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            <name>Paul Arrieu</name>
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        <title>BAUMEL  III - 2</title>
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        <updated>2008-07-02T11:17:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-02T11:17:00+02:00</published>
        <summary> Jacques Baumel, biographie. Toisième partie.         2 - Contre vents et...</summary>
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           Jacques Baumel, biographie. Toisième partie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; 2 - Contre vents et marées&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;La Présidence du Conseil général&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On vote beaucoup en 1973 : au printemps, élections législatives; à l’automne, élections cantonales.&lt;br /&gt; Les conseillers généraux sont à cette époque élus pour 6 ans, renouvelables par moitié tous les 3 ans. 1&lt;br /&gt; En 1973, Jacques Baumel, président du Conseil général depuis 1970, doit remettre en jeu sa place à la tête du département, en vertu de ce texte :&lt;br /&gt; “ A l’ouverture de la session qui suit chaque renouvellement triennal, le Conseil général, réuni sous la présidence du plus âgé de ses membres, le plus jeune faisant fonction de secrétaire, nomme, dès la première séance, au scrutin secret et à la majorité absolue son président, 3 vice-présidents, un quêteur, 3 secrétaires.”&lt;br /&gt; Deux jours plus tôt, le 1er octobre 1973, le maire de Rueil-Malmaison a eu la joie d’ouvrir dans sa commune une nouvelle crèche, la crèche familiale Jean-Jacques Rousseau. Le 3 octobre, le même homme, Président du Conseil général sortant, vit des événements beaucoup moins agréables.&lt;br /&gt; La séance de l’assemblée départementale commence par les récriminations de l’opposition de gauche, qui se plaint du découpage des cantons, responsable à ses yeux des médiocres résultats qu’elle a enregistrés. Les explications sont longues.&lt;br /&gt; Le président Lagravère, doyen d’âge, s’impatiente et demande abruptement quels sont les noms des candidats aux fonctions de président du Conseil général pour les trois ans à venir.&lt;br /&gt; “ M. le Président, lui répond M. Graziani, au nom des deux formations qui constituent la majorité départementale, je propose la candidature de Charles Pasqua.”&lt;br /&gt; M. Ducoloné propose Lucien Lanternier (élu communiste de Gennevilliers).&lt;br /&gt; Résultats du vote au scrutin secret :&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; - Charles Pasqua&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;27 voix&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; - Lucien Lanternier&amp;nbsp; &amp;nbsp;12 voix&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; - Jacques Baumel&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; 1 voix&lt;br /&gt; Le discours de l’heureux élu va-t-il adoucir l’amertume&amp;nbsp; de celui qui, sans avoir été candidat, a obtenu une voix ?&lt;br /&gt; Charles Pasqua rend d’abord hommage au doyen d’âge, et poursuit : “ Mais je dois également remercier notre ami le Président Jacques Baumel auquel je succède à ce fauteuil. ”&lt;br /&gt; L’orateur esquisse ensuite le bilan positif de tout ce que le Conseil général a réalisé&amp;nbsp; “à son impulsion, sous son initiative.”&lt;br /&gt; Cette tirade est applaudie. Jacques Baumel sourit, mais fort peu de temps. “ Dans d’autres assemblées, enchaîne Pasqua, dans d’autres instances, certains de nos amis, et notamment un des&amp;nbsp; plus&amp;nbsp; éminents, je veux citer le président Peretti, en son temps, ont demandé la limitation du cumul des mandats. La preuve est effectivement apportée que les charges de plus en plus lourdes qui s’attachent aux mandats locaux, départementaux, régionaux ou nationaux, ne permettent pas d’accomplir comme on le voudrait, et au mieux des intérêts généraux, les tâches qui sont dévolues à chacune de ces fonctions lorsqu’elles sont trop multiples. ”&lt;br /&gt; Est-ce là des considérations d’ordre général?&lt;br /&gt; Pasqua pourrait-il citer quelqu’un qui n’aurait pas accompli au mieux les fonctions à lui dévolues?&lt;br /&gt; “ Au cours de ces trois années, insiste Pasqua, notre ami le Président Jacques Baumel, a pu expérimenter, étant lui-même maire de Rueil, député à l’Assemblée nationale, président du Conseil général, occupant sur le plan national des fonctions ministérielles, combien il était difficile de concilier ces différentes tâches, et en tout cas comme il était difficile de les mener de front. Il en a tiré les conclusions et a décidé de ne pas demander le renouvellement de son mandat. Ce sont les conditions dans lesquelles je lui succède, et je lui dis une nouvelle fois nos remerciements. ”&lt;br /&gt; Le cumul des mandats n’ayant jamais frappé un homme politique comme une malédiction tombée du ciel, mais résultant toujours d’une multiplicité de candidatures librement acceptées,&amp;nbsp; Baumel peut se demander si Pasqua ne se paye pas sa tête en plus de lui prendre sa place.&lt;br /&gt; En vérité, il comprend fort bien que “son ami” Charles ne peut pas exposer sincèrement les raisons et les conditions de son accession à la présidence du Conseil général.&amp;nbsp; Voilà un homme qui a fait une partie de sa carrière dans le secteur privé. Il a été directeur des ventes de la société Ricard,&amp;nbsp; avant&amp;nbsp; de&amp;nbsp; créer sa propre entreprise et de lancer avec succès un nouvel apéritif, &lt;i&gt;l’Américano Gancia&lt;/i&gt; . En renonçant à ces activités, il a sacrifié de confortables revenus que les indemnités de sénateur, puis de député, parvenaient mal à compenser. Sanctionné par les électeurs de Levallois-Perret, allait-il rester, simple conseiller général, pratiquement privé de ressources? Non, car l’indemnité de président du Conseil général 2 est égale à celle du maire d’une ville de plus de 100 000 habitants, fort proche de celle d’un parlementaire. Mais comment l’obtenir? Comment parvenir au fauteuil convoité? Pasqua, UDR, secrétaire de la fédération des Hauts-de-Seine, a réussi dans cette entreprise parce que son influence au cœur de l’organisation politique majoritaire en France n’a cessé de grandir au cours des dernières années. Il a, dans son discours, cité Achille Peretti, qui a succédé à Chaban à la présidence de l’Assemblée nationale. Il aurait pu nommer aussi René Tomasini, secrétaire général de l’UDR avant Peyrefitte, ou Alexandre Sanguinetti, ancien ministre, qui prendra bientôt la tête de ce parti. Charles Pasqua et ces trois fortes personnalités constituent le “clan des Corses” , tout puissant dans la mouvance gaulliste. Le temps n’est plus (c’était de 1962 à 1967) où Baumel dirigeait le mouvement, ayant Tomasini pour adjoint.&amp;nbsp; Aujourd’hui, prié de céder la place, le “baron” Jacques Baumel doit obtempérer.&lt;br /&gt; C’est ainsi&amp;nbsp; que vivent les partis.&lt;br /&gt; Pasqua a obtenu ce qu’il voulait, mais une ombre ternit la satisfaction de ce gaulliste “pur et dur”. En effet, le conseiller Graziani, qui a présenté sa candidature, l’a fait au nom “des deux formations qui constituent la majorité départementale”, de même qu’elles constituent la majorité nationale, à savoir l’UDR et les Républicains indépendants du&amp;nbsp; détestable&amp;nbsp; Giscard&amp;nbsp; d’Estaing, l’homme du “Oui, mais “ et du “Non” au référendum du Connétable.&lt;br /&gt; Pour devenir président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Pasqua a eu besoin des voix des RI, et en particulier de celle de l’influent Jean-Pierre Fourcade, maire de Saint-Cloud, ancien directeur adjoint du cabinet de Giscard d’Estaing.&lt;br /&gt; Ainsi va la politique.&lt;br /&gt; Cette même année 1973, Henri Frenay, le chef de “Combat” aux heures sombres de l’Occupation, fait paraître un très bel ouvrage, &lt;i&gt;La Nuit finira&lt;/i&gt;. Ce sont des “Mémoires de Résistance” dont nous avons évoqué un paragraphe (page 65) traitant de l’amitié en politique : il y là quelques réflexions amères mais justes d’un aîné et d’un maître qui ne laissent certainement pas son disciple Jacques Baumel indifférent.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;La “trahison” de Chirac&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Simple conseiller général, Jacques Baumel reste bien sûr député-maire, mais il a quand même perdu l’un des plus beaux fleurons de sa couronne républicaine.&lt;br /&gt; Il va devoir hélas essuyer d’autres déconvenues en cette fin d’année 1973, et tout d’abord à l’occasion des assises de l’UDR, qui ont lieu à Nantes, au mois de novembre.&lt;br /&gt; Le climat de ce congrès est détestable pour tous les participants, mais plus particulièrement pour l’ancien secrétaire général pour qui le mot “Union” garde un sens. Or, la fin désormais annoncée du président Pompidou sème le trouble et le désordre dans les rangs de la majorité.&lt;br /&gt; Au lendemain des élections législatives, les Réformateurs ont envisagé de rallier la coalition menée par l’UDR, mais il sont finalement restés dans l’opposition, où les tenants du programme commun deviennent, jour après jour, de plus en plus dangereux.&lt;br /&gt; Et que fait l’UDR devant ces menaces? Elle se laisse aller à des querelles de clan.&lt;br /&gt; A sa tête, Sanguinetti, qui a remplacé Peyrefitte, qui avait, on le sait, remplacé Tomasini, ne tient pas ses troupes. Les gaullistes historiques comme Jacques Baumel ont quelque peine à se faire entendre mais les jeunes néo-gaullistes et autres pompidoliens ne sont guère plus heureux. En veut-on un exemple?&lt;br /&gt; “Le ministre de l’Agriculture, Chirac, avait été hué (au congrès de Nantes) quand il s’était écrié : “Il nous faut relever le défi de la subversion morale”, car les militants avaient cru comprendre qu’il s’attaquait encore à la Nouvelle société (...) Si la foule des congressistes en voulait tant au ministre de l’Agriculture, c’est parce qu’elle se souvenait que, le 13 août dernier, il avait, malencontreusement, déclaré au Point :&amp;nbsp; “Si M. Pompidou venait à disparaître, je serais giscardien.”&amp;nbsp; Chirac, l’ennemi affiché de Chaban, se déclarait donc giscardien 3&amp;nbsp; ! ”&amp;nbsp; La honte !...&lt;br /&gt; Puis les événements vont se précipiter. Des grèves éclatent un peu partout en France, sur fond de crise pétrolière et de crise monétaire internationale. Au mois de février 1974, le Président accepte la démission de Messmer, mais c’est pour le nommer une troisième fois Premier ministre, et lui adjoindre Jacques Chirac au ministère de l’Intérieur.&lt;br /&gt; Le nouveau gouvernement commence à peine à tenter de mettre en œuvre quelques mesures susceptibles de redresser la situation économique et sociale lorsque, le 2 avril , la mort brutale de Georges Pompidou l’oblige à organiser des élections présidentielles.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Douze prétendants (d’Arlette Laguiller à Jean-Marie Le Pen) se présenteront au premier tour.&amp;nbsp; &amp;nbsp;Trois&amp;nbsp; d’entre eux&amp;nbsp; se détachent&amp;nbsp; rapidement :&amp;nbsp; Jacques Chaban-Delmas,&amp;nbsp; Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand.&lt;br /&gt; Ce dernier, candidat unique de la gauche, s’appuie sur un “programme commun” datant de 1972 mais qu’il a eu tout le temps de peaufiner.&lt;br /&gt; Les sondages sont en sa faveur.&lt;br /&gt; Face à ce redoutable adversaire, la droite a essayé de s’accorder sur le nom d’un seul candidat pour représenter la majorité présidentielle. Messmer, sollicité, aurait accepté si Chaban et Giscard s’étaient effacés. Mais Chaban est le premier à se lancer dans la bataille, Giscard le suit, Messmer renonce. Tous les gaullistes historiques se rangent alors derrière le tenant de la Nouvelle société, car il est malgré tout un authentique “baron”,&amp;nbsp; même si certains le soupçonnent de gauchisme. C’est ainsi que Jacques Baumel se retrouve aux côtés de ses amis Debré, Guichard, Sanguinetti, et dans le sillage de Pasqua, pour soutenir celui auprès duquel il a été Secrétaire d’État.&lt;br /&gt; Un coup de théâtre met à mal cette belle unité : Chirac prend parti pour Giscard, affirmant que, si Chaban le devance au premier tour, Mitterrrand l’emportera au second. Colère de l’UDR! Réunion du bureau exécutif. Poujade demande que Chirac soit exclu du parti. Sanguinetti fait remarquer qu’il n’en a jamais eu la carte. Ce Chirac n’est qu’un néo-gaulliste, issu du pompidolisme... Peut-être, mais il est assez influent pour produire “L’appel des 43”, un texte en faveur de Giscard, et dont 33 des 43 signatures sont celles de députés UDR.&lt;br /&gt; Le 5 mai, Mitterrand recueille 43% des voix, Giscard 32%, Chaban 15%. Chaban s’efface et le 19 mai Valéry Giscard d’Estaing devient président de la République. 4&lt;br /&gt; La droite l’a emporté. Est-elle pleinement satisfaite?&lt;br /&gt; “Les chabanistes continueront longtemps de penser que, sans Chirac, leur homme aurait été élu et que le destin du pays aurait été tout autre 5 .”&lt;br /&gt; Et Jacques Baumel se dit que, dans ce cas, son destin personnel aurait été bien différent. N’a-t-il pas l’étoffe d’un ministre de premier rang?.&lt;br /&gt; Toutefois, pour l’heure, pour se consoler, sans doute partage-t-il aussi ce sentiment, commun à l’ensemble du “personnel politique de l’UDR”, à savoir&amp;nbsp; “qu’après tout Chirac n’a pas si mal joué puisque en cas de victoire de Chaban, c’était bien une victoire de l’UDR, mais, qu’en cas de victoire de Giscard, grâce à Chirac, l’UDR était tout de même, un peu, présente à l’arrivée.” 6&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;La renaissance du Rassemblement&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A Rueil-Malmaison, la préparation et l’organisation des élections présidentielles n’ont en rien ralenti le rythme allègre des travaux du conseil municipal.&lt;br /&gt; Au cours du second semestre de l’année 1973 ont été votés l’aménagement du CES des Bons Raisins, la création d’un secteur d’architecture protégée Place de l’Église, la construction d’un Centre d’Action sociale rue d’Estienne d’Orves.&lt;br /&gt; Quand il faut, M. le Maire n’hésite pas à recourir à des mesures impopulaires, celle prise le 22 octobre, par exemple, à savoir : “Stationnement payant dans le Centre Ville à l’aide de parcmètres et d’horloges horodatrices”.&lt;br /&gt; Et que ceux qui ne sont pas contents le disent, ils apprendront à connaître leur maire ! A l'occasion, Baumel se départit de son sourire courtois, c'est le moins que l'on puisse dire. Il se fâche parfois. Bon nombre d'employés de la mairie savent ce qu'il en coûte de ne pas exécuter vite et bien ce qu'il a décidé.&lt;br /&gt; Le périmètre d’implantation des premiers horodateurs a donc été adopté à l‘unanimité.&lt;br /&gt; D’autres décisions du conseil municipal sont beaucoup mieux accueillies, comme par exemple, après la création du centre culturel Edmond Rostand, l’ouverture d’un théâtre, l‘ELAM (Espace Loisirs Arts Malmaison), devenu depuis le TAM (Théâtre André Malraux).&amp;nbsp; Dès 1974, cette salle connaît le succès.&lt;br /&gt; Cette même année 1974&amp;nbsp; commence la construction du groupe scolaire George Sand et l’extension de l’école maternelle Charles Perrault.&lt;br /&gt; Pour ce qui est de la petite enfance, la commune a un retard considérable, que Jacques Baumel veut à tout prix combler : aux crèches Henri Dunant et Jean-Jacques Rousseau, déjà ouvertes, vient s’ajouter une crèche collective de 60 berceaux avenue Albert 1er. Une autre crèche, rue Hippolyte Bisson, remplacera celle du square de la mairie. Une autre ouvrira rue Jean Le Coz.&lt;br /&gt; Mais l’attention donnée aux bébés n’est nullement exclusive. Dans sa séance du 17 juin 1974, le conseil municipal accorde une garantie communale à une société de HLM qui construira 114 logements et une résidence pour personnes âgées&amp;nbsp; de 76 chambres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lorsqu’il passe de sa mairie au Palais Bourbon, Jacques Baumel change davantage de cadre que de préoccupation, car il est à l’Assemblée membre de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales. Et si, le 26 juin, il pose au gouvernement une question “relative aux grèves dans les centres de tri postaux”, le 28 novembre, il prend part à une “discussion générale” portant sur un sujet moins ponctuel&quot;.&lt;br /&gt; Il s’agit en effet du “projet de loi relatif à l’interruption volontaire de la grossesse.”&lt;br /&gt; Quelle est sa position sur cette importante question?&lt;br /&gt; Celui qui, dans sa commune, ouvre des crèches, “estime que les dispositions dissuasives du projet sont trop modestes.” 7&lt;br /&gt; Ainsi travaille notre député-maire, sans négliger ses fonctions de conseiller général.&amp;nbsp; Mais il lui faut aussi affronter la tourmente qui continue d’agiter l’UDR. Il est bien difficile&amp;nbsp; à cette époque d’échapper à la politique politicienne quand on est un membre influent du parti dominant, qui se déchire.&lt;br /&gt; Les tracas commencent avec la formation&amp;nbsp; du&amp;nbsp; gouvernement. Le détestable Giscard, antigaulliste notoire, a été élu avec des voix gaullistes, grâce à Chirac. Quel premier ministre choisira-t-il pour amadouer l’UDR? Il pense, dit-on, à Olivier Guichard, et cet accommodement ne paraît pas impossible car l’éminence grise du Président,&amp;nbsp; Michel Poniatowski,&amp;nbsp; est&amp;nbsp; parent&amp;nbsp; par alliance d’Olivier Guichard, la fille de celui-ci ayant épousé le fils de celui-là. De fait, Giscard nomme Chirac, et, au sein de l’UDR, les murmures&amp;nbsp; des “barons”, hostiles au nouveau chef de l’État, se transforment en diatribes qui n’épargnent pas le jeune premier ministre issu de leurs rangs. L’un et l’autre sont accusés de tout faire pour casser en deux un grand parti, héritier du Rassemblement&amp;nbsp; créé par de Gaulle et ses partisans les plus fidèles.&lt;br /&gt; La composition du gouvernement n’offre rien qui puisse adoucir la rancœur de ceux qui ont soutenu Chaban, Giscard ne nommant que quatre ministres UDR sur quinze. Si l’on en croit les échotiers, ces promus ne sont pas des hommes d’État de premier plan, mais des “zozos”, à qui les portefeuilles les plus prestigieux ne pourraient être confiés. En revanche, les partisans les plus proches du Président accèdent aux grands ministères, Michel Poniatowski, par exemple, seul ministre d’État, à l’Intérieur, et Jean-Pierre Fourcade&amp;nbsp; aux Finances.&lt;br /&gt; En ce moment, les rapports sont particulièrement mauvais entre Chirac, Premier ministre mais aussi tête de file de tous les néo-gaullistes issus du pompidolisme, nombreux à l’UDR, et les “barons”,&amp;nbsp; qui ont aussi leurs troupes. Ces derniers s’apprêtent à refuser d’apporter leur soutien au gouvernement.&lt;br /&gt; Chirac, évoquant le pouvoir qu’ils ont si longtemps exercé, déclare : “Les Français en ont marre de ces quinze types qui ont fait un hold-up sur l’État”.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Pour les supplanter, il peut compter sur Tomasini, qu’il a réussi à faire nommer secrétaire d’État aux relations avec le parlement. Mais l’ancien chef de l’UDR ne parvient guère à faire évoluer en faveur du Premier ministre les sentiments que lui portent les gaullistes.&lt;br /&gt; C’est alors qu’intervient Charles Pasqua. Le président du Conseil général des Hauts-de-Seine s’est prononcé pour la candidature de&amp;nbsp; Chaban aux élections présidentielles, mais du bout des lèvres, par devoir plutôt que par conviction. La Nouvelle société que lui promettait le Bordelais ne lui convenait guère, il la jugeait peu gaullienne. Le choix de Jacques Chirac ne l’a donc pas choqué. Aujourd’hui, Giscard, dont le règne débute par quelques déplaisantes&amp;nbsp; fantaisies comme le ralentissement&amp;nbsp; du rythme de la Marseillaise, annonce des réformes pires que celles voulues par Chaban. Son âme damnée, le combatif Poniatowski, tient un discours socialisant. L’un et l’autre travaillent à l’avènement d’un puissant centre-gauche, fondé sur le démantèlement du parti gaulliste. Qui pourrait croire que Jacques Chirac aurait, par ambition personnelle, déserté le camp de Chaban pour servir une telle politique? Bon nombre de barons sans doute, mais pas Charles Pasqua.&lt;br /&gt; Chirac et Pasqua se rencontrent, apprennent à se mieux connaître, et tombent d’accord pour prendre en main et renforcer l’UDR, afin de combattre la giscardisation du gaullisme et des rouages de l’État.&lt;br /&gt; Quelle sera la stratégie? Pasqua et Tomasini, les&amp;nbsp; “Corses du Premier ministre”, se rappellent au bon souvenir d’un autre membre du “Clan”, Alexandre Sanguinetti.&amp;nbsp; Celui-ci, secrétaire général du parti gaulliste, accepte d’assister Pasqua dans le travail qu’il entreprend aussitôt pour revigorer le Mouvement,&amp;nbsp; en&amp;nbsp; relançant l’activité de toutes les cellules départementales.&lt;br /&gt; Le 22 juin 1974, Pasqua réunit à Paris les responsables départementaux&amp;nbsp; de&amp;nbsp; l’UDR&amp;nbsp; afin de&amp;nbsp; leur&amp;nbsp; exposer quelle chance c’est pour le parti d’avoir à Matignon un gaulliste fidèle. Durant tout l’été de la même année, il parcourt la France, de fédération en fédération, s’efforçant à chaque étape de démontrer que Chirac est le seul qui puisse s’opposer efficacement à tout ce que le giscardisme peut avoir de nuisible.&lt;br /&gt; Ces efforts seront couronnés de succès le 14 décembre, à l’occasion de la réunion du comité central de l’UDR. Ce jour-là, le secrétaire général du parti, Sanguinetti, donne sa démission, Pasqua et Chirac (et, toujours dans l’ombre, Juillet et Marie-France Garaud) l’en ayant instamment prié. Lorsque Jacques Chirac présente sa candidature à la succession, les barons protestent avec véhémence. Chaban parle de “pantalonnade”, d’autres crient au “coup d’État”, Debré propose une direction collégiale, d’autres voudraient lancer Olivier Guichard dans la bataille... Finalement, pris de court, ceux qui ne veulent pas que le Premier ministre de Giscard soit à la tête du Mouvement ne trouvent à lui opposer qu’un militant obscur, député du Nord, Jacques Legendre. Et l’on vote, et Jacques Chirac l’emporte, par 57 voix contre 27.&lt;br /&gt; Alors Chaban, s’adressant à ceux qui l’ont élu, leur lance : “Vous avez offert le gaullisme à Ganelon”.&lt;br /&gt; La suite ne touche qu’indirectement la carrière de Jacques Baumel qui nous intéresse ici. Notons cependant quelques dates importantes... Le 12 janvier 1975, Chirac fait savoir aux membres de l’UDR que c’est lui qui accordera les investitures aux prochaines législatives, ce qui donne à réfléchir à ceux qui le soutiennent mollement.&lt;br /&gt; Le 15 juin&amp;nbsp; de la même année,&amp;nbsp; il&amp;nbsp; renonce&amp;nbsp; au secrétariat général de l’UDR, afin de se situer nettement au-dessus des partis, à la tête du gouvernement. Mais ce geste n’améliore en rien la qualité de ses&amp;nbsp; relations avec le président de la République. Qu’il s’agisse de l’inflation, du déficit budgétaire, du chômage, des faillites et des dépôts de bilan ou de la “loi Veil”, l’Élysée et Matignon sont en désaccord sur la plupart des sujets, si bien qu’en 1976 , le 25 août, Jacques Chirac démissionne.&lt;br /&gt; Cette décision rehausse son image aux yeux des gaullistes les plus antigiscardiens et, lui laissant du temps, lui permet de reprendre en main l’UDR.&lt;br /&gt; Le 15 septembre, dans &lt;i&gt;La lettre de la Nation,&lt;/i&gt; il lance un premier “appel” : “Une fois de plus, mes compagnons, nous allons engager un combat décisif...” Le 3 octobre, c’est “l’appel d’Égletons” : “Je m’adresse à tous les Français sans exclusive aucune pour que se constitue le vaste mouvement populaire que la France a toujours su tirer de ses profondeurs lorsque le destin paraissait hésiter...”&lt;br /&gt; Quel ton! Quel gaulliste resterait insensible à ces accents qui rappellent la voix du Général?&lt;br /&gt; Les barons, fidèles à Chaban, hésitent encore, mais leur rancune faiblit.&lt;br /&gt; Le 5 décembre se tiennent les assises d’un mouvement qui se nomme UDR à l’ouverture et RPR (Rassemblement pour la République) avant le soir.&lt;br /&gt; Celui qui a proposé ce changement d’appellation prononce un grand discours pour attaquer vivement l’opposition de&amp;nbsp; gauche, cela va de soi, pour affirmer que le Rassemblement continuera de faire partie de la majorité, évidemment, mais en développant ces deux points, il multiplie les critiques à l’égard de la politique giscardienne. Les électeurs trancheront à l’occasion des prochaines consultations électorales, haut les cœurs compagnons!&lt;br /&gt; Cet orateur, c’est Jacques Chirac, bien sûr, élu ce même jour président du Rassemblement qu’il vient de créer avec 96,5% des voix.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Le fauteuil de Nanterre&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L’attention accordée aux démêlés qui agitent la majorité présidentielle nous ont fait oublier l’opposition qui s’organise et progresse durant cette période, comme en témoignent les résultats des cantonales de mars 1976.&lt;br /&gt; La défaite des partis au pouvoir est cuisante. 8&lt;br /&gt; Dans les jours qui suivent, la droite cède à la gauche la présidence du Conseil général dans quinze départements.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pasqua compte parmi les battus. Il ne dirigera plus les débats de l‘assemblée des Hauts-de-Seine.&amp;nbsp; Il doit abandonner son fauteuil de Nanterre, mais en ce qui le concerne, l’échec est plus sévère que pour les autres, car il perd aussi son mandat de simple conseiller. Son adversaire communiste, Parfait Jans, qui l’avait déjà chassé de la mairie de Levallois-Perret le chasse maintenant du canton. Voilà ce qu’il en coûte de négliger son pré carré électoral pour parcourir la France au service de Jacques Chirac.&lt;br /&gt; Jacques Baumel, lui, a été superbement réélu, compte tenu du contexte, dès le premier tour, avec 51,90 % des voix.&lt;br /&gt; Quels sentiments éprouve-t-il à l’ouverture de la séance du Conseil général qui suit les élections, le 17 mars? Est-il très affecté par le recul de son parti et la déconfiture de son ami Pasqua?&lt;br /&gt; Le doyen d’âge, M. Pinchaux, souhaite une heureuse retraite à M. le président Lagravère, précédent doyen d’âge, premier Président du 92 , et, après le rappel des “textes”, il donne la parole à M. Graziani.&lt;br /&gt; “&lt;b&gt;M. Graziani&lt;/b&gt; . - Nous présentons la candidature à la présidence du Conseil général de Jacques Baumel....”&lt;br /&gt; Avant le scrutin, M. Lanternier, candidat communiste, demande que soient abordées des questions urgentes... Il voudrait voir se démocratiser le fonctionnement du Conseil général...&amp;nbsp; Il&amp;nbsp; souligne&amp;nbsp; les revers de la droite... Nomme Pasqua... Dénonce le découpage des cantons qui maintient la gauche dans l’opposition alors qu’elle a recueilli 54,5% des suffrages...&lt;br /&gt; Rappel à l’ordre du doyen d’âge. On vote.&lt;br /&gt; Jacques Baumel obtient 22 voix, Lucien Lanternier 17 .&lt;br /&gt; Peu après, “ M. Baumel prend place au fauteuil de la présidence.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;M. Baumel&lt;/b&gt; . - Mes chers collègues, Monsieur le Préfet, au moment précis où j’accède pour la deuxième fois à votre présidence, vous me permettrez, j’en suis sûr, d’adresser mes premiers mots à tous nos collègues qui par leur vote de confiance m’ont permis d’accéder à cette responsabilité dont je mesure, croyez-moi, les difficultés beaucoup plus que les charmes.&lt;br /&gt; Je veux également, non seulement parce que c’est conforme aux usages, mais parce que cela répond à mon sentiment personnel et profond, rendre hommage à l’action et à l’œuvre de mon prédécesseur qu’un sort contraire a écarté de notre Assemblée...&lt;i&gt;(Rires à gauche.)&lt;/i&gt; ”&lt;br /&gt; Le président ne pose aucune question sur le sens de ces rires et poursuit, imperturbable :&lt;br /&gt; “... mais qui, pendant les trois ans où il a assuré la présidence de notre Conseil général, a eu une tâche extrêmement difficile...”&lt;br /&gt; L’orateur salue ensuite tous ceux qui ont quitté le Conseil général, puis il souhaite la bienvenue aux nouveaux membres, et conclut :&lt;br /&gt; “Alors, voilà! la campagne est terminée, cette campagne, d’ailleurs, je&amp;nbsp; note&amp;nbsp; qu’elle&amp;nbsp; a&amp;nbsp; été&amp;nbsp; finalement dans le département extrêmement calme...&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Mme Cohen .&lt;/b&gt;- Ce n’était pas le cas à Levallois-Perret!...(Mme Cohen est l’élue du canton de Levallois-Perret Nord, mais son exclamation vise aussi, et surtout, le canton de Levallois-Peret Sud d’où Parfait Jans a chassé Charles Pasqua.)&lt;br /&gt; &lt;b&gt;M. le Président&lt;/b&gt; . - Maintenant la page est tournée, nous sommes réunis dans cette salle pour essayer d’œuvrer tous ensemble et de travailler dans l’intérêt du département. ”&lt;br /&gt; Avant d’aborder la suite de l’ordre du jour, l’orateur tient à souligner dans quelles conditions il vient de retrouver son fauteuil.&lt;br /&gt; “ Cette élection, de par ma volonté, de par la volonté de ceux qui m’ont fait confiance, à laquelle je suis très sensible, est une élection d’union, puisque, issu d’un des mouvements de la majorité, d’un des groupes, j’ai recueilli sur mon nom la totalité des voix de la majorité et c’était une chose à laquelle je tenais beaucoup...”&lt;br /&gt; A Jean-Pierre Fourcade d’apprécier cette remarque, lui qui est conseiller général de Saint-Cloud,&amp;nbsp; mais aussi ministre des Finances,&amp;nbsp; souvent en conflit avec Chirac.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Quoi qu’il en ait dit en début de séance, Jacques Baumel tient&amp;nbsp; à se démarquer de son prédécesseur :&lt;br /&gt; “ Je crois qu’il est absolument nécessaire que nous laissions au vestiaire un certain nombre de pratiques dont j’ai souffert comme beaucoup d’autres dans les années précédentes et, dans le respect des opinions que j’ai toujours pratiqué, dans la volonté très ferme d’affirmer nos idées - ce qui est la notion même de démocratie et qui est la condition même de notre présence ici - je pense que les invectives, les attaques, les passions doivent être écartées de nos débats. ”&lt;br /&gt; Mais prendre ses distances ne signifie en rien se désolidariser, la preuve :&lt;br /&gt; “Depuis neuf ans, nous avons fait (six ans sous ma conduite, trois ans sous celle de Pasqua) une œuvre je crois très remarquable en commun pour essayer de doter ce département des équipements sociaux collectifs qui lui manquaient et qui, aujourd’hui, en font un département des mieux équipés de la région parisienne - il&amp;nbsp; faut&amp;nbsp; aller plus loin, il faut envisager une politique plus audacieuse et en même temps plus imaginative.”&lt;br /&gt; L’orateur dégage “quelques lignes de force de cette politique...“ (environnement, sécurité, “humanisation des rapports entre l’Administration et le public”), puis il donne la parole à M. Jans.&lt;br /&gt; “ &lt;b&gt;M. Jans&lt;/b&gt; . - Monsieur le Président, pour répondre à votre appel à l’humanisation de notre action, je propose au Conseil général d’ajouter un vœu d’urgence à notre ordre du jour, à propos de l’interruption temporaire des expulsions qui intervient chaque année durant la période hivernale et qui a pris fin le 15 mars. Des milliers de famille sont à nouveau directement menacées par cette mesure inhumaine.&lt;/p&gt; &lt;b&gt;M. le Président&lt;/b&gt; . - Monsieur Jans, vous me permettez de vous interrompre très courtoisement (...) Il y a un ordre du jour qui a été fixé, je vous demande de le respecter. Commençons par bien travailler en démarrant notre nouvelle existence .”&lt;br /&gt; Courtoisie et fermeté : Monsieur le Président n’a pas changé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Le cumul des mandats&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Jacques Baumel sait, il l’a dit, que la présidence du Conseil général offre plus de difficultés que de charmes, mais, à la différence de 1973, il n’en a pas tiré la conclusion qu’il devait renoncer à cette fonction, faute peut-être d’avoir été bien conseillé par son ami Pasqua.&lt;br /&gt; Un coup d’œil à son agenda met en lumière les problèmes que peut poser le cumul des mandats.&lt;br /&gt; La prochaine réunion de l’Assemblée départementale aura lieu le 7 avril : le nouveau président devra y donner une nouvelle impulsion à la mise en œuvre du Deuxième Plan Quinquennal.&lt;br /&gt; Mais avant, le 2 avril, il devient à l’Assemblée nationale membre de la commission des affaires étrangères.&lt;br /&gt; Notons au passage qu’il appartient désormais au groupe RPR, qui a remplacé, on l’a vu, le groupe UDR.&lt;br /&gt; Le 22 avril, de retour au palais Bourbon après avoir siégé le 7 à Nanterre, il intervient dans la discussion portant sur un projet de loi relatif à la protection de la nature.&lt;br /&gt; Le 27 avril, dans sa bonne ville de Rueil-Malmaison, il fait voter par le conseil municipal, entre autres projets, le transfert du Conservatoire Municipal de Musique à l’École Jean Jaurès, la construction d’une nouvelle école rue Cramail, la réalisation de divers emprunts (dont un de 4 500 000 F en vue de poursuivre les acquisitions des terrains dépendant de la ZAC Noblet-Village.) D’autres décisions portent sur des sommes beaucoup moins importantes, mais il convient de ne rien négliger, M. le Maire doit avoir l’œil à tout. C’est ainsi que l’Amicale des Auvergnats se voit accorder une subvention de 1000F mais celle du Centre équestre sera seulement de 500F.&lt;br /&gt; Moins de dix jours plus tard, le 6 mai, la vie associative de Rueil est bien oubliée. Ce jour-là, Jacques Baumel intervient, à la tribune de l’Assemblée nationale, à l’occasion d’une “déclaration du gouvernement sur la politique étrangère”, et c’est pour déplorer “la situation navrante du livre et des journaux français dans le monde (...) le caractère techniquement peu heureux du choix des émissions sur ondes courtes”. Il faut, selon lui, “faire&amp;nbsp; relever du ministère des affaires étrangères l’ensemble des opérations qui intéressent la France dans le monde”.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette effervescence n’a rien d’exceptionnel.&lt;br /&gt; Les travaux qui l’accaparent à l’automne ne sont pas moins nombreux et variés que ceux qui l’ont occupé au printemps.&lt;br /&gt; Le 15 octobre, il traite au palais Bourbon du “taux de la taxe d’habitation”. Le 26 octobre, il réunit son conseil municipal pour discuter, entre autres sujets, de “l’extension du Centre maritime de Pornichet” (propriété de la commune pour colonies de vacances)&amp;nbsp; Le lendemain, de retour dans la capitale, il prend part à un débat dont le thème est “Équipement et urbanisme”, et, le 3 novembre, il prolonge sa réflexion en intervenant dans un autre débat portant sur la “Qualité de la vie” (environnement, Paris et sa banlieue menacés d’une pollution croissante). Le 9 novembre, toujours à l’Assemblée nationale, mais dans un domaine bien différent, il rappelle “les critiques formulées depuis des années par les rapporteurs à l’égard du budget des affaires étrangères”, et, enfourchant l’un de ses chevaux de bataille favoris, il répète une fois encore que “le livre français ainsi que la presse française demande des solutions concrètes et réelles”. Six jours plus tard, le 15 novembre, il préside une séance du conseil général des Hauts-de-Seine, mais le 19, il doit céder (peut-être à regret) la présidence à son collègue Paul Graziani, car il a l’intention de préparer une nouvelle intervention au parlement. Et le 24 novembre, il pose en effet une “question au gouvernement” portant sur les “crédits affectés à certaines maisons de la culture et à l’aide à certains spectacles : modalité d’attribution de ces crédits; choix parfois contestable de certains spectacles”.&lt;br /&gt; On pourrait croire que ces multiples activités suffisent à remplir le coeur et l’esprit de notre député-maire, de surcroît président&amp;nbsp; d’un important conseil général, mais il n’en est rien : en cette fin d’année 1976, Jacques Baumel, comme la plupart de ses confrères, pense avant tout aux prochaines municipales, qui auront lieu au mois de mars de l’année suivante.&lt;br /&gt; Chez tout homme politique les élections ne constituent-elles pas la préoccupation transcendante?&lt;br /&gt; La campagne ne sera pas facile pour les partis de la majorité.&lt;br /&gt; La situation économique et sociale reste mauvaise.&lt;br /&gt; L’opposition, nous l’avons vu, a gagné les cantonales du mois de mars 1976. La gauche en France est majoritaire et en progression. Georges Marchais a bien essayé de taquiner François Mitterrand à propos des nationalisations, il a menacé de remettre en cause le programme commun qui date de 1972, mais finalement, au mois de juin 1976, les communistes, les socialistes et les radicaux de gauche ont conclu un accord pour présenter des listes d’union aux municipales de mars.&amp;nbsp; “ Dans les 221 villes de plus de 30 000h. en 1977, la gauche socialiste et communiste se présente unie au premier tour dans 202 d’entre elles, soit dans 91% des cas contre 57% en 1971”.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; A droite, bien que le premier parti ait pris le nom de Rassemblement (pour la République, RPR) l’harmonie semble moins facile à établir. Des tiraillements existent chez les gaullistes, Michel Jobert, ancien ministre de Pompidou, ajoute à la confusion en attirant certains d’entre eux vers son Mouvement des démocrates, mais surtout, l’alliance est difficile entre le RPR d’une part, les RI et autres centristes d’autre part, car si le parti de Jacques Chirac soutient le gouvernement de Raymond Barre, il le fait en le critiquant avec pugnacité.&lt;br /&gt; L’affaire de la mairie de Paris brouille davantage les cartes. En application de son nouveau statut, la capitale doit élire un maire,&amp;nbsp; pour la première fois depuis 1871. Sans concertation avec les autres composantes de la majorité présidentielle, les RI giscardiens décident de présenter Michel d’Ornano, maire de Deauville. La majorité gaulliste du Conseil de Paris s’insurge et répond en annonçant la candidature de Jacques Chirac. Et pendant que ces deux personnalités s’apprêtent à en découdre, dans les autres communes&amp;nbsp; de&amp;nbsp; France,&amp;nbsp; les&amp;nbsp; partis&amp;nbsp; de la majorité s’efforcent avec plus ou moins de bonheur de signer des alliances.&lt;br /&gt; A noter aussi la première participation à des élections municipales d’un courant nouveau, celui des écologistes, dont les listes seront présentes dans une trentaine de villes de plus de 30 000 h.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le 13 mars, ces écologistes réussissent une percée, mais les résultats du scrutin sont surtout marqués par une forte poussée de la gauche. Les résultats du 20 mars confirment ceux du 13. 9&lt;br /&gt; “Un grand souffle passe”, déclare Mitterrand.&lt;br /&gt; Mais si Créteil, Antony, Cherbourg, Montpellier, Reims, Nantes, Saint-Étienne, Angers, Montluçon, Tarbes, Brest et soixante autres villes de même importance changent de couleur, Rueil-Malmaison, grâce à Jacques Baumel, compte parmi celles qui ne sont pas emportées par la vague.&lt;br /&gt; Quelle a donc été la stratégie de M. le Maire?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On a vu comment le président du Conseil général des Hauts-de-Seine, après son élection, a tenu à souligner qu’il avait recueilli sur son nom la totalité&amp;nbsp; des voix de la majorité et que c’était une chose à laquelle il tenait beaucoup. On l’a entendu, à l’Assemblée nationale, émettre des réserves lors de la discussion du projet de loi relatif à l’interruption de grossesse, mais il n’en est pas moins un ami de Simone Veil, ministre de la santé, et il l’a invitée dans sa bonne ville pour qu’elle inaugure la crèche des Trianons. Jacques Baumel, solide partisan de l’union, fort doué pour la réaliser lorsque cette charge lui revient, compose sans trop de peine, pour les municipales de 1977, une liste unie qu’il appelle “Agir pour Rueil”. L’assemblée communale qu’il propose aux électeurs est constituée de la plupart des sortants,&amp;nbsp; en tête desquels on peut citer Marcel Noutary qui,&amp;nbsp; en 1973, a conquis le canton de Rueil (Nord) en battant Michel Duffour. Toutefois, certains conseillers, qui avaient semblé bouder l’unanimité chère à M le Maire en n’assistant&amp;nbsp; pas à quelques séances du Conseil municipal et en négligeant de se faire remplacer ont été écartés. Il ne faut pas contrarier le patron, sinon gare! Ces éliminations permettent de rajeunir l’équipe en y accueillant, par exemple, Jacques Gautier, ou bien encore un brillant cadet d’une trentaine d’années, Patrick Ollier, professeur à Sciences Po à Aix-en-Provence en 1969, avant d’entrer dans le cabinet du secrétaire d’État Jacques Baumel, pour y travailler à la mise en œuvre de la “Nouvelle société”.&lt;br /&gt; Appuyée sur ce qu’elle&amp;nbsp; juge un excellent bilan ( 320 places en 6 crèches&amp;nbsp; contre 1 crèche et 60 lits en 1971, 35 000 m2 d’espaces verts contre&amp;nbsp; 3 900,&amp;nbsp; six clubs pour le 3ème âge contre 1, de grands travaux en chantier),&amp;nbsp; la liste “Agir pour Rueil” est prête pour la bataille.&lt;br /&gt; Dans le camp adverse, Michel Duffour, bien qu’il ait perdu trois ans et demi plus tôt le canton de Rueil Nord, revient à la charge et se prépare pour un nouveau combat. Avec Jacques Fournier pour le seconder, il rassemble sans difficulté tous les éléments d’une liste qu’il nomme très simplement “Union de la Gauche”.&lt;br /&gt; Par ailleurs, Rueil-Malmaison est l’une des quelque 30 villes qui font une place au courant nouveau : M. Lecoeur conduit la&amp;nbsp; liste “Rueil écologie”.&lt;br /&gt; Résultats du premier tour :&lt;br /&gt; - “Agir pour Rueil” (Baumel) : 48,54 %,&lt;br /&gt; - “Union de la Gauche” (Duffour) : 39,70 %&lt;br /&gt; - “Rueil écologie” (Lecoeur) : 9,77 %.&lt;br /&gt; Le scrutin étant à deux tours sans panachage ni possibilité de fusion entre les deux tours et le seuil de maintien au second tour étant fixé à 12,5 % des inscrits, la liste “Rueil écologie”, dont le score est&amp;nbsp; fort&amp;nbsp; honorable pour une première apparition, se trouve éliminée.&lt;br /&gt; Au second&amp;nbsp; tour,&amp;nbsp; marqué&amp;nbsp; par une&amp;nbsp; forte&amp;nbsp; participation (76,63 % contre 73,96 % au premier), la liste de Jacques Baumel l’emporte avec 54, 03 % des suffrages.&lt;br /&gt; Compte tenu des circonstances, c’est une remarquable victoire. Politique influent, ancien ministre, député, président du Conseil général, notre notable, au terme de son premier mandat municipal, a bel et bien pris racine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Septième mandat de député&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A Rueil-Malmaison, en 1977, le centre-ville est un vaste chantier : une nouvelle mairie, spacieuse, toute moderne avec ses parois de verre, s’élève à coté de l’ancienne mairie, construite sous Napoléon III.&lt;br /&gt; Le conseil municipal suit de près ces travaux.&lt;br /&gt; Pour autant, les problèmes du quotidien ne sont pas écartés, la voirie n’est pas négligée, on vote pour l’alignement de nouvelles rues, pour l‘installation de feux tricolores dans divers carrefours. On se prononce même pour l’ouverture d’autres chantiers : création de deux nouvelles crèches, participation de la ville “pour l’exécution de travaux de consolidation des arcs-boutants” de l’église Saint-Pierre, Saint-Paul.&lt;br /&gt; Maître architecte à Rueil, Jacques Baumel continue de présider à Nanterre le Conseil général du 92 dans l’exercice de ses fonctions administratives, économiques et sociales.&lt;br /&gt; A l’Assemblée nationale, le 13 mai, il participe à un débat sur l’Agence nationale pour l’emploi. Le 8 juin, il demande au gouvernement de prendre une position énergique pour obtenir la libération de civils français retenus comme otages par le Polisario 10 et il stigmatise les “propos indécents tenus à Alger par un dirigeant du parti communiste français, M. Kanapa.” Le 23 juin, il fait un rapport, au nom de la Commission des affaires étrangères, sur un accord maritime entre la France et le Brésil.&amp;nbsp; Le 24,&amp;nbsp; il traite “des difficultés&amp;nbsp; des services des postes dans les Hauts-de-Seine”. Le 25 novembre, il propose des “instructions à donner à la DATAR” (Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale) pour le maintien de l’activité économique des Hauts-de-Seine.&lt;br /&gt; Toutefois, cette année encore, ses multiples activités ne l’empêchent pas de préparer une nouvelle campagne électorale, et&amp;nbsp; d’y&amp;nbsp; participer avec&amp;nbsp; ardeur&amp;nbsp; car la lutte promet d’être chaude.&lt;br /&gt; Rude tâche en effet, car ces législatives, qui auront lieu au mois de mars 1978, s’insèrent&amp;nbsp; dans un contexte politique difficile pour les partis au pouvoir.&lt;br /&gt; Après les cantonales, la gauche a emporté les municipales. La droite ne rêve que de revanche, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’est pas soudée. La bataille pour la mairie de Paris a laissé des traces. Et au sein même du mouvement gaulliste, tous les barons n’ont pas vraiment rallié Chirac.&lt;br /&gt; Par ailleurs, Giscard donne à Barre, son premier ministre, les titres de “meilleur économiste de France”, de “Joffre de l’économie”, mais la situation économique ne s’améliore pas pour cela. Le taux de croissance des richesses produites par les Français ne cesse de diminuer, le déficit du commerce extérieur augmente, l’inflation est passée de 9 à 11%, le cap du million de chômeurs a été franchi et les remboursements de la Sécurité sociale sont touchés.&lt;br /&gt; Si le gouvernement ne réussit guère dans ses entreprises, ce n’est pas faute d’être soutenu par le RPR. A l’Assemblée, les gaullistes restent fidèles à la solidarité parlementaire. Ils votent avec les RI de Giscard et les autres Centristes.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Non sans mérite, car Raymond Barre ne les ménage pas, allant jusqu’à déclarer, à la tribune de l’Assemblée&amp;nbsp; : “ Si j’avais le désir de critiquer mes prédécesseurs, je n’en aurais pas le temps, tellement ils m’ont laissé de choses à faire, à défaire, à refaire. Les gaullistes sont les muscadins de l’économie. Je laisse à quelques esprits originaux, dignes de rivaliser avec&amp;nbsp; &lt;i&gt;Les Précieuses ridicules&lt;/i&gt;,&amp;nbsp; le soin&amp;nbsp; de soutenir&amp;nbsp; que le chômage est source d’inflation. ”&lt;br /&gt; Chirac et les siens répliquent à ces attaques, ils désapprouvent avec véhémence hors du palais Bourbon ce qu’ils ont approuvé à la tribune du Parlement, et cette situation paradoxale se prolonge durant plusieurs mois.&lt;br /&gt; Lorsque le président du RPR, devenu maire de Paris, déclare qu’il prendra, face au péril communiste, la direction de la campagne pour les législatives, le président de la République, non moins désireux de vaincre la gauche, désigne Raymond Barre pour conduire la majorité. Chirac, et ceux qui le suivent, devront donc se battre sur deux fronts : contre la gauche, et contre les giscardiens, qui ne pensent qu’à leur rogner les ailes.&lt;br /&gt; Parmi les&amp;nbsp; plus&amp;nbsp; fidèles&amp;nbsp; partisans&amp;nbsp; de Jacques&amp;nbsp; Chirac figure Charles Pasqua. Toujours aussi combatif, et riche d’idées, il est secrétaire de la fédération RPR des Hauts-de-Seine, mais par ailleurs sans emploi substantiel. Pour le récompenser de ses bons services, son chef de file lui propose alors de soutenir sa candidature aux sénatoriales. Et c’est ainsi qu’avec la bénédiction du chef du RPR, avec l’appui déclaré de Jacques Baumel, et surtout avec l’aide de Michel Maurice-Bokanowski, compagnon de la Libération, ancien ministre de de Gaulle, membre éminent du RPR, et lui même déjà sénateur des Hauts-de-Seine, Charles Pasqua est élu à la Chambre Haute le 25 septembre.&lt;br /&gt; Au moment où la campagne pour les législatives va commencer vraiment, l’ancien maire de Levallois- Perret, ex-président du Conseil général, retrouve sans effort un mandat électif dans un département qui lui est aussi cher qu’à son ami Jacques Baumel. Mais avant de siéger assidûment au Sénat,&amp;nbsp; il est le maître d’œuvre&amp;nbsp; d’un tour de France préélectoral au cours duquel Jacques Chirac déploie tous ses talents pour que le RPR entre en force à l’Assemblée nationale.&lt;br /&gt; Le 11 février, après 517 réunions publiques tenues dans 79 départements, une dernière, organisée à Paris, à la Porte de Pantin, rassemble 100 000 personnes.&lt;br /&gt; Dans sa circonscription, Jacques Baumel, député RPR sortant, a mis la même vigueur au service de ses convictions gaullistes.&lt;br /&gt; Effort couronné de succès dès le premier tour.&lt;br /&gt; Avec plus de 40 % des voix,&amp;nbsp; il écrase l’autre tenant de la majorité présidentielle, Michel Durey, UDF 11,&amp;nbsp; qui n’en obtient&amp;nbsp; que 13%.&lt;br /&gt; Et il devance nettement les représentants de l’opposition. Ces derniers sont les mêmes qu’en 1973, et ils sortent de la confrontation dans le même ordre : Jacques Fournier, PS, 18,8 % des voix devant&amp;nbsp; Michel Duffour, PC, 15 %.&lt;br /&gt; En vue du second tour, Jacques Baumel, dont le suppléant est le jeune Patrick Ollier, attaque sans ménagement son adversaire devenu candidat de l’union de la gauche, et ses mots les plus acérés sont comme un écho des philippiques que Jacques Chirac&amp;nbsp; fait entendre dans toute la France&lt;br /&gt; “La situation est grave et vous avez à prendre une décision d’importance nationale (...) Voter pour un socialiste c‘est voter pour un complice des communistes, c’est faire courir à la France un danger mortel (...) Faillite de&amp;nbsp; centaines&amp;nbsp; de&amp;nbsp; milliers&amp;nbsp; d’entreprises (...)&amp;nbsp; Ruine&amp;nbsp; de millions de Français avec la chute du franc. Disparition des libertés essentielles (...) Sacrifice de classes entières telles que les cadres et les classes moyennes (...) Refusez ces changements-là! Ils condamnent la France à mort.”&lt;br /&gt; De leur côté, Jacques Fournier et son second Jean Giroud, candidats de l’Union de la Gauche, s’adressent aux 60 % d’électeurs “qui, par leur vote du 12 mars, ont manifesté leur désir d’être représentés par un nouvel élu”. Compte tenu du contexte national, les électeurs de l’UDF sont particulièrement sollicités : “Vous, enfin, qui avez voté pour Michel Durey, parce que vous hésitez encore à apporter votre suffrage à un homme de gauche, je vous invite à réfléchir...”&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Verdict des urnes :&lt;br /&gt; M. Baumel&amp;nbsp; &amp;nbsp;: 33 935 voix, 59,68 %&lt;br /&gt; M. Fournier : 22 919 voix, 40,31 %&lt;br /&gt; Jacques Baumel l’emporte avec 4,5 points de plus qu’en 1973, contre le même adversaire. C’est une superbe victoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jacques Baumel a gagné&lt;br /&gt; La majorité a gagné. Elle reste la majorité en France.&lt;br /&gt; Elle obtient 50,4 % des voix, et 290 sièges à l’Assemblée, contre seulement 200 sièges à la gauche.&lt;br /&gt; Mais c’est une amère victoire pour le RPR.&lt;br /&gt; Jacques Chirac, qui a remporté une rude bataille, celle qu’il a livrée contre l’opposition, a été vaincu sur l’autre front, où il s’opposait aux troupes de Giscard.&lt;br /&gt; Le RPR a recueilli 26,7 % des voix, ce qui lui vaut 153 sièges&amp;nbsp; (29 de moins que n’en avait l’UDR&amp;nbsp; dans la précédente assemblée) alors que l’UDF, avec 23,18 % des voix, obtient 137 sièges (24 de plus que n’en détenaient les RI et autres centristes.)&lt;br /&gt; Ce n’est pas encore demain que dans la majorité la vie ressemblera à un long fleuve tranquille.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;Objectif&amp;nbsp; l’Élysée&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A l’Assemblée nationale, Jacques Baumel s’inscrit à nouveau au groupe du RPR&lt;br /&gt; Il redevient aussi membre de la commission des affaires étrangères, et, à ce titre, intervient à la tribune dès le 18 mai pour présenter un rapport concernant la coopération militaire, en matière d’information et dans le domaine maritime entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République togolaise.&lt;br /&gt; A Rueil, il suit, entre autres dossiers, celui qui concerne “l’Arsenal”, fermé par le ministère des Armées en 1958, et dont les activités ont été transférées à Roanne. Les vastes terrains libérés, situés sur le Plateau, au pied du Mont Valérien, ont été en partie vendus à la régie Renault, une première tranche en 1971, une seconde en 1975. La mairie a obtenu pour sa part un emplacement sur lequel&amp;nbsp; elle décide&amp;nbsp; de&amp;nbsp; construire&amp;nbsp; 147 logements, et des locaux dans lesquels elle envisage d’aménager un Centre&amp;nbsp; aéré.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Pour la réalisation de ce projet, le conseil municipal, lors de sa séance du 6 juin 1978, demande une subvention à la Caisse d’Allocations familiales.&lt;br /&gt; Mais durant cette période qui suit les législatives, Jacques Baumel, si occupé qu’il&amp;nbsp; soit&amp;nbsp; par&amp;nbsp; ses fonctions, n’échappe pas à la politique politicienne.&lt;br /&gt; Première affaire, celle du “perchoir”. Qui accédera à la présidence de l’Assemblée? Chaban-Delmas, que l’on a un peu oublié depuis son échec aux présidentielles, se porte candidat. Edgar Faure, président sortant, l’est aussi. Rue de Lille, au siège du RPR, l’agitation est grande. Bel embarras pour Chirac. Ses conseillers (Juillet, Pasqua) font valoir qu’Edgar Faure est (depuis peu de temps) membre du RPR. Chirac penche donc pour lui, mais pour finir, Chaban est élu, avec les voix des giscardiens et celles d’une quarantaine de députés gaullistes.&lt;br /&gt; Que cela serve de leçon au président du parti!&lt;br /&gt; La guérilla opposant Giscard et Chirac marque si fort le début de la législature que Jacques Baumel et quelques autres anciens secrétaires généraux du mouvement gaulliste adressent à leur chef une lettre de protestation 12 :&lt;br /&gt; “Nous réprouvons la politique qui consiste à pourfendre quotidiennement le gouvernement et le Président, à proclamer leur insuffisance, à dénoncer leur carence, tout en votant régulièrement au Parlement&amp;nbsp; avec la majorité (...) Adapter nos votes à nos critiques signifierait rejeter les textes du gouvernement, voire voter la censure ou même la proposer. Nous avons pris acte de vos engagements, publics et répétés, de ne pas nous entraîner dans une telle aventure qui remettrait en cause notre victoire de 1978...&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C’est alors que le malheureux Chirac est victime d’un accident de voiture, ce qu’il faut rappeler ici pour comprendre le nom d’un nouvel “appel” qu’il va lancer, l’Appel de Cochin (du nom de l’hôpital où il a été admis avec une jambe cassée).&lt;br /&gt; “Il est des heures graves dans l’histoire d’un peuple”, déclare-t-il, oubliant ses blessures. Et, s’en prenant au “parti de l’étranger” qui met en péril la France, à quelques mois des élections européennes, il attaque avec véhémence Valéry Giscard d’Estaing et son gouvernement. “Non, s’écrie-t-il, non à la politique de la supranationalité, non à l’asservissement économique, non à l’effacement international de la France”. Et de conclure : “Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l’espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours dans l’Europe de demain”.&lt;br /&gt; Une fois de plus, une crise secoue le RPR. Jacques Baumel est de ceux qui partageraient peut-être les idées de Chirac sur l’Europe mais qui sont en désaccord avec l’outrance de ses propos. De ceux qui jugent cet appel malvenu, maladroit, et qui ne se trompent pas.&lt;br /&gt; Les conséquences en sont en effet désastreuses pour leur parti aux européennes du 10 juin 1979. La liste UDF, conduite par Simone Veil, obtient 27,55 % des suffrages et 25 sièges de députés européens, celle du PS (Mitterrand) 23,57% et 22 sièges, celle du PC (Marchais) 20,57% et 19 sièges, celle du RPR (Chirac) 16,25 % et 15 sièges.&lt;br /&gt; Jamais les gaullistes n’ont fait un aussi mauvais score!&lt;br /&gt; Le RPR est non seulement devancé par l’UDF de Giscard, mais il se retrouve en quatrième position, derrière les communistes. 13&lt;br /&gt; Touché, Jacques Chirac se sépare de ses conseillers habituels, et, sur le conseil de Sanguinetti, se retire provisoirement en Corrèze... pour y préparer à l’intention de ses compagnons une nouvelle surprise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 1980, durant l’accalmie qui sépare la campagne des européennes de celle des présidentielles, Jacques Baumel se consacre à ses activités municipales, départementales et parlementaires. C’est ainsi qu’à Rueil, où le terrain à bâtir ne manque pas, il travaille sur des dossiers concernant la création et la réalisation de la Zone d’Aménagement Concerté des Closeaux. Il s’agit d’un projet portant sur 24 hectares : 9 hectares pour des habitations individuelles, le reste étant destiné à une zone de loisirs. Au Palais Bourbon, il intervient en avril dans une discussion portant sur la “notion soviétique de la coexistence“, en mai sur le “retrait des troupes françaises du Tchad”, en juin sur la “protection des animaux domestiques” (abandon d’animaux lors des départs en vacances, ), en décembre sur la “politique d’égalité de rémunération entre hommes et femmes”.&lt;br /&gt; Mais la vie de son parti retient également son attention, cette même année&amp;nbsp; étant&amp;nbsp; jalonnée&amp;nbsp; d’événements qui vont entretenir une certaine fièvre au sein du RPR.&lt;br /&gt; Rentré du Limousin, Jacques Chirac a remplacé Devaquet par Bernard Pons au poste de secrétaire général du RPR, il a renouvelé son entourage en faisant appel à de jeunes députés élus en 1978, et, par son attitude et ses premières déclarations, il a rassuré les caciques du parti.&amp;nbsp; Au mois de janvier, M. et Mme Chirac ont été reçus à déjeuner à l’Élysée par le Président et son épouse. Le 12 février, à l’occasion d’une conférence de presse, Jacques Chirac a usé d’un ton modéré pour critiquer la politique de Raymond Barre, impuissante à combattre le chômage et l’inflation.&lt;br /&gt; Un calme trompeur, à guère plus d’un an des élections présidentielles. Dans l’opposition,&amp;nbsp; les&amp;nbsp; tractations vont bon train. Qui représentera la majorité?&lt;br /&gt; Au mois de mars, à l’occasion des journées&amp;nbsp; parlementaires du RPR, le président du groupe, Claude Labbé déclare que Jacques Chirac serait, pour la France, le meilleur candidat à la fonction suprême. Mais alors, et Chaban? N’a-t-il pas toujours ses partisans? Toutefois, le plus véhément dans la protestation, c’est Michel Debré. A ce point que, trois jours plus tard, l’ancien Premier ministre du Général annonce que lui-même sera candidat. Belle confusion, que la candidature symbolique de Marie-France Garaud, la plus pompidolienne des néo-gaullistes ne viendra pas dissiper.&lt;br /&gt; Dans les semaines qui suivent, Chaban et la plupart des gaullistes historiques se rangent derrière Michel Debré. Avec lui, ils témoigneront durant toute la campagne de leur fidélité au général. Mais suffit-il de témoigner? Debré a-t-il un avenir politique? Pour que leurs voix soient utiles, certains d'entre eux ne voteront-ils pas pour Giscard?&lt;br /&gt; Jacques Chirac fait officiellement acte de candidature le 3 février 1981, mais il a déjà, à cette date, parcouru la France en tous sens, pour proposer à ses électeurs, au nom du gaullisme qu’il représente, une “troisième voie” entre “l’aventure de l’incertain et la certitude de l’aventure”. Il pratiquera une politique libérale, aussi&amp;nbsp; opposée&amp;nbsp; au “collectivisme rampant “de Giscard qu’au projet socialo-communiste de Marchais et de Mitterrand.. En vérité, ses attaques visent plus souvent le Président sortant que ses adversaires de gauche, et pour cette raison peut-être, le résultat qu’il obtient le 26 avril 1981, au premier tour de ces présidentielles, est fort décevant.&lt;br /&gt; Avec 17,99 % des voix, Chirac n’arrive que troisième, loin derrière Giscard (28,31 %) et Mitterrand 25,84 %), devançant d’assez peu Marchais (15,34 %) 14&lt;br /&gt; Entre les deux tours, Chirac déclare : “Chacun devra voter selon sa conscience.&amp;nbsp; A&amp;nbsp; titre personnel, dans la ligne de l’action que j’ai toujours menée en faveur d’un certain type de société, je ne puis que voter pour Valéry Giscard d’Estaing. La parole est maintenant au peuple français.”&lt;br /&gt; Voyons, voyons... “Je ne puis que...”&lt;br /&gt; Ne soutient-il Giscard que “du bout des lèvres”?&amp;nbsp; Le trahit-il?&lt;br /&gt; Sur ces thèmes, les politologues s’en donnent à coeur joie.&lt;br /&gt; “On sait aujourd’hui que 73 % de ceux qui avaient voté Chirac ont effectivement voté Giscard, que 11 % se sont abstenus et que 16 % ont voté Mitterrand. “&lt;br /&gt; Moyennant quoi celui-ci est élu avec 52,22% des voix (en métropole) contre 47,78 % au sortant.&lt;br /&gt; A Rueil, où le député-maire RPR s’est prononcé sans ambiguïté pour la majorité à laquelle il a toujours été fidèle, c’est Valéry Giscard d’Estaing qui l’emporte, avec 16 973 voix (50,03 %).&lt;br /&gt; Mais François Mitterrand le serre de très près, avec 16 953 voix (49,97 %). 15&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Voilà qui promet à Jacques Baumel de rudes batailles s’il veut garder sa commune, son canton, sa circonscription&amp;nbsp; aux prochaines élections.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour la suite ---&amp;gt; retour au début, voir colonne de &lt;u&gt;droite&lt;/u&gt;, cliquer &lt;b&gt;Baumel III - 3&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Notes :&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Chapitre&amp;nbsp; III - 2&lt;/b&gt;&amp;nbsp; (p.&amp;nbsp; 155&amp;nbsp;&amp;nbsp; à&amp;nbsp; 176)&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;1&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une loi de 1990 a supprimé ce mouvement triennal pour que le renouvellement des Conseils généraux et le renouvellement des Conseils régionaux&amp;nbsp; aient lieu à la même date, mais une loi de 1993 a rétabli le renouvellement triennal par moitié des Conseils régionaux .&lt;br /&gt; &amp;nbsp;2&amp;nbsp;&amp;nbsp; En 2004, par mois,&amp;nbsp; 5 201,21 E (Parlementaire : 5205, 59 E )&lt;br /&gt; &amp;nbsp;3&amp;nbsp;&amp;nbsp; T.&amp;nbsp; Desjardins,&amp;nbsp; &lt;i&gt;Pasqua.&lt;/i&gt;.. op. cité.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;4&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il rassemble 50,66%&amp;nbsp; des voix (en métropole).&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Résultats à Rueil-Malmaison . - 1er tour : Mitterrand 41,98%,&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Giscard&amp;nbsp; 33,69%,&amp;nbsp; Chaban 15,8O% .- 2ème tour : Giscard 51,18%&lt;br /&gt; 5&amp;nbsp;&amp;nbsp; T.&amp;nbsp; Desjardins, &lt;i&gt;Un inconnu...&lt;/i&gt; op. cité.&lt;br /&gt; 6&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ibid.&lt;br /&gt; 7&amp;nbsp;&amp;nbsp; La loi Veil autorisant l‘interruption volontaire de grossesse sera votée le 17 janvier 1975 et&amp;nbsp; modifiée 9 fois de cette date au 5 décembre 2000.&amp;nbsp; Scrutin public du 5/12/2000 sur l’ensemble du projet de loi relatif&amp;nbsp; à l’interruption volontaire&amp;nbsp; de grossesse et à la contraception :&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nombre de votants : 554 . - Nombre de suffrages exprimés : 545&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Pour l’adoption : 323 . - Contre 222 ( dont Jacques Baumel).&lt;br /&gt; 8&amp;nbsp;&amp;nbsp; La gauche recueille 53% des voix (dont 26,8% pour le PS) alors que l’UDR tombe à 10,7%, ne devançant plus guère les réformateurs (9,8%) et&amp;nbsp; les RI (8,5%°).&lt;br /&gt; 9&amp;nbsp;&amp;nbsp; “Dès le premier tour, 32 villes de plus de 30 000 h. basculent de droite à&amp;nbsp; gauche, ce qui&amp;nbsp; représente un mouvement sans précédent depuis 1947 par son ampleur : 23 vont au PS&amp;nbsp; et 9 au PC (...) Trois villes passent de la gauche à la droite...”&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Deuxième tour : “Au total,&amp;nbsp; 39 villes de plus de 30 000 h. basculent de droite à&amp;nbsp; gauche lors&amp;nbsp; de ce second tour,&amp;nbsp; 27 vers le PS et 12 vers le PC, s’ajoutant aux&amp;nbsp; 32 du premier tour (...)&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La&amp;nbsp; gauche domine désormais la France urbaine, et pas seulement dans les communes&amp;nbsp; de plus&amp;nbsp; de 30 000 h...”&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;i&gt;( La&amp;nbsp; Documentation française )&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;10&amp;nbsp; Mouvement armé qui veut faire de l’ancien Sahara espagnol un État indépendant .&lt;br /&gt; 11&amp;nbsp; Union pour la démocratie française ( fédère le Parti Républicain, issu des RI, et&amp;nbsp; le Centre des démocrates ) .&lt;br /&gt; 12&amp;nbsp; Signataires : Jacques Baumel, Albin Chalandon, Roger Dusseaulx, Yves Guéna,&amp;nbsp; Alain&amp;nbsp; Peyrefitte, Robert Poujade,&amp;nbsp; Jacques Richard,&amp;nbsp; Alain Sanguineti, Louis Terrenoire.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;13&amp;nbsp; Résultats à Rueil-Malmaison : UDF 28,47 %,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; PS 20,47 %,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; RPR 18,89 %, PC 17,76 %&amp;nbsp; .&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le PC ne devance pas le RPR : faible consolation pour M. le Maire.&lt;br /&gt; 14&amp;nbsp; Viennent ensuite : Lalonde (3,87 %), Laguiller (2,30 %), Crépeau (2,21 %), Debré (1,66 %), Garaud (1,33 %), Bouchardeau (1,10 %).&lt;br /&gt; 15&amp;nbsp; Résultats&amp;nbsp; du premier tour à Rueil-Malmaison :&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Giscard (24,89 %), Mitterrand (24,47 %), Chirac (21,88 %), Marchais (12,50 %) , Lalonde (5,34 %), Crépeau (2,95 %), Garaud (2,12 %),&amp;nbsp; Laguiller (2,12 %), Debré (2,08 %), Boucharde
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        <author>
            <name>Hervé</name>
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        <title>L'expression « traité simplifié » : un produit de la société médiatique</title>
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        <updated>2008-06-30T22:57:24+02:00</updated>
        <published>2008-06-30T22:57:24+02:00</published>
        <summary>  L'hebdomadaire l'Express publie une  interview intéressante de Valéry...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;L'hebdomadaire l'Express publie une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lexpress.fr/actualite/politique/giscard-il-faut-adopter-le-traite-de-lisbonne_516403.html&quot;&gt;interview intéressante de Valéry Giscard d'Estaing&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Après le non des Irlandais au traité de Lisbonne, le 12 juin, Valéry Giscard d'Estaing propose un plan B pour sauver le chantier institutionnel de l'Union.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques extraits :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une des conséquences positives de ce non est la disparition d'un calendrier précipité : on voulait tout décider à l'automne 2008, sans débat et sans consultation démocratique&lt;/strong&gt;. Un panel de dirigeants serait alors sorti d'un arrangement de confessionnal... Au moins, les choses vont pouvoir être faites dans l'ordre. Même s'il débouche sur des actions économiques, sociales, culturelles ou environnementales, le projet européen est, avant tout, un projet politique.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;Depuis des années, c'est la vie institutionnelle qui paralyse l'Europe; &lt;strong&gt;ce n'est pas ce que l'Union décide qui pose un problème, mais le fait qu'elle n'arrive pas à décider&lt;/strong&gt;. Or les dirigeants brouillent sans cesse le projet politique européen depuis les années 1990 et la fin du couple Mitterrand-Kohl, qui exerçait encore un vrai leadership. Après eux, il n'y a plus eu de vision de l'Europe, mais seulement des visions nationales par rapport à l'Europe: &quot;L'Europe ne fait pas assez pour nous&quot; ou &quot;L'Europe se mêle de ce qui ne la regarde pas&quot;.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;Les Irlandais nous disent : « On ne peut pas voter pour un texte qu'on ne comprend pas. » &lt;strong&gt;Alors que la Constitution était lisible, du moins dans ses deux premières parties, le traité de Lisbonne a été rédigé, par des juristes, d'une manière qui ne permet pas de le comprendre&lt;/strong&gt;. L'expression « traité simplifié » était habile. C'était un produit de la société médiatique, dans laquelle un mot lâché remplace l'analyse du contenu.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Europe ne doit traiter que les sujets pour lesquels chacun de nos pays est trop petit&lt;/strong&gt;. Le commerce international, la monnaie, la concurrence, les grands problèmes d'environnement, la défense du continent européen, c'est pour l'Europe. Le reste, non ! Il faut d'ailleurs un gardien du système : ce sera le président du Conseil, qui écartera les propositions hors compétences de l'Union. C'est essentiel.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; 
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        <author>
            <name>Thimèle</name>
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        <title>Traité de Lisbonne : la sanction démocratique irlandaise</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://republique.hautetfort.com/archive/2008/06/29/traite-de-lisbonne-la-sanction-democratique-irlandaise.html" />
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        <updated>2008-06-29T23:29:24+02:00</updated>
        <published>2008-06-29T23:29:24+02:00</published>
        <summary>     Par Laurent Dauré &amp;amp; Dominique Guillemin              Le 12 juin, le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://republique.hautetfort.com/">
           &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://republique.hautetfort.com/media/02/02/187824290.jpg&quot; id=&quot;media-1099702&quot; alt=&quot;irlande.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em; float: right&quot; /&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Par Laurent Dauré &amp;amp; Dominique Guillemin&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Le 12 juin, le peuple irlandais a rejeté le traité de Lisbonne par 53,4&amp;nbsp;% des voix. Sa Constitution l’obligeant à organiser un référendum, l’Irlande fut le seul pays de l’Union où purent s’exprimer les enjeux du processus d’intégration à l’œuvre malgré l’échec du traité constitutionnel européen en 2005.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Le Non irlandais ne doit pas être interprété comme un refus isolé, il s’inscrit au contraire dans la continuité des Non français et néerlandais. Les aveux de nombreuses personnalités européennes en attestent. Valéry Giscard d’Estaing, architecte en chef de la Constitution, avait lui-même affirmé que le «&amp;nbsp;mini-traité&amp;nbsp;» a le même contenu que le texte précédent. Ainsi&amp;nbsp;: &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;La substance de la Constitution est maintenue. C’est un fait&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, comme l’avoue Angela Merkel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Pour la troisième fois un peuple européen repousse une vision présentée comme incontournable. Malgré leur fameuse «&amp;nbsp;pédagogie&amp;nbsp;», les élites européennes peineraient encore à convaincre&amp;nbsp;? Ne serait-il pas temps qu’elles prennent acte de cette fin de non-recevoir pour redéfinir le projet européen&amp;nbsp;? Mais ceci nécessiterait un véritable débat qu’elles n’ont aucunement l’intention d’ouvrir, les dirigeants de l’UE restant sourds à toute proposition alternative. L’acharnement dogmatique dont ils font preuve pour imposer leurs vues en contournant les peuples réticents jette rétrospectivement un voile de suspicion sur les étapes précédentes de l’intégration européenne. Car, après tout, comme l’a dit José-Manuel Barroso&amp;nbsp;: &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;Si on avait organisé un référendum sur la création de la Communauté européenne, ou sur l’euro, vous croyez vraiment que ce serait passé&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Si l’’Europe est &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;dans l’impasse&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, c’est qu’elle n’envisage qu’’une seule voie&amp;nbsp;; si elle est &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;en crise&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, c’’est qu’elle souffre de schizophrénie. En effet, comment pourrait-elle concilier les vertus démocratiques dont elle se prévaut tout en niant la souveraineté des peuples qui en sont la source&amp;nbsp;? La seule solution que les européistes consentent à apporter à leurs échecs est toujours «&amp;nbsp;plus d’’Europe&amp;nbsp;». En 2005, l’onction de la légitimité populaire paraissant acquise, les citoyens européens furent abondamment informés du projet qu’on leur soumettait&amp;nbsp;; en 2008, le traité de Lisbonne ressuscita la Constitution Giscard en la camouflant sous une forme quasi illisible. Avant même le résultat du vote irlandais, les députés européens rejetèrent par 499 voix contre 129 un amendement déposé par la Gauche unitaire européenne demandant que le Parlement &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;s’engage à respecter le résultat du référendum irlandais&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. En bon droit communautaire, un traité doit être accepté à l’unanimité des États membres pour pouvoir entrer en vigueur, pourtant l’Union européenne considère ce principe comme obsolète, plaçant sa propre légitimité au-dessus de celle des nations qui la composent, des nations reléguées au statut de vestiges archaïques dont il convient de se débarrasser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Aussi faut-il s’attendre aux mêmes supercheries après le Non irlandais. On y réfléchissait à Bruxelles avant même que la date du référendum ne soit fixée. Si cette fois-ci il semble peu probable que l’on fasse voter à nouveau les Irlandais (comme pour le traité de Nice), plusieurs dirigeants européens suggèrent carrément de poursuivre le processus de ratification comme si de rien n’était&amp;nbsp;; on envisage également un aménagement du traité sur le modèle anglais et polonais et même un isolement pur et simple de l’Irlande, qui se retrouverait ainsi écartée de l’’Europe «&amp;nbsp;normalisée&amp;nbsp;». La «&amp;nbsp;petite&amp;nbsp;» Irlande ingrate de surcroît — ne pouvant pas décemment s’opposer à la construction européenne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Une épaisse confusion règne sur la notion de souveraineté, notion qui semble déjà caduque quand il s’agit des nations et qui reste illégitime quand elle émane du &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;premier empire non impérial&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; (José-Manuel Barroso). Paradoxe pour paradoxe, pourquoi ne pas parler aussi de première démocratie non démocratique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Comment envisager dans ce contexte la présidence française de l’UE à partir du 1er juillet&amp;nbsp;? Celle-ci, longuement préparée et attendue par Nicolas Sarkozy, devait entériner &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;le retour de la France dans l’Europe&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. Anticipant l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er janvier 2009, le Président souhaitait relancer de grands chantiers européens. Devra-t-il tempérer ces ambitions pour ne gérer qu’une nouvelle période de crise et d’attente ou saura-t-il se saisir de cette occasion, appliquant le volontarisme politique qu’il a si souvent prôné, pour sortir l’Europe de la seule véritable impasse dans laquelle elle s’est mise, celle d’’un projet coupé de l’’intérêt des peuples et des nations&amp;nbsp;? On peut en douter, mais alors le projet européen achèvera de perdre toute crédibilité démocratique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman; font-size: 12pt&quot;&gt;Jusqu’alors les européistes ont systématiquement assimilé l’Union européenne au Bien en soi, ce Bien n’étant ni contestable ni négociable. C’est ainsi qu’ils défendent l’idée d’une Europe octroyée par le haut, à la manière de ce &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;«&amp;nbsp;despotisme éclairé&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; dont parlait fièrement Jacques Delors. C’est cette même Europe que viennent de refuser les Irlandais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Pascal ADAM</name>
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        </author>
        <title>Une fabrique soviétique de PQ</title>
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        <updated>2008-06-13T23:10:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-13T23:10:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;           &amp;nbsp;    Les Hollandais avaient dit&amp;nbsp;: Non.     Les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://theatrummundi.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/02/02/1750795803.jpg&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1070879&quot; src=&quot;http://theatrummundi.hautetfort.com/media/02/02/130239334.jpg&quot; alt=&quot;Theatrum mundi.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1070879&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les Hollandais avaient dit&amp;nbsp;: Non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les Français avaient dit&amp;nbsp;: Non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;– Rien à foutre, avait répondu l’Union Européenne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’UE.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Qu’on devrait appeler l’USEE.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’Usée.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’Union Soviétique Economique Européenne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et elle a refourgué sa camelote sous un autre nom.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et maintenant…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les Irlandais ont dit&amp;nbsp;: Non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mais Non, en politique, ça ne diffère guère de Oui.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Selon le principe du nihilisme.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Alors voilà.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les peuples disent Non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Si l’Angleterre faisait un référendum, ce serait Non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Si l’Italie faisait un référendum, ce serait Non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Si les Vingt-Sept faisaient vingt-sept référendums, il y aurait au moins vingt Non. Allez, soyons très pessimiste, dix-sept.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Bureaucrates et pipolitiques n’ont pas l’air de comprendre que leur merdier bureaucratique, les gens, les vrais gens, tout simplement, ils n’en veulent pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ils ne s’en foutent pas, non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est bien plus clair&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ils n’en veulent pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Vraiment pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mais alors pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et maintenant, je vais vous dire à quoi servent réellement les constitutions européennes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Quand par voie référendaire, les peuples s’en mêlent, elles servent de torche-cul à leurs représentants.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Il faut dire que ces représentants, en bureaucrates avisés, pensent que la démocratie est le moyen politique qui permet de chier sur la gueule du peuple.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et comme ce dernier est serviable, lorsqu’on le sollicite, il tend à ses représentants, pour qu’ils se puissent torcher, pour qu’ils soient propres en somme, le soviétique papier que ceux-ci avaient préalablement préparé…&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce que c’est que l’amour, tout de même.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Donc&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;On considérera le référendum comme antidémocratique.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et comme les gens sont cons, ils ne vireront pas leurs représentants, ceux-là même qui leur chient sans modération sur la gueule.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et l’on recommencera la bureaucratie soviétique européenne.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Au nom de la démocratie.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Et des autres saloperies du Bien.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Giscard d’Intestaing, qui a partagé pourtant avec son camarade Chirac, n’a pas encore fini de se torcher avec les nombreux exemplaires de son papelard inepte, que déjà les Irlandais viennent de retourner à Sarkozy (alias Mickey Grenelle, PDG du Bronzeculand-France, comme quoi tout se tient) les exemplaires de son papelard à lui.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;– Merde. Ça risque de retarder l’entrée de la Turquie, a glapi désolée la fadasse du Medef.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mais non, mais non.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-justify: inter-ideograph; margin: 0cm 0cm 0pt; text-indent: 9pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Même pas.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>aubongout</name>
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        <title>Giscard le Survivant - LLLL</title>
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        <updated>2008-05-27T18:21:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-27T18:21:00+02:00</published>
        <summary>            Giscard le Survivant    Quelle petite 4L rouge à coffre étrange...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://aubongout.hautetfort.com/">
           &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/graphics/insert-multimedia.jpg&quot; alt=&quot;http://giscardlesurvivant.free.fr/mp3/Quelle%20petite%204L%20rouge%20%E0%20coffre%20%E9trange%20au%20fond%20de%20la%20Via%20Caetani.mp3&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;Giscard le Survivant&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Quelle petite 4L rouge à coffre étrange au fond de la Via Caetani ?&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.signal-zero.info/IMG/jpg/giscard.jpg&quot; alt=&quot;giscard.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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            <name>Michel THOMAS DE LA GARDE</name>
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        <title>UMP : le début de la fin ?</title>
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        <updated>2008-05-16T23:47:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-16T23:47:00+02:00</published>
        <summary>    &quot;L'UMP est un parti qui a été organisé de façon autoritaire par Nicolas...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogactu.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&quot;L'UMP est un parti qui a été organisé de façon autoritaire par Nicolas Sarkozy pour la conquête du pouvoir, mais son fonctionnement devient inadapté sous la présidence brejnevienne de Patrick Devedjian&quot; (Hervé de Charette, député UMP)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette dépêche du Nouvelobs marque-t-elle le début d'opérations internes préfigurant la désolidarisation de l'ancienne composante libérale et giscardienne de la Droite, d'avec l'UMP ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;- Amusons-nous au passage du trait volontairement perfide d'Hervé de Charette, évoquant une &quot;présidence brejnevienne&quot; de Patrick Devedjian. La flèche ne manque pas de piquer si l'on sait que Patrick Devedjian, issu de l'Extrême-Droite, fut condamné lorsqu'il avait une vingtaine d'années pour avoir frappé à coups de barre de fer des étudiants communistes... -&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certes, le mal est fait et cette union contre-nature qu'est l'UMP, ce gigantesque parti, le plus imposant qui ait existé, à partir de 2002 avait pour but la conquête du pouvoir. Mais à cette époque, ce n'est pas Sarkozy qui menait la manoeuvre. Il commençait, il est vrai à appuyer une influence majeure, mais qui ne deviendra décisive qu'en 2004 puis 2005.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or, derrière la parade effectuée pour éliminer le candidat d'Extrême-Droite en 2002 ne se trouvait sans doute que le dispositif de Jacques Chirac. Celui-ci a peut-être reçu des avis extérieurs pendant les deux semaines de l'entre-deux-tours, rejoints par le mouvement général visant à éliminer celui des deux candidats qui n'était pas prévu. Mais à ce moment-là il ne s'agissait que de s'assurer&amp;nbsp;l'élimination du candidat gênant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est ensuite que se produit l'un des hold-up les plus considérables et les plus inaperçus de la vie politique française. C'est le moment où, jouant des paris illimités sur la procuration que leur confiaient adhérents et sympathisants, les directions respectives des partis de l'ancienne UDF, celle de la mouvance libérale (giscardienne) qui en était détachée depuis quelques années, et enfin celle du RPR, le très important parti&amp;nbsp;chiraquien ont décidé de fonder un groupe parlementaire d'abord, l'UMP, ensuite devenu après quelques mois un parti&amp;nbsp;de soutien, on ne peut pas dire à Chirac lui-même, mais à la droite unie, revenue en place grâce à lui - après en avoir été expulsée cinq ans plus tôt... grâce à lui aussi.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'effet pratique de ce hold-up - car les libéraux authentiques ne souhaitaient pas s'associer à la Droite de type chiraquien, et réciproquement - a consisté, en sus de l'entente d'état-major&amp;nbsp;disposant des sentiments des adhérents et sympathisants de base,&amp;nbsp;à blackbouler surtout les vieilles références de ces deux tendances politiques, avec ce qu'elles contenaient encore d'assez valable pour peu qu'on entre dans leur point de vue, au profit d'une bouillie nouvelle, éclipsant les références politiques traditionnelles et &amp;nbsp;estampillée de cette&amp;nbsp;religion nouvelle apparue dans les faits pendant la décennie précédant le siècle, l'Ultra-Libéralisme Mondialiste descendu sur nos têtes par la grâce des marchés financiers. Tandis que l'homme du début du siècle, dépaysé par la perte des repères idéologiques, politiques et&amp;nbsp;quelques autres se voit laver le cerveau par ce nouveau débat insinué du matin au soir : faut-il, ou non, accepter la mondialisation ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On allait décider pour lui. Le personnel politique de la Droite française n'avait pas eu&amp;nbsp;la délicatesse d'attendre l'issue de ce débat, ni de le susciter. L'occasion imprévue&amp;nbsp;de ce qui n'était pour les intérêts de l'argent qu'un détail de cuisine : l'entrée en lice d'un candidat non invité allait servir de prétexte, par l'exploitation d'une émotion réelle ou amplifiée, en soudant une majorité politique assez vide de sens, pour installer officiellement aux commandes d'un pays comptant encore par symbole, un autorité politique en prise directe avec ces mêmes intérêts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Or, qui sinon se trouvait derrière, mais manipulait cette opération et en retirait substance ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;nbsp;- Valéry Giscard d'Estaing soi-même !!!!&amp;nbsp; Ca, c'est le prochain article sur le thème.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je me suis souvent demandé quand l'ancienne famille libérale se déciderait à retrouver, si elle faisait, son autonomie. En réalité, rien ne l'y attire. Les intérêts à Droite sont les mêmes, malgré des sensibilités différentes&amp;nbsp;n'engageant que&amp;nbsp;des détails très secondaires ou des sympathies de personnes, et les réseaux sont reliés et jouent partie commune.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais voilà :&amp;nbsp; les outrances de l'énergumène de l'Elysée ont-elles fini par lasser, en haut lieu ?&amp;nbsp; Avec les frasques de ce personnage incontrôlable, les intérêts supérieurs de l'argent et du pouvoir sont-ils en bonnes mains ? Rien n'est moins sûr, et en tous cas ce n'est pas pour rien que le gardien et la principale personnalité de la famille libérale, Hervé de Charette, cousin par alliance de Valéry Giscard d'Estaing, lâchait avant-hier ce petit mot tout-à-fait dans le style du navire giscardien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;b&gt;Michel Thomas de La Garde&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Marie Isabelle Pichon</name>
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        <title>Hommage à Desproges</title>
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        <updated>2008-04-18T12:36:55+02:00</updated>
        <published>2008-04-18T12:36:55+02:00</published>
        <summary>  ... ou comment mêler centrisme (très vieille école, certes) et Desproges...</summary>
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           &lt;div&gt;... ou comment mêler centrisme (très vieille école, certes) et Desproges !&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object classid=&quot;clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,29,0&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x3xna8&amp;amp;v3=1&amp;amp;related=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;&quot; /&gt; &lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x3xna8&amp;amp;v3=1&amp;amp;related=1&quot; wmode=&quot;&quot; quality=&quot;high&quot; menu=&quot;false&quot; pluginspage=&quot;http://www.macromedia.com/go/getflashplayer&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot; /&gt;&lt;/object&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x3xna8_desproges-le-luron_fun&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/MELMOTH&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; 
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            <name>Hervé</name>
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        <title>”Evitons le contresens sur la présidence française de l'Union européenne”</title>
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        <updated>2008-04-13T20:25:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-13T20:25:00+02:00</published>
        <summary>    &quot;A partir du 1er juillet, la France exercera, par rotation, la présidence...</summary>
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           &lt;div class=&quot;post-content&quot;&gt; &lt;p&gt;&quot;A partir du 1er juillet, la France exercera, par rotation, la présidence du Conseil européen. A entendre certaines déclarations, cette présidence va permettre à la France de s'emparer de l'Europe et de la diriger à sa guise, au mieux de ses intérêts. C'est un absurde contresens qui risque d'accentuer l'image d'arrogance des Français, malheureusement répandue en Europe. A l'heure actuelle, cette présidence est exercée par la Slovénie, et personne n'imagine que la Slovénie cherche à imposer ses vues à l'Europe. &lt;strong&gt;Il ne s'agit pas d'une responsabilité néonationaliste, mais d'une fonction européenne, confiée successivement à chacun des Etats membres pour qu'il l'exerce pour le bien commun des Européens.&lt;/strong&gt; C'est d'ailleurs cette même fonction que le traité de Lisbonne, reprenant la proposition de la Convention européenne, prévoit de confier dans l'avenir à un président stable, en précisant que celui-ci &quot;&lt;em&gt;ne peut pas exercer de mandat national&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Réjouissons-nous que la France soit appelée à être un des derniers pays à exercer une présidence tournante, et souhaitons que les 500 millions d'Européens puissent lui être reconnaissants du soin, de la modération et du savoir-faire qu'elle apportera à dégager des solutions communes aux problèmes qui entrent dans les compétences de l'Union européenne. &quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Note de Valery Giscard d'Estaing, publiée sur son blog, extraite de la &lt;em&gt;Chronique de la pensée multiple&lt;/em&gt; publiée dans &quot;Le Point&quot; du 6 mars 2008)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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            <name>Sitemestre - CHH</name>
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        <title>Poisson d'avril...</title>
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        <updated>2008-04-01T10:23:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-01T10:23:00+02:00</published>
        <summary>   Lors de la prochaine conférence, dont le thème sera la littérature, nous...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lesepees.fr/media/02/00/1716045800.jpg&quot; id=&quot;media-934862&quot; alt=&quot;1443718213.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-934862&quot; /&gt;Lors de la prochaine conférence, dont le thème sera la littérature, nous aurons l'immense honneur d'accueillir M. Valéry Giscard d'Estaing, ancien Président de la République, membre de l'Académie française.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous discuterons avec lui de l'état de la littérature française aujourd'hui et de son avenir. L'intervenant dédicacera ensuite son best-seller &lt;i&gt;Démocratie française&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#C00000&quot; face=&quot;Georgia, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FCFAE1&quot; face=&quot;Georgia, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;font size=&quot;6&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-weight: bold&quot;&gt;Poisson d'Avril !&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;Nous présentons toutes nos excuses à ceux qui ont manqué de s'étouffer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>VGE se sépare de La Varvasse</title>
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        <updated>2008-03-17T16:51:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-17T16:51:00+01:00</published>
        <summary>       Lire la suite   </summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;301&quot; src=&quot;http://blog.pelerin.info/patrimoine-en-blog/upload/2008/03/chateau%20giscard.bmp&quot; alt=&quot;chateau%20giscard.bmp&quot; height=&quot;419&quot; style=&quot;width: 301px; height: 419px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.pelerin.info/patrimoine-en-blog/2008/03/le_chateau_auvergnat_de_vge_a.html&quot;&gt;Lire la suite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Invraisemblable</title>
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        <updated>2008-03-04T11:06:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-04T11:06:00+01:00</published>
        <summary>  « Qu'un mouvement d'extrême droite puisse coller mes affiches de campagne...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://leboeufquipleure.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;«&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/economie/2008/03/04/04001-20080304ARTFIG00286-iumm-des-fonds-au-servicede-l-extreme-droite-etudiante.php&quot;&gt;Qu'un mouvement d'extrême droite puisse coller mes affiches de campagne relève de l'invraisemblable&lt;/a&gt;» , confiait lundi l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing au Figaro.&lt;br /&gt; On le comprend, quel rapport pourrait-il en effet exister entre le père du projet de Constitution Européenne, adopté massivement par le peuple français le 29 mai 2005, et «les fonds secrets de l'UIMM [qui auraient] transité par l'extrême droite étudiante française» ?&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Devedjian&quot;&gt;Patrick Devedjian&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Occident_(mouvement_politique)&quot;&gt;Claude Goasguen&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Madelin&quot;&gt;Alain Madelin&lt;/a&gt; ( directeur de publication du journal antisocialiste &lt;i&gt;Spécial Banlieue&lt;/i&gt; lors de la campagne présidentielle de 1974, intègre l'état-major de VGE, qui est élu président en 1974) &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Longuet&quot;&gt;Gérard Longuet&lt;/a&gt; (secrétaire d'état auprès du premier ministre, Raymond Barre en 1977-1978) ou &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Novelli&quot;&gt;Hervé Novelli&lt;/a&gt; (membre de l'actuel gouvernement, secrétaire d'état Industrie-PME-PMI-Artisanat et Commerce) sont probablement des inconnus pour l'ancien président de la République française de 1974 à 1981.&lt;br /&gt; Invraisemblable !&lt;br /&gt; Sans aucun doute...&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Colin</name>
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        <title>Sarkozy à 36%, comparaison sondagière</title>
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        <id>tag:nilok.hautetfort.com,2008-02-20:1474030</id>
        <updated>2008-02-20T10:45:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-20T10:45:00+01:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;   &amp;nbsp;   &amp;nbsp;    Dans un sondage BVA pour l'Express , Nicolas...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://nilok.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://nilok.hautetfort.com/media/02/01/0440af443f4fad1ec3f804a08a43e798.jpg&quot; id=&quot;media-856621&quot; title=&quot;chirac, sarkozy, grimace&quot; alt=&quot;f8f70168394138a734eaa804689c2cf5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-856621&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/info/france/dossier/barometre/dossier.asp?ida=466134&quot;&gt;Dans un sondage BVA pour l'Express&lt;/a&gt;, Nicolas Sarkozy enregistre 36% d'opinions favorables (contre 58% de négatives). Pour comparaison, dans le même baromètre, il tombait sous les 50 le 10 janvier, à 45% :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://nilok.hautetfort.com/media/00/00/814abba20439ac341bec17baed7ce49a.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://nilok.hautetfort.com/media/00/00/814abba20439ac341bec17baed7ce49a.gif&quot; id=&quot;media-856627&quot; title=&quot;sarkozy, sondage, BVA&quot; alt=&quot;814abba20439ac341bec17baed7ce49a.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-856627&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;&amp;nbsp;(cliquez pour agrandir)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les sondages étant ce qu'ils sont, utilisons les en les comparant à d'autres. Voilà ce que ça a donné chez &lt;a href=&quot;http://www.tns-sofres.com/&quot;&gt;Sofres&lt;/a&gt; (pour les gauchistes du Figaro) pour le moment, avec en prime une courbe parce qu'ils nous l'offrent sur leur site (&lt;font color=&quot;#373A53&quot; face=&quot;Arial&quot; size=&quot;1&quot;&gt;©&lt;/font&gt; TNS) :&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://nilok.hautetfort.com/media/01/00/e5110557aa437194cf0710a855628595.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://nilok.hautetfort.com/media/01/00/e5110557aa437194cf0710a855628595.gif&quot; id=&quot;media-856626&quot; title=&quot;sarkozy, sondage, courbe, sofres&quot; alt=&quot;e5110557aa437194cf0710a855628595.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-856626&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;i&gt;(cliquez pour agrandir)&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Pour comparaison, les chiffres Sofres pour VGE, Mitterrand (x2) et Chirac (x2) en début de mandat et au bout de 9 mois (%favorables/%défavorables).&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;VGE : 63/34 - 56/41&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Mitterrand 81 : &lt;b&gt;71/24&lt;/b&gt; - 50/45&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Mitterrand 88 : 63/35 - &lt;b&gt;60/36&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Chirac 95 : 64/32 - &lt;b&gt;40/58&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;Chirac 2002 : &lt;b&gt;52/47&lt;/b&gt; - 50/49&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc dans le dernier sondage Sofres on voit que Sarkozy est à 41, ce qui le place presque au niveau record de Chirac en 1995. Et si l'indice Sofres confirme celui de BVA dans les jours à venir, Sarkozy aura alors le record Sofres de la plus mauvaise popularité à ce moment d'un mandat présidentiel. Alors qu'à 63% au lendemain de son élection, il faisait plutôt bonne figure au regard de ces prédécesseurs, surtout que cette jolie cote s'était d'abord maintenue...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;u&gt;Edit (17:45) :&lt;/u&gt;&lt;u&gt;&amp;nbsp;&lt;/u&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le &lt;a href=&quot;http://www.bva.fr/data/sondage/sondage_sondage/645/sondage_fichier/fichier/baromatrebva-orange-lexpress-vague6_aebda.pdf&quot;&gt;rapport complet de BVA [.pdf]&lt;/a&gt; sur ce sondage j'ai trouvé un graphique mettant cette situation en avant. J'y ai ajouté une ligne à 36% d'opinions favorables pour faire ressortir les éléments de comparaison.On a une confirmation des tendances qu'on observait plus tôt : Sarkozy descend vraiment très bas par rapport à la Ve république. Autr e remarque : si on observe la pente, la seule chute qui soit si violente est celle de Chirac en 95. Comparaison peu flatteuse !&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://nilok.hautetfort.com/media/00/02/1106754c4277cd1a4246cd11dc4bc0eb.gif&quot; id=&quot;media-857850&quot; title=&quot;sarkozy, chirac, mitterrand, sondage,sondages&quot; alt=&quot;1106754c4277cd1a4246cd11dc4bc0eb.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-857850&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Reste pour Sarkozy que, descendu aussi bas, il ne semble pouvoir que remonter !&lt;/p&gt;
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            <name>Hervé</name>
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        <title>Monsieur le Président, la démocratie en Europe passe par le respect des autres pays européens</title>
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        <updated>2008-02-10T23:00:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-10T23:00:00+01:00</published>
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          &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy a tenté&amp;nbsp;ce soir de redorer son blason présidentiel en se prévalant, lors d'une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/02/10/la-france-est-de-retour-en-europe_1009672_823448.html#ens_id=958156&quot;&gt;brève allocution télévisée&lt;/a&gt;, d'un &quot;succès&quot; du traité de Lisbonne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce traité va effectivement permettre à l’Europe de sortir de l’impasse institutionnelle dans laquelle elle se trouve,&lt;/strong&gt; même s'il n’est pas exempt de défaut&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Permettons-nous quelques commentaires sur son allocution :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le Traité de Lisbonne n'est tout d'abord pas un traité simplifié, comme l'a souligné&lt;/strong&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/archive/2008/01/17/giscard-ne-veut-pas-de-blair-comme-president-de-l-ue.html&quot;&gt;Valéry Giscard d'Estaing&lt;/a&gt; puisqu'il est plus long que le projet de traité constitutionnel européen (étant «un catalogue de modifications des traités antérieurs, dont la lecture devient pratiquement impossible»)&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Ce n'est pas parceque la France a adopté ce Traité qu'il est adopté,&lt;/strong&gt; rappelons en effet que l'Union Européenne se compose de 27 pays, et Vingt-deux pays doivent encore se prononcer.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Laisser croire que &quot;Ce ne sont pas les &lt;i&gt;&quot; non &quot;&lt;/i&gt; français et néerlandais qui ont causé le malaise de l'Europe mais le contraire&quot;, et qu'il ne faut &quot;plus abandonner l'Europe au seul jeu de règles automatiques qui ne laissent aucune place à la décision et à la responsabilité politique&quot;, c'est un peu céder à la démagogie laissant croire que la Commission Européenne déciderait de tout,&amp;nbsp;et négliger l'importance actuelle du Conseil&amp;nbsp;Européen,&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Si Sarkozy veut réussir la présidence française de l'Union Européenne, il doit éviter de donner l'impression de donner des leçons aux autres pays, ou que la France déciderait seule des priorités européennes. Comme l'a souligné récemment&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/archive/2008/01/29/guaino-l-handicap-pour-la-future-presidence-de-l-union-europ.html&quot;&gt;Michel Barnier&lt;/a&gt;, le ministre de l'agriculture : &lt;i&gt;&quot;&lt;strong&gt;La France n'est pas forte quand elle est arrogante, elle n'est pas grande quand elle est solitaire&lt;/strong&gt;&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Hervé Chefdeville&lt;/p&gt;
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            <name>Mouvement Alcibiade pour BAYROU</name>
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        <title>BON ANNIVERSAIRE MONSIEUR LE PRESIDENT</title>
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        <updated>2008-02-02T17:50:00+01:00</updated>
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          &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-818045&quot; width=&quot;213&quot; src=&quot;http://lafrancedetoutesnosforces.hautetfort.com/media/02/00/a9331e9f9ee4658db3d670a18af07913.jpg&quot; alt=&quot;b0d8fcd36379cf3c70076a5d8167af65.jpg&quot; height=&quot;165&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; width: 213px; height: 165px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-818045&quot; /&gt;Oui, les animateurs de ce blog ont, a l’unanimité tenu à souhaiter un joyeux anniversaire au Président Giscard d’Estaing qui fête aujourd’hui ses 82 ans. Qu’ils aient eu des responsabilités à gauche, au centre ou à droite durant les vingt dernières années, tous conviennent qu’au-delà des idéologies, VGE a su, malgré deux chocs pétroliers conserver à notre Pays sa place et sa crédibilité dans le monde.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;N’en déplaise à l’actuel occupant de l’Elysée, Giscard lui a été un Président libéral social européen et réformiste que les autres Chefs d’Etat respectaient. A l’heure où le néo-libéralisme «&amp;nbsp;agité&amp;nbsp;» dépourvu tant de méthodes que de fondements déstabilise gravement les fondements de la société française comment ne pas voir le fossé béant qui oppose tant dans le style que sur le fond deux Présidences&amp;nbsp;!...&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Lorsque l’un était respectueux de l’équilibre constitutionnel existant et s’est toujours refusé de «&amp;nbsp;jouer avec les institutions&amp;nbsp;», l’autre n’a de cesse de trépigner pour que celles-ci s’adaptent à son ego surdimensionné.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Lorsque l’un a su maintenir la dette et le déficit public à des niveaux n’hypothéquant en rien les générations futures l’autre, dès son accession, avec l’assurance que sa seule image publique ou privée allait booster la croissance, a cru bon d’opérer au profit de la minorité qui en avait le moins besoin une ponction publique de plus de 13 milliards d’Euros interdisant désormais toute marge de manœuvre.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;Lorsque l’un avait, contre l’avis de son propre électorat, engagé des vraies réformes sociales et industrielles&amp;nbsp;propulsant avec succès le Pays vers le progrès et la modernité, l’autre cherche encore à grand renfort quasi-quotidien de commissions et d’experts des axes de changement.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-818081&quot; src=&quot;http://lafrancedetoutesnosforces.hautetfort.com/media/00/01/eaa0aa58b4148680d68760726a62f8fa.jpg&quot; alt=&quot;89ea78a042b64247753725d8689b7e30.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-818081&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;Photos officielles... Vous avez dit modernité, simplicité, dignité?...&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-818087&quot; src=&quot;http://lafrancedetoutesnosforces.hautetfort.com/media/00/01/0e827927ec8e2f1dbd8e33e91da5aedd.jpg&quot; alt=&quot;6ee2e5b0da489635175bf0756c2c90b8.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-818087&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;just