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    <title>Last posts on espagne</title>
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            <name>JANISSAIRE</name>
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        <title>Les Maurisques ou Morisques de Turquie</title>
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        <updated>2008-05-14T05:01:38+02:00</updated>
        <published>2008-05-14T05:01:38+02:00</published>
        <summary>    Les Maurisques     &amp;nbsp;     Qui sont les Maurisques&amp;nbsp;?      Il...</summary>
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           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot; face=&quot;Vivaldi&quot; size=&quot;7&quot;&gt;&lt;b&gt;Les Maurisques&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#804040&quot; face=&quot;Book Antiqua&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;Qui sont les Maurisques&amp;nbsp;?&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Book Antiqua&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Il s’agit des derniers descendants de ces populations musulmanes espagnoles, que les chrétiens appellaient «&amp;nbsp;Maures&amp;nbsp;», épargnés par la Reconquête au XVIème siècle et qui se sont maintenues dans la région de Grenade. En 1492, à l’instigation d’Isabelle d’Espagne, ils perdent toute liberté religieuse. L’ultimatum était clair&amp;nbsp;: la conversion où l’exil. Un grand nombre sera baptisé de force, mais tout comme les Marranes, les Maurisques continueront à pratiquer leur religion dans l’ombre.&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Comme dans tous les pays que les Arabes ont conquit, la population d’origine de la péninsule espagnole, restait largement majoritaire sous la domination musulmane. Le christianisme n’avait pas disparut et pouvait continuer à se pratiquer librement, tout comme le judaïsme, fort répandu. Une lente assimilation des populations converties à l’islam était bien en cours lors de la Reconquête, mais était loin d’être achevée. Ainsi, l’Espagne redevenue sous pouvoir catholique, expulsa bien des Espagnols musulmans et non des ‘envahisseurs’ arabes.&lt;br /&gt; On peut imaginer que la région de Grenade, comptait au moins 1/4 de Maurisques dans sa population, après l’expulsion des juifs et des musulmans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#804040&quot; face=&quot;Book Antiqua&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;Le soulèvement de Grenade&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.istanbulguide.net/istguide/im/divers/reditiondegrenade.jpg&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;333&quot; width=&quot;298&quot; /&gt;&lt;font face=&quot;Book Antiqua&quot;&gt;&lt;br /&gt; Un demi-siècle plus tard, la région s’enflammera et les Maurisques se soulèveront contre le pourvoir catholique. En 1568, ils se donnent un roi&amp;nbsp;: Aben Humeya et s’engagent dans un conflit violent, dans les montagnes de l’Alpurajar. Le roi d’Espagne réagit violemment et envoi ses troupes disponibles pour mater la rébellion, alors que le pays est déjà engagé contre une révolte aux Pays-Bas espagnols, La guerre durera deux ans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les Maurisques sont aidés financièrement par le sultan Selim II et son banquier le duc de Naxos, Josef Nasi. Ils espérèrent également une aide matérielle afin de vaincre définitivement Isabelle la Catholique et récupérer la région de Grenade.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le grand vizir Sokullu Mehmet Pacha, mettra du temps à convaincre le sultan méfiant, à faire intervenir la flotte ottomane. Selon Sokullu, un débarquement en Espagne était souhaitable afin de déstabiliser les Habsbourg, en les attaquant, non comme d’habitude, par le nord (la Hongrie), mais par le sud, dont la présence militaire était plus faible. Les bonnes relations qu’entretenaient l’Empire et la France, permettaient à l’armada ottomane, de débarquer à Toulon afin d’y passer l’hiver. Le roi de France, endetté auprès des banquiers du sultan (des Marranes chassés du Portugal), allait fournir le ravitaillement de l’armée ottomane afin de rembourser sa dette. L’attaque de l’Espagne devait avoir lieu au printemps 1571, mais l’insurrection maurisque échoua et les rebelles seront définitivement battus par Juan d’Autriche en novembre 1570.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#804040&quot; face=&quot;Book Antiqua&quot; size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;La fin des Maurisques&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;font face=&quot;Book Antiqua&quot;&gt;&lt;br /&gt; Les Maurisques furent massacrés ou durent quitter la région de Grenade précipitamment. Une partie trouva refuge dans l’Empire ottoman, soit dans la région d’Alger, soit à Istamboul.&lt;br /&gt; Dans la capitale ottomane, les réfugiés sont installés dans le faubourg latin de &lt;a href=&quot;http://www.istanbulguide.net/istguide/quartiers/galata.htm&quot;&gt;Galata&lt;/a&gt;, où vit déjà une communauté juive, elle aussi chassée d’Espagne. On assiste à un regroupement non religieux, mais linguistique, comme ce fut le cas plus tard, pour les juifs chassés d’Allemagne et rassemblés à Istamboul autour de la communauté autrichienne.&lt;br /&gt; C’est entre la porte Saint Georges et l’église Saint Dominique, reconvertie en &lt;a href=&quot;http://www.istanbulguide.net/istguide/artetarch/batimliste/mosquees/arabes.htm&quot;&gt;mosquée «&amp;nbsp;des Arabes&amp;nbsp;»&lt;/a&gt; , que les Maurisques pourront dorénavant, vivre leur foi en toute liberté.&lt;br /&gt; Aujourd’hui à Istamboul, il ne reste plus trace des Maurisques. Ces Espagnols musulmans, se sont complètement dilués dans d’autres groupes ethniques de même religion, des Turcs, des &lt;a href=&quot;http://www.istanbulguide.net/istguide/people/ethnies/albanais/index.htm&quot;&gt;Albanais&lt;/a&gt; ou des Slaves.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>yeuxjamaisbaisses</name>
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        <title>José Luis Rodriguez Zapatero &quot;durcit&quot; la politique espagnole d'immigration</title>
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        <updated>2008-05-12T23:41:24+02:00</updated>
        <published>2008-05-12T23:41:24+02:00</published>
        <summary>  &quot;L'Espagne confirme le durcissement de sa politique d'immigration,...</summary>
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           &lt;p&gt;&quot;L'Espagne confirme le durcissement de sa politique d'immigration, perceptible depuis les élections du 9 mars, alors que la situation de l'emploi se dégrade rapidement. Le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a annoncé, jeudi 8 mai, qu'il va allonger le délai maximum de rétention des étrangers en situation irrégulière, aujourd'hui de quarante jours. Très contestée, la directive européenne visant à harmoniser les normes applicables aux clandestins, qui doit être votée en juin, autorise une durée de rétention de dix-huit mois.&lt;br /&gt; Le ministre espagnol de l'intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba, a fait valoir que le délai actuel est parfois trop court &quot;pour identifier et rapatrier&quot; les immigrants qui tentent d'entrer irrégulièrement en Espagne. Il a usé d'un vocabulaire plutôt réservé jusqu'à présent à l'opposition conservatrice. &quot;Si nous sommes laxistes avec l'immigration illégale, nous favoriserons les mafias et cette avalanche, personne ne l'arrêtera&quot;, a-t-il déclaré. Il a aussi mis en avant la nécessité de déjouer, par les rapatriements, &quot;l'effet d'appel&quot; sur les candidats à l'immigration.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Immonde rapporte de cette façon les dernières décisions du gouvernement espagnol en matière d'immigration. Evoquer un &quot;durcissement de la politique d'immigration&quot; de la part d'un gouvernement d'irresponsables qui ont contribué par leurs décisions débiles ces dernières années à accélèrer l'invasion de l'Espagne par des masses venues d'Amérique latine et d'Afrique est révélateur de l'absence d'esprit de la part des journalistes de l'Immonde. Grâce au clown Zapatero (son prédecesseur Aznar du Parti dit de droite avait parfaitement préparé le terrain), l'Espagne, jusqu'alors plutôt épargnée par le fléau de l'immigration, a vu ses frontières ouvertes. Les espagnols deviennent des citoyens de seconde zone dans leur propre pays et partagent, hélas, désormais ce sort avec leurs frères européens. Lorsqu'on laisse la porte grande ouverte en abaissant d'un demi millimètre la poignée, on ne durcit pas les lois d'immigration : on continue à laisser-faire en amusant la galerie. Rubalcaba devra payer pour ses décisions criminelles. Il s'en fout de l'avalanche dont souffrent au quotidien ses compatriotes. Avec ses amis de la gauche caviar et ses amis grands patrons, il continuera à s'amuser sur des skis. Zapatero est un criminel, qu'il soit également un abruti ne l'exempte en rien, idôlatré par des journalistes français sans cervelle.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/05/12/jose-luis-rodriguez-zapatero-durcit-la-politique-espagnole-d-immigration_1043762_3214.html?xtor=RSS-3208&quot;&gt;Leur Monde&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Eliotlake</name>
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        <title>L'Espagne réclame la restitution d'un trésor</title>
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        <updated>2008-05-11T11:03:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-11T11:03:00+02:00</published>
        <summary>   COMMENTAIRE DE RAËL     Si l'Espagne ose réclamer le trésor, alors le...</summary>
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           &lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;strong&gt;COMMENTAIRE DE RAËL&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;Si l'Espagne ose réclamer le trésor, alors le Pérou, le Venezuela, le Mexique, et d'autres pays d'Amérique Latine devraient en faire autant, parce que l'or transporté par les galions espagnols provenait manifestement du pillage de ces pays, tout comme les centaines de milliers de tonnes d'or, d'argent, de diamants, etc.. volés durant la colonisation de l'Amérique du Sud et le génocide des cultures inca, aztèque et maya. Donc, si l'Espagne peut prouver que le navire était espagnol, alors, sûrement, c'est qu'elle possède un document historique indiquant le pays pillé d'où provient l'or, et les nations d'Amérique Latine devraient être les seules à avoir le droit de&amp;nbsp;le revendiquer, et non pas les colonisateurs et conquistadores espagnols criminels. Ainsi d'ailleurs que des dédommagements financiers pour tous les autres trésors volés.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;~~~~~~~~~~~~&lt;wbr /&gt;&lt;/font&gt;~~~~~~~~~&lt;wbr /&gt;~~~~~~~~~&lt;wbr /&gt;~~~~~~~~~&lt;wbr /&gt;~~~~~~~~~&lt;wbr /&gt;~~~~~~~~~&lt;wbr /&gt;~~~~~~~&lt;/div&gt; &lt;div&gt; &lt;div class=&quot;obs-rub&quot;&gt;Amériques&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;a href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ameriques/20080508.FAP2813/lespagne_reclame_la_restitution_dun_tresor.html&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;http://tempsreel.&lt;wbr /&gt;&lt;/font&gt;nouvelobs.&lt;wbr /&gt;com/depeches/&lt;wbr /&gt;international/&lt;wbr /&gt;ameriques/&lt;wbr /&gt;20080508.&lt;wbr /&gt;FAP2813/lespagne&lt;wbr /&gt;_reclame_&lt;wbr /&gt;la_restitution_&lt;wbr /&gt;dun_tresor.&lt;wbr /&gt;html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;obs-signature-date&quot;&gt;AP | 08.05.2008 | 20:26&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;txt-article&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;cap&quot;&gt;L&lt;/span&gt;'Espagne a revendiqué officiellement jeudi la propriété d'une épave où un trésor de 500 millions de dollars (324 millions d'euros) a été trouvé, affirmant détenir la preuve qu'il s'agissait d'un bateau espagnol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autorités espagnoles veulent récupérer le trésor repêché l'an dernier dans le navire par l'entreprise américaine d'exploration sous-marine Odyssey Marine Exploration. Madrid affirme que l'épave est celle de la &quot;Nuestra Senora de las Mercedes&quot;, un navire de guerre espagnol coulé en 1804 par la marine britannique au large du sud-ouest du Portugal avec plus de 200 hommes à bord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement espagnol a présenté des preuves jeudi devant un tribunal de Tampa (Floride), où Odyssey Marine Exploration a son siège, pour étayer sa demande. &quot;L'Espagne n'a pas (...) renoncé d'une quelconque manière que ce soit à la propriété du Mercedes&quot;, souligne un document des autorités espagnoles remis au tribunal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Nous parlons de restes d'un bâtiment de la marine espagnole et de restes humains de marins espagnols morts à bord&quot;, a déclaré à Madrid le directeur général du ministère de la Culture, José Jimenez.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le trésor est &quot;la propriété de la marine, de l'Etat et du peuple espagnols et nous voulons le récupérer entièrement&quot;, a déclaré de son côté l'amiral Teodoro de Leste Contreras, qui dirige un musée naval géré par le ministère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Odyssey Marine Exploration avait annoncé en mai 2007 la découverte de l'épave et de son chargement composé de 500.000 pièces d'argent et d'autres objets. La firme avait précisé ne pas savoir de quel navire il s'agissait et avait ramené le trésor à Tampa sans en avertir l'Espagne. AP&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;____________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;_________&lt;wbr /&gt;____&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lien proposé par &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rael-science.org/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;Raël Science Français&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7390424.stm&quot;&gt;http://news.&lt;wbr /&gt;bbc.co.uk/&lt;wbr /&gt;2/hi/europe/&lt;wbr /&gt;7390424.stm&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; (reproduit par Raël Science le 10 mai 2008, avec commentaire de Raël)&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Spain claims shipwreck treasure&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Alhyze</name>
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        <title>L'Espagne réclame la restitution d'un trésor</title>
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        <updated>2008-05-11T09:47:00+02:00</updated>
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           &lt;h1&gt;&lt;font size=&quot;4&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;L'Espagne réclame la restitution d'un trésor&lt;/font&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div&gt;&lt;a href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ameriques/20080508.FAP2813/lespagne_reclame_la_restitution_dun_tresor.html&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;http://tempsreel.&lt;wbr /&gt;&lt;/font&gt;nouvelobs.&lt;wbr /&gt;com/depeches/&lt;wbr /&gt;international/&lt;wbr /&gt;ameriques/&lt;wbr /&gt;20080508.&lt;wbr /&gt;FAP2813/lespagne&lt;wbr /&gt;_reclame_&lt;wbr /&gt;la_restitution_&lt;wbr /&gt;dun_tresor.&lt;wbr /&gt;html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;obs-signature-date&quot;&gt;AP | 08.05.2008 | 20:26&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;txt-article&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;cap&quot;&gt;L&lt;/span&gt;'Espagne a revendiqué officiellement jeudi la propriété d'une épave où un trésor de 500 millions de dollars (324 millions d'euros) a été trouvé, affirmant détenir la preuve qu'il s'agissait d'un bateau espagnol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autorités espagnoles veulent récupérer le trésor repêché l'an dernier dans le navire par l'entreprise américaine d'exploration sous-marine Odyssey Marine Exploration. Madrid affirme que l'épave est celle de la &quot;Nuestra Senora de las Mercedes&quot;, un navire de guerre espagnol coulé en 1804 par la marine britannique au large du sud-ouest du Portugal avec plus de 200 hommes à bord.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement espagnol a présenté des preuves jeudi devant un tribunal de Tampa (Floride), où Odyssey Marine Exploration a son siège, pour étayer sa demande. &quot;L'Espagne n'a pas (...) renoncé d'une quelconque manière que ce soit à la propriété du Mercedes&quot;, souligne un document des autorités espagnoles remis au tribunal.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Nous parlons de restes d'un bâtiment de la marine espagnole et de restes humains de marins espagnols morts à bord&quot;, a déclaré à Madrid le directeur général du ministère de la Culture, José Jimenez.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le trésor est &quot;la propriété de la marine, de l'Etat et du peuple espagnols et nous voulons le récupérer entièrement&quot;, a déclaré de son côté l'amiral Teodoro de Leste Contreras, qui dirige un musée naval géré par le ministère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Odyssey Marine Exploration avait annoncé en mai 2007 la découverte de l'épave et de son chargement composé de 500.000 pièces d'argent et d'autres objets. La firme avait précisé ne pas savoir de quel navire il s'agissait et avait ramené le trésor à Tampa sans en avertir l'Espagne. AP&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Lien proposé par &lt;em&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot;&gt;Raël Science Français : &lt;a href=&quot;http://news.bbc.co.uk/2/hi/europe/7390424.stm&quot;&gt;http://news.bbc.co.uk:80/2/hi/europe/7390424.stm&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rael-science.org/&quot;&gt;COMMENTAIRE DE RAËL&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;Si l'Espagne ose réclamer le trésor, alors le Pérou, le Venezuela, le Mexique, et d'autres pays d'Amérique Latine devraient en faire autant, parce que l'or transporté par les galions espagnols provenait manifestement du pillage de ces pays, tout comme les centaines de milliers de tonnes d'or, d'argent, de diamants, etc.. volés durant la colonisation de l'Amérique du Sud et le génocide des cultures inca, aztèque et maya.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;font size=&quot;2&quot; face=&quot;Arial&quot;&gt;Donc, si l'Espagne peut prouver que le navire était espagnol, alors, sûrement, c'est qu'elle possède un document historique indiquant le pays pillé d'où provient l'or, et les nations d'Amérique Latine devraient être les seules à avoir le droit de&amp;nbsp;le revendiquer, et non pas les colonisateurs et conquistadores espagnols criminels. Ainsi d'ailleurs que des dédommagements financiers pour tous les autres trésors volés.&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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        <title>CUBA: une blogeuse interdite de quitter le territoire</title>
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        <summary>      Je ne&amp;nbsp;fais pas de la propagande anticastriste mais ce genre...</summary>
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           &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.smh.com.au/ffximage/2008/03/25/yoani55_narrowweb__300x360,0.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne&amp;nbsp;fais pas de la propagande anticastriste mais ce genre d'infos me répugne. j'espére que ça ne donnera pas de mauvaises idées à d'autres pays!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ouaou la nana reçois parfois plus de 6000 commentaire sur un article...bravo!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La blogueuse cubaine Yoani Sanchez, devenue célèbre pour son blog &lt;strong&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.desdecuba.com/generaciony/&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot; style=&quot;background-color: #ffffff&quot;&gt;&quot;Generacion Y&quot;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt; qui lui a valu cette année le prix Ortega y Gasset de journalisme en Espagne, s'est vu refuser par le gouvernement cubain l'autorisation de sortie du territoire pour se rendre à Madrid où elle devait assister à une cérémonie de remise du prix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Ils m'ont dit que mon cas était à l'étude&quot;, a déclaré la jeune femme de 32 ans lors d'un entretien téléphonique avec l'Associated Press, à la veille de la remise du prix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Je crois que le message, c'est que les enfants pas sages n'ont pas le droit de sortir de la maison&quot;, a-t-elle ironisé sur les raisons de cet empêchement. La cérémonie doit avoir lieu mercredi en Espagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteure de &quot;Generacion Y&quot; s'est attirée une reconnaissance internationale grâce à ses commentaires désabusés sur la vie de l'île ces derniers mois. Sa posture contestataire a de quoi déplaire au régime cubain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La récompense de Yoani Sanchez sera remise symboliquement au blogueur Ernesto Hernandez, qui réside en Espagne. AP&lt;/p&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ YAHOONEWSGLOBALS.messengerData = { sStoryLink: &quot;http://fr.news.yahoo.com/ap/20080507/twl-cuba-blogueuse-5c16fb8.html&quot;+'%0A', sStoryHeadline: &quot;Une%20blogueuse%20cubaine%20laur%C3%A9ate%20d%27un%20prix%20en%20Espagne%20interdite%20de%20sortie%20du%20territoire&quot;+'%0A', sDefaultMsg: &quot;Consultez%20cette%20d%C3%A9p%C3%AAche%20sur%20Yahoo%21%20Actualit%C3%A9s%20%3A&quot;+'%0A' }; //]]&gt;     &lt;/script&gt; 
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            <name>JANISSAIRE</name>
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        <title>Les cultures politiques des francs-maçons espagnols (XIXe-XXe s.)</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://janissaire.hautetfort.com/archive/2008/05/07/les-cultures-politiques-des-francs-macons-espagnols-xixe-xxe.html" />
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        <updated>2008-05-07T19:51:26+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T19:51:26+02:00</published>
        <summary>  Les cultures politiques des francs-maçons espagnols (XIX e -XX e &amp;nbsp;s.)...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://janissaire.hautetfort.com/">
           &lt;h2&gt;Les cultures politiques des francs-maçons espagnols (XIX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;-XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;s.)&lt;/h2&gt; &lt;div id=&quot;pres-auteurs&quot;&gt;Luis P. &lt;span class=&quot;nomfamille&quot;&gt;Martin&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;navArticle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#resume&quot;&gt;Résumé&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#abstract&quot;&gt;Abstract&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#entrees&quot;&gt;Index&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#plan&quot;&gt;Plan&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#texte&quot;&gt;Texte&lt;/a&gt; | &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#notes&quot;&gt;Notes&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#citation&quot;&gt;Citation&lt;/a&gt; &amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#auteur&quot;&gt;Auteur&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;buttons&quot;&gt; &lt;ul id=&quot;Widgets&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/signaler1171.html&quot; style=&quot;outline-style: none&quot; id=&quot;WSendTo&quot; title=&quot;Signaler ce document&quot; name=&quot;WSendTo&quot;&gt;Signaler ce document&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul id=&quot;navDocument&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/sommaire1154.html&quot; id=&quot;goParent&quot; title=&quot;Sommaire&quot; name=&quot;goParent&quot;&gt;Sommaire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1170.html&quot; id=&quot;goPrev&quot; title=&quot;Article précédent&quot; name=&quot;goPrev&quot;&gt;Article&amp;nbsp;précédent&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1172.html&quot; id=&quot;goNext&quot; title=&quot;Article suivant&quot; name=&quot;goNext&quot;&gt;Article&amp;nbsp;suivant&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;docBody&quot; class=&quot;article normal&quot;&gt; &lt;h4 id=&quot;resume&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Résumé&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;resume&quot;&gt; &lt;p class=&quot;resume&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;La Franc-maçonnerie espagnole a été tributaire des évolutions internes du pays et de l’influence des pouvoirs politiques et religieux. Il s’agit ici de donner un aperçu des cultures politiques qui ont traversé la Franc-maçonnerie espagnole entre 1868 et 1936, à travers l’étude de trois éléments&amp;nbsp;: les cultures de la République, la transition du libéralisme à la démocratie républicaine et l’humanisme politique&amp;nbsp;; et également de montrer l’originalité de cette Franc-maçonnerie espagnole qui a mêlé cultures politiques du pays et européennes.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;abstract&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Abstract&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;resume&quot;&gt; &lt;p class=&quot;abstract&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;en-GB&quot; xml:lang=&quot;en-GB&quot;&gt;Spanish Freemasonry has been dependent upon country’s internal evolutions and upon political and religious power’s influence. It is the matter to give an idea about political cultures which crossed Spanish Freemasonry between 1868 and 1936, through study of three elements&amp;nbsp;: republican cultures, liberalism transition to the republican democracy and the political humanism. We would like to show this Spanish Freemasonry originality which misced cultures from spain and also Europe.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;entrees&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Index&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;entrees&quot;&gt; &lt;dl&gt; &lt;dt&gt;Mots clés&amp;nbsp;:&lt;/dt&gt; &lt;dd&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree1101.html?langue=fr&quot;&gt;anticléricalisme&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree1100.html?langue=fr&quot;&gt;cultures politiques&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree1099.html?langue=fr&quot;&gt;Franc-maçonnerie espagnole&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree1102.html?langue=fr&quot;&gt;laïcité&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree392.html?langue=fr&quot;&gt;réseaux&lt;/a&gt;&lt;/dd&gt; &lt;/dl&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;plan&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Plan&lt;/h4&gt; &lt;div id=&quot;toc&quot;&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#tocto1&quot; name=&quot;tocfrom1&quot; id=&quot;tocfrom1&quot;&gt;Les cultures de la République&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#tocto2&quot; name=&quot;tocfrom2&quot; id=&quot;tocfrom2&quot;&gt;Du libéralisme à la démocratie républicaine&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#tocto3&quot; name=&quot;tocfrom3&quot; id=&quot;tocfrom3&quot;&gt;Anticléricalisme et laïcité&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#tocto4&quot; name=&quot;tocfrom4&quot; id=&quot;tocfrom4&quot;&gt;L’humanisme politique&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;texte&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Texte intégral&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn1&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;1&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’Ordre maçonnique en Espagne a connu une imprégnation politique qui relève de facteurs multiples, tels que l’impossible implantation de loges pendant le XVIIIe siècle, la persistance de l’absolutisme, le modérantisme libéral et, au-delà de ces conditions, la très forte influence de l’Eglise catholique dans la société espagnole. Ces facteurs ont configuré une Franc-maçonnerie particulière dans le sens où sa pénétration dans le corps social fut réduite par des pressions exogènes entraînant une difficile organisation. Ne pouvant disposer d’une assise forte, l’Espagne est devenu une «&amp;nbsp;proie&amp;nbsp;» pour les obédiences étrangères, surtout les portugaises et françaises mieux introduites. Cette originalité va durer jusqu’aux années 1860-1870. A partir de cette époque, les francs-maçons espagnols essayeront, dans un état de division permanente, de mettre sur pied des obédiences autochtones fragilisées autant par des querelles constantes que par une politisation accrue. A cause de cette situation, la Franc-maçonnerie espagnole tardera à se réunir autour de deux ou trois centres maçonniques forts et elle ne sera pas en mesure de s’opposer à la dissolution décrétée par le gouvernement en 1896.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn2&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;2&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La carte maçonnique espagnole est, de ce fait, un réseau multiple, très effiloché, très instable, bien que condensé, car la population maçonnique connaît dès 1887 un essor remarquable, tant en nombre de loges qu’en nombre de membres. Ainsi, les composantes culturelles de cette Franc-maçonnerie peuvent paraître faibles ou peu originales dans la mesure où les loges vivent dans le déséquilibre matériel (la pénurie financière étant la plus importante), dans la suspicion sociale dans les petites villes, puis dans l’inquiétude politique jusqu’en 1887, quand la loi qui établit le droit de réunion est approuvée par le parlement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn3&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;3&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ces conditions ne sont pas, toutefois, les seules responsables de l’élaboration d’une culture politique à l’intérieur de la Franc-maçonnerie hispanique. Ce contexte est constamment détourné. En réalité, sauf pour la période démocratique de 1868 à 1873 et à partir de 1887, la pénétration de cultures politiques sera toujours fonction du contexte politique. Ainsi, pendant la monarchie démocratique d’Amédée de Savoie (1869-1873), les francs-maçons ne communiaient pas tous avec le républicanisme&amp;nbsp;: le libéralisme de progrès était bien plus couru parmi les frères. Autre donnée intéressante, après la Ie République (1873), à cause de l’incapacité du régime, la culture républicaine est souvent contestée.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn4&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;4&amp;nbsp;&lt;/span&gt;C’est à partir de ces enregistrements que nous sommes en mesure d’étudier les pratiques culturelles du politique chez les francs-maçons espagnols, en soulignant l’important et radical changement qui va se produire à l’orée du XXe siècle et qui concerne tant la capacité de produire un discours politique plus en accord avec la crise espagnole de 1898 à 1936, que les efforts maçonniques pour participer à une dynamique socio-politique très mobile. Dès 1909, les loges et les francs-maçons vont s’inscrire aux diverses mobilisations, faire partie de réseaux à densité variable, à une multilatéralité politique, sociale et culturelle qui les «&amp;nbsp;sort&amp;nbsp;» de leur milieu naturel et les projette dans une culture politique plus vaste que celle que génère l’Ordre dans les temples&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn1&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn1&quot; name=&quot;bodyftn1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn1&quot;&gt;1&amp;nbsp;- Plusieurs études récentes montrent cette mobilité (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn5&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;5&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Toute cette culture politique est débitrice d’un processus de modélisation politique&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn2&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn2&quot; name=&quot;bodyftn2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, en tant que matérialisation d’une culture (dans ce cas, politique) qui n’est même pas exclusive à une sociabilité, riche en traditions, comme c’est le cas de la Franc-maçonnerie. Les modèles, dans l’interprétation anthropologique de Ruth Benedict bien plus que dans la vision archéologique de Michel Foucault&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn3&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn3&quot; name=&quot;bodyftn3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, sont définis par un constant passage des connaissances, dans des transferts continus qui sont susceptibles de parfaire une culture propre&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn4&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn4&quot; name=&quot;bodyftn4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Dans ces modèles ont peut trouver des mimétismes évidents, toujours nuancés par l’absorption de la culture «&amp;nbsp;externe&amp;nbsp;»&amp;nbsp;;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn2&quot;&gt;2&amp;nbsp;- Pour certains auteurs dans une culture politique trop (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn3&quot;&gt;3&amp;nbsp;- Nous attachons plus d’intérêt aux analyses de (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn4&quot;&gt;4&amp;nbsp;- C’est ce qu’on voit dans les différentes études (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn6&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;6&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ceci dit, il est indéniable que dans le cas de l’Ordre espagnol, on assiste à un processus cohérent qui se déroule sur quatre phases&amp;nbsp;: les réceptions, les élaborations, les productions et les diffusions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn7&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;7&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les cultures politiques seront un processus d’acculturation. Regarder ainsi le politique (maçonnique ou autre) nous évite de tomber dans la dialectique d’une culture dominante (même si elle existe toujours) et des sous-cultures (dans notre cas, ce serait la «&amp;nbsp;sous-culture&amp;nbsp;» maçonnique).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn8&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;8&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Notre contribution visera à donner un aperçu le plus complet possible des cultures politiques qui ont circulé dans la Franc-maçonnerie espagnole entre 1868 et 1936, à partir de trois registres&amp;nbsp;: les cultures de la République, la transition du libéralisme à la démocratie républicaine et l’humanisme politique. Si toutes ont des dénominateurs communs, elles ne s’expriment pas de la même façon.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn9&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;9&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Dans l’Espagne au tournant du XIXe et XXe siècle il existe des cultures politiques venant de sources et traditions diverses espagnoles et européennes, et ces cultures ont été reçues dans les loges, de la même façon qu’au niveau des comportements, les différentes cultures de la mobilisation, ont été présentes dans la radiation d’initiatives maçonniques. L’originalité des francs-maçons est que, du fait de la circulation des discours et des pratiques menées par des francs-maçons d’autres pays, certaines cultures sont accueillies et mises en pratique en Espagne (par exemple, la Ligue des droits de l’homme).&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#tocfrom1&quot; id=&quot;tocto1&quot; name=&quot;tocto1&quot;&gt;Les cultures de la République&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn10&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;10&amp;nbsp;&lt;/span&gt;N’existant jamais dans une uniformisation culturelle, la Maçonnerie ne pouvait prétendre que sa culture politique dominante républicaine soit homogène et unique. Il existe, comme cela a été souligné&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn5&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn5&quot; name=&quot;bodyftn5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, des valeurs et principes qui sont largement admis&amp;nbsp;; cependant, il faudra se pencher sur les discours républicains produits par la Franc-maçonnerie pour établir la réelle réception de la culture républicaine. Etant donné que les études sont très incomplètes, il faut analyser cette réception à partir des pratiques politiques.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn5&quot;&gt;5&amp;nbsp;- A. Joshua Adel&amp;nbsp;: Le devenir des francs-maçons (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn11&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;11&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il est admis par l’historiographie maçonnique que la Franc-maçonnerie espagnole a connu un processus de «&amp;nbsp;républicanisation&amp;nbsp;» à la suite de la répression politique déclenchée par le nouveau régime monarchique dès 1875. Sur cette question, les historiens ont articulé le processus en tant que phénomène subit, en tant qu’infiltration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn12&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;12&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Or, mise à part l’adhésion maçonnique de certains républicains, il n’est jamais aisé de comprendre la finalité de ces adhésions. D’une part, cette interprétation place les francs-maçons dans l’orbite contestataire du régime&amp;nbsp;et, d’autre part, elle perpétue la tradition conspiratrice de la Franc-maçonnerie, en considérant que les loges ont accueilli les républicains persécutés. Cette analyse risque de biaiser la question de la culture républicaine. On pourrait donc croire que les cultures républicaines dans l’Ordre espagnol ne sont pas un phénomène de perméabilité discursive mais qu’il s’agirait plutôt d’une stratégie de repli, d’un resserrement des espaces politiques qui profitent d’une sociabilité proche, idéologiquement parlant.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn13&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;13&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Plusieurs cas de figures nous montrent parfaitement ce repli républicain. Dans une étude remarquable sur Alicante précisant ces transferts républicains, on voit de façon très graphique que la filiation maçonnique des républicains déchus, persécutés ou en voie de recomposition est très aléatoire, dispersée, voire inopérante politiquement. Par ailleurs, l’auteur, V. Sampedro, s’attache à démonter la prétendue homogénéisation républicaine&amp;nbsp;: des fédéraux sans guide, des progressistes en détresse, des centristes historiques en quête de lieux d’expression, etc... Tout ceci sans compter avec les changements de familles, donc de cultures&amp;nbsp;: fédéraux qui passent au camp des progressistes, dans une loge dominée par les progressistes (sic), républicains centristes qui vont s’inscrire au parti libéral dynastique et qui errent dans les loges locales, etc&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn6&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn6&quot; name=&quot;bodyftn6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;. On voit une infiltration délétère et, à ne pas douter, peu efficace. La prétendue perméabilité est mise à mal.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn6&quot;&gt;6&amp;nbsp;- Vicente Sampedro Ramo: “La influencia del (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn14&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;14&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Si on prend l’exemple de Barcelone, on assiste à des recompositions aussi aléatoires&amp;nbsp;: les républicains fédéraux qui définissent les positions politiques d’un bon nombre de loges, sont conscients que la tendance régionaliste finira par être dominante, et la création de la Grande Loge Régionale Catalano-Baléar malgré son caractère républicain, est la preuve que les cultures politiques n’étaient pas le fruit d’une infiltration, mais de la circulation des idées hors des temples&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn7&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn7&quot; name=&quot;bodyftn7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;. Et cela ne tient pas seulement à des facteurs purement maçonniques&amp;nbsp;: les francs-maçons se sentaient bien au sein des partis républicains de notables, et la fragilité structurelle de ceux-ci avait des conséquences nettes quant à la filiation maçonnique de certains de leurs membres.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn7&quot;&gt;7&amp;nbsp;- Cfr. Pere Sánchez i Ferré&amp;nbsp;: op&amp;nbsp;: cit. 1990, p. 200 (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn15&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;15&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Sans stratégies établies, sans objectifs définis, les républicains en Maçonnerie agissaient en ordre dispersé et à titre individuel ou, dans le meilleur des cas, en raison de relations interpersonnelles, qui, en l’occurrence, ne pouvaient que constituer un réseau de faible densité.&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#tocfrom2&quot; id=&quot;tocto2&quot; name=&quot;tocto2&quot;&gt;Du libéralisme à la démocratie républicaine&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn16&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;16&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Avant de devenir la culture politique dominante parmi les francs-maçons espagnols, l'Ordre a connu une acculturation progressive qui irait du libéralisme à la démocratie radicale, d'inspiration républicaine. Ce long cheminement a toutes les caractéristiques d'une réception politique&amp;nbsp;: la culture libérale fut depuis les années 60 du XIXe siècle le socle doctrinaire et discursif d'une Maçonnerie en quête d'une adéquation avec les temps. Les hommes qui la forment viennent tous des courants progressistes, l'aile gauche du parti libéral, enfin de démocrates. Deux aspects sont à signaler&amp;nbsp;: une prise de conscience «&amp;nbsp;nationale&amp;nbsp;» en vue de constituer une obédience espagnole qui rassemble ces hommes, puis, donner à ces hommes des grandes lignes d'interprétation pour l'élaboration d'une production politique cohérente.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn17&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;17&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cette tâche on la trouve plus présente au Grand Orient d'Espagne (&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;gode&lt;/span&gt;) qu’à l'obédience rivale, plus conservatrice, le Grand Orient National d'Espagne (&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;gone&lt;/span&gt;)&amp;nbsp;; cependant, ce trait n'est pas si général qu'on le croit&amp;nbsp;: les francs-maçons naviguent entre les loges selon des circonstances et des contextes &amp;nbsp;qui varient et qui sont à la fois maçonniques, mais aussi d'identité politique, voire partisane.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn18&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;18&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Premièrement, un courant libéral qui intègre les principes d'un humanisme maçonnique, autour des aspects classiques du libéralisme&amp;nbsp;: libertés publiques, droit à la propriété, sécurité personnelle&amp;nbsp;; sujets classiques qui se réclament tant du droit naturel que du libéralisme doctrinaire. Les francs-maçons espagnols vont procéder à une lecture du libéralisme qui sera très influencée par une philosophie néo-idéaliste&amp;nbsp;: le krausisme&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn8&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn8&quot; name=&quot;bodyftn8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Les liens de cette philosophie, qui n'est pas politique, mais qui demeure dans les contrées de l'humanisme universaliste kantien et la portée juridique du social, ont été très importants. L'articulation de l'humanisme libéral dans la Franc-Maçonnerie espagnole sera confortée par cette philosophie qui est à la fois organiciste et à la recherche d'une société harmonieuse. Les francs-maçons espagnols ne pouvaient pas trouver mieux. En outre, les thèses du krausisme étaient servies par les intellectuels les plus engagés dans la contestation politique.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn8&quot;&gt;8&amp;nbsp;- Le ‘krausisme’ est une école de pensée qui (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn19&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;19&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le libéralisme des francs-maçons a donc une composante humaniste, de filiation kantienne, qui retire toute connotation partisane car il place l'homme au-dessus des contingences du politique et lui rend son statut unique&amp;nbsp;: la Franc-maçonnerie travaille pour les hommes, l'humanité. Le krausisme lui offre un appui sans faille car il interprète aussi la manière dont ce travail doit se poursuivre, se matérialiser. L'Institution Libre de l'Enseignement (&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; text-transform: uppercase&quot;&gt;ile&lt;/span&gt;), fondée par les krausistes espagnols, sera un lieu où les francs-maçons iront puiser un humanisme pragmatique et nécessaire à la société espagnole&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn9&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn9&quot; name=&quot;bodyftn9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. L'engagement d'un nombre important de francs-maçons, entre 1860 et 1936, démontre d'une façon éclatante la réception de ces thèses&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn10&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn10&quot; name=&quot;bodyftn10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Pas moins de trois grands maîtres du Grand Orient Espagnol (&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;goe&lt;/span&gt;) ont été très liés à l’&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;ile&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: Miguel Morayta, Luis Simarro et Odón de Buen. Egalement d’autres personnalités comme Seguismundo Moret, Augusto Barcia, Melquiades Álvarez, etc., ont fait partie de cette institution éducative qui, comme la Franc-maçonnerie, considérait l´éducation comme l’axe de l’émancipation spirituelle de l’homme.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn9&quot;&gt;9&amp;nbsp;- Cfr. María José Lacalzada de Mateo&amp;nbsp;: “Un puente (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn10&quot;&gt;10&amp;nbsp;- Pedro Álvarez Lázaro&amp;nbsp;: “Krausistas, (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn20&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;20&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Une culture libérale adhère au principe de la liberté naturelle de l’être humain. Les libertés politiques sont à la fois normatives dans le cadre de la société, mais aussi spirituelles (liberté de conscience, notamment). Ce va-et-vient procure une culture des libertés globale qui ne s’appuie pas sur un programme politique précis. Ainsi, si le libéralisme politique chez les francs-maçons espagnols est visible dans les espaces politiques, le libéralisme social et économique est beaucoup plus abstrait. La faute à une socialisation politique généralisée et due aux retards cumulés dans la mise en place d’un libéralisme stable&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn11&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn11&quot; name=&quot;bodyftn11&quot;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Bien entendu, cette culture est fortement compromise dans un discours qui recourt à des glossaires classiques (liberté d’opinion, d’association, entre autres), mais qui prend une autre tournure lorsqu’il s’agit de défendre le pluralisme politique&amp;nbsp;: l’Ordre composé d’hommes d’horizons politiques différents ne pouvait que revendiquer la reconnaissance de tout l’éventail des productions culturelles politiques existant en Espagne&amp;nbsp;; or la monarchie d’Isabel II était fermée à une telle reconnaissance. La chute de ce régime et l’arrivée d’un système démocratique entre 1868 et 1874, puis d’une République fédérale, vont marquer définitivement les sources d’une culture politique pour la Franc-maçonnerie espagnole.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn11&quot;&gt;11&amp;nbsp;- Le libéralisme espagnol connut de longues périodes (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn21&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;21&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Aussi étonnant qu'il puisse paraître, pendant cette période agitée, mais démocratique, la Franc-maçonnerie espagnole entame sa véritable politisation, et se confirme la pluralité des engagements politiques de ses membres. Bien plus, le républicanisme n’est pas encore la culture dominante car le libéralisme de progrès est mieux accueilli par les francs-maçons&amp;nbsp;: une lecture détaillée interventions des députés des Cortès (parlement)&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn12&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn12&quot; name=&quot;bodyftn12&quot;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; nous renseigne davantage sur la puissance du libéralisme dans les loges que sur les discours politiques. Cependant, la question n'est pas de savoir quand la Franc-maçonnerie espagnole reçoit la culture républicaine, mais de quelle façon celle-ci s'installe.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn12&quot;&gt;12&amp;nbsp;- Cfr. Françoise Randouyer: “Utilidad de un catálogo (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn22&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;22&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Une fois de plus, les événements politiques seront déterminants. L'essoufflement de la monarchie démocratique tient à des facteurs multiples, dont l’intérêt pour le libéralisme démocratique dans une société où les clivages sociaux sont très forts. Les loges sont, pendant cette période (1868-1874), des lieux de sociabilité modérée, certes libérale et progressiste, mais qui est loin de créer un espace républicain. La modération maçonnique est la conséquence de la fonction que l'Ordre s'octroie&amp;nbsp;: être un lieu de rassemblement où l'esprit libéral puisse se développer. Une position à part, car si les partis de notables se structurent à la base sur des lieux de sociabilité propre, chacun a son club, son cercle, etc. Les loges -sauf quelque cas de figure assez prononcés, comme en Andalousie orientale&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn13&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn13&quot; name=&quot;bodyftn13&quot;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;- souffrent de joutes politiques, quand celles-ci pénètrent dans les loges. Ainsi, la projection maçonnique pendant ce Sextennat Démocratique, va se limiter à la conservation d'un espace de sociabilité qui contient toute une panoplie de cultures politiques allant du libéralisme «&amp;nbsp;organiciste&amp;nbsp;» jusqu'au républicanisme fédéraliste d'inspiration internationaliste. Des limites qui sont importantes, car elles nous montrent une sociabilité, encore jeune, mais en concurrence avec d'autres formes de sociabilité plus performantes politiquement, par exemple, les clubs républicains. Il suffit de considérer les rôles que se donnent ces clubs&amp;nbsp;: agora politique où le peuple peut discuter et débattre des affaires de la cité&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn14&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn14&quot; name=&quot;bodyftn14&quot;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, lieux de culture où l'ouvrier peut acquérir par l'enseignement le discernement politique et l'esprit critique&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn15&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn15&quot; name=&quot;bodyftn15&quot;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, donc l'opinion... c’est dire si les similitudes des normes sont évidentes avec des loges maçonniques qui sont, en majorité, très proches, de la «&amp;nbsp;société harmonieuse&amp;nbsp;» chère à l'&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;ile&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn13&quot;&gt;13&amp;nbsp;- Fernando Martínez López&amp;nbsp;: “Política y masonería (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn14&quot;&gt;14&amp;nbsp;- Vid. Manuel Morales Muñoz&amp;nbsp;: El republicanismo (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn15&quot;&gt;15&amp;nbsp;- Rosana Gutiérrez Lloret&amp;nbsp;: “Sociabilidad política, (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn23&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;23&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le grand tournant arrivera à partir de 1875. La restauration de la monarchie, forte de l'opposition grandissante à la Ière République, construira un régime politique qui se voudra consensuel, avec pour unique condition&amp;nbsp;: que le roi Alphonse XII soit accepté et reconnu. Les allégeances vont concerner presque toute la classe politique sauf les républicains. Le mentor de ce régime, Antonio Cánovas del Castillo, sera appuyé et conforté dans son projet, par Mateo P. Sagasta, un libéral de progrès qui, au faîte de sa popularité, deviendra en 1880, grand maître du &lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;gode&lt;/span&gt;. Mais cette circonstance ne sera pas décisive dans la réception d'une culture républicaine dans les loges. Cette réception viendra d'un double effet. Le premier&amp;nbsp;: la persécution des républicains par le gouvernement qui déclenche une dispersion tout azimuts, de telle sorte que même certaines loges trop pleines de républicains disparaissent promptement. Le deuxième: la dissolution des lieux de sociabilité républicaine va précipiter certains républicains dans les loges encore en vie ou, au mieux, ils vont en susciter la création. La réception de la culture de la République dans la Franc-Maçonnerie espagnole vient de cet état de faits.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn24&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;24&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Nous sommes donc en face d'une culture politique, partiellement, exogène, mais déterminante, tant dans la recomposition de réseaux maçonniques après 1875, que dans l'évolution ultérieure. Les loges maçonniques espagnoles de la fin du XIXe siècle seront largement dominées par cette culture politique, qui servira de base d'interprétation politique dans l'Ordre de ce qui est l'homme en relation avec la société. La Franc-maçonnerie, même dans sa diversité, accueillera toutes les sensibilités républicaines, et en particulier deux de ses aspects fondamentaux&amp;nbsp;: la laïcité et la citoyenneté. D'un côté, elle va contester les articles de la Constitution de 1876, relevant du confessionnalisme effectif de l'Etat, et d'un autre, elle va s'opposer aux insuffisances des libertés individuelles et politiques (la liberté de presse ne sera rétablie qu'en 1881, la liberté d'association en 1887 et le suffrage universel en 1890), en participant aux combats pour la reconnaissance du citoyen.&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#tocfrom3&quot; id=&quot;tocto3&quot; name=&quot;tocto3&quot;&gt;Anticléricalisme et laïcité&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn25&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;25&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pour les francs-maçons espagnols, la laïcité a des contours imprécis. Les discours montrent trois paliers qui s’enchevêtrent&amp;nbsp;: l’anticléricalisme, formulé en tant que combat politique et idéologique, la sécularisation comme réalisation de la lutte contre le clergé, et la laïcité, projet ultime de construction d’une société non définie juridiquement, mais socialement. Ceci dit, entre 1880 et 1910 on assiste à une évolution très importante dans le corpus doctrinaire et politique de l’Ordre espagnol.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn26&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;26&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Si dans le champ d'interprétation républicaine la composante krausiste présente dans les loges nous livre une élaboration culturelle qui tient compte à la fois de l'individu et de sa fonction dans la société, le tout à l’intérieur d’une rationalisation des rapports politiques (dont le principe fondamental de la liberté de conscience), il va autrement avec l'entrée du positivisme dans les loges et dans les cercles plus radicaux. En effet, la lecture classique qu'on a fait de l'anticléricalisme maçonnique a tendance à négliger les profondes différences qui existent entre radicalisme et krausisme. Lorsqu'on reconnaît que le matérialisme est bien présent dans la Grande Loge Régionale Catalane et Baléar, ou que nombreux francs-maçons s'identifient à l'anticléricalisme enragé des libre-penseurs, on ne peut pas oublier que l'anticléricalisme des hommes proches de l'&lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;ile&lt;/span&gt; n'a jamais été antireligieux, irrespectueux ou anti-institutionnel. La Franc-maçonnerie espagnole est sur cette question confuse, dans la mesure ou elle n'a pas -officiellement- d’autre position que réclamer des pratiques religieuses privées (donc une sécularisation) et la déconfessionnalisation de l'Etat (donc, une désengagement financier de celui-ci envers les Ordres religieux). Mais elle ne peut pas, elle ne veut pas, donner une interprétation officielle à la laïcité.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn27&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;27&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ce fut une controverse à l'intérieur de la Franc-maçonnerie espagnole, comme nous le montre la pluralité d'opinions dans les bulletins, revues maçonniques et livres divers. Tout d’abord, l'anticléricalisme maçonnique était pétri de nombreux &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; et, surtout, d’une grande méconnaissance des subtilités&amp;nbsp;: on faisait allègrement un amalgame entre doctrine et dogme, rite et tradition&amp;nbsp;; de là, la tendance à faire de la Franc-maçonnerie une substitution spirituelle de la religion&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn16&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn16&quot; name=&quot;bodyftn16&quot;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Par contre, ce fut sur le terrain social que l’on eut les analyses plus fines&amp;nbsp;: par exemple, la critique bien fondée sur le manque de solidarité économique des ordres réguliers à la Nation&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn17&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn17&quot; name=&quot;bodyftn17&quot;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. On reconnaît dans ce cas l'empreinte du positivisme. Un changement était en train de se produire aux alentours de 1890&amp;nbsp;: la quête de la laïcité passait par un renforcement des demandes de sécularisation effective.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn16&quot;&gt;16&amp;nbsp;- La Franc-Maçonnerie comme alternative à la religion (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn17&quot;&gt;17&amp;nbsp;- Sur ce point l'enquête menée par le goe en 1893 (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn28&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;28&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le début du XXe siècle, voit naître une mobilisation maçonnique autour de la question de l'Eglise, car il s'agit bien de cela et non de religion&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn18&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn18&quot; name=&quot;bodyftn18&quot;&gt;18&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. La Franc-maçonnerie entre dans un ensemble de fortes mobilisations jusqu'en 1912. Les événements dépendent du contexte politique de l'époque, à savoir, une forte réactivation de la sphère publique par les catholiques appuyée par et depuis l'Etat et le renouvellement des réseaux socio-éducatifs et de sociabilité&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn19&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn19&quot; name=&quot;bodyftn19&quot;&gt;19&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;.&lt;/span&gt; Donc, des secteurs catholiques agissants, militants et combatifs qui cherchent à réorienter la politique du gouvernement libéral, afin d’éloigner le, soi-disant, danger «&amp;nbsp;républicain et maçonnique&amp;nbsp;». Ce processus va déclencher une réaction politique de la part de toutes les composantes républicaines. Une mobilisation anticléricale qui est sensiblement différente des vagues anticléricales du XIXe siècle. Elle est mieux structurée, plus adaptée aux enjeux, plus constante et régulière (de 1901 à 1912), plus largement suivie. En fait, elle est le pendant de la mobilisation catholique, car la nécessité d’écarter définitivement toute connotation religieuse du politique, entraînait obligatoirement un engagement des francs-maçons, ce qui produira des mobilisations tous azimuts.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn18&quot;&gt;18&amp;nbsp;- Reconnu par le couvent du goe en 1913. Le grand (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn19&quot;&gt;19&amp;nbsp;- Julio de la Cueva Merino&amp;nbsp;: “Católicos en la (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn29&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;29&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ainsi, les émeutes provoqués, en 1901, par la pièce de théâtre de Pérez Galdos, &lt;i&gt;Electra&lt;/i&gt;, avec ses références contre les absurdités de la morale de l'Eglise, puis les constantes manifestations anticléricales qui suivent la loi sur la laïcité en France avec l'arrivée en masse d'un grand nombre de religieux français, ensuite l'orgie anticléricale des ouvriers à Barcelone pendant la Semaine Tragique en juillet 1909 et les déceptions du gouvernement libéral de José Canalejas en 1910, ont été les signes d'une demande de sécularisation et de déconfessionnalisation de l'Etat. Mais ce ne fut qu'en mai 1911, alors que les forces devenaient moins vigoureuses, que le &lt;span style=&quot;text-transform: uppercase&quot;&gt;goe&lt;/span&gt; mit sur pied la Ligue Anticléricale Espagnole. Force est de constater l'échec de cette ligue. Au-delà de cette expérience, ce qui nous importe est de constater la faible capacité de rassemblement de l'Ordre sur la question cléricale. L'anticléricalisme était présent de manière quotidienne dans les pamphlets et attitudes provocantes du parti républicain radical, fondé en 1907, parti qui avait su susciter une forte attirance parmi les francs-maçons, particulièrement dans la région de Valence et à Barcelone. Et c'est dans ces espaces, par le biais d’une perméabilité constante, qu'une laïcité plus virulente, plus radicale, va s’introduire dans les loges.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn30&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;30&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Ces francs-maçons, indirectement, reprochent aux dirigeants maçonniques du Suprême Grand Conseil du Grade 33, tous krausistes et républicains réformistes, d'avoir un comportement trop mesuré, de &lt;i&gt;«&amp;nbsp;salon&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, disent-ils. Cette divergence marque deux secteurs qui -paradoxalement- vont se compléter à l'intérieur de l'Ordre, tandis que dans les partis républicains respectifs elle sera interprétée d'une façon moins nuancée. La Franc-maçonnerie vivra, jusqu'aux lois de régulation du clergé en 1932 sous la 2e République, dans une oscillation permanente entre une laïcité qui veut clarifier les rôles et les fonctions entre Eglise et société, et une laïcité qui cherche à se constituer en tant que religion civile. Les loges seront parfois dans un camp ou dans un autre; mais, précisément à l'occasion du débat de la loi sur les congrégations religieuses, les francs-maçons députés ont été assez modérés, sauf sur la question scolaire&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn20&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn20&quot; name=&quot;bodyftn20&quot;&gt;20&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn20&quot;&gt;20&amp;nbsp;- Cfr. M. Dolores Gómez Molleda&amp;nbsp;: “Educación, (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn31&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;31&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Il est important d’avancer ici le caractère culturel de cette laïcité «&amp;nbsp;maçonnique&amp;nbsp;». En Espagne, il n’y a pas eu une réflexion propre et particulière sur la laïcité adaptée aux caractéristiques de l'Eglise catholique espagnole. Il est tout à fait intéressant d'observer que la presse de l'époque ne parle jamais de laïcité, mais de &lt;i&gt;laïcisme&lt;/i&gt;, une transformation du terme original qui donne un caractère doctrinal et partisan. Cette représentation du mot nous rappelle que les loges n'ont été que «&amp;nbsp;compagnes de route&amp;nbsp;» d'un mouvement qui se positionne en dehors de l'échiquier politique du système monarchique, et qu'en tant que groupe appartenant à un réseau, elles façonnaient des identifications et productions politiques qui n’étaient pas exclusives. En somme, la diffusion de la culture laïque devait emprunter des voies multiples qui n'étaient pas forcément maçonniques&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn21&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn21&quot; name=&quot;bodyftn21&quot;&gt;21&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn21&quot;&gt;21&amp;nbsp;- Sur cette question, lire Luis P. Martín&amp;nbsp;: “El (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn32&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;32&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Les écoles laïques étaient un exemple de ces productions politiques. La Franc-maçonnerie espagnole après quelques tentatives peu concluantes d’implanter des écoles laïques propres, a dû se résoudre à prêter son concours à d’autres partis politiques, sociétés ouvrières, sociétés de la libre-pensée, etc. dans ce projet de laïcité scolaire. Les causes de cet échec sont diverses&amp;nbsp;: un manque de finances chronique, des difficultés matérielles (locaux, livres...)&amp;nbsp;; mais aussi, une pénétration sociale très limitée aux cercles maçonniques ou para-maçonniques, autant de facteurs qui réduisaient la faisabilité du projet. Il faut voir également que cette politique de développement des écoles strictement maçonniques réduisait les possibilités d’un essor de la laïcité à la fin du XIXe siècle&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn22&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn22&quot; name=&quot;bodyftn22&quot;&gt;22&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. D’un autre côté, l’obligation de participer à des projets communs avec les sociétés ouvrières et de libre-pensée vont façonner une culture interactive de cette laïcité. Dorénavant, les francs-maçons vont partager des agendas, participer à la création de réseaux éducatifs et culturels, développer des cadres socio-politiques à densité variable et de proximité&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn23&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn23&quot; name=&quot;bodyftn23&quot;&gt;23&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, bref, contribuer à la construction d’une culture politique de participation, d’intégration et d’identification autour de la laïcité qui, en définitive, sera plus efficace et plus adaptée à cette laïcité espagnole qui est plus sociale que juridique.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn22&quot;&gt;22&amp;nbsp;- A Salamanque, par exemple, les projets d’école (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn23&quot;&gt;23&amp;nbsp;- En Catalogne, les francs-maçons avaient un (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn33&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;33&amp;nbsp;&lt;/span&gt;On assiste donc à un processus culturel qui, en partant de l’idée de République, va essayer aussi de mettre en pratique une rationalisation des rapports sociaux et politiques. Il était normal que cet effort de rationalisation soit accompagné d’une éviction des composantes religieuses de l’éducation. En fait, il s’agirait plutôt de la recherche d’une sécularisation à outrance, par les rapports de forces existants avec l’Église catholique, ce qui se traduit par une laïcisation de certains secteurs de la société espagnole. La Franc-maçonnerie est une de ces composantes&amp;nbsp;: elle l’explicite par un discours laïque qui sera porté par ses membres au parlement républicain en 1932&amp;nbsp;; elle le pratique avec son apport matériel et humain à la construction d’une culture laïque (écoles, centre de formation pour les femmes, bibliothèques, et plus tard, économats et dispensaires).&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn34&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;34&amp;nbsp;&lt;/span&gt;C’est sans doute dans l’élaboration de cette culture laïque que nous pouvons observer le mieux un cas de modélisation politique&amp;nbsp;: de la réception à la diffusion des productions politiques. Dans le contexte espagnol, les loges et les francs-maçons étaient contraints de trouver dans d’autres modèles que les leurs, des moyens d’expression socio-politiques qui soient réalisables. Cette contrainte, qui est aussi culturelle, les a obligés à ré-interpréter leur propre culture maçonnique. La façon dont la Franc-maçonnerie espagnole adapte la laïcité est un exemple majeur de cette pénétration du radicalisme dans la culture maçonnique et républicaine espagnole, mais, au-delà de ce fait, elle est un exemple de l’élaboration d’une culture de la démocratie radicale&amp;nbsp;: contractualiste et jacobine. On comprend parfaitement que dès les années 1910, les francs-maçons aient trouvé dans le Parti Radical l’explication la plus ajustée de leurs valeurs et desseins&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn24&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn24&quot; name=&quot;bodyftn24&quot;&gt;24&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn24&quot;&gt;24&amp;nbsp;- Le paradigme de cette imbrication culturelle a eu lieu, (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#tocfrom4&quot; id=&quot;tocto4&quot; name=&quot;tocto4&quot;&gt;L’humanisme politique&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn35&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;35&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Un des aboutissements de ce processus culturel du politique a été, suivant l’inspiration française, la création de la Ligue Espagnole de Droits de l’Homme (LEDH) en 1913. Les avatars cette création coïncident avec les premières manifestations de la crise du régiment monarchique et libéral. Si le déclencheur de cette ligue a été le jugement et l’exécution de Francisco Ferrer, anarchiste notoire et franc-maçon à ses heures, l’importante participation des francs-maçons espagnols à cette institution déborde le cadre émotionnel du moment et se situe dans une dynamique à la fois maçonnique et profane.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn36&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;36&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;Maçonnique parce que depuis 1909, le GOE commence à s’intéresser davantage aux diverses réflexions politiques des frères qui sont publiées – régulièrement - dans le bulletin officiel, lesquelles sollicitent sans ambages une nouvelle approche sur les questions politiques&amp;nbsp;: une détermination plus accrue dans la mobilisation pour les droits civiques, une participation aux réseaux d’opposition et, en même temps, une différenciation vis-à-vis des partis politiques&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn25&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn25&quot; name=&quot;bodyftn25&quot;&gt;25&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn25&quot;&gt;25&amp;nbsp;- Cfr. Luis P. Martín&amp;nbsp;: “La República universal. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn37&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;37&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Profane, parce qu’après diverses tentatives d’union républicaine et des accords électoraux avec les socialistes, les forces politiques opposées à la monarchie entrent dans un changement des rapports qui aura des conséquences profondes sur le devenir social et politique de l’Espagne jusqu’à 1923&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn26&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn26&quot; name=&quot;bodyftn26&quot;&gt;26&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;.&lt;/span&gt; Cette confluence d’intérêts montre une cristallisation politique autour d’un principe qui dépasse les clivages partisans&amp;nbsp;: celui d’une démocratie contractuelle, sociale et représentative à la fois, une complexité qui favorisera la création d’un cadre commun.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn26&quot;&gt;26&amp;nbsp;- Cfr. Manuel Suárez Cortina (ed.)&amp;nbsp;: La Restauración, (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn38&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;38&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Avec la mise sur pied de la &lt;span style=&quot;font-family: Times,serif&quot;&gt;LEDH&lt;/span&gt;, la Franc-maçonnerie accède à un espace politique inattendu, être l’interlocuteur politique dans une démarche juridique. La ligue a été le moyen de faire du politique, sans faire de la politique. C’est un acte majeur et qui est la conclusion de la notion humaniste de l’Ordre dans son versant politique. La ligue contient valeurs et principes que l’Ordre a, petit à petit, mit dans ses Constitutions, règlements, discours. A ce titre, il est révélateur que dans la Constitution de la Grande Loge Symbolique Régionale Catalane-Baléar de 1886, figurent tous les droits de l’homme et du citoyen&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le droit à la vie, à la dignité et à la sécurité de la vie.&lt;br /&gt; Le droit à la liberté d’émission et diffusion de la pensée.&lt;br /&gt; Le droits à la liberté d’expression de la conscience et la liberté de cultes.&lt;br /&gt; Le droit à une éducation élémentaire gratuite et obligatoire.&lt;br /&gt; Le droit au travail et, par conséquence, aux professions&lt;br /&gt; La liberté de domicile et son inviolabilité.&lt;br /&gt; L’inviolabilité du courrier.&lt;br /&gt; Le droit à la propriété.&lt;br /&gt; Le droit d’appel&lt;br /&gt; L’égalité face à la Loi&amp;nbsp;...»&lt;span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn27&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn27&quot; name=&quot;bodyftn27&quot;&gt;27&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn27&quot;&gt;27&amp;nbsp;- Bulletin Officiel, Barcelone, 25 juin 1886, p. 3-5. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn39&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;39&amp;nbsp;&lt;/span&gt;A la lecture de ce catalogue on s’aperçoit sans difficulté du chemin parcouru par les francs-maçons espagnols&amp;nbsp;: l’adoption d’une culture républicaine, d’inspiration radicale qui est, finalement, acceptée par un large spectre des forces politiques. Cette largeur va convenir parfaitement aux dirigeants maçonniques. Le premier parmi eux, le grand maître du GOE, le docteur Luis Simarro, qui a porté depuis la crise de 1909, une attention particulière aux droits politiques. Une démarche qui sera accompagnée par une opposition déboussolée par la répression brutale du régime après les émeutes de juillet 1909 à Barcelone. La conséquence immédiate fut une mobilisation autour de la question des droits du citoyen et des droits humains&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn28&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn28&quot; name=&quot;bodyftn28&quot;&gt;28&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Simarro le verbalise clairement lorsqu’il parle de cristalliser &lt;i&gt;«&amp;nbsp;les instruments d’action&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; de façon continue afin de faire &lt;i&gt;«&amp;nbsp;respecter tant la liberté de conscience que les droits de la personne humaine&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. L’affluence maçonnique ne se fait pas attendre&amp;nbsp;: le comité national de la LEDH est présidé par Simarro, avec d’autres membres éminents du GOE, comme le grand secrétaire Víctor Gallego. En partant de cet instrument, tant le GOE comme l’obédience rivale, la Grande Loge Espagnole (GLE) fourniront structures et homme à la ligue&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn29&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn29&quot; name=&quot;bodyftn29&quot;&gt;29&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn28&quot;&gt;28&amp;nbsp;- Luis Simarro avait publié en 1910 un ouvrage qui est (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn29&quot;&gt;29&amp;nbsp;- Un tiers du comité national de la LEDH était (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn40&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;40&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La LEDH a aussi une symbolique importante pour les francs-maçons. Tout d’abord, elle représente la finalisation de ce projet humaniste cher aux idées des Lumières&amp;nbsp;: de l’homme épanoui à l’homme instruit, puis à l’homme de la cité. Ensuite, elle participe d’une façon matérielle (et profane) à la &lt;i&gt;«&amp;nbsp;construction du temple de l’humanité&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, sur ce qu’il y a de plus universel et de plus fraternel&amp;nbsp;: la &lt;i&gt;res pública&lt;/i&gt;, le bien commun, puis le bonheur, selon le concept de pères fondateurs américains. En somme, les droits de l’homme sont pour la Franc-maçonnerie le symbole même d’une approche politique, sociétale et citoyenne, de nouvel ordre&amp;nbsp;; car au début du XXe siècle se profile l’arrivée des nouveaux acteurs politiques, comme les masses. A une modification et/ou élargissement des espaces politiques, les francs-maçons espagnols ont répondu par la réception des cultures politiques en accord avec le contexte. Et en partant de cette assimilation culturelle, transformée, recadrée maçonniquement, la LEDH sera plus qu’un ralliement&amp;nbsp;: un phare qui servira de repère, et ceci malgré les divergences quant au rôle de l’Ordre dans les activités de la ligue&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn30&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn30&quot; name=&quot;bodyftn30&quot;&gt;30&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn30&quot;&gt;30&amp;nbsp;- Pendant la dictature du général Primo de Rivera, la (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn41&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;41&amp;nbsp;&lt;/span&gt;On voit dans ce processus un aspect novateur aussi&amp;nbsp;: celui de «&amp;nbsp;façonner&amp;nbsp;» un rapport au politique qui est pétrit d’une morale. Sans ce versant qui justifie aux yeux des francs-maçons la donne juridique de la ligue, il nous est difficilement compréhensible la fougue de sa participation. La moralisation du politique «&amp;nbsp;dit&amp;nbsp;» où se situe le bien commun et cette premise permet d’articuler la mobilisation des francs-maçons&amp;nbsp;: c’est parce qu’ils sont –idéalement- à la recherche de ce bien commun, qu’ils vont plonger dans le droit&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn31&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn31&quot; name=&quot;bodyftn31&quot;&gt;31&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. En fait, la LEDH n’est pas en train de mettre en place un Etat de droit, elle veut que ce droit soit commun pour tous&amp;nbsp;: elle est en train de faire passer un message démocratique. A partir de là dans l’interprétation des droits de l’homme, la Franc-maçonnerie n’oublie jamais l’émancipation féminine, ni la condition des ouvriers, ni le rôle de la société dans la protection sociale, etc.&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn32&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn32&quot; name=&quot;bodyftn32&quot;&gt;32&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn31&quot;&gt;31&amp;nbsp;- C’est la construction d’un paradigme (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn32&quot;&gt;32&amp;nbsp;- L’influence de radicalisme social sur ces questions (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn42&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;42&amp;nbsp;&lt;/span&gt;La Franc-maçonnerie espagnole a connu un transfert culturel du politique multiple, et, en même temps, il l’a reçu, puis produit et diffusé par des réseaux aussi multiples et à fonctionnalité variable. Ainsi, on voit qu’il n’y a pas de «&amp;nbsp;modèle&amp;nbsp;» dominant très au-delà du libéralisme républicain jusqu’à la fin du XIXe siècle. Cependant, les altérations contextuelles seront déterminantes, et l’Ordre, à cause d’une forte participation des frères à des sociabilités très politisées, va devoir trouver en son sein un terrain d’équilibre et donner une définition à l’extérieur. La crise du régime monarchique, dès la perte des dernières colonies en 1898, va provoquer une cohérence dans l’action plus que dans le discours. La multiplicité est toujours bien présente, donc la culture politique des francs-maçons espagnols est débitrice de cet état&amp;nbsp;: on passe de la dispersion idéologique à un rassemblement stratégique (ligue anticléricale, LEDH), on assiste à une pénétration et plus grande influence des socialistes, on diversifie les moyens de diffusion (presse, édition, etc.), on s’insère dans les réseaux locaux et nationaux&amp;nbsp;...&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn43&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;43&amp;nbsp;&lt;/span&gt;On pouvait croire que cette culture politique est, surtout, une culture de la mobilisation. C’est fort probable, car les analyses des discours laissent transparaître des influences idéologiques et doctrinales diverses&amp;nbsp;: les loges sont toujours, et d’abord, une agora pour la parole... L’innovation culturelle est donc de taille&amp;nbsp;: on pose le tablier et on prend l’étendard. La démocratisation de l’Espagne au début du XXe siècle est à ce prix. Plus que jamais, les francs-maçons ont agit en citoyens. Plus que jamais, ils ont participé -avec toutes leurs contradictions- à la construction de la cité&amp;nbsp;; et cette cité pour eux avait un nom&amp;nbsp;: la République, &lt;i&gt;«&amp;nbsp;notre patrimoine&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;, comme l’écrit avec fierté le grand commandeur Augusto Barcia après la proclamation de la IIe République en 1931&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn33&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn33&quot; name=&quot;bodyftn33&quot;&gt;33&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#ftn33&quot;&gt;33&amp;nbsp;- Boletín Oficial del Gran Consejo General del Grado (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;notes&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Notes&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;notes&quot;&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#bodyftn1&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn1&quot; name=&quot;ftn1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Plusieurs études récentes montrent cette mobilité politique qui est dans le plus souvent des cas, le fruit d’un processus d’acculturation politique. Cf. Leandro &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Álvarez Rey&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: &lt;i&gt;Aproximación a un mito. Masonería y política en la Sevilla del siglo XX&lt;/i&gt;, Sevilla, Publicaciones del Ayuntamiento de Sevilla, 1996&amp;nbsp;; Pere &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Sánchez i Ferré&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; &lt;i&gt;La Maçoneria a Catalunya, 1868-1939&lt;/i&gt;, Barcelone, Ediçions 62, 1990&amp;nbsp;; Olivia &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Salmón Moviola&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La Franc-Maçonnerie à Madrid. Communication et productions culturelles, 1900-1936&lt;/i&gt;, thèse de doctorat, Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand, 2005 et Luis P. &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Martín&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: “República y secularización en la cultura &lt;i&gt;política&lt;/i&gt; de la Masonería española (1902-1917), &lt;i&gt;IF-Zeitschrift für Internationale Freimaurer-Forschung,&lt;/i&gt; 5&amp;nbsp;: 2001, p. 11-31.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#bodyftn2&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn2&quot; name=&quot;ftn2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Pour certains auteurs dans une culture politique trop «&amp;nbsp;imprégnée&amp;nbsp;», comme la culture républicaine espagnole, la modélisation serait plutôt un mimétisme. Sur ces thèses, consulter Demetrio &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Castro Alfín&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: “La cultura política y la subcultura política del republicanismo español”, J. L. Casas Sánchez y F. Durán Alcalá (coord.): &lt;i&gt;El republicanismo en la historia de Andalucía&lt;/i&gt;, Priego de Córdoba, 2001, p. 15-34.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#bodyftn3&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn3&quot; name=&quot;ftn3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Nous attachons plus d’intérêt aux analyses de modélisation culturelles (et matérielles) que sugère Ruth &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Benedict&lt;/span&gt; dans son celèbre ouvrage &lt;i&gt;Echantillons de civilisations&lt;/i&gt;, (Paris, Gallimard, 1950) qu’aux approches historiques et philosophiques de Michel &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Foucault&lt;/span&gt; dans &lt;i&gt;L’archéologie du savoir&lt;/i&gt; (Paris, Gallimard, 1969).&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#bodyftn4&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn4&quot; name=&quot;ftn4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- C’est ce qu’on voit dans les différentes études incluses dans &lt;i&gt;Les francs-maçons dans la cité. Les cultures politiques de la Franc-Maçonnerie en Europe, XIXe-XXe siècles&lt;/i&gt;, Rennes, PUR, 2000.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#bodyftn5&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn5&quot; name=&quot;ftn5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- A. Joshua &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Adel&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; &lt;i&gt;Le devenir des francs-maçons quarante-huitards pendant l’«exil intérieur» et aux débuts de la IIIe République. Idée républicaine et apprentissage de la démocratie représentative dans la Franc-Maçonnerie (1848-1879)&lt;/i&gt;, mémoire de DEA d’histoire contemporaine, Université de Paris VIII, 2004, p. 23-26.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#bodyftn6&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn6&quot; name=&quot;ftn6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Vicente &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Sampedro Ramo&lt;/span&gt;: “La influencia del republicanismo en el nacimiento y desarrollo de la Masonería alicantina en los primeros años de la Restauración”, in J. A. Ferrer Benimeli (coord.): &lt;i&gt;La Masonería en Madrid y en España del siglo XVIII al XX&lt;/i&gt;, Saragosse, Gobierno de Aragón, 2004, vol. 1, p. 285-324.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#bodyftn7&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn7&quot; name=&quot;ftn7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;-&lt;/span&gt; Cfr. Pere &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Sánchez&lt;/span&gt; i &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;Ferré&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; &lt;i&gt;op&amp;nbsp;: cit.&lt;/i&gt; 1990, p. 200 et p. 231 et ss.&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;footnotebody&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1171.html#bodyftn8&quot; class=&quot;footnotedefinition&quot; id=&quot;ftn8&quot; name=&quot;ftn8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;- Le ‘krausisme’ est une école de pensée qui s’est développée en Espagne à partir du milieu du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;e siècle. Le philosophe Julián de los Ríos introduit en Espagne un disciple de Kant, nommé Krause et presque inconnu en Allemagne. Les projets des ‘krausistes’ espagnols peuvent se résumer à deux aspects&amp;nbsp;: le progrè
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        <title>La Franc-maçonnerie espagnole en Méditerranée (XVIIIe-XXIe siècles)</title>
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        <updated>2008-05-07T19:33:29+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T19:33:29+02:00</published>
        <summary>  La Franc-maçonnerie espagnole en Méditerranée (XVIII e -XXI e  siècles)...</summary>
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           &lt;h2&gt;La Franc-maçonnerie espagnole en Méditerranée (XVIII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;-XXI&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècles)&lt;/h2&gt; &lt;div id=&quot;pres-auteurs&quot;&gt;José A. &lt;span class=&quot;nomfamille&quot;&gt;Ferrer Benimelli&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;navArticle&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#resume&quot;&gt;Résumé&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#abstract&quot;&gt;Abstract&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#entrees&quot;&gt;Index&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#plan&quot;&gt;Plan&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#texte&quot;&gt;Texte&lt;/a&gt; | &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#notes&quot;&gt;Notes&lt;/a&gt;&amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#citation&quot;&gt;Citation&lt;/a&gt; &amp;nbsp;| &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#auteur&quot;&gt;Auteur&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;buttons&quot;&gt; &lt;ul id=&quot;Widgets&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/signaler1158.html&quot; style=&quot;outline-style: none&quot; id=&quot;WSendTo&quot; title=&quot;Signaler ce document&quot; name=&quot;WSendTo&quot;&gt;Signaler ce document&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;ul id=&quot;navDocument&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/sommaire1152.html&quot; id=&quot;goParent&quot; title=&quot;Sommaire&quot; name=&quot;goParent&quot;&gt;Sommaire&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1156.html&quot; id=&quot;goPrev&quot; title=&quot;Article précédent&quot; name=&quot;goPrev&quot;&gt;Article&amp;nbsp;précédent&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1160.html&quot; id=&quot;goNext&quot; title=&quot;Article suivant&quot; name=&quot;goNext&quot;&gt;Article&amp;nbsp;suivant&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;docBody&quot; class=&quot;article normal&quot;&gt; &lt;h4 id=&quot;resume&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Résumé&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;resume&quot;&gt; &lt;p class=&quot;resume&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;L’histoire maçonnique espagnole est singulière. Plus qu’ailleurs elle est rythmée, souvent tragiquement, par la conjoncture et les changements de régimes politiques. Elle est étouffée par l’Inquisition au XVIIIe siècle. Sous le Premier Empire, elle est essentiellement une Maçonnerie étrangère composée de Français. La restauration des Bourbons signifie une nouvelle mise en sommeil. A son réveil, la Franc-maçonnerie participe activement à la vie politique espagnole, et son influence dépasse de loin ses effectifs.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;abstract&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Abstract&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;resume&quot;&gt; &lt;p class=&quot;abstract&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;en-GB&quot; xml:lang=&quot;en-GB&quot;&gt;The Spanish Masonic history is atypical. More than elsewhere it is rythmed, often tragically, by the political situation and the changes of régimes. It is choked by the Holy Inquisition during the 18th century. Under the Napolenian Empire, it is primarily a foreign Masonry made up of French. The restoration of the Bourbons means a new collapse. When it rises again, the Freemasonry takes an active part in the Spanish political life, and its influence exceeds its manpower by far.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;entrees&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Index&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;entrees&quot;&gt; &lt;dl&gt; &lt;dt&gt;Mots clés&amp;nbsp;:&lt;/dt&gt; &lt;dd&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree308.html?langue=fr&quot;&gt;Espagne&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree1053.html?langue=fr&quot;&gt;obédiences&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree375.html?langue=fr&quot;&gt;politique&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/entree1052.html?langue=fr&quot;&gt;Premier Empire&lt;/a&gt;&lt;/dd&gt; &lt;/dl&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;plan&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Plan&lt;/h4&gt; &lt;div id=&quot;toc&quot;&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto1&quot; name=&quot;tocfrom1&quot; id=&quot;tocfrom1&quot;&gt;Panorama général&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto2&quot; name=&quot;tocfrom2&quot; id=&quot;tocfrom2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;: 1728-1800&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto3&quot; name=&quot;tocfrom3&quot; id=&quot;tocfrom3&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;: 1800-1813&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto4&quot; name=&quot;tocfrom4&quot; id=&quot;tocfrom4&quot;&gt;1814-1868&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto5&quot; name=&quot;tocfrom5&quot; id=&quot;tocfrom5&quot;&gt;1868-1899&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto6&quot; name=&quot;tocfrom6&quot; id=&quot;tocfrom6&quot;&gt;1900-1923&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto7&quot; name=&quot;tocfrom7&quot; id=&quot;tocfrom7&quot;&gt;1923-1939&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;toc_section1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocto8&quot; name=&quot;tocfrom8&quot; id=&quot;tocfrom8&quot;&gt;1939-2005&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;h4 id=&quot;texte&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#global&quot; class=&quot;backTop&quot; title=&quot;Haut de page&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cdlm.revues.org/images/go-top.gif&quot; height=&quot;13&quot; width=&quot;13&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Texte intégral&lt;/h4&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocfrom1&quot; id=&quot;tocto1&quot; name=&quot;tocto1&quot;&gt;Panorama général&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn1&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;1&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’occupation de Gibraltar et celle -partielle- de l’île de Minorque par les Anglais au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle permi­rent d’y établir quelques loges interdites par l’Inquisition et le Roi sur le territoire espagnol. Puis, après l’invasion de Napoléon Bonaparte, plusieurs loges mili­taires françaises feront leur apparition, sur­tout en Catalogne. Des loges de prisonniers fran­çais s’implante­ront également à Minorque (lazaret de Mahón), à Palma de Ma­jorque (château de Bellver) et à Cabrera.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn2&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;2&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Quant aux loges clandestines, douze sont connues entre 1837 et 1868, notamment à Barcelone, à Mahón et à Palma. À partir de 1869 et jusqu’à la fin du siècle, les loges se développent tout au long de la côte méditerra­néenne espa­gnole, y compris aux Baléares et dans les pré­sides d’Afrique du Nord&amp;nbsp;: Ceuta, Melilla, Tétouan et Oran. On en dénombre plus de 370 appartenant à 14 obédiences.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn3&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;3&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, d’après les informations dont nous dis­posons, 125 loges sont dénombrées dont 4 en Turquie&amp;nbsp;; elles dispa­raîtront pendant la guerre civile de 1936 et la dicta­ture franquiste. Après la mort de Franco et le rétablis­sement de la démocratie en Espagne, la franc-maçonnerie se déve­loppe à nouveau&amp;nbsp;; elle compte actuellement envi­ron 70 loges relevant de la Grande Loge d’Espagne, 28 de la Grande Loge Symbolique Espagnole et un petit nombre appartenant à des obédiences minori­taires.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn4&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;4&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cette Franc-maçonnerie, tant au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xix&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle qu’au pre­mier tiers du &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xx&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;, est surtout composée des classes moyennes et de petite bour­geoisie, parfois à la limite des classes populaires&amp;nbsp;: employés, fonctionnaires, commer­çants, industriels, membres des professions libérales, mi­litaires, artisans...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn5&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;5&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’idéologie de ces francs-maçons, au moins jusqu’en 1936, se caractérisait en général par un anticléricalisme prononcé, un attachement à la République garante de la li­berté et des droits de l’homme, un laïcisme excessif sur­tout dans le domaine de l’éducation, des affinités avec la libre pensée en divers domaines, un intérêt pour les ques­tions so­ciales et la présence des femmes dans les loges masculines, un souci des problèmes liés aux colonies d’Afrique du Nord et, enfin, la défense de la tolérance, de la fraternité et de la liberté comme conditions essen­tielles de la coexis­tence, de la civilisation et de la di­gnité humaines&lt;/p&gt; &lt;h1&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#tocfrom2&quot; id=&quot;tocto2&quot; name=&quot;tocto2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle&amp;nbsp;: 1728-1800&lt;/a&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn6&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;6&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Après la paix d’Utrecht (1713), qui mit fin à la Guerre de la Succession d’Espagne, les Anglais se sont installés à Gibraltar et à Minorque&amp;nbsp;; quelques années plus tard, ils y fonderont les premières loges anglaises en territoire espagnol. À Gibraltar, la loge &lt;i&gt;St. John of Jerusalem&lt;/i&gt; eut sa première tenue le 5 octobre 1729.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn1&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn1&quot; name=&quot;bodyftn1&quot;&gt;1&lt;/a&gt; Cette loge figure dans les &lt;i&gt;Masonic Records&lt;/i&gt; de Lane&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn2&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn2&quot; name=&quot;bodyftn2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; sous le nom de &lt;i&gt;Gibraltar Lodge&lt;/i&gt;, avec le n°&amp;nbsp;51.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn3&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn3&quot; name=&quot;bodyftn3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; Dans l’un des catalogues remis à la Grande Loge d’Angleterre, on trouve les noms de vingt membres sur une liste envoyée en 1730 par la &lt;i&gt;Gibraltar Lodge&lt;/i&gt;. Tous étaient anglais et la moitié d’entre eux appartenaient à l’armée britannique&amp;nbsp;; le titre de &lt;i&gt;“militaire”&lt;/i&gt; donné à leur loge est donc pleinement justifié. En 1742, une première loge indépendante de la Grande Loge d’Angleterre fait son apparition dans le Rocher&amp;nbsp;: la &lt;i&gt;Lodge&lt;/i&gt; N°&amp;nbsp;&lt;i&gt;128 I.C.&lt;/i&gt;, d’obédience irlandaise, établie au 39&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie. En 1758, ce même régiment recevra une nouvelle autorisation irlandaise avec le N°&amp;nbsp;290 I.C.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn4&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn4&quot; name=&quot;bodyftn4&quot;&gt;4&lt;/a&gt; L’année 1752 mérite une mention particuliére dans l’histoire maçonnique de Gibraltar en raison de la nomination du colonel James Commerford, ingénieur en chef,à la dignité de Grand Maître Provincial.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn5&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn5&quot; name=&quot;bodyftn5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn1&quot;&gt;1&amp;nbsp;- Six frères y furent initiés. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn2&quot;&gt;2&amp;nbsp;- Lane, J., Masonic Records 1717-1886 Comprising a List (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn3&quot;&gt;3&amp;nbsp;- L’année précédente (1728), on avait fondé à (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn4&quot;&gt;4&amp;nbsp;- Gould, R., “Military Masonry”, dans Ars Quatuor (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn5&quot;&gt;5&amp;nbsp;- Gould, R., The History of Freemasonry, New York 1887, (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn7&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;7&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En 1772, il y avait à Gibraltar trois loges modernes (&lt;i&gt;Gibraltar Lodge n.&amp;nbsp;51&amp;nbsp;;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;Lodge of Inhabitants n.&amp;nbsp;285&amp;nbsp;;&lt;/i&gt; loge nº456, au Régiment d’Infanterie) et une loge ancienne (n°148. au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Bataillon d’Artillerie Royale). Il faut encore y ajouter une loge écossaise (nº58 S.C., au 12&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment du Duc de Norfolk) et six loges irlandaises (n°11 I.C., au Régiment Royal Écossais&amp;nbsp;; n°244 I.C., au 2&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie&amp;nbsp;; n°290 I.C., au 39&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie&amp;nbsp;; n°359 I.C., au 75&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie&amp;nbsp;; n°240 I.C., au 56&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie&amp;nbsp;; n°466 I.C., au 58&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment d’Infanterie).&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn6&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn6&quot; name=&quot;bodyftn6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn6&quot;&gt;6&amp;nbsp;- Lepper, John Heron, A History of the Grand Lodge of (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn8&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;8&amp;nbsp;&lt;/span&gt;L’harmonie qui régnait entre ces diverses obédiences fut ébranlée pour la première fois le 27 décembre 1772, jour de la Saint-Jean, lors de la rencontre, dans une pro­cession qui se dirigeait vers l’église, des loges “modernes” de Gibraltar et de l’“ancienne” nº148, arrivée cette même année et subordonnée à un corps d’armée rival.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn7&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn7&quot; name=&quot;bodyftn7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn7&quot;&gt;7&amp;nbsp;- Cette rivalité entre loges “anciennes” et (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn9&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;9&amp;nbsp;&lt;/span&gt;À Minorque, les loges maçonniques suivirent les vicis­situdes de la guerre et les occu­pations successives des troupes anglaises et françaises. L’Angleterre occupa l’île de 1711 à 1756&amp;nbsp;; les Français s’en emparèrent ensuite jusqu’en 1763, année où elle fut à nou­veau occupée par les Anglais. Cette seconde occupation an­glaise durera jusqu’en 1782&amp;nbsp;; l’Espagne reprendra ensuite Mi­norque, mais pour peu de temps car, de 1782 à 1802, le drapeau anglais flottera une fois de plus sur l’île.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn10&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;10&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Pendant la première période de cette occupation an­glaise, lord Byron, Grand Maître de 1747 à 1751, nomme le lieute­nant-colonel James Adolphus Dughton Grand Maître Pro­vincial de Minorque&amp;nbsp;; durant cette même période, trois loges militaires furent établies sur l’île et resteront actives jusqu’en 1756, date de l’occupation française&amp;nbsp;; elles ne se­ront cependant effa­cées des registres maçonniques qu’en 1767.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn8&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn8&quot; name=&quot;bodyftn8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn8&quot;&gt;8&amp;nbsp;- Gould, op. cit., VI, p.&amp;nbsp;313-319&amp;nbsp;; op. cit., (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn11&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;11&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Durant l’occupation française de Minorque, de 1756 à 1763, aucune loge n’a vraisemblablement été fondée.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn9&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn9&quot; name=&quot;bodyftn9&quot;&gt;9&lt;/a&gt; Les Anglais, lors de leur seconde occupation (1763-1782), éta­bliront une première loge (&lt;i&gt;Ancient Lodge n.&amp;nbsp;72&lt;/i&gt;) avec le 11&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; Régiment après la paix de 1763. Les registres d’Atholl si­gnalent l’existence de deux autres loges fondées à “Port Mahon”, en 1766 et 1770. Elles disparaîtront en 1782, suite au départ des occupants. Entre 1772 et 1782, une &lt;i&gt;Provincial Lodge&lt;/i&gt; fut consti­tuée à Minorque.&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn10&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn10&quot; name=&quot;bodyftn10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn9&quot;&gt;9&amp;nbsp;- Aucun document à ce sujet n’a été jusqu’ici (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn10&quot;&gt;10&amp;nbsp;- Ferrer Benimeli, José A., Masonería, Iglesia e (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn12&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;12&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Au &lt;span style=&quot;font-variant: small-caps&quot;&gt;xviii&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle, contrairement à ce qui s’est passé dans une grande partie de l’Europe, le rôle de la franc-maçonnerie en Espagne a été insignifiant, voire nul&amp;nbsp;; l’Inquisition (en 1738) et l’autorité royale (en 1751) l’ont interdite et condamnée, l’empêchant ainsi de se déve­lopper. Il semble bien qu’aucune loge espagnole n’ait existé à cette époque en Méditerranée. Dans un dis­cours pro­noncé le 15 juillet 1787 lors de la cérémonie d’installation de la loge &lt;i&gt;Les Pyrénées&lt;/i&gt;, à l’Orient de Bagnères-de-Bigorre, le Vénérable Cratère expliquait ainsi les raisons de cette absence&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;Il est cependant des peuples, M.&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 30%&quot;&gt;.&lt;/span&gt;. F.&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 30%&quot;&gt;.&lt;/span&gt;., le croiriez-vous? Oui, il en est, je le dis à leur honte, du sein desquels la Maçonnerie est proscrite par des lois qui tiennent de la superstition et de la barba­rie. Le fanatisme enfant de l’ignorance se couvre parmi eux du manteau de la religion et se sert de ce prétexte sacré pour persécuter nos frères&amp;nbsp;; ils regar­dent des hommes qui se signalent tous les jours par des actes de justice et d’humanité comme des ennemis de l’État et de la religion (...). Les lois parmi ces peuples les condamnent comme tels, et les cachots sont à peine suffisants pour expier les crimes de ces pré­tendus coupables&amp;nbsp;».&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn11&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn11&quot; name=&quot;bodyftn11&quot;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn11&quot;&gt;11&amp;nbsp;- Bibliothèque Nationale, Paris [BNF], Mss. FM2, ff. (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn13&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;13&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et, pour ne laisser planer aucun doute sur le pays au­quel il faisait allusion, il ajoutait dans une note&amp;nbsp;:&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;citation&quot; dir=&quot;ltr&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;«&amp;nbsp;Le F.&lt;span style=&quot;font-size: 100%; vertical-align: 30%&quot;&gt;.&lt;/span&gt;. Soubies, ancien garde du corps du Roi d’Espagne, oncle de notre Secrétaire actuel&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn12&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn12&quot; name=&quot;bodyftn12&quot;&gt;12&lt;/a&gt; et mort depuis peu dans cet Orient, était resté pendant trois mois dans les prisons de l’Inquisition à Madrid, pour avoir été déféré à ce tribunal comme franc-maçon. Il ne dut sa délivrance qu’à la protection de l’Ambassadeur de France qui interviendra vivement pour lui&amp;nbsp;».&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn13&quot; class=&quot;footnotecall&quot; id=&quot;bodyftn13&quot; name=&quot;bodyftn13&quot;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul class=&quot;sidenotes&quot;&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn12&quot;&gt;12&amp;nbsp;- Il s’agissait de l’abbé Grasset-Lorignac. Sur le (...)&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://cdlm.revues.org/document1158.html#ftn13&quot;&gt;13&amp;nbsp;- Ibidem.&lt;/a&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;textandnotes&quot;&gt; &lt;p class=&quot;texte&quot; dir=&quot;ltr&quot; id=&quot;pn14&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;span class=&quot;paranumber&quot;&gt;14&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Plus que d’une présence organisée et suivie de la franc-maçonnerie en Espagne, il faudrait parler d’une pré­sence sporadique et insignifiante de certaines loges sans importance ni continuité, ou encore du passage de francs-maçons étrangers qui n’ont pas échappé à la surveillance et au contrôle de l’Inquisition. Divers documents, souvent des autodélations volontaires, conservés dans ses archives, nous font découvrir la présence de plusieurs francs-maçons à Barcelone, entre 1750 et 1756&amp;nbsp;: Belges, Français, Anglais, Irlandais, Hollandais, Suisses... ainsi que des militaires au service du roi d’Espagne et des commerçants&amp;nbsp;; il y a éga­lement des Catalans, dont deux prêtres. Apprenant que la franc-maçonnerie était interdite en Espagne, la plu­part d’entre eux, initiés à l’ét