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    <title>Last posts on exil</title>
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    <updated>2012-05-26T09:07:47+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Alix</name>
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        <title>Exils – Nuruddin Farah</title>
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        <updated>2012-05-24T10:23:35+02:00</updated>
        <published>2012-05-24T10:23:35+02:00</published>
        <summary>   Après des années d’exil, Jeebleh décide de revenir à Mogadiscio en...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3595507&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/01/02/1621326502.jpeg&quot; alt=&quot;exils-nuruddin-farah-L-1.jpeg&quot; /&gt;Après des années d’exil, Jeebleh décide de revenir à Mogadiscio en Somalie. Qu’est-ce qui peut bien pousser cet homme à partir si loin de sa femme, de ses filles, de sa vie à New York&amp;nbsp;pour se rendre dans le trou du cul du monde ? L’accident provoqué par un chauffeur de taxi new-yorkais d’origine somalienne&amp;nbsp;? Le désir de se recueillir sur la tombe de sa mère disparue en son absence&amp;nbsp;? La volonté de retrouver son ami Bilé qui a eu moins de chance que lui et qui est resté là-bas dans les geôles officielles puis dans l’anarchie qui règne depuis&amp;nbsp;? L’envie de connaître et de retrouver&amp;nbsp; Raasta la nièce de ce dernier, une enfant miracle kidnappée en compagnie de son amie Makka, la petite trisomique&amp;nbsp;? L’appel de la vengeance contre Caloosha, le frère de Bilé&amp;nbsp;? Un peu de tout ça en réalité. Et c’est ce qui fait d’Exils, un livre riche et dense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;A la poursuite de tous ces objectifs, Jeebleh erre dans une Mogadiscio en ruines. Le portrait qui ressort de l’ancienne capitale de l’état défaillant de Somalie est sombre, apocalyptique, effrayant. Jeebleh découvre une ville plongée dans le chaos, livrée aux seigneurs de guerre et surtout à des bandes d’adolescents incontrôlables et sanguinaires. Il ne reste plus rien de ce que Jeebleh a connu, sinon des ruines, des décombres. Un monde s’est littéralement effondré pour faire place à une anarchie qui profite à quelques-uns et plonge tous les autres dans une spirale infernale de lutte pour la survie, de combats de clans, etc. Il règne dans Exils, une ambiance de fin du monde qui en fait sa spécificité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;C’est une atmosphère singulière dans laquelle Nuruddin Farah installe un Jeebleh désarçonné et désorienté, un autre monde dans lequel évoluent selon leur propre logique des personnages qui traversent l’œuvre sans se départir de leur mystère. Pour Jeebleh, il s’agit d’évoluer parmi les avalanches sans n’être jamais sûr de savoir à qui il a affaire (Af Laawe, Seamus, Shanta, Caloosha). Dans cette ville fantôme, tout est incertain et les bruits courent sur ces drôles de personnages que croisent Jeebleh. Il n’y a plus d’innocents par ici et il y a des moments où le lecteur est aussi perdu et angoissé que Jeebleh dans un monde absurde, abscons, rongé par un passé qui ne passe pas. En arrière-plan, le lecteur peut entrevoir, le règne et la chute de Syad Barré, l’infortunée opération de paix «&amp;nbsp;restore hope&amp;nbsp;» de l’armée américaine (cf. &lt;strong&gt;La chute du faucon noir&lt;/strong&gt; de Ridley Scott), etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;On peut regretter le dénouement un peu facile et précipité du livre. Comme si Nuruddin Farah ne savait pas comment clore certaines des quêtes de Bilé. On peut également rester de marbre vis-à-vis de la mystique déployée autour de Raasta l’enfant miracle ou déplorer quelques longueurs en rapport avec la disparition de cette dernière. Peut-être le livre aurait-il gagné à accorder une place plus importante à la vengeance de Jeebleh ou à la question de sa mère défunte&amp;nbsp;? Il faut tout de même reconnaître qu’Exils est doté d’une réelle puissance évocatrice concernant la Somalie. C’est un livre porté par sa galerie de personnages liés les uns aux autres par l’horreur et la mémoire.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Une œuvre à découvrir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>noir de la seine</name>
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        <title>JOURNAL D'UN ELECTEUR 304</title>
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        <updated>2012-05-15T10:28:37+02:00</updated>
        <published>2012-05-15T10:28:37+02:00</published>
        <summary>   mardi 15 mai :    &quot;La France, terre d'asile,  pourrait devenir terre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;mardi 15 mai :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;La France, terre d'asile,&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;pourrait devenir terre d'exil.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3582940&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://noirdelaseine.hautetfort.com/media/00/01/2849240701.jpg&quot; alt=&quot;mémoire 72.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Alix</name>
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        <title>Je la voulais lointaine – Gaston Paul Effa</title>
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        <updated>2012-05-15T07:31:00+02:00</updated>
        <published>2012-05-15T07:31:00+02:00</published>
        <summary>   Je n’avais pas été vraiment convaincu par le  voici le dernier jour du...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3582766&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/02/01/1084663640.gif&quot; alt=&quot;web_Je-la-voulais-lointaine.gif&quot; /&gt;Je n’avais pas été vraiment convaincu par le &lt;strong&gt;voici le dernier jour du monde&lt;/strong&gt; de Gaston Paul Effa, il y a quelques années de cela.&amp;nbsp; J’ai récidivé pourtant avec Je la voulais lointaine après avoir entendu une interview intéressante de l’auteur franco-camerounais dans l’émission cosmopolitaines sur France Inter. Malheureusement, ce deuxième essai n’est pas plus concluant que le premier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Je la voulais lointaine est l’histoire d’Obama, un jeune africain qui quitte son village pour aller suivre ses études à Strasbourg. Couronné de succès dans les études et apparemment en amour avec Julia la blonde, l’exil de ce jeune homme aurait pu faire figure de réussite si un incident mineur ne l’avait ébranlé. Brutalement, c’est la chute, Obama remet en question ses acquis dans son pays d’accueil et revient à ses origines, dans une quête de lui-même, de son identité qu’il a reniée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Obama&amp;nbsp;? N’est-ce pas déjà une erreur de nommer ainsi son personnage principal lorsque l’on sait la référence chargée de significations – cf. le président américain - à laquelle ce prénom est désormais attaché&amp;nbsp;? Bien sûr, ce n’est pas très grave, mais c’est symptomatique des facilités et des faiblesses de ce livre. L’incident qui fait douter puis chuter Obama par exemple&amp;nbsp;? Un jeu de mot mal venu sur la copie d’une élève - je suis le seul à voir là un pauvre clin d’œil volontaire ou pas à&lt;strong&gt; la tâche&lt;/strong&gt; de Philip Roth&amp;nbsp;? Je n’en dis pas plus, mais c’est peu mis en scène, mal exploité et ne semble servir que de prétexte à enchaîner sur le retour aux racines d’Obama. La fiancée Julia&amp;nbsp;? Cliché, car forcément blonde aux yeux bleus pour symboliser la femme blanche dans ce qu’elle a de plus fantasmatique et d’opposé au noir. Certes, on est à Strasbourg…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Le problème avec le livre de Gaston Paul Effa est que tout est dans cette veine. Difficile de se détacher d’images d’Epinal à l’africaine&amp;nbsp;: le grand père féticheur etc. C’est d’autant moins intéressant que sur des sujets cruciaux mais très explorés comme le déracinement de l’Africain, sa quête identitaire, son exil, la double culture, l’auteur franco-camerounais n’apporte pas grand-chose. Il reste à la surface, évanescent, un peu brouillon même dans l’ambiance semi onirique qu’il instaure quand la question du retour aux origines devient cruciale. Je la voulais lointaine n’arrive pas à marquer, à toucher, trop léger, trop quelconque, pas aidé par un Obama finalement insipide &amp;nbsp;- comme les autres personnages - aux aventures convenues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Je la voulais lointaine bénéfice étonnamment d’une bonne presse, mais c’est un livre facile et raté. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Bref. Heureusement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Alix</name>
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        <title>Brooklyn – Colm Toibin</title>
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        <updated>2012-04-02T16:25:23+02:00</updated>
        <published>2012-04-02T16:25:23+02:00</published>
        <summary>   Dans l’Irlande des années 50, Eilis se voit offrir par l’entremise du père...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3518310&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/01/01/2007666064.jpg&quot; alt=&quot;9782221113493.jpg&quot; /&gt;Dans l’Irlande des années 50, Eilis se voit offrir par l’entremise du père Flood une opportunité: émigrer aux Etats-Unis où l’attend un emploi de vendeuse dans un grand magasin.&amp;nbsp; C’est une occasion difficile à refuser pour la jeune fille dont la famille n’est pas au mieux financièrement. Le père est décédé, la mère déprimée et les trois fils ont fui le chômage pour l’Angleterre. Seule Rose arrive grâce à son travail de bureau et à son caractère à maintenir la barque familiale à flots. Mais n’est-ce pas justement à elle de saisir cette offre du père Flood&amp;nbsp;? Car à vrai dire Eilis ne veut pas partir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;C’est une jeune fille innocente et confinée dans l’univers de son petit village que Colm Toibin arrache à une Irlande en difficulté. Son émigration n’est pas vraiment un choix, comme souvent, c’est un devoir, une obligation à laquelle elle se plie pour un hypothétique meilleur avenir et qui va la transformer. Colm Toibin laisse entrevoir au début du roman ce qu’aurait pu être la vie d’Eilis si elle n’était pas partie&amp;nbsp;: son petit boulot à l’épicerie, ses cours de comptabilité censés lui ouvrir les portes d’un modeste emploi de bureau, la compagnie de sa mère, l’ombre de sa sœur, les sorties stéréotypées du samedi soir avec ses copines, les commérages du village et un mariage si possible avec l’un des bons partis du coin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Cette vie-là, c’est celle que Colm Toibin finit par lui offrir comme une tentation dans la dernière partie du roman. Le retour est une possibilité quasi aliénante pour l’exilé. Revenir, retrouver la vie qu’on aurait dû avoir, qu’on n’aurait jamais dû abandonner, qu’on souhaitait avoir, à laquelle on rêve encore parfois ? Chimère, car entre temps, Eilis a vécu à Brooklyn. Elle n’a pas seulement découvert un autre monde, elle a construit une autre vie avec d’autres possibilités. Elle s’est forgé un caractère à travers l’adversité - car l’émigration est une épreuve. Durant ses deux années, à peine, à Brooklyn, Eilis a mûri, construit sans s’en rendre compte un édifice rendu chancelant par le retour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Le roman de Colm Toibin est d’une lenteur et d’une méticulosité, qui vont de pair, pour faire saisir le chemin parcouru par Eilis. L’auteur irlandais excelle dans le détail des situations quotidiennes, dans la progression imperceptible afin d’épaissir le personnage et la trajectoire d’Eilis. C’est une héroïne obligée de livrer une multitude de combats quotidiens, minuscules ou pas, qui jalonnent son apprentissage. Il y a quantité de difficultés prosaïques liées à l’émigration, mais il y a aussi le mal du pays, les conventions des milieux émigrés, et son farouche désir d’émancipation. A travers tout le roman, il y a la volonté de cette fille d’être et de paraître libre, comme sa sœur, son modèle, dans un monde très corseté pour les femmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Etre libre, un défi constant pour un personnage, fragile et touchant, souvent tenaillé par le doute. Doutes sur l’amour qu’elle découvre, sur ce qu’elle ressent, doutes sur son avenir professionnel, sur sa réussite scolaire pour lesquels elle consent bien des sacrifices pourtant, doutes sur sa capacité à braver les obstacles à son bonheur. Eilis est une jeune fille qui se bat pour devenir une femme, libre et moderne. Et c’est calmement, que Colm Toibin la pousse toujours plus loin en avant jusqu’à l’épreuve ultime dans cette dernière partie du livre où Brooklyn et son bout d’Irlande se font face à face.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;On peut trouver quelques longueurs au livre de Colm Toibin, penser qu’il accélère brusquement et joue un peu trop facile à la fin, il n’en demeure pas moins un joli portrait de jeune fille et un livre fin sur l’exil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;OK.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Patricia_BS</name>
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        </author>
        <title>Guerre Et si ça nous arrivait ? (J. TELLER)</title>
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        <updated>2012-03-28T19:01:00+02:00</updated>
        <published>2012-03-28T19:01:00+02:00</published>
        <summary> «&amp;nbsp;Et si, aujourd’hui, il y avait la guerre en France… Où...</summary>
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          &lt;p&gt;«&amp;nbsp;Et si, aujourd’hui, il y avait la guerre en France… Où irais-tu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Imaginons : c’est la guerre – non pas en Irak ou en&amp;nbsp;Afghanistan, quelque part très loin, mais en France, chez nous. L’Union européenne et ses&amp;nbsp;démocraties se sont effondrées et des régimes nationalistes&amp;nbsp;et impérialistes ont vu le jour. Depuis des&amp;nbsp;années, Français, Anglais et Scandinaves se battent. La plupart des villes sont détruites, l’économie est&amp;nbsp;dévastée, et on ne se sent plus en sécurité nulle part.&amp;nbsp;Ceux qui en ont les moyens fuient vers le Proche-Orient,&amp;nbsp;comme le protagoniste de cette histoire, jeune français&amp;nbsp;de quatorze ans. Celui-ci tente avec sa famille de commencer&amp;nbsp;une nouvelle vie dans un camp de réfugiés situé en&amp;nbsp;Égypte. Les conditions de subsistance sur place sont&amp;nbsp;déplorables. Ses parents n’ayant pas encore&amp;nbsp;obtenu d’autorisation de séjour, le jeune homme ne peut&amp;nbsp;ni aller à l’école, ni apprendre la langue locale, l’arabe, ni trouver du travail. Il prend très vite conscience de son&amp;nbsp;statut de citoyen de « troisième zone », et fait l’expérience&amp;nbsp;de l’exclusion et de la haine raciale. Il n’a alors&amp;nbsp;plus qu’une envie : rentrer chez lui, dans son pays, à la&amp;nbsp;maison. Mais où est-ce désormais ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Court roman se présentant sous la forme d’un passeport européen, le livre de Janne TELLER joue sur le renversement de perspective&amp;nbsp;: et si nous, habitants de confortables régions protégées, devenions des réfugiés politiques&amp;nbsp;? Fuir, s’exiler puis apprendre à survivre dans un pays étranger où l’on ne maîtrise pas la langue. Voir sa famille de déchirer, s’effriter et se déliter. Devoir renoncer à tout ce qui devait être notre vie &lt;em&gt;avant&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En choisissant de raconter à la deuxième personne, Janne TELLER s’adresse directement à chacun d’entre nous et son roman a d’autant plus de force et d’efficacité qu’il contrait le lecteur à se poser de vraies questions. Celles du choix notamment.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Destinés aux lecteurs à partir de douze ans, ce &lt;em&gt;Guerre Et si ça nous arrivait&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; est redoutablement efficace.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Tu as un enfant toi aussi, avec Carine. Et tu devrais être heureux. Ce n’est pas le cas. Ta vie n’est pas du tout ce qu’elle aurait dû être. Elle t’a été volée pour une autre, une autre vie qui n’est vraie ni ici ni là-bas. Vous n’avez jamais eu assez d’argent pour que tu rattrapes tes années d’études perdues. Tu n’en as d’ailleurs plus envie, gêné par la conscience de ton infériorité par rapport aux étudiants de ton âge.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Janne TELLER, &lt;em&gt;Guerre Et si ça nous arrivait&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Les Grandes Personnes&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;30 pages – 7,90 €&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Titre original&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Hvis der varkrig in Norden&lt;/em&gt;&amp;nbsp; – Paru en 2002– Traduit en Français en 2012&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L’auteur&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: Janne TELLER,&amp;nbsp;romancière et essayiste, née à Copenhague en 1964 , est issue d'une famille d'origine allemande et autrichienne.&amp;nbsp; Son premier roman, &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.janneteller.dk/?Fran%E7ais:Essays_%2F_Articles:L%27Ile_d%27Odin&quot;&gt;L'Ile d'Odin&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (Actes Sud 2003), une saga contemporaine du fanatisme religieux et politique,&amp;nbsp;est paru au Danemark avec grand succès en 1999. &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.janneteller.dk/?Fran%E7ais:Essays_%2F_Articles:Rien&quot;&gt;Rien&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;(Editions du Panama 2007), un roman existentiel pour les adolescents, a devenu un Bestseller international et a reçu plusieurs&amp;nbsp;Prix internationaux,&amp;nbsp;le francophone Prix Libbylit 2008 inclus.&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.janneteller.dk/?English:Bibliography:The_Trampling_Cat&quot;&gt;Europa&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;(Gyldendal, 2004)&lt;em&gt; &lt;/em&gt;est un roman qui interroge le sens de l'histoire&amp;nbsp;à travers les épreuves de la guerre de Bosnie et de l'amour contre-Européen, et son nouveau roman, &lt;a href=&quot;http://www.janneteller.dk/?English:Publications:Come&quot;&gt;&lt;em&gt;Venez&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;se concerne l'art et les éthiques.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;Janne TELLER, qui a également publié des essais et d'histoires courtes, comme l’ouvrage en forme de &amp;nbsp;passeport &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.janneteller.dk/?Fran%E7ais:Texts:Guerre%3A_et_si_ca_nous_arrivait%3F&quot;&gt;Guerre: et si ca nous arrivait?&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; - est membre du comité rédactionnel du magazine intellectuel &lt;em&gt;Lettre Internationale&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;Son œuvre, qui a souvent suscité la controverse,&amp;nbsp;a reçu de nombreuses récompenses, et est traduit en 18 langues.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Diplômée en macro économie, elle a&amp;nbsp;vécu et travaillé dans beaucoup de pays du monde entre autres à Dar-es-Salaam, Maputo et New York. En 1995, elle abandonne un poste à l'O.N.U.&amp;nbsp;pour se consacrer entièrement à la littérature. Janne TELLER partage son temps entre New York&amp;nbsp;et Copenhague.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Site de l’auteur&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: http://www.janneteller.dk/?Fran%E7ais&lt;/p&gt;
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        <title>Le Jeu des sept cailloux</title>
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        <updated>2012-03-08T19:31:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-08T19:31:00+01:00</published>
        <summary>     Le Jeu des sept cailloux   Dominique Sampiero  Illustré par Zaü Grasset...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -38.3pt 0.0001pt 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Jeu des sept cailloux&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dominique Sampiero&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Illustré par Zaü&lt;br /&gt;Grasset jeunesse (lampe de poche), 2010&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -38.3pt 0.0001pt 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -38.3pt 0.0001pt 0cm; text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Un refuge aux réfugiés&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;par Anne-Marie Mercier&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3452626&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lietje.hautetfort.com/media/00/00/3081319424.gif&quot; alt=&quot;Dominique Sampiero ,  Zaü ,Grasset jeunesse (lampe de poche), réfugiés  ,exil,tchetchénie, Anne-Marie Mercier   &quot; /&gt;Un tout petit livre en apparence, mais un récit lourd comme les sept cailloux. Nous suivons Larissa qui erre dans les rues de Rouen et semble parler seule. À son enfant à naître, elle raconte la vie d'avant, en Tchétchénie : son enfance comment elle a rencontré son mari, la guerre, les hommes comme des loups.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La vie depuis&amp;nbsp;: l'exil en France, à la recherche d'un toit, de papiers et d'espoir, est évoqué sans pathos mais avec précision. Cette histoire est une histoire vraie, comme beaucoup d'autres. Elle a été publiée avec une postface du Collectif solidarité antiraciste et pour l'égalité des droits et par le Réseau Education Sans Frontières de Rouen et des environs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Le texte, porté par une belle écriture, est sobre&amp;nbsp; et pudique. Il évoque aussi bien la vie de tous les jours que les pires moments. Il s'attache aussi à de petites choses, des coutumes, des plats, un jeu. Les illustrations montrent les souvenirs du pays en encadré et la marche de Larissa en pleine page, les uns en tonalités de vert, l'autre en ocre. Dominent les images du visage et des bottes de Larisa qui cherche un lieu où s'arrêter, si proche et si lointaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Jean-Marie Thévoz</name>
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        <title>Jérémie 7. Nos actes ont des conséquences.</title>
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        <updated>2012-03-06T09:51:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-06T09:51:00+01:00</published>
        <summary> Jérémie 7 19.2.2012 Nos actes ont des conséquences. Jérémie 7 :...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://clamans.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Jérémie 7&lt;br /&gt;19.2.2012&lt;br /&gt;Nos actes ont des conséquences.&lt;br /&gt;Jérémie 7 : 1-15&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Matthieu 5 : 21-24&lt;/p&gt;&lt;p&gt;téléchargez la prédication ici : &lt;a id=&quot;media-3472941&quot; href=&quot;http://clamans.hautetfort.com/media/02/02/3443112609.2.pdf&quot;&gt;P-2012-02-19.pdf&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chères paroissiennes, chers paroissiens, &lt;br /&gt;J'ai repris ce matin, pour notre réflexion, le texte du prophète Jérémie qui a été le texte de notre première Exploration biblique (groupe de lecture biblique en paroisse). Cette Exploration biblique part à la découverte de la période de l'Exil à Babylone, une période clé, tant pour le peuple juif, que pour l'écriture de l'Ancien Testament. &lt;br /&gt;L'épisode de Jérémie 7 que nous avons entendu — cette prédication du prophète Jérémie à la porte du Temple de Salomon — se situe vers 600 av. J.-C., sous le règne du roi Josias. La situation politique est tendue. Le Royaume de Juda — avec Jérusalem comme capitale — se trouve dans le corridor qu'empruntent aussi bien le voisin du sud, l'Egypte, que le voisin du nord, l'Assyrie, pour se faire la guerre. En 722 (donc bien avant la prédication de Jérémie) l'Assyrie a envahi le Royaume d'Israël, la Samarie; et Silo, le Temple du Nord, a été détruit, ce que rapporte la fin de notre texte. Le Royaume d'Israël du Nord a donc perdu son indépendance. &lt;br /&gt;Là au milieu, le Royaume de Juda hésite entre se faire tout petit ou bien s'allier à l'Egypte. Là au milieu, Jérémie prêche la Parole de Dieu : &quot;Améliorez votre façon de vivre et d'agir, alors je vous laisserai habiter dans ce pays.&quot; (Jr 7:3) et il ajoute : &quot;Allez voir ce qui est arrivé à Silo ! Si vous ne changez pas de comportement, il arrivera la même chose à ce lieu.&quot; (Jr 7:12). &lt;br /&gt;Quelques années plus tard, en 598, Jérusalem est assiégée par les Babyloniens (qui ont remplacé les Assyriens). Et en 587, Jérusalem est prise, la ville ravagée et le Temple détruit. Les élites, l'administration royale et le personnel du Temple sont déplacés, déportés à Babylone, envoyés en Exil. &lt;br /&gt;Ce qui nous choque aujourd'hui dans ce texte, c'est que ces événements, l'invasion, la guerre, la prise d'une ville ou d'un pays sont déclarés être des actes voulus par Dieu, même être une punition divine. Il faut se rendre compte que dans le schéma de pensée de l'époque, il n'y a pas d'autres explications des causalités que la volonté de Dieu. &lt;br /&gt;Tout ce qui arrive vient de Dieu. C'est lui qui dirige les peuples, les actes des rois et des armées. Plus tard, Esaïe dira que c'est Dieu qui a envoyé Cyrus (le roi des Perses) pour libérer les juifs de Babylone et les faire rentrer en Israël. C'est un schéma de pensée. &lt;br /&gt;Mais il faut reconnaître que dans ce schéma se dessine aussi une ouverture. Le destin n'est pas écrit définitivement. Le prophète en appelle à un changement de comportement : Dieu n'est pas fermé à d'autres issues. L'être humain n'est pas impuissant. Au contraire, le prophète ne cesse de rappeler notre responsabilité dans le devenir du pays : &quot;Si vous améliorez votre façon de vivre et d'agir, alors je vous laisserai habiter dans ce pays.&quot; (Jr 7:3) &lt;br /&gt;C'est une façon de dire : Attention, vos actes ont des conséquences. Vous n'êtes pas impuissants, vous pouvez changer les conséquences en changeant de comportement. &lt;br /&gt;Aujourd'hui, nous connaissons un peu mieux les causalités, quels effets produisent quelles conséquences. Nous savons même qu'il est tout à fait inutile que Dieu intervienne pour nous &quot;punir&quot;, nous arrivons tout seuls à la destruction de notre environnement. Nous savons bien tout ce qui nuit à la nature ou à la cohésion sociale, mais nous renonçons si souvent à changer nos comportements ou nos modes de consommation. &lt;br /&gt;Les habitants de Jérusalem avaient un mantra pour se rassurer et ne pas changer : ils disaient ou chantaient, selon Jérémie : &quot;Palais du Seigneur, Palais du Seigneur, Palais du Seigneur !&quot; (Jér 7:4) &lt;br /&gt;Quels sont nos mantras aujourd'hui pour nous donner l'illusion que tout va bien, que nous n'avons pas besoin de changer radicalement de comportement ? Quels sont nos mantras ?&lt;br /&gt;Un des mantras que j'entends souvent, mais qui n'est pas le vôtre puisque vous êtes venus dans cette église ce matin, c'est : &quot;Vous savez, Monsieur le Pasteur, je ne viens pas à l'Eglise, mais je suis croyant(e).&quot; Etre croyant non-pratiquant, voilà un mantra. Ceux-là se donnent bonne conscience, à bon marché, vis-à-vis de Dieu. &lt;br /&gt;Quels sont nos mantras à nous ? Je pense à celui-là : &quot;Je ne peux rien faire, je ne suis qu'une goutte d'eau dans l'océan.&quot; Evidemment, si tout le monde pense comme cela, le changement n'est pas pour demain et inévitablement, sur cette pente douce, nous arriverons à la catastrophe annoncée, pas besoin de Dieu pour nous donner un coup de pouce. Nous y arriverons tout seuls. &lt;br /&gt;Un autre mantra, plus insidieux, c'est : &quot;Mieux vaut ne pas savoir !&quot; Mieux vaut ne pas savoir comment sont fabriqués nos ordinateurs et nos téléphones, nos chaussures, nos T-shirts et nos Jeans en coton, les jouets que nous offrons à nos petits-enfants et d'où viennent nos asperges d'hiver. &lt;br /&gt;Arrivé-là, j'aimerais dire un mot à Jérémie : &lt;br /&gt;« Jérémie, dans notre monde globalisé, où la moitié de nos produits sont fabriqués en Chine ou en Indonésie, dans des conditions de travail que nous ne tolérons pas chez nous, comment puis-je faire pour ne pas nuire à mon prochain, là-bas ? L'exigence est devenue illimitée et il me semble que mon effort de bien faire ne sera jamais suffisant ! Jérémie : Comment serais-je acceptable aux yeux de Dieu ? Comment sortir de là ? Ne pas être paralysé ? Je veux, mais la tâche me semble impossible ! »&lt;br /&gt;Voilà ce que j'aimerais dire à Jérémie. Je nous sens coincés entre la bonne volonté et l'impuissance. Nous ne pouvons pas nous en sortir tout seuls. N'avons-nous pas besoin d'être sauvés de cette culpabilité qui nous conduit à la paralysie ? &lt;br /&gt;Mais le Christ n'est-il pas venu pour nous sortir de cette paralysie, par le pardon des péchés, lorsqu'il dit au paralytique : &quot;Lève-toi et marche, tes péchés sont pardonnés !&quot; (Mt 9:6). Seule la grâce de Dieu peut nous donner le courage d'avancer, d'améliorer notre conduite, de nous relever sans cesse, malgré nos chutes et nos manquements. &lt;br /&gt;Sans cette grâce, nous sommes impuissants et condamnés au désespoir et au sentiment de l'inutilité de nos efforts. Souvenons-nous — avec Jérémie, avec Jonas aussi — qu'avec Dieu, le pardon répond toujours à la repentance sincère. &lt;br /&gt;Amen&lt;br /&gt;© Jean-Marie Thévoz, 2012&lt;/p&gt;
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        <title>Exil fiscal : de plus en plus d'Annéciens tentés d'aller s'installer en Suisse...</title>
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        <updated>2012-02-16T04:07:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-16T04:07:00+01:00</published>
        <summary>  Essor Savoyard du 16 février       </summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Essor Savoyard du 16 février&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lioneltardy.org/media/00/02/464726624.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3448384&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.lioneltardy.org/media/00/02/2050111087.jpg&quot; alt=&quot;02 - 16févri12 - Essor.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Jeanne Benameur</title>
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        <updated>2012-02-08T13:45:21+01:00</updated>
        <published>2012-02-08T13:45:21+01:00</published>
        <summary>       Une auteure dont la sobriété de l'écriture est proprement stupéfiante....</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3428059&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://briot-cohenaknin.hautetfort.com/media/01/00/1831706963.jpg&quot; alt=&quot;41E6HSEWK2L._AA115_.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Une auteure dont la sobriété de l'écriture est proprement stupéfiante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans les romans que nous avons lus avec délectation, Jeanne Benameur met en scène des êtres de silence et de contemplation, dans une langue poétique qui va à l'essentiel. On est touché par une grâce qui détonne avec notre monde où les paroles tourbillonnent, nous empêchent de penser et peut-être de voir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans &lt;strong&gt;Les demeurées&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt; les mots&lt;/em&gt; &lt;em&gt;font leurs nids dans la tête de Luce&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. La petite héroïne fait bloc avec sa mère dans un monde de gestes du quotidien. Objets en gros plan. Mots nimbés de silence. Phrases courtes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les blancs sur la page ouvrent des espaces où le lecteur peut s'arrêter, imaginer, toucher, sentir, exulter. &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le voile de ma petite grand-mère qui me revient, toute ridée, odorante, ma bouche contre sa joue, le voile au bord, épice musc, odorante&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; livre-t-elle dans &lt;strong&gt;Ça t'apprendra à vivre&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les mots se font rares, ont une vibration. Jeanne Benameur sait même faire parler leur absence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans &lt;strong&gt;Les mains libres&lt;/strong&gt;, il n'y a pas eu de mots pour qu'Yvonne devienne Madame Lure. Monsieur Lure a simplement été ému par le mouvement de ses mains, c'est tout. Nous-mêmes n'avons-nous pas été parfois interdits, privés d'expression parce que le tumulte en nous était trop grand ou que nous nous sentions dans une grande vacuité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les mains ont une présence particulière, celles de son père dans &lt;strong&gt;Un jour mes princes sont venus&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;je n'ai pas su quitter la paume de sa main. Je t'en prie souffle souffle sur ta main pour que je sois libre. Trouve ton dernier souffle papa, envole-moi. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il y a l'Algérie, une terre qui nous est chère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans &lt;strong&gt;Ça t'apprendra à vivre&lt;/strong&gt;, elle se souvient de son enfance là-bas, de tout ce que ses parents ne disent pas et de tout ce qu'il ne faut pas dire. Fille d'un Arabe et d'une Européenne, l'enfant demande : &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Est-ce que nous serons toujours des &quot;à moitié, des demi&quot; Quand serons-nous entiers&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En elle&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le désarroi parce rien ne lui est expliqué de ce voyage vers un ailleurs inhospitalier. &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Moi aussi j'ai une frontière, elle est dedans. Personne ne la respecte&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;et une détermination : &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Je me suis fait le serment que je ne m'habituerais jamais à rien.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;Ces romans nous apparaissent comme un désir d'ouverture, de compréhension du monde dans ce qu'elle a de plus secret. Ne dit-elle pas &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;il y a … des jardiniers invisibles qui cultivent les rêves des autres&lt;/em&gt; ?&lt;/span&gt; Elle nous fait sentir à quel point nous sommes liés les uns aux autres :&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt; &lt;em&gt;personne ne meurt vraiment. Jamais.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Une force étonnante se dégage de cette écriture, quelque chose d'irréductible qui rayonne de l'intérieur.&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Geneviève et André&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Alix</name>
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        <title>De l’esprit chez les abrutis – Aleksandar Hemon</title>
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        <updated>2012-01-31T16:03:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-31T16:03:00+01:00</published>
        <summary>   Il n’est pas inutile de jeter un coup d’œil à la biographie d’Aleksandar...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3414032&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/02/00/249841885.jpg&quot; alt=&quot;ESP ABR.jpg&quot; /&gt;Il n’est pas inutile de jeter un coup d’œil à la biographie d’Aleksandar Hemon et de réviser l’histoire de la république de Yougoslavie jusqu’à son éclatement avant d’aborder De l’esprit chez les abrutis. Ce recueil de nouvelles est en effet une façon pour l’auteur Bosniaque, aux origines multiples (serbe et ukrainienne), de se raconter et de conter un peu de ce qu’a été feu la Yougoslavie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Inégal, pas forcément convaincant et parfois même un peu ennuyeux, De l’esprit chez les abrutis a pour lui d’être ambitieux dans son propos et de faire le pari de l’originalité et de l’imagination dans l’architecture de ces huit nouvelles. Le parti pris de privilégier le comique dans un contexte globalement tragique est également à mettre à son profit. De là à l’encenser comme c’est le cas un peu partout, il y a plus qu’un pas que je ne franchis pas. (Certains qui n’ont pas froid aux yeux ont quand même osé parler de Nabokov et de Kundera…). Bof, bof tout ça.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Pour le détail&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Îles&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: Cette nouvelle, à l’ambiance onirique, écrite sur le mode du souvenir d’enfance avec tout ce qu’il faut du sentiment de nostalgie, vaut surtout pour la confession de l’oncle du narrateur sur la torture qu’il a subie dans un camp de redressement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La Vie et l'Oeuvre d'Alphonse Kauders&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: Je suis resté insensible à l’histoire de ce personnage fictif dont est vaguement reconstituée l’existence à travers un quelconque collage de citations, de faits, d’éléments, forcément inventés, de son existence. Futile, inintéressant et fastidieux. Et sous le prétexte qu’il a rencontré pléthore de célébrités de l’entre-deux guerres jetées en vrac ci et là dans la nouvelle, j’ai vu des comparaisons à Zelig, formidable personnage caméléon de Woody Allen. Au mieux, Alphonse Kauders n’en est qu’une insignifiante copie.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Sorge et son réseau d'espions&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: Enfant, le narrateur imagine son père comme un espion pour la simple raison qu’il voyage hors de Yougoslavie pour son travail et rapporte des objets peu courants à la maison. En même temps, Aleksandar Hemon retrace la vie de Richard Sorge, célèbre espion soviétique qui a tenté de prévenir Moscou de la trahison du pacte Molotov-Ribbentrop. Intéressante au demeurant, cette nouvelle pâtit de sa lecture sur 2 niveaux. La vie de Sorge n’est pas vraiment insérée dans la nouvelle, mais &lt;em&gt;à côté&lt;/em&gt; de celle-ci. Elle amoindrit le destin du jeune narrateur et celui de son père à travers un jeu de miroirs pas abouti ente ce dernier et Richard Sorge. Dommage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L'Accordéon&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: L’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo en 1914 par Gavrilo Princip, élément déclencheur de la 1&lt;sup&gt;ère&lt;/sup&gt; guerre mondiale, est le centre de cette nouvelle. Une profondeur historique double est créée, générale car l’effondrement de l’Autriche-Hongrie est prélude à la naissance de la Yougoslavie et intime car l’arrière grand-père du narrateur assiste à cet évènement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Échange de propos plaisants&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: Reconstitution de la mythologie familiale des Hemon qui a un jour enfanté d’une réunion &amp;nbsp;généalogique orgiaque et gargantuesque qui s’est terminée sur un évènement tragique qui en dit long sur la Yougoslavie. Inventif à défaut d’être vraiment drôle et captivant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Une pièce de monnaie&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: Nouvelle touchante. Plus que la brève idylle entre un photographe de passage à Sarajevo et une fille qui tente d’y survivre ou la forme de l’échange épistolier entre cette dernière et l’auteur, la nouvelle vaut surtout pour la description d’une Sarajevo en ruines, livrée aux snipers et au combat quotidien pour survivre aux horreurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Blind Joseph Pronek &amp;amp; Dead Souls&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: Sans doute la meilleure nouvelle du recueil. Elle raconte l’exil d’un certain Josef Pronek, alter ego de l’écrivain, à Chicago. Comment il y arrive et y reste. Elle est centrée sur le décalage que ressent le narrateur entre la réalité du monde américain et lui alors que de l’autre côté de l’Atlantique la guerre civile déchire son pays. Exil, déracinement, tribulations d’un précaire immigré comme un autre chez l’oncle Sam.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mirage de la vie&amp;nbsp;&lt;/span&gt;: Une autre nouvelle sur le modèle du souvenir d’enfance pour clore le recueil comme il est entamé. Mirage de la vie, titre d’un film américain, mirage de la vie au cinéma et à la télévision. Mirage des êtres qui disparaissent. Nouvelle quelconque sur la perte des êtres familiers.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Littérature de partout</name>
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        <title>Jean Bollack, note sur Le Cygne de Baudelaire</title>
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        <updated>2012-01-18T05:00:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-18T05:00:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3388249&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://litteraturedepartout.hautetfort.com/media/02/00/1744157056.jpg&quot; alt=&quot;Jean Bollack, Baudelaire, le Cygne, souvenir, exil&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 10px; margin-bottom: 10px; text-align: justify; margin-left: 30px; margin-right: 30px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div style=&quot;text-align: -webkit-auto;&quot;&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;o:OfficeDocumentSettings&gt;  &lt;o:AllowPNG/&gt; &lt;/o:OfficeDocumentSettings&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt;  &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;  &lt;w:TrackMoves&gt;false&lt;/w:TrackMoves&gt;  &lt;w:TrackFormatting/&gt;  &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;  &lt;w:PunctuationKerning/&gt;  &lt;w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridHorizontalSpacing&gt;  &lt;w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;18 pt&lt;/w:DrawingGridVerticalSpacing&gt;  &lt;w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayHorizontalDrawingGridEvery&gt;  &lt;w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;0&lt;/w:DisplayVerticalDrawingGridEvery&gt;  &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;  &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;  &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;  &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;  &lt;w:Compatibility&gt;   &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;   &lt;w:DontGrowAutofit/&gt;   &lt;w:DontAutofitConstrainedTables/&gt;   &lt;w:DontVertAlignInTxbx/&gt;  &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;/w:WordDocument&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;276&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt;&lt;style&gt; /* Style Definitions */table.MsoNormalTable{mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;mso-tstyle-rowband-size:0;mso-tstyle-colband-size:0;mso-style-noshow:yes;mso-style-parent:&quot;&quot;;mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;mso-para-margin:0cm;mso-para-margin-bottom:.0001pt;mso-pagination:widow-orphan;font-size:12.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ascii-font-family:Cambria;mso-ascii-theme-font:minor-latin;mso-hansi-font-family:Cambria;mso-hansi-theme-font:minor-latin;}&lt;/style&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--StartFragment--&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Baudelaire, dans &quot;Le Cygne&quot;, l'une des investigations les plus poussées de la faculté de mémoire qui ait jamais été conçue, s'est attaché à faire de l'Andromaque de Virgile, et en arrière de celle d'Homère, le symbole de l'absence, accueillie et surmontée dans la pathos de la mise en scène. C'est le pouvoir de l'esprit, ne se séparant pas, mais se reconstituant par la séparation : «... je pense à vous », « je ne vois qu'en esprit », « je pense à mon grand cygne », puis « je pense à la négresse » : le mouvement s'étend à tout ce qui jamais a été arraché, exilé, exclu. À « l'immense majesté » des pleurs de la veuve répond la fécondité d'une &quot;mémoire&quot; déjà fertile, comme la terre, contenant tout ce qui a jamais pu être dit et écrit plus tard (comme le Livre soit de Mallarmé soit de Celan). La majesté, toute objective, est d'abord le produit d'une tradition livresque, immémoriale et c'est elle qu'en fait le poète retrouve, qu'il se remémore et qu'il analyse dans les étagements de l'alexandrin, transposant les conquêtes de l'expérience immédiate dans les couches les plus médiatisées de la culture littéraire, celles où l'on peut faire sonner un mot comme &quot;Hélénos&quot;. C'est comme si les arrachements les plus tragiques étaient à l'origine de toutes les créations et qu'inversement, on n'accédait à l'absence que par les livres. Un exil à lui, propre au poète (« ... dans la forêt où mon esprit s'exile »), le rapproche des exilés de tous les temps. « Un vieux souvenir sonne...» ; il n'y en a qu'un : au terme d'une extension, il est vieux comme le monde, recueillant toute la perte : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;« Je pense...». À fin, c'est n'importe quoi, tout ce qu'on fait exister en vers parce qu'on ne l'avait plus. C'est aussi une histoire de la poésie. La douleur est la Muse, qui connaît toute chose. Le poète jubilant a une clé qui ouvre ce qu'il touche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Jean Bollack, extrait d'un ouvrage à paraître.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #ff0000;&quot;&gt;©photo Tristan Hordé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; text-align: justify; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: .1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: .1pt; margin-left: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: .1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: .1pt; margin-left: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 10.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Le Cygne&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Victor Hugo&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;I&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve,&lt;br /&gt; Pauvre et triste miroir où jadis resplendit&lt;br /&gt; L'immense majesté de vos douleurs de veuve,&lt;br /&gt; Ce Simoïs menteur qui par vos pleurs grandit,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;A fécondé soudain ma mémoire fertile,&lt;br /&gt; Comme je traversais le nouveau Carrousel.&lt;br /&gt; Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville&lt;br /&gt; Change plus vite, hélas! que le cœur d'un mortel) ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Je ne vois qu'en esprit tout ce camp de baraques,&lt;br /&gt; Ces tas de chapiteaux ébauchés et de fûts,&lt;br /&gt; Les herbes, les gros blocs verdis par l'eau des flaques,&lt;br /&gt; Et, brillant aux carreaux, le bric-à-brac confus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Là s'étalait jadis une ménagerie ;&lt;br /&gt; Là je vis, un matin, à l'heure où sous les cieux&lt;br /&gt; Froids et clairs le Travail s'éveille, où la voirie&lt;br /&gt; Pousse un sombre ouragan dans l'air silencieux,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Un cygne qui s'était évadé de sa cage,&lt;br /&gt; Et, de ses pieds palmés frottant le pavé sec,&lt;br /&gt; Sur le sol raboteux traînait son blanc plumage.&lt;br /&gt; Près d'un ruisseau sans eau la bête ouvrant le bec&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Baignait nerveusement ses ailes dans la poudre,&lt;br /&gt; Et disait, le cœur plein de son beau lac natal :&lt;br /&gt; « Eau, quand donc pleuvras-tu? quand tonneras-tu, foudre ? »&lt;br /&gt; Je vois ce malheureux, mythe étrange et fatal,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Vers le ciel quelquefois, comme l'homme d'Ovide,&lt;br /&gt; Vers le ciel ironique et cruellement bleu,&lt;br /&gt; Sur son cou convulsif tendant sa tête avide,&lt;br /&gt; Comme s'il adressait des reproches à Dieu !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;II&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Paris change ! mais rien dans ma mélancolie&lt;br /&gt; N'a bougé ! palais neufs, échafaudages, blocs,&lt;br /&gt; Vieux faubourgs, tout pour moi devient allégorie,&lt;br /&gt; Et mes chers souvenirs sont plus lourds que des rocs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Aussi devant ce Louvre une image m'opprime :&lt;br /&gt; Je pense à mon grand cygne, avec ses gestes fous,&lt;br /&gt; Comme les exilés, ridicule et sublime,&lt;br /&gt; Et rongé d'un désir sans trêve ! et puis à vous,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Andromaque, des bras d'un grand époux tombée,&lt;br /&gt; Vil bétail, sous la main du superbe Pyrrhus,&lt;br /&gt; Auprès d'un tombeau vide en extase courbée ;&lt;br /&gt; Veuve d'Hector, hélas ! et femme d'Hélénus !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Je pense à la négresse, amaigrie et phtisique,&lt;br /&gt; Piétinant dans la boue, et cherchant, l'œil hagard,&lt;br /&gt; Les cocotiers absents de la superbe Afrique&lt;br /&gt; Derrière la muraille immense du brouillard ;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;À quiconque a perdu ce qui ne se retrouve&lt;br /&gt; Jamais, jamais ! à ceux qui s'abreuvent de pleurs&lt;br /&gt; Et tettent la Douleur comme une bonne louve !&lt;br /&gt; Aux maigres orphelins séchant comme des fleurs !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;Ainsi dans la forêt où mon esprit s'exile&lt;br /&gt; Un vieux Souvenir sonne à plein souffle du cor !&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Je pense aux matelots oubliés dans une île,&lt;br /&gt; Aux captifs, aux vaincus !... à bien d'autres encor !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: 0.1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: 0.1pt; margin-left: 0cm; padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin-top: .1pt; margin-right: 0cm; margin-bottom: .1pt; margin-left: 0cm; mso-para-margin-top: .01gd; mso-para-margin-right: 0cm; mso-para-margin-bottom: .01gd; mso-para-margin-left: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville; color: #0000ff;&quot;&gt;Charles Baudelaire, &lt;em&gt;Les Fleurs du mal&lt;/em&gt;, dans &lt;em&gt;Œuvres complètes&lt;/em&gt; texte établi et annoté par Y.-G. Le Dantec, édition révisée, complétée et présentée par Claude Pichois, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1961, p. 81-83.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14.0pt; mso-bidi-font-size: 12.0pt; font-family: Baskerville;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Alix</name>
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        </author>
        <title>Les émigrants – W.G. Sebald</title>
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        <id>tag:fahrenheit451.hautetfort.com,2012-01-16:4525166</id>
        <updated>2012-01-16T11:00:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-16T11:00:00+01:00</published>
        <summary>   Les émigrants est un objet littéraire singulier. Divisé en quatre parties...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3387498&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/01/02/4037314936.jpg&quot; alt=&quot;9782742731084.jpg&quot; /&gt;Les émigrants est un objet littéraire singulier. Divisé en quatre parties distinctes qui concernent quatre personnages : Henry Selwin, Paul Bereyter, Ambros Adelwarth, Max Ferber, ce n’est pas vraiment un recueil de nouvelles. Ces histoires individuelles sont en effet fortement liées entre elles par la thématique de l’émigration et de l’exil qui dégage une certaine unicité de l’oeuvre. Elles se rapprochent aussi les unes des autres par la mise en scène narrative qui montre l’auteur, W.G. Sebald, rencontrer ses futurs personnages puis enquêter minutieusement à leur sujet, sur leurs existences. Pour autant, les émigrants n’est pas un roman policier ou un livre d’enquêtes, pas plus qu’il ne peut être considéré comme un simple assemblage de biographies. Il faut aussi se garder d’en faire uniquement un roman à idées sous le prétexte qu’il offre une réflexion dense et acérée qui articule les thèmes de l’histoire, de la mémoire, de l’âge, du temps qui passe, de l’Allemagne et de l’horreur nazie autour de l’exil et de l’émigration. Les différentes photos dont W.G. Sebald agrémente ses récits achèvent de convaincre qu’on a affaire à une oeuvre spécifique et marquante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;D’abord d’un point de vue de la langue. Le travail appréciable du traducteur Patrick Charbonneau permet de saisir la dimension poétique de l’écriture de W.G. Sebald. Les phrases de ce dernier sont souples, amples, à même de suivre les circonvolutions des vies et des âmes de ces personnages minés de l’intérieur par l’exil. Elles fouillent avec discrétion, élégance et subtilité, l’histoire, les histoires pour exhumer les souffrances de ceux qui sont loin de chez eux. La langue de l’auteur allemand est précise, minutieuse, fourmillant de détails, descriptive à en être surannée mais par là, à même d’installer un climat mêlant nostalgie, tristesse, fatalité et échec, une grisaille légèrement poisseuse qui est inhérente aux interrogations que secouent W.G Sebald.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;D’une façon ou d’une autre, l’émigration ne laisse pas ceux qui la subissent indemnes – en est-il autrement pour ceux qui la choisissent - la choist-on réeelement ? Le souvenir finit d’une façon ou d’une autre par émerger et ne cesse d’agir comme un &lt;strong&gt;«obscur ennemi qui nous ronge le cœur et du sang que nous perdons croît et se fortifie&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt; dixit Baudelaire. L’exil est une expérience complexe, protéiforme, ambivalente, aux conséquences difficiles à saisir. C’est ce que sait W.G. Sebald à travers son histoire personnelle, lui qui est parti d’une Allemagne post-seconde guerre mondiale. Il traque donc les faits, les pensées, les sentiments, les souvenirs dans ces quatre histoires pour finalement dire surtout l’insaisissable de l’exil. Il livre quatre portraits touchants d’hommes torturés, brisés ou blessés par l’émigration, hantés par le mal du pays, par le souvenir, par ce quelque chose d’indéfinissable qui finit par les rattraper, pour les pousser au suicide, à la folie, à l’étrangeté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Les émigrants est aussi un livre lié à l’identité allemande. Il faut lire les histoires de ces 4 hommes d’origine juive qui ont, pour trois d’entre eux, vécus en Allemagne avant de partir devant la menace brune qui a emporté leur ancienne vie et bien plus. Les émigrants est un livre spécial, à l’atmosphère unique, à l’écriture remarquable et qui marque durablement le lecteur avec un propos juste et précis sur l’exil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Poétique, triste, insaisissable.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>VALERIE BERGMANN</name>
            <uri>http://valeriebergmann.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Appel à l'inspiration...</title>
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        <updated>2011-12-16T16:32:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-16T16:32:00+01:00</published>
        <summary>  Quand l’inspiration se tait, il faut aller la chercher… et la faire parler....</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Quand l’inspiration se tait, il faut aller la chercher… et la faire parler.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Je ne saurais rester un jour sans écrire, cela est mauvais pour mon âme. Elle se nourrit de tout ce qui est beau, mon âme. Elle aime, les fleurs, les couleurs naturelles, l’onde, le ciel, le soleil, les plantes, la mousse, l'odeur de la terre, la beauté vraie. Celle dont Dieu nous inonde sans restriction.&lt;img id=&quot;media-3344268&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://valeriebergmann.hautetfort.com/media/01/01/4091767216.jpg&quot; alt=&quot;prose, photos, art, inspiration, gaieté, exil&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Le vert, le bleu, le rose, le pourpre, le violet, le gris du ciel, le feu d’une flamme qui ne s’éteint jamais. La flamme sacrée qui anime tous les gens qui aiment la vie, le soleil quand parfois, il apparaît et laisse dans notre cœur des milliers de rayons de bonheur. Prenons, prenons, tout ceci est gratuit parce que justement cela n’a pas de prix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Tout n'est qu' une invitation à l’écriture, la plus belle des morsures, au venin divin, antidote sacré au chagrin, sans faire de style, juste laisser les mots prendre les devants… Et ne diriger que ses émotions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3344258&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://valeriebergmann.hautetfort.com/media/01/01/3005832096.jpg&quot; alt=&quot;prose, photos, art, inspiration, gaieté, exil&quot; /&gt;Ma vie est une quête perpétuelle, comme de jolies photos à vous faire partager. Certaines sont symboliques, comme le robinet fermé, ou une porte close, ou le bleu du ciel, ou le bleu de l’eau qui sans cesse à moi s’impose, inexorablement… Les cieux, si présents dans la Sainte Bible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;La musique joue un rôle fondamental dans l’inspiration, elle vous entraine souvent avec elle, sur les ondes vagabondes. A cela, s’abandonner sans sourciller. Ecouter les symphonies vous dicter vos écrits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Aimer le feu comme la glace, la couleur des cieux, les teintes rares, des perles de bonheur empreintes de douceur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Les livres tiennent chauds, et sentent bons le papier et l’encre. J’ai l’immense chance d’avoir une bibliothèque, dans laquelle je me ressource quand au dehors, le mauvais temps est à mes trousses. Je suis toujours dans l'attente d'un livre en rapport avec mon humeur du jour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Les classiques ont bien souvent ma préférence, car ils comblent davantage mes lacunes, bien que souvent je me &quot;retrouve&quot; chez de très bons écrivains, ceux qui, par ailleurs, ne se définissent pas comme tels.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Je suis entourée d’art, éloignée du reste du monde, exilée sur une île où je peux battre des ailes, et cela me comble de joie. La photographie, devient de plus en plus évidente, je l’utilise comme une autre forme d’expression. Mon jardin créatif est sans cesse en semence, et les récoltes varient au rythme des saisons, au rythme effréné de mes sensations exacerbées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;«&amp;nbsp;Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale.&amp;nbsp;» Chamfort&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;Et Dieu guide chacun de mes pas, me faisant toutes ces offrandes, je n'oublie jamais de les lui rendre par des prières, mais aussi à ma manière... Bougies, encens, un chapelet toujours avec moi, et de Saintes lectures.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Le Sciapode</name>
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        </author>
        <title>Il y a de l'art brut parisien, le saviez-vous?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2011/12/10/il-y-a-de-l-art-brut-parisien-le-saviez-vous.html" />
        <id>tag:lepoignardsubtil.hautetfort.com,2011-12-11:3902061</id>
        <updated>2011-12-11T01:06:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-11T01:06:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;     Vue partielle de l'exposition  Exil,  ph Bruno Montpied...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3335121&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/00/02/1468005364.jpg&quot; alt=&quot;esat de ménilmontant,exil,handicapés mentaux,réfectoire des cordeliers,philippe lefresne,art brut,art singulier,art-thérapie&quot; width=&quot;542&quot; height=&quot;351&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Vue partielle de l'exposition &lt;em&gt;Exil, &lt;/em&gt;ph Bruno Montpied&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &quot;Exil, l'art brut&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt; parisien&quot;, c'est une exposition au Réfectoire des Cordeliers dans le Ve ardt&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;qui n'est pas une salle de cantine comme les autres, c'est une architecture fort ancienne où sont montées depuis quelque temps des manifestations fort bien mises en scène. La dernière prévue entre le 1er décembre 2011 et le 12 janvier 2012 ne déroge pas à cette règle. Elle est très soigneusement présentée, les œuvres sont fort bien mises en valeur. On nous y annonce 59 &quot;artistes&quot; (c'est moi qui rajoute les guillemets) venus de 9 ateliers médico-sociaux et de 4 ateliers d'art-thérapie tous situés à Paris. On en retrouve un, &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2010/07/30/40-ans-du-cat-de-menilmontant.html&quot;&gt;l'ESAT (ex-CAT) de Ménilmontant&lt;/a&gt; dont j'ai déjà eu l'occasion de mentionner une intéressante expo au Carré de Baudouin dans les hauteurs de Ménilmontant naguère. Reviennent ainsi dans cette expo faire un petit tour une grande peinture de Joseph Tibi (décidément remarquable peintre d'origine tunisienne), et quelques pièces de Philippe Lefresne et de Fathi Oulad Ben Abid qui paraissent toujours assez en forme. A noter aussi que c'est la troisième expo d'envergure sur l'art des handicapés mentaux que l'on nous présente à Paris en l'espace d'un an et demi, la première ayant été l'expo du Madmusée à la Maison des Métallos (plutôt réussie, voir &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2010/04/06/mad-metallos.html&quot;&gt;la note&lt;/a&gt; où je la signalais) en avril 2010.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/3317645861.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3335118&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/01/02/3410439990.jpg&quot; alt=&quot;esat de ménilmontant,exil,handicapés mentaux,réfectoire des cordeliers,philippe lefresne,art brut,art singulier,art-thérapie&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Philippe Lefresne, sans titre, 65x50cm, 1985, (ESAT de Ménilmontant), ph B.M.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mais, à part quelques cas comme ceux que je viens de citer, il ne se produit pas de choc véritable à parcourir cette grande et belle salle des Cordeliers. On nous y annonce de &quot;l'art brut&quot;, mais qui en a décidé, hormis les organisateurs? Suffit-il de sortir quelques productions, au reste de qualité (sans aller jusqu'à la surprise bouleversante), la plupart du temps vraiment trop en référence à des courants divers de l'art moderne (un zeste de COBRA, un peu d'expressionnisme, un peu de peinture enfantine, beaucoup &quot;d'art brut&quot; déjà vu), sans qu'on en sache la raison (on soupçonne tout de même l'influence occulte de l'animateur de l'atelier), pour obtenir à coup sûr le sacro-saint &quot;art brut&quot;? L'impression dominante est d'assister à une sorte de revue d'influences mal digérées de l'art moderne. Comme si les animateurs avaient fait réaliser leurs rêves secrets de créateurs par les participants &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;interposés&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt; de leurs ateliers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/4111982850.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3335154&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/02/3954359391.jpg&quot; alt=&quot;esat de ménilmontant,exil,handicapés mentaux,réfectoire des cordeliers,philippe lefresne,art brut,art singulier,art-thérapie&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Anne et Cyril, L'Oiseau, 100x80cm, 2009 (CAJ Robert Job) ; tiens? On dirait du &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/tag/ac%C3%A9zat&quot;&gt;Acézat&lt;/a&gt;... Ph BM&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'affirmation, placée en préambule de l'exposition par Véronique Dubarry (adjointe au maire de Paris chargée des personnes en situation de handicap), comme quoi on aurait ici affaire à de l'art brut parisien, m'apparaît donc quelque peu aventurée (on retrouve son &quot;éditorial&quot; sur le site internet consacré à l'exposition, &lt;a href=&quot;http://www.exil-artbrutparisien.fr/editorial-de-veronique-dubarry&quot;&gt;www.exil-artbrutparisien.fr &lt;/a&gt;; à lire sur ce site aussi le texte du professeur François Robichon, petit chef d'œuvre de passe-passe intellectuel où l'art brut se voit retourné comme un gant, assimilé à l'art contemporain, ce qui permet de légitimer toutes les insuffisances côté inventivité et tous les mimétismes aussi de ces productions d'art-thérapie). Une autre affirmation de Mme Dubarry prête à sourire, il n'existerait à Paris en effet aucun lieu voué à présenter de l'art brut (&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Existe-t-il à Paris un lieu dédié où les artistes parisiens en situation de handicap mental et psychique, issus de n’importe quels ateliers, puissent exposer? De cette question, et de sa réponse négative, a émergé la volonté collective de sortir hors les murs le travail d’artistes jusqu’ici cloisonné&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»). Il faudrait emmener de toute urgence Mme Dubarry visiter la Halle Saint-Pierre (qui n'a jamais réservé des expos uniquement à l'art issu des handicaps, préférant l'intégrer à des ensembles plus vastes et moins cloisonnés)... Il est vrai qu'en ce moment à la Ville on se préoccupe de moins en moins de la Halle, préférant lui augmenter sans cesse son loyer, et diminuer les subventions dans l'espoir sans doute de voir ses animateurs actuels (Martine Lusardy et son équipe) enfin abandonner les lieux, pour les livrer aux associations de quartier justement, peut-être même ces associations qui promeuvent de ce simili art brut style Réfectoire des Cordeliers.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ceci dit, je n'ai rien contre le fait qu'on puisse créer à Paris un nouveau lieu voué aux &quot;artistes parisiens en situation de handicap mental et psychique&quot; (pour les y &quot;recloisonner&quot;, Mme Dubarry?) pourvu que cela ne&amp;nbsp; se fasse pas au détriment de lieux déjà existants comme cela semble être parfois la politique de la Ville de Paris qui adore créer par ailleurs des nouveaux lieux complètement artificiels (voir le 104 ce complexe culturel créé dans les locaux des anciennes pompes funèbres municipales...) ou ressusciter des salles de spectacle d'un autre temps (les trois Baudets, le Louxor...).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3335156&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/media/02/00/474841971.jpg&quot; alt=&quot;esat de ménilmontant,exil,handicapés mentaux,réfectoire des cordeliers,philippe lefresne,art brut,art singulier,art-thérapie&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Lydie Boisset, Autoportrait, mai 2008,(production Atelier de la Passerelle, coll. BM)&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il existe des endroits en France où l'on produit des œuvres autrement inventives qui pour le coup sont davantage dignes d'être rangées dans l'art brut (par le fait de cette inventivité), comme par exemple les productions de l'Atelier &lt;a href=&quot;http://lepoignardsubtil.hautetfort.com/archive/2009/10/08/la-passerelle-foyer-artistique-a-cherbourg-la-poesie-souffle.html&quot;&gt;La Passerelle&lt;/a&gt; à Cherbourg que je défends sur ce blog depuis quelque temps. On aura l'occasion très bientôt de découvrir quelques œuvres venues de ce Cotentin où souffle le vent de l'art brut dans les locaux de la Maison Rouge bd de la Bastille (voir bientôt la note à ce sujet sur ce blog).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: book antiqua,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Exil, l'art brut parisien&lt;/em&gt;, Réfectoire des Cordeliers, du mardi au samedi, 10h30-19h, nocturne les jeudi de 10h30 à 21h30, 15 rue de l'Ecole de Médecine, Ve ardt. Renseignements: 01 40 33 19 19.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>animula vagula</name>
            <uri>http://animulavagula.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>art brut or not art brut, au menu du Réfectoire ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://animulavagula.hautetfort.com/archive/2011/11/26/art-brut-or-not-art-brut-au-menu-du-refectoire.html" />
        <id>tag:animulavagula.hautetfort.com,2011-11-26:3883745</id>
        <updated>2011-11-26T18:37:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-26T18:37:00+01:00</published>
        <summary>   Je sais pas si vous avez remarqué mais l’art brut ça part dans tous les...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je sais pas si vous avez remarqué mais l’art brut ça part dans tous les sens (pour être polie) en ce moment. Au fur et à mesure que n’importe qui s’empare de ce label pour s’en faire un drapeau, un cache-sexe ou un colifichet, il se met à désigner des réalités hétérogènes. Les schpountz&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;, les gros malins, les crânes d’œuf et les artistes minimalo-conceptualo-abstractiquo-informalo-surpeinturo contemporains… tout le monde il veut être &lt;em&gt;art&lt;/em&gt; &lt;em&gt;brut&lt;/em&gt;. Même les critiques d’art des quotidiens nationaux bientôt s’y mettront.&lt;em&gt; Art brut&lt;/em&gt;, c’est un droit, un privilège, une exigence. Si ça continue, il faudra une boussole pour s’y reconnaître. Heureusement que vous disposez du gépéhesse animulien, chers lecteurs&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3312130&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/media/01/00/1168079290.2.gif&quot; alt=&quot;ConstellationGPS.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Celui-ci vous indique aujourd’hui le chemin du &lt;a href=&quot;http://www.refectoire-cordeliers.paris-sorbonne.fr/manifestations/view_alaffiche/109&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Réfectoire des Cordeliers&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Non parce qu’il &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;regorge de souvenirs révolutionnaires mais parce que, du jeudi 1&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt;&lt;/span&gt;décembre 2011 au jeudi 12 janvier 2012, il abritera une expo collective des réalisations de 59 peintres et dessinateurs fréquentant 13 ateliers médico-sociaux et 4 ateliers d’art-thérapie.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/media/01/00/3398371960.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3312221&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/media/01/00/488464522.png&quot; alt=&quot;art brut,art-thérapie,exil&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cette manifestation a pour titre&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Exil, l’art brut parisien&lt;/em&gt;. Ses &lt;a href=&quot;http://exil-artbrutparisien.posterous.com/pages/edito-charles-myara&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;organisateurs&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; en sont tellement contents qu’ils l’ont déposé. Au vu de la sélection d’œuvres consultables sur &lt;a href=&quot;http://www.exil-artbrutparisien.fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;le site officiel&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; bien ficelé, je ne suis pas certaine cependant -pardonnez moi d’être franche- qu’il y ait là beaucoup de productions relevant de ce «&lt;em&gt;fortement inventif&lt;/em&gt;» que Dubuffet considérait comme primordial à l’art brut. Impossible d’argumenter mon propos car dans ses «&lt;a href=&quot;http://www.exil-artbrutparisien.fr/mentions-legales&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;em&gt;mentions légales&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;» le site d’Exil se montre très jaloux de ses visuels. Comment relayer ses initiatives après ça ? Vous serez donc contraints, chers Animuliens, de vous contenter du gros carré de chocolat noir (genre &lt;em&gt;2001 l’Odyssée de l’espace&lt;/em&gt;) qui trône sur l’affiche. Et d’aller à l’expo pour voir si des fois il n’y aurait pas, en cherchant bien, une tch’ite découverte à faire quand même.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/media/00/01/3575872276.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3312148&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://animulavagula.hautetfort.com/media/00/01/2733833666.jpg&quot; alt=&quot;Exil_ArtBrutParisien_Affiche.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et comme le droit de citation existe encore en France, je me permets de mettre en exergue ces mots de &lt;a href=&quot;http://www.exil-artbrutparisien.fr/le-regard-du-clinicien&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l’éditorial&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; du psychiatre et philosophe Serge Besançon : «(…) &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;si être artiste est un métier, celui qui fait de l’art brut n’en fait pas profession. C’est là sa force, la vérité paradoxale de son art. Et si je relève le mot vérité, c’est parce qu’il existe aussi une part de mensonge en art, ou au moins de recette, d’astuce et de truc. On le sent bien, l’Art Brut ne ment pas. C’est même un moyen assez sûr d’apprécier les meilleures œuvres, ou du moins les plus pures&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;».&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #003366;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Moi qui vous parlait d’indicateur de direction, en voici un&amp;nbsp;! Cela fait du bien de lire quelqu’un qui a les idées claires&amp;nbsp;! Toute la deuxième moitié de l’édito de Besançon est de ce tabac. Si bien qu’on se demande s’il n’entre pas finalement en contradiction avec l’entreprise qu’il est censé défendre. Lisez à partir du paragraphe qui commence par&amp;nbsp;: «&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;Reste donc le point de vue du collectionneur&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; (…)» et dîtes moi si notre éditorialiste ne préfère pas le libre esprit de l’art brut véritable aux résultats prévisibles des pratiques encadrées, à visée curative et occupationnelle.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>MCSJuan</name>
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        <title>Litanie pour juillet plusieurs fois… (Pages données au vent)</title>
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        <updated>2011-10-01T23:44:00+02:00</updated>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;UNE ET TOUTES DOULEURS&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Litanie pour juillet plusieurs fois…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;................................................&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd’hui je ne me souviens pas. Je ne me souviens pas d’hier, seulement du plus lointain de la mémoire, d’une pluie de sable, d’une pluie d'instants.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Nuages. Comme brouillard sur l’écran des yeux. Très douce la parole du passé, très douce.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Douce et violente de la violence des exils, douce de la déchirure des langues, douce du froissement du papier de soie autour du texte offert par l’étrangère, en cette intime voix du dedans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Amnésie. Bouffée de rires sur fond d’horreur ultime.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd’hui on lapide une femme, aujourd’hui on lapide un couple. Je ne me souviens pas, je rampe. Dans le présent je rampe, et mange l’orchidée noire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Litanie de dates, litanie de noms, oubliés de mars et juillet. Oubliés d’avant et après mars et juillet. Massacres et génocides, bombes et pierres, fleuves obsédants d’octobre noir. Je ne me souviens pas, je rampe&amp;nbsp;: bombes, couleurs d’artificiers, DISPARUS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Disparus, bouches hantées, tendresses ravagées, identités lacérées, juillet désert, été désert. Enfant aux yeux aveuglés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd’hui on censure un livre, on déchire un poème, on interdit un film, on arrête un blogueur&amp;nbsp;: je ne me souviens pas. Otages, je ne me souviens plus…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je ne me souviens plus, je danse. Je danse sur des cadavres, je marche sur des charniers, j’habite des immondices mémoriels, je dors sur de la cendre. Et douce, douce, est la cendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Soleil je bois, en coulées d’averses. Non, je ne bois pas l’or, soleil, je cherche l’ombre qui brûle. Je la chante, sanglant oublieux, je la cherche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Yeux mats, papier journal en terrasse d’ocre toit, ou fond de cour au figuier, oui. Je froisse la feuille des nouvelles, je déchire la photographie, j’oublie que je me souviens. Alors je ne me souviens pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Morte rive, amante desséchée, l’eau n’a pas le bleu qu’il faut, l’eau s’enfuit en abysse en faux bleu, en rigole.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Gargoulette fantasmatique, inutile de tendre les lèvres vers une image, ou de poser les paumes sur un souvenir de fraîcheur, la soif reste, et les mots, dans l’incandescence des mains. De ne pas savoir je me souviens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd’hui on emprisonne encore une femme, pour crime de pensée, on fait de sa porte la clé d’une cellule, de sa fenêtre le miroir clos de leurs peurs. Et je ne me souviens pas, je danse, sur la cendre je danse, sur nos douleurs je danse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mystère des arbres&amp;nbsp;: je pose la main, je pose les pieds, j’arrête le silence. Je ne sais. Ni le soldat enlevé, ni l’enfant assassiné, ni les rêves de joie, ni les gouttes de rosée sur la fleur du temps. Ni même les murs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Non, je ne sais plus rien, je suis là, j’existe. Devoir de mémoire. Devoir de bonheur, je laisse la mort hanter le papier journal, le temps de ma récréation cosmique, de mes contemplations de galaxies, de mes tendresses.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mais je me souviens du bruit, j’écoute les mots. Je me souviens de la voix, j’écoute le souffle, la musique. Violons de Rostropovitch et Menuhin contre les mirages des armes, luth de Raymond, tambour du chaman, voix du blues, danse soufie. Contre l’illusion kamikaze.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je ne parle pas du sang&amp;nbsp;: j’ai oublié le sang. Je ne parle pas des noms&amp;nbsp;: cela j’ai oublié. Je ne parle que du reste&amp;nbsp;: l’oubli même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Oui, trace, poudre, silence du bois, silence de la pierre. Petits cailloux de quartz de Saint-Augustin&amp;nbsp;: en lécher le goût, pacifier l’olivier, le parfum.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Sidi Yahia des frontières, oasis de quelqu’un d’autre, qui ne reconnaît que le nom et cherche pourtant des yeux les sages. De cela est-ce que je me souviens&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Naissance frontière, autre rive. Quelqu’un sait-il encore quelle rue ou quel chant&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je ne me souviens pas des noms, je ne sais plus les rues. Aujourd’hui je perds cette langue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Musicien perdu, de Thagaste en Ardenne, quels sons, quelles lettres&amp;nbsp;? Seulement un écho bruissant du vide, de ne pas savoir faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Clandestine migration, Grenade ne se souvient plus des noms, Alicante a perdu les visages, Valence tous les prénoms, Almeria les sons, Alger les tombes, Oujda le vent, Marseille l’accent, Montréal les adresses. Il n’y a que Paris, la mer, et l’olivier, qui sachent encore rejoindre les pas, faire soleil de l’ombre. L’acacia, peut-être.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je ne me souviens pas des pères et des mères, et je ne me souviens pas des enfants des pères et des mères. Juste des litanies de foules sur des routes vagues. Distraite de moi-même je ne sais plus les visages successifs enfouis derrière mes yeux, je ne sais plus la caresse du temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je ne me souviens pas de ne faire que me souvenir. Devant une feuille et un crayon je me souviens de la trace malgré le soir, de la fatigue des ensommeillés, d’hypocrites menteurs qui déguisent mes pieds, de colères à écrire. Pour délivrer l’âme d’encombrantes lenteurs je me souviens de la rebelle solitude heureuse, d’un tapis où s’asseoir. Ici l’urgence de dire et la force du présent dans la douceur tiède des rues, des mains. Vers un ailleurs qui sait, lointain rivage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Pages données au vent&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;© Marie-Claude San Juan Daniel, 5 juillet 2007&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;[15 mars, 26 mars, 2 mai, 5 juillet, 20 août, 17 octobre, et autres faits (là-bas, ici, ailleurs),&amp;nbsp;plus anciens ou plus proches... Tous les mois de l'année peuvent être cités. Algérie, France, monde... Dates sinistres, entre autres traces sanglantes de l'Histoire, tissées ensemble dans ce texte du 5-7-2007]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;……………………………………………………………..................................................................&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Copie non autorisée&amp;nbsp;: citations brèves possibles, avec mention du lien vers cette note.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;……………………………………………………………..................................................................&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Do</name>
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        <title>La mer Noire - K. DAVRICHEWY</title>
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        <updated>2011-09-14T09:00:00+02:00</updated>
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        <summary>   A l'heure de son quatre-vingt-dixième anniversaire,&amp;nbsp;Tamoune revient...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3196839&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://laplumeetlapage.hautetfort.com/media/01/00/2409479739.gif&quot; alt=&quot;livres,littérature,romans,géorgie,exil,kéthévane davrichewy,actu,actualité&quot; /&gt;A l'heure de son quatre-vingt-dixième anniversaire,&amp;nbsp;Tamoune revient sur des moments importants de sa vie en Géorgie et en France. Elle raconte son histoire mais aussi celle de sa famille; elle&amp;nbsp;nous confie aussi son amour pour Tamaz, en beau Géorgien qu'elle rencontre alors qu'elle n'est encore qu'une enfant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Tamoune a une grande famille: sa soeur, Théa, ses parents, ses oncles, ses&amp;nbsp;tantes, et ses cousins&amp;nbsp;qui ont émigré eux aussi vers la France. Tous grandissent&amp;nbsp;mais ne se perdent pas de vue.&amp;nbsp;Ils se voient très régulièrement. Puis chacun se marie. Tamoune elle aussi passe par la case mariage. Elle s'unit à Badri, qui lui fait deux enfants, Rézico et Nestane. Mais elle n'a jamais cessé de penser à Tamaz. Lui non plus n'a pas oublié sa petite Géorgienne.&amp;nbsp;Cependant il s'installe dans le sud et se marie avec une Française. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Tamoune et Tamaz&amp;nbsp;sont passés l'un à côté de l'autre toute leur vie. Jamais libres au bon moment. Pourtant Dieu sait qu'ils sont attachés l'un à l'autre. De ce point de vue cette histoire d'amour m'a un peu fait penser à l'oeuvre de A. R. Gurney, &lt;em&gt;Love letters&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce fut une&amp;nbsp;lecture fort intéressante. C'est un beau roman qui nous parle de l'exil, du joug soviétique et de la vie des immigrés géorgiens arrivés en France&amp;nbsp;pendant l'entre-deux guerre. Il leur a fallu trouver leur place. Un beau roman aussi sur la famille qui ne manque pas une occasion de se réunir. Et puis il y a une très belle histoire d'amour, pas comme on l'entend dans les contes de fées (ça c'est pour les enfants), mais une histoire d'amour quand même. Ce sont peut-être celles-ci les plus belles... même si elles ont un goût d'inachevé.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La mer Noire&lt;/em&gt; - Kéthévane DAVRICHEWY - Ed. 10/18 - 2011&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
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        <title>Retour en Bretagne...</title>
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        <updated>2011-07-28T01:45:37+02:00</updated>
        <published>2011-07-28T01:45:37+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;   Dans quelques heures, je serai sur la route pour rallier la...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Dans quelques heures, je serai sur la route pour rallier la Bretagne et, plus précisément ma ville natale de Rennes dans laquelle je vais passer près de trois semaines avant d'en passer deux autres sur la Côte d'émeraude, non loin de Dinard. Ce séjour «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;chez moi&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;» m'est nécessaire pour me reposer vraiment, au contact de mon enfance et de ma jeunesse, à la terrasse des cafés, mes livres et mes papiers sur ces tables sur lesquelles j'ai noirci tant de pages, politiques ou «&amp;nbsp;littéraires&amp;nbsp;» et dans ces rues qui résonnent dans ma mémoire des slogans que mes amis et moi-même martelions pour alpaguer les Rennais et vendre nos journaux monarchistes, principalement, à l'époque, «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Aspects de la France&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;» et, plus épisodiquement, le mythique «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Feu-Follet&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;», revue des jeunes d'AF...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;A chaque fois que je rentre à Rennes, c'est la mélancolie qui m'envahit... Mais j'y respire mieux, je l'avoue, que dans la Région parisienne qui, pour moi et malgré mes bonheurs d'enseigner au lycée Hoche et de passer mes soirées (et le verre du dimanche midi...) autour de la place du Marché à Versailles, reste une «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;terre d'exil&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;». Je mesure mieux, de ce fait, le désarroi terrible qu'a dû éprouver un homme comme le duc de Guise, amoureux de son cher «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Paname&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;», lorsque, devenu bien malgré lui l'héritier du trône (alors virtuel pour cause de IIIe République...), il lui fallut prendre le chemin de l'exil que la loi de 1886 imposait aux descendants des rois qui avaient fait la France : il emporta avec lui un peu de terre prise au pied d'un arbre de Paris et mourut en 1940 sans avoir revu la Tour Eiffel... &lt;strong&gt;La douleur de l'exil ne fut pas pour rien, sans doute, dans sa fin prématurée&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Revenir en ma terre de pays gallo&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt; (sur laquelle on ne parlait pas le breton malgré les panneaux bilingues actuels qui privilégient cette langue en négligeant le gallo même, langue &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;populaire &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;des faubourgs et des environs de Rennes), &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;c'est revivre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt; au sens fort du terme, je l'avoue sans fausse honte : &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;l'enracinement n'est pas un vain mot, il est surtout ce qui permet de voir plus haut, d'avancer sans regrets, de fonder et transmettre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;. C'est aussi &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;une affaire sentimentale, une histoire d'amour qui touche au plus profond de soi-même&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt; sans que l'on sache raisonnablement pourquoi ! «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît pas&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;», dit-on. «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;L'amour sacré de la patrie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;» que vante «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;La Marseillaise&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;» est aussi un amour de ce qui a fait son enfance, ses souvenirs, ses espoirs d'antan et de demain aussi, et il s'applique à ce lieu qui est «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;notre patrie intérieure&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;», celle de la mémoire, sans doute.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Me voilà sur le départ, et j'ai hâte ! Cela me confirme aussi dans l'intuition maurrassienne que &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;l'amour de la «&amp;nbsp;petite patrie&amp;nbsp;» est le meilleur terreau pour l'amour de la «&amp;nbsp;grande&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana;&quot;&gt; ! Amour épanouissant, celui qui éloigne la jalousie et la crainte autant que faire se peut, et qui motive tant de joies et, parfois aussi, de déchirements, de chagrins... qu'il nous faut, espérance oblige, surmonter !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Alix</name>
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        <title>La place – Ch’oe Inhun</title>
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        <updated>2011-07-15T13:53:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-15T13:53:00+02:00</published>
        <summary>   Pour qui s’intéresse à la littérature Coréenne, difficile de passer à côté...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3121531&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/02/01/1040263958.jpg&quot; alt=&quot;198315_4682714.jpg&quot; /&gt;Pour qui s’intéresse à la littérature Coréenne, difficile de passer à côté de La place – Gwanjang en version originale – le roman de Choe Inhoun. Au-delà du symbole de la littérature de la division, La place est un roman troublant qui mérite vraiment audience par le questionnement profond d’un individu en quête de sens, de plénitude, de vérité ou tout simplement à la recherche de sa place.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;La place de Myôngjun est – elle du côté de Pyongyang ou de Séoul&amp;nbsp;? C’est une des interrogations fondamentales placées au cœur du livre. Etudiant en philosophie, le jeune Myôngjun vomit, dans la première partie du livre, une Corée du Sud réactionnaire et pressée dans les bras d’un capitalisme dont il saisit le néant eschatologique et l’incapacité à faire pleinement sens tout seul. Sa place serait donc en Corée du Nord&amp;nbsp;? C’est ce qu’il a l’occasion de découvrir suite à des brutalités policières liées au fait que son père est un communiste vivant en Corée du Nord. Seulement, une fois échappé de l’autre côté du 38&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; parallèle, Myôngjun se retrouve confronté à un communisme corrompu auquel il n’adhère pas plus. Quelle autre voie qu’une terre neutre, un endroit ou ne plus être étranger, cette possibilité qui est offerte à certains combattants prisonniers à la fin de la guerre de Corée&amp;nbsp;? Peut-être celle que choisit finalement Myôngjun.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Ce dernier est un personnage charismatique, tourmenté par le drame d’un pays qui embrasse son histoire personnelle et épouse d’abyssales interrogations intimes. Myôngjun est un enfant de la séparation,&amp;nbsp; de l’exil et du déracinement, le cul entre deux chaises – pour être trivial. Il est abandonné par son communiste de père parti chercher fortune au nord, il vit au Sud, accueilli par une famille amie qu’il risque de compromettre lorsque ses ennuis débutent. Englué dans une quête de sens alimentée par une sensibilité exacerbée, le jeune homme vit un exil intérieur, navigant entre les deux idéologies ennemies, lorgnant vers le cynisme et le nihilisme, toujours désenchanté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Myôngjun est aussi un héros romantique car la seule alternative qui se dessine devant lui pour échapper à son destin et à l’opposition capitalisme/communisme, n’est rien d’autre que l’amour. C’est peut-être là cette place lumineuse, cet endroit où il peut se tenir hors de l’aliénation et dépasser son mal être profond, taire ses interrogations. C’est la place qu’il cherche sans doute et qui n’échappera pas à la désillusion. Celle d’abord d’un premier échec avec Yunae, sa première tentative d’amour en Corée du Sud, vaine et ratée. Celle ensuite avec la danseuse Unhye, amour véritable et profond qui subit les coups de l’ambition de la danseuse, puis de la guerre de Corée. L’histoire et les logiques des deux pays ne laissent pas à Myôngjun l’opportunité de se réaliser dans la place qu’il a trouvée, celle de l’amour. Au point de le rendre cruel, lorsqu’il se jette dans la guerre, mais surtout désillusionné, brisé, vaincu à la fin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;La place est un roman dense et profond qui touche par la noirceur et le pessimisme qui l’irriguent. Le tragique est au cœur de l’œuvre, dans l’Histoire et ses gros sabots, dans la quête de sens de son personnage principal. Il y a des passages d’une poésie qui exhale la dureté, la lucidité, la perte de repères et la mélancolie. Ils font de La place, une œuvre marquante. Tellement Coréenne, tellement humaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;A lire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Patricia_BS</name>
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        <title>Taourama et le lagon bleu (J. TEISSON)</title>
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        <updated>2011-07-03T21:49:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-03T21:49:00+02:00</published>
        <summary> «&amp;nbsp;La fête de Noël est terminée.&amp;nbsp;»  Orphelin de mère, Taourama a...</summary>
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          &lt;p&gt;«&amp;nbsp;La fête de Noël est terminée.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Orphelin de mère, Taourama a été élevé par sa grand-mère en Polynésie. Jusqu’au jour où son père l’a fait venir en France afin qu’il vive avec lui. Il avait alors neuf ans. Trois ans ont passé, il est parfaitement heureux dans cette autre vie, s’entend à merveille avec sa belle-mère, sa demi-sœur et son demi-frère et vient de recevoir un magnifique cadeau de Noël&amp;nbsp;: un billet d’avion pour aller passer ses vacances à Rangiroa, revoir sa grand-mère maternelle et tous ceux qu’il a laissés derrière lui. Vont alors remonter les souvenirs d’autrefois…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Construit en retour en arrière, &lt;em&gt;Taourama et le lagon bleu&lt;/em&gt; raconte l’itinéraire d’un enfant à double culture, mi-européen mi-polynésien. Heureux dans sa vie, parfaitement intégré, le cadeau va permettre de faire émerger ce qu’il croyait enfoui au plus profond de lui et qui fait cependant son essence&amp;nbsp;: son attachement à cet autre pays, à ces autres croyances, à cette autre culture.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est le récit d’une intégration qui a dû gommer une partie de certaines choses et qui resurgissent soudain. Narrateur de cette histoire, le jeune Taourama est un personnage attachant, soucieux de toujours trouver sa place, se sachant malhabile mais tentant néanmoins de bien faire. Janine TEISSON a su construire une galerie d’adultes autour de lui, souvent bienveillants, mais pas toujours, qui sauront le guider et l’aider dans son cheminement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Roman d’odeurs, de saveurs, qui exalte la beauté des îles polynésiennes, sans toutefois masquer une certaine réalité, &lt;em&gt;Taourama et le lagon bleu&lt;/em&gt; est un roman juste, optimiste et profond.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Mon copain Isidore m’a envoyé la même carte du lagon bleu chaque Noël, avec presque les mêmes mots&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;bon Noël, bonjour de tous les amis, à bientôt j’espère.&amp;nbsp;» Il n’a jamais été très bon pour écrire. A Rangiroa, le choix de cartes n’est pas très varié, et le lagon bleu, c’est ce qu’il y a de plus beau. La première fois, en ouvrant l’enveloppe, ça a été comme si on m’avait donné un coup de poing dans la poitrine. Ce bleu, je le reconnaîtrais entre cent mille. C’est dans ce bleu que je flotte quand je rêve de mon atoll. Même Véronique qui comprend tout ne peut imaginer ce que c’est que d’aller dans le lagon, là où on ne voit la terre que comme un fin trait de crayon au loin. On arrête le moteur du bateau. Le lagon est plat. Les nuages se reflètent dans l’eau. Le silence est total. On est suspendu dans le bleu. Le temps s’arrête. Rangiroa, dans notre langue, ça veut dire «&amp;nbsp;Grand Ciel&amp;nbsp;». Peut-être qu’un jour mes parents, Eloïse et Benoît connaîtront ça. J’aimerais bien.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Janine TEISSON, &lt;em&gt;Taourama et le lagon bleu.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Tempo - Syros&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;105 pages – 5,95€&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;right&quot;&gt;Paru en 2011&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L’auteur&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: Janine TEISSON a vécu son enfance au Maroc, sa jeunesse en Côte-d’Ivoire. Parvenue au milieu de sa vie (statistiquement), après avoir été enseignante, éducatrice, clown, couturière, elle s’est lancée dans l’écriture. Sans doute pour continuer à faire rire, réfléchir ou pleurer, à créer de la beauté, à faire des plans, à aller à l’essentiel ou à la fantaisie. Son goût de la diversité s’exprime dans ses livres qui s’adressent aux adultes, aux enfants, aux adolescents. Joie et gravité, cruauté et tendresse et par-dessus tout plaisir d’écrire pour tous publics se mêlent dans ses nouvelles, contes, récits autobiographiques, romans (contemporains, policiers, SF, romans historiques).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;320&quot; height=&quot;240&quot; style=&quot;width: 120px; height: 240px;&quot; src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=tempsdesconte-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=274851131X&amp;amp;ref=tf_til&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;m=amazon&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=000000&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;f=ifr&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>AGARIC</name>
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        <title>BULLETIN CELINIEN</title>
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        <updated>2011-06-29T17:00:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-29T17:00:00+02:00</published>
        <summary> Bulletin N° 331  &amp;nbsp;      «&amp;nbsp;Ce qui impressionnait d’abord, c’était...</summary>
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          &lt;p&gt;Bulletin N° 331&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3101023&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://letempsrevient.hautetfort.com/media/00/02/1095904380.jpg&quot; alt=&quot;BUL331.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ce qui impressionnait d’abord, c’était son regard, intense, inquisiteur et subjuguant.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Ainsi s’exprime Colette Destouches en parlant de son père. Née à Rennes en 1920 d’Edith Follet, Colette TURPIN-DESTOUCHES s’est confiée à David Alliot qui rapporte dans son gros ouvrage «&amp;nbsp;D’un Céline l’autre&amp;nbsp;» paru dans la collection Bouquins chez Laffont en mai dernier, l’entretien qu’il eut avec elle en 2001. Dans le bloc-note de ce numéro 331, Marc LAUDELOUT livre quelques uns des propos qu’elle tint sur son père lors de la journée Céline du 30 mars 1996 où elle fut l’invitée d’honneur. Il y ajoute des extraits de souvenirs de Colette Destouches (souvenirs dont elle commença la rédaction dans les années 1990). Elle se souvient de la rédaction du voyage quand, toute petite, elle entendait son père déclamer au milieu de la nuit en riant, des morceaux de ce qu’il venait de coucher &amp;nbsp;du &quot;Voyage&quot;, sur le papier…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3101025&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://letempsrevient.hautetfort.com/media/02/00/880521382.jpg&quot; alt=&quot;colette1933.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Colette à 13 ans&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Elle explique comment la famille, et notamment l’oncle Louis, furent bouleversés à la lecture de «&amp;nbsp;Mort à Crédit&amp;nbsp;». Elle se souvient de son père au retour de l’exil, quand elle le revit chez les époux Marteau à Neuilly&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;… Je vis un vieillard méconnaissable, qui descendait au milieu des fresques, très doucement, tout en pleurant. Il est là, il se jette dans mes bras, et je le reconnais. Il est si léger, si vieux… Nous ne parlons pas.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A la suite de ces confidences, on trouve une lettre de Céline à sa fille, datée de janvier ou février 1950. Il s’y plaint des conditions de vie dans sa «&amp;nbsp;chaumière&amp;nbsp;», de la pluie, du froid, de l’humidité glaciale… Six petits dessins exécutés de la main gauche accompagnent le texte.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’académicien Frédéric VITOUX, l’un des biographes les plus connus de Céline, présente la récente étude d’Henri Godard parue chez Gallimard (594 pages, collection «&amp;nbsp;biographies&amp;nbsp;»). Disons le tout de suite, de lecture agréable et richement documenté, l’ouvrage est passionnant&amp;nbsp;; Frédéric Vitoux dit de cette somme qu’elle &lt;em&gt;«&amp;nbsp;dégage d’emblée une autorité que l’on pourrait qualifier de magistrale. Quel critique, quel historien, quel universitaire pourraient disputer aujourd’hui à Godard (à qui l’on doit entre autres les scrupuleuses éditions critiques de Céline en «&amp;nbsp;Pléiade&amp;nbsp;») une telle maîtrise, nourrie par des dizaines d’années de réflexions, d’études, d’enseignement et d’analyses&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;Cette biographie s’appuie tout entière sur la correspondance (très abondante) de l’écrivain&amp;nbsp;; c’est ce qui la rend si vivante et attractive.&amp;nbsp; On imagine le travail qu’il a fallu à son auteur pour sélectionner ces matériaux, les organiser, et construire sa biographie qui mérite de côtoyer les meilleures dans la bibliothèque des amateurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3101028&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://letempsrevient.hautetfort.com/media/00/00/4179080875.jpg&quot; alt=&quot;godard.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;A la suite de cette présentation, le bulletin reprends des propos d’Henri Godard sur Céline, recueillis par Grégoire LEMENAGER, et parus dans le Nouvel Observateur du 19 mai 2011. Il y est question entre autres du «&amp;nbsp;génie littéraire&amp;nbsp;» et de l’attitude de Céline pendant et après la guerre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On connaissait les confessions de Lucette Destouches à Véronique Robert, ouvrage critiqué en son temps pour son approche «&amp;nbsp;approximative&amp;nbsp;» de la vérité&amp;nbsp;; voici celles de la danseuse Maroushka&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Une enfance chez Louis-Ferdinand Céline&amp;nbsp;», paru chez Michel de Maule. Il y est peu question de Céline, entre aperçu à la faveur des descentes et montées d’escaliers&amp;nbsp;! Marc Laudelout ne ménage pas ses critiques&amp;nbsp;! Il n’est pas le seul et comme il le fait remarquer à juste titre l’ouvrage aurait plutôt dû s’appeler «&amp;nbsp; Une enfance chez Lucette Destouches&amp;nbsp;»… Mettons tout de même au crédit&amp;nbsp; de l’auteur le fait qu’elle restitue un peu pour son lecteur l’ambiance du 25 ter route des Gardes dans la description qu’elle fait de cette villa mystère nichée sur la pente d’un coteau dominant Paris au milieu d’un îlot de verdure peuplé d’animaux autour d’un vieil homme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Autre spécialiste de Céline et non des moindres, Philippe Alméras vient de revoir et d’augmenter son volumineux «&amp;nbsp;Céline, entre haines et passion&amp;nbsp;» dont la première parution remonte à 1994. Il est interviewé ici par Marc Laudelout. A la question posée par ce dernier sur le peu d’empathie que son interlocuteur semble avoir&amp;nbsp; avec son sujet, Philippe Alméras répond&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;C’est une impression que je regrette&amp;nbsp;; Si je n’avais pas «&amp;nbsp;empathisé&amp;nbsp;» avec l’homme et l’écrivain, je ne l’aurais pas fréquenté aussi longtemps et je n’aurais pas encaissé avec autant de constance les déboires que vous mentionnez…&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;Voici ce qu’il dit, plus loin, quand l’éditorialiste lui parle de Bagatelles pour un massacre comme l’un des chefs-d’œuvre de Céline sur le strict plan littéraire&amp;nbsp;:&lt;em&gt; «&amp;nbsp;Je ne suis pas loin de partager cet avis dans le domaine de ce qu’il appelait «&amp;nbsp;le style vengeance&amp;nbsp;». Mais je lis ce «&amp;nbsp;pamphlet&amp;nbsp;» dans la continuité des «&amp;nbsp;romans&amp;nbsp;» (…) ce qui me conduit à voir dans Bagatelles un «&amp;nbsp;pamphlet-roman&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: un roman non transposé, non crypté et un art poétique&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quant à savoir ce qu’il adviendra de la destinée de l’écrivain dans un siècle, voici comment il la voit&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;em&gt; «&amp;nbsp;Si la neutralisation consensuelle des goûts et des idées se maintient et s’impose, Céline restera le réjouissant blasphémateur en valeurs humanitaires, le seul, l’unique&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A lire également de Philippe Alméras&amp;nbsp;:&amp;nbsp; «&amp;nbsp;Voyager avec Céline&amp;nbsp;» (210p. Editions Dualpha 2003) et&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Sur Céline&amp;nbsp;» ( 250p. Editions de Paris 2008) et surtout le précieux &quot;Dictionnaire Céline&quot; ( 879p. Plon 2004).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3101034&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://letempsrevient.hautetfort.com/media/01/02/3937992561.jpg&quot; alt=&quot;dic.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On trouvera en fin de bulletin un article de Robert GILLET paru dans «&amp;nbsp;La dernière heure&amp;nbsp;», Bruxelles 1950, et une note de Marc Laudelout au sujet de la correspondance à Alexandre Gentil ( directeur d’une clinique à Nogent-sur-Marne et ami très proche de l’écrivain). Ces 36 lettres, correspondant à 116 pages inédites, ont été acquises le 10 mai dernier par un collectionneur privé. Souhaitons qu’elles puissent, un prochain jour, faire l’objet d’une publication venant grossir la correspondance déjà volumineuse proposée par divers éditeurs.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Guy DAROL</name>
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        </author>
        <title>GENS VENANT DE TOUTE PART</title>
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        <updated>2011-05-29T15:22:00+02:00</updated>
        <published>2011-05-29T15:22:00+02:00</published>
        <summary>     Passage des Mûriers ⚆ Crédit photographique  ☞   Henri Guérard...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://ruedupressoir.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3053313&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/01/02/2618406963.jpg&quot; alt=&quot;bienvenu mérino, exil, vieux métiers, frédérick tristan, réfugié de nulle part, paris, vieux paris, belleville, ménulmontant,  rue du pressoir, passage des mûriers, rue piat, &quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Passage des Mûriers ⚆ Crédit photographique&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt; ☞&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;Henri Guérard&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;L’exil est un concept-carrefour, se situant à l’intersection d’un (non) vouloir individuel, d’une nécessité souvent impersonnelle ou supra-individuelle, et d’un espace conçu en termes de désirabilité/accessibilité. Il convient de prendre comme point de départ la définition du Grand Larousse encyclopédique qui assigne à la notion ses significations le plus fréquemment rencontrées&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;expulsions hors de sa patrie&amp;nbsp;»&amp;nbsp;;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;séjours pénibles, loin d’un lieu ou de personnes regrettées&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Ces jours-ci, traversant le Père-Lachaise, j’ai pensé à TRISTAN, (Tristan de Iseult) qui remplit sans doute ces conditions. Il sera effectivement contraint à quitter sa patrie, ou, du moins, l’être qui objective son sentiment d’appartenance symbolique, son sens de la communion&amp;nbsp;; en plus, son séjour sera effectivement pénible, même feint, car il équivaut à une marginalisation sinon à une exclusion totale de la société. Il est vrai, d’autre part, que la valeur purement géographique de l’exil n’est guère mise en lumière&amp;nbsp;; TRISTAN n’a pas le mal du pays, il a plutôt le mal d’amour, si on peut dire, pour se confronter à une réalité que l’ont perçoit aliénante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Exil veut dire, contrainte de quitter son «&amp;nbsp;chez soi&amp;nbsp;» (qu’il s’agisse d’un lieu ou d’un être) pour se confronter à une réalité que l’ont perçoit aliénante.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Habiter un quartier. Par exemple, Ménilmontant ou Belleville, que beaucoup d’entre nous connaissent. Le quartier occupe, sans doute, dans la vie urbaine des citadins, une &lt;em&gt;belle&lt;/em&gt; place, en tous cas le citadin doit y trouver sa place et nous devons faire le nécessaire pour qu’il la trouve. Ni entité délaissée ni univers social privilégié. Le quartier doit apparaître comme un lieu de vie relativement important, diversement investi par les habitants en fonction de leurs situations sociales et résidentielles et selon les caractéristiques morphologiques et sociales du lieu, je dis bien du lieu, dans lequel ils résident. En même temps, dans cette courte analyse je voudrais &amp;nbsp;montrer que cette diversité ne se résume pas à l’opposition entre habitants de quartier à la mobilité réduite et citadins nomades dépourvus de toute attache avec un lieu de résidence. Au contraire, dans certains lieux, comme dans d’autres contextes urbains, les individus qui se caractérisent par un fort ancrage&amp;nbsp; dans le quartier sont plus fréquemment des citadins mobiles que des citadins sédentaires.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Citadin, j’ai été maintes fois exilé. Né dans une maison au bord d’un ruisseau dans le sud de la France, sous la ligne médiane de Bordeaux et la frontière franco-italienne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Venu , à Paris, après maints aboutissements, nulle part ou un peu partout, par des chemins de traverses. Je suis arrivé dans le 20&lt;sup&gt;e &lt;/sup&gt;arrondissement de la Capitale pour un temps court qui dura&amp;nbsp; l’épopée d’un &lt;em&gt;vaste&lt;/em&gt; amour. Je devins&amp;nbsp;résident&amp;nbsp;d’un des plus populaires arrondissements de Paris en venant vivre passage des Mûriers. Un passage qui montait et que les enfants aimaient descendre à chariot à quatre roues avec une adresse fulgurante, comme eux seulement savent le faire. Rien que ces deux noms de rues me rappellent encore ma région natale aux confins du Lot et de la Dordogne où sont si nombreuses les haies avec ses mûres et les arbres fruitiers.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Ménilmontant, je le connais un peu. Je l’ai sillonné dans tous les sens, à pied et en voiture, de nuit comme de jour. Moi, natif d’ailleurs, j’ai découvert la rue du Pressoir encore intacte pour la première fois en 1960. C'est-à-dire avant que les troubleurs de vie par les destructeurs de l’Etat viennent perturber les habitants du quartier, où existait alors, calme, travail et espoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;J’y revenais de temps à autres, rue du Pressoir, combattre les voleurs de rêves, opposer résistance à ceux dont les déchaînements étaient néfastes à l’équilibre du quartier, constatant bien plus tard, les dégâts lamentables de rues éventrées, crevées. Plus rien n’était pareil à la vie paisible et quelque peu campagnarde qu’il y avait autrefois, même si tous savaient que l’habitat avait grand besoin d’être restructuré et rénové. C’est cela que nombre d’entre eux attendirent longtemps, très longtemps. Leurs souhaits ne furent que très peu exaucés. La blessure fut longue pour qui attendait avec espoir qu’arrive le droit au logement, l’attente d’être relogé, le droit à la paix. Bien évidemment ont leur proposa, très loin du lieu où ils habitaient, de nouveaux logements avec plus de confort certes mais il n’y eut pas beaucoup de justice&amp;nbsp;! Lorsque, juste après le chaos, je suis revenu rue du Pressoir, j’avais personnellement le sentiment terrible que des hélicoptères bombardiers avaient survolé les pâtés de maisons, pour tout casser et tout anéantir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Puis longtemps, durant des années et des années, la laideur de la rue nouvelle me fit reculer à l’idée de faire le pas du retour, celle de revenir dans ce qui avait été&amp;nbsp; un &lt;em&gt;joyau&lt;/em&gt; du 20&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;arrondissement, l’une des parties de ce village du beau Paris. Je n’acceptais plus «&amp;nbsp;d’être du quartier&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Car la rue du Pressoir fut pour moi, en exagérant un peu, mes Champs-Elysées lorsque, jeune, &amp;nbsp;je la découvris pour la première fois avec ses hôtels, boutiques, commerçants, garages, épiceries, costumiers et tailleurs, miroitiers, coiffeurs, boulangerie-pâtisserie, maroquiniers,&amp;nbsp; librairie, joailliers, ses nombreux cafés, ses corporations de métiers, ses artistes accordéonistes, bals, saltimbanques, tireuses de cartes, sa jeunesse, ses belles filles et ses musiciens. Que de changements, &amp;nbsp;pour moi, ayant passé mon enfance, dès le lever du jour avec le chant du coucou et sous le regard des oiseaux, au milieu des escargots, des fouines, des écureuils, des lapins, des poules, des oies et canards. Lorsque je revenais rue du Pressoir, c’était un vrai enchantement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Je connais hélas la destruction en sa totalité d’un lieu, celui où j’habitais, le Passage des Mûriers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Du passage reste seulement le plan avec son nom minuscule imprimés dans ma vieille &lt;em&gt;Editions L’indispensable &lt;/em&gt;et le souvenir&lt;em&gt; &lt;/em&gt;de&amp;nbsp; sa pente et de ses pavés à jamais gravés dans ma mémoire. J’habitais là avec ma fiancée. Je dirais mieux, &amp;nbsp;c’est là que m’accompagna ma fée, Ludmilla, dans une belle &lt;em&gt;portion &lt;/em&gt;de vie. Ce peu de temps qui&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;me semblaient des années de connivences, de tendresse, de passion et de rêve. Notre tout petit logement était situé tout en haut d’un immeuble étroit, rocambolesque, beau et ancien, d’une architecture séduisante du début du 19&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; &lt;sup&gt;&amp;nbsp;&lt;/sup&gt;qui tenait d’un vieux décor de théâtre. Notre lit fabriqué de mes mains où reposait notre matelas de laine, cousu à la main rue Orfila, si j’ai bonne mémoire, était installé dans la petite alcôve qui jointoyait notre chambre que j’avais tapissée avec mon amoureuse Ludmilla qui en grec signifie arc-en-ciel, Ludmilla ma bellevilloise native de&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Diafani&lt;em&gt;,&lt;/em&gt; île de Karpatos. L’alcôve n’était pas grande, cependant elle suffisait pour tout notre amour. Au petit matin, le jour blafard entrecroisait les premiers rayons du jour qui apparaissait par la lucarne de la cuisine et de la petite fenêtre du salon aux rideaux blancs brodés à l’image du Parthénon et signés à chaque extrémité d’un bleu de mer.&amp;nbsp; Cette frange de &amp;nbsp;lumière&amp;nbsp; nous faisait ouvrir les yeux et admirer le peu de ciel visible, encore étoilé d’été&amp;nbsp;; de l’automne plus gris, et puis de l’hiver sévère ménilmontois, avec les flocons qui voltigeaient et donnaient peu à peu, luminosité et splendeur, au quartier, en voie d’insalubrité triste, entouré de collines, le soir blanches et enneigées. Une fois la nuit passée et le café avalé, on dégringolait les vieux escaliers qui nous&amp;nbsp;portaient vers le &lt;em&gt;village&amp;nbsp;&lt;/em&gt;pour aller travailler en nous faufilant parfois derrière le beau &amp;nbsp;Saint-Bernard docile, trottinant devant son maître, esquivant le camionneur livrant le lait où venaient roder des chiens bâtards que Ludmilla nommait «&amp;nbsp;renards&amp;nbsp;» et qui aboyaientt à nos trousses. On riait en rejoignant quelque peu essoufflé la rue des Partants sur notre itinéraire. Nous n’avions peur de rien. Nous possédions l’amour. Seuls au monde, Ludmilla et moi, nous allions &amp;nbsp;travailler, en nous tenant par la main avec la difficulté de nous séparer au moment de prendre, elle son vélo, et &amp;nbsp;moi, le 96. Ces souvenirs sont là, vivants dans mon cœur. Le passage des Mûriers et nous deux, fous du bonheur de vivre. Du haut de &amp;nbsp;Ménilmontant la vue était superbe, toute la capitale était à mes yeux&amp;nbsp;! La montagne de Paris intra-muros était unique. Et le soir, revenant à pied de mon travail, du haut de&amp;nbsp; la rue Piat, la vue sur la ville était encore à moi. Tout cela est dans ma mémoire, comme un diamant dans mon catalogue du cœur, un trésor dans mon œuvre de vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Hélas aujourd’hui, le Passage des Mûriers n’est plus. Ce passage défunt aux consonances si méditerranéennes qui me conduisait&amp;nbsp;chaque matin vers les cimes de la ville, et dont Monsieur Henri Guérard nous a laissé des traces brillantes dans son livre de photographies, a vécu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Je suis un &lt;em&gt;réfugié de nulle part&lt;/em&gt; ainsi que le dit de lui-même &amp;nbsp;Frédérick Tristan qui n’était pas seulement le barbare dont peu à peu il souhaita nous donner l’image. &lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bienvenu Merino&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3053326&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://ruedupressoir.hautetfort.com/media/02/01/1623498925.jpg&quot; alt=&quot;bienvenu mérino, exil, vieux métiers, frédérick tristan, réfugié de nulle part, paris, vieux paris, belleville, ménulmontant,  rue du pressoir, passage des mûriers, rue piat, &quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Ménilmontant sous la neige&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia, palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Crédit photographique &lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;☞ Michel Sfez&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Summerday</name>
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        </author>
        <title>La clé de Smyrne</title>
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        <updated>2011-05-18T11:25:58+02:00</updated>
        <published>2011-05-18T11:25:58+02:00</published>
        <summary> Le roman de  Tatiana Salem Levy  est mystérieux et difficile à saisir. La...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le roman de &lt;strong&gt;Tatiana Salem Levy&lt;/strong&gt; est mystérieux et difficile à saisir. La forme narrative est libre et polyphonique. Il y a les souvenirs de la narratrice brésilienne qui s'adresse parfois à sa mère défunte, nous raconte son voyage sur les traces de sa famille d'origine juive et turque, ou se remémore certains moments intimes avec un ancien amant. L'autre voix est celle de la mère, et enfin le récit des aventures de son grand-père. La clef de Smyrne est un récit sur l'exil d'une famille entre Turquie, Portugal, Brésil et Costa-Rica. La douleur de quitter une terre, ceux que l'on laisse derrière soit, et les nouveaux départs possibles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La narration est déroutante au début. Il faut plusieurs pages pour comprendre à qui appartiennent chacune des voix, d'autant plus que les chapitres sont de longueurs très variées. C'est rythmé mais un peu destabilisant. Malgré cela il se dégage de ce roman une atmosphère sensuelle et mélancolique. L'auteur, d'après ce que j'ai lu sur des sites brésiliens, a présenté ce roman comme thèse, ce qui est une liberté académique assez étonnante. On peut donc supposer qu'il y a beaucoup de théorie derrière ce récit, et qu'il est difficile pour un lecteur lambda d'en saisir toute l'importance. On réussit tout de même à ressentir l'idée du souvenir éclaté, ses propres souvenirs, mais aussi ceux de ses ancètres, que l'on nous offre en héritage ou qu'il faut retrouver par ses propres moyens.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La langue est belle, poétique mais aussi crue dans certains passages érotiques. Je ne saurais vraiment dire si j'ai aimé ou non tellement d'inconnues ont jalonné ma lecture mais c'est un roman très intéressant et dont on conserve davantage l'idée d'une ambiance qu'une histoire linéaire qui n'est pas là de toute façon.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;margin-top: 0.2em; margin-bottom: 0.7em; display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://www.babelio.com/images/masse_critique.jpg&quot; alt=&quot;masse_critique.jpg&quot; width=&quot;196&quot; height=&quot;75&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J'ai reçu ce livre grâce à l'opération Masse Critique de Babelio. Merci encore à eux et à la maison d'édition Buchet Chastel.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;div id=&quot;Bcorps&quot; style=&quot;padding: 10px 5px 10px 5px; width: 200px; border: 1px solid #cccccc;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;Belement&quot; style=&quot;overflow: hidden; text-align: left; width: 100%; padding: 5px 5px 10px 5px; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;Bcouv&quot; style=&quot;float: left; clear: left; width: 65px;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.babelio.com/livres/Salem-Levy-La-clef-de-Smyrne/255259&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border: 1px solid #ccc; border-width: 1px; padding: 3px; background-color: #fff; width: 50px;&quot; title=&quot;La clef de Smyrne par Tatiana Salem-Levy&quot; src=&quot;http://ecx.images-amazon.com/images/I/51f0tur8pHL._SL160_.jpg&quot; alt=&quot;La clef de Smyrne par Tatiana Salem-Levy&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;Boeuvre&quot; style=&quot;margin: 0px 3px 5px 5px; font-size: 12px; font-family: arial,sans-serif; font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;text-decoration: none;&quot; href=&quot;http://www.babelio.com/livres/Salem-Levy-La-clef-de-Smyrne/255259&quot;&gt;La clef de Smyrne&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;Bnote&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.babelio.com/livres/Salem-Levy-La-clef-de-Smyrne/255259&quot;&gt;&lt;img style=&quot;width: 70px; border: none; padding: 0px;&quot; title=&quot;La clef de Smyrne&quot; src=&quot;http://www.babelio.com/images/Star3.gif&quot; alt=&quot;La clef de Smyrne&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;Bauteur&quot; style=&quot;margin: 0px 3px 5px 5px; font-size: 11px; color: gray;&quot;&gt;&lt;a style=&quot;text-decoration: none;&quot; href=&quot;http://www.babelio.com/auteur/Tatiana-Salem-Levy/133454&quot;&gt;Tatiana Salem-Levy&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;Bfooter&quot; style=&quot;text-align: center; font-size: 0.8em; padding: 5px; margin: 0px; clear: both;&quot;&gt;Critiques et infos sur &lt;a href=&quot;http://www.babelio.com&quot;&gt;Babelio.com&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;color: #272727; font-family: 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Verdana, Arial, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;♥♥&amp;nbsp;[Tatiana Salem Levy, La clé de Smyrne, Buchet Chastel (2011), traduction : Meei-huey Wang, 227 pages]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Momo</name>
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        </author>
        <title>Côte d'Ivoire</title>
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        <id>tag:oulmahomet.hautetfort.com,2011-05-17:3453415</id>
        <updated>2011-05-17T10:24:08+02:00</updated>
        <published>2011-05-17T10:24:08+02:00</published>
        <summary>  Kourouma, écho de la déchirure ivoirienne      Le romancier ivoirien...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://oulmahomet.hautetfort.com/">
          &lt;h1 id=&quot;article_title&quot; class=&quot;purple&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: x-large;&quot;&gt;Kourouma, écho de la déchirure ivoirienne &lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;h2 id=&quot;article_subtitle&quot; class=&quot;mandarine&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt; Le romancier ivoirien disparu en 2003 reste un modèle en Afrique. Ahmadou Kourouma écrivait sa colère contre la politique dans son pays, dénonçait la violence. D'une tragique actualité. &lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div id=&quot;article_picture&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt; &lt;img class=&quot;imagecache imagecache-article&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.slateafrique.com/sites/default/files/imagecache/article/2011-05-03_1906/kourouma.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;264&quot; /&gt; &lt;/span&gt;&lt;p class=&quot;imgdesc lila&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: x-small;&quot;&gt;Ahmadou Kourouma en octobre 2000 à Paris. AFP/Emmanuel Pain&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;article_infos&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;infos_box&quot;&gt;&lt;p class=&quot;info&quot;&gt;&lt;span class=&quot;purple caps&quot; style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt; l'auteur &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;info&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt; &lt;a class=&quot;auteurgris&quot; href=&quot;http://www.slateafrique.com/auteur/1811&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Valérie Marin La Meslée&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;infos_box&quot;&gt;&lt;p class=&quot;info&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt; &lt;a class=&quot;lila&quot; href=&quot;http://www.slateafrique.com/taxonomy/term/3907&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br style=&quot;color: #000000;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;L’œuvre du grand écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma (1927-2003) éclaire de l’intérieur les tragédies du continent africain mais aussi la situation de son pays: souvenons-nous que son dernier ouvrage inachevé, &lt;em&gt;Quand on refuse on dit non&lt;/em&gt;, était une suite des aventures du héros d’&lt;em&gt;Allah n’est pas obligé&lt;/em&gt;, en &lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/pays/17/C%C3%B4te%20d%20Ivoire&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Côte d’Ivoire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Plus de sept ans après sa disparition, le 11 décembre 2003 à Lyon, Ahmadou Kourouma demeure le grand écrivain africain, le modèle dans l’invention d’une langue pour charrier dans un rire cathartique les maux les plus terribles de son continent. &lt;em&gt;«Encore aujourd’hui, nous regardons tous vers le maître, et nous essayons d’abord d’écrire comme lui, avant de comprendre que c’est vain!»&lt;/em&gt; avoue son compatriote l’écrivain et journaliste Venance Konan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;S’il a vécu la plupart du temps en exil (&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/pays/8/Algerie&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Algérie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Togo, &lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/pays/14/Cameroun&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Cameroun&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; et France), c’est sa révolte face à la situation de son pays qui a déclenché l’écriture romanesque chez l’ancien étudiant en mathématiques, devenu professionnel dans les assurances. C’est cette rage qui l'a poussé à entreprendre en parallèle une œuvre qui allait révolutionner les lettres africaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Mais &lt;em&gt;«sans Houphouët, pas de Kourouma»&lt;/em&gt;, affirme &lt;a href=&quot;http://www.seuil.com/fiche-ouvrage.php?EAN=9782020984881&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;son biographe Jean-Michel Djian&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, qui a retracé le parcours de l’écrivain (&lt;em&gt;Ahmadou Kourouma&lt;/em&gt;, le Seuil), insistant sur ce moment de la vie d’un homme qui ne savait pas encore comment écrire, mais qui, à 36 ans, choisirait la fiction pour dire la colère qui s’était saisie de lui face aux arrestations, sous le prétexte de &lt;em&gt;«complot contre la sûreté de l’Etat»,&lt;/em&gt; ordonnées par Houphouët-Boigny en 1963. Kourouma est libéré, mais indésirable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;h3 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;L'inspiration dans l'exil&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;C’est entre Abidjan et Alger, où il s’exile, que naîtra le manuscrit d’un livre majeur dans l’histoire de la littérature africaine du XXe siècle, &lt;em&gt;Les soleils des indépendances&lt;/em&gt;, publié d’abord au Québec et bien des années après en France (l’éditeur parisien reconnaissant l’erreur de son refus initial). Ce roman de la désillusion des indépendances africaines est celui d’un visionnaire. Les suivants portent tous ce regard distancié et en même temps si intérieurement cru sur les causes profondes des violences du pouvoir et des conflits du continent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Vingt ans plus tard, &lt;em&gt;Monnè, outrages et défis&lt;/em&gt; (1990) est le grand roman historique de la colonisation, puis viendra &lt;em&gt;En attendant le vote des bêtes sauvages&lt;/em&gt; (1998, prix du Livre Inter) inspiré par le personnage du &lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/96/le-fantome-d%E2%80%99eyadema-plane-sur-lome&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;dictateur togolais Eyadéma&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. &lt;em&gt;«C’est le livre qu’il préférait, celui dans lequel il avait été le plus loin pour décrire cette perversion que représente l’acceptation du pouvoir en Afrique. A quelques exceptions près»&lt;/em&gt;, dit Jean-Michel Djian. Avec &lt;em&gt;Allah n’est pas obligé&lt;/em&gt; (2000, prix Renaudot), le romancier met en scène un héros devenu l’emblème de tous les enfants-soldats.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Tout en menant sa carrière, Kourouma accomplit son œuvre de nuit, travaillant sans relâche cette écriture nouvelle, fruit des noces prodigieuses entre sa langue natale, le malinké, et le français, qui lui permet enfin d’exprimer en littérature des réalités africaines que la langue du colon seule ne pouvait dire. Un volume (collection Opus, Seuil) vient de rassembler ses œuvres complètes jusqu’au texte ultime qui déclencha la polémique lors de sa parution, un an après la mort de l’écrivain. Et demeure. Fallait-il publier en l’état &lt;em&gt;Quand on refuse on dit non&lt;/em&gt;? Jean-Michel Djian ne cache pas sa réticence: &lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;«C’est un manque de respect vis-à-vis de l’écrivain que d’avoir publié tel quel ce qui n’est qu’une première étape, un travail documentaire. Quand on sait le temps que passait Kourouma sur un manuscrit…»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Tel qu’il parut, ce livre sur son pays natal est en effet plus proche d’un essai en cours d’être romancé. Juste avant de disparaître, Kourouma travaillait à ce roman où tout ce qui fait la tragique actualité ivoirienne est démonté. &lt;em&gt;Quand on refuse on dit non&lt;/em&gt; remet en scène le héros enfant-soldat du &lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/pays/30/Liberia&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Liberia&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, Birahima, dans le décor de la Côte d’Ivoire en guerre, qu’il traverse avec la jeune Fanta. Amoureux de cette jeune fille instruite dont il est le garde du corps, l’enfant boit les paroles de celle qui lui raconte tout au long du voyage l’histoire et la géographie du pays. Toute la matière est là pour le grand roman de la Côte d’Ivoire déchirée. Une fois encore, Kourouma donne la parole aux enfants, &lt;em&gt;«comme s’il fallait chercher dans l'enfance l'explication des horreurs commises par les adultes»&lt;/em&gt;, poursuit son biographe. Reste qu’au moment où la Côte d’Ivoire est secouée par une nouvelle crise, &lt;em&gt;Quand on refuse on dit non&lt;/em&gt; reste un document passionnant qui plonge dans l’histoire du pays et laisse imaginer ce qu’aurait pu être le livre de ce veilleur de consciences, ce &lt;em&gt;Diseur de vérité&lt;/em&gt;, titre de son unique pièce de théâtre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Gbagbo, Ouattara et tous les acteurs de l’actualité, le concept d’ivoirité, la division entre le Nord et le Sud, tous les enjeux sont exposés par un écrivain qui se retrouve ici au plus près de ce dont il parle. On se souvient comment la presse ivoirienne a remis en question l’ivoirité du Malinké, né près de Boudiala dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Et dans sa biographie, Jean-Michel Djian reproduit en annexe le discours de réception du titre de grand commandeur de l’ordre national de Côte d’Ivoire en 2001. S’adressant au président Gbagbo, il revient sur les massacres des Ivoiriens par les Ivoiriens et demande une minute de silence pour les victimes du charnier de Yopoungon. &lt;em&gt;«On ne sait si c’est par provocation ou naïveté, Kourouma n’a jamais été un politique, il n’avait aucun sens diplomatique, et, au fond, on ne sait pas ce qu’il pense. Il rêvait d’être ce &quot;sage&quot; auquel les politiques donneraient raison…»&lt;/em&gt;, explique le biographe&lt;em&gt;.&lt;/em&gt; Les derniers mots de ce discours? &lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;«Je prie tous les Ivoiriens de se ressaisir et de s’entendre pour que la Côte d’Ivoire devienne la terre de rencontre.»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Valérie Marin La Meslée &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;h4 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;Lire tous les articles de l'écrivain ivoirien Venance Konan pour SlateAfrique:&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1603/guillaume-soro-le-conquerant&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Guillaume le Conquérant&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1499/gbagbo-qu-as-tu-fait-de-ta-presidence&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Laurent Gbagbo, qu'as-tu fait de ta présidence?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1497/ble-goude-cote-ivoire&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Blé Goudé, le patriote qui rêvait de diriger la Côte d'Ivoire&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1381/ouest-ivoirien-chronique-massacre-annonce&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ouest ivoirien: chronique d'un massacre annoncé&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1277/alassane-ouattara-face-a-creanciers&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Alassane Ouattara face à ses créanciers&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1193/il-etait-une-fois-laurent-gbagbo&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il était une fois Laurent Gbagbo&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1163/sauve-qui-peut-rangs-de-gbagbo&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sauve-qui-peut dans les rangs de Gbagbo&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/791/ivoirite-morts-resurrections&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'ivoirité, de morts en résurrections&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1109/dieu-gbagbo-cote-ivoire&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dieu va-t-il lâcher Gbagbo?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/1003/en-voiture-simone-gbagbo&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;En voiture Simone (Gbagbo)&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.slateafrique.com/893/identite-islam-debats-francais&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De l'identité à l'islam, les étranges débats français&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Alix</name>
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        <title>Au pays – Tahar Ben Jelloun</title>
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        <updated>2011-05-07T01:18:00+02:00</updated>
        <published>2011-05-07T01:18:00+02:00</published>
        <summary>   Au pays, c’est l’histoire de Mohamed, immigré marocain de la première...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3019060&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/01/01/2410206280.jpg&quot; alt=&quot;pays.jpg&quot; /&gt;Au pays, c’est l’histoire de Mohamed, immigré marocain de la première génération, à l’heure du bilan, alors que la retraite approche. Que faire de tout ce temps libre qui se profile&amp;nbsp;? La question pourrait paraître anodine, elle ne l’est pas pour Mohammed qui se retrouve maintenant face à lui-même, à ce qu’il a fait de sa vie d’adulte et à ce qu’il souhaite pour son avenir. L’exil a été le chemin choisi par Mohamed, celui qu’il raconte, depuis son village au fin fond du Maroc rural jusqu’à l’usine en France qui a été son alpha et son oméga. La société française&amp;nbsp;? Il ne connaît pas vraiment, où en tout cas s’en méfie, homme bloqué quelque part dans la culture de ce pays qu’il a quitté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Le problème c’est que ses enfants, nés ici en France, eux ne connaissent pas cette culture, ces traditions qu’il a essayé de préserver tout au long de ce parcours. Ils sont d’une autre culture, d’un autre monde, avec d’autres valeurs et constituent le chagrin du vieil homme. Grand est le fossé entre lui et eux, dans lequel leur culture d’origine semble s’être perdue. Mais alors que faire maintenant que rôde la question du retour&amp;nbsp;? Que faire des rêves chéris à l’ombre de l’usine, ceux d’un retour glorieux, d’un héritage culturel et humain légué et transmis tel qu’il en a toujours été et qu’il doit toujours être selon Mohammed&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Le livre de Tahar Ben Jelloun aborde avec beaucoup de sensibilité ces questions incontournables auxquelles sont confrontés les immigrés. Il n’y a aucune facette des enjeux liés à ces questions qu’il n’aborde pas. Du bled et ses traditions, jusqu’aux banlieues et à l’intégration en passant par l’islam et ses dérives. L’auteur franco-marocain a raison&amp;nbsp;: tout est inextricablement lié, mais il se trouve que ça en fait beaucoup pour finalement peu de pages et on a l’impression quand même de survoler pas mal de choses. C’est un peu comme s’il fallait tout passer en revue absolument - On peut regretter que les relations entre Mohammed et ses fils ne soient pas plus développées par exemple. C’est regrettable, parce qu’on a parfois l’impression d’être dans un reportage formaté Cappa pour envoyé spécial.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Heureusement, il se trouve que Tahar Ben Jelloun sait incontestablement raconter des histoires et happer le lecteur. Alors oui la vie, l’existence de Mohammed se dévorent, et oui Tahar Ben Jelloun en sait quelque chose de tous ces thèmes qu’il aborde. Il utilise par moments des angles originaux, comme celui de la retraite de ce vieil immigré qu’est Mohammed ou alors il n’hésite pas à prendre le parti du fantastique et de l’allégorie comme dans le dénouement du livre. C’est ainsi qu’il peut d’ailleurs offrir un visage un peu moins lisse à son personnage principal. Car force est de le reconnaître, Mohammed frise parfois l’immigré modèle, le personnage parfait, quasiment programmé pour nous arracher des émotions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Au final, au pays est un livre qui manque d’un petit quelque chose, à la fois dans le propos, le personnage et l’histoire, qui aurait pu en faire une totale réussite. Il n’en reste pas moins un livre très touchant aux propos justes sur les questions brûlantes de l’immigration, l’exil, le retour, l’héritage culturel.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>LeChatSauvage LYNX K</name>
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        <title>Tan Kréyòl # 8 - Exil</title>
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        <updated>2011-03-23T10:19:00+01:00</updated>
        <published>2011-03-23T10:19:00+01:00</published>
        <summary>  Tèm a 8èm Tan Kréyòl-la : &quot;EXIL&quot;   Dapré mès é labitid a Tan-la ké ni on...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tèm a 8èm Tan Kréyòl-la : &quot;EXIL&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dapré mès é labitid a Tan-la ké ni on dikté an kréyòl avan senn-la.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sonjé kè dikté-la sé sèlman on prétèks pou (rè)dékouvè makè an nou é kè senn-la wouvè ba tout moun : kontè, slamè, chantè, poèt, mizisyen, amatè, anonim... é ba tout jénérasyon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- o O o -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Thème du 8ème Tan Kréyòl : &quot;EXIL&quot;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Selon le principe habituel, une dictée en créole précèdera la scène ouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rappel, la dictée reste un prétexte pour (re)découvrir nos auteurs et la scène ouverte, un espace d'expression pour tous : conteur, slameur, chanteur, poète, musicien, amateur, anonyme... toutes générations confondues !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- o O o -&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ANTRE LIB / ENTREE LIBRE&lt;br /&gt;Infoline : 06 17 20 61 80&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://i223.photobucket.com/albums/dd171/2detension/various1/TK08Flyerweb.jpg&quot; alt=&quot;TK08Flyerweb.jpg&quot; width=&quot;100%&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>MCSJuan</name>
            <uri>http://tramesnomades.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>ECRIVAINS libyens, de Sifaw El Mahroug à Kamal Ben Hameda. Parcours…</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/02/28/ecrivains-libyens-de-sifaw-el-mahroug-a-kamal-ben-hameda-par.html" />
        <id>tag:tramesnomades.hautetfort.com,2011-02-28:3123013</id>
        <updated>2011-02-28T07:53:00+01:00</updated>
        <published>2011-02-28T07:53:00+01:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;«&amp;nbsp;Ne ressent la brûlure du feu que celui qui marche...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://tramesnomades.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Ne ressent la brûlure du feu que celui qui marche dessus.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;»&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kamal Ben Hameda&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;écrivain (texte, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, 25-2-11).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Connaît-on la littérature libyenne&amp;nbsp;? (Quand on ne savait rien sur la société même…).&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Nous étions tellement obnubilés (à juste titre, mais pas de la même manière que certains dirigeants) par le dictateur à la tête de ce pays (les attentats, les mensonges, la haine, et les menaces), que cela a fait écran. Et notre perception de la réalité sociale de la Libye en a été déformée. On pense «&amp;nbsp;terrorisme&amp;nbsp;» (et c’est), et on n’a plus la place mentale pour penser que, là, des gens écrivent, malgré tout. Certains en meurent, d’autres s’exilent ou sont emprisonnés, d’autres, encore, tentent de créer des bribes de société civile, pour plus de droits (voir, ci-dessous, 2009&amp;nbsp;: des écrivains sont impliqués). &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: medium;&quot;&gt;Dans un entretien du JDD, où une question est posée à &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Luis Martinez&lt;/span&gt; sur l’existence d’une opposition en Libye (pas seulement les révoltes de rue et les manifestations et combats, mais des organisations préparées à une relève) le chercheur (Sciences-Po), avant de répondre, évoque d’abord l’alphabétisation, la culture (puis les études à l’étranger)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;On a très mal pris en compte la société libyenne ces dernières années. Le taux d’alphabétisation est de 90% et celui d’urbanisation de 80%. Bien que ce soit interdit, toutes les familles ont des paraboles et savent très bien ce qui se passe à l’extérieur.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» (&lt;em&gt;Journal du Dimanche&lt;/em&gt;, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;27-2-11&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Donc notre ignorance était grande.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;pre&gt;...................................................&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Traces de ces écritures, de ces résistances, des informations &lt;/em&gt;&lt;em&gt;qui&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;laissent &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;leurs petits cailloux de sens, montrant la genèse &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;des évolutions. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Je les ai &lt;/em&gt;&lt;em&gt;notées chronologiquement.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;De 1994 à 2011, on meurt, &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;on écrit, on part, &lt;/em&gt;&lt;em&gt;on écrit…&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Parcours de dates, de noms, et de faits.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Sifaw El Mahroug. &lt;/span&gt;Un poète berbère libyen, né en 1946, dissident &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;et harcelé, mort en &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;1994&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; des suites d’un accident &lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;douteux, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;d’après le site &lt;em&gt;berberoscope.com&lt;/em&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.berberescope.com/Said_SIFAW_EL_MAHROUG.htm&quot;&gt;http://www.berberescope.com/Said_SIFAW_EL_MAHROUG.htm&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CITATION&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;:&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;«Tant de gens&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Ont oublié leurs noms&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Après avoir oublié&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;Leur accent.»&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;(&lt;em&gt;Ce fragment de poème, peut symboliser aussi, je trouve, &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;des années&lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;après,&lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;la situation des libyens dans un pays &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;au système dictatorial &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;plus &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;qu’étouffant, &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;et celle des exilés. L’accent sera à &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;comprendre, &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;non plus comme le seul signe perdu &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt; de l’ «&amp;nbsp;amazighité&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;signe &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;qu’il est&lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;… &lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;mais comme la marque d’une perte d’identité&lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;plus générale&amp;nbsp;: &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;perte d’être dans un monde brutal &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;qui écrase,&lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;perte des racines &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;pour &lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;celui qui doit s’éloigner&lt;/em&gt;&lt;/tt&gt;&lt;tt&gt;. &lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;em&gt;Formes diverses de l’exil.&lt;/em&gt; )&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;……………….&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;Un écrivain libyen exilé, &lt;/tt&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hisham Matar, &lt;/span&gt;est primé à Londres en 2006 (information&amp;nbsp; du site&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/recent/&quot;&gt;http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/recent/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; )&lt;tt&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;pre&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;tt&gt;……………….&lt;/tt&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Courier New;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/pre&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;2007&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Regards sur la littérature libyenne&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;», notamment sur l’oeuvre du nouvelliste &amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ali Mustapha Mosrati&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jetsetmagazine.net/culture/revue,presse/regards-sur-la-litterature-libyenne-ali-mustapha-mosrati-observateur-des-murs-sociales-et-des-psychologies.21.3262.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.jetsetmagazine.net/culture/revue,presse/regards-sur-la-litterature-libyenne-ali-mustapha-mosrati-observateur-des-murs-sociales-et-des-psychologies.21.3262.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;tt&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;tt&gt;……………….&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;spip1&quot;&gt;&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ulysse &lt;strong&gt;2009&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;»&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt; &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ambafrance-ly.org/france_libye/spip.php?article360&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;http://www.ambafrance-ly.org/france_libye/spip.php?article360&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;spip1&quot;&gt;&lt;strong&gt;(«&amp;nbsp;Ce projet culturel et littéraire revenait «&amp;nbsp;sur les pas d’Ulysse&amp;nbsp;» pour célébrer quelques figures &amp;nbsp;essentielles qui, par leurs voyages, leurs talents, leurs rayonnements intellectuels ou spirituels, ont fécondé les deux rives de la Méditerranée et fortifié nos identités respectives. Il s’agissait d’un voyage d’écrivains de langue française, autour de la Méditerranée, pour aller à la rencontre des figures intellectuelles et littéraires des pays visités, dont la Libye.&amp;nbsp;»)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;spip1&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;strong&gt;……………….&lt;/strong&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;spip1&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Echec d’une tentative (où des écrivains jouaient un rôle)&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;En mars, un groupe d'avocats, de journalistes et d'&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;écrivains&lt;/span&gt; a sollicité l'enregistrement d'une nouvelle ONG, le Centre pour la démocratie, qui avait pour objet la &lt;em&gt;«&amp;nbsp;diffusion des valeurs démocratiques, des droits humains et de l'état de droit en Libye&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. La demande a ensuite été retirée.&amp;nbsp;» (Voir pourquoi dans le rapport &lt;em&gt;Amnesty international &lt;/em&gt;de 2009&amp;nbsp;:&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/region/libya/report-2009&quot;&gt;http://www.amnesty.org/fr/region/libya/report-2009&lt;/a&gt;&lt;tt&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;spip1&quot;&gt;&lt;tt&gt;&lt;strong&gt;……………….&lt;/strong&gt;&lt;/tt&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Contexte, décembre &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;2010&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, article du &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;15-12-10&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, sur&lt;em&gt; magharebia.com&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2010/12/15/feature-01&quot;&gt;http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2010/12/15/feature-01&lt;/a&gt; &amp;nbsp;(La libre circulation interdite en Libye pour&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;«&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;des centaines de personnes suspectées d'être des dissidents politiques.&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;tt&gt;&lt;strong&gt;…………….&lt;/strong&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;16-2-2011&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, &lt;em&gt;Paris-Match&lt;/em&gt; &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Le-monde-arabe-ne-decolere-pas-Bahrein-Iran-Libye-Yemen-manifestations-contre-le-regime-252157/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Le-monde-arabe-ne-decolere-pas-Bahrein-Iran-Libye-Yemen-manifestations-contre-le-regime-252157/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt; («&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Idris Al-Mesmari&lt;/span&gt;, un romancier et écrivain libyen ayant confié ces informations* à la chaîne de télévision qatarie aurait été arrêté quelques heures après. Le calme serait dorénavant revenu. ‘Benghazi est calme à présent’.&amp;nbsp;») [*Informations sur ce qui se passait&amp;nbsp;: affrontements et morts…]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;............&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Rencontre, d’écrivains libyens et&amp;nbsp;d’autres pays, en &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;février 2011&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, à &lt;em&gt;Syrte&lt;/em&gt; (dans quel contexte&amp;nbsp;?): &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/libye/libye:-debut-de-la-2eme-festivite-culturelle-de-syrte-201102172010.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/libye/libye:-debut-de-la-2eme-festivite-culturelle-de-syrte-201102172010.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt; (info &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;17-2-11&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Il y a un auteur, particulièrement, que j’ai envie de signaler et&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;CITER&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Kamal Ben Hameda&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, libyen de Tripoli, exilé aux Pays-Bas. Et le texte de lui que je viens de lire dans &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;24-2-11&lt;/span&gt;, qui est loin d’être juste un article, mais vraiment la page forte d’un écrivain. Ce texte peut servir d’introduction à la pensée, à l’écriture, de ce poète. Un cri, le souffle de la colère et de la douleur&amp;nbsp;: celle de celui qui n’a pas revu sa mère, morte seule, elle aussi exilée, mais là où elle fut toujours (&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;«&lt;/strong&gt;…&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;cette jeune vieille dame que j'appelais jadis maman&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;), et qui sait que nombreuses sont les mères en deuil de leurs enfants, fils forcés de partir à la mort. &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Elles resteront tapies dans la brûlure du manque, ces mères-là, car le grand désert a englouti les leurs dans ses replis&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;»&lt;/span&gt;. &lt;/strong&gt;Il nous parle de la marche des «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;folles&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;» de Benghazi (écho aux célèbres mères de disparus), qui les premières &lt;strong&gt;«&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;ont ouvert un champ à l'espoir&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;» &lt;/strong&gt;et de ce «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Bédouin autiste aux mille visages, golem du désert&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;» que l’Occident semble découvrir après l’avoir accueilli… En humaniste, il poursuit&amp;nbsp;: &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ma parole ne saura qu'ourler nos ruptures et tisser nos distances si le sentiment de l'humain n'est pas en notre partage.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; Et il conclut par une anecdote. (Un passant lui ayant demandé d’où il venait, donc qui il était, «…&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;au regard de mon faciès basané&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;», il répondit&amp;nbsp;par un mot latin: «&amp;nbsp;Mens&amp;nbsp;», esprit, «&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;un être humain&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;») . &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/24/qu-il-parte-le-tyran-de-tripoli_1484678_3232.html&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/02/24/qu-il-parte-le-tyran-de-tripoli_1484678_3232.html&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Commencer par lire, ou relire, et faire lire, un auteur libyen, c’est commencer à entrer dans l’apprentissage de cette culture trop méconnue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Cinq titres chez &lt;em&gt;L’Harmattan&lt;/em&gt; : &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&amp;amp;obj=artiste&amp;amp;no=3003&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&amp;amp;obj=artiste&amp;amp;no=3003&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Présentation du livre «&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Saint Je&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» (poème monosyllabique), 2003&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;amp;obj=livre&amp;amp;no=15844&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;amp;obj=livre&amp;amp;no=15844&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Et du recueil de poèmes &amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La tentation de la lumière&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», 2002&amp;nbsp;:&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;amp;obj=livre&amp;amp;no=5047&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;amp;obj=livre&amp;amp;no=5047&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt; &amp;nbsp;(«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Deuil du moi pour l'ouvrir à toutes les contrées des fonds de l'invisible… &quot;)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Plis de lumière&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», 2007&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;amp;obj=livre&amp;amp;no=23992&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&amp;amp;obj=livre&amp;amp;no=23992&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Texte&lt;/span&gt; à lire sur le site &lt;em&gt;africultures.com&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Aube&lt;/span&gt;. &lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&amp;amp;no=1165&quot;&gt;http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&amp;amp;no=1165&lt;/a&gt; &lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;EXTRAITS&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Poésie, acte de connaissance.&lt;br /&gt;Connaissance dans l'acception primaire, matérielle et sensuelle de naissance à l'autre, avec l'autre, aux mondes.&lt;br /&gt;Une naissance comme toute autre, réelle et palpable qui élit une nudité, nomme une transparence.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;(…) &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La poésie, cet instant-là, devient le chemin qui mène de soi vers le Soi, un voyage initiatique, initiation à sa propre parole.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Dernier livre paru&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La compagnie des Tripolitaines&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, éd. Elyzad, 2011. &lt;a href=&quot;http://www.babelio.com/livres/Ben-Hameda-La-compagnie-des-Tripolitaines/225804&quot;&gt;http://www.babelio.com/livres/Ben-Hameda-La-compagnie-des-Tripolitaines/225804&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <entry>
        <author>
            <name>MCSJuan</name>
            <uri>http://tramesnomades.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Andrée CHEDID, POETE. 20-3-1920/6-2-2011, Le Caire/Paris. Hommage</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/02/09/andree-chedid-poete-20-3-1920-6-2-2011-le-caire-paris.html" />
        <id>tag:tramesnomades.hautetfort.com,2011-02-09:3099776</id>
        <updated>2011-02-09T15:37:00+01:00</updated>
        <published>2011-02-09T15:37:00+01:00</published>
        <summary>        «&amp;nbsp;S’écoulent les mots / Qui délivrent le cri / Relais / De...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://tramesnomades.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2885135&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://tramesnomades.hautetfort.com/media/01/01/3775626652.jpg&quot; alt=&quot;Au coeur du coeur.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;«&amp;nbsp;S’écoulent les mots / Qui délivrent le cri / Relais / De fièvres et d’aube / De chant et de chagrins&amp;nbsp;» / (…) / «&amp;nbsp;Entre le doute et la voie / Veille en ta parole&amp;nbsp;». &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;Andrée Chedid, &lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Par-delà les mots&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;, éd. Flammarion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;A peu de jours près, deux poètes meurent en même temps, deux êtres venus, l’un, d’au-delà des mers, l’autre d’au-delà des frontières&amp;nbsp;: Edouard Glissant, Andrée Chedid. Tous deux pétris de cultures croisées, ouverts au monde. Tous deux écrivains majeurs, donnant à la langue une ampleur éthique, au pays une identité traversée, questionnée, enrichie. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;La qualité de &amp;nbsp;l’écriture d’Andrée Chedid a été reconnue par des auteurs comme Char, Lévis Mano (poète et éditeur), Jabès, et bien d’autres…&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Poèmes, mais aussi nouvelles, romans, essais, théâtre... Et, dans l’œuvre poétique, des proses, notes brèves, entre poème et aphorisme&amp;nbsp;: ainsi les textes de &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Terre et poésie&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;. Le Printemps des poètes l’a célébrée en 2010, et dans le métro parisien on pouvait lire ce texte affiché&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;«&amp;nbsp;Les habiles, les jongleurs de mots sont plus éloignés de la poésie que cet homme qui – sans parole aucune – se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre, ou le cœur attentif à la voix d’un ami.&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; …&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;On peut découvrir la poésie d’Andrée Chedid, simplement, avec un tout petit livre, une anthologie de la collection Librio&amp;nbsp;: publication à l’occasion du Printemps des Poètes. «&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Au cœur du cœur&lt;/span&gt;&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: les textes ont été choisis et préfacés par le poète Jean-Pierre Siméon et Matthieu Chedid, M, son petit-fils musicien. De la préface je retiendrai deux passages qui éclairent la démarche, insistent sur ce qui, profondément, nourrit l’ancrage universel de cette écriture&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La poésie chez Andrée est une philosophie de l’existence, elle fonde une éthique de la fraternité&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;Oui, il y a une rebelle dans Andrée Chedid, une objection résolue à ce qui ment, à ce qui dégrade&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;......................................................................................................................................................................................................................&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Ci-dessous&amp;nbsp;: une fiche, le site dédié, hommages, revue de presse (des liens, des titres, de brefs extraits), radio, et citations…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;.....................................................................................................................................................................................................................&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;En exergue à la fiche d’evene.fr, cette citation&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Ecrire, c’est très dur, avec de grandes fenêtres de joie&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;» &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.evene.fr/celebre/biographie/andree-chedid-3083.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.evene.fr/celebre/biographie/andree-chedid-3083.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp; (biographie, citations, bibliographie, hommage, lien vidéo INA, entretiens, dont un interview de Louis Chedid, son fils, le chanteur).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Site&lt;/span&gt; (en anglais)&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.andreechedid.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.andreechedid.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….....................&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hommages&lt;/span&gt;&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Sur le site du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Printemps des Poètes&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.printempsdespoetes.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.printempsdespoetes.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt; &amp;nbsp;(Avec un texte de Jean-Pierre Siméon, article paru dans L’Humanité du 8 février, «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ce qui fonde à mes yeux la valeur exceptionnelle de son œuvre et qui lui assurera, je crois, une postérité plus longue qu’on imagine peut-être, c’est son enjeu éthique&amp;nbsp;», et un lien avec la page dédiée du site de Guy Allix, &amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Andrée était un très grand poète dont il faudra peu à peu relire l’œuvre pour l’apprécier à sa juste mesure, loin des faiseurs à la mode.&amp;nbsp;») &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sur &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;poezibao&lt;/span&gt;, par Bernard Mazo&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/02/hommage-%C3%A0-andr%C3%A9e-chedid-par-bernard-mazo.html&quot;&gt;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/02/hommage-%C3%A0-andr%C3%A9e-chedid-par-bernard-mazo.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ecrits-vains&lt;/span&gt;,&amp;nbsp;Andrée Chedid et le pouvoir de l’écriture, par Renée Laurentine : &lt;a href=&quot;http://ecrits-vains.com/points_de_vue/renee_laurentine01.htm&quot;&gt;http://ecrits-vains.com/points_de_vue/renee_laurentine01.htm&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;(«&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Lors d'une interview, Andrée Chedid a parlé de son œuvre comme de l'éternelle quête d'une humanité.&amp;nbsp;») et lecture du recueil «&amp;nbsp;Territoires du souffle&amp;nbsp;», par Renée L. aussi&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://ecrits-vains.com/recueils/chedid.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;http://ecrits-vains.com/recueils/chedid.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; («&amp;nbsp;Bien qu'Andrée Chedid soit aussi romancière, nouvelliste et dramaturge, la poésie reste une &quot; source essentielle &quot;&amp;nbsp;»)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;medi@terranée&lt;/span&gt;, journal de la Méditerranée&lt;strong&gt;&amp;nbsp;: &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.mediaterranee.com/20110207168811/France/Culture/Deces-de-la-romanciere-et-poetesse-Andree-Chedid.html&quot;&gt;http://www.mediaterranee.com/20110207168811/France/Culture/Deces-de-la-romanciere-et-poetesse-Andree-Chedid.html&lt;/a&gt; &lt;/strong&gt;(citation des différents hommages officiels)&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hommage continu sur France Culture du 7 au 12 février&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.franceculture.com/blog-au-fil-des-ondes-2011-02-07-france-culture-rend-hommage-a-andree-chedid.html&quot;&gt;http://www.franceculture.com/blog-au-fil-des-ondes-2011-02-07-france-culture-rend-hommage-a-andree-chedid.html&lt;/a&gt;&amp;nbsp; (Entretiens et textes lus)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La préparation du Printemps des Poètes 2011 «&amp;nbsp;marquée par le deuil&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.purepeople.com/article/juliette-binoche-marraine-d-un-festival-marque-par-le-deuil-d-andree-chedid_a73581/1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.purepeople.com/article/juliette-binoche-marraine-d-un-festival-marque-par-le-deuil-d-andree-chedid_a73581/1&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;………………………………………………………………………………………………………………....................................................&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Revue de presse, 7-2-11&lt;/span&gt; : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Quotidiens&lt;/span&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Figaro&lt;/span&gt; : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/livres/2011/02/07/03005-20110207ARTFIG00436-mort-de-la-romanciere-et-poete-andree-chedid.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;http://www.lefigaro.fr/livres/2011/02/07/03005-20110207ARTFIG00436-mort-de-la-romanciere-et-poete-andree-chedid.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Issue d'une famille chrétienne libanaise immigrée en Egypte dans les années 1860&amp;nbsp;» (…) «&amp;nbsp;Poète du &lt;em&gt;Double pays&lt;/em&gt; (1965), titre d'un de ses recueils, Andrée Chedid concevait son art comme l'expression à la fois d'une vie intérieure et d'un rapport au monde.&amp;nbsp;»)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Monde&lt;/span&gt;, carnet, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;7-2-11&lt;/span&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/carnet/article/2011/02/07/la-romanciere-et-poete-andree-chedid-est-morte_1476207_3382.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/carnet/article/2011/02/07/la-romanciere-et-poete-andree-chedid-est-morte_1476207_3382.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;Licenciée de lettres de l'université américaine du Caire, élevée dans trois langues, l'arabe, l'anglais et le français, elle écrit très jeune de la poésie et publie ses premiers textes en anglais, avant de choisir le français.&amp;nbsp;»). Le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;9 février&lt;/span&gt;, article de Monique Petillon,&amp;nbsp; page «&amp;nbsp;Disparitions&amp;nbsp;» (Andrée Chedid a toujours cru aux vertus d’un «&amp;nbsp;exil libérateur et consenti&amp;nbsp;»).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Libération&lt;/span&gt; : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/livres/01012318450-la-romanciere-andree-chedid-est-decedee&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.liberation.fr/livres/01012318450-la-romanciere-andree-chedid-est-decedee&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;Inspirée par sa double attache orientale et française&amp;nbsp;»)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La Croix&lt;/span&gt;, «&amp;nbsp;Andrée Chedid, la danse perpétuelle avec la vie&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.la-croix.com/Andree-Chedid-ou-la-danse-perpetuelle-avec-la-vie/article/2454506/5548&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.la-croix.com/Andree-Chedid-ou-la-danse-perpetuelle-avec-la-vie/article/2454506/5548&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;(«&amp;nbsp;En 1946 (…) elle vécut son « exil libérateur », comme elle nomme, en citant Milan Kundera, son installation à Paris&amp;nbsp;»)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Parisien&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/deces-de-la-romanciere-andree-chedid-07-02-2011-1304341.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/deces-de-la-romanciere-andree-chedid-07-02-2011-1304341.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;Née au Caire en 1920, Andrée Chédid, installée à Paris depuis 1946, était l'auteur d'une vingtaine de recueils de poésie mais également de plusieurs dizaines de romans, essais, récits et pièces de théâtre&amp;nbsp;»)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;France-Soir&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.francesoir.fr/actu/deces-d-andree-chedid-poetesse-et-romanciere-l-age-90-ans-71014.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;http://www.francesoir.fr/actu/deces-d-andree-chedid-poetesse-et-romanciere-l-age-90-ans-71014.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;(«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a rendu hommage lundi à cette &quot;personnalité lumineuse, une femme de coeur, d’esprit et de parole qui habitait notre langue et était habitée par elle&quot;&amp;nbsp;»).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;20 Minutes&lt;/span&gt;, article et vidéos&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.20minutes.fr/article/665694/culture-deces-romanciere-andree-chedid&quot;&gt;http://www.20minutes.fr/article/665694/culture-deces-romanciere-andree-chedid&lt;/a&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;Andrée Chedid voulait raconter la tragédie et l'espérance&amp;nbsp;»)&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;small&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;MétroFrance&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.metrofrance.com/culture/deces-de-la-femme-de-lettres-andree-chedid/rkbg!Q0oBtTma4iQE7@H3kwl2Dw/&quot;&gt;http://www.metrofrance.com/culture/deces-de-la-femme-de-lettres-andree-chedid/rkbg!Q0oBtTma4iQE7@H3kwl2Dw/&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;(«&amp;nbsp;La romancière a notamment sorti, en septembre dernier, un nouveau roman intitulé&lt;em&gt; Les Quatre morts de Jean de Dieu &lt;/em&gt;et un recueil de poèmes, &lt;em&gt;L'étoffe de l'univers&lt;/em&gt;, tous deux édités par Flammarion&amp;nbsp;»)&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;small&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Direct Matin&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.directmatin.fr/actu/culture/0/disparition-poetesse-andree-chedid-14694.html&quot;&gt;http://www.directmatin.fr/actu/culture/0/disparition-poetesse-andree-chedid-14694.html&lt;/a&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;L’univers de la poésie a perdu l’une de ses plus illustres représentantes&amp;nbsp;»)&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;small&quot;&gt;Le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;8-2-11&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le Soir d’Algérie&lt;/span&gt; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://lesoirdalgerie.com/articles/2011/02/08/article.php?sid=112555&amp;amp;cid=16&quot;&gt;http://lesoirdalgerie.com/articles/2011/02/08/article.php?sid=112555&amp;amp;cid=16&lt;/a&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;Elle a puisé dans l'Égypte de sa jeunesse et son amour de Paris l'inspiration de son œuvre lumineuse, nourrie de ferveur mystique et de sensualité, mais aussi d'âpreté quand elle dénonçait les atrocités du monde&amp;nbsp;»)&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;small&quot;&gt;…………………….....&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;small&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Hebdos&lt;/span&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Télérama&lt;/span&gt; : «&amp;nbsp;Un poème pour saluer Andrée Chedid&amp;nbsp;», par Martine Laval&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/livre/un-poeme-pour-saluer-andree-chedid,65387.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;http://www.telerama.fr/livre/un-poeme-pour-saluer-andree-chedid,65387.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt; («&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Elle qui écrivait &lt;em&gt;« Je lutte et résiste »&lt;/em&gt; ne faisait &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;qu’une seule âme avec la poésie&amp;nbsp;»). Le texte cité,&amp;nbsp; est «&amp;nbsp;Le Rien&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;Rythmes&amp;nbsp;», 2003 («&amp;nbsp;J’ai traversé le Rien / Aux jours de mon enfance /&amp;nbsp; Déchiffrant la mort&amp;nbsp;»…).&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L’Express&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lexpress.fr/culture/livre/andree-chedid-est-morte_959612.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;http://www.lexpress.fr/culture/livre/andree-chedid-est-morte_959612.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;(«&amp;nbsp;Dans ses romans elle parle de ce que l'Egypte lui a apporté et dresse parfois des parallélismes touchants&amp;nbsp;»)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Elle&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: («&amp;nbsp;Andrée Chedid laisse derrière elle une vingtaine de recueils &amp;nbsp;de poèmes dont quelques-uns pour enfants&amp;nbsp;»)&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.elle.fr/elle/Loisirs/Livres/News/La-romanciere-Andree-Chedid-est-morte-a-90-ans/(gid)/1490672&quot;&gt;http://www.elle.fr/elle/Loisirs/Livres/News/La-romanciere-Andree-Chedid-est-morte-a-90-ans/(gid)/1490672&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le JDD&lt;/span&gt; : &lt;a href=&quot;http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/La-romanciere-Andree-Chedid-la-mere-de-Louis-Chedid-et-la-grand-mere-de-M-s-est-eteinte-dimanche-soir-265269/&quot;&gt;http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/La-romanciere-Andree-Chedid-la-mere-de-Louis-Chedid-et-la-grand-mere-de-M-s-est-eteinte-dimanche-soir-265269/&lt;/a&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;Andrée Chedid rejoint le cercle des poètes disparus&amp;nbsp;» / «&amp;nbsp;Poétesse du ‘Double pays’&amp;nbsp;»)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;…………………………………………………………………………………………………................................&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Radios&lt;/span&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Sur &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;RFI,&lt;/span&gt; en ligne le 7-2-11&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rfi.fr/france/20110207-andree-chedid-romanciere-poete-est-morte-paris-age-90-ans&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;http://www.rfi.fr/france/20110207-andree-chedid-romanciere-poete-est-morte-paris-age-90-ans&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Je cherche la beauté de l'amour sous les désastres»&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;c'est ainsi qu'Andrée Chedid parlait de son inspiration d'écrivain.&amp;nbsp;»)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;actuaLITTE&lt;/span&gt; présente aussi le programme de France Culture&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;http://www.actualitte.com/affichage-communique/274-andree-chedid-hommage-france-culture.htm&quot;&gt;http://www.actualitte.com/affichage-communique/274-andree-chedid-hommage-france-culture.htm&lt;/a&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;spa
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        <author>
            <name>MCSJuan</name>
            <uri>http://tramesnomades.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Un Balcon sur la mer, film de Nicole Garcia</title>
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        <id>tag:tramesnomades.hautetfort.com,2011-01-30:3086279</id>
        <updated>2011-01-30T19:56:00+01:00</updated>
        <published>2011-01-30T19:56:00+01:00</published>
        <summary>  J’ai vu récemment ce film. Merci, Nicole Garcia, merci Jacques Fieschi, son...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;J’ai vu récemment ce film. Merci, Nicole Garcia, merci Jacques Fieschi, son coscénariste. Les acteurs sont excellents, et on oublie qu’ils jouent : Jean Dujardin et Marie-Josée Croze, notamment, mais pas uniquement, loin de là&amp;nbsp;(forte présence du père pied-noir, par exemple). Histoire de double&amp;nbsp;? Mais double double… Jeune femme qui retrouve son amour d’enfance, mais qui, confondue avec une autre, maintient la confusion, s’y perd&amp;nbsp;; homme qui vit une identité apparente, dans une vie «&amp;nbsp;normale&amp;nbsp;», et une autre, cachée à lui-même, refoulée, dans une amnésie de survie. C’est tellement vrai cette vision du problème identitaire des exilés, surtout quand&amp;nbsp;s’ajoutent les traumatismes de l’incompréhension des autres et les silences des aînés, enfermés dans leur douleur. Ce n’est pas une quelconque nostalgie qui intéresse Nicole Garcia, mais la question du déchirement intérieur, de cette identité troublée&amp;nbsp;: quelle est la part de l’authenticité, la part des mensonges qu’on se fait à soi-même&amp;nbsp;? Guérit-on de son exil&amp;nbsp;? Quand, à la fin du film le personnage de Jean Dujardin dit s’être perdu et qu’il parle de l’instant, du lieu, j’entends autre chose&amp;nbsp;: perdu à moi-même dans l’oubli de mes souvenirs de cet ailleurs de l’enfance. Et cela se passe aux abords du théâtre où celle qu’il recherche va jouer&amp;nbsp;: de nos identités lesquelles ne sont que des rôles auxquels on croit? Quand elle répétait son rôle et croyait ne pas trouver le ton juste, alors que justement elle l’avait trouvé, elle parlait du regard (comme en parle Nicole Garcia dans l’interview de TGV magazine, mais en tant que metteur en scène qui ne peut se regarder elle-même comme actrice, qui comme actrice a besoin du regard d’un autre). Les yeux ont beaucoup d’importance dans la reconnaissance complexe entre les deux personnages, et ils en ont beaucoup dans ce qu’on ressent de nos appartenances&amp;nbsp;: les yeux de l’autre… A Oran l’homme assis, Algérien au beau visage, qui dit à Jean Dujardin qu’il peut monter sur la terrasse, a des yeux fraternels, des yeux qui reconnaissent celui qui est né là. Comme cela se passe si souvent, en réalité, dans les retours des Pieds-Noirs… Il y a trop souvent, ici, les regards qui exilent (hostiles ou indifférents, ou loin de comprendre) et il y a, à cet instant, sur cette rive, le regard qui ancre. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les lieux sont magistralement filmés&amp;nbsp;: Oran de la mémoire, en flash-back, et Oran du présent, Nice, le sud… C’est un film très méditerranéen&amp;nbsp;: voilà une identité magnifiée par ce film, et celle-ci, exil ou pas, se retrouve d’une rive à l’autre, perdure. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Dans le TGV magazine de décembre-janvier 2011, j’ai lu un entretien intéressant dont je choisis deux passages, pour compléter cette note sur cet excellent film (Nicole Garcia répond à Olivier Boucreux). «&amp;nbsp;Quand on retourne sur un lieu de son enfance après un exil, on retrouve un peu de cette enfance à jamais perdue. Et c’est déchirant.&amp;nbsp;» (…) Et, parlant&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de la tristesse de la génération de ses parents&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’Histoire a été sévère avec cette communauté que l’on a appelé plus tard les Pieds-Noirs.&amp;nbsp;» (J’ajoute la majuscule, puisque c’est une identité collective…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Sur le site telerama.fr &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;on peut lire un long et passionnant entretien (et voir des vidéos)&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/cinema/nicole-garcia-en-compagnie-des-ombres-1-2,63544.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.telerama.fr/cinema/nicole-garcia-en-compagnie-des-ombres-1-2,63544.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt; «&amp;nbsp;J’étais déjà retournée à Oran pour des voyages officiels, et j’avais ressenti une émotion étrange, très animale. Ni romantique, ni nostalgique. Plutôt le sentiment violent d’un temps à jamais perdu. Comme une déflagration.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Dans cet entretien Nicole Garcia évoque son rôle, comme actrice, dans le film de Laurent Heynemann, «&amp;nbsp;La Question&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; color: #333333; font-size: 5.5pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;(à partir du livre d’Henri Alleg), participation nécessaire et difficile (du fait des confusions faites entre l’armée française et les Français d’Algérie dans divers courants de l’opinion). &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Occasion pour elle d’un retour sur mémoire, déjà, d’un retour dans le pays de l’enfance. Elle précise aussi, pour son dernier film, l’importance de Jacques Fieschi, son coscénariste, lui aussi originaire d’Algérie, et attaché à cette origine de manière plus tripale, et qui, dit-elle, l’a plongée dans l’eau de ce sujet (situer cette histoire de double dans l’arrachement de l’exil) comme on jette dans une piscine. Parce que, certainement, la résistance est grande. Et d’autant plus grande que la douleur enfouie est forte&amp;nbsp;? Elle parle du silence de son père, de l’origine espagnole, de la fuite de la langue du père.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;A lire, critique de Télérama, 18-12-10, par Guillemette Odicino&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:vwrjOCgddFAJ:www.telerama.fr/cinema/films/un-balcon-sur-la-mer,418551,critique.php+un+balcon+sur+la+mer+telerama&amp;amp;cd=2&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ct=clnk&amp;amp;gl=fr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:vwrjOCgddFAJ:www.telerama.fr/cinema/films/un-balcon-sur-la-mer,418551,critique.php+un+balcon+sur+la+mer+telerama&amp;amp;cd=2&amp;amp;hl=fr&amp;amp;ct=clnk&amp;amp;gl=fr&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;«&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;Un Balcon&lt;em&gt; &lt;/em&gt;sur la mer&lt;em&gt;,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; le sixième film de Nicole Garcia, est un retour aux sources pour cette cinéaste d'origine oranaise. Et ce qui l'intéresse, dans cette histoire de passé retrouvé, c'est le vertige. Celui que l'on ressent en se penchant d'un balcon sur lequel on aura, trop longtemps, refusé de monter.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Voir cette vidéo&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.telerama.fr/cinema/films/un-balcon-sur-la-mer,418551.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.telerama.fr/cinema/films/un-balcon-sur-la-mer,418551.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Lire aussi les critiques diverses de cette revue de presse&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=145167.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=145167.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Et cette page : &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.clapmag.com/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=1101:un-balcon-sur-la-mer-critique&amp;amp;catid=12:critiques&amp;amp;Itemid=17&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; color: #0000ff; font-size: small;&quot;&gt;http://www.clapmag.com/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=1101:un-balcon-sur-la-mer-critique&amp;amp;catid=12:critiques&amp;amp;Itemid=17&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Je sais que certains lui ont reproché de n’avoir montré qu’un attentat de l’OAS (la petite fille qui meurt, et qu’aimait, enfant, le personnage principal, était la fille d’un communiste indépendantiste&amp;nbsp;: un attentat OAS les avait tués, et cette mort avait été cachée au petit garçon amoureux, déjà traumatisé par l’arrachement à son pays de naissance). Ainsi ce film est démonté par un blogueur&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;(qui pourtant sur son site dénonce aussi des crimes de l’OAS, ailleurs)&amp;nbsp;: voir les liens ci-dessous. Car il ne comprend pas pourquoi &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le scénario retient un attentat (fictionnel, ici, mais s’inspirant de faits réels) et pas d’autres, ne faisant aucune allusion au massacre du 5 juillet 1962 à Oran, par exemple, massacre qui a traumatisé toute une ville (et que des Oranais algériens qualifient de génocide dans le documentaire de Jean-Pierre Lledo &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;«Algérie, histoires à ne pas dire&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: voir la bande-annonce du film et des critiques dans les liens de ce blog, albums, et vidéos). &amp;nbsp; &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Sur le film de Nicole Garcia, la critique négative&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://pnmohican.pagesperso-orange.fr/un_balcon_sur_la_mer.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://pnmohican.pagesperso-orange.fr/un_balcon_sur_la_mer.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Sur l’OAS&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://pnmohican.pagesperso-orange.fr/derniersmomentsde_l.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://pnmohican.pagesperso-orange.fr/derniersmomentsde_l.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Je ne ferai pas du tout les mêmes reproches à ce film. Le but n’était pas de réaliser un documentaire équilibré sur les torts des uns et des autres, ou de rentrer dans des débats historiques, ou de traiter du terrorisme (FLN ou OAS). Le sujet était d’abord le thème du double, soutenu par la question de l’exil (dont le traumatisme crée forcément une dualité intérieure, et nourrit donc ce déchirement identitaire de l’individu). Si le scénario avait intégré d’autres problématiques le film aurait dévié et le sujet n’aurait plus été traité&amp;nbsp;: il aurait perdu sa part d’universalité. Et cela aurait été bien dommage. C’est donc, pour moi, un film qu’il faut voir et soutenir. Elle ne parle que d’un attentat OAS&amp;nbsp;? Mais d’autres n’en parlent jamais&amp;nbsp;: ça équilibre…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>MCSJuan</name>
            <uri>http://tramesnomades.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Noël ici et ailleurs… Solidarité avec les Chrétiens irakiens. Et, Algérie, mémoire 61-62, mais aussi  regard porté sur d</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2010/12/23/noel-ici-et-ailleurs-solidarite-avec-les-chretiens-irakiens.html" />
        <id>tag:tramesnomades.hautetfort.com,2010-12-23:3038711</id>
        <updated>2010-12-23T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-23T10:00:00+01:00</published>
        <summary>  Avant de noter (post qui suivra) des liens vers des images qui font rêver...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://tramesnomades.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Avant de noter (post qui suivra) des liens vers des images qui font rêver de Noëls d’enfance, de paix, de lumière, de joie, il est impossible de ne pas penser aux Chrétiens d’Irak, qui ne pourront fêter le cœur tranquille un Noël ordinaire&amp;nbsp;: d’une part parce que le terrible attentat est un traumatisme récent, d’autre part car leur communauté devient une diaspora en exil, et que ceux qui restent se demandent s’ils le peuvent encore, ne se sentant pas protégés contre ceux qui veulent anéantir leur présence dans ce qui est, pourtant, leur pays. Vont-ils devoir écrire encore la longue litanie des communautés niées, expulsées, ou massacrées&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Lire cette page&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article2431&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article2431&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp; («&amp;nbsp;Noël en Irak&amp;nbsp;: pas de messe de minuit à Bagdad, Mossoul, et Kirkouk&amp;nbsp;»). Et, pour associer ces Chrétiens à tous ceux du Moyen-Orient, lire aussi ceci, même site&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article2432&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.jerusalem-religions.net/spip.php?article2432&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp; (Message de Noël du Patriarche latin de Jérusalem, 21-12-10).&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Un appel du journal&amp;nbsp; « La Vie&amp;nbsp;», publié le 15-11-10, a été signé par plus de 16200 personnes, et peut encore être signé, soit sur le site (en s’inscrivant), soit par mail, en envoyant simplement&amp;nbsp; un message, avec son nom,&amp;nbsp; à&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;petition@lavie.fr&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lavie.fr/actualite/monde/l-appel-de-la-vie-au-president-de-la-republique-15-11-2010-11587_5.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.lavie.fr/actualite/monde/l-appel-de-la-vie-au-president-de-la-republique-15-11-2010-11587_5.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Mais je pense qu’on aurait intérêt à lire ou relire l’entretien publié le 8-1-10 sur le site «&amp;nbsp;chretiensdelamediterranee.com&amp;nbsp;», car voir les catastrophes est une chose, les dénoncer, une autre, mais comprendre leur genèse est absolument nécessaire si on veut vraiment lutter contre ce qu’il faut refuser. Et toutes les analyses doivent être prises en compte. Voir, ci-dessous&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.chretiensdelamediterranee.com/article--si-les-minorites-chretiennes-d-orient-sont-asphyxiees-c-est-mauvais-signe-pour-l-islam--42537117.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.chretiensdelamediterranee.com/article--si-les-minorites-chretiennes-d-orient-sont-asphyxiees-c-est-mauvais-signe-pour-l-islam--42537117.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;...............................................&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Je tiens aussi à poser ici trois liens d’une série trouvée sur le site de l’INA (destinée à un&amp;nbsp;usage plus joyeux…), car ces vidéos, elles aussi, ne vont pas dans le sens du rêve et de la joie, mais sont mémoire d’autres heures tristes. C’est celle du Noël de 1945, dans un pays marqué par la guerre et les deuils. Et ce sont celles qui s’inscrivent dans le temps qui précède l’exode des Pieds-Noirs d’Algérie, témoignages d’un triste Noël de 1961, encore dans la guerre, et du triste Noël de 1962, dans l’hiver glacial de l’exode, même si les enfants qu’on voit là vivent un moment préservé…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Noël de paix – Regards sur l’année écoulée, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Les Actualités Françaises&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;1945&lt;/span&gt;. (certains images sont dures)&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/AFE86003390/noel-de-paix-regards-sur-l-annee-ecoulee.fr.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/AFE86003390/noel-de-paix-regards-sur-l-annee-ecoulee.fr.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;8&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; Noël de guerre, 1961, triste Noël en Algérie, «&amp;nbsp;Le cœur n’y est pas&amp;nbsp;». Edition spéciale, 1961 &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/video/I07108130/noel-en-algerie.fr.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.ina.fr/video/I07108130/noel-en-algerie.fr.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/video/CAF94073484/arbre-de-noel-rapatries-cercle-militaire.fr.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.ina.fr/video/CAF94073484/arbre-de-noel-rapatries-cercle-militaire.fr.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (Noël d’enfants de rapatriés, JT, 13h. 1962).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;…………………………………………………&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Mais regardons les photographies d’Abdelkhalek&amp;nbsp; Labbize* , photographe algérien qui a consacré des séries à Notre-Dame d’Afrique, et à La Cathédrale du Sacré Cœur, Alger, ou à la ville d’Oran dominée par la Basilique de Santa Cruz. Il a le regard humaniste qu’il faut au dialogue entre les communautés et les peuples. Ses photographies permettent de terminer ce post sur une note d’espoir (dans la satisfaction de voir ces lieux préservés, et de les savoir ainsi contemplés par un artiste qui les offre aux exilés, à leur diaspora mondiale,&amp;nbsp; et malgré la tristesse de savoir ces lieux de culte coupés de leurs fidèles ancestraux, ou ces fidèles arrachés à ces lieux).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Basilique de Notre-Dame d’Afrique, Alger&amp;nbsp; (avec l’Ave Maria de Schubert, en fond musical) : &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Alger/NDA/NDA.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Alger/NDA/NDA.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Cathédrale du Sacré Cœur, Alger (là écoutons un Chant Grégorien)&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Alger/SacreCoeur/SacreCoeur.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Alger/SacreCoeur/SacreCoeur.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Oran, la ville, dominée par Santa Cruz (cette fois c’est Paco de Lucia, Tango flamenco)&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Oran/Oran.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Oran/Oran.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;*Ici, à son nom, Abdelkhalek&amp;nbsp; Labbize, d’autres séries, dans la liste «&amp;nbsp;Musée imaginaire&amp;nbsp;», colonne de gauche, en bas. &amp;nbsp;Et, sur son site, l’Algérie multiple dans ses «&amp;nbsp;couleurs&amp;nbsp;» comme c’est dit en titre. Pour associer les religions, dans cette période de Noël, il est possible de choisir, notamment, deux cimetières de Bologhine, israélite et chrétien,&amp;nbsp; et&amp;nbsp;la série des lieux du culte, un panorama assez riche de diverses mosquées. (D’ailleurs le Coran reconnaît Jésus et Moïse comme prophètes, et les Musulmans,&amp;nbsp; donc, qu’il ne faut pas confondre avec les fondamentalistes, dérive intégriste dont ils sont eux aussi largement victimes). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Alger/BologhineCimIsr/BologhineCimIsr.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Alger/BologhineCimIsr/BologhineCimIsr.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt; (Cimetière israélite de Bologhine. Naguila, Chants mystiques sépharades, la musique est toujours là...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Alger/BologhineCimChr/BologhineCimChr.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.labbize.net/French/Pictures/Villes/Alger/BologhineCimChr/BologhineCimChr.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt; (Cimetière chrétien de Bologhine. Requiem - Lacrimosa, de Mozart).&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.labbize.net/French/Pictures/Themes/Culte/Culte.htm&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.labbize.net/French/Pictures/Themes/Culte/Culte.htm&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;(Lieux du culte, mosquées. Prière babylonienne, Nasser Shamma).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Alix</name>
            <uri>http://fahrenheit451.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Retour au pays bien aimé – Karel Schoeman</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://fahrenheit451.hautetfort.com/archive/2010/11/27/retour-au-pays-bien-aime-karel-schoeman.html" />
        <id>tag:fahrenheit451.hautetfort.com,2010-11-27:3004875</id>
        <updated>2010-11-27T13:46:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-27T13:46:00+01:00</published>
        <summary>   Ecrit en 1972, Retour au pays bien aimé est une œuvre captivante aux...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fahrenheit451.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2772809&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/00/02/469325284.jpg&quot; alt=&quot;retour-au-pays.jpg&quot; /&gt;Ecrit en 1972, Retour au pays bien aimé est une œuvre captivante aux multiples facettes qui en dit long sur le passé de l’Afrique du Sud et bien plus encore. Suite au décès de sa mère, George, Sud-Africain exilé en Suisse, revient sur la terre de sa petite enfance le temps d’un bref voyage. En une semaine, il s’agit surtout pour lui de revoir la propriété de ses parents, où il a si peu vécu, de retrouver peut-être quelques souvenirs, une partie de ces êtres chers disparus, un pan de leurs rêves, de leurs maux d’âme et de décider quoi faire de cet héritage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Retour au pays bien aimé est un roman sur le retour et l’exil, donc un roman sur la quête d’identité et les origines. George revient en Afrique du Sud, dans ce pays qui est censé être le sien, pour comprendre qu’il n’y a pas vraiment de retour possible, pas plus que de pays bien aimé. Karel Schoeman déchire le voile de la réalité. Le pays que George a rêvé, qu’il a imaginé n’est pas, n’est plus et ne lui apportera pas les réponses qu’il attend. C’est en territoire étranger qu’il se retrouve pour réaliser que son pays c’est peut-être la Suisse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Ou comment sont démasquées dans le même temps les mythologies propres à l’exil. Ce pays qu’attendait George, c’est celui dont il a aussi entendu parler toute son enfance. C’est celui que racontait notamment sa mère, celui qui lui manquait jusqu’à sa mort. Ce pays bien aimé, c’est ce territoire fantasmagorique que cultivent ceux qui sont loin de chez eux. Cette terre remplie de souvenirs, qu’ils façonnent, reconstruisent, malaxent jusqu’à en faire un eldorado qui les ronge de l’intérieur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Il n’y a de pays bien aimé que dans le passé et c’est ce dont va se rendre compte George en atterrissant chez les Hattings dès le début du roman. Cette famille Afrikaner l’accueille alors qu’il est perdu sur la route de la ferme familiale. Eux sont restés quand les parents de George ont quitté le pays. Ils ont vu leur monde s’effondrer et souffrent eux aussi d’une autre forme d’exil, intérieur celui là. Ils ressassent le passé. Quelque part, ils souffrent du même mal que les exilés, comme s’ils avaient été expulsés de leur propre existence au lieu de l'être de leurs terres. Le passé ne passe pas d’autant plus qu’il était rutilant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Karel Schoeman fait évoluer George comme un zombie dans le dédale de ces problématiques existentielles. Les hattings et leurs voisins agissent comme les gardiens du feu sacré, ceux qui préservent la lumière de ce qui a été, prisonniers quelque part du passé et de ce pays qui n’existe plus et qu’ils ressuscitent sans cesse dans chaque dialogue, par mille évocations. La force de la nostalgie, de la mélancolie, du regret et du chagrin monte progressivement en puissance tout au long du roman pour devenir omniprésente, bouleversante, à la limite du supportable, dans un crescendo maîtrisé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Il y a quelque chose d’oppressant dans le décor où évolue George, chez les Hattings. Les vastes étendues du Veld Sud-Africain ne sont pas synonymes de liberté, d’horizons ouverts. Elles constituent la toile de fond d’un monde âpre et dur, quasi carcéral. Ces Afrikaners déroulent sous nos yeux, un univers communautaire, fermé, avec un retour à la terre, au monde paysan, à une existence rude et sèche marquée par un certain dénuement et – on le découvre à la fin – une certaine putréfaction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;George ne peut pas être de ce monde et on le lui fait sentir. En même temps, il représente ce qui a été, mais aussi un vieux rêve, le retour de ceux qui sont partis, l’aide de l’extérieur. Il cristallise sur lui les rêves d’évasion dans le passé ou à l’étranger et l’affirmation du courage, de la foi, de la résistance de ceux qui sont restés alors que l’heure était à la fuite, au départ et à l’abandon du pays. D’ailleurs pourquoi sont-ils partis et comment ces Afrikaners se retrouvent ils dans la situation qui est la leur alors qu’on est en 1972&amp;nbsp;et que l’Apartheid bat son plein en Afrique du Sud&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;C’est en se posant ces questions que l’on peut prendre encore plus conscience de la singularité de retour au pays bien aimé. Il s’est passé quelque chose en Afrique du Sud dans le roman de Karel Schoeman. Un évènement qui n’est jamais explicité et dont on ne sait rien jusqu’au bout du livre. On sait seulement qu’il a provoqué la décadence de cette famille d’Afrikaners et le départ de beaucoup d’autres vers l’étranger. La question raciale n’est jamais ouvertement posée mais rôde. C’est sans doute elle et le parfum de mystère autour de ces évènements qui charrient une ambiance teintée d’angoisse, de peur, une menace diffuse. Le monde de ces gens ne s’est pas effondré seul. Est-ce que le régime d’Apartheid est tombé&amp;nbsp;? Est-ce que les noirs ont réussi par la lutte armée à s’emparer du pouvoir&amp;nbsp;? Est-ce pour cela que ces Afrikaners vivent sur leurs terres loin des villes et villages&amp;nbsp;? A sa manière, originale, Karel Schoeman ne laisse pas la question centrale de ce «&amp;nbsp;pays bien aimé&amp;nbsp;» être absente de ce chef d’œuvre qu’est retour au pays bien aimé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Une œuvre forte, dense, dont les personnages et la puissance envahissent lentement le lecteur. Il y a quelque chose d’inconfortable dans ce livre, une intensité entre les lignes, quelque chose d’acéré qui nous triture au fil des dialogues et des situations vécues par George.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A lire.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>AGARIC</name>
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        <title>BULLETIN CELINIEN</title>
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        <updated>2010-10-22T16:14:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-22T16:14:00+02:00</published>
        <summary> Bulletin célinien N°323  &amp;nbsp;     &amp;nbsp;  Marc LAUDELOUT signe un article...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://letempsrevient.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Bulletin célinien N°323&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2710108&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://letempsrevient.hautetfort.com/media/00/01/1570929600.JPG&quot; alt=&quot;P1010598.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marc LAUDELOUT signe un article des plus intéressants relatif aux souvenirs des deux avocats ayant défendu Céline&amp;nbsp;: maîtres Albert Naud et Jean-Louis Tixier-Vignancour. On connaît les griefs d’accusation plus ou moins recevables portés contre l’écrivain&amp;nbsp;; ce qu’on sait moins, c’est la stratégie qu’adoptèrent ces deux magistrats pour tirer leur client d’une situation fâcheuse.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tous deux jouèrent d’habileté conformément à leur caractère assurément aux antipodes l’un de l’autre. Naud, le premier, avec prudence - conscient qu’il était, en ces temps pourris de revanche et de délation qu’il jugeait lui-même exécrables, d’avancer en terrain miné – tenta de faire admettre à l’exilé qu’il devait acquiescer à la condamnation d’un an de prison, rendue par défaut, et qu’il convenait pour lui de rentrer en France. On imagine la réaction de Céline, qui en aucune manière, n’envisageait le retour avant que l’amnistie n’ait été accordée.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tixier-Vignancour ayant compris qu’il était inutile de chercher à convaincre Céline et qu’il n’obtiendrait pas plus de succès que n’en avait obtenu son confrère, mit donc tout en œuvre pour obtenir l’amnistie&amp;nbsp;; et il l’obtint, par le moyen d’un stratagème évoqué par David ALLIOT dans son ouvrage&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;l’Affaire Louis-Ferdinand Céline. Les archives de l’ambassade de France à Copenhague, 1945-1951. Horay, 2007&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2710109&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://letempsrevient.hautetfort.com/media/02/00/1758120671.jpg&quot; alt=&quot;TV.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Jean-Louis Tixier-Vignancour (doc: Assemblée nationale)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tixier en effet, en s’appuyant sur la loi du 16 août 1947 &lt;em&gt;«&amp;nbsp;accordant l’amnistie aux grands invalides de guerre qui n’ont pas été condamnés à plus de trois ans de prison et dont la peine est définitive&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, va plaider en présentant son client sous son véritable patronyme et non sous son nom d’auteur, et cela, comme on dit, «&amp;nbsp;à la cloche de bois&amp;nbsp;», sans même avoir prévenu ses proches…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le jugement est rendu le 20 avril 1951 après une courte délibération, et l’amnistie est accordée attendu, comme l’évoquera plus tard le Commissaire du gouvernement Camadeau, qu’il «&amp;nbsp;n’y avait pas de quoi fouetter un chat&amp;nbsp;». Prudence obligeant, Tixier gardera le secret le temps nécessaire à ce que le ministère public ne puisse plus se pourvoir en cassation… C’est donc le 26 avril qu’il annoncera la nouvelle à la presse provoquant les cris d’orfraie notamment de «&amp;nbsp;l’Humanité&amp;nbsp;», qui n’attendait que la curée pour se jeter sur l’ignoble «&amp;nbsp;collabo&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On en saura de fait un peu plus en consultant l’ouvrage de David Alliot, sur les tractations «&amp;nbsp;dans la coulisse&amp;nbsp;» de l’habile avocat, et ses intelligences avec le Commissaire du gouvernement…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Marc Laudelout, en brossant un rapide portrait des deux défenseurs montre combien Céline, évidemment, délaissa quelque peu Maître Naud le trouvant sans doute trop frileux, au profit de son confrère chez qui il devait apprécier les traits de caractères incisifs et redoutables propres à sa famille d’esprit ayant bien senti, comme le fit observer Pierre MONNIER, que là où &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Naud, ancien résistant, s’efforçait de sauver un coupable, Tixier se battait pour un innocent.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 1951 que Louis et Lucette rentrent en France par avion&amp;nbsp;; diminué par ses années de prison et d’exil mais libre et en possession de ses pleins droits civiques, il ne restera au «&amp;nbsp;maudit&amp;nbsp;» que dix courtes années jour pour jour pour achever son œuvre puisque, par un curieux concours de circonstances il s’éteindra chez lui, au Bas-Meudon, le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; juillet 1961…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l’appui de cet article figure une chronologie de l’épopée célinienne de 1947 à 1951, tirée du «&amp;nbsp;Calendrier d’exil&amp;nbsp;» d’Eric MAZET et Pierre PECASTAING.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Faisant suite au texte de Marc Laudelout, Thierry BOUCLIER résume les arguments de défense sur lesquels s’est appuyé Maître Tixier-Vignancour pour blanchir son client. Et dans la foulée est reproduit le texte qu’André BRISSAUD fit paraître le 13 mai 1951 dans l’hebdomadaire belge «&amp;nbsp;Le Phare dimanche&amp;nbsp;». Il y rappelle qu’en 1950, il fut l’un des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;seuls –ou à peu près- à dire que cette condamnation ne déshonorait que ses juges à gage, asservis à l’exécutif.&amp;nbsp;». &lt;/em&gt;Et nous retiendrons particulièrement sa dernière phrase&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;La trahison des clercs français n’est certainement pas là où une presse asservie a bien voulu la voir&amp;nbsp;»…&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce numéro d’octobre s’achève sur la deuxième partie de l’étude de Gérard PEYLET intitulée «&amp;nbsp;Le paysage urbain crépusculaire dans Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit&amp;nbsp;». L’auteur a bien raison de s’appuyer sur les travaux de Michel Collot, philosophe du paysage qui a saisi la relation de l’être à l’étant au travers de l’approche intimiste du paysage, «&amp;nbsp;miroir de l’affectivité&amp;nbsp;». L’un et l’autre se façonnent en réciprocité et Céline le prouve dans les descriptions qui sont les siennes des champs de bataille, de la banlieue, des villes, de la campagne… L’homme n’est pas éloigné de son sujet –même quand il en rajoute - c’est un sensitif, nous le savons, dont l’âme s’exprime par le moyen qu’elle a trouvé de transmettre l’indicible. Rappelons nous&amp;nbsp;Gide&amp;nbsp;:&amp;nbsp; &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ce n’est pas la réalité que peint Céline&amp;nbsp;; c’est l’hallucination que la réalité provoque&amp;nbsp;; et c’est par là qu’il intéresse.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On pourrait dire de la «&amp;nbsp;noirceur&amp;nbsp;» de l’oeuvre célinienne qu’elle grésille parce qu’elle contient de la lumière&amp;nbsp;; elle préfigure, sans le dire, ce qu’il pourrait y avoir au bout de la vie, c’est en cela que le pessimisme célinien, à mes yeux, n’est pas foncièrement nihiliste. Je lui trouve même, quelque part, un côté rédempteur en vertu&amp;nbsp; d’une logique qui veut que l’on traverse le noir avant de voir la lumière.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C’est vrai, comme le fait remarquer l’auteur, que le jour, chez Céline, mange les hommes à sa façon aussi bien que la nuit, et que les brumes et les brouillards les engloutissent de la même manière. Mais ne dit-on pas que le crépuscule du matin, au chant du coq, est aussi le moment «&amp;nbsp;où l’homme meurt&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? Le rapport à la mort, familier au docteur Destouches, ne peut pas se résumer, chez lui, à la seule matérialité de la cessation des fonctions de la machine humaine&amp;nbsp;; cet homme avait trop «&amp;nbsp;l’âme celte&amp;nbsp;» pour s’arrêter aux seules apparences…&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il reste a étudier son paysage «&amp;nbsp;caché&amp;nbsp;», c’est un exercice qui pourrait réserver des surprises&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mentionnons, pour en terminer, une note de l’éditorialiste présentant l’ouvrage récemment paru d’André DERVAL&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’accueil critique de Bagatelles pour un massacre&amp;nbsp;» ed. Ecriture, 2010.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Vous trouverez comme chaque fois à l’intérieur du bulletin une liste d’ouvrages disponible à commander au BC, BP 70, B 1000 Bruxelles 22, ou directement par courrier électronique&amp;nbsp;: celinebc@skynet.be&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Momo</name>
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        <title>Madagascar</title>
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        <updated>2010-10-15T13:50:49+02:00</updated>
        <published>2010-10-15T13:50:49+02:00</published>
        <summary>    Ratsiraka, le retour ?      &amp;nbsp;                   15/10/2010 à 11h:10...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://oulmahomet.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ratsiraka, le retour ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;conteneurBoiteOutil&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;share-box-top1&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;twitter_share&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;script src=&quot;http://platform.twitter.com/widgets.js&quot; type=&quot;text/javascript&quot;&gt;&lt;/script&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;!-- Share Box --&gt; &lt;!--/ conteneur boite outil --&gt; &lt;!-- Boite a outil r�duite + auteur --&gt;&lt;div id=&quot;boiteoutil2&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;infos&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date&quot;&gt;15/10/2010 à 11h:10&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;source&quot;&gt; Par Rémi Carayol&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;pictoBoiteOutil2&quot;&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;envoyer2&quot; class=&quot;formMessage&quot; style=&quot;display: none; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;div class=&quot;contenuFormMessage&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt; &lt;a class=&quot;fermeture&quot; title=&quot;Fermer&quot; onclick=&quot;document.getElementById('envoyer2').style.display = 'none';  return false;&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2596p044-045.xml3/president-madagascar-marc-ravalomanana-exilratsiraka-le-retour.html#&quot;&gt;x&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;h4&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Envoyer un article&lt;/span&gt;&lt;/h4&gt;&lt;form id=&quot;formEnvoyer&quot; action=&quot;#&quot; method=&quot;post&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;label for=&quot;nomExp&quot;&gt;Votre Nom *&lt;/label&gt;&lt;input id=&quot;nomExp&quot; class=&quot;:required :only_on_submit  formatChamps&quot; name=&quot;nomExp&quot; type=&quot;text&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;label for=&quot;mailExp&quot;&gt;Votre Email *&lt;/label&gt;&lt;input id=&quot;mailExp&quot; class=&quot;:email ;adv formatChamps&quot; name=&quot;mailExp&quot; type=&quot;text&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;label for=&quot;nomDest&quot;&gt;Le nom de votre ami *&lt;/label&gt;&lt;input id=&quot;nomDest&quot; class=&quot;:required :only_on_submit  formatChamps&quot; name=&quot;nomDest&quot; type=&quot;text&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;label for=&quot;mailDest&quot;&gt;Adresse Email de votre  ami *&lt;/label&gt;&lt;input id=&quot;mailDest&quot; class=&quot;:email  ;adv formatChamps&quot; name=&quot;mailDest&quot; type=&quot;text&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;label for=&quot;message&quot;&gt;Message *&lt;/label&gt;&lt;textarea class=&quot; :required :only_on_submit formatChamps&quot; cols=&quot;5&quot; rows=&quot;5&quot;&gt;&lt;/textarea&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt; &lt;input name=&quot;adresse&quot; type=&quot;hidden&quot; value=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2596p044-045.xml3/president-madagascar-marc-ravalomanana-exilratsiraka-le-retour.html&quot; /&gt; &lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;input class=&quot;submit&quot; type=&quot;submit&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Tous les champs marqués * sont obligatoires&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/form&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;!-- / Boite a outil + signature --&gt; &lt;!-- Texte --&gt;&lt;div id=&quot;texte&quot; class=&quot;texteModifiable&quot;&gt;&lt;div class=&quot;legende&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/photos/015102010110941000000ratsi.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;principale&quot; src=&quot;http://www.jeuneafrique.com/photos/015102010110941000000ratsi.jpg&quot; alt=&quot;Le retour de dideir Ratsiraka favorisera-t-il les négociations de  sortie de crise ?&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;200&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt; Le retour de dideir Ratsiraka favorisera-t-il les  négociations de sortie de crise ?                 &lt;span class=&quot;copyright&quot;&gt;© AFP&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p class=&quot;chapo&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;chapo&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;chapo&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;L'ancien président malgache Didier  Ratsiraka, qui vit exilé dans une chic banlieue parisienne, vient  d'annoncer son retour au pays, dont il&amp;nbsp; avait été chassé en 2002.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Sa maison, dans la région de Tamatave, est inhabitable, mais &lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2560p022-031.xml6/president-marc-ravalomanana-exil-retraitedidier-ratsiraka.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Didier Ratsiraka&lt;/a&gt; s’en passera. L’ancien président,  qui avait annoncé, en août 2009, qu’il ne rentrerait à Madagascar «&amp;nbsp;que  lorsque [sa] résidence d’Ambodiatafana sera[it] réhabilitée&amp;nbsp;», semble  avoir trouvé une solution de rechange. «&amp;nbsp;Les autorités avaient promis de  la refaire. Au lieu de ça, ils l’ont brûlée&amp;nbsp;», dit-il en privé, en  référence à l’incendie qui a ravagé sa demeure en juin dernier. Qu’à  cela ne tienne, l’amiral squattera chez des amis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Le 1er octobre, son intervention sur la chaîne malgache TV Plus a  fait l’effet d’une bombe. Interrogé depuis sa résidence de  Neuilly-sur-Seine, dans la banlieue pari­sienne, où il vit en exil  depuis plus de huit ans, Ratsiraka a annoncé son retour imminent. Celui  qui fut chassé du pouvoir en 2002 par Marc Ravalomanana estime  aujourd’hui qu’il serait criminel de ne rien faire alors que «&amp;nbsp;tout part  à vau-l’eau&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;«&amp;nbsp;On ne parle que de ça à Tana&amp;nbsp;», rapporte un journaliste. Cette  annonce a notamment éclipsé la campagne pour le «&amp;nbsp;oui&amp;nbsp;» ou pour le  «&amp;nbsp;non&amp;nbsp;» à la nouvelle Constitution, un texte auquel s’oppose d’ailleurs  Ratsiraka.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;L’homme, qui encourt une peine de dix ans de travaux forcés depuis sa  condamnation en 2003, a-t-il négocié son retour avec la Haute Autorité  de la transition ? Son entourage s’en défend. Le Premier ministre, le  général Camille Vital – un ancien partisan de Ratsiraka –, y est en tout  cas favorable : «&amp;nbsp;Son retour facilitera&lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2549p048-049.xml3/president-marc-ravalomanana-crise-politique-accord-politiquetrois-presidents-pour-une-ile.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; les négociations&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;» Pour ce qui est de  Ravalomanana, en revanche, «&amp;nbsp;c’est mieux qu’il reste à l’étranger durant  les sept prochaines années&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>L’Arbre d’ébène</title>
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        <updated>2010-10-11T09:29:00+02:00</updated>
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        <summary>   Fadéla Hebbadj       L’Arbre d’ébène     &amp;nbsp;    Un squat, rue de la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Fadéla Hebbadj&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;L’Arbre d’ébène&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2690348&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://letaodumigrant.hautetfort.com/media/01/02/3261561158.jpg&quot; alt=&quot;hebbadj.jpg&quot; width=&quot;240&quot; height=&quot;320&quot; /&gt;Un squat, rue de la Chaussée d’Antin. Au 5, là où s’élevait dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et jusqu’en 1860 la maison de Louise d’Épinay, la protectrice de J.J.Rousseau. Dans son salon, elle recevait toutes les sommités intellectuelles de son temps, nationales et européennes. Mozart y fit un bref séjour. Plus tard et plus longuement, Chopin y résida avec quelques autres émigrés polonais. L’Hôtel d’Epinay n’existe plus. C’est un autre immeuble qui a vu le jour au niveau du 5 de la Chaussé d’Antin. L’esprit du lieu peut-être demeure encore…(1)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;D’autres étrangers occupent aujourd’hui l’immeuble. Mama et son fils âgé de 10 ans s’y cachent. Mama a promis à Nasser qu’un jour ils auront un réfrigérateur, un grand lit et un homme, «&amp;nbsp;&lt;em&gt;l’arbre d’ébène&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» qui les protégera et s’occupera d’eux. Pour le moment, ils n’ont qu’un sac de couchage où ils réchauffent leurs solitudes. Mama s’absente souvent, partant pieds nus dans le froid de l’hiver. Alors&amp;nbsp;? Promesses&amp;nbsp;? Mensonges&amp;nbsp;? «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Tu m’as menti, depuis ce voyage. Là-bas on était mieux, maintenant si tu meurs qui va s’occuper de moi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» s’inquiète Nasser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Là-bas c’était en Afrique. Fadéla Hebbadj raconte les horreurs de ce périple qui, du Mali à Paris, en passant par Marseille, conduira Mama et Nasser au quotidien des sans-papiers. C’est aussi par sa marge qu’une société se révèle à elle-même, en décentrant son regard. Fadéla Hebbadj à travers ses deux personnages, porte un regard sur la société française&amp;nbsp;: les peurs qui s’y répandent, la méchanceté, le culte de l’argent, l’indifférence, la solitude, les fausses idoles…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;L’humanité [&lt;/em&gt;serait-elle&lt;em&gt;] sortie du territoire français&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&amp;nbsp;? Elle a déjà déserté ici certains ministères, certaines administrations et quelques cœurs, - de Blanc ou de Noir (voir l’épisode du «&amp;nbsp;&lt;em&gt;café plein de frères&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»). «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Dans notre pays, on les accueille avec le respect et l’hospitalité, ils viennent avec le sourire et repartent avec de bons souvenirs, ici ils nous accueillent avec des matraques et nous font vivre des cauchemars comme des criminels…&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» dit Mama.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Pour autant, le livre montre aussi que la France sait rester humaine. A Marseille, Yvonne qui a recueilli les deux clandestins, apprend à lire et à écrire au gamin. Mario, le jeune paumé, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;il était blanc, mais il aurait pu être mon grand frère, parce qu’il avait un esprit de Noir&lt;/em&gt; », aidera Nasser à retrouver sa mère hospitalisée. Andrée, la bouquiniste, refilera bien plus que des livres et des histoires au gamin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;A l’instar, de &lt;em&gt;La Promesse de l’aube&lt;/em&gt; de Romain Gary, Fadéla Hebbadj écrit un livre sur une mère et son fils, le dévouement et même le sacrifice de l’une et l’amour de l’autre. Mais Nasser, malgré lui, s’aventure sur un autre chemin, le sien, celui de l’émancipation. &amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Elle&lt;/em&gt; [Mama] &lt;em&gt;était un poids pour ma solitude&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» finit-il pas ressentir. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Avant, j’aurais jamais pu dire une chose pareille. Mama, c’est ma mère, mais n’empêche que je supportais une solitude qui n’était pas la mienne.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» L’exil est aussi une lente désagrégation. Facile de comprendre alors pourquoi Nasser voudrait «&amp;nbsp;&lt;em&gt;ne pas avoir franchi les portes de l’océan. Je me rends compte à présent combien leurs porte-monnaie sont sans valeur et combien la brousse est un abri contre les jeux gratuits des Blancs.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;1- Jacques Hillairet, &lt;em&gt;Dictionnaire historique des rues de Paris&lt;/em&gt;, éd. de Minuit, 1963.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;Edition Buchet-Chastel, 2008, 172 pages, 14 €&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fadéla Hebbadj vient de faire paraître L&lt;em&gt;&lt;strong&gt;es Ensorcelés&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; aux éditions Buchet Chastel. Nous y reviendrons.&lt;/p&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Alix</name>
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        <title>Tout le monde s’en va – Wendy Guerra</title>
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        <updated>2010-08-30T14:56:00+02:00</updated>
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        <summary>   Tout le monde s’en va, c’est le journal intime d’une jeune cubaine entre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2620844&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/00/02/519631063.jpg&quot; alt=&quot;tout-le-monde-s-en-va_couv.jpg&quot; /&gt;Tout le monde s’en va, c’est le journal intime d’une jeune cubaine entre 1978 et 1990. Quand Nieve prend la plume, elle a 8 ans, c’est le journal de l’enfance, la première partie du livre. Il est facile de se laisser entraîner par la voix de cette petite fille assez mature, qui fait preuve de caractère devant une réalité peu amène. Le décor de fond de son journal, c’est le Cuba révolutionnaire qui est omniprésent dans sa tragédie intime&amp;nbsp;: une famille déchirée. Nieve est arrachée à sa mère, une libertaire émotive et contestataire, ainsi qu’à Fausto l’amant de cette dernière, un suédois naturiste et bienveillant. Le journal se transforme progressivement en récit d’une enfance maltraitée avec le séjour de Nieve auprès de son père qui a obtenu sa garde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Wendy Guerra excelle à portraiturer les protagonistes de cette histoire. Elle rend ses personnages vivants et présents dans la mémoire du lecteur. L’amour qu’elle porte à sa mère, l’affection et la tendresse de Fausto - l’amant suédois de sa mère - ou encore la violence, le sadisme de son père acquièrent une certaine intensité. Il y a une réelle justesse de ton qui happe le lecteur dans l’univers mental de cette attendrissante petite fille. Rapidement, trop rapidement, elle est lucide. Entre les lignes, on perçoit la conscience du traquenard que constitue Cuba et sa révolution. Tout le monde veut s’en aller, s’échapper. Beaucoup dans l’environnement de Nieve y arrivent, mais pas elle, ni sa mère.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;La deuxième partie du livre, le journal de l’adolescence montre de manière plus exacerbée encore la fuite hors de Cuba de ceux que rencontre Nieve. On s’éloigne de ses drames familiaux – même si sa mère reste présente dans le journal - pour se concentrer sur la métamorphose de la jeune fille en femme. L’adolescente se construit à l’épreuve de l’art, de l’amour mais aussi de la réalité de Cuba. Le récit des deux romances principales de Nieve vient donner du corps à la métamorphose de la fille en jeune femme même s’il lui donne un aspect plus commun par la même occasion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Le journal montre donc la naissance d’une artiste, d’une femme avec des convictions. Le style du livre s’en ressent avec des textes plus introspectifs, plus complexes, moins centrés sur des faits que sur des sensations, des réflexions, des interrogations. Tout le monde s’en va et Nieve regarde vers l’horizon. Son rapport à Cuba et à sa propre histoire est aussi remis en perspective.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Si j’ai indéniablement préféré la première partie du livre, à la seconde, Tout le monde s’en va est un livre réussi. Le parti pris de la forme – un journal – est un succès. Les voix de l’adolescence et de l’enfance de Nieve fonctionnent pour une plongée dure mais teintée de poésie et de sensualité dans l’univers d’une enfance et d’une adolescence singulières – pas évidentes – dans le Cuba Castriste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Intéressant. &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Christian COTTET-EMARD</name>
            <uri>http://cottetemard.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Carnet des frênes frileux</title>
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        <id>tag:cottetemard.hautetfort.com,2010-05-04:2728701</id>
        <updated>2010-05-04T02:02:00+02:00</updated>
        <published>2010-05-04T02:02:00+02:00</published>
        <summary>  Le printemps n'en finit pas d'hésiter. Autour de la maison, les frênes...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le printemps n'en finit pas d'hésiter. Autour de la maison, les frênes semblent décidés à retenir le plus longtemps possible &lt;img src=&quot;http://cottetemard.hautetfort.com/media/00/00/1257284721.JPG&quot; id=&quot;media-2439871&quot; alt=&quot;IMG_5997.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;leurs feuilles. Les lilas vont bientôt s'épanouir mais si la goutte froide persiste au-dessus de nos têtes, on ne pourra pas profiter longtemps de leur parfum. Heureusement, d'autres arbres moins frileux ont déjà verdi et les haies d'épines embaument même sous la pluie.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Depuis deux jours, j&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;e jette des bûches dans la cheminée et quelques vieux flacons que je réserve plutôt à l'automne et à l'hiver ont tendance à me tenter.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cottetemard.hautetfort.com/media/00/00/1838748970.jpg&quot; id=&quot;media-2439869&quot; alt=&quot;chan96373.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ainsi que j'en ai l'habitude après une nouvelle publication, j’écoute ces temps-ci encore plus de musique, notamment &lt;a href=&quot;http://www.sprkfv.net/indexin.html&quot;&gt;Sergueï Prokofiev (1891-1953)&lt;/a&gt; compositeur qui me passionne depuis mon adolescence. Des années plus tard, j’animais une émission de poésie sur une radio locale et le générique que j’avais choisi était le début du premier mouvement de son troisième concerto pour piano. En plus de sa musique, la personnalité de &lt;a href=&quot;http://www.pianobleu.com/prokofiev.html&quot;&gt;Prokofiev&lt;/a&gt; me fascine. On peut dire que malgré son intelligence supérieure, sa virtuosité de pianiste, sa modernité, il a été parfois injustement malmené par la critique, sans doute en raison de certains traits de caractère qui pouvaient être confondus avec un peu de froideur ou de distance.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;À différentes périodes de sa vie marquée par l’exil, il tient un journal qu’il rédige en écriture abrégée (technique de prise de notes consistant à supprimer les voyelles des mots). Dans ces pages qu’il a fallu retranscrire avant leur tardive publication, on découvre un Prokofiev moins intimidant, conscient de son génie mais en proie au doute et au mal du pays. Un jour de dèche, il avoue errer dans New York avec treize cents en poche. Il a du mal à trouver sa place en Amérique où Rachmaninov lui fait de l’ombre. Même si l’Europe lui réussit un peu mieux, il peine à s’intégrer à un milieu musical qui lui est étranger. Par exemple il qualifie la musique de Debussy de gélatine ! Finalement, peu doté de sens politique, il cède à la tentation de rentrer dans son pays natal où on lui fait miroiter une reconnaissance officielle qui sera troublée par de nombreuses et graves tracasseries émanant du régime soviétique. Par une ironie du sort, Prokofiev décède le 5 mars 1953 qui est aussi la date à laquelle Staline est officiellement déclaré mort.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Finalement, c’est un piège qui s’est refermé sur Prokofiev lorsqu’il est rentré en URSS. Lorsque je pense au destin de ce compositeur génial, une phrase que j’entendais souvent dans les années 70 du siècle dernier et qui m’a toujours déplu au plus haut point me revient aux oreilles : &lt;i&gt;si tu ne t’occupes pas de politique, la politique s’occupe de toi.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>A propos</name>
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        <title>L'Homme de la première phrase</title>
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        <updated>2010-04-21T07:00:00+02:00</updated>
        <published>2010-04-21T07:00:00+02:00</published>
        <summary>   Salah Guemriche         L'Homme de la première phrase          Après son...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Salah Guemriche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;b&gt;L'Homme de la première phrase&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://letaodumigrant.hautetfort.com/media/02/00/324220802.jpg&quot; id=&quot;media-2415777&quot; alt=&quot;9782743606206.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Après son roman historique sur la bataille de Poitiers, &lt;i&gt;Un Amour de djihad&lt;/i&gt;, paru en 1995, Salah Guemriche revient à la littérature dans un genre bien différent : le roman policier. Le style, parfois ampoulé, ne manque toutefois pas d'un certain charme pour le lecteur qui accepte de se cramponner aux wagons d'érudition et de curiosité de l'auteur. Il faut dire que comparé au précédent ouvrage - mais autre temps, autre langue -, il s'est ici allégé, sans pour autant perdre de son intérêt. Il y a gagné en rapidité et sa plume sait se faire assassine. Ce qui ne manque pas de stimuler, et même de ravir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Youssef, réfugié politique algérien, publie un premier roman, intitulé &lt;i&gt;Le roman de la première phrase&lt;/i&gt;. Bien malgré lui, il se retrouve au centre d'une sombre machination où une frange de l'extrême droite française s'acoquine avec des islamistes purs et durs. Le mélange &lt;i&gt;&quot;crânes rasés, Têtes noires et Piqués-de-la-sourate&quot;&lt;/i&gt; est explosif : intimidations, attentats, meurtres... Youssef aurait intérêt à se mettre au vert du côté de Castelnaudary, chez Madame Soulet, une amie restauratrice à Paris. Échappera-t-il pour autant à une fatwa qui le condamne, lui, l'auteur du &lt;i&gt;Roman de la première phrase&lt;/i&gt; ? Rien n'est moins sûr...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Tout pourrait être bien ficelé. Relations amoureuses, énigmes savantes, rebondissements inattendus, violences et frayeurs garanties alimentent judicieusement l'intrigue. Et pourtant, le scénario paraît quelque peu artificiel, comme si, &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt;, Salah Guemriche écrivait cette histoire d'abord et avant tout pour parler d'autre chose. De ce point de vue, plus qu'une énigme policière, &lt;i&gt;L'homme de la première phrase&lt;/i&gt; est une plongée dans le &quot;Paris algérien&quot; des années quatre-vingt-dix, et l'occasion pour l'auteur de brocarder quelques personnalités médiatiques, le tout sur fond d'actualités algériennes. Sur ce registre, l'auteur - du moins Youssef - ne fait pas dans la dentelle et ne verse pas dans le lieu commun de la bonne conscience pour fustiger, &lt;i&gt;&quot;les intellos humanitaires associés, la tchi-tchi de l'exil ou les Rushdie du dimanche&quot;.&lt;/i&gt; Côté littéraire, Youssef n'est pas dupe : &lt;i&gt;&quot;Désolation ! Une littérature de désolation&lt;/i&gt; [...]&lt;i&gt;, voilà ce que la presse beni-ouioui attend de nous, sous prétexte que le pays se fissure. Et que la désolation appelle la compassion...&quot;&lt;/i&gt; De même, Dalila, une avocate vitriolée par les islamistes, jette à la face d'un cercle d'intellectuels algériens ces mots impitoyables de lucidité et en partie injustes : &quot;&lt;i&gt;Ainsi vous allez pouvoir concocter de ces œuvres qui vont faire trembler les maquis intégristes ! Seulement vous avez intérêt à vous faire briefer par les réfugiés de la première vague. Demandez-leur donc comment ils ont fini, pour survivre, par se recycler dans des emplois de proximité. Bien sûr, il y a les exceptions, il y a nos VRP de l'exil... Mais puisque nous sommes là, entre nous, et non sur un plateau de télé, dites-moi honnêtement : combien de ceux qui ont fui la menace islamiste pourraient se targuer d'avoir représenté, eux, une quelconque menace pour la société des émirs ?&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Au centre des préoccupations de Salah Guemriche figurent l'exil et son cortège de petitesses mais aussi de grandeurs. Il n'abandonne pas non plus ce qui était au cœur d'&lt;i&gt;Un amour de djihad&lt;/i&gt; : son credo humaniste. C'est d'ailleurs &lt;i&gt;&quot;à la mémoire d'un juste&quot;&lt;/i&gt;, Tahar Djaout, qu'il dédie ce livre. À ce propos, si Youssef est condamné par les islamistes, c'est pour la première phrase de son livre, &quot;sa&quot; première phrase : &lt;i&gt;&quot;Au commencement était le Verbe, et le Verbe s'est fait taire.&quot;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Edition Rivages, 2000, 198 pages, 7,95 €&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>A propos</name>
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        <title>De l’exil. Zehra,  une femme kabyle</title>
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        <updated>2010-04-19T07:54:00+02:00</updated>
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Zehra,&amp;nbsp; une femme kabyle&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://letaodumigrant.hautetfort.com/media/00/02/1509281439.gif&quot; id=&quot;media-2412641&quot; alt=&quot;mohiaex.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Voilà un livre qui ne paie&amp;nbsp; pas de mine, au vu de la couverture&amp;nbsp; et de la platitude du&amp;nbsp; titre retenu. Il faut pourtant&amp;nbsp; aller au-delà de cette impression.&amp;nbsp; L’auteur, psychanalyste et&amp;nbsp; anthropologue, offre ici un travail&amp;nbsp; original quant à sa forme et&amp;nbsp; stimulant intellectuellement.&amp;nbsp; De quoi s’agit-il ? Du récit, brut&amp;nbsp; et brutal, d’une vie. Celle de&amp;nbsp; Zehra, Kabyle immigrée en&amp;nbsp; France dont l’existence a été&amp;nbsp; confinée dans un réduit par un&amp;nbsp; mari alcoolique et violent.&amp;nbsp; Nacira, sa fille, est sa seule raison&amp;nbsp; de vivre. Zehra parle de&amp;nbsp; son quotidien mais aussi de son&amp;nbsp; enfance, de sa Kabylie, de sa&amp;nbsp; langue, de sa culture et bien sûr&amp;nbsp; de l’exil. Son récit est émaillé&amp;nbsp; de proverbes, de dictons, d’extraits&amp;nbsp; de chansons, quintessence&amp;nbsp; de la sagesse kabyle&amp;nbsp; confrontée à l’épreuve du déracinement&amp;nbsp; et à la nécessité de&amp;nbsp; donner un sens aux souffrances,&amp;nbsp; à un monde qui nous&amp;nbsp; échappe. Au sens des choses, à&amp;nbsp; leur pourquoi et à leur comment,&amp;nbsp; Zehra, comme sa mère&amp;nbsp; avant elle, livre une &lt;i&gt;“réponse&amp;nbsp; franche, simple, indiscutable,&amp;nbsp; ni exaltante ni décevante ;&amp;nbsp; une réponse qui&lt;/i&gt; [a] &lt;i&gt;l’étendue&amp;nbsp; d’une de ces révélations qui te&amp;nbsp; rappellent à l’humilité des&amp;nbsp; vérités majeures, qui t’obligent&amp;nbsp; à mesurer la vanité de&amp;nbsp; ton intelligence encline aux&amp;nbsp; explications alambiquées…”&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Sur le discours de Zehra, Nadia&amp;nbsp; Mohia ne plaque pas de grille de&amp;nbsp; lecture sociologique ou ethnologique,&amp;nbsp; sorte de mode d’emploi&amp;nbsp; commode pour ouvrir toutes les&amp;nbsp; portes d’un réel élaboré en laboratoire,&amp;nbsp; préparé avec force&amp;nbsp; connaissances et épicé d’un&amp;nbsp; langage abscons. Elle ne se sert&amp;nbsp; pas de ces entretiens et de ce&amp;nbsp; témoignage pour confirmer des&amp;nbsp; hypothèses d’école (ou de chapelle)&amp;nbsp; trop vite érigées en&amp;nbsp; axiomes. La force de ce récit est&amp;nbsp; d’être irréductible à une seule&amp;nbsp; vérité ou interprétation. Avec&amp;nbsp; ses mots, dans sa langue, Zehra&amp;nbsp; dit la fragilité de toute condition&amp;nbsp; humaine mais aussi témoigne&amp;nbsp; de l’ineffable de cette condition&amp;nbsp; et, singulièrement, de celle&amp;nbsp; d’une femme immigrée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;L’autre originalité du livre est&amp;nbsp; d’imbriquer au texte de Zehra,&amp;nbsp; celui, personnel, de Nadia&amp;nbsp; Mohia. L’auteur entend ici&amp;nbsp; rompre avec &lt;i&gt;“une certaine&amp;nbsp; arrogance coloniale”&lt;/i&gt; que serait&amp;nbsp; &lt;i&gt;“la démarche objectiviste qui&amp;nbsp; consiste à s’exclure des interrogations&amp;nbsp; auxquelles on soumet&amp;nbsp; autrui”&lt;/i&gt;. Aussi, avec pudeur&amp;nbsp; et dans le cadre de quatre&amp;nbsp; &lt;i&gt;“intermèdes”&lt;/i&gt; insérés dans les&amp;nbsp; dits de Zehra, témoigne-t-elle,&amp;nbsp; elle aussi, de son parcours, de&amp;nbsp; son propre exil. La démarche –&amp;nbsp; mais non la forme – rappelle les&amp;nbsp; premières pages du livre admirable&amp;nbsp; de sensibilité et d’intelligence&amp;nbsp; de Pierre Milza sur l’immigration&amp;nbsp; italienne( 1).&amp;nbsp; La relation à l’Autre est au&amp;nbsp; coeur de ce travail. Pour Nadia&amp;nbsp; Mohia, spécialiste entre autres&amp;nbsp; des phénomènes d’acculturation,&amp;nbsp; &lt;i&gt;“l’expérience de deux&amp;nbsp; cultures, telle qu’elle est observée&amp;nbsp; dans la situation de l’exil,&amp;nbsp; n’est pas réductible aux&amp;nbsp; conflits culturels, trop souvent&amp;nbsp; ressassés&lt;/i&gt; […] &lt;i&gt;; c’est aussi la&amp;nbsp; pleine expérience d’individus&amp;nbsp; complets ; en conséquence de&amp;nbsp; quoi se profilerait une autre&amp;nbsp; approche anthropologique&amp;nbsp; sans doute plus intéressante&amp;nbsp; que celle qui continue de séparer&amp;nbsp; les sociétés et les cultures&amp;nbsp; à partir de critères discutables&amp;nbsp; et, de surcroît, peu&amp;nbsp; féconds”&lt;/i&gt;. L’exil ou l’immigration&amp;nbsp; &lt;i&gt;“imposerait une dialectique&amp;nbsp; qui crée des liens à la&amp;nbsp; place de l’opposition”&lt;/i&gt;. Ainsi,&amp;nbsp; l’exilé n’abandonne pas sa&amp;nbsp; culture pour une autre qui&amp;nbsp; serait &lt;i&gt;“plus moderne”&lt;/i&gt;. Il &lt;i&gt;“s’invente”&lt;/i&gt; au jour le jour par ce&amp;nbsp; qu’il fait et dans sa relation à&amp;nbsp; autrui. Nadia Mohia insiste sur&amp;nbsp; &lt;i&gt;“le mode d’être et de penser”&lt;/i&gt;,&amp;nbsp; c’est-à-dire sur &lt;i&gt;“le fonctionnement&amp;nbsp; psychique, et plus particulièrement sur les rapports&amp;nbsp; à l’imaginaire qui fondent&amp;nbsp; véritablement toute culture”&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;1- Pierre Milza, &lt;i&gt;Voyage en Ritalie&lt;/i&gt;,&amp;nbsp; Payot, “Petite bibliothèque”,&amp;nbsp; Paris, 1995.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Édition Georg, Genève, 1999,&amp;nbsp; 214 pages, 18,30€&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;!--EndFragment--&gt;
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        <author>
            <name>Momo</name>
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        <title>Niger</title>
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        <updated>2010-03-26T17:31:34+01:00</updated>
        <published>2010-03-26T17:31:34+01:00</published>
        <summary>   Retour au bercail pour Hama Amadou                    26/03/2010.   Par La...</summary>
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          &lt;h1 style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Retour au bercail pour Hama Amadou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt; &lt;!-- Boite a outil r�duite + auteur --&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot; id=&quot;boiteoutil2&quot;&gt; &lt;div class=&quot;pictoBoiteOutil2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictoBoiteOutil2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictoBoiteOutil2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date&quot;&gt;26/03/2010.&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;source&quot;&gt;Par La rédaction web de Jeune Afrique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictoBoiteOutil2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictoBoiteOutil2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictoBoiteOutil2&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictoBoiteOutil2&quot;&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ addthis_pub  = 'JA'; //]]&gt; &lt;/script&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://s7.addthis.com/js/152/addthis_widget.js&quot;&gt; &lt;/script&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;envoyer2&quot; class=&quot;formMessage&quot; style=&quot;display: none; text-align: justify;&quot;&gt; &lt;div class=&quot;contenuFormMessage&quot;&gt;&lt;a title=&quot;Fermer&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100326122931/france-niger-mamadou-tandja-hama-amadouretour-au-bercail-pour-hama-amadou.html#&quot; onclick=&quot;document.getElementById('envoyer2').style.display = 'none'; return false;&quot; class=&quot;fermeture&quot;&gt;x&lt;/a&gt; &lt;h4&gt;Envoyer un article&lt;/h4&gt; &lt;form id=&quot;formEnvoyer&quot; method=&quot;post&quot; action=&quot;#&quot; name=&quot;formEnvoyer&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;label for=&quot;nomExp&quot;&gt;Votre Nom *&lt;/label&gt;&lt;input gtbfieldid=&quot;2&quot; name=&quot;nomExp&quot; id=&quot;nomExp&quot; class=&quot;:required :only_on_submit formatChamps&quot; type=&quot;text&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;label for=&quot;mailExp&quot;&gt;Votre Email *&lt;/label&gt;&lt;input gtbfieldid=&quot;3&quot; name=&quot;mailExp&quot; id=&quot;mailExp&quot; class=&quot;:email ;adv formatChamps&quot; type=&quot;text&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;label for=&quot;nomDest&quot;&gt;Le nom de votre ami *&lt;/label&gt;&lt;input gtbfieldid=&quot;4&quot; name=&quot;nomDest&quot; id=&quot;nomDest&quot; class=&quot;:required :only_on_submit formatChamps&quot; type=&quot;text&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;label for=&quot;mailDest&quot;&gt;Adresse Email de votre ami *&lt;/label&gt;&lt;input gtbfieldid=&quot;5&quot; name=&quot;mailDest&quot; id=&quot;mailDest&quot; class=&quot;:email ;adv formatChamps&quot; type=&quot;text&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;label for=&quot;message&quot;&gt;Message *&lt;/label&gt; &lt;textarea cols=&quot;5&quot; rows=&quot;5&quot; class=&quot; :required :only_on_submit formatChamps&quot;&gt; &lt;/textarea&gt;&lt;/p&gt; &lt;input name=&quot;adresse&quot; value=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100326122931/france-niger-mamadou-tandja-hama-amadouretour-au-bercail-pour-hama-amadou.html&quot; type=&quot;hidden&quot; /&gt; &lt;p&gt;&lt;input class=&quot;submit&quot; type=&quot;submit&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous les champs marqués * sont obligatoires&lt;/p&gt; &lt;/form&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- / Boite a outil + signature --&gt;&lt;!-- Texte --&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot; id=&quot;texte&quot; class=&quot;texteModifiable&quot;&gt; &lt;div class=&quot;legende&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/photos/026032010124140000000ama.jpg&quot;&gt;&lt;img class=&quot;principale&quot; src=&quot;http://www.jeuneafrique.com/photos/026032010124140000000ama.jpg&quot; alt=&quot;Hama Amadou est resté un an exilé en France.&quot; height=&quot;200&quot; width=&quot;350&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Hama Amadou est resté un an exilé en France. &lt;span class=&quot;copyright&quot;&gt;© APA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;chapo&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L'ancien Premier ministre est rentré&amp;nbsp;de son exil en France, où il vivait depuis 2009. Arrivé à Niamey dans la nuit du 25 au 26 mars, il devrait rester libre en dépit de deux mandats d'arrêt internationaux émis contre lui par la justice l'an passé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mamadou Tandja déchu, la voie est libre pour les exilés politiques du régime. &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2565p034-035.xml0/opposition-mamadou-tandja-hama-amadou-junte-militairequatre-hommes-et-une-junte.html&quot;&gt;La junte au pouvoir&lt;/a&gt; le leur a assuré : ils peuvent désormais rentrer au pays sans avoir à craindre de poursuites. &lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2528p025.xml0/hama-amadou-obseque-moumouni-adamou-djermakoyehama-amadou-est-de-retour.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Hama Amadou&lt;/a&gt;, ancien Premier ministre de 2000 à 2007, a entendu cet appel. Son retour de Paris s'est fait dans la nuit du jeudi 25 mars, a-t-on appris auprès de son entourage. &quot;Il est rentré en toute discrétion jeudi vers minuit&quot;, a confirmé Oumarou Dogari, un proche de Hama Amadou, qui a précisé que l'ancien Premier ministre vivait principalement en France depuis avril 2009.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A cette date, Hama Amadou avait quitté son pays après avoir été écroué dix mois pour détournement présumé de fonds publics, avant de bénéficier d'une&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAPA101597/-justice-Hama-Amadou-MNSD-Adamou-Moumouni-Djermakoye-Hama-Amadou-de-retour-au-pays.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;libération conditionnelle&lt;/a&gt;.&amp;nbsp; Après son départ, la justice nigérienne avait lancé deux &lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20090730T164119Z/justice-corruption-hama-amadou-mandat-d-arretl-ex-premier-ministre-hama-amadou-vise-par-un-mandat-d-arret-international.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;mandats d'arrêt internationaux&lt;/a&gt; contre lui, en juillet et octobre 2009, l'accusant de &quot;blanchiment de capitaux&quot; et d'&quot;enrichissement illicite&quot;. Mamadou Tandja, alors encore en fonction, avait vainement compté sur la coopération internationale pour obtenir son extradition dans le but de le présenter à la justice nigérienne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Concurrent de Tandja&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Avant de subir l'ire présidentielle, Hama Amadou était pressenti pour succéder à Mamadou Tandja. Mais ce dernier a, tout au long de l'année 2009, affirmé sa volonté de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2526p034-036.xml0/president-mamadou-tandja-violence-constitutionjusqu-ou-ira-tandja.html&quot;&gt;se maintenir&lt;/a&gt; au pouvoir et &lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2536-37p076-077.xml4/media-arrestation-mamadou-tandja-hama-amadoutandja-lance-la-tolerance-zero.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;d'écarter toute concurrence&lt;/a&gt; potentielle. En dépit de l'échéance de son ultime mandat, fin décembre 2009, il a fait modifier la Constitution en s'appuyant sur un référendum très controversé. Il a ensuite dissous la Constitution et le Parlement, plongeant le pays dans une grave crise institutionnelle, pour finir &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100219073052/france-niger-ua-presidencemamadou-tandja-renverse-trois-colonels-prennent-le-pouvoir.html&quot;&gt;renversé le 18 février&lt;/a&gt; par un coup d'Etat militaire. Le Conseil suprême de restauration de la démocratie (CSRD) à présent au pouvoir souhaite rapidement placer &lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100312161030/maroc-niger-ua-enfantssalou-djibo-persiste-et-signe.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;à la tête du pays&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20100312161030/maroc-niger-ua-enfantssalou-djibo-persiste-et-signe.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un civil sorti des urnes.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; La date des élections n'est cependant toujours pas fixée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Hama Amadou n'est pas le premier homme politique nigérien à effectuer un retour d'exil depuis l'invitation lancée par le gouvernement de transition. L'ex-président du Parlement, Mahamane Ousmane, a lui aussi regagné Niamey mercredi 24 mars après huit mois passés au Nigeria. (avec AFP)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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        <title>La route d’Ithaque – Carlos Liscano</title>
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        <updated>2010-03-17T16:36:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-17T16:36:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2340716&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/01/01/1198676739.jpg&quot; alt=&quot;10974_2656337.jpg&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Ithaque, terre du roi Ulysse, que ce dernier ne finit par rejoindre que bien des années après la guerre de Troie, envers et contre tout, après moult péripéties. Au bout du voyage, son pays, sa bien-aimée Penelope et Télémaque son fils. Ithaque, symbole du retour, rêve doux amer de tous ceux qui sont partis de chez eux, lumière du phare de ceux qui sont plongés dans&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;l'odyssée&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;. Ithaque, ou l'histoire de Vladimir, le personnage principal du livre de Carlos Liscano.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Vladimir est Uruguayen. Il a fui son pays, un passé trouble et douloureux, pour rejoindre l'Europe. La Suède d'abord, puis l'Espagne ensuite.&amp;nbsp; Son Ithaque, il la rêve souvent, comme un cauchemar qui s'arrête avant d'avoir pu révéler son essence, ses vérités essentielles. Elle n'est pas derrière lui, mais devant, floue et incertaine, insaisissable. C'est une obsession après laquelle il court, à travers les embûches de l'immigration, pour être délivré, apaisé, heureux. Mais malheureux ceux qui oublient que le but est le chemin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Le livre de Carlos Liscano offre plusieurs niveaux de lecture. C'est d'abord un livre intéressant sur l'immigration. Vladimir est confronté à des soucis de toutes sortes qui sont le lot de l'immigré. Le genre de choses qui paraissent naturelles à l'autochtone mais qui peuvent s'avérer une trappe sans issue pour l'immigré. Ainsi en va-t-il par exemple de la langue, qui est un obstacle quasi insurmontable pour Vladimir en Suède. C'est aussi le cas du travail. Quel autre choix que d'accepter les emplois les moins valorisés, refusés par les autochtones ou alors les alternatives illégales, dangereuses ou dégradantes&amp;nbsp;? Le périple de l'Uruguayen le mène de l'inactivité au travail dans les hospices en passant par la plonge ou l'usine clandestine de cosmétiques, souvent en marge de la légalité. Et encore passons sur les tracasseries administratives, policières, le logement, etc.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Vladimir offre un regard sans concession sur les relations entre immigrés. Il ne laisse aucune place au pathos facile, aux grands idéaux ou encore au travestissement de la réalité. Il raconte le climat lourd, hostile entre gens de peu et d'ailleurs. Quelque part entre la débrouillardise, la camaraderie de circonstance, la mutuelle consolation, il y a l'exploitation de ses compatriotes, l'organisation de trafics et magouilles en tout genre, le règne des préjugés, la suspicion entre les communautés, les mensonges sur la table rasée du passé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Le livre de Carlos Liscano n'est pas seulement une œuvre sur l'exil, la vie loin de son pays, c'est surtout un livre sur l'inadaptation. Et c'est le rapport entre l'immigration, l'exil et l'inadaptation qui rend le livre original et encore plus intéressant. Vladimir est un immigré particulier. Alors que la normalité lui tend les bras sous la forme d'une vie familiale rangée en Suède, il s'échappe vers un destin incertain. Comme il s'est échappé d'Uruguay et comme il s'échappera chaque fois que l'occasion se présentera. Vladimir s'enfuit, loin du graal que recherchent beaucoup de ses «&amp;nbsp;semblables&amp;nbsp;» immigrés. La sécurité, le confort moyen, l'apaisement&amp;nbsp;? Peu pour lui. En fait il a soif d'un absolu indéfinissable, comme un adolescent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Vladimir rêve d'une Ithaque qui n'est que chimère. A la place, la voie de la déchéance se déroule devant lui, à Barcelone. C'est là qu'il touche le fond. Et Hadès de régner sur Ithaque. La chute est en fait commencée depuis le début du roman - un peu comme dans un roman d'Hubert Selby Jr - , et à chaque fois plus bas, Vladimir livre son regard lucide et amer sur la société. Dur, aigri, blessé, il essaie de déchirer le voile des illusions sur un ton cruel, désabusé qui peut en rebuter plus d'un mais qui est une des originalités de ce roman.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Il faut écouter la voix de Vladimir, ce perdant sans gloire, sans panache, parler de ce qu'il a compris des règles de la vie en société, des rapports avec autrui, de la liberté et de tant d'autres choses sur la vie en général. Il faut l'entendre dire à travers un constat brutal, ce que le réel possède intrinsèquement de vil, de bas, de mesquin. Vladimir est une sorte d'idéaliste qui a les pieds dans la merde, il parle comme pas assez souvent on entend parler les immigrés en littérature ou dans les médias.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Il y a des passages d'une intensité pénétrante, d'une vérité aride. Le chagrin est omniprésent dans le livre sous une enveloppe rocailleuse. Ulysse est brisé.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Carlos Liscano est un écrivain à découvrir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Très bon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Les souffrances nées de l'exil</title>
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        <updated>2010-03-11T14:57:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-11T14:57:00+01:00</published>
        <summary>      Hier,&amp;nbsp;&amp;nbsp;      Libération       dressait le portrait de la...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://abandon-adoption.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://3.bp.blogspot.com/_T_NXbuOqF5g/S5iv-qv28WI/AAAAAAAAAOQ/C2FnAwbuFhg/s1600-h/CIMG2120.JPG&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2328568&quot; src=&quot;http://abandon-adoption.hautetfort.com/media/01/00/926047265.jpg&quot; alt=&quot;Exil Diaspora.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; id=&quot;media-2328568&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Hier,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;a name=&quot;media-2328562&quot; href=&quot;http://abandon-adoption.hautetfort.com/media/01/00/407243335.pdf&quot; id=&quot;media-2328562&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;Libération&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;dressait le portrait de la pédopsychiatre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Rose_Moro&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;Marie-Rose Moro&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&amp;nbsp;qui consacre son travail aux souffrances nées de l'exil. Elle accompagne les enfants nés ailleurs dans leur parcours d'adaptation, enfants de migrants et enfants de l'adoption internationale.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; La valorisation de la langue maternelle (pendant les consultations les enfants et les parents parlent dans leur langue maternelle) fait partie de ses méthodes de travail. Pour aider les enfants à se construire et à vivre heureux en France, elle se rattache donc à leurs racines et à leur culture d'origine, ce qui me semble être une approche très intéressante en ces temps de peur du communautarisme.&lt;br /&gt; Et comme la vie fait parfois bien les choses, le portrait de Libération sort exactement au moment où je voulais parler d'Edward W. Said.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Edward W. Said, intellectuel palestinien de citoyenneté américaine, a lui aussi beaucoup travaillé sur l'exil et ses douleurs. Il parle de l'exil comme d'une &lt;em&gt;&quot;fissure à jamais creusée entre l'être humain et sa terre natale&quot;&lt;/em&gt;, une expérience d'une douleur insurmontable, source de rancoeur et de regrets, mais aussi d'un certain regard sur le monde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce qu'ils sont déracinés, qu'ils ont l'expérience de plusieurs langues et de plusieurs cultures, les exilés sont dans une situation de décalage et de solitude qui les rendrait plus à même de créer, de penser le monde, etc. Edward W. Said considère qu'une partie importante de la culture occidentale moderne est l'oeuvre d'exilés, d'émigrés, de réfugiés. Mais il ajoute également, qu'à trop vouloir valoriser cette richesse de l'exil pour l'humanité, il y a un risque de banalisation des douleurs du déracinement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce que je retiens de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.terrafemina.com/engagement/femmes-engagees/articles/559-marie-rose-moro-la-psychiatre-qui-aide-nos-enfants-.html&quot;&gt;Marie-Rose Moro&lt;/a&gt;&amp;nbsp;et d'Edward W. Said, c'est qu'il ne faut pas oublier l'émigré dans l'immigré, celui qui est parti avant d'arriver.&lt;br /&gt; Edward W. Said illustre ses propos en citant un autre exilé palestinien, le poète Mahmoud Darwich, auteur des lignes qui suivent.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;em&gt;Mais je suis l’exilé&lt;br /&gt; Prends-moi sous tes yeux&lt;br /&gt; Où que tu sois, prends-moi&lt;br /&gt; Rends-moi la couleur du visage et du corps&lt;br /&gt; La lumière du cœur et des yeux&lt;br /&gt; Le sel du pain et de la mélodie&lt;br /&gt; Rends-moi le goût de la terre et de la patrie !&lt;br /&gt; Prends-moi sous tes yeux&lt;br /&gt; Prends-moi comme une peinture sous la chaumière des soupirs&lt;br /&gt; Prends-moi comme un verset dans le livre de ma tragédie&lt;br /&gt; Prends-moi comme un jouet, une pierre de la maison&lt;br /&gt; Afin que la génération future&lt;br /&gt; Sache reconnaître&lt;br /&gt; Le chemin de la maison !&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;em&gt;- Rien qu’une autre année -&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Edward W. Said, Réflexions sur l'exil et autres essais, Actes Sud, 2008 (pour la traduction française).&lt;br /&gt; Mahmoud Darwich, Rien qu'une autre année, Anthologie poétique (1966-1982), Les Editions de minuit, 1983.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Source: &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://diasporajeb.blogspot.com/2010/03/exil.html&quot;&gt;Diaspora&lt;/a&gt; | 11 mars 2010&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Momo</name>
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        </author>
        <title>Guinée - Politique</title>
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        <updated>2010-03-04T16:04:28+01:00</updated>
        <published>2010-03-04T16:04:28+01:00</published>
        <summary>    04/03/2010 11:20:50   | Jeune Afrique                    Dadis Camara...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://oulmahomet.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot; id=&quot;pagearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date&quot;&gt;04/03/2010 11:20:50&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;source&quot;&gt;| Jeune Afrique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;source&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot; id=&quot;pagearticle&quot;&gt; &lt;h1&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;Dadis Camara bientôt au Mali ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;min-height: 330px;&quot; class=&quot;article&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;legende&quot;&gt;&lt;img class=&quot;article principale&quot; src=&quot;http://www.jeuneafrique.com/photos/004032010112308000000dadis.jpg&quot; alt=&quot;Moussa Dadis Camara, Blaise Compaoré et Sékouba Konaté à Ouagadougou le 15 janvier&quot; align=&quot;left&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;padding: 5px; display: block;&quot;&gt;Moussa Dadis Camara, Blaise Compaoré et Sékouba Konaté à Ouagadougou le 15 janvier&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;copyright&quot;&gt;© AFP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'ex-homme fort de Conakry, le chef de la junte Moussa Dadis Camara, pourrait poursuivre sa convalescence au Mali. Sékouba Konaté aurait effectué des &quot;repérages&quot; pour sa prochaine résidence à Sélingué, près de la capitale malienne.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Officiellement, le général Sékouba Konaté était au Mali la semaine dernière pour «&amp;nbsp;s’inspirer de l’expérience de la transition&amp;nbsp;malienne&amp;nbsp;». Samedi&amp;nbsp;27 février, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2562p014-017.xml0/president-armee-election-presidentielle-interviewsekouba-konate-l-armee-respectera-le-verdict-des-urnes.html&quot;&gt;le président guinéen par intérim&lt;/a&gt; se sont rrendus à Sélingué, à 150&amp;nbsp;km de Bamako, près du barrage sur le Sankarani, un bras du fleuve Niger. Un endroit calme et reposant, non loin de la frontière guinéenne, et qui pourrait être un lieu de convalescence (ou de retraite) pour Dadis Camara. Ce dernier, dont &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2552p016-017.xml0/-tentative-d-assassinat-Moussa-Dadis-Camara-Aboubacar-Diakite-Toumba-Reglements-de-comptes-a-Conakry.html&quot;&gt;l’état de santé&lt;/a&gt; s’est amélioré, souhaite en effet quitter la villa ministérielle de Ouaga 2000 (Burkina), &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2558p008-009.xml0/blaise-compaore-exil-convalescence-ouagadougoudadis-aller-simple-pour-ouaga.html&quot;&gt;où il est logé&lt;/a&gt; depuis le 13&amp;nbsp;janvier. Mais il devra patienter un peu, aucun lieu de résidence à Sélingué ne paraissant convenir à un ancien chef d’État. Il faudra probablement acquérir un terrain et construire une maison. Si Dadis devait s’installer au Mali, ce ne serait donc pas avant six mois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Béatrice Pometan (Added)</name>
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        <title>ÉXILÉE</title>
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        <updated>2010-02-09T13:04:00+01:00</updated>
        <published>2010-02-09T13:04:00+01:00</published>
        <summary>       Exilée : du latin  ex insulis , &quot;hors des îles&quot;.  Se dit de celle qui...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lesilesindigo.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lesilesindigo.hautetfort.com/media/01/00/1284576758.jpg&quot; id=&quot;media-2268321&quot; alt=&quot;exilée.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2268321&quot; height=&quot;341&quot; width=&quot;283&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;b&gt;Exilée&lt;/b&gt;: du latin &lt;i&gt;ex insulis&lt;/i&gt;, &quot;hors des îles&quot;.&lt;br /&gt; Se dit de celle qui a perdu le chemin qui mène aux îles, faute de temps pour provoquer la rencontre de mots sur le clavier.&lt;br /&gt; D'aucuns affirment que ce mot vient de &lt;i&gt;exilio&lt;/i&gt; &quot;sauter, bondir hors de, prendre son essor&quot;, moi, en attendant de bondir et rebondir, je trépigne...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Momo</name>
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        <title>Guinée</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://oulmahomet.hautetfort.com/archive/2010/01/20/guinee.html" />
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        <updated>2010-01-20T13:41:28+01:00</updated>
        <published>2010-01-20T13:41:28+01:00</published>
        <summary>    20/01/2010   | Jeune Afrique              Dadis, aller simple pour Ouaga...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://oulmahomet.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot; id=&quot;pagearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;date&quot;&gt;20/01/2010&lt;/span&gt; &lt;span class=&quot;source&quot;&gt;| Jeune Afrique &lt;!-- | --&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;h1&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h1&gt; &lt;h1&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Dadis, aller simple pour Ouaga&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;min-height: 652px;&quot; class=&quot;article&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;legende&quot;&gt;&lt;img class=&quot;article principale&quot; src=&quot;http://www.jeuneafrique.com/photos/020012010111949000000konatedadiscompaore.jpg&quot; alt=&quot;Konaté, Dadis et Compaoré après la signature d'un accord, le 15 janvier à Ouagadougou&quot; align=&quot;left&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;padding: 5px; display: block;&quot;&gt;Konaté, Dadis et Compaoré après la signature d'un accord, le 15 janvier à Ouagadougou&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;copyright&quot;&gt;© Ahmed Ouoba&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lorsqu'il a quitté Rabat, où il était hospitalisé, le chef de l'Etat guinéen pensait atterrir à Conakry. Quelle ne fut pas sa surprise, et sa colère, quand il a compris qu'il se trouvait en fait dans la capitale burkinabè...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Quand il a débarqué sur le tarmac de l’aéroport de Ouagadougou, le 12&amp;nbsp;janvier à 22 h 30, en provenance &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20091204161535/-Maroc-Guinee-opposition-Claude-Pivi-Dadis-Camara-a-atterri-a-Rabat-et-est-hospitalise.html&quot;&gt;de Rabat&lt;/a&gt;, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2541p020-026.xml0/-arrestation-justice-gouvernance-greve-Docteur-Dadis-et-Mister-Camara.html&quot;&gt;Moussa Dadis Camara&lt;/a&gt; n’a pas tout de suite réalisé qu’il ne se trouvait pas à Conakry. Apercevant le colonel Gilbert Dienderé, le chef d’état-major particulier du président Compaoré, au bas de l’échelle de coupée, il a commencé par le remercier de s’être déplacé en Guinée pour l’accueillir, avant de comprendre qu’il avait été dupé. Très en colère, il s’en est alors pris aux pilotes marocains, lesquels l’ont convaincu d’aller parlementer dans le salon d’honneur, avant de regagner précipitamment leur avion et de décoller.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Recherche terre d'asile désespérement&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;De leur côté, les Burkinabè ont été pris de court par l’&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20100113T053858Z/usa-burkina-diplomatie-marocarrivee-surprise-de-dadis-a-ouagadougou.html&quot;&gt;arrivée intempestive&lt;/a&gt; du chef de la junte guinéenne. Le roi Mohammed VI avait certes téléphoné, la veille, à &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2550p032-034.xml0/-diplomatie-Blaise-Compaore-crise-politique-mediateur-Compaore-profession-mediateur&quot;&gt;Blaise Compaoré&lt;/a&gt; pour lui demander d’accueillir le capitaine Camara, mais le président burkinabè avait demandé un délai et pensait l’avoir obtenu. Le nouvel homme fort de Conakry, le général &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2553-016-017.xml0/guinee-alain-joyandet-portrait-junte-militairekonate-le-tigre-de-la-junte.html&quot;&gt;Sékouba Konaté&lt;/a&gt;, était en effet attendu à Ouaga le lendemain et le président burkinabè avait encore bien des détails à régler. Ce n’est qu’une heure après le décollage de Rabat que le Burkina a été prévenu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Depuis, la France et les États-Unis, qui veulent à tout prix éviter un retour de Dadis en Guinée, s’efforcent de lui trouver une terre d’accueil. Plusieurs pays ont été approchés, parmi lesquels la Centrafrique, le Gabon, la Côte d’Ivoire, la Libye et l’Afrique du Sud. En vain, pour l’instant. D’autant que cette hypothèse s’est provisoirement éloignée depuis la signature, le 15&amp;nbsp;janvier, d’un &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20100115T185434Z/france-burkina-violences-guineeaccord-de-sortie-de-crise-dadis-reste-en-exil-election-presidentielle-dans-six-mois.html&quot;&gt;accord&lt;/a&gt; entre celui qui demeure le président en titre et son &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2554p028-030.xml0/guinee-opposition-meknes-blaise-compaoresekouba-konate-aux-commandes.html&quot;&gt;remplaçant par intérim&lt;/a&gt;, sous la houlette de Blaise Compaoré.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dadis très affaibli&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Dadis, qui, en sus de sa &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2552p016-017.xml0/-tentative-d-assassinat-Moussa-Dadis-Camara-Aboubacar-Diakite-Toumba-Reglements-de-comptes-a-Conakry.html&quot;&gt;blessure par balle&lt;/a&gt;, a été victime, fin décembre, d’une embolie pulmonaire, se déplace avec difficulté, parfois seul, parfois avec de l’aide. Il semble avoir recouvré la plupart de ses fonctions essentielles, mais son état requiert encore plusieurs mois de convalescence. Une équipe médicale marocaine est restée avec lui à Ouagadougou, ainsi que son médecin personnel, un Guinéen d’origine libanaise. Ironie de l’histoire, c’est dans une villa du quartier de Ouaga 2000, habituellement affectée à l’opposant guinéen Alpha Condé lors de ses fréquents passages dans la capitale burkinabè, que Dadis est logé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>O.B</name>
            <uri>http://vivrecestlechrist.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>la création du monde</title>
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        <updated>2009-12-08T11:09:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-08T11:09:00+01:00</published>
        <summary>  L'approfondissement de l'idée de création est le fait d' exilés, dépouillés...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://vivrecestlechrist.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L'approfondissement de l'idée de création est le fait d' exilés, dépouillés de tout et qui n'ont pas oublié leur origine lointaine. D'une multitude d'esclaves, Dieu a fait un peuple en les libérant d'Égypte, voilà pourquoi maintenant des « &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;rescapés des nations&lt;/span&gt;» (Is 45, 20), il peut faire une colonne en marche pour un nouvel exode vers la terre les ancêtres. Le peuple vit avec la mémoire vive que de la mort et du chaos, Dieu peut « &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;appeler à l'existence ce qui n'existe pas&lt;/span&gt; » (Rm 4, 17). Et pourquoi cela? Parce qu'il est le Dieu vivant souverainement libre: il n'a pas besoin de l'univers pour être Dieu, s'il crée c'est parce qu'il aime.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quand ils écrivent le premier chapitre du livre de la Genèse, les rédacteurs sont habités par cette foi. Pour évoquer la création de l'univers, ils utilisent alors le verbe créer - en hébreu &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;bara'&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; - que le prophète de l'Exil avait utilisé pour annoncer le renouveau de son peuple. Ce verbe, traduit habituellement par &lt;em&gt;créer&lt;/em&gt;, signifie littéralement &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;faire du nouveau&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;, &lt;em&gt;de l'inattendu&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;. A lui seul, il exprime la liberté du Créateur qui de rien peut faire du neuf, et cela « pour rien », si l'on peut dire, gratuitement. Il s'ensuit que notre monde ne détient pas en lui-même la clé de sa destinée ultime : les savants peuvent nous dire de mieux en mieux « comment il marche », mais ils se refusent à dire pourquoi et pour quoi il existe. On ne peut donc déchiffrer le sens de la création en la contemplant. Prétendre lire dans le monde les intentions secrètes de Dieu sur lui, ce serait lier nécessalrement le Créateur à sa création, ce serait nier son altérité par rapport&amp;nbsp;au monde et porter atteinte à sa transcendance.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Bernard Rey - La discrétion de Dieu - Cerf 1997, p.19&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>O.B</name>
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        <title>Il nous a confié la terre</title>
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        <updated>2009-12-07T09:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-07T09:00:00+01:00</published>
        <summary>  Le Dieu qui se révèle et parle aux hommes est celui qui les crée. Bien que...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le Dieu qui se révèle et parle aux hommes est celui qui les crée. Bien que l' Ancien Testament ait peu utilisé cette expression, on peut dire qu'il est « le Père» de ceux à qui il s'adresse car il les a faits ! L'idée de création est familière aux peuples de l'Orient ancien. En Israël on vit aussi&amp;nbsp;avec la certitude que Dieu est celui qui a façonné l'homme, comme le rapporte le récit de Genèse 2. Toutefois la réflexion sur Dieu, considéré comme le « créateur du ciel et de la terre » s'est effectuée à une époque relativement tardive de l'existence du peuple élu, puisqu'on la&amp;nbsp;situe généralement au cours de l'Exil, avec, comme porte-parole privilégié, un prophète anonyme, dénommé « Second Esaïe » (parce que ses oracles ont été conservés dans le livre d'Esaïe aux chapitres 40 à 55).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La situation est paradoxale. A ce moment-là, Israël vit une véritable mort, qui peut lui laisser penser que Dieu l' a définitivement abandonné. Il se trouve dépouillé de tout ce que le Seigneur lui avait promis et effectivement donné : une terre, une dynastie assurant sa pérennité, un sanctuaire où habitait parmi les siens la gloire du Très-Haut qui les avait délivrés de la main des Egyptiens. De cela, sur une terre étrangère, il ne reste rien. Et c'est dans ce chaos que&amp;nbsp; le prophète confesse de façon paradoxale et avec une foi extraordinaire que son Dieu est le Seigneur de l'univers:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Jacob, pourquoi dis-tu, Israël, pourquoi affirmes-tu: «Mon chemin est caché au Seigneur, mon droit échappe à mon Dieu ? » Ne sais-tu pas? N'as-tu pas entendu ? Le Seigneur est le Dieu de toujours, il crée les extrémités de la terre. Il ne faiblit pas, il ne se fatigue pas ; nul moyen de sonder son intelligence, il donne de l'énergie au faible, il amplifie l'endurance de ce qui est sans forces. &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;[Es 40, 27-29.]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette foi, exprimée quand le peuple est privé de tout ce qu' il avait reçu, affirme, par son existence même, que la présence de Dieu ne doit pas être confondue avec ce qu'il donne : la possession d'une terre, le lien à une dynastie, l'existence d'un temple. Loin de Jérusalem, le prophète met en Dieu sa foi avec l'assurance qu'il demeure auprès de son peuple. Cette conviction est aussi celle du prophète Ézéchiel ; Dieu ne s'éloigne pas des siens :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Ainsi parle le Seigneur Dieu : Oui, je les ai éloignés parmi les nations ; je les ai dispersés dans les pays étrangers, et j'ai été&amp;nbsp;pour eux un sanctuaire.&lt;/span&gt; [Ez 11, 16.]&amp;nbsp; (...)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette même conviction se trouve inscrite, dès les preniers versets de la Bible : Dieu est le Vivant qui du chaos fait jaillir la vie ! Par cette foi en la création, Israël marque ainsi sa différence avec les croyances des peuples environnants. En effet, affirmer que Dieu crée la lumière, les astres, la terre et tout ce qu'elle renferme, et finalement l'humanité, c'est désacraliser ces réalités : elles ne sont que des créatures contrairement aux croyances des autres peuples qui considéraient les astres comme des divinités, adoraient le soleil, voyaient dans le roi un être divin et représentaient les dieux sous&amp;nbsp;la forme d'animaux. En confessant Dieu créateur, le peuple élu le distingue de tout l'ordre créé : il est totalement&amp;nbsp;autre que sa création. Dès lors - et cela rejoint directement le sujet de notre réflexion -, le monde en tant que tel ne parle pas de Dieu, et&amp;nbsp;sa contemplation ne permet pas de rejoindre son origine divine en remontant de cause en cause. Dieu n'appartient pas au temps ; il ne fait pas partie de notre monde, même pas à titre de causalité initiale. Avant que le monde soit, il existe! S'il crée le monde, celui-ci ne peut être que radicalement autre que lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Bernard Rey - La discrétion de Dieu - Cerf 1997, pp.15-18&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Keefmaster</name>
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        <title>Negate:::Tamines:::04-12-09</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://betrayedbyfate.hautetfort.com/archive/2009/12/05/negate-tamines-04-12-09.html" />
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        <updated>2009-12-05T21:52:58+01:00</updated>
        <published>2009-12-05T21:52:58+01:00</published>
        <summary>  5 ans qu'on attendait la reformation des Evil Black Stars. 5 ans&amp;nbsp;à...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://betrayedbyfate.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;5 ans qu'on attendait la reformation des Evil Black Stars. 5 ans&amp;nbsp;à attendre un unique show. Mais en 40 minutes ( peut être plus, j'avoue avoir perdu la notion du temps durant ce concert ), ces 5 ans de frustrations se sont envolés. Un show énergique, un plaisir de jouer comme j'ai rarement vu chez un groupe, une générosité inégalée, me font déjà regretter cette date qui se voulait unique, mais quelque chose me dit que d'autres concerts risquent de venir étoffer le panorama des concerts wallons dans les mois à venir. Wait and see.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/2106189357.2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/792908594.2.jpg&quot; alt=&quot;01.jpg&quot; id=&quot;media-2144838&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2144838&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/635789294.3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/1434615890.3.jpg&quot; alt=&quot;03.jpg&quot; id=&quot;media-2144840&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2144840&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/02/850356817.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/02/624790030.jpg&quot; 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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/02/113563818.2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/02/575844673.2.jpg&quot; alt=&quot;08.jpg&quot; id=&quot;media-2144847&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2144847&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/00/951449750.2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/00/523409649.2.jpg&quot; alt=&quot;09.jpg&quot; id=&quot;media-2144849&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2144849&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/664958340.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/646043355.jpg&quot; 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href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/01/521808654.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/01/1435828917.jpg&quot; alt=&quot;24.jpg&quot; id=&quot;media-2144876&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2144876&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/01/560663346.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/01/1760897797.jpg&quot; alt=&quot;25.jpg&quot; id=&quot;media-2144877&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2144877&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/02/2144259139.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&amp;nbsp;Pendant la rédaction de ce billet j'écoutais: Greenleaf: Revolution Rock (lp)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>LES AMIS DE SAINT-MAUR DE BLEURVILLE</name>
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        <title>Un exil intérieur : l'évacuation des Mosellans (septembre 1939 - octobre 1940)</title>
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        <updated>2009-11-15T00:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-15T00:00:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://histoirepatrimoinebleurvillois.hautetfort.com/media/00/01/749500156.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://histoirepatrimoinebleurvillois.hautetfort.com/media/00/01/550512483.jpg&quot; alt=&quot;exil intérieur.jpg&quot; name=&quot;media-2094041&quot; id=&quot;media-2094041&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Voilà un livre qui revient sur une période douloureuse vécue par les Mosellans au moment de l'invasion de la France par la Werhmacht. Reconnaissons-le, le département de la Moselle a été sévèrement éprouvé de 1939 à 1945. Combats brefs mais destructeurs en 1940, combats acharnés en 1944 et libération tardive en février 1945, après une occupation transformée en annexion, incorporation des jeunes gens dans l'armée allemande, germanisation, colonisation et persécution des Lorrains &quot;inassimilables&quot;, expulsions...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le prélude de ces cinq ans et demi si sombres constituera l'évacuation. Episode surprenant, mal connu hors de la Moselle et de l'Alsace, épisode sans rapport avec l'exode des autres Français en mai-juin 1940, l'évacuation commence à la fin d'août 1939, elle est généralisée le 1er septembre et reprend en mai 1940. 200.000 Mosellans quittent brutalement leurs foyers à l'automne 1939, en grande majorité pour être hébergés dans la Charente, la Vienne, la Charente-Maritime, le Pas-de-Calais, la Loire et la Saône-et-Loire ; 90.000 autres font de même, mais dans des directions très diverses, après l'armistice de 1940.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La première des deux grandes migrations des gens de l'Est a eu lieu il y a 70 ans. Les témoins sont de moins en moins nombreux mais leurs témoignages écrits et photographiques sont très riches.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'ouvrage collecte de nombreux textes commentés et constitue le complément d'une exposition, conçue par le Conseil général de Moselle, présentée durant l'hiver 2009-2010 à Saint-Julien-les-Metz et à Sarreguemines. Un CD, joint au catalogue, présente un film inédit de 55 minutes sur l'évacuation en Moselle en 39-40 : il donne la parole à des témoins et acteurs de cette grande aventure collective.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt; Un exil intérieur : l'évacuation des Mosellans (septembre 1939 - octobre 1940), collectif, éditions Libel, 2009, 143 p., ill. et cartes (18 €).&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Keefmaster</name>
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        <title>Exil:::Tamines:::07-11-2009</title>
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        <updated>2009-11-08T01:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-08T01:00:00+01:00</published>
        <summary>        Second concert d'Exil du&amp;nbsp;weekend. J'arrive à la bourre, pas de...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/02/664958340.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/02/646043355.jpg&quot; alt=&quot;10.jpg&quot; name=&quot;media-2088823&quot; id=&quot;media-2088823&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Second concert d'Exil du&amp;nbsp;weekend. J'arrive à la bourre, pas de ma faute. Ca me fait néanmoins très chier d'avoir manqué la moitié du set d'Exil. Tant pis, ce qui est fait est fait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Les jours se suivent et se ressemblent, me voilà arrivé de 3 minutes, que Pat a un problème de sangle arrachant le jack et l'obligeant à changer de guitare. Pensant que le médiocre son&amp;nbsp;en facade venait de ces problèmes, il s'est vite avéré que le fautif n'était autre que l'ingé son ( je doute du mot ingé dans ce cas ), si tu n'aimes pas quand ça joue fort, je te conseille d'aller mixer de la lounge ou du reggae, comme ça tu n'auras pas de larsen mon coco. En tout cas, merci à lui pour les coupures de son régulières.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Le concert en lui même, du moins de ce que j'ai pu en voir, était vraiment plus qu'honnête compte tenu des conditions. Le second guitariste ( je retiens jamais son nom ), n'était pas la. Et tant mieux. J'ai pu voir ici un groupe cohérent, soudé, allant tous dans la même direction. Vraiment très cool. J'aimerais pouvoir suivre ces mecs lors d'une tournée, je pense que l'évolution serait perceptible de jour en jour tellement la conivence qui les unis est de plus en plus forte. J'ai hâte de les revoir vite fait.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Assez parlé, place aux images.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/2106189357.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/792908594.jpg&quot; alt=&quot;01.jpg&quot; name=&quot;media-2088840&quot; id=&quot;media-2088840&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/462716882.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/1759685090.jpg&quot; alt=&quot;02.jpg&quot; name=&quot;media-2088841&quot; id=&quot;media-2088841&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/635789294.2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/1434615890.2.jpg&quot; alt=&quot;03.jpg&quot; name=&quot;media-2088842&quot; id=&quot;media-2088842&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/215894639.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/408789950.jpg&quot; alt=&quot;04.jpg&quot; name=&quot;media-2088843&quot; id=&quot;media-2088843&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/00/850356817.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/00/624790030.jpg&quot; alt=&quot;05.jpg&quot; name=&quot;media-2088844&quot; id=&quot;media-2088844&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/1421013936.2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/1654517982.2.jpg&quot; alt=&quot;06.jpg&quot; name=&quot;media-2088845&quot; id=&quot;media-2088845&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/00/1791218576.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/00/1610471790.2.jpg&quot; alt=&quot;07.jpg&quot; name=&quot;media-2088846&quot; id=&quot;media-2088846&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/02/113563818.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/02/575844673.jpg&quot; alt=&quot;08.jpg&quot; name=&quot;media-2088848&quot; id=&quot;media-2088848&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/00/951449750.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/01/00/523409649.jpg&quot; alt=&quot;09.jpg&quot; name=&quot;media-2088850&quot; id=&quot;media-2088850&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Pendant la rédaction de ce billet, j'écoutais toujours les incroyables The Bronzed Chorus.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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            <name>Keefmaster</name>
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        <title>Exil:::Charleroi Eden:::06-11-2009</title>
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        <id>tag:betrayedbyfate.hautetfort.com,2009-11-07:2456693</id>
        <updated>2009-11-07T18:26:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-07T18:26:00+01:00</published>
        <summary>  Hier soir c'était la demi finale du concours circuit à l'Eden, Charleroi....</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Hier soir c'était la demi finale du concours circuit à l'Eden, Charleroi. Exil était qualifié. Il me tardait de les voir dans une &quot; grande salle &quot;. Petite déception lorsqu'à mon arrivé, je remarque que le concours ce passe dans &quot; le bar &quot;. Au final, ce fût bénéfique vu le peu de monde présent lors de leur prestation ( c'est toujours un problème de commencer premier ... ). Bon show dans l'ensemble, même si Pat a eu pas mal de problèmes techniques, et que l'autre guitariste ne sert à rien. Meilleure prestation que l'autre fois à Tamines, le groupe semble se roder de mieux en mieux. J'espère en avoir la confirmation ce soir lors du Metal Show de la Mj ( oui, encore à Tamines ).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;J'avoue ne pas avoir regardé les autres groupes, mais il parait&amp;nbsp;que ça ne cassait pas trois pattes à un canard. Avec F6, nous avons préféré aller voir Triggerfinger. Et vu la claque que je me suis prise, je suis sur d'avoir fait le bon choix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Place aux photos.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/2106189357.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/792908594.jpg&quot; alt=&quot;01.jpg&quot; name=&quot;media-2088330&quot; id=&quot;media-2088330&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/462716882.2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/1759685090.3.jpg&quot; alt=&quot;02.jpg&quot; name=&quot;media-2088333&quot; id=&quot;media-2088333&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/635789294.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/00/1434615890.jpg&quot; alt=&quot;03.jpg&quot; name=&quot;media-2088335&quot; id=&quot;media-2088335&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/01/850356817.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/01/624790030.jpg&quot; alt=&quot;05.jpg&quot; name=&quot;media-2088338&quot; id=&quot;media-2088338&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/1421013936.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/01/1654517982.jpg&quot; alt=&quot;06.jpg&quot; name=&quot;media-2088339&quot; id=&quot;media-2088339&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/02/1791218576.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/02/1610471790.jpg&quot; alt=&quot;07.jpg&quot; name=&quot;media-2088343&quot; id=&quot;media-2088343&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/02/113563818.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/00/02/575844673.jpg&quot; alt=&quot;08.jpg&quot; name=&quot;media-2088344&quot; id=&quot;media-2088344&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/02/951449750.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://betrayedbyfate.hautetfort.com/media/02/02/523409649.jpg&quot; alt=&quot;09.jpg&quot; name=&quot;media-2088347&quot; id=&quot;media-2088347&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;Pendant la rédaction de ce billet j'écoutais:&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.myspace.com/thebronzedchorus&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;I'am the Spring des excellents The bronzed Chorus&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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