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    <title>Last posts on dépression</title>
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    <updated>2012-02-11T11:48:39+01:00</updated>
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        <title>Histoire du pot fêlé qui se sentait inutile !</title>
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        <updated>2012-02-08T18:50:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-08T18:50:00+01:00</published>
        <summary>  Voici une histoire que j'ai reçue et que je vous offre en partage...    Il...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;em&gt;Voici une histoire que j'ai reçue et que je vous offre en partage...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3428958&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://untempspoursoi.hautetfort.com/media/00/00/3293994171.jpg&quot; alt=&quot;histoire,pot fêlé,inutilité,dépression&quot; /&gt;Il était une fois une vieille femme qui habitait une petite maison, située à plusieurs lieues de la rivière. Pour aller y puiser de l'eau, elle devait suspendre chaque jour deux pots à un morceau de bois qui épousait la forme de ses maigres épaules voûtées, et faire lentement le chemin aller, puis retour, chargée de son lourd fardeau. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L'un des pots était en parfait état, mais l'autre était fêlé, et, alors que le premier ne perdait pas une seule goutte d'eau, le second n'arrivait pas à conserver plus de la moitié de son précieux contenu. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le premier pot était très fier de lui, et le second était très triste. Malgré tous ses efforts, l'eau ne cessait de lui échapper, doucement, inexorablement. Chaque trajet était pour lui un intolérable tourment, qui l'accablait toujours d'un peu plus de peine et d'impuissance. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un jour, alors que la vieille femme le plongeait une nouvelle fois dans la rivière pour le remplir, il ne se sentit pas la force de continuer, et lui dit : « Je n'en peux plus, abandonne-moi ici. » &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La vieille femme, étonnée et émue, lui demanda : « Pourquoi me dis-tu cela mon ami ? Que t'arrive-t-il ? T'aurais-je trop fait travailler ? T'aurais-je heurté sans m'en rendre compte ? &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le pot lui répondit : &lt;br /&gt; « Oh non, rien de tout cela ! Vois-tu, si j'ai tant de chagrin, c'est que je pleure mon inutilité. Alors que tu me remplis à ras bord à la rivière, je ne peux même pas te rendre la moitié de l'eau que tu m'as donnée lorsque nous arrivons à la maison. » &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La vieille femme sourit, hissa doucement son fardeau sur ses épaules, et lui dit en prenant le chemin du retour : &lt;br /&gt; « N'as-tu jamais remarqué la splendeur de ce chemin ? Chaque année, je plante des graines sur ses côtés. Avec l'eau que tu as laissé s'écouler tous les jours, elles sont devenues ces fleurs si gracieuses et si hautes, qui semblent danser avec la brise. Au lieu de contempler mes vieux pas alourdis fouler la terre poussiéreuse, mon coeur danse aussi désormais chaque jour, grâce à toi, dans leur délicate beauté parfumée.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et vous, quelles sont les perles que vous avez semées sans le savoir et qui ont illuminé la vie de ceux qui vous entourent ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;***********&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;&lt;em&gt;Si vous appréciez ce que je vous offre par le biais de&amp;nbsp;&lt;strong&gt;cette Newsletter gratuite,&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;le plus beau cadeau que vous puissiez m’offrir est de &lt;strong&gt;partager cette ressource avec vos proches&lt;/strong&gt; afin qu’ils puissent s’abonner aussi (en haut et à droite du blog, en remplissant le formulaire) et en bénéficier. Merci !&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Silence, on coule !...</title>
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        <updated>2012-02-07T10:10:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-07T10:10:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de  Michel Geoffroy , cueilli...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de &lt;strong&gt;Michel Geoffroy&lt;/strong&gt;, cueilli sur le site de &lt;a href=&quot;http://www.polemia.com/index.php&quot;&gt;&lt;em&gt;Polémia&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré à la focalisation des médias sur la seule crise financière et à leur silence sur les nombreuses autres menaces qui pèsent sur notre pays en particulier et sur l'Europe en général...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3422010&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/1780911078.jpg&quot; alt=&quot;naufrage.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Silence, on coule ! Les crises dont on ne nous parle pas&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les médias valorisent dans leur communication la crise financière sous ses différentes formes : crise des dettes souveraines, notation des Etats, solvabilité des banques, déficits budgétaires, etc. Bien sûr, cette crise est préoccupante et on ne doit pas oublier que la grande dépression des années 1930 provenait justement à l’origine d’une crise liée au surendettement qui avait pris naissance aux Etats-Unis avant de se répandre en Europe via l’Allemagne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais ce biais financier traduit aussi le fait que les journalistes sont des employés de banque comme les autres : car ce sont les grandes institutions financières et les grands groupes qui sont les vrais propriétaires des médias. Les médias traduisent donc prioritairement les préoccupations de ceux qui les emploient.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cet accent mis sur le volet financier a pour effet collatéral cependant d’occulter ce qui se passe ailleurs et qui est tout aussi inquiétant. En effet, d’autres crises se déroulent tout aussi graves mais qui ne sont pas médiatisées et en tout cas jamais mises en perspective ni en relation. Mais l’histoire est comme l’herbe, on ne la voit pas pousser…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’explosion de la délinquance ou l’implosion de l’Etat légitime&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La crise de la délinquance, d’abord, n’est présentée dans les médias que sous forme de faits divers épisodiques ou pittoresques. La réalité est hélas tout autre : les crimes, les délits, la délinquance explosent dans notre pays. L’Observatoire de la délinquance et de la réponse pénale dénombre en France plus de 5 millions de victimes de crimes, délits et violences en 2010, un chiffre qui ne faiblit pas. En d’autres termes l’Etat, malgré un arsenal répressif sans précédent en temps de paix et sans cesse croissant, n’est plus capable d’assurer en France la sécurité des citoyens : il ne maîtrise plus rien en la matière, sauf la communication ministérielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La médiatisation de certains faits divers a d’ailleurs pour effet – et peut-être pour vocation… – de nous accoutumer à des situations qui auraient pourtant été jugées insupportables et scandaleuses par nos parents et grands-parents : violences systématiques à l’encontre des représentants de l’Etat dans certaines zones du territoire, dégradation de biens publics ou privés notamment par graffitis (voyez nos gares !), présence de militaires armés dans les lieux publics, prolifération des « zones de non-droit », crimes et délits commis par des récidivistes notoires (*), émeutes ethniques, libération immédiate de prévenus dangereux, incapacité à traiter la délinquance de plus en plus violente des mineurs, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Or sur quoi repose la légitimité de l’Etat et celle des juges ? Sur leur capacité à remplir leurs fonctions souveraines et notamment de garantir la loi et l’ordre sur le territoire. L’insécurité fait donc imploser, silencieusement, la légitimité de l’Etat en France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le sous-emploi durable pour tous &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ensuite, il y a la crise du sous-emploi croissant des Européens, conséquence notamment du libre-échangisme mis en œuvre par l’Union européenne et de la désindustrialisation qui l’accompagne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La moyenne de l’Union européenne se situe aux alentours de 9% de la population active (9,6% en 2010, 9,9% au sein de la zone euro en 2010), mais en réalité, si l’on neutralise ceux qui sont titulaires d’un emploi public durable, le taux de chômage concerne une part beaucoup plus élevée de la population. Celle-ci vit de subsides publics, comme dans le bas Empire romain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le taux officiel atteint en outre des chiffres records dans certains pays, comme l’Espagne (20%) par exemple, et frappe en outre plus la population jeune que les autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Certes, la notion de « chômage des jeunes » recouvre deux réalités bien différentes : celui des autochtones et celui des allogènes dont l’appétence pour le travail ne semble pas identique. Il est aussi en France la traduction de l’inadaptation croissante du système d’enseignement qui déverse sur le marché des jeunes gens aux compétences faibles mais aux prétentions élevées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une situation pire que durant la Grande Dépression &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Néanmoins, l’accoutumance aux données statistiques médiatisées sur le chômage nous fait perdre de vue qu’une part croissante de la population &lt;em&gt;ne travaille plus&lt;/em&gt; au sens où on l’entendait habituellement et cela dans des proportions jamais atteintes : elle vit d’aides publiques ou familiales, de petits boulots sporadiques, de contrats aidés, elle suit des stages plus ou moins rémunérés ou est purement et simplement en recherche d’emploi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il y avait en France en 1936 – c’est-à-dire au sommet de la crise – 860.000 chômeurs recensés. Il y en a aujourd’hui 2,8 millions (recensés officiellement en novembre 2011), alors que le secteur public est beaucoup plus développé aujourd’hui. En tenant compte de la progression de la population entre ces deux dates (22 millions d’habitants de plus), cela signifie que la proportion de chômeurs a plus que doublé. Le chiffre du chômage en France s’élève aujourd’hui à 4,4 millions en prenant les chômeurs partiels et les personnes dispensées de recherche d’emploi. En clair : 10% des actifs français sont au chômage total ; 15% des actifs français sont au chômage total ou partiel ; 20% des actifs français hors secteurs protégés sont au chômage partiel ou total. Presque toutes les familles sont donc concernées par cette situation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En outre, le chômage ne cesse de progresser depuis 30 ans en France alors que les chômeurs des années 1930 avaient retrouvé du travail dès la fin de la guerre et cela malgré le retour des prisonniers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’insécurité économique durable devient donc la règle pour une part croissante de la population, même quand elle travaille, et la récession qui vient va en accentuer les effets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La situation est sur ce plan pire que durant la Grande Dépression dans notre pays. Car dans les années 1930, la France était un pays à dominante rurale, encore doté de fortes solidarités familiales et de cadres religieux, moraux et politiques solides.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais aujourd’hui, dans la société des individus dans laquelle nous vivons, où la vie se résume à la consommation, le chômage est beaucoup plus difficile à supporter psychologiquement même s’il est subventionné : il signifie l’isolement, la mort lente, économique et civile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La nouvelle crise des minorités&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La crise de l’immigration connaît le même traitement médiatique en mode mineur, avec la circonstance aggravante qu’il est devenu politiquement incorrect et donc pénalement risqué d’aborder le sujet dans notre pays, autrement qu’en termes laudateurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais à l’évidence les flux migratoires à destination de l’Europe occidentale et de la France en particulier ne cessent pas et sont en train d’initier un mouvement de changement de population.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Europe n’a plus de frontières et toute tentative, même modeste, de réguler plus fortement les entrées se heurte aux décisions des « juges » européens et aux pressions continues du patronat et des associations. L’immigration n’est donc nullement « choisie », mais en réalité &lt;em&gt;imposée&lt;/em&gt; aux peuples européens, qui doivent au surplus se plier de plus en plus aux mœurs exotiques des nouveaux arrivants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il suffit de se promener dans les rues de nos villes pour se rendre compte que l’immigration, notamment africaine, s’installe partout. Or plus le nombre de personnes d’origine immigrée augmente, plus elles ont tendance à se regrouper en communautés : c’est une loi de la nature. L’assimilation fonctionne donc en proportion inverse du nombre de personnes à assimiler.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La constitution de communautés d’origine étrangère est lourde de conséquences pour la paix civile comme le démontrent d’ores et déjà les émeutes ethniques que les pays européens connaissent épisodiquement et qui se ressemblent toutes dans leur déroulement puisque leur cause est identique. Elle contredit aussi la tradition unitaire de la nation française et de la plupart des nations européennes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Avec sa politique migratoire démente, l’oligarchie et ses compagnons de route a donc recréé en Europe un « problème des minorités » qui avait déjà empoisonné la première moitié du XXe siècle et qui a par deux fois conduit à la guerre. Comme si cela ne suffisait pas, l’oligarchie y a ajouté au surplus un problème religieux – celui de l’islam – et un problème noir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’Europe désarmée &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La dernière crise est de nature diplomatique et militaire. Ces questions traditionnellement ne passionnent pas nos compatriotes en temps de paix et elles ne sont pas traitées par les médias sinon sur le registre larmoyant (les méchants « dictateurs ») ou spectaculaire (nos envoyés spéciaux en Libye).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Europe qui se croit jouer les « soft power » sort en réalité de l’histoire car elle a raté la chance historique de sortir de sa dormition après la chute du communisme soviétique. Il faut dire que le grand frère américain ne l’y a pas aidée : il a tout fait, au contraire, pour empêcher l’émergence d’une Europe puissance de l’Atlantique à l’Oural.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Aujourd’hui le roi est nu mais on le cache aux Européens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Europe n’a ni frontières ni défense : elle n’est qu’un espace économique ouvert à tous les prédateurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quand des soldats de l’armée française meurent en Afghanistan, il se trouve un juge pour instruire une plainte contre le commandement militaire. Dans l’Europe décadente et vieillissante, mourir au combat est une incongruité, une sorte d’accident du travail pour lequel il faut sanctionner l’employeur. Les budgets militaires ont partout été rognés en Europe et n’importe quel roitelet arabe ou coréen dispose de plus d’armements modernes que nos forces.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Europe n’a pas non plus vu venir la montée en puissance de l’Asie, de l’Inde et des puissances émergentes. Ses gesticulations politico-militaires au nom des droits de l’homme et de la démocratie n’ont servi qu’à une chose : renforcer l’islamisme partout, en particulier sur le pourtour de la Méditerranée. L’Europe perd chaque jour de nouvelles « marches » et son influence ne cesse de diminuer. Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de l’Empire byzantin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Europe s’est jetée dans le piège de l’Otan où elle quémande des commandements. La belle affaire : nous ne sommes plus en 1950 ! Les Etats-Unis regardent ailleurs aujourd’hui – vers l’Asie et le Pacifique. Il n’est pas du tout sûr que les « boys », qui sont de moins en moins européens en outre, acceptent une nouvelle fois de venir au secours des Européens, préoccupés de leur petit confort, de leur retraite et de leur « environnement ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Autrefois les Européens inspiraient aux autres peuples, par leur génie et leur dynamisme, la peur ou l’admiration. Aujourd’hui ils font rire tout le monde avec leurs cheveux gris, leurs femmes en uniforme et leurs croyances bizarres. Ils n’intéressent qu’en qualité de touristes, à la condition qu’ils soient fortunés. Mais ils ne font plus peur. Ni aux délinquants. Ni aux immigrés qui se sentent chez nous chez eux. Ni au reste du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’Europe est devenue une proie, un butin, un pays de cocagne pour qui saura la prendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Mais chut ! il ne faut pas non plus en parler ! Ne réveillons pas la belle endormie. Ce serait gâter la soirée de nos chers téléspectateurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Michel Geoffroy&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Polémia&lt;/em&gt;, 1er février 2012)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(*) Comme, par exemple, ce délinquant récidiviste, trafiquant de stupéfiants interpellé pour la 50e fois (Le Monde du 31 janvier 2012).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <title>Abel et la bête</title>
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        <updated>2012-01-17T14:45:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-17T14:45:00+01:00</published>
        <summary>     Abel et la bête        Yann Coridian     L'école des loisirs (neuf),...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -38.3pt 0.0001pt 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Abel et la bête&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -38.3pt 0.0001pt 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Yann Coridian&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -38.3pt 0.0001pt 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;L'école des loisirs (neuf), 2011&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 0cm; text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #0000ff;&quot;&gt;Dépression paternelle, errance filiale&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 0cm; text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;par Anne-Marie Mercier&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -38.3pt 0.0001pt 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #0000ff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -38.3pt 0.0001pt 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3372259&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lietje.hautetfort.com/media/01/01/3835297078.gif&quot; alt=&quot;abel et labete.gif&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm -0.3pt 0.0001pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;La bête, c'est la dépression dans laquelle plonge brutalement le père d'Abel. Le roman, c'est l'histoire d'Abel face à la bête et à ce naufrage. On le suit jour après jour, avec son père, puis avec sa grand-mère lorsque celui-ci est l'hôpital, puis seul, errant dans Paris, et enfin avec un couple de psy chez qui il débarque pour demander du secours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Les événements sont vus d'un point de vue d'enfant qui serait simplificateur : la maladie est une bête qui s'est installée pour un temps dans le corps du père. La vie est faite de petits riens, de repas, d'un exposé à faire, de rencontres avec les voisins, avec des copains. Le ton ne verse pas dans le pathos. Abel raconte&amp;nbsp;; il s’attache à des petites choses pour vaincre sa peur. Tout est dit simplement, et c’est déjà bien. Dommage que le titre fasse un peu trop polar.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>lenteurettremblements</name>
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        <title>L'après</title>
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        <updated>2011-12-24T13:04:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-24T13:04:00+01:00</published>
        <summary>  Mail envoyé ce matin à une amie-perfumista-parisienne :    (...)     &quot;Je...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lenteurettremblements.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Mail envoyé ce matin à une amie-perfumista-parisienne :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;(...) &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Je suis bien désolée que mon silence te conduise à penser que tu as peut-être fait quelque chose de travers.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je te rassure : tu as été en tous points charmante et amicale!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C’est moi qui me ratatine dans mon coin, qui m’enfonce dans le silence et qui donne l’impression de bouder, alors que ce n’est pas une bouderie dirigée contre untel ou unetelle, c’est plus un découragement, un sentiment d’impuissance généralisé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Depuis quelques mois, j’ai l'impression que ma vie sociale/amicale part en lambeaux sans que je parvienne à y faire quoi que ce soit. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Que je fasse des efforts ou pas, et j’ai beau m’efforcer à “normaliser” mon attitude autant que je le peux, j’ai l’impression que c’est du pareil au même et que de toute façon, toutes mes relations amicales finissent par tomber à l’eau. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Le pompon, c’est ma soeur qui est repartie chez elle jeudi après-midi, alors qu’elle devait rester jusqu’à dimanche matin. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Sa cohabitation avec moi et ma mère a été très difficile, et elle a fini par craquer et changer ses billets de train. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ma mère et moi avons fait tous les efforts dont nous étions capables, on s’est coupé en petits bouts pour elle, et elle aussi a fait des efforts énormes, mais bon, elle est en dépression et c’est difficile pour tout le monde. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Du coup, forcément, je ne sais pas du tout quand l’état de mes relations avec elle me permettra de retourner la voir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Bref, je n’ai jamais été très douée pour me faire des amis, quand je commence à me lier avec quelqu’un, en général ça ne parvient pas à durer, j’ai énormément de mal à entretenir les liens, mes silences et ma tendance à l’isolement conduisent les autres à penser qu’ils m’importunent alors ils s’écartent, c’est bien naturel... Et c’est vrai que j’apprécie la compagnie de mes semblables à petite dose seulement, et ainsi voir une amie une fois par mois me suffirait probablement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Hier soir j’ai regardé un film sur Arte, et cela m’arrive rarement de tenir ainsi jusqu’au générique de fin: Temple Grandin. C’est fou comme je me sens toujours plus proche des autistes que des personnes “normales”. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;J’espère que tu ne m’en voudras pas trop de ne pas réussir à maintenir le contact, du moins de façon “soutenue” (je suppose que ce que j’appelle “soutenue” doit être “normale” pour toi!)... J’aimerais pouvoir te recontacter quand je retournerai à Paris, qu’on passe à nouveau un après-midi ensemble, cela me ferait plaisir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;D’ailleurs, ma mère vient de passer quelques jours à Paris et, pour mon cadeau d’anniversaire/Noël, je l’ai envoyée en mission à Marie-Antoinette :-) Elle a été ravie de son passage là-bas, elle était avec une amie, le gérant a été charmant, en cadeau avec &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;1697&lt;/span&gt; il a offert une mignonnette de Cognac qu’elles ont dégustée avec ravissement chaque soir. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;(...)&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;------&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ce soir, ma mère et moi devrions tout de même réussir à nous secouer pour aller à la messe de &quot;minuit&quot;. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;A la maison, on mangera des chocolats Meyer et on boira du cerdon. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Parce qu'il ne faut pas se laisser abattre, n'est-ce pas. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Et puis le &lt;a title=&quot;Jedi's Blog&quot; href=&quot;http://jedisblog.tumblr.com/&quot;&gt;Jedi&lt;/a&gt; est de retour!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Alors même si le cadeau que j'ai prévu pour ma mère n'a toujours pas atteint Annecy et que celui prévu pour ma soeur restera dans les placards, en attente de jours meilleurs... &lt;br /&gt;Noël de crotte mais Noël quand même. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>noir de la seine</name>
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        <title>JOURNAL D'UN ELECTEUR 260</title>
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        <updated>2011-12-23T10:38:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-23T10:38:00+01:00</published>
        <summary>   vendredi 23 décembre :    &quot;Cette France en pleine dépression  aurait...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;vendredi 23 décembre :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;Cette France en pleine dépression&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;aurait surtout besoin d'un électrochoc.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3352654&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://noirdelaseine.hautetfort.com/media/01/02/2296629226.JPG&quot; alt=&quot;cotentin monument paras (8).JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Ema</name>
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        <title>Rousseau East</title>
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        <updated>2011-12-22T08:35:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-22T08:35:00+01:00</published>
        <summary> Ce qui devait être une consolation.  Puisque, maladroite, elle défendait mal...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://labienveillante.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Ce qui devait être une consolation.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Puisque, maladroite, elle défendait mal ses bouts de gras, en grande partie parce qu'elle ne trouvait pas ça noble, le gras, les bouts, moins, les bouts de gras donc vraiment encore moins.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour l'ensemble de ces raisons, on avait dit d'elle que si Voltaire était quelqu'un, elle était Rousseau.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Apparemment, pas le même genre d'individus, Rousseau et Voltaire mais le sujet exact de la querelle, elle ne le connaissait pas.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3347127&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://labienveillante.hautetfort.com/media/01/00/60790928.jpg&quot; alt=&quot;a dangerous method,cronenberg,freud,philosophie des sciences,ian hacking,ron harré,dépression,antidépresseurs,larry laudan,pignarre,healy,ehrenberg,médicalisation,psychiatrie,frédéric nef,vincent descombes&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;Rousseau et Voltaire peut-être ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autant dire que la question était de savoir ce qu'étaient les choses et pas ce qu'on pouvait en dire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais ça, c'était français, dire, écrire, pérorer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D'où, elle signait son extra-territoririalité intellectuelle. Mauvais.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais ça avait été marrant, la pratique des philosophes des sciences.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Genre, le gars qui voulait qu'on embarque en nullocoptère.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Un appareil qui permettrait d’avoir un point de vue de nulle part&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ca, c'est Nef qui l'aurait pensé. Donc, il faut lire Nef.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Autre gars cool : Ian Hacking.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Qui écrit : &quot;&lt;em&gt;considérer que les observations ne sont que des artefacts produits par le matériel expérimental et les théories qui les sous-tendent est généralement aussi probable que la possibilité que nous découvrions que tous les moutons ne sont en fait que des loups qui portent des pull-overs en laineé&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est pas joli ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3347289&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://labienveillante.hautetfort.com/media/01/01/3595179823.jpg&quot; alt=&quot;a dangerous method,cronenberg,freud,philosophie des sciences,ian hacking,ron harré,dépression,antidépresseurs,larry laudan,pignarre,healy,ehrenberg,médicalisation,psychiatrie,frédéric nef,vincent descombes&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;Rousseau et Voltaire peut-être ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bon, bon, pas tout.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt;  &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;  &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;  &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;  &lt;w:PunctuationKerning/&gt;  &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;  &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;  &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;  &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;  &lt;w:Compatibility&gt;   &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;   &lt;w:SnapToGridInCell/&gt;   &lt;w:WrapTextWithPunct/&gt;   &lt;w:UseAsianBreakRules/&gt;   &lt;w:DontGrowAutofit/&gt;  &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;156&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt;&lt;style&gt; /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable{mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;mso-tstyle-rowband-size:0;mso-tstyle-colband-size:0;mso-style-noshow:yes;mso-style-parent:&quot;&quot;;mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;mso-para-margin:0cm;mso-para-margin-bottom:.0001pt;mso-pagination:widow-orphan;font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:#0400;mso-fareast-language:#0400;mso-bidi-language:#0400;}&lt;/style&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;&quot;Les émotions n’ont pas de structure chimique interne&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ca vous plait ? Encore Nef &amp;lt;3.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La conclusion d'un tel propos n'est pas inintéressante.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Style : &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;La tristesse des individus dépend du taux de neurotransmetteurs, mais cette tristesse n’est pas identique à ces neurotransmetteurs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt;  &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;  &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;  &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;  &lt;w:PunctuationKerning/&gt;  &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;  &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;  &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;  &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;  &lt;w:Compatibility&gt;   &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;   &lt;w:SnapToGridInCell/&gt;   &lt;w:WrapTextWithPunct/&gt;   &lt;w:UseAsianBreakRules/&gt;   &lt;w:DontGrowAutofit/&gt;  &lt;/w:Compatibility&gt;  &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:LatentStyles DefLockedState=&quot;false&quot; LatentStyleCount=&quot;156&quot;&gt; &lt;/w:LatentStyles&gt;&lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt;&lt;style&gt; /* Style Definitions */ table.MsoNormalTable{mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;mso-tstyle-rowband-size:0;mso-tstyle-colband-size:0;mso-style-noshow:yes;mso-style-parent:&quot;&quot;;mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;mso-para-margin:0cm;mso-para-margin-bottom:.0001pt;mso-pagination:widow-orphan;font-size:10.0pt;font-family:&quot;Times New Roman&quot;;mso-ansi-language:#0400;mso-fareast-language:#0400;mso-bidi-language:#0400;}&lt;/style&gt;&lt;![endif]--&gt;Maintenant, le post est fini juste à ce stade.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sauf si vous vous voulez lire la suite, un peu ardue, essentiellement une traduction de Ron Harré.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Que j'apprécie grandement.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3347293&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://labienveillante.hautetfort.com/media/01/01/1596035699.jpg&quot; alt=&quot;a dangerous method,cronenberg,freud,philosophie des sciences,ian hacking,ron harré,dépression,antidépresseurs,larry laudan,pignarre,healy,ehrenberg,médicalisation,psychiatrie,frédéric nef,vincent descombes&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;Rousseau et Voltaire peut-être ?&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il tient la logique en haute estime, tel moi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je mets pas de guillemets, parce que je l'ai écrit.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;R. Harré (1968) fournit une démonstration de l’impossibilité d’assimiler des états mentaux à des états du cerveau, c'est-à-dire de subsumer la dépression par un marqueur biologique. Il examine les possibilités de constituer une science qu’il appelle psycho-physiologique, c'est-à-dire une science du cerveau. Or, il montre qu’en toute logique, la taxinomie relative aux phénomènes physiologiques (aux faits du cerveau) est nécessairement indexée sur la taxinomie psychologique (la classification des émotions, des sensations). C'est-à-dire que la manière de classer les phénomènes physiologiques dépend de la classification des états mentaux. R. Harré fait valoir que si cela n’était pas le cas, si la classification physiologique était suffisante pour décrire la maladie mentale, cela impliquerait qu’un état physiologique du cerveau (tel taux de neurotransmetteur) puisse correspondre à quelque chose dans notre vie psychique qui serait par exemple «&amp;nbsp;la tristesse V (ou) la joie&amp;nbsp;». Il faut imaginer une expérience où l’on voudrait savoir à quoi correspond un certain état du cerveau, par exemple tel taux de neurotransmetteur. Il se pourrait que les individus testés dans cet état physiologique rendent compte d’émotions tout à fait différentes, parfois de la tristesse, parfois de la joie. Certains seraient hilares, d’autres diraient qu’ils se sentent «&amp;nbsp;normaux&amp;nbsp;», d’autres préoccupés etc… Ainsi, à tel taux de neurotransmetteur correspond un état de tristesse, ou de joie, ou d’hilarité, ou de préoccupation, ou rien de spécial. Choisir de considérer qu’il existe un état psychique «&amp;nbsp;tristesse OU joie OU etc…&amp;nbsp;» qu’on ne connaît pas est coûteux. Il est difficile de trouver un concept qui rassemble un tel état, constitué parfois de tristesse, parfois de joie, parfois d’hilarité, parfois de rien du tout. Dans le vocabulaire des sentiments, nous n’avons pas encore un tel terme. Il est plus rationnel, pour R. Harré, de faire de la taxinomie psychologique la référence ultime de la psychiatrie&amp;nbsp;: à tel sentiment identifié (la tristesse) correspond tel état du cerveau (l’état a OU l’état b). A telle émotion peuvent correspondre deux états du cerveau différents. Dans ce cas, c’est à partir du sentiment des individus que l’on explore les phénomènes biochimiques.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ainsi, quels que soient les progrès qui seront accomplis dans la compréhension du fonctionnement du cerveau, ils n’impliqueront pas que soit abandonnée la référence aux états d’âme des individus, et ce pour des raisons logiques et non pas seulement éthiques.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;(Si, j'appelle ça un billet de Noël)&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>MILIQUE</name>
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        <title>LE JOURNAL DE PERSONNE 197</title>
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        <updated>2011-12-15T09:13:07+01:00</updated>
        <published>2011-12-15T09:13:07+01:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;     Ne passez pas à côté de cet époustouflant talent!     &amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://aumagmapresentdelecriture.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/FSrBnmNrvqg&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ne passez pas à côté de cet époustouflant talent!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Femme magnifique à l'intensité hors-norme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Superbe et talentueuse... Écriture riche et précise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il est important de ne pas passer à côté!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;http://www.lejournaldepersonne.com/&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ou sur sa chaine Youtube: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&amp;amp;feature=mfu_in_order&amp;amp;list=UL&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Boreas</name>
            <uri>http://verslarevolution.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Dimitri Orlov : survivre à l'effondrement</title>
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        <updated>2011-12-08T00:52:15+01:00</updated>
        <published>2011-12-08T00:52:15+01:00</published>
        <summary>  On ne présente plus  Dimitri Orlov . Ni  son blog .    Cette conférence...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://verslarevolution.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;On ne présente plus &lt;a href=&quot;http://translate.google.com/translate?hl=fr&amp;amp;sl=en&amp;amp;u=http://en.wikipedia.org/wiki/Dmitry_Orlov&amp;amp;ei=YvvfTrikA8-LhQfq1rX_BA&amp;amp;sa=X&amp;amp;oi=translate&amp;amp;ct=result&amp;amp;resnum=1&amp;amp;ved=0CCQQ7gEwAA&amp;amp;prev=/search%3Fq%3DDmitry%2BOrlov%2B%28born%2B1962%29%2Bis%2Ban%2Bengineer%2Band%2Ba%2Bwriter%2Bon%2Bsubjects%2Brelated%2Bto%2B%2522potential%2Beconomic,%2Becological%2Band%2Bpolitical%2Bdecline%2Band%2Bcollapse%26hl%3Dfr%26client%3Dubuntu%26hs%3DZHS%26channel%3Dfs%26prmd%3Dimvnso&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Dimitri Orlov&lt;/a&gt;. Ni &lt;a href=&quot;http://cluborlov.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;son blog&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Cette conférence &lt;a href=&quot;http://fora.tv/2009/02/13/Dmitry_Orlov_Social_Collapse_Best_Practices&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;date de février 2009&lt;/a&gt; et n'a pas pris une ride. Il en existe une &lt;a href=&quot;http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/les_meilleures_pratiques_de_l_effondrement_social.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;transcription en français&lt;/a&gt;, mais rien ne remplace la possibilité d'en voir cet enregistrement et, entre autres, de savourer l'humour de l'auteur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;322&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xcoiah&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;322&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xcoiuh&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;322&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xcoja1&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;322&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xcqsiv&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;322&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xcy5na&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;322&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xe3iat&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Kinh Thán</name>
            <uri>http://1question1verset.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Proverbes 18:14</title>
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        <updated>2011-10-29T16:50:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-29T16:50:00+02:00</published>
        <summary>  En quoi la dépression diffère-t-elle d'autres maladies ?   &amp;nbsp;  «...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://1question1verset.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi la dépression diffère-t-elle d'autres maladies ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;« L’esprit d’un homme peut endurer sa maladie ; &lt;br /&gt;mais l’esprit abattu, qui peut le supporter ? »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Proverbes 18:14,&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Les Saintes Écritures — Traduction du monde nouveau&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>PRESENTATION</name>
            <uri>http://willemsconsultants.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>D'une culture l'autre</title>
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        <updated>2011-08-26T10:41:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-26T10:41:00+02:00</published>
        <summary> Il n'est pas un français pour contester que la cuisine est une tradition...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://willemsconsultants.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il n'est pas un français pour contester que la cuisine est une tradition française. Peut être un peu moins pour reconnaître que cette tradition existe dans tous les pays et que le rapport à la nourriture, à la manière de la préparer et de la consommer, en dit aussi long sur l'état d'une société que la lecture de son Code pénal (non moins bon révélateur toutefois).&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le succès des émissions culinaires télévisées est à cet égard instructive. On pourrait penser que pour des passionnés de cuisine, la participation à un programme où il s'agit avant tout de cuisiner est une fête, dans la tradition française, mais aussi européenne : si le banquet marque la fin de toute aventure d'Astérix, archétype du héros Gaulois, il emprunte parfois aux maîtres flamands.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171185&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/01/01/1159943971.jpg&quot; alt=&quot;bruegel revu par Uderzo.jpg&quot; width=&quot;416&quot; height=&quot;290&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Le Banquet de Bruegel revu par Uderzo&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais surprise, les candidats tirent des têtes de six pieds de long, pleurent à tout instant, sont en permanence à fleur de nerfs et vivent névrotiquement le rapport au succès ou à l'échec. Toute mise à l'écart est plus terriblement vécu que le départ d'Eve et d'Adam du paradis. Traversant les siècles, la culpabilité aurait donc poursuivi son terrible office ? pourquoi ce rapport pathologique à l'échec ? problème éducatif ? reste judéo-chrétien ? infantilisme généralisé ? égos déployés à tout va ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un début de réponse peut être trouvé outre-atlantique. Dans le même type d'émission culinaire, des Québécois (libres évidemment), apprentis cuisiniers, concourent pour un titre de Chef. Compétition joyeuse, remerciements de ceux qui sont éliminés pour la participation, convivialité. Taux lacrymal quasi-nul, concentration n'excluant pas le sourire, sérieux mariné dans l'humour. Bref, pas encore la bacchanale de Picasso, mais pas loin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171223&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/00/02/3019178578.jpg&quot; alt=&quot;Bacchanale-Picasso.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Picasso - Bacchanale&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pourquoi tant de décalage ? il vient peut être de loin et les peintres, comme souvent, peuvent nous aider. D'où le Caravage a-t-il sorti ce Bacchus triste devant l'abondance de chère ? d'une profonde mélancolie qui habite la vieille Europe et qui en fait la zone du monde à la fois la plus riche et la plus consommatrice d'anti-dépresseurs ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171228&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/02/00/3924847332.jpg&quot; alt=&quot;Bacchus-Caravage.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Caravage - Bacchus&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les Québecois ont fait leur cuisine avec une part de culture greco-latine et une part de culture anglo-saxonne. Le mélange est plutôt savoureux. Il nous permet de ne pas oublier ce que proclamait un grand ripailleur français, François Rabelais, que le rire, et non les larmes, est le propre de l'homme.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3171237&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/00/00/1402618744.jpg&quot; alt=&quot;le_rire_de_gouarch_m.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://tonylotteillustration.blog.ouestjob.com/index.php/&quot;&gt;Anthony Lelgouarch&lt;/a&gt; - Le rire de Gouarch&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Jean.Hn</name>
            <uri>http://agripsy.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Alcool</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://agripsy.hautetfort.com/archive/2011/08/04/alcool.html" />
        <id>tag:agripsy.hautetfort.com,2011-08-04:3732602</id>
        <updated>2011-08-04T13:59:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-04T13:59:00+02:00</published>
        <summary>    &amp;nbsp;        On ne naît pas alcoolique, on le devient          Allez...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://agripsy.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;On ne naît pas alcoolique, on le devient&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3146461&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://agripsy.hautetfort.com/media/01/00/2699314324.gif&quot; alt=&quot;alcoolisme,bière,dépendance,dépression&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Allez hop, sifflons donc une p’tite chopine et il n’y a d’ailleurs pas d’mal à ça, dans la mesure où ce rituel n’est pas quotidien parce qu’il s’agit, par convivialité de trinquer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les parfums, les saveurs et même un certain «&amp;nbsp;engrisement&amp;nbsp;» font partie des petits plaisirs de la vie et sont même source d’équilibre psychique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Tout dépend pourquoi au fond un individu consomme de l’alcool, à quelle périodicité et en quelle quantité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Hello mon cher, si nous savourions délicatement un doigt de whisk&amp;nbsp;!&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: La consommation d’alcool est partagée par l’ensemble de la population, n’est absolument pas l’apanage du milieu rural, qui n’en n’est cependant pas indemne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;On ne peut pas considérer une personne qui se met à boire de l’alcool très régulièrement comme étant foncièrement alcoolique, parce qu’on le devient par le biais d’une mauvaise habitude prise, contre laquelle il est possible de lutter, mais pas forcément seul si, une partie de la volonté fait défaut.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les personnes que l’on peut définir comme étant intrinsèquement alcoolo/dépendant ne représentent qu’un pourcentage indéterminé du lot des personnes en difficultés dans leur relation avec la boisson.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Plus nombreux sont sans doute et malheureusement, les individus qui utilisent le produit alcool comme un médicament à plusieurs effets.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366;&quot;&gt;Il peut s’agir&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366;&quot;&gt; de combattre une certaine tristesse et auquel cas une certaine dose d’alcool fait alors fonction d’un antidépresseur refusé par ailleurs, souvent par conviction personnelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366;&quot;&gt;Il peut s’agir&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366;&quot;&gt; de se donner du «&amp;nbsp;peps&amp;nbsp;» comme on dit en ville, de l’énergie, du «&amp;nbsp;beudjon&amp;nbsp;» comme on dit en certaines campagnes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366;&quot;&gt;Il peut s’agir&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366;&quot;&gt;de se donner de l’aplomb, de la «&amp;nbsp;ouache&amp;nbsp;», de la répartie en luttant contre une certaine timidité dont des résidus de l’enfance sont encore agissants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Chacun a ses raisons en fonction de sa personnalité, de son histoire et vécu personnel auxquels se rattache l’habitude prise à consommer, dont il est toujours souhaitable pour éviter de fâcheux effets secondaires au long cours, de répertorier et traiter les difficultés à la racine.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;J’ai le sentiment au travers de ce sujet d’enfoncer une porte ouverte, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: center; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 150%; color: #003366; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;mais est-ce forcément inutile&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Céc</name>
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        <title>La déprime</title>
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        <updated>2011-07-23T15:09:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-23T15:09:00+02:00</published>
        <summary> Déprime ? Dépression ?  Je ne sais pas. Je ne suis pas docteur, ni...</summary>
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          &lt;p&gt;Déprime ? Dépression ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je ne sais pas. Je ne suis pas docteur, ni psychologue.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis le départ des jumeaux en colonie, j'habite chez ma soeur qui est partie en vacances. Contrat gagnant-gagnant, je suis tranquille sans PN (mon mari appelé Pervers narcissique) et ma soeur a une concierge pour sa maison et une nounou pour son chat. Donc, samedi 16/07/11, je suis allée au commissariat faire une main courante précisant que je ne quittais pas le domicile conjugal. On m'a informée que la convocation de PN pouvait avoir lieu 1 à 2 mois après le dépôt de la plainte. Pas besoin de se mettre la rate au court-bouillon tous les jours.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le dimanche 17/07/11, je suis allée déjeûner en famille chez ma mère, puis avec les oncle, tante, cousins et frère, nous avons fêté les 94 ans de ma grand-mère dans sa maison de retraite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le reste de la semaine, j'ai travaillé. Lundi 18/07/11, après le travail, je suis allée signer ma requête de divorce chez l'avocate. Ca y est, c'est fait.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le soir, je rentrais seule directement du boulot. Télé allumée de façon automatique, pour me tenir compagnie, surf sur Internet, petit apéro en solo, repas simplissime, quelques magazines, un film. La détente totale. La vie de célibataire. Mais paradoxalement, je trouvais que j'en faisais bien moins qu'avec la présence des 3 enfants et que la soirée passait quand même très vite. Couchée tard, levée tôt. Je ne sortais même pas.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela fait une semaine que je ne subis plus les assauts de violence psychologique de PN, il n'a pas cherché à me contacter, à part un SMS me demandant le N° de téléphone de la colonie des jumeaux. Il m'a même répondu &quot;Merci&quot; !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Malgré mon tête-à-tête avec moi-même que j'ai tant recherché, je ne me sentais pas bien. La solitude ne m'a jamais éfferayée. Au contraire, je prenais mon côté &quot;ours&quot;. Autant parfois j'aime parler, autant je peux être taiseuse. Néanmoins, je ne parvenais pas à ressentir la sérénité. J'avais une sorte de vacuité dans ma tête et dans mon corps, une tristesse générale et un mal-être permanent. &lt;strong&gt;Une déprime ou une dépression ?&lt;/strong&gt; Je ne sais pas. Pas encore médité. Ca m'énerve de ne pas réussir à le faire. Une semaine que ça dure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est peut-être comme un deuil avec ses différentes phases ? Tourner la page sur 18 ans de vie commune n'est pas anodin. J'ai même revécu en pensées la première fois que j'ai passé la nuit avec PN ! C'est bizarre. Cela ressemble à une personne en fin de vie et qui revoit son existence passer et défiler. J'ai lu quelque part récemment, qu'&lt;strong&gt;avant de pouvoir renaître, &lt;/strong&gt;eh bien ...&lt;strong&gt; il fallait ... mourir !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Puis, vendredi 22/07/11, c'était les résultats du concours de secrétaire médicale. Eh oui, encore un concours. Je suis devenue comme un athlète sur-entraîné à passer des concours. Je suis admissible, c'est-à-dire que je fais partie des 45 candidats retenus sur les 1347 inscrits, soit j'imagine environ 1000 candidats réellement présents. C'est pas mal. Je ne comptais pas trop sur ce concours, car j'avais stoppé les révisions puisqu'étant reçue au pré-concours de directeur d'établissements sanitaires et sociaux, il fallait que révise pour l'oral. Mais je suis contente d'avoir réussi celui-ci aussi. Les épreuves d'admission se tiendront en septembre. Réussir à ce concours me permettra de passer en catégorie B, donc augmenter mon salaire de misère actuel de 100 à 200 euros, sans devoir déménager en province (ce qui me terrifie).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette victoire a eu un certain effet sur mon égo, car sans pour autant exploser de joie, je me suis sentie légère. Presque en joie. Mais pas plus que ça. Cependant c'était suffisant pour que je m'allège un peu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J'imagine, qu'au fond de mon inconscient, cette réussite a un certain impact sur moi. cela veut dire que je ne suis pas obligée de partir et que je peux maintenir mes enfants dans leurs habitudes actuelles. En même temps, je &lt;strong&gt;SENS&lt;/strong&gt; que je dois partir pour ces 6 mois de formation au concours de directeur. &lt;strong&gt;J'en ai l'intime intuition&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Soliane</name>
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        <title>Déréalisation</title>
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        <id>tag:schizooblog.hautetfort.com,2011-06-18:3678700</id>
        <updated>2011-06-18T13:11:16+02:00</updated>
        <published>2011-06-18T13:11:16+02:00</published>
        <summary> - Je vois la réalité comme à travers un brouillard qui donnerait un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://schizooblog.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;- Je vois la réalité comme à travers un brouillard qui donnerait un caractère suréaliste à une scène. Comme dans un rêve. Les émotions s'estompent au travers du brouillard...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;- Je suis obligé de faire une démarche intellectuelle pour me dire que j'existe et que les choses qui m'entourent existent. Ce n'est plus implicite, immédiat.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;- Je me sens souvent extrêmement loin des gens et de moi-même, y compris de mes proches... (ce qui est très culpabilisant).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;- Une impression de flottement permanent&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Rien n'est &quot;vraiment réel&quot; alors rien n'a vraiment d'importance, je ne suis pas triste, je ne suis pas heureuse ...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est de plus en plus rare, mais parfois je reprends une conscience &quot;intuitive&quot; de la réalité. Il s'agit d'une discontinuité dans ma perception de moi et de mon environnement : brusquement, un basculement se produit et je me mets à ressentir les choses &quot;normalement&quot;. Quand ça arrive, ça ne dépasse guère une minute mais c'est poignant et c'est beau, ça me redonne un peu d'espoir. Cela dit, de l'espoir je n'en ai plus beaucoup et mon état actuel est plutôt celui d'une douce résignation. Je vis avec, mais la vie n'a plus la même valeur pour moi. Je considère avec indifférence l'idée de ma propre mort.&lt;br /&gt;Je lutte pour les gens qui me soutiennent et qui m'aiment. Je lutte contre ma démotivation, mon envie de me laisser aller complètement, de me coucher dans le caniveau.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Je prends conscience en permanence de plein de détails anodins, qui me semblent soudain moins logiques, anormaux, comme si j'avais perdu l'intuition de la réalité. L'état actuel de la réalité perd alors de sa légitimité, comme si mon cerveau cognitif, détaché de celle ci, se posait en permanence la question :&lt;br /&gt;&quot;Merde, pourquoi les choses sont comme ça et pas autrement ?&quot;&lt;br /&gt;La déréalisation est plus forte (à la limite du vertige) dans les situations de stress ...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;Ces questions atteignent aussi la construction même de ma raison. Les mots, les concepts, les abstractions perdent de leur sens. Je vous rassure, je comprends encore parfaitement ce qu'on me dit, mais les concepts perdent leur essence instinctive et sont aussi sujet à un doute destructeur (quasi Descartien), comme si mon esprit ne se contentait plus d'une définition vague et intuitive des concepts, mais réclamait des constructions logiques (presque mathématiques) non ambiguës.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;une impression d'être spectateur de ma vie, comme d'un film, comme si mes mouvements étaient automatiques. J'ai parfois l'impression de ne pas avoir de liberté de décision, comme si tout ce que je fais et pense avait été écrit à l'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;o Le plus douloureux, c'est de ne plus me sentir, de perdre la sensation de moi, de ma personne. N'éprouvant presque plus de plaisir, j'ai énormément de difficultés à me motiver pour faire ce que j'avais l'habitude d'apprécier. Les rares fois ou je ris ou me sens joyeux, je ne vibre pas : J'ai plus l'impression d'un réflexe social qui se manifeste de manière mécanique, par le souvenir que j'ai des émotions.&lt;br /&gt;J'ai beaucoup de mal à retrouver mon identité&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;- Rétrécicement de mon champ de vision spatio-temporel : Je me sens souvent perdu, comme dans un brouillard opaque (comme le matin au réveil) mais pour moi c'est permanent, toute la journée: J'ai besoin de faire un effort pour me situer dans l'espace et dans le temps. J'ai aussi beaucoup de mal à m'inscrire dans une action; Je perds souvent le fil de ce que je fais ou ce que je pense.&lt;br /&gt;- Diffultés de concentration, pour des réflexions profondes. Gros problèmes de mémoire, trous de mémoire fréquents (chercher un mot, un nom), gros problèmes pour me rappeller les visages des gens (pour les films : j'ai du mal à suivre l'histoire car je ne reconnais pas les comedien(e)s ( qui est qui ?)).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Confusion d'esprit. Je n'ai plus un fil de pensée clair et précis, tendu vers une réflexion ou une action finale, mais plutôt une impression de tête pleine de brides d'idées confuses et labiles.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les seuls moments où j'arrive à sortir de cet état : c'est quand j'absorbe de l'alcool jusqu'a l'ivresse, à ce moment je passe d'un état second (la déréalisation) à un autre (l'ivresse) qui est de loin, de très loin même beaucoup moins affreux à vivre ... Bien évidement, je ne peux et ne veux pas être alcoolique, donc c'est petits moments de &quot;réalité alcoolisée&quot; sont peu fréquents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Céc</name>
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        <title>Etre déprimé et devoir sourire</title>
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        <updated>2011-06-05T21:50:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-05T21:50:00+02:00</published>
        <summary> Avec PN (mon mari appelé Pervers Narcissique), c'est comme ça : être déprimé...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sauvetoicecile.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Avec PN (mon mari appelé Pervers Narcissique), c'est comme ça : être déprimé et devoir le cacher. Pourquoi ? Et bien parce que PN se frottera les mains de réussir à me mettre dans cet état-là et se réjouira ouvertement. Ce qu'il ne manque pas de faire d'ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3065410&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/02/00/2202054243.jpg&quot; alt=&quot;dépression.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela fait des jours et des jours qu'il me harcèle, me dénigre, m'insulte, me menace,&lt;/strong&gt; me demande de lui donner de l'argent et tout de suite ! (ex : il veut poursuivre l'abonnement au journal Le Monde, que j'avais initié, il m'ordonne de payer en disant que j'ai &quot;intérêt à le faire&quot;.) &lt;strong&gt;C'est vrai que je déprime&lt;/strong&gt;. Malgré mon estime de soi, mes connaissances sur la sagesse bouddhique disant que lorsque quelqu'un médit de moi, sa médisance lui appartient, c'est SON problème. En gros &quot;la bave du crapaud ne m'atteindra pas&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais son harcèlement est tellement fort, condensé et puissant&lt;/strong&gt; que je dois être atteinte. J'ai du mal à sourire à la maison, je suis tout le temps fatiguée, je dors tout le temps. Du coup je suis moins avec les enfants, je m'occupe moins d'eux. Je ne veux pas qu'ils aient l'impression que je les abandonne. A table, je me force à rester alors que je ne veux même pas manger en présence de PN ! D'habitude, après manger je m'enferme dans ma chambre, parfois les enfants viennent me dire bonne nuit, parfois non. Je n'ai même pas le courage ou la force de monter leur dire bonsoir. Les week-end (PN est à la maison), quand je me lève, je n'attends que le soir pour pouvoir dormir enfin et ne plus penser à tout cela. Mais ce soir, je reste dans le salon, j'imprime ma présence. Je suis en train de rédiger ma note assie à table face à PN qui est dans le canapé.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela fait 2 ou 3 fois que PN a remarqué que je n'étais pas en forme. Hier soir, il m'a regardé bien dans les yeux et m'a dit : &lt;strong&gt;&quot;- T'as pas la pêche ces derniers temps, tu fais une dépression ? Hé hé hé !&quot; Et il sourit&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce soir, devant le déluge de conneries racontées aux enfants, alors que je me taisais, il m'a dit : &lt;strong&gt;&quot;Pourquoi tu ne parles pas ? On rigole, nous ! Allez, participe ! Sois active !&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Donc, PN m'enfonce dans la dépression mais je ne dois surtout pas le lui montrer, au risque de lui donner encore plus de force.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3065401&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://sauvetoicecile.hautetfort.com/media/00/02/3058590336.jpg&quot; alt=&quot;vampire_s.jpg&quot; /&gt;Je me rends compte chaque jour un peu plus que &lt;strong&gt;je partage ma vie avec un MALADE MENTAL&lt;/strong&gt;. Le fonctionnement du pervers narcissique est très bien décrit sur les différents sites. c'est un personnage qui est vide, un cocon totalement vide, qui va chercher une victime, en général pleine de vie, optimiste et enthousiaste et son objectif final, sa survie, c'est de sucer la substantifique moëlle de sa victime, sa joie de vivre, en la cassant insidieusement, de plus en plus souvent et enfin ouvertement, une fois l'emprise bien installée. Il gagnera lorsque cette dernière sera en dépression et fera une tentative de suicide. Alors, il ira chercher une autre victime bien joviale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais je ne m'imaginais pas à quel point cela pouvait être vrai.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quand on lit cela, on n'y croit pas. Honnêtement, quelqu'un qui n'a pas vécu cete situation, prend cela pour des balivernes. On n'est pas chez les vampires quand même, n'importe quoi ! Même moi qui étais consciente d'être avec un pervers narcissique, je me disais que c'était exagéré. De fait, je n'en étais qu'aux premiers stades du harcèlement moral,&lt;strong&gt; le stade de &quot;une claque, une caresse&quot;&lt;/strong&gt;, le stade où je ne savais pas très bien où j'en étais, où j'avais encore l'espoir qu'il changerait un jour (eh oui ! Je le croyais, puisqu'il y avait des moments d'accalmie)&lt;strong&gt;. Aujourd'hui, je vis un cauchemar.&lt;/strong&gt; Et c'est peu de le dire.&lt;strong&gt; Je raconte les faits pour ne pas oublier justement ce qu'il me fait subir. &lt;/strong&gt;Je me rends compte qu'au début de ce blog, je ne relatais pas trop les faits. C'est dommage car justement, je les oublie peu à peu. Je me rends compte aussi que je finis par raconter toujours la même chose, les mêmes insultes, le même menaces, les même cris. Pour que ce soit efficace et illustratif, il faudrait que j'enregistre ou que je filme une soirée passée à table. C'en est EDIFIANT !!! PN s'adresse à mes enfants en disant de moi :&lt;strong&gt; &quot;Elle, elle-là, l'autre-là, le goret, Capo &lt;/strong&gt;(le caporal, celui qui exécute les ordres, car lui, c'est l'officier qui donne des ordres - si, si, il affirme cela !!!)&lt;strong&gt; , la grognasse, etc&quot;&lt;/strong&gt;. Il glisse ces mots tout en faisant rire les enfants à table, en leur racontant des histoires drôles. Du coup les enfants n'y voient que du feu, &lt;strong&gt;c'est subliminal&lt;/strong&gt;, ils ne relèvent même pas, n'essayent même pas de me défendre car ils sont en train de rigoler avec leur père.&lt;strong&gt;&amp;nbsp; Cela me fait penser à un &lt;a title=&quot;Violences conjugales&quot; href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=3bm-9yrqZ8g&amp;amp;feature=related&quot;&gt;clip&lt;/a&gt; sur les violences conjugales transmises aux enfants.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela me fait très peur aussi, car PN commence à les détruire à leur tour, tout en tentant de m'atteindre à travers eux.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces moments à table sont très très pénibles pour moi ; évidemment, je sais bien que cela a un rapport avec mon histoire personnelle, où ma grand-mère passait des heures à hurler de façon hystérique et à dénigrer mon grand-père. Cela vient encore de se passer, finalement TOUS les repas sont désormais comme ça&lt;strong&gt;. &lt;/strong&gt;Je mange à toute vitesse, je ne savoure même pas ce que je prépare, d'ailleurs je n'aime plus faire à manger, puis je m'enfuis, je quitte la table, laissant les enfants manger dans une&lt;strong&gt; AMBIANCE SURREALISTE.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Kinh Thán</name>
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        <title>1 Rois 19:4</title>
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        <updated>2011-05-12T12:05:33+02:00</updated>
        <published>2011-05-12T12:05:33+02:00</published>
        <summary>  Est-il arrivé à des prophètes de déprimer et de désirer la mort ?   &amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-il arrivé à des prophètes de déprimer et de désirer la mort ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;« Pour lui, il marcha dans le désert un jour de chemin et il alla s'asseoir sous un genêt. Il souhaita de mourir et dit : &quot;C'en est assez maintenant, Yahvé ! Prends ma vie, car je ne suis pas meilleur que mes pères.&quot; »&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Premier livre des Rois 19:4, &lt;br /&gt;&lt;em&gt;La Bible de Jérusalem&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
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            <name>MILIQUE</name>
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        <title>CIORAN 2</title>
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        <updated>2011-05-01T07:07:00+02:00</updated>
        <published>2011-05-01T07:07:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;     &amp;nbsp;   Il faut créer en soi    Un espace préservé    Du poison...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3006867&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://aumagmapresentdelecriture.hautetfort.com/media/01/01/2051173697.jpg&quot; alt=&quot;CIORAN.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial black,avant garde; color: #000080;&quot;&gt;Il faut créer en soi&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial black,avant garde; color: #000080;&quot;&gt;Un espace préservé&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial black,avant garde; color: #000080;&quot;&gt;Du poison de la dépression.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Note</name>
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        <title>Le désillusionné</title>
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        <updated>2011-03-30T06:00:00+02:00</updated>
        <published>2011-03-30T06:00:00+02:00</published>
        <summary>    Photo de  Sara   &amp;nbsp;  Lorsque mourut Abderrahman III, qui détint le...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2931598&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/02/01/3067993744.jpg&quot; alt=&quot;Sara,Abderrahman III, califat, Espagne, dépression, tristesse, dépit, neurasthénie, mélancolie, frustration, insatisfaction, désillusions&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;Photo de &lt;a href=&quot;http://universdesara.org/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Sara&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lorsque mourut Abderrahman III, qui détint le pouvoir en Espagne pendant un demi-siècle (Xème siècle) et construisit l'admirable palais d'Az-Zahra, on trouva parmi ses papiers, une note portant ses mots : &quot;Cinquante ans se sont écoulés depuis que je suis Calife. Trésors, honneurs, plaisirs, j'ai joui de tout, j'ai tout épuisé. Les rois mes rivaux m'estiment, me redoutent et m'envient. Tout ce que les hommes désirent m'a été accordé par le ciel. Dans ce long espace d'apparente félicité, j'ai calculé le nombre de jours où je me suis trouvé heureux : ce nombre se monte à quatorze. Mortels, appréciez par là, la grandeur, le monde et la vie...&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cité par J Benoist-Méchin, dans sa biographie d'Ibn Séoud&lt;/p&gt;
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            <name>sansreverose</name>
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        <title>Changer de dizaine</title>
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        <updated>2011-01-12T13:31:53+01:00</updated>
        <published>2011-01-12T13:31:53+01:00</published>
        <summary> J'ai une copine qui vient d'atteindre ce cap fatidique (en tout cas pour les...</summary>
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          &lt;p&gt;J'ai une copine qui vient d'atteindre ce cap fatidique (en tout cas pour les filles), celui des trente ans.&lt;br /&gt;Dire qu'elle est déprimée, c'est comme dire que &lt;a title=&quot;Léonard de Vinci&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Leonard_De_Vinci&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Léonard de Vinci&lt;/a&gt; est un bricoleur qui fait aussi de la peinture, ou dire que &lt;a title=&quot;Noé&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/No%C3%A9_%28patriarche%29&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Noé&lt;/a&gt; a pour hobby la construction de canot en bois : c'est vrai, mais cela ne donne qu'une toute petite approche de la vérité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est une très bonne amie et ça me navre de la savoir ainsi (ouaip, je suis paradoxal, ça me dérange pas de déprimer, mais ça m'ennuie de voir mes proches le faire)&lt;br /&gt;Si on fait un bilan, il semble que pourtant, c'est pas trop mal : propriétaire, en couple, un enfant, un taf&lt;br /&gt;et pourtant, elle ne va pas bien...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Enfin, d'habitude, c'est plus les célibataires sans enfants qui redoutent ce chiffre, là, je pige pas trop, je constate, et je me sens aussi utile qu'une fourchette à une poule.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme elle me ressemble, il y a très peu de chances que je sache le réel &quot;pourquoi&quot; de ce moral en berne, elle dira que ça va mieux, mais ce sera juste une jolie façade.&lt;br /&gt;je vais donc l'écouter (ça, c'est LE truc pour lequel je suis doué) si elle a envie de parler, et sinon, discuter de tout et de rien histoire de la distraire un peu et la faire sourire, en espérant qu'elle retrouve vite son sourire.&lt;/p&gt;
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            <name>Minijupe</name>
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        <title>Nuages</title>
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        <updated>2010-12-21T21:50:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-21T21:50:00+01:00</published>
        <summary>  En colère...              Mais la douceur est revenue !!! ;o)  </summary>
        <content type="html" xml:base="http://minijupe.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: x-large; color: #888888;&quot;&gt;En colère...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://picasaweb.google.com/lh/photo/XgHLMimJ93qC5ipE6jIn2Q?feat=embedwebsite&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://lh5.ggpht.com/_1ZIuUlIRzBw/TRESDWdqDbI/AAAAAAAADP8/PSOHWAhI2Pk/s400/P1070533.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;213&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://picasaweb.google.com/lh/photo/82650wAhD04WOq2iBkVqog?feat=embedwebsite&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://lh6.ggpht.com/_1ZIuUlIRzBw/TRESEF7sUTI/AAAAAAAADQA/X_AYy4R7W3k/s400/P1070532.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;194&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: x-large; color: #3366ff;&quot;&gt;Mais la douceur est revenue !!! ;o)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>nauher</name>
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        </author>
        <title>Gérer (verbe)</title>
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        <updated>2010-12-12T20:18:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-12T20:18:00+01:00</published>
        <summary>   Gérer . Le maître-mot de l'homme postmoderne. Verbe si emblématique qu'on...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://off-shore.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Gérer&lt;/em&gt;. Le maître-mot de l'homme postmoderne. Verbe si emblématique qu'on peut désormais l'employer dans sa forme instransitive : &quot;Lui, tu vois, il gère&quot;. Assurément l'économisation du vocabulaire traduit une évolution sociologique par laquelle s'effectue un transfert progressif dans les comportements des principes organisant l'espace professionnel. La gestion, au départ considération comptable, a envahi les rapports humain au sein de l'entreprise, en particulier quand elle est imposante. Le directeur du personnel est devenu le D.R.H.. L'individu est devenu une ressource. Cela aurait pu s'entendre de façon plutôt positive, si on l'avait envisagé comme un appui vivant, une source. Mais la métaphore désignant les employés (peu importe leur place dans la hiérarchie) a réduit ceux-ci à l'état de matière, de matériau consommable et jetable. On les prend ; on les use ; on les jette ; on les gère (et si le mot n'était pas facile : on les digère).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Gérer&lt;/em&gt; est le principe génératif de la société contemporaine. Il faut bien sûr gérer sa carrière, mais ce n'est qu'une partie de l'entreprise personnelle. Et &lt;em&gt;gérer&lt;/em&gt; concerne désormais la famille, les relations professionnelles, l'éducation des gamins, la crise d'adolescence, les amours, la crise du couple , les histoires de cul, son emploi du temps, ses temps forts, ses temps faibles, ses angoisses physiques, ses variations pondérales, ses performances au cours de gym, au club de sport, ses phobies, etc.. Cela occupe toute la place et recouvre les domaines public, semi-public, privé, intime. &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(1)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Gérer&lt;/em&gt;, dans ces conditions, a deux conséquences majeures. En premier lieu, il implique que l'individu se place dans une perspective de négociations, de compromis pour que tout puisse se passer avec le moins d'affrontements possibles. Il s'agit bien d'engager des stratégies afin que les heurts, les souffrances, les conflits, les accrochages, tout ce qui entacherait une vision idéalisée des rapports à autrui (et, dans une certaine mesure, à soi puisque l'incapacité à gérer serait un signe de faiblesse). Rapports idéalisés dont on a vu la traduction, par exemple, dans le système d'un enseignement livré à des pédagogistes fous, à des post-soixante-huitards délirants (dont la figure de proue est Philippe Meirieu), ces tenants du &quot;apprendre à apprendre&quot; qui posaient en principe l'égalité du maître et de l'élève et l'échec du seul ressort du maître, incapable qu'il aurait été de gérer la singularité des chers têtes blondes (ou brunes, ou rousses, à mèches, à rastas, à crête...). Il fallait &lt;em&gt;gérer&lt;/em&gt;, paraît-il. De même dans l'éducation familiale. Autre délire de l'enfant-roi et de la &quot;tyrannie juvénile&quot; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(2)&lt;/span&gt; dont on voit les effets sur des parents à la fois délégitimés, faibles et culpabilisés &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(3)&lt;/span&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Cette brutale inconséquence déshabille les pouvoirs intermédiaires qui permirent longtemps de constituer l'individu pour le laisser à moitié nu, dans ses revendications d'autonomie avec lesquelles il se leurre. Car &lt;em&gt;gérer&lt;/em&gt;, s'il induit la destitution de l'adulte, prépare l'adolescent (ou le jeune &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(4)&lt;/span&gt;) à être la victime future (mais un futur proche, très proche) d'un système libéral où le revers de la &quot;gestion de soi&quot; est, imparablement, la médiocrité tapie au creux de ses erreurs. Or, qui peut se garantir de la maîtrise absolue ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;C'est là qu'apparaît la deuxième conséquence. Puisque tout se gère, que tout doit &lt;em&gt;se gérer&lt;/em&gt;, qu'il s'agit même de l'efficience remarquable, plus que l'épanouissement de soi, plus encore que la construction d'une pensée critique, que celui qui n'est désarçonné par rien est le meilleur d'entre tous, il est prévisible que cette situation, demandant tellement d'énergie et d'attention, finisse par vider l'individu de son contenu propre. On peut déjà en voir les effets sur ces parvenus des classes moyennes supérieurs, ces cadres-hussards gris de la course à la croissance. Jusque dans les années 90, ils nous chantaient, dans un but assez clair de distinction d'avec la classe ouvrière, la vertu de la cutlure d'entreprise, d'un engagement de tous les instants, d'un esprit de compétition. Ils géraient et cela les rendait beaux et forts. Mais le flux s'est tendu. La gestion est paradoxalement devenue de plus en plus violente. Ils commencent à en payer le prix et à tous les niveaux : début d'une faillite sociale, désillusion personnelle, épuisement physique et psychique. Tout ce qui attend les générations à venir. Il va leur falloir gérer. Gérer à perte, bien sûr, tant le système qui s'est mis en place et se perfectionne les appauvrira, les précarisera. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le but d'une telle logique est de transférer sur l'individu toute la charge conflictuelle qu'il aura à résoudre, alors même que la société néo-libérale organise sur le plan macro-économique une férocité de tous les instants.&amp;nbsp; À ce jeu-là, et lorsqu'on y ajoute l'atomisation d'une sociabilité isolant de plus en plus chacun d'entre nous, il est certain que nous serons toujours en déficit psychique et marqués par un sentiment étouffant d'échec, broyés par un système qui fonctionnera d'autant mieux qu'il nous ignorera le plus possible. &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;(5)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;(1)Mais cette confusion ne doit pas étonner à partir du moment où les nouvelles formes de reconnaissance individuelle (la télé comme réalité, la vie mise en scène comme réalité) a accéléré l'indifférenciation des &lt;em&gt;plans&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;(2)Ce qui, au passage, est la formule choisie par Platon pour définir le devenir démocratique, dans &lt;em&gt;La République&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;(3)Ce qui nous vaut, alors, les grandes phrases d'une démagogie droitière sur les parents devant payer pour la faute de leurs enfants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;(4)&quot;Le jeune&quot; : mot sans consistance, pour une réalité indécise mais tellement utile en ces temps de démagogie politique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;(5)Ce petit billet doit beaucoup à un texte remarquable et terrible d'Alain Ehrenberg, &lt;em&gt;La Fatigue d'être soi&lt;/em&gt;, paru en 1998 et dont la lecture, certes rébarbative parfois, est indispensable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Frasby</name>
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        </author>
        <title>La chaleur humaine</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2010/12/03/un-monde-parfaitement-ennuyeux.html" />
        <id>tag:certainsjours.hautetfort.com,2010-12-02:3012985</id>
        <updated>2010-12-02T01:32:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-02T01:32:00+01:00</published>
        <summary>  J’ai passé ces derniers mois à passer ces derniers mois. Rien d’autre, un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://certainsjours.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J’ai passé ces derniers mois à passer ces derniers mois. Rien d’autre, un mur d’ennui&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; surmonté de tessons de colère.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/09/27/un-bonheur-hors-du-monde.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;FERNANDO PESSOA,&lt;/a&gt; Lettre à A. Cortes Rodrigues.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/06/21/foules.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2786142&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/media/00/01/3386661910.2.JPG&quot; alt=&quot;chaleurF2640.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;De manière progressive, une teinte un peu&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/06/08/centre-gris.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; grise &lt;/a&gt;dominait à présent. La poussière devenait liquide quelques éclats abimaient le velours qui avait recouvert la ville tous les jours précédents, la couleur de l'ennui revenait comme toujours, et nous déplorions cet instant où la ville silencieuse avait rassemblé dans le froid les volontaires qui distribuaient la chaleur humaine gratuitement à l'entrée des magasins ou dans les bouches de métro, rien que des volontaires enjoués, prêts à tout pour distraire les passants, les éloigner de &lt;em&gt;&quot;la pensée frileuse&quot; &lt;/em&gt;qui s'invitait dans les maisons et couvrait tout du voile de la&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=FLD5ac_D-NQ&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; dépression&lt;/a&gt; venue par les brouillards d'Octobre, les premiers frimas de Novembre et les noëls où il manquait toujours quelqu'un aux festivités, chez les uns et les autres, pour que la fête soit absolument réussie. Les solitaires ne souffraient pas. La &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.site-magister.com/spleen.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;dépression saisonnière&quot;&lt;/a&gt; &lt;/em&gt;pour eux, c'était tout le temps, mais les solitaires ne comptaient pas, ils appartenaient au &lt;em&gt;&quot;domaine à part&quot; &lt;/em&gt;qu'on avait classé&lt;em&gt; &quot;atypique&quot;&lt;/em&gt;, l'adjectif fourre-tout &lt;em&gt;&quot;atypique&quot;&lt;/em&gt; plutôt en vogue courait dans des dossiers &lt;em&gt;spéciaux&lt;/em&gt;, sur les listes d'attente et vidé de son sens, on avait choisi &lt;em&gt;&quot;atypique&quot;&lt;/em&gt; plutôt que ses synonymes tels : &lt;em&gt;&quot;exceptionnel&quot;, &quot;hors norme&quot;, &quot;inaccoutumé&quot;, &quot;inhabituel&quot;, ou &quot;singulier&quot;&lt;/em&gt; qui connotaient trop dans le particulier, &lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2010/09/22/le-meta-mot-de-la-generale.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;atypique&quot; &lt;/em&gt;était un mot atypique même, &lt;/a&gt;une façon de considérer la chose sans vraiment la considérer, les solitaires n'étaient pas tout à fait dans la marge, pas assez dans la marginalité, on pensait d'abord aux familles, aux clans, à tout ce qui rentrait dans les statistiques, il fallait préserver leur joie, leur cohésion, l'intégrité des plaisirs, tout en leur transmettant la certitude qu'ils appartenaient à une collectivité vraiment active, leur forger une identité, une communauté, quelque chose qui ait l'air solide, leur livrer l'illusion leur en fabriquer d'autres, jusqu'à ce qu'ils se sentent protégés par quelque plan définitif. Les volontaires, des jours entiers affinèrent leur stratégies, leur action fût dévouée aux terrains les plus &lt;em&gt;&quot;sensibles&quot;&lt;/em&gt;. Les volontaires portaient les sacs et les valises des pauvres gens, engageaient les conversations, complimentaient les dames, laissaient leur place aux vieux. Aux époux qui allaient seuls au bistro&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/01/06/sur-la-route-de-vaise.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; se saouler &lt;/a&gt;avant de rentrer les volontaires offraient un pot, y ajoutaient les distractions &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=koRPuV4NPBs&amp;amp;feature=related&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;(blagues belges,&lt;/a&gt; histoire &lt;a href=&quot;http://www.carnetjpr.com/dl/2008/06/alliot-marie.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;de blondes&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.oreille-malade.com/wp-content/uploads/2009/08/patrick-sebastien-petit-bonhomme-en-mousse.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bonne humeur&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/08/26/le-pays-du-sourire.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bons mots).&lt;/a&gt; Il y avait dans cette sorte de bonté accompagnée de manières généreuses, la gratification de plaire inséparable du souci d'attester que la chaleur humaine était une constante de l'humanité, malgré les derniers évènements,&lt;a href=&quot;http://www.toutsurlaretraite.com/documents/retraites-2010-reforme-loi-2010-1330-9-novembre.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; les décrets aberrants,&lt;/a&gt; la liberté &lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/30/Surveillance_video_cameras,_Gdynia.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;qui sourdement se réduisait, &lt;/a&gt;divisant des classes entières de gens, rien ni personne ne pourrait attenter à cette valeur proclamée &lt;a href=&quot;http://1.bp.blogspot.com/_lJ77rqODcOA/TCb9rKfIFEI/AAAAAAAAGdo/T3OFjGKOlqA/s1600/Le+Couronnement+de+la+Vierge,+Domenico+Ghirlandaio.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;sacrée&quot;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; de la&lt;em&gt; chaleur humaine,&lt;/em&gt; aucun gouvernement ne pourrait jamais modifier ce que la nature avait désiré libre, rien, jamais n'aurait l'outrecuidance de réduire la chaleur humaine à moins que ce qu'elle était, même si chacun laissait au secret ses petits enchantements personnels, c'était justement ça, le travail de ces volontaires : faire fructifier les prodigieuses ressources de chacun, un peu partout afin que la morosité ne ronge pas la saison et n'empêche pas, par ailleurs&lt;a href=&quot;http://www.leparisien.fr/economie/le-prix-des-cigarettes-augmente-lundi-07-11-2010-1139814.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; les réformes de se faire.&lt;/a&gt; Les volontaires croyaient à une vie meilleure, ils mettaient une ardeur particulière&lt;a href=&quot;http://www.bldd.fr/ProductDocumentation/9782915830224_0.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; à divertir les gens,&lt;/a&gt; ils se disaient indépendants, bien qu'une rumeur courait qu'ils étaient payés en avantages par les gouvernements. Le ministre de&lt;a href=&quot;http://www.ccra.fr/Images/CIAS/LOGO-RSA-CMJN.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; la solidarité&lt;/a&gt;, lui même, n'avait pas caché au journal de 20H00, qu'il avait commencé à songer à la création d'un &quot;&lt;em&gt;bureau des chaleurs humaines&quot; &lt;/em&gt;avec un système de bons, de tickets, et d'emprunts à un pourcentage raisonnable et des campagnes de prévention menées par des psychologues qu'on pourrait associer à des prêtres pourquoi pas à des artistes ?&lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt; (Il y en a de serviles-...)&lt;/span&gt; qui évalueraient le potentiel de chaleur humaine que chacun pourrait offrir à son prochain dans des proportions raisonnables, et mettraient en place des dispositifs ludiques et opérationnels, pour recréer une dynamique dans le tissu social des villes voire des quartiers. Il y aurait aussi un&lt;em&gt; &quot;bureau des débordements&quot;&lt;/em&gt; afin d'éviter toute exagération, on avait réfléchi à des quotas, des systèmes d'amendes et à des soins relatifs aux pathologies &lt;em&gt;&quot;débordantes&quot;&lt;/em&gt;, il y aurait des orientations systématiques encadrées par des assistants au volontariat, qui permettraient de réguler les flux déviants vers des centres spécialisés dans les troubles psycho-affectifs remboursés par la sécurité sociale jusqu'à 57,3 %, cela, doucement, se mettrait en place par la grâce d'un &lt;em&gt;mécénat &lt;/em&gt;proposé par les grands noms de l'industrie pharmaceutiques. De même qu'on réfléchissait à&lt;em&gt; &quot;une journée de la chaleur humaine&quot; &lt;/em&gt;où chacun pourrait rencontrer son voisin et l'embrasser avec toute l'affection qu'il n'osait lui offrir dans l'année. Les créatifs d'évènementiel inspirés par des performers d'art contemporain, planchaient sur un projet dément : des farandoles géantes de citoyens et de voisins qui iraient d'immeuble en immeuble chercher d'autres voisins, ils partiraient de ville en ville pour que la chaleur humaine se diffuse et dépasse les frontières, il y aurait des feux d'artifice, des ballons, des lancers de radiateurs symboliques, chacun serait encouragé à offrir des fleurs aux passants, ou à inviter à déjeûner chez lui, celui qu'il jugerait plus démuni que lui. On demanderait aux maires dans les villes d'engager des débats sur les places, aux gens de se parler spontanément, on fabriquerait des affiches invitant les consommateurs à se faire mutuellement la conversation dans les magasins, à s'aimer sincérement, on puiserait l'émotion cachée au fond de chacun pour que le monde ne soit plus qu'émouvant. On pensait même organiser un grand &lt;em&gt;&quot;love-in&quot;&lt;/em&gt; de fin d'année animé par des vedettes déjà très investies dans le projet, on parlait de Yannis Noanne, Mimile Matry, de Florent Pagnol et peut être de Claudine Fion, on ferait venir Michel Pornaleff et Jean-Lichel Marre, l'entrée ne serait pas donnée, mais grace à cet argent on pourrait fonder prochainement, un &quot;&lt;em&gt;ministère de la chaleur humaine&quot; &lt;/em&gt;qui bénéficierait de moyens, grâce aux dons, pour imposer à tous la valeur de chaleur humaine, guidée des professionnels pluralistes et attentionnés. Il y aurait cette idée de &lt;em&gt;&quot;générosité méritée&quot; &lt;/em&gt;appuyée par des philosophes qui viendraient en parler à la télé en bidouillant grosso modo&lt;a href=&quot;http://www.antique-passion.be/upload/voltaire_antique_passion_f3tmX7.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; Voltaire&lt;/a&gt; à partir d'une seule phrase qui serait placardée dans tous les établissements scolaires, les halls de gare, à l'entrée des supermarchés :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;Rien ne se fait sans un peu d'enthousiasme&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;On prévoyait d'ici 2025 de mieux distribuer le trop plein de chaleur humaine de certains à ceux qui en manquaient, ainsi s'acheminerait-on vers un monde plus parfait que le précédent, aussi convivial que porteur d'espoir d'une civilisation plus authentique, plus équitable. La chaleur humaine allant de pair avec&lt;a href=&quot;http://www.linternaute.com/actualite/politique/president-de-la-republique/0706-rencontre-des-parlementaires/discours-de-nicolas-sarkozy-07.shtml&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; le coeur à l'ouvrage, &lt;/a&gt;c'est dans la joie de tous et toutes, marchant main dans la main,&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=wGcMnUBYDvk&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; qu'il fallait que les bonnes choses se fassent.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Photo : La foule du cours Emile Z. vue d'avion (l'avion de certains jours ne vole pas haut mais c'est quand même un avion). Villeurbanne in December © Frb 2010&lt;/p&gt;
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            <name>Bilboquet</name>
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        <title>L'humeur au bord des lèvres - Episode 3</title>
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        <updated>2010-11-21T20:29:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-21T20:29:00+01:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id=&quot;media-2760600&quot; src=&quot;http://static.hautetfort.com/backend/graphics/insert-multimedia.jpg&quot; alt=&quot; http://uneplumesurlefil.hautetfort.com/media/01/00/719407599.mp3&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Encore plus bas (octobre 1997/février 1998)</title>
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        <updated>2010-11-02T17:33:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-02T17:33:00+01:00</published>
        <summary>   Aujourd'hui     8 ans     zéro mois     et 1 jour...     1er novembre...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Aujourd'hui&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;8 ans&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;zéro mois&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;et 1 jour...&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;1er novembre 2002, jour de Toussaint où je la verrai pour la dernière fois....&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'en étais donc arrivé à ce fameux dimanche d'octobre 1997 où elle me disait ne plus y croire, et préférait que l'on ne se contacte plus. Elle avait même ajouté : &lt;em&gt;Nous deux on n'est rien face à tous.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Je pensais, à ce stade, avoir touché le plus profond.&lt;/strong&gt; Et bien non....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin novembre, ma chère et tendre s'aperçoit que le crédit foncier lui avait monté un joli bateau &lt;span style=&quot;color: #00ffff;&quot;&gt;(normal à Vannes ! )&lt;/span&gt; et qu'en fait, ce n'est pas 4000 francs que l'on devra débourser tous les mois (ce qui nous faisait déjà serrer la ceinture) mais 5200....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu désemparé quand même, je téléphone à mon père, qui se vante (et ça se révélera vrai) d'avoir un joli matelas d'économies. Lequel m'envoie me faire voir...&lt;br /&gt;Je m'en doutais un peu, et ma foi, je me dis, dans mon brouillard, &quot;&lt;em&gt;on verra bien....&lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Début décembre, c'est au tour de mes parents d'être fichus à la porte de chez eux.&lt;/strong&gt; Le propriétaire vendait leur logement, et ce pour une somme dérisoire. Plus tard je m'apercevrai donc qu'ils avaient de quoi s'acheter 4 ou 5 fois leur appartement. Mais mon père préférera faire le canard, afin de garder ses sous, et ne se rendra compte de sa connerie qu'une fois le camion de déménagement sous leur porte.&lt;br /&gt;Ils aboutiront dans un trou à rats du centre-ville, ayant dû chercher en catastrophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il est toujours prévu que j'aille les voir, avec mes deux nanas, le 8 février. Pour les vacances d'hiver. On mettrait bien sûr deux jours, surtout avec des routes qui dépassent souvent les 500 m d'altitude. Plus de 5 mois sans voir ma mère, ça commençait à peser.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;En fait ce sera plus que 5 mois...&lt;br /&gt;L'éternité. Ca vous dit quelque chose ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car quelques jours avant le départ, le 4, je suis au boulot.&lt;br /&gt;Et j'entends le téléphone sonner. La même sonnerie qui m'avait annoncé le lâchage de Nathalie.&lt;br /&gt;C'est mon épouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&quot;Pat, tu es assis ?&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;em&gt;- Oui, pourquoi ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;- Ta mère est morte cette nuit...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci pour le tact....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est là qu'on pourra mesurer mon degré de zombisme, car au lieu de m'écrouler, au lieu de pleurer, au lieu de me jeter par la fenêtre, je vais dans le bureau du chef pour demander... &lt;strong&gt;la permission d'aller enterrer ma mère !&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore merci les comprimés, grâce à eux, je n'étais pas très conscient de se qui se passait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais une partie de moi s'est quand même réveillée, pour penser à mon père. Il fallait le préserver. Alors j'appelai son toubib pour lui demander de l'hospitaliser, le temps que le choc soit passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Départ en trombe vers les 10 heures. Je me souviens vaguement avoir déjeuné dans une cafet' à Niort.&lt;br /&gt;Puis de faire étape à Rodez par une nuit glaciale. La bouteille d'eau était devenue un bloc de glace dans la voiture...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est à Millau, sur la route qui m'était devenue familière au fil des ans, la route qui allait chez mes parents, qu'une partie de moi commence à craquer.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&quot;Je ne veux pas y aller&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, me lamentai-je comme un enfant.&lt;br /&gt;Devant ma fille de 13 ans et demie qui pleurait et mon épouse qui - comme mon ancien chef - est toujours excitée par le chagrin d'autrui.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;- je t'en prie, voyons, tiens-toi...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, je ne lui rappellerai pas ce qui s'était passé 16 mois auparavant, quand c'était elle qui avait perdu sa mère. Pas la force.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivée dans les Cévennes. Dans ce qui était au début la ville de l'amour, puis la ville du divorce. &lt;br /&gt;A présent c'était - et ce sera définitivement - la ville de la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'abord l'hôpital. Voir mon père, et pour mon épouse, voir la dépouille de ma mère. &lt;br /&gt;Un cas psychologique, ça : elle est attirée par les cadavres, une sorte de fascination comme celle qu'on peut ressentir à l'approche d'un orage. D'abord on l'attend, puis on est terrifié. C'est un peu la même chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père semble avoir bien récupéré, discutant le coup avec son voisin de chambre qui comme lui est né à Marseille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sortira le lendemain, pour assister à l'enterrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;C'est vraiment un trou à rats que je découvre &lt;/strong&gt;en entrant dans ce qui sera désormais &quot;son&quot; appartement.&lt;br /&gt; Pour y accéder, un escalier extérieur métallique, qui donne dans un vieux couloir sombre. L'horreur... Je n'y mangerai que 2 ou 3 fois et jamais je n'y dormirai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fixe du regard le lit à côté de la chambre de la cuisine. Là où voici 48 heures mon père découvrait sa femme morte dans son lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, je n'en ai pas la preuve formelle, mais beaucoup de faits me font conclure à un suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Dans la famille on se suicide pas mal en février !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enterrement est lugubre. Alors que pour feu ma belle-mère une énorme église était remplie, avec des monceaux de fleurs, là, seuls quelques curieux s'y trouvent, que je ne connais pas.&lt;br /&gt;Mais ma pauvre mère n'était pas une riche commerçante...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Personne de ma famille, qui n'avaient pas le temps matériel pour venir.&lt;br /&gt;J'ai un haut-le coeur quand je vois arriver une fourgonnette Renault Express cabossée, duquel... on extrait le cercueil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et puis j'ai &quot;disjoncté&quot;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Pour moi c'était trop, tellement que dans mon imagination ça ne pouvait être qu'un rêve que je faisais. Comme on dit souvent dans les romans de gare, j'attendais d'une minute à l'autre de me réveiller dans mon lit en sueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pour ma pauvre petite fille, ce n'était pas le cas.&lt;/strong&gt; Elle vivait tout ça à 100 %. A 150% même.&lt;br /&gt;Sa mamie, peut-être la personne au monde qu'elle aimait le plus, n'était désormais plus là.... &lt;br /&gt;Elle versera des tonnes de larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le lendemain que je me réveillerai de mon &quot;disjonctage&quot;, que je me rendrai compte que tout ça était vrai, et alors j'aurai le sale réflexe de vouloir partir le plus vite possible. Réflexe égoïste vis à vis de mon père mais je ne pouvais pas rester une seconde de plus dans cet endroit, dans cet appartement, dans cette salle à manger où les cendres de ma mère trônaient dans une urne sur la cheminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le soir même nous serons à Limoges.&lt;/strong&gt; Et nous coucherons dans le même hôtel qu'en septembre dernier. Mais cette fois-ci, ce ne sera pas Nathalie que j'appellerai de la cabine, ce sera mon père.&lt;br /&gt;Il était 19 heures, &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;et désormais, tous les jours, où que je sois, je l'appellerai à cette heure précise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant les 40 années précédentes nous nous étions appelés même pas dix fois, là ce sera pas moins de... 1800 appels quotidiens que, pour me rassurer, je lui passerai.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;De retour à mon boulot, alors qu'on m'envoie des &quot;condoléances&quot; sans en penser un traître mot, mon chef me convoque à son boulot pour me dire que désormais je devrai manger sur place le midi, &lt;em&gt;les collègues en ayant marre, et de mon travail, et de ce qui était mes &quot;privilèges&quot;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;A partir de ce jour, je ne pourrai vivre que dans l'espoir. &lt;/span&gt;Comme tous ceux qui sont complètement au fond du trou, et qui ne peuvent, par définition, que remonter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et j'aurai tort....&lt;/p&gt;
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            <name>Abee</name>
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        <title>demandeur d'emploi, un métier sans avenir.</title>
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        <updated>2010-10-20T13:39:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-20T13:39:00+02:00</published>
        <summary>  Bonjour.    J'avais e nvie, en pleine construction semée d'embûches de mon...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://creatraverschamps.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Bonjour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J'avais e&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;nvie, en pleine construction semée d'embûches de mon installation en tant que Gestalt-thérapeute,&lt;/span&gt; de partager ici un courrier que je viens d'envoyer à ma référente au pôle emploi, glorieuse institution étatique, &lt;span&gt;aux prérogatives &lt;/span&gt;&quot;quelque peu&quot; distordues par son appartenance non admise à un pouvoir arbitraire à la limite bientôt franchie de la dictature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Tout en cherchant un emploi pour subvenir à mes besoins proprements humains de manger, boire, dormir, me laver, ne pas mourrir de froid et _je suis une personne extrêmement prétentieuse_ d'éprouver des émotions, de rire, de me cultiver, de voyager, de... prendre du bon temps (!!!)...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;... tout en cherchant, donc, ce qu'on appelle vulgairement _et je suis aussi assez vulgaire_ un job, je cherche le meilleur moyen possible d'installer un cabinet de Gestalt-thérapeute. Conditions: je ne suis qu'&quot;en passe&quot; d'être diplômée mais autorisée à pratiquer la Gestalt-thérapie sous conditions à respecter, je n'ai pas le droit _le vilain, le méchant_ de me faire appeler &quot;psychothérapeute&quot; depuis juillet 2010 à cause de madame Bachelot qui ne parle nullement de la &quot;problématique psychothérapie&quot; sur son propre site _ben évidemment puisque la psychothérapie: &quot;Mais, çà n'existe pas!&quot;_.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans cet heureux méli-mélo de conditions les plus favorables et enthousiasmantes, voici ce qu'aujourd'hui, j'écris à ma référente pôle emploi:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;Bonjour,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;j'ai reçu, suite à un entretien, une lettre de  l'école S- ------ de M------, stipulant que l'association qui s'occupe  des embauches au sein de l'école ne bénéficie plus des aides à l'emploi (CUI-CAE) et qu'elle ne peut donc embaucher la personne qu'elle cherchait pour  l'entretien des locaux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;L'emploi devient véritablement une source de déception effarante et déprimante.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;D'autre  part, mon compagnon et moi avons reçu une convocation au point accueil  emploi de M---------de--------- ce jeudi matin avec M-- -- ------. Il  est écrit que cette rencontre est obligatoire pour que notre allocation  Rsa soit maintenue. En même temps, nous devons y aller avec un  questionnaire rempli qui est... une demande de Rsa. C'est  incompréhensible.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;Nous allons y aller. Leur but est, semble-t'il, de  &quot;définir et réaliser des démarches nous permettant de retrouver une  autonomie financière.&quot; N'est-ce pas là le rôle que vous-même avez auprès  de moi, par exemple?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;Je ne comprends plus. Etes-vous toujours ma référente? En a-t'on plusieurs?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;Et  sur le plan de l'indépendance financière, va-t'on supprimer toutes les  aides existantes en nous mettant à la fois sur le dos le fait que nous  ne trouvions pas facilement d'emploi alors que nous faisons tout ce qui  est en notre pouvoir pour trouver un travail satisfaisant? L'emploi  d'EVS auquel j'ai postulé en juin était absurde car mes déplacements  m'auraient coûté tout mon salaire. Aujourd'hui, je trouve enfin quelque  chose qui me correspond et, d'un coup, je n'y ai plus accès _Rsa socle  ou non, cela ne semble plus avoir d'importance_ car l'aide à l'emploi  est désormais réservée aux AVS et EVS...?!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;J'espère de tout cœur  trouver une solution qui me convienne, ma solution. Mais décidément, les  chercheurs d'emploi ne sont pas aidés. Tout est fait, il me semble,  pour que nous baissions les bras, que nous soyons bien obéissants, sous  la menace constante de nous retrouver d'un jour à l'autre sans la  moindre possibilité de vivre correctement. Il n'est même plus question  d'avoir suffisamment de quoi se nourrir, mais le sentiment est que  toutes les portes se ferment devant nous: la culture, le plaisir, la  santé, la joie de vivre, la liberté de penser, d'être en désaccord,  d'avoir envie de nous lever le matin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;La menace, le &quot;flicage&quot;  permanent _permettez-moi cette expression_ et, à la fois, tous les  moyens possibles et imaginables pour que nous ne trouvions pas de  solutions, que nous n'y parvenions pas. C'est plus qu'injuste, c'est  inhumain. Le résultat est cette dépression et cette rage du pays entier.  Je les comprends parfaitement, j'en fais partie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;Tout est fait pour  nous décourager d'avoir le moindre sentiment d'existence propre et de  valeur humaine. Et nombre de personnes vont effectivement laisser tomber  la moindre tentative d'exister différemment de l'ensemble pensant et  décideur. C'est triste. C'est effarant. Dans un tel contexte, comment  imaginer un avenir, comment avoir envie de fonder une famille, comment  entrevoir de belles possibilités pour nos enfants, au risque, un jour,  de les laisser seuls dans une galère encore plus terrible que celle qui  sévit aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;Je vous remercie d'avoir lu mon mail. Ma  tristesse et ma colère ne vont pas personnellement destinées, j'avais  besoin qu'une personne concernée sur un autre plan par cette  problématique sache ce que je ressens, moi qui suis comme la plupart des  citoyens aujourd'hui, une personne que l'on cherche à isoler tout en  étant, à la fois, un &quot;cas&quot; tristement ordinaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: small; color: #333399;&quot;&gt;Bonne journée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Voilà. J'en suis là pour le moment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je ne suis pas demandeur d'emploi puisque, j'ai bien compris: un emploi aujourd'hui, on ne m'en donnera pas un, on me le fera payer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je ne suis pas non-plus chercheur d'emploi puisque de l'emploi satisfaisant, enrichissant, honnête, il n'en existe pas suffisamment, que j'ai, de fait, la nette impression de chercher dans le vide et que je ne suis pas un cochon truffier enrhumé.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je m'improvise constructrice de mon propre emploi. Non, çà n'est pas nouveau, je n'invente rien, je n'ai pas cette prétention. Par contre, j'ai la prétention de faire mon maximum pour faire partie de notre système sans pour autant accepter la lobotomie, la négation de mon existence propre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cà n'est pas possible? Soit. Je quitte le troupeau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Je suis Gestalt-thérapeute, je suis &quot;Psychothérapeute de l'Homme-dans-le-Monde&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ff6600; font-size: small;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;... et il y a du boulot.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ff6600; font-size: small;&quot;&gt;*&lt;/span&gt;référence à: &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Une Psychothérapie de l'Homme-dans-le-Monde&lt;/span&gt;, de Paul Goodman, Cahier de Gestalt n°3, publié par la Société Française de Gestalt à l'automne 1992.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>L'acharnement - 7</title>
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        <updated>2010-10-12T21:39:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-12T21:39:00+02:00</published>
        <summary> Je vais, ce jour-là, rassembler toutes les forces qui me restent pour...</summary>
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          &lt;p&gt;Je vais, ce jour-là, rassembler toutes les forces qui me restent pour &quot;assurer&quot;. &lt;br /&gt;D'abord, boulot, j'appelle &lt;em&gt;chef adoré&lt;/em&gt; qui me dit&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt; &quot;rien de prévu pour le décès des beaux-parents, démerde-toi avec tes collègues&quot;. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un collègue est heureusement partant pour une permutation, j'ai ainsi 4 jours de libre. Pas un de plus !&amp;nbsp; Puis je fonce chez moi, et vois mon épouse dans un état pas possible. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ccffff;&quot;&gt;&quot;J'y vais&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;, me dit-elle, en empoignant une valise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Là, gros dilemme.&lt;/strong&gt; Y aller toute seule en voiture, dans son état, c'est l'accident assuré. &lt;br /&gt;En train, le dernier qui pouvait nous faire arriver là-bas ce soir est déjà parti...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne reste qu'une seule et unique solution : Que je l'emmène là-bas en voiture. Oui, je sais, là aussi risque d'accident, mais nettement moins que si elle partait toute seule.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et notre fille? Lui faire manquer le collège?&amp;nbsp; Pas possible, elle redouble. La laisser toute seule? Elle n'a même pas douze ans... Et dire que Nat est à l'autre bout de l'Europe...&lt;br /&gt;Finalement, nos voisins vont s'en occuper, lui faire à manger, elle ne restera à la maison que pour dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et c'est ainsi que par la grâce de Dieu, j'ai pu rallier le soir même Orléans&lt;/strong&gt;. J'ignore encore comment j'ai pu effectuer ces 500 bornes, mais j'y suis arrivé. Si, vraiment, à la grace de Dieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Normandie est atteinte le lendemain midi, et je revois à nouveau ces visages pleins de détresse. Je détestais ma belle-mère, mais vraiment, de voir ces gens pleurer me bouleverse complètement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est moi qui ferai la lecture à la messe, avec mon intonation de zombie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au retour, je passerai le volant à mon épouse, et dormirai sur tout le trajet....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est Nathalie qui la réconfortera le plus. Sa bonté a encore pris le dessus sur son exaspération, la hache de guerre est définitivement enterrée. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon épouse sera mise immédiatement sous prozac, mais celui-ci ne fera pas effet tout de suite.&lt;br /&gt;Et un jour elle va se pointer au boulot, pour reprocher à chef adoré... de ne pas avoir envoyé de fleurs à sa mère !&lt;br /&gt;L'autre ne prend pas de gants, et l'envoie balader sans ménagements.&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;N'importe quoi... j'aurai vraiment tout entendu&quot;...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il ira même plus loin la semaine d'après : il interdira carrément à mon épouse l'entrée du bureau.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&quot;Si tu entres, j'appelle les gendarmes&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt; lui dira-t'il...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;On mesurera là la vertigineuse connerie du bonhomme&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; qui avait là une occasion unique de casser définitivement le couple Patrick et Nathalie en se mettant dans les petits papiers de mon épouse! Mais sa méchanceté naturelle a eu le dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ose à peine imaginer ce que l'on aurait enduré si le monsieur, en plus d'être méchant, avait été intelligent. Là nous n'aurions pas &quot;duré&quot; longtemps je crois.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors que la pression de mon épouse va devenir de moins forte, peu à peu Nat et moi commençons à reprendre un peu - un tout petit peu - de poil de la bête, mais lui va cogner de plus en plus fort.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mon épouse commence à avoir une petite idée de ce que je (nous) subissons au boulot, et se rend compte que sans Nathalie, je me serais depuis longtemps laissé couler. Et pas que dans mon lit...&lt;br /&gt;Elle réalise certainement aussi à quel point elle a été odieuse, à quel point elle a profité de cette situation.&lt;br /&gt;Mon épouse qui est aussi intelligente, et qui sait également que c'est une énorme bataille que nous livrons, et que pour la gagner, il ne faut surtout pas se disperser. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, je suis persuadé qu'elle sait depuis longtemps pour Nat et moi, un amour qui ne passe pas inaperçu. Elle a compris les longs &quot;raccompagnements&quot; du soir, elle a compris aussi mon attitude prostrée à chaque fois que je reviens de Marseille.&lt;br /&gt;Certes, elle ne peut pas approuver - elle n'est pas maso - mais je pense qu'elle est admirative par rapport à une femme d'exception, et aussi un amour d'exception. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup,&amp;nbsp; nous ne nous sentons plus obligés de nous comporter comme si nous vivions nos dernières heures, et à présent, nous allons être plus &quot;mesurés&quot;, avec la ligne bleue de l'an 2002 en point de mire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Du coup aussi - de mon propre &quot;chef&quot; &lt;span style=&quot;color: #ccffcc;&quot;&gt;- sourire-&lt;/span&gt; je réduis sérieusement les médicaments. Sérieusement et progressivement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Entre le prozac et Nat, mon épouse se rétablit peu à peu de la mort de sa mère, et du coup organise un week-end en Espagne pour le 11 novembre. Pour moi, malgré mon &quot;zombisme&quot; prononcé, mon amour du lit, c'est oui si Nat vient avec nous.&lt;br /&gt;Elle viendra.&lt;br /&gt;J'ai quelques souvenirs de ces trois jours, où j'avais toujours ce mal fou à m'extirper de mon lit...Mais où j'ai pu apprécier une balade le long du littoral. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre souvenir, celui d'un stage à Toulouse, stage de 5 jours que nous avions refusé de faire l'un sans l'autre. Nous étions logés dans une cité universaire, dans deux chambres contiguës. Bien évidemment, la mienne restera vide !&lt;br /&gt;Mais je ferai une découverte, lors de ce stage. C'est qu'au bout de 3, 4 jours, j'arriverai à me &quot;dézombiser&quot;. A la grande joie de Nat, je me surprendrai&amp;nbsp; à... m'exprimer, durant la pause de midi, m'exprimer, comme &quot;avant&quot;, face à notre formatrice. &lt;br /&gt;Serais-je &quot;sauvable&quot; ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mais la réalité va vite nous rattraper.&lt;/strong&gt; La grève des routiers nous bloque, et nous rentrons avec un jour de retard. Et là, notre tortionnaire va téléphoner chez moi ! &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&quot;Si ton mari ne prend pas son service demain matin, il devra en assumer les graves conséquences...&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Un temps, puis :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&quot;Mais au fait, j'avais dit que je ne t'adresserais plus la parole !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Et il raccroche...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, je sais, on pourrait presque faire une bonne comédie dramatique avec tout ça. Les personnages sont tellement typés ! Mais hélas ce n'est ni théâtre ni cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les réunions continuent, de plus en plus ciblées. A présent, plus besoin de passer par le biais des &quot;questions diverses&quot; pour que Nat et moi s'en prenions plein la poire...&lt;br /&gt;A tel point que Nat va refuser un beau jour de lui serrer la main. Pourquoi serrer une main qui vous étrangle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Car à&amp;nbsp; présent, Nat prend peur. &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Peur physique d'un individu incontrôlable. Et c'est pour ça qu'elle ne mouftera pas quand il lui imposera - non vous ne rêvez pas - du boulot à la maison !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu, dans la (faible) mesure de ce qui reste mes moyens je l'aiderai du mieux possible, et c'est comme ça que nous passerons tous les 4 l'après-midi et la soirée du premier dimanche de 1997 à travailler pour éviter que Nat s'en prenne plein la tronche.&lt;br /&gt;Dans la bonne humeur, quand même....&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vacances de février. Mes nanas vont une nouvelle fois en Normandie, je dois les rejoindre à la fin. C'est là que j'aurai une révélation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca se passe dans le Corail Paris-Le Havre. Je suis dans un compartiment, suant et somnolant. C'est fou ce que j'ai pu dormir dans les trains à cette époque-là...&lt;br /&gt;En face, une dame et sa fillette de 3 ans.&lt;br /&gt;Qui me regarde fixement et finit par demander :&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Dis maman, pourquoi il est bizarre le monsieur ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour-là je toucherai le fond, j'arrive à faire peur aux enfants, moi qui d'habitude les attire comme des mouches !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais enfin, nous tenons bon la barre, envers et contre tout. Nous commençons même à envisager l'hypothèse de l'existence possible d&quot;un éventuel bout de tunnel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Et c'est alors qu'il va employer l'arme suprême.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un matin, il arrive à l'heure. &lt;br /&gt;Déjà, là on s'inquiète. Pas normal pour un type qui se pointe régulièrement à 10h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il se met à taper frénétiquement sur son clavier.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Il arrive à l'heure et il bosse, il est malade ou quoi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est que vers 13h qu'il sortira de son bureau, l'air conquérant, pour donner une feuille à Nathalie.&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Signe !&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nat lit, signe, et se met à pleurer. Sans pouvoir s'arrêter.&lt;br /&gt;Elle me la tend, en m'implorant :&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff99cc;&quot;&gt;&quot;Pat, aide-moi&quot;..&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;Et c'est à mon tour que je me suis mis à pleurer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;C'est fini...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cette feuille, j'ai pu, des années après, me la procurer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ne tenant pas à donner le bâton pour me faire battre, je n'en livre pas ici la photocopie. Je ne la &quot;publie&quot; pas. Mais elle est disponible à tous ceux qui me la demanderont par mail. Bien entendu sans aucun nom de personne ou de profession.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;em&gt;___________________________________________________________________&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Mende, le 12/03/1997&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Objet : Demande de mutation pour Mlle xxx Nathalie.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;M. Le Directeur,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Mlle xxx Nathalie a un comportement résolument asocial pendant ses heures de travail. Elle refuse tout changement qui n'a pas reçu son aval ou dont elle n'est pas à l'origine, elle s'emporte très facilement et ne s'entend plus avec 3 de ses 4 collègues. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt; Elle fait manifestement preuve d'un mauvais esprit. Son attitude est très préjudiable dans notre contexte de petit centre où un minimum d'esprit d'équipe doit prévaloir puisqu'il n'y a aucun cloisonnement des tâches.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Pour illustrer mon propos, je ne citerai que son refus de s'abonner au téléphone pour éviter d'être dérangée par ses collègues en cas d'imprévus modifiant le tour de service.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Elle refuse dorénavant que je lui serre la main en arrivant au bureau, nous en sommes arrivés au degré zéro des rapports humains. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;Cette situation conflictuelle qui vient s'ajouter aux autres problèmes humains du centre dont j'ai eu l'occasion de vous parler nuit à la bonne marche du service et ne favorise aucun épanouissement personnel &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;et surtout pas le mien.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;(... ) &lt;strong&gt;Puisqu'elle m'en donne l'occasion, je tiens à vous dire qu'à mon sens, le départ de Mlle xxx Nathalie est tout à fait souhaitable.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp; Je vous prie de croire, etc.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;______________________________________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;( à suivre)&lt;/p&gt;
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            <name>cicatrice</name>
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        <title>L'acharnement - 6</title>
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        <id>tag:cicatrice.hautetfort.com,2010-10-12:2940022</id>
        <updated>2010-10-12T11:41:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-12T11:41:00+02:00</published>
        <summary> Toujours 1996. Vacances de Pâques avec la micra. J'ai quelques bribes de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cicatrice.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Toujours 1996. Vacances de Pâques avec la micra. J'ai quelques bribes de souvenirs, sans pouvoir parvenir à y mettre de date précise. Je sais que nous alllons à Lorient, près de ma famille, qui ne se privera pas de m'affubler de noms d'oiseaux. &quot;Le zombi&quot; pour le père de Jean-Yves - ce qui était tout à fait exact - &quot;le crado&quot; pour mon cousin/frère Jean-Yves lui-même, en évoquant mon odeur de sueur et mes cheveux gramouillés. Ca ça se reconnaît aussi à l'odeur, un dépressif...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Durant ces vacances, je me laisserai balloter au gré des vents, au gré des personnes. Je me contenterai de suivre, durant les rares moments où je ne serai pas à transpirer dans mon lit. Certes, il n'a pas fait beau, ce qui - côté lit - m'a simplifié la tâche !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens d'une balade à Pleumeur-Bodou, près de Lannion, une balade qui m'aurait enchantée ne serait-ce que deux ans plus tôt, mais qui fut un véritable supplice...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je me souviens surtout d'une réflexion de Natou, pendant une des 3 conversations téléphoniques que nous allons avoir. &lt;br /&gt;Là aussi, de plus en plus dur de m' &quot;échapper&quot; afin de trouver une cabine pour appeler ma bien-aimée.&lt;br /&gt;Elle me lancera cette phrase : &lt;span style=&quot;color: #ff99cc;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;c'est drôle, depuis que tu es parti je me sens mieux...&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;C'est sûr, j'étais en train de lui bouffer les quelques forces supplémentaires qu'elle avait en plus, je l'entraînais vers le bas. Surtout, étant une personne exceptionnelle, elle ne comprenait pas que face au Mal, à la dépression, je ne réagisse pas comme elle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais j'étais loin d'avoir atteint son degré à ce niveau !&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et là va commencer une période de 5 mois où elle va s'éloigner de moi.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Notre tortionnaire le voit, et change alors la règle du jeu pour les emplois du temps. Désormais &lt;em&gt;&quot;dans un souci d'assouplissement&quot;&lt;/em&gt;, nous pourrons chacun choisir les jours où nous voudrons bosser, et &lt;strong&gt;avec qui&lt;/strong&gt; nous voulons bosser. Ce &quot;rite&quot; se situera avant chaque réunion mensuelle, et il ne pourra cacher sa joie quand Nat fera exprès de mettre son nom à côté d'un autre collègue...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Puis elle va prendre ses congés, à la suite. Pour des destinations lointaines, comme la Réunion, Venise, les Lacs Italiens...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A partir de là, je me laisse couler. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;A pic.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Je vais passer à côté de beaucoup de choses, dont deux cérémonies familiales importantes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Les 60 ans de mariage de mes parents, d'abord. Je ne m'en souviens que grâce à la photo où l'on me voit, effectivement, dans un état de décomposition avancée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Et la communion solennelle de ma fille d'autre part, que j'ai &quot;survolée&quot;. J'espère qu'elle me la pardonné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;J'espère qu'elle m' a pardonné aussi mon peu d'enthousiaste devant son gala annuel de danse classique cette année-là (ma fille, à 12 ans, était danseuse classique, de haut niveau) ...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et puis des trucs que j'ai découverts plus tard&lt;/strong&gt;, comme par exemple que mon épouse avait voulu devenir nounou, et qu'elle avait gardé un gamin pendant trois semaines. Je devais être dans mon lit pendant ce temps, lit que je ne quitterai plus désormais que pour m'asseoir dans le canapé regarder la chaine que mon épouse a programmé .&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&quot;Je passe à la télé&quot; &quot;questions pour un champion&quot; et &quot;qui est qui&quot; seront ma grande trilogie, avant le salvateur &quot;Bonne nuit les petits&quot; ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;J'interromps de moi-même mes émissions de radio hebdomadaires, me sentant incapable d'une part de faire les 900m à pied jusqu'au studio, et d'autre part de faire une émission correcte. Car si je n'arrive plus à conduire depuis un an, je n'arrive plus non plus à écrire et je n'arrive plus non plus à parler devant un micro. Il est loin le Patrick qui, 12 ans auparavant, faisait vibrer les foules...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Ma démarche est à présent celle d'un drogué, et - je ne mens pas - j'éviterai de passer par une certaine place pour aller au boulot,&lt;strong&gt; car la bande de gamins qui y joue me lancera des pierres en m'appelant &lt;em&gt;&quot;Vichnou&quot;&lt;/em&gt; :((&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Pire encore ! Jean-Yves débarque début juillet, pour une semaine. Et en plus le hasard veut que j'aie cette semaine-là en congés ! Mon cousin/frère chez moi, ça n'était pas arrivé depuis des années.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;23 très exactement, au temps où j'étais la star de mon département !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Là encore, peu de souvenirs, sinon un truc que mon cousin essaiera de faire fonctionner, mais sans succès, car pas encore prévu pour la Lozère : le téléphone portable...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Je revois aussi ma fille en vacances, avec son passe-temps favori : balancer ses copines dans la fontaine en bas de l'immeuble et s'y faire balancer aussi... J'imagine que l'été a dû être chaud. Moi je n'en ai aucun souvenir..&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt; Puis vient le moment des vacances. Il est prévu la Normandie puis l'Alsace, en finissant comme tous les ans à Lons le Saunier.&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;La fin de cet été 1996 va être l'horreur absolue pour mon épouse. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;D'abord, dès qu'on arrive en Normandie, on lui annonce brutalement la mort de sa tante, un femme qu'elle a toujours adoré. Le séjour sera réduit aux funérailles. Sympa pour elle !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Puis direction l'Alsace, où l'on a réservé un gîte à Eguisheim. Eguisheim est sans doute un des plus beaux villages d'Alsace, et habiter en plein milieu est un privilège. En plus il fera super-beau pendant ces 8 jours.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Où, en dehors de 3 après-midi, je... resterai presque en permanence à transpirer dans mon lit ! Deux lits jumeaux de 90 dans la chambre, heureusement pour mon épouse car les draps seront trempés tous les soirs ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;J'ai aussi le vague souvenir d'avoir été à Europa-Park, le disneyland Allemand. Là encore, au lieu de m'amuser, je subissais, en essayant de &quot;faire semblant&quot; pour ma fille, ma fille qui méritait bien de s'éclater.. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Puis Lons le Saunier où le canapé de notre vieil ami m'a encore plus vu que l'année d'avant :(&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Mais cette année, une chose se passe.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J'ai la hantise de retourner à Mende.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Qu'est-ce qui m'attend là-bas ? Un appartement sinistre, un chef de plus en plus redoutable, et une Nathalie qui&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ccffff;&quot;&gt; - c'est ce que je pense sur le moment - &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;ne m'aime plus. Non merci...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Et de la même manière que ma fille disait l'année d'avant &quot;non, je ne veux pas aller à la colo&quot;, là c'est &lt;span style=&quot;color: #ffff99;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;non je ne veux pas retourner en Lozère..&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Deux surprises de taille m'attendent, au retour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;D'abord, dans ma boîte aux lettres, un billet doux du tortionnaire me disant que j'avais commis une faute et qu'il fallait que je me présente le lendemain à son bureau :(&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Et au répondeur, Nathalie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Une Nat affolée :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff99cc;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Viens vite, je t'en supplie !!!&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Appel daté de moins d'une heure, et sans demander l'avis de quiconque, je fonce chez elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Là je vois la table mise. Deux couverts. Et une Nat en train de pleurer. Elle m'explique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Nat était, sentimentalement, complètement perdue. Pour elle je n'étais plus &quot;fiable&quot;, et je comprends fort bien sa réaction. Elle était allée au bal du 15 août, et avait fait la connaissance d’un mec. Qui lui a raconté des salades, et qui l'a bien embobinée. J'ai déjà parlé ici de l'énorme quantité d'amour qu'elle avait à donner, et à présent que Pompon était mort, que moi je n'étais plus en état de le recevoir, ça débordait de partout. D'autant que c'était moi qui lui avait fait réaliser que cet amour pouvait être aussi donné aux humains, pas qu'aux cochons d'inde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Nat a cru ressentir un petit quelque chose dans son coeur, si bien que cela s'est terminé par une invitation&amp;nbsp; à dîner en tête à tête. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Il s’est pointé avec 1 heure de retard... accompagné d’une nana, qu’il a présenté à Natou comme sa “véritable fiancée ”.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Elle les a jetés avec pertes et fracas, mais à présent réalise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;Loin de lui en vouloir&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt; (c'est ça aimer quelqu'un, ne chercher que son bonheur, quel qu'il soit)&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #99ccff;&quot;&gt;je la console comme je peux, et lui dis (vraiment sincère) :&lt;/span&gt; &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ccffcc;&quot;&gt;“tu vois, ça sert d’avoir un ami sur qui on peut compter ”&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;. &lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Car ça y est, j’avais intégré à nouveau l’idée de n’être plus que l’ami&lt;/strong&gt;; le confident. Si bien sûr ce n'est plus déjà trop tard !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors elle me regarde en souriant. Je reconnais ce regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me dit &lt;span style=&quot;color: #ff99cc;&quot;&gt;“imbécile”&lt;/span&gt; et se jette dans mes bras. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’aime toujours, elle m'a toujours aimé...&lt;br /&gt;Il a fallu ce triste épisode pour qu'elle s'en rende vraiment compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin de notre - seule et unique - crise de couple. A partir de maintenant, on va s'aimer comme jamais. Malgré les bombardements de plus en plus ciblés que nous allons recevoir de tous les côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tant et si bien qu'elle est triste, quand elle part pour le voyage organisé qu'elle a prévu de longue date. Pour un peu, elle y renoncerait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Cela fait 4 ans qu'on se connaît&lt;/span&gt;, 3 qu'on est ensemble, &lt;span style=&quot;color: #ffff99;&quot;&gt;reste 6 pour le mariage&lt;/span&gt;, sans doute moins, notre fille ayant bien grandi et surtout réalisé que les ogres de Normandie ne sont que des ogres de carton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; °°°°°°°&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc00;&quot;&gt;Vendredi 13 septembre. 13h50.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; Je suis au taf. Coup de téléphone, c'est mon épouse.&lt;br /&gt;Des hurlements inarticulés. Elle vient de perdre sa mère...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>L'acharnement - 5</title>
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        <id>tag:cicatrice.hautetfort.com,2010-10-11:2939726</id>
        <updated>2010-10-11T17:59:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-11T17:59:00+02:00</published>
        <summary>  Guère de coms en ce moment, mais ce matin j'ai eu l'agréable surprise de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cicatrice.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff99;&quot;&gt;Guère de coms en ce moment, mais ce matin j'ai eu l'agréable surprise de voir que 130 visiteurs étaient venus hier. C'est mon record pour Hautetfort, et j'espère ne pas en rester là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff99;&quot;&gt;Aussi, cela m'encourage à poursuivre mon récit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le début d'année 96 commence mal&lt;/strong&gt;, Nat et mon épouse étant désormais fâchées à mort depuis le 25 octobre précédent. Je devais choisir de passer l'après-midi avec l'une ou l'autre, c'est Nat que j'avais choisi sans hésiter.&lt;br /&gt;Donc finis les repas à 4, et les interminables discussions dans l'escalier avec une Nat qui ne pouvait pas se résoudre à me quitter...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mon épouse en revanche continue ses frasques. Un jour elle a un PV pour stationnement gênant, et ira au commissariat.... le déchirer devant les flics ! &lt;br /&gt;Mis au courant par une épouse joyeuse de son exploit, je vais m'expliquer avec les policiers. Elle, pendant ce temps, continue de les insulter ! &lt;br /&gt;En sueur, je bredouille des &lt;span style=&quot;color: #ccffcc;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;c'est pas sa faute, c'est pas sa faute&quot; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;et à ce moment-là l'inspecteur me dit qu'il comprend - montrant des yeux mon épouse hystérique - qu'il va recoller les morceaux du PV et nous les ré-envoyer par la poste. &lt;br /&gt;Et me dit &quot;bon courage&quot; quand nous partons ! Il a tout compris...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;En février, mes &quot;deux nanas&quot; partent en Normandie. Nouvelle cohabitation avec Nat, mais plus rien à voir avec 93 ou 94. Car même avec ma bien-aimée, cette fois j'ai du mal à quitter mon lit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Et là elle me donnnera une superbe preuve d'amour&lt;/span&gt; : Malgré tout le monde aux aguets, tout le monde qui est - au moins dans l'immeuble - au courant de notre &quot;ménage à trois&quot;, malgré le fait qu'elle passe aux yeux des bonnes gens pour une p..., &lt;strong&gt;Natou va dormir chez moi&lt;/strong&gt; - dans mon lit donc - à chaque fois que je devrai bosser le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de sexuel désormais, rien que de la tendresse. Et des encouragements, à ne pas me laisser aller, à continuer, à essayer de croire que l'enfer va cesser, que le tortionnaire sera muté.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Non seulement il est loin d'être muté, mais à présent il en arrive jusqu'à appeler chez moi. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il aurait reçu des plaintes de clients, et il m'attend de pied ferme dans son bureau le surlendemain.&lt;br /&gt;C'est sa méthode, ça, qu'il appliquera joyeusement et systématiquement quand on partira en congé : &lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Faudra qu'on s'explique à ton retour&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&quot;. Vacances dans le doute, la terreur...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais il n'aura pas ce plaisir, car une ... varicelle va me clouer au lit ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La varicelle à 45 balais, je ne vous conseille pas. Fièvre et démangeaisons affreuses, et interdit de se gratter si on ne veut pas avoir une... cicatrice à vie !&lt;br /&gt;Nat ne l'a pas eue non plus étant gamine, et n'hésite pourtant pas à passer prendre de mes nouvelles. Me dit également qu'elle n'en peut plus de bosser, dans l'état où elle se trouve (elle est autant sinon plus déprimée que moi, je le rappelle).&lt;br /&gt;Du coup, au bout d'une seule semaine, flageolant, je reprends le boulot.&lt;br /&gt;Va s'en suivre une conversation surréaliste (:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;“ Alors, ça va mieux ? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ccffcc;&quot;&gt;- Pas trop ”&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;“ Ben alors fallait rester chez toi, on peut très bien y arriver sans toi, tu es loin d'être irremplaçable ! Tu sais, les cimetières sont remplis de gens irremplaçables ! ”&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A présent, il ne se contente plus des réunions pour me massacrer, me traîner dans la boue. &lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #cc99ff;&quot;&gt;&quot;Tain, quand je pense que tu as 45 ans, et que tu n'es plus capable de rien... Mais c'est dans 15 ans la retraite, 15 ans ! Tu penses vraiment pouvoir arriver jusque-là ??? &quot;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le tout dit avec une voix tonnante, bien entendu.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;J'y suis presque, maintenant, à la retraite, pauvre con !!!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au taf, c'est l'enfer. Mais heureusement, pour équilibrer un peu, à la maison aussi. &lt;br /&gt;Notre fille a désormais honte d'un père qui renvoie une image de clodo, mon épouse continue crescendo ses dépenses extravagantes et...périlleuses pour notre budget, sans bien sûr me demander mon avis. En janvier, ce sera une tortue de Floride. En février une machine à laver - alors que l'autre marchait nickel&amp;nbsp; - et en mars, carrément une nouvelle voiture ! - même réflexion que pour la machine à laver.&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ffff;&quot;&gt;Cette Nissan Micra, je ne la conduirai pour ainsi dire pas.&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Piétiné par mon supérieur, nié par mon épouse, ignoré de ma fille, &lt;span style=&quot;color: #ffff99;&quot;&gt;seule Nathalie aura le courage de me supporter, dans les deux sens du terme.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais, à son tour, elle va avoir bientôt une période de découragement. &lt;br /&gt;Déjà elle m'avait surpris quand elle m'avait acheté un CD sans occasion spéciale : &lt;em&gt;Pour que tu m'aimes encore &lt;/em&gt;de Céline Dion. &lt;br /&gt;Ce ne sera que deux ans plus tard que je comprendrai pourquoi...&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Je m'inventerai reine pour que tu me retiennes &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Je deviendrai une autre après qui tu soupires &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ces jeux seront les nôtres, si tel est ton desir &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Plus brillante plus belle pour une autre étincelle &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Je me changerai en or pour que tu m'aimes encore...&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.greatsong.net/PAROLES-CELINE-DION,POUR-QUE-TU-MAIMES-ENCORE,103188666.html#ixzz124BISj5l&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;
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        <title>L'acharnement - 4</title>
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        <updated>2010-10-10T20:41:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-10T20:41:00+02:00</published>
        <summary> Le sort s'acharne donc contre nous. Quelle sera la prochaine étape ?  A...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cicatrice.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Le sort s'acharne donc contre nous. Quelle sera la prochaine étape ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;A partir de ce jour, je vais vivre dans l'obsession. Celle de ne plus avoir de &quot;chez moi&quot;, d'être en quelque sorte un SDF... &lt;br /&gt;J'exagère, c'est l'effet de ma dépression, qui aggrave tout. J'exagère,&amp;nbsp; mais cet appartement, nous y vivions depuis huit ans et demie. Jamais au cours de ma vie d'homme je n'aurai vécu aussi longtemps dans un logement. Après un nombre effarant de déménagements (1972, 74, 75, 79, 80, 81, 84, 87) je pensais vraiment m'être fixé. &lt;br /&gt;De ce jour, je mettrai un point d'honneur à ne plus dépendre d'un propriétaire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Plus de maison, mais nouvel éloignement forcé d'avec Nat. Et cette fois, pas de miracle à espérer...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vacances gâchées, bien évidemment, par cette obsession de maison. Obsession + somnolence, charmant pour mes deux nanas et notre ami de Lons le Saunier chez qui nous passions traditionnellement chaque été. Une fois de plus, le lit sera mon refuge, celui où j'oublierai tout. Y compris le canapé de notre ami, sur lequel je ferai des séjours prolongés. Il ne me reconnaîtra pas !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et à mon retour, je donnerai les clés de la voiture à mon épouse : je ne sais plus conduire...&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Pendant 5 ans je serai cloué au siège passager.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;A une exception près, en septembre 1996, pour un cas de force majeure.&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dès la rentrée, mon épouse s'affole et est prête à accepter n'importe quoi à n'importe quel prix. Pour moi, un seul critère compte : Le plus près possible à la fois du boulot, de Nathalie, et du collège où va entrer ma fille.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et on cherche, on cherche...&lt;br /&gt;On se rend compte très vite que le marché locatif à Mende n'est plus ce qu'il était 9 ans auparavant, où l'on n'avait qu'à se baisser... L'effet autoroute a fait que cette ville à la montagne - le rêve concrétisé d'Alphonse Allais - attire de plus en plus de gens. On visitera ainsi près de 15 logements, mais aucun de répondra ni à&amp;nbsp; mes critères, ni à ceux de mon épouse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais un matin, elle me passe un coup de fil : &quot;&lt;span style=&quot;color: #ccffff;&quot;&gt;&lt;em&gt;Viens me rejoindre à la fontaine près du foirail, il y a peut-être quelque chose..&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;.&quot;&lt;br /&gt;Je me lève, je m'habille, je fonce. Mon épouse me montre une porte.&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ccffff;&quot;&gt; &quot;c'est là, j'attends les propriétaires&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour moi, plus la peine de visiter. Je prends, quoi que ce soit.&lt;/strong&gt; Pile poil entre Nat et mon boulot, à moins de 500 m des deux. Et aussi, non négligeable, 200m du collège où va entre notre fille !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pourtant, ce logement sera pour moi synonyme des années noires. D'abord, il est sinistre. Grand, mais sinistre. Du marbre partout, des plafonds de 3 de haut (la maison est du XVIème siècle) et le soleil n'y pénètrera jamais. Nous allons y rester pile deux ans, peut-être les deux ans les plus noirs de mon existence...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le déménagement se fera sans moi&lt;/strong&gt;. Pas la force. Mon épouse tient à faire ça elle-même, avec des copains, sans prendre de déménageur.&lt;br /&gt;Qu'elle assume si elle le veut, si elle tient vraiment - c'est le but - à me faire honte. Nous avons largement les moyens de nous payer un professionnel, moi je me sens parfaitement incapable de défaire 9 ans de ma vie accumulés. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les médicaments commencent à me faire perdre la mémoire. Car je ne me rappelle plus où se trouvait Nat au cours de cet été-là :((&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de là, d'ailleurs, finies les dates précises. Certes j'ai encore des points de repère, mais de plus en plus flous. Ce seront les lettres de ma mère et les photos qui vont me faire reconstituer le puzzle de ces années-là.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce que je sais, c'est que cette année-là mon épouse ne travaillera pas. Donc, de plus en plus dur pour se voir Nat et moi. On y parvient, quand même, les jeudis après-midi, où mon épouse se rend à son club de couture. Ces jeudis après-midi se passeront au lit au début, puis progressivement la forêt remplacera le lit, la marche remplacera le sexe, pour lequel désormais je peux aussi tirer une croix : Plus de libido - cause dépression - et la &quot;machine&quot; a de plus en plus de faiblesses, à cause des anti-dépresseurs. &lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Mais on continue à s'aimer, à voler le plus de baisers possibles, à voler des nuits d'hôtel Alésiennes&amp;nbsp; même si elles ne sont de moins en moins torrides.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A partir de cet automne 1995,&amp;nbsp; désormais je ne quitterai pas mon lit pendant les heures &quot;autorisées&quot;.&lt;br /&gt;Et mon épouse, à présent rassurée, sera de moins en moins présente. Vaut mieux d'ailleurs, car lorsqu'elle est à la maison, c'est crise d'hystérie sur crise d'hystérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n'est jamais là, mais mène tout le monde à la baguette. Désormais c'est ELLE le chef, c'est elle qui décidera de tout (par exemple, dans un appart de plus de 100 mètres carrés, nous faire manger dans une cuisine de 1m50 sur 3...) qui s'occupera des papiers, et même des finances.&lt;br /&gt;Qui m'imposera l'achat d'une nouvelle voiture. &lt;br /&gt;C'est elle la patronne, et elle entend désormais bien le montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre fille va passer directement de l'enfance à l'âge adulte, vu tout ce qu'elle aura à &quot;gérer&quot;. &lt;br /&gt;Je n'hésite pas à le dire, pendant ces deux années, entre la dépression de son père et l'hystérie - la folie grandissante - de sa mère, c'est elle qui &quot;tiendra&quot; la maison à elle toute seule. En plus de ses études qui ne s'annoncent pas des plus faciles.&lt;br /&gt;Notre fille qui, pour faire face à tout ça, se couchera souvent à 2- 3 h du matin, avec un casque sur la tête imposé par l'orthodontiste. Je ne l'ai jmais dit à personne, mais cette image-là restera à jamais gravée dans ma mémoire. Pauvre gosse...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;( à suivre )&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>L'acharnement - 3</title>
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        <updated>2010-10-10T12:02:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-10T12:02:00+02:00</published>
        <summary> La preuve qu'elle ne m'en voudra pas trop , c'est qu'on se téléphonera tous...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cicatrice.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;La preuve qu'elle ne m'en voudra pas trop , c'est qu'on se téléphonera tous les soirs. &lt;br /&gt;Et elle le fera de chez moi...! Haut-parleur ouvert, bien sûr &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;et à partir de ce jour, mon épouse exigera que j'ouvre le haut-parleur lorsque je recevrai une communication téléphonique, même personnelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis mon nouveau &quot;traitement&quot; désormais, quand je ne travaille pas, je dors jusqu'à 11heures - mon épouse sonne le réveil - et l'après-midi, sieste - limitée de 13h30 à 16h30 par la même épouse.&lt;br /&gt;mais 16h30, ce ne sera pas 16h32 :(&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15 ans après, je n'ai toujours pas compris ces &quot;limitations&quot;, ce non-respect de la maladie. Alors que moi j'ai toujours été à ses petits soins pour la sienne, de maladie&lt;br /&gt;Mais ce ne sera que le début en ce qui concerne l'attitude de mon épouse, qui sera complètement pourrie durant ma maladie.&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Odieuse, même.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps-là, au boulot nous arrive un nouveau logiciel, qui achève de me laisser en rade. Jusque-là j'avais essayé de ne pas trop me faire lâcher, mais là c'en était trop. Pour moi, les point.ini et les point.dot, ça me passait complètement au-dessus du crâne. &lt;br /&gt;Je lâche tout !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et les réunions se succèdent, toujours impitoyables. Nat est à chaque fois en larmes quand nous en ressortons, tandis que moi, je m'enfonce, je m'installe toujours un peu plus dans la dépression.&lt;br /&gt;Le scénario est immuable : Ordre du jour, questions diverses. Dans l'ordre du jour, notre tortionnaire fait semblant de demander notre avis à tous les 4.&lt;br /&gt; Systématiquement c'est deux contre deux, &quot;Patrick et Nathalie&quot; d'un côté, les deux autres collègues de l'autre. Et à chaque fois ce pauvre chef adoré devra trancher, la mort dans l'âme... En se ralliant systématiquement à l'avis des deux autres.&lt;br /&gt;Et les &lt;em&gt;&quot;questions diverses&lt;/em&gt;&quot;, ce seront les règlements de comptes...&lt;br /&gt;Tout cela au bureau, mais pas décompté en heures supplémentaires !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mars. Mon épouse tente de passer le BAFA. Pour cela elle doit être une semaine en internat. Cette fois, pas question de me laisser notre fille, vu mon état. Mes parents la récupèrent avec joie.&lt;br /&gt;Et Nat me demande une faveur : Qu'on aille passer une nuit en bord de mer. Le top serait une chambre sur la plage même.&lt;br /&gt;Pas de problème, direction le Sud, direction Agde, le littoral le plus proche. Au Grau d'Agde nous dénichons un petit hôtel, pile sur la plage. Et c'est sur cette plage que je vais commettre LA gaffe. Due à ma maladie, oui, mais gaffe quand même.&lt;br /&gt;Car Nat, en pleine dérive, veut avoir une preuve que je l'aime. Et pour elle la meilleure preuve serait que je l'embrasse en public. Que notre amour se voie devant tout le monde. &lt;br /&gt;Je suis très surpris de sa demande, car jusqu'à présent elle ne l'avait pas trop souhaité, ce baiser en public. Il faut dire que nos baisers durent au minimum 3 à 4 minutes, et durant ces moments-là nous ne touchions plus terre. Dur ensuite d'y revenir, sur la Planète !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et là donc, j'ai merdé.&lt;/strong&gt; Oui, je l'ai embrassée fougueusement sur la plage, mais... j'ai voulu que ce soit la nuit. Pour que ce soit plus romantique, c'est vrai mais aussi pour être seuls, sans les autres, ces autres qui nous fusillaient du regard quand on &quot;osait&quot; marcher main dans la main.&lt;br /&gt;Nat en aura beaucoup de peine, de ce semi-refus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;Pour moi c'est net, cette attitude, ce n'est pas moi, moi qui l'été d'avant à Briançon l'avais enlacée en pleine rue, dans une ville où j'étais connu comme le loup blanc !&amp;nbsp; Quelle dégringolade... De l'irresponsabilité à la couardise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre dégringolade, c'est au volant. J'ai de plus en plus de mal à conduire, j'ai l'impression bizarre que je suis &quot;tiré&quot; vers le milieu de la route. Au départ je mets ça sur le compte de la direction (de la voiture lol), mais très vite je me rends compte que la voiture n'est pas en cause.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mai nous allons en Bretagne, avec le Futuroscope prévu au retour. Je ne verrai rien, me traînant&amp;nbsp; lamentablement dans les stands en regardant ma montre, attendant la fermeture, attendant le retour à l'hôtel, attendant mon lit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour de juin, pendant ma sieste, mon épouse reçoit un coup de fil. C'est notre tortionnaire, qui ORDONNE que je vienne vider mon armoire au bureau, car elles doivent disparaître le soir même.&lt;br /&gt;Ces armoires, fermées à clé, où Nat et moi avions accumulé nos trèsors, il nous faut les vider devant tout le monde, notamment mon épouse. Inutile de dire combien le monsieur jubilait en nous voyant faire...&lt;br /&gt;Et c'est dans la précipitation que j'ai vidé mon armoire, et que j'ai rempli 3 cartons avec leur contenu.&lt;br /&gt;Dont la disquette où Nat et moi avions écrit nos poèmes. Disquette que je vais chercher ensuite des années durant...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juillet. Nat emménage dans son nouvel appart. Plus grand, plus clair, et surtout pas si loin que ça. Certes, ce sera beaucoup moins facile qu'avant de nous voir, mais nous restons à côté, c'est l'essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Enfin, nous croyons rester&lt;/strong&gt;, car le jour où elle emménage, c'est nous qui recevons une lettre recommandée stipulant que notre bail n'est pas renouvelé.&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Bref, qu'on est à notre tour fichus à la porte...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vous avez dit &quot;acharnement&quot; ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;
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        <title>Le début des médocs (septembre 1994)</title>
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        <updated>2010-10-08T18:06:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-08T18:06:00+02:00</published>
        <summary> Nous digérons peu à peu le choc du 8. Enfin nous  croyons  digérer. Nous...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cicatrice.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Nous digérons peu à peu le choc du 8. Enfin nous &lt;strong&gt;croyons&lt;/strong&gt; digérer.&lt;br /&gt;Nous nous baladerons beaucoup : Haute-Loire, Ardèche, Le Mont-Dore, Vichy, Super-Lioran, Aurillac... Autant d'endroits qui sont désormais pour moi sont une sorte de zone Seveso, une zone dont je ne sortirai pas intact si jamais j'ose m'y aventurer...&lt;br /&gt;Je le sais, j'ai essayé.&lt;br /&gt;Nous avons une prédilection pour les pédalos, grâce auxquels nous pourrons nous embrasser longuement à l'abri des regards. Du coup, nous connaissons tous les lacs de la région !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff99cc;&quot;&gt;Amis pique-niqueurs, si vous arrivez à Langogne par la route du Puy, vous verrez peut-être sur votre droite une table en bois. Si vous cherchez bien, vous pourrez voir inscrit N ♥ P 1994...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;Pendant ce mois, nous avons bien sûr été danser. Le Déclic nous verra par deux fois. J'ai un tendre souvenir de la seconde fois : C'est la &quot;série-tendresse&quot;, et nous dansons un slow, essayant de ne pas trop nous serrer. Passe &lt;em&gt;&quot;Il me dit que je suis belle&quot;&lt;/em&gt;, de Patricia Kaas. Version longue, près de 6 minutes. &lt;br /&gt; Minutes pendant lesquelles nos défenses vont tomber, nos corps se laisser aller. Et nous entendrons distinctement une voix de femme - pas une mendoise, une touriste, vu son accent - s'exclamer &lt;span style=&quot;color: #ffff99;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;mais regarde-moi ces deux-là, on dirait qu'ils font l'amour sur la piste...&quot; !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Bref, en cette fin juillet, au vu des semaines passées, il semble évident que nous finirons notre vie ensemble... L'attente vaudra le coup.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Août est le mois des vacances. Pour mon épouse et moi un combiné Pays-Bas/Lille/Alsace/Lons le Saunier/Briançon, et pour elle... Briançon tout court. Dans un appartement qui m'appartient.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffcc99;&quot;&gt;Mais ce mois d'août 1994 nous montrera à quel point nous sommes fragiles l'un sans l'autre. Nous nous téléphonerons presque chaque jour - d'une cabine, nous sommes en 1994 - pour nous remonter le moral.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Pour ma part, je me surprendrai en laissant ma fille à sa colo, comme les 4 années précédentes. Car aussitôt après l'avoir laissée, je vais pleurer sans interruption sur le trajet...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce jour-là marque pour moi très précisément le début de ma dépression&lt;/strong&gt;. Laquelle, en ajoutant la maniaco qui allait suivre, ne durerait pas moins de 11 ans...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dépression certes déclenchée par notre tortionnaire, mais le terrain était déjà bien préparé, par cet amour incroyable que je n'avais pas le droit de vivre encore. Par ces mensonges éhontés qu'il me fallait faire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ffff;&quot;&gt;Septembre 1994, c'est le début des comprimés pour moi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Car Nat, prétextant l'arrivée d'une vague cousine qu'elle n'avait jamais encore vue de sa vie, restera cloîtrée chez elle pendant 5 jours..&lt;br /&gt; Du coup, crise de larmes, arrivée du toubib qui d'entrée me prescrit un traitement de cheval. Début de la spirale infernale...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Supplice inimaginable de la savoir juste en-dessous mais de ne pas pouvoir la voir.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;En fait, elle aussi était entrée en dépression&lt;/span&gt;. En même temps que moi. Mais elle refusera les médocs, préférant le psy. Et cette fameuse semaine était en fait destinée à me cacher son état.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Deux ans qu'on se connaît, un an qu'on est amants, reste 8 pour la bague au doigt...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;(à suivre)&lt;/p&gt;
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            <name>L'auteur</name>
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        <title>Dépression et maladies cardiaques : un cocktail explosif et souvent mortel ?</title>
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        <updated>2010-09-22T11:02:00+02:00</updated>
        <published>2010-09-22T11:02:00+02:00</published>
        <summary>  Selon l’étude de population britannique Witehall 2, un patient cardiaque...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lesinfosvertes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon l’étude de population britannique Witehall 2, un patient cardiaque présentant en parallèle des symptômes de dépression augmenterait fortement son risque de décès. Les chercheurs du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de l’Inserm et leurs collègues internationaux soulignent l’intérêt d’un meilleur repérage de la dépression chez ces patients.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les chercheurs du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations de l’Inserm et leurs collègues internationaux ont pu comparer chez 5 936 fonctionnaires britanniques le risque de décès des sujets associant symptômes dépressifs et pathologie cardiaque à celui des sujets en bonne santé ou présentant une seule de ces pathologies.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un risque de décès nettement&amp;nbsp;supérieur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Après un suivi de cinq ans, les chercheurs ont conclu que le risque de décès chez les personnes associant dépression et maladie cardiaque est &lt;strong&gt;2,9 fois supérieur&lt;/strong&gt; à celui des sujets ne présentant aucune de ces deux pathologies.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quant au risque de décéder spécifiquement des suites d’une maladie cardiovasculaire, il est &lt;strong&gt;3,9 fois supérieur&lt;/strong&gt; chez les patients associant symptômes dépressifs et pathologie cardiaque, par rapport au groupe ne présentant aucune de ces pathologies.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces résultats fournissent des éléments significatifs en faveur d’une interaction importante des symptômes dépressifs avec les pathologies cardio-vasculaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;Cela démontre l’importance pour les professionnels de santé de mieux repérer les troubles dépressifs chez leurs patients cardiaques et de développer des actions visant à réduire la mortalité liée à la dépression, même si les mécanismes en jeu doivent être mieux compris&quot;,&lt;/em&gt; conclut Hermann Nabi, l’un des auteurs de l’étude.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La dépression : catalyseur des maladies chroniques ?&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;L’impact de la dépression sur le développement et le pronostic des maladies chroniques et notamment des maladies cardio-vasculaires fait l’objet d’un regain d’intérêt de la part de la communauté scientifique depuis quelques années.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Chez les populations en bonne santé, des études prospectives menées sur le long terme ont montré que la dépression était associée au développement des maladies cardio-vasculaires, indépendamment des facteurs de risque spécifiques de ces pathologies (déséquilibre alimentaire, tabagisme, sédentarité, obésité, hypertension…).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ces études n’avaient toutefois pas permis d’établir l’effet combiné de la dépression et des maladies cardiovasculaires sur le risque de décès.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;D’après une enquête menée en 2005 par l’Institut National de Prévention et d'Education à la Santé (INPES), 19 % des Français de 15 à 75 ans ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie.&lt;/p&gt;
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            <name>JAQ</name>
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        <title>Mr Tape</title>
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        <updated>2010-05-31T20:37:59+02:00</updated>
        <published>2010-05-31T20:37:59+02:00</published>
        <summary> Un max de  rewind , un peu de  forward...    Tout ça pour en arriver à  tape...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jaqimages.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Un max de &lt;em&gt;rewind&lt;/em&gt;, un peu de &lt;em&gt;forward...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout ça pour en arriver à &lt;em&gt;tape end...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://jaqimages.hautetfort.com/images/tape.JPG&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>USA: Das Phantom ”Wirtschaftsaufschwung” und die reale Depression</title>
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        <updated>2010-05-27T00:25:00+02:00</updated>
        <published>2010-05-27T00:25:00+02:00</published>
        <summary>     USA: Das Phantom »Wirtschaftsaufschwung« und die reale Depression...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://euro-synergies.hautetfort.com/">
          &lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/01/00/1678790144.jpg&quot; alt=&quot;saupload_20080401_p1_big.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2478021&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;USA: Das Phantom »Wirtschaftsaufschwung« und die reale Depression&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p class=&quot;news-single-author&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;F. William Engdahl&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;news-single-author&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;news-single-author&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;Ex:&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://info.kopp-verlag.de/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;http://info.kopp-verlag.de/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;em&gt;Neu veröffentlichte Berichte der US-Regierung werden als Beweis dafür bejubelt, dass sich die USA – im Gegensatz zur EU – in einer Phase des »Aufschwungs« befände. Man nährt die Illusion, in der größten Volkswirtschaft der Welt zeichne sich eine »Rückkehr zur Normalität« ab. Doch die Wirklichkeit hinter den getürkten Daten der US-Regierung sieht anders aus: Nur in den Computern des Arbeitsministeriums entstehen neue Arbeitsplätze – reine Phantomjobs.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Finanzmärkte und Fondsmanager von der Wall Street erzählen uns, in den USA seien schon sehr bald steigende Beschäftigungszahlen zu erwarten, da die Unternehmen wieder vermehrt einstellten. Diese Prognose lässt sich anhand realwirtschaftlicher Daten leider nicht erhärten. Es wird nur deshalb kurzfristig zu einem Anstieg der Zahl der Beschäftigten kommen, weil für die persönlichen Befragungen im Rahmen der alle zehn Jahre fälligen Volkszählung in den USA Hunderttausende schlecht bezahlte Teilzeitjobs angeboten werden. Diesen einmaligen Anstieg wird man als Zeichen eines allgemeinen Aufschwungs feiern.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ein völliger Absturz in eine Wirtschaftsdepression wie in den 1930er-Jahren ist in den USA bislang nur deshalb verhindert worden, weil Regierung und Zentralbank seit drei Jahren in beispielloser Weise Geld in die Finanzmärkte und die Wirtschaft pumpen. Das Ergebnis ist eine nie dagewesene, untragbar hohe Staatsverschuldung. Was wir erleben, ist kein »typischer« Aufschwung. Zieht man die Auswirkungen des künstlich von der Regierung finanzierten Booms am Aktienmarkt seit März 2009 ab, gibt es keinen Aufschwung in der Realwirtschaft. Es kursiert das Märchen, wonach die Finanzmärkte die Entwicklungen der Realwirtschaft vorwegnähmen. Unsinn! Betrachten wir nur einige Fakten.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Der Aufschwung am Aktienmarkt an der Wall Street wird von Erwartung, Annahmen, vor allem aber von Liquidität beflügelt. In diesem Fall haben die &lt;em&gt;Federal Reserve&lt;/em&gt; und das US-Finanzministerium die Märkte beflügelt, nicht die Realwirtschaft.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;Schlüsselwert: das persönliche Einkommen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zu über 70 Prozent hängt das BIP der USA vom privaten Verbrauch ab. In den Jahren der Immobilienblase von 2000 bis 2007 wurde der Konsum mit Schulden finanziert – viele nahmen Kredite zur Finanzierung des täglichen Verbrauchs, für den Kauf eines Autos, für das College-Studium ihrer Kinder usw. auf und setzten ihre Häuser als Sicherheit dafür ein. Der Prozess wurde durch niedrige Zinssätze der &lt;em&gt;Fed&lt;/em&gt; aufrechterhalten, die Höhe der Schulden im Verhältnis zum persönlichen Einkommen erreichte auf dem Höhepunkt im Jahr 2007 den astronomischen Wert von 360 Prozent.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Als 2007 die Eigenheimpreise zu fallen begannen – zunächst für den riskantesten Sektor der Niedrigverdiener oder »Sub-prime«-Hypotheken – geriet die gesamte Schuldenpyramide ins Wanken. Millionen amerikanischer Familien, die sich zumeist vorher eines soliden Mittelklasse-Lebensstandards erfreut hatten, sahen den einzigen Ausweg darin, die Zahlungen für ihren wertvollsten Besitz – ihre Häuser – einzustellen. Sie waren nicht mehr in der Lage, die monatlichen Hypothekenraten aufzubringen und gleichzeitig die Familie zu ernähren, also ging das Haus zurück an die Bank. Seit 2007 häufen sich diese Fälle von Zahlungsunfähigkeit bei Hypotheken, und nach Einschätzung der &lt;em&gt;American Mortgage Association&lt;/em&gt; (US-Hypothekenverband) wird dies noch mindestens drei Jahre so bleiben.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Der Nettoanstieg des persönlichen Einkommens ist das einzig echte Maß für neues Wirtschaftswachstum. Hier sieht es düster aus. Nach Angaben der &lt;em&gt;Federal Reserve&lt;/em&gt; war der Abbau der Schulden [das so genannte de-leveraging] der privaten Haushalte im letzten Quartal höher als je zuvor in der Geschichte der &lt;em&gt;Fed&lt;/em&gt;. Dieser verlangsamt sich nicht etwa, sondern beschleunigt sich vielmehr. Es gibt dabei zwei Möglichkeiten: Entweder werden Kreditkarten- und sonstigen Schulden aus dem verfügbaren Einkommen bezahlt, oder die Rückzahlung für Kreditkartenschulden, Auto und Haus wird eingestellt – der Privatkonkurs. Letzterer ist seit 2007 die vorherrschende Form, durch die sich amerikanische Familien von ihrer Schuldenlast befreien, ein sehr ungesunder Trend, der unsere Einschätzung bestätigt, wonach es sich gegenwärtig nicht um eine normale »Rezession« wie in der Nachkriegszeit handelt, sondern vielmehr um eine Große Depression von ähnlichen Ausmaßen wie der in Deutschland 1930/1931 und in den USA 1930 bis 1938. Es gibt keine neuen Wachstumsimpulse für die Wirtschaft aufgrund steigender persönlicher Einkommen, ganz im Gegenteil.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Betrachtet man das persönliche Einkommen abzüglich der staatlichen Versorgungsleistungen, dann ist der Fall eindeutig. Im Vergleich zum Vorjahr hat sich das Einkommen weniger verändert als je zuvor, ausgenommen die schwere Rezession nach dem »Ölschock« der 1970er-Jahre. Dass neun Monate nach dem offiziellen Ende einer Rezession das persönliche Einkommen (ohne staatliche Transferleistungen für die Sozialversicherung und ähnliches) zurückging, hatte es zuvor in der US-Wirtschaft noch nie gegeben. Nur staatliche Leistungen haben seit 2007 die Einkommen überhaupt steigen lassen. Der höchste Stand der persönlichen Einkommen in den USA wurde im September 2007 erreicht, als die Sub-Prime-Krise begann. Heute, im Mai 2010, also beinahe drei Jahre danach, liegt das persönliche Einkommen noch immer 700 Milliarden Dollar unter dem Niveau vom September 2007. So etwas war noch nie vorgekommen. Deshalb sah sich die Regierung gezwungen, zum wiederholten Male die Verlängerung von Arbeitslosenunterstützung für Millionen zu beschließen.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Seit dem dritten Quartal 2007 ist der Staat der einzige zumindest teilweise stabilisierende Faktor bei den Haushalts-Einkommen in den USA. In dieser Zeit sind die direkten staatlichen Transferleistungen auf fast 500 Milliarden Dollar gestiegen, was jedoch bedeutet, dass gegenüber 2007 insgesamt noch eine Lücke von etwa 200 Milliarden Dollar möglicher Ausgaben klafft. Das Staatsdefizit der USA nähert sich derweil im Ausmaß dem griechischen. Ausländische Käufer amerikanischer Staatsanleihen zögern, noch weitere Papiere aufzukaufen, das gilt besonders für Japan und China. Seit Dezember ist das US-Finanzministerium nur deshalb in der Lage, das rapide wachsende Defizit zu finanzieren, weil die Wall Street und die amerikanischen Rating-Agenturen die Erwartung schüren, der Euro stünde am Rande des Zusammenbruchs.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;»Phantom«-Wachstum des BIP&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zu den stärksten Argumenten für einen Aufschwung in den USA zählt der Verweis auf die offiziellen BIP-Zahlen. Doch dieser Aufschwung ist ein reines Phantom. Der gemeldete, auf das Jahr berechnete inflationsbereinigte BIP-Zuwachs im ersten Quartal ist fast vollständig auf steigende Lagerbestände zurückzuführen, was den Wert kurzfristig in die Höhe trieb. Die zugrundeliegenden Daten erlauben keinen Rückschluss auf einen Anstieg in der wichtigen Kategorie des persönlichen Konsums.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mein amerikanischer Freund, der Ökonom John Williams, betont: »Ein nachhaltiger Anstieg des persönlichen Verbrauchs erfordert einen nachhaltige Anstieg des persönlichen verfügbaren Einkommens …, eine kurzfristige Zunahme des Konsums kann man durch einen Vorgriff auf die Zukunft erreichen, indem man sich stärker verschuldet oder Ersparnisse liquidiert, aber diese alternative Finanzierung ist eben nur kurzfristig möglich und nicht nachhaltig. Die Monatsberichte für Januar und Februar 2010 zeigten im Vergleich zum vierten Quartal ein rückläufiges verfügbares Einkommen … Der reale Verbraucherkredit, über den nur Angaben für Januar und Februar vorliegen, lag im ersten Quartal unter dem Niveau des vierten. Insgesamt erlauben diese Zahlen keinen Rückschluss auf einen nachhaltigen Anstieg beim persönlichen Konsum, sie stellen vielmehr die Glaubwürdigkeit der von der Regierung veröffentlichten Berichte über den Konsum im ersten Quartal infrage.«&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ansonsten produzieren Unternehmen, einschließlich der wenigen, die von der Autoindustrie noch übriggeblieben sind, auf Halde, im Vertrauen auf den von der Regierung beteuerten bevorstehenden Aufschwung. Wenn sich dieser nun in den nächsten Monaten als illusorisch erweist, werden die Lagerbestände wieder abgebaut und Firmen geschlossen.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Darüber hinaus verfügen die Bundesstaaten und Kommunen anders als die Regierung in Washington nicht über den Luxus, Geld drucken zu können. Sie sind gesetzlich dazu verpflichtet, Ausgaben und Einnahmen »in der Waage zu halten«. Zum Ausgleich des Defizits kürzen Bundesstaaten und Kommunen die Ausgaben, Kalifornien ist dafür das schlimmste Beispiel. Auf Ebene der Bundesstaaten und Kommunen lag der Ausgabenrückgang von Januar bis März 2010 auf das Jahr umgerechnet bei 15 Prozent.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Das US-Arbeitsministerium hat gerade die Beschäftigungszahlen für April bekannt gegeben, sie zeigen einen starken Anstieg, der sich jedoch bei genauerer Betrachtung als Phantom erweist. Der Zuwachs an neuen Arbeitsplätzen geht auf überoptimistische Annahmen und auf Einstellungen für die Volkszählung zurück und weist zudem saisonale Verschiebungen auf. Auch mehrere unabhängige, politisch neutrale Daten sprechen gegen die offiziellen Daten, wie die vom Forschungsinstitut &lt;em&gt;Conference Board&lt;/em&gt; ermittelte Zahl der Zeitungsanzeigen »Aushilfe gesucht« für März, die zum ersten Mal seit sechs Monaten rückläufig war und damit wieder das Rekordtief des Vorjahrs erreichte. Auch die von &lt;em&gt;Conference Board&lt;/em&gt; mitgeteilte Zahl der Anzeigen »Aushilfe gesucht« im Internet ging erstmals seit fünf Monaten zurück. Der Einkaufsmanager-Schätzung für das produzierende Gewerbe zeigte für April eine Zunahme der Beschäftigung, der breiter gefasste Index hingegen abnehmende Beschäftigtenzahlen. Das Problem liegt in der Zuverlässigkeit der von der US-Regierung mitgeteilten Wirtschaftsdaten.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nur wenigen ist bewusst, dass die US-Regierung »Annahmen« darüber anstellt, wie viele Unternehmen gegründet oder geschlossen werden, anstatt sich auf harte Daten zu stützen. Sie nennen es ihr »birth/death«-Unternehmensmodell. Ist der Wert positiv – mehr Neugründungen (»birth«) als Schließungen (»death«) von Unternehmen wie beispielsweise Kleinbetrieben, dann nehmen die US-Daten automatisch an, dass dadurch neue Arbeitsplätze mit einem bestimmten Einkommen geschaffen werden. Dieses »birth/death«-Konzept und die daraus entstehenden monatlichen Verfälschungen sind nichts anderes als pure Raterei, politisch motivierte Annahmen der Regierung. Die Regierung Obama hat Wirtschaftsdaten dahingehend verändert, dass sie ihren positiven Erwartungen entsprechen – laut Williams sogar in stärkerem Ausmaß als unter der Regierung Bush. Doch im April 2010 wurde vom US-Arbeitsministerium willkürlich angenommen, dass in dem Monat 188.000 Arbeitsplätze geschaffen worden wären, gegenüber 126.000 im April 2009. Diese Veränderung beruht auf reiner Annahme. Die US-Regierung hat für April 2010 62.000 Arbeitsplätze aus dem Nichts erschaffen.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bis zum April 2010 betrug die Zahl der Einstellungen für die Volkszählung in den USA insgesamt 154.000, davon allein 66.000 im Monat April. Das war der stärkste kurzfristige Anstieg, allein aufgrund der zusätzlich eingestellten Zeit- und Gelegenheitsmitarbeiter für die Volkszählung. Dieser Anstieg wird im Mai erfasst. Welche »Annahmen« sonst noch Eingang in die laufenden Zahlen der Regierung gefunden haben, lässt sich nicht feststellen. Die Daten sind reine politisch motivierte Manipulation, aber mit politischer Manipulation können Familien weder Autos noch Häuser kaufen. Früher oder später reckt die Wirklichkeit ihr hässliches Haupt empor.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Was immer in den letzten drei Jahren durch die Sondermaßnahmen der &lt;em&gt;Federal Reserve&lt;/em&gt; und des US-Finanzministeriums bewirkt worden ist, war möglich durch die kurzfristige Stabilisierung des Dollar-Systems und den daraus resultierenden Zeitgewinn; es diente nicht der langfristigen Stabilisierung und Gesundung des Finanzsystems oder der Wirtschaft. In meinem neuesten Buch &lt;em&gt;Der Untergang des Dollar-Imperiums&lt;/em&gt; erkläre ich die Gründe dafür und auch, warum es unter den gegebenen Bedingungen nur bei einem neuen Weltkrieg einen Aufschwung in den USA geben kann. Würde das amerikanische Bankensystem normal arbeiten können, würde es in steigendem Maße Kredite vergeben und nicht zu einer langsamen Abwärtsspirale bei Konsumenten- und Unternehmenskrediten beitragen.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Die fiskalische Instabilität der USA, nicht der Eurozone, stellt das wichtigste globale Systemrisiko dar. Die derzeitige europäische Krise über Griechenland und Portugal nützt kurzfristig dem Dollar als »sicherem Hafen«. Das wird jedoch schon bald enden – oder es ist wahrscheinlich bereits beendet, denn die Aufmerksamkeit richtet sich schon wieder mehr auf die britische Staatsverschuldung und eine neue Pfund-Krise. Die sich verschlechternden wirtschaftlichen und fiskalischen Bedingungen in den Vereinigten Staaten werden in Kürze voll auf die heimischen und globalen Märkte durchschlagen. In dem Maße, wie die Große Depression in den USA mehr und mehr zutage tritt, werden gut informierte Investoren in Gold, Silber und ausländische sichere Häfen gehen, also wieder weit weg vom Dollar.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;newsdate&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mittwoch, 19.05.2010&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;news-single-category&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Kategorie: Enthüllungen, Wirtschaft &amp;amp; Finanzen, Terrorismus&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;newsdate&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;© Das Copyright dieser Seite liegt, wenn nicht anders vermerkt, beim Kopp Verlag, Rottenburg&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;newsdate&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dieser Beitrag stellt ausschließlich die Meinung des Verfassers dar. Er muß nicht zwangsläufig die Meinung des Verlags oder die Meinung anderer Autoren dieser Seiten wiedergeben.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Laurent</name>
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        <title>Europe : des solutions pour éviter la dépression</title>
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        <updated>2010-04-20T10:55:00+02:00</updated>
        <published>2010-04-20T10:55:00+02:00</published>
        <summary>  Lentement mais sûrement, le piège se met en place. Après déjà une décennie...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Lentement mais sûrement, le piège se met en place. Après déjà une décennie économiquement piteuse, &lt;a href=&quot;http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/04/19/l-euro-camisole-nous-mene-droit-a-la-depression.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;l’Europe s’apprête à s’enfoncer volontairement dans la dépression&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; en choisissant des politiques économiques déflationnistes. Il existe pourtant des solutions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Première solution&amp;nbsp;: la fin de la monnaie unique&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;La gravité de la crise est la conséquence directe de la mise en place de l’euro. A ce titre, l’exemple de l’Espagne est extrêmement parlant. Voilà un pays qui affichait la dette publique la plus faible de la zone euro (à peine 40%), un excédent budgétaire depuis des années et un dynamisme économique exemplaire. Malheureusement, cette belle histoire était un malentendu dont la cause unique était l’euro, pour une simple raison&amp;nbsp;: des taux d’intérêts trop faibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;A 4% au milieu des années 2000, les taux de la BCE étaient totalement inadaptés à un pays où la croissance économique approchait les 4% et l’inflation les 3%. La croissance nominale du PIB, proche de 7%, excédait largement le coût de l’argent. Du coup, une immense bulle s’est créée, principalement dans l’immobilier. Son explosion a provoqué une récession dont l’Espagne&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ne sort pas alors qu’une politique monétaire nationale aurait permis d’éviter cette bulle (par une hausse des taux).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;La première solution est une transformation de l’euro en une monnaie commune, avec un retour aux monnaies nationales, ce qui permettra à chaque pays de mener une politique économique adaptée à sa réalité et non de subir une politique unique, soit trop restrictive (et facteur de dépression), soit trop laxiste (et donc facteur de bulle). &lt;a href=&quot;http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/03/09/les-trois-plaies-de-l-euro.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #800080;&quot;&gt;L’euro, à travers sa surévaluation et la rigidité de sa politique unique est bien un des principaux responsables de la faiblesse économique de l’Europe&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Deuxième solution&amp;nbsp;: la monétisation de la dette&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Mais, si une sortie de l’euro est une solution essentielle pour retrouver le chemin de la croissance à moyen terme, les pays européens se trouvent confrontés à un amoncellement de dettes inquiétant pour l’avenir car toute politique de réduction des déficits risque de freiner une croissance pourtant essentielle pour permettre aux Etats de payer cette montagne d’engagements. Et là, pour éviter une forte hausse des impôts ou une forte baisse des dépenses publiques qui auraient toutes les deux des effets récessifs et pour éviter une déflation à la japonaise, il faut envisager des solutions non conventionnelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;La première solution est une monétisation de la dette. En 1973, la France a renoncé à cette possibilité et la planche à billet est encore vue aujourd’hui comme une pratique dangereuse, qui peut mener à l’hyperinflation, comme cela a été le cas dans certains pays d’Amérique Latine. Cependant, la crise devrait casser ce tabou puisque les Etats-Unis comme la Grande-Bretagne y ont eu recours. Mieux, pour la première fois depuis des décennies, la base monétaire est en baisse en Europe. Une monétisation de la dette ne présenterait donc aucun risque inflationniste aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Troisième solution&amp;nbsp;: la Zone Européenne Financière&amp;nbsp;couplée à une taxe Tobin&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Mais surtout, cette monétisation aiderait les Etats à refinancer leur dette sans instaurer une rigueur trop violente qui risque de tuer toute reprise dans l’œuf et faire entrer notre continent dans une dépression à la japonaise. Mieux, on pourrait imaginer mettre en place une Zone Européenne Financière autonome au sein de laquelle toutes les transactions financières seraient taxées (entre 0.1 et 1%), alimentant un fond commun de la Zone qui pourrait alors reprendre (cas d’école) la moitié de la dette publique des Etats participants, pour les motiver à rejoindre cette zone.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;Les Etats-membres de la ZEF s’engageraient en échange à ne pas mener de politiques économiques non coopératives. On pourrait imaginer qu’un taux minimum d’impôt sur les sociétés (égal, par exemple, à 80 ou 90% de la moyenne des pays membres) pourrait être mis en place, ainsi que d’autres réglementations à minima (contrôle des mouvements de capitaux, boycott des paradis fiscaux). De la sorte, l’ensemble des Etats de l’Union Européenne aurait une forte incitation à rejoindre cet ensemble dont la France pourrait être le pionnier, idéalement avec l’Allemagne, sinon avec l’Europe Latine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;L’immense endettement hérité de la crise pose un problème dans le cadre de l’euro car les Etats européens risquent de s’auto-entraîner dans la dépression par des politiques de rigueur. Seules des solutions radicales nous permettront d’éviter une nouvelle décennie de croissance molle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 69.0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: &amp;quot;Arial&amp;quot;,&amp;quot;sans-serif&amp;quot;; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR;&quot;&gt;NB&amp;nbsp;: l’idée de ZEF n’est pas une invention de ma part, mais la reprise d’une proposition de Frédéric Lordon.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Ema</name>
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        </author>
        <title>YSL'S DEAD / Angoisse et Création</title>
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        <id>tag:labienveillante.hautetfort.com,2010-03-19:1657365</id>
        <updated>2010-03-19T10:36:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-19T10:36:00+01:00</published>
        <summary> L'expo au petit palais me donne l'occasion de... sacrilège, rebalancer un...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://labienveillante.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;L'expo au petit palais me donne l'occasion de... sacrilège, rebalancer un truc écrit il y a des milliards d'années.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Saisissantes, ces 3 petites secondes du début.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;object data=&quot;http://www.youtube.com/v/9uJoyaBh1ww&amp;amp;hl=en&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/9uJoyaBh1ww&amp;amp;hl=en&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pensons aux fous, ceux qui viennent en tête.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Antonin Artaud. YSL aussi s'est fait &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-ferdiere.html&quot;&gt;interner&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Artaud passe par Saint-Anne. Il y est dit qu'il souffre de « Délire de persécution, hallucinations, mégalomanie, paranoïa ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mégalomanie et les hallucinations font partie de son art ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La paranoïa évoque Jean-Jacques Rousseau. Mais même les paranoïaques ont des ennemis.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.flavor-magazine.com/_flavma_liv_3x12ql/wp-content/uploads/2010/01/yves-saint-laurent-_675489c.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1937,&amp;nbsp; après un séjour au Mexique, il fait une escale à Paris pour repartir en Irlande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.seths.org/revue/n13_mars_02/THS_13_mag.ps7.pdf&quot;&gt;Un soir, il souhaite dormir au Jesuit College. Les moines lui assurent que&lt;br /&gt; les chambres sont toutes occupées. Il devient alors violent et&lt;br /&gt; frappe sur la porte en hurlant...La police irlandaise l’arrête,&lt;br /&gt; l’incarcère du 23 au 29 septembre 1937, et devant sa folie, le livre&lt;br /&gt; à la police française qui décide de l’interner. Le premier&lt;br /&gt; certificat médical, daté du 13 octobre 1937, est sans équivoque&lt;br /&gt; sur son état de santé mental : « ...est atteint de troubles&lt;br /&gt; mentaux caractérisés par des idées de persécution avec&lt;br /&gt; hallucinations, dit qu’on lui présente des mets empoissonnés,&lt;br /&gt; qu’on lui envoie des gaz dans sa cellule, qu’on lui met des chats&lt;br /&gt; sur la figure, voit des hommes près de lui.&lt;/a&gt; (...)&quot;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;TEXT-ALIGN: center&quot;&gt;&lt;img height=&quot;390&quot; width=&quot;261&quot; src=&quot;http://www.independent.co.uk/multimedia/archive/00030/Yves_Saint_laurent_30779t.jpg&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Artaud pensait-il qu'on essayait de lui mettre des chats sur la figure ? Je trouve ça rigolo.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;YSL se dit né avec une dépression nerveuse. Réformé pour cette raison en 1960, alors qu'il est appelé à servir en Algérie. Appelé alors qu'il est à la tête de DIOR.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hospitalisé au Val-de-Grâce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Je me souviens de t'avoir annoncé sur ton lit d'hôpital au Val-de-Grâce que tu n'étais plus à la tête de la maison de Haute Couture qui t'employait et je me souviens de ta réaction: «Alors, m'as tu dit, nous allons en fonder une ensemble et tu la dirigeras.», dit &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.marrakechnews.net/Hommage-de-Pierre-Berge-a-Yves-Saint-Laurent-_a1762.html&quot;&gt;Pierre Bergé&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;390&quot; width=&quot;562&quot; src=&quot;http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/media/images/photos_lifestyle/mode/les_stars_et_la_mode/ysl2/1304435-1-fre-FR/ysl_reference.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi refuse-t-il de faire la guerre d'Algérie ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment le soigne-t-on ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://stellamaris.blog.lemonde.fr/2006/09/19/2006_09_yves_saint_laur/&quot;&gt;Il ne supporte pas le climat de virilité exacerbée de la&lt;br /&gt; caserne, qui à la fois exalte et contrarie son homosexualité patente. Il est&lt;br /&gt; hospitalisé pour dépression nerveuse pendant six semaines, entre octobre et&lt;br /&gt; novembre 1960, dans l’isolement complet, à l’hôpital du Val-de-Grâce&lt;/a&gt;.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y reste 2 petits mois (octobre et novembre). Artaud près de 10 ans. Electrochoqué. YSL en ces deux mois a le temps de rencontrer Pierre Bergé, de l'aimer, et de décider de créer une maison de couture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est né à Oran. On lui demande d'y faire la guerre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lamartine.fr/imagesmagasins/agendaevents/2318_693096.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les militaires et le styliste, les beaufs face au racé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/evenement/evenement1/329503.FR.php&quot;&gt;Saint Laurent redoute d’être envoyé au casse-pipe dans son pays natal et en conçoit une première série de dépressions. Il n’est pas reformé pour autant et, entre plusieurs séjours pénibles au Val de Grâce où l’on entend soigner sa «perversion», il devra de nouveau subir les blagues de caserne de ses camarades qui le surnomment, entre autres, &lt;i&gt;«la chiffonnière»&lt;/i&gt;.&lt;/a&gt;&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a en fait rencontré Bergé en 58, lors d'un dîner. Pendant son hospitalisation, &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://findarticles.com/p/articles/mi_qn4158/is_20080603/ai_n25482116/pg_2&quot;&gt;Bergé obtient de pouvoir lui rendre visite&lt;/a&gt;. YSL n'est donc pas à l'isolement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'argent qui leur permet de monter YSL provient aussi du procès intenté à la maison DIOR. Pour rupture abusive de contrat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;48 800 francs, selon The Independant. On ne sait plus ce que cette somme représente. Mais l'on sait qu'en 58, DIOR pesait 7 milliards de francs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;390&quot; width=&quot;306&quot; src=&quot;http://20littlecities.com/wp-content/uploads/2009/02/ysl-art-collection-christies.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Artaud est opiomane. YSL crée OPIUM.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pudiquement, on sait aussi qu'il fréquentait drogues et alcool. Cocaïne, neuroleptiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match/reportages/yves-saint-laurent-le-genie-fulgurant/(gid)/31224&quot;&gt;Laurence Benaïm raconte que, déjà dans les années 70, « les vendeuses voient passer un médecin «pour les piqûres de Monsieur Saint Laurent»…&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'a fait Bergé ? Il est parti parfois.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img height=&quot;390&quot; width=&quot;287&quot; src=&quot;http://img.static.vogue.fr/culture/en_vogue/100311-yves-saint-laurent-au-petit-palais.aspx75580Image.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Resté aussi. Comme &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/04/09/eau-de-feu-de-francois-nourissier&quot;&gt;François Nourissier&lt;/a&gt; avec sa femme: &quot;«J'accusai Reine pour la première fois de me détruire (je voulais dire de se détruire elle-même et de m'entraîner) un dimanche d'août à Mallemort».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elle cherche à se sevrer : «&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lire.fr/critique.asp/idC=52481/idR=218/idG=3&quot;&gt;On jeta aux poubelles son eau de Cologne préférée qu'elle buvait allongée de lait, les flacons mous de Synthol, des lotions pour l'hygiène bucco-dentaire&lt;/a&gt;»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a vécu tout cela, sans doute, Yves Saint-Laurent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La mode pour se créer &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.dicocitations.com/reference_citation/78645/Le_Theatre_et_son_double_1938_.php&quot;&gt;un double&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://pictures.directnews.co.uk/liveimages/Yves+Saint+Laurent_579_19499323_0_0_7013733_300.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Sabine Aumaître</name>
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        <title>Temps partiel : choisi ou subi ?</title>
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        <updated>2010-03-12T17:32:43+01:00</updated>
        <published>2010-03-12T17:32:43+01:00</published>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://sabineaumaitre.hautetfort.com/media/01/01/917390633.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://sabineaumaitre.hautetfort.com/media/01/01/63068265.jpg&quot; id=&quot;media-2330935&quot; alt=&quot;temps partiel.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2330935&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666699;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Vu sur &quot;Et voilà le travail&quot;, le blog d'Elsa Fayner : &lt;span style=&quot;color: #993366;&quot;&gt;CDD + temps partiel subi = troubles dépressifs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666699;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;Objectif-&lt;/b&gt; Décrire les liens entre emploi atypique et troubles dépressifs en France à partir des données de l'Enquête décennale santé 2003.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Méthode&lt;/b&gt; - Les données étudiées concernent 11 895 actifs au travail. Les symptômes dépressifs ont été mesurés par l'échelle CES-D. L'emploi atypique a été décrit par le statut d'emploi (contrat à durée limitée ou indéterminée, à son compte) et par l'expérience du temps partiel au cours de la vie professionnelle, en distinguant les temps partiels subis ou choisis.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Résultats&lt;/b&gt;- Les femmes occupent plus souvent un emploi atypique que les hommes, en termes de contrat à durée limitée et de temps partiel. &lt;span style=&quot;color: #993366;&quot;&gt;&lt;b&gt;Pour les deux sexes, le temps partiel subi est associé à une fréquence accrue de symptômes dépressifs,&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; alors que ce n'est pas le cas pour le temps partiel choisi. Par ailleurs, le fait d'être en contrat à durée limitée est associé à la symptomatologie dépressive chez les femmes.&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Discussion&lt;/b&gt; - &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #993366;&quot;&gt;Cette étude montre des liens entre les emplois atypiques et la symptomatologie dépressive. Elle souligne par ailleurs l'intérêt de distinguer le temps partiel subi et le temps partiel choisi.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; L'interprétation de ces résultats est cependant limitée par le caractère transversal de l'enquête.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #666699;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Emploi atypique et troubles dépressifs en France à partir de l'Enquête décennale santé 2003, &lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;invs&quot; href=&quot;http://www.invs.sante.fr/beh/2010/07/beh_07_2010.pdf&quot;&gt;cliquez là pour lire l'article dans son intégralité.&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Cuchlainn</name>
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        <title>Malaise</title>
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        <updated>2010-02-07T22:15:00+01:00</updated>
        <published>2010-02-07T22:15:00+01:00</published>
        <summary>      Normal   0   21          Soirée de grisaille et de dégoût généralisé....</summary>
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          &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;p&gt;Soirée de grisaille et de dégoût généralisé. Qui n'a jamais connu cette lourdeur poisseuse, cette chaleur malsaine qui colle à la peau, qu'aucune fenêtre, aucune boisson ne dissipe&amp;nbsp;? Une légère migraine, depuis le début de la journée, s'agrippe, court, descend, remonte, cramponnée aux cervicales, pousse une pointe vers le haut du crâne, s'abaisse sur le front sous les espèces d'un perpétuel et infâme épuisement. Où que l'on soit, on voudrait s'allonger et dormir, mais dormir une semaine. Seulement les obligations vous rappellent et ne vous laissent même pas un instant. Le week-end est déjà passé en un éclair, la fatigue n'a pas reculé d'une virgule et pourtant, il faudra repartir. Reprendre le collier, et surtout se taire. Il n'y aura rien que le vide et la frustration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Frustration de quoi&amp;nbsp;? Quelque projet en attente dont il n'est même pas sage de parler. Faute de quoi on sera redevable aux yeux des autres de son absence d'avancement. Malaise, oui, malaise. Manque que je sais à peine encore cerner, encore moins nommer. Que manque-t-il à notre vie, à ma vie&amp;nbsp;? Sans doute qu'elle soit davantage mienne. Qu'elle ne consiste pas à répondre à un rythme effréné aux sollicitations des autres, qu'il reste un tout petit bout de pré carré... Je ne sais même plus pourquoi, ni combien de temps, ni combien d'espace&amp;nbsp;; mais c'est l'asphyxie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pourtant, rien qu'après ces dix-huit lignes, mon maigre lectorat a déjà bouilli de colère et de scandale&amp;nbsp;: mais qui suis-je donc pour réclamer ainsi pour moi&amp;nbsp;? On doit servir, donner, aider et c'est tout. Et surtout se taire. Ce dont je ne suis pas capable et qui me vaut une honte méritée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais je ne sais plus aider, je ne sais plus quoi donner et voilà maintenant que je me dispose à demander&amp;nbsp;!! Oui, vous avez bien lu&amp;nbsp;!!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A demander quoi&amp;nbsp;? Un peu de paix, un peu de temps sans me dire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;je devrais être en train de faire quelque chose qui soit utile aux autres...&amp;nbsp;» Il est pourtant normal que ma vie ne ME serve à rien, elle n'est pas là pour ça.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Combien de temps pour m'arracher cette vieille peau, couverte de bleus, cette carapace rayée, couturée, trouée, bosselée, et laide&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Combien de temps pour savoir ne plus en parler, fût-elle plus lourde et plus rivée que jamais&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fait déjà noir... demain, il n'y aura pas d'horizon. Le temps s'écoule, se perd. Vite. Quelles vies&amp;nbsp;se passent ainsi&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>SYM</name>
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        <title>Le manque de sommeil accentue le risque de dépression</title>
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        <updated>2010-01-03T09:50:00+01:00</updated>
        <published>2010-01-03T09:50:00+01:00</published>
        <summary>  Une étude menée par l'Université Columbia (Etats-Unis) sur 15 659...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://lavieestunjeu.hautetfort.com/media/02/02/1458994831.jpg&quot; id=&quot;media-2194619&quot; alt=&quot;Endormi.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Une étude menée par l'Université Columbia (Etats-Unis) sur 15 659 adolescents démontre que :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;le risque de dépression chez des&amp;nbsp;adolescents qui vont se coucher habituellement après minuit est supérieur de 24 % à celui des&amp;nbsp;enfants envoyés au lit avant 22 heures.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Ceux qui dorment moins de cinq heures par nuit présentent&amp;nbsp;un risque de dépression 71 % supérieur à ceux qui dorment sept heures.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Les couche-tard sont 20% plus nombreux à avoir des idées suicidaires, par rapport aux couche-tôt&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Les résultats de cette étude apportent la preuve supplémentaire qu'un sommeil bref pourrait jouer&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;un rôle dans l'analyse des causes de la dépression&quot;&lt;/i&gt;, écrivent les auteurs de l'étude dirigée par le&amp;nbsp;professeur James Gangwisch, de l'université new-yorkaise.&amp;nbsp;&lt;i&gt;&quot;On pense communément que les adolescents ont moins besoin de dormir que les pré adolescents&quot;&lt;/i&gt;,&amp;nbsp;relève le Dr Gangwisch. &lt;i&gt;&quot;Des études montrent pourtant que les adolescents pourraient bien avoir en&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;i&gt;fait besoin de davantage de sommeil&quot;&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Etude publiée le 1er janvier dans la revue américaine &quot;Sleep&quot;.&lt;/p&gt;
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        <title>Deux lettres de dépit</title>
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        <updated>2009-12-30T09:00:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-30T09:00:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    Ainsi toujours aimante et déçue, ou trahie,  Mes plus doux...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ainsi toujours aimante et déçue, ou trahie,&lt;br /&gt; Mes plus doux sentiments se fanent tour à tour&amp;nbsp;;&lt;br /&gt; Et l’amitié coûte à la vie&lt;br /&gt; Autant de larmes que l’amour.&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;span&gt;Marceline Desbordes-Valmore&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;Elles étaient dépitées. Elles l'écrivaient dans leurs lettres. Ce dépit épistolaire témoigne de l'ancienneté de la dépression nerveuse, qui porta des noms plus jolis que celui-ci.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/02/01/745952517.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; alt=&quot;juin 35.jpg&quot; id=&quot;media-2177311&quot; src=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/02/01/569103461.jpg&quot; name=&quot;media-2177311&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Madame de Sévigné à sa fille, le 16 mars 1672&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous me demandez, ma chère enfant, si j’aime toujours bien la vie. Je vous avoue que j’y trouve des chagrins cuisans&amp;nbsp;; mais je suis encore plus dégoûtée de la mort&amp;nbsp;; je me trouve si malheureuse d’avoir à finir tout ceci par elle, que si je pouvois retourner en arrière, je ne demanderois pas mieux. Je me trouve dans un engagement qui m’embarrasse&amp;nbsp;: je suis embarquée dans la vie sans mon consentement&amp;nbsp;; il faut que j’en sorte, cela m’assomme et comment en sortirai-je&amp;nbsp;? Par où&amp;nbsp;? Par quelle porte&amp;nbsp;? quand sera-ce&amp;nbsp;? en quelle disposition&amp;nbsp;? souffrirai-je mille et mille douleurs, qui me feront mourir désespérée&amp;nbsp;? aurai-je un transport au cerveau&amp;nbsp;? mourrai-je d’un accident&amp;nbsp;? comment serai-je avec Dieu&amp;nbsp;? qu’aurai-je à lui présenter&amp;nbsp;? la crainte, la nécessité feront-elles mon retour vers lui&amp;nbsp;? n’aurai-je aucun autre sentiment que celui de la peur&amp;nbsp;? que puis-je espérer&amp;nbsp;? suis-je digne du paradis&amp;nbsp;? suis-je digne de l’enfer&amp;nbsp;? quelle alternative&amp;nbsp;! quel embarras&amp;nbsp;! Rien n’est si fou que de mettre son salut dans l’incertitude&amp;nbsp;; mais rien n’est si naturel, et la sotte vie que je mène est la chose du monde la plus aisée à comprendre. Je m’abîme dans ces pensées et je trouve la mort si terrible que je hais plus la vie parce qu’elle m’y mène, que par les épines qui s’y rencontrent. Vous me direz que je veux vivre éternellement. Point du tout, mais si on m’avoit demandé mon avis, j’aurois bien aimé mourir entre les bras de ma nourrice&amp;nbsp;: cela m’auroit ôté bien des ennuis et m’auroit donné le ciel bien sûrement et bien aisément.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Marquise du Deffand, lundi 20 octobre 1766&lt;br /&gt; à monsieur Horace Walpole&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’admirais hier soir la nombreuse compagnie qui était chez moi&amp;nbsp;; hommes et femmes me paraissaient des machine à ressort, qui allaient, venaient, parlaient, riaient sans penser, sans réfléchir, sans sentir&amp;nbsp;: chacun jouait son rôle par habitude&amp;nbsp;: Madame la duchesse d’Aiguillon crevait de rire, Madame de Forcalquier dédaignait tout, Madame de La Vallière jabotait sur tout. Les hommes ne jouaient pas de meilleur rôle, et moi j’étais abîmée dans les réflexions les plus noires&amp;nbsp;: je pensais que j’avas passé ma vie dans les illusions, que je m’étais creusé moi-même tous les abîmes dans lesquels j’étais tombée&amp;nbsp;; que mes jugemens avaient été faux et téméraires, et toujours trop précipités, et qu’enfin je n’avais parfaitement bien connu personne&amp;nbsp;; que je n’en avais pas été connue non plus, et que peut-être je ne me connaissais pas moi-même. On désire un appui, on se laisse charmer par l’espérance de l’avoir trouvé&amp;nbsp;: c’est un songe que les circonstances dissipent et qui font l’effet du réveil. (…)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/01/02/378207232.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; alt=&quot;16 Ilford 125.jpg&quot; id=&quot;media-2177314&quot; src=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/01/02/9142023.jpg&quot; name=&quot;media-2177314&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les deux photos (&lt;i&gt;la dépitée à la cerise&lt;/i&gt;, la &lt;i&gt;dépitée souriante&lt;/i&gt;) sont extraits de la série de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://universdesara.org/&quot;&gt;Sara&lt;/a&gt; &quot;La dépitée&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Magnus - Sylvie Germain : Surprenant et émouvant !</title>
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        <updated>2009-12-16T08:54:53+01:00</updated>
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          &lt;p&gt;&lt;i&gt;Magnus&lt;/i&gt; est un livre plein de rebondissements ! On peut y retrouver des citations ou encore des poèmes à chaque chapitre. On ne s'attend jamais à la suite de l'histoire, l'auteur arrive à nous surprendre à chaque reprise avec des événements originaux. L'histoire ne se déroule pas autour d'un support mais réunit différents aspects afin de rendre ce recit très vivant. A la fois émouvant et tragique, il fera la joie de nombreux lecteurs !&lt;/p&gt;
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            <name>Génération Science-fiction</name>
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        <title>Retour sur l'horizon (2)</title>
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          &lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/media/01/00/401145269.jpg&quot; id=&quot;media-2154552&quot; alt=&quot;denoel-lunesantho2009.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2154552&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;h4&gt;&lt;b&gt;2. Où l’on aborde les fictions de l’anthologie, par Sylvie Denis&lt;/b&gt;&lt;/h4&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La pulsion de mort plane sur cette anthologie. Il convient de la lire en écoutant &lt;i&gt;La Chanson optimiste&lt;/i&gt; (10), que chantait Jean Guidoni sur l’album Je marche dans les villes et dont la dernière phrase était : &lt;i&gt;« Comme le dit Marguerite Duras en experte, ce monde est pourri qu’il aille à sa perte&lt;/i&gt;. », chanson qui me mettait en joie à l’époque (oui, c’était il y a longtemps, désolée pour les moins de vingt ans dépourvus d’imagination qui croient que le monde est né avec eux et Internet) car son désespoir sur fond de mélodie guillerette avait la politesse de ne pas se prendre au sérieux…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avant lecture, le titre, &lt;b&gt;Retour sur l’horizon&lt;/b&gt;, ne m’attirait pas vraiment, mais après lecture, ma foi, je ne peux que le trouver des plus adaptés. Il semblerait que l’humeur du temps soit au retour sur soi, à la rumination en marchant en rond dans sa chambre et aux méprises, du moins en ce qui concerne l’anthologiste.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans la présentation du texte de Philippe Curval, Serge Lehman fait en effet allusion &lt;a href=&quot;http://generationscience-fiction.hautetfort.com/archive/2006/12/20/science-fiction-2001-mort-et-renaissance-du-futur-1.html&quot;&gt;à la préface que j’ai écrite pour &lt;b&gt;Escales 2001&lt;/b&gt;&lt;/a&gt; en disant que la description que je faisais de la bulle de présent signifiait « &lt;i&gt;la raréfaction des futurs possibles&lt;/i&gt; ».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Or, je n’ai jamais voulu dire que la bulle de présent réduisait les futurs possibles. D’une part parce que je ne me suis jamais mêlée de prédire le nombre de futurs possibles, probables ou autres — le risque de se tromper est trop grand pour que je le prenne —, d’autre part parce que la « &lt;i&gt;bulle de présent&lt;/i&gt; » est un effet d’optique, rien de plus qu’un moyen de décrire la façon dont nous envisageons les choses. Et je précisais bien que « &lt;i&gt;pour faire de la S-F […] il faut oser sortir de la bulle de présent&lt;/i&gt;. »&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans quelle mesure les textes de l’anthologie en sortent ou pas, voilà une question que chaque lecteur pourra se poser et à laquelle il saura sans nul doute répondre tout seul.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On ne peut tout de même s’empêcher de remarquer que le futur lointain n’y est pas présent, que lorsqu’on va dans l’espace, on ne va pas plus loin que dans la ceinture des astéroïdes, et que nombre des personnages que l’on rencontre ici me font songer au Daniel Diersant jeuryen, petit homme des années soixante-dix prisonnier d’une société absurde et aliénante qui peine à « en sortir ».&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bizarrement — dans la mesure où je ne m’y attendais pas —, Jean-Claude Dunyach et Jérôme Noirez se retrouvent sur le terrain des relations de couple difficiles. Dans les &lt;i&gt;« Fleurs de Troie »&lt;/i&gt;, de Jean-Claude Dunyach, le protagoniste a pour compagne Moire, qui s’éloigne de plus en plus de lui à mesure qu’elle plonge dans une vie virtuelle — excellemment vue et décrite par l’auteur comme l’une des tendances fortes de notre temps. Notre héros gagne — fort bien, grâce à une modification de son cerveau, une autre bonne idée — sa vie comme explorateur dans la ceinture d’astéroïdes. Ayant rencontré une fleur des plus étranges sur l’un d’eux, il perd son associé, dont le cerveau est envahi par une sorte de programme informatique extraterrestre qui le pilote sur terre et y provoque des dégâts irrémédiables. Ayant perdu son amour, son ami et associé, et entrevoyant la puissance destructrice de la chose qu’il a ramenée, notre narrateur décide de repartir dans les astéroïdes, laissant entrevoir au lecteur une façon radicale de régler tous les problèmes de l’humanité. J’aurais préféré qu’il décide de laisser sa femme à ses fictions et de bâtir un joyeux empire financier avec son pote, mais il est évident que pour l’auteur, c’est l’inatteignable mystère féminin qui importe : sans lui, point de bonheur sur cette terre, ce qu’on ne peut en aucune façon lui reprocher.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans &lt;i&gt;« Terre de Fraye »&lt;/i&gt;, de Jérôme Noirez, un phénomène désigné sous le nom réjouissant de Bloop déverse des océans grouillants de créatures marines sur la Terre, provoquant le lent engloutissement de tout ce qui s’y trouve. Clioné le surfer, qui s’est retrouvé célèbre en affrontant l’océan qui terrifie ses contemporains, exerce son art sous les yeux des caméras et d’un fan japonais porté sur la boisson jusqu’au jour où il rencontre une singulière créature qui s’intéresse à lui d’une manière qui l’intéresse lui aussi. Jérôme Noirez est un délicieux satiriste, la vision de Bill Clinton coiffé d’une méduse et le personnage désespéré du Japonais perpétuellement bourré sont un plaisir, ainsi que ses descriptions de créatures marines chimériques et envahissantes. J’ai un peu plus de mal à comprendre son héros, lequel, ayant donc trouvé une créature féminine et fréquentable, découvre qu’elle est une sorte de réceptacle pour la progéniture d’un peuple extraterrestre. Heureusement, elle le choisit lui, et notre artiste-héros ayant établi sa suprématie sur cette nouvelle extension du domaine de la lutte, peut continuer à ignorer le monde qu’il méprisait de toute façon depuis le début.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fabrice Colin et Léo Henry sont notre duo métafictionnel. Bienvenue au royaume des références, des emboîtements et des labyrinthes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le texte de Léo Henry me laisse extrêmement dubitative — en dépit ou à cause de la délicieuse inventivité de l’auteur quand il s’agit de créer des œuvres et des auteurs imaginaires. Cantor (comme le mathématicien ?), le narrateur, travaille pour Mozart Assassiné, une organisation d’où est issue une cité-république dont vingt-six pour cent des habitants sont des artistes et dont l’économie repose entièrement sur la culture. En effet, dixit Cantor : « &lt;i&gt;L’accès aux banques de données informatiques […] offre aux scientifiques de Mozart Assassiné la possibilité de diagnostiquer avant cinq ans le quotient de création de chaque enfant. Il s’agit ensuite de l’élever dans des conditions idéales pour favoriser ses penchants.&lt;/i&gt; » Nul besoin d’avoir fait de longues études scientifiques pour se dire qu’une telle idée, présentée avec si peu de recul, flirte dangereusement avec le grotesque… Notre Cantor a donc pour métier de sauver des personnes dont le potentiel artistique a été gâché ; la nouvelle nous le montre entrant dans la conscience d’Absalon Nathan, un vieil homme qui n’a pas écrit les œuvres qu’il portait en lui. Voilà donc une nouvelle contenant trois synthèses d’œuvres fictionnelles doublement imaginaires, lesquelles mettent en scène des auteurs ou des œuvres qui jouent eux-mêmes, ou sont la proie de phénomènes de copie, d’avalement et de duplication. En conclusion, Cantor, qui se dit dépourvu de « don » justifie son activité et son existence par le fait qu’il est le dépositaire de l’œuvre mort-née d’Absalon Nathan. Cantor n’est donc rien d’autre qu’un vecteur, un homme dont l’être et les qualités n’existent que pour servir l’idéologie de Mozart Assassiné, laquelle me semble des plus étranges… J’aurais préféré quant à moi que l’auteur se contente de jouer de ses miroirs métafictionnels sans tenter de les parer d’un fondement « scientifique » fort maladroit…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Point d’étranges utopies chez Fabrice Colin, mais Philip K. Dick, des androïdes et des illusions.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’aimerais vraiment comprendre ce qui préoccupe Fabrice Colin lorsqu’il écrit ce genre de texte. J’arrive, avec un effort, à l’appréhender d’un point de vue intellectuel, mais cela me paraît immensément abstrait et lointain. J’ai été obligée de faire un &lt;i&gt;schéma&lt;/i&gt; pour pointer les emboîtements de texte, ce qui prouve que soit certains de mes neurones ne fonctionnent plus très bien, soit que Fabrice Colin est très malin.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Donc, dans &lt;i&gt;« Ce qui reste du réel »&lt;/i&gt;, un Fabrice Colin fictif écrit à un Serge Lehman parallèle pour lui dire qu’il avait l’intention d’écrire un texte pour son anthologie. Le texte aurait parlé de Philip K. Dick et aurait été notamment basé sur le fameux discours de Metz dans lequel celui-ci déclarait que « &lt;i&gt;il y a presque autant d’univers qu’il y a de gens, que chaque individu vit en quelque sorte dans un univers de sa propre création&lt;/i&gt; ». Ce Fabrice Colin-là écrit à l’anthologiste qu’en vacances dans un refuge de montagne il a trouvé le manuscrit de la nouvelle qu’il projetait, écrite par un certain Emmanuel Werner. C’est ce texte qui commence alors, et l’on y rencontre Ambrose Melanko, qui arrive dans un hôtel de montagne du Colorado dans le cadre de l’enquête qu’il mène pour retrouver la tête perdue d’un Philip K. Dick androïde. Au même endroit se trouve une certaine Eléonora, une jeune femme qui ne sait pas qui elle est et pourquoi elle est là, mais qui ne tarde pas à rencontrer une certaine Jane, laquelle se consacre à la transcription des textes que lui dicte son frère Philip, un mannequin en fauteuil roulant. Le texte en question a pour sujet une femme qui découvre qu’elle n’est peut-être qu’une androïde. La clé du texte est sans nul doute dans une des réflexions du Fabrice Colin bis : « &lt;i&gt;Le moment qui m’intéressait était celui où l’écrivain se vit comme une de ses créations et se retrouve pris au piège de sa propre logique littéraire.&lt;/i&gt; » Le fait est qu’il a raison : nous sommes effectivement des fictions. Tout être humain est un récit qu’il se raconte à lui-même et qu’il modifie à mesure qu’il avance dans la vie. Cela signifie-t-il pour autant qu’il soit une illusion ? Oui, sans doute, mais cela ne change rien à sa valeur, et puis, quelle importance ? Pour plus ample développement de cette idée qui semble en déranger plus d’un, je conseillerais &lt;b&gt;Je suis une boucle étrange&lt;/b&gt; (Dunod, 2006) de Douglas Hofstader, où l’auteur explique fort bien le comment et le pourquoi des boucles autoréférentielles et de leur rôle dans l’existence de la conscience chez les êtres humains.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Evidemment, dans ce jeu de miroirs, le monde extérieur n’est représenté que par les rumeurs de guerre montant de la vallée que surplombent la montagne et l’hôtel, mais même s’il m’est agréable de demeurer quelque temps sur ces sommets solipsistes et mélancoliques — cette montagne a tout de même quelque chose de magique — je tends à penser qu’il faut mieux, pour ma santé mentale, ne pas en abuser.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;« Lumière Noire »&lt;/i&gt; , de Thomay Day, combine assez brillamment singularité et post-apocalyptique. J’aimerais que l’on se souvienne que la singularité est une hypothèse émise par Vernor Vinge, d’abord en 1983 dans &lt;i&gt;Omni&lt;/i&gt;, puis en 1993 dans un article intitulé « The Coming Technological Singularity, How to Survive in the Post-Human Era. » (&lt;a href=&quot;http://www-rohan.sdsu.edu/faculty/vinge/longnow)&quot;&gt;http://www-rohan.sdsu.edu/faculty/vinge/longnow)&lt;/a&gt; dans lequel il postule qu’une intelligence supra-humaine naîtra de la technologie créée par les humains. Au-delà de cette frontière paradigmatique, la donne étant radicalement transformée, il sera impossible de seulement concevoir le monde qui en résultera.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce qui signifie, entre autres, que rien n’interdit d’écrire de la science-fiction sans singularité aucune — Vinge a d’ailleurs rédigé un article consacré à toute une série de scénarios non-singularistes ! (11) Mais si on décide de suivre servilement ce postulat, on peut, comme Thomas Day, entraîner son lecteur dans un monde en ruine. La catastrophe singulariste s’est produite : un certain Lumière Noire a fait s’effondrer les réseaux informatiques de la planète et plongé le monde dans le chaos. On ne peut vivre que par groupes de trois dans des zones radioactives. Comme dans out bon récit post-apocalyptique, la seule question qui compte est la survie, et son héros, qui traverse le Canada et une partie des Etats-Unis à bord d’un camion géant dans un monde hivernal, prouve qu’il ne se débrouille pas trop mal sur ce terrain en tuant deux affreux et un chien et en sauvant une femme. Il se trouve, heureusement, que Lumière Noire a des projets à longs termes et comme le dit l’hilarant DJ du début et de la fin du texte : « &lt;i&gt;La vie continue, heureusement&lt;/i&gt;. ». La raison pour laquelle il faut en passer par une improbable tabula rasa pour en arriver là appartient à l’auteur — après tout, il ne s’agit que d’un fantasme, et lorsqu’ils sont bien noirs, on sait qu’il vaut mieux les expulser en mots qu’en actes.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les mots, c’est peut-être ce qui a manqué au terroriste de Laurent Kloezter, parfait exemple d’abruti portant la mort en lui et la répandant tout autour. Il a transporté une arme, un « virus informationnel », encore un, pour éliminer les Musulmans mais épargner les Européens, et nous assistons à son interrogatoire, qui, bien entendu, sert de vecteur au virus qui ne fonctionne pas tout à fait comme prévu. Le tout étant d’une noirceur un peu trop classique pour moi. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de savoir que des imbéciles sont capables de porter la mort en eux et dans le monde, c’est de comprendre pourquoi il en est ainsi, et peut-être, comment on pourrait les en empêcher.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les nouvelles d’André Ruellan et de David Calvo sont de celles qui-ne-sont-pas-de-la-SF-à-proprement-parler-mais-on-s’en-fout. &lt;i&gt;« Je vous prends tous un par un »&lt;/i&gt; est de ces textes courts et joyeusement mabouls où le point de vue d’un personnage sur un tout petit morceau de l’univers en crée un autre, provoquant chez le lecteur une jubilation à la hauteur de sa mégalomanie. Il en est de même pour le vieillard agonisant d’André Ruellan : une jolie tranche d’horreur bien angoissante. Il s’agit là de la mort, la vraie, celle que précède l’interminable agonie du corps réel, pas la pulsion qui hante nos esprits tortueux de mammifères bourrés de contradictions, mais celle qui viendra inévitablement nous bouffer tout cru. Non pas la raison pour laquelle nous avons un problème avec l’horizon, comme le dit l’anthologiste, mais celle-là même pour laquelle il est indispensable de regarder au-delà.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Finalement, avec ces deux-là, mes textes préférés sont des satires qui n’hésitent pas à attaquer notre époque de front. Le malheureux protagoniste de &lt;i&gt;« Tertiaire »&lt;/i&gt;, d’Eric Holstein, incarne dans sa déchéance la direction vers laquelle nous entraîne la société matérialiste du néo-capitalisme triomphant. L’auteur y déploie des trésors d’inventivité pour décrire son triste quotidien de &lt;i&gt;data trader&lt;/i&gt; dans un monde de brutes pour qui tout est signe — de statut et d’insertion sociale, de réussite, d’intelligence, etc … — et absolument rien d’autre. Tout se vend et tout s’achète, bagnole et droit de circuler sur l’Orbital construit au-dessus du périphérique, corps, déco d’appartement et ainsi de suite, et la grande mécanique folle du monde n’a d’autre but que d’entretenir cette pitoyable course au bling-bling. Faute de posséder la moindre trace de capacité d’analyse du monde dans lequel il vit, Emerson Mighty, devenu Abel 8328, ne peut que suivre le mouvement. Ou comment saisir l’un des éléments essentiels du &lt;i&gt;zeitgeist&lt;/i&gt; de cette fin de décennie pour le plaisir des lecteurs. J’espère pour ma part lire d’autres textes d’Eric Holstein, un auteur qui a un vrai point de vue sur notre monde, ça m’intéresse énormément…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pareil pour le pauvre Seiter de Catherine Dufour, qui, se conformant à ce qu’on lui demande dans son entreprise, vend de la camelote à de pauvres gens aussi perdus et impuissants que lui avec des conséquences parfois fort fâcheuses. Le tout avec un réjouissant luxe de détails et les jolies remarques méchamment mordantes dont l’auteur a le secret.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Philippe Curval, quant à lui, décrit un monde où les derniers communistes européens se sont réfugiés à l’intérieur du Dragonmarx du titre, une immense forteresse qui occupe le centre de Vienne. Contrairement à ce que cette introduction pourrait laisser penser, l’aspect politique demeure secondaire, Curval préférant jongler pendant tout le texte avec nombre de notions antagonistes et contradictoires. Les Chiens rouges qui ravagent les quartiers périphériques de la ville et enlèvent ses habitants cherchent avant tout à les « encommunister », en créant Dragonmarx à l’intérieur du Ring, les communistes ont conquis l’anneau des Nibelungen, le matérialisme dialectique fait bon ménage avec Wotan et la technomagie permet de contenir les assauts des forces capitalistes… On l’aura compris, Curval s’amuse comme un fou, et le combat final contre l’Hydre capitaliste, qui culmine avec la fusion de millions d’exploités en un « gestalt du prolétariat » — un clin d’œil à &lt;b&gt;Poupée aux yeux morts&lt;/b&gt; de Roland C. Wagner, où les esclaves du Néo-Puritanisme fusionnent mentalement pour lutter contre l’entité incarnant cette même doctrine ? —, ne fait que confirmer l’impression initiale : la seule logique présidant à cette novella est celle de la réification des métaphores pour un résultat tout aussi jouissif qu’inattendu.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec &lt;i&gt;« Pirate »&lt;/i&gt;, on est aussi dans la métaphore mais pour un résultat très différent. Mahéva Stéphan-Bugni explore la psyché d’un individu presque invisible dans une société tout aussi aliénante que celles d’Eric Holstein et Catherine Dufour, mais avec un résultat très différent. Point de rire grinçant mais de l’absurde et de la poésie. Le malheureux, qui s’appelle ou ne s’appelle pas Thomas, illustrateur pour l’ « Agence Nationale des Artistes », se rend à la convocation d’une administration tatillonne qui tente de lui faire établir son identité (Pirate ou pas Pirate ?) et découvre un bâtiment qui n’est pas censé exister. Il est vrai que dans cette Ville, Internet, ce nid de terroristes et de pédophiles, n’existe pas. Et voilà Thomas qui se lance dans une étrange communication avec les improbables habitants de cet improbable bâtiment. Comme souvent chez les Français, l’art est la réponse à bien des problèmes, mais ici, l’atmosphère du texte est prenante et la pirouette finale belle et joliment menée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L’issue de l’art n’est d’ailleurs même pas offerte au personnage de l’Hilbert Hôtel de Xavier Mauméjean, qui m’a rappelé le personnage de majordome des &lt;i&gt;Vestiges du Jour&lt;/i&gt; de Kazuo Ishiguro que joue Anthony Hopkins dans le film du même nom. Une belle description de l’absurdité du monde des conventions sociales, dommage que l’auteur ne soit pas allé plus loin en s’attaquant au pourquoi et au comment de cette étouffant univers.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je suppose qu’on est également dans la métaphore avec Daylon, mais je ne sais pas trop de quoi. Celui-ci nous raconte une histoire de géants arrivés on ne sait comment sur Terre. Leur technologie étant bien plus avancée que la nôtre, elle a amené l’humanité à encore plus d’anomie que ses propres inventions. Le héros, genre jeune déjà dégoûté de tout, semble détester tout le monde à part lui-même et sa dulcinée ; il poursuit celle-ci alors qu’elle doit participer à une mission chargée de stopper un phénomène qui met en danger les géants et finit par trouver, sans vraiment d’explication pour le lecteur perplexe, un moyen d’accompagner sa petite amie dans son ascension (littérale) pour atteindre un au-delà où il se dissout. On se croirait dans &lt;i&gt;Contact&lt;/i&gt;, cet insupportable film au terme duquel Jodie Foster rencontrait Dieu sur une plage après qu’on nous avait fait croire qu’il s’agissait d’un film de S-F.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon Serge Lehman, ce texte serait une solution à la &lt;a href=&quot;http://www.fantasy.fr/articles/view/9838&quot;&gt;prétendue crise du space opera&lt;/a&gt;, dont il semble penser que l’histoire a été définitivement achevée par Kim Stanley Robinson et Dan Simmons. Idée singulière : de la même façon qu’il ne me viendrait jamais à l’idée de donner mon avis sur la quantité de futurs disponibles dans l’univers, je vois mal comment on peut déclarer, devant l’immensité des siècles, que plus personne ne trouvera jamais le moyen d’écrire quoi que ce soit d’intéressant sur l’exploration de l’univers par notre espèce.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout a été écrit sur les grandes questions de la vie, de la mort, de l’amour et du grand horloger, tout a été écrit, par Shakespeare, Homère, Rabelais, Molière, Proust et qui il vous plaira d’ajouter à la liste. Je reste néanmoins convaincue que du moment où nos lointains ancêtres décidèrent qu’il n’était pas question qu’ils continuent à manger cru et à se peler les fesses sous la pluie avec les autres bestioles de la savane, notre sort de mammifère mécontent était définitivement scellé. Autrement dit, tout a peut-être été écrit mais l’histoire, celle de l’humanité, n’est pas terminée. Notre jolie civilisation du pétrole s’effondrerait-elle sous le plafond suffoquant de l’effet de serre qu’elle ne le serait toujours pas, et qu’il y aurait encore à dire sur les étranges aventures du genre homo.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Demeure au final une anthologie légèrement au-dessus de la moyenne, dont on peut espérer que la réception ne sera pas trop affectée par le discours théorique nébuleux de l’anthologiste.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;b&gt;Sylvie Denis&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;hr style=&quot;text-align: justify;&quot; /&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(10). &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/relevance/search/Jean+guidoni+chanson+optimiste/video/xt415_guidoni-81-la-chanson-optimiste_music&quot;&gt;http://www.dailymotion.com/relevance/search/Jean+guidoni+chanson+optimiste/video/xt415_guidoni-81-la-chanson-optimiste_music&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(11). What if the singularity does NOT happen ? Vernor Vinge &lt;a href=&quot;http://www-rohan.sdsu.edu/faculty/vinge/longnow/index.htm&quot;&gt;http://www-rohan.sdsu.edu/faculty/vinge/longnow/index.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Missblabla</name>
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        <title>Nervous breakdown</title>
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        <updated>2009-11-23T12:47:40+01:00</updated>
        <published>2009-11-23T12:47:40+01:00</published>
        <summary> Bon mes chers amis je risque de ne pas être trop présente cette semaine pour...</summary>
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          &lt;p&gt;Bon mes chers amis je risque de ne pas être trop présente cette semaine pour cause de beaucoup, beaucoup de choses à faire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;- attente de deux résultats de concours&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-concert de manu chao (enfin ça fait des années que j'attends cette possibilité)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-2 ventes de mes bijoux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-finalisation du site internet&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-mise à jour de mon autre blog&lt;/p&gt; &lt;p&gt;-préparation de mes bijoux pour les mettre en boutique (yes!)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;bref et tout ça dans des journées très courtes car j'ai un mec qui bosse dans l'administration et qui rentre avant 18h.Mais promis je pense àvous et je continue à noter toutes mes idées d'articles. Prochainement je vous mets les ventes presses qui arrivent. Et peut-être aussi des photos de mon futur chat. Figurez-vous qu'un copine a posté sur facebook qu'elle avait des chats à donner. Mais là ils sont encore trop petits. Moi aussi ce sera un chat 2.0 !&lt;/p&gt;
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            <name>PRESENTATION</name>
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        <title>Le choix de l'optimisme</title>
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        <updated>2009-11-12T05:36:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-12T05:36:00+01:00</published>
        <summary> Selon l'INSERM, la France est le premier pays consommateur d'anxiolitiques...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Selon l'INSERM, la France est le premier pays consommateur d'anxiolitiques et de produits hypnotiques, en d'autres termes de tranquilisants. Plus de 25 % des adultes utilisent de tels produits de manière ponctuelle ou régulière sur une année, lesquels produits connaissent une distribution deux à trois fois supérieure à celle constatée dans les autres pays industrialisés. La France pays dépressif ? la récurrence du thème de la souffrance et du mal être au travail et le fait que la question de l'identité nationale puisse être simplement posée conduit à l'évidence à répondre positivement. Le positif justement, voici ce qui semble manquer et nous distinguer. Petite illustration au travers de rencontres de hasard lors d'une promenade dans New York.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/02/00/1890580766.JPG&quot; id=&quot;media-2096759&quot; alt=&quot;DSC01214.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Affiche dans le métro new yorkais réalisée par une école d'étudiants en art&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout d'abord cette affiche réalisée par des étudiants : lorsque nous affirmons la grandeur de notre nation, il faut entendre que cette grandeur n'est jamais donnée mais qu'elle doit être gagnée. Humilité et persévérance accompagnent ambition et fierté.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/02/02/1995809007.JPG&quot; id=&quot;media-2096760&quot; alt=&quot;DSC00936.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; height=&quot;287&quot; width=&quot;435&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Publicité pour les jeans Levi's dans Manhattan&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La campagne de Levi's l'affirme &quot;ce pays n'a pas été construit par des hommes en costume&quot; et il est facile de vérifier combien l'apparence compte bien moins outre-atlantique. Jugé plutôt sur vos actes que sur le paraître qui n'est pas un acte.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/00/02/2122688424.JPG&quot; id=&quot;media-2096761&quot; alt=&quot;DSC01349.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; height=&quot;410&quot; width=&quot;285&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Affiche à Manhattan&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La popularité d'Obama est peut être en baisse du fait de la récession, de la poursuite de la guerre en Afghanistan et de sa courageuse et généreuse réforme du système de santé, mais le &quot;Yes we can&quot; résonne profondément et longuement dans le pays.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/01/02/237526174.JPG&quot; id=&quot;media-2096762&quot; alt=&quot;DSC01384.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; height=&quot;236&quot; width=&quot;361&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Tichet de métro New yorkais&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dernière rencontre de la journée, ce ticket de métro barré d'un souriant &quot;Optimism&quot; qui tient moins du stupide &quot;Quand on veut on peut&quot; que de la volonté affirmative qui ne préjuge en rien du résultat mais le rend finalement secondaire.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/02/00/959917074.JPG&quot; id=&quot;media-2096764&quot; alt=&quot;DSC01381.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Empire State Building&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tiens, ce soir l'Empire State Building est bleu blanc rouge, couleurs de l'amérique, couleurs de la France ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Cuchlainn</name>
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        <title>Maudite hypervigilance</title>
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        <updated>2009-10-18T20:58:48+02:00</updated>
        <published>2009-10-18T20:58:48+02:00</published>
        <summary>       Normal   0   21               Il y a longtemps que je n’avais plus...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:DoNotOptimizeForBrowser /&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;!--[endif]--&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il y a longtemps que je n’avais plus blogué sur mon cortex malade et ses ruminations d’ours en cage. Est-ce utile&amp;nbsp;? après tout, ce n’est pas forcément inutile non plus.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Connaissez-vous l’anxiété&amp;nbsp;? sans doute, si vous suivez ce blog depuis 2007. C’était sa toile de fond. L’anxiété est en moi, tapie, et elle se cherche une proie. Elle choisit un sujet favori, et me le désigne&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ici, se trouve une menace&amp;nbsp;! Inquiète-t-en, ne relâche pas un instant ta surveillance, ne l’oublie jamais&amp;nbsp;! la catastrophe peut surgir, là, et te plonger dans un enfer.&amp;nbsp;» Et je ne sais pas lui désobéir.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Elle se trouve les sujets les plus délirants. Le courrier, qui pourrait apporter quelque recommandé sinistre. La santé d’un animal de compagnie. Ou tout autre sujet du même acabit. La seule originalité est qu’il n’y en a, habituellement, qu’un à la fois&amp;nbsp;: mais il emplit l’espace comme un liquide glacial montant dans une colonne de verre remplie de pierres. L’hypervigilance inquiète pénètre tout, rétive à toute raison. Je peux bien me répéter à l’infini qu’il n’y a pas de problème, rien à craindre, ou rien de sérieux. Que ma peur est irrationnelle. Rien à faire&amp;nbsp;: elle s’éloigne quelques minutes, puis revient à la charge. Dès que le signal rassurant s’est éteint, la revoilà.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Elle interdit de se libérer. Elle interdit de penser à autre chose, et penser autrement ne l’effraie pas. Surtout, elle interdit toute anticipation positive. Aujourd’hui, maintenant, ça va, mais demain&amp;nbsp;? mais dans une heure&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Alors, chaque soir, chaque matin, je sais qu’elle va revenir. Je ne peux la fuir&amp;nbsp;: elle est en moi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Elle me fait surtout honte. Je pourrais si aisément me dire que tout va bien&amp;nbsp;; que les problèmes les plus graves sont réglés, ou sous contrôle. Mais non. Un autre, bénin, stupide, occupe tout l’espace.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C’est un tyran qui est là, en moi. Un bout de moi en tyrannise un autre. Il s’est juré de ne pas le laisser en repos, de lui retirer tout droit au lâcher prise. Il exige de lui, j’exige de moi de tout contrôler, tout surveiller, sans cesse. Laisser couler serait le crime immédiatement puni, qui inspire une terreur superstitieuse. Comme carotte, ce mauvais maître accorde de brefs répits&amp;nbsp;: un signal rassurant, montrant que «&amp;nbsp;pour une fois, ça s’est bien passé&amp;nbsp;», offre une telle bouffée de soulagement, un si brusque accès de paix intérieure – qu’on en vient à le rechercher. On tourne en rond, on perd le sommeil en attendant ce moment, qui prouvera qu’ouf&amp;nbsp;! pour quelque temps, on a échappé au pire anticipé d’une manière aussi tenace que floue…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Une demi-heure plus tard, la peur a repris ses droits et domine…&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;On se briserait pour s’extraire ce poignard, on s’arracherait la peau pour en adopter une à laquelle n’est pas collée cette horreur qui gâche les meilleurs moments de la vie. Et se trouve toujours un nouvel avatar.&lt;/p&gt;
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            <name>Note</name>
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        <title>Les yeux bouffis de ciel</title>
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        <updated>2009-10-17T12:56:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-17T12:56:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    La ballade de VillaBar, c'est l'histoire des personnages nés au...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://almasoror.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;La ballade de VillaBar, c'est l'histoire des personnages nés au bar du Piston Pélican, en 2007, le dimanche soir quand on se retrouvait, photographes, écrivains, acteurs et piliers de bars, pour inventer ensemble. Les soirées n'ont plus lieu, mais les personnages poursuivent leur vie. Car la réalité s'est fait dépasser par la fiction de VillaBar. Et le monde de VillaBar est devenu plus vrai que nous.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Complainte larmoyée de Miles Yufitran&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/00/01/1824442238.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; alt=&quot;KPMaalej, miles Y.jpg&quot; id=&quot;media-2002972&quot; src=&quot;http://almasoror.hautetfort.com/media/00/01/1165091214.jpg&quot; name=&quot;media-2002972&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.flickr.com/photos/alibaba0/&quot;&gt;phot Karim-Pierre Maale&lt;/a&gt;j&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Ma trompette fait la gueule. Alors je la laisse tomber et je bois. C’est dur d’être un musicien. On est des poètes du sable, à la moindre vague notre œuvre est détruite, effacée à jamais. On balance du vent dans les oreilles des gens et ils nous remercient en ne comprenant pas le fond de notre âme. On zone, on boit, on crève jusqu’à l’aube, et on se réveille avec une mélodie qui pince le cœur. Alors on attrape la trompette, on souffle nos douleurs dedans et ya un voisin qui crie : «Ta gueule ! »&lt;br /&gt; Mais on continue quand même.&lt;br /&gt; La rue est belle, les poubelles aussi sont belles, tout peut être beau quand on a les yeux remplis de ciel. Ma musique, mon amour, tu m’entraînes loin des hommes, alors parfois je te hais. Puis je me souviens que si tu m’entraînes si loin des hommes, c’est pour m’emmener plus près des étoiles.&lt;/p&gt;
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            <name>domino, Dom</name>
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        <title>Bêtie est morte...</title>
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        <updated>2009-10-09T00:01:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-09T00:01:00+02:00</published>
        <summary> Doofie écrit dans son journal :   &quot;Je m'étais fait une nouvelle amie, Bêtie,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Doofie écrit dans son journal :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&quot;Je m'étais fait une nouvelle amie, Bêtie, qui suivait comme moi des cours à l'université. Bêtie est TZR, titulaire d'une zone de remplacement éloignée de la métriopole régionale, mi-rurale, mi bassin industrialisé, bêtie est bi-admissible à l'agrégation. Bêtie aurait pu prendre sa retraite dans un an et demi,mais vu la prolongation des années de cotisations et la passage d e37,5 ans de cotisations à 41 ans et deux trimestres pour les personnes de son âge, Bêtie doit jouer les prolongations et travailler jusqu'à 65, voire 67 ans. Il y a deux jours, Bêtie a cru entendre par son mari, que quelqu'un aurait téléphoné pour l'appeler pour un remplacement... Hier plus personne n'a téléphoné... Bêtie s'est dit &quot;Comme elle'n' était pas là (en juin, elle a reçu un papier lui disant qu'elle pouvait suivre des cours d'agrégation en fac, si elle suivait le stage PAF correspondant...), elle a pensé qui'on avait téléphoné à quelqu'un d'autre et que le remplacement était occupé. Bêtie n'a reçu aucun ordre de mission écrit, donc, elle ne pouvait pas partir sur le remplacement (sinon tout accident arrivant sur la route ne serait pas considéré comme accident du travail). Cette après-midi entre le cours de version et le cours de littérature, ou plutôt l'inverse, elle a appris qu'elle serait destituée, si elle ne rejoignait pas immédiatement son remplacement. Menace de retenue sur salaire, etc... si elle n'est demain matin devant une classe, dont elle ne connait même pas le niveau ni le manuel (le rectorat a bafoué la règle des deux jours octroyés pour préparer les cours). Normalement on accorde même une semaine pour préparer les cours...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;C'est même peut-être une farce de gens du privé en congé formation qui sont avec nous en fac, ils ne connaissent pas le statut de TZR, et téléphonent au rectorat, pour dénoncer les TZR qui suivent les cours d'agrégation entre leurs remplacements. La femme qui a téléphoné porte le même prénom que celle qui fait des langues rares et lui ressemble, bien qu'elle soient différentes, je sens que je vais haïr ce prénom. Quand Bêite a annoncé qu'elle ne viendraient plus aux cours en fac parce qu'elle avait peut-être un remplacement, que c'était loin de tout, et qu'elle ne savait pas comment y aller, la femme double qui office sous deux visages légèrement différents avec&amp;nbsp;le même prénom&amp;nbsp;dans la même université&amp;nbsp; a sourit triomphalement, et ses yeux ont brillé d'un air presque sadique. Bêtie a détourné le regard, sachant que le jour du concours, la femme double aura beaucoup plus de matière pour remplir sa dissertation qu'elle même.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Enfin, Bêtie a cru que c'était vrai. Elle a commencé à pleuré pendant le dernier cours parce qu'elle ne pourraient pas assister à tous ses séminaires de recherche, parce que tout comme moi, elle a été admise en recherche. D'un seul coup, elle va voir, qu'elle n'aura plus le temps escompté pour sa recherche, d'autant plus que pour le retour du collège situé dans une zone rurale, elle va devoir attendre le bus jusqu'à 18 heures 25, donc rentrer vers 19 heures 30, 20 heures chez elle... Elle qui était si heureuse d'avoir été admise en recherche... Elle ne voit plus d'issue à sa situation sinon celle de travailler toutes les nuits pour réussir ses études tout en travaillant la journée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bêtie, en passant en train dans la campagne, s'est soudain sentie attirée par le vide, elle a débloqué la portière et s'est laissé emporter par le vent, elle s'est sentie soudain légère, elle est montée très haut et a rejoint le paradis.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Doofie qui était dans le train suivant a dû attendre lontemps, 30 minutes de retard a affiché le train, pendant qu'on ramassait les restes de Bêtie le long de la voie, Bêtie qui aurait pu être en retraite dans un an et demi, si on n'avait pas prolongé les trimestres de cotisation. Elle aurait fêté sa retraite dans un an et demi, après avoir entendu le speech d'une principale qui aurait souligné l'apogée de sa carrière en lycée, il y 8 ans, avant qu'un inspecteur ne passe, quand elle était jury de BTS dans trois académies, membre des commissions de choix de sujets, responsable des commissions d'harmonisation, etc... Mais, aurait lu la principale Mme Du Coup (Bêtie avait passé son temps à compter combien de fois la principale a dit &quot;du coup&quot; le jour de la prérentrée : &quot;Du coup pour la grippe A, on ne fermera pas le collège, parce que &quot;du coup&quot;, le ministre a dit, que non, on ferait cours avec la moitié des élèves, s'il n'y en a que la moitié, parce que &quot;du coup&quot;... bon, bref, du coup, les professeurs continueront à faire cours normalement, si la pandémie atteint le collège, etc...&quot; ça avait fait rire Bêtie, mais ce collège là était à côté de la gare ou presque, on voit d'ailleurs passer le train quand on est dans le collège, on les voit par les fenêtres, les trains régionaux et les trains de marchandise...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais là où l'on envoiyait Bêtie, c'était à 20 km de toute gare, et Bêtie ne pouvait pas arriver à l'heure.... à cause des bus qui ne partent pas assez tôt le matin (les chauffeurs ont besoins de sommeil...)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Bêtie ne savait pas comment faire, alors Bêtie a tiré la révérence à ce monde, d'autant plus que d'après on mari Rapidy, une personne du rectorat, lui avait envoyé des menaces pour service non fait, avant même qu'elle est signé le PV d'installation sur une suppléance (le papire de rattachement administraitf est singé depuis le 1er septembre, c'est un rattachement administratif qui ne pouvait être changé qu'à la demande expresse de Bâtie, et elle n'a pas demandé de changement, et avant même qu'elle ait trouvé dans sa boîte un ordre de mission l'envoyant en remplacement. Bêtie, dans ses larmes, a tiré la révérence à ce monde, tout doucement, sans faire de bruit, en retardant seulement deux ou trois trains d'une demi-heure.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les gens ne sauront jamais que Bêtie, qui les a retardé d'une demi-heure, étaient bi-admissible à l'agrégation, certifiée et maître es-allemand, ils savent juste que c'est un accident de personne qui les a retardé. Ils ne sauront jamais qu'elle avait l'une des plus belles voix qui soient et jouaient du violon comme une pro virtuose. Ils ne sauront jamais que ses enfants et ses petits enfants, pleurent une maman et mamy qui les avaient rendu si heureux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Adieu Bêtie, je te pleure de toutes mes larmes...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Doofie&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;(pour Doofie, personnage de roman-théâtre (toute ressemblance avec la réalité est totalement fortuite : domino)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Louis Oscar</name>
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        <title>Brève n°11 : déréliction</title>
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          &lt;p&gt;Louis Oscar ne sait plus où il en est. Il souffre du temps qui passe, de sa propre contingence.&amp;nbsp; Il voit les tempêtes, les catastrophes naturelles, économiques et politiques. Il ne s'en abstrait pas, mais s'en nourrit. Il voit le monde comme un lieu de souffrances, sans joie, où il attend que son heure vienne.&lt;/p&gt;
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        <title>La Dépression américaine</title>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.shorpy.com/node/1470?size=_original&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://img30.imageshack.us/img30/7858/8a01636upreview.jpg&quot; alt=&quot;8a01636upreview.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Cliquez pour voir en grand.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour ceux qui auraient besoin de se rafraîchir les idées sur ce que fut la Grande Dépression aux Etats-Unis, allez faire un tour sur &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_D%C3%A9pression&quot;&gt;Wikipedia&lt;/a&gt;. Cette photo a été prise en mars 1936. Il s'agit d'une mère tenant son dernier né dans les bras, la famille comptant 9 personnes au total. La photo a été prise sur la route 70, près de la rivière Tenessee.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Source: &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.shorpy.com/node/1470&quot;&gt;Shorpy&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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        <title>Pink Floyd The Wall</title>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://punchyzik.hautetfort.com/media/02/02/1381082970.jpg&quot; id=&quot;media-2013752&quot; alt=&quot;7424.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Film de 1982 dans lequel le cinéaste &lt;b&gt;Alan Parker&lt;/b&gt; illustre l'album du groupe &lt;b&gt;Pink Floyd&lt;/b&gt; au travers d'images sombres et dérangeantes, souvenirs d'une rock star dépressive sur la guerre, sur sa mère incestueuse, sur la cruauté de ses profs, ou sur la drogue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/M_bvT-DGcWw&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/M_bvT-DGcWw&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>He Mr président, vous êtes un idiot !!!</title>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ces mots ne s'adressent pas à notre cher et bien aimé président que nous adorons tous mais à Obama. C'est une chose qu'on peut reconnaître aux Etats-Unis : la liberté d'expression là où en France on se la ferme (et on a intérêt).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;LaRouche peut traiter le président de stupide,idiot, le comparer à Hitler. La liberté d'expression reste intacte. C'est ce qui laisse une chance de sauvetage aux Etats-Unis !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;On aimerais pouvoir parler aussi franchement en France, dans la famille, à l'école, au lycéee, en fac, dans l'entreprise sans être immédiatement puni de sa témérité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;La pseudo-démocratie française qui tourne en régime de cour porte en lui sa propre destruction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Dommage !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Sinon, les signes d'un krach sans précédent arrivent. Ce blog va devoir trouver un nouveau souffle. Il ne sert plus à rien de diagnostiquer quand la maladie est là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Je tiens à remercier les lecteurs de ce blog, et notamment ceux qui se sont syndiqués. C'est un encouragement et une volonté de ne pas les décevoir ! Dans les mois qui viennent, ce blog prendra de la hauteur pour être indépendant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Merci donc, et bonne vidéo de LaRouche qui traite son président de pauv'con.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.larouchepac.com/lpactv?nid=11710&quot;&gt;http://www.larouchepac.com/lpactv?nid=11710&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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