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    <title>Last posts on capitalisme</title>
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    <updated>2008-07-09T09:32:36+02:00</updated>
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        <title>L'actualité selon ERBY</title>
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        <updated>2008-07-07T21:53:00+02:00</updated>
        <published>2008-07-07T21:53:00+02:00</published>
        <summary>    Sur l'excellent blog d'ERBY                 &amp;nbsp;  </summary>
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           &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://erbykezako.blogspot.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;b&gt;Sur l'excellent blog d'ERBY&lt;/b&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://bp3.blogger.com/_ZWqBBhAWWfQ/SHE0wLiYecI/AAAAAAAABxs/ZEA9I64oFjQ/s1600-h/G8-ANIM.gif&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toulousebyblogs.hautetfort.com/media/01/02/121503592.gif&quot; id=&quot;media-1112824&quot; alt=&quot;G8-ANIM.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1112824&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://toulousebyblogs.hautetfort.com/media/00/00/1161254273.jpg&quot; id=&quot;media-1112827&quot; alt=&quot;G8_709.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-1112827&quot; width=&quot;298&quot; height=&quot;429&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Rodion RASKOLNIKOV</name>
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        <title>Traité d’économie vampirique</title>
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        <updated>2008-07-06T15:03:47+02:00</updated>
        <published>2008-07-06T15:03:47+02:00</published>
        <summary>            &amp;nbsp;  Nous sommes devenus obsédés par l’économie. L’économie...</summary>
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           &lt;br /&gt; &lt;div class=&quot;boxblog&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://img165.imageshack.us/img165/1548/nosferatu2nm8.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Nous sommes devenus obsédés par l’économie. L’économie c’est du concret. Tellement concret que plus personne ne produit rien ou presque.&lt;br /&gt; Ce que l’on appelle la mondialisation c’est la sinisation. En France nous connaissons&amp;nbsp;: cinq restaurants chinois à Paris en 1950, quatre mille aujourd’hui. La Chine, qui n’existait pas il y a un demi-siècle, représente aujourd’hui 60&amp;nbsp;% de la croissance du commerce mondial, 15&amp;nbsp;% de la croissance mondiale.&lt;br /&gt; Un milliard de Chinois vivent dans la peste communiste, cent millions travaillent beaucoup et pour pas cher dans les usines, les hangars et même les bagnes du choléra capitaliste.&lt;br /&gt; En essayant de ne pas attraper le SRAS.&lt;br /&gt; En Hexagonie narbonnoïde, où l’on vit pour manger, faire caca et toucher des subventions, l’Etat entretient cinquante millions de mendiants ingrats au détriment d’une dizaine de millions de travailleurs aux prises avec l’économie de marché. L’économie, le travail deviennent fantômes. J’avais décrit ailleurs ce processus de liquéfaction du monde, d’alchimifaction de ce qui était jadis la production de biens et de services.&lt;br /&gt; Ce qu’on appelait hier un paysan, c’est aujourd’hui un type qui pollue la nappe phréatique pour toucher des subventions.&lt;br /&gt; Ce qu’on appelait un ouvrier est devenu un robot ou un transporteur routier.&lt;br /&gt; Que s’est-il passé en une génération&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; Je vois dans un bistrot espagnol un gosse obèse qui joue avec ses dinosaures en regardant une série monstrueuse à la télé. On est loin du foetus mutant prophétisé par &lt;em&gt;2001, Odyssée de l’espace&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; La montagne du progrès a accouché d’un rongeur gras qui se goinfre d’images en s’emmerdant la totalité de son temps. Son ancêtre partait avec Colomb en Amérique&amp;nbsp;; lui la regarde, l’Amérique, à la télé en fabriquant son cancer du colon.&lt;br /&gt; Tout est dit sur l’économie moderne&amp;nbsp;: une métaphysique de l’obésité. Qui repose sur trente mille milliards de dollars de dettes. Tel est le chiffre de la dette mondiale, publique et privée. C’est comme cela qu’on finance les autoroutes et les clapiers où l’on entasse les pacsés, les yuppies, les 101&amp;nbsp;Maliens et le reste.&lt;br /&gt; La technologie est la voie de l’abstraction, la gnose appliquée à l’économie. L’altération de la matière.&lt;br /&gt; Nous vivons dans les effets spéciaux&amp;nbsp;: &lt;em&gt;Matrix&lt;/em&gt;, film satanique, nous a rechargés (&lt;em&gt;reloaded&lt;/em&gt;) de sa merde numérique. Il consacre un Mordor nègre et festif vêtu d’une lévite et que les Washowski ont l’infernal culot de nommer Zion. &lt;em&gt;Matrix&lt;/em&gt;, donc, a fait 57&amp;nbsp;% des entrées en Allemagne, 70&amp;nbsp;% en Espagne, 56&amp;nbsp;% au pays de Tolkien. On est comme le gosse aux dinosaures&amp;nbsp;: jamais assez gavé.&lt;br /&gt; Qui a dit que nous détestions l’Amérique&amp;nbsp;? C’est elle notre matrice. &lt;em&gt;Matrix&lt;/em&gt; c’est l’Amérique. L’Amérique ne produit rien que des armes et de la monnaie.&lt;br /&gt; L’Amérique c’est le &lt;em&gt;Hardware&lt;/em&gt; ou plutôt la &lt;em&gt;hard war&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt; Elle casse la gueule aux pays arabes qui voulaient se faire payer leur pétrole en euros, elle visite Auschwitz quand elle vient en Europe, elle copie nos vieilles cités à Las Vegas, elle pille le musée de Baghdad, et elle exporte son chômage en faisant baisser son dollar avec de l’argent qui n’existe pas.&lt;br /&gt; Il est là tout entier le génie de Soros&amp;nbsp;: avoir fait fortune avec de l’argent qui n’existe pas. A ce stade, l’alchimie est dépassée, Nicolas Flamel est enfoncé.&lt;br /&gt; Comme tous les empires, l’Amérique exporte des images. Elle nous captive, elle nous fascine. C’est ça ou Patrice Chéreau, on n’a plus trop le choix.&lt;br /&gt; Et le monde retient son souffle quand l’indice de l’obésité, celui des consommateurs de Michigan, remonte comme un os de poulet dans le gosier.&lt;br /&gt; L’Amérique est sérieuse. L’Amérique ne prend pas de vacances.&lt;br /&gt; On voudrait tout dire en une phrase&amp;nbsp;: la capitalisation boursière de Harley Davidson, fabricant de milliers de motos, est supérieure à celle de Renault, fabricant de millions de voitures et de camions. Le secret de la réussite américaine est là et pas ailleurs.&lt;br /&gt; Les analystes financiers de Wall Street et de Londres ne cessent de déclasser les entreprises européennes pour les racheter à bon compte et se constituer ainsi les moyens d’avoir la moitié de la capitalisation boursière mondiale.&lt;br /&gt; Le Nikkei japonais a été fracassé. Le nouveau marché a baissé en France de 95&amp;nbsp;% en quatre ans, le CAC de 70&amp;nbsp;%&amp;nbsp;; pour le Dow Jones la baisse fut de 20&amp;nbsp;%, pour le NASDAQ de 60&amp;nbsp;%. Et ce alors que l’Etasunie (je propose ce néologisme orwellien pour en finir) connaît un déficit commercial de 500&amp;nbsp;milliards de dollars par an, un déficit budgétaire d’autant et que son système ne tient plus que par l’immobilier.&lt;br /&gt; La folie immobilière qui dégénère permet de surcoter des logements qui, aussitôt hypothéqués, servent à emprunter plus pour consommer plus. L’Etasunie n’a pas à produire, l’Etasunie n’a qu’à consommer et garantir le bluff planétaire mis au jour à Bretton Woods puis par Nixon&amp;nbsp;: le dollar est une matière première qui vaut plus que l’or.&lt;br /&gt; L’Etasunie fabrique du dollar, le monde fabrique le reste pour la bourrer, la rendre un peu plus obèse. C’est le gavage de l’Illinois, aurait dit Jules Verne.&lt;br /&gt; Elle se rattrape en agitant des symboles, comme disait Robert Reich, secrétaire du travail de Clinton. Les manipulateurs de symboles, c’est les types de la Bourse, les avocats, les publicitaires, les poubellicitaires, les journaleux évolués. Ce sont les kabbalistes nouveaux, les magiciens, les Klingsor, bref, les vampires des temps post-modernes. Ils achèvent de retirer au monde le peu de réalité qui lui restait et engendrent un système économique et financier, la matrice, qui aurait fait se tordre de rire le premier épicier venu.&lt;br /&gt; Mais les épiciers ont disparu. Ils ont laissé la place aux grandes surfaces.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Nicolas Bonnal, Le Libre Journal de la France Courtoise - n° 296 du 19 juin 2003 - p. 13.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;!-- &lt;rdf:RDF xmlns:rdf=&quot;http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#&quot;  xmlns:dc=&quot;http://purl.org/dc/elements/1.1/&quot; xmlns:trackback=&quot;http://madskills.com/public/xml/rss/module/trackback/&quot;&gt; &lt;rdf:Description rdf:about=&quot;http://zentropa.splinder.com/post/17694022&quot; dc:identifier=&quot;http://zentropa.splinder.com/post/17694022&quot; dc:title=&quot;Trait&amp;Atilde;&amp;copy; d&amp;acirc;��&amp;Atilde;&amp;copy;conomie vampirique&quot; dc:subject=&quot;&quot; trackback:ping=&quot;http://www.splinder.com/trackback/17694022&quot;&gt; &lt;/rdf:RDF&gt; --&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;titolinilog&quot;&gt;&lt;strong&gt;JesusFranco&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;titolinilog&quot;&gt;&lt;strong&gt;ZENTROPA.INFO&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Rodion RASKOLNIKOV</name>
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        <title>Les financiers détestent d’instinct tout ce qui empêche les hommes d’être absolument pareils</title>
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        <summary>            &amp;nbsp;  Le carlisme populaire sous la monarchie bourgeoise, la...</summary>
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           &lt;br /&gt; &lt;div class=&quot;boxblog&quot;&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img border=&quot;2&quot; src=&quot;http://img102.imageshack.us/img102/9530/hoetveaudd4.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Le carlisme populaire sous la monarchie bourgeoise, la tentation césarienne sous l’Empire, l’agitation boulangiste et nationaliste au tournant du siècle, l’Action française à ses débuts, le « socialisme fasciste » dans l’entre-deux guerres, le gaullisme dans l’après guerre, comme certains ralliements électoraux du temps présent, le démontrent : la rencontre d’une partie du monde du travail avec la tradition nationale populiste, pour être partielle et plus ou moins éphémère, n’en est pas moins une réalité récurrente de la France et de l’Europe contemporaines. La clé de cette réalité réside pour une bonne mesure dans l’aptitude du socialisme nationale à dépeindre et à dénoncer sans complaisance la malédiction de l’Or, le châtiment des envieux, la corruption des mœurs, la dérision des médiocres, le ridicule et l’égoïsme sordide des nouveaux riches. « On résiste au pouvoir de l’argent par ce qu’on a de traditionnelle en tant qu’on est fils d’une race, le croyant d’une religion, l’homme d’une terre, l’artiste obscur d’un métier – écrit Abel Bonnard. C’est pourquoi les financiers détestent d’instinct tout ce qui empêche les hommes d’être absolument pareils. Ils ne voudraient avoir affaire qu’à de la poussière humaine ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour Proudhon, Sorel, Péguy, la prédominance des idées économiques a pour effet non seulement d’obscurcir la loi morale, mais aussi de corrompre les principes politiques. Le respect des anciens, des parents, des enfants, de la femme, de la famille, du foyer, le respect de soi-même, le respect de toutes les supériorités, de toutes les traditions, le sentiment dominateur des sacrifices à consentir pour la famille et la communauté, sont au cœur de leurs préoccupations. Pour eux, le vrai socialisme n’est nullement une école du petit bonheur bourgeois, mais une conduite de vie, une manière de retrouver le sens de l’honneur, de la noblesse d’âme, de l’héroïsme et du sublime ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;strong&gt;Arnaud IMATZ, Par delà droite et gauche. Permanence et évolution des idéaux et des valeurs non conformes, Paris, Godefroy de Bouillon, 1996, p. 130-131.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;!-- &lt;rdf:RDF xmlns:rdf=&quot;http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#&quot;  xmlns:dc=&quot;http://purl.org/dc/elements/1.1/&quot; xmlns:trackback=&quot;http://madskills.com/public/xml/rss/module/trackback/&quot;&gt; &lt;rdf:Description rdf:about=&quot;http://zentropa.splinder.com/post/17682986&quot; dc:identifier=&quot;http://zentropa.splinder.com/post/17682986&quot; dc:title=&quot;Les financiers d&amp;Atilde;&amp;copy;testent d&amp;acirc;��instinct tout ce qui emp&amp;Atilde;&amp;ordf;che les hommes d&amp;acirc;��&amp;Atilde;&amp;ordf;tre absolument pareils&quot; dc:subject=&quot;&quot; trackback:ping=&quot;http://www.splinder.com/trackback/17682986&quot;&gt; &lt;/rdf:RDF&gt; --&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;titolinilog&quot;&gt;&lt;strong&gt;JesusFranco&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;titolinilog&quot;&gt;&lt;strong&gt;ZENTROPA.INFO&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; 
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            <name>Rodion RASKOLNIKOV</name>
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        <title>Chocs et capitalisme du désastre: ”The Shock Doctrine” par Naomi Klein</title>
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        <updated>2008-07-05T15:54:02+02:00</updated>
        <published>2008-07-05T15:54:02+02:00</published>
        <summary>      &amp;nbsp;         By &amp;nbsp;   Grégory  on 10/10/2007...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://edyes.romandie.com/get/3059/capitalisme.jpg&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;By &amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11px&quot;&gt;Grégory &lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;on 10/10/2007&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.indymedia.be/en/node/24391&quot;&gt;&lt;strong&gt;http://www.indymedia.be/en/node/24391&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Comment une politique conçue dans les locaux du Département d’Economie de l’Université de Chicago a-t-elle réussi à devenir dominante à travers le monde sous le nom de néolibéralisme ? En exploitant, voire en organisant, des événements choquants, désastreux ou traumatisants pour la population, affirme Naomi Klein. Tel est le propos de son dernier ouvrage &quot;The Shock Doctrine. The Rise of Disaster Capitalism &quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;font size=&quot;4&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 14px&quot;&gt;On se souvient du film de Stanley Kubrick &quot;Docteur Folamour&quot;. Le trouble Herr Doktor exploite un choc terrifiant, l’éclatement d’un conflit nucléaire entre les deux blocs, pour mettre en application sa conception de l’humanité. Ce que Naomi Klein appelle &quot;la doctrine du choc&quot; présente de troublantes similitudes. On utilise le traumatisme provoqué par certains événements (guerres, attentats, coups d’état, crises économiques, catastrophes naturelles) pour imposer des mesures économiques radicales, souvent appelées &quot;thérapies de choc&quot; (ou, dans le cas des pays du Sud, &quot;politiques d’ajustement structurel&quot;). Bien entendu, cette doctrine du choc aussi a ses docteurs Folamour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;De Chicago au Chili&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Le plus accompli d’entre eux est feu le &quot;Doctor Shock &quot; Milton Friedman. Son dogme central est la liberté des marchés. C’est par le marché libre que les citoyens pourront affirmer leur liberté individuelle de consommateurs. Cette liberté doit donc être la plus pure, la plus complète. Mais Friedman et ses Chicago Boys voient de nombreuses interférences gouvernementales qui portent atteinte à cette liberté. Parmi celles-ci, les salaires minimums et les politiques visant à élargir l’accès à l’éducation. Autant de mesures caractéristiques d’une politique keynésienne. Comme l’écrit l’auteur, &quot;the mission of the Chicago School was thus one of purification - stripping the market of these interruptions so that the free market could sing&quot; (&quot;la mission de l’Ecole de Chicago était donc une mission de purification – dépouiller le marché de ces interruptions de façon à laisser s’exprimer le marché libre&quot;). A ce titre, le grand ennemi de cette Ecole, ce sont les keynésiens. Leur pensée, qui inspire le modeste Welfare State des Etats-Unis, la social-démocratie européenne et les expériences développementalistes dans le Tiers-monde, est, selon Friedman, la source de tous les maux. Mais l’économiste et ses Chicago Boys attendent une occasion – un choc – pour se lancer dans l’application de son dogme. Et c’est le tandem Richard Nixon – Henry Kissinger qui leur offrira le choc en question en ouvrant la porte au putsch militaire au Chili.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le coup d’état du 11 septembre 1973 contre le gouvernement de Salvador Allende – &quot;the first concrete victory in the Chicago School campaign to seize back the gains that had been won under developmentalism and Keynesianism&quot; (&quot;la première victoire concrète dans la campagne pour frapper dans le dos les acquis du développementalisme et du keynésianisme&quot;) - créa le climat autoritaire nécessaire pour permettre aux friedmaniens d’imposer leur conception de la liberté. Durant la période qui a précédé le coup d’état, les milieux d’affaires ont créé une structure chargée d’élaborer un programme économique qui serait appliqué après le renversement d’Allende. On fit appel à des Chicago Boys, dont Sergio de Castro. Après le putsch, le général Pinochet nomme immédiatement certains de ces &quot;Boys&quot;, dont de Castro, comme conseillers économiques. Friedman se rendra lui-même au Chili en mars 1975 où il sera acclamé par la presse contrôlée par le régime comme &quot;le gourou du nouvel ordre &quot;. Immédiatement après cette visite, Pinochet nomme de Castro ministre de l’Economie. Celui-ci deviendra ensuite ministre des Finances. Il pourra d’autant mieux appliquer l’utopie d’un marché parfaitement libre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’expérience néolibérale au Chili entraînera un appauvrissement de la population. Naomi Klein démonte ce qu’elle appelle &quot;le mythe du miracle chilien&quot;, colporté entre autres par le New York Times et le Washington Post à l’occasion du décès du dictateur en décembre 2006. Elle souligne aussi que l’économie chilienne soumise à cette expérience présente un schéma qui sera répété sans cesse dans d’autres pays : bulle spéculative, inégalités monstrueuses, exclusion de près de la moitié de la population de l’économie, profits gigantesques, consumérisme frénétique, corruption, capitalisme de copinage (&quot;cronyism&quot;), décimation de l’économie nationale, privatisation des bénéfices et collectivisation des pertes. Dès 1973, une expérimentation comparable démarre au Brésil, où Friedman a aussi voyagé, et en Uruguay. En 1976, c’est en Argentine qu’elle débute, suivant là aussi les traces de bottes des militaires. Comme le souligne l’auteur de &quot;No Logo&quot;, le coup d’état au Chili présente les caractéristiques de trois formes distinctes de choc : celui du putsch proprement dit, mais aussi celui du &quot;traitement de choc&quot; néolibéral de Friedman et celui de la torture pratiquée par le pouvoir autoritaire et enseignée dans les programmes de formation de la CIA dispensés aux polices et aux armées d’Amérique latine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;La torture : &quot;une métaphore de la logique sous-jacente à la doctrine du choc&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;A propos de la torture, Klein souligne qu’elle fut &quot;a silent partner in the global free-market crusade&quot;(&quot;un partenaire silencieux dans la croisade globale pour le marché libre&quot;), ajoutant qu’elle est aussi &quot;a metaphor of the shock doctrine's underlying logic&quot; (&quot;une métaphore de la logique sous-jacente à la doctrine du choc&quot;). C’est à ce titre qu’elle nous parle d’un autre &quot;Doctor Shock&quot;, Ewen Cameron. Psychiatre, directeur de l’Allan Memorial Institute de l’Université McGill (Canada), il a reçu dans les années 50 des fonds de la CIA pour se livrer à des expériences sur ses patients, les maintenant endormis et en isolation durant des semaines, puis leur administrant d’énormes doses d’électrochocs et des cocktails de drogues, dont le LSD et le PCP. Cameron a joué un rôle central dans le développement des techniques de torture pratiquées par les USA. En 1988, suite à des révélations, la CIA a rendu public un manuel de torture daté de 1963, intitulé &quot;Kubark Counterintelligence Interrogation&quot;. En page 88 de ce manuel, il est fait référence explicitement aux expériences de l’Université McGill. Une version mise à jour a également été rendue consultable : elle datait de 1983 et concernait spécifiquement l’Amérique latine. Naomi Klein : &quot;Like the free-market economists who are convinced that only a large-scale disaster - a great unmaking - can prepare the ground for their 'reforms', Cameron believed that by inflicting an array of shocks to the human brain, he could unmake and erase faulty minds, then rebuild new personalities on that ever-elusive clean slate&quot; (&quot;Comme les économistes partisans du marché libre, écrit Klein, qui sont convaincus que seul un désastre à grande échelle – une grande destruction – peut préparer le terrain pour leurs ‘réformes’, Cameron croyait qu’en infligeant un ensemble de chocs au cerveau humain, il pouvait défaire et effacer les esprits erronés, puis reconstruire de nouvelles personnalités, comme sur une ardoise propre, toujours fuyante&quot;).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Angleterre : la doctrine du choc dans le cadre d’une démocratie&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;Mais comment imposer une politique conforme aux dogmes friedmaniens dans le cadre d’institutions démocratiques ? Cette question préoccupait Margaret Thatcher au début des années 80. Bien que grande admiratrice des recettes pratiquées au Chili, elle se rendait compte que les adopter dans une Angleterre keynésienne et démocratique requérait un autre type de choc qu’un putsch militaire. Pourquoi pas une guerre ? Ce sont précisément les généraux argentins qui vont lui offrir l’occasion. Le 2 avril 1982, ils envahissent les Malouines, reliquat sans importance stratégique du colonialisme britannique. Une campagne de reconquête est lancée, qui durera onze semaines et portera – détail révélateur – le nom de code &quot;Operation Corporate&quot;. Comme le souligne Klein, si la bataille fut insignifiante du point de vue militaire et stratégique, elle provoqua une énorme hystérie nationaliste et donna à Thatcher la force politique dont elle avait besoin pour imposer un bouleversement radical. En effet, le rôle de chef de guerre qu’elle endossa lui attribua une énorme légitimité politique, dont elle se servira en 1984-85 pour écraser la grève des mineurs. Klein reprend ses célèbres propos : &quot;We had to fight the enemy without in the Falklands and now we have to fight the enemy within, which is much more difficult but just as dangerous to liberty&quot; (&quot;Nous avons dû combattre l’ennemi extérieur dans les Malouines. Maintenant, nous devons combattre l’ennemi intérieur, beaucoup plus difficile, mais tout aussi dangereux pour la liberté&quot;). Ce fut en effet une véritable guerre que Thatcher mena : confrontations physiques de la police avec les mineurs, surveillances barbouzardes des dirigeants syndicaux (en premier lieu son président Arthur Scargill) comme les mises sur écoute de leurs téléphones, de leurs domiciles et des Fish and Chips qu’ils fréquentent, sans oublier l’infiltration des syndicats avec des agents et des informateurs … Finalement, poussant les mineurs dans leurs ultimes retranchements, elle remporta cette guerre et brisa le plus important syndicat de Grande-Bretagne, ce qui était un message envoyé aux autres. La guerre des Malouines fut le choc qui rendit cette victoire possible comme l’application de la suite de son agenda : &quot;Between 1984 and 1985, the government privatized, among others, British Telecom, British Gas, British Airways, British Airport Authority and British Steel, while it sold its shares in British Petroleum&quot; (&quot;Entre 1984 et 1988, écrit Naomi Klein, le gouvernement privatisa, entre autres, British Telecom, British Gas, British Airways, British Airport Authority et British Steel, tandis qu’il vendit ses parts dans British Petroleum&quot;). Bref, Thatcher montra qu’il était possible d’imposer le programme des Chicago Boys sans dictature militaire. Avec le choc d’une guerre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;De la crise de la dette à l’ouragan Katrina&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;D’autres chocs sont abordés par Klein. Celui de la crise de la dette des pays du Sud dans les années 80. Durant la décennie précédente, nombre de pays du Sud, souvent dirigés par des dictatures soutenues par l’Occident, avaient emprunté d’énormes sommes d’argent aux banques à des taux d’intérêt alignés sur les taux américains, c’est-à-dire très bas. Mais la Federal Reserve Bank décida de les relever. Ce qui a plongé les pays du Sud dans l’impossibilité de rembourser. Ce fut la crise de la dette. La Banque mondiale (BM) et le FMI profitèrent de l’occasion offerte par ce choc pour octroyer des prêts aux pays du Sud, à condition que ceux-ci acceptent certaines conditions. Ils durent donc mener des &quot;politiques d’ajustement structurel&quot; qui consistaient à couper dans leurs dépenses sociales, privatiser leurs services publics, mettre l’accent sur l’exportation plutôt que sur la satisfaction des besoins de leur population et ouvrir leurs économies à la prédation du capital international. Bref, les recettes de l’Ecole de Chicago. Ces politiques eurent des conséquences létales. Naomi Klein note aussi que la colonisation de la BM et du FMI par les Chicago Boys fut un processus officieux. Il fut officialisé en 1989, lorsque fut proclamé le &quot;Consensus de Washington&quot;, qui reprenait en dix points les recettes friedmaniennes. Ce consensus fut appliqué dans les pays du Sud, mais aussi dans ceux d’Europe de l’Est. Les réformes économiques dans la Pologne et la Russie des années 90 sont passées au crible, comme celles en Afrique du Sud à partir de 1994.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parmi les chocs traités par Naomi Klein en figure un plus récent encore : l’agression de 2003 contre l’Irak. Il y a d’abord le choc de l’invasion, d’une extrême violence. Puis celui du traitement de choc néolibéral appliqué sous la Coalition Provisional Authority (CPA) de Paul Bremer. Mais aussi le choc de la torture et des escadrons de la mort. Naomi Klein analyse aussi ce qu’elle appelle le &quot;Corporatist State&quot; américain et certains des réseaux de pouvoir qui le traversent, impliquant, pour ne citer qu’eux, Richard Perle, Bruce Jackson, Dick Cheney, Donald Rumsfeld, George Shultz, James Baker et même Henry Kissinger. Sans oublier, puisque c’est un état &quot;corporatist &quot;, Lockheed Martin, Boeing, Northrop Grumman, Halliburton, Kissinger Associates, Bechtel, Trireme, le groupe Carlyle, …&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les chocs peuvent donc être complètement montés. C’est le cas du coup d’état du 11 septembre 1973 au Chili. D’autres, par contre, sont de merveilleuses aubaines. C’est le cas du Tsunami de 2004 et de l’ouragan Katrina qui a ravagé La Nouvelle Orléans en 2005. Klein reprend ce qu’avait écrit Milton Friedman, quelques mois après cette catastrophe, dans le Wall Street Journal du 5 décembre 2005 : &quot;This is a tragedy. It is also an opportunity to radically reform the educationnal system&quot; (&quot;Ceci est une tragédie. C’est aussi une opportunité pour réformer radicalement le système scolaire&quot;), c’est-à-dire le privatiser. Durant les 19 mois qui ont suivi l’ouragan, le système d’enseignement public a été presque entièrement remplacé par un système de &quot;charter schools&quot; dirigées par des entités privées. Une étape supplémentaire dans l’application de la doctrine du choc aux Etats-Unis, application qui avait commencé dès les années Reagan, mais qui s’est accélérée grâce à des chocs comme les attentats du 11 septembre 2001.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;&quot;L’histoire secrète du marché libre&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/b&gt;On peut noter que cette doctrine du choc est révélatrice du manque de légitimité de l’entreprise friedmanienne. S’il est nécessaire de profiter de l’état de panique ou du traumatisme d’une population pour imposer une politique de démantèlement des services sociaux, de privatisation des services publics, de fiscalité en faveur des riches et de suppression du contrôle sur les conditions de travail, de précarisation de nombreuses personnes, c’est parce que de telles mesures sont profondément impopulaires. Le néolibéralisme ne peut s’imposer qu’au mépris de la démocratie et de la souveraineté. En utilisant le choc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’ouvrage de Naomi Klein passe en revue les dernières décennies de l’histoire du capitalisme. Il compile une série de faits terrifiants et offre un cadrage indispensable. Mais il peut être remis dans une perspective plus large. Après tout, c’est depuis longtemps que le capitalisme a besoin de chocs pour s’imposer : notamment la famine des années 1845-50 en Irlande et le colonialisme ( la colonisation du Congo par Léopold II en est un exemple presque trop voyant ). Des chocs dont l'effet fut aussi létal. Il serait intéressant d’analyser ce en quoi il y a rupture entre la période traitée par l’ouvrage et les précédentes phases de l’histoire du capitalisme, et ce en quoi il y a au contraire continuité. Le livre n’en est pas moins remarquable et passionnant. Il porte un éclairage des plus pertinents sur &quot;l’histoire secrète du marché libre&quot; de ces dernières décennies et sur le sceau d'infâmie qui accompagne cette histoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; N. KLEIN, The Shock Doctrine. The Rise of Disaster Capitalism, Allen Lane, 2007, 558 p.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;L'ouvrage n'étant pour l'instant disponible qu'en anglais, nous avons repris les citations originales et mis nos tentatives de traduction entre parenthèses. Une traduction en français devrait sortir chez Actes Sud. Les traductions de ses ouvrages précédents sont référencées à l’adresse &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.actes-sud.fr/auteur.php?id=595&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#003399&quot;&gt;http://www.actes-sud.fr/auteur.php?id=595&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le site de Naomi Klein est accessible à l’adresse suivante :&lt;br /&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.naomiklein.org/main&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#003399&quot;&gt;http://www.naomiklein.org/main&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;On y trouve notamment un petit film de présentation de son livre ainsi que des informations mises à jour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Des articles de Naomi Klein sont disponibles sur le site « Alternatives » à l’adresse&lt;br /&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.alternatives.ca/auteur194.html&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#003399&quot;&gt;http://www.alternatives.ca/auteur194.html&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Certains le sont aussi sur le site de Michel Collon. Ils sont consultables à l’adresse&lt;br /&gt; &lt;a rel=&quot;nofollow&quot; target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.michelcollon.info/archives_articles.php?log=invites&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#003399&quot;&gt;http://www.michelcollon.info/archives_articles.php?log=invites&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Rodion RASKOLNIKOV</name>
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        <title>The Dumbing Of America</title>
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        <updated>2008-06-25T11:24:26+02:00</updated>
        <published>2008-06-25T11:24:26+02:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp;      Call Me a Snob, but Really, We're a Nation of Dunces      By...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;img width=&quot;272&quot; src=&quot;http://imagecache2.allposters.com/images/pic/153/987373~Dumb-and-Dumber-Bush-Jr-Bush-Sr-Posters.jpg&quot; height=&quot;326&quot; style=&quot;width: 272px; height: 326px&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Call Me a Snob, but Really, We're a Nation of Dunces&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;-1&quot;&gt;&lt;strong&gt;By Susan Jacoby&lt;br /&gt; Sunday, February 17, 2008; B01&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;The mind of this country, taught to aim at low objects, eats upon itself.&quot; Ralph Waldo Emerson offered that observation in 1837, but his words echo with painful prescience in today's very different United States. Americans are in serious intellectual trouble -- in danger of losing our hard-won cultural capital to a virulent mixture of anti-intellectualism, anti-rationalism and low expectations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;This is the last subject that any candidate would dare raise on the long and winding road to the &lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/ac2/related/topic/The+White+House?tid=informline&quot;&gt;White House&lt;/a&gt;. It is almost impossible to talk about the manner in which public ignorance contributes to grave national problems without being labeled an &quot;elitist,&quot; one of the most powerful pejoratives that can be applied to anyone aspiring to high office. Instead, our politicians repeatedly assure Americans that they are just &quot;folks,&quot; a patronizing term that you will search for in vain in important presidential speeches before 1980. (Just imagine: &quot;We here highly resolve that these dead shall not have died in vain . . . and that government of the folks, by the folks, for the folks, shall not perish from the earth.&quot;) Such exaltations of ordinariness are among the distinguishing traits of anti-intellectualism in any era.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2008/02/15/AR2008021502901_pf.html&quot;&gt;Lire la suite / continue reading (The Washington Post)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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            <name>Moiz</name>
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        <title>religion post-moderne et fric</title>
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        <updated>2008-06-22T00:25:00+02:00</updated>
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        <summary>   Partant d’une définition de la religion élargie (comme le suggère...</summary>
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           &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Partant d’une définition de la religion élargie (comme le suggère l’anthropologue Paul Gosselin) à savoir «&amp;nbsp;l’ensemble de valeurs et la cosmologie qui donne du sens et relie les gens&amp;nbsp;», je me suis aperçu que le capitalisme est un ensemble de valeur et s’appuie sur une cosmologie évolutionniste et matérialiste en s’appuient sur les médias pour diffuser sa propagande. À ce titre le capitalisme peut être considéré comme une religion.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; On retrouve bien dans le capitalisme avec &lt;b&gt;un dogme de l’économie inattaquable&lt;/b&gt;, un &lt;b&gt;pouvoir absolu,&lt;/b&gt; un &lt;b&gt;clergé formé d’hommes politique et un cohorte de journaliste monnayant la connaissance et l’information&lt;/b&gt; &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Hors de l’économie de marché point de salut&amp;nbsp;; Les religions traditionnels sont noyé dans se marché auquel elles sont inféodées et en tires profit (la Babélisation du christianisme).&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://etoiledumatin.hautetfort.com/media/00/01/332133710.gif&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1086500&quot; src=&quot;http://etoiledumatin.hautetfort.com/media/00/01/1589939668.gif&quot; alt=&quot;sample_Mar_3F.gif&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1086500&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le protestantisme dans le passé ayant avec les lumières contribué à la sortie de l’obscurantisme et à l’émergence du capitalisme est aujourd huit innodible, accompagnant et donnant du crédit au capitalisme&amp;nbsp;; Il est vrai que nous ne sommes plus dans ce capitalisme du patron paternaliste petit bourgeois mais face à un capitalisme mondialisé, dématérialiser, déresponsabilisé.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Les messe médiatique et culturels accaparent «&amp;nbsp;les temps du cerveau&amp;nbsp;» et court-circuit la concentration (Voir Bernard Stiegler) toute en faisant un peuple béat et docile de consommateurs.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La nucléarisation renforce le pouvoir répressif mis à disposition de ce capital immatériel&amp;nbsp;;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; L’argent ne pouvant plus ce faire sur la production qui en grande partie est délocalisée, elle se fait sur des gains de productivité avec donc une détérioration des condition de travail. Le slogan «&amp;nbsp;travailler plus pour gagner plus&amp;nbsp;» se rapproche du slogan «&amp;nbsp;le travail rend libre&amp;nbsp;» de très mauvais augure….&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il me parait juste et opportun de considérer ce nouveau capitalisme comme une religion et pour le combattre il est judicieux de le considérer comme tel&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Utopie</title>
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        <updated>2008-06-20T19:15:00+02:00</updated>
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        <summary>    Arrivera un jour, si on le veut, un développement des consciences, de la...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Arrivera un jour, si on le veut, un développement des consciences, de la responsabilité de chacun. Et alors …&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Alors peut être pourra-t-on enfin instituer une société, sans règles véritables, sans Etat autre qu’administratif. Concrètement, un monde sans argent doit d’abord découler d’une simplification des désirs aux besoins réels. Quelle est l’utilité d’une voiture de luxe, d’un ordinateur dernier cri remplacé tous les deux ans, d’un micro-ondes, quand on a déjà des casseroles et un four, un ordinateur qui fonctionne, une voiture, mieux, un abonnement aux transports en commun ou un bon vélo ? Néanmoins, ne revenons pas sur la simplicité volontaire.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Maintenant, dans l’hypothèse de besoins simplifiés, et donc d’une production moindre, chacun, responsable, fournirait le peu de travail hebdomadaire qu’une telle production nécessiterait. Il faut donc imaginer une production extrêmement réduite pour une population inchangée. Après un calcul simple, on remarque un effet majeur de cette simplification des modes de vie : la libération de temps. Temps qui pourrait alors être voué au développement de soi, de sa culture, au bonheur de profiter du soleil, de ses amis, d’un bon livre devant un feu de bois… L’absence de monnaie induit, elle, une possibilité de chacun d’avoir accès au nécessaire vital (nourriture, eau propre et potable, habitat, nécessaire de toilettes). L’idée de coercition législative disparaîtrait avec la responsabilisation des hommes ; il faudrait alors imaginer une structure administrative gérant l’information quant aux taches, aux postes à pourvoir, par exemple…&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’idée reste en suspens…&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Surconsommation</title>
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        <published>2008-06-20T19:00:00+02:00</published>
        <summary>       I. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;       Présentation         Dans notre...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://alteresprit.hautetfort.com/">
           &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: red&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;I.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: red&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Présentation&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Dans notre société, celle d’un pays riche, la consommation est aujourd’hui intégrée dans les mœurs. Consommer, c’est &lt;i&gt;utiliser, employer, quelque chose en le détruisant, en le rendant inutilisable au fur et a mesure qu’on en fait usage&lt;/i&gt; &lt;i&gt;(dictionnaire Larousse).&lt;/i&gt; Mais, de nos jours, l’acte de consommer est bien plus encore, c’est le symbole, pour la majorité de la population, d’un certain bien être, d’un niveau de vie élevé, de la richesse du pays et de l’individu. Ce n’est donc pas dans notre société de consommation, la demande qui crée l’offre mais l’offre qui appelle le développement de la demande.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Parallèlement à l’instauration de cette société de consommation, le niveau de vie de la population a incontestablement augmenté. Le choix de produits de consommation, qu’ils soient alimentaires, médicaux ou tout autres est bien plus grand, s’adaptant ainsi aux envies, aux besoins de chacun. &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Les nouvelles technologies sont plus accessibles et permettent ainsi (un&amp;nbsp;:) le développement de la communication (minitel, Internet, téléphones portables …), (deux&amp;nbsp;:) une plus grande facilité dans la vie quotidienne, notamment grâce à l’électroménager, et (trois&amp;nbsp;:) le dégagement de temps pour les activités de loisirs, nous poussant ainsi à consommer plus encore, et à satisfaire tous nos besoins, qu’ils soient fictifs ou réels.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ce que l’on nomme surconsommation est le fait de consommer pour un besoin fictif, de consommer au-delà de nos besoins essentiels. Les causes de la surconsommation&amp;nbsp; viennent bien sûr de la publicité, ou des facilités de paiement que nous offrent les cartes de crédit, mais aussi de causes sociales telles que le désir de bien vivre sans se soucier des conséquences ou la recherche du bonheur que nous croyons trouver dans les biens matériels.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La surconsommation ne se définit donc pas uniquement par la quantité d'achats, mais aussi et surtout par l'inutilité de certains achats.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: red&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;II.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: red&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ses effets&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;&lt;span&gt;1.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;Ecosystème&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;On a observé que l’excès de consommation des pays développés entraîne de multiples dégâts au niveau de l’écosystème, engendrant divers phénomènes plus ou moins directement&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Phénomène très direct, &lt;u&gt;l’épuisement des ressources naturelles&lt;/u&gt; (énergie, matières premières, eau potable, nappes phréatiques). Par exemple le charbon sera épuisé dans 200 ans, le gaz dans 70, l’uranium dans 50 et le pétrole en 2060. Notons aussi que les Nord Américains qui représentent entre 5 et 6 % de la population mondiale consomment près d’un tiers des ressources planétaires.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Plus indirectement, d’autres complications peuvent apparaître&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Effet de serre et dérèglement du climat&lt;/span&gt;&lt;/u&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;-&amp;gt; Avec la hausse du nombre d’usines et de pôles industriels, mais aussi l’extension du trafic aérien et routier, le rejet de CO2 s’accroît, détruisant la couche d’ozone et retenant les rayons nocifs du soleil. L’atmosphère se réchauffe alors, c’est le dérèglement climatique accompagné de toutes ses dangereuses conséquences (fontes des glaces, inondation des littoraux, surconsommation de crème solaire, de climatisation, qui engendre de la pollution).&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Perte de la biodiversité&lt;/span&gt;&lt;/u&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;-&amp;gt; Pour consommer plus, on a inventé de nouvelles techniques de production comme la culture d’O.G.M.. Les plantes utilisées pour cela, étant plus résistantes, peuvent amener les autres espèces à disparaître (théorie de Darwin). De plus, elles peuvent aussi être mises en danger&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; par des insectes dont la tolérance est renforcée par les O.G.M. et les pesticides, que l’homme utilise afin d’augmenter sa productivité.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;u&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Pollution&lt;/span&gt;&lt;/u&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;-&amp;gt; Pollution de l’eau par une consommation excessive d’engrais et de pesticides, pollution de l’air par les industries, les moyens de transport routiers et aériens, pollution par les déchets (Les Nord Américains, encore eux, produisent la moitié des déchets de la planète)&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;&lt;span&gt;2.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;Santé&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La surconsommation est porteuse de graves problèmes au niveau de la santé&amp;nbsp;:&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black&quot;&gt;Les maladies de l’abondance (obésité, diabète, hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires, cancers), qui sont liées aux nouvelles habitudes de consommation alimentaire, excessives en sel, graisse, sucre.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black&quot;&gt;Surconsommation de médicaments&amp;nbsp;: On sait par exemple qu’en France, on consomme 70 000 tonnes de médicaments par an soit 1kg par personne et par an. On prendra ici le cas de la surconsommation d’antibiotiques qui est très dangereuse car accroît la résistance des bactéries aux antibiotiques. L’OMS nous informe par exemple que les antibiotiques actuels pourraient se révéler inefficaces d’ici 10 à 20 ans.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: black&quot;&gt;Endettement de l’Etat&amp;nbsp;: La médecine est remboursée par la sécurité sociale et donc accessible à tous. Néanmoins, elle crée un surendettement de l’Etat.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;&lt;span&gt;3.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;Social&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La consommation n’est pas toujours fondée sur des besoins réels et peut être un effet de mode. Lorsque les positions sociales ne sont plus figées, héritées, la consommation prend une nouvelle fonction sociale&amp;nbsp;: elle permet de marquer son appartenance à un groupe social, créant ainsi le besoin de consommer pour être reconnu.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Par ailleurs, le développement de l’économie libérale permet un avancement dans les nouvelles technologies, dans la médecine et donne l’illusion d’un meilleur niveau de vie alors qu’elle ne fait qu’augmenter le choix offert aux consommateurs et donc le nombre de besoins de chacun. La publicité, omniprésente, tend elle aussi à créer des besoins fictifs chez le plus grand nombre d’agents économiques et à augmenter leur consommation pour accroître leur prestige (cadeaux), s’amuser toujours plus, se sécuriser (verrous, peur du manque …).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;De plus on peut noter que le gouvernement se réjouit lorsqu’il y a augmentation, y voyant un signe de prospérité économique pour le pays, alors que cette surconsommation, cet encouragement à consommer entraîne la création de nouveaux besoins engendrant une incapacité à saturer nos besoins et donc un sentiment de frustration qui est plus importante encore chez les personnes dont le revenu est réduit, cela pouvant conduire à un sentiment d’injustice.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;&lt;span&gt;4.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;Valeurs&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La surconsommation a un impact certain sur les valeurs de l’homme, de la société.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Dans un premier temps, la surconsommation, qui est une consommation excessive, importante, et qui nécessite beaucoup d’argent, faisant de la productivité un axe majeur de notre mode de vie. Ainsi, chacun cherche en permanence à gagner du temps, se dépêche, se presse, veut faire plus, plus vite, sans réellement prendre le temps de profiter de l’instant présent, et de ceux qui l’entourent. On aura pu noter cela pendant les dernières grèves de réseaux routiers durant lesquels les habitués du métro se montraient extrêmement agressifs, violents entre eux et parfois très dangereux (par exemple, l’homme qui était monté entre deux wagons). Cette préséance de la productivité, de l’efficacité, fait de l’exploitation de l’homme une utilisation banale du facteur travail. En effet, la productivité et le bénéfice passant avant toute chose, il est accepté qu’un ouvrier, qu’une caissière soient payés une misère pour que l’entreprise puisse créer tous ses produits, qui permettront à chacun de surconsommer&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; ou d’être frustré de ne pouvoir le faire. Pourtant, personne ne voudrait être à leur place car chacun considère que c’est une vie affreuse qui n’est pas envisageable.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Pourquoi l’acceptons-nous pour les autres, alors&amp;nbsp;? Cette société nous mènerait-elle à l’individualisme&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mais ce n’est pas la seule action que notre société de consommation a acceptée venant des entreprises. En effet, sous prétexte de croissance, de bénéfice, sous prétexte d’une hausse de niveau de vie, qui n’est en fait qu’une hausse du pouvoir d’achat – ce qui n’a rien à voir – on a accepté la publicité, les emballages superflus, qui n’ont pour autre but que de piéger l’homme, de lui faire croire que ce produit est mieux qu’un autre, que ce produit lui est nécessaire. Croyez-vous que les hommes préhistoriques avaient besoin d’un MP3&amp;nbsp;? Cela n’existait pas, et ils étaient, sans aucun doute, heureux sans.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Par cette exploitation de l’homme, il semble que ce soit à une déshumanisation que nous assistons.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L’homme moyen ne pourrait-il pas être, aujourd’hui, représenté par un sac de pièces&amp;nbsp;? Ou peut-être n’est-il plus qu’une allégorie de la force de travail&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Nous pouvons ajouter à cela que cette volonté infinie de surconsommer semble mener à un très fort matérialisme. Comment peut-on expliquer qu’une éraflure sur une voiture touche à ce point son propriétaire (les hommes en général&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;i&gt;sourire&lt;/i&gt; )&amp;nbsp;? Cela ne modifie pas sa valeur d’usage, l’objet fonctionne toujours aussi bien, et cependant cela engendre cris et drame …&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Enfin ce matérialisme semble s’étendre à toutes choses de notre société. Après la possibilité d’acheter la satisfaction de nos besoins sexuels, celle d’acheter de l’air pur, notamment au Japon. Tout ce qui nous entoure se mercantilise, tout s’achète et on veut tout acheter. On travail, on s’épuise, pour gagner de l’argent, pour s’enrichir et consommer, pour acheter&amp;nbsp;; on souffre tout, on accepte les multiples volonté de notre employeur, de celui qui détient l’argent&amp;nbsp;; on lui baise les pieds, et on oublie les révoltes, on oublie notre force, on oublie notre état d’humain, et on tait notre orgueil et cette conscience qui nous dit que notre dignité est bafouée&amp;nbsp;; cela pour ne pas perdre notre emploi, pour ne pas perdre notre argent, et voir baisser notre pouvoir d’achat&amp;nbsp;; on se tait, on s’agenouille devant la volonté des capitalistes pour l’argent.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;A force de ne plus suivre que nos désirs (en opposition à nos vrais besoins), ne dirait-on pas que nous sommes corrompus, que notre morale n’est plus qu’un objet mercantilisé à ajouter à la longue liste&amp;nbsp;des acquis du marché ?&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: red&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;III.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: red&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Une solution, la simplicité volontaire&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La simplicité volontaire est fondée sur l’idée qu’il faut faire la part entre ses désirs et ses besoins, en menant une vie moins dépendante de l’argent satisfaisant ses vrais besoins. C’est un mode de vie qui demande de sortir des habitudes que nous ont inculquées la publicité et la télévision&amp;nbsp;; c’est une démarche propre a chacun qui nécessite préalablement la redéfinition de ses vrais besoins.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;&lt;span&gt;1.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;Origine&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Si l’expression «&amp;nbsp;simplicité volontaire&amp;nbsp;» est récente, son application date de bien avant Jésus Christ. Socrate, par exemple, il y a 2500 ans, vivait très simplement dans l’idée d’être plus proche des dieux et de l’univers. On peut citer d’autres exemples de l’application de ce mode de vie, tels que l’existence de Gandhi ou bien celle d’Épicure.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;&lt;span&gt;2.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;Principes&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: windowtext; font-family: 'Times New Roman','serif'&quot;&gt;Voici la définition de la simplicité volontaire (légèrement modifiée) selon le Réseau Québécois de la Simplicité Volontaire&amp;nbsp;:&lt;/span&gt; &lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt; &lt;li style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: list 36.0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Une&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;strong&gt;façon de vivre&lt;/strong&gt; qui cherche à être moins dépendante de l’argent et de la vitesse, et moins gourmande des ressources de la planète ;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: list 36.0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;La découverte qu’on peut vivre mieux avec moins&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;car la consommation, on le répète n’apporte pas le bonheur. Par exemple, a-t-on réellement besoin du dernier lecteur DVD sorti sur le marché&amp;nbsp;? La simplicité volontaire encourage donc plutôt l’autosuffisance&amp;nbsp;: jardiner, cuisiner, coudre, construire ou retaper sa maison soi-même au lieu de tout acheter&amp;nbsp;;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: list 36.0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Un processus individualisé&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;pour alléger sa vie de tout ce qui l’encombre, notamment&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; sur des plans moins matériels (les relations, les souvenirs …), ce qui permet de donner plus d’importance aux choses où aux gens qui nous tiennent à cœur;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: list 36.0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Le choix de privilégier la valeur d’usage&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: normal; font-size: 11pt&quot;&gt;avoir pour avoir n’a aucun intérêt. Un vêtement que vous n’avez pas porté depuis un an, par exemple, pourrait être déposé dans une association.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: list 36.0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Un recours plus grand à des moyens collectifs et communautaires&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;pour répondre à ses besoins et donc un effort pour le développement d’une plus grande solidarité. Par exemple, le recours aux transports en commun, aux piscines ou bibliothèque publique mais aussi au covoiturage.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: list 36.0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;La volonté d’une plus grande équité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;entre les individus et les peuples dans le respect de la nature et de ses capacités pour les générations à venir ;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;li style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; tab-stops: list 36.0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;Le choix de privilégier&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;l’être plutôt que l’avoir, le « assez » plutôt que le « plus », les relations humaines plutôt que les biens matériels, le temps libéré plutôt que le compte en banque, le partage plutôt que l’accaparement, la communauté plutôt que l’individualisme, la participation citoyenne active plutôt que la consommation marchande passive ;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;&lt;span&gt;3.&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: maroon&quot;&gt;Pour approfondir&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.simplicitevolontaire.org/&quot;&gt;http://www.simplicitevolontaire.org/&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La simplicité volontaire, plus que jamais ...&lt;/font&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;de Serge MONGEAU &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;(Montréal, Éditions Écosociété, 1998).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;La voie de la simplicitéde Mark A. BURCH (Montréal, Éditions Écosociété, 2003).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;L'abc de la simplicité volontaire &amp;nbsp;de Dominique BOISVERT (Montréal, Éditions Écosociété, 2005).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Volem rien foutre al pais&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>Djaybi</name>
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        <title>Origine du soleil</title>
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        <updated>2008-06-17T11:23:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-17T11:23:00+02:00</published>
        <summary>  Vu hier soir à la télé une émission sur le Japon. Ce n'est guère surprenant...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://initialsjb.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Vu hier soir à la télé une émission sur le Japon. Ce n'est guère surprenant si ce pays suscite de l'intérêt chez les parias de la France moisie dont je fais parti. Plusieurs constats:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dénoncer le capitalisme comme seule et unique cause de l'invasion est une sottise. Le Japon est un pays capitaliste et ethniquement homogène. Certes, ils ne sont pas libéraux et n'hésitent pas à investir massivement de l'argent public dans l'innovation, mais ils restent capitalistes. La colonisation de l'Europe a donc d'autres causes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les japonais connaissent une crise de la natalité semblable à celle des européens mais y apportent des solutions radicalement différentes. Alors qu'on bourre le crane des blancs en leur démontrant par 2+2=5 que la seule solution est l'immigration, plus d'immigration, toujours plus d'immigration, les japonais acceptent d'être moins nombreux, de travailler plus longtemps et d'investir massivement dans la robotique. On verra qui s'en sort le mieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Même si je suis le premier à penser que Mishima avait de très bonnes raisons pour se suicider et que j'ai parfois du mal a partager l'engouement de certains pour les gadgets nippons, il faut reconnaître que le Japon a su concilier modernité et tradition dans une démarche archéofuturiste assez séduisante. C'est un peu cliché, mais il y a du vrai dans cette rencontre entre le Bushido et la technoscience. Oui, il y a aussi de la décadence, mais bien moins que dans l'Europe islaméricanisée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sur, il faut comparer ce qui est comparable. L'Asie n'est pas l'Europe, le Japon n'est pas la France. Reste que l'invasion et la déculturation ne sont pas des phénomènes inéluctables. Il existe des solutions. Banzaï!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/bioman.jpg&quot; alt=&quot;http://initialsjb.hautetfort.com/images/bioman.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>CSAE</name>
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        <title>Consommer démocratiquement dans une démocratie consumériste</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://csae.hautetfort.com/archive/2008/06/14/consommer-democratiquement-dans-une-democratie-consumeriste.html" />
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        <updated>2008-06-14T19:36:12+02:00</updated>
        <published>2008-06-14T19:36:12+02:00</published>
        <summary>       Par Rodion Raskolnikov     Quand on regarde les tableaux réalistes...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://csae.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;303&quot; src=&quot;http://bulbe.com/i/P/i/n/Pingouin-ds-supermarche.jpg&quot; height=&quot;247&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Par Rodion Raskolnikov&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quand on regarde les tableaux réalistes américains des années 60 on est immédiatement frappé par le nombre de productions artistiques présentant le monde marchand comme une fête bien ordonnée. Les Trente Glorieuses qui ne furent pas avares en mythes de toutes sortes présentèrent artistiquement le consumérisme comme l'aboutissement des luttes engagées par le monde libre et civilisé (alors que la pénurie évoquait l'échec de l'économie planifiée bolchévique).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le supermarché, qui avait causé la faillite de tant de petits artisans et épiciers de quartiers, symbolisait l'achèvement de la recherche du confort par la consommation. Le supermarché n'est pas tant représenté comme un gigantesque entrepôt de marchandises mais plutôt comme un lieu de vie où l'on vient en famille, généralement le samedi, déambuler le long des rayons et observer la cohorte de marchandises diverses, colorées et bien ordonnées semblant nous dire que la démocratie et la liberté ont abouti à ceci&amp;nbsp;: la plus haute expression de notre liberté s'incarne dans le choix, la variété et le confort.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.novopress.info/?p=8524&quot;&gt;Lire la suite (Novopress France)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>jfv</name>
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        <title>Les pirates du capitalisme</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://blogjfv.hautetfort.com/archive/2008/06/13/les-pirates-du-capitalisme.html" />
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        <updated>2008-06-14T08:36:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-14T08:36:00+02:00</published>
        <summary>    Les pirates du capitalisme        Comment les fonds d'investissement...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogjfv.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 16pt; font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Les pirates du capitalisme&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Comment les fonds d'investissement bousculent les marchés&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Solveig Godeluck et Philippe Escande&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Editions Albin Michel&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 14pt; font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Un livre essentiel pour comprendre le capitalisme de ce début du XXIe siècle !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Il décrit &quot;un monde où l ' argent circule bien plus et bien plus vite que les hommes, où l ' économie toute entière baigne dans la finance.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Si les &quot;fonds&quot; ont en commun de transformer le capitalisme financier mondialisé, et d'être géré par des gens qui gagnent beaucoup d'argent en spéculant avec l'argent des autres,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; les auteurs nous expliquent qu'il ne faut pas confondre :&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;- les &quot;hedge funds&quot;, spéculatifs&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;, littéralement &quot;fonds de couverture&quot;, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;qui gèrent environ 2.000 milliards de $ achètent et revendent le plus rapidement possible des actions en bourse, repartant aussi soudainement qu'ils sont venus (rarement plus d'un an). &quot;S'ils sont les premiers à anticiper, ils empocheront une belle plus-value&quot;.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Ils servent souvent de &quot;poissons pilotes&quot; mais ne font pas appel à l'épargne public.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Si vous êtes tenté(e) le ticket d'entrée est à 5 millions d'euros.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;- les fonds de pensions&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;qui prennent des participations tranquilles et minoritaires dans des entreprises cotées en Bourse, pour payer les retraites par capitalisation.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Leur poids actuel est estimé à 20.000 milliards&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; de $ (Donc 10 fois plus que les &quot;hedge funds&quot;).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Ils &quot;ont un travers : ils ne font rien pour éviter qu'une de leurs participations fonce dans le décor. Ils se contentent de déserter lorsqu'ils flairent un danger.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Pour faire face aux retraites massives du &quot;papy boom&quot;, ils leur arrivent de faire quelques placements dans les fonds spéculatifs.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;- les fonds &quot;souverains&quot;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;, afflux de liquidités en provenance des pays fortement exportateurs comme la Chine et les monarchies pétrolières. Ils sont estimés à plus de 3.000 milliards de $ et devraient atteindre 12.000 $ d ' ici 2015.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;- les fonds d'investissements,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;objets principaux de ce livre. En France, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;ils possèdent des entreprises qui, au total, emploient un million et demi de salarié(e)s et qui profitaient du crédit abondant et bon marché, d'autant plus que les intérêts d'emprunt sont déductibles de l'impôt sur les sociétés. Le marché du crédit privé, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;aux USA + Union européenne, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;frôle les 30.000 milliards de $, soit plus que le total des actions en bourses (et plus que les fonds de pensions).&lt;/span&gt;&lt;/font&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;La spécialité de ces immenses tirelires n'est pas le placement en Bourse (pas de comptes à rendre !) mais l'achat d'entreprises, la plus value se réalisant quelques années plus tard, à la revente, souvent en doublant ou en triplant la mise, après leur avoir fait subir un &quot;traitement&quot; plus ou moins profond.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Dans&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; plus de la moitié des cas ils achètent une entreprise cotée en Bourse...et la retire de la cotation.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Bien entendu, les salariés, premières victimes des &quot;dégraissages&quot; (en clair des diminutions d'effectifs), et de la remise en cause des &quot;avantages acquis&quot;, ne touchent rien de ces plus values (80% pour les investisseurs, 20% pour les gérants).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Les cadres sont fortement invités à entrer dans le capital, quitte à s'endetter, ou à hypothéquer leur maison, comme gage de leur motivation. &quot;Cette complicité est la pierre angulaire du montage&quot;. Et ces managers / propriétaires sont plus exigeants avec les salariés.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;En France, troisième pays d'accueil au monde de ces fonds, les sommes investies ont été multipliées par 10 en 10 ans : 5.000&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; entreprises, ¼ des sociétés de plus de 250 salariés, de Picard à Dim, de Materne à Yoplait, pour un chiffre d'affaires cumulé supérieur au CAC 40.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;- les &quot;private equity&quot;,&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;sont des fonds d ' investissements, qui n ' ont rien d ' équitable. &quot;Private&quot; signifie &quot;hors la Bourse&quot; : ils veulent maîtriser la majorité du capital pour mener la stratégie qu ' ils entendent être la plus profitable, pour avoir une rentabilité meilleure qu ' un placement en Bourse. Ils &quot;mobilisent&quot; plus de 500 milliards chaque année, y compris des emprunts qu ' il faut rembourser ! La rentabilité du placement est généralement supérieure à 30% par an, contre 10 à 15% pour les placements en Bourse. Et les plus-values en capital ne sont généralement imposées qu ' entre 10 et 20% (alors que les impôts sur les salaires peuvent atteindre 45% : mieux vaut avoir des &quot;stock options&quot; !)&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Extraits :&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&quot;L'éventail des salaires a été multiplié par cent. La création de valeur pour l'actionnaire a fait de l'ombre à la cohésion sociale dans l'entreprise.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&quot;Les 20 premiers gérants de fonds gagnent &lt;b&gt;plus de 22.000 fois&lt;/b&gt; le salaire moyen d'un salarié américain.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&quot;Mondialisation + fonds + nouveaux outils spéculatifs = explosif !&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&quot;Le temps moyen de détention d'action d'une entreprise par des investisseurs institutionnels est passé en quelques années de sept ans à sept mois.&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&quot;Ce qui change l ' économie et qui change le monde en ce début de millénaire, ce ne sont pas les fonds, mais l ' insondable océan de la dette&quot; (30.000 milliards de dette privée pour les USA et l ' Europe).&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&quot;La dictature de l ' actionnaire manque aujourd ' hui singulièrement de contre-pouvoirs.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Citations&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&quot;Les affaires ? C'est bien simple, c'est l'argent des autres !&quot;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Alexandre Dumas fils&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&quot;La société postindustrielle a détruit les systèmes de protection sociale passés et n ' a pas encore trouvé ceux qui seraient adéquats&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Daniel Cohen&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;J ' ai eu le plaisir de faire la connaissance de Solveig Godeluck, il y a un peu plus de 10 ans. Elle était alors étudiante à l ' école de journalisme de Lille. Dans le cadre d ' un exercice de l ' école, dans le style &quot;dernière page de Libération&quot;, &lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;elle avait fait le portrait du Secrétaire Général du Parti Socialiste Européen que j ' étais alors. Elle m ' avait gentiment qualifié de &quot;cacochyme&quot;. Comme elle avait du talent et que je voulais prouver que je n ' étais pas rancunier, je lui ai fait écrire les brochures racontant deux Congrès du PSE.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Tahoma&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;Aujourd ' hui, elle est journaliste au quotidien économique &quot;Les Echos&quot;. Elle avait déjà écrit, de belle façon, &amp;nbsp;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;trois livres des plus intéressants : &quot;Entre gens de bonnes compagnies&quot; (Comment les maîtres de la Bourse trompent les actionnaires) ; &quot;La Géopolitique d ' Internet&quot; et &quot;Le boom de la netéconomie&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>Le règne des vautours</title>
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        <updated>2008-06-07T18:52:42+02:00</updated>
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        <summary>   Nicolas Sarkozy a promis de combattre les spéculateurs... des promesses,...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nicolas Sarkozy a promis de combattre les spéculateurs... des promesses, encore des promesses ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://gaelpilorget.hautetfort.com/media/02/01/547422316.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://gaelpilorget.hautetfort.com/media/02/01/1654582843.jpg&quot; alt=&quot;une-marianne.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1057199&quot; name=&quot;media-1057199&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>L'établi, de Robert Linhart</title>
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        <updated>2008-06-02T23:52:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-02T23:52:00+02:00</published>
        <summary>   Robert Linhart , ancien élève à l'ENS de la rue d'Ulm, aujourd'hui docteur...</summary>
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           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Linhart&quot;&gt;Robert Linhart&lt;/a&gt;, ancien élève à l'ENS de la rue d'Ulm, aujourd'hui docteur en sociologie et maître de conférences à Paris VIII, est une des légendes de mai 1968. Maoïste, révolutionnaire, il veut changer la face du monde en s'attaquant à sa structure économique, le capitalisme. A l'été 1968, il décide de mettre de côté ses études pour aller au contact du capitalisme, en allant découvrir la réalité des usines, des ateliers, des ouvriers, comme l'avait fait &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/url?sa=t&amp;amp;ct=res&amp;amp;cd=1&amp;amp;url=http%3A%2F%2Ffr.wikipedia.org%2Fwiki%2FSimone_Weil&amp;amp;ei=LmpESPugCZrsnQOvoNCtCg&amp;amp;usg=AFQjCNFwVrKmDwn3LUcHDdfGyRXY31Ju0A&amp;amp;sig2=uQBMEMjPka7zoRBAllJbNw&quot;&gt;Simone Weil&lt;/a&gt; à l'époque du Front Populaire. Ce mouvement vers la classe ouvrière, suivi par de nombreux militants intellectuels, c'est celui des &quot;établis&quot;. Dans ce livre intitulé &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/url?sa=t&amp;amp;ct=res&amp;amp;cd=1&amp;amp;url=http%3A%2F%2Fwww.amazon.fr%2FL%25C3%25A9tabli-Robert-Linhart%2Fdp%2F2707303291&amp;amp;ei=gWlESKmYLZXgnQPC68GvCg&amp;amp;usg=AFQjCNHXSGWVrdZyCYTXk-TKYBV_atUFkw&amp;amp;sig2=gS3qvT232QeT1j8Cc9N19g&quot;&gt;L'établi&lt;/a&gt; et publié en 1979, Robert Linhart nous propose le récit de ses quelques mois passés, entre 1968 et 1969, à l'usine Citroën de Choisy à Paris.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Citröen et la condition ouvrière&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'auteur nous raconte ses débuts dans les ateliers Citroën où sont produites les 2 CV : cadences rapides, gestes difficiles, journées assommantes de 10h : l'intellectuel n'arrive pas à remplir son objectif de production quotidien malgré le soutien des autres ouvriers. Sa maladresse repérée par la hiérarchie, il est muté dans différents ateliers de l'usine avant de trouver chaussure à son pied : la vérification des peintures de portières. Ces mutations lui permettent de découvrir l'usine et ses ouvriers, tous différents, certains Algériens, d'autres Portugais, d'autres Yougoslaves, etc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette immersion montre toute la dureté de l'usine, le bruit des métaux, le poids des outils, les nuages de poussière, les cadences infernales. Un siècle après Zola, rien ne semble avoir changé pour la classe ouvrière.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Un système inégal qui machinise l'humain&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Ces expériences révèlent aussi à l'auteur le système Citroën :&lt;br /&gt; -un système raciste : statuts et salaires dépendent de l'origine de l'ouvrier : les Français comme Robert sont avantagés, ils rentrent chez Citroën en tant qu'OS2, tandis que les Arabes et les Noirs sont discriminés, ils resteront M1 ou M2 toute leur vie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -un système ultra-rationalisé : chaque ouvrier doit effectuer le maximum d'opérations en un minimum de temps. Pour maintenir le rythme infernal, la chaîne : elle ne s'arrête jamais, si bien qu'un geste mal exécuté, c'est un retard sur la chaîne : l'ouvrier en faute doit alors refaire son retard s'il ne veut pas être submergé, s'il ne veut pas &quot;couler&quot;. &lt;i&gt;&quot;L'usine est conçue pour produire des objets et broyer des hommes.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -un système autoritaire et surveillé : chaque geste est observé, chronométré, vérifié par les contremaîtres, les mouchards, les chefs, la Direction... Le moindre défaut de production, la moindre seconde perdue, c'est une pression accrue sur l'ouvrier et une menace de licenciement.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;&quot;Quand il n'y a pas de chef en vue, et que nous oublions les mouchards, ce sont les voitures qui nous surveillent par leur marche rythmée, ce sont nos propres outils qui nous menacent à la moindre inattention, ce sont les engrenages qui nous rappellent brutalement à l'ordre. La dictature des possédants s'exercice ici d'abord par la toute-puissance des objets.&quot;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;La grève&lt;/b&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;En s'embauchant chez Citroën, Robert Linhart voulait découvrir la réalité du travail, de l'usine, de la chaîne, mais aussi créer un mouvement de résistance chez les ouvriers. Résistance à la Direction, résistance aux abus de pouvoir et aux pressions, résistance au système capitaliste tout entier : &lt;i&gt;&quot;Nous briserons les murs de l'usine pour y faire pénétrer la lumière et le monde. Nous organiserons notre travail, nous produirons nos objets, nous seront tous savants et soudeurs, écrivains et laboureurs.&quot;&lt;/i&gt; Ainsi, l'auteur lance une action pour s'opposer à l'allongement de la durée du travail, sans compensation de salaire, imposé sans discussion par la Direction de Citroën. Ce mouvement de grève s'épuisera en quelques jours sous les pressions, les intimidations, les menaces faîtes aux ouvriers et notamment aux étrangers. La poignée d'ouvriers motivés, conduite par Robert et quelques autres, même épaulée par la CGT, ne pourra rien face à la machine antigrève déployée par Citroën. Le bras de fer est perdu. Les rapports de force restent inchangés au sein de l'usine, mais un petit espoir est né : celui qu'un jour, les ouvriers, fédérés, arrivent à faire plier la Direction, à ébranler l'ordre Citroën et à améliorer un peu leur condition.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;La fin des utopies&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'établi, c'est l'expérience d'un homme, révolutionnaire, qui a tenté de changer le système de l'intérieur. C'est aussi l'histoire d'un échec, qui a conduit Robert Linhart à la &lt;a href=&quot;http://lettres.blogs.liberation.fr/sorin/2008/03/jtais-parti-sur.html&quot;&gt;dépression&lt;/a&gt;, à la désillusion, au désespoir, au silence. L'ouvrage de sa fille Virginie, &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/transversales/portraits/328477.FR.php&quot;&gt;Le jour où mon père s'est tu&lt;/a&gt;, parle du retour sur terre de son père après ses quelques mois d'utopie. Cet échec -face à Citroën- résume tragiquement l'histoire du prolétariat : dominé par des puissants, incapable de se défaire de ses chaînes. Depuis 1969, des victoires ont été célébrées, en France, en Europe, mais la servitude s'est simplement déplacée.&lt;br /&gt; Les mauvaises conditions de vie et de travail qu'ont subi les ouvriers de Citroën ont suivi les emplois : elles ont été délocalisées.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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        <author>
            <name>Rodion RASKOLNIKOV</name>
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        <title>L’agriculture a été sacrifiée sur l’autel du marché</title>
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        <published>2008-05-31T17:34:17+02:00</published>
        <summary>               «  Il y bien longtemps que les campagnes du monde ont été...</summary>
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           &lt;h3 id=&quot;p1&quot;&gt;&lt;/h3&gt; &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;239&quot; src=&quot;http://farm2.static.flickr.com/1223/862629937_381a338e2f.jpg&quot; height=&quot;219&quot; style=&quot;width: 239px; height: 219px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« &lt;em&gt;Il y bien longtemps que les campagnes du monde ont été saignées à blanc, que l’agriculture a été sacrifiée sur l’autel du marché. Destruction de cultures pastorales ancestrales en Afrique où des peuples d’agricultureurs millénaires ont été broyés, politiques agricoles peu subventionnées ou méprisées au profit de l’industrie et de l’exploitation des matières premières laissant une agriculture vivrière ou de subistance en lambeaux.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laurent Pfaadt, Cap 21&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a quelques semaines, une note interne de l’ONU estimait que l’insécurité alimentaire n’est pas passagère mais bien au contraire structurelle. De nombreux pays sur la planète tels que l’Egypte, le Kenya ou le Mexique sont déjà confrontés aux problèmes appelés « émeutes de la faim » et la liste risque de s’allonger de façon inquiétante. Alors, phénomène nouveau ou face visible d’un iceberg devenu de plus en plus énorme ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.novopress.info/?p=11577&quot;&gt;Lire la suite (Novopress France)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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            <name>Ivan</name>
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        <title>Bush and Co</title>
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        <published>2008-05-30T19:10:04+02:00</published>
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            <name>Hélène</name>
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        <title>Moi contre le système...</title>
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        <summary>  J'ai appelé hier ma banque.   &amp;nbsp;   Je vais pouvoir récupérer mes 6€ de...</summary>
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           &lt;p&gt;J'ai appelé hier ma banque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais pouvoir récupérer mes 6€ de frais, si je me fends d'une jolie lettre pour le service des réclamations...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais en même temps, ça coûte combien d'écrire une lettre?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sérieusement entre le papier, l'encre, la lumière, l'enveloppe, le timbre et l'essence pour aller à la boîte aux lettres...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il va rester quoi de mes 6€?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;MOI: 0&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;SYSTEME: 1&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>CSAE</name>
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        <title>Définition de l'économisme</title>
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        <updated>2008-05-28T17:15:06+02:00</updated>
        <published>2008-05-28T17:15:06+02:00</published>
        <summary>       Réduction à l'économie des finalités sociales et des buts du...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://csae.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;331&quot; src=&quot;http://algo.inria.fr/flajolet/Policy/adoration_golden_calf_POUSSIN.jpg&quot; height=&quot;258&quot; style=&quot;width: 331px; height: 258px&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;Réduction à l'économie des finalités sociales et des buts du politique, caractéristique des idéologies occidentales.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;L'économisme, qui provient au départ du libéralisme classique du XVIIIe siècle, et repris par ailleurs par presque toutes les doctrines socialistes, entend être normatif de l’économie-monde. Dans l'optique économiste, l'histoire est d'abord expliquée par le régime économique, considéré comme infrastructure des civilisations. Les fonctions sociales disparaissent au profit des classes économiques (aujourd’hui on dit catégories socio-professionnelles).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/05/26/definition-de-l-economisme.html&quot;&gt;Lire la suite (Euro-Synergies)...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Sophie</name>
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        <title>Politique des os</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://chez-sophie.hautetfort.com/archive/2008/05/20/politique-des-os.html" />
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        <updated>2008-05-20T16:07:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-20T16:07:00+02:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;       Il e  st des jeunes femmes dont l’apparence nie...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://chez-sophie.hautetfort.com/">
           &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;img src=&quot;http://chez-sophie.hautetfort.com/media/01/02/1401272205.jpg&quot; id=&quot;media-1025612&quot; alt=&quot;523957698.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1025612&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;Il e&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;st des jeunes femmes dont l’apparence nie cruellement l’identité&amp;nbsp;: ni jeunes ni femmes, semble crier leur corps creusé, opprimé, aspiré de l’intérieur par le bourreau inexorable tapi dans leur esprit souffrant… mais petits êtres hybrides, mi-roseaux mi-vieillardes, effacées du monde de la chair à coups de faim et de rien, dressées comme des tiges craquantes épuisées par un soleil trop sec…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; L’anorexie mentale s’est récemment avancée à l’avant-scène médiatique avec l'adoption d'une &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/combattre_incitation_anorexie.asp&quot; title=&quot;Assemblée Nationale&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;loi&lt;/a&gt; prohibant l’apologie de la maigreur excessive (telle qu’elle a cours sur certains sites internet), et une campagne publicitaire d’une marque textile italienne qui sous couvert d’alerter sur le danger de cette pathologie, a photographié la nudité tragique d’une apprentie-comédienne française, Isabelle Caro. Cette image discutable a donc été déjà &lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29617&quot; title=&quot;Agoravox&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;discutée&lt;/a&gt; ; on peut fortement douter de la décence d’un procédé consistant à utiliser la souffrance comme vecteur marchand. La jeune femme, qui &lt;a href=&quot;http://neigeisabelle.blog.mongenie.com/&quot; title=&quot;Neige Isabelle&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;raconte&lt;/a&gt; par ailleurs comment une enfance toxique l’a conduite à tyranniser son corps, suscite assurément apitoiement et sympathie&amp;nbsp;; mais son intense exploitation médiatique, qui la définit et la réduit publiquement à sa maladie et à son apparence alarmante («&amp;nbsp;&lt;i&gt;A-t-on le droit de montrer cette photo&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» titre par exemple le magazine &lt;i&gt;Marie-Claire&lt;/i&gt; en l'exhibant sur une demi-page…), inspire le malaise. En lui conférant une posture et un statut d’icône, fut-elle négative, la sensibilisation proclamée peut être en outre contre-productive&amp;nbsp;: les images, décontextualisées de la lutte quotidienne pour la survie, valorisent sa difformité et la forme de puissance qu’elle sous-tend. Puissance de l’esprit sur le corps&amp;nbsp;: au cœur de la pathologie trône en effet le contrôle de fer que ces jeunes filles exercent sur elles-mêmes pour domestiquer la faim. Mais ce n’est pas les seules réflexions que l’on peut en tirer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Dans l’illustration habituelle du modèle anorexique, se remarquaient avant tout les ravages produits sur le corps. Il n’est probablement pas si fréquent, comme c’est ici le cas, que la maladie efface à ce point la normalité du visage, pivot et paysage de l’identité individuelle&amp;nbsp;; nul ne peut savoir quel visage aurait cette jeune femme si elle n’était pas anorexique. L’effroi ressenti devant cette apparence extrême tient à l’évidence à ce qu’elle constitue une représentation vivante et par là même incongrue, paradoxale, de la mort. En principe, de nos os, seules nos dents se laissent voir. Mais quand chair et muscles ont fondu jusqu’au bout du possible, l’ensemble du squelette saillit sous la peau avec une crudité précise. Non seulement l’anorexique met son existence en péril, mais il montre la mort de son vivant, s’en enveloppe comme d’un habit de momie, s’en fait le lugubre étendard, exposant ainsi devant tous, même ceux qui n’y voudraient pas songer, notre destin commun. Dans une verticalité illogique, il bouge, marche et nous parle, tandis que sa silhouette cadavérique, selon nos schémas mentaux et nos référents culturels, devrait gésir sans souffle et sans bruit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; C’est aussi en incarnant, tel un personnage de nuit et de brouillard dont il faut entrer dans la peau étique, tel un dramaturge soucieux de nous rappeler les bouffées d’horreur et de néant que l’humanité est capable d’éructer, des images phares de la mémoire historique collective, que l’anorexique nous met à la gêne&amp;nbsp;; la comparaison avec les photos des rescapés des camps nazis nous saute péniblement à l’esprit. Mais quelle que soit la figure qu’il nous rappelle, l’individu anorexique semble se diluer dans la référence ; on oublie ce qu’il est pour ne plus voir que ce qu’il personnifie. S’effacer, se purger des contours de son humanité, n’est-ce pas d’ailleurs ce qu’il tente de faire&amp;nbsp;?&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Mais ce n’est pas le seul psychodrame que ces jeunes femmes interprètent. Elles s’incarnent aussi, en figures sacrificielles et culpabilisantes, dans les victimes de famine. Certes, toutes les atteintes anorexiques ne racontent pas la même histoire&amp;nbsp;; la pathologie a d’ailleurs fait l’objet de maintes explications psychologiques - bien légitimes puisque pour soulager cette douleur il faut comprendre quelles blessures en font le lit -, de la recherche d’un terrain génétiquement favorable, d’approches &lt;a href=&quot;http://www.scienceshumaines.com/l-anorexie,-un-fait-social_fr_3841.html&quot; title=&quot;Sciences Humaines&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;sociologiques&lt;/a&gt; pertinentes, mais moins souvent d’une lecture symbolique et politique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Le corps individuel et le corps social communiquent par une riche trame de symboles, de fantasmes, d’imaginaire et de codes. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Le corps comme mode de connaissance privilégié du social reste une voie de réflexion originale, mais peu exploitée. Les transpositions du corps individuel au corps social, du biologique au symbolique, de l’expérientiel au normatif demeurent une clé essentielle des raisonnements sur la société en train de se faire. Les travaux de l’anthropologie philosophique, de l’histoire des mentalités, de la géographie humaine et de la sociologie de l’imaginaire ont développé tour à tour des problèmes, des méthodes et des objets forts éclairants pour saisir la socialité et la corporéité aujourd’hui&lt;/i&gt;&amp;nbsp;» (&lt;a href=&quot;http://calenda.revues.org/nouvelle9704.html&quot; title=&quot;Calenda&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Groupe de Recherche sur l’Anthropologie du Corps et ses Enjeux&lt;/a&gt;).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Il ne semble donc pas anodin, alors que la maladie ne touche que les sociétés d’approvisionnement alimentaire abondant, que l’anorexique, en se privant de manger, rejoigne l’affamé involontaire dans son apparence, ses carences, sa souffrance et sa faiblesse corporelles, et quelquefois sa mort, endossant un rôle que telle une tunique de Nessus il ne quittera pas. L’anorexique écrit avec ses os apparents l’histoire de notre monde de répartition profondément inégale des ressources alimentaires. Inégalités que les thuriféraires du néolibéralisme sauvage, en forçant maints pays pauvres à sacrifier leur agriculture vivrière en échange de prêts bancaires, ont cyniquement approfondies. L’anorexique peut ainsi se comprendre comme une stigmatisation symbolique de l’obèse des pays &lt;a href=&quot;http://lesfuries.chez-alice.fr/crimes.htm&quot; title=&quot;Les furies&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;hypercapitalistes&lt;/a&gt;, son envers allégorique, son vase communicant, creusé d’autant de chair que l’autre en déborde, comme le point de fixation de la honte du corps social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Comment un monde désaxé au point que des multitudes meurent d’insuffisance et d’autres d’excès, pourrait ne pas générer de pathologies mentales&amp;nbsp;? Comment croire que cette aberration anthropologique ne participe en aucune façon à l’expression d’une maladie où l’on éprouve une culpabilité permanente à s’alimenter, et qui brise principalement les êtres les plus portés à la compassion, les plus doués pour l’identification, à savoir les jeunes filles&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; Peut-être faut-il écouter ce qu’ont à dire &lt;a href=&quot;http://uncorpsdanslatourmente.over-blog.com/&quot; title=&quot;Un corps dans la tourmente&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;à ce sujet&lt;/a&gt; les anorexiques&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Tahoma&quot;&gt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Avant, je regardais l’actualité, surtout quand il s’agissait de reportages sur la misère dans le monde, sur ces bouts de choux du Tiers-Monde qui, eux, ne demandaient qu’à manger et à se développer correctement. Je me révoltais contre cette injustice et prenais conscience que j’avais de la chance d’être privilégiée. Ces petits Africains, je les aimais et ne supportais pas de voir dans quelles conditions lamentables vivaient ces enfants innocents. C’est pour cette raison que j’admirais les associations à but humanitaire qui les aidaient à lutter contre la famine et le manque de soins, pour leur donner un morceau de vie meilleure. Depuis toute petite, mon rêve était de devenir infirmière et plus tard, j’aurais voulu faire de l’humanitaire. Partir dans des pays où on aurait vraiment eu besoin de moi. Mais on m’a découragée à suivre cette voie et je me suis résignée à l’idée de ne jamais être infirmière. Aujourd’hui, je ne peux plus les regarder, mes petits Africains. J’ai trop mal. J’éprouve beaucoup trop de honte vis-à-vis d’eux. Moi qui ai la possibilité de manger, chaque jour, à ma faim, je ne peux plus le faire, car dans mon cerveau, une petite voix me dicte de ne pas répondre à mes besoins physiologiques. Je fais tout pour ressentir les signes du manque de nourriture dans mon organisme. Eux n’ont pas les moyens de répondre à ce que leur demande leur corps, alors que c’est tout ce qu’ils désirent. (…) Je vous demande de me pardonner pour tout ce que je fais avec cette nourriture que vous voudriez tant, mes petits anges d’Afrique »...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>El situacionismo y la revuelta</title>
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        <updated>2008-05-18T16:02:44+02:00</updated>
        <published>2008-05-18T16:02:44+02:00</published>
        <summary>       Infokrisis.      - Lo poco que ha quedado del mayo francés son unas...</summary>
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           &lt;p&gt;&lt;img width=&quot;258&quot; src=&quot;http://www.radio-canada.ca/refuge/img_contenu/19990809/reportages/nadeau/debord/developpement.jpg&quot; height=&quot;257&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Infokrisis.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;- Lo poco que ha quedado del mayo francés son unas pocas consignas, más o menos espectaculares e impactantes que fueron difundidas a través de serigrafías manuales o pintadas. Tales consignas -&quot;imaginación al poder&quot;, por ejemlo- han terminado caracterizando a mayo del 68. Sin embargo, estas consignas eran patrimonio de un pequeño movimiento internacional de intelectuales europeos, la Internacional situacionista, considerad como última vanguardia artística del siglo XX. Algunos miembros del Movimiento de 22 de Marzo estaban influidos por el situacionismo.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2008/04/09/el-situacionismo-y-la-revuelta.html&quot;&gt;Lire la suite (Euro-Synergies / Infokrisis)...&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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        <title>G. Faye: La dictature du bien-être</title>
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        <updated>2008-05-18T15:39:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-18T15:39:00+02:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp;      Guillaume FAYE,      La dictature du bien-êtr e,&amp;nbsp; mars...</summary>
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