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    <title>Last posts on débats de société</title>
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    <updated>2012-02-11T13:25:53+01:00</updated>
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Errare humanum est, sed perseverare diabolicum</title>
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        <updated>2012-02-11T11:53:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-11T11:53:00+01:00</published>
        <summary>  Si l’on en croit F. Bayrou, N. Sarkozy est «&amp;nbsp;indigne de ce que doit...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Si l’on en croit F. Bayrou, N. Sarkozy est «&amp;nbsp;indigne de ce que doit être un chef d’État&amp;nbsp;». Voilà des paroles fortes et pleines de bon sens. Simplement, pourquoi taper une fois sur Hollande, une autre fois sur N. Sarkozy&amp;nbsp;? Pour moi, et tant pis si on n’est pas d’accord avec moi, je ne mets pas sur le même plan F. Hollande et N. Sarkozy. Je me sens beaucoup plus proche des valeurs défendues par le candidat socialiste que par celles défendues par l’UMP. Et je le répète encore une fois, je n’arrive pas à accepter de faire campagne avec des gens qui ont soutenu N. Sarkozy pendant quatre ans…avant de s’apercevoir que, finalement, le président des riches n’est pas leur candidat. Voilà la raison pour laquelle on voit quelques députés, dits de la droite sociale, à supposer que ce terme soit adéquat, rallier le président du MoDem. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Au fait où en est J.L. Borloo dans sa réflexion&amp;nbsp;? Un J.L. Borloo qui était prêt il y a un peu plus d’un an à être Premier ministre de N. Sarkozy, ne l’oublions pas&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;En tout cas, si F. Bayrou se fait des illusions sur le ralliement de J.L. Borloo, je crois qu’il a sans doute tort, car quand je lis le compte rendu des dernières propositions du Parti radical, il est surtout question d’accords avec l’UMP pour la préparation des législatives. J’observe aussi que si J.L. Borloo fait un pas sur la nécessité de l’introduction d’une dose de proportionnelle (que ne l’a-t-il demandée avant&amp;nbsp;!), le reste ne diffère guère de ce que l’UMP a fait depuis quatre ans et demi, même s’il réclame à présent la fin de «&amp;nbsp;la niche Copé&amp;nbsp;», qui lui allait très bien &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;quand il était au gouvernement au même titre que le «&amp;nbsp;bouclier fiscal&amp;nbsp;», et une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu. Bref, avec Borloo on reste dans une droite qui essaie de se démarquer (un peu) de N. Sarkozy, mais qui en est toujours très proche…comme les gens de la mouvance centriste qui avaient appelé à voter et à soutenir N. Sarkozy en 2007, laissant le MoDem avec trois députés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Certains vont me dire que je devrais avoir la mémoire plus courte, mais justement j’ai beaucoup de mémoire, et c’est pour cela que je dis et redis que F. Bayrou aurait dû rester tel qu’il était en 2007, ce qui lui permettait de rassembler au centre sur ses idées, et non en distribuant constamment des mauvais points, notamment à un candidat dont nombre de militants et adhérents du MoDem se sentent plus ou moins proches, je veux parler évidemment de F. Hollande. Ce dernier, à la différence de N. Sarkozy, a un programme, qu’il ne réalisera évidemment pas dans sa globalité, mais au moins il y a un ensemble qui n’a rien à voir avec le vide sidéral de celui de l’UMP. En outre, sur le plan des valeurs, on ne peut qu’être plus proche du candidat socialiste que de N. Sarkozy, comme F. Bayrou lui-même le dit implicitement en lançant cette salve ô combien appropriée&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Prendre le risque de mettre un pays à feu et à sang sur la question de ceux qui sont au chômage, il faut être dingue! On est parti dans le dérapage&amp;nbsp;». Là je suis d’accord et j’approuve totalement&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Tant qu’il y est notre candidat pourrait aussi dire que ce n’est pas en saccageant la formation, en expulsant les étudiants étrangers, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que nous aurons des gens très formés et de haut niveau pour permettre à nos entreprises de devenir compétitives, face à la concurrence étrangère ou européenne, même en leur accordant des aides fiscales pour la recherche et le développement. En effet,&amp;nbsp;pour qu'elle produise pleinement ses effets, la R&amp;amp;D exige avant tout de disposer de personnels au top sur le plan technique…ce que ne peuvent être nos jeunes sans emploi en grave déficit de formation pour nombre d’entre eux. Et ce n’est pas non plus en se débarrassant des gens âgés de plus de cinquante ans, comme le font nos grandes et même nos moyennes entreprises pour embaucher des jeunes à bas coût salarial, que nous développerons notre savoir-faire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Là aussi le programme de F. Hollande a sans doute plus d’ambition sur le papier que sur le terrain, mais je ne veux pas qu’on le mette sur le même plan que celui de l’UMP. Le mieux ne serait-il pas, pour F. Bayrou et le MoDem, de parler de ce que nous voulons faire, sans trop s’occuper de ce que veulent faire les autres. En disant les autres, je n’inclus pas N. Sarkozy…dans la mesure où il change constamment d’avis sur tout et à tout propos, avec le bilan catastrophique que l’on connaît pour la plus grande partie de la population de notre pays. D’ailleurs, comme l’a dit T. Mariani, le ministre des Transports, N. Sarkozy &quot;laisse de côté la bataille de chiffres et se bat pour les valeurs&quot;. Lesquelles&amp;nbsp;? Celles de Monsieur Guéant, par exemple, disant que « toutes les civilisations ne se valent pas&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Il est vrai que cela a le mérite de ne pas évoquer le bilan économique, et notamment les déficits, la dette et le chômage, ces chômeurs que l’on montre du doigt pour s’affranchir des méfaits provoqués par la politique menée jusque-là, avec par exemple le manque d’effectifs criant dans les Poles emploi au moment où le chômage explose. Et puis, hélas, des thèmes comme l’immigration, l’insécurité ou le supposé assistanat, flattent les bas instincts de ceux qui n’ont pas compris que le président de la République n’a justement jamais travaillé pour eux, mais pour les plus riches. D’ailleurs, à qui vont profiter en priorité les allègements de charges dans le cadre de l’augmentation du taux de TVA&amp;nbsp;? Au peuple&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Que nenni&amp;nbsp;! Ce sont les entreprises, notamment les plus grandes, et les banques qui vont en profiter en premier, et non pas ces pauvres gens qui en arrivent à s’imaginer que c'est la fraude à la sécurité sociale ou aux allocations de chômage qui empêchent l'amélioration de leur quotidien. Ils oublient que le montant annuel estimé de la fraude fiscale en France représente&amp;nbsp;environ cinquante milliards d'euros. On pourrait en faire des choses avec pareil montant! &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Encore une raison qui m’empêchera de me retrouver au côté des anciens soutiens de N. Sarkozy, que je n’ai pas entendu protester quand N. Sarkozy lançait à la cantonade&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;frauder la Sécurité sociale, c'est voler chacun d'entre nous&amp;nbsp;». Bien entendu, je mets à part ceux qui se sont laissés abuser par les mirobolantes promesses de N. Sarkozy et qui ont fait partie, hélas, des 53% d’électeurs qui ont voté N. Sarkozy au second tour de l’élection de 2007. Errare humanum est, sed perseverare diabolicum (&lt;span class=&quot;citation&quot;&gt;Se tromper est humain, mais persévérer est diabolique), &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;comme aurait dit Sénèque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 11.5pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Quand on n'a pas les mêmes valeurs...</title>
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        <updated>2012-02-05T11:10:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-05T11:10:00+01:00</published>
        <summary>   Petit à petit le programme du MoDem se dévoile. Hier c’était celui de...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Petit à petit le programme du MoDem se dévoile. Hier c’était celui de l’éducation que F. Bayrou a présenté, avec nombre de bonnes idées et quelques mesures de bon sens après cinq années de démolition de l’Education Nationale par N. Sarkozy et sa majorité. Certains trouveront que pour arriver à faire ce qui est proposé, il faudrait quelques moyens supplémentaires, mais globalement on ne peut pas être contre la suppression du projet d’évaluation pédagogique des profs par le chef d’établissement, pas plus que l’évaluation des réformes pédagogiques sur des critères objectifs, ou encore le rétablissement de l’année de formation pour les jeunes professeurs, pas plus que la mise en avant de l’acquisition des compétences par l’élève, sans parler de la réaffirmation de la place de l’apprentissage de l’histoire dans la formation des élèves. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Oui, tout le monde devrait se retrouver sur ces quelques propositions de bons sens&amp;nbsp;!&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;En revanche, encore une fois, pourquoi le président du MoDem a-t-il cru bon de dire que le programme de F. Hollande va nous mener à la catastrophe&amp;nbsp;? A croire que le virage à droite est de plus en plus amorcé, ce qui ne peut qu’ajouter du trouble parmi nombre de militants…et les électeurs qui avaient rejoint F. Bayrou en 2007, parce qu’il avait une démarche originale tant vis-à-vis de la gauche que de la droite. Là, en revanche, cette posture de pourfendeur de F. Hollande pourrait coûter cher à notre candidat, à moins que tout cela soit fait pour encourager&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;J.L. Borloo et ses amis à rejoindre F. Bayrou dans sa campagne plutôt que N. Sarkozy. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Problème, si J.L. Borloo avait été nommé Premier ministre après avoir été pendant quatre ans un ministre totalement dévoué à N. Sarkozy, il n’en serait pas à laisser entrevoir un hypothétique ralliement à F. Bayrou. Dit autrement, J.L. Borloo n’a rien à voir avec le MoDem tel que nous sommes nombreux à le concevoir, à savoir un parti qui souhaite le rassemblement autour de ses idées, et non essayant uniquement de récupérer les hommes et les voix de l’UMP. Désolé de dire cela, mais c’est le «&amp;nbsp;ressenti&amp;nbsp;» d’un nombre croissant de gens qui étaient prêts à voter Bayrou, et qui vont finir par voter «&amp;nbsp;utile&amp;nbsp;», donc pour un autre candidat que celui du MoDem. Comment se fait-il que personne dans le proche entourage de F. Bayrou ne lui conseille de cesser ce type d’attaques gratuites vis-à-vis du candidat socialiste, même si chacun sait bien que ce dernier ne réalisera pas tout ce qu’il promet. Mais entre dire cela, et donner l’impression que le MoDem et son candidat penchent de plus en plus à droite, donc vers l’UMP, il y a un pas que pour ma part je me refuse à franchir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Pour ce qui me concerne je préfèrerais toujours voter F. Hollande que N. Sarkozy, si le second tour devait opposer ces deux hommes. Et je répète encore une fois que je refuserais toujours de faire campagne aux côtés de gens de l’UMP ou assimilés…parce que je n’ai rien en commun avec eux. Le discours de Grenoble, très peu pour moi&amp;nbsp;! Et les propos tenus hier soir par&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;le ministre de l’Intérieur, C. Guéant, dans une réunion avec les étudiants de l’UNI (très à droite), affirmant que «&amp;nbsp;toutes les civilisations ne se valent pas&amp;nbsp;» sont carrément abjects. Et l’on voudrait que je fasse campagne auprès de gens soutenant de tels propos&amp;nbsp;! Non, c’est tout simplement impossible, car nous n’avons pas mêmes valeurs. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Et puis, est-ce que notre civilisation est si belle que ça&amp;nbsp;? Pourquoi vouloir imposer notre vision du monde comme étant la vérité&amp;nbsp;? Pourquoi accepter l’idée qu’existe un axe «&amp;nbsp;du bien et du mal&amp;nbsp;»&amp;nbsp;cher aux conservateurs américains? Non, je ne souscrirais jamais à ce type de pensée…parce que la vérité est plurielle, et l’histoire est là pour nous le rappeler sans arrêt. Et qu’on ne vienne pas nous dire, comme un membre du cabinet de C. Guéant, qu’en tenant ces propos, le ministre d’Intérieur qui est aussi l’homme de confiance de N. Sarkozy, voulait juste «&amp;nbsp;condamner celles (les civilisations) qui ne respectent pas la liberté de conscience, d'expression et l'égalité hommes/femmes. ». Mais au fait, est-ce que le monde occidental dans son ensemble respecte parfaitement tout cela&amp;nbsp;? Sommes-nous tellement à même de donner des leçons de civilisation au monde, quand on lit que la guerre en Irak a provoqué la mort de plus de 100.000 civils irakiens suite aux violences engendrées par l’intervention américaine et ses alliés en 2003&amp;nbsp;? Et ce n’est guère plus glorieux pour la guerre en Afghanistan, puisqu’en 2011 plus de 3000 civils ont été tués dans le cadre du conflit en plus des pertes militaires, soit un total recensé de presque 12.000 civils tués depuis 2007. Quels résultats pour des pays qui se disent soucieux de promouvoir la liberté toujours et partout&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, pour relever que la candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, a rappelé que si F. Hollande projetait de créer une tranche de 45% pour les revenus par part &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;supérieurs à 150.000 euros, celle-ci était de 60% du temps où la France était dirigée par le tandem Giscard-Barre. En fait ce que propose F. Hollande, mais aussi F. Bayrou (tranche à 45% pour les revenus par part supérieurs à 70.830 euros et tranche à 50% pour les revenus au-dessus de 250.000 euros), n’a rien d’une spoliation comme on a pu l’entendre çà et là…de la part de l’UMP, en rappelant que sous le gouvernement Raffarin ce taux était de 48%. Ah c’est vrai, l’UMP a la mémoire très sélective. En tout cas pour ma part, je suis très fier d’avoir soutenu autant que je l’ai pu Raymond Barre, notamment lors de l’élection présidentielle de 1988 où il était arrivé en troisième position au premier tour. Il est vrai que la démagogie n’était pas le fort de l’ancien Premier ministre, ceci expliquant cela. Mais lui au moins n’a jamais dévié dans son action&amp;nbsp;! Il était certes libéral, mais pas au sens du «&amp;nbsp;laissez-faire, laissez-passer&amp;nbsp;», comme il disait, car il était un farouche partisan d’une régulation de l’économie, où l’Etat doit jouer son rôle, ce qui change tout.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Il faut rassembler autour de nos idées...</title>
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        <updated>2012-02-02T11:41:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-02T11:41:00+01:00</published>
        <summary>  Bonne nouvelle hier&amp;nbsp;: comme on peut le lire un peu partout, François...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Bonne nouvelle hier&amp;nbsp;: comme on peut le lire un peu partout, François Bayrou, François Hollande, Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon ont signé un engagement qui prévoit de produire 500 000 logements par an, dont 150 000 sociaux. Je dis bonne nouvelle parce qu’il ne faut pas que nous soyons suspectés de marcher sur les pas de l’UMP, même si cela ne veut pas dire que l'on construira obligatoiremente tous ces logements, tellement les finances du pays sont obérées par dix ans d’UMP et, plus encore, par cinq ans de pouvoir de N. Sarkozy. Et à ce propos, même si je suis d’accord globalement avec les principales orientations de notre candidat, je pense que la hausse de la TVA est sans doute de trop pour que notre programme soit réellement attrayant pour le plus grand nombre, même si elle peut à première vue contribuer à rééquilibrer quelque peu les finances du pays. On aurait pu se contenter d’une hausse de la TVA sur les produits de luxe, par exemple, que les pauvres n’achètent pas. On a beau dire, mais les augmentations de prix qui&amp;nbsp;résultent nécessairement d'une augmentation généralisée du taux de TVA ne peuvent que contribuer à une baisse du pouvoir d’achat, surtout dans un tel contexte de chômage, ce qui pèsera sur la consommation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt; Le pire, c'est qu'on a&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt; l’impression que cette mesure occulte toutes les autres bonnes dispositions que recèle ces orientations, et ce d’autant plus que F. Bayrou annonce aussi 50 milliards d’économies dans son projet. J’ai hâte de connaître lesquelles en détail, en espérant qu’on ne taille pas dans les dépenses sociales de première nécessité. Si je dis cela c’est parce qu’avant de tailler dans ce type de dépenses, certes très importantes mais très utiles, il y a sans doute des économies, beaucoup d’économies, à faire dans le budget de fonctionnement de l’Etat. J’ajoute en outre que les gens qui bénéficient de ces aides sociales ont l’énorme mérite…de consommer la totalité de ce qu’ils touchent, ce qui se conçoit parfaitement dans la mesure où quand on a rien ou très peu, tout surplus est bon à prendre. Et tant pis s’il y a ça et là quelques abus… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;En tout cas, là aussi, il faut se démarquer de l’UMP et de N. Sarkozy qui accuse sans arrêt les fraudeurs à la Sécurité Sociale ou autres organismes sociaux, alors qu’il y aurait tant à faire pour récupérer des milliards issus de la fraude fiscale…ce qui implique une volonté réelle de traquer les fraudeurs, et des effectifs sans doute supplémentaires pour pouvoir s’investir dans cette mission. A ce propos, il est évident que cette chasse aux fraudeurs ne doit pas concerner que les petites ou très petites entreprises, mais aussi les plus grosses. Cela va sans dire, mais il faut aussi que notre candidat l’affirme haut et fort, parce que ce sont des éléments marquants d’une campagne électorale. Cela ne veut pas dire pour autant de faire sans cesse des annonces à l’emporte-pièce, même si elles ont fait le succès du candidat Sarkozy en 2007, en espérant que les gens auront enfin compris que toutes les promesses de N. Sarkozy, comme celles qu’il recommence à faire ne sont que des effets d’annonce. D’ailleurs si ce n’était pas le cas, il cesserait de se contredire comme il le fait à longueur de journée, affirmant tout et son contraire depuis cinq ans (TVA sociale, plans sociaux, assouplissement du chômage partiel etc.). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;On mesurera au passage l’humour ou l’inconséquence du non encore candidat-président quand il&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;a affirmé, sans rire, dimanche soir à la télévision&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il faut arrêter que n’importe qui dise n’importe quoi, n’importe comment&amp;nbsp;»…sous les applaudissements des ministres et parlementaires UMP, pourtant bien au fait que c’est justement ce que les Français reprochent à N. Sarkozy. Et on voudrait qu’en cas de présence au second tour de F. Bayrou, on voit venir à nous les hordes UMP pour voler au secours de la victoire&amp;nbsp;! Inimaginable, je le répète&amp;nbsp;: inimaginable que je puisse faire campagne avec l’UMP, y compris et plus encore pour les élections législatives. Quoi, participer à faire réélire un député UMP&amp;nbsp;ou assimilé&amp;nbsp;? Jamais&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Et si je dis cela c’est aussi parce qu’on a appris hier, en lisant &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Monde&lt;/em&gt;, l’abandon de la réforme sur la dépendance, dont le non encore mais presque candidat, N. Sarkozy, avait fait sa&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;priorité à plusieurs reprises. Pour quel motif, alors que pour lui c’était une grande cause&amp;nbsp;? Réponse, comme écrit dans &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Monde&lt;/em&gt;&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;T&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;&quot;&gt;raiter ce dossier de façon exhaustive dans le contexte actuel n'aurait pas été responsable, tout simplement parce qu'on ne peut pas traiter la dépendance simplement en créant de la dette et donc en reportant son financement sur les générations futures&amp;nbsp;».&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Quel souci de la gestion des finances publiques&amp;nbsp;! Sauf que si l’on avait été moins dispendieux depuis cinq ans, on aurait pu commencer à préparer l’avenir sur un sujet aussi important, étant entendu que ceux qui sont concernés sont évidemment ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir personnellement les moyens de vivre leur dépendance sans aide de l’Etat. Et ils sont évidemment les plus nombreux&amp;nbsp;! Tout le monde n’encaisse pas des retraites de plusieurs centaines de milliers d’euros&amp;nbsp;chaque mois ou chaque année!&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;&quot;&gt;En tout cas c’est l’exemple type de ce que l’on appelle&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;&quot;&gt; «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-theme-font: minor-bidi;&quot;&gt;la &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;méthode&quot; Sarkozy&amp;nbsp;», avec cette manie d’annoncer la mise en place de réformes absolument indispensables…pour les abandonner parce qu’il considère qu’il y a plus urgent à faire…en vue de sa réélection. Cela dit, on connaît les priorités du&amp;nbsp;candidat-président sans l’être tout en l’étant&amp;nbsp;: l’allègement indispensable du coût des charges pour les entreprises, surtout les plus grandes, et la souffrance pour les personnes âgées qui n’ont pas assez de ressources. Et dire que cette population est sans doute le socle électoral le plus solide de N. Sarkozy&amp;nbsp;! En tout cas, entre la réforme de la taxe professionnelle, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;celle de la TVA minorée pour les restaurateurs, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;les multiples cadeaux fiscaux aux plus riches qui ont tellement contribué à l’augmentation de la dette avec les intérêts que cela va nous coûter pendant des années, sans oublier les milliards dépensés en Afghanistan, en Lybie ou en Côte d’Ivoire, voilà qui aurait pu alimenter le financement de la dépendance. Ce ne sont que quelques&amp;nbsp;exemples parmi d’autres des mesures prises ou décidées au bénéfice exclusif des adhérents du MEDEF et du clientélisme électoral de N. Sarkozy.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Un dernier mot enfin pour répondre à mes amis qui n’ont pas manqué de m’écrire à propos de mes derniers billets…parce qu’ils trouvaient que j’étais trop indulgent vis-à-vis de F. Hollande. Et bien je réponds que je ne suis toujours pas socialiste, et que je reste adhérent du MoDem, en espérant que F. Bayrou retrouve le souffle qui était le sien lors de la campagne 2007. Quand je pense à tout ce que proposait d’innovant notre candidat, quand je pense à l’humanité qui se dégageait de son programme, quand je pense à l’enthousiasme qu’il suscitait à chacune de ses interventions, cela me rend fatalement nostalgique. Il est vrai que ce souffle se nourrissait des propositions qu’il faisait, et plus encore de son positionnement non pas seulement ni droite ni gauche, mais surtout parce qu’il insistait sur le nécessaire rassemblement autour de ses idées, ce qui était perçu comme tel par nombre de personnes votant habituellement à gauche ou à droite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Hélas, j’ai l’impression que ce n’est plus le cas aujourd’hui, à tel point que l’UMP considère F. Bayrou comme un de ses siens. Certes, cela relève des basses manœuvres de la part de l’UMP que faire croire que F. Bayrou est proche de la majorité issue des urnes en 2007, mais hélas c’est le ressenti de nombre d’électeurs. Espérons que le programme définitif de F. Bayrou, et l’avancement de la campagne donneront tort à ceux-là, mais dans ce cas il ne faut pas essayer de récupérer à tout prix les amis de J.L. Borloo ou les anciens UDF ayant choisi N. Sarkozy pour avoir des postes. Contentons-nous de les accepter avec nous…en espérant qu’ils auront compris l’impasse où les a mené un soutien à N. Sarkozy car, je le répète&amp;nbsp;: il ne faut pas que nous vivions un nouveau quinquennat avec &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;N. Sarkozy à la tête de l’Etat. Notre modèle social n'y résisterait pas&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Des orientations de plus en plus éloignéees de celles de 2007</title>
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        <updated>2012-01-28T10:16:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-28T10:16:00+01:00</published>
        <summary>  Cette fois j’ai la réponse de F. Bayrou sur le retrait de nos troupes en...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Cette fois j’ai la réponse de F. Bayrou sur le retrait de nos troupes en Afghanistan…et le moins que l’on puisse en dire est qu’elle est très décevante. Désolé, mais si pour se démarquer de François Hollande qui a le vent en poupe dans cette élection, F. Bayrou en est réduit à parler en gros comme N. Sarkozy, très peu pour moi&amp;nbsp;! D’ailleurs qu’a-t-il dit au sujet d’un éventuel retrait si j’en crois le &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Figaro&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Réponse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp; Avant de dire on remballe tout, la question mérite d'être approfondie…Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas prendre de décision, mais il faut planifier ce retour et faire en sorte que la France apparaisse cohérente à travers le temps. En tout cas, pas comme un pays qui improvise dans la précipitation.» Bref, on essaie de ne pas trop froisser les uns, ceux qui souhaitent le retour le plus rapide possible parce qu’ils considèrent que cette guerre, qui aurait coûté 2 milliards d’euros depuis 2008, ne devrait en aucun cas nous concerner, sans aussi vouloir désavouer les autres, ceux qui soutiennent le président de la République…à qui on espère prendre les voix s’il se confirmait qu’il s’effondre dans les sondages. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Désolé encore une fois, mais le F. Bayrou de 2007 n’existe plus, même si sa chance de devenir président de la République est peut-être plus sérieuse qu’à cette époque. Et comme je n’attends rien en retour de mon militantisme avéré depuis cette époque, je commence à sérieusement me démarquer de cette stratégie, où en cas de victoire, le MoDem gouvernerait avec l’UMP pour un changement qui n’en serait pas un. Et qu’on ne vienne surtout pas me dire que j’exagère, parce que je connais trop bien l’histoire de la politique pour savoir que ce scénario est le plus vraisemblable. D’ailleurs, avec qui F. Bayrou élu président avec les voix de l’UMP et disons même avec celles de l’ensemble de la droite, avec qui donc pourrait-il gouverner pour appliquer son programme&amp;nbsp;? La réponse nous la connaissons, ce serait avec l’UMP qui, de fait, serait toujours au pouvoir par procuration. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Mais me direz-vous, n’existe-t-il pas un autre scénario que celui-là si le leader du MoDem gagne le 6 mai&amp;nbsp;? A priori non, sauf une victoire de la gauche aux élections législatives. Une autre enfin apparaît quelque peu plausible, à savoir que F. Bayrou représente la droite au second tour, mais que l’UMP saborde sa candidature…comme le RPR l’avait fait en 1981 pour V. Giscard d’Estaing. Et oui la politique c’est ça aussi, et ce n’est pas glorieux. On est loin, je le répète, de la campagne emballante de 2007, où F. Bayrou marquait sa différence à la fois avec la droite UMP et le Parti Socialiste, ce qui lui avait permis de représenter tous ceux qui voulaient une réelle alternative. Là, nous ne sommes plus dans cette hypothèse, puisque F. Bayrou s’affiche ouvertement à droite, avec des décisions et des mesures qui ne risquent pas de faire rêver grand monde, notamment cette peur des puissances d’argent qui contraste cruellement avec cette envie de les affronter en 2007, sans parler de ce slogan «&amp;nbsp;acheter français&amp;nbsp;» qui rappelle un peu certains aspects du programme de Marine Le Pen. En tant qu’européen convaincu, j’attendais mieux qu’un slogan au caractère populiste très marqué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Certains vont s’étonner de pareil réquisitoire venant de la part d’un militant MoDem de la première heure mais, je le répète encore une fois, je n’attends rien en retour de la politique, ce qui veut dire que je parle avec mon cœur. Et celui-ci reconnaît que F. Hollande, après avoir réussi sa primaire, est en train de s’affirmer comme un redoutable concurrent pour tous les autres candidats, allant même jusqu’à laminer A. Juppé dans un face à face télévisé, un A. Juppé pourtant considéré comme le meilleur à droite, un A. Juppé qui serait à coup sûr premier ministrable si F. Bayrou était président de la République…ce qui me serait insupportable. En disant cela, je ne critique pas les qualités indéniables du maire de Bordeaux, mais l’homme qui est numéro deux et figure de proue d’un gouvernement désigné par N. Sarkozy. Or, pour moi, N. Sarkozy et son équipe c’est un passé révolu, et il n’y a aucune raison de gouverner avec des gens qui vont laisser à la France un bilan calamiteux. Ce qu’il faut ce sont des gens nouveaux, des gens qui n’ont pas gouverné encore le pays, la remarque valant aussi pour le Parti Socialiste, même si dans l’équipe de F. Hollande figurent nombre de personnalités n’ayant pas ou peu exercé de responsabilités ministérielles auparavant. Il y a une relève qui n’existe pas à l’UMP.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Certes on va me dire qu’après autant de propos au vitriol, je suis en train de changer de camp, ce qui n’est pas vrai…pour le moment. Mais j’avoue que le programme de F. Hollande apporte un minimum d’espoir, un peu à l’image de celui de F. Bayrou en 2007. En outre, c’est lui, F. Hollande, qui donne le tempo de la campagne, et ce d’autant plus qu’il semble avoir réussi le tour de force de rassembler tout l’appareil de son parti derrière lui, ce qui va démultiplier la force de ses propositions, celles-ci n’étant pas de nature à effrayer les électeurs du centre, du moins ceux qui ne se considèrent pas comme des centristes situés en réalité à droite. Au contraire, ces mots de «&amp;nbsp;résister&amp;nbsp;» ou de «&amp;nbsp;résistance&amp;nbsp;» employés par le candidat du PS et celui de MoDem, ne sont pas considérés de la même façon selon que l’on veuille résister aux puissances d’argent, du moins essayer un temps soit peu, et résister de manière politicienne. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Autre chose, F. Hollande a au moins le mérite d’avoir clairement choisi son camp, la gauche, même si celle-ci est plus rosée que rose, alors que F. Bayrou propose plutôt un gouvernement d’union nationale qui, dans l’hypothèse où il serait élu, serait en fait limité au MoDem et aux gros contingents UMP. Union nationale dans notre pays est surtout une notion de droite, et même de droite conservatrice…laquelle tiendrait en laisse le nouveau président et finirait par imposer ses vues. On voit à quel point est différente la posture du leader du MoDem par rapport à celle de 2007, où tout rassemblement ne pouvait se faire qu’autour de nos idées, parce que celles-ci étaient d’une hardiesse insoupçonnée pour l’époque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Bien entendu, tout ce que je dis là n’est pas encore fait parce que N. Sarkozy est, pour le moment, davantage menacé par Marine Le Pen que par F. Bayrou. N’oublions pas en plus que le socle électoral du président de la République est solide, puisque j’ai lu dans le dernier sondage Fiducial que 80% de ceux qui sont décidés à voter pour N. Sarkozy sont sûrs de leur choix, contre 69% pour F. Hollande, 71% pour Marine Le Pen et seulement 43% pour F. Bayrou. Or comme N. Sarkozy évolue dans une fourchette allant de 22 à 24%, cela signifie qu’il a un potentiel de base de 18-19%, ce qui limite toute perspective d’effondrement en deçà de cette base. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Bref, c’est un pari risqué pour F. Bayrou de se «&amp;nbsp;droitiser&amp;nbsp;» et de se rapprocher des décisions du président de la Réublique, par exemple sur l’Afghanistan, ou sur les réactions de l’UMP à propos du mur de l’argent…qu’il avait si bien dénoncé en 2007. Voilà ce que j’avais à dire ce matin, en avouant encore une fois ma perplexité, et en confirmant que je ne ferais pas campagne au second tour si je dois être flanqué des gens de l’UMP, ou si j’ai l’impression qu’ils seront partie prenante de l’éventuelle majorité présidentielle, ce qui serait suicidaire vu le rejet des électeurs vis-à-vis de ce parti. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Je commence à m'inquiéter...</title>
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        <updated>2012-01-26T13:51:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-26T13:51:00+01:00</published>
        <summary>   Ayant terminé à l'instant la lecture de la presse&amp;nbsp;étrangère, j'en...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt; Ayant terminé à l'instant la lecture de la presse&amp;nbsp;étrangère, j'en profite pour dire une nouvelle fois que, contrairement à la presse française qui ne s'intéresse qu'à ce qui se passe dans notre pays,&amp;nbsp;l’élection présidentielle française est traitée comme un évènement dans nombre de pays étrangers. Une élection qui se présente le mieux possible pour le candidat socialiste…et de moins en moins bien pour N. Sarkozy, surtout avec l'annonce des&amp;nbsp;derniers chiffres catastrophiques du chômage (+5.6% en un an), et le franchissement dans quelques mois du taux de 10%, chiffre historiquement élevé depuis une époque que nous croyions tous révolue. En outre, ce qu’on souligne beaucoup moins, c’est en réalité près de 4.5 millions de personnes qui sont en demande d’emplois, si on inclut ceux qui ont une activité partielle. Avec de tels chiffres, ce n’est effectivement pas gagné pour le président sortant, surtout si l’on ajoute à ce bilan particulièrement calamiteux une dette qui s’est accrue de plus de 500 milliards d’euros au cours du quinquennat, ce qui rend fatalement sceptiques ceux à&amp;nbsp;qui&amp;nbsp;l’UMP essaie de faire croire que la politique mise en œuvre par N. Sarkozy et son gouvernement est la meilleure possible. Plus grave encore, on a l’impression que le président et le gouvernement, plus les parlementaires de l’UMP, passent l’essentiel de leur temps à «&amp;nbsp;taper&amp;nbsp;» sur le candidat socialiste, F. Hollande, au lieu de gouverner le pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Ce dernier vient en effet de faire sa véritable entrée dans la campagne, avec d’abord son discours du Bourget dimanche dernier, au demeurant parfaitement réussi, et aujourd’hui en dévoilant l’ensemble de ses propositions pour les cinq années à venir. Là aussi chacun y verra ce qu’il veut bien regarder, sauf que la prévision de croissance pour 2012 est assez prudente (0.5%), même si on peut la trouver encore un peu optimiste. La remarque vaut plus encore pour celle de 2013 qui atteindrait 1.7%, même si l’on peut espérer une reprise pour l’année prochaine. On peut aussi trouver optimiste le chiffrage de la décrue des déficits avec un objectif de 3% en 2013. Cela étant, on peu imaginer que petit à petit en Amérique, et plus encore en Europe, on comprenne que sans croissance on ne pourra jamais arriver à désendetter les états. On connaît les résultats de la rigueur imposée aux peuples avec les cas grecs, portugais, espagnols, italiens et…français. Avec une politique trop volontariste de réduction des déficits, c’est la récession assurée. D’ailleurs c’est aussi ce qui se dit dans les couloirs du forum économique de Davos…où curieusement la France semble bien absente, contrairement aux dernières années où notre hyper président semblait comme chez lui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Voilà ce que je peux dire du programme de F. Hollande, dont je souligne que s’il n’a rien du «&amp;nbsp;futur grand soir&amp;nbsp;» attendu par l’extrême-gauche, il n’a rien non plus d’un brouet sans saveur comme certains n'hésitent pas à le qualifier. Il est même assez hardi si l’on regarde une des mesures phares de ce programme, avec le passage d’imposition à la tranche de 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros. Certes ce n’est peut-être pas suffisant pour disposer un jour d’une grande fortune que gagner annuellement&amp;nbsp;150.000 euros, mais on n’est quand même pas dans les classes dites moyennes, lesquelles se situent à des niveaux bien inférieurs (minimum deux fois moins) pour ceux qui sont les mieux rémunérés. Il faut appeler un chat un chat comme disait Nicolas Boileau&amp;nbsp;! Et dire que tous ceux qui gagnent cette somme vont partir travailler à l’étranger, comme on peut le relever en entendant ou en lisant les remarques des proches de l’UMP et de la droite, relève de la malhonnêteté. D’ailleurs où iraient-ils s’ils ont un emploi sûr dans notre pays à ces niveaux de rémunération, car mis à part les pays du Nord de l’Europe, ou encore les pays émergents, où ces gens vont-ils aller travailler s’ils quittent leur emploi dans notre pays? A ce propos je leur dit «&amp;nbsp;chiche&amp;nbsp;», ce qui libèrera des places pour nos jeunes chômeurs…qui n’attendent que ça. En tout cas, tous les cadeaux fiscaux offerts aux plus riches depuis cinq ans, n’en ont pas convaincu beaucoup de revenir dans notre pays&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Fermons la parenthèse pour revenir à la réaction de F. Bayrou suite aux propositions de F. Hollande, en notant que selon un sondage BVA Orange F. Hollande a convaincu 52% des sympathisants du MoDem, et sans doute plus encore les militants, du moins ceux qui ne viennent pas de prendre le train en marche, que F. Bayrou cajole avec amour. Si je dis cela c’est parce que la déconfiture de N. Sarkozy aidant, nombre de politiciens, à commencer par les centristes qui ont accompagné l’UMP et N. Sarkozy dans tous leurs mouvements depuis cinq ans, se retrouvent de nouveau très proches de leur ancien ami de l’UDF…qu’ils ont largement critiqué depuis 2007. Et c’est pour cela que beaucoup d’entre nous qui avons soutenu contre vents et marées F. Bayrou depuis la création du MoDem en décembre 2007, ont quelque peu l’impression que notre candidat naturel devient de plus en plus le candidat et même le recours de la droite. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Cela est d’autant plus ennuyeux, qu’après avoir fustigé l’action et les postures de N. Sarkozy jusqu’en 2009, le leader du MoDem donne à certaines mauvaises langues l’impression qu’il fait ami-ami avec…l’UMP et N. Sarkozy. Il est vrai que le site du &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Figaro&lt;/em&gt; est édifiant à ce sujet, nombre de lecteurs allant jusqu’à souhaiter que N. Sarkozy passe la main, F. Bayrou devenant dans ce cas le candidat naturel de la droite, au nom bien entendu de l’intérêt supérieur de la Nation. Quelle évolution&amp;nbsp;! Cela prouve aussi que si F. Bayrou est élu, il n’aura aucun souci à avoir concernant sa majorité aux élections législatives, dans la mesure où la quasi-totalité des députés, aujourd’hui UMP, feraient don de leur personne pour soutenir le nouveau président Bayrou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Pourquoi dis-je cela&amp;nbsp;? Tout simplement parce que je m’intéresse à la politique depuis bien longtemps, et que je sais bien que les politiciens ont tendance à voler au secours de la victoire. Rappelons-nous la manière dont certains ont retourné leur veste en 1995, quand J. Chirac a commencé à prendre le dessus sur E. Balladur après avoir été longtemps à la traîne dans les sondages. Et à la fin, tout ce petit monde s’est gentiment réuni pour composer la majorité et gouverner…dans la plus pure logique de la Cinquième République. Et qu’on ne vienne pas me dire que je fais preuve d’un excès de pessimisme en disant cela&amp;nbsp;! Au contraire, je suis d’un froid réalisme, et cela mettrait à bas tout ce que l’on nous a dit depuis des années sur la nécessaire indépendance du centre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Et si l’on n’est pas convaincu par ma démonstration, il suffit de voir la manière dont F. Bayrou a attaqué le programme de F. Hollande…dans la droite ligne de l’UMP. Après tout, n’y-a-t-il pas toujours eu une grande connivence, en apparence, entre A. Juppé et F. Bayrou&amp;nbsp;? Cela aussi me laisse un peu rêveur sur l’avenir au cas où F. Bayrou serait élu. Alain Juppé, Premier ministre de F. Bayrou&amp;nbsp;? Pas impossible dans une hypothèse de victoire, mais dans ce cas nombre d’entre nous auraient l’impression d’avoir été floués car, tout de même, si le changement ou la rénovation de la politique en France passe par A. Juppé, alors là il faudra m’expliquer…et personne ne pourra me convaincre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Des leçons à retenir...</title>
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        <updated>2012-01-22T13:48:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-22T13:48:00+01:00</published>
        <summary>   Alors que j’attends toujours l’intervention de F. Bayrou sur notre...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Alors que j’attends toujours l’intervention de F. Bayrou sur notre engagement extérieur en Afghanistan, je voudrais de nouveau revenir sur cette attaque afghane contre nos soldats, pour dire encore une fois ma répulsion pour cette intervention dans un pays lointain où nous n’avons strictement rien à faire. Et le pire est qu’on essaie de nous faire croire que nous intervenons en Afghanistan pour apporter la civilisation, en nous disant par exemple que nous sommes là-bas pour permettre à des jeunes filles d’aller à l’école, ou pour éviter que les femmes soient lapidées, ou encore pour que les Afghans puissent écouter de la musique ou aller au cinéma etc. Le problème c’est qu’en réalité nous ne sommes pas partie prenante de cette guerre pour ces seuls motifs, comme je ne cesse de l’affirmer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;D’ailleurs si c’était pour apporter la démocratie, les Occidentaux devraient intervenir dans nombre de pays, par exemple la Corée du Nord…ce qu’ils se gardent de faire, parce que les Coréens du Nord ont l’arme atomique. En outre, pour arriver à prendre le pouvoir une première fois, les talibans ont quand même bénéficié de la complaisance de certains pays qui aujourd’hui veulent les chasser du pouvoir…à moins qu’on ne finisse par négocier avec eux après avoir mis le pays à feu et à sang. Non, vraiment, jamais nous n’aurions dû nous engager dans ce bourbier, et surtout de la manière dont la France s’est embarquée dans cette galère meurtrière depuis 2008. Et là je reviens à ce que disait F. Bayrou en avril 2008 quand il affirmait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'; font-size: 10pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Si le front mis en place cédait, en effet, cela serait dramatique pour toute une partie du monde et l'écho, n'en doutons pas, en serait ressenti jusqu'à chez nous&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'; font-size: 10pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Cruelles paroles prononcées par notre candidat en pensant que dans moins de deux ans nous allons quitter le pays en laissant les talibans maîtres de l’Afghanistan, sans pour cela que la face du monde en soit changée. Oui, il faut absolument que François Bayrou sorte de cette ambigüité au plus vite et affirme haut et fort, comme François Hollande, que la France rapatriera nos soldats avant la fin 2012. Qu’allons-nous raconter sur le sujet aux gens qui vont nous parler de cela, si le candidat du MoDem a exactement la même position sur la question que le candidat de l’UMP&amp;nbsp;? J’imagine que l’on va nous brocarder surtout dans les endroits, de plus en plus nombreux, où un des leurs est mort dans cette sale guerre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Un dernier mot enfin sur ce sujet, pour dire que si le régime que soutiennent les Occidentaux ne rencontre aucune adhésion de la part des Afghans, c’est peut-être aussi que la question se pose de sa légitimité, et que les quelques élites qui vivent encore au pays ou ailleurs, savent bien que les Américains qui ont soutenu et armé les talibans à une certaine époque, sont surtout intéressés par ce pays pour des raisons stratégiques et économiques. Et je suis persuadé que tôt ou tard, et sans doute plus tôt qu’on ne le croit à l’approche des élections américaines, les négociations avec les talibans, modérés ou pas, vont prendre une tournure décisive au profit certes des talibans, mais aussi des Américains. Ceux-ci en effet pourront compter sur des gens capables de sécuriser leurs approvisionnements en hydrocarbures et, en même temps, susceptibles de les aider à assurer la stabilité du Pakistan voisin, pays qui rappelons-le détient l’arme atomique. Mais en attendant il y aura des milliers de morts afghans et nombre de soldats de ce que l’on appelle la coalition, dont les nôtres. Autant de bonnes raisons pour lesquelles je ne veux pas qu’on croit les militants du MoDem plus naïfs qu’ils ne le sont réellement. Au contraire ce qui nous différencie des adhérents de l’UMP, je n’ose pas dire des militants parce qu’ils n’en sont pas, c’est justement de garder notre esprit critique. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Et puisque je suis sur les théâtres d’opérations extérieures, j’en profite pour rappeler que des manifestants ont assiégé et mis à mal le siège du Conseil National de Transition en Lybie. Encore une magnifique action des troupes de l’Otan avec la participation ô combien active de la France&amp;nbsp;! Il y avait de tout parmi ces manifestants, des jeunes, des vieux, bref une véritable foule qui commence à réaliser qu’avec Kadhafi ce n’était pas forcément plus mal qu’avec les dirigeants qui l’ont renversé…avec l’aide des bombes de l’OTAN, notamment celles lâchées par les avions français. Au moins à l’époque de Kadhafi &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;il y avait un certain ordre dans le pays, et surtout des conditions de vie acceptables pour le plus grand nombre, même si c’était une dictature pure et dure. Et si j’ajoute cela, c’est bien évidemment parce que j’ai toujours considéré Kadhafi comme un&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;véritable dictateur, y compris en 2007 quand, en fin d’année, il fut reçu en grande pompe à l’Elysée. Ah j’oubliais, on devait signer avec lui de mirifiques contrats&amp;nbsp;: on parlait même de l’équivalent de dix milliards d’euros soit trente mille emplois sur cinq ans. En réalité, combien d’emplois ont été créés dans le cadre de cette mascarade&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Le plus triste dans cette intervention libyenne est que plus personne n’en parle en France, comme si elle était déjà passée par pertes et profits, alors que cela nous a coûté des centaines de millions d’euros. Sommes-nous tellement riches, pour nous permettre pareilles folies&amp;nbsp;? Curieux que pour des interventions de ce type on trouve les ressources, alors qu’on n’en trouve pas pour la santé, pour l’éducation ou la justice, sans parler de l’action sociale&amp;nbsp;! Et là encore, F. Bayrou ne s’est pas comporté en visionnaire en parlant à propos de l’accord de l’ONU pour intervenir en Lybie de «&amp;nbsp;victoire diplomatique de la France&amp;nbsp;». Cela étant il n’était pas le seul, car tous les autres leaders de parti étaient à l’unisson, y compris J.L. Mélanchon. En fait, la seule qui était aussi lucide que nombre de Français qui, comme moi, savaient bien que tout cela se terminerait dans la confusion s’appelle Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, laquelle affirmait qu’une intervention à caractère impérialiste «&amp;nbsp;ce n’est jamais dans l’intérêt des peuples&amp;nbsp;», ajoutant que ce sont toujours les peuples qui en payent le plus lourd tribut, comme ce fut le cas en Irak et en Afghanistan&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Force est de reconnaître que sur ce plan elle avait raison&amp;nbsp;! Espérons que toutes ces mauvaises décisions prises par N. Sarkozy tout au long de son mandat serviront de leçon pour ceux qui aspirent à le remplacer, y compris F. Bayrou, qui conserve toutes ses chances pour le second tour. En attendant, on a beau chercher, mais ce quinquennat n’aura été qu’une succession ininterrompue d’échecs. Certes j’ai l’impression de me répéter mais, comme disait Talleyrand, «&amp;nbsp;si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant&amp;nbsp;»…en espérant que les Français soient très, très&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;nombreux à partager mon avis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; line-height: normal; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-size: 10pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Des revers, encore des revers, toujours des revers...</title>
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        <updated>2012-01-20T15:58:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-20T15:58:00+01:00</published>
        <summary>  L’histoire a ceci de rassurant qu’elle est un perpétuel recommencement,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;L’histoire a ceci de rassurant qu’elle est un perpétuel recommencement, comme l'affirmait l'historien grec Thucydide il y a un peu plus de deux mille quatre cents ans, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;et ceux qui prétendent le contraire ne la connaissent pas. De tout temps, les pays ont eu à leur tête des grands dirigeants ou des histrions. Les plus grands empires n’y ont pas échappé, notamment l’empire romain, lequel a pourtant duré presque cinq siècles, et même plus si l’on considère que Rome était le centre du monde depuis la fin de la dernière guerre punique. Et si je dis cela c’est parce que, je le répète encore une fois, jamais notre pays n’a été aussi mal gouverné depuis des lustres, avec un président accumulant tous les échecs possibles et imaginables depuis cinq ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Jamais non plus nous n’avons été dirigés avec autant d’amateurisme, au point de voir les élus et sympathisants UMP affirmer, sans crainte du ridicule, que si les choses vont mal dans notre pays c’est la faute de la gauche. Et pour faire bonne mesure, on ne s’arrête pas à Jospin, mais on va jusqu’à Mitterrand…mort en 1996. C’est tout juste si l’on ne s’en prend pas à Léon Blum, parce que c’est sous le Front Populaire que furent signés les accords de Matignon (juin 1936) prévoyant, outre des augmentations de salaire, la semaine de travail de quarante heures assortie des congés payés. A ce propos, cela montre à quel point le pouvoir UMP n’a aucun autre programme à proposer aux Français…que celui qui nous a mené à la catastrophe économique, financière, sociale et institutionnelle dans laquelle nous vivons, et qui aura des répercussions au moins jusqu’à la fin du prochain quinquennat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Cela signifie que le prochain président de la République aura du travail s’il veut redresser de manière significative notre pays car, bien évidemment, on peut compter sur les boutes-feux de l’UMP et la cohorte de ceux qui seront les anciens ministres pour mettre des bâtons dans les roues du nouveau pouvoir, à la manière des Républicains aux Etats-Unis qui ont laissé à Barack Obama une situation, elle aussi catastrophique, que ce soit en termes économiques ou financiers, sans compter deux guerres interminables en Irak et Afghanistan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;L’Afghanistan précisément, où de nouveau notre armée a perdu quatre des siens sans compter les blessés. Combien de morts faudra-t-il pour que le chef de l’Etat comprenne qu’il a fait totalement fausse route, en augmentant dans des proportions considérables le contingent français dans ce pays…pour le plus grand plaisir des Américains (fin 2007 il y avait 1600 soldats français en Afghanistan contre 3600 aujourd’hui). Et même si les opérations de formation et d’aide sont suspendues, c’est tout simplement un retrait pur et simple qu’il faut engager dans les meilleurs délais, afin que de nouvelles familles ne soient pas endeuillées par la faute d’un conflit où nous n’avons rien à faire, comme je ne cesse de le dire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;D’ailleurs, comme pour montrer l’inanité de notre action, le chef de l’Etat a même évoqué un retrait plus rapide que prévu qui, s’il était vérifié, serait immanquablement assimilé à un acte de basse politique électorale. En effet, si on doit retirer nos troupes dans les mois à venir, pourquoi ne pas l’avoir fait avant …comme l’annonçait plus ou moins le candidat Sarkozy Nicolas en 2007, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ce dernier affirmant que « la France n’a pas vocation à rester en Afghanistan&amp;nbsp;», avant de dire un peu plus tard, une fois élu, que notre pays «&amp;nbsp;restera engagé militairement le temps qu’il le faudra&amp;nbsp;». Il est vrai que notre président a le changement d’avis facile, capable qu’il est de modifier ses plans, sa stratégie et sa tactique sur n'importe quel sujet, en réaction à n'importe quel évènement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;En attendant, il y a des dizaines de familles qui ont perdu à jamais un être cher, et qui ne comprendront jamais cet entêtement à vouloir jouer les grands pays, sans en avoir les moyens. J’en profite au passage pour fustiger ceux qui prétendent que nos soldats savaient à quoi ils s’engageaient (on voit que ce n’est pas leurs fils ou leur frère&amp;nbsp;!)i en signant dans l’armée, comme si nombre de nos engagés n’étaient pas là uniquement pour avoir un travail et ne pas pointer au chômage. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Un dernier mot enfin sur le sujet&amp;nbsp;: je crois qu’il faut absolument que F. Bayrou s’exprime clairement sur cette présence militaire en Afghanistan sur le blog MoDem et ailleurs, sous peine de passer &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à son tour pour un va-t-en guerre…qu’il n’est pas. En tout cas, pour un pays en faillite, notre président aura su trouver les budgets pour faire la guerre en Lybie et en Afghanistan. Mais a-t-on réalisé ce que l’on aurait pu réaliser comme actions au profit de l’intérêt général avec les centaines de millions d’euros (rien que pour cette année) dépensés en pure perte dans ces pays, sans compter évidemment les pertes humaines y compris les milliers de civils afghans? Cela dit, je ne devrais pas employer l’expression «&amp;nbsp;en pure perte&amp;nbsp;» dans pareil cas, car cet argent gaspillé n’est pas perdu pour tout le monde, notamment ceux qui oeuvrent dans le commerce des armes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Un premier tour de présidentielle plus indécis que jamais</title>
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        <updated>2012-01-15T16:50:07+01:00</updated>
        <published>2012-01-15T16:50:07+01:00</published>
        <summary>  Cette fois la campagne présidentielle est lancée et bien lancée, et on en...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Cette fois la campagne présidentielle est lancée et bien lancée, et on en sait un peu plus sur le programme de notre candidat. Celui-ci en effet a présenté ses premières propositions, qu’il avait déjà laissé entrevoir lors de l’émission sur France 2 le mois dernier, propositions que l’on peut résumer ainsi&amp;nbsp;: sachant que le déficit est de 100 milliards d’euros, il faudrait réduire les dépenses de 50 milliards et récupérer des recettes de ce même montant. Plus facile à dire qu’à faire, chacun en conviendra, surtout au niveau des dépenses&amp;nbsp;! Côté recettes, effectivement, cela pourrait se concevoir, même si la suppression des niches fiscales et la fin de la défiscalisation des heures supplémentaires ne représentent qu’une partie de la somme. Il y a aussi la hausse de la TVA qui pourrait faire le complément, mais cette solution apparaît plus difficile à concevoir dans la mesure où elle frappe les plus faibles…ce qui pourrait avoir des conséquences sur une croissance déjà atone.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;A ce propos il va quand même falloir tenir compte du fait que nous sommes en récession, et qu’une nouvelle baisse du pouvoir d’achat, notamment des plus pauvres, ne pourrait qu’aggraver ladite récession car, il ne faut jamais l’oublier, les plus pauvres consomment la totalité de ce qu’ils perçoivent, contrairement aux plus riches qui amassent ou spéculent avec leur fortune. Et dans le même ordre d’idées les économies que l’on peut faire le sont sur «&amp;nbsp;l’Etat providence&amp;nbsp;», même s’il est vraisemblable qu’une meilleure gestion des multiples aides que délivre cet «&amp;nbsp;Etat providence&amp;nbsp;» serait une source importante d’économies. Mais de là à trouver 50 milliards, il y a un pas extrêmement difficile à franchir…et peut-être même infranchissable. En tout cas cela demande des précisions qu’il faudra bien apporter si l’on veut que notre candidat poursuive son ascension dans les sondages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Si je dis cela, c’est parce que F. Bayrou a cette fois une chance unique d’être au second tour, avec dans cette hypothèse une réelle possibilité de l’emporter, même face à F. Hollande. En fait celle que j’avais retenue au début de la précampagne est plus que jamais d’actualité, sauf que personne n’imaginait le Marine Le Pen et le Front National à un tel niveau d’intentions de vote. Et surtout, personne ne semblait prévoir que N. Sarkozy pourrait s’effondrer comme il va sans doute le faire dans les prochaines semaines, ce qui ne se voit pas encore dans les sondages tels qu’on nous les présente, mais qui se ressent énormément sur les forums y compris ceux d’un journal comme &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Figaro&lt;/em&gt;. Les intervenants sur ce journal, pourtant tous acquis ou presque à N. Sarkozy il y a seulement quelques semaines, semblent pour nombre d’entre eux prêts à franchir le pas, qui vers le Marine Le Pen, qui vers François Bayrou, lequel de facto devient un candidat de droite aux yeux de ses adversaires.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;C’est ce type d’évolution qu’il va falloir essayer de casser, même si la tentation est grande pour F. Bayrou et son entourage de prendre le relais de N. Sarkozy aux yeux de cette opinion anciennement tournée vers l’UMP. Ce n’est pas une raison, à mon avis, pour renvoyer dos à dos la droite et la gauche dans l’extraordinaire évolution négative de la dette de notre pays, qui nous a valu de perdre le triple A. Que je sache, en 2002, la dette était de 910 milliards d’euros alors qu’aujourd’hui elle est de 1724 milliards d’euros. Déjà en 2005 elle était de 1100 milliards, ce qui suffit à démontrer l’extraordinaire accélération que l’on a connu depuis cette date, et notamment depuis 2007. En revanche elle s’est stabilisée à partir de 1997 et a même diminué entre 2000 et 2001. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Je crois qu’il y a des vérités qu’il faut dire si l’on veut être crédible, et personnellement je veux pouvoir discuter sérieusement avec les gens pendant cette campagne. Et si je dis cela ce n’est pas parce que je me sens proche du Parti Socialiste, même si je n’ai jamais caché qu’en cas de second tour je ferais ce que feront la plus grande partie de nos militants et sympathisants, à savoir voter Bayrou s’il est présent, ou alors voter Hollande si notre leader est absent. Par parenthèse, je vois mal les gens faisant campagne pour le MoDem voter pour la candidate du Front National dans l’hypothèse d’un second tour sans Bayrou ou pour N. Sarkozy, dont ce même F. Bayrou a souligné en 2009 les extravagances. Cela étant, je pense que les chances de F. Bayrou d’être au second tour sont réelles, comme j’ai essayé de le démontrer précédemment.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Un mot pour terminer sur la dégradation de la note de la France par l’agence de notation S&amp;amp;P. Simplement je veux souligner, pour en avoir parlé à plusieurs reprises sur ce site, que cet abaissement de la note de notre pays était déjà largement anticipé par les marchés. La preuve, le taux allemand &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à 10 ans était vendredi soir de 1.70% alors que celui de l’OAT française se situait à 3.26%, chiffres quasiment identiques à ceux des semaines précédentes. Cependant il est clair que si les taux se tendent un peu plus, nous emprunterons beaucoup plus cher que si nous étions dans une situation plus favorable, laquelle nous aurait permis de conserver notre triple A. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Et ce n’est pas la peine d’essayer de minimiser l’impact sur les finances publiques, ni sur le coût de l’argent pour nos grandes entreprises, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;les PME ou les particuliers, comme essaient de le faire aujourd’hui N. Sarkozy, F. Fillon, F. Baroin ou V. Pécresse, avec les conséquences que cela impliquera sur les emplois. Il ne faut pas nous prendre pour des idiots&amp;nbsp;! Désormais nous ne tirons plus dans la même catégorie que les Allemands, qui ont une croissance largement supérieure à la nôtre, qui ont un chômage historiquement bas alors que le nôtre explose, et dont le commerce extérieur est très excédentaire, alors que nous pulvérisons nos records de déficits dans ce domaine, comme dans celui des finances publiques. Bref, tous les ingrédients pour que la crise se prolonge chez nous, et laisser au prochain président une situation extraordinairement difficile…que l’UMP, si elle existe toujours, ne manquera pas d’exploiter sans vergogne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Le président ouvre de nouveau en grand la boîte à promesses</title>
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        <updated>2012-01-09T05:56:00+01:00</updated>
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        <summary>  Personnellement, j’ai du mal à imaginer N. Sarkozy aussi haut dans les...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Personnellement, j’ai du mal à imaginer N. Sarkozy aussi haut dans les sondages. Oh certes, il n’est pas à un niveau très élevé dans le dernier qui nous est servi par le &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;JDD&lt;/em&gt;, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;mais je n’arrive pas à croire que 26% des gens soient prêts à voter pour lui au premier tour et 46% au second contre F. Hollande. En tout cas, en discutant avec les uns et les autres, rares sont nos interlocuteurs prêts à voter Sarkozy dès le premier tour. Et pourtant c’est le résultat d’un sondage Ifop de début janvier. Qu’est-ce que cela signifie&amp;nbsp;? Qu’à force de parcourir la France de long en large ou en travers, de s’agiter partout en proposant tout un tas de réformes qu’il n’a pas faites&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;jusque-là, il finit par tellement donner le tournis aux électeurs que ceux-ci finissent par croire qu’il est le seul à pouvoir nous sortir du pétrin dans lequel il nous a mis avec constance depuis bientôt cinq ans&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Espérons que ce ne soit pas le cas, car cela m’obligerait à choisir une autre nationalité que la mienne. Et oui, j’ai dit que si N. Sarkozy était réélu je partirais en Espagne où j’ai des attaches…et je demanderais la nationalité espagnole, même si je regrette que les Espagnols se soient laissé aller à voter Rajoy, donc pour la très conservatrice droite espagnole. Cependant je n’ai pas l’impression, en lisant chaque jour la presse ibérique, que celle-ci soit à ce point inféodée à un pouvoir de droite, ce qui ne l'empêche pas d'exprimer son opinion pour la faire partager à ses lecteurs. En revanche, en France, c’est le feu d’artifice à tous propos, avec sur les forums l’envahissement des supporters de l’UMP…y compris dans des journaux qu’on a tendance à classifier à gauche.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Seule consolation, dans ce sondage F. Bayrou récupère un point (12%) par rapport au précédent, ce qui est peu et beaucoup à la fois puisque cela lui permet de se rapprocher de Marine Le Pen qui frôle toujours les 20% (19%), ce qui représente un chiffre suffisamment respectable pour empêcher N. Sarkozy de dormir. Si je dis cela c’est parce que la candidate du Front National est sans doute en réalité plus haut que ce que n’indiquent les enquêtes, donc plus près de l’actuel candidat-président. En revanche tous les petits candidats ont beaucoup de mal à émerger au-delà de 3 à 5%, y compris J. L Mélanchon (6%)…ce qui n’est pas étonnant vu la manière peu châtiée dont il est capable de traiter un syndicaliste en montant dans un train si l’on en croit le site web du &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Monde&lt;/em&gt; d’hier («&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;em&gt; j'ai un problème avec les cons !&amp;nbsp;»).&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt; Or,&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt; s’il n’a pas les voix des syndicalistes, où ira-t-il pêcher les autres&amp;nbsp;? Pas chez les partisans de F. Bayrou en tout cas&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Et puisque je parle de pêche aux voix, notre président continue de s’agiter toujours et partout, sans qu’on sache très bien où il va exactement. Mais lui-même le sait-il vraiment&amp;nbsp;? En fait il est dans&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;la gesticulation pure, passant de Jeanne d’Arc à la taxe Tobin, via la TVA sociale. Bref il s’agite, mais sans jamais oublier ses riches amis, comme en témoigne cette manœuvre désespérée pour introduire la TVA sociale…réclamée par le MEDEF. Et pourtant on nous dit que deux-tiers des Français y sont opposés, ce qui est confirmé sur l’échiquier politique par la quasi-totalité de la classe politique à l’exception de l’UMP, F. Bayrou la qualifiant d’idée dangereuse. A ce propos, il faut m’expliquer comment des gens tellement opposés à une mesure qui porte atteinte au pouvoir d’achat et qui fragilise la protection sociale, peuvent être prêts à voter à hauteur de 46% pour le candidat qui prône ce dispositif. Il y a quelque chose qui m’échappe, où alors les Français ne sont vraiment pas cohérents&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Au fait que disent-ils de la taxe sur les transactions financières&amp;nbsp;? Je ne sais pas, mais sans doute pas grand-chose…car on ne va pas leur expliquer très exactement ce à quoi cela correspond, ni combien cela va rapporter au budget de l’Etat, ni enfin s’il est réellement possible de mettre en place une telle taxe sans le faire avec nos partenaires européens, lesquels ne sont pas forcément très heureux de voir le président français faire cavalier seul…pour des raisons électorales. A-t-on jamais vu un dirigeant européen de premier plan se comporter ainsi&amp;nbsp;? En tout cas le contraste est saisissant avec un homme tel que J.L. Zapatero&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;ou encore G. Schroeder, lesquels malgré une défaite annoncée n’ont pas changé quoi que ce soit à leur manière de gouverner. C’est d’ailleurs à cela qu’on voit si un chef d’Etat ou de gouvernement est ou non un authentique&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;européen. En tout cas cette taxe méritait mieux qu’un traitement à la va-vite…ce qui pourrait la vider de sa substance en raison de cette précipitation électoraliste. Décidément, avec N. Sarkozy, tous les usages politiques ou diplomatiques pèsent peu devant son désir d’être réélu en mai prochain. Et pourtant, quelque chose me dit que c’est impossible, et que je n’aurais pas besoin de m’exiler en Espagne pour continuer à commenter la vie politique de mon pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, pour constater avec plaisir qu’un ancien sénateur gaulliste, Henri Torre, a refusé sa promotion au&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt; grade de chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur lors de la promotion du Nouvel An…pour le motif qu’elle était «&amp;nbsp;attribuée à n’importe qui et n’importe comment&amp;nbsp;». Qu’ont donc fait Stone et Charden, ou encore Patrick de Carolis et tant d’autres pour la mériter, alors que nombre de Français anonymes la méritent largement autant sinon plus que ces gens&amp;nbsp;? Heureusement qu’elle est attribuée aux soldats qui meurent en Afghanistan, ce qui ne console pas pour autant les familles éprouvées, lesquelles ne comprennent pas non plus ce que nous allons faire dans ce pays…dont nous partirons définitivement dans moins de deux ans, avec des talibans solidement installés au pouvoir. Encore un terrible échec pour notre président, un de plus&amp;nbsp;! Mais quel succès peut-on lui attribuer depuis mai 2007&amp;nbsp;? Aucun, je dis bien aucun, n’allant dans l’intérêt du pays, donc du plus grand nombre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; color: black; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>La pêche aux voix par tous les moyens…</title>
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        <updated>2012-01-05T18:07:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-05T18:07:00+01:00</published>
        <summary>  J’aimerais bien parler du MoDem, mais nombre de militants ou sympathisants...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;J’aimerais bien parler du MoDem, mais nombre de militants ou sympathisants sont comme moi et regrettent que l’on ne nous entende pas. Il est vrai qu’avec la propagande UMP, à un niveau inédit dans l’histoire de notre république, il est très difficile de se faire entendre quand on ne s’appelle pas François Hollande. Il est vrai aussi qu’à ce jour le candidat du Parti Socialiste apparaît comme le rival le plus dangereux du locataire de l’Elysée, lequel se voit de plus en plus en fin de bail. Et il semble l’être d’autant plus, que ses thuriféraires finissent par le desservir à force de l’encenser ou de plaider pour lui. Le meilleur exemple de cette démagogie défensive en est Nadine Morano qui, à force de parler et de défendre son héros, en arrive à devenir la risée de tout le monde, au point de se faire reprendre par un journaliste de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;BFM TV&lt;/em&gt;, lequel a dû être tout surpris de constater que la ministre ignorait que la TVA allemande était inférieure à la TVA française. Rien que ça&amp;nbsp;!!!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Et pourtant hier soir cette chaîne en a fait des tonnes à propos d’un mot de F. Hollande sorti de son contexte, qui a valu au candidat socialiste une volée de bois-vert comme il n’en avait peut-être jamais connu…et qui a fini par tourner à la confusion du parti présidentiel, sous l’impulsion notamment de Nadine Morano, les autres n’étant pas loin dans le ridicule. Et si je dis cela, c’est parce que les trois journalistes de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;BFM TV&lt;/em&gt;, dont j’ai oublié le nom, insistaient lourdement sur une faute présumée de François Hollande, alors que le journaliste qui a créé cette polémique venait de reconnaître que ce qu’il avait reproduit n’était pas une insulte à l’égard du président de la République. En tout cas une telle polémique pour quelque chose d’insignifiant, montre à quel point N. Sarkozy et l’UMP paniquent devant la perspective d’une défaite qui paraît de plus en plus inéluctable, même si jusqu’au bout je resterai prudent sur le sujet. Le pouvoir de la presse est fort, très fort même, surtout auprès des plus influençables ou de ceux qui n’ont pas une conscience politique très affirmée. En plus, à voir la multiplicité des déplacements de N. Sarkozy, ses nouvelles promesses en direction de toutes les catégories sociales (militaires, enseignants, paysans etc.), nous pouvons être certains qu’il se battra jusqu’au bout, et ses amis de l’UMP avec lui. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Cela étant, même en faisant feu de tout bois, ce n’est pas en quatre mois que «&amp;nbsp;le président des riches&amp;nbsp;», comme beaucoup l’appellent, se refera une virginité sociale et donnera de l’espoir à ceux qui l’ont perdu après lui avoir donné leur voix. Et c’est d’autant plus vrai qu’il a toujours ses réflexes naturels de vouloir servir en premier les riches, avant de penser aux autres. Certains en trouveront inévitablement l’illustration avec cette fameuse TVA, dite sociale, qu’il veut introduire dans notre pays dès le mois de février, même si de nombreuses entreprises n’ont pas nécessairement des dirigeants qui gagnent beaucoup d’argent. Il n’empêche, c’est quand même un dispositif qui a les faveurs du MEDEF, ce qui veut tout dire. Cela fait un peu penser aux Etats Généraux de mai 1789, lesquels ont précédé de deux mois et quelques jours la prise de la Bastille. Fermons la parenthèse, pour noter que le véritable but de cette TVA n’a donc rien de social pour le salarié, puisque son objectif est d’abord de diminuer les charges patronales pour réduire le coût du travail des employeurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;En revanche le salarié ne s’y retrouvera pas, et son salaire net n’augmentera pas de manière suffisante, à supposer qu’il augmente, pour compenser la hausse de la TVA ou de la CSG. Quant aux retraités, ils n’ont rien à attendre de cette&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;TVA sociale, sauf une diminution de leur pouvoir d’achat. Les mauvaises langues diront qu’ils l’ont bien cherché, dans la mesure où ils ont voté en majorité pour N. Sarkozy en 2007, croyant en ses multiples promesses. Peut-être vont-ils finir par réaliser que ce nouvel allègement des charges patronales, c’est d’abord eux qui vont le payer…en espérant qu’ils ne se laissent pas une nouvelle fois leurrer par les emballages «&amp;nbsp;marketings&amp;nbsp;» du gouvernement et des médias aux ordres, de loin les plus nombreux. Cela m’étonnerait quand même, car rares sont ceux qui croient que cette mesure &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;aura un quelconque impact sur l’emploi. L’exemple de l’abaissement de la TVA dans la restauration est là pour démontrer que l’effet sur l’emploi de ce type de mesures est loin d’être celui que le gouvernement essaie de nous vendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;En résumé rien ne nous empêchera de penser que cette TVA, qualifiée injustement de sociale, est un nouveau coup dur&amp;nbsp;infligé aux salariés, aux chômeurs et aux retraités…et in fine aux ressources des régimes sociaux, ce qui ne peut que conduire en cas de réélection de N. Sarkozy à un démantèlement programmé de notre protection sociale à la française, laquelle faisait jusqu’à ces dernières années envie à tous nos voisins. Et que se passerait-il s’il n’y avait plus de couverture sociale publique digne de ce nom&amp;nbsp;? Réponse&amp;nbsp;: le recours aux groupes privés, lesquels se feront un immense plaisir de se substituer à l’Etat pour ce qui est par exemple de la santé et des retraites, ce qui ne pourra que creuser un peu plus les inégalités dans notre pays, avec le nombre de milliardaires qui augmentera, et le nombre de pauvres qui se multipliera et qui ne pourront même plus se soigner avec la hausse inévitable des cotisations aux mutuelles de santé. Finalement, la comparaison avec 1789 n’était pas si extravagante…d'autant que N. Sarkozy ne sera pas réélu en avril ou mai prochain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>2012 doit être l'année du changement</title>
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        <updated>2012-01-02T16:15:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-02T16:15:00+01:00</published>
        <summary>  «&amp;nbsp;Deux légionnaires tués en Afghanistan, un «incident isolé» selon...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Deux légionnaires tués en Afghanistan, un «incident isolé» selon Gérard Longuet&amp;nbsp;» comme le titre &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Médiapart&lt;/em&gt;. Certes je veux bien admettre que ce n’est pas ce que le ministre de la Défense a voulu dire très exactement, mais il y a des mots qu’il vaut mieux ne pas employer dans un contexte aussi dramatique. Dramatique d’abord pour les proches qui ne verront plus leur père, leur fils, leur époux ou conjoint. Dramatique aussi pour ceux qui ont bien connu ces soldats, et j’en fais partie pour un des deux qui ont été victimes de cette sale guerre le 29 décembre, dans un pays situé à plus de 5500 kilomètres du nôtre, où nous n’avons absolument rien à faire, comme je le répète à chaque fois. Et hélas, ce &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;chaque fois&lt;/em&gt; devient &lt;em&gt;très souvent&lt;/em&gt;, avec en plus du message aux familles cette phrase insupportable sur «&amp;nbsp;la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de&amp;nbsp;la Force internationale d'assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement&amp;nbsp;». Comme si c’était possible de réaliser pareille mission après dix ans de guerre&amp;nbsp;! Au passage, j’aimerais bien entendre dire ou lire qu’en cas de victoire de F. Bayrou, notre pays quittera ce bourbier dans les plus brefs délais…ce qui ferait oublier le vote du 22 septembre 2008.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;A présent, parlons un peu des vœux présidentiels que je qualifierais d’affligeants. Comment un président qui a échoué sur tout peut-il encore essayer de tromper les Français avec des boniments&amp;nbsp;? Là est toute la question, et là aussi j’aimerais entendre une voie forte de la part du MoDem, et non pas dire ( comme Marielle de Sarnez) son regret que «&amp;nbsp;N. S&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;arkozy ne reconnaisse pas &lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;« une responsabilité des pouvoirs publics et des dirigeants politiques français de gauche comme de droite »&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; quant à la crise traversée par le pays&amp;nbsp;». Veut-elle à tout prix préserver un avenir éventuel pour un second tour&amp;nbsp;? En tout cas, elle semble oublier que depuis dix ans c’est l’UMP qui est au pouvoir. Certes la gauche fut parfois loin de gouverner avec la rigueur qui eut été nécessaire pour mettre ou remettre les finances publiques en ordre, mais force est de constater que globalement l’UMP a obtenu depuis dix ans des résultats très médiocres, et carrément désastreux depuis bientôt cinq ans…sans que la gauche et le MoDem n’aient eu dans ce désastre la plus petite part de responsabilité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Oui je le répète, il va quand même falloir que le MoDem se montre plus offensif que nous ne le sommes depuis quelques semaines, car je rappelle encore une fois que N. Sarkozy n’est pas encore éliminé du second tour…et même pas encore éliminé tout court. N’oublions pas que s’il y a un rejet généralisé du président de la République, il a avec lui une grande presse presque totalement dévouée à sa réélection. D’ailleurs il suffit de voir la manière dont on traite F. Hollande et les autres candidats pour s’apercevoir que le candidat «&amp;nbsp;naturel&amp;nbsp;» de l’UMP se battra jusqu’à la limite de ses possibilités avant de laisser la place à quelqu’un d’autre. Et je dirais la même chose de l’UMP vis-à-vis des autres formations politiques. En tout cas pour ce qui me concerne, tout est clair&amp;nbsp;: il ne faut pas que nous ayons un nouveau mandat de N. Sarkozy…sous peine de voir notre pays sombrer définitivement dans des dérives irréparables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Bonne et heureuse année 2012, en espérant qu’elle nous apporte le changement tant attendu…avec F. Bayrou à l’Elysée&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 10pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Un président en campagne...</title>
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        <updated>2011-12-27T11:27:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-27T11:27:00+01:00</published>
        <summary>   Notre président est en campagne, et personne ne peut le nier, pas même...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Notre président est en campagne, et personne ne peut le nier, pas même lui. Certes on fait semblant de nous faire croire que sa décision n’est pas encore prise, mais candidat il est, et il sera à coup sûr...sauf si les sondages demeurent trop mauvais fin février. C’est effectivement une hypothèse très plausible, car on imagine mal l’actuel président-candidat prendre le risque de se trouver éliminé du second tour ou écrasé lors de la lutte finale. D’ailleurs, nombre de personnes connaissant la vie politique affirment volontiers qu’en ne se représentant pas en 2012, N. Sarkozy préserverait son avenir…quitte à être candidat en 2017. Et oui, notre président de la République est capable de beaucoup de choses pour se maintenir ou revenir au pouvoir. C’est d’ailleurs le seul domaine où il fait l’unanimité, alors que pour tout le reste chacun reconnaît qu’il n’a connu que l’échec pendant ces cinq interminables années qu’aura duré son quinquennat.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La preuve qu’il est prêt à tout pour garder son pouvoir, nous l’avons dans sa visite aux Restos du cœur. Il fallait quand même oser le faire, au point de gêner ce qui reste de ses meilleurs supporters qui, sur ce coup, se sont demandé s’il n’était pas allé (une fois encore) un peu trop loin dans la démagogie. Les mêmes auraient pu s’écrier, comme Géronte dans les Fourberies de Scapin&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mais que diable allait-il faire dans cette galère&amp;nbsp;?», une galère qu’il a largement contribué à alourdir avec les dégâts causés par sa politique. D’autres se sont même posé la question de savoir si c’était du cynisme, de l’exhibitionnisme ou de l’inconscience. Pour ma part, je pencherais pour la dernière hypothèse, avec la chance pour lui que les bénévoles qui s’occupent de cette association aient accepté de le recevoir…ce que Coluche n’aurait sans doute pas fait s’il avait été présent à cet endroit. La preuve en tout cas que cette initiative était de trop, on la voit dans le fait que les chaînes de radio et de télés ne s’y sont pas attardés, si j’en crois ceux qui, contrairement à moi, regardent encore les journaux télévisés. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Autre sujet de discussion pour l’électeur lambda&amp;nbsp;: que va annoncer le président de la République lors de ses vœux du nouvel an&amp;nbsp;? Il paraît qu’il y aura une surprise, mais quelle surprise&amp;nbsp;? Que va-t-il sortir de son chapeau&amp;nbsp;? Bien malin qui pourrait le dire, dans la mesure où il a déjà tout promis, tout dit et son contraire. Résultat, certains en sont à spéculer sur une possible annonce qu’il ne se représenterait pas, ce qui est pour le moment illusoire comme je l’ai indiqué au début de mon propos, d’autres fantasmant sur un remaniement…ce qui ne manquerait pas de sel à quelques quatre mois du scrutin présidentiel. En fait, mon sentiment est qu’il essaiera de trouver une de ces mesures gadget dont il a le secret, une de plus, en essayant de nous persuader qu’il s’agit de quelque chose de génial, ce que personne ne croira à part Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Nadine Morano ou Frédéric Lefebvre. Tout cela fera évidemment très vite «&amp;nbsp;pschitt&amp;nbsp;», comme aurait dit son prédécesseur, sans doute lui aussi très démagogue, mais qui savait se rendre sympathique aux yeux du plus grand nombre, y compris de ses opposants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce qui a fait «&amp;nbsp;pschitt&amp;nbsp;» aussi, hélas, c’est l’annonce de ce même Xavier Bertrand qui, fin juillet, nous promettait un taux chômage sous la barre des 9% à la fin de l’année, alors qu’on s’approche dangereusement des 10%, chiffre que l’on atteindra dans quelques mois. Cela étant, ce même Xavier Bertrand fait mine de ne pas se décourager en annonçant une nouvelle batterie de mesures sur l’activité partielle et les pactes «&amp;nbsp;compétitivité emploi&amp;nbsp;». Cela lui donne l’illusion de gagner du temps jusqu’à ce qui est appelé pompeusement «&amp;nbsp;le sommet social&amp;nbsp;» du 18 janvier prochain. Curieux cette manie qu’ont N. Sarkozy et ses ministres de parler de sommet à tous propos&amp;nbsp;! On a toujours l’impression avec eux que notre président plane à des hauteurs inconnues…ce qui n’est évidemment pas le cas ou alors à un niveau très bas. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et même si le ministre du Travail essaie de nous indiquer que tous les pays sont dans la situation de la France en termes de chômage à l’exception de l’Allemagne, je rappellerais à ce monsieur que dans la zone euro, la France se situe au douzième rang pour le taux de chômage(seuls la Grèce, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal et la Slovaquie font pire que nous). Par ailleurs, ce même Xavier Bertrand semble ignorer que l’Allemagne n’est pas seul pays où le chômage décroit, puisque depuis le début de l’année 2011, c’est aussi le cas en Autriche, Belgique, en Finlande, en Irlande, au Luxembourg ou encore en Slovénie. Par ailleurs, aux Pays-Bas, et même en Italie, nous sommes à des niveaux inférieurs ou très inférieurs à ceux de notre pays. Autant d’éléments sur lesquels on n’insistera pas dans la grande presse…comme d’habitude. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En résumé, rien de bien nouveau sous le soleil de notre pays, lequel aspire en grande majorité à un profond changement, et ce dans tous les domaines concernant la vie des Français. Depuis le début de cette précampagne, je suis de ceux qui pensent que l’on pourrait avoir un second tour entre F. Hollande et F. Bayrou…et je suis de plus en plus confiant quant à ce résultat. D’ailleurs, comme je le dis souvent, comment imaginer que des électeurs de la droite modérée se laissent aller encore une fois à voter pour un président qui leur a menti sur toute la ligne, qui a osé s’attaquer à des minorités déjà en difficulté comme les Roms, bref qui ne cesse de courir dans les pas du Front National&amp;nbsp;? Comment imaginer enfin, qu’avec un tel bilan économique et social, N. Sarkozy puisse obtenir un peu plus de 50% des voix dans un second tour…s’il y parvient&amp;nbsp;? Inimaginable&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Bonne et heureuse année 2012&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>La démocratie s'enfonce dans la médiocrité</title>
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        <updated>2011-12-17T20:36:39+01:00</updated>
        <published>2011-12-17T20:36:39+01:00</published>
        <summary>  Et ça continue encore et encore le pilonnage sur F. Hollande, et...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; font-size: 9pt; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Et ça continue encore et encore le pilonnage sur F. Hollande, et l’indifférence marquée pour les autres candidats.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Tout pour Sarkozy, ses pompes et ses œuvres, y compris dans des journaux plutôt catalogués à gauche. Ce n’est pas moi qui le dit, mais nombre d’abonnés de ces journaux. Tout est bon pour valoriser l’un et dévaloriser les autres. Et sur ce plan Hollande est en première ligne…parce qu’il caracole en tête dans les sondages…et parce que N. Sarkozy n’est pas du tout certains d’être au deuxième tour, car la menace Marine Le Pen se précise, sans parler de celle de F. Bayrou. Comme je le disais précédemment, je ne comprends pas que les électeurs de droite soient encore 24 ou 25% à envisager de voter pour N. Sarkozy avec un tel bilan à son actif comme président de la République, et comme ministre de l’Intérieur. En fait les seuls appuis que puisse avoir le président-candidat sont les grands médias qui le défendent bec et ongles, ce qui en dit long sur leur connivence avec le pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; font-size: 9pt; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Autrefois il y avait des journaux de droite, du centre, de gauche et d’extrême-gauche, plus le &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Canard Enchaîné&lt;/em&gt; dans un registre satirique.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Aujourd’hui, il y a des médias de droite ou soutenant la droite et des médias tapant sur la gauche ou le centre…et c’est presque tout avec l’éternel &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Canard Enchaîné&lt;/em&gt;. Il faut que cela change, sinon nous ne serons plus en démocratie. Et oui la démocratie c’est le pluralisme, et il faut aussi penser que nombre de personnes n’ont pas internet ou ne s’en servent pas pour lire les commentaires postés dans les sites web. Il est vrai que la vie est aujourd’hui tellement difficile&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;pour de plus en plus de Français, qu’ils n’ont nulle envie de voir autre chose que les grands journaux télévisés. En outre, ils se sentent tellement floués d’avoir voté pour N. Sarkozy, qu’ils s’imaginent que de toutes façons tout le monde fera la même chose, conséquence de cette espèce de fatalité à voir la droite UMP au pouvoir, même si cette droite dite «&amp;nbsp;décomplexée&amp;nbsp;» a échoué partout et dans tous les domaines depuis bientôt cinq ans, et je dirais même sur de nombreux points depuis dix ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; font-size: 9pt; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Parmi les reproches faits à F. Hollande, mais aussi à F. Bayrou&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;et aux autres candidats, c’est celui de n’avoir jamais été président, mais certains ajoutent aussi ministre. A la bonne heure, mais de Gaulle avait-il été président avant de l’être&amp;nbsp;? Et Tony Blair avait-il été Premier ministre&amp;nbsp;? Et si l’on regarde ce qui se passe aux Etats-Unis, on s’aperçoit que nombre de présidents avaient eu simplement des fonctions de gouverneur ou de sénateur. Et cela n’a pas empêché certains d’entre eux d’avoir été de grands présidents. J’observe au passage qu’avec l’héritage qu’il a reçu, B. Obama a de fortes chances d’être réélu l’an prochain, ce qui signifie que même s’il fut loin de réaliser ce qu’il avait promis, son nom restera pour quelques lois qui auront marqué l’histoire des Etats-Unis, notamment celle de la couverture santé pour aussi imparfaite qu’elle soit, et celle de la réforme financière même très édulcorée. Et oui, aux Etats-Unis, pour faire passer une loi c’est plus difficile qu’en France, avec des majorités monocolores qui le resteront tant qu’on n’aura pas introduit une dose significative de proportionnelle pour les élections législatives. Est-il normal que le MoDem ait trois députés et que le Nouveau Centre en ait vingt, alors que dans le dernier sondage le candidat du MoDem pèse déjà &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de 11 à 13%, alors que celui du Nouveau Centre plafonne à 1%. Où est la démocratie là aussi&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; font-size: 9pt; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, car en période&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;de fêtes il ne faut pas faire trop long, pour souligner une information qui ressemblerait presque à un poisson d’avril. En effet, une adjointe au maire de Dijon à la santé, qui est aussi vice-présidente du Conseil Régional de Bourgogne, propose (sans rire apparemment) de faire appel aux vétérinaires dans les «&amp;nbsp;déserts médicaux&amp;nbsp;» pour faire face à une pénurie de praticiens&amp;nbsp;! Et oui, j’ai relu deux fois, c’était bien écrit dans le site web du &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Monde&lt;/em&gt; du 15 décembre. A noter que la mairie est socialiste et donc cette élue doit l’être aussi. Pauvre F. Hollande, rien ne lui sera épargné&amp;nbsp;! Finalement, je crois qu’il lui faudra compter surtout sur lui-même pour être au second tour…par exemple face à F. Bayrou. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; font-size: 9pt; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Heureusement qu’au MoDem on est quand même plus raisonnable, car personne ne s’aviserait de raconter pareille ânerie, y compris sur des blogs.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Quand même, mettre au même plan pour l’accès aux soins les populations rurales et les animaux d’élevage, faut quand même oser le faire. Au fait, si cette élue devait être malade, aurait-elle l’idée d’aller consulter un vétérinaire&amp;nbsp;? Et celui-ci serait-il d’accord pour la soigner&amp;nbsp;? Pauvre dame, elle doit confondre avec les membres du gouvernement qui passent des Finances à l’Intérieur ou aux Affaires étrangères…même s’ils n’en ont pas les compétences. Et l’on s’étonnera après que l’on brocarde les femmes et hommes politiques. En tout cas celle-là pourrait rester dans l’histoire comme l’auteur d’une des plus grandes stupidités entendues dans la bouche d’une élue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; font-family: 'Georgia','serif'; font-size: 9pt; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Sommes-nous encore en démocratie? On est en droit d'en douter</title>
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        <updated>2011-12-11T11:43:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-11T11:43:00+01:00</published>
        <summary>   Enfin une bonne nouvelle de la part de ce gouvernement à l’agonie, avec...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Enfin une bonne nouvelle de la part de ce gouvernement à l’agonie, avec l’augmentation du prix du gaz comprise «&amp;nbsp; entre 4 et 5%&amp;nbsp;» au 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; janvier. Bien sûr que j’ironise, mais comme nous sommes dans la démagogie et la dérision, nous pouvons y aller. Il suffit d&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Calibri','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;ans un premier temps d’annoncer une augmentation de 10% afin de faire peur et de dire que tout cela est insupportable, notamment &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour les familles déjà en difficultés, ce qui montre que l’on prend en compte cette donnée. Ensuite ne reste qu’à annoncer que ce sera finalement 4 à 5%. Et voila, le tour est joué, opération de communication totalement réussie…sauf que c’est vraiment prendre les Français pour des idiots. Et ceux-ci ne sont pas dupes…car leur salaire ne sera pas augmenté de 5% le 1 er janvier. Au fait qui avait raison de refuser obstinément que GDF ne soit pas privatisé&amp;nbsp;? François Bayrou, car même le PS n’a pas fait montre d’une grande obstination sur cette privatisation, dont chacun pouvait prévoir les conséquences. Qui pouvait croire que la privatisation de GDF ferait baisser les prix&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Tout cela m’amenant à dire une nouvelle fois que ce pouvoir n’écoute plus du tout le peuple. Non, on a l’impression que son unique souci, si tant est qu’il en ait eu un autre, est que N. Sarkozy soit reconduit pour cinq ans de plus à l’Elysée. Et dans ce but le moins que l’on puisse dire est que cette campagne a vraiment démarré sur les chapeaux de roue, avec d’un côté un candidat et un parti qui ont l’appui total de la quasi-totalité des médias, et de l’autre tous ceux qui essaient d’exister…un peu, et que par ailleurs on essaie de manipuler comme en témoigne ce que nous pouvons lire dans &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;le Canard Enchaîné&lt;/em&gt;, à savoir que «&amp;nbsp;Hollande est dix points trop haut dans les sondages&amp;nbsp;», points que, toujours selon &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;le Canard Enchaîné&lt;/em&gt;, Mélenchon et les Verts pourraient récupérer à condition que «&amp;nbsp;l’UMP se montre habile&amp;nbsp;». On est vraiment dans le débat d’idées&amp;nbsp;! En tout cas, c’est le matraquage tous azimuts pour N. Sarkozy et rien ou si peu pour les autres. Désolé, mais ce n’est pas cela ma conception de la démocratie, et ceux qui ironisent à longueur de pages et d’antenne sur certains pays feraient mieux de se taire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;Personne par exemple ne s’arrête sur les propositions des candidats. Personne n’en parle, même si elles ne sont pas définitives. Non depuis trois jours on ne parle que des sommets européens avec Angela Merkel et N. Sarkozy, en attendant le prochain. Il y a aussi un autre sujet récurrent qui ne cesse d’alimenter les gazettes et les écrans, l’affaire Strauss-Kahn. L’homme a beau être mort et enterré politiquement, il bouge encore un peu aux yeux de la grande presse, laquelle continue à en faire des tonnes. Pourquoi et au profit de qui&amp;nbsp;? Devinez&amp;nbsp;? C’est carrément écoeurant, parce qu’il y a quand même des sujets beaucoup plus importants à évoquer dans une période électorale. Et pour clôturer le tout, on nous inflige à présent les problèmes internes du Parti Socialiste et de certaines de ses fédérations, y compris dans les journaux dits de gauche…qui ne le sont pas vraiment. Des petites bisbilles que même &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;l&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;e Figaro&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt; n’a pas traité de cette manière. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;De quoi alimenter le «&amp;nbsp;Tous pourris&amp;nbsp;!&amp;nbsp;», dont le principal bénéficiaire ne peut être que le Front National. A ce propos, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le pouvoir UMP sait bien que Marine Le Pen frisera les 20% aux prochaines élections, ce qui pourrait lui permettre de se retrouver au second tour…face à N. Sarkozy, du moins dans l’esprit des stratèges de l’UMP et de ses amis…ce qui explique cette extraordinaire propagande, puisque c’est la seule véritable hypothèse crédible qui permettrait à N. Sarkozy d’être reconduit dans ses fonctions pour cinq ans. Mais au fait, encore une fois, où est le débat politique et économique là-dedans&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Tout cela est véritablement consternant, et cela sans que personne n’ose broncher par peur des représailles de la grande presse qui, en fait, détient la réalité du pouvoir. N’oublions pas ce que F. Bayrou proposait il y a presque cinq ans, à propos de la presse&amp;nbsp;: Interdire aux grands groupes privés qui vivent des commandes de l’Etat de posséder des médias. Renforcer aussi les mesures anti-concentrations. Dommage qu’il ne l’ait pas rappelé jeudi soir, même si on n’a pas évoqué la question&amp;nbsp;? Si je dis cela c’est parce que cette proposition est extrêmement importante…pour la démocratie. Oui, cela fait partie de la moralisation de la vie politique, et j’avoue que sur ce plan certains pays voisins pourraient nous donner des leçons. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;S’il avait eu le temps, François Bayrou aurait aussi pu parler des nominations, lui qui affirmait dans son programme (ce qui semble toujours d’actualité au vu de son discours d’hier) &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qu’il voulait que les nominations des membres des autorités de contrôle soient soumises au Parlement se prononçant à la majorité des deux-tiers, pour que soient nommés les plus compétents et non les proches du pouvoir. &amp;nbsp;Il aurait pu aussi souligner à quel point la démocratie est bafouée avec ces déplacements chaque semaine du candidat-président qui&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;en profite pour faire campagne à bon compte, chose que l’on n’avait jamais vu jusque là de façon aussi outrancière. Oui la démocratie est bel et bien malade dans notre pays, et la complaisance de la grande presse, du moins d’une bonne partie d’entre elle, y participe en ne voyant les choses qu’avec le prisme du pouvoir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Finalement je suis heureux d’avoir choisi le MoDem en voyant ce qui se passe ailleurs, car au moins nous avons un leader qui est certes à la tête d’un petit parti à côté des mastodontes UMP et PS, mais on a une liberté de parole et on a l’impression d’être respecté par un peu tout le monde. La seule chose que je ne comprends pas, c’est que les électeurs de la droite modérée ne se reconnaissent pas en François Bayrou comme ceux de la gauche modérée, car après dix ans de N. Sarkozy ils devraient comprendre que celui qui devait nettoyer au karcher les zones de non-droit, qui devait être le président du pouvoir d’achat etc. leur avait beaucoup menti…&amp;nbsp;et qu’il est prêt à continuer encore pendant cinq ans. Au moins F. Bayrou essaie de ne promettre que ce qu’il est susceptible de tenir, ce qui est quand le signe d’une grande honnêteté intellectuelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Un dernier mot enfin qui nous fera évader un tant soit peu de la politique, pour nous replonger dans l’histoire. En effet, en écoutant ou en lisant ce qui se dit après chaque sommet, on a l’impression que notre pays est revenu au temps où l’Empire français semblait à son apogée, surtout sur le plan international, où la France était la nation pilote, la nation prépondérante de l’Europe et du monde.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Cela dit, par rapport à la période d’aujourd’hui, le régime semblait accumuler les triomphes avec tout d’abord l’Exposition universelle de 1867, que toutes les têtes couronnées d’Europe venaient visiter comme pour montrer que Paris était le centre politique et mondain du continent européen. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Mais l’inauguration du canal de Suez (1869) marqua peut-être encore plus l’apogée du second Empire, et ce même si l’Empereur Napoléon III ne put y participer parce que malade. Mais il y avait sa femme, l’impératrice Eugénie, qui illumina aux dires de toutes les gazettes cette inauguration de toute sa classe. Imaginons que pareils évènements se passent aujourd’hui, que ne verrait-on pas à la télévision, que n’entendrions-nous pas à la radio, que ne lirions-nous pas dans les journaux&amp;nbsp;? Je préfère ne pas y penser. Cela dit, François Bayrou, comme François Hollande, savent que Napoléon III fut détrôné peu après ces heureux évènements (septembre 1870. Pour N. Sarkozy, quelle que soit l’influence de la presse, ce devrait être dans cinq mois. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: 9pt; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Nadine Morano se méprend sur le MoDem</title>
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        <updated>2011-12-07T19:15:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-07T19:15:00+01:00</published>
        <summary>     Aujourd’hui je vais commencer mon billet en répondant à Madame Morano,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Aujourd’hui je vais commencer mon billet en répondant à Madame Morano, ministre de l’Apprentissage, qui essaie de faire croire que François Bayrou et le MoDem&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;sont très clairement dans sa famille de pensée politique. A cela je lui réponds qu’elle se trompe profondément, car dans ce cas à quoi cela servirait-il que F. Bayrou se présente à l’élection présidentielle&amp;nbsp;? J’ajoute aussi que, contrairement à ce qui s’est passé lors de la précédente campagne présidentielle, cette fois ce n’est plus l’UDF qui soutient F. Bayrou, mais le Mouvement Démocrate, ce qui représente un changement beaucoup plus considérable que Nadine Morano l’imagine. Manifestement la dame ne connaît pas les militants du MoDem, dont la quasi-totalité ne votera jamais dans le cadre d’un second tour pour N. Sarkozy. Si elle pense le contraire, elle se fait de douces illusions&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;En tout cas ce que j’observe dans le dernier sondage, c’est que F. Bayrou progresse, puisqu’on le situe à 9%, ce qui est un très bon point départ, suffisant pour espérer le retrouver beaucoup plus haut en janvier ou février. Suffisant pour qu’il soit au second tour&amp;nbsp;? Pourquoi pas, malgré la propagande outrancière de l’UMP, dont le seul programme est de raconter des histoires aux Français pour faire oublier la multitude des échecs de N. Sarkozy, y compris sur le plan de la politique étrangère, échec que bientôt la propagande UMP ne pourra plus masquer à propos de la Lybie. J’ai entendu en effet sur France-Culture ce midi, qu’un million d’armes se promèneraient dans la nature, dont certaines larguées…par les Français. De quoi faire froid dans le dos, et montrer que cette intervention militaire, dont le coût avoisinerait 300 millions d’euros (pas mal pour un pays exsangue financièrement&amp;nbsp;!), n’aurait jamais dû avoir lieu avec les Français comme principaux protagonistes. A ce propos, on peut se demander comment des gens, comme vous ou moi, qui ne sommes pas aux affaires, ont pu découvrir très vite l’inanité de cette action en Lybie, alors que les politiciens professionnels de tous bords ou presque l’ont approuvée&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Fermons cette triste parenthèse, pour revenir à la prochaine élection présidentielle, et à la déclaration solennelle de candidature de F. Bayrou, en précisant tout de suite que, même si la quasi-totalité des adhérents du MoDem seraient prêts à voter Hollande en cas de duel au second tour entre le candidat socialiste et N. Sarkozy, leur vœu le plus cher est de voir F. Bayrou à ce second tour. Pour nous, la campagne qui va commencer aura pour seul but la présence de notre leader au second…ce qui passe par l’élimination de N. Sarkozy dès le premier tour. Et je le répète cela n’a rien d’impossible, car je suis persuadé que la qualification à ce second &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;tour se fera à un niveau très bas, avec aussi&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Marine Le Pen comme concurrente. N’oublions pas que cette dernière est très haute &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;dans les sondages, et que les paroles de N. Sarkozy et de C. Guéant sur la sécurité ne peuvent que la servir, tout comme d’ailleurs l’impuissance du chef de l’Etat en ce qui concerne les affaires économiques ou les problèmes liés à la dette. Tout cela pour dire qu’avec 18 ou 19% des voix au premier tour, tout est jouable en vue du second tour. Et je ne suis pas de ceux qui croient que N. Sarkozy puisse se maintenir autour de 25% comme l’indiquent les derniers sondages.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Le matraquage et la propagande ont leurs limites, en dépit de l’énorme effort fait par la plupart des grands médias pour nous vendre un N. Sarkozy capable de nous sortir de l’ornière dans laquelle il nous a plongés. Certains vont dire que je me répète, mais de plus en plus de gens commencent à comprendre que si la droite au pouvoir depuis 2002 a fait bondir le taux d’endettement public de 900 milliards d’euros à plus de 1700 milliards en cette fin d’année, ce n’est pas la faute des 35h ou de la retraite à 60 ans, pas plus qu’ils ne croiront que c’est la faute du Parti Socialiste si la dette publique a progressé de 500 milliards d’euros entre 2007 et aujourd’hui. De même, si la désindustrialisation s’est intensifiée ces dernières années, avec les conséquences sur le solde extérieur qui pulvérise ses records de déficits, ce n’est la faute ni de F. Hollande, ni de F. Bayrou. Au contraire, pour avoir participé activement à la campagne de ce dernier, je puis témoigner que le devenir de nos sites industriels, comme la réduction de la dette faisaient partie intégrante des propositions de notre candidat. Certes, même si F. Bayrou avait été président de la République la croissance de la dette aurait été inévitable, mais on aurait évité toutes les folies en termes de budget qui ont été commises par le pouvoir actuel, sans parler du saccage sur les avantages sociaux, et nous ne serions pas dans une situation aussi dramatique. Cela c’est une certitude&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Et ce n’est pas en martelant des slogans du type «&amp;nbsp;l’heure est grave&amp;nbsp;» comme le font les membres du gouvernement que nous allons sortir de cette situation, parce qu’arrivé à un certain niveau les slogans ne suffisent plus. Quand un pays comme le nôtre commence à emprunter beaucoup plus cher que ses voisins britanniques ou allemands, cela signifie que l’incendie commence à se propager un peu partout. Et quand on en est réduit à subir les diktats de la chancelière allemande sans sourciller, cela veut dire qu’on vend notre nation…pour conserver le pouvoir. Et vouloir accuser les autres ne fait qu’aggraver ce sentiment d’impuissance que ressentent de plus en plus de Français à l’égard de N. Sarkozy et de l’UMP. Comme si nos concitoyens &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ne voyaient pas, pour nombre d’entre eux, que vouloir faire voter avant les élections cette fameuse &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;règle d’or&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;, n’est qu’un aveu de faiblesse d’un pouvoir qui n’a plus que ses slogans pour faire accroire qu’il gouverne encore. En fait il ne gouverne plus, il subit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Voila de bonnes raisons d’être optimistes pour l’élection présidentielle, même si l’on peut compter sur les médias pour faire en sorte que Bayrou soit catalogué à droite, voire proche de l’UMP, parce qu’il a des amitiés un peu partout y compris au gouvernement, puisqu’il y a parmi les ministres ou secrétaires d’Etat des gens qui ont appartenu à l’ancienne UDF. Cela dit, pour moi et beaucoup d’autres militants du Modem, l’ancien trésorier de l’UDF, le ministre de la justice Mercier, est un compagnon de Sarkozy et de l’UMP, et il est un adversaire politique au même titre que N. Sarkozy, F. Fillon et A. Juppé. Tous ceux qui servent ou ont servi avec N. Sarkozy depuis 2007 n’ont rien à voir avec le MoDem, parce que F. Bayrou a été battu en 2007 par les promesses de tous ordres distillées tout au long de la campagne par le candidat Sarkozy, alors que les seules qu’il ait tenues l’ont été au&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;bénéfice des plus riches. Et sur ce plan, je suis en phase avec J.L. Benhamias, venu rejoindre le MoDem en 2007 en provenance des Verts, qui a dit très clairement que l’objectif c’est «&amp;nbsp;battre N. Sarkozy&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;C’est une évidence que F. Bayrou &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ne peut pas oublier. En revanche, j’apprécie son désir d’indépendance et l’idée d’un rassemblement avec des gens proches de nos valeurs…ce que ne peuvent pas être ceux qui ont soutenu le discours de Grenoble, pour ne citer que cet exemple. En attendant la France va devoir emprunter 178 milliards d’euros pour remplacer ses dettes arrivant à maturité &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;jusqu’en avril, ce qui est un peu moins que l’Italie (180 milliards), mais beaucoup plus que l’Espagne (67 milliards). On comprend un peu mieux pourquoi Romano Prodi a dit dans une interview au Spiegel on line&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’Allemagne doit prendre une décision ou la partie est terminée&amp;nbsp;». Même si je suis de ceux qui pensent que l’Allemagne ne doit pas diriger seule l’U.E., la France est dans une position telle qu’elle n’a plus son mot à dire…sauf à rétablir la confiance parmi ses habitants, ce que seule une nouvelle majorité pourra commencer à faire. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>LE PARTI LIBRE DU MODEM DU GARD</name>
            <uri>http://www.francois-van-de-ville.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>À PROPOS DE ”JEUNES” ET ”VIEUX”</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.francois-van-de-ville.com/archive/2011/12/06/a-propos-de-jeunes-et-vieux.html" />
        <id>tag:www.francois-van-de-ville.com,2011-12-06:3896000</id>
        <updated>2011-12-06T12:17:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-06T12:17:00+01:00</published>
        <summary>    BILLET du 6 DÉCEMBRE 2011      Comment être  “vieux”  dans notre société...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.francois-van-de-ville.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;BILLET du 6 DÉCEMBRE 2011&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Comment être &lt;em&gt;“vieux”&lt;/em&gt; dans notre société d’aujourd’hui ? Et comment aussi y être &lt;em&gt;“jeune”&lt;/em&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Dans une récente et passionnante enquête sur les moins de 30 ans, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;la &lt;em&gt;“Fondation pour l’innovation politique”&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;a révélé curieusement que la jeunesse française serait la &lt;em&gt;“championne du monde”&lt;/em&gt; du pessimisme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pourtant, dans notre société, jeunes et vieux doivent bien y cohabiter ! Ont-ils d’autres choix ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;CHAMPIONNE DU MONDE DU PESSIMISME&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3328155&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.francois-van-de-ville.com/media/02/00/1652430913.jpg&quot; alt=&quot;mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de société&quot; /&gt;À une série de questions qui ont été posées par cette fondation aux jeunes français &lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;(panel des 16-29 ans)&lt;/span&gt;, à la question qui leur demande précisément : &lt;em&gt;“votre avenir est-il prometteur ?”&lt;/em&gt;, seulement 53% répondent &lt;em&gt;“oui”&lt;/em&gt;. Et à celle : &lt;em&gt;“la France a-t-elle un avenir prometteur ?”&lt;/em&gt;, seulement 17% ont répondu par l’affirmative !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Ces mêmes questions posées aux jeunes d’autres pays, on relève, par exemple, que 90% des jeunes indiens ont répondu &lt;em&gt;“oui”&lt;/em&gt; à la première question, et 83% à la seconde. Même les jeunes afghans (!), ou les jeunes grecs, sont plus optimistes que les jeunes français.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;On parle donc de pays en &lt;em&gt;“difficulté”&lt;/em&gt; ? Il apparaît que la France, au travers de ses jeunes, est bien celui en plus grave difficulté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;La question est donc de savoir - car il faut savoir ! - ce qu’il y a de juste dans le ressenti de nos jeunes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;ÉVOLUTION RÉELLE ET RESSENTI&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Si l’on considère la situation des français - et des jeunes - au cours des 150 dernières années, force est de constater qu’elle n’a jamais cessé, sur tous les plans, de s’améliorer (hors les périodes de guerre, évidemment), y compris sur le plan économique : les français sont 3 à 4 fois plus riches aujourd’hui que dans les années 50. En plus, les jeunes français d’aujourd’hui sont les premiers à ne pas être confrontés à une situation de guerre. C’est un formidable progrès.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Par contre, si nous regardons les indicateurs économiques des seules 10 dernières années, à la question : &lt;em&gt;“est-ce qu’aujourd’hui les salaires progressent ?”&lt;/em&gt;, nous savons la réponse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Dans les années 70, les salaires des jeunes progressaient en effet de ±5% par an : aujourd’hui, ils augmentent de... 0%. Par contre, l’écart entre les revenus des &lt;em&gt;“jeunes”&lt;/em&gt; et ceux des &lt;em&gt;“vieux”&lt;/em&gt;, lui, ne cesse de se creuser depuis 40 ans. Et, quant aux risques à affronter, jamais l’entrée dans le monde du travail n’a été plus difficile depuis 40 ans, chômage et mondialisation faisant leur œuvre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Il y a ensuite la &lt;em&gt;“prime aux diplômes”&lt;/em&gt; : plus que jamais, avoir un vrai diplôme est devenu important. Et çà ne s’arrête désormais plus au bac, comme autrefois !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Donc, objectivement, la situation des jeunes s’est bien améliorée au sens de l’histoire ; mais, maintenant, elle tend à régresser, même si leur situation n’est pas pour autant dramatique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Cela crée donc une large part de ce &lt;em&gt;“ressenti”&lt;/em&gt; qu’on évoquait plus haut.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #ffff00;&quot;&gt;UN PESSIMISME GÉNÉRALISÉ&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pourtant, au-delà de cette enquête&lt;em&gt;&lt;/em&gt;, il faut observer que la tendance des français est, en général, d’être pessimistes, beaucoup plus que dans tous les pays sondés : c’est devenu chez eux une sorte de tradition bien ancrée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;J’entendais récemment une explication sur ce pessimisme latent. L’interlocuteur exposait que les français sont majoritairement issus d’une culture paysanne ; et de commenter plaisamment : &lt;em&gt;“Essayez de faire dire à un paysan que quelque chose va bien ! Que la récolte est bonne, que leurs revenus augmentent !”&lt;/em&gt; &lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;(évidemment, ce n’est plus le cas aujourd’hui quant aux revenus !)&lt;/span&gt;. Et cet interlocuteur de poursuivre que ce pessimisme est le fruit naturel d’une vieille nation paysanne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mais, à mon sens, il y a aussi une autre raison. Quand on constate que les indiens, ou les afghans, sont plus optimistes que les français, on peut concevoir que, pour eux, le lendemain ne peut être pire que le passé récent dont ils émergent tout juste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Les français ont pourtant traversé de nombreuses années difficiles, voire même des épreuves tragiques, émaillées de menaces qui hantaient leurs esprits : la deuxième guerre mondiale, la décolonisation de par le monde (parfois de façon dramatique), la guerre d’Algérie, la guerre froide et sa menace nucléaire, etc....&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mais le progrès des situations est-il encore perceptible lorsqu’il devient plus mince ? Et c’est le cas aujourd’hui. Et on ne peut plus, maintenant, raisonner en terme de générations exclusivement sur le thème du progrès.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;C’est d’ailleurs la première fois que les parents, aujourd’hui, pensent que leurs enfants vivront plus mal qu’eux, que les choses régressent plutôt que de progresser. Et l’angoisse des parents se transmet naturellement aux enfants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;GUERRE DE GÉNÉRATIONS ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pourtant, jamais les parents n’ont été aussi soucieux des jeunes qu’aujourd’hui ; mais cependant jamais le &lt;em&gt;“jeunisme”&lt;/em&gt; n’a été aussi fort.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Paradoxalement, jamais non plus les &lt;em&gt;“vieux”&lt;/em&gt; n’ont été autant déconsidérés. Et le sentiment s’accroît que les &lt;em&gt;“vieux”&lt;/em&gt; sont &lt;em&gt;&quot;privilégiés&quot;,&lt;/em&gt; et qu’on n’arrive pas à les &lt;em&gt;“déboulonner”&lt;/em&gt; !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Au fur et à mesure que l’avenir est moins souriant, on a donc tendance à sauter une génération. Et de dire : &lt;em&gt;“pour nous (les vieux), c’est fini, le progrès qu’on a connu pendant les 30 glorieuses, c’est terminé. En revanche, peut-être qu'avec les enfants, çà reprendra. Donc il faut, en priorité, protéger les enfants”&lt;/em&gt;. (On peut citer ici la fixation qui en découle de la &lt;em&gt;“réussite au bac”&lt;/em&gt;, examen qui, pourtant, n'ouvre plus grand chose aujourd'hui).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Assiste-t-on, pour conclure, à une guerre des générations ? D’une certaine manière, oui ! Pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Si les jeunes ont le sentiment d’avoir un avenir bouché, c’est aussi parce qu’ils imaginent que les &lt;em&gt;“vieux”&lt;/em&gt; ne &lt;em&gt;&quot;dégagent&quot;&lt;/em&gt; pas le terrain. Mais çà veut dire aussi que les &lt;em&gt;“vieux”&lt;/em&gt;.... ne sont plus des vieillards comme autrefois on les imaginait : ils résistent !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Dans des temps pas si anciens, on distinguait facilement, à la vue, un &lt;em&gt;“vieux”&lt;/em&gt; d’un &lt;em&gt;“jeune”&lt;/em&gt;. Mais maintenant, il y a deux sortes de populations chez les personnes qui vieillissent : il y a ceux qui ont hâte de prendre leur retraite et on les repère au fardeau qu’ils semblent déjà porter sur leurs épaules..., et il y a ceux qui ont l’angoisse de prendre leur retraite. Et face à cette dernière catégorie qui tend de croître, les jeunes ont le sentiment que les vieux ne partent jamais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;C’est donc l’allongement de la vie active, et la bonne forme des gens âgés, qui expliquent en partie ce sentiment d’un avenir bouché.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;(Me revient ici en mémoire, en passage, ce très beau poème &lt;em&gt;“Booz endormi”&lt;/em&gt; de Victor Hugo :&lt;em&gt; “le jeune est beau..., le vieillard est grand...”&lt;/em&gt;. (Re)lire ce poème : un vrai régal ! Évidemment, Victor Hugo, c’était au siècle dernier ! Et cette image-là, nous ne la retrouverons plus guère dans le monde d’aujourd’hui....)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Il y a donc une sorte de contradiction dans la mesure où les gens âgés ont et détiennent le pouvoir, mais que les valeurs de notre société sont bien celles portées par la jeunesse. Et l’allongement de la durée de la vie, la bonne forme d’une grande partie des gens âgés, et le fait qu’à 50 ans, font que.... : il est vrai qu'on est plus riche d’expérience à 50 ans qu’à 20..., on n’est pas couramment un grand poète, un grand philosophe, ou un grand écrivain à 20 ans ! Et.... c’est souvent quand on est âgé qu’on découvre avec plénitude toutes les possibilités de la vie !&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Donc on veut en profiter au maximum !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Le &lt;em&gt;“jeunisme”&lt;/em&gt; se heurte donc à ces limites.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;PAS DE VRAIE POLITIQUE DE LA JEUNESSE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;On ne peut que regretter que notre société n’a pas de vrai discours à la jeunesse. On n’a pas non plus une vraie politique de la jeunesse, pas davantage que de vraie politique familiale. C’est pourtant la priorité des priorités qu’elles fussent abordées. Cette omission est une immense erreur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Et même si, tantôt, on évoquait par le mot &lt;em&gt;“guerre”&lt;/em&gt; ce conflit de générations, disons plus généralement qu’on assiste plutôt à une sorte d’enfermement des générations, les unes par rapport aux autres.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pour exemple, autrefois, dans les familles traditionnelles, 3 générations - grand-parents, parents et enfants - vivaient sous le même toit. Les conditions modernes rendent désormais cela impossible &lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;(qu’on ne voie pas dans cette remarque un quelconque regret de ma part !)&lt;/span&gt;. Mais cet exemple du logement est en lui-même un symbole : il illustre bien cet enfermement dont je vous parlais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Rétablir, donc, des relations d’homogénéité et de compréhension entre générations est l’une des grandes taches à laquelle devront s’atteler nos responsables politiques. Ce sera une œuvre de longue haleine, de très longue haleine. Mais on découvre chaque jour, avec le temps, combien les personnes âgées peuvent être précieuses pour les générations qui suivent.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt; C'est donc une nouvvelle cohabitation entre &lt;em&gt;&quot;vieux&quot;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&quot;jeunes&quot;&lt;/em&gt; qu'il nous faut dessiner, au profit réciproque de ces générations apparemment antagoniques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;C’est donc un autre&amp;nbsp; regard qu’il nous faut inventer sur notre société.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
            <uri>http://michelescatafal.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Il y a une grande différence entre l’époque de Bismarck et celle d’Angela Merkel</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://michelescatafal.hautetfort.com/archive/2011/12/02/il-y-a-une-grande-difference-entre-l-epoque-de-bismarck-et-d.html" />
        <id>tag:michelescatafal.hautetfort.com,2011-12-02:3891793</id>
        <updated>2011-12-02T21:16:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-02T21:16:00+01:00</published>
        <summary>    Il y a quelques jours Arnaud Montebourg &amp;nbsp;  s’est laissé aller à une...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://michelescatafal.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Il y a quelques jours Arnaud Montebourg&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;s’est laissé aller à une de ces petites phrases qui ont l’art de mettre mal à l’aise tout le monde, y compris ses amis en disant&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Bismarck fit le choix politique de réunifier les principautés allemandes en cherchant à dominer les pays européens, particulièrement la France. Dans une similitude frappante, la chancelière Angela Merkel cherche à régler ses problèmes intérieurs en imposant l’ordre économique et financier des conservateurs allemands à tout le reste de l’Europe». Du Montebourg dans le texte, à ceci près que même si l’on peut lui reprocher d’avoir un langage peu diplomatique, il n’en reste pas moins que l’Allemagne d’Angela Merkel a une volonté bien affirmée d’imposer à la zone euro et à l’U.E. toute entière sa manière de concevoir la politique économique. Et cela parce que l’Allemagne est en apparence une&amp;nbsp;nation sans trop de problèmes, ou si l'on préfère un pays qui en raison de la réunification apparaît plus fort qu’il ne l’a jamais été sur le plan économique après avoir absorbé l’ex RDA, et fait pour l’ensemble du pays des efforts considérables de modernisation et de rénovation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Cela étant, est-ce que l’Allemagne ne paraît pas plus forte qu’elle ne l’est en réalité…parce que ses partenaires sont faibles, voire même très faibles&amp;nbsp;? Voilà une bonne question, qu’évidemment peu de monde se pose en France, notamment les grands médias amis de N. Sarkozy. Et si celui-ci est de plus en plus tenté de s’agenouiller devant la chancelière, c’est tout simplement parce qu’il essaie de faire accroire qu’il dialogue avec elle, alors qu’en fait il cède à tous les diktats allemands. Du coup la chancelière se sent renforcée devant son opinion publique, laquelle ne peut que se réjouir de la montée en puissance de l’Allemagne, d’autant que celle-ci se retrouve en grande partie dans les exportations allemandes à destination de l’Union Européenne. Et Angela Merkel a d’autant plus besoin de ce renfort inattendu de N. Sarkozy qu’elle aussi a des élections à affronter dans moins de deux ans, élections tout aussi aléatoires pour elle que celles de N. Sarkozy en mai-juin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;En fait N. Sarkozy, après avoir joué les ténors sur le plan européen grâce à la relativement bonne situation dans laquelle se trouvait la France jusqu’en 2007, quelque peu à la traîne de l’Allemagne certes, mais pas trop éloignée, se retrouve aujourd’hui en position de grande faiblesse vis-à-vis du voisin rhénan, parce que tous nos fondamentaux économiques se sont outrageusement dégradés. Aujourd’hui, l’Allemagne a en face d’elle non plus un partenaire pouvant parler d’égal à égal avec elle, mais un pays qui est devenu un des grands malades de l’Europe en raison de ses déficits historiquement élevés, tant en ce qui concerne les finances publiques que le solde commercial, avec un taux de chômage qui s’accroit à une vitesse effrénée. Et cela au moment où l’Allemagne frise le plein emploi, tout cela donnant aux prêteurs l’illusion que la France avance de plus en plus comme un bateau ivre voguant au gré des vents de la mondialisation, faute d’avoir investi sur l’avenir, ayant préféré multiplier les cadeaux aux plus riches…au détriment des budgets de l’éducation, de la recherche etc.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Et c’est là toute la différence entre l’époque de Bismarck et celle d’aujourd’hui. Faisons un peu d’histoire pour se rappeler la situation de l’Europe à la période où Bismarck en était le chancelier, en rappelant au passage qu’apparemment Arnaud Montebourg n’attaquait pas le peuple allemand mais plutôt ses dirigeants actuels. Et justement Bismarck était d’abord ce que l’on appelle de nos jours un homme de droite, cette droite conservatrice qui faisait la loi partout en Europe et qui contrastait même avec la droite impériale de l’époque de Napoléon III, surtout celle qui dirigeait le pays à l’époque de l’Empire libéral, plus particulièrement à la fin des années 1860.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Fermons la parenthèse pour noter qu’après la victoire allemande en 1871, et la proclamation de l’Empire d’Allemagne dans la Galerie des Glaces de Versailles, Bismarck occupait en Europe la même situation prépondérante que la France sous Napoléon 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; jusqu’en 1812, ou sous Napoléon III après la guerre d’Italie (Magenta, Solferino en 1859). Cela signifie que l’Allemagne attirait dans on orbite les principales nations du continent européen, mais c’était surtout pour des raisons stratégiques que l’Allemagne essayait d’organiser cette Europe à sa façon. Et cela parce que l’Allemagne craignait surtout le sentiment de revanche de la France, suite à l’annexion de l’Alsace-Moselle, sans doute la plus grande erreur de Bismarck. Et si La France faisait encore peur malgré sa cuisante défaite face aux troupes prussiennes, c’est parce que la France restait un pays riche&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt; malgré les cinq milliards de francs or versés à titre de dédommagement entre 1871 et 1873&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;C’est pour cela que Bismarck conclut en 1873 «&amp;nbsp;l’alliance des trois empereurs&amp;nbsp;» avec l’empereur d’Autriche François&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Joseph et Alexandre II le Czar de Russie. Et comme si cela ne suffisait pas, Bismarck en profita pour faire en sorte que l’Italie adhère aussi à ce pacte…qui isolait complètement la France en Europe. Et si cette alliance avait été aussi solide que Bismarck l’imaginait, la France aurait dû supporter une nouvelle guerre en 1875, parce que Bismarck trouvait que la France reconstituait ses forces très vite, tant sur le plan économique que militaire. La friabilité de cette alliance apparut dès la crise des Balkans quand l’Empire ottoman s’effondra (1878), puisque chacun des pays composant cette alliance revendiquait les dépouilles de l’Empire ottoman, ce qui obligea Bismarck à réunir à Berlin un congrès en juin 1878, pour trouver un compromis entre les puissances rivales aux dépens de la Turquie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;En&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;fait Bismarck n’était pas aussi puissant qu’il en avait l’air&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt; puisque la Russie n’ayant pas obtenu ce qu’elle voulait, notamment l’indépendance de la Bulgarie, Alexandre II décida de se rapprocher de la France…parce que la France était la seule à pouvoir l’aider à résoudre ses difficultés financières. Cette défection obligea même Bismarck a laisser la France s’installer en Tunisie au grand dam des Italiens, aussi furieux contre les Français qui leur avaient pris la place en Tunisie, que contre Bismarck qui avait laissé faire dans l’espoir d’amadouer les Français et de les brouiller avec les Italiens. Cela n’empêchera pas toutefois ces derniers de signer le traité du 20 mai 1882, plus connu sous le nom de Triple-Alliance avec les sceaux de l’Allemagne, de l’Autriche-Hongrie et de l’Italie. Par parenthèse ce traité était rédigé en français, encore langue diplomatique. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Bismarck avait semble-t-il gagné la partie contre la France, au point de lui proposer une all&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;ia&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;nce franco-allemande, qui laisserait la France s’implanter en Afrique…en espérant que cette implantation brouillerait la France avec l’Angleterre. Hélas pour Bismarck, Jules Ferry, avec qui il s’entendait relativement bien, sans que ce dernier fût dupe de ses intentions (on est loin du suivisme de N. Sarkozy aujourd’hui), est renversé et le général Boulanger, appelé «&amp;nbsp;général Revanche&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt; devient ministre de la &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;G&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;uerre, ce qui oblige Bismarck &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt; faire voter une nouvelle loi militaire, par peur des velléités françaises, durcissant au passage les mesures contre les Alsaciens et Mosellans. Bismarck&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;comprend que la France ne renoncera jamais à la perte de l’Alsace-Moselle&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;, et ce n’est pas l’affaire Schnaebelé qui le persuadera du contraire&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;Du coup &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Bismarck se voit &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;encore&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt; contraint de signer un nouveau pacte avec la Russie, afin que celle-ci reste neutre en cas de conflit entre l’Allemagne et la France, Bismarck allant jusqu’à promettre en échange à la Russie son appui diplomatique au détriment de l’Autriche-Hongrie. Apparemment Bismarck et l’Allemagne sont au sommet de leur puissance et sont les maîtres de l’Europe.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Sauf que Guillaume 1er meurt (mars 1888) et qu’il est remplacé par Frédéric III, lequel mourra trois mois plus tard, puis par Guillaume II, monarque vaniteux, qui ne va pas supporter très longtemps l’autorité du vieux chancelier, lequel sera contraint à la démission en mars 1890. Cela allait laisser les mains libres à Guillaume &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;II &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;dans son désir d’hégémonie non plus sur l’Europe, mais sur le monde, ce qui l’amènera à intervenir un peu partout &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;sur la planète&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;, y compris là où il n’avait pas d’intérêts à défendre. Et cela va amener l’empereur allemand à froisser ses alliés, déjà peu sûrs, lesquels après la Grande-Bretagne vont se tourner vers la France…qui était devenu le banquier de l’Europe. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Tout le contraire d’aujourd’hui où nos finances publiques sont exsangues&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt; ce qui oblige N. Sarkozy à suivre Angela Merkel dans tous ses desiderata en espérant que cela sera suffisant pour que la France ne soit pas dégradée par les grandes agences de notation…avant les élections. Pas très glorieux tout cela&amp;nbsp;! Voilà pourquoi la comparaison entre le comportement d’Angela Merkel et Bismarck était &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;hardie&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;, et surtout pourquoi la situation entre l’époque de Bismarck et celle d’aujourd’hui est radicalement différente. Si j’osais&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt; je dirais pour notre pays&amp;nbsp;: grandeur et décadence&amp;nbsp;! Voilà où nous a mené la politique de N. Sarkozy, alors que jusque là nous avions fait bonne figure par rapport à notre partenaire allemand. Ah, j’oubliais&amp;nbsp;: aujourd’hui nous sommes le 2 décembre, anniversaire d’Austerlitz, qui marque la Bérézina de N. Sarkozy, en attendant pour mai-juin son Waterloo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; mso-bidi-theme-font: minor-latin; mso-ascii-theme-font: minor-latin; mso-hansi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Le pilonnage continue sur F. Hollande, mais cela n'empêche pas la hausse vertigineuse du chômage</title>
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        <updated>2011-11-28T19:21:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-28T19:21:00+01:00</published>
        <summary>  Titre du site web du Monde ce soir&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le nombre de demandeurs...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Titre du site web du Monde ce soir&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le nombre de demandeurs d'emplois sans aucune activité s'établit à 2 814 900 en octobre. Il faut remonter à décembre 1999 pour trouver un nombre de chômeurs supérieur&amp;nbsp;». En lisant cela je&amp;nbsp;comprends pourquoi les aficionados de l’UMP tirent à boulets rouges sur François Hollande. En revanche j’ai du mal à comprendre les titres de la presse dite de gauche, qui se prêtent parfaitement à ces commentaires souvent haineux à l’égard du candidat socialiste, lequel a beaucoup de mal à se défendre…parce qu’il a beau faire, tout ce qu’il fait ou dit est jugé au mieux maladroit ou pire négatif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Que mes lecteurs MoDem habituels se rassurent, je fais toujours partie du MoDem, ayant renouvelé en début d’année mon adhésion, et étant de nouveau prêt &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à participer à la campagne présidentielle pour le candidat Bayrou. Mais si je soutiens F. Hollande, c’est parce que je vais être obligé de faire de même si &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;F. Bayrou fait la percée dans les sondages que nous attendons pour janvier. Pire encore, si cette percée se manifeste par un recul de N. Sarkozy, alors là l’UMP &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;va lancer la grosse artillerie, sans la moindre retenue. Normal, pour l’UMP il ne peut y avoir d’autre président que l’actuel, et le mot alternance est un mot qu’il vaut mieux éviter. A ce propos, pour avoir suivi de très près la campagne électorale en Espagne, j’ai l’impression qu’il y avait beaucoup plus de respect et de dignité entre les partis qui postulaient pour le pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Cela dit, c’est quand même plus facile de taper sur F. Hollande que d’expliquer un taux de chômage qui va dépasser très rapidement les 10%, ce qui nous placera au onzième rang en Europe pour cet indicateur. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et qu’on ne vienne pas nous raconter d’histoires, car il y a plusieurs pays qui ont un taux de chômage inférieur à celui de 2008 (Allemagne, Belgique, Luxembourg), ou quasiment égal &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;(Autriche, Malte), ou&amp;nbsp;supérieur mais dans des proportions moindres que chez nous (Finlande, Italie, Malte, Pays-Bas). Voilà la réalité, et malheureusement ce que j’écris ne sera pas repris par les grands médias. Non, on préfère taper sur Hollande, en le traitant de noms ridicules. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Problème, même si les Français ne sont pas experts en économie, il ne sera pas facile de leur prouver que F. Hollande est pour quelque chose dans ces chiffres désastreux, tout comme ceux du commerce extérieur, où nous nous situons au dixième rang pour ce qui concerne le solde des transactions courantes par rapport au PIB, sans parler de la dette publique où nous sommes au douzième rang en pourcentage du PIB. Certes on va entendre parler des 35h ou autres billevesées, mais les socialistes ne sont plus au pouvoir depuis 10 ans, et depuis la situation s’est considérablement aggravée. Les chiffres ont le mérite de ne pas mentir&amp;nbsp;! D’ailleurs si les marchés, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ou si l’on préfère les prêteurs, nous obligent à emprunter à des taux dépassant 100 points de base à 3 mois et 140 points à 10 ans, c’est que Messieurs Sarkozy, Fillon ou Barouin ne sont pas très convaincants. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et ces prêteurs se demandent dans quel état sera la France en mai-juin 2012. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Là non plus ce ne sera pas la faute à Hollande, ni à Voltaire, ni à Rousseau. Ce sera la faute de ce pouvoir qui n’a cessé d’accumuler les erreurs depuis cinq ans, ne serait-ce qu’en se privant au bas mot de 70 ou 80 milliards…pour en faire profiter les plus riches. Et ce n’est pas en inventant des chiffres extravagants sur une diminution du nucléaire que les chiffres du chômage vont se redresser. A ce propos, on peut s’étonner qu’on ne puisse presque jamais entendre le candidat socialiste sur ces sujets, pas plus d’ailleurs que F. Bayrou, même si sur France-Culture j’ai entendu Rochefort au journal de la mi-journée. Reconnaissons toutefois que l’audience de France Culture n’a rien à voir avec celle du journal de 13h sur TF1. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;J’arrête-là, car il y aurait tellement à dire à propos des mensonges du pouvoir, et là je trouve que le MoDem ou le PS ne tapent pas assez fort…quand ils en ont l’occasion. C’est beau de se draper dans la dignité comme l’a fait F. Hollande ce matin en disant refuser «&amp;nbsp;l’abaissement de la campagne&amp;nbsp;» devant la gravité de la crise, mais si lui et ses amis ne rendent pas coup pour coup, comme devra le faire aussi F. Bayrou, alors N. Sarkozy finira par l’emporter une nouvelle fois, malgré des résultats accablants. Je maintiens qu’on aurait tort de penser que la propagande a ses limites, parce que justement elle n’en a pas vraiment, compte tenu du fait que la plus grande partie des médias est détenue par les amis du pouvoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Candidatures de F. Bayrou et H. Morin : deux finalités opposées</title>
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        <updated>2011-11-27T12:16:12+01:00</updated>
        <published>2011-11-27T12:16:12+01:00</published>
        <summary>  Alors que François Bayrou vient de déclarer sa candidature à l’élection...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://michelescatafal.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Alors que François Bayrou vient de déclarer sa candidature à l’élection présidentielle de 2012, ce qui n’est une surprise pour personne, on est à présent entré dans le sprint final de cette élection, un sprint qui ne ressemble hélas en rien à une épreuve de vitesse, mais plutôt à une épreuve de keirin pour parler comme dans le jargon du vélo. Pour ceux qui ne connaissent pas le cyclisme sur piste, je rappelle qu’au keirin, les coureurs doivent rester derrière le lièvre à vélomoteur en roulant à une vitesse de 25 kmh jusqu’à deux tours de l’arrivée (il y a en tout huit tours). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Cela étant, la comparaison avec le keirin n’est pas bonne dans la mesure où il y a un concurrent qui est parti bien avant les autres, le seul par parenthèse qui ne se soit pas officiellement déclaré, le président sortant lui-même. Dans les épreuves de keirin il serait automatiquement exclu, parce qu’il y aurait tricherie manifeste, mais en France ce genre de détail ne compte pas. Le président est en campagne aux frais de la République, mais nombre de grands médias, si prompts à relayer la fraude sociale supposée des employés et ouvriers de la fonction publique ou du privé, ne trouvent rien à redire à une telle situation qui avantage le candidat sortant. C’est ce qu’on appelle avoir une idée sélective de la démocratie. Par parenthèse, c’est une première (une de plus) &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;dans l’histoire de la Cinquième République&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Et le pire est que cette situation va durer jusqu’en février ou mars, période où la campagne sera dans l’emballage final, toujours en référence au keirin. Cela signifie au passage que notre pays va être paralysé par cette campagne pendant encore cinq longs mois, alors qu’il aurait tellement besoin qu’on commence à prendre les premières mesures de redressement, vu l’état de déliquescence dans lequel il se trouve. D’ailleurs tout va tellement de mal en pis, que l’on a déjà l’impression que la campagne du candidat sortant non déclaré est entièrement basée sur des idées de plus en plus simplistes, et le dénigrement des adversaires. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Qu’a proposé de réellement nouveau le&amp;nbsp;« non encore candidat&amp;nbsp;» à ce jour&amp;nbsp;? Rien, si ce n’est créer une nouvelle loi sur la sécurité et la récidive…qui existe déjà. Ou alors, essayer de faire peur à l’électorat en prétendant que si on réduit la part du nucléaire dans la production d’électricité, on va perdre des dizaines ou des centaines de milliers d’emplois, et on va&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;finir par s’éclairer à la bougie tellement l’électricité sera chère. Je caricature à peine. Pour le reste, on va raser gratis…comme si N. Sarkozy n’était pas au pouvoir depuis 2007&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Et tout cela orchestré à la baguette par les grands médias amis, au point que la déclaration de candidature à l’élection présidentielle de F. Bayrou est presque passée inaperçue. Certes on va me rétorquer qu’on en a parlé, même dans les journaux de 20 h, mais quand on passe au milieu d’un tas d’informations liées à la sécurité, au nucléaire, aux bisbilles à gauche, l’effet est quand même moindre. D’ailleurs qui parle aujourd’hui dans les journaux ou à la télévision de F. Bayrou&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Pas grand-monde, sauf pour souligner que son ancien copain, Hervé Morin, va se présenter lui aussi à l’élection présidentielle, fort de son 0.5% ou 1% des voix dans les sondages. Entre nous, cela me paraît curieux qu’il puisse recueillir entre 200.000 et 300.000 voix, car pour ma part je ne connais pas une seule personne prête à voter pour lui. Et pourtant je discute de politique avec nombre de personnes, mais H. Morin n’est pas dans le paysage, pas plus d’ailleurs que son mouvement le Nouveau Centre, lequel a pourtant une vingtaine de députés, contre trois au MoDem qui pèse dix fois plus en termes de voix. Allez comprendre&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;En fait le Nouveau Centre et Morin ne sont rien d’autre qu’un groupement d’élus ex-UDF, satellite de l’UMP, dont l’unique motivation en 2007 était de ne pas perdre leur siège de député…ce qui les a incités à abandonner F. Bayrou en rase campagne, alors que si ce dernier avait été qualifié pour le second tour, tous comme un seul homme l’auraient suivi. Et pour prix de leur ralliement, ils ont eu droit à un nombre important de ministères ou secrétariats d’Etat, ce qui les a obligés en contrepartie à voter main dans la main toutes les lois proposées par N. Sarkozy, y compris celles qu’ils disaient ne jamais pouvoir accepter pendant qu’ils faisaient campagne, avec nous les militants, pour F. Bayrou. Mais cette stratégie arrive à son terme…dans la confusion, car H. Morin se présentant &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à l’élection présidentielle, c’est l’échec assuré pour le Nouveau Centre, d’autant que tous les parlementaires de ce parti ont déjà fait allégeance à N. Sarkozy, leur seule idéologie étant leur réélection, ou en tout cas n’avoir pas un candidat UMP aux législatives en face d’eux. Quelle fin glorieuse pour ce groupuscule&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Le plus amusant ou le plus triste, c’est selon, c’est que j’ai bien l’impression que même si N. Sarkozy aurait préféré qu’H. Morin ne se présente pas, en revanche il voit dans cette candidature un moyen de contrer F. Bayrou, lequel va nécessairement monter en puissance jusqu’à l’élection avec des idées qui se veulent avant tout réalistes, même si certains militants démocrates trouveront qu’elles sont trop peu électoralistes. Un peu le reproche qui lui était fait en 2007 face aux idées surréalistes de la candidate socialiste et, plus encore, des promesses inconsidérées de N. Sarkozy. Cela dit, depuis 2007, la situation a beaucoup changé dans notre pays, en mal évidemment, et si nous avions une presse entièrement libre, tout le monde soulignerait la justesse des propos de F. Bayrou à cette époque, ne serait-ce que sur l’insoutenabilité des déficits et de la dette publique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Et pourtant, à cette époque, cette dette se situait à un peu moins de 1200 milliards d’euros contre plus de 1710 milliards aujourd’hui. Certes la crise est passée par là, mais chacun sait bien que sur ces 500 milliards de surplus, les mesures prises depuis 2007, notamment en faveur des plus riches ou des plus grandes sociétés,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;ont un poids qui pèse lourd dans cette gabegie. Et il est d’autant plus lourd que dans le même temps on a supprimé plus de 100.000 postes dans la fonction publique, y compris dans les domaines où on en avait le plus besoin comme la santé, la police ou l’éducation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Oui, si les Français qui ne sont ni de la droite dure ou extrême, ni de la gauche qui se veut encore un peu révolutionnaire, avaient un peu de bon sens, ils voteraient pour F. Bayrou plutôt que voter pour N. Sarkozy, ou par défaut pour F. Hollande. Certes, pour ma part je fais la différence entre F. Hollande et N. Sarkozy, différence faite par la plupart des militants du MoDem et aussi par ses électeurs, mais si l’on veut vraiment un rassemblement pour mettre en œuvre le redressement du pays, il faut que F. Bayrou fasse un score important à cette élection présidentielle, seul moyen sans doute d’éviter que notre pays subisse cinq années supplémentaires de gouvernement Sarkozy-UMP. Et si je dis cela, c’est parce que la France y perdrait son âme, mais aussi le peu d’indépendance qu’il lui reste. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Entre un énième mini sommet et un déplacement à Toulon...</title>
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        <updated>2011-11-24T18:45:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-24T18:45:00+01:00</published>
        <summary>  Quelle propagande pour le candidat, non encore déclaré, N. Sarkozy&amp;nbsp;!...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Quelle propagande pour le candidat, non encore déclaré, N. Sarkozy&amp;nbsp;! Y-a-t-il eu une seule élection présidentielle où nous avons eu autant d’articles ou informations dans les médias allant toutes dans le sens de favoriser un candidat&amp;nbsp;? Sans doute pas. Quand on pense à la manière dont le général de Gaulle avait conduit sa campagne en 1965, on s’aperçoit que le gaullisme revendiqué par l’UMP et N. Sarkozy n’a strictement rien à voir avec le vrai gaullisme, celui du général, lequel avait certes des défauts, mais aussi avait de grandes qualités, et notamment celle de se faire «&amp;nbsp;une certaine idée de la France&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;Fermons la parenthèse pour noter que ces attaques des organes de presse écrite ou télévisuelle sont toutes concentrées sur F. Hollande, censées valoriser a contrario l’action de N. Sarkozy par rapport à son concurrent direct, ce qui de facto ne laisse aucune place aux autres participants à cette présidentielle, ce qui oblige&amp;nbsp;des gens comme J. L. Mélanchon à donner de la voix…faisant ainsi le jeu de l’UMP et de N. Sarkozy. Mélenchon n’est pas communiste, mais se comporte comme feu le Parti Communiste à la fin des années 70, lequel sous l’œil bienveillant de Moscou s’en prenait beaucoup plus à F. Mitterrand qu’à ceux qui gouvernaient. Au fond, qui sait si J.L. Mélanchon ne préfèrerait pas une défaite du candidat socialiste pour apparaître comme le nouveau dépositaire des idées de gauche&amp;nbsp;? En plus il joue sur du velours, car si F. Hollande est élu il pourra toujours négocier des postes de parlementaires ou de ministres avant les élections législatives. C’est de la politique, comme dirait F. Hollande, ce qu’apparemment Eva Joly n’a pas compris, contrairement à J.L. Mélanchon.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;En tout cas, il y a au moins une chose qu’on ne pourra pas reprocher à Eva Joly et plus généralement aux écologistes, ainsi qu’aux socialistes, à savoir que le nucléaire est pour la première fois bien présent dans la campagne. Après tout, envisager l’avenir énergétique de la France à échéance de vingt ou trente ans n’est pas en soi une mauvaise chose, et pourrait en cas d’élection de F. Hollande permettre de commencer notre reconversion industrielle vers les énergies renouvelables, alors que sur ce plan comme tant d’autres l’UMP et son «&amp;nbsp;candidat naturel&amp;nbsp;» n’ont rien à proposer d’autres que la continuation de ce qui est fait depuis la fin des années 70. C’est ce qui s’appelle prévoir l’avenir ! Des discussions sur le nucléaire il y en a aussi&amp;nbsp; au MoDem, en espérant que l’on réussira à entendre F. Bayrou sur le sujet, non pas par sa faute, mais parce que les médias sont uniquement concentrés sur le pilonnage de l’UMP contre F. Hollande, y compris en évoquant à longueur de colonnes les bisbilles entre EELV et PS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;En revanche à peine si l’on évoque les différents à l’intérieur de la majorité présidentielle, car contrairement à ce que l’on veut bien nous faire croire, des différents il y en a beaucoup à l’UMP, même si N. Sarkozy et son parti ont réussi à éliminer ceux qui pouvaient lui prendre des voix au premier tour. Je veux évidemment parler de Borloo et de la marginalisation extrême de ce pauvre Morin, crédité par tous les sondages de 0 à 0.5% des voix. Il est vrai qu’il n’a jamais été bien haut, mais avec le départ de ses principaux parlementaires, il se trouve complètement dépouillé…ce qui est loin d’affecter les militants du MoDem, lesquels n’ont toujours pas digéré qu’il se soit livré pieds et poings à N. Sarkozy en 2007, après avoir fait avec nous la campagne de F. Bayrou.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;En revanche le non encore candidat, qui l’est complètement, et qui fait gentiment sa campagne présidentielle à travers ses déplacements hebdomadaires en province, n’a pas réussi à faire se rabibocher des gens comme F. Fillon, X. Bertrand ou J.F. Copé, sans oublier R. Dati, qui en sont à s’invectiver…pour préparer leur avenir. On n’est jamais trop prudent, d’autant que si le chef de l’Etat remonte dans les sondages, il est encore loin du compte pour espérer être élu, surtout si Eva Joly commence à se calmer, et si J.L. Mélenchon s’aperçoit enfin que ses phrases assassines sur le candidat du PS ne lui profitent nullement, mais plutôt profitent…à N. Sarkozy. Il est vrai que le parachutage du Premier ministre dans la deuxième circonscription à Paris, a du mal à être digéré par Rachida Dati, au moins autant que celui de Cécile Duflot dans la sixième circonscription par le clan Delanoë, sauf qu’en ce moment on a tendance à parler davantage de l’un que de l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Et pendant ce temps on lit qu’au grand mécontentement des syndicats des professeurs des écoles, on recrute des enseignants contractuels, des vacataires, et des assistants de langue pour effectuer des vacations pour les classes de premier degré. Voilà où nous en sommes, ce qui ne gêne apparemment pas ceux qui critiquent F. Hollande parce qu’il veut essayer de boucher les trous béants creusés par les multiples suppressions de poste dans l’Education Nationale. Le plus triste est que la propagande gouvernementale a permis de faire croire qu’il y a trop de gens travaillant dans cette administration, en oubliant que l’éducation est sans doute le seul moyen qu’il nous reste pour retrouver, à terme, de la compétitivité dans l’industrie ou les services. Cela dit le mot «&amp;nbsp;terme&amp;nbsp;» n’existe pas pour N. Sarkozy, puisque pour lui le terme c’est 2012 et sa réélection.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas ça ou là dans l’Education Nationale des gens en trop, mais ce qui est vrai c’est que l’on est en train de casser l’école publique, l’école de la république, celle qui a permis à tant de monde d’avoir le même droit à l’éducation pour le plus grand nombre…sans que cela n’interpelle nombre de Français, lesquels ont pour seule excuse de se battre pour survivre. Et puis, comme l’exemple vient d’en haut, je rappellerais simplement ce que j’ai lu dans le journal suisse, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;le Mat&lt;/em&gt;in, que six grosses fautes d’orthographe entachaient l’hommage officiel écrit par l’Elysée à destination de Danielle Mitterrand.&amp;nbsp;Quelle tristesse&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, pour souligner qu’aujourd’hui encore il y a un nouveau mini sommet, à trois cette fois avec l’Italie, à la différence que cette dernière est dirigée par un véritable spécialiste de la finance, ce que ne sont ni A. Merkel, ni évidemment N. Sarkozy. Cela dit, il ne sortira rien de plus de ce mini sommet supplémentaire dans la mesure où l’Allemagne ne peut pas accéder aux demandes de la France, qui souhaite que la BCE intervienne plus massivement qu’elle ne l’a fait pour aider les Etats en difficulté, dont le nôtre. N’oublions que si l’on parle de 1900 milliards de dette publique pour l’Italie, la notre dépasse les 1700 milliards. Fermons la parenthèse, pour dire une fois de plus que la chancelière doit rendre des comptes au Bundestag, avant de s’affranchir de certaines règles en termes de finances publiques, contrairement à la France où le président fait ce qu’il veut.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Et puis, même si la Banque Centrale Européenne procédait à des interventions à grande échelle, ce qu’elle ne veut pas faire, cela ne règlerait pas le problème de la dette. De même la création d’euro-obligations, qui serait une forme de mutualisation de la dette, n’est pas non plus la panacée, car dans ce cas on ne pourrait pas emprunter au taux auquel emprunte l’Allemagne. Il y aurait fatalement une prime de risque que les prêteurs imposeraient, ce qui pénaliserait des pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas qui empruntent moins cher que les autres grands pays de la zone euro...et qui ne nous avantagerait pas autant qu'on essaie de nous le faire croire. Cela d’ailleurs personne ne le dit, car on pense que les Français ne sont pas vraiment intéressés par ce type d'information, ce qui est sans doute un peu le cas. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Néanmoins les Français sentent bien que la vérité est cruelle, et que si nous avions fait davantage attention à l’évolution de notre dette publique au cours des dernières années nous n’en serions pas là. Et je crains que le pire soit à venir, surtout quand on voit que l’Allemagne, oui je dis bien l’Allemagne, a eu du mal à placer une obligation à 10 ans sur le marché, faute de demande et peut-être&amp;nbsp;aussi parce moins de 2% sur une obligation à 10 ans c’est quand même peu. Du coup le taux allemand à 10 ans a dépassé aujourd’hui les 2% (2.02%), certes très inférieur à celui de la France (3.63%), mais quasiment au niveau de celui de la Grande-Bretagne. En résumé, le&amp;nbsp;pire n’est jamais sûr, mais il peut être très vraisemblable. On est loin des bisbilles politiciennes de notre campagne présidentielle&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: medium; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>F. Bayrou a son mot à dire pour 2012…</title>
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        <updated>2011-11-17T11:20:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-17T11:20:00+01:00</published>
        <summary>   Au vu des derniers développements des négociations PS-écologistes, la...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;when2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Au vu des derniers développements des négociations PS-écologistes, la machine à perdre semble de nouveau être sur rail pour le candidat du Parti Socialiste. Déjà il y a cinq ans, jamais Ségolène Royal n’aurait dû perdre l’élection présidentielle, car face à elle il y avait un candidat, Nicolas Sarkozy, qui ne faisait pas rêver nombre de ses concitoyens. Et cette fois c’est encore pire, car cela fait&amp;nbsp;bientôt cinq ans qu’il gouverne avec à son passif le pire bilan qu’un président de la république ait pu présenter à la fin de son mandat. Et pourtant, il est loin d’être sorti du jeu parce qu’en face on fait tout pour qu’il soit réélu…avec, comme je le dis dans chacun de mes articles, l’appui total de la quasi-totalité de la grande presse. Hier par exemple il y avait à cette heure 1.88 point d’écart entre le taux allemand à 10 ans et le taux français. Ce matin, nous en sommes à 1.99, ce qui signifie qu’après avoir atteint le double des taux allemands on va arriver, sans doute dans la journée à deux cents points de base, chiffre sur lequel la grande presse ne va pas s’étendre. Or, même si on cache la vérité en France, les marchés eux n’entrent pas dans cette logique…même si le candidat Sarkozy a leur préférence sur les autres candidats susceptibles d’arriver au second tour (Hollande, Marine Le Pen ou Bayrou).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;when2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Fermons cette parenthèse qui fait de plus en plus peur à ceux qui regardent de près la situation de notre pays, pour revenir aux sempiternelles querelles de la gauche dite plurielle. Entre Mélenchon qui ne sait comment faire pour exister un tant soit peu dans le débat en cours, quitte à faire le jeu de N. Sarkozy, aujourd’hui ce sont les Verts qui essaient d’exister en tentant d’arracher au candidat socialiste des accords qui mettent gravement en jeu sa crédibilité…et qui évidemment font le jeu de N. Sarkozy, comme en témoignent tous les titres des journaux écrits, parlés ou télévisés. Ainsi on a vu hier soir le spectacle pathétique d’un candidat socialiste sur TF1 expliquer qu’il n’était pas question de trop amputer la filière nucléaire, ce qu’on ne saurait lui reprocher surtout dans une période où les usines ferment les unes après les autres, et la responsable des Verts s’arc-boutant sur des demandes impossibles à accepter par le candidat socialiste, lequel pèse six fois plus dans les sondages que la candidate écologiste. Comment tout cela se terminera-t-il&amp;nbsp;? Je n’en sais rien, et à la limite je m’en moque…sauf si cela devait faire réélire N. Sarkozy.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;when2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Il est vrai qu’entre l’attitude de N. Sarkozy et l’UMP d’une part, et du PS et ses «&amp;nbsp;alliés&amp;nbsp;» d’autre part, il y a un gouffre…de démocratie. Si je dis cela, c’est en lisant ou en entendant ce matin que les députés du Nouveau Centre qui soutiendraient l'ineffable Morin, président de ce mouvement, s'il se présente à l'élection présidentielle, auraient en face d’eux aux prochaines législatives un candidat de l’UMP, avec de grandes chances d’être battus dans ce cas. Au moins c'est clair, et même d’une grande clarté. Voilà ce que c’est d’être allé «&amp;nbsp;à la soupe&amp;nbsp;» en 2007 en se livrant pieds et poings liés à l’UMP&amp;nbsp;! En tout cas pour l’UMP et N. Sarkozy, le débat démocratique a ses limites, ce dont personnellement je n’ai jamais douté, mais&amp;nbsp;sur le plan électoral c’est une attitude qui ne peut que plaire aux gens de droite, d’autant que ce pauvre Morin est crédité de moins de 0.5% d’intentions de vote. En fait, si l’on en croit les sondages, seuls sa famille et quelques amis veulent voter pour lui s’il se présente à l’élection présidentielle. Et dire que ces gens du Nouveau Centre se prétendaient les successeurs de l’UDF version Giscard à la fin des années 70&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;when2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;L’avantage de tout cela (bisbilles à gauche et diktats à droite) est que le candidat du MoDem, F. Bayrou,&amp;nbsp;apparaît comme le seul capable de garder un cap à la fois démocratique et réaliste dans cette affaire. Le MoDem en effet présentera aux électeurs un programme économique, dans la suite de celui de 2007 avec bien entendu les évolutions inhérentes à la situation d’aujourd’hui, qui aura le mérite de vouloir faire le possible sans promettre l’impossible, en changeant quand même beaucoup de choses, ne serait-ce qu’en faisant partager par tous l’effort à accomplir. Cela ne va sans doute pas changer la vie de nombreux Français dans un premier temps, mais cela permettra d’éviter que trop de monde reste sur le bord de la route pendant que d’autres ne savent quoi faire de leur argent. Cela ne fait pas rêver, mais c’est déjà un programme ambitieux d’autant que l’on privilégiera des domaines aussi importants que l’éducation ou la recherche, et que l’on interrompra «&amp;nbsp;le casse&amp;nbsp;» des services publics, initié par N. Sarkozy et l’UMP. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;when2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Voilà pourquoi je suis optimiste pour François Bayrou qui, pour le moment, peut se contenter de compter les points au milieu de ce chaos à caractère politicien à gauche, et de l’incapacité à résoudre les problèmes du président de la République des riches, lesquels ne veulent évidemment rien lâcher de leurs privilèges. C’est pour cela que nombre de Français devraient se tourner vers le seul homme politique, droite et gauche confondues, qui ne s’est jamais renié depuis la création de l’UMP, et qui n’a jamais accepter de se laisser acheter pour un quelconque poste gouvernemental. Que je sache, jamais je n’ai entendu F. Bayrou avoir un discours haineux vis-à-vis de telle ou telle catégorie de Français, jamais non plus je ne l’ai entendu faire des promesses qu’il ne pourrait tenir. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;when2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Jamais aussi on ne pourra lui reprocher de ne pas avoir toujours eu comme priorité l’éducation, afin que la jeunesse soit armée pour résister à un environnement économique où la différence se fait sur les compétences acquises. Enfin, il faut rappeler que, seul contre tous, il s’est battu contre la privatisation de Gaz de France, qu’il fut un de ceux qui ont dénoncé avec le plus de virulence la privatisation des autoroutes, en considérant qu’elle était «&amp;nbsp;illégitime et illégale&amp;nbsp;» et qu’elle spoliait les Français, bref qu’il a toujours privilégié le maintien dans le patrimoine de l’Etat de ce qui a été financé par les Français. Oui, pour toutes ces raisons je suis confiant sur l’issue de la campagne présidentielle pour F. Bayrou, même si les Français n’ont pas toujours fait preuve de sagesse dans le choix de leurs dirigeants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;when2&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>L’Union Européenne est-elle encore démocratique?</title>
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        <updated>2011-11-15T19:23:11+01:00</updated>
        <published>2011-11-15T19:23:11+01:00</published>
        <summary>  Voilà, maintenant on sait pourquoi la France emprunte aujourd’hui à 3.63%...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Voilà, maintenant on sait pourquoi la France emprunte aujourd’hui à 3.63% contre 1.65% à l’Allemagne (10 ans), c’est de la faute aux fraudeurs sur les arrêts de maladie. La semaine prochaine, dans un autre déplacement électoral du président de la République, ce sera autre chose, avec une certitude toutefois&amp;nbsp;: les accusés ne seront pas les riches, ceux-ci étant aux yeux de N. Sarkozy des modèles de perfection…parce qu’ils sont riches. C’est quand même plus commode de s’en prendre aux fonctionnaires, d’autant que ceux-ci votent majoritairement à gauche ou ailleurs, mais pas pour l’UMP, ce qui est un gros défaut. Trêve de plaisanterie, il y en a encore pour six mois à commenter ce type d’attaques contre les fonctionnaires, et plus généralement contre ceux qui vivent de leur travail, lesquels accessoirement sont parmi les plus pressurés pour essayer de maintenir le budget en dessous d’un déficit de 100 milliards d’euros, chiffre inimaginable jusqu’à l’arrivée au pouvoir de N. Sarkozy. Est-ce que cela voudrait dire qu’on fraudait moins autrefois&amp;nbsp;? Poser la question montre l’idiotie de cette vindicte contre les soi-disant fraudeurs, même si ça et là il y en a quelques uns qui doivent le faire. Cela étant, pour avoir travaillé toute ma vie, ce phénomène est très marginal, l’absentéisme dans les entreprises ou les administrations étant nettement moins élevé qu’au Parlement. Enfin, par parenthèse, je n’entends quasiment jamais parler des fraudes à l’embauche par les entreprises, comme si de ce côté-là tout était parfait. Ce sont bien les salariés qui sont dans le collimateur du gouvernement&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Et puis si le gouvernement veut faire des économies, qu’il commence par rapatrier nos soldats d’Afghanistan, ce qui évitera à certaines familles de vivre dans l’angoisse ou de pleurer la perte d’un être cher. En plus, comme je ne cesse de le dire, ces jeunes gens meurent pour rien, à plus de cinq mille kilomètres de Paris. En outre, pourquoi laisser là-bas des troupes, puisque de toute façon en 2014 elles seront parties&amp;nbsp;? Ah oui, j’oubliais, les Américains veulent rester jusqu’en 2014, donc la France ayant une politique étrangère arrimée à celle des Américains, ne pourra quitter l’Afghanistan que quand ceux-ci seront partis. J’espère que le prochain président, Hollande ou Bayrou (oui, j’y crois encore&amp;nbsp;!) décidera, comme c’est apparemment prévu, d’avancer la date de ce rapatriement, dans la mesure où notre présence ne sert à rien, et coûte beaucoup. C’est d’ailleurs curieux qu’un pays «&amp;nbsp;en faillite&amp;nbsp;» se paie le luxe d’entretenir des troupes sur plusieurs missions extérieures, sauf à espérer vendre des Rafales. Cela dit, pour le moment nous n’en avons vendu aucun, malgré notre participation à plusieurs conflits. Cela prouve que j’ai raison, et que nos troupes seraient mieux employées dans notre pays où les besoins sont de plus en plus considérables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Changeons à présent de sujet pour noter que la démocratie est en train d’en prendre un sacré coup en Europe, avec les démissions obligées de Berlusconi en Italie et de Papandréou en Grèce, sans qu’ils aient été chassés du pouvoir par les urnes. Qui aurait pu imaginer qu’un jour ce soit les financiers qui fassent et défassent le pouvoir dans les pays de l’Union Européenne&amp;nbsp;? &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Et l’on s’étonnera après ça que les citoyens se sentent floués par cette Europe qui est train de marcher sur la tête&amp;nbsp;! Bien évidemment je ne vais pas pleurer le départ de Berlusconi à la tête du gouvernement italien, car cet homme a donné de l’Italie une image désastreuse…qu’en aucun cas elle mérite, même si l’on peut me rétorquer que ce sont les Italiens qui l’ont installé pendant presque une décennie à la tête de leur pays. Il n’empêche, je le dis encore une fois, il avait été élu démocratiquement, et s’il n’y avait pas eu les diktats de la finance, il aurait fini par y avoir en Italie des élections anticipées où le parti du «&amp;nbsp;cavaliere&amp;nbsp;» allait être rangé définitivement aux oubliettes. Au lieu de cela les marchés, comme on dit, ont placé à la tête de l’Italie un homme certes honorable sur le plan personnel, mais qui n’a en aucun cas été élu pour exercer les fonctions de président du Conseil. En outre, comme le nouveau président de la Banque Centrale Européenne, c’est un ancien de Goldmann Sachs, dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle na pas bonne presse en Europe, et notamment en Grèce.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Cela étant, même si je suis de ceux qui regrettent l’élection du président de la République au suffrage universel, ce ne sont pas les financiers qui vont voter à la place des Français. Est-ce bien sûr toutefois&amp;nbsp;? Si je pose la question, comme je l’ai déjà écrit précédemment, c’est parce que je vois combien cette affaire du AAA a déjà pollué la campagne, même s’il semble que cela s’estompe un peu depuis que le différentiel de taux entre la France et l’Allemagne ou les Etats-Unis s’est accru dans des proportions telles que AAA ou pas, notre pays ne peut plus emprunter bon marché, comme c’était le cas auparavant. Curieux que jamais on ne souligne cela avec force dans les grands médias&amp;nbsp;! Et pourtant, là aussi, la démocratie exige que le peuple soit informé de tout…y compris ce qui n’est pas favorable au gouvernement. Il est vrai que si les Français étaient informés réellement de la situation, N. Sarkozy n’obtiendrait pas 24 ou 25 % d’intentions de vote au premier tour&amp;nbsp;! En tout cas un centre d’études européen, appelé le Conseil de Lisbonne, ne s’est pas gêné pour classer la France à la treizième place sur dix-sept (zone euro) &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour ce qui concerne la croissance, la compétitivité et la capacité de la France à rester un état solvable compte tenu de l’ampleur de sa dette. Pire même, on nous place derrière&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;l’Espagne (douzième), les seuls autres pays derrière nous étant&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;l’Italie, le Portugal et la Grèce. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Certes on peut toujours discuter ce type d’études, car je maintiens qu’avec la productivité de nos entreprises, du moins celles qui existent encore, le niveau de formation des gens susceptibles de travailler, nous nous situons plus haut dans cette hiérarchie, mais la question est posée de l’extérieur, et c’est cela qui est attristant. Simplement, comment notre pays a-t-il pu perdre autant de crédibilité en ce qui concerne nos finances publiques depuis 2007&amp;nbsp;? C’est rien moins qu’effrayant&amp;nbsp;! En tout cas, entre les postures présidentielles de N. Sarkozy et la réalité, il commence à y avoir une distance sidérale. Et dire que l’on essaie de nous vendre ce président comme «&amp;nbsp;l’homme providentiel&amp;nbsp;» dont notre pays a besoin pour sortir de la crise&amp;nbsp;! Oui, je répète&amp;nbsp;: tout ceci est effrayant&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Et le pire est loin d’être derrière nous, surtout au niveau du chômage avec les annonces faites ces dernières heures par la banque Société Générale qui va supprimer des centaines d’emplois, et par Peugeot qui va supprimer quatre mille postes en France en 2012, dont une partie travaillant sur la recherche et le développement, ce qui paraît à première vue aberrant. A toutes fins, je rappelle que l’Etat a aidé, en 2009, PSA et Renault en leur avançant trois milliards d’euros avec un taux d’intérêt de 6% sur cinq ans, ce qui a autorisé le gouvernement a présenter la chose comme une bonne affaire pour l’Etat…sauf que moins de deux ans plus tard les deux constructeurs étaient libérés de ce prêt. Résultat, on peut supprimer des postes sans que l’Etat n’ait son mot à dire, et en créer dans des pays où le coût du travail est moindre. Et chez nous que fera-t-on quand il n’y aura plus d’usines&amp;nbsp;? Réponse, peu importe pourvu que les firmes gagnent de l’argent&amp;nbsp;! Et comme on ne cesse de supprimer des postes dans la fonction publique, on s’étonne après si le chômage explose. Pour mémoire on peut noter que le chômage en France fin 2007 se situait à un niveau de 7.8%, inférieur à celui de l’Allemagne (8.1%), et qu’en septembre dernier nous étions à un taux de 9.9% contre 5.8% en Allemagne. Sans commentaire&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Heureusement que le général de Gaulle ne voit pas ça !</title>
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        <updated>2011-11-09T09:05:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-09T09:05:00+01:00</published>
        <summary>    Aujourd’hui cela fait 41 ans que le général de Gaulle est mort. En fait,...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Aujourd’hui cela fait 41 ans que le général de Gaulle est mort. En fait, même s’il en a profité pour mettre la dernière main à ses mémoires, il l’était un peu depuis un an et demi, c’est-à-dire entre son départ de l’Elysée et son décès. Il a eu «&amp;nbsp;une admirable, mais triste mort » comme aurait dit Bossuet. Il avait aussi eu la chance d’avoir la mort politique qu’il espérait secrètement, même si c’est le peuple français, qui l’avait tant aimé, qui l’a chassé du pouvoir. Cela étant, même dans cet épisode du référendum du 27 avril 1969 qui lui fut fatal, il y avait de la grandeur à s’adresser une dernière fois au peuple, surtout en sachant que cette fois le peuple ne le suivrait pas. Au fond, là aussi, il a eu une fin de règne rêvée, d’autant qu’il avait gardé la confiance de 47% des Français…après onze ans de pouvoir. Qui dit mieux ? Personne, ce qui n’est pas étonnant puisque le général de Gaulle a sans doute été le plus grand des Français du vingtième siècle, plus grand que Clémenceau, que Poincaré ou Aristide Briand.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Et infiniment plus grand qu’un de ses successeurs, N. Sarkozy, qui doit aller aujourd’hui s’incliner sur la tombe du général après avoir déposé une gerbe au pied de la Croix de Lorraine… devant toutes les caméras de télévision. Certes il est normal que le président de la République aille à Colombey-les-Deux-Eglises en ce jour anniversaire, mais beaucoup dans notre beau pays se disent que N. Sarkozy n’incarne absolument pas la tradition gaulliste, ni une quelconque attitude gaullienne, à la différence de ses prédécesseurs, F. Mitterrand compris, qui y ont parfois réussi. Et pourtant N. Sarkozy est le véritable chef du parti se réclamant encore parfois du gaullisme, l’UMP, ce que le général aurait totalement réfuté, lui qui se voulait le président de tous les Français et au-dessus des partis, et qui affirmait être « l’homme de la nation mis en place par elle-même pour répondre de son destin », conséquence directe de la réforme constitutionnelle du 28 octobre 1962, qui permettait d’élire le président de la République au suffrage universel &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Cette réforme allait avoir une importance qu’on ne soupçonnait pas à l’époque, parce qu’elle transformait complètement la fonction présidentielle. Et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle fut tellement critiquée en son temps par la quasi-totalité des groupes parlementaires, à part l’UNR, le parti du général de Gaulle. En effet, ce mode d’élection allait voir s’instaurer une confusion des pouvoirs au profit du président de la République. Or, ce qui était bon pour le général de Gaulle, acceptable pour Pompidou, Giscard ou Mitterrand, passable pour J. Chirac, est un gros problème pour la France avec N. Sarkozy…parce qu’il s’est octroyé tous les pouvoirs, ce qui manifestement est trop lourd pour lui, d’où l’état catastrophique dans lequel se trouve le pays.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;C’est d’ailleurs cela que j’ai toujours reproché au général de Gaulle, à savoir s’être organisé une gouvernance sur mesure sans penser à l’avenir. Je n’ai jamais aimé l’idée de l’existence d’une Assemblée avec une majorité dévouée et obéissante au chef de l’Etat, ce qui a rendu possible « l’absolutisme présidentiel » que dénoncent depuis toujours nombre de constitutionnalistes. Et de nos jours, avec N. Sarkozy comme président de la République, nous sommes en présence d’un chef de parti qui interprète de façon extensive et démesuré les compétences qui lui sont dévolues, au point d’apparaître comme le décideur politique suprême ou, si l’on préfère, comme le chef réel et unique de l’exécutif. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Et cette évolution malsaine des institutions, en violation manifeste de la Constitution, s’est trouvé renforcée par l’abandon du septennat au profit du quinquennat, avec en plus les élections législatives suivant immédiatement l’élection présidentielle. Si j’ai parlé de violation de la constitution, c’est parce que celle-ci établissait un régime parlementaire dans lequel la politique gouvernementale était déterminée et conduite par le gouvernement, dirigé par le Premier ministre (article 21) et responsable devant le seul parlement. C’est la situation que nous connaissons en cas de cohabitation, c’est-à-dire à un moment où le chef de l’Etat perd les pouvoirs qu’il tient de sa qualité de chef de la majorité parlementaire, notamment le pouvoir de révoquer le Premier ministre…que la Constitution ne lui reconnaît pas. En fait, c’est en période de cohabitation que le président joue pleinement le rôle de « président arbitre » imaginé en 1958.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Tout cela pour dire que les dérives actuelles que nous connaissons ne sont pas arrivées d’une manière fortuite, même si jusqu’en mai 2007 on n’en avait jamais autant ressenti les effets négatifs. Et c’est d’autant plus dommageable qu’en période de concordance des majorités présidentielle et parlementaire, le président français est le chef d’Etat ou de gouvernement qui a le plus de pouvoirs de toutes les démocraties de type occidental, plus que Barack Obama et plus qu’Angela Merkel, car il est à la fois la reine d’Angleterre ou le roi d’Espagne et le Premier ministre. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Pour toutes ces raisons, je maintiens que le général de Gaulle, pour grand qu’il fût, aurait dû s’en tenir strictement à la Constitution de 1958, telle qu’elle fut appliquée entre 1959 et 1962, le général de Gaulle s’étant comporté à l’époque comme un chef d’Etat parlementaire. Dans une moindre mesure, ce fut aussi le cas entre 1976 et 1981 à l’époque ou V. Giscard d’Estaing était président de la République et Raymond Barre Premier ministre. Curieusement, ces deux époques demeurent celles où la France a sans doute le mieux soutenu la comparaison avec le voisin allemand sur le plan économique. Aujourd’hui en revanche, le président de la République semble préoccupé exclusivement par sa réélection, laquelle selon lui passe par le maintien de la note AAA octroyée par les agences de notation, ce qui nous vaut un nouveau plan de rigueur…qui sera sans doute suivi d’un autre dans très peu de temps. A moins que se voyant perdu en janvier ou février, N. Sarkozy ne décide tout simplement de «&amp;nbsp;laisser filer&amp;nbsp;» comme on dit, pour laisser aux autres le soin d’assurer le redressement du pays.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Reconnaissons que tout cela n’a rien de gaullien&amp;nbsp;! Rappelons-nous la phrase du général de Gaulle s’écriant&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La politique ne se fait pas à la corbeille&amp;nbsp;», alors qu’aujourd’hui notre président à l’œil rivé sur les agences Standard &amp;amp; Poor’s ou Moody’s, avec d’ailleurs une dérive contagieuse sur ses opposants, du moins certains d’entre eux, qui semblent terrorisés à l’idée que N. Sarkozy et son équipe ne les accusent d’avoir fait perdre le précieux sésame à la France…alors que de facto nous l’avons déjà en partie perdu. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En regardant aujourd’hui les taux à dix ans nous avons les chiffres suivants&amp;nbsp;: Allemagne&amp;nbsp;: 1.72%, Australie&amp;nbsp;: 2.90%, Canada&amp;nbsp;: 0.93%, Espagne&amp;nbsp;: 5.59%, Etats-Unis&amp;nbsp;: 1.95%, Italie&amp;nbsp;: 6.63%, Japon&amp;nbsp;: 0.91%, Pays-Bas&amp;nbsp;: 2.23%, Royaume-Uni&amp;nbsp;: 2.18% et France 3.09%, tout cela signifiant que les marchés, ou disons les prêteurs, nous classent entre la zone de pays considérés comme peu à risques (l’Allemagne, Etats-Unis, Canada ou GB) et ceux à gros risques comme l’Espagne et l’Italie. Voilà une information que l’on ne va pas commenter dans les allées du pouvoir&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Raison de plus pour F. Hollande ou F. Bayrou de n’être pas prisonniers de cette notation, et ne pas tomber dans le piège qui leur tend l’UMP et N. Sarkozy…parce qu’ils n’ont absolument rien à proposer sur le plan économique et social en dehors de plans mal ficelés qui ne protègent que les plus riches. De toute façon, il faudra faire preuve d’audace si l’on veut sortir du marasme dans lequel nous vivons avec notre montagne de dettes et de déficits, et avec nos 10% de chômeurs. Et le seul moyen de retrouver des marges de manœuvre, ce n’est pas en compressant le porte-monnaie de ceux qui ont peu ou rien qu’on y arrivera. C’est au contraire en mettant en place une politique de développement des entreprises, en aidant celles-ci à innover et à exporter que nous arriverons à relocaliser de l’emploi chez nous, et pas davantage en «&amp;nbsp;s’asseyant&amp;nbsp;» sur les milliards déjà engloutis pour développer l’EPR, comme le veulent les écologistes. Bref, en ayant une vraie stratégie industrielle, afin de retrouver de la compétitivité. Et pour revenir au général de Gaulle je dirais qu’heureusement qu’il ne voit pas ça, lui qui se « faisait une certaine idée de la France », et qui voulait avant tout sa grandeur !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: #f9f9f9; margin: 0cm 15pt 7.5pt 37.5pt; text-align: justify; line-height: normal;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #5b5b5b; font-size: 9pt; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-ascii-font-family: Calibri; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-hansi-font-family: Calibri; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Les Grecs ne s'exprimeront pas...</title>
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        <updated>2011-11-04T14:48:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-04T14:48:00+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-bidi-font-family: Arial; mso-themecolor: text1;&quot;&gt;En lisant ce midi le site du Modem, j’ai découvert avec plaisir que François Bayrou a écrit que la suppression du référendum grec est «&amp;nbsp;pour le moins une maladresse à l'égard des peuples&amp;nbsp;», ajoutant qu'on ne pouvait pas «&amp;nbsp;considérer comme une victoire d'avoir interdit à un peuple de s'exprimer&amp;nbsp;». Evidemment cette déclaration ne fait pas la une des journaux, pas plus d’ailleurs que celle des autres personnalités qui s’expriment sur le sujet ou un autre. Non, aujourd’hui &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-bidi-font-family: Arial; mso-themecolor: text1;&quot;&gt;on&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: black; mso-themecolor: text1;&quot;&gt; ne parle que du G20, et donc de celui qui l'organise, au point que certains ont l'impression que la propagande n’a pas de limite, alors que tout le monde sait bien que c’est Angela Merkel, la chancelière allemande, qui mène le jeu…parce que son pays&amp;nbsp;a&amp;nbsp;les moyens de le mener. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Quand on a un solde budgétaire par rapport au PIB double de celui de son voisin, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;quand on a presque 4% de différentiel de taux de chômage, que le taux de croissance de l’un est le double au moins de celui de l’autre, que l’écart en ce qui concerne le solde commercial se situe à 225 milliards, bien évidemment que l’on ne peut en aucun cas imposer quoi que ce soit, sauf faire du suivisme pour donner l’impression que l’on agit, même si l’on s’agite pour faire croire le contraire. Voilà la réalité de ce qui se passe en Europe, avec un leadership allemand comme nous n’en avons plus connu depuis l’immédiat après-guerre de 1870, en précisant quand même que la chancelière est très dépendante du Bundestag, ce qui n’est absolument pas le cas du président français vis-à-vis de son Parlement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;En attendant le président Sarkozy a bien montré au président du Conseil grec qu’il était furieux contre lui, parce qu’avec son projet de référendum il avait mis à mal son plan communication sur le règlement de la crise en Europe. Du coup le dirigeant grec n’a pas eu droit au tapis rouge, devant les photographes, lors de son arrivée à Cannes pour discuter avec le président français et la chancelière allemande avant le début du G20. Il saura la prochaine fois, si prochaine fois il y a dans son cas, qu’il ne faut pas aller à l’encontre des décisions prises à Bruxelles, même s’il s’agit de donner au peuple l’occasion de s’exprimer sur un sujet touchant au futur des Grecs pour les dix ou quinze prochaines années. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Et oui, pour nombre de dirigeants européens, comme pour l’UMP en France, vouloir faire un référendum sur l’avenir du pays est «&amp;nbsp;irresponsable&amp;nbsp;». Le pire est que, comme je l’ai lu dans &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;El Pais&lt;/em&gt;, Papandréou semblait convaincu que le peuple grec aurait confirmé son appartenance à la zone euro…si on lui avait posé la question. Je parle au passé puisqu’on sait maintenant que ce référendum n’aura pas lieu. Cela dit, si Papandréou avait voulu voler la vedette à N. Sarkozy lors de ce G20, il ne pouvait pas mieux s’y prendre. En tout cas, en proposant son référendum, Papandréou a prouvé qu’il était bien un vrai politicien professionnel, puisqu’il fera porter sur les dirigeants de la zone euro, mais aussi sur l’ensemble de la classe politique grecque, la responsabilité de décisions très difficiles à prendre, y compris à une opposition de droite qui ne cessait de le mettre en difficulté chaque fois qu’elle en avait l’occasion, comme si elle n’avait jamais gouverné, alors qu’elle était encore au pouvoir en 2009.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Hélas tous ces jeux politiciens, flattant plus ou moins les égos des dirigeants grecs et européens, n’empêchent pas la Grèce de continuer à s’enfoncer inexorablement dans la crise, parce que les dirigeants européens, A. Merkel et N. Sarkozy en tête, ont traîné les pieds depuis 2008 pour apporter un soutien solide à la Grèce…ce qui a déchaîné la spéculation. Et quand je parle de soutien solide, c’est aussi en termes de taux d’intérêts. Bref, si la gestion de cette crise liée à la dette de pays comme la Grèce, ou encore l’Irlande, le Portugal ou l’Espagne, avait été mieux appréhendée le moment venu nous n’en serions pas là, n’en déplaise aux «&amp;nbsp;UMPistes&amp;nbsp;» si prompts à donner des leçons au reste de la classe politique en France. D’ailleurs, est-on sûr que la France, avec un peu plus de 1700 milliards de dette publique, serait en mesure de se défendre seule si les créanciers devaient prendre peur&amp;nbsp;? Ce n’est quand même pas pour rien si notre pays emprunte à des taux qui s’éloignent de plus en plus de ceux de l’Allemagne, comme je l’ai écrit dans un précédent billet. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;En outre, on peut se demander à quoi sert le Parlement européen, avec ses 754 députés. Quel est son rôle dans la gestion de la crise&amp;nbsp;? Qui entend la voix des parlementaires européens, en dehors des responsables de parti à l’échelon national (J.L. Mélenchon, Marine Le Pen..)&amp;nbsp;? Personne, comme si l’Union Européenne ne pouvait être dirigée que par Angela Merkel et N. Sarkozy, les deux en profitant pour essayer de se faire valoir avec la crise, au moment où leur côte est au plus bas dans leur pays respectif, avec l’aide complaisante des grands médias, lesquels se contentent d’ânonner jusqu’à l’écoeurement les communiqués publiés par l’Elysée ou les chancelleries. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;En fait tout cela est la résultante des réformes que n’ont pas su faire les politiciens professionnels nationaux de l’Union Européenne, refusant d’aller vers un fédéralisme européen, ce qui les aurait obligé à avoir une harmonisation fiscale, budgétaire, sans laquelle on ne peut pas avoir une monnaie unique qui joue pleinement son rôle. Au début de mon propos, j’ai simplement relevé les énormes différences sur le plan économique entre la France et l’Allemagne, mais n’est-il pas ahurissant que, malgré ses difficultés et l’aide apportée par la zone euro, l’Irlande ait pu conserver son taux d’imposition des sociétés de 12.5% contre 33% en France&amp;nbsp;? Sur ce plan, force est de reconnaître que l’exécutif français a essayé vainement de mettre fin au «&amp;nbsp;dumping fiscal&amp;nbsp;» irlandais, mais pas l’Allemagne, laquelle ne veut exercer aucune pression sur la politique fiscale de l’Irlande.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Résultat, les Irlandais continuent d’opérer comme ils l’entendent, leur gouvernement se chargeant en revanche de tailler dans les dépenses publiques pour réduire leur énorme déficit budgétaire. Il est vrai qu’avec le fait de pressurer toujours un peu plus ceux qui déjà n’en peuvent plus de payer, c’est la seule mesure imaginée par les tenants du libéralisme pour réduire les déficits…pour le plus grand malheur des peuples. Et le pire est que cette potion n’a jamais permis d’atteindre le but recherché. La preuve le déficit budgétaire grec a augmenté de 15% annuellement par rapport à l’an passé sur la période janvier-septembre, en dépit des nouvelles mesures fiscales qui étaient censées accroître les recettes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Il est vrai qu’avec un PIB en baisse de 5.5%, comment pourrait-il y avoir croissance des recettes fiscales&amp;nbsp;?&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Et comment la Grèce pourrait aller mieux avec un taux de chômage qui est passé en un an de 11.9% à 15.2%, et qui sera supérieur à 16% l’an prochain&amp;nbsp;? Avec de pareils chiffres, on pourrait quand même comprendre que le peuple soit consulté sur les mesures mises en place par Bruxelles et le FMI, ce qui serait aussi une manière de l’informer de la réalité de la situation, une situation dans laquelle la responsabilité des politiciens et de la finance est beaucoup plus engagée que celle du petit peuple…qui essaie d’abord de survivre. Au fait, a-t-on fait beaucoup de bruit dans les médias de notre pays sur le fait que 1650 salariés vont perdre leur emploi avec la liquidation judiciaire de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Paruvendu&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? Ah j’oubliais, ce soir il y a sur TF1 et France 2, une interview Sarkozy-Obama. Dans ce cas…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-themecolor: text1; mso-bidi-font-size: 9.0pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>La malchance de N. Sarkozy...</title>
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        <updated>2011-11-01T16:56:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-01T16:56:00+01:00</published>
        <summary>  Décidément N. Sarkozy n’a pas de chance. Alors qu’après chaque sommet...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Décidément N. Sarkozy n’a pas de chance. Alors qu’après chaque sommet européen ou mondial auquel il participe, il essaie de nous persuader qu’il a sauvé le monde, voilà qu’un évènement impromptu vient mettre à bas son échafaudage de communication. Comme quoi, il ne sert à rien de vouloir être un autre dans un monde aussi évolutif. Comme quoi aussi, je préfère élire un président normal, type Bayrou ou à la rigueur Hollande, parce qu’au moins ils ne pourront pas essayer de nous faire croire que la lune est une crêpe. En fait, même s’ils en ont envie, ils n’oseront pas. C’est cela ma définition du président normal, et j’espère que les Français seront cette fois assez lucides pour ne pas se donner à un homme qui, au nom de ses riches amis, décide de tout et pour tout…et continue de nous faire des promesses qu’il n’a pas tenues depuis 2007, et même avant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;L’évènement dont je parle, c’est évidemment le référendum que va organiser le Premier ministre grec Papandréou, pour savoir si le peuple grec est d’accord ou non avec les décisions prises lors du dernier sommet européen. Et comme si cela ne suffisait pas, et pour bien montrer que la crise est loin d’être derrière nous, il y a aussi la faillite de la société américaine MF Global, très gros intermédiaire (entre autres) sur les marchés de matières premières.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Deux évènements de cette ampleur en même temps, cela donne à réfléchir sur l’état dans lequel s’est mise la finance internationale, à force de spéculations hardies à travers le monde. Cela fait penser aux évènements que l’on a connu au siècle dernier, dans les années 30, avec en France un chômage qui augmente et des établissements bancaires touchés par la crise, obligés d’être renfloués par l’Etat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Cependant il y a une différence avec la période d’aujourd’hui, dans la mesure où le crédit de l’Etat restait intact, même si en 1931 le budget accusera un déficit dépassant les quatre milliards de francs…ce qui est quand même très loin des 90 ou 100 milliards d’euros de déficit prévus pour cette année. Malgré tout il existe un parallèle&amp;nbsp;avec la situation d’aujourd’hui, à savoir la résurgence des égoïsmes nationaux&amp;nbsp;face à la crise, ceux-ci se réveillant de nos jours à l’intérieur même de l’Union Européenne, chacun essayant de sauver d’abord ses meubles avant de se préoccuper des autres. En fait, et heureusement, précisément parce qu’il y a l’Union Européenne, seul le risque de guerre n’existe pas en Europe…ce qui est déjà considérable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Fermons cette parenthèse historique, pour se demander la raison pour laquelle le gouvernement grec veut organiser ce référendum, alors qu’à Bruxelles on avait échafaudé très difficilement un plan certes insuffisant pour régler tous les problèmes, mais au moins permettre de gagner du temps pour assurer à la Grèce et à la zone euro toute entière un répit à leurs difficultés. Oui, pourquoi&amp;nbsp;? En fait je suis de ceux qui pensent que le Premier ministre grec commence à en avoir assez des critiques de toutes sortes, et notamment de la droite de son pays, qu’il subit depuis plusieurs mois, alors qu’il est en fonction depuis à peine deux ans, succédant à un Premier ministre de droite, au pouvoir entre 2004 et 2009. Cela me fait un peu penser à la situation que connaît Barack Obama depuis début 2009 aux Etats-Unis, aux prises avec des Républicains dont la responsabilité dans la crise actuelle est rien moins que gigantesque. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Evidemment l’annonce de ce référendum a mis en transes notre président de la République, qui clamait haut et fort que «&amp;nbsp;la Grèce peut se sauver grâce aux décisions prises dans la nuit de mercredi à jeudi&amp;nbsp;». Le sauveur de l’euro et de la finance mondiale ne peut que réagir avec vigueur contre ce geste des Grecs, qu’il juge «&amp;nbsp; irrationnel et de leur point de vue dangereux&amp;nbsp;», comme le rapporte &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;le Monde&lt;/em&gt;. Il est vrai que ce référendum a de quoi troubler le jeu des dirigeants européens, lesquels ont eu tellement de mal à se mettre d’accord pour établir un plan a minima destiné à rassurer&amp;nbsp;les marchés. Ah les marchés&amp;nbsp;! Voilà le maître mot dans la bouche des politiciens professionnels qui dirigent nos pays. Et lesdits marchés n’ont pas tardé à réagir négativement à cette annonce de référendum, dont on imagine qu’il n’ira pas dans le sens souhaité par les dirigeants européens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Certains vont se réjouir qu’on ait donné la parole au peuple, estimant qu’au pays de la démocratie c’était la moindre des choses, surtout que l’accord qui avait été trouvé entre la Grèce et l’Union Européenne revenait à imposer pour dix ou quinze ans au peuple grec un plan de rigueur, dont on a du mal à imaginer où il allait conduire la Grèce après une telle cure d’amaigrissement. Les Grecs allaient être guéris (en partie) de leur surendettement, mais à quel prix&amp;nbsp;! C’est pour cela qu’en France, nombre de personnes trouvent la démarche de Papandréou plutôt sympathique, surtout dans un pays où le président de la République décide de tout, d’autant que si les Grecs en sont là, c’est aussi la faute de l’Europe, qui n’aurait jamais dû les laisser entrer dans la zone euro, mais aussi des banques qui leur ont prêté à des taux élevés, et même très élevés ces derniers temps. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;D’autres vont se dire que tout cela peut avoir des conséquences incalculables pour l’avenir de la zone euro, de l’Europe…et des Grecs. Certes, mais&amp;nbsp;les Grecs peuvent faire comme l’Islande, pays qui a rejeté à deux reprises l’accord financier trouvé avec les Britanniques et les Néerlandais visant à rembourser l’argent prêté par ces Etats (3.9 milliards d’euros)&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;suite à la faillite de la banque Icesave, argent destiné à indemniser les citoyens lésés par cette faillite. Il est vrai que cela représentait pour chacun des 340.000 Islandais, un effort de 100 euros par mois pendant huit ans. Les Islandais en tout cas semblent réussir à survivre après une période très difficile, ce qui serait sans doute le cas de la Grèce si cette dernière sortait de la zone euro. Les Grecs pourraient toujours négocier avec la Russie (comme l’Islande) de nouveaux prêts ou avec la Chine qui, peut-être, se ferait un plaisir de les aider, mais cela ne se ferait évidemment pas sans contrepartie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Cela étant, au vu des réticences allemandes, cette hypothèse d’un défaut total de la Grèce était certainement planifiée par Angela Merkel et le Bundestag, ce qui n’était manifestement pas le cas de la France, ou plutôt devrais-je dire de N. Sarkozy, notre président n’ayant apparemment pas le sens de l’anticipation de la chancelière ou des députés du Bundestag. En tout cas, AAA ou pas, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;le différentiel de taux des obligations à 10 ans de l’Allemagne (1.76%) et de la France (3.06%) s’est encore creusé pour atteindre le record de 130 points de base. Il est vrai que l’Allemagne vient de découvrir cette semaine qu’elle était plus riche de 55.5 milliards d’euros, suite à une erreur de soustraction dans son bilan. Ce n’est pas à la France qu’il arriverait pareille erreur…surtout dans ce sens&amp;nbsp;! &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;A noter que les taux à 10 ans des Pays-Bas (2.21%) sont nettement plus bas que les nôtres (2.21%), tout comme ceux des Etats-Unis (2.06%) et même de la Grande-Bretagne (2.37%). Je parie que l’UMP ne va pas s’étendre là-dessus&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, pour noter que la situation du peuple grec est d’ores et déjà insoutenable, au milieu d’un chaos indescriptible, avec entre autres des salaires qui ont baissé en quelques mois dans des proportions considérables (parfois 50%). Tous les secteurs sont touchés et c’est cela qui est dramatique, car même si les Grecs étaient comme on dit des «&amp;nbsp;champions du travail au noir&amp;nbsp;», c’est quand même la faute des politiciens si on en est arrivé là. Ce ne sont pas non plus les gens du petit peuple, les plus touchés par la crise, qui sont les vrais responsables de cette gabegie. Et cela me fait dire, ô tristesse, qu’à force de considérer «&amp;nbsp;l’argent comme une valeur&amp;nbsp;», pour parler comme François Bayrou évoquant son opposition à N. Sarkozy sur ce point, les dirigeants européens ont réussi l’exploit de faire haïr le projet européen et la monnaie unique, alors que cela aurait dû permettre à notre continent, qui avait tellement souffert des guerres fratricides que les nations n’ont cessé de se livrer au cours des siècles passés, de vivre enfin dans la paix et une certaine prospérité. Décidément le libéralisme pur et dur, comme on a voulu l’imposer à la terre entière, aura fait beaucoup de dégâts. Il devait enrichir nos entreprises et nos pays. En réalité il n’a fait que les ruiner durablement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <entry>
        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
            <uri>http://michelescatafal.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La faute à Mitterrand, et pourquoi pas à Léon Blum ou Clémenceau?</title>
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        <updated>2011-10-29T12:55:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-29T12:55:00+02:00</published>
        <summary>    Avant hier soir c’était donc la grande soirée de Nicolas Sarkozy, dont on...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;Avant hier soir c’était donc la grande soirée de Nicolas Sarkozy, dont on remarquera au passage qu’avec&amp;nbsp;douze millions de téléspectateurs son score se situe très loin de la finale de la Coupe du Monde de rugby. Il est vrai que nos preux gladiateurs avaient tenu leurs promesses d’avant Coupe du Monde, en disant qu’on les retrouverait en finale contre les Néo-Zélandais. Ils ont même failli faire mieux à un point près. En revanche, quand on regarde de près les promesses faites par N. Sarkozy, on s’aperçoit que nous sommes très loin du compte, même en essayant de réfléchir au plus profond de nous-mêmes. Son bilan est calamiteux, le plus calamiteux de tous les présidents de la Cinquième République. Au passage, on notera qu’avant hier soir il n’a pas hésité à mettre en cause ses prédécesseurs, en précisant sans rire que ce n’était pas son genre de dire que «&amp;nbsp;c’est la faute des autres&amp;nbsp;», lesquels finalement seraient en grande partie responsables de la situation extrêmement difficile que vit notre pays. Plus c’est gros…! &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;C’est d’ailleurs ce qui m’a choqué le plus dans cette émission, comme si Nicolas Sarkozy avait oublié toutes les promesses de Sarkozy Nicolas, et comme s’il venait tout juste d’être élu à la présidence de la République. D’où cette impression qu’il venait de découvrir qu’une dette de plus de 1700 milliards d’euros, à laquelle il faudrait rajouter l’engagement de l’Etat à payer les retraites de ses fonctionnaires (950 milliards), était tout à fait insupportable, tout comme un déficit budgétaire frisant ou dépassant les 100 milliards, ce qui dans les deux cas pulvérise tous nos records, au même titre que ceux du commerce extérieur. Evidemment si nous en sommes là, si le chômage tangente les 10%, c’est la faute de la gauche…qui n’est plus au pouvoir depuis 2002, et de Mitterrand, mort depuis plus de quinze ans. En revanche il n’a pas osé dire, comme nombre d’UMP, que François Hollande présidait le département le plus endetté de France, alors qu’il n’est en fonction que depuis 2008, ce qui veut dire que la quasi-totalité de la dette vient de son prédécesseur UMP. Plus c’est gros…! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;En tout cas, aux yeux de notre président, si la situation s’est considérablement aggravée depuis 2007, ce n’est nullement la faute des cadeaux fiscaux distribués aux plus riches, afin qu’ils ne fuient pas la France. Mais est-ce que la politique fiscale de N. Sarkozy, avec le fameux bouclier, qui va continuer ses bienheureux effets (pour ceux qui en bénéficient) &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;jusqu’en 2013, empêchent les artistes, les sportifs etc. de s’exiler&amp;nbsp;en Suisse pour payer moins d’impôts&amp;nbsp;? Non, ce qui n’empêche pas notre président et l’UMP de marteler que tout est&amp;nbsp;la faute de la crise en plus de ceux qui ont gouverné à partir de 1981. Il n’a pas osé aller plus loin, ce qu’il ne fallait surtout pas faire, car il se serait retrouvé dans la période où Raymond Barre dirigeait le gouvernement, c’est-à-dire à une époque où le franc était rattaché au mark, donc à une époque où nous parlions d’égal à égal avec l’Allemagne d’avant la réunification,&amp;nbsp;une Allemagne plus forte encore sur le plan économique qu’aujourd’hui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;Bien entendu nous avons eu droit de la part de l’UMP à des éloges dithyrambiques sur la prestation du président, sur sa stature internationale, sur son expérience etc. Il est vrai que tout cela est dans la droite ligne de ce qu’avait dit lui-même N. Sarkozy quelques jours auparavant devant les élus de la majorité&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;On ne peut pas &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=reprocher&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 115%; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2e2e2e;&quot;&gt;reprocher&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt; à François Hollande de ne pas &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=conna%C3%AEtre&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 115%; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2e2e2e;&quot;&gt;connaître&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt; le fonctionnement d'un Conseil européen étant donné qu'il n'a pas eu l'occasion d'y participer&amp;nbsp;». Soit, mais est-ce pour cela qu’on peut affirmer, comme le ministre de l’Intérieur, que F. Hollande «&amp;nbsp;n'a pas la carrure pour &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://conjugaison.lemonde.fr/conjugaison/search?verb=%C3%AAtre&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 115%; mso-bidi-font-style: italic;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2e2e2e;&quot;&gt;être&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt; président&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;Avant de formuler pareil jugement faut-il encore qu’il soit au pouvoir. Et puis venant de la part de gens qui empilent les records de déficits de tous ordres, sans parler des problèmes liés à la sécurité des biens et des personnes, domaine qui serait pourtant la marque de fabrique du duo Sarkozy-Guéant, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;c’est assez singulier. Enfin, comme je l’ai dit dans un précédent billet, quelle était l’expérience du général de Gaulle avant de devenir chef du Gouvernement provisoire&amp;nbsp;? Et celle de Léon Blum avant de devenir président du Conseil&amp;nbsp;? Et celle de Georges Pompidou avant d’être nommé Premier ministre par le général de Gaulle en 1962, à une époque où le Premier ministre n’était pas qu’un simple collaborateur&amp;nbsp;? Et quelle était l’expérience ministérielle de Raymond Barre, qui n’était ni élu, ni inscrit à aucun parti, éphémère &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ministre du Commerce extérieur (huit mois), avant d’être nommé Premier ministre par V. Giscard d’Estaing…parce qu’il était considéré comme «&amp;nbsp;le meilleur économiste de France&amp;nbsp;». Evidemment on ne dira pas cela de F. Fillon ou F. Baroin ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;Si j’insiste là-dessus c’est parce qu’on fera nécessairement le même reproche à F. Bayrou si les sondages le rendent dangereux pour N. Sarkozy. Si l’on en croit les gens de l’UMP, c’est «&amp;nbsp;moi ou le chaos&amp;nbsp;», argument déjà contestable du temps du général de Gaulle, alors on imagine dans le cas de N. Sarkozy&amp;nbsp;! D’ailleurs cela avait joué des tours au général de Gaulle, dont tout le monde prédisait en 1965 qu’il serait élu au premier tour, alors qu’il n’obtint que 43.7% des voix, score certes très confortable pour tout autre candidat, mais décevant pour lui. C’est en pensant à cette élection que je me dis que rien n’est encore perdu pour F. Bayrou, en rappelant que si F. Mitterrand avait réuni sur son nom 32.23% des suffrages exprimés, Jean Lecanuet le candidat centriste avait obtenu 15.85% des voix. Or si F. Hollande peut espérer faire presque aussi bien que F. Mitterrand, N. Sarkozy sera très loin de faire le même score que le général. Et si F. Mitterrand et Jean Lecanuet ont obtenu ces scores inespérés, c’est précisément parce qu’ils avaient su démontrer que le raisonnement «&amp;nbsp;moi ou le chaos&amp;nbsp;» était trop simpliste, même si la situation de la France était autrement plus favorable qu’aujourd’hui sur le plan économique. Et je ne parle pas de la stature internationale de N. Sarkozy qui est à des années-lumière de celle du général de Gaulle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;En résumé, nous avons eu confirmation avant hier soir que notre président n’a aucun projet pour la France. Il est simplement &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;riche de promesses, ou si l’on veut &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;un candidat perpétuel au service exclusif des riches, oubliant que notre pays a des atouts qu’il faut exploiter, au lieu de se contenter d’incantations destinées à dire qu’on va imiter l’Allemagne. Sauf que l’Allemagne est à présent loin devant nous, non pas seulement parce qu’elle a fait des réformes il y a quelques années que nous n’avons pas faites, mais surtout parce qu’elle a toujours pensé qu’un pays qui est importateur de matières premières et d’énergie, qui est une grosse usine de transformation, doit être capable de développer suffisamment de technologies innovantes&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;pour lui assurer des parts de marché lui permettant d’avoir un commerce extérieur excédentaire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%;&quot;&gt;Au lieu de distribuer des cadeaux fiscaux alors que notre déficit extérieur et budgétaire se creusait, au lieu d’être partie prenante dans des conflits extérieurs où nous n’avions rien à faire, N. Sarkozy aurait mieux fait de dépenser les mêmes sommes pour aider nos entreprises à se développer et à innover. Or sans cet effort sur la durée, nous ne pouvons même pas atteindre à l’équilibre extérieur. S’il y a 225 milliards de différentiel de solde commercial entre la France et l’Allemagne, si notre déficit commercial a presque doublé entre 2006 et 2010, ce n’est quand même pas la faute F. Bayrou ou de F. Hollande, ni celle de L. Jospin ou F. Mitterrand, ni celle de Léon Blum ou Clémenceau, mais uniquement parce que nous avons abandonné toute politique industrielle, plus particulièrement au cours des dernières années. Cela étant, à l’UMP on doit se dire que les problèmes du commerce extérieur ne passionnent pas les Français...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-size: medium;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
            <uri>http://michelescatafal.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>L’Europe va mal…en partie à cause de la France</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://michelescatafal.hautetfort.com/archive/2011/10/24/l-europe-va-mal-en-partie-a-cause-de-la-france.html" />
        <id>tag:michelescatafal.hautetfort.com,2011-10-24:3838840</id>
        <updated>2011-10-24T19:24:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-24T19:24:00+02:00</published>
        <summary>  Aujourd’hui comme hier, et j’espère plus que demain, je suis triste car...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://michelescatafal.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Aujourd’hui comme hier, et j’espère plus que demain, je suis triste car l’Equipe de France n’a pas gagné la Coupe du Monde de rugby. Quand vais-je avoir ce plaisir de voir notre équipe nationale remporter enfin la victoire dans un de mes deux sports préférés&amp;nbsp;? J’arrête là, dans la mesure où il se passe dans le monde des choses beaucoup plus graves. Je ne vais évidemment pas évoquer la suspension du permis de conduire du président de la région Ile de France qui, paraît-il a été flashé à 171 km/h sur autoroute, sauf pour noter que je ne comprends pas pourquoi son véhicule de fonction est une Saab. Je ne veux pas non plus mentionner la terrible bagarre à Paris entre F. Fillon et Rachida Dati, tous deux candidats sur une circonscription acquise d’avance à la droite…à moins qu’elle ne se maintienne contre lui, ce qui donnerait la victoire à un MoDem ou à un socialiste. Je rêve, mais sait-on jamais&amp;nbsp;! Et dire que l’UMP se gausse des divisions socialistes&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;En tout cas, on voit en ce moment où sont les priorités du Premier ministre, si j’en crois les allusions de Rachida Dati. Cependant, je comprends pourquoi F. Fillon est tellement soucieux de se trouver une circonscription en or, quand on voit où se situe le niveau d’impopularité de N. Sarkozy et de l’UMP. Du jamais vu sous la Cinquième République&amp;nbsp;! Cela étant, comme je ne cesse de le répéter, les Français l’ont élu et ils ont choisi ses promesses plutôt qu’un programme sérieux et chiffré comme celui que F. Bayrou proposait. Néanmoins N. Sarkozy aura quand même réussi quelque chose au milieu de tous ses échecs, à savoir que depuis 2007, et malgré la crise, les Français les plus riches le sont encore plus. Voilà un résultat tangible, même si à côté de cela les pauvres sont de plus en plus nombreux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Plus grave encore pour le chef de l’Etat, c’est le fait que l’on entende à la radio ou que l’on lise dans les médias écrits que le président a été contraint de céder à Angela Merkel sur la manière d’utiliser le Fonds de soutien de la zone euro, preuve si besoin en était que la France ne tire plus dans la même catégorie que l’Allemagne. Mais comment pourrait-il en être autrement, alors que l’Allemagne a une croissance nettement supérieur à la nôtre, au moment où notre pays craint de nouveau la récession, que son taux de chômage se situe autour de 6% contre près de 10% pour celui de la France, que son déficit budgétaire est près de la moitié du notre et que son commerce extérieur est très excédentaire, alors que celui de notre pays ne cesse depuis 2008 de battre ses records de déficits (voir ma précédente note). Cette fois, nous sommes vraiment décrochés de notre voisin rhénan…ce qui est une première depuis l’accord de Gaulle-Adenauer en 1963. On aura beau dire, mais N. Sarkozy est l’homme de tous les records et de toutes les premières, ce qui est peut-être une manière de rentrer (tristement) dans l’histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;L’ennui, c’est que tout cela arrive au moment où l’Europe traverse une des plus graves crises de son histoire, et qu’il faudrait aujourd’hui pour guider cette Europe un attelage franco-allemand qui ne soit pas brinquebalant.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;L’Europe, en effet, a toujours avancé sous la houlette du couple franco-allemand, parce que cette entité s’est faite autour de lui dès le départ. A ce propos, je pense que le général de Gaulle avait raison de ne pas vouloir de la Grande-Bretagne dans cette confédération d’Etats, d’autant que l’allégeance aux Etats-Unis a toujours été sa marque de fabrique, et pas seulement en politique étrangère. Mais cette Europe que nous essayons de construire depuis plus d’un demi-siècle s’est aussi agrandi d’une manière anarchique, sans respecter les fondamentaux d’une croissance harmonieuse. Avant tout il fallait consolider l’union à six, puis ensuite accueillir les pays qui voulaient participer à une entreprise fédérale, au lieu de créer un magma incohérent regroupant des pays aux intérêts trop divergents pour ne pas être paralysants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Ce fut le cas aussi au moment de la création de l'euro, où l’on n’a pas respecté les critères d’entrée dans cette monnaie unique. Ensuite, à partir du moment où l’on avait décidé de créer la monnaie européenne, il fallait absolument qu’il y ait convergence totale sur le plan fiscal et budgétaire, donc une gouvernance économique qui impose des règles communes. C’était la seule manière de porter sur les fonds baptismaux cette nouvelle monnaie, quitte à accueillir plus tard d’autres pays acceptant de perdre une partie de leurs prérogatives en matière budgétaire et fiscale. En fait on a mis la charrue avant les boeufs, en se disant que les problèmes se règleraient tout seul, et que les avantages l’emporteraient sur les difficultés. C’était compter sans la possibilité de vivre une crise, mais aussi c’était s’imaginer qu’une autorégulation des Etats et des banques était suffisante pour pérenniser le système. Or, chacun sait bien que tout cela exige une grande responsabilité politique et économique, et que rien ne vaut dans un domaine comme la finance une bonne vieille règlementation, imposant aux banques et établissements financiers des règles très strictes en matière de placements et de crédit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Evidemment tout cela allait à l’encontre de la sacro-sainte croyance libérale, par essence hostile à toute règlementation, et donc adepte d’une simple autorégulation dans le cas d’une concurrence exacerbée entre établissements avec, in fine, le but de rémunérer au maximum les actionnaires. On voit le résultat de toutes ces spéculations, et aujourd’hui il faut en payer les pots cassés. Problème, ce qui aurait été soutenable il y a dix ou quinze ans ne l’est plus aujourd’hui, parce que la plupart des pays de l’Union Européenne ont un taux d’endettement public largement supérieur au critère de Maastricht qui est, rappelons-le, de 60% du PIB. Combien de pays de la zone euro respectaient ce critère&amp;nbsp;fin 2010? Réponse, cinq qui ont pour nom l’Estonie, la Finlande, le Luxembourg, la Slovaquie et la Slovénie, ce qui veut dire que les pays dits vertueux comme l’Autriche, l’Allemagne ou les Pays-Bas ne respectent pas cette limite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Or ces cinq pays ne représentent qu’un PIB global d’environ 575 milliards d’euros, à comparer par exemple à l’endettement de l’Italie qui est de 1.900 milliards d’euros ou celui de la France qui est d’un peu plus de 1.700 milliards. On voit où est le problème, et à force de vivre à crédit les Etats n’ont plus les ressources nécessaires pour aider les banques ou tout simplement les nationaliser si l’on ne peut pas faire autrement, avec évidemment un contrôle sévère de l’Etat…qui ne peut qu’aller de pair avec celui de tous les établissements bancaires. On a beau tourner le problème dans tous les sens, on en revient toujours au même point, la reprise en main du politique sur l’économique, avec la possibilité pour la BCE d’aider les gouvernements en difficulté…ce dont la chancelière allemande ne veut pas entendre parler, contrairement à la France qui y voit un moyen de mutualiser ses dettes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Bien évidemment, comme je l’ai dit plus haut c’est l’Allemagne qui a et aura toujours le dernier mot, parce que malgré sa réunification, elle reste le pays qui a les plus grandes capacités financières de la zone, donc celui qui peut emprunter aux taux les plus bas, qui a un taux de chômage parmi les plus bas de l’U.E., et elle bénéficie d’une position que le monde entier lui envie avec ses énormes excédents commerciaux. Bref, l’Allemagne a tous les atouts comparés aux autres grands pays de l’U.E. et de la zone euro, et Angela Merkel peut imposer sa loi sans la moindre difficulté, sans avoir besoin d’élever la voix. Cela dit, la chancelière ne peut guère faire autrement, parce que la démocratie en Allemagne n’est pas un vain mot, ce qui signifie que ses décisions sont soumises au vote du parlement, pas forcément arrangeant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Et tout cela, je le répète, parce que la France est à genoux. Bref, c’est le leadership complet de l’Allemagne sur l’Union Européenne, un leadership que n’avait même pas Bismarck, comme il le confessait d’une certaine manière en avril 1887, juste après l’affaire Schnaebelé&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quinze années de politique amicale et conciliante dans tous les domaines (avec la France), à l’exception de l’Alsace-Lorraine, n’ont pu produire ni changement, ni apaisement&amp;nbsp;». Cela signifiait qu’après avoir dirigé l’Europe de sa main de fer depuis 1870, il n’avait jamais réussi à dompter complètement la France. Et oui, il y a des parallèles terribles que l’UMP ferait bien de regarder de près au lieu de s’occuper à chiffrer des programmes qui n’existent pas encore. Fermons cette parenthèse historique, pour noter que le reste du monde (Etats-Unis, Chine, Russie, Brésil, Inde) ne semble pas voir d’un mauvais œil cette mainmise de facto de l’Allemagne sur la zone euro et l’Union Européenne dans son ensemble. Il est vrai que contrairement à la fin du dix-neuvième siècle, ce n’est pas la Grande-Bretagne qui peut contester quoi que ce soit, car ce pays est aussi cabossé que le nôtre, ce qui ne l’empêche pas, malgré ses déficits abyssaux et l’explosion de son endettement public, d’être comme la France présente sur plusieurs théâtres d’opérations guerrières dans le monde. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #222222; line-height: 115%; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 8pt;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, pour espérer que les dirigeants qui vont prendre le pouvoir dans quelques mois à la place de N. Sarkozy et l’UMP, seront assez courageux pour imposer leur loi vis-à-vis des puissances financières, seul moyen de redresser le pays dans des délais convenables, et qu’ils seront vite rejoints par des dirigeants moins libéraux qu’Angela Merkel ou Silvio Berlusconi. En effet, L’Europe ne peut pas se satisfaire de l’hégémonie d’un pays faisant la pluie et le beau temps dans l’U.E., sans le moindre contrepoids. Si N. Sarkozy ne pensait pas qu’à sa réélection, s’il avait gouverné le pays comme on aurait souhaité qu’il le fît, sans laisser filer les déficits et la dette dans les mêmes proportions, la France pourrait mettre l’Allemagne devant ses responsabilités pour qu’elle adopte une politique moins égoïste et plus communautaire. Et si je dis cela, c’est tout simplement parce que l’Allemagne est le pays qui tire le plus de bénéfices de la monnaie unique, qui plus est d’une monnaie unique forte, ce qui signifie qu’elle n’a aucun intérêt à faire éclater la zone euro. Cela dit, qui reprochera à Angela Merkel de défendre les intérêts de l’Allemagne&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monlibe/comments/reply/4674993/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2e2e2e; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; text-decoration: none; display: none; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-hide: all; text-underline: none;&quot;&gt;Répondre&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/monlibe/comments/flag/4674993/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #2e2e2e; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; text-decoration: none; display: none; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-size: 11.0pt; mso-hide: all; text-underline: none;&quot;&gt;Signaler ce commentaire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Le programme de l'UMP se résume à pilonner celui de ses concurrents</title>
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        <updated>2011-10-19T10:29:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-19T10:29:00+02:00</published>
        <summary>  Cette fois c’est parti, l’UMP va pilonner le candidat Hollande. Oui,...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cette fois c’est parti, l’UMP va pilonner le candidat Hollande. Oui, pilonner, c’est le mot que j’ai entendu, et cela a déjà commencé, avant même que le programme du candidat Hollande ne soit dévoilé. Mais là n’est pas l’essentiel, ce qu’il faut c’est pilonner, pilonner, en utilisant au besoin les mots employés par Martine Aubry pendant la campagne des primaires…avec le succès que l’on connaît. Ce que Martine Aubry n’avait pas compris, et que l’UMP ne comprend pas, c’est que les Français n’aiment pas trop les mots définitifs, et en disant cela je suis gentil. Ils préfèreront un rassembleur comme peut l’être aussi F. Bayrou, surtout après une présidence aussi «&amp;nbsp;clivante&amp;nbsp;», mot devenu à la mode pour marquer une différence très nette entre les uns et les autres. Or, force est de constater que N. Sarkozy aura passé son quinquennat à dresser les gens les uns contre les autres, au point par exemple de moquer les syndicats sur les grèves, en disant sur un ton badin que «&amp;nbsp;désormais quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit&amp;nbsp;». Ceux qui ont pris le train ces derniers jours se sont aperçus que notre président ne maîtrise pas toujours sa communication…ce qui ne l’empêche pas de recommencer ses erreurs à la première occasion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Passons à présent à des choses plus sérieuses, à savoir ce que l’UMP va bien pouvoir dire pour défendre son bilan, lequel est en tout point calamiteux avec une accentuation considérable des problèmes depuis 2008, ne serait-ce qu’en le comparant avec celui de la gauche plurielle entre 1997 et 2002. Certes, on va me dire qu’entre 1997 et 2002 il n’y avait pas la crise, alors que depuis 2008 elle est particulièrement sévère, et cela pourrait continuer encore un certain temps. Pour autant, la Cour des Comptes a confirmé que les déficits abyssaux que l’on connaît sont loin d’être tous dus à cette crise, même si celle-ci y a largement participé. En revanche, pour être tout à fait objectif, il y a un élément incontournable qui interpelle encore plus que les autres, à savoir le déficit de la balance commerciale qui a atteint des sommets inégalés cette année…alors que la France avait dégagé un excédent commercial en 2001 (+ 3.3 milliards d’euros), après un déficit en 2000 de 3.4 milliards.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;En 2007, c’est-à-dire quand N. Sarkozy a pris le pouvoir, la France affichait un déficit supérieur à 30 milliards d’euros, alors que l’Allemagne présentait un excédent de plus de 160 milliards d’euros. Et aujourd’hui, où en sommes-nous&amp;nbsp;? Réponse, le commerce extérieur de notre pays pulvérise ses records de déficits depuis 2008. Ce n’est pas moi qui l’affirme, puisque j’évoque les estimations du secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, P. Lellouche, qui pense que le solde commercial de la France pour l’année 2011 sera négatif à hauteur de 75 milliards d’euros. Oui, il a bien dit 75 milliards d’euros de déficit, à comparer au projet de budget du gouvernement qui était de - 48 milliards et au solde allemand qui dépassera les 150 milliards d’excédents. Cela signifie qu’entre la France et l’Allemagne il y aura fin 2011, un écart entre les deux pays de 225 milliards d’euros contre 95.5 milliards fin 2001. Voilà le bilan du commerce extérieur de la gouvernance UMP. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que ces chiffres-là, les téléspectateurs français ne vont pas beaucoup les entendre. Comme c’est dommage&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Certes on peut toujours discuter sur ces déficits extraordinairement élevés, car ils dépendent en partie du modèle de croissance adopté par les différents pays. L’Allemagne, comme le Japon, a un modèle qui repose sur l’extérieur. Il n’empêche, la France à une compétitivité-prix qui se dégrade à grande vitesse dans l’industrie, au point de voir l’excédent commercial allemand dans l’agroalimentaire dépasser celui de la France. Qui l’eut cru il y a dix ans&amp;nbsp;? Plus généralement, la mauvaise performance de la France se situe non seulement par rapport à l’Allemagne, mais aussi par rapport aux autres pays de l’UE dans les dernières années. En effet, les exportations françaises en valeur et en volume ont progressé moins rapidement depuis un peu plus de dix ans que la moyenne des pays européens. Seuls l’Italie et le Royaume-Uni ont connu une évolution plus défavorable, ce qui ne nous rassure pas. Et ce n’est pas la faute de l’euro comme je l’entends dire si souvent, parce que seize autres pays de l’UE ont la même monnaie. D’ailleurs l’Allemagne réalise 85% de ses excédents avec les autres pays de l’UE. En revanche le déficit commercial de la France avec le reste de l’Europe est passé au cours des dix dernières années d’environ 5 milliards d’euros…à presque 70 milliards de nos jours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Tous ces chiffres démontrent que, depuis dix ans, la situation s’est grandement détériorée pour notre pays en ce qui concerne ses échanges internationaux. Or le seul moyen de faire baisser le chômage est que la production dans nos usines augmente, et pour ce faire il n’y a que l’exportation qui puisse y contribuer, surtout dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat pour nombre de Français. Mais exporter davantage ne se décrète pas, ce qui veut dire qu’il faut que nos entreprises fassent beaucoup d’efforts, ce qu’elles ne pourront pas faire toutes seules. Il faut donc que l’Etat les aide pour qu'elles puissent concevoir et fabriquer des produits nouveaux, pour optimiser leurs coûts, et installer des antennes commerciales afin de gagner des parts de marché dans les pays émergents, qui ont des besoins en machines-outils&amp;nbsp;considérables. Autant de choses qui ne peuvent pas se faire en un jour, ni même en une année, donc qui ne produiront des fruits qu’au bout de deux ou trois ans. Et c’est bien ce que l’on peut reprocher au pouvoir UMP-Sarkozy depuis dix ans, à la notable exception des efforts faits pendant la période où Dominique de Villepin était Premier ministre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Pour mémoire, nous sommes passés entre 2000 et 2010 d’un excédent de 10 milliards d’euros dans les échanges de produits industriels à un déficit de 35 milliards d’euros. C’est bien la preuve qu’il faut tout faire pour lutter contre les délocalisations sauvages, et faire en sorte d’aider à la relocalisation dans notre industrie, ce qui ne signifie pas pour autant de s’interdire une installation à l’étranger. Si j’évoque cette possibilité, c’est tout simplement parce que tous les experts sont d’accord pour affirmer que l’industrie automobile allemande n’aurait pas pu défendre ses positions mondiales sans l’externalisation d’une part de la valeur ajouté à des entreprises externes (Allemagne ou ailleurs) ou encore à des filiales d’entreprise situées à l’étranger.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Bien sûr les UMPistes vont me rétorquer que je parle comme un livre, car tout cela est plus facile à dire qu’à faire&amp;nbsp;! Certes, mais c’est cela la politique, la vraie, celle pour laquelle ils ont été élus. En tout cas, quitte à garder ou créer certaines niches fiscales, autant les réserver aux entreprises qui investissent en matériel et en recherche, au lieu de distribuer de l’argent sans réelle contrepartie à des groupes qui, à la première opportunité, vont délocaliser leur production dans des pays à bas coûts, voire installer leur siège à l’étranger. A ce propos, la Cour des Comptes a révélé que certaines aides à l’exportation étaient en réalité une aide à la délocalisation, ce qui implique que les subventions pour prospection ou les crédits d’impôts pour l’exportation ne doivent être réservées qu’aux entreprises s’inscrivant dans cette démarche sur la durée…ce qui, apparemment, n’est pas le cas actuellement. Par ailleurs, au lieu de faire du clientélisme vis-à-vis de certaines professions (exemple frappant les restaurateurs!), pourquoi ne pas utiliser ces ressources au profit des petites PME qui voudraient mieux orienter leur stratégie de développement. Et en disant cela chacun peut bien constater que je ne parle que des entreprises, parce qu’évidemment ce sont elles et elles seules qui créent réellement de l’emploi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Même si le modèle allemand est loin d’être parfait, et j’en parle d’autant plus aisément que le président de la République ne cesse de vouloir que la France emboîte le pas à son voisin rhénan, j’en profite pour signaler que, depuis l’an 2000, l’industrie allemande a consolidé ses positions face au secteur des services, et cela malgré la mondialisation. Il y a beaucoup moins de délocalisations dans l’industrie allemande que dans l’industrie française malgré des salaires plus élevés, ce qui permet d’offrir du travail aux ouvriers allemands, notamment dans les PME grandes et petites, l’Allemagne comptant dans les industries de transformation près de 5000 entreprises de plus de 250 salariés (environ 2000 en France). Et je pourrais continuer longtemps sur le sujet, qui à chaque page montrerait qu’il faut absolument essayer de rattraper&amp;nbsp;peu à peu notre retard sur l’Allemagne, ce qui&amp;nbsp;ne relève pas de l’utopie, même si la tâche est difficile en partant d’aussi loin. En tout cas si l’on ne devait retenir qu’une phrase de ce que j’écris, c’est qu’un euro fort n’hypothèque ni la puissance industrielle, ni la capacité d’exporter dans le monde entier. D’ailleurs Raymond Barre, vers la fin des années 70, l’avait prouvé sans introduire de mesures protectionnistes. Par parenthèse, je rappellerais que la plupart des nos grandes entreprises exportatrices (industrie aéronautique, Ariane Espace, bio-industries, travaux sous-marins, équipements pour économiser l’énergie, développement du nucléaire etc.) sont nées à cette époque…et qu’elles contribuent encore très largement au volume de nos exportations. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Ce ne sont que quelques remarques sur la situation économique de la France, et notamment sur la politique qui y est menée depuis quelques années, mais ce qui m’attriste le plus c’est d’entendre N. Sarkozy faire la leçon à ses concurrents sur la manière de gérer le pays, alors que celui-ci est dans une situation tellement catastrophique qu’il faudra des années pour le redresser, malgré tous ses atouts, notamment un endettement des ménages relativement modeste, et des savants et des chercheurs de très grande qualité en dépit de conditions peu favorables à leur activité . Tout cela me fait dire que si le PS et le MoDem ont des propositions à faire, ils doivent les faire en évaluant au plus près leur coût, afin de pouvoir redonner confiance aux Français, dont je suis persuadé qu’ils sont prêts à entendre la vérité. Il n’est pas pensable de dire qu’une mesure va coûter cinq milliards si elle doit en coûter sept, ni prévoir son financement...comme N. Sarkozy n'a cessé de le faire pendant sa campagne 2007. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;C’est à ce prix que les uns et les autres seront crédibles, face à une UMP qui n’a aucun programme en dehors de la démolition et du pilonnage de celui des autres. Il faut aussi, et là je parle surtout pour ma formation politique, que nous soyons crédibles sur le plan de la fiscalité, instrument qu’il faut manier avec prudence, afin de ne pas léser ceux qui n’en peuvent plus de payer pour ceux qui ne paient pas assez. Le PS semble nous dire que la réforme fiscale sera sa priorité pour dégager des marges de manœuvre, mais tout le monde doit être mis à contribution…sans avoir peur que certains s’en aillent ailleurs. D’ailleurs où iraient-ils s’ils ne sont pas partis&amp;nbsp;? Il y a aussi le problème des banques qui mérite réflexion, parce que les banques doivent retrouver leur véritable mission, à savoir assurer le financement de l’économie. Bref, il faut tout faire pour rétablir la justice fiscale et sociale, afin de favoriser la croissance et, par voie de conséquence, l'accroissement des rentrées fiscales, alors que si on ponctionne les gens sans leur donner la possibilité de travailler, ce sera immanquablement au détriment de la confiance et de la consommation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Voilà la situation telle qu’elle est aujourd’hui, ce qui n’empêche pas qu’on&amp;nbsp;nous assurera avec constance, que seul le président de la République actuel est capable de redresser une situation…dont il est largement responsable. On va nous dire aussi que F. Hollande ou F. Bayrou n’ont pas ou peu d’expérience ministérielle, mais quelle expérience ministérielle avait G. Pompidou quand il devint Premier ministre&amp;nbsp;? Aucune, ce qui ne l’empêcha pas de rester à son poste pendant six ans, avant de devenir président de la République. En tout cas, même si l’UMP se laisse guider par les évènements contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, une volonté politique très forte peut permettre de franchir tous les obstacles…y compris les plus élevés. Jules Ferry en son temps, comme je l’ai écrit cette semaine sur mon blog histoire (&lt;a href=&quot;http://esca2009.wordpress.com&quot;&gt;http://esca2009.wordpress.com&lt;/a&gt;)&amp;nbsp;ou encore P. Mendès-France et Raymond Barre en ont apporté la preuve. Il n’y a pas de fatalité au déclin du pays, et c’est pour cela que je souhaite voir F. Bayrou au second tour de la prochaine élection présidentielle face à F. Hollande, ce qui n’est pas impossible. Et dans ce cas… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 10pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Six longs mois de campagne nous attendent…</title>
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        <updated>2011-10-13T19:13:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-13T19:13:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ouf, ce sera fini dimanche&amp;nbsp;! On va souffler un peu, et il y aura de nouveau un peu de place pour les autres formations politiques, c’est-à-dire pour tout ce qui n’est pas UMP et PS. Bien évidemment hier soir j’ai regardé le débat, qui ne m’a rien appris de ce que je savais déjà, à savoir que si Martine Aubry devait affronter N. Sarkozy, celui-ci pourrait encore s’en sortir miraculeusement. En effet, la maire de Lille a un comportement manifestement trop agressif pour pouvoir espérer rassembler au-delà de son camp, seul moyen pour battre N. Sarkozy dans le cadre d’un second tour. J’irais même plus loin, car je dirais qu’elle joue un jeu très dangereux, y compris ce matin, en dénigrant son concurrent comme si c’était son adversaire au second tour d’une présidentielle. Heureusement pour lui, F. Hollande a su et sait parfaitement se maîtriser, ce qui lui donne une posture encore plus rassembleuse.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En fait Martine Aubry n’a pas compris qu’après quatre ans et demi d’une présidence hyper agitée, à base de coups de menton aussi vains que dérisoires, les Français aspirent à plus de tranquillité et veulent que le prochain président soit d’abord celui de tous les Français, et non celui d’un camp. En outre, ce qui me fait peur en tant que Français soucieux de l’avenir de mon pays, c’est cet entourage d’éléphants autour de la candidate, dont beaucoup étaient là en 1981, ce qui ne nous rajeunit pas. Comment ces vieux routiers de la politique ne lui ont-ils pas fait comprendre que si elle est l’élue dimanche prochain, les coups de menton et les déclarations péremptoires ne seront pas suffisants pour mettre en difficulté N. Sarkozy, car à ce jeu il est et sera meilleur qu’elle, avec la bienveillante sympathie des grands médias. D’ailleurs ce n’est pas pour rien si les gens proches du président actuel, ont manifestement plus envie de voir un deuxième tour de l’élection&amp;nbsp; présidentielle opposant N. Sarkozy à Martine Aubry, plutôt qu’à F. Hollande.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cela étant, et je le redis encore une fois, Martine Aubry serait la candidate socialiste qui permettrait à F. Bayrou de rassembler le plus de monde autour de lui. Je suis certain que les centristes n’ont pas été convaincus par sa prestation hier soir, et ses coups de boutoir ce matin encore contre son rival ne font que renforcer cette opinion. C’est en tout cas l’avis des quelques personnes, proches de mes idées, avec qui j’ai discuté ce matin. Problème, il faut absolument battre N. Sarkozy, et jusqu’à preuve du contraire, celui-ci dispose toujours de son socle incontournable de 18-20% des voix, ce qui lui permet d’espérer être présent au second tour, sauf si F. Bayrou arrivait à mordre suffisamment sur son électorat et celui de M. Aubry, si cette dernière était l’élue de la primaire. Cela fait beaucoup de «&amp;nbsp;si&amp;nbsp;», d’autant que F. Hollande a quand même creusé un écart de neuf points dimanche dernier, et que trois sur quatre de ses concurrents se sont ralliés à lui.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Evidemment, chacun sait bien que personne n’est propriétaire des voix qu’il a obtenues, mais j’ai du mal à imaginer les gens qui ont choisi M. Valls ou J.M. Baylet au premier tour voter pour Martine Aubry au second. Quant aux supporters de S. Royal, leur rancœur demeure sans doute intacte depuis le désormais fameux congrès de Reims, auquel F. Hollande a habilement fait allusion hier soir. Je dirais même pour être honnête que ce fut, et de loin, le coup le plus dur qui fut asséné par un candidat sur l’autre…qui l’avait bien cherché. Restent les voix de Montebourg, qui se répartiront nécessairement entre l’un et l’autre des candidats, du moins si j’en crois ce qu’a dit un de ses bras hier soir, dont j’ai oublié le nom, qui semblait renvoyer les deux «&amp;nbsp;impétrants&amp;nbsp;» dos à dos. Résultat, le suspens n’est pas si grand, et encore une fois l’UMP va être contrarié par le peuple, ce qui n’a cessé de lui arriver depuis l’élection de N. Sarkozy en 2007. Pauvre UMP, dont on peut se demander en combien de morceaux elle va éclater l’an prochain à l’issue de l’élection présidentielle.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Toujours dans le cadre de cette élection présidentielle, j’ai noté que J.P. Raffarin exhorte (sans rire) N. Sarkozy à avancer la date de son entrée en campagne. Décidément l’ancien Premier ministre aime bien faire dans l’humour, dans la mesure où cela fait plus d’un an que le chef de l’Etat se consacre à la prochaine élection présidentielle, entre ses voyages chaque semaine en province, ou les petits déjeuners de la majorité etc.&amp;nbsp; Mais J. P. Raffarin n’est pas le seul à faire dans le comique, puisque ses amis de l’UMP réclament maintenant le même temps de parole que le Parti socialiste, alors qu’on a vu N. Sarkozy à la télévision pratiquement chaque jour depuis mai 2007…et avant. Mais ce n’est pas tout parce que N. Sarkozy lui-même s’y essaie en disant que la primaire socialiste est contraire à l’esprit de la Cinquième République.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voilà que notre encore président devient gaulliste maintenant, lui qui justement s’est toujours comporté en président de l’UMP avant d’être celui de tous les Français&amp;nbsp;! Certes je veux bien que les Français ne se posent pas trop de questions, mais voir N. Sarkozy se référer au gaullisme, est aussi crédible que prendre Jaurès pour référence. Cela me fait penser à Louis-Napoléon Bonaparte tenant des propos sur la classe ouvrière, avant son accession à la présidence de la République, que des vrais socialistes n’osaient pas tenir. Et dire qu’il y a encore six mois avant les élections, six longs mois dont on n’avait pas besoin pour entamer le redressement du pays.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/p&gt;
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        <title>Un monde qui ne tourne pas très rond...</title>
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        <updated>2011-10-08T13:59:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-08T13:59:00+02:00</published>
        <summary>   Demain, comme je l’ai dit dans un précédent billet, j’irai voter à la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Demain, comme je l’ai dit dans un précédent billet, j’irai voter à la primaire socialiste pour François Hollande. Oh certes ce ne sera pas avec un grand enthousiasme, mais ce sera uniquement par &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;raison, parce que c’est le candidat socialiste le mieux à même de battre N. Sarkozy…en espérant que ce dernier ne soit pas au second tour et que ce soit F. Bayrou qui rafle la mise. Certains vont une nouvelle fois me trouver optimiste, mais quand j’entends ça et là certains dirigeants centristes, il est clair que le retrait de Borloo est d’abord une bonne nouvelle pour F. Bayrou, contrairement à ce que semble penser N. Sarkozy et ses amis, lesquels n’ont pas compris que l’essentiel des 6 ou 7% d’électeurs qui étaient prêts à voter Borloo, ne voteront pas &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;N. Sarkozy au premier tour, ni éventuellement au second. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et je ne suis pas le seul à le dire&amp;nbsp;! En outre, même s’il est candidat, Morin ne fait pas le poids à côté de celui qu’il soutenait de toutes ses forces jusqu’au premier tour en 2007.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;En attendant, pour être tout à fait honnête, j’ai hâte que cette primaire socialiste se finisse, parce que d’une part cela commence à être lassant pour qui n’est pas socialiste, et cela peut l’être aussi pour ceux qui le sont, tellement Martine Aubry semble se crisper contre son rival direct F. Hollande. Si finalement c’est lui qui est désigné comme candidat, comment va-t-elle s’y prendre pour dire qu’il faut voter pour lui contre N. Sarkozy, si ce dernier parvient à être au second tour. Manifestement la perspective d’être battue ne la rend pas sympathique…ce qui nous arrangerait bien si elle devait être l’élue socialiste. La politique paraît parfois compliquée, mais ce que l’on veut c’est voir gagner son camp&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Parmi les autres nouvelles notables de ces dernières heures, j’ai découvert que la réunion du&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;G20 organisée les 3 et 4 novembre à Cannes, allait même avoir des incidences…sur le déroulement du championnat de France de football, puisqu’on a demandé à la Ligue de modifier les dates des matches prévus les 4, 5 et 6 novembre. A ma connaissance, mais je me trompe peut-être, je n’avais jamais vu pareille chose. Cela dit, le président de la République française assure la présidence du G20…ce qui n’est pas pareil qu’avec ceux qui ont déjà exercé la fonction. Faut-il pleurer ou en rire, même si le motif invoqué est une mobilisation des forces de l’ordre sans précédent&amp;nbsp;? Ce qui est sans précédent aussi, c’est la manière dont N. Sarkozy s’est fait rabrouer ces dernières heures par le ministre turc des Affaires européennes, suite à la demande du président français de reconnaître rapidement le caractère génocidaire des massacres de 1915 et 1916, dont furent victimes les Arméniens. Je cite ce que j’ai entendu, rapporté par France Culture hier midi&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #131313;&quot;&gt;Il serait mieux, pour la sérénité en France, en Europe et dans le monde, que Monsieur Sarkozy abandonne le rôle de l'historien et se creuse un peu la tête pour sortir son pays du gouffre économique dans lequel il se trouve et produise des projets pour l'avenir de l'Union européenne&amp;nbsp;». Dur&amp;nbsp;de voir les Turcs nous faire la leçon, qui plus est sur ce ton&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #131313; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Autre info qui &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ne m’a pas réjoui du tout, les Américains pourrait avoir un candidat républicain, Mitt Romney, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;pour le moins viril. En effet, pour lui «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Dieu n'a pas créé ce pays pour être une nation de suiveurs&amp;nbsp;», ajoutant un peu plus loin que «&amp;nbsp;l'Amérique doit diriger le monde&amp;nbsp;», et que «&amp;nbsp;les Etats-Unis doivent toujours conserver leur suprématie militaire pour dissuader leurs agresseurs potentiels et défendre leurs alliés&amp;nbsp;». Cela nous rappelle qu’aux Etats-Unis, un néoconservateur se cache toujours derrière un autre néoconservateur…avec les conséquences que cela implique, c’est-à-dire une politique économique ultralibérale, et des Américains prêts à jouer à tout moment le gendarme du monde. Comme à l’époque de la guerre froide, sauf que la Chine n’a pas encore atteint la puissance militaire de feu l’URSS, comparée à celle des Etats-Unis. Si cela continue on va presque regretter le temps où la planète était séparée en deux mondes, le bloc occidental et le bloc soviétique. Et dire qu’on nous annonçait au moment de la chute de l’Union Soviétique un monde nouveau&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Cela étant, malgré les craintes que l’on peut avoir sur un possible retour des Républicains au pouvoir, rien n’est encore sûr, car &lt;span style=&quot;color: #131313;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;les Américains commencent à en avoir assez de voir le chômage s’envoler, et la croissance rester à un niveau insignifiant pour eux (0.3 à 0.4% par trimestre). Cependant &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;il va falloir que Barack Obama se montre plus offensif vis-à-vis de ses adversaires conservateurs &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;s’il veut être réélu. Il va surtout falloir qu’il prenne à témoin les Américains que chaque fois qu’il propose une avancée en matière économique ou sociale, il ne peut pas le faire à cause de l’obstruction systématique &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;des conservateurs &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;lesquels, malgré l’état de quasi faillite dans lequel ils ont mis le pays, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ne pensent &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que libéralisme pur et dur. Heureusement pour B. Obama il y a «&amp;nbsp;les indignés&amp;nbsp;», qui veulent en automne faire un «&amp;nbsp;printemps américain&amp;nbsp;», comme ils disent. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #131313; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et ces «&amp;nbsp;indignés&amp;nbsp;» sont d’autant plus sympathiques qu’ils s’en prennent non seulement à Wall Street, mais aussi à la guerre en Afghanistan qui engloutit force milliards de dollars depuis dix ans…pour finir par voir les talibans récupérer le pouvoir en 2013 ou 2014. En fait les Etats-Unis font la guerre, mais savent déjà qu’ils ne vont pas la gagner, d’où ces négociations plus ou moins secrètes avec des talibans, et la décision de retrait progressif jusqu’en 2014. Je ne serais même pas surpris qu’avec la proximité des élections, ce retrait soit programmé un peu plus tôt, ce qui contenterait tout le monde à commencer par les Afghans. Et dire que N. Sarkozy veut attendre deux ans encore pour faire rentrer nos troupes, alors que nos finances sont exsangues&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #131313; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;En tout cas la chancelière Angela Merkel va le bousculer quelque peu ce week-end pour que la France apporte son soutien à une recapitalisation dans les meilleurs délais des banques européennes, à l’image de ce qui a été fait en octobre 2008 après la faillite de Lehman Brothers.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;J’espère simplement, sans trop y croire, que si cette solution est adoptée,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;l’Etat prendra ses responsabilités en rentrant&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;dans le capital de ces établissements, et que leurs activités seront sévèrement contrôlées. Il le faut d’ailleurs, parce que l’Etat va devoir s’endetter encore davantage pour recapitaliser les banques les plus exposées aux dettes des Etats. Et où va-t-on prendre l’argent s’inquiètent certains&amp;nbsp;?&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;N. Sarkozy préfèrerait, par peur de la perte du triple A, que l’on sollicite en priorité le Fonds européen &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de stabilité financière (440 milliards d’euros) qui devrait être porté à un niveau plus élevé. A propos de triple A, il est quand même ahurissant de constater à quel point les agences de notation font la pluie et le beau temps, preuve que le pouvoir politique a baissé les bras depuis de nombreuses années devant le pouvoir financier. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #131313; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je pourrais aussi évoquer les prêts aux collectivités locales qui, chez &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;nombre d’entre elles, vont coûter beaucoup plus cher à cause des prêts toxiques qu’elles ont souscrits. Qu’il est loin le temps où les collectivités empruntaient à taux fixe auprès du Crédit Local de France (ancêtre de Dexia), du Crédit Agricole ou de la Caisse d’Epargne…sans que cela ne mette en péril ni les banques, ni le financement des collectivités&amp;nbsp;! Seulement voilà, on s’imaginait qu’en privatisant (sans contrepartie)&amp;nbsp;le crédit tout irait mieux, comme on nous disait qu’en privatisant l’eau, le gaz etc. la concurrence ferait baisser les prix, pour le plus grand bonheur du consommateur. Qui ne se rappelle la manière dont on nous avait vendu en 1986 la privatisation de la BNP ou de la Société Générale, traitant de «&amp;nbsp;marxistes attardés&amp;nbsp;» ceux qui n’y étaient pas favorables ou qui prônaient des contrôles sévères. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #131313; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Vingt cinq ans plus tard, on va sauver le système bancaire pour la deuxième fois en trois ans, en nous promettant de nouveau de s’attaquer aux paradis fiscaux, ce qui me &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;rappelle cette phrase &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;définitive de &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;N. Sarkozy affirmant à la télévision en 2009&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Il n’y a plus de paradis fiscaux&amp;nbsp;». Comment pouvait-il dire cela devant des millions de téléspectateurs&amp;nbsp;? Cela étant il avait aussi dit en septembre 2008, sans rire, que «&amp;nbsp;l’autorégulation pour régler tous les problèmes (des banques), c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #131313; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;On connaît la suite, et aujourd’hui &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;tout le monde s’enfonce dans la crise avec une croissance mondiale qui s’affaisse partout sur la planète, y compris en Asie, notamment &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en Chine qui s’attend à descendre en dessous de 9% pour la première fois depuis dix ans. Oui le monde va mal, et malheureusement cela pourrait durer un certain temps encore…pour le plus grand malheur des peuples à qui on impose des mesures de plus en plus sévères, alors que ce ne sont pas eux les fautifs de cette crise. Et l’on s’étonnera après que le FN et les autres mouvements populistes gagnent du terrain partout en Europe&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #131313; font-size: 10pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Lybye, Borloo, tout cela était prévisible...</title>
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        <updated>2011-10-03T19:05:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-03T19:05:00+02:00</published>
        <summary>   Un titre lu dans la presse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Libye, l’exode chaotique des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un titre lu dans la presse&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Libye, l’exode chaotique des civils de Syrthe&amp;nbsp;». En lisant cela je me suis souvenu de ce que le trio Sarkozy, Juppé et BHL nous disait à propos de cette intervention en Libye, à savoir que la France et la Grande-Bretagne allaient là-bas pour&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;protéger les populations civiles. Et le moins que l’on puisse dire est que le résultat dépasse en horreur tout ce qui était prévu, avec un grand nombre de morts dans la population civile. On est très loin des «&amp;nbsp;frappes ciblées&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;extrêmement limitées&amp;nbsp;» dont parlait N. Sarkozy en mars, au moment où l’on a décidé d’intervenir en Lybie. Et le pire est que cela ne choque pas grand-monde, au point que l’on n’entend pas &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;les dirigeants de l’opposition, toutes les oppositions, qui, il est vrai, soutenaient cette intervention dans un pays dont on avait reçu son dictateur en grande pompe trois ans auparavant. Tout cela est bien triste, parce que chacun sait bien qu’intervenir et &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;prendre parti pour un camp, dans une situation de guerre civile, ne peut qu’accentuer les destructions et les morts des populations civiles. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;On ne peut pas bombarder des quartiers civils sans tuer les gens qui vivent dans ces endroits ou à proximité. Même la propagande la plus exacerbée n’arrivera pas à faire croire aux gens que toutes ces frappes aériennes ne tuent pas. C’est même prendre les gens pour des demeurés, que d’essayer de leur faire imaginer que cette guerre qui ne dit pas son nom est «&amp;nbsp;un pari gagné&amp;nbsp;» par N. Sarkozy, surtout quand on lit que les forces pro-CNT&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;pilonnent&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;à l’aide de chars le centre de Syrthe, que l’hôpital est frappé par des roquettes, et que les gens meurent faute d’eau, de nourriture et de médicaments. L’horreur je le répète…comme c’est chaque fois le cas quand la guerre fait rage dans une région ou un pays. Faire la guerre n’est jamais le meilleur moyen de sauver des vies humaines, n’en déplaisent à ceux qui nous vantaient cette intervention militaire&amp;nbsp;! Mais tout aussi terrible, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;j’ai entendu ce matin à la radio que des armes lourdes ont disparu dans la nature, ce qui signifie qu’elles ne sont pas perdues pour tout le monde. On évoque même sur un site algérien la perte de 10.000 missiles sol-air&amp;nbsp;! Les dirigeants Français et Britanniques n’ont vraiment pas le droit d’être fiers de leur action en Lybie, pas plus d’ailleurs qu’ils ne peuvent être fiers de la situation économique et sociale dans leur pays.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Si je dis cela c’est parce que je suis tombé par hasard sur une statistique concernant la balance commerciale des divers pays de la planète. Et chose curieuse, parmi les plus mal placés, donc parmi ceux qui ont le plus grand déficit commercial, on trouve la Grande-Bretagne, puis un peu plus loin encore la France juste devant l’Italie et fermant la marche les Etats-Unis, soient les quatre pays les plus engagés en ce qui concerne l’intervention militaire en Lybie, alors que les cinq pays qui ont les plus gros excédents sont ceux qui se sont tenus à l’écart de ce conflit, à savoir la Chine, le Japon, l’Allemagne, la Russie et la Norvège. Certes cela paraît simpliste, mais comme on nous prend pour des idiots pourquoi ne pas utiliser des arguments qui, après tout, ont un minimum de logique, plus en tout cas que les assertions ce ceux qui justifiaient cette guerre. On va aussi me dire que la Chine et la Russie ne sont pas les meilleurs exemples de démocratie. C’est vrai, mais en revanche le Japon, l’Allemagne et la Norvège n’ont aucune leçon à recevoir de pays qui sont aujourd’hui &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;les cancres de la classe en matière de commerce extérieur, pour avoir trop entonné le refrain ultralibéral (cadeaux fiscaux, spéculations, bulles etc.) au détriment du travail et de l’économie réelle.…ce qui explique leurs déficits et leur dette considérables, et l’incapacité dans laquelle ils se trouvent&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;pour aider leurs entreprises à innover et exporter. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Heureusement au milieu de toutes ces nouvelles dramatiques, l’actualité nous réserve des moments de franche détente, par exemple avec l’énorme scoop que représente la non-candidature à l’élection présidentielle de J. L. Borloo. Depuis le temps que le monde entier retenait son souffle pour savoir «&amp;nbsp;s’il allait y aller ou pas&amp;nbsp;» comme je l’ai entendu, et bien maintenant on sait&amp;nbsp;: J.L. Borloo renonce à devenir président de la République française. Et pour quelle raison&amp;nbsp;? Réponse, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;parce que «&amp;nbsp;l&lt;span style=&quot;color: black;&quot;&gt;es temps sont suffisamment troublés pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion&amp;nbsp;». Quel courage&amp;nbsp;! Il ne lui reste plus qu’à se rallier pour que la boucle soit bouclée. Mais se rallier à qui&amp;nbsp;? A Nicolas Sarkozy bien entendu. Le masque est tombé cette fois, au point d’avoir sonné ses plus fervents soutiens, comme D. Paillé et plus encore peut-être Rama Yade. Ces deux là, apparemment très affectés, vont devoir se trouver un nouveau point de chute…à moins d’aller à Canossa pour préserver leur avenir. J’espère qu’ils ne viendront pas au MoDem, parce que nombre d’entre nous seraient très fâchés. Les militants en effet ont une conscience politique généralement peu élastique, et avaler des couleuvres est plus indigeste pour eux que pour les responsables et élus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Cela étant, quelles peuvent être les conséquences de ce renoncement de J.L. Borloo, en terme électoral&amp;nbsp;? Pour ma part je pense que c’est la meilleure nouvelle pour notre candidat, F. Bayrou. Après tout le cinéma fait par Borloo, Rama Yade ou Paillé, je vois mal les électeurs potentiels de Borloo se tourner de nouveau vers N. Sarkozy. Et je ne les vois pas non plus se rallier dès le premier tour à un candidat socialiste, même s’il s’agit de F. Hollande, le seul qui pourrait les tenter. Qui sait&amp;nbsp;? C’est peut-être de nouveau la chance de F. Bayrou dans un premier tour qui pourrait être très serré. En effet, à droite il y aura les candidatures de N. Sarkozy et Marine Le Pen, les deux chassant sur les mêmes terres ou des terres voisines. En revanche au centre F. Bayrou se retrouve seul, car personne ne prend au sérieux Morin, et peut &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;rallier, outre son noyau dur de 7 à 8%, la droite modérée et un peu de la gauche social-démocrate, tout cela faisant du monde. Après tout, en 2007, notre leader a bien fait 18.5% des voix…à la différence que cette fois cela pourrait suffire pour être qualifié pour le second tour. L’espoir fait vivre, mais cet espoir n’est pas une vue de l’esprit.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: black; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Un quinquennat qui n'a que trop duré...</title>
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        <updated>2011-09-27T12:21:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-27T12:21:00+02:00</published>
        <summary>   Passionné d’histoire, ce qui me désole encore un peu plus quand on voit...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Passionné d’histoire, ce qui me désole encore un peu plus quand on voit comment on traite cette discipline de nos jours, je me pose souvent la question de savoir ce que l’histoire retiendra du quinquennat de N. Sarkozy. A vrai dire, j’aurais tendance à répondre par un mot&amp;nbsp;: RIEN. Cependant à bien y réfléchir, je me dis que c’est un raccourci trop facile sur une période qui aura quand même duré cinq ans. Or si cinq ans dans l’antiquité c’est peu de choses, de nos jours c’est beaucoup, et plus on ira et plus les choses s’accélèreront. Donc il est vraisemblable que nos arrière arrières petits-enfants entendront parler d’un président de la République nommé Sarkozy. Mais quand ils évoqueront son nom, ce sera pour noter essentiellement tout ce qui n’avait jamais été fait avant lui par un locataire de l’Elysée. Bien entendu je ne parlerais que de l’homme public, car la sphère privée n’intéresse en rien la grande histoire, même s’il aura été le premier président qui l’ait mise autant en avant. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Parlons donc rapidement de ce qui s’est passé depuis mai 2007, date de l’élection à la présidence de la République de N. Sarkozy, élection au demeurant relativement facile puisqu’il a obtenu un peu plus de 53% des voix. Ce n’était pas un plébiscite, mais ce n’était pas non plus une élection très serrée. Elle aurait dû l’être davantage, mais entre les socialistes qui n’avaient que très mollement soutenu leur candidate, quelques phrases maladroites de la candidate elle-même, et la presse qui s’était chargée de la démolir, Ségolène Royal&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;ne pouvait guère espérer mieux que le score qu’elle a réalisé. Je suis même surpris que l’écart n’ait pas été plus important entre les deux candidats qualifiés pour le second tour. Passons, et étudions plutôt ce qui s’est passé après les élections législatives qui ont vu très normalement la confirmation du vote à l’élection présidentielle. Une confirmation d’autant plus importante qu’elle est favorisée par un mode de scrutin inique, qui favorise outrageusement les grands partis, comme je ne cesse de le répéter, et qui ne pourrait changer qu’en cas de victoire à la présidentielle d’un candidat non UMP ou non PS.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les premiers mois du quinquennat furent rien moins que flamboyants, avec une presse de droite exerçant une propagande effrénée sur tout ce que faisait N. Sarkozy, et une presse de gauche (nettement moins puissante) presque sous le charme de ce président que l’on voyait toujours et partout. En outre la presse dite «&amp;nbsp;people&amp;nbsp;» était franchement heureuse, parce que pour la première fois un président de la République faisait de sa famille un outil de communication, comme je le disais précédemment. En fait l’été 2007 fut une sorte d’été meurtrier, dans la mesure où N. Sarkozy s’est laissé griser par tous ces compliments venus de partout pour son activisme tous azimuts.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Rappelons-nous l’épisode des infirmières bulgares avec Cécilia et…Kadhafi. Mais l’automne ne sera pas mal non plus, avec la rocambolesque affaire de l’Arche de Zoé, dont on n’a plus jamais entendu parler par la suite. Et tout le monde de s’extasier sur ce président qui ramène dans son avion présidentiel des personnes arrêtées au Tchad, y compris quatre hôtesses de l’air espagnoles, pour qui on fera un détour par Madrid.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et pendant ce temps de communication pure, où le président est devenu l’omni président comme l’appelle presque affectueusement&amp;nbsp;&amp;nbsp;le &lt;em&gt;Canard enchaîné&lt;/em&gt;, on ne gouverne pas vraiment. Certes le pouvoir fait des coups, notamment avec la réforme des régimes de retraite spéciaux où le pouvoir va jouer l’opinion contre les grévistes de la SNCF, sans que cela n’apporte une réelle bouffée d’oxygène au régime général des retraites. Un sénateur UMP, D. Leclerc, a même affirmé dans son rapport pour le projet de loi des finances 2010, que les gains accumulés jusqu’en 2020 grâce à la réforme du régime de retraite de la SNCF seront annulés les années suivantes. Cela étant, le plus important n’était pas là, l’essentiel était de faire croire que N. Sarkozy était une sorte de nouveau Clémenceau (voir mon blog histoire &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://esca2009.wordpress.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;http://esca2009.wordpress.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt; sur «&amp;nbsp;le Tigre&amp;nbsp;»), ne cédant jamais face aux syndicats, ni devant l’adversité. J’espère que les admirateurs de Clémenceau ne m’en voudront pas pour cette comparaison vraiment osée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ensuite, fin 2008, ce sera la grande surprise de la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publique à compter du 5 janvier 2009. Pour un coup, c’en était un,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;puisqu’apparemment même la ministre de la Culture n’était pas au courant. Ce n’est pas grave dans la mesure où N. Sarkezy est depuis le début du quinquennat «&amp;nbsp;ministre de tout&amp;nbsp;». Cela dit, cette décision prise à la va-vite l’était à un moment où l’Etat commençait à sérieusement manquer de moyens pour compenser les recettes de publicité. Peu importe, les finances publiques on s’en occupera plus tard, même si la crise est là, de plus en plus présente. La preuve, fin 2009, le solde budgétaire atteindra un déficit colossal (-7.9% du PIB contre -3% à l’Allemagne). Entre temps il y aura eu la présidence française de l’U.E., avec la guerre en Géorgie en août (2008) où le président a essayé et en partie réussi à tirer toute la couverture à lui…au détriment des autres responsables européens. Cela n’a pas empêché la Russie d’occuper toujours un morceau du territoire géorgien et d’avoir l’Ossétie sous protectorat, mais l’essentiel n’était pas là, il fallait montrer que nous avions un omni président hyper actif, prêt à tout moment à sauver le monde de la guerre, mais aussi un peu plus tard des effets nocifs du capitalisme financier en éradiquant les paradis fiscaux etc. On connaît la suite de tout cela, mais cette propagande servie par nombre de médias a sans doute fini de persuader N. Sarkozy de sa toute puissance, finissant par se prendre…pour ce qu’il n’était pas. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Voilà pourquoi peu à peu le chef de l’Etat s’est coupé du monde réel, au point de laisser filer les déficits et la dette à un niveau insupportable, qui ne fait plus de nous des partenaires à égalité avec l’Allemagne, celle-ci évoluant sur une autre échelle, et s’avérant le seul et indiscutable leader de l’Union Européenne et de la zone euro. Le couple franco-allemand n’en est plus un, ce qui n’était jamais arrivé depuis les débuts de la Cinquième République (De Gaulle-Adenauer, Giscard-Schmidt, Mitterrand-Kohl ou Chirac-Schroeder). Et tout cela parce que nous avons un président qui ne cesse de vouloir tirer la couverture à lui en Europe, indisposant passablement ses partenaires européens, mais incapable de juguler un tant soit peu dans son pays les déficits et la dette, ou encore le chômage, sans parler du solde commercial. Plus grave encore, notre président fait tout cela au moment où il vit une impopularité inédite dans l’histoire de notre pays. Jamais, un président élu au suffrage universel, n’avait atteint un tel niveau de défiance dans l’opinion.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Pas étonnant dans ces conditions qu’il ait perdu toutes les élections depuis son accession à l’Elysée, à part peut-être les élections européennes grâce à un mode de scrutin favorable au parti majoritaire, pas étonnant aussi que, pour la première fois dans son histoire, le Sénat ait basculé à gauche. Il est vrai qu’entre la réforme des retraites faite à marche forcée, et qui ne règle en rien les problèmes à court et long terme, celles relatives à la taxe professionnelle et aux collectivités locales sans l’ombre d’une concertation, sans parler de tout ce qui touche aux services publics ou encore à la justice et à l’enseignement, plus notre implication dans les conflits en Afghanistan ou en Libye, jamais un pouvoir&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;n’avait autant bafoué l’esprit démocratique dans notre pays. Résultat, la France est engluée dans une crise dont personne ne mesure l’ampleur réelle, tellement elle touche toutes les strates de la société. Et quand je parle de crise, celle-ci est à la fois morale, politique, institutionnelle et financière. Comment dans ces conditions peut-on redonner confiance au pays&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La solution, ou plutôt un début de solution, serait que le président de la République démissionne immédiatement de ses fonctions, afin d’organiser au plus vite une élection présidentielle, ce qui nous épargnerait une campagne longue et coûteuse. Tous les observateurs sérieux affirment que si nous ne prenons pas de vraies décisions face à la crise, c’est à cause des échéances électorales en Europe. Commençons par la France, deuxième puissance économique de l’Union Européenne. Si N. Sarkozy était gaulliste, c’est ce qu’il ferait…mais il n'est pas gaulliste et ne le fera pas, préférant laisser pourrir un peu plus longtemps une situation inextricable, en espérant jusqu’au bout la survenue d’un évènement lui permettant de retrouver l’espoir d’être réélu. En attendant, il aura accumulé les échecs tout au long de son quinquennat, et la seule trace qu’il laissera dans l’histoire sera d’avoir été le champion incontesté des déficits en tous genres, et d’avoir réussi le tour de force dans une France majoritairement à droite de donner à la gauche tous les pouvoirs en 2012. N’oublions pas que si un socialiste est élu à la présidence de la République en 2012, le nouveau président aura à se dévotion l’Assemblée Nationale, le Sénat, les régions, les départements et la grande majorité des communes de plus de 10.000 habitants. Finalement les socialistes devront une fière chandelle à N. Sarkozy…ce qui n’est pas le moindre des paradoxes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-bidi-font-size: 10.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>L'UMP totalement en panne de propositions...</title>
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        <updated>2011-09-22T12:08:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-22T12:08:00+02:00</published>
        <summary> Décidément, celui qui veut tenir un journal de l’histoire des années 2010 a...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Décidément, celui qui veut tenir un journal de l’histoire des années 2010 a beaucoup de travail. Si je dis cela, &amp;nbsp;c’est parce que je ne sais par quoi commencer pour commenter l’actualité, tellement tout se bouscule dans le monde comme en France. Commençons par le monde, avec cette horreur qu’a représenté l’application de la peine capitale pour Troy Davis. Comment peut-on encore parler de démocratie à propos des Etats-Unis&amp;nbsp;? Comment un président de la République française peut-il être fasciné par une nation qui applique encore la peine de mort, et qui l’applique sans avoir la certitude qu’il s’agit d’un véritable assassin&amp;nbsp;? Il est vrai que ce même pays s’est servi d’énormes mensonges pour attaquer et envahir une nation, sous le prétexte qu’elle disposait d’armes de destruction massives…qu’on n’a jamais trouvées. Pas étonnant dans ces conditions de parler du déclin de l’empire américain, on pourrait même dire du déclin accéléré, et au stade où en sont les Etats-Unis, il serait étonnant qu’ils puissent se relever de tous les problèmes engendrés par une politique monétaire totalement inappropriée au cours de la dernière décennie, et par une politique étrangère tellement désastreuse qu’elle a (presque) fait de l’Amérique ce fameux «&amp;nbsp;tigre de papier&amp;nbsp;» dont parlait Mao en son temps.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A présent, après avoir parlé de l’étranger, parlons un peu de notre pays, qui ressemble de plus en plus à un bateau ivre à sept mois de l’élection présidentielle. Oui je dis bien sept mois à attendre avant d’arriver à cette élection, dont le général de Gaulle fut l’instigateur il y a cinquante ans, sans penser qu’elle ne pouvait que déboucher sur une sorte de monarchie républicaine. Et qui dit monarchie, dit aussi monarque, dont certains ont «&amp;nbsp;de la sagesse&amp;nbsp;» comme disait Montesquieu, &amp;nbsp;et d’autres non. Voilà pourquoi j’ai toujours regretté que notre pays désigne son président de la République au suffrage universel, comme j’ai regretté que l’on ait imposé les élections législatives immédiatement après l’élection présidentielle, et que l’on ait maintenu le scrutin majoritaire qui, dans le cas présent, est un déni de démocratie. Le résultat nous l’avons aujourd’hui, car ce que le général de Gaulle n’avait pas prévu, comme je le disais précédemment sous une autre forme, c’est qu’un président élu par le suffrage universel n’était pas nécessairement un homme d’Etat. Dans ce cas, contrairement à l’idée que se faisait le général de Gaulle de la démocratie, il faut aller au bout des cinq ans quitte à voir le pays s‘enfoncer chaque jour un peu plus dans les crises de toutes sortes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Crise morale, je n’ai pas besoin d’insister, en espérant que le peuple comprenne qu’il peut y avoir un candidat&amp;nbsp; à la présidence de la République qui représente une alternative crédible, à la fois par les propositions qu’il peut faire sur le plan économique, mais aussi institutionnel, avec une conviction très forte sur ce que l’on appelle «&amp;nbsp;un Etat irréprochable&amp;nbsp;».&amp;nbsp; Pour ma part j’en connais un, François Bayrou, homme de conviction qui a toujours refusé un poste ministériel pour pouvoir préserver l’indépendance de son mouvement. J’espère que les Français seront sensibles à cette approche de la politique plutôt que se jeter dans les bras de certains démagogues à droite, au centre ou à gauche qui ne proposent aucune solution rationnelle aux problèmes de notre pays. Ceux qui ont fait la campagne de François Bayrou en 2007, savent mieux que quiconque que notre leader avait raison sur tout, qu’il s’agisse de la dette, de l’éducation, de l’immigration ou des retraites, sans parler de la nécessaire solidarité européenne pour régler les problèmes de certains Etats. Autant de sujet sur lesquels s’accordent de nos jours tous ceux qui se veulent sérieux quant aux solutions à trouver pour assurer le redressement de la France.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Car jamais celle-ci n’a connu autant de problèmes à la fois depuis des temps immémoriaux. L’actualité, hélas, est là pour nous le rappeler chaque jour. Par exemple, j’ai découvert avec stupéfaction qu’une vingtaine d’enfants et d’adultes habitant le quartier pauvre du Chêne-Pointu à Clichy –sous- Bois (Seine-Saint-Denis)&amp;nbsp; sont atteints de tuberculose. Voilà où nous en sommes, alors que cette maladie avait quasiment disparu depuis une cinquantaine d’années. Et ce n’est pas fini, entre les problèmes de pauvreté et le désengagement de l’Etat…faute de moyens. Mais quand les Français comprendront-ils que faire des économies sur leur dos n’engendre que des déficits. D’ailleurs, comment se fait-il que même en supprimant chaque année des dizaines de milliers de poste de fonctionnaires, jamais le déficit budgétaire n’a atteint de tels niveaux (deux à trois fois supérieurs aux déficits historiques jusque-là)&amp;nbsp;? Voilà une question qui devrait être débattue sérieusement&amp;nbsp;! C’est la même chose pour le déficit de la sécurité sociale, qui dépasse tout ce qui était imaginable il y a seulement quatre ou cinq ans. Et si les coûts de la santé augmentaient parce que les Français n’ont plus les moyens de se soigner, ce qui entraîne l’apparition de maladies plus graves infiniment plus coûteuses pour la branche maladie&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;J’ai aussi lu ou entendu un peu partout que les responsables de l’UMP trouvaient irresponsables de vouloir diminuer le budget de la défense. Très bien, sauf que l’on peut aussi se poser la question de savoir ce que nous a coûté et nous coûte encore l’expédition libyenne, sans parler de l’engagement de quatre mille hommes en Afghanistan. Ne s’agit-il pas de dépenses inutiles, en comparaison de ce que l’on pourrait faire de cet argent&amp;nbsp; pour améliorer l’équipement en matériel dans les hôpitaux, ou pour faire en sorte que les urgences dans ces mêmes hôpitaux ne soient plus autant surchargées&amp;nbsp;? Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la misère sociale qui commence à s’accumuler dans des proportions alarmantes. Le plus triste est qu’on fait aujourd’hui le reproche à Lionel Jospin (dix ans après) d’avoir «&amp;nbsp;sacrifié la défense&amp;nbsp; au bénéfice des budgets sociaux&amp;nbsp;», pour reprendre ce que disait&amp;nbsp; en début de semaine l’ex-député villepiniste et éphémère ministre, Hervé Mariton. Voilà où en est l’UMP&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Mais le pire est toujours sûr avec le parti présidentiel, comme en témoigne la proposition loufoque de vouloir faire figurer dans le programme du candidat Sarkozy, «&amp;nbsp;l’allégeance aux armes&amp;nbsp;» sous la forme d’un serment au moment de l’acquisition de la nationalité française,…comme aux Etats-Unis. Certes cette proposition de J.F. Copé a provoqué un certain scepticisme dans les rangs de la majorité, y compris au gouvernement, mais elle démontre à quel point&amp;nbsp; ce pouvoir en bout de course n’a absolument rien à proposer en dehors de quelques gadgets…destinés à essayer de racoler les électeurs du Front National. Cinq ans de pouvoir à accumuler les échecs à tous les niveaux pour en arriver là&amp;nbsp;! Quel bilan et quelles perspectives pour un nouveau quinquennat&amp;nbsp;! Ah si seulement cela pouvait ouvrir encore plus grand les yeux des Français, et faire en sorte que dès le premier tour, suprême humiliation, le candidat Sarkozy soit renvoyé dans ses foyers. En disant cela je reconnais que je rêve un peu, mais sait-on jamais&amp;nbsp;? Dans cette hypothèse cela pourrait vouloir dire un affrontement au second tour entre le candidat du PS…et celui du MoDem. Après tout, qui aurait pu imaginer en septembre 2006 que F.&amp;nbsp; Bayrou obtiendrait 18.5% des voix au premier tour&amp;nbsp;? Et puis n’est-il pas temps de faire confiance à un homme courageux, prêt à dire la vérité aux Français, et à ne leur promettre que ce qu’il peut tenir. Pour ma part j’ai confiance&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Primaires socialistes : une soirée vue par un militant MoDem</title>
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        <updated>2011-09-16T10:57:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-16T10:57:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Ce matin je voudrais dire quelques mots du débat entre les candidats à l’élection primaire socialiste qui a eu lieu hier soir, en précisant tout d’abord que ce type d’élection ravive la démocratie dans un pays qui en a tellement besoin en ce moment. Ensuite il est très possible que, parmi les femmes et les hommes présents sur le plateau de France 2, on ait vu le futur président de la République. Et dans ce cas, il y a fort à parier que des gens du MoDem soient concernés…si par cas ce n’était pas François Bayrou qui soit élu. Si notre leader n’est effectivement pas désigné par le suffrage universel, il est vraisemblable que les socialistes seront dans l’obligation de faire appel aux responsables de notre mouvement et à d’autres, comme Dominique de Villepin, pour essayer de rassembler le plus largement possible autour de celui qui sortira vainqueur de l’élection présidentielle. Ils ne seront pas de trop pour essayer de redresser le pays dans les meilleurs délais, compte tenu de l’état dans lequel l’aura laissé N. Sarkozy. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Et c’est d’ailleurs notre devoir de militant de marteler sans cesse que jamais un président de la République quittant le pouvoir n’avait laissé le pays dans une situation aussi dramatique, et encore les mots ne sont pas assez forts pour la décrire avec exactitude. Dans le même ordre d’idées, une union &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;de tous les gens de progrès sera d’autant plus nécessaire qu’à peine bouté hors du pouvoir, les Copé, Fillon…ou Sarkozy, ne manqueront de tout faire pour prendre leur revanche, et saper par tous les moyens les efforts de remise en état de la France. En écrivant ces mots, je ne fais que rappeler ce que je ne cesse de dire et écrire, à savoir que la France devait fatalement vivre cette expérience avec N. Sarkozy à la tête du pays. En effet, s’il avait été battu à la dernière élection présidentielle, il serait à coup sûr le prochain président de la République, avec toutes les conséquences que cela impliquerait dans la situation de crise où se trouvent le monde, l’Europe et la France, même je suis certain que Ségolène Royal n'aurait pas laissé la France dans l'état où elle est aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Fermons la parenthèse pour parler du débat lui-même, que j’a trouvé intéressant et d’une grande correction. Oh certes les supporters de l’UMP vont nous dire que ce fut ennuyeux, qu’il n’y avait pas d’idées et que l’on allait avoir un président dépensier, mais chacun sait bien que seule la rancœur peut leur faire affirmer pareilles balivernes, leur principale déception venant du fait que, justement, il y ait eu jusqu’au bout de la tenue dans les déclarations des candidats. Ceux qui s’attendaient à des phrases assassines ou à des combats de coq en seront pour leur frais. Non, le débat ne fut pas ennuyeux, même si sur nombre de sujets les candidats n’avaient aucune raison d’être très éloignés les uns des autres. Que je sache, ils appartiennent au même parti&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Ensuite, il y a eu quelques idées fortes qui se sont dégagées, et j’ai trouvé cela encourageant. En premier lieu la nécessité d’essayer de faire en sorte qu’on en revienne à des principes un peu plus républicains en ce qui concerne la fiscalité. Tous furent d’accord pour essayer de trouver des ressources là où c’est possible, et pas seulement en appauvrissant la population qui n’en peut plus de subir des augmentations de taxes de toutes sortes…parce qu’on ne veut pas toucher aux grosses fortunes ou aux grandes entités qui en fait dirigent le pays, sous couvert de N. Sarkozy. Pour ma part je ne peux que me réjouir d’avoir entendu des candidats s’exprimer sur la nécessité d’une réforme fiscale de grande ampleur, pour que chacun participe au redressement du pays, ce qui ne signifie pas pour autant que ceux qui paient aujourd’hui l’essentiel de l’impôt seront davantage pressurés. Si j’ai bien compris, ils ne seront plus seuls à payer. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Acceptons-en l’augure…car il faut toujours être prudent avec les promesses des candidats à l’élection présidentielle. Sur ce plan, je maintiens que le MoDem a de l’avance sur les autres, car en 2007 F. Bayrou avait été le seul à aborder des sujets tels que les déficits et la dette publique, ou encore les énormes efforts à faire sur l’éduction ou l’aide à l’innovation pour les PME. Cela étant je ne peux que me réjouir de voir des socialistes adhérer à nos thèses, en espérant qu’ils s’y tiendront une fois au pouvoir si le nouveau président de la République sort de leurs rangs. Et c’est à ce niveau, dans cette hypothèse, que la présence de gens de notre mouvement sera nécessaire et aura son importance. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Reste maintenant à parler des candidats et de leur prestation, telle que je l’ai ressentie sans avoir écouté tout ce qui a pu se dire dans les médias, lesquels ne peuvent pas penser comme moi dans la mesure où ils recherchent surtout ce qui peut paraître croustillant…pour faire passer leur message. Pour ma part, je dirais que j’ai trouvé A. Montebourg égal à lui-même, avec des idées qui le singularisent par rapport à ses concurrents. L’homme est intelligent, a du charisme, mais son ambition est trop élevée pour ce qui concerne la réforme de la finance internationale…dans la mesure où nous ne sommes pas seuls au monde et en Europe. Parmi les mesures qu’il propose sur la moralisation du capitalisme financier, il y en a beaucoup qui sont très séduisantes, et que chacun de nous peut approuver, mais pour être efficaces il faut que cela se fasse pour le moins au niveau européen…et ce n’est pas gagné. Cela dit, j’aime bien son côté archange de la démocratie économique et politique…et de l’utopie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Ségolène Royal a un peu les mêmes idées, mais exprimées avec moins de talent. En outre on ne peut pas toujours comparer la région Poitou-Charentes avec la France. La région dont elle assure la présidence compte à peine 1.800.000 habitants (moins que la Slovénie), soit 2.8% de la population française, ce qui relativise les problèmes. Pour autant il faut lui reconnaître un certain allant, et une grande combativité. Je n’en dirais pas autant de J.M. Baylet, qui a le mérite d’être là, mais dont les idées sont quand même très conventionnelles. Il est radical, mais contrairement aux fondateurs du radicalisme qui voulait tout changer radicalement, avec lui ce serait le changement dans une certaine continuité. En fait je ne me retrouve chez lui que sur un point, la conception fédéraliste de l’Europe…ce qui n’est pas rien. Et oui, même si l’on n’en a pas parlé hier soir, ou si peu, l’Europe sera fédérale ou confédérale ou ne sera pas. C’est d’ailleurs là le vrai problème de l’euro. On a cru en faisant une monnaie unique qu’on pouvait s’affranchir de certaines règles à caractère fédéral, notamment en ce qui concerne la fiscalité et le budget. Les faits se sont chargés de rappeler les dirigeants européens à la dure réalité. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Manuel Valls ne m'a pas davantage enthousiasmé, mais cela ne surprendra personne. Il a été manifestement très maladroit, en évoquant le voyage à grand spectacle de N. Sarkozy en Libye, alors que depuis hier on ne parle que de cela dans les grands médias…comme s’il fallait éclipser le débat entre les candidats socialistes. Il n’a pas été plus adroit sur la question posée par D. Pujadas à propos de D. Strauss-Kahn. Manuel Valls n’a pas encore compris que, malgré sa compétence, DSK n’a plus d’avenir politique. C’est bien d’être fidèle en amitié, et apparemment M. Valls l’est, mais il doit être assez intelligent pour comprendre que la priorité des priorités est d’écarter N. Sarkozy et l’UMP du pouvoir. On ne peut pas continuer ainsi pendant cinq ans encore.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Et cela m’amène à évoquer les deux favoris de cette primaire, Martine Aubry et François Hollande. C’est de Martine Aubry que sont venues les seules vraies piques de l’émission…à l’égard de son rival le plus dangereux, piques dont elle aurait pu se passer d’autant que nous étions au cœur du débat de l’élection présidentielle. On avait l’impression que Martine Aubry attendait impatiemment ce moment pour régler (un peu) son compte à F. Hollande, ce qu’elle n’a pas réussi à faire. Car autant sur le budget que sur le nucléaire, personne ne peut reprocher à F. Hollande d’être à la fois réaliste et ambitieux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Réaliste, parce que personne ne peut dire combien coûterait un arrêt du nucléaire dans les vingt cinq ou trente ans à venir, ce qui explique son objectif de descendre à 50% de la production d’électricité d’origine nucléaire d’ici à 2025. Ambitieux en ce qui concerne le budget, en se fixant comme cap d’être à l’équilibre budgétaire en 2017. Cette petite passe d’armes a dû provoquer un petit mal à la tête pour les militants et sympathisants socialistes, lesquels ont bien dû comprendre qu’en essayant de mettre en difficulté F. Hollande sur le nucléaire, comme sur l’équilibre budgétaire, elle cherchait à ratisser large à gauche, tant auprès des écologistes que de ceux qui prétendent que l’équilibre des finances publiques et la dette sont une notion avant tout libérale. Comme si améliorer le sort des plus défavorisés ne dépendait pas des marges de manœuvre budgétaires&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;En résumé, je confirme que j’irai voter &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;à ces primaires, comme je confirme que mon choix se portera sur F. Hollande. Ses propositions en matière de fiscalité sont intéressantes, tout comme celles relatives à la jeunesse. Il voit juste aussi en matière d’aides aux entreprises, notamment en ce qui concerne l’innovation. Ce sont des propositions que le MoDem avaient faites en son temps, sous des formes différentes, mais la philosophie est globalement la même. Raison de plus pour participer à sa désignation comme candidat socialiste à l’élection présidentielle, en ayant aussi à l’esprit que F. Hollande est de tous les candidats socialistes celui qui a le plus de chances de battre N. Sarkozy. Néanmoins, mais ai-je besoin de le préciser, je participerai activement à la campagne de F. Bayrou, en espérant qu’il figure au second tour. Comme disait Talleyrand&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Si cela va sans le dire, cela ira encore mieux en le disant&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>L'histoire retiendra de la période 2007-2012 les records de déficits</title>
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        <updated>2011-09-15T19:17:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-15T19:17:00+02:00</published>
        <summary>  Rions un peu pour commencer, même si  &amp;nbsp; la conjoncture ne s’y prête...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Rions un peu pour commencer, même si &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;la conjoncture ne s’y prête pas, mais après tout le rire est bon pour la santé nous affirme-t-on sans cesse. Mais au fait de quoi faut-il rire&amp;nbsp;? Et bien, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;après avoir traité Ségolène Royal d'incompétente lorsqu'elle avait proposé l'encadrement militaire des délinquants en 2007, voilà que N. Sarkozy, ne sachant plus à quel saint se vouer pour remonter dans les sondages, propose maintenant la même chose. Reconnaissons que cela prête à rire, même si ce rire nous ferait presque pleurer, tellement cela montre à quel point notre président de la République semble impuissant à résoudre les problèmes, qu’il s’agisse de la sécurité ou de tous les autres.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Même la grande presse reconnaît que c’est une ligne supplémentaire aux «&amp;nbsp;propos définitifs, puis revus, corrigés ou contredits&amp;nbsp;» entre Nicolas Sarkozy et Sarkozy Nicolas. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;D’autres, notamment les thuriféraires du président,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;estiment &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;que &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;piocher dans la boîte à idées de Ségolène Royal&amp;nbsp; ne peut que mettre de la zizanie entre les candidats et les militants socialistes…ce dont je ne suis pas sûr du tout. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;En tout cas je n’imagine pas que cela puisse influencer l’opinion qui reste toujours aussi majoritaire dans son rejet du chef de l’Etat, un rejet qui a atteint des niveaux inconnus dans l’histoire de la Cinquième République. Et ce n’est pas son court séjour aujourd’hui en Libye qui y changera grand-chose non plus, les Français considérant que notre président devrait d’abord&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;régler les problèmes dans son pays, avant d’essayer de résoudre ceux des Libyens. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Par parenthèse, puisque je parle d’histoire, il y a quand même un problème qui n’a pas l’air de beaucoup frapper l’opinion, qui n’en est d’ailleurs pas vraiment informée même si cela concerne ses enfants, à savoir les nouveaux programmes d’histoire…depuis l’accession de N. Sarkozy à la présidence de la République. Ces nouveaux programmes, déjà appliqués depuis 2008 dans les collèges et&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;depuis cette année dans les lycées, suscitent le rejet de tous ceux qui pensent que connaître l’histoire, c’est amener à se poser des questions sur ce que l’on vit aujourd’hui, ce qui évidemment ne plaît pas à tout le monde. Les mauvaises langues affirment même qu’il &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Times New Roman','serif'; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-family: Calibri; mso-bidi-theme-font: minor-latin;&quot;&gt;s’agit d’imposer à l’enseignement de l’histoire des critères libéraux qui reposent sur l’utilitarisme du savoir. Effectivement il faut avoir un mauvais esprit pour avoir de pareilles idées, faisant&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;accroire que l’on veut délivrer &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;aux enfants la &lt;/span&gt;même culture de masse, reposant sur la consommation et l’étude de&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;l’anglais dit commercial, le seul qui importe pour assurer les échanges commerciaux dans le cadre de la mondialisation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Certains vont me rétorquer que l’histoire n’intéresse pas les gens, pas plus d’ailleurs que l’étude du latin, et que l’apprentissage de l’anglais&amp;nbsp;commercial est plus utile pour trouver un emploi. En est-on bien certain&amp;nbsp;? En tout cas, jamais nous n’avons autant mis d'ardeur que ces dernières années pour l’apprentissage de l’anglais, et pourtant jamais sans doute nous n’avons eu autant de jeunes demandeurs d’emplois, sachant parler (plus ou moins bien) l’anglais&amp;nbsp;commercial. A ce propos j’ai lu sur le site de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Swiss Info&lt;/em&gt; que si le record mondial pour l’étude du latin appartient normalement à l’Italie (41% des élèves des écoles supérieures étudient le latin), l’étude de cette langue morte est deux à trois fois supérieure…en Grande-Bretagne (entre 5 et 8%) qu’elle ne l’est en France (3%).&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Pauvre France, qui a éclairé le monde si longtemps par sa culture&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;En attendant, je sais que l’histoire ne retiendra de la présidence de N. Sarkozy que cette extraordinaire accumulation de déficits &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;en tous genres. Ce matin nous avons &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;appris que le déficit commercial devrait atteindre 75 milliards d’euros cette année, dans le droit fil des résultats de ces derniers mois, comme je le pressentais dans une précédente note.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;75 milliards c’est un tiers de plus que le record enregistré en 2008 qui était de 56 milliards d’euros. Avec N. Sarkozy, on parle comme en athlétisme ou en natation, où l’on vole de records en records, même si l’on change les règles du jeu, sauf que ces records sont toujours des mauvaises performances. En passant, je rapellerais qu’en 2003 nous avions un excédent commercial. Quelle dégradation depuis cette époque, et plus particulièrement depuis 2006-2007. On a beau dire, mais la crise n’explique pas tout, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;comme en témoignent les excédents de &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;certains pays avec la même monnaie, notamment l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Finlande, les Pays-Bas. Il est vrai que, comme je ne cesse de le répéter et comme je l’expliquerai sur les marchés ou dans les prochaines réunions électorales, on ne peut pas faire du clientélisme fiscal, et aider en même temps nos entreprises dans leurs efforts pour la recherche ou pour l’exportation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, et cela aussi est historique à bien des égards&amp;nbsp;: le riche Occident en est réduit à attendre l’aide de ce que l’on appelle les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) pour éviter un défaut de paiement, notamment dans la zone euro. Hélas pour les Européens, la proposition brésilienne de faire un effort conséquent en augmentant leurs avoirs en obligations libellées en euro&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;est loin de faire l’unanimité dans ce club. Les Chinois notamment, de loin les plus fortunés avec leurs énormes réserves, commencent à avoir la même méfiance que celle qu’ils manifestent à l’égard des obligations émises en dollar. En outre, à part la Chine, les autres pays n’ont pas suffisamment de moyens&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;pour s’engager à la hauteur nécessaire pour calmer les marchés. Quant aux Russes, ils pensent que la crise de la dette de la zone euro doit être traitée dans le cadre du G20. Au fait qui assure pour le moment la présidence du G20&amp;nbsp;? N’est-ce pas la France&amp;nbsp;? J’arrête là, car la critique devient trop facile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;Michel&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
            <uri>http://michelescatafal.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Le monde a changé après le 11 septembre 2001</title>
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        <updated>2011-09-11T16:30:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-11T16:30:00+02:00</published>
        <summary>  Aujourd’hui évidemment on ne parle à la radio ou à la télévision que du 11...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Aujourd’hui évidemment on ne parle à la radio ou à la télévision que du 11 septembre 2001 avec les trois mille malheureuses victimes des attaques contre les tours jumelles à New-York. C’était d’ailleurs la première fois que les Etats-Unis subissaient de tels assauts sur leur &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;territoire, eux qui avaient porté des coups très durs à plusieurs pays dans le monde au siècle dernier. C’est d’ailleurs un curieux retour de l’histoire que cette attaque contre la première puissance économique et militaire mondiale, non pas par une armée d’un pays hostile…mais par un groupuscule bien organisé venant de partout et nulle part. Je n’insisterais pas davantage sur ces attentats à grande échelle et l'horreur que cela peut inspirer, car tout cela a été disséqué et débattu, sans que toutefois on n’évoque réellement les causes de cet antiaméricanisme primaire, pas plus que l’inanité des réactions de l’administration Bush, qui a fini d’achever le discrédit américain dans de nombreuses régions du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Un discrédit d’autant plus important qu’il se double d’une situation économique désastreuse, qui est aussi dans une certaine mesure la résultante des deux guerres initiées par George W. Bush et les néoconservateurs américains, en représailles aux attaques du 11 septembre. Problème, entreprendre des guerres à des milliers de kilomètres de son territoire coûte très cher, et plus encore quand ces guerres sont un moyen d’entretenir&amp;nbsp;la croissance, grâce aux commandes de l’armée. Tout cela n’a qu’un temps, &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et il arrive toujours qu’un jour ou l’autre la réalité finit par s'imposer, et la situation se dégrade pour l’ensemble de la nation. Elle se dégrade d’autant plus quand le pouvoir exécutif refuse d’augmenter les impôts des plus riches, préférant susciter de la croissance par l’endettement des particuliers…jusqu’au moment où ceux-ci ne peuvent plus emprunter. On connaît là aussi le scénario de la crise financière que nous vivons depuis 2007.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Mais revenons sur les guerres déclenchées par les Etats-Unis depuis le début de vingt-et-unième siècle, en posant cette question : était-ce bien la réponse appropriée qu’envahir l’Afghanistan et l’Irak après le 11 septembre 2001&amp;nbsp;? Sûrement pas. Ce fut même sans doute une des pires erreurs de l’administration Bush, avec celle d’avoir mené une politique monétaire ultra accommodante pour soutenir artificiellement la croissance.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Les Américains ont pensé, naïvement, qu’il leur suffisait de bombarder et envahir l’Afghanistan et&amp;nbsp;l’Irak pour amener la démocratie à la mode occidentale dans ces pays. Démarche folle, qui n’a jamais abouti à des résultats probants depuis bien longtemps, et qui en tout cas n’assure jamais la pérennité d’une telle situation. Pourtant les Américains auraient dû se rappeler ce qui leur était arrivé au Vietnam dans les années 60 et 70, où même en Corée au début des années 50. Entre parenthèse, heureusement qu’à cette époque le président Truman n’était pas un boutefeu du genre Bush, car nous aurions eu droit à une guerre nucléaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Pour mémoire je rappellerai qu’en avril 1951, le président Truman avait relevé de son commandement en Corée le général Mac Arthur, parce que ce dernier souhaitait étendre le conflit sur le territoire chinois en utilisant s’il le fallait l’arme nucléaire, comme au Japon quelques années auparavant. Ce précédent avait sans doute tellement marqué Truman, qui en fut le décideur final, que le président américain préfèrera opter pour la paix, donc sans vraie victoire pour les troupes US, plutôt que déclencher un nouveau cataclysme qui aurait pu être planétaire dans la mesure où les Soviétiques auraient pu y prendre part aussi.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Hélas, tous les princes qui nous gouvernent ne font pas preuve de la même sagesse. Parfois même ils sont soumis à l’influence néfaste de conseillers qui prennent un poids démesuré dans leurs décisions, ou qui ne contrarient pas le prince dans ses désirs les plus malfaisants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Sur ce plan, Georges W. Bush me fait &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;un peu penser à Louis XIV, même si la comparaison est osée compte tenu de la personnalité des deux hommes. En tout cas l’influence des conseillers du président américain entre 2000 et 2008 a été&amp;nbsp;prépondérante dans les décisions prises par G. W. Bush. Rappelons-nous l’arrogance de D. Rumsfeld vis-à-vis de «&amp;nbsp;la vieille Europe&amp;nbsp;», et la manière dont il considérait les pays qui ne suivaient pas aveuglément la politique guerrière des Etats-Unis. En ce qui concerne Louis XIV, c’est plutôt le côté obséquieux de Louvois qui posait problème, car pour conserver les faveurs du roi il flatta toutes ses passions, et notamment son goût pour la guerre. Résultat, la puissance de l’armée française devint formidable, mais cela coûta très cher, d’autant que même en temps de paix on entretint des forces armées importantes. Et après avoir remporté quelques&amp;nbsp;victoires qui permirent à la France de dominer l’Europe, celle-ci forma des grandes coalitions dont l’inspirateur fut Guillaume d’Orange, et après la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697) sans résultat, la guerre de succession d’Espagne (1701-1714) acheva de ruiner la prépondérance française…et le peuple français, au point que Vauban ému par cette misère proposa dans son livre la &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Dîme Royale&lt;/em&gt; un plan de réformes urgentes qui lui valut d’être disgracié. Et oui, comme pour le 11 septembre, comme en Irak ou en Afghanistan, et plus généralement comme dans toute guerre,&amp;nbsp;le peuple impuissant en subit toujours les dommages.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Fermons cette parenthèse historique qui conforte pleinement ce que je disais précédemment, à savoir qu’une nation qui veut dominer les autres par les armes &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;n’y arrive jamais durablement, même si les Romains ont prouvé le contraire…avant de sombrer à leur tour. Et si l’on voulait un exemple supplémentaire de l’impuissance américaine face aux talibans en Afghanistan, nous l’avons dans un communiqué reçu ce matin par les agences de presse indiquant qu’un kamikaze a fait exploser un camion piégé hier, à l'entrée d'un poste de combat avancé de l'Otan, dans le centre de l'Afghanistan, faisant 89 blessés dont 50 soldats américains. Les promoteurs de l’attentat ont voulu à leur façon commémorer&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;les attentats du 11 septembre…et ils ont réussi. Les talibans, non seulement ne sont pas vaincus, mais on dirait qu’ils agissent de plus en plus facilement…dans leur pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Je crois que les Américains devraient réaliser au plus vite que le mieux pour eux, compte tenu de leurs énormes déficits, serait de quitter au plus vite ce bourbier et cette folie dépensière qui va avec, remarque qui&amp;nbsp;vaut aussi pour la France. Certes on a toujours l'espoir que, l'élection présidentielle approchant, Barack Obama finisse par négocier avec les talibans, sans trop perdre la face, ce qui pourrait lui coûter sa réélection. Quant à notre président, il&amp;nbsp;continue à affirmer haut et fort que la France est en Afghanistan pour se protéger des talibans, et lutter pour nos valeurs. Quelles valeurs au fait&amp;nbsp;? Pauvre France qui a perdu en quatre ans son indépendance en politique étrangère, qui accumule les déficits historiques en tous ordres, et qui fait semblant de vouloir donner des leçons au monde entier. En attendant, nos déficits font que nous assistons impuissants à la prise de distance de l’Allemagne avec l’Europe. Après l’ancien président de la Bundesbank (équivalent de la Banque de France en Allemagne), c’est au tour du chef économiste de la Banque Centrale Européenne de claquer la porte avec fracas, ce qui a fait de nouveau lourdement plonger les bourses dans le monde entier. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Est-ce que le poids de l’Allemagne a atteint une telle importance&amp;nbsp;? Oui dans une certaine mesure. Certes l’Allemagne n’est que la quatrième puissance économique mondiale, mais à ce titre la survie de l’euro à dix-sept ou même un peu moins dépend des efforts qu’elle est prête à consentir pour sauver la monnaie unique. Et l’Allemagne, bien que l’euro ait été et soit une aubaine pour un pays qui tire une bonne partie de sa richesse de l’exportation des &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;produits fabriqués par ses entreprises (petites et grandes), commence à en avoir assez de voir certains pays accepter que l’euro soit moins fort que le deutsche mark. L'Allemagne n'avait consenti à la mise en place de l'euro qu'à la condition expresse que chaque membre de la zone en monnaie unique s’engage à respecter les critères de Maastricht, ce que certains pays ont admis sans problème, alors que d’autres comme la France n’ont pas contrôlé leurs dettes, réclamant même des assouplissements en ce qui concerne le pacte de stabilité. La suite nous la connaissons avec la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne en attendant peut-être l’Italie et la France. Rappelons que notre pays atteindra un déficit voisin de 6% du PIB cette année, après respectivement 7.5% en 2009 et 7% en 2010, chiffres que n’importe quel économiste sérieux n’aurait jamais envisagés en 2007. Il est vrai qu’il y a tellement de choses qui étaient inimaginables en 2007 et qui sont arrivées, qu’on ne sait plus par quoi commencer pour établir le vrai bilan de N. Sarkozy.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Colbert déployait une énorme activité pour accroître les richesses du pays</title>
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        <updated>2011-09-08T13:45:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-08T13:45:00+02:00</published>
        <summary>  Hier hélas fut un nouveau jour triste pour notre pays avec encore un mort...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Hier hélas fut un nouveau jour triste pour notre pays avec encore un mort en Afghanistan plus trois autres sérieusement blessés. Quand nos politiques, y compris ceux de mon parti, vont-ils comprendre que tous ceux qui sont morts en Afghanistan ne sont pas morts pour la France&amp;nbsp;? Depuis mon plus jeune âge j’ai toujours appris que la première mission de nos soldats était de défendre nos frontières, et non de guerroyer à des milliers de kilomètres de chez eux. Et le pire est qu’on nous dit que fin 2013 nos troupes quitteront l’Afghanistan&amp;nbsp;! Mais pourquoi ne pas le quitter tout de suite, sachant que cette guerre qui dure depuis dix ans ne peut s’achever que par le départ des troupes occidentales&amp;nbsp;? Oui vraiment, commencer cet article de cette manière me révulse, et me donne même la nausée, tellement c’est injuste pour ces jeunes gens d’aller se faire tuer pour rien. En plus chacun sait que, sitôt les troupes occidentales parties d’Afghanistan, les talibans seront de retour. C’est mentir que faire croire le contraire. Mais mentir n’est-ce pas une seconde nature pour ce pouvoir, même s’il n’est pas le seul à raconter des histoires. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Je ferme cette horrible parenthèse pour évoquer un anniversaire auquel nombre de Français n’ont pas pensé il y a deux jours, à savoir la mort de Colbert à l’âge de 64 ans, le 6 septembre 1683. Pourquoi faire allusion à Colbert&amp;nbsp;? Parce qu'à l'école primaire j’avais appris qu’il s’était occupé de l’administration et des finances du royaume de France sous Louis XIV, mais aussi de beaucoup d’autres choses qui touchent à l’économie du pays, notamment l’industrie, le commerce et la marine, sans oublier la justice, les lettres, les sciences et les arts. Bref un de ces hommes qui ont fait notre histoire, dans une période où les finances de l’Etat se détérioraient malgré tous les efforts du ministre qui, pour accroître les revenus, essaya d’abord de limiter tous les gaspillages, au point de mettre en garde le roi contre les dépenses qu’il jugeait inutiles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Ainsi dans un mémoire daté de 1666 à destination de Louis XIV, il écrivait : «&amp;nbsp;Je déclare à votre majesté qu’un repas inutile de mille écus me fait une peine incroyable&amp;nbsp;». Il fallait oser, et il le fit. Il n’hésitait pas non plus à poursuivre tous ceux qui avaient spolié l’Etat, quelques centaines de financiers étant condamnés à restituer la somme astronomique pour l’époque de cent dix millions de livres, ce qui représenterait aujourd’hui plusieurs dizaines de milliards d’euros. Mais ce ne fut pas tout, car il essaya aussi d’augmenter les produits de la fiscalité, diminuant le montant global de la taille pour ne point accabler les paysans qui étaient en réalité les seuls taillables, mais frappant le plus possible les fraudeurs ou les faux nobles qui avaient usurpé la noblesse. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il augmenta également les impôts indirects, la gabelle (impôt sur le sel), les aides (boissons) &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;et les traites (droits de douane au passage d’une province à l’autre), qui frappaient d’une façon un peu plus égale les diverses catégories de sujets. Et cela marcha pendant quelques années, Colbert parvenant à équilibrer les recettes et les dépenses. Hélas, à partir de 1672 (invasion de la Hollande), le roi n’ayant de cesse de demander des crédits pour faire la guerre, sans parler de ses goûts pour le faste avec la construction de Versailles, le déficit réapparut pour s’envoler à partir de 1688 jusqu’à la fin du règne de celui que l’on appelait le «&amp;nbsp;Roi Soleil&amp;nbsp;». Et oui, le grand homme n’était plus là pour essayer de raisonner ce monarque qui, bien avant la mort de Colbert, ne voulait plus entendre aucun conseil de modération de la part de son ministre, voire même lui reprochant. Résultat, Colbert mourut épuisé par le travail (il travaillait jusqu’à seize heures par jour), attristé par le désordre des finances, et par la faveur croissante du ministre de la guerre, Louvois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Pourquoi parler aussi longtemps de Colbert&amp;nbsp;? Pour bien montrer que dans le domaine des finances publiques, il y a les discours et les actes. J’aurais aussi pu parler des Etats généraux de 1614, qui n’aboutirent à rien, sauf de vagues promesses, par suite des querelles entre les ordres, notamment entre les députés de la noblesse qui demandaient l’abolition de la «&amp;nbsp;paulette&amp;nbsp;», et les députés du Tiers-Etat qui réclamaient la suppression des pensions abusivement payées aux nobles. Pour mémoire, l’édit de la Paulette (du nom du financier Paulet) accorda en 1604 aux titulaires de charges le droit de les transmettre librement à leurs enfants, moyennant le paiement d’une taxe annuelle…presque dérisoire par rapport aux revenus générés par ces charges. Bref, ce n’est pas d’aujourd’hui qu’il y a des problèmes d’équilibre des finances, comme ce n’est pas d’aujourd’hui qu’on n’arrive pas à répartir équitablement la fiscalité, ce qui génère immanquablement des déficits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Et sur ce plan rien n’a changé entre l’époque de Louis XIII ou Louis XIV et celle que nous vivons. Pire même, on a l’impression qu’il y a peut-être encore plus d’inégalités de nos jours, même si certains vont trouver que j’exagère. Bien sûr le peuple bénéficie de certains avantages, certains diront subsides, mais n’oublions pas que nous sommes au vingt et unième siècle et, justement, il y a dans notre pays de plus en plus de gens qui vivent dans des conditions misérables, au point de mourir de froid dans la rue en hiver ou de faire les poubelles pour se nourrir quand il n’y a plus les repas servis par les «&amp;nbsp;restos du cœur&amp;nbsp;». J’ai lu aussi qu’un village rural dans les Hautes-Alpes près de Briançon (Puy-Saint-Vincent),&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;en est réduit à payer lui-même son institutrice pour éviter la fermeture d’une classe maternelle, et faire en sorte que les enfants n’aient pas à se lever très tôt pour être acheminées dans une école des alentours. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Pour bien connaître ce village, je comprends tout à fait la démarche de ce maire, en sachant quand même que cela va coûter environ 30.000 euros, ce qui n’est pas rien. Voilà comment on fait des économies dans notre pays alors qu’il y aurait tant à dire sur les dépenses de l’Etat, un Etat que François Fillon décrivait déjà «&amp;nbsp;en faillite&amp;nbsp;» quelques mois après avoir été nommé Premier ministre, et qui depuis cette époque a plus que triplé son déficit budgétaire. Et même si cette année nous enregistrons une baisse, on sera quand même à des niveaux historiques…parce que la croissance ne sera pas au rendez-vous espéré. En effet la Banque de France a annoncé hier avoir divisé par deux, à 0,1%, sa prévision de croissance&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;au troisième trimestre, sur la base des résultats de sa dernière enquête mensuelle de conjoncture, loin de la prévision antérieure de l’INSEE qui tablait sur 0.5%. Du coup, pour atteindre les prévisions gouvernementales (1.75%), il faudrait réaliser plus de 0.7% au dernier trimestre. Autant dire que le compte n’y sera pas, et que le déficit révisé sera supérieur à celui annoncé…encore une fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, il y en a une autre qui va encore faire l’effet d’une douche froide sur le moral de ceux qui s’intéressent à ces choses, le déficit commercial de la France s'est encore creusé en juillet, atteignant 6,46 milliards d'euros en données corrigées des variations saisonnières. Ce montant énorme, qui s’approche du record absolu qui date du mois d’avril (6.91 milliards de déficit) préfigure d’ores et déjà un nouveau record annuel pour l’année 2011. A part ça tout va bien dans notre pays, tout cela n’étant évidemment pas neutre pour l’emploi. Et pourtant cela n’empêche pas N. Sarkozy de se donner des airs de sauveur de l’économie et des finances du pays, comme il l’a fait ces derniers jours lors d’un de ses multiples déplacements, que l’on peut qualifier d’électoraux, dans la Loire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il a en effet osé donner des vertus magiques à sa réforme des retraites, en affirmant que « la réforme des retraites, si on ne l’avait pas mise en oeuvre, la France ne serait pas dans la situation où elle est aujourd’hui, dans la situation d’un pays qui résiste mieux à la crise gigantesque que connaît le monde ». Oui, il fallait oser s’adresser ainsi au peuple, c’est même «&amp;nbsp;gigantesque&amp;nbsp;», mais comme cela a marché en 2007 pourquoi pas&amp;nbsp;en 2012? Non, je dis une bêtise, ce n’est pas possible que cela marche de nouveau, d’autant que jamais les inégalités ne se sont autant creusées que ces dernières années. Ah, si seulement l’esprit de Colbert, ou sans remonter aussi loin celui de Raymond Barre, pouvait habiter nos responsables&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 115%; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 10pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Le 2 septembre 1870 me fait penser à beaucoup de choses…</title>
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        <updated>2011-09-02T17:05:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-02T17:05:00+02:00</published>
        <summary>  Décidément notre président de la République fait feu de tout bois en ce...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://michelescatafal.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 132%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Décidément notre président de la République fait feu de tout bois en ce moment, au point d’avoir averti l’Iran de la possibilité d’une «&amp;nbsp;attaque préventive&amp;nbsp;». Après l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la Libye, voilà l’Iran…qui n’a pas l’air de trembler outre mesure. D’ailleurs, on remarquera que la réponse iranienne a été étrangement modérée, demandant simplement au président français de s’abstenir de commenter des propos fondés sur de «&amp;nbsp;fausses informations&amp;nbsp;». Triste quand même de voir le chef de l’Etat en être réduit à tenir des propos belliqueux pour essayer de remonter dans les sondages. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 132%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Cela me fait penser, toutes proportions gardées évidemment, à ce qui s’était passé en 1870 quand Napoléon III, cédant aux demandes pressantes de l’impératrice Eugénie, déclara la guerre à la Prusse (19 juillet), qui n’attendait que ça, pour asseoir définitivement la dynastie impériale. Hélas pour l’Impératrice, le résultat de ce conflit ne sera pas celui attendu, puisque le 2 septembre l’armée française capitulait suite à la victoire remportée par les Allemands à Sedan, une capitulation qui fit tomber au pouvoir des Prussiens un empereur, un maréchal de France, trente neuf généraux, un peu plus de deux mille officiers et près de quatre vingt cinq mille sous-officiers et soldats, plus une grande partie du matériel destiné à cette guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 132%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Fermons la parenthèse sur ce rappel historique, trop tentant puisque c’est aujourd’hui l’anniversaire de cette capitulation dans un endroit que les Allemands ont appelé «&amp;nbsp;un fonds de marmite&amp;nbsp;», et qui le fut aussi pour les épopées napoléoniennes. En tout cas, cela démontre qu’il n’est jamais bon d’avoir recours à des interventions militaires pour&amp;nbsp;asseoir son pouvoir…ou faire remonter sa côte dans l’opinion, d’autant que celle-ci aspire davantage à la paix qu’à la guerre, laquelle coûte toujours très cher à nos finances publiques et, plus terrible encore, sur le plan humain. Mais me direz-vous, que reste-t-il au président de la République pour redorer son blason auprès des Français à quelques mois de l’élection présidentielle&amp;nbsp;? Peu de choses à vrai dire, même si la propagande bat son plein dans nombre de médias pour vanter l’action de notre président en Libye et ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 132%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Il y a bien les évacuations de camps de Roms, mais cela non plus n’est pas vraiment du goût de la majorité des Français, surtout quand cette évacuation se fait dans les conditions de celle qui a eu lieu avant-hier à Saint-Denis, avec ces pauvres malheureux se retrouvant dans les rames du tramway à une heure de pointe avec leurs bagages et autres matériels. Pitoyable&amp;nbsp;! Et les Français n’apprécient pas davantage le report aux calendes grecques de la réforme sur le financement de la dépendance, comme l’a avoué la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot. Cependant, pour être honnête, je n’ai jamais vraiment cru que cette réforme irait jusqu’à son terme, et je n’étais pas le seul. En fait la déception vient surtout du fait que ce dispositif pour les personnes dépendantes avait été annoncé comme quelque chose d’acquis…alors qu’il n’y avait pas le premier euro pour le mettre en place. Et le plus triste est que Madame Bachelot n’a pas trouvé d’autre explication pour cet abandon, pardon ce report, que «&amp;nbsp;la crise financière mondiale que nous rencontrons&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 132%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Si je l’avais face à moi, je lui dirais qu’avec tout l’argent dépensé en Libye et en Afghanistan, on aurait déjà des sommes considérables, qui auraient pu nous permettre de mettre en œuvre quelques actions importantes dans le cadre de cette réforme. Evidemment de telles remarques de bon sens ne peuvent être faites que par des irresponsables dans mon genre, c’est-à-dire par des gens qui se soucient d’abord du mieux-être des Français. Des gens aussi qui s’offusquent quand ils entendent Frédéric Lefebvre, secrétaire d’Etat au Commerce, approuvé d’une certaine manière par N. Sarkozy, affirmer que si le chômage est important dans notre pays, plus que dans la plupart des pays de la zone euro (seulement cinq pays sur dix-sept font plus mal que nous&amp;nbsp;!), c’est la faute…à la natalité, alors que tous les gens sérieux considèrent que c’est un des derniers atouts de notre pays. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 132%; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold;&quot;&gt;Bien entendu F. Lefebvre se gardera bien de dire que si le nombre des chômeurs s’est accru dans de telles proportions ces dernières années, c’est parce que notre pays perd des parts de marché un peu partout dans le monde…parce qu’on n’innove plus, faute d’apporter aux entreprises les seules aides que nous devrions leur accorder, plutôt que diminuer les charges sur les heures supplémentaires. Il aurait pu aussi ajouter l’effet pervers de la réforme des retraites à un moment où il aurait mieux valu que certaines personnes quittent leur travail et laissent leur place à d’autres plus jeunes…d’autant que le financement de la dernière réforme n’est pas assuré sur le long terme. Ces mêmes irresponsables ont noté aussi qu’au moment où le pouvoir veut faire inscrire dans la constitution la fameuse&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 132%;&quot;&gt; «&amp;nbsp;règle d’or&amp;nbsp;» budgétaire, règle que l’on se refuse à appliquer depuis des années, on apprend que le ministère des Finances va revoir en hausse le déficit de l’Etat pour cette année, ce qui n’est une surprise pour personne. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 132%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;En effet, comment pouvait-il en être autrement, avec des chiffres de la croissance beaucoup trop optimistes, sans parler du coût de la dette qui ne cesse de croître&amp;nbsp;? C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’ai toujours fait partie de ceux qui réclament une vérité des chiffres, sans laquelle on ne peut pas bâtir un budget qui ressemble à la réalité. La première règle d’or c’est donc de ne pas surévaluer la croissance à venir quand on établit le budget du pays. Tant qu’on aura des prévisions de croissance trop optimistes, nous aurons nécessairement des déficits supérieurs à ceux qui sont annoncés. En outre pourquoi jouer sur des effets d’annonce en début d’année, quand fin août on est obligé de rectifier les chiffres? Prend-on à ce point les Français pour des idiots&amp;nbsp;? Certes ces derniers sont loin d’être férus d’économie, mais ils ne sont pas stupides au point de ne pas voir que chaque année c’est la même chose depuis 2008. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 115%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Dans le même ordre d’idées, avec une croissance entre 1.5% et 1.75% (nouvelle prévision gouvernementale), chacun sait bien que cela sera insuffisant pour empêcher une nouvelle hausse du chômage, même avec une bonne dose de «&amp;nbsp;ténacité&amp;nbsp;» pour parler comme N. Sarkozy,&amp;nbsp;les anticipations étant là aussi&amp;nbsp;tout aussi irréalistes. N’est-ce pas Monsieur Bertrand&amp;nbsp;qui prévoyait une baisse rapide du chômage d’ici la fin de l’année? Sur quelles bases faisait-il cette prédiction alors que, si j’en crois &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Le Canard enchaîné&lt;/em&gt;, le Premier ministre lui-même affirme «&amp;nbsp;qu’en matière&amp;nbsp;de chômage le gouvernement ne fait que regarder les trains passer&amp;nbsp;». Mais n’est-ce pas la principale caractéristique de ce pouvoir, que toujours faire des annonces qui sont contredites par les faits? A moins que finalement chacun des ministres ne jouent à se faire plaisir l’espace d’un moment, en faisant preuve d’un optimisme béat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 132%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;En disant cela, même si la situation n’a rien à voir avec celle d’aujourd’hui, je repense à ce que disait avec fierté le maréchal Leboeuf, ministre de la Guerre nommé le 20 juillet major général de l’armée du Rhin,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;juste avant le début de la guerre de 1870&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous sommes prêts, archi prêts&amp;nbsp;; quand la guerre devrait durer un an, il ne nous manquera pas un bouton de guêtre&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Et quelques jours plus tard (début août) il prononça ces mots insensés&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous serons infailliblement vainqueurs le premier jour, et nous n’avons pas besoin de nous préoccuper du second&amp;nbsp;». Bref, tous les voyants étaient au vert comme nous dirions de nos jours, sauf que le 17 août le maréchal Canrobert télégraphiait de Verneuilles&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je n’ai plus de cartouches, de munitions d’artillerie&amp;nbsp;». Et oui la France n’était pas prête pour cette guerre, mais cela n’empêchait pas le Premier ministre Ollivier et quelques uns de nos hauts gradés d’affirmer le contraire. On connaît la suite…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; line-height: 132%; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Des décisions qui attendront en Nouvelle-Calédonie et ailleurs</title>
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        <updated>2011-08-27T20:44:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-27T20:44:00+02:00</published>
        <summary> Alors que les sondages&amp;nbsp;sont toujours aussi médiocres pour lui, Nicolas...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://michelescatafal.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Alors que les sondages&amp;nbsp;sont toujours aussi médiocres pour lui, Nicolas Sarkozy est parti vendredi pour la Nouvelle-Calédonie, avec au passage une escale de quelques heures en Chine. Ce voyage va-t-il permettre d’aider à résoudre les tensions politiques et sociales de ce territoire situé à 17.000 kilomètres de Paris, sur fond de désir d’indépendance chez une partie de la population, alors que l’autre ne veut pas en entendre parler. A ce propos, vu de la métropole, on a l’impression que&amp;nbsp;le gouvernement français, comme les Kanaks, ont peur du référendum d’autodétermination qui doit être organisé entre 2014 et 2018. Comme si la France redoutait de voir ce territoire lointain prendre son indépendance, et comme si les Kanaks se trouvaient prisonniers d’une indépendance qu’ils réclament pour certains d’entre eux à cor et à cris depuis des décennies, allant jusqu'à imposer leur drapeau à côté du tricolore…mais à condition que la France continue à être présente pour «&amp;nbsp;aider&amp;nbsp;» le peuple kanak à se développer après l’indépendance.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A ce propos il faut savoir que, malgré sa richesse en nickel (30% des réserves mondiales), la Nouvelle-Calédonie dépend pour près d’un tiers de son PIB du soutien de la France. Par ailleurs le tourisme, autre richesse du territoire, est lui aussi très dépendant du marché français. Au total,&amp;nbsp; grâce en partie aux diverses ressources en provenance de la métropole, cette île dispose de revenus et d’infrastructures qui permettent à ses habitants d’avoir un niveau de vie supérieur à celui de nombre de pays de l’Union Européenne. Pour mémoire le PIB par habitant de la Nouvelle-Calédonie est quasiment égal à celui du Portugal et est supérieur à celui de Malte, tous deux membres de la zone euro.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Que de chemin parcouru depuis le 24 septembre 1853, date depuis laquelle la Nouvelle-Calédonie, qui se compose d’une île principale, Grande Terre (deux fois grande comme la Corse), des îles Belep, Loyauté et des Pins, appartient à la France. A noter qu’au départ Grande Terre était une colonie pénitentiaire, avec des déportés qui n’étaient rien moins que des condamnés politiques, mais aussi des forçats qui, à la fin du Second Empire, commencèrent à être envoyés dans ces parages où les nouveaux venus n’étaient pas forcément les bienvenus, et où (après 1862) la mésintelligence était de mise entre les indigènes christianisés par les missionnaires et les tribus non converties des environs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Fermons cette longue parenthèse à la fois géographique et historique, pour voir ce que pouvait apporter de nouveau le chef de l’Etat au cours de son voyage sur le «&amp;nbsp;Caillou&amp;nbsp;». Personnellement je pense qu’il n’avait pas grand-chose à proposer aux Calédoniens, qu’ils soient d’origine européenne ou Kanaks, et qu’on va rester jusqu’en 2014 sur une sorte de consensus qui ne fera pas avancer les choses. D’ailleurs comment pourrait-il en être autrement, puisqu’en cas de vote négatif au référendum d’autodétermination, on en fera un second un peu plus tard…avant de renégocier de nouveaux accords si le &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; l’emportait de nouveau&amp;nbsp;? Pourquoi pas, en espérant évidemment que tout cela se passe sans violence. Cependant je persiste à penser qu’un territoire fait partie de la République ou n’en fait pas partie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;De toutes façons, si les choses se passent normalement, N. Sarkozy ne sera pas en situation (en 2014 ou après) pour négocier quoi que ce soit, parce qu’il sera en vacances depuis mai 2012.&amp;nbsp; Il a beau multiplier les déplacements, mettre en œuvre tout son savoir-faire politicien, plus rien n’y fait car les Français ne croient plus en lui, y compris ses amis. Et ce n’est pas le rapport de l'Inspection des finances sur les niches fiscales, que &lt;em&gt;Le Figar&lt;/em&gt;o s'est procuré et qui décrit des «&amp;nbsp;dispositifs coûteux à l’efficacité incertaine&amp;nbsp;», qui va aider le président de la République à faire comprendre aux Français pourquoi il mène, avec constance, une politique qui favorise en priorité les classes les plus favorisées. Et oui, aujourd’hui tout le monde sait que les niches ont été créées en priorité pour que les plus riches paient moins d’impôts. Or des riches il y en a beaucoup moins que des pauvres, et plus encore beaucoup moins que ceux qui ne cessent de s’appauvrir, à force d’être pressurés par toutes sortes de taxes qui ne cessent de vider leur porte-monnaie.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Problème, en vidant le porte-monnaie de tant de monde, on&amp;nbsp;oblige les gens à moins dépenser, donc à moins consommer, et c’est la croissance qui est en berne. En revanche le chômage retrouve des niveaux historiquement hauts, ce qui signifie que non seulement on ne pourra pas rétablir nos finances publiques, mais surtout qu’il faudra finir par prendre des mesures beaucoup plus drastiques pour pouvoir redresser la situation. Quand va-t-on apprendre dans ce pays à construire un budget en équilibre…en tablant sur des prévisions de croissance réalistes&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En outre, comme je ne cesse de le dire, quand dira-t-on la vérité aux Français&amp;nbsp;? Ce ne sont pas des écrits en l’air en évoquant cette question, car je suis persuadé que si l’on disait la vérité tout le monde serait obligé d’essayer de faire preuve de plus de responsabilité, ce qui signifie qu’on pourrait ponctionner ceux qui peuvent l’être à la hauteur des nécessités de l’heure…parce que tout le monde serait gagnant, les riches comme ceux qui le sont moins ou pas du tout.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le plus triste est qu’on nous explique constamment que la France est dans la situation d’un ménage qui est endetté. Certes, sauf qu’un ménage endetté ne peut pas se permettre d’accroître sans cesse ses dépenses, ni se &amp;nbsp;priver de certaines ressources. C’est pourtant ce qu’a fait N. Sarkozy en se privant de ressources fiscales (50 milliards de cadeaux fiscaux) sans réduire la dépense publique là où c’est possible. Résultat, malgré des dizaines de milliers de postes supprimés dans la fonction publique, notamment l’enseignement, notre déficit budgétaire atteint des sommets impensables il y a seulement quatre ou cinq ans, et la dette explose. Et après on nous parle de «&amp;nbsp;règle d’or&amp;nbsp;» sur l’équilibre budgétaire, dont un sondage nous dit qu’elle est approuvée par 60% des Français. Mais au fait tous ces sondés savent-ils qu’elle existe déjà, mais qu’on ne s’en est jamais aussi peu préoccupé que ces dernières années, comme je l’écrivais dans un précédent billet&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Voter une ”règle d'or” qui existe déjà...</title>
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        <updated>2011-08-20T10:38:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-20T10:38:00+02:00</published>
        <summary>  Décidément tout va de mal en pis en ce moment en France et dans le monde...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Décidément tout va de mal en pis en ce moment en France et dans le monde occidental&amp;nbsp;! Est-ce parce que le monde développé paie au prix fort tous ses excès des dix dernières années&amp;nbsp;? Peut-être, sans doute même. En tout cas, si on fait le bilan de l’évolution du monde au cours de la dernière décennie, il est tout simplement catastrophique. Dans quelques jours nous allons parler du dixième anniversaire du 11 septembre 2001, jour le plus sombre qu’ait connu les Etats-Unis en temps de paix. Gageons que l’on va beaucoup évoquer les presque trois mille morts suite à ces attentats sanglants qui ont détruit les Tween Towers, mais je ne suis pas sûr qu’on insiste aussi lourdement sur la réponse trouvée par G.W. Bush pour éviter à l’avenir ces attaques contre son pays, à savoir envahir l’Afghanistan. On connaît le résultat de cette guerre qui n’en finit pas, et qui se terminera par le départ des Américains et de leurs alliés, sans que ceux-ci aient pu imposer la démocratie à l’occidentale. Mais comment pouvait-on imaginer que l’on allait &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;amener la démocratie en bombardant l’Afghanistan&amp;nbsp;? Cela dit, le résultat n’est guère meilleur en Irak, deuxième guerre déclenchée par ce même G.W. Bush et ses faucons du Pentagone, sous le fallacieux prétexte que l’on voulait détruire des armes de destruction massive, dont chacun savait bien qu’elles n’existaient pas. Combien toutes ces guerres ont coûté aux Américains&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;A vrai dire personne n’ose se fier aux chiffres lancés çà et là, avec toutefois la certitude que l’on parle en milliers de milliards de dollars. Avec de telles sommes pour faire la guerre, couplées aux baisses d’impôts décidées par l’administration Bush, on n’a pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que si les Etats-Unis donnent aujourd’hui l’impression d’être un empire affaibli, ils le doivent pour l’essentiel aux huit ans de présidence de G.W. Bush. J’ai bien dit huit ans, parce que ce dernier a bel et bien été réélu en 2004 à la présidence, ce qui suffit à démontrer que la démagogie a beaucoup plus de poids que certains ne l’imaginent dans les élections nationales. Qui aurait parié un euro début 2004 sur la réélection de Georges Bush&amp;nbsp;? Pas grand monde chez les observateurs politiques. Et pourtant il fut réélu avec beaucoup moins de problèmes que lors de sa première élection. Tout cela ne nous rassure pas pour l’année prochaine dans notre pays. A ce propos, quand j’entends dire qu’en 2012 N. Sarkozy n’a aucune chance, vu sa côte dans l’opinion, je réponds que je suis beaucoup plus prudent que ces optimistes invétérés. La propagande reste un élément très important dans ce que l’on appelle les démocraties libérales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Fermons la parenthèse, pour ajouter à propos des Etats-Unis qu’ils ont eu aussi une politique monétaire extrêmement avantageuse…pour les acteurs des marchés financiers. Oh certes, pendant un certain temps on a considéré Alan Greenspan (ex président de la FED) comme un magicien, mais depuis 2008 et la crise financière qui touche l’ensemble du monde développé, son aura a beaucoup baissé devant l’impasse dans laquelle se trouve l’administration américaine et le président Obama, surtout depuis les élections de mi-mandat qui ont vu le retour aux affaires des Républicains. Au passage on notera que les électeurs ont vraiment la mémoire courte, surtout quand la situation est aussi tragique que celle qu’endurent des millions d’Américains qui ont perdu leurs économies et&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;leurs logements, après avoir été encouragés à s’endetter sans en avoir les moyens. Et dire que N. Sarkozy nous vantait en 2007 et 2008 ce modèle économique en voulant une &quot;France de propriétaires&quot;! Heureusement les Français sont avant tout des paysans, et ils sont plus prudents que nombre d’Européens ou d'Américains.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Néanmoins, même s’ils n’ont pas écouté N. Sarkozy, ils sont quand même eux aussi dans une zone de difficultés telle qu’ils n’en ont jamais connu hormis en période de guerre. Nous produisons chaque année de moins en moins de produits manufacturés, et seule l’épargne des ménages permet à ceux-ci de vivre encore correctement, du moins pour ceux qui en ont, c'est-à-dire ceux qui ont la chance d'avoir un travail ou qui&amp;nbsp;travaillent&amp;nbsp;à deux. En revanche la situation devient de plus en plus précaire pour ceux qui sont au chômage ou assimilé, et la potion que nous concocte le gouvernement sera à coup sûr amère pour tous ceux-là, même si le fait d’être déjà en campagne présidentielle va réfréner l’ardeur du président de la République, pour essayer de ne pas trop dépasser les prévisions budgétaires optimistes élaborées l’an passé…sur la base d’une croissance de 2%, dont chacun savait bien qu’elle était très aléatoire. En fait, on va essayer de retarder le problème des mesures à prendre pour assurer le redressement du pays jusqu’à l’élection présidentielle, et c’est cela qui est dommage. Un président soucieux de l’avenir de la France aurait démissionné, quitte à se représenter dans la foulée. Hélas, qui peut sérieusement imaginer pareil scénario&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Tout cela signifie qu’on va communiquer, et encore communiquer à travers des mesures ponctuelles et le plus spectaculaires possibles. On va changer des préfets là où l’insécurité ne peut être occultée, comme si le fait de changer le représentant de l’Etat pouvait compenser les manques d’effectifs dans la police (allusion à ce qui se passe à Marseille). Et puis il y aura toujours les médias pour essayer de créer des peurs, ou pour montrer que notre président est le seul apte à juguler les périls qui nous menacent. Et pendant ce temps la dette continuera de croître pour atteindre près de 90% de la richesse nationale, chiffre extravagant si on le compare seulement à l’année 2001, en rappelant que la dette publique a quasiment doublé au cours des dix dernières années. Finalement les socialistes ont beau jeu de souligner qu’ils ont mieux géré le pays entre 1997 et 2002 qu’il ne l’a été depuis cette date, même s’ils ont bénéficié de circonstances favorables en terme de conjoncture internationale. Il n’empêche, on peut comprendre leur ironie à faire remarquer au président de la République qu’il aurait dû se préoccuper de la question de la dette avant d’être dans l’obligation de prendre des mesures de rigueur…sous la contrainte des agences de notation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Et encore, combien de temps celles-ci vont continuer à considérer que nous pouvons bénéficier de la meilleure notation, car même s’il n’y a pas le même risque à propos de notre dette qu’en Espagne, il y a quand même le fait que notre marché manque de liquidités, et cela personne ne peut le nier, ce qui est préjudiciable pour les entreprises, notamment les plus petites, et in fine en termes de croissance. En outre, chacun sait bien que la solidarité européenne a ses limites, et que le pays le plus puissant de la zone euro sur le plan économique, celui qui &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;bénéficie le plus des avantages de la monnaie unique, je veux parler évidemment de l’Allemagne, est absolument opposé à toute mutualisation de la dette au niveau de la zone euro. D’ailleurs il suffit de voir ce qui est ressorti du dernier sommet franco-allemand pour s’apercevoir que le couple franco-allemand n’en est plus vraiment un, notre pays se contentant de suivre notre puissant voisin, et de trouver des accords a minima sur des sujets dont la réalisation est reportée aux calendes grecques, par exemple une taxe sur les transactions financières. En effet, pour mettre en place une telle taxe, il faudrait l’accord non seulement des membres de la zone euro mais aussi des autres pays, un tel prélèvement n’ayant de sens que s’il est généralisé sur toutes les places financières.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, pour regretter une nouvelle fois la manière dont on a créé l’euro, c’est-à-dire en faisant une monnaie unique sans budget commun, sans harmonisation fiscale, sans obligation de respect des règles du traité de Maastricht, lequel par parenthèse a institué depuis bientôt vingt ans une sorte de «&amp;nbsp;règle d’or&amp;nbsp;»…dont la plupart des gouvernements des pays de la zone n’ont tenu aucun compte, à commencer par ceux de N. Sarkozy. Pour mémoire je rappelle que le traité de Maastricht prévoit que le budget doit être en équilibre, sauf en cas de récession où il est possible d’accepter un déficit de 3%, chiffre correspondant à l’inflation à l’époque. Ce traité prévoit même des amendes pour les pays qui ne respectent pas cette «&amp;nbsp;règle d’or&amp;nbsp;».&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Alors N. Sarkozy ou F. Fillon&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;feraient bien d’éviter de parler de responsabilité quand ils insistent pour que l’opposition vote en France cette «&amp;nbsp;règle d’or&amp;nbsp;»…qui existe déjà et qui a été bafouée depuis 2007. Quant à François Bayrou et les autres parlementaires MoDem, ils n’ont pas à faire ce type de cadeau au président de la République en votant dans le sens du pouvoir, d’autant qu’ils n’en retireront aucun bienfait sur le plan politique et électoral. Il serait beaucoup plus utile qu’ils expliquent que le MoDem a toujours souhaité que l’on respecte les traités européens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Arial','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Une veille de 15 août...</title>
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        <updated>2011-08-14T21:05:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-14T21:05:00+02:00</published>
        <summary>  Alors que les finances de notre pays sont exsangues, avec un déficit...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Alors que les finances de notre pays sont exsangues, avec un déficit budgétaire qui sera plus élevé que ce qui était annoncé par le gouvernement, notre pays continue de guerroyer en Libye et en Afghanistan, pays où un autre de nos soldats a trouvé la mort aujourd'hui&amp;nbsp;(le onzième en un mois&amp;nbsp;!). Bien entendu nous avons eu droit à un communiqué de l’Elysée affirmant «&amp;nbsp;la détermination de la France à continuer d’œuvrer au sein de la Force internationale d’assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement&amp;nbsp;».&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Problème, ce même jour, nous apprenons que dix-neuf personnes ont été tuées et trente sept blessées, dont une majorité de civils dans une attaque suicide contre les bureaux du gouverneur de Parwan, à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul, la capitale de l’Afghanistan. C’est pour cela que nous sommes nombreux, et nous devrions l’être beaucoup plus, à nous demander quels sont les progrès enregistrés en matière de sécurité dans ce pays. Hélas, comme la vérité serait sans doute cruelle, on préfère se contenter de phrases toutes faites à chaque nouveau décès d’un soldat ou à chaque attentat, en nous parlant de «&amp;nbsp;combats&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;désespérés des insurgés&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;En tout cas, on ne peut pas nous cacher que ces «&amp;nbsp;désespérés&amp;nbsp;» ont encore une très forte capacité de nuisance, et c’est un euphémisme. Cela étant, les citoyens français sont en vacances en ce moment, du moins une partie d’entre eux, et il ne faut pas compter sur l’opinion publique pour se manifester dans la mesure où cela ne touche pas une grande partie de la population. Et puis il y a le foot qui recommence, alors… En revanche ce qui me gêne encore plus, c’est de voir les oppositions ne pas réagir sur des sujets pareils, au nom de je ne sais quelle responsabilité quand on aspire à gouverner. Mais est-on vraiment responsable quand on voit mourir chaque semaine ou presque des jeunes soldats, dont la plupart se sont&amp;nbsp;engagés parce qu'ils ne trouvaient pas de travail «&amp;nbsp;dans le civil&amp;nbsp;». Oui, que font les partis d’opposition&amp;nbsp;? Qu’attendent-ils, enfin, pour se démarquer de ce pouvoir qui a échoué dans tous les domaines depuis 2007, et qui a mis le pays dans une situation historiquement difficile&amp;nbsp;? Au fait, veulent-ils vraiment le pouvoir&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Cela étant l’info qui compte aujourd’hui c’est de faire connaître quelle est la personnalité préférée des Français. Voilà un bon sujet qui fait oublier les morts à la guerre, les déficits de tous ordres, la croissance nulle au deuxième trimestre etc. Mais qui est ce personnage qui a la faveur des Français&amp;nbsp;? Que fait-il pour mériter cette distinction, certes officieuse, mais qui fait beaucoup parler&amp;nbsp;? Réponse, ce personnage s’appelle Yannick Noah, pour la neuvième fois nous dit-on. J’avoue que je ne le savais pas, même si ce choix me convient assez bien. Il est vrai que je suis amateur de sport (voir mon blog &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://spain39.wordpress.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;http://spain39.wordpress.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;), notamment de tennis, et que je fis partie de ses plus fidèles supporters quand il était le meilleur joueur français et un des meilleurs mondiaux. Je l’ai même toujours défendu, y compris quand il avait des problèmes physiques qui l’empêchaient d’évoluer à son meilleur nouveau. En fait le seul qui le surpassait à mes yeux, parmi les sportifs français, était Bernard Hinault, ce qui est normal compte tenu du fait que le vélo a toujours été mon sport favori, tant comme pratiquant que comme supporter.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Hinault figure-t-il parmi les personnalités qui sont proposées au choix des Français&amp;nbsp;? Je ne crois pas, mais dans tous les cas il ne concurrencerait pas Yannick Noah, lequel fait une deuxième carrière comme chanteur, ce qui n’est pas le cas d’Hinault qui est d’abord agriculteur. Cependant &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;je suis heureux de dire que Noah est un homme de cœur, comme il le prouve en faisant nombre de galas pour des œuvres caritatives, et il est aussi quelqu’un qui sait toucher les gens par sa façon très directe de s’exprimer sur tous les sujets qui préoccupent les Français, au point qu’il pourrait donner la leçon à nombre de politiciens professionnels. En revanche je suis très surpris de voir que son suivant soit Zinédine Zidane, pour la simple raison qu’on ne le voit que très rarement en France, et qu'il s'exprime très peu sur les sujets ne concernant pas le football. Sans doute faut-il y voir les réminiscences de la victoire à la Coupe du Monde de football en 1998, preuve que notre pays ne remporte que très rarement des succès planétaires. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;En tout cas, en ce moment c’est plutôt les échecs que l’on accumule.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Un dernier mot enfin, et cela nous ramène à la politique. En effet, malgré la valeur très limitée de ce classement dans le contexte de crise que nous vivons, c’est quand même un signe de voir que les politiciens sont très loin dans cette hiérarchie établie par un certain nombre de Français, à l’exception de Simone Weil retirée depuis longtemps des affaires. Voilà, c’était mon billet, un peu moins sérieux que d’habitude en cette veille de 15 août…où les occasions de se réjouir sont tellement rares.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;background: white; margin: 0cm 0cm 0pt; line-height: 14.25pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>LE PARTI LIBRE DU MODEM DU GARD</name>
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        <title>À PROPOS DU RÊVE FRANÇAIS</title>
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        <updated>2011-08-13T12:10:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-13T12:10:00+02:00</published>
        <summary>    BILLET du 13 AOÛT 2011      La politique doit-elle continuer à nous faire...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.francois-van-de-ville.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #00ff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: medium;&quot;&gt;BILLET du 13 AOÛT 2011&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;La politique doit-elle continuer à nous faire rêver ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;On se souvient, en 1981 : François Mitterrand voulait &lt;em&gt;“changer la vie”&lt;/em&gt;. En 2007, Nicolas Sarkozy, lui, invitait les français à se rassembler autour d’un &lt;em&gt;“nouveau rêve français”&lt;/em&gt; : il faisait alors une promesse de rupture avec la longue &lt;em&gt;“sieste”&lt;/em&gt; chiraquienne. On sait la suite. Plus récemment encore, François Hollande nous dévoile une nouvelle version - objectif 2012 - du &lt;em&gt;“rêve français”&lt;/em&gt;. Et d’autres encore : ils ne sont probablement pas les derniers à vouloir nous faire rêver des &lt;em&gt;“lendemains qui chantent”&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3156313&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.francois-van-de-ville.com/media/02/00/657729489.jpg&quot; alt=&quot;udf,mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de société&quot; /&gt;Peut-on, aujourd’hui encore, continuer de parler d’un &lt;em&gt;“rêve français”&lt;/em&gt; dans la situation où nous sommes ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;À la veille d’une nouvelle échéance électorale essentielle, nos hommes politiques donnent parfois l’impression de vouloir promettre le beurre, l’argent du beurre et le seau du laitier. Ils veulent faire rêver..., mais sans les conditions du rêve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffff00;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;LES GRANDS RÊVES POLITIQUES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Dans l’histoire des rêves politiques, j’allais dire des grandes utopies politiques, celles qui ont su entraîner des masses derrière un vaste projet, ou derrière un grand dessein, sont celles portées le plus souvent par des leaders charismatiques, qu’ils soient républicains, fascistes, voire même staliniens. Il n’en a pas manqué dans l’histoire de notre planète.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mais, dans tous les cas de figure, il y avait deux conditions à remplir : il fallait, d’une part, que ces rêves soient imprégnés de valeurs transcendantes, c’est-à-dire supérieures et extérieures aux individus. Celles, par exemple, évoquant la patrie (la notion de patrie étant supérieure à la somme des individus qui la composent), ou&amp;nbsp; encore celles des idéaux de la révolution, voire aussi celles exaltées par une religion. Il fallait bien ces valeurs-là pour emporter les masses vers le rêve. Il fallait, d’autre part, que les citoyens acceptent jusqu’à se sacrifier pour le triomphe de ces valeurs auxquelles ils croyaient.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Presque tous les grands leaders charismatiques qui ont su emporter les masses autour de rêves ou d’utopies idéologiques, quelles qu’elles soient, ont donc été des personnages marquants de l’histoire de l’humanité, allant même jusqu’à entraîner ces masses dans des guerres qu’ils suscitaient : il fallait alors se sacrifier pour la patrie, la nation ou les idéaux qu’on voulait ou défendre ou répandre. Pour exemples, la défense des idéaux de la révolution de 1789, face aux anciens régimes féodaux, a été la base des grandes épopées napoléoniennes ; la défense de l’utopie communiste a été le prétexte à des dictatures staliniennes qui ont pesé pendant plus d’un demi-siècle sur des centaines de millions de citoyens. Les grandes croisades reposaient, eux, sur des idéaux religieux. Même au prix du sang versé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mais qu’en est-il aujourd’hui ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Quand, plus récemment, en 1970, le Général De Gaulle est mort, le Président Pompidou et, dans sa grande majorité, la presse avec lui, ont titré, on s’en souvient : &lt;em&gt;“la France est veuve”&lt;/em&gt;. Aujourd’hui, de quel homme politique français contemporain, s’il venait à mourir, dirions-nous &lt;em&gt;“la France est veuve”&lt;/em&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Alors, le &lt;em&gt;“rêve français”&lt;/em&gt; qu’évoquait récemment François Hollande ? Très bien ! Mais si l’on croit qu’on va faire rêver, sans aucune valeur transcendante pour le porter, sans aucun esprit sacrificiel pour le soutenir, on se met le doigt dans l’œil ! On se souvient encore de la promesse, en 1940, du &lt;em&gt;“sang et des larmes&lt;/em&gt;” de Churchill face au danger nazi qui menaçait jusqu’à l’indépendance de la Grande Bretagne. Il a su immédiatement cristalliser son peuple autour du projet de libération de notre continent et avec quel courage et quel brio.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Si donc, aujourd’hui, on veut redonner du sens à la politique, ce n’est peut-être pas à partir du rêve qu’il faut s’y prendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;(Me revient à l’esprit, en reprenant l’expression du &lt;em&gt;“sens”&lt;/em&gt;, l’excellent &lt;em&gt;“Droit au&amp;nbsp; sens”&lt;/em&gt; - cf/Flammarion - de François Bayrou écrit en 1996 : cet ouvrage n’a rien perdu de son actualité)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #ffff00;&quot;&gt;LES JEUNES : UNE DONNÉE COMPLÈTEMENT NOUVELLE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Depuis la seconde guerre mondiale, c’est bien la première fois, aujourd’hui, que la situation des jeunes, économiquement ou socialement, régresse. C’est bien la première fois que les générations qui viennent auront un peu plus de difficultés que la nôtre. Ne serait-ce qu’en raison du poids énorme de la dette que nous leur laissons et qu’elles devront longuement et pesamment payer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Je ne pense pas qu’aujourd’hui les gens croient d’ailleurs que demain sera mieux qu’aujourd’hui. Et ce phénomène est une donnée complètement nouvelle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;En 1981, l’espoir historique de la gauche (qui a conduit à l’élection de François Mitterrand) - on pourrait dire l’espoir de toute la République et de la démocratie en général - c’était alors de faire que le sort de nos enfants soit plus enviable que le nôtre. C’était l’idée de &lt;em&gt;“progrès”&lt;/em&gt; qui prédominait. Or, aujourd’hui, interrogez les gens que vous croisez : ils vous disent tous que leurs enfants auront un sort moins bon que le leur, moins bon que le nôtre. L’épreuve de ce grand espoir de 1981 a ruiné toutes les illusions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #ffff00;&quot;&gt;L’ÂGE D’OR, C’EST DERRIÈRE NOUS&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;C’est donc un phénomène complètement nouveau et récemment répandu dans l’opinion : &lt;em&gt;“l’âge d’or”&lt;/em&gt;, qui pendant longtemps était &lt;em&gt;“devant nous”&lt;/em&gt;, avec cette idée de &lt;em&gt;“progrès”&lt;/em&gt; qui n’aurait nulle halte dans son parcours, est désormais &lt;em&gt;“derrière nous”&lt;/em&gt;. Il n’est plus &lt;em&gt;“devant nous”&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Dites-moi, aujourd’hui, quel candidat, qu’il soit de gauche ou d’ailleurs, peut encore faire rêver la France ? Quand une Mme Aubry promet la création de 300.000 &lt;em&gt;“emplois jeunes”&lt;/em&gt;, plus personne ne la prend au sérieux. Pire : on a le sentiment qu’avec de telles déclarations, elle se tire une balle dans le pied. Quand, plus récemment, une Mme Royal en est à nous ressortir encore des recettes en déphasage complet avec les implacables réalités du monde présent - comme si le monde attendait encore quoique que ce soit de &lt;em&gt;“paroles verbales”&lt;/em&gt; ou de discours lénifiants hors du temps - fait-elle encore rêver en dehors des cercles étroits qui l’entourent ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mr Sarkozy peut-il encore faire rêver ? L’épreuve de la réalité a tué ses ambitions. Il avait surtout promis de &lt;em&gt;“changer les choses”&lt;/em&gt;, pas de changer la vie. Et, aujourd’hui, ce n’est plus avec des thèmes comme le &lt;em&gt;“pouvoir d’achat”&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;“l’emploi”&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;“travailler plus pour gagner plus”&lt;/em&gt;) qu’il peut encore faire rêver : les effets de la mondialisation ont fait perdre toute illusion.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Et, quant aux extrêmes, il n’y a plus personne non plus pour faire rêver : Mme Le Pen exprime des ressentiments, elle suscite des volontés de revanche et des redressements de ce qui lui paraît être des décadences, mais il n’y a plus aucun rêve dans ses discours. Et quant à Mr Mélenchon, chacun&amp;nbsp; sent bien la part d’utopie qui est présente dans ses discours : le rêve est déjà brisé avant même d’être né.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #ffff00;&quot;&gt;REDONNER UN SENS À LA POLITIQUE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pour donc revenir au &lt;em&gt;“sens”&lt;/em&gt;, celui à redonner à la politique, la seule question qui prime est bien : &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff; color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;“quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?”&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3156320&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.francois-van-de-ville.com/media/02/02/328044392.jpg&quot; alt=&quot;udf,mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de société&quot; /&gt;C’est la seule vraie question qui permet de rouvrir réellement l’avenir politique de toute nation. C’est vrai en France, alors que nous avons une démographie croissante. Mais c’est dramatique dans les pays, tels l’Allemagne ou l’Italie, où la démocratie est décroisssante et où la jeunesse disparaît lentement. Mais c’est là un autre débat.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Et cette question de l’avenir n’est pas seulement celle que pose l’écologie et son souci de l’environnement : c’est donc aussi celle de la dette publique. De notre dette publique qui se creuse chaque jour vers le gouffre où elle nous entraîne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;C’est aussi la question du choc des civilisations et des cultures. C’est aussi encore la question de l’avenir de notre système social : il est aujourd’hui gravement menacé, quoiqu’en disent les uns et les autres dans leurs discours, mais tellement tous hors des réalités de notre temps.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Donc, toutes les grandes questions politiques vont se réorganiser autour du lendemain que nous &lt;em&gt;“promettons”&lt;/em&gt; aux futures générations qui nous suivent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Ces questions-là, aujourd’hui essentielles, sinon prioritaires, sont seules en capacité de redonner du sens et de la profondeur à l’action politique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #ffff00;&quot;&gt;LE FLÉAU DE NOS DÉMOCRATIES&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Le fléau de nos démocraties, à mon avis, c’est le &lt;em&gt;“court-termisme”&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Si l’on veut redonner du champ à la politique, si on veut aborder des questions à long terme, il nous faut donc nous poser la question que je citais plus haut : &lt;em&gt;“quel monde allons-nous laisser à nos enfants ?”&lt;/em&gt; Et l’on perçoit alors, face à cette question, qu’il nous faut faire, dès aujourd’hui, des sacrifices pour y répondre. Et même la question &lt;em&gt;“brûlante”&lt;/em&gt; des retraites, qui agite encore notre société, n’est que broutille face à cette autre ardente obligation.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Dans le cadre de la mondialisation, il va falloir, de leur côté, que les peuples européens fassent aussi d’immenses sacrifices, et pas seulement la France. Ce qui est arrivé à la Grèce, peuple aujourd’hui socialement et économiquement oppressé par le poids de ses errements politiques, et qui peut arriver aussi demain à l'Espagne ou l'Italie, voire à la Grande Bretagne, peut aussi nous arriver à nous, français, à tout instant : les récents événements, qui ont tout bousculé de par le monde entier, nous l’ont rappelé comme une gifle propre à nous faire sortir de nos rêves..., si jamais nous rêvions encore.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mais ce que les gens de droite semblent, hélas, ne pas comprendre, c’est qu’on ne peut pas motiver des sacrifices en disant simplement : &lt;em&gt;“il faut que le budget soit sain et équilibré”&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3156322&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.francois-van-de-ville.com/media/02/02/971378595.jpg&quot; alt=&quot;udf,mouvement démocrate,bayrou,politique,débats de société&quot; /&gt;La &lt;em&gt;“règle d’or”&lt;/em&gt; dont on parle soudain, c’est comme si on disait qu’il faut faire plaisir à Bercy, ou au FMI, ou encore aux agences de notation dont on sait aujourd’hui le terrifiant pouvoir de nuisance ? Même si cette &lt;em&gt;“règle d’or”&lt;/em&gt; est de simple bon sens et qu’elle est inévitable si l’on veut éviter ce gouffre dans lequel on s’enfonce inexorablement un peu plus chaque jour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;(C’était déjà un sujet de campagne cher à François Bayrou en 2007. Que ne l’a-t-on alors mieux entendu, et plus tôt ? Nous n’en serions probablement pas là où nous sommes aujourd’hui)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #ffff00;&quot;&gt;LE DÉFI DE NOTRE DÉMOCRATIE&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Il faut donc longuement expliquer aux citoyens, et les convaincre patiemment et avec ténacité, pourquoi on doit prendre des mesures restrictives, pourquoi on doit faire aujourd’hui des &lt;em&gt;“sacrifices”&lt;/em&gt;. C’est dommage que beaucoup de nos dirigeants actuels ne comprennent pas cette nécessité d’expliquer que le seul motif réel de ces sacrifices est bien de préparer l’avenir de notre jeunesse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Les français ne sont pas tous sots ou sourds et ont maintes fois démontré dans leur histoire qu’ils étaient capables de comprendre les grands desseins nationaux quand ils s’imposaient à eux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Alors quelle place reste-t-il aujourd’hui à ces rêves d’antan, à ces utopies du passé, à ces mythes, à ces illusions ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;2012 sera, au delà des ambitions des uns ou des autres, un test grandeur nature de la capacité de notre démocratie de préparer l’avenir des générations qui nous suivent, quel qu’en soit le prix à payer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Rêvons que notre démocratie soit à la hauteur de ce défi qui fixera l’avenir de notre nation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        </author>
        <title>L’économie telle qu’on devrait nous l’expliquer…</title>
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        <updated>2011-08-10T10:00:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-10T10:00:00+02:00</published>
        <summary>   C’est quand même un sacré coup que l’agence de notation S&amp;amp;P a infligé...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est quand même un sacré coup que l’agence de notation S&amp;amp;P a infligé aux Etats-Unis, en dégradant la note de ce pays et en lui supprimant le AAA. Cela étant, il y a longtemps que les gouvernements de la planète, du moins ceux qui&amp;nbsp;produisent le plus&amp;nbsp;de richesses (hormis la Chine), auraient dû prendre les mesures qui s’imposent en termes budgétaires. Et si on avait respecté ces normes, à commencer pour les Européens celles du Pacte de Stabilité, c’est-à-dire des déficits au pire contenus, nous n’en serions pas là au niveau de la dette des Etats. Il est vrai que pendant des années on s’est imaginé que le but ultime était de «&amp;nbsp;faire de l’argent&amp;nbsp;», longtemps considéré comme le seul Graal à atteindre, faisant fi de valeurs comme la culture, au point que dans les programmes scolaires on a supprimé quasi totalement l’apprentissage du latin ou du grec ancien afin de privilégier l'apprentissage de l’anglais. Pourquoi l’anglais&amp;nbsp;? Parce que c’est la langue de la première puissance économique dans le monde ce qui signifie, comme je l’ai déjà dit sur ce site à plusieurs reprises, que dans trente ans ce sera le chinois qu’on apprendra dès l’âge de trois ans. Et ces enfants pour nombre d’entre eux, comme c’est le cas aujourd’hui pour l’anglais, connaîtront les rudiments de la langue des affaires, mais ne maîtriseront pas à treize ou quatorze ans leur langue maternelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Voilà qui nous éloigne du sujet que j’ai commencé à aborder en parlant de S&amp;amp;P et de la dégradation de la note des Etats-Unis. En fait pas tellement, parce que si les Etats-Unis en sont là où ils sont, c’est justement parce qu’ils ont abandonné des pans entiers de leur activité aux autres. Et quand je dis les Etats-Unis, je pourrais dire le monde occidental dans sa quasi-totalité, certains pays résistant mieux que d’autres grâce à leur capacité à vendre chers des produits qui sont achetés dans le monde développé ou émergent. Ce mot émergent est employé à tort, car les pays que l'on affuble de ce qualificatif ne le sont déjà plus, compte tenu de l’avance qu'ils prennent sur les autres, du moins si on raisonne dans l’avenir. Pourquoi&amp;nbsp;? Parce que ces pays, outre leurs richesses en matières premières, ont aussi pour le moment le pouvoir de fabriquer ce que désormais on ne fabrique plus chez nous, à savoir ces indispensables produits finis ou ces machines-outils qui faisaient la force des pays occidentaux jusque dans la décennie quatre-vingt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ces nouveaux ateliers du monde commencent d'ailleurs&amp;nbsp;à afficher une santé économique insolente, avec une forte croissance de la richesse nationale produite (entre 7 et 10% l’an), un chômage qui ne cesse de reculer, des réserves de change importantes, et des investissements financiers dans les pays dont ils sont devenus des sous-traitants tellement puissants…qu’ils achètent des pans entiers des entreprises qui leur donnent à sous-traiter. Oh certes tout n’est pas si rose dans ces pays émergents, parce que pour le moment ils produisent dans des conditions impensables chez nous, c’est-à-dire avec des méthodes qui sont oubliées ici depuis longtemps tant en termes de salaires que de conditions de travail. Cependant, comme ces pays sont partis très bas, aujourd'hui leurs habitants ont l’impression de s’enrichir et surtout de voir leur niveau de vie s’améliorer…un peu comme chez nous pendant les trente glorieuses qui ont immédiatement suivi la fin de la deuxième guerre mondiale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;A cette époque en effet, contrairement à ce que vivent les habitants des pays développés, nous avions la conviction de bénéficier de notre développement, au point que peu à peu on a reproché aux catégories les moins favorisées de pousser un peu trop loin le niveau de leurs revendications. Et c’étaient les employés des établissements ou entreprises d’Etat qui menaient la fronde de ces revendications grâce à la sécurité de l’emploi. Mais dans le fond tout le monde en profitait, les fonctionnaires, comme les employés des grandes entreprises, et même ceux des plus petites. Dit autrement, les employés de la fonction publique tiraient les salaires et autres avantages par le haut…alors qu’aujourd’hui on se bat pour ne pas perdre tous ces avantages d’un coup. Quant aux salaires n’en parlons pas, malgré les promesses de notre président de la République qui devait être «&amp;nbsp;le président du pouvoir d’achat&amp;nbsp;» avec le résultat que l'on connaît.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais comment pourrait-il en être autrement, dans la mesure où nous produisons beaucoup moins de richesses, les usines fermant les une après les autres, dans la mesure aussi où on diminue drastiquement le nombre de fonctionnaires, dans la mesure enfin où l’argent gagné par les entreprises, à l’exclusion des plus petites, sert à rémunérer en priorité les actionnaires. Et pour assurer la meilleure rémunération au capital, il faut placer l’argent sur les marchés financiers, parfois dans des produits improbables, plutôt que le réinvestir dans les unités de production en achetant des machines ou autres matériels obligatoirement très sophistiqués…sans être sûrs d’avoir un retour sur investissement suffisant pour satisfaire les actionnaires. Alors on délocalise, avec pour conséquence directe une augmentation du chômage, ce qui permet de maintenir les salaires au niveau le plus bas possible et, accessoirement, de diminuer considérablement les velléités de revendications des salariés. D’ailleurs pourquoi ces derniers se lanceraient-ils dans des actions d’envergure sachant que c’est perdu d’avance&amp;nbsp;? On en a eu une illustration très récemment avec la réforme des retraites.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Cependant, si le chômage augmente, si les services dus au public diminuent, si les allocations de toutes sortes baissent, il faut bien que les gens vivent. Nous ne sommes plus au Moyen-Age, ni à l’époque de Louis XIV, ce qui implique que l’Etat prenne en charge cette masse de gens n’ayant aucun avenir ni aucune perspective…tout cela finissant par coûter très cher aux finances publiques. Or tant que celles-ci étaient encore à un niveau acceptable, l’Etat pouvait se substituer aux entreprises qui ne produisent plus, compensant au besoin par des emplois publics de courte durée, qui retardaient sans doute le problème mais avaient le mérite d’exister. Dans le même ordre d’idées, l’hôpital pouvait se permettre d’entretenir à grands frais des établissements par essence non rentables, mais avec des déficits de la sécurité sociale contenus à un niveau acceptable, le problème ne se posait pas avec trop d’acuité. Bref, tant qu’il y avait des sous, le système remplissait son rôle d’amortisseur social. Mais pour qu’il y ait des sous, il faut les trouver et les prendre là où ils sont, et c’est là que le bât blesse. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Quand les entreprises ne produisent plus autant de richesses, s’installent et fabriquent à l’étranger, et in fine paient un minimum d’impôts dans leur pays, cela fait beaucoup d’argent en moins qui rentrent dans les caisses de l’Etat, même si en contrepartie il y a des rentrées en provenance de celles qui ont investi chez nous. Il n’empêche, la vraie production étant de moins en moins produite chez nous, les recettes fiscales ne peuvent que diminuer. Et comme par-dessus le marché on ne cesse d’alléger les impôts des plus riches, l’Etat se retrouve tout à coup à court d’argent. Alors il privatise à tour de bras jusqu’au jour où il n’y a presque plus de «&amp;nbsp;bijoux de famille&amp;nbsp;» à vendre. Et là il faut emprunter encore plus, à des coûts plus élevés, pour maintenir tant bien que mal le train de vie de l’Etat. C’est pour cela qu’après avoir endetté à l’excès l’Etat, on se retrouve avec des charges d’intérêts insupportables quel que soit le niveau des taux d’intérêts. Or ceux-ci, après avoir longtemps été très bas et très accessibles,&amp;nbsp;remontent car&amp;nbsp;les liquidités manquent de partout, ce qui implique pour les entreprises une difficulté plus grande pour trouver des financements. Comment pouvoir investir dans ce cas?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Quand le système est à ce point grippé, qu’on ne peut plus guère liquider les actifs publics, il ne reste qu’une solution, à savoir sabrer drastiquement le budget de l’Etat, ce qui signifie que c’est le peuple qui va en subir les conséquences, à commencer par les plus fragiles, en attendant de toucher à ceux qui le sont un peu moins et qui le deviendront. En fait les seuls qui ne risquent rien sont ceux qui ont déjà beaucoup, et qui ont des placements un peu partout dans le monde. Bref les riches vont devenir plus riches encore, et la masse des pauvres va augmenter considérablement. Voilà la réalité du libéralisme à la G.W. Bush, qui a tellement fait l’admiration de N. Sarkozy, lequel a appliqué scrupuleusement les lignes directrices d’un libéralisme échevelé. Résultat, on ne remplace plus qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, on supprime des services publics, des aides de toutes sortes y compris aux associations, et dans l’urgence on est obligé de faire en sorte que le déficit budgétaire diminue considérablement, sans revenir réellement sur les cadeaux faits aux plus riches. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et après on nous parle de voter la «&amp;nbsp;règle d’or&amp;nbsp;» budgétaire (inscription dans la Constitution de l’équilibre budgétaire)… pour 2013&amp;nbsp;! Et dire que le MoDem va voter, encore une fois, dans le sens du gouvernement, comme si les parlementaires de notre parti prenaient plaisir à tomber dans les pièges tendus par N. Sarkozy, lequel a augmenté de 40%&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;le taux d’endettement public de la France en quatre ans. En tout cas je ne pense pas que les Français soient dupes quand ils entendent Valérie Pécresse dire que «&amp;nbsp;s’il faut faire davantage d’efforts pour atteindre 4.6% de déficit par rapport au PIB en 2012, nous ferons davantage d’efforts&amp;nbsp;». Mais&amp;nbsp;«&amp;nbsp;nous&amp;nbsp;»&amp;nbsp;c'est qui ? On connaît hélas la réponse…et en plus rien ne dit que nous ferons 4.6%, les prévisions du gouvernement s’avérant constamment contredites par les faits. Déjà pour cette année on&amp;nbsp;annonce 5.8%, et l’an prochain nous serons en période électorale jusqu’en juin. Dans ce cas…Tout cela ne nous empêche pas de continuer à faire la guerre en Libye, mais là le consensus politique existe entre la droite, la gauche (sauf le PC) et même le MoDem. Dans ce cas…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Michel Escatafal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>Les privilèges ont-ils été abolis la nuit du 4 août ?</title>
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        <id>tag:michelescatafal.hautetfort.com,2011-08-04:3732407</id>
        <updated>2011-08-04T09:51:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-04T09:51:00+02:00</published>
        <summary>  Comme chaque année début août, je ne puis m’empêcher de revenir sur...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Comme chaque année début août, je ne puis m’empêcher de revenir sur l’évènement considérable qu’a été&amp;nbsp;l’abolition des privilèges, même si finalement il n’a pas été tellement considérable quand on connaît la suite. C’est en effet la nuit du 4 au 5 août 1789 que l’Assemblée Constituante a supprimé les droits féodaux, ces droits des seigneurs qui remontaient au Moyen Age, et qui pesaient si lourd sur les paysans au temps où ces paysans étaient des serfs. Ce matin-là en effet, en apprenant la nouvelle, le peuple de Paris ne cessait de dire que cette nuit du 4 août sera une des plus grandes dates de l’histoire de France.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Si j’évoque cette date, c’est parce qu’il y a toujours des grands privilégiés dans notre pays, et de plus en plus d’autres qui ne le sont pas du tout. En disant cela je ne pense pas seulement à ceux qui ont eu la chance d’être fils ou filles de…, mais aussi à tous ces élus &amp;nbsp;multicartes qui bénéficient de privilèges extraordinaires par rapport au commun des Français. Les parlementaires en font partie en premier et ce, pour plusieurs raisons. D’abord ils sont très bien rémunérés, et jouissent d’avantages très importants, dont le moindre n’est pas de toucher une rémunération pendant 5 ans en cas de non réélection, sans parler de leur régime de retraite très favorable. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Et tous ces avantages ils ne les perdent pas, même si le taux d’absentéisme de certains est très important. Certes, de temps en temps, &amp;nbsp;certains s’en émeuvent, et proposent des retenues sur les indemnités. C’est d’ailleurs le cas pour les absences en commission, puisque le nouveau règlement de l’Assemblée (depuis janvier 2010) prévoit que les élus absents plus de deux fois par mois en commission soient sanctionnés à hauteur de 350 euros…ce qui ne plaît pas à nombre d’élus. Le député socialiste J.C. Cambadélis, par exemple, estime que cela «&amp;nbsp;vise à encadrer et à réduire les parlementaires à une position de jeunes écoliers dans leur classe&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Fermons la parenthèse pour noter que cet absentéisme fait partie de notre histoire républicaine et parlementaire. En 1793 par exemple, à l’époque de la Convention, il n’était pas rare de voir en séance siéger à peine une centaine de députés, voire même moins, sur un total de 686. Cependant notre pays n’est pas le seul à être atteint du syndrome de l’absentéisme, puisque j’ai appris qu’en 2008 le Parlement somalien avait exclu 30 députés pour absentéisme, ce qui est impensable chez nous. Au Sénégal également, on s’est interrogé il y a peu sur l’attribution de jetons de présence aux députés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Pour revenir à ce qui se passe au Palais-Bourbon de nos jours, il y a l’impact des images diffusées sur les chaînes de télévision, &amp;nbsp;où l’on voit quelques députés en séance (20, 30, 40 sur 577) débattre de sujets très importants. En fait il n’y a que le mercredi où l’hémicycle est bien rempli, &amp;nbsp;parce que ce jour-là les débats sont retransmis par une chaîne nationale. Il est bon de se faire voir de ses électeurs, même si l’on n’a rien à dire. Cela étant, que font les députés les autres jours&amp;nbsp;? Ils travaillent et certains disent même que les journées sont trop courtes, entre le travail en commission, qui ne se voie pas, les permanences parlementaires dans la circonscription, qui se voient davantage, et les diverses occupations liées aux autres mandats électifs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Là est tout le problème, et c’est la raison pour laquelle pendant ma campagne législative dans la cinquième circonscription du Gard, je ne cessais de répéter que j’étais contre le cumul des mandats. Je disais même que si j’étais élu je n’aurais que le mandat de député, ce qui ne manquait pas d’étonner les électeurs, au demeurant très sceptiques, certains me disant d’un air presque méprisant &amp;nbsp;qu’une fois élu «&amp;nbsp;je ferais comme les autres&amp;nbsp;». Ils se trompaient, mais je comprends tout à fait leur réaction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;Le cumul des mandats en France est la vraie plaie de notre démocratie. Tous les départements sont touchés par ce fléau, &amp;nbsp;et j’emploie le mot à dessein. Comment peut-on s’imaginer en effet&amp;nbsp; qu’un seul être humain, quelle que soit la qualité de ses collaborateurs, puisse cumuler à la fois les fonctions de député ou de sénateur, de maire d’une commune de plus de dix mille habitants&amp;nbsp; ou de président d’un conseil général, de président d’une communauté d’agglomération, mais aussi de président d’organismes satellites des collectivités locales&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;En disant cela je n’exagère nullement, &amp;nbsp;et pour &amp;nbsp;ceux qui en doutent je leur recommande d’examiner la liste des mandats détenus par les principaux élus de leur département. Il n’est pas rare que par ce biais, nombre de femmes et hommes politiques cumulent une moyenne de quatre ou cinq fonctions, ce qui est tout simplement anormal. Et en plus les mauvaises langues diront qu’ils font partie de ceux qui en travaillant plus gagnent plus, ce qui est loin d’être le cas du plus grand nombre de leurs électeurs&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Au fait le cumul existe-t-il ailleurs&amp;nbsp;? La réponse est globalement NON, puisqu’en Allemagne aucun député du Bundestag ne siège dans un landtag (parlement régional). En Italie, une loi de 1953 interdit aux maires de villes de plus de 20.000 habitants d’être député ou sénateur. En Espagne, une loi de 1985, limite à deux le nombre de mandats, et dans la pratique les députés n’ont quasiment jamais de responsabilité locale. Enfin aux Etats-Unis, le cumul des mandats est interdit par la constitution&amp;nbsp;: on ne peut être à la fois maire et gouverneur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Le cumul des mandats est donc une exception française, une de plus, et il est souhaitable que l’on mette fin le plus rapidement possible à ces pratiques d’un autre âge. François Bayrou, pendant la campagne présidentielle de 2007, en avait fait une de ses priorités, dans le cadre du rétablissement du Parlement en tant que «&amp;nbsp;lieu de débat et de contrôle indispensable&amp;nbsp;». Pour lui, un député doit l’être à plein temps pour faire la loi et contrôler l’action du gouvernement. &amp;nbsp;Je dirais la même chose pour un sénateur. En revanche il est permis d’être plus souple dans cette règle du non cumul pour les mandats purement locaux. Par exemple, les fonctions de maire d’une commune de moins de 5.000 habitants et de conseiller général paraissent en revanche parfaitement compatibles…à condition de ne pas avoir un métier trop prenant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ces mesures si elles étaient prises permettraient d’abord un gain démocratique considérable. Les députés, pour ne citer qu’eux, &amp;nbsp;sont élus pour faire leur&amp;nbsp; travail de représentant du peuple. Ils doivent donc être présents à l’Assemblée Nationale, et mettre toutes leurs forces au service du développement de leur territoire. En plus, et c’est un élément très important, le non cumul des mandats permettrait surtout un renouvellement du personnel politique. Hélas, ce n’est pas l’option choisie par N. Sarkozy et sa majorité. Nous attendrons donc l’alternance, en espérant que les promesses faites par les uns et les autres soient tenues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Michel ESCATAFAL</name>
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        <title>A propos de la dette américaine...</title>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;Décidément le président Obama a hérité d’une situation&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;extraordinairement difficile, ce que tout le monde semble avoir oublié aux Etats-Unis. N’oublions pas que l’ex-président Bush lui a laissé deux guerres sur les bras, et une situation économique et budgétaire rien moins que catastrophique, d’autant plus catastrophique qu’il a fallu que l’Etat injecte des montants colossaux pour arriver à relancer l’économie (800 milliards de $ en 2008). En outre la crise financière qui a suivi l’élection de B. Obama, et dont on ressent encore tous les effets est due en grande partie à la manière dont G.W. Bush et son administration ont géré le pays. Et pourtant, comme toujours en politique, au lieu de faire profil bas les Républicains jouent à faire peur au monde entier, en refusant tout compromis avec le président en exercice pour le relèvement du plafond de la dette américaine. Certes, d’ici le 2 août il est encore temps pour arriver à un accord…qui ne manquera pas d’intervenir, mais une telle attitude à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle américaine apparaît tout à fait irresponsable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #666666; font-family: 'Verdana','sans-serif'; font-size: 9pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-font-weight: bold; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman';&quot;&gt;Au passage je voudrais souligner que le président français, N. Sarkozy, a eu finalement de la chance de succéder à J. Chirac et à Dominique de Villepin, car en 2007 la situation de la France n’était pas tellement éloignée de celle de l’Allemagne, ce que personne ne souligne jamais dans les allées du pouvoir actuel. Certes notre pays a eu à affronter la crise, mais les bases étaient plus saines qu’aux Etats-Unis, et en plus nous avions notre modèle social pour protéger le pays d’une trop longue récession. Il est simplement dommage que N. Sarkozy à peine arrivé à la tête du pays, ait préfé
