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    <title>Last posts on désespoir</title>
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    <updated>2008-10-11T16:35:10+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Yfigénie</name>
            <uri>http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>L'arbre du désespoir des singes</title>
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        <updated>2008-10-07T14:57:14+02:00</updated>
        <published>2008-10-07T14:57:14+02:00</published>
        <summary>    JE NE SAIS PAS QUEL EST L'ARBRE DU DESESPOIR DES HUMAINS ET ENCORE MOINS...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&lt;strong&gt;JE NE SAIS PAS QUEL EST L'ARBRE DU DESESPOIR DES HUMAINS ET ENCORE MOINS QUEL EST L'ARBRE DE MON PROPRE DESESPOIR ACTUELLEMENT !&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;******&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Je me retrouve obligée de mentir à ma mère pour mon travail, et maintenant pour ma vie amoureuse, tout cela pour ne pas la faire souffrir, et c'est moi qui me remet à souffrir le martyr : pour moi, mentir, c'est grave. Seule justification, ne pas faire souffrir l'autre à son tour, mais quel sacrifice encore !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;En plus, ma mère est très fine : elle m'a posé une question sur mon travail, comme sachant que je l'avais perdu, et a remarqué que j'étais très calme en me demandant &quot;tu as refait ta vie ?&quot;. J'aurais tellement voulu pouvoir lui dire &quot;oui !&quot;.... mais des problèmes annexes font qu'il vaut mieux qu'elle n'en sache rien...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Donc, j'ai le coeur meurtri depuis hier au soir... Je lui ai juste parlé de mes problèmes de santé, et lui ai dit que j'allais lui envoyer des photos de moi (toute seule...). J'aurais tant voulu lui faire ce plaisir, mais les circonstances imposent le silence !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ccff;&quot;&gt;Je ne sais pas&amp;nbsp;quel est mon arbre du désespoir, peut être un saule pleureur...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ccff;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/media/02/02/1272567999.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/media/02/02/149860870.jpg&quot; alt=&quot;DSCF7411.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1317529&quot; name=&quot;media-1317529&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ccff;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/media/01/02/662888800.JPG&quot; alt=&quot;Arbre du désespoir des singes octobre 2008-001.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1317532&quot; name=&quot;media-1317532&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Palmichat</name>
            <uri>http://papalardinachat.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Sombre...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://papalardinachat.hautetfort.com/archive/2008/09/30/sombre.html" />
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        <updated>2008-09-30T10:59:00+02:00</updated>
        <published>2008-09-30T10:59:00+02:00</published>
        <summary>  Hej hej,   un peu ras la couenne lol, toujours des refus, des mails de...</summary>
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           &lt;p&gt;Hej hej,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;un peu ras la couenne lol, toujours des refus, des mails de moins en moins courtois, des coups de pieds au cul, j'ai l'impression que les films ne mentent pas quand on voit le mec se faire jeter part la peau du cou par le garde de la boîte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est un peu ça, mais tant pis je continue comme chaque mois j'envoie tous mes petits mails, mais grande nouveauté on ne me dit plus bonjour et merci de votre participation, juste on pas de poste de disponible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis donc une vraie merde, qui ne fait rien, mais gardons l'esprit positif, je ne suis pas malade...ah ben si et ça empire...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je ne suis pas seule...tout est relatif, personne ne peut rien faire à ma place, donc j'agis seule...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je m'ennui à mourir, mais ne meurt pas,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je parle mais personne n'écoute ou ne veut répondre,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je sollicite, j'ai que des non ou pas de réponses,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;le monde est il vide à ce point ? ou bien n'y ais je pas ma place ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, positive attitude, je continue ma mailing liste, j'ai plus les moyens pour envoyer des lettres lol, j'ai tout dépensé en timbres...le courage reste, les idées se multiplie mais le désespoir semble croître.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On m'a demandé de quitter mon appart une semaine avant la date de sortie, j'ai dit oui. Je devais être remboursé du loyer de la semaine mais par décision arbitraire des proprio, ils ont gardés mon argent. 165 €, Entubée, une fois...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On m'a fait acheté une garantie d'un an pour mon ordi 70€, mon ordi en panne, la garantie ne fonctionne pas, le mec me rit au nez, c'est une garantie de merde j'aurai jamais du la prendre....merci, entubée, deux fois...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On m'a fait prendre un jour de repos forcé au boulot, par suite de maladie, j'ai perdu trois jours de salaire et n'étant pas embauchée, je dois payer medecin et sécu...merci, entubée, trois fois...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai téléphoné pendant trois mois avant d'acheter des lentilles pour être sûre d'être remboursée pour cette marque, cette correction, ce modèle, cet ophtalmo, on m'a dit oui pas de souci, tout est pris en charge, j'ai acheté les lentilles 150€ en avril, on vient de me renvoyer tous les papiers je ne serais pas remboursé, entubée, quatre fois...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je téléphone toute l'année pour faire valider mes résultats, jour des résultats, ils ne sont pas pris en compte j'ai des 0 à la place, je bataille pour les faire valoir et ça va recommencer cette année...pas de bonne volonté, entubée, cinq fois...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je travaille quatre mois, pour manger et payer ma fac, j'ai 200€ d'impôts à payer, je comprends pas je suis étudiante, je trouve que c'est énorme...tout le monde se moque de moi car soit ils ne payent pas d'impôts soit au maxi c'est 80€...l'impression d'être méga entubée, six fois...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je fais les mauvais choix, je sombre dans la déprime, je vais mal, je lance mon S.O.S.,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;papa maman achète la maison super, papa s'en va, lâche, maman rachète la maison, s'endette, mais patrimoine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On se relève, on pense positif et les soucis terminés, les capricornes bouffent notre maison tout s'écroule on lutte on paye on crache...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On loue, il ne paye pas, pas possible de récupérer les loyers, il dévaste tout et on peut le mettre à la porte...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je pleure et n'ai pas le courage d'en écrire plus, car il y a tellement de problème si on en avait un tous les six mois peut être que ça irait, mais quand c'est trois par semaine, on peut plus gérer...faut tout le temps payer...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mes rêves resteront des rêves je crois, et ma tristesse prend le dessus, je suis bien faible en ce jour de pluie, je déprime c'est officiel, je suis en perdition et j'essaie d'en parler, mais je suis seule...même maman ne le voit pas et pourtant mes cris d'alarmes sont de plus en plus forts et précis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai oublié mes valeurs pour crier au secours mais je m'aperçois que cela n'a aucun effet, je suis soit disant forte et je surmonte, et si pour une fois ce n'était pas le cas, si j'avais besoin d'aide, et que je ne sache plus quoi faire ???&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma santé se détériore et je ne peux plus compter sur elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai jamais crié au loup et pourtant au premier appel tout le monde me fuit...où se trouve mon espoir...?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je parle pas français......je déprime, je critique pas ma situation, ou n'ai de la peine d'être en Suède, ok je m'y sens mal, mais je serai en France, je serai dans le même état. Je suis perdue dans la vie, je ne sais que faire et c'est terrible...je n'ai pas d'issue ni de possibilité et l'étau se resserre, j'ai besoin de parler à quelqu'un mais ceux que je contacte n'ouvrent pas la porte de la communication ou alors je me sens redevable et donc ne parle plus de moi mais d'eux...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;je dois me focaliser sur un choix et le maintenir, je suis un peu perdue, j'ai besoin de quelqu'un de fort qui me dise chaque jour que je fais le bon choix et que je dois m'y tenir et continuer...et que ça ira...&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>khan</name>
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        </author>
        <title>Au cirque de ma vie</title>
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        <updated>2008-08-30T00:23:00+02:00</updated>
        <published>2008-08-30T00:23:00+02:00</published>
        <summary>   Mère ne pleure pas     Moi tous les soirs     Mettais un pas devant un pas...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://tnkhanouff.hautetfort.com/">
           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Mère ne pleure pas&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Moi tous les soirs&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Mettais un pas devant un pas&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;En bascule sur le fil&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Et savais bien qu’eux en bas&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Se gaussaient de moi, le funambule&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Mais plus le temps mourait&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;En cet équilibre fragile&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Plus dans mon infortune, j’avançais&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Caricature d’une vie frêle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Plus le temps se rognait&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Plus je tremblais&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Plus l’orchestre de plus belle&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Continuait haut de jouer&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Plus je ne me tenais&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Droit&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Ne pleure plus maman&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Tu sais que je t’aime tant&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Et que ce n’est plus moi&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: 130%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 13pt; line-height: 130%; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;;&quot;&gt;Cet amas difforme en bas&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>presso</name>
            <uri>http://alamanieredelost.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Un autre épisode de ma vie fantastique!</title>
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        <id>tag:alamanieredelost.hautetfort.com,2008-07-29:1726012</id>
        <updated>2008-07-29T23:09:55+02:00</updated>
        <published>2008-07-29T23:09:55+02:00</published>
        <summary>  Chus t'écoeurée ben raide! À dire comme ça se prononce!!! Oui ce n'est pas...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://alamanieredelost.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Chus t'écoeurée ben raide! À dire comme ça se prononce!!! Oui ce n'est pas dit en bon français dans le texte mais bon je vois pas comment exprimer mon écoeurantite aigue mieux que ça!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors si je fais le saut à Paris, j'aurais peut-être pas droit à des RTT mais bon là je vais me taper un 8 à 6 suivi d'un 7 à 5 (je préfère le 5 à 7!) sans RTT à part peut-être partir plus tôt vendredi sauf si urgence il y a encore!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LA semaine dernière s'était pas mal passée mais là ça fait que 2 jours et aaaaaaaaaaaaaargh! on pauvre préretraité en pense autant que moi, lui qui fait normalement du 3 jours semaine et là se tape un lundi à vendredi complet en équipe de 2 au lieu de 3 ou 4 d'ordinaire avec en prime PLEIN de problèmes tous plus délicieux les uns que les autres...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous vous souvenez de mes déboires avec l'électricien (et l'électricité surtout!) d'il y a 3 mois? Et ben maintenant on en est vec le tech des bouilloires! Hyper réactif le monsieur, bon il est venu hier tout remarchait comme par magie, chouette je peux partir tôt mais merde on a rien réglé! LA preuve, rebelote today... en pire! Cooooooool j'adore!!! JE l'appelle pour lui expliquer le problème et lui me répond placide et pas content sentant bien tout de même où je voulais en venir &quot;et qu'est-ce que tu veux que j'y fasse?&quot;!!! Euh ben... que tu raboules tes fesses ici, figure-toi que je ne te raconte pas ma vie fantastique au téléphone pour le plaisir, non non non! Bref il arrive de la rive nord pour la rive sud en passant par Montréal, rien que le trajet va prendre 1h30 s'il n'y a pas trop de circulation, ce qui risque d'être le cas vu que c'est encore les vacances de la construction, mais avec mon bol un bouchon géant va se former juste pour me faire chier et me gâcher une autre soirée (heureusement rien d'inspirant aux francos, demain peu importe ce qu'il arrive je suis à la place des arts à 19 heures pour voir Mick est tout seul, l'usine peut bien bruler je m'en fous!).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ah oui et demain je commence à 7h c'est cool pour qui??? Mon électricien bien sûr (mais là c'est moi qui ai insisté pour qu'il vienne très tôt!!! J'ai le sens du devoir parfois...)je sens que je vais passer moins de 12 heures tranquille chez moi... et je dois faire des courses en prime!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En plus j'ai raté les pompiers venus pour une fausse alerte, là au moins j'aurais peut-être pu avoir un spectacle qui en valait la peine, quoique avec ma veine je ne tombe que sur des pompiers ventripotents... Quoique il y en avait un potable, enfin tout juste, à se mettre sous la dent en cas de désespoir...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parlons du désespoir, je ne sais plus quoi penser de vous savez qui, je sais pas s'il se rend compte qu'il me fait languir avec ses dernières réflexions, j'essaie de lui faire préciser ses pensées (sachant bien que je suis très probablement en train de me faire des illusions) subtilement (sans doute trop?) mais j'ai pas envie encore de me trainer à ses pieds par email ce qui aura le mérite d'être clair mais me permettra de me ramasser un autre rateau, du genre que j'ai plus de sentiments pour lui que lui pour moi, nooooooooooooooooon??? Tu me dis pas????????&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon je sais pas pour vous mais je sens qu'il est temps que je puisse faire combattre ma brute, j'Ai besoin de me défouler!!!&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>blonde</name>
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        <title>J'ai un gros problème</title>
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        <updated>2008-06-14T15:07:17+02:00</updated>
        <published>2008-06-14T15:07:17+02:00</published>
        <summary>  Oui un big problème...      Rien à voir avec ma journée d'hier qui a été...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Oui un big problème...&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Rien à voir avec ma journée d'hier qui a été une journée bien pourrie... Chacun a le droit à ses états d'âme, mais comme j'ai un esprit positif, I'm back, hauts les coeurs !&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bref, revenons à mon problème.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pour comprendre, il vous suffit juste de regarder cette photo :&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://confidencesdeblonde.hautetfort.com/media/00/00/2136607420.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://confidencesdeblonde.hautetfort.com/media/00/00/1157219728.jpg&quot; id=&quot;media-1071633&quot; alt=&quot;Photo 395.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1071633&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Voilà à quoi ressemble, en général, mon réfrigérateur.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je suis incapable de le remplir, je ne sais jamais à l'avance ce que je vais avoir envie de manger. Lorsque je fais des courses, je prends toujours le kit de survie, Coca zéro, jus orange, yaourts, jambon et café (bon ok parfois des chips au vinaigre, mais chut).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les rares fois où je dine chez moi et bien en fait je ne dine pas, un frigo comme ça, ça laisse peu de place à l'imagination culinaire et pourtant j'adore cuisiner.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Donc, maintenant, action : Je vais devoir me reprendre en mains et essayer de remplir cette bestiole de bonnes choses.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Demain direction le marché, oui, mon caddie de pétasse du 16ème et moi-même allons parcourir le pavé parisien afin de me remettre dans le droit chemin et adopter de nouveau une alimentation équilibrée et digne de ce nom. (bon en vrai, j'ai pris 2kg et il est temps d'agir)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Voilà, une note bien futile comme je les aime, demain promis, je vous parle marketing ! (ou pas)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;bon week-end !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(au pire si vous avez pitié de moi, vous m'invitez à diner :-))&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Gicerilla</name>
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        <title>ELLE - Immarcescible ?</title>
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        <updated>2008-06-07T06:22:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-07T06:22:00+02:00</published>
        <summary>                     Il pleut !          Une pluie grise et huileuse que les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gicerilla.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/media/02/00/1080695135.jpg&quot; name=&quot;media-1039922&quot; alt=&quot;1462558630.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left&quot; id=&quot;media-1039922&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;Il pleut !&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Une pluie grise et huileuse que les essuie-glaces ont du mal à évacuer.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Mon pare-brise ressemble à mon âme, noyé, débordé par des flots de tristesse qui remontent du tréfonds de moi. Comme si le bercement dangereux de l'autoroute permettait à ces idées enfouies de remonter insidieusement à la surface. Jusqu'à mes lèvres qui articulent des pourquoi silencieux. Jusqu'à mes yeux qui me piquent mais qui&amp;nbsp;font courageusement barrage aux larmes qui voudraient bien couler. Jusqu'à mon cerveau qui voudrait bien l'oublier. Celui-là se croit toujours plus fort. Il croit tout dominer mais là, il doit bien reconnaître que rien n'y fait. Et la chape de raisons que grâce à lui j'avais consciencieusement bâtie se retrouve pulvérisée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mieux qu'un Caterpillar, mon cœur fait tout exploser. Il susurre à mon cerveau comme il serait doux de le laisser à nouveau occuper la place.&lt;/span&gt; Il le soudoie avec ses arguments. Mon cerveau accepte la coalition et voilà le cœur qui fouille la photothèque habituellement verrouillée à double tours, interdite comme l'Enfer, à la recherche d'images de lui pour me les projeter dans l'intimité de mon&amp;nbsp;for. Je ne vois plus les arbres qui défilent. Je me dis que décidément ce parcours n'est pas propice à la paix de mon cœur comme si un mauvais génie hantait ce tronçon là. &lt;a href=&quot;http://gicerilla.hautetfort.com/archive/2007/03/30/elle-hallucination-autoroutiere.html&quot; title=&quot;Hallucination autoroutières&quot;&gt;&lt;i&gt;Exactement comme l'autre fois.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; Le noir d'un tunnel rejoint les rebelles comme pour mieux mettre en relief tous ses traits. Mes yeux se fondent&amp;nbsp;dans l'ombre et les images s'animent. Lui, le désiré depuis des années, lui l'impossible, il bouge devant moi. Il marche d'un pas lent vers moi. Il a les yeux rivés aux miens. Je ne peux pas les détourner. Nos regards sont arrimés comme le missile sur sa cible. Rien ne les fera dévier. Et alors qu'il s'approche, il lève son bras droit et du bout de ses doigts il caresse ma joue. Le barrage rompt et mes larmes dévalent en cascades et suivent les sillons que les grimaces de désespoir dessinent sur mon visage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mes mains se crispent sur le volant. Les lumières bleues et vertes du tunnel se brouillent à mon passage. Je ne veux pas aller dans le décor. J’essaie de me ressaisir, de chasser les images qui défilent en un scénario improvisé mais cela m'est impossible. Le cœur bat vite et pompe vers mon cerveau tous ces rêves de caresses, de baisers, d'odeurs et de toucher. Tous ces gestes et ces sensations&amp;nbsp;qui n'existeront jamais. Un sang torrentueux inonde mon cortex et le voilà docile, enivré. Il accepte tous les fantasmes de son partenaire, association de malfaiteurs pour me faire chavirer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et me voilà à me demander à haute voix dans l'habitacle, presque à crier pour ne pas devenir folle, pour que les décibels pulvérisent façon puzzle son visage tant convoité, ses yeux qui me fixent toujours, ses mains tant attendues qui m'enlacent, ses lèvres qui savourent mon cou... car tout cela n'est qu'illusion. &lt;i&gt;&quot;Combien de temps le cœur peut-il aimer sans être satisfait ? &quot; &quot;Quel remède contre une amour impossible ?&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/i&gt; Et je pleure et j'implore &lt;i&gt;&quot;combien de temps encore ?&quot;&lt;/i&gt; J'invective, j'interpelle les dieux et&amp;nbsp;le diable &lt;i&gt;&quot;Libérez-moi !&quot;&lt;/i&gt; puisqu'il semble que ma volonté seule n'y arrive pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je sors du tunnel. La pluie s'est calmée. Les essuie-glaces enfin assurent efficacement leur fonction. Une lumière anémique éclaire le ciel et les images de lui lentement s'évanouissent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je reste épuisée, les yeux figés sur l'horizon avec cette question sans réponse :&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: fuchsia; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&quot;Combien de temps sans récompense un cœur peut-il aimer ?&quot;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>domino, Dom</name>
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        <title>Ecrire plus mal...</title>
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        <id>tag:lajournalistealternative.hautetfort.com,2008-05-28:1637335</id>
        <updated>2008-05-28T17:05:25+02:00</updated>
        <published>2008-05-28T17:05:25+02:00</published>
        <summary>  Quand je viens de subir un échec, j'écris toujours plus mal que d'habitude....</summary>
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           &lt;p&gt;Quand je viens de subir un échec, j'écris toujours plus mal que d'habitude. Cela se voit à mes dernières notes....&lt;/p&gt; &lt;p&gt;domino&lt;/p&gt; 
        </content>
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        <author>
            <name>gerson</name>
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        <title>Yan-petit ch. 5 - 6</title>
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        <id>tag:gerardsoncarrieu2.hautetfort.com,2008-05-13:1559275</id>
        <updated>2008-05-13T10:24:43+02:00</updated>
        <published>2008-05-13T10:24:43+02:00</published>
        <summary>   Yan-petit (suite) Chapitre 5 - 6 .  Pour les chapitres précédents voir...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gerardsoncarrieu2.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Yan-petit (suite) Chapitre 5 - 6 .&lt;br /&gt; Pour les chapitres précédents voir colonne de droite&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;5 - La patrie en danger&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les premiers jours, il resta enfermé dans sa chambre, les yeux rivés aux curieuses figures que dessinaient les planches des cloisons. Il ne voulait plus crier les journaux, ni porter de l’eau. Le Major venait le relancer tous les soirs, mais il refusait de le suivre. Son mutisme décourageait Beauceron chaque fois que celui-ci s’échappait de l’ambassade pour lui rendre visite. L’inquiétude de ses amis était grande; elle l’aurait été davantage s’ils avaient soupçonné que le malheureux ne songeait qu’à rejoindre Gaëlle dans la tombe.&lt;br /&gt; Toutefois, dès l’origine de cette crise, son obsession morbide se trouva combattue par la haine qu’il concevait pour les responsables du massacre. La colère irrépressible qui naissait en lui le sauva. Il recommença à parler pour connaître les causes de la fusillade; les renseignements qu’il obtint lui paraissant insuffisants, il sortit dans la rue pour lire les proclamations, les polémiques, les appels qui remplissaient les journaux depuis le funeste événement.&lt;br /&gt; Au fil des jours, il accusa tour à tour l’Assemblée, la municipalité de Paris, la garde nationale.&lt;br /&gt; La manifestation du Champ-de-Mars avait déplu aux députés. Ne&amp;nbsp; s’opposait-elle&amp;nbsp; pas&amp;nbsp; à&amp;nbsp; leur décision&amp;nbsp; de sauvegarder le roi? Ils avaient interprété comme des signes d’émeute l’exécution des vauriens surpris sous l’autel et le coup de feu qui avait accueilli la première intervention de La Fayette. Désireux de montrer leur fermeté, ils avaient poussé la municipalité au crime. Le lendemain, ils avaient félicité Bailli, le maire, et déclaré que la fusillade était une juste répression.&lt;br /&gt; - Que n’ai-je un baril de poudre! grommelait Yan-petit, qui rêvait de détruire la salle du Manège.&lt;br /&gt; - Dans ce cas, répondait le Major, mieux vaudrait faire sauter l’Hôtel de Ville.&lt;br /&gt; - Ah! si j’avais le nom de celui qui a donné l’ordre à la garde nationale de marcher!...&lt;br /&gt; Le bilan du massacre demeurait aussi flou que le reste : douze morts recensés à l’hôpital du Gros-Caillou, affirmait un journal; mille cinq cents victimes, prétendait un autre, dont plusieurs centaines jetées à la Seine, pour masquer la vérité.&lt;br /&gt; - Tu te fais mal à ressasser toujours les mêmes antiennes, disait Beauceron à son ami. On ne saura jamais ce qui s’est passé! Dans deux cents ans, on se le demandera encore...&lt;br /&gt; Cependant, La Fayette perdit le commandement de la garde, Bailly dut renoncer à ses fonctions de maire, l’Assemblée se sépara, pour être remplacée par une autre... Ceux que Yan-petit haïssait le plus s’effaçaient; sa haine s’émoussa.&lt;br /&gt; L’hiver fut difficile, la récolte de blé ayant été mauvaise.Les journaux dénoncèrent les affameurs. Puis ils se firent l’écho des troubles causés en Vendée et en Bretagne par les partisans des prêtres réfractaires. Au printemps, il n’était plus question que des menaces que l’Autriche, la Prusse et la Saxe faisaient peser sur notre pays; le 20 avril, la France leur déclara la guerre.&lt;br /&gt; - Pauvre Gaëlle, petite âme envolée!... pleurait Yan-petit dans son grenier.&lt;br /&gt; Accroché à son chagrin, il refusait de se laisser emporter par l’orage qui grondait.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Beauceron aurait voulu l’aider davantage, mais son travail lui laissait peu de liberté. Durant toute cette période, madame de Staël avait déployé une activité extraordinaire, moins pour soutenir la carrière de son mari que celle de son amant, monsieur de Narbonne, qui était devenu, grâce à elle disait-on, ministre de la guerre.&lt;br /&gt; Yan-petit avait profité de ces circonstances pour s’éloigner définitivement de l’ambassade. Il ne pouvait plus supporter ce crève-coeur : le spectacle des cuisines, plus animées que jamais! Quant aux consolations de madame Gauthier, il les recevait comme autant de reproches, accompagnées qu’elles étaient de remarques aigres-douces :&lt;br /&gt; - Pauvre petite, si elle m’avait écoutée, elle aurait moins traîné les rues...&lt;br /&gt; De son côté le Major s’était vu contraint d’embaucher un autre aide.&lt;br /&gt; Livré&amp;nbsp; à&amp;nbsp; lui-même, Yan-petit se mit à boire,&amp;nbsp; ne consacrant à la vente des journaux que le temps qu’il fallait pour gagner de quoi payer son mauvais vin.&lt;br /&gt; Un soir, il s’endormit dans une taverne. Quand il s’éveilla, les quatre chenapans avec lesquels il avait déjà eu maille à partir l’entouraient. Mais bien loin de chercher à se venger des coups qu’il leur avait donnés, ils l’invitèrent à vider une bouteille. Puis deux, puis trois, et pour finir, une petite dernière, d’eau de vie. Après quoi, ils allèrent mettre à sac un hôtel du faubourg Saint-Germain, qu’un aristocrate venait d’abandonner pour prendre le chemin de l’étranger.&lt;br /&gt; Quelques jours plus tard, le Major interpella son protégé :&lt;br /&gt; - J’ai appris certaine chose, La Jeunesse, quelle déchéance! Nous autres, patriotes, condamnons tout pillage! Nous concevons autrement les idées nouvelles d’égalité et de souveraineté populaire!...&lt;br /&gt; - M’en fous!&lt;br /&gt; - Plus rien ne t’intéresse ou quoi? Sais-tu seulement que le 20 de ce mois, le peuple a envahi les Tuileries, pour obliger Capet à se soumettre à la volonté de l’Assemblée?&lt;br /&gt; - Et alors?...&lt;br /&gt; - Alors on lui a tendu un bonnet rouge au bout d’une pique et il s’en est coiffé. La révolution n’est pas finie, mon fils!...&lt;br /&gt; - Et alors?...&lt;br /&gt; Décontenancé, le Major tortilla sa moustache, grognant :&lt;br /&gt; - Il faut que je parle de toi avec Beauceron.&lt;br /&gt; Le lendemain, à l’insu de Yan-petit, les deux hommes se concertèrent . Beauceron estimait qu’il avait tout tenté pour empêcher son ami de glisser sur la mauvaise pente.&lt;br /&gt; - En fin de compte, dit Beauceron, je ne vois qu’une solution, qu’il s’engage dans l’armée. Depuis la déclaration de guerre, le recrutement des volontaires va bon train.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A Paris, la garde défile, le canon tonne, des roulements de tambour soutiennent l’enthousiasme des jeunes gens qui se pressent autour des estrades où ils viennent signer leur engagement.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Mais Yan-petit résiste à la fois à cette ferveur patriotique et à la pression de ses deux amis. Il refuse de partir.&lt;br /&gt; Il refuse... jusqu’à cette nuit où Gaëlle lui tend la liste des signataires du Champ-de-Mars.&lt;br /&gt; Des lettres de feu embrasent son rêve : soldat citoyen pour la patrie. A son réveil, il n’en doute pas, celle qu’il a tant aimée lui a fait un signe, elle veut qu’il coure&amp;nbsp; aux armes.&lt;br /&gt; Le Major et Beauceron rivalisent de générosité pour équiper leur militaire.&lt;br /&gt; On lui procure une habit bleu, une veste blanche, un tricorne&amp;nbsp; orné d’une cocarde&amp;nbsp; tricolore, de bonnes chaussures, et, pour qu’il ne ressemble pas trop à un garde national, un pantalon rayé bleu, blanc, rouge.&lt;br /&gt; A Grenelle, où les engagés sont rassemblés, il compte parmi les mieux habillés. Tant d’autres sont en haillons, bien que tous les citoyens aient été invités à fournir&amp;nbsp; des vêtements aux défenseurs de la patrie.&lt;br /&gt; Les bataillons étaient constitués à Châlons-sur-Marne, où les recrues élisaient leurs officiers.&lt;br /&gt; Dès le premier soir, un candidat, debout sur une table, improvisa un&amp;nbsp; discours qui impressionna fort ses compagnons :&lt;br /&gt; - Citoyens, ce que nous voulons, c’est répandre notre idéal de raison, de justice et de liberté, pour le salut des nations et le bonheur du genre humain.&lt;br /&gt; - Hourra!...&lt;br /&gt; Celui-là fut élu lieutenant, et l’on vida quelques bouteilles, et l’on chanta &lt;i&gt;ça ira&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; Les jours qui suivirent furent consacrés à l’instruction militaire.&lt;br /&gt; La plupart des engagés ayant reçu une pique pour tout armement, ils apprirent les gestes qui leur permettraient de la planter dans le poitrail d’un cheval, pour stopper la charge de la cavalerie sur les champs de bataille. Yan-petit, en raison de la qualité de son costume sans doute, fut de ceux qui se virent attribuer un fusil.&lt;br /&gt; - A mon commandement, déchirez la cartouche avec vos dents!&lt;br /&gt; Il fallait ensuite vider la poudre dans le canon, y introduire&amp;nbsp; la balle,&amp;nbsp; utiliser le papier de la cartouche comme bourre, bien tasser le tout avec une baguette... Au total, douze mouvements. Quand l’apprenti soldat, heureux de ne pas s’être éborgné avec la baionnette, mettait en joue, il arrivait que, faute d’étincelle, le coup ne partît pas.&lt;br /&gt; - Un bon fantassin tire deux balles à la minute, affirmait l’instructeur.&lt;br /&gt; Pour obtenir ce résultat, un entraînement prolongé aurait été nécessaire, mais le temps manquait. Les Prussiens, soutenus par les émigrés, venaient de prendre Verdun. La route de Paris leur était ouverte. Les volontaires, destinés à renforcer l’armée de Dumouriez, complèteraient leur formation en marchant.&lt;br /&gt; En avant, braves soldats citoyens, en avant pour la patrie!&lt;br /&gt; Le général Dumouriez accueillit fraîchement les recrues. Leur tenue, leur conduite ne lui convenaient guère. Mais à peine commençait-il à leur inculquer quelques principes de discipline qu’il dut les soumettre à l’épreuve du feu.&lt;br /&gt; Et ce fut Valmy.&lt;br /&gt; Cette victoire permit de libérer le territoire national, mais nos soldats ne s’en tinrent pas là. Ils attaquèrent les Autrichiens à Jemmapes.&lt;br /&gt; La ville était fortifiée, jugée inexpugnable. Sous la direction de leur général, vieux troupiers et soldats novices mêlés s’élancèrent à l’assaut, unis par un chant nouveau :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Allons enfants de la patrie&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Le jour de gloire est arrivé..&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les Français victorieux envahirent la Belgique.&lt;br /&gt; Les soldats de la Révolution s’étaient bien battus pour la libération des peuples opprimés. Ils s’installèrent dans les pays conquis pour y passer l’hiver.&lt;br /&gt; Au printemps suivant, les territoires occupés furent annexés, souvent contre le voeu des habitants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Au mois d’avril 1793, Yan-petit revint à Paris.&lt;br /&gt; - Qu’on ne m’appelle pas déserteur! disait-il. Je suis dans mon droit! Je ne m’étais pas engagé pour un an, mais pour une campagne.&lt;br /&gt; - Tais-toi, La Jeunesse! répliquait le Major. Je ne te parle pas de tes droits, mais de ton devoir! Ecoute!... L’Angleterre et l’Espagne se joignent maintenant à la Prusse et à l’Autriche! Toute l’Europe coalisée nous menace! La Convention vient de voter une levée de trois cent mille hommes...&lt;br /&gt; - Quelle convention?&lt;br /&gt; - C’est le nom de la nouvelle Assemblée! Tu ne lisais pas les journaux là-bas! Tu sais quand même que Capet a été guillotiné, oui! Nous l’avons notre République, fiston, ce qui ne plaît pas à tout le monde! De l’intérieur comme de l’extérieur, on veut nous mettre en pièces, et c’est le moment que tu choisis, toi, pour...&amp;nbsp; pour quitter ton poste!&lt;br /&gt; - Citoyen, intervint Beauceron, ne l’accable pas. Des milliers&amp;nbsp; de volontaires&amp;nbsp; ont abandonné&amp;nbsp; l’armée&amp;nbsp; depuis que Dumouriez est passé à l’ennemi...&lt;br /&gt; La trahison du général n’était pas la seule cause du retour du Béarnais. Il n’avait pas aimé non plus faire partie d’une troupe d’occupation.&lt;br /&gt; - Mais le pire, avoua-t-il à ses amis, c’est que la guerre ne m’a pas guéri de mon chagrin...&lt;br /&gt; Et voilà qu’à Paris, il se retrouvait dans l’état de coeur et d’esprit où il était avant son départ.&lt;br /&gt; - Je peux t’offrir une place dans notre section de patriotes, proposa le Major.&lt;br /&gt; - M’en fous... grommela Yan-petit.&lt;br /&gt; - Il a besoin de repos, répliqua Beauceron, je l’emmène dans mon pays, citoyen.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Le volontaire en rupture d’armée posa son sac chez les Duchemin. Il fut convenu que tant qu’il resterait chez eux, il payerait sa pension en donnant la main à l’entretien de leur modeste bien, ce qui arrangeait tout le monde, car la santé du père de Marie-Jeanne s’était gravement altérée.&lt;br /&gt; Le garçon pourrait aussi travailler chez les Moreau, le frère de son ami ayant réalisé tous ses espoirs d’acquisition de terres.&lt;br /&gt; La Révolution l’avait enrichi. Pour autant il ne cessait pas de se plaindre.&lt;br /&gt; - Mon pauvre Robert, si tu savais! se lamentait-il. Elle nous coûte cher l’armée! On nous prend tout! Nous avons&amp;nbsp; dans la commune un représentant du gouvernement révolutionnaire qui veille à l’exécution des réquisitions, et c’est le froment, et le foin, et le chanvre, et la paille, et, pire que tout, les chevaux et les charrettes!... Bientôt, ils nous retireront nos sabots des pieds!&lt;br /&gt; - Quand tu seras déchaussé, plaisanta son frère, tu n’auras qu’à t’engager, les patriotes feront un effort pour t’équiper, pas vrai, Yan-petit?&lt;br /&gt; Et de rire.&lt;br /&gt; Le poids des sacrifices demandés aux paysans ne les empêcha pas de planter le mai.&amp;nbsp; Toutefois, cette fête, célébrée de temps immémorial, se parait cette année-là des couleurs de la révolution. L’arbre installé sur la place du village n’était pas seulement le symbole du réveil de la nature mais aussi celui de l’avènement de la liberté. Des guirlandes tricolores pendaient aux branches. Autour du tronc, la jeunesse dansa la &lt;i&gt;Carmagnole&lt;/i&gt; : &lt;i&gt;vive le son du canon&lt;/i&gt;!&amp;nbsp; C’est au pied de cet arbre que Marie-Jeanne et Robert présentèrent au combattant de Valmy une jolie brunette, nommée Julie, mais ils firent tant pour qu’elle se trouvât près de lui, au moment de se donner la main pour faire la ronde, que le vaillant soldat battit en retraite de bonne heure.&lt;br /&gt; Dans les jours qui suivirent, Robert ayant regagné Paris, Yan-petit refusa de revoir la mignonne consolatrice qu’on souhaitait lui proposer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En revanche,&amp;nbsp; il ne fuyait pas la compagnie de Marie-Jeanne, bien au contraire!&lt;br /&gt; Après le souper, à la nuit tombante, tous deux s’asseyaient sur la margelle du puits. Il lui parlait de Gaëlle, à n’en plus finir, bien qu’elle l’eût peu connue. Confidence pour confidence, elle ne lui cachait rien de son amour pour Robert, de sa volonté de construire sa vie avec son promis.&lt;br /&gt; Ainsi passèrent les semaines, chaque journée occupée par les travaux des champs, si rudes à la belle saison, chaque soirée leur apportant détente et mutuel réconfort.&lt;br /&gt; Quelquefois, à la lueur d’une chandelle, il lui lisait le journal. Elle était particulièrement touchée par les échos d’un combat que menait, pour l’égalité des femmes et des hommes, une certaine Olympe de Gouges. Les jugements portés par la jeune fille sur cette patriote, qui agitait de la belle manière les tribunes de l’Assemblée, montraient qu’elle-même ne manquait ni d’intelligence ni de caractère.&lt;br /&gt; Cependant, la défense des droits de la femme n’occupait qu’une mince place dans les colonnes des gazettes. Tant d’événements graves se succédèrent durant cette période! Les députés formant la gauche de l’Assemblée, nommés Montagnards, combattaient les Girondins, députés modérés; ces derniers furent finalement vaincus et proscrits, au début du mois de juin. En Vendée, les insurgés avaient constitué une véritable armée, qui remportait des victoires sur les soldats de la république. Aux frontières, la situation devenait chaque jour plus dramatique.&lt;br /&gt; Pour sauver&amp;nbsp; la&amp;nbsp; Révolution, la&amp;nbsp; &lt;i&gt;levée en masse&lt;/i&gt; fut décrétée, le 23 août 1793, par le Comité de salut public.&lt;br /&gt; Tous les Français étaient en réquisition, à commencer par les jeunes gens non mariés, de 18 à 25 ans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; Sur la route de Lorient, deux compagnies escortaient une malle-poste dans laquelle avait pris part un personnage éminent, envoyé par le gouvernement.&lt;br /&gt; C’était le 28 pluviôse de l’an II (16 février 1794).&lt;br /&gt; Les soldats, des Bleus comme on les nommait dans l’Ouest, à cause de la couleur de leur uniforme, étaient au nombre d’une centaine; ils appartenaient à une demi-brigade d’infanterie en séjour à Rennes. En tête du groupe qui précédait le véhicule se trouvait, avec les tambours, un éclaireur réputé pour sa connaissance du pays et de ses pièges. Les officiers marchaient juste devant les chevaux. Dans la troupe qui suivait la voiture, quelques anciens donnaient la leçon aux nouveaux venus, parmi lesquels figurait Yan-petit, plus connu dans son bataillon sous le sobriquet de La Jeunesse.&lt;br /&gt; - Une chance qu’on a, expliquait le Gaulois, c’est qu’après la bataille, le plus souvent, les chouans fusillent les blessés et les prisonniers...&lt;br /&gt; - Comment ça une chance, caporal? s’étonna La Jeunesse.&lt;br /&gt; - Dame! ces monstres sont féroces, et quand ils ont le temps!...&lt;br /&gt; - Mordemonbleu! s’écria le sergent, j’ai vu, moi, des prisonniers enterrés droit debout, jusqu’au cou, vivants. Les femmes venaient leur crever les yeux avec des aiguilles, et quand les malheureux avaient assez hurlé, des gamins jouaient à leur fracasser le crâne avec des pierres.&lt;br /&gt; - Heureusement que nous autres, ricana un jeune soldat déjà bien aguerri, on a les colonnes infernales du général Turreau qui battent le pays. Voilà de sacrés lapins! Il paraît qu’ils découpent les chouans en morceaux, en veillant bien à ce qu’ils meurent le plus tard possible; quand aux femmes, ils les bourrent de poudre et ils les font exploser!&lt;br /&gt; - Charmant propos! s’exclama un lieutenant, qui s’était laissé dépasser par la malle. Ainsi, c’est tout ce que vous inspire cette forêt de Brocéliande, où l’enchanteur Merlin aima la fée Viviane.&lt;br /&gt; D’un geste large de son bras, il désignait, sur sa droite, la sombre futaie en lisière de laquelle cheminait la colonne.&lt;br /&gt; - Brocéliande, mon c....! grogna à mi-voix le Gaulois, qui ne connaissait cette forêt que sous son vrai nom, moins poétique, de forêt de Paimpont.&lt;br /&gt; Quelques rires assourdis saluèrent cette fine sortie.&lt;br /&gt; - M’est avis, lieutenant, lança le sergent, que ces bois contiennent plus de chouettes bien réelles que de personnages de légende.&lt;br /&gt; Nouveaux rires, la comparaison des ennemis invisibles avec des oiseaux de nuit étant toujours appréciée.&lt;br /&gt; - Possible, reprit le lieutenant. Mais nous arrivons à l’étape, le bourg de Beignon n’est plus qu’à une lieue...&lt;br /&gt; Et pour affirmer sa jeune autorité, il crut bon d’ajouter :&lt;br /&gt; - Sergent, avec la nuit qui tombe, mieux vaut entretenir tes homes du réconfort d’un bon feu de campement que de les effrayer avec le récit d’atrocités...&lt;br /&gt; Cet exorde fut interrompu par une décharge épouvantable de mousqueterie, bientôt suivie de hurlements.&lt;br /&gt; Sortie d’entre les troncs des arbres qui bordaient la route, une cohue, armée de fusils, de piques, de sabres et de faux, se précipita sur les républicains.&lt;br /&gt; L’éclaireur au talent tant vanté n’avait-il donc rien soupçonné?&lt;br /&gt; L’effet de surprise coûta cher au détachement. D’un seul coup, vingt soldats tombèrent, morts ou blessés. Cela n’empêcha pas les autres de se regrouper en bon ordre autour de la malle, conformément aux instructions qu’ils avaient reçues avant le départ. Le feu de la riposte abattit plusieurs chouans, mais sans briser l’élan de la horde. Un engagement s’ensuivit, les armes blanches cliquetèrent, et soudain, aussi brusquement qu’ils avaient déclenché la bataille, les assaillants cessèrent de se battre et disparurent dans les bois.&lt;br /&gt; Mais leur départ ne fit pas taire les armes républicaines. Des coups de feu continuèrent de claquer ça et là.&amp;nbsp; Pour venger les compagnons tombés sur cette route, et tant d’autres, affreusement suppliciés depuis le début de cette guerre, on achevait les blessés.&lt;br /&gt; Au bout d’un long moment, le chef de brigade lança un ordre, trop tardif pour être pleinement efficace :&lt;br /&gt; - Qu’on respecte les prisonniers!&lt;br /&gt; - Nous en avons juste deux, à peine touchés, vint rendre compte un lieutenant.&lt;br /&gt; En revanche, les blessés républicains étaient si nombreux que plusieurs voitures seraient nécessaires pour les transporter. Il fallait également relever les morts : seize Bleus, sans parler de quelque trente brigands.&lt;br /&gt; - Où peut-on réquisitionner des charrettes? s’enquit le chef de brigade.&lt;br /&gt; Il y a un hameau à un quart de lieue d’ici, mais c’est un vrai nid de chouettes, répondit l’éclaireur.&lt;br /&gt; - Allons-y!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La troupe fut accueillie à coups de fusils. L’assaut n’en fut pas moins donné.&lt;br /&gt; Chargé d’investir une chaumière, le Gaulois et La Jeunesse défoncèrent la porte à coups de pieds. A la lueur d’une torche de résine, ils découvrirent à l’intérieur un pauvre mobilier : une table, un banc, quelques chaises, un rouet, un bahut dont les ombres inquiétantes s’allongeaient sur un sol curieusement constitué de terre battue et de dalles de granit; au fond de l’unique pièce, un lit, que le Gaulois traversa de trois ou quatre coups de baïonnettes.&lt;br /&gt; La maison paraissait vide. Les deux hommes allaient se retirer lorsque La Jeunesse remarqua un espace entre le mur et le lit éventré. La torche au poing, il se pencha, et soudain recula, incapable du moindre geste. La lame d’un couteau avait frôlé son visage, mais ce n’était pas la peur qui le paralysait. Une jeune femme venait de se dresser dans la ruelle, c’était Gaëlle! Même allure, même costume, même coiffure, même courbure des pommettes, mêmes lèvres ourlées! Gaëlle en colère! Gaëlle terrifiée! Face à cette apparition, le caporal, qui n’avait aucune raison de rester pétrifié, épaula son fusil et tira. Le coup ne partit pas. Alors il cria à son compagnon :&lt;br /&gt; - Crève-la, tonnerre de Dieu! Qu’est-ce que tu attends, qu’elle te pique?&lt;br /&gt; Et comme l’autre ne bougeait toujours pas, il s’élança, baïonnette pointée. Pauvre La Jeunesse! Il cherchait désespérément un prétexte pour s’interposer. Devant l’imminence du danger, une idée lui vint à l’esprit :&lt;br /&gt; - Halte! Laisse-la! On l’emmène! Cette chouette est jolie, j’ai envie de la plumer en chemin, derrière un buisson.&lt;br /&gt; - Hum! hum!... grogna le Gaulois, visiblement mécontent . Je sais que ça se fait, mais je ne te voyais pas comme ça, et si tu veux mon opinion...&lt;br /&gt; Un instant le caporal donna l’impression de vouloir poursuivre son discours. Mais ce n’était guère le moment d’élaborer des théories sur les différents aspects de la guerre civile. Aussi se contenta-t-il de conclure:&lt;br /&gt; - Un&amp;nbsp; coup de fusil ou de baïonnette,&amp;nbsp; c’est plus propre, moi je dis!&lt;br /&gt; La jeune Bretonne n’avait pas bougé. Comprenait-elle le français? Non, probablement, mais il n’était nul besoin de paroles pour lui montrer que toute résistance de sa part serait inutile. Après avoir jeté son couteau, elle suivit les soldats.&lt;br /&gt; Vers le milieu de la nuit, le détachement put reprendre la route de Lorient. Les blessés et les morts remplissaient deux charrettes et la malle. Derrière celle-ci, à la queue de la colonne, marchaient les prisonniers : les deux hommes d’abord, pas un de plus à l’issue de la prise du hameau, et après eux, la jeune femme épargnée de justesse. Chacun d’eux avait les mains nouées dans le dos; de plus, une gosse corde, attachée à un ressort de la voiture, les reliait l’un à l’autre par la ceinture.&lt;br /&gt; La Jeunesse occupait le dernier rang du détachement. “Que va-t-elle devenir?” songeait-il, sans quitter du regard celle qu’il avait sauvée.&lt;br /&gt; La première émotion passée, il avait dû reconnaître, à la lumière des pots à feu allumés pour organiser le convoi, que la prisonnière ne ressemblait pas vraiment à Gaëlle. Elle n’en était pas moins touchante dans son désarroi... “Quelle horreur cette guerre!”&lt;br /&gt; Mais ce n’était pas en rageant en son for intérieur qu’il résoudrait son problème. Le temps pressait. Beignon n’était plus qu’à une demi-lieue. S’il voulait permettre à la prisonnière de s’enfuir, il lui fallait sans plus tarder continuer de jouer la comédie.&lt;br /&gt; - J’y vais, dit-il avec un clin d'oeil au caporal qui marchait près de lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il s’approcha de la Bretonne, posa un bras sur ses épaules. Sa protestation éclata avec véhémence, expri- mée dans une langue incompréhensible. Pour la calmer, il lui montra son couteau et entreprit de couper la corde qui l’attachait à ses compagnons d’infortune.&lt;br /&gt; Le Gaulois les rejoignit.&lt;br /&gt; - Je t’aiderai à rentrer avec elle dans le rang, lui dit-il, mais attention!... ne la laisse pas échapper, sinon tu as droit au peloton.&lt;br /&gt; La Jeunesse, qui aimait bien son caporal, eût préféré qu’il continuât de le sermonner, comme il avait fait dans la chaumière.&lt;br /&gt; Cette guerre pourrissait tout!&lt;br /&gt; Le détachement s’éloigna dans la nuit. La jeune femme restait immobile au milieu de la route. Il fallait faire vite! La Jeunesse trancha le lien qui retenait ses mains derrière son dos, et, reculant de quelques pas, il lui indiqua du doigt la direction de la forêt.&lt;br /&gt; Libre, d’abord elle ne bougea pas. Elle ouvrait de grands yeux, semblait vouloir dire quelque chose... Soudain, elle se déchaussa, ramassa ses sabots, releva son jupon... C’était Gaëlle qui s’échappait! Quand elle eut franchi le fossé qui longeait la route, elle se retourna; voyant qu’il ne la poursuivait pas, elle marqua un temps d’arrêt. Lentement, sa main monta à ses lèvres et s’en détacha pour lui envoyer un soupçon de baiser. Puis elle disparut.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; “Je pourrais tirer un coup de feu pour faire croire que je l’ai tuée”, se disait La Jeunesse. Il était peu probable que l’on envoyât un soldat pour vérifier...&lt;br /&gt; Mais il y avait quelque chose que le Béarnais craignait plus que le peloton d’exécution, c’était le regard du Gaulois et de ses autres compagnons d’armes.&lt;br /&gt; Il ne voulait pas qu’on le prît pour ce qu’il n’était pas. Il préférait déserter.&lt;br /&gt; Son fusil sous le bras, il se lança dans une course folle, non vers Lorient, mais dans la direction opposée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; A la mi-ventôse (début mars), il arrivait à Paris. Était-ce lui ou la ville qui avait tant changé? La Terreur qui régnait créait une atmosphère qui lui parut remarquable par ses contrastes.&lt;br /&gt; Plus nombreux que l’année précédente, les sans-culottes, armés de la pique et coiffés du bonnet rouge, étaient partout, sûrs d’eux, volontaires, affairés.&amp;nbsp; Quelques femmes, ouvrières ou petites bourgeoises, adoptaient la même attitude; beaucoup d’autres, accablées de soucis, passaient la journée, parfois la nuit, à faire la queue devant les boulangeries.&lt;br /&gt; Cependant, dès qu’un rayon de soleil semblait annoncer le printemps, on sortait dans la rue des tables et des bancs, et de porche en porche, on s’interpellait, on s’invitait. Jamais on n’avait autant aimé vivre en public.&lt;br /&gt; Il y avait de&amp;nbsp; si nombreuses nouvelles à échanger, à commenter!&lt;br /&gt; La&amp;nbsp; guillotine,&amp;nbsp; nommée Louisette, érigée en&amp;nbsp; permanence place de la Révolution (aujourd'hui Concorde), fonctionnait de plus en plus souvent. On assistait aux exécutions comme à un spectacle, mais ce n’était pas faute de théâtres, car on en comptait, à travers la capitale, une bonne cinquantaine, qui donnaient chaque soir des pièces inspirées de l’actualité.&lt;br /&gt; Ainsi,&amp;nbsp; la gaieté côtoyait la résignation, la peur l’espoir, l’enthousiasme la douleur, la colère la tristesse.&lt;br /&gt; “Où es-tu, mon vieux Paris?” songeait La Jeunesse. Sans Gaëlle, il n’avait aucune envie de se faire une place dans la ville nouvelle. Il savait que Beauceron avait été enrôlé dans un bataillon qui guerroyait dans le Nord. Il aurait bien aimé le rejoindre...&lt;br /&gt; Pour trouver un moyen de réintégrer l’armée, il se résolut à affronter le terrible Major.&lt;br /&gt; - Oui, citoyen, lui déclara-t-il, j’ai déserté. Il y a des atrocités que je ne peux admettre...&lt;br /&gt; L'indulgence du Major l'étonna.&lt;br /&gt; - Le général Marceau a fait comme toi, citoyen, il a quitté la Vendée pour se battre sur la frontière.&lt;br /&gt; Le brave sans-culotte comprenait d’autant mieux les scrupules du jeune soldat que lui-même semblait troublé par les excès de la Terreur dans la capitale.&lt;br /&gt; - Par bonheur, disait-il, nous avons Robespierre. L’Incorruptible frappe autant les Indulgents, qui veulent brader la République, que les Enragés, qui veulent tout détruire en son nom. Mais combien de temps réussira-t-il à maintenir l’équilibre?&lt;br /&gt; La&amp;nbsp; réponse&amp;nbsp; à cette question,&amp;nbsp; La Jeunesse ne devait la recevoir que sur les champs de bataille.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Grâce à la protection du Major, il fut admis sans difficulté dans un détachement qui partait pour la Belgique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;Aux armes, citoyens, formez vos bataillons&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Marchons! marchons!...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Le 8 messidor an II (26 juin 1794), il participait à la glorieuse bataille de Fleurus, qui dura quatorze heures, de cinq heures du matin à sept heures du soir.&lt;br /&gt; Pour fêter ses vingt ans, les feux de la Saint-Jean furent ceux de la mitraille.&lt;br /&gt; Un mois après cette grande victoire, l’exécution de Robespierre mit fin à la terreur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;6 - La victoire en chantant&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; La mer! Les rochers! Quel merveilleux spectacle! La Jeunesse doit pourtant s’éloigner du rivage. Il le fait à regret, ce qu’il se reproche, car enfin, il n’a pas traversé la France pour venir admirer la Méditerranée!&lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La plus grande animation règne dans les rues de Nice. Partout des soldats! A l’un d’eux, il demande.&lt;br /&gt; - Sergent, où se trouve la 18e demi-brigade?&lt;br /&gt; Il lui faut sortir de la ville, encore marcher! La nuit venue, après avoir vainement parcouru le camp que le sous-officier lui a indiqué, il se laisse tomber à l’entrée d’une tente vide. Mais bientôt, un choeur le tire de la somnolence à laquelle il se laisse aller :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;La victoire en chantant nous ouvre la barrière&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;La liberté guide nos pas...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; Il tressaille, croyant reconnaître une voix.&lt;br /&gt; Au refrain, le doute n’est plus permis :&lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;La République nous appelle...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; Beauceron fait partie de ceux qui lancent à la lune les mâles accents du &lt;i&gt;Chant du départ&lt;/i&gt;.&lt;br /&gt; L’instant d’après, les deux amis s’embrassent. Effusions, rires et larmes : voilà près de trois ans qu’ils ne se sont pas vus!&lt;br /&gt; - Quelle chance! Quel extraordinaire hasard! s’exclame Beauceron.&lt;br /&gt; - Pas du tout, réplique La Jeunesse, je savais où tu étais, et pour te rejoindre, j’ai fait le voyage.&lt;br /&gt; Les autres membres de la chorale sont en train d’allumer un feu. L’hymne que tout à l’heure ils chantaient célébrait, avec un à-propos des plus discutables, l’exploit du meilleur braconnier de la compagnie, qui a capturé ce jour-là un lapin dans la banlieue niçoise.&lt;br /&gt; - On a du mal à se nourrir, dit Bauceron, si tu savais dans quelle misère on vit ici!&lt;br /&gt; -Oh! j’imagine, fait La Jeunesse.&lt;br /&gt; L’armée de Belgique n’était-elle pas, elle aussi, sans solde, sans vivres, sans fourrage, sans souliers, sans moyens de transports!&lt;br /&gt; - C’est même pour ça que je l’ai quittée, avoue le Béarnais.&lt;br /&gt; - C’est madame Gauthier, je parie, qui t’a dit où j’étais.&lt;br /&gt; - Oui. Et le Major m’a poussé vers toi, quand il a su que le Directoire avait nommé Bonaparte général en chef de l’armée d’Italie.&lt;br /&gt; - C’est un casseur de royalistes, m’a-t-il dit, voilà le grand homme à suivre. Comme cela me donnait l’occasion de te revoir, mon vieux Beauceron, j’ai pris la route.&lt;br /&gt; - Tu es enrôlé?&lt;br /&gt; - Pas encore, mais dès demain, je chercherai un bureau de recrutement.&lt;br /&gt; - Tu trouveras facilement, La Jeunesse, nos effectifs&amp;nbsp; sont incomplets. En attendant, si on s’approchait du feu pour goûter ce lapin.&lt;br /&gt; Le lendemain, sur la place de la République, Bonaparte passa ses troupes en revue.&lt;br /&gt; - Soldats, vous êtes nus, mal nourris; le gouvernement vous doit beaucoup, il ne peut rien vous donner...&lt;br /&gt; Les bataillons contemplaient, étonnés, ce pâle cavalier, à peine âgé de vingt-sept ans, qui leur adressait une proclamation de plus en plus vibrante.&lt;br /&gt; - Je veux vous conduire dans les plaines les plus fertiles du monde. De riches provinces, de grandes villes seront en votre pouvoir; vous y trouverez honneur, gloire et richesses. Soldats d’Italie, manqueriez-vous de courage?...&lt;br /&gt; Le fusil au pied, Beauceron et La Jeunesse prirent leur part du frisson qui courut sur l’armée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; Bonaparte s’efforça d’abord&amp;nbsp; de nourrir convenablement ses hommes; dans le même temps, il réorganisait ses bataillons, rétablissait la discipline, tout cela sans perdre un seul jour. Le 13 germinal an IV (2 avril 1796), les régiments remaniés quittèrent Nice par le chemin de la Corniche.&lt;br /&gt; Bonaparte savait qu’il aurait en face de lui une armée piémontaise et une armée autrichienne. Appliquant un plan depuis longtemps préparé, il se glissa entre elles pour les attaquer successivement. Ses troupes, qu’il avait exaltées, firent preuve d’une folle témérité. Grenadiers et carabiniers, rivalisant d’héroïsme, chargeaient à la baïonnette, chantant à qui mieux mieux :&lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;i&gt;La République nous appelle&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Sachons vaincre ou sachons mourir...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; Cette fougue servit si bien l’audace et la rapidité d’exécution de leur chef que celui-ci remporta, en dix jours, quatre brillantes victoires : deux sur les Piémontais, deux sur les Autrichiens.&lt;br /&gt; Alors il proclama :&lt;br /&gt; - Peuple d’Italie! l’armée française vient rompre vos chaînes; le peuple français est l’ami de tous les peuples. Nous n’en voulons qu’aux tyrans qui vous asservissent.&lt;br /&gt; Ainsi se présentait ce nouveau génie de la guerre, le sabre dans une main, les droits de l’homme dans l’autre.&lt;br /&gt; Le 25 floréal (14 mai), les Autrichiens ayant évacué Milan qu’ils occupaient, les Français firent une entrée triomphale dans la ville. Accueillis en libérateurs par la population, hébergés avec chaleur, entourés d’attentions empressées, ils connurent là quelques jours de bonheur. Partout on plantait en leur honneur des arbres de la liberté. Les familles les plus riches invitaient les officiers dans leurs loges à la Scala. Pour les soldats, on organisait des bals dans les carrefours. Beauceron y rencontra une cavalière qui sut lui faire oublier ses amours françaises. Quant à La Jeunesse, qui n’avait pu danser les premiers jours en raison de l’état pitoyable de ses souliers, il trouva un cordonnier pour les réparer, et il eut tôt fait de rattraper le temps perdu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais la fête ne devait pas durer. Pour sauver la France ruinée, le Directoire avait chargé Bonaparte de soumettre à l’impôt les territoires envahis. Le général devait également faire vivre sur le pays ses quarante mille hommes. Il s’acquitta parfaitement de sa mission. Non seulement l’entretien de l’armée d’Italie ne coûta rien au gouvernement de Paris, mais celui-ci reçut, avec de nombreux millions, des oeuvres d’art d’une valeur inestimable. Les Milanais, déjà exaspérés par les réquisitions et les impositions qui les touchaient personnellement, se rebellèrent au spectacle du pillage auquel le pays était soumis. Ici et là, des soldats français isolés furent égorgés.&lt;br /&gt; Pour combattre cette révolte, Bonaparte ordonna la répression. Plusieurs émeutiers, surpris les armes à la main, furent fusillés séance tenante. Le village de Binasco fut brûlé. Dans la ville de Pavie, un pillage de trois heures fut autorisé.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; Trois heures! Comme le temps sembla court à la soldatesque avide, et bientôt déchaînée. Au début du sac, chaque soldat pensa d’abord à remplacer les loques innommables dont il était vêtu par des habits meilleurs. Ensuite, chacun voulut se constituer, à l’aide d’un drap ou d’une couverture, un ballot, dans lequel se mêlaient nourriture, linge et pièces d’argenterie.&lt;br /&gt; Trois heures! Comme l’épreuve parut longue aux victimes! Quelle horreur pour elles de voir leurs maisons&amp;nbsp; envahies,&amp;nbsp; les&amp;nbsp; meubles&amp;nbsp; renversés,&amp;nbsp; les vêtements déchirés, la vaisselle brisée, les lits crevés, les souvenirs foulés aux pieds ou brûlés, les celliers et les caves dévastés, les tonneaux défoncés, les garde-manger vidés dans des mares liquoreuses d’huile et de vinasse.&lt;br /&gt; Chaos, meurtres, brouhaha, viols et dévastation, formidable tumulte! Dans la ville à feu et à sang, le bruit des coups de fusils et le crépitement des incendies se perdaient dans une immense clameur faite de rires, de râles, de hoquets et de cris innombrables.&lt;br /&gt; Durant les deux premières heures, La Jeunesse et Beauceron échappèrent à ces scènes monstrueuses. Chance? Discernement? Les bourgeois auxquels ils s’adressèrent pour réassortir leur garde-robe eurent le bon goût de se déchausser et de se déshabiller sans vaines réticences. Les caves qu’ils explorèrent n’étaient pas défendues. Le butin de chacun s’arrondit en paquet respectable sans que ni l’un ni l’autre n’eût à faire preuve de brutalité.&lt;br /&gt; Mais les choses faillirent se gâter lorsque Beauceron entreprit de rechercher, avec un entêtement d’ivrogne, une pendule, pour compléter son trésor de guerre. L’ivresse l’ayant aussi gagné, La Jeunesse mit toute son ardeur à servir la fantaisie de son compagnon.&lt;br /&gt; Titubants, ils visitaient un luxueux hôtel, lorsqu’ils rencontrèrent une femme qui se tenait, droite et muette, au milieu d’un vaste hall.&lt;br /&gt; - Drapée à l’antique, c’est... c’est une statue ou quoi? balbutia Beauceron.&lt;br /&gt; L’esprit embrumé par le pressentiment d’un danger, le Béarnais se mit en quête de l’objet convoité. Dans un petit salon, il découvrit un cartel superbement ouvragé, porté par un socle suspendu au mur.&lt;br /&gt; - J’ai ta pendule!... s’écria-t-il, en se précipitant vers le hall.&lt;br /&gt; Beauceron et la belle s’y trouvaient toujours. Ils s’observaient à distance comme font deux chats, dont les yeux mi-clos ne laissent rien filtrer de leurs intentions.&lt;br /&gt; - Regarde ce bijou! dit La Jeunesse.&lt;br /&gt; Beauceron s’en empara et, s’approchant de l’étrangère, lui proposa d’échanger le cartel contre un baiser.&lt;br /&gt; - Citoyen-soldat, dit-elle en français, j’accepte ton marché.&lt;br /&gt; La pendule changea de main, leurs lèvres s’effleurèrent.&lt;br /&gt; “Elle parle notre langue, c’est une aristocrate, forcément dénuée de moralité!” songeait La Jeunesse.&lt;br /&gt; - Que me demanderas-tu pour que je garde cette jolie pièce de vermeil? reprit l’hétaïre, en ramassant à ses pieds une aiguière.&lt;br /&gt; Son&amp;nbsp; mouvement&amp;nbsp; ayant&amp;nbsp; dérangé&amp;nbsp; les draperies qui la moulaient, ses épaules et le haut de son buste se trouvèrent dénudés lorsqu’elle se releva. En guise de réponse, Beauceron déposa un baiser sur son cou d’albâtre.&lt;br /&gt; -&amp;nbsp; Soldat-citoyen,&amp;nbsp; dans&amp;nbsp; la&amp;nbsp; chambre&amp;nbsp; bleue&amp;nbsp; qui&amp;nbsp; est notre plus belle chambre, j’aurai d’autres trocs à te proposer, minauda-t-elle avec un clin d’oeil prometteur.&lt;br /&gt; - Ami, pense à Marie-Jeanne! protestait La Jeunesse. Pense à... à... madame Gauthier, à la Milanaise de la semaine passée!...&lt;br /&gt; - Ai-je bien entendu? commenta l’étrange Pavesanne, en prenant le bras du séducteur. Ah! Don Juan, ne me fais pas languir davantage!&lt;br /&gt; Et, fredonnant avec lui &lt;i&gt;La victoire en chantant&lt;/i&gt;, elle l’entraîna vers la pièce couleur de ciel qu’elle lui avait promise.&lt;br /&gt; Quand le tocsin sonna la fin du pillage, Beauceron, aussi ponctuel que galant, rejoignit son compagnon dans le hall.&lt;br /&gt; - Partons vite, elle veut me suivre...&lt;br /&gt; - Cette noblesse italienne est aussi corrompue que la nôtre...&lt;br /&gt; - Que me contes-tu là? C’est une servante déguisée, qui voudrait devenir cantinière dans notre armée; son rêve secret serait d’accompagner notre glorieux Bonaparte...&lt;br /&gt; Au coude à coude, ils couraient maintenant vers le camp.&lt;br /&gt; - La prochaine aubaine sera pour toi, La Jeunesse! Voilà bientôt cinq ans que tu es veuf! Il est temps que tu oublies... J’y veillerai.&lt;br /&gt; - Beauceron, tais-toi!...&lt;br /&gt; - Allons, allons, l’ami! A la guerre comme à la guerre!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; Bien loin de s’avouer vaincue, l’Autriche tente d’encercler les Français sur le plateau de Rivoli.&lt;br /&gt; Musique en tête et drapeaux déployés, la 18e demi-brigade fait son entrée sur le champ de bataille.&lt;br /&gt; Bonaparte saute sur son cheval et galope vers les arrivants pour les accueillir.&lt;br /&gt; - Bravo 18e!&lt;br /&gt; Le général Mounier lui ayant expliqué comment il a bousculé l’arrière-garde ennemie pour s’ouvrir un passage, Bonaparte poursuit :&lt;br /&gt; - Soldats, en récompense de votre conduite, vous aurez l’honneur d’attaquer les premiers les troupes qui nous entourent.&lt;br /&gt; Depuis Nice, jamais Beauceron et La Jeunesse n’ont revu d’aussi près ce jeune homme étonnant, avec ses joues creuses, son teint blafard, ce cavalier au regard de feu, dont la voix est si chaude, ce héros qui est leur général en chef. Ils joignent leurs ovations à celles de leurs compagnons. Tous ces hommes viennent de se battre, mais l’enthousiasme leur fait oublier la fatigue, ils veulent se battre encore. Bien vite, les bataillons s’organisent pour l’attaque;&lt;br /&gt; - En avant la 18e!&lt;br /&gt; Les assaillants se précipitent vers les pentes qui les entourent; ils s’élancent vers les sommets que tiennent les Autrichiens. Pour leur préparer le terrain, les canons tirent par-dessus leurs têtes une pluie de boulets. Les batteries autrichiennes ripostent,appuyées par les salves des fusils, de plus en plus nombreuses au fur et à mesure que les Français approchent.&amp;nbsp; Mais&amp;nbsp; ces&amp;nbsp; derniers montent toujours.&amp;nbsp; Rien n’arrête leur progression. Ils atteignent les positions adverses, les envahissent, engagent le combat à la baïonnette.&lt;br /&gt; En équilibre instable sur un raidillon, Beauceron perce la poitrine d’un Autrichien qui lui barre le passage, et pour dégager son arme, en faisant basculer le corps dans l’abîme, il doit la secouer&amp;nbsp; plusieurs fois.&lt;br /&gt; Pendant ce temps, La Jeunesse bondit d’un rocher sur un autre, derrière lequel il plonge pour attaquer un ennemi qui le mettait en joue. Il reprend pied au milieu d’une sorte de petit champ clos; trois adversaires l’y attendent au lieu d’un seul, deux parfaitement valides et un blessé. Cliquetis des baïonnettes, un coup à droite, un coup à gauche, virevolte, mais hélas! le Béarnais ne réussira pas longtemps à repousser de la sorte un double assaut. Il se bat avec l’énergie du désespoir lorsque soudain une lame déchire son pantalon, mord le bas de son dos. C’est le blessé qui s’est traîné jusqu’à lui pour le poignarder par derrière. La Jeunesse se retourne et le cloue au sol, mais les deux autres en profitent pour bondir sur lui et le transpercer. Il a tout juste le temps de sauter de côté.&lt;br /&gt; Il se retrouve désarmé, plaqué contre la paroi rocheuse. Au bout des fusils dirigés vers lui, deux lames luisantes, triangulaires, dont les pointes se rapprochent l’une de l’autre et de sa poitrine, deux pointes affreuses qui vont se rejoindre dans son coeur... Il n’a plus qu’une seconde à vivre, une fraction de seconde!&lt;br /&gt; - Arrh...&lt;br /&gt; Avec un cri sauvage,&amp;nbsp; Beauceron&amp;nbsp; saute dans la place.&lt;br /&gt; Les Autrichiens ont un instant d’hésitation. La Jeunesse se jette de côté; il parvient à ramasser son fusil. L’effet de surprise semble paralyser ceux qui se voyaient si près de vaincre. Après une résistance timide, ils essaient de monter à reculons sur les rochers pour fuir, mais les Français frappent et les font basculer dans le vide.&lt;br /&gt; - Victoire! s’écrie Beauceron, en se jetant dans les bras de son compagnon.&lt;br /&gt; Il ne croit pas si bien dire . Au-dessus d’eux passe un chemin d’où provient le terrible roulement d’un galop : c’est Murat, à la tête de ses escadrons; les sabres des cavaliers vont tailler en pièces les Autrichiens qui ont échappé aux baïonnettes des fantassins.&lt;br /&gt; - Gloire à la 18e qui a ouvert la voie! s’exclame Beauceron.&lt;br /&gt; Que orgueil d’appartenir à un corps d’élite!&lt;br /&gt; Quel bonheur de suivre Bonaparte!&lt;br /&gt; Quel chef!&lt;br /&gt; Mais le génie du jeune stratège ne s’exprime pas seulement sur les champs de bataille.&lt;br /&gt; Il agit en homme d’Etat autant qu’en grand capitaine. Négociant directement avec le pape, annexant les Iles Ioniennes, créant trois républiques nouvelles, il organise à sa guise les territoires conquis.&lt;br /&gt; Le traité de Campo-Formio, signé avec l’Autriche, consacre les structures qu’il a imposées à l’Italie.&lt;br /&gt; Après&amp;nbsp; cela,&amp;nbsp; &amp;nbsp;que&amp;nbsp; peut-il&amp;nbsp; faire&amp;nbsp; pour&amp;nbsp; ajouter&amp;nbsp; à&amp;nbsp; sa gloire?&lt;br /&gt; Il lui faudra moins d’un an pour répondre à cette question.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; Quatre cents bateaux fendent les flots.&lt;br /&gt; - Soldats, l’Europe a les yeux sur vous!&lt;br /&gt; Dans sa proclamation, Bonaparte, qui est devenu général en chef de l’armée d’Angleterre, a comparé ses troupes aux légions romaines.&lt;br /&gt; - Au retour de cette expédition, a-t-il ajouté, chacun de vous aura de quoi s’acheter six arpents de terre!&lt;br /&gt; - La Jeunesse, se plaît à répéter Beauceron, on s’associera si tu veux. Six et six douze, plus les deux arpents de Marie-Jeanne, on sera des anciens combattants heureux.&lt;br /&gt; Il fait bon rêver quand on s’éloigne de son pays.&lt;br /&gt; Toutefois, ce que l’on aimerait savoir, ce que le discours n’a pas dévoilé, c’est le but du voyage.&lt;br /&gt; - Attaquer l’Angleterre en partant de Toulon, l’idée est bizarre! grogne le sergent Richepot, une vieille moustache, dont les jugements sont appréciés. M’est avis qu’on va débarquer en Sicile, pour occuper le milieu de la Méditerranée, pour embêter l’Anglais, en gênant son commerce.&lt;br /&gt; - Peut-être... C'est bien possible, répondent ceux qui l'écoutent&lt;br /&gt; La Jeunesse et son compagnon passent le plus clair de&amp;nbsp; leur temps&amp;nbsp; à la&amp;nbsp; proue&amp;nbsp; du&amp;nbsp; voilier,&amp;nbsp; dans&amp;nbsp; un&amp;nbsp; recoin qu’ils se sont ménagé au milieu des cordages.&lt;br /&gt; - Avec deux colombes, notre nid serait idéal, plaisante Beauceron.&lt;br /&gt; Les femmes, c’est son sujet de conversation préféré. Qu’il s’agisse des Françaises ou des Italiennes, il est intarissable.&lt;br /&gt; - Lesquelles ont les plus beaux tétons, d’après toi? demande-t-il.&lt;br /&gt; - Ce que je ne comprends pas, lui objecte La Jeunesse, c’est que tu puisses parler ainsi, alors que tu as Marie-Jeanne, qui est si mignonne.&lt;br /&gt; - Marie-Jeanne?...Mais je l’aime comme elle m’aime, tandis qu’avec les autres, je m’amuse!&lt;br /&gt; - Ton raisonnement ne tient pas! Si elle savait que tu la trompes, elle ne t’aimerait plus!&lt;br /&gt; - Tant de lieues nous séparent, comment veux-tu qu’elle le sache?&lt;br /&gt; - Quand tu la reverras, comment pourras-tu la regarder dans les yeux?&lt;br /&gt; Beauceron se tait, gratte ses cheveux, non qu’il s’avoue vaincu, mais ce qu’il voudrait ajouter est difficile à expliquer.&lt;br /&gt; - Tu dis que Marie-Jeanne est mignonne, reprend-il, ce n’est pas le mot qui lui convient le mieux. C’est une fille qui a du coeur, certes, mais aussi du caractère, et du bon sens...&lt;br /&gt; - C’est vrai, reconnaît La Jeunesse.&lt;br /&gt; - Ce qui fait qu’elle ne me demandera rien pour ne pas&amp;nbsp; être&amp;nbsp; déçue.&amp;nbsp; Quand on sera ensemble, on regardera vers l’avenir et non vers le passé...&lt;br /&gt; Ainsi coulent les jours.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; Le 21 prairial (9 juin), trois semaines après avoir quitté Toulon, l’escadre arrive à Malte, une île que possèdent des chevaliers dont l’ordre remonte au moyen-âge. Bonaparte s’en empare sans avoir à livrer bataille. La halte dure dix jours, puis on reprend la mer, et de nouveau, c’est l’eau, le ciel, et le vent dans les voiles. Il y en a tant et tant, de ces voiles claquantes, qu’elles ferment l’horizon!&lt;br /&gt; On ne sait toujours pas où l’on va.&lt;br /&gt; - Moi qui rêvais de voyages, plaisante La Jeunesse, je peux m’estimer heureux.&lt;br /&gt; - Gaëlle m’a dit un jour que tu voulais l’emmener en Amérique, c’est vrai? demande Beauceron.&lt;br /&gt; - Pauvre chérie, elle ne voulait pas m’y suivre...&lt;br /&gt; Il parle d’elle san que son coeur se déchire, non qu’il l’oublie, mais depuis qu’elle n’est plus, les bouleversements de la société, les tragédies, les champs de batailles, les tueries ont émoussé sa sensibilité.&lt;br /&gt; - L’Amérique! sourit-il. En vérité, qu’aurions-nous fait, l’ami, si nous n’étions pas devenus soldats?&lt;br /&gt; - On ne choisit pas son destin...&lt;br /&gt; Leur conversation en est là, lorsque les troupes apprennent enfin que le but de l’expédition, c’est l’Egypte.&lt;br /&gt; Le 13 messidor (1er juillet), l’armée débarque à Alexandrie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; L’expédition débuta par une victoire retentissante, remportée sur les Mamelouks, au pied des grandes Pyramides.&lt;br /&gt; Mais hélas! quelques jours plus tard, la flotte française fut presque entièrement détruite par les Anglais à son mouillage d’Aboukir.&lt;br /&gt; Les vainqueurs se retrouvaient prisonniers.&lt;br /&gt; - Hé bien! il faut mourir ici ou en sortir grands comme les Anciens... déclara Bonaparte.&lt;br /&gt; En Syrie, les Turcs préparaient une offensive. On irait à leur rencontre.&lt;br /&gt; - Portez arme! Par file à gauche, en avant, marche! ordonna le sergent Richepot.&lt;br /&gt; - Le chef de ces Turcs, c’est quel pharaon? se permit de demander une jeune recrue.&lt;br /&gt; - Oh! le bougre d’âne, rugit Richepot. Je t’ai déjà expliqué que l’Egypte est aujourd’hui une province turque,&amp;nbsp; et pour ce qui des pharaons, le dernier est mort il y a trois mille ans!&lt;br /&gt; En quelques jours, les Français s’emparèrent des villes de Gaza et de Jaffa, mais ces victoires ne furent pas faciles. Les canons s’enlisaient dans les plaines sablonneuses. Le ravitaillement suivait mal. La soif torturait les conquérants.&lt;br /&gt; Au mont Thabor, ils rencontrèrent les Turcs et les battirent, mais ils ne parvinrent pas à enlever Saint-Jean-d’Acre.&lt;br /&gt; Durant deux longs mois, les morts s’amoncelèrent au pied des murailles infranchissables.&lt;br /&gt; Pour percer les lignes adverses, il aurait fallu les grosses batteries, mais elles n’avaient pu traverser les déserts. Quant à l’artillerie qui avait suivi, elle manquait de munitions, et les soldats devaient ramasser les boulets des ennemis pour les leur renvoyer. Fatigue, privations, blessures, danger constant de la mitraille...&lt;br /&gt; Il y avait pire.&lt;br /&gt; Un soir, au bivouac, en jetant son fusil vers le faisceau déjà constitué, Beauceron annonça :&lt;br /&gt; - Je ne me sens pas bien, La Jeunesse, j’ai des douleurs partout.&lt;br /&gt; - Allonge-toi, l’ami...&lt;br /&gt; Le gaillard s’installa près du feu, frissonnant, le front mouillé de sueur, mais il dut bientôt se relever, sa grande carcasse secouée par les contractions du vomissement. Quand il fut recouché, il mit sa main dans son pantalon et, en se frottant l’aine désespérément, il commença de gémir :&lt;br /&gt; - Je sens le ganglion gonfler, La Jeunesse, je suis foutu!&lt;br /&gt; - Mais non, mon frère, ce n’est qu’un coup de fièvre, mets-toi donc là, tiens, tu seras mieux.&lt;br /&gt; Le geste démentait les paroles, car La Jeunesse tirait Beauceron par les épaules pour le placer dans la fumée que dégageaient les herbes et le bois vert qu’il avait jetés dans les braises. Ne disait-on pas que les fumigations détruisaient les miasmes (le bacille ne fut découvert&amp;nbsp; qu'en 1894) délétères, responsables de ce typhus d’orient, cette maladie épouvantable, cette&amp;nbsp; malédiction que l’on n’osait pas appeler par son nom : la peste! Quelques jours plus tôt, la jeune recrue qui n’entendait rien aux Turcs ni aux pharaons était morte sans comprendre quel mal l’emportait. Le sergent Richepot, lui, avait stoïquement observé, au bas de son ventre, à son cou, à ses aisselles, le développement des bubons purulents qui signaient son destin; il avait rejoint l’innocent dans la fosse, et après lui, tant d’autres, plus nombreux que ceux qui tombaient au combat.&lt;br /&gt; Cependant, tous les pestiférés ne mouraient pas. Un malade qui n’était pas emporté dans les trois premiers jours pouvait reprendre espoir; celui qui atteignait le septième jour avait une bonne chance de survivre.&lt;br /&gt; Beauceron venait de franchir l’étape fatidique du troisième jour lorsque Bonaparte décida, après un dernier assaut infructueux, de renoncer à Saint-Jean-d’Acre et de lever le siège. Cette défaite affligea les soldats. Mais ils furent beaucoup plus frappés encore par la nécessité d’abandonner leurs malheureux compagnons incapables de marcher. A quelles horribles tortures les assiégés victorieux n’allaient-ils pas les soumettre?&lt;br /&gt; - La Jeunesse, sourit avec courage Beauceron, je suis content que tu t’éloignes, j’aurais fini par te contaminer.&lt;br /&gt; - A Jaffa, Bonaparte a risqué sa vie en visitant les pestiférés, et tu&amp;nbsp; voudrais que, moi, je craigne la contagion, quand il s’agit de sauver mon frère!&lt;br /&gt; - Maintenant, il faut bien que tu me quittes...&lt;br /&gt; - Jamais!&lt;br /&gt; Il le soutint par la taille quand le moment fut venu de former les rangs. Puis il le porta sur son dos, il le porta dans ses bras. Enveloppé dans une couverture, il le traîna dans les sables. Il soudoya, il implora, il menaça les conducteurs de charrettes, pour un quart d’heure sur un cheval, et les artilleurs, pour une demi-lieue sur l‘affût d’un canon. Le soir, il arrivait à genoux au campement, serrant contre lui son précieux fardeau. Il aurait déserté si les gradés, émus par son héroïsme, n’avaient pas fermé les yeux.&lt;br /&gt; Le septième jour, Beauceron était toujours vivant.&lt;br /&gt; Deux mois plus tard, à peine remis sur pied, mais au coude à coude avec son fidèle ami La Jeunesse, il livrait bataille aux Turcs. C’était à Aboukir, le 7 thermidor an VII (25 juillet 1799).&lt;br /&gt; Ce jour-là, Bonaparte renoua avec la victoire, mais ce fut pour mettre un terme à son rêve oriental. Le 5 fructidor (22 août), il confia le commandement des troupes d’Egypte à Kléber et repartit secrètement pour la France.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; Au cours des deux années qui suivirent, les Français gagnèrent d’autres batailles; ils connurent aussi des revers. Ils pleurèrent Kléber, assassiné par un fanatique. Le général Menou, qui lui succéda, s’était converti à l’islam et avait épousé une autochtone. Sur ce dernier point, Beauceron l’aurait peut-être imité si son compagnon ne lui avait rappelé, avec une constance touchante, le souvenir de Marie-Jeanne.&lt;br /&gt; Finalement, vaincus par les Turcs et les Anglais, les Français durent quitter l’Egypte.&lt;br /&gt; Nos deux amis furent rapatriés au début de vendémiaire an X (fin septembre 1801)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <title>Le mouton noir</title>
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        <updated>2008-05-05T22:03:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-05T22:03:00+02:00</published>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lejeudegeri.hautetfort.com/media/02/02/10287211.jpg&quot; id=&quot;media-1001352&quot; alt=&quot;1358747163.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1001352&quot; /&gt;Tous les jours, depuis quelques semaines, je passe devant un champ où paissent des agneaux et des moutons. Seul, au milieu de tous les blancs, un petit agneau tout noir... Curieusement, je me suis attachée à ce petit animal au point que, chaque fois que l'on passe (quatre fois par jour, les jours d'école), les enfants et moi cherchons des yeux le mouton noir. Quand nous le voyons, nous sommes contents ; sinon, nous espérons qu'il n'a pas fini à la casserole.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tout cela pour vous dire que ce petit mouton noir, j'ai l'impression que c'est moi... En effet, avec cette &lt;a href=&quot;http://lejeudegeri.hautetfort.com/archive/2008/04/12/de-l-amiante-a-l-ecole.html&quot;&gt;histoire d'amiante à l'école&lt;/a&gt;, beaucoup de personnes me regardent de travers ; d'ailleurs, on parle de moi comme étant celle qui n'arrête pas d'envoyer des mails au maire (3 mails, ce n'est pas la mort, tout de même !), celle qui se fait des frayeurs pour pas grand'chose et surtout, celle qui fait dépenser 1300 € à la commune, somme qui n'ira pas dans les travaux de l'école ; somme d'argent gaspillée pour rien, mais qui, selon moi, n'aurait pas été débloquée pour l'école de toutes façons (sinon, la municipalité aurait changé toutes les plaques de fibro-ciment au lieu de faire des &quot;rustines&quot; avec de nouvelles plaques !).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La conclusion de cette affaire semble à son terme : prélèvement d'air ordonné après nettoyage minutieux de toute l'école et donc des poussières litigieuses qui l'encombraient (sans, bien sûr, que celles-ci ne soient analysées, ce que nous demandions pour un coût moindre - 150 à 200 €) et apparition, aujourd'hui, dans le compte-rendu du conseil d'école qui s'est tenu début avril, du fait que le dossier technique amiante était consultable en mairie. Pourtant, cela fait un mois que nous réclamons de le voir ce fameux dossier sans que, ni le maire, ni le responsable des services techniques de la commune, ni le directeur d'école ne soient en mesure de nous le présenter ou de nous en parler!!!&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pourquoi ? Existait-il seulement ? Cela aurait pourtant éviter des discussions stériles et peut-être l'engagement de ces fameux frais qui paraissent déranger tout le monde (beaucoup plus que de savoir si la sécurité sanitaire des enfants est compromise).&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quoi qu'il en soit, je me sens usée par cette affaire et par tous ces regards accusateurs qui m'entourent. Seules deux personnes me soutiennent et heureusement qu'elles sont là (ainsi que mon mari qui a une patience infinie). Il est dur dans ces conditions de continuer, d'avoir le fin mot de l'histoire. Conflit semble être le maître-mot de tous les rapports humains et, j'avoue que la bataille, ce n'est pas mon fort. J'ai vraiment l'impression d'avoir été prise pour une &quot;conne&quot; dans cette histoire.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En conclusion, je déconseille aux parents qui se sentent responsables de s'investir dans un conseil d'école... Je crois que notre rôle au sein de celui-ci ne doit se borner qu'à bailler aux corneilles... à moins, de faire une bonne belote !&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; 
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        <title>Blâmée pour avoir refusé de prendre des congés maladie</title>
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        <id>tag:lajournalistealternative.hautetfort.com,2008-04-21:1585419</id>
        <updated>2008-04-21T23:03:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-21T23:03:00+02:00</published>
        <summary>  Bon, j'ai réussi à faire d'une pierre deux coups, faire avancer le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lajournalistealternative.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bon, j'ai réussi à faire d'une pierre deux coups, faire avancer le rendez-vous de demain à aujourd'hui (avec la principale) et faire ma révision de voiture (quelques grosses pièces à changer : 398 Euros de frais, ce sont des pièces qu'il faut changer tous les quatre ans, sinon elles risquent de durcir).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mon passage dans mon collège de rattachement ? Je suis TZR (Titulaire&amp;nbsp;sur Zone de Remplacement), je suis d'abord passée chez la secrétaitre pour signer ma mutation intraacadémique et ma demande pour la phase de réajustement des TZR au cas où je n'obtiendrais pas ma mutation; je n'ai demandé que des lycées en poste fixe. Je n'ai plus redemandé mon collège, même s'il y a un poste vacant (la PEGC qui était en CLM (Congé longue maladie) est certainement passée en CLD (congé de longue durée), elle a peut-être été mise dans ce type de congé pour éviter un blâme du à une dissension avec la principale, qui sait?. A moins qu'on ait créé un deuxième poste d'allemand, mais cela m'étonnerait.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Moi, comme ceux qui ne sont pas dans l'enseignement ne savent pas, je suis seulement rattachée au collège. Parce que dans ce collège il y a en allemand pour un seul poste :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;1) Une PEGC en congé (CLM ou CLD),&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;2) Un TZR rattaché ailleurs qui la remplace,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;3) Moi, TZR rattachée seulement sans remplacement&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;que l'on avait mise l'an dernier en complément d'une autre TZR (de français) qui avait été nommée en documentation par le recteur, aussi en documentation mais de façon informelle sans me demander mon avis (ma collègue était volontaire, venant d'une autre académie, elle s'était portée volontaire pour la documentation pour être sûre d'avoir un poste dans son acdémie de naissance. Elle amaintenant un poste de français).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai presque 57 ans, je suis devenue TZR après de nombreux postes établissement, après être restée 10 ans dans le même lycée avec des jurys de bac, de BTS, des missions de confiance comme faire partie d'une commission de choix de sujets qui comprenait quatre membres pour trois académies.....&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Depuis que je suis devenue TZR,&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je n'ai que des galères.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;u&gt;Dans mon ancien lycée de rattachement&lt;/u&gt;, lorsque je demandais que dois-je faire entre mes remplacements. On me répondait : &quot;Rien!&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quand je demandais : Dois-je aider au CDI. On me répondait : Le proviseur n'y tient pas.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quand je demandais aux collègues du CDI si je devais les aider, on me répondait : Noux restons entre documentalistess, on ne veut pas de TZR d'allemand (ou d'autre chose).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quand je demandais : Dois-je faire de l'aide individualisée?&amp;nbsp; On me répondait : Le proviseur n'y tient pas. On m'autorisait quand même à venir une fois par semaine au club de guitare et à jouer de la guitare au concert du club à la fin de l'année. On m'aurorisait aussi à aider un peu mes collègues d'allemand pour leur chercher de la documentation en allemand, les mettre au courant des stages de PAF auxquels j'allais, etc... Et j'avais fini par rester 18 heures par semaine quand même, le lundi et le Vendredi (2 fois 8 heures) et 2 heures le samedi matin.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Par exemple je cherchais sur Internet des documents sur la RDA quand un assistant de Berlin a parlé de la RDA aux élèves. C'était d'ailleurs très interessant de travailler avec cet assistant. Ce sont des joies que je n'ai pas en collège. et au moins je pouvais parler allemand.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au bout de deux chutes monumentales, après que la barrière du parking a failli me tomber sur la tête après le concertt, j'ai été sauvée par la mère d'un collègue guitariste, venue spécialement de Lorrainne, qui m'a tirée sur le coté, et après que cete même barrière avait failli se refermer sur ma voiture, on m'avait dit que comme je n'avais pas de VS, il valait peut être mieux que je reste à la maison à attendre un remplacement, car on ne savait pas si sans VS j'étais assurée contre les accidents du travail. Et on ne voulait pas m'en faire un.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme je ne pouvais plus travailler sur ce&amp;nbsp; rattachement, sans qu'on y trouve un tas d'objections, j'avais demandé un changement de rattachement et c'est comme cela que j'ai atterri à faire de la documentation dans le collège. Où on m'avait promis en début d'année monts et merveilles EILE (enseignement en primaire), heures de soutien en allemand, etc... mais avant que j'ai eu le temps d&quot;arriver à l'inspection primaire, mon collègue rattaché ailleurs s'était fait octroyé toutes les heures en plus de son horaire complet et il daignait me donner ses élèves de collège seulement pour le club, et il avait même fondé un autre club parallèle dirigé par une élève (qui ne fait plus d'allemand cette année, car elle est dans un BEP où l'on en fait pas).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Donc, j'en ai été réduite à rester au CDI 18 heures par semaine, en aidant les élèves (c'était un peu domme de l'aide individualisée, mais dans toutes les matières, même celles dans lesquelles on était pas bon quand on était élève).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Finalement si j'étais restée dans l'autre lycée on ne m'aurait rien demandé. Et je n'aurais pas eu ce blâme que j'ai aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vers mai, il y a eu l'histoire du paperboard (voir ci dessous et mes notes de mai-juin 2007). A un moment j'ai fait une crise de nerf&amp;nbsp;que l'on a interprétée comme étant des &quot;accusations&amp;nbsp; contre un ouvrier&quot;, un &quot;manque de respect vis à vis de ma principale&quot; pourtant je n'avais fait aucun écart de langage vis à vis d'elle et les soi-disant pancartes n'étaient pas de écriture.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme je suis allée pendant mon absence de même pas cinq jours ouvrables chez le psy que je suis &quot;obligéé&quot; de voir depuis mon passage à la médecine du rectorat de septembre 2002 ...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;_____________________________________&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;u&gt;Parenthèse sur 2002&lt;/u&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(pourtant légalement je ne suis pas obligée, car je n'avais commis aucun délit, sauf celui d'être sortie du lycée où j'ai travaillé dix ans une heure AVANT le début de mon service en prévenant la concierge que je ne me sentais pas bien (j'avais été choquée par ce que m'avait dit un collègue et j'avais failli en tomber dans les pommes). donc c'était comme si je téléphonais de la maison, puisqu' on était encore loin de l'heure du début de mon service de la journée (à l'époque, je n'étais pas TZR, mais titulaire du poste). J'avais reçu deux jours plus tard une lettre écrite par le proviseur le jour même de mon début d'absence, constatant qu'il ne m'avait pas vue dans ma classe à 11 heures et demandant de justifier de mon absence&amp;nbsp;; quand j'ai voulu retourner au lycée une semaine plus tard, on ne retrouvait plus mes certificats médicaux et il fallait que j'aille au CDI pendant que ma remplaçante faisait cours. Je n'ai pas voulu (je l'avais appris la veille par mon mari qui était passé chercher dans mon casier les documents dont j'avais besoin pour faire cours dans la semaine suivante. Je n'ai pas voulu reprendre 'au CDI&quot;. Et je suis retournée chez le médecin qui m'a donné une prolongation et le jour même j'étais assaillie de coups de téléphone de la médecine du rectorat disant que je devais venir sinon j'aurais des sanctions administratives.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quand je suis arrivée là-bas, on m'a infantilisée au maximum, dit que j'avais claqué la porte du lycée, etc.... que je devais me&amp;nbsp; couper et me teindre les cheveux, bref toute l'histoire que je vous ai déjà racontée, comme j'ai de beaux cheveux longs, ça aurait été dommage! Elle m'a dicté une demande de CLM en me disant que si je n'en faisais pas j'aurais des sanctions administratives (à l'époque je me laissais encore impressionner), elle m'a dit en riant : &quot;A que c'est drôle, pour une fois c'est un médecin qui fait la dictée à une prof! D'habitude ce sont les profs qui font la dictée aux élèves! Je prends ma revanche.&quot; Quand on voit cette mentalité....&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;__________________________________&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est&amp;nbsp;pour toutes ces raisons que&amp;nbsp;cette fois-ci je n'ai pas voulu aller à la médecine du rectorat.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pourquoi ai-je été convoquée là-bas&amp;nbsp; depuis les grandes vacances dernières?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sans doute pour ceci&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Parce que après cinq jours ouvrables où j'ai été absente pour l'histoire du paperboard (je n'osais pas revenir au collège tant ma principale criait sur moi à chaque fois que j'arrivais), je suis allée chez le&amp;nbsp;psy que j'allais voir depuis 2003 à cause de la médecine du rectorat. Je n'aurai jamais eu l'idée d'aller sans y être &quot;contrainte&quot; chez un psy.&amp;nbsp;Mais il n'y avait pas de contrainte légale puisque je n'avais rien fait de délictuel. Le psy a fait une lettre pour ma généraliste lui demandant de faire un &quot;certificat de reprise&quot;, celle-ci le fit mais elle a peut-être recopoé deiux ou trois mots en trop &quot;&lt;em&gt;peut reprendre le travail&lt;/em&gt; &lt;u&gt;à condition de ne subir aucune provocation&lt;/u&gt;&quot;. C'est ce certificat que la médecine du rectoat a du recevoir pour me convoquer, il s'agissait de ne pas subir de provocations de la part de l'administration. Et la médecine du rectorat a compris &quot;de la part des élèves&quot; ce qui était faux, puisqu'ils ne m'ont jamais provoquée et aucun élève n'a su que j'avais fait une crise de nerf le lundi soir, mais c'est le vendredi que la principale a crié sur moi alors que j'étais revenue.&amp;nbsp; Dans le certificat médical le &quot;à condition de ne subir aucune provocation&quot; était à mon avis en trop.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Car sans doute à cause de ce certificat qui laissait entendre que j'étais fragile la médecine du rectorat a voulu , alors que j'avais repris le travail depuis un mois (tout juin jusqu'au brevet des collèges) sur ce service de rattachement sans VS...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(donc puisque sans VS, je n'étais, d'après l'ancien lycée de rattachement, pas assurée pour les accidents du travail et pourtant dans le collège de l'année dernière, je suis tombée deux fois de la chaise à roulettes du bureau du CDI, parce que la chaise s'est dérobée vers l'arrière quand je me suis assise et la deuxième fois, je me suis fait bien mal, je me suis pris des bleus dans l'épaule à cause des casiers de la salle des profs qui restaient ouverts et le peu de place qu'il y avait pour passer, je me suis griffée au moins trois fois la main ou le bras gauche en sortant des toilettes, mais je ne sais pas sur quel objet, etc...)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;... service de rattachement sans VS, me voir pour me protéger des provvocations de ma principale, entre autres. Et au contraire, comme pour les raisons que vous savez (2002) je n'y suis pas allée, j'ai commencé à recevoir des menaces de retrait sur salaire, de sanctions, etc...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et maintenant c'est fait, pour ne pas avoir voulu aller là-bas chercher un congé maladie (Attention, sur mon dossier électronique il n'y a aucun congé maladie depuis 2004, donc on ne peut pas dire que je suis une fan de ces congés et je me faisais un point d'honneur à ne plus en avoir), pour ne pas avoir été là-bas chercher un congé maladie, j'ai eu non seulement 400 Euros de moins (c'est l'équivalent de l'héritage que mon mari avait eu après la mort de sa mère, autant dire qu'on lui a sucré son héritage en me prenant ces 400 Euros, et ça ne leur a pas suffit, comme je ne désirais pas aller à la médecine du rectorat chercher un congé de protection (mais de quoi m'aurait-il protégée?), on m'a blâmée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;domino&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Méo</name>
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        <title>Les choses qui nous écoeurent...</title>
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        <updated>2008-04-20T15:56:15+02:00</updated>
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        <summary>  Bon aujourd'hui, je vais faire appel à vous, Je vais vous donner quelques...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://chroniquesdufonddurang.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Bon aujourd'hui, je vais faire appel à vous, Je vais vous donner quelques exemples et ensuite j'attendrai vos commentaires, que je lirai avec je l'espère beaucoup de plaisir. Le sujet: tout ce qui vous écoeure, tout ce qui vous dépasse et vous amène au bord du désespoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici donc quelques exemples:&lt;/p&gt; &lt;ol&gt; &lt;li&gt;Moi ce qui me fait vraiment ch*er, c'est les pissenlits... Ben oui, la neige est même pas fini de fondre, qu'ils poussent déjà à travers le gazon. Pas moyen d'avoir une journée de gazon(même pas de beau gazon) sans qu'ils viennent nous embêter. Comme je n'utilise pas d'herbicides je dvrai les endurer. Ils auraient quand même pu attendre que la neige soit toute partie et qu'on aie pu tondre le gazon au moins une fois.&lt;br /&gt;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Les formulaires gouvernementaux. Ça j'haïs ça... pour quoi quand tu veux remplir un formulaire du gouvernement sur le net ils te posent 300 000 questions auxquelles tu ne peux pas répondre sans fouiller à travers des tonnes de paperasses. Je suis sûr que plusieurs voleurs d'identités pourraient répondre à ces questions plus facilement que moi! En attendant, je cherche encore le numéro de dossier inscrit sur mon état de déclaration T-2647 de l'année d'imposition 2001, genre&amp;nbsp;( j'exagère à peine, on parle d'un numéro qu'ils te donnent une fois). Non mais, tsé... tout ça pour recevoir mes prestations du RQAP. Fais suer...&lt;/li&gt; &lt;/ol&gt; &lt;p&gt;Je le sais, certains d'entre vous me dirons que si j'avais plus d'ordre je retrouverais tout ça, alors s'il-vous-plaît, concentrez-vous sur le sujet et chialez sur tout ce que vous trouvez abberrant et qui vous dépasse. Je suis sûr que certains d'entre vous trouveront bien pire que mes exemples. Défoulez-vous! Donnez-nous en pour notre argent.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Meunier</name>
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        <title>féeries pour plus tard</title>
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        <updated>2008-04-15T00:17:56+02:00</updated>
        <published>2008-04-15T00:17:56+02:00</published>
        <summary>    Je suis un mirage abandonné des regards   un long soupir de punaise...</summary>
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           &lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;p&gt;Je suis un mirage abandonné des regards&lt;/p&gt; &lt;p&gt;un long soupir de punaise blasée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J’ai rêvé trop fort&lt;/p&gt; &lt;p&gt;j’ai bandé trop tôt.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Derrière mes pantomimes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;se cache une étoile brisée,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;adieu soleil nouveau&lt;/p&gt; &lt;p&gt;bonjour matin de nuit blanche&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;éternel.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Mélusine</name>
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        <title>je désespère de l'espèce humaine</title>
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        <updated>2008-04-11T16:09:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-11T16:09:00+02:00</published>
        <summary>  Hier, 17h30, cours de projet. Ma personne s'offre une pause à base de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://fairieswearmascara.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Hier, 17h30, cours de projet. Ma personne s'offre une pause à base de Kinder bueno, et le déballe tout en fixant d'un oeil morne le sujet de l'exercice, à savoir: &quot;concevez une colocation pour 3 étudiants à Montferrand&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Désespouâr. Expression de mon état à ma voisine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Mouaaaah, y'a maaaarreuh, &amp;nbsp;je sais pas par quel bout le prendre, ce truc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Y'a une languette, normalement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- ... (silence.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- Non, ma grande. Pas le Kinder. Le projet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Lau</name>
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        <title>L'écrivain</title>
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        <id>tag:leschroniquesdeneirie.hautetfort.com,2008-04-07:1551796</id>
        <updated>2008-04-07T02:01:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-07T02:01:00+02:00</published>
        <summary>  Un mois... Un peu plus d'un mois. L'écriture est un exercice si douloureux,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://leschroniquesdeneirie.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Un mois... Un peu plus d'un mois. L'écriture est un exercice si douloureux, fastidieux. Elle souffrait, et commençait à paniquer. Et si elle ne réussissait pas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle était devant son ordinateur, la page blanche. Elle devait remettre à son éditeur ce manuscrit le lendemain. Elle avait eu un mois supplémentaire pour achever cette deuxième version, il lui avait demandé de retravailler la chute. &lt;i&gt;“Tu te caches derrière les mots, une fin trop attendue, lance-toi”…&lt;/i&gt; Ce chapitre, combien de versions en avaient-elle déjà écrites. Un air de déjà vu, à chaque fois.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle avait gagné son statut d’écrivain par le plus grand des hasards en envoyant sans conviction quelques nouvelles regroupées dans un recueil et un roman qu’elle estimait jeune, mal ficelé. C’était une manière de se dire qu’elle était allée jusqu’au bout du processus. Mais il l’avait rappelée, il avait aimé, et elle avait publié ce recueil en le retravaillant ci et là… Le public avait apprécié, elle était la &lt;i&gt;“jeune écrivain talentueuse”&lt;/i&gt; du moment. Pression. Serait-elle à la hauteur de ce public qui l’avait consacrée et avait changé son destin ? Invitée à toutes ces émissions, elle avait été emportée par les évènements sans vraiment réaliser ce qui lui arrivait. Ce deuxième roman était un enjeu important. Il déterminerait si ça avait été un &lt;i&gt;“coup de bol”&lt;/i&gt; ou si elle était digne du succès qu’elle avait eu bien malgré elle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle était incapable d’aligner trois mots les uns derrière les autres.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;“Les années passèrent, et ils se retrouvèrent dix ans après leur première rencontre sur cette plage d’Acapulco où ils s’étaient échangés un premier baiser…”&lt;br /&gt;&lt;/i&gt; Magnifique, on se croirait dans un Soap Opera.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;“Le jour de leurs retrouvailles, il arriva une heure en avance à la Gare Montparnasse. Elle lui avait donné rendez-vous au bout du quai du train partant pour Bordeaux. Dix années étaient passées, à quoi ressemblait-elle ? Et lui, il avait pris de l’embonpoint, mais il était encore bel homme. Nerveux, il s’alluma une énième cigarette. Elle n’aimerait pas. Il lui avait promis qu’un jour il arrêterait. Dix ans après, il fumait encore. Il vit soudain une silhouette passer rapidement devant lui. C’était elle. Aucun doute possible. Ses cheveux bruns étaient relevés en chignon, elle portait une robe légère qui laisser deviner ses formes qu’il avait tant chéries… La démarche. C’était elle, en avance aussi. Que faire ? Aller à sa rencontre ou attendre ?&amp;nbsp; Non, l’observer un peu avant.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt; Son visage était toujours celui d’une jeune fille, mais on sentait dans son regard une maturité, de la gravité. Les années, les difficultés qu’elle lui avait évoquées rapidement par e-mail. Ce mail… Il n’avait pas ouvert son courriel immédiatement, lorsqu’il avait vu son prénom apparaître. Il était allé se chercher un café, s’était isolé dans une salle de réunion, avait pris sa respiration et avait cliqué sur l’email. Elle était revenue. Le message était court. Elle lui en dirait plus quand elle le verrait, et lui avait donné rendez-vous. Il aurait pu refuser, effacer à jamais celle qui l’avait laissée un jour sans rien dire. Mais non, Il lui avait répondu très succintement, “ok, je serai là””. Et là, tout revenait. Tout l’amour qu’il avait éprouvé pour cette femme, tout. Il l’aimait encore comme un fou, et sa simple présence à quelques mètres de lui réveillait ses désirs… “&lt;/i&gt; Trop mélo !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle se leva, fit quelques étirements. Depuis huit heures du matin, attablée devant son écran. Il faisait nuit à présent, elle était dans le noir. Et cette page qu’elle ne cessait de remplir pour tout effacer immédiatement. Que connaissait-elle à l’amour, elle ? Elle imaginait des histoires à partir de souvenirs de ce qu’on lui racontait, de films, de livres, et de son imagination…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais il lui avait dit de sortir d’elle-même. Comment faire quand on a rien vécu ? Elle avait grandi dans une famille sans histoire, avait connu quelques flirts, des histoires plus ou moins longues, mais rien de ces grandes passions dont rêvent toutes les jeunes filles en fleur… Elle n’y arriverait pas, et elle serait démasquée. Une imposteur, elle avait trompé son public qui avait crû en elle.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle se souvint de ce que sa grand mère lui avait laissé au crépuscule de sa vie. Des carnets, ses journaux. Elle ne les avait jamais ouverts par crainte de l’Inconnu. C’était des carnets de moleskine, noirs, où son aïeul avait uniquement collé des numéros sur la couverture pour en signaler la chronologie.&amp;nbsp; Elle prit le dernier, ouvrit une page au milieu…&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;“Quand on traverse le chaos, on espère toujours que quelqu’un vous apportera la lumière. Il a été là, présent, à chaque instant, chaque seconde, pour m’épauler, m’aider dans cette période si difficile.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Car lui n’est plus. Cette séparation si douloureuse que la vie m’a imposée malgré moi, j’aurais voulu mourir avec lui. Je croyais en lui, je l’ai aimé profondément.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette nuit-là, quelques jours après sa disparition, j’ai erré. J’étais perdue, prête à mettre fin à mes jours, je me suis balladée sans but, sans destination, dans ces rues que je connais si bien. Tu penses, je n’ai jamais quitté ma petite ville. J’ai marché, en espérant qu’une voiture me renverse, que des gens m’agressent, que quelqu’un mette fin à ce désespoir qui m’envahissait. Cette abominable douleur. C’était tard dans la nuit. A quoi bon vivre s’il n’est plus ? L’Amour… A quoi bon se battre pour rester en vie, pour qui, pour quoi ? Je ne souhaite à personne de ressentir ce découragement ultime, cette envie de se laisser mourir. J’ai simplement voulu que tout s’arrête. Je ne me sentais pas capable d’affronter le vide, les responsabilités, les gens, ma vie. Retrouver du sens à mon existence… Je ne croyais plus en rien, et sans lien apparent pourtant, je ne croyais plus en l’Humanité. Et il m'a suivi, il a veillé sur moi sans que je ne le soupçonne, et il m'a rattrapée avant que...Des nuits d’angoisse, des sommeils troublés, des pensées morbides, des pleurs… Tel a été mon lot depuis que la vie me l’a enlevé. Se sont mêlés les souvenirs… Ah les souvenirs !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ma petite-fille… Toi à qui je destine ces carnets, si un jour tu lis ces lignes. Les souvenirs sont la plus belle et la pire des choses pour nous autres, êtres humains. Il est bon parfois d’oublier, d’être amnésique. Car les joies du passé se transforment en manque et la douceur des moments à deux sont vécus comme la plus intense des douleurs quand nous ne les avons plus. Pour autant, aime ma petite, aime encore et toujours, car finalement, qui n’a jamais aimé – et donc souffert – ne connaitra jamais de bonheur équivalent à celui qu’on partage avec son Amour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il a été là. Qui il ? Lui. Lui si cher à mon coeur. Tu ne l’as pas connu, car il est discret, et c’était mon jardin secret. Je ne t’en ai jamais parlé. Ton grand-père était au courant, ne t’inquiète pas, mais respectait cette relation. Il n’aurait rien pu faire contre de toutes manières.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lui, c'est mon complice, un ami d’enfance, quelqu’un avec qui j’ai grandi, et qui a toujours été là pour panser mes blessures, et faire des gamineries. Mon âme d’enfant a été preservée grâce à lui, et mes rêves les plus farfelus, il les a comblés. Je te souhaite, ma fille, d’avoir quelqu’un comme lui à tes côtés, même si c’est rare, ce sont des personnalités à part. Il a toujours été “à part”. Dans son monde, dans sa bulle, ne vivant, ni ne pensant pas comme tout le monde, pas parfait, non loin de là, mais j’ai finalement respecté cette manière d’agir et pourtant, si tu savais… Ca non, il n'est pas parfait !&amp;nbsp; Je l'aime à l'infini lui aussi.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;br /&gt; Je n’aurais sans doute jamais surmonté le décès de ton grand-père, s’il n’avait pas été là. Probablement que je me serais laissée mourir. Car je ne songeais qu’à ça. A force de patience, de tendresse, d’amour, il m’a épaulée à chaque seconde. Et aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, il est encore là, et je remercie le Ciel de m’avoir apporté un tel cadeau. Certaines personnes donnent du sens à votre vie, celles-là il ne faut pas les éloigner… quels que soient leurs choix de vie, et même si ça peut te paraître étrange. Probablement qu’au moment où tu liras ces lignes, je ne serai et lui ne sera plus de ce monde… mais il était important que je lui rende hommage, car sans lui, tu n’aurais peut-être pas eu ta grand-mère si longtemps encore à tes côtés. Il a toujours été là, et sera là encore jusqu’au bout, je le sais.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd’hui ça fait un peu plus d’un mois que ton grand-père n’est plus parmi les vivants, et je souffre son absence, pas un seul jour ne se passe sans que je ne pense à lui. J’ai envie de le sentir près de moi physiquement, je repense à son regard, ses gestes tendres, sa présence. Mais la mort est la seule chose irrémédiable, il va bien falloir que je continue de vivre avec, que j’avance sans lui, que je me re-crée une vie, la mienne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’amour est, lorsqu’il est sincère, éternel, j’en suis convaincue. Ca n’empêche pourtant pas qu’on peut aimer différentes personnes, de manières différentes… L’être humain a cette capacité d’aimer perpétuellement, je crois. Parfois il l’oublie, ou il le refuse, mais on ne lutte pas contre la nature. J’ai aimé ton grand-père, de manière sincère, profonde, il restera là en moi jusqu’à ma mort. Et pourtant, ma fille j’ai aimé aussi beaucoup d’autres hommes avant lui, tous différement, et leurs “passages” dans ma vie restent indélébiles. Ils font tous partie de moi. Tous.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si un jour tu souffres, ma chérie, d’une déception sentimentale, souviens-toi.. Souviens-toi que tu aimeras encore, car c’est ainsi que la vie est faite. Tu n’oublieras jamais tes Amours, mais tu aimeras à nouveau. Voilà ces quelques lignes pour aujourd’hui, pour combler le manque et le vide provoqués par l’absence de ton grand-père. Là où il est, il pense certainement à moi, tout autant que je pense à lui, mais c’est la vie… “&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des larmes coulèrent sur sa joue… Comment avait-elle pu laisser ces carnets si longtemps prendre la poussière ? Sa grand-mère était une femme souriante, dynamique, qui avait quitté le monde pour les étoiles lorsqu’elle avait dix-sept ans. Elle aimait passer les après-midi chez elle, où elle lui racontait des anecdoctes sur ses parents, la choyait avec des gourmandises en tout genre, lui faisait découvrir des tas de choses. Pour ses seize ans, elle lui avait offert un magnifique stylo Mont Blanc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Elle retourna devant son ordinateur et se mit à écrire, enfin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <title>Noel sans bûche, Pâques sans chocolat</title>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Dimanche 23 Mars 2008, Pâques. Je n'ai pas choisi ce jour pour mourir. Est-ce moi qui était trop faible pour encaisser encore ou bien est-ce le coup qui était trop dur à encaisser, la goutte de trop pour que je coule une fois pour toutes. Vous savez dans Fort-Boyard il y a un moment où le participant affronte le maître du 