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    <title>Last posts on goncourt</title>
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    <updated>2012-05-26T10:23:23+02:00</updated>
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            <name>galavent</name>
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        <title>La carte et le territoire, roman de Michel Houellebecq</title>
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        <updated>2012-01-20T07:36:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-20T07:36:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   On lit l’introduction ou le prélude avec circonspection&amp;nbsp;: où...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 6pt 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;On lit l’introduction ou le prélude avec circonspection&amp;nbsp;: où va-t-on&amp;nbsp;? Le problème du chauffe-eau ne peut constituer un roman, même de Michel Houellebecq. Alors on poursuit sur la première partie&amp;nbsp;: les dessins de Jed, puis la photographie, tout cela à travers son enfance, son adolescence et le début de sa vie adulte. J’avoue que je n’ai rien saisi d’intéressant avant la page 62 (1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; partie, chapitre 3), car là&amp;nbsp;: &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Jed acheta une carte routière «&amp;nbsp;Michelin Départements&amp;nbsp;» de la Creuse, Haute-Vienne. C’est là, en dépliant sa carte, à deux pas des sandwiches pain de mie sous cellophane, qu’il connut sa seconde grande révélation esthétique. Cette carte était sublime. Bouleversé, il se mit à trembler devant le présentoir. Jamais il n’avait contemplé d’objet aussi magnifique, aussi riche d’émotion et de sens que cette carte Michelin au 1/150 000 de la Creuse, Haute-Vienne. L’essence de la modernité, de l’appréhension scientifique et technique du monde, s’y trouvait mêlée avec l’essence de la vie animale. Le dessin était complexe et beau, d’une clarté absolue, n’utilisant qu’un code restreint de couleurs. Mais dans chacun des hameaux, des villages représentés suivant leur importance, on sentait la palpitation, l’appel, de dizaine de vies humaines, de dizaines ou de centaines d’âmes – les&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;unes promises à la damnation, les autres à la vie éternelle. (p.54)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;Jed fait connaissance avec Olga, une russe travaillant en France chez Michelin, pour le guide. On commence à entrevoir le sujet d’un roman qui jusque là se résumait au chauffe-eau et à toutes sortes d’évènements sans beaucoup de cohésion. Très vite, on tombe dans le milieu dit artistique&amp;nbsp;: romanciers, peintres, photographes. Le voilà lancé par Olga qui organise sa deuxième exposition&amp;nbsp;: &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Jed avait affiché côte à côte une photo satellite prise aux alentours du ballon de Guebwiller et l’agrandissement d’ne carte Michelin «&amp;nbsp;départements&amp;nbsp;» de la même zone. Le contraste était frappant&amp;nbsp;: alors que la photo satellite ne laissait apparaître qu’n soupe de vers plus ou moins uniformes parsemée de vagues taches bleues, la carte développait un fascinant lacis&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de départementales, de routes pittoresques, de points de vue, de forêts, de lacs et de cols. Au dessus des deux agrandissements, en capitales noires, figurait le titre de l’exposition «&amp;nbsp;la carte est plus intéressante que le territoire&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;Et l’on retombe dans les aventures d’un artiste contemporain dans son milieu branché, jusqu’au départ d’Olga qui est envoyée par Michelin en Russie. Alors il abandonne la photo et se lance dans la peinture. Il peint les métiers simples pendant sept ans, telle sa toile «&amp;nbsp;Claude Vorilhon, gérant de bar-tabac&amp;nbsp;», puis élargit ses travaux&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Aimée, escorte-girl&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Bill Gates et Steve Job s’entretenant du futur de l’informatique&amp;nbsp;». Il lui manque bientôt le portrait d’un écrivain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;C’est l’objet de la deuxième partie du roman, qui concerne sa rencontre avec Michel Houellebecq, romancier. Houellebecq décrit Houellebecq. Il fallait avoir l’idée de ce jeu de miroir. On trouve dans cette partie des réflexions intéressantes&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;Quelques mots drôles et caricaturaux&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;C’est l’inconvénient avec les polytechniciens, ils reviennent un peu moins cher que les énarques à l’embauche, mais ils mettent d’avantage de temps à trouver leurs mots.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» (p.91)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;Quelques affirmations qui ne manquent pas de clairvoyance&amp;nbsp;: &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Etre artiste, à ses yeux &lt;/em&gt;(de Jed, le peintre)&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt; c’était avant tout être quelqu’un de soumis. Soumis à des messages mystérieux, imprévisibles, qu’on devait donc faute de mieux et en l’absence de toute croyance religieuse qualifier d’intuitions&amp;nbsp;; messages qui n’en commandaient pas moins de manière impérieuse, catégorique, sans laisser la moindre possibilité de s’y soustraire – sauf à perdre toute notion d’intégrité et tout respect de soi-même.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;Quelques analyses intéressantes comme celle sur l’architecture du milieu du XX&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;:&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt; Le courant dominant quand j’étais jeune était le fonctionnalisme. Il ne s’était rien passé depuis Le Corbusier et Van der Rohe. (…) Comme les marxistes, comme les libéraux, Le Corbusier était un productiviste. Ce qu’il imaginait pour l’homme, c’était des immeubles de bureaux, carrés, utilitaires, sans décoration d’aucune sorte&amp;nbsp;; et des immeubles d’habitation à peu près identiques, avec quelques fonctions supplémentaires – garderies, gymnase, piscine&amp;nbsp;; entre les deux, des voies rapides. Dans sa cellule d’habitation, l’homme devait bénéficier d’air pur et de lumière, c’était très important à ses yeux&amp;nbsp;; et entre les structures de travail et les structures d’habitation, l’espace libre était réservé à la nature sauvage. (…) C’était une sorte d’écologiste avant la lettre, pour lui l’humanité devait se limiter à des modules d’habitation circonscrits au milieu de la nature, mais qui ne devait en aucun cas la modifier.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;Mais inversement, l’auteur a tendance à décrire avec force détails des choses sans intérêt, telle la description d’un appareil de photo (p.161 à 164), l’histoire de Beauvais (p.180-181). Il meuble le chapitre par de longues discussions entre Jed et son père. Celui-ci peint le portrait de Houellebecq, son chef d’œuvre. Enfin, il retrouve Olga de retour de Russie. Nouvelles mondanités avec Jean-Pierre Pernaut, Patrick Le Lay, Claire Chazal. Il couche avec Olga, mais repart voir Houellebecq, parle longuement avec lui et le quitte en fin de nuit, marquant ainsi la fin de la 2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; partie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;La troisième partie est un roman policier avec pour personnage principal le commissaire Jasselin&amp;nbsp;: Houellebecq a été assassiné dans des conditions atroces. Description du crime, des efforts de Jasselin, sa rencontre avec Jed, quelques réflexions sur la criminalité&amp;nbsp;quand Jasselin cherche à briser la glace avec Jed&amp;nbsp;: &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Ce type l’intriguait (…) Son travail à lui était de pister le gibier, puis de le rapporter afin de le déposer aux pieds des juges, et plus généralement du peuple français (…) Dans le cadre d’une enquête policière, le coupable était à peu près vivant – ce qui permettait à la France de demeurer bien notée dans les enquêtes sur les droits de l’homme régulièrement publiés par Amnesty International.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Le roman se poursuit avec la mort du père de Jed qui se fait euthanasié en Suisse, la résolution de l’affaire Houellebecq, sans intérêt, et la décision de Jed de s’installer dans l’ancienne maison de ses grands-parents, dans la Creuse. &lt;span style=&quot;mso-ansi-language: EN-GB;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Puis&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-ansi-language: EN-GB;&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;, il meurt, dans une certaine sénilité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;Que penser de ce livre&amp;nbsp;? J’avoue que je ne suis pas séduit par Houellebecq, bien qu’il soit encensé partout. Prix Goncourt 2010, l’écrivain est maintenant bien connu du grand public. Est-il pour autant réellement apprécié&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Century Schoolbook'; font-size: medium;&quot;&gt;Il faut reconnaître que la manière de raconter de Michel Houellebecq est surprenante. Il y a des digressions sans intérêt et très pointues sur tel ou tel sujet et l’on se demande ce qu’elles viennent faire dans le texte, n’apportant aucun élément au récit. Il y a également des descriptions éprouvantes sur, par exemple, la manière de faire cuire des spaghettis, mais sans aucun humour, brut de fonderie. Peu de sentiments&amp;nbsp;: l’amour de Jed pour Olga est si brièvement évoqué qu’on se demande s’il y a réellement un amour entre eux. Tout reste froid et dépassionné. Bref, Houellebecq nous parle d’argent, d’art, de la vie mondaine qui contente les personnes médiatisées. Rien de bien encourageant pour en faire un souvenir de lecture enchanteresse. Quant à en faire un manuel de sociologie, ce serait exagéré. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Houdaer</name>
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        <title>Comment rater le Goncourt ?</title>
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        <updated>2011-11-27T06:20:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-27T06:20:00+01:00</published>
        <summary>  Réponse de Didier Decoin (membre de l'Académie Goncourt) : &quot; On n’a pas...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Réponse de Didier Decoin (membre de l'Académie Goncourt) : &quot;&lt;em&gt;On n’a pas évincé Emmanuel Carrère, on a évincé le personnage dont Carrère parle dans son livre. Carrère, qu’on considère comme un immense écrivain, a été victime de &lt;a href=&quot;http://houdaer.hautetfort.com/tag/limonov&quot;&gt;Limonov&lt;/a&gt;. On s’est dit : Que diable est-il allé faire dans cette galère? Quel intérêt de nous parler de cette sale bête de Limonov? Je sais qu’on pourrait nous dire qu’à partir de là, on n’écrit pas sur Hitler. Mais bon, voilà, j’ai réagi comme ça lors du vote. A la fin du scrutin, on s’est tous dit : Merde, on a sorti Carrère.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Pour ceusses qui aimeraient lire Limonov donc, ils peuvent commencer &lt;a href=&quot;http://antifixion.blogspot.com/search?updated-max=2011-10-14T22:28:00%2B02:00&amp;amp;max-results=10&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;. Pour Carrère, ne vous faites pas trop de soucis pour lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;360&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xc8zr1&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/WNlQwDr-eMA&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>mousseline545</name>
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        <title>JENNI OBTIENT LE GONCOURT ET CARRERE LE RENAUDOT.</title>
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        <updated>2011-11-02T15:23:45+01:00</updated>
        <published>2011-11-02T15:23:45+01:00</published>
        <summary> Salut !  Comme prévu ils ont l'ont eu.  LE FIGARO nous en dit un peu plus....</summary>
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          &lt;p&gt;Salut !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme prévu ils ont l'ont eu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;LE FIGARO nous en dit un peu plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le verdict est tombé: Alexis Jenni obtient le Goncourt et Emmanuel Carrère le Renaudot. Un résultat sans surprise. C'est le premier commentaire qui s'impose. Alexis Jenni était donné favori depuis plusieurs jours pour &lt;em&gt;L'Art français de la guerre&lt;/em&gt;, ce premier roman hors norme, repéré dès le mois d'août par les meilleurs critiques littéraires de la place et considéré par de nombreux libraires et journalistes comme la révélation de la rentrée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2011/08/27/01006-20110827ARTFIG00520-une-apocalypse-francaise.php&quot; target=&quot;&quot;&gt;L'Art français de la guerre&lt;/a&gt;, envoyé par la poste aux éditions Gallimard, compte plus de 600 pages. Il a déjà été vendu à plus de 56.000 exemplaires. Un succès, déjà, pour ce roman ambitieux qui questionne le rôle de l'armée française sous l'Occupation, en Indochine et en Algérie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce roman est le premier ouvrage publié par Alexis Jenni, 48 ans, professeur agrégé de sciences et vie de la nature (SVT). Il enseigne à Lyon.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.lefigaro.fr/medias/2011/11/02/dcaf23ee-0556-11e1-9a21-3fbaf0fe1b2f.jpg&quot; alt=&quot;dcaf23ee-0556-11e1-9a21-3fbaf0fe1b2f.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les jurys ont fait le bon choix: ils récompensent deux excellents romans.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Lire la suite sur :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a title=&quot;JENNI OBTIENT LE GONCOURT ET CARRERE LE RENAUDOT.&quot; href=&quot;http://www.lefigaro.fr/livres/2011/11/02/03005-20111102ARTFIG00437-goncourt-jenni-sans-surprise.php&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;http://www.lefigaro.fr/livres/2011/11/02/03005-20111102ARTFIG00437-goncourt-jenni-sans-surprise.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; FELICITATIONS AUX LAUREATS.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zoë</name>
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        <title>Des mots... une histoire N° 44</title>
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        <updated>2011-10-21T07:38:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-21T07:38:00+02:00</published>
        <summary>   Liste des mots de cette semaine : réveil, calquer, mazarin, technique,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://viedezoe.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253694&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://viedezoe.hautetfort.com/media/01/00/2242240913.jpg&quot; alt=&quot;plumedesmotsunehistoire5.jpg&quot; /&gt;Liste des mots de cette semaine : réveil, calquer, mazarin, technique, tertre, châtaigne, douceur, cloaque, indifférence, cruellement, mère, retour, laitue, tartine, exubérant, pagode, forêt, virgule, hérisson.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Le&lt;em&gt;&lt;strong&gt; réveil&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; sonna. Recroquevillé en boule comme un &lt;em&gt;&lt;strong&gt;hérisson&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; dans la chaleur des draps, il n'avait aucune envie de se lever. Ses cauchemars étaient de retour. &quot;Il était en haut d'un &lt;em&gt;&lt;strong&gt;tertre&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; cherchant sur la carte son territoire. Il dominait un lac, au milieu de celui-ci une île&amp;nbsp; avec au centre posée incongruement une&lt;em&gt;&lt;strong&gt; pagode&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;. Sa &lt;em&gt;&lt;strong&gt;mère&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; y était retenue prisonnière dans l'&lt;em&gt;&lt;strong&gt;indifférence&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; générale. Le lac entouré d'une &lt;em&gt;&lt;strong&gt;forêt&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; profonde, semblait inabordable&quot;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;A chaque fois qu'il faisait ce rêve il se réveillait au même moment, lorsqu'il s'enfonçait dans le pied une bogue de&lt;em&gt;&lt;strong&gt; châtaigne&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; se faisant &lt;em&gt;&lt;strong&gt;cruellement&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; mal. Il ne voulait pas chercher la signification de celui-ci craignant d'atteindre le&lt;em&gt;&lt;strong&gt; cloaque&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; de son subconscient. De surplus il ne connaissait aucune &lt;em&gt;&lt;strong&gt;technique&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; interprétative qui pourrait l'aider à décripter ses fantasmes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Il quitta à regret la &lt;em&gt;&lt;strong&gt;douceur&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; de sa couche. Il saisit le manuscrit de son prochain livre, rajouta quelques &lt;em&gt;&lt;strong&gt;virgules&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; pars-ci, pars-là, il était fâché avec la ponctuation, étonnant car il se pensait quelque peu psycho rigide. Il avait besoin de rituels et ses journées étaient &lt;em&gt;&lt;strong&gt;calquées&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; les unes sur les autres : Lever 5 h, un café avec une&lt;em&gt;&lt;strong&gt; tartine&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, écriture jusqu'à 13 h, repas à la coupole ou il avait ses habitudes et ou on lui servait le meilleur &lt;em&gt;&lt;strong&gt;mazarin&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; de Paris. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Il prolongeait la journée par une sieste, puis à nouveau écriture. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Vers 19 h 30 il commençait sa vie sociale, alcool, copains, alcools éventuellement filles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3253710&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://viedezoe.hautetfort.com/media/00/00/1251218460.jpg&quot; alt=&quot;goncourt.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;I&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;l était de ces auteurs qu'on aime ou qu'on déteste mais qui ne laissent pas indifférents. Mal aimable, un rien provocateur, pas &lt;em&gt;&lt;strong&gt;exubérant&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; pour un sou, il avait étonné les médias lors de la remise du prix Goncourt. Il l'avait enfin eu ce prix qui lui passait sous le nez depuis quelques années. Il les avait enfin eu ces mecs de la nomenclatura littéraire. Mais il n'en avait rien à &quot;foutre&quot;, il était maintenant &quot;pété&quot; de tunes, grâce à tous ces bobos, il pouvait aller voir si la&lt;em&gt;&lt;strong&gt; laitue&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; est plus verte en Suisse et il n'était pas prêt d'annoncer son &lt;em&gt;&lt;strong&gt;retour&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ces petits riens parisiens</name>
            <uri>http://www.cespetitsriensparisiens.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Lorsque l'Homme lit...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.cespetitsriensparisiens.com/archive/2010/11/23/lorsque-l-homme-lit.html" />
        <id>tag:www.cespetitsriensparisiens.com,2010-11-23:2995895</id>
        <updated>2010-11-23T10:58:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-23T10:58:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       &amp;nbsp;  Je sais ce que vous vous dites : enfin une critique sur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.cespetitsriensparisiens.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cespetitsriensparisiens.com/media/02/02/1936147637.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2760297&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.cespetitsriensparisiens.com/media/02/02/3160896705.jpg&quot; alt=&quot;michel-pola.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je sais ce que vous vous dites : enfin une critique sur le dernier Houellebecq, voilà un thème novateur. Oui, j'ai pensé qu'il était temps que toi, lecteur, tu aies un avis éclairé sur le dernier prix Goncourt. Parce qu'il y en a marre de ces journaleux qui se vautrent dans la complaisance et encensent TOUS l'ouvrage à Michel.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui et il n'y a pas qu'eux d'ailleurs : il y a moi aussi. Parce que mes amis je vous le confesse je suis un Houellebecqophile (il est bien ce mot, il doit rapporter des points au Scrabble, peut être même qu'il me donnera droit à une carte délire), je suis tombé dedans depuis la première page de &quot;L'extension du domaine de la lutte&quot;, qui reste, pour moi, son chef d'oeuvre absolu. Je l'ai même vu en concert à l'époque où il déclamait ses poèmes sur fond de guitares électriques saturées (Route du Rock, St Malo au début des années 2000). Un fan quoi, limite ultra.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Donc comme tout le monde j'ai beaucoup aimé &quot;La carte et le territoire&quot;, roman jubilitoire sur le marché de l'art mais aussi les vols low cost, l'addiction à la charcuterie et Jean-Pierre Pernaut. Comme tout le monde le sait, Michel a abandonné les scènes de cul très crues qu'on pouvait lire dans ses précedents romans pour augmenter ses chances de goncourisation.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais il s'est en revanche bien amusé aves ses contemporains les plus connus : Frédéric Beigbeder, Patrick Le Lay mais surtout l'animateur du 13h de TF1, dépeint comme comme un prophète visionnaire qui, le premier, avait prédit le retour à la ruralité. La soirée chez Jean-Pierre Pernaut (chapitre 12) est assez jouissive. Mais pas autant que les conversations entre le héros Jed Martin (drôle de nom, il doit y avoir une référence cachée, un jeu de mot ou une contrepétrie mais je cherche encore...), je disais donc les rencontres entre le héros et Houellebecq m'ont fait rire la nuit sous ma couette.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Oui mes amis, car ce roman est avant tout très drôle, en tout cas, c'est ce que j'en retiens. La cure de Prozac a enfin fait effet (au bout de 20 ans, il était temps) et notre Michel national a décidé de nous faire marrer et cela même s'il termine le livre déchiqueté, éparpillé façon puzzle (ma théorie : il avait pas dû avoir le temps de renouveler son ordonnance et il a dû replonger).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bref, que tu bon. La seule chose qui m'embête c'est que Houellebecq est désormais &quot;mainstream&quot;, qu'il va peut être finir comme Marc&amp;nbsp; Lévy et Alexandre Jardin ou pire, à emmerder des générations de lycéens qui se coltineront des explications de texte sur ses oeuvres et des fiches lectures en 3 parties.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour qui &lt;/strong&gt;: tout lemonde, surtout si tu votes &quot;chasse, pêche et traditions&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pour pas qui&lt;/strong&gt; : c'est grand public je te dis, même ta grand-mère elle va aimer !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ndlb : tout ce que l'homme lit d'autres &lt;a href=&quot;http://www.cespetitsriensparisiens.com/le-culte-de-la-culture/&quot;&gt;là&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ema</name>
            <uri>http://labienveillante.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Il faut affronter affronter affronter</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://labienveillante.hautetfort.com/archive/2010/11/20/il-faut-affronter-affronter-affronter.html" />
        <id>tag:labienveillante.hautetfort.com,2010-11-22:2994943</id>
        <updated>2010-11-22T06:18:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-22T06:18:00+01:00</published>
        <summary> Est-ce que le  Rugby  pourrait servir de matrice à une  philosophie  de vie...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://labienveillante.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Est-ce que le &lt;a href=&quot;http://basicinstinct.forumactif.com/paper-work-f25/dictionnaire-amoureux-du-rugby-daniel-herrero-t1072.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Rugby&lt;/a&gt; pourrait servir de matrice à une &lt;em&gt;philosophie&lt;/em&gt; de vie ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Non je ne copie pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Ni Houellebecq et sa belle manie de tout mettre en &lt;strong&gt;italique&lt;/strong&gt; (ça devrait vous faire une petite distorsion de l'esprit, c'est amusant, lire italique en gras) : du genre &quot;&lt;em&gt;douche de sperme&lt;/em&gt;&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[notons que dans &quot;Les particules élémentaires&quot;, contrairement à &quot;Le carte et le territoire&quot;, la douche de sperme n'est pas en italique, c'est &lt;em&gt;gang bang&lt;/em&gt; qui l'est - &quot;&lt;strong&gt;il ne se sentait pas à la hauteur pour un &lt;em&gt;gang bang&lt;/em&gt; ou une douche de sperme&lt;/strong&gt;&quot;]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;[dans les deux livres, toutefois, le héros n'est pas à même de mettre en oeuvre cette pratique]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Ni &lt;a href=&quot;http://secondflore.hautetfort.com/archive/2010/11/16/la-force-la-vraie.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;BG et sa tentative de me faire croire&lt;/a&gt; que le football américain (ersatz) peut fournir une telle leçon.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;On notera une certaine évolution de ma pensée car jusqu'alors, seul le football était pour moi matière à &lt;a href=&quot;http://labienveillante.hautetfort.com/archive/2010/04/28/d-un-but.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;mantra&lt;/a&gt; ou m'encourageait dans mes &lt;a href=&quot;http://labienveillante.hautetfort.com/archive/2010/03/10/allez-lyon-en-live.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;projets de vie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2759047&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://labienveillante.hautetfort.com/media/01/00/88049697.jpg&quot; alt=&quot;IMG_0609.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;(Courtesy of my brother, la photo)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'irai droit au but (un essai) : peut-on avancer sans regarder en arrière ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.mezetulle.net/article-6817115.html#mouvementcontraire&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Toute discipline, qu'elle soit corporelle ou intellectuelle, s'effectue  grâce au mouvement contraire qui contraint pour libérer, qui fait le  vide pour rendre possible l'appropriation... Reculer pour avancer, mains en arrière sur le côté et pieds en avant  tout droit sculptant cette magnifique torsion du corps qui s'empare des  joueurs à la passe&lt;/em&gt;. &lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Jouer au rugby est une expérience physique incomparable à ce titre.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je n'en ai eu la chance qu'une fois, après avoir supplié mes compagnons de week-end à la campagne (cerise sur le gateau, dans une confrontation mixte, personne n'a le droit de plaquer personne).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Regarder derrière soi pour gagner du terrain.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je voulais tester cette aberration.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.laviedesidees.fr/Le-sport-un-objet-philosophique.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Pour jouer au &lt;span class=&quot;spip_surligne&quot;&gt;rugby&lt;/span&gt;, il faut  «&amp;nbsp;être à la fois et en même temps courageux et inventif, élégant et  combatif, percutant et dynamique, intelligent et engagé, généreux et  contrôlé, explosif et concentré… Des réquisitions antagoniques pour une  métamorphose exaltante» &quot;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Psycho-motriciellement, c'est infaisable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le mouvement, l'envie, l'énergie vous portent vers le futur quand la règle vous prescrit de vous retourner vers les autres, les vieux compagnons d'infortune, les vieilles rancoeurs, les pires échecs, les douleurs, mieux placés, peut-être, pour pulvériser la défense.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Aucun &quot;&lt;a href=&quot;http://www.lequipe.fr/Rugby/CM2007_REGLES_ENAVANT.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;En avant&lt;/a&gt; !&quot; guerrier n'est admis.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.temoignages.re/face-a-face-michel-serres,24693.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Il y a dans le &lt;span class=&quot;spip_surligne&quot;&gt;rugby&lt;/span&gt; quelque chose  que l’on ne trouve nulle part ailleurs&amp;nbsp;: l’apprentissage du droit, le  juridique. Tu pousses à l’extrême de la violence, mais tu t’arrêtes, et  c’est essentiel dès que l’arbitre se manifeste. &lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;En cela, agir en fonction du passé ne serait pas une &lt;em&gt;passion molle&lt;/em&gt; - telle la nostalgie - mais une discipline exigeante.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;[Conseillerions-nous à Houellebecq de faire un peu de &lt;em&gt;sport&lt;/em&gt; pour taire certains de ses &lt;em&gt;ennuis&lt;/em&gt; ?]&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Christian COTTET-EMARD</name>
            <uri>http://cottetemard.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>LE MAGAZINE DES LIVRES n°27 / novembre-décembre 2010</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cottetemard.hautetfort.com/archive/2010/11/18/le-magazine-des-livres.html" />
        <id>tag:cottetemard.hautetfort.com,2010-11-18:2991677</id>
        <updated>2010-11-18T14:47:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-18T14:47:00+01:00</published>
        <summary>    Le nouveau Magazine des Livres  sera en kiosques samedi.     Sommaire :...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cottetemard.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2755472&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://cottetemard.hautetfort.com/media/00/01/248360499.jpg&quot; alt=&quot;mdl-27_couverturehdef.jpg&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.magazinedeslivres.com/index.html&quot;&gt;Le nouveau Magazine des Livres&lt;/a&gt; sera en kiosques samedi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sommaire :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;DOSSIER&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Les cinquante incontournables 2010 &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Joseph Vebret et Eli Flory&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;RENCONTRE&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Michel Houellebecq. Imperturbable &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Joseph Vebret&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;UNE VIE D’ÉCRIVAIN&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Tatiana de Rosnay. Raconteuse d’histoires &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Thierry Richard&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;ENTRETIENS&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Cabu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suis un journaliste qui dessine&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par David Alliot&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Horacio Castellanos Moya. L’humour comme résistance &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Éric Bonnargent&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Cécilia Dutter et la voix d’Etty Hillesum &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Stéphanie des Horts&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Cécile Coulon. L’insolence maîtrisée &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Amélie Rouher&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Éric Pessan. Saturation &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Éric Bonnargent&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Pierre Chalmain. L’art de l’insulte &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Christopher Gérard&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Amanda Sthers&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Si je quitte l’écriture, je quitte la vie&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Laure Rebois&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Fabrice Gaignault. Dandy Express &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Emmanuelle de Boysson&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Frédérick Tristan. La fiction dans le réel &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Joseph Vebret&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;CLASSIQUE&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Philippe Muray. Saboteur de l’Empire du Bien &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Frédéric Saenen&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;PERDU DE VUE&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Saint-Loup ou le Goncourt à une journée près&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Francis Bergeron&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;LE CAHIER DES LIVRES&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Focus, Romans, Polars, SF, Documents, BD, En vrac&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Musique &amp;amp; littératures] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Guy Béart&amp;nbsp;: retour sans fausse note &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Jean-Daniel Belfond&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Cinéma &amp;amp; littératures] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Paquet-Brenner et de Rosnay, même combat &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Anne-Sophie Demonchy&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Relecture] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Premier amour&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;, Samuel Beckett &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Stéphanie Hochet&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Les mains dans les poches] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Périple en quatre étapes &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Anthony Dufraisse&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Économie du livre] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;La Mamounia, hôtel littéraire &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Christophe Rioux&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Chemin faisant] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;C’est quoi, au fait, un écrivain&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Pierre Ducrozet&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Les livres que vous n’avez pas lus] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Une fille enfermée &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Bertrand du Chambon&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Poésies] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Plein d’essence &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Gwen Garnier-Duguy&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Lire la musique] &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Filet d’eau et cascades de voix &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Guy Darol&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;BONNES FEUILLES&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;La sélection d’Annick Geille&amp;nbsp;: Rassembleurs de mots&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;L’Enfer du roman&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;, Richard Millet&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Alexandre Soljénitsyne&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;, Lioudmila Saraskina&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Jean Genet, menteur sublime&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;, Tahar Ben Jelloun&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Pourquoi lire&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;, Charles Dantzig&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Mythologies&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;, Roland Barthes&lt;br /&gt;Des auteurs épatants &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Annick Geille&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;FEUILLETONS&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Conseils aux auteurs ratés &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Christian Cottet-Emard&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Voyage dans une bibliothèque &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Raphaël Juldé&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;L’Auteur et la théorie du grand complot &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Emmanuelle Allibert&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Visages d’écrivains]&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;Jean Genet &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana-Italic; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;par Louis Monier&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec&amp;nbsp;:  Emmanuelle Allibert, David Alliot, Jean-Daniel Belfond, Francis  Bergeron, Éric Bonnargent, Brigit Bontour, Arnaud Bordes, Emmanuelle de  Boysson, Adeline Bronner, Bertrand du Chambon, Hubert de Champris,  Pierre Cormary, Christian Cottet-Emard, Guy Darol, Anne-Sophie Demonchy,  Pierre Ducrozet, Anthony Dufraisse, Eli Flory, Jean-François Foulon,  Sylvain Gabarre, Gwen Garnier-Duguy, Annick Geille, Christopher Gérard,  Christophe Henning, Stéphanie Hochet, Stéphanie des Horts, Raphaël  Juldé, Valère-Marie Marchand, Christophe Mory, Valérie Motté, Laure  Rebois, Thierry Richard, Christophe Rioux, Amélie Rouher, Frédéric  Saenen, Marc Villemain, Carole Zalberg.&lt;br /&gt;Photos&amp;nbsp;: Louis Monier. Illustrations&amp;nbsp;: Miège et Innocent.&lt;br /&gt;Coordination&amp;nbsp;: Delphine Gay.&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.magazinedeslivres.com/sommaires/page1.html&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,serif; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 11px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Récupérés par le système ?...</title>
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        <updated>2010-11-11T15:51:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-11T15:51:00+01:00</published>
        <summary>  Le Goncourt pour  Michel Houellebecq  et le Renaudot pour  Virginie...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le Goncourt pour &lt;strong&gt;Michel Houellebecq &lt;/strong&gt;et le Renaudot pour &lt;strong&gt;Virginie Despentes&lt;/strong&gt;... Le système a-t-il montré, encore une fois, sa capacité à vampiriser toutes les formes de subversion ou de critique ? Nous reproduisons ici le point de vue de la chroniqueuse Ursula Michel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2743866&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/2737159321.jpg&quot; alt=&quot;Houellebecq Despentes.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;« Les femmes sont plus faciles à choquer », « la prostitution, je trouve ça très bien. Ce n'est pas si mal payé, comme métier... », « la religion la plus con, c'est quand même l'islam ». La provocation, Michel Houellebecq l’a usée par tous les trous lors de ses premières années de médiatisation intensive. Choquer, subvertir, tel était son credo, autant dans les interviews, là où le personnage Houellebecq s’est construit, que dans ses romans, loupe vilement déformante de la basse nature humaine. Mais après plus de quinze ans de bons et loyaux services à la littérature, la reconnaissance de ses pairs, par l’entremise des prix et autres trophées, n’était toujours pas au rendez-vous. Alors avec La Carte et le territoire, apparaît un nouvel homme Houellebecq. Affable, consensuel, pas un mot plus haut que l’autre, le dépressif le plus connu du paf s’assagit dans les médias.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Suivant une courbe sensiblement différente (elle n’est pas encore la bonne cliente des médias mainstream), mais aboutissant finalement à la même intronisation par les élites, la punk Despentes, autrefois connue comme l’auteur de Baise-moi, calme elle aussi le jeu. Apocalypse bébé, prix Renaudot de la cuvée 2010, oublie l’agressivité mordante de ses débuts pour se tourner vers une prose plus lisse, une homosexualité encore revendiquée mais embourgeoisée et une image médiatique plus conforme aux canons de la communication. Et ça paie. Qui aurait parié il y a dix ans sur ces deux « loosers » magnifiques à l’expression dévastatrice? Qui pouvait alors envisager Houellebecq et Despentes comme les parangons de la littérature française, adoubés par une élite poussiéreuse en costume trois-pièces?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En 2009, Marc-Edouard Nabe, nominé cette année au Renaudot mais recalé, rapportait dans Le Vingt-Septième livre ce conseil de Houellebecq : «Si tu veux avoir des lecteurs, mets-toi à leur niveau ! Fais de toi un personnage aussi plat, flou, médiocre, moche et honteux que lui. C'est le secret, Marc-Édouard. Toi, tu veux trop soulever le lecteur de terre, l'emporter dans les cieux de ton fol amour de la vie et des hommes !... Ça le complexe, ça l'humilie, et donc il te néglige, il te rejette, puis il finit par te mépriser et te haïr... »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Conseil marketing que Nabe n’a guère suivi (d’où son ostracisation du microcosme littéraire parisien?) mais qui semble avoir porté ses fruits pour l’auteur d’Extension du domaine de la lutte et pour Despentes dans une moindre mesure (même si on l’a vu cette année en promo chez Ruquier ou Denisot). Renversement profond des codes de nomination des dignitaires du monde des Lettres ou vampirisation de la subversion par le système, force est de constater que l’année 2010 crée un précédent notable, du moins en apparence. Entre Makine (Un Testament français, 1995), Ruffin (Rouge Brésil 2001) ou Van Cauwelaert (Un Aller simple, 1994) pour Houellebecq et Picouly (L’Enfant léopard, 1999), Bouraoui (Mes Mauvaises pensées, 2005) ou Pennac (Chagrin d’école, 2007) pour Despentes, les choix des jurés font coexister des auteurs pour le moins hétérogènes. Mais avec Beigbeder l’année dernière (Renaudot), peut-être Franz-Olivier Giesbert (juré) et ses acolytes essaient-ils de rajeunir l’image du prix, quitte à récompenser tous azimuts, des ouvrages non méritants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quant au Goncourt, trop souvent perçu comme un prix pour la grande Littérature, peut-être ont-ils voulu s’auréoler du (feu) parfum de scandale du trublion Houellebecq ? Dommage qu’il ait fallu attendre l’assagissement médiatique et littéraire des deux sales gosses Houellebecq et Despentes pour leur rendre hommage. Baise-moi et Plate-forme auraient bien mieux mérités d’entrer dans le panthéon que leur dernier rejeton.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ursula Michel &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.darkplanneur.com/2010/11/les-femmes-sont-plus-faciles-%C3%A0-choquer-la-prostitution-je-trouve-%C3%A7a-tr%C3%A8s-bien-ce-nest-pas-si-mal-pay%C3%A9-comme.html&quot;&gt;Darkplanneur&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;, 9 novembre 2010)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Kraly</name>
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        </author>
        <title>La petite note de Franck ... (23)</title>
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        <updated>2010-11-10T03:32:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-10T03:32:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    Michel Houellebecq vient d'avoir le Goncourt, pour Eric Naulleau...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2741593&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lessongesdunenuit.hautetfort.com/media/02/01/3342091311.4.jpeg&quot; alt=&quot;Unknown.jpeg&quot; /&gt;Michel Houellebecq vient d'avoir le Goncourt, pour Eric Naulleau cela est usurpé tant que celui-ci (selon lui) ne le mérite pas, car il est un écrivain (toujours selon lui) sur évalué. Moi, je termine &quot;La Carte et Le Territoire&quot; (il me reste une trentaine de pages à lire), et je ne dirais pas ça, ce n'est sans nul doute pas son meilleur livre (j'avais bien aimé son précédent &quot;La possibilité d'une île&quot;). mais cet homme a du talent !, sa prose, moi, me fascine il écrit avec légèreté (ce n'est pas péjoratif) et intelligence. Il a outre, un savoir et une connaissance aigüe de son époque et cela est toujours gratifiant, car on apprend des choses. Il reste, à mes yeux, l'un des écrivains les plus talentueux de France et du Monde. Le Goncourt devait un jour lui revenir, mais peut-être pas avec ce roman là, j'attends qu'il démontre dans un autre livre tout son talent car il en a. Je vous invite à lire son roman pour vous faire une opinion...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: 'book antiqua', palatino;&quot;&gt;&lt;em&gt;Rendez-vous pour une nouvelle petite... de Franck&lt;/em&gt;)&lt;/span&gt;&lt;img id=&quot;media-2741590&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;http://lessongesdunenuit.hautetfort.com/media/01/00/1416083689.jpg&quot; alt=&quot;41vCA41r0OL._SL500_AA300_.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Kraly</name>
            <uri>http://lessongesdunenuit.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le Goncourt à Houellebecq</title>
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        <updated>2010-11-09T05:17:51+01:00</updated>
        <published>2010-11-09T05:17:51+01:00</published>
        <summary>            Goncourt: l'impossibilité de voir Houellebecq       </summary>
        <content type="html" xml:base="http://lessongesdunenuit.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xfkc8i?additionalInfos=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xfkc8i?additionalInfos=0&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xfkc8i_goncourt-l-impossibilite-de-voir-houellebecq_news&quot;&gt;Goncourt: l'impossibilité de voir Houellebecq&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <entry>
        <author>
            <name>Nicolas Ancion</name>
            <uri>http://ancion.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Un bon écrivain est un écrivain mort</title>
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        <updated>2010-11-08T10:03:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-08T10:03:00+01:00</published>
        <summary>        En ce jour d'enterrement littéraire de première classe, de remise de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://ancion.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AGaramond-RegularSC,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://ancion.hautetfort.com/media/01/02/222977805.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2738389&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;http://ancion.hautetfort.com/media/01/02/3509803999.jpg&quot; alt=&quot;enard1.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;En ce jour d'enterrement littéraire de première classe, de remise de prix au cœur de Paris, un texte amusant m'est revenu en mémoire, il est signé par &lt;a href=&quot;http://www.finitude.fr/auteurs/enard.htm&quot;&gt;Jean-Pierre Enard&lt;/a&gt;, décédé en 1985. Est-il le père ou l'oncle de Mathias Enard, finaliste du Goncourt ? Je n'ai pas trouvé l'info, peu importe d'ailleurs, le texte est stimulant et tonique, il mérite qu'on en relise deux tranches (que j'ai habilement choisies pour vous donner envie de lire le reste).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un bon écrivain est un écrivain mort&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Jean-Pierre Enard&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(Editions Finitudes, 2005)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La France, c’est connu, aime la littérature. Quel que soit son régime, elle est folle de ses écrivains. A une condition, une seule, minime, certes, mais indispensable : qu’ils soient morts. Pour les vivants, qu’ils crèvent. La postérité fera le tri.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On tolère quelques exceptions. Ceux dont la rigueur cadavérique, le ton blême et l’écriture sépulcrale permettent d’avoir des doutes. Sont-ils morts ? Sont-ils vivants ? On ne sait plus. Mais s’ils sont vivants, ils ne le sont guère. On peut leur pardonner.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(…)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On en arrive à cette mystification : le grand écrivain français vivant n’existe pas. Il s’appelle Julien Gracq, Jean-Marie Gustave Le Clézio ou Marguerite Yourcenar. Des ombres qu’on frôle à peine et qui semblent hors du temps, hors de la chair, hors d’eux-mêmes. Parfois, l’un de ces zombies entre à l’Académie. On s’aperçoit alors qu’il a deux pieds, comme vous et moi, qu’il tient dessus pour lire son discours de réception et que, quand il est fatigué, il s’assoit. On est déçu. Surtout qu’il arrive que le grand écrivain qu’on croyait immatériel se gratte le mollet en public. On se rattrape. On décide qu’on s’était trompé. On a jugé trop vite. On le renvoie sur son rocher, là-bas, où on ne le verra plus. On essaie de l’oublier, comme un chagrin d’amour. Plus tard, bien plus tard, on le redécouvrira. Il sera peut-être mort dans la misère. C’est toujours bon, pour l’avenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sinon, si vous continuez comme Calet, comme Perros, comme Reverzy, de respirer l’air du temps et de vous nourrir de pain quotidien, il vous faudra, comme eux, payer le prix. Publier avec l’assentiment agacé des journalistes qui trouvent que vous écrivez trop. Pour les fruits secs que sont les critiques et les professeurs qui décident de la mode, écrire, c’est forcément écrire trop. L’idéal, pour mériter leur considération, c’est un livre de quatre-vingt-deux pages tous les douze ans. Louis-René des Forêts, voilà l’écrivain type qu’on peut encenser sans danger d’être obligé de le lire. Si vous faites plus, un livre tous les deux ans, ou, horreur, tous les neuf mois, c’est du lapinisme. Il n’y a plus que les pauvres pour avoir des familles nombreuses. Il n’y a plus que les pauvres pour être obèses. Un écrivain qui écrit est donc un écrivain pauvre. Ou, si vous préférez, un pauvre écrivain...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2738391&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://ancion.hautetfort.com/media/02/02/2526224655.jpg&quot; alt=&quot;enard2.jpg&quot; /&gt;Je n'en copie pas plus, je vous laisse le plaisir de savourer ce texte dans le livre original, publié par les éditions Finitudes sous le titre &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.finitude.fr/titres/ecrivainmort.htm&quot;&gt;Un bon écrivain est un écrivain mort&lt;/a&gt;. &lt;/strong&gt;Et vous pourrez télécherger la totalité du premier chapitre gratuitement sur le site de l'éditeur. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: AGaramond-RegularSC,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Dommage que Jean-Pierre Enard soit mort, tout de même, car ce texte à lui seul suffit à en faire un bon écrivain ;-) Et dire qu'il a été rédacteur à &lt;strong&gt;Pif &lt;/strong&gt;et directeur de la &lt;strong&gt;Bibliothèque Rose&lt;/strong&gt; !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Kevin J.</name>
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        </author>
        <title>Interview de Karine Tuil pour ”6 mois 6 jours”</title>
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        <updated>2010-10-25T07:30:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-25T07:30:00+02:00</published>
        <summary>     Vous l'avez découverte en septembre avec son excellent roman &quot;6 mois 6...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://actulitteraire.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://actulitteraire.hautetfort.com/media/00/02/2480483907.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2713278&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://actulitteraire.hautetfort.com/media/00/02/331159547.jpg&quot; alt=&quot;Tuil-Karine.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Vous l'avez découverte en septembre avec son excellent roman &quot;6 mois 6 jours&quot;, en lice aujourd'hui pour le Prix Goncourt. Karine Tuil a accepté de nous rencontrer pour nous parler de ce livre, de ses goûts littéraires et de ses différents sentiments face à sa nomination au Goncourt !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Bonjour Karine&amp;nbsp;! Dans un premier temps, commençons par cet événement qui fait votre actualité : &quot;6 mois 6 jours&quot;, sélectionné dans la dernière liste du Goncourt... Quel effet cela vous fait-il ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;J’en suis très heureuse. C’est toujours un gage de reconnaissance, un signe d’intérêt. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Vous avez déjà gagné d'autres prix littéraires. Que représentent-ils pour vous ? Un honneur ? Une revanche ? Une reconnaissance ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Une reconnaissance. L’opportunité d’être lue par de nouveaux lecteurs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Vous êtes aujourd'hui écrivain, mais vous aviez entrepris des études de droit. Comment bifurque t-on de ce domaine à celui de la littérature ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;J’ai toujours écrit mais j’ai souhaité mener des études en parallèle et je n’ai été publiée qu’en deuxième année de thèse&amp;nbsp;! Finalement, j’ai arrêté le droit pour me consacrer à l’écriture. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Dans un autre domaine, vous avez également mis un pied dans le cinéma, en participant à l'adaptation de votre roman &quot;Quand j'étais drôle&quot; au cinéma... Pouvez-vous nous parler de cette expérience ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Ce roman avait reçu le prix TPS star du meilleur roman adaptable pour le cinéma. Un réalisateur&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;- Manuel Boursinhac – et des producteurs avaient souhaité l’adapter. Ce fut une expérience passionnante, je suis cinéphile. Malheureusement, le projet n’a pas pu être mené à son terme, faute de financement, mais je travaille actuellement sur un projet original. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Votre premier roman a paru en 2000... Vous souvenez vous de ce jour ? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Je me souviens surtout du jour où le Figaro Littéraire avait organisé une séance photo avec les dix auteurs de premiers romans qui avaient été sélectionnés, dont le mien, «&amp;nbsp;Pour le pire&amp;nbsp;». J’étais très émue car mon texte avait été remarqué, sur manuscrit (j’avais participé à un concours organisé par la fondation Simone et Cino Del Duca), par le directeur du Figaro Littéraire de l’époque, l’Académicien Jean-Marie Rouart. Pendant des années, j’avais lu la page consacrée aux premiers romans en espérant être publiée…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Pour revenir a votre dernier livre, &quot;6 mois 6 jours&quot;, qui traite d'une histoire d'amour et de trahison entre une héritière allemande et un gigolo. C'est une histoire vraie... Qu'est ce qui vous a donc tant séduit dans ce fait divers ? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Il me semblait que cette histoire cristallisait toutes mes obsessions littéraires&amp;nbsp;: la manipulation, la transmission, la culpabilité et les rapports de domination. Car au-delà de la comédie de mœurs, du récit d’une conquête amoureuse, on découvre les rouages de l’industrie allemande à l’époque nazie. Par le biais d’une petite histoire d’amour, on entre dans la grande Histoire et on découvre des événements saisissants, incroyables, d’une brutalité stupéfiante. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;A ce propos, savez-vous si une traduction allemande est prévue actuellement ? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Je ne sais pas encore… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Sur internet, de nombreux lecteurs parlent de vos thèmes récurrents... Selon vous, quels sont-ils ? Sont ils conscients ou inconscients ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;J’ai beaucoup écrit sur l’identité, la filiation, la transmission. Il faudrait que j’aille m’allonger sur le divan d’un psychanalyste pour comprendre&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Quels jeunes écrivains supportez vous aujourd'hui en tant qu'ainée ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;L’écriture est une activité qui isole, je vois peu d’auteurs et ils sont en général de ma génération&amp;nbsp;! Je devrais lire de jeunes auteurs français, je vais m’y mettre&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Et qu’appréciez-vous dans la littérature contemporaine?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;J’aime les écrivains qui se confrontent au réel, à l’histoire politique et sociale, notamment Emmanuel Carrère, Philip Roth, Safran Foer, Saviano. J’adore aussi l’humour de David Foenkinos, le canadien David Bezmozgis ou encore Arnon Grunberg. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Et maintenant, quelques questions plus rapides...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Le dernier livre lu ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt; «&amp;nbsp;L’homme mouillé&amp;nbsp;» d’Antoine Sénanque, un auteur dont j’avais adoré le premier roman «&amp;nbsp;Blouse&amp;nbsp;» (Editions Grasset)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Le livre qui a marqué votre enfance ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt; Les Fables de La Fontaine que mon grand-père me faisait apprendre par cœur. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Celui qui a marqué votre adolescence ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt; La métamorphose de Kafka, mais aussi J’irai cracher sur vos tombes, de Boris Vian, l’Etranger de Camus et Si c’est un homme de Primo Lévi. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Votre livre favori :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt; Le bruit et la fureur de Faulkner&amp;nbsp;; La contrevie de Philip Roth&amp;nbsp;; Loin de Byzance, de Joseph Brodsky&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Celui que vous n'avez jamais pu finir :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt; je ne m’en souviens pas…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Le livre que vous auriez aimé écrire :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt; Belle du Seigneur, d’Albert Cohen. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Une image précise de votre enfance :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt; moi, dans mon lit, attendant ma mère qui m’apporte mon biberon au chocolat en chantant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Une question récurrente que vous vous posez :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;D’où vient le Mal&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Et le mot de la fin est pour vous...&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Une phrase de Desproges&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La seule certitude que j’ai, c’est d’être dans le doute&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; mso-pagination: none; mso-layout-grid-align: none;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Lucida Sans Unicode&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; font-size: 9pt; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Merci Karine de nous avoir accordé du temps pour&amp;nbsp; répondre à cet entretien... et bonne chance pour le Goncourt !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>nauher</name>
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        <title>Littérature en tubes</title>
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        <updated>2010-10-19T09:36:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-19T09:36:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;     &amp;nbsp;  Arcimboldo, Le Bibliothécaire, 1566 (Château de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin-top: 0.42cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.exporevue.com/images/magazine/3418arcimboldo_bibliothecaire.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;366&quot; height=&quot;500&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Arcimboldo, Le Bibliothécaire, 1566 (Château de Skokloster)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Novembre est pour le monde éditorial le moment des prix. Une sorte de salon de l'agriculture de la page imprimée, où l'on va savoir si les semences ont été bonnes et la moisson grasse. Les grandes écuries (ainsi qu'on les définit désormais : les écrivains sont des chevaux sur lesquels on mise) espèrent rentabiliser leurs investissements &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(1)&lt;/span&gt;, les auteurs faire fructifier leur imagination et leur &lt;em&gt;vision du monde&lt;/em&gt;. Ainsi se pliera-t-on au raout médiatique, aux étonnements angéliques, aux émotions tremblantes, parfois même à un &lt;a href=&quot;http://off-shore.hautetfort.com/archive/2010/01/07/686b229df22be38754d980be6b9dfed9.html&quot;&gt;retour d'exil&lt;/a&gt; nécessaire... Tout le monde aura bien fait son travail et les livres récompensés, dont la médiocrité est parfois sidérante &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(2)&lt;/span&gt;, verseront, même en cas de succès mitigé, à qui de droit une manne substantielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Les collusions entre membres des jurys et les éditeurs sont tellement connues qu'il n'y a pas lieu de s'étendre ; le ridicule de certains rachats non plus &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(3)&lt;/span&gt;. De toute manière ce genre de contestation vire, aux yeux de&amp;nbsp; ceux qu'elle vise, à l'attaque gratuite, à l'expression d'un ressentiment, etc, etc, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Il vaut mieux rire, être plus léger et raconter une petite histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;*&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Il y a une quinzaine d'années, l'écrivain Dominique Noguez envoie à vingt maisons d'éditions françaises et francophones (et non des moindres) un manuscrit sous le pseudonyme de Virginie Lalou, intitulé &lt;em&gt;Madame Beauchemin&lt;/em&gt;. Essayait-il de vérifier que, abstraction faite de sa notoriété, son écriture passerait le filtre des &lt;em&gt;lecteurs&lt;/em&gt; de ces multiples entreprises culturelles, ainsi que le fit Doris Lessing avec son propre éditeur ? Auquel cas il faut reconnaître que son orgueil en eût été profondément affecté, puisque cette énigmatique Virginie essuya vingt refus, avec parfois quelques commentaires acerbes. Non, ce n'était pas de lui qu'il s'agissait, sans quoi l'aventure eût manqué d'un peu de piment. Il avait simplement repris la traduction française de &lt;em&gt;Mrs Dalloway&lt;/em&gt; faite en 1925, en&amp;nbsp; en modifiant de très légers détails. C'est ainsi que Virginia Woolf, si elle avait encore été de ce monde, aurait appris qu'elle proposait avec ce roman un «mode narratif insuffisamment travaillé et élaboré». Une telle précision dans le reproche n'est pas inintéressante parce qu'elle considère la structure même de l'œuvre et exclut de fait la réserve que l'on pourrait apporter à la démonstration, celle des défauts de la traduction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Devant une telle situation, deux alternatives possibles : ou bien les maisons d'éditions ne lisent pas les manuscrits envoyés par la poste, ce qu'elles pourront toujours justifier par l'inflation des propositions qu'on leur fait ; ou bien, et c'est évidemment beaucoup plus gênant, le degré d'incompétence des premiers &lt;em&gt;filtres &lt;/em&gt;est tout bonnement remarquable, puisque pas un n'a reconnu un des grands romans du XXème siècle.&lt;em&gt; &lt;/em&gt;Pour un homme aussi avisé que l'est Dominique Noguez, il ne fait guère de doute que la supercherie à grande échelle n'était pas une prise de risque inconsidérée mais la condition &lt;em&gt;sine qua non &lt;/em&gt;pour révéler dans quel système nous étions désormais arrivés. Et ce n'est pas la pirouette de Jérôme Lindon, directeur des éditions de Minuit, écrivant à Dominique Noguez pour moquer sa naïveté à&amp;nbsp; croire &quot;qu'en 1995 on peut se satisfaire d'un manuscrit comme &lt;em&gt;Mrs Dalloway&lt;/em&gt;&quot;, ce n'est pas cette pirouette qui change le fond du problème, sinon qu'elle sent la vanité blessée (mais il faut bien admettre que l'affaire n'est pas glorieuse) et plus encore, qu'elle cache un élément plus décisif sans doute : l'évolution de ces maisons vers le carcan des &quot;lignes éditoriales&quot; qui ne sont qu'un avatar pseudo-esthétique des pratiques de détermination et de distinction dans le champ littéraire &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(4)&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Cette facétie n'est pas unique : un journaliste belge avait lui choisi Les Chants de Maldoror. Seul Gallimard, qui l'édite dans l'édition de La Pléiade, ne s'est pas laissé prendre mais Stock, Grasset, Le Seuil ont plongé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;Tout cela a-t-il une réelle importance ? Il y a déjà dans l'histoire des œuvres parues tant d'injustice, de reconnaissances posthumes (Aloysius Bertrand, Lautréamont, John Kennedy Toole...) qu'il ne faut pas se formaliser des ratages contemporains. L'erreur est humaine. Nul ne le conteste. Et ce serait justement céder à une logique du &quot;zéro défaut&quot; fort prisée aujourd'hui dans la &quot;culture libérale&quot; (et les guillemets s'imposent)&amp;nbsp; que d'exiger la perfection des éditeurs... On aimerait simplement un peu plus d'humilité de la part de ceux qui pavanent dans le marécage germanopratin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;(1)Sur les dérives économiques de «&amp;nbsp;l'industrie du livre&amp;nbsp;» (pour parler comme les penseurs de l'École de Francfort). Sur ce point le témoignage d'André Schifrin dans &lt;em&gt;L'Édition sans éditeur&lt;/em&gt;, Paris, La Fabrique, 1999, dans le contexte américain, est édifiant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;(2)Mais ce n'est pas le sujet de ce billet. On peut néanmoins fureter sur les &lt;em&gt;étals&lt;/em&gt; des libraires et inspecter la fraîcheur de la nouveauté formatée pour égayer nos soirées d'automne, quand le quidam s'offre le Goncourt ou le Renaudot pour &lt;em&gt;sa&lt;/em&gt; lecture annuelle. Quand, en 2005, on honore Bouraoui, Weyergans, Toussaint et Jauffret plutôt que le &lt;em&gt;Waltenberg&lt;/em&gt; d'Hédi Kaddour, on se dit cependant que la messe est dite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;(3)Comme d'attribuer le Goncourt à Marguerite Duras pour &lt;em&gt;L'Amant&lt;/em&gt; en 1984. Elle n'est plus alors un jeune auteur qu'il faudrait aider, que je sache. Et ce roman est si éloigné dans sa qualité de ce que furent &lt;em&gt;Barrage contre le Pacifique&lt;/em&gt;, et surtout &lt;em&gt;Le Ravissement de Lol V Stein &lt;/em&gt;qu'il faut reconnaître que s'amender de cette manière est parfois plus grotesque encore que de s'être trompé il y a déjà fort longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;(4)Encore une fois la lecture des&lt;em&gt; Règles de l'art&lt;/em&gt; de Bourdieu s'avère indispensable.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Lapinos</name>
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        <title>Presse-Citron</title>
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        <updated>2010-09-17T12:49:00+02:00</updated>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-2650524&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;http://misogyn.hautetfort.com/media/02/02/3784145871.jpg&quot; alt=&quot;bidochon-binet.jpg&quot; /&gt;J'évite d'acheter la presse pour ne pas me salir les mains doublement. Je la feuillette plutôt à la bibliothèque de mon quartier, qui joue ainsi son rôle de glu sociale en distribuant libéralement quotidiens et gazettes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Constat cette semaine que l'hebdomadaire &lt;em&gt;&quot;Fluide glacial&quot;,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;sous son air bouffon, est une lecture plus sérieuse que &lt;em&gt;&quot;Le Monde&quot;&lt;/em&gt;. (...)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le numéro de &lt;em&gt;&quot;Fluide glacial&quot;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: presque entièrement consacré à railler les rituels bourgeois ou petit-bourgeois : psychanalyse, prix Goncourt, Elisabeth Badinter, gadgets techniques ou sentimentaux, etc. C'est une ligne plus véridique que les statistiques du &lt;em&gt;&quot;Monde&quot;&lt;/em&gt;, qui publie un classement grotesque des meilleures universités de la planète, Harvard en tête. Obama a fait Harvard, et ça ne l'empêche pas comme Clinton avant lui de passer sa vie à faire des sketches ridicules devant les caméras de télévision, escorté de sa régulière qui a l'air d'un vrai pot de colle féministe.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De l'université de Princeton sont sortis des têtes de poules pondeuses de formules mathématiques insanes, récompensées par des jurés Nobel en queues de pie et noeuds papillon, cons comme des chefs d'orchestre, formules qui ont fait le petit Kerviel, pur et crétin à la fois. Comme si ça ne suffisait pas que le capital soit le pire ennemi du capital, il faut que la pseudo-science yankee pousse à la roue et au singe-expert. On a la chance de savoir en France grâce à Jacques Attali, double major de promo, le niveau de cette science de collectionneurs de coucous suisses.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;D'ailleurs, qui prend Alain Minc au sérieux en dehors de patrons et de politiciens dont les loisirs sont d'aller aux putes et au football, et dont la spiritualité se résume à des calculs machiavéliques pour des sièges qui ressemblent de plus en plus à ceux des W.-C. ? La politique capitaliste populiste n'est plus en mesure d'acheter la population à coup d'augmentations de salaire.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>waterfield</name>
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        <title>17.1 Emile Zola et Elie Berthet</title>
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        <updated>2010-03-15T17:44:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-15T17:44:00+01:00</published>
        <summary>     Au hasard des discussions échangées avec une amie très proche, j'ai...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/01/01/61962992.jpg&quot; alt=&quot;berthet.bmp.jpg&quot; id=&quot;media-2336700&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Au hasard des discussions échangées avec une amie très proche, j'ai appris, avec surprise et non sans ravissement, qu'elle était l'arrière petite fille de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Bertrand Elie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Cet écrivain, romancier du XIXe siècle, est plus connu sous le nom &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;d'Elie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, ayant &quot;perdu&quot; son véritable prénom de &lt;strong&gt;Bertrand&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;que l'usage de celui d'&lt;strong&gt;Elie&lt;/strong&gt; a fait oublier. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Elie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; fait partie aussi de ces étranges oubliés de l'histoire que je me plais à réhabiliter dans &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Hd'H&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, tant l'abondance et la qualité de l'oeuvre méritent une forte mise en lumière. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Solange&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, si tu me lis... je te remercie vivement de m'avoir permis la découverte de cet homme qui devrait occuper plusieurs pages d'&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Hd'H&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; dans les prochaines semaines.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Feuilletoniste&quot;.&lt;/strong&gt; C'est comme celà que l'on désignait ces écrivains qui déroulaient les intrigues de leurs romans au fil des publications régulières des journaux. &lt;span style=&quot;color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Élie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;(1815-1891), est un infatigable feuilletoniste et romancier né à &lt;strong&gt;Limoges&lt;/strong&gt;. Il&amp;nbsp;est&amp;nbsp;porté au rang des&amp;nbsp;romanciers&amp;nbsp;à succès populaire&amp;nbsp;qui se firent connaitre,&amp;nbsp;tant en &lt;strong&gt;France&lt;/strong&gt; qu’en &lt;strong&gt;Europe&lt;/strong&gt; et ses œuvres ont été traduites dans près d’une dizaine de langues -. Avec &lt;strong&gt;&quot;Paris avant l’histoire&quot;,&lt;/strong&gt; publié en 1885,&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Élie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;apparaît comme l’auteur du premier véritable roman préhistorique de la littérature. Mon intérêt fût encore plus vif quand je découvris ses liens avec&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Emile Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Berthet&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;avait 25 ans à la naissance de &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zola&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et ce dernier découvrit ses oeuvres quand il travaillait chez &lt;strong&gt;&quot;Hachette et Cie&quot;&lt;/strong&gt; où ses fonctions de Chef de Publicité lui faisait animer &lt;strong&gt;&quot;Le Bulletin du Libraire et de l'Amateur de Livres&quot;&lt;/strong&gt; que cette importante maison d'édition adressait à la profession.&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;quitta &lt;strong&gt;Hachette&lt;/strong&gt; en 1866 pour &quot;vivre de sa plume&quot;; l'année même où &lt;strong&gt;Hachette&lt;/strong&gt; publia le livre&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;d'Elie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Les houilleurs de Polignies&quot;,&lt;/strong&gt; première grand fresque qui se déroule dans le&amp;nbsp;monde de la mine oû &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Berthet&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; décrit la vie âpre et difficile des &quot;borains&quot;.&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;écrira &lt;strong&gt;Germinal&lt;/strong&gt; vingt ans plus tard et on retrouva le livre de &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Berthet&lt;/strong&gt;,&lt;/span&gt; abondemment annoté par &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zola&lt;/strong&gt;,&lt;/span&gt; dans l'important dossier préparatif&amp;nbsp;que l'écrivain&amp;nbsp;constitua avant l'écriture de &lt;strong&gt;Germinal&lt;/strong&gt;. Nous reviendrons, au fil de ces lignes, sur&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;&quot;inspirateur&quot; de&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;. Plus tard&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Berthet&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;furent &quot;collègues&quot; au sein du comité de la &lt;strong&gt;&quot;Socièté des Gens de Lettres&quot;&lt;/strong&gt; et ce jusqu'à la mort&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;d&lt;/span&gt;'Elie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;en février 1891, quelques mois à peine avant que &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zola&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; en prenne la présidence (voir notes sur &lt;strong&gt;&quot;Le Balzac de Rodin&quot;).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;à plusieurs reprises, devait lui rendre hommage : en particulier le 25 octobre 1891 lors de l'inauguration du buste&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;d&lt;/span&gt;'Emmanuel Gonzalès&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;, aussi fondateur de la &lt;strong&gt;SGDL&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp; Il s'y exprime en ces termes&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Je me risquerai, messieurs, à un souvenir personnel. J’avais quatorze ans, et c’était pendant le choléra de 1854, au fond d’un bastidon perdu de la Provence, où ma famille s’était réfugiée. Là, pendant les trois mois de ces vacances forcées, j’ai dévoré tout un cabinet de lecture, que ma grand-mère, femme courageuse, allait me chercher à la ville, par paquets de quinze et vingt volumes. Tous les grands conteurs, les &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Dumas&lt;/span&gt;, les &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Eugène Sue&lt;/span&gt;, les &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Féval&lt;/span&gt;, les &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Elie Berthet&lt;/span&gt;, y passèrent.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;Mais&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;ne fût pas toujours aussi&amp;nbsp;tendre et reconnaissant&amp;nbsp;envers&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Elie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;Notemment en 1878, au moment où il publie, dans &lt;strong&gt;&quot;Le messager de l'Europe&quot;,&lt;/strong&gt; une étude sur les caractères du roman français comtemporain. Il y met au sommet ceux qu'il désigne comme &lt;strong&gt;&quot;les princes du roman&quot;&lt;/strong&gt; que sont&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Flaubert, Daudet et Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;dignes &lt;strong&gt;&quot;descendants de&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Balzac&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;&quot; et tout en bas &lt;strong&gt;&quot;les bacleurs de feuilletons&quot;&lt;/strong&gt; où il range&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Elie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;aux côtés de&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Paul Féval, &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;de&lt;/span&gt; du Boisgobey, &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;de&lt;/span&gt; Xavier de Montépin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;, etc...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;On les compte par douzaines [...]. Des charretées de vieux bouquins, de plus en plus illisibles, qui finiront dans les greniers rongés par les rats.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;Pas tendre ce&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;que le succès encore récent de &lt;strong&gt;l'&quot;Assommoir&quot;&lt;/strong&gt; rend peut-être un peu trôp exigeant...!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;Dans les pages qui viennent, je vous proposerai de voir plus clair dans le personnage d&quot;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Elie Berthet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;et de rechercher plus particulièrement l'étendue de la dette - &lt;em&gt;&lt;strong&gt;si dette il y a&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; - que&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;doit à&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Berthet.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ffff;&quot;&gt;(A suivre...)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
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        <title>16.1 A propos de Gustave Geffroy</title>
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        <id>tag:histoires-d-histoire.hautetfort.com,2010-01-26:2579269</id>
        <updated>2010-01-26T15:44:00+01:00</updated>
        <published>2010-01-26T15:44:00+01:00</published>
        <summary>  A musarder comme je le fais dans cette fin du XIXe siècle, on rencontre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/01/00/1660640172.jpg&quot; alt=&quot;180px-Gustave_Geffroy.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2241683&quot; /&gt;A musarder comme je le fais dans cette fin du XIXe siècle, on rencontre immanquablement &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Gustave Geffroy&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Cet homme était le critique d'art le plus&amp;nbsp;renommé de cette fin de siècle et qui alliait la justesse de son jugement à la qualité de ses travaux d'historien et de ses talents de romancier. Il fût donc un passage obligé pour tout artiste. On le rencontre dans le &lt;strong&gt;Grenier&lt;/strong&gt; des &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, en visite à &lt;strong&gt;Champrosay&lt;/strong&gt; chez les &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Daudet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, consulté par &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Zola&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, rencontrant &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Claude Monet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; à &lt;strong&gt;Belle-Ile&lt;/strong&gt; et&amp;nbsp;se liant&amp;nbsp;à&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Georges Clémenceau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; pour qui il collabore au journal &lt;strong&gt;&quot;La Justice&quot;&lt;/strong&gt; au &lt;strong&gt;10, Faubourg Montmartre&lt;/strong&gt;. La petite histoire retiendra aussi qu'il fût l'un des dix fondateurs de &lt;strong&gt;l'Académie Goncourt&lt;/strong&gt; et que son amitié avec &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Georges Clémenceau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; le portera à la tête de la &lt;strong&gt;Manufactures des Gobelins&lt;/strong&gt; jusqu'à sa mort en 1926.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce rayonnement est, pour moi, largement suffisant pour faire de cet homme un phare éclairant l'art de son temps. Mais il est plus encore, car il fût l'homme qui, avec &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Vollard&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, reconnut chez &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Paul Cézanne&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; les talents novateurs du grand peintre. Alors que celui-ci était malmenné par toute une presse, il fût l'un des rares à le soutenir. Dans une lettre datée du 26 mars 1894, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Cézanne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; le remerciera chaleureusement :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&quot;Monsieur, J'ai lu hier la longue étude que vous avez consacré à mettre en lumière les tentatives que j'ai faites en peinture. Je voulais vous en témoigner ma reconnaissance pour la sympathie que j'ai rencontré en vous.&quot;&lt;/span&gt; Signé :&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Paul Cézanne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/00/02/1149102335.jpg&quot; alt=&quot;Cezgef.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2241751&quot; /&gt;En 1896, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Cézanne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; fera le portrait de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Gustave Geffroy&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; à la demande de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Cézanne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; lui-même qui espèrait, en faisant celà, exposer le tableau au &lt;strong&gt;Salon de Bouguereau&lt;/strong&gt; et s'attirer les faveurs du Jury du Salon de la &lt;strong&gt;Société des Artistes Français.&lt;/strong&gt; Plus tard encore, c'est &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Geffroy&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; qui en 1898 va entrainer &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Cézanne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; dans la souscription au &lt;strong&gt;&quot;Balzac de Rodin&quot;&lt;/strong&gt; (Voir mes notes à ce sujet). Bien qu'anti-Dreyfusard, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Cézanne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; va répondre à la demande de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Geffroy&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et souscrire pour 40 francs et témoigner ainsi de l'admiration qu'il avait pour &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Balzac&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et pour &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Rodin&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Aussi, il y avait beaucoup de raisons affectives pour que je puisse porter un intérêt aux écrits du personnage et je me suis récemment porté acquéreur d'une lettre de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Gustave Geffroy&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Cette lettre fera l'objet d'une &lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Histoire d'Histoire&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; dans une prochaine note.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ffff;&quot;&gt;(A suivre...)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>nauher</name>
            <uri>http://off-shore.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Plus dur sera l'exil</title>
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        <updated>2010-01-07T22:25:00+01:00</updated>
        <published>2010-01-07T22:25:00+01:00</published>
        <summary>   Un député de la République a, il y a quelque temps, demandé à un écrivain...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Un député de la République a, il y a quelque temps, demandé à un écrivain nouvellement goncourtisé (le mot-valise m'amuse...) de s'en tenir à un devoir de réserve quant à ce qu'elle pensait du président français. Ne revenons pas sur ce qu'il y a d'incongru et grotesque dans un tel rappel à l'ordre, sinon pour dire que la «classe littéraire» ne s'est guère manifestée, je trouve. Elle devait être occupée à ses petites affaires, celles des prix restant à recevoir, celles des rancœurs narcissiques de n'avoir pas été primée. Le monde est injuste et les blessures de lèse-majesté (car, ne nous y trompons pas, en cet univers-là aussi, l'aspiration à l'aristocratique condition sévit) sont bien longues à guérir. Mais il suffit que le vent tourne pour que l'aigreur dédaigneuse d'hier (les prix, qu'importe...) se transforme en un sourire béat de béni de la crèche (un prix, deux mois avant Noël, c'est le plus beau des emballages sous le sapin). Laissons donc la députation à ses misères et à sa confusion. Occupons-nous de l'écrivain, le seul dans l'histoire pour lequel nous devrions avoir compassion, considération et respect. Il est logiquement du bon côté. Encore ne faut-il pas trop y regarder...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Marie NDiaye a quitté la France, la France de Sarkozy, insupportable qu'il lui était de rester une minute de plus dans ce pays de ploucs, de fachos et d'indifférents à la misère du monde, ce qu'elle aura la légèreté d'appeler la &lt;em&gt;France monstrueuse&lt;/em&gt;, englobant ainsi, dans la même formule, ceux qui chantaient victoire et ceux qui s'inquiétaient. Sais-tu, alors, toi qui votas Sarkozy (plutôt que pour la Immaculée décomposition socialiste... Je te l'accorde&amp;nbsp;: le choix était cornélien. Au moins le peuple aura-t-il touché du doigt une fois l'expérience tragique et compris ce que dans les classes on lui vendait pour un malheur sans fond, cette douloureuse impossibilité qui lui semblait la plupart du temps une vaste blague de lettré...), que tu fis d'elle une exilée qui nous expliqua, à nous, réduits à devoir rester en ces terres maudites, faute de n'avoir nul point de chute où trouver refuge, faute de pouvoir mettre tous nos biens dans le coffre de la Kangoo, qu'elle avait dû partir. Futée, la belle : elle endossait l'armure de la résistance (une sorte de de Gaulle postmoderne, en ce que le postmodernisme, pour reprendre Frederic Jameson, aime le jeu, l'ironie, le second degré) et nous dépouillait du droit de lutter, &lt;em&gt;là où elle nous avait laissés&lt;/em&gt;. J'aurais, pour ma part, aimé qu'elle criât au rappel des idéaux, qu'elle battît l'estrade bruyamment pour nous inciter à l'insurrection mais je n'ai pas souvenir qu'il en fût ainsi (à moins qu'Alzheimer m'ait déjà enveloppé de ses bras assassins), tout cela dès le lendemain de la catastrophe, et même avant, puisque le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il ne fallait pas savoir lire dans les astres pour annoncer le vainqueur. Mais elle nous laissa, vous dis-je, et nous, médiocres imbéciles territorialisés par les basses contraintes matérielles, n'eûmes qu'à baisser la tête, de honte et de regrets. Certes, je fais preuve de mauvaise foi et d'un peu de mesquinerie, car nul ne peut se prévaloir de ses incapacités pour justifier ses lâchetés : c'est même, il me semble, le credo le plus libéral qui soit. Il faut savoir s'incliner devant le courage et je ne peux pas faire illusion très longtemps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Notre écrivain partit donc. Loin, très loin ? Dans la pampa argentine, comme Florent Pagny, à qui on ne retirera pas, &lt;em&gt;dixit&lt;/em&gt;, sa liberté de penser ? En Suisse, comme tout le (beau) monde ? Aux States, parce que c'est contre-tendance, quand souffle chez nous un anti-américanisme qui tourne parfois à vide ? Rien de tout cela. Et l'on se dit, &lt;em&gt;in petto&lt;/em&gt; : elle a osé l'exotisme pur et dur et fui au Nicaragua, en Kirghizie, au Laos, ce qui n'est pas rien, vu le décalage horaire, les ruptures climatiques, le dérangement intestinal que supposent ces contrées inconnues. Mais nous faisons fausse route. Elle est à Berlin. Peut-être un souvenir de la seule phrase potable que l'on peut garder de JFK, maintenant que la légende politique est tombée, et ainsi n'être pas trop loin pour que sa voix puisse porter, derrière la ligne Maginot de notre bêtise hexagonale. À Berlin. En Allemagne. Bien au chaud dans les bras rassurants d'Angela Merkel. Quoique nous puissions toujours l'imaginer, errant dans cette ville immense, pleine d'espaces verts et de contestataires gauchistes, baignant dans la pénible raucité d'une langue dont je ne sais pas trois mots (et je ne m'en plains pas. Mais, pour faire bonne mesure, c'est pourtant le même idiome qui me transporte quand j'écoute la partie chantée de la deuxième de Malher, ou les lieder du même compositeur. Pourquoi ? Je n'en sais rien.). Ne nous dispersons pas cependant, ne faisons pas passer notre petite personne devant le désarroi profond de celle qui a perdu sa patrie. Compatissons, d'abord, compatissons.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Perdu(e), perdu(e). Vite dit. Car, comprenez ma surprise lorsque je vois que toutes affaires cessantes (ou plutôt, pour affaires, parce qu'elle se félicita que son œuvre se fût déjà vendue à 140 000 exemplaires et avait compris qu'il fallait un peu payer de sa personne pour être payée en retour d'un lectorat toujours plus important.) elle est redescendue parmi nous, les médiocres, se pavaner à l'ombre de la Tour Eiffel pour se féliciter de la récompense que des chantres de la Grande Littérature viennent de lui décerner. L'émotion, le trouble (pas le goût des honneurs, disons-le : ce serait manqué de courtoisie.) ont pris le dessus. Un avion, un taxi, et la voilà. Notre écrivain vient d'inventer &lt;em&gt;l'exil volontaire par intermittences&lt;/em&gt;. Rien que pour cette nouveauté, il est hors de question de lui demander le moindre devoir de réserve. Et je lui suggère d'en déposer le brevet auprès de la société qui s'occupe de la propriété intellectuelle, tant &lt;em&gt;le concept&lt;/em&gt;, comme moteur du monde, est aujourd'hui l'alpha et l'omega de la richesse. Notre époque a besoin de telles figures, de telles voix emblématiques, pour ne pas nous résoudre à penser qu'en terres littéraires aussi flotte un vent d'abdication et de conformisme. Certes, certains que je connais et apprécie, diront que Hugo, lui, n'avait pas la même souplesse. Je leur dirai qu'ils me fatiguent à toujours invoquer les grandes âmes, dès que quelqu'un essaie de faire &lt;em&gt;quelque chose&lt;/em&gt;. Ils me fatiguent, mais c'est eux que je préfère, même s'ils m'empêchent de finir comme je l'avais prévu, en vous disant que dans le combat politique, &lt;em&gt;avec Marie Ndiaye, c'est du sérieux&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;P.S.&lt;/em&gt; : le 17 septembre 2009, le Centre National des Lettres décernait à notre résistante lointaine la bourse Gattégno d'un montant de 50 000 euros pour se consacrer à son œuvre. À ma connaissance, elle n'a pas refusé ce don de la France honnie... Misère (financière, morale, etc.), quand tu nous tiens !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Xavier JASSU</name>
            <uri>http://lapinos.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Apocalypse 2012</title>
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        <updated>2010-01-07T06:58:00+01:00</updated>
        <published>2010-01-07T06:58:00+01:00</published>
        <summary> Dans un vieux n° de  &quot;Famille chrétienne&quot;  récupéré à la sortie d'une église...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans un vieux n° de &lt;i&gt;&quot;Famille chrétienne&quot;&lt;/i&gt; récupéré à la sortie d'une église sur un présentoir (dans l'église, je me tiens plutôt vers la sortie), une interview de Didier Decoin, président de l'Académie Goncourt.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette gazette, précisons pour les profanes, a inventé le christianisme génital et en détient le brevet : &lt;i&gt;&quot;Cuisine, Cinéma et Couches-culottes&quot;,&lt;/i&gt; derrière Christine Boutin et Frigide Barjot, ses plus célèbres VRP.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;On trouve même dans ce canard un théologien parfaitement croquignolesque, Fabrice Hadjadj, auteur d'une description de Dieu comme une sorte de vulve géante.&lt;/strong&gt; Théologien qui s'est fendu aussi récemment d'un bouquin sur le diable et prétend que la fête de Noël Lui fait très peur (au diable). Sans doute est-ce là un moyen de démontrer que Lucifer n'a pas le sens de la fête et du business, que les atmosphères familiales le mettent mal à l'aise ?&amp;nbsp;Mais laissons cet Hadjadj (qui collabore au&amp;nbsp;&lt;i&gt;&quot;Figaro&quot;&lt;/i&gt;, par ailleurs) assumer ses conneries...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Didier Decoin s'étonne que le sujet de l'apocalypse soit aussi peu souvent évoqué dans l'Eglise catho.&lt;/strong&gt; (Je réponds que c'est parce c'est un texte trop &quot;politiquement incorrect&quot;.) Il dit ensuite son intérêt pour la théologie d'Origène, avant, pour conclure, de comparer Origène à Michel Polnareff : &lt;i&gt;&quot;On ira tous au paradis.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Etant donné que l'apocalypse dit exactement le contraire, que tous seront appelés mais que peu seront élus, sans compter l'usage (sans doute spontané) d'une symbolique satanique par Polnareff dans ses clips musicaux&lt;/strong&gt;, on peut en conclure que l'académisme en littérature mène à un souci tel de l'orthographe que l'académicien ne sait même plus lire.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un aspect &quot;politiquement correct&quot; est ici dans le fait que &lt;strong&gt;l'apocalypse précise l'existence de &quot;chrétiens hypocrites&quot; à l'intérieur de l'Eglise, thème un peu délicat à aborder&lt;/strong&gt; en face d'ouailles souvent persuadées que l'égrenage de chapelets ou la consommation de cierges leur vaudront une indulgence spéciale. Aussi délicat par le fait que &lt;strong&gt;l'Apocalypse n'ouvre pas droit à une vision architecturale ou juridique de l'Eglise, qui est celle du prêcheur le plus souvent.&lt;/strong&gt; La vision de l'apocalypse est beaucoup plus pragmatique. Le témoignage et la réception universelle de ce témoignage FONT l'Eglise, en quelque sorte. Jésus répète d'ailleurs qu'il est venu remplacer le baptême juif dans l'eau par le baptême chrétien dans l'Esprit, pour signifier la possibilité de la réunion à Dieu. Jésus détruit d'ailleurs le rapport hiérarchique que les disciples pourraient être tentés de restaurer, entre des esprits forts et des esprits faibles, en lavant symboliquement les pieds des apôtres avant la Cène.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Le nombre des élus (144.000) est d'ailleurs en rapport avec le nombre des apôtres du Christ.&lt;/b&gt; Dans le système géocentrique d'Aristote, Ptolémée ou François Bacon (qui n'est pas &lt;i&gt;&quot;stricto sensu&quot;&lt;/i&gt; un système, puisqu'il n'est pas &quot;légal&quot;), le nombre des élus est en outre en rapport avec la sphère des étoiles. Non seulement la découpe du ciel est en douze décans, mais la section du soleil est d'une mesure en rapport avec le nombre 144.000.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pascal ADAM</name>
            <uri>http://theatrummundi.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Cadeau de Noël</title>
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        <id>tag:theatrummundi.hautetfort.com,2009-12-22:2526637</id>
        <updated>2009-12-22T22:08:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-22T22:08:00+01:00</published>
        <summary>     [Attention&amp;nbsp;: le texte qui suit ne contient aucune ironie et ne fait...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://theatrummundi.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9.05pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;[Attention&amp;nbsp;: le texte qui suit ne contient aucune ironie et ne fait preuve d’aucun second degré&amp;nbsp;; il est aussi sincère, honnête et droit qu’il a été possible de le faire.]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9.05pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9.05pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9.05pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/01/01/1260624387.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2178192&quot; src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/02/01/753477336.jpg&quot; alt=&quot;cadeau-de-noel.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2178192&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;D’un côté, Stéphane Guillon écrit plutôt mal&amp;nbsp;; mais de l’autre, pour compenser, il ne pense rien du tout&amp;nbsp;; comme vous voyez, l’ensemble est&amp;nbsp;assez harmonieux. Son bouquin, qui semble fait tout exprès pour flatter publiquement les gens que vous méprisez en secret, est donc une espèce de cadeau de Noël idéal, c’est-à-dire neutre (subversif), impersonnel (original), et d’une vulgarité à bonne réputation (service public de la radio&amp;nbsp;et Canal+) ; au même titre, et pour à peu près les mêmes raisons, que les Prix Goncourt et Médicis 2009. On sait maintenant à quoi servent les maisons d'édition.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais j’imagine que vous non plus n’avez pas davantage de temps à perdre, et m’arrête là.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2178185&quot; src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/00/00/1713227629.jpg&quot; alt=&quot;Guillon.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2178185&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pascal ADAM</name>
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        <title>Ethique</title>
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        <updated>2009-12-20T00:12:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-20T00:12:00+01:00</published>
        <summary>           «&amp;nbsp;Quand on tire, on raconte pas sa vie&amp;nbsp;», dit un...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/02/01/862933997.jpg&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2172402&quot; src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/02/01/306245681.jpg&quot; alt=&quot;Tuco Eli Wallach.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2172402&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Quand on tire, on raconte pas sa vie&amp;nbsp;», dit un personnage d’un célèbre western. Eh bien, quand on écrit, c’est pareil. Et même, on n’est pas obligé de raconter ses lectures, fût-on français. (Je sais, il y a le roman, ah, le roman…) Philippe Sollers, qui est un monstre de fatuité, a dit quelque part, sans doute en pensant à lui-même (quoi d’autre&amp;nbsp;?), je cite de mémoire&amp;nbsp;: s’il y a quelque part un poète, il s’abstiendra d’écrire de la poésie. Pourquoi pas, en effet&amp;nbsp;? A ce compte-là, s’il y a quelque part un écrivain, il s’abstiendra de publier des livres… C’est d’ailleurs ce que je me suis dit cet après-midi, en flânant chez des marchands patentés de livres qui débitaient des beigbeders et autres mangas à la chaîne, joyeux Noël avec des femmes puissantes&amp;nbsp;! Mais je ne vais pas vous raconter ma vie, même si ce blog n’est pas autre chose qu’une poubelle…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;En rangeant mon portefeuille, j’ai jeté des tas de tickets de carte bleue. Au dos de l’un d’eux, ces phrases, que je ne me souviens pas avoir écrites. (J’imagine que ça parle sinon des dialogues du moins de mon rapport à eux&amp;nbsp;; mais c’est reconstruit après coup, incertain, pure hypothèse…)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;1. Ne pas mentir. 2. Ne pas chercher à dire la vérité. 3. Etre précis. 4. Remercier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;Remercier&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;est souligné deux fois. Je ne sais plus non plus pourquoi. Je trouve néanmoins que ce billet mérite vachement bien son titre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
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        <title>14.2  Goncourt et son jardin</title>
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        <updated>2009-12-15T18:50:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-15T18:50:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/00/02/1946195028.jpg&quot; alt=&quot;la maison d'Auteuil.jpg&quot; id=&quot;media-2164279&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Finalement, les pages que je préfère sont celles que &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; écrit quand il n'a pas envie de travailler. Il y fait taire ses rancoeurs, il assêche ses ragots pour laisser place à des petites merveilles littéraires. Ce sont de véritables &quot;pilules&quot; de poèsie que l'on lit, puis relit sans lassitude. J'admire ces auteurs qui écrivent comme ils peignent. A un point tel que, une fois le texte lu, ils&amp;nbsp;laissent, dans notre imaginaire,&amp;nbsp;la toile bariolée des couleurs qu'ils ont appliquées. Parfois même, ces images s'animent et se sonorisent dans un cinéma où les textes se drapent dans de curieux court-métrages. Ceux de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, dans ce cas, ne sont jamais longs. Tout au plus, une dizaines de lignes suffisantes à peindre l'instant. Un instant de plaisir. Allez-va... C'est si court que je ne résiste pas à vous en présenter deux :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le vendredi 19 avril 1889.&lt;/strong&gt; C'est le printemps à Auteuil. Un de ces instants où il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous. Voici comment le vivra &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Edmond de Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; qui, ce jour-là, n'écrira que ces lignes dans son Journal :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Je voulais travailler aujourd'hui, mais les roulades des oiseaux, la nage folle des poissons sortant de leur léthargie de l'hiver, le bruissement des insectes, l'étoilement du gazon par les blanches marguerites, le vert pointant dans le haut des pousses pourprées des pivoines, le vernissage des jacinthes et des anémones par le soleil, le bleu tendre du ciel, la joie de l'air d'un premier jour de printemps m'on fait paresseux et habitant de mon jardin toute la journée.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/00/01/1873707997.jpg&quot; alt=&quot;soir.jpg&quot; id=&quot;media-2164358&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Un peu plus tard, le &lt;strong&gt;samedi 25 mai&lt;/strong&gt; de la même année, c'est l'orage qui gronde et, là encore, il ne couchera que ces quelques lignes sur sa page :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Cet après midi, il tonne. Le ciel est violacé et comme renfermant les lueurs d'un incendie lointain ; et sur le mur de lierre d'en face et sur la paleur effacée des fleurs de la jardinière de la fenêtre de l'escalier, c'est la lumière d'un crépuscule rose, la lumière que je vois éclairer les choses dans mes rêves, une lumière que, si j'étais peintre, je voudrais mettre derrière deux amoureux marchant dans la campagne.&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
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        <title>14.1 Les anémones de Goncourt</title>
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        <updated>2009-12-08T16:51:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-08T16:51:00+01:00</published>
        <summary> L'étudiant que j'étais&amp;nbsp;aurait applaudi des deux mains en apprenant la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'étudiant que j'étais&amp;nbsp;aurait applaudi des deux mains en apprenant la suppression de l'Histoire de la liste des matières enseignées en Terminale. Scientifique de formation, je considérais l'Histoire comme une matière dont l'apprentissage était fastidieux, inutile et source du temps perdu que&amp;nbsp;je ne pouvais consacrer à&amp;nbsp;mes chères études de laboratoire... C'est le domaine où je glanais le plus de notes à un chiffre et ceci n'arrangeait pas les choses. En faisant celà, je pènètrais, sans m'en rendre compte, dans&amp;nbsp;la turbulence qui vous entraine dans&amp;nbsp;cette forme de savoir unique qui caractérise les spécialisations. J'ai découvert la richesse de l'Histoire que bien des années plus tard, à l'heure où la vie -&amp;nbsp;celle qui exige ou oblige - vous libère. C'est à cet instant que l'on prend conscience que le passé&amp;nbsp;existe, qu'il n'est pas mort, et qu'au contraire, il comporte en lui la plupart les réponses aux questions qui nous environnent. Supprimer l'Histoire en Terminale implique que nous sachions apprendre à nos étudiants à ne pas l'oublier. Si je suis là, en train d'écrire ces quelques lignes hebdomadaires, c'est peut-être pour y contribuer un petit peu et rechercher ce temps perdu... Me voilà Proustien, maintenant...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/01/00/1634224567.2.jpg&quot; alt=&quot;Egoncourt.jpg&quot; id=&quot;media-2150764&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;En grattant le passé littéraire du XIXe siècle, on ne peut ignorer les frères &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jules et Edmond de Goncourt&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et leur &lt;strong&gt;Journal&lt;/strong&gt;. Cet ouvrage n'étant pas dans ma bibliothèque (dommage !), j'ai couru à la Bibliothèque -municipale celle-là - pour constater que les 22 volumes étaient difficiles à transporter... Mais je réalisais bien vite que leur lecture, même fractionnée, était la source d'une foule d'informations. Bien sùr, &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Edmond de Goncourt&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; est une vraie &quot;pipelette&quot; qui nous conte, au jour le jour, ce qui traverse ses pensées et je réalise, d'un seul coup, que, si &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; vivait aujourd'hui, il écrirait le blog littéraire le plus lu du buzz... Bien sûr, comme pour tout ce qui est écrit avec spontanéïté, Il va y alterner le bon et le mauvais, écrire le sublime et parfois même se vautrer dans le vulgaire. Mais, au détour d'une page, il nous arrivera parfois de tomber sur&amp;nbsp;des bijoux... Vous connaissez ? ... Ces textes que l'on a envie spontanément de noter sur un coin de feuille ... ou sur son Ipod... Aussi j'ai décidé de vous les faire partager, de temps en temps... &lt;strong&gt;Ce sont aussi des histoires d'Histoire&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce mercredi 10 avril 1889, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Edmond de Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; couche ces quelques lignes sur son Journal. Uniquement, ces quelques lignes&amp;nbsp;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/00/02/1887499077.jpg&quot; alt=&quot;anemone.jpg&quot; id=&quot;media-2150702&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&quot;Les anémones, avec leurs pétales lâches, mous, affaissés, et avec leurs douces couleurs aux tons passés, mauve, lilas, rose turc, me semblent des vrais fleurs d'odalisques. Elles m'apparaissent aussi, ces fleurs, en le coloris de leurs nuances délavées autour de l'aigrette noire de leur calice, comme ayant la tendresse surnaturelle de couleurs entrevues dans un rève.&quot;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>13.2 Citations de Jules Claretie</title>
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        <updated>2009-12-01T16:44:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-01T16:44:00+01:00</published>
        <summary>  Mon blog, c'est un peu comme une bouteille à la mer qui, je l'espère,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/00/02/626677305.jpg&quot; alt=&quot;JulesClaacad.jpg&quot; id=&quot;media-2136701&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Mon blog, c'est un peu comme une bouteille à la mer qui, je l'espère, échouera , un jour ou l'autre sur le rivage de l'expert qui voudra bien&amp;nbsp;répondre aux questions qu'elle contient. Ma lettre de &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jules Claretie&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; ne semble inspirer personne pour le moment. Mais un jour, peut-être, avec la magie d'internet, je tomberai bien sur celui ou celle qui me donneront les clefs de ces réponses ou,&amp;nbsp;plus simplement la remarque qui fera avancer la réflexion. Pour patienter, ou vous faire patienter, je vais vous livrer deux citations&amp;nbsp;de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Jules Claretie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; que j'ai rencontrées, comme celà, en flanant sur internet. Elles n'ont pas viellies et témoignent que notre &lt;strong&gt;Jules&lt;/strong&gt; connaissait bien les hommes... A méditer !&lt;/p&gt; &lt;blockquote style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&quot;Il en est de&amp;nbsp;certains artistes&amp;nbsp;comme du duc &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;de Guise&lt;/span&gt; : ils paraissent plus grands couchés que debout&quot;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;et celle-ci... assez actuelle, ma foi...&lt;/p&gt; &lt;blockquote style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&quot;Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire, et surtout la grande armée des gens, d'autant plus sévères, qu'ils ne font rien du tout.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En attendant désespèrément vos commentaires constructifs, je vous informe que, dans les prochains jours, nous évoquerons &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Edmond de Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Nous parlerons aussi d'un homme dont j'ai découvert les nombreux talents. Je veux parler &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;d'Albert Robida&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Controverses et polémiques…</title>
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        <updated>2009-11-21T17:31:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-21T17:31:00+01:00</published>
        <summary>    Il faut le faire, utiliser aujourd'hui le mot versus, sous sa forme...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Il faut le faire, utiliser aujourd'hui le mot versus, sous sa forme abrégée &quot;vs&quot;, pour dire «&amp;nbsp;contre&amp;nbsp;». Encore une mode, mais déprimante, cette fois, car elle est allé chercher ce &quot;vs&quot; dans les usages sportifs de la langue anglaise, alors que versus vient du latin dont notre langage français est l'un des enfants. &amp;nbsp;Il faut avoir l'esprit tordu pour s'amuser à pareil détour... le cartésianisme se perd. Enfin, trêve de polémique, notre paysage sociétal s'encombrant de plus en plus de controverses douteuses, à la limite du comique parfois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Ainsi ceux qui sont pour ou contre rejouer un match gagné grâce à une main, mot légèrement différent de &quot;foot&quot;, (foot dont personnellement je suis à cent lieues), sous prétexte de &quot;morale publique&quot;, comme j'ai lu quelque part, oubliant (à dessein&amp;nbsp;?) que la morale publique et le tout fric sont rarement en harmonie. De nos jours comme par le passé. Dire que même des politiques jusqu'au plus haut niveau s'expriment à ce sujet (Fillon), des éminences grises aussi (Attali), &quot;philosophes&quot; (j'ai un doute) comme Finkielkraut par exemple&amp;nbsp;, écrivains (Delerm) et j'en oublie sûrement, mais quel intérêt, puisque cela ne changera rien&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;Morale publique&amp;nbsp;», c'est un peu comme «&amp;nbsp;identité nationale&amp;nbsp;», on est en train de tenter de nous infliger une idéologie...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;J'évoquais des comiques de situation précédemment, ainsi peut-on penser à Ségolène Royal vs Vincent Peillon, avec en plus un langage de cour de récréation enfantine. La gauche libérale ne sait même plus s'amuser... peut-être est-ce justement parce qu'elle n'est plus sociale&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Grave par contre, la controverse qui a suivi l'inexcusable intervention d'Éric Raoult contre Madame NDiaye, prix Goncourt (&lt;/span&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://actualitesdelelectronlibre.hautetfort.com/archive/2009/11/12/courage-et-hypocrisie-politique.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;je l'évoque ici&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;), auprès de Fréderic Mitterrand, lui-même récemment au chœur d'une autre polémique... Où celle de la fessée ou non à administrer aux enfants&amp;nbsp;! Nous n'en finirons jamais. Ne perdons pas de temps et utilisons le mot «&amp;nbsp;contre&amp;nbsp;» simplement et à bon escient. Non&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>bourreau, fais ton office! (II)</title>
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        <updated>2009-11-18T22:16:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-18T22:16:00+01:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;}  --&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;border: 1pt solid windowtext; padding: 1pt 4pt;&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;border: medium none; padding: 0cm;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://hoplite.hautetfort.com/media/01/02/1992698758.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://hoplite.hautetfort.com/media/01/02/1283377340.jpg&quot; id=&quot;media-2109810&quot; alt=&quot;navet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2109810&quot; /&gt;&lt;/a&gt;«&amp;nbsp; (…) Une écrivaine de cette envergure doit être au moins l’égale de Mme de Sévigné ou de Mme de Lafayette ou même la meuf à Dieu soi-même pour s’autoriser des jugements aussi péremptoires. Lisons ceci : «Et celui qui l'accueillit ou qui parut comme fortuitement sur le seuil de sa grande maison de béton, dans une intensité de lumière soudain si forte que son corps vêtu de clair paraissait la produire et la répandre lui-même, cet homme qui se tenait là, petit, alourdi, diffusant un éclat blanc comme une ampoule au néon, cet homme surgi au seuil de sa maison démesurée n'avait plus rien, se dit aussitôt Norah, de sa superbe, de sa stature, de sa jeunesse auparavant si mystérieusement constante qu'elle semblait impérissable». C’est la première phrase des trois nouvelles réunies en un «roman». La conjonction de coordination «et», placée au début du roman, est censée coordonner, elle ne coordonne rien. Elle est retournée ou subvertie, mise cul par-dessus tête. Cela a dû paraître aux grands vieillards et vieillardes de chez Drouant du dernier chic ou comme le comble de l’audace grammaticale. C’était moderne ou audacieux chez Flaubert ou chez Joyce ou chez Faulkner, il y a un siècle ou un siècle et demi. Aujourd’hui, répété par des centaines d’écrivains et d’écrivaines, d’auteurs et d’auteures, de scripteurs et de scripteuses, de goncoureurs et de goncoureuses, c’est du psittacisme. Le premier qui a comparé la femme à une rose ou l’amour à une flamme était un poète; le millième ou le dix-millième est un imbécile. La modernité de ces &lt;i&gt;Trois Femmes puissantes&lt;/i&gt;, bien terne, pâle, palichonne, faiblarde, sent le moisi, le renfermé, le rance. Ce n’est pas, comme chez Balzac, de l’odeur de pension, mais du remugle de pensionnat de jeunes filles. Le vocabulaire est de la même eau stagnante. Lisons ceci (début du troisième paragraphe) : «Il était là, nimbé de brillance froide, tombé sans doute sur le seuil de sa maison arrogante depuis la branche de quelque flamboyant dont le jardin était planté». «Il», c’est le père polygame et assassin. Laissons de côté l’inévitable &lt;i&gt;nimbé&lt;/i&gt; qui fait joli, l’hypallage convenue (&lt;i&gt;maison arrogante&lt;/i&gt;), la métaphore par synesthésie (&lt;i&gt;brillance froide&lt;/i&gt;) recensée comme procédé de style depuis deux siècles, l’impossibilité physique de tomber de la branche d’un arbre sur le seuil de la maison (à quelques mètres devant la maison sans doute) et attardons-nous sur &lt;i&gt;brillance&lt;/i&gt;. Voilà un mot qui en jette, surtout dans les salons de coiffure pour dames et dans les usines de fabrication de ces saloperies chimiques que sont les laques. (…)&amp;nbsp;» &lt;a href=&quot;http://stalker.hautetfort.com/archive/2009/11/16/la-teratologue-grimee-en-ecrivaine-par-jean-gerard-lapacheri.html#more&quot;&gt;suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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        <title>De la possibilité pour les écrivains de critiquer, malgré tout...</title>
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        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2009-11-14:2466695</id>
        <updated>2009-11-14T01:07:55+01:00</updated>
        <published>2009-11-14T01:07:55+01:00</published>
        <summary>  Léon Daudet fut un des membres les plus éminents et remuants de  l’Académie...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Léon Daudet fut un des membres les plus éminents et remuants de &lt;b&gt;l’Académie Goncourt&lt;/b&gt;, mais aussi le plus virulent et mordant des polémistes de &lt;b&gt;l’Action Française&amp;nbsp;&lt;/b&gt;: ses bons mots, ses outrances verbales, ses accusations parfois terribles, mettaient souvent du sel sur les plaies d’une République qu’il jugeait indigne de notre pays et qu’il dénonçait à longueurs de colonnes et d’années. Lui demander un «&amp;nbsp;&lt;b&gt;devoir de réserve&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» à l’égard du régime qui gouvernait alors la France aurait déclenché chez lui un rire sonore et provoqué la honte de celui qui aurait invoqué ce principe lié au fonctionnariat républicain (la monarchie lui préfère la «&amp;nbsp;&lt;b&gt;loyauté&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», tout simplement…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Autant dire que le patriote intransigeant et l’écrivain libre qu’il était n’aurait guère apprécié la dernière sortie du député Eric Raoult à propos de la lauréate du Goncourt 2009&amp;nbsp;: &lt;b&gt;je crois même qu’il en aurait rajouté dans la provocation en accusant le maître de M. Raoult d’être le déshonneur de la France&lt;/b&gt;, voire pire&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;Les écrivains écrivent parfois des bêtises et ils doivent eux aussi accepter la critique, la plus juste comme la plus injuste&amp;nbsp;: mais vouloir brider leur plume n’est guère raisonnable et peu conforme à l’idée que je me fais de la liberté de l’esprit. Je trouve qu’il y a déjà assez de censure comme cela, en particulier sous le joug du «&amp;nbsp;&lt;b&gt;politiquement correct&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» pour ne pas apprécier que l’on veuille encore en appeler à Anastasie et à ses ciseaux… Et, comme ma devise personnelle le clame&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;b&gt;La liberté, ça ne se renifle pas, ça se respire&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/b&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;D’autre part, la France ne se limite pas, Dieu merci, à ses maîtres de passage&amp;nbsp;: &lt;b&gt;son histoire plus que millénaire a d’autres modèles à nous offrir que ceux de M. Sarkozy et de M. Raoult&lt;/b&gt;, et je ne la confonds pas non plus avec la République, née d’une usurpation ancienne et contre laquelle je n’en ai pas encore fini… Là encore, nous ne sommes pas loin du débat sur «&amp;nbsp;&lt;b&gt;l’identité française&amp;nbsp;&lt;/b&gt;» et, plus largement, sur la définition même de &lt;b&gt;la nation française&lt;/b&gt;, si différente, qu’on le veuille ou non, des autres nations d’Europe. Quand, à son tour, M. Sarkozy passera, la France restera&amp;nbsp;: non pas qu’elle soit immortelle (et Paul Valéry nous a mis en garde contre cette possible illusion), mais elle a le «&amp;nbsp;&lt;b&gt;devoir de vivre&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», pour elle-même comme pour le monde&amp;nbsp;! Et les écrivains français participent aussi, parfois à leur corps défendant, à cette vie française dans le monde et dans le temps… Léon Daudet, comme son éternel adversaire Edouard Herriot, maire radical de Lyon et écrivain lui-même, en ont, malgré leur querelle politique permanente, convenu&amp;nbsp;! Miracle de la France, sans doute, miracle éternellement renouvelé, y compris par la littérature, si riche et diverse en la langue (et la patrie) de Molière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana; font-size: 11pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>La (nouvelle) bourde d'Eric Raoult</title>
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        <updated>2009-11-13T10:36:46+01:00</updated>
        <published>2009-11-13T10:36:46+01:00</published>
        <summary> Marie Ndiaye a eu des propos très durs sur la France de Sarkozy : &quot;Je trouve...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lafranceautrement.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Marie Ndiaye a eu des propos très durs sur la France de Sarkozy : &quot;Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je trouve cette France-là monstrueuse&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces propos ont été tenus en interview pour les inrockuptibles, avant d'obtenir le prix Goncourt, pour expliquer son départ pour Berlin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est son avis et il est compréhensible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors quand Eric Raoult vient ensuite inventer un &quot;devoir de réserve&quot; pour les prix Goncourt, voulant museler l'expression d'une romancière, on nage en plein délire. Un parlementaire français qui se plaint de la liberté d'expression des écrivains ? Le comble, j'ai entendu un russe sur RMC Info venir dire que la France n'était pas la Russie de Staline ou même de Poutine et que Raoult était dans le n'importe quoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pense que les parlementaires UMP sont tellement habitués à ce qu'on leur dise de se taire qu'ils doivent finir par penser que personne n'a le droit de parler.&lt;/p&gt;
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        <title>Un écrivain, ou tandis que les imbéciles insultent.</title>
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        <updated>2009-11-12T12:31:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-12T12:31:00+01:00</published>
        <summary> Cette justesse d'écriture la révèle si clairvoyante !   Bien sûr, il y a...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.lalettredemh.com/">
          &lt;p&gt;Cette justesse d'écriture la révèle si clairvoyante !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sûr, il y a ceux qui ne parviendront jamais à le ressentir...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;320&quot; width=&quot;397&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xaid9j&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xaid9j&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xaid9j&quot;&gt;Marie NDiaye vous fait la lecture&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/LEXPRESS&quot;&gt;LEXPRESS&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;mh,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.superno.com/blog/2009/11/je-vais-lire-le-prix-goncourt/&quot;&gt;http://www.superno.com/blog/2009/11/je-vais-lire-le-prix-goncourt/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/12/frederic-mitterrand-ne-souhaite-pas-arbitrer-la-polemique-ndiaye-raoult_1266002_823448.html&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/12/frederic-mitterrand-ne-souhaite-pas-arbitrer-la-polemique-ndiaye-raoult_1266002_823448.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Accueil &gt; Actu &gt; Marie NDiaye, prix Goncourt 2009</title>
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        <updated>2009-11-07T10:54:40+01:00</updated>
        <published>2009-11-07T10:54:40+01:00</published>
        <summary> Le réalisateur taiwanais s'installe avec Léaud et Casta dans les bas-fonds...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://newblog.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Le réalisateur taiwanais s'installe avec Léaud et Casta dans les bas-fonds du Louvre, pour une rêverie crépusculaire autour de la Nouvelle Vague.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La véritable fondation de l'Å'uvre de Sergio Leone, grand cinéaste toujours contemporain et terriblement, influent jusqu'à Tarantino.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Drame de mÅ'urs étriqué, par le réalisateur d'American Beauty et des Noces rebelles.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sur le terrain de jeux des Américains de Hockey, l'electro funky fait du toboggan avec la pop frénétique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Source: http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/1257164160/article/marie-ndiaye-prix-goncourt-2009/&lt;/p&gt;
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        <title>Titolo : Tag :  Testo: Mais le prix peut également aller à Alain Blottière (”Le tombeau de Tommy”, Gallimard), Marie-Hél</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://dghh.hautetfort.com/archive/2009/11/07/titolo-tag-testo-mais-le-prix-peut-egalement-aller-a-alain-b.html" />
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        <updated>2009-11-07T10:14:53+01:00</updated>
        <published>2009-11-07T10:14:53+01:00</published>
        <summary> Mais le prix peut également aller à Alain Blottière (&quot;Le tombeau de Tommy&quot;,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://dghh.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Mais le prix peut également aller à Alain Blottière (&quot;Le tombeau de Tommy&quot;, Gallimard), Marie-Hélène Lafon (&quot;L'annonce&quot;, Buchet Chastel), Vincent Message (&quot;Les veilleurs&quot;, Seuil) et Jean-Marc Parisis (&quot;Les aimants&quot;, Stock).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour le Renaudot de l'essai, les jurés ont récupéré sur leur dernière sélection les mémoires de l'écrivain et résistant Daniel Cordier (&quot;Alias Caracalla&quot;, Gallimard), qui ne figurait pas sur leurs listes précédentes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.&quot; Partager :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Conformément à la loi Informatique et Liberté&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; nous nous engageons à informer les personnes qui fournissent des données&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; nominatives sur notre site de leurs droits, notamment de leur droit d'accès et&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; de rectification sur ces données nominatives.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Source: http://www.lesechos.fr/depeches/culture-art-de-vivre/afp_00197431-le-goncourt-et-le-renaudot-attribues-chez-drouant.htm&lt;/p&gt;
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        <title>Prix Goncourt - Marie NDiaye</title>
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        <updated>2009-11-04T05:03:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-04T05:03:00+01:00</published>
        <summary>                Interlignes : NDiaye, Trois Femmes puissantes        </summary>
        <content type="html" xml:base="http://lessongesdunenuit.hautetfort.com/">
          &lt;div&gt;&lt;object height=&quot;275&quot; width=&quot;480&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xazczp&amp;amp;related=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/xazczp&amp;amp;related=0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xazczp_interlignes-ndiaye-trois-femmes-pui_creation&quot;&gt;Interlignes : NDiaye, Trois Femmes puissantes&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Éditeurs de l'EMI</name>
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        <title>Prix littéraires 2009</title>
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        <updated>2009-11-03T13:49:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-03T13:49:00+01:00</published>
        <summary>    La valse des prix d'automne         Sofie Creten, Camille Gautier...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://leblogdesediteurs.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;La valse des prix d'automne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Sofie Creten, Camille Gautier&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Alors que les prix Goncourt et Renaudot ont été décernés hier midi, passage en revue des prix littéraires 2009.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span name=&quot;flashVars&quot; value=&quot;language_code=fr&amp;amp;playerKey=c056b581b5cf&amp;amp;skinKey=&amp;amp;sig=iLyROoafIckb&amp;amp;autostart=false&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;span name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;span name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;span name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/span&gt; &lt;object height=&quot;300&quot; width=&quot;400&quot; data=&quot;http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;id&quot; value=&quot;iLyROoafIckb&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;flashVars&quot; value=&quot;language_code=fr&amp;amp;playerKey=c056b581b5cf&amp;amp;skinKey=&amp;amp;sig=iLyROoafIckb&amp;amp;autostart=false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://sa.kewego.com/swf/p3/epix.swf&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;R&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;éactions des lauréats (AFP)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Tout a commencé le 8 octobre avec le &lt;b&gt;prix Nobel de littérature&lt;/b&gt;, décerné à la romancière allemande d'origine roumaine &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;Vers l'article &amp;quot;Mais qui est donc Herta Müller?&amp;quot; du Nouvel Obs&quot; href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/20091009/15169/mais-qui-est-donc-herta-muller&quot;&gt;Herta Müller&lt;/a&gt; pour avoir &lt;i&gt;« avec la densité de la poésie et l'objectivité de la prose, dessin[é] les paysages de l'abandon »&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le 29 octobre, c'est au tour de Pierre Michon de recevoir le &lt;b&gt;Grand Prix du Roman&lt;/b&gt; de l’Académie française pour son roman &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-lesonze.html&quot;&gt;&lt;i&gt;Les Onze&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Verdier).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le 2 novembre ont été annoncés les lauréats des prix Goncourt et Renaudot :&lt;br /&gt; M&lt;span class=&quot;lienauteur&quot;&gt;arie NDiaye&lt;/span&gt; a reçu le &lt;b&gt;prix Goncourt&lt;/b&gt; pour &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gallimard.fr/rentree-2009/MarieNDiaye.htm&quot;&gt;&lt;i&gt;Trois femmes puissantes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Gallimard). Elle s'est imposée dès le premier tour avec 5 voix contre 2 pour Jean-Philippe Toussaint, &lt;i&gt;La vérité sur Marie&lt;/i&gt; et une voix pour Delphine de Vigan, &lt;i&gt;Les heures souterraines&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; À 42 ans, M&lt;span class=&quot;lienauteur&quot;&gt;arie NDiaye&lt;/span&gt;, qui avait déjà reçu le Femina en 2001 pour &lt;i&gt;Rosie Carpe&lt;/i&gt; (Editions Minuit), succède à Atiq Rahimi.&lt;br /&gt; Le groupe Gallimard est ainsi récompensé pour la 4e année consécutive après &lt;i&gt;Les Bienveillantes&lt;/i&gt; de Jonathan Littell (2006), &lt;i&gt;Alabama Song&lt;/i&gt; de Gilles Leroy (2007) et &lt;i&gt;Syngue Sabour&lt;/i&gt; d'Atiq Rahimi (2008).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quelques minutes après l'annonce du Goncourt, c'est au tour du jury du &lt;b&gt;prix Renaudot&lt;/b&gt; de présenter son lauréat : &lt;span class=&quot;listLink&quot;&gt;Frédéric Beigbeder&lt;/span&gt; pour son livre &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.grasset.fr/chapitres/ch_beigbeder5.htm&quot;&gt;&lt;i&gt;Un roman français&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Grasset). Déjà récompensé en 2003 par Le prix Interallié pour &lt;i&gt;Window on the World&lt;/i&gt;, il obtient le prix Renaudot au cinquième tour avec sept voix.&lt;br /&gt; Le &lt;span class=&quot;lien&quot;&gt;prix Renaudot de l'essai&lt;/span&gt; a été décerné à &lt;span class=&quot;lienauteur&quot;&gt;Daniel Cordier&lt;/span&gt; pour &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.gallimard.fr/catalog/Html/clip/A74311/index.htm&quot;&gt;&lt;i&gt;Alias Caracalla&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Gallimard) et un nouveau prix, le &lt;span class=&quot;lien&quot;&gt;Renaudot du livre de poche&lt;/span&gt;, a été attribué à &lt;span class=&quot;lienauteur&quot;&gt;Hubert Haddad&lt;/span&gt; pour &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.zulma.fr/auteur-hubert-haddad-41.html&quot;&gt;&lt;i&gt;Palestine&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; (Zulma).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Aujourd'hui c'est au tour du &lt;b&gt;prix Décembre&lt;/b&gt; de prendre le relais. Ainsi Jean-Philippe Toussaint vient de recevoir le prix pour son roman &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&amp;amp;livre_id=2621&quot;&gt;&lt;i&gt;La Vérité sur Marie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; aux Éditions de Minuit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;b&gt;Les prix à venir :&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; le 4/11 : le prix Médicis&lt;br /&gt; le 5/11 : le prix de Flore&lt;br /&gt; le 9/11 : le prix Fémina&lt;br /&gt; le 16/11 : le prix Welper&lt;br /&gt; le 17/11 : le prix Interallié&lt;br /&gt; le 19/11 : le prix France TV&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>LES AMIS DE SAINT-MAUR DE BLEURVILLE</name>
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        <title>Nancy : une plaque pour Edmond de Goncourt</title>
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        <updated>2009-09-21T13:54:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-21T13:54:00+02:00</published>
        <summary>             A Nancy, samedi 19 septembre dans le cadre de la manifestation...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://histoirepatrimoinebleurvillois.hautetfort.com/media/00/02/2132066643.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://histoirepatrimoinebleurvillois.hautetfort.com/media/00/00/2132066643.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoirepatrimoinebleurvillois.hautetfort.com/media/00/00/1316259745.jpg&quot; alt=&quot;Edmonde Charles-Roux.jpg&quot; name=&quot;media-1998344&quot; id=&quot;media-1998344&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;A Nancy, samedi 19 septembre dans le cadre de la manifestation du Livre sur la Place, Edmonde Charles-Roux a dévoilé au 33 rue des Carmes une plaque apposée par la Ville de Nancy sur la maison où Edmond Huot de Goncourt est né le 26 mai 1822.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://histoirepatrimoinebleurvillois.hautetfort.com/media/02/02/201773520.JPG&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoirepatrimoinebleurvillois.hautetfort.com/media/02/02/306847151.JPG&quot; alt=&quot;plaque Goncourt.JPG&quot; name=&quot;media-1991840&quot; id=&quot;media-1991840&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Six membres de l'Académie Goncourt accompagnaient Edmonde Charles-Roux : Françoise Chandernagor, Tahar Ben Jelloun, Robert Sabatier, Bernard Pivot, Didier Decoin et Patrick Rambaud.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Rappelons qu’Edmond Huot de Goncourt, fondateur de l’académie éponyme, est issu d'une famille originaire de&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Goncourt_(Haute-Marne)&quot; title=&quot;Goncourt (Haute-Marne)&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;, dans le Bassigny lorrain (actuelle Haute-Marne), il étudia au&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyc%C3%A9e_Condorcet&quot; title=&quot;Lycée Condorcet&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;lycée Condorcet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;. Il fut l'ami de&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Gavarni&quot; title=&quot;Paul Gavarni&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Paul Gavarni&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Flaubert&quot; title=&quot;Gustave Flaubert&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Gustave Flaubert&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_Daudet&quot; title=&quot;Alphonse Daudet&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Alphonse Daudet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Zola&quot; title=&quot;Émile Zola&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Émile Zola&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Maupassant&quot; title=&quot;Guy de Maupassant&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Guy de Maupassant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;et&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9odore_de_Banville&quot; title=&quot;Théodore de Banville&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Théodore de Banville&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Décédé en 1896, il est inhumé au&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_de_Montmartre&quot; title=&quot;Cimetière de Montmartre&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;cimetière de Montmartre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;à&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paris&quot; title=&quot;Paris&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none; text-underline: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Paris&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Tahoma; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoirepatrimoinebleurvillois.hautetfort.com/media/01/02/892278573.jpg&quot; alt=&quot;edmond de goncourt.jpg&quot; name=&quot;media-1991843&quot; id=&quot;media-1991843&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Edmond de Goncourt (1822-1896) [cliché Wikipédia]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>daniel cunin</name>
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        <title>Petit portrait de Philippe Zilcken</title>
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        <updated>2009-09-10T09:47:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-10T09:47:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;       Ce que j’ai appris, je ne l’ai jamais su, et ce que je sais, je...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://flandres-hollande.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;Ce que j’ai appris, je ne l’ai jamais su, et ce que je sais, je ne l’ai jamais&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;appris.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;Ph. Zilcken&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;CHARLES LOUIS PHILIPPE ZILCKEN EN BREF&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le peintre, graveur et homme de lettres hollandais Charles Louis Philippe Zilcken (La Haye, 21 avril 1857- Villeneuve-sur-Mer, 3 octobre 1930) a laissé de nombreux écrits dans sa langue maternelle comme en français (et en anglais) sur des peintres hollandais et des artistes français de son temps (les &lt;a href=&quot;http://flandres-hollande.hautetfort.com/archive/2009/10/23/les-freres-maris.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;frères Maris&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://flandres-hollande.hautetfort.com/archive/2009/06/20/jozef-israels-par-ph-zilcken-1.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Jozef Israëls&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://flandres-hollande.hautetfort.com/archive/2010/02/26/le-peintre-illsutrateur-m-bauer.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Marius Bauer&lt;/a&gt;, Geo Poggenbeek, Hendrik Mesdag, Jan Toorop, G.H. Breitner, Félicien Rops, Henri Regnault, Jean-Baptiste Corot, Étienne Dinet, Alphonse Stengelin, Rodin, Edmond de Goncourt…) qu’il comptait pour la plupart parmi ses amis. En 1900, il a donné un premier volume de souvenirs (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Souvenirs I,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;préface Alidor Delzant, Paris, H. Floury), dans lequel il est question de Marius Bauer, de la reine Sophie des Pays-Bas, de Verlaine en Hollande, de Venise, de Jacob Maris, du voyage en Zélande de la poétesse Ossit, de Félix Buhot, de Berthe Bady, de patinage… Un autre devait suivre l’année même de sa mort&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au jardin du passé. Un demi siècle d’Art et de Littérature&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Ses mémoires rédigés en néerlandais en 1928 (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Herinneringen van een Hollandsche Schilder der negentiende eeuw 1877-1927&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;) n’ont quant à eux jamais été publiés&amp;nbsp;; ils apportent un certain nombre de précisions qui ne figurent pas dans les ouvrages rédigés en français.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1819906&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://flandres-hollande.hautetfort.com/media/02/01/1779190647.2.jpg&quot; alt=&quot;ZilckenAtelier.jpg&quot; name=&quot;media-1819906&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;Philippe Zilcken dans son atelier&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le nom de Philippe Zilcken reste lié à celui de &lt;a href=&quot;http://flandres-hollande.hautetfort.com/archive/2009/06/05/philippe-zilcken-sur-paul-verlaine.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Verlaine&lt;/a&gt; puisque c’est à son initiative, à celle d’un libraire-éditeur haguenois et de quelques autres peintres, que le poète français a été invité à passer une dizaine de jours aux Pays-Bas fin 1892 pour entretenir un public choisi de poésie française. Il a d’ailleurs logé au cours de ce séjour dans la demeure de Philippe Zilcken. Ce dernier, passeur érudit, «&amp;nbsp;collectionneur de race&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;frère jumeau de la plume et du burin&amp;nbsp;», aujourd’hui en grande partie oublié, mérite qu’on lui rende un petit hommage, d’autant plus qu’il est assez difficile de mettre la main sur ses publications.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Sa connaissance du français lui venait de sa mère qui avait vécu en Belgique et parlait français à la maison. Alors qu’il était encore au lycée dans sa ville natale, Zilcken a été, deux après-midi par semaine (1874-1876), le secrétaire de la reine Sophie qui lui dictait son courrier en français ainsi que des études historiques comme celle publiée par&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La Revue des deux Mondes&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le 1&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;sup&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;er&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/sup&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;juin 1875 sous le titre «&amp;nbsp;Les derniers Stuarts&amp;nbsp;». S’il a bien entendu beaucoup pratiqué les auteurs français tout au long de son existence, Zilcken n’en a pas moins gardé un réel amour de la langue néerlandaise&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le hollandais, cette langue riche et extraordinairement malléable, qui sait être rigide et austère et s’adoucir en de verlainiennes caresses&amp;nbsp;», écrira-t-il par exemple dans une recension pour&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La Revue Blanche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;.&amp;nbsp; Le milieu privilégié dans lequel le jeune garçon a grandi lui a permis de s’initier aux arts et de rencontrer très tôt des artistes, en particulier ceux qui fréquentaient la maison familiale où son père, mélomane et musicien, organisait des soirées musicales. L’un de ces visiteurs, Anton Mauve, fut d’ailleurs le premier à transmettre son savoir au jeune Philippe, lequel montra un certain talent alors que ses parents le destinaient à des études plus conventionnelles (le droit). Pour le peintre en herbe, la fréquentation et les conseils de Jacob et Willem Maris ou encore de Jozef Israëls se révélèrent également très précieux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1820001&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://flandres-hollande.hautetfort.com/media/01/00/178147871.2.jpg&quot; alt=&quot;ZilckenProfil.jpg&quot; name=&quot;media-1820001&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;Profil de femme&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;, par Ph. Zilcken&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La passion qu’éprouvait Philippe Zilcken pour la peinture et le dessin ne le dispensa pas de s’intéresser à d’autres choses comme la botanique, les fossiles, la bibliophilie, les bibelots extrême-orientaux. Bientôt, il transformera son intérieur en véritable musée. À propos de sa demeure haguenoise de style anglo-normand construite en 1889 qui portait le nom de son épouse, écoutons un de ses amis, l’écrivain Lodewijk van Deyssel, en 1902&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ceux qui ont eu l’avantage de connaître l’intérieur de l’habitation de Philippe Zilcken, la charmante Hélène-Villa – une première, délicate et fine œuvre de l’architecte Bauer – savaient combien les objets d’art formaient là un tout avec les chambres et l’atelier…&amp;nbsp;». L. Lacomblé, critique qui avait lui aussi visité les lieux, raconte que l’aquafortiste caressait les objets des yeux&amp;nbsp;et qu’il n’osait élever la voix de peur de les déranger. Outre de nombreuses œuvres d’art offertes par des maîtres et confrères, le jeune aquafortiste s’entourait de japonaiseries et d’une collection pour le moins singulière, commencée chez «&amp;nbsp;un petit brocanteur&amp;nbsp;» d’Arles&amp;nbsp;: de magnifiques chaussures de diverses époques et divers continents, qui seront exposées (au Royaume-Uni) et feront l’objet de plusieurs articles avant d’être confiées, du vivant de l’artiste, au Musée d’art décoratif de Haarlem. C’est qu’en 1902, Philippe Zilcken, manquant d’argent, a dû vendre ses 150 paires de chaussures, mais aussi pratiquement toutes ses pièces de valeur. Peut-être sa période faste était-elle terminée, peut-être s’était-on un peu lassé de ses eaux-fortes, comme le suggèrent certains critiques hollandais lui reprochant de ne pas se renouveler – opinion qu’on retrouve aussi d’une certaine façon sous la plume de son confrère Georges Lemmen&amp;nbsp;qui affirme, à propos de la première exposition internationale de La Haye (1901), que Zilcken ainsi que quelques autres, « n’apportent&amp;nbsp;dans une contribution trop restreinte aucune note nouvelle&amp;nbsp;» (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Art Moderne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, 9 juin 1901). Mais d’autres raisons expliquent sans doute ce revers, auxquelles venaient qui plus est s’ajouter des&amp;nbsp;drames familiaux : «&amp;nbsp;Frappé dans ses affections les plus chères, sentant le vide de sa maison trop grande, notre ami ne veut plus conserver que quelques rares souvenirs des jours heureux&amp;nbsp;», explique un commentateur (&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Art Moderne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, 4 mai 1902). Après le décès de son épouse à l’automne 1895, Zilcken a en effet perdu un enfant, peut-être la petite Renée à laquelle Verlaine a dédié un poème. Toujours est-il que les différentes pièces que le peintre-graveur avait achetées ou qu’on lui avait offertes au fil de près de trente années sont vendues aux enchères les 13, 14 et 15 mai 1902 au Haagsche Kunstkring sous la direction de R.W.P. De Vries, expert d’Amsterdam et Martinus Nijhoff, libraire à La Haye. Dans&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au Jardin du Passé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, le premier concerné écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Lorsque je revins à La Haye, une vente avait eu lieu d’une partie de mes collections de chaussures, d’estampes, d’objets d’art oriental. Je n’ai jamais possédé des pièces de grande valeur, mais j’avais pu dénicher çà et là de jolis objets qui malheureusement ne se vendirent pas très bien. Néanmoins, le tout liquidé, je pus de nouveau me livrer au travail avec une certaine indépendance. Mon ami, le célèbre écrivain Van Deyssel, avait eu la complaisance d’écrire une aimable Préface pour le Catalogue de cette vente, qui est naturellement devenu très rare (…). Cette vente a excité la curiosité de biens des gens et je crois qu’il n’y a eu qu’un seul journal qui ait dit la vérité&amp;nbsp;: “M. Z… a besoin d’argent” – ce qui malheureusement n’était que trop vrai&amp;nbsp;! Il est regrettable que ces précieuses et uniques collections d’eaux-fortes modernes, en majeure partie imprimées par moi, qui vaudraient actuellement leur poids d’or – aient été vendues à des prix dérisoires, à peu près au “prix du papier”.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;!--StartFragment--&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On comptait parmi les pièces qui n’étaient pas «&amp;nbsp;de grande valeur&amp;nbsp;» 12 estampes de Heinrich Aldegrever, un Lucas van Leyden, une trentaine d’estampes japonaises, une dizaine de dessins de Vincent van Gogh (période haguenoise), un grand dessin de Jongkind, plus de 80 gravures de Marius Bauer et presque autant de Rops, des lithos de Nicolas-Toussaint Charlet, Daumier et Odilon Redon, des œuvres de Daubigny, Goya, Jozef Israëls, Auguste Lepère, Manet, Mauve, Maris, Célestin Nanteuil, Delacroix, Henry De Groux, de précieux manuscrits du XV&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/sup&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;siècle, des meubles, sans compter un plat en faïence de Delft peint par Mauve, des porcelaines chinoises, une partie de la belle bibliothèque… et 225 eaux-fortes originales de Zilcken lui-même ainsi que le manuscrit de&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quinze jours en Hollande. Lettres à un ami&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;de Verlaine. Il est clair que Zilcken a traversé une période noire sur laquelle il préfère ne pas s’étendre dans ses mémoires. En général, il reste d’ailleurs très discret sur ses déboires et sur sa vie familiale. En le lisant, on comprend qu’il s’est remarié après la mort d’Hélène Hauzeur, mais on n’en apprend guère plus. En lisant certains journaux de l’époque, on comprend qu'il se trouvait mésestimé en tant que peintre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1819928&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://flandres-hollande.hautetfort.com/media/01/01/1698576367.jpg&quot; alt=&quot;PolDeMontParZilcken.jpg&quot; name=&quot;media-1819928&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;L'écrivain&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;Pol de Mont&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #808000;&quot;&gt;, par Ph. Zilcken&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quelques témoignages de la fin du XIX&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;sup&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/sup&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;siècle fournissent une description physique de l’Haguenois. On peut par exemple se reporter au portrait que brosse Pol de Mont, homme de lettres belge et célèbre promoteur de la culture flamande&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Grand, maigre, robuste malgré cette maigreur, nerveux, incroyablement nerveux dans ses mouvements et son expression, prêtant un grand soin à sa mise sans toutefois porter des habits voyants, n’ayant pratiquement rien d’un dandy mais beaucoup d’un gentleman, Philippe Zilcken attire immédiatement l’attention et laisse une impression qui vous empêche de le ranger parmi la masse du commun des mortels, les millions de monsieur Tout-le-Monde. Sa tête surtout est intéressante, plutôt petite que grande, posée sur un long cou noueux, avec des yeux qui vous dévisagent et vous scrutent de derrière le pince-nez, front haut, le plus souvent parcouru de quelques profondes rides verticales, en dessous le nez un tantinet malicieux, des oreilles solidement dessinées, le cheveu très noir plaqué, – la tête d’un observateur, – sur laquelle ne tarde pas à apparaître l’expression tendue propre aux peintres et aux dessinateurs.&amp;nbsp;» Dans son&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Journal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, Edmond de Goncourt apporte en passant quelques éléments complémentaires&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Visite de Zilcken, l’aquafortiste hollandais, venu à Paris pour faire une pointe sèche de mon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;facies&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Un long garçon, maigre, sec, osseux, avec l’accentuation d’une forte pomme d’Adam dans un cou d’échassier.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au cours de sa carrière, Zilcken s’est attaché à travailler avec une grande intégrité. Dans un premier temps, il a fait de grandes eaux-fortes de reproduction pour gagner sa vie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(2)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. De plus petites aussi pour des publications, allant soumettre ses gravures aux auteurs des tableaux qu’il reproduisait. Ce travail exigeant ne l’empêchait pas de considérer la photographie de son temps comme un art. L’historien de l’art haguenois Adriaan Pit (1860-1944) a laissé plusieurs catalogue descriptifs des eaux-fortes originales de son ami, celui de 1893 en dénombrant 201, celui de 1918, 633&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(3)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Un visiteur en mentionne environ 400 lorsqu’il passe à la Hélène-Villa en 1896&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(4)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;. Parmi celles-ci, l’une représente le visage de la baronne Deslandes, née comtesse Fleury&amp;nbsp;; cette femme qui publiait sous le pseudonyme Ossit avait accueilli l’artiste hollandais chez elle et lui-même avait eu le plaisir de la recevoir en Hollande («&amp;nbsp;Souvenirs de Zélande&amp;nbsp;»,&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Souvenirs&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;, 1900, p. 113-141).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Parallèlement au temps qu’il consacrait à ses travaux artistiques, Philippe Zilcken – souvent dans le cadre de multiples fonctions officielles et honorifiques qui lui valurent d’être nommé en 1901 Chevalier de la Lég
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        <author>
            <name>Houdaer</name>
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        <title>Vollard and co...</title>
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        <updated>2009-06-28T21:40:00+02:00</updated>
        <published>2009-06-28T21:40:00+02:00</published>
        <summary>   Deux extraits du livre d'Ambroise Vollard : «&amp;nbsp;En écoutant Cézanne,...</summary>
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          &lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Deux extraits du livre d'Ambroise Vollard : «&amp;nbsp;En écoutant Cézanne, Degas, Renoir&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vollard, dans une conversation avec Cézanne&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il me semble que cela devait être d’un intérêt passionnant, les rencontres que l’on faisait chez &lt;a href=&quot;http://houdaer.hautetfort.com/tag/zola&quot;&gt;Zola&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: Edmond de Goncourt, les Daudet, Flaubert, Guy de &lt;a href=&quot;http://houdaer.hautetfort.com/tag/Maupassant&quot;&gt;Maupassant&lt;/a&gt;, et tant d’autres.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cézanne&amp;nbsp;: Il venait beaucoup de monde, en effet, mais c’était bien emmerdant, ce qu’on y entendait dire. J’ai voulu un jour parler de &lt;a href=&quot;http://houdaer.hautetfort.com/tag/Baudelaire&quot;&gt;Baudelaire&lt;/a&gt;&amp;nbsp;: ce nom n’a intéressé personne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vollard&amp;nbsp;: Mais de quoi s’entretenait-on&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Cézanne&amp;nbsp;: Chacun parlait du nombre d’exemplaires, auquel on avait tiré son dernier livre, en mentant un peu bien entendu. Il fallait surtout entendre les dames. Mme X disait avec fierté et en défiant du regard Mme Z «&amp;nbsp;Nous avons calculé, mon mari et moi, qu’avec les éditions illustrées, le dernier roman avait été tiré à 35000 exemplaires&amp;nbsp;» - «&amp;nbsp;Et nous, disait Mme Z en relevant le gant, nous sommes assurés pour notre prochain livre d’un tirage à 50000 exemplaires, sans compter l’édition de grand luxe…&amp;nbsp;» Voyez-vous, Mr Vollard, Zola n’était pas un méchant homme, mais il vivait sous l’influence des évènements&amp;nbsp;!&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vollard à Zola&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;- Vous avez des tableaux de M.Cézanne&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Zola&amp;nbsp;: Je les avait cachés à la campagne. Sur les instances de Mirbeau, qui voulait les voir, je les ai fait rapporter ici. Mais je ne les mettrai jamais au mur. Ma maison, vous ne l’ignorez pas, est la maison des artistes. Vous savez combien ils sont justes, mais sévères entre eux. Je ne veux pas abandonner au jugement de ses pairs le plus cher compagnon de ma jeunesse. Les tableaux de Cézanne sont enfermés là, dans cette armoire, à l’abri des regards malveillants. Ne me demandez pas de les sortir, cela me fait trop de peine, quand je pense à ce que mon ami aurait pu être, s’il avait voulu diriger son imagination et aussi travailler sa forme, car, si on naît poète, on devient ouvrier… c’est à son intention que j’ai produit «&amp;nbsp;L’œuvre&amp;nbsp;». Le public s’est passionné pour ce livre, mais Cézanne lui est resté fermé. Rien ne pourra plus le sortir de ses rêveries&amp;nbsp;: de plus en plus, il s’éloignera du monde réel…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vollard&amp;nbsp;: Mais s’il n’a pu réaliser son œuvre, M.Cézanne, du moins dans ses lettres, disait-il des choses intéressantes sur la peinture&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;Textepardf&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: SimSun;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Zola (baisant tendrement son petit chien)&amp;nbsp;: Tout ce qu’écrivait Cézanne était imprévu et original&amp;nbsp;: mais je n’ai pas conservé ses lettres… Je n’aurais voulu pour rien au monde qu’elles soient lues par d’autres, à cause de leur forme un peu lâchée.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>space-maker</name>
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        <title>La vie dans les pierres</title>
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        <updated>2009-03-26T12:57:00+01:00</updated>
        <published>2009-03-26T12:57:00+01:00</published>
        <summary>      Syngué sabour, pierre de patience , P.O.L. 2008      &amp;nbsp;     Atiq...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://space-maker.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://space-maker.hautetfort.com/media/01/01/404715498.png&quot; alt=&quot;2001_espace.png&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1660414&quot; /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Syngué sabour, pierre de patience&lt;/span&gt;, P.O.L. 2008&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Atiq Rahimi, le lauréat du prix Goncourt 2008, nous offre un livre d’une rare intensité. Le minimalisme de la mise en scène évoque pour moi les nouvelles et les romans de&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Beckett, la dramaturgie les nouvelles et romans de Duras. Ce minimalisme, il vient de la guerre, de la misère qu’elle engendre. A distance des considérations politiques, religieuses ou stratégique, la guerre est également une réalité humaine. La poésie de Rahimi ne dit pas la guerre, elle ne la fait pas ressentir non plus, elle montre un retrait, la soustraction de quelque chose de l’homme. Depuis ce retrait, dans cet écart minime entre degré 0 d’intensité et violence radicale, quelque chose de réel se dit, quelque chose du réel se manifeste, se montre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La question poétiquement posée est de savoir si l’amour (dans son sens pauvre, socialement déterminé) résiste au réel, si l’amour en son sens noble n’est pas le lieu d’où le réel peut survenir. La question est posée avec bien plus de précisions dans le livre, qui n’y apporte pas de réponse, si ce n’est que l’amour véritable ne peut faire l’impasse sur le désir, sur les désirs et donc sur les mots, sur l’enlacement du désir et du sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Pour parler rapidement du contenu, désir, mots et sens naissent chez une femme de laquelle toute subjectivité a été supprimée. Une femme naît dans le silence du tyran, elle renait prophète d’un dieu immature, enveloppé en lui-même comme une tautologie incréée et stérile. Quel prophète pour un tel monolithe&amp;nbsp;? Echo du film de Kubrik, où l’humanité surgit dans l’espace ouvert par la violence de l’animal, tournée vers une pierre parfaitement identique à elle-même. A la naissance d’une espèce répond la survenue d’une subjectivité. Je ne sais pas s’il est possible de la nommer et comment il faut la nommer&amp;nbsp;: la femme musulmane, la femme afghane, la femme… Je suis un homme, occidental, je suis donc tenté d’y voir la survenue d’une subjectivité universelle. Je guette le sujet féminin, sa venue, sa difficile construction, entre pierre et parole, entre désir et mort. Laisser entre nous la place pour qu’un nous soit possible, donc soi-même devenir un sujet.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Il y aurait tant de choses à dire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Rahimi me pose une question, lorsqu’il déclare dans un entretien&amp;nbsp;: &lt;i&gt;“Ma langue maternelle, le persan, m'impose des tabous, des interdits. La langue maternelle dit l'intime, mais c'est aussi la langue de l'autocensure. Adopter une autre langue, le français, c'est choisir la liberté.” &lt;span style=&quot;font-style: normal; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;On&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;pourrait entendre un relent de culpabilité ou un manque de courage de la part de l’écrivain&amp;nbsp;: sa mère n’est-elle pas capable de le lire&amp;nbsp;? Peut-être pas, aussi m’abstiendrais-je de juger. Il me reste à comprendre encore ce livre, ce geste poétique. Quoi qu’il en soit, c’est une lourde responsabilité pour notre langue, que d’être celle de la liberté. Sommes-nous vraiment dignes de cette responsabilité envers la liberté et envers les femmes&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;Je terminerai pour l’instant cette courte méditation par un autre écho, celui d’une autre subjectivité athée questionnée&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial;&quot;&gt;“&amp;nbsp;Au revers qui paraît l’endroit, au cœur d’une prise sans emprise, au long des heures, à l’orée de l’indéfiniment prolongé de l’espace et du temps, attrape-dehors, attrape-dedans, attrape-nigaud, dis, qu’est-ce que tu fais&amp;nbsp;? Qu’est-ce que tu es, nuit sombre au-dedans d’une pierre&amp;nbsp;?&amp;nbsp;” (Henri Michaux, &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Poteaux d’angle&lt;/i&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>waterfield</name>
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        <title>3.1 Un menu de Mme Veuve Daudet</title>
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        <id>tag:histoires-d-histoire.hautetfort.com,2009-03-25:2111002</id>
        <updated>2009-03-25T11:42:00+01:00</updated>
        <published>2009-03-25T11:42:00+01:00</published>
        <summary>  Peu de chance que ce document, pour charmant qu'il soit, soit attribué a...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1654095&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/02/00/830722997.2.jpg&quot; alt=&quot;Menu3.jpg&quot; /&gt;Peu de chance que ce document, pour charmant qu'il soit, soit attribué a &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Madame Daudet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, l'épouse d' &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alphonse Daud&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;t&lt;/span&gt;. En effet,&amp;nbsp;c'est un menu relatif à un repas qui s'est tenu le &lt;strong&gt;30 décembre 1900&lt;/strong&gt; dans un village dénommé &lt;strong&gt;Quissac&lt;/strong&gt; à 25 km de &lt;strong&gt;Nimes&lt;/strong&gt;. Ce qui pourrait l'associer à &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Julia Daudet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; est&amp;nbsp;que le nom du convive qui est mentionné est celui de &lt;strong&gt;Madame Vve Daudet&lt;/strong&gt;. Malheureusement, le patronyme &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Daudet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; est très présent autour de &lt;strong&gt;Nimes&lt;/strong&gt; et il faudrait trouver un document attestant de sa présence à &lt;strong&gt;Quissac&lt;/strong&gt;, ce jour-là, pour croire à cette possibilité. Pourtant, vous allez le découvrir, certains détails interpellent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette incertitude&amp;nbsp;implique des&amp;nbsp;recherches et ce document a déjà le mérite de nous faire découvrir le personnage qui se révèlera fort intéressant. Avant d'en savoir plus, si vous habitez pas très loin de &lt;strong&gt;Quissac,&lt;/strong&gt; allez fouiller pour moi dans l'état civil de la Mairie pour voir si un évènement a pu justifier un repas le &lt;strong&gt;30 décembre 1900&lt;/strong&gt;, repas qui concernerait une Mme Veuve &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Daudet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;LE MENU&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1654110&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/01/01/216267269.jpg&quot; alt=&quot;Menu2.jpg&quot; /&gt;Il s'agit d'un petit carton plié en portefeuille, de 12 cm de haut et 9 cm de large, qui porte sur son verso la mention &lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&quot;Madame Vve Daudet&quot;.&lt;/span&gt; Il est accompagné d'un petit carton rectangulaire où le nom de Madame Daudet est reproduit dans un décor de fleur destiné probablement à la place du convive dans le plan de table.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le menu est simple, toutefois, la présence de Champagne laisse à penser à un repas de fête :&lt;/p&gt;&lt;blockquote style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Hors d'Oeuvre - Bouchées truffées - Civet de Lièvre -&amp;nbsp;Veau aux champignons - Petits pois - Poulets rôtis -&amp;nbsp;Desserts variés - Vins : Bordeaux - Champagne&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce menu est quelque peu&amp;nbsp;&quot;rustique&quot; et peu conforme aux menus habituellement dispensés chez les Daudet mais il ne faut pas oublier qu'elle n'est pas chez elle. toutefois, au delà de ces éléments, c'est la partie recto qui interpelle. Elle&amp;nbsp;figure un charmant dessin comme on savait les représenter en 1900&amp;nbsp;et que nous examinerons dans une autre note.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1656302&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/02/00/1009951928.jpg&quot; alt=&quot;menu5.jpg&quot; /&gt;Quand à la présence de &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Julia Daudet&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; à Nimes, ville natale de son époux, j'y ai bien repèré sa trace en 1900. Veuve depuis 1897, elle y est venu en avril, accompagnée de ses fils, &lt;strong&gt;Léon&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;Lucien&lt;/strong&gt;, et de sa fille &lt;strong&gt;Edmée&lt;/strong&gt;. Ensemble, ils assistèrent le 7 avril à l'inauguration du &lt;strong&gt;Monument Alphonse Daudet&lt;/strong&gt;, sculpté par &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Falguière&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Cette venue est consignée dans un procès-verbal du Conseil Municipal que je produis ci-contre. Noter que cette inauguration devait causer localement quelques remous dûs à la présence de&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&amp;nbsp;Léon Daudet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, proche de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Drumont&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Charles Maurras&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, sur un fond d'affaire Dreyfus encore présente. Je n'ai pas trouvé d'autres traces de passage de Julia. M. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Georges Mathon&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (Nemausensis) m'a obligeamment aidé dans mes recherches en me spécifiant qu'il avait peu d'informations sur les séjours de Julia dans &lt;strong&gt;Nimes&lt;/strong&gt; et ses environs. Son fils, Lucien, écrira toutefois un petit chapitre sur sa mère (6 pages) dans un livre &lt;strong&gt;&quot;Vie d'Alphonse Daudet&quot;&lt;/strong&gt; édité chez Gallimard en 1941. Il reste évasif, une seule allusion sur un voyage de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Julia&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; après la mort d'Alphons, &quot;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;dans le Midi de la France&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>3.2 Julia Daudet et les fleurs</title>
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        <updated>2009-03-25T11:41:00+01:00</updated>
        <published>2009-03-25T11:41:00+01:00</published>
        <summary>  Le recto du menu représente une femme occupée à arroser ses rosiers. Or...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/media/01/00/1262715093.jpg&quot; alt=&quot;Menu1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1656214&quot; /&gt;Le recto du menu représente une femme occupée à arroser ses rosiers. Or &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Julia Daudet&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; était réputée pour sa passion des jardins et des fleurs et en particulier,&amp;nbsp;celle des roses. Les écrits sur &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Julia Daudet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; rapportent qu'elle les cultivait elle-même, qu'elle en décorait ses demeures, qu'elle en offrait à ses hôtes... qu'elle allait jusqu'à illustrer ses menus en train de cultiver son jardin. Le fait qu'une jeune et belle jeune femme&amp;nbsp;orne ce menu (&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Julia&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; a quand même 56 ans en 1900...) n'est pas une preuve en soit. Mais on a envie d'y croire...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Peu importe les incertitudes, mes recherches m'auront permis de découvrir sa vision des fleurs et cette passion qu'elle partage avec &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Edmond de Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Octave Mirbeau&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Je ne résiste pas à faire figurer ici ces quelques lignes extraites de &lt;strong&gt;&quot;Souvenirs autour d'un groupe litteraire&quot;&lt;/strong&gt; édité à Paris (Bibliothèque Charpentier, 1910). &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Julia&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; quitte &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Edmond de Goncourt&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; et traverse son jardin d'Auteuil :&lt;/p&gt; &lt;blockquote style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Il faut partir ; nous traversons le jardin abîmé par cet abominable hiver, découronné de ses arbustes les plus précieux et des rosiers grimpants, qui du pied de l'escalier, garni de lierre, montaient jusqu'à l'étage avec une profusion de fleurs jaunes, rose-thé, aurore, que Pélagie coupait avec un grand sécateur à manche, les jours de visite ; un magnolia grandiflore à parfum de citron complétait le bouquet. Celui que j'emporte est tout rose : chèvrefeuille, pivoines en boutons, acacia double ; et c'est pendant qu'il s'effeuille sur mon bureau que j'écris ces lignes&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>ALABAMA SONG</title>
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        <updated>2009-03-05T11:06:08+01:00</updated>
        <published>2009-03-05T11:06:08+01:00</published>
        <summary>         Présentation de l'éditeur  Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda,...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://memereattardee.hautetfort.com/media/02/00/684644421.jpg&quot; alt=&quot;alabama song.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1617677&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Présentation de l'éditeur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Montgomery, Alabama, 1918. Quand Zelda, &quot;Belle du Sud&quot;, rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif. Lui s'est juré de devenir écrivain : le succès retentissant de son premier roman lui donne raison. Le couple devient la coqueluche du Tout-New York. Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants : propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes... Gilles Leroy s'est glissé dans la peau de Zelda, au plus près de ses joies et de ses peines. Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister... Mêlant avec brio éléments biographiques et imaginaires, Gilles Leroy signe ici son grand &quot;roman américain&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;j'ai aimé , un roman troublant, une vie tumultueuse, très contemporaine malgré le fait que l'ensemble de la fiction se déroule entre 1920 et 1940. Brittney spears a de qui tenir, elle est loin d'être la première ...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;une vie que je ne souhaiterai pas vivre et pourtant les regrets de Zelda sont rares, beaucoup d'ambiguité, de déchéance, d'échec pour si peu de plaisir, mais peu et intense ....&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;à lire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Syngué Sabour - Pierre de patience</title>
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        <updated>2009-02-18T12:32:00+01:00</updated>
        <published>2009-02-18T12:32:00+01:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;    Le souffle se pose, s'impose, impose le rythme à...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://www.listesratures.fr/media/00/02/830255751.jpg&quot; alt=&quot;9782846822770.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1587575&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le souffle se pose, s'impose, impose le rythme à l'écriture,&amp;nbsp;au temps qui passe, à la vie qui continue. Vie qui semble le survoler, se concentrer dans ce souffle, qui est le souffle.&lt;br /&gt; Elle compte, compte les souffles, les grains du chapelet. Elle répète,&amp;nbsp;les 99 noms du Dieu qu'elle prie depuis des semaines, inlassablement, proche de l'incantation, parfois.&amp;nbsp; Elle prie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Elle va, vient, vérifie le souffle, toujours, le stilligoutte, déversant dans les veines de l'homme une solution sucrée-salée. Deux gouttes de collyre, dans chaque oeil. Est-il encore vivant, à quoi pense-t-il, l'entend-il ? Seul ses organes vitaux semblent fonctionner, coeur, poumons, une part de son cerveau. Abandonné à ses seuls soins, à elle. Et elle, abandonnée de tous, ou presque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle patiente, puis s'impatiente. Se met en colère, hurle, pleure, s'en va, revient, sans cesse. Elle. La femme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La guerre en fond sonore, à peine visuelle, incarnée dans quelques corps, avec ou sans vie. Les tirs, dans la rue, entre deux souffles. Et le silence, plus pesant que la violence extérieure,&amp;nbsp;que la mort elle-même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu à peu ses mots à elle prennent le dessus sur son souffle à lui. Peu à peu la colère, les doutes, cèdent leur place à l'intime, à la confession. Prudente, au début. Et face au souffle impassible, au regard fixé au plafond, elle se livre, toute entière, se délivre, de ces années passées à ses côtés, à lui. Ou plutôt dans son absence. Dans son ombre. Sous sa coupe, celle de sa famille, à lui. Et un peu de la sienne, à elle, aussi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme si son état léthargique, sa compagnie &quot;forcée&quot; était, pour elle, un début de salut. Sa pierre de patience, à elle, sa &lt;em&gt;syngué sabour.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;Elle se livre, se délivre, puise au plus profond d'elle ses plus douloureux secrets.&amp;nbsp; Les tabous finissent par disparaître, et c'est une femme nue, à nu, qui se révèle. Libérée. Et cependant, dépendante de cette relation, nouvelle. Un secret en entraîne un autre. Jusqu'à ce que..&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;Note : 10/10&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Les Noces barbares</title>
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        <updated>2008-12-18T12:16:00+01:00</updated>
        <published>2008-12-18T12:16:00+01:00</published>
        <summary>  Goncourt 1985.  Théière de décembre : Noël  Défi ABC : lettre Q            ...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-1462801&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lilisworld.hautetfort.com/media/00/00/1973048052.jpg&quot; alt=&quot;les-noces-barbares.jpg&quot; /&gt;Goncourt 1985.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Théière de décembre : Noël&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Défi ABC : lettre Q&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfant d'un viol, Ludo vit enfermé dans le grenier famillial. Rejété par sa trop jeune mère, Nicole, et par ses grand-parents, il reste cloitré dans son grenier jusqu'à ses sept ans. Lorsque Nicole se marie avec Micho, Ludo peut enfin sortir de son grenier et vivre normalement. Nicole rejète toujours sa honte mais Micho et Tatav (le fils de ce dernier) tentent de lui faire mener une vie d'enfant. Cédant aux supplication de sa femme, Micho finira par faire interner Ludo dans un institut pour &quot;débiles légers&quot;. Le temps dans cet établissement passe lentement pour Ludo. Loin d'être fou comme les autres, il tente d'écrire à sa mère pour comprendre son refus de le voir et tenter d'exorciser ses propres démons. Une fois de plus rejeté, Ludo risque d'être envoyé dans un asile d'aliénés. Il décide de s'enfuir le soir de Noël et trouvera refuge sur un bateau échoué. Aprés des mois caché sur son bateau, Ludo finira par voir sa mère le rejoindre pour une étreinte fatale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lorsque le mois dernier, l'une des théières (j'ai pas mémorisé tous les noms) nous a présenté &lt;em&gt;Happy Birthday Sarah&lt;/em&gt; de Queffelec, d'autres ont parlé du choc reçu en lisant &lt;em&gt;les Noces barbares&lt;/em&gt;. Je l'avais donc inscrit sur ma liste des titres à lire. Grand bien m'en a pris ! Je n'avais jamais lu de Queffelec et malgrè le côté glauque de ses textes, j'en lirais bien d'autres ! A lire d'urgence mais pas en période de déprime !&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;...&lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Beaucoup arrivent ici en cherchant des explications de textes (essentiellement &lt;em&gt;la fée carabine&lt;/em&gt; de Pennac). D'une, je ne suis pas prof de français. De deux, vous feriez mieux de chercher par vous même plutôt que des chercher des info sur le net ! De trois, je ne fais pas de commentaire de texte car cela impliquerait bien souvent de gacher un plaisir de lecture &quot;vierge&quot;, c'est-à-dire que l'étude de texte va orienter le lecteur dans le sens du commentateur or c'est beaucoup plus sympa de se faire sa propre idée !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme je suis gentille, si tu arrives ici en cherchant une ligne directrice pour ton commentaire de texte, je te donne un axe à creuser : la présence de la galette des rois au supermarché du coin !&lt;/p&gt;
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            <name>Amaury</name>
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        <title>Des prix littéraires pour les braves types</title>
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        <updated>2008-11-20T16:50:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-20T16:50:00+01:00</published>
        <summary>   Le prix Goncourt attribué à Atiq Rahimi me semble bien opportuniste,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://info.rsr.ch/xobix_media/images/tsr/2008/swisstxt20081110_9952721_4.jpg&quot; alt=&quot;swisstxt20081110_9952721_4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; width=&quot;399&quot; height=&quot;286&quot; /&gt;Le prix Goncourt attribué à Atiq Rahimi me semble bien opportuniste, suivant la vague d'adulation obamesque, qui retombera quand il aura envoyer des milliers de gosses se faire trouer la peau en Afghanistan justement. Je n'ai pas lu le livre, je ne peux pas juger donc de ses qualités littéraires mais il me semble que le Goncourt a été attribué sur des critères qui n'ont rien à voir ni avec le style ni avec le fond, encore moins avec la littérature. La plupart des commentateurs ont salué ce prix non pas pour la valeur du livre, non pas pour l'écriture mais parce que l'auteur en est un afghan réfugié en France depuis 1985, un français issu des diversités selon le terme usuellement employé. Ce qui me conforte dans mon opinion c'est d'ailleurs la déclaration qu'il s'est empressé de faire en recevant son prix, plus politique que littéraire, plus abstraite que concrète.. Je ne suis pas sûr que la création de sitcoms et la production d'une Star Ac' afghane soient forcément pertinentes pour aider à l'ouverture des afghans au savoir. Il y aura donc toujours une suspicion sur ce prix, celui de lui avoir attribué pour se donner bonne conscience, remarquez qu'ils ne sont quand même pas allés à le donner à Faïza Guène qui est bien sympathique mais n'est pas un écrivain (ce n'est pas la seule). Cela part de l'idée que la littérature doit être un témoignage obligatoirement, quelque chose qui vient du rée, ou de moins ce que l'on appelle ainsi et qui est le nombril des lecteurs qui ne souhaitent qu'une chose : qu'on leur parle d'eux et encore d'eux, et qu'on les flatte dans une sorte de sensiblerie béate qui se force à tout positiver.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Les esprits un peu ironiques, un peu caustiques, sont des méchants qui voient le mal partout, qui discernent les larmes de crocodiles, l'hypocrisie des déclarations fracassantes des uns, qui cachent mal dans la plupart des cas une médiocrité peu ragoûtante et surtout une sécheresse de coeur inavouée. C'est la même bonne conscience qui fait que l'on a attribué le prix Nobel à Le Clézio, citoyen du monde tout ça, qui parle du désert qui est si grand et si désert, des nomades de cartes postales de ses livres qui sont si simples et si profonds comparés à l'homme occidental dépravé et perverti par les biens matériels. Tous les écrivains présentent les mêmes symptômes actuellement, Angot veut passer pour une femme comme une autre, tout comme Anna Gavalda qui se complaît dans l'anecdotique si proche de la &quot;vraie vie&quot;, Camille Laurens qui parle de ses soucis de mère moderne sympââ et tellement à l'écoute, Marc Lévy qui se présente toujours comme tellement sensible sous la barbe de trois jours. Si l'écrivain n'est pas un brave type, cool, gentil tout plein, ça ne va pas, bref un archétype de publicité.&lt;/p&gt; 
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            <name>Xavier JASSU</name>
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        <title>La Bête à Goncourt</title>
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        <updated>2008-11-06T08:00:00+01:00</updated>
        <published>2008-11-06T08:00:00+01:00</published>
        <summary>   Le nihilisme peut partir d'un bon sentiment romantique, au bout du compte...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le nihilisme peut partir d'un bon sentiment romantique, au bout du compte ce qu'il y a de plus nul dans le nihilisme, c'est le nihiliste : BHL ou Houellebecq, qui prétendent compenser le Néant de leurs poésies par leurs Êtres télévisuels.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Chateaubriand qui mit la littérature à l'encan trouve en BHL et son compère des héritiers fidèles qui ont opté pour une SARL.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'impressionnable jury Goncourt, somme de demi-crétins à côté de la plaque, faute de matière&amp;nbsp;pourra toujours se rabattre sur la proposition inédite qu'on lui suggère : la bête à Goncourt à deux têtes.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>absolu</name>
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        <title>Sélection Prix Goncourt 2008</title>
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        <updated>2008-10-24T17:31:00+02:00</updated>
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        <summary>   Quelle bonne surprise, dans la sélection du Prix Goncourt des Lycéens, de...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.listesratures.fr/media/01/00/1974960674.jpg&quot; alt=&quot;goby.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1349278&quot; /&gt;Quelle bonne surprise, dans la sélection du Prix Goncourt des Lycéens, de voir apparaître &quot;Qui touche à mon corps je le tue&quot;, de Valentine Goby. Quand je dis surprise, ce n'est pas tout à fait exact. Cela ne m'étonna guère, en fait. Il le mérite. Absolument pas horrifiant, ni funeste, ni violent, c'est juste la vie de trois protagonistes intrinsèquement liés, même sans se connaître, qui cherchent tous trois les limites de leur propre corps dans l'espace, le temps, tentent de se l'approprier, ou de n'en rien laisser. Lumineux, malgré la mort, c'est même l'idée de la mort qui rend ces corps plus vivants, les transcendent, les &quot;immortalisent&quot;, l'espace de quelques heures nocturnes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors même s'il n'est pas retenu, cela reste, à l'instar d'Ananda Devi par exemple, un roman à l'écriture ciselée, en quête de salut. Sans forcément le trouver.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sublime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(le &quot;conte-rendu&quot; à venir)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Oya SIDRE</name>
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        <title>Prix goncourt lycéens</title>
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        <updated>2008-10-09T19:05:01+02:00</updated>
        <published>2008-10-09T19:05:01+02:00</published>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Alors que certains se perdent dans les méandres mathématiques ou physiques, alors que d’autres dissertent aux petits oignons, certains (plus rares) sont débordés par les livres de la rentrée littéraire. Ma classe faisant partie cette année du prix Goncourt des Lycéens, commencé depuis un bon petit mois intensif, il serait temps que j’y fasse un peu allusion, entre mes nombreux articles de cinéma. J’en préviens les surfeurs et les (quelques) fidèles&amp;nbsp;: la cadence des critiques cinématographiques du mois risque de fortement chuter… Au profit de critiques littéraires, voire analyses d’un coup de cœur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Ayant gagné le jackpot (15 livres en deux mois, dont deux pavés de 800 pages), une classe du lycée Henri Poincaré s’amuse ainsi à s’écharper sur certains livres, en conseiller d’autres, à tournant les pages de l’un avec un profond agacement ou à en brandir un autre les yeux pétillants&amp;nbsp;; bref, toute cette ribambelle de lycéennes (et lycéens, ils restent présents en L) organisant des rendez-vous quotidiens au CDI du lycée, transformé en salle de débat, parfois un peu trop bruyant pour les documentalistes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Cependant, il est parfois dur, difficile de finir certains livres, parfois très exécrables, arrachant le plaisir pour imposer brutalement la corvée. Mais l’expérience est de taille et le défi se doit d’être relevé, chacun à sa cadence, selon ses envies, à son rythme de digestion, sans pour autant s’abstenir de repas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;La liste est, brièvement&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Une éducation libertine&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Jean-Baptiste Del Amo&amp;nbsp;(Gallimard)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Le Silence de Mahomet&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Salim Bachi (Gallimard)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Le Rêve de Machiavel&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Christophe Bataille (Grasset)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;C'était notre terre&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Mathieu Belezi (Albin Michel)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Là où les tigres sont chez eux&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Jean-Marie Blas de Roblès (éd. Zulma)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Un brillant avenir&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Catherine Cusset (Gallimard)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Où on va, papa&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Jean-Louis Fournier (Stock)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Qui touche à mon corps je le tue&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Valentine Goby (Gallimard)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Une nuit à Pompéi&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;d'Alain Jaubert (Gallimard)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;La beauté du monde&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Michel Le Bris (Grasset)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Jour&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;i&gt;de souffrance&lt;/i&gt; de Catherine Millet (Flammarion)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;La Traversée du Mozambique par temps calme&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;de Patrice Pluyette (Seuil)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Syngué Sabour&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;d'Atiq Rahimi (POL)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;Un chasseur de lions&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;d'Olivier Rolin (Seuil)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;La domination&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; line-height: 115%; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;;&quot;&gt;, de Karine Tuil (Grasset)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;Voici l'adresse du blog du Goncourt du lycée : &lt;a href=&quot;http://lewebpedagogique.com/cdipoinca&quot;&gt;http://lewebpedagogique.com/cdipoinca&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Solko</name>
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        <title>Les Goncourt en vacances</title>
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        <updated>2008-07-26T12:33:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-26T12:33:00+02:00</published>
        <summary>  Le site officiel de  l'académie Goncourt  ne brille pas par sa réactivité :...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le site officiel de &lt;a href=&quot;http://www.academie-goncourt.fr&quot;&gt;l'académie Goncourt&lt;/a&gt; ne brille pas par sa réactivité : ni le nom de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Patrick Rambaud&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; ni celui de &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Tahar ben Jelloun,&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; les deux petits&amp;nbsp;bleus élus en mai&amp;nbsp;dernier, en remplacement de Daniel Boulanger et de François Nourissier, tous deux démissionnaires, n'y figurent encore. On voit bien que les académiciens aussi sont en vacances. A quoi peuvent bien ressembler les vacances beaujolaises de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Bernard Pivot,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; depuis qu'il est à la fois académicien et retraité ? On suppose que ces vacances sont studieuses et se déroulent entre deux très hautes piles de romans, en attendant le 2 septembre, date de la publication de la première sélection.&amp;nbsp;J'aime assez, sur ce site finalement très avare de renseignements, la précision suivante, dans la rubrique &quot;&lt;u&gt;fonctionnement&quot;&lt;/u&gt; : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les académiciens Goncourt ne sont pas rémunérés. Guère de notes de frais, pas de jetons de présence, c'est un engagement et une collaboration bénévoles en faveur de la littérature&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&quot; Diable ! Voilà qui fait honneur aussi bien aux deux jeunots qu'aux plus anciens :&amp;nbsp; Edmonde Charles-Roux (Présidente, 87 ans), Françoise Chandernagor (62 ans), Didier Decoin (63 ans), Françoise Mallet-Joris (77 ans), Bernard Pivot (73 ans), Robert Sabatier (83 ans), Jorge Semprun (84 ans) et Michel Tournier (83 ans). Pas grand chose, non plus, sur les nouveux statuts, malgré les appels médiatiques à la vertu qui défrayèrent cette saison la chronique. Je rappelle la liste publiée le 3 juin dernier des quinze romans ou essais à lire pour l'été. L'Académie précise bien que les futurs lauréats&amp;nbsp;ne&amp;nbsp;sont&amp;nbsp;pas forcément dans la liste.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Carole Achache&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;La plage de Trouville&lt;/em&gt; (Stock)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Jean-Marie Borzeix&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Jeudi saint&lt;/em&gt; (Stock)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Jacques Chessex&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Pardon mère&lt;/em&gt; (Grasset)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Quentin Debray&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Le moment magique&lt;/em&gt; (Le Rocher)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Jérôme Garcin&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Son excellence, monsieur mon ami&lt;/em&gt; (Gallimard)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Antoni Casas Ros&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Le Théorème d'Almodovar&lt;/em&gt; (Gallimard)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Annie Ernaux&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Les années&lt;/em&gt; (Gallimard)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Jennifer Lesieur&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Jack London&lt;/em&gt; (Tallandier)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Marie-Dominique Lelièvre&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Sagan à toute allure&lt;/em&gt; (Denoël)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Virginie Linhart&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Le jour où mon père s'est tu&lt;/em&gt; (Seuil)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Jean-Yves Masson&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Ultimes vérités sur la mort d'un nageur&lt;/em&gt; (Verdier)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Boualem Sansal&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Le village de l'Allemand&lt;/em&gt; (Gallimard)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Guy Scarpetta&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;La Guimard&lt;/em&gt; (Gallimard)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Chantal Thomas&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Café de la mémoire&lt;/em&gt; (Seuil)&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Denis Tillinac&lt;/strong&gt; : &lt;em&gt;Dictionnaire amoureux de la France&lt;/em&gt; (Plon)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un test à faire, intéressant, sur le site de l'Académie : allez voir le &quot;&lt;em&gt;palmares&lt;/em&gt;&quot;, de 1903 à l'an dernier. Et recherchez : 1) Le dernier Goncourt que vous ayiez lu; 2) Le nombre de Goncourt que vous avez lu. Pour ma part, cela donne : 1) 1999, &lt;strong&gt;Jean Echenoz&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Je m'en vais&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&amp;nbsp; 2) 15 ( sur plus de 100, je n'ai pas de quoi pavoiser...)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>SLB</name>
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        <title>La découverte du Japonisme</title>
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        <updated>2008-06-24T12:09:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-24T12:09:00+02:00</published>
        <summary>        A la fin du 19 e  siècle le Japon s’ouvre au reste du monde, un...</summary>
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           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a name=&quot;media-1090259&quot; href=&quot;http://ladecorationmontrucenplus.hautetfort.com/media/02/01/1314885191.jpg&quot; title=&quot;media-1090259&quot; id=&quot;media-1090259&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1090266&quot; src=&quot;http://ladecorationmontrucenplus.hautetfort.com/media/01/00/1314885191.jpg&quot; alt=&quot;27_EO_3285[1].jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; border-width: 0pt&quot; id=&quot;media-1090266&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A la fin du 19&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle le Japon s’ouvre au reste du monde, un échange artistique et littéraire s’opère entre le Japon et la France.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le japonisme naît...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;L’influence de l'art japonais va inspirer de nombreux artistes français, puis occidentaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Les estampes japonaises dites Ukiyo-e &lt;u&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ukiyo-e&quot; title=&quot;Ukiyo-e&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/u&gt;deviennent alors une nouvelle source d'inspiration pour les artistiques tels que Bonnard, Monnet, Picasso, Van Gogh, ect…..&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Je vous conseille d’aller voir l’exposition dédiée à Hokusai&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Du &lt;b&gt;21 mai au 4 août 2008 au musée Guimet&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ff6600&quot;&gt;&lt;font style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&lt;strong&gt;Hokusai, l'affolé de son art ; d'Edmont de Goncourt à Norbert Lagane&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://www.guimet.fr/HOKUSAI-l-affole-de-son-art-d&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1090267&quot; src=&quot;http://ladecorationmontrucenplus.hautetfort.com/media/01/02/209778976.jpg&quot; alt=&quot;26_EO_3234.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; border-width: 0pt&quot; id=&quot;media-1090267&quot; /&gt;Cette exposition permet de re-découvrir, non seulement le maître des ukiyo-e, mais également, son talent dans la réalisation de dessins et peintures surprenantes qu'il réalisa à la fin de sa vie.&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Mathieu DUFAIN</name>
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        <title>La réforme du Goncourt : effet domino ?</title>
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        <updated>2008-02-06T23:45:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-06T23:45:00+01:00</published>
        <summary>   L'Académie Goncourt est ainsi la première institution des prix littéraires...</summary>
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          &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-827292&quot; src=&quot;http://mathieudufain.hautetfort.com/media/02/00/57e31029b6d33d097f14e601bc0946ab.jpg&quot; alt=&quot;2d992675f2c28c062fce9a91aeaac3e5.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Goncourt&quot; id=&quot;media-827292&quot; /&gt;L'Académie Goncourt est ainsi la première institution des prix littéraires à se réformer : accession d'office à l'honorariat à partir de 80 ans, incompatibilité entre une fonction à l'Académie Goncourt et toute fonction rémunérée chez un éditeur et encadrement des absences. Trois modifications qui, espérons-le, feront bouger les choses et le ressenti du prix Goncourt.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Mais cette réforme fera-telle évoluer les autres prix ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Là est la question. L'Académie Française, le Renaudot, le Fémina et les autres prix littéraires suivront-ils le chemin de l'Académie Goncourt.&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;L'Académie Française à l'opportunité exceptionnelle de devoir remplir ses rangs et d'y apporter du sang neuf, si l'on peut dire, qui pourra, à terme, être source de réforme. Mais le prix Renaudot sera le plus observé. Celui-ci se considérant comme le premier &quot;concurrent&quot; du Goncourt &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://mathieudufain.hautetfort.com/archive/2008/01/09/vent-de-reforme-au-goncourt.html&quot; title=&quot;Vent de réforme au Goncourt&quot;&gt;(comme on a pu le voir lors de l'attribution des derniers prix)&lt;/a&gt;, le prix Renaudot ne peut rester inerte face aux changements du Goncourt.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Alors ! La réforme du Goncourt aura t-elle un effet domino sur les autres prix littéraires ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Souhaitons-le. Pour les écrivains, pour les lecteurs et pour tous les acteurs du livre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mathieu Dufain.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Mathieu DUFAIN</name>
            <uri>http://mathieudufain.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Vent de réforme au Goncourt</title>
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        <id>tag:mathieudufain.hautetfort.com,2008-01-09:1401467</id>
        <updated>2008-01-09T13:15:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-09T13:15:00+01:00</published>
        <summary>  Une démission, la mise en place d’un honorariat, une réforme des statuts,...</summary>
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          &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Une démission, la mise en place d’un honorariat, une réforme des statuts, une modification du règlement du Goncourt ... &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Mais qu’arrive t-il donc à notre plus célèbre académie littéraire.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Si l’on suit les débats de la dernière réunion de l’académie Goncourt, désormais ne pourront voter que les membres présents. Saluons ici cette mesure puisque cette seule mesure permet enfin de donner un gage de respect vis-à-vis des libraires qui sont tributaires des différents prix littéraires.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Mais pourquoi donc tout cet ensemble de mesures n’arrive que maintenant. Il y a une réponse possible parmi d’autres&amp;nbsp;: l’attribution du prix Renaudot à Daniel Pennac pour &lt;em&gt;Chagrin d’école&lt;/em&gt;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Cette attribution a remuée l’académie Goncourt et réveillée cette concurrence entre les prix littéraires. &lt;em&gt;Chagrin d’école&lt;/em&gt; est en tête des ventes depuis plusieurs semaines et le Goncourt ne souhaite pas se laisser marginaliser d’une telle façon. De vieux conflits sont résiduels entre les membres des deux jurys et le&amp;nbsp;prix Goncourt ne souhaite pas devenir le prix littéraire qui ne vend pas ou moins bien que les autres prix.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Le prix Renaudot 2007 a déclenché une véritable contre-offensive de l’académie Goncourt. On ne peut que saluer cette réforme puisque, ne l’oublions pas, le prix Goncourt est un prix littéraire qui est relaté dans beaucoup de pays étranger. Au même titre que le prix Pulitzer.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Que cette réforme serve donc la littérature et ses acteurs.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mathieu Dufain&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Mathieu DUFAIN</name>
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        <title>La rentrée littéraire</title>
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        <updated>2008-01-05T14:20:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-05T14:20:00+01:00</published>
        <summary>  Des centaines de livres vont, ces jours-ci, approvisionner les librairies....</summary>
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          &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Des centaines de livres vont, ces jours-ci, approvisionner les librairies. Certains pensent que c’est beaucoup, d’autres pensent le contraire et puis d’autres gens n’en pensent rien ou ne s’en préoccupent pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Soyons réaliste&amp;nbsp;! Personne, à aujourd’hui, ne peut lire l’ensemble des ouvrages qui paraissent. Ni les critiques littéraires, ni les jurys de prix littéraires, ni les lecteurs. Si passionné par la littérature qu’ils soient. La présidente du jury du prix Goncourt, Edmonde Charles-Roux, le reconnait elle-même&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;em&gt;Qui pourrait croire que nous avons entièrement lu les 300&amp;nbsp;romans publiés en septembre&amp;nbsp;? &amp;nbsp;»&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/livres/2008/01/03/03005-20080103ARTFIG00385-vent-de-reforme-au-goncourt-.php&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#00CCFF&quot;&gt;(Le Figaro du 03 janvier)&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;. Au moins, c’est honnête de sa part.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Comme chacun le sait, le nombre important de livres nécessite donc de faire des choix, des priorités, des coups de cœurs. Ces nombreuses sorties ont donc fait naître un système de promotion des livres basé sur les médias et sur le relationnel. Avec quelques exceptions, certes. Ainsi, les livres qui se vendront le mieux est proportionnel au nombre de passages dans les médias&amp;nbsp;; les livres qui se vendront le mieux seront ceux qui auront eu une promotion soutenue.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Cela est un constat que chacune et chacun peut faire de lui-même. En même temps, un lecteur ne peut pas s’intéresser et acheter un livre dont il ne connait pas l’existence.&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Mais alors, quelle peut-être la solution pour que chaque personne qui écrive et qui est publiée soient lue&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Il n’existe aucune solution miracle si ce n’est de continuer à écrire, publier et promouvoir. Garder la&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;foi&amp;nbsp;&quot; en quelque sorte. Cela peut paraitre défaitiste mais un écrivain écrit avant tout pour lui. Pour exprimer quelque chose d’une façon personnelle ou collective. Et là est l’important. Parce que son expression écrite signifie pour lui un sens, une destinée pourrait-on dire, un chemin.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Car ne l’oublions pas, la littérature est une continuité.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;Bonne lecture.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mathieu Dufain.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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