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    <title>Last posts on confiance</title>
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    <updated>2008-09-08T05:15:36+02:00</updated>
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        <author>
            <name>Romain Masson(-Mureau)</name>
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        <title>Rétablir la confiance entre professeurs et parents d'élèves</title>
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        <updated>2008-09-03T08:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-09-03T08:30:00+02:00</published>
        <summary>  &amp;lt;&amp;lt; Parler de fossé serait excessif. Il n’empêche, les relations...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;lt;&amp;lt; Parler de fossé serait excessif. Il n’empêche, les relations parents-enseignants sont souvent tendues, marquées du sceau d’une méfiance réciproque. Selon une enquête CSA présentée mardi dernier, 78 % des Français estiment que l’école maternelle fonctionne bien, un chiffre en recul de 6 % par rapport à celui de 2007. De même, seuls 65 % d’entre eux expriment une opinion favorable sur le fonctionnement de l’école élémentaire, contre 71 % un an auparavant.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et encore, ce sondage, commandé par le SNUipp, principal syndicat du primaire, ne cherche pas à mesurer la confiance toute relative que les familles nourrissent à l’égard du collège, souvent perçu comme un outil de sélection… « Les parents continuent de croire en l’école », tempère le sociologue François Dubet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Ils veulent qu’elle instruise, éduque, apprenne à vivre en société, prépare à la vie professionnelle… Leurs attentes sont si nombreuses que la déception n’en est que plus vive », analyse ce professeur de l’université Bordeaux III. À l’évidence, parents et professeurs ont du mal à trouver l’harmonie. « Quand les familles ne sont pas assez présentes, les profs crient à la démission. Quand elles s’intéressent de près à ce qui se passe dans la classe, ils les accusent d’ingérence. Une méfiance d’autant plus grande que tous les ministres de l’éducation, peu ou prou, ont tenté de s’appuyer sur les parents pour casser la routine professorale », poursuit François Dubet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce malaise résulte en partie de l’histoire d’un système bien français, qui longtemps a fait de l’instruction l’apanage de l’école, tout en laissant aux parents le soin d’éduquer leurs progénitures. Les enseignants étaient invités à établir une distance vis-à-vis des familles, de façon à « arracher » les enfants – devenus « élèves » – à leur milieu social, culturel et religieux et à les préparer à leur vie de futurs citoyens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il a ainsi fallu attendre les années 1980 pour que naissent les conseils d’école (où siègent tous les acteurs de l’école, y compris les familles), et même 2006 pour qu’un décret accorde aux parents un véritable statut au sein des établissements (avec une obligation d’information sur les enseignements et les évolutions du système éducatif). «Aujourd’hui en France, quand on demande aux professeurs des écoles à qui ils estiment devoir rendre des comptes, ils répondent, d’abord : à eux-mêmes, à l’inspecteur, à leurs collègues », souligne François Dubet, en se référant à une étude britannique. « À la même question, leurs collègues anglais répondent : au chef d’établissement, aux parents, aux élèves. Chez eux, l’école est là pour servir le quartier. Chez nous, elle reste au service de la République, de l’État, et au final… de l’école. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; À cela s’ajoute l’étonnement de nombreux parents, en présence d’une école qui n’a plus grand-chose à voir avec celle qu’ils ont connue enfants. Pour y remédier, l’éducation nationale a décidé, en cette rentrée, de distribuer à plus de cinq millions d’exemplaires un « guide pratique des parents » qui résume les nouveaux programmes du primaire et précise le rôle des familles, ainsi que « les droits qui sont les leurs ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour rétablir la confiance entre familles et enseignants, rien de tel cependant que des initiatives locales. « Dans mon établissement, les professeurs principaux remettent en mains propres les bulletins scolaires », explique Benoît, qui enseigne dans un collège privé du Val-de-Marne. « Cela permet de dresser un bilan et, si besoin, de redresser la barre. Cela permet aussi de dialoguer avec les familles. Les pistes sont nombreuses pour désamorcer des conflits d’autant plus prompts à apparaître que l’école est un lieu hautement affectif, avec des enseignants souvent très impliqués, qui considèrent la moindre remarque comme une agression, et des parents qui inconsciemment rejouent leurs propres drames scolaires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Certains professeurs ont organisé dans la cité voisine des repas avec les élèves et leurs familles », témoigne Nicolas Renard, principal de collège à Asnières (Hauts-de-Seine). Un projet qui a permis aux enseignants de découvrir le quotidien des élèves, tout en décomplexant les familles vis-à-vis de l’école.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour faire tomber les inhibitions, une école de Carcassonne (Aude) prête, elle, ses locaux pour des cours d’alphabétisation destinés aux mamans, pendant que leurs enfants sont en cours. « Elles découvrent ainsi l’école en fonctionnement », souligne la directrice, Marguerite Maleville. « Certaines maternelles invitent les parents à la projection d’un petit film tourné dans l’école pour leur faire découvrir ce que les enfants font en classe, pendant la récréation, à la cantine… », raconte pour sa part Martine Kherroubi, maître de conférences en sociologie de l’éducation au sein de l’université Paris XII. « J’ai vu aussi des enseignants du primaire qui, chaque jour, après les cours s’attardaient devant l’école pour papoter avec les parents, quitte à inviter l’un d’eux dans la salle de classe pour parler plus formellement des résultats ou de la discipline. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tout cela est affaire d’intuition. De préparation, aussi. À l’institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) de Créteil (Val-de-Marne), un module est ainsi consacré à la relation professeurs-parents. « On y apprend à mener une réunion avec les parents, à remplir sans jargon un bulletin scolaire, à annoncer aux familles une mauvaise nouvelle », détaille l’un de ses responsables, Jean-Louis Auduc, convaincu que les enseignants doivent adopter « l’attitude la plus transparente possible ». Il faut recevoir les parents, insiste-t-il. « Et pas seulement quand ça va mal ! » &amp;gt;&amp;gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Denis Peiron, &lt;i&gt;La Croix&lt;/i&gt;, 02-IX-2008&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Peube</name>
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        </author>
        <title>La Peur</title>
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        <updated>2008-08-24T16:59:00+02:00</updated>
        <published>2008-08-24T16:59:00+02:00</published>
        <summary>  Il y a quelques temps, dans une de mes lectures, je trouvais un citation de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://peube.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Il y a quelques temps, dans une de mes lectures, je trouvais un citation de Bernanos mis dans le bouche d'une de ses héros : &quot;&lt;i&gt;Et si j'ai peur, je dirai que j'ai peur, sans honte&lt;/i&gt;&quot;.&amp;nbsp; Il me semble que nous avons tous peur de quelque chose, si ce n'est de quelqu'un et si ce n'est de nous-même. Peur de ne pas être à la hauteur, peur d'avoir peur, peur de ne pas être aimé, peur de.... Souvent la peur nous immobilise, nous empêche d'avancer et de nous réaliser. Je n'ai pas de remèdes ou de recettes miracles à proposer, étant moi-même, parfois sujet à cette émotion. Cependant, la peur nous pouvons et devons la laisser nous traverser et pas nous rendre prisonnier et esclave d'elle. Avouer que j'ai peur, c'est accepter une fois de plus que je ne suis pas un surhomme, une surfemme. Nous ne sommes que des hommes et des femmes plus ou moins fragiles, friables, sensibles à ce que notre environnement nous apporte comme émotion.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette fragilité, parfois tellement mal considérée, pour nous faire avancer car peut nous ouvrir à la fragilité de l'autre. Ainsi, nous prenons conscience que lui aussi peut être traversé par des peurs qui l'immobilisent ou le ralentissent dans sa croissance. Il faut nous réjouir non pas de sa fragilité et en profiter pour le manipuler ou l'amoindrir cela serait faire honte à notre dignité humaine. Nous réjouir car celà revèle que je suis capable de voir l'autre tel qu'il est, j'apprends ainsi à ne pas le considérer a travers le prisme de mes préjugés. Même si nous ne pouvons pas devenir et être ami avec tout le monde, soyons un minimum poli et respectueux même de ceux que nous n'aimons pas... assez !?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Egalement, cette reconnaissance de notre fragilité, de notre peur, peut nous amener à un chemin de confiance. Confiance en nous, confiance en les autres. Cela peut developper une relation, puisqu'il ne faut pas rester seul avec une peur, il est essentiel de l'identifier. Pour s'en défaire, sachons dire comme Bernanos : &quot;j'ai peur&quot;. Pas à tout le monde, mais à ceux en qui nous avons confiance et qui ne trahirons pas cet aveu d'humanité.Ce sont les actes qui parlent bien plus que les paroles...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Gardons confiance en nos amis et apprenons à faire de leur peur un chemin de joie car nous sommes avec eux comme eux sont avec nous qaund le bateau tangue. Il est plus facile d'avoir peur que d'avoir confiance, comme il est plus facile de detester que d'aimer. C'est un chemin d'humanité et d'humilité que d'affronter ses peurs et de les dires à ceux que nous aimons.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;William Shakespare a dit &quot;&lt;i&gt;L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console&lt;/i&gt;&quot;. Alors, n'oublions pas d'être là pour nos amis à temps et contre temps. Car sans eux quel sens aurait notre vie ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Julien</name>
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        <title>Pas confiance ! 5/7</title>
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        <updated>2008-08-24T11:07:47+02:00</updated>
        <published>2008-08-24T11:07:47+02:00</published>
        <summary>  20Minutes.fr, éditions du 23/08/2008   La lutte contre l'insécurité et la...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;20Minutes.fr, éditions du 23/08/2008&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La lutte contre l'insécurité et la protection de l'environnement. Ce sont les deux thèmes sur lesquelles vous faites confiance au gouvernement, selon un sondage&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ifop.com/europe/index.asp&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Ifop&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;à paraître dans&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ouest-france.fr/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&amp;nbsp;Dimanche Ouest-France.&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.ouest-france.fr/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;Sur sept thèmes soumis aux sondés, le gouvernement n'obtient donc pas de satisfecit sur cinq d’entre eux.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Sur les questions de «l'augmentation du pouvoir d'achat» (82% de non, contre 18% de oui), «la baisse des impôts» (71% contre 27%), «la lutte contre la pauvreté et l'exclusion» (72% contre 28%), «la lutte contre le chômage» (62% contre 38%) et «l'intégration des personnes issues de l'immigration» (59% contre 40%), les sondés ne croient pas en l’action de nos dirigeants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;L’optimisme en chute libre&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De façon globale, 33% se disent «optimistes» pour l'avenir, contre 67% pessimistes. Soit une baisse de 20 points du taux d'optimistes par rapport à une enquête similaire en décembre 2007 (53% d'optimistes) et une hausse équivalente des pessimistes (47% en décembre 2007).&lt;/p&gt; 
        </content>
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        <author>
            <name>Hervé</name>
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        <title>Sarkozy, l'erreur historique !</title>
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        <updated>2008-08-10T15:24:33+02:00</updated>
        <published>2008-08-10T15:24:33+02:00</published>
        <summary>   Selon un article publié jeudi 7 août dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;em&gt;Selon un article publié jeudi 7 août dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sarkozy, l'erreur historique. En quelques mots, le ton est donné: difficile de faire plus direct. Il est vrai que l'auteur du brûlot qui paraîtra le 28 août prochain sous ce titre - « un petit ouvrage de réflexion économique »&lt;/strong&gt;, susurre-t-il - &lt;strong&gt;est Jean Peyrelevade&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sarkozy? « Je pensais qu'il allait remettre la France sur les rails: il avait la légitimité nécessaire pour le faire. &lt;strong&gt;Son premier acte a été de relancer la demande, en prétendant que cela créerait un choc de confiance, et qu'après ce choc, la croissance viendrait. Cela n'a jamais marché... et ça ne marchera pas. Or, le premier devoir d'un homme d'État est de ne pas raconter d'histoires&lt;/strong&gt;. »&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Not Here But...</name>
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        <title>Aujourd'hui</title>
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        <updated>2008-08-07T13:07:00+02:00</updated>
        <published>2008-08-07T13:07:00+02:00</published>
        <summary>  C'est une date très symbolique !   &amp;nbsp;   Cela fait exactement 4 ans jour...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://notherebut.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;C'est une date très symbolique !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela fait exactement 4 ans jour pour jour que je suis séparée de mon fiancé ! 4 ans déjà ! il faudrait que je m'enlève cette date de la tête, que j'arrive à ne plus y penser ! D'autant que je me suis rendue compte bien trop tard évidemment que cet homme n'en valait pas la peine ! Mais il est toujours difficile de s'avouer définitivement que l'on s'est trompé !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis, il me fait toutes les misères du monde... Il est mythomane, il invente une vérité parallèle et il y croit ! Ceci est même confirmé par sa femme, oui il est marié maintenant ! Et comme nous avons une fille ensemble, je suis bien obligée d'avoir encore des contacts avec lui !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais évidemment, j'en parlerai plus en détails par la suite ! je ne vais pas raconter toutes mes aventures en 2 phrases dans un post sur un blog ! On me dit souvent d'ailleurs que je pourrais en écrire un roman, ou le scénario d'un mauvais sit-com tellement la véracité d'une vie peut faire concurrence à la fiction imaginée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et malgré tout, je vais bien il me semble, pour autant que je sache... A part quelques névroses telle que&amp;nbsp;de ne plus faire réellement confiance ni en l'autre ni en moi, mais ça, je suis loin d'être la seule...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et je regarde ma petite puce devant son épisode de Georgie, l'un des dessins animés qui me faisait rêver lorsque j'étais petite également... Elle est encore loin de tous les soucis du monde des adultes... Elle a encore le temps.&lt;/p&gt; 
        </content>
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        <author>
            <name>Paul Arrieu</name>
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        </author>
        <title>La Fayette  ch 10 - 12</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/archive/2008/07/27/la-fayette-ch-10-12.html" />
        <id>tag:gerardsoncarrieu5.hautetfort.com,2008-07-30:1720349</id>
        <updated>2008-07-30T10:38:46+02:00</updated>
        <published>2008-07-30T10:38:46+02:00</published>
        <summary>   L'Aventure Américaine de La Fayette , ch. 10 - 11 - 12&amp;nbsp;      10&amp;nbsp;...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;L'Aventure Américaine de La Fayette , ch. 10 - 11 - 12&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;b&gt;10&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;b&gt;A&amp;nbsp; père prudent&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;b&gt;fils enthousiaste&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Votre Excellence... mon général... dit La Fayette, son tricorne à la main., en s'inclinant pour saluer.&lt;br /&gt; - Quel langage est-ce là? sourit Washington.&lt;br /&gt; Une lueur malicieuse brillait dans ses yeux bleus.&lt;br /&gt; - Souhaitez-vous introduire ici le beau parler de Versailles? poursuivit-il d'une voix douce. Une absence de quinze mois vous aurait-elle changé à ce point? Dans votre dernière lettre, vous m'appeliez mon ami bien-aimé...&lt;br /&gt; - C'est l'émotion monsieur... le bonheur de vous revoir...&lt;br /&gt; - Gilbert, mon fils, dans mes bras ...&lt;br /&gt; Les deux hommes s'étreignirent, et cette étreinte fit aussitôt renaître les chauds sentiments qui les unissaient, la confiance qu’ils avaient l'un dans l'autre, la conscience de la complémentarité de leurs caractères, leur complicité.&lt;br /&gt; Quelques instants plus tard, ils étaient attablés devant de solides biftecks, qu'ils mangeaient en buvant du thé au lait, pendant que Mme Washington préparait une chambre pour l'arrivant.&lt;br /&gt; - &lt;i&gt;L'Hermione&lt;/i&gt; a quitté Rochefort le 14 mars, racontait La Fayette, mais une tempête nous a obligés à regagner le port. Nous sommes repartis le 20 mars, et les bons vents nous ont permis de traverser l'océan en 38 jours ...&lt;br /&gt; Il avait débarqué à Boston et la ville lui avait réservé un accueil triomphal. Tout au long du chemin, jusqu'au quartier général de Morristown où il se trouvait maintenant, son retour avait été acclamé.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/media/00/01/966512067.jpg&quot; id=&quot;media-1139924&quot; alt=&quot;La Fayette 13.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1139924&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Mes yeux sont encore éblouis des feux de joie&amp;nbsp; et des feux d'artifice, et mes oreilles bourdonnent du bruit des cloches et des coups de canon tirés en mon honneur, sans parler des hourrahs!&lt;br /&gt; Washington l'écoutait avec indulgence, mais le marquis n'en comprit pas moins qu'à l'évocation de ce tumulte son ami préférerait sans doute des nouvelles de son alliée la France.&lt;br /&gt; - C'est trop parler de moi, dit-il . Connaissez-vous M. de Rochambeau? ...&lt;br /&gt; Il décrivit avec méthode et précision le corps expéditionnaire à la préparation duquel il avait beaucoup travaillé.&lt;br /&gt; - La flotte qui transporte cette armée devrait toucher la côte de Rhode Island dans moins de deux mois ...&lt;br /&gt; - Rhode Island, entre Boston et New York, c'est bon, dit Washington, mais deux mois, c'est bien long.&lt;br /&gt; - Nous sommes aujourd'hui le 10 mai! s'exclama Gilbert. Nous aurons tout le temps d'écraser les Anglais avant l'hiver!&lt;br /&gt; En guise de réponse, le général en chef se contenta de hocher tristement la tête. Son ami s'efforça de le réconforter.&lt;br /&gt; - L'année qui vient de s'écouler a été bonne pour notre cause! La France et l'Espagne unies ont sérieusement menacé l'Angleterre. Sans le scorbut, nous aurions réussi une descente sur 1’île de Wight ou sur la côte de Cornouailles...&amp;nbsp; Nous n'avons pas pu, mais nous avons au moins retenu en Europe la flotte ennemie ... Et nous continuons, en assiégeant Gibraltar!&lt;br /&gt; - Je me demande, sourit Washington, oui, je me demande quel a été le coût de ces rassemblements grandioses de monuments de voiles dont j'ai eu quelques échos ...&lt;br /&gt; - Je le sais, par mon beau père, le duc d'Ayen : cela nous a coûté 12 millions de livres.&lt;br /&gt; - Avec un seul de ces millions, je vêtirais et je chausserais mes hommes, je ferais de va-nu-pieds loqueteux des soldats, et nous gagnerions la guerre.&lt;br /&gt; - Mais nous allons la gagner, mon général! Nous allons attaquer sur tous les fronts ! Ne sommes-nous pas partout en position favorable?&lt;br /&gt; Washington fit le point .&lt;br /&gt; - Au nord, dit-il, nous tenons les forts de West Point, ce qui nous permet de contrôler la communication avec le Canada; ici, au centre, dans le New Jersey, notre principal corps d'armée peut espérer le renfort de M. de Rochambeau; mais dans le sud, la situation est désespérée ...&lt;br /&gt; - Vous voulez parler de Savannah?&lt;br /&gt; - Oui, Savannah, c'était en septembre dernier... Malgré l'intervention de l'amiral d'Estaing, nous avons dû céder cette ville aux Anglais... Aujourd'hui même, j'apprends que Charleston est sur le point de se rendre. Les Anglais sont maîtres de la Georgie et des Carolines ...&lt;br /&gt; - Les Anglais, les Anglais! ... s'exclama La Fayette. Avant d'échouer devant Savannah, le comte d'Estaing les a battus dans les Caraïbes. Il leur a repris l'île de Grenade. Si notre flotte des Antilles se joint un jour à celle qui transporte le corps expéditionnaire, notre supériorité navale sera telle que nos ennemis ne recevront plus ni renforts, ni armes, ni munitions ...&lt;br /&gt; - Dieu vous entende! dit Washington. Et puisse notre armée être alors mieux équipée pour donner l'assaut final...&lt;br /&gt; - Le&amp;nbsp; roi&amp;nbsp; m'a&amp;nbsp; demandé&amp;nbsp; de&amp;nbsp; rencontrer,&amp;nbsp; &amp;nbsp;à&amp;nbsp; &amp;nbsp;Philadelphie, l‘ambassadeur de France,&amp;nbsp; M. de La Luzerne . Il&amp;nbsp; m'a&amp;nbsp; chargé aussi d'annoncer au Congrès l'arrivée du comte de Rochambeau...&lt;br /&gt; - Profitez donc de votre passage devant les représentants des États pour les prier de voter des aides supplémentaires ...&lt;br /&gt; - C'est ce que j'allais vous proposer, mon cher général, c'est la suggestion que j'allais faire, je veux dire, c'est le conseil que votre jeune soldat attendait. Vous devancez ma pensée ... Je partirai demain.&lt;br /&gt; En ce moment, Mme Washington rejoignit son mari et leur hôte, pour partager avec eux le dessert, un superbe pudding au riz, qu'elle portait elle-même, cérémonieusement, comme une pièce montée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Philadelphie, comme c'était loin de Boston, et plus encore de Savannah !&lt;br /&gt; Qu'ils fussent du Nord ou du Sud, la plupart des&amp;nbsp; Américains pensaient que le Congrès connaissait mal les difficultés auxquelles ils se trouvaient confrontés chaque jour, à cause de la guerre. En dépit des engagements pris à l'occasion de la Déclaration des droits, chaque État se considérait encore comme indépendant. Dans ces conditions, le Congrès avait bien de la peine à faire accepter de nouveaux impôts, d'autant qu'à l'origine du soulèvement contre la métropole, il y avait eu le refus de payer certaines taxes.&lt;br /&gt; Les problèmes d'argent se compliquaient du fait qu'il n'existait pas une monnaie nationale, chaque État imprimant ses propres billets, non garantis par une réserve d’or.&lt;br /&gt; Ajoutons à cela que bon nombre des membres du Congrès n'étaient pas des patriotes : plus ou moins secrètement, ils pensaient que l'équipement de nouvelles milices ne ferait que retarder l'heure de la réconciliation avec l'Angleterre.&lt;br /&gt; Mais il en aurait fallu davantage pour décourager notre jeune marquis, bien décidé à obtenir des représentants des États ce que Washington attendait d'eux.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 16 mai, il fut ovationné par le Congrès, pour la constance de son attachement à la cause de la liberté, et pour avoir annoncé l'arrivée du contingent français . La France ayant beaucoup fait pour soutenir les États-Unis, ceux-ci ne consentiraient-ils pas un effort comparable ?&lt;br /&gt; Avec l'appui de l'ambassadeur, le chevalier de La Luzerne, dont il devint l'ami, La Fayette multiplia les interventions et les démarches, si bien que le congrès décida, non seulement de recruter et d'équiper de nouvelles milices, mais aussi d'engager un plus grand nombre de continentaux.&lt;br /&gt; Autant que sur les champs de bataille, une guerre se gagne devant les assemblées représentatives et dans les salons. Durant cette période, le jeune major général sut se montrer en tous lieux fin diplomate. Il organisa, avec les dames de Philadelphie, une souscription, destinée à participer au financement de l'équipement des troupes.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/media/02/01/1950674477.jpg&quot; id=&quot;media-1139932&quot; alt=&quot;La Fayette 14.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1139932&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;Les uniformes des milices :&lt;br /&gt; des équipements qui coûtent cher.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lui-même offrit plusieurs milliers de livres en or, ce qui ne manqua pas de contribuer au succès de l'entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Pendant ce temps, sept fiers vaisseaux, toutes voiles au vent, fendaient les flots de l'Atlantique. Ils étaient suivis de trois frégates et de deux cotres, qui encadraient trente-deux navires de transport, chargés d'armes, de munitions et de matériel pour installer un camp de 5000 hommes.&lt;br /&gt; C'était l'escadre française, placée sous les ordres du chevalier de Ternay, et chargée de conduire à bon port Rochambeau et ses régiments.&lt;br /&gt; Elle avait quitté Brest le 2 mai . Après quelques jours de bon vent, le voyage avait été long et difficile. Le scorbut avait fait son apparition, touchant à la fois les marins et les soldats. Le 20 juin, au large des Bermudes, on avait croisé six vaisseaux de ligne anglais, mais Ternay avait refusé d'engager la bataille, car il craignait l'intervention de l'amiral Graves, que l'ennemi avait sans nul doute lancé à sa poursuite avec des forces redoutables.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/media/01/02/2106616099.jpg&quot; id=&quot;media-1143526&quot; alt=&quot;La Fayette 22.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1143526&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;L'escadre française&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ternay n'avait pas tort. Le 11 juillet, les Français arrivèrent enfin à Newport, sur un isthme du petit état de Rhode Island ; quelques jours plus tard, les vigies signalèrent au large la présence de la flotte anglaise, qui comptait une vingtaine de vaisseaux de guerre.&lt;br /&gt; Newport était alors une agglomération de quelque deux mille habitants&amp;nbsp; aux soins desquels Rochambeau confia un bon millier de malades. Et pour ne pas gêner davantage, il installa hors de la bourgade son camp de toile, qu'en digne compatriote de Vauban, il entoura de fossés et de parapets hérissés de canons.&lt;br /&gt; Le 25 juillet, La Fayette l'arracha à ces travaux de fortification. Les deux hommes rejoignirent Ternay, dans la grande cabine du &lt;i&gt;Duc-de-Bourgogne&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ternay et Rochambeau regrettaient l’absence de Washington . La Fayette leur remit des lettres attestant de la confiance que le général en chef avait en lui . Fort de cela, sans s'embarrasser de plus de transitions, il en vint à son projet : attaquer New York.&lt;br /&gt; - Morristown est à une dizaine de lieues de l'objectif, une marche forcée nous y conduirait en moins de vingt-quatre heures. Partant de la rade où nous sommes, par bon vent d'est, la flotte nous y rejoindrait en une seule journée ...&lt;br /&gt; Étonné du peu d'entrain de ses compagnons, il ajouta, avec un geste expressif de ses mains:&lt;br /&gt; - Nous les prendrons en tenaille!&lt;br /&gt; - Les Anglais disposent de 15 000 hommes, dit Rochambeau.&lt;br /&gt; - Ils alignent plus de vaisseaux que nous, ajouta Ternay.&lt;br /&gt; - Que faites-vous de l'effet de surprise? insista La Fayette. De notre mobilité! De notre hardiesse! De notre courage!&amp;nbsp; De notre patriotisme!&lt;br /&gt; Il se retira fâché.&lt;br /&gt; Il rejoignit Washington, et, bien que celui-ci ne fût guère pressé de passer à l’attaque, il entreprit d'écrire à Rochambeau et à Ternay, pour leur demander encore de mettre en œuvre le plan qu'il leur avait proposé.&lt;br /&gt; Son entêtement irrita le chef du corps expéditionnaire, qui lui répondit sèchement.&lt;br /&gt; Notre marquis dut s'excuser, mais il le fit avec tant de flamme qu'il reçut cette réponse :&lt;br /&gt; &quot; C'est toujours le vieux père Rochambeau qui parle à son cher fils La Fayette qu'il aime, aimera et estimera jusqu'à son dernier soupir “.&lt;br /&gt; L'incident était clos.&lt;br /&gt; Le jeune major général n'en regrettait pas moins que, pris entre deux pères, il ne s'en trouvât aucun pour satisfaire vite son envie de se battre.&lt;br /&gt; Il se consola en mettant sur pied un régiment spécial d'infanterie légère.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- A moi! dit Johnny. La brindille au-dessus de la tienne, juste avant la dernière feuille ...&lt;br /&gt; Il épaula sa longue carabine et tira . La petite branche, nettement sectionnée, tomba en virevoltant.&lt;br /&gt; - Maintenant,&amp;nbsp; on&amp;nbsp; recule,&amp;nbsp; dit Jim .&amp;nbsp; A&amp;nbsp; cinquante&amp;nbsp; pas,&amp;nbsp; je serais étonné que ta pétoire vaille la mienne ...&lt;br /&gt; - Arrêtez ce jeu! intervint La Fayette, entrant dans la clairière.&lt;br /&gt; Les deux hommes, un brin confus, durent convenir que leur poudre aurait pu être mieux employée. Mais lorsqu'un trappeur de la région des Grands Lacs rencontre un chasseur d’alligators venu du Mississipi, la question se pose forcément de savoir quel est le meilleur tireur.&lt;br /&gt; - Vos vestes de drap sont en lambeaux, nota La Fayette, vos guêtres tenues avec des ficelles, vos souliers percés...&lt;br /&gt; - Nous sommes des coureurs des bois, mon général...&lt;br /&gt; - Fiers de chasser l'Anglais, mon général...&lt;br /&gt; - Alors écoutez-moi... Je vous propose des habits convenables, de la poudre et des balles à volonté... et de belles occasions de vous en servir, avec pour compagnons une centaine de &lt;i&gt;riflemen&lt;/i&gt;&amp;nbsp; de votre espèce...&lt;br /&gt; Ces fusiliers&amp;nbsp; un peu particuliers ne constituèrent qu'un élément d’un corps de troupes qui comptait 2 000 fantassins et 300 cavaliers&amp;nbsp; -au total 2400 hommes, formant, selon le vœu du marquis, &quot;un camp volant, toujours en avant et indépendant de la grande armée.&quot;&lt;br /&gt; Ce régiment, divisé en deux brigades et six bataillons, fut entièrement équipé par La Fayette : vêtements, cocardes, étendards, et, venus de France, sabres et uniformes des officiers.&lt;br /&gt; La belle allure de cette division légère fut d'autant plus remarquable que son chef prodigue coiffa tous ses hommes de hautes plumes rouges et noires.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 20 septembre 1780, à Hartford, dans le Connecticut, à mi-chemin entre Morristown et Newport, Washington rencontra Ternay et Rochambeau.&lt;br /&gt; La Fayette était leur interprète.&lt;br /&gt; Au terme de, cette conférence, destinée à faire le point de la situation militaire, les chefs des deux armées tombèrent d'accord pour demander au gouvernement français des renforts, navals et terrestres .&lt;br /&gt; Aucune action d'envergure ne pouvait plus être envisagée avant l'hiver.&lt;br /&gt; Le jeune marquis en fut tout chagrin.&lt;br /&gt; Pour lui faire oublier sa déception, le généralissime lui proposa de visiter West Point . Cette position clef des Insurgents se trouvait sur leur chemin de retour.&lt;br /&gt; - Allez directement à la maison du commandant de la place, dit Washington aux officiers qui l'entouraient.&lt;br /&gt; Avec un sourire, il ajouta :&lt;br /&gt; - Vous pourrez suggérer à ce cher Arnold de porter quelques toasts en nous attendant...&lt;br /&gt; Et, seulement suivi de La Fayette et d'une vingtaine de dragons, le Virginien lança son cheval à l'assaut de la colline, en direction des redoutes.&lt;br /&gt; C'était un merveilleux cavalier, qui n'avait pas oublié le bon temps où il galopait à travers ses plantations, sautant sans hésiter par dessus les barrières et les haies . Quant à son fidèle soldat, ne l'avait-on pas surnommé Kayewla?&lt;br /&gt; La chevauchée fut belle, au botte à botte, jusqu'au point le plus élevé du fort, d'où ils découvrirent un spectacle grandiose . L'Hudson s'étalait, large comme une mer, entre des hauteurs couvertes de forêts de chênes et de cyprès.&lt;br /&gt; - Le Gibraltar de l'Amérique!&lt;br /&gt; Un vaisseau de guerre, qui remontait lentement le cours du fleuve, justifiait cette observation de La Fayette.&lt;br /&gt; Washington inspecta rapidement la puissante forteresse, dotée de vingt pièces de canon, et soudain :&lt;br /&gt; - Partons! dit-il, ne laissons pas davantage s'impatienter ce vieux gredin de général Arnold.&lt;br /&gt; - Un brillant soldat, nota La Fayette, un officier qui s’est distingué à Saratoga, où un coup de fusil l'a rendu boiteux...&lt;br /&gt; _ Un ancien marchand de chevaux, marmonna Washington, qui aime trop l'argent, et qui est passé devant un conseil de guerre il y a moins d'un an .&lt;br /&gt; Tout en brossant ce portrait contrasté, les deux hommes galopaient en direction de Robinson House, la maison où devaient les accueillir M. et Mme Arnold.&lt;br /&gt; Lorsqu'ils y arrivèrent, ils trouvèrent une assemblée plongée dans la consternation.&lt;br /&gt; - Nous buvions le punch... dit un aide de camp.&lt;br /&gt; - Des paysans sont entrés, dit un autre, ils traînaient un espion, qu'ils avaient pris et ligoté...&lt;br /&gt; - Alors Arnold a fait seller un cheval...&lt;br /&gt; - Et il a disparu....&lt;br /&gt; - Sans un mot à sa femme, ni à personne ...&lt;br /&gt; L'interrogatoire du captif, un certain major André, et les papiers découverts dans ses bottes, donnèrent la clef du mystère.&lt;br /&gt; Pour 30 000 livres sterling, Arnold avait vendu à Clinton les plans de la place forte et la promesse de sa complicité. Une attaque simulée des Anglais, à laquelle le traître n'aurait offert qu'une fausse résistance, aurait permis à l'ennemi de s'emparer, non seulement de West Point, mais aussi des ses hôtes illustres d'un soir, Washington et La Fayette.&lt;br /&gt; On imagine le retentissement qu'aurait eu un pareil événement dans les treize États-Unis, et à travers toute l'Europe.&lt;br /&gt; La face de la guerre en eût été changée.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;b&gt;11&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;b&gt;La campagne de Virginie&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 24 novembre, Washington offrit un dîner, en l'honneur de quelques gentilshommes, amis de La Fayette, qui comptaient parmi les plus brillants officiers du corps expéditionnaire.&lt;br /&gt; On leur servit des pâtés de toutes sortes, de la viande de bœuf, du mouton, des volailles, des petits pois, de la salade, et des tartes aux fruits.&lt;br /&gt; Pour arroser ces plats, le marquis avait obtenu qu'un peu de vin fût offert en alternance avec le thé.&lt;br /&gt; Le général en chef était entouré de Lauzun, courtisan très en faveur auprès de Louis XVI, et de Chastellux, le chef d'état-major de Rochambeau.&lt;br /&gt; La Fayette avait près de lui le vicomte de Noailles . Les beaux-frères échangèrent d'abord des nouvelles, le plus souvent presque les mêmes, qu'ils avaient reçues de Paris.&lt;br /&gt; - Quel chemin parcouru depuis nos mariages, dit Gilbert, sur le ton de la nostalgie, depuis nos rendez-vous à l'Epée-de-Bois. Il ne manque avec nous que Ségur ...&lt;br /&gt; - Il nous rejoindra bientôt, dit Noailles, vous pouvez compter sur lui,&amp;nbsp; il tiendra sa parole donnée à Kalb...&lt;br /&gt; - Pauvre Kalb ... soupira Gilbert .&lt;br /&gt; - Pourquoi pauvre kalb?&lt;br /&gt; - Il est mort...&lt;br /&gt; Le&amp;nbsp; brave&amp;nbsp; prussien&amp;nbsp; s'était&amp;nbsp; fait&amp;nbsp; tuer&amp;nbsp; au&amp;nbsp; mois&amp;nbsp; d'août,&amp;nbsp; à Camden . Et le sacrifice de sa vie n’avait pas empêché Cornwallis de s'emparer de la Caroline du Nord .&lt;br /&gt; Comme en écho à ces tristes informations, Washington prit la parole pour décrire le dénuement de son armée:&lt;br /&gt; - Messieurs, déclara-t-il, j'ai pu réunir quelques soldats en uniforme pour que vous les passiez en revue, mais toutes nos troupes ne sont pas aussi bien équipées ... Notre service d'intendance m'a permis de vous convier à ce repas, mais il ne ressemble guère à ce que proposent nos cantines ... Avant que vous ne repartiez vers votre base, je voudrais que vous sachiez précisément où nous en sommes.&lt;br /&gt; La Fayette céda à Lauzun, qui parlait correctement anglais, l'honneur de traduire.&lt;br /&gt; - Messieurs, nos villes sont pillées, nos campagnes saignées à blanc, notre monnaie sans valeur, -il faut une brouette de nos sacrés billets de banque pour acheter une brouette de foin !&lt;br /&gt; - Par bonheur, nous attendons une autre escadre, de nouveaux secours! s'exclama Charlus.&lt;br /&gt; Washington n'ignorait pas que ce jeune homme, fils du marquis de Castries (Secrétaire d’État à la Marine), pouvait être à la cour de France aussi influent que tous ceux qu'il avait réunis autour de sa table. Il reprit la balle au bond:&lt;br /&gt; - Comment pourrions-nous hâter les choses, M. le Comte?&lt;br /&gt; Il fut convenu qu'une nouvelle délégation solennelle serait envoyée à Versailles.&lt;br /&gt; - Nous demanderons 50 000 uniformes complets, renchérit La Fayette, du linge et des couvertures, 15 000 fusils, une provision de poudre proportionnée, et une somme en espèces ...&lt;br /&gt; - Je compte sur vous, mon cher marquis, pour dresser l'état précis de nos besoins les plus urgents, conclut Washington.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans les jours qui suivirent, l'adjoint fidèle se consacra à cette tâche, puis il eut à faire face à d'autres difficultés . Des troupes de Pennsylvanie, d'autres du New Jersey, mal nourries, mal vêtues, privées de solde, entrèrent en rébellion . L'insurrection gagna Philadelphie, où le Congrès fut assiégé. La Fayette, qui était très aimé de tous les Insurgents, fut chargé d'intervenir. Il sut se montrer ferme et indulgent à la fois, ce qui lui permit de rétablir l'ordre . Mais cette activité ne calma guère son brûlant désir d'en découdre avec l'ennemi.&lt;br /&gt; Il aurait souhaité rompre la trêve hivernale.&lt;br /&gt; Le traître Arnold avait réussi à rejoindre les Anglais, qui lui avaient confié le commandement d'une unité, à la tête de laquelle il ravageait la Virginie.&lt;br /&gt; Ne pouvait-on oublier un peu New York, afin de porter la guerre dans le Sud?&lt;br /&gt; Le 20 février 1781 fut pour notre héros l'un des plus beaux jours de sa vie. Le généralissime le convoqua et lui dit :&lt;br /&gt; - Je vous envoie à Portsmouth, où vous attaquerez Arnold et Cornwallis.&lt;br /&gt; - Aurons-nous l'appui de l'escadre française de Newport, mon général ?&lt;br /&gt; - Assurément.&lt;br /&gt; La question méritait d’être posée, car l'amiral Ternay venait de mourir de maladie, mais en vérité, rien ne permettait de douter de la détermination du chevalier Destouches, chargé provisoirement de le remplacer.&lt;br /&gt; Une division légère de 1200 hommes fut rapidement constituée. Elle comptait 23 compagnies, originaires du New Hampshire, du Massachusetts, du Rhode Island, du Connecticut, ainsi que du New Jersey, où l'insurrection était oubliée.&lt;br /&gt; On imagine le bonheur de La Fayette, lorsqu’il s’élança, à la tête de ses troupes, en direction de la baie de la Chesapeake.&lt;br /&gt; Dès le 2 mars, il pouvait écrire à Washington:&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&quot; Votre Excellence se rappelle que nos calculs indiquaient au mieux 1'arrivée des troupes à la Pointe d'Elk&lt;/i&gt; (au fond de la baie) &lt;i&gt;pour le 6 mars . Je suis heureux de vous apprendre qu'elles y seront aujourd'hui ou bien demain matin ; malgré l'épaisseur de la boue et les très mauvaises routes, cette marche a été accomplie avec un ordre et une promptitude ...”&lt;/i&gt;&amp;nbsp; remarquables.&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Hélas! les choses ne vont pas tarder à se gâter.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;i&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Cette baie est une vraie mer intérieure, de 75 lieues de long, dit Charlus, comment la franchirons-nous si Destouches n'apparaît pas ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/media/02/02/243580237.jpg&quot; id=&quot;media-1139955&quot; alt=&quot;La Fayette 16.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1139955&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Que votre père, qui est ministre de la marine, lui donne l'ordre d'intervenir! plaisante La Fayette.&lt;br /&gt; - Ah! si je pouvais accrocher un message à la patte d'une mouette ...&lt;br /&gt; Les jeunes gens usent leurs yeux à tenter de découvrir à l'horizon les voiles de l'escadre française.&lt;br /&gt; - Nous pourrions peut-être, suggère Charlus, gagner Portsmouth à pied, en suivant la côte?&lt;br /&gt; - Avec ces pluies torrentielles, dans une zone coupée de cent cours d'eau, entre lesquels s'étendent des marais ...&lt;br /&gt; L'uniforme de La Fayette, bleu, blanc et or, mais ruisselant, maculé de boue, témoigne autant que ses paroles de l'impossibilité de reprendre la route.&lt;br /&gt; - Mon cher comte, décide-t-il, nous allons nous transformer en armateurs.&lt;br /&gt; Sitôt dit, sitôt fait. Toutes les barques disponibles sur la côte où ils se trouvent sont rassemblées.&lt;br /&gt; - Si nous sommes attaqués... objecte un officier.&lt;br /&gt; - N'avons-nous pas des canons à bord? répond le général.&lt;br /&gt; - Si nous croisons un vaisseau de guerre ...&lt;br /&gt; - Nous resterons près du rivage, dans les eaux peu profondes.&lt;br /&gt; Cette belle audace permet à l'expédition de faire un saut de puce, jusqu'à Annapolis, où l'on retrouve le baron Steuben, qui commande un régiment américain.&lt;br /&gt; Ce Prussien rappelle au marquis feu son ami Kalb. D'entrée, La Fayette lui déclare, enthousiaste :&lt;br /&gt; - Nos forces réunies vaincront le traître Arnold.&lt;br /&gt; - Oui, avec l'appui de l'escadre, répond le sage baron.&lt;br /&gt; Il faut se rendre à l'évidence, sans la suprématie maritime, rien ne peut être entrepris dans ce fichu pays!&lt;br /&gt; - Charlus, mon ami, propose La Fayette, si nous allions en reconnaissance du côté de Portsmouth?&lt;br /&gt; - Ma foi, marquis, pourquoi non? Peut-être que notre pavillon flotte à l'entrée de la Chesapeake.&lt;br /&gt; - Maintenant que nous sommes un brin marin, allons-y voir, à la voile.&lt;br /&gt; Le frêle esquif qu'ils empruntent les conduit jusqu'à Yorktown, à environ quinze lieues de la ville que tient Arnold . L'entrée de la baie est toute proche.&lt;br /&gt; Ah! si Destouches pouvait y apparaître!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 17 mars, une forêt de mâts surgit à l'horizon : ce sont des vaisseaux de guerre, qui s'immobilisent, ayant jeté l'ancre. Quelle est cette flotte? Française? Anglaise?&lt;br /&gt; Les nouvelles vont vite, du grand large jusqu'aux bouges du port. Et qu’apprend-on ?&lt;br /&gt; Une bataille navale a eu lieu le 16 mars : huit bâtiments de ligne, conduits par Destouches, contre huit bâtiments de ligne, aux ordres de l'amiral Arbuthnot. Rencontre classique : canonnade, trous dans les coques, chute des vergues&amp;nbsp; et&amp;nbsp; des voiles,&amp;nbsp; deux cents morts au total, autant d'un côté comme de l'autre. Match nul.&lt;br /&gt; Mais les Anglais, qui étaient maîtres de la baie de la Chesapeake, le restent, alors que les Français ont dû retourner à Newport.&lt;br /&gt; La Fayette regagne Annapolis à cheval. Il galope sous une pluie torrentielle de printemps, qui semble pleurer son espoir déçu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sa route passe par Frederiksburg, une petite ville où s'est réfugiée la vieille maman de Washington. Le marquis lui rend visite, lui présente ses hommages et décide de faire un détour pour passer par Mount Vernon, le domaine familial du général.&lt;br /&gt; C'est, au bord du fleuve Potomac, une belle maison blanche, isolée dans la verdure de grands chênes et de vastes pelouses. Une demeure accueillante . Mais lorsqu'il s'en approche, La Fayette voit sortir d'un hangar un homme blanc menaçant, armé d'un fusil, et sept ou huit nègres brandissant des fourches et des haches.&lt;br /&gt; On s'invective, puis on s'explique.&lt;br /&gt; Quelques jours plus tôt, une bande d'Anglais a remonté le Potomac, débarqué, et pillé la propriété.&lt;br /&gt; Gilbert reprend la route le cœur triste. Il aurait été tellement heureux d'annoncer à son père d'élection que Mount Vernon&amp;nbsp; était encore épargné!&lt;br /&gt; Le 4 avril, il retrouve ses 1200 hommes à Annapolis.&lt;br /&gt; A quoi bon s'attarder, puisque l'expédition n'a aucune chance de réussir. Deux navires accueillent toute la troupe, et, au prix de quelques tirs d'artillerie échangés avec des vaisseaux anglais, atteignent la Pointe d'Elk.&lt;br /&gt; Une lettre de Washington à La Fayette y arrive en même temps :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&quot;Tous les officiers généraux sont unanimement d'avis que le détachement que vous commandez doit se remettre en marche et se réunir à l’armée du Sud &quot;.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Il s'agit de celle du général Greene, qui erre quelque part, entre les deux Carolines, poursuivie par les Anglais.&lt;br /&gt; Monsieur le marquis voulait se battre, monsieur le marquis est servi.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La division qu'il commandait ne comptait que des hommes originaires de la Nouvelle Angleterre ou des États du Centre, somme toute des gens du Nord, qui n'aimaient pas le Sud . Comme ils en redoutaient le climat, les mœurs des habitants et les moustiques, ils furent nombreux&amp;nbsp; à déserter.&lt;br /&gt; - Soldats, leur dit La Fayette, je ne ferai rien pour retenir ceux qui veulent rentrer chez eux.&lt;br /&gt; La suite du discours prouva le contraire.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/media/00/00/870618365.jpg&quot; id=&quot;media-1139971&quot; alt=&quot;La Fayette 17.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1139971&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En grand chef de guerre, avec beaucoup d'habileté, le général fit appel au patriotisme et au sens de l'honneur de ceux qui voudraient bien le suivre . Il leur promit de rudes épreuves . Mais il leur offrit d'abord des équipements neufs.&lt;br /&gt; Les banquiers de Baltimore acceptèrent de lui prêter 2000 livres sterling, avec lesquelles il acheta du drap. Puis il mit à contribution les Dames de Baltimore. Ces personnes, qu'il rencontra à l'occasion d'un grand bal, avaient d'autres talents que celui de cavalières. Elles acceptèrent de confectionner pour l'armée des vareuses, des chemises, des pantalons et des chapeaux.&lt;br /&gt; L'élan d'enthousiasme fut tel qu'une milice de Virginiens fut créée, qui vint gonfler les troupes du marquis.&lt;br /&gt; Le 19 avril, une division légère plus aguerrie que jamais quitte Baltimore.&amp;nbsp; Le 20, elle arrive à Alexandria . Le 25, à Frederiksburg.&lt;br /&gt; Le soir, sous une tente hâtivement dressée, le comte de Charlus demande plaisamment :&lt;br /&gt; - Jusqu'où plongerons-nous vers le Sud, mon cher Washington?&lt;br /&gt; - C’est moi que vous nommez ainsi, sourit La Fayette, c'est trop d‘honneur!&lt;br /&gt; - N'êtes-vous pas ici notre généralissime, seul maître des opérations ...&lt;br /&gt; - Nous irons à marches forcées jusqu'à Richmond.&lt;br /&gt; Mais les Insurgents ne sont pas les seuls à vouloir occuper la capitale de la Virginie . Lorsqu'ils y parviennent, le 29 avril, le corps anglais du général Philipps est sur le point d'atteindre la ville . Prudent, l'Anglais renonce à donner l'assaut . Il bat provisoirement en retraite, et la joie de Gilbert est d'autant plus grande que ce Phillips a commandé, il y a plus de vingt ans, le tir d'artillerie qui a tué son père.&lt;br /&gt; La revanche du jeune homme sera, si l'on ose dire, complète quelques jours plus tard, car Philipps meurt d'une mauvaise fièvre, à Petersburg, où il s'est retiré.&lt;br /&gt; Tout danger n'est pas pour autant écarté, bien au contraire. Arnold remplace Philipps, et Cornwallis accourt pour le soutenir.&lt;br /&gt; Le 24 mai, depuis Richmond, La Fayette écrit à Washington :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&quot;Si je livre bataille, je serai mis en pièces, la milice sera dispersée, les armes perdues. Si je refuse le combat, le pays se croira abandonné. Je me décide donc à une guerre d'escarmouches, sans m'engager trop avant et, surtout, en me gardant de cette excellente et nombreuse cavalerie que les miliciens redoutent comme si c'était autant de bêtes sauvages&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A l'entrée du camp, bien droit sur leurs montures, immobiles, deux généraux regardaient les cavaliers qui défilaient.&lt;br /&gt; - C'est ma légion, sourit La Fayette.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Votre légion... marmonna Wayne, dubitatif.&lt;br /&gt; - Oui, ce sont mes dragons, mes carabiniers, appelez-les comme vous voudrez, s'esclaffa le marquis.&lt;br /&gt; Et comme l'autre restait sans voix, il poursuivit:&lt;br /&gt; - Je vais vous raconter comment je les ai recrutés. Deux d'entre eux avaient trempé un prisonnier dans du goudron et l'avaient recouvert de plumes avant de le lâcher dans un bois. Et là, ils chassaient à cheval cette étonnante volaille quand je suis intervenu ...&lt;br /&gt; - Pour sauver le malheureux...&lt;br /&gt; - Bien sûr, mais j'avais remarqué l'extraordinaire habileté des cavaliers. Je les ai convoqués, avec quelques autres. Je leur ai appris à couvrir la croupe du cheval d'une housse sous la selle, à disposer les fontes pour placer les pistolets d'arçon, à mettre par dessus un chaperon de même couleur que la housse, à poser la carabine sur la cuisse droite, le sabre bien placé à gauche ...&lt;br /&gt; - Ceux que je vois n'ont pas cet équipement, marquis!&lt;br /&gt; - Ah! mais, moi, je n'avais rien à leur offrir. A eux de chercher, pour bien servir, ce qu'ils ont fait. En quelques jours, j'ai eu ma troupe d’une cinquantaine de &lt;i&gt;riflemen&lt;/i&gt; montés, armés de bric et de broc peut-être, mais bougeraient efficaces.&lt;br /&gt; - Et ceux-la, s'étonna Wayne, ceux-là... qui marchent en conduisant leur bête à la main.&lt;br /&gt; - C’est autre chose, sourit La Fayette. Holà! capitaine Ogden!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'officier ainsi interpellé quitta ses hommes et, à la demande de La Fayette, il expliqua au général Wayne qu'il était le chef de fantassins un peu particuliers : on ne les hissait sur des chevaux qu'à la dernière minute, pour faire croire à l'ennemi qu'on disposait d'une cavalerie nombreuse.&lt;br /&gt; - Cornwallis a voulu nous terroriser avec ses cavaliers, nous lui rendons la pareille! plaisanta La Fayette. Nous lui avons joué quelques bons tours, vous savez, et nous allons lui porter des coups plus rudes encore, maintenant que vos troupes et les miennes se sont rejointes.&lt;br /&gt; Ces dernières paroles faisaient allusion à la jonction qui s'était opérée le matin même, entre La Fayette qui battait en retraite vers le nord et Wayne, venu à son secours, à la tête d'un détachement pennsylvanien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lorsqu'il était entré dans Richmond, Cornwallis, parlant de son adversaire, s'était exclamé: &lt;i&gt;&quot;The boy cannot escape me&quot;&lt;/i&gt; (le garçon ne peut m'échapper). De fait, durant une quinzaine de jours, les Insurgents avaient reculé, mais en bon ordre, et non sans tendre aux Anglais des embuscades, qui comptaient comme autant de mini-victoires. Quant au &lt;i&gt;garçon&lt;/i&gt;, il courait toujours .&lt;br /&gt; Et il voulait continuer, mais dans l'autre sens.&lt;br /&gt; Avec l'appui de Wayne, La Fayette contre-attaqua.&lt;br /&gt; Cornwallis recula à son tour, et rentra dans Richmond.&lt;br /&gt; Les forces étaient alors d'environ 4 600 hommes dans chaque camp, mais l'Anglais disposait de troupes régulières .&amp;nbsp; Aussi la surprise du marquis et de son nouvel adjoint fut-elle grande lorsqu'ils virent l'ennemi abandonner Richmond pour se replier vers Williamsburg.&lt;br /&gt; Avec prudence, avec méfiance, en multipliant les coups de main, faisant quelques prisonniers par-ci, s'emparant de quelques têtes de bétail par-là, La Fayette suivit pas à pas cette dérobade.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 4 juillet, en dépit d'une matinée pluvieuse, des feux de joie illuminent le camp des Insurgents .&lt;br /&gt; On fête&amp;nbsp; Indépendance Day,&amp;nbsp; le cinquième anniversaire de la proclamation de l'indépendance américaine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce même 4 juillet, Cornwallis évacue Williamsburg.&lt;br /&gt; Quand cessera-t-il de fuir?&lt;br /&gt; - Il ne peut que se rabattre sur Portsmouth, dit Wayne. Il lui faut donc traverser la James river. Eh! eh! nous pourrirons peut-être en profiter pour taquiner son arrière-garde !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Sans plus attendre, l'impétueux général rameute ses divisions et se précipite vers le gué où il espère remporter une facile victoire.&lt;br /&gt; La Fayette flaire un piège. Suivi de son aide de camp et des meilleurs carabiniers de sa légion, il gagne une pointe de terre qui s'avance dans la rivière. De là, il note que, bien loin de passer d'une berge à l'autre, le gros de la troupe adverse s'embusque du côté où va survenir Wayne.&lt;br /&gt; Soudain, un coup de feu claque. Un cheval s'abat contre celui que monte La Fayette : c'est l'une des deux bêtes de rechange qu'une ordonnance tient toujours à sa disposition.&lt;br /&gt; - C'est vous qui êtes visé, mon général, reculez! crie l'aide de camp.&lt;br /&gt; La Fayette avance d'un pas, pour mieux voir.&lt;br /&gt; Autre coup de feu, le second cheval de rechange tombe.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; - Maladroit! gronde sourdement La Fayette à l’adresse du tireur.&lt;br /&gt; Cette fois, il a suffisamment découvert les positions anglaises. Il fait reculer sa monture, choisit trois cavaliers parmi ceux qui l'accompagnent, leur donne de brèves explications et les lance à la rencontre de Wayne.&lt;br /&gt; Celui-ci s'est trop avancé pour faire demi-tour.&lt;br /&gt; Mais les cavaliers envoyés par La Fayette&amp;nbsp; parviennent à le mettre en garde, ce qui lui&amp;nbsp; permet&amp;nbsp; d'échapper&amp;nbsp; à l’encerclement, au prix d'une charge héroïque, et en laissant plus de cent morts et blessés sur le champ de bataille&lt;br /&gt; On comprend que dans son rapport à Washington, le général Wayne ne se vante guère de son exploit. En revanche, il ne tarit pas d'éloges sur la conduite du jeune commandant en chef de l'armée du Sud. Il raconte dans quelles conditions le marquis a perdu deux chevaux et ajoute :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&quot;On lui avait assez répété qu'il ne devrait pas s'exposer comme il le faisait. Mais sa bravoure le rend sourd à de telles recommandations.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; A dire vrai, son courage, mais aussi son aptitude nouvelle à modérer son enthousiasme, sa maîtrise de soi en toutes circonstances lui ont permis de mener à terme une campagne admirable.&lt;br /&gt; Cornwallis, qui a perdu la Virginie, est contraint de s'enfermer dans Portsmouth.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;b&gt;12&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Yorktown&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 21 mai de cette même année, Washington et Rochambeau, qui s'étaient à nouveau rencontrés près de Hartford, avaient décidé d'unir enfin leurs forces.&lt;br /&gt; L'armée française quitta Newport (Rhode Island) vers la mi-juin, et marcha onze jours durant, dans un ordre impeccable, au son des trompettes et des tambours, comme à la parade, jusqu'à Phillipsburg. Les cinq mille hommes et l'artillerie avaient été partagés en quatre divisions ; la légion de Lauzun couvrait leur flanc gauche. A l'arrivée, le camp fut installé à quelques centaines de pas de 1'armée américaine, qui comptait alors, en cet endroit, trois mille hommes.&lt;br /&gt; New York n'était pas loin, à une dizaine de lieues.&lt;br /&gt; La base fortifiée de Rhode Island était restée sous la garde des huit vaisseaux de l'escadre que commandait maintenant le comte de Barras, nommé pour succéder à Ternay. Cette défense serait-elle suffisante?&lt;br /&gt; L'amiral vivait dans la crainte d'une attaque de la flotte anglaise. Mais un espoir le réconfortait, celui de l'arrivée prochaine, à Saint-Domingue (aujourd'hui Haiti), d'une puissante flotte française, aux ordres du comte de Grasse.&lt;br /&gt; - Ce sont vingt-huit vaisseaux de combat qui voguent vers les Antilles, disait au bivouac Rochambeau à Washington. Vingt-huit vaisseaux de ligne, à la tête desquels le terrible &lt;i&gt;Ville-de-Paris&lt;/i&gt;, le vaisseau-amiral. Cela représente une belle puissance de feu!&lt;br /&gt; - Les troupes de renfort que pourrait débarquer cette armada devraient nous permettre d'enlever New York... disait Washington .&lt;br /&gt; - Votre Excellence ne pense-t-elle pas qu'il vaudrait mieux la faire intervenir en Virginie?&lt;br /&gt; Depuis plusieurs jours, les chefs des deux armées s'opposaient sur ce point :&amp;nbsp; où passer à l'offensive?&lt;br /&gt; - La Fayette a fait reculer Cornwallis, reprenait Washington, il vient de le chasser de Portsmouth, et c'est une glorieuse victoire pour notre marquis!&lt;br /&gt; - La Fayette fait honneur à l'armée de mon pays et à l'armée américaine, répondait Rochambeau. Mais Cornwallis n'est pas battu, tant s'en faut! Il a quitté Portsmouth pour s’enfermer dans Yorktown, où il est plus près des eaux profondes, qui permettront à la flotte anglaise de le secourir ...&lt;br /&gt; - Profitons de ce que les Anglais sont occupés là-bas pour prendre New York!&lt;br /&gt; - Ne laissons pas les Anglais reconquérir le Sud, d'où ils remonteraient vers nous!&lt;br /&gt; Cette discussion, au sommet de l'état-major, dura plusieurs jours.&lt;br /&gt; Rochambeau finit par l'emporter, mais Washington obtint qu'une attaque simulée serait lancée contre New York, afin de fixer autour de cette ville les forces du général Clinton, sur lesquelles comptait Cornwallis.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 16 juillet l781, l'escadre de 1'amiral de Grasse arrivait à Saint-Domingue.&lt;br /&gt; Une lettre de Rochambeau l'y attendait. Le chef du corps expéditionnaire lui demandait d'intervenir au plus tôt dans la baie de Chesapeake. Et de préciser :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&quot; Il est de la plus grande conséquence que vous preniez à bord le plus de troupes que vous pourrez, que quatre ou cinq mille hommes ne seraient pas de trop...&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; De Grasse en trouva 3200, en puisant dans les régiments basés dans l'île, sous les ordres du marquis de Saint-Simon.&lt;br /&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; Dès le 5 août, on appareilla pour la côte américaine.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; - Hissez les voiles! Larguez les amarres! Plus vite que ça!&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; L'amiral est un colosse, mesurant au moins six pieds (plus de 2 mètres), qui ne badine pas avec la discipline. Si l'ordre qu'il donne est trop lentement exécuté, il n'hésite pas à empoigner le fautif par le col de sa vareuse, et à lui faire gagner d'un bond quelques toises, afin de lui apprendre à accélérer le pas . Toutefois, s'il met volontiers la main à la pâte, il sait aussi prendre du recul, pour rester maître, non seulement du &lt;i&gt;Ville-de-Paris&lt;/i&gt;, mais de la ligne impressionnante de tous les bâtiments de son escadre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il ne lui faut guère plus d'une semaine pour atteindre le cap Henri, à l'entrée de la Chesapeake.&lt;br /&gt; Une division de quatre vaisseaux et de deux frégates pénètre d'abord dans la baie. Contact est pris avec La Fayette qui occupe Williamsburg. Le débarquement des renforts commence. Il dure plusieurs jours.&lt;br /&gt; Un matin, le navire d'observation chargé de surveiller le grand large annonce l'approche de nombreuses voiles.&lt;br /&gt; - Ce doit être Barras! grogne de Grasse, qui n'ignore pas que l'escadre de Newport a reçu l'ordre de le rejoindre.&lt;br /&gt; Second message : ce sont des vaisseaux ennemis, au nombre d'une trentaine, dont vingt vaisseaux à deux ou trois ponts...&amp;nbsp; C’est&amp;nbsp; toute&amp;nbsp; la flotte&amp;nbsp; anglaise&amp;nbsp; d'Amérique, commandée par Graves.&lt;br /&gt; - Filez les câbles! ordonne l'amiral.&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Cela signifie qu'on n'a pas le temps de remonter les ancres, qu'on les abandonne accrochées à des bouées qui permettront de les retrouver. C'est dire si l'on est pressé.&lt;br /&gt; L'escadre bleue et blanche est la première à franchir la passe, entre le cap Henri et le cap Charles. Elle compte sept vaisseaux. Elle est commandée par Bougainville, qui ouvre la voie sur &lt;i&gt;l’Auguste&lt;/i&gt;, armé de quatre-vingt canons.&lt;br /&gt; La marée montante et le vent soufflant du large contrarient la manœuvre mais sans la faire échouer .&lt;br /&gt; Les neuf bâtiments de l'escadre blanche, celle de l'amiral, surmontent à leur tour ces difficultés, de même que l'escadre bleue, commandée par Monteil, forte elle aussi de&amp;nbsp; neuf gros navires de guerre.&lt;br /&gt; Bientôt, toute la flotte a réussi à se dégager du piège de la baie.&lt;br /&gt; Graves, sur son &lt;i&gt;London&lt;/i&gt;, n'a pas su profiter autant qu'il aurait pu le faire, de l'avantage du vent. Il a laissé à de Grasse, sur &lt;i&gt;Ville-de-Paris&lt;/i&gt;, le temps de prendre place au cœur de la ligne française.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/media/00/01/1313602770.jpg&quot; id=&quot;media-1139994&quot; alt=&quot;La Fayette 18.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1139994&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;Bataille navale&lt;br /&gt; (Tableau de Rossel, Musée de la Marine, Paris)&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les mastodontes vont maintenant s'affronter. Ils roulent, s'observent, et soudain gonflent leur voiles pour glisser à la rencontre les uns des autres. Les canons tonnent, trois mille en tout, un même nombre dans chaque camp. Aux bordées aveugles, qui martèlent les coques doublées de cuivre, qui fauchent les gréements, s'ajoute la mousqueterie plus précise, plus meurtrière peut- être, des tireurs armés de fusils, embusqués dans les hunes.&lt;br /&gt; Et comme il faut bien que les pièces de babord servent autant que celles de tribord, les chapelets de bouches crachant le feu se croisent plusieurs fois.&lt;br /&gt; Les forces anglaises sont, comme les françaises, partagées en trois escadres . De part et d'autre, c'est à qui&lt;br /&gt; transmettra les signaux les plus clairs, à qui virera de bord le plus vite, à qui retrouvera, malgré les dégâts, sa place dans le rang.&lt;br /&gt; La bataille dure de deux heures de l'après-midi jusqu'à la tombée de la nuit.&lt;br /&gt; Le géant de Grasse, droit debout dans son plus bel uniforme d'amiral, la poitrine barrée d'un cordon rouge, n'a pas un instant quitté sa dunette. Il s'est montré le meilleur tacticien, le plus habile manoeuvrier.&lt;br /&gt; Bougainville, célèbre navigateur, plus attiré par les sciences que par la guerre, l'a parfaitement secondé, et Monteil n'a pas démérité.&lt;br /&gt; Le soir venu, les Français déplorent soixante morts et près de deux cents blessés, mais ils savent que les pertes anglaises sont plus grandes que les leurs.&lt;br /&gt; La flotte adverse n'est pas en fuite. Pendant quelques jours, elle continue de rouler à l'horizon, mais elle ne tente pas de reprendre le combat. Elle ne sera pas même capable d’arrêter Barras, qui fait entrer dans la Chesapeake le renfort de ses huit vaisseaux.&lt;br /&gt; Enfin, le 9 septembre, les voiles anglaises disparaissent, reparties vers New York.&lt;br /&gt; La marine française a remporté une grande victoire. Mais suffira-t-elle à assurer l'indépendance des États-Unis?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- L'amiral de Grasse en est tombé d'accord avec moi, dit à La Fayette le marquis de Saint-Simon. Il est maître de la mer, nous devrions en profiter pour attaquer.&lt;br /&gt; La Fayette répondit par un bougonnement :&lt;br /&gt; - Je m'en tiendrai, dit-il, aux instructions de Washington, qui nous demande seulement de barrer la route à Cornwallis, s'il veut fuir vers la Caroline.&lt;br /&gt; Le marquis de Saint-Simon se garda d'insister. Bien qu'il fût nettement plus âgé que son compatriote, et d'un grade plus élevé dans l'armée française, puisqu'il était maréchal de camp, il s'était mis aux ordres du jeune et glorieux chef de l'armée américaine de Virginie.&lt;br /&gt; - Je crois que nos hussards ont fait bonne impression dans la région, dit le baron de Saint-Simon, frère du marquis, et commandant des volontaires étrangers dans l'armée venue de Saint-Domingue, -il est vrai qu'on ne voit pas tous les jours une cavalerie légère de cette qualité.&lt;br /&gt; - Notre artillerie a également été fort admirée, dit le jeune comte de Saint-Simon, cousin des précédents et commandant des canonniers.&lt;br /&gt; - Messieurs, messieurs, sourit Gimat, aide de camp de La Fayette, si nous pouvions équiper tous nos hommes, comme les vôtres, d'un uniforme blanc à parements et revers bleus, nous aurions nous aussi de beaux régiments à vous faire passer en revue ...&lt;br /&gt; - Mais, mon ami, l'interrompit le marquis de Saint-Simon, vos troupes telles qu'elles sont m'ont paru tout à fait dignes d'intérêt. Combien d'hommes comptent vos six régiments?&lt;br /&gt; - Environ mille six cents.&lt;br /&gt; - Vos milices?&lt;br /&gt; - Deux mille cinq cents.&lt;br /&gt; - Votre corps, un peu particulier, de cavalerie?&lt;br /&gt; - Nous avons cent cinquante dragons.&lt;br /&gt; - Et ce corps spécial de ... de carabiniers.&lt;br /&gt; - Nous les appelons &lt;i&gt;riflemen&lt;/i&gt;, nous en avons cinq cents.&lt;br /&gt; - Ajoutez ces effectifs aux nôtres et faites l'addition, suggéra le baron.&lt;br /&gt; - Notre corps expéditionnaire vaut celui de Rochambeau... renchérit le comte.&lt;br /&gt; _ Je dirai plus, reprit le baron, - venant de Saint-Domingue,&amp;nbsp; nous n'avons pas eu à souffrir d'une longue traversée, nos troupes sont vraiment fraîches ...&lt;br /&gt; A ces considérations d'ordre militaire, le marquis de Saint-Simon donna une conclusion qui n'étonnera que ceux qui n'ont pas deviné les arrière-pensées des autres intervenants :&lt;br /&gt; _ Mon cher ami, dit-il à La Fayette, c’est à vous que revient l'honneur de vaincre Cornwallis. Ne pensez qu'à votre gloire! Soyez celui qui aura donné aux États-Unis leur indépendance.&lt;br /&gt; A l'issue de cette réunion, resté seul, le pauvre Gilbert s'abandonna aux affres de la tentation.&lt;br /&gt; Le lendemain matin, il convoqua son état-major. Les généraux dont il suivait le plus volontiers les conseils, Wayne et Steuben, se déclarèrent favorables à l'assaut.&lt;br /&gt; Il se rendit alors en chaloupe jusqu'au &lt;i&gt;Ville-de-Paris&lt;/i&gt;,&amp;nbsp; pour y consulter de Grasse.&lt;br /&gt; - Nous avons malmené la flotte anglaise, c'est vrai, dit l'amiral, mais elle peut tenter de prendre sa revanche. En attendant qu'elle revienne, Cornwallis s'enferme dans de solides fortifications, qui lui permettront de soutenir un long siège. Mieux vaudrait enlever la place dès maintenant!&lt;br /&gt; Rien n'y fit.&lt;br /&gt; La Fayette parvint à s'opposer à l'avis de tous ceux qui&amp;nbsp; l’entouraient et surtout à lutter contre lui-même, afin de respecter strictement les recommandations de Washing-ton, son chef bien-aimé.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Son supplice fut d'ailleurs de courte durée.&lt;br /&gt; Les troupes combinées de Rochambeau et de Washington avaient gagné à pied la pointe d'Elk. Des navires les y attendaient, qui leur permirent de descendre la Chesapeake. L'avant-garde arriva à Williamsburg le 14 septembre.&lt;br /&gt; Grande fut la joie de tous . On passa les armées en revue.&lt;br /&gt; Un élégant souper réunit les principaux officiers.&lt;br /&gt; Le jour suivant, Washington voulut rencontrer de Grasse. Dès qu'il eut touché le pont, l'amiral se précipita vers lui et, l'enlevant dans ses bras, l'embrassa sur les deux joues.&lt;br /&gt; - Mon petit général, s'exclama-t-il, que je suis content de vous voir!&lt;br /&gt; On se souvient que l'illustre généralissime frisait la cinquantaine et qu'il mesurait près de six pieds.&lt;br /&gt; Un énorme éclat de rire salua la hardiesse du marin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cependant, Cornwallis, replié dans sa forteresse, ne semblait pas disposé à laisser les Américains et les Français se réjouir comme s'ils avaient gagné la guerre.&lt;br /&gt; Il passa à l'attaque, en lançant des brûlots contre la flotte victorieuse qui l'enfermait dans la Chesapeake.&lt;br /&gt; Plusieurs petits bâtiments bourrés de matières inflammables et explosives vinrent s'agripper aux vaisseaux des escadres de de Grasse. Au dernier moment, les hardis Anglais qui les avaient conduits s'échappaient dans des barques.&lt;br /&gt; Une nuit, c'est le &lt;i&gt;Vaillant&lt;/i&gt; qui s'enflamme et part à la dérive. Le &lt;i&gt;Réfléchi&lt;/i&gt;, qui le voit s'approcher, le prend pour un brûlot gigantesque et ouvre le feu! ... Que de dégâts avant que l'on se reconnaisse et que l'on maîtrise l'incendie!&lt;br /&gt; Cela ne pouvait durer!&lt;br /&gt; Dès le 28 septembre, Washington, chef suprême des forces alliées, décida que le moment était venu d'assiéger Yorktown.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La cavalerie française, conduite par Lauzun, bouscula la cavalerie de Cornwallis devant Gloucester, de l'autre côté de&amp;nbsp; la rivière York,&amp;nbsp; où les Anglais&amp;nbsp; étaient également&amp;nbsp; installés.&lt;br /&gt; Mais cet épisode fut le seul qui rappelât la guerre de mouvement. Du côté de Yorktown, quelques escarmouches eurent bien lieu pour la possession de bosquets, de buissons ou de rideaux d'arbres, mais les assiégés abandonnèrent vite leur retranchements avancés, pour s'enfermer à l'abri des solides fortifications qu'ils avaient élevées.&lt;br /&gt; La vraie bataille commença avec l'intervention de 1500 hommes armés de pelles et de pioches.&lt;br /&gt; Une tranchée fut creusée, parallèle aux défenses de la ville. Son étroitesse protégeait les assiégeants de la mitraille ennemie. Mais elle était, avec ses redoutes, assez large pour que pussent être mises en place dix batteries de canons, de mortiers et d'obusiers.&lt;br /&gt; La ville fut soumise, quatre jours durant, à un tel pilonnage que bien peu de maisons restèrent debout. Quant aux navires que possédaient encore les assiégés dans l'estuaire, ils furent coulés.&lt;br /&gt; Cependant, Cornwallis résistait, espérant que de la mer lui viendraient des secours.&lt;br /&gt; Une deuxième tranchée fut creusée, à seulement deux cents toises des lignes anglaises.&lt;br /&gt; Mais dès qu'elle fut ouverte, les assaillants comprirent que, s'ils pouvaient porter des coups plus rudes, ils étaient eux-mêmes fort exposés. Deux redoutes anglaises, avancées hors du camp retranché, étaient particulièrement&amp;nbsp; meurtrières.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/media/01/01/1932252514.jpg&quot; id=&quot;media-1140016&quot; alt=&quot;La Fayette 19.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1140016&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Washington donna l'ordre de les prendre d'assaut : celle de gauche serait pour les Français, commandés par Vioménil, celle de droite pour les Américains, conduits par La Fayette.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;b&gt;*&amp;nbsp; &amp;nbsp;*&lt;br /&gt; *&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;- Mes charpentiers ! crie le marquis.&lt;br /&gt; Dix hommes, armés de haches, se présentent, suivis d'autres, qui portent des fagots nommés fascines.&lt;br /&gt; - Vous faites partie de l'avant-garde, mes braves!&lt;br /&gt; Puis, se tournant vers le lieutenant-colonel Hamilton, il ajoute :&lt;br /&gt; - Avec deux canons, vous ouvrirez le feu, à cent toises d'ici, pour faire une diversion.&lt;br /&gt; Et comme les hommes qu'il désigne pour accompagner l'officier ne se hâtent pas assez à son gré, il les houspille:&lt;br /&gt; - Stand to your guns! Quick march! (A vos pièces! En avant!)&amp;nbsp;&lt;br /&gt; La nuit va tomber. L'heure de l'assaut est toute proche. Le gros de la troupe, environ trois cents soldats, n’a pas encore bougé.&lt;br /&gt; - Baïonnette au canon! ordonne à voix basse La Fayette.&lt;br /&gt; - Mon général, plaisante Gimat, son aide de camp, rappelez-moi comment les Indiens vous avaient surnommé?&lt;br /&gt; - Kayewla, mon cher ami, le cavalier redoutable!&amp;nbsp; Je vois ce que vous voulez dire... Ce soir, adieu cheval, charges héroïques, cheveux au vent! Puissé-je mériter, avant que l'obscurité soit complète, le surnom de fantassin&amp;nbsp; vainqueur! ...&lt;br /&gt; Mais trêve de bavardage.&lt;br /&gt; - &quot;Go and Victory!&quot; crie La Fayette, l'épée brandie.&lt;br /&gt; Les canons d'Hamilton lui répondent en écho tonitruant.&lt;br /&gt; Les porteurs de fascines s'élancent, protégés par la mitraille des trois cents fusils.&lt;br /&gt; Le fossé qui entoure la redoute est bientôt comblé, malgré les coups de feu des assiégés.&lt;br /&gt; Les charpentiers se jettent contre la paroi et frappent les étais les plus faibles. Des pièces de bois craquent, du sable coule, une brèche s'ouvre.&lt;br /&gt; Le général s'y engouffre, suivi de Gimat, et d'un épouvantable hérissement de baïonnettes.&lt;br /&gt; Le corps à corps est sanglant mais bref. Quelques hurlements de douleur, ici ou là un râle affreux, marquant la fin d'une vie, et voici qu'un grand diable rouge lève les bras : c'est le chef de poste, qui se rend.&lt;br /&gt; Fin du carnage.&lt;br /&gt; - Mon général, dit en hoquetant le colonel Gimat, infanterie ou cava... cavalerie, tout vous ... vous réussit, bra... bravo!&lt;br /&gt; Pourquoi ce bégaiement, cette voix hésitante?&lt;br /&gt; La Fayette se tourne vers son fidèle aide de camp, qui s'effondre, blessé, évanoui.&lt;br /&gt; Pour un chef de guerre, les plus belles victoires ont toujours un petit goût amer.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les Français s'étaient montrés aussi braves que les Américains de La Fayette : Vioménil avait pris l'ouvrage fortifié que Washington lui avait assigné.&lt;br /&gt; Cornwallis venait de subir une lourde défaite.&lt;br /&gt; Les pertes des alliés s'élevaient à quelques dizaines de tués et de blessés, mais celles des assiégés, toujours soumis aux canonnades, étaient plus élevées.&lt;br /&gt; Le lendemain, c'était le 15 octobre, le général anglais tenta une sortie. En vain.&lt;br /&gt; Le 17 octobre, il demanda une suspension d'armes.&lt;br /&gt; Washington ayant refusé, il fut contraint de capituler.&lt;br /&gt; Le vicomte de Noailles fut chargé de négocier les conditions de la reddition, - une désignation qui rendait hommage à son glorieux beau-frère, La Fayette.&lt;br /&gt; L'absence du traître Arnold, que Cornwallis avait expédié à New York avant le siège, rendit la discussion plus facile.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gerardsoncarrieu5.hautetfort.com/media/02/02/122698307.jpg&quot; id=&quot;media-1140027&quot; alt=&quot;La Fayette 20.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1140027&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;La capitulation de Yorktown.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;Les Anglais vaincus défilent entre les Américains, à droite,&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;et les Français, à gauche .&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;(Tableau de J. Trumbull,Yale University Art Gallery)&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 19 octobre, à deux heures précises, les vaincus quittent la place, avec l'arme sur l'épaule, mais les drapeaux repliés et les tambours battant sourdement. Avant de déposer leurs fusils, ils doivent défiler entre deux lignes formées par les vainqueurs au garde-à-vous, et comme ils semblent manifester du mépris pour les Américains, en dirigeant plus volontiers leurs regards vers les Français, La Fayette attire leur attention en ordonnant à sa musique de jouer un air populaire chez les Insurgents, &quot;Yankee Doodle&quot;.&lt;br /&gt; Arrive enfin le moment de la remise de l'épée.&lt;br /&gt; Cornwallis a fait savoir qu'il est malade et doit garder la chambre. Le général O'Hara le remplace.&lt;br /&gt; Côte à côte, Washington et Rochambeau le reçoivent.&lt;br /&gt; O'Hara tend l'arme symbolique à Rochambeau. Celui-ci ne bouge pas, mais son aide de camp, montrant Washington, dit à l'Anglais:&lt;br /&gt; - Vous faites erreur, Monsieur. Le commandant en chef de notre armée est sur votre droite.&lt;br /&gt; L'Américain reçoit l'épée du vaincu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dès le 20 octobre, La Fayette écrit à Maurepas :&lt;br /&gt; &lt;i&gt;“ La pièce est jouée, monsieur le comte, et le cinquième acte vient de finir. J'ai été un peu à la gêne pendant les premiers, mon cœur a joui vivement du dernier et je n'ai pas moins de plaisir à vous féliciter sur l'heureux succès de notre campagne.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Le duc de Lauzun, chargé d'aller rendre compte à Louis XVI des événements d'Amérique, remettra ce message au ministre.&lt;br /&gt; Il emportera également une longue lettre de Gilbert pour Adrienne.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;5&quot;&gt;&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;br /&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Peube</name>
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        <title>Doute</title>
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        <updated>2008-07-26T22:30:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-26T22:30:00+02:00</published>
        <summary>  Le doute est dans notre monde, notre compagnon de route. Doute sur nous...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le doute est dans notre monde, notre compagnon de route. Doute sur nous même, doute sur le monde qui nous entoure, doute sur ceux qui nous entoure, doute sur doute... Cela pourrit notre quotidien car nous dépensons de l'énergie inutilement à nous inquiéter, à nous prendre la tête pour des choses que nous ne pouvons maitriser. Nous avons prise que sur notre propre vie, nos propres décisions, les choix que nous faisons, ceux que nous choississons, envers et contre tout, d'Aimer. D'où l'importance d'assumer nos choix et d'être autant que possible en cohérence avec ceux-ci. Après, les autres, leurs vies... ne nous appartiennent pas, nous ne faisons qu'être là dans la leur comme eux sont là dans la nôtre. Parfois certains marquent notre vie, notre histoire, alors que nous ne sommes que de passage dans la leur... C'est ainsi que va la Vie et personne n'y peut grand chose. L'amitié, l'affection ca ne se force pas, c'est un grand mystère. Pourquoi est-ce que çà passe avec tel ou tel et qu'avec un(e) autre c'est si difficile malgré moult efforts. Encore un mystère....&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a en fait beaucoup de mystère dans notre quotidien, beaucoup d'incertitude sur ce que sera demain. C'est pour celà que j'aime assez cette formule laconique &quot;&lt;i&gt;tomorrow is another day&lt;/i&gt;&quot;... Le monde de demain est à construire à partir du monde d'hier et d'aujourd'hui et pour celà apprenons jour après jour à vivre &lt;u&gt;CE&lt;/u&gt; jour et prenons le comme tremplin pour demain.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Gardons au coeur de nos vies ce &quot;&lt;b&gt;CARPE DIEM&lt;/b&gt;&quot; et souvenons que dans ce monde une seule chose compte c'est d'aimer en vérité et en profondeur. Une fois de plus n'attendons pas demain, pour dire en actes et en paroles que &lt;u&gt;certains dans notre entourage ont du prix à nos yeux et que nous les aimons&lt;/u&gt;. Et peu importe ce que peuvent bien en penser les autres parce que les autres c'est pas nous et les autres, dans ce cas , on s'en fout...&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin n'oublions d'inscrire au coeur de nos vies, de nos relations avec les autres et tout spécialement ceux qui nous sont chers cette si belle phrase de Thérèse de Lisieux : &quot;&lt;b&gt;&lt;i&gt;C'est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l'Amour&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&quot;.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>angymiangemidemon</name>
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        <title>Lui</title>
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        <updated>2008-07-03T19:29:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-03T19:29:00+02:00</published>
        <summary>  Lui.....   En lui tu avais confiance   Sans méfiance   Mais il t'a trahi...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://njsworld.hautetfort.com/">
           &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Lui.....&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;En lui tu avais confiance&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Sans méfiance&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais il t'a trahi&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Aujourd'hui c'est fini&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Tu as fui&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais tu n'arrives pas à te séparer&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Mais rien ne pourra réparer&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Il t'a fait souffrir&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Tu as préféré fuire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Au risque de te nuire&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;C'était peut être le mieux&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Tu as du faire tes adieux&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;A ceux qui t'aimaient&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;A ceux que tu aimais&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Un jour peut être tu pourras revenir...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Sans vouloir en finir....&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Yfigénie</name>
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        <title>Dur, le visage se refige</title>
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        <updated>2008-06-22T17:06:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-22T17:06:00+02:00</published>
        <summary>        C'était vraiment le moment que cela arrive ces histoires....   Mais,...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/">
           &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/media/00/01/1464429517.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/media/00/01/1695287304.jpg&quot; alt=&quot;La lutte des Caribous 21-06-2008 23;16;38.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1087223&quot; name=&quot;media-1087223&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;C'était vraiment le moment que cela arrive ces histoires....&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, le mieux est l'ignorance... Me suis levée tard, et j'attaque les photocopies pour les dossiers, que je déposerai&amp;nbsp;demain au Cabinet de l'avocate maudite...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelle bande d'adolescentes attardées, et cet homme très maladroit...&amp;nbsp;Enfin, je vous conseille le site du Pierrot, un &quot;délice&quot;, j'ai mis le lien sur mon autre blog, et il&amp;nbsp;a été admiré à juste titre...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Allez une&amp;nbsp;petite image marrante... Il fait chaud, mais ciel pas très dégagé...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me suis offert un logiciel de bandes dessinées, là, cela va être trop fun...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bisous&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Bernard</name>
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        <title>Fadela, la crédule ???</title>
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        <updated>2008-06-16T18:15:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-16T18:15:00+02:00</published>
        <summary>  Fadela Amara est, à mon sens, ce que l'on peut appeler une &quot;sacrée bonne...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Fadela Amara est, à mon sens, ce que l'on peut appeler une &quot;sacrée bonne femme&quot;. Présidente de &quot;Ni putes ni soumises&quot; jusqu'en juin 2007, elle quitte à cette époque l'association pour intégrer le gouvernement Sarkozy en qualité de secrétaire d'Etat chargée de la politique de la Ville. Fermement convaincue de son sujet (et pour cause : elle a grandi dans la banlieue) elle mène bon train depuis quelques mois la réflexion qui doit aboutir au plan banlieue. Sauf que voilà, le comité interministériel à la ville qui devait se réunir ce lundi 16 juin a une nouvelle fois été déplacé. La faute, selon Matignon, à des &quot;&lt;i&gt;problèmes de calendrier&lt;/i&gt;&quot; (Le Monde du 16/09/08). Fadela Amara se dit malgré tout &quot;&lt;i&gt;sereine&lt;/i&gt;&quot; et &quot;&lt;i&gt;affirme disposer d'un large soutien de la part de M. Sarkozy : &quot;A chaque fois que je le vois, il me dit : Fadela tu as carte blanche. &quot;&lt;/i&gt; Carte blanche, certes, mais n'est-ce pas aussi le moyen le plus sûr pour Nicolas Sarkozy de se défausser si les conclusions du plan banlieue vont au delà de ses espérances ???&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>winwie</name>
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        <title>Sur la corde raide…</title>
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        <updated>2008-06-05T22:26:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-05T22:26:00+02:00</published>
        <summary>     C’est bon, j’avance.   C’est sûr.   Mais c’est vraiment aux forceps....</summary>
        <content type="html" xml:base="http://cyclones.hautetfort.com/">
           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://cyclones.hautetfort.com/media/00/01/987326955.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://cyclones.hautetfort.com/media/00/01/706306076.jpg&quot; id=&quot;media-1053909&quot; alt=&quot;2-Funambule_002_400.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1053909&quot; /&gt;&lt;/a&gt;C’est bon, j’avance.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;C’est sûr.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Mais c’est vraiment aux forceps.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;Après 3-4 jours où je me sentais vraiment bien, encore aujourd’hui je riais, je veux dire je riais VRAIMENT (non non je ne suis pas un psychopathe), je me suis remis en situation d’angoisse.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;En fait, je sais pertinemment que tout ce qui touche à ma famille est miné, piégé émotionnellement. Dès lors, je ne devrais rien laisser traîner en longueur, toujours couper les interrogations à la racine, sinon je me les trimballe pour des jours et des jours et je me pourris la vie et celle de mon couple avec des questions à la con qui ne renvoie qu’à mes propres névroses. Et j’ai laissé traîné un truc, sans vraiment m’en rendre compte, et ça me renvoie direct à mes doutes… bon j’ai pu l’exprimer, ça va donc un peu mieux, mais mon dieu ce que je n’ai pas confiance en moi, c’est hallucinant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;J’espère que cela va juste continuer de se dissiper et revenir gentiment dans le cours normal de ces journées.&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Yfigénie</name>
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        <title>Apocalypse now...</title>
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        <updated>2008-04-24T08:21:26+02:00</updated>
        <published>2008-04-24T08:21:26+02:00</published>
        <summary>  Heureusement pas de mal de crâne aujourd'hui... Je suis sereine...   Ils se...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Heureusement pas de mal de crâne aujourd'hui... Je suis sereine...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils se sont pris les yeux dans le tapis... Cela va être vite réglé !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;LE MALHEUR PEUT ETRE UN PONT VERS LE BONHEUR.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#00FFFF&quot;&gt;Sagesse Zen&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#CCFFCC&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://leblogdyfigenie.hautetfort.com/media/01/01/511197828.gif&quot; alt=&quot;556107153.gif&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-983883&quot; name=&quot;media-983883&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;q&lt;/p&gt; 
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            <name>Dominique</name>
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        <title>Neuf Avril 2008</title>
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        <updated>2008-04-09T15:26:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-09T15:26:00+02:00</published>
        <summary>   A Ernest, merci pour ce texte...     Confiance en Dieu...  Vis le jour...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-949795&quot; src=&quot;http://lesyeuxdanslescieux.hautetfort.com/media/01/02/222457713.jpg&quot; alt=&quot;890628662.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-949795&quot; /&gt;A Ernest, merci pour ce texte...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt; color: navy; font-family: President&quot;&gt;Confiance en Dieu...&lt;br /&gt; Vis le jour d'aujourd'hui:&lt;br /&gt; Dieu te le donne,&lt;br /&gt; Vis le en Lui.&lt;br /&gt; Le jour de demain est à Dieu&lt;br /&gt; il ne t'appartient pas,&lt;br /&gt; Ne reportes pas sur demain&lt;br /&gt; le souci d'aujourd'hui.&lt;br /&gt; Demain est à Dieu,&lt;br /&gt; remets le lui.&lt;br /&gt; Le moment présent&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt; color: navy; font-family: President&quot;&gt;est une frêle passerelle.&lt;br /&gt; Si tu le charges des regrets d'hier,&lt;br /&gt; de l'inquiétude de demain,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 16pt; color: navy; font-family: President&quot;&gt;la passerelle cède et tu perds pied.&lt;br /&gt; Le passé, Dieu le pardonne.&lt;br /&gt; L'avenir, Dieu le donne.&lt;br /&gt; Vis le jour d'aujourd'hui&lt;br /&gt; en communion avec Lui !&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14pt; color: navy; font-family: President&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: navy; font-family: President&quot;&gt;ce texte est écrit par une &quot;soeur&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: navy; font-family: President&quot;&gt;assassinée&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: navy; font-family: President&quot;&gt;en Algérie en Novembre 1995&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>gonfalonniere</name>
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        <title>30 mars : faire confiance a Dieu</title>
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        <updated>2008-03-30T06:43:00+02:00</updated>
        <published>2008-03-30T06:43:00+02:00</published>
        <summary>      Ô homme, tu es l'ouvrier de Dieu&amp;nbsp;: le temps de la récompense...</summary>
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           &lt;p style=&quot;text-indent: 0.93cm; margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Ô homme, tu es l'ouvrier de Dieu&amp;nbsp;: le temps de la récompense viendra plus tard.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;img src=&quot;http://dominique-le-tourneau.hautetfort.com/media/02/02/1050139832.jpg&quot; id=&quot;media-897831&quot; alt=&quot;540164246.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-897831&quot; /&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Quelle prétention d'exiger le salaire avant le travail&amp;nbsp;! Un ouvrier vient travailler chez toi, lui donnes-tu le salaire avant que l'ouvrage ne soit terminé&amp;nbsp;? Tu suspecterai sa loyauté s'il te disait : «&amp;nbsp;Paye-moi d'abord, et je travaillerai ensuite.&amp;nbsp;» Ce langage t'indignerait&amp;nbsp;: pourquoi&amp;nbsp;? Parce que cet ouvrier n'a pas eu confiance en toi, homme sujet au mensonge. Comment Dieu ne s'indignerait-il pas, quand tu n'as pas confiance en la Vérité même&amp;nbsp;! Ce qu'il t'a promis, il te le donnera, car c'est la Vérité qui a promis. Craindrais-tu qu'il n'ait pas, par hasard, de quoi donner&amp;nbsp;, Il est tout-puissant. Que Lui-même ne soit plus là pour donner&amp;nbsp;? Il est immortel. Que quelqu'un vienne à lui succéder&amp;nbsp;? Il est à perpétuité. Sois tranquille. Tu veux que ton ouvrier te fasse crédit toute la journée&amp;nbsp;; fais crédit à Dieu toute ta vie&amp;nbsp;; ta vie, elle n'est qu'un moment pour Dieu.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-indent: 0.93cm; margin-bottom: 0cm&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;Saint Augustin,&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;&lt;i&gt;En. super psalmos, in XXXV&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times, Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;span lang=&quot;fr-FR&quot; xml:lang=&quot;fr-FR&quot;&gt;, 13.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Muriel Duf</name>
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        <title>Pas celle qu'on croit</title>
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        <updated>2008-03-03T17:45:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-03T17:45:00+01:00</published>
        <summary>  Me sent faible en ce moment.   Enfin faible physiquement pendant que mon...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://murielduf.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Me sent faible en ce moment.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Enfin faible physiquement pendant que mon esprit se révolte en permanence.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Des exemples :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ces derniers jours, à deux reprises&amp;nbsp;mon boss m'a présentée comme télépro alors que je suis aussi Assistante marketing et que vu l'impopularité du 1er poste (du genre un télépro n'est pas vraiment un humain, c'est surtout un robot téléphonique avec des bras, des jambes, mais à quoi ça lui sert, tout ce qu'on lui demande c'est de relancer, harceler, obtenir des infos), j'aimerais autant, sinon qu'on me mette en valeur (pour ça il aurait fallu que je chope l'affaire du siècle avec 1 million d'hono, je me doute bien), du moins qu'on mette l'accent sur my professional&amp;nbsp;deuble-casquette, &amp;nbsp;mais non, télépro. Déjà sur notre intranet je ne suis que Teleprospector (petite cousine de Terminator), et déjà ça m'indispose...&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Vous allez me dire, il faut briller, sortir du lot, déchirer une affaire. Béh je veux bien moi mais j'en ai marre d'imaginer des process, de rêver qu'un jour on aura des vrais chiffres de télépro afin de constater, complice,&amp;nbsp;l'utilité du taf, d'avoir envie d'être encouragée par mon boss (en plus de quelques uns, heureusement, de mes collègues), de rien foutre en espérant que ce dernier viendra me voir pour savoir pourquoi je ne fous rien. Mais non. La, lalalalala, tout va bien, tout se passe bien !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je sens qu'il faut que tout vienne de moi sauf que je suis fatiguée. Fêter mon record de boite dans 1 semaine me rend presque triste parce que j'ai l'impression d'être une imposteuze, je pense que je pourrais apporter plus de qualité à mon taf mais ça non plus ne sera pas reconnu. Un peu comme si je ne faisais que passer, alors que les officiels télépros de la boite, des stagiaires, comme il se doit, ont déjà du mal à rester 1 an et cessent d'appeler régulièrement dès que leur maintien dans la boite est confirmé. En fait, il faut souvent harceler le stagiaire pour qu'il consente à bosser sur ses listings et surtout qu'il arrête de dire au boss qu'il n'a rien à faire ! Chicounet, t'as rien à faire ? Attends, on s'est partagé 32.000 contacts, tu les as déjà tous appelés ????&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Au début, reconnaissante d'avoir été sauvée des meetiques griffes nazies et mussoliniennes,&amp;nbsp;j'étais ultra-top&amp;nbsp;motivée !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Maintenant je suis rien qu'une putain de grosse&amp;nbsp;feignasse vissée à mon siège et à moins de réaliser, ce dont je doute profondément (et oui, lecteur, je doute, qui &lt;strike&gt;ne&lt;/strike&gt; l'eut &lt;strike&gt;pas&lt;/strike&gt;&amp;nbsp;cru ?), THE explosive affaire, ça n'ira pas en s'arrangeant. Soit je déchire, soit je continue de vivoter ma profession, ne comptant plus sur la belle carotte de ma-boite-va-s'implanter-au-maroc parce que les big boss se sont dégonflés mais sur celle, tout aussi sécurisante mais moins séduisante, quand même, à mes yeux, de la-mutuelle-est-top-avec-tout-ce-que-j'ai-à-réparer-je-reste-au-moins-jusqu'à-la-retraite.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A ce propos, j'ai tout d'même avancé 800 euros pour me faire un &quot;beau cadeau&quot; indispensable-même-pas-la-peine-de-songer-à-y-couper : mon 1er appareil, et pas d'orthodontie genre j'ai-les-dents-qui-courent-après-la-tartine, ça c'était y'a 20 ans, aussi je vous laisse imaginer l'objet, vous réjouir pour moi parce que maintenant, grâce à ça,&amp;nbsp;j'ai des molaires, enfin en bas, et que quand je me serais habituée je pourrais remanger plein de trucs que j'e m'interdisais jusqu'alors, et vous dispense de moquerie, je m'en charge bien toute seule, entre ça et le &quot;fait-chier-ce-corps-étranger !!!&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et pour ne rien gâcher, ça n'a certes pas grand-chose à voir mais ça fait assurément partie des déceptions de la journée, mes parents qui avaient proposé (j'insiste, parce que nous, pour une fois, on a rien demandé, mais j'avoue qu'on avait des projets, avec Cher-et-Tendre, du projet social, culturel et sexual, non que le p'tit d'homme nous en empêche, dans ce dernier cas de figure, mais je me sens nettement moins chaude de faire ça déguisée en soubrette dans la cuisine, une appréhension comme ça, un peu timide) de prendre Thomas de ce soir à dimanche matin&amp;nbsp;pour l'emmener au manège / spectacle / ciné / balade, m'ont signifié ce matin&amp;nbsp;qu'avec les peintres qui enfin se décidaient à venir (enfin ils ont eu l'info mercredi dernier et je leur avais même dit de laisser tomber, qu'ils le prendraient à un autre moment) et mon frère qui passait son capes (m'enfin ils ont quand même l'info depuis un bout de temps aussi), la fatigue, l'odeur, l'idée qu'ils ont eu du coup de mettre du parquet dans la chambre de mon frère et tout ça, ils ne pouvaient pas se permettre de prendre mon p'tit d'homme à la maison, insistant à mort&amp;nbsp;sur les nuisances hyper bruyantes, un &quot;&lt;em&gt;truc que tu ne connais pas et heureusement, ma chérie&lt;/em&gt;&quot; (ben tiens, c'est pas nous qui avons, à 5 mètres de notre appart, un lotissement énorme en construction, le genre qui fait regretter d'avoir pris sa journée parce que de toutes manières c'est impossible de récupérer chez soi en semaine ! Et c'est pas moi effectivement, ni mon équipe,&amp;nbsp;qui a subi les hurlements, &amp;nbsp;le plafond qui saute sous la charge et l'anéantissement de 500 m² de bureaux /cloisons / armoires au-dessus de ma tête la semaine dernière, nooooon ! Où étais-je donc ? Pas au maroc, c'était ma soeur.... Non j'étais au bureau, saaaaagement, rêvant de boules Quiès compatibles avec ma &quot;haute&quot; fonction&amp;nbsp;!), se justifiant à mort sur ces travaux et ne comprenant pas que sans la bienveillance de la crèche dont on avait prévenu l'absence de Thomas, j'aurais été bonne pour poser 5 jours alors que je n'en ai que 3 jusqu'à juin. Mais bon je sais, je suis mauvaise. Je ne me rends pas compte du tout que les profs ils ont une vie pas facile, non, ça c'est un problème qui ne me touche pas plus que je n'en connais l'existence.... Bon ok j'avoue, aujourd'hui je me sens ultra-vénère, à la limite du guettage de casse-couille pour le fumer dans mon droit... Et c'est mal. Finalement, le tout réuni, &lt;em&gt;Terminator&lt;/em&gt; m'irait plutôt bien, comme sobriquet......&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Hervé</name>
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        </author>
        <title>”Le Sarkoshow ou la chute de popularité la plus rapide d'Europe”</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/archive/2008/02/27/le-sarkoshow-ou-la-chute-de-popularité-la-plus-rapide-d-eur.html" />
        <id>tag:udfboulogne-billancourt.hautetfort.com,2008-02-27:1486840</id>
        <updated>2008-02-27T17:30:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-27T17:30:00+01:00</published>
        <summary>  Fin 2007, le quotidien espagnol  El Mundo  (de cendre droit, 2ème quotidien...</summary>
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           &lt;p&gt;Fin 2007, le quotidien espagnol &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.elmundo.es/elmundo/internacional.html&quot;&gt;El Mundo&lt;/a&gt; (de cendre droit, 2ème quotidien généaraliste le plus diffusé en Espagne, derrière El Pais) préférait comme &quot;personnage de l'année&quot; Nicolas Sarkozy à Juan Carlos, roi d'Espagne, qui fêtait cette année ces 70 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une sorte de sacrilège, que le quotidien justifiait sur une bonne dizaine de pages, en éditant même un cahier spécial Sarkozy.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;El Mundo brûle maintenant le Sarkozy qu'il a adoré !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le même quotidien a en effet publié le 26 février un éditorial intitulé : &quot;Le Sarkoshow ou la chute de popularité la plus rapide d'Europe&quot;, au ton très critique pour le Président français. La goutte qui a visiblement fait déborder le vase du quotidien espagnol est l'épisode du Salon de l'Agriculture samedi dernier :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;&quot;Cet épisode imbécile et sa diffusion massive sont significatifs de l'abîme de pipolisation et de frivolité dans laquelle la France semble s'être enfoncée&quot;.Elle le doit précisément aux incongruités de ce même Président qui a pourtant été élu en mai dernier en promettant de travailler dur et de faire des réformes structurelles pour éviter à la France la décadence.&quot;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&quot;Le président Sarkozy a transformé la chronique politique et institutionnelle de l'une des puissances les plus importantes d'Europe en un cirque permanent qui a même un nom : le Sarkoshow&quot;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&quot;Il est probable que nous soyons témoins de la chute de popularité la plus grave, la plus rapide et la plus gratuite jamais subie par un homme politique en Occident.&quot;&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&quot;La véhémence de Sarkozy était légendaire, mais il ne fait cependant aucun doute qu'il ne doit qu'à lui-même la déterioration de sa propre image.&quot;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Modem - Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt&lt;/p&gt; 
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            <name>Peube</name>
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        <title>Don't give up, you're loved</title>
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        <updated>2008-02-10T19:55:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-10T19:55:00+01:00</published>
        <summary>  Don't give up, you 're loved...      Et si nous nous souvenions plus...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Don't give up, you 're loved...&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Et si nous nous souvenions plus souvent de cette vérité... Oui, seul l'Amour est digne de foi, seul l'amour peut construire chaque jour davantage ce monde dans lequel nous vivons et dont nous avons pour tâche de le rendre un peu plus habitable et aimable...&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;Nous avons le droit de nous tromper, mais en aucun cas nous n'avons le droit de blesser... Place à Josh maintenant...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object height=&quot;289&quot; width=&quot;346&quot; codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0&quot; classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot;&gt;&lt;param name=&quot;quality&quot; value=&quot;high&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;menu&quot; value=&quot;false&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;wmode&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/ls7ila3srzI&amp;amp;rel=1&quot; /&gt; &lt;embed height=&quot;289&quot; width=&quot;346&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/v/ls7ila3srzI&amp;amp;rel=1&quot; menu=&quot;false&quot; quality=&quot;high&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <title>Confiance</title>
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        <updated>2008-02-05T11:00:00+01:00</updated>
        <published>2008-02-05T11:00:00+01:00</published>
        <summary>   Notre confiance envers les hommes n'a très souvent d'autres causes que la...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-774274&quot; src=&quot;http://eklektik.hautetfort.com/media/01/01/44668eaf535b854ee344925232a85518.jpg&quot; alt=&quot;da9783b040439140f160cf25a84e097b.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-774274&quot; /&gt;Notre confiance envers les hommes n'a très souvent d'autres causes que la paresse, l'égoïsme et la vanité : la paresse, quand l'ennui de réfléchir, de veiller, d'agir nous porte à nous confier à quelqu'un ; l'égoïsme, quand le besoin de parler de nos affaires nous excite à faire des confidences ; la vanité, quand nous avons quelque chose d'avantageux à dire sur notre compte. Nous n'exigeons pas moins qu'on nous fasse honneur de notre confiance.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;left&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Arthur Schopenhauer (1788-1860)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Taizé</name>
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        <title>Roumanie</title>
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        <updated>2008-01-26T06:47:48+01:00</updated>
        <published>2008-01-26T06:47:48+01:00</published>
        <summary>Chant et danse avec les Roumains     </summary>
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          Chant et danse avec les Roumains&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://1030taize.hautetfort.com/album/roumanie/thumb_dscn4472.JPG&quot; alt=&quot;http://1030taize.hautetfort.com/album/roumanie/&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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            <name>Hervé</name>
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        <title>Les Français et les Média</title>
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        <updated>2008-01-23T12:15:00+01:00</updated>
        <published>2008-01-23T12:15:00+01:00</published>
        <summary> Le quotidien La Croix publie aujourd'hui les résultats de  l'enquête...</summary>
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          &lt;p&gt;Le quotidien La Croix publie aujourd'hui les résultats de &lt;strong&gt;l'enquête annuelle &lt;em&gt;La Croix&lt;/em&gt;&amp;nbsp;- Sofres&amp;nbsp;auprès des Français sur leurs relations avec les médias – presse écrite, télévision, radio, Internet – et la confiance qu’ils leur accordent.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les principaux résultats&lt;/strong&gt;, mis en avant par le &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2326724&amp;amp;rubId=1097#&quot;&gt;journal La Croix&lt;/a&gt;,&amp;nbsp;&lt;strong&gt;sont les suivants :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;L’intérêt porté aux informations dispensées par les médias reste à peu près constant (72 % se déclarent très ou assez intéressés), tout comme la confiance des Français dans la radio, seul média pour lequel la proportion des confiants dépasse la majorité, avec 57 % des personnes interrogées.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Dans le même temps, &lt;strong&gt;le soupçon de pression des milieux du pouvoir et de l’argent sur les journalistes reste préoccupant&lt;/strong&gt;, en léger recul cependant par rapport à l’an dernier. Peut-être l’opinion est-elle finalement moins sensible que le milieu médiatique lui-même aux nouveaux rapprochements entre certains médias, leurs patrons et le pouvoir politique.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les Français semblent bien davantage préoccupés – et plutôt insatisfaits – de la place accordée dans la presse, à la télévision ou à la radio aux questions de fond qui touchent, en l’obscurcissant souvent, leur vie quotidienne&lt;/strong&gt;. Le pouvoir d’achat, le réchauffement de la planète et la dégradation de l’environnement, le sort des sans-abri… sont autant de thèmes qui, selon l’opinion, ne sont jamais assez abordés, creusés, décryptés.&lt;/li&gt; &lt;li&gt;Mêmes si elles font couler beaucoup d’encre, les séduisantes sirènes de la pipolisation n’auraient-elles finalement pas plus de pouvoir qu’un rideau de fumée pour masquer durablement les réelles interrogations et les angoisses d’avenir des Français ? Cette exigence de l’opinion, si elle est bien sincère, sonne comme une bonne nouvelle pour les médias, appelés alors à remplir toujours davantage leur mission d’information et d’analyse.&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&amp;gt; &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2008/1/22/sondage.pdf&quot;&gt;Consultez l'intégralité de l'enquête&lt;/a&gt; (pdf)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mouvement Démocrate Boulogne Billancourt&lt;/p&gt;
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            <name>Taizé</name>
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        <title>Pologne</title>
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        <updated>2008-01-23T12:00:11+01:00</updated>
        <published>2008-01-23T12:00:11+01:00</published>
        <summary>La fête avec les polonais     </summary>
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          La fête avec les polonais&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://1030taize.hautetfort.com/album/pologne/thumb_dscn4478.JPG&quot; alt=&quot;http://1030taize.hautetfort.com/album/pologne/&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Italie</title>
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        <updated>2008-01-22T06:55:34+01:00</updated>
        <published>2008-01-22T06:55:34+01:00</published>
        <summary>Le moment de fête avec l'Italie     </summary>
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          Le moment de fête avec l'Italie&lt;br /&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://1030taize.hautetfort.com/album/italie/thumb_dscn4472.JPG&quot; alt=&quot;http://1030taize.hautetfort.com/album/italie/&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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        <title>Kasia's pictures</title>
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        <updated>2008-01-19T17:20:29+01:00</updated>
        <published>2008-01-19T17:20:29+01:00</published>
        <summary>See the pictures of Kasia at the right column.</summary>
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          See the pictures of Kasia at the right column.
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        <title>Ukraine</title>
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        <updated>2008-01-15T16:46:39+01:00</updated>
        <published>2008-01-15T16:46:39+01:00</published>
        <summary>Le moment de fête animé par les Ukrainiens     </summary>
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