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    <title>Last posts on banlieue</title>
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    <updated>2012-02-10T19:57:13+01:00</updated>
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>100 ans de HLM...</title>
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        <updated>2012-02-10T10:10:00+01:00</updated>
        <published>2012-02-10T10:10:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un texte de  Pierre Le Vigan  consacré au...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un texte de &lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt; consacré au centième anniversaire de la politique de logement social. Ceux qui veulent réfléchir à la question du logement, de l'habitat, de la banlieue et de la ville pourront utilement se plonger dans le dernier essai de cet auteur &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La banlieue contre la ville - Comment la banlieue dévore la ville&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, disponible sur commande aux éditions de &lt;a href=&quot;http://la-barque-d-or.centerblog.net&quot;&gt;La barque d'or&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3427671&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/01/2937167998.jpg&quot; alt=&quot;hlm-logement-social.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;100 ans de HLM&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En 1894 la loi Siegfried permettait la construction plus aisée de logements à bon marché en facilitant les conditions de prêts aux organismes constructeurs. Mais ce n’est qu’en 1912 que la loi Bonnevay réglemente les conditions de construction des HLM et rend possible la création d’offices de construction par l’Etat, les communes et les départements. Cette loi a 100 ans. Cent ans de logement social.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;C’est à l’occasion de ce centenaire qu’une exposition se tient du 8 février au 30 mai 2012 à Saint-Denis 6 rue de la Légion d’honneur à l’initiative de Plaine commune habitat&amp;nbsp;; un regroupement intercommunal d’offices HLM.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L’exposition est d’un grand intérêt historique. Mais elle comporte des angles morts. L’habitat social aussi nécessaire soit-il ne peut prendre n’importe quelles formes. Les grands ensembles résolvent des besoins quantitatifs (plus ou moins) mais pas des besoins humains. L’habitat social ne peut non plus résoudre les problèmes posés par une immigration de masse, excessive depuis les années 1970.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En outre une bonne part des problèmes de logement viennent d’un accroissement des arrivées d’immigrés (au moins 200&amp;nbsp;000 par an), venant de régions du monde les plus diverses et donc soumis à un violent déracinement, source de traumatismes sociétaux aussi bien pour eux que pour le peuple d’accueil qu’est le peuple français dit «&amp;nbsp;de souche&amp;nbsp;» (c'est-à-dire celui dont la composition était restée largement homogène depuis des siècles comme l’ont montré les travaux de Jacques Dupâquier).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il n’en reste pas moins que l’enjeu du logement est essentiel. Celui-ci est l’enveloppe de l’homme. C’est son étui. Le quartier est quant à lui l’environnement le plus proche de l’homme. Au moment où se fait jour la nécessité de relocaliser en d’autres termes de démondialiser l’économie, la relocalisation du logement et des populations du monde par rapport à leur habitat d’origine (qui n’est pas dissociable de leur culture d’origine) s’impose aussi. Il faut relocaliser l’habitat. Vaste ambition mais nécessaire ambition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ce n’est pas la récente (janvier 2012) proposition de Nicolas Sarkozy de «&amp;nbsp;libérer&amp;nbsp;» la construction de logements en augmentant les droits à construire de 30 % qui va dans le bon sens. Elle tourne le dos à toutes les tentatives de retrouver au contraire la bonne échelle des politiques de construction. Elle tourne le dos aux exigences de qualité et d’insertion du nouveau bati dans l’existant. Cette proposition est par contre bien cohérente par rapport à ce qu’on appelle parfois néo-libéralisme et qui est bien plutôt un ultra-libéralisme, un retour au libéralisme pur et dur, libéré des entraves du compromis fordiste, et se fixant comme projet de défaire le programme du Conseil National de la Résistance, comme l’avait affirmé un grand dirigeant du patronat.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pierre Le Vigan&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Rouge</name>
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        <title>Ce jour-là... un samedi matin sur terre...</title>
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        <updated>2012-01-15T18:21:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-15T18:21:00+01:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp;  Ce jour-là c'était un samedi matin, il n'y a pas si...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://collectiondeplaisirsminuscules.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3386172&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://collectiondeplaisirsminuscules.hautetfort.com/media/01/02/36902950.jpg&quot; alt=&quot;rails.jpg&quot; /&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Ce jour-là c'était un samedi matin, il n'y a pas si longtemps. Nous nous étions donné rendez-vous vers midi&amp;nbsp;dans Paris. J'avais alors rejoint une gare de banlieue&amp;nbsp;pour y laisser ma voiture et poursuivre mon chemin en train. Un samedi matin, il me semblait bien plus raisonnable de prendre les transports en commun... enfin, ça, c'était avant! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Bref, je m'installe dans un compartiment côté fenêtre dans le sens de la marche, je pose mes pieds sur les barres prévues à cet effet, j'envoie un sms pour prévenir de l'heure à laquelle je devrais arriver, et j'extirpe enfin, de mon sac à mains, mon&amp;nbsp;Pennac et me mets à lire... Je suis totalement embarquée dans l'univers et les délires des élèves de Crastaing... Je souris... et je pense à lever le nez de temps en temps, mais pas souvent, puisque je descends au terminus. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Le train s'arrête dans chaque gare et repart inlassablement... Les voyageurs montent et descendent du train... Je sens autour de moi leurs mouvements mais je ne les vois pas... Le monde pourrait bien s'arrêter de tourner que je ne m'en rendrais pas compte... Enfin, je croyais! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Quand je perçois la rumeur qui gronde, elle s'est sans doute installée depuis quelques secondes déjà... Je n'y prête pas tout de suite attention, mais comme elle ne cesse pas, je finis par lever le nez... et je comprends... sans vraiment comprendre d'ailleurs... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Deux hommes se battent sur le quai... Une femme crie dans le wagon... Elle se met à insulter les hommes assis dans le compartiment leur reprochant de ne rien faire, de ne pas bouger... Je regarde, j'entends, mais je suis comme paralysée... je finis pas comprendre que je suis pétrifiée au sens propre du terme... la peur monte en moi... Je n'ai pas changé de position, j'ai juste refermé mon livre que je garde contre moi, recroquevillée sur moi-même... Les images vont vite...&amp;nbsp;Les deux hommes&amp;nbsp;se bousculent, se courent après... L'agresseur finit par se dégager et porter sa main à sa poche... La femme se met à hurler encore plus fort... Je ne comprends pas ce qu'elle dit mais je perçois, au milieu du flot de paroles, le mot &quot;arme&quot;... Et là, je m'imagine le pire: il va sortir une arme à feu et tirer dans le tas... Je ne bouge toujours&amp;nbsp;pas... et pourtant, à cet instant précis, je suis sûre qu'il y aura une balle perdue et qu'elle sera pour moi... Je m'imagine alors mourir dans ce wagon, dans cette gare que je connais bien depuis toujours (c'est la ville dans laquelle je suis allée au lycée), un samedi ensoleillé à 11h30 du matin... Je trouve ça&amp;nbsp;complètement ridicule mais je ne fais rien de plus... Un homme finit par s'interposer, l'agresseur s'enfuit, traverse le compartiment, me frôle, je reste immobile, l'agressé cherche à le poursuivre, tombe, se blesse, il faudra attendre les pompiers, pour l'évacuer, avant que le train ne redémarre... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Un sursaut de lucidité m'encourage à envoyer un sms pour dire en trois mots que je viens d'assister à une scène de violence mais que je vais bien... sans doute pour me convaincre moi-même...&amp;nbsp;&amp;nbsp;Je rencontre des difficultés pour taper les mots sur le clavier mais j'y parviens... je tremble moins...&amp;nbsp;&amp;nbsp;Une réponse m'apaise... Je reprends confiance et m'oblige à rouvrir mon livre et à me concentrer sur les mots... Je finis par arriver à mon rendez-vous à peine en retard, mais les jambes encore molles... Je me libère en racontant la scène... Je me rends compte que j'ai eu&amp;nbsp;une trouille bleue&amp;nbsp;et que j'ai&amp;nbsp;vraiment cru un instant que j'allais mourir comme ça, connement... pour rien... en plein jour... dans une gare familière... Je suis&amp;nbsp;sous le choc d'avoir été témoin de la violence ordinaire... et je n'ai rien fait contre... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Le rendez-vous tient ses promesses et mes amies me font oublier la scène... jusqu'au moment du retour, où il me faut prendre le train dans l'autre sens... C'est la première fois que je le prends, en plein jour,&amp;nbsp;avec cette appréhension... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Le soir-même, je me suis arrêtée faire quelques courses... et j'en ai profité pour m'offrir... des fleurs! Quand mon père a su ça (il croyait que je m'étais acheté une bombe lacrymogène!), il m'a dit que j'étais complètement barrée... Je lui ai répondu que j'étais surtout super heureuse d'être encore en vie et que je voulais fêter ça!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times; font-size: medium;&quot;&gt;Depuis, je suis remontée à Paris en voiture... Je n'ai pas encore osé reprendre le train! Mais ça devrait se faire dans les prochains jours... &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        </author>
        <title>Sauver la ville !...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2012/01/01/sauver-la-ville.html" />
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        <updated>2012-01-02T10:10:00+01:00</updated>
        <published>2012-01-02T10:10:00+01:00</published>
        <summary>  Nous publions ici&amp;nbsp;un&amp;nbsp;point de vue&amp;nbsp;de  Pierre Le Vigan  sur...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous publions ici&amp;nbsp;un&amp;nbsp;point de vue&amp;nbsp;de &lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt; sur la ville&amp;nbsp;(version remaniée&amp;nbsp;d'un article paru initialement dans la revue &lt;a href=&quot;http://rebellion.hautetfort.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Rébellion&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;). Pierre Le Vigan, passionné depuis toujours par la question de la ville et urbaniste de profession,&amp;nbsp;a récemment publié un essai intitulé &lt;em&gt;&lt;strong&gt;La banlieue contre la ville&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, aux éditions de &lt;a href=&quot;http://la-barque-d-or.centerblog.net/&quot;&gt;La Barque d'or&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3364193&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/00/931154446.jpg&quot; alt=&quot;Future_Megacity.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;La ville malade de la banlieue : sauver les villes des mégavilles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Hubert-Félix Thiéfaine chantait «&amp;nbsp;Quand la banlieue descendra sur la ville&amp;nbsp; ». C’est l’expression de la vieille peur de l’encerclement de la ville par la banlieue. Une peur qui s’appuie sur la crainte des émeutes urbaines, sur la peur des immigrés qui peuplent la banlieue, sur un nœud de réalités tout comme de fantasmes. La banlieue apparaît ainsi «&amp;nbsp;contre&amp;nbsp;» la ville, comme son contraire&amp;nbsp;: l’éloignement de tout à la place de la proximité de tout que l’on connaît dans les centres villes. Les prolétaires plutôt que les «&amp;nbsp;cadres sup&amp;nbsp;», les populations «&amp;nbsp;aidées&amp;nbsp;» plutôt que les populations «&amp;nbsp;aisées&amp;nbsp;». La grisaille plutôt que le clinquant. Les enjoués de la mondialisation plutôt que ses victimes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Il y a donc bien des facteurs d’opposition entre ville et banlieue. Mais l’une et l’autre se côtoient. Elles sont contre, tout contre l’autre. En d’autres termes, l’une se nourrit de l’autre. La misère de l’une, la banlieue, est évidente (à l’exception de quelques banlieues aisées qui sont une minorité), mais la misère dans les centres-villes existe aussi. Une misère moins matérielle que morale, relationnelle, existentielle. Disons le autrement&amp;nbsp;: ville et banlieue forment système. C’est le système de la modernité. Ville et banlieue souffrent de ses signes, de ses marques, de ses manques. La modernité fait des dégâts partout.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C’est ce que j’ai essayé de montrer dans mon livre, &lt;em&gt;La banlieue contre la ville &lt;/em&gt;(édition «&amp;nbsp;La barque d’or&amp;nbsp;»&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;)&lt;/span&gt;. Ville et banlieue&amp;nbsp;: de quoi parle-t-on&amp;nbsp;? Les mêmes mots désignent des réalités qui ne sont plus celles de 1910 ni de 1950. Les banlieues étaient les faubourgs de la ville. Elles étaient le prolongement de la ville et une transition vers la campagne. Le gigantisme est venu bouleverser cela. La banlieue s’étend désormais à perte de vue dans les mégalopoles telle la région parisienne. Paris, la ville historique de Paris, même avec ses quartiers les plus récents, ceux qui n’ont été urbanisés que sous le Second Empire, n’est plus qu’un petit point au centre de l’agglomération parisienne. 2 millions d’habitants vivent à Paris, plus de 12 millions vivent à coté de Paris dans les périphéries lointaines de l’agglomération, qui déborde au-delà même de l’Ile de France, en Picardie, en région Centre, vers la Champagne Ardennes. Tous les gouvernements de la (fausse) droite et de la (fausse) gauche poursuivent le même but, faire de Paris une mégaville encore plus «&amp;nbsp;compétitive&amp;nbsp;». Cela veut dire&amp;nbsp;: encore plus financiarisée, encore plus spéculative, encore plus invivable pour la masse de ses habitants. «&amp;nbsp;Nicolas Sarkozy veut donner un nouvel élan au Grand Paris&lt;em&gt;&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; dont le projet «&amp;nbsp;va jusqu’au Havre&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», indiquaient &lt;em&gt;les Echos&lt;/em&gt; du 10 octobre 2011, chiffrant à 32 milliards le montant des investissements en infrastructures que cela requerra d’ici à 2025. Si cette dépense n’empêchera pas nombre de Parisiens à essayer de fuir leur mégalopole, comme un million d’entre eux l’ont fait en 5 ans, bien plus nombreux sont les nouveaux habitants qui arrivent à Paris, venus, souvent, des quatre coins du monde et de ce que l’on appelait le «&amp;nbsp;tiers monde&amp;nbsp;», où le manque de perspective attire dans les grandes villes européennes, avec les encouragements et les aides mises en place par l’hyperclasse . Car celle-ci poursuit son objectif&amp;nbsp;: elle ne fait pas du social pour le plaisir de se donner bonne conscience, elle fait un minimum de social, uniquement en direction des couches les plus défavorisées, et en vue d’un objectif précis. Cet objectif c’est de peser à la baisse sur les salaires des travailleurs originaires du pays d’accueil, de leur faire accepter des reculs sociaux, par une concurrence de main d’œuvre peu exigeante car elle n’a pas le choix. L’immigration de masse est une stratégie du capital. Réserver les HLM aux plus pauvres, généralement issus de l’immigration, est un aspect de cette stratégie, et nous ramène au coeur des questions de la ville, car c’est un moyen pour le patronat de moins payer ces travailleurs (cf. Alain de Benoist in &lt;em&gt;Eléments &lt;/em&gt;139,2011&lt;em&gt;, &lt;/em&gt;«&amp;nbsp;Immigration, l’armée de réserve du capital&amp;nbsp;»et&lt;em&gt; le Spectacle du monde,&amp;nbsp;&lt;/em&gt;octobre 2010,&lt;em&gt; «&amp;nbsp;&lt;/em&gt;L’immigration en France, état des lieux&lt;em&gt;&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;). L’objectif du capital, c’est tout simplement un financement public le plus élevé possible de la reproduction de la force de travail permettant à la part privée, patronale, de ce financement, d’être la plus faible possible. C’est uniquement en ces termes - que l’on peut qualifier de marxistes et qui sont en tout cas réalistes - que ceci peut se comprendre et non, comme paraissent le croire certains, parce que les pouvoirs publics seraient animés d’une pseudo préférence étrangère. Celle-ci n’est qu’une préférence pour l’immigration qui n’est elle-même qu’une préférence pour les bas salaires d’une part, pour la division et l’affaiblissement de la classe ouvrière d’autre part. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;L’évolution contemporaine de la ville s’analyse en fonction de cela. En périphérie se situent les zones d’habitat, loin des entreprises, très loin des usines, afin que les travailleurs ne puissent s’organiser et soient usés par le travail, tout comme les chômeurs ne peuvent non plus s’organiser dans ces immenses zones où chacun est isolé de l’autre&amp;nbsp;: car la densité des banlieues est dérisoire face à celle des centres-villes. Au centre des agglomérations se situent les espaces festifs (&lt;em&gt;Festivus festivus&lt;/em&gt; disait Philippe Muray), où il s’agit de «&amp;nbsp;s’éclater&amp;nbsp;», où les élus locaux aménagent des espaces de plus en plus «&amp;nbsp;jouissifs&amp;nbsp;» (dixit Bertrand Delanoé), afin de faire oublier les dégâts de la mondialisation, les délocalisations, la liquidation de l’industrie, tout particulièrement en France. Objectif ultime&amp;nbsp;: tuer toute envie de politique, celle-ci étant noyée dans de vagues fêtes citoyennes ou communautaires (participation des élus à des ruptures du jeune, encouragements à tous les replis communautaires, etc).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Partout les centres-villes sont devenus inabordables pour les classes populaires ou moyennes. Ils sont devenus des musées, sans artisans, sans entreprises autres que des commerces. Immigrés pauvres entassés dans des logements vétustes, bobos charmés par la «&amp;nbsp;diversité&amp;nbsp;» mais très habiles en stratégie d’évitement de celle-ci quand il s’agit de scolariser leurs enfants, le peuple est en fait chassé du cœur des grandes villes. Les artisans s’y font de plus en plus rares, les petites industries y ont disparu, les services et la tertiarisation ont remplacé les ouvriers. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Face à cela, il faudrait rétablir la possibilité de liens sociaux plus forts. Cela nécessiterait deux choses. La première c’est la densité, insuffisante en banlieue, ce qui a pour conséquence que ces banlieues sont trop étendues. Trop étendues pour des raisons écologiques, trop consommatrices en énergie notamment pour les transports, trop souvent individuels (usage excessif de la voiture rendu indispensable par la carence des transports en commun). La seconde chose qui serait nécessaire, c’est de développer la mixité habitat-travail, avec donc l’objectif d’une réduction des temps de transport, avec un nouvel urbanisme abandonnant la solution trop facile et inepte de séparer totalement zones d’activité et d’emploi. Ce sont les deux axes majeurs à développer. Comme conséquence de leur application, les liens entre travailleurs, qui sont aussi des habitants seraient facilités, les luttes, à la fois dans le domaine du travail et dans le domaine de l’habitat seraient rendues plus aisées, les collectifs habitants-travailleurs pourraient intervenir dans la gestion des usines, des ateliers, des immeubles. Les luttes sociales redeviendraient possibles à chaque fois qu’il serait nécessaire de s’opposer à la logique du capital, l’organisation des sans travail, les initiatives pour créer des entreprises sans capital, des coopératives ouvrières de production, des entreprises associatives, de l’économie solidaire seraient là aussi facilitées. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;En somme, il serait possible de refaire une société forte, autour de la valeur du travail bien sûr mais pas autour du «&amp;nbsp;travailler toujours plus&amp;nbsp;», a fortiori quand il s’agit de travailler toujours plus pour le capital. La mise hors d’état de nuire des trafiquants de drogue et autre pourrait être réalisée par les habitants-travailleurs eux mêmes dotés de leur propre garde nationale civique dans le même temps que le coeur de la politique nationale (et européenne bien sûr) devrait être de lutter contre le parasitisme financier, le blanchiment de l’argent sale, la délinquance civique tout autant qu’économique et ses réseaux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La ville doit être conçue pour le lien social. Elle doit répondre aux besoins éthologiques de l’homme&amp;nbsp;: enracinement, repères, intimité. L’anonymat est aussi un besoin dans les villes, mais c’est son excès que l’on constate, c’est son excès qu’il faut mettre en cause. Pour répondre au besoin d’enracinement, il faut rapprocher habitat et lieux d’activité, il faut voir à nouveau la ville comme un paysage, et réhabiliter la notion d’identité locale, de lieu, de site. Il faut, par la densité, réduire l’étendue des villes, combattre l’étalement urbain, retrouver la coupure franche ville-campagne. C’est que j’essaye de montrer dans mon analyse des rapports de l’homme et de la ville. Montrer pour convaincre. Convaincre pour transformer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'avenir de la ville n'est écrit nulle part. Entre le grand ensemble et la marée pavillonnaire, d'autres voies sont possibles. Le devenir-banlieue de la ville n’est pas inéluctable. Les idées de notre modernité ont mené la ville là où on sait. D'autres idées peuvent la mener ailleurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt; (version remaniée d'un article paru dans &lt;em&gt;Rébellion&lt;/em&gt;, novembre-décembre 2011)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Gaston Chapuis</name>
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        <title>Les carnets de Gaston Chapuis (72)</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://afeuvif.hautetfort.com/archive/2011/12/26/les-carnets-de-gaston-chapuis-72.html" />
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        <updated>2011-12-26T17:21:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-26T17:21:00+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;      &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu'il est pénible de voyager dans...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://afeuvif.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal; page-break-before: always;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Qu'il est pénible de voyager dans les trains de la banlieue parisienne ! Cela tourne même au quasi-supplice quand l'accent et le jargon barbares s'ajoutent à l'expression bruyante de la bêtise et de la vulgarité... Que ne peut-on être sourd à volonté !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Argenteuil, le Val d'Argenteuil : nous retrouvons ce mélange d'islam, de trafic de drogue, d'intimidation et de misogynie qui fait le charme de la ceinture musulmane autour de Paris.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Il est fou de penser que si François Hollande dirigeait la France à la place de Nicolas Sarkozy, rien de tout cela ne serait arrivé : la faillite de la Grèce, la quasi-faillite de l'Italie, de l'Espagne et du Portugal, la crise des dettes souveraines, moindres mais très graves cependant, de la plupart des autres États européens, dont l'Allemagne et la France. Depuis l'an de grâce 2008, François Hollande assistait en silence à tout ce marasme, plein d'une rage impuisssante, lui qui eût su le prévenir, affirme-t-il en attaquant Nicolas Sarkozy, et qui, mieux encore, saurait y remédier, et y remédier avec sagesse, en tendant de plus en plus à améliorer la justice sociale et à préserver les grands équilibres naturels. François Hollande président de la République, ce sera&lt;em&gt; François-Charlot magicien.&lt;/em&gt; Du reste, remarquez-le bien : un air responsable et fameux est étendu comme une couche de fard sur son visage enjoué de clown triomphant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En ces années de décivilisation (terme déjà employé par Sebastian Haffner en 1939, remis à l'honneur par Renaud Camus, l'auteur de &lt;em&gt;Décivilisation&lt;/em&gt;, publié aux éditions Fayard), Lunéville (Meurthe-et-Moselle), au nom si joliment français, gros bourg de vingt-et-un mille habitants, compte deux mosquées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Selon le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, l'augmentation du nombre de mosquées en France est le signe de l'intégration de l'islam dans la République. Assertion de mauvaise foi et, en outre, soutenue contre l'évidence ; certes, l'augmentation du nombre de mosquées en France est le signe de l'islamisation, de la décivilisation de la France. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sauf un petit nombre, les Français musulmans se sentent moins français que musulmans. Le Français en eux est toujours prêt à céder le pas au musulman. Et ils ont un taux de natalité plus élevé que les Français non musulmans. C'est pourquoi, à plus forte raison si les flux migratoires maghrébins restent ce qu'ils sont, et à plus forte raison encore s'ils grossissent, la France est appelée à s'islamiser toujours davantage, à devenir moins française que musulmane, moins républicaine qu'islamique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les émigrés extra-européens sont et seront les bienvenus en masse dans la république socialiste de François Hollande, et le droit de vote leur sera accordé aux élections locales au bout de cinq ans. Un investissement à moyen terme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De surcroît, François Hollande est le premier candidat à la présidence de la République à faire campagne également en Afrique où il se rendra prochainement. Les électeurs socialistes, qu'ils soient d'origine française, africaine ou nord-africaine, peuvent compter sur lui pour que la France continue de perdre de sa substance propre et de se remplir de substance étrangère. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La république socialiste de François Hollande, ce sera, de fait, un grand pas en avant sur la voie de l'intégration de la France à l'islam. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En l'absence de statistiques ethniques, interdites (au nom de quoi ? au nom de la liberté de dissimuler ?) il suffit de comparer des images documentaires prises à Paris, Lille, Lyon ou Marseille aux mêmes endroits, aux mêmes heures, les unes en 1972, les autres en 2012 : au cours des quarante dernières années, la France a vécu une révolution démographique, et donc culturelle, sociétale, sans précédent, qu'aucun parti politique n'appelle &lt;em&gt;révolution,&lt;/em&gt; et dont aucun parti poilitique, excepté celui de la fille de Jean-Marie Le Pen, irrecevable, ne tire la leçon, à savoir le gel nécessaire de toute immigration extra-européenne, nécessaire aussi, d'ailleurs, en raison de la mauvaise situation sociale, économique et financière de la France.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; L'immigration extra-européenne, se poursuivant, empêche toute intégration et dévore la France de l'intérieur, y accélère la dénationalisation, y aggrave le communautarisme et l'islamisation. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Le nom reste, la France, et celle-ci, sans cesse rongée au dedans, se vide de son contenu. C'est comme cela que les arbres meurent ; un jour, on découvre qu'ils sont creux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Que nous vous savons gré, monsieur le président de la République, de soutenir le projet de loi visant à sanctionner le déni de génocide ! Il a fait apparaître, par la voix du Premier ministre turc, Recep Erdogan, ce qu'est un islamiste prétendument modéré (s'il y a une minorité de musulmans modérés, il n'y a pas d'islamistes modérés, car il n'y a pas d'islam modéré, il n'y a qu'un islam conquérant ou tenu en respect), oui, disions-nous, le projet de loi visant à sanctionner le déni de génocide a fait apparaître, par la voix du Premier ministre turc, Recep Erdogan, ce qu'est un islamiste prétendument modéré : un négateur du génocide des Arméniens il y a un siècle en Turquie (un million cinq cent mille morts, mais rien que des chrétiens, cela ne compte pas, le Coran l'autorise et même y incite vivement, promesses célestes à la clé), l'auteur d'allégations aussi mensongères qu'inédites (en l'occurrence, un imaginaire génocide des Algériens durant la guerre d'Algérie, falsification de l'histoire à laquelle nul Algérien extrémiste, même mythomane, n'avait songé) il est arménophobe, francophobe, raciste et il crie au racisme, discriminatoire et il crie à la discrimination, christianophobe et il crie à l'islamophobie, bref, il proteste selon tous les artifices pervers de la victimisation utilisés par la grande majorité des musulmans avec la bénédiction des belles âmes de gauche, et il essaie au passage de soulever ses coreligionnaires en France, d'y provoquer quelque insurrection confessionnelle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Nous sourions avec vous, monsieur le président de la République, de voir un tel énergumène, l'islamiste «&amp;nbsp;modéré&amp;nbsp;» moyen, s'en prendre à vous ! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; En revanche, quel silence assourdissant il garde sur les attentats islamistes commis dans des églises chrétiennes au Nigeria le jour de Noël ! Aucune condamnation par le Premier ministre turc, Recep Erdogan, des attentats islamistes commis dans des églises chrétiennes au Nigeria le jour de Noël, au moins quarante morts et cent vingt blessés, et surtout aucune condamnation, cela vous aura frappé, monsieur le président de la République, de ces mêmes attentats, aucune, par un responsable musulman quelconque. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quant à la députée UMP à l'origine du projet de loi visant à sanctionner le déni de génocide, elle est menacée de viol et de mort, vous n'en ignorez rien, monsieur le président de la République, menaces fréquentes, pour ainsi dire banales, des islamistes à l'endroit des femmes qui ne professent pas leur religion – qui refusent sa violence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄ &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Quand les Français de gauche regarderont-ils l'islam en face ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄ &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Golgotha picnic&lt;/em&gt;, la pièce.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; «&amp;nbsp;&lt;em&gt;L'homme, nous le savons, couvre de moqueries&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Les choses qu'il ne comprend pas.&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Johann Gœthe&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;LEFT&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; De moqueries et, parfois, d'ordures.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;CENTER&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;▄&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Verdana,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% transparent;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Une pensée pour les chrétiens d'Orient. Leurs dernières années seront courtes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0.1cm; font-style: normal; font-weight: normal;&quot; lang=&quot;fr-FR&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Kyral</name>
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        <title>Au choix</title>
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        <updated>2011-12-15T08:00:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-15T08:00:00+01:00</published>
        <summary>  Dans une banlieue difficile, une institutrice fait sa classe le lendemain...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Dans une banlieue difficile, une institutrice fait sa classe le lendemain de la fête des mères.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Elle demande donc aux enfants ce qu'il ont acheté a leur maman :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Norbert ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Je lui ai acheté une bague et une paire de gants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- La bague, je comprends, mais pourquoi des gants en plus ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Ben comme ça, si elle aime pas la bague, elle pourra toujours mettre les gants par-dessus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Oui, effectivement, pourquoi pas. Et toi, Kevin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Moi, je lui ai offert un beau collier et un écharpe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Je suppose que si elle n'aime pas le collier, elle pourra mettre l'écharpe par-dessus, c'est ça ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Ben ouais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Bien, bien... Et toi, Mouloud ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Moi, je lui ai offert des boucles d'oreilles et une boîte de capotes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Euh... Là, je dois dire que je ne saisis pas très bien...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Zyva, des boucles d'oreilles, quoi ! Et si&amp;nbsp;ça lui plaît&amp;nbsp;pas, elle va se faire enculer !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Beldurian</name>
            <uri>http://afe-lille.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>L’AF ouvre de nouveau le débat sur la laïcité : La laïcité n’est pas une question secondaire.</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://afe-lille.hautetfort.com/archive/2011/12/04/l-af-ouvre-de-nouveau-le-debat-sur-la-laicite-la-laicite-n-e.html" />
        <id>tag:afe-lille.hautetfort.com,2011-12-08:3893632</id>
        <updated>2011-12-08T07:00:00+01:00</updated>
        <published>2011-12-08T07:00:00+01:00</published>
        <summary>    La loi de 1905, dite de séparation des églises et de l’État, devait...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://afe-lille.hautetfort.com/">
          &lt;div class=&quot;chapo&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La loi de 1905, dite de séparation des églises et de l’État, devait régler définitivement le statut des églises dans notre pays. Ce sujet très controversé ne peut être sans cesse relégué, sous le seul prétexte qu’il ne fait pas l’unanimité dans le camp des amoureux de la patrie.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt; &lt;a title=&quot;ImageShack - Image And Video Hosting&quot; href=&quot;http://imageshack.us/photo/my-images/9/angelusmillet.jpg/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img style=&quot;margin-right: auto; margin-left: auto; display: block;&quot; src=&quot;http://img9.imageshack.us/img9/1725/angelusmillet.jpg&quot; alt=&quot;&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class=&quot;clear&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;surlignable&quot;&gt;&lt;div class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’Action française ouvre donc à nouveau le débat.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;L’astuce consiste à distinguer ce qui relève de la sphère privée de ce qui appartient au domaine public où s’épanouissent les rapports sociaux. Ces rapports sociaux sont ceux qui contribuent à l’édification du bien commun et constituent l’expression de la citoyenneté.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;La citoyenneté est comme le rappelle Dominique Schnapper (1), une vision assez abstraite et utopique de l’homme, puisqu’elle repose essentiellement sur la notion de civisme ou de contrat social, c’est-à-dire sur un acte volontaire supposant des droits et des devoirs. Sont citoyens tous ceux qui s’intéressent à la vie politique et veulent y participer ne serait-ce que par la pratique du vote.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Notre regard d’Action française reposant sur l’appartenance à la Nation, aborde la question davantage autour du « nous » collectif s’inscrivant dans l’espace et dans le temps. Il n’exclut pas, bien-sûr, l’idée de règles communes s’appliquant à tous, au delà des différences, pour le service le l’intérêt général.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Mais l’idée citoyenne qui repose sur l’état de droit, sur le concept propre au laïcisme, de sphère privée et de domaine public, rejette en particulier cette notion de temps, voire même d’espace.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Domaine public et sphère privée&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;La sphère privée renferme l’histoire, la vie, les croyances, l’identification à un groupe qui partage cette histoire, cette vie, ces croyances.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Le domaine public qui se veut inclusif accepte tout individu pourvu qu’il ne fasse jamais état de ce qui le constitue en profondeur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;On se rappelle les tentatives idéalistes de langues universelles comme le Volapuk ou l’Esperanto, pour que non seulement, chacun, quelle que soit sa patrie, puisse se comprendre, noble intention, mais aussi pour apprendre à se débarrasser de la gangue d’histoire qui singularise tel ou tel groupe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Ce qui fit dire à De Gaulle s’agissant de l’Européisme : « &lt;em&gt; Dante, Goethe, Chateaubriand appartiennent à toute l’Europe dans la mesure même où ils étaient respectivement et éminemment italien, allemand et français. Ils n’auraient pas beaucoup servi l’Europe s’ils avaient été des apatrides et s’ils avaient pensé et écrit en quelque esperanto ou volapük intégré &lt;/em&gt; ». (2)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;La même volonté d’estomper les différences s’applique aux principes du laïcisme dans le cadre national, sans voir que la somme des histoires vécues, des particularismes, des convictions et des croyances les plus profondes, est constitutive d’une société riche et libre. C’est dans le creuset du temps long et des vécus communs que se dessinent les vraies solidarités. Alors que les principes du laïcisme supposent la création d’un « homme nouveau » lisse, intemporel, sans culture et sans histoire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;On ne peut s’empêcher de trouver là, les germes d’un totalitarisme qui n’entrevoit la civilisation que sous la forme de l’uniformisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Cette manière de « tolérer » encore l’existence d’une sphère privée sans contrainte, ressemble à une concession temporaire laissée à quelques individus encore irréductibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Cette édification du laïcisme comme idéal humain partagé et réglementant la vie publique, n’est elle pas en réalité l’expression d’une volonté d’ériger une autre religion (avec ses mythes, ses héros et son « Histoire », le tout fabriqué à la hâte et sans ancrage dans les populations) destinée à remplacer l’ancienne ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Avec la montée de l’Islam, des organisations républicaines d’extrême gauche comme d’extrême droite, enfourchent à nouveau ce blanc destrier dont les effets sur notre société ont pourtant conduit à une anomie sans précédent et à l’incapacité pour celle-ci précisément de faire face aux invasions religieuses exogènes, comme le souligne l’enquête de Gilles Kepel publiée au printemps dernier par l’Institut Montaigne (3).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;L’idéal républicain s’avère moins puissant dans les esprits que la foi musulmane. Appliquons le « politique d’abord » et « l’ empirisme organisateur… »&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Dès lors que « la croyance religieuse est plus structurante, que la croyance républicaine » comme le constate Luc Bronner (4), nous sommes en droit de nous interroger sur le bien fondé d’une stratégie s’appuyant sur le concept de laïcité et qui s’en prend aux racines réelles de notre nation, sans montrer son efficacité face à la progression d’autres religions en rupture totale avec ce qui nous reste de civilisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Le laïcisme prétend rassembler sur un plus petit dénominateur commun, réduit aux pratiques quotidiennes et à une pensée normative écartant tout ce qui touche l’homme au plus profond de lui même, demandant le respect de l’autre, pourvu que cet autre ne soit pas identifié pour être finalement : « un autre soi même. ».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Si les Français suivent cette voie pour faire face à la montée de l’Islam et affirmer leur identité, ils se tirent une balle dans le pied.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;Cela constituera certainement un point de divergence, non négligeable, entre l’Action française et d’autres courants nationalistes qui apportent, par ailleurs, des réponses pertinentes et alternatives aux « volontés » supranationales qui se servent de la crise pour remettre en cause ce qui nous reste de souveraineté nationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;[1] Dominique Schnapper : Sociologue, ancien membre du Conseil constitutionnel (débat à l’IHEDN).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;[2] Charles De Gaulle, conférence de presse - 1962.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;[3] Gilles Kepel : Enquête, « Banlieue de la république ». éd. Institut Montaigne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: times new roman,times; font-size: small;&quot;&gt;[4] &lt;em&gt;Le Monde&lt;/em&gt; du 3 octobre 2011.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>rsada</name>
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        <title>Pourquoi les intouchables m’ont touché ?</title>
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        <id>tag:www.regis-sada.fr,2011-11-16:3868072</id>
        <updated>2011-11-16T10:00:00+01:00</updated>
        <published>2011-11-16T10:00:00+01:00</published>
        <summary>    Comme des millions de français j’ai succombé à l’appel du film qui,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3291507&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://www.regis-sada.fr/media/02/02/941178313.jpg&quot; alt=&quot;affiche_intouchables.jpg&quot; width=&quot;424&quot; height=&quot;264&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Comme des millions de français j’ai succombé à l’appel du film qui, dit-on, sera sans doute LE film de l’année. &lt;strong&gt;Ce dimanche je suis allé voir «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182745.html&quot;&gt;Intouchables&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» d’Eric Toledano et d’Olivier Nakache&lt;/strong&gt;, et j’ai succombé à ce film et à l’interprétation du duo &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182745.html&quot;&gt;Omar Sy&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182745.html&quot;&gt;François Cluzet&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De cette histoire pas tout à fait comme les autres, on ne retiendra pas les décors, les costumes ou les dialogues.&lt;/strong&gt; Ce film n’est pas un chef d’œuvre du 7&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; art, c’est simplement le récit de deux destins improbables qui finissent par se rencontrer pour nous livrer une réponse rassurante sur certains clichés de notre société.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Entre Philippe et Driss, c’est bien plus une histoire de complicité entre deux personnes qu’un simple rapport entre un patron et son employé. Tous deux issus de milieux radicalement opposés, ils ne répondent pas aux mêmes codes.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Basée sur des faits réels, cette histoire parfaitement romancée redonne confiance dans l’Homme.&lt;/strong&gt; Lorsque ce dernier est capable de bousculer ses propres habitudes, ses propres règles et ses propres contraintes. Lorsqu’il est capable de ne pas s’arrêter aux classes sociales, aux origines, mais lorsqu’il donne une chance à la différence. &lt;strong&gt;Lorsqu’il donne une chance à celui qui ne lui ressemble pas&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182745.html&quot;&gt;Intouchables&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» ne rentrera pas au Panthéon du cinéma.&lt;/strong&gt; «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182745.html&quot;&gt;Intouchables&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» est en revanche rentré dans les cœurs car il relate une simple histoire, une belle histoire de vie&amp;nbsp;! Beaucoup on sacrifié l’égalité des chances sur l’autel d’une hérésie utopique. &lt;strong&gt;Pourtant le miracle relaté dans «&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=182745.html&quot;&gt;Intouchables&lt;/a&gt;&amp;nbsp;» est la plus belle expression de ce qu’elle pourrait offrir&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;A la manière de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Louis_Bory&quot;&gt;Jean-Louis Bory&lt;/a&gt;&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;L'humour est une façon de remettre en question les choses qu'on considère comme intouchables.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Rouge</name>
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        <title>Ce jour-là, au ciné...</title>
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        <updated>2011-11-09T09:02:56+01:00</updated>
        <published>2011-11-09T09:02:56+01:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;&amp;nbsp; Se rendre au cinéma un samedi soir, à l'heure de pointe....</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Se rendre au cinéma un samedi soir, à l'heure de pointe. Entendre par là, à l'heure où les gens ont fini leurs courses. Tomber sur un parking qui déborde et ne pas céder à la panique. Se garer plus loin, on a des jambes, on peut marcher! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Remonter les allées de voiture et enfin pénétrer dans le centre commercial. Ne pas céder à la panique. Le Mac Do ne désemplit pas. La queue partout pour dîner. Pas grave, on n'est pas venus dîner. Les bornes automatiques sont prises d'assaut. Pas grave, on connaît l'astuce. On se glisse entre deux queues, les bornes sont en quinconce. Non monsieur, on a doublé personne! Encore une personne devant&amp;nbsp;quand un message incompréhensible retentit dans le hall. Reconnaître l'intonation, et prêter une oreille plus attentive. &quot;Nous avons le regret de vous annoncer que pour le film &lt;em&gt;Intouchables&lt;/em&gt; les séances de 19h40 et 21h15 sont complètes.&quot; Se regarder, sourire, se dire que oui, c'était bien d'être venus. Que ce n'est pas ce soir qu'on saura si nous sommes d'accord sur la qualité du film. On le saura demain, pas grave, partie remise. En profiter pour visiter le centre commercial comme si c'était une curiosité touristique. Ne pas succomber à l'injonction des ados de nous faire pénétrer dans l'antre d'Hollister: boutique sombre et spots dirigés sur les fringues. Belle devanture au demeurant. Acte de résistance? En tout cas, rebrousser chemin, traverser les allées de voiture, remonter à bord et rentrer pour voir un autre&amp;nbsp;film: verdict commun: pas assez de musique alors qu'il évoque Woodstock. Trop mou, trop lent... Passons!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Retourner le lendemain au même endroit, cette fois avec un peu d'avance. Boutiques fermées, mais parking quand même bien encombré. Une place. Moins loin que la veille. Tout près même! Prendre deux places. Se diriger vers la salle et découvrir une file d'attente déjà bien longue. Ce ne serait pas étonnant que cette séance -là soit aussi complète. Ouverture des portes: flot de spectateurs déversé dans la salle. Pas de panique, la salle est immense. Choisir deux places bien placées. Au centre de l'écran et pas trop loin. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Regarder les bandes-annonce en essayant de retenir le titre des films qui seront à voir. Quelques pubs, pourries, sur des entreprises locales. Et enfin, découvrir le générique de début du film. 1h52 dans la vue. Sans décrocher, jamais. En hurlant de rire, souvent. Trop bon cette énergie positive incarnée par ces deux comédiens au jeu si différent et pourtant si complémentaire: le petit sourire en coin de François Cluzet et le&amp;nbsp;large sourire jusqu'aux oreilles d'Omar Sy... Des dialogues savoureux... Aucun temps mort! Et quelques applaudissements en prime! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: large;&quot;&gt;Retrouver la lumière du jour et échanger des regards et des sourires entendus: oui, ce film était vraiment à voir... maintenant! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;420&quot; height=&quot;315&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/embed/Zus3ykZvmG4&quot; frameborder=&quot;0&quot; allowfullscreen=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Alix</name>
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        <title>Le village de l’allemand – Boualem Sansal</title>
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        <updated>2011-10-26T11:56:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-26T11:56:00+02:00</published>
        <summary>   Ou le journal des frères Schiller. Le sous-titre du livre de Boualem...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3261989&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://fahrenheit451.hautetfort.com/media/01/01/1262038766.jpg&quot; alt=&quot;village-de-allemand-09.jpg&quot; /&gt;Ou le journal des frères Schiller. Le sous-titre du livre de Boualem Sansal en révèle la structure. Le village de l’allemand est composé non pas d’un journal, mais de deux. Celui de Rachel, l’aîné des frères Schiller et celui de son frère cadet, Malrich, écrit après la découverte et la lecture du premier. Deux frères, deux trajectoires opposées que Boualem Sansal ne cesse de mettre en parallèle et de renvoyer l’une à l’autre. Deux chemins de jeunes immigrés algériens arrivés chacun à leur tour aux alentours de la dizaine d’années en France, confiés par leur père à leur oncle Ali et à sa femme. Rachel et Malrich, deux histoires françaises d’aujourd’hui donc, d’abord. Et c’est une lecture du livre de Boualem Sansal qu’il est important de ne pas oublier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Rachel symbolise un mythe de l’intégration à la française, le modèle de l’assimilé. Une success story qui en fait un jeune cadre dynamique immergé dans le businness industriel global au terme de brillantes études. Pour parachever le tableau, un pavillon, une jolie femme française de souche, et le tour est joué. De l’autre côté, il y a Malrich qui est lui plutôt du genre petit sauvageon de la république. De ceux qui sont coincés dans les banlieues poudrières, à zoner, à la recherche de petits boulots qui apparaissent comme les seules perspectives d’emploi au regard de leur échec scolaire, à côtoyer les peuples du monde entier venus s’échouer dans la patrie des droits de l’homme. Les frères Schiller se côtoient sans vraiment mêler leurs destins, trop dissemblables, comme deux France. Celle d’en haut et celle d’en bas, celle de l’autre côté du périphérique et celle des beaux quartiers, comme vous voulez. Un drame familial pour le drame de la France&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Encore mieux, le drame de l’histoire. Les frères Schiller et les France se retrouvent réunis autour de leur passé commun, l’Algérie. Et c’est là que le livre de Boualem Sansal prend une dimension supérieure. Dans leur petit village d’Aïn Deb, près de Setif, les parents des frères Schiller sont assassinés, égorgés lors d’un raid islamiste. C’est à cette occasion qu’un terrible secret se fait jour. Rachel découvre que son père n’était rien d’autre qu’un ancien nazi, impliqué dans les camps de concentration, et qui a fini par atterrir en Algérie, où il a participé à la lutte pour l’indépendance avant de se terrer loin de tout, transformé en vieil homme, dignitaire de ce trou paumé en Algérie. C’est le cœur du livre, un moteur qui ne cesse d’impulser sa dynamique narrative au livre et ouvrir un vaste champ de réflexion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Le village de l’allemand, livre sur les origines alors&amp;nbsp;? Oui, aussi. Rachel ne pourra plus se départir d’un dévastateur tourment intérieur une fois, ce secret révélé. Les abîmes ouverts sous ses pieds ne lui laissent aucune chance. Il se retrouve face à la Shoah. C’est un thème d’autant plus important pour Boualem Sansal qu’il est nié, tu, manipulé, fantasmé, dans le discours officiel en Algérie – et pas uniquement là-bas -, mais aussi par certains dans les banlieues françaises, dans les consciences arabes – essentiellement à cause de la Palestine et d’Israël. &lt;strong&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Il y a quelque chose dans la conscience qui en fait un piège pour elle-même&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; a écrit Witold Gombrowicz. La conscience de Rachel ne survivra pas aux pièges de questions insurmontables. Sommes-nous redevables des fautes de nos géniteurs&amp;nbsp;? Qui sont vraiment ces géniteurs que nous aimons&amp;nbsp;? Des questions qui rejoignent celle de la banalité du mal - Hannah Arendt -, de la responsabilité de chacun, du peuple allemand dans la Shoah, de la dénazification, de la justice vis-à-vis des coupables et des réseaux d’exfiltration d’anciens nazis.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Sur la trace de Schiller père, la bête brune et l’Holocauste rongent Rachel et par l’intermédiaire de son journal, son jeune frère Malrich. Ce dernier suit la quête des origines, du sens et de l’expiation de son frère au plus près. Il essaie de comprendre ce dernier. Mais alors que Rachel est tout entier tourné vers le passé, Malrich lui regarde le présent et l’avenir. Il ne s’effondre pas et cherche d’une façon ou d’une autre à agir, à réagir. Dans un élan de «&amp;nbsp;plus jamais ça&amp;nbsp;», un processus de réflexion sur son quotidien, il en arrive à identifier ce qu’il estime être le nouvel extrémisme, la nouvelle peste qui peut faire advenir encore les horreurs du passé&amp;nbsp;: l’islamisme. Le parti pris de Boualem Sansal à travers Malrich est radical. Il y a une analogie claire entre islamisme et nazisme qui est faite. Boualem Sansal s’attaque à ce mal qui a gangrené l’Algérie et qui rampe le long des murs des barres des cités françaises. Les mots sont d’autant plus durs qu’ils sont dans la langue d’un adolescent à l’expression simple et directe. Les fous de Dieu sont là et il ne faut pas les laisser faire, il faut les combattre, férocement, ici – en France - et là-bas – en Algérie - pense Malrich.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Il est courageux de la part de Boualem Sansal de s’élever ainsi avec rage contre l’islamisme –lui qui vit encore en Algérie. Si le parallèle avec le nazisme et la Shoah est plus qu’audacieux, parfois dérangeant, impossible de nier que la barbarie a aujourd’hui dans certains cas le visage barbu des embrigadés et fanatiques de l’Islam. Et l’appel contre la mollesse, le recul, l’indulgence, l’angélisme – façon Munich 1938 pour rester dans le registre de la seconde guerre mondiale – est réellement à prendre en compte. La virulence de Boualem Sansal à l’égard de son pays dépasse d’ailleurs la question de l’islamisme avec les voyages effectués par chacun des frères Schiller en Algérie. Le portrait de l'Algérie, tâché par la corruption, la lâcheté, le militarisme, le clientélisme et la bureaucratie, n’est pas très reluisant, même s’il est sans doute salutaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;Plongé dans le journal des frères Schiller, difficile de ne pas ressentir la tristesse, le désespoir, l’horreur de Rachel ou encore la révolte, la rage, la colère de Malrich. C’est une stimulation permanente d’évoluer sur une corde raide dans cet entre-deux ouvert par Boualem Sansal entre l’Algérie et la France, mais aussi entre le nazisme et l’islamisme, entre un père et ses enfants, entre deux frères, deux voix distinctes. Le village de l’Allemand est un livre intrigant, audacieux et très profond, qui n’hésite pas à empoigner des thèmes forts comme la Shoah, l’islamisme et à nous mettre en garde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana, geneva; font-size: x-small;&quot;&gt;A lire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>”Il va y avoir des territoires qui vont s'ethniciser...”</title>
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        <updated>2011-10-25T10:15:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-25T10:15:00+02:00</published>
        <summary>  Vous pouvez écouter ci-dessous un entretien passionnant&amp;nbsp;avec...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Vous pouvez écouter ci-dessous un entretien passionnant&amp;nbsp;avec &lt;strong&gt;Christophe Guilluy&lt;/strong&gt; sur &lt;em&gt;France Culture&lt;/em&gt;. Géographe, Christophe Guilluy est l'auteur de l'essai intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Fractures françaises&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Bourin, 2010), qui a quelque peu bousculé&amp;nbsp;le politiquement correct ambiant...&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;480&quot; height=&quot;276&quot; src=&quot;http://www.dailymotion.com/embed/video/xffbaa&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/xffbaa_christophe-guilluy-fractures-francaises_news&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Christophe Guilluy - &quot;Fractures françaises&quot;&lt;/a&gt; &lt;em&gt;par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/lAfOIREaUXaTROCITES&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;lAfOIREaUXaTROCITES&lt;/a&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>La banlieue contre la ville</title>
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        <updated>2011-10-18T16:35:00+02:00</updated>
        <published>2011-10-18T16:35:00+02:00</published>
        <summary>  Nous vous signalons la parution, aux éditions de  La barque d'or , de   La...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous vous signalons la parution, aux éditions de &lt;a href=&quot;http://la-barque-d-or.centerblog.net/&quot;&gt;La barque d'or&lt;/a&gt;, de &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La banlieue contre la ville&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, un essai &lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt;. Urbaniste, Pierre Le Vigan réfléchit sur la question de la ville depuis près de trente ans. Collaborateur des revues &lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/elements-L-Agonie-de-l-Europe-et-de-l-Euro.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/krisis-Le-Chaos-.html&quot;&gt;&lt;em&gt;Krisis&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;, il a récemment publié &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La Tyrannie de la transparence&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (L'Æncre, 2011), le deuxième volume de ses carnets, ainsi qu'un essai intitulé &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le malaise est dans l'homme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Avatar, 2011).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le livre (18 euros, 248 p) peut être commandé par courriel à :&lt;strong&gt; &lt;/strong&gt;&lt;a href=&quot;mailto:labarquedor*at*hotmail.fr&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;&lt;strong&gt;labarquedor@hotmail.fr&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; ou sur le site :&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://la-barque-d-or.centerblog.net/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;http://la-barque-d-or.centerblog.net/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3246688&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/34442315.png&quot; alt=&quot;banlieue contre la ville.png&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;La ville n'est plus ce qu'elle était et les banlieues sont bien autres que ce qu'étaient les faubourgs. Les banlieues étaient le prolongement de la ville. Elles se sont retournées contre elle. Elles sont devenues des anti-villes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Impossible de se désintéresser de la question de la ville. L'immense majorité des Français y vit. Mais qu'est-ce que la ville ? Rien d'autre que le territoire emblématique de notre histoire. C'est pourquoi, elle est plongée dans la crise de la modernité. Arraisonnée par la technique, dilatée dans l'espace, la ville flotte à la surface des temps modernes. L'idéologie de la table rase, le mépris pour l'architecture vernaculaire, propre à un pays et une époque, au profit de modèles rationalistes universels ont amenés à la constitution d'immenses et peu vivables banlieues de grands ensembles. le déracinement est devenu la règle. A quoi bon « faire de la ville » (ou la refaire) si notre destin est d'être nomade.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pourtant, l'homme a toujours besoin d'enracinement. l'homme a besoin de se sentir « chez soi », y compris en ville. mais, il faut pour cela voir à nouveau la ville comme un paysage, la reconstruire comme tel, et réhabiliter la notion d'identité locale, d'habitat, de lieu, de site.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;L'histoire de la ville que relate l'auteur ouvre des pistes de réflexion et donne des raisons d'espérer et d'agir. l'avenir de la ville n'est écrit nulle part. Entre le grand ensemble et la marée pavillonnaire, d'autres voies sont possibles. Le choix n'est pas, d'un côté, le vieux rêve de&amp;nbsp;« construire les villes à la campagne » et, de l'autre, poursuivre l'extension sans fin de la banlieue. Le devenir-banlieue n'est pas inéluctable. Les idées de notre modernité ont mené la ville là où on sait. D'autres idées peuvent la mener ailleurs. Demain, la ville sauvée de la banlieue?&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Pourny</name>
            <uri>http://michelpourny.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>L'humanisme des beaux quartiers</title>
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        <updated>2011-10-06T09:40:55+02:00</updated>
        <published>2011-10-06T09:40:55+02:00</published>
        <summary>  &amp;nbsp;    &amp;nbsp;      &amp;nbsp;  «&amp;nbsp;&quot;Le coeur du problème de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://michelpourny.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&quot;Le coeur du problème de Clichy-Montfermeil est l'emploi&quot;, résument les chercheurs, avant de mentionner le problème de l'enclavement de l'agglomération et le décalage entre les compétences requises par les entreprises qui s'installent en Seine-Saint-Denis et la formation des jeunes de Clichy-Montfermeil.&amp;nbsp;» &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;Orange actualités 03 octobre&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Je lis et relis cette phrase, et je me demande si c’est le rôle des entreprises de se mettre à la portée de jeunes sans formation, ou si c’est aux jeunes de faire l’effort d’acquérir une formation professionnelle. Je penche pour la deuxième option. A force d’assister les gens, on ricane quand on entend le mot «&amp;nbsp;effort&amp;nbsp;». Oui, il faut que les jeunes et leurs parents comprennent que si l’état fait un pas dans leur direction, ils doivent aussi faire preuve de leur volonté et de leurs capacités. Sinon où va-t-on&amp;nbsp;? Vers une démission collective parents, enseignants, état. L’état qui –d’après la même étude- a déboursé 600 millions d’euros pour la rénovation urbaine de la zone étudiée&amp;nbsp;: Clichy-sous-bois&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Les auteurs de l’étude mettent en rapport le chômage de ces jeunes et l’intensification de l’identité musulmane dans ces quartiers. Ces enfants en viennent à rejeter radicalement «&amp;nbsp;la France et les valeurs qui lui sont prêtées&amp;nbsp;». Vieille équation toujours à la mode&amp;nbsp;: chômage = délinquance = rejet des lois de la république. Formule pratique cultivée à outrance par ceux pour qui personne n’est responsable, sauf le système, la société, le pouvoir. On pique votre portefeuille, c’est la faute de la société. Il n’y a plus de délinquants, il n’y a que des jeunes en mal d’être. Quelle éducation, mes amis&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Les enfants des gens qui parlent ainsi ne connaissent pas ces problèmes. Dans leurs beaux quartiers, ils fréquentent les écoles bien, privées ou publiques, ils ont un papa et une maman qui leur paieront de longues études et un studio à proximité, loin du bruit et de la fureur.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Moi, l’école ce dont à laquelle vous parlez, elle ne m’interpelle pas, Père m’a inscrit en bas de chez moi boulevard Exelmans à Sainte Mère de tous les Saints. Pour le soutien en grec et en latin, cela se passe en notre demeure balnéaire de Deauville le samedi après-midi. Je vous entends parler de cancres et délinquants, ma parole vos enfants fréquentent l’école du diable&amp;nbsp;! Allons, mes amis, ces enfants après tout sont nos frères, ne sombrez pas dans l’intolérance, et ces parents dont vous parlez, qui démissionnent, pensez qu’eux-mêmes n’ont pas vécu l’enfance qu’ils auraient méritée, pardonnez-leur ce laisser aller, ils ne savent pas ce qu’ils font. Bon, je vous quitte, j’aperçois devant la grille du parc mon maître d’équitation qui s’impatiente. A bientôt&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;§&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Kyral</name>
            <uri>http://blogdeblagues.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>La petite commission</title>
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        <updated>2011-08-07T08:00:00+02:00</updated>
        <published>2011-08-07T08:00:00+02:00</published>
        <summary>  Une prof d'un lycée de banlieue essaie d'inculquer les bonnes manières à...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://blogdeblagues.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Une prof d'un lycée de banlieue essaie d'inculquer les bonnes manières à ses élèves :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Kevin, si tu étais en train de faire la cour à une jeune fille de bonne famille, très bien éduquée, pendant un dîner en tête-à-tête et que tu aies besoin d'aller aux toilettes, que dirais-tu ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Zyva, attends-moi une seconde, je vais pisser un coup, quoi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Ça serait très grossier et très malpoli de ta part. Et toi, Manuel, que dirais-tu ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Je m'excuse, il faut que j'aille aux toilettes, mais je reviens tout de suite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- C'est déjà mieux, mais c'est désagréable de mentionner les toilettes pendant le repas. Et toi, Charles ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Moi, madame, je dirais : &quot;Ma chère, je vous demande pardon de m'absenter un moment. Je m'en vais de ce pas tendre la main à un ami intime que j'espère pouvoir vous présenter après le dîner.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Hervé</name>
            <uri>http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Les adhérents sont notre force !</title>
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        <updated>2011-06-15T08:03:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-15T08:03:00+02:00</published>
        <summary> Soutien à la liste &quot;Les adhérents sont notre force&quot; candidate en...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://udfboulogne-billancourt.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;Soutien à la liste &quot;Les adhérents sont notre force&quot; candidate en Ile-de-France pour le Conseil national du Mouvement Démocrate.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous nous reconnaissons dans le projet de société et la démarche initiée par François Bayrou depuis plusieurs années et qui a abouti à la création du Mouvement Démocrate.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Pour construire une alternative au pouvoir actuel, nous voulons un Mouvement Démocrate novateur et fédérateur.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme depuis 2008, nous pensons que les adhérents sont notre force !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lesadherentssontnotreforce.com/&quot;&gt;http://www.lesadherentssontnotreforce.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
        </content>
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        <author>
            <name>Estival</name>
            <uri>http://franceresiste.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Armée à Sevran ? Mais vive le lien social (du Gers à la Goutte d'Or) !</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2011/06/03/armee-a-sevran-vive-le-lien-social-du-gers-a-la-goutte-d-or.html" />
        <id>tag:franceresiste.hautetfort.com,2011-06-03:3665099</id>
        <updated>2011-06-03T22:34:00+02:00</updated>
        <published>2011-06-03T22:34:00+02:00</published>
        <summary>  .      &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;  La situation des banlieues, des&amp;nbsp; quartiers...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://franceresiste.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;La situation des banlieues, des&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;quartiers&lt;/span&gt;&amp;nbsp;abandonnés par la politique de l'Etat&lt;/span&gt; est devenue tragique, et le maire de Sevran ne voit pas d'issue possible sans la présence d'une armée.&amp;nbsp;Il faut savoir pourquoi, comment on en est arrivé là : quand on en est réduit à &quot;gérer la pénurie&quot; pour faire oeuvre de maire, quand on assiste à la &quot;fin de la politique de la ville&quot;, à un véritable &quot;échec du droit commun&quot;, on commence à identifier le parcours impitoyable qu'ont suivi des banlieues, des &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1851;faire-intervenir-l-armee-en-banlieue-ou-l-echec-criant-du-politique.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;quartiers de notre beau pays&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; ! Il faut lire l'article dû à Hélène Decommer, &lt;em&gt;nouvelobs le Plus, 03 06 2011&lt;/em&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;Mais voilà&amp;nbsp;qu'on nous invite&amp;nbsp;dans le Gers, à Condom, pour un peu de tourisme solidaire. Là, dans un ancien carmel&lt;/span&gt;,&amp;nbsp;quelques courageux citoyens français ont rêvé d'&quot;accueillir des personnes retraitées&quot;, et puis ce sont des &quot;personnes de tous horizons&quot; qui sont venues et qui cherchent à se reconstruire. Et il y a aussi les touristes. Mélange des milieux sociaux et des expériences, lente reconstruction de soi, rencontre des autres, goût du travail, de l'effort et du service rendu, telles sont les fleurs qui poussent dans ce jardin de l'esprit&amp;nbsp;pourtant bien réel et palpable. C'est un exemple, à comprendre dans le cadre plus vaste du tourisme solidaire&amp;nbsp;: autant de jolies perspectives&amp;nbsp;qui s'offrent à nos yeux dans l'article de Julie Schneider sur le &lt;em&gt;site de&amp;nbsp;Youphil 19 05 2011&lt;/em&gt;. Et l'article comporte de&amp;nbsp;nombreux liens passionnants pour approfondir ou élargir la question.&amp;nbsp;Soyons donc, ne serait-ce que quelques instants,&amp;nbsp;des touristes&amp;nbsp;et lecteurs de mentalité &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youphil.com/fr/article/03915-insertion-tourisme-solidaire-carmel-condom?ypcli=ano&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;solidaire&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;Il est bon, dans Paris, en flânant quelque part&amp;nbsp;dans le&amp;nbsp;quartier de la Goutte d'Or,&lt;/span&gt; de&amp;nbsp;découvrir comment &lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;Sakina M'Sa utilise la mode&lt;/span&gt;, le travail en atelier, et l'implantation dans cet environnement plutôt populaire pour faire de &quot;l'insertion par le travail&quot; et créer du lien social, qu'on appellera dans ce cas (de haute couture) du &quot;tissu social&quot; ! Cette flânerie instructive, nous la devons à&amp;nbsp;Fanny ROUX, écrivant&amp;nbsp;pour &lt;em&gt;Youphil, 20 05 2011&lt;/em&gt;. Ici encore, des liens passionnants pour repousser l'horizon. Lire &lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;l'&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youphil.com/fr/article/03920-mode-insertion-goutte-d-or?ypcli=ano&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;article&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;§&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;§&amp;nbsp;&amp;nbsp; §&amp;nbsp;&amp;nbsp; §&amp;nbsp;&amp;nbsp; §&amp;nbsp;&amp;nbsp; §&amp;nbsp;&amp;nbsp; §&amp;nbsp;&amp;nbsp; §&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #008000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;§&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Amaury</name>
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        </author>
        <title>La banlieue sur scène et dans les coulisses</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mesterressaintes.hautetfort.com/archive/2011/05/26/la-banlieue-sur-scene-et-dans-les-coulisses.html" />
        <id>tag:mesterressaintes.hautetfort.com,2011-05-26:3585403</id>
        <updated>2011-05-26T14:46:00+02:00</updated>
        <published>2011-05-26T14:46:00+02:00</published>
        <summary>  On en parle aussi sur Agoravox   &amp;nbsp; «&amp;nbsp;On se rend alors compte où...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://mesterressaintes.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-banlieue-sur-scene-et-dans-les-94842&quot;&gt;On en parle aussi sur Agoravox&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;On se rend alors compte où qu'on vous a mis. Les maisons vous pos­sèdent, toutes pisseuses qu'elles sont, plates façades, leur cœur est au propriétaire. Lui on le voit jamais. Il n'oserait pas se montrer. I1 envoie son gérant, la vache. On dit pour­tant dans le quartier qu'il est bien aimable le proprio quand on le rencontre. Ça n'engage à rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;image ci-dessous &lt;a href=&quot;http://www.forum-auto.com/automobiles-mythiques-exception/section5/sujet379076-5180.htm&quot;&gt;empruntée ici&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://images.forum-auto.com/mesimages/514211/ChellesDSR42CV.jpg&quot; alt=&quot;ChellesDSR42CV.jpg&quot; width=&quot;321&quot; height=&quot;220&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La lumière du ciel à Rancy, c'est la même qu'à Détroit, du jus de fumée qui trempe la plaine depuis Levallois. Un rebut de bâtisses tenues par des gadoues noires au sol. Les cheminées, des petites et des hautes, ça fait pareil de loin qu'au bord de la mer les gros piquets dans la vase. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Là dedans, c'est nous.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;En banlieue&amp;nbsp;», Céline, dans «&amp;nbsp;La Voyage au bout de la Nuit&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;«&amp;nbsp;J'ai une vision romantique et quelque peu oblique de la banlieue: j'admire sincèrement ces familles qui tentent de survivre en s'endettant pour se payer une maison identique à toutes les autres.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Interview de Harlan Coben dans «&amp;nbsp;Lire&amp;nbsp;», juin 2005.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;La banlieue n'a jamais été très belle, jamais très agréable. La banlieue c'est moche, c'est souvent gris, ça pue l'essence mais je m'y sens à la maison.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;En banlieue, comme à Paris, du moins pour ce qu'il en reste, on peut dire à un vaniteux qu'il est vaniteux, à un con qu'il est con, à un poète local qu'il est nul, à un érudit de sous-préfecture qu'il est ignare, personne ne s'en offusque. On ridiculise aussitôt les bons apôtres, les chefs de rayon qui jouent les esprits avancés, les anars syndiqués et les révolutionaires , tous ceux qui aimeraient bien être sortis de la cuisse de Jupiter alors qu'ils ne sont qu'à peine ses rognures d'ongles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;On pourrait vite sombrer dans le misérabilisme, la noirceur et les descriptions bien sordides, ne voir que la pauvreté, l'accent faubourien, aux accents traînants, et la délinquance. On pourrait parler des foules compactes sur les quais de gare, les VRP en veste orange qui attendent le train à côté des poivrots désoeuvrés, des filles vulgaires et des petits voyous bruyants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;On pourrait avoir des formules à la Céline, quand il parle de «&amp;nbsp;Rancy&amp;nbsp;» dans «&amp;nbsp;le Voyage au bout de la nuit&amp;nbsp;», avec des points de suspension et d'exclamation bien placés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;On passerait à côté de la poésie que même les barres de béton peuvent dégager, une poésie noire, anthracite, mais une poésie quand même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;C'est la lecture de &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a2197166/Laurent-Quesnel-Chelles&quot;&gt;ce livre de Laurent Quesnel&lt;/a&gt;, qui en vient, y vit et y vivra encore longtemps, sur la ville de Chelles à travers les cartes postales et autres photographies en noir et blanc qui m'a donné envie d'évoquer la banlieue. Dans cet ouvrage on suit son évolution au cours des décennies, quand celle-ci est encore plus ou moins rurale, voire paysanne, quand les parisiens viennent y danser, à la guinguette, du nom du premier propriétaire de ce genre d'établissement. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Elle a bien changé la banlieue, y compris en trente ans, si elle a gardé certains de ses anciens aspects, elle est surtout devenue une zone de complète relégation sociale, communautariste au dernier degré. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;On ne la reconnaît plus vraiment. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ceux qui n'y habitent pas ont de soudains enthousiasmes pour ce qu'ils s'imaginent être des mouvement artistiques féconds, qu'ils transforment parfois à leur idée pour adoucir les choses, ainsi le slam, plus agréable et confortable pour les oreilles des plus favorisés qui trouvent là l'occasion de montrer combien, en toute modestie, ils sont ouverts et cultivés, et modernes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ceux qui n'y vivent pas en loue parfois la diversité, ils trouvent ça tellement beau. Ils ne comprennent pas que ce sont souvent des personnes qui ne veulent pas se mélanger entre habitants de la banlieue, d'une part, et qui ne veulent surtout pas entendre parler d'autres cultures que la leur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;image ci-dessous &lt;a href=&quot;http://www.galeriecollin.com/images_catalogue/normal/tardi-en-banlieue.jpg&quot;&gt;empruntée à ce lien&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.galeriecollin.com/images_catalogue/normal/tardi-en-banlieue.jpg&quot; alt=&quot;tardi-en-banlieue.jpg&quot; width=&quot;265&quot; height=&quot;375&quot; /&gt;Tardi aussi a aimé se promener en banlieue. Son album, «&amp;nbsp;Tardi en banlieue&amp;nbsp;», n'est pas exactement une oeuvre littéraire à part entière car il s'agit en fait du recueil de dessins au fusain et peintures acryliques du père de «&amp;nbsp;Adèle Blanc-Sec&amp;nbsp;» avec un texte de Vautrin. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Le dessinateur s'y montre peut-être plus célinien que pour ses illustrations du &quot;Voyage au bout de la nuit&quot; qui ne valent pas Gus Bofa, et que l'on peut trouver plus chichiteuses. Il y conchie le grisâtre de la banlieue, les tours, les petits bourgeois qui promènent le chien, les boutures de milicien qui tiennent un molosse au bout d'une laisse, les vieilles cachées derrière leur rideau, les abrutis bêtement repliés sur eux-mêmes et souvent alcooliques, les employés de bureau maussades, les vigiles et leurs chiens, les solitudes, les petitesses, les préjugés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;Ses dessins ont cependant tous bien une certaine poésie, celle de la nostalgie de quelque chose paraissant définitivement enfui. Les lignes à haute tension sont autant de barreaux qui cachent le ciel. Mais le ciel on continue à le voir quand même. Car au bout du compte, c'est tout ce qui importe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>J'ai 17 pour toujours</title>
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        <updated>2011-05-14T16:40:00+02:00</updated>
        <published>2011-05-14T16:40:00+02:00</published>
        <summary>    J'ai 17 pour toujours       Jacques Descorde    l'Ecole des Loisirs (...</summary>
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          &lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #830000;&quot;&gt;J'ai 17 pour toujours&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt; &lt;br /&gt;Jacques Descorde&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;br /&gt;l'Ecole des Loisirs (&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;Théâtre)&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;, 2011&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; text-align: center;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #0006ff;&quot;&gt;Coup de poing à l'estomac&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;par Sophie Genin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; text-align: right;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: black;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot; align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333; font-family: Arial, sans-serif; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-size: 15px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-3003490&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lietje.hautetfort.com/media/00/01/4084646007.gif&quot; alt=&quot;adolescence ; banlieue&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;apple-style-span&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #333333;&quot;&gt;Deux amies sur un toit. Des séquences brèves. Très brèves. 22 en tout. Un univers noir qui espère toujours, à la Olivier Adam. Des adolescentes écorchées par la vie avant même d'avoir atteint 17 ans. Un texte difficile à suivre car basé sur les associations d'idées, voire les obsessions (comme compter le nombre de fenêtres allumées à différentes heures de la nuit, perchée sur le toit d'un immeuble-tour immense), des deux filles paumées et désabusées. Parfois les prénoms, Stella et Adèle, se brouillent et semblent s'inverser. Ce qui reste, comme goût amer, à la fin, c'est la mort mais aussi la vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0.1pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;apple-style-span&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #333333;&quot;&gt;L'écriture lapidaire, comme un uppercut, s'accompagne d'une bande-son actuelle (Portishead, Télépopmusik, Nirvana) qui la transforme en road-movie oppressant et fascinant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Banlieue française</title>
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        <updated>2011-03-29T22:29:52+02:00</updated>
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        <summary> Fontenay. Copyright Isabelle Sprung  </summary>
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          &lt;p&gt;Fontenay. Copyright Isabelle Sprung&lt;img id=&quot;media-2962192&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://leblogdisabellesprung.hautetfort.com/media/02/00/3762436640.jpg&quot; alt=&quot;IMG_9458.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <title>Banlieue française</title>
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        <summary> Fontenay. Copyright Isabelle Sprung  </summary>
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          &lt;p&gt;Fontenay. Copyright Isabelle Sprung&lt;img id=&quot;media-2962192&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://leblogdisabellesprung.hautetfort.com/media/02/00/3762436640.jpg&quot; alt=&quot;IMG_9458.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>mousseline545</name>
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        <title>30 FIGURANTS DE LA RÉGION PARISIENNE POUR JOUER DANS UN LONG METRAGE AVEC CAROLE BOUQUET</title>
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        <updated>2011-03-29T17:58:00+02:00</updated>
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        <summary> Pour les besoins d'un long métrage avec Carole Bouquet, sur le thème de la...</summary>
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          &lt;p&gt;Pour les besoins d'un long métrage avec Carole Bouquet, sur le thème de la relation père-fille et adaptation du roman de Justine Levy, tournage en Paris avec quelques noms prestigieux,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; On recherche de 30 figurants tous types, tous styles pour incarner différents profils (vendeuse boutique, passants, etc...). &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&amp;nbsp; est également recherchée une fillette pour un rôle une petite fille aux yeux verts et aux cheveux longs qui ressemble à Carole Bouquet&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; ainsi que des adolescents à forte corpulence pour de la figuration. &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pas de contraintes vestimentaires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lieu de tournage : Paris&lt;br /&gt; Salaire : 96,22 euros brut&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Dates de tournage : à partir du 5 avril 2011&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Joindre au mail : CV, photos récentes, portrait et en pied, photos amateur OK,&lt;/p&gt;&lt;p&gt;votre âge, vos disponibilités&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp; ALORS LES JEUNES ARGENTEUILLAIS ON DIT QUOI ? Vous avez vu ? Des jeunes de la banlieue alors...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; BONNE CHANCE !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; JCLAVEAU&lt;/p&gt;
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            <name>Zed</name>
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        <title>La cité à travers l'histoire...</title>
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        <updated>2011-03-28T16:26:00+02:00</updated>
        <published>2011-03-28T16:26:00+02:00</published>
        <summary>    &quot;Lorsque, dans des centres surpeuplés, les conditions d’habitat se...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Lorsque, dans des centres surpeuplés, les conditions d’habitat se détériorent tandis que le prix des loyers monte en flèche, lorsque le souci d’exploiter de lointains territoires l’emporte sur la recherche de l’harmonie interne, nous songeons inévitablement au déclin de Rome. Ainsi retrouvons-nous aujourd’hui les arènes, les immeubles de rapport, les exhibitions, les grands spectacles avec nos matchs de football, nos concours de beauté, le strip-tease rendu omniprésent par la publicité… Nous voyons se multiplier les salles de bains et les piscines, des autoroutes non moins coûteuses que les anciennes routes pavées, et des milliers d’objets éphémères et brillants, merveilles d’une technique collective, mis à la portée de toutes les convoitises. Ce sont les symptômes de la décadence&amp;nbsp;: le renforcement d’un pouvoir amoral, l’amoindrissement de la vie.&quot;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les éditions Agone viennent de rééditer &lt;strong&gt;&lt;em&gt;La cité à travers l'histoire&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, du philosophe et historien américain&lt;strong&gt; Lewis Mumford&lt;/strong&gt;. Mort en 1990, ce penseur critique de la technique a influencé des intellectuels comme &lt;strong&gt;Herbert Marcuse&lt;/strong&gt; ou &lt;strong&gt;Jacques Ellul&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2958584&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0pt;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/771441418.jpg&quot; alt=&quot;cité mumford.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;Qu’est-ce que la cité&amp;nbsp;? Comment a-t-elle commencé&amp;nbsp;? Quelles ont été les phases de son développement&amp;nbsp;? Est-elle destinée à disparaître, ou notre planète se transformera-t-elle en une immense ruche urbaine, ce qui serait, pour les villes individualisées, une autre façon de disparaître&amp;nbsp;? Les besoins qui conduisirent les hommes vers ce mode d’existence recevront-ils un jour les satisfactions qu’ont pu promettre autrefois Jérusalem, Athènes ou Florence&amp;nbsp;? Est-il encore possible de construire une cité permettant à l’homme de poursuivre un développement harmonieux&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Avant de penser un nouveau mode d’existence urbaine, il faut comprendre la nature historique de la cité et l’évolution de son rôle primitif. Nous serons mieux à même alors d’envisager les décisions qui nous incombent. Il nous appartient de diriger nos efforts vers l’accomplissement de la plus profonde valeur humaine&amp;nbsp;; ou sinon de subir l’automatisme des forces que nous avons déclenchées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Par l’analyse de la formation des regroupements urbains, ce classique fait apparaître les limites démographiques, technologiques et économiques au-delà desquelles la cité ne rend plus possible la survie d’une unité communautaire. Critique d’une organisation économique qui sacrifie le progrès de l’humanité au perfectionnement des machines, l’auteur revient au souci du bien public, à la recherche d’un équilibre écologique et à la coopération sociale comme base de notre milieu de vie.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <title>La SNCF et l'eco-mobilité : bien mais peut mieux faire !</title>
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        <updated>2011-03-28T14:21:00+02:00</updated>
        <published>2011-03-28T14:21:00+02:00</published>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino; color: #000000;&quot;&gt;&lt;img style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0pt 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;http://www.lievreoutortue.com/wp-content/uploads/2011/01/green-cove-transilien.jpg&quot; alt=&quot;green-cove-transilien.jpg&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Vous l'aurez peut-être remarqué&lt;/strong&gt; sur le site &lt;a href=&quot;http://www.transilien.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Transilien.com&lt;/a&gt; une nouvelle rubrique à fait son apparition il y'a quelques mois de ça : il s'agit d'un module d'Eco-mobilité pour effectuer un trajet en voiture de &quot;porte-à-porte&quot; de son domicile à la gare la plus proche et vis-versa. Ce nouveau service a été présenté par la compagnie ferroviaire lors d'une rencontre avec ses clients. La SNCF se lance donc dans le créneau de l'eco-mobilité avec comme objectif de développer des relais de croissance de son chiffre d'affaires tout en facilitant la vie de ses clients. Soit, mais...peut mieux faire !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino; color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le service se limite pour l'instant à certaines gares à gros transit en Ile-de-France&lt;/strong&gt;. Autre point frustrant: cette solution ne s'adresse qu'à des trajets domicile-travail, et ne concerne pas des trajets privés pour une ultilisation de quelques heures pour aller faire du shopping, se rendre à une soirée etc. comme le propose les offres d'Autopartage traditionnelles. Néanmoins, cela pourrait être une solution intéressante si les gares équipées de ce service ( en particulier celles disposant d'un parking public comme à Lieusaint-Moissy ) se situent dans des zones peu ou mal desservies par les lignes de bus urbaines. En fait, il s'agit plus d'un service de co-voiturage que d'Autopartage car la SNCF s'est alliée pour la circonstance avec Green Cove et le site &lt;a href=&quot;http://www.123envoiture.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;123envoiture.com &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: georgia,palatino; font-size: medium;&quot;&gt;Le&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt; but étant d'inciter les usagers des transports en commun à proposer leurs véhicules personnels&lt;/strong&gt; pour effectuer des trajets gare-domicile et domicile-gare...pour cela, il suffit de s'inscrire sur le site et d'indiquer le trajet souhaité ou celui pour lequel vous mettez votre véhicule à disposition. Moins de véhicules en circulation permettrai ainsi de décongetioner les abords des gares...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt;&quot; src=&quot;http://www.fne.asso.fr/imf/images_pour_cp/transports/autoroute_3.jpg?mask=530x300&quot; alt=&quot;autoroute_3.jpg?mask=530x300&quot; width=&quot;275&quot; height=&quot;155&quot; /&gt;Mais, une fois de plus, ce service, bien que proposé dans 347 gares en Ile-de-France&lt;/strong&gt;, concerne surtout Paris et la petite couronne , soit les zones les plus densément peuplées de l'Aglomération Parisienne, alors que ces secteurs sont déjà bien pourvus en Transports en Commun ! Par contre, dans les gares les plus éloignées de Paris, là où les besoins sont les plus importants, il n'y a pas grand'chose, comme d'habitude !!! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J'ai fait le test sur le site&lt;/strong&gt; : j'habite Moissy-Cramayel, à 35 km de Paris, et s'il y'a bien quelques trajets de proposés à destination des communes voisines, l'offre n'est pas non plus très conséquante, alors que je me trouve en zone urbaine, à Sénart. Imaginez si vous habitez Bois-le-Roi, Coulommiers ou Montereau, ce n'est même pas la peine d'y penser ! Bref, le service de covoiturage de la SNCF gagne encore à être connu, et j'espère que ce billet y contribuera ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais la SNCF doit encore faire un important effort&lt;/strong&gt; pour proposer ce service dans l'ensemble des gares d'Ile-de-France et mettre l'accent sur la grande couronne, car, jusqu'à preuve du contraire, c'est en grande banlieue qu'on dispose de l'offre de transport en commun la moins performante et la plus chère, alors que la croissance démographique y est la plus importante grâce à des prix immobiliers plus raisonnables... Il faut proposer ce service dans l'ensemble des gares des zones 5 et 6 du pass navigo ! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Il pourrait être intéressant pour la SNCF&lt;/strong&gt; de compléter ce service par une véritable offre d'Autopartage, en s'appuyant par exemple sur les parking vinci qui proposent déjà une offre d'Autopartage avec &lt;a href=&quot;http://www.okigo.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Okigo&lt;/a&gt; ou bien sur ceux de sa propre filiale, Effia. On peut imaginer alors que l'offre d'autopartage soit proposée en option avec le pass navigo et que celui-ci serve à la fois à vérouiller/déverouiller le véhicule ainsi que de clé de contact. Les utilisateurs seraient dircectement facturés sur leur abonnement navigo ! Bon...on peut revêr, n'est-ce pas? &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino; color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium; font-family: georgia,palatino; color: #000000;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Pourny</name>
            <uri>http://michelpourny.hautetfort.com/about.html</uri>
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        <title>Papa, je te présente Ali, il est sans papiers</title>
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        <updated>2011-03-25T12:37:11+01:00</updated>
        <published>2011-03-25T12:37:11+01:00</published>
        <summary>   &amp;nbsp; J  e me promène dans le sixième arrondissement. C’est mon quartier....</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #0000ff; font-size: x-large;&quot;&gt;J&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;e me promène dans le sixième arrondissement. C’est mon quartier. Le latin. Il fait un peu frais ce matin, j’ai mis l’écharpe rouge, du plus bel effet sur mon manteau noir, et mon chapeau, à la Louis Aragon. De la poulaille partout dans les rues. La droite a mobilisé sa police contre les sans abri. La situation de ces pauvres est insupportable. D’ici j’entends les premiers échos de la manif’.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; align=&quot;center&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un-lo-ge-ment-pour-tous&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Entièrement d’accord. Non mais de quel droit interdit-on à des êtres humains de se loger&amp;nbsp;? Qu’ils nous entendent, ces bourgeois bien au chaud dans leurs dix pièces des quartiers huppés&amp;nbsp;! D’accord j’en fais partie, mais moi j’ai le cœur à gauche. En 68, j’étais sur les barricades et chaque élection est l’occasion pour moi de faire barrage à la droite.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Un beau rassemblement. Des gens de tous horizons et de toutes les couleurs, comme je les aime. La voilà la belle diversité à la française. Allez-y les gars, un logement pour tous&amp;nbsp;! Mais oui, il y en a de la place dans nos campagnes, là-bas en province, pour des milliers de logements sociaux. D’autant qu’avec les jachères, de grandes surfaces sont disponibles. Et cela donnera du travail aux sans emploi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Car le voilà le problème, la cause de tous les maux&amp;nbsp;: le chômage. Inactivité, désespérance. Du grain à moudre pour l’extrême droite. J’ai une sainte horreur de ces gens-là. Ils sont la honte de la nation. Ils s’en prennent à ceux qui ne leur ressemblent pas&amp;nbsp;: gens de couleur, musulmans… Ils disent qu’on n’a plus l’impression d’être en France, qu’il y a des prières dans les rues, que des femmes sans visage font peur aux enfants, que des cantines ne servent plus de jambon, mais où vont-ils chercher tout ça&amp;nbsp;? Je regarde autour de moi, j’observe que la France est restée égale à elle-même, calme, sereine, tricolore. Ils disent que la proportion des gens issus de l’immigration est telle dans les écoles, que le niveau scolaire baisse, que la délinquance et les trafics en tout genre se développent, que les enseignants sont dépassés, découragés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Propagande, je vous dis, propagande&amp;nbsp;! Mes enfants n’ont aucun problème à l’école, il y a bien un ou deux garnements pour irriter le professeur de grec ancien, le fils de l’ambassadeur des émirats n’a pas rendu sa punition dans les délais et la fille du sénateur n’a pas éteint son téléphone portable. Vais-je pour autant hurler à une menace contre les lois de la république&amp;nbsp;?&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un lo-ge-ment-pour-tous&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;A-bas-les-dis-cri-mi-na-tions&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000; font-size: large;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La-Franc’-c’est-black-blanc-beur&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Oui, parfaitement d’accord, le voilà bien le pays des droits de l’homme, la France qui ouvre ses portes, lieu de tous les échanges, de tous les mélanges, de toutes les cultures&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Tiens mais c’est Marie-Ange là-bas sous la banderole… Hello, ma fille&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Papa, je te présente Ali, il est sans papiers, il vient direct du Mali. Les fillettes qu’il tient par la main sont ses petites sœurs. Ses frères sont derrière en compagnie de la dame en noir qui porte un bébé sur son dos. Les cousins sont un peu éparpillés dans la manif’. Ils pourront s’installer chez nous provisoirement, en attendant de régulariser tout ça&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Tapage, bousculade, slogans hurlés par hauts parleurs ne nous ont pas permis de connaître la suite de l’histoire. Cet homme qui prêche accueil et tolérance n’a pas la chance de vivre dans le neuf trois. Il dispose d’un sept pièces quai des Grands Augustins en bord de Seine avec vue sur le Pont-neuf, d’une villa à Deauville et d’un yacht à Monaco. Ah&amp;nbsp;! Si toutes les grandes fortunes qui ont le cœur à gauche pouvaient partager l’art de vivre au pied des tours dans les cités&amp;nbsp;!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: medium;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;Ce que je viens d’écrire est absurde. Car si ces gens vivaient dans les tours des cités, ils n’auraient pas le recul nécessaire pour juger objectivement de la situation. C’est pourquoi il est conforme à la logique que les politiciens observent la vie réelle en l’observant de loin, les yeux collés à des lunettes d’approche.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>MCSJuan</name>
            <uri>http://tramesnomades.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Salon du livre, suite… « Abd Al Malik, la plume et le cœur », compte-rendu de la rencontre du 18 mars 2011</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://tramesnomades.hautetfort.com/archive/2011/03/19/salon-du-livre-suite-abd-al-malik-la-plume-et-le-coeur-compt.html" />
        <id>tag:tramesnomades.hautetfort.com,2011-03-19:3150350</id>
        <updated>2011-03-19T02:35:00+01:00</updated>
        <published>2011-03-19T02:35:00+01:00</published>
        <summary>    ………………………………………………………..        http://www.salondulivreparis.com/...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://tramesnomades.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;………………………………………………………..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.salondulivreparis.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: small;&quot;&gt;http://www.salondulivreparis.com/&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;………………………………………………………..&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Une rencontre avec le public était donc programmée, pour ce vendredi 18 mars, avec Abd Al Malik, rappeur, slameur, écrivain &amp;nbsp;(voir la note précédente). L’échange était animé par Juan Masseyna (France 5), qui posait des questions permettant de faire le tour des thématiques essentielles, et encourageait le public à en poser aussi. Il y en eut d’intéressantes, dont une, lancée au vol, presque comme un &amp;nbsp;fragment de slam, entre poésie et philosophie…&amp;nbsp;&amp;nbsp;Les questions de l’animateur, sauf exception, sont sous-entendues, ou reprises dans la formulation des mots clés des réponses d’Abd Al Malik, ou inscrites dans la formulation de la pensée, au départ… &amp;nbsp;(C’était très fluide le passage de la question à la réponse).&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Je souligne les mots clés, je souligne et mets en gras les mots ou les expressions sur lesquels il a fait porter une accentuation, les mettant donc en valeur. Mais ce n’est pas la trace d’un enregistrement, ni de notes de sténo&amp;nbsp;: notes prises au vol, traduction de l’essentiel, le plus fidèlement possible. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Dès ses premiers mots Abd Al Malik insiste sur l’importance, pour lui, de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;créer du sens&lt;/span&gt;, de faire &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;lien&lt;/span&gt;. A propos du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;slam&lt;/span&gt; il parle d’&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;énergie&lt;/span&gt;. Celle qui circule, qui se donne et celle qu’on donne, propre à la forme même de la parole dans le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;partage&lt;/span&gt;. Passer du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;rap&lt;/span&gt; au &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;slam&lt;/span&gt;, pour lui, c’était logique, dans la mesure où ce qui compte pour lui, ce sont &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;les mots&lt;/span&gt;. Parce que les mots font sens. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Evoquant le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;hip hop&lt;/span&gt;, lié à cette même culture, il cite un écrivain américain (il n’a pas rappelé le nom) dont il avait lu une pensée sur cet art du corps en mouvement&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les Baudelaire d’aujourd’hui sont les artistes du hip hop.&amp;nbsp;» Pourquoi&amp;nbsp;? Parce qu’ils ont créé une forme nouvelle&amp;nbsp;: ils ont donc vraiment créé (et c’est une forme, justement, qui correspond à l’époque, qui peut traduire ce que ces artistes d’aujourd’hui vivent et ressentent). &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Au sujet du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;rap&lt;/span&gt; il fait remarquer que c’est une musique qui intègre toutes les autres musiques actuelles&amp;nbsp;: ce n’est pas un genre à part, mais une forme qui contient. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Que doit-on faire avec &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l’art, l’expression&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? Si on garde en conscience la notion d’&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;universel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;on doit aller vers l’autre, critiquer ce qui fait mur, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;défaire les murs barrières&lt;/span&gt;. Mais en s’interrogeant, en se demandant comment on peut faire cela, soi. Comment &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;défaire ces barrières déjà en soi&lt;/span&gt;, ne pas participer à ce qui dresse les obstacles, ne pas en être complices involontaires par manque de lucidité. Comment amener &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;sa part de lumière&lt;/span&gt; au lieu de chercher des responsables extérieurs à nos échecs et douleurs&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Et qu’est-ce qu’on peut faire au sujet des fantasmes projetés sur les banlieues et sur l’islam&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? Moi, dit-il, je cherche à répondre à ces questions avec ma &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;spiritualité.&lt;/span&gt; (Mais chacun la sienne&amp;nbsp;: cela peut être divers).&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Comment, lui demande Juan Masseyna, passe-t-on du &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;texte&lt;/span&gt; écrit pour être chanté au texte destiné à un livre&amp;nbsp;? C’est la même &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;dynamique&lt;/span&gt;, dit Abd Al Malik. Pour le rap, le chant, c’est la &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;musique&lt;/span&gt; qui fait venir les mots. Dans l’écriture de livres c’est d’une autre manière, on ne travaille pas de la même façon, on revient en relisant, on soumet au premier lecteur qui réagit, mais ce sont toujours les mots. Pour le rappeur ou pour l’écrivain, &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;l’important ce sont les mots&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Dès le départ, d’entrée, je voulais faire les deux&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Pourquoi pas un &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;scénario&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? lui demande un comédien… Justement, je travaille sur cela pour mon livre «&amp;nbsp;Qu’Allah bénisse la France&amp;nbsp;». C’est &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;une «&amp;nbsp;grammaire&lt;/span&gt;&amp;nbsp;» qui m’intéresse, celle du scénario...&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Les mots&lt;/span&gt;. Ils sont là pour soigner. Si on est dans un élan de vie on transmet la vie. Si on est dans un élan de mort on transmet la mort. Je suis dans cette &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;démarche de partage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; parce que j’ai vu la mort au sens propre. Dans mon quartier, où l’héroïne était une plaie à un moment.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;On ne parle pas assez d’une pauvreté qui est celle du manque de mots&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;. La pauvreté en mots, quand on ne peut mettre des mots sur ses douleurs. Il y a des jeunes qui disent que cela ne sert à rien d’aller à l’école si on ne peut pas, après, avoir du «&amp;nbsp;taf&amp;nbsp;», de l’argent. Non. On doit d’abord aller à l’école pour les outils, pour &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;la maîtrise de la langue&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Moi, je me suis reconnu dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Camus&lt;/span&gt;, dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Césaire&lt;/span&gt;, dans &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Sartre&lt;/span&gt;, etc. On se dit, lisant, &amp;nbsp;qu’il y a &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;quelque chose de commun, d’homogène, qui, finalement, nous lie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;D’où l’importance d’investir dans l’Education nationale&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;La seule communauté qui compte c’est la &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;communauté nationale&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;La guerre des banlieues n’aura pas lieu&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;», ce titre est là pour dire qu’on est &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;acteurs de nos propres vies&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Et on parle de la &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;schizophrénie&lt;/span&gt;, dans les cités, &amp;nbsp;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;d’être de là et de là&lt;/span&gt; (comme si c’était un partage problématique). Non&amp;nbsp;, il adviendra ce que moi, ce que nous, nous aurons décidé. C’est aussi un message vers les &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;médias&lt;/span&gt;. Car la manière dont on nous regarde détermine la manière dont on se comporte. Pouvoir des médias… La banlieue ce n’est pas une machine, car dedans il y a des &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;individus&lt;/span&gt;.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Pourquoi cette volonté absolue de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;réintégrer le quartier&lt;/span&gt; dans les débats concernant la France&amp;nbsp;? Le quartier ce n’est pas périphérique. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le quartier c’est une allégorie pour parler de la France&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. La banlieue &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;est&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; la France. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Tout se joue dans les quartiers, tout y est&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Ce qui m’intéresse c’est de lancer &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;des passerelles&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, car s’il y a &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;dialogue&lt;/span&gt; il y a la possibilité du changement .&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Le &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;vocabulaire&lt;/span&gt; de mon personnage, dans le dernier livre, Peggy&amp;nbsp;? Ce n’est pas le mien. Il vit des choses que je connais, des choses que je ne connais pas&amp;nbsp;: c’est un personnage. Moi je fais attention aux mots que j’emploie, je n’aime pas, par exemple, les mots vulgaires, car une attitude et des mots déterminent un comportement. Mais le personnage a son propre &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;cheminement&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;La &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;mémoire&lt;/span&gt; c’est quelque chose de central, pour qu’une expérience serve. Ainsi, dans le livre de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Primo Levi&lt;/span&gt;, «&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Si c’est un homme&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;», l’auteur dit que dans le camp il faisait attention à son hygiène, malgré les conditions si dures, pour &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;garder son humanité&lt;/span&gt;. Important de &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;se rappeler notre humanité&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ou alors notre semblable devient un chiffre, un sondage. Or chaque individu se construit dans la reconnaissance de l’autre. &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Un auditeur lui demande s’il est dans une recherche de la réconciliation (avec l’autre, avec lui), d’une rédemption, dans le passage du slam à une autre musique, ou d’une musique à l’autre. Non. Pas réconciliation, plutôt &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;cheminement&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Ne plus avoir peur d’être soi&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;. Donc &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;courage&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; d’aller vers soi.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Avant je cherchais des responsables ailleurs, en dehors de moi. Maintenant je fais la &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;démarche&lt;/span&gt; d’avoir le courage d’être moi. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;On chemine vers soi.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;On dit de moi que je suis &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;consensuel&amp;nbsp;&lt;/span&gt;? &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Oui&lt;/span&gt;. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Je suis pour le consensus actif&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;chercher ce qui rapproche&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;, je veux &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;être fédérateur&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Cela vient de ma &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;démarche spirituelle&lt;/span&gt;. Attention, je ne suis pas prosélyte. Pour moi la spiritualité c’est ma religion musulmane, pour d’autres cela peut être le sport, une autre religion, ou autre chose. &lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Racines&lt;/span&gt;&amp;nbsp;? &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Moi, je suis 100% du Congo, et 100% français&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Car il faut &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;sortir de la schizophrénie&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;…&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;Quand je lis «&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;L’Envers et l’Endroit&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;» de &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Camus&lt;/span&gt;, ce qu’il dit de ses origines, d’où il vient&amp;nbsp;: &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;c’est moi&lt;/span&gt;. Quand je lis &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Aragon&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;je me reconnais&lt;/span&gt;. Je suis &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;décomplexé&lt;/span&gt;… &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;L’arbre ne fait pas ses fruits sur les racines. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Les &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;racines &lt;/span&gt;c’est très important. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mais je ne suis pas mes racines&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Etre en paix avec soi est la seule manière d’être en paix avec les autres. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;Décomplexé… par rapport à la littérature, par rapport au fait d’être noir. Etc.&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Calibri;&quot;&gt;…………………………………………………………………………………………………………………………………………&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        </author>
        <title>La ville, aujourd'hui...</title>
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        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2011-03-16:3143326</id>
        <updated>2011-03-16T10:28:00+01:00</updated>
        <published>2011-03-16T10:28:00+01:00</published>
        <summary>  Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec  Pierre Le Vigan  sur le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous reproduisons ci-dessous un entretien avec &lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt; sur le thème de la ville. Spécialiste des questions d'urbanisme, &lt;strong&gt;Pierre Le Vigan&lt;/strong&gt; collabore régulièrement à la revue &lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/&quot;&gt;&lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; et est l'auteur de plusieurs ouvrages dont &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Inventaire de la modernité, avant liquidation&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; (Avatar éditions, 2007) et&amp;nbsp;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le Front du Cachalot &lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;(Dualpha, 2009).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2940007&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/02/3161483629.jpg&quot; alt=&quot;la-defense.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La ville, aujourd'hui...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Qu’est-ce que la ville moderne&amp;nbsp;selon vous ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La ville moderne est un espace urbain marquée par la volonté de rendre rentables tous les espaces de la ville. De ce fait, elle fonctionne sur le mode de la relégation. Il y a assignation à résidence dans des lieux déqualifiés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;La critique de la production et de la reproduction de l'espace urbain est une constante dans vos écrits. Comment percevez-vous l'urbanisme actuel?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Au plan mondial il y a le risque d’une «&amp;nbsp;bidonvillisation&amp;nbsp;» du monde, avec quelques zones hyperprotégées et privatisées pour l’hyperclasse et ses satellites. Au plan français ce qui se dessine c’est l’acceptation de quartiers ghettos, sacrifiés à l’impératif de compétitivité des métropoles et sous-traités aux petits délinquants et aux gros dealers, avec un encadrement culturel de base délégué à l’Islam. C’est le principe de l’instrumentalisation des religions et de la pseudo «&amp;nbsp;insuffisance&amp;nbsp;» de la laïcité – comme s’il n’y avait pas une morale laïque&amp;nbsp;! Bref on tourne le dos à la République qui veut le droit pour tous et partout chez lui. Il faut viser à une certaine égalité urbaine c'est-à-dire à la qualité urbaine de tous les lieux, même si bien entendu la Courneuve ne sera jamais le Champ de Mars. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Donc il faut désenclaver la banlieue, la densifier et en contrepartie en diminuer l’étendue. Par plus de densité urbaine il faut transformer la banlieue en ville. Avec plus de 2 fois la superficie de Paris (236 km2 contre 105) la Seine Saint Denis n’a que 1,5 million d’habitants. Avec le double d’habitants, la densité resterait inférieure à Paris, pourtant beaucoup plus agréable. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Comment a évolué l’urbanisme en France&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;On construit peu en France depuis 1975, moment de la fin du grand boom de la construction de logements, et notamment de logements sociaux. Il y a eu abandon du gigantisme, c’est le bon coté, et nombre de «&amp;nbsp;programmes&amp;nbsp;» de construction, qui concernent 100 logements, ou le double, sont bien conçus, ou en tout cas rarement catastrophiques. On ne peut que s’en réjouir. Ceci dit, boucher des «&amp;nbsp;dents creuses&amp;nbsp;», par exemple une parcelle vide, c’est bien, mais repenser la ville, c’est autre chose. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Qu’est ce qui oppose la ville traditionnelle à la ville moderne&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La ville traditionnelle est constituée plus ou moins en forme de labyrinthe, avec une multiplicité des modes de transports sur une même voie&amp;nbsp;: piétons, chevaux, diligences… Le principe moderne est de scinder les choses en créant des autoroutes, ou des périphériques exclusivement pour les voitures. Ces voies de communication coupent la ville en morceaux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;En quoi «&amp;nbsp;la banlieue&amp;nbsp;» est-elle «&amp;nbsp;contre les hommes&amp;nbsp;» comme vous l’avez écrit&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La banlieue telle qu’elle est devenue est gigantesque et étouffe la ville. Il y a beaucoup plus de citadins qui vivent en banlieue qu’en ville. Historiquement, les villes ont toujours eu des faubourgs, souvent au-delà des remparts. Ces faubourgs sont devenus des banlieues à partir de la fin du XIXe siècle. Au XXe siècle les banlieues se sont développées de manière monstrueuse. Les banlieues ont concentré les nuisances et les populations les plus laborieuses. Les banlieues résidentielles, au sens de banlieues bourgeoises ont toujours été une minorité. La banlieue a souffert des grandes voies routières et de la déshumanisation avec les grands ensembles, vastes zones d’habitat sans entreprises à coté - elles étaient reléguées dans les zones industrielles - et sans histoire. Des villes trop neuves, sans racines. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Vous avez dit du bien des conceptions de Roland Castro. Sur quels aspects précisément le soutenez vous&amp;nbsp;? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Roland Castro, qui est un architecte parfois bien inspiré et aussi un agitateur d’idées un peu protéiforme, a eu (et a toujours) le mérite, même s’il n’a pas été le seul, de faire une critique radicale du fonctionnalisme en architecture. Et comme il ne passe pas inaperçu, on a tendance à lui attribuer cette critique bien venue. Bien entendu les gens qui critiquent l’idéologie de Le Corbusier et de la Charte d’Athènes ont raison. A la suite de Castro, je plaide pour mailler le territoire, par exemple utiliser la route des forts en Ile de France, utiliser les fleuves, marquer le territoire de signes forts, qui n’ont pas besoin d’être des tours. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ceci clarifié, il y a tout un courant «&amp;nbsp;traditionaliste&amp;nbsp;» en urbanisme qui a fait cette critique bien avant Roland Castro. De fait, l’idéologie de l’urbanisme après guerre – celle qui a été dominante - est fausse&amp;nbsp;: Non, il ne faut pas couper l’homme en tranches&amp;nbsp;: travail, loisir, repos. Non, il ne faut pas raser le centre de Paris, non il ne faut pas construire la même chose partout, comme si l’homme était partout le même. Bien sûr entre ce qu’a vraiment dit et écrit le Corbusier et ce qu’on en a retenu il y a un décalage. On a retenu le plus simple et à quelques nuances près cela convenait aussi bien à la droite modernisatrice et industrialiste qu’à la gauche communisante, «&amp;nbsp;progressiste&amp;nbsp;», et d’ailleurs carrément stalinienne à une époque, gauche elle aussi rationalisatrice et modernisatrice à sa façon. On a voulu faire du logement un objet formaté et reproductible facilement partout et pour tous, à l’instar de l’œuvre d’art qu’analysait Walter Benjamin dés les années 30. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Les lotissements, les zones pavillonnaires et autres néo-villages ne sont-ils pas nés d’une vision exclusivement utilitariste et financière&amp;nbsp;? En quoi abolissent-ils toutes notions de géographie et de territoire&amp;nbsp;? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les lotissements sont une réponse à un besoin naturel d’avoir un «&amp;nbsp;bout de terrain&amp;nbsp;» à soi. N’oublions pas que nombre de Français sont des descendants de ruraux, qui étaient encore la majorité dans les années 40. Bien sûr si les promoteurs en font c’est qu’ils y gagnent de l’argent et pourquoi pas&amp;nbsp;si cela reste raisonnable et compatible avec de la qualité ? L’ennui c’est que les lotissements sont mal faits, très consommateurs d’espace, affreusement uniformes, incompatibles avec des transports en commun, générateur de trajets interminables en voitures, celles-ci de plus en plus nombreuses sur des routes et autoroutes, de ce fait de plus en plus embouteillées. Mais ce sont avant tout les maires qui décident d’ouvrir tel terrain à la construction. Ce sont eux, les élus, les premiers responsables, avec ceux qui les ont élus, nous tous&amp;nbsp;! Je ne pense donc pas que le lotissement soit le bon modèle urbain. Je pense que ce phénomène doit être non pas supprimé – on peut les améliorer au demeurant – mais en tout cas restreint. Ce ne sont pas les «&amp;nbsp;pavillons&amp;nbsp;» - qui doivent être développés pour «&amp;nbsp;produire de la ville&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Peut-on définir une mode architecturale dans nos villes modernes&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il y a une mode qui est le kitsch, le néo-classique ou encore le néo village que vous avez évoqué. Il y a des pastiches du modernisme de le Corbusier. Il y a toutes les modes possibles et imaginables, et ce n’est pas fini. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Quelle est la place de l’art dans la ville moderne&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;A notre époque, l’art est utilisé comme parodie. L’art dans la ville fonctionne sur le mode d’un système de renvoi d’ascenseur entre pseudo-artistes et vrais carriéristes. Il y a eu jusqu’à la Révolution française, et un peu après, une tradition d’art populaire, répandu dans le peuple et pratiqué par le peuple. Cela a disparu avec la modernité. L’art est devenu une marchandise. Walter Benjamin a écrit des pages très pertinentes là-dessus. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Paradoxalement, le temps des mégalopoles n’est-il pas celui de la fin des villes&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;C’est la question. La distinction entre urbain et non urbain devient floue. Les villes deviennent immenses, elles se «&amp;nbsp;banlieueisent&amp;nbsp;». La campagne est mitée par un habitat pavillonnaire en rupture complète avec les modes de constructions locaux, qui étaient basés sur les matériaux disponibles sur place, sur la connaissance de la géographie, sur les usages locaux. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les mégapoles sont souvent basées aussi sur l’immigration de masse et le déracinement, de gens des campagnes ou bien de gens originaires de pays étrangers. Ce n’est pas viable pour le lien social donc pour la ville si ces immigrés sont plus qu’une petite minorité voire s’ils sont – comme c’est le cas en France – la majorité dans certains quartiers. Les traditions de l’habitat sont différentes et l’intégration, alors, ne se fait pas, ou se fait mal, dans le domaine de la culture de l’habitat comme dans les autres domaines culturels. C’est en somme très simple&amp;nbsp;: pour qu’une greffe se produise et réussisse, il faut que le tronc soit fort. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;En matière d’habitat, il y a tout un travail d’éducation qui a pu se faire entre compatriotes, basé sur des non dits, sur des choses qui se sont transmises de génération en génération, des&amp;nbsp;«&amp;nbsp;habitus&amp;nbsp;» (Bourdieu) mais cela sous entend une certaine permanence des gens sur un certain territoire, et une transmission des cultures de «&amp;nbsp;la maison&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;En critiquant les mégapoles soutenez vous que nos villes sont trop grandes&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Oui. L’optimum serait de réduire la taille de toutes les villes à la fois trop peuplées et trop étendues. Vaste programme. Paris compte 12 millions d’habitants, je parle bien sûr de l’agglomération au sens large, dont un peu plus de 2 millions sont à Paris intra muros, expression malheureusement très exacte puisque Paris est enserré par le périphérique, construction très dommageable qui était déjà envisagée par les technocrates de Vichy. Je crois à la nécessité de développer avant tout les villes moyennes, de 50&amp;nbsp;000 à 400&amp;nbsp;000 habitants, et de mener une certaine décroissance ailleurs. La problématique de l’aménagement du territoire devrait redevenir centrale. On l’a complètement oubliée au profit du mythe des mégapoles «&amp;nbsp;compétitives&amp;nbsp;» ce qui veut dire en clair des villes invivables sauf pour l’hyperclasse mondialisée. Il faut sortir d’une vision des villes totalement dominée par l’impératif économique, en outre un impératif économique dans le cadre d’échanges mondiaux «&amp;nbsp;libérés&amp;nbsp;» c'est-à-dire dérégulés. Dans le domaine des choses très critiquables, n’oublions pas que le rapport Attali pour «&amp;nbsp;libérer la croissance&amp;nbsp;» proposait de réduire les contrôles, les enquêtes préalables, les consultations de façon à «&amp;nbsp;mettre le turbo&amp;nbsp;» en matière de grands projets urbains et en conséquence de super profits immobiliers. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Que pensez vous du mot d’ordre&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;ras le bol du béton&amp;nbsp;»&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le béton peut être très beau, notamment le béton brut, par exemple dans le «&amp;nbsp;nouveau forum&amp;nbsp;» des Halles, celui de Paul Chemetov, un de mes architectes préférés (longtemps communiste). Le moins écologique des matériaux de construction c’est l’acier, qui s’accompagne souvent du verre. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Quel avenir souhaitez vous pour les centre-villes&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il faut qu’il soient l’objet d’une reconquête sociale par les couches populaires, il faut sortir de la muséification des centres-villes, de la piétonisation excessive, il faut retrouver quelque chose dont on ne parle jamais, obsédés que sont les politiques par la «&amp;nbsp;mixité sociale&amp;nbsp;» - ce qui veut dire mettre quelques pauvres dans les quartiers «&amp;nbsp;aisés&amp;nbsp;» – à savoir retrouver la mixité habitat-activités, la mixité entre petites entreprises de proximité et logements. C’est cela qui est nécessaire. Pour cela, il faut tendre à sortir de la «&amp;nbsp;boboisation&amp;nbsp;» des villes, de leur tertiairisation excessive, du confinement des entreprises, notamment industrielles, dans des zones d’activité. C’est aussi d’ailleurs un enjeu national et européen qui m’est cher&amp;nbsp;: il faut ré-industrialisation notre continent, renouer avec une culture industrielle, remettre de l’industrie dans chaque département, dans chaque région, et donc dans chaque ville. C’est comme cela que l’on sortira vraiment des délocalisations. Cela implique une certaine visibilité des industries, alors que la tendance est de les cacher. La France est un pays de très longue tradition industrielle, il y avait déjà une métallurgie chez les Gaulois, il faut assumer ce bel héritage et ne pas devenir un simple pays du tourisme, ce qui n’est pas très glorieux, et ce qui veut dire un pays «&amp;nbsp;au riche passé&amp;nbsp;»… mais sans avenir. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Et quels sont les priorités en général pour les villes&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il faut développer les transports en commun dans les centre villes comme dans les banlieues&amp;nbsp;: les tramways surtout, mais aussi les métros aériens (les métros souterrains sont sinistres à haute dose), il faut une visibilité des transports en commun. Il faut rechercher de la beauté dans ce domaine. Il faut une «&amp;nbsp;démocratie du beau&amp;nbsp;», démocratiser le beau, le rendre accessible au peuple. «&amp;nbsp;Il faut des monuments aux cités de l'homme, autrement où serait la différence entre la ville et la fourmilière ?&amp;nbsp;» disait Victor Hugo. Pour moi la bonne démocratie ce doit être cela, tirer le peuple vers le haut, avoir un certain niveau d’exigence pour le peuple mais aussi d’exigences demandées au peuple. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;Existe t-il des projets alternatifs visant à dépasser «&amp;nbsp;l'inhumanité&amp;nbsp;» des grands ensembles urbains? &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les éco-quartiers sont tout à fait intéressants. Les rues-villages peuvent être assez denses et donc viables, on peut construire un continu des immeubles de 6 ou 8 étages qui sont beaucoup plus dense que les grands ensembles et bien plus agréables. Même un urbanisme d’immeubles de 3 ou 4 étages (pas besoin d’ascenseur jusqu’à 4 étages) peut être plus dense par logements et nombre d’habitants à l’hectare que la plupart des grands ensembles. Le point principal est qu’il ne peut y avoir aucun urbanisme de qualité sans densité. En contrepartie la création ou la préservation de grands parcs est bien sûr nécessaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;S’il faut construire, comment construire autre chose que des grands ensembles&amp;nbsp;?&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il faut construire un habitat dense du type haussmannien, alors que les grands ensembles sont très peu denses, insuffisamment denses. Exemple de quartier néo-haussmannien assez réussi&amp;nbsp;: le quartier Montgolfier à Saint-Maurice dans le Val de Marne. On peut bien sûr ricaner du «&amp;nbsp;néo&amp;nbsp;» dans l’architecture mise en oeuvre. Mais la ville n’est pas un fétiche d’architecte, pas plus qu’une femme n’est une couverture de catalogue. La ville est là pour se donner à vivre. Revenons sur la question de la densité. La densité des grands ensembles (et en prenant vraiment les plus denses)&amp;nbsp;est de 50 à 100 logements à l’hectare, la densité des vieux centres-villes&amp;nbsp;est de 150 à 200 logements à l’hectare, donc plus é
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            <name>Kyral</name>
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        <title>Sérénade</title>
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        <updated>2011-01-31T12:00:00+01:00</updated>
        <published>2011-01-31T12:00:00+01:00</published>
        <summary>  Minuit et quelques. Mouloud hurle en bas de l'immeuble :   - Nono ! Hé,...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Minuit et quelques. Mouloud hurle en bas de l'immeuble :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Nono ! Hé, Nono ! Jette-moi un oinj !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Pas de réponse. Mouloud insiste.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Nonooooo ! Jette un oinj !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;Une fenêtre s'ouvre et M. Lévy passe la tête :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- S'il vous plaît, silence. C'est Kippour !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; color: #000000;&quot;&gt;- Zyva, c'est pour oim !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Netzah</name>
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        <title>La pensée du jour</title>
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        <updated>2011-01-28T07:40:00+01:00</updated>
        <published>2011-01-28T07:40:00+01:00</published>
        <summary> Celui ou plutôt celle qui s'endort bourrée à 4 heures du mat se réveille...</summary>
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          &lt;p&gt;Celui ou plutôt celle qui s'endort bourrée à 4 heures du mat se réveille ENCORE bourrée à 7 heures.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et celle qui doit aller ensuite bosser en banlieue avec des mômes hurlants va souffrir de folie avec sa gueule de bois.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;Proverbe chinois de la dynastie ming.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>Laurent QUINET</name>
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        <title>Banlieues et médias : un rendez-vous manqué ? (conférence avec Audrey Pulvar)</title>
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        <updated>2011-01-17T22:26:00+01:00</updated>
        <published>2011-01-17T22:26:00+01:00</published>
        <summary> Dès janvier, Bondy organise, en partenariat avec la fondation progressiste...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://www.laurent-quinet.fr/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dès janvier, Bondy organise, en partenariat avec la fondation progressiste &lt;a title=&quot;Terra Nova&quot; href=&quot;http://www.tnova.fr/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Terra Nova&lt;/a&gt;, une série de conférence sur des thèmes d'actualité : discrimination positive, médias, addictions, communautarisme, entre autres.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelle est la responsabilité de la TV quand il s'agit de décrire la vie de nos quartiers ? Quelle est le pouvoir des images quand il s'agit d'exposer la réalité sociale des banlieues ? Qu'en est-il de la fracture entre les médias et la banlieue ?&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Audrey_Pulvar&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Audrey Pulvar&lt;/a&gt;, journaliste à France-Inter et I-télé, répondra à ces questions lors de la conférence du 19 janvier prochain à 20h30, Espace Marcel Chauzy (Hôtel de Ville de Bondy).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2848767&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://www.laurent-quinet.fr/media/02/00/3573028286.jpg&quot; alt=&quot;Terra_Nova_1.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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            <name>Patricia_BS</name>
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        <title>Tour B2 mon amour (P. BOTTERO)</title>
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        <id>tag:siletaitencoreunefois.hautetfort.com,2011-01-11:3061158</id>
        <updated>2011-01-11T18:23:00+01:00</updated>
        <published>2011-01-11T18:23:00+01:00</published>
        <summary> «&amp;nbsp;La détonation avait longuement résonné entre les immeubles.&amp;nbsp;»...</summary>
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          &lt;p&gt;«&amp;nbsp;La détonation avait longuement résonné entre les immeubles.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Tristan vit à Vienne, dans une cité. Autrefois, lorsque ses parents vivaient encore ensemble, cela devait être transitoire. Bientôt, ils déménageraient dans un pavillon, avec une balançoire dans le jardin. Et puis son père est parti, et Tristan vit désormais seul avec sa mère. Tour B2. Elle rentre tard, épuisée par son travail, il traîne avec ceux qu’il ne devrait pas fréquenter. Et se refuse à céder à la tentation. Celle de l’argent facile car illégal. Et puis un jour, Clélia débarque dans cette cité. Elle n’y a jamais vécue, aime la nature et, surtout, les livres. C’est un autre monde que Tristan va découvrir…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Résumée ainsi, l’histoire a tout du cliché. Et cependant, Pierre BOTTERO réussit une histoire sensible, un Roméo et Juliette au pays des banlieues. Tout y est : la maladresse adolescente, la peur du regard de l’autre, l’émoi (et l’effroi) face à de nouveaux sentiments, l’évocation est aussi subtile qu’efficace. Le personnage de Tristan, prisonnier d’une situation qu’il n’a pas voulu et dans laquelle il s’enlise peu à peu, est particulièrement intéressant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Choisissant de se tenir aux côtés de Tristan la plupart du temps, la narration se permet quelques intrusions dans le journal intime de Clélia, ce qui facilité la compréhension des deux. La langue est fluide, naturelle, spontanée. Ce roman est une jolie réussite.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Et maintenant, il était paumé. Déchiré entre des pulsions contradictoires, il ne savait que penser. L’image de Clélia se superposant à celle de ses copains, les accents de sa voix, ses mots formant une cacophonie avec le langage de la cité, il ne savait qu’écouter. Son passé luttant contre un futur à peine esquissé, il ne savait que croire.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Pierre BOTTERO, &lt;em&gt;Tour B2 mon amour.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Tribal – Flammarion&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;155 pages – 7€&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Paru en 2004&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;Sorti en poche en 2010 – 6,65€&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;L’auteur&lt;/span&gt;&amp;nbsp;: Pierre BOTTERO habitait en Provence et a exercé, pendant longtemps, le métier d'instituteur. Grand amateur de littérature fantastique, convaincu du pouvoir de l'Imagination et des Mots, il a toujours rêvé d'univers différents, de dragons et de magie. Pierre BOTTERO est décédé le dimanche 08 novembre 2009 dans un accident de moto.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;iframe width=&quot;320&quot; height=&quot;240&quot; style=&quot;width: 120px; height: 240px;&quot; src=&quot;http://rcm-fr.amazon.fr/e/cm?t=tempsdesconte-21&amp;amp;o=8&amp;amp;p=8&amp;amp;l=as1&amp;amp;asins=208162480X&amp;amp;ref=tf_til&amp;amp;fc1=000000&amp;amp;IS2=1&amp;amp;lt1=_blank&amp;amp;m=amazon&amp;amp;lc1=0000FF&amp;amp;bc1=000000&amp;amp;bg1=FFFFFF&amp;amp;npa=1&amp;amp;f=ifr&quot; scrolling=&quot;no&quot; marginwidth=&quot;0&quot; marginheight=&quot;0&quot; frameborder=&quot;0&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Estival</name>
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        <title>”Qu'ils disparaissent !” Tricadio, ou le conte pour un coeur endurci</title>
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        <id>tag:franceresiste.hautetfort.com,2010-12-20:3033919</id>
        <updated>2010-12-20T19:08:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-20T19:08:00+01:00</published>
        <summary>  .   &amp;nbsp;  Avertissement : à part le numéro 9, tous les liens&amp;nbsp;...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ffffff;&quot;&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avertissement : à part le numéro 9, tous les liens&amp;nbsp; &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;contenus dans ce message renvoient à &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;des messages antérieurs dans ce même blog&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;(on les quitte donc par la flèche &quot;retour&quot;, en haut à gauche).&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais dans chacun de ces messages se trouvent &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; color: #000000; font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;des liens dont chacun ouvre une nouvelle page... &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;Il était une fois un petit bonhomme de quelques années nommé Tricadio. Il avait le nez rond, les yeux grands, et les oreilles fines. Comme il s'ennuyait chez lui, il sortit et partit&amp;nbsp;à l'aventure.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;Dans le premier village qu'il traversa, il vit une troupe de femmes très tristes&lt;/span&gt;. Elles avaient beaucoup souffert, elles avaient trouvé un lieu d'accueil où on les aidait à reprendre espoir. Et puis, ce lieu fut fermé, elles ne furent plus aidées et devinrent profondément désespérées.&amp;nbsp;Dès que Tricadio eut entendu leur histoire, son coeur se durcit, il&amp;nbsp;se mit à haïr ces femmes&amp;nbsp;et&amp;nbsp;déclara : &quot;Qu'elles disparaissent!&quot; Aussitôt, les belles et jeunes femmes tristes s'évaporèrent, et formèrent un gros nuage placé si haut, si haut dans le ciel&amp;nbsp;que nul ne pouvait le voir. Tricadio se réjouit et continua sa route. &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2010/07/15/l-etat-se-desengage-les-jeunes-femmes-trinquent.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Et d'1&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;!&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Un peu plus loin, il&amp;nbsp;remarqua un panneau qui indiquait la direction d'une grande ville. Il&amp;nbsp;pressa le pas et se retrouva bientôt devant une édifice laid, crasseux et sordide dont il comprit plus tard que c'était un hôpital. Des gens étaient assis à même le sol&amp;nbsp;et discutaient entre eux dans une langue&amp;nbsp;étrange. &lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;C'étaient des demandeurs d'asile&lt;/span&gt;, qui avaient fui leur pays&amp;nbsp;en guerre&amp;nbsp;parce que des ennemis avaient détruit leurs maisons et menaçaient de s'en prendre à leurs vies... Un personnage revêtu d'une blouse blanche passa, et Tricadio lui demanda ce que ces étrangers faisaient là. Il lui fut répondu : &quot;Ils veulent se faire soigner, mais ils n'ont pas de papiers, et ils sont malades, et ils ne&amp;nbsp;sont pas français&quot;.&amp;nbsp;Tricadio, dans son petit coeur enfantin, avait horreur des étrangers, des malades et des gens sans papiers. Il s'écria donc aussitôt : &quot;Qu'ils disparaissent&quot; !&amp;nbsp;Les demandeurs d'asile fondirent comme neige au soleil et se retrouvèrent quelque part si haut, si haut dans le ciel qu'on ne pouvait même plus les apercevoir. Tricadio fut heureux. &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2010/01/28/rejeter-exclure.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Et de 2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Habile comme il l'était, notre petit héros trouva le moyen de prendre le train, puis de se faire accompagner en taxi, mais gratuitement, jusqu'à un ensemble de tours et constructions diverses, le tout&amp;nbsp;entouré de force barbelés, et&amp;nbsp;équipé de dizaines de caméras de surveillance. Cela lui plut et il s'approcha. Il ne put rencontrer personne mais comprit, en lisant les quelques mots affichés sur la porte, que c'était un lieu d'accueil pour des gens que la France n'avait pas l'intention de garder sur son sol. L'idée d'accueillir ces gens-là, même pour quelque temps, déplut au plus haut point à l'enfant si suave,&amp;nbsp;et il&amp;nbsp;lança joyeusement&amp;nbsp;: &quot;Qu'ils disparaissent&quot; ! Les portes s'ouvrirent et une foule de gardiens&amp;nbsp;sortit en&amp;nbsp;courant et en&amp;nbsp;hurlant : &quot;Les étrangers ont disparu, ils se sont évaporés comme des nuages&quot;. Tricadio savait bien, lui, que les étrangers de ce camp de rétention étaient quelque part dans le ciel, si haut que nul n'aurait pu soupçonner la présence de leurs ombres&amp;nbsp;parmi la foule des étoiles. Il eut chaud au coeur. &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2010/02/04/la-france-accueille-l-etranger.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Et de 3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; !&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Comme il avait beaucoup aimé le train et tout ce qui s'y rattache, il revint à la gare et tomba par hasard sur un wagon isolé, apparemment abandonné, au bout d'un quai désert. Inspectant le wagon par pure curiosité, il entendit des cris : c'était un paraplégique, assis dans un petit fauteuil roulant, et&amp;nbsp;que tout le monde avait oublié d'aider à descendre sur le quai. Arriva, sur le quai précisément, une bande d'étudiants à qui Tricardio essaya d'adresser la parole. Rien à faire : ils parlaient entre eux, et si fort qu'il n'y avait pas moyen de se faire entendre ! Figurez-vous qu'ils avaient passé un examen difficile, un examen écrit, dans des contitions épouvantables, sans même une table pour poser la feuille sur laquelle, en principe, ils devaient rédiger leur devoir... Ils parlaient donc de&amp;nbsp;ce malheur, ainsi que de plusieurs autres : par exemple, des haïtiens qui n'avaient pas de papiers avaient été interdits d'entrée sur le sol français, et aussi une employée avait été traitée comme une bête de somme ou quelque chose comme ça... Tricadio, un peu comme le lecteur de ces lignes, commençait à en avoir assez et hurla : &quot;Qu'ils disparaissent&quot; !Dans le wagon, sur le quai, mais aussi en ville et même de l'autre côté de l'océan, des personnes disparurent et furent déportées&amp;nbsp;bien loin, quelque part&amp;nbsp;entre notre planète et la lune. Elles étaient&amp;nbsp;donc là, perdues dans le vide, elles étaient devenues transparentes,&amp;nbsp;translucides, invisibles... Ouf ! &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2010/11/24/france-de-l-absurde-sans-coeur.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Et de 4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Cette fois, Tricadio&amp;nbsp;était fatigué de la ville. Il se rendit dans une grande banlieue et découvrit avec effroi le nombre impressionnant des gens qui se trouvaient là, en particulier des gens qu'il n'aimait pas. Ne me demandez pas pourquoi, mais il ne les aimait pas. En somme, il aurait bien voulu être seul dans sa grande banlieue. Ah, ça, c'est une idée, se dit-il. Et, se tournant vers tous ces gens qu'il ne voulait plus voir, il déclara tout doucement, en penchant un peu la tête pour avoir l'air tout&amp;nbsp;doux, tout doux (c'était divin à voir, car 'en plus', il clignait des yeux...)&amp;nbsp;: &quot;Qu'ils disparaissent&quot;. Des milliers de gens s'envolèrent dans une grand fracas de battements d'ailes. Bientôt, la banlieue fut un véritable désert. Un gros&amp;nbsp;nuage fait de milliers de 'gouttes de plumes' planait&amp;nbsp;au fond du ciel, très haut... Tricadio soupira d'aise : &quot;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2010/07/21/la-villeneuve-grenoble-violence-verite-la-banlieue-a-bon-dos.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Et de 5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; !&quot;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; La nuit fut calme, les logements laissés vacants offraient nourriture, télévision et de quoi dormir confortablement. Ce fut un repos bien mérité ! Et voilà notre jeune explorateur reparti en quête de nouveaux paysages dès le lever du soleil. Mais que se passait-il ? De drôles de chants résonnaient à ses oreilles... S'approchant, il trouva une foule de musulmans en prière. Quand le mot musulman parvint à son esprit, Tricadio fonça sans détour ni autre forme de procès : &quot;Qu'ils disparaissent &quot; ! &amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2010/02/18/079dafdd50a40a5dc29ba381e2540ad7.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Et de 6&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; ! &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Ah ! Enfin la route retrouvée ! Quelle joie, après ce passage en ville ! L'espace redevenait ample, la marche se faisait plus souple, l'air était pur, une chanson vint fleurir&amp;nbsp;sur les lèvres de l'enfant courageux. En tout cas, il ne s'ennuyait plus, et il se félicitait d'être sorti de chez lui. Ses parents se faisaient-ils du souci ? Le cherchaient-ils ? Un instant, Tricadio faillit prononcer la phrase magique qui aurait envoyé deux personnes de plus dans la foule des nuages et des astres.. Mais, sans trop savoir pourquoi, il ne dit rien. Perdu dans ses pensées, il n'avait pas remarqué qu'il se trouvait maintenant entouré d'une foule de chariots, caravanes, véhicules divers et personnages pittoresques. La conversation de tout ce brave petit monde allait bon train, évoquant le fichage ethnique, la police, des enfants placés en rétention... Or, c'étaient des roms et&amp;nbsp;des gens du voyage, et tout cela déplut à Tricadio qui aimait les choses bien en ordre. Pensant aux roms placés devant lui, à tous les autres gens du voyage qui se déplaçaient en France en cet instant précis, à ceux de ces gens qui se trouvaient en sa présence avec la troupe des roms, pensant même&amp;nbsp;aux enfants placés en rétention quelque part, il ne put s'empêcher de frémir de peur et de haine, et&amp;nbsp;prononça sans le savoir&amp;nbsp;les mots &quot;Qu'ils disparaissent !&quot;,&amp;nbsp;si bien&amp;nbsp;qu'un grand vide se fit :&amp;nbsp;d'abord autour de lui et&amp;nbsp;tout de suite après&amp;nbsp;en d'autres lieux de ce monde. Il éprouvait une intense satisfaction.&amp;nbsp;Ouvrant larges ses&amp;nbsp;bras d'enfant, le regard perdu dans le bleu du ciel, il se mit à chanter une vieille chanson. Quel bonheur ! &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2010/10/12/france-raciste-ca-continue.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Et de 7&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; !&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Tricadio se sentait maintenant à l'abri de toute rencontre. Car, faut-il vous le dire cher lecteur, et néanmoins chère lectrice, la vue d'une personne vivante était odieuse au coeur de notre jeune héros ! Donc, il se sentait libre, en sécurité, tranquille quoi ! Hélas ! Un enfant, juste un enfant, un seul, était assis au coin d'un bois. Il n'avait pas mangé depuis longtemps, il avait un ulcère à la jambe que personne n'avait soigné. Il avait son cartable d'écolier&amp;nbsp; à côté de lui mais ne pouvait pas aller à l'école. Il aurait pu remédier à tout cela&amp;nbsp;à condition d'avoir un peu d'argent, mais il était totalement démuni de tout, il n'était qu'un enfant, un &quot;mineur&quot;, perdu au milieu de nulle part,&amp;nbsp;sans la moindre famille. Il ne parlait pas français. Tricadio piqua une colère dont il ne se savait pas capable. &quot;Qu'il disparaisse !&quot; sortit de sa bouche, de son&amp;nbsp;gosier, de son coeur, comme un petit boulet de canon : boum !&amp;nbsp;Et l'enfant sans abri ni parents ni argent&amp;nbsp;disparut dans une étincelle étrange, une étincelle orange, une étincelle de celles que fait ma soeur quand elle est en colère et se mêle de faire la vaisselle. Une étincelle que les mains de ma soeur renouvellent dans un bruit de crécelle.&amp;nbsp;En tout cas, il ne restait plus rien : plus rien&amp;nbsp;du jeune mineur étranger pauvre et non scolarisé. Cette fois, notre enfant Tricadio&amp;nbsp;au caractère héroïque sentit sa poitrine se gonfler de bonheur (et de fierté). Il était au septième ciel, comme on dit. &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://franceresiste.hautetfort.com/archive/2010/12/03/il-est-permis-de-marcher-sur-la-tete.html&quot; target=&quot;_self&quot;&gt;Et de 8&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; (voir plus particèlièrement vers la fin du message ainsi ouvert) !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;..........................................&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: left;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;span style=&quot;background-color: #ffff99;&quot;&gt;Dans un souci d'honnêteté inellectuelle, et par respect pour la vérité&lt;/span&gt;, il nous faut (à notre grande honte) compléter cette histoire par une dernière information: Tricadio n'était pas tout à fait à l'abri d'une nouvelle rencontre, puisqu'il croisa, dans une modeste bourgade, l'Enfant Jésus. L'Enfant Dieu s'était transformé en une simple image, pour &quot;faire plus sage&quot; (c'est ce qu'il disait, mais pouvait-on le croire ?)&amp;nbsp;et il trônait pour ainsi dire en pleine rue, sous le prétexte fallacieux que c'était &quot;bientôt la Noël&quot; ! Fou de rage, saisi par une sainte colère, Tricadio redit une fois encore :&amp;nbsp;&quot;Qu'il disparaisse !&quot;, et le célèbre enfant sage comme une image repartit vers l'endroit d'où il était venu, nom de Dieu ! Oh pardon, mon Dieu... Mais c'est vrai, après tout, il faut de l'ordre dans les choses, et le ciel&amp;nbsp;est fait pour avoir ses propres&amp;nbsp;locataires.&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2010/12/18/laicite-un-maire-du-nord-attaque-pour-avoir-installe-une-creche-181396&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Et de 9&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; (rue89 du 18 12 2010) !&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ccffcc; color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comme tout dans ce conte relève de la stricte vérité, nous nous e xcusons auprès de nos lecteurs et promettons de ne plus dire choses si tristes ! Promesses tenues ? On verra...&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: #ffffff; color: #ffffff;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-family: andale mono,times; font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>lilietje</name>
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        <title>Ça s’est passé là</title>
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        <id>tag:lietje.hautetfort.com,2010-12-18:3023787</id>
        <updated>2010-12-18T22:54:00+01:00</updated>
        <published>2010-12-18T22:54:00+01:00</published>
        <summary>    Ça s’est passé là         Emmanuel Bourdier    &amp;nbsp;     Thierry...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://lietje.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial; color: #993300;&quot;&gt;Ça s’est passé là&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Times;&quot;&gt; &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Emmanuel Bourdier&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Times;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Thierry Magnier, 2010&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: center;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #3366ff;&quot;&gt;Récit, portraits, fresque ? ...en collection &quot;petite poche&quot;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;par Dominique Perrin&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: right;&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2793536&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://lietje.hautetfort.com/media/01/01/1764645978.gif&quot; alt=&quot;Ça s’est passé là  Emmanuel Bourdier.gif&quot; /&gt;Ce texte d’une trentaine de pages, publié dans une collection de « romans de petite poche&amp;nbsp;», évoque la destruction du «&amp;nbsp;bâtiment&amp;nbsp;E&amp;nbsp;de la cité Marcel Pagnol&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Les huit premiers chapitres égrènent chacun l’une des minutes qui précèdent la détonation, précisément entre 13h23 et 13h30 ; tandis que les deux derniers chapitres étendent (vertigineusement, en comparaison des précédents) la chronologie jusqu’à 14h. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0.1pt 0cm; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Arial;&quot;&gt;Il s’agit donc bien d’un récit, assez singulier et ambitieux pour prétendre rendre compte&amp;nbsp; d’un minuscule segment de temps pendant lequel, au vrai, rien ne se passe&amp;nbsp;: des spectateurs attendent un événement qui n’est finalement nullement décrit en tant que tel. Mais il s’agit aussi d’un portrait collectif, qui cherche à rendre la densité de ces minutes vides d’action au sens hollywoodien du terme. L’enjeu est de faire constater que quelques minutes de suspens vécues par une petite foule portent en elles-mêmes plus d’histoires singulières et plus de profondeur temporelle que bien des aventures convenues. L’enjeu est aussi, bien sûr, de faire apparaître le décalage entre les regards de ceux qui ont vécu là et les paroles de ceux qui décident. Un incanalisable humour n’est pas absent, loin s’en faut, chez les premiers, qui ont pour une fois «&amp;nbsp;la parole&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Creseveur</name>
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        </author>
        <title>Sur le bord (Ed° In8), dernier roman de Mouloud Akkouche. La question de la banlieue et une quête d'identité dans un Mon</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://creseveur.hautetfort.com/archive/2010/11/23/sur-le-bord-ed-in8-dernier-roman-de-mouloud-akkouche-une-que.html" />
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        <updated>2010-11-23T19:31:55+01:00</updated>
        <published>2010-11-23T19:31:55+01:00</published>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2763898&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://creseveur.hautetfort.com/media/01/00/3158842762.jpg&quot; alt=&quot;Akkouche sur le bord.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        </author>
        <title>A propos des banlieues...</title>
        <link rel="alternate" type="text/html" href="http://metapoinfos.hautetfort.com/archive/2010/11/22/a-propos-des-banlieues.html" />
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        <updated>2010-11-22T18:02:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-22T18:02:00+01:00</published>
        <summary>     Le mardi 23 novembre 2010, sur  Radio Courtoisie ,&amp;nbsp;aura lieu le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://metapoinfos.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2761678&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/00/3656232808.jpg&quot; alt=&quot;Eléments 137.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le mardi 23 novembre 2010, sur &lt;em&gt;Radio Courtoisie&lt;/em&gt;,&amp;nbsp;aura lieu le &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Libre journal des enjeux actuels &lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;(de 21h30 à 23h) dirigé par &lt;strong&gt;Arnaud Guyot-Jeannin &lt;/strong&gt;sur le thème : Les banlieues malades de la France. Invités : &lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt; (Directeur des revues &lt;em&gt;Krisis&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Nouvelle Ecole&lt;/em&gt;, éditorialiste à la revue &lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;) et &lt;strong&gt;Pierre Le Vigan &lt;/strong&gt;(Essayiste et collaborateur de la revue &lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;). L'émission sera rediffusée le jeudi 25 novembre à la même heure.&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Elle peut être écoutée sur &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.radiocourtoisie.net/tempo/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;le site de Radio Courtoisie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; ou sur le &lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://radio-courtoisie.over-blog.com/&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;blog&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt; de la radio.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Laurent QUINET</name>
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        <title>Rap à donf!!!</title>
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        <updated>2010-11-09T07:10:00+01:00</updated>
        <published>2010-11-09T07:10:00+01:00</published>
        <summary> Pour ce nouveau billet, je vais vous parler de Rap, en particulier de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://93pourcentaffreuxjojo.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour ce nouveau billet, je vais vous parler de Rap, en particulier de &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Sexion d'Assaut&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;. &lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;Sexion d'Assaut&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt; est un groupe de R'N'B et de rap que j'aime beaucoup même s'ils ont fait scandale avec des propos homophobes. Mais je crois qu'ils ont présenté leurs excuses et écrit une chanson où il parle de régler des comptes. Avec qui ? Je ne sais pas. Mais si vous vous savez, donnez moi l'info dans vos commentaires.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour revenir à la chanson que je vous présente, &lt;span style=&quot;color: #0000ff;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Casquette à l'envers&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; , j'aime beaucoup le texte qui combat les préjugés sur les jeunes de banlieue. &lt;strong&gt;Nous ne sommes pas tous des Kaïra même si on met notre casquette à l'envers ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe src=&quot;http://player.vimeo.com/video/10348418?title=0&amp;amp;byline=0&amp;amp;portrait=0&amp;amp;color=ef4100&quot; width=&quot;400&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;225&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://vimeo.com/10348418&quot;&gt;Sexion d'Assaut - &quot;casquette&quot;&lt;/a&gt; from &lt;a href=&quot;http://vimeo.com/bleachbypass&quot;&gt;BleachBypass - Colourist&lt;/a&gt; on &lt;a href=&quot;http://vimeo.com&quot;&gt;Vimeo&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Gretta</name>
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        <title>Jean-Charles Naouri : le PDG qui prospecte en banlieue</title>
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        <updated>2010-11-04T14:01:55+01:00</updated>
        <published>2010-11-04T14:01:55+01:00</published>
        <summary>   Jean-Charles Naouri, le PDG du groupe Casino a le sens des affaires. Ce...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px;&quot; src=&quot;http://fadhilabrahimi.blogspirit.com/media/02/01/376c59ae61cb933295a44f2b7dc7f3bd.jpg&quot; alt=&quot;376c59ae61cb933295a44f2b7dc7f3bd.jpg&quot; width=&quot;198&quot; height=&quot;162&quot; /&gt;Jean-Charles Naouri, le PDG du groupe Casino a le sens des affaires. Ce n'est pas un hasard si depuis dix ans, la Fondation Euris qu'il dirige, focalise son attention sur les quartiers difficiles et les lycéens de banlieue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Depuis dix ans donc, Jean-Charles Naouri distribue des bourses d'études à des centaines de bons élèves de lycées de ZEP et sa fondation les accompagne tout au long de leur parcours universitaire.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ne soyons pas naïfs. Jean-Charles Naouri a un temps d'avance sur la société et en particulier les hommes politiques qui caricaturent à dessein les jeunes de banlieue.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le patron de Casino a pleinement conscience que ces jeunes de banlieue qui se battent pour réussir scolairement malgré les difficultés seront demain des battants sur le marché du travail.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et on peut imaginer que le chef d'entreprise finance ainsi les études de ses futurs cadres. Des cadres dont l'envie de réussir et les qualités intellectuelles ne font aucun doute.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C'est peut être un calcul de financier, mais c'est au moins le genre de démarche qui peut faire avancer la banlieue.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Stéphane Lenoel</name>
            <uri>http://defensederire.hautetfort.com/about.html</uri>
        </author>
        <title>Téciland Resort Paris</title>
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        <updated>2010-11-02T09:45:22+01:00</updated>
        <published>2010-11-02T09:45:22+01:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;  «&amp;nbsp;Affaire suivante&amp;nbsp;: Création et exploitation d’un parc de...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://defensederire.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Affaire suivante&amp;nbsp;: Création et exploitation d’un parc de loisirs à vocation culturelle et sociale sur le territoire communal, provisoirement dénommé &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Téciland Resort Paris&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Le maire de Tremvilliers fit une pause, pour entendre le silence grave qui venait d’emplir la salle du conseil municipal, seulement recouvert par le crépitement des flashs. La presse était omniprésente, pour ce qui constituait une première&amp;nbsp;: la création d’un parc de loisirs entièrement dédié au quotidien d’une banlieue sensible.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Grave, solennel, le maire ralluma le micro et prit à nouveau la parole, pour exposer le fond de l’affaire. Dévoilant la genèse du projet, il rappela, non sans humour, les difficultés financières insurmontables de la ville, liées à des recettes en berne et à des besoins abyssaux, pour une population qualifiée pudiquement de défavorisée par les autorités, les deux pieds dans la mouise traduisait le premier édile. Acculé, à deux doigts de prôner une nouvelle hausse d’impôts suicidaire, il avait vu la solution apparaitre au détour d’une conversation avec le gardien de l’hôtel de ville, un matin, alors qu’ils prenaient tous les deux un café, comme ils en avaient l’habitude depuis deux mandats et des poussières. L’humble fonctionnaire, José pour les intimes et monsieur Hernandez pour l’état civil, devant le désarroi de son ami, et néanmoins employeur, pris le parti de détendre l’atmosphère de l’expresso matinal en déclarant «&amp;nbsp;tu te rends comptes Jacky&amp;nbsp;! Si seulement on faisait payer pour la voir notre misère, tu pourrais même les baisser les impôts&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Le maire, après un vague sourire en coin, en avait fait renversé son gobelet une fois l’information parvenue au cerveau. Remerciant sans se retourner son vieux complice, il s’était précipité dans son bureau et avait appelé tous ses collaborateurs pour leur annoncer qu’ils allaient travailler sur une nouvelle planche de salut : transformer ce qui plombe la ville en or&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Depuis six mois, du maire aux animateurs de quartiers, du directeur général aux conseillers d’insertion, en passant par les juristes et les cantonniers, l’ensemble des forces de la commune travaillait pour mener à bien ce projet et faire de la ville une attraction sonnante et trébuchante. Un comité de pilotage, incluant habitants, élus et fonctionnaires, avait supervisé les travaux de définition du futur parc de loisirs à vocation culturelle et sociale. Le périmètre, les activités proposées, les tarifs, le mode de gestion, rien n’avait échappé à l’œil averti de cette instance. C’est la synthèse de ces travaux qui était présentée ce soir, publiquement, le tout dans une ambiance électrique, depuis que la presse locale, puis très vite nationale, s’était emparée du sujet. «&amp;nbsp;Peut-on faire commerce de la misère des gens&amp;nbsp;?&amp;nbsp;» avait on pu lire en première page des quotidiens. Ministres, philosophes, quidam, tout le monde avait un avis tranché sur la question, pas un seul qui ne voulait laisser sa part dans le débat. Le maire se savait attendu au tournant. Plus que présenter le projet, il allait devoir le justifier, le rendre incontournable et légitime. Sur ce dernier point, la partie était loin d’être gagnée, comme les premiers courriers reçus, anonymes ou non, tendaient à le démontrer.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Ayant avalé une gorgée d’eau fraîche, s’étant raclé la gorge pour tenter d’arracher le trac qui l’avait envahi durant les premières minutes de son intervention, le maire entra au cœur de la polémique :&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La Ville de Tremvilliers, notre ville, a toujours su affronter les défis de l’histoire. Elle a montré sa capacité à innover, à travers les siècles. C’est sur cette terre que l’industrie a vu le jour, dans ses rues que le mouvement ouvrier a pris son essor, dans les arrières boutiques que la résistance s’est organisée. Ville ouverte, ville d’échanges, le cœur du monde y a toujours battu la mesure, plus fort qu’ailleurs.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Mais notre ville a aussi connu la souffrance, l’obscurité et le repli sur soi. Les rafles de 42, le conflit algérien, la désindustrialisation, le chômage de masse, le départ des classes moyennes, les émeutes, une lente descente aux enfers qui me laisse à penser que Zola, s’il revenait, prendrait sans doute notre cité comme source d’inspiration pour en faire un roman. Mais je m’égare.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Qu’avons-nous fait pour redresser la barre&amp;nbsp;? Presque tout, malheureusement. Et je pèse mes mots&amp;nbsp;»&amp;nbsp;précisa le maire. L’assistance écoutait religieusement l’orateur. Celui-ci, suant à grosse goutte, vacillant presque sur sa chaise immobile, jeta un coup d’œil furtif en direction de ses plus proches amis qui acquiescèrent d’un mouvement de tête, Jacky, tu es parfait, tu les tiens, continue comme çà.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je disais que tout ou presque a été tenté. Promouvoir la paix sociale, quand ce n’était pas l’acheter, travailler sur la reconversion industrielle, par la tertiarisation, pour des cols blancs en mal de sensations et de bureaux spacieux, mais aussi, rappelons nous, accompagner la rénovation par la destruction-reconstruction, demander la charité à l’Etat, ou&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;bien encore faire les poches trouées de nos concitoyens en augmentant sans cesse les impôts. Sans oublier de demander solennellement à d’autres de partager notre fardeau, avec le résultat que l’on connaît&amp;nbsp;: nous n’avons réussi qu’à ralentir la course folle vers le mur sans l’arrêter.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Cependant, nous ne baisserons pas les bras. Même s’il est juste de dire, pour reprendre Churchill, que nous n’avons rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur. Pourtant ce qui fait cette ville, pour le meilleur et parfois pour le pire, va devenir sa richesse. Certains ont du pétrole, nous, nous avons des idées et les murs gris de la cité pour trésor. Nous serons nos propres emplois, notre propre entreprise…&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;Le public aime les reportages sur les banlieues sensibles, nous allons lui offrir une expérience unique, la vivre de l’intérieur. Souvent montrés comme des animaux du cirque, nous allons désormais en tirer profit. Il faudra payer pour s’approcher de la cage aux lions&amp;nbsp;» martela le premier des Tremvilliens. La foule, venue en nombre, se piquait de la rhétorique du Maire, qui s’enivrait tout autant en s’écoutant. Il sentait qu’il devait se recentrer et parcourut rapidement ses notes étalées devant lui avant de reprendre la parole.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;« Sur le plan opérationnel, le projet de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Téciland Resort Paris&lt;/em&gt; est relativement simple&amp;nbsp;:&amp;nbsp;chaque quartier de la ville sera le théâtre d’un thème. Le comité de pilotage, après de passionnants échanges, et un choix difficile je dois le reconnaitre, a décidé de proposer la liste suivante&amp;nbsp;: pour le quartier des Bruyères, une problématique particulièrement utile à faire partager, «&amp;nbsp;comment (sur)vivre avec les minimas sociaux&amp;nbsp;»; le quartier de la Madeleine sera lui le siège de l’activité «&amp;nbsp;monter son réseau de trafics divers et variés sans se faire attraper »&amp;nbsp;; les Trois Vallées auront l’honneur d’animer un spectacle vivant, façon Puy du Fou, qui porte le nom de code provisoire de «&amp;nbsp;Nuit d’émeutes&amp;nbsp;», mais pour lequel nous ne désespérons pas de trouver une appellation plus poétique d’ici son inauguration ; le quartier Clémenceau-Valmy offrira pour sa part une plongée dans le quotidien d’un collège réputé difficile. Cette activité se tiendra, vous l’aurez compris, exclusivement durant les weekends et autres vacances, avec appel à figurants bien entendu. Enfin, il restera à fixer définitivement un thème pour le quartier de la gare et de la mairie, même si pour l’instant la «&amp;nbsp;visite d’un bidonville&amp;nbsp;» tient la corde par rapport aux autres dossiers étudiés.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Les propositions avaient, au choix, amusé ou inquiété l’assistance. Le maire laissa quelques secondes à tout un chacun pour s’en imprégner, avant de poursuivre son exposé, lisant cette fois ostensiblement ses notes, signe que la suite serait vraisemblablement plus technique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Comment seront organisées ces activités et comment seront nous assurés d’en récolter les fruits&amp;nbsp;?&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Une société d’économie mixte est en cours de création –le tour de table des actionnaires privés est quasiment bouclé -.&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Elle se verra confier la gestion des activités et des périmètres dévolus à celles-ci. Une véritable structure pour appuyer le développement du projet. Nous avons cherché à tirer profit des expériences similaires, comme le Futuroscope ou le Puy du fou, même si notre projet est plus modeste tout en étant nettement plus singulier. Cette gestion privée se fera par un contrôle public, et c’est le plus important, par une participation massive souhaitée et souhaitable des habitants, qui seront prioritaires sur les offres d’emplois salariés et à ce, à tous les niveaux&amp;nbsp;! Nous montrerons qu’en banlieue, le succès dans les études, c’est aussi banal que l’échec. Et que les salariés du cru sont aussi compétents que les personnes que nous pourrions recruter à l’extérieur. D’une pierre, nous multiplierons les coups.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Sur le plan pratique, et sans préjuger dans le détail de ce que proposera la société gestionnaire, les visiteurs de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Téciland&lt;/em&gt; s’acquitteront d’un droit d’entrée, qui leur permettra de prendre part aux spectacles offerts dans les différents quartiers. Sur place, ils trouveront de quoi se restaurer, passer une nuit et assouvir leurs pulsions de consommateurs, dans les commerces du périmètre. Une navette de transport, spécialement affrétée, reliera les quartiers et donc les animations, réplique exacte d’un bus de la RATP, qui pourra être pris à parti et caillassé, par des comédiens bien évidemment, pour donner une touche folklorique à ces transferts.&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Egalement inclus dans le forfait des attractions, les spectateurs auront droit, et je dois préciser l’obligation, de prendre connaissance de la réalité autrement plus riche et complexe que la caricature de cité que nous leur aurons servis. Pour ce faire, et une fois entrés dans l’enceinte de chacune des attractions, ils ne pourront en sortir qu’en passant auprès d’expositions et de scénographies qui retraceront l’histoire de ces banlieues en général et de notre ville en particulier. L’approche culturelle et sociale, omniprésente dans le projet, n’est elle pas en effet de faire changer le regard de l’autre&amp;nbsp;? Car je le dis, et je le répète pour la presse ici présente et pour tous nos détracteurs au dehors, notre motivation principale n’est pas financière. Ce que nous voulons c’est être enfin entendu, en reprenant notre destin en main!&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Et pour cela, &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Téciland&lt;/em&gt; sera notre fer de lance&amp;nbsp;!!!&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;La salle se leva comme un seul homme, pour faire un triomphe au héros de la soirée et accueillir avec les honneurs &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;Téciland Resort Paris&lt;/em&gt;, n’ayant même plus assez de mains pour applaudir à la mesure de l’enthousiasme soulevé. Le maire, pourtant, se sentait vaciller, une douleur à l’épaule…&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;- …ieur le Maire…Monsieur le Maire… vous vous êtes assoupis lui murmurait sa secrétaire en lui tapotant légèrement l’épaule, Votre prochain rendez-vous est arrivé…&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Reprenant ses esprits le maire répondit, un sentiment honteux de s’être fait pincé inscrit sur le visage «&amp;nbsp;- faites…faites entrer&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;Une jeune femme, la trentaine, brune, les cheveux courts, en tailleur sombre s’approcha du bureau du maire et lui tendit sa main&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; line-height: 150%;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Bonjour, Claire Durant, la journaliste du parisien chargé de vous interviewer à propos de la mise sous tutelle de votre ville…&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>La banlieue désintégrée</title>
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        <updated>2010-10-15T17:15:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-15T17:15:00+02:00</published>
        <summary>    Nous reproduisons ici l'éditorial du dernier numéro d'  Eléments  ,...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2696717&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/02/02/3656232808.jpg&quot; alt=&quot;Eléments 137.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous reproduisons ici l'éditorial du dernier numéro d'&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Eléments&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, actuellement en kiosque, intitulé &quot;La banlieue désintégrée&quot; et signé &lt;strong&gt;Robert de Herte &lt;/strong&gt;(alias &lt;strong&gt;Alain de Benoist&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous vous rappelons qu'il est possible de commander ce numéro ou de s'abonner sur &lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/elements-Les-banlieues-malades-de-la-France.html&quot;&gt;le site de revue&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2696713&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/00/01/3201080344.jpg&quot; alt=&quot;banlieue.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;strong&gt;La banlieue désintégrée&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans les années 1950, Robert Lamoureux chantait: «Banlieues, banlieues, paradis des gens heureux». C'était la banlieue «populaire», proche du faubourg, chantée par Jacques Prévert et René Fallet, photographiée par Édouard Boubat et Robert Doisneau. Celle des réseaux d'entraide et de solidarité entre «gens de peu». Un demi-siècle plus tard, la banlieue tend à devenir synonyme d'enfer pour une population de sans-espoir, faite d'otages et de témoins impuissants. C'est qu'entre-temps les banlieues ont été transformées en décharges où l'on a rejeté, expulsé à la périphérie, tout ce que l'on ne voue lait pas voir - déchets urbains et « hommes en trop» - dans des grandes villes transformées en dortoirs pour cadres supérieurs et néo-petits-bourgeois «branchés». Autant dire un centre de tri de l'humanité par le capitalisme tardif. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Aujourd'hui, du fait de l'immigration, le problème des banlieues se ramène pour la droite à un problème ethnique, pour la gauche à un problème social. La vérité est que les deux aspects sont indissociables, mais surtout que le phénomène des banlieues va bien au-delà. C'est dire qu'on ne peut l'appréhender en s'en tenant, d'un côté à la « culture de l'excuse», de l'autre aux fantasmes sur 1'«islamisation». Il ne faut en effet pas confondre les communautés au sens sociologique et au sens politique. Les banlieues ne se composent pas tant de «communautés» organisées que d'un caravansérail de populations différentes artificiellement juxtaposées. Celles-ci ne se divisent pas non plus de façon manichéenne entre discriminants et discriminés, possédants et dépossédés. Tout ne s'y résume pas à un problème de surveillance et de contrôle, à la façon dont on surveillait les «classes dangereuses» à l'époque où l'habitat constituait une forme de discipline sociale. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Nous l'avons déjà dit ici même, les «jeunes des cités» ne remettent nullement en question le système qui les exclut. Ils cherchent moins la reconnaissance qu'un raccourci vers l'argent, qu'un branchement plus direct sur les réseaux du profit. Quoi qu'aient pu en dire certains sociologues, rien de moins contestataire que la violence des banlieues - violence brute, manifestation de mauvaise humeur convulsive qui ne s'assortit ni d'un discours politique ni de l'ombre d'une revendication. Ce n'est pas une révolte du «rien» au sens de: «Nous ne sommes rien, soyons tout! », c'est une révolte pour rien, et qui ne débouche sur rien. Les bandes de crapules qui règnent par le trafic, la violence et la terreur sur les populations des quartiers «sensibles» sont plutôt la dernière incarnation en date de ce que Marx appelait le &lt;em&gt;lumpenprolétariat&lt;/em&gt;. «Le &lt;em&gt;lumpenprolétariat&lt;/em&gt;, disait Engels, cette lie d'individus corrompus de toutes les classes, qui a son quartier général dans les grandes villes, est le pire de tous les alliés possibles». Les « racailles» n'aiment pas le populo, mais le pognon. Leur modèle, ce n'est pas l'islam ou la révolution. Ce n'est pas Lénine ou Mahomet. C'est Al Capone et Bernard Madoff. (Délinquance pour délinquance, il faut d'ailleurs rappeler que celle des grands prédateurs financiers en col blanc fait chaque jour plus de dégâts que celle de toutes les racailles» de banlieues réunies) . A une époque où l'économie criminelle est devenue un sous-produit de l'économie globale, leur seule ambition est de recycler à la base, de façon brutale, des pratiques qui règnent déjà au sommet. De devenir les «&lt;em&gt;golden boys&lt;/em&gt; des bas-fonds» (Jean-Claude Michéa). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Les «jeunes des banlieues», dont on dénonce partout le refus ou l'incapacité de s'intégrer dans la société, sont de ce point de vue parfaitement intégrés au système qui domine cette même société. Présenter la délinquance des jeunes comme le résultat mécanique de la misère et du chômage, c'est s'épargner de voir ce qui, dans la logique même du système d'accumulation du capital légitime en profondeur leur attitude: des valeurs exclusivement tournées vers le profit et la réussite matérielle, le spectacle de l'argent facile, dont l'exemple vient d'en haut. C'est du même coup masquer la violence inhérente aux rapports sociaux propres au système capitaliste – le retour d'un capitalisme sauvage, auquel répond logiquement la nouvelle sauvagerie sociale. La désintégration des banlieues résume à elle seule la décomposition du monde occidental. Elles sont le symptôme d'une dé-liaison sociale, d'une dissociation généralisée. L'échec de 1'« intégration» ne résulte pas seulement de l'absence de volonté de s'intégrer, mais aussi de la disparition de tout modèle expliquant pourquoi il faudrait s'intégrer. Et d'ailleurs, s'intégrer à quoi? Un pays, une société, un système de valeurs, un supermarché? «Une société elle-même en voie de désintégration n'a aucune chance de pouvoir intégrer ses immigrés, écrivait Jean Baudrillard, puisqu'ils sont à la fois le résultat et l'analyseur sauvage de cette désintégration». Les immigrés souffrent d'une crise d'identité dans une société qui ne sait plus elle-même qui elle est, d'où elle vient ni où elle va. On s'étonne qu'ils méprisent le pays où ils vivent, mais ce pays est incapable de donner de lui-même une définition. On veut que les «jeunes» aiment une France qui, non seulement ne les aime pas, mais ne s'aime plus. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;A une époque où plus de 50 % de la population mondiale vit désormais dans les villes, et plus du tiers des citadins dans des bidonvilles, il n'est par ailleurs pas exagéré de parler de «banlieuisation» du monde. Partout, en effet, sont à l'œuvre les mêmes tendances d'urbanisme antisocial qui ont abouti aux banlieues actuelles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;La« banlieue» d'aujourd'hui ne se comprend que si l'on est conscient de la profonde mutation qui, à l'époque de la modernité tardive, a affecté la ville. La grande métropole a cessé d'être une entité spatiale bien déterminée, un lieu différencié, pour devenir une «agglomération», une zone dont les métastases («unités d'habitation», «grands ensembles» et «infrastructures») s'étendent à l'infini en proliférant de manière anarchique dans des périphéries qui glissent lentement dans le néant. Henri Lefebvre parlait d'un nécessaire «droit à la ville ». Mais la grande ville n'est plus un &lt;em&gt;lieu&lt;/em&gt;. Elle est un &lt;em&gt;espace&lt;/em&gt; qui se déploie grâce à la destruction du site et à la suppression du lieu. Elle est &lt;em&gt;dé-mesure&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;il-limitation&lt;/em&gt;. Elle est pure extension, c'est-à-dire &lt;em&gt;dé-localisation&lt;/em&gt; au sens propre. C'est en ce sens qu'elle réalise l'idéal de l'urbanisme comme technique historiquement associée à l'invention de la perspective, c'est-à-dire à la géométrisation intégrale de l'espace, et du rationalisme fonctionnel, c'est-à-dire de l'hygiénisme appliqué à l'architecture, qui aboutit au déploiement de l'espace systématisé. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Comme l'écrit Jean Vioulac, l'urbanisation «n'est plus l'installation de l'homme dans le site de la ville, c'est-à-dire dans un centre, un pôle à partir duquel le monde puisse se déployer et faire sens. La banlieue se définit par l'absence de pôle, elle est un espace urbain qui a rompu les amarres avec son, ancien centre sans pour autant se reconstituer elle-même à partir d'un centre. La ban-lieue est bannie de tout lieu, elle est le bannissement même du lieu [ ... ] Elle est l' &lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman, serif;&quot;&gt;&lt;em&gt;á&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;polis&lt;/em&gt; redoutée par Sophocle». La banlieue est devenue un &lt;em&gt;non-lieu&lt;/em&gt;. On y vit (ou on y survit), mais on n'y habite plus. Le drame est que la société actuelle, qui s'en désole, dénonce des maux (urbanisme sauvage et immigration incontrôlée) dont elle est la cause et déplore les conséquences d'une situation qu'elle a elle-même créée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify; margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Robert de Herte&lt;/strong&gt; (Eléments n°137, octobre-décembre 2010)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Ant</name>
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        <title>10 000 militaires déployés sur le sol national en cas de crise</title>
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        <updated>2010-10-09T11:02:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-09T11:02:00+02:00</published>
        <summary>  En cas de crise majeure, l’armée peut engager  10.000 hommes sur le...</summary>
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          &lt;h3 class=&quot;post-title&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-weight: normal; font-size: small;&quot;&gt;En cas de crise majeure, l’armée peut engager &lt;strong&gt;10.000 hommes sur le territoire national&lt;/strong&gt;, selon une instruction interministérielle rendue publique au moment où sort un livre dont l’auteur assure que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;l’Etat prépare la guerre dans les cités françaises&lt;/em&gt;«&amp;nbsp;. L’existence de ce texte, daté du 3 mai 2010 est révélée dans le dernier numéro &lt;em&gt;d’Armées d’aujourd’hui&lt;/em&gt;, publication officielle du ministère de la Défense.&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt;&lt;div id=&quot;single-entry&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;img class=&quot;alignright size-full wp-image-68992&quot; title=&quot;Armée&quot; src=&quot;http://fr.novopress.info/wp-content/uploads/2010/10/Armée.jpg&quot; alt=&quot;&quot; width=&quot;339&quot; height=&quot;226&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Cette instruction a été rédigée, avec le concours des ministères de l’Intérieur et de la Défense, par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Ce service du Premier ministre a confirmé l’existence de ce texte en précisant qu’il était classifié «&amp;nbsp;&lt;em&gt;confidentiel défense&lt;/em&gt;«&amp;nbsp;. Le SGDSN est notamment chargé de la planification des plans de réponses aux crises : plan Vigipirate et ceux de la famille «&amp;nbsp;Pirate&amp;nbsp;» (Piratair, Pirate-mer, NRBC …). &lt;strong&gt;En cas de crise, cette instruction fixe le «&amp;nbsp;&lt;em&gt;contrat opérationnel 10.000 hommes&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» que les armées doivent pouvoir déployer en quelques jours. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le préfet François Lucas, alors directeur de la protection et de la sécurité de l’Etat au SGDSN, a défini une crise majeure comme :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;un évènement – pandémie, attaque terroriste, catastrophe, crise d’ordre public – dont la gravité et la portée conduisent les autorités gouvernementales à activer le dispositif interministériel de crise&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: small;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/10/10-000-militaires-d%C3%A9ploy%C3%A9s-sur-le-sol-national-en-cas-de-crise.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Source : Le salon beige&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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        <author>
            <name>Zed</name>
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        <title>Les banlieues malades de la France...</title>
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        <id>tag:metapoinfos.hautetfort.com,2010-10-08:2934574</id>
        <updated>2010-10-08T17:34:00+02:00</updated>
        <published>2010-10-08T17:34:00+02:00</published>
        <summary>  Le nouveau numéro de la revue   Eléments   (n°137,&amp;nbsp;octobre-décembre...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Le nouveau numéro de la revue &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Eléments&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt; (n°137,&amp;nbsp;octobre-décembre 2010)&amp;nbsp;est arrivé&amp;nbsp;en kiosque cette semaine. Il est aussi possible de se le procurer sur le &lt;a href=&quot;http://www.revue-elements.com/elements-Les-banlieues-malades-de-la-France.html&quot;&gt;site&lt;/a&gt;&amp;nbsp;de la revue.&amp;nbsp;Le dossier central de cette livraison est consacré aux banlieues.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-2685021&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; src=&quot;http://metapoinfos.hautetfort.com/media/01/00/3656232808.jpg&quot; alt=&quot;Eléments 137.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span class=&quot;fichecritique&quot; style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Du fait de l’immigration, le problème des banlieues se ramène pour la droite à un problème ethnique, pour la gauche à un problème social. La vérité est que les deux aspects sont indissociables, mais surtout que le phénomène des banlieues va bien au-delà. On ne peut l’appréhender en s’en tenant, d’un côté à la « culture de l’excuse », de l’autre aux fantasmes sur l’« islamisation ». (…) Les « jeunes des cités » ne remettent nullement en question le système qui les exclut. Ils cherchent moins la reconnaissance qu’un raccourci vers l’argent, qu’un branchement plus direct sur les réseaux du profit. (…) &lt;br /&gt;Les bandes de crapules qui règnent par le trafic, la violence et la terreur sur les populations des quartiers « sensibles » sont plutôt la dernière incarnation en date de ce que Marx appelait le lumpenprolétariat. (…) Les « racailles » n’aiment pas le populo, mais le pognon. Leur modèle, ce n’est pas l’islam ou la révolution. Ce n’est pas Lénine ou Mahomet. C’est Al Capone et Bernard Madoff. (…) &lt;br /&gt;La « banlieue » d’aujourd’hui ne se comprend que si l’on est conscient de la profonde mutation qui a affecté la ville. La grande métropole a cessé d’être une entité spatiale bien déterminée, un lieu différencié, pour devenir une « agglomération », une zone dont les métastases (« unités d’habitation », « grands ensembles » et « infrastructures ») s’étendent à l’infini en proliférant de manière anarchique dans des périphéries qui glissent lentement dans le néant. La grande ville n’est plus un lieu. Elle est un espace qui se déploie grâce à la destruction du site et à la suppression du lieu. (…)&lt;br /&gt;La banlieue se définit par l’absence de pôle, elle est un espace urbain qui a rompu les amarres avec son ancien centre sans pour autant se reconstituer elle-même à partir d’un centre. (…) La banlieue est devenue un non-lieu. On y vit (ou on y survit), mais on n’y habite plus. Le drame est que la société actuelle, qui s’en désole, dénonce des maux (urbanisme sauvage et immigration incontrôlée) dont elle est la cause et déplore les conséquences d’une situation qu’elle a elle-même créée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Au sommaire du dossier&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;• De la ville-machine à la ville-réseau, par Pierre Le Vigan&lt;br /&gt;• Quand la ville se défait&lt;br /&gt;• Ghetto et violences urbaines&lt;br /&gt;• Pathologie des grands ensembles&lt;br /&gt;• Le point de vue d’un criminologue, entretien avec Xavier Raufer&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Et aussi…&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;• Un fonds culturel patrimonial, la chronique de Frédéric Guchemand&lt;br /&gt;• Giovanni Papini l’éternel excommunié, par Jean-Charles Personne&lt;br /&gt;• Science-fiction : le chef-d’œuvre de Fassbinder, par Ludovic Maubreuil &lt;br /&gt;• La violence civilisée et celle qui ne l’est pas, entretien avec Thibault Isabel&lt;br /&gt;• Sauver la planète… et répandre le cancer, par Flora Montcorbier et Robin Turgis&lt;br /&gt;• Mort et résurrection de Léon Tolstoï, par François Bousquet&lt;br /&gt;• J’ai 23 ans et je lis Éléments, par Mathieu Le Bohec&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;
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        <author>
            <name>Anthony</name>
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        <title>La Cité qui fait mâle !</title>
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        <updated>2010-09-30T09:04:00+02:00</updated>
        <published>2010-09-30T09:04:00+02:00</published>
        <summary>  J'ai regardé hier soir &quot;la Cité du mâle&quot; , le documentaire de Cathy Sanchez...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;J'ai regardé hier soir &quot;la Cité du mâle&quot;&lt;/strong&gt;, le documentaire de Cathy Sanchez qui avait été déprogrammé le 31 août dernier,  après que la chaîne ait pris connaissance, une heure avant la diffusion, les risques encourus par une personne liée à ce film.&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le document a donc été diffusé dans la THEMA «&amp;nbsp;Femmes pourquoi tant de haine&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»,  après avoir procédé aux modifications permettant en particulier  d'assurer de manière plus effective l'anonymat de certains protagonistes  du film, et d’éviter tout risque de diffamation. Petit synopsis :&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;2004, à Marseille : Ghofrane, 23 ans, est lapidée. 2005, à  Neuilly-sur-Marne : Chahrazad, brûlée à 60 % par son ex-petit ami, est  maintenue plus de six semaines dans un coma artificiel. 2009, Oullins,  dans la banlieue de Lyon : Fatima, 22 ans, est étranglée par son  frère... La jeune femme s'était fiancée et avait trouvé un emploi.  Chaque jour, les services de police enregistrent plus d'une vingtaine de  plaintes pour des actes de délinquance similaires... Cathy Sanchez  s'est immergée plusieurs semaines à Vitry, là où, en 2002, Sohane, 17  ans, est morte brûlée vive dans un local à poubelles... La réalisatrice,  qui s'était mobilisée à l'époque, veut comprendre comment les choses  ont évolué. Pourquoi les violences faites aux femmes sont-elles trop  souvent ignorées ou minimisées ? À travers les scènes de la vie  quotidienne, les dits et les non-dits, se dégagent les valeurs autour  desquelles se construit une certaine identité masculine et le constat  d'une situation qui ne cesse de se dégrader&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Franchement, mon opinion, après avoir vu ce film, est partagée. D'un côté, on voit pendant une heure des mecs de la cité dire et répéter qu'ils sont &quot;dans la religion&quot; et qu'il existe deux types de filles, les chiennes (ou putes) et les filles biens, sachant qu'une &quot;fille bien est une fille qui est voilée et vierge, donc qui se respecte et qui respecte son mari&quot;. J'avoue même m'être endormi vers la fin... De l'autre côté, je suis scandalisé par les propos tenu dans cette ville ! Le fond des propos rapportés ci-dessus est proprement abérant, mais surtout c'est devenu un mode de pensée qui se révèle être le socle de base pour la réflexion des jeunes qu'on a vu ! Enfin, je reproche quand même à cette journaliste de n'avoir pas filmé de personnes n'entrant pas dans le cadre qu'elle a peint pendant toute la durée du documentaire. Et j'espère qu'il en existe !&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Lapinos</name>
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        </author>
        <title>La Fontaine en Banlieue</title>
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        <updated>2010-09-22T10:22:00+02:00</updated>
        <published>2010-09-22T10:22:00+02:00</published>
        <summary> &amp;nbsp;      Le droit international est comme les banlieues françaises, une...</summary>
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          &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img id=&quot;media-2656803&quot; style=&quot;float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; src=&quot;http://misogyn.hautetfort.com/media/02/01/1407995542.jpg&quot; alt=&quot;fontainelion.jpg&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;Le droit international est comme les banlieues françaises, une zone de non-droit. Le parti socialiste a été inventé en France pour couvrir cette zone irrégulière, comme Kouchner et l'ONU après la SDN s'occupent de fourbir le droit international.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment combler la lacune du droit si ce n'est à l'aide de bons sentiments et de psychologie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mais, si les gamins des banlieues étaient livrés aux fables d'Esope ou La Fontaine plutôt qu'aux trafics d'influences variés, ils sauraient que le droit, quel qu'il soit, n'est jamais qu'une version policée de la loi de la jungle, une façon plus commode pour le loup de croquer l'agneau. En somme le droit prend les enfants du bon dieu pour des bêtes sauvages et il en fait des animaux domestiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Je ne sais plus quel singe savant -ça doit être Edgard Morin, ou si ce n'est lui son cousin René Girard-, a pondu ce truc que le mélange actuel de bons sentiments avec le droit dans la nouvelle cuisine politique serait d'origine... chrétienne. Ainsi le Christ aurait inventé la manière d'attraper les mouches avec du miel ; personne n'y avait songé avant lui. Si ce philosophe n'y est, il mérite d'entrer à l'Académie française aux côtés de Simone Veil.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>A propos</name>
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        </author>
        <title>Sortir des banlieues. Pour en finir avec la tyrannie des territoires</title>
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        <updated>2010-06-07T07:01:00+02:00</updated>
        <published>2010-06-07T07:01:00+02:00</published>
        <summary>    Sophie Body-Gendrot, Catherine Wihtol de Wenden          Sortir des...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Sophie Body-Gendrot, Catherine Wihtol de Wenden&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;i&gt;Sortir des banlieues. Pour en finir avec la tyrannie des territoires&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://letaodumigrant.hautetfort.com/media/01/00/1794281944.jpg&quot; id=&quot;media-2472058&quot; alt=&quot;SortirDesBanlieues.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; height=&quot;277&quot; width=&quot;181&quot; /&gt;De quelle «&amp;nbsp;&lt;i&gt;tyrannie&lt;/i&gt; » parlent S. Body-Gendrot, professeur et directrice d'études urbaines à l'université Sorbonne-Paris IV et C.Wihtol de Wenden directrice de recherche au CNRS, par ailleurs membre du comité de rédaction d'&lt;i&gt;Hommes et Migrations&lt;/i&gt; ? Et comment «&amp;nbsp;&lt;i&gt;sortir&lt;/i&gt; » de ces banlieues qui occupent les unes de la presse nationale, alimentent parfois les promesses sécuritaires d'estrades électorales et mobilisent les pouvoirs publics depuis près d'une trentaine d'années&amp;nbsp;? La «&amp;nbsp;&lt;i&gt;tyrannies des territoires&lt;/i&gt; » tient dans la contradiction observée par ces deux spécialistes entre les aspirations à la mobilité géographique des individus d'une part et des politiques publiques qui visent à maintenir ces mêmes populations dans ces banlieues d'autre part. Alors que de nombreux pays mettent en place des politiques en direction d'abord des populations, la France privilégierait ses «&amp;nbsp;&lt;i&gt;territoires&lt;/i&gt; »&amp;nbsp;: cette politique de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;bonnes intentions&lt;/i&gt; », « &lt;i&gt;élaborée au sommet de l'Etat à partir d'utopie de mixité sociale est inadaptée à la réalité (beaucoup de familles déménagent dès qu'elles le peuvent). C'est ce que nous appelons la «&amp;nbsp;tyrannie des territoires&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Tandis que S.Body-Gendrot dresse le bilan des politiques d'intégration et des politiques de la ville, C.Wihtol de Wenden relate l'histoire des banlieues. L'objet de leur analyse est de «&amp;nbsp;&lt;i&gt;changer l'image des banlieues, réduite aux émeutes périodiques qui agitent les «&amp;nbsp;quartiers&amp;nbsp;» et rendre compte des réalités alternatives&lt;/i&gt; » entendre «&amp;nbsp;&lt;i&gt;l'intégration ordinaire, les nombreuses concessions faites aux identités collectives, aux appartenances multiples, les apports du métissages culturels à la culture populaire e&lt;/i&gt;t [citant J.L.Borloo] &lt;i&gt;le fait que «&amp;nbsp;les énergies les plus intéressantes du pays se trouvent là&lt;/i&gt; ». Les auteurs privilégient à la fois les destins individuels, «&amp;nbsp;&lt;i&gt;les parcours de réussite&lt;/i&gt; » - pas les plus médiatisés - et l'inscription des banlieues et de la jeunesse «&amp;nbsp;&lt;i&gt;populaire et métissée, multiculturelle&lt;/i&gt; » dans le processus global de la mondialisation des cultures.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;En annexe figurent des témoignages et une utile et concrète recension de la politique de la ville&amp;nbsp;: profil des zones urbaines, avec données statistiques, acteurs et moyens de la politique de la ville.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Quelles sont alors les propositions que les auteurs tirent de leurs recherches et enquêtes de terrains&amp;nbsp;?&amp;nbsp; L'introduction se termine par «&amp;nbsp;&lt;i&gt;seules la mixité sociale, la diversité culturelle et la mobilité géographique peuvent effacer les frontières et sauver le «&amp;nbsp;vivre ensemble&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: multiplier les transports urbains, supprimer la carte scolaire, diversifier l'habitat, sortir des «&amp;nbsp;quartiers&amp;nbsp;» les familles et les jeunes qui souhaitent&amp;nbsp; s'en affranchir, rétablir la mixité dans les centres urbains, offrir des loisirs, des sports et des établissements scolaires d'élite obligeant les uns et les autres à sortir de l'entre-soi. Il faudra une volonté politique très forte pour mettre fin à la crise de la citoyenneté dans les banlieues&lt;/i&gt;.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Si certaines des perspectives ouvertes ici se retrouvent dans le plan «&amp;nbsp;Espoir banlieues&amp;nbsp;» ou dans les propositions de la Commission Attali, il n'est pas certain, que nos deux auteurs discernent l'existence de cette « &lt;i&gt;volonté politique très forte&lt;/i&gt; ». Pour «&amp;nbsp;&lt;i&gt;mettre le paquet&lt;/i&gt; » comme le dit Fadela Amara, il faudrait que tous soient convaincus que les populations des «&amp;nbsp;quartiers&amp;nbsp;» et notamment les plus jeunes sont non seulement des citoyens français à part entière mais aussi que la «&amp;nbsp;&lt;i&gt;vitalité&lt;/i&gt; », &lt;i&gt;«&amp;nbsp;la richesse des cultures et des générations&lt;/i&gt; », le «&amp;nbsp;&lt;i&gt;potentiel d'innovation&lt;/i&gt; » de la société française se trouvent aussi là. Ce livre montre avec force que «&amp;nbsp;&lt;i&gt;les réformes dans ces quartiers sinistrés ont besoin de temps et qu'elles sont l'affaire de tous.&lt;/i&gt; » Il rappelle qu'il y a urgence à mettre en œuvre ce formidable effort de la nation tout entière pour notamment «&amp;nbsp;&lt;i&gt;libérer la capacité d'initiative des habitants&lt;/i&gt; » eux-mêmes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;Édition Autrement, 2007, 128 pages 13 €&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>L'Archi-Orange</name>
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        <title>Hortefeux ou dans le cochon tout est bon !</title>
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        <updated>2010-05-24T17:16:48+02:00</updated>
        <published>2010-05-24T17:16:48+02:00</published>
        <summary>  Il semble bien que Brice Hortefeux est le bon élève du maître Sarkozy. En...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://l-archi-orange.hautetfort.com/">
          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Il semble bien que Brice Hortefeux est le bon élève du maître Sarkozy. En effet il ne recule devant aucune récupération. Même celle de la mort malheureuse d’une femme de la police municipale de Villiers-sur-Marne&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Depuis son autorisation, la création des principes de la Police Municipale à laisser ouvert le même débat. Mais qu’est-ce donc qu’une Police Municipale&amp;nbsp;? Est-elle parallèle et donc identique à la Police Nationale&amp;nbsp;? A-t-elle les mêmes rôles, les mêmes devoirs et donc la même formation et la même responsabilité&amp;nbsp;? Et bien non, toujours pas&amp;nbsp;! Et c’est pourquoi à Villiers-sur-Marne, elle n’aurait due se trouver face à des braqueurs armés&amp;nbsp;! En aucun cas, elle ne peut se substituer dans les crimes et les délits grave à la place de la Police Nationale qui est seule capable et surtout la seule à avoir l’autorité nécessaire à ce type d’action.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;D’ailleurs le grand rouquin, ne tente pas de relancer le débat, ni même de clarifier les choses. Il préfère très largement utiliser un malheur pour permettre à tous les policiers municipaux de d’utiliser un taser&amp;nbsp;! Ce qui admettons-le, n’aurait rien changé face à des kalachnikovs&amp;nbsp;! Mais qui dans sa lutte contre les banlieues nommées difficiles est d’un appui bien plus piquant&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Pour relancer se débat, demandons nous, si la France, ou la sécurité est une question régalienne et donc de l’état, peut être transmis ainsi à une Police Municipale moins encadrée, sous la seule responsabilité de Maire, devenant ainsi shérif sans que remettre en cause la fondation même de notre république&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Nous ne pouvons que constater, que faute d’avoir de réponse adapter, nos ministres savent au moins utiliser à leurs propres intérêts l’actualité, quitte à nous plonger dans une ère de chao aux couleurs de Far-West&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;A force de laisser faire n’importe quoi, nous verrons certainement, ce qui ne peut qu’advenir, de bavure, en ratée, les incendies ne pourront que reprendre partout. Et je ne parle même pas de la question du manque d’effectif de la Police Nationale là où c’est nécessaire et ou par manque de finance, les municipalités les plus humble, ne pourront se payer se luxe de sécurité privé&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Sophie Kuffer</name>
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        </author>
        <title>Brigitte Smadja – ”Il faut sauver Saïd”</title>
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        <updated>2010-05-23T14:01:00+02:00</updated>
        <published>2010-05-23T14:01:00+02:00</published>
        <summary>        Saïd entre deux mondes       paru dans le quotidien   24Heures   le...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://almaktabsofy.hautetfort.com/">
          &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://almaktabsofy.hautetfort.com/media/02/02/952510422.jpg&quot; id=&quot;media-2473792&quot; alt=&quot;Smadja_SauverSaid.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-2473792&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #94006b;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;Saïd entre deux mondes&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;i&gt;paru dans le quotidien&lt;/i&gt; &lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;24Heures&lt;/span&gt; &lt;i&gt;le 29 octobre 2003.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.decitre.fr/livres/Il-faut-sauver-Said.aspx/9782211072441&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;zxx&quot; lang=&quot;zxx&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;Brigitte Smadja&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;zxx&quot; lang=&quot;zxx&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;, Il faut sauver Saïd&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000080;&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;zxx&quot; lang=&quot;zxx&quot;&gt;&lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-style: normal;&quot;&gt;&lt;b&gt;, coll. Neuf, L'école des loisirs, 2003, 93pp.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;Quand Saïd a quitté le CM2, il se sentait grand. Depuis, il est entré au collège Camille-Claudel, et se trouve tout petit face à la masse des 1200 élèves. Il décide alors d'écrire chaque mois une rédaction «&amp;nbsp;juste pour se souvenir&amp;nbsp;». C'est donc à travers son journal que nous pénétrons dans l'univers clos d'une cité de banlieue aux alentours de Paris.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;En octobre, le bruit empêche Saïd de se concentrer, car sa classe s'efforce de pousser à bout son professeur, Madame Beaulieu. Ensuite, il découvre avec tristesse que son frère Abdelkrim traîne avec la «&amp;nbsp;meute&amp;nbsp;» la plus puissante du quartier, menée par leur cousin Tarek. En décembre, son frère s'en prend à Samira, leur sœur, qui aime un «&amp;nbsp;Français&amp;nbsp;», ce qui représente pour lui un affront. Face à la rage de leur fils, les parents ne savent pas comment réagir, et Samira doit se cacher. Saïd, quant à lui, ne comprend pas pourquoi sa sœur ne pourrait pas aimer Kevin puisqu'elle aussi est née en France. Il se trouve ainsi pris au piège entre plusieurs mondes fermés sur eux-mêmes. Et lui-même arrivera-t-il à se sortir de ses propres problèmes?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;Brigitte Smadja aborde des problèmes importants de notre société et de son rapport avec la deuxième génération d'immigrés dans son roman destiné aux lecteurs à partir de 11 ans. Il suffit de se laisser porter par le récit de Saïd pour se sentir happé par ce monde fascinant et émouvant, mais pourtant si dur.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot; align=&quot;right&quot;&gt;&lt;b&gt;Sophie Kuffer&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm; font-style: normal;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>Solko</name>
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        <title>Les barres de l'infortune</title>
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        <updated>2010-05-19T20:22:27+02:00</updated>
        <published>2010-05-19T20:22:27+02:00</published>
        <summary>               &amp;nbsp;      Aujourd’hui, à midi, cette barre immonde va...</summary>
        <content type="html" xml:base="http://solko.hautetfort.com/">
          &lt;p&gt;&lt;object data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xdd16b&quot; height=&quot;270&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;480&quot;&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/video/xdd16b&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Aujourd’hui, à midi, cette barre immonde va disparaitre du paysage. Qui va la regretter&amp;nbsp;? Certes, pas moi. Implosée...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;J’ai passé une partie de ma vie dans un immeuble de ce genre, un immeuble hideux dans une banlieue autre que &lt;i&gt;la Duchère&lt;/i&gt; (dans le neuvième arrondissement de Lyon), mais qui lui ressemblait. Oui, l'immeuble pourri où j’ai vécu ce qu’on appelle l’&lt;i&gt;adolescence&lt;/i&gt; était bien du même genre. Comme si, à une époque, ces fumeuses années&amp;nbsp; &lt;i&gt;soixante&lt;/i&gt; &amp;amp; &lt;i&gt;soixante-dix&lt;/i&gt;, on avait en effet décidé que dans le bétail humain, chaque &lt;i&gt;membre&lt;/i&gt; se valait. Niveler les&amp;nbsp; habitats, les êtres, les esprits, les traditions, les&amp;nbsp; cultures,&amp;nbsp; les âmes. Les gens de droite (Pompidou, Giscard et ses sbires), puis les gens de gauche (Mitterrand et les siens)&amp;nbsp; n'ont à ça rien trouvé à redire. Au contraire... Habitat et humanisme... We are the world... Cette horreur de l'égalitarisme que je porte en moi me vient de là, d'eux. J'en ai expérimenté l'inanité dans le joyau de mon coeur. Pouah ! La banlieue... Que de conneries démagogiques n'ai-je pas entendu à son sujet, gens de gauche comme gens de droite confondus ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Je revois le hall et ses boites aux lettres qui n’étaient alors pas encore disjointes., mais quel&amp;nbsp; vide quel ennui !&amp;nbsp; Les ascenseurs pas encore détruits par des loubards incultes, mais quelle uniformité, quelle zone ... Les couloirs déserts, pas encore hantés par des garces de quatorze ans, mais quelle tristesse, quel sentiment d'abandon!&amp;nbsp; Le gardien de la cité, homme débonnaire. Au-dessus des appartements (un assemblage cubique dérisoire,) des celliers. Ces immeubles avaient été construits pour les rapatriés d’Algérie, et furent longtemps gérés par les HLM. Au fur et à mesure qu’ils se sont enrichis, les rapatriés d’Algérie ont quitté ces lieux infâmes. Ils ont eu raison. Moi aussi, dès que j’ai pu. Il n’y a aucun charme, aucune gloire à vivre en banlieue. Rien. Banlieue = lieu du ban. C’est l’étymologie qui dit cela.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Il n’y a bien que Jack Lang pour oser déclarer que le rap est &lt;i&gt;une culture. Et la banlieue,&lt;/i&gt; un lieu de vie&lt;i&gt;...&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;De son appartement, place des Vosges…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ah si. Le fils de Sarkozy, aussi. A ce qui parait. Le blondinet produit &quot;le son du ghetto&quot;... A suivre&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff0000;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/politique/2010/05/12/01002-20100512ARTFIG00632-pierre-sarkozy-celui-dont-on-ne-parle-pas.php&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ceux qui ont vraiment connu la banlieue pour avoir grandi dedans ne l’aiment pas et font ce qu’ils peuvent pour la quitter. Normal. Quel plaisir, aimer un enfer ? Un vide ? Du rien ? Ils ne vous diront jamais , comme &lt;i&gt;Jack,&lt;/i&gt; et de ce ton-là, que le &lt;i&gt;rap&lt;/i&gt; est une &lt;i&gt;culture&lt;/i&gt;, ceux-là.&amp;nbsp; Ni que la banlieue est un endroit fascinant.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNoSpacing&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: &amp;quot;Cambria&amp;quot;,&amp;quot;serif&amp;quot;; font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Ils se réjouissent que tombent une à une les barres de l’infortune et de l’aliénation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>BOUGE LA VILLE - DEUIL LA BARRE</name>
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        <title>Quand Mégalopolis vient à Deuil la Barre</title>
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        <updated>2010-05-13T16:52:00+02:00</updated>
        <published>2010-05-13T16:52:00+02:00</published>
        <summary>  Notre commune a eu droit aux honneurs de la presse... Une revue...</summary>
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          &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blvdlb.hautetfort.com/media/01/00/1181733063.2.jpg&quot; alt=&quot;mégalopolis_1.jpg&quot; name=&quot;media-2456622&quot; id=&quot;media-2456622&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Notre commune a eu droit aux honneurs de la presse... Une revue trimestrielle &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.megalopolismag.com/&quot; title=&quot;Mégalopolis le site&quot;&gt;&quot;Mégalopolis&quot;&lt;/a&gt; est venu se rendre compte sur place de la fièvre du samedi soir qui, hebdomadairement secoue notre commune. Son verdict est sans appel ... &quot;Deuil la Barre est une ville chiante comme la mort&quot; - malgré tout le respect que l'on doit à ses habitants. Ce verdict, pas très plaisant, a même été repris et commenté lors de &lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/larevuedepresse/index.php?id=91348&quot; title=&quot;La revue de presse de Bruno Duvic&quot;&gt;la revue de presse de Bruno Duvic sur France Inter à 8h30 le vendredi 7 mai&lt;/a&gt;&lt;img height=&quot;164&quot; width=&quot;377&quot; src=&quot;http://blvdlb.hautetfort.com/media/00/02/1538887670.jpg&quot; alt=&quot;megalopolis extrait.jpg&quot; name=&quot;media-2456646&quot; id=&quot;media-2456646&quot; style=&quot;margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; float: left; border-width: 0px;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bon disons&amp;nbsp;le : l'exercice est un peu facile et&amp;nbsp;arriver dans une ville sans rien en connaître, ne pas savoir ou aller et&amp;nbsp;parvenir à la conclusion un peu rapide que l'endroit est un puit d'ennui n'est peut être pas un sommet dans l'art du journalisme. Pour autant force est de reconnaître que notre commune ne brille pas par son activité nocturne, ni par la multiplicité des lieux de convivialité et de vie sociale que l'on peut y trouver à partir de 20h30.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains même seraient tentés de dire qu'elle est devenue une ville dortoir ou s'alignent immeubles et maisons sans véritable vie, sans animation, sans lieux pour se rencontrer.&amp;nbsp; Nous ne savons pas si l'on peut aller jusqu'à là mais force est de constater que pour l'instant la municipalité ne semble pas vouloir changer quoique ce soit à ce sujet. Au contraire elle continue à multiplier les logements alors que l'activité commerciale périclite et que les commerces de centre ville connaissent de plus en plus de difficultés.&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>ashab</name>
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        <title>Banlieue</title>
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        <updated>2010-04-27T22:13:00+02:00</updated>
        <published>2010-04-27T22:13:00+02:00</published>
        <summary>  &quot;Pauvre banlieue parisienne, paillasson devant la ville où chacun s'essuie...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;&quot;Pauvre banlieue parisienne, paillasson devant la ville où chacun s'essuie les pieds, crache un bon coup, passe, qui songe à elle ? Personne. &lt;img src=&quot;http://journaldunlibraire.hautetfort.com/media/00/01/29459897.jpg&quot; alt=&quot;argot.jpg&quot; id=&quot;media-2422454&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Abrutie d'usines, gavée d'épandages, dépecée, en loques, ce n'est plus qu'une terre sans âme, un camp de travail maudit, où le sourire est inutile, la peine perdue, terne la souffrance, Paris &quot;le coeur de la France&quot;, quelle chanson ! quelle publicité ! la banlieue tout autour qui crève ! Calvaire à plat permanent, de faim, de travail, et sous bombes, qui s'en soucie ? Personne, bien sûr. Elle est vialine et voilà tout. Les dernière années n'ont pas arrangé les choses. On s'en doute. Banlieue de hargne toujours vaguement mijotante d'une espèce de révolution que personne ne pousse ni n'achève, malade à mourir toujours et ne mourant pas. Il fallait une plume ardente, le don de vaillance et d'émoi, le talent de haute chronique pour ranimer ces pauvres sites, leurs fantômes, leurs joies évdées, leurs grandeurs, leurs marbres, leur souffle à méchante haleine&quot;.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1944) Céline, extrait Chanter Bezons, voici l'épreuve dans &lt;strong&gt;L'argot est né de la haine&lt;/strong&gt; chez André Versaille éditeur&lt;/p&gt;
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        <author>
            <name>L'Archi-Orange</name>
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        <title>Ile de France – Attaque Mortelle !</title>
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        <updated>2010-04-27T07:39:27+02:00</updated>
        <published>2010-04-27T07:39:27+02:00</published>
        <summary>  Le Projet du Grand Paris voté au Sénat est en train de tuer l’Ile de...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Le Projet du Grand Paris voté au Sénat est en train de tuer l’Ile de France. La région est en grand danger, comme tout son avenir. Paris, sa proche banlieue, ses habitants, tous devra revenir aux mains d’un Préfet et doit ainsi mettre entre les mains du Gouvernement National et centralisateur l’avenir de Paris.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Pour la partie plus concrète, il est déjà prévu de dispatcher le développement local de chaque gare par des contrats d’aménagement, ce qui ouvre donc la porte au privé et surtout aux bétonneurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Aucune réponse n’est apportée au Paris d’aujourd’hui et aux problèmes de la banlieue. Sauf à accepter que pour résoudre les problèmes de logement, certain devront s’exiler en grande banlieue. La Droite qui depuis des années voudrait se débarrasser d’une partie gênante des habitants les plus pauvres, pourront les envoyer dans ces nouveaux pôles, ou 70.000 logements sont attendus par an&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Le fait simple, que l’état use de sa majorité aux parlements, pour faire voter l’avenir de cette région, alors qu’elle en a perdu l’élection aux dernières régionales, pose la question de la démocratie&amp;nbsp;! Pose la question de la représentativité de ceux qui représentent la France et non notre Région&amp;nbsp;! Est-ce que les Basques, les Bretons, les Corses, les Savoyards, les Picards, Les Marseillais, les Lyonnais, les Lillois, Les Strasbourgeois, aimeraient que çà soit le reste de la France qui décident de leur vie locale&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>A propos</name>
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        <title>Amère banlieue. Les gens des grands ensembles</title>
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        <updated>2010-04-12T07:35:15+02:00</updated>
        <published>2010-04-12T07:35:15+02:00</published>
        <summary>     Agnès Villechaise-Dupont  Amère banlieue. Les gens des grands ensembles...</summary>
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          &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: verdana,geneva;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: medium;&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Agnès Villechaise-Dupont&lt;br /&gt; Amère banlieue. Les gens des grands ensembles&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://letaodumigrant.hautetfort.com/media/01/01/1387009368.jpg&quot; id=&quot;media-2400525&quot; alt=&quot;9782246596417.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; height=&quot;473&quot; width=&quot;301&quot; /&gt;Agnès Villechaise-Dupont publie ici les résultats d'une enquête comparative qu'elle a menée sur deux sites accueillant des populations précarisées : le quartier des Hauts-de-Garonne, sur la rive droite bordelaise, et l'ancien quartier populaire Saint-Michel, au centre-ville de Bordeaux. Appuyant sa démonstration sur des témoignages variés, elle montre que les faits comme les existences ne peuvent être réduits à des interprétations univoques ou à des grilles de lecture par trop simplificatrices et dépréciatives. Elle incite les responsables politiques et autres élus à mieux écouter les femmes et les hommes des grands ensembles, à en faire les partenaires et les acteurs des mesures à prendre pour éviter la déréliction de la banlieue et de ses habitants. Pour l'auteur, les habitants des Hauts-de-Garonne ne sont pas porteurs d'une culture populaire ; ils n'appartiennent pas à la classe ouvrière mais plutôt à ce qu'elle nomme les &quot;&lt;i&gt;catégories moyennes paupérisées&lt;/i&gt;&quot;. Définies non pas d'après leur position dans le processus de production, mais selon &quot;&lt;i&gt;la réalisation d'un certain niveau de vie&quot;&lt;/i&gt;, ces catégories moyennes constitueraient un groupe hétérogène comprenant aussi bien des employés, des ouvriers qualifiés que des indépendants. A. Villechaise- Dupont a certes rencontré des gens victimes de l'exclusion économique, mais qui ont en commun avec les autres catégories moyennes - virtuellement du moins - des aspirations et des modèles. L'écart, la &quot;&lt;i&gt;discordance&lt;/i&gt;&quot; entre cette intégration culturelle dans la société de consommation et le &quot;défaut d'intégration économique&quot; génèrent frustrations, dévalorisation et amertume. L'impossibilité de voir émerger une contestation collective et un contre-modèle culturel conduit au repli sur la sphère privée, unique attitude de résistance. &quot;&lt;i&gt;C'est bien dans cette absence d'identité collective, dans ce défaut d'appartenance, que peut se révéler un principe commun à même de définir les populations des grands ensembles urbains aujourd'hui&lt;/i&gt;&quot;, estime l'auteur.&lt;br /&gt; Voilà toute la différence entre les habitants de cette périphérie et ceux du quartier Saint-Michel. Vivre ici n'est pas perçu comme dégradant ou infamant, ni comme le résultat d'une sanction sociale. Il est de bon ton de le revendiquer et de mettre en avant la beauté du quartier, son histoire, sa mémoire, sa tradition d'accueil et même sa diversité culturelle - des cultures qui s'y côtoient plus qu'elles ne se mêlent -, donnant à ses rues et ses places une tonalité colorée et, pour certains, un parfum d'exotisme socioculturel. Malgré les profondes transformations qui, en quinze ans, ont modifié le quartier, malgré les tensions qui y existent aussi, vivre à Saint-Michel procure une identité valorisante. À l'investissement de l'espace public, qui offre ici le cadre d'une &quot;&lt;i&gt;sociabilité de proximité très dense&lt;/i&gt;&quot;, s'oppose le repli sur la sphère privée aux Hauts-de-Garonne, la volonté de se démarquer d'un voisinage d'autant plus méprisé qu'il reflète son propre sentiment d'échec.&lt;br /&gt; Cette &quot;&lt;i&gt;individualisation&lt;/i&gt;&quot; des &quot;&lt;i&gt;catégories moyennes paupérisées&lt;/i&gt;&quot; comme seule réponse tactique porte en elle les dangers d'une &quot;&lt;i&gt;fragmentation&lt;/i&gt;&quot;, d'une &quot;désaffiliation&quot; avec le reste du corps social. D'une manière générale, subissant une autre forme de dépendance, les habitants des cités reprendraient le discours que le monde extérieur leur renvoie, avec pour critères récurrents l'insécurité, le chômage et l'immigration. Ils intégreraient même ces jugements de valeur qui les présentent comme passifs, assistés, voire comme des &quot;&lt;i&gt;cas sociaux&lt;/i&gt;&quot;. L'habitant des cités &quot;&lt;i&gt;se voit ainsi dépossédé de ses propres capacités cognitives : on lui dit l'horreur de l'endroit où il habite, et il subit ce discours&quot;&lt;/i&gt;. Convaincue que &quot;l&lt;i&gt;es caractéristiques objectives de ces espaces sont sans doute moins importantes que le regard porté sur eux...&lt;/i&gt;&quot;, l'auteur invite &quot;&lt;i&gt;à encourager les timides et fragiles velléités identitaires observées en particulier chez les jeunes et les immigrés dans la cité, tout en évitant une dérive ségrégative qui réaliserait la vision pour l'instant fantasmatique de la banlieue comme &quot;monde à part&quot; à l'image du ghetto américain&lt;/i&gt;&quot;. Si de telles mesures peuvent sans doute permettre de &quot;&lt;i&gt;relativiser le sentiment de l'échec&lt;/i&gt;&quot;, elles peuvent aussi, et cela n'échappe pas à l'auteur, s'apparenter à l'administration d'un placebo dès lors que les causes réelles de l'échec demeurent : exclusion, chômage, précarité. Mais, reprenant à son compte les analyses présentées entre autres par Françoise Gaspard et Farhad Khosrokhavar dans &lt;i&gt;Le Foulard et la République&lt;/i&gt; (La Découverte, 1995), A. Villechaise- Dupont présente ce qu'elle appelle, par un doux euphémisme, l'adhésion à un islam &quot;&lt;i&gt;très critique&quot;&lt;/i&gt; comme une provocation volontaire des intéressés à l'exclusion dont ils seraient victimes. Tout cela ne serait qu'une &lt;i&gt;&quot;rébellion douce, qui n'est pas détachable d'une volonté d'intégration&lt;/i&gt;&quot;. Sur cette question, l'enquête, plus large et sur bien des aspects plus pointue, menée à Dreux par Michèle Tribalat&amp;nbsp; parvenait à des conclusions bien moins optimistes et valorisait chez les jeunes des mobilisations et des contestations plus &quot;citoyennes&quot;. L'auteur, en conclusion, ne cache pas les risques de dérives vers un &quot;&lt;i&gt;repli désabusé et hostile sur des communautés devenues fermées et intolérantes&lt;/i&gt;&quot;. Mais son relatif optimisme fera bondir ceux qui demeurent fermes face à l'instrumentalisation des identités ou même, refusant de jouer avec le feu, maintiennent la même fermeté face à ce qui ne serait encore qu'une tendance &quot;douce&quot; au repli sur des comportements ou des valeurs rattachées à un islam &quot;&lt;i&gt;très critique&lt;/i&gt;&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;&lt;b&gt;Edition Grasset-Le Monde, 2000, 329 p., 20,60 €&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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            <name>L'Archi-Orange</name>
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        <title>Sarkozy – Le Retour du pompier incendiaire !</title>
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        <updated>2010-04-03T09:28:43+02:00</updated>
        <published>2010-04-03T09:28:43+02:00</published>
        <summary>  Il y aurait des problèmes dans les banlieues&amp;nbsp;! Les cités seraient des...</summary>
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          &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Il y aurait des problèmes dans les banlieues&amp;nbsp;! Les cités seraient des plaques tournantes de la drogue et de trafics en tout genre&amp;nbsp;! Les bras m’en tombes&amp;nbsp;! Moi qui pensais que la disparition de la polie de proximité des quartiers ghettos venait du fait qu’il fallait redéployer la police dans les beaux quartier, là où se trouvait le danger&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Après avoir abandonné ces banlieues de tout ordre républicain depuis 40 ans, après avoir laissé pourrir des situations qui ont fait fuir tous les habitants qui ont pus s’échapper du piège, voilà que l’incendiaire de ministre de l’intérieur Nicolas Sarkozy fait son retour&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Il parle d’opération coup de poing, ce qui remplace certainement l’ancien concept de &lt;i style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;karcherisation&lt;/i&gt; annoncer au par avant&amp;nbsp;! Opération coup de poing, quitte tape bien souvent à l’aveuglette, sur une population déjà assez en colère par les violences policières et le fait d’être si fortement contrôler au faciès&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;En cas d’incendie dans les cités comme en 2005, qui pourra venir calmer le feu&amp;nbsp;? Le Président&amp;nbsp;? Le Premier Ministre Invisible&amp;nbsp;? Le gentil Ministre de l’Intérieur et des Voyages en Charter&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Sarkozy aime le Chao, le désordre, ce qui lui permet de lancer ses grandes actions de répression, mais jamais non jamais il semble capable de comprendre que ces décisions, lorsqu’elles démontrent leurs mauvais résultats ne peuvent être changées. Ainsi il en va de la police de proximité, comme du Bouclier Fiscal, il refuse de revenir en arrière sur ces erreurs. Par contre, il aime aller toujours plus loin dans ses démonstrations qui conduisent à mettre à mal les situations les plus difficiles&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman; font-size: small;&quot;&gt;Userait-il du principe, que l’on garde un Président, lorsqu’un pays est en guerre, pour sauver ses fesses en 2012&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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