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    <title>Last posts on bce</title>
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            <name>Laurent</name>
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        <title>L’horreur européenne</title>
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        <summary>Un article du Monde sur la « rupture européenne » de Nicolas Sarkozy révèle à...</summary>
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          Un article du Monde sur la « rupture européenne » de Nicolas Sarkozy révèle à la fois le fond de la pensée des « euro-béats » mais aussi la vision de la politique européenne du président de la République.Le Monde est sans doute le meilleur représentant de la secte des « euro-béats », pour qui tout ce qui vient de Bruxelles est accepté sans question. Ce long article est donc extrêmement révélateur. C’est ainsi que le « non » de 2005 aurait « démonétisé » notre pays en Europe et que notre président aurait « effacé la tache du référendum en négociant un nouveau traité pour effacer la défunte Constitution ». Le résultat d’un vote démocratique est donc qualifié de « tache » sans la moindre autre forme de procès, ni même d’explication ou d’autocritique de l’Europe. On imagine ce que pense l’auteur du vote des Français… Sur l’OTAN, le journaliste justifie le retour par le fait de « se placer dans le courant dominant, plus en phase avec nos partenaires ». Le journaliste ose affirmer que Nicolas Sarkozy a « tiré un trait sur le mythe gaulliste du non-alignement Français ». Enfin, l’axe franco-allemand serait mort en 2003 lorsque notre opposition à la guerre en Irak fut mise en minorité dans l’Union.Toutes ses remarques montrent bien le fond de la pensée des « euro-béats ». On voit bien que le vote populaire n’est respectable que s’il va dans leur sens. Ce respect à géométrie variable de la démocratie montre une vraie tentation totalitaire. Elle s’illustre bien par l’absence totale de remise en cause sur les nombreux référendums perdus, qui semblent vus comme des sautes d’humeur irrationnelles des peuples. Ce fatalisme à l’égard de la démocratie les pousse à vouloir « protéger » le projet européen des votes populaire, plutôt que de remettre en cause la direction actuelle de l’Europe. Le jugement à l’égard de l’OTAN est proprement incroyable : non seulement il n’y a pas d’autre argument que de faire comme les autres, mais en plus, il caricature de manière ridicule la politique gaulliste, qualifiée de « mythe ». Parler de « non alignement » est complètement faux puisque la France a toujours été alliée aux Etats-Unis. Le départ du commandement militaire de l’OTAN était uniquement la conséquence du refus des Etats-Unis e partager le pouvoir au sein de l’Organisation.Cet article est également assez révélateur sur le rapport du Monde à Nicolas Sarkozy. Au global, une impression diffuse de sarkozysme en ressort, malgré quelques critiques. C’est ainsi que le président de la République irait dans la bonne direction en ayant renoncé à une certaine arrogance Française : on ne l’avait pas remarqué à Lisbonne... L’auteur souligne bien imprudemment qu’il respecte davantage les Institutions Européennes, ce qui semble totalement faux après ses récentes sorties contre la politique de la BCE et contre le Commissaire au Commerce. Enfin, il attribue sans vergogne le bénéfice du traité de Lisbonne ou de la libération des infirmières bulgares à notre président, cédant à la version officielle de l’Elysée. Les accords sur l’Union pour la Méditerranée ou les émissions sont présentés de manière très favorable à l’Elysée, étant donné que dans la réalité, c’est la France qui a cédé sur quasiment tout.L’intérêt de cet article est de bien montrer le visage de cette Europe à bout de souffle, méprisante à l’égard du vote populaire, boursouflée de suffisance et de certitude, au point de refuser tout débat un tant soit peu rationnel. Heureusement, la fin du cycle semble proche : les Européens attendent une autre Europe.Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/07/01/la-rupture-europeenne-de-nicolas-sarkozy_1064793_3214.html#ens_id=1057332
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            <name>Laurent</name>
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        <title>Nous sommes tous des alter-européens !</title>
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        <updated>2008-07-02T10:25:00+02:00</updated>
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        <summary>À la veille d’une probable hausse des taux d’intérêts de la BCE, plusieurs...</summary>
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          À la veille d’une probable hausse des taux d’intérêts de la BCE, plusieurs dirigeants européens de poids expriment leurs doutes sur la politique suivie par Jean-Claude Trichet. Ils réalisent, un peu tard, les limites de la construction européenne telle qu’elle avance aujourd’hui.Il y a quelque chose d’encourageant et de décourageant dans ces interventions simultanées du ministre allemand des finances, du ministre de l’économie français et du Premier ministre espagnol. Ces trois personnalités politiques expriment tous les trois leur hostilité à la probable hausse des taux d’intérêts que devrait annoncer la BCE. Les trois soulignent les dangers que ferait peser cette hausse des taux sur la croissance. Ils auraient pu souligner que la baisse des taux de la Fed n’a pas fait déraper l’inflation davantage aux Etats-Unis malgré un contexte économique moins favorable. C’est un événement majeur de constater que trois des quatre principaux pays de la zone euro expriment ensemble leur désaccord vis à vis de la politique de la BCE. Quand on ajoute le scepticisme italien (où l’on parle du retour de la lire), on peut dire qu’aujourd’hui les quatre principaux pays de la zone euro sont en désaccord avec la BCE !Cet événement peut pousser à la résignation dans la mesure où la BCE peut de toutes les façons faire ce qu’elle veut et monter les taux si elle le souhaite. En revanche, cela peut créer un immense espoir pour tous les alter-européens qui veulent réorienter la construction de l’Europe. Après tout, la classe politique, jadis euro-béate au point de dire « oui » à tout ce qui venait de Bruxelles, semble finalement acquérir un plus grand esprit critique… Car il n’y a pas si longtemps, toute personne qui osait critiquer la politique de la BCE se voyait immédiatement taxé au mieux d’eurosceptique ou pire, d’anti-européen. Nous ne sommes pas encore rentrés dans une nouvelle ère de débat pacifié sur l’euro, mais il est heureux de voir des ministres importants reprendre les arguments des partisans de l’autre Europe.Cet événement a une double portée. Tout d’abord, il légitime après coup les discours devenus prophétiques de Philippe Séguin, Jean-Pierre Chevènement ou Nicolas Dupont-Aignan alors qu’ils étaient ostracisés par l’attitude volontiers totalitaire de la plupart des médias sur la question européenne. Mais cela ne signifie malheureusement pas que de tels discours recevront un meilleur accueil des médias. En revanche, de telles déclarations apportent de l’eau au moulin des alter européens puisque nous pourrons souligner que nos arguments sont aussi ceux du Premier ministre espagnol ou du ministre des finances allemand. Mieux, cela laisse espérer que des changements seraient possibles puisque désormais, la critique de la politique de la BCE est partagée par les quatre principaux pays de la zone euro.Dans un an auront lieu les élections européennes. Ces élections sont l’occasion unique de montrer à nouveau ce que nous pensons de la direction prise actuellement par l’Europe et de proposer d’en bâtir une autre. Il restera aux alter-européens républicains de savoir se rassembler.Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/06/29/la-probable-hausse-des-taux-de-la-bce-critiquee-par-plusiquers-dirigeants-europeens_1064234_3234.html#ens_id=951246
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        <title>L’erreur économique européenne</title>
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        <updated>2008-06-28T10:50:05+02:00</updated>
        <published>2008-06-28T10:50:05+02:00</published>
        <summary>Mercredi, la Fed a décidé de laisser inchangés ses taux directeurs, à 2%...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/">
          Mercredi, la Fed a décidé de laisser inchangés ses taux directeurs, à 2% alors que la semaine prochaine, la BCE devrait annoncer une hausse des taux, comme elle l’a indiqué lors de sa réunion de juin. Pourquoi une telle différence et qui a raison ?Le moins que l’on puisse dire est que la réaction des deux premières banques centrales à la crise financière et à la hausse des prix des matières premières et de l’énergie est complètement différente. Il y a un an, avant ce double choc, les taux d’intérêts étaient de 5,25% aux Etats-Unis et de 4% en Europe. L’éclatement de la bulle immobilière aux Etats-Unis et la crise de nombreux établissements financiers, qui ont accusé de lourdes pertes, leur ont toutes les deux fait injecter massivement des liquidités en re-finançant de nombreux actifs financiers par échange avec des obligations d’Etat. Mais elles n’ont pas du tout eu la même réaction au niveau des taux puisque la BCE ne les a pas bougé alors que la Fed les a baissé massivement à 2% aujourd’hui. Résultat, le dollar, déjà mal en point, a encore perdu 20% de sa valeur face à l’euro.On pourrait facilement argumenter que la raison de cette différence de réaction vient des statuts des deux banques centrales. Après tout, la Fed a un double objectif de lutte contre l’inflation et de soutien à l’activité alors que la BCE n’a qu’un objectif de stabilité des prix. Leurs interventions de refinancement ont réussi à éviter un véritable krach et aujourd’hui, malgré la crise que nous traversons, il semble que nous ayons évité le pire et selon toute vraisemblance, la croissance devrait reprendre en 2009 aux Etats-Unis au moins, étant donné que le prix des matières premières et de l’énergie devrait cesser de progresser. Il reste néanmoins une divergence fondamentale dans la politique monétaire des deux banques, à propos des taux d’intérêt.Face à la hausse de l’inflation, la BCE a préféré limiter son intervention à l’injection de liquidités, sans toucher aux taux d’intérêts pour mieux défendre la stabilité des prix. Mais Jean-Claude Trichet fait ici une erreur économique majeure : le niveau des taux d’intérêt, s’il influe sur la croissance, ne va pas influer sur le niveau de l’inflation. La hausse des prix (sans doute temporaire) ne vient pas d’un changement de comportement des acteurs économiques, mais d’une conjonction de hausses des matières premières, consécutives à la croissance économique des pays émergents et au développement des biocarburants. Résultat, l’inutile politique restrictive de la BCE va affecter la croissance sans améliorer la situation sur le front des prix.Pour preuve, le niveau de l’inflation aux Etats-Unis et en Europe reste complètement équivalent malgré la politique monétaire très accommodante de la Fed et celle plus restrictive de la BCE. Pourtant, la baisse du dollar amplifie l’inflation aux Etats-Unis par le renchérissement du prix des produits importés alors que la hausse de l’euro modère l’inflation de ce côté-ci de l’Atlantique par la baisse du prix des produits importés. L’équivalence du niveau de l’inflation en Europe et aux Etats-Unis montre bien que le refus de la baisse des taux de la BCE n’a strictement aucun effet sur l’inflation. Jean-Claude Trichet fait une nouvelle erreur économique, qui va retarder le retour de la croissance en Europe en fragilisant nos exportations par la hausse de l’euro qu’il provoque.Malheureusement, cette nouvelle erreur de politique monétaire ne portera pas à conséquence à cause de l’indépendance de la BCE. Il serait grand temps de faire le bilan critique de l’euro et d’en tirer les conclusions, mais les euro-béats ne semblent toujours pas prêts à la moindre remise en question.Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/06/27/subprimes-petrole-immobilier-le-triple-choc-qui-secoue-les-places-boursieres_1063490_3234.html#ens_id=1049228
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        <title>Europe et crise financière : la BCE, assureur militant ?</title>
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        <updated>2008-06-24T03:04:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-24T03:04:00+02:00</published>
        <summary>  L'hebdo Marianne publie une  chronique  intéressante sur la place et le...</summary>
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           &lt;p&gt;L'hebdo Marianne publie une &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.marianne2.fr/L-Europe-peut-elle-nous-proteger-de-la-crise-financiere-_a88406.html&quot;&gt;chronique&lt;/a&gt; intéressante sur la place et le rôle de l'Europe : &quot;l'Europe peut-elle protéger de la crise financière ?&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'auteur rappelle d'abord que démographiquement l'Europe va passer de 20% de la population mondiale en 1900 à 4% en 2100.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour lui, les guerres qui ont déchiré l'Europe étaient issues des nationalismes, et l'Europe est née du refus de la guerre. Les refus de l'Europe sont ainsi en quelque sorte des retours aux&amp;nbsp;nationalismes, perçus comme les derniers&amp;nbsp;remparts contre le libéralisme et la mondialisation, deux mots (maux?) dont l'Europe serait le Cheval de Troie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img name=&quot;media-1089774&quot; width=&quot;163&quot; src=&quot;http://weird-bb.hautetfort.com/media/00/00/103871394.png&quot; alt=&quot;maif.png&quot; height=&quot;148&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0px 1.4em 0.7em; width: 163px; height: 148px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1089774&quot; /&gt;Pour conquérir les Européens, l'Europe devrait donc selon lui les protéger des crises financières. Or la cause principale de la crise est la faiblesse structurelle&amp;nbsp;des contrôles du monde financier, les contrôleurs étant payés par les contrôlés !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Europe devrait donc mieux &lt;em&gt;contrôler&lt;/em&gt;, selon lui. Et elle en&amp;nbsp;serait&amp;nbsp;bien loin aujourd'hui, à l'image de la&amp;nbsp;BCE, qui en injectant des liquidités pour pallier à la crise joue plutôt un rôle &lt;em&gt;d'assureur&lt;/em&gt; que de superviseur. Un peu comme si après qu'un chauffard ait brûlé un feu rouge et causé un accident, non seulement on ne lui infligeait pas d'amende, mais en plus on lui réparait sa voiture gratis, et en plus avec l'argent des victimes !&lt;/p&gt; 
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        <title>La propagande de l’euro cher</title>
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        <updated>2008-06-10T11:00:00+02:00</updated>
        <published>2008-06-10T11:00:00+02:00</published>
        <summary>Dimanche, Eric Le Boucher remerciait dans  le Monde Jean-Claude Trichet pour...</summary>
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          Dimanche, Eric Le Boucher remerciait dans  le Monde Jean-Claude Trichet pour la hausse plus limitée de l’inflation en Europe par rapport au reste du monde. Encore un exemple de propagande que la réalité des faits dément trop facilement.La présentation des faits par le rédacteur en chef économie du Monde est la suivante : parce que l’inflation ne serait que de 3,4% en 2008 en Europe, alors qu’elle atteint 5,5% au niveau mondial, avec des pointes à plus de 10% dans quelques pays comme la Russie, il remercie l’action du président de la BCE. Mais cette présentation est extrêmement malhonnête. La raison de cet écart n’a rien à voir avec la politique monétaire de la banque centrale européenne, elle est structurelle : alors que les ménages européens consacrent environ 15% de leurs dépenses à l’alimentation, les ménages des pays émergents peuvent y consacrer jusqu’à 50% de leurs dépenses… En outre, les pays en voie de développement consomment une proportion plus importante de produits non transformés, dont les prix ont davantage augmenté.Résultat, si l’inflation est plus faible en Europe que dans les pays émergents, c’est uniquement parce que la part de produits dont le prix a augmenté (énergie et alimentaire) est beaucoup plus faible. Ce n’est en aucun cas grâce à la politique de la banque centrale européenne. Il n’est nul besoin de remercier monsieur Trichet. D’ailleurs, en réalité, la hausse des prix aux Etats-Unis était de 3,2% en avril contre 3,6% en Europe, comme le rapporte les Echos. Nous sommes bien loin des 5 à 5,5% qu’évoque Eric Le Boucher dans son article. Malgré la politique monétaire beaucoup plus accommodante de la Fed, l’inflation n’a pas davantage dérapé aux Etats-Unis qu’en Europe, preuve que la hausse actuelle du niveau des prix est indépendante du niveau des taux d’intérêts des banques centrales.Si les prix de l’alimentaire et de l’énergie augmentent aujourd’hui, c’est à cause d’un décalage entre l’évolution de l’offre et de la demande consécutive à la forte hausse de la consommation des pays émergents, au premier rand desquels la Chine. C’est pourquoi la baisse des taux aux Etats-Unis n’a pas provoqué de dérapage des prix plus important qu’en Europe et que la politique inutilement restrictive de la BCE ne réduit pas les tensions inflationnistes, qui ont une origine complètement différente. La perspective d’une hausse des taux de la banque centrale européenne en juillet est par conséquent complètement aberrante et ne repose pas sur une analyse sérieuse de la situation mais plutôt sur un dogmatisme monétariste incompréhensible.Il est tout de même malheureux de voir que le débat économique sur la politique monétaire de la BCE soit aussi pauvre en France, qui plus est dans un journal de référence comme le Monde. Le rédacteur en chef économie du quotidien se permet une analyse des plus légères, voire profondément malhonnête quand il attribue l’écart d’inflation entre Europe et pays émergents à la politique de la BCE ou qu’il affirme que l’inflation est plus forte aux Etats-Unis que de notre côté du continent, alors que c’est l’inverse. On a l’impression que certains journalistes et politiques débranchent tout esprit critique quand ils évoquent la politique de la BCE, qui est forcément juste, comme le suggère le vocable « euro fort », alors que dans la réalité, la politique d’euro cher fait perdre des milliers d’emplois à l’Europe sans réduire l’inflation.Même si on pouvait s’attendre à mieux du Monde, il est habituel que la présentation de la politique européenne se transforme en propagande complètement déconnectée de la réalité. Mais rarement la présentation des faits avait été aussi malhonnête que dans le cas présent.Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/06/07/pour-lutter-contre-l-inflation-la-bce-choisit-la-therapie-de-choc_1055143_3234.html#ens_id=951246http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/06/07/faire-face-au-troisieme-choc-petrolier-par-eric-le-boucher_1055195_0.htmlhttp://www.lesechos.fr/info/inter/300269065.htm
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        <title>L’euro cher contre l’emploi</title>
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        <updated>2008-05-17T12:17:47+02:00</updated>
        <published>2008-05-17T12:17:47+02:00</published>
        <summary>Alors que les nouvelles du front économique s’améliorent, les récentes...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/">
          Alors que les nouvelles du front économique s’améliorent, les récentes déclarations d’Airbus rappellent utilement les conséquences du cours extrêmement élevé de la monnaie unique par rapport au dollar.Louis Gallois, le patron d’EADS, interviewé sur RTL cette semaine expliquait qu’EADS s’est couvert contre les risques de change jusqu’en 2010, au niveau de 1,16 dollar par euro, niveau proche de la parité de pouvoir d’achat des deux monnaies. Or, aujourd’hui, l’euro vaut environ 1,55 dollar. À un moment où il est de bon ton de critiquer Airbus pour les retards sur son programme A380 (alors que Boeing a connu les mêmes phénomènes pour le 747 et connaît la même chose pour le 787), on ne peut que s’incliner devant l’intelligence et la prévoyance d’une telle couverture, qui fait économise des milliards à Airbus. Néanmoins, cela signifie qu’il est aujourd’hui impossible de se couvrir à un taux de change raisonnable après 2010. C’est pour cela que le groupe met en place des mesures d’économie.Et une mesure capitale de ce plan d’économie a été révélée par Le Figaro, qui annonçait mercredi que c’est un fournisseur américain, Spirit, qui produira une partie du fuselage du futur A350 alors que la production de cette partie des avions était jusqu’à présent faite en Europe. Cette décision est justifiée par la maîtrise technique des composites de ce fournisseur, qui a également été retenu comme sous-traitant par Boeing. Mais il y a également un argument coût important. Alors qu’Airbus est payé en dollar, il est essentiel pour maintenir la profitabilité de l’avionneur européen de produire davantage en zone dollar pour ne pas être pénalisé par le cours de l’euro. Résultat, de telles décisions devraient se multiplier dans les mois à venir, soit autant d’emplois perdus pour l’Europe.La BCE a récemment indiqué que le prochain mouvement de ses taux pourrait bien être une hausse plutôt qu’une baisse, dans un souci de lutte contre l’inflation. Malheureusement, il est peu probable que la hausse des taux freine l’inflation car elle agit sur une demande européenne qui n’est pas la principale responsable du décalage entre offre et demande qu’il y a aujourd’hui sur les marchés des matières premières… Comme d’habitude, les questions d’emploi restent secondaires. Quelques esprits malins souligneront que l’Allemagne a un important excédent commercial malgré l’euro. Mais cet excédent a deux raisons indépendantes du niveau des changes : une spécialisation industrielle réussie et un décalage important entre la croissance de la demande intérieure allemande (quasiment stable depuis dix ans) et la forte croissance de la demande mondiale.Il est grand temps de faire un bilan critique de cette monnaie unique. On souligne trop souvent qu’elle amortit la hausse du pétrole en oubliant de dire que cette hausse est accentuée par la baisse du dollar. Et surtout, l’euro cher nous fait perdre des milliers d’emplois.Source : http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/2008/05/14/04010-20080514ARTFIG00301-spirit-monte-a-bord-de-l-airbus-a-.php
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        <title>Les Allemands, les Français et l'Euro</title>
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        <updated>2008-05-10T18:16:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-10T18:16:00+02:00</published>
        <summary>     Il y a une chose qui est entendue en Europe, c’est que les Allemands...</summary>
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           &lt;p class=&quot;MsoNormalCxSpFirst&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://lolik.hautetfort.com/media/02/02/1293584551.jpg&quot; id=&quot;media-1008727&quot; alt=&quot;750440573.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1008727&quot; /&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;b&gt;Il y a une chose qui est entendue en Europe, c’est que les Allemands sont courageux et européens&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: ils aiment l’Euro fort, la stabilité monétaire et l’indépendance de la BCE et font les réformes afin d’améliorer leur compétitivité sans recourir à l’illusoire arme monétaire. &lt;b&gt;Tandis que les français c’est l’inverse, ils sont lâches et anti-européens&lt;/b&gt; (d’ailleurs ils ont voté non en 2005, un signe je vous dis)&amp;nbsp;: ils n’aiment pas l’Euro fort, préféraient dévaluer&amp;nbsp; comme au bon vieux temps&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;plutôt que de faire des réformes&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;et veulent s’attaquer à l’indépendance de la BCE transformée en épouvantail et bouc-émissaire parce qu’ils n’ont pas le courage de s’attaquer à leurs propres problèmes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;b&gt;Voilà deux clichés européens qui sont mis à toutes les sauces&amp;nbsp;&lt;/b&gt;: le président Sarkozy explique les difficultés du commerce extérieur et de la France par l’Euro trop fort, toutes les oppositions répliquent que l’Allemagne arrive à s’en sortir avec le même euro, les patrons délocalisent en zone dollar pour sauvegarder la compétitivité des entreprises françaises, ce sont des méchants patrons français qui ne pensent qu’aux profits et les patrons allemands eux non pas besoin de délocaliser pour avoir des entreprises performantes à l’export…Non non c’est définitif les français sont lâches et les allemands courageux. Cela est dit quotidiennement dans les médias et pas par les plus bêtes des économistes et des hommes politiques, donc cela doit être vrai.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Mais voilà, depuis quelques mois, les allemands aussi commencent à critiquer l’euro fort, trop fort. Avec un peu d’ironie, on pourrait dire que c’est depuis que le président Sarkozy est élu et qu’il a réussi à corrompre les valeureux allemands. Plus sérieusement, les critiques sont venues doucement, d’abord de la part des patrons des entreprises qui ont vu les premières difficultés arriver pour leurs entreprises et elles commencent à être reprises par la classe politique. &lt;b&gt;Malgré leur orthodoxie historique en matière monétaire, les allemands commencent à mettre en cause la stratégie monétaire de Jean-Claude Trichet&lt;/b&gt; plus concerné par contenir l’inflation qu’il crée lui-même (par un décalage avec les taux américains trop importants) que par la croissance de la zone Euro. Comme par hasard, ce revirement de position allemand est concomitant à &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-35364002@7-46,0.html&quot;&gt;une dégradation des perspectives sur la production industrielle&lt;/a&gt; causée par une baisse de l’export hors Europe (là où le taux de change défavorable dégrade la compétitivité des pays de la zone Euro). L’Euro fort fait peser un risque sur la croissance allemande (qui a été de 2,9% en 2006 et 2,5% 2007 contre des prévisions à 1,3% en 2008) et les allemands se mettent donc à critiquer l’Euro, la stratégie monétaire de Jean-Claude Trichet et appellent à une plus grande concertation en matière de gouvernance de la zone Euro et dans la politique monétaire. Les critiques sont encore douces par rapport à celles de notre classe politique mais il faut se souvenir qu'il n'y a pas si longtemps les français aussi critiquaient doucement et proposaient une meilleure &quot;coordination&quot;, une meilleure &quot;concertation dans la gestion de l'Euro. Si l'Euro continue à monter à ce rythme, nous verrons probablement les allemands aussi offensifs que nous sur ce sujet (pas aussi virulents dans les attaques parce que ce n'est pas leur façon de faire de la politique, ils préfèrent l'efficacité aux grands discours à effet de manche des français).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormalCxSpMiddle&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;b&gt;Comme quoi en matière d’Europe et d’Euro, il n’y a pas d’un côté les bons élèves et de l’autre les mauvais, il y a seulement des nations soucieuses de la défense de leurs intérêts&lt;/b&gt;. Tant que la politique menée au niveau de l’Europe et de la BCE sert leurs intérêts alors toutes les nations sont pro-européennes, lorsque c’est l’inverse, elles sont eurosceptiques. Sur l’Euro, la seule différence entre la France et l'Allemagne est le niveau à partir duquel les intérêts sont menacés et que les critiques se déclenchent. C’était un 1,30 pour la France, c’est 1,50 pour l’Allemagne. Cela est du à la structure des économies des pays et à leurs spécialisation-produit. Voilà le terrain sur lequel devrait porter la critique&amp;nbsp;: sur les choix de politique économique (par exemple la France a toujours fait une politique pro-grands groupes tandis que l’Allemagne a privilégié les grosses PME) et de politique industrielle de notre pays (industries «&amp;nbsp;politisées&amp;nbsp;» comme Airbus, Alstom, Areva, EADS, Dassault, DCN, industries de produits à très forte valeur ajoutée comme le luxe ou de grande consommation pour la France contre les industries de machine-outil, d’équipement et à forte qualité-fiabilité pour l’Allemagne).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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            <name>hervé torchet</name>
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        <title>Trichet a raison.</title>
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        <updated>2008-05-07T15:39:00+02:00</updated>
        <published>2008-05-07T15:39:00+02:00</published>
        <summary>  L'inflation est le premier danger des économies européennes à l'heure...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jour-pour-jour.hautetfort.com/">
           &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;L'inflation est le premier danger des économies européennes à l'heure actuelle. C'est triste à dire, mais en période d'inflation, il ne sert à rien d'augmenter massivement les salaires ni d'ailleurs les autres revenus collectifs : ça ne fait que souffler sur la braise de l'inflation, l'argent qu'on donne est aussitôt cramé. Il faut au contraire contrôler les revenus et éviter leur dérapage, de façon à juguler le mécanisme inflationniste puis, une fois que celui-ci est enrayé, faire le bilan et corriger avec des hausses ciblées.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Chacun s'accorde à donner à l'inflation, ces jours-ci, une cause complexe : il y a d'abord l'inflation à l'intérieur même des &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/05/07/le-choix-monetaire-saoudien-est-politique-pas-economique_1042032_3234.html#ens_id=1042209&quot; title=&quot;arabie séoudite&quot;&gt;puissances émergentes&lt;/a&gt;, bien plus &lt;a href=&quot;http://www.lesechos.fr/info/inter/300263078.htm&quot; title=&quot;Russie&quot;&gt;forte&lt;/a&gt; encore que dans les pays déjà développés, en particulier en Chine. Là, cette inflation est purement et simplement un signe de surchauffe et de fin de cycle. Il y a ensuite une inflation plus &quot;naturelle&quot;, due à la raréfaction de certaines matières premières, qui fait monter leur prix, avec la circonstance aggravante des effets de change. Il y a enfin l'inflation que les économistes dénoncent en ce moment : purement spéculative. On boursicote sur le cours des matières premières, qui montent d'une façon tout à fait artificielle. Résultat : la famine, le désordre des marchés, le drame humain.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Puisqu'une part non négligeable de l'inflation actuelle est d'origine artificielle et donc provisoire, appelée à être compensée par des tassements dans la période suivante, ne pas encourager l'inflation signifie modérer les hausses de salaires dans la période inflationniste et les encourager dans la période d'atterrissage des prix. C'est un peu l'idée de la TIPP flottante, d'ailleurs. Et si l'on ne peut que se réjouir qu'elle n'ait pas été rétablie, puisqu'elle avait l'inconvénient d'inciter les gens à consommer des énergies fossiles, on pourrait en revanche se demander s'il ne serait pas une bonne idée de l'expérimenter dans d'autres secteurs économiques.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Car il n'est pas normal que l'État fasse des périodes d'inflation des aubaines fiscales.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Les &lt;a href=&quot;http://www.latribune.fr/info/Le-deficit-budgetaire-francais-se-reduit-fin-mars-~-ID23B31F43E61FC180C125744200251D5B&quot; title=&quot;la tribune&quot;&gt;derniers chiffres&lt;/a&gt; publiés hier sont clairs : sur les douze derniers mois, l'ensemble des recettes de l'État progresse d'environ 3%, mais celles de la TVA augmentent, elles, de 8,5%. Ce différentiel, c'est très clair, est directement pris dans la poche des Français, c'est du pouvoir d'achat en moins.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et cette ponction est d'autant plus effrayante que les dépenses de l'État continuent à monter (2,5% environ). Autrement dit, ce n'est que parce qu'on reprend par la TVA les cadeaux politiques (paquet fiscal, heures supplémentaires, etc) que le budget ne sombre pas tout à fait.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Alors, que se passera-t-il si l'inflation fait baisser la consommation, et si donc les rentrées fiscales indirectes ne montent plus ? L'État, n'ayant pas entrepris de réduire ses frais généraux, verra ses finances continuer à plonger. Et s'il se met à augmenter les revenus à sa disposition dans le seul but de masquer ses mauvais comportements, il ne fera que comme un drogué qui augmente les doses, vers l'overdose, non pas vers une solution.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Par conséquent, remercions l'Euro malgré ses défauts et la BCE malgré son conservatisme : en vérité, ce sont les faibles qui sont protégés par leur rigidité.&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;Et dépêchons-nous de remettre le train de l'État sur ses vrais rails pour qu'il s'occupe de ses vraies missions au service des faibles de France et d'ailleurs.&amp;nbsp;&lt;/div&gt; 
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            <name>Laurent</name>
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        <title>La croisade de l’euro cher</title>
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        <updated>2008-04-24T12:51:30+02:00</updated>
        <published>2008-04-24T12:51:30+02:00</published>
        <summary>1,60 dollars : l’euro a de nouveau battu un record cette semaine. En quelques...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/">
          1,60 dollars : l’euro a de nouveau battu un record cette semaine. En quelques années, le cours de la monnaie unique a doublé, conséquence de la politique monétariste de la BCE. Une politique malheureusement décidée à l’abri de toute contrainte démocratique.Ce sont les déclarations de deux membres du conseil de la BCE qui ont propulsé la monnaie unique vers un nouveau record. Comme le rapporte Le Monde, Christian Noyer a expliqué sur RTL que la banque centrale européenne n’hésiterait pas à agir sur les taux pour lutter contre l’inflation. Son homologue luxembourgeois, Yves Mersch, a fait part de sa surprise que certains économistes espèrent une baisse des taux. Ces déclarations ont complètement remis en cause les attentes des marchés qui attendaient plutôt une baisse des taux de la BCE, pour suivre les décisions de la Fed américaine. L’écart de rémunération entre le dollar et l’euro étant désormais plutôt amené à se creuser, la monnaie unique européenne a de nouveau bondi vers un nouveau record.Bien sûr, cette hausse va amortir la hausse du prix de l’essence. Mais, comme le dit Christian de Boissieu, président du Conseil d’analyse économique, « monter les taux serait absurde » car « il y a une crise financière et un ralentissement économique global » et que « la BCE est seule contre tous ». En clair, une hausse des taux en Europe ne changera rien à la situation puisque la hausse des prix actuelle est mondiale et nous risquons surtout de nous tirer dans le pied en menant une politique de taux excessivement élevés qui va plus encore ralentir la croissance. Bien sûr, le mandat de la BCE est de veiller sur l’inflation, mais le contexte économique actuel plaide plutôt pour une baisse des taux pour soutenir une croissance flageolante que pour des hausses de taux à contre-courant des autres pays, d’autant plus que la hausse de l’inflation est plus faible en Europe qu’ailleurs…Mais le plus choquant dans ce nouvel épisode de l’euro cher est de constater à quel point la politique monétaire se décide indépendamment de toute contrainte démocratique et sans le moindre bilan critique de son action, contrairement à tout gouvernement. Car quel est le bilan de l’euro depuis sa mise en place sur les marchés en 1999 et dans les porte-monnaie en 2002 ? Depuis son lancement, la croissance de la zone euro est plus faible, pénalisée par le doublement de la valeur de la monnaie unique par rapport au dollar alors que les deux décennies précédentes avaient vu un rattrapage par rapport aux Etats-Unis. Pire, alors que les politiques avaient réussi à dompter l’inflation, la BCE n’a pas pu empêcher sa résurgence récente. Bref, l’euro cher ne nous a amené ni croissance ni maîtrise des prix. Cet échec devrait entraîner des conséquences, mais la conception des statuts de la BCE l’en empêche.L’euro cher est depuis son avènement une calamité économique pour l’Europe. Mais le plus choquant reste clairement l’irresponsabilité chronique d’une BCE sans contre-pouvoir. Mais à dire vrai, pourquoi espérer une bonne politique de la part d’une institution irresponsable?Source : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/23/lutter-contre-l-inflation-mais-ne-pas-penaliser-la-croissance-le-cruel-dilemme-de-la-bce_1037288_3232.html#ens_id=1029191
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            <name>Hervé</name>
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        <title>Retour de Berlusconi : mauvaise nouvelle pour l'Europe</title>
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        <updated>2008-04-16T19:52:22+02:00</updated>
        <published>2008-04-16T19:52:22+02:00</published>
        <summary>  Le quotidien Le Monde publie la traduction française d'un  article...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/">
           &lt;p&gt;Le quotidien Le Monde publie la traduction française d'un &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/16/silvio-berlusconi-mauvaise-nouvelle-pour-l-europe_1034998_3234.html#ens_id=999907&quot;&gt;article&lt;/a&gt; &quot;Unwelcome return&quot; de&amp;nbsp; Simon Nixon publié sur le site anglophone&amp;nbsp;&lt;a target=&quot;_new&quot; href=&quot;http://www.breakingviews.com/&quot;&gt;Breakingviews.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques extraits de cet article :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;div&gt;Si l'Union européenne (UE) espérait une période d'unité après le traumatisme du traité de Lisbonne, la réélection de Silvio Berlusconi en Italie constitue potentiellement une mauvaise nouvelle.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div&gt;Le retour de M. Berlusconi laisse augurer des dissensions majeures au sein de la zone euro. Pendant la campagne électorale, il a été facile pour lui d'exploiter la désillusion des Italiens face à la monnaie unique, faisant porter sur les épaules de la Banque centrale européenne (BCE) la responsabilité des malheurs de l'économie italienne.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div&gt;C'est vrai que l'Italie est durement frappée par la hausse des taux et l'euro fort. Mais les hommes politiques italiens ne sont pas au-dessus de tout reproche, à commencer par M. Berlusconi, qui, dix ans après l'entrée en vigueur de l'euro, n'a toujours pas commencé à faire les réformes fiscales et structurelles nécessaires pour améliorer la flexibilité de l'économie. Sur le plan industriel, il a sapé la vente de la compagnie Alitalia à Air France-KLM avec des arrière-pensées politiciennes flagrantes.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;li&gt; &lt;div&gt;La demande que la BCE soit sous contrôle politique n'a aucune chance de devenir réalité. Les Allemands ne le permettront pas. En attendant, M. Berlusconi peut utiliser la BCE comme croque-mitaine afin de trouver des excuses pour repousser les réformes. Cela ne fera que prolonger les difficultés économiques et les demandes de l'Italie de quitter l'euro.&lt;/div&gt; &lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;p&gt;Toute ressemblance, sur ces différents points,&amp;nbsp;entre Berlusconi et Sarkozy ne pourrait qu'être involontaire....&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Laurent</name>
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        <title>Euro surévalué : la correction impossible</title>
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        <updated>2008-04-08T12:57:00+02:00</updated>
        <published>2008-04-08T12:57:00+02:00</published>
        <summary>De manière assez incroyable, la bible des libéraux anglo-saxons, The...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/">
          De manière assez incroyable, la bible des libéraux anglo-saxons, The Economist, s’interroge sur l’opportunité d’une intervention des banques centrales pour soutenir le dollar et faire baisser l’euro.Alors que la politique de change reste un sujet en partie tabou dans l’Union Européenne, l’hebdomadaire anglais commence par souligner qu’elle reste possible et efficace quand elle est coordonnée entre plusieurs pays. The Economist contredit les économistes qui doutent de la capacité d’action des Etats dont les interventions sont limitées par rapport aux volumes échangés sur les marchés des changes. En effet, l’économiste en chef de Morgan Stanley sur les questions monétaires explique que les actions coordonnées du G7 pour intervenir sur le cours des monnaies ont bien fonctionné dans le passé. Les accords du Plaza en 1985 avaient réussi à faire baisser le dollar, comme ceux du Louvre en 1987 l’avaient stabilisé. En 1995, l’intervention des banques centrales avait mis fin à la hausse du yen face au dollar, à tel point qu’en 1998, il avait fallu intervenir pour soutenir le yen. Enfin, en 2000, les banques centrales étaient intervenues avec succès pour soutenir l’euro.Mais The Economist souligne que ces interventions doivent être cohérentes avec la politique de taux d’intérêt des banques centrales, à savoir que la monnaie que l’on souhaite faire baisser doit avoir des taux d’intérêts plus faibles. L’hebdomadaire souligne que le niveau historiquement élevé de l’euro et historiquement faible du dollar plaident pour une intervention corrective des banques centrales. L’euro est ainsi surévalué de plus de 40% aujourd’hui. Malheureusement, la politique de taux d’intérêt de la banque centrale européenne ne permet pas la moindre correction puisqu’elle maintient ses taux à 4% quand la Fed les a baissé de 3 points en quelques mois, à 2,25%. En outre, pour réussir, une telle intervention aurait sans doute besoin du soutien de la Chine et des pétromonarchies dont le poids des réserves donne une influence majeure sur les marchés des changes.Bref, The Economist décrit une situation insoluble  et préoccupante. D’un côté, l’hebdomadaire montre qu’il y a besoin d’une intervention, en soulignant les distorsions majeures des taux des changes aujourd’hui. De l’autre, il souligne clairement que les mécanismes correctifs ne semblent pas pouvoir être mis en place, notamment à cause de la politique monétaire de la BCE. Le problème est que les hommes politiques ont été peu à peu exclus de décisions capitales pour l’économie puisque les accords des années 80 avaient été définis par les ministres. Depuis, le pouvoir a été pris par des techniciens indépendants et irresponsables. Il serait temps de corriger un système qui montre aujourd’hui des limites reconnues tant par les libéraux que les partisans d’une autre politique.La réalité est que l’euro est mal géré. Le dogmatisme monétariste de la BCE n’a pas empêché une légère remontée de l’inflation, que les politiques, eux, avaient su tuer en Europe. Il est grand temps de faire un bilan de la gestion de l’euro par la banque centrale européenne et surtout, en tirer les conséquences.Source : The Economist
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            <name>Laurent</name>
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        <title>Euro contre emploi</title>
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        <updated>2008-03-29T13:09:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-29T13:09:00+01:00</published>
        <summary>EADS et Safran viennent d’annoncer que la hausse de l’euro va conduire à la...</summary>
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          EADS et Safran viennent d’annoncer que la hausse de l’euro va conduire à la fermeture de sites et d’activités en Europe. Nicolas Sarkozy a du coup logiquement dénoncé les ravages de l’euro fort. Mais comme d’habitude, il ne met pas ses actes en cohérence avec ses mots.Les articles du Figaro et du Monde montrent bien à quel point la surévaluation de l’euro face au dollar représente un danger pour l’économie européenne. Louis Gallois, patron d’EADS, utilise des mots forts qui montrent à quel point la situation actuelle est préoccupante : « asphyxie », « marges laminées »… Il souligne qu’Airbus se fournit de plus en plus aux Etats-Unis pour contrer la hausse de l’euro. Traduction : les fournisseurs européens perdent des contrats… Safran, un fournisseur important des fabricants d’avion indique également qu’il investit pour augmenter sa capacité de production en dehors d’Europe. Les fleurons de notre industrie quittent l’Europe à cause du niveau de l’euro… Comme le dit Louis Gallois, « si cela continue, l’industrie exportatrice fuira l’Europe ».Depuis sa campagne électorale, sans doute sous l’influence d’Henri Guaino, Nicolas Sarkozy dénonce à raison le niveau de l’euro. Il est le chef d’Etat européen le plus en pointe dans la dénonciation du niveau de la monnaie unique. Mais les niveaux actuels ont même provoqué des déclarations des autres pays qui commencent à comprendre les conséquences dramatiques pour l’industrie exportatrice européenne. Malheureusement, Nicolas Sarkozy ne met pas ses actes en rapport avec ses mots. En accédant à la présidence de la république, il avait une occasion historique de renégocier les statuts de la BCE lors de la négociation du traité du Lisbonne. Il n’en a rien fait, ce qui rend ses critiques actuelles assez hypocrites car dans les faits, il n’a pas agi pour changer les choses.Il y a pourtant une multitude de solutions à la crise de changes actuelle. Les statuts de la BCE pourraient être modifiés pour inclure la croissance et l’emploi comme des objectifs au même titre que la stabilité des prix, comme pour la banque centrale américaine. On peut également se poser la question de l’indépendance de la BCE : après tout, la gestion de la monnaie ne devrait-elle pas, comme le budget, être confiée à des politiques ? A l’extrême, les divergences des pays de la zone « euro » et ses mauvaises performances économiques pourraient remettre en cause la monnaie unique, dont la théorie économique contestait et conteste toujours sérieusement la pertinence.Comme toujours, l’avocat Nicolas Sarkozy fait le beau parleur. Malheureusement, pendant ce temps, les emplois fuient l’Europe et la France. Il est grand temps que le président de la république passe aux travaux pratiques : ce n’est pas le manque de solutions qui peut l’en empêcher.Source : http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/2008/03/26/04010-20080326ARTFIG00574-eads-le-double-avertissement-de-gallois.phphttp://www.lemonde.fr/economie/article/2008/03/27/safran-reagit-a-la-hausse-de-l-euro-en-accelerant-les-delocalisations_1028008_3234.html#ens_id=1017655http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/03/19/la-faiblesse-du-dollar-va-accelerer-les-delocalisations-dans-l-aeronautique_1024968_3234.html#ens_id=1017655http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/03/28/a-londres-nicolas-sarkozy-fustige-l-euro-fort-et-le-capitalisme-de-la-frivolite_1028204_3214.html#ens_id=1026862
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        <title>Crise financière et conséquences</title>
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        <updated>2008-03-27T13:55:15+01:00</updated>
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          Cette semaine, les places financières ont rebondi à la nouvelle de l’augmentation des ventes de logements aux Etats-Unis. Malheureusement, l’Europe n’est sans doute pas au bout de ses peines et l’absence de mesures consécutives à cette crise est inquiétante…Les causes de la crise : un dysfonctionnement majeur du marchéMême les plus libéraux reconnaissent aujourd’hui que cette crise montre les limites et les excès du capitalisme financier d’aujourd’hui. Eric Le Boucher, le très libéral rédacteur en chef Economie du Monde, a ainsi publié un papier qui reconnaît les limites du système actuel. Le point de départ de la crise est triple: la création d’emprunts immobiliers hypothécaires à destination des ménages les plus pauvres aux Etats-Unis, la titrisation de ces emprunts et la démesure des investissements des banques. Pour faciliter l’accès au crédit, les banques américaines ont ainsi créé des prêts gagés sur la valeur de l’immobilier acquis, ce qui permettait à des ménages pauvres d’accéder au crédit en escomptant une hausse de la valeur de leur bien. Malheureusement, le marché immobilier s’est retourné, ce qui a grippé le système et mis des millions de ménages américains dans l’impossibilité de rembourser les crédits ainsi contractés.Dans la bulle financière qui a suivi la crise de la bulle Internet, les banques ont développé de nouveaux produits par la titrisation de ces emprunts. Les emprunts hypothécaires américains ont ainsi été revendus à des établissements financiers sous forme de titres mixant plusieurs produits de manière à théoriquement réduire le risque. La créativité financière étant sans limite, ces produits ont été découpés, re-découpés… Résultat, il était et est encore difficile d’identifier qui possèdent ces créances. Le retournement du marché immobilier américain a sonné le glas de ces dérives. Comme les prix étaient montés trop haut du fait de ces nouveaux emprunts, la correction a été violente, contrairement à ce qui se passe en France, où le marché atterrit en douceur. Résultat, la baisse rapide des prix a créé un défaut majeur sur ces emprunts, qui s’est ensuite répandu dans l’ensemble des économies à cause de la titrisation.Et la baisse des actifs est d’autant plus dangereuse que les banques investissent de plus en plus par rapport à leur capital, comme l’a montré l’exemple extrême de Jérôme Kerviel à la Société Générale. The Economist explique que Goldman Sachs détient 1 100 milliards de dollars d’actifs pour seulement 40 milliards de capitaux et Merrill Lynch 1 000 pour 30 (et 60 milliards de liquidités dans les deux cas). Résultat, une légère baisse de la valeur des actifs peut créer une crise majeure si ces actifs doivent être revendus à perte faute de liquidités. C’est ce qui s’est passé pour la Société Générale puisque Jérôme Kerviel avait 50 milliards d’actifs qui ont été soldés avec une perte de près de 5 milliards… La crise peut également être provoquée par un brusque retrait d’argent des clients : dans le cas de Bear Sterns, les clients avaient retiré 17 milliards de dollars dans la semaine précédant sa reprise.L’explosion des actifs financiers (qui représentent plus de 10 fois le PIB aux Etats-Unis) répond à un simple objectif de profit. En effet, la croissance des actifs par rapport au capital est un moyen facile d’augmenter le niveau des profits par rapport à ce même capital. A capital et rendement d’investissement constant, il suffit d’investir davantage d’argent pour augmenter le rendement global par rapport à ce même capital. Les dirigeants et traders sont d’autant plus intéressés par cette hausse des profits qu’elle provoque une forte augmentation de leurs revenus… Ce cercle vicieux est aujourd’hui dénoncé par la bible des libéraux qu’est The Economist, qui souligne à quel point ce mécanisme est à l’origine de la crise actuelle. Et l’hebdomadaire anglais explique également que les banques passent à travers les règles de prudence en empruntant par exemple sur 364 jours quand seuls les emprunts de plus d’un an sont pris en compte dans les ratios.Une réaction vigoureuse de la puissance publique… aux Etats-UnisComme en 2001, lors de l’éclatement de la bulle Internet, la puissance publique américaine a réagi vigoureusement. La Fed, dont le soutien à la croissance fait partie des objectifs, a utilisé tous les leviers en son pouvoir pour éviter un effondrement du système financier. La banque centrale américaine a ainsi baissé ses taux d’intérêts de 5,25% en juillet à 2,25% aujourd’hui, elle a injecté des centaines de milliards de dollars de liquidités et elle a supervisé la reprise de Bear Stearns par JP Morgan Chase en finançant 30 milliards d’actifs douteux, ce qui pourrait lui coûter plusieurs milliards si la valeur de ces actifs baisse. Parallèlement, le gouvernement est intervenu avec un plan de soutien à l’activité de 150 milliards de dollars. Bref, loin de laisser faire la main invisible du marché, les autorités américaines utilisent tous les leviers de la politique économique pour limiter au maximum l’impact de la crise financière sur l’économie réelle.La vigueur de la réponse des Etats-Unis peut surprendre par rapport à une Europe réputée plus interventionniste. Encore plus surprenant, Le Monde révèle que Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI et professeur à Harvard, estime que l’Etat Américain pourrait racheter 2 à 3 000 milliards d’actifs douteux pour liquider la crise, quitte à en perdre 500. L’interventionnisme américain tranche avec l’Europe car nos deux continents ont un vécu complètement différent des crises économiques. L’Europe est encore influencée par l’épisode d’hyperinflation allemand à la sortie de la première guerre mondiale, qui fait de la lutte contre l’inflation la priorité des priorités. Les Etats-Unis sont influencés par la Grande Dépression des années 30, qui avaient suivi le krach boursier de 1929, et qui avait envoyé plus du quart des Américains au chômage. Résultat, les autorités américaines privilégient le soutien à l’activité à la lutte contre l’inflation, quitte à être plus interventionnistes que l’Europe.Une Europe impuissante et passiveRésultat, la réponse de l’Europe au ralentissement de l’activité est faible puisque les taux de la BCE sont restés fixés à 4% depuis l’été dernier, comme s’il n’y avait pas eu de crise financière. Cette absence de réponse rappelle la situation de 2001, quand la Fed avait rapidement baissé ses taux pour relancer l’activité alors que la BCE avait tardé. Résultat, l’euro avait commencé son envolée face au dollar et la croissance de la zone euro n’a jamais vraiment réussi à re-décoller. Bien sûr, la BCE a injecté des liquidités, mais en maintenant ses taux, elle a provoqué une nouvelle et brutale appréciation de l’euro, qui s’échangeait autour de 1,30 dollars l’été dernier et approche aujourd’hui les 1,60, pénalisant l’industrie européenne, comme le souligne Louis Gallois qui a annoncé hier de nouvelles délocalisations en zone dollar pour EADS…La BCE fait une double erreur économique. Tout d’abord, le rebond inflationniste est limité et conjoncturel. Même si cela peut choquer en plein débat sur le pouvoir d’achat, la hausse actuelle de l’inflation ne devrait pas empêcher la BCE de baisser ses taux. L’inflation hors produits alimentaires et énergie est parfaitement stable (2,3% aux Etats-Unis contre 2,6% il y a six mois, contre 4% pour l’inflation globale). Une fois la hausse des prix des matières premières passée, l’inflation reviendra à un niveau acceptable car leur prix ne pourra pas doubler tous les ans… Cela n’exonère pas les gouvernements d’action pour soutenir le pouvoir d’achat, mais cela signifie uniquement que le regain d’inflation est purement conjoncturel et que ce n’est pas en asphyxiant l’économie européenne que la BCE fera baisser l’inflation. Ensuite, cette politique de taux, en faisant s’apprécier l’euro, pénalise les exportations européennes (alors que les exportations américaines, elles, croissent de 20% par an), affaiblissant plus encore une économie déjà touchée par la crise financière.  Une nouvelle gouvernance financière incertaineSi l’explication de la crise devient chaque jour plus claire, en revanche, on aimerait entendre davantage de solutions pour en tirer les leçons.Le cas américain montre sans doute qu’il faut davantage réguler l’utilisation des crédits. Il est choquant que des millions de ménages américains se retrouvent expulsés parce qu’ils avaient souscrit des crédits aussi dangereux. Bien sûr, il revient aux individus d’évaluer leur capacité de remboursement mais la complexité des emprunts créés par les banques rendait leur compréhension plus difficile. Il est tout de même choquant que les banques puissent ruiner des ménages, qui finissent expulsés, alors que ces mêmes banques sont parfois aidées par l’Etat pour sauver le système financier ! Il y a quelque chose de pourri dans le système. Un meilleur encadrement du crédit doit être mis en place, y compris chez nous où l’on voit les publicités fleurir pour des crédits usuriers aux taux de 20%.Une meilleure régulation des flux financiers semble également s’imposer pour éviter que la recherche de profit se fasse par une prise de risque accrue des acteurs financiers, d’autant plus que la collectivité assume le plus souvent les pertes de manière à éviter que le système ne s’effondre. Une révision des ratios financiers semble inéluctable, même s’il est évident que les marchés financiers trouveront toujours des moyens de contourner les règles en créant de nouveaux outils. Dès lors, se pose la question de mécanismes qui attaqueraient la spéculation à la racine. Plusieurs économistes plaident depuis longtemps pour une taxation de toutes les transactions financières (taxe Tobin-Spahn), ce qui aurait pour effet de décourager la spéculation et sans doute réduire certains excès des marchés financiers tout en rééquilibrant le système de taxation entre travail et capital.Avec le temps, nous arrivons à mieux comprendre les raisons de la crise financière qui secoue le monde depuis cet été. Malheureusement, peu de solutions semblent émerger pour corriger certains excès et l’absence de réaction de l’Europe et de la BCE augure mal de la suite des évènements pour nous…Source : The Economist 22 mars (dossier spécial de 10 pages) http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/03/22/non-aux-scenarios-catastrophes-par-eric-le-boucher_1026422_3232.htmlhttp://www.lemonde.fr/economie/article/2008/03/24/washington-pourrait-cautionner-les-prets-immobiliers_1026747_3234.html#ens_id=951246
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        <title>Article de l'expansion</title>
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        <updated>2008-03-23T16:48:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-23T16:48:00+01:00</published>
        <summary>  Les ménages ont de plus en plus d'appétit pour le crédit      Des jeunes...</summary>
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           &lt;h1&gt;Les ménages ont de plus en plus d'appétit pour le crédit&lt;/h1&gt; &lt;div id=&quot;chapeau-horizontal&quot; class=&quot;texte1&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des jeunes foyers qui accèdent plus souvent à la propriété, des plus de 65 ans plus endettés, les tendances révélées par le 20e rapport de lobservatoire des crédits aux ménages.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;corps-article&quot; class=&quot;texte1&quot;&gt; &lt;p&gt;Une progression de la diffusion des crédits immobiliers et à la consommation et surtout une hausse continue de lencours. Cest ce qui ressort du 20e rapport de lobservatoire des crédits aux ménages, rendu public mardi. Portant sur lannée 2007, il permet de cerner les tendances récentes : une progression de laccession à la propriété des jeunes ménages dont le comportement face au crédit épouse peu à peu celui du reste de la population. Et une augmentation continue de lendettement des plus de 65 ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Loffre de crédit « est une industrie de masse à production contrôlée », juge Michel Mouillart, professeur déconomie à Paris X et auteur du rapport. Celui-ci montre que cette industrie na pas souffert en France du cycle de remontée des taux dintérêts opéré par la Banque centrale européenne (BCE) depuis deux ans. Notamment « grâce aux dispositifs daccession à la propriété, ou aux dispositifs fiscaux comme celui de la donation entre vifs », selon Michel Mouillart. « Contrôlée », cette industrie peut lapparaître en France, où loffre de crédits à taux variables est tout à fait marginale : moins de 1% du total. Même sil progresse, lendettement au sein de lHexagone ne connaît pas les excès de certains de ses voisins ou des Etats-Unis (&lt;em&gt;Voir entretien avec Pierre Larrouturou&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De plus en plus de recours au crédit. En 2007, 52% des ménages, soit 13,85 millions dentre eux ont contracté un crédit. Cest un des niveaux les plus élevés constaté depuis la fondation de lobservatoire en 1989.&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Des ménages plus endettés&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;33,2% des ménages, soit près de 9 millions, détiennent un crédit à la consommation. 30,6% dentre eux, soit plus de 8 millions, détiennent un crédit immobilier. 11,8% cumulent des crédits des deux types. La diffusion des crédits pour laccession à la propriété a encore progressé, à 23%, note lobservatoire. En 2007, la durée moyenne des crédits immobiliers était de 19 ans et 9 mois. « La tendance est au ralentissement voire à la stabilisation de la durée », rappelle Michel Mouillart.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lencours des crédits détenus par les ménages en 2007 est de 780,7 milliards deuros : 646,3 milliards deuros pour les crédits immobiliers, 136,4 milliards deuros pour les crédits à la consommation. Ce qui représente 63,7% de leur revenu disponible contre 59,9% en 2006 et 44,2% en 1989.&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Le poids des charges de remboursement&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Lobservatoire relève « une détérioration de la perception des ménages ». Ils sont plus nombreux à juger ce poids trop élevé : 17,9% en 2007 contre 13,8% en 2006. Lobservatoire remarque toutefois dans ces appréciations une « sur-réaction des ménages à la dégradation de leur environnement économique général ». 40% dentre eux estiment que cela a été le cas en 2007, un niveau « tout à fait exceptionnel » note Michel Mouillart. Ce dernier parle ainsi dun « divorce » entre la réalité objective et le ressenti. Car selon lui, « le poids des charges de remboursement rapporté au revenu est resté stable ».&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Plus de crédits à la consommation pour les plus de 65 ans&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;En 2007, les moins de 30 ans ont réduit leurs recours aux crédits à la consommation. Mais ils ont renforcé leur engagement dans laccession à la propriété. 20,3% des moins de 30 ans sont accédants en 2007 (contre 13,2% en 2001), soit le taux le plus élevé depuis 1989. Leur modèle dendettement se rapproche de celui des autres ménages.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les ménages de 65 ans et plus ont amplifié leur usage des crédits à la consommation : 21,1% dentre eux en ont contracté, ils nont jamais autant été endettés à ce titre. « Notamment pour subvenir aux dépenses de la vie courante », note Michel Mouillart. Selon lui, cest « une évolution que lon observe depuis trois à quatre ans ». En 20 ans, la progression des crédits à la consommation chez les plus de 65 ans est « tout à fait spectaculaire » : elle a progressé en effet de 60%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lobservatoire sest penché sur une autre catégorie de population : les « ménages fragiles ». Sont catégorisés ainsi les ménages qui correspondent à au moins une des trois situations suivantes : ont un dossier en commission de surendettement ; estiment que leurs charges sont beaucoup trop élevées ; déclarent que les dettes sont nécessaires. Selon le rapport, la proportion de ménages fragiles « est en hausse sensible » : elle culmine en 2007 à 8,2% des ménages endettés. Parmi eux, la part des jeunes ménages, sous représentés, est en baisse. Au contraire, la part des plus de 65 ans est en hausse : 13,1% des ménages fragiles en 2007, contre 6,6% en 1997.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En dépit de la détérioration de la perception des ménages, les intentions de recours au crédit sont en hausse : dans les 6 prochains mois, 5,8% des ménages envisagent de souscrire un crédit immobilier, 5,1% un crédit à la consommation. Soit respectivement 0,9 point et 0,6 point de plus quil y a un an.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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        <title>L’Europe impuissance</title>
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        <updated>2008-03-18T16:23:01+01:00</updated>
        <published>2008-03-18T16:23:01+01:00</published>
        <summary>Après avoir buté sur le seuil de 1,5 dollars, l’euro s’envole tous les jours...</summary>
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          Après avoir buté sur le seuil de 1,5 dollars, l’euro s’envole tous les jours plus haut puisqu’il a atteint 1,58 dollars, sans que la moindre limite ne semble désormais freiner son ascension. Vendredi, les leaders de l’Union Européenne ont exprimé leur inquiétude, sans que rien de concret ne soit fait.Le contraste entre l’activisme de la Fed pour soutenir la croissance américaine et le seul souci de la BCE de lutter contre l’inflation propulse l’euro presque tous les jours vers de nouveaux records. Il faut dire qu’avec la baisse exceptionnelle des taux de dimanche, la banque centrale américaine a baissé ses taux de deux points depuis l’été quand la BCE les a maintenus stables. La rémunération largement supérieure de l’euro le fait monter par rapport au dollar, dont la rémunération nette (prenant en compte l’inflation) est désormais négative. L’industrie européenne souffre chaque jour davantage puisque EADS a perdu plus d’un milliard d’euros à cause de l’appréciation de la monnaie unique, plongeant ses comptes dans le rouge. Il faut noter qu’à taux de change constant, malgré toutes ses difficultés, le groupe européen serait resté bénéficiaire…La meilleure preuve du niveau excessif de l’euro est que les Chefs d’Etat et de gouvernement des 27 ont réussi à se mettre d’accord vendredi sur un texte indiquant que « la volatilité excessive et les fluctuations désordonnées des taux de change nuisent à la croissance économique, et nous préoccupent ». Cette déclaration anodine reste exceptionnelle dans la mesure où elle marque un souci unanime des dirigeants de l’Union Européenne devant cette appréciation de l’euro et qu’elle constitue une forme (a minima) d’ingérence dans la politique monétaire de la BCE. Mais dans la réalité, les dirigeants de l’Union ne peuvent absolument rien faire. Si la Fed continue à baisser ses taux alors que la BCE les maintient, alors l’euro continuera à monter. Ce n’est que quand la reprise arrivera aux Etats-Unis alors que l’Europe stagnera que le dollar remontera, sans doute en 2009.Les statuts de la BCE garantissent son indépendance absolue et un objectif unique de lutte contre l’inflation, quand la Fed veille également à la croissance aux Etats-Unis. Changer les statuts de la BCE serait extrêmement compliqué. Nous avions sans doute une occasion unique lors de la négociation du traité de Lisbonne, mais Nicolas Sarkozy a capitulé sur pratiquement toutes les questions. Mais surtout, un article de The Economist montre à quel point il sera difficile de faire revenir les Allemands sur des statuts qui avaient été calqués sur ceux de la Bundesbank. Par deux fois, le peuple allemand a vu sa monnaie s’évaporer pour cause d’hyperinflation et beaucoup d’allemands pensent que cette instabilité monétaire est en partie responsable de l’avènement du nazisme. Cette trahison des politiques a été sanctionnée il y a soixante ans par l’indépendance de la banque centrale allemande. Résultat, les statuts de la BCE sont sans doute ce qu’il y a de plus sacré en Europe pour l’Allemagne.L’impuissance des politiques européens face à la montée de l’euro est couchée dans le marbre de Maastricht et a été confirmée à Lisbonne, quels que soient le nombre d’emplois détruits. Malgré un bilan désastreux, il faudra être prêt à certains extrêmes pour pouvoir remettre en cause ce ver niché au cœur de la construction européenne.Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/03/15/conjoncture-l-ue-s-inquiete-mais-ne-veut-pas-sombrer-dans-l-hysterie_1023303_3214.html#ens_id=951246, The Economist
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        <title>Voilà le blog des admissibles 2008 de l'EM Normandie</title>
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        <updated>2008-03-18T15:12:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-18T15:12:00+01:00</published>
        <summary>  L'Ecole de Management de Normandie est heureuse de vous accueillir pour la...</summary>
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        <title>La mondialisation : une tour infernale sans portes coupe-feu ?</title>
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        <updated>2008-03-11T00:26:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-11T00:26:00+01:00</published>
        <summary>     Les médias -   &amp;lt;&amp;lt; &amp;nbsp;  La mondialisation est devenue  un...</summary>
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           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#C0C0C0&quot;&gt;Les médias -&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &amp;lt;&amp;lt;&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; La mondialisation est devenue &lt;u&gt;un facteur d'accélération des prix&lt;/u&gt; en &lt;u&gt;diffusant la flambée des matières premières&lt;/u&gt;, ont admis banquiers centraux américains et européens vendredi 7 mars à Paris, confirmant &lt;u&gt;que &lt;i&gt;&quot;le bon temps&quot;&lt;/i&gt; était terminé pour l'économie planétaire&lt;/u&gt;. &lt;i&gt;&quot;A bien des égards, le bon temps est derrière nous&quot;,&lt;/i&gt; a affirmé Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, qui organisait vendredi à Paris un colloque intitulé &lt;i&gt;Mondialisation, inflation et politique monétaire.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;La mondialisation a sans doute beaucoup aidé les Banques centrales au cours de la dernière décennie. Ce n'est plus, aujourd'hui, aussi évident&quot;,&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;a-t-il souligné. La mondialisation tempérait jusqu'à peu l'inflation, grâce aux biens fabriqués dans des pays à bas coût comme la Chine. Mais &lt;i&gt;&quot;la flambée des matières premières, notamment alimentaires&quot;,&lt;/i&gt; en raison d'un bond de la demande des pays émergents, &lt;u&gt;a transformé l'intégration mondiale en vecteur de transmission des risques inflationnistes&lt;/u&gt;, a noté Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne (BCE).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;&quot;En renforçant l'importance des chocs globaux &lt;u&gt;(...), la mondialisation introduit une synchronisation plus poussée des cycles inflationnistes entre les pays, avec (des) risques d'amplification&lt;/u&gt;&quot;, r&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;enchérit M. Noyer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;L'inflation est au plus haut depuis des années dans la zone euro à 3,2% sur un an en février, très au-delà de la limite de 2% tolérée par la BCE. Aux Etats-Unis, la hausse des prix atteignait 3,7% sur un an en janvier, son sommet depuis plus de 17 ans. Des chiffres d'autant plus inquiétant que &lt;i&gt;&quot;si l'économie des pays émergents résiste au ralentissement économique actuel, les prix des matières premières devraient rester élevés&quot;,&lt;/i&gt; remarque le numéro deux du Fonds monétaire international (FMI), John Lipsky.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Les prix du pétrole semblent corroborer cette prophétie: depuis le début de la semaine, ils ont successivement franchi les seuils de 102, 103, 104, 105 dollar le baril à New York, frôlant 106 dollars jeudi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Le regain d'inflation en Europe entrave l'action de l'institut monétaire européen en l'empêchant de baisser ses taux d'intérêt pour donner de l'air à l'économie européenne, confrontée à un net ralentissement économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; line-height: 150%; font-family: Verdana&quot;&gt;Aux Etats-Unis aussi, la mondialisation &lt;i&gt;&quot;rend plus difficile&quot;&lt;/i&gt; la tâche des banques centrales, a admis Richard Fisher, président de la Banque de réserve fédérale de Dallas. &amp;gt;&amp;gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;line-height: 150%; text-align: justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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        <author>
            <name>Laurent</name>
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        <title>Et pendant ce temps là, l’euro et le pétrole montent…</title>
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        <updated>2008-03-10T18:31:00+01:00</updated>
        <published>2008-03-10T18:31:00+01:00</published>
        <summary>Comme la vie politique française est centrée pour quelques jours encore sur...</summary>
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          Comme la vie politique française est centrée pour quelques jours encore sur des enjeux très locaux, des évènements internationaux d’importance passent sous silence alors qu’ils ont une grande influence sur notre pays. C’est ainsi que l’euro et le pétrole battent de nouveaux records.Le baril de pétrole a ainsi atteint 107 dollars le baril, un nouveau record. Il est bien possible que le baril poursuive sa hausse de manière régulière et importante dans les années qui viennent tant les fondamentaux de l’économie mondiale resteront favorables. D’un côté, une hausse forte de la demande des pays émergents sans la moindre possibilité à court terme d’une substitution significative, de l’autre, une offre qui a du mal à suivre. La question n’est pas tellement de savoir quand le baril atteindra 200 dollars, mais plutôt quand. 2010 ? Plus tard ? La demande de pétrole ne pourra pas être réduite de manière significative rapidement tant cela demande des changements en profondeur dans la structure de notre économie.La plupart des commentateurs souligneront que nous avons la chance d’avoir l’euro, dont la hausse limite les effets de la hausse du baril de brut. C’est vrai. Le « détail » qu’omettent tous ces commentateurs souvent euro-béats est que nos importations de pétrole et de gaz représentaient 41 milliards d’euro en 2007, mais que nos exportations représentaient, elles, 394 milliards (dont 136 milliards hors de l’Union Européenne), soit 10 fois plus. En effet, l’euro bat de nouveaux records puisqu’il atteint aujourd’hui 1,53 dollars. Mais ce qui fait le bonheur des touristes français aux Etats-Unis ou des importateurs de pétrole, fait le malheur de nos exportateurs. Les économistes estiment que l’euro est surévalué de 30 à 35% aujourd’hui. C’est à dire qu’un produit qui devrait coûter le même prix à produire en France et aux Etats-Unis, coûte en fait 30 à 35% plus cher du fait du niveau anormalement élevé de l’euro face au dollar (ce qui est encore plus vrai par rapport au yen japonais ou au wuan chinois).La raison de ce décalage vient de la politique monétaire de la BCE, qui refuse obstinément de baisser ses taux pour soutenir l’activité alors que la Fed les a baissé de 2,25 points, à 3%. La rémunération plus forte de l’euro par rapport au dollar pousse la monnaie européenne à la hausse, rendant les produits français et européens plus chers par rapport à la compétition américaine ou asiatique. Pas étonnant que Renault, PSA ou nos équipementiers automobiles réduisent leur production en France pour l’augmenter en Europe de l’Est, en Asie ou en Amérique du Sud. Pas étonnant non plus que Toyota et Honda décident d’ouvrir une nouvelle usine d’exportation au Japon alors que récemment, ils pensaient encore construire une nouvelle usine en Europe.L’euro surévalué, c’est au mieux des économies sur 10% de nos importations. Mais c’est une menace de tous les jours pour nos exportations vers l’Asie ou l’Amérique, menace qui explique beaucoup de pertes d’emploi et de délocalisations des dernières années.Source : http://lekiosque.finances.gouv.fr/Appchiffre/portail_default.asp
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            <name>Laurent</name>
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        <title>Le retour du psychopathe de Francfort</title>
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        <updated>2008-03-07T10:47:15+01:00</updated>
        <published>2008-03-07T10:47:15+01:00</published>
        <summary>Excellente tribune d’Hervé Nathan, rédacteur en chef Economie à Marianne à...</summary>
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          Excellente tribune d’Hervé Nathan, rédacteur en chef Economie à Marianne à propos de Jean-Claude Trichet au moment où l’euro bat à nouveau des records.  Cette tribune fait suite à un papier de Libération qui défendait le patron de la Banque Centrale Européenne. Le journaliste fait dire à Jean-Claude Trichet qu’il n’y a de bonne politique qu’acceptée par les citoyens. Le rédacteur en chef Economie de Marianne relève bien le sens caché de cette phrase en soulignant que la BCE définit la politique monétaire puis que les citoyens doivent l’accepter. Jean-Claude Trichet ne fait qu’expliquer sa politique sans réellement se soucier des citoyens.  La BCE a donc décidé de garder ses taux d’intérêts à 4% alors que la Fed Américaine a baissé les siens à 3%. Pourtant, le taux d’inflation est un point plus haut aux Etats-Unis… Résultat, la rémunération réelle (en prenant en compte l’inflation) de l’euro est deux points au-dessus de celle du dollar, propulsant l’euro à 1,54 dollars, une surévaluation de plus de 30%… L’argument de Jean-Claude Trichet est simple : il y aurait un risque d’inflation. Le président de la BCE a une lecture simpliste de la hausse de l’inflation actuelle. Les statistiques montrent bien que l’inflation hors éléments volatiles (énergie et alimentaire) est stable. La hausse actuelle est purement conjoncturelle et sera oubliée dans un an. En effet, les salaires ne progressent pas plus vite, signe certain du caractère conjoncturel de cette hausse. En outre, le maintien des taux à un niveau élevé n’aura pas d’effet sur l’inflation puisque ce sont d’autres facteurs macro-économiques qui expliquent le dérapage actuel (hausse de la demande de la Chine, développement des biocarburants aux Etats-Unis entre autres…).  En revanche, la croissance baisse à un niveau inquiétant. Mais la BCE ne se soucie pas de croissance… et cela se voit. Depuis la mise en place de l’euro en 2002, la croissance de l’Europe continentale se traîne à un niveau très faible. La France, l’Allemagne et l’Italie ont une croissance moyenne qui ne dépasse pas les 2% depuis la mise en place de l’euro alors que les Etats-Unis ou la Grande Bretagne ont enregistré un point de croissance de plus. Le point de croissance qui manque à la France vient de la politique monétaire excessivement monétariste de la BCE, qui fait s’apprécier l’euro et donc pénalise nos exportations (d’ailleurs, pendant la même période, nous sommes passés d’un excédent à un déficit commercial).  Encore une fois, Jean-Claude Trichet fait le choix du dogme monétariste sans prendre le moindre recul. Résultat, une fois de plus, la partie occidentale de la zone euro manquera de croissance et perdra des emplois dans les industries soumises à la concurrence internationale, non pas par manque de compétitivité mais pour cause de monnaie complètement surévaluée.  Source : http://www.marianne2.fr/Contre-eloge-de-Trichet_a84615.html  
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        <author>
            <name>David</name>
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        <title>Mes commentaires article du Monde: ”Dominique Strauss-Kahn : ”la BCE est surpuissante et n'a pas de contrepoids politiqu</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://europemondi.hautetfort.com/archive/2008/03/04/mes-commentaires-article-du-monde-dominique-strauss-kahn-la.html" />
        <id>tag:europemondi.hautetfort.com,2008-03-04:1495848</id>
        <updated>2008-03-04T09:58:30+01:00</updated>
        <published>2008-03-04T09:58:30+01:00</published>
        <summary>    Je viens de lire l'interview ci-dessous du patron du FMI, Monsieur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://europemondi.hautetfort.com/">
           &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Je viens de lire l'interview ci-dessous du patron du FMI, Monsieur Dominique Strauss-Kahn et elle m'inspire tellement que je n'ai pas pu m'empêcher de donner mon avis point par point (en italique).&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Bravo Monsieur car après avoir claironné il y'a 1 mois tout juste que la crise des subprimes était somme toute qu'une turbulence passagère, votre leçon d'économie me laisse sans voix tant elle est si merveilleusement consensuelle et pleine de non sens.&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-bottom: 0cm&quot;&gt;Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI) depuis le 1er novembre 2007, a achevé, le 2 mars, un voyage en Afrique, où l'inflation fait plus de dégâts qu'en Europe. Pour lutter contre ce fléau, il préconise une augmentation des surfaces cultivées, une réduction des taxes sur les produits de base et des subventions temporaires. Une première pour le FMI.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;b&gt;En France, l'inflation à +2,8 % suscite un vif débat sur le contrôle les prix. Au Burkina Faso, elle aurait atteint 67 % en deux mois et a provoqué des émeutes, le 28 février. Pourquoi ce retour global de la hausse des prix ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il faut comprendre ce qui s'est passé. L'inflation est partie de la hausse des prix de l'énergie, poussée par une demande de plus en plus forte des pays émergents alors que la production de pétrole peine à suivre. On peut penser que le ralentissement économique en cours amorcera une baisse des prix du pétrole; le FMI ne prévoit pas d'explosion du prix du baril.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Sur la demande de plus en plus forte du pétrole, petit détour du circuit classique du cercle de production / consommation d'un pays comme le Burkina Faso dont Monsieur parle plus bas: Le Burkina Faso est le premier producteur de coton d'Afrique. Le coton est une culture d'exportation dont la culture est largement encouragée par le FMI... pourquoi? Pour fournir de la matière première pas cher dont le prix sera négocié sur une bourse spécialisée basée à New York. Lorsque les cours ne sont pas entretenus artificiellement aux profits de 4 ou 5 grandes multinationales qui spéculent dessus, le prix est influencé par l'offre et la demande classique. Ce coton du Burkina Faso sera ensuite acheté par les pays asiatiques, qui en vertu du modèle de taylorisation propre à la théorie libérale dominante actuelle, sera fabriqué dans les ateliers du monde chinois, avant d'être revendus en Europe, ou avec des vêtements d'occasions européens échouants finalement dans les pays africains, dont le Burkina Faso. Comme circuit économisant l'énergie, on a connu mieux... Le Burkina Faso pourrait fabriquer lui-même ses T-shirts en coton diront les gens censés!? Ben non justement le FMI et la banque mondiale préfèrent encourager l'exportation de matière brute au détriment de la mise en place d'une industrie secondaire... Logique n'est ce pas!? Sans doute que non mais très logique financièrement pour les multinationales qui contrôlent la production de coton en Afrique et fournissent d'ailleurs les OGMs et intrants (engrais et pesticides) pour cultiver ces cultures.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Et ce n'est pas le soit-disant ralentissement économique qui générera une baisse sensible des prix du pétrole, car son prix est doublement indexé sur la spéculation et sa raréfaction.. et grande chance pour les écolos, moins pour les autres, la production de pétrole ne sera pas infinie, et en tout cas elle est constante avec une demande qui ne baissera pas à mesure que les pays s'industrialisent...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La deuxième cause de cette inflation est d'origine agricole. L'offre a été réduite par des phénomènes naturels, comme la sécheresse de 2007. Dans le même temps, la production a été rendue plus onéreuse en raison de la hausse des coûts de l'énergie et des engrais. On a aussi constaté une propension à consommer plus de produits alimentaires en Chine et en Inde, et l'on ne peut que s'en réjouir! Et puis, il y a eu la ruée sur les biocarburants, qui représentent la moitié de la croissance de la demande de maïs et de soja.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ces pressions ont provoqué une inflation forte qui atteint, dans les pays du Sahel, un taux à deux chiffres. Je ne suis pas surpris qu'il y ait des réactions dans les pays développés, et plus encore dans les pays pauvres où la survie des populations est en question.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;L'offre a été réduite par des phénomènes naturels, comme la sécheresse de 2007. Et oui si les sécheresses étaient des phénomènes naturels il y'a encore pas longtemps de cela, il semblerait que le réchauffement climatique soit moins naturel que vous pourriez le penser, et les sécheresses plus fréquentes, de quoi s'inquiéter en effet sur le phénomène d'inflation des matières premières...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Et la production rendue plus onéreuse par la hausse des coûts de l'énergie et des engrais. Sur les engrais tous les producteurs s'approvisionnent auprès de la poignée multinationales oligopolistiques qui leur vendent les semences, dont les OGMs, et les prix ne vont généralement pas en baissant lorsqu'il n'y a plus de concurrence réelle... Leçon économique élémentaire. Et pourtant qui a encouragé ces concentrations sinon les politiques zélées des théoriciens de la mondialisation du FMI et de la Banque Mondiale!?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Et le resserrement du crédit au niveau mondial et donc la baisse des liquidités sur fond d'effondrement du dollar, monnaie de cotation des ressources d'exportation de ces pays n'ont pas fini de leur faire supporter le poids de l'inflation. Explications: Si le dollar baisse, les cultures d'exportation, par exemple le coton du Burkina Faso rapportent moins aux producteurs locaux, qui sont obligés de payer plus cher des produits alimentaires importés d'asie ou d'Europe, ou les monnaies sont plus chères..&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Que faire ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A long terme, développer les surfaces agricoles. Dans certains pays comme le Nigeria, jadis exportateur de produits agricoles mais qui les a délaissés au profit du seul pétrole, il faut réfléchir à une nouvelle diversification dans l'agriculture.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;A court terme, il faut éviter deux écueils : le contrôle des prix qui oblige à vendre sur la base d'un faux prix, ce qui décourage les producteurs quand il faudrait les inciter à produire; le credo selon lequel on pourrait lutter contre des hausses de prix de ce type uniquement par une politique monétaire restrictive.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;C'est ça évitons l'écueil du contrôle des prix, par exemple vendre plus cher en produisant un peu moins, ce qui réduirait d'autant l'offre et ferait remonter les prix... et permettrait aux producteurs burkinabés de gagner un peu plus d'argent! Tout en diversifiant leurs productions agricoles vers des cultures vivrières ou l'élevage, et leur permettrait d'abord d'être moins dépendants des engrais et semences et intrants inflationnistes des multinationales et d'éviter d'acheter du lait en poudre d'importation par exemple (voir ci-dessous). Logique!?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En revanche, les gouvernements peuvent accepter des pertes de recettes temporaires pour rendre la situation plus supportable. Par exemple, le Burkina Faso a suspendu, le 27 février, les droits de douane sur le riz et le lait en poudre. Quant aux pays développés, ils peuvent créer un impôt &quot;flottant&quot; sur les hydrocarbures pour que l'Etat ne contribue pas à augmenter leur prix par sa fiscalité.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La subvention peut même être légitime en période de crise : le FMI a conseillé au gouvernement sénégalais d'accorder des subventions pour le riz et de créer un filet de sécurité alimentaire en faveur des plus pauvres. Mais accorder des subventions, c'est sacrifier le futur au présent, parce que c'est autant de moins pour l'investissement.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;C'est quand même dingue que ces pays en soient ramenés à réduire leurs droits de douane avec toutes les rentrées en moins générées pour le pays pour corriger les excès d'un système que Monsieur ne dénonce même pas.. Evidemment il est au coeur de ce gachis. Et sur le fait d'accorder des subventions, quand on connait l'importance qu'elles représentent pour la France uniquement (50% du budget de la PAC), ça serait risible si la situation dans ces pays n'était pas dramatique!!? Chapeau Monsieur Le Directeur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Peut-on corriger le désordre monétaire actuel ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nous observons de grandes distorsions entre les monnaies. Le yuan et le yen sont sous-évalués, l'euro est surévalué et le dollar est entre les deux. Nous alertons les gouvernements pour qu'ils corrigent ces déséquilibres, et nous voyons avec plaisir que les autorités chinoises acceptent progressivement un taux de change plus réaliste, dans leur propre intérêt. Mais le retour à l'équilibre ne relève pas d'une seule monnaie.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le problème de l'euro est que la Banque centrale européenne (BCE), qui fait bien son travail pour contenir l'inflation, est surpuissante : elle n'a pas de contre-poids politique en la personne d'un vrai ministre européen des finances qui serait en charge de la croissance.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Ah la sacro sainte croissance, ça faisait longtemps... pour la BCE aussi d'ailleurs, il semblerait que Monsieur veuille ici faire plaisir à ses mécénes, les Etats-Unis et Sarkozy, il est vrai que depuis que la BCE a refusé d'aller dans le sens de la FED elle est pas mal critiquée de l'autre côté de l'Altlantique! Refuser de payer les erreurs des autres c'est une réaction plutôt logique quand on est celui qui n'a pas commis l'erreur... C'est peut être pour ça d'ailleurs qu'il y'a des émeutes au Burkina Faso en ce moment...&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Pourquoi avez-vous préconisé une relance budgétaire mondiale ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La situation est sérieuse. Si la crise des subprimes et les difficultés potentielles des réassureurs américains contaminent encore plus gravement l'économie réelle en faisant chuter la confiance et la consommation aux Etats-Unis, tous les pays du monde en feront les frais. Une première ligne de défense a été mise en place par la Réserve fédérale américaine et la BCE : elles ont apporté des liquidités pour éviter une crise. Je propose une deuxième ligne de défense : les pays qui ont des finances publiques saines pourraient favoriser et décider la mise en place de stimulations budgétaires, au moment opportun et de façon ciblée et temporaire.&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Ah enfin on reconnaît que la situation est grave.., pardon sérieuse, ça passe mieux!?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;Quels sont les pays qui pourraient participer à une telle relance ?&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;L'Inde a dit y être prête. La Chine, qui mise de plus en plus sur sa consommation intérieure et moins sur ses exportations et les Etats pétroliers, bien sûr. Le FMI a calculé que les pays ayant les moyens de cet effort représentaient entre 20% et 25% de la richesse mondiale. Avec le plan de relance de 153 milliards de dollars (100milliards d'euros) décidé par les Etats-Unis, cette stimulation pourrait concerner près de la moitié de la planète. Aux crises mondiales qu'entraîne la mondialisation, il faut des réponses planétaires.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;On s'étonne de ma proposition, car on persiste à voir dans le FMI un organisme qui ne prêche que des sacrifices. Notre approbation des subventions au Sénégal – ce n'est pas une première – et ce projet de stimulation mondiale prouvent que le FMI ne demande pas systématiquement de se serrer la ceinture!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Bravo!!! 153 milliards de $, soit 100 milliards d'€ (bientôt 75 si ça continue comme ça...) évidemment il fallait y penser!!? Combien représente le montant des échanges mondiaux déjà, 10, 100, 1000 fois plus...? Combien de dizaine de milliers de milliards de dollars uniquement pour la dette américaine déjà???&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Ben oui je m'étonne de vos propositions...enfin pour être honnête plus vraiment en fait!&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;David Carayol&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;em&gt;Europemondi.hautetfort.com&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot; language=&quot;javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ yoo_permalink = &quot;http://europemondi.hautetfort.com&quot;; // &lt;-- L'adresse de l'article, ex: &quot;http://www.example.com/articles/un-article-super.html&quot; yoo_title = &quot;Mes commentaires article du Monde: &quot;Dominique Strauss-Kahn : &quot;la BCE est surpuissante et n'a pas de contrepoids politique&quot;&quot;; // &lt;-- Le titre de votre article ex: &quot;Un super article !&quot; yoo_head = &quot;Je viens de lire l'interview ci-dessous du patron du FMI, Monsieur Dominique Strauss-Kahn et elle m'inspire tellement que je n'ai pas pu m'empêcher de donner mon avis point par point (en italique).  Bravo Monsieur car après avoir claironné il y'a 1 mois tout juste que la crise des subprimes était somme toute qu'une turbulence passagère, votre leçon d'économie me laisse sans voix tant elle est si merveilleusement consensuelle et pleine de non sens.&quot;; // &lt;-- Le chapo de votre article ex: &quot;Pourquoi cet article est si super qu'on le dit...&quot; /* NE RIEN MODIFIER SOUS CETTE LIGNE */ yoo_skin = 'large'; yoo_site_id = &quot;312109&quot;; yoo_site_url = &quot;http://europemondi.hautetfort.com&quot;; //]]&gt;    &lt;/script&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot; src=&quot;http://static.yoolink.fr/javascripts/yoolink-button.js&quot; language=&quot;javascript&quot;&gt; &lt;/script&gt; 
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>L'affaire Société Générale.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/archive/2008/01/29/l-affaire-societe-generale.html" />
        <id>tag:jean-philippechauvin.hautetfort.com,2008-01-29:1435160</id>
        <updated>2008-01-29T14:26:58+01:00</updated>
        <published>2008-01-29T14:26:58+01:00</published>
        <summary> L’affaire de la Société Générale est plus simplement l’affaire des dérives...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/">
          &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L’affaire de la Société Générale est plus simplement l’affaire des dérives d’un capitalisme qui s’enivre de ses propres principes, au point de risquer le coma éthylique. Cette course au profit, à l’argent et à son accumulation entre les mains de quelques uns (aussi honorables soient-ils par ailleurs), tout cela n’est pas sain quand cela tourne au «&amp;nbsp;systématique&amp;nbsp;» et à une forme de darwinisme économique et social peu compatible avec les notions de justice et de solidarité.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ce qui m’agace particulièrement, c’est cette curée médiatique contre le «&amp;nbsp;trader&amp;nbsp;» Jérôme Kerviel, désigné comme un «&amp;nbsp;fou&amp;nbsp;» ou un «&amp;nbsp;terroriste&amp;nbsp;» par le président de la Société Générale, Daniel Bouton, aujourd’hui lui-même sur la sellette. Je n’aime pas cette ambiance de lynchage qui méconnaît les droits de la défense et la dignité de la personne, et qui tend à faire diversion pour éviter des questions sur la gestion même de la banque et de ses activités boursières.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ce qui me surprend (un peu seulement, au regard des tendances actuelles de nos sociétés), c’est l’absence de réaction des Français, si ce n’est au comptoir des cafés&amp;nbsp;: pas de manifestation de colère dans les rues ou devant le siège de la Société Générale&amp;nbsp;; pas de banderoles vengeresses demandant des comptes à la direction ou dénonçant le gâchis financier de plusieurs milliards d’euros à l’heure où des millions de gens vivent avec moins de 1&amp;nbsp;000 euros par mois&amp;nbsp;; et, enfin, de timides déclarations des politiques apparemment impuissants devant les jeux d’une économie de Marché qui refuse tout contrôle des Etats et toute «&amp;nbsp;contrainte&amp;nbsp;» politique…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il est un temps, pas si lointain, où une telle affaire aurait jeté des foules, souvent constituées de militants contestataires ou populistes, de citoyens contribuables furieux ou d’actionnaires floués, dans la rue. Ici, rien, si ce n’est un sentiment diffus de résignation et, parfois, de mépris…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;En tout cas, il faudra bien réfléchir dans les temps qui viennent à &lt;b&gt;une nouvelle organisation des rapports entre politique et économique&lt;/b&gt;, sinon la révolte qui monte dans les populations frustrées de ne pas participer au banquet risque d’être terrible et pas forcément juste, d’ailleurs&amp;nbsp;: la BCE, par exemple, qui ne cesse de dénoncer les hausses de salaires dans les pays de la zone euro, pourrait bien l’apprendre à ses dépens, tout comme l’actuel gouvernement piégé par une situation qu’il a du mal à maîtriser. Cela ne doit pas empêcher, même si les événements ne sont guère propices à ce genre de réflexion, de penser aussi à un autre mode de vie et de consommation, plus économe des ressources de la nature. «&amp;nbsp;&lt;b&gt;Consommer moins et mieux&lt;/b&gt;&amp;nbsp;», pourrait-on résumer… Il faut bien reconnaître que cette double réflexion (qui peut paraître paradoxale) sur le pouvoir d’achat et la nécessaire sobriété à l’égard de l’environnement n’est guère aisée et qu’elle ne pourra se concrétiser qu’à travers un Etat politique, en France, qui aura des reins sacrément solides et des racines profondes…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>J.-P. Chauvin</name>
            <uri>http://jean-philippechauvin.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>La BCE contre les salariés.</title>
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        <updated>2008-01-14T12:47:39+01:00</updated>
        <published>2008-01-14T12:47:39+01:00</published>
        <summary> Il est des informations qui passent inaperçues et qui, pourtant, sont fort...</summary>
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          &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Il est des informations qui passent inaperçues et qui, pourtant, sont fort révélatrices d’un état d’esprit et d’une idéologie&amp;nbsp;: ainsi la récente déclaration de Jean-Claude Trichet, gouverneur de la Banque Centrale Européenne (BCE), en partie résumée par «&amp;nbsp;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Libération&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» dans son édition du vendredi 11 janvier, et qui dénonce d’éventuelles augmentations salariales dans les pays de l’UE, au nom de la lutte contre l’inflation. Ce personnage, qui ne raisonne qu’en termes économiques, oublie visiblement que l’économie, si elle n’est plus au service des hommes mais juste au service de l’Argent ou de «&amp;nbsp;principes&amp;nbsp;», devient vite sauvage et inhumaine. Or ses propos montrent que l’orthodoxie financière lui est plus importante que les intérêts des salariés et que la juste rémunération de ceux-ci&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;b&gt;«&amp;nbsp;La BCE ne tolérera pas de spirale inflation-salaires&amp;nbsp;», a-t-il affirmé à l’issue d’une réunion du conseil des gouverneurs de l’institution monétaire (…). Alors que l’inflation est au plus haut depuis six ans et demi dans la zone euro (+3,1 % sur un an en décembre), les syndicats jugent légitimes de revendiquer des hausses conséquentes des rémunérations. C’est notamment le cas en Allemagne, où ils demandent des hausses de 8 % pour les fonctionnaires et une revalorisation pour les salariés du secteur privé. Il est «&amp;nbsp;absolument essentiel&amp;nbsp;» d’éviter ces effets de «&amp;nbsp;second tour&amp;nbsp;», a martelé le gouverneur ajoutant que la BCE se trouvait en état «&amp;nbsp;d’alerte totale&amp;nbsp;».&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» La BCE avait déjà dénoncé le mois dernier l’instauration d’un salaire minimum pour les facteurs allemands (8 euros de l’heure en ex-RDA, 9,80 euros à l’ouest du pays), votée le 14 décembre par le Bundestag…&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ainsi, les salariés français sont prévenus&amp;nbsp;: réclamer et parfois obtenir une augmentation de salaires est considéré comme un acte dangereux par la BCE, et donc condamnable, ce qui entraîne la &lt;b&gt;«&amp;nbsp;mobilisation&amp;nbsp;» de la BCE&lt;/b&gt;, son état «&amp;nbsp;&lt;b&gt;d’alerte totale&lt;/b&gt;&amp;nbsp;»… Où est donc l’Europe sociale dont on nous a tant rebattu les oreilles il y a quelques années&amp;nbsp;pour nous faire accepter le traité de Maëstricht ? Où est la justice sociale&amp;nbsp;? Cette BCE, qui s’accommode bien (au nom du libre marché et de ses «&amp;nbsp;règles&amp;nbsp;») des jeux boursiers qui coûtent si cher en emplois dans nos pays&amp;nbsp;; cette BCE qui veut imposer son orthodoxie libérale aux Etats au détriment des droits de ceux qui travaillent&amp;nbsp;; cette BCE est, il faut le dire, détestable, monstrueuse, ignoble… Je dois avouer que je tremble de colère en écrivant cette note et que je tape mon pauvre clavier avec une certaine rage tellement je suis écœuré par tant de mépris et d’ignominie de la part d’une institution qui se veut totalement indépendante des Etats et des citoyens et qui lance de tels diktats aux gouvernements.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Qu’on ne me parle plus d’une «&amp;nbsp;&lt;b&gt;Europe solidaire&lt;/b&gt;&amp;nbsp;» si l’on ne souhaite pas mettre cette Banque au pas ou lui rappeler ses devoirs d’humanité&amp;nbsp;! Le chef de l’Etat français s’honorerait en dénonçant l’attitude irresponsable de la BCE&amp;nbsp;: mais en a-t-il encore le pouvoir s’il en a toujours le droit&amp;nbsp;?&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Axeldunor</name>
            <uri>http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La crise financière pour les nuls</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/archive/2007/12/18/la-crise-financiere-pour-les-nuls.html" />
        <id>tag:pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com,2007-12-18:1371641</id>
        <updated>2007-12-18T22:25:00+01:00</updated>
        <published>2007-12-18T22:25:00+01:00</published>
        <summary>   Note de P&amp;amp;P &amp;nbsp;: Suite à plusieurs commentaires d’internautes...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/">
          &lt;img src=&quot;http://pouvoiretpsychopathie.hautetfort.com/media/02/02/e7a0de2313cc02012523d42ff9484efd.jpg&quot; id=&quot;media-728553&quot; alt=&quot;e7a0de2313cc02012523d42ff9484efd.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-728553&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: Suite à plusieurs commentaires d’internautes réalisant l’importance de la finance, de la crise à venir et leurs difficulté à comprendre ce domaine complexe, nous allons tenter de décrypter le plus simplement possible un récent communiqué de l’AFP&lt;/span&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;FRANCFORT (AFP) - La Banque centrale européenne a mis mardi un montant massif d'argent pas cher à la disposition des banques de la zone euro&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&amp;nbsp;&lt;/b&gt;: La Banque centrale européenne (BCE) est l’homologue de la Banque Fédérale (Fed) aux Etats-Unis. Leur mission est simple&amp;nbsp;: 1/: fabriquer des billets, 2/ prêter ces billets à un certain taux d’intérêt qu’elles ont défini.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;L’AFP nous dit donc ici que la BCE vient d’imprimer tout plein de billets et qu’elle les a prêtés aux banques d’Europe (comme le Crédit Agricole ou la Caisse d’Epargne) à un taux d’intérêt très faible&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;pour rétablir un semblant d'ordre et de confiance sur les marchés monétaires minés par la crise du &quot;subprime&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Le marché monétaire miné par les subprimes&amp;nbsp;» Cela veut dire que les banques (aux USA en particulier) ont prêté énormément d’argent avec très peu de garanties d’être remboursées et qu’elles n’ont plus d’argent (ce qui est un comble pour une banque&amp;nbsp;!)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;Le raisonnement des banquiers était&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;pour toucher commissions et frais de dossiers,&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; prêtons à tous ces ménages pour qu’ils achètent des maisons. Ils gagnent peu mais vu le boom du marché immobilier s’ils ne peuvent pas rembourser on vendra leur maison.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;Le problème c’est que le marché immobilier a commencé à baisser et que la vente de la maison ne permet plus de rembourser le prêt.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;Par conséquent, les particuliers ne peuvent plus payer, les banques n’encaissent plus les remboursements des prêts qu’elles ont accordés, elles rentrent donc moins d’argent tout en devant en sortir beaucoup (pour payer leurs employés, leurs loyers,…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;Résultat&amp;nbsp;: les banques n’ont plus d’argent ce qui est quand même problématique. Si vous voulez récupérer vos économies, comme votre banque vous paye-t-elle&amp;nbsp;? Si vous voulez emprunter pour tel ou tel projet comment votre banque vous finance-t-elle&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;first&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;Quant aux «&amp;nbsp;subprimes&amp;nbsp;» c’est un terme de jargon supplémentaire pour parler de ces prêts qui n’auraient jamais du être acceptés, qui ne seront probablement jamais remboursés et qui suite à la folie des grandeurs des banquiers ont été mélangés et ont contaminé d’autres produits financiers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La BCE avait promis la veille aux établissements un montant illimité de liquidités, et ces derniers ne s'en sont pas privés: 348,6 milliards d'euros à un taux de 4,21% -inférieur aux niveaux pratiqués actuellement sur le marché monétaire- ont été prêtés (alloués) mardi, a annoncé l'institut de Francfort.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: vous avez bien lu&amp;nbsp;«&amp;nbsp;montant illimité de liquidités&amp;nbsp;» c'est-à-dire que les banques d’Europe peuvent emprunter autant de billets qu’elles veulent au taux très bas de 4,21%.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La Banque centrale réalise toutes les semaines une opération de refinancement pour les banques de la zone euro, destinée à les approvisionner en liquidités pour remplir leurs réserves minimum.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&lt;/b&gt; : Tentative de contrôle des dommages&amp;nbsp;: rien de grave, de telles opérations sont effectuées toutes les semaines. L’AFP omet soigneusement de préciser que ce n’est pas toutes les semaines que des montants aussi pharaoniques, sans plafond et à des taux aussi bas sont débloqués.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Elles sont obligées de mettre cet argent de côté -qui n'est ni investi, ni prêté- et disposent ainsi d'un coussin de sécurité en cas de crise majeure, ce qui contribue à la stabilité du système bancaire de la zone euro.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;: En cas de crise majeure…et si nous étions déjà entrés dans cette crise majeure&amp;nbsp;? Une chute de 60% du dollar par rapport à l’euro, une baisse de 30% du marché immobilier US, une inflation record aux US depuis les trente dernières années, ça commence à faire pas mal d’indicateurs dans le rouge, non&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La BCE a évalué le montant nécessaire pour remplir les réserves à 180,5 milliards, mais a alloué quelque 168 milliards de plus. Un montant massif, qui intervient seulement quelques jours après l'annonce d'une vaste action concertée de soutien aux marchés impliquant, outre la BCE, la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre et la Banque&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;: L’AFP semble mal renseignée. A ce jour le montant des prêts «&amp;nbsp;douteux&amp;nbsp;» (c'est-à-dire qui ne seront probablement jamais remboursés) s’élève à plus de 1000 milliards de dollars et à ce jour les banques ont seulement effacé 100 milliards de dollars de créances douteuses (c'est-à-dire qu’elles ont fait passer en perte 100 milliards de remboursement de prêts qu’elles comptaient initialement encaisser).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;L’intégration de 10% de ces prêts douteux a déjà entraîné la suppression de centaines de milliers d’emplois, la création de centaines de milliards de dollars et d’euros, la baisse des taux d’intérêts et l’augmentation de l’inflation. Je vous laisse imaginer ce qu’il en sera lorsque les banques auront annulé les 90% de créances douteuses restantes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De quoi se poser des questions sur la santé des banques, que la BCE estime peut-être plus mauvaises que redouté.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Jonathan Loynes de Capital Economics, cela &quot;fait monter les inquiétudes sur le fait que les choses vont particulièrement mal dans la zone euro&quot;. &quot;Nous avons le sentiment que l'exposition&quot; des banques européennes à la crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis est &quot;significative&quot;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;C'est simplement une question d'aider les banques sur cette période de fin d'année qui est toujours tendue, mais cette année particulièrement&quot;, précise à l'AFP un porte-parole de la BCE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les banques bouclent leurs comptes en fin d'année, et veulent présenter à leurs actionnaires le meilleur bilan possible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&amp;nbsp;&lt;/b&gt;: Les banques ressemblent à cet individu qui se jette du 50e étage d’un immeuble. Passant devant le 49&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; étage, il se dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;jusque là tout va bien&amp;nbsp;», Passant devant le 48&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; étage, il se dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;jusque là tout va bien&amp;nbsp;»…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Le marché monétaire ne fonctionne pas normalement (...) le besoin en liquidités est plus grand qu'habituellement&quot;, souligne-t-il.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;BCE et économistes espèrent un retour à la normale au début de l'an prochain, quand les établissements de crédits auront publié leurs comptes de l'année écoulée, qui devraient donner une idée précise de l'étendue des dégâts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&lt;/b&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;BCE et économistes espèrent un retour à la normale au début de l'an prochain&amp;nbsp;» allez, risquons nous à une prophétie, au début de l’année 2008 les choses ne seront pas revenues à la normale, la situation aura même empiré, les banques centrales continueront à imprimer plus de billet et les taux d’intérêt continueront à chuter. L’inflation augmentera encore plus et les banques prendront des mesures drastiques (licenciements, dépôts de bilan,…), le dollar perdra encore du terrain par rapport à l’euro ou au pétrole.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Nous avons besoin de plus de transparence&quot;, insiste le porte-parole de la BCE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car les soubresauts actuels sur le marché sont avant tout liés à l'ignorance. Comme les banques ne savent pas à quel point leurs consoeurs sont affectées par la crise du &quot;subprime&quot;, elles rechignent à se prêter entre elles et préfèrent parquer les liquidités qu'elles détiennent. D'où la montée des taux sur le marché monétaire, largement au dessus du taux minimum de la BCE actuellement à 4%, car le crédit se fait plus rare.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;&lt;b&gt;Note de P&amp;amp;P&lt;/b&gt;&amp;nbsp;: Ce que l’AFP oublie de préciser c’est que ces mesures de sauvetage du secteur bancaire consistant à imprimer des tonnes de billets et à baisser les taux d’intérêts ont déjà des conséquences désastreuses sur la vie économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: navy&quot;&gt;Les raisons en sont compréhensibles&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span