines, habitué des tueries de jeux vidéo et familier du hard rock où l’on tue beaucoup en paroles.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Cet enfermement psychologique semble avoir permis le passage à l’acte.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;Mais les mobiles, eux, sont d’une banalité tristement classique : c'est le gamin harcelé par d’autres gamins. Le jeu de la «&amp;nbsp;boulette&amp;nbsp;» existait déjà à l’époque du Petit Chose. Et l’envie de tuer ses persécuteurs a été l'obsession de générations de collégiens persécutés.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;La différence est qu’autrefois, ce désir restait un fantasme. Aujourd’hui, l’air du temps pousse à la réalisation. Elle s’opère à l’aide d’armes à feu aux Etats-Unis. En France elle débute au couteau, mais on ne tardera pas à passer au revolver : comme diraient mes confrères de la télé, tablons sur &lt;em&gt;« le rêve américain »...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Relire à ce sujet les réflexions de Benoît XVI (à Washington) sur le climat d'hyper-violence qui imprègne les médias US. Cette analyse sévère, quoiqu'exprimée par le pape avec une grande clarté, n'a pas eu l'heur d'être retenue par les sites bien-pensants français. Allez savoir pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;m&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 150%; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Thomas Deslypper</name>
            <uri>http://politiculture.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Gothique Charpentier, de William Gaddis</title>
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        <updated>2008-04-29T15:11:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-29T15:11:00+02:00</published>
        <summary>      &amp;nbsp;   Dans ce huis-clos au style original (les parties narratives...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://politiculture.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://politiculture.hautetfort.com/media/00/00/1531857853.gif&quot; alt=&quot;1055784286.gif&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-991970&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ce huis-clos au style original (les parties narratives sont mêlées aux dialogues sans séparation), William Gaddis, auteur d'oeuvre bien plus monumentales que celle-ci, brosse un portrait au vitriol des relations internationales des Etats-Unis, et plus particulièrement son rapport à l'Afrique. Les trois personnages centraux (Elizabeth, Paul et Mr McCandless) jouent imperturbablement leur rôle, mais la maison reste le seul point fixe : à l'intérieur rien ne bouge, toutes les nouvelles viennent de l'extérieur, un peu à l'image des huis-clos théâtraux. D'ailleurs, ce roman n'est pas sans me rappeler &lt;em&gt;Les mains sales&lt;/em&gt;, de Jean-Paul Sartre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une lecture pas aisée, mais très enrichissante.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>unfrancaisakiev</name>
            <uri>http://unfrancaisakiev.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Aux subversifs de toutes dégaines !</title>
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        <updated>2008-04-13T08:54:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-13T08:54:00+02:00</published>
        <summary>  Tous les vendredis, quand on se ballade sur Maidan Nezalejnosti, la place...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://unfrancaisakiev.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Tous les vendredis, quand on se ballade sur Maidan Nezalejnosti, la place de l'indépendance, celle qu'on a vue pendant la révolution orange ; donc tous les vendredis, on peut voir une clique de hardeux, metalleux, gothiques (de mon temps on appelait ça les hardeux, mais on ne va pas chipoter), new wave, punks... boire des bières sur la place en meute. Cinq cent affreux à tatouages, piercings et perfecto miteux, c'est un vrai attroupement de marginaux...&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Une telle foule au Châtelet ou à Beaubourg, on se sent mal à l'aise. On se dit, en la traversant, il va m'en tomber un dessus et il va me trancher les oreilles... En Ukraine, c'est tout sauf ça. On pourrait presque dire, au fond, que c'est bon enfant. enfin... bon enfant... on ne va pas non plus exagérer... on fera une note spécifique sur la grimace ukrainienne.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Une telle différence nous amène à poser deux questions. La première question est naturellement &quot;comment peut-on croire que l'habit fasse le moine ?&quot;, la seconde est &quot;pourquoi le moine s'habille-t-il et se comporte-t-il comme il le fait ?&quot; La réponse, je la donne de suite, ça nous évitera de nous perdre : nos petits subversifs à jean déchiré et dreadlocks pouilleux sont des jean-foutres.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;En effet, on a ici le sentiment, que les apparences ont été récupérées et diffusées sans leur message. Faute de référentiel sociologique équivalent, les habitants des pays extra-occidentaux ne peuvent que tenter une identification à l'autre sur un mode où seul l'intérêt esthétique peut intervenir. Les habitants de l'ex-bloc soviétique n'on pas connu la mise à mort du socialisme par le communautarisme et l'individualisme. Ils ne peuvent pas comprendre les ghettos, Brixton, East LA et tous ces lieux générateurs de dégaine. Ils ne peuvent pas non plus comprendre la dépression pré- et post-Thatchérienne qui poussa les jeunes à se réfugier soit sous la coulpe anarchiste punk soit dans les jupes baudelairiennes des New Wave. Ils n'ont pas eu de rapport avec le mouvement rastafari, importation jamaïcaine d'une tradition africaine.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Nos jeunes non plus, ces couillons qui arborent Che Guevara mais qui vomissent Castro, ne comprennent pas plus. Mais ils ont des pères qui leur expliquent (quand ils en ont le temps) les moteurs sociologiques des Hells Angels ou des Punks.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'apparence n'est qu'une identification à l'autre. Quand on admire les barbudos, on se grimme en Barbudos. Quand on admire Britney Spears on se déguise en Britney Spears. En Ukraine, on admire l'occident ; ou plutôt, on pense que l'Occident est un standard, une norme, un idéal à atteindre. Il offre de nombreuses apparences, un vrai pannel cosmétique... chacun à le choix. Pour s'en convaincre définitivement, il suffit de regarder les filles dans la rue. La première moitié est déguisée comme des top models sur un podium, la seconde est attifurée en actrice de porno, pire encore, en &quot;poseuse nue sur site internet&quot;. L'apparence a été récupérée, le message et l'érotisme ont été laissés dans la boite de Pandorre.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Punk, bimbo, rapeur, baronne, métrosexuel ibizesque, ce n'est rien d'autre qu'une apparence qui est vide de tout fondement sociologique et philosophique. On le sait, les grands hardeux comme Angus Young, les grands punks comme Joe Strummer, les immenses subversifs comme Orwell n'étaient pas déguisés comme ceux qui les copiaient. Pour rester dans les symbôles modernes, les momes teutons de Tokyo Hotel ou l'autre bouffon de Marilyn Manson ne sont rien d'autre que leur apparence. Ils ne portent rien que des tatouages, de la crème pour cacher les boutons sur leur gueule et des vêtements... des produits en quelque sorte. Regarder Manson, c'est ne voir qu'un tas de dollars et une subversion pour consommateurs. Il se prétend Baudelairien, ça lui ferait du bien de lire &lt;a href=&quot;http://ourworld.compuserve.com/homepages/bib_lisieux/bodeler.htm&quot; target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Vallès tire sur Baudelaire&quot;&gt;le compte rendu que Vallès a fait de leur rencontre&lt;/a&gt;.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;La subversion ne peut être affaire d'apparence. Dans nos sociétés modernes, l'apparence n'est qu'une donnée commerciale. Plus il y aura d'offre, plus il y aura de demande et mieux les bourgeois mangeront. Etre subversif, c'est avant tout être soi, certainement pas être ce que l'on veut que les autres voient en nous.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Fœmina complex</title>
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        <updated>2008-03-21T11:53:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-21T11:53:00+01:00</published>
        <summary>Aussi égalitariste soit la société capitaliste, la différence de comportement...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lapinos.hautetfort.com/">
          Aussi égalitariste soit la société capitaliste, la différence de comportement entre hommes et femmes ne semble altérée qu’en surface.La caissière de supermarché fournit un bon exemple de femme, non pas &quot;virilisée&quot; mais plutôt &quot;déféminisée&quot; ; et même dans cette branche pourtant, une minorité de spécimens perpétue une attitude de séduction passéiste.Jusqu’à la féministe Isabelle Alonso : bien que chienne de garde, elle minaude et cligne de l’œil avec fard sans arrêt comme une chatte ibérique en chaleur, refusant pour elle l’androgynie qu’elle réclame pour les autres.Il n’y a guère que la pomme d’Adam de Christine Ockrent qui soit une signe objectif de mutation propre à satisfaire le préjugé évolutionniste de la science actuelle.Les revendications féministes, en outre, se présentent souvent comme un renversement du schéma de la domination prétendûment exercée par l’homme sur sa compagne.Un aïeul à moi, juge de son métier, émut les chroniqueurs locaux en allégeant de moitié la peine d’un garçon qui s’était rendu coupable d’un viol, tenant pour une circonstance atténuante le fait que la victime se tenait sur le bord de la route dans une attitude provocante sur le plan vestimentaire (pas facile pour moi d’avouer un juriste dans ma généalogie).Désormais la gent féminine a pris une place prépondérante dans la magistrature et elle est, à l’inverse de mon ancêtre, d’une sévérité accrue pour les délinquants sexuels, encore des hommes dans l’écrasante majorité des cas.Si l’on observe la peinture du XVIIe ou du XVIIIe siècle en général, mettons de Watteau en particulier, on constate que les hommes et les femmes sont plus proches qu’aujourd’hui sur un point au moins, celui de l’élégance et du port distingué, y compris dans les classes subalternes que ce (petit) maître a décrites aussi.Comment ne pas voir dans le féminisme l’héritage des idées folles qui sont nées au XIXe siècle ? D’une certaine façon, être féministe c’est se réclamer du XIXe siècle - les antiféministes comme moi ayant plutôt de l’admiration pour le siècle des Lumières.(Dans ces cas-là, il y a toujours un crétin arithméticien pour affirmer que XIX c’est mieux que XVIII, et XX mieux que XIX, ainsi de suite ; mais prendre le parti de s’arrêter à l’opinion de chaque crétin aujourd’hui, c’est se barrer la voie du progrès.)&lt;CENTER&gt;*&lt;/CENTER&gt;Un dernier point, plutôt d’interrogation cette fois.A propos du mouvement “gothique”, que j’interprète comme une contestation plus profonde que celle de Mai 68 des valeurs bourgeoises capitalistes. Affirmer l’existence de Satan au XXIe siècle me paraît nettement plus révolutionnaire que le vague branlement idéologique de Mai 68, tout cet existentialisme sorbonnard porté à bout de bras par une poignée d’intellos oiseux qui compensent l’intelligence par la ténacité.En même temps que du maquillage et des anneaux aux doigts, les damoiselles gothiques semblent posséder un pouvoir d’attraction érotique que leurs consœurs n’ont pas. C’est du moins la sensation que j’éprouve au contact visuel de la plupart d’entre elles. Idem pour les jeunes musulmanes issues de l’immigration.Les bobos, elles, lorsqu’elles se piquent de vous séduire, ce qui est plus rare et ne précède jamais au moins une discussion sur un thème d’actualité ou un sujet plus spirituel, les bobos utilisent plutôt leur intelligence comme une arme de séduction, intelligence qu’elles enveloppent dans un regard pénétrant, à la manière des héroïnes de séries nord-américaines ; le but, la séduction, est toujours là, mais le moyen de parvenir au but diffère ; ce qui fait qu’à vingt-neuf ans les bobos échouent sur “Meetic” où elles se prostituent gratuitement.Je conclus avec mes gothiques. Laissons de côté le maquillage, souvent outrancier chez les bobos aussi, pour nous concentrer sur les anneaux. Qu’est-ce que ça signifie ? Comment le lien se fait-il avec l’érotisme ? Ces bagues sur toutes les phalanges sont-elles portées comme un banal outil de séduction supplémentaire, ou sont elles plus profondément un clin d’œil lancé au tempérament dominateur masculin, destiné à faire chavirer leur cœur ? Est-ce prémédité ou pas ? Si quelqu’une a la solution de cette petite énigme, qu’elle n’hésite pas à m’en faire part (cadres sup. s’abstenir).
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        <author>
            <name>Chezfab</name>
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        </author>
        <title>Et à part le rap ?</title>
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        <id>tag:chezfab.hautetfort.com,2008-03-15:1516123</id>
        <updated>2008-03-15T13:06:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-15T13:06:00+01:00</published>
        <summary>  J'ai reçu pas mal de mails me demandant si je n'écoutais que du rap......</summary>
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           &lt;p&gt;J'ai reçu pas mal de mails me demandant si je n'écoutais que du rap... Comme je sens que j'ai aiguisé l'appétit de certains, voici donc une facette plus sombre de ma personnalité musicale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arcana : My Cold Sea&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;373&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/a5ILar5Dl8U&amp;amp;color1=0x234900&amp;amp;color2=0x4e9e00&amp;amp;border=1&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/a5ILar5Dl8U&amp;amp;color1=0x234900&amp;amp;color2=0x4e9e00&amp;amp;border=1&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;373&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Haggard : Per Aspera ad Astra&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;373&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/qJ2Y9_MwiE8&amp;amp;color1=0x234900&amp;amp;color2=0x4e9e00&amp;amp;border=1&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/qJ2Y9_MwiE8&amp;amp;color1=0x234900&amp;amp;color2=0x4e9e00&amp;amp;border=1&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;373&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Epica : Feint&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;373&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/qBLlomNmIy4&amp;amp;color1=0x234900&amp;amp;color2=0x4e9e00&amp;amp;border=1&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/qBLlomNmIy4&amp;amp;color1=0x234900&amp;amp;color2=0x4e9e00&amp;amp;border=1&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;373&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nightwish : Amaranth&lt;/p&gt; &lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;373&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/GdZn7k5rZLQ&amp;amp;color1=0x234900&amp;amp;color2=0x4e9e00&amp;amp;border=1&amp;amp;hl=fr&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/GdZn7k5rZLQ&amp;amp;color1=0x234900&amp;amp;color2=0x4e9e00&amp;amp;border=1&amp;amp;hl=fr&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;373&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La suite au prochain épisode... 
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            <name>Green_ax</name>
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        <title>Sopor ”vaut bien une messe”, noire</title>
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        <updated>2008-02-29T00:36:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-29T00:36:00+01:00</published>
        <summary>   Sopor Aeternus and the ensemble of shadows c'est tout un univers à...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://greenax.hautetfort.com/media/02/01/2053071793.jpg&quot; id=&quot;media-874719&quot; alt=&quot;2053071793.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-874719&quot; /&gt;Sopor Aeternus and the ensemble of shadows c'est tout un univers à découvrir, une touche médiévale, une certaine mélancolie, une voix. Je ne peux que vous conseiller d'y jeter une oreille car on ne peut pas rester indifférent à ce personnage.&amp;nbsp; Cependant, attention, ici pas de guitares saturées, de batterie à 200 à l'heure, on y trouve du cor, du violon ou encore de l'orgue avec des rythmes parfois &quot;rock&quot;, une voix désespérée accompagnée des ricanements d'esprits moqueurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/soporaeternus&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#3366FF&quot;&gt;http://www.myspace.com/soporaeternus&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Guy DAROL</name>
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        <title>MUSIQUE ET LITTERATURE</title>
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        <updated>2008-02-21T10:55:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-21T10:55:00+01:00</published>
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           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.guydarol.fr/media/00/01/dde5c35153f8c99e1d1b20bc02a4f0e6.jpg&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-859105&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/00/01/dde5c35153f8c99e1d1b20bc02a4f0e6.jpg&quot; alt=&quot;dde5c35153f8c99e1d1b20bc02a4f0e6.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-859105&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Les ouvrages musicaux relèvent parfois de la littérature (&lt;strong&gt;Lester Bangs, Nick Tosches, Greil Marcus&lt;/strong&gt; pour n'en citer que quelques-uns) ou s'y réfèrent directement. C'est le cas du &lt;em&gt;Dictionnaire Gothic&lt;/em&gt; initié par &lt;strong&gt;Patrick Eudeline&lt;/strong&gt; et dans lequel les frénétiques du Batcave sont associés aux plus belles plumes du roman gothique (ou noir) à partir d'&lt;strong&gt;Horace Walpole&lt;/strong&gt; et de son &lt;em&gt;Château d'Otrante&lt;/em&gt;. Un abécédaire plus que réjouissant (mais ce mot est-il bien choisi?) si l'on admet que la littérature en tant qu'invention verbale et engagement ontologique est au meilleur de son rayonnement&amp;nbsp;dans la contemplation des astres nommés &lt;strong&gt;William Beckford, Aleister Crowley, Thomas de Quincey, Roger Gilbert-Lecomte, E.T.A Hoffmann, &quot;Monk&quot; Lewis, Charles Robert Maturin, Charles Nodier&lt;/strong&gt; ... La lecture de cet ouvrage qui ne fait l'économie ni des gothic lolitas ni des heavently voices est un outil de combat en faveur des connexions entre musique et littérature. S'il y a encore des chèvres attachées à leur aire de broutage.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/01/68dc218c3a5c90091beeed2920d399f3.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-859133&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/01/68dc218c3a5c90091beeed2920d399f3.jpg&quot; alt=&quot;68dc218c3a5c90091beeed2920d399f3.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-859133&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean William Thoury&lt;/strong&gt; n'est pas que le chroniqueur de la nostalgie au sein de &lt;em&gt;Jukebox Magazine&lt;/em&gt;, il est l'auteur d'un &lt;em&gt;Dictionnaire Gainsbourg&lt;/em&gt; après avoir été producteur du groupe &lt;strong&gt;Bijou&lt;/strong&gt; pour lequel Lucien aka Serge écrivit &lt;em&gt;Betty Jane Rose&lt;/em&gt;. Toutes les chansons de l'émetteur stellaire sont passées au peigne fin. Tout y est pointilleusement consigné. Traçabilité du moindre texte. Sources et exploitation diffluente en &lt;em&gt;covers&lt;/em&gt;. De sorte que l'on est tout à fait convaincu que &lt;strong&gt;Serge Gainsbourg&lt;/strong&gt; est bien cet écrivain du 19ème siècle dans la lignée de &lt;strong&gt;Huysmans&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Bloy&lt;/strong&gt;. Fulminateur quelquefois éméché, l'auteur du &lt;em&gt;Sonnet d'Arvers&lt;/em&gt; était en mesure de déballer par coeur des pages entières d'&lt;em&gt;A Rebours&lt;/em&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/01/b3f35e184dc42468f6ec35a91a180702.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-859137&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/01/b3f35e184dc42468f6ec35a91a180702.jpg&quot; alt=&quot;b3f35e184dc42468f6ec35a91a180702.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-859137&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;&lt;strong&gt;Joe Boyd&lt;/strong&gt; fut le producteur d'Elektra qui révéla &lt;strong&gt;Nick Drake, Incredible String Band, Fairport Convention&lt;/strong&gt; et &lt;em&gt;Arnold Layne&lt;/em&gt;, le premier single de &lt;strong&gt;Pink Floyd&lt;/strong&gt;. &lt;em&gt;White Bicycles, Making Music In The 60's&lt;/em&gt; est un livre de souvenirs en abyme. Vertigineux. Qui expose notamment la continuité entre le jazz, le folk-rock et la pop. L'auteur évoque avec une même virtuosité &lt;strong&gt;Thelonious Monk&lt;/strong&gt; que &lt;strong&gt;Joan Baez&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Rod Stewart&lt;/strong&gt; qu'&lt;strong&gt;Ewan MacColl&lt;/strong&gt;, &lt;strong&gt;Elvin Jones&lt;/strong&gt; que &lt;strong&gt;Bob Dylan&lt;/strong&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/02/dd4fa2d8aaf5c51562f3ffb9bdbb4665.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-859112&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/01/02/dd4fa2d8aaf5c51562f3ffb9bdbb4665.jpg&quot; alt=&quot;dd4fa2d8aaf5c51562f3ffb9bdbb4665.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-859112&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Si l'on croit que la musique contemporaine est terriblement ennuyeuse, on se trompe gravement. Une désillusion entamée par &lt;strong&gt;Pierre Gervasoni&lt;/strong&gt; dans &lt;em&gt;La Musique contemporaine en 100 disques&lt;/em&gt;, un recueil du meilleur de &lt;strong&gt;Stockhausen&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Ligeti&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Mauricio Kagel&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;Pierre Boulez&lt;/strong&gt; mais aussi de &lt;strong&gt;Pascal Dusapin&lt;/strong&gt; et d'&lt;strong&gt;Olivier Messiaen&lt;/strong&gt; (dont on reparle beaucoup ces temps-ci, non ?). L'ouvrage ne coûte pas cher mais, insidieusement, il peut ruiner le porte-monnaie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.guydarol.fr/media/00/01/c7d0fe5cfe9662129037cbc1da9405c2.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-859139&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/00/01/c7d0fe5cfe9662129037cbc1da9405c2.jpg&quot; alt=&quot;c7d0fe5cfe9662129037cbc1da9405c2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-859139&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#008000&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Comme il est indispensable de se procurer &lt;em&gt;Musiques Expérimentales (Une Anthologie transversale d'enregistrements emblématiques)&lt;/em&gt; de &lt;strong&gt;Philippe Robert&lt;/strong&gt;, on doit avoir dans sa bibliothèque &lt;em&gt;Great Black Music (Un Parcours en 110 albums essentiels)&lt;/em&gt; et si possible à portée de mains. Tout simplement pour se rafraîchir la mémoire et connaître l'histoire de la grande musique noire à travers un choix de disques (absolument maîtrisé) qui permet d'acquérir yeux fermés (ou à peu près) les très bons &lt;strong&gt;Howlin' Wolf, Solomon Burke, Albert Ayler&lt;/strong&gt; ou&lt;/font&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Meshell&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;Ndegeocello&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#999999&quot;&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;strong&gt;LE DICTIONNAIRE GOTHIC&lt;/strong&gt;, Scali&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.scali.net/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;www.scali.net&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;strong&gt;DICTIONNAIRE GAINSBOURG&lt;/strong&gt;, Scali&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.scali.net/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;www.scali.net&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;WHITE BICYCLES, Allia&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-859113&quot; src=&quot;http://www.guydarol.fr/media/00/01/e6b03d11a639ef5608cffe1db4aaee8f.jpg&quot; alt=&quot;d438bb4ff7951fba9141b2698090536d.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-859113&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nocturne.fr/produit.cfm?id_produit=8608&amp;amp;liste=joe%20boyd;0;1;2;0&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;Album distribué par Nocturne&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.alliaeditions.com/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;www.alliaeditions.com&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;strong&gt;LA MUSIQUE CONTEMPORAINE EN 100 DISQUES&lt;/strong&gt;, Editions MF&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-mf.com/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;www.editions-mf.com&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#808080&quot;&gt;&lt;strong&gt;GREAT BLACK MUSIC&lt;/strong&gt;, Le Mot et le Reste&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.atheles.org/lemotetlereste&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#99CC00&quot;&gt;www.atheles.org/lemotetlereste&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Bag-Noz</name>
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        <title>Nord-Sud</title>
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        <updated>2008-02-05T22:45:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-05T22:45:00+01:00</published>
        <summary>   J'ai 2 amis.    Piet est d'Amsterdam. Un beau viking tout en clarté, peau,...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;J'ai 2 amis.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Piet est d'Amsterdam. Un beau viking tout en clarté, peau, cheveux, et yeux. Il habite une de ces maisons hollandaises transparentes, au bord d'un canal. Bow window sans rideaux qui laisse le regard traverser toute la maison jusqu'à la fenêtre du jardin de l'autre côté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://graphities.hautetfort.com/images/thumb_CourtyardHouse.jpg&quot; alt=&quot;medium_CourtyardHouse.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Hollande, pays d'air et d'eau, les moulins, jonction entre ces 2 éléments.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La terre, Piet va l'arracher à l'eau, il est ingénieur au Rijkwaterstaat, le &lt;em&gt;Ministère royal de l'eau, Mi&lt;/em&gt;nistère de la boue serait mieux dire. Le feu, d'autres hollandais vont l'arracher aussi à la mer, gaz de Groningue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Piero est Toscan. C'est un bel italien, tout de brun, cuir, poils, prunelles. Il habite une bastide ocre dans la terre de Sienne, murs épais, fenêtres étroites, atrium secret.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Toscane est un pays de terre et de feu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Piero épanouit la terre et le feu du ciel en vin. Son travail est d'artisan ou d'artiste, choisir les cépages, élever les vignes, les tailler jusqu'à recueillir les grappes comme des notes d'un orchestre. Puis composer, et laisser éxécuter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est drôle comme entre le Nord et le Sud les maisons inversent la lumière du dehors, et comme des architectures différentes s'y sont épanouies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sud c'est le pays du Roman, inspiré des basiliques romaines ou des premiers temples de l'Islam. Mur épais, à peine percés de fenêtres, piliers lourds cachant des déambulatoires secrets, fraicheur et mystère de l'ombre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Nord a développé le Gothique, en a t'on jamais vu en Italie? Les murs ne sont plus que des verrières, la structure est repoussée sur de fines nervures et colonnes, ou des arcs boutants qui ne sont même plus partie du mur. La lumière explose partout rendant l'édifice transparent, limpide en apparence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On passe du plan qui protège à la ligne qui expose. Du mur plein à la transparence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai 2 amants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec Piero, je suis courtisane de harem, voiles et parfums secrets, coussins profonds. Je me laisse enivrer par son vin, séduire par sa trop belle assurance de mâle du Sud et m'abandonne, oui avec plaisir, à ces désirs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec Piet, je suis femme partenaire de l'amour. Il me laisse croire que nous sommes égaux dans ce jeu, mais je sais que son regard sur moi peut être comme celui des hommes sur les prostituées du quartier rouge d'Amsterdam, ses filles presque nues dans des vitrines trop éclairées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est des jours où j'aime le trouble du voile, et d'autres où je préfère les lignes du string.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai 2 amours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Piet me dit qu'il m'aime. Il souhaite que nous fondions une famille, nous aurions 2 beaux enfants, un petit chien et une Volvo break. Tout est clair dans sa tête. Et pourtant, quelquefois, je vois dans ses yeux un peu de trouble. Et je pense à ses cousins calvinistes, chez qui tout est transparent, tout est selon la bible et ses préceptes, mais dont je n'arrive jamais à croiser le regard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La ligne de vie qu'il me propose, toute droite en apparence n'a t'elle pas des courbures cachées, ou une turbulence à venir comme le sillage d'un avion. Si bien sûr, cette vie là est comme l'intérieur de la maison dans un tableau de Vermeer, la fenêtre est ouverte, tout est rangé, ciré, les personnages à leur place et à leur ouvrage et pourtant il traîne une lettre, un papillon y volette....&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Piero me jure de son amour. Nous aurons une belle famille, pleine d'enfants et de rires. Il aura son Alfa Romeo et sera reconnu dans son métier. Et moi je serai maitresse dans la maison, et respectée dans le village. J'aurai de belles robes, et Piero sera fier de notre famille, de nos réceptions et de mes activités bénévoles. L'avenir qu'il me propose, je le vois comme au théâtre, avec de la Comédia lorsque nous parlerons de sa maitresse ou peut-être de mes amants, et de troubles clairs obscurs comme dans un tableau du Caravage lorsque la souffrance arrivera. Oui du théatral, voile du rideau encore, du Roman ces Italiens ne sont ils pas passés directement au Baroque?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais quelque soit celui que je choisis, je sais qu'un soir je me retrouverai seule, face à moi-même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plan, ligne, à la fin il n'y aura plus qu'un point. Comme le regard d'un portrait, de Rembrandt ou de Raphaël, peu importe. Point.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Sidonie</name>
            <uri>http://rosedesbois.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>”Description d'un combat”</title>
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        <updated>2008-01-24T17:50:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-24T17:50:00+01:00</published>
        <summary>  «&amp;nbsp;Je vais aimer ce livre&amp;nbsp;», ai-je pensé en le prenant en main,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://rosedesbois.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je vais aimer ce livre&amp;nbsp;», ai-je pensé en le prenant en main, l’ouvrant, lisant quelques mots. Sa couverture rouge années 50.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il lui rappèle sa jeunesse. Eclat. Il le lut il y a fort longtemps, à quinze ans ou peut-être dix-huit, à l’âge où les âmes sensibles et&amp;nbsp;raffinées&amp;nbsp;se détachent des autres par de telles lectures, vécues intensément, en solitaire, en secret,&amp;nbsp;comme des moments cruciaux, et l’on se souvient longtemps après de la lumière qui jouait dans les arbres, de la température de l’air le jour où on lit telle page fameuse dont quelques lignes ou un mot peut-être seulement nous pénétrèrent plus profondément et aussi assurément que l’aurait fait la plus aiguisée des lames de rasoirs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et l’on se souvient alors d’avoir ce jour-là choisi&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de continuer à tourner les pages plutôt que de finir sur un chapitre à peine ébauché.&lt;br /&gt; Car peut-être, la fin…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La fin est toujours plus loin, comme l’horizon.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;---&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;En deux mots, il vous fait une pièce où vous voulez aller. A peine aperçue, ça y est, vous savez que vous vous y sentirez bien, vous voulez essayer ce fauteuil et vous y oublier le restant de votre vie, dans ce coin de tête&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il jette son personnage tout d’un coup dans la scène, projecteur cru et dépouillé sur lui, celui-ci plutôt qu’un autre. Tiens, pourquoi lui&amp;nbsp;? On ne s’interroge guère longtemps. Parce que c’est un original, pardi&amp;nbsp;! Et voilà, tiens&amp;nbsp;! encore mieux&amp;nbsp;: un homme bon&amp;nbsp;! Voilà, tout est dit. Un protecteur de la naïveté, un bienfaiteur de l’innocence, un mécène au service de la pureté, un saint.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il n’y a pas à tergiverser. Comment dès lors lâcher un tel bouquin&amp;nbsp;? Un tel homme&amp;nbsp;? Non&amp;nbsp;! Jamais&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Mais parfois, en soulevant sa mince poitrine, il me paraissait, crois-tu, soulever tout un ciel étoilé&amp;nbsp;! Exagération vas-tu dire&amp;nbsp;? Que non, Annette, chérie, de par mon âme qui t’appartient&amp;nbsp;! Que non pas&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Un farfelu&amp;nbsp;! A jamais, ma tendresse aux loufoques et à leurs testaments, ces morceaux de leur âme qu’ils laissent en écailles parcheminées tombées à leur traîne, dons faits aux quatre vents, pour l’horloge et contre ses aiguilles, les battants à jamais, à plates coutures.&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Mais quel fou&amp;nbsp;! se dit-on aussi beaucoup et par quel mystère de la nature les rouages de ce crâne s’en sont trouvés à fonctionner de la sorte et comme on aimerait en découvrir le secret et en même temps… La peur de rompre son propre mécanisme… à trop chercher…&lt;br /&gt; Alors laisser les aiguilles à l’horloger…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Caroline</name>
            <uri>http://aufildelart.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Un chemin de méditation</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://aufildelart.hautetfort.com/archive/2007/09/24/pieta.html" />
        <id>tag:aufildelart.hautetfort.com,2007-10-21:1233059</id>
        <updated>2007-10-21T11:30:00+02:00</updated>
        <published>2007-10-21T11:30:00+02:00</published>
        <summary>    La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#800000&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-574794&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/02/02/9ee29e2e3a4b69391a3baf9def663e8e.jpg&quot; alt=&quot;9ee29e2e3a4b69391a3baf9def663e8e.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-574794&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous sommes dans les environs d'Avignon, au milieu du XVe siècle.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Un homme, un ecclésiastique, commande au peintre Enguerrand Quarton une oeuvre destinée à la communauté des Chartreux. L'identité de ce donateur n'est pas connue de façon certaine, mais ses traits sont parvenus jusqu'à nous puisqu'il figure agenouillé, en prière, à l'extrémité gauche de l'oeuvre qu'il fit réaliser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;S'il&amp;nbsp;ne semble pas regarder la scène&amp;nbsp;sujet du tableau, c'est qu'il n'en fait pas réellement partie&amp;nbsp;; en bande dessinée, on pourrait imaginer&amp;nbsp;inclure&amp;nbsp;celle-ci dans une vaste bulle partant du crâne du donateur, comme pour représenter une vision ou une pensée profonde.&amp;nbsp;De quoi s'agit-il&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;A la médiane verticale, se détachant sur un fond or, la Vierge est assise, mains jointes, yeux clos, visage incliné ; sur ses genoux, le corps du Christ mort est si raide qu'il forme des lignes brisées. Le blanc de la chair tranche sur le bleu sombre du manteau de la Vierge.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Cette pietà - thème apparu un siècle plus tôt dans la sculpture rhénane -&amp;nbsp;est complétée par deux&amp;nbsp; personnages caractéristiques des scènes de Lamentation :&amp;nbsp;à gauche, l'apôtre Jean, qui&amp;nbsp;cherche à ôter la couronne d'épines du front de Jésus ; à&amp;nbsp;droite, Marie Madeleine agenouillée, tenant&amp;nbsp;le pot à onguent qui lui servira à parfumer le corps du Christ et&amp;nbsp;essuyant ses larmes d'un revers de manteau.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-572420&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/images/quartonpieta.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-572420&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;D'une grande lisibilité, l'oeuvre se rattache au premier abord à la tradition gothique :&amp;nbsp; fond or, visages de Jean, de la Vierge et de Marie-Madeleine organisés comme sur&amp;nbsp;le tympan d'un portail de cathédrale, absence de recherche de la profondeur ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;La Renaissance florentine n'est pourtant pas si loin.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Avec ses longs doigts, ses cheveux ondulés, son menton un peu pointu, l'apôtre Jean ne se serait-il pas &quot;réincarné&quot; (le terme est ici particulièrement mal choisi) une trentaine d'années plus tard dans une Annonciation de Botticelli ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-577695&quot; width=&quot;287&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/00/01/91d27ff4b42ba64e46d2d85c098bb798.jpg&quot; alt=&quot;91d27ff4b42ba64e46d2d85c098bb798.jpg&quot; height=&quot;306&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; width: 287px; height: 306px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-577695&quot; /&gt;&lt;img name=&quot;media-577314&quot; width=&quot;316&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/01/00/5141a406e6122ecbce305739f14d9f40.jpg&quot; alt=&quot;5141a406e6122ecbce305739f14d9f40.jpg&quot; height=&quot;306&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-577314&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: right&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Mais revenons à l'origine de l'oeuvre, et plus précisément aux Chartreux à laquelle elle est destinée. L'ordre fondé par saint Bruno est alors largement perméable aux principes de la &lt;em&gt;devotio moderna&lt;/em&gt;, ce courant spirituel né aux Pays-Bas à la fin du XIVe siècle. S'éloignant de la scholastique médiévale, fondée sur la raison, la &lt;em&gt;devotio moderna&lt;/em&gt; propose de développer une foi plus individuelle, qui fait&amp;nbsp;appel&amp;nbsp;aux sentiments, à l'affect de chacun ; elle prône la pratique des vertus chrétiennes et l'imitation du Christ, l'immersion dans la vie de&amp;nbsp;Jésus et dans celle de la Vierge, avec, plus particulièrement, le partage de la douleur de la Passion (d'où une prédilection, entre autres, pour le thème de la pietà).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Pour aider le fidèle dans&amp;nbsp;son cheminement, des exercices spirituels, des méthodes de méditation lui sont proposés. Est-ce&amp;nbsp;au cours de&amp;nbsp;l'un d'eux que notre donateur inconnu parvient à la vision&amp;nbsp;de cette Pietà&amp;nbsp;? Faut-il a&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;border l'oeuvre comme étant elle-même support de méditation, remplaçant ou complétant la lecture d'un texte saint, point de départ d'un exercice spirituel ?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Quelles pourraient être les étapes de ce&amp;nbsp;parcours ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Difficile aujourd'hui de se mettre dans la peau d'un Chartreux du XVe&amp;nbsp;siècle... Dans cette salle du Louvre que les visiteurs traversent au pas de charge,&amp;nbsp;&amp;nbsp;l'atmosphère n'est guère propice à la méditation. L'oeuvre d'Enguerrand Quarton&amp;nbsp;est pourtant si prenante que l'esprit se&amp;nbsp;met à vagabonder en même temps que l'oeil ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;Première étape : la douleur de la Vierge&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img name=&quot;media-577708&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/02/02/79bc316b08c52fa5d319122e53e272bc.jpg&quot; alt=&quot;79bc316b08c52fa5d319122e53e272bc.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-577708&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; La Vierge s'inscrit dans un grand triangle sombre, coupé, dans sa partie supérieure, par la ligne du corps de Jésus, qui délimite à son tour un triangle plus petit ; celui-ci concentre toute la douleur contenue d'une mère, que suffisent à exprimer l'inclinaison de la tête et les paupières baissées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Deux éléments graphiques viennent en renforcer&amp;nbsp;le sens&amp;nbsp;: symboles évidents de la souffrance, des fleurs d'orties ornent l'auréole de la&amp;nbsp;mère du Christ, tandis qu'un peu plus haut, une inscription latine&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;court autour de la partie supérieure de l'oeuvre : &lt;em&gt;&quot;Vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s'il est une douleur pareille à ma douleur&lt;/em&gt;&quot;. &lt;img name=&quot;media-577714&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/01/00/7c33247ec191d963610a5d28e77f9ea3.jpg&quot; alt=&quot;7c33247ec191d963610a5d28e77f9ea3.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-577714&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Point n'est besoin de larmes abondantes ou de corps révulsé :&amp;nbsp;tout est fait de sobriété, de retenue, d'acceptation du sacrifice.&amp;nbsp;Alors que la plupart des pietà s'arrêtent à la douleur de la mère de Jésus&amp;nbsp;- &lt;em&gt;mater dolorosa&lt;/em&gt; -,&amp;nbsp;&amp;nbsp;l'oeuvre d'Enguerrand Quarton va au-delà de cette souffrance ; la Vierge s'efface derrière le sacrifice du Christ, qu'elle semble désigner, mains jointes à la verticale de la plaie,&amp;nbsp;comme la deuxième étape d'une possible méditation. &quot;Ne vous attardez pas sur mon chagrin, voyez le sacrifice de mon fils&quot;. Le message est renforcé par le revers blanc du manteau de la Vierge, qui forme une sorte de flèche brillante pointant vers&amp;nbsp;la plaie&amp;nbsp;du Christ, comme&amp;nbsp;un négatif&amp;nbsp;marial de la lance du soldat romain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/images/pieta2.JPG&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;Deuxième étape : le sacrifice du Christ.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté, et il sortit aussitôt du sang et de l'eau.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Les versets de l'Evangile selon saint Jean (Jn, 19 33-34) sont, à proprement parler, au coeur de la &lt;em&gt;Pietà&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Les mains des cinq personnages forment un quadrilatère, dont le centre est situé sur la plaie bordée de sang qui&amp;nbsp;marque le côté du Christ. Le centre géométrique de l'oeuvre se situe quelques centimètres plus bas, là où&amp;nbsp;des gouttes d'eau en forme de poires s'écoulent de la blessure.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-576023&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/images/quartonpieta2.JPG&quot; id=&quot;media-576023&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;La composition est si claire, si lisible, qu'une trainée rougeâtre et quatre gouttes d'eau en disent plus sur la Passion que ne le fait, dans une salle presque voisine, la plaie sanglante de la &lt;em&gt;Petite Pietà ronde&lt;/em&gt; .&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-576057&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/01/00/71e1abaebdc8296eba5b841c77846622.jpg&quot; alt=&quot;71e1abaebdc8296eba5b841c77846622.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-576057&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-576039&quot; width=&quot;337&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/01/02/f85670940f210e7958a33ee43cb74e3c.jpg&quot; alt=&quot;f85670940f210e7958a33ee43cb74e3c.jpg&quot; height=&quot;248&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-576039&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Le Christ de&amp;nbsp;cette&amp;nbsp;pietà du début du XVe siècle&amp;nbsp;a l'air tout juste assoupi, sur le point de se réveiller. Son corps&amp;nbsp;est encore souple ; un&amp;nbsp;geste de la Vierge, et il reprendrait vie. Le peintre semble avoir&amp;nbsp;craint de&amp;nbsp;figurer la mort, laissant&amp;nbsp;à un&amp;nbsp;flot de sang outrancier la&amp;nbsp;mission de symboliser celle-ci.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Enguerrand Quarton, au contraire,&amp;nbsp;n'hésite pas à représenter un cadavre. Blanc verdâtre sur fond sombre, situé&amp;nbsp;en totalité&amp;nbsp;sous la ligne d'horizon,&amp;nbsp;le corps meurtri&amp;nbsp;appartient clairement au registre de la vie terrestre et donc de la mort.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Mais ce premier choix de composition ne suffit pas à résoudre la question à laquelle est confronté le peintre : comment signifier clairement la douleur et la mort du Christ - notions primordiales pour les adeptes de la &lt;em&gt;devotio moderna&lt;/em&gt; - tout en incitant le croyant - n'oublions pas qu'il s'agit de Chartreux -&amp;nbsp;à dépasser celles-ci ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-594284&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/01/00/db53c8fc9baf460331aef10236809dec.jpg&quot; alt=&quot;db53c8fc9baf460331aef10236809dec.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-594284&quot; /&gt;Quarton trouve la réponse plastique au problème&amp;nbsp;dans une combinaison de lignes brisées obliques ; comme dans un jeu de tangram,&amp;nbsp;le corps du Christ&amp;nbsp;semble résulter d'un assemblage de triangles et de quadrilatères.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;Le V formé par la tête et le torse répond à celui, inversé, du dos et des jambes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Signes de raideur morbide, ces lignes créent paradoxalement une dynamique,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;un jeu entre les deux registres de l'oeuvre, zone sombre en bas,&amp;nbsp;fond or en haut.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Le bras du Christ, qui forme un angle presque droit avec son torse,&amp;nbsp;pend vers les Enfers, où Jésus descend avant la Résurrection.&amp;nbsp;Les jambes en oblique, prolongées par la bordure du voile de la Vierge invitent&amp;nbsp;en revanche&amp;nbsp;à remonter vers la bordure supérieure du tableau, suivant aussi la ligne du dos de Marie-Madeleine. Les rayons dorés qui entourent le visage du Christ renvoient de même, les uns vers la terre, les autres vers le Ciel&amp;nbsp;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;Troisième étape&amp;nbsp;: le rappel du péché et l'espoir de Rédemption&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Suivons ces obliques et revenons vers le fond or, plus exactement&amp;nbsp;vers l'inscription qui le borde. &lt;em&gt;O VOS OMNES QUI TRANSITIS PER VIAM ATENDITE ET VIDETE SI EST DOLOR SICUT DOLOR MEUS. &quot;Vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s'il est une douleur pareille à ma douleur&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Le doute s'installe : la phrase qui, tout à l'heure, semblait sortir de la bouche de la Vierge, n'évoquerait-elle pas plutôt la douleur du Christ sacrifié ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Le verset qui encadre la partie supérieure de la &lt;em&gt;Pietà&lt;/em&gt; est en réalité extrait de l'Ancien Testament, plus exactement du&amp;nbsp; premier chapitre&amp;nbsp;des Lamentations du prophète Jérémie.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;C'est une ville tout entière qui s'exprime ici : Jérusalem la pécheresse, l'impie, pleure sur les malédictions que Yahvé lui envoie.&amp;nbsp;&quot;&lt;em&gt;Jerusalem a péché gravement aussi est-elle devenue chose impure. Tous ceux qui l'honoraient la méprisent&lt;/em&gt;&quot; Lm, I 8.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-577835&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/01/01/9b402002d780daef0ff140e36eae48c0.jpg&quot; alt=&quot;9b402002d780daef0ff140e36eae48c0.jpg&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-577835&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Comme souvent, la correspondance s'établit entre l'Ancien et le Nouveau Testament ; p&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;ar cette&amp;nbsp;citation à triple sens, Quarton établit donc&amp;nbsp;un lien entre la douleur de la Vierge, le sacrifice du Christ&amp;nbsp;et le péché que celui-ci vient racheter. Mais une fois encore,&amp;nbsp;le peintre&amp;nbsp;ne s'arrête pas là ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;La Jerusalem qu'il représente dans la partie supérieure gauche de la &lt;em&gt;Pietà&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;entre le donateur et saint Jean, est bien loin de l'image d'une ville en proie à la misère et au désespoir ; le fond or sur lequel elle s'inscrit, la délicatesse de son architecture transforment la&amp;nbsp;ville pécheresse de l'Ancien Testament en Jérusalem Céleste de l'Apocalypse de saint Jean.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-604209&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/00/00/d82c02ff7b268783c1e2ae66b5b56808.jpg&quot; alt=&quot;d82c02ff7b268783c1e2ae66b5b56808.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-604209&quot; /&gt;&lt;/span&gt;Pourquoi cette métamorphose ? La réponse se trouve peut être de l'autre côté, derrière Marie-Madeleine ... Une montagne bleutée se dresse en arrière-plan, empruntant sa silhouette au mont Ventoux, si familier aux artistes avignonais.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Traditionnellement symbole de protection divine, la montagne&amp;nbsp;c'est aussi le cheminement spirituel, celui du donateur, en proie à&amp;nbsp;la vision de cette pietà, celui des Chartreux, auxquels l'oeuvre est destinée,&amp;nbsp;et, plus généralement, celui des adeptes de la &lt;em&gt;devotio moderna&lt;/em&gt;, invités à méditer sur la Passion du Christ. Dès lors,&amp;nbsp;la Jérusalem Céleste figurée dans la partie gauche&amp;nbsp;peut être considérée comme l'aboutissement de ce&amp;nbsp;cheminement, comme l'ultime étape de la contemplation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;Epilogue&amp;nbsp;: l'humain et le divin&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Terre et ciel, Jérusalem pécheresse et Jérusalem céleste, mort et vie, noir et or&amp;nbsp;... La &lt;em&gt;Pietà de Villeneuve-lès-Avignon,&lt;/em&gt; loin de s'arrêter à la douleur du sacrifice,&amp;nbsp;joue sans cesse sur&amp;nbsp;la proximité entre le registre&amp;nbsp;de l'humain et celui du divin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;C'est sans doute&amp;nbsp;le geste de Jean, ôtant délicatement la couronne d'épines de la tête du Christ, qui va le plus loin dans ce sens ...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-597932&quot; width=&quot;413&quot; src=&quot;http://aufildelart.hautetfort.com/media/01/02/a14e1d0d1800155e0505f2727cc31f29.jpg&quot; alt=&quot;a14e1d0d1800155e0505f2727cc31f29.jpg&quot; height=&quot;340&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; width: 413px; height: 340px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-597932&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Approchons nous pour examiner les rayons qui entourent la tête de Jésus. On en compte une petite quarantaine, répartis régulièrement&amp;nbsp;autour de la chevelure.&amp;nbsp;Jean y glisse ses doigts comme s'il s'agissait des cordes d'un instrument de musique,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Parfois,&amp;nbsp;le rayon semble s'interrompre : une partie de la couronne d'épines, que sa teinte brune rend peu visible&amp;nbsp;sur le fond sombre, passe par dessus la ligne dorée avant de revenir derrière. Bref, à n'en pas douter, les rayons de la sainteté,&amp;nbsp;enchevêtrés avec le bois de la couronne d'épines,&amp;nbsp;sont bel et bien matériels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Emmêler ainsi, au sens propre du terme,&amp;nbsp;&amp;nbsp;un symbole d'ordre divin avec une couronne d'épines, c'est rappeler aux Chartreux combien sont liés l'humanité et la divinité du Christ, le sacrifice et la douleur de la Passion (les épines) et l'espoir de la Résurrection (les rayons). C'est aussi affirmer que la sainteté est une affaire concrète : en ce milieu du XVe siècle, les subtilités théologiques de la scholastique ont clairement laissé la place aux valeurs de la &lt;em&gt;devotio moderna&lt;/em&gt;. La Réforme n'est pas loin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;C.G.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Enguerrand QUARTON : &lt;em&gt;Pietà de Villeneuve-lès-Avignon&lt;/em&gt;, ~ 1460&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Tempera sur bois, 163 * 218 cm. Paris, &lt;em&gt;Musée du Louvre.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Sandro BOTTICELLI : &lt;em&gt;Annonciation de Cestello&lt;/em&gt;, 1489-90&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt; Tempera sur bois, 150 * 156 cm. Florence, &lt;em&gt;Galerie des Offices&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Anonyme : &lt;em&gt;Petite Pietà ronde,&lt;/em&gt; ~ 1400-1415&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman&quot;&gt;Peinture sur bois. Paris, &lt;em&gt;Musée du Louvre&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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            <name>CDI</name>
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        </author>
        <title>Vous avez dit gothique ?</title>
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        <updated>2007-10-08T23:25:00+02:00</updated>
        <published>2007-10-08T23:25:00+02:00</published>
        <summary>    Bien. Par les temps qui courent, je vois et j'entends des élèves parler...</summary>
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          &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://leblogducdijeanzay.hautetfort.com/media/01/00/82d5bec81d39cf07d199c561cc9ccdbb.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leblogducdijeanzay.hautetfort.com/media/01/00/be7cc8b12492e0453026564f1a864c35.jpg&quot; id=&quot;media-592878&quot; title=&quot;Dracula, vampire, gothique&quot; alt=&quot;82d5bec81d39cf07d199c561cc9ccdbb.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-592878&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Bien. Par les temps qui courent, je vois et j'entends des élèves parler de &quot;gothique&quot;, écouter de la musique &quot;gothique&quot;, s'habiller en &quot;gothique&quot;, devenir &quot;gothiques&quot; et gothiciser joyeusement. Pour ceux et celles que ce courant intéresse, voici donc quelques sympathiques romans que l'on appelle justement romans &quot;gothiques&quot;; je les classe par thèmes et du plus simple au plus compliqué à chaque fois. Cette liste s'adresse plutôt à des troisièmes, mais vous pouvez vous lancer du moment que vous êtes intéressés par le sujet !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Gothique à vampires :&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Richard Matheson, &lt;i&gt;Je suis une légende&lt;/i&gt; : peut-être le plus facile à lire, mais aussi le plus surprenant; il raconte la survie du dernier humain dans un monde de vampires;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;LE classique &lt;i&gt;Dracula&lt;/i&gt; de Bram Stocker (plutôt facile à lire finalement);&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Anne Rice, &lt;i&gt;Entretien avec un vampire&lt;/i&gt; et toute la suite (pour ceux et celles qui veulent devenir accros);&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Stephen King, &lt;i&gt;Salem&lt;/i&gt; : très bien mais définitivement de niveau troisième.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Gothique à créatures bizarres :&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Robert Louis Stevenson, &lt;i&gt;L'Étrange Cas du Dr. Jekyll et de Mr. Hyde&lt;/i&gt; (à partir de la sixième / cinquième);&lt;/li&gt; &lt;li&gt;H.P. Lovecraft, &lt;i&gt;L'Appel de Ctulhu&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La Couleur tombée du ciel&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;L'Abomination de Dunwich&lt;/i&gt;... et tous les autres...&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Mary Shelley, &lt;i&gt;Frankenstein&lt;/i&gt; (eh oui, c'est un autre classique du genre).&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Les &lt;i&gt;gothic tales&lt;/i&gt; ou romans d'horreur (niveau troisième) :&lt;/b&gt;&amp;nbsp; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;Jane Austen, &lt;i&gt;Northanger Abbey&lt;/i&gt;;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Horace Walpole, &lt;i&gt;Le Château d'Otrante&lt;/i&gt; (très bien et facile à lire!);&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;M.J. Lewis, &lt;i&gt;Le Moine&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et pour ceux qui aiment les histoires courtes, Karen Blixen a écrit une suite de petites nouvelles appelée &lt;i&gt;Sept Contes Gothiques&lt;/i&gt; qui se lit très bien (niveau 4e-3e).&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;right&quot;&gt;C. Le Chevalier&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Marcel Kébir</name>
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        <title>Jamendo : Ghostfog</title>
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        <updated>2007-09-18T20:55:00+02:00</updated>
        <published>2007-09-18T20:55:00+02:00</published>
        <summary>  Monotonous EP  constitue la deuxième apparition sur Jamendo de Ghostfrog,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic&quot;&gt;Monotonous EP&lt;/span&gt; constitue la deuxième apparition sur Jamendo de Ghostfrog, venu d'Allemagne. Une musique aussi dure qu'électronique, avec parfois des accents gothiques. Tout ça n'est pas très gai, mais tout à fait prenant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;170&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://kirk-www.jamendo.com/fr/get/track/id/album/none/player/6491/?autoload=true&amp;amp;info_button_target=_top&amp;amp;info_button_text=INFO+ON+JAMENDO&amp;amp;item_o=track_no_asc&amp;amp;amp;n=all&amp;amp;player_height=170&amp;amp;player_refuid=33569&amp;amp;player_title=JAMENDO&amp;amp;player_type=xspfplayer_extended&amp;amp;player_width=350&amp;amp;playlist_url=http%3A%2F%2Fapi.jamendo.com%2Fget%2Ftrack%2Fid%2Falbum%2Faudio%2Fxspf%2F6491%2F%3Faue%3Dmp31%26item_o%3Dtrack_no_asc%26n%3Dall%26player_refuid%3D33569&amp;amp;repeat_playlist=true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://kirk-www.jamendo.com/fr/get/track/id/album/none/player/6491/?autoload=true&amp;amp;info_button_target=_top&amp;amp;info_button_text=INFO+ON+JAMENDO&amp;amp;item_o=track_no_asc&amp;amp;amp;n=all&amp;amp;player_height=170&amp;amp;player_refuid=33569&amp;amp;player_title=JAMENDO&amp;amp;player_type=xspfplayer_extended&amp;amp;player_width=350&amp;amp;playlist_url=http%3A%2F%2Fapi.jamendo.com%2Fget%2Ftrack%2Fid%2Falbum%2Faudio%2Fxspf%2F6491%2F%3Faue%3Dmp31%26item_o%3Dtrack_no_asc%26n%3Dall%26player_refuid%3D33569&amp;amp;repeat_playlist=true&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;170&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>CDI</name>
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        <title>Romans fantastiques</title>
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        <published>2007-09-13T13:30:00+02:00</published>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le CDI possède une série de romans fantastiques des collections &quot;&lt;b&gt;chair de poule&lt;/b&gt;&quot;, &quot;&lt;b&gt;polar gothique&lt;/b&gt;&quot; et &quot;&lt;b&gt;vallée fantôme&lt;/b&gt;&quot;, n'hésitez pas à venir les emprunter.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leblogducdijeanzay.hautetfort.com/media/02/02/fe113479b657577b7dde59f6cd332818.jpg&quot; id=&quot;media-701102&quot; title=&quot;Chair de poule&quot; alt=&quot;d572a4795dafa48d9e1967aa13530467.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-701102&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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            <name>Marcel Kébir</name>
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        <title>Boxson : Machine 26</title>
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        <updated>2007-08-17T18:00:00+02:00</updated>
        <published>2007-08-17T18:00:00+02:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://bp1.blogger.com/_nt_Gc8vXu4g/RrwebzPglnI/AAAAAAAAAEk/z1-MFztQeOo/s1600-h/machine26.jpg&quot; onblur=&quot;try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bp1.blogger.com/_nt_Gc8vXu4g/RrwebzPglnI/AAAAAAAAAEk/z1-MFztQeOo/s200/machine26.jpg&quot; style=&quot;margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer&quot; id=&quot;BLOGGER_PHOTO_ID_5096982341237118578&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux membres de &lt;a href=&quot;http://www.boxson.net/telechargement.php?id=1237&quot;&gt;Machine 26&lt;/a&gt;, originaires de l'Ain, donnent dans un gothique années 80 qui n'est pas sans rappeler celui des Sisters Of Mercy. Bien lugubre comme il faut. Ils ont huit morceaux sur Boxson.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;335&quot; height=&quot;28&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.divshare.com/flash/audio?myId=1526756-8f6&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.divshare.com/flash/audio?myId=1526756-8f6&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;335&quot; height=&quot;28&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Barbares et gothique.</title>
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        <updated>2007-07-05T21:20:00+02:00</updated>
        <published>2007-07-05T21:20:00+02:00</published>
        <summary>  A mille milles de la dialectique victimaire et raciste de ces faux...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;A mille milles de la dialectique victimaire et raciste de ces faux «&amp;nbsp;indigènes de la république&amp;nbsp;», mais vrais barbares de nos temps modernes, les architectes de l’age roman parlaient à Dieu. Accessoirement, ils étaient sollicités par un problème essentiel à la construction des églises, celui de donner à ces imposants édifices de pierre une couverture, elle même de pierre, qui soit digne de leur majesté. Les charpentes qui couvraient généralement les basiliques manquaient d’allure et, de plus, elles s’enflammaient facilement. La science qu’avaient les Romains de voûter de grands édifices impliquait toute une série de connaissances techniques et mathématiques qui, dans une large mesure, étaient perdues.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Aussi le XIème et le XIIème siècle furent-ils une période d’incessantes expérimentations. Ce n’était pas une petite affaire que de couvrir d’une voûte toute la largeur de la nef. La solution la plus simple semblait&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; être de lancer la voûte comme on lance un pont sur une rivière. On construisit des piliers formidables pour supporter les arcs de ces ponts. Et il devint vite évident qu’une telle voûte, pour ne pas menacer de s’écrouler, devait être très solidement assemblée et qu’il y fallait un très grand poids de pierre. Pour supporter ce poids énorme, murs et piliers devinrent encore plus forts et plus massifs. Ces voûtes &lt;i&gt;en berceau&lt;/i&gt;&amp;nbsp;nécessitaient d’immenses entassements de pierres.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://hoplite.hautetfort.com/media/01/00/98c03ffd7289cc3c34fe65cd24f694cd.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-451923&quot; src=&quot;http://hoplite.hautetfort.com/media/01/00/98c03ffd7289cc3c34fe65cd24f694cd.jpg&quot; alt=&quot;98c03ffd7289cc3c34fe65cd24f694cd.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-451923&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Aussi les architectes romans se mirent-ils à la recherche d’une technique nouvelle. Ils comprirent qu’il n’était pas absolument nécessaire de construire une voûte si pesante. Et qu’il suffisait d’établir un certain nombre d’arcs de soutien très solides et de remplir les intervalles d’un matériau plus léger. On s’aperçut ainsi que le meilleur système était de lancer entre quatre piliers des arcs de soutien- ou des nervures- croisés en diagonale, puis de combler les sections triangulaires qu’ils déterminent. Cette idée qui devait bientôt révolutionner les méthodes de construction, semble trouver son origine à la cathédrale de Durham&amp;nbsp;; L’architecte, qui peu de temps après la conquête, employa ainsi la première &lt;i&gt;voûte en croisée d’ogive&lt;/i&gt; pour l’intérieur imposant de cette cathédrale était sans doute loin de prévoir toutes les conséquences de son invention.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://hoplite.hautetfort.com/media/02/02/ec50cea7e1198025be74e671a2afa9d3.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-442559&quot; src=&quot;http://hoplite.hautetfort.com/media/02/02/ec50cea7e1198025be74e671a2afa9d3.jpg&quot; alt=&quot;ec50cea7e1198025be74e671a2afa9d3.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-442559&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Or, à peine les architectes eurent-il réussi à voûter leurs églises, que des recherches nouvelles vinrent donner à toutes ces églises normandes et romanes quelque chose d’archaïque et de démodé. L’idée prit naissance dans le nord de la France&amp;nbsp;: il s’agit du principe du &lt;i&gt;style gothique&lt;/i&gt;. Plus qu’une simple innovation technique, c’était une révolution&amp;nbsp;: la découverte que le principe consistant à voûter une église par des arcs croisés en diagonale, pouvait être appliqué beaucoup plus systématiquement et à beaucoup plus grande échelle que les normands ne l’avaient imaginé. Si vraiment les piliers suffisaient à porter les nervures de la voûte, et si les pierres qui formaient les &lt;i&gt;voutins&lt;/i&gt; triangulaires n’étaient que du remplissage, alors il n’était plus besoin de murs massifs entre les dits piliers. C’était la possibilité d’élever une espèce d’armature de pierre capable capable de maintenir tout l’édifice. Il n’y fallait que de minces piliers et d’étroites nervures&amp;nbsp;; On pouvait évider les intervalles sans compromettre la solidité de l’armature&amp;nbsp;; Plus besoin de lourds murs de pierre&amp;nbsp;: on pouvait les remplacer par d’amples fenêtres. C’était la possibilité de construire une église d’un type tout à fait nouveau, un édifice de pierre et de verre comme le monde n’en avait jamais connu. C’est là l’idée directrice des cathédrales gothiques, idée qui porta ses fruits dans le nord de la France, au cours de la seconde moitié du XII ème siècle.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Evidemment, le principe de la voûte&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; sur croisée d’ogives n’a pas, à lui seul, entraîné toute la révolution que représente le style gothique. Plusieurs autres inventions techniques ont été nécessaires pour accomplir le miracle. Les arcs en plein cintre- &lt;i&gt;en berceau&lt;/i&gt;- du style roman, ne convenaient pas aux buts poursuivis par les constructeurs gothiques. Pour élever la voûte, il fallut renoncer au demi-cercle pour le principe &lt;i&gt;de l’arc brisé&lt;/i&gt;, plus ou moins obtu ou aigu selon les exigences de la construction.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Un autre problème se posait&amp;nbsp;: les lourdes pierres de la voûte ne pèsent pas seulement verticalement, mais aussi &lt;i&gt;latéralement&lt;/i&gt;. Les piliers à eux seuls ne pouvaient résister à cette poussée latérale. De forts soutiens, de fortes butées -&lt;i&gt;des contreforts&lt;/i&gt;- étaient indispensables pour maintenir l’édifice. Mais pour assurer le maintien de la nef, il fallut inventer des contreforts particuliers, les &lt;i&gt;arcs-boutants&lt;/i&gt;, passant par dessus le toit des &lt;i&gt;bas-côtés&lt;/i&gt;, complétant ainsi l’armature de la voûte gothique. C’est l’égale répartition du poids, des charges, qui permit de réduire de plus en plus la masse de matière employée, sans compromettre la solidité de l’ensemble.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://hoplite.hautetfort.com