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    <title>Last posts on consumérisme</title>
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    <updated>2012-05-25T21:55:04+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Boreas</name>
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        <title>Albatros consuméristes</title>
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        <updated>2012-04-30T11:18:00+02:00</updated>
        <published>2012-04-30T11:18:00+02:00</published>
        <summary>        En complément, jetez donc un oeil à  l'album photo de l'auteur .  </summary>
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          &lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;315&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://player.vimeo.com/video/25563376&quot; frameborder=&quot;0&quot; webkitallowfullscreen=&quot;&quot; mozallowfullscreen=&quot;&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;En complément, jetez donc un oeil à &lt;a href=&quot;http://www.chrisjordan.com/gallery/midway/#CF000313%2018×24&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'album photo de l'auteur&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>nauher</name>
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        <title>Pouvoir d'achat (groupe nominal)</title>
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        <updated>2012-04-14T14:29:00+02:00</updated>
        <published>2012-04-14T14:29:00+02:00</published>
        <summary>  Voici l'un des astres les plus brillants de la politique contemporaine,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Voici l'un des astres les plus brillants de la politique contemporaine, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;l'étoile du Berger d'une société qui s'achève dans la pure consommation. S'achève, oui, car je crains que, derrière ces esprits absorbés dans l'avoir, il n'y ait une course vers l'abîme autrement plus périlleuse que celle évoquée par Dominique Fernandez lorsqu'il écrivait sur le Caravage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Le pouvoir d'achat...L'expression demande une réflexion, non pour en définir le sens strict sur le plan économique, mais au niveau de la charge symbolique induite par le choix sémantique. &lt;em&gt;Cet objet de référence&lt;/em&gt;, que l'on trouve aujourd'hui dans la bouche de tous les leaders politiques et syndicaux, est en effet l'alpha et l'omega de la réussite. Les uns veulent le maintenir, d'autres le faire progresser. Aucun ne nous précise à quoi il renvoie, ce qu'on peut en faire, s'il nous rendra plus heureux, s'il est le signe d'une société plus juste. Rien de tout cela. En revanche, tous, en le magnifiant de la sorte, désignent volontairement ou par défaut, la ligne directrice de la société dans laquelle nous vivons. Ils renvoient le bonheur ou son approche à deux éléments déterminants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Plus que le politique ou le social, il s'agit de poser que le vrai pouvoir est dans l'économique désormais, que toute réussite personnelle tient dans notre capacité à intégrer le circuit commercial, à en être un acteur certes anonyme mais efficace sur le plan de la consommation. Le rappel constant de ce paramètre dans les discours contemporains marque l'adhésion, y compris des &quot;forces de contestation&quot;, à un modèle où ce qui tient lieu d'existence est jugé à l'aune d'un mouvement participatif à la grande foire mondialisée des produits et des biens. La course au &lt;em&gt;pouvoir d'achat&lt;/em&gt; n'a évidemment rien de révolutionnaire mais signe la volonté de chacun, pauvres compris, d'entériner le système, de le valider en apportant sa pierre à l'édifice du consumérisme jusqu'au boutiste, dans l'esprit d'un &lt;em&gt;après moi le déluge&lt;/em&gt; magistral. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Plus que les conditions mêmes du travail, du droit social (mais il faut s'adapter. Cela aussi, on nous le répète. Il faut être moderne...), de la défense des miséreux, du partage des richesses, le &lt;em&gt;pouvoir d'achat&lt;/em&gt;, comme borne de la pensée, fait office de sésame vers un futur meilleur. C'est le deuxième élément essentiel : &lt;em&gt;le pouvoir d'achat&lt;/em&gt;, contrairement à ce qu'on pourrait croire, n'est pas un idéal collectif. Il est un indice économique qui ne prend pas en compte les conditions de vie propres à chacun. Preuve en est que les statistiques vous diront que le &lt;em&gt;pouvoir d'achat&lt;/em&gt; des Français a progressé depuis 25 ans. Donnée abstraite, nous semble-t-il, eu égard aux difficultés croissantes rencontrées par beaucoup pour vivre le quotidien, boucler les fins de mois, supporter le stress d'un précarité galopante et les déchirements d'une société qui a rendu le rêve spectaculaire, tous les soirs sur les chaînes de télévision.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Il y a donc une ironie certaine à définir ce pouvoir-là comme essentiel parce qu'il qualifierait une liberté fondamentale du sujet, quand, justement, il caractérise une aliénation imparable de ce même sujet. Une société qui n'a que cela à offrir est proprement mortifère car il est illusoire de croire que c'est en accroissant le pouvoir d'achat de 1 ou 2% l'an que les plus pauvres vivront mieux. On les a tellement conditionnés, tellement travaillés par un marketing ciblé, tellement embrigadés dans le branding de toutes sortes, que le si peu qu'ils récupèrent ne sert qu'à combler (pour être plus précis, essayer de combler) la frustration produite par un monde où l'objet, l'achat, la possession sont les maîtres. Et, sur ce plan, rien ne peut atténuer la soif d'avoir : il suffit d'observer la soumission de toute la jeunesse, banlieue ou beaux quartiers, aux impératifs des signes extérieurs de richesse pour constater que nous avons atteint un stade de non-retour. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large; font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;C'est d'ailleurs à partir de ce constat que l'on regardera comme caduques les programmes électoraux de 2012 (mais l'histoire remonte à bien plus loin. Mai 68, une fois démystifié l'angélisme baba-cool, est un cimetière majeur de la pensée alternative). Le &lt;em&gt;travailler plus pour gagner plus&lt;/em&gt; de Sarkozy n'a pas été attaqué sur le fond mais&amp;nbsp; sur l'inefficacité des procédures qui ont été mises en œuvre pour en faire une &lt;em&gt;réalité&lt;/em&gt;. Question de forme, tout au plus. Ce qu'on nous annonce est du même tonneau. Fussent-ils d'extrême-gauche, ils ont la même logique : un consumérisme permanent, plus ou moins assumé, sur lequel se greffe la variable de la répartition des richesses, ce que certains appelleront une politique plus juste. Or, ce n'est pas de cette manière que l'avenir peut se dessiner autrement que comme une catastrophe économique, politique, écologique...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Estrella Oscura</name>
            <uri>http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>American Gods de Neil Gaiman</title>
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        <updated>2012-03-14T09:00:00+01:00</updated>
        <published>2012-03-14T09:00:00+01:00</published>
        <summary> Dans la catégorie du genre de livres sur lequel je n'aurais pas misé un...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans la catégorie du genre de livres sur lequel je n'aurais pas misé un kopeck quant à mon appréciation, voilà une excellente surprise ! Ce n'est pourtant pas mon premier Neil Gaiman, mais les deux précédents étaient classés en littérature ado et donnaient plutôt dans le gothico-mignon. Là, on a à faire à du pavé pour caller la table bancale de mamie (700 pages), l'auteur s'y tape un gros trip syncrétique autour de mythologies tous azimuts et flirte avec le fantastique à travers plaines - bref, une série d'ingrédients incongrus qui ne peut que trancher les avis de lecture et pour ma part, il est super positif !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3478904&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/00/02/215228265.jpg&quot; alt=&quot;Gaiman-American-gods.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;American Gods&lt;/em&gt; de Neil Gaiman&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;, traduit de l'américain par Michel Pagel, ed. Au Diable Vauvert, 2002&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ombre envisageait sa sortie de prison sous les meilleurs auspices : il devait retrouver sa femme adorée et travailler dans la boutique de son meilleur ami. Sauf que le jour J arrivé, il découvre que ces derniers avaient une liaison et qu'ils viennent de se tuer en voiture au retour de leur coucherie d'adieu. Douche froide et moral dans les tongues.&lt;br /&gt;Dans l'avion qui l'emmène vers cet avenir désormais nul, il fait la connaissance d'un comparse mystérieux et passablement horripilant qui se fait appeler Voyageur, le genre de personnalité magnétique à qui on ne peut pas dire non. Et d'ailleurs, Ombre ne dit pas non à son étrange proposition : devenir son homme de main. &lt;br /&gt;A partir de là, les évènements et les rencontres improbables s'enchaînent, les dangers se mettent à pleuvoir et il apparait de plus en plus clair qu'un orage spirituel se prépare en coulisses.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;American Gods&lt;/em&gt;, c'est une métaphore complètement dingue de la société américaine contemporaine, vidée de toutes ces croyances ancestrales pour déifier le consumérisme. C'est aussi la remise en question d'une foi aveugle qui pousse à la manipulation consentie. &lt;br /&gt;Neil Gaiman s'en donne à coeur joie dans l'exploration des mythologies de tous temps et de tous poils, avec un oeil aiguisé et faisant fi d'un quelconque manichéisme. Les dieux sont finalement parfaitement humains, bourrés de qualités et surtout de défauts, à l'image de ceux qui les ont créés. De plus, il mixe avec bonheur les genres du thriller, de l'épopée, du road movie et du récit mythologique avec un brio savoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soyons clairs, cela ne plaira pas à tout le monde. Parce que c'est long, dense et surtout parce que c'est complètement barré - il ne faut pas craindre les enchaînements de grand n'importe quoi (saviez-vous, par exemple, qu'Anubis était devenu entrepreneur de pompes funèbres en collaboration avec Thot et qu'il était possible de s'envoler avec les dieux à partir d'un carrousel?) Néanmoins, la maitrise de l'auteur concernant son propos et son talent extraordinaire de conteur (oui, moi et le talent de conteur des écrivains en ce moment, c'est la grosse lubie), fait de ce pavé un délicieux divertissement culturel que je vous recommande de goûter.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;*&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3482081&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/media/01/01/574497736.png&quot; alt=&quot;dieux,orage,consumérisme,croyances,ancêtres,passé,foi,guerre,rêve&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Challenge mythologies du monde chez&lt;a href=&quot;http://cottagemyrtille.canalblog.com/archives/challenge_propose__mythologies_du_monde/index.html&quot;&gt; Cottage Myrtille&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;strong&gt;1&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>PP</name>
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        </author>
        <title>”Titeuf, va jouer avec Anal et Clitorine !”</title>
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        <updated>2012-02-17T19:11:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-17T19:11:00+01:00</published>
        <summary>                               &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: small; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3444389&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/01/01/2028791606.jpg&quot; alt=&quot;prénoms,consumérisme,civilisations&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: small; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: small; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: small; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En fin d'ère consumériste, &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: small; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; des parents de plus en plus créatifs :&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;En novembre 2009, ils décide de déclarer leur nouveau-né sous le triple prénom de «&amp;nbsp;Titeuf Grégory Léo&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Titeuf »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; ? C'est le héros d'une BD, grotesque mais best-seller... (Et ça - les chiffres de vente - c'est notre part de rêve à l'âge des hypers).*&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;L'officier d'état-civil ne l'entend pas de cette oreille : comme son rôle légal le lui indique, il avise le procureur. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Les parents ne cèdent pas ! C'est vrai, de quel droit leur résiste-t-on ?&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Le procureur les assigne alors devant le juge aux affaires familiales du tribunal de Pontoise. Le juge décide que l'enfant s'appellera Grégory-Léo, mais pas Titeuf. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Les parents (bien formatés) protestent au nom de la &lt;em&gt;«&amp;nbsp;créativité&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; et du &lt;em&gt;«&amp;nbsp;libre choix&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; ; ils font appel. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Décision de la cour d'appel : décidément non à Titeuf !&amp;nbsp; (On ne peut pas, dit-elle, infliger à un être humain un prénom dérisoire : il y aurait préjudice).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Non seulement formatés mais confiants dans leur avocat, les parents vont en cassation. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;La Cour de cassation confirme l'arrêt d'appel.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Attendons la suite.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;On découvre au passage que «&amp;nbsp;Titeuf&amp;nbsp;» était un moindre mal.&amp;nbsp; Ailleurs le petit garçon aurait pu s'appeler «&amp;nbsp;Anal&amp;nbsp;». Ou «&amp;nbsp;Anus&amp;nbsp;». S'il avait été une fille, «&amp;nbsp;Clitorine&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;Vagina&amp;nbsp;»... Je n'invente rien : ces prénoms ont réellement été donnés en France durant les dernières années ; du moins les parents ont essayé. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Nous sommes tombés à un niveau inédit dans l'histoire. Doutons que Claude Guéant ait raison sur notre supériorité par rapport aux civilisations où l'on appelle les garçons «&amp;nbsp;Lumière d'Allah&amp;nbsp;» ou les filles «&amp;nbsp;Perle des mers profondes&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;_________&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;* &amp;nbsp; Sur le formatage consumériste en matière de prénoms :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/archive/2011/12/02/prenoms-francais-%C2%A0daemon%C2%A0-apres-%C2%A0megane%C2%A0-la-sous-culture-de.html#more&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;http://plunkett.hautetfort.com/archive/2011/12/02/prenoms-francais-&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0.2cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>PP</name>
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        </author>
        <title>Faut-il changer de mode de vie ?</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://plunkett.hautetfort.com/archive/2012/02/01/faut-il-changer-de-mode-de-vie.html" />
        <id>tag:plunkett.hautetfort.com,2012-02-01:4583259</id>
        <updated>2012-02-01T20:21:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-01T20:21:00+01:00</published>
        <summary>     Un dossier de  La Nef  :        Le numéro de février de  La Nef...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://plunkett.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un dossier de &lt;em&gt;La Nef&lt;/em&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le numéro de février de &lt;em&gt;La Nef&lt;/em&gt; consacre son dossier à la question &lt;em&gt;Faut-il changer de mode de vie ?&lt;/em&gt; Cette question fâche (Dieu sait pourquoi) une fraction du milieu catholique français ; Christophe Geffroy a donc eu du courage en la posant. D'autant qu'il a donné la parole aux catholiques objecteurs de croissance : une interview de François-Xavier Huard + un article de moi. (En symétrique, il est vrai, du point de vue d'un autre invité, religionnaire de la croissance&lt;a class=&quot;sdfootnoteanc&quot; name=&quot;sdfootnote1anc&quot; href=&quot;#sdfootnote1sym&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;sup&gt;1&lt;/sup&gt;). &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans son article introductif, le directeur de &lt;em&gt;La Nef&lt;/em&gt; reprend cependant à son compte les arguments classiques contre la décroissance. Il aurait raison si l'idée de décroissance (ou plus exactement : l'objection de croissance) était ce qu'il en dit ; et s'il n'y avait une différence absolue entre la «&amp;nbsp;croissance&amp;nbsp;» selon le christianisme et la «&amp;nbsp;croissance&amp;nbsp;» selon le productivisme-consumérisme. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Puis-je proposer au directeur de &lt;em&gt;La Nef&lt;/em&gt; ces lignes du cardinal Vingt-Trois, extraites de son nouveau livre &lt;em&gt;Quelle société voulons-nous&lt;/em&gt; (Pocket 2012) :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0.1cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Nous ne pouvons pas éluder une question beaucoup plus radicale, qui est celle de notre modèle de société […] Comment pouvons-nous aider nos contemporains à intégrer dans leurs attentes le fait que notre planète n'est pas un réservoir indéfini de consommation possible ? Ce qui est en cause, c'est la logique même de notre fonctionnement économique dont le dynamisme repose sur l'expansion indéfinie des revenus et de la consommation. […] Beaucoup de nos concitoyens commencent à comprendre qu'une société plus juste et plus respectueuse de son environnement est nécessaire. Ils comprennent aussi que l'usage plus raisonnable des biens de ce monde appelle à une révision courageuse de nos modes de vie. Il ne s'agit plus seulement de militer pour des thèses vaguement écologistes. Le moment est venu de réfléchir et de décider comment réduire la consommation toujours croissante, souvent au détriment de pays moins développés qui subissent les dommages de notre traitement de la nature.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;.. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;Comment &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;faire évoluer &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;notre système économique et social &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;pour qu'il ne repose plus sur le seul dynamisme de la consommation&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; dont les spirales n'ont été que trop dommageables ? On &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;ne peut plus&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; faire reposer notre système collectif sur des promesses de &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;croissance permanente&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;. On ne peut plus imaginer de préserver &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;notre niveau de consommation&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; en oubliant le reste de l'univers. Les récents débats des Nations-Unies ne peuvent pas rester une simple déclaration d'intentions généreuses. Ils doivent passer de plus en plus dans les décisions et les applications.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;a class=&quot;sdfootnotesym&quot; name=&quot;sdfootnote1sym&quot; href=&quot;#sdfootnote1anc&quot;&gt;&lt;/a&gt;_________&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.03cm; margin-bottom: 0cm; font-weight: normal; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;1&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman,serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Au sujet de ce dernier : comment ose-t-il défigurer la pensée de Jean-Paul II (écologiste de choc) en la présentant comme anti-écologiste, cela sous la forme d'une seule citation de trois lignes, hors contexte, évoquant un &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;désir vague d'un retour au paradis perdu&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;?&amp;nbsp; Et comment ose-t-il faire croire que l'Eglise approuve plus ou moins les OGM, alors que :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; a) plusieurs mises au point du Saint-Siège ont souligné l'inexistence de cette approbation ;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; b) le cardinal Peter Turkson a sévèrement condamné les mobiles de l'industrie transgénique, et relié l'expansion des OGM à la crise alimentaire frappant les pays pauvres ;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; c) plusieurs évêques de l'hémisphère sud, notamment en Inde, sont en première ligne du combat pour défendre les petits paysans contre la tyrannie des multinationales OGM ? Prétendre cacher tous ces éléments, c'est se foutre du monde.&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt; D'autant que l'auteur de l'article &lt;strong&gt;ment&lt;/strong&gt; en prétendant (paragraphe 11) que le Compendium de la DSE ne parle presque pas d'écologie. Le commentaire de Serge Lellouche ci-dessous fait justice de cette désinformation. (Titre de ce commentaire : &quot;COMPENDIUM DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L'ÉGLISE - CONSEIL PONTIFICAL JUSTICE ET PAIX&quot;).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>PP</name>
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        <title>Pic de pétrole : c'est un fait, et c'est la fin annoncée de la société consumériste</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://plunkett.hautetfort.com/archive/2012/01/28/pic-de-petrole-c-est-un-fait-et-c-est-la-fin-annoncee-de-la.html" />
        <id>tag:plunkett.hautetfort.com,2012-01-28:4575705</id>
        <updated>2012-01-28T17:16:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-28T17:16:00+01:00</published>
        <summary>      Dans   la revue scientifique de référence  Nature,  cette semaine,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://plunkett.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;Dans&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;la revue scientifique de référence &lt;em&gt;Nature,&lt;/em&gt; cette semaine, article du &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;physicien britannique David King et de l'océanographe James Murray (université de Washington) : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;« Il y a moins de pétrole à extraire de la Terre que ce que croient beaucoup de gens&amp;nbsp;»... &lt;/em&gt;et que ce que disent les managers industriels, partisans du &lt;em&gt;«&amp;nbsp;après moi le déluge&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;King et Murray reprochent aux pays de l'Opep d'annoncer des chiffres faux et de fermer leurs territoires aux experts indépendants. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Quant aux compagnies pétrolières, leur intérêt est de dorer les perspectives : &lt;em&gt;«&amp;nbsp;leurs cours de Bourse dépendent davantage de leur potentiel de production futur que de leurs profits de l'année&amp;nbsp;», &lt;/em&gt;souligne Sylvestre Huet (&lt;em&gt;Libération,&lt;/em&gt; 26/01).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Il suffit, disent les deux scientifiques, de comparer les évolutions de la production totale et des prix du brut depuis quinze ans, pour comprendre que le «&amp;nbsp;pic de Hubbert&amp;nbsp;» (le sommet d'exploitation) a été atteint vers 2005, et que la production va décliner. La relation entre prix et production est devenue «&lt;em&gt;&amp;nbsp;inélastique&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt; l'ère du pétrole bon marché est définitivement close ! Diagnostic confirmé par les géologues de l'ASPO (Association pour l'étude des pics de production du pétrole et du gaz)...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Notre modèle de société est donc condamné à changer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Aucune énergie de substitution n'étant en mesure d'assurer le gaspillage sans laquelle notre société productiviste-consumériste n'existe pas, cette société elle-même est condamnée à se métamorphoser.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Alors, que fait-on ? On s'enferme dans la négation et le refus d'obstacle, en récitant les mantras qu'on enseignait encore il y a dix ans dans les cours d'idéologie économique (après quoi ce sera juin 40) ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Ou on regarde la réalité en face, avec la ferme résolution d'en faire quelque chose d'humain ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3407831&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/01/02/813335750.jpg&quot; alt=&quot;pic de pétrole,consumérisme&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%; text-align: center;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Professeur de libéralisme victime du pétrole cher.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>PP</name>
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        <title>Contre la monstruosité des ”villes flottantes”</title>
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        <updated>2012-01-27T16:52:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-27T16:52:00+01:00</published>
        <summary>                        Levée de boucliers en Italie :...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3406226&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/02/02/772533361.2.jpg&quot; alt=&quot;tourisme,consumérisme,costa concordia&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Levée de boucliers en Italie :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lepoint.fr/culture/a-venise-la-fronde-contre-les-mega-paquebots-s-organise-27-01-2012-1424467_3.php&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;http://www.lepoint.fr/culture/a-venise-la-fronde-contre-les-mega-paquebots-s-organise-27-01-2012-1424467_3.php&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Animanca: nouveau cadeau empoisonné de la Migros</title>
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        <updated>2012-01-27T10:43:40+01:00</updated>
        <published>2012-01-27T10:43:40+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;    Un an après les Nanos™, vous vous souvenez certainement de cet...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR-CH&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3405459&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://imago.hautetfort.com/media/01/02/2601559140.png&quot; alt=&quot;animanca.png&quot; /&gt;Un an après les Nanos™, vous vous souvenez certainement de cet assortiment de gélules géantes maquillées contenant une bille, voilà que la Migros réitère une opération marketing ciblant les enfants pour qu'ils poussent leurs parents à la consommation tout en intégrant joyeusement les bases du consumérisme compulsif, de la recherche constante de nouveauté et de la collectionnite aigüe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La drogue du moment consiste en pierres ornées de symboles animaux nommées Animanca™, ce qui signifie d'après la Migros, &quot;&lt;em&gt;emprunte ton propre chemin et fais preuve de courage&lt;/em&gt;&quot;. Quelle ironie que d'encourager à suivre son propre chemin de la part d'un système de production et de distribution de masse, tout à fait dans la lignée du &quot;&lt;em&gt;parce que tu es unique&lt;/em&gt;&quot; cher aux publicitaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et quelle perversion que d’utiliser des motifs directement inspirés de dessins aborigènes qui sont pour beaucoup des modèles de sociétés réellement durables et dont les derniers représentants partout dans le monde sont victimes de notre soif d’énergie et de matières premières.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors oui, empruntez votre propre chemin et faites preuve de courage en refusant les Animanca™ !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>Animanca: Bravo la Migros !</title>
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        <updated>2012-01-26T09:00:38+01:00</updated>
        <published>2012-01-26T09:00:38+01:00</published>
        <summary>  Un an après les Nanos™, vous vous souvenez certainement de cet assortiment...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-3403492&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://valaisdecroissant.hautetfort.com/media/00/00/2601559140.png&quot; alt=&quot;animanca.png&quot; /&gt;Un an après les Nanos™, vous vous souvenez certainement de cet assortiment de gélules géantes maquillées contenant une bille, voilà que la Migros réitère une opération marketing ciblant les enfants pour qu’ils poussent leurs parents à la consommation tout en intégrant joyeusement les bases du consumérisme compulsif, de la recherche constante de nouveauté et de la collectionnite aigüe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La drogue du moment consiste en pierres ornées de symboles animaux nommées Animanca™, ce qui signifie d’après la Migros, “&lt;em&gt;emprunte ton propre chemin et fais preuve de courage&lt;/em&gt;“. Quelle ironie que d’encourager à suivre son propre chemin de la part d’un système de production et de distribution de masse, tout à fait dans la lignée du “&lt;em&gt;parce que tu es unique&lt;/em&gt;” cher aux publicitaires.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et quelle perversion que d’utiliser des motifs directement inspirés de dessins aborigènes qui sont pour beaucoup des modèles de sociétés réellement durables et dont les derniers représentants partout dans le monde sont victimes de notre soif d’énergie et de matières premières.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors oui, empruntez votre propre chemin et faites preuve de courage en refusant les Animanca™ !&lt;/p&gt;
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            <name>kl loth</name>
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        <title>Corps à corps…</title>
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        <updated>2012-01-23T11:33:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-23T11:33:00+01:00</published>
        <summary>   Un contraste… la &quot;nudité&quot; de mannequins, l'abondant textile drapé masquant...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Un contraste… la &quot;nudité&quot; de mannequins, l'abondant textile drapé masquant la silhouette de la Vierge… parallèlisme des corps, totale divergence des contextes !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3398607&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://kl-loth-dailylife.hautetfort.com/media/01/00/3489990307.jpg&quot; alt=&quot;mannequins,nudité,consumérisme,religion,Vierge&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;© kl loth 2011-12&lt;/p&gt;
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            <name>Le Photon</name>
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        <title>Soldes</title>
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        <updated>2012-01-11T23:17:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-11T23:17:00+01:00</published>
        <summary>           &quot;Tanta gentium in rebus frivolis plerumque religio est.&quot;  (Pline...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lephoton.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2200471&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lephoton.hautetfort.com/media/01/00/708716214.jpg&quot; alt=&quot;Soldes.jpg&quot; name=&quot;media-2200471&quot; /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lephoton.hautetfort.com/media/02/00/1257586359.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2200474&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lephoton.hautetfort.com/media/02/00/733613906.jpg&quot; alt=&quot;Foule.jpg&quot; name=&quot;media-2200474&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&quot;Tanta gentium in rebus frivolis plerumque religio est.&quot;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;(Pline l'Ancien, &lt;em&gt;Historia naturalis&lt;/em&gt;)&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Oinos</name>
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        <title>Houellebecq et le Souverain Bien</title>
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        <id>tag:kostasmavrakis.hautetfort.com,2011-12-17:4022080</id>
        <updated>2011-12-17T16:05:37+01:00</updated>
        <published>2011-12-17T16:05:37+01:00</published>
        <summary> Houellebecq est honoré, on lui décerne le prix Goncourt, on l'invite sur les...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://kostasmavrakis.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Houellebecq est honoré, on lui décerne le prix Goncourt, on l'invite sur les plateaux de télévision, mais les médias ne l'aiment pas. Sans le dire, ils lui en veulent de laisser entendre que la partouze permanente, style DSK, ne rend pas heureux. Or la débauche est une branche extrémiste du consumérisme et celui-ci est un&amp;nbsp;des piliers du capitalisme et de son reflet idéologique : le matérialisme. Le mot d'ordre de beaucoup d'économistes est : &quot;consommez, la main invisible fera le reste. La consommation est ainsi érigée en Souverain Bien et le Marché en Providence. Tels sont les misérables substituts de la religion.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Zed</name>
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        </author>
        <title>Education : le grand abandon...</title>
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        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2011-11-07:3856452</id>
        <updated>2011-11-07T10:24:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-07T10:24:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de  Pierre Le Vigan , cueilli...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de &lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt;, cueilli sur &lt;a href=&quot;http://www.voxnr.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Voxnr&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et consacré à l'éducation. Pierre Le Vigan vient de publier, aux éditions de&amp;nbsp;La Barque d'or,&amp;nbsp;un essai intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La banlieue contre la ville&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, disponible sur le site &lt;a href=&quot;http://la-barque-d-or.centerblog.net/&quot;&gt;La barque d'or&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3278369&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/00/3987908408.jpg&quot; alt=&quot;education_moderne.jpg&quot; width=&quot;315&quot; height=&quot;187&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div class=&quot;cTexte&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Education : le grand abandon&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;cTexte&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;cTexte&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Depuis Jacques Ellul nous savons que la modernité consiste à croire que tout problème a une solution technique. Il suffit en tous domaines de trouver la bonne technique : celle qui est la plus efficace. En matière d’éducation, nous en sommes là. Les pédagogues ont développé l’idée qu’il faut expérimenter le plus possible, et que des méthodes nouvelles permettront de surmonter les échecs de l’école. Il faudrait ainsi « apprendre à apprendre ». Comment ? Par petits groupes, par le travail « collectif », sous le patronage d’un « prof-animateur » et non plus de Monsieur ou Madame le professeur. Le tuteur remplace l’enseignant, qui était déjà une version dégradée du professeur. Le travail en petits groupes évite de se poser la question des notes individuelles, remplacées au mieux par une « évaluation » collective voire plus simplement par la validation d’un savoir-être : s’intégrer au groupe, réciter les mantras sur les « droits citoyens », les « écogestes », etc. Les petits groupes valident aussi la communautarisation de la société : chacun dans son groupe, c’est au fond l’individualisme à une échelle collective, soit ce qu’il y a de pire dans le communautarisme, à savoir non pas la communauté mais la tribu, et la juxtaposition des tribus sans lien entre elles. C’est en d’autres termes la fin de l’espace public. Nous allons ainsi vers « un pays libanisé » dit Natacha Polony (Le pire est de plus en plus sûr, Mille et une nuits, 2011). C’est le règne du chacun pour soi et du chacun chez soi, chacun dans sa communauté – celle-ci n’étant qu’une caricature des liens communautaires anciens. Avec la fin de l’espace public c’est bien sûr aussi la fin de la France qui se profile. C’est le grand abandon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;De quoi s’agit-il pour les maîtres de notre politique éducative ? De déconstruire le concept de nation au nom de la diversité. Entendons-nous : la diversité des origines existe, et en France existent même les « petites patries » locales dont parlait Jules Ferry (et qu’il ne niait nullement mais voulait lier en une nation tel un bouquet), et a fortiori la diversité des origines avec l’immigration de peuplement. Mais à partir du moment où des millions de personnes ont été amenées à vivre en France et à s’y installer définitivement il est prioritaire de leur donner les moyens de s’y acclimater. Comment ? En enseignant d’abord l’histoire de France et d’Europe, la géographie, la langue française. Et en enseignant d’une certaine façon. Parce qu’il ne suffit pas de se mettre ensemble autour d’une table pour apprendre. Il n’y a pas à désamorcer l’angoisse de ne pouvoir arriver à apprendre. Qui ne l’a pas connue ? Cette angoisse est naturelle. Elle peut justement être desserrée en avançant sur des bases fermes, solides, universelles dans notre pays. Il fut une époque où tel jour à telle heure tous les écoliers de France faisaient la même dictée. Ce n’était pas si idiot. Cela indique un chemin : une éducation dans un pays doit être universelle, commune, en continuité d’un bout à l’autre du territoire. Elle doit créer un socle de références communes, et cela d’autant plus que les origines de chacun sont diverses. En effet, ce socle commun est d’autant plus nécessaire que manque la culture commune entre les élèves, d’autant plus nécessaire quand elle se résume au consumérisme et à l’américanisation des moeurs. C’est pourquoi la tendance actuelle dans l’éducation est néfaste. Quelle est-elle ? Elle est de valoriser les expérimentations, les autonomies des établissements d’enseignement. C’est le discours de la dérégulation appliqué à l’école après avoir été appliqué à la finance à partir des années 1980-90. Dans l’école post-républicaine, chacun expérimente, et chacun s’évalue. Au nom de la créativité. Un beau mot pour dire la fin d’un socle commun de connaissances. Depuis la loi Fillon de 2005 cette tendance s’accélère. Les expérimentateurs libéraux se retrouvent au fond d’accord sur la même politique que les « innovants » libertaires. Daniel Cohn-Bendit est l’archétype politicien de cette convergence. Tous deux, libéraux et libertaires, ont cessé de croire à l’espace public de l’éducation. Du fait de leur action conjointe, culturelle pour les libertaires, politique pour les libéraux (de droite ou de gauche), la tribalisation des établissements est en marche, en phase avec la tribalisation-barbarisation de la société. Dans le même temps, l’idée de savoirs à connaitre est abandonnée au nom de l’efficacité économique, que défendent aussi bien la droite que la gauche. Les savoirs laissent la place à des « compétences », concept flou à la mode. C’est un processus de dé-civilisation : il s’agit non plus de maitriser des connaissances, de les évaluer par des notes forcement individuelles, de progresser vers un savoir donnant la capacité d’être citoyen mais d’acquérir un savoir-être utilitaire, bref d’être adaptable dans le monde de l’entreprise. Fluide et flexible. Dans ce domaine la démagogie face à la préoccupation de l’emploi fait rage, surfant sur l’angoisse des Français. On ne parle d’ailleurs plus de métiers, qui supposent des connaissances précises mais de l’emploi, qui suppose une malléabilité continue. Il s’agit donc de créer l’homme nouveau flexible. Dévaloriser les connaissances précises et valoriser les « savoirs-être » c’est la révolution anthropologique de l’école nouvelle, l’école d’après la France et d’après la République, l’école d’après les nations (en tout cas les nations d’Europe). Curieusement la campagne électorale de 2007 s’est jouée sur d’autres thèmes. C’est en défendant, dans la lignée d’Henri Guaino, les principes d’une école républicaine que Nicolas Sarkozy a gagné, y compris en séduisant un électorat de gauche sur ces questions. (Il n’est pas exclu qu’il tente la même manœuvre). A t il appliqué ses principes affichés dans les meetings et discours ? Aucunement. La droite, malgré quelques tentations de bonnes mesures sous Xavier Darcos, est vite revenue avec Luc Chatel à la conception de l’enseignant-animateur, une conception plus en rapport avec l’air du temps. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En conséquence, la sélection sociale se fait de plus en plus en dehors de l’école publique, gratuite et laïque. L’abandon de la méritocratie prive les classes populaires de toute possibilité d’ascension sociale. A la place de l’ascenseur social par l’école publique un leurre est mis en place : c’est la diversité chère à tous nos gouvernants, de la droite américanisée à la gauche multiculturelle à la Jack Lang en passant par l’omniprésent Richard Descoings patron de « sciences po Paris », membre du club Le Siècle et diversito-compatible s’il en est. A ce stade, le chèque-éducation représenterait l’officialisation de la fin de l’école républicaine. C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’est pas appliqué. Trop voyant. Trop symbolique. Il manifesterait trop clairement cette fin : il s’agit en d’autres termes de maintenir la fiction, le manteau vide de l’éducation « nationale, laïque et publique ». La diversité participe de l’abandon de la méritocratie. De quoi s’agit-il ? De faire entrer des élèves dans des institutions prestigieuses en les exonérant de l’accès classique, en ouvrant une voie privilégiée. Comme si on reconnaissait implicitement qu’ils sont incapables de réussir le concours normal de ces institutions – ce qui est faux sauf que ce ne serait sans doute pas les mêmes qui seraient admis. A l’inverse, une bonne politique républicaine serait de développer des aides aux devoirs, des bourses d’étude, des internats d’excellence pour aider à la réussite dans ces concours des jeunes issus de milieux populaires. Avec la « politique de la diversité » il s’agit en fait de former une petite élite hyper-adaptée au système économique et de lui offrir la collaboration (lucrative : les jeunes de la diversité admis dans les grandes écoles choisissent souvent… la finance) avec le turbocapitalisme tandis que l’immense masse des jeunes de banlieue resteraient l’armée de réserve du capital. Nous avons donc du coté des gouvernants, de droite comme de gauche, des pédagogistes ou ludo-pédagogistes pour qui chaque jeune doit découvrir en lui ses « savoirs faire enfouis » et développer un savoir-être basé sur le « vivre–ensemble », une autre formule magique. Et nous constatons dans le même temps que ce spontanéisme éducatif est prôné tandis que la barbarisation de certains jeunes, pourtant bel et bien passés par l’école s’accroit (cf. L’affaire Ilan Halimi). C’est en fait l’abandon de la dimension verticale de l’éducation qui est en cause dans la perte des repères que l’on observe. Il y a toujours eu des gens rétifs à se conformer à une certaine noblesse d’âme. Mais il fut un temps où on enseignait cette noblesse. Chacun savait plus ou moins qu’elle existait, sans s’y conformer pour autant. Désormais, le nihilisme qui se manifeste dans la société et dans l’éducation tend à dire que tout vaut tout, que l’élève doué et/ou travailleur doit être noyé dans le groupe. Pour ne pas « stigmatiser » les nuls. Face à cela les instructionnistes sont ceux qui disent : il y a des choses à apprendre, et pas seulement des savoirs être à acquérir. En d’autres termes le meilleur apprentissage du « savoir-être » - si on tient vraiment à avancer cette notion - c’est le sens de l’effort et du travail. On appelle aussi les instructionnistes les « républicains ». Je suis républicain. C’est de cela qu’il s’agit : d’affirmer que la République est autre chose qu’une démocratie des ayants droits où chacun serait réduit à un consommateur tranquille, avec une pondération raisonnable d’insurgés incendiaires, de façon à entretenir la peur sécuritaire (bien légitime face à des agressions bien réelles) et à empêcher toutes luttes sociales, si nécessaires pourtant, si légitimes quand le système de l’hypercapitalisme financier attaque les classes populaires, les salariés et les classes intermédiaires avec une détermination sans précédent. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Refaire une instruction publique et républicaine pour former des citoyens qui iraient vers les luttes de libération sociale et nationale du peuple de France c’est là l’enjeu.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt; (&lt;em&gt;Voxnr&lt;/em&gt;, 5 novembre 2011)&lt;/span&gt;&lt;div class=&quot;cTexte&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <title>Mgr Brouwet : la théorie du gender réduit la question de l'identité ”à celle du désir”</title>
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        <updated>2011-10-06T10:48:00+02:00</updated>
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          &lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lanef.net/t_article/la-richesse-de-la-difference-mgr-brouwet-25532.asp&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;http://www.lanef.net/t_article/la-richesse-de-la-difference-mgr-brouwet-25532.asp&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Question-clé : d'où vient cette idéologie dominante ?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: verdana,geneva; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Extraits de l'entretien avec Mgr Brouwet (Nanterre) :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: verdana,geneva; color: #000000;&quot;&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Dans un tel système, &lt;strong&gt;le désir seul&lt;/strong&gt; oriente la liberté sans aucune référence au bien, c’est-à-dire à ce qui confirmerait la personne dans son humanité. Mais c’est au prix d’un véritable &lt;strong&gt;déni de la réalité&lt;/strong&gt;. La différence sexuelle, dans cette perspective, n’a rien à dire qui puisse orienter nos comportements, elle n’est porteuse &lt;strong&gt;d’aucun sens&lt;/strong&gt;. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: verdana,geneva; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; alors &lt;strong&gt;la vie sociale&lt;/strong&gt; n’est plus &lt;strong&gt;qu’une négociation entre des désirs particuliers&lt;/strong&gt;...&amp;gt;&amp;gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 150%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: verdana,geneva; color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; ...&lt;strong&gt;Une société dont l’idéal ne consiste plus qu’à exaucer au mieux les désirs de chacun&lt;/strong&gt;, une société qui ne se croit plus capable de comprendre ce à quoi l’homme est appelé par-delà les cultures et les époques de l’histoire, cette société est menacée &lt;strong&gt;de délitement &lt;/strong&gt;parce que chacun va où son envie le porte, indépendamment de toute référence à un appel commun...&amp;gt;&amp;gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: verdana,geneva; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;L'évêque auxiliaire de Nanterre nous tourne vers cette &lt;strong&gt;question-clé &lt;/strong&gt;: la vie sociale réduite à la négociation entre désirs particuliers, l'identité réduite au désir,&lt;strong&gt; d'où vient&lt;/strong&gt; cette idéologie ? Réponse évidente : de l'économique et du commercial ; &lt;strong&gt;du marketing des comportements&lt;/strong&gt;. &lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;D&lt;/span&gt;evenu la norme unique de notre société, il légitime&lt;strong&gt; tout&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt; et &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;n'importe quoi&lt;/strong&gt; pour en faire &lt;strong&gt;commerce &lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal;&quot;&gt;(pas de limites au business),&lt;/span&gt; et il évince toute&lt;strong&gt; éthique&lt;/strong&gt; susceptible de s'opposer à cette légitimation de n'importe quoi. Le marketing des comportements est le vecteur du relativisme actuel. Et de la christophobie actuelle. Et d'où vient-il ? Du&lt;strong&gt; système économique&lt;/strong&gt;. Le &lt;strong&gt;productivisme de masse&lt;/strong&gt; a généralisé vers 1950 le marketing des comportements, inventé dans les années 1930 pour sortir des crises de surproduction...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: verdana,geneva; color: #000000;&quot;&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Si l'idéologie du &lt;em&gt;gender&lt;/em&gt; (entre autres) devient pensée obligatoire, c'est parce que le système économique – le productivisme de masse – est &lt;strong&gt;devenu notre horizon unique et obligatoire à la fin du XXe siècle&lt;/strong&gt;, au détriment de toutes les cultures et de toutes les religions. &lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: verdana,geneva; color: #000000;&quot;&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;On ne peut critiquer le &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;gender&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; et le reste de l'idéologie dominante, si l'on ne discerne pas le vecteur économique de tout cela ! &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Dieu se rit de ceux qui maudissent les conséquences des causes qu’ils chérissent&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; disait Bossuet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 0.85cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3230936&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/00/01/3101559533.jpg&quot; alt=&quot;gender,marketing,capitalisme,productivisme,consumérisme,mgr brouwet,catholicisme,christianisme&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Jean-Michel DUCROT</name>
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        <title>Lutter contre le consumérisme - B2</title>
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        <updated>2011-10-06T05:47:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-06T05:47:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Quoi de plus éloquent que ce titre! Exploiter ce passage du film &lt;span style=&quot;color: #00ffff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;99 francs&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; (tiré de l'oeuvre de Frédéric Beigbeder publiée en 2000) revient à parler du consumérisme à la mode occidentale, de la mise en avant constante de publicités mensongères. Des apprenants de niveau B2 prendront plaisir à l'analyse de cet extrait.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;containerKplayer&quot; style=&quot;position: relative;&quot;&gt;&lt;div id=&quot;kwg_iLyROoafIguX&quot; class=&quot;kwg_pr&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&quot;flash_kplayer_iLyROoafIguX&quot; class=&quot;flash_kplayer&quot;&gt;&lt;object id=&quot;kplayer_iLyROoafIguX&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;300&quot; data=&quot;http://sll.kewego.com/swf/kp.swf&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;opaque&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;flashVars&quot; value=&quot;language_code=fr&amp;amp;playerKey=0df9b773a15b&amp;amp;configKey=&amp;amp;suffix=&amp;amp;sig=iLyROoafIguX&amp;amp;autostart=false&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://sll.kewego.com/swf/kp.swf&quot; /&gt;&lt;video id=&quot;kewego_HTML5_iLyROoafIguX&quot; poster=&quot;http://api.kewego.com/video/getHTML5Thumbnail/?playerKey=0df9b773a15b&amp;amp;sig=iLyROoafIguX&quot; controls=&quot;controls&quot; preload=&quot;preload&quot; height=&quot;300&quot; width=&quot;400&quot;&gt;&lt;source src=&quot;http://api.kewego.com/video/getHTML5Stream/?playerKey=0df9b773a15b&amp;amp;sig=iLyROoafIguX&quot; type=&quot;video/mp4&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;300&quot; /&gt;&lt;/video&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;flash_kplayer&quot;&gt;&lt;ul&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Commencez par visionner ensmble l'extrait, sans leur donner d'indication ou de consigne particulière. &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Demandez-leur ensuite quels sont les mots qui leur viennent à l'esprit de manière immédiate: de nombreux élèves passeront à côté de l'essentiel. Notez au tableau toutefois tous les mots cités, pour ensuite entourer les plus pertinents. &lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Distribuez la fiche suivante, et regardez à nouveau l'extrait . Deux autres visionnages seront utiles - &lt;a id=&quot;media-3201523&quot; href=&quot;http://insuf-fle.hautetfort.com/media/01/01/3299743622.pdf&quot;&gt;Cliquez ici pour télécharger la fiche&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Boreas</name>
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        <title>Michel Drac : « Crise, le moment décisif approche »</title>
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        <id>tag:verslarevolution.hautetfort.com,2011-09-20:3786479</id>
        <updated>2011-09-20T15:09:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-20T15:09:00+02:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;      &amp;nbsp;   Intervention de Michel Drac sur  Le Libre Teamspeak...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;420&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xl6tgq?width=560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;420&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xl6u3x?width=560&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Intervention de Michel Drac sur &lt;a href=&quot;http://lelibrets.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Le Libre Teamspeak&lt;/a&gt;, le 18 septembre 2011. N.B. : les 9 premières minutes présentent quelques coupures de son.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Merci à @Eisbär pour les liens, sur fortune.fdesouche.com. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Pour lire le texte de la conférence, cliquez &lt;a href=&quot;http://www.scriptoblog.com/index.php?option=com_content&amp;amp;view=article&amp;amp;id=723:conference-de-michel-drac-sur-teamspeak&amp;amp;catid=34:actualite-des-amis-du-site&amp;amp;Itemid=53&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>MILIQUE</name>
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        <title>LE JOURNAL DE PERSONNE 109</title>
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        <updated>2011-09-07T08:47:00+02:00</updated>
        <published>2011-09-07T08:47:00+02:00</published>
        <summary>     &amp;nbsp;     Ne passez pas à côté de cet époustouflant talent!...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;345&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/Fi2pMiDM-bo&quot; allowfullscreen=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ne passez pas à côté de cet époustouflant talent!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Femme magnifique à l'intensité hors-norme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Superbe et talentueuse... Écriture riche et précise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #993300;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Il est important de ne pas passer à côté!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ne manquez pas de vous rendre sur son site: c'est une mine! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;http://www.lejournaldepersonne.com/&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Ou sur sa chaine Youtube: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=VuiAdm6sSFE&amp;amp;feature=mfu_in_order&amp;amp;list=UL&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>PP</name>
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        <title>Affaire DSK - Les journalistes sont-ils ”des prêtres” ?</title>
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        <updated>2011-08-24T11:49:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-24T11:49:00+02:00</published>
        <summary>          &amp;nbsp;      Marcela Iacub  (photo),  dans  Libé  du 24 août,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://plunkett.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-3169339&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://plunkett.hautetfort.com/media/02/00/27426324.jpg&quot; alt=&quot;dsk,libéralisme,moeurs,féminisme,consumérisme&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Marcela Iacub &lt;/strong&gt;(photo),&lt;strong&gt; dans&lt;em&gt; Libé &lt;/em&gt;du 24 août, atteint le sommet du conformisme libéral :&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&amp;nbsp;Q&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;ui est Marcela Iacub ? Vous ne savez pas ? Vous avez tort : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 0.61cm; margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: x-small;&quot;&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Wikipédia &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 0.61cm; margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;a name=&quot;cite_ref-0&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Fille d'avocat, elle se consacre à son tour au droit et devient à vingt-et-un ans la benjamine du barreau de Buenos Aires. Elle se spécialise dans le droit du travail. En 1989, grâce à une bourse, elle vient vivre à Paris où elle devient juriste spécialisée dans la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bio%C3%A9thique&quot;&gt;bioéthique&lt;/a&gt;. Après sa thèse de doctorat à l'&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_des_hautes_%C3%A9tudes_en_sciences_sociales&quot;&gt;École des hautes études en sciences sociales (EHESS)&lt;/a&gt; sous la direction du Pr Antoine Lyon-Caen, elle devient chercheuse au &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_national_de_la_recherche_scientifique&quot;&gt;CNRS&lt;/a&gt;. Elle est membre associée au Centre d'étude des normes juridiques&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Marcela_Iacub#cite_note-0&quot;&gt;[1]&lt;/a&gt; de l'EHESS.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 0.61cm; margin-right: 1.01cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Marcela Iacub s'est rendue célèbre par plusieurs livres et notamment &lt;em&gt;Le crime était presque sexuel &lt;/em&gt;et aussi par des interventions médiatiques où elle exprime des points de vue défendant radicalement la liberté de choix des individus. Sa démarche consiste à toujours partir d'exemples juridiques précis et souvent en apparence &quot;mineurs&quot; afin de montrer quels en sont les enjeux plus larges et élargir le sujet aux questions de société qui y sont liées, proposant ainsi de nouvelles façons d'envisager la manière dont la loi gère les questions de mœurs.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-left: 0.61cm; margin-right: 1.01cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Parmi les causes qui lui sont chères, citons: la défense du droit à la prostitution, du mariage et de l'adoption pour les homosexuels et lesbiennes, des méthodes de procréation artificielle. Elle cherche à rénover le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisme&quot;&gt;féminisme&lt;/a&gt; français, qu'elle juge trop moralisateur car demandant une extension toujours plus grande de la répression pénale et elle défend l'idée que la révolution sexuelle des années 1970 a été un échec partiel dans la mesure où elle a renoncé à ses ambitions émancipatrices. Toutes ces prises de position lui ont valu de violentes critiques, notamment de la part de certaines féministes françaises plus traditionnelles, mais aussi le fervent soutien de nombreux militants et militantes des droits des minorités sexuelles. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Donc Marcela Iacub nous donne sa version de l'affaire DSK. Sans surprise, son angle est celui du néo-post-féminisme : ce qui lui permet de mépriser une femme (Mme Diallo), de faire l'apologie du mec (DSK libéré), et de lapider les journalistes. Pourquoi ? Parce qu'ils se sont permis, au début de l'affaire, de critiquer certains comportements du directeur général du Fonds monétaire international : &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;ils [les journalistes] n'ont fait preuve d'aucune autonomie intellectuelle, cherchant surtout à ne pas se distinguer les uns des autres et à montrer à quel point ils étaient moraux, féministes...&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; Heureusement que plusieurs héros de l'autonomie intellectuelle (Benjamin Brafman, BHL, Jean-Baptiste Botul, Cyrus Vance) ont obtenu le non-lieu dans l'affaire des taches de sperme, au terme d'une procédure magistrale où il fut démontré que Mme Diallo ne pouvait pas avoir été violée aux Etats-Unis puisqu'elle ne l'avait pas été en Guinée. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Shame on you,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; journalistes ! Vous avez agi, écrit Marcela Iacub, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;comme des prêtres ou des policiers&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Que les journalistes agissent comme des policiers, ce n'est pas nouveau. Mais pourquoi des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;prêtres&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;Parce que les journaux et les télés ont parlé des comportements sexuels de M. Strauss-Kahn. Au printemps dernier, soudain tout le monde (socialistes, chroniqueurs people) prenait des airs entendus et se bousculait – après vingt ans de silence prudent – pour dire que DSK était incontrôlable dans ce domaine. &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Qu'il se fasse soigner&amp;nbsp;»,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; disait même Thierry Ardisson ! Cela à propos, non de l'affaire new-yorkaise, mais d'affaires précédentes, du genre harcèlement compulsif... On évoquait le risque qui eût été d'élire chef de l'Etat un personnage atteint d'une &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;addiction&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Mais en quoi ces propos faisaient-ils penser à des&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt; «&amp;nbsp;prêtres&amp;nbsp;» &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Marcela Iacub ne nous le dit pas. Ca doit lui paraître trop évident pour mériter une explication. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Pour elle comme pour le reste de la classe dominante libérale (médias-pub-politique), seuls les &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;prêtres&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;» &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; –&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; c'est-à-dire la mentalité &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;religieuse,&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; secteur répréhensible de l'opinion &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; –&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; se permettent encore d'avoir un avis critique sur des comportements privés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Autrement dit : penser que des troubles du comportement privé, affectant un personnage public, peuvent avoir – dans certaines conditions – des effets regrettables sur le plan collectif (politique, économique ou social), est répréhensible. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Autrement dit encore, on n'a plus le droit de raisonner sur le plan collectif... Pour Marcela Iacub et les agences de pub, seul existe l'individu consommateur avec ses pulsions : ça c'est au dessus de tout, il faudrait être un curé pour ne pas le reconnaître. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm; line-height: 200%;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;PS- Si le critère politique, économique et social est disqualifié, comment Marcela Iacub et Sylvain Bourmeau&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt; [*]&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; se disent-ils &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;de gauche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt; ? Est-ce la gauche de Zapatero, l'homme qui croyait faire oublier le chômage de masse en parlant des droits des gays ? Pour savoir où mène cette tactique, demandez aux jeunes de la Puerta del Sol.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;_________&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: x-small; color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;[*] qui règne désormais sur &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Libération.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-right: 1.01cm; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;-&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Amaury</name>
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        <title>Les émeutiers anglais sont des barbares hyper-consuméristes</title>
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        <updated>2011-08-09T17:13:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-09T17:13:00+02:00</published>
        <summary>      Profession de foi hyperconsumériste des émeutiers anglais qu'ils se...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
          &lt;p data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:1}&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot; data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:3}&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.tuxboard.com/photos/2011/08/Lendemain-emeutes-Londres-640x426.jpg&quot; alt=&quot;Lendemain-emeutes-Londres-640x426.jpg&quot; width=&quot;305&quot; height=&quot;203&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:3}&quot;&gt;Profession de foi hyperconsumériste des émeutiers anglais qu'ils se sont envoyés via leurs smartphones dernière génération...&lt;/span&gt;&lt;span data-ft=&quot;{&amp;quot;type&amp;quot;:3}&quot;&gt;&lt;br /&gt;&quot;&lt;em&gt;Que tout le monde de tous les coins de Londres se rassemble dans le coeur de Londres (centre) OXFORD CIRCUS. Les magasins vont être dévastés donc ramenez-vous pour choper des trucs (gratos). Que les flics aillent se faire foutre, allons les dégager avec notre émeute ! &amp;gt;:O C’est une &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;guerre raciale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; (c'est moi qui souligne) là donc si vous voyez un frère... SALUEZ-LE ! Si vous voyez un flic... TIREZ&lt;/em&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C'est sûr, c'est la faute des réacs et des nouveaux réacs, de ceux qui doutent des bienfaits du communautarisme...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Les imbéciles qui sèment le vent et soufflent sur les braises, en excusant tout, en déniant le réel, en refusant de voir les problèmes, en restant coincé dans leur idéologie angélique, en victimisant les &quot;jeunes&quot; sont les premiers responsables. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ces &quot;jeunes&quot; ne sont pas des révoltés, ils ne font qu'appliquer un peu plus hardiment que les autres les &quot;valeurs&quot; de la société libérale-libertaire.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Le malaise est dans l'homme...</title>
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        <updated>2011-07-12T16:40:00+02:00</updated>
        <published>2011-07-12T16:40:00+02:00</published>
        <summary>  Après la publication de ses carnets,   Le Front du Cachalot   (Dualpha,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Après la publication de ses carnets, &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Front du Cachalot&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Dualpha, 2009) et &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Tyrannie de la transparence&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (L'AEncre, 2011), &lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt; revient avec un essai publié aux éditions Avatar et intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le malaise est dans l'homme - Psychopathologie et souffrances psychiques&amp;nbsp;de l'homme moderne&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;. L'essai est préfacé par &lt;strong&gt;Thibault Isabel&lt;/strong&gt;, jeune philosophe, spécialisé dans l'anthropologie culturelle et l'histoire des mentalités, dont les lecteurs de la revue&amp;nbsp;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/krisis-Le-Chaos-.html&quot;&gt;Krisis&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; connaissent la signature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3114729&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/02/110471514.jpg&quot; alt=&quot;malaise dans l'homme.jpg&quot; width=&quot;323&quot; height=&quot;468&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Psychopathologie et souffrances psychiques de l’homme moderne&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les souffrances psychiques ne sont pas des maladies. Mais elles peuvent y mener. La condition de l’homme étant tragique, ouverte, risquée, la fragilité de l’homme est inhérente à son être-au-monde. Toutefois, si le malaise est dans l’homme depuis toujours, le monde moderne et hypermoderne lui donne des formes nouvelles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les sociétés traditionnelles fonctionnaient sur la base d’un modèle d’intégration sociale, au demeurant inégalitaire, où chacun néanmoins avait sa place, y compris le fou. Les sociétés modernes ont fonctionné sur le mode du refoulement et de la névrose. La société du travail ne voulait pas connaître les états d’âme, ni même les âmes d’ailleurs. La société hypermoderne combine les exigences du travail et celles de l’autonomie : il faut être productif, il faut être performant, mais aussi « positif ». Il faut donner sa force de travail, mais aussi assumer un certain savoir-être, et non simplement apporter son savoir-faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La mobilisation de l’homme dans l’hypercapitalisme est donc totale mais elle n’est plus une mobilisation sous une forme guerrière qui était celle du « soldat du travail ». C’est une mobilisation pour plus de mobilité, plus de fluidité, plus de liquidité. L’hypercompétitivité et la lutte de tous contre tous tendent à devenir la règle. Le consumérisme et le narcissisme tout comme le désir mimétique en sont les conséquences. Tout ce qui relève des projets à long terme, individuels ou collectifs, en sort évidemment dévalorisé. Cela ne va pas sans de nouvelles formes de malaises intimes, psychiques, qui atteignent l’homme et le reconfigurent. Ce livre, qui s’essaie à en dresser le portrait, est ainsi un court traité de psychopathologie de l’homme moderne pour mieux comprendre notre monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Amaury</name>
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        <title>Quand les enfants sages se révolteront... - ”The prodigies” (la nuit des enfants rois)</title>
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        <updated>2011-06-13T15:16:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-13T15:16:00+02:00</published>
        <summary> On parle du film et du livre  sur Agoravox aussi   &amp;nbsp; Beaucoup de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;On parle du film et du livre &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/quand-les-enfants-sages-se-95908&quot;&gt;sur Agoravox aussi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Beaucoup de quadras ou de trentenaires se rappelleront avoir lu dans les années 80 le livre apocalyptique de Bernard Lentéric, «&amp;nbsp;la Nuit des enfants-rois&amp;nbsp;», maintenant adapté au cinéma sous le titre «&amp;nbsp;The prodigies&amp;nbsp;». A l'époque, les &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://idrann.celeonet.fr/wp/wp-content/uploads/2010/04/Prodigies1-thumb-520x248-15729.jpg&quot; alt=&quot;Prodigies1-thumb-520x248-15729.jpg&quot; width=&quot;352&quot; height=&quot;167&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;best-sellers n'étaient pas des histoires de vampires puritains écrites par une mormone dépressive, ou des délires régressifs autour de la magie d'une britannique sans boulot. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Les livres pour ados parlaient de sujets profonds&amp;nbsp;: la bêtise, la difficulté d'être très différents des autres, les accommodements du monde des adultes avec la haine, la violence et la sottise, l'inhumanité flagrante de la société d'hyper-consumérisme. Ce livre éveillait à la lucidité, à chercher à maintenir élevés ses propres idéaux, sans jamais y renoncer, à ne pas se laisser aller à toutes ses pulsions mauvaises comme les grandes personnes qui trouvent toujours à s'en justifier après, c'est la faute au monde entier, sauf la leur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Le problème du film, c'est cependant l'esthétique des personnages, qui ressemblent à des figurines plastiques (les cheveux qui ne bougent pas). Heureusement, celle-ci est sauvée par les scènes de déchainement de colère des personnages, qui sont animées de manière très intéressantes, et par la qualité des décors, donnant au film une ambiance nocturne très bien rendue. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Dommage que le réalisateur n'ait pas gardé cette qualité tout du long du métrage qui est après tout sa première réalisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;L'histoire du film suit à peu près la même trame que celle du roman, à la différence que les enfants sont sept dans le livre et cinq dans l'adaptation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Jimbo Farrar, le protégé d'un magnat de l'information, Charles Killian, recherche par le biais d'un jeu sur ordinateur des enfants dotés de capacités spéciales, largement plus importantes que le commun des mortels, plus intelligents, plus sensibles et plus vulnérables. Sept enfants qui ne se connaissent pas lui envoient séparément un dessin constitué de points, les sept dessins assemblés donnant la phrase «&amp;nbsp;Où es-tu&amp;nbsp;?&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Dix ans plus tard, les enfants ont grandi et sont devenu des bêtes de cirque, montrés un peu partout pour de l'argent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Dans le film, les personnages sont déjà adolescents, et deviennent les vedettes d'une émission de téléréalité grotesque (pléonasme) et manière moderne de «&amp;nbsp;zoo humain&amp;nbsp;». Un soir, cependant, dans Central Park, ils sont agressés très violemment par deux truands qui violent une des jeunes filles. Les sept enfants-rois, qui ne forment plus qu'un seul esprit, ressentent tous la même souffrance intense. Ils décident alors de se venger des adultes, à cause de qui ils ont dû subir ça mais aussi de Jimbo Farrar, qu'ils estiment responsables, et encore plus coupable de duplicité car Farrar dispose des mêmes capacités surhumaines, enfouies chez lui depuis l'enfance, qui avait trouvé l'apaisement en vivant avec Ann.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Les enfants, emportés par la folie et la haine, sont en passe de détruire le monde, que Jimbo sauve «&amp;nbsp;in extremis&amp;nbsp;», qui meurt...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Comme l'un d'entre eux le dit, «&amp;nbsp;le monde nie ce qu'il ne comprend pas&amp;nbsp;». La plupart des adultes, gens sérieux s'il en est, ont également peur qu'on leur révèle le fond de vérité qui anime leur comportement en réalité. Ils savent très bien tous les compromis qu'ils passent avec eux-mêmes et avec leur entourage, oubliant ce qui importe vraiment. Ils savent très bien se justifier, y compris les pires criminels qui ont toujours une bonne excuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Est-ce pour autant que les enfants et les plus jeunes sont moins conformistes&amp;nbsp;? Moins enclins à la haine&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Hélas, non plus. ils sont de plus en plus gagnés par les monomanies des adultes qui ont fait d'eux des cibles, pour nourrir les appétits du marché, et leur vendre à eux aussi des babioles absolument inutiles fabriquées à l'autre bout du monde par d'autres enfants sur-exploités.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Le livre de Bernard Lentéric et le film sont très proches quant aux thèmes d'&quot;Akira&quot; de Katsuhiro Otomo. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Dans cette oeuvre violente, lucide, désespérée et métaphysique qui plus est, l'auteur décrit un enfant sage, qui obéit aux adultes et fait tout ce qu'on lui dit, y compris les actes les plus absurdes. Il apprend à maîtriser des pouvoirs de destruction que des scientifiques lui ont greffé, mais ne se révolte pas et fait là où l'on lui dit de faire. Mais un jour, la machine s'affole et Akira n'a plus de maîtres...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt; Les enfants de nos sociétés sont déjà vieux, obéissants, suivant aveuglément les modes, s'intégrant, devenant de parfaits moutons standardisés. Mais lorsqu'ils se réveillent et se révoltent contre l'absurde société des adultes, ils peuvent faire sombrer un continent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt; Avec &quot;Akira&quot;, le manga entre dans l'âge adulte et s'éloigne radicalement de Goldorak.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La nuit des enfants rois rappelle aussi &quot;&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/ballard-et-les-fins-du-monde-84885&quot;&gt;le massacre de Pangbourne&lt;/a&gt;&quot; de Ballard...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;ci-dessous la bande-annonce du film&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;560&quot; height=&quot;349&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/LMe0e5QgH2Q&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Frasby</name>
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        <title>La vie sur terre (part I)</title>
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        <updated>2011-05-20T04:58:00+02:00</updated>
        <published>2011-05-20T04:58:00+02:00</published>
        <summary>  Je ne puis rien dire sur cette matière que tout le monde ne sache aussi...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je ne puis rien dire sur cette matière que tout le monde ne sache aussi bien que moi, pourvu qu'on y veuille penser. C'est pourquoi j'aurais grande envie de n'en rien dire. Mais parce que l'expérience m'apprend que les hommes s'oublient souvent si fort eux-mêmes, qu'ils ne font point de réflexion sur les raisons de ce qui se passe dans leur esprit, je crois que je dois dire ici certaines choses qui peuvent les aider à y réfléchir. J'espère même que ceux qui savent ces choses ne seront pas fâchés de les lire : car encore qu'on ne prenne point de plaisir à entendre parler simplement de ce que l'on sait, on prend toujours quelque plaisir d'entendre parler de ce que l'on sait et de ce que l'on sent tous ensemble.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://wapedia.mobi/fr/Nicolas_Malebranche&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;NICOLAS MALEBRANCHE&lt;/a&gt; : trouvé en exergue du petit livre &quot;La vie sur terre&quot; de &lt;a href=&quot;http://www.apophtegme.com/PHILOSOPHIE/bodinat01.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;BAUDOUIN DE BODINAT, &lt;/a&gt;Réflexion sur le peu d'avenir que contient le temps où nous sommes&quot;, éditions de l'encyclopédie des nuisances, 1996.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Nouveau ! En cliquant sur les 3 images vous pouvez visiter nos appartements-témoins, profitez !&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://blogs.cotemaison.fr/cmadeco/wp-content/blogs.dir/263/files/2010/08/DSC06229.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3017804&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/media/02/02/3397225923.JPG&quot; alt=&quot;vie sur terreF9006.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le champ est clos, la lumière se tamise. Le voisin du rez-de-chaussée est parti il y a quinze jours, je l'ai su car&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/10/20/de-l-aplanissement-du-style-vocal-chez-l-homme.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; je ne voyais plus son chat gratter à ma porte.&lt;/a&gt; Lui, le voisin, je l'avais croisé, un peu, il avait l'air anxieux. En vérité, il allait mal. Il voulait m'inviter à boire un verre chez lui, j'ai dit &lt;em&gt;&quot;non, pas aujourd'hui, je n'ai pas le temps, mais quand tu veux, demain, plus tard&quot;&lt;/em&gt;, j'avais un rendez-vous qui me paraissait urgent. Il y eut des imprévus, je suis partie, je me suis intéressée à des gens si noyés de préoccupations, qu'ils n'avaient plus la place, ils racontaient toujours leurs préoccupations et il fallait toujours les écouter, les écouter, et tout ça se dévidait à perte, désarmant nos identités, sans résonance, sans même une bribe d'une empathie vaguement &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bétazoïde&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bétazoïde,&lt;/a&gt; ce vide se déployant à l'infini développait aussi le sentiment mortel d'une déperdition de &lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2010/12/03/un-monde-parfaitement-ennuyeux.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;chaleur humaine&lt;/a&gt; et cette idée de temps perdu entretenait une secrète colère qui bientôt ne serait plus contenue. Etait-ce donc &lt;em&gt;&quot;ça&quot;&lt;/em&gt; que j'avais de si urgent à faire ? Le voisin, personne ne l'aura vu déménager, on ne sait pas s'il a trouvé mieux, s'il fût malade - a été expulsé - on sait qu'il n'avait plus d'argent, qu'il ne pouvait plus payer l'électricité et les lettres de rappels qu'il n'ouvrait plus, s'entassaient sous sa porte, plus de quoi poursuivre ses projets, il avait peur des huissiers, de la facture du dentiste et d'une espèce d'assistante sociale très insistante qui désirait absolument l'aider à se &lt;em&gt;&quot;reclasser&quot;&lt;/em&gt;, il était paniqué à l'idée d'être aidé par une assistante. Il me racontait ces choses graves avec légéreté, il n'aurait jamais supporté que je prenne ses problèmes au sérieux, au final il rebondissait, on en riait, on s'aimait bien, une complicité sans fadaises, pas la peine d'en faire tout un foin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Je n'ai pas vraiment deviné qu'il avait atteint des limites. Le monde est ainsi fait, les gens meurent (c'est symbolique, c'est réel encore banal à dire) quasiment sur notre palier, nous ne l'apprenons qu'après. Ensuite nous affectons cet air (tellement trop) désolé, et déclarons (solennellement) &lt;em&gt;&quot;si j'avais su&quot;,&lt;/em&gt; si occupés que nous étions à ceci et cela, nous voici consternés (tant d'indifférence entre humains, n'est ce pas honteux, messieurs dames ?), pleins de bonne volonté, pressés d'aider, de consoler, nos discours sont si généreux, on donnerait volontiers sa chemise, on la donnerait sans hésiter, toujours après. Ruinés à l'insu de notre plein gré par la cruauté environnementale, comment aurions nous pu savoir ? Mais on n'en fera pas non plus tout un foin.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il faut dire que mon voisin, ne boudait pas sa solitude pour lui, elle était sans fatalité, sa vie alternait entre des fêtes plutôt joyeuses et sa &quot;bonne solitude&quot;, quand elle était trop rude, il n'en divulguait rien, sachant combien nous avions tous du mal à vivre, trop fiers pour exhiber nos plaintes, nous trouvions encore nos malheurs relatifs, par rapport à deux ou trois autres de notre connaissance, qui n'avaient&lt;a href=&quot;http://www.armeedusalut.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; pas d'endroit pour vivre.&lt;/a&gt; Ces derniers temps mon voisin ne faisait plus rien, d'ailleurs je ne le croisais plus, je le croyais en vacances. Hier des gens sont venus visiter,&lt;em&gt; &quot;ça fera un beau loft&quot;,&lt;/em&gt; ils ont dit, j'étais en train de relever ma boîte aux lettres, quelques factures, les prospectus de&lt;em&gt; Quick Planet,&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Pizza vit'&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;CroQ' MinuT'&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Go-Footing&lt;/em&gt;, les petits flyers du marabout &lt;em&gt;Ali Sekou, &lt;/em&gt;le &lt;em&gt;Top vacances &lt;/em&gt;et la publicité agressive de l'agence immobilière &lt;em&gt;Simone Ballaud&lt;/em&gt; qui veut absolument&lt;a href=&quot;http://prix-immobilier.drimki.fr/lyon+69000&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; acheter et vendre notre quartier&lt;/a&gt;&lt;em&gt;. Simone Ballaud, &lt;/em&gt;experte des grands ensembles coordonnés&lt;em&gt; : &lt;a href=&quot;http://images.doctissimo.fr/1/famille/kenya/photo/hd/838807838/433110a03/kenya-masai-mara-vautour-big.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&quot;Vos biens nous intéressent&quot;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; qu'elle m'écrit. Chaque jour c'est la même chose elle veut mes biens, &lt;em&gt;Simone Ballaud.&lt;/em&gt; Toujours elle me colle sa photo, un concentré de marketing, émergeant d'un corsage orné d'un collier de perles roses, prête à tout &lt;em&gt;Simone Ballaud&lt;/em&gt; et même que ça se devine, à ce sourire qui sourit trop. Si je sympathisais avec elle, je suis sûre qu'elle me mangerait la laine sur le dos&lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f2/Mont_de_Piété_de_Paris.JPG&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;(ou le peu qu'il en reste)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. En gros elle a écrit : &lt;em&gt;&quot;Contactez moi&quot;&lt;/em&gt;, elle met sa signature sur la photo et tous les jours elle me l'envoie. &lt;em&gt;Simone Ballaud&lt;/em&gt;, mauvaise copine de boîte.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.continentalbrno.cz/CZ/uploads/2/5.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3017803&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/media/00/01/2380134163.JPG&quot; alt=&quot;vie sur terreF9005.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Eux, les nouveaux, je les entends parler, à l'employé, (&lt;em&gt;Patrick Montier &lt;/em&gt;il s'appelle, le fils spirituel&lt;em style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/em&gt;), il leur sourit, il a appris dans une école spéciale. Il a des dents blanches comme celles des animateurs des émissions du genre &lt;a href=&quot;http://www.gala.fr/var/gal/storage/images/les_stars/leurs_bio/pernaut_jean_pierre/images/jean_pierre_pernaut/286482-1-fre-FR/jean_pierre_pernaut_reference.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Combien ça coûte ?&quot;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. Il commence ses phrases comme &lt;a href=&quot;http://www.lavieimmo.com/picture/actualite/realsize/un-non-sens-selon-jean-francois-cope-4459.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;les hommes politiques&lt;/a&gt; avant de parler il dit : &lt;em&gt;&quot;Ecoutez-moi !&quot;.&lt;/em&gt; Coaché par trente ans de &lt;a href=&quot;http://www.appletouch.fr/wp-content/uploads/2011/01/tf1.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;télévision française&lt;/a&gt;, il se frotte les mains, devant ses clients et c'est machinalement, il leur répète deux ou trois fois &lt;em&gt;&quot;Ne tardez pas trop c'est un produit qui intéresse beaucoup de futurs propriétaires&quot;. &lt;/em&gt;Un produit ? Cet endroit jadis à la renverse, ce lieu qui résonne encore de toutes les musiques fusionnées quelque part entre &lt;a href=&quot;http://www.saidchraibi.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Saïd Chraibi&lt;/a&gt; et&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=k0t0EW6z8a0&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; Neil Young&lt;/a&gt;. Le futur loft est hors de prix et la rue très bruyante, ils n'ont pas vu sur la mezzanine repeinte vite fait, (blanc laqué impeccable), que les murs suintent d'humidité. Les visites ont lieu entre midi et deux, il est malin l'autre, avec ses dents blanches, entre midi et deux il n'y a pas de bruit dans le quartier. Le temps s'arrête. Les gens, ils mangent.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Eux, &quot;&lt;em&gt;les futurs&quot;&lt;/em&gt;, ils ont prévu de grands travaux, ils feront un salon à la place de l'atelier, ils ont pris des mesures contre un mur qui ne leur semble pas large, ils mesurent pour savoir si le canapé - leur canapé en cuir - pourrait aller à cet endroit. Ils ont visité la cabane, là où dormait&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2008/08/28/comme-un-mercredi1.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; un chat approximatif &lt;/a&gt;(celui que chaque été mon voisin prenait en vacances et qui s'appelait &lt;em&gt;&quot;Maurice&quot;&lt;/em&gt;) ils vont détruire la cabane &lt;em&gt;&quot;Maurice&quot;&lt;/em&gt;, ils ont dit. &lt;em&gt;&quot;On fera une terrasse&quot;, &lt;/em&gt;elle a rajouté &lt;em&gt;&quot;je pourrais mettre mes plantes&quot;&lt;/em&gt; elle a souri à son mari à l'idée qu'il y avait même la place pour installer une table ronde avec un parasol, et pourquoi pas d'ajouter une pergola, un barbecue, même des fauteuils-relax ! un hamac entre les deux arbres, une cage avec &lt;a href=&quot;http://www.dinosoria.com/sons/animaux/perroquets.mp3&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;des perroquets&lt;/a&gt;. Le mari a souri. Ensuite ils ont demandé à l'agent si l'immeuble était équipé de fibre optique. L'agent il a dit&lt;em&gt; &quot;oui, ça marche très bien internet ici, je m'en porte garant&quot; &lt;/em&gt;il m'a regardée avec son sourire carnassier : &lt;em&gt;&quot;demandez à cette résidente.&lt;/em&gt; &lt;em&gt;Ca marche bien ! hein ?&quot;&lt;/em&gt; qu'il me disait, j'ai répondu&lt;a href=&quot;http://www.come4news.com/images/stories/PEOPLE/arletty_lonie_bathiat.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;(avec la voix d'Arletty) &lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&quot;j'sais pas, j'ai pas la fibre optique&quot;. La dame a dit &quot;Et les boutiques ? Pour faire ses courses c'est pas trop compliqué ?&quot; &lt;/em&gt;Elle me parlait à moi. J'ai dit&lt;a href=&quot;http://image.toutlecine.com/photos/p/a/c/pacha-07-g.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;(avec la voix de Jean Gabin&lt;/span&gt;)&lt;/a&gt;: &lt;em&gt;&quot;oh vous savez les boutiques, c'est jamais compliqué&quot;, &lt;/em&gt;elle a rajouté &lt;em&gt;&quot;Non, non je voulais vous demander est ce qu' il y a des supermarchés dans le quartier ?&quot; &lt;/em&gt;j'ai dit&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://s314790498.onlinehome.fr/wp-content/uploads/danielle-gilbert1.png&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;(avec la voix de Danielle Gilbert)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; : &quot;oui, bien sûr ! vous avez un Super Casino à deux pas, un Franprix sur la place en face du Crédit agricole, un Champion au bout de la rue, le Carrefour à deux stations de métro, un Lidl &lt;/em&gt;en face du gymnasium&lt;em&gt;, un Leader Price vers l'école de musique, un Super U de l'autre côté, le Monoprix à 50 mètres d'Intersport, un autre Franprix cours Vitton, un Schlecker&amp;nbsp; à Wilson et un Spar&quot;. &lt;/em&gt;L'agent me souriait pour peu il m'aurait presque donné une petite commission&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;J'eus honte de moi. Elle avait l'air déçue, sur sa faim, elle a dit : &lt;em&gt;&quot;Alors ... Y'a pas d'Intermarché ? Pas de Auchan ? Pas de Leclerc ?&quot;...&lt;/em&gt; J'ai dit, (quasi sans voix) :&lt;em&gt; &quot;Non, pas à ma connaissance&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dorateks-shop.com/media/Spavaca_soba_Dora/DORA-bijela-ormari.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3017801&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/media/02/02/3090977626.JPG&quot; alt=&quot;vie sur terre9017.JPG&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Puis ce fût le silence. J'ai jeté la lettre et la photo de &lt;em&gt;Simone Ballaud&lt;/em&gt; à la poubelle &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;(la poubelle des papiers à recycler&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.cg08.fr/var/plain/storage/images/a-la-une/concertation-autour-du-plan-departemental-d-elimination-des-dechets-menagers-et-assimiles/726912-1-fre-FR/Concertation-autour-du-Plan-departemental-d-Elimination-des-Dechets-Menagers-et-Assimiles.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;pour sauver la planète)&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; sur laquelle l'agent avait posé sa pochette en cuir avec tous ses dossiers. &lt;em&gt;&quot;J'ai dit pardon, je vous prie de bien vouloir m'excuser, il faut que je jette une cochonnerie dans la poubelle&quot;&lt;/em&gt;, il a vu sa collègue disparaître sous son nez. Dans quelques années se serait lui, le successeur, &lt;em&gt;&quot;Votre bien nous interesse&quot;&lt;/em&gt;, &quot;&lt;em style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;Patrick Montier pour vous servir&quot;. &lt;/em&gt;Le plus grand espoir de&lt;em&gt; Simone Ballaud&lt;/em&gt;. Fer de lance, un homme très ambitieux, capable lui aussi de bouffer la laine sur tous les dos, y compris sur celui de &lt;em&gt;Simone Ballaud&lt;/em&gt; &lt;a href=&quot;http://a6.idata.over-blog.com/3/56/02/16/2010-10/Rapace-ton-sur-ton.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;(ce sera même la première sur qui... Enfin bref).&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le champ est clos, la lumière se tamise. Je vais aller lire à la terrasse d'une buvette en bord de Saône en attendant le 3 Mai (oui, je sais, c'est déjà &lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/HugoDemainDesLaube.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;demain&lt;/a&gt;), la réouverture du café le plus extra de Lyon, sous les arbres et pas loin des ponts, &lt;a href=&quot;http://www.lemondrian.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;le Mondrian,&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; endroit intemporel, crée par l'artiste cuisinier, notre ami Michel Piet (et ses acolytes), nous y&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://fr.cocktailrendezvous.com/mojito&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;mojiterons&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; le mois de Juin, quand la clique de Paris, &lt;a href=&quot;http://bonnieressurseine.olx.fr/pavillon-2006-a-louer-bonnieres-s-seine-78-iid-3840076&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;(et Bonnières)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; ramènera à vélo, le &lt;a href=&quot;http://toofasttofall.wordpress.com/2011/05/18/manifeste-en-francais/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;bon vent de l'Espagne.&lt;/a&gt; Et mon voisin peut-être qu'on le retrouvera cet été par hasard dans la ville de &lt;a href=&quot;http://agora.qc.ca/dossiers/Mme_de_Sevigne&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Madame de Sévigné &lt;/a&gt;près de&lt;a href=&quot;http://fr.federal-hotel.com/monument-chateau-musee-des-rochers-sevigne-vitre_1382.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; Vitré&lt;/a&gt; où il voulait aller vivre, finir sa vie, (il disait), et pourquoi pas mourir ? Il voulait aussi vivre&lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b6/Caspar_David_Friedrich_044.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; sur la banquise&lt;/a&gt; ou au&lt;em&gt; &lt;a href=&quot;http://inkyfreshpress.com/wp-content/uploads/2010/09/221bbakerstreet.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;221 B de la Baker Street&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;a href=&quot;http://inkyfreshpress.com/wp-content/uploads/2010/09/221bbakerstreet.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&amp;nbsp; à Londres,&lt;/a&gt; (une adresse qui n'existe pas), ça dépendait du temps, du vent. Hier, j'ai appris que mon voisin n'était pas mort, il a écrit de Londres. Il va soit disant bien et habite réellement au&lt;a href=&quot;http://www.setdecorators.org/incEngine/sites/setdecorators/articles/SH.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; 221B de la Baker Street.&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'autre elle hésite.&lt;em&gt; &quot;Y'a pas&lt;a href=&quot;http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/fd/IntermarcheBogny.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; d'Intermarché,&lt;/a&gt; ça c'est très embêtant&quot;.&lt;/em&gt; Son mari il lui dit&lt;em&gt; &quot;Ma chérie, y'a &lt;a href=&quot;http://www.carrefour.fr/Site%20carrefour/accueil/magasin/franchises/provencia/voiron/PHOTO%202.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Carrefour&lt;/a&gt; c'est pareil&quot;&lt;/em&gt;. Elle soutient que &lt;em&gt;&quot;Non, &lt;a href=&quot;http://search.it.online.fr/everything/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;c'est pas du tout pareil&quot;&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;. &lt;em&gt;Patrick Montier &lt;/em&gt;ronge son frein il sourit. Les affaires sont les affaires. Grosse commission.&lt;a href=&quot;http://www.lherbentrelespaves.fr/html-textes/edn.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt; J'ouvre &lt;em&gt;&quot;La vie sur la terre&quot;&lt;/em&gt; :&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 1em 0px; padding: 0px; text-align: justify;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;J'ai pensé en outre ceci, que l'indifférence minérale de ces formes abstraites qui nous entourent, leur sévère fonctionnalité, produisent un composé de sécheresse et de méchanceté qui nous signifie nettement quelque chose : la vie y est un désordre. L'impression que l'on ressent est la même que nous fait un appartement neuf et meublé par un futuriste : on se voit transformé en animal humain ; comme on est en réalité au regard de l'économie toute-puissante. Il y en a donc pour déclarer aimer cela, pour s'exalter d'être au nombre des animaux domestiques de ce maître-là.&lt;span class=&quot;Apple-converted-space&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sans doute n'avons-nous à connaître, le plus souvent, que les bâtisses mécanographiées dont la société de masse a recouvert le globe, les embouteillages, les plages salies par la mer, les nourritures décevantes une fois dépouillées de leur emballage, les soins approximatifs de la médecine bureaucratique. Mais peu importe.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 1em 0px; padding: 0px; text-align: justify;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;Liens : Si vous avez loupé le début, ci-joint un résumé&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; des épisodes précédents (&quot;La vie sur terre&quot; (Part II, et III) :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 1em 0px; padding: 0px; text-align: justify;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/06/22/comme-un-lundi.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/06/22/comme-un-lundi.html&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 1em 0px; padding: 0px; text-align: justify;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/06/28/la-vie-sur-terre.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://certainsjours.hautetfort.com/archive/2009/06/28/la-vie-sur-terre.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 1em 0px; padding: 0px; text-align: justify;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;Photo : Un quartier rénové, immeubles grands standing ils ont sûrement un nom genre résidence &lt;em&gt;&quot;Les Eurydice&quot;&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;&quot;Asphodèles&quot;&lt;/em&gt;, bouchant la vue hier imprenable&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; d'un appartement où il paraît qu'avant, on voyait de la fenêtre, des petits pavillons ouvriers, avec des choux dans les jardins mais je n'ai pas connu ce temps, j'ai toujours vu ce quartier piqué de grues. Jamais ne cessent ces constructions. Les bâtiments choisis ne manqueront pas de design, pour ceux qui aiment disons, la pureté des lignes... Photographiés à Villeurbanne au niveau du métro République.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin: 1em 0px; padding: 0px; text-align: justify;&quot; align=&quot;left&quot;&gt;Photos :© Frb 2011&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Cinéma militant</name>
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        <title>Prêt à jeter (The light bulb conspiracy)</title>
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        <updated>2011-04-02T16:29:00+02:00</updated>
        <published>2011-04-02T16:29:00+02:00</published>
        <summary>       Réalisation:      Cosima Dannoritzer        Année de sortie:      2010...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cinemamilitant.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2967554&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cinemamilitant.hautetfort.com/media/02/01/1448393408.jpg&quot; alt=&quot;Prêt à jeter, productivisme,consumérisme,new deal,serge latouche,documentaire,cosima dannoritzer&quot; /&gt;&lt;span&gt;Réalisation: &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span&gt;Cosima Dannoritzer&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Année de sortie:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; 2010&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Durée:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt; 1h15&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;Pays&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: none;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;: France, Espagne&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Ce documentaire traite de l'obsolescence programmée des produits en abordant plus particulièrement le cas des ampoules électriques, des bas nylon, des imprimantes ou encore des iPods.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Afin d'accroître (ou simplement ne pas réduire) leurs profits, les industriels se sont mis à fabriquer dès les années 20 des produits dont la durée de vie était volontairement limitée dans le but que les gens les achètent à nouveau.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Deux exemples tirés de ce documentaire illustrant la production industrielle d'hier :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;L'ampoule qui éclaire depuis 1901 sans discontinuer une caserne de pompiers:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img id=&quot;media-2976433&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cinemamilitant.hautetfort.com/media/02/00/2343357449.png&quot; alt=&quot;productivisme,consumérisme,new deal,serge latouche,documentaire,cosima dannoritzer&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;Des bas en nylon conçus pour ne pas filer. Ils passent ici avec brio un test de résistance:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;img id=&quot;media-2969212&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://cinemamilitant.hautetfort.com/media/01/01/3432403439.png&quot; alt=&quot;productivisme,consumérisme,new deal,serge latouche,documentaire,cosima dannoritzer&quot; width=&quot;176&quot; height=&quot;132&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;Le documentaire en français:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;iframe width=&quot;352&quot; height=&quot;215&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/iB8DbSE0Y90&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;Pour une autre vision de la décroissance que celle de Serge Latouche, voir par exemple celle de Jean-Pierre Tertrais:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinemamilitant.hautetfort.com/archive/2010/03/21/decroissance-et-revolution-conference-de-jean-pierre-tertrai.html&quot;&gt;&lt;span&gt;http://cinemamilitant.hautetfort.com/archive/2010/03/21/decroissance-et-revolution-conference-de-jean-pierre-tertrai.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;Lien vers la comédie &quot;l'homme au complet blanc&quot; citée dans ce documentaire:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cinemamilitant.hautetfort.com/archive/2011/04/18/l-homme-au-complet-blanc-the-man-in-the-white-suit.html&quot;&gt;&lt;span&gt;http://cinemamilitant.hautetfort.com/archive/2011/04/18/l-homme-au-complet-blanc-the-man-in-the-white-suit.html&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Sir Galaad</name>
            <uri>http://sirgalaad-politique.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Appel de Cantona : quand la gauche ”anticapitaliste” trahit la révolution (3 janvier 2011)</title>
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        <id>tag:sirgalaad-politique.hautetfort.com,2011-03-21:3153771</id>
        <updated>2011-03-21T11:52:00+01:00</updated>
        <published>2011-03-21T11:52:00+01:00</published>
        <summary>  L’appel d’Eric Cantona et du site Bankrun2010 à retirer l’argent des...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;L’appel d’Eric Cantona et du site Bankrun2010 à retirer l’argent des banques le 7 décembre afin de faire écrouler le système capitaliste aura finalement été une catastrophe par le camps anticapitaliste avec la trahison collective de l’ensemble de la gauche dite «&amp;nbsp;révolutionnaire&amp;nbsp;». Le capitaliste (tempéré) que je suis s’en réjouis, mais l’observateur politique attaché à la cohérence des idées et au courage politique s’en scandalise&amp;nbsp;: il s’agit d’une démission sans précédent (Ah si, dans le même genre, il y avait évidemment la pusillanimité du Parti Communiste français en mai 1968, qui a d’ailleurs donné le top départ de son inexorable déclin).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Ce n’est pas Eric Cantona qui a «&amp;nbsp;marqué contre son camp&amp;nbsp;», comme le disait Martine Aubry (PS) sur France Inter le mardi 7 décembre, c’est en vérité &lt;strong&gt;la gauche anticapitaliste qui a marqué contre son camp&lt;/strong&gt;. Devant un appel à faire bouger les citoyens en masse contre l’un des fondements du capitalisme, tous les leaders de «&amp;nbsp;l’extrême-gauche&amp;nbsp;» n’ont pu que bredouiller des messages contradictoires, disant en substance «&amp;nbsp;oui, l’intention est louable mais finalement l’idée est mauvaise.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Et Besancenot (NPA), Lutte Ouvrière, Mélenchon (Front de gauche), Attac, de reculer tour à tour devant l’obstacle. &lt;strong&gt;Aucun n’a voulu prendre le risque de soutenir une opportunité révolutionnaire collective, «&amp;nbsp;citoyenne&amp;nbsp;» qui, quels que soient ses défauts, était tout de même la première véritable tentative populaire depuis des décennies. Aucun n’a voulu tenter la chance de soutenir un appel à une révolution mais pour une fois «&amp;nbsp;en vrai&amp;nbsp;», sans filet.&lt;/strong&gt; Alors, on les voit défiler rituellement drapeaux rouges au vent, poing levé, keffieh sur le visage, en hurlant des slogans définitifs &lt;em&gt;(«&amp;nbsp;partage du temps de travail, partage des richesses, ou alors ça va péter&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; pour le NPA, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Qu’ils s’en aillent tous&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; pour Mélenchon…), à la lueur rougeâtre des fumigènes, afin de se fabriquer un image insurrectionnelle, une illusion de grand soir, mais, au petit matin de l’action collective, ces révolutionnaires de pacotilles se montrent soudain tout hésitant, cherchant mille prétextes pour surtout ne rien faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Parmi ces prétextes, la palme de la bêtise revient à Nathalie Arthaud, successeur d’Arlette Laguiller comme porte-parole de LO, qui a déclaré&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&amp;nbsp;Le problème c’est que les banques, on en a besoin, elles sont utiles.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Ben oui, utiles si on accepte de jouer le jeu de la société&amp;nbsp;capitaliste. Mais depuis quand, dans une perspective marxiste, les prolétaires ont-ils besoin des banques capitalistes&amp;nbsp;? Des banques publiques, coopératives ou autogérées dans un système socialiste ou communiste, oui. Mais, les banques actuelles, rouage central du système capitaliste, jouant un rôle non négligeable dans la formation et le maintien de la &quot;superstructure&quot; bourgeoise (je les entends parler, et parfois avec justesse, du surendettement des ménages fragilisés&amp;nbsp;; de l’«&amp;nbsp;optimisation&amp;nbsp;» fiscale et montages financiers complexes des banques privées au service des grandes fortunes et des grandes entreprises&amp;nbsp;; des relations &quot;de classe&quot; des inspecteurs des finances des directions des banques avec leurs homologues des&amp;nbsp;cabinets ministériels…), avec un regard «&amp;nbsp;de gauche&amp;nbsp;», je ne vois pas leur intérêt&amp;nbsp;pour le&amp;nbsp;prolétariat&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Le silence absolu de la Fédération anarchiste (aucun communiqué sur le sujet sur leur site Internet) est tout aussi criant. Autant on peut toujours arguer du fait que le marxiste cherche par nature une révolution organisé sous la direction d’un parti (argument certes fallacieux dans les faits&amp;nbsp;: aucun parti ne la prépare plus depuis belle lurette&amp;nbsp;!), autant l’anarchiste, ne doit jamais négliger une situation révolutionnaire ou, du moins, de désorganisation du système, qui peut ouvrir une brèche vers quelque chose de nouveau. Or de ce côté-là non plus&amp;nbsp;: Rien. Silence radio&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pire&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;il ne fait aucun doute que la prévention des leaders de la gauche à l’égard d’une action de retrait massive des dépôts a joué un rôle majeur de découragement de leurs électeurs,&amp;nbsp;pourtant les personnes potentiellement les plus mobilisées sur ce thème, étouffant du coup le mouvement qui était en train de naître.&lt;/strong&gt; L’échec du 7 décembre vient pour une bonne part de là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Au moins, on aura «&amp;nbsp;levé l’hypothèque&amp;nbsp;» à l’extrême-gauche, comme on disait à la Chambre sous la IIIe République. On sait désormais que les leaders des partis «&amp;nbsp;anticapitalistes&amp;nbsp;» ne sont que des charlots qui agitent le drapeau rouge en espérant, au mieux, faire pression sur le PS et, au pire,&amp;nbsp;maintenir au chaud leur petit capital électoral de 5%, mais qui n’auront définitivement ni le courage, ni même la simple envie d’aller plus loin. Des révolutionnaires d’opérette. Le capitalisme a véritablement gagné au-delà de toutes espérances.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;(Note publiée la 1ère fois le 3 janvier 2011)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Sir Galaad</name>
            <uri>http://sirgalaad-politique.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>L'appel de Cantona : déceptions et leçons (17 décembre 2010)</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://sirgalaad-politique.hautetfort.com/archive/2011/03/21/l-appel-de-cantona-deceptions-et-lecons-17-decembre-2010.html" />
        <id>tag:sirgalaad-politique.hautetfort.com,2011-03-21:3153758</id>
        <updated>2011-03-21T11:48:00+01:00</updated>
        <published>2011-03-21T11:48:00+01:00</published>
        <summary>  L’échec de l’appel de Cantona (et de ses émules sur Bankrun2010 et...</summary>
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          &lt;h3 id=&quot;p1&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;L’échec de l’appel de Cantona (et de ses émules sur Bankrun2010 et facebook)&amp;nbsp;à retirer l'argent des banques&amp;nbsp;(même si les banques n’ont apparemment pas publié de chiffres vraiment précis sur cette semaine) laisse un sentiment complexe et partagé que dominent deux réflexions bien différentes&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt;&lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt;&lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;1) Il est terriblement dommage que le citoyen/consommateur ait fait preuve de tant de passivité, laissant passer une occasion en or de se faire entendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;2) Les organisateurs du mouvement n’ont eu que ce qu’ils méritaient compte tenu de la bêtise de leurs argumentation et de leur position (révolutionnaire anticapitaliste marxisante).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Les 2 causes de l’échec&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Certes, la critique est facile et on saura gré à Eric Cantona d’avoir eu et d’avoir exprimé cette idée simple et lumineuse, ainsi qu’organisateurs du site Bankrun2010 et de la page Facebook correspondante d’avoir assuré une large médiatisation à l’idée. Hommage à ces entrepreneurs de l’idée&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Il n’en reste pas moins, sur le fond, que deux éléments majeurs du projet ont se sont révélés contre-productifs&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;- Tout d’abord, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l’objectif révolutionnaire &lt;/span&gt;donné à l’initiative a naturellement rebuté les Français. S’ils ne votent pas d’habitude pour des partis révolutionnaires, nos concitoyens n’allaient pas – soudainement – chercher à faire s’écrouler tout le système économique. D’autant que les chefs des partis «&amp;nbsp;révolutionnaires&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;anticapitalistes&amp;nbsp;» eux-mêmes, pourtant très bons pour défiler en hurlant des slogans vengeurs, ont tous reculé en tremblant à l’approche du jour où il faudrait assumer une révolution «&amp;nbsp;en vrai&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;- Ensuite &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l’appel à vider totalement ou fermer son compte en banque &lt;/span&gt;sans offrir d’alternative. C’était évidemment irréaliste alors que presque tous les français reçoivent leur salaire ou leurs allocations (assedic, familiales, remboursements de la sécurité sociale et des mutuelles) sur des comptes en banque et que la plupart sont prélevés automatiquement sur leur compte (factures EDF-GDF-télécom, remboursement d’emprunts, impôts…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Vider son compte pour faire la Révolution était donc une idée&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;à &lt;/span&gt;la fois impraticable, irréaliste et non souhaitable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Pourquoi il aurait dû se passer quelque chose&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pour autant, il aurait pourtant été bien qu’il se passe quelque chose le 7 décembre&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Première raison&amp;nbsp;: Cela aurait été bien pour enfoncer le clou du mécontentement de la population auprès des banques &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;- qui ont à peine freiné les rémunérations insensées des opérateurs de marché ou d’opérations de haut de bilan&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;- qui continuent de mépriser et taxer de commission indues le client déposant (même si les nouvelles règles dites Bâle III, qui vont mieux valoriser la ressource longue, devrait les conduire à se montrer plus respectueux) alors même que les dépôts des clients sont la ressource la plus précieuse des banques (celles qui sont tombées, de Northern Rock à Dexia, ont essentiellement souffert d’une faiblesse de dépôts)&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;- qui traitent avec dédain (vécu dans mon entourage, même sans demande de prêt) les créateurs d’entreprise&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;- mais continuent de prélever des frais et commissions parfois absurdes (style agios sur un compte momentanément dans le rouge alors que le client possède de l’épargne à côté, etc.).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Deuxième raison, plus importante encore&amp;nbsp;: Cela aurait permis de réveiller le citoyen et consommateur&lt;/span&gt;. Pour qu’il prenne conscience à la fois de son pouvoir et de sa responsabilité. Dans un système de concurrence pure et parfaite, le client mécontente vote, certes, avec ses pieds (il quitte le prestataire de services qui ne le satisfait pas). Compte tenu de la concentration du système bancaire français (2 groupes bancaires détiennent 45% du marché et 6 groupes en ont 90%), et du déséquilibre de puissance entre le consommateur isolé et les groupes bancaires, le consommateur doit cependant aussi pouvoir se faire entendre via des actions collectives (qui peuvent aussi être l’addition d’actions individuelles).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Il ne s’agit d’ailleurs plus ici des banques, mais de l’attitude générale du consommateur face aux offres proposées ou face aux pièges du marketing. Et de ses moyens de défense face aux oligopoles en général (la téléphonie, etc.).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;C’est une exigence y compris pour les partisans du libéralisme économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Comment cela aurait pu marcher&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pourtant, ça n’aurait peut-être pas été compliqué de mieux réussir une «&amp;nbsp;opération banque&amp;nbsp;» le 7 décembre. Mais il fallait pour cela savoir parler à une large classe moyenne et non pas seulement aux habituels et sempiternels petits cercles militants d’ultra-gauche alter- et anti- (ce que le site Bankrun2010 n’a pas su faire, par exemple).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mon expérience vécue&amp;nbsp;: quelques jours avant le 7 décembre, j’ai abordé la question de «&amp;nbsp;l’appel de Cantona&amp;nbsp;» avec un groupe de personnes de milieux tout à fait aisés et ouverts intellectuellement (avec des nuances politique allant probablement de la gauche intellectuel au libéral-conservateur en passant par le libéral-social). On sourit, on rigole, commentaires&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;c’est idiot&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;ça ne sert à rien&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;ce n’est pas avec ça qu’on fait une révolution.&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;j’ai de l’épargne pour acheter un appartement, je ne vais quand même pas le sortir.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;J’insiste. J’argumente&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Oui, l’idée de révolution est idiote et Cantona ne connaît rien à l’économie. Mais l’important est ailleurs. C’est la première occasion – hors élection – &lt;strong&gt;d’expression du citoyen ou du consommateur&lt;/strong&gt;. Il ne faut pas la laisser passer. Il ne s’agit pas de vider tous ses comptes en banque mais de &lt;strong&gt;faire un retrait significatif &lt;/strong&gt;– ou au pire symbolique (les 300 € réglementaires au distributeur). Il s’agit juste de tirer un &lt;strong&gt;coup de semonce&lt;/strong&gt;, de rappeler aux banquiers que &lt;strong&gt;c’est notre argent&lt;/strong&gt;, qu’on pourrait un jour le retirer (il ne leur est pas dû), qu’on demande &lt;strong&gt;plus de respect &lt;/strong&gt;(ils devraient être reconnaissants de nos dépôts, la crise de l’automne 2008 aurait dû leur rappeler). Ils doivent donc juste sentir &lt;strong&gt;le vent du boulet&lt;/strong&gt;. Il faut faire &lt;strong&gt;une action de consommateur &lt;/strong&gt;plutôt qu’un action politique.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;Résultat&amp;nbsp;: j’ai - au moins sur le moment - convaincu quatre personnes (sur une quinzaine d’adultes présents) de procéder à un retrait ce jour là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Moralité&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: Sauf à désespérer des citoyens (il y a des jours, où c’est certes tentant), il y a des moyens de les convaincre de reprendre pour partie leur destin en main et d’agir, pour rappeler leur pouvoir. Le tout est de savoir faire passer un message à la fois réaliste dans ses objectifs et praticable dans ses moyens. On verra lors des prochaines initiatives si la leçon a été - un peu - retenue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span&gt;(Note publiée la 1ère fois le 17 décembre 2010)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Boreas</name>
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        <title>Hervé Kempf : ”Pour sauver la planète, sortez du capitalisme”</title>
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        <updated>2011-02-15T23:12:16+01:00</updated>
        <published>2011-02-15T23:12:16+01:00</published>
        <summary>   Hervé Kempf , dont  le frère  est, ma foi, un excellent agent...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hervé_Kempf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Hervé Kempf&lt;/a&gt;, dont &lt;a href=&quot;http://www.egeablog.net/dotclear/index.php?post/2009/02/22/Herv%C3%A9-Kempf-%3A-Pour-sauver-la-plan%C3%A8te%2C-sortez-du-capitalisme&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;le frère&lt;/a&gt; est, ma foi, un excellent agent publicitaire, présentait, en février 2009 (eh oui, ici, on se targue d'être inactuel) &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Pour-sauver-plan%C3%A8te-sortez-capitalisme/dp/2020975882&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;son livre éponyme&lt;/a&gt; : &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;object style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; width=&quot;550&quot; height=&quot;335&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/Q3BHp20t_9M&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/Q3BHp20t_9M&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;object style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; width=&quot;550&quot; height=&quot;335&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/m74Ln4ZrSGM&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/m74Ln4ZrSGM&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;feature=player_embedded&amp;amp;version=3&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Ratatosk</name>
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        <title>Evolving into Consumerism -and Beyond it: Geoffrey Miller's ”Spent”</title>
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        <updated>2011-01-18T00:15:00+01:00</updated>
        <published>2011-01-18T00:15:00+01:00</published>
        <summary>   Evolving into Consumerism—and Beyond It:     Geoffrey Miller’s  Spent...</summary>
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          &lt;h1 class=&quot;entry-title&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #ff6600; font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Evolving into Consumerism—and Beyond It:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; color: #ff6600; font-size: x-large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Geoffrey Miller’s &lt;em&gt;Spent&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;&lt;div class=&quot;entry-content&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.counter-currents.com/wp-content/uploads/2010/12/millerspent.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;Alex KURTAGIC&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Ex: &lt;a href=&quot;http://www.counter-currents.com/&quot;&gt;http://www.counter-currents.com/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;Geoffrey Miller&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; color: #ff6600; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/product/B002ZNJWHW?ie=UTF8&amp;amp;tag=countecurrenp-20&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1789&amp;amp;creative=390957&amp;amp;creativeASIN=B002ZNJWHW&quot;&gt;Spent: Sex, Evolution, and Consumer Behavior&lt;/a&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px;&quot; src=&quot;http://www.assoc-amazon.com/e/ir?t=countecurrenp-20&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=1&amp;amp;a=B002ZNJWHW&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #c0c0c0;&quot;&gt;New York: Viking, 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2840970&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/media/00/01/3554596805.jpg&quot; alt=&quot;31--B9alQzL.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;When I was asked to review this book, I half groaned because I was sure of what to expect and I also knew it was not going to broaden my knowledge in a significant way. From my earlier reading up on other, but tangentially related subject areas (e.g., advertising), I already knew, and it seemed more than obvious to me, that consumer behavior had an evolutionary basis. Therefore, I expected this book would not make me look at the world in an entirely different way, but, rather, would reaffirm, maybe clarify, and hopefully deepen by a micron or two, my existing knowledge on the topic. The book is written for a popular audience, so my expectations were met. Fortunately, however, reading it proved not to be a chore: the style is very readable, the information is well-organized, and there are a number of unexpected surprises along the way to keep the reader engaged.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Coming from a humanities educational background, I was familiar with Jean Baudrillard’s treatment of consumerism through his early works: &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/product/1844670538?ie=UTF8&amp;amp;tag=countecurrenp-20&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1789&amp;amp;creative=390957&amp;amp;creativeASIN=1844670538&quot;&gt;The System of Objects&lt;/a&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px;&quot; src=&quot;http://www.assoc-amazon.com/e/ir?t=countecurrenp-20&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=1&amp;amp;a=1844670538&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/em&gt; (1968), &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/product/0761956921?ie=UTF8&amp;amp;tag=countecurrenp-20&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1789&amp;amp;creative=390957&amp;amp;creativeASIN=0761956921&quot;&gt;The Consumer Society: Myths and Structures&lt;/a&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px;&quot; src=&quot;http://www.assoc-amazon.com/e/ir?t=countecurrenp-20&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=1&amp;amp;a=0761956921&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/em&gt; (1970), and &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/product/0914386247?ie=UTF8&amp;amp;tag=countecurrenp-20&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1789&amp;amp;creative=390957&amp;amp;creativeASIN=0914386247&quot;&gt;For a Critique of the Political Economy of the Sign&lt;/a&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px;&quot; src=&quot;http://www.assoc-amazon.com/e/ir?t=countecurrenp-20&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=1&amp;amp;a=0914386247&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/em&gt; (1972). Baudrillard believed that there were four ways an object acquired value: through its functional value (similar to the Marxian use-value); through its exchange, or economic value; through its symbolic value (the object’s relationship to a subject, or individual, such as an engagement ring to a young lady or a medal to an Olympic athlete); and, finally, through its sign value (the object’s value within a system of objects, whereby a Montblanc fountain-pen may signify higher socioeconomic status than a Bic ball-pen, or a Fair Trade organic chicken may signify certain social values in relation to a chicken that has been intensively farmed). Baudrillard focused most of his energy on the latter forms of value. Writing at the juncture between evolutionary psychology and marketing, Geoffrey Miller (an evolutionary psychologist) does the same here, except from a purely biological perspective.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;The are three core ideas in &lt;em&gt;Spent&lt;/em&gt;: firstly, conspicuous consumption is essentially a narcissistic process being used by humans to signal their biological fitness to others while also pleasuring themselves; secondly, this processes is unreliable, as humans cheat by broadcasting fraudulent signals in an effort to flatter themselves and achieve higher social status; and thirdly, this process is also inefficient, as the need for continuous economic growth has led capitalists since the 1950s to manufacture products with built-in obsolescence, thus fueling a wasteful process of continuous substandard production and continuous consumption and rubbish generation. In other words, we live in a world where insatiable and amoral capitalists constantly make flimsy products with ever-changing designs and ever-higher specifications so that they break quickly and/or cause embarrassment after a year, and humans, motivated by primordial mating and hedonistic urges that have evolved biological bases, are thus compelled to frequently replace their consumer goods with newer and better models — usually the most expensive ones they can afford — so that they can delude themselves and others into thinking that they are higher-quality humans than they really are.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Miller tells us that levels of fitness are advertised by humans along six independent dimensions, comprised of general intelligence, and the five dimensions that define the human personality: openness to experience, conscientiousness, agreeableness, stability, and extraversion. Extending or drawing from theories expounded by Thorstein Veblen and Amotz Zahavi (the latter’s are not mainstream), Miller also tells us that, because fraudulent fitness signaling is part and parcel of animal behavior, humans, like other animals, will attempt to prove the authenticity of their signals by making their signaling a costly endeavor that is beyond the means of a faker. Signaling can be rendered costly through its being conspicuously wasteful (getting an MA at Oxford), conspicuously precise (getting an MIT PhD), or a conspicuous badge of reputation (getting a Harvard MBA) that requires effort to achieve, is difficult to maintain, and entails severe punishment if forged. Miller attempts to highlight the degree to which these strategies are wasteful when he points out that, in as much as university credentials are a proxy for general intelligence, both job seekers and prospective employers could much more efficiently determine a job seeker’s general intelligence with a simple, quick, and cheap IQ test.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;As expected, we are told here that signaling behavior becomes, according to experimental data, exaggerated when humans are what Miller calls “mating-primed” (on the pull). Also as expected, men and women exhibit different proclivities: males emphasizing aggression and openness to experience by performing impressive and unexpected feats in front of desirable females, and females emphasizing agreeableness through participation in, for example, charitable events. And again as expected, Miller tells us that while dumb, young humans engaging in fitness signaling will tend to emphasize body-enhancing consumption (e.g., breast implants, muscle-building powders, platform shoes), older, more intelligent humans, educated by experience on the futility of such strategies, instead emphasize their general intelligence, conscientiousness, and stability through effective maintenance of their appearance, via regular exercise, sensible diet, careful grooming, and tasteful fashion. Still, this strategy follows biologically-determined patters: as women’s physiognomic indicators of fertility (eye size; sclera whiteness; lip coloration, fullness, and eversion; breast size; etc.) peak in their mid twenties, older women will apply make-up and opt for sartorial strategies that compensate for the progressive fading of these traits, in a subconscious effort to indicate genetic quality and stability, as well as — as mentioned above — conscientiousness.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Less expected were some of the explanations for some human consumer choices: when a human purchases a top-of-the-line, fully featured piece of electronic equipment, be it a stereo or a sewing machine, the features are less important than the opportunity the equipment provides its owner to &lt;em&gt;talk&lt;/em&gt; about them, and thus signal his/her intelligence through their detailed, jargon-laden enumeration and description. This makes perfect sense, of course, and reading it provided theoretical confirmation of the correctness of my decision in the 1990s, when, after noticing that I only ever used a fraction of all available features and functions in any piece of electronic equipment, I decided to build a recording studio with the simplest justifiable models by the best possible brands.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Even less expected for me where some of the facts outside the topic of this book. Miller, conscious of the disrepute into which the evolutionary sciences have fallen due to foaming-at-the-mouth Marxist activists — Stephen Jay Gould, Leon Kamin, Steven Rose, and Richard Lewontin — and ultra-orthodox nurture bigots in modern academia, makes sure to precede his discussion by describing himself as a liberal, and by enumerating a horripilating catalogue of liberal credentials (he classes himself as a “feminist,” for example). He also goes on to cite survey data that shows &lt;em&gt;most&lt;/em&gt; evolutionary psychologists in contemporary academia are socially liberal, like him. It is a sad state of affairs when a scientist feels obligated to asseverate his political correctness in order to avoid ostracism.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Unusually, however, Miller seems an honest liberal (even if he contradicts himself, as in pp. 297-8), and is critical in the first chapters as well as in the later chapters of the Marxist death-grip on academic freedom of inquiry and expression and of the cult of diversity and multiculturalism. The latter occurs in the context of a discussion on the various possible alternatives to a society based on conspicuous consumption, which occupies the final four chapters of this book. Miller believes that the multiculturalist ideology is an obstacle to overcoming the consumer society because it prevents the expression of individuality and the formation of communities with alternative norms and forms of social display. This is because humans, when left to freely associate, tend to cluster in communities with shared traits, while multiculturalist legislation is designed to prevent freedom of association. Moreover, and citing Robert Putnam’s research (but also making sure to clarify he does not think diversity is bad), Miller argues that “[t]here is increasing evidence that communities with a chaotic diversity of social norms do not function very well” (p. 297). Since the only loophole in anti-discrimination laws is income, the result is that people are then motivated to escape multiculturalism is through economic stratification, by renting or buying at higher price points, thus causing the formation of&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;low-income ghettos, working-class tract houses, professional exurbs: a form of assortative living by income, which correlates only moderately with intelligence and conscientiousness.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;. . .&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;[W]hen economic stratification is the only basis for choosing where to live, wealth becomes reified as the central form of status in every community — the lowest common denominator of human virtue, the only trait-display game in town. Since you end up living next to people who might well respect wildly different intellectual, political, social, and moral values, the only way to compete for status is through conspicuous consumption. Grow a greener lawn, buy a bigger car, add a media room . . . (p. 300)&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;This is a very interesting and valid argument, linking the evils of multiculturalism with the consumer society in a way that I had not come across before.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Miller’s exploration of the various possible ways we could explode the consumer society does get rather silly at times (at one point, Miller considers the idea of tattooing genetic trait levels on people’s faces; and elsewhere he weighs requiring consumers to qualify to purchase certain products, on the basis of how these products reflect their actual genetic endowments). However, when he eventually reaches a serious recommendation, it is one I can agree with: promoting product longevity. In other words, shifting production away from the contemporary profit-oriented paradigm of cheap, rapidly-obsolescing, throwaway products and towards the manufacture of high quality, long-lasting ones, that can be easily serviced and repaired. This suggests a return to the manufacturing standards we last saw during the Victorian era, which never fails to put a smile on my face. Miller believes that this can be achieved using the tax system, and he proposes abolishing the income tax and instituting a progressive consumption tax designed to make cheap, throwaway products more expensive than sturdy ones.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;Frankly, I detest the idea of any kind of tax, since I see it today as a forced asset confiscation practiced by governments who are intent in destroying me and anyone like me; but if there has to be tax, if that is the only way to clear the world out of the perpetual inundation of tacky rubbish, and if that is the only way to obliterate the miserable businesses that pump it out day after day by the centillions, then let it mercilessly punish low quality — let it sadistically flog manufacturers of low-quality products with the scourging whip of fiscal law until they squeal with pain, rip their hair out, and rend their garments as they see their profits plummet at the speed of light and completely and forever disappear into the black hole of categorical bankruptcy.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;If you are looking for a deadly serious, arid text of hard-core science, &lt;em&gt;Spent&lt;/em&gt; is not for you: the same information can be presented in a more detailed, programmatic, and reliable manner than it is here; this book is written to entertain as much as it is to educate a popular audience. If you are looking for a readable overview, a refresher, or an update on how evolved biology interacts with marketing and consumption, and would appreciate a few key insights as a prelude to further study, &lt;em&gt;Spent&lt;/em&gt; is an easy basic text. It should be noted, however, that his area of research is still in relative infancy, and there is here a certain amount of speculation laced with proper science. Therefore, if you are interested in this topic, and are an activist or businessman interested in developing more effective ways to market your message or products, you may want to adopt an interdisciplinary approach and read this alongside Jacques Ellul’s &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/product/0394718747?ie=UTF8&amp;amp;tag=countecurrenp-20&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1789&amp;amp;creative=390957&amp;amp;creativeASIN=0394718747&quot;&gt;Propaganda: The Formation of Men’s Attitudes&lt;/a&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px;&quot; src=&quot;http://www.assoc-amazon.com/e/ir?t=countecurrenp-20&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=1&amp;amp;a=0394718747&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/em&gt;, Jean Baudrillard’s early works on consumerism, and some of the texts in Miller’s own bibliography, which include — surprise, surprise! — &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/product/0684824299?ie=UTF8&amp;amp;tag=countecurrenp-20&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1789&amp;amp;creative=390957&amp;amp;creativeASIN=0684824299&quot;&gt;The Bell Curve: Intelligence and Class Structure in American Life&lt;/a&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px;&quot; src=&quot;http://www.assoc-amazon.com/e/ir?t=countecurrenp-20&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=1&amp;amp;a=0684824299&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/em&gt;, by Richard Herrnstein and Charles Murray, and &lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amazon.com/gp/product/1593680287?ie=UTF8&amp;amp;tag=countecurrenp-20&amp;amp;linkCode=as2&amp;amp;camp=1789&amp;amp;creative=390957&amp;amp;creativeASIN=1593680287&quot;&gt;The Global Bell Curve: Race, IQ, and Inequality Worldwide&lt;/a&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0px;&quot; src=&quot;http://www.assoc-amazon.com/e/ir?t=countecurrenp-20&amp;amp;l=as2&amp;amp;o=1&amp;amp;a=1593680287&quot; border=&quot;0&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;1&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/em&gt;, by Richard Lynn, among others.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: trebuchet ms,geneva; color: #c0c0c0; font-size: small;&quot;&gt;TOQ Online, August 14, 2009&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Boreas</name>
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        <title>L'homme qui trouvait tout le monde ”stupide”...</title>
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        <updated>2011-01-09T13:17:49+01:00</updated>
        <published>2011-01-09T13:17:49+01:00</published>
        <summary>  ... C'était  Edward Bernays , neveu de Sigmund Freud et père de la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;... C'était &lt;a href=&quot;http://fortune.fdesouche.com/19497-%C2%AB-propaganda-comment-manipuler-lopinion-en-democratie-%C2%BB-par-edward-bernays&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Edward Bernays&lt;/a&gt;, neveu de Sigmund Freud et père de la propagande consumériste.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;360&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xfjn9h?additionalInfos=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xfjn9h?additionalInfos=0&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;object style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;360&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xfjn9o_2-2-propaganda-manipulation-des-masses-edward-bernays_news?additionalInfos=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xfjn9o_2-2-propaganda-manipulation-des-masses-edward-bernays_news?additionalInfos=0&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Sir Galaad</name>
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        <title>Appel de Cantona : quand la gauche ”anticapitaliste” trahit la révolution</title>
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        <updated>2011-01-03T17:13:00+01:00</updated>
        <published>2011-01-03T17:13:00+01:00</published>
        <summary>  L’appel d’Eric Cantona et du site Bankrun2010 à retirer l’argent des...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;L’appel d’Eric Cantona et du site Bankrun2010 à retirer l’argent des banques le 7 décembre afin de faire écrouler le système capitaliste aura finalement été une catastrophe par le camps anticapitaliste avec la trahison collective de l’ensemble de la gauche dite «&amp;nbsp;révolutionnaire&amp;nbsp;». Le capitaliste (tempéré) que je suis s’en réjouis, mais l’observateur politique attaché à la cohérence des idées et au courage politique s’en scandalise&amp;nbsp;: il s’agit d’une démission sans précédent (Ah si, dans le même genre, il y avait évidemment la pusillanimité du Parti Communiste français en mai 1968, qui a d’ailleurs donné le top départ de son inexorable déclin).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Ce n’est pas Eric Cantona qui a «&amp;nbsp;marqué contre son camp&amp;nbsp;», comme le disait Martine Aubry (PS) sur France Inter le mardi 7 décembre, c’est en vérité &lt;strong&gt;la gauche anticapitaliste qui a marqué contre son camp&lt;/strong&gt;. Devant un appel à faire bouger les citoyens en masse contre l’un des fondements du capitalisme, tous les leaders de «&amp;nbsp;l’extrême-gauche&amp;nbsp;» n’ont pu que bredouiller des messages contradictoires, disant en substance «&amp;nbsp;oui, l’intention est louable mais finalement l’idée est mauvaise.&amp;nbsp;»&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Et Besancenot (NPA), Lutte Ouvrière, Mélenchon (Front de gauche), Attac, de reculer tour à tour devant l’obstacle. &lt;strong&gt;Aucun n’a voulu prendre le risque de soutenir une opportunité révolutionnaire collective, «&amp;nbsp;citoyenne&amp;nbsp;» qui, quels que soient ses défauts, était tout de même la première véritable tentative populaire depuis des décennies. Aucun n’a voulu tenter la chance de soutenir un appel à une révolution mais pour une fois «&amp;nbsp;en vrai&amp;nbsp;», sans filet.&lt;/strong&gt; Alors, on les voit défiler rituellement drapeaux rouges au vent, poing levé, keffieh sur le visage, en hurlant des slogans définitifs &lt;em&gt;(«&amp;nbsp;partage du temps de travail, partage des richesses, ou alors ça va péter&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; pour le NPA, &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Qu’ils s’en aillent tous&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; pour Mélenchon…), à la lueur rougeâtre des fumigènes, afin de se fabriquer un image insurrectionnelle, une illusion de grand soir, mais, au petit matin de l’action collective, ces révolutionnaires de pacotilles se montrent soudain tout hésitant, cherchant mille prétextes pour surtout ne rien faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Parmi ces prétextes, la palme de la bêtise revient à Nathalie Arthaud, successeur d’Arlette Laguiller comme porte-parole de LO, qui a déclaré&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;&amp;nbsp;Le problème c’est que les banques, on en a besoin, elles sont utiles.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; Ben oui, utiles si on accepte de jouer le jeu de la société&amp;nbsp;capitaliste. Mais depuis quand, dans une perspective marxiste, les prolétaires ont-ils besoin des banques capitalistes&amp;nbsp;? Des banques publiques, coopératives ou autogérées dans un système socialiste ou communiste, oui. Mais, les banques actuelles, rouage central du système capitaliste, jouant un rôle non négligeable dans la formation et le maintien de la &quot;superstructure&quot; bourgeoise (je les entends parler, et parfois avec justesse, du surendettement des ménages fragilisés&amp;nbsp;; de l’«&amp;nbsp;optimisation&amp;nbsp;» fiscale et montages financiers complexes des banques privées au service des grandes fortunes et des grandes entreprises&amp;nbsp;; des relations &quot;de classe&quot; des inspecteurs des finances des directions des banques avec leurs homologues des&amp;nbsp;cabinets ministériels…), avec un regard «&amp;nbsp;de gauche&amp;nbsp;», je ne vois pas leur intérêt&amp;nbsp;pour le&amp;nbsp;prolétariat&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Le silence absolu de la Fédération anarchiste (aucun communiqué sur le sujet sur leur site Internet) est tout aussi criant. Autant on peut toujours arguer du fait que le marxiste cherche par nature une révolution organisé sous la direction d’un parti (argument certes fallacieux dans les faits&amp;nbsp;: aucun parti ne la prépare plus depuis belle lurette&amp;nbsp;!), autant l’anarchiste, ne doit jamais négliger une situation révolutionnaire ou, du moins, de désorganisation du système, qui peut ouvrir une brèche vers quelque chose de nouveau. Or de ce côté-là non plus&amp;nbsp;: Rien. Silence radio&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pire&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;il ne fait aucun doute que la prévention des leaders de la gauche à l’égard d’une action de retrait massive des dépôts a joué un rôle majeur de découragement de leurs électeurs,&amp;nbsp;pourtant les personnes potentiellement les plus mobilisées sur ce thème, étouffant du coup le mouvement qui était en train de naître.&lt;/strong&gt; L’échec du 7 décembre vient pour une bonne part de là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Au moins, on aura «&amp;nbsp;levé l’hypothèque&amp;nbsp;» à l’extrême-gauche, comme on disait à la Chambre sous la IIIe République. On sait désormais que les leaders des partis «&amp;nbsp;anticapitalistes&amp;nbsp;» ne sont que des charlots qui agitent le drapeau rouge en espérant, au mieux, faire pression sur le PS et, au pire,&amp;nbsp;maintenir au chaud leur petit capital électoral de 5%, mais qui n’auront définitivement ni le courage, ni même la simple envie d’aller plus loin. Des révolutionnaires d’opérette. Le capitalisme a véritablement gagné au-delà de toutes espérances.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Sir Galaad</name>
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        <title>L’appel de Cantona : déceptions et leçons</title>
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        <updated>2010-12-17T23:17:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-17T23:17:00+01:00</published>
        <summary>  L’échec de l’appel de Cantona (et de ses émules sur Bankrun2010 et...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://sirgalaad.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;L’échec de l’appel de Cantona (et de ses émules sur Bankrun2010 et facebook)&amp;nbsp;à retirer l'argent des banques&amp;nbsp;(même si les banques n’ont apparemment pas publié de chiffres vraiment précis sur cette semaine) laisse un sentiment complexe et partagé que dominent deux réflexions bien différentes&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;1) Il est terriblement dommage que le citoyen/consommateur ait fait preuve de tant de passivité, laissant passer une occasion en or de se faire entendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;2) Les organisateurs du mouvement n’ont eu que ce qu’ils méritaient compte tenu de la bêtise de leurs argumentation et de leur position (révolutionnaire anticapitaliste marxisante).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Les 2 causes de l’échec&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Certes, la critique est facile et on saura gré à Eric Cantona d’avoir eu et d’avoir exprimé cette idée simple et lumineuse, ainsi qu’organisateurs du site Bankrun2010 et de la page Facebook correspondante d’avoir assuré une large médiatisation à l’idée. Hommage à ces entrepreneurs de l’idée&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Il n’en reste pas moins, sur le fond, que deux éléments majeurs du projet ont se sont révélés contre-productifs&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;- Tout d’abord, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l’objectif révolutionnaire &lt;/span&gt;donné à l’initiative a naturellement rebuté les Français. S’ils ne votent pas d’habitude pour des partis révolutionnaires, nos concitoyens n’allaient pas – soudainement – chercher à faire s’écrouler tout le système économique. D’autant que les chefs des partis «&amp;nbsp;révolutionnaires&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;anticapitalistes&amp;nbsp;» eux-mêmes, pourtant très bons pour défiler en hurlant des slogans vengeurs, ont tous reculé en tremblant à l’approche du jour où il faudrait assumer une révolution «&amp;nbsp;en vrai&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;- Ensuite &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l’appel à vider totalement ou fermer son compte en banque &lt;/span&gt;sans offrir d’alternative. C’était évidemment irréaliste alors que presque tous les français reçoivent leur salaire ou leurs allocations (assedic, familiales, remboursements de la sécurité sociale et des mutuelles) sur des comptes en banque et que la plupart sont prélevés automatiquement sur leur compte (factures EDF-GDF-télécom, remboursement d’emprunts, impôts…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Vider son compte pour faire la Révolution était donc une idée&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;à &lt;/span&gt;la fois impraticable, irréaliste et non souhaitable.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Pourquoi il aurait dû se passer quelque chose&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pour autant, il aurait pourtant été bien qu’il se passe quelque chose le 7 décembre&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Première raison&amp;nbsp;: Cela aurait été bien pour enfoncer le clou du mécontentement de la population auprès des banques &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;- qui ont à peine freiné les rémunérations insensées des opérateurs de marché ou d’opérations de haut de bilan&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;- qui continuent de mépriser et taxer de commission indues le client déposant (même si les nouvelles règles dites Bâle III, qui vont mieux valoriser la ressource longue, devrait les conduire à se montrer plus respectueux) alors même que les dépôts des clients sont la ressource la plus précieuse des banques (celles qui sont tombées, de Northern Rock à Dexia, ont essentiellement souffert d’une faiblesse de dépôts)&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;- qui traitent avec dédain (vécu dans mon entourage, même sans demande de prêt) les créateurs d’entreprise&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;- mais continuent de prélever des frais et commissions parfois absurdes (style agios sur un compte momentanément dans le rouge alors que le client possède de l’épargne à côté, etc.).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Deuxième raison, plus importante encore&amp;nbsp;: Cela aurait permis de réveiller le citoyen et consommateur&lt;/span&gt;. Pour qu’il prenne conscience à la fois de son pouvoir et de sa responsabilité. Dans un système de concurrence pure et parfaite, le client mécontente vote, certes, avec ses pieds (il quitte le prestataire de services qui ne le satisfait pas). Compte tenu de la concentration du système bancaire français (2 groupes bancaires détiennent 45% du marché et 6 groupes en ont 90%), et du déséquilibre de puissance entre le consommateur isolé et les groupes bancaires, le consommateur doit cependant aussi pouvoir se faire entendre via des actions collectives (qui peuvent aussi être l’addition d’actions individuelles).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Il ne s’agit d’ailleurs plus ici des banques, mais de l’attitude générale du consommateur face aux offres proposées ou face aux pièges du marketing. Et de ses moyens de défense face aux oligopoles en général (la téléphonie, etc.).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;C’est une exigence y compris pour les partisans du libéralisme économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal;&quot;&gt;Comment cela aurait pu marcher&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Pourtant, ça n’aurait peut-être pas été compliqué de mieux réussir une «&amp;nbsp;opération banque&amp;nbsp;» le 7 décembre. Mais il fallait pour cela savoir parler à une large classe moyenne et non pas seulement aux habituels et sempiternels petits cercles militants d’ultra-gauche alter- et anti- (ce que le site Bankrun2010 n’a pas su faire, par exemple).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Mon expérience vécue&amp;nbsp;: quelques jours avant le 7 décembre, j’ai abordé la question de «&amp;nbsp;l’appel de Cantona&amp;nbsp;» avec un groupe de personnes de milieux tout à fait aisés et ouverts intellectuellement (avec des nuances politique allant probablement de la gauche intellectuel au libéral-conservateur en passant par le libéral-social). On sourit, on rigole, commentaires&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;c’est idiot&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;ça ne sert à rien&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;ce n’est pas avec ça qu’on fait une révolution.&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;j’ai de l’épargne pour acheter un appartement, je ne vais quand même pas le sortir.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;J’insiste. J’argumente&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Oui, l’idée de révolution est idiote et Cantona ne connaît rien à l’économie. Mais l’important est ailleurs. C’est la première occasion – hors élection – &lt;strong&gt;d’expression du citoyen ou du consommateur&lt;/strong&gt;. Il ne faut pas la laisser passer. Il ne s’agit pas de vider tous ses comptes en banque mais de &lt;strong&gt;faire un retrait significatif &lt;/strong&gt;– ou au pire symbolique (les 300 € réglementaires au distributeur). Il s’agit juste de tirer un &lt;strong&gt;coup de semonce&lt;/strong&gt;, de rappeler aux banquiers que &lt;strong&gt;c’est notre argent&lt;/strong&gt;, qu’on pourrait un jour le retirer (il ne leur est pas dû), qu’on demande &lt;strong&gt;plus de respect &lt;/strong&gt;(ils devraient être reconnaissants de nos dépôts, la crise de l’automne 2008 aurait dû leur rappeler). Ils doivent donc juste sentir &lt;strong&gt;le vent du boulet&lt;/strong&gt;. Il faut faire &lt;strong&gt;une action de consommateur &lt;/strong&gt;plutôt qu’un action politique.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;Résultat&amp;nbsp;: j’ai - au moins sur le moment - convaincu quatre personnes (sur une quinzaine d’adultes présents) de procéder à un retrait ce jour là.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Moralité&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;: Sauf à désespérer des citoyens (il y a des jours, où c’est certes tentant), il y a des moyens de les convaincre de reprendre pour partie leur destin en main et d’agir, pour rappeler leur pouvoir. Le tout est de savoir faire passer un message à la fois réaliste dans ses objectifs et praticable dans ses moyens. On verra lors des prochaines initiatives si la leçon a été - un peu - retenue.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>La guerre des Zombies</title>
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        <updated>2010-11-15T11:30:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-15T11:30:00+01:00</published>
        <summary>    World war Z   et   Guide de survie en territoire zombie  , de  Max Brook...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;World war Z&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Guide de survie en territoire zombie&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, de &lt;strong&gt;Max Brook&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;viennent d'être réédités en collection de poche. Parfaitement réussie, cette fable grinçante, et dans le fond assez traditionaliste, avait fait l'objet dans le revue Eléments (n°132, juillet septembre 2009), sous la plume d'Arnaud Bordes, d'une recension que nous reproduisons ici.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2748797&quot; style=&quot;margin: 0.7em auto; display: block;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/01/4021927090.jpg&quot; alt=&quot;Zombies.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La guerre des zombies&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La prochaine guerre ne sera ni nucléaire ni conventionnelle. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Et ses motifs ne seront pas politiques. La prochaine guerre sera la guerre des zombies. D'ailleurs, et la disparition complète de l'humanité fut évitée de peu, elle a déjà eu lieu. Tel est du moins le postulat, car &lt;em&gt;World War Z, &lt;/em&gt;présenté comme histoire orale, comme document pour l'histoire, vient &lt;em&gt;a posteriori&lt;/em&gt; puisque l'auteur, missionné par l'ONU (encore affaiblie après sa quasi-destruction - rien n'échappe aux zombies et surtout pas les organisations mondialisées) de Dachang en Chine à Parnell dans le Tennessee, du Rajasthan à Sydney, du lac Baïkal à Kyoto, a enquêté auprès de divers survivants de toutes origines et professions dont il livre les témoignages. Au travers de points de vue multipliés, qui se recoupent, se complètent, se superposent subtilement et ordonnent donc une polydiégèse des plus fascinantes (des plus brillantes même), l'épidémie - sa propagation apocalyptique, son horreur, les bouleversements géopolitiques, sociaux, économiques qu'elle provoque - est ainsi progressivement renseignée. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Assurément, comme dans toute histoire de zombies, et selon que nous l'ont désormais appris les films de George A. Romero, dont l'auteur, Max Brooks (fils de Mel), est le thuriféraire et l'obligé, il n'y pas là que boucherie gore et viandes plus ou moins avariées. Une critique, une allégorie également, se font jour, du consumérisme et de l'individualisme contemporains, des monades urbaines qui sont connectées à tout mais liées à rien, qui ont remplacé les relations humaines par la communication en réseau, aussi vide que proliférante, et qui errent, sans passé ni avenir, dans l'immédiateté d'un présent perpétuel et l'assouvissement de leurs pulsions. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Retrouvons, semble-t-on nous dire dans &lt;em&gt;World War Z&lt;/em&gt;, à peine de nous transformer en zombies, les grands récits collectifs, prescripteurs de durée, de temps et d'histoire: l'humanité n'aura jamais remporté la guerre contre les morts-vivants qu'en retrouvant ses fondations, qu'en se retrouvant elle-même. Une réussite littéraire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Quant à l'aspect pratique, Max Brooks ne l'omet pas avec &lt;em&gt;Guide de survie en territoire zombie&lt;/em&gt;, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;où l'on trouvera nombre de conseils des plus avisés, tandis que tout est rigoureusement analysé, les avantages comme les inconvénients: armes adéquates (préférez le pied-de-biche, le calibre 22, l'arbalète) et techniques de combat; sécurisation d'un périmètre, lieux offrant la plus efficace défense passive (préférez quais et docks, prisons, étages d'immeubles) ; fuites, déplacements et transport (évitez les zones urbaines, les plaines, préférez les forêts, le vélo, le véhicule blindé) ... En outre, c'est d'importance, le zombie, ses origines, sa nature, ses aptitudes, sont étudiés. Par exemple, le mal est viral, provoqué par le Solanum qui &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;envahit la circulation sanguine à partir de la blessure initiale et atteint rapidement le cerveau&amp;nbsp;», le virus utilisant les cellules des lobes frontaux pour se multiplier, ce qui les détruit au passage ... Et la durée de vie d'un mort-vivant, «&amp;nbsp;le temps pendant lequel il fonctionne avant de pourrir sur pied&quot;, est estimée entre trois et cinq ans. De même, on ne confondra plus - mais la méprise est aisée, il est vrai - le zombie vaudou, qui relève de néfastes pratiques de magie noire, et, donc, le zombie (le vrai) épidémique et infecté. Utile et préventif! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Arnaud Bordes &lt;/strong&gt;(&lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt; n°132, juillet septembre 2009)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>lemoutonacinqpattes</name>
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        <title>Histoire sans paroles</title>
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        <updated>2010-11-07T08:03:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-07T08:03:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;  &amp;nbsp;     &amp;nbsp;  &amp;nbsp;  &amp;nbsp;              &amp;nbsp;  &amp;nbsp; </summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2736251&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lemoutonacinqpattes.hautetfort.com/media/01/00/2586749048.2.jpg&quot; alt=&quot;avortement.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;object width=&quot;480&quot; height=&quot;270&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xegrjr?additionalInfos=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;data&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xegrjr?additionalInfos=0&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xegrjr?additionalInfos=0&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Nature25</name>
            <uri>http://baladesnaturalistes.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Environnement en ligne</title>
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        <id>tag:baladesnaturalistes.hautetfort.com,2010-11-06:2973219</id>
        <updated>2010-11-06T22:39:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-06T22:39:00+01:00</published>
        <summary>   Le magazine  Sciences et Avenir  présente dans son numéro  d'octobre 2010...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://baladesnaturalistes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Le magazine &lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Sciences et Avenir&lt;/span&gt; présente dans son numéro  d'octobre 2010 un dossier comprenant 100 sites scientifiques qu'il juge  les meilleurs. Ci-dessous, quelques sites sélectionnés dans la rubrique  &quot;Protéger la planète&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: medium;&quot;&gt;Environnement en ligne&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: xx-small;&quot;&gt;Dossier réalisé par Olivier Hertel, David Larousserie&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial black,avant garde; font-size: xx-small;&quot;&gt;et la rédaction de &lt;em&gt;Sciences et Avenir&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Tout savoir des abeilles, des déchets… De l'encyclopédie du vivant aux pratiques citoyennes, la nature dans toute sa diversité.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Fleurs de Franche-Comté et&amp;nbsp; alentours&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://angiofc.free.fr/index.php&quot;&gt;http://angiofc.free.fr/index.php&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Véritable herbier vivant, ce site est consacré aux plantes à fleurs (Angiospermes) représentées en Franche-Comté et dans les régions environnantes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'une part, il expose la classification d'ensemble des Angiospermes et fournit une description de toutes les familles représentées dans l'Est de la France.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;D'autre part, il propose une illustration de la diversité floristique franc-comtoise par un jeu de plantes exemples replacées dans le cadre de la classification botanique. La présentation de chaque plante est illustrée par une série de photos commentées montrant le port du végétal, le détail de ses feuilles, de ses fleurs et de ses fruits en insistant sur les particularités qui permettent sa détermination.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Chaque espèce est accessible soit par son nom français, soit par son nom latin. Un glossaire définit les termes techniques utilisés dans les descriptifs.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;La toile des insectes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.insectes.org/&quot;&gt;www.insectes.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voilà le repère des passionnés d'arthropodes à six pattes, de ceux qui dévorent les livres de Jean-Henri Fabre et qui savent que la libellule est un odonate. C'est aussi le coin des contemplatifs qui s'interrogent sur les insectes, leurs mœurs et leur développement souvent complexe. Les néophytes passeront un peu de temps dans &quot;l'espace pédagogique&quot; pour se familiariser avec les bases. Les plus avertis, ceux qui se demandent comment les blattes prennent soin de leur progéniture, feuilletteront en ligne la revue &lt;em&gt;Insectes&lt;/em&gt; ou suivront les conseils indispensables pour élever leurs phasmes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le site est réalisé par l'Office pour les insectes et leur environnement (Opie), la référence de l'entomologie associative. Du très sérieux.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un co&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;i&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;n pour les abeilles&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;Pour    sauver les abeilles, mal en point ces derniers temps, quelques mètres    carrés des millions de jardins (plusieurs fois la surface de toutes  les   réserves naturelles !) suffiraient amplement. À condition d'y  semer un   mélange de plantes &lt;em&gt;ad hoc&lt;/em&gt;. Pour vous aider à  transformer  votre  jardin en paradis pour abeilles, ce site propose les  mélanges,  selon le  type de votre sol, dont elles raffolent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.jacheres-apicoles.fr/&quot;&gt;www.jacheres-apicoles.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Mieux consommer&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.consoglobe.com/&quot;&gt;www.consoglobe.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Parce qu'il faut bien consommer, autant consommer avec un minimum de considération pour la planète. Consoglobe est une mine de suggestions d'achats responsables créée par trois passionnés d'écologie. Qu'il s'agisse de remplir son frigo ou de produire sa propre électricité, les conseils ne manquent pas.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le site collecte aussi des informations sur l'action des grandes entreprises en matière d'environnement. De quoi distinguer le &quot;green washing&quot; du véritable engagement des grandes marques dans le développement durable. Pour certaines rubriques, Consoglobe renvoie sur son site encyclopédique,&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.encyclo-ecolo.com/&quot;&gt;www.encyclo-ecolo.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;un ensemble de fiches synthétiques sur l'environnement et la consommation responsable.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Le bon geste&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fondation-nicolas-hulot.org/&quot;&gt;www.fondation-nicolas-hulot.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;On ne présente plus Nicolas Hulot, l'animateur de télé devenu héraut vert. Reste que sa fondation, soutenue par bon nombre de personnalités &quot;people&quot; mais aussi de scientifiques de premier plan, œuvre intelligemment pour la préservation de la planète. Ici, grâce à la rubrique &quot;je m'engage&quot;, un esprit volontaire trouvera forcément une bonne action à soutenir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Parcs à voir&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.parcs-naturels-regionaux.tm.fr/&quot;&gt;www.parcs-naturels-regionaux.tm.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a forcément un parc naturel régional près de chez vous… La France en compte 46 de la métropole jusqu'aux Antilles et à la Guyane en passant par la Corse. Ils permettent de découvrir un formidable patrimoine naturel et culturel.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Parcs nationaux&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.parcsnationaux.fr/&quot;&gt;www.parcsnationaux.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le pays compte également neuf parcs nationaux. Notre préféré ? celui de La Réunion, véritable joyau de biodiversité marine et terrestre.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;La bataille des OGM&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.infogm.org/&quot;&gt;www.infogm.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/&quot;&gt;www.marcel-kuntz-ogm.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour ou contre les OGM ? Qui peut trancher si ce n'est au nom d'un engagement idéologique ou économique.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sur le plan scientifique, le débat est plus ardu. Un mauvais OGM, susceptible de répandre un transgène indésirable, ne disqualifie pas pour autant tous les OGM ! Et &lt;em&gt;vice versa.&lt;/em&gt; Alors pour se faire une opinion, deux sites :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.infogm.org/&quot;&gt;www.infogm.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;animé par l'association du même nom, et&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.marcel-kuntz-ogm.fr/&quot;&gt;www.marcel-kuntz-ogm.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;réalisé par Marcel Kuntz, biologiste au CNRS. L'un comme l'autre manifeste un parti pris sur ces questions, mais ils produisent une analyse critique et scientifiquement sérieuse laissant la place à un débat éclairé.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Sensibiliser à l'environnement&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.terre.tv/&quot;&gt;www.terre.tv&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Une Web télé initiée par l'association Sciences frontières. Enjeu : sensibiliser à l'environnement à travers des documentaires, des JT… destinés au plus grand nombre. Haut débit conseillé pour la fluidité des vidéos.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Véhicules écolos&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.avem.fr/&quot;&gt;www.avem.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le site des véhicules électriques et hybrides. Il présente notamment les fiches de voitures, scooters, bus, karts et même bateaux, utilisant plus ou moins des électrons pour se mouvoir.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Ademe&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=11433&amp;amp;m=3&amp;amp;cid=96&quot;&gt;http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=11433&amp;amp;m=3&amp;amp;cid=96&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un site un peu &quot;usine à gaz&quot;, mais indispensable pour tout savoir des pratiques, politiques et autres mesures en matières d'environnement en France.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-family: arial black,avant garde; font-size: x-small;&quot;&gt;Espèces vivantes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.eol.org/&quot;&gt;www.eol.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L'Encyclopédie de la vie a pour ambition de répertorier toutes les espèces connues sur la planète. Pour accéder à chaque fiche descriptive, les entrées sont multiples : par espèce, genre, etc. &lt;em&gt;(en anglais)&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Patricia_BS</name>
            <uri>http://siletaitencoreunefois.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Tout doit disparaître (M. OLLIVIER)</title>
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        <updated>2010-10-06T09:23:22+02:00</updated>
        <published>2010-10-06T09:23:22+02:00</published>
        <summary>  «&amp;nbsp;J’aurais aimé avoir le sens de la répartie. Dire ce qu’il faut sans...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-2681981&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://siletaitencoreunefois.hautetfort.com/media/02/01/772533361.jpg&quot; alt=&quot;images.jpg&quot; /&gt;«&amp;nbsp;J’aurais aimé avoir le sens de la répartie. Dire ce qu’il faut sans hésiter, trouver les mots sans bafouiller, au moment précis où j’en ai besoin.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Hugo a onze ans lorsque ses parents, enseignants, quittent le nord de la France pour aller enseigner à Mayotte. Il va ainsi découvrir une nouvelle société, un nouveau monde, de nouvelles personnes, mais aussi apprendre la différence, l’injustice et les inégalités. Le retour en France, trois ans plus tard, sera très difficile…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Roman scindé en deux, &lt;em&gt;Tout doit disparaître&lt;/em&gt; propose une vision extrêmement bien documentée de ces «&amp;nbsp;expats&amp;nbsp;», ces Français de métropole qui, moyennant salaires amplifiés et avantages fiscaux, partent enseigner outre-mer. Le récit de Mikaël OLLIVIER dépeint avec beaucoup de réalisme cette micro-société qui vit en cercle fermé, joue les vieux briscards auprès des nouveaux après un an de présence sur l’île et ne peut s’empêcher de porter sur les «&amp;nbsp;indigènes&amp;nbsp;» un regard suffisant quoiqu’empreint de pitié sur ces gens «&amp;nbsp;décidément pas comme nous&amp;nbsp;»…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;L’intérêt de la narration est de présenter les choses du point de vue de l’adolescent, qui observe en spectateur ces comportements mais finit par s’impliquer, plus que ses parents ne l’auraient voulu. Mayotte va devenir pour lui le catalyseur de sa révolte adolescente, où il rejettera en bloc la société consumériste et les comportements de ses semblables.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Court roman de cent cinquante pages, &lt;em&gt;Tout doit disparaître&lt;/em&gt; se lit très facilement, car il est accessible à de multiples plans&amp;nbsp;: roman des amours adolescentes, critique sociale, réflexion sur nos valeurs, il saura toucher tous les publics à partir de treize ans.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;A mon retour, en plein hiver, j’ai eu autant de mal à me réadapter à la vie métropolitaine que j’en avais eu à trouver ma place dans la société mahoraise. Les premiers temps, j’avais l’inconfortable sensation de ne plus être nulle part. (…)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Au collège, je n’avais pas envie de me faire de nouveaux amis. Je me sentais étonnamment mal à l’aise avec les jeunes de mon âge. Aucun d’entre eux ne me rejetait ni ne me tenait à l’écart, c’était moi qui refusais de jouer le jeu. Car il s’agit bien d’un jeu, non&amp;nbsp;? Ces conversations enflammées sur des sujets sans importance, ces blagues et expressions à la mode, ces magazines qu’il faut absolument lire, ces programmes télé qu’il faut avoir vus… Tout me semblait ridicule, mais en même temps, je souffrais de ne pas en être, de ne pas parvenir à redevenir un adolescent ordinaire, de ne plus savoir apprécier ou me contenter de la vie de mes semblables. (…) trop immature pour Mayotte, trop mûr pour Béthune&amp;nbsp;? Je flottais entre deux eaux&amp;nbsp;: ni triste, ni gai, ni en colère, ni résigné. Flottant. A côté de moi-même et des autres.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Mikaël OLLIVIER, &lt;em&gt;Tout doit disparaître.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Thierry Magnier&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;157 pages – 8,50€&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Paru en 2007&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L’auteur&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: C’est à l’âge quinze ans, dans la salle obscure de son ciné-club favori, que tout se joue pour Mikaël Ollivier. C’est la fin d’un cycle Alfred Hitchcock, et quand les lumières se rallument après la projection du dernier film, il se dit que c’est ça qu’il veut faire plus tard. Ça quoi&amp;nbsp;? Il n’en sait rien encore. D’abord cinéphile passionné, il devient un lecteur boulimique et, à vingt-cinq ans, décide d’arrêter son travail d’assistant de production à la télévision pour se lancer dans l’écriture.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Romans pour la jeunesse et pour les adultes, nouvelles, scénarios pour la télévision et le cinéma, polars, récits intimistes ou futuristes&amp;nbsp;: plus qu’écrivain, Mikaël Ollivier se sent «&amp;nbsp;raconteur d’histoires&amp;nbsp;». Plusieurs de ses romans ont été adaptés à la télévision et au cinéma. Directeur d’une collection de nouvelles pour les adolescents aux éditions Thierry Magnier, il vit aujourd’hui en Eure-et-Loire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Site internet&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: http://www.mikaelollivier.com&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Boreas</name>
            <uri>http://verslarevolution.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Pourquoi nous vivons...</title>
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        <id>tag:verslarevolution.hautetfort.com,2010-09-04:2882085</id>
        <updated>2010-09-04T03:11:00+02:00</updated>
        <published>2010-09-04T03:11:00+02:00</published>
        <summary>   ...Ou plutôt, pourquoi ce que nous croyons être, feint de le savoir....</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;...Ou plutôt, pourquoi ce que nous croyons être, feint de le savoir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;J'entends déjà les décérébrés : &quot;Pouah, quelle priiise de têêête !&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://verslarevolution.hautetfort.com/images/587px-Medusa_by_Carvaggio.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;560&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Comme quoi, ce sont bien ceux qui en ont le moins (de tête) qui en parlent le plus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Dans l'Antiquité - vous savez, cette époque d'&lt;em&gt;heroic fantasy&lt;/em&gt; où des mecs coiffés de casques à cimier trucidaient des hydres, et autres balivernes, pour on ne sait plus quelles raisons - ; dans l'Antiquité, au fronton des temples grecs, on pouvait lire :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&quot;&lt;a href=&quot;http://philosophie-en-ligne.fr/index.php/recommandations2/138-philo-poietique-le-blog-de-guy-karl-/3387-naissance-des-sciences-de-l%5C%27humain.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;em&gt;Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Dépassé, ça. Aujourd'hui, on se connaît, non ? Y a des psy pour aider, d'ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Et, pour ce qui est de l'univers, des astronomes et même des astrophysiciens. C'est vous dire si on connaît.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Mais quant aux dieux... Faut arrêter, hein, c'est pour les enfants, ça.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Non, sérieux. &lt;a href=&quot;http://www.conflits-actuels.com/spip.php?article401&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Parole d'élites et d'Education Nationale&lt;/a&gt; (et pas de ce farceur &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;d'André Prévot&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt; qui osait dire que &quot;&lt;em&gt;l'instruction consiste à faire d'un imbécile ignorant un imbécile instruit&lt;/em&gt;&quot;).&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Vraiment, ça ne sert à rien, A NOTRE EPOQUE, on vous dit, EN 2010 ! De se poser des questions.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Des questions, non mais on vous demande un peu...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;On sait tout, aujourd'hui ; d'ailleurs, la Terre est devenue toute petite, avec le progrès, la science et tout le bazar. A preuve, on en fait le tour en moins de temps qu'il n'en fallait à nos bouseux d'arrière-grands-parents pour aller de Montauban à Pithiviers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Et on sait tout sur tout le monde. Par exemple, tenez, les Tibétains qui sont opprimés par les Chinois, on sait qu'ils vivent en altitude (sacrément haut, même), qu'ils sont bouddhistes, qu'ils s'habillent drôlement, y a qu'à voir le Dalaï Lama, et une foule d'autres choses. Vous croyez qu'on savait tout ça, dans le passé ? Que mamie Joséphine et papy Victurnien étaient au courant de tout ça ? Qu'ils avaient connaissance des galaxies et des supernovae ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Nan, dans le temps, &lt;a href=&quot;http://mecaniqueuniverselle.net/textes-philosophiques/pythagore.php&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;on vivait ignare et crasseux, comme des ploucs&lt;/a&gt;, dans un espace confiné, au milieu de superstitions invraisemblables, à cause de la trouille qu'on avait de tout ce qu'on ne savait pas. Histoires de sorts et de sorciers, de maléfices et de malédictions, loups-garous, clouage de chauves-souris aux portes des granges, etc. Beurk.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Et on arquait tout ce qu'on pouvait, &lt;a href=&quot;http://fortune.fdesouche.com/16704-le-moyen-age-et-largent&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;juste pour pouvoir bouffer&lt;/a&gt;, esclavagé qu'on était par quelques richards à particule qui se prélassaient dans des châteaux et dilapidaient du pognon qu'ils ne gagnaient pas. Pour se consoler, on était obligé de se plier à tout un tas de bondieuseries.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Alors qu'aujourd'hui, libéralisme politique et économique, mâtinés de &quot;modèle social&quot;, de culture et de technologie, se mettent en quatre pour nous apporter &lt;a href=&quot;http://www.mensongepsy.com/fr/?p=2679&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;LE CONFORT&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://fr.tpinews.com/2007/09/14/explosion-du-suicide-des-adolescentes-americaines.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;LE BONHEUR&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Symboliquement, nous sommes en pleine lumière, sacrebleu !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Des néons partout. Luna Park. La Voie Lactée. A se pâmer dans les éblouissements stroboscopiques. Orgasme du savoir et de l'intelligence.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Notamment, aux rayons cosmétiques et électroménager de votre supermarché préféré.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Là où, entre deux transhumances compulsives, le bétail pseudo-instruit et réputé pensant s'agglutine en ectoplasmes &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt; indistincts, pour &lt;span style=&quot;text-decoration: line-through;&quot;&gt;copuler&lt;/span&gt; communier dans l'adoration de rassurants substituts d'âme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Eclairé, notre monde l'est tellement que &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Neuromarketing&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;vous ne pouvez même pas regarder par terre&lt;/a&gt; sans qu'un vendeur surgi de nulle part ne vous propose un devis pour faire goudronner l'allée de votre&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt; supposé &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;jardin, avec un financement sur trois ans à taux imbattable.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Savant, notre monde vous prouve sa maîtrise infinie de tout et de n'importe quoi, le soir à la télé, en vous décrivant finement la flore, la faune et les moeurs des habitants du Sulawesi occidental, après douze pubs pour du dentifrice et des téléphones et avant une émission de téléréalité permettant d'approfondir la psychologie des cons.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Aseptisé, notre monde l'est assez pour offrir à chacun une place pleinement désinfectée, récurée, nickel, pour une personnalité débarrassée de toute filiation, une place au soleil de ses fausses valeurs, dans l'enfer de ses besoins artificiels, toujours recréés, jamais satisfaits.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Dans cette haute civilisation, &lt;a href=&quot;http://www.boursier.com/vals/FR/tf1-patrick-le-lay-expose-sa-vision-de-la-television-business-news-102408,5490.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;nous sommes là pour être renseignés&lt;/a&gt;, de manière à nous conduire toujours en consommateurs avisés et responsables et ainsi, participer pleinement à &lt;a href=&quot;http://fortune.fdesouche.com/11746-crise-et-mutation-suite-et-fin&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;l'élévation globale du niveau de l'humanité (occidentale)&lt;/a&gt; - &quot;&lt;em&gt;Ouais, pasque si t'as pas de thune, mon pote, tu peux toujours aller t'élever ailleurs&lt;/em&gt;&quot;, me souffle un passant qui souhaite conserver l'anonymat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Ainsi édifiés&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;, fort logiquement puisque la raison nous gouverne,&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt; par cette incomparable et bienfaisante omniscience, que faisons-nous ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Bah, nous achetons, bien sûr.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Et pas que des fringues et des bagnoles et des jeux vidéo et du soda et des voyages et des détergents et de la bouffe industrielle et d...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Non. Aussi de quoi tenir debout dans notre miroir et ne pas trop crever de trouille.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;De quoi éviter que la baudruche et le gaz inconnu qui la gonfle, ce que nous appelons &quot;moi&quot; sans même nous être demandé ce qui nous a conditionnés à nous donner ce nom, ni moins encore si une telle identification se justifie ; de quoi éviter, donc, que notre image de nous-mêmes ne se volatilise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;De quoi échapper à la terreur, la vraie, celle qui pointe devant ce que nous savons pertinemment, au fond, être bien pire encore que l'ignorance de notre vraie nature : &lt;a href=&quot;http://maharajnisargadatta.blogspot.com/2009/02/entretien-du-11-mai-1980-la-source-de.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;LA CONNAISSANCE DU NEANT DE CE QUE NOUS CROYONS ETRE&lt;/a&gt;. De ce néant tel qu'il est, peut-être, ou du moins, tel que notre matérialisme nous l'enseigne à chaque instant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Alors, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;avoir pour être, &lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;nous achetons aussi la croyance à notre réalité et à notre importance.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Oh, pas principalement dans les supermarchés... Là, avec notre barbaque fouaillée par la pétoche, nous traînons notre vile hypocrisie, notre sale mauvaise foi, comme partout mais juste, en plus, avec le sentiment bien enfoui, généralement inconscient, d'aller au Temple de notre vraie religion, pour y faire des emplettes qui nous distrairont de notre angoisse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Non, c'est partout et tout le temps, par tous les moyens, que nous achetons de quoi fuir et nous étourdir. Posséder, être possédé. Nous le vendons d'ailleurs aussi aux autres, tellement nous y croyons, tellement nous voulons y croire, tellement la Camarde nous guette et tellement nous n'avons aucune foi ni aucun feu, tellement nous sommes déjà morts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://verslarevolution.hautetfort.com/images/gnothi.jpg&quot; alt=&quot;gnothi.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;En vérité, si nous sommes quelque chose, nous sommes l'incarnation de la lâcheté. Ou du sommeil profond.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;C'est pourquoi, il faut d'abord nous réveiller.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Ou plutôt, &lt;a href=&quot;http://sophia.free-h.net/spip.php?article335&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;nous éveiller&lt;/a&gt;, parce que nous réveiller signifierait que nous n'avons pas toujours dormi et cela, nous n'en savons rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Dès que leurs visages furent tournés vers le dehors, les hommes devinrent incapables de se voir eux-mêmes, et c'est notre grande infirmité. Ne pouvant nous voir, nous nous imaginons. Et chacun, se rêvant soi-même et rêvant les autres, reste seul derrière son visage. Pour se voir, il faut d'abord être vu, se voir vu. Or, il y a sûrement une possibilité pour l'homme de réapprendre à se voir, de se refaire un oeil intérieur. Mais le plus grave, et le plus étrange, c'est que nous avons peur, une peur panique, non pas tellement de nous voir nous-mêmes que d'être vus par nous-mêmes ; telle est notre absurdité fondamentale. Quelle est la cause de cette grande peur ? C'est peut-être le souvenir de la terrible opération chirurgicale que nos ancêtres ont subie quand ils furent coupés en deux ; mais alors, ce que nous devrions craindre le plus, c'est qu'en continuant à nous séparer de nous-mêmes par une brillante fantasmagorie, nous allions nous exposer à être encore une fois coupés en deux - et c'est ce qui arrive déjà. Si nous avons peur de nous voir, c'est bien parce qu'alors nous ne verrions pas grand-chose ; notre fantôme a peur d'être démasqué. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;C'est par peur de cette horrible révélation que nous nous grimons et que nous grimaçons. Et notre tête, modeleuse de masques et conteuse d'histoires, au lieu de nous guider vers la vérité, est devenue notre machine à nous mentir.&lt;/em&gt;&quot; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9_Daumal&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;René Daumal&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Si ce blog s'appelle &quot;Vers la Révolution&quot;, ce n'est pas seulement parce que le théâtre d'ombres où nous errons en nous imaginant y jouer un rôle et y avoir des ennemis extérieurs à vaincre, donne une pièce dont nous sommes les héros (les zéros ?) et où une nouvelle élite doit remplacer les destructeurs du Beau, du Bon et du Vrai.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;C'est, en premier lieu, pour la raison que &lt;a href=&quot;http://www.mollat.com/livres/louis-cattiaux-message-retrouve-horloge-nuit-jour-dieu-9782960057508.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;cette pièce nécessite que la Révolution intervienne d'abord en chacun de ces héros&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Il n'est pas nécessaire qu'il s'agisse d'un bouleversement complet, immédiat et renversant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;Comme l'a dit &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_Eckhart&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Maître Eckhart&lt;/a&gt; :&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: times new roman,times;&quot;&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Dehors, il y a le vieil homme, l’homme terrestre, la personne extérieure, l’ennemi, le serviteur. A l’intérieur de nous tous, il y a l’autre personne, l’homme intérieur, que les Ecritures appellent l’homme nouveau , l’homme céleste, la personne jeune, l’ami, l’aristocrate.&lt;/em&gt;&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Devenons d'abord un peu l'ami de cet ami.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Cessons de fuir, d'acheter tout ce qu'on nous vend et qu'en réalité, nous nous vendons à nous-mêmes, sous prétexte du monde alentour, pour nous distraire de l'ici et du maintenant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Tournons-nous vers le grand livre de la nature, où tout est dit, y compris ce que nous sommes et deviendrons. Et paradoxalement, pour devenir &quot;l'homme nouveau&quot;, inspirons-nous de notre Histoire et de nos traditions.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Un simple pas dans la bonne direction, et nous pourrions découvrir une étrange aptitude du changement intérieur à modifier l'apparence de toutes choses &quot;extérieures&quot;. De subie, la pièce de théâtre pourrait devenir jouée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Il n'y a pas de petit pas. Même le premier, qui seul coûterait, paraît-il. &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Loin d'être facile ou romantique, cette simple réorientation demande, certes, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Serment_du_Chevalier&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;un effort&lt;/a&gt; largement au-delà des capacités de la plupart des homoncules qui rampent sur la pente de leur prétendue existence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;Mais ce travail de toute une vie, n'est-il pas le seul qui vaille de vivre ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;De toute façon, ce n'est jamais la foule qui fait la Révolution, mais toujours et uniquement une élite. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-alig
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            <name>L'Hérétique</name>
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        <title>Le culte de l'éphémère</title>
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        <updated>2010-06-14T13:16:00+02:00</updated>
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        <summary> Au fil des années qui s'écoulent, j'ai souvent le sentiment d'être pris dans...</summary>
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          &lt;p&gt;Au fil des années qui s'écoulent, j'ai souvent le sentiment d'être pris dans &lt;a href=&quot;http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/3059.asp&quot; title=&quot;Ipsos&quot;&gt;un maelström de pratiques sociales&lt;/a&gt; qui se succèdent les unes aux autres sans temps de respiration. La pause n'existe pas dans notre société consumériste. C'est une gigue endiablée qui change de clef à chaque mesure. Le temps des sociétés ou même des groupes est révolu. C'est l'heure des réseaux, sociaux de préférence ; la Toile en est le lieu d'apparition et de disparition privilégié. Un clic de souris et nous voilà ami avec le plus parfait inconnu parce qu'il veut sauvegarder une espèce rare de chenille. Un autre clic et l'amitié cesse parce qu'il a critiqué la star où le sportif que nous adulons. Sur twitter, on &quot;followe&quot; ou on &quot;défollowe&quot; selon l'humeur du moment. Le sentiment d'appartenance est devenu si lâche qu'il ne tient plus à grand chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'existe plus ou presque de Service après vente pour les produits de consommation : à quoi bon ? une mode chasse l'autre d'une saison sur l'autre. Mieux vaut externaliser un coût dont la société de consommation ne se porte pas demandeuse, ou, tout du moins, dont elle ne fait aucunement une priorité. Non, il est bien plus important de demeurer dans la tendance. Pas de service après-vente, pas de réparation non plus. Réparer est devenu plus coûteux que produire. Et cela s'explique aisément : on peut produire en série, on ne peut pas réparer en série. Un pont d'or pour celui qui parviendra à anticiper et&amp;nbsp;breveter&amp;nbsp;cassures, brisures, usures et torsions. Le voilà riche. Par essence, le bris est accidentel. Il arrive par hasard et peut donc difficilement obéir à une loi des séries.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De ce fait, il n'est plus utile de prévoir quoi que ce soit de durable. La durabilité n'est donc plus non plus un critère de qualité. Et ce qui vaut pour nos produits de consommation s'exporte dans nos pratiques sociales. Le culte du réseau a supplanté l'appartenance au groupe. L'engagement en prend donc un coup à son tour. Engagement politique, associatif. Seul l'intérêt individuel devient une valeur objectivable et un possible gage de longévité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les jeunes gens investis dans le secteur associatif reconnaissent désormais que leur investissement n'a de sens que leur intérêt bien compris. Faut-il le leur reprocher ? Non, sans doute. Mais alors cessons aussi la grande comédie de l'humanitaire et reconnaissons les choses pour ce qu'elles sont réellement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il existe un revers de la médaille : le sacrifice à l'immédiateté rend la projection difficile. Nul ne sait pas de quoi demain sera fait. Il faut être réactif, polymorphe et adaptable : réactif à l'information qui fuse toutes les secondes, aux changements de tendances, capable de s'adapter, de changer de statut, de métier. Rien où l'homme ne puisse poser ce qu'il est.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&quot;http://www.feelingsurfer.net/garp/poesie/Valery.CimetiereMarin.html&quot; title=&quot;Cimetière marin&quot;&gt;Zénon&lt;/a&gt;! Cruel Zénon! Zénon d'Êlée!&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;M'as-tu percé de cette flèche ailée&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;Qui vibre, vole, et qui ne vole pas&lt;/i&gt;!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;Comme il a été censé, l'Éléate Parménide, d'énoncer ces sages pensées.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;le non-être est forcément, route où &amp;nbsp;je te le dis, tu ne dois aucunement te laisser séduire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;i&gt;Tu ne peux avoir connaissance de ce qui n’est pas, tu ne peux le saisir ni l’exprimer&lt;/i&gt;;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;C'est bien ce sentiment de ne pouvoir étreindre autre chose que l'écume des jours qui passent, qui m'amène à supputer que notre société est en grand manque d'être ; en grand manque d'être, parce qu'elle l'a échangé contre l'avoir, et que ce dernier est au non-être ce que l'être est à l'essence.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Cinéma militant</name>
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        <title>Surplus - La consommation par la terreur (Terrorized Into Being Consumers)</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://cinemamilitant.hautetfort.com/archive/2010/03/21/surplus-la-consommation-par-la-terreur-terrorized-into-being.html" />
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        <updated>2010-03-21T19:12:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-21T19:12:00+01:00</published>
        <summary>    Réalisation   : Erik Gandini et Johan Söderberg     Année de sortie:...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cinemamilitant.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-2348311&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://cinemamilitant.hautetfort.com/media/00/02/77639246.jpg&quot; alt=&quot;Surplus- la consommation par la terreur.jpg&quot; /&gt;&lt;span&gt;Réalisation&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span&gt;: Erik Gandini et Johan Söderberg&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Année de sortie:&lt;/strong&gt; 2003&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Pays&lt;/strong&gt;: Suède&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Durée&lt;/strong&gt;: 51 minutes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span&gt;A travers un discours se réclamant de l'anarcho-primitiviste John Zerzan, ce &quot;documentaire&quot; dénonce la société de consommation et accuse le pouvoir politique d'en être l'instigateur et le soutien. Il suggère que la piste à suivre ne peut être celle empruntée par les régimes auto-proclamés socialistes (le cas de Cuba est ici abordé) mais au contraire, celle montrée par les personnes formant un Black block, comme par exemple à Gênes en 2001 lors du G8.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;373&quot; height=&quot;285&quot; frameborder=&quot;0&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/x10gac&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Un lien ci-dessous pour le télécharger directement (390 Mo) (faire un clic-droit puis &quot;enregistrer la cible du lien sous&quot;):&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.anarchism.org/videos/fr/Surplus.avi&quot;&gt;http://www.anarchism.org/videos/fr/Surplus.avi&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>C.CF</name>
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        <title>De la consommation à la contribution</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://lesillon04.hautetfort.com/archive/2010/03/19/de-la-consommation-a-la-contribution.html" />
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        <updated>2010-03-19T23:00:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-19T23:00:00+01:00</published>
        <summary>    Pas plus «tard» que le 18 mars à 22H45, Bernard Stiegler a été sollicité...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lesillon04.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Pas plus «tard» que le 18 mars à 22H45, Bernard Stiegler a été sollicité pour faire une lumineuse description de ce dont la téléréalité est capable dans le contexte économique actuel. &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lezappingdupaf.com/article-le-temps-de-cerveau-disponible-sur-france-2-45532046.html&quot;&gt;Transcription vidéo à venir&amp;nbsp;?&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; Rare aujourd'hui d'entendre un discours limpide, cohérent, réaliste et à travers lequel une lueur d'espoir semble pourtant percer. Ce discours, Bernard Stiegler le tient, notamment pour dénoncer les pouvoirs exorbitants tombés aux mains de la «télécratie», alors que le sujet déborde très largement ce cadre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lesillon04.hautetfort.com/media/01/02/298454702.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lesillon04.hautetfort.com/media/01/02/866030110.jpg&quot; id=&quot;media-2344955&quot; alt=&quot;télécratie.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2344955&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Tout y est cohérent, du moment où le consumérisme, considéré comme invariant dans la plupart de nos sociétés développées, y a été pointé et où une économie contributive peut mécaniquement remplacer un «capitalisme financier ultra-spéculatif» en perte d'audience quoi qu'on en dise.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Tout y est lié, du pouvoir de la télévision à la perte de confiance éprouvée par les individus étouffés et pris pour cible par un marketing sans maître ni limite, en passant par une remise en cause de ce qui fonde les espaces dits démocratiques par le biais d'un décervelage quasi universel.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Reste à faire passer le raisonnement et espérer que l'autocritique devienne un facteur d'innovation et de reconstruction des individus avant que le château de cartes dans lequel nous vivons ne s'effondre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;b&gt;A la question&amp;nbsp;: un nouveau modèle économique peut-il émerger de la crise actuelle, B Stiegler répond ainsi :&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;i&gt;«Selon moi, ce qui est en train de disparaître, c'est un monde où il existe d'un côté des producteurs et de l'autre, des consommateurs. D'autres modèles commencent à se développer avec la révolution numérique. Sur Internet, il n'y a ni des producteurs ni des consommateurs mais des contributeurs. &lt;b&gt;On entre dans la nouvelle logique de l'économie contributive, qui repose sur des investissements personnels et collectifs et qui crée une autre forme de valeur.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt; Les exemples ne manquent pas, du logiciel libre à Wikipédia. Une récente étude de l'Union européenne pronostique que près d'un tiers de l'activité dans l'économie numérique fonctionnera sur un tel modèle d'ici trois ans. Mais il ne concerne pas uniquement l'informatique, il peut également se décliner dans l'énergie, avec les modèles décentralisés, la distribution alimentaire ou la mode...»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;La vidéo qui suit fait aussi partie de ce discours que l'on aimerait entendre plus souvent de la part de ceux qui, à gauche, souhaitent constituer une réelle alternative.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;240&quot; width=&quot;320&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/x5h82a?highlight=%23FFC300&amp;amp;autoPlay=0&amp;amp;width=320&amp;amp;additionalInfos=0&amp;amp;colors=special%3AFFC300%3B&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/x5h82a?highlight=%23FFC300&amp;amp;autoPlay=0&amp;amp;width=320&amp;amp;additionalInfos=0&amp;amp;colors=special%3AFFC300%3B&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Bio Express de Bernard Stiegler : Philosophe de formation, élève de Jacques Derrida, Bernard Stiegler est l'auteur de «&lt;b&gt;Ré enchanter le monde», «Pour en finir avec la mécroissance», «Economie de l'incurie et économie de la contribution»&lt;/b&gt;... Parallèlement, il dirige le département culturel du Centre Georges-Pompidou après avoir exercé des responsabilités à l'INA et à l'Ircam.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;Il sera par ailleurs intéressant de confronter le constat d'une économie contributive basée sur la contestation du consumérisme et l'appréhension de ses limites, tel que décrit par le philosophe B. Stiegler, avec le &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://economiedistributive.free.fr/spip.php?article27&quot;&gt;concept d'économie distributive énoncée par Jacques Duboin,&lt;/a&gt;&lt;/b&gt; parlementaire au temps de Raymond Poincarré qui, outre le partage équitable des richesses produites, fait entrer en jeu, d'autres notions, quantitatives, telles que la valeur d'échange basée sur le montant de la masse monétaire émise pendant une période donnée, et égal au prix total des biens mis à la vente.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Deux analyses vraisemblablement complémentaires.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Amaury</name>
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        <title>Le « jeu de la mort » entre Tartufferie et racolage</title>
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        <id>tag:mesterressaintes.hautetfort.com,2010-03-18:2658195</id>
        <updated>2010-03-18T14:10:00+01:00</updated>
        <published>2010-03-18T14:10:00+01:00</published>
        <summary>   J'ai regardé hier «&amp;nbsp;le jeu de la mort&amp;nbsp;», le documentaire de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J'ai regardé hier «&amp;nbsp;le jeu de la mort&amp;nbsp;», le documentaire de Christophe Nick, journaliste et producteur, qui n'a pas arrangé ma misanthropie et ma légère tendance à la causticité ou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/00/02/1327671309.jpg&quot; id=&quot;media-2343988&quot; alt=&quot;jeudlm.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;l'indocilité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Pour dénoncer les méfaits de la téléréalité, entre autres, le producteur a reconstitué l'expérience de Milgram menée de 1960 à 1963 : un quidam, «&amp;nbsp;le professeur&amp;nbsp;», pose des questions à un comparse des scientifiques, «&amp;nbsp;l'élève&amp;nbsp;» sur une liste de mots qu'il est censé avoir mémorisé juste avant, ce qui est quasiment impossible, et lui envoie des décharges électriques -fictives- à chaque erreur. Cette expérience était menée à Yale et l'on offrait quatre dollars aux cobayes, ce qui représentait le revenu moyen d'une journée. 60% d'entre eux allaient jusqu'au bout de l'expérience sans sourciller. Les expérimentateurs utilisaient des phrases types pour inciter le «&amp;nbsp;professeur&amp;nbsp;» à continuer, ou à se poser des questions quant à la validité de l'expérience. C'est le film «&amp;nbsp;I comme Icare&amp;nbsp;» qui a popularisé ce test dans l'inconscient collectif. Il apparaît d'ailleurs que les concepteurs du «&amp;nbsp;jeu de la mort&amp;nbsp;» se sont inspirés du décor utilisé dans le film.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Les candidats de ce pseudo-jeu sont allés quant à eux à 80% jusqu'à la décharge mortelle, parce qu'ils passaient à la télé, parce que la télé leur disait de le faire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Bien que l'émission soit très racoleuse et finalement utilise le même dispositif que la téléréalité qu'elle prétend dénoncer, les intervenants sont comme filmés en caméra cachée, Le procédé est donc digne de Tartuffe, très faux-cul donc, elle montre cependant que des quidams, des bonnes gens, sont prêts à obéir à un ordre inique et à tuer, car, bon dieu de bois, concrètement 460 volts tuent, parce qu'on leur dit de le faire, parce qu'on va les voir dans le poste, parce que ce sont des salauds ordinaires. Voilà qui révolte jusqu'à l'os de voir tous ces pékins moyens sans âme pousser les manettes jusqu'à la dose létale sans se poser de questions, qui n'osent pas se révolter, qui ne se lèvent pas pour voir si la personne qu'ils électrocutent va bien ou mal alors que ce devrait être leur seule réaction, la première devant être de refuser l'expérience, qui ont la trouille au ventre de sortir ne serait-ce qu'un instant de la horde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Ils semblent bien que tous acceptent pourtant de se soumettre dés le contrat. Le contrat devient le seul garant de la moralité ou de la bonne tenue d'un acte, quand il est signé on peut tout faire, hors de toute autre considération. Et le Bien et le Mal, la Liberté, l'Humanité n'existent plus. Les personnes laissent leur libre-arbitre au vestaire, elles sont totalement sous domination, leur allégeance est complète et presque euphorique, l'euphorie du troupeau. Ionesco n'avait pas besoin d'inventer de fausse émission de télévision, il le montre très bien sans dans «&amp;nbsp;Rhinocéros&amp;nbsp;» qui est une pièce que l'on réduit un peu trop vite à la critique du nazisme ou du stalinisme. La rhinocérite est transmise aujourd'hui par la télévision, l'épidémie est donc bien plus rapideà se répandre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mesterressaintes.hautetfort.com/media/00/01/818453822.jpg&quot; id=&quot;media-2343993&quot; alt=&quot;article_jeu.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; /&gt;Tous les participants du jeu sont pourtant persuadés d'être des individus libres de toutes contraintes, ouverts au monde et tellement gentils, modernes et sans tabous, éduqués, formés à réfléchir, de cette bonne femme d'un certain âge habillée «&amp;nbsp;&lt;i&gt;djeuns&lt;/i&gt; », ne manque même pas la mèche sur l'oeil, en passant par la vieille dame genre «&amp;nbsp;Mamie-gâteau équitable&amp;nbsp;», soucieuse du bien-être des chtits n'enfants, à ce type l'air doux et sérieux «&amp;nbsp;&lt;i&gt;qui fait plein de choses pour les personnes âgées&lt;/i&gt; », qu'Hondelatte enjoint ensuite pendant le débat d'avouer son homosexualité, totalement dans la logique de téléréalité d'extimité, et d'obligation de l'aveu, ce que décrit déjà Michel Foucault dans «&amp;nbsp;Surveiller et Punir&amp;nbsp;». Et comme le disait déjà Montaigne, «&amp;nbsp;il n'est de pire bagne que ceux de l'esprit&amp;nbsp;». La télévision semble transformer la psychologie sociale en psychologie carcérale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Tous sont habités par la pensée positive à la con actuelle. Et 80% d'entre eux n'hésite pas à risquer de flinguer quelqu'un parce qu'il ne veut pas se faire mal voir du public débile présent, qui hurle son mécontentement ou sa joie quand on lui dit de le faire, que ce soit l'animatrice ou le &quot;chauffeur&quot; de salle. La pensée positive ne mène à rien d'autres qu'à la docilité, à la folie, à renoncer à toute .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;On en retire plusieurs choses, comme le dit le sociologue pendant le documentaire, c'est un totalitarisme tranquille qui est en marche, un totalitarisme du spectacle, du choc en prime-time, du consumérisme, une société assez pourrie pour permettre une telle allégeance, une société de cons. C'est de là que vient l'abstention. Une société obéissant à des diktats immondes, sur le corps, l'apparence, la pensée, imposés par la télévision, les médias, le système consumériste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Le débat qui suit est racoleur et relève plus de l'extimité et de l'aveu obligatoire, de l'injonction au spectateur, que d'une éducation réelle à la liberté et à l'analyse des images. Le spectacle reprend ses droits, et se prolonge sur Internet, avec la polémique opposant Alexis Lacroix et Hondelatte, soutenu quant à lui par Morandini. Il y aurait eu des choses à dire, les andouilles décérébrées qui poussent des cris d'orfraie ou de vierges effarouchées et s'alarment du retour des «&amp;nbsp;HLPSDNH&amp;nbsp;» ((TM) «&amp;nbsp;les z-heures les plus sombres de notre histoire&amp;nbsp;»), devraient réfléchir, le totalitarisme est déjà là, la libéralisation de la société n'est qu'un leurre. On va chercher l'arbitraire et la dictature dans les ordres noirs. On ne veut pas les voir dans notre société.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Nous sommes déjà dans la matrice en somme, un monde de surveillance globale. Et le pire est que nous y entrons sciemment. Nous préférons abandonner notre liberté afin de profiter encore un peu des rayons des hypermarchés géants, il nous faut notre dose de foule, notre fix d'achats en troupeau dans les centres commerciaux qui sont à la fois les temples et les agoras de notre époque, des non-lieux sans âme pourtant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;En toute quiétude et sans risques, à l'abri.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Et nous ? Où nous serions-nous arrêtés ? Voilà la question primordiale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Serions nous atteints par la rhinocérite ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;object height=&quot;341&quot; width=&quot;410&quot; data=&quot;http://www.veoh.com/static/swf/webplayer/WebPlayer.swf?version=AFrontend.5.4.9.1006&amp;amp;permalinkId=v1061399TtQ2qeRN&amp;amp;player=videodetailsembedded&amp;amp;videoAutoPlay=0&amp;amp;id=anonymous&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;id&quot; value=&quot;veohFlashPlayer&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;name&quot; value=&quot;veohFlashPlayer&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.veoh.com/static/swf/webplayer/WebPlayer.swf?version=AFrontend.5.4.9.1006&amp;amp;permalinkId=v1061399TtQ2qeRN&amp;amp;player=videodetailsembedded&amp;amp;videoAutoPlay=0&amp;amp;id=anonymous&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: xx-small;&quot;&gt;Watch &lt;a href=&quot;http://www.veoh.com/browse/videos/category/entertainment/watch/v1061399TtQ2qeRN&quot;&gt;What is the Matrix&lt;/a&gt; in &lt;a href=&quot;http://www.veoh.com/browse/videos/category/entertainment&quot;&gt;Divertissement&lt;/a&gt; |&amp;nbsp;&amp;nbsp;View More &lt;a href=&quot;http://www.veoh.com&quot;&gt;Free Videos Online at Veoh.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Amaury</name>
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        <title>”Zone Xtrème” - le document qui fait froid dans le dos</title>
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        <updated>2010-02-28T17:20:07+01:00</updated>
        <published>2010-02-28T17:20:07+01:00</published>
        <summary>  Pour dénoncer les méfaits de la téléréalité, entre autres, un producteur,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Pour dénoncer les méfaits de la téléréalité, entre autres, un producteur, Christophe Nick, a reconstitué l'expérience de Milgram : un quidam pose des questions à un comparse, et lui envoie des décharges électriques -fictives- à chaque erreur, les candidats de ce pseudo-jeu sont allés à 80% jusqu'à la décharge mortelle, parce qu'ils passaient à la télé, parce que la télé leur disait de le faire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;L'indocilité est de plus en plus rare, et la capacité à réfléchir tout seul visiblement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ce documentaire fait extrêmement froid dans le dos.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Voilà où nous en sommes...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Voilà précisément où en est notre société.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;364&quot; width=&quot;445&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/4DPXcoYxfgs&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;color1=0x006699&amp;amp;color2=0x54abd6&amp;amp;border=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/4DPXcoYxfgs&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;color1=0x006699&amp;amp;color2=0x54abd6&amp;amp;border=1&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Julien Leyre</name>
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        <title>Indonésie - 5 novembre 2008</title>
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        <updated>2009-12-09T01:21:00+01:00</updated>
        <published>2009-12-09T01:21:00+01:00</published>
        <summary>   Mon oncle Marcel disait des hollandais qu’ils aiment uniquement l’argent....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lesportesdelorient.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Batang;&quot;&gt;Mon oncle Marcel disait des hollandais qu’ils aiment uniquement l’argent. Nous venons de prendre un verre de bière avec Reinoud, hollandais d’hospitalityclub qui nous avait indiqué l’adresse du Real Darling Guesthouse, Hong Quat Street, Hanoï. Il nous a beaucoup parlé d’argent.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Batang;&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Nous l’attendions dans le hall de la pension – il est venu d’en face, un petit restaurant de soupe pho «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;I was having dinner, it’s very cheap here,&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» puis il nous a demandé ce que nous faisions. Quand Philip a dit qu’il enseignait l’anglais à Paris «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;How much did you make&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&amp;nbsp;»A propos des prix&amp;nbsp;: «&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;Everybody cheats here&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;mso-ansi-language: EN-AU;&quot;&gt;L’eau&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;How much did you pay&amp;nbsp;? 8000, that’s too much, it’s 6000.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;I will show you a supermarket, it’s only 5000 there&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;.&amp;nbsp;» Puis il nous a menés jusqu’à un sympathique Bia Hoi, bar à bière sur la rue&amp;nbsp;; qu’il ne nous a pas présenté comme sympathique ou typique, mais comme «&amp;nbsp;pas cher, 3000 dong la bière.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Batang;&quot;&gt;Il est à Hanoï pour business – import export de meubles vietnamiens vers les Pays-Bas. Pour se nourrir, il enseigne l’anglais, comme tout le monde en Asie. Mais une chose le turlupine ici&amp;nbsp;: les filles. Difficiles d’approche, et pourtant séduisantes, mais il faut être patient.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Batang;&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Puis il nous demande «&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;did you get stuff in China&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» Nous le regardons, légèrement interloqués.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;mso-ansi-language: EN-AU;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;You know, stuff you can get in Holland&amp;nbsp;!&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» Marijuana, bien sûr.&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Il nous dit fièrement qu’il s’en est procuré tant en Chine qu’au Vietnam, puis raconte ses aventures à la frontière Afghano-pakistanaise&amp;nbsp;: une famille qui l’accueillait à Peshawar, un kamikaze d’Al-Qaeda, l’herbe qu’ils ont fumé dans le grenier d’une auberge, et les dix grammes qu’il s’est procuré pour 10 euros.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Batang;&quot;&gt;Je me dis&amp;nbsp;: serait-ce la clef du succès commercial de la Hollande&amp;nbsp;? Qu’ils savent comment se procurer femmes, alcool et drogues au meilleur prix – marchandises qui, somme toute, sont les plus prisées&amp;nbsp;? Dans les îles aux épices, à Java, sur la route des Moluques, est-ce que les marchands hollandais ne parlaient que prix du poivre et de l’opium, en s’échangeant les techniques de séduction permettant d’enfiler les malaises, les chinoises et les javanaises&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Malo-net</name>
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        <title>revendication ecologique partie 4</title>
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        <id>tag:lexcroissance.hautetfort.com,2009-11-28:2489292</id>
        <updated>2009-11-28T20:08:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-28T20:08:00+01:00</published>
        <summary>   IV. &quot;L'écologie&quot; cause des désordres écologiques     Une bonne raison que...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lexcroissance.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;b&gt;IV. &quot;L'écologie&quot; cause des désordres écologiques&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une bonne raison que l'on pourrait avoir de vouloir maintenir en place la revendication écologiste serait la suivante : oui bon d'accord, elle n'est pas pertinente du point de vue théorique, mais au moins contribue-t-elle plus à minimiser les désordres écologiques que son absence. Mais est-ce vraiment certain ? La manière la plus efficace d'agir pour l'environnement est-elle de dépolitiser la question environnementale afin de lui permettre d'être intégrée au sein d'une logique managériale et concurrentielle ? N'est-on pas plus efficace lorsque l'on agit sur la base de revendications &lt;i&gt;politiques&lt;/i&gt; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;IV.1. Critique et contre-critique&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En premier lieu, il serait possible de parler du décalage existant entre le discours des pseudo-repentis de la pollution et leurs actes. Ces faits sont souvent soulignés et ont même reçu le nom de &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt; : pratique consistant à arborer une communication verte alors que l'on garde une attitude polluante. S'il est important de souligner ces contradictions, elles ne seront pas ici considérées comme essentielles, tout simplement parce qu'un tel type de présupposé demeure prisonnier de la revendication écologique. Il s'agit toujours de juger, par exemple, les entreprises, en comparant leur discours écologique que l'on accepte et leur empreinte que l'on évalue, pour dire que l'un ne coïncide pas avec l'autre. Mais ce faisant, on accepte en fait implicitement les présupposés de la communication verte des entreprises, par exemple l'idée qu'elle pourrait limiter son impact écologique tout en augmentant parallèlement sa production et en baissant ses prix, pour se contenter de dire que les objectifs de l'entreprise, auxquels on n'a rien à reprocher, n'ont pas été atteints.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu'au contraire on prend le problème sous un angle politique, alors on n'accepte pas la communication verte des entreprises, puisque l'on considère qu'elle repose sur la mystification entretenue selon laquelle il serait possible de modifier les &lt;i&gt;outputs&lt;/i&gt; écologiques d'un système (le terme &quot;système&quot; désigne ici l'entreprise analysée, vue comme une gestion globale entre ses entrées et ses sorties) moyennant quelques aménagements superficiels, sans avoir besoin de le modifier en profondeur. Lorsque l'on dénonce cette hypocrisie de la conversion de Carrefour et Danone aux préoccupations &quot;écologiques&quot;, on ne considère plus l'inadéquation entre le discours et la pratique comme quelque chose de surprenant et scandaleux qu'il faudrait dénoncer, mais comme quelque chose de tout à fait logique : étant donné le fonctionnement général du système, l'impact écologique global ne peut être que ce qu'il est.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne s'agit pas de critiquer les dénonciations de &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt; ou de dénier la caractère de mensonge des entreprises qui communiquent à propos d'écologie, mais simplement de dire que ces dénonciations restent prisonnières de la revendication &quot;écologique&quot;, ce qui ne peut que leur conférer la candeur de celui qui croit qu'une entreprise a &lt;i&gt;vraiment&lt;/i&gt; pour buts ceux qu'elle affiche sur ses panneaux publicitaires. La conception politique de la question prend aussi acte du mensonge de l'entreprise, mais considère que l'entreprise repose de toutes façons d'emblée sur un fonctionnement critiquable, pour des raisons bien plus larges que la seule question du &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt;, et que, par conséquent, étant donné la manière dont elle est organisée, l'entreprise actuelle ne peut que rejeter des externalités négatives dont la pollution n'est qu'une dimension; et, face à la pression du grand public pour être écologiquement solvable, il est presque constitutif de son fonctionnement qu'elle se présente comme verte tout en ne l'étant pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;IV.2. L'industrie de la pollution&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la critique du &lt;i&gt;greenwashing&lt;/i&gt; est considérée comme naïve, voyons alors de quelle autre manière il est possible de dire que la revendication &quot;écologique&quot; comme elle se présente actuellement, c'est à dire aseptisée de toute composante qui lui permettrait de remettre plus &lt;i&gt;fondamentalement&lt;/i&gt; le système en cause, contribue à la reproduction du désordre écologique. L'idée sera la suivante : &lt;b&gt;la revendication &quot;écologique&quot; génère une industrie de la pollution&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque l'on se contente de constater les effets sur l'environnement d'un système de pratiques, on en est réduit à compter les quantités de déchets qui s'amassent, le carbone émis, et à mesurer le taux de pollution de l'eau. Face à ces symptômes effrayants, l'aspirine de notre société consiste à recycler les déchets, trouver de nouvelles sources d'énergie, et dépolluer l'eau. À cet effet, on embauche des ingénieurs, on met en place une industrie. Puis des grandes entreprises, flairant un marché juteux, s'investissent dans le domaine. Veolia prend le monopole de la salubrité publique. Voilà l'industrie qui se met à fonctionner, les déchets sont triés et certains sont recyclés, on trouve et installe des manières &quot;propres&quot; de produire de plus en plus d'énergie, et l'eau de nos rivières redevient propre. Que reprocher à cela ? Rien, naturellement. Mais voilà, l'industrie fonctionne bien, et elle ne voudrait pas que quelque chose vienne la rendre inutile. Quelque chose comme une réduction des quantités de déchets, de la consommation d'énergie, des émissions polluantes à la source, par exemple. Ainsi, ceux qui gagnent leur argent en supprimant la pollution s'arrangent avec ceux qui le gagnent en la produisant, pour que personne n'empêche son collègue de fonctionner, et de faire du bénéfice. Le mécanisme est alors devenu le suivant : une industrie devenue puissante, mais demeurant dépendante de déséquilibres environnementaux divers a tout intérêt à maintenir ces déséquilibres en place pour pouvoir les réduire par elle-même, plutôt que de les voir réduits à la source, voyant alors son occasion de faire du bénéfice se tarir. La pollution devient un &lt;i&gt;business&lt;/i&gt; comme un autre, qu'il ne faut surtout pas réduire. Ces entreprises, disposant de puissants moyens de pression, que ce soit par les publicités ou le &lt;i&gt;lobbying&lt;/i&gt;, en viennent à peser sur le système pour qu'il continue à polluer et qu'elles puissent continuer à faire des recettes sur le délabrement planétaire. Et si le marché pouvait même s'ouvrir, ce serait encore mieux. Cela signifie simplement qu'elles encourageront toute nouvelle forme de pollution, voyant tout de suite la nécessité d'une dépollution qu'elle engendrera et l'intérêt mercantile que cela représente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une industrie de retraitement, pour pouvoir transformer un produit d'impropre à propre, doit lui faire subir un certain nombre de traitements qui engendreront eux-mêmes d'autres types de rejets néfastes à l'environnement, que ceux-ci aient la forme de déchets, de substances rejetées, de fumées dans le cas d'un incinérateur, ou de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;. Alors que l'industrie grandit sans cesse, ces émissions secondaires grandissent elles-même tout autant : ainsi la pollution, loin d'être supprimée, n'est elle que déplacée vers des secteurs moins voyants. Mais cela ne pose pas véritablement problème à l'industrie de la pollution... car toute forme de déchet, même ceux engendrés par elle-même, fournit une nouvelle occasion de faire du lucre. L'industrie de la pollution en vient donc à créer elle-même la matière première d'un type particulier dont elle a besoin pour fonctionner : on engendre un système en spirale, qui tourne en rond mais s'agrandit peu à peu à chaque nouveau tour.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;IV.3. Symptomatologie écologique et étiologie politique : les différences concrètes&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'où vient l'argent pour la dépollution ? Il se trouve soit intégré au prix du produit, sous forme d'écotaxe, en prévision du coût de sa neutralisation écologique, soit il provient des Impôts. Ainsi, plutôt que de d'aller à un système de répartition des richesses, l'impôt sert dans ce cas à reverser de l'argent à une industrie polluante pour qu'elle fasse semblant de se dépolluer en générant une nouvelle forme de pollution qui nécessitera de nouvelles finances publiques, en sommes toujours croissantes. Par ce système, l'industrie en vient à un véritable &lt;i&gt;détournement de fonds publics&lt;/i&gt; qui vise à dépouiller les collectivités d'un argent qui aurait pu être investi dans des mesures vraiment écologiques, ou sociales, mais qui ici ne servira qu'à nourrir une nouvelle variété d'usines qui a la drôle de propriété de prétendre réduire l'impact environnemental de ses cousines tout en augmentant en fait l'impact général de l'industrie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'industrie de la pollution est globalement polluante : d'une part, reposant sur l'existence d'une pollution, elle maintient la pression pour que celle-ci ne soit pas réduite à la source, d'autre part, générant elle-même une forme secondaire de pollution, elle fournit la légitimation de sa propre augmentation, mais cette augmentation ne fait qu'augmenter à nouveau les pollutions secondaires. Cette nouvelle forme d'industrie à façade verte est financée par les impôts, et détourne au profit d'une industrie polluante un argent qui pourrait être utilisé intelligemment dans des mesures réellement efficaces d'un point de vue environnemental.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plutôt que de financer le tri des déchets, on pourrait taxer les entreprises selon les quantités engendrées par chaque produit (en les évaluant à chaque stade de la vie du produit), et généraliser certaines pratiques telles que la vente en vrac et la consigne. Plutôt que d'implanter partout des panneaux photovoltaïques, dont la construction demande une quantité phénoménale d'énergie, repose sur des minerais rares, et nécessite un traitement chimique des composants générant des émissions polluantes, ou pourrait miser sur l'isolation des logements, la neutralisation du mode veille des appareils électriques, et les changements d'habitudes. Plutôt que de filtrer l'eau pour engendrer des déchets qui devront être stockés plus loin, on pourrait proposer de véritables incitations fiscales à des modèles agricoles et industriels qui n'ont pas la pollution de l'eau pour conséquence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien entendu, puisque les déchets sont actuellement présents en grandes quantités, puisqu'il est nécessaire d'utiliser des sources d'énergie rejetant moins de CO&lt;sub&gt;2&lt;/sub&gt;, et puisque l'eau est polluée, des mesures immédiates de réduction des symptômes sont aujourd'hui nécessaires en parallèle des mesures de fond. Mais il doit être possible de traiter ces problèmes sans engendrer une industrie qui se nourrit elle-même de ses rejets pour croitre perpétuellement et pomper toujours plus des impôts qui devraient servir à autre chose. Il faut faire le pari que nous serions capables de traiter des symptômes immédiats sans en devenir myopes pour autant.&lt;/p&gt;
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            <name>Malo-net</name>
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        <title>Pour que la revendication écologique fasse place à celle politique-1/5</title>
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        <updated>2009-11-28T19:37:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-28T19:37:00+01:00</published>
        <summary>  Introduction    Cet article voudrait être une critique de l'écologie,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lexcroissance.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;b&gt;Introduction&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet article voudrait être une critique de l'écologie, entendue non comme la science des populations et environnements (présentée sans guillemets dans le texte), mais comme la revendication de leur sauvegarde (présentée comme &quot;l'écologie&quot;, avec des guillemets). Plusieurs précautions doivent être prises avant d'entrer dans le sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'une part, s'il s'agit de critiquer &quot;l'écologie&quot;, ce n'est &lt;b&gt;pas pour nier les données des&lt;/b&gt; climatologues, écologues, géologues, et autres spécialistes qui constatent le réchauffement climatique, la disparition des espèces naturelles, la pollution, l'épuisement des ressources fossiles, etc. Je suis d'accord, et plus que d'accord avec tous ces constats, et n'irai pas chercher des données qui les contredisent, comme le ferait un Claude Allègre. Je me suis intéressé à Marion King Hubbert, et trouve pertinent les arguments de ceux pour qui le pic pétrolier a été atteint en 2006.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autre part, si l'on accepte ces constats, on se voit obligé d'accepter aussi l'idée qu'il faut faire quelque chose contre ces évolutions : on ne pourrait pas se contenter d'observer que le monde souffre de déséquilibres graves, sans vouloir les atténuer. Cet article n'est donc &lt;b&gt;pas non plus un appel à la passivité&lt;/b&gt;, au laisser-faire, etc. Dans ma vie quotidienne, je suis souvent perçu par mon entourage comme un &quot;intégriste écolo attardé&quot; : mon studio meublé était équipé d'un réfrigérateur que j'ai débranché pour ne pas dépenser trop d'électricité, je n'allume le ballon d'eau chaude que deux heures par jour, me nourrit essentiellement de produits achetés sur le marché à des agriculteurs bio du coin, produit assez peu de déchets pour ne vider mes poubelles qu'environ une fois tous les deux mois (sauf le compost), etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois que l'on a compris que cet article n'a pour but &lt;b&gt;ni de nier le désastre écologique, ni de s'opposer à un changement d'attitudes&lt;/b&gt; (bien au contraire), alors nous pourrons nous demander : sous quel angle l'écologie y est-elle critiquée ? On ne trouvera dans cet article une critique de l'écologie &lt;b&gt;que comme revendication&lt;/b&gt;, mais c'est déjà beaucoup.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La thèse est que le constat des dérives quant au climat, l'extinction biologique, la pollution, ou à l'épuisement des ressources (qu'on résumera ensuite par &quot;les désordres&quot;) ne doit pas être mis au compte de &quot;l'écologie&quot;, de même que les actions pour contrer ces désordres. &quot;L'écologie&quot; est un mot d'ordre dont on peut bien se passer, et une fois cela fait, on peut alors vraiment avancer dans l'analyse des causes des désordres écologiques, et dans les actions à mener. Il est même possible d'aller plus loin : non seulement on peut se passer de la revendication &quot;écologie&quot;, mais même, &lt;b&gt;il est indispensable de s'en passer&lt;/b&gt; si l'on veut véritablement parvenir à comprendre ce qui se passe et à agir efficacement : l'écologie, actuellement, n'est qu'un étendard brandi par les scélérats qui ont causé les désordres et qui souhaitent désormais nous enrôler parmi eux pour en causer de nouveaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'écologie, c'est l'arbre qui cache la forêt, la distraction qui permet de ne pas voir tout le reste. Aujourd'hui, la revendication &quot;écologique&quot; ne sert qu'à cela : détourner les regards des &lt;i&gt;causes réelles&lt;/i&gt; de dysfonctionnements de notre société, pour les braquer vers une conséquence parmi d'autres de ces causes, les désordres écologiques, afin que, celui-ci réglé, le reste du système tout entier puisse continuer à fonctionner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'écologie comme constat et comme pratique est nécessaire; mais comme revendication, elle est dangereuse : elle n'est que l'outil du maintien d'un système causant des désordres bien plus larges.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;b&gt;Plan&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Introduction&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Plan&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_self&quot; href=&quot;http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2009/11/28/pour-que-la-revendication-ecologique-fasse-place-a-celle-pol.html#eco1&quot;&gt;&lt;b&gt;I. Il n'y a pas de &quot;problème écologique&quot;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;I.1. Les désordres écologiques n'arrivent pas par eux-mêmes&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;I.2. La solution ne provient pas de &quot;l'écologie&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Premier contre-sens à éviter&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;I.3. Les problèmes du &quot;problème&quot; écologique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Intermède : il était une fois... le tri des déchets&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2009/11/28/revendication-ecologique-partie-2.html&quot;&gt;&lt;b&gt;II. &quot;L'écologie&quot; comme distraction&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;II.1. Se concentrer sur les effets pour ne pas voir les causes&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;II.2. De la compréhension sociale au jugement individuel&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Deuxième contre-sens à éviter&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;II.3. Le nouveau discours de la méritocratie verte&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Troisième contre-sens à éviter&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Quatrième contre-sens à éviter&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2009/11/28/revendication-ecologique-partie-3.html&quot;&gt;&lt;b&gt;IIV. &quot;L'écologie&quot; comme déplacement des problèmes&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;IIV.1. Généalogie d'un retournement&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;IIV.2. Le commerce de la mauvaise conscience&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;L'émergence d'une nouvelle valeur : la valeur de conscience&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Position polaire de la valeur de conscience&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Double-pensée et abdication critique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Fond de culpabilité et valeur salvatrice&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Première distinction de la valeur de conscience : calculable et affichée&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Seconde distinction : évaluation spontanée et évaluation stimulée&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;De quelle valeur de conscience voulons-nous ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Cinquième contre-sens à éviter&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;IIV.3. Le nouvel élitisme vert&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;La distinction par le vert&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;La simplicité derrière laquelle le riche se cache&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Marchandisation de la vertu écologique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Un retournement de valeur&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Sixième contre-sens à éviter&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2009/11/28/revendication-ecologique-partie-4.html&quot;&gt;&lt;b&gt;IV. &quot;L'écologie&quot; cause des désordres écologiques&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;IV.1. Critique et contre-critique&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;IV.2. L'industrie de la pollution&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;IV.3. Symptomatologie écologique et étiologie politique : les différences concrètes&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2009/11/28/revendication-ecologique-partie-5.html&quot;&gt;&lt;b&gt;V. Oui mais, ... vous proposez quoi ?&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;V.1. La différence n'est que dans le mot d'ordre&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 60px;&quot;&gt;V.2. Se préoccuper de l'environnement sans faire de l'écologie&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Le développement durable&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;La décroissance&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;L'écologie politique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 90px;&quot;&gt;&lt;i&gt;Une écologie toujours indépendante&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Septième contre-sens à éviter&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2009/11/28/revendication-ecologique-partie-5.html#ecoconc&quot;&gt;&lt;b&gt;Conclusion&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://lexcroissance.hautetfort.com/archive/2009/11/28/revendication-ecologique-partie-5.html#ecoprec&quot;&gt;&lt;b&gt;Précaution quant aux termes employés&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;i&gt;contre-productivité&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;i&gt;système&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;i&gt;industrie&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a name=&quot;eco1&quot; id=&quot;eco1&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;b&gt;I. Il n'y a pas de &quot;problème écologique&quot;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà une petite phrase un brin provocatrice. Ici, elle n'a pas le même sens que dans la bouche d'Allègre. Pourquoi dire qu'il n'y a pas de &quot;problème écologique&quot; ? On constate des désordres écologiques déjà mentionnés, on se rend compte de toutes leurs conséquences néfastes, en ce sens, on peut dire qu'il y a un problème car il existe une situation critique et imminente qu'il faut régler. Pourtant, les choses ne sont pas si simples.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'on dit ici que les désordres écologiques ne sont pas des &quot;problèmes&quot;, c'est dans le sens où ils ne sont que des &lt;i&gt;conséquences&lt;/i&gt; du fonctionnement de notre société. Un problème arrive par lui-même, et c'est à lui-même qu'il faut s'attaquer pour le résoudre. Or, dans le cas de l'écologie, cette double condition ne fonctionne pas : les désordres écologiques n'arrivent pas par eux-mêmes, mais comme conséquences de choix politiques et d'un fonctionnement industriel, et si l'on veut les résoudre, ce n'est pas à eux-même qu'il faut s'y prendre, mais aux choix de société qui y aboutissent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;I.1. Les désordres écologiques n'arrivent pas par eux-mêmes&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prenons un exemple de quelque chose qui arrive par lui-même et que je dois résoudre : il y a une tache de tomate sur mon pull, je dois le laver. La tache est une conséquence, puisqu'elle provient de la chute d'un morceau de tomate sur mon pull. Je peux même dire que ce morceau est tombé parce que je mangeais ma tomate sans assiette, sans précaution, sans serviette, etc.. Je peux observer les conditions qui ont rendu possible l'émergence du problème, pourtant, la chute du morceau de tomate est &lt;i&gt;accidentelle&lt;/i&gt;. Qu'elle soit une conséquence, et qu'elle soit gouvernée par un certain nombre de lois (par exemple, la pesanteur), n'empêche pas qu'elle soit un problème, car elle est survenue par elle-même, fortuitement : la tache est là, sur mon pull, et je dois la laver. Puisque l'évènement qui l'a causé est révolu (j'ai fini de manger ma tomate), je ne peux plus agir dessus et je n'ai plus qu'à me concentrer sur le problème : comment nettoyer la tache ? Éventuellement, je peux aussi en tirer des leçons sur ma manière de manger des tomates la prochaine fois, afin de diminuer les circonstances qui facilitent l'accident, mais je ne peux rien contre un &lt;i&gt;accident&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prenons un exemple de quelque chose qui n'arrive pas par lui-même : des gouttes d'eau tombent régulièrement et constamment de mon évier. Ce qui m'embête, c'est cette chute régulière de gouttes d'eau, pourtant je sais que le &lt;i&gt;problème&lt;/i&gt; ne vient pas des gouttes qui, accidentellement, tombent une à une, mais qu'il provient &lt;i&gt;d'une fuite d'eau&lt;/i&gt;. Dans ce cas, le symptôme est la chute des gouttes, mais la chute des gouttes n'est pas un &lt;i&gt;problème&lt;/i&gt; : le problème vient d'un robinet mal fermé, ou d'un joint à changer, d'un tuyau percé, ou de quelque chose de ce genre, ce qu'on appelle une &quot;fuite&quot;. La &quot;fuite&quot; ne désigne pas la chute de chaque goutte, contrairement à la chute du morceau de tomate, ici elle désigne &lt;b&gt;la configuration technique qui aboutit obligatoirement à des chutes incessantes&lt;/b&gt;. Alors que dans le cas précédent, certaines conditions pouvaient éventuellement augmenter la probabilité qu'un morceau de tomate soit projeté par hasard sur mon pull, dans ce cas-ci, les choses sont différentes : un mauvais joint engendre &lt;i&gt;immanquablement&lt;/i&gt; une chute régulière de gouttes d'eau.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque l'on se trouve face à une projection accidentelle de bout de tomate, il s'agit d'un problème. Lorsqu'il s'agit d'une chute régulière de gouttes d'eau, pour appréhender la situation il faut, si l'on peut dire, &lt;i&gt;remonter à la source&lt;/i&gt;, et trouver &lt;i&gt;quel défaut antérieur&lt;/i&gt; constitue le problème, la fuite, dont la chute des gouttes n'est alors qu'une conséquence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle est la différence fondamentale entre le problème de la tache, et la chute des gouttes d'eau, qui n'est pas en lui-même un problème ? C'est que, dans le cas de la tache, &lt;b&gt;je ne peux pas agir sur la cause&lt;/b&gt;, mais seulement sur les conséquences : la cause est quelque chose qui est arrivé &lt;b&gt;ponctuellement&lt;/b&gt; et qui depuis a disparu. En revanche, dans le cas de la chute des gouttes d'eau, &lt;b&gt;je peux agir sur la cause&lt;/b&gt;, quelle qu'elle soit (trou, joint, etc.), puisque la cause est un phénomène &lt;b&gt;chronique&lt;/b&gt; qui continue à se perpétrer en même temps qu'il fait sentir ses conséquences. D'où la mise en lumière d'une règle assez simple que nous appliquons habituellement dans notre comportement : face à un évènement gênant, si ce qui l'a causé est révolu, je considère l'évènement comme un problème et je tente de le résoudre; par contre si ce qui l'a causé continue de fonctionner, alors je le considère comme la conséquence d'un problème, et non comme un problème lui-même, et mon action ne sera réellement efficace que si c'est à sa source que je remonte pour le supprimer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &quot;problèmes&quot; écologiques tiennent du cas de la chute de gouttes, et non de celui de la tache de tomate. Une tempête, un tremblement de terre, une éruption volcanique, une glaciation, sont des &quot;problèmes&quot; écologiques, événements &lt;i&gt;sui generis&lt;/i&gt; bien que totalement déterminés. La pollution de l'air, de l'eau, de la terre, l'apparition des algues vertes sur les plages, le réchauffement climatique, l'effondrement de la biodiversité, l'épuisement des réserves naturelles, etc., ne sont pas des &quot;problèmes&quot;, pris en ce sens, puisqu'ils ne surviennent pas d'eux-mêmes. Tout comme pour les gouttes qui tombent, on peut, pour cette seconde catégorie d'évènements, remonter à la source qui génère ces problèmes. On se rend compte alors que ces évènements sont &lt;b&gt;les conséquences de choix politiques&lt;/b&gt;, ou de facteurs plus larges comme le choix d'un modèle industriel et agricole, ou d'autres facteurs. Ces facteurs peuvent être complexes et entremêlés : par exemple, l'augmentation de l'usage de la voiture a d'abord remodelé les territoires, les habitudes de vie, les trajets types d'une journée, les distances moyennes acceptables pour certaines tâches, les exigences professionnelles, et désormais c'est cet ensemble complexe de facteurs qui pousse vers un usage accru de celle-ci. Mais quelque complexes qu'ils soient, ils possèdent malgré tout une caractéristique : ils résultent de choix humains, et sont des causes chroniques de dérèglements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Revue Silence, n° 372, p.16 : on y lit qu'un appel d'offre lancé par la commune de Lambesc pour sa cantine, dans lequel la commune demande aux fournisseurs de procurer de la nourriture bio et locale, est contesté par le Préfet. La commune passe alors devant le Tribunal Administratif. Motif ? &quot;&lt;i&gt;Inclure une notion de distance dans l'approvisionnement est illégal car cela contrevient aux règles européennes de la libre concurrence&lt;/i&gt;&quot;. La commune perd le procès. C'est un système économique reposant sur l'axiome de la &quot;concurrence libre et non faussée&quot; qui a contraint la commune à renier ses prétentions à une fourniture locale. Alors, le problème est-il vraiment écologique, ou bien est-il politique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;I.2. La solution ne provient pas de &quot;l'écologie&quot;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour pouvoir considérer un évènement comme un &quot;problème&quot;, au sens que nous lui avons donné, outre le fait d'être survenu par lui-même, ou pour le dire avec plus de rigueur, causé par une cause devenue inaccessible, la seconde condition est que l'action à effectuer pour l'enrayer soit &lt;i&gt;dirigée vers l'évènement lui-même&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le cas pour une tache de tomate : pour résoudre le problème, je nettoie la tache, c'est à dire que &lt;i&gt;l'évènement qui m'embête et l'évènement sur lequel j'agis sont identiques&lt;/i&gt;. Dans le cas des gouttes d'eau qui tombent, une telle attitude consisterait à éponger une par une chaque goutte qui tombe, indéfiniment : on voit que ce ne serait pas très fructueux. Dans ce cas, il faut agir &lt;i&gt;non pas sur l'évènement qui m'embête mais sur celui qui le produit&lt;/i&gt; : il est plus utile de fermer le robinet ou changer le joint que d'éponger chaque goutte qui tombe. Rien n'empêche d'ailleurs de s'occuper &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; des gouttes qui tombent, qui peuvent devenir gênantes si elles sont trop nombreuses, mais on voit bien qu'il serait stupide de s'occuper &lt;i&gt;seulement&lt;/i&gt; d'elles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'on accepte l'analogie selon laquelle les évènements déjà mentionnés tels que la pollution de l'air, de l'eau, de la terre, l'apparition des algues vertes sur les plages, le réchauffement climatique, l'effondrement de la biodiversité, l'épuisement des réserves naturelles, etc., sont plus de l'ordre de la chute de gouttes d'eau que de celui de la tache de tomate, alors il faut aussi en tirer la conclusion : si &quot;problème&quot; il y a qu'on voudrait vraiment régler, alors la solution ne consistera pas à agir à chaque fois de nouveau sur un nouvel évènement préoccupant, mais bien plutôt agir sur ce qui les produit. Comme nous l'avons dit, cela ne signifie pas qu'il faudrait négliger les tentatives de dépollution, stockage de carbone, sauvegarde des espèces, prospective en vue de nouvelles réserves, etc., mais simplement, que, tant qu'on se contente de ce type de mesures, on ne fait rien d'autre qu'éponger les gouttes d'eau. Si l'on cherche l'équivalent du robinet mal fermé ou du joint défaillant, on tombe sur les éléments déjà mentionnés, et dont il ne faut pas négliger la complexité : des choix industriels, politiques, sociaux, d'aménagement du territoire, etc. Bref, la solution véritablement utile pour régler les problèmes &quot;écologiques&quot; à la source n'est pas d'ordre écologique : il ne s'agit pas de maintenir en place des éléments naturels assaillis en permanence par un système, mais bien plutôt de supprimer les assauts. Or ces assauts proviennent de choix politiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Premier contre-sens à éviter&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne s'agit pas de dire que les solutions à court-terme visant à réduire l'impact écologique immédiat du système actuel sont à bannir. Les solutions qui visent à réduire les symptômes écologiques de nos choix politiques sont sûrement utiles, peut-être même que certaines sont &lt;i&gt;nécessaires&lt;/i&gt;, mais en tous cas elles ne sont pas &lt;i&gt;suffisantes&lt;/i&gt;. Ce qui est critiqué, ce n'est pas de vouloir remettre l'environnement dans un état d'équilibre, c'est seulement de penser qu'il est possible d'ignorer ce qui cause les déséquilibres. Or, comme nous le verrons, le véritable problème est là : en proposant des actions qui n'abordent que les conséquences écologiques de surface, et en présentant celles-ci comme des &lt;i&gt;solutions&lt;/i&gt; au &lt;i&gt;problème &quot;écologique&quot;&lt;/i&gt;, un système politique et industriel ne fait qu'augmenter sa légitimité en redorant son image, avant tout pour continuer à fonctionner et produire les causes de ces désordres écologiques. Et lorsque le traitement des désordres en devient même un &lt;i&gt;business&lt;/i&gt;, partie prenante du système en question, les désordres deviennent tout simplement nécessaires à la thérapeutique environnementale : le maintien d'un patient dans un état de souffrance prolongée assure au nouveau &quot;médecin de la Terre&quot; autoproclamé la pérennité de ses honoraires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L' &quot;écologie&quot;, c'est l'art de ne traiter volontairement que des conséquences pour pouvoir continuer à en produire les causes tout en produisant du bénéfice et une image légitime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;I.3. Les problèmes du &quot;problème&quot; écologique&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous voyons alors quels dangers il peut y avoir à considérer les &quot;désordres&quot; causés par l'humain comme des &quot;problèmes&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Premièrement, la notion de &quot;problème&quot; laisse à penser qu'ils sont arrivés spontanément, c'est à dire à gommer la dimension de la responsabilité humaine en éludant leur caractère de conséquences d'un choix humain. La pollution d'une usine ne peut pas être comparée à celle d'un volcan. Si la seconde est un problème, la première est plus que cela : elle ressort de notre responsabilité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxièmement, la notion de &quot;problème&quot; laisse à penser que la solution consisterait à réduire les conséquences (stocker le carbone excédentaire, dépolluer l'eau, trier les déchets) plutôt qu'à supprimer les causes (arrêter les émissions excessives de carbone, les industries polluantes, la production des déchets). Bien évidemment, nous en sommes arrivés à un tel état de délabrement que réduire les conséquences environnementales de nos actes est devenu une nécessité. Le but de cet article n'est pas de s'opposer à ces &quot;solutions&quot;. Mais il nous faut simplement garder à l'esprit qu'elles ne peuvent être que provisoires, et elles ne doivent pas nous cacher la véritable source des troubles en question.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Prenons l'exemple du tri des déchets. De la même manière que pour l'écologie, le but de cet article n'est pas de nier un constat (en disant par exemple : &quot;les cartons et plastiques peuvent être mélangés sans problèmes&quot;), ni de pousser à l'inaction (en disant : &quot;arrêtez de trier vos déchets !&quot;). Par contre, il existe une certaine tendance à croire que le tri des déchets est une solution &lt;i&gt;suffisante&lt;/i&gt;, et presque &lt;i&gt;définitive&lt;/i&gt;, au problème posé par l'existence de déchets en telles quantités. Et sur ce point, il est possible de critiquer ceux qui défendent le tri des déchets (qui le vantent trop fort, et qui le présentent comme la panacée). En réalité, le tri des déchets n'est qu'un palliatif temporaire à la question de leur existence. Mais lorsque le palliatif s'enracine trop longtemps, la souche infectieuse s'immunise... et le tri des déchets se retourne contre son but. Les déchets sont comme les gouttes d'eau, et les trier est comme éponger les gouttes. Fermer le robinet, ce serait supprimer le système tout entier qui en vient à leur production. Mais ce système est grand et complexe : il couvre aussi bien le mode de production industriel, que le système économique rendant l'importation moins chère que la production locale, le système de transports permettant des échanges sur grandes distances, ou les avancées technologiques permettant une conservation des produits frais, et aussi la publicité intégrée au support (l'emballage). Le déchet est le produit final d'une convergence de données complexes, voilà pourquoi il semble plus simple de traiter la gêne apparente que de remonter à la source qui le cause : cette démarche oblige à s'en prendre à un monstre énorme, terriblement complexe, mettant en jeu un très grand nombre de contraintes, d'acteurs, etc. À la place, on préfère faire de &quot;l'écologie&quot;, c'est à dire s'en prendre à la manifestation superficielle sur le terrain de l'environnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arrêtons de nous contenter de décrire des symptômes, il est temps de passer à l'étiologie. L'écologie est à la politique ce que le DSM-IV est à la psychologie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;&lt;b&gt;Intermède : il était une fois... le tri des déchets&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;On commence par produire trop de déchets, alors on cherche une solution, et on se propose de les trier, ainsi, une certaine partie d'entre eux pourra être revalorisée sous une autre forme, et ne pas croupir comme déchet. Cette revalorisation étant de forme différente selon le type de matière, on entrevoit la nécessité de séparer les différents déchets afin de pouvoir les recycler ou les brûler. Le tri se met progressivement en place, et on incite les gens à trier leurs déchets. Alors on dit aux gens qui ont trié leurs déchets : &quot;c'est bien, bravo, continuez, merci, vous sauvez la planète !&quot;. Et à aucun moment il ne vient à l'esprit qu'on pourrait aussi tenter de &lt;b&gt;réduire les déchets à la source&lt;/b&gt;, ou de choisir des manières de produire et d'acheter &lt;b&gt;qui n'en génèreraient pas&lt;/b&gt;. La question du tri occupe tous les esprits et fait diversion.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Une industrie se met en place. Elle possède une image verte, puisque c'est l'industrie du tri des déchets. Seul problème : son existence même dépend de l'existence des déchets. Alors, est-ce les nouveaux spécialistes du tri qui vont nous pousser à supprimer ce qui fait leur gagne-pain ? L'industrie du tri engage des experts en communication. Elle lance une campagne : &quot;le tri des déchets, c'est écologique&quot;. Elle a raison : le tri des déchets, c'est de &quot;l'écologie&quot;, et c'est justement là tout le problème. L'idée rentre dans la &lt;i&gt;doxa&lt;/i&gt;, par le biais des mêmes supports publicitaires que ceux qui nous font acheter des yaourts suremballés et des kinder pour nos gamins. Les gens se sentent écologistes parce qu'ils mettent quotidiennement leurs 3 Kgs de cartons, plastiques, et autres, dans des poubelles de couleur différentes. Ils ne savent pas qu'une grosse partie de leurs déchets sera simplement brûlée pour produire de l'énergie avec un rendement de moins de 30%, et des gaz nocifs avec un rendement beaucoup plus élevé. Ils ne savent pas non plus que le contenu de leurs poubelles sera transporté en camion jusqu'en Allemagne, où il sera revendu à une entreprise privée.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Pendant que tout le monde s'affaire à trouver de nouvelles zones pour implanter des décharges, et à construire de nouvelles usines d'incinération, le volume global des déchets continue d'augmenter dans les chaumières. On ne parvient plus à imaginer qu'il serait possible de vivre &lt;b&gt;sans&lt;/b&gt; des produits enrobés de carton et de plastique, jetés journalièrement. On oublie qu'ailleurs dans le temps, on a vécu de cette façon, et qu'ailleurs dans l'espace, beaucoup vivent encore sans avoir besoin de jeter un actimel dans un sac plastique tous les matins. Ce sont des attardés, de toutes façons. L'existence de produits voués à devenir déchets est devenue une évidence, une certitude inébranlable, de celles que l'on se contente de vivre tous les jours sans plus jamais l'observer ni s'interroger sur ses modalités d'existence (la bouteille d'eau en plastique est-elle nécessaire ? Est-elle contingente ? La question ne se pose même plus : elle est &lt;i&gt;là&lt;/i&gt;, tous les jours depuis tellement longtemps. Pourquoi irais-je imaginer faire autrement ? Qu'est-ce qui me pousserait à réaliser qu'il y a peut-être trente ans, elle n'existait pas dans les foyers, et qu'aujourd'hui, elle n'existe que chez dans les nations de privilégiés dispendiaires ?). Cette certitude est devenue d'autant plus précieuse qu'elle permet de maintenir le train-train, ennuyeux à mourir mais bien douillet, dans lequel on s'est englué.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Alors, quelqu'un vient critiquer le tri des déchets. Il dit que ce n'est pas si écologique que cela, que le tri permet avant tout à une industrie de continuer à fonctionner, qu'elle se donne une image plus légitime en prétendant résoudre un problème, mais que ce n'est qu'une prétention de surface, et que le traitement des déchets crée écologiquement de nouveaux désordres, qui seront tus jusqu'à ce qu'il devienne impossible de les ignorer. Il dit que l'industrie fondée sur le tri des déchets court à sa perte, car elle en engendre toujours plus, jusqu'au point où elle deviendra incapable d'en gérer les flux. Mais les nouveaux gestionnaires du rebut domestique n'y voient que de nouvelles opportunités de marché. Ils attendent avec impatience la sortie du nouveau rasoir à cinq lames, les nouvelles normes européennes de conditionnement. Et lorsque le petit homme arrive, avec ses arguments, face à cette industrie devenue géante, et face à une population aux certitudes ancrées, il est nécessairement taxé de réactionnaire. C'est un vilain passéiste qui veut retourner au temps où l'on enveloppait son poisson dans du papier journal cancérigène. Désormais, le papier journal est recyclé &lt;i&gt;via&lt;/i&gt; une dépense énorme d'énergie et de produits synthétiques, le poisson part en farines pour animaux, et les deux couches qui l'enveloppent sont &quot;valorisées&quot; dans un incinérateur aux émanations douteuses. Ça doit être ça, le &quot;progrès&quot;. Le &quot;petit homme&quot;, avec ses arguments, veut passer pour un écologiste radical, mais il ne se rend pas compte qu'il propose l'impossible. Et critiquer le tri des déchets, si c'est pour ne rien faire, hein. Et puisque je vous dit que j'en ai besoin, moi, de mes sucreries industrielles en paquets.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;Donc on en reste là. Et on continue à produire de plus en plus de déchets, à les recycler de plus en plus, à dégager de plus en plus de gaz et autres &quot;externalités&quot; sympathiques, à augmenter encore et toujours les distances, les volumes, les surfaces.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;padding-left: 30px;&quot;&gt;C'est sûrement ça, &quot;l'écologie&quot;...&lt;/p&gt;
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        <title>Halte au consumérisme !</title>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lavivre.hautetfort.com/media/00/00/488894681.jpg&quot; alt=&quot;BNV2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2123604&quot; /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lavivre.hautetfort.com/media/01/00/1937502268.jpg&quot; alt=&quot;Sansachat.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2123605&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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            <name>Amaury</name>
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        <title>La main d'Henry</title>
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        <published>2009-11-20T13:26:00+01:00</published>
        <summary>   La main du scandale - Parlons «&amp;nbsp;foûtebôle&amp;nbsp;»        Je n'ai...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;La main du scandale - Parlons «&amp;nbsp;foûtebôle&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lepoint.fr/content/system/media/6/20091119/photo_1258645940913-1-0.jpg&quot; alt=&quot;photo_1258645940913-1-0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; width=&quot;309&quot; height=&quot;172&quot; /&gt;Je n'ai jamais été vraiment passionné par le ballon rond, en l'occurence, je crois même que je m'en suis toujours complètement foutu. Cependant en tant que chauvin crypto-pétainiste, onaniste de sacristie, lieu propice s'il en est, et calotin de pissotière (n'en jetons plus), bien sûr que je suis presque content que la France gagne, même de manière malhonnête, un petit bonhomme patriochard en agiterait presque un petit drapeau sous mon crâne. Mais objectivement, Thierry Henry a triché mercredi pour gagner au match contre l'Eire (sur la photo, on le voit, le geste est parfaitement volontaire), capitaine d'une équipe qui a passé deux heures à ne pas jouer au sport pour laquelle elle est normalement payée 200% du PNB du Nigéria afin de représenter notre pays. Parce qu'il y a des intérêts financiers très importants, plus que l'honneur et le beau jeu. C'est totalement l'anti-morale du libéralisme libertaire actuel et de la Sarkozie : la fin justifie toujours les moyens quand il est question de pognon. Ce n'est pas le premier à tricher, ça ne justifie rien. Le match ne sera pas rejoué, en plus les irlandais sont de mauvais clients, c'est eux qui avaient commencé, ils ont voté «&amp;nbsp;Non&amp;nbsp;» au traité de Lisbonne puis «&amp;nbsp;Oui&amp;nbsp;» du bout des lèvres.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;(Les salauds ! C'est bien fait ! )&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Bientôt les profs d'EPS apprendront aux gosses : tu vois pour gagner il faut tricher, ou bien il vaut mieux coller un coup de boule à l'adversaire que garder l'esprit sportif...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;Dans le film ci-dessous, &quot;Coup de tête&quot; de Jean-Jacques Annaux, excellent de justesse, quelqu'un dit : &quot;je paye 11 abrutis pour en calmer 8000&quot;, que rajouter de plus sur le foûtebôle actuel ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot; data=&quot;http://www.youtube.com/v/mZMlJR--GBE&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/mZMlJR--GBE&amp;amp;hl=fr_FR&amp;amp;fs=1&amp;amp;&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Julien Leyre</name>
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        <title>Belarus - 28 octobre 2008</title>
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        <updated>2009-11-13T06:05:00+01:00</updated>
        <published>2009-11-13T06:05:00+01:00</published>
        <summary>   Espaces hors-sol&amp;nbsp;: au débouché du Peak Tram, au sommet du mont...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Espaces hors-sol&amp;nbsp;: au débouché du Peak Tram, au sommet du mont Victoria qui domine Hong-Kong, on débouche sur une série de magasins de souvenirs en toc – petites chaussures en soi, porte-clefs – puis dans un centre commercial climatisé sur quatre étages. Aucune issue n’est indiquée. Nous avons suivi les gens, sommes montés, rien d’indiqué, les panneaux Exit mènent à des portes de sécurité qui déclenchent l’alarme&amp;nbsp;; nous sommes descendus, nous avons demandé notre chemin à des vendeuses interloquées, puis finalement, presque en panique, effrayés d’avoir à rester pour toujours dans cet espace en verre, nous nous sommes retrouvés dehors, dans l’air tropical.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Plus loin, de l’autre côté de Victoria Peak, nous sommes descendus vers Pok Chu Lan, et voulions atteindre la mer. Pas d’escaliers pour descendre, ou de route, mais seulement celle, parallèle à la côté, où nous étions. Puis nous avons traversé d’étranges immeubles et des parkings, lieux à mi-chemin du public et du privé, sans jamais savoir si nous pourrions traverser. Nous nous retrouvons finalement sur Cyberport road, un escalier bleu descend jusqu’à la jetée rocheuse, une vingtaine de mètres en contrebas. Mais il est bloqué par une grille cadenassée. Nous voyons un homme avec un vélo qui fait des exercices au bord de la mer. Il est en bas de l’escalier, qu’une grille ferme aussi de ce côté&amp;nbsp;; nous ne savons pas comment le rejoindre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Nous arrivons, par une autre route, à Cyberport, un nouveau quartier, construit au pied du méridien. Centre commercial de luxe, en train d’être fini. Nous errons dans les magasins vides, librairie d’art et de livres en anglais sous cellophane, pour éviter le feuilletage&amp;nbsp;; exposition sur l’art des pierres tombales, en préparation d’Halloween, et le &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;food court&lt;/i&gt;, vide. Au cinéma, pas un seul film asiatique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Nous décidons de dîner là – &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;roast duck&lt;/i&gt;, &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Hainan chicken with rice&lt;/i&gt;, &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;jasmine tea&lt;/i&gt;. Les pizzas sont trop chères, les sandwiches ne nous font pas envie, et les pâtes sont sans doute mal cuites. Mais voici les options. Le centre commercial propose aussi deux restaurants français, un sushi-bar avec tapas, un thaï et quelques chinois. Des écrans géants, dans le grand hall circulaire, diffuse les discours d’asiatiques et d’occidentaux, manifestement en rapport à Cyberport. Un autre écran diffuse une série sur une jeune asiatique en robe rouge qui, dans une vente aux enchères, acquiert, pour un million, l’œuvre de jeunesse d’un peintre au bord de la mort. Une dizaine de personnes s’affairent, nous sommes les deux seuls clients. Nous ne savons pas trop où nous sommes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Plus tôt dans la journée, Philip et moi parlions des débuts de la colonie – car c’est ainsi qu’Hong-Kong a commencé. L’une des principales places financières, une grande ville, des gratte-ciels, un port, etc.&amp;nbsp;: tout cela s’est développé sous couvert du Royaume-Uni (Cyberport est, sans doute, une réalisation de la période chinoise). Il y avait deux ou trois villages de pêcheurs&amp;nbsp;; les anglais sont venus, et leurs bateaux ont stimulé le commerce. Emotion cet après-midi, quand, depuis le sommet de Victoria Peak, nous apercevions les énormes bateaux cargos à travers la végétation tropicale. Etonnant, toutefois, que la ville ne se soit pas développée plus tôt&amp;nbsp;! Car elle est fabuleusement située, dans un port naturel, au débouché du troisième fleuve de Chine. Et pourtant, jusqu’à au milieu du 19e siècle, il n’y avait là que des villages de pêche. A Shanghai aussi, ce sont dans une large mesure les européens qui de cette ville – la mieux située de Chine pour les activités portuaires – ont fait la deuxième métropole du pays. Ce n’est donc pas un peuple de marins, malgré la façade maritime, mais un pays clos. L’eau chinoise n’est pas la mer, pas l’océan, mais les canaux, les lacs, l’eau douce, continentale. Dans le yi king, la mer n’apparaît pas&amp;nbsp;; l’eau que représente le deuxième fils coule entre deux rives, traître et trompeuse, mais contenue, canalisée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je disais hier soir à Der Yang et Pearly – taïwanais, chinois des îles et de l’univers marin des échanges capitalistes – qu’Hong-Kong me faisait penser à Barcelone. Ville port, sur la montagne et face à la mer. Ville à la fois attirante, riche, dynamique et productive, mais qui souffre d’un défaut linguistique et politique. Ville cosmopolite et multilingue, mais dont la langue est un dialecte, une variante, en rapport à la langue nationale, qui s’impose par le nombre et la puissance – castillan, mandarin – mais qui reflète la culture et la nationalité d’un peuple hiératique et terrien, relativement fermé sur lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Evidemment, la comparaison ne tient pas longtemps. Pourquoi le Bélarus&amp;nbsp;? Parce que cet Etat sans rivage, aux frontière hypercontinentales, me fait penser à la Chine continentale, telle que la grande muraille la peinte mythiquement. Je repense aussi à ce livre que j’ai lu d’un écrivain chinois qui, cherchant ses racines et son identité, finit par se rendre au Tibet. Voici peut-être une des raisons du conflit, le symbolisme chinois qui fait prévaloir la montagne sur la mer, qui nomme Shandong, montagne orientale, une péninsule au sud et de Beijing&amp;nbsp;; un pays qui n’a pas développé ses ports, et qui s’identifie si fortement à ses rivières – Huang He, Yangzi – on comprend qu’il veuille contrôler leurs sources, et garder contrôle sur le toit du monde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Pascale C</name>
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        <title>le fric c'est chic!</title>
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        <updated>2009-10-08T11:26:00+02:00</updated>
        <published>2009-10-08T11:26:00+02:00</published>
        <summary>       Crédit photo    là       &amp;nbsp;       A une époque,       lorsque tu...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://bravolesfilles.hautetfort.com/">
          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2027946&quot; src=&quot;http://bravolesfilles.hautetfort.com/media/00/02/535270106.gif&quot; alt=&quot;ecole.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2027946&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;Crédit photo&lt;/em&gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://images.google.fr/imgres?imgurl=http://vidberg.blog.lemonde.fr/files/2008/06/pouvoir-dachat.1212493253.gif&amp;amp;imgrefurl=http://vidberg.blog.lemonde.fr/200&quot;&gt;&lt;em&gt;là&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;A une époque,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;lorsque tu bossais à l'école,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;t'avais un bon point&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://bravolesfilles.hautetfort.com/media/02/02/1827657246.jpg&quot; alt=&quot;bonpoint.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2028004&quot; name=&quot;media-2028004&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;et, quand t'en avais 20&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;t'avais une image.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Si l'instit voulait grandement te gratifier,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;il t'envoyait essuyer le tableau.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C'était le faîte de sa reconnaissance&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Si l'envie te prenait de sécher les cours,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;t'échafaudais des plans dignes de&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Michael Scofield&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;pour pas te faire pincer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2027958&quot; src=&quot;http://bravolesfilles.hautetfort.com/media/00/00/1654741260.jpg&quot; alt=&quot;prisonbreak.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2027958&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Si par malheur,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;tu te faisais gauler,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;t'allais expier ta faute le samedi après-midi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;en dissertant sur l'œuvre de Jules Ferry.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;C'était comme ça,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;y'avait pas à tortiller&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Aujourd'hui,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;on va couronner les élèves assidus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;en leur octroyant une prime de 10000 euros&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2027964&quot; src=&quot;http://bravolesfilles.hautetfort.com/media/02/01/1412076547.jpg&quot; alt=&quot;Billets_Euros.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2027964&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;En plus d'être gratuite,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;l'école devient payante...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Pour faire quoi l'argent&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Bouffer&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Que nenni.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;P&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;our payer des S'Miles...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Avant en voyage de fin d'année,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;si t'avais un peu d'chance,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;t'allais voir la mer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Présentement,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;tu vas pouvoir t'offrir un week-end&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;à la Mamounia&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;ou un déjeuner&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;chez les frères Troisgros&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;A la question «&amp;nbsp;Where is Brian&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;On répondra&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Brian is au club med, because il s'est levé at 7 am every day.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Brian is brave!&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;ou&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&quot;Brian is aux putes, because he's going at school every day.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Brian is a good boy!&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Si &lt;span style=&quot;font-size: x-large;&quot;&gt;ça&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;c'est pas de la démagogie consumériste,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;moi,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;je suis Bo Derek!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma,arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-2027974&quot; src=&quot;http://bravolesfilles.hautetfort.com/media/01/00/363679574.jpg&quot; alt=&quot;BoDerek.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2027974&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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            <name>Julien Leyre</name>
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        <title>Pologne - 5 octobre 2008</title>
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        <updated>2009-09-11T01:13:00+02:00</updated>
        <published>2009-09-11T01:13:00+02:00</published>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;J’étais étonné, dans Varsovie, de voir à quelle vitesse la société de consommation à l’occidentale avait pénétré la Pologne. En voyant Hard Rock Café, centre commercial en verre, H&amp;amp;M, Sephora, KFC et d’autres signes extérieurs d’occidentalisation, j’étais surpris du changement, par rapport à la société communiste en pénurie constante que j’imaginais avoir existé dans ce même pays vingt plus tôt. Je suis à présent dans un grand magasin de Harbin, attablé devant une tasse d’expresso, près du grand vide central, au premier des cinq étages dédiés à l’habillement, cosmétiques et linge de maison. Des mannequins blancs me jettent un regard charmeur, vêtus en Ralph Lauren ou Armani&amp;nbsp;; certains font de la publicité pour des marques moins connues (chinoises, je suppose, aux noms occidentalisés)&amp;nbsp;: Crocodile ou Callisto. Néanmoins, n’étaient les caractères et la ligne de cocktails au lait verts, oranges et blancs sur le bar, je pourrais sans problème imaginer que je suis aux Galeries Lafayette. A cent mètres d’ici, je sais qu’il y a des poules dans la rue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Julien Leyre</name>
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        <title>France - 20 septembre 2008</title>
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        <updated>2009-07-27T00:02:00+02:00</updated>
        <published>2009-07-27T00:02:00+02:00</published>
        <summary>    Coïncidence, le jour du départ, Philip et moi suivons quelqu'un depuis la...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Coïncidence, le jour du départ, Philip et moi suivons quelqu'un depuis la vitrine du «&amp;nbsp;Bonheur des îles&amp;nbsp;», parfumerie religieuse créole boulevard de la Villette, jusqu'au siège du Parti Communiste. Et nous allons maintenant voir Paris de ce point de vue – littéralement – sur la terrasse : béton brut, logements sociaux au premier plan, tour Eiffel, Montmartre, et la Défense au loin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Passage quai de Valmy : magasin hifi, petites radios multicolores à 219 €, puis magasin de «&amp;nbsp;plantes stabilisées&amp;nbsp;», durée de «&amp;nbsp;vie&amp;nbsp;» douze mois pour les fleurs, quinze ans et plus pour le reste. Aucun entretien, tiennent sans eau ni lumière. Prix à l'avenant. Je me rends compte qu’il y a des endroits où ces magasins, littéralement, n'existent pas. D'autres où ces magasins font rêver.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Sans compter qu'au Cambodge ou au Vietnam, on vit plus d'un mois sur le prix d'une petite radio rose ou verte en plastique achetée Quai de Valmy, 75010 Paris.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Départ, Gare du Nord, 20h46. Avant, dernier pot au «&amp;nbsp;train de vie&amp;nbsp;», face aux rails de la gare de l'est, avec Jean-François, Pierre, Belen et Radu – retardé par un métro bloqué. On annonce maintenant le départ du train, qui dessert Blefeld, Hannover et Berlin Hauptbanhof.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Tout à l'heure, geste symbolique, j'ai jeté mon pass navigo dans une poubelle de la gare de l'est. «&amp;nbsp;I'm no longer a parisian.&amp;nbsp;» Mais le temps était magnifique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Une fois passé Sarcelles, puis Gonesse, j'ai fermé la fenêtre, et me suis assis dans l'étrange environnement du compartiment. Je quitte mon pays, je suis un peu triste, et je me dis, malgré la préparation, la réflexion, les visas et les sacs organisés, que je ne sais pas vraiment ce qui m'attend.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-fareast-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-bidi-font-family: 'DejaVu Sans'; mso-fareast-language: #00FF; mso-bidi-language: #00FF;&quot; lang=&quot;FR&quot; xml:lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;20h46, départ. 22h30, Quevy, le train s'arrête. Je crois qu'on est en Belgique. Au revoir la France. Nous avons traversé le Nord : usines éclairées, Saint Gobain, des entrepôts, quelques églises gothiques éclairées d'une lumière orangée, Saint Quentin, Chalmy, confins de la France et de la Wallonie. Je ne connais pas notre itinéraire précis. Mais nous avons maintenant quitté la France, et les rails nous entraînent vers l'est.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Le culte de la performance - Alain Ehrenberg</title>
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        <updated>2009-06-11T14:39:00+02:00</updated>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-1810176&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/01/01/1256956073.jpg&quot; alt=&quot;culte de la perf.jpg&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;La notion de performance, au cœur de nos sociétés modernes, s’est métamorphosée depuis les années 80, pour prendre de nouvelles significations pour l’individu, plus particulièrement dans trois domaines: le sport, la consommation et l’entreprise. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Alain Ehrenberg veut démontrer comment la performance dans le sport est devenue le symbole de l’idée de justice en vertu de la concurrence et de l’indifférenciation égalitaire. Ce que représente le sport, ce n’est plus l’abêtissement populaire et intellectuel comme autrefois, c’est plutôt un idéal démocratique d’élévation sociale de l’individu dans un univers aux règles surdéterminées.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;En résumé dans l’imaginaire collectif, chacun de nous peut arriver à ses ambitions, maîtriser son destin dans un cadre concurrentiel juste. Problème, où trouvez vous un cadre concurrentiel juste dans la vie de tous les jours messieurs et mesdames ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;La signification de la performance s’est aussi transformée dans la consommation. Consommer à tout va n’est plus considéré comme une aliénation, une distraction de l’idéal d’émancipation, d’élévation culturelle de l'individu, c'est même devenu plutôt le but ultime. Consommer est désormais une performance dans la réalisation, l’épanouissement de soi, essentiellement à travers le paraître. Ce que je consomme est ce que je suis, ce que je veux être, ce que je veux montrer. Mais comment faire autrement quand le prisme principal de lecture de notre monde est économique (croissance, rentabilité, etc.) et les valeurs dominantes, celles associées à l'argent ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt; Enfin, dernière figure de la transformation de la perception de la performance : le chef d’entreprise. Autrefois, le symbole de l’oppression des travailleurs, il est devenu un modèle dont la performance illustre à perfection un idéal d’individu que promeut notre société : l’homme autonome, adaptable, à l’aise dans un univers en constant mouvement, capable de prendre des risques. Ce que vous n'êtes pas ? Tant pis, il ne semble y avoir de places que pour un seul type d'homme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Le livre est encore plus intéressant quand il pointe les conséquences de ces transformations de la notion de performance sur l’individu et la société. La montée de la dépression, des maladies mentales et du dopage quotidien pour faire face à l’exigence de performance, à la nécessité d’être un modèle d’autonomie, d’adaptation etc, l’hyperconsommation et la décadence des idéaux d’émancipation par la citoyenneté, les dérives identitaires dans le sport etc. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;C’est un livre aux thèses très percutantes, qui s’intéresse surtout à l’individu et à ses mutations dans un contexte moderne. Il est vraiment dommage cependant qu’il perde de sa force en s’étendant indéfiniment sur les exemples. La multiplication des exemples et les longueurs concernant les entreprises étudiées par l’auteur noient souvent la vigueur et la densité des arguments et du propos. L’idée de lier ses démonstrations au destin de certaines entreprises ou figures d’entreprises rend le livre plus accessible, mais bien plus long et prive le lecteur de développements sur les thèses principales et les conséquences. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Intéressant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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